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Point de presse de Mme Dominique Anglade, cheffe de l’opposition officielle, et Mme Marie Montpetit, porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé

Version finale

Le vendredi 4 décembre 2020, 8 h 20

Hall principal de l'hôtel du Parlement, hôtel du Parlement

(Huit heures vingt-cinq minutes)

Mme Anglade : Bonjour. Alors, aujourd'hui, je suis accompagnée de Marie Montpetit.

Le premier ministre a annoncé hier ce qui était devenu une quasi-certitude pour plusieurs, c'est qu'il n'y aurait pas de rassemblements pour les fêtes. Les Québécois sont déçus. Ils ont raison. Et le premier ministre a admis que l'annonce du contrat moral était une erreur. Mais l'annulation était la chose à faire dans les circonstances. Je sais que les Québécois feront preuve de courage, de solidarité et de résilience. Et je sais aussi qu'ils respecteront les règles en vigueur et qu'ils vont continuer à faire leur part pour lutter contre la pandémie.

Est-ce que de rajouter quelques mesures sanitaires aurait pu avoir un effet positif? On ne le saura pas. Mais une chose est certaine, c'est qu'elle n'aurait pas nui. Nous avons proposé d'accélérer la ventilation des écoles. Nous avons proposé d'élargir les tests aux personnes asymptomatiques, de délivrer des tests rapides partout au Québec. Je pourrais en nommer plusieurs autres.

Nous allons quitter l'Assemblée nationale dans une semaine. Les Québécois feront leur propre bilan de la COVID-19. Ils se demanderont sans doute pourquoi nous en sommes arrivés là. Ils vont se comparer aux autres États, ceux qui sont pires, ceux qui sont meilleurs. Ils vont réexaminer le chemin parcouru depuis le mois de janvier 2020 et ils diront que le gouvernement aura certainement fait de son mieux. Mais ils se demanderont aussi pourquoi, rétroactivement, le premier ministre dit qu'il a pris exactement les mêmes décisions, car, vous l'avez vu, le premier ministre aurait pris les mêmes décisions du premier jour à aujourd'hui, exception faite de l'annonce du contrat moral.

Alors que l'année 2020 arrive à son terme, nous avons collectivement le devoir de dire aux Québécois ce qui s'est passé cette année, ce qui a été bien fait, mal fait, et ce que nous aurions pu faire différemment. Un gouvernement responsable et transparent a le devoir moral de faire l'examen rétrospectif de la crise de la COVID-19, ne serait-ce que pour ne pas reproduire les erreurs du passé. L'Ontario et la France ont déjà entrepris cet exercice.

Michel Nadeau disait récemment que des décisions importantes n'ont pas été prises aux mois de janvier et de février, et c'est au mois d'avril que nous nous sommes réveillés. Est-ce que cette période a exacerbé les effets de la crise? C'est une question à laquelle nous allons devoir un jour répondre. Michel David se demandait encore, jeudi dernier, pourquoi le premier ministre n'avait pas été prévenu avant le mois de mars de la gravité de la crise, alors que le Dr Arruda disait savoir depuis janvier que nous serions lourdement touchés. L'ex-ministre de la Santé ainsi que ses anciens sous-ministres, comme acteurs importants de la crise, devront un jour expliquer pourquoi le Québec a manqué de matériel, manqué de tests, pourquoi nous avons transféré des employés, pourquoi nous avons transféré des patients. Ces questions sont d'intérêt national.

Les actions des gouvernements ont eu un impact sur le bilan du Québec, et nous devons aussi comprendre comment s'est préparé le gouvernement pendant toute la période estivale. Des centaines de questions devront un jour obtenir réponse. Je crois que la plus grande crise de santé publique de l'histoire du Québec depuis l'épidémie de la grippe espagnole en 1918 mérite un examen lucide et exhaustif des gestes qui ont été posés par le gouvernement du Québec. À mon sens, c'est une obligation qui est morale, un devoir de transparence et un geste de respect à la mémoire des 7 000 personnes qui sont décédées pendant la crise et de leurs familles qui cherchent à comprendre ce qui s'est passé et qui cherchent des réponses.

Le Dr Arruda viendra s'entretenir avec les parlementaires sous peu. Ce sera un exercice utile. Ce sera un premier pas. Je crois que nous devons entendre tous ceux qui ont pris des décisions, bonnes ou mauvaises, avant et pendant la crise. J'y vois une démarche de recherche de la vérité, une démarche pour comprendre ce qui a été fait, bien fait, et ce qu'on ne veut plus reproduire.

Le Dr Arruda a sans doute lu Michel David et, j'en suis convaincue, doit penser qu'il va se présenter dans un environnement hostile. Je tiens à le rassurer. Nous cherchons, comme tous les Québécois, à comprendre et nous laisserons la chasse aux boucs émissaires à d'autres. Les questions des oppositions ne sont pas toujours faciles, mais c'est notre responsabilité de les poser. C'est le mandat de la population du Québec… nous a confié, et le gouvernement a la responsabilité d'y répondre. La crise n'est pas terminée, et on nous annonce même que les prochains mois seraient parmi les plus difficiles. Dans les circonstances, nous avons le devoir de veiller à donner un sens à cette crise… et comment nous allons en apprendre collectivement sur ce qui s'est passé et se passe même en ce moment.

La commission ontarienne a déjà fait une série de recommandations préliminaires afin d'améliorer certains processus en temps réel. M. Legault devra inévitablement mettre en place un système de reddition de comptes transparent. Nous ne pourrons pas faire comme si rien ne s'était passé. Il faudra résister à la tentation du blâme, et prendre chacun ses responsabilités, et il faudra apprendre de cette crise. Nous devrons tirer les leçons et saisir les occasions de reconsidérer la manière de fonctionner, nos institutions, de revoir certaines politiques, pratiques qui se sont révélées inadéquates.

Une véritable rétroaction des stratégies et politiques adoptées pendant la crise va permettre de réduire l'incertitude et d'éviter les erreurs pour une prochaine. J'invite le gouvernement de M. Legault à ne pas envisager l'après-COVID comme une simple boucle d'apprentissage, mais comme l'occasion de mener une réflexion profonde, qui pourrait déboucher sur un repositionnement fondamental de nos institutions. Il ne faudra pas faire l'erreur de chercher à tourner la page et de passer trop vite à autre chose.

En 1998, le premier ministre, M. Bouchard, a accepté la demande faite par l'opposition libérale de l'époque de créer une commission indépendante sur la gestion des événements entourant la tempête du verglas. M. Legault, qui siégeait à titre de ministre du Parti québécois à cette époque, doit tirer les leçons de son mentor. M. Bouchard avait bien compris que clore une crise est un élément fondamental dans sa gestion. Le premier ministre Bouchard avait la volonté sincère de tirer les leçons de la crise du verglas pour que nous puissions affronter mieux les crises qui allaient s'en venir.

Tous les partis à l'Assemblée nationale ont bien compris qu'il n'y aurait rien de constructif à se lancer dans une recherche de responsables et de coupables. Aujourd'hui, personne ici ne peut nier les améliorations qui ont été apportées à Hydro-Québec, à la Sécurité publique, grâce aux recommandations de la commission Nicolet. Je sais que le premier ministre a beaucoup d'admiration pour M. Bouchard. Je sais aussi que sa gestion de la crise a été calquée jusqu'à un certain point sur la gestion de la crise du verglas. Je l'invite à faire preuve du même sens de l'État, de dupliquer jusqu'au bout le modèle et d'annoncer une commission d'enquête indépendante publique.

La Modératrice : On va prendre les questions.

M. Lacroix (Louis) : ...au Dr Arruda, est-ce que vous avez toujours confiance en lui? Parce que, bon, même si M. Legault, hier, a dit que c'était une décision qui était politique, qu'il n'avait pas eu de directive en ce sens, d'annuler la fête de Noël, de la Santé publique et du Dr Arruda, bien, il reste quand même qu'il doit y avoir une base scientifique sur laquelle ils se sont fiés, là, pour prendre cette décision-là. Dans ce contexte-là, du fait que M. Legault a également dit qu'il regrettait la décision du 19 novembre dernier, etc., est-ce que vous faites toujours confiance au directeur de la santé publique comme conseiller au premier ministre?

Mme Anglade : Écoutez, je dis depuis le départ qu'il faut assurer une réelle indépendance entre la Santé publique et les décisions politiques. On le dit depuis le départ, et je pense que c'est notamment la raison pour laquelle on aimerait voir le Dr Arruda. Alors, avant de dire… confiance, pas confiance, ce qui est important pour moi, c'est qu'on puisse répondre aux questions. Il y a des questions auxquelles on n'a toujours pas de réponse. Et je pense que le fait qu'il vienne rencontrer les parlementaires est un exercice nécessaire. Mais, au-delà de ce premier exercice-là, il faut qu'on revienne sur l'ensemble de la gestion de la crise. C'est pour ça qu'on demande une enquête publique indépendante.

M. Larin (Vincent) : Qu'est-ce que vous avez pensé du fait qu'il participe à une émission de télévision hier soir? Visiblement, là, il a du temps pour...

Mme Anglade : Je comprends que M. Arruda participait à une émission hier. Je comprends qu'il a d'autres événements qui s'en viennent à la mi-décembre. Je suis certaine que M. Arruda a aussi envie de venir rencontrer les parlementaires. Il faut que notre Santé publique puisse s'adresser directement aux parlementaires. Puis je suis convaincue que M. Arruda a envie de le faire, de venir nous rencontrer. Alors, j'espère... Alors, pour que ça arrive, il faut, bien, que le gouvernement décide de coordonner la commission pour la prioriser puis faire en sorte qu'on va pouvoir entendre M. Arruda avant le 11. Pardon?

Mme Côté-Chabot (Claudie) : Qu'est-ce qui l'empêche de...

Mme Anglade : C'est une décision qui appartient au gouvernement parce que c'est le gouvernement qui coordonne les commissions. Alors, moi, j'entends que M. Arruda veut venir. Nous, on souhaite le voir. On se rend disponibles. Maintenant, la décision appartient au gouvernement de faire en sorte qu'il soit capable de venir avant le 11 décembre.

M. Larin (Vincent) : Mais qu'est-ce que ça envoie comme message, quand on sait que le…

Mme Anglade : C'est une décision du gouvernement aujourd'hui. Si le gouvernement décide qu'on est capables de voir M. Arruda avant le 11 décembre, on peut le faire. Ils sont capables de prendre cette décision-là, au gouvernement. Il s'agit de voir comment ils veulent gérer les travaux. C'est le leader du gouvernement qui est capable de faire ce travail-là. Donc, ça appartient au gouvernement.

M. Bergeron (Patrice) : ...que ça se fasse dans les prochains jours, selon vous?

Mme Anglade : Ça, c'est une question qu'il faut leur poser. Je pense fortement qu'on devrait le faire avant la fin de la session parlementaire parce qu'après neuf mois de crise il est plus que temps, pour les parlementaires, de rencontrer le Dr Arruda. Et je ne pense pas que ce soit une question d'horaire du côté du Dr Arruda. Je pense que, si vous demandez au Dr Arruda de venir nous rencontrer la semaine prochaine, il va le faire avec grand plaisir, et nous, nous serons présents.

M. Larin (Vincent) : …comme message qu'on ne donne pas la permission au Dr Arruda de venir répondre aux parlementaires à l'Assemblée nationale, mais qu'on l'autorise à se rendre sur des plateaux de télévision à Montréal? Ça ne manque pas de respect pour l'institution qu'est l'Assemblée nationale, pour les députés de l'opposition?

Mme Anglade : Ici, là, la question de la transparence, elle est vraiment importante. Elle est vraiment importante. Et on vit des moments qui sont difficiles. À mon sens, ce qui devrait être priorisé par le gouvernement, c'est de faire en sorte que M. Arruda puisse venir rencontrer les parlementaires. C'est un premier pas. Mais encore une fois ça ne peut pas être le seul pas, mais c'est un premier pas. Et il faut faire en sorte que le Dr Arruda puisse venir nous rencontrer avant le 11 décembre.

M. Lavallée (Hugo) : Vous citiez tout à l'heure la chronique de Michel David, qui évoquait la commission. M. David aussi faisait allusion au fait qu'il serait peut-être bon de poser des questions sur la centralisation, par exemple, du système de santé, qui s'est opérée sous l'ancien gouvernement. Est-ce que vous pensez qu'effectivement ça aussi, ça doit faire partie de l'enquête?

Mme Anglade : Absolument tout doit faire partie de cette enquête publique indépendante, tout doit être mis sur la table. Pourquoi? Parce qu'on est en train de vivre une des pires crises de l'histoire du Québec et on ne peut pas dire : Ah bien! On ne veut pas parler de tel sujet, on veut parler de tel autre sujet, etc. On n'est pas dans la recherche de coupables. On est dans une quête de vérité où on veut comprendre ce qui s'est passé, quelles sont les décisions qui ont été prises, qu'est-ce qui a bien été fait, qu'est-ce qui a moins bien été fait, puis comment est-ce que... Il y a peut-être des changements importants que l'on va vouloir apporter suite à ça. Puis je pense qu'on ne peut pas faire l'économie de cette réflexion-là. Lorsqu'on regarde ce qui a été fait, par exemple, lors de la crise du verglas, ça nous a permis d'améliorer les choses. La Sécurité publique au Québec a été grandement améliorée suite, justement, à ce rapport de mes collègues. Donc, je pense qu'il faut qu'on aille plus loin.

M. Lacroix (Louis) : …là-dedans la réforme Barrette, voir si ça a eu un impact, la centralisation des pouvoirs, etc.?

Mme Anglade : Il faut inclure… Moi, je pense… Je ne suis pas une experte, M. Lacroix, mais moi, ce que je pense, c'est qu'il faudrait inclure l'ensemble de l'état du système, le réseau, l'éducation. C'est large. La commission d'enquête, avec les experts, va pouvoir définir l'ensemble du périmètre. Il faut inclure l'ensemble de la situation, le système, comment il était préparé, les décisions qui ont été prises, la manière dont ça a été fait. Tout doit être inclus là-dedans, évidemment.

Mme Côté-Chabot (Claudie) : …par rapport à Noël, est-ce que vous pensez que le gouvernement a créé des faux espoirs?

Mme Anglade : Absolument. Est-ce que le gouvernement a créé des faux espoirs? C'est sûr qu'il a créé des faux espoirs. Il a annoncé trop tôt une décision prématurée et précipitée, sans avoir non seulement l'information, mais les mesures pour encadrer ça. Dès le départ, on a dit : Il faudrait qu'il y ait des mesures pour faire en sorte qu'on réussisse à avoir Noël. Lorsqu'on prend la décision de mettre des mesures pour le magasinage cinq jours après le Vendredi fou, bien, ça répond à la question. Ces mesures-là auraient dû être mises en amont.

La Modératrice : Merci. On va passer maintenant aux questions en anglais.

M. Authier (Philip) : Just to be clear, you want to hear from Arruda and the public inquiry. Are these, in your mind, separate exercises or are they done as one?

Mme Anglade : Meeting with Dr Arruda is a first step, but it cannot be the only step. We need an independent inquiry. We are living through probably one of the most important crises in the history of Québec. We need to make sure that there is a public inquiry to answer all kinds of questions. Dr Arruda can answer some of them, but Danielle McCann can answer a number of them. The previous deputy Premier… deputy Minister, sorry, can answer some of those questions. And experts can testify. And what happened in the education sector as well… So it's a large exercise, but I think it's a necessary exercise.

M. Authier (Philip) :  You don't think the Ombudsperson's report, Thursday, on CHSLDs will suffice?

Mme Anglade : I think, yes, absolutely…

M. Authier (Philip) : I mean, Marie Rinfret is very thorough, and the Government is scared of her, we know that, so… well, the last time she spoke, you know. So don't you think that it will be enough because it goes right to the heart of this problem of the CHSLDs?

Mme Anglade : You think it goes to the heart of the CHSLDs? Does it go to the heart of what's going on today? Does it work in the heart of understanding what happened with transferring employees, transferring patients? Does it answer the question why is it that we were late in the game, the Premier found out about the situation only in March versus January? I mean, there are a lot of questions that this report will not answer. So, if we are in a situation where there was a public inquiry for «la crise du verglas», why can't we have a public inquiry on something that is so fundamental? We're talking about 7,000 people that are dead today because of COVID. And Ontario decided to go this way, France decided to go this way, with a public inquiry. I think it's just the normal thing to do, is to have an independent inquiry.

M. Authier (Philip) : The ice storm crisis.

Mme Anglade : The ice storm crisis. Merci, M. Authier.

Mme Senay (Cathy) : If you look to other provinces, Pallister, in Manitoba, or Ford, in Ontario, they promised very, very small gatherings. They didn't think big as much as Québec. Do you have the impression that, now that Premier Legault is backtracking, they had a better strategy?

Mme Anglade : What I can say is the strategy that we had in Québec, of announcing this two weeks ago, was not the right strategy, obviously, and that's why they had to change their perspective. In my opinion, it could have been the right strategy if he had announced a number of measures supporting the plan. The problem is the plan was announced with no additional measures. So, in that case, we didn't see how this was going to… we were going to be able to materialize the plan. We just didn't see that. And so hindsight is always 20/20, I understand that. But I can't tell you that the plan in Ontario is better than the plan of Québec at this point, right? But what we can say is not going with the gatherings is definitely, with the current situation, the right thing to do.

Mme Fletcher (Raquel) : …the shopping centers, the malls open when we see how big of an issue it is? I mean, we can't see our family at Christmas, but we can go shopping on Boxing Day. Does that make sense?

Mme Anglade : Well, those are the questions that need to be asked to the Public Health, I mean. And this is why, I think, the confusion between governmental decisions, Public Health… there is a high level of confusion between the two, and we need to separate those two. We've been saying this for months now. And that's why I think meeting with Dr. Arruda could give us some specific answers to those questions.

Mme Fletcher (Raquel) : …those two?

Mme Anglade : No, it's not coherent to do it that way. For sure, it's not coherent because it confuses the message. And I'm sure that people in the public health sector would like to see more independence. There is not enough independence at this point.

Mme Greig (Kelly) : If you did get Dr. Arruda in front of the parliamentary commission, what would be your first question?

Mme Anglade : It's a very good question. We haven't prepared the detailed list of all the questions, but I can tell you… What happened in January? Why is it that Premier Legault was informed late? Why is it that some of the decisions that have been taken…

So, for example, testing, we're going to be talking a lot about testing. We're going to be talking about testing people that don't have symptoms. We're going to be talking about why is it that there was a strategy of transferring patients. We're going to be talking about transferring persons, employees. We're going to be talking about… There are lots of questions that we… Don't worry about the number of questions. I mean, the question is going to be whether we're going to have enough time to ask all those questions.

La Modératrice : Merci beaucoup.

Mme Anglade : Merci.

(Fin à 8 h 43)

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