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Point de presse de M. Martin Ouellet, porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de finances

Version finale

Le vendredi 21 février 2020, 10 h

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Dix heures deux minutes)

M. Ouellet : Merci. Donc, bonjour, tout le monde. Évidemment, aujourd'hui, le Parti québécois va faire connaître ses attentes en vue du prochain budget, et nous croyons que le gouvernement a les moyens. Le Parti québécois veut un budget nationaliste, un budget vert et un budget juste.

D'abord, un gouvernement se disant nationaliste doit absolument insister auprès du gouvernement fédéral pour obtenir non seulement son écoute, mais aussi son dû. Ottawa ignore trop souvent le Québec depuis longtemps. Des points d'impôt devraient être rapatriés ici, à Québec, de même que tous les budgets concernant la culture. Et ça, c'est un minimum pour nous. J'invite donc le gouvernement de François Legault à faire preuve de fermeté face au fédéral, et, s'il a besoin de notre appui, il pourra compter sur le Parti québécois pour aller chercher les points d'impôt pour nos assiettes fiscales.

Les Québécois veulent aussi que leur gouvernement agisse par son budget pour corriger certaines injustices. La CAQ doit donc saisir l'occasion de faire en sorte que le Québec améliore concrètement son bilan en matière de justice sociale. Les personnes vulnérables, démunies ou malades, les aînés, les enfants et les femmes victimes de violence, entre autres, ont droit à de meilleures protections et à des garanties d'équité.

Donc, à ce sujet, évidemment, le Parti québécois, pour un budget juste, veut le parachèvement des réseaux des CPE pour que chaque enfant ait une place, la reconnaissance du droit à l'amour pour les prestataires de l'aide sociale. On veut qu'on réalise une étude aussi pour instaurer un régime d'assurance pension pour protéger les retraités. On veut une bonification des indemnisations versées aux patients devant se déplacer pour recevoir des soins en dehors des régions. On veut l'attribution du financement nécessaire pour la construction de maisons d'hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale et la construction de nouveaux logements sociaux pour que la crise du logement cesse de se répéter d'année en année.

Enfin, le Parti québécois demande au gouvernement de donner de la profondeur à ses prétentions environnementalistes qui sont actuellement plutôt vert pâle. Nous ne sommes plus à l'ère des engagements sans suivi et nous avons besoin de mesures très fortes pour les générations futures. L'adoption d'un budget carbone forcerait le gouvernement, quel qu'il soit, à honorer ses promesses et à atteindre ses objectifs. À cet égard, un bon début serait d'abord d'attribuer les sommes nécessaires pour l'application des 32 recommandations que contient le rapport sur les pesticides à propos de leurs impacts, mais aussi sur la santé publique et l'environnement. Et enfin, pour contrer les effets des changements climatiques sur les populations côtières, évidemment, une attribution des sommes pour lutter contre l'érosion des berges.

Alors, voilà nos attentes, au Parti québécois, pour un budget nationaliste, juste et vert. Et, comme député de René-Lévesque, évidemment, pour être le porte-parole de ma circonscription, on s'attend, dans le prochain budget, que le gouvernement nous annonce qu'est-ce qu'il veut faire pour le désenclavement de la Côte-Nord, à savoir le lancement des études pour un pont sur la rivière Saguenay, mais surtout aussi un échéancier clair pour le prolongement et le parachèvement de la route 138. Merci. Et je serais prêt maintenant à la période de questions.

Le Modérateur : Oui. M. Dion.

M. Dion (Mathieu) : Bonjour. Réduction du fardeau fiscal, ça ne vous intéresserait pas?

M. Ouellet : Pardon? Excusez.

M. Dion (Mathieu) : Réduction du fardeau fiscal, ça ne vous intéresserait pas?

M. Ouellet : Bien, présentement, le budget du Québec a d'excellentes perspectives pour cette année, donc nous, on pense qu'il y a des services qui doivent être améliorés liés à l'équité fiscale. Il y a des plus démunis, il y a des enfants qui demandent des services, des femmes en centre d'hébergement, donc on pense qu'on doit continuer d'investir dans les services pour s'assurer de baisser les iniquités sociales.

M. Dion (Mathieu) : Vous ne pensez pas que les Québécois aimeraient avoir une baisse d'impôt?

M. Ouellet : Est-ce que les Québécois aimeraient les baisses d'impôt? Notre prétention, c'est que les Québécois aimeraient avoir des services à la hauteur de leurs besoins, et, malheureusement, ce qu'on entend dans plusieurs régions du Québec...

M. Dion (Mathieu) : Mais ils ne veulent pas payer moins d'argent...

M. Ouellet : Pardon?

M. Dion (Mathieu) : Ils ne veulent pas payer moins d'argent en impôt, selon vous?

M. Ouellet : Bien, nous, ce qu'on dit, c'est que présentement on aurait les marges de manoeuvre pour investir plus. Donc, présentement, le Parti québécois ne privilégie pas une baisse d'impôt, comme le ministre Girard l'a lui-même annoncé pour son budget.

M. Dion (Mathieu) : Pour le Plan québécois des infrastructures, est-ce que vous vous attendez à une hausse substantielle? Est-ce que vous voudriez qu'il soit bonifié de façon importante?

M. Ouellet : Le gouvernement l'a déjà bonifié lors du dernier budget. Évidemment, nous, ce qu'on veut, c'est que les projets se réalisent rapidement. Je faisais référence tout à l'heure au projet du prolongement de la route... sur la 138 puis le pont sur le Saguenay, mais évidemment, même si on mettrait des milliards supplémentaires, ce que les gens s'attendent, c'est que... concrètement, qu'est-ce que ça donne sur le terrain. Donc, pour le moment, à 125 milliards, pour nous, ça nous satisfait, mais évidemment c'est le choix des projets et c'est là que j'ai hâte de voir de quelle façon le gouvernement caquiste va vouloir investir ces 125 milliards.

Le Modérateur : Oui, Mme Richer.

Mme Richer (Jocelyne) : Bonjour. M. Ouellet.

M. Ouellet : Bonjour.

Mme Richer (Jocelyne) : J'aimerais vous entendre sur la réforme parlementaire qui a été déposée hier, à savoir : Selon vous — vous avez sûrement eu l'occasion d'examiner le document — qu'est-ce que l'opposition a à gagner et à perdre, selon vous, d'après ce qui a été présenté hier?

M. Ouellet : Bien, deux choses. Je ne sais pas si vous m'avez entendu au salon bleu, hier, j'ai un peu fait la démonstration qu'une réforme parlementaire ne peut pas être un buffet pour lequel on choisit des choses et on laisse des choses de côté. Je ne veux pas commencer à commenter chacune des mesures que le gouvernement a mises de l'avant. Pour nous, ce qui est important, c'est qu'on réalise cet exercice de façon majoritaire et consensuelle à l'intérieur même des discussions. Donc, ma formation politique... bien, Québec solidaire et le Parti libéral, je suis convaincu qu'ils ont de bonnes idées à soumettre, mais je pense qu'il faut regarder ça comme étant un tout et je veux laisser la place à la discussion pour que, tout le monde ensemble, on atterrisse sur une réforme.

Mme Richer (Jocelyne) : Mais vous avez sûrement déjà une opinion. Par exemple, le président, avec cette réforme-là, aura plus de pouvoirs, pourra appliquer de façon plus restrictive son pouvoir et juger ce qui est pertinent, ce qui n'est pas pertinent. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ou si vous y voyez une limite à votre droit de parole?

M. Ouellet : Bien, encore une fois, c'est la position du gouvernement. M. Paradis s'est déjà un peu expliqué sur certaines mesures qu'il aimerait voir mettre de l'avant. Nous, on ne l'a pas encore fait encore, Québec solidaire non plus, le Parti libéral non plus. Moi, je veux laisser la place, et toute la chance, et le succès à nos discussions de réussir. Nous, ce qu'on veut, c'est réussir cette réforme parlementaire...

Mme Richer (Jocelyne) : Mais vous n'avez pas d'opinion sur ce qui a été déposé hier?

M. Ouellet : Présentement, je ne veux pas commenter chacune des mesures comme étant une bonne ou une mauvaise mesure. Pour nous, c'est un tout. Et c'est dans ce jeu-là que je ne veux pas embarquer. Et je l'avais dit à Simon Jolin-Barrette, parce qu'il nous avait déjà indiqué qu'il voulait faire une déclaration ministérielle, puis je lui disais qu'au final, de mettre au jeu ses propres propositions, c'était de forcer les oppositions à réagir sur ce que le gouvernement veut. Nous, ce n'est pas ça qu'on veut. Nous, on veut une réforme qui fonctionne, une réforme qui fait l'unanimité, et je pense que c'est en ayant des discussions franches et ouvertes avec l'ensemble des formations politiques qu'on va y arriver.

Mme Richer (Jocelyne) : Sur l'échéance, est-ce que vous êtes d'accord? Est-ce que c'est réaliste de penser que ça peut être tout réglé, ça, cette année, en 2020?

M. Ouellet : Bien, encore une fois, pour nous, ce n'est pas une question d'échéance. Notre véritable succès, ça va être le fait qu'elle sera adoptée à la majorité et qu'au final on va vouloir changer nos façons de faire. Donc, nous, ce n'est pas une question d'échéance. Notre critère de succès, c'est d'arriver à la meilleure réforme avec le plus de mesures qui seront adoptées à la majorité.

Le Modérateur : M. Lacroix.

M. Lacroix (Louis) : Mais pour faire du pouce un peu sur ce que disait Jocelyne, est-ce qu'au moins ça peut représenter une base de travail sur laquelle on peut s'appuyer, ce que le ministre a déposé hier?

M. Ouellet : C'est un peu son carré de sable qu'il a décidé de mettre au jeu. Mais, si vous me permettez, je vais faire juste une petite allusion. Il met au jeu, dans la réforme parlementaire, une halte-garderie. Ça fait des années que Mme Hivon revendique ça. On n'a pas besoin d'une réforme parlementaire pour installer une halte-garderie. Si on s'entend tous, les partis d'opposition, et on donne l'ordre à l'Assemblée nationale d'installer une halte-garderie demain matin...

M. Lacroix (Louis) : Oui, mais je ne pense pas que ça soit d'autres...

M. Ouellet : Non, mais, vous comprenez, tu sais...

M. Lacroix (Louis) : Tu sais, vous faites du «cherry picking», là.

M. Ouellet : Bien, c'est parce que, dans la réforme parlementaire, il a mis au jeu cette variable-là, de dire : On devrait avoir une halte-garderie. Nous, on pense que ce n'est pas dans la réforme...

M. Lacroix (Louis) : La réforme parlementaire, ce n'est pas ça, là, qui est présenté.

M. Ouellet : Bien. Alors, c'est pour ça...

M. Lacroix (Louis) : C'est un élément, mais, je veux dire, par exemple, dans les pratiques en commission parlementaire, sur des amendements, ce qu'il propose, là, est-ce que ça a de l'allure de présenter 48 heures à l'avance, faire en sorte qu'il y ait un temps de parole limité, en fait, sur chacun des amendements, que ça soit accepté ensuite par le président, etc.? Est-ce que ça... Parce que c'est ça, le coeur du problème, là, c'est ce qui se passe en commission parlementaire. Est-ce que c'est acceptable, selon vous?

M. Ouellet : C'est l'évaluation du gouvernement face à ses problèmes à lui, et c'est son carré de sable qu'il a décidé de définir. Moi, je disais à Simon Jolin-Barrette que ce carré de sable aurait dû être défini par tous les partis à la table. Et je n'ai pas envie de jouer, présentement, dans ce carré de sable là parce que je veux discuter avec mon caucus mais aussi avec les autres formations politiques sur notre vision d'améliorer notre système parlementaire et de réussir cette réforme.

M. Lacroix (Louis) : O.K. Mais, ça, en fait, ça équivaut un peu à limiter le temps de parole, si on veut, des oppositions en commission parlementaire, là, si on analyse. Est-ce que ça, c'est acceptable, pour vous?

M. Ouellet : Bien, si vous permettez juste une précision, puis encore une fois... Puis je ne veux pas avoir l'air du gars qui lance une cassette, mais... Puis je vais être bien honnête avec nous, on veut que ça fonctionne, on veut participer, on est très ouverts. Tant mieux, si ça peut se faire rapidement puis qu'on adopte de meilleures mesures, puis tout le monde va être content. Mais au final je veux juste vous dire que faire un amendement, ça prend à peu près 30 secondes, le temps qu'on l'écrive. Puis, s'il est écrit un peu tout croche, les légistes, derrière nous, aident, on suspend. Je ne pense pas que c'est là qu'il y a des gros «crunchs» à avoir.

Mais, si c'est la prétention du gouvernement, de dire : Bien, nous, on croit que, si les amendements étaient soumis d'avance... Il devrait d'abord lui-même se gouverner. Vous avez été les premiers à en être témoins, on n'a pas eu des amendements ou on en a eu à la dernière minute, notamment dans le bâillon. Donc, je pense que le gouvernement a, dans cette réforme-là ou dans cette mise au jeu de cette réforme-là, une façon de se refaire un bilan parlementaire considérant ses dernières actions. Mais, encore une fois, je ne veux pas les commenter une par une. On va juger le succès de cette réforme à l'unanimité de son adoption, mais surtout la participation de tous les partis politiques à sa réalisation. Oui?

M. Lacroix (Louis) : Sur votre proposition, en fait, vos demandes budgétaires, que doit faire le gouvernement avec les négociations dans le secteur public? Les demandes syndicales sont immenses, et, évidemment, tout le monde est attiré par les surplus très importants du gouvernement. Est-ce qu'on doit augmenter... on doit répondre de façon positive aux demandes des syndicats?

M. Ouellet : Bien, il y a une chose que je peux vous dire, c'est que la façon dont le gouvernement mène ces négociations, présentement, c'est voué à l'échec. L'instauration de ces fameux forums autour des négociations, déjà, les différents groupes ont décidé de ne pas y participer parce que, pour eux, ce qui allait être discuté faisait partie des négociations aux différentes tables sectorielles. La nouveauté, cette année... bien — la nouveauté — la particularité, cette année, ce n'est pas une négociation avec un front commun. Donc, le gouvernement a l'opportunité de discuter avec différents groupes. Cela étant dit, je pense que le gouvernement devrait minimalement, à la table de négociation, commencer à bonifier ses offres parce que malheureusement, dans ses engagements en matière de conditions de travail pour les enseignants et de préposés aux bénéficiaires, on est très loin, dans les offres, de répondre à ce qu'il nous avait dit en campagne électorale qu'il allait corriger.

M. Lacroix (Louis) : Les bonifier jusqu'à quel point, M. Ouellet?

M. Ouellet : Bien, ça, M. Lacroix, je n'ai pas entre les mains tous les chiffres du Conseil du trésor et je n'ai pas fait les arbitrages que le Conseil du trésor veut faire parce que je n'ai pas l'ensemble des engagements que le gouvernement veut prendre en matière de gestion des finances publiques. Cela étant dit, je pense qu'il est tout à fait légitime pour tous les fonctionnaires de l'État d'aspirer à de meilleures conditions, pas juste salariales, mais des conditions de travail pour maintenir leur adhésion à l'intérieur de notre fonction publique mais maintenir la rétention et attirer de nouveaux talents. Mais je pense que présentement, dans la façon dont le gouvernement mène ces négociations, on est en train de rater la cible.

M. Lacroix (Louis) : Est-ce qu'on doit, par exemple... Parce qu'on comprend que c'est des sommes très importantes, là, que ça représente, quand on offre des augmentations salariales à 500 000 employés de l'État, là. Est-ce qu'on doit privilégier ça par rapport aux baisses d'impôt, par exemple? Vous avez dit : Bon, on n'a pas les moyens d'avoir des baisses d'impôt. Quand vous dites : augmenter les services, est-ce que c'est ça que ça veut dire?

M. Ouellet : Moi, je m'attendrais qu'un gouvernement se donne tous les moyens pour que notre fonction publique soit bien traitée, qu'on soit capables de les maintenir chez nous et qu'on soit capables d'en attirer. Mais présentement, dans la façon dont le gouvernement fait ses négociations, je suis tenté de vous dire qu'on est en train de rater la cible sur ces trois enjeux là. Donc, je souhaite bonne chance au Conseil du trésor pour la suite.

M. Lacroix (Louis) : Donc, ce que je comprends, c'est que, dans l'état actuel des choses, on est mieux d'augmenter le salaire des employés de l'État que de baisser les impôts.

M. Ouellet : Dans l'État actuel des choses, on est mieux de travailler pour améliorer l'ensemble des conditions de travail de nos salariés de l'État, qui inclut, dans certains cas, le salaire, mais qui peut inclure d'autres dispositions. Et, dans la façon dont présentement le gouvernement traite les fonctionnaires, je ne suis pas convaincu qu'on va atteindre cet objectif-là.

Le Modérateur : Oui. M. Dion, prise deux.

M. Dion (Mathieu) : Prise deux. Non, bien, c'est parce que je veux... sur d'autres sujets, en fait. Mais, sur la réforme...

Une voix : ...

M. Dion (Mathieu) : Oui, j'ai changé de micro, c'est une autre personne. Sur la réforme parlementaire, O.K., est-ce que c'est important, pour vous, d'avoir le ministre devant vous en commission parlementaire? Est-ce que c'est essentiel?

M. Ouellet : Bien, encore une fois, vous prenez une mesure que le gouvernement a mise au jeu. Nous, ce qu'on veut, c'est qu'on veut adopter la meilleure pièce législative, O.K...

M. Dion (Mathieu) : Non, non, mais au-delà de dire que la réforme... mais vous, pour vous, là, quand vous êtes en commission?

M. Ouellet : Moi, quand je suis en commission parlementaire, je veux comprendre l'intention derrière le projet de loi. Et qui de mieux que le ministre qui l'a présenté pour nous expliquer l'intention? Je sais que dans les médias on a fait référence au fait qu'au sein du Parlement fédéral ce sont les adjoints parlementaires qui répondent aux questions dans le cas de la pièce législative. Mais, moi, c'est ma véritable motivation derrière ça, que j'essaie de comprendre le gouvernement de sortir les ministres des commissions parlementaires. Probablement qu'il y a eu quelques ministres qui ont dû dire : Écoutez, moi, je trouve ça très long d'être assis là; si on trouvait une façon que je ne sois pas assis là pour mon projet de loi... Je trouve ça un petit peu hasardeux de faire cette réflexion-là.

M. Dion (Mathieu) : O.K. Sur l'affaire Weinstock, je ne sais pas si vous êtes en mesure de commenter au nom du Parti québécois les...

M. Ouellet : Non, absolument pas.

M. Dion (Mathieu) : Absolument pas?

M. Ouellet : Non, non, non, absolument pas. Je vais honnête avec vous, j'ai...

M. Dion (Mathieu) : Parce que ça ne semble pas être improvisé un peu, là, de...

Le Modérateur : On peut rendre disponible quelqu'un d'autre pour répondre par téléphone.

M. Ouellet : Oui, oui. Excusez-moi, mais j'ai... je me suis concentré finances, économie, Trésor aujourd'hui, pas leader parlementaire.

Le Modérateur : En anglais? M. Giroux.

M. Ouellet : I will try, yes.

M. Giroux (Stéphane) : I will help you.

M. Ouellet :O.K., thanks.

M. Giroux (Stéphane) : I am too pleased.

M. Ouellet :O.K.

M. Giroux (Stéphane) : So, if you could summarize in a few lines your demands for the budget.

M. Ouellet : We want a nationalist, green and justice budget for all Quebeckers. We want that the «gouvernement» Legault ask some money to the federal Government, because we think that in culture, for example, that money will serve the Quebeckers more than what the federal Government does.

We want a carbon budget, to be sure that, when we make some decisions, we're going to measure the impact on the «GES» and, after the year, we're going to have some information about what we do is going to be fine with the climatic crisis.

At the end of the day, we want some justice, social justice. So, we want each children have a place in the kindergarten. We want to be sure that women who have some issues with violence can have women shelters around the Québec territory, so we want money for them.

We want money, of course, for people who have to come in Québec or Montréal to have some health care, and they have to pay because they are too far from the services. And, at the end of the day, when we look at what the Government gives at the patients, it's not enough. So, at the end of the day, we want that the Government give a lot... not a lot, enough money to be sure that people who have to come at Montréal, or Québec, or Chicoutimi for health care services, they don't have to be poor, they don't have to take credit cards to pay for their health care services.

M. Giroux (Stéphane) :OK. The issue of lowering taxes has come up. Nobody in the opposition seems to be interested in it. As far as you're concerned, do you think Quebeckers, at this point, deserve lower provincial taxes?

M. Ouellet : At this point, when we look what's going on with the Québec budget, and we know that, at this point of time, Québec economy going very well, much that there was the expectation, so, at the end of the day, we think that the best thing to do now is put some money in public services. Because, at the end of the second year or maybe in the third year, the economic situation... not going to be the same, we think, at what we have now. It's not the time now to cut the taxes or... impôts en anglais, sorry...

M. Giroux (Stéphane) : Yes, yes, taxes.

M. Ouellet : ...the taxes. Because, if we're going to have not more money, in two or three years, from the next budget, it's not going to be the time to cut in services at this time. So, we think that Quebeckers need more services, more equity, and, at the end of the day, we think that it's the best thing to do with that budget.

M. Giroux (Stéphane) : Merci beaucoup, thank you.

M. Verville (Jean-Vincent) : One question. Jean-Vincent Verville, Global. On the barricades, in Saint-Lambert, they're still up. What do you think about that, the fact that it's been asked yesterday to lower them and they're still up? So, what is your position, what do you think about that?

M. Ouellet : Today, my leader, Pascal Bérubé... yesterday, asked for an urgent debate, and we tell everybody what we think of this situation. Today, we don't know that the situation's going to change at this point of time. So, if you pardon me, I will let my chief asking that question because, at the end of the day, he's not our leader, but he's the «porte-parole», pardon me, the...

Une voix : The spokesman.

M. Ouellet : The spokesperson of...

M. Verville (Jean-Vincent) : Yes, but in terms of economy, because it's basically what your...

M. Ouellet : Of course, they have an impact on the economy. But, at the end of the day, like I said, Pascal said what the Parti québécois thinks about this situation. The pressure is on Mr. Trudeau. So, at the end of the day, we hope that Mr. Trudeau is going to play his leadership on that case.

M. Verville (Jean-Vincent) : It should end today, is that what you're saying?

M. Ouellet : Not today, I said Mr. Trudeau have to make...

M. Verville (Jean-Vincent) : No, but I'm talking about Saint-Lambert.

M. Ouellet : Saint-Lambert?

M. Verville (Jean-Vincent) : Basically, Saint-Lambert, yes.

M. Ouellet : I don't know if Saint-Lambert is going to end today, I am just asking at the federal Government : Take leadership and give some possibility to find an end at that crisis. So, we can have meetings, we can have talks with the Prime Minister, but, at the end of the day, what's the game plan? And that's what Mr. Trudeau have to tell us today, what is his game plan.

Le Modérateur : Merci beaucoup.

M. Ouellet : Thanks. Merci.

(Fin à 10 h 22)

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