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Point de presse de M. Alexandre Leduc, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de travail, et M. Harold LeBel, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière d’emploi, de solidarité sociale et de lutte contre la pauvreté

Version finale

Le mercredi 27 mars 2019, 8 h 45

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures quarante-six minutes)

La Modératrice : Bonjour. Bienvenue à ce point de presse de Québec solidaire et du Parti québécois sur le lock-out de l'ABI. Prendront la parole le député d'Hochelaga-Maisonneuve et responsable pour Québec solidaire en matière de travail, Alexandre Leduc, le député de Rimouski et porte-parole du Parti québécois en matière d'emploi, Harold LeBel, M. Daniel Boyer, président de la FTQ, M. Clément Masse, président de la section locale 9700 des métallos, et M. Alain Croteau, directeur des métallos. Ensuite, on va y aller pour la période de questions sur le sujet. Si vous avez des questions sur l'actualité, merci de vous référer aux attachés respectifs.

M. Leduc?

M. Leduc : Merci beaucoup. Ça fait extrêmement plaisir de recevoir aujourd'hui une délégation des travailleurs, travailleuses des métallos et leurs représentants syndicaux. Vous savez, dès mon élection le 1er octobre dernier, une des premières choses que j'ai voulu faire, c'est aller rencontrer les lockoutés sur la ligne de piquetage. Et, dès le mois de novembre, ça a été fait, je suis allé faire un tour. Je suis allé les saluer, les encourager dans leur combat qui est un combat qui perdure depuis très longtemps, depuis trop longtemps, j'oserais dire. Et, tout de suite, on a dévisé d'un plan d'action.

J'ai également continué, donc, à faire de la pression envers le ministre. Dans une rencontre privée que j'ai eue avec le ministre Jean Boulet, je lui ai mis de la pression par rapport à ce conflit-là, qu'il fallait que le gouvernement se mouille. Et, dès lors, on était au courant d'un des principaux problèmes de ce conflit-là, c'est-à-dire les tarifs d'électricité. La clause de force majeure qui est dans le contrat entre Hydro-Québec et ABI, ça cause problème parce que le rapport de force est débalancé dans ce conflit-là.

Et, dès qu'on a su le chiffre... On avait des doutes, hein, du montant qui était impliqué dans ce débalancement-là par rapport à Hydro-Québec. Mais, dès que le rapport est rendu public, le lendemain, on a posé une question en Chambre ici, à l'Assemblée nationale. On a demandé pourquoi le gouvernement acceptait que 165 millions soient investis, en fait, collectivement dans ce lock-out-là et pourquoi on nous rendait complices, nous, l'ensemble des payeurs de taxes, l'ensemble des contributeurs à Hydro-Québec. On n'a pas vraiment eu de réponse malheureusement à ce moment-là. On a questionné cette fausse neutralité dans laquelle se drapent le ministre Jean Boulet et l'ensemble de son gouvernement. Et il va falloir absolument qu'ils entendent raison parce que, c'est ce qu'on va voir aujourd'hui, il y a la marche de l'énergie qui va se terminer en face, ici, à l'Assemblée nationale.

On aura l'occasion de poser davantage de questions au gouvernement sur leur position par rapport à ça. Mais il y a deux choses qui sont claires. La première, c'est qu'il va falloir que le gouvernement, réellement, sorte de sa fausse neutralité et renégocie ces clauses-là dans le contrat d'énergie avec ABI. Et, deuxièmement, il faut absolument que le premier ministre, M. Legault, se mouille personnellement dans le dossier pour le faire débloquer au plus haut niveau possible. Et vous pouvez être assurés d'une chose, Québec solidaire est en soutien avec les lockoutés depuis le début du conflit et va continuer à l'être tant que ça ne sera pas réglé. Merci.

M. LeBel : Bonjour, tout le monde. Au nom du Parti québécois, je suis… Je dirais, c'est difficile de dire je suis heureux d'être ici parce que j'aimerais autant que cette situation n'existe pas, mais je veux démontrer ma solidarité envers les travailleurs. La marche, c'est un geste fort. Il y en a souvent, des marches ici. Mais je voudrais qu'on comprenne qu'est-ce qu'il y a derrière cette marche-là : il y a du monde, il y a des hommes, il y a des femmes, il y a des familles, il y a des couples. Tu sais, c'est 14 mois, là, c'est 14 mois intenses de vivre ça, de vivre ce lock-out-là, de ne pas savoir où tu t'en vas puis de sentir cette injustice sur tes épaules. J'aimerais ça qu'on pense à ces gens-là, à ces familles-là qui sont touchées par ce qui arrive. C'est une situation qui est difficile pour eux autres, difficile aussi pour l'économie du Centre-du-Québec, qui est affectée.

Ce qu'on veut, c'est la reprise des activités de l'aluminerie. On pense… En tout cas, on est d'accord, là, vous avez… Le premier ministre Legault est prêt à vous rencontrer, je pense, c'est lundi. C'est un bout de fait. Il l'avait promis en campagne électorale. Il avait dit qu'il allait faire ça rapidement. Bon, mieux vaut tard que jamais. Maintenant, en plus de rencontrer les travailleurs, il faut que François Legault rencontre la haute direction de la compagnie pour que les décisions se prennent, puis qu'on arrête, puis qu'on arrive à une conclusion à ce lock-out. Et, comme Alexandre le disait par rapport au contrat avec Hydro-Québec, là, là, tu sais, on dit que c'est un «Act of God», mais c'est une décision de la compagnie. Et les Québécois, on est rendus qu'on paie ce conflit-là puis qu'on débalance effectivement le rapport de force... payé par les Québécois, il y a quelque chose là qui est complètement fou raide, et ça, il faut que ça change aussi.

Bref, on parle de plus de 1 000 travailleurs. On parle de familles, on parle d'enfants. On parle de travailleurs d'une région au complet. Il faut être avec vous autres, puis on sera là tantôt, devant le parlement, avec vous autres. Merci.

M. Boyer (Daniel) : Merci. Bien, écoutez, je tiens à souligner l'appui de Québec solidaire et du Parti québécois. Merci. Je résumerais ça en deux mots : Plus jamais. Plus jamais le gouvernement actuel et les gouvernements qui vont lui succéder ne devraient convenir de clauses semblables, devraient permettre des clauses semblables entre Hydro-Québec et des compagnies privées, pour la bonne et simple raison qu'on vient défaire les règles qu'on s'est données en vertu du Code du travail, c'est-à-dire négocier le plus possible d'égal à égal. Là, on vient, de façon indirecte, tripoter notre Code du travail par des clauses entre une société publique, qui est Hydro-Québec, et une société privée, qui est Alcoa, qui est ABI dans le contexte actuel.

165 millions de manque à gagner pour Hydro-Québec en 2018, qu'est-ce que ça veut dire? Bien, ça veut dire qu'on vient piger dans nos poches à nous tous, consommateurs d'électricité au Québec, ce montant-là. C'est donc un montant supplémentaire qu'on devra payer sur nos factures d'électricité pour payer ce conflit-là, pour payer la décision que l'employeur a prise de mettre des travailleurs et des travailleuses à la rue. Et ça, je vous avoue que ça nous fait suer, à la FTQ, ça nous fait beaucoup suer. Qu'on cautionne, qu'on paie un lock-out, ça nous fait beaucoup suer. Et, je l'ai dit, ce n'est pas entre deux compagnies privées, ce contrat-là, c'est entre une compagnie publique qui nous appartient, Hydro-Québec... et ça ne doit plus se produire.

M. Legault, on salue sa disponibilité. On va le rencontrer, bien sûr, lundi prochain. Ça ne doit pas être qu'une seule rencontre comme ça, là. M. Legault doit poursuivre son périple et aller rencontrer les dirigeants d'Alcoa à Pittsburgh, aux États-Unis, parce que c'est une multinationale américaine qui nous rentre dedans. Il faut que M. Legault convainque ces dirigeants-là de négocier de bonne foi pour qu'enfin ce conflit-là se règle, qu'on trouve une solution acceptable, qu'on trouve des conditions de travail acceptables pour les travailleurs puis les travailleuses de la région. Et, en même temps, bien, c'est l'économie de la région à laquelle on va redonner un souffle si on convient d'une convention collective. Bien sûr que la FTQ est solidaire avec le Syndicat des métallos, avec la section locale d'ABI, bien sûr, puis on va continuer à l'être. On va continuer à l'être tout au long de ce conflit-là. Mais, avant tout, ce qu'on souhaite, c'est un règlement de bonne foi de ce conflit.

M. Masse (Clément) : Donc, merci beaucoup à tous ceux qui nous appuient. On est dans un lock-out depuis bientôt 15 mois, puis ce n'est pas normal. Ce n'est pas normal qu'on soit obligés, comme travailleurs, de faire des compromis pour essayer de régler ce conflit-là. Puis, dans les compromis qu'on doit faire, on va même diminuer le nombre d'emplois de qualité qu'il y a au Québec, qu'il y a dans notre région, en raison du conflit puis en raison de la clause qu'Hydro-Québec a négociée avec notre employeur, Alcoa. Ce n'est pas normal qu'on doit faire des concessions. Ce n'est pas normal que le premier ministre, qui nous dit qu'il veut créer des emplois de qualité... qu'on soit obligés de faire des concessions au niveau de l'emploi dans notre région en raison d'une clause que le gouvernement a négocié. Quel était le but du gouvernement quand il a négocié cette clause-là? Ça n'apporte aucune valeur économique au contrat. Ce n'est rien, à part que de mettre un déséquilibre du rapport des forces puis de donner un avantage à notre employeur. Puis, on le voit, c'est cet avantage-là qui fait que, 15 mois après le début du conflit, on est encore à discuter puis qu'il n'y a pas de règlement.

Ça fait que je demande à M. Legault... Il m'a parlé personnellement, M. Legault, dans son autobus de campagne. Il a dit qu'il agirait. Bien, aujourd'hui, M. Legault, agissez.

M. Croteau (Alain) : Bonjour, tout le monde. Vous savez, Alcoa, ils ont 12 alumineries dans le monde, dont trois sont au Québec. Donc, trois alumineries au Québec, ça, ça veut dire que c'est des contrats d'énergie pour ces trois alumineries-là, c'est des montants d'argent très importants que les Québécois puis les Québécoises accordent à une multinationale américaine pour qu'eux autres, en contrepartie, donnent des bons emplois au Québec. Donc, c'est des milliers d'emplois au Québec qui sont, en contrepartie, liés à ces contrats d'énergie là. Donc là, moi, je pense qu'étant donné qu'on a trois alumineries au Québec, des gros contrats d'énergie, lorsque le premier ministre va aller à Pittsburgh rencontrer M. Harvey, lorsque le premier ministre va leur parler, à M. Harvey puis à ces gens-là d'Alcoa, ils vont avoir une bonne oreille parce que c'est avec lui qu'il va falloir qu'ils négocient dans le futur pour ces contrats d'énergie. Puis moi, je demande à M. Legault de mettre son pied à terre dans ce dossier-là. Il faut que ça cesse immédiatement que les citoyennes puis les citoyens du Québec paient pour ce conflit-là. Il faut casser ce contrat-là puis enlever la clause d'«Act of God» concernant le lock-out. Il faut que ça cesse. Merci.

La Modératrice : Est-ce qu'il y a des questions sur le sujet en français? Non? Oui?

M. Lecavalier (Charles) : Bonjour. Charles Lecavalier du Journal de Québec.

Qu'est-ce que vous demandez exactement à M. Legault, d'être un... Bon, il s'est déjà dit qu'il était un «dealmaker». Est-ce qu'il faudrait qu'il fasse un deal pour enlever ça du contrat parce que c'est signé, c'est difficile de l'enlever du contrat qui est en cours? Qu'est-ce que vous demandez exactement?

M. Leduc : Bien, M. Legault l'a dit lui-même pendant la campagne électorale lorsqu'il recevait des lockoutés dans son autobus. Il a dit : Des contrats, ça se brise, des contrats, ça se renégocie. Donc, dans sa propre lecture de la situation, il est possible selon lui de rouvrir ce contrat-là. Et d'ailleurs ça s'est vu dans un autre conflit il n'y a pas si longtemps, à Alma, où il y avait une clause similaire qui a fait en sorte que le conflit s'est prolongé de manière similaire également. Donc, pour éviter que ce conflit-là perdure, pour commencer à essayer de brasser les affaires, parce que, visiblement, le rapport de force est du côté de l'employeur, hein, il peut essayer d'imposer ce qu'il veut, bien, il faut qu'il rétablisse ça. Et, s'il ne le fait pas, il se place lui-même et son gouvernement du côté de l'employeur, il prend parti. Ne rien faire en ce moment, c'est prendre parti du côté de l'employeur. Alors, nous, c'est ce qu'on dénonce.

M. LeBel : Ce que je comprends aussi, ce que vous venez de nous dire, c'est que M. Legault mette dans la balance l'ensemble de l'industrie du Québec, mette dans la balance tout ça. C'est lui qui va aller négocier à Pittsburgh. Il va dire : Regarde, au Québec, on vous aide, les compagnies. Bien là, c'est tout ça qui sera dans la balance, c'est notre pouvoir de force pour régler à ABI Bécancour. C'est ça qu'on demande, prendre un leadership de premier ministre du Québec.

La Modératrice : Est-ce qu'il y a d'autres questions en français?

M. Bélair-Cirino (Marco) : Oui. J'aimerais que vous m'expliquiez un peu les conditions de vie des travailleurs en lock-out présentement. Est-ce qu'ils touchent une certaine allocation de grève ou de lock-out encore aujourd'hui?

M. Masse (Clément) : Oui. Là, nous, les gens ont une allocation de grève. Naturellement, c'est moins que la moitié du salaire qu'ils gagnaient pendant qu'on travaillait. Ça permet aux travailleurs, là, de rencontrer leurs obligations financières.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Ça peut durer encore combien de temps comme ça?

M. Masse (Clément) : Bien, nous, on a un appui de tous les syndicats. On a au-dessus de 400 sections locales au Québec qui appuient notre syndicat moralement, mais financièrement aussi. Donc, le but, de toute façon, c'est de régler le plus rapidement possible, là.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Donc, la région a voté pour la Coalition avenir Québec, là. Bon, pas à Jonquière, mais est-ce que vous sentez qu'il y a quand même une attention particulière, pas nécessairement du bureau du premier ministre, mais des députés?

M. Masse (Clément) : Dans la région, nous, c'est Donald Martel qui est député, qui a été élu, là, dans la région Bécancour-Nicolet. M. Martel, au moment où il était dans l'opposition, là, parlait beaucoup de notre conflit. Maintenant, ils sont au pouvoir. Nous, ce qu'on s'attend, c'est que maintenant qu'ils sont au pouvoir, qu'ils agissent. Bon, ils ont parlé beaucoup, pendant qu'ils étaient dans l'opposition, que c'était un conflit important puis que c'était dommageable pour toute la région. Aujourd'hui, ils sont au pouvoir. Là, on a fait huit mois, pendant notre lock-out, sous le règne des libéraux, où il ne s'est pas passé grand-chose. Là, ça fait six mois maintenant qu'on est sous le règne de la CAQ. Ça fait que je pense qu'il leur reste... Je vous dirais qu'il leur reste deux mois pour démontrer qu'ils vont agir plus que les libéraux.

La Modératrice : Est-ce qu'il y a d'autres questions en français? On va passer en anglais.

Mme Senay (Cathy) : Hi. Good morning. I would like to know the statement you want to make with this walk from… yesterday to the National Assembly. What do you want the population to hear today?

M. Croteau (Alain) : I will try to do my best with my English. So, we want to explain to the population that the contract, the energy contract that we have with Hydro-Québec and Alcoa, a multinational company, it's not fair for the citizens in Québec because they have clauses of Act of God in the contract, and the Act of God, it includes the lockout decreed by the employer. It's the decision of the employer to decree the lockout, and all the citizens pay for that in Québec. And Hydro-Québec told us, told the population, in the last financial report, that they lost, last year, $165 million. So, this loss of the money for Hydro-Québec is that it's… All the citizens all around Québec pay for that. So, we need to stop that and cancel these clauses in the contract.

Mme Senay (Cathy) : There is a lot of despair among the workers. I mean, 14 months of a lockout, it's very long. You have families. You have probably cases of depression. So, what do you say to Mr. Legault because you're going to meet Premier Legault next week? What are your hopes?

M. Croteau (Alain) : Our hope is that Mr. Legault has to call Alcoa at Pittsburgh and ask them to going back to the bargaining table. And, if they don't want, they have to break the contract and say the lockout in the Act of God clauses is finished for them like they did… The last government, they did that with Rio Tinto, Alma. They had the same clauses because they had to buy the energy that the dam produced while they were in lockout. So, they broke this contract. We ask him to break it too, this contract.

Mme Senay (Cathy) : At the same time, you rejected an offer a few days ago.

M. Croteau (Alain) : The offer that we rejected a few days ago, it was the first offer from the employer since the last 14 months. We had an offer in December 2017 and we had an offer this year, in March 2019. And it was not us in request at the bargaining table, it's the employer's request. They asked to change our pension plan. We accepted to change our pension plan. We made it in our counterproposal last week. And they want to talk about moving workers inside the mills, and we accept to cut 100 workers inside the mills in our counterproposal… counteroffer. Sorry. And I think this is an honest counteroffer that we made to the employer last week.

Mme Senay (Cathy) : The fact that you'll be in front of the National Assembly… It's been more than a year that you go through a lockout. What is the mood right now?

M. Croteau (Alain) : What is the mood right now? We want to ask the employer to go back to the bargaining table. We gave it to him last week, the counteroffer, and we wait for his answer. So, it's radio silence now. We don't have any news from him.

Mme Senay (Cathy) : And the workers, how far are they ready to go?

M. Croteau (Alain) : How far? You know, last week… two weeks ago, sorry, we had the general meeting… reject for 82% the last proposal of the employer. So, the message is very clear.

La Modératrice : Merci beaucoup.

M. Croteau (Alain) : My English is enough?

La Modératrice : Bonne journée.

(Fin à 9 h 3)

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