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Point de presse de M. François Legault, chef du deuxième groupe d'opposition

Version finale

Le mardi 21 mars 2017, 10 h 45

Salle Bernard-Lalonde (1.131), hôtel du Parlement

(Dix heures quarante-huit minutes)

M. Legault : Oui. Bonjour, tout le monde. Donc, comme vous le savez, le budget fédéral va être déposé demain. Malheureusement, je crains que ça soit encore un constat d'échec pour le gouvernement de M. Couillard. Si on se rappelle le bilan de Philippe Couillard dans ses négociations avec Ottawa, bien, d'abord : négociation sur les transferts en santé, échec; négociation sur l'aide à Bombardier, échec; négociation pour avoir notre part de la construction des bateaux, échec; négociation pour ne pas que des avantages injustes soient donnés à Terre-Neuve par rapport à Hydro-Québec, échec. Et donc ce qu'on se rend compte, c'est que, dès que M. Couillard est appelé à négocier avec Ottawa, il devient comme invisible. Ça devient comme un fantôme, là, on entend à peine un soupir.

Pourtant, dans le budget de demain, on devrait entendre parler d'un autre sujet qui est très important, c'est la Banque de l'infrastructure du Canada. Or, il y a donc, dans cette banque, pour ce qui est du siège social, des centaines d'emplois très payants qui sont en jeu puis ça devrait revenir au Québec, à Montréal, parce que, quand on regarde l'expertise qu'on a en infrastructures, d'abord, il faut savoir que la Banque Nationale est la banque au Canada qui investit le plus en infrastructures. Deuxièmement, quand on regarde les firmes d'ingénierie comme SNC-Lavalin, c'est à Montréal qu'il y en a le plus, de firmes d'ingénierie. Troisièmement, la Caisse de dépôt investit beaucoup dans les infrastructures depuis longtemps, puis même, avec le REM, va maintenant se lancer dans la gestion des infrastructures. Quand on regarde la gestion des caisses de retraite au fédéral, Investissements PSP, le siège social est à Montréal.

Donc, l'expertise en matière d'infrastructures est à Montréal. Or, ce qu'on entend actuellement, c'est que l'Ontario fait des pressions pour que le siège social soit installé à Toronto, puis on a un premier ministre du Québec qui est muet, qui est nonchalant dans ce dossier. Donc, on se serait attendu à ce que Philippe Couillard soit sur toutes les tribunes pour demander, exiger que la Banque de l'infrastructure du Canada ait son siège social à Montréal. Si j'étais premier ministre du Québec, je serais sur toutes les tribunes, avec la Banque Nationale, avec la Caisse de dépôt, avec les différents intervenants au Québec, pour exiger qu'on mette le siège social à Montréal. Pourtant, on ne voit nulle part Philippe Couillard.

Donc, la CAQ va déposer une motion aujourd'hui pour demander que le siège social de la Banque de l'infrastructure du Canada soit installé à Montréal. J'espère qu'on aura l'appui de tous les partis et j'espère que ça permettra à Philippe Couillard de se réveiller, hein, puis de faire preuve enfin de leadership, parce que, quand on est premier ministre du Québec, c'est notre responsabilité fondamentale de défendre les intérêts du Québec face à Ottawa.

Journaliste : Il n'est pas un peu tard? Est-ce que, vous-même, vous ne réagissez pas un peu tard?

M. Legault : Bien, non, je ne pense pas qu'il soit trop tard. Ce n'est pas sûr que ce soit dans le budget demain, on me dit que la décision n'est pas prise. Mais ce qui me surprend, c'est que le premier ministre n'en ait pas encore parlé. Donc, je ne pense pas qu'il soit trop tard, mais il faut agir parce qu'on parle, là, d'investissements de dizaines de milliards de dollars, puis, comme je vous le dis, je le répète, l'infrastructure est au Québec.

La Modératrice : D'autres questions?

Journaliste : Qu'est-ce que ça vous dit, M. Legault, qu'hier le cabinet de M. Coiteux informe les médias que M. Coiteux a été mal informé par le ministère des Transports?

M. Legault : Bien, je pense que ce qu'on voit, là, avec la crise de la semaine dernière, c'est que la responsabilité ministérielle n'a plus aucun sens au Québec, hein? C'est comme, on se dit : Comme ministre, je n'ai pas été informé, donc, qu'est-ce que vous voulez, je n'ai pas été informé; comme s'il n'y avait pas de devoir, un, de leadership d'aller appeler soi-même; deuxièmement, mettre une structure pour s'assurer qu'on soit informés quand c'est important. C'est au ministre à s'assurer, là, à quel moment on m'appelle, à quel moment on ne m'appelle pas et puis que l'information soit fiable. Il y a une différence entre 30 véhicules, 300 véhicules.

Journaliste : Le gouvernement veut protéger Martin Coiteux et Laurent Lessard?

M. Legault : Bien, c'est comme s'il n'y avait pas d'intérêt, c'est comme si  Philippe Couillard était au-dessus de ça. C'est comme s'il disait : Ça, c'est de la gestion quotidienne, ça ne me regarde pas puis ça ne regarde pas mes ministres. Bien, je m'excuse, là, mais le premier ministre et les ministres ont une responsabilité, même dans la gestion quotidienne, surtout quand il y a des crises prévisibles comme la tempête de neige qui était annoncée la semaine dernière.

Donc, actuellement, c'est comme si on voulait se laver les mains puis de trouver des coupables parmi les fonctionnaires, mais que les ministres ne soient plus imputables au Québec. C'est un changement. Il y a déjà eu un ministre des Transports, Jean Campeau pour ne pas le nommer, qui avait démissionné dans une situation bien moins grave que celle-là.

Journaliste : Est-ce que vous croyez, vous, que M. Coiteux pensait... en fait, a été informé qu'il y avait seulement 30 voitures de prises sur la 13, à 7 h 30 le matin?

M. Legault : Bien, écoutez, s'il le dit, je suppose que c'est la vérité, mais c'est inacceptable. C'est inacceptable, un, qu'il l'ait su si tard puis, deux, qu'il n'ait pas eu la bonne information. Donc, ça veut dire qu'il a mis en place des personnes qui ne sont pas fiables. Tu sais, moi, là, si je viens me présenter avec des informations devant vous, là, puis que je dis des choses qui sont totalement inexactes, bien, ça veut dire que je me suis fié à des gens sur lesquels je n'aurais pas dû me fier. C'est ma responsabilité d'embaucher des gens fiables, de mettre en poste, surtout aux postes clés, des personnes fiables. Bien, de toute évidence, il ne l'a pas fait.

M. Bellerose (Patrick) : ...à travers les médias, est-ce que vous saviez qu'il y avait 300 voitures de prises et pas 30?

M. Legault : Bien, écoutez, on avait, à la radio, des gens qui parlaient de centaines de voitures. Donc, probablement que M. Coiteux, je ne sais pas, n'a pas écouté les nouvelles. Je sais qu'il était... Il y en a qui l'ont vu souper au Concorde, là. Est-ce qu'il s'est couché sans regarder les nouvelles puis il s'est levé tard, le matin? Je ne le sais pas, là, mais, bon, je ne pense pas que ça soit un menteur, mais je pense que ce n'est pas un bon gestionnaire.

M. Lecavalier (Charles) : Qu'est-ce que ça dit sur son entourage aussi, son chef de cabinet, son attaché de presse, ses attachés politiques?

M. Legault : Effectivement, là, on parle beaucoup des fonctionnaires, mais on sait en pratique que le chef de cabinet, il est supposé être en lien presque constant avec les personnes clés, sous-ministre et autres personnes fonctionnaires.

M. Lecavalier (Charles) : Est-ce que tous ces gens-là n'ont pas écouté les nouvelles, n'ont...

M. Legault : Est-ce que c'est M. Coiteux qui ne parle pas à son directeur de cabinet? Est-ce que c'est son directeur de cabinet qui dort, lui aussi, au gaz? Moi, j'ai été ministre, là, puis je peux vous dire que le lien, il est constant.

M. Lecavalier (Charles) : Est-ce qu'on devrait savoir qu'est-ce que M. Coiteux faisait ou M. Lessard faisait le soir et le matin, mardi soir et mercredi matin?

M. Legault : Bien, qu'il fasse ce qu'il voudra, c'est plus ou moins important. Ce qui est important, c'est qu'il aurait dû être en contrôle de la situation. Déjà, dans l'après-midi de mardi, on voyait des nombreux carambolages en Estrie, on voyait des gens qui étaient pris dans leur auto.

Donc, à ce moment-là, il me semble que, quand on a un petit peu de leadership, on dit : Je vais m'impliquer, là. C'est le chef d'orchestre qui doit s'assurer qu'on a le personnel suffisant, qu'on en ajoute rapidement quand c'est nécessaire, qu'on se coordonne avec les autres ministres, les autres ministères importants, mais ce n'est pas ça qui a été fait, là. Les deux ministres se sont réveillés mercredi matin puis là ils ont appris tout ça.

M. Boivin (Mathieu) : Vous avez demandé que des gens perdent leur emploi pour que quelqu'un au bout du compte soit imputable. Vous n'avez pas l'air parti pour obtenir satisfaction, là. Il y a une sous-ministre qui a perdu un petit bout de sa carte de visite...

M. Legault : Effectivement, là, ce qu'on a vu, c'est que certaines personnes ont perdu des responsabilités, mais gardent leur plein salaire. Ce n'est pas ce que j'appelle l'imputabilité puis ce n'est pas ce que j'appelle des conséquences. Mais le premier problème, c'est le ministre, puis je dirais même le premier ministre qui semble s'en foutre, là, puis qui accepte d'avoir des ministres qui ne sont pas responsables.

M. Bélair-Cirino (Marco) : La semaine dernière, par voie de communiqué, vous avez jeté le doute sur l'enquêteur externe qui a été nommé, Florent Gagné. Quelle importance accorderez-vous à son rapport?

M. Legault : Bien, pas une très grande importance, hein, parce qu'on l'a vu à la commission Charbonneau aller défendre l'indéfendable, d'aller défendre son ministère puis d'aller tenter d'expliquer qu'on s'était fermé les yeux puis que pendant des années on avait payé des extras puis on avait payé des contrats à 20 %, 30 % de plus que le marché, puis c'était normal. C'est cette personne-là qui va aller juger de la gestion de la semaine dernière. Je trouve que ce n'est pas la bonne personne pour aller enquêter sur la bonne gestion avec ce qu'il a dit à la commission Charbonneau.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Est-ce que le premier ministre a nommé un de ses amis? Est-ce que c'est un allié du gouvernement libéral? Il ne jouit pas d'une indépendance réelle selon vous?

M. Legault : Bien, en tout cas, c'est quelqu'un qui a défendu le gouvernement libéral à la commission Charbonneau.

M. Lacroix (Louis) : Hier, là, le gouvernement... en fait, l'attaché de presse du ministre Coiteux nous a fait parvenir, à plusieurs journalistes, les deux rapports, là, qui ont été faits par le COG, là, puis qui faisaient état de la non-information, si on veut, qu'on avait transmise à M. Coiteux. Pourtant, il n'y avait rien qui nous a été transmis par le bureau du ministre des Transports. M. Lessard était tenu, semble-t-il, dans l'ignorance de cette démarche-là, là, qui était faite par le ministère de la Sécurité publique. Avez-vous l'impression qu'on est en train d'essayer de lancer Laurent Lessard en dessous des roues de l'autobus?

M. Legault : Bien, écoutez, c'est sûr que, quand on entend que la SQ a appelé 100 fois le ministère des Transports, il semble y avoir sûrement plus de responsabilités dans le cafouillage au ministère des Transports. Ça ne veut pas dire que la Sécurité publique puis la SQ sont blanches comme neige, c'est le cas de le dire. Donc, on est dans une situation où il y a des responsabilités partout, mais là où il y en a le plus, c'est du côté des Transports. Mais là il faut faire la différence entre les fonctionnaires puis le politique, tu sais.

Je l'ai déjà dit, là, moi, j'ai été ministre, hein, et je l'ai vu, je ne vous donnerai pas de noms, mais il y a des ministres qui se font gérer par leur sous-ministre, hein, des ministres qui n'ont pas l'expérience d'avoir géré des grosses structures. Mais je pense qu'on a exemple, là, d'un ministre qui sent que ce n'est pas lui le patron. Moi, parfois...

Des voix : ...

M. Legault : Là, je parle de M. Lessard. O.K. Écoutez, bon, M. Coiteux, il a une expérience comme prof aux HEC. Laurent Lessard, je ne sais pas s'il a l'expérience d'avoir géré beaucoup d'employés, mais on est dans une situation où c'est comme si les ministres n'étaient plus les patrons, qu'ils étaient juste des porte-parole, des observateurs. Or, pour moi, là... puis le problème, il vient peut-être en partie de la fonction publique. Moi, quand j'étais ministre, là, les fonctionnaires me disaient que j'étais trop impliqué dans le quotidien. Pour moi, c'est normal que, sur les gros dossiers, le ministre s'implique puis sache, veuille savoir ce qu'il se passe. Mais là le gouvernement de M. Couillard, c'est comme s'il y a une certaine nonchalance. Là, on joue avec des concepts, mais on ne s'occupe pas de la gestion quotidienne, puis ça vient de haut, ça vient du premier ministre qui tolère ça chez ses ministres.

M. Lecavalier (Charles) : M. Legault, sur un autre sujet, qu'est-ce que vous pensez de Jean D'Amour qui a un attaché politique qui est mairesse et qui reçoit des subventions, de un, et de deux, que le Commissaire à l'éthique ne voit rien à redire à ça?

M. Legault : Écoutez, là, on avait le transparlementarisme entre Ottawa et Québec, maintenant on a, avec le Parti libéral, le transparlementarisme entre le municipal puis le provincial. Ça n'a pas de bon sens, là. On sait, nous autres, comme députés, que quand on a notre budget, on le donne selon les besoins, selon un certain nombre de critères objectifs, à certaines municipalités, plus à certaines qu'à d'autres. Mais là, qu'on ait parmi nos employés une mairesse qui reçoit de l'argent, écoutez, là, je ne comprends pas. J'espère qu'aujourd'hui, Philippe Couillard, là — je sais que vous le voyez à 11 h 30 — qu'il va annoncer que cette mairesse-là n'est plus, à partir d'aujourd'hui, au bureau, là, du député Jean D'Amour.

M. Lecavalier (Charles) : Mais qu'est-ce que ça vous dit sur le Commissaire à l'éthique qui a dit : Oui, il n'y a pas de problème? Je veux dire, qu'est-ce que ça prend pour qu'il y ait un problème?

M. Legault : Oui, bien, écoutez, c'est une loi qui est relativement nouvelle, hein, et le bon jugement, ça ne s'écrit pas toujours dans les lois mais il me semble qu'à sa face même, d'avoir une employée qui est mairesse, qui reçoit des subventions du gouvernement, du député, ça n'a pas de bon sens. Il y a un conflit d'intérêts flagrant. Bon, est-ce que, quand on regarde le détail de loi qu'applique le Commissaire à l'éthique... puis il semble l'appliquer, là, justement, de façon très réduite, là, sans en regarder parfois l'esprit, bien, ça pose problème. Ça pose problème, mais honnêtement, comment…

Moi, ma principale question, là, ce n'est pas le Commissaire à l'éthique, c'est : comment ça se fait que Philippe Couillard tolère ça? J'espère qu'il l'a appris ce matin puis j'espère qu'il va agir dès aujourd'hui.

M. Dion (Mathieu) : Il y a un article du Maclean's ce matin qui dit que les Québécois sont individualistes à la lumière de l'autoroute 13. Vous en pensez quoi?

M. Legault : Bien, c'est un torchon, tant qu'à moi, des raccourcis, et c'est inacceptable, ce qui est dit là-dedans. Maintenant, bon, il faut respecter la liberté de presse, mais ça n'a pas de bon sens puis c'est faux, ce qui est écrit là-dedans.

M. Bélair-Cirino (Marco) : Est-ce qu'Ottawa devrait vendre l'aéroport Montréal-Trudeau, selon vous?

M. Legault : Non, non, c'est parce que c'est un dossier que je connais bien, hein? Actuellement, on a un monopole public qui n'est pas efficace, O.K.? Je l'ai connu dans mon ancienne vie. Quand les employés de l'aéroport demandent d'avoir plus de postes ou plus d'augmentations de salaire, c'est tellement facile pour ADM de dire oui puis de refiler la facture aux transporteurs. Il faudrait que les transporteurs aient un certain mot à dire dans la gestion de l'aéroport pour s'assurer que c'est efficace.

Mais, honnêtement, passer d'un monopole public, qui ne fonctionne pas bien, à un monopole privé, ça serait encore pire parce que, là, il n'y aurait pas de règle pour limiter les profits en plus des coûts. Parce que la façon que ça fonctionne, les aéroports, c'est une espèce de «cost plus». On ramasse nos coûts, on divise ça par le nombre de vols puis on charge ça aux transporteurs. Quand on compare les coûts par vol à Montréal aux autres aéroports, entre autres aux États-Unis, on n'est pas efficaces déjà. Donc, il y a un problème, mais moi, je pense qu'il y aurait encore un plus grand problème si on donnait le monopole au privé.

La Modératrice : Questions en anglais, s'il vous plaît.

Mme Fletcher (Raquel) : Can you just give a resume or a summary, sorry, of why you think Couillard has been invisible in past negotiations with Ottawa?

M. Legault :OK. Every time we have a negotiation between the Québec Government and the federal Government, we see that Mr. Couillard is invisible. It was true for the healthcare transfers, it was true for Bombardier, it was true for the negotiations with Newfoundland, where they got some guarantee that Hydro-Québec never got.

So, right now, there's another important subject : Where will we see the headquarters of the infrastructure bank of the federal Government? We know that the Ontario Government is pushing to have this headquarter in Toronto, but we don't hear Mr. Couillard requesting that this headquarter be in Montreal.

And Montreal, right now, has a lot more expertise in infrastructure than Toronto or anywhere in Canada, because we have to remember that the National Bank of Canada is the bank having most financing of infrastructure. We know that Montreal is the place where we have most engineers' firms. We know also that the Caisse de dépôt and PSP are investing billions of dollars in infrastructure already. So we have the expertise.

So I would like to see Mr. Couillard requesting, with these partners, to have the headquarter in Montreal. So that's why the CAQ will table a motion today. And I hope we will get the support of all MNAs and I hope it will wake up Philippe Couillard and that he will finally show some leadership in these negotiations with Ottawa.

Mme Fletcher (Raquel) : In the issue of Highway 13, the MTQ came out last week, and said there's been… they've been clawing back jobs of highway workers, there weren't enough highway workers to be able to, you know, clear the snow off. Yesterday, I did a story about education, where the transfers that were announced during the economic update has taken them five months to transfer to CEGEPs, universities, schools, whatever. And they say that that's also because there is a lack of people in the Ministry of Education. Is the civil service being clawed back to the point where we're now in crisis and we can't deliver our programs?

M. Legault : I think right now we have enough of civil servants. Maybe we have too many in the bureaucracy. But right now the problem, the main problem I see is that there is no more accountability from the Premier and from the ministers. It's like if they were not responsible to make sure that they have the right people at the right places. So, right now, I still don't understand why Mr. Couillard didn't fire Mr. Lessard.

Mme Johnson (Maya) : And what about Mr. Coiteux? Do you think there is a Government operation under way essentially to protect Mr. Coiteux?

M. Legault : I think that Mr. Coiteux was… The SQ called a hundred times to the Ministry of Transport. So we can say that they informed the Ministry of Transport. They must have been responsible to take care of the people. Regarding the police, there was some lack, but maybe not as much as in the transports. But I don't understand why they got the wrong information about the number of cars blocked on the «autoroute» 13, 30 instead of 300. So we must know.

But I think that what must have been the priority last week, in the night from Tuesday to Wednesday, it must have been to take care of the people. And that was the responsibility of the Ministry of Transport and that's why it's so important for me to make sure that we have somebody accountable for that.

Des voix : Merci beaucoup.

(Fin à 11 h 9)

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