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Point de presse de M. François Bonnardel, leader parlementaire du deuxième groupe d’opposition, et M. François Paradis, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de santé et de services sociaux

Version finale

Le jeudi 23 février 2017, 9 h 33

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Neuf heures trente-deux minutes)

M. Paradis (Lévis) : Merci d'être là ce matin pour un sujet qui ébranle à peu près tout le Québec puis qui n'est pas facile non plus à aborder, mais qui oblige à une action. Et là je parlerai notamment de tout le dossier de l'aide médicale à mourir et notamment de la maladie d'Alzheimer.

On est ici ce matin, et contents que vous y soyez, content d'être en compagnie de mon collègue François Bonnardel, qui va aussi vous adresser la parole comme député, mais comme être humain, comme fils dans son histoire bien précise. Et, à travers ce qui se passe puis ce qui ébranle le Québec actuellement, bien c'est ces notions-là très humaines qui sont importantes. Et là je pense à ceux et celles qui nous écoutent et nous regardent, je pense à des fils, à des filles, à des conjoints, et ce qui se passe actuellement, je pense, nous permet de tendre la main et de demander à tous nos collègues, dans une volonté non partisane, de pousser la réflexion, de continuer à avancer, de discuter et de réfléchir sur tout ce dossier, jusqu'où peut-on aller dans l'aide médicale à mourir, et notamment la maladie d'Alzheimer, sachant pertinemment que la population est vieillissante, sachant que les cas sont de plus en plus nombreux. Alors, simplement se donner la chance, dans le plus grand des respects, <d'aborder ce thème-là et...

M. Paradis (Lévis) : ...réflexion, de continuer à avancer, de discuter et de réfléchir sur tout ce dossier, jusqu'où peut-on aller dans l'aide médicale à mourir, et notamment la maladie d'AlzheimerV, sachant pertinemment que la population est vieillissante, sachant que les cas sont de plus en plus nombreux, alors simplement se donner la chance dans le plus grand des respects >d'aborder ce thème-là et peut-être d'avancer davantage, et d'éviter des souffrances, et peut-être de trouver des solutions. Il n'y en a pas là, maintenant, mais il y a une réflexion qui est nécessaire, et je pense que le Québec est prêt à faire cette réflexion-là. Ça fait que je tends la main à tous ceux et celles qui veulent maintenant que l'on puisse avancer à ce chapitre-là et, à travers ces témoignages-là, bien, celui de mon collègue, qui parlera comme fils également.

M. Bonnardel : Oui. Merci d'être là. Pour ceux qui ne le savent pas, ma mère est atteinte de la maladie d'Alzheimer depuis trop longtemps déjà, depuis une quinzaine d'années. Je l'ai vue dépérir, je l'ai vue ne plus me reconnaître, ne plus sourire, ne plus parler, ne plus apprécier la vie, être prisonnière de son corps, et, dans ce contexte, moi aussi, dans les trois dernières années, j'ai souhaité que le bon Dieu puisse venir la chercher. J'ai vu l'aide médicale à mourir, ce débat que la société a fait, et où on a un peu oublié ceux qui sont atteints, atteintes de cette maladie, il y en a près de 140 000 au Québec, et je souhaite, avec ce qu'on a vu d'un monsieur, d'un mari qui a mis fin à la vie de sa femme, qu'on puisse ouvrir ce débat, se questionner. Ma mère, si elle s'était vue 15 ans plus tard, en disant : Mon fils, si je ressemble à ça et que tu as un mandat d'inaptitude, je te fais confiance, je fais confiance à la famille, je fais confiance aux médecins pour dire... je suis peut-être un fardeau pour la société, et je te laisse prendre une décision qui pourrait mettre fin à ma vie.

Alors, je pense personnellement aujourd'hui que la société est prête à avoir ce débat. On est prêts, comme élus, à avoir ce débat. Les familles, j'imagine, sont prêtes à avoir ce débat, parce que ça touche énormément de gens. Nous sommes la deuxième nation au monde la plus vieillissante après le Japon. Alors, je pense qu'aujourd'hui, François et moi, ce que nous faisons, c'est d'apporter bien humblement, pas des pistes de solution, mais que les partis politiques puissent se pencher, que la société puisse se pencher sur la maladie d'Alzheimer et qu'on puisse peut-être amener aussi, donc, les familles à avoir moins de souffrance quand on voit un des proches, un parent, un grand-parent être atteint de cette maladie. Voilà.

Mme Richer (Jocelyne) : Mais vous, M. Bonnardel, votre position, est-ce que c'est de dire qu'une personne qui a toute sa tête, toute sa conscience et qui donne le mandat d'inaptitude, si je suis inapte, si je suis dément, démente, je veux que les proches puissent dire de mettre fin à mes jours, vous proposez ça?

M. Bonnardel : Mme Richer, le débat mérite d'être ouvert. Moi, je suis persuadé que moi, ma maman, si elle s'était vue, comme je l'ai mentionné, dans l'état où elle est aujourd'hui, où elle ne vit plus, elle est prisonnière de son corps, elle ne sourit plus, elle ne me reconnaît plus, elle ne marche plus, elle m'aurait sûrement dit : Tu auras un mandat d'inaptitude pour ma vie un jour. Je te fais confiance, je fais confiance au médecin. Ça, c'est ma propre...

Mme Richer (Jocelyne) : Seriez-vous prêt, vous, à faire ça aujourd'hui?

<11 M. Bonnardel : Oui, aujourd'hui, oui. Je n'étais pas prêt voilà trois ans, mais aujourd'hui je suis prêt. Je pris pour que le bon Dieu vienne la chercher. Elle a sûrement encore d'autres choses à faire sur cette terre...

M. Bonnardel : ...elle m'aurait sûrement dit : Tu auras un mandat d'inaptitude pour ma vie, un jour. Je te fais confiance, je fais confiance au médecin. Ça, c'est ma propre...

Mme Richer (Jocelyne)T : Seriez-vous prêt, vous, à faire ça, aujourd'hui?

>11 M.Bonnardel: Oui. Aujourd'hui, oui. Je n'étais pas prêt voilà trois ans, mais aujourd'hui je suis prêt. Je prie pour que le bon Dieu vienne la chercher. Il y a sûrement encore d'autres choses à faire sur cette terre, malgré qu'elle soit prisonnière de son corps, mais, oui, aujourd'hui, je serais prêt.

M. Salvet (Jean-Marc) : Lorsqu'on a adopté cette loi, on avait dit, certains avaient dit : Voilà la base, on est arrivés là par consensus. Certains ont dit : Attention! c'est un plancher, il y a toujours des gens qui vont arriver, qui vont demander des ouvertures de plus en plus grandes. Ça avait suscité de l'inquiétude. Est-ce que vous ne craignez pas que, petit à petit — on parle des cas d'Alzheimer aujourd'hui — mais on ouvre, et on ouvre, et qu'on en arrive à ces inquiétudes-là qu'avaient exprimées plusieurs personnes?

M. Paradis (Lévis) : Bien, écoutez, c'est un dossier extrêmement sensible et puis c'est très légitime de s'inquiéter d'une proposition ou d'un avancement qui pourrait en obliger d'autres. Mais je pense que cette réflexion-là est saine. Je pense que, si on le fait comme ça l'a été, dans un contexte non partisan, dans une notion de respect, en pensant à ceux et celles qui traversent les épreuves, les fils, les filles... Si vous saviez les histoires qu'on me raconte, de gens qui accompagnent un conjoint, une conjointe ou des parents qui traversent l'ultime moment d'une maladie comme celle-là. Moi, des gens qui viennent me voir pour me dire : Vous savez, là, j'entre dans la chambre, puis je quitte, puis il y a des cris, il y a des pleurs, je ne comprends plus ce qu'il se passe, je ne comprends plus qui est là, qui je suis, ça oblige, ça, à dire, bien...

Une voix : ...

M. Paradis (Lévis) : Alors, oui, moi, je vous dis, ça se peut, mais je pense qu'on a le devoir maintenant, eu égard à ce qui se passe puis l'état de la population générale, d'avancer quand même. Et, au cas on avancerait, oui, ça se peut que des gens disent : Bien, vous l'avez fait dans cas x, est-ce qu'on le fait dans un cas y?

M. Salvet (Jean-Marc) : ...la question s'était posée pour les enfants déjà. En tout cas, c'est des sujets dramatiques, là, mais...

M. Paradis (Lévis) : C'est des sujets dramatiques, mais, à ce moment-ci, celui, et ce que l'on dit ce matin, c'est que dans ce cas-ci, ébranlés par ce qui se passe actuellement, dans ce contexte-là, on a maintenant la possibilité d'ouvrir le débat et de continuer à avancer. Pour le reste, bien...

M. Vigneault (Nicolas) : Donc, il faut rouvrir la loi... il faut rouvrir la loi de l'aide médicale à mourir.

M. Paradis (Lévis) : Il faut la repenser. Il faut le repenser, il faut se donner des outils, dans la mesure où tous auront été entendus puis qu'on réussit à trouver des pistes, que l'on n'a pas à ce moment-ci, mais qu'on peut trouver.

M. Chouinard (Tommy) : C'est une commission parlementaire, concrètement, là, ce que vous demandez, allez-vous demander à une commission qui a un mandat d'initiative... Concrètement, ce débat-là, on le fait comment?

M. Bonnardel : Oui, ce n'est pas mis de côté. On est à la dernière journée, là, avant la relâche pour les deux prochaines semaines. On souhaite que le gouvernement, que M. Couillard, M. Barrette puissent répondre positivement à ce qu'on fait ce matin avec le Parti québécois, Québec solidaire, se disent : Oui, ce que le Québec va être dans 10, 15 ans, ça sera un Québec qui sera vieillissant, il ne faut pas se le cacher, et ça va toucher encore plus de monde, je le disais tantôt, 140 000 personnes. La démence, la maladie d'Alzheimer touchent énormément de gens. Alors, je pense humblement aujourd'hui que les parlementaires, la société est prête à <entreprendre cet autre...

11 M. Bonnardel : ...q11 M. Bonnardel : ...q uébécois, de Québec solidaireT, se disent : Oui, ce que le Québec va être, dans 10, 15 ans, ce sera un Québec qui sera vieillissant, il ne faut pas se le cacher, et ça va toucher encore plus de monde, je le disais tantôt, 140 000 personnes. La démence, la maladie d'Alzheimer touchent énormément de gens. Alors, je pense, humblement, aujourd'hui que les parlementaires, la société est prête à >entreprendre cet autre débat.

M. Laforest (Alain) : Qu'en pense la société d'Alzheimer? Êtes-vous appuyés ou...

M. Bonnardel : Bien, écoutez...

M. Laforest (Alain) : Parce qu'on comprend votre désarroi, M. Bonnardel, mais êtes-vous appuyés par des gens?

M. Bonnardel : Oui, oui. Non, mais on est à une étape où on se dit : Ce débat mérite d'être ouvert. Oui, nécessairement, les sociétés...

M. Laforest (Alain) : Mais est-ce que ça vient... Est-ce que c'est un débat qui émane de parlementaires ou si ce sont des groupes de pression qui sont venus vous voir pour vous dire...

M. Bonnardel : Non, non, non, pas du tout.

M. Laforest (Alain) : ...écoutez, est-ce que c'est possible pour vous d'avancer ce débat-là? Parce que votre cri du coeur, vous l'avez dit il y a à peu près un mois de ça, puis il y a des gens qui l'ont entendu. Est-ce que cette initiative vient personnellement de vous ou vous êtes supportés par des...

M. Bonnardel : Non, non, mais on veut ouvrir ce débat. Ce matin, on est ici, bien humblement, comme parlementaires, en se disant... Je pense qu'on parle au nom de milliers de familles au Québec aujourd'hui qui sont des aidants naturels, qui vivent cette situation, qui se disent : C'est triste de voir mon père, ma mère, mes grands-parents avec cette maladie, cette démence. Et je crois personnellement qu'en 2017 le Québec est prêt à entreprendre ce débat et...

M. Lacroix (Louis) : ...à l'époque, les libéraux, il y avait le tiers des libéraux qui avaient voté contre l'aide médicale à mourir dans le temps, là. Alors, qu'est-ce qui vous fait croire que maintenant qu'ils sont... et à l'époque ils étaient dans l'opposition, si je ne m'abuse. Qu'est-ce qui vous fait croire qu'ils seraient prêts à aller là?

M. Bonnardel : Je ne dis pas, M. Lacroix, que ce sera un débat que tout le monde va partager, où tout le monde va avoir la même position. Je pense qu'un vote libre comme on avait eu... Souvenez-vous, il y avait eu un vote libre sur l'aide médicale à mourir. Vous m'avez posé, Mme Richer, la question, je vous donne humblement ma réponse : Moi, je suis prêt, comme fils, aujourd'hui... j'aurais été prêt puis je serais prêt aujourd'hui à ce que ma mère... Bon, c'est difficile à dire, là, mais...

Mme Richer (Jocelyne) : Est-ce qu'il y a des pays qui vous servent d'exemple où ça se fait?

M. Paradis (Lévis) : Vous savez, ce matin, là, la démarche, elle est éminemment humaine, là, puis c'est pour ça que je suis content que François soit là, mais François n'est pas le seul, hein? Je veux dire, il y en a beaucoup, là, qui traversent des épreuves comme celle-ci. On parlait de la société Alzheimer, ils seront invités, hein? Je veux dire, le débat, tu sais, c'est un questionnement, puis je pense qu'on est à cette étape-là. Ce que ça va donner puis où ça va mener, je ne peux pas vous le dire. Je n'ai pas cette prétention-là. Je peux seulement vous dire qu'il y a des gens qui souhaiteraient en parler, que c'est des choses qui nous sont rapportées, que chaque fois que ça nous est rapporté, c'est extrêmement déchirant et que ce qui se passe actuellement fait énormément réagir. On a une opportunité de discuter ensemble pour que les choses puissent avancer, puis ça prendra la forme que ça prendra, sans volonté d'aboutir à quelque chose de précis. Je ne peux pas vous le dire là.

Mme Lajoie (Geneviève) : Si on ouvre la porte à l'Alzheimer, après ça, la notion de fin de vie, c'est ça qui risque d'être difficile à...

M. Paradis (Lévis) : Et je ne vous dis pas que l'exercice est facile puis je ne vous dis pas que vous avez tort, je vous dis qu'au terme de ces discussions-là, parce qu'elles sont obligées, là, je veux dire... Vous savez, je vois mon collègue, puis je trouve ça touchant, puis je sais qu'il y a des gens qui <vivent ça aussi autres que François parce que moi, j'ai vu un monsieur qui...

M. Paradis (Lévis) : ...puis je ne vous dis pas que vous avez tort, je vous dis qu'au terme de ces discussions-là, parce qu'elles sont obligées... Et là, je veux dire, les... Vous savez, je vois mon collègue puis je trouve ça touchant. Puis je sais qu'il y a des gens qui >vivent ça aussi, autre que François, parce que...

Moi, j'ai vu un monsieur qui me semblait tellement fort, à la porte d'un établissement, puis qui me dit, alors que j'ai l'impression que c'est le gars le plus solide du monde, à 75 ans, puis qui me dit : Tous les jours, je vais au cimetière en taxi voir la tombe de mon épouse. Puis il me raconte qu'elle est partie dans des circonstances comme celles-là. Puis là, tout ce qu'il souhaite, c'est mourir parce qu'il n'a pas compris le départ de sa conjointe. Il y en a des milliers, d'histoires, comme celle-là.

Je dis : ce qui se passe maintenant nous donne l'occasion, en se serrant les coudes puis en écoutant tout ce qu'il y a à être dit, d'aborder, d'avancer. Ça va mener où?

Mme Richer (Jocelyne) : Mais il n'y a pas un pays où ça se fait? Aux Pays-Bas peut-être?

M. Paradis (Lévis) : Honnêtement, très honnêtement, je ne peux même pas vous le dire, Mme Richer. Je ne suis même pas allé voir si ça se... Je n'ai même pas tenté de savoir qu'est-ce qui se fait, puis est-ce qu'on se colle à quelqu'un ou pas. Je dis simplement qu'à ce moment-ci on a l'occasion de le faire. Puis trouvons la forme puis invitons tous ceux et celles qui sont partie prenante à ce questionnement-là d'exposer leur point de vue pour faire en sorte qu'on puisse ensemble évoluer.

M. Laforest (Alain) : Moi, je voudrais juste poser... sur un autre sujet, M. Paradis, vous entendre là-dessus. M. Lisée hier, à l'émission Cartes sur table, a dit qu'il voulait un affrontement avec les médecins. Entre autres, revoir le paiement à l'acte. Il trouve que les médecins sont trop payés. Vous en pensez quoi, de tout ça?

M. Paradis (Lévis) : Je vous dirai très simplement, bon, que les positions de M. Lisée sont les positions de M. Lisée. Quant au mode de rémunération, M. Laforest, on l'a répété à maintes reprises, hein, nous souhaitons, et nous avons répété à maintes reprises, revoir le mode de rémunération et équilibrer cette prise en charge et l'acte pour faire en sorte qu'on puisse modifier les choses. Je pense que c'est une position qu'on a depuis longtemps. Moi, les notions d'affrontement, le thème de s'affronter... Je suis davantage un homme de collaboration. Mais...

M. Laforest (Alain) : Il parlait de moment de vérité, là. Mais, vous, le paiement à l'acte, vous le remettez en question aussi?

M. Paradis (Lévis) : La modification du mode de rémunération, et tout le courage que ça demande, est une notion exprimée puis une volonté exprimée par la Coalition avenir Québec depuis longtemps. On doit revoir le mode de rémunération, revoir et équilibrer la prise en charge versus l'acte, ce qui serait, à notre avis, profitable pour l'ensemble des Québécois.

M. Laforest (Alain) : Est-ce que les deux syndicats de médecins sont trop forts, selon vous, ont trop d'influence sur le gouvernement? Évidemment, le gouvernement est en position, parce que les médecins menacent d'aller travailler ailleurs... Est-ce que ça met le gouvernement en position de faiblesse, compte tenu de l'importance qu'ils ont dans une population vieillissante ou âgée?

M. Paradis (Lévis) : Non. Je vous dirai que, écoutez, ça dépend de quel côté on se place. Mais, je veux dire, moi, je considère qu'à travers les fédérations médicales il y a aussi des ouvertures au changement, dépendant de la façon dont elles s'expriment, dépendant de la façon dont on les écoute, mais manifestement je pense que, dans ma lorgnette à moi, dans ma vision à moi et dans mes yeux à moi, au-delà de quelque fédération que ce soit, ma priorité numéro un sera toujours le patient. Puis, à travers ce patient-là, bien il y a des organisations, mais l'objectif est de faire en sorte que le patient ait ce dont il a besoin : traitements, <accessibilité...

M. Paradis (Lévis) : ...je pense que, dans ma lorgnette à moi, dans ma vision à moi et dans mes yeux à moi, au-delà de quelque fédération que ce soit, ma priorité n° 1 sera toujours le patient. À travers ce patient-là, bien il y a des organisations, mais l'objectif est de faire en sorte que le patient ait ce dont il ait besoin : traitement, >accessibilité, disponibilité.

Mme Lajoie (Geneviève) : Sur le troisième lien, à la lumière des chiffres qui sont sortis ce matin, qu'est-ce que vous en pensez?

M. Paradis (Lévis) : Écoutez, vous le savez, d'abord, je suis très content, là, qu'on parle d'un bureau de projet puis que le bureau de projet soit maintenant... que le gouvernement ait signifié son intention de le mettre en oeuvre. Je pense, et je le dis, là, et je le répète : le budget arrive, là, il faut que ça soit inscrit, là. Alors, il faut que ce soit très concret, que ce soit inscrit dans le budget.

Les chiffres qui sortent ce matin nous parlent de l'ouest, bien sûr. Sans commencer à refaire toute la notion des chiffres, bien oui, mais c'est un peu évident, hein, actuellement, les liens sont à l'ouest. Alors, où voulez-vous allez sinon qu'à l'ouest, dans le bouchon que l'on connaît déjà et qui est récurrent depuis de nombreuses années. Nous, nous sommes favorables au déploiement à l'est. Nous sommes favorables, mais le bureau de projet sera en mesure... Et c'est ça l'exercice, c'est de faire en sorte qu'on puisse nous proposer toutes les alternatives à tout niveau possible. Mais je pense que c'est un projet, là... On a devant nous un projet, là, de prospérité, un projet nécessaire, qui sert tant la Rive-Nord que la Rive-Sud, mais l'Est du Québec également. Alors, je continue à penser que le positionnement à l'est est le positionnement le plus favorable. Quant aux chiffres, bien l'évidence même oblige les résultats qu'on a là. On n'a pas d'autres moyens de faire.

Une voix : Merci.

(Fin à 9 h 46)

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