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René-Édouard Caron

(1800-1876)

 

Biographie

Né à Sainte-Anne-de-Beaupré et baptisé dans l'église paroissiale, le 11 octobre 1800, fils d'Augustin Caron, cultivateur, et de Marie-Élisabeth Lessard.

Étudia au Collège latin de Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud (Montmagny), puis, de 1813 à 1820, au Petit Séminaire de Québec. Fit l'apprentissage du droit à Québec et fut admis au Barreau du Bas-Canada en 1826.

Exerça sa profession à Québec; compta la Ville de Québec parmi ses clients. Nommé conseiller de la reine en 1848.

Représenta le quartier du Palais au conseil municipal de Québec en 1833 et en 1834, puis fut maire de 1834 à 1837 et de 1840 à 1846. Élu sans opposition député de la Haute-Ville de Québec en 1834; fit partie du groupe des modérés de Québec, mais appuya généralement le Parti des bureaucrates. Démissionna le 7 mars 1836. Appelé au Conseil législatif le 22 août 1837, en fut membre jusqu'à la suspension de la Constitution, le 27 mars 1838. Choisi comme conseiller exécutif le 22 août 1837, refusa le poste. Le 10 mars 1844, déclina aussi la fonction de Procureur général du Bas-Canada que lui offrait Denis-Benjamin Viger. Nommé au Conseil législatif le 9 juin 1841, en fut président du 8 novembre 1843 au 18 mai 1847, puis du 11 mars 1848 au 15 août 1853; destitué pour cause d'absentéisme le 16 mars 1857, fit des démarches en vue de faire annuler cette décision en 1860 et en 1861, entre autres auprès de la reine, mais en vain. Membre des ministères La Fontaine-Baldwin et Hincks-Morin, notamment à titre de président du Conseil législatif. Conseiller exécutif du 11 mars 1848 au 26 novembre 1849, puis du 28 octobre 1851 au 15 août 1853. Fut lieutenant-gouverneur de la province de Québec du 17 février 1873 à son décès.

Nommé juge de la Cour supérieure du Bas-Canada le 15 août 1853, puis juge de la Cour du banc de la reine le 27 janvier 1855. Membre de la Cour seigneuriale créée en 1854 et présidée par Louis-Hippolyte LaFontaine; ses commentaires furent recueillis dans Décisions des tribunaux du Bas-Canada : questions seigneuriales, publié en 1856 par François-Réal Angers et Simon Lelièvre, à Québec et à Montréal. Fut l'un des trois commissaires chargés de la codification des lois civiles du Bas-Canada en 1859.

Officier de milice. Président du Comité constitutionnel de la réforme et du progrès ainsi que de l'Institut canadien de Québec et, de 1842 à 1852, de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec; vice-président de la Société littéraire et historique de Québec. Reçut en 1865 un doctorat honorifique en droit de l'Université Laval. Fait grand-croix de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand en 1875.

Décédé en fonction à sa résidence de Spencer Wood, à Sillery, le 13 décembre 1876, à l'âge de 76 ans et 2 mois. Après des obsèques célébrées dans la basilique Notre-Dame, fut inhumé dans le cimetière Notre-Dame-de-Belmont, à Sainte-Foy, le 18 décembre 1876.

Avait épousé dans la cathédrale Notre-Dame de Québec, le 16 septembre 1828, Marie-Vénérande-Joséphine Deblois, fille de Joseph Deblois et de Marie-Vénérande Ranvoyzé.

Père d'Adolphe-Philippe Caron, député à la Chambre des communes du Canada. Beau-père de Charles Fitzpatrick.

Date de mise à jour de la biographie : Mars 2012

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