Journal des débats de l'Assemblée nationale
Version préliminaire
43e législature, 2e session
(début : 30 septembre 2025)
Le
mercredi 18 février 2026
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Vol. 48 N° 38
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Intervenants par tranches d'heure
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Benjamin, Frantz
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Tremblay, Suzanne
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Cadet, Madwa-Nika
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Asselin, Mario
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Fontecilla, Andrés
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Lachance, Stéphanie
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Morin, André Albert
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Lemieux, Louis
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Paradis, Pascal
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Abou-Khalil, Alice
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Sainte-Croix, Stéphane
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Lévesque, Sylvain
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Roy, Nathalie
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Jolin-Barrette, Simon
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Fortin, André
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Legault, François
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Ghazal, Ruba
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Cliche-Rivard, Guillaume
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Charette, Benoit
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Zaga Mendez, Alejandra
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Girard, Eric
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Nadeau-Dubois, Gabriel
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LeBel, Sonia
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Paradis, Pascal
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Dufour, Pierre
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Bélanger, Sonia
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Benjamin, Frantz
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Gentilcore, Catherine
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Lévesque, Mathieu
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Arseneau, Joël
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Benjamin, Frantz
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Cadet, Madwa-Nika
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Lévesque, Mathieu
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Leduc, Alexandre
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Cliche-Rivard, Guillaume
9 h 30 (version révisée)
(Neuf heures quarante)
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Bonjour à toutes, bonjour à tous. Nous allons débuter nos travaux. Je vous
invite donc à prendre place, collègues. Donc, merci à celles et ceux qui sont
parmi nous aujourd'hui aussi au sein des tribunes.
Affaires courantes
Déclarations de députés
Nous sommes à la rubrique Déclarations de
députés.
Sans plus tarder, je reconnais Mme la
députée de Hull.
Souligner le 30e anniversaire de la Mission
catholique portugaise du Saint-Esprit
Mme Suzanne
Tremblay
Mme Tremblay : Merci, M.
le Président. Je suis heureuse de prendre la parole aujourd'hui pour souligner
le 30e anniversaire de la Mission catholique portugaise de l'Esprit-Saint.
Depuis 30 ans, cette organisation rassemble des aînés, des familles, des
jeunes et des nouveaux arrivants. Elle constitue un repère important pour les
Portugaises et les Portugais de Hull et de l'Outaouais.
Au fil du temps, la communauté portugaise s'est
taillé une place importante chez nous. Par leur travail, leur sens de l'initiative
et leur engagement, ces femmes et ces hommes ont contribué à la vitalité
économique de notre région et à son dynamisme. Cette contribution s'exprime
aussi par le partage de leur culture, par leurs fêtes, leur musique et leurs
rassemblements qui permettent à l'ensemble de la population de découvrir le
Portugal. Bien intégrée et active, la communauté portugaise de l'Esprit-Saint fait
aujourd'hui partie intégrante de notre histoire collective.
Je suis fière de souligner le chemin
parcouru et l'apport durable de cette communauté à notre région et je leur
souhaite un excellent <30e...
Mme Tremblay :
...excellent
>30e anniversaire. Merci, M. le Président.
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Merci, Mme la députée de Hull. La parole revient maintenant à Mme la
députée de Bourassa-Sauvé.
Souligner les Journées de la persévérance scolaire
Mme Madwa-Nika
Cadet
Mme Cadet : M. le Président,
à l'occasion de la 22e édition des Journées de la persévérance scolaire,
sous la thématique La persévérance, ça mène loin, je joins ma voix à
celle de tous les acteurs du milieu éducatif qui soutiennent nos jeunes qui
apprennent, évoluent et persévèrent. Dans chacune de nos circonscriptions, des
initiatives prolifèrent pour accompagner nos jeunes vers la réussite.
Je profite donc de l'occasion pour
souligner le parcours incroyable de l'équipe des Spartiates 3544 de
l'école secondaire de Calixa-Lavallée, qui, propulsée par tout un écosystème
d'adultes qui croient en eux depuis 15 ans, a été l'unique équipe à
représenter le Canada l'automne dernier à la compétition internationale de
robotique au Panama et qui y a décroché une médaille d'or en remportant le prix
Dr. Mae Jemison Award pour l'unité internationale.
À nos jeunes de Bourassa-Sauvé, vous
incarnez avec brio le fait que, oui, la persévérance, ça peut mener très loin.
Le Québec est fier de vous. Bonnes Journées de la persévérance scolaire!
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Merci, Mme la députée de Bourassa-Sauvé. Et je cède maintenant la parole à
M. le député de Vanier-Les Rivières.
Souligner la Semaine des entrepreneurs à l'école
M. Mario Asselin
M. Asselin : Merci, M. le
Président. Ça adonne bien que la députée de Bourassa-Sauvé parle de la
persévérance scolaire, parce que je veux aussi vous parler de la semaine.
Comme tel, on a beaucoup d'actions qui se
passent, et puis, dans cette semaine-là, il va y avoir le lancement de la
Semaine des entrepreneurs à l'école qui aura lieu, là, à l'automne prochain,
mais il y a des conférences, dans chaque école, organisées par OSEntreprendre.
Cette initiative a permis, depuis 2017, à plus de 150 000 élèves et
étudiants, du primaire à l'université, d'assister aux conférences. Ça met
l'accent sur l'importance de la relève à travers Montréal, au Québec. Les
écoles participantes accueilleront cette semaine des entrepreneurs locaux qui
viendront à la rencontre des élèves afin de répondre à leurs questions et
transmettre leur passion.
Alors, je tiens à saluer et remercier
toute l'équipe d'organisateurs d'OSEntreprendre pour leur engagement à faire
rayonner des entrepreneurs locaux au sein même de leur communauté. Merci
beaucoup.
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Merci, M. le député de Vanier-Les Rivières. Au tour maintenant du
député de Laurier-Dorion.
Souligner la Semaine scoute
M. Andrés Fontecilla
M. Fontecilla : Merci, M. le
Président. Aujourd'hui, je tiens à souligner la Semaine scoute 2026 qui se
déroule du 16 au 22 février. Cette initiative de l'Association des Scouts
du Canada permet chaque année de célébrer l'apport du scoutisme francophone au
développement des jeunes. Leur présence se répercute jusque dans ma circonscription
de Laurier-Dorion avec la présence du 52e groupe scout de Villeray, que je
salue au passage.
Cette année, le thème est Le
scoutisme, une fierté qui nous unit! vise à mettre en lumière les raisons
d'être fier d'appartenir au mouvement scout, les apprentissages vécus par les
jeunes, les valeurs mises en pratique au quotidien et l'impact positif de ce
mouvement inclusif, accueillant et engagé.
Je suis moi-même bien conscient de
l'importance du scoutisme chez nos jeunes, puisque mon adolescent s'apprête à
passer 48 heures de camping d'hiver avec son groupe cette fin de semaine.
Loin de le refroidir, cette perspective lui fait chaud au cœur. Le scoutisme,
c'est pour lui une véritable école de vie qui le marquera à jamais. Bonne Semaine
scoute 2026 à toutes et à tous!
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Merci, M. le député de Laurier-Dorion. Et je reconnais maintenant Mme la
députée de Bellechasse.
Souligner la Semaine scoute
Mme Stéphanie Lachance
Mme Lachance : Merci, M. le
Président. À l'occasion de la Semaine scoute 2026, je souhaite mettre en
lumière l'engagement remarquable des jeunes du 140e groupe Bellechasse qui
contribuent activement à la vitalité de notre communauté.
Dans Bellechasse, ces jeunes multiplient
les initiatives solidaires et inspirantes en participant au programme Les Tuques
de l'espoir. Ils ont pris part à des ateliers créatifs visant à apporter un
soutien émotionnel aux personnes souffrantes, notamment aux patients atteints
de cancer. Ils se sont également impliqués au sein du groupe Frigos pleins pour
venir en aide aux familles dans le besoin. Ils ont pu préparer des repas maison
pour l'organisme communautaire de Sainte-Claire.
Ces projets permettent aux jeunes
d'acquérir des valeurs essentielles et de développer des compétences. Leur
engagement est exemplaire et inspirant, c'est un moteur de cohésion pour notre
grande région. C'est pourquoi je tiens à saluer leur générosité qui contribue
chaque jour au bien-être de notre communauté. Merci, M. le Président.
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Merci, Mme la députée de Bellechasse. Je cède maintenant la parole au
député de l'Acadie.
Souligner la Semaine scoute
M. André Albert
Morin
M. Morin : Merci, M. le <Président.
M. Morin :
Merci, M.
le >Président. Je suis fier, à mon tour, de souligner la Semaine scoute
2026 et les trois troupes scoutes suivantes, que je salue et qui sont à
l'oeuvre dans la circonscription de l'Acadie : le 246e groupe scout
Melkite Bois-de-Boulogne, le 103e groupe scout Saint-André et le
276e groupe scout de l'Union générale arménienne de bienfaisance.
La Semaine scoute, qui se déroule
présentement sous le thème Le scoutisme, une fierté qui nous unit!,
c'est un thème rassembleur qui met en lumière les nombreuses raisons d'être
fier d'appartenir au scoutisme : les apprentissages vécus par les jeunes,
les valeurs mises de l'avant au quotidien, la persévérance, le développement du
leadership et l'impact positif de ce mouvement inclusif, accueillant et engagé.
En tant que député de l'Acadie, je suis
fier de les appuyer pour qu'ils deviennent des citoyens engagés. Longue vie aux
troupes scoutes!
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Merci, M. le député de l'Acadie. La parole revient maintenant à M. le
député deSaint-Jean.
Souligner l'impact sur le Haut-Richelieu des
efforts de recrutement annoncés par les Forces armées canadiennes
M. Louis Lemieux
M. Lemieux : M. le Président,
je vous parle souvent de sécurité et défense parce que c'est majeur chez nous.
Au lendemain des annonces du premier
ministre Carney sur la Stratégie industrielle de défense, il faut que je vous
dise que, non, le Haut-Richelieu ne fabriquera pas des missiles demain matin.
Mais, pendant que le pays et ses alliés se préparent à investir des milliers de
milliards, les Forces armées canadiennes font face à un défi de recrutement
bien réel. Il manque plus de 10 000 militaires. Et la bonne nouvelle,
c'est que le principal centre de formation des recrues au pays, c'est la
garnison de Saint-Jean-sur-Richelieu, qui va donc recevoir beaucoup de clients.
Il y a aussi que le Centre d'excellence en
systèmes intégrés de défense est en train de naître chez nous, ce qui nous
amènera à un autre niveau. Pourquoi? Parce qu'on a déjà des chercheurs, des
entreprises spécialisées et un atout ou plutôt, même, deux atouts : un
collège militaire universitaire pour les futurs officiers et une garnison où on
forme les soldats.
Chez nous, la défense, ce n'est pas un
concept, c'est une réalité et c'est l'avenir. Merci, M. le Président.
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Merci, M. le député de Saint-Jean. Et je cède maintenant la parole à M. le
député de Jean-Talon.
Exprimer de la solidarité et du soutien envers le
peuple iranien
M. Pascal Paradis
M. Paradis : Je salue
l'engagement de l'Association des Iraniennes et Iraniens de l'Université Laval,
fondée en 2013. Par leurs activités, ses membres contribuent activement à la
vitalité de notre communauté et construisent de précieuses relations
interculturelles. Je souligne la présence ici de Maryam Yazdanpanah,
présidente, et d'Afshin Enferadikerenkan, membre de l'association.
Je souhaite aussi réitérer notre soutien
au peuple iranien dans sa lutte contre le régime théocratique totalitaire.
Malgré la propagande et la chape de plomb sur les communications, les
témoignages sur la violence étatique et la répression en Iran sont
bouleversants, avec un climat de peur qui s'étend bien au-delà des frontières
du pays. Nous réaffirmons notre solidarité envers celles et ceux qui aspirent à
la liberté, à la dignité, à la laïcité et au respect des droits fondamentaux.
Leur courage ne doit jamais être ignoré. Le combat iranien, notamment des
femmes iraniennes, pour se défaire du joug du régime doit être appuyé.
• (9 h 50) •
Encore une fois, merci aux membres de
l'association et salutations à ceux qui bâtissent des ponts entre nos peuples,
tout en gardant espoir pour les gens restés là-bas. Merci.
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Merci, M. le député de Jean-Talon, et toutes mes solidarités à vous,
présents parmi nous. Je reconnais maintenant Mme la députée de Fabre.
Souligner la Semaine scoute
Mme Alice Abou-Khalil
Mme Abou-Khalil : Merci, M.
le Président. Dans le cadre de la semaine des scouts, qui se déroule du 16 au
22 février, je souhaite reconnaître l'apport inestimable du mouvement
scout à nos communautés.
Aujourd'hui, je souligne particulièrement
les 60 ans d'engagement du 181e groupe de scouts de Saint-Théophile,
situé dans ma circonscription de Fabre, à Laval-Ouest. Depuis six décennies, ce
groupe joue un rôle essentiel dans la vie communautaire en transmettant à des
générations de jeunes des valeurs fondamentales : le respect, l'entraide,
le leadership et le sens des responsabilités.
Je tiens à saluer tout particulièrement M. Pascal
Larocque, chef du groupe, ainsi que son adjointe, Mme Valérie Lemieux, pour
leur leadership et leur contribution au développement de nos jeunes.
Félicitations pour ces 60 années
d'impact, et longue vie au 181e groupe de scouts Saint-Théophile! Merci,
M. le Président.
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Merci, Mme la députée de Fabre. Et je cède maintenant la parole à M. le
député de Gaspé.
Souligner le 30e anniversaire de la Maison de
la famille Parenfant de Gaspé
M. Stéphane
Sainte-Croix
M. Sainte-Croix : Merci, M.
le Président. Chers collègues, c'est avec un grand plaisir que je souligne le
30e anniversaire de la Maison de la famille Parenfant de Gaspé. Depuis
trois <décennies...
M. Sainte-Croix :
...trois
>décennies déjà, ses équipes dévouées, son conseil d'administration
engagé et toutes les personnes qui s'y impliquent accompagnent les familles
avec écoute et attention. Ils ont su créer un lieu vivant, chaleureux et
accessible à tous où les parents peuvent trouver soutien, conseils et
réconfort.
Au fil des années, cette proximité avec
les familles les a amenés à jouer un rôle de pionnier en périnatalité sociale
chez nous, en Gaspésie. Cette capacité d'adaptation témoigne d'un engagement
profond envers le bien-être des parents et des enfants.
Je tiens à saluer ceux et celles qui font
rayonner Parenfant et qui contribuent chaque jour à la force de notre milieu.
Bon 30e anniversaire à la Maison de la famille Parenfant et beaucoup de
succès dans la réalisation de vos projets futurs! Merci, M. le Président.
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Merci, M. le député de Gaspé. Et la prochaine déclaration revient au député
de Chauveau.
Souligner les Journées de la persévérance scolaire
M. Sylvain Lévesque
M. Lévesque (Chauveau) : Merci
beaucoup, M. le Président. Dans le cadre des Journées de la persévérance
scolaire, je tiens à souligner l'engagement exceptionnel des élèves, des
parents, des enseignants et de l'ensemble du personnel scolaire de la
circonscription de Chauveau.
La persévérance scolaire, c'est bien plus
que la réussite académique, c'est la capacité de croire en son potentiel, de
surmonter les obstacles et de bâtir un avenir à la hauteur des aspirations.
Dans nos écoles, chaque geste compte. Qu'il s'agisse d'un mot d'encouragement,
d'un accompagnement personnalisé ou d'un projet motivant, ces actions concrètes
font une réelle différence dans le parcours de nos jeunes.
Je salue également le travail remarquable
des organismes communautaires et partenaires locaux qui unissent leurs efforts
pour soutenir nos étudiants. Ensemble, nous créons un environnement propice à
la réussite et à l'épanouissement.
À tous les jeunes de Chauveau, continuez
de rêver grand et de persévérer. Votre détermination est une source
d'inspiration pour nous tous. Merci beaucoup, M. le Président.
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Merci, M. le député de Chauveau. Alors, voilà qui met fin à la rubrique
Déclarations des députés.
Nous allons suspendre les travaux quelques
instants.
(Suspension de la séance à 9 h 54)
10 h 06 (version non révisée)
(Reprise à 10 h 08)
La Présidente : Bonjour, tout
le monde. Mesdames, Messieurs, bienvenue. Le Parlement du Québec, c'est chez
vous. Bienvenue ici.
Mmes, MM. les députés, nous allons nous
recueillir quelques instants.
La Présidente : Je vous
remercie beaucoup. Veuillez vous asseoir.
18 février. Nous poursuivons les
affaires courantes.
Aujourd'hui, il n'y a pas de déclarations
ministérielles ni présentation de projets de loi.
Il n'y a pas de dépôt de documents.
Il n'y a pas de dépôt de rapports de
commissions ni de pétitions.
Il n'y a pas de réponses orales aux
pétitions ni d'interventions portant sur une violation de droit ou de
privilège.
Nous en sommes maintenant rendus à la
période de questions et de réponses orales.
Des voix : ...
La Présidente
: Article 32.
On garde le silence. Et, pour ce faire, je reconnais, en question principale,
le chef de l'opposition officielle.
M. Fortin :Mme la Présidente, on revient au scandale SAAQclic, on
revient au scandale caquiste de 1,1 milliard de dollars. Ça fait
maintenant 48 heures que nous avons tous en main le rapport Gallant. Ça
fait maintenant 48 heures que le premier ministre a dit qu'il souhaitait
poursuivre les hauts dirigeants menteurs. La question qui se pose, Mme la
Présidente, c'est : Va-t-il inclure le politique, va-t-il inclure les
membres de son propre parti? Parce qu'il ne manque pas de choix.
La ministre des Affaires municipales est
allée devant la commission Gallant, elle a prêté serment et elle a dit qu'elle
n'avait pas été avisée de dépassements de coûts. La commission a démontré le
contraire. La commission a démontré qu'elle avait été avisée, en 2023, de 200 millions
de contrats à venir.
Alors, Mme la Présidente, si le premier
ministre veut poursuivre les hauts dirigeants menteurs, comment peut-il
tolérer, dans son Conseil des ministres, quelqu'un qu'il a l'intention de
poursuivre?
La Présidente : La réponse du
premier ministre.
M. Legault : Oui. Mme la
Présidente, encore une fois, je trouve que le député de Pontiac est très mal
placé. Il me semble qu'il aurait dû passer les questions à quelqu'un d'autre,
parce qu'en 2017 et 2018 c'est lui qui était ministre des Transports.
Et rappelons ce qui est arrivé, Mme la Présidente.
En 2017, donc, sous un gouvernement libéral, la SAAQ a signé un contrat de 458 millions
avec des firmes externes et avait un estimé de travaux à l'interne de 202 millions.
Donc, l'estimé total était de 661 millions, là, avec les arrondissements.
Or, jamais avant 2025 on n'a eu des indications que le coût révisé était de 1,1 milliard.
Maintenant...
10 h 11 (version non révisée)
M. Legault : ...qui est
le coupable? Mme la Présidente, quand on négocie un contrat informatique, le
plus important, comme dans beaucoup de contrats, c'est s'il y a des
dépassements, qui paient pour les dépassements? Est-ce que c'est l'entreprise
qui a signé le contrat, ou c'est le client, dans ce cas-ci, la SAAQ? Alors, Mme
la Présidente, on est en train d'examiner. Bon, on a entendu, M. Malenfant,
la direction de la SAAQ, qui n'a pas avisé les ministres du dépassement. Mais, Mme
la Présidente, Mme la Présidente, qui est le plus grand responsable? Qui est le
plus grand responsable?
Des voix : ...
La Présidente : Chut!
Première complémentaire.
M. Fortin :C'est beau de voir l'histoire évoluer, Mme la Présidente.
Au début, il ne savait pas, il ne savait rien avant le rapport de la VG. Après
ça, il ne savait pas l'ampleur, puis aujourd'hui, c'est le 1,1 milliard qui
ne savait pas. Mais la commission, elle, elle est claire. Page 401. Le 22 juin
2023, la SAAQ a présenté un document à la ministre expliquant que la livraison 2
était passée de 81 millions à 329 millions. Et elle apprend à la même
rencontre qu'un avenant a été conclu et qu'il y en a un autre à venir. Et
pourtant, elle dit devant la commission qu'elle ne savait rien avant le
rapport.
La Présidente : La réponse du
premier ministre.
M. Legault : Bien, Mme
la Présidente, je vais prendre au mot le député de Pontiac. Ce qu'on dit, c'est
sur le contrat de 458 millions, il y a eu des avenants, trois avenants de
154 millions, pour un total de 612 millions. Alors, qu'est-ce qu'a
fait la direction de la SAAQ? Ils ont dit au ministre, au cabinet, à mon
cabinet, que le nouveau coût du projet était de 612 millions, alors que le
coût original était de 660 millions. Et là, le député de Pontiac nous dit :
Oui, mais là, il nous parle de 1,1 milliard. C'est ça que la VG nous a dit
en février 2025, 1,1 milliard.
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
M. Fortin :Mme la Présidente, on parle de mensonges sous serment. On
parle d'intégrité. Mentir sous serment, là, c'est impardonnable.
Je cite le constat de la commission à
nouveau : «À partir de 2023, la SAAQ a fréquemment consulté le
gouvernement quant à ses projets d'augmentation de la valeur du contrat. Et ce
revirement dans l'attitude de la SAAQ n'a pas empêché les membres du
gouvernement d'affirmer que les dépassements leur ont été cachés.»
Qu'est-ce qu'il y a besoin de plus pour
mettre la ministre des Affaires municipales sur sa liste de menteurs?
La Présidente : Oh! là, vous
allez trop loin, M. le chef de l'opposition officielle. Je vous demande de
retirer ces propos.
M. Fortin :
Je retire.
La Présidente
: Vous
retirez.
Maintenant, j'ai entendu une sonnerie.
Fermez vos téléphones.
Des voix : ...
La Présidente
: On
retrouve le silence pour tout le monde.
La réponse du premier ministre.
M. Legault : Mme la
Présidente, le gouvernement libéral en 2017, juste avant que le député de Pontiac
devienne ministre des Transports pour un an, là, de la fin 2017 jusqu'à
2018, ils ont lancé un projet de 660 millions. Or, les seules informations
qu'on a eues, c'était que le prix révisé était de 612 millions, puis une
autre fois de 682 millions, ce qui veut dire 3 % de dépassement.
Mme la Présidente, le grand coupable, c'est
la clause de risques, qui a été signée sous un gouvernement libéral...
Des voix : ...
La Présidente : Attendez, M.
le premier ministre. Vous gardez le silence. On a écouté la question avec
intérêt et attention. Je veux comprendre la réponse. Il reste 2 secondes.
Poursuivez.
M. Legault : Oui. Les
libéraux ont signé une clause de partage de risques...
La Présidente : Troisième
complémentaire.
M. Fortin :Mme la Présidente, si la ministre des Affaires municipales
était la seule fautive du côté de la CAQ, ce serait une chose. Mais dans sa
fameuse lettre du 21 décembre 2024 au premier ministre, où elle réclame le
renvoi d'Éric Ducharme, ça a mal vieilli ça, la ministre dit avoir exigé en
2022, du député de La Peltrie, une... à savoir si le projet était correct.
Je cite : «Ça a été fait. Il m'a
confirmé que tout était correct en 2022.»
Le rapport dit, le rapport il dit que le
député était inquiet en 2020. S'il n'a pas informé la ministre, c'est de la
négligence grossière.
La Présidente : Oui, M. le
leader du gouvernement. Je veux vous entendre. Votre rappel au règlement, cette
fois-ci.
M. Jolin-Barrette : Mme
la Présidente, le chef de l'opposition officielle pousse le bouchon d'une façon...
La Présidente
: Votre
rappel au règlement.
M. Jolin-Barrette : ...importante,
Mme la Présidente. Ce sont des propos blessants, indignes d'un parlementaire.
Vous devriez lui demander de faire retirer, Mme la Présidente, surtout que le...
10 h 16 (version non révisée)
M. Jolin-Barrette : ...mot est
au lexique, Mme la Présidente.
La Présidente : Et le mot est
au lexique. Je vous demande de le retirer, il est au lexique. Merci, M. le
leader. Vous le retirez et vous retrouvez le silence. Et j'aimerais entendre la
réponse. M. le premier ministre.
M. Legault : Mme la
Présidente, non seulement le gouvernement n'a pas été informé d'un dépassement
de plus de 3 %, mais, en plus, c'est le gouvernement libéral qui a signé
le contrat avec IBM et compagnie, et, Mme la Présidente, ils ont signé un
contrat où, quand il y avait des dépassements, c'était le client qui payait.
Quelle mauvaise gestion du gouvernement libéral!
La Présidente : En question
principale, je reconnais le député de Nelligan.
M. Derraji : Mme la
Présidente, le très mauvais film caquiste avec la SAAQ est le résultat de la
négligence, de l'insolence et du laisser-faire. En 2020, page 21, l'ancien
député de... le député de La Peltrie savait qu'il y avait un enjeu avec la livraison 2.
En 2021, page 23, l'ex-ministre du Transport savait qu'il y avait un
problème dans le budget et la livraison de la... de la livraison 2. Sa
cheffe de cabinet nous a entourloupés avec des informations falsifiées envoyées
aux membres de la Commission de l'administration publique. En 2022, à l'aube de
l'élection générale, on a fractionné les contrats.
Mme la Présidente, dans ce mauvais film,
les mauvais acteurs sont en face de nous. Est-ce que le premier ministre prend
la responsabilité devant les Québécois que c'est lui le responsable de ce
fiasco?
La Présidente : La réponse.
Et je vous demanderais de faire attention au choix des mots. On joue sur la
ligne ici. La réponse du ministre responsable des Infrastructures.
M. Charette : Merci, Mme la
Présidente. J'écoute les questions des collègues depuis hier, et c'est à se
demander s'ils ont lu le rapport dans son intégralité, et c'est à se demander s'ils
ont pris connaissance des entrevues du nouveau PDG de la SAAQ, récemment nommé
par notre gouvernement, justement, pour faire le ménage. Il a lui-même pris le
temps et le soin d'écrire, notamment à ses équipes, pour prendre acte du
rapport, pour reconnaître les torts de son organisation. Il s'est même excusé
auprès de ses employés. Ce qu'il a admis, c'est que la très, très grande
majorité d'entre eux font du travail dédié, du bon travail jour après jour,
mais qu'il y a quelques éléments, effectivement, qui ont menti au gouvernement,
aux différents parlementaires sur des questions cruciales.
Donc, il y a un acte de reconnaissance de
la part de la SAAQ. Le nouveau PDG s'engage d'ailleurs à corriger le... le tir,
mais c'est écrit dans le rapport, et ce serait bien que les collègues le lisent
en entier, et ne pas piger uniquement les passages qui peuvent leur convenir.
Donc, la SAAQ et sa nouvelle direction
sont engagées à corriger le tir et reconnaissent justement que,
malheureusement, il y a des informations qui ont été sciemment cachées au
gouvernement pendant des années.
La Présidente : Première
complémentaire.
M. Derraji : Mme la
Présidente, je suis d'accord avec le ministre quand il dit «l'information a été
cachée pour les élus». Est-ce qu'il va avoir le même courage en disant la même
chose à son collègue l'ex-ministre des Transports, quand sa cheffe de cabinet
disait la... la chose suivante : Oui, j'ai... tout ça se fait avec votre
aval. Oui, tout à fait. Je préférerais que ces informations-là soient retirées.
Elle a contribué à nous entourlouper,
avouez-le.
La Présidente : Oui, M. le
leader du gouvernement, je vais vous écouter. Quel est votre rappel au
règlement?
M. Jolin-Barrette : ...en
réponse, Mme la Présidente. Écoutez, les libéraux, Mme la Présidente, ils
peuvent...
Des voix : ...
La Présidente : Je vais gérer
et... Attendez. S'il vous plaît! Messieurs dames! messieurs dames! Alors, on
repart le chronomètre à zéro, je vous prie. Alors, la réponse, je comprends que
c'est en réponse. On repart ça à zéro.
Des voix : ...
La Présidente : Je croyais à
tort que c'était un rappel au règlement. Vous me dites que ce n'est pas un
rappel au règlement, c'est une réponse. Et je vous demanderais de faire
attention. Je vous demanderais de faire attention aux termes employés. La
réponse du ministre de la Justice.
M. Jolin-Barrette : Merci, Mme
la Présidente. Le député de LaFontaine, je comprends, c'est un nouveau rôle
pour lui. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas été leader, mais...
10 h 21 (version non révisée)
Des voix : ...
La Présidente : Non, et non,
non plus. Vous gardez tous et toutes le silence. Est-ce que c'est si difficile
que ça à comprendre? Il y a des gens en haut qui vous écoutent, qui vous
regardent et vous êtes jugés par vos propos et vos actes. Une seule personne a
le droit de parole. J'aimerais l'entendre. C'est bien compris? On a des
officiers, ici, très aguerris des deux côtés. On écoute la réponse. M. le
ministre.
M. Jolin-Barrette : Mme la
Présidente, je ne savais pas que le député de Lafontaine avait déjà été leader
du gouvernement, mais...
Une
voix : ...
M. Jolin-Barrette : Ah!
leader adjoint. C'est la même chose que leader. Bon, merci de me renseigner, M.
le leader de l'opposition officielle. Mme la Présidente, le ver dans la pomme,
c'est les libéraux qui l'ont mis avec le contrat, Mme la Présidente. C'est
drôle à quel point les libéraux se déresponsabilisent tout le temps de leur
responsabilité, en matière de mauvaise gestion des contrats publics, d'accorder
le contrat, Mme la Présidente. Le problème avec la SAAQ vient des libéraux,
comme bien souvent les problèmes qu'on a récoltés, Mme la Présidente, avec les
nominations qu'ils ont effectuées aussi, Mme la Présidente.
Des voix : ...
La Présidente : ...complémentaire.
Et on garde le silence. Je veux vous écouter, vous aussi. Silence, tout le
monde!
M. Derraji : Mme la
Présidente, je m'adresse au leader du gouvernement. Est-ce qu'il est fier qu'un
membre de son gouvernement entourloupe les parlementaires? Est-ce qu'il est d'accord
que la cheffe du CAP...
Des voix : ...
La Présidente : Bon,
attendez. Je me lève ici. Rassoyez-vous, M. le leader du gouvernement. On est
dans toute la même gamme de mots non parlementaires. Veuillez le retirer. J'ai
laissé passer, mais là ça va faire. Vous le retirez?
Une voix : ...
La Présidente : Ce sont des
synonymes d'un paquet de mots du même genre, «pour rouler dans la farine».
Alors, j'ai dit non. Poursuivez de façon respectueuse, M.. Et...
Des voix : ...
La Présidente : Vous ne vous interpelez
pas. S'il vous plaît! Là, si... M. le.... M. le ministre. M. le député, on vous
regarde, on vous écoute, poursuivez.
M. Derraji : Une caquiste,
cheffe de cabinet d'un ministre caquiste, a falsifié l'information. Est-ce que
le leader du gouvernement est fier que les membres de cette Assemblée reçoivent
une information erronée de la part d'une caquiste, cheffe d'un cabinet d'un
ministre caquiste?
Est-il fier en tant que leader du
gouvernement?
La Présidente : La réponse du
ministre.
M. Jolin-Barrette : Mme la
Présidente, je ne veux pas faire... refaire la genèse de tout ça ni le pedigree
de la personne, Mme la Présidente, mais cette personne est allée à l'école
libérale, Mme la Présidente. Elle provient du Parti libéral du Québec, Mme
la...
Des voix : ...
La Présidente : Article 32.
Article 32. Vous gardez le silence. Vous gardez... Vous n'avez pas à
commenter quand je suis debout, M. le député de Nelligan, vous le savez. Alors,
on retrouve le silence, tout le monde. Et vous poursuivez avec votre réponse.
M. Jolin-Barrette : Alors, Mme
la Présidente, si cette personne-là a appris ces mauvaises pratiques là au
Parti libéral du Québec, on trouve ça extrêmement décevant et dommageable, et
ce n'est pas des pratiques qu'on cautionne de ce côté-ci de la Chambre. Par
contre, du côté du Parti libéral, ça semble être l'école de formation. On l'a
vu, ce qui s'est passé avec Pablo Rodriguez, avec l'ensemble...
Des voix : ...
La Présidente : Alors, je
vais... je vais reconnaître le leader de l'opposition officielle. J'aimerais
vous entendre sur votre appel au règlement. Quel est le rappel au règlement?
Quel article?
M. Tanguay : ...
Des voix : ...
La Présidente : Bon. Alors, c'est
des choses qu'on entend souvent ici, des deux côtés de la Chambre. S'il vous
plaît, on se tait, tout le monde! Il reste quatre secondes à votre réponse.
Demeurez respectueux.
M. Jolin-Barrette : Mme la
Présidente, quand vient le temps de faire des enquêtes, ils ne donnent même pas
les ressources, un chien édenté pour faire enquête.
Des voix : ...
La Présidente : OK, c'est
beau. La question est terminée, la réponse est terminée.
Des voix : ...
La Présidente : Bon. Je vous
rappelle que le temps roule, mais qu'il y a un député indépendant...
10 h 26 (version non révisée)
La Présidente : ...qu'il y a
une question en huit...
Des voix : ...
La Présidente
: Youhou!
Petit cours de droit parlementaire ici. Un député indépendant a une question en
huit, et je préserve ses droits et privilèges, alors perdez tout le temps que
vous voulez perdre, on se rend jusqu'à la fin de la huitième.
En question principale, je reconnais le
député de Nelligan.
M. Derraji : Mme la
Présidente, j'ai cru comprendre que le leader du gouvernement, ministre de la
Justice, il est souverain, mais il faut qu'il démontre sa souveraineté sur l'ensemble
de son équipe. Donc, il est en train de me dire qu'une caquiste, cheffe du
cabinet d'un ministre caquiste, tolère qu'en 2020 ils falsifient les
informations envoyées aux membres de cette Assemblée, et, aujourd'hui, depuis
le dépôt du rapport de la commission Gallant, on joue dans le même jeu, le
lendemain du dépôt du rapport du Vérificateur général.
Je m'attendais d'un ministre de la
Justice, leader du gouvernement, de se lever aujourd'hui et de dire la vérité à
l'ensemble des parlementaires, que la personne qui nous a falsifié les
documents, la personne qui recevait de l'information... elle était d'accord d'envoyer
la mauvaise information... est une fière caquiste, cheffe de cabinet d'un
ministre caquiste. Et ils le savaient depuis 2022. Je m'attendais à plus de rigueur.
La Présidente : La réponse...
la réponse du ministre de la Justice.
M. Jolin-Barrette : Mme la
Présidente, je suis d'accord avec le député de Nelligan. On ne cautionne pas
les mauvaises pratiques libérales, et cette personne-là n'est plus à l'emploi
du gouvernement, Mme la Présidente. On aurait dû s'en douter, Mme la Présidente,
qu'engager une libérale c'est ça que ça allait donner, parce qu'au Parti
libéral Mme la Présidente, on l'a vu, c'est le fligne-flagne à temps plein, le
porto, Mme la Présidente.
La Présidente : M. le
ministre, vous avez employé un terme qui est au lexique. Je vous demanderais de
le retirer, par respect pour les collègues de l'opposition officielle, et de
poursuivre. Vous le retirez?
M. Jolin-Barrette : ...retire,
Mme la Présidente.
La Présidente
:
Poursuivez.
M. Jolin-Barrette : Mais au
Parti libéral, on sait comment ça marche. On organise, dans une résidence
privée, une petite chanson, un spectacle, du porto, des cigares puis des 500 $
cash, Mme la Présidente. Alors, ils n'ont pas de leçons d'intégrité à nous
donner, Mme la Présidente. Quand ils viennent confier un mandat pour faire la
lumière sur ce scandale libéral là, Mme la Présidente, ils donnent le mandat à
quelqu'un qui dit lui-même qu'il n'a même pas les outils pour le faire, qu'il
se qualifie de chien édenté. Puis, après ça, ça dit que ça veut faire le
ménage, que l'éthique, l'intégrité...
Nous, on a confié un mandat à une
commission d'enquête, avec des pouvoirs de contrainte, contrairement à eux
quand ils ont fait la commission Charbonneau, où ils avaient créé la commission
sans pouvoirs de contrainte, Mme la Présidente. Nous, on va au fond des choses,
parce que les Québécois ont le droit d'avoir la vérité. Ça ne fait pas l'affaire
des libéraux, la vérité. Il est... dirigeants de la SAAQ ont menti, et ça ne fait
pas l'affaire des libéraux.
La Présidente : Première...
Des voix : ...
La Présidente
: Pas de
commentaires après les réponses. Première complémentaire.
M. Derraji : Mme la
Présidente, on le sait maintenant, la vérité fait mal. S'il veut que je lui
rappelle les anciens libéraux chez vous, Alain Généraux... Généreux. La
ministre, la ministre des Affaires municipales, elle était attachée de qui? D'un
ministre libéral. J'espère qu'il va lui dire qu'il pense la même chose d'elle.
Mais, Mme la Présidente, revenons à l'essentiel :
Est-ce qu'aujourd'hui le ministre de la Justice, leader du gouvernement,
cautionne, cautionne que des députés reçoivent de la mauvaise information d'une
caquiste qui a entourloupé les membres de la Commission de l'administration
publique?
La Présidente : La réponse du
ministre.
M. Jolin-Barrette : Mme la
Présidente, jamais nous ne cautionnerons ça, Mme la Présidente, des agissements
des libéraux, Mme la Présidente, qui a été formée chez les libéraux, Mme la
Présidente, c'est inacceptable, et ça nous donne des bonnes leçons, Mme la
Présidente, de ne jamais engager un libéral, Mme la Présidente, parce que c'est
érigé en système du côté du Parti libéral du Québec. Les courses à la
chefferie, Mme la Présidente, c'est arrangé. Il y a des enquêtes du Directeur
général des élections, Mme la Présidente. Encore une fois, le Parti libéral,
durant des années, a été mêlé à des dossiers de collusion, de corruption, de
problèmes de financement, et ça se reproduit, Mme la Présidente.
La Présidente : M. le leader
de l'opposition officielle.
M. Tanguay : Pouvez-vous
rappeler à l'ordre le leader, là, qui est en train de... d'insulter et d'utiliser
des mots tels que «collusion», qui est au lexique...
La Présidente : Merci, monsieur...
merci, M. le leader.
Des voix : ...
La Présidente
: Wou!
Bon, M. le ministre, je vous demanderais de retirer quelques mots qui sont au
lexique, que vous avez prononcés. Vous les retirez?
M. Jolin-Barrette : ...retire...
La Présidente : Vous les...
10 h 30 (version révisée)
La Présidente : ...il reste
trois secondes.
M. Jolin-Barrette : ...ce
mot-là, il est important...
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
M. Fortin :Mme la Présidente, ce qu'on voit, là, c'est que la
déresponsabilisation, c'est la marque de commerce de la Coalition avenir Québec.
On parle d'information qui a été sciemment cachée aux parlementaires par la cheffe
de cabinet du ministre des Transports caquiste. Alors, quand le ministre des
Transports s'est levé ici, là, puis il nous a dit : On nous a menti, il
faisait référence à sa propre équipe, puis il y a plein de monde au
gouvernement qui, à ce moment-là, ils le savaient déjà, notamment la ministre
des Transports.
Comment on peut faire confiance à une
ministre qui a été... qui a été prise en flagrant délit de vérité par...
La Présidente : La réponse du
premier ministre.
M. Legault : Mme la
Présidente, la vérité, là, c'est qu'on a un projet de 660 millions lancé
par les libéraux, puis l'information qui a été transmise même à l'ancienne
attachée libérale, c'est 682 millions. Nulle part on ne parle de 1,1 milliard.
Puis pourquoi on est à un 1,1 milliard? À cause d'un mauvais contrat
libéral.
La Présidente : En question
principale, je reconnais maintenant la cheffe du deuxième groupe d'opposition.
Mme Ghazal : Merci, Mme la
Présidente. On savait déjà que la CAQ avait un préjugé défavorable en matière
de transport en commun. Malheureusement, cette semaine, c'est les gens de
Gatineau qui en ont subi les conséquences.
En matière de transport en commun, la CAQ
me fait penser... Vous savez, Mme la Présidente, quand j'étais jeune, je
rentrais dans l'autobus, puis le chauffeur d'autobus nous disait : Avancez
par en arrière. C'est toujours la même chose, hein? Pour chaque projet de
transport en commun, c'est la même rengaine. La CAQ puis les ministres font des
annonces, ils coupent des rubans puis, après ça, ils se dégonflent puis ils
reculent. Depuis huit ans, la CAQ a passé plus de temps à reculer sur des
projets de transport en commun structurants qu'à les faire avancer et à les
réaliser.
Les gens de Québec l'ont vu. Ils ont goûté
à la médecine de la CAQ. Ça a pris toute une mobilisation pour qu'enfin ce
projet-là avance. Puis les gens de Gatineau, bien, ils ne veulent pas jouer
dans le même film d'horreur de la CAQ. Le projet va bien. Il est sur les rails.
Le bureau de projet fait un excellent travail, dans les coûts, tout va bien.
Comme le dit l'adage, pourquoi réparer quelque chose s'il n'est pas brisé? En
centralisant le projet, comme le fait la CAQ, dans les bureaux ici, à Québec,
au lieu de laisser le bureau de projet faire son travail, bien, il fait perdre
de l'argent puis du temps à tout le monde. Demain, je vais rencontrer la
mairesse à Gatineau, et elle est très, très inquiète.
Est-ce que le premier ministre peut s'engager
à laisser le bureau de projet faire son travail pour que le projet de tramway à
Gatineau puisse voir le jour...
La Présidente
: La
réponse du premier ministre.
M. Legault : Oui, Mme la
Présidente, j'ai eu l'occasion de rencontrer la mairesse de Gatineau, puis on a
parlé de ce projet de tramway, qui est un projet complexe, qui doit se
coordonner avec le projet qui est à Ottawa, à côté, et, Mme la Présidente, on
souhaite que des experts, sur une courte période de neuf mois, puissent être
capables de déposer un projet. Donc, on a demandé à l'agence Mobilité Infra
Québec de travailler en collaboration avec la ville de Gatineau pour déposer un
projet. Je pense, c'est comme ça qu'on doit travailler, utiliser des experts. C'est
un dossier qui est complexe, qui doit être coordonné avec celui d'Ottawa. Donc,
Mme la Présidente, faisons les choses correctement.
La Présidente : Première
complémentaire.
Mme Ghazal : Mme la Présidente,
tout le monde a embarqué dans le projet. Les choses vont très bien. Le tracé
est fait de façon harmonieuse, il s'intègre bien dans les quartiers, parce que l'expertise,
elle est là-bas. Les villes, ils n'ont pas besoin de Québec, de leur dire
comment faire le projet. Tout allait bien, l'argent était là, on était dans les
coûts.
Pourquoi est-ce que le gouvernement décide
de tout annuler puis faire une pause sur ce projet-là? Il n'avait pas besoin d'être
réévalué, le projet. Il a besoin de pouvoir avancer. Est-ce que le premier
ministre peut rassurer les gens de Gatineau puis permettre à ce projet-là...
La Présidente
: La
réponse du premier ministre.
M. Legault : Bien, Mme la
Présidente, c'est un projet qui est important. C'est un projet qu'on supporte
depuis longtemps. D'ailleurs, si la cheffe de Québec solidaire rencontre la
mairesse demain, qu'elle demande à la mairesse quelle était l'opinion des
dernières années, puis, elle va voir, ce n'est pas aussi clair que ce qu'elle
vient de dire. Maintenant, Renée... Mme Renée Amilcar, qui travaille pour
Mobilité Infra Québec, a travaillé sur le projet d'Ottawa. Donc, je pense qu'avec
son équipe c'est la meilleure personne pour être capable de dessiner un projet
qui est complexe, qui est important pour nous...
M. Legault : ...pour être
capable de dessiner un projet qui est complexe, qui est important pour nous.
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
Mme Ghazal : Il n'y avait
pas de problème. Il y a une quarantaine d'employés qui font un excellent
travail. Le bureau faisait son travail, puis tout était dans les coûts puis
allait bien. Pourquoi est-ce que le gouvernement décide, le gouvernement qui
nous dit que c'est un gouvernement des régions, décide de centraliser le
projet, de le réévaluer avec quelques employés ici, à Québec, qui sont en train
de travailler pour partout au Québec, alors que tout se passait bien?
L'expertise est sur le terrain.
Pourquoi être paternaliste envers la ville
de Gatineau? Pourquoi ne pas les laisser faire ce projet-là pour le bien
commun, pour le...
La Présidente
: La
réponse du premier ministre.
M. Legault : Oui. Bien, Mme
la Présidente, je demande à la cheffe de Québec solidaire de discuter avec la
mairesse de l'expertise qu'il y avait au bureau et de comparer avec l'expertise
de Renée Amilcar puis de l'équipe de Mobilité Infra Québec.
Maintenant, je veux la rassurer. Tout le
travail qui avait été fait par le bureau de projets va être transféré à Mobilité
Infra Québec. On va travailler avec la ville de Gatineau pour déposer un projet
qui est examiné par des experts.
La Présidente : En question
principale, je reconnais maintenant le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Mme
la Présidente, pendant que les députés de Lévis et de Sanguinet déchirent leur
parti sur la place publique quant au gouffre financier du projet mort-vivant du
troisième lien, qui coûterait 11 milliards de dollars, bien, l'état
de nos hôpitaux se dégrade à vue d'oeil. Ça craque de partout. Les toits nous
tombent sur la tête, littéralement, Mme la Présidente : dégâts d'eau,
pannes d'électricité, rongeurs sur les étages, ascenseurs en panne, et plus
encore. Chaque jour, les unes s'accumulent : Hôpital général de Montréal,
le Douglas, Pinel, l'hôpital de Saint-Jérôme, l'Hôpital de Chicoutimi, Maisonneuve-Rosemont,
Rimouski, et j'en passe. La gestion du dossier est catastrophique. Le déficit
en maintien d'actifs dépasse maintenant les 2 milliards, et la facture
continue de grimper. Puis, pendant ce temps, au gouvernement, on refuse de
bouger. Hier encore, la CAQ a refusé de s'engager à prioriser le projet de
Maisonneuve-Rosemont.
Ma question : Pourquoi le
gouvernement refuse encore de prioriser la santé et la sécurité des patients du
Québec?
La Présidente : La réponse du
ministre responsable des Infrastructures.
M. Charette : Merci, Mme
la Présidente. Merci au collègue. Peut-être que j'ai une prémisse dans sa
question. Il n'y a pas de négligence au niveau des investissements, et j'aurais
une question pour lui. Dans un premier temps, selon lui, combien ça prend de
temps ou d'années pour qu'un bâtiment se dégrade? La réponse, elle est
simple : ça se fait sur des décennies. Donc, si on est là où on est
aujourd'hui avec un déficit d'entretien, ce n'est pas une négligence sur les
dernières années, c'est une négligence sur les dernières décennies. Des
infrastructures qu'il cite, certaines ont été construites il y a plus de
100 ans. Dans d'autres cas, c'est des infrastructures qui ont plusieurs
décennies.
Donc, la faute, s'il faut en identifier
une, c'est les gouvernements précédents, qui ont largement sous investi dans le
maintien de nos actifs, situation qu'on est en train de corriger. On l'a
souvent mentionné, lorsqu'on a pris le pouvoir en 2018, le PQI était à
100 milliards, il est aujourd'hui à 164 milliards, c'est une
progression de 64 %. Et les deux tiers de ces sommes-là sont dédiés au
maintien d'actifs, donc on corrige des erreurs du passé. Mais les erreurs sont
lourdes, elles sont grandes et elles ne peuvent pas se corriger du jour au
lendemain.
La Présidente : Première
complémentaire.
M. Cliche-Rivard : Huit
ans, Mme la Présidente. Huit ans à gouverner le Québec. Là où on s'entend,
c'est clair, c'est qu'eux et les autres partis précédents ont causé cette
négligence-là. On va être d'accord là-dessus, mais ils en sont responsables
également. Sur les 227 bâtiments vétustes, Montréal en compte la moitié.
Pas étonnant, la CAQ abandonne Montréal. Ça, ça fait longtemps qu'on le savait.
À l'Hôpital général de Montréal, le pire au Québec, c'est 265 fuites d'eau
depuis décembre 2024, des opérations cliniques suspendues, des lits de patients
fermés, mais le gouvernement refuse encore...
• (10 h 40) •
La Présidente : La réponse du
ministre.
M. Charette : 195
M. Charette :Merci, Mme la Présidente. Je posais au
collègue une question à la première question qu'il posait. Je vais lui en poser
une autre. Selon lui, quelle serait la bonne hauteur pour un PQI? On va en
présenter un dans les prochaines semaines. J'aimerais avoir sa réponse. Est-ce
qu'une augmentation de 64 %, c'est insuffisant? Si oui, quel serait le
montant qu'il nous suggère et comment s'assurer qu'un montant plus élevé puisse
correspondre à nos cibles budgétaires? Comment s'assurer que ça n'accentue pas
davantage la pression sur nos finances publiques? Parce que, si on accentue la
pression sur nos finances publiques, on compromet aussi l'offre de services que
l'on garantit, que l'on promet aux citoyens.
Donc, poser une question, c'est bien.
Avoir une réponse...
La Présidente
: Deuxième
complémentaire...
M. Charette : ...garanties que
l'on promet aux citoyens. Donc, poser une question, c'est bien. Avoir une
réponse pour...
La Présidente : Deuxième
complémentaire. Et, pour ce faire, je cède la parole à la députée de Verdun. On
vous écoute.
Mme Zaga Mendez : J'ai une
recommandation pour le ministre : Commencez par épargner
15 000 $ sur le projet du troisième lien, c'est comme ça qu'on va
sauver nos infrastructures.
À Verdun, l'Hôpital Douglas est rendu le
deuxième le plus dégradé au Québec. Aucune surprise, là, Mme la Présidente, on
l'a tous vu, le plafond s'effondre, les chutes de Niagara en direct. Les
patients ne souhaitent même pas y aller tellement c'est rendu dégradé.
La question est simple : C'est quand
que la modernisation va débuter? Les patients attendent une réponse, plus
d'excuses.
La Présidente : La réponse du
ministre des Finances.
M. Girard (Groulx) : Oui, Mme
la Présidente. Bien, on fait des efforts extrêmement importants, une hausse de
64 % depuis qu'on est au pouvoir, 11 milliards dans le dernier budget
en réaction à la guerre tarifaire pour stimuler l'économie. Et, dans le
prochain budget, bien, c'est certain qu'on considère augmenter les
infrastructures parce que les besoins sont immenses, Mme la Présidente.
Qui pourrait nous aider aussi? Bien, le
gouvernement fédéral, qui n'a plus de programmes en infrastructures depuis le
31 décembre 2023, qui s'est vanté dans son dernier budget qu'il
allait augmenter les dépenses en capital. Et nous leur demandons un transfert
sans condition pour le transport en commun et les infrastructures.
La Présidente : En question
principale, je reconnais maintenant le député de Gouin.
M. Nadeau-Dubois : Il n'y a
rien de plus beau qu'un enfant qui découvre la beauté et la magie de la culture
pour la première fois dans sa vie. On le vit comme parent, et les profs du
Québec le vivent à chaque fois qu'ils sortent leurs élèves dans une sortie dans
un musée, dans un théâtre, dans n'importe quelle institution culturelle, au
Salon du livre, par exemple. C'est des vocations qui se créent, c'est des
intérêts qui s'éveillent, c'est souvent des souvenirs pour la vie. Et c'est à
ça que ça sert, les sorties culturelles.
C'est là-dedans que la ministre de
l'Éducation prévoit couper. La ministre de l'Éducation va quitter la vie politique
dans quelques mois. Puis, je ne mentionne pas ça pour la picosser, j'ai pris la
même décision qu'elle, mais je lui pose quand même la question : Est-ce
qu'elle souhaite que ce soit ça, son legs, être la ministre de l'Éducation qui
aura affaibli l'accès à la culture pour les enfants du Québec?
Peut-elle s'engager dès maintenant à
protéger les budgets des sorties culturelles des enfants du Québec?
La Présidente : La réponse de
la ministre de l'Éducation.
Mme LeBel : Merci, Mme la Présidente.
Mon collègue sait très bien que l'exercice budgétaire qui est en cours
présentement sera abouti par la présentation du prochain budget, et on pourra,
à ce moment-là, voir quels seront les budgets qui seront disponibles.
Mais, ceci étant dit, Mme la Présidente,
je suis entièrement d'accord avec mon collègue sur l'importance de la culture,
l'importance de la culture au Québec, l'importance de la culture pour protéger
notre nation, notre français, notre façon d'être et que l'importance que cette
culture-là soit, je dirais, infusée dès le plus jeune âge à nos enfants. Et
l'école doit jouer un rôle fondamental dans cette notion-là. C'est pour ça que
la culture fait partie intrinsèque du programme d'éducation, Mme la Présidente,
et elle fera toujours partie intrinsèque du programme d'éducation.
D'ailleurs, le prochain programme de
français qu'on va mettre en place, qui est déjà déployé dans 55 classes et
qui sera déployé à l'automne 2027, parce qu'on va faire de la formation
pour les enseignants pendant ce temps-là, on va les... bien les intégrer à ce
programme de français là, intègre cette notion de culture là, dont la lecture
de livres québécois, la présentation d'œuvres québécoises.
Donc, cette culture là, Mme la Présidente,
je pense qu'il faut être conscient et très fier du fait qu'elle sera toujours
un élément très intimement lié à l'éducation au Québec parce que c'est
important pour notre nation, Mme la Présidente.
La Présidente : Première
complémentaire.
M. Nadeau-Dubois : Je ne
demande pas à la ministre de m'envoyer une capture d'écran du prochain budget à
l'avance, je lui demande de prendre une position de principe, de prendre une
position de principe comme ministre de l'Éducation : Ne pas couper dans
les sorties culturelles des enfants du Québec. Tout le monde le demande dans
les écoles, tout le monde le demande dans le milieu de la culture,
17 000 personnes ont signé la pétition en même pas deux semaines.
Est-ce que la ministre peut s'engager?
La Présidente : La réponse de
la ministre.
Mme LeBel : J'apprécie
beaucoup ces échanges avec mon collègue de l'opposition, qui est extrêmement
très habile avec les mots, mais ce qu'il me demande, à toutes fins pratiques,
c'est de lui envoyer une capture d'écran à l'avance, donc ce qu'on ne fera pas.
Mais c'est important de réitérer, Mme la Présidente, parce qu'on le fait pour
un cas en budget puis on ne le fait pour aucun poste budgétaire.
Donc ce qu'il est important de réitérer,
par contre, Mme la Présidente, c'est que la culture fait partie de l'éducation.
C'est important que, dès leur plus jeune âge, nos enfants soient exposés à
cette culture, particulièrement la culture québécoise, les livres, le théâtre.
Tout ça est important, effectivement, et ça demeurera toujours important. La
preuve, Mme la Présidente...
Mme LeBel : ...et ça demeurera
toujours important. La preuve, Mme la Présidente, c'est que c'est intimement,
maintenant, lié aux programmes de français qu'on met en place dans nos écoles.
Alors, cette culture-là demeurera toujours importante, Mme la Présidente.
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
M. Nadeau-Dubois : Pas
sorcier, Mme la Présidente, si on n'a pas l'intention de poser un geste, on le
dit. L'attitude détendue, là, de la ministre contraste avec la panique qui
sévit en ce moment dans le milieu culturel. Elle a juste à dire : Non, on
ne coupera pas les sorties culturelles des enfants. Je vous donne juste un
exemple. Les théâtres jeunesse, là, les sorties scolaires, c'est 75 % de
leurs revenus. Ça fait que c'est bien beau, aller parader à l'UNESCO pour
parler de la souveraineté culturelle, mais, pendant ce temps-là, laisser planer
des coupures dans les sorties culturelles, c'est faire paniquer le monde.
Est-ce que la ministre peut les rassurer?
La Présidente : La réponse de
la ministre.
Mme LeBel : Présentement,
moi, je suis à Québec. Donc, c'est à partir de Québec que je vais vous dire que
l'éducation, ce qu'on me demande, et de la... La raison pour laquelle on
m'interpelle, c'est qu'on veut que l'éducation et la culture soient intimement
liées. On veut que cette culture-là soit offerte à nos enfants à travers le
système d'éducation, et on le fait, et on va continuer à le faire. Depuis 2019,
on a investi plus de 112 millions de dollars, Mme la Présidente, en
culture et on va continuer à faire en sorte que cette culture-là soit
intimement liée aux programmes d'éducation. On veut que nos enseignants
utilisent la musique, la littérature, le théâtre, le cinéma, les séries d'ici
pour enseigner le français. Donc, c'est la plus grande preuve que l'éducation
et la culture demeureront toujours liées pour nos enfants, Mme la Présidente.
La Présidente : En question
principale, je reconnais maintenant le député de Jean-Talon.
M. Paradis : Depuis une
semaine, quand on le questionne sur le troisième lien, le ministre des
Transports nous dit : Ah! bien, ça dépend de la course à la direction de
la CAQ puis c'est une bonne chose. Là où je suis d'accord avec lui, c'est que,
oui, il y a une bonne chose, dans cette course à la direction, quant au
troisième lien, c'est que c'est un révélateur. C'est un révélateur, d'abord,
qu'il y a des dissensions internes au sein de la CAQ, mais c'est aussi un
révélateur que ce n'est pas l'intérêt public, ce n'est pas le Plan québécois
des infrastructures, ce n'est pas les besoins, ce n'est pas les études qui
comptent dans le troisième lien, c'est les intérêts électoralistes de l'un ou
l'autre des candidats.
Bon, hier, on a vu la députée de Sanguinet
jeter aux poubelles tout ce qui a été proposé par la CAQ jusqu'à maintenant, en
tout cas, où elle dit : Je vais le promettre aux prochaines élections puis
peut-être à l'autre élection après. Ce qu'il y a d'intéressant, c'est que c'est
la même députée de Sanguinet qui était au cabinet ministériel quand le projet
actuel a été présenté, tout comme le ministre de l'Enseignement supérieur, tout
comme la députée de Granby.
Moi, j'ai une question pour le ministre de
la Capitale-Nationale : équipe Sanguinet ou équipe Lévis?
La Présidente : La réponse du
ministre responsable des Infrastructures.
M. Charette : Merci, Mme la
Présidente. Le collègue parle de dissension. J'ai été quelques années... Je
l'assume. On fait tous des erreurs, au Parti québécois, et les dissensions, je
les ai connues au Parti québécois.
Au niveau de la Coalition avenir Québec,
je pense qu'on doit parler davantage de réflexion, des réflexions qui ont cours
actuellement, parce qu'une course à la chefferie se vit. Très fier des débats
qui ont cours, très fier de voir qu'une émulation... qu'il y a des gens qui
veulent contribuer au développement du Québec à travers la formation que nous
représentons.
Ce que mon collègue disait, aux
Transports, hier, je vais répéter essentiellement la même chose, et, si la
question devait être posée de nouveau, ce sera la même réponse : C'est une
course à la chefferie qui permet des réflexions, qui permet aux candidats de se
positionner, et les membres de la coalition choisiront leurs représentants, et,
par la suite, il y aura vraisemblablement des ajustements. C'est sain, des
réflexions, Mme la Présidente, et une course à la chefferie est le bon moment
pour agir de la sorte. Donc, on ne nous demande pas de prendre position sur une
course qui se déroule entre les membres. Ils seront informés des résultats le
moment venu.
La Présidente : Première
complémentaire.
M. Paradis : Mais elle est
extraordinaire, cette réponse, parce qu'elle nous confirme une nouvelle fois
que ce n'est pas le Plan québécois des infrastructures, ce n'est pas l'intérêt
collectif, ce n'est pas les besoins, c'est la réflexion qu'on va avoir dans le
cadre d'une course électoraliste à la direction de la CAQ. Ce n'est pas comme
ça que ça fonctionne, le Plan québécois des infrastructures.
Bon, équipe Sanguinet ou équipe Lévis? Je
pose la même question au ministre des Infrastructures, mais j'aimerais avoir la
réponse du ministre de la Capitale-Nationale. Et la ministre... la députée de
Sanguinet dit aussi que c'est sûr que ça n'a pas été un dossier bien géré...
• (10 h 50) •
La Présidente : La réponse du
ministre.
M. Charette : ...à la
question, la réponse sera toujours la même de notre côté, c'est l'équipe du
Québec... c'est le Québec... c'est l'équipe pour l'avenir du Québec, justement,
c'est le nom, d'ailleurs, de notre formation politique. Pour ce qui est du
positionnement lui-même, laissons la course se vivre, mais un petit conseil à
mes amis du Parti québécois, parce que j'en compte encore de nombreux : ce
n'est jamais moment mauvais de consulter la population...
M. Charette : ...Parti
québécois parce que j'en compte encore de nombreux. Ce n'est jamais moment...
mauvais de consulter la population. Ce n'est jamais mauvais de vouloir répondre
aux besoins de la population. Il y a une forte demande dans la grande région de
Québec pour de nouveaux projets en termes de mobilité, peu importe ceux qui
sont présentés actuellement. Donc, conseil amical : Consulter, ce n'est
pas mauvais.
La Présidente : Deuxième
complémentaire.
M. Paradis : «C'est sûr que
ça n'a pas été un dossier dont on salue la gestion au fil des ans», citation de
la députée de Sanguinet. Qu'est-ce qu'on en pense du côté du gouvernement
actuellement? Est-ce qu'on change encore au gré, comme, par exemple, de la
ministre de l'Enseignement supérieur qui, avant d'être candidate, qualifiait le
projet de troisième lien de rétrograde et électoraliste? Puis là, dernièrement,
elle a dit : Si on ne fait pas le troisième lien, je veux une compensation
financière pour mes gens sur la Rive-Sud. On pense de... quoi de tout ça, au
gouvernement, actuellement?
La Présidente : La réponse du
ministre.
M. Charette : Ce que je peux
confirmer, c'est qu'il y a plusieurs sujets qui sont débattus au gouvernement
et ce serait bien que le Parti québécois élargisse aussi ses sujets de
réflexion. On les entend beaucoup parler de référendum, ça devient une
obsession de leur côté, malgré que la population a clairement tranché et
indiqué qu'elle ne souhaite pas aller dans cette direction-là. Donc, si nous on
est capable de réfléchir sur plusieurs sujets, ce serait bien que le Parti
québécois en fasse autant et qu'il élargisse quelque peu ses sujets de
réflexion. Je pense que ça profiterait à davantage de Québécois que de les
obliger à se contraindre à un débat référendaire que personne ne veut, Mme la
Présidente.
La Présidente
: En
question principale...
Des voix :
La Présidente
: Chut!
Je vous réitère le fait qu'il s'agit d'un député indépendant et que ses trois
questions sont protégées. Je reconnais le député d'Abitibi-Est.
M. Dufour : Merci, Mme la
Présidente. Le 19 septembre 2025, en entrevue chez nous, le nouveau ministre
régional de ma région mentionne : De bonnes nouvelles attendent l'Hôpital
d'Amos à court terme. Si je calcule bien, aujourd'hui, on est à six mois de
cette affirmation. Eh bien, savez-vous quoi? Rien de nouveau sur ce sujet.
Je veux rappeler, Mme la Présidente, que
cet hôpital est un centre névralgique pour la région de l'Abitibi-Témiscamingue
et que plus de 50 % des chirurgies sont faites à cet endroit. Alors, à
quand le début des travaux pour l'urgence et le bloc opératoire de l'Hôpital
d'Amos?
La Présidente : La réponse de
la ministre de la Santé.
Mme Bélanger : Oui. Mme la
Présidente, on le voit effectivement, là, qu'il y a beaucoup de besoins en
infrastructures partout au Québec. Québec solidaire a parlé beaucoup des
hôpitaux à Montréal et, oui, effectivement, il y a des hôpitaux à Montréal qui
ont besoin de maintien d'actifs, mais il y a eu, à Montréal, beaucoup
d'investissements dans les dernières décennies, alors le CHUM, le CUSM,
l'institut de cardio.
Des voix : ...
Mme Bélanger : Alors, oui, on
peut continuer, Sainte-Justine... Alors, tout ça, il y en a eu énormément, Mme
la Présidente.
Mais, pour répondre à votre question, on
est très sensible aux besoins des régions, très sensible aux besoins des
régions. Puis il y a des besoins partout dans les régions. Et je comprends très
bien ce que le député mentionne en lien avec l'hôpital, le centre hospitalier
d'Amos, notamment en lien avec la salle d'urgence. On est en train, avec Santé
Québec, Mme la Présidente, de regarder l'ensemble des dossiers. C'est important
de prendre des choix éclairés en fonction des enveloppes budgétaires. Je vous
rappelle que le PQI Santé 2025-2035 était de 25... et sera de
25 milliards...
La Présidente
:
Première complémentaire.
M. Dufour : Mme la
Présidente, j'aimerais rappeler à la ministre que, comme nous sommes situés
entre 500 et 800 kilomètres de Montréal, il n'y en a pas, d'alternative
comme pour les gens qui vivent dans la Communauté métropolitaine de Montréal,
qui peuvent aller d'un hôpital à l'autre.
Y a-t-il enfin quelqu'un qui va finir par
arrêter d'analyser ce dossier-là puis finir par passer à l'action? Il y a
d'ailleurs un budget qui s'en vient.
La Présidente : La réponse de
la ministre.
Mme Bélanger : Oui. Mme la
Présidente, écoutez, je comprends tout à fait le député. L'Hôpital d'Amos est
en planification, donc on est vraiment en train d'analyser l'ensemble de ce
dossier-là. On est en train de regarder les disponibilités financières, Mme la
Présidente, pour s'assurer que les plans, les devis préliminaires soient
produits le plus rapidement possible et on explore, Mme la Présidente, la
possibilité de devancer et d'inclure une phase deux au projet actuel. Alors on
prend ça au sérieux. Pour le bloc opératoire notamment aussi, parce que vous
parlez des salles d'urgence, mais les blocs opératoires...
Mme Bélanger : ...parce
que, vous parlez des salles d'urgence, mais les blocs opératoires. Alors, il
faut être patient. Mon collègue ministre des Infrastructures...
La Présidente
:
Deuxième complémentaire.
M. Dufour : Je vais
aider la ministre, Mme la Présidente, là. Le gouvernement recevra cette année
le double puis même le triple des redevances provenant de l'industrie minière,
des mines aurifères.
Si on exploite le sol abitibien, alors
qu'on en fasse aussi profiter la population de l'Abitibi-Témiscamingue.
La Présidente : La réponse de
la ministre.
Mme Bélanger : ...je
remercie... Mme la... Oui. Excusez. Mme la Présidente, je remercie le député.
Alors, bien, toute forme d'aide est la bienvenue. J'ose m'étirer en disant que
oui, puis l'aide du privé aussi, certainement, surtout quand on parle de
construction.
Alors, vous avez fait référence à
l'industrie minière, mais je veux quand même revenir sur l'Hôpital d'Alma. Ça
fait partie des priorités, on veut faire avancer ce dossier-là. Il est inscrit,
donc, au niveau des infrastructures. Donc, on veut traverser les étapes. Donc,
on le sait, des projets à l'étude, en planification, en réalisation, ils
cheminent, il faut être patient. Le ministre des Infrastructures a parlé tantôt
qu'il y aurait une annonce, éventuellement, sur les priorités en lien avec le Plan
québécois des infrastructures.
La Présidente : Voilà. Cela
met fin à cette période de questions et de réponses orales.
Comme il n'y a pas de votes reportés, nous
allons passer à la rubrique Motions sans préavis. Pour ce faire, je cède la
place au troisième vice-président de l'Assemblée nationale. Je vous remercie.
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Alors, en fonction de nos règles et de l'ordre de
présentation des motions sans préavis, je reconnais un membre du troisième
groupe d'opposition. Mme la députée de Terrebonne.
Mme Gentilcore : Merci,
M. le Président. Je sollicite le consentement des membres de cette Assemblée
afin de présenter, conjointement avec le ministre délégué à l'Économie et aux
Petites et Moyennes Entreprises et les députés de Jeanne-Mance—Viger, Verdun,
Laporte, Saint-Laurent et Rosemont, la motion suivante :
«Que l'Assemblée nationale souligne que
les entreprises de moins de cinq employés représentent 52 % des
établissements employeurs du Québec, et que celles comptant moins de
50 employés en représentent 94 %;
«Qu'elle mentionne l'importance
névralgique des PME pour notre économie, celles-ci générant plus de 50 %
du produit intérieur brut du Québec et en assurant la forte majorité des
emplois du secteur privé.
«Qu'elle exprime sa reconnaissance envers
les entrepreneurs et entrepreneures du Québec pour leur apport essentiel et
constant au développement économique, social et régional du Québec ;
«Qu'elle réaffirme son engagement à
travailler avec l'ensemble des acteurs de la société civile afin de créer un
environnement d'affaires favorable à la prospérité durable des PME et des
Québécoises et Québécois;
«Enfin, qu'elle souligne l'importance de
poursuivre les efforts visant à soutenir l'innovation, l'investissement et la
croissance des PME québécoises.»
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Y a-t-il consentement pour débattre de cette
motion?
M. Lévesque (Chapleau) : Il
y a consentement, sans débat, M. le Président.
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Il y a consentement, sans débat. Cette... Oui, M.
le député des Îles-de-la-Madeleine.
M. Arseneau : On
prendrait un vote électronique, s'il vous plaît.
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Un vote électronique a été demandé. La période de
vote est ouverte.
La période de vote est terminée. M. le
secrétaire général.
Le
Secrétaire : Pour : 102
Contre : 0
Abstentions : 0
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Cette motion est adoptée.
M. le député des Îles-de-la-Madeleine.
M. Arseneau : M. le
Président, on aimerait que la copie de cette motion soit transmise à la FCEI,
la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante.
• (11 heures) •
Le Vice-Président
(M. Benjamin) : Ce sera fait, M. le député. Et la prochaine
motion revient au gouvernement, et je reconnais M. le député de Chapleau.
M. Lévesque (Chapleau) : Oui,
merci beaucoup, M. le Président. Et donc je sollicite le consentement de cette
Assemblée afin de présenter la motion suivante conjointement avec le député de Taillon :
«Que l'Assemblée nationale prenne acte des
statistiques fiscales de 2023 démontrant que le revenu total des Québécois a
augmenté de 5,6 % tandis que l'impôt à payer a diminué de 1,5 %,
confirmant ainsi les effets positifs des actions posées par le gouvernement.»
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
Une voix : ...
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Il n'y a pas de consentement. Et la prochaine...
11 h (version révisée)
<17851
M. Lévesque
(Chapleau) :
...des actions posées par le gouvernement.»
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
Des voix : ...
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Il n'y a pas de consentement.
Et la >prochaine motion revient
à l'opposition officielle, et je reconnais Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
Affirmer l'importance de préserver la presse écrite
locale
Mme Cadet : M. le
Président, je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de présenter la
motion suivante conjointement avec le député de Jean-Lesage, la députée de Terrebonne,
le député d'Abitibi-Est, la députée de Laporte, le député de Rosemont, la
députée de Saint-Laurent et la députée de Chomedey :
«Que l'Assemblée nationale reconnaisse
l'apport indéniable des quotidiens, hebdomadaires et magazines imprimés qui
renseignent, éclairent et divertissent des millions de Québécois;
«Qu'elle reconnaisse que ces imprimés sont
un rempart contre l'uniformisation culturelle à l'échelle mondiale et un
bouclier contre la désinformation, dans le respect et la protection de la
diversité des expressions culturelles;
«Qu'elle prenne acte du contexte
géopolitique marqué par les fausses nouvelles et la fragilisation des
institutions, notamment par le biais des réseaux sociaux et des géants
numériques internationaux;
«Qu'elle énonce que préserver la presse
écrite locale devrait être une priorité;
«Qu'enfin, elle affirme que ces imprimés jouent
un rôle essentiel auprès des Québécois affectés par la fracture numérique,
notamment les ainés et les ménages à faible revenu.»
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
M. Lévesque (Chapleau) : Consentement,
sans débat, M. le Président.
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Il y a consentement, sans débat.
Une voix : ...
Mise aux voix
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Un vote électronique a été demandé. La période de vote est ouverte.
La période de vote est terminée. M. le
secrétaire général.
Le
Secrétaire : Pour : 101
Contre : 0
Abstentions : 0
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Cette motion est adoptée.
Et la prochaine motion revient au deuxième
groupe d'opposition. Je reconnais M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
Demander au gouvernement d'encadrer le recours
à l'intelligence artificielle générative pour la création d'illustrations,
d'images ou d'oeuvres visuelles dans tout projet, organisme ou institution
bénéficiant d'un financement public
M. Leduc : Merci, M. le
Président. Je sollicite le consentement de cette Assemblée pour présenter la
motion suivante conjointement avec la députée de Bourassa-Sauvé, la députée de Terrebonne,
la députée de Laporte, le député de Rosemont et la députée de Saint-Laurent :
«Que l'Assemblée nationale du Québec reconnaisse
que l'intelligence artificielle générative menace directement le travail et la
stabilité économique des artistes et créateurs québécois;
«Qu'elle rappelle que l'usage d'une telle
technologie remplace les oeuvres de nos artistes par des contrefaçons créées à
partir de leur propre travail;
«Qu'elle affirme que les fonds publics
octroyés dans le domaine des productions culturelles doivent prioritairement
soutenir la création artistique québécoise et protéger les emplois dans le
milieu culturel;
«Qu'enfin elle demande au gouvernement du
Québec d'évaluer l'encadrement du recours à l'intelligence artificielle
générative pour la création d'illustrations, d'images ou d'oeuvres visuelles
dans tout projet, organisme ou institution bénéficiant d'un financement public.»
Merci beaucoup.
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
M. Lévesque (Chapleau) : ...consentement,
sans débat, M. le Président.
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Il y a consentement, sans débat. M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Un
vote électronique, s'il vous plaît.
Mise aux voix
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Un vote électronique a été demandé. La période de vote est ouverte.
La période de vote est terminée. M. le
secrétaire général.
Le
Secrétaire : Pour : 101
Contre : 0
Abstentions : 0
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Cette motion est <adoptée...
Le
Secrétaire : ...Abstentions : 0
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Cette motion est >adoptée. M. le leader du deuxième
groupe d'opposition.
M. Cliche-Rivard : M. le
Président, est-ce qu'une copie de cette motion peut être envoyée aux groupes
suivants, s'il vous plaît? L'Union des artistes, Fédération nationale des
communications et de la culture-CSN, Centrale des syndicats du Québec, rassemblement
pour l'art humain et Illustration Québec. Merci.
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Ce sera fait, M. le leader.
Avis touchant les travaux des commissions
À la rubrique des avis des travaux
touchant les commissions, M. le leader adjoint du gouvernement.
M. Lévesque (Chapleau) : Oui,
merci beaucoup, M. le Président. Et donc j'avise cette Assemblée que la Commission
des institutions va poursuivre les consultations générales et les auditions
publiques sur le projet de loi n° 1, la Loi constitutionnelle de 2025 sur
le Québec, aujourd'hui, de 11 h 45 à 12 h 45 et de
15 heures à 16 h 15, à la salle Pauline-Marois;
La Commission des relations avec les
citoyens va poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 9, la Loi sur
le renforcement de la laïcité du Québec, aujourd'hui, de 15 heures à
18 h 30, à la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine;
La Commission de la santé et des services
sociaux va poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 19, la Loi
visant notamment l'amélioration de l'accès aux services médicaux, aujourd'hui,
après les affaires courantes jusqu'à 13 heures, à la salle
Louis-Hippolyte-La Fontaine;
La Commission de l'aménagement du
territoire va poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 13, la Loi
visant à favoriser la sécurité et le sentiment de sécurité de la population et
modifiant diverses dispositions, après les affaires courantes jusqu'à
13 heures et de 15 heures à 18 h 30, à la salle
Louis-Joseph-Papineau;
La Commission de l'économie et du travail
va poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 3, la Loi visant à
améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique de
diverses associations en milieu de travail, après les affaires courantes
jusqu'à 13 heures et de 15 heures à 18 h 30, à la salle
Marie-Claire-Kirkland;
La Commission des finances publiques
entreprendra l'étude détaillée du projet de loi n° 5, la Loi visant à
accélérer l'octroi des autorisations... requises, pardon, pour la réalisation
des projets prioritaires et d'envergure nationale, après les affaires courantes
jusqu'à 13 heures, à la salle du Conseil législatif;
La Commission des finances publiques va
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 7, la Loi visant à
réduire la bureaucratie, à accroître l'efficacité de l'État et à renforcer
l'imputabilité des hauts fonctionnaires, aujourd'hui, de 16 h 30 à
18 h 30, à la salle Pauline-Marois.
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Merci, M. le leader adjoint du gouvernement.
Affaires du jour
La période des affaires courantes étant
terminée, nous allons maintenant passer aux affaires du jour. M. le leader
adjoint du gouvernement.
M. Lévesque (Chapleau) : ...M.
le Président. Je vous demanderais de bien vouloir suspendre nos travaux jusqu'à
15 heures.
Le Vice-Président (M. Benjamin) :
Les travaux sont donc suspendus jusqu'à 15 heures.
(Suspension de la séance à 11 h 09)