Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

Assemblée nationale du Québec - Retour à l'accueil

L'utilisation du calendrier requiert que Javascript soit activé dans votre navigateur.
Pour plus de renseignements

Accueil > Actualités et salle de presse > Conférences et points de presse > Point de presse de M. François Legault, chef du deuxième groupe d'opposition

Recherche avancée dans la section Actualités et salle de presse

La date de début doit précéder la date de fin.

Point de presse de M. François Legault, chef du deuxième groupe d'opposition

Version finale

Le mercredi 15 février 2017, 12 h 45

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Douze heures quarante-huit minutes)

M. Legault : Merci, tout le monde. Je suis accompagné, avec moi, donc, de notre porte-parole en matière de famille, Sylvie D'Amours, notre porte-parole en matière de santé et services sociaux, François Paradis.

Aujourd'hui, je pense que ce qu'on voit au Québec, là, c'est une équipe qui est en panne, hein? On voit un gouvernement qui est là depuis longtemps, les libéraux sont là depuis 2003. C'est un peu comme un coach qui est là depuis trop longtemps. Les joueurs n'écoutent plus, le coach n'écoute plus, et je pense que ça vient démontrer qu'on va avoir besoin d'un grand changement de coach pour le Québec en 2018.

Le meilleur exemple, c'est le crédit d'impôt pour les aînés. Écoutez, Philippe Couillard vient dire à des personnes, là, qui vont avoir 65 ans dans les prochaines années — ça commence à s'appliquer dès 2016, donc les rapports d'impôt qui vont être faits au cours des prochaines semaines — il vient leur dire, là : Le 500 $ que vous pensiez recevoir en faisant votre rapport d'impôt, si vous avez 65 ans, bien, oubliez ça, on va reporter ça à 70 ans. 500 $, ça peut paraître un petit montant, là, mais il y a beaucoup d'aînés qui ont des petits revenus. Puis, pour eux autres, 500 $, c'est beaucoup d'argent. Donc, on voit un premier ministre, actuellement, qui rejette tout compromis sur la laïcité. On voit un premier ministre qui rejette tout compromis concernant le crédit d'impôt aux aînés. On voit un premier ministre, là, qui est loin de la réalité, loin des préoccupations du monde ordinaire. On voit un premier ministre qui regarde de haut les Québécois qui ne pensent pas comme lui.

La Modératrice : Je vais prendre les questions, en commençant par Nicolas Vigneault, Radio-Canada.

M. Vigneault (Nicolas) : M. Legault, avez-vous appelé Marc Bergevin ce matin, coudon?

M. Legault : Pardon?

M. Vigneault (Nicolas) : Avez-vous appelé Marc Bergevin ce matin?

M. Legault : Je pense que M. Couillard devrait l'appeler, lui demander conseil, hein?

M. Vigneault (Nicolas) : M. Legault, justement, sur la laïcité, est-ce que le fait d'appeler le projet de loi n° 98, là, sur, notamment, le Code des professions, et tout ça, plutôt que de prioriser d'autres projets de loi comme le n° 62 ça veut dire, selon vous, que le gouvernement reporte ce débat-là aux calendes grecques et est-ce que c'est dangereux pour la paix sociale?

M. Legault : Bon, d'abord, tout le monde est d'accord pour faciliter la reconnaissance des acquis puis des diplômes. Ça aurait dû être fait depuis longtemps. M. Couillard est quand même là depuis deux ans et demi. S'il se réveille enfin, là, on va collaborer. Par contre, il y a une certaine urgence aussi d'encadrer les signes religieux. Ça fait 10 ans que ça traîne. Si on ne veut pas de dérapage, il faut encadrer. Il y a une grande majorité de Québécois qui est d'accord avec notre position, c'est-à-dire interdire les signes religieux pour les personnes en autorité. Il est temps que M. Couillard s'assoie avec nous, écoute, arrête de regarder de haut les Québécois.

M. Vigneault (Nicolas) : Ça doit se faire rapidement, ça?

M. Legault : Moi, je pense que ça doit se faire rapidement pour éviter des dérapages. Tant qu'on ne dira pas aux Québécois, là : Voici, pour répondre à vos inquiétudes, ce qui va être permis puis ce qui n'est pas permis. Ça ne donne rien de mettre ça en dessous du tapis puis de reporter ça. Ça fait 10 ans qu'on reporte ça. Ils ont une certaine urgence, puis M. Couillard devrait, comme premier ministre, là, essayer de trouver un compromis plutôt que d'être arrogant, d'accuser l'opposition. Écoutez, ça n'a pas de bon sens, là, le genre de premier ministre qu'on voit actuellement.

M. Vigneault (Nicolas) : Une petite dernière si vous permettez, ça va être très rapide. Sur le projet de loi déposé par Québec solidaire, est-ce que vous l'appuyez sans réserve et vous souhaitez que le gouvernement y donne suite dans les 10 jours? Parce que le délai est court, là.

Mme Léger : Non, non. Ce qu'on demande, c'est, oui, prendre le temps d'écouter tous ceux qui ne sont pas contents, puis je comprends que les gens ne soient pas contents qu'on fusionne Sainte-Marie—Saint-Jacques avec Westmount, là, juste mentionner ça, là, tout le monde comprend. Par contre, je ne veux pas qu'on retarde la révision de la carte électorale. On a besoin d'une nouvelle carte électorale en 2018, puis moi, je voudrais avoir une garantie que ça ne sera pas retardé s'il y a des consultations.

M. Vigneault (Nicolas) : Ce qui était proposé, c'est-u...

M. Legault : Bien, en autant... Pour l'instant, je n'ai pas la garantie du Directeur général des élections que ça ne viendra pas amener la possibilité de ne pas réviser la carte électorale. Donc, tant que je n'ai pas cette garantie, je ne peux pas appuyer le projet de loi.

La Modératrice : Véronique Prince, TVA.

Mme Prince (Véronique) : Bonjour. J'aimerais vous faire réagir, premièrement, sur le fait que la Caisse de dépôt et placement va annoncer, d'une minute à l'autre, 500 millions de dollars pour protéger les sièges sociaux. Ça va se décliner principalement en deux éléments : transferts d'entreprise et prospection à l'international.

M. Legault : Bon, ce que je comprends de l'entrevue qu'a donnée M. Sabia, hein, puis les mots sont importants... Ce qu'a dit M. Sabia, c'est qu'il faut être à l'offensive plutôt qu'à la défensive. Donc, il faut plus développer nos sièges sociaux, développer nos petites et moyennes entreprises plutôt que d'essayer de se défendre contre les prises de contrôle de nos sièges sociaux existants.

Moi, je pense qu'il faut faire les deux. Je comprends que ce n'est pas toujours à la Caisse de dépôt de prendre des risques. Elle doit gérer l'argent des déposants. Le rôle de protection des sièges sociaux devrait être donné à Investissement Québec. C'est d'ailleurs ça que proposait même Philippe Couillard durant la dernière campagne électorale. Donc, moi, je pense qu'ils peuvent être appuyés par la Caisse de dépôt dans certains cas, mais le rôle de protéger nos sièges sociaux, c'est Investissement Québec. Puis il ne faut pas juste être à l'offensive, il faut aussi être à la défensive.

Mme Prince (Véronique) : Mais 500 millions, ce n'est quand même pas rien. Qu'est-ce que vous pensez du montant qui est investi?

M. Legault : Bien, nous on pense que, si on veut vraiment, là... si on regarde les 20, 25 grandes entreprises québécoises qu'on doit protéger, si on veut prendre des blocs de contrôle, entre autres, de 34 % pour éviter des prises de contrôle, ça prend beaucoup plus que ça, là, c'est plus de l'ordre d'une dizaine de milliards. Mais ça devrait être Investissement Québec.

Mme Prince (Véronique) : J'aurais une dernière question concernant n° 62. Jean-Marc Fournier, tout à l'heure, a dit que ça allait être adopté cette année, donc en 2017, quitte à ce que ce soient seulement des députés libéraux qui votent pour. Qu'est-ce que vous pensez de ça?

M. Legault : Bien, écoutez, cet après-midi, chaque député libéral, en son âme et conscience, va devoir se lever pour voter pour ou contre notre motion qui demande d'interdire les signes religieux pour les personnes en autorité. Je sais que, dans plusieurs de leurs circonscriptions, il y a une majorité de Québécois qui sont d'accord avec la CAQ. Donc, moi, je demande aux députés libéraux de faire pression sur leur chef Philippe Couillard parce que, pour l'instant, le projet de loi n° 62 est insignifiant.

La Modératrice : Merci beaucoup. Mathieu Boivin, Cogeco.

M. Boivin (Mathieu) : M. Legault, dans le dossier des juristes de l'État, on arrive vraisemblablement, là, dans des échéances très rapprochées. La solution à ce dossier-là, vous la voyez… Qui doit mettre de l'eau dans son vin, là?

M. Legault : Bon, d'abord j'ai trouvé que M. Moreau était très arrogant hier, hein? Il a attaqué le syndicat, là. Il me semble, quand on est en train de négocier, là, ce n'est pas la meilleure approche, là, de s'attaquer à des individus qui ont été nommés démocratiquement à la tête du syndicat. Moi, je pense qu'il est temps que Philippe Couillard fasse preuve de leadership puis s'implique dans le dossier. Actuellement, on a deux discours. On a le ministre qui dit : Dans quatre ans, les conditions vont être comparables aux procureurs. Ce n'est pas ce que dit le syndicat.

Donc, je pense que Philippe Couillard, là, devrait, en toute transparence, là, prendre en main le dossier, même aller s'asseoir à la table. Je pense qu'il n'est pas trop tôt. C'est toujours en dernier recours que le premier ministre doit intervenir, mais on est rendus là.

M. Boivin (Mathieu) : Est-ce que M. Couillard devrait arriver avec une enveloppe supplémentaire aussi? Parce que, là, M. Moreau nous a dit : Il y a encore de l'espace pour bouger, mais de moins en moins, là. Est-ce que M. Couillard devrait arriver avec les sous?

M. Legault : Bien, moi, je pense qu'il doit y avoir des comparables, hein? Il doit y avoir des comparables, par exemple les procureurs, donc être capables de voir : Est-ce que notre offre… La première année, hein? Parce qu'il y a aussi une question : Est-ce que c'est dans quatre ans ou c'est maintenant? Mais ils doivent être capables d'offrir quelque chose qui est raisonnable, qui est défendable, de le faire à la face de la population. Quand c'est rendu que ça fait, quoi, deux mois, trois mois qu'on a des gens en grève, là, il est temps qu'on dise : Bien, voici, c'est les contribuables qui paient, voici ce que nous, on pense qui doit être payé puis voici ce qui est demandé. Mais je pense qu'il est temps d'être transparents, puis il est temps d'avoir un premier ministre qui, enfin, a du leadership.

M. Boivin (Mathieu) : Une parité la première année et non pas à terme?

M. Legault : Bien, c'est ça qu'il faut regarder, là. Mais il faut, à un moment donné, que Philippe Couillard soit transparent avec les Québécois puis leur dise : Voici mon offre, voici les arguments pour défendre cette offre, et moi, je gère l'argent des Québécois, et… Mais actuellement, là, on est dans le noir, là. Puis on a des accusations de la part de Pierre Moreau, là, qui ne sont vraiment pas souhaitables quand on a un dossier comme celui-là.

La Modératrice : Charles Lecavalier, Journal de Québec.

M. Lecavalier (Charles) : Bonjour, M. Legault. Sur le crédit d'impôt, est-ce que c'est discriminatoire envers les travailleurs, disons, manuels ou physiques?

M. Legault : Bien, effectivement — je parlais avec Sylvie, qui est une agricultrice — une agricultrice, quand elle est rendue à 66, 67, 69 ans, là, d'aller dans le champ, c'est plus difficile. Donc, le travail physique est plus difficile. C'est plus difficile aussi, quelqu'un qui a une santé précaire.

Donc, les travailleurs manuels sont comme pénalisés parce qu'on leur dit : On vous échange le crédit d'impôt contre un crédit incitatif pour continuer à travailler jusqu'à 70 ans. Il y en a, là, pour qui travailler manuellement jusqu'à 70 ans, là, c'est physiquement impossible. Donc, ces personnes-là sont pénalisées, puis on dirait que ni M. Couillard ni M. Leitão ne comprend ça.

M. Lecavalier (Charles) : Est-ce que cette mesure-là fait réagir davantage, là, les citoyens que, par exemple, le débat sur les signes religieux? Est-ce que c'est plus important?

M. Legault : Bah! C'est deux registres complètement différents. C'est sûr que de te faire dire, à quelques années de ta retraite : Tu vas te faire couper 500 $ par année, là, pour des personnes qui ont les petits revenus, c'est énorme. Et je pense que, quand on regarde les surplus, hein, on voit, ce matin, 1,9 milliard de surplus après huit mois — puis ça, ça a été fait sur le dos des contribuables, hein, augmentation des taxes scolaires, des taxes municipales, des tarifs d'électricité, etc. — bien, il faut être capables de dire que ça n'a pas de bon sens de couper 500 $ à ces personnes-là.

La Modératrice : Merci beaucoup. Isabelle Porter, Le Devoir.

Mme Porter (Isabelle) : Oui, j'aurais une question concernant le projet de loi n° 62, là. Bon, ça a été évoqué tout à l'heure, entre autres, une des possibilités, c'est que ça ne soit pas débattu, finalement, avant l'automne. Ça pourrait prendre, donc, énormément de temps. Comment est-ce que vous expliquez la décision des libéraux de reporter à si longtemps ce débat-là?

M. Legault : Bien, M. Couillard est intransigeant, et je ne peux pas croire, moi, à moins que tous ses députés soient déconnectés, là, qu'ils n'entendent pas le 80 % de la population qui veut qu'on interdise les signes religieux pour les personnes en autorité. Mais je ne voudrais pas être à sa place. Ça doit être très difficile dans son caucus, actuellement, M. Couillard, parce qu'il dit : Moi, je ne marchanderai pas mes principes, mais je demande à 80 % des Québécois de marchander leurs principes. Donc, c'est un drôle de message qui est envoyé par Philippe Couillard.

Mme Porter (Isabelle) : Puis concernant la santé, les négociations avec Ottawa, comme on a pu apprendre ce matin, là, il y a peut-être 230 millions qui resteraient sur la table. On sent que c'est tendu. Comment est-ce que vous percevez l'état du dossier?

M. Legault : Bien, encore là, manque de leadership de la part du premier ministre. Écoutez, là, on a un ministre de la Santé, M. Barrette, qui est hyperactif sur Twitter, hein? Suivez-le, là, il doit en avoir parlé des centaines de fois, des transferts. Je n'ai pas entendu le premier ministre, là, insister sur ce dossier-là, aller voir Justin Trudeau, en faire une priorité, en faire une bataille. Hé! M. Couillard, montrez un peu de leadership, là, on en a besoin au Québec.

La Modératrice : Merci beaucoup. Louis Lacroix, Cogeco.

M. Lacroix (Louis) : Bonjour, M. Legault, madame, monsieur. Sur le crédit pour les aînés, le crédit d'impôt pour les aînés, c'était compris dans le budget de l'année passée. Comment ça se fait que ça ressort aujourd'hui? C'était passé sous le radar puis vous ne l'aviez pas vu?

M. Legault : Non, on l'avait vu. Ça s'applique à partir de cette année. Pour la première fois...

M. Lacroix (Louis) : Pourquoi vous ne vous êtes pas plaints l'année passée quand le budget est sorti?

M. Legault : Oui, mais, écoutez, même encore aujourd'hui, M. Couillard dit : Peut-être, dans le budget, qu'il va y avoir quelque chose. Quand on nous annonce une coupure dans deux ans, bien là, tant que ça ne s'applique pas... Là, les gens font leur rapport d'impôt pour 2016, hein, ils ont jusqu'au 30 avril pour le faire, puis là ils voient qu'ils perdent 500 $. Donc, c'est pour le vrai pour la première fois, actuellement, ça s'applique puis c'est du vrai argent. Ce n'est pas : Peut-être que ça va changer dans deux ans. Donc, je pense que c'est normal qu'on en parle, là, parce que ça s'applique maintenant.

M. Lacroix (Louis) : Mais ça n'aurait pas été plus normal d'en parler l'année passée quand la mesure a été adoptée dans le budget?

M. Legault : Oui, bien, rappelez-vous, par contre, aussi, M. Leitão avait dit : J'ai remplacé la mesure par un incitatif pour les travailleurs plus âgés qui continuent de travailler. Puis on avait soulevé, en commission parlementaire : Oui, mais il arrive quoi avec les personnes qui ne sont pas physiquement capables? Moi, en tout cas, j'avais compris qu'il regarderait ça. Bien, de toute évidence, il ne l'a pas regardé. Puis ce sont des cas...

Je comprends, là, puis j'en suis, moi, de donner des incitatifs aux personnes de 65 ans de continuer à travailler, mais il y en a qui ne sont pas capables physiquement, là. Puis ces personnes-là, on ne peut pas les pénaliser.

La Modératrice : Martin Croteau, LaPresse.

M. Croteau (Martin) : Bonjour à tous. Bonjour, M. Legault. Je reviens sur la question de la circonscription de Sainte-Marie—Saint-Jacques. Ma question ne porte pas spécifiquement, là, sur le cas de la circonscription de Mme Massé, mais on l'a vu, au cours des dernières années, il y avait eu une suspension de la réforme électorale, il y a quelques années, par le gouvernement Charest. Il y a eu Mme Roy qui avait perdu sa circonscription. Là, on a Mme Massé. Il y a une contestation à l'intérieur de sa circonscription. Il y a même des citoyens qui s'adressent aux tribunaux pour contester la réforme. Est-ce qu'il y a un problème avec la manière dont on redéfinit la carte électorale au Québec?

M. Legault : Écoutez, c'est sûr qu'à chaque fois qu'il y a une révision de la carte électorale, il y a une armée de libéraux qui viennent déposer des mémoires pour suggérer des modifications qui avantagent les libéraux. Bon, comment on pourrait faire pour que tous les partis politiques, là, puissent avoir ces moyens-là, hein? Ça prend des avocats, ça prend des gens pour écrire des mémoires. Il faudrait qu'il y ait une plus grande implication des citoyens.

M. Croteau (Martin) : C'est un processus qui semble insatisfaisant à vos yeux.

M. Legault : Bien, c'est un processus qui a été très suivi par les libéraux, moins suivi par les autres partis. Il faudrait que les autres partis, puis je m'inclus là-dedans, on suive de plus proche puis que nous aussi, on dépose des arguments. Puis c'est arrivé drôlement parce qu'on devait fusionner Outremont puis ville Mont-Royal. Pour habiter là, là... Bon, Outremont, ça inclut Côte-des-Neiges, effectivement il y a des ressemblances. Là, on arrive à la dernière minute puis on dit : Ah! on ne fusionne plus d'Outremont et ville Mont-Royal, on fusionne Sainte-Marie—Saint-Jacques et Westmount. C'est la première fois, là, il y a quelques jours, qu'on a appris ça. Donc, c'est un peu spécial comme processus.

M. Croteau (Martin) : Mme de Santis a dit hier qu'il faudrait terminer le processus en cours et ensuite lancer une discussion sur comment faire à l'avenir. Selon vous, comment faut-il procéder à l'avenir lorsque vient le temps de redessiner la carte électorale?

M. Legault : Oui, bien, écoutez, c'est une bonne question. Et est-ce qu'il devrait y avoir un certain nombre d'étapes et puis un temps peut-être un peu plus long que prévu quand on fait des changements comme on en a fait la semaine passée? C'est peut-être le genre de mesures qu'il faudrait regarder. Mais, dans tous les cas, il ne faut pas retarder l'application de la carte électorale. Il y a des régions comme Lanaudière puis Laurentides qui sont sous-représentées. Le vote des personnes qui habitent dans Lanaudière et dans Laurentides ne compte pas autant que le vote de personnes dans d'autres régions. Donc, ce n'est pas ça, la démocratie, là. Donc, il faut agir, mais, effectivement, il y a des ajustements à apporter puis il faudra se pencher là-dessus.

La Modératrice : Merci. Dernière question en français, Alexandre Robillard, La Presse canadienne.

M. Robillard (Alexandre) : Je pense que Martin, en fait... Est-ce que le DGE aurait dû présenter tous ses scénarios pour l'île de Montréal dans sa proposition préliminaire, soit la fusion ou, en tout cas, l'abolition de Mont-Royal, Outremont, scénario a; scénario b, Sainte-Marie—Saint-Jacques; scénario c, Pointe-aux-Trembles?

M. Legault : Peut-être. C'est une façon de faire. C'est soit qu'il y a quelques étapes avec un temps pour écouter, consulter après chaque étape, un temps raisonnable. Là, il est plutôt court, ce temps-là qui est prévu pour cette nouvelle étape. Est-ce qu'on devrait présenter différents scénarios? Ça peut être une solution. Ça peut être quelque chose d'intéressant à regarder.

La Modératrice : Dernière question très rapide ici.

M. Croteau (Martin) : Vous dites qu'il y a urgence de mieux représenter les citoyens des Laurentides, qui sont sous-représentés en ce moment. Est-ce que c'est injuste pour eux, et je pense par rapport, par exemple, aux citoyens de la Gaspésie, qui jouissent d'une situation d'exception dans leur circonscription?

M. Legault : Bien, qu'il y ait des situations d'exception pour certaines régions, je pense qu'il faut montrer une certaine ouverture. Mais la CAQ n'est pas d'accord pour augmenter le nombre de circonscriptions, là. Il y a assez d'argent qui est dépensé pour avoir 125 représentants, il n'est pas question d'augmenter ce nombre.

La Modératrice : Merci. Questions en anglais, Ryan Hicks, CBC.

M. Hicks (Ryan) : Hello. So, do you agree or disagree with the changes to those Montréal ridings that have been proposed?

M. Legault : I disagree. I think it doesn't make sense to merge Sainte-Marie—Saint-Jacques and Westmount. I thought it made more sense to merge Outremont and Mont-Royal. But right now I'm not ready to support the bill of Québec solidaire because I want to make sure that we add some ridings in Laurentides and Lanaudière. I agree that we have to decrease the number by one in Montréal. It's only a question of equity, fairness, make sure that each vote has the same weight.

M. Hicks (Ryan) : In terms of the way that they have done the changes in Montréal, you think they should go back to the drawing board that they should…

M. Legault : Yes, but I think we'll have to change the process. Should we make more scenarios before consultations? Should we have more consultations but with a reasonable time, which is not the case right now with a new proposal? It's something we have to look. But, in any case, first thing I want is to make sure that we have a new electoral map for the next election next year.

M. Hicks (Ryan) : On Bill 62 and Bill 98, the Government says they can't do both at the same time right now. This is what they say. Is there one that is more urgent than the other and why?

M. Legault : Come on. You can walk and chew some gum at the same time. We're talking about recognizing diplomas and experience since so many years and we can do most of the job without a bill. And, if we need a bill, we're open, at the CAQ, to accelerate. But I think it's about time, after 10 years, that we settle the Québec position on religious signs.

M. Hicks (Ryan) : So, will you not oppose. Will you help the Government expedite the Bill 98 through committee?

M. Legault : Sure, sure, yes.

La Modératrice : Merci. Raquel Fletcher, Global.

Mme Fletcher (Raquel) : Hi. In the last couple of months, there have been hundreds of asylum seekers crossing the border, particularly… just in Québec… across Canada, but just in Québec, hundreds crossing the border from the U.S., I guess because of the Trump administration, but they're crossing the border illegally. What do you think should be done about this?

M. Legault : First, I think you should ask Martine Ouellet, hein? It's something that should be discussed and must be discussed in Ottawa, hein? They are the ones negotiating with United States. But I think we have to make sure that we have full security and that the people coming here are people that we want to have.

Mme Fletcher (Raquel) : Mr. Lisée, this morning, said that he thinks Québec border should be opened to these people seeking asylum. Do you agree with that?

M. Legault : I think we have to be careful, yes. Merci, tout le monde.

(Fin à 13 h 10)

Participants


Document(s) associé(s)