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Point de presse de M. Gaétan Barrette, porte-parole de l’opposition officielle pour le Conseil du trésor

Version finale

Le lundi 3 juin 2019, 15 h 25

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Quinze heures vingt-six minutes)

M. Barrette : Alors, bien, d'abord, merci d'être ici en si grand nombre. Alors, je fais ce point de presse en lien avec la question que j'ai posée aujourd'hui dans le but de mettre en perspective la situation actuelle.

Alors, aujourd'hui, il y a un projet qui est très important pour le gouvernement du Québec, qui l'était pour nous, puisque nous avions, nous aussi, entrepris des travaux préliminaires pour la concentration, la diminution du nombre de centres de traitement de données. Et c'est ce que le gouvernement actuel continue, et c'est une très bonne chose parce que nous l'avions commencée nous-mêmes.

Maintenant, il y a un enjeu qui est très particulier, il est de deux ordres, et, pour le comprendre, il faut mettre les choses dans leur juste perspective. La perspective, elle est très simple. Il faut comprendre un peu comment fonctionne cette industrie-là et, deuxièmement, il faut comprendre la démarche qui est en place. Alors, on va y aller avec la démarche.

Alors, qu'est-ce qu'on veut faire? On veut partir de dizaines de centres de données à essentiellement un ou deux. C'est parfait, c'est une bonne chose à faire. Maintenant, qu'est-ce qu'on fait? On fait ce qu'on ne fait à peu près jamais. Dans un gouvernement, il est très rare que l'on fasse ce qui est appelé aujourd'hui un appel d'intérêt menant à une qualification. Normalement, on fait un appel d'intérêt dont l'objectif est de voir si des entreprises québécoises ont la capacité de donner tel ou tel service, et on fait après un appel de qualification, et par la suite il y a des appels d'offres.

Aujourd'hui, on fait un appel d'intérêt qui mène à la qualification. Donc, c'est un seul exercice. Qu'est-ce que ça donne en bout de ligne? Ça donne des compagnies qui sont intéressées, et qui seront qualifiées, et qui auront accès à ce qu'il est convenu d'appeler, dans l'appel en question, un catalogue de contrats gouvernementaux. Je répète, un catalogue. Ça, c'est 150 millions de dollars qui vont être dépensés sur la base d'une multitude de projets dont on ne connaît pas la nature. C'est important.

Alors, le catalogue en question va être dévoilé en quelque part en octobre. Alors, la question que j'ai posée aujourd'hui était d'une grande simplicité mais grande en conséquence. Les compagnies québécoises que l'on appelle, ainsi que les autres, évidemment, hein, à s'intéresser à se faire qualifier, ce sont ces compagnies-là qui auront accès au catalogue, pas d'autres. Le problème, il vient du fait très simple, c'est qu'il y a à peu près même pas sur les doigts d'une seule main des compagnies qui ont la qualification requise pour être sélectionnées. Il n'y en a pas cinq, il y en a probablement deux, peut-être trois.

Ça, c'est important parce qu'un gouvernement qui souhaite développer l'économie québécoise dans le secteur de l'infonuagique, bien là, il y a une opportunité. Le ministre a lui-même dit que ça serait un tremplin pour l'entreprise québécoise.

Bien, au moment où on se parle, là, il y a une des deux, trois, peut-être quatre compagnies qui est exclue, au moment où on se parle, parce qu'elle est en processus d'obtention d'une norme qui s'appelle la norme S-O-C 2, SOC 2. Alors, ça, ce n'est pas une norme de sécurité physique, là, ça, c'est une norme de sécurité administrative. C'est donné par une firme comptable, et une des compagnies aujourd'hui... Imaginez, s'il y en a juste deux à la fin, là, bien, on perd 50 % de nos compagnies parce qu'on n'a pas eu la souplesse de dire une chose très simple, très simple : Si vous êtes en processus, bien, c'est parfait, on va vous sélectionner, mais vous aurez l'obligation de l'obtenir au moment précédant la divulgation.

Alors, je vous explique comment ça fonctionne, un appel d'intérêt, qualification d'offre. C'est le ministre qui écrit son devis. Le ministre a en tout temps la possibilité légale de modifier son devis, le prolonger, en modifier le contenu, y ajouter même des conditions. Le ministre pourrait parfaitement, aujourd'hui, arriver et dire : Je fais une modification, la modification suivante, les entreprises qui sont en processus d'obtention de la norme SOC 2 seront sélectionnées si elles satisfont à tous les autres critères et auront accès au catalogue si et seulement si elles ont obtenu la certification avant la divulgation du catalogue.

Ce n'est pas un traitement préférentiel. C'est un traitement que l'on fait dans d'autres circonstances. J'ai déjà vu ça, moi, dans mon domaine, précédemment. C'est le genre de chose qu'on fait. Ce n'est pas illégal. Ça ne met pas en cause, contrairement à ce que le ministre a dit... Le ministre a dit : On ne va pas mettre en danger la sécurité. Ça ne met pas du tout en danger la sécurité, ça respecte l'esprit du devis, de l'appel d'intérêt menant à la qualification. Ça le respecte, mais ça donne une chance à une compagnie québécoise de plus. Ça, c'est très important.

Actuellement, on exclut une compagnie québécoise. Et nous avons fait une recherche, qui est une recherche purement documentaire. On n'a pas trouvé plus que deux à trois compagnies qui semblent avoir un intérêt et/ou une compétence infonuagique, qui va postuler pour cet appel d'intérêt là. Est-ce qu'on est prêts à en laisser une de côté sur une base administrative?, ce qui m'apparaît inapproprié.

Bon, pourquoi, ça, c'est important? C'est important parce que les données qui vont être hébergées sur cette infonuagique-là, bien, il faut comprendre, là, l'importance d'avoir une compagnie québécoise parce que le monde de l'infonuagique...

D'ailleurs, nous allons mettre en ligne bientôt un petit vidéo qui vous explique un peu de quoi il en retourne. Peu de gens savent qu'un centre de données, là, tout ce qu'il y a comme emplois dans un centre de données ce sont des emplois liés à la sécurité. Il en faut, c'est clair qu'il en faut, hein? C'est des données citoyennes, il faut absolument une sécurité sans faille, physique, j'entends, là, et il y a donc des emplois dits de sécurité dans ces endroits-là.

On est allés en visiter une récemment, elle est dans notre vidéo. Un entrepôt de données, ce n'est pas compliqué, il y a à peu près, sur place, quatre employés par jour. Il n'y a pas de programmeurs, il n'y a pas d'ingénieurs, il n'y a pas ça, là. C'est de la sécurité, bien payé, hein, c'est des bonnes jobs et c'est important. Mais ce n'est pas là où le développement économique de pointe se fait. Ça se fait dans les bureaux de ceux qui gèrent la donnée : les programmeurs, les ingénieurs, les techniciens et ainsi de suite. Ces gens-là sont toujours, je le répète, toujours à distance. Je pourrais vous nommer une compagnie qui fait ça, au Québec, qui n'a aucun client au Québec et que tous ses clients sont à l'étranger. Mais c'est là que sont les emplois de plus-value. Hyperimportant.

Alors, de ne pas avoir la souplesse pour s'assurer qu'il y ait une compagnie québécoise de plus, quand on sait qu'il n'y en a pas plus que les doigts d'une main, ça s'appelle une erreur, si vraiment on veut développer le potentiel économique du Québec dans ce secteur-là. Et c'est pour ça qu'on trouve ça déplorable.

Alors, d'un côté, on est sûrs qu'un joueur de plus c'est une bonne chose pour le Québec, c'est de la compétition. Et deuxièmement, la vraie valeur ajoutée de cet environnement-là, ce n'est pas dans l'entrepôt de données, c'est chez ceux qui gèrent la donnée. Et, si c'est Amazon, et ainsi de suite, qui l'ont, faites-vous-en pas, hein, les emplois dont je vous parle, ils vont être à San Francisco, à Washington, dans l'État de Washington, en Chine. Et, comme je l'ai déjà dit précédemment, on peut gérer une base de données de la station spatiale. Il peut n'y avoir personne au Québec pour faire ça.

Maintenant, je n'entrerai pas aujourd'hui... parce que c'est trop complexe, j'y reviendrai ultérieurement, mais la question de la loi américaine, bien, c'est un enjeu aussi. Quand on a une compagnie québécoise, bien, 100 % de l'entrepôt est sous juridiction québécoise, et 100 % des emplois à plus-value sont québécois. L'idée n'est pas de favoriser quelqu'un plus qu'un autre, mais il faut quand même que les choses soient égales pour tout le monde. Et, sur la question de la sécurité de la donnée par rapport aux États-Unis, bien, ça, ce ne sera pas réglé, hein? Ce n'est pas réglé, puis ça ne le sera pas demain matin.

Et pour prendre une image, voulons-nous au Québec que nos données soient accessibles à Donald Trump? Posons la question. Est-ce qu'on veut qu'un président des États-Unis, dans un, mettons, état d'esprit x, passager ou chronique, puisse avoir accès, sur un coup de tête, à notre donnée parce qu'il a des lois pour lui donner accès parce qu'une compagnie américaine demeure sous la juridiction légale du président des États-Unis? Est-ce qu'on veut ça?

Alors, quand on met tout ça ensemble, là, hein, il n'y a donc aucune raison administrative, légale ou quelconque que ce soit qui empêche le ministre actuellement d'assouplir la règle qu'il a mise en place de la façon dont je l'ai proposé. Et je trouve absolument peu acceptable que le ministre actuel ne réponde pas favorablement à la proposition tout à fait raisonnable qu'on lui a faite.

M. Dion (Mathieu) : En même temps, dans le futur, si, en assouplissant les règles, dans le futur, il y avait quelque chose avec, mettons... Vous parlez de Micro Logic, là, si je comprends bien?

M. Barrette : Oui.

M. Dion (Mathieu) : S'il arrivait ça dans le futur, il y a un problème avec l'entreprise, finalement, on se rend compte que, dans le passé, il avait fallu que l'entreprise respecte toutes les obligations, on lui a donné un passe-droit, et finalement il y a un problème. Là, c'est le gouvernement qui se fait blâmer pour avoir fait preuve de laxisme?

M. Barrette : Bonne question. Et à ce moment-là, j'ai raté mon point de presse. Je ne demande pas au gouvernement d'être laxe. Je demande au gouvernement de respecter l'esprit de son devis. L'esprit du devis du gouvernement est simple, il est de faire en sorte que les compagnies qui vont avoir accès au catalogue disposent aujourd'hui de cette norme-là. Et, lorsque la personne... pas la personne, mais la compagnie fait la démonstration qu'elle est en processus, parce que, pour avoir la norme, ça prend plusieurs mois, ils sont en processus, il est raisonnable pour moi de dire : O.K., on le sait que vous êtes une compagnie...

Bon, je vais faire un pas derrière. Allez voir l'appel d'intérêt, là, vous allez voir, c'est des cartables, et des cartables, et des cartables de données à remplir, c'est des check-lists : Avez-vous ci?, avez-vous ça?, êtes-vous capables de faire ci, ça?, et ainsi de suite. Il y en a, il y en a, il y en a. Il y a une norme particulière, qui est SOC 2. Alors, moi, je ne demande pas que la compagnie ait accès aux contrats, au catalogue, sans SOC 2, je dis simplement : Laissons-leur la possibilité de se rendre, et si, par exemple — je prends un exemple, ce n'est pas une date formelle — le 1er septembre ou le 1er octobre 2019, on dévoile le catalogue, si la compagnie n'a pas pu à ce moment-là démontrer qu'elle avait réussi à l'obtenir, elle est automatiquement exclue. Ce n'est pas la même chose, là.

Et évidemment le ministre va dire : Ce n'est pas grave parce qu'il va y avoir d'autres contrats pendant les autres années. Attention! Dans ce projet-là, probablement que les plus gros contrats vont se donner dans un premier temps, puis là, après, il va rester des grenailles. Alors, si on veut développer le potentiel infonuagique du Québec, bien, encore faut-il que les compagnies du Québec puissent, elles, avoir accès à ce méga-catalogue là.

150 millions dans un catalogue, là, c'est pas mal de contrats, là. Et là, actuellement, on demande une souplesse. C'est tout ce qu'on demande. On ne demande pas de changer l'appel d'offres, on ne demande pas de changer l'esprit de l'appel d'offres, on demande de la souplesse pour une raison simple : à la date de clôture de l'appel d'offres, qui est le 12 juin, la semaine prochaine, à la date de clôture de l'appel d'intérêt, bien, c'est fini. Et après ça, dans quelques mois, le président du Conseil du trésor l'a dit, on va avoir sélectionné des compagnies et après on va donner accès, on va dévoiler le catalogue. Alors, tout ce qu'on demande, nous, c'est qu'il y ait une souplesse pour qu'une compagnie de plus, parmi les très peu nombreuses compagnies québécoises, puisse compétitionner de façon tout à fait égale avec les autres.

En passant, un appel d'intérêt, de qualification d'offres, ça se modifie. Ce que je vous décris, ça s'est déjà vu. On vient de faire un amendement à l'appel actuel, puisqu'on l'a prolongé d'un mois. Alors, ça se fait. Il n'y a pas de raison de ne pas le faire. Et d'aucune manière M. Caire ne peut se lever en Chambre et dire que, si on faisait ça, ça mettait en cause la sécurité, puisque la norme SOC 2 sera obtenue.

Je le dis, je le répète : On ne demande pas à ce qu'il y ait un passe-droit, on demande simplement qu'ils aient le temps de compléter leur processus de certification pour qu'ils soient à parité sécuritaire avec les autres et qu'après, si c'est le cas, le catalogue soit divulgué, tout simplement. Et ça s'est déjà fait.

M. Dion (Mathieu) : Mais pourquoi M. Caire voudrait mettre des bâtons dans les roues? Est-ce que vous présumez qu'il a un intérêt pour une entreprise en particulier?

M. Barrette : Posez la question. C'est vous qui la posez. Peut-être qu'il n'a pas compris ma question. Peut-être qu'il a peur de se faire accuser de quelque chose. Mais, pour prendre l'exemple que vous-même vous avez donné, c'est un exemple qui ne peut pas arriver. À la fin, on ne peut pas dire : Ah! le gouvernement a été lousse et laxe avec cette compagnie-là. Bien non. On a demandé de la compagnie, là, parce qu'elle était en processus, de démontrer qu'elle avait la même norme que toutes les autres. Ce n'est juste pas la même date.

Vous savez, si, demain matin, mettons, moi, en plein... au 30 juin, j'arrivais devant vous puis je disais : Bien, il faut les laisser compléter... Bien non, ils ne peuvent pas le faire, ça prend des mois. Mais ils sont en train de le faire. Alors moi, je postule qu'ils vont l'avoir. S'ils ne l'ont pas, tant pis. Mais je pense que c'est tout à fait équitable de demander à ce qu'il y ait cet assouplissement-là parce que c'est une compagnie québécoise et parce qu'il n'y en a pas beaucoup.

Et pour être bien clair avec vous, là, et là c'est une recherche personnelle de mon équipe, je n'affirme pas que c'est un fait, mais on a trouvé seulement une seule compagnie au Québec qui l'a, la SOC 2 dans ce domaine-là. Il y a cinq ou sept compagnies qui ont SOC 2, puis, dans ce domaine-là, on pense qu'il y en a juste une autre qui va montrer son intérêt. Bien là, c'est-u parce qu'on veut préparer quelque chose? Je ne sais pas, mais moi, si je suis le ministre, là, actuellement, d'un gouvernement nationaliste qui dit vouloir que ces projets-là soient des tremplins pour les entreprises québécoises, il me semble que je ferais tout en mon pouvoir légal pour faire en sorte que cette compagnie-là puisse venir compétitionner avec les autres.

Vous savez, un appel d'intérêt et un appel qui mène à une qualification, d'abord, c'est inhabituel. Peut-être que ça l'est dans les TI, mais, dans tout le reste, c'est inhabituel. Ça fait quoi, ça? Ça décide du nombre de joueurs qui ont la capacité d'entrer sur la patinoire. C'est comme aux Olympiques. Vous avez des standards nationaux, là, vous n'allez pas aux Olympiques si vous ne courez pas le 100 mètres en bas de tant. C'est tout ce que ça fait. Ça ne dit pas que vous allez gagner les Olympiques, ça dit que, si vous ne courez pas le 100 mètres en bas, mettons, de 11 secondes, vous ne vous présentez pas aux Olympiques. Ce n'est pas plus compliqué que ça.

Alors, l'appel d'intérêt de qualification, ça ne dit que ça. Ça dit : Voici, check, check, check sur chacun des éléments. SOC 2, il est un des éléments. Bien, vous, là, si vous avez rempli ces paramètres-là, vous avez accès au catalogue.

Mme Crête (Mylène) : Je voulais savoir : Qu'est-ce que vous pensez de la Stratégie de transformation numérique qui a été annoncée un peu plus tôt aujourd'hui par M. Caire?

M. Barrette : Je vais la lire parce que... être bien honnête avec vous, j'avais une obligation à Montréal, ce matin, et, pendant qu'il l'a présentée, je conduisais, alors ce n'était pas approprié pour moi de la lire en conduisant. Mais les gens de mon équipe m'en ont donné les grandes lignes. Ça m'apparaît assez léger. Je n'ai pas vu, je n'ai pas entendu, puis je me réserve des commentaires après la lecture dudit document, mais ce que je vois actuellement, là, c'est assez léger.

Mme Crête (Mylène) : Durant la conférence de presse, j'ai posé la question à M. Caire : Est-ce que ça veut dire que ça va être la fin du fameux fax dans le système de santé? Puis il a dit : Oui, à terme, donc d'ici 2023. Qu'est-ce que vous pensez de ça?

M. Barrette : Oui? Bien, laissez-moi la lire, puis demain je vais me faire un plaisir de vous commenter ça.

Mme Crête (Mylène) : Mais comme quelqu'un qui a travaillé dans le système de santé...

M. Barrette : Je n'ai rien, rien...

Mme Crête (Mylène) : ...est-ce que c'est souhaitable qu'on...

M. Barrette : Bien oui. Je n'ai rien entendu, de cette politique-là, qui traite de ça. Rien.

Mme Crête (Mylène) : Bien, moi, quand je lui ai posé la question, il m'a répondu.

M. Barrette : Ah oui? Puis c'est écrit où dans sa politique?

Mme Crête (Mylène) : Ah! Bien là, ça, il faudra voir.

M. Barrette : Bien, vous me montrerez ça, où est-ce que c'est écrit, puis vous me montrerez où sont les échéanciers.

Mme Crête (Mylène) : Donc, vous pensez que ça ne se fera pas?

M. Barrette : Bien, moi, je pense que la politique de transformation numérique, elle est, d'abord et avant tout, étatique. Elle n'inclut pas le réseau. C'est là qu'est le piège.

Mais, encore une fois, je réserve mes commentaires. N'allez pas écrire que j'ai dit que c'était ça. Je ne l'ai pas lue, la politique. Mais les commentaires que j'ai entendus, qui sont sommaires, et ce que j'ai entendu à l'étude des crédits, et ce que j'ai entendu en interpellation, ce n'est pas sûr que ça fait ça dans le réseau, là. Alors, j'ai hâte de voir ça.

Mais par contre j'ai noté, encore une fois avec la même réserve, il n'y a pas grand échéancier, hein? Ils ont... dans quatre ans, puis ce n'est même pas 100 %. Rien que là, en partant, il y a un problème.

Alors, est-ce que le ministre délégué à la Transformation numérique va être le ministre de l'interface avec le public ou va-t-il vraiment être le ministre de la Transformation numérique du gouvernement? Est-ce qu'il va être le ministre de la page frontispice, la page Web ou vraiment, intrinsèquement, il va faire ça? Je vais regarder sa politique. Ce qu'on m'a raconté... rapporté, pardon, à date, il n'y avait pas beaucoup de substance.

La Modératrice : Merci.

M. Barrette : Ça va?

Une voix : Oui.

M. Barrette : Fait plaisir. Merci d'avoir assisté à ce...

(Fin à 15 h 44)

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