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Point de presse de Mme Dominique Anglade, cheffe de l’opposition officielle

Version finale

Le mardi 18 janvier 2022, 10 h 30

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Dix heures trente-deux minutes)

Mme Anglade : Alors, bonjour. Bonjour, tout le monde. Bien contente de vous revoir. Alors, j'espère que vous allez bien en ce début d'année.

Les dernières semaines ont été la démonstration claire que François Legault a perdu le contrôle. Comme vous le savez, on est loin des autres provinces canadiennes en termes de taux de mortalité. On a des taux qui se comparent à ce qu'ils ont aux États-Unis, comparables à l'Italie. Et ça, c'est selon l'INSPQ. On a pourtant des restrictions qui sont particulièrement sévères par rapport à d'autres juridictions.

Et pour cacher le fait qu'il y a une perte de contrôle, François Legault a décidé d'opérer par fermetures. Il a fermé la porte à une enquête publique, alors que vous avez entendu la coroner nous dire qu'elle n'ira pas... elle ne pourra pas aller au fond des choses. Il a fermé la porte au débat à l'Assemblée nationale, alors qu'on a demandé à plusieurs reprises de pouvoir faire ces débats ici. Il a fermé la porte également à nos hôpitaux, alors qu'il y a des milliers de personnes qui sont en attente de soins. Il a fermé la porte à l'économie, alors que ce qu'ils demandent, nos commerçants, c'est véritablement de la prévisibilité. En gouvernant par fermetures, et malgré tous les pouvoirs qu'il a, François Legault a plongé le Québec dans la noirceur.

Je suis prête maintenant à répondre à vos questions.

Mme Gamache (Valérie) : Mme Anglade, j'aimerais vous entendre sur le plan qui a été présenté au ministre de la Santé, au cours des derniers jours, un plan dans les hôpitaux, où on dit qu'il y aura... Bien, soigner plus de gens, mais de façon moins optimale pour essayer, là, de sauver le réseau de la santé, est-ce que ce serait une façon de faire, chez les libéraux, devant la situation, actuellement, dans les hôpitaux?

Mme Anglade : Je pense qu'on ne se serait pas retrouvés dans cette situation-là, déjà, au départ. La situation dans laquelle on se trouve, on a une population qui est vaccinée de manière importante et on a des restrictions importantes. On ne se serait pas retrouvés avec des taux de mortalité aussi graves. François Legault n'a pas fait ce qu'il fallait par rapport à tout le déploiement au niveau des tests rapides et, clairement, a perdu le contrôle. Donc, on ne se serait pas retrouvés dans une situation comme celle-là.

M. Pilon-Larose (Hugo) : Donc, vous dressez une causalité entre la capacité de... des tests rapides et le taux de mortalité, c'est bien ça?

Mme Anglade : Je fais une causalité entre toutes les décisions qui auraient dû être prises, notamment, évidemment, les tests rapides, mais l'ajout de scientifiques dans les décisions qui sont prises au niveau de la santé publique, le fait que les avis devaient être rendus publics pour qu'on comprenne vraiment les effets des mesures qui sont mises de l'avant, tout ce qu'on a demandé à François Legault et sur lequel il n'a pas agi, la question de la ventilation dans les écoles. Ça fait plus d'un an que toutes ces questions sont sur la table, et il n'a jamais posé les gestes requis. Alors, aujourd'hui, on se retrouve dans une situation où il y a une perte de contrôle de la part de François Legault.

M. Pilon-Larose (Hugo) : Est-ce qu'on peut... En fait, comment est-ce qu'on peut qualifier... les agences de placement qui ne respectent pas les décrets ministériels dans les centres d'hébergement pour aînés? Est-ce qu'ils agissent un peu comme des rapaces?

Mme Anglade : Je pense, encore une fois, que c'est un... Ça, c'est véritablement un enjeu, ce qui se passe avec nos agences de santé, et on devrait devoir respecter ce qui se passe, pour l'ensemble, pour le bien de la population puis le bien des gens qui sont traités. Donc, ce n'est pas une approche qui est souhaitable du tout.

M. Carabin (François) : ...

Mme Anglade : En fait, ce qu'on constate, c'est que le gouvernement gère par fermetures. Plutôt que d'anticiper ce qui allait se passer, il a décidé de fermer les débats, de fermer l'Assemblée nationale. Et de ne pas anticiper, ça veut dire quoi? De ne pas faire appel aux tests rapides, de ne pas... Même, prenons l'exemple de la pilule, aujourd'hui, qui serait disponible. Est-ce que le premier ministre, au lieu d'envoyer son ministre des Finances aller négocier avec Gary Bettman pour un potentiel retour des Nordiques, n'aurait pas dû, justement, être en train de négocier avec une entreprise pour voir de quelle manière le Québec peut se procurer ces médicaments? Il y a plusieurs gestes qu'il aurait pu poser en anticipation pour ne pas qu'on se retrouve dans cette situation.

M. Carabin (François) :

Mme Anglade : Il y aurait une panoplie de tests rapides, aujourd'hui, qui nous permettraient de mieux contrôler la pandémie. Et ça, on en parle depuis plus d'un an.

M. Bossé (Olivier) : …gouvernement libéral, il y aurait eu moins de morts durant la pandémie? C'est ce que vous dites?

Mme Anglade : Ce que je dis, c'est que clairement, sous un gouvernement Anglade, on ne se serait pas retrouvés dans une situation où on a des mesures restrictives fortes. On a un taux de vaccination élevé, mais en même temps des résultats aussi catastrophiques. Ça, c'est la perte de contrôle de François Legault. Ça, c'est le fait qu'il n'a pas écouté toutes les recommandations qui ont été faites. On a demandé une enquête publique, on a demandé d'avoir des tests rapides, on a demandé de la ventilation dans les écoles, on a demandé d'avoir les débats sur les mesures, on a demandé d'avoir des avis publics sur les décisions qui étaient prises. Jamais il n'a ouvert la porte. Il a fermé la porte, et c'est ça qui nous plonge dans la noirceur actuellement.

M. Lachance (Nicolas) : Est-ce que vous voulez dire que, dans le fond, la population pourrait actuellement aller dans les salles de spectacle, si, par exemple, ils ont le passeport vaccinal et en plus présentaient, à l'heure actuelle, un test rapide prouvant qu'ils sont négatifs?

Mme Anglade : C'est ce qui se passe dans d'autres juridictions. Le point, là-dedans, c'est qu'aujourd'hui le gouvernement de François Legault a frappé un mur dans sa gestion, il a frappé un mur avec le système hospitalier. Et on aurait pu… Comme plusieurs experts l'ont mentionné, on était en arrière de la parade pour les tests rapides, on était en arrière de la parade également pour la vaccination. On se rappellera que la troisième dose a été également retardée. On a fermé des centres de vaccination, alors qu'on n'aurait jamais dû fermer des centres de vaccination. Aujourd'hui, on se retrouve avec cette perte de contrôle.

M. Lachance (Nicolas) : Vous parlez que le Québec est plongé dans la noirceur. Je voudrais que vous élaboriez un peu là-dessus. C'est quoi, c'est pire qu'à l'époque de Maurice Duplessis?

Mme Anglade : Je ne fais que le constat. Moi, je parle avec de nombreuses personnes qui attendent pour avoir des chirurgies, des personnes qui vivent beaucoup d'anxiété, des jeunes qui retournent à l'école, mais qui souhaitent avoir accès à des sports, beaucoup d'enjeux de santé mentale. C'est ça que l'on vit, présentement, cette grande anxiété. Bien, cette grande anxiété là, elle découle aussi de ces deux ans de gestion de pandémie.

M. Pilon-Larose (Hugo) : Est-ce que le réseau de la santé a été bien préparé à affronter la pandémie que nous avons, que nous connaissons depuis deux ans? Est-ce que les 10, 15 dernières années de gouvernement avaient légué un réseau de la santé assez solide pour y faire face?

Mme Anglade : Je pense, encore une fois, que le réseau de la santé… il y a toute une réflexion qui mérite d'être faite par rapport au réseau de la santé. Par contre, par contre, dans ce que l'on vit, actuellement, il y a des décisions qui ont été prises sous le gouvernement actuel qui ne nous auraient pas menés à la situation dans laquelle on se trouve. Je n'ai qu'à penser, encore une fois... Autre chose qu'il a refusé de faire, c'est de reconnaître l'enjeu au niveau de la pénurie de main-d'oeuvre, dès le départ. Pendant un an et demi, quand il est rentré en fonctions, il n'a pas reconnu cet enjeu-là. Résultat des courses, on est encore plus… dans une situation encore plus difficile qu'avant.

M. Lachance (Nicolas) : Mais prenez-vous une part de responsabilité, comme ancienne ministre du précédent gouvernement, en ce qui a trait à la position du réseau de la santé actuellement?

Mme Anglade : Je pense qu'il y a tout un travail de réflexion qu'il faut faire, et ça inclut évidemment le travail de tous les gouvernements précédents. Mais aujourd'hui, aujourd'hui, ce que l'on vit, c'est aussi le résultat des décisions de gestion qui sont faites par François Legault. C'est aussi le résultat du fait que c'est lui qui a décidé de fermer les portes à toutes les propositions qui ont été faites, qui nous a menés dans cette situation-là.

Mme Gamache (Valérie) : Voyant la situation dans le réseau de la santé, voyant le délestage qui se fait, quelle serait votre solution, actuellement, là, pour rapidement tenter de ramener les choses, là?

Mme Anglade : Encore une fois, je pense qu'on ne se serait pas retrouvés dans cette situation-là si on avait géré par anticipation. Puis là il y a une perte de contrôle, on frappe un mur puis on dit ce qu'on aurait fait différemment. Bien, ce qu'on aurait fait différemment, il y aurait eu des experts, au niveau de la cellule de crise, pas juste une équipe de communication, au niveau de la cellule de crise, mais des experts au niveau de la cellule de crise pour conseiller le gouvernement. On aurait eu le déploiement de tests rapides bien avant ça. On aurait procédé à de la vaccination de la troisième dose bien avant ce qui a été fait, également, par le gouvernement. On aurait également tenu une enquête publique indépendante. Tous ces éléments-là nous auraient aidés à gérer la cinquième vague aujourd'hui. Ce n'est pas étonnant que des experts disent maintenant qu'on a manqué le bateau sur tous ces enjeux et qu'on se retrouve dans cette situation.

Mme Côté (Claudie) : Juste pour bien comprendre, Mme Anglade, puis pour revenir sur les tests rapides. Est-ce que vous demandez qu'on enlève certaines mesures sanitaires, là, qu'on ouvre les restaurants, qu'on ouvre les salles de spectacle, les cinémas?

Mme Anglade : Non, ce que je demande, c'est ce qu'on demandait depuis toujours, d'avoir suffisamment de tests rapides pour encadrer et de la prévisibilité, de la prévisibilité pour nos commerçants. Je pense qu'ils en ont besoin, également, de savoir quel est le plan de match du gouvernement dans les prochains mois. Ne pas répondre à ces attentes de la part de nos commerçants, ça aussi, c'est un enjeu. Il faut répondre, d'un point de vue économique, à ce qui se passe puis avoir de la prévisibilité.

Mme Côté (Claudie) : Est-ce que vous seriez à l'aise pour les gyms, par exemple?

Mme Anglade : Ah! je pense que la question que vous soulevez, c'est, d'abord et avant, tout une question de sport. Et je le vois moi-même, à la maison, avec mes trois enfants qui retournent à l'école. La question du sport, la question de la santé mentale, ça, ça devrait être aussi une priorité, pour nos jeunes, à mettre de l'avant. Pour tout le reste, de manière générale, je pense qu'on a besoin de prévisibilité.

M. Lachance (Nicolas) : Je reviens parce que je ne suis pas certain que ce soit clair. Parce que, lorsque je vous ai posé la question, tout à l'heure, vous avez dit : Ça se fait ailleurs dans le monde, il faudrait peut-être le… Bon, il faudrait que je réécoute, là, mais ça ressemblait un peu à ça. C'est ce que je vous avais demandé : Avec un passeport vaccinal, avec un test rapide, on pourrait rentrer dans, peut-être, les restaurants, les salles de spectacle, les gyms. Est-ce que c'est ce que vous proposez, là, là, à l'heure actuelle?

Mme Anglade : Mais ça, c'est ce qu'il faudrait regarder maintenant, à l'heure actuelle, pour assurer la prévisibilité des commerçants. C'est ça qu'il faudrait regarder présentement.

M. Lachance (Nicolas) : Je ne comprends pas votre réponse.

Mme Anglade : Aujourd'hui, ce qui se passe dans le monde, avec la quantité de tests rapides qu'ils ont reçus, avec la quantité de... parce que ça fait des mois qu'ils sont en train d'être utilisés, ils sont à même de le faire. Est-ce que c'est quelque chose que l'on peut faire? Ça devrait être étudié par le gouvernement.

M. Carabin (François) : Mme Anglade, il y a une candidate politique, dans Marie-Victorin, qui, comme son chef, reproche aux oppositions de ne pas faire leur travail depuis 22-23 mois de pandémie. Qu'est-ce que vous répondez à ça?

Mme Anglade : Je pense que je me suis levée à chaque période de questions, et à chaque fois on a non seulement formulé des demandes au gouvernement, mais on a également proposé, à nombre de reprises, des éléments à mettre de l'avant. Dans le domaine de la santé, on a fait au-delà de 30 propositions pour accompagner le gouvernement. Alors, honnêtement, je pense que ce travail-là, il se fait à l'Assemblée nationale. Aujourd'hui, ce que l'on constate, par contre, c'est que le gouvernement a perdu le contrôle.

M. Pilon-Larose (Hugo) : ...la question que je posais tantôt parce que je pense que je me suis mal exprimé. Je parlais des agences de placement, d'infirmières, entre autres, dans les CHSLD privés, les RPA, qui ne respectent pas les décrets ministériels puis qui chargent des prix qui sont beaucoup plus chers. Comment est-ce qu'on peut qualifier ces agences-là et quelles sont vos attentes au niveau du ministère de la Santé? Qu'est-ce qu'on doit faire face à elles?

Mme Anglade : Ces manières de faire qui ne respectent pas les décrets sont inacceptables, et le gouvernement doit agir en conséquence.

M. Lachance (Nicolas) : Mais est-ce qu'on devrait cesser d'utiliser des agences de placement, comme le gouvernement le souhaitait, par exemple?

Mme Anglade : Bien, encore une fois, le gouvernement souhaitait l'arrêt des utilisations des agences. Visiblement, il y a des enjeux qui font en sorte que ça se poursuit puis qu'on est capable de passer par toutes sortes de chemins pour y arriver. Ces pratiques ne sont pas acceptables, elles sont condamnables, et le gouvernement doit agir.

M. Lachance (Nicolas) : Mais, par exemple, à Senneterre, si on n'avait pas mis fin à ça, le drame ne se serait peut-être pas produit. Est-ce que, pour vous, les agences de placement sont quand même utiles ou non?

Mme Anglade : Bien, écoutez, à Senneterre, je pense qu'il y avait plusieurs mesures qui ont été proposées qui n'impliquaient pas nécessairement des agences, et ça fait des mois que ces mesures-là ont été mises sur la table et qu'elles n'ont pas été considérées par le gouvernement.

Mme Senay (Cathy) : Good day.

Mme Anglade : Good day.

Mme Senay (Cathy) : Basically, you're saying that the Legault Government's approach for risk management is poor compared to other countries in Europe. But, in other countries, the hospital capacity is not comparable to what it is in Québec. So, what are you suggesting exactly today?

Mme Anglade : Because the hospital capacities are not the same as in other jurisdictions, you have to manage risk differently. Consequently, things like rapid testing, vaccination are critical in order to avoid the situation where the Government lost control today. So, that's what I'm saying. I'm saying you have to understand the limits that the system has and react, anticipate accordingly. That, the Government Legault hasn't done that.

Mme Senay (Cathy) : …first day of school in person, today, there is not enough rapid tests. They are not doing contact tracing. I mean, do you have the impression that parents do not have enough tools?

Mme Anglade : We all want the kids to go back to school. I want my three kids to be in school. They're in school today. But the reality is there are elements that should have been put in place, knowing the situation, that have not been in place. Again, in the schools, ventilation, how come, like... how is that possible that in Ontario there were 70,000 systems that were deployed and not here in Québec? How come we've been talking about this for a year and no action has been taken? A lot of counterarguments in the… at the National Assembly, not to do something, but this is not acceptable. Same thing for rapid testing. How come we're in the situation we're in today? And again I make a prediction. The whole question around the medication, why are we not proactive? Why are we focussed on sending the minister of Finance to see Gary Bettman, as opposed to go and see a company that can buy medication for all Quebeckers? It's mind-boggling.

Mme Senay (Cathy) : Tomorrow, the Health Commissioner will present her final report on healthcare and the performance for healthcare for seniors, especially in CHSLDs. It's going to be another difficult day for the Legault Government. What else do you want to hear from the Health Commissioner at this point?

Mme Anglade : I want to have as much information as we can get in order to understand what happened, in order for people to really understand what happened to their family members, but also in order to prevent the future and to anticipate what could happen in the future to avoid the mistakes that were made. That's what I want. Unfortunately, it feels like we're not going to get all those answers, and again that creates the necessity to have, again, a public inquiry.

Mme Senay (Cathy) : On the whole management of the Legault Government?

Mme Anglade : On the whole management, not only on CHSLDs. When I talk about a public inquiry, I talk about a public inquiry that would touch all the sectors. The economy has to be touched as well. Different sectors have to be touched. This is the Government that has the most power in the history of Québec.

Mme Fletcher (Raquel) : Can I get your reaction on the four-year-old girl who passed away in Québec city, related to COVID-19 complications?

Mme Anglade : It is so sad, it is so sad when you think about this little girl. Obviously, I don't have all the details and I can only think about the parents that are impacted by that. A very, very tragic story, honestly, and my thoughts go to the parents.

Mme Fletcher (Raquel) : On Bill 9, this student ombudsman that is starting today... we're discussing in commission, I mean, there are a lot of criticism about this bill. But why, in general, do you think it's important to have this position in place, particularly given some of the issues that we've had with education around, you know, masks, for instance, or that kind of thing, and because of the pandemic?

Mme Anglade : I mean, we have to find, like, a… I think the whole question on education, that's one element, but there are so many other elements that we have to touch around education. We have to talk about «la réussite scolaire», we have to talk about the people and the way they… the kids, how they are impacted by the pandemic, kids that have already difficulties and how they're impacted by the pandemic. I mean, these are questions that are really critical about education. As far as this particular bill, I'll let the commission happen and people comment on this from my team afterwards.

Mme Fletcher (Raquel) : Do you think that it will be important, post-pandemic, to have this person in place?

Mme Anglade : I think he can play a good role post-pandemic. But, again, I think we're going to listen to all the people that can… what they have to say regarding that. And I think the education sector, the education sector, it's much larger than this element in particular.

M. Authier (Philip) : Good morning.

Mme Anglade : Good morning.

M. Authier (Philip) : …take a step back. What do you think of premier Legault's communications strategy in the last few weeks, where… For example, Mr. Dubé is saying the hospitals were headed for a catastrophe, and, 48 hours later, we have the premier saying things are peaking and there's light at the end of the tunnel. But what do you think of the… What's their strategy? Are they only trying to spin good news or are they naïve?

Mme Anglade : I think the inconsistencies that you see in terms of communication within the Government is a reflection of the fact that they lost control and they don't know what to say. And that's why the communication is being inconsistent. It's that loss of control that is leading to this situation. I think people need to know exactly where we stand with the facts in order for Quebeckers to be reassured…

M. Authier (Philip) : But do you think they're too obsessed with the public opinion?

Mme Anglade : There's no question in my mind that this Government is way too obsessed with their image and not enough obsessed with the fact that they have lost control. And they need to act upon that. The best image that I can have is the fact that, when you look at the crisis cell, it's mainly communication people, not enough science around the table.

Mme Gamache (Valérie) : Mme Anglade, une petite dernière en français. …été touchée par le décès de Karim Ouellet. Pouvez-vous nous parler de cet artiste que, visiblement, vous avez aimé?

Mme Anglade : J'ai eu la chance de le rencontrer, cet artiste, Karim Ouellet. Très généreux de sa personne, très simple aussi, très humble comme individu. Et si jeune, si jeune. Moi, ça m'a fait un choc quand j'ai appris ça, là. J'étais touchée, j'étais émue. Puis, dans les paroles de ses chansons, il y a des paroles qui sont particulièrement difficiles, particulièrement tristes, mais moi, j'avais envie de parler d'espoir, quand même, malgré tout ça. Puis ce sont les paroles que j'ai mises de l'avant, à sa mémoire, mais pour nous aider tous là-dedans.

Mme Senay (Cathy) : What do you think we should understand about his death? Because Karim Ouellet had a lot of talent, like, he basically... some are considering him as a genius for his music, and he passed away, we don't know, in particular circumstances, at 37 years old. What should be left from his own art?

Mme Anglade : I think his art will live on for generations. I mean, he has touched the hearts of many, many people. He was also a symbol of somebody that is very humble, very talented. And, I mean, I can't comment on what happened, because I don't know what happened. But I thought it was extremely sad, this story, extremely sad. But I'm happy for everything that he gave us at the same time. Merci.

Le Modérateur : Merci beaucoup.

(Fin à 10 h 53)

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