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Le système parlementaire a beaucoup évolué depuis la toute première séance de l'Assemblée législative du Bas-Canada, en décembre 1792. Il en est de même de la fonction de président.

Les origines de la fonction

Le poste de président tire son origine des institutions britanniques de la fin du 14e siècle. Les députés des anciennes assemblées parlementaires élisaient un des leurs pour parler en leur nom au roi, d'où le titre d'orateur ou de speaker.

Le président occupe donc, dans la première moitié du 19e siècle, le poste politique le plus élevé pour un élu au Québec. Il agit comme chef de la majorité parlementaire et porte-parole officiel des élus auprès du gouverneur. C'est d'ailleurs le premier poste parlementaire qui, au début du 19e siècle, soit devenu une fonction rémunérée.

Jusqu'au 17e siècle, en Angleterre, le poste de président comporte de nombreux risques. En tant que porte-parole de la Chambre, il doit transmettre les décisions et les critiques des élus au roi, au risque de le mécontenter et de subir un châtiment. C'est en souvenir de cette lourde responsabilité qu'aujourd'hui encore, la tradition veut qu'un nouveau président fasse mine de résister à son élection quand le premier ministre et les autres chefs l'accompagnent de son siège vers le trône présidentiel.

Le 19e siècle, une époque de changements

L'introduction du gouvernement responsable en 1848 transforme profondément le rôle de l'orateur. Les ministres deviennent responsables de leurs actes devant l'Assemblée.

Dans ce nouveau contexte, le premier ministre prend une plus grande importance, tandis que l'orateur perd son rôle de représentant de la majorité parlementaire. C'est donc à cette époque que la fonction de président prend la forme que l’on connaît aujourd'hui. Une nouvelle responsabilité s'impose pour celui-ci, soit d'être le gardien des droits de l'ensemble des députés.