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George-Étienne Cartier

(1814-1873)

 

Biographie

Né à Saint-Antoine-sur-Richelieu et baptisé dans la paroisse Saint-Antoine-de-Padoue, le 6 septembre 1814, fils de Jacques Cartier, négociant, et de Marguerite Paradis.

Étudia au Petit Séminaire de Montréal, de 1824 à 1832, puis fit l'apprentissage du droit chez Édouard-Étienne Rodier, avocat à Montréal. Admis au Barreau du Bas-Canada en 1835.

Exerça sa profession à Montréal avec divers associés; eût au nombre de ses clients les Sulpiciens et la compagnie ferroviaire du Grand Tronc, qui le nomma conseiller juridique en 1853. Fut, en outre, substitut du Procureur général pendant plusieurs années.

En mai 1834, devint secrétaire du Comité central et permanent du district de Montréal; en juin, était présent à l'occasion de la fondation de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et, à l'automne, participa à l'élection de Louis-Joseph Papineau. Membre de l'association des Fils de la Liberté, fondée en septembre 1837, fut mêlé à l'insurrection de 1837. Ayant pris part à la bataille de Saint-Denis en novembre, dut se cacher, puis s'enfuir aux États-Unis, où il vécut à Plattsburgh et à Burlington de mai 1838 jusqu'à la proclamation d'amnistie, le 9 octobre suivant. De retour à Montréal, renoua avec la pratique du droit et les affaires publiques. En 1843, devint secrétaire de la Société Saint-Jean-Baptiste. Refusa à quelques reprises de briguer les suffrages des électeurs.

Élu député de Verchères à une élection partielle le 7 avril 1848. Réélu en 1851 sans opposition et en 1854. Réformiste. Refusa, en 1851, la fonction de Solliciteur général dans le ministère Hincks-Morin et, en 1853, celle de commissaire des Travaux publics dans le même ministère. Mis sous la garde du sergent d'armes le 15 février 1853, pour absence injustifiée, fut libéré après avoir fourni des explications. Candidat défait au poste d'orateur de l'Assemblée en 1854. Fit partie du ministère MacNab-Taché, fut conseiller exécutif et Secrétaire provincial du Canada du 27 janvier 1855 au 23 mai 1856. À son entrée au cabinet, son siège de député était devenu vacant. Réélu député de Verchères à une élection partielle le 26 février 1855. Membre du ministère Taché-Macdonald, fut conseiller exécutif et Procureur général du Bas-Canada du 24 mai 1856 au 25 novembre 1857. Forma un premier ministère avec John Alexander Macdonald le 26 novembre 1857, dans lequel il fut conseiller exécutif jusqu'au 29 juillet 1858 et Procureur général du Bas-Canada jusqu'au 1er août 1858, et un second du 6 août 1858 au 23 mai 1862. Conseiller exécutif, nommé Inspecteur général le 6 août, mais démissionna le même jour et, le 7 août, prêta serment comme Procureur général du Bas-Canada; en raison de cette démission, n'eut pas besoin de se représenter devant l'électorat. Réélu député de Verchères en 1858. Élu dans Montréal-Est en 1861 et en 1863. Bleu. En mars 1864, refusa de former le gouvernement. Fit partie des ministères Taché-Macdonald et Belleau-Macdonald ; conseiller exécutif et Procureur général du Bas-Canada du 30 mars 1864 au 6 août 1865 et du 7 août 1865 jusqu'à l'avènement de la Confédération, le 1er juillet 1867. Son entrée au cabinet avait rendu son siège de député vacant. Réélu dans Montréal-Est à une élection partielle le 11 avril 1864. Participa à la conférence de Charlottetown en septembre 1864 et à celle de Québec en octobre, puis à la conférence de Londres en décembre 1866. Son mandat prit fin avec l'avènement de la Confédération, le 1er juillet 1867; fut l'un des Pères de la Confédération.

Élu, en vertu du double mandat, député conservateur de Montréal-Est à l'Assemblée législative et à la Chambre des communes en 1867. Élu au provincial dans Beauharnois en 1871. Aux élections fédérales de 1872, fut défait dans Montréal-Est, mais élu sans opposition dans Provencher, au Manitoba. Prêta serment comme membre du Conseil privé le 1er juillet 1867. Fut ministre de la Milice et de la Défense dans le cabinet Macdonald du 1er juillet 1867 jusqu'à sa mort; principal lieutenant du premier ministre, s'occupa particulièrement de la création des provinces du Manitoba, en 1870, et de la Colombie-Britannique, en 1871, ainsi que de la mise en chantier du Chemin de fer canadien du Pacifique en 1872. À l'automne de 1872, se rendit à Londres pour raisons de santé.

Auteur des chants patriotiques Ô Canada! mon pays! mes amours! (1834) et Avant tout je suis Canadien (1835). Nommé conseiller de la reine en 1854 et membre honoraire du Barreau du Haut-Canada en 1866. Reçut le titre héréditaire de baronnet (sir) du Royaume-Uni en avril 1868, après avoir refusé celui de compagnon de l'Ordre du Bain. Fait grand-croix de l'Ordre royal d'Isabelle-la-Catholique en 1872.

Décédé en fonction à Londres, le 20 mai 1873, à l'âge de 58 ans et 8 mois. Après des obsèques célébrées dans l'église Notre-Dame de Montréal, fut inhumé dans le cimetière Notre-Dame-des-Neiges, le 13 juin 1873.

Avait épousé dans la paroisse Notre-Dame de Montréal, le 16 juin 1846, Hortense Fabre, fille d'Édouard-Raymond Fabre, marchand-libraire et futur maire de Montréal, et de Luce Perrault.

Petit-fils de Jacques Cartier. Petit-cousin d'Antoine-Paul Cartier. Neveu par alliance de Louis-Édouard Hubert et d'Ovide Perrault.

Date de mise à jour de la biographie : Décembre 2011

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