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Conférence de presse de M. François Legault, premier ministre et M. Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux

Situation au Québec quant à la COVID-19

Version finale

Le jeudi 10 septembre 2020, 8 h 30

Salle Evelyn-Dumas (1.30), édifice Pamphile-Le May

(Huit heures trente-six minutes)

Le Modérateur : Alors, bonjour et bienvenue à cette conférence de presse du premier ministre François Legault, accompagné du ministre de la Santé, Christian Dubé et du directeur national de la santé publique, Horacio Arruda. M. le premier ministre.

M. Legault : Oui, bonjour, tout le monde. D'abord, le masque que je porte a été fabriqué par Atelier Noah, donc, hein, avec des fleurs de lis, très beau masque.

Bonjour, tout le monde. Bonjour à tous les Québécois, Québécoises qui nous écoutent. Vous le savez, depuis maintenant six mois, on a fait beaucoup d'efforts pour lutter contre la propagation du virus. C'est important de le dire qu'encore aujourd'hui il y a une écrasante majorité qui suit les consignes, les consignes de la Santé publique, mais malheureusement il y a une petite minorité de gens irresponsables qui ne suivent pas les consignes. Et ces personnes-là mettent à risque beaucoup de choses.

D'abord, ils mettent à risque la santé, entre autres, la santé des personnes plus âgées, la santé des personnes plus vulnérables, puis elles mettent à risque aussi notre réseau de la santé. On a eu des petites augmentations, là, huit hospitalisations de plus hier, huit de plus aujourd'hui, mais il y a une tendance qu'on n'aime pas, et actuellement on ne peut pas accepter que quelques individus irresponsables mettent à risque toute notre société au Québec.

Donc, je pense que c'est le temps de sévir. On vous l'avait dit. Entre autres, prenons les commerces. On avait commencé par y aller, pour les citoyens qui vont dans les commerces, par la persuasion, par la responsabilisation, mais là, je vous annonce qu'à compter de samedi, donc dans deux jours, on va maintenant commencer à donner des amendes aux citoyens qui ne respectent pas les consignes, et, soyons clairs, là, on parle surtout des masques. Donc, les personnes qui vont dans des lieux publics à l'intérieur, comme les commerces, comme les autobus puis ne portent pas de masques, bien, vont se voir exposées à avoir une amende. Ça va s'appliquer sur tout le territoire du Québec, mais, avec Geneviève Guilbault, on demande aux corps de police de se concentrer surtout dans les zones jaunes, donc dans les zones où, toutes proportions gardées, il y a plus de cas.

Je comprends que ce n'est pas agréable, mais, je le répète, je pense qu'on doit être solidaires, tout le monde. C'est vrai que les plus jeunes sont moins à risque de conséquences graves, mais si les plus jeunes rencontrent des plus vieux ou rencontrent des personnes qui sont vulnérables, bien, ça peut être très grave. Le virus, là, fait des dégâts. Bon, on a réussi à réduire le nombre de décès de façon importante au cours des derniers mois, mais il y en a, quelques décès, puis, bon, il y a une centaine de personnes qui sont hospitalisées puis quelques dizaines aux soins intensifs. Donc, c'est sérieux et ce n'est pas vrai que quelques personnes irresponsables vont mettre à risque tout ça.

Donc, je termine en vous disant que, bon, Geneviève Guilbault n'est pas ici aujourd'hui, la ministre de la Sécurité publique. Vous le savez, on a pris comme règle de n'être jamais dans la même pièce, le premier ministre puis la vice-première ministre, mais je peux vous dire qu'elle travaille très fort avec la Santé publique, avec les corps de police, et avec le DPCP aussi pour faciliter que les rapports d'infraction deviennent rapidement des amendes, puis elle va pouvoir expliquer ça au cours des prochains jours, là, exactement, là, sans ma présence, évidemment.

A few words in English. Over the past few months, Quebeckers have made great efforts to fight the pandemic. A large majority of people are following Public Health instructions, but, beside the large majority who act responsibly, there's a minority of irresponsible people. Those people are putting our health at risk, especially that of our elderly, they're also putting at risk our health network. We cannot accept that a few irresponsible people put all Québec at risk. It's time to penalize them. I'm announcing that, starting Saturday, people who refuse to wear a mask without reason where it's mandatory will receive fines. This measure will apply all over Québec, but we'll ask police officers to be particularly active in yellow zones.

I want to thank our Minister of Public Security, Geneviève Guilbault. She cannot be here today because we gave ourselves the rule not to have the Prime Minister and the Deputy Primer Minister in the same room, but I can tell you that Geneviève is working very hard with Public Health and with police forces to act against irresponsible people. She'll give you more details in the coming days. Thank you.

Le Modérateur : Nous en sommes maintenant à la période de questions. Nous commençons avec Véronique Prince, Radio-Canada.

Mme Prince (Véronique) : À quel point que ça fonctionne, la stratégie d'être coercitif, sachant que le tiers des gens pratiquement qui ont reçu des contraventions les conteste? Est-ce que vraiment la stratégie fonctionne, et combien d'inspecteurs et de policiers affectés à ça spécifiquement… combien de ressources sur le terrain?

M. Legault : Bon, d'abord, vous dire que Geneviève, avec le DPCP, est en train de s'assurer justement — puis on aura un Conseil des ministres spécial soit aujourd'hui ou demain — qu'à partir de samedi ça soit plus simple, que ça soit appliqué, que ça soit complètement légal, donc qu'on puisse éviter des contestations qui feront que les personnes ne paieront pas.

Maintenant, on n'a pas l'intention, pour l'instant, d'ajouter du personnel policier. Mais, comme je le disais, on demande aux corps de police, surtout dans les zones jaunes, d'aller faire plus de tours dans les commerces, dans les transports en commun, dans les endroits où les personnes devraient porter des masques. Évidemment, on demande aussi à la population, quand ils voient quelque chose qui n'a pas de bon sens, de le dire, d'appeler le 9-1-1.

Mme Prince (Véronique) : Ma sous-question, ce serait par rapport au dépistage parce qu'actuellement il y a beaucoup de gens qui se présentent dans les cliniques, qui attendent pendant des heures et des heures pour finalement se faire dire : On ferme, revenez demain. Est-ce que ça ne décourage pas les gens d'aller se faire tester?

M. Dubé : Je vais répondre. C'est sûr qu'avec l'annonce des zones jaunes je vous dirais que, particulièrement, on a vu une augmentation de l'achalandage, je dirais, à Québec, c'est évident, à Laval, notamment. Ça n'excuse pas le fait que les gens aient attendu. Il fallait... Je pense qu'on s'attendait à ce qu'il y ait une augmentation de l'achalandage, mais peut-être pas à ce niveau-là. Alors donc, moi, je vais en prendre la responsabilité, là, qu'on a eu peut-être un débordement dans certains cas, mais on a agi rapidement, je pense, à Québec. On a rajouté déjà un, si ce n'est pas deux zones, deux centres de dépistage. On fait la même chose à Laval.

C'est évident qu'avec le froid qui s'en vient, moi, ma grande préoccupation, c'est qu'on soit capables, dans les prochains jours, de revenir peut-être plus à du dépistage qui va se faire sur rendez-vous parce que ce qu'on ne veut pas, c'est que les gens attendent, hein? On se comprend. Alors là, vous vous souvenez, durant l'été, on a travaillé beaucoup avec les sans rendez-vous, O.K.? Et là, maintenant, avec l'automatisation qu'on fait de nos systèmes, ça va prendre encore quelques semaines. Là, je suis très transparent. Je vous ai dit qu'on améliorait le processus. Mais je pense qu'une des solutions, c'est l'augmentation du nombre de centres, mais, deux, que les gens commencent à penser plus en termes de prise de rendez-vous lorsqu'ils remplissent leur questionnaire pour que, dans le questionnnaire, vous allez jusqu'à la fin puis vous avez le choix d'aller soit vers un centre sans rendez-vous ou avec rendez-vous.

Alors, moi, je dirais aux gens, là, pendant qu'on raffine encore le système... Puis c'est sûr que plus on va rester dans le jaune dans certaines régions qu'on va avoir besoin des centres de rendez-vous, mais on y travaille. Voilà.

Le Modérateur : Mylène Crête, Le Devoir.

Mme Crête (Mylène) : Justement, sur cette attente, là, vous dites : On a augmenté le nombre de centres de dépistage, par exemple, à Québec. Mais ça n'a pas empêché hier qu'il y a des familles qui ont attendu trois, quatre heures, là, en file.

M. Dubé : Je suis d'accord puis je n'aime pas ça. Puis, comme je vous dis, on travaille sur deux choses, augmenter le nombre de centres de dépistage, mais je vous ai dit aussi qu'il y a à peu près une semaine on a mis une équipe, là, pour améliorer le processus, je vais le dire, le digitaliser, en partant du questionnaire à aller jusqu'à envoyer un courriel à la fin, mais on n'est pas encore rendus là. Puis je pense que le fait qu'on est arrivés avec des zones jaunes, ça, c'est notre troisième facteur, bien, on a eu une influence qu'on ne s'attendait pas, hier, dans certains endroits. Je vois des endroits où on a eu 2 000 tests hier, là, dans certains centres.

Alors donc... puis je vous publierai dans les prochains jours, là, je veux faire attention à mes engagements, mais je vais aussi montrer le nombre de dépistages qu'on a par région parce que c'est bien beau de dire qu'on est rendus à, des fois, 18 000, 19 000, mais, étant donné le focus ou l'emphase qu'on met sur les régions, d'ici quelques jours, je vais publier le nombre de tests par région aussi. Alors donc, on va être capables de vraiment bien centrer comment on donne un service de qualité. Puis c'est pour ça que je pense de plus en plus à revenir vers des rendez-vous, avec des centres avec rendez-vous aussi.

Mme Crête (Mylène) : Vous dites qu'on ne s'attendait pas, à certains endroits, qu'il y ait autant de gens. Est-ce que c'est attribuable, selon vous, à la rentrée, à l'espèce d'angoisse, là, que le retour en classe a causé?

M. Dubé : Bien, je vous ai dit… Avant-hier, quand on a annoncé le niveau d'alerte, qu'il y a quelqu'un de vous qui m'a demandé c'était quoi, le principal avantage. J'ai dit que c'était un enjeu de communication. Puis je pense qu'en communiquant mieux qu'il y a des zones qui étaient plus à risque que d'autres, donc les zones jaunes, je pense que ça a beaucoup sensibilisé la population que le virus, ce n'était pas juste ailleurs, mais que c'était chez eux.

Alors, moi, dans un certain sens, je suis content de voir que, dans les deux grandes zones jaunes, Québec et Laval, il y a eu une augmentation du dépistage de façon sensible dans les deux derniers jours. Donc, je vous dirais que l'outil de communication fonctionne parce que les gens se disent : Bien, c'est chez nous que ça arrive, puis je vais aller me faire dépister. Donc, dans ce sens-là, moi, je pense que ça fonctionne. Donc, on va s'ajuster puis on va ajuster le nombre de centres de dépistage aussi.

Le Modérateur : François Carabin, Journal Métro.

M. Carabin (François) : Bonjour, messieurs. Sur cette question-là, M. Dubé, faut-il redéfinir clairement qui doit et ne doit pas aller se faire tester? Parce que, là, il y a une possibilité qu'en voyant qu'on est dans une zone jaune on aille se faire tester pour une raison qui n'est pas nécessairement la bonne.

M. Dubé : Bon, moi, là, si vous me le demandez, là, puis je vais, après ça, passer la parole au spécialiste, là, moi, je voudrais que tout le monde qui veut se faire dépister aille se faire dépister. Ça, c'est mon principe, là, juste de bon jugement. Bon, maintenant, c'est sûr que ça a beaucoup d'implications quand je dis ça, puis j'aimerais ça, là, passer la parole à M. Arruda, mais ce que je veux vous dire, mon principe, c'est ça parce que, si les gens ont le moindrement une question, un doute, puis là on peut penser que… pas juste aux écoles, là, mais avec ce qui est arrivé, je pense qu'on doit donner la chance aux gens de se faire tester.

Et je reviens… Et c'est pour ça que je discute avec mon équipe en ce moment, avec Mme Savoie, c'est comment on peut recentrer nos choses avec les rendez-vous et les sans rendez-vous. Ça, il faut retrouver cet équilibre-là dans les prochains jours. Mais, sur le reste, j'aimerais ça laisser répondre Dr Arruda.

M. Arruda (Horacio) : Ce qui est clair, c'est que, si vous présentez des symptômes qui ressemblent à la grippe, vous avez des douleurs musculaires, vous faites de la fièvre, vous avez de la toux, vous avez perdu l'odorat, puis etc., là, vous avez des symptômes, c'est important de s'isoler. Vous pouvez appeler au 8-1-1 ou aller vous faire dépister. Ça, je pense que c'est assez clair.

Si vous avez été en contact, on vous… ou si l'équipe de santé publique vous téléphone pour vous dire : Vous avez peut-être été en contact avec quelqu'un qui a fait la COVID-19, et, à l'évaluation, on vous considère comme étant quelqu'un à risque modéré ou plus élevé, il faut aller vous faire dépister, mais c'est surtout autour de la symptomatologie, là, ou d'une histoire d'exposition potentielle : on a travaillé dans un milieu à risque, on a des symptômes. Je pense que c'est la façon de faire.

Pour ce qui est de toute la question du milieu scolaire, là, il y a vraiment une application qui a été faite, là, qui permet aux parents d'avoir un organigramme très, très clair. Et puis, si jamais aussi, ce qui est important, il y a quelque chose qui se passe dans l'école, c'est très clair, les parents sont informés, ils reçoivent l'information précise, puis les gens de santé publique vont vraiment faire une enquête pour évaluer le risque qui est présent.

C'est clair que les personnes qui ont des doutes ou qui ont des maladies puis qui voudraient se faire dépister peuvent y aller, mais c'est surtout ces personnes-là sur lesquelles, à mon avis, ça va être important, dans le contexte de l'histoire, et si des gens ont des doutes, ils peuvent appeler les lignes téléphoniques puis, en fonction de leur histoire spécifique, de leur facteur de risque, on va les conseiller ou non comme tel.

M. Carabin (François) : Par ailleurs, M. le premier ministre, durant la première vague, on vous avait reproché, à un certain égard, de ne pas être… d'avoir trop attendu avant d'arriver à Montréal. Là, évidemment, cet été, vous avez souvent été à Montréal, avec la Place des Arts, mais, avec la rentrée parlementaire, c'est inévitable que vous allez vous retrouver à Québec plus souvent qu'autrement. Est-ce que vous pouvez garantir une présence, que ce soit hebdomadaire ou régulière, du moins, à Montréal pour rassurer les Montréalais, surtout dans le cas d'une deuxième vague?

M. Legault : Bien, vous le savez, j'habite à Montréal. Donc, habituellement, durant la session qui commence la semaine prochaine, je suis trois jours à Québec, deux jours à Montréal. Bon, des fois, je suis en tournée dans les autres régions du Québec. C'est important, là, d'être présent, effectivement, dans les régions où il y a plus de cas, mais ça évolue. Il va continuer d'y avoir beaucoup de cas à Montréal. Donc, je vais être régulièrement à Montréal, ne serait-ce que pour voir mes deux gars. Évidemment, il y a aussi l'Outaouais qui a des cas, Laval, Québec, l'Estrie. Donc, je vais continuer à essayer de faire la tournée de toutes ces régions-là.

Le Modérateur : Tommy Chouinard, LaPresse.

M. Chouinard (Tommy) : Oui, bonjour, M. le premier ministre. D'abord, vous avez parlé que les amendes seraient distribuées. D'abord, de quel niveau... et seraient distribuées au sujet du non-respect de consignes et en particulier, surtout, le port du masque. Est-ce qu'il y aura aussi des amendes concernant tous rassemblements qui ne seraient pas conformes, et qu'on voit, et qui apparaissent encore aujourd'hui? Expliquez-nous aussi quel autre cas on pourrait...

M. Legault : O.K. Bien, en fait, là, pour être bien clair, on parle seulement des masques dans les lieux intérieurs publics, là. Donc, il va y avoir des amendes. On a fait des suggestions de montants qui devraient être... on va attendre que ce soit approuvé par le Conseil des ministres, aujourd'hui ou demain, puis on veut qu'ils s'appliquent, là. Donc, on est en train de revoir le fonctionnement avec le DPCP pour que les rapports se traduisent rapidement en amendes.

M. Chouinard (Tommy) : ...je veux vous entendre sur les problèmes, les longues... l'attente pour se faire dépister. Est-ce que vous trouvez ça normal, alors qu'au printemps dernier on évoquait déjà l'idée qu'il faudrait se rendre à 30 000 tests par jour, là? Donc, c'est Dr Arruda qui évoquait ce chiffre-là au printemps, qu'il fallait monter graduellement. Les gens sont maintenant au rendez-vous puis on n'est pas capable de livrer. Vous trouvez ça normal?

M. Legault : Bien, regardez, d'abord, si on regarde le nombre de tests par million d'habitants, moi, je regarde ça à chaque jour puis je me compare avec l'Ontario puis les autres provinces, on est la province ou une des provinces qui teste le plus. Donc, de ce côté-là, au total, je suis très content du niveau, du nombre de tests. Par contre, il y a des régions qui ont changé. Il y a un mois, il n'y a pas beaucoup de monde qui voulait se faire tester à Québec. Depuis quelques semaines, il y a beaucoup de gens qui veulent se faire tester à Québec. Donc, évidemment, on s'ajuste en fonction de l'évolution des cas.

Donc, moi, là, je suis quand même satisfait du nombre de tests, mais en même temps... puis on en parle, Christian et moi, je ne trouve pas ça acceptable, là, que les délais d'attente soient aussi longs. Donc, on va travailler pour ajuster la capacité en fonction de la demande dans chacune des régions du Québec.

Le Modérateur : Louis Lacroix, Cogeco.

M. Lacroix (Louis) : M. le premier ministre, M. Dubé, M. Arruda. Est-ce qu'on se dirige vers une nouvelle vague de fermetures, par exemple, dans les zones plus à risque? Est-ce que, par exemple, vous pourriez, là, ou vous réfléchissez à fermer des bars, à fermer des commerces ou à restreindre, si on veut, les heures d'opération? Est-ce qu'on se dirige vers ça en ce moment?

M. Legault : Bon, d'abord, on ne se dirige pas vers du confinement comme on a connu au printemps, là, soyons très, très clairs. Les bars, bien, on l'a dit souvent, on suit ça de très proche. Ce qui est malheureux, c'est que la majorité des bars font un bon travail pour respecter les consignes, mais il y en a quelques-uns qui ne font pas un bon travail, là, en particulier les karaokés, là. Puis je pense que le ministre devrait vous revenir très rapidement avec une décision concernant les karaokés. Mais on n'hésitera pas à agir concernant les bars, mais, pour l'instant, il n'est pas question, là, de fermer les bars à court, court terme, mais on n'exclut rien.

Pour ce qui est du confinement général des personnes puis des entreprises, ça ne fait pas partie des considérations, là. Je ne pense pas que ce soit nécessaire. Ce qui est important puis la grande différence par rapport au printemps, c'est que les gens, la grande majorité des gens ont appris à porter le masque dans les lieux publics fermés puis ils ont appris aussi à se tenir à deux mètres des autres personnes. Donc, c'est une situation très différente de ce qu'on avait aux mois de mars, avril.

M. Lacroix (Louis) : Est-ce que vous considérez, M. Legault, en ce moment, que la situation est sous contrôle?

M. Legault : Je pense qu'on est encore dans une situation qui est sous contrôle, mais il y a une tendance qu'on n'aime pas. Jusqu'au début août, on avait moins de 100 cas par jour. Là, on est plus autour de 150, 180 cas par jour. Donc, il y a une tendance. On n'est pas à 800, 900 cas par jour comme on avait au printemps, mais il y a une tendance, puis c'est pour ça, là, bon, on essaie de sensibiliser la population, responsabiliser la population.

Puis aujourd'hui on fait un geste de plus, c'est qu'on dit : On va commencer à donner des amendes aux citoyens. Rappelez-vous, quand on a commencé à parler d'amendes, c'était pour les commerces qui ne faisaient pas respecter les consignes. Là, on dit : Les citoyens, bien, vont commencer à recevoir des amendes. Donc, c'est graduel, mais moi, j'ai bon espoir qu'on va arrêter cette augmentation. Mais on ne peut pas nier que, depuis quelques semaines, il y a une augmentation qui est préoccupante.

Le Modérateur : Claudie Côté, TVA.

Mme Côté-Chabot (Claudie) : Bonjour. On comprend, là, que dans les lieux publics, vous allez ajouter des amendes, des mesures plus coercitives pour le port du masque, mais qu'est-ce qu'on fait concrètement avec les rassemblements privés? On sait qu'il y a de la transmission communautaire puis qu'il y a des cas qui ont été déclarés à la suite de rassemblements privés; même, c'est la majorité des cas.

M. Dubé : Bien, dans les décisions qu'on va avoir à prendre avec la ministre de la Sécurité publique, c'est qu'on va regarder qu'est-ce qu'on peut faire... Je vous rappelle que c'est beaucoup plus difficile d'intervenir dans une soirée privée que ce l'est d'intervenir, par exemple, dans un bar ou dans un restaurant. Alors, dans la décision qu'on va prendre, là… Puis c'est pour ça qu'on se garde un petit une marge de manoeuvre, parce qu'il faut aller au Conseil des ministres pour avoir une finalité là-dessus. Mais c'est pour ça que j'aimerais mieux que ça soit Mme Guilbault qui vous en parle lorsqu'on aura eu cette décision-là. Mais ce n'est pas une question de semaines, c'est une question d'heures. Alors, on va être en discussion, le premier ministre a dit aujourd'hui ou demain, dans un Conseil des ministres< spécial, pour entériner ces décisions-là.

Mme Côté-Chabot (Claudie) : Sur l'application maintenant de la distribution de ces nouvelles contraventions là, est-ce que, par exemple, un tenancier de bar qui voit que la situation est hors de contrôle devrait ou devra appeler la police? Comment est-ce qu'on va l'appliquer? Puis avez-vous peur qu'on se retrouve avec une vague d'appels, là, comme on a eu au printemps, où les gens appelaient un petit peu pour tout et pour rien?

M. Legault : Bien, on l'avait déjà dit depuis un certain temps, quand un responsable d'un commerce, d'un bar, d'un magasin a de la difficulté avec un client, bien, il doit appeler la police. Donc là, en plus, les policiers vont pouvoir donner des amendes. Donc, c'est le bout qu'on ajoute, là.

M. Dubé : Qui va aider.

Le Modérateur : Maintenant, Olivier Bossé, Le Soleil.

M. Bossé (Olivier) : Bonjour. Par exemple, la région de Québec est en zone jaune. Est-ce que ça peut impliquer que le redémarrage des programmes sport-études, qui est supposé commencer lundi, dans les zones jaunes, ça sera reporté d'une semaine, deux semaines? Est-ce que c'est le genre de conséquences qui peut…

M. Legault : Bon, Jean-François Roberge va faire le point. Vous savez qu'on s'est fixé comme objectif le 14. C'est lundi qui vient. Donc, moi, comme je l'ai déjà dit, je veux tout faire pour que tous les sports-études recommencent, surtout dans les zones vertes. Pour ce qui est des zones jaunes, est-ce que ça peut être une partie des activités? C'est ça que Jean-François Roberge va vous dire demain.

M. Bossé (Olivier) : Et je vous amène un petit peu ailleurs. Aujourd'hui, c'est la Journée mondiale de la prévention du suicide. Il y a trois Québécois qui se suicident chaque jour. Ça, c'est des statistiques qui ne se démentent pas. Est-ce qu'il n'y a pas… bien, je ne dirais pas une crainte, mais évidemment la situation de la COVID éclipse tous les autres problèmes sociaux. Est-ce que vous ne craignez pas qu'il y ait justement des problèmes qui passent en dessous de la table et même qui s'aggravent?

M. Legault : Bien, moi, je suis très préoccupé du nombre de suicides, entre autres chez les jeunes. Bon, évidemment, il y a toute la question des ressources en santé mentale. On sait que ça a été la grande négligée, la santé mentale, depuis plusieurs années dans le réseau de la santé. On est en train de voir comment on peut agir pour que les gens qui ont des problèmes de santé mentale puissent avoir des services, psychologie, psychiatrie. Donc, moi, je reconnais qu'il y a du travail à faire, puis c'est une situation qui me préoccupe. Peut-être que tu veux ajouter...

M. Dubé : Bien, peut-être que je dirais... Vous savez, je pense qu'on se fait des fois reprocher qu'on a peut-être trop déconfiné, mais une des raisons, c'est qu'on voulait retourner vers une vie normale le plus possible. Ça fait que je pense que, là, c'est là qu'on est dans cet équilibre-là, je pense que... d'avoir déconfiné. On est presque à un niveau de normalité. Puis, pour faire le lien avec votre point, c'est que plus on confine, plus on rend ces personnes-là, à risque, encore plus à risque. Alors, moi, je pense qu'on a réussi à trouver un équilibre où on s'est rapprochés de la normalité, puis c'est pour ça qu'on ne veut pas la perdre. Je fais le lien avec la... Si tout le monde pouvait rester dans la zone verte, on se préoccuperait moins de ça, de cette question-là.

Alors donc, ce que je vous dirais, on a une responsabilité sociale, collective, en ce moment, de rester le plus possible dans la zone verte partout. Puis moins il va y avoir de confinement ou de restrictions, bien, plus les gens vont vivre dans un environnement agréable. Et je pense qu'on se doit ça, à la population en général, mais encore plus à ceux qui sont à risque. Alors donc, c'est à nous autres de rester dans le vert puis c'est notre choix. C'est le choix des citoyens de rester là.

Le Modérateur : Marc-André Gagnon, Journal de Québec.

M. Gagnon (Marc-André) : Bonjour à vous trois. Je veux revenir sur la question de l'application. Donc, à partir de samedi... parce que je comprends que votre règlement spécial visera donc les gens qui vont refuser de porter le masque, donc notamment les antimasques. Alors, s'il y a une manifestation antimasque, qu'est-ce que les policiers devront faire? Et la précision qui nous manque, là, c'est le montant, évidemment, des amendes. Est-ce qu'on a raison de croire que ces amendes-là seront suffisamment importantes pour décourager les gens, donc, de ne pas le porter, le fameux masque?

M. Legault : Oui, bien, le but, c'est que les amendes découragent, effectivement, les gens à ne pas respecter les consignes. Maintenant, je veux être très clair, là. Les amendes qu'on va donner, c'est pour les personnes qui ne portent pas de masque dans les lieux publics, à l'intérieur. Donc, s'il y a une manifestation à l'extérieur, le règlement dont on parle ici ne s'applique pas, là.

M. Gagnon (Marc-André) : Très bien. Maintenant, sur un autre sujet, vous avez certainement lu que l'entreprise brésilienne Votorantim, là, qui s'intéresse à la cimenterie McInnis, a été condamnée il y a six ans à une amende d'un demi-milliard de dollars pour avoir participé à un cartel allégué du béton au Brésil. J'imagine que ce n'est pas de nature à vous rassurer. Est-ce que ça vous donne envie de mettre votre pied à terre pour empêcher cette transaction-là?

M. Legault : Bien, j'ai appris ça effectivement dans l'article, sauf que j'ai fait une petite vérification ce matin, puis on me dit qu'il n'y a aucune offre de cette entreprise-là qui est déposée. Donc, on va attendre de voir s'il y a une offre qui est déposée par cette entreprise-là puis après on évaluera la situation, si c'est acceptable comme acheteur. Mais il n'y a pas d'offre qui a été déposée par cette entreprise-là.

M. Bergeron (Patrice) : Si vous me permettez maintenant, à titre de journaliste — Patrice Bergeron, LaPresse canadienne — juste pour comprendre bien la mécanique qui sera en place. Donc, vous allez, donc, soumettre un décret, si on comprend bien, aujourd'hui, et quel serait le registre des amendes, justement? Quelle serait la fourchette possible, là, des amendes?

M. Legault : Bien, justement, on va vous le dire, là, probablement demain. Geneviève Guilbault va vous dire ça. Je ne peux pas présumer d'une décision du Conseil des ministres, puis ça fait partie des discussions qu'on va avoir, le niveau de l'amende.

M. Bergeron (Patrice) : Et par ailleurs, comme M. Dubé en faisait mention tout à l'heure, là, les questions de zones de couleur ont permis de sensibiliser la population aux risques. Mais vous avez parlé de l'importance du message à passer. Mais est-ce que le fait d'être allé à Toronto hier avec des ministres et puis… Bon, on vous a vu en train de prendre une bière, de discuter, et tout ça. Tout ça aurait peut-être pu se faire par visioconférence. Est-ce que vous pensez que ce message-là n'est pas nuisible pour la population à qui on demande de faire encore des sacrifices?

M. Legault : Écoutez, d'abord, toutes les règles ont été respectées à Toronto. Quand on était à l'intérieur, on portait un masque jusqu'à tant qu'on soit assis à deux mètres de distance. Donc, toutes les règles, les consignes ont été appliquées. Maintenant, je comprends qu'on peut faire beaucoup de choses par téléconférence, mais, je pense, c'est important aussi de développer des liens. Je suis allé souper chez Doug Ford avec mon épouse, son épouse. On développe des affinités, des amitiés, et ça va être très utile pour le Québec, pour défendre nos intérêts, entre autres, face à Ottawa.

Donc, je comprends, là, que, dans certains cas, on essaie de remplacer par des téléconférences. Un exemple. On a 76 députés, à la CAQ. Donc, le caucus, j'aurais aimé ça voir en personne, en chair et en os, les 76 députés. Mais, par mesure de prévention, puis étant donné qu'on a besoin d'avoir deux mètres de distance quand on est à l'intérieur, on a décidé qu'il y en ait à peu près la moitié, là, qui vont être par téléconférence. Mais on n'a pas pris de risque à Toronto.

Le Modérateur : Maintenant, on passe à l'anglais avec Kelly Greig, CTV.

Mme Greig (Kelly) : You spoke a lot about how the majority of Quebeckers wear masks and that it's going well with the majority of Quebeckers obviously. Young people get blamed a lot for not wearing masks inside, it's not just them but, what wasn't working here that led to this point where you said : We have to start imposing fines?

M. Legault : Unfortunately, in a society, you always have few people that are irresponsible. But with the virus we have right now, consequences are dramatic, can be dramatic for, first, the health of our elderly and, second, for our health care system. If we get 500 people in hospitals because of the COVID-19, it means that we will have to postpone some activities. So, it's not good for the population. So it's very nice to say few people are irresponsible, but it's good until it has an impact on the majority of the people. So that's why I was asking for the good faith of everybody since today, but now we have to tell people : If you don't wear a mask inside, in a store, you'll have a fine.

Mme Greig (Kelly) : And Mr. Dubé, you spoke about something quite important in French about clinics having appointments because, obviously, it is getting colder, people won't wait outside for that long, they might just give up if they have to wait outside. Can you talk about that transition from going from a «sans rendez-vous», without appointment to with appointment and how that will be managed for people?

M. Dubé : What we realized when we put that questionnaire for the schools together, the «auto-évaluation» to find out... to make the link with the symptoms that you had, we... at the end of this questionnaire, there is a choice that you have, saying : You can look at where you can go without appointment or the one that you could go for making a call and making an appointment. This work that we did in the last few weeks for schools, I summarize it, we said : Well, why don't we move this fall because of colder weather, if we could make a better balance with or without appointment?

I would like this to be done in two days. Reality is that we need to adjust our systems. But I just made the commitment that we'll make it as quick as possible, because I think people deserve the right to take an appointment instead of waiting for two or three hours. So I'm just saying that I'm preoccupied by the fact that what we saw, the waiting list... the waiting time, yesterday, I don't like that. And we're putting a lot of pressure on our system to adjust to that mix of with and without appointment.

Le Modérateur : Raquel Fletcher, Global.

Mme Fletcher (Raquel) : Good morning. There seems to be a bit of confusion around what you should do and when you should self-isolate. When Mayor Parent announced that she had COVID-19, Valérie Plante, some of your ministers, they all said that they were self-isolating, and then Mayor Plante tested negative, and she is no longer self-isolating. However, Minister Rouleau, who also tested negative, is still self-isolating. So, can you explain what the standard should be and when do you need to self-isolate and when is it OK to quit self-isolating?

M. Dubé : OK. I'll start because we… and, if I say something wrong, Dr. Arruda, don't hesitate… But I think there has been a bit of confusion because I think we have been over prudent as opposed to be not enough prudent. I'm talking on our side, within our ministers. But I think what was a bit confusing for us is this level of severity that has been… And this is where I would like Dr. Arruda to comment, because we had ministers within that «point de presse», as an example, that were far enough, and they respected every rule, the mask, the two meters, the time of contact was very small. And I would say… And we discussed that even yesterday among us: Well, not only I'm negative, but I respect all the rules, so there is no need for the quarantine. You understand? But I think we went overly prudent and I think, looking back, probably, the fact that we respected all those rules, we wouldn't have, but because some have decided to do it, and I'm thinking about Simon Jolin, I don't know if he has changed his mind or… I think we went overly prudent as opposed to not enough. But I think too… So, what we need, and this is what we ask Dr. Arruda, is to clarify those things so that people understand, and I think that would be helpful in the next few weeks to understand the level of contacts that we have. I don't want to spend to much time on that, but if…

M. Arruda (Horacio) : In fact, that's it, there is low, medium and high risk contacts, and based on the history, the «distanciation», did we wear a mask, how many minutes you stay together, how… when you cross before somebody, how many minutes, is making us to make the evaluation of the risk. And based on that, the decision could be different about quarantine or not. Regularly, what we say, the normal thing is 14 days after that, but in fact, based on your risk, if you have a low risk, even you can not isolate yourself, just check your symptoms and, if you get your symptoms, you get... So it's a specific evaluation, based person by person. But, in this situation, to be more prudent, the Minister has decided to perhaps go over what is actually recommended.

Mme Fletcher (Raquel) : Thank you for that. On the announcement today about the fines, I know you said that they are going to discuss within the Cabinet meeting, but can you give us a sense of... I mean, if the fine is only $50, right, that's not, maybe, to deter enough people. Can you give us a sense of how imposing these fines will be?

M. Legault : They'll be more than $50.

Mme Fletcher (Raquel) : Will it be in the hundreds of dollars?

M. Legault : Good try.

Le Modérateur : Il nous reste six, sept minutes, collègues, alors on va essayer de faire ça rapidement. Cathy Senay, CBC.

Mme Senay (Cathy) : Good morning. We do have lots of concerns from parents about the number of cases in schools. You all know that, but what about your thinking process about making masks mandatory all the time in classrooms, knowing that masks are an efficient... like, it's an effective tool. Why don't you go as far as this with the number of cases?

M. Arruda (Horacio) : Actually, there are cases in schools. Most of the schools have one case of a teacher or a student. There are some who have two or three, but we have not actually demonstrated that there is active transmission in schools. You know, people are... schools are the reflect of the society. There is people... There is circulation of the virus elsewhere, it's going to get into schools, we know that. We knew there was going to have those cases. What is important is that, when there is a case, Public Health is aware, Public Health contacts the parents, Public Health do an inquiry and then they decide what to do with the students.

Most of the cases, sometimes, which are higher risk, medium risk are taken away, and they get tested, and they have school by distance. But we have not actually,demonstrated that there is a big transmission in schools actually. So, with this, actually, we think that the measures we put in place are working actually, but if we have outbreaks and if there is evidence of transmission that the mask could perhaps prevent, we will have that thing.

Because there is an impact on using mask all the day for kids. It's already difficult to use them in different aspects, but having it all the day in class could be something that will make their education more difficult, their understanding, because, even when you wear a mask, you have the impression you hear less well what is going on. So I think we will wait and see that… And, as soon as we think there is a high risk in schools, we'll have to take the decisions on masks and other issues too, if needed.

Mme Senay (Cathy) : And my second question. Premier Legault, you've been in charge of teams before in your professional life, and teleworking makes it harder to bring teams together. Just your caucus, half of it will be in a virtual mode. How do you feel personally, how harder it is to keep everybody together right now in your caucus?

M. Legault : It's not perfect, for sure. Of course, when you talk about team building, it's important, physically, to be close to each other. But, right now, we have not this possibility, this option of being all together, the 76 of us together. So I think we have to balance the pros and cons. And, unfortunately, it's not an ideal situation. I was saying that, regarding my meeting or my dinner with Doug Ford, of course, with a teleconference, you cannot... it's tougher to become close, to become friends. But, when you have fun for a night with your wives, it helps after that to build the confidence, and be closer, and having more... that it becomes more easy to work together. So team building is suffering because of teleconference, if it's your question.

Le Modérateur : Phil Authier, The Gazette.

M. Authier (Philip) : Good day, Premier.

M. Legault : Good day.

M. Authier (Philip) : I'm just wondering, you, like many people, study and observe the behavior of Quebeckers, and we know Quebeckers have a very high level of «joie de vivre». So I'm wondering why isn't your message about private parties and parties... You know, we see university parties leading to COVID. Why isn't your message getting through to those people?

M. Legault : I think that the message with the distanciation and the wearing of masks is... My message is reaching the vast majority of Quebeckers, but there's a small minority, for all kinds of reasons, that are against. Some of these people, they even think that Elvis is alive. So I'm doing my best. I think I'm succeeding with the vast majority. But it's time that we give fines to the few ones who put at risk our society.

M. Authier (Philip) : A subquestion for Mr. Dubé. How are you going to enforce the new mask fines? You mentioned, perhaps, in yellow zones, in malls and stores, I think, but will you go as far as sending police to public transit? Most people in the metro, in Montréal, seem to be wearing masks now, from what I've seen lately. But how are you going to enforce this?

M. Dubé : Remember, when we presented the zone, the alert level, on Tuesday, we said that, in the yellow zone, the first thing that people will notice is that there will be more inspections. So it is clear, especially from Santé publique, same from CNESST. But, now, with the measure that will be in place Saturday, then you'll see more inspections by policemen as well. So that's exactly what we need to do in those yellow zones. And again I think that's clear that we don't like this approach, but we need to do… for the reason that the Premier has said. So you'll see that in those yellow zones, and that's part of the plan that we have.

Le Modérateur : C'est ce qui met fin à cette conférence de presse. Merci, messieurs.

(Fin à 9 h 20)


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