(Onze heures cinquante-sept
minutes)
Le
Président (M. Montigny) : À l'ordre, s'il vous plaît! Alors, ayant constaté
le quorum, je déclare la séance de la Commission de l'agriculture, des
pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles ouverte.
La commission est réunie afin de poursuivre
l'étude détaillée du projet de loi n° 63, Loi modifiant la Loi sur les
mines et d'autres dispositions.
M. le secrétaire, est-ce qu'il y a des
remplacements aujourd'hui?
Le Secrétaire :
Oui, M. le
Président. M. Bernard (Rouyn-Noranda—Témiscamingue) est remplacé par Mme Gendron
(Châteauguay); M. Bussière (Gatineau), par Mme Abou-Khalil (Fabre); M. Sainte-Croix
(Gaspé), par Mme Lachance (Bellechasse); M. Tremblay
(Dubuc), par M. Dufour (Abitibi-Est); et Mme Rizqy
(Saint-Laurent), par Mme Dufour
(Mille-Îles).
Étude détaillée (suite)
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup. Alors maintenant, lors de l'ajournement de nos travaux, hier, nous
étions donc à l'étude de l'article 118 tel qu'il a été amendé. Maintenant,
il y avait d'autres interventions, je crois, en lien avec l'article 118.
Oui, Mme la députée de Mille-Îles, la parole est à vous.
Mme Dufour : Oui. M. le Président,
avant qu'on quitte, la dernière session, dans le fond, on avait... j'avais posé des questions par rapport à une portion, là,
de l'article 304.1.4 qui dit qu'une MRC peut exiger d'une municipalité locale
tout renseignement, étude, etc., qu'elle juge pertinent. Et là j'avais des...
j'avais des craintes quant à peut-être la...
tu sais, le côté abusif que ça pourrait devenir juste pour bloquer un certain
projet. Donc il y a eu une discussion avec la partie ministérielle et il y aura un amendement qui va être déposé,
mais il est encore en rédaction. Donc, je suggère qu'on... qu'on...
qu'on continue avec d'autres collègues.
Le
Président (M. Montigny) : Pas de problème. Merci beaucoup. Effectivement, on
est en phase de préparation. Est-ce qu'il y a d'autres collègues, en
attendant de parler de l'amendement, qui ont des interventions? Alors, comme il
ne semble pas... Mme la députée de Mille-Îles, je vous laisse à nouveau la
parole.
Mme Dufour : Merci. Bien, écoutez,
moi, il m'en restait une seule, alors je vais...
Le Président (M. Montigny) :
Allez-y.
Mme Dufour : ...je vais la poser.
C'est à la toute fin de l'article 304.1.4, on parle que «sont assimilées à
des municipalités régionales de comté pour
l'application du présent article». Le deuxième point, on dit : «2° les
municipalités locales dont le territoire n'est pas compris dans celui
d'une municipalité régionale de comté...» Juste par curiosité, il y en a
combien qui se qualifient à ce qualificatif-là?
Mme
Blanchette Vézina : Sur le combien, là, je ne suis pas en mesure de
vous répondre, là. On peut faire la vérification, mais, en même temps,
l'objectif, c'est... on me dit Laval, là, mais on peut vérifier, là. Ce serait
un exemple.
Mme Dufour : Donc, ce serait... on
parlerait des villes-MRC, ici? Parce que, tu sais, le 1°, on précise conseil
d'agglomération de ville de Montréal, ville de Québec, ville de Longueuil,
ville de La Tuque, on est précis. Mais, dans le 2°, on dit «les municipalités
locales dont le territoire n'est pas compris dans celui d'une MRC».
Le Président (M. Montigny) : Parfait.
Merci. Mme la ministre, vous avez la parole.
Mme Blanchette Vézina : Oui. On
s'est assurés de respecter, là, ce qui était dans la Loi sur l'organisation
territoriale municipale, donc, pour viser les villes qui ne font pas partie
d'une MRC, là, comme celle de Laval.
Mme Dufour : OK. Donc, on parle
sensiblement des villes-MRC, ici, probablement.
• (12 heures) •
Mme Blanchette Vézina : Exact.
Mme Dufour : OK. Merci.
Le
Président (M. Montigny) : Merci beaucoup. Alors, à ce moment-ci, nous
sommes toujours en attente de l'amendement. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions? Sinon, nous allons donc suspendre quelques instants.
Nous allons donc
suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
12 h 01)
(Reprise à 12 h 04
)
Le Président (M.
Montigny) : Nous sommes prêts pour débuter nos travaux. À ce stade-ci,
nous avons bien reçu une proposition d'amendement, que nous avons maintenant à
l'écran. Alors, pour la présentation de l'amendement, je crois que c'est Mme la
députée de Mille-Îles. Je vous laisse présenter l'amendement.
Mme Dufour : Merci,
M. le Président. Alors, je vais le lire comme suit. L'article 118 :
Remplacer, dans le quatrième alinéa de l'article 304.1.4 de la Loi sur les
mines, proposé par l'article 118 du projet de loi, «qu'elle juge
pertinent» par «nécessaire».
Dans le fond, ce que
je peux lire, là, ce que ça va donner, sensiblement, c'est qu'une MRC pourra
demander tout document, tout renseignement ou toute étude nécessaire pour évaluer
la demande au lieu «qu'elle juge pertinent». Et, comme ça, si jamais il y avait
une demande abusive d'une MRC concernant une étude, bien, le... la municipalité
pourrait dire : Bien, ce n'est pas vraiment nécessaire, donc n'aurait pas
à fournir, à ce moment-là, l'étude. Ça fait que ça... ça donne cette latitude.
Le Président (M.
Montigny) : Merci beaucoup, Mme la députée. Sur cette proposition
d'amendement, des interventions? Alors, il ne semble pas y avoir
d'intervention. Alors, comme il n'y a pas d'intervention, nous pouvons passer
maintenant au vote. Il y a un vote d'appel nominal qui est demandé. M. le
secrétaire.
Le
Secrétaire : Pour, contre, abstention, Mme Dufour (Mille-Îles)?
Mme Dufour : Pour.
Le
Secrétaire : M. Fortin (Pontiac)?
M.
Fortin : Pour.
Le
Secrétaire : Mme Blanchette Vézina (Rimouski)?
Mme Blanchette
Vézina : Pour.
Le
Secrétaire : M. Dufour (Abitibi-Est)?
M. Dufour : Pour.
Le
Secrétaire : M. Rivest (Côte-du-Sud)?
M. Rivest : Pour.
Le
Secrétaire : Mme Gendron (Châteauguay)?
Mme Gendron :
Pour.
Le Secrétaire :
Mme Abou-Khalil (Fabre)?
Mme
Abou-Khalil : Pour.
Le
Secrétaire : Mme Zaga Mendez (Verdun)?
Mme Zaga
Mendez : Pour.
Le
Secrétaire : M. Montigny (René-Lévesque)?
Le Président (M.
Montigny) : Abstention. Alors, la proposition d'amendement est
adoptée. Nous revenons donc à l'article 118 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y
a des interventions sur l'article 118? M. le député de Pontiac, je vous
laisse la parole.
M. Fortin : Merci
bien, M. le Président. Bonjour. Oui, sur le... là, j'essaie de comprendre la
portée, disons, l'impact, là, du 304.1.3. Et, plus tôt, on a déjà eu la
discussion sur qu'est-ce qui se passe avec des droits exclusifs qui n'ont pas
été utilisés pendant un certain temps ou des concessions. Puis là, ici, là,
juste parce qu'on parle du privé, les concessions, est-ce qu'elles sont
uniquement en territoire public ou est-ce qu'il y en a en territoire privé?
Mme Blanchette
Vézina : 35 en territoire privé.
M.
Fortin : OK. Et donc, avec les
dispositions au 304.1.3, celles-là, s'il n'y a pas eu de travaux depuis une
certaine date, là... Non?
Mme Blanchette Vézina : ...consentement de la
commission, j'aimerais donner la parole à M. Roch Gaudreau.
Le Président (M. Montigny) : Parfait.
Alors, est-ce que nous avons consentement pour entendre M. Gaudreau?
M.
Fortin : Avec plaisir.
Le Président (M.
Montigny) : Oui. M. Gaudreau, je vous invite à vous présenter et à
répondre à la question. Merci beaucoup. Vous pouvez y aller, M. Gaudreau.
M. Gaudreau
(Roch) : Bonjour. Roch Gaudreau, directeur du développement et du
contrôle de l'activité minière, ministère des Ressources naturelles et des
Forêts.
Donc, non, la mesure,
là, au niveau des travaux ne s'applique que pour les droits exclusifs
d'exploration. Donc, les concessions
minières sont préservées, comme les baux miniers. Et, à l'échéance de ces
titres-là ou à l'abandon, ils auront quand
même la priorité pour désigner leur... la limite de leur bail sous forme de
droit exclusif d'exploration. Donc, même s'il n'y a plus d'exploitation,
ça peut perdurer au niveau du droit via un droit exclusif d'exploration.
M.
Fortin : OK. Donc, la... qu'ils soient en
exploration ou en exploitation, là, ils maintiennent leur droit même si tout le
territoire privé autour d'eux, là, devient essentiellement du territoire où il
ne peut pas y avoir d'activité minière?
M. Gaudreau
(Roch) : C'est bien ça.
M.
Fortin : OK. Ça me va. Très bien.
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup, M. Gaudreau. Maintenant, est-ce qu'il y a d'autres interventions? Allez-y,
M. le député de Pontiac, la parole est à vous.
M.
Fortin : On a quand même pris un certain temps, hier soir, là,
pour réfléchir, analyser et entendre, là, les justifications de la ministre et
de l'équipe gouvernementale, revoir les propositions qui nous avaient été
faites aussi par les différents groupes qui
sont venus en commission et avec qui on échange régulièrement, notamment,
notamment, certains des maires, là, qui s'étaient exprimés sur l'impact
des mesures présentées à 304.1.3 et 304.1.4.
Et j'entends
l'argument de la ministre, là, qui dit : Bien, moi, je veux presque
favoriser... Et là je paraphrase ses propos, là, je ne veux pas la... je ne
veux pas le faire d'une mauvaise façon, mais je pense qu'elle nous a cité que son intention, c'était de favoriser, en quelque
sorte, une attractivité, disons, de... ou un intérêt envers... pour une MRC ou
pour des promoteurs, à faire les étapes nécessaires pour permettre de
l'activité minière.
Sauf que, de la façon
qu'on s'y prend ici, à notre... à notre opinion, puis c'est correct qu'on ne
soit pas d'accord, là, ça fait partie de l'analyse parlementaire que tout le
monde fait ici, là, ça fait en sorte d'envoyer un message initial que, bien, le
territoire, il est, j'utilise le terme en sachant que ce n'est pas... que ce
n'est pas pour toujours, là, mais que ce
n'est pas sans recours, mais que le terme... le territoire, il est bloqué et
que, pour revenir à une activité minière, ça prend une démarche de la
part des élus municipaux.
• (12 h 10) •
Moi, je... si
réellement c'est l'intention de la ministre, je trouve que... et encore là
c'est une impression, mais je trouve qu'on y va d'une manière inversée, un peu,
là. Et ça demeurerait des recommandations qui nous ont été faites, entre autres, par le maire Lauzon, entre
autres par la FQM, le conseil des préfets de l'Abitibi-Témiscamingue...
demeurerait une solution en terre privée, encore là, plus appropriée à leurs
yeux et plus appropriée à la nôtre.
Alors, je vous l'ai
dit hier, il y a des dispositions dans l'article 118 avec lesquelles on
est d'accord. On a travaillé sur des
amendements. Mais parce qu'on pense qu'il y a une meilleure solution de
possible, on va voter contre la disposition à 118 et à 117, là, qui
est... qui est essentiellement une disposition parallèle. Mais pas parce qu'on
est contre l'esprit de la chose, parce qu'on pense que la ministre y va de la
mauvaise façon.
Le Président (M.
Montigny) : Alors, Mme la ministre.
Mme Blanchette
Vézina : Merci, M. le Président. Bien, je pense avoir tout dit hier,
les intentions. On a eu l'occasion effectivement d'échanger. Je comprends que
peut-être vous trouvez que le moyen n'est pas le bon, mais moi, je suis
convaincue que c'est le bon moyen pour y arriver. Donc, voilà.
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions en lien avec
l'article 118? Alors, comme il n'y a pas d'autre intervention en
lien avec l'article 118, est-ce que l'article 118 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Adopté sur division.
Une voix : ...
Le Président (M. Montigny) : Tel
qu'amendé, vous avez tout à fait raison, M. le député. Il est adopté, tel qu'amendé, sur division. Merci beaucoup.
Maintenant, je crois qu'il y a une intention de revenir à l'article qu'on avait
suspendu, le 117. Mme la ministre, je vous laisse la parole. Est-ce que c'est
votre demande?
Mme Blanchette Vézina : Effectivement,
j'en ferais la demande, qu'on revienne à 117, considérant...
Le
Président (M. Montigny) : Parfait. Parfait. Nous avons donc besoin d'un consentement
de la commission pour revenir à l'article 117. Est-ce que nous
l'avons?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Montigny) : Nous
avons donc consentement. Nous allons donc revenir à l'étude de
l'article 117. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Bien, je
pense qu'on a fait le tour, c'est en lien avec l'article 118, là. Je n'ai
pas de commentaire supplémentaire.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions en lien avec l'article 117?
M. Fortin : ...tout simplement, M. le Président, pour dire, un peu
comme on vient de le dire, là, pour... parce qu'on entend les préoccupations du
maire de Malartic, du conseil des préfets de l'Abitibi-Témiscamingue, des gens
de la FQM, du maire Lauzon, entre autres, du préfet Lauzon, entre autres, on va
voter contre l'article ici parce qu'on pense qu'il y a une meilleure façon de
s'y prendre. Et ce sont des articles, là, qui, comme je le disais, sont
parallèles. Parce qu'on donne, à tout le moins... on donne l'impression, on
donne le signal qu'on vient bloquer l'ensemble du territoire, qu'on remet le fardeau sur les maires et municipalités. Et
j'entends la mairesse... — la
mairesse! — la
ministre, pardon, l'ancienne mairesse, la ministre actuelle qui nous dit
essentiellement : Bien, vous savez, ils peuvent le faire tout de suite,
d'emblée, une résolution, c'est fait, ça revient. Sauf que, je pense, notre
analyse, c'est que ce n'est vraiment pas si simple que ça, cette façon de
procéder. Alors, encore là, M. le Président, et on n'a pas besoin de refaire le débat, je tenais simplement à citer
notre prise de position, nous allons voter contre l'article 117 tel qu'il
est présenté.
Le
Président (M. Montigny) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
Oui, Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Merci. Je me
souviens d'avoir eu une discussion sur 117 avec la ministre. On s'est dit qu'on
allait amender 118 auparavant. Donc, il y a certaines de mes questions qui ont
été quand même répondues. Ceci dit, je veux juste ramener une préoccupation,
puis peut-être elle peut nous éclairer un petit peu. Pour... Lorsqu'il y a eu
des périmètres urbains, parce que c'est de ça dont il s'agit, qui ont déjà été
soustraits par le TIAM, ces périmètres-là
demeurent? Est-ce que tout ça demeure, puis c'est cohérent avec la mesure, la
suppression des périmètres urbains?
Le Président (M. Montigny) : Mme la
ministre, vous avez la parole.
Mme Blanchette Vézina : Oui. Il y
aura une mesure transitoire pour traiter de ces cas-là, justement.
Mme Zaga Mendez : Donc, il y a quand
même un passage par la mesure transitoire pour terres privées et périmètres
urbains. Mais, s'ils ont déjà été soustraits, est-ce que leur statut demeure
automatique? Comme il n'y a pas eu de claim,
il n'y a pas eu d'historique, ça a été soustrait par les mêmes conditions.
Est-ce que ce passage-là va être soit automatique ou d'une façon plus
facile que de faire la demande?
Mme Blanchette Vézina : Bien, la
réponse est oui. C'est 172... 172 du projet de loi.
Mme Zaga Mendez : OK. Donc, c'est à
172 qu'on va voir un peu la...
Mme Blanchette Vézina : La
mécanique. Mais la réponse à votre question, c'est oui, il y a...
Mme Zaga Mendez : Il y a un
mécanisme.
Mme Blanchette
Vézina : Oui, un mécanisme.
Le
Président (M. Montigny) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions en lien avec l'article 117? Alors, il n'y a pas d'autre intervention en lien avec
l'article 117. Nous sommes maintenant prêts à la mise aux voix de l'article 117.
Alors, est-ce que l'article 117 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Montigny) : Adopté.
Merci. Nous pouvons donc passer à l'article 119 maintenant. Mme la
ministre, vous avez la parole pour l'article 119.
Mme
Blanchette Vézina : Merci, M. le Président. L'article 305.1 de
cette loi est modifié par le remplacement, dans le troisième alinéa, de
«indiquées sur des cartes conservées au bureau du registraire» par «inscrites
au registre public des droits miniers, réels et immobiliers».
Cet article vise à modifier l'article 305.1
de la Loi sur les mines pour retirer la référence aux cartes conservées au
bureau du registraire. L'inscription des limites d'un site géologique
exceptionnel est plutôt faite directement sur le Registre public des droits
miniers, réels et immobiliers, qui se trouve sur support technologique.
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des interventions en lien avec l'article 119?
Oui. M. le député de Pontiac, vous avez la parole.
M.
Fortin : Si je comprends bien, c'est de l'actualisation de
la législation pour refléter ce qui est déjà en place?
Mme Blanchette Vézina : Exact.
M. Fortin : OK. Et ça fonctionne bien? Il n'y a pas d'enjeu? C'est...
Mme Blanchette Vézina : Pas d'enjeu.
M. Fortin : ...c'est immédiat ou presque immédiat, ces
modifications-là?
Mme Blanchette Vézina : Effectivement.
M. Fortin : Excellent.
Le
Président (M. Montigny) : Alors, voilà. Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
Alors, comme il n'y a pas d'autre intervention, nous allons passer aux
voix sur l'article 119. Est-ce que l'article 119 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Montigny) : Adopté.
L'article 119 est adopté. Nous allons maintenant à l'article 120.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Le Président (M. Montigny) : Mme la
ministre.
Mme
Blanchette Vézina : L'article 305.5 de cette loi est modifié par
le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «déposée au bureau du
registraire» par «inscrite au registre public des droits miniers, réels et
immobiliers».
Cet article vise à modifier l'article 305.5
de la Loi sur les mines pour retirer la référence au bureau du registraire.
L'inscription de l'entente relative à un site géologique exceptionnel situé sur
terre privée est plutôt faite directement sur le Registre public des droits
miniers, réels et immobiliers qui se retrouve sur support technologique.
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des interventions en lien avec cet article? Alors, il ne semble pas y avoir d'intervention en
lien avec l'article 120. Comme il n'y a pas d'intervention, nous pouvons
passer à la mise aux voix de l'article 120. Est-ce que l'article 120
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Montigny) : Adopté. Maintenant, nous allons passer à l'étude
de l'article 121. Mme la ministre, pour l'article...
Mme Blanchette Vézina : 121?
Le Président (M. Montigny) : C'est
exactement ce que j'ai. J'ai dit 121, non? Je croyais que j'avais dit 121.
Mme
Blanchette Vézina : Moi aussi, j'avais...
Le Président (M.
Montigny) : On va le répéter pour être sûrs que tout le monde
comprenne bien : nous allons maintenant étudier l'article 121.
Mme Blanchette
Vézina : Cette loi est modifiée par l'insertion, après
l'article 305.5 de la Loi sur les... pardon, la section suivante... Je
vais recommencer, M. le Président, je m'emballe aujourd'hui.
Le Président (M.
Montigny) : ...une petite gorgée de café, on repart.
Mme Blanchette Vézina : Oui, c'est ça, le café est
arrivé. Cette loi est modifiée par l'insertion, après
l'article 305.5, de la section suivante :
«Section III.
«Intervention d'urgence.
«305.6. Malgré
toute disposition contraire, le ministre peut, par arrêté, interdire ou
restreindre l'accès à un chemin minier ou à une terre du domaine de l'État sur
laquelle des activités minières ont été réalisées s'il est d'avis que le
terrain ou des substances qui s'y trouvent présentent un risque sérieux pour la
sécurité des personnes.
«Le ministre interdit
ou restreint l'accès pour une durée maximale d'un an aux conditions qu'il
détermine. L'interdiction ou la restriction
peut être renouvelée pour d'autres périodes maximales d'un an en présence des mêmes
risques.
«L'arrêté est diffusé
par les meilleurs moyens disponibles pour informer rapidement et efficacement
la population du territoire où est situé la terre ou le chemin minier visé et
est publié à la Gazette officielle du Québec.
«L'arrêté pris en
application du présent article entre en vigueur à la date qui y est prévue ou,
à défaut, à la date de sa diffusion.
«305.7. Malgré
toute disposition contraire, lorsqu'un état d'urgence est déclaré par le
gouvernement ou qu'une situation rend impossible, en fait, le respect des
obligations relatives à l'exercice de droits miniers par leur titulaire, le ministre peut prévoir toute mesure
nécessaire à l'égard des droits et des obligations prévus par la présente loi.
«Une mesure prévue en
vertu du premier alinéa est publiée à la Gazette officielle du Québec et
prend effet à la date indiquée. Elle est applicable pour la période fixée par
le ministre, laquelle ne peut excéder un an suivant la fin de [...] cette situation. Si cela est nécessaire
pour éviter ou limiter un préjudice sérieux ou irréparable, le ministre peut
prolonger cette période, avant son expiration, chaque année pendant cinq ans.
«Avant d'adopter ou
de prolonger ces mesures, le ministre doit prendre en considération les
utilisations et la protection du territoire ainsi que les impacts sur les
communautés locales et autochtones.»
• (12 h 20) •
Concernant
l'article 305.6, cet article vise à introduire l'article 305.6 de la
Loi sur les mines qui permettra d'interdire ou de restreindre l'accès à un
chemin minier ou à une terre du domaine de l'État sur laquelle des activités
minières ont été réalisées si la ministre des Ressources naturelles et des
Forêts est d'avis que le terrain ou que des substances qui s'y trouvent
présentent un risque sérieux pour la sécurité des personnes. Cette restriction
ou cette interdiction sera d'une durée d'un an renouvelable en présence des
mêmes risques. Des modalités de publication et d'entrée en vigueur viendront
encadrer l'exercice de ce pouvoir.
Concernant
l'article 305.7, cet article vise à introduire l'article 305.7 de la
Loi sur les mines qui permettra à la ministre des Ressources naturelles et des
Forêts de prendre certaines mesures pouvant déroger aux dispositions de la Loi
sur les mines lorsqu'un état d'urgence est déclaré par le gouvernement ou
qu'une situation rend impossible, en fait,
le respect des obligations relatives à l'exercice de droits miniers par leur
titulaire. Ces mesures permettront d'éviter que des personnes ou des
sociétés contreviennent à cette loi alors que le contexte exceptionnel ne leur
permet pas de s'y conformer.
Les mesures prévues
devront être publiées à la Gazette officielle du Québec. En principe,
les mesures ne peuvent excéder un an... d'un
an la fin de la situation à l'origine de celles‑ci. Une prolongation est possible pour éviter ou limiter un
préjudice sérieux ou irréparable.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Alors, maintenant, est-ce qu'il y a des interventions sur cet article 121?
Oui, M. le député de Pontiac, on vous écoute.
M.
Fortin : Merci, M. le Président. Donc là,
je comprends que la ministre se donne des nouveaux pouvoirs. Qu'est-ce qui se
passe, en ce moment, quand la ministre juge qu'un chemin minier, disons,
présente un risque?
Le Président (M.
Montigny) : ...
Mme Blanchette
Vézina : Je vais vous répondre, parce que... Bien, les feux de forêt,
notamment, il y a eu certaines situations... Puis, bien, je n'étais pas, à
l'époque, ministre lors de la pandémie, mais il y a eu des mesures qui ont été prises quand même. Ceci étant, il n'y
avait pas de pouvoir, et ça demeurait un flou, un flou légal. Donc, ici, on
vient se permettre d'assurer la sécurité dans des situations qui sont, bien
sûr, exceptionnelles.
M. Fortin : Mais dans les chemins forestiers, vous avez des pouvoirs,
mais dans les chemins miniers vous n'en avez pas?
Mme Blanchette Vézina : Oui,
effectivement, effectivement, parce que c'était Transports qui était
responsable, donc là on vient ajuster aussi, suite au transfert de
responsabilités de transport au MNRF.
Le Président (M.
Montigny) : Merci, Mme la ministre. Ou souhaitez-vous... Ah! non? Ça
va aller? Comme vous voulez.
Mme Blanchette
Vézina : Peut-être donner un exemple, là, tu sais, des endroits
dangereux, par exemple, une carrière en milieu urbain qui peut devenir
dangereuse pour les citoyens, les enfants, les jeunes. Ce seraient... On
s'entend, c'est des situations exceptionnelles, là.
M.
Fortin : Une carrière en milieu urbain, ça
n'utilise pas des chemins miniers.
Mme Blanchette Vézina : Non, bien, c'est pour les
deux. Donc, il y a possibilité... des terrains, terres du domaine de
l'État ou chemins miniers.
M. Fortin : OK.
Une terre du domaine de l'État vous permettrait de limiter un accès, par
exemple, à une carrière en milieu urbain, là, disons?
Mme Blanchette
Vézina : À proximité, mais il faudrait qu'elle soit en terre publique,
effectivement.
M.
Fortin : En terre publique? OK, en terre
publique dans le village.
Mme Blanchette Vézina : Je sais que j'ai des
villes, dans le Nord-du-Québec, pour qui c'est... il peut y avoir des
mélanges.
M.
Fortin : Qui sont, mettons, à côté, sur la
terre publique, là, oui.
Mme Blanchette
Vézina : Mais parfois il y a des... j'allais dire «des spots», mais
des...
M.
Fortin : Des endroits.
Mme
Blanchette Vézina : ...je
manque de mots, des endroits, oui, ou des portions de territoire à l'intérieur,
disons, de la municipalité même qui sont en terre publique.
M. Fortin : Oui.
D'ailleurs, j'essaie de penser aux chemins, aux chemins du MRN, dans ma propre
circonscription, là. Les chemins du
MRN, eux, ne seraient pas inclus là-dedans. Ça, vous avez déjà le pouvoir de
bloquer, de bloquer un accès aux chemins du ministère?
Mme Blanchette Vézina : Effectivement, c'est
l'article 42 de la loi sur l'aménagement du territoire forestier.
M.
Fortin : Puis c'est un peu les mêmes
pouvoirs que vous avez ici?
Mme Blanchette Vézina : ...un comparatif légal.
Avec le consentement de la commission, je voudrais donner la parole à Me
Tremblay-Parent.
Le Président (M. Montigny) : C'est
parfait. Juste un instant, on va s'assurer d'avoir le consentement, là, pour Me
Tremblay-Parent. Ça va?
M.
Fortin : Vous avez tout ça, M. le
Président.
Le Président (M.
Montigny) : Parfait. Merci beaucoup. Me Tremblay-Parent, vous avez la
parole.
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : L'avantage, ici, qu'on a, c'est vraiment la possibilité
d'intervenir, tu sais, de façon immédiate, là, très rapide dans une situation
d'urgence, là. Tu sais, il y a un pouvoir, tu sais, d'encadrer ou de limiter
l'accès dans la Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier. Mais,
ici, c'est vraiment si on se rend compte qu'il y a un risque immédiat. Mais,
notamment, on voit le mode de diffusion, là, donc on n'a pas besoin de publier quelque chose à la Gazette officielle,
tu sais, ça pourrait être carrément une feuille qui se retrouve sur la clôture,
à l'entrée, là, tu sais, qui indique, finalement, les conséquences, là, de ne
pas respecter cette décision-là.
M.
Fortin : OK. Puis, justement, là, pour la
question de la comparaison des pouvoirs avec les chemins du MRN, là, ça, vous
pouvez faire ça aussi?
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : Bien, pas une intervention immédiate de la sorte, non.
M. Fortin : Bien,
c'est parce qu'ici, là, quand on vient parler d'une terre du domaine de l'État,
là, je veux juste m'assurer qu'on comprenne de quoi on parle, là, est-ce que
ça, c'est... Tu sais, le territoire public, là, la forêt publique, ça fait partie des terres du domaine de
l'État, bien évidemment. Donc, ici, la ministre des Ressources naturelles
pourrait dire : Je bloque un chemin,
n'importe quel chemin, là, en terre publique essentiellement parce qu'il y a un
danger quelconque. Mais, tu sais, il
y a des gens qui habitent là, quand même, il y a des gens qui habitent au-delà
des limites, ou qui ont des camps, ou peu importe, là.
Mme Blanchette
Vézina : Oui. Bien, moi, je peux vous donner un exemple très concret.
M.
Fortin : J'apprécierais.
Mme Blanchette
Vézina : Puis peut-être préciser, là, que, dans la disposition, il est
vraiment marqué «sur laquelle des activités minières ont été réalisées». Bien,
«s'il est d'avis que le terrain», ça pourrait être spécifiquement un terrain.
Mais, dans le cas des feux de forêt, il a fallu fermer des chemins, limiter
l'accès à des mines. Bon, on s'est retrouvé devant une situation où, bon, on
n'avait pas d'état d'urgence de déclaré, mais il y avait urgence d'agir. Puis,
encore une fois, tu sais, je pense qu'il est important de vraiment voir la
disposition comme étant dans des cas très spécifiques où, effectivement, c'est
complexe. Effectivement, ces chemins-là peuvent être utilisés par d'autres
usagers. Mais ici on vient d'intervenir vraiment de manière très ponctuelle, de
manière raisonnable pour s'assurer de préserver la sécurité des gens.
M.
Fortin : Je comprends que c'est une mesure
de protection du public, mais j'apprécie quand même ce que vous venez de dire,
ponctuel, raisonnable.
Mme Blanchette Vézina : Avec les moyens les plus
limités possibles, hein, pour limiter l'impact sur les citoyens.
M.
Fortin : Si vous avez d'autres mots comme
ça à dire au micro, je les prendrais.
Mme Blanchette
Vézina : Je peux aider à l'interprétation de la disposition en temps
et lieu, mais ça, c'est vraiment l'objectif, c'est de limiter le plus possible.
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions en lien avec cet article?
Oui, Mme la députée de Mille-Îles, je vous laisse la parole.
Mme Dufour : Oui.
Merci, M. le Président. Quand on dit «par arrêté», au tout début, là :
«Malgré toute disposition contraire le ministre peut, par arrêté...» Mon
collègue a été ministre, donc il sait, lui, probablement ce que ça veut dire,
mais, moi, moins. Et ce que je me demandais, c'est : Est-ce que c'est
instantané, est-ce que c'est rapide pour pouvoir, justement, agir rapidement
lorsqu'il y a un risque sérieux?
Mme Blanchette
Vézina : Bien, c'est effectivement très rapide. Donc, c'est un
document qui est signé par le ministre ou la ministre. C'est comme un décret,
mais par le ministre.
Mme Dufour : Oui.
Et, si le ministre est à l'extérieur, pour une raison, là... Tu sais, ça peut
arriver, hein, vous avez le droit de prendre, des fois, un moment pour vous.
Donc, dans ce cas-là, c'est... est-ce que c'est délégué à quelqu'un d'autre?
Mme Blanchette
Vézina : Il y a des remplacements qui sont faits par des collègues.
Donc, c'est décidé par le Conseil des
ministres, là, il y a un décret qui est passé que, lorsqu'on est à l'extérieur,
en vacances, par exemple, ou même en mission qui nous empêcherait
d'agir...
Mme Dufour : OK. Parfait, merci. Une question aussi... Il y a
quelque chose qui a été soulevé dans le 305.6, ici. On a demandé... en
tout cas, il y a eu une demande d'avoir une exception pour des activités de
recherche scientifique indépendantes menées en précaution des risques inhérents
des sites. Est-ce que c'est une recommandation que vous avez analysée?
Mme Blanchette Vézina : En fait, ce serait
possible, dans l'arrêté, de venir spécifier ou d'ajuster l'arrêté en fonction de
ce qui pourrait être soulevé, là, suite au premier arrêté, là. Comme je vous
mentionnais, c'est un document qui est quand même simple, donc on peut en faire
des ajustements au besoin.
• (12 h 30) •
Mme Dufour : OK.
Parfait. Puis, dans l'article 305.7 quand on parle, là, des... en fait, la
mesure prévue en vertu du premier alinéa, quel genre de mesure on réfère? Ça,
c'est dans le deuxième paragraphe, là, du 305.7, là.
Mme Blanchette
Vézina : Oui. Peut-être laisser la parole à M. Ian Morissette,
avec le consentement de la commission.
Le
Président (M. Montigny) : Nous allons donc demander le consentement pour
entendre M. Ian Morissette, qui
est sous-ministre associé aux mines. Vous donnez consentement? Parfait. Nous
avons donc consentement, M. Morissette.
M. Morissette (Ian) : Merci. Ian
Morissette, sous-ministre associé aux mines au ministère des Ressources
naturelles et des Forêts.
On a vu précédemment qu'il y aura des nouvelles
obligations, par exemple, de faire des travaux. Si la personne, par exemple, ne
pouvait pas faire les travaux, étant donné qu'il y a une mesure d'urgence qui
est adoptée puis elle ne peut pas accéder,
donc, ça lui permettrait de reporter dans le temps, donc elle ne serait pas
pénalisée et ne perdrait pas son droit étant donné que le chemin a été
fermé pour des raisons de sécurité.
Mme Dufour : Oui, vous vouliez
rajouter quelque chose?
Le Président (M. Montigny) : ...
Mme Blanchette Vézina : Bien, encore
une fois, peut-être à titre de précision, là, les feux de forêt qu'on a vécus,
même cette année ou l'année dernière, là, ont fermé certaines portions de
territoire pour la sécurité, là. Donc, on a
eu à se poser ces questions-là de manière très récente, là, dans l'histoire du
Québec, donc, pour s'assurer de ne pas faire perdre de droits, de ne pas
obliger non plus... considérant la situation, la dangerosité de la situation,
ne pas obliger des gens à aller faire des travaux lorsqu'il y a des feux, par
exemple dans le nord du Québec. Donc, mesure importante, je vous dirais,
pour... pour tous. Voilà.
Mme
Dufour : Mais on dit, dans le fond, que le délai peut être
prolongé pour ne pas faire perdre des droits, là. C'est ce que je
comprends. Mais, par contre, on dit : «Avant d'adopter ou de prolonger ces
mesures, le ministre doit prendre en
considération les utilisations et la protection du territoire ainsi que les
impacts sur les communautés locales et autochtones.» Comment vous voyez
ça, s'il... s'il y a un genre de conflit d'usage dans... puis que des gens
attendent la fin du droit, justement, pour peut-être récupérer du territoire?
Comment...
Mme
Blanchette Vézina : On va y aller au cas par cas en fonction de la
sécurité. Il faut vraiment... tu sais, il y a une analyse qui va être
faite selon la situation.
Mme Dufour : Bien, en fait, mon
questionnement, c'est plutôt si les mesures d'urgence ou l'état d'urgence se
prolongent dans le temps, parce qu'on considère que ça peut aller jusqu'à un
an, puis il y a des prolongations possibles pendant cinq ans. Donc, j'imagine
qu'on prévoit les cas extrêmes où il y aurait vraiment quelque chose de majeur qui ferait que le site serait inaccessible
pendant une longue période. Mais là on ne parle pas juste de trois mois de feux
de forêt, mais peut-être même des années. Dans un cas comme ça, comment on va
concilier, donc, le... la préservation des droits, mais aussi la
protection que d'autres groupes pourraient vouloir comme... finalement voudrait...
que la ministre refuse de prolonger les droits?
Mme Blanchette Vézina : ...comme je
vous dis, chaque situation est un cas d'espèce. Je pense qu'ici ce qu'il est important de comprendre, c'est que le...
on va... on doit et je devrai prendre en considération, si c'est moi, à ce
moment-là, qui est... qui est ministre, prendre en considération les
utilisations de la protection du territoire. Donc, en fonction de cette
situation-là, il y aura une analyse qui sera faite en tenant compte des critères
qui sont ici.
Mme Dufour : OK. Merci.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions en lien avec l'article 121? Comme
il n'y a pas d'autre intervention, nous pouvons passer à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 121 est adopté? Adopté. L'article 121 est
adopté. Nous sommes maintenant à l'article 122. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Merci, M. le
Président. L'article 306 de cette loi, modifié par l'article 46 du
chapitre 8 des lois de 2022, est de nouveau modifié :
1° par l'insertion, après le paragraphe 1°, du
suivant :
«1.1°
déterminer les conditions pour désigner sur carte ou être titulaire de droit
exclusif d'exploration en vertu de l'article 41;»;
2° par la suppression, dans le paragraphe 2°, de
«de permis ou»;
3° par la suppression, dans le paragraphe 3°, de
«ou d'un permis»;
4° par la suppression, dans le paragraphe 5°, de
«d'un permis ou»;
5° par le
remplacement, dans le paragraphe 8°, de «claims» et de «premier» par,
respectivement, «droits exclusifs d'exploration» et «deuxième»;
6° par l'insertion, après le
paragraphe 8.2°, des suivants :
«8.2.1° déterminer, pour l'application de
l'article 65.1, les travaux d'exploration pour lesquels une séance d'information doit être tenue ainsi que les normes
applicables à la préparation de la planification annuelle des travaux qui
doit être présentée lors de cette séance;
«8.2.2° prévoir les
conditions de délivrance de l'autorisation pour ériger ou maintenir une
construction ou une installation temporaire visée à l'article 66;»;
7° par l'insertion, à la fin du
paragraphe 8.3°, de «et exempter, dans certains cas et certaines
conditions, des travaux de l'obligation d'obtenir une autorisation»;
8° par le remplacement,
dans le paragraphe 9°, de «prévoir les aménagements» par «définir les
aménagements ainsi que les bandes de terre adjacente à ceux-ci»;
9° par le remplacement du paragraphe 10.1°
par les suivants :
«10.0.1° fixer les modalités d'indexation des
coûts minimums des travaux;
«10.1° prévoir, pour l'application de [cet]...»
Je recommence.
«10.1° prévoir, pour l'application de
l'article 72, les sommes dépensées qui sont acceptées dans le coût minimum
des travaux ainsi que la période pour laquelle elles sont acceptées;»;
10° par la suppression du paragraphe 12°;
11° par le remplacement, dans le paragraphe
12.1°, de «claim» par «droit exclusif d'exploration»;
12° par le
remplacement, dans les paragraphes 12.3° à 12.6°, de «claims» par «droits exclusifs
d'exploration», partout où cela se trouve;
13° par l'insertion, après le
paragraphe 12.6°, des suivants :
«12.7°
déterminer, pour l'application des articles 98, 101, 104 et 118.1, les
normes applicables à la préparation de l'étude d'opportunité économique
et de mise en marché ainsi que les substances pour lesquelles une telle étude
doit être préparée;
«12.8°
déterminer, pour l'application de l'article 101, les normes applicables à
l'étude de faisabilité du projet;»;
14° par le remplacement des paragraphes 12.11°
et 12.12° par le suivant :
«12.11° déterminer le mandat du comité de suivi
constitué en application de l'article 101.0.3 ainsi que des règles de
fonctionnement de ce comité;»;
15° par l'insertion, après le paragraphe 13°,
des suivants :
«13.0.1° fixer le montant des droits annuels que
doit verser le concessionnaire;
«13.0.2° déterminer les renseignements et les
frais qui doivent accompagner la demande de conversion de concession minière
prévue à l'article 118.2;
«13.0.3° fixer les modalités selon lesquelles
les informations, notamment concernant la transformation au Québec des
substances minérales extraites et de leur expédition hors Québec, doivent être
présentées dans le rapport prévu au premier alinéa de l'article 120 ou au
troisième alinéa de l'article 224;»;
16° par l'insertion, après le paragraphe 14°,
des suivants :
«14.1° fixer les modalités de la consultation
publique prévue à l'article 140.1;
«14.1.1° prévoir la quantité minimale de
substances minérales à extraire pour renouveler un bail exclusif conformément à
l'article 148;
«14.1.2°
déterminer les éléments, les barèmes et les méthodes applicables pour établir
le montant en contribution financière à verser en vertu de
l'article 155.1;»;
17° par l'insertion, après le paragraphe 21.1°,
du suivant :
«21.2° déterminer les conditions et les
modalités applicables à la désignation d'un représentant prévue à
l'article 207.1;»;
18° par l'insertion, après le paragraphe 23°, du
suivant :
«23.1° déterminer, pour l'application de
l'article 224, les travaux d'exploration ou d'exploitation minières pour
lesquels un avis doit être transmis au ministre;»;
19° par l'insertion, dans le paragraphe 26° et
après «sécurité», de «et de protection»;
20° par l'insertion, après le paragraphe 26°, du
suivant :
«26.0.1° déterminer les éléments, les barèmes et
les méthodes applicables pour établir le montant en compensation financière à verser conformément aux articles 232.0.1
et 232.10.3 ainsi que les modalités de versement, les pénalités et les
intérêts applicables, le cas échéant;»;
21° par le remplacement, dans le paragraphe
26.1°, de «232.1» par «232»;
22° par le remplacement du paragraphe 26.2°
par les suivants :
«26.1.1° prescrire les normes que doit respecter
le plan de réaménagement et de restauration;
• (12 h 40) •
«26.2° établir les normes relatives à la
garantie financière à fournir en vertu de l'article 232.4 ou 232.5;»;
23° par l'insertion, après le
paragraphe 26.4°, des suivants :
«26.4.1°
déterminer, par événement, le montant jusqu'à concurrence duquel une personne
est tenue de réparer le préjudice causé par le fait ou à l'occasion de
ses activités dans l'exercice d'un droit minier conformément à
l'article 233.2;
«26.4.2° déterminer, pour l'application de
l'article 233.3, le montant, la durée et la couverture de l'assurance
responsabilité civile exigée selon les différents droits miniers et le niveau
de risque;»;
24° par la suppression, dans le paragraphe 28°,
de «secondaire»;
25° par la suppression du paragraphe 29.3°.
Le Président (M. Montigny) : ...pour
votre lecture.
Mme Blanchette Vézina : J'ai
peut-être quelques commentaires, M. le Président.
Le
Président (M. Montigny) : Allez-y. Quand même une bonne lecture, c'est quand
même une bonne lecture. Je voulais juste vous donner une petite pause.
Mme Blanchette Vézina : C'est
parfait, merci. Cet article apporte plusieurs modifications de concordance à
l'article 306 de la Loi sur les mines, lequel comprend la liste des
habilitations réglementaires du gouvernement pour assurer l'application de la
loi.
Parmi ces modifications, l'ajout d'habilitations
visant à déterminer les conditions pour désigner sur carte ou être titulaire de
droit exclusif d'exploration en vertu de l'article 41, paragraphe 1.1°;
déterminer, pour l'application de
l'article 65.1, les travaux d'exploration pour lesquels une séance
d'information doit être tenue ainsi que les normes applicables à la
préparation de la planification annuelle des travaux qui doit être présentée
lors de cette séance, paragraphe 8.2.1°;
À prévoir les conditions de délivrance de
l'autorisation pour ériger ou maintenir une construction ou une installation
temporaire visée à l'article 66, paragraphe 8.2.2°; à fixer les
modalités d'indexation des coûts minimums de
travaux, paragraphe 10.0.1°; à déterminer, pour
l'application des articles 98, 101, 104 et 118.1, les normes applicables
à la préparation de l'étude d'opportunité économique et de mise en marché,
ainsi que les substances pour lesquelles une telle étude doit être préparée,
paragraphe 12.7°;
À déterminer, pour l'application de
l'article 101, les normes applicables à l'étude de faisabilité du projet, paragraphe 12.8°;
à fixer le montant des droits annuels que doit verser le concessionnaire, paragraphe 13.0.1°;
à déterminer les renseignements et les frais qui doivent accompagner la demande
de conversion de concession minière prévue à
l'article 118.2, paragraphe 13.0.2°; fixer les modalités selon
lesquelles les informations, notamment concernant la transformation au
Québec des substances minérales extraites et de leur expédition hors Québec,
qui doivent être présentées dans le rapport
prévu au premier alinéa de l'article 120 ou au troisième alinéa de
l'article 224, paragraphe 13.0.3°...
Prévoir la
quantité minimale de substances minérales à extraire pour renouveler un bail
exclusif, conformément à l'article 148, le paragraphe 14.1.1°;
déterminer les éléments, les barèmes et les méthodes applicables pour établir
le montant en contribution financière à
verser en vertu de l'article 155.1,
paragraphe 14.1.2°; déterminer
les conditions et les modalités applicables à la désignation d'un
représentant prévu à l'article 207.1, le paragraphe 21.2°;
déterminer, pour l'application de l'article 224, les travaux d'exploration
ou d'exploitation minière pour lesquels un avis doit être transmis au ministre,
paragraphe 23.1°;
Prescrire les mesures de protection qui doivent
être prises par le titulaire d'un droit minier ou l'exploitant lorsqu'il y a
cessation temporaire ou définitive des opérations minières, paragraphe 26°;
déterminer les éléments, les barèmes et les méthodes applicables pour établir
le montant en compensation financière à verser conformément aux
articles 232.0.1 et 232.10.3, ainsi que les modalités de versement, les
pénalités et les intérêts applicables, le cas échéant, paragraphe 26.0.1°;
prescrire les normes que doit respecter le plan de réaménagement et de
restauration, paragraphe 26.1.1°; déterminer par événement le montant
jusqu'à concurrence duquel une personne est tenue de réparer le préjudice causé
par le fait ou à l'occasion de ses activités dans l'exercice d'un droit minier
conformément à l'article 233.2,
paragraphe 26.4.1°; déterminer, pour l'application de
l'article 233.3, le montant, la durée et la couverture de l'assurance
responsabilité civile exigée selon les différents droits miniers et le niveau
de risque, paragraphe 26.4.2°;
Les
paragraphes 9°, 10.1°, 12.11° et 26.2° ont été modifiés ou remplacés en
concordance avec la modification de
l'article qui prévoit ce pouvoir réglementaire. Les paragraphes 12°,
12.12° et 29.3° ont été abrogés. Des ajustements terminologiques ont été
apportés aux paragraphes 2°, 3°, 4°, 5°, 8°, 12.1°, 12.3° à 12.6°. 26°,
26.1° et 28°. De plus, le paragraphe 8.3° a
été modifié pour permettre que la réalisation d'un travail d'exploration à
impact soit exemptée de l'obligation d'obtenir une autorisation dans
certains cas et à certaines conditions.
Le Président (M. Montigny) : Merci,
merci.
Mme Blanchette Vézina : C'était un
beau marathon, M. le Président.
Le Président (M. Montigny) :
Effectivement.
Mme Blanchette Vézina : Et j'ai un
amendement.
Le
Président (M. Montigny) :
Parfait. C'est parfait. Alors, est-ce que nous avons besoin d'une courte période
de suspension ou on peut filer?
Mme Blanchette Vézina : Laissez-moi
prendre une gorgée de café, et je repars
Le
Président (M. Montigny) :
Avec plaisir, je vais vous laisser la prendre. On n'aura pas besoin de
suspendre. On va afficher à l'écran immédiatement la proposition d'amendement à
l'article 122. Mme la ministre, êtes-vous prête pour votre
amendement?
Mme Blanchette Vézina : Je suis
prête. Allons-y.
Le Président (M. Montigny) :
Allez-y.
Mme
Blanchette Vézina : Merci. Donc : À l'article 122 du projet
de loi :
1° remplacer le
paragraphe 1.1° proposé par le paragraphe 1° par le suivant :
«1.1° déterminer les
conditions pour demander l'octroi d'un droit minier ou pour en être titulaire
en vertu de l'article 18.1;»;
2° remplacer le
paragraphe 5° par le suivant :
5° par le
remplacement, dans le paragraphe 8°, de «claims» par «droits exclusifs
d'exploration»;
3° remplacer le paragraphe 6°
par le suivant :
6° par le
remplacement du paragraphe 8.2° par le suivant :
«8.2° prévoir les
conditions de délivrance de l'autorisation pour ériger ou maintenir une
construction ou une installation temporaire visée à l'article 66;»;
4° ajouter, après le
paragraphe 10.1° proposé par le paragraphe 9°, le suivant :
«10.2°
déterminer les cas et conditions dans lesquels le ministre peut regrouper des
droits exclusifs d'exploration en
vertu de l'article 83.16 ainsi que les conditions et modalités à l'égard
de la période de validité et du renouvellement des droits exclusifs
d'exploration regroupés;»;
5° supprimer, dans le
paragraphe 12.7° proposé par le paragraphe 13°, «mise en»;
6°
insérer, à la fin du paragraphe 13.0.3° proposé par le paragraphe 15°,
«ainsi que déterminer les autres renseignements qui doivent être
indiqués dans ce rapport»;
7° remplacer, dans le
paragraphe 23.1° proposé par le paragraphe 18° et après «l'article 224,»,
«les cas ou»;
8° remplacer le
paragraphe 21° par le suivant :
21°
par le remplacement, dans le paragraphe 26.1°, de «visés à
l'article 232.1» par «ou les catégories d'usines de transformation
visées à l'article 232»;
9° dans le paragraphe
23° :
a)
remplacer, dans le paragraphe 26.4.1° qu'il propose, «, par évènement,»
par «les évènements pour lesquels et»;
b) ajouter, à la fin,
le paragraphe suivant :
«26.4.3° prévoir les
cas dans lesquels le ministre peut exiger l'exploitation des substances
minérales se trouvant dans les résidus ou
imposer toute mesure pour favoriser l'exploitation des résidus en vertu de
l'article 234.1;».
10° insérer, après le
paragraphe 24°, le suivant :
24.1° par
l'insertion, après le paragraphe 28°, du suivant :
«28.1°
prévoir les cas et les conditions dans lesquels le ministre peut soustraire à
la prospection, à l'exploration et à l'exploitation minières les
substances minérales faisant partie du domaine de l'État situées dans une terre
du domaine privé en vertu de l'article 304.1.3.1;».
Cet amendement vise
principalement à apporter des ajustements de concordance en fonction de
l'ajout, par amendement, de l'article 18.1 de la Loi sur les mines; la
suppression, par amendement, du premier alinéa de l'article 41 de la Loi
sur les mines, proposé par l'article 15 du projet de loi, la modification,
par amendement, de l'article 65.1 de la
Loi sur les mines, proposé par l'article 30 du projet de loi, l'ajout, par
amendement, de l'article 83.16 de la Loi sur les mines, proposé par
l'article 42.1 du projet de loi, la modification, par amendement, de
l'article 232 de la Loi sur les mines, proposé par l'article 80 du
projet de loi, le retrait, par amendement, de la modification à
l'article 307 de la Loi sur les mines, proposé par l'article 123 du
projet de loi, la modification, par amendement, de l'article 233.2 de la
Loi sur les mines, proposé par l'article 93 du projet de loi, la
modification, par amendement, de l'article 234.1
de la Loi sur les mines, proposé par l'article 95 du projet de loi,
l'ajout, par amendement, de l'article 304.1.3.1 de la Loi sur les mines. De plus, il vise à ajuster les
paragraphes 12.7°, 13.0.3° et 23.1° pour reprendre les mêmes termes
que la disposition à laquelle l'habilitation se rapporte.
• (12 h 50) •
Le Président (M. Montigny) : ...Mme
la ministre. Maintenant sur cet article, cette proposition, est-ce qu'il y a
des interventions?
Des voix : ...
M. Fortin : ...quand même.
Le
Président (M. Montigny) : On
prend une bonne gorgée de café.M. le député de Pontiac, la parole
est à vous.
M. Fortin : Oui, merci. Est-ce qu'on peut juste revenir, dans la
lecture de l'amendement, au point 4° comme la ministre l'avait lu un peu
plus tôt? Celui-là, oui, merci. Oui : «Déterminer les cas et les
conditions dans lesquels [la] ministre peut regrouper des droits exclusifs
d'exploration en vertu [du] 83.16 ainsi que les conditions et modalités à
l'égard de la période de validité et du renouvellement des droits exclusifs
regroupés.» Donc, ça, c'est un... c'est un
nouveau... c'est un nouveau droit, là, que la ministre a, j'imagine, ou une
nouvelle responsabilité, même.
Mme Blanchette
Vézina : ...je pense que... Vous n'étiez pas présent, peut-être,
lorsqu'on a...
M. Fortin : Oui, oui.
Mme Blanchette
Vézina : Oui? Je ne sais pas, mais on a...
M. Fortin : 83, je ne suis pas sûr, mais, en tout cas...
Mme Blanchette
Vézina : Mais on a... on a permis le regroupement, là...
M. Fortin : Oui, oui, c'est ça. On a...
Une voix : ...
Mme Blanchette Vézina : 42.1.
M. Fortin : C'est ça. On a permis le regroupement.
Mme Blanchette Vézina : Exact.
M. Fortin : Donc là, c'est... Ici, on vient dire que, parce qu'on a
permis le regroupement, vous allez devoir, par règlement, imposer des conditions
dans lesquelles les regroupements peuvent avoir lieu et des modalités pour la
période puis le renouvellement de ces regroupements-là.
Mme Blanchette Vézina : Oui, exact.
En fait, l'habilitation... l'article ici donne l'habilitation réglementaire qui
était prévue dans l'article, là. Vous vous souvenez, on avait... Bien,
peut-être que, législativement...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : ...
Mme Blanchette Vézina : ...oui, Me
Tremblay-Parent aura une meilleure explication que la mienne.
Le Président (M. Montigny) : ...Me
Tremblay-Parent, vous avez la parole.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
on est dans une loi qui date des années 80. À l'époque, là, l'approche de
rédaction, c'était de dire : On annonce, finalement, là, donc on a une
disposition principale qui vient dire : Bien, la ministre peut regrouper,
à titre d'exemple, différents droits exclusifs en un seul aux conditions
prévues par règlement. Mais on reprenait, comme c'est le cas à
l'article 306, toutes les habilitations qui ont déjà été prévues dans la
loi, faire comme un... finalement, un retour. Ça amène une complexité au niveau
de la... de la rédaction, là, bien sûr, mais, finalement, c'est toujours le
reflet de ce qui a été précédemment annoncé dans la loi, là.
M. Fortin : Oui, c'est ça. Donc là, la loi, elle a annoncé
essentiellement, si je me souviens bien, là, le regroupement des droits. Le 306
vient mettre en... Puis on a déjà dit que c'était par règlement que vous
faisiez ça. Là, c'est une espèce de copier-coller de toutes les places où on a
dit : Voici les habilitations réglementaires?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : C'est
exact. Finalement, c'est... c'est de la concordance. Puis évidemment, puisqu'on a apporté différents amendements pour
venir parfois retirer des pouvoirs réglementaires, parfois en ajouter,
bien, à ce moment-là, il faut faire les corrections, là, à l'article 306.
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
M. Fortin : Non, mais je constate que Me Tremblay-Parent ne manquera
pas de job pour rédiger tous ces règlements-là.
Mme Blanchette Vézina : ...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : On a
une bonne équipe.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions en lien avec cette proposition
d'amendement? Alors, comme il n'y a pas d'intervention, nous sommes toujours à
la proposition d'amendement sur cet article 122. Est-ce que l'amendement
est adopté? L'amendement est adopté. Maintenant, nous revenons donc à
l'article 122 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a des interventions sur cet
article? Oui, Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui. Juste un rappel
que je pense que beaucoup de groupes se sont... qui se sont prononcés sur le
grand nombre de règlements, justement, qui pourraient... qui pourraient
découler... en fait, qui vont découler de cette...
de cette loi... et qu'ils souhaitent tous être consultés. J'imagine qu'on va le
faire, mais je pense qu'il faut bien, bien, bien les consulter cette
fois.
Mme Blanchette Vézina : C'est...
c'est certain.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
M. Fortin : ...
Le
Président (M. Montigny) : Oui, M. le député de Pontiac.
M. Fortin : ...je
me permettrais, M. le Président. Et là je... juste pour être clair, je vais...
je vais lire le commentaire qui vient de... du mémoire de l'Association
minière, là : Lorsque viendra le temps de prévoir, pour l'application de l'article 72, les sommes dépensées acceptées
dans le coût minimum des travaux prévus au paragraphe 9° de l'article 122,
là, comme le gouvernement... pardon... enfin,
comme le gouvernement exige des... exige des échanges pour obtenir l'autorisation des travaux d'exploration à impact,
articles 69, 69.1, 69.2 et articles 12, 13 du Règlement sur les mines, et
des séances annuelles d'information, comme à l'article 65.1 de la Loi sur
les mines, l'association recommande que les coûts associés à ces travaux soient
acceptés dans le coût minimum des travaux nécessaires au renouvellement
d'un droit exclusif d'exploration. Avez-vous réfléchi à cette question-là?
Mme Blanchette
Vézina : On peut suspendre.
Le Président (M.
Montigny) : Alors, nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
12 h 55)
(Reprise à 12 h 56)
Le Président (M.
Montigny) : Nous reprenons donc nos travaux. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : La question du député de
Pontiac, la réponse, c'est oui. Puis la modification à 72 vise
justement, là, à traiter de cet élément-là.
M. Fortin : OK. Donc, c'est effectivement pris en compte, là, ces échanges-là et
ces... le coût des séances annuelles puis des échanges vont être inclus
dans les coûts exigibles pour le renouvellement du DEE.
Mme Blanchette
Vézina : Effectivement. Oui.
M.
Fortin : Très bien, Mme la ministre.
Le Président (M.
Montigny) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions en lien
avec l'article 122 tel qu'amendé? Alors, comme il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'article 122, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix :
Adopté.
Des voix : Sur
division.
Le Président (M.
Montigny) : Adopté sur division. Merci. Maintenant, nous sommes
maintenant rendus à l'article 123. Mme la ministre.
Mme Blanchette
Vézina : L'article 307 de cette loi est modifié :
1° par l'ajout, au
début, de l'alinéa suivant :
«Les conditions pour
désigner...»
Une voix : ...
Mme Blanchette Vézina : ...avant. Ah! pardon,
j'ai un amendement avant celui-ci, M. le Président, je m'en excuse.
Le Président (M.
Montigny) : Parfait.
Des voix :
...
Le Président (M.
Montigny) : ...la parole pour votre proposition d'amendement...
Des voix : ...
Le Président (M.
Montigny) : Mme la ministre, je vous laisse la parole maintenant pour
votre proposition d'amendement.
Mme Blanchette Vézina : Merci.
Article 122.1 : Insérer, après l'article 122 du projet de loi,
l'article suivant :
122.1. Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 306.1, du suivant :
«306.2. Les conditions pour demander l'octroi
d'un droit minier ou pour être titulaire d'un tel droit, visées au paragraphe
1.1° de l'article 306, peuvent notamment varier selon des catégories de
personnes.»
Cet
amendement vise à apporter un ajustement de concordance en fonction de
l'insertion par amendement à l'article 18.1 de la Loi sur les mines et à
la suppression par amendement du premier alinéa de l'article 41 de cette
loi proposé par l'article 15 du projet de loi.
Le Président (M.
Montigny) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions en lien avec
cette proposition d'amendement qui insérerait 122.1? Oui, Mme la députée de
Verdun.
Mme Zaga Mendez : Merci. Ma question, c'est
sur les catégories des personnes. Est-ce que Mme la ministre peut nous faire une liste ou nous dire les
catégories des personnes ici? Parce qu'il y a quand même des règles, tout à
l'heure, on a été très restrictifs sur les types de personnes.
Le Président (M.
Montigny) : Mme la ministre.
Mme Blanchette
Vézina : On parle ici de personne morale ou de personne physique.
Mme Zaga
Mendez : C'est les deux types. Et chacun va avoir de... conditions
différentes. Je veux juste bien comprendre, parce qu'on se dit que personne
morale... une entreprise, mais une personne physique, on n'avait pas restreint,
là, il ne fallait pas avoir un numéro de...
Mme Blanchette Vézina : Bien, elle peut faire
affaire... une personne physique peut faire affaire... avoir un NEQ, faire
affaire sous son nom personnel.
Mme Zaga
Mendez : Ah! sous son nom. Je comprends.
Mme Blanchette Vézina : Oui, mais ça pourrait
arriver qu'il y ait des catégories... des conditions différentes, mais...
Mme Zaga
Mendez : Comme, par exemple?
Mme Blanchette
Vézina : ...oui, peut-être, M. Gaudreau, rapidement
Le Président (M.
Montigny) : En 15 secondes, M. Gaudreau, vous avez donc la
parole.
Mme Blanchette
Vézina : 15 secondes.
M. Gaudreau
(Roch) : OK. Dans le registre des droits miniers, il y a différents
types de droits. Si vous prenez, par exemple, les baux non exclusifs
d'exploration, essentiellement, là, c'est des entrepreneurs qui exploitent du sable et du gravier. Donc, c'est sûr qu'on ne
cherche pas le même profil que pour une société minière. Donc, on devra ajuster le tir. Sinon, on ne serait pas capables
de qualifier l'ensemble des intervenants si on ne faisait pas un ajustement. Voilà.
Mme Zaga
Mendez : OK. Donc, c'est...
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup, M. Gaudreau. Alors, je vous remercie de votre collaboration.
Compte tenu de
l'heure, la commission suspend ses travaux jusqu'à 14 heures.
(Suspension de la séance à
13 heures)
(Reprise à 14 h 04)
Le Président (M. Montigny) : Alors,
à l'ordre, s'il vous plaît! Merci. La Commission
de l'agriculture, des pêcheries, de
l'énergie et des ressources naturelles
reprend donc ses travaux. Nous poursuivons l'étude détaillée du projet
de loi 63, Loi modifiant la Loi sur les mines et d'autres dispositions.
Lors de la suspension
des travaux, cet avant-midi, nous étions donc à l'étude de l'article... d'un
amendement, en fait, de Mme la ministre qui introduisait un nouvel article, le
122.1, là, du projet de loi à l'étude aujourd'hui. Mais, avant de débuter nos travaux, y a-t-il consentement afin de
permettre au député de Maurice-Richard de remplacer la députée de Verdun
pour la deuxième partie de la séance? Est-ce qu'il y a consentement?
Des voix :
...
Le Président (M.
Montigny) : Il y a donc consentement. Donc, est-ce qu'il y a d'autres
interventions? Oui, Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Merci, M. le Président.
Nous étions donc à l'amendement qui dit que les conditions pour demander
l'octroi d'un droit minier ou pour être titulaire d'un tel droit, donc un droit
minier, peuvent notamment varier selon des catégories de
personnes. L'article qui va suivre dit sensiblement la même chose, mais là on
parle, j'ai l'impression, de droit différent, ça fait que je voulais juste la
valider, là. On dit : «Les conditions pour désigner sur carte ou pour être
titulaire de droit exclusif d'exploration [...] peuvent varier selon les
catégories de personnes.»
Les deux font
référence au paragraphe 1.1° de l'article 306. Je comprends qu'on
parle de choses différentes, mais je me demandais pourquoi on n'avait pas tenté
de regrouper ça dans un article pour simplifier les choses.
Mme Blanchette
Vézina : Vous avez tout à fait raison, puis, en fait, on va retirer...
il y aura un amendement pour retirer l'article. Donc...
Mme Dufour : Ah!
OK, donc...
Mme Blanchette
Vézina : ...ça s'en vient. Donc, il n'y aura donc, après l'exercice,
que cet article-là.
Mme Dufour : Mais peut être juste m'expliquer pourquoi, parce
qu'on ne parle pas tout à fait de la même chose, ici, on parle d'octroi
d'un droit minier puis, ici, on parle designer sur carte. Bien... quoique je
pense que ça revient à la même chose, là, en fait. Mais pourquoi qu'on a décidé
de le mettre à l'extérieur? C'est juste pour comprendre, là.
Mme Blanchette
Vézina : Je céderais la parole à Me Tremblay-Parent.
Le Président (M.
Montigny) : Me Tremblay-Parent. Vous avez la parole, maître.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : En
fait, c'est qu'à l'article suivant, là, 123, qui modifie 307, on est vraiment plus
dans les conditions par rapport au droit exclusif d'exploration, donc, la
désignation sur carte. Mais là, puisqu'on a déplacé la modification, là, qui
était à l'article 41, qui visait, justement, juste des droits exclusifs
d'exploration pour les conditions,
finalement, pour désigner puis pour être titulaire, on l'a déplacé dans... à
l'article 7.1 du projet de loi qui introduisait 18.1 pour viser tous les droits, finalement. Ça fait que
c'est juste, finalement, l'ajustement de concordance, donc, pour faire
varier les conditions, mais pour tous les droits plutôt que juste le droit
exclusif d'exploration.
Mme Dufour : OK. Merci beaucoup. Donc, droit minier inclut désigner
sur carte, droit exclusif d'exploration. Donc, ça inclut plus d'autres
choses, évidemment.
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : Tout à fait, là, comme on a étudié précédemment.
Absolument.
Mme Dufour : Parfait.
Merci beaucoup.
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions en lien avec cette
proposition d'amendement, 122.1? Non. Alors, s'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons donc procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'amendement introduisant un nouvel article, 122.1, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Montigny) : Adopté.
Donc, le nouvel article 122.1 est adopté. Merci. Nous sommes maintenant
à l'article 123. Mme la ministre.
Mme Blanchette
Vézina : Merci, M. le Président. 123. L'article 307 de cette loi
est modifié :
1° par l'ajout, au
début, de l'alinéa suivant :
«Les
conditions pour désigner sur carte ou pour être titulaire de droit exclusif
d'exploration visées au paragraphe 1.1° de l'article 306
peuvent varier selon des catégories de personne.»;
2°
par le remplacement de «claim» et de «claims» — au pluriel — par,
respectivement, «droit exclusif d'exploration» et «droits exclusifs
d'exploration» — au
pluriel — partout
où cela se trouve.
Cet article vise à
modifier l'article 307 de la Loi sur les mines afin de préciser que les
conditions pour désigner sur carte ou pour être titulaire d'un droit exclusif
d'exploration peuvent varier en fonction de catégories de personne. L'article 41 de la Loi sur les
mines, proposé par l'article 15 du projet de loi, prévoit ce pouvoir
réglementaire de déterminer des conditions qui est habilité en vertu du
paragraphe 1.1° de l'article 306 de cette loi, modifié par
l'article 122 du projet de loi.
J'aimerais introduire
un amendement, M. le Président.
Le Président (M.
Montigny) : Parfait. Merci beaucoup. Nous avons reçu un amendement.
Nous sommes présentement en train de le placer à l'écran pour le bénéfice de
l'ensemble des membres de la commission. Et voilà, ça va être fait dans deux secondes. C'est maintenant fait. Nous avons la
proposition d'amendement à l'article 123. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Oui. Retirer
l'article 123 du projet de loi.
Alors, cet
amendement vise à apporter un ajustement de concordance en fonction de
l'insertion de l'article 18.1 de la Loi sur les mines, proposé par
amendement à l'article 7.1 du projet de loi.
Le Président (M. Montigny) : Parfait.
Merci beaucoup. Nous avons donc cet amendement. Oui, Mme la députée de
Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui,
merci. Là, on le retire au complet, mais il y avait quand même des changements
qui étaient... qu'on changeait le terme
«claims» pour «droits exclusifs d'exploration» dans cet article-là. Là, ça, on
ne les fera plus, ces changements-là?
Mme Blanchette
Vézina : Bien, je vais laisser la parole à Me Tremblay-Parent.
Le Président (M.
Montigny) : Me Tremblay-Parent.
• (14 h 10) •
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : On va avoir une disposition, tu sais, plus loin, là, qui
va venir établir, finalement, que... Parce qu'à chaque fois qu'on modifie
vraiment un article, on fait l'ajustement terminologique, mais, s'il n'y a plus d'article, ça va être la
disposition omnibus à la fin du projet de loi qui dit «partout où ceci se
trouve». Quand on parle de claim, on parle de droit exclusif
d'exploration, donc on n'a plus besoin de maintenir, finalement, cette
modification spécifique là. Donc, on est vraiment juste dans les ajustements légistiques.
Mme Dufour : Merci.
Merci pour l'explication.
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions en lien avec cette
proposition d'amendement? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention,
nous allons donc procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement retirant
l'article 123 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Montigny) : Adopté.
Donc, l'article 123 est retiré. Merci. Nous pouvons maintenant passer à
l'article 124. Mme la ministre.
Mme Blanchette
Vézina : Merci, M. le Président. L'article 308 de cette loi est
modifié :
1° par l'insertion,
après «minier», de «ou d'une concession minière»;
2° par le
remplacement de «et 3°» par «, 3° et 13.0.1°».
Cet article vise à
modifier l'article 308 de la Loi sur les mines en concordance avec l'ajout
de l'habilitation réglementaire de fixer les droits annuels que doit verser le
titulaire d'une concession minière, prévu à l'article 116 de la Loi sur les
mines, proposé par l'article 50 du projet de loi, qui est habilité en
vertu du paragraphe 13.0.1° de l'article 306
de cette loi, modifié par l'article 122 du projet de loi. À l'instar du
loyer du titulaire d'un bail minier, les droits annuels que doit verser le
titulaire d'une concession minière pourront varier en fonction de certaines
conditions, notamment la superficie du terrain.
J'ai un projet... pas
un projet de loi, pardon, un amendement à déposer.
Le Président (M.
Montigny) : Alors, vous désirez déposer un amendement. Parfait. Mme la
ministre.
Mme Blanchette
Vézina : Oui, j'aimerais introduire un amendement à
l'article 124.
Le Président (M.
Montigny) : C'est parfait. On l'a reçu. Nous le mettons à l'écran. Et
voilà, c'est affiché. Vous pouvez procéder, Mme la ministre.
Mme Blanchette
Vézina : Merci, M. le Président. Remplacer l'article 124 du
projet de loi par le suivant :
124.
L'article 308 de cette loi est modifié par le remplacement de «, le loyer
visé aux paragraphes 2° et 3°» par «ou d'une concession minière, le loyer
ou le montant des droits annuels, selon le cas, visés aux paragraphes 2°,
3° et 13.0.1°».
Cet amendement vise à
ajuster l'article 308 de la Loi sur les mines, en concordance avec
l'article 116.1 de cette loi, proposé par l'article 50 du projet de
loi. Le concessionnaire minier devra verser des droits annuels tandis que le
titulaire d'un bail minier doit payer un loyer.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions en lien avec cette proposition d'amendement?
Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui.
Bien, ma question, en fait, c'est concernant le 2°, le 3° et le 13.0.1°, là, qui
étaient déjà dans l'article qu'on vient modifer. Mais j'essaie juste de saisir,
ici, on parle d'une... Dans le fond, on parle de ceux qui sont visés aux paragraphes 2°, 3° et 10.3.0.1°. Quand je
regarde le... le 13 — pardon,
j'ai de la misère — le 13.0.1°,
on parle du... de fixer le montant des droits annuels que doit verser le
concessionnaire. Le 2° et le 3°, là on parle... voilà, on parle des conditions auxquelles doit satisfaire le demandeur
de droit minier et, le cas échéant, le montant des droits, les frais de
loyer qu'il doit acquitter. Puis le 3°, c'est «conditions de renouvellement
[...] de prolongation».
Mais il y a quand même
beaucoup d'autres endroits où il y a des droits, il me semble, dans cet
article-là, qui est extrêmement long, là. Vous m'excuserez de ne pas l'avoir
lu... relu au complet à ce temps-ci, mais comment on détermine ces trois
points-là que... qui sont visés ici?
Mme Blanchette Vézina : OK. Me
Tremblay-Parent.
Mme Dufour : Merci.
Le Président (M. Montigny) : Allez-y,
Me Tremblay-Parent.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
en fait, c'était vraiment juste de... Parce que, tu sais, il y a eu des
modifications à 122, là, donc c'est vraiment juste de, tu sais, de recibler les
bons... les bonnes habilitations, là, pour la
variation soit de la concession ou du... ou du bail minier, là. Donc, c'est
vraiment juste de la concordance en fonction des déplacements qu'il y a
eu par l'article 122.
Mme
Dufour : Ça fait qu'ici on parle juste des droits de... des
droits pour les baux miniers, c'est bien ça, dans cet article-là?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Ou
des concessions minières, là.
Mme Dufour : Ou des concessions
minières, qui fait que ça se limite à ça. Parfait. Parce qu'il y a d'autres droits dans le... dans le long article... 306,
pardon, il y en a quand même d'autres. Mais ce que je comprends, c'est que c'est
juste ces trois-là qui viennent s'appliquer à l'article 124.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Et
vous comprenez bien.
Mme Dufour : OK. Merci.
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions en lien avec cette proposition d'amendement? Alors, comme il n'y a
pas d'autre intervention, nous pouvons passer à la mise aux voix de la proposition
d'amendement. Est-ce que la proposition d'amendement à l'article 124 est
adoptée?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Montigny) : Adopté.
Maintenant, nous revenons à l'article 124 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a
des interventions? Il ne semble pas avoir d'intervention. Est-ce que
l'article 124, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Montigny) : L'article,
tel qu'amendé, 124 est adopté. Merci. Nous sommes à l'article 125.
Mme
Blanchette Vézina : Oui, merci, M. le Président. L'article 309 de
cette loi est modifié par l'insertion, dans le troisième alinéa et après
«gravier,», de «des minéraux et cristaux de collection,».
Cet
article vise à modifier l'article 309 de la Loi sur les mines en
concordance avec l'ajout des minéraux et cristaux
de collection à titre de substances minérales de surface à l'article 1 de
la Loi sur les mines, modifié par l'article 1 du projet de loi. À
l'instar des baux pour l'exploitation d'autres substances minérales de surface,
le loyer des baux pour l'exploitation des
minéraux et cristaux de collection... pourront également varier en fonction de
différents critères.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Mme Blanchette Vézina : Il s'agit
d'un article de concordance.
Le
Président (M. Montigny) : C'est parfait. Est-ce qu'il y a des interventions
en lien avec cet article, le 125? Non, comme il n'y a pas d'intervention, nous
allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 125 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Montigny) : Adopté.
Maintenant, l'article 126, Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : L'article 312
de cette loi est abrogé.
Cet article vise à abroger l'article 312 de
la Loi sur les mines, puisque le concessionnaire minier n'a plus l'obligation
de réaliser un coût minimum de travaux en vertu de l'article 119 de cette
loi. Il s'agit d'une correction de forme,
puisque l'article 119 de la Loi sur les mines ne prévoit plus que le
titulaire d'une concession minière doit effectuer des travaux dont la
nature et le coût minimum sont déterminés par règlement depuis 2013.
Le
Président (M. Montigny) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions en
lien avec cet article? Oui, Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui.
L'article 119 de la Loi sur les mines, on l'a vu probablement il y a quand
même... ce n'est pas cette semaine certain, là, ça devait être, peut-être, même
deux semaines.
Mme Blanchette
Vézina : Le 119, on l'a-tu touché?
Une voix :
...
Mme Blanchette
Vézina : On n'a pas touché à 119, non.
Mme Dufour : On ne l'a pas. Mais on dit que... on dit qu'on n'a
plus l'obligation de réaliser un coût minimum de travaux en vertu de
l'article 119 de cette loi. Si on ne l'a pas modifié, pourquoi on a besoin
de faire...
Mme Blanchette
Vézina : Il s'agit d'une correction de forme. Ça avait été modifié en
2013, donc là on vient l'enlever.
Mme Dufour : Ah!
C'est un article qui avait été oublié d'être modifié à l'époque.
Le Président (M.
Montigny) : Me Parent-Tremblay...
Des voix : Tremblay-Parent.
Le Président (M.
Montigny) : ...Tremblay-Parent, avez raison.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Il
n'y a pas de problème. Bien, effectivement, comme l'indique la ministre,
c'est un ajustement de concordance qui
n'avait pas été fait en 2013, donc on l'apporte dans le cadre du présent projet
de loi.
Mme Dufour : Merci
beaucoup.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Il n'y a pas d'autres interventions en lien avec l'article 126? Est-ce
que... Nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 126 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Montigny) : Adopté. L'article 127, Mme la ministre.
Mme Blanchette
Vézina : 127. L'article 313.2 de cette loi est modifié par
l'insertion, après «sécurité», de «et de protection».
Cet article vise à
modifier l'article 313.2 de la Loi sur les mines par concordance avec
l'ajout des mesures de protection à titre de mesures qui peuvent être
prescrites par règlement comme cessation temporaire ou définitive des
opérations minières au paragraphe 26° de l'article 306 tel que
modifié par l'article 122 du projet de loi. À l'instar des mesures de sécurité, les mesures de protection
prescrites pourront varier en fonction du type d'opération minière visé.
Le Président (M.
Montigny) : Merci.
Mme Blanchette
Vézina : C'est aussi une correction, là, un ajustement...
Le Président (M.
Montigny) : Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : J'ai quand même une question, à savoir la
distinction entre une mesure de sécurité et une mesure de protection.
(Consultation)
Le Président (M.
Montigny) : Souhaitez-vous... souhaitez-vous...
Mme Blanchette
Vézina : On va suspendre.
Le Président (M.
Montigny) : Parfait. Nous suspendons donc nos travaux quelques
instants.
(Suspension de la séance à 14 h 19
)
(Reprise à 14 h 21
)
Le Président (M. Montigny) : Parfait.
Merci. Nous... nous reprenons donc nos travaux. Nous avons besoin du
consentement de la commission pour entendre, si je ne me trompe pas, Mme Renée
Garon.
Des voix : Consentment.
Le Président (M. Montigny) : Alors,
nous avons consentement. Mme Renée Garon, vous présenter, s'il vous plaît.
C'est prêt.
Mme Garon (Renée) : Oui, bonjour.
Renée Garon, directrice générale de la gestion du milieu minier. En fait, les mesures de sécurisation ou de sécurité,
ça vise de faire en sorte que l'accès au site ou, par exemple, un orifice
soit sécurisé, soit couvert par une une
dalle ou encore une clôture. La protection, c'est vraiment pour s'assurer que
les infrastructures en place ne
soient pas... l'état des infrastructures en place soit préservé. Puis on ne
précise pas nécessairement infrastructures minières, parce que ça
pourrait être autre chose que, là, je ne pense pas. C'est pour ça que, dans le
fond, on a mis un terme un petit peu plus large.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Mme la députée.
Mme Dufour : Oui. Bien, merci pour
l'explication.
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup. Alors, est-ce qu'il y a d'autres interventions en lien avec
l'article 127? Il n'y a pas d'autre intervention. Alors, s'il n'y a pas
d'intervention, on serait prêt à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 127 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Montigny) : Adopté.
Merci. Nous sommes maintenant à l'article 128. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Merci, M. le
Président. L'article 313.3 de cette loi est abrogé.
Cet article vise à abroger l'article 313.3
de la Loi sur les mines.
Il s'agit
d'une correction de forme puisque la durée et le montant de la garantie
financière visé à l'article 232.4 de cette loi n'est plus déterminé
par règlement depuis 2013.
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des interventions en lien avec l'article 128?
Mme la députée de Mille-Îles.
Mme
Dufour : Merci, M. le Président. Donc, je comprends que
c'est une autre erreur que vous avez détectée, qui a été omise en
2013...
Mme Blanchette Vézina : Exact.
Mme Dufour : ...qui n'était pas...
qui n'était pas notre gouvernement, là...
Mme Blanchette Vézina : Exactement.
Mme Dufour : ...ni le vôtre.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Nous allons donc procéder. S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
passer à la mise aux voix de l'article 128. Est-ce que l'article 128
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Montigny) : Adopté.
Merci. Nous allons donc à l'article 129. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Cette loi
est modifiée par l'insertion, avant l'article 314, du suivant :
«313.4. Commet une infraction et est passible,
dans le cas d'une personne physique, d'une amende d'au moins 500 $ et d'au plus 5 000 $ et, dans les autres cas,
d'une amende d'au moins 1 500 $ et d'au plus 30 000 $
quiconque refuse ou néglige de fournir ou de transmettre dans les délais
impartis les documents, les renseignements ou les rapports exigés en vertu de
la présente loi ou ses règlements, à moins qu'une autre demande ne soit prévue
en vertu de la présente loi.»
Cet article vise à introduire l'article 313.4
de la Loi sur les mines afin d'ajouter une infraction pénale pour sanctionner
toute personne qui refuse ou néglige de fournir ou de transmettre un document,
un renseignement ou un rapport exigé en vertu de cette loi ou de ses règlements
si aucune autre sanction n'est prévue pour ce manquement.
Ce nouvel article
permettra donc de s'assurer qu'une infraction sanctionne tous les cas où un
document, un renseignement ou un rapport est exigé en vertu de la Loi sur les
mines ou l'un de ses règlements.
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions en lien avec
l'article 129? Mme la députée de Mille-Îles, vous avez la parole.
Mme
Dufour : Oui, merci. Donc, je comprends qu'il n'y avait
pas... qu'il n'y avait pas d'amende dans le passé pour... si une
personne refusait ou négligeait de fournir un document.
Mme Blanchette Vézina : Exact. Bien,
je vais... Me Tremblay-Parent.
M.
Tremblay-Parent (Gabriel) : Il y avait certaines infractions qui étaient
prévues. Tu sais, à titre d'exemple, quand un inspecteur demandait un document,
il y avait déjà quelque chose qui était prévu, là, on va le voir à
l'article suivant. Mais il n'y avait pas d'infraction générale, là, pour des
obligations, là, tu sais, notamment le rapport qui doit être communiqué, là, en
vertu de l'article 120 de la loi ou 224. Donc, on est dans la dissuasion,
là, finalement, ça fait que c'est une nouvelle mesure en ce sens.
Mme
Dufour : Puis est-ce que... Puis là les délais impartis
vont être déterminés. Est-ce que ça va être déterminé par règlement ou
c'est... plutôt, on va donner un certain délai?
Mme Blanchette Vézina : Un délai
dans la loi ou les règlements.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Oui.
Bien, effectivement, je ne sais pas si...
Mme Blanchette Vézina : Oui.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
je peux répondre. Tu sais, effectivement, c'est toujours quand il y a un délai
précis qui va être déterminé soit dans un règlement ou soit dans la loi comme
telle, là.
Mme Dufour : OK. OK. Ça fait qu'on
ne parle pas de documents qui pourraient être exigés, mais qui... C'est seulement ceux qui sont régis par la loi et
par les règlements qui seront adoptés, ce n'est pas... Ça ne peut pas être des
demandes différentes, là, où les délais seraient, par exemple, déterminés par
un fonctionnaire, là. Ce n'est pas ça. Ça va être tout établi dans un
règlement, ces délais-là.
M.
Tremblay-Parent (Gabriel) : C'est toutes les demandes de documents qui sont
faites en vertu de la loi ou d'un règlement, là, pas des demandes qui se
baseraient... qui seraient purement administratives, finalement.
Mme Dufour : C'est ça. OK. Parfait.
Merci beaucoup.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions en lien avec l'article 129? Alors,
comme il n'y a pas d'intervention en lien avec l'article 129, nous allons
passer à la mise aux voix. Est-ce que l'article 129 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Montigny) : Adopté.
Maintenant, nous sommes à l'article 130. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Merci, M. le
Président. 130. L'article 314 de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, dans le paragraphe 1°
et après «articles», de «65.1, 98,»;
2° par l'insertion, après le paragraphe 2°,
du suivant :
«2.1° contrevient à un arrêté pris en vertu des
articles 305.6 ou 305.7;».
Cet article vise à modifier l'article 314
de la Loi sur les mines afin de prévoir une sanction pénale pour un manquement des nouvelles dispositions introduites par ce
projet de loi. L'article 314 sanctionnera ainsi un manquement à
l'obligation de tenir une séance d'information publique en vertu du nouvel
article 65.1 de cette loi, introduit par l'article 30
du projet de loi, à l'obligation de transmettre l'étude d'opportunité
économique et de mise en... mise en marché au moment opportun, prévue par
l'article 98 de cette loi, introduit par l'article 43 du projet de
loi et un arrêté pris en vertu des articles 305.6 et 305.7
introduits par l'article 21 du projet de loi.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions? Oui, Mme la députée de Mille-Îles, vous
avez la parole.
Mme Dufour : Oui. Merci. En fait,
j'aurais pu poser la question au point précédent, mais ça vaut pour ça ici aussi. Les montants qui ont été établis pour les
infractions sont établis comment? Puis ceux qui sont dans l'article qu'on
modifie présentement, ils ne sont pas modifiés, donc est-ce qu'ils sont
récents? Est-ce que c'est... Tu sais, à quelle fréquence
ça se met à jour? Puis la question, j'aurais pu... comme je disais, j'aurais pu
la poser aussi pour l'article précédent, là.
Mme Blanchette Vézina : Me Tremblay-Parent.
Le Président (M. Montigny) : Me
Tremblay-Parent.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : En
fait, il y a une approche, là, qui est faite au niveau du ministère de la Justice, là, quand il y a des modifications qui
sont faites à une loi, qu'on prévoit des montants d'infraction. Donc, il y a
toujours une analyse comparative qui est effectuée. Dans le cas présent, là,
les montants sont ceux qui ont été établis en 2013, mais, après vérification, là, notamment au niveau des lois en
matière environnementale, on a fait certains parallèles précédemment dans l'étude du projet de loi... sont
les mêmes. Donc, on est vraiment toujours dans les mêmes montants pour
les mêmes catégories.
Mme
Dufour : Parfait. Puis, tu sais, dans le... vous dites que
c'est depuis 2013. Dans le passé, c'était... est-ce que c'était mis à
jour une certaine fréquence? Puis là, 2013, c'est quand même... ça fait
11 ans... À quel moment on peut s'attendre qu'il y aurait des mises à
jour, par exemple?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Il
n'y a pas de règle établie, là. Je dirais que c'est quand le... tu sais, quand on ouvre la loi, finalement, nous autres, on a le
devoir de, tu sais, de s'assurer que, quand on fait des modifications dans
un article, que les montants sont toujours suffisants, mais il n'y a pas
d'obligation de procéder à des modifications après
un certain délai, là. Donc, c'est vraiment quand il y a une modification comme
telle, mais là il faut s'assurer que les montants sont toujours les bons
pour la même catégorie.
Mme Dufour : OK. Puis là, ici, les
articles qu'on ajoute, là, qui... on en ajoute quelques-uns, là... tu sais,
retourner en arrière pour ce qu'on a modifié, ça représente quoi? Si vous
pouvez me l'expliquer, parce je vous avoue que ce n'est pas évident de le
retrouver moi-même, là.
• (14 h 30) •
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
en fait, là, on avait, tu sais, comme la ministre l'indiquait dans son
commentaire, on avait l'article 30, là, du projet de loi. Donc, c'est de
tenir une séance, là, 30 jours avant le début de travaux d'exploration.
Là, maintenant, avec l'amendement qu'on a apporté, là, c'est une planification
des travaux qui doit être fournie, et puis
il y a une séance qui est faite à la demande d'une des personnes concernées.
Donc, il y a une amende qui est prévue, là. Tu sais, encore une fois,
comme j'expliquais, on est dans la dissuasion. L'étude d'opportunité
économique, il n'y avait pas d'amende spécifique pour ça, mais on est venu
prévoir, là, à 98, que cette étude-là doit être fournie au préalable, au moment
de l'avis qui vient débuter le processus du BAPE, là, le processus d'évaluation
et d'examen des impacts sur l'environnement. Je vous dirais que c'est les deux
modifications significatives, là, à cet article-là.
Mme Dufour : Puis, quand on dit
«contrevient à un arrêté pris en vertu des articles 305.6 [puis] 305.7»...
Mme Blanchette Vézina : Ce sont ceux
dans les situations urgentes, là.
Mme Dufour : OK. OK. Puis, pour ce
qui est des balises, parce qu'entre fournir l'étude économique puis des mesures de sécurité... Puis là on a un barème
de 1 000 $ à 100 000 $,
ou 3 000 $ à 600 000 $, selon... selon le cas. Comment que
c'est établi, là?
Mme Blanchette Vézina : Me
Tremblay-Parent.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
c'est... je pense que vous voyez bien qu'on n'a pas le choix de catégoriser, quand même, des infractions,
mais, tu sais, c'est toujours laissé à l'appréciation d'un juge, ultimement,
là, quand on se retrouve dans une poursuite pénale, qui est la manière,
finalement, imposée, là, quand on... quand une amende est donnée à quelqu'un,
mais c'est sûr que la gravité de l'infraction va être évaluée, c'est certain.
Mme Dufour : OK, parfait. Donc,
c'est le juge qui doit prendre, dans cette fourchette-là, selon la gravité...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Effectivement.
Mme Dufour : Parfait. Merci
beaucoup.
Le
Président (M. Montigny) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions en lien avec l'article 130? Comme il n'y a pas d'intervention, nous pouvons procéder à la mise aux
voix de l'article 130. Est-ce que l'article 130 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Montigny) : Adopté. Merci. Nous sommes maintenant à
l'article 131. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Merci, M. le
Président. L'article 315 de cette loi est remplacé par le suivant :
«315. Commet une infraction et est passible,
dans le cas d'une personne physique, d'une amende de 2 500 $ à
250 000 $ et, dans les autres cas, d'une amende de 7 500 $
à 1 500 000 $ quiconque :
«1°
contrevient à l'une des dispositions des premier et deuxième alinéas de
l'article 66, des articles 81.1, 155, 155.1, 207.1, 233.1 ou
du cinquième alinéa de l'article 251;
«2° entrave ou tente d'entraver de quelque façon
que ce soit l'exercice des fonctions d'un inspecteur, d'un enquêteur administratif, d'un enquêteur pénal ou
toute personne chargée de les accompagner, notamment en le trompant par
réticence ou par fausse déclaration;
«3° refuse ou néglige de fournir un
renseignement ou d'obéir à tout ordre qu'un inspecteur, un enquêteur
administratif ou un enquêteur pénal peut exiger ou donner en vertu de la
présente loi;
«4° cache ou détruit un document ou un bien
utile à une inspection ou à une enquête.»
Cet article vise à modifier l'article 315
de la Loi sur les mines afin de tenir compte de nouvelles dispositions
introduites par ce projet de loi et d'autres modifications proposées par ce
dernier. Ainsi, l'article 315 prévoira une sanction pénale pour un
manquement aux obligations suivantes : obtenir les autorisations requises
en vertu de l'article 66 de cette loi remplacé par l'article 30 du
projet de loi, obtenir l'autorisation de céder son droit exclusif d'exploration en vertu du nouvel article 80.1
de cette loi introduit par l'article 39 du projet de loi, verser la
contribution financière exigée en vertu de l'article 155.1 de cette
loi introduit par l'article 71 du projet de loi, nommer un représentant
conformément à l'article 207 de cette loi introduit par l'article 74
du projet de loi, prêter assistance à l'inspecteur
dans l'exercice de ses fonctions conformément au cinquième alinéa de
l'article 251 de cette loi remplacé par l'article 104 du
projet de loi. Merci.
Le Président (M. Montigny) : Est-ce
qu'il y a des interventions? Oui, Mme la députée de Mille-Îles, vous avez la
parole.
Mme Dufour : Oui, merci, M. le
Président. On a vu, tout à l'heure, là, juste l'article précédent, les amendes au maximum, là, de 3 000 $ à
600 000 $, c'était le barème pour certains éléments, puis là on a...
ça va jusqu'à 1,5 million. C'est quand même substantiellement plus
élevé. Je ne suis pas certaine, quand je regarde la catégorie de qu'est-ce
qu'on voit ici, que c'est nécessairement plus important en termes de dommages
ou, en tout cas, de gravité.
Ça fait que, tu sais, par exemple, dans
l'article précédent, il y avait, en dommages, un site géologique exceptionnel
classé par le ministre, et là on parle de... bien, de peut-être ne pas donner
un renseignement. J'essaie de comprendre
comment on en arrive à ces montants-là. Je comprends qu'ils étaient déjà là,
mais on dit qu'on les révise avec... à chaque fois qu'on met à jour la
loi. Donc, comment on est arrivés à ça?
Puis l'autre élément, c'est que j'ai réalisé,
puis j'aurais dû poser la question dans l'article précédent, qu'on parle de personne physique et non plus, là, de
personne morale, et donc, là, comment on établit ça dans le cas où, tu sais,
ça vient... c'est un ordre de l'entreprise ou... Donc, voilà.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Concernant
la détermination des montants, là, je pense que Me Tremblay-Parent a été clair tout
à l'heure, là, c'est la même mécanique qui s'applique pour cet article-là. Pour
ce qui est de «personne physique», bien, «contrevient à des articles», ou
«entrave», ou «refuse», ou «néglige», ça devrait être des personnes physiques,
là, mais peut-être que je pourrais vous laisser compléter.
Le Président (M. Montigny) : Allez-y.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
oui, effectivement, l'entrave pourrait être directement, tu sais, à la personne comme telle. Ça peut être aussi, tu sais,
à une personne morale, puis, évidemment, dépendamment de si l'amende est donnée à une personne morale, bien, puis là on
ne le sait pas parce que, dans les autres cas, là... parce que, des fois,
ça peut être aussi à une... Tu sais, il y a toutes sortes de types de titulaires
qu'on peut avoir, là. Ça fait que ça pourrait être une société en commandite,
ça pourrait être... Tu sais, il y a toutes sortes de modèles corporatifs, mais
c'est sûr que, tu sais, partout, dans toutes les lois, là, il y a toujours un
montant spécifique pour les personnes physiques, un montant dans les autres
cas. Et puis donc, si c'était un employé comme tel qui se met à entraver le
travail, bien, il va y avoir un montant déterminé pour lui, là, qui va être
déterminé par le juge, en fait, là, puis il va y avoir également des montants
particuliers, là, dans les autres cas.
Mme Dufour : C'est ça. Donc, dans
les autres cas, là, c'est là que c'est la personne morale.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : La
personne morale est incluse, effectivement.
Mme Dufour : Ma question concernant
les barèmes, la réponse de Me Tremblay-Parent était effectivement très claire, mais j'ai posé une question parce que
j'ai souligné que, dans cet article-ci, la gravité semblait moindre que
d'autres éléments dans l'article précédent puis j'essayais de comprendre
comment... Par exemple, endommager un site géologique exceptionnel classé par le
ministre avec, comme maximum, 600 000 $ d'amende, alors que pour...
bien, je n'ai pas donné un document ou une information, on est à
1,5 million, c'est quand même plus que le double. Alors, ma question, je
la repose parce que je croyais qu'elle était pertinente. Donc, je la repose.
Le Président (M. Montigny) : Mme la
ministre.
Mme Blanchette Vézina : Je pense
qu'on a fait l'explication tout à l'heure. Ça s'applique pour cet article-ci
aussi. C'étaient déjà les montants qui étaient dans l'article initialement. Ils
ont été analysés, encore une fois, par les équipes du ministère de la Justice.
Donc, je n'ai pas de... pas d'autre commentaire.
Mme Dufour : Je vais devoir reposer
ma question. Comment on arrive à analyser le degré... Tu sais, est-ce que la
gravité rentre en ligne de compte entre un cas ou un autre? Parce que, pour
moi, endommager un site géologique exceptionnel, ça m'apparaît bien plus grave
que la majorité des cas qu'on voit dans cet article-là. Donc, est-ce que
l'analyse s'est faite en fonction du degré de gravité ou est-ce qu'on a juste
dit : Bien, c'est déjà ça, ça fait qu'on va le reconduire?
Le Président (M. Montigny) : Me
Tremblay-Parent.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
un élément qui est pris en considération, notamment, c'est quand on a des
infractions qui... tu sais, qui visent spécifiquement des entreprises, des corporations,
tu sais, donc, notamment l'obligation d'avoir un représentant. Tu sais, ça peut
sembler anodin, mais, tu sais, ça s'adresse vraiment à de la cotitularité de
droits, donc, qui va se faire par des grandes sociétés, versus endommager,
bien, tu sais, ça peut être quelqu'un qui, par inadvertance, prendrait un
piolet puis endommagerait un site avec des fossiles, à titre d'exemple. Donc, ça ne vise pas nécessairement, tu sais, des
infractions qui sont commises par des grandes sociétés, là. Donc, c'est un
élément qui est pris en considération parmi d'autres.
Mme Dufour : Non, mais il y a quand
même deux niveaux. Tu sais, vous l'avez bien expliqué tout à l'heure, il y a des niveaux d'amendes pour les personnes
physiques et d'autres pour les autres cas, dont les personnes morales.
Donc, si c'était une personne morale qui, par inadvertance, faisait sauter
quelque chose qui était... tu sais, qui était... qui avait une grande valeur
géologique, bien, il y aurait peut-être lieu de... que ce soit plus important
que de donner une information ou un document, je ne sais pas.
• (14 h 40) •
Le Président (M. Montigny) : Mme la
ministre.
Mme Blanchette Vézina : Oui, bien,
je pense que l'explication de Me Tremblay-Parent, elle était claire, puis je
répète que les montants, c'était déjà ceux-là qui ont été analysés par la
justice.
Mme Dufour : Donc, ce que je
comprends, c'est qu'on n'a pas vraiment mis à jour cette catégorie-là, on l'a juste reconduite, mais, pour moi, il y a vraiment
une distinction entre deux... Est-ce que c'est ce point-là en particulier,
le site géologique exceptionnel, qui aurait dû être traité différemment dans
l'article 130? Je ne sais pas, mais, en tout cas,
aux yeux, je suis certaine, des géologues, ça doit être quand même une grande
valeur, un site géologique exceptionnel, et ça aurait mérité peut-être
une considération différente. Merci.
Le
Président (M. Montigny) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions en
lien avec l'article 131? Il n'y a pas d'autre intervention. Nous pouvons donc
passer à la mise aux voix de l'article 131. Est-ce que l'article 131 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Montigny) : Adopté.
Merci. Nous allons maintenant à l'article 132. Mme la ministre.
Mme
Blanchette Vézina : L'article 316 de cette loi, modifié par l'article
47 du chapitre 8 des lois de 2022, est de nouveau modifié :
1° par l'insertion, après «articles» de «27,»;
2° par le remplacement de «216» et de «233, 240
ou 241» par, respectivement, «215.1, 216» et «232.7.1, 232.8, 233, 233.3, 240
ou 241».
Cet article vise à modifier l'article 316
de la Loi sur les mines afin de tenir compte de nouvelles dispositions
introduites par ce projet de loi et de modifications proposées par ce dernier.
Ainsi, l'article 316 prévoira une sanction pénale pour un manquement à
l'interdiction de prospecter prévue à l'article 27 de cette loi, remplacé
par l'article 10 du projet de loi, l'ordonnance d'enlever un bien ou du
minerai rendu en vertu de l'article 215.1 de cette loi, introduit par l'article 76 du projet de loi,
l'obligation de débuter les travaux de réaménagement et de restauration dans
les délais prévus à l'article 232.7.1 de cette loi, remplacé par
l'article 87 du projet de loi, l'ordonnance relative aux obligations de
réaménagement et de restauration rendue en vertu de l'article 232.8 de
cette loi, modifié par l'article 88 du projet de loi, l'obligation
d'obtenir et de maintenir une assurance responsabilité en vertu de
l'article 233.3 de cette loi introduit par l'article 93 du projet de
loi.
Le
Président (M. Montigny) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme la députée de Mille-Îles, vous avez la parole.
Mme Dufour : Oui,
je veux juste souligner que peut-être qu'ici il y aurait pu s'insérer le site
géologique exceptionnel que je parlais précédemment. Je n'en ferai pas un
amendement, mais je le mentionne.
Le Président (M.
Montigny) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Non? Comme
il n'y a pas d'autre intervention, nous pouvons passer à la mise aux voix de
l'article 132. Est-ce que l'article 132 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Montigny) : Adopté. Merci. Nous sommes maintenant à
l'article 133. Mme la ministre.
Mme Blanchette
Vézina : Merci, M. le Président. L'article 318 de cette loi est
modifié par le remplacement de «total» par «de la garantie provisoire ou».
Cet article vise à
modifier l'article 318 de la Loi sur les mines par concordance avec la
modification apportée à l'article 232.5 de cette loi par l'article 84
du projet de loi. Le ministre pourra exiger le versement d'une garantie
financière provisoire avant que le montant de la garantie soit établi.
Le Président (M.
Montigny) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions? Non, il n'y a
pas d'intervention. Alors, nous pouvons penser à la mise aux voix de
l'article 133. Est-ce que l'article 133 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Montigny) : Adopté. Merci. Nous allons maintenant à
l'article 134. Mme la ministre.
Mme Blanchette
Vézina : Merci, M. le Président. L'article 322 de cette loi est
modifié par le remplacement de «314» par «313.4».
Cet article vise à
modifier l'article 200... pardon, 322 de la Loi sur les mines par
concordance avec l'ajout de l'article 313.4
de cette loi introduit par l'article 129 du projet de loi concernant
l'obligation de fournir ou de transmettre des documents, des
renseignements ou des rapports en vertu de la Loi sur les mines ou de ses
règlements.
Le Président (M.
Montigny) : Merci beaucoup. Il y a des interventions? Oui, Mme la
députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui,
merci, M. le Président. Donc, précédemment, on discutait justement des
infractions et on parlait des montants qui
pouvaient aller, bon, jusqu'à 1,5 million. Juste pour bien comprendre ce
qu'ici l'article 322 fait, c'est
qu'à chaque jour cette amende-là peut... peut être... je ne veux pas dire
«chargée», parce que ce n'est pas... ce n'est pas un... c'est un
anglicisme, là, mais c'est ça.
Mme Blanchette
Vézina : ...
Mme Dufour : Imposée. Merci, Mme la ministre. Est-ce que ma
compréhension est bonne et est-ce que... Tu sais, il y a une gradation,
j'imagine, à un moment donné. Ça fait que comment... comment ça s'opère, la mécanique,
juste pour comprendre?
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : Oui, bien, tu sais, d'abord, je dirais que c'est un
article qui est informatif parce que le Code de procédure pénale prévoit déjà, là, la même disposition à
l'article 155. Tu sais, cela dit, ça dépend aussi du contexte. Tu
sais, il y a des amendes pour lesquelles on doit remplir une obligation à un
certain délai. Donc, à ce moment-là, à
partir du moment qu'on n'est pas en mesure de le respecter, ça ne peut pas se
perpétrer, là. Donc, des fois, c'est vraiment une disposition qui va
s'appliquer si le contexte s'y prête, mais effectivement, quand on a une
obligation de transmettre quelque chose, bien, il peut arriver, là, puis on est
dans le caractère dissuasif, qu'à tous les jours il y a une possibilité
d'imposer une amende. Comme j'expliquais précédemment, c'est sûr que c'est un
juge qui va évaluer, là, en fonction de la
gravité de la situation, là, factuelle qui est devant lui si un montant
substantiel peut être imposé pour chacun des jours, là.
Mme Dufour : Merci
beaucoup.
Le Président (M.
Montigny) : Parfait. Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
Il n'y a pas d'autre intervention. Nous procéderons à la mise aux voix de
l'article 134. Est-ce que l'article 134 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Montigny) : Adopté. Merci. Nous sommes maintenant à
l'article 135. Mme la ministre.
Mme
Blanchette Vézina : Cette loi est modifiée par l'insertion, après
l'article 379.1, du suivant :
«380.
Les chemins miniers secondaires visés à l'article 248, tel qu'il se lisait
le (indiquer ici la date qui précède celle
de la sanction de la présente loi), sont des chemins miniers sous la
responsabilité du ministre à compter du (indiquer ici la date de la
sanction de la présente loi).
«Les chemins miniers
construits, modifiés ou entretenus, avec l'autorisation du gouvernement, avant
le (indiquer ici la date qui précède celle de la sanction de la présente loi),
demeurent sous la responsabilité du ministère des Transports.
«Le ministre des
Transports peut décider que des chemins miniers visés au deuxième alinéa, dont
la gestion a été confiée au ministre des Transports en vertu du premier alinéa
de l'article 2 de la Loi sur la voirie (chapitre V-9), ne sont plus des
chemins miniers, à compter de la date qu'il détermine.
«Avis de la décision
prise en vertu du troisième alinéa est publié à la Gazette officielle du
Québec.
«Les
articles 242 à 247, tels qu'ils se lisaient le (indiquer ici la date qui
précède celle de la sanction de la présente loi), s'appliquent aux chemins
visés au deuxième alinéa. L'immunité prévue à l'article 250 est applicable
au ministre des Transports à l'égard des chemins miniers qui demeurent sous sa
responsabilité.»
Cet article vise à
prévoir une disposition transitoire par concordance avec les modifications
apportées aux articles 242 et 244 à 250
de la Loi sur les mines par les articles 97 à 103 du projet de loi. En
effet, les chemins miniers secondaires construits avant la sanction du
projet de loi seront réputés des chemins miniers sous la responsabilité de la
ministre des Ressources naturelles et des Forêts à compter de cette date. Les
chemins miniers construits avant la sanction du projet de loi demeurent sous la
responsabilité de la ministre des Transports et de la Mobilité durable et les
articles 242 à 247 de la Loi sur les mines continuent de s'appliquer comme
s'ils n'avaient pas été modifiés. La ministre des Transports et de la Mobilité
durable pourra déclasser les chemins miniers dont la gestion lui a été confiée
conformément à la Loi sur la voirie. Cette décision sera publiée à la Gazette
officielle du Québec. De plus, elle bénéficiera d'une immunité pour les
préjudices causés à un usager par un défaut de construction, de modification ou
d'entretien d'un chemin minier.
Le Président (M.
Montigny) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions
en lien avec l'article 135?
Mme Dufour : Oui,
M. le Président.
Le Président (M.
Montigny) : Oui, Mme la députée de Mille-Îles, la parole est à vous.
Mme Dufour : Oui, donc, OK, on avait fait une modification,
précédemment dans la loi, concernant les chemins miniers, et ma compréhension, c'était que les chemins miniers
secondaires étaient déjà sous la responsabilité de la ministre, que
c'étaient les chemins miniers qui étaient sous la responsabilité du ministère
des Transports. Donc, première... première
question, là, comprendre pourquoi on vient préciser ici que les chemins miniers
puis secondaires sont sous la responsabilité de la ministre à compter de la
loi... de la sanction de la... à partir de la date de la sanction de la loi,
voilà.
• (14 h 50) •
Mme Blanchette
Vézina : Oui, j'avais compris. En fait, effectivement, vous avez bien
compris, là, que les chemins secondaires, on
a mentionné que... qu'ils étaient sous la... ma responsabilité, mais donc c'est
pour le clarifier, donc, le spécifier, qu'ils deviennent aussi des
chemins miniers, là, en vertu du régime qu'on a adopté avec le projet de loi. Donc, maintenant, ils deviennent des
chemins miniers et non plus des chemins miniers secondaires à partir de la date
de sanction de la loi.
Mme Dufour : OK.
Donc, ça fait que les chemins miniers secondaires vont devenir des chemins
miniers, mais tous les chemins miniers qui, eux, ont été construits avant la
date de la sanction de la loi, eux vont rester sous la responsabilité du
ministre des Transports. Ça, c'est ce que le deuxième paragraphe dit.
Mme Blanchette
Vézina : Exact.
Mme Dufour : Ensuite,
ça dit : Le ministre des Transports peut décider que des chemins miniers
visés, donc, au deuxième... donc, qui sont sous leur responsabilité... sous sa
responsabilité, ne sont plus des chemins miniers à compter de la date qu'il
détermine. C'est quoi, l'intention ici?
Mme Blanchette
Vézina : Me Tremblay-Parent.
Le Président (M.
Montigny) : Me Tremblay-Parent, à vous la parole.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Oui,
bien, en fait, c'est que le ministère des Transports, tu sais, demeure, là,
responsable puis, effectivement, par décision, il pourrait décider de
dire : Bien, je vais le transférer... ça ne deviendra pas un chemin minier, ça va devenir un chemin
numéroté, ou ça va devenir un chemin municipal, ou, tout simplement, on va
le fermer. Donc, ça permet au ministère des Transports, là, de disposer du
chemin minier, là, qui demeure sous sa responsabilité en fonction des besoins
du milieu.
Mme
Dufour : On avait eu des échanges à l'effet que ce n'était plus le
souhait du ministre des... du ministère des Transports, plutôt, d'être
responsable des chemins miniers. Est-ce que ça a été envisagé de... que tous
les chemins miniers soient sous... sous l'égide de la ministre des Ressources
naturelles pour simplifier la chose? Parce que, là, c'est deux régimes. Les
gens ne sauront pas : Ah! celui-ci, c'est tel ministre, puis celui-là,
c'est un autre ministre.
Mme Blanchette
Vézina : On va vraiment y aller au cas par cas pour déterminer quel
est le bon... le bon niveau de responsabilité ou le bon ministère, là, en lien
avec l'usage. Ça fait que ça, on va le faire au cas par cas pour les chemins
actuels.
Mme Dufour : Ça,
c'est justement ça, ça va être du cas par cas. Ça fait que ma question,
c'est : Est-ce que ça a été envisagé d'uniformiser ça, que ça soit tout
sous l'égide d'un seul et même ministère qui aurait été le vôtre, par exemple?
Mme Blanchette
Vézina : Ça a été envisagé, mais le ministère des Transports préférait
pouvoir déterminer s'il s'agissait d'un chemin, par exemple, qui devrait
devenir municipalisé ou autre.
Mme Dufour : OK.
Par rapport à l'immunité qui est à la fin de l'article, là, on dit que c'est
applicable au ministre des Transports, mais est-ce que cette immunité-là va
exister pour le ministre des Ressources naturelles?
Mme Blanchette
Vézina : Oui, on l'a adopté je ne me souviens plus sur quel article du
projet de loi, mais il était inclus.
Mme Dufour : Ce
n'est pas à l'article 250, en tout cas.
Mme Blanchette
Vézina : On me dit 247. On peut faire la vérification. Si vous avez
d'autres...
Mme Dufour : OK,
c'est possible, j'ai souvenir qu'il y a eu des échanges, à cette époque, de ça,
mais...
Mme Blanchette
Vézina : L'immunité prévue à l'article 250. Donc, je miserais sur 250.
Mme Dufour : Oui,
mais 250, ça parle d'aucune...
Mme Blanchette
Vézina : Non, mais c'est...
Mme Dufour : OK,
c'est : «Aucune poursuite en dommages-intérêts ne peut être intentée par
l'usager d'un chemin minier...» Ça fait que
ça, normalement, ça devrait être autant ministère des Ressources naturelles que
ministère des Transports. Pourquoi on a... on est venus ici préciser que
c'est applicable au ministre des Transports?
Le Président (M.
Montigny) : Me Tremblay-Parent.
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : Bien, en fait, puisque, tu sais, le régime qu'on a modifié
précédemment, tu sais, ça vise à encadrer le
futur puis que, là, on a une mesure transitoire qui est pour le passé, bien,
c'est important, là, d'être clair sur le fait que, tu sais, même pour les
anciens chemins sous l'ancien régime, bien, l'immunité qui est prévue
est applicable pour eux aussi, là.
Mme Dufour : OK.
Ça fait que... mais, tu sais, l'article 250 l'incluait déjà. C'est juste que,
là, on est à... on en a mis un petit peu plus pour être certains, certains que
ce soit clair, mais, dans le fond, c'était déjà prévu.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Vous
comprenez bien la gymnastique, mais, tu sais, des fois, dans des situations
de litige, là, tu sais, surtout quand il est question d'immunité, la clarté est
parfois essentielle, là.
Mme Dufour : OK,
parfait. Merci.
Le Président (M.
Montigny) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions en lien avec l'article
135? Il n'y a pas d'intervention. Alors, est-ce que l'article 135 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Montigny) : Adopté.
Merci beaucoup. Nous passons donc à l'article 136. Mme la ministre.
Mme Blanchette
Vézina : L'article 382 de cette loi est modifié par la suppression de
«, sauf les dispositions concernant les chemins miniers dont l'application
relève du ministre des Transports».
Cet article est modifié par concordance avec les
modifications apportées aux articles 242 et 244 à 250 de la Loi sur les mines par les articles 97 à 103 du
projet de loi. Désormais, les responsabilités de la ministre des Transports
et de la Mobilité durable seront limitées à la mesure
transitoire prévue à l'article 380 de la Loi sur les mines introduit par
l'article 135 du projet de loi.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions? Il n'y a pas d'intervention. Donc, est-ce
que l'article 136 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Montigny) : Adopté.
Merci. Article 137, Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Cette loi
est modifiée par le remplacement, partout où ceci se trouve, de «claim» et de «claims» — au pluriel — par,
respectivement, «droit exclusif d'exploration» et «droits exclusifs
d'exploration», au pluriel.
Cet article omnibus vise à effectuer les
ajustements nécessaires dans la Loi sur les mines par concordance avec la
modification terminologique prévue à l'article 40 de cette loi, modifié par
l'article 14 du projet de loi, afin de remplacer le terme «claim» par «droit
exclusif d'exploration».
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des interventions en lien avec l'article 137? Non,
il n'y a... Oui, allez-y, Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Non, mais c'est juste,
dans le fond, le commentaire que Me Tremblay-Parent faisait tout à l'heure, puis on le trouve ici. Donc, ce qu'on
comprend, c'est que tous les autres articles de la Loi sur les mines seront à
ajuster.
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup. Est-ce que l'article 137est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Montigny) : Adopté.
Merci. Nous sommes maintenant à l'article 138.
Mme Blanchette Vézina : J'aimerais
suspendre, M. le Président.
Le
Président (M. Montigny) : Avec plaisir. Nous allons donc prendre un moment
de suspension. Merci beaucoup.
(Suspension de la séance à 14 h 57)
(Reprise à 14 h 59)
Le
Président (M. Montigny) : Merci. Nous avons donc repris nos travaux. Nous
sommes à l'étude de l'article 138. Mme la ministre, je vous écoute.
Mme Blanchette Vézina : Oui, merci.
Avant de débuter, M. le Président, j'aimerais saluer les gens du secteur
Forêts, en fait, particulièrement, le sous-ministre associé aux Forêts,
M. Alain Sénéchal, qui se joint à nous pour
l'étude des articles en lien avec la forêt. J'ai également mon conseiller
politique Forêts qui est là, Martin Scallon.
Le Président (M. Montigny) : Bonjour,
bienvenue.
Mme Blanchette Vézina : Alors,
j'embarque sur l'article 138, j'y vais.
Le Président (M. Montigny) : Allez-y.
Mme
Blanchette Vézina : L'article 46 de la Loi sur l'aménagement
durable du territoire forestier (chapitre A-18.1)
est modifié par la suppression, dans le deuxième alinéa, de «; cette date ne
peut cependant être antérieure au 1er avril suivant l'année de la
demande de modification».
Cet article vise à modifier l'article 46 de
la Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier afin de prévoir que
les possibilités forestières modifiées par le Forestier en chef en vertu du
paragraphe 7° du premier alinéa de cet
article puissent entrer en vigueur avant le 1er avril de l'année suivant
celle de la demande de modification par la ministre des Ressources
naturelles et des Forêts. Cette modification donnera davantage de flexibilité
lorsque des modifications au droit forestier, notamment en vertu de
l'article 106 de cette loi, doivent être effectuées rapidement pour tenir
compte de situations qui risquent de compromettre l'aménagement durable des
forêts.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
• (15 heures) •
Mme Blanchette Vézina :
En complément, bon, vous savez l'épisode des feux de 2023, le Forestier en
chef nous a demandé de baisser la
possibilité forestière. Donc, les dispositions qu'on va voir, certaines...
bien, les dispositions associées aux forêts, là, sont donc vraiment liées
à une mécanique qui a été constatée, là, qui était difficile ou qui manquait
d'agilité en lien avec... avec les feux de forêt qu'on a vécus en 2023, donc
qui vont venir répondre à certaines...
certains... ils vont donc donner certains ajustements d'agilité en lien avec,
notamment, l'épisode des feux qu'on a connu, mais s'il y en avait
d'autres les années prochaines.
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des interventions en lien avec l'article 138?
Parfait, Mme la députée de Mille-Îles, vous avez la parole.
Mme Dufour : Merci, M. le Président.
Donc, si je comprends bien, les modifications qu'on va faire ici, à partir de cette... dans cette section, ce n'est
pas en lien avec la Loi sur les mines, ce n'est pas des ajustements nécessaires
pour la Loi sur les mines, c'est vraiment
plutôt pour ce qui s'est passé au niveau des feux de forêt. Vous avez... c'est
ça, vous... oui?
Le Président (M. Montigny) : Mme la
ministre.
Mme Blanchette Vézina : C'est exact.
Mme
Dufour : Parfait. Donc, vous avez mentionné tout à
l'heure... le Forestier en chef avait mentionné qu'il voulait qu'il y
ait des réductions de...
Mme Blanchette Vézina : Des baisses
de possibilité forestière.
Mme Dufour : OK.
Mme Blanchette Vézina : Des baisses
de possibilité forestière.
Mme Dufour : OK. L'impact de la...
La date qu'on enlève à la fin, là, c'est la date d'entrée en vigueur des
possibilités forestières. Dans le fond, c'est ça, ça veut dire que ça pourrait
être à n'importe quel moment. Donc, ça pourrait être dans la semaine suivant la
demande par le forestier en chef. C'est bien ça?
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Mme Dufour : Parce qu'avant c'était
au 1er avril de l'année suivante, et là ça pourrait être demain matin.
C'est ça?
Mme Blanchette Vézina : Avec votre
consentement, M. le Président, plutôt le consentement de la commission, j'aimerais donner la parole au
sous-ministre associé aux Forêts pour expliquer la mécanique puis la difficulté
vécue, là, notamment dans le cas... dans le cas de la situation de la baisse de
possibilité forestière.
Le Président (M. Montigny) : Donc,
est-ce que nous avons le consentement pour que M. Sénéchal puisse prendre
la parole?
Une voix : Bien sûr.
Le Président (M. Montigny) : Nous
avons consentement. M. Sénéchal, je vous invite à vous présenter et à
faire votre exposé.
M. Sénéchal (Alain) : Oui, Alain
Sénéchal, sous-ministre aux Forêts. Donc, ça, la seule affaire que ça fait,
c'est qu'au lieu d'attendre une année pour rentrer les modifications de
possibilité, on peut le faire au moment jugé approprié.
Des fois, ça peut presser plus que l'année suivante, donc on peut devancer la
mise en application d'une baisse de possibilité forestière si c'est
requis pour l'aménagement durable des forêts.
Mme
Dufour : Et ça, juste pour comparer avec les autres
juridictions, par exemple en Colombie-Britannique, est-ce que ça, c'est comme ça qu'ils
travaillent?
M. Sénéchal (Alain) : Je ne pourrais
pas... je n'ai pas cette information-là finement, là, parce que c'est quand même un point quand même assez technique, le
moment de l'entrée en vigueur du changement, là. C'est faire...
s'assurer qu'on a suffisamment de temps pour faire les changements aux contrats
de garantie d'approvisionnement dans le respect des possibilités forestières,
mais c'est un changement qui fait que ça va rentrer un petit peu plus vite ou un petit peu plus tard selon l'état du dossier
ou l'urgence de la situation, ça va nous permettre de juger de l'urgence.
Mais je ne pourrais pas vous dire, dans les autres juridictions exactement, là,
ce point précis là, comment il est appliqué, là, je n'ai pas cette
information-là.
Mme
Dufour : OK. Et est-ce qu'on a évalué ces changements-là,
quel impact ça pourrait avoir pour l'industrie? Est-ce que...
L'industrie, est-ce qu'elle a été consultée avant d'apporter ce changement-là?
M. Sénéchal (Alain) : Pour
l'industrie, c'est quand même assez neutre dans le sens que, tu sais :
C'est-tu un devancement ou un devancement d'une mise en application des
nouveaux contrats d'approvisionnement? Ce n'est pas quelque chose qui va... Tu
sais, s'il y a une baisse à prendre, elle va être prise, là. Si on est obligé de
baisser les contrats à cause des possibilités forestières, ça va être pris. Ça
permet d'avoir de l'agilité, de savoir si on peut le faire dans l'année suivante ou dans l'année actuelle de
baisse des possibilité forestière par le Forestier en chef. Mais ce
n'est pas... je dirais, ce n'est pas quelque chose qui va avoir beaucoup
d'impact, là. Puis ce n'est pas ça qui fait qu'on va baisser les contrats ou
non, on va les baisser s'ils ont à être baissés, c'est plus l'entrée en vigueur
des nouveaux contrats, qui peut être plus vite, un petit peu, ou un petit peu
plus tard selon l'état de la situation puis quand est-ce qu'on a l'information.
Parce qu'administrativement c'est quand même
assez lourd de changer tous les contrats de toutes les entreprises. Des fois,
dans l'année suivante on a le temps puis, des fois, on n'a pas le temps. C'est
plus une question de s'assurer qu'on est
capables de bien faire le travail, là, au niveau administratif, pour les
contrats. Mais les entreprises, ils n'en auront pas plus ou moins, de
volume par rapport à cet article-là.
Mme Dufour : OK. Donc, il y a quand
même des délais, là. Je comprends qu'il y a des délais parce qu'il faut ajuster des contrats. Donc, ce n'est pas
demain matin, comme je le disais tout à l'heure, là, ça peut prendre des mois,
là, avant d'entrer en vigueur.
M. Sénéchal (Alain) : Non, ce n'est
pas... Vous avez raison qu'il y a un délai administratif puis il y a des délais
qu'on doit respecter pour le faire correctement, là. Les opérations
forestières, entre le moment où je fais un contrat
et qu'il y a des opérations, c'est une chaîne d'approvisionnement. Donc, la
ministre va toujours avoir le loisir d'aller un peu plus vite, mais il
faut que ce soit quand même opérable, là, sur le terrain ou, fonctionnellement,
que ça fasse du sens. On a juste un petit peu plus de flexibilité à ne pas
attendre l'année suivante, de le faire un petit peu plus vite, mais ça dépend de chaque situation, mais ne fera
pas que les gens n'auront pas le temps de réagir, là, ça va être fait avec
intelligence, assurément, puis selon l'état des lieux, là. Ça fait que...
Le Président (M. Montigny) : Mme la
ministre.
Mme
Blanchette Vézina : Oui. Peut-être préciser que cet article-là est
important dans le sens où ça nous permet... ça va permettre au ministère
d'avoir une plus grande agilité et éviter que, le 2 avril, par exemple,
s'il y avait une situation x en lien
importante qui nécessitait de faire une baisse de possibilité forestière, mais
qu'on n'ait pas à attendre un an de plus. Attendre un an de plus, ça
signifie récolter plus que ce que la capacité des forêts peut prendre. Donc, dans l'aménagement... le principe d'aménagement
durable du territoire forestier, c'est le principe directeur de la Loi sur l'aménagement
durable du territoire forestier.
Ce qu'on a constaté, notamment à cause de la situation
des feux de forêt, c'est qu'on manquait d'agilité, puis ça pouvait amener un
délai qui pourrait... qui pourrait avoir des impacts sur la durabilité des
forêts. Donc, on vient corriger par cette agilité-là... par cet article.
Mme Dufour : Merci.
Le
Président (M. Montigny) : Merci beaucoup. D'autres interventions en lien
avec cet article? Oui, M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Oui, merci, M. le Président. Je comprends l'explication de
la ministre à l'effet de, OK, le 2 avril, on vient de se rendre compte que la possibilité a diminué à cause d'un
feu de forêt. Il faut faire cet ajustement-là, parce que le principe directeur,
c'est : On ne va pas récolter plus que ce que la forêt peut donner. Mais,
à l'inverse, là, est-ce que ça permet à l'équipe ministérielle, s'ils se
rendent compte, pour x, y, z raisons, là, qu'on peut aller en récolter plus
qu'on pensait, de faire un ajustement à la hausse aussi?
Mme
Blanchette Vézina : Bien, ça vise uniquement la baisse lorsque
l'aménagement durable des forêts pourrait être compromis.
M. Fortin : Pourquoi? Parce que, je ne sais pas, un ajustement à la
hausse, ça pourrait être une entente avec une communauté des Premières Nations,
ça pourrait être... Il pourrait y avoir toutes sortes de...
Mme Blanchette Vézina : Je vais
peut-être céder la parole à M. Sénéchal pour confirmer qu'on peut le
faire.
Le Président (M. Montigny) : M. le
sous-ministre, vous avez la parole.
M. Sénéchal (Alain) : Excusez-moi.
Si on a une hausse de possibilité forestière, on peut, en tout temps, émettre
des contrats additionnels pour faire des opérations, il n'y a pas d'enjeu. Le
déclencheur, c'est vraiment le Forestier en chef qui nous
dit que le volume est disponible. Donc, à ce moment-là, on peut enclencher un
octroi de contrat en garantie ou autrement, là, pour que le bois soit opéré, ce
n'est pas un enjeu à ce moment-là parce que cet article-là vise vraiment les
baisses, là, effectivement.
M.
Fortin : Oui. OK. Et vous dites que
l'industrie, elle est neutre par rapport à ça, donc j'imagine que vous leur
avez parlé, M. Sénéchal.
M. Sénéchal
(Alain) : On n'a pas fait de téléphone ou de consultations
particulières pour cet article-là, mais je vous dirais qu'à sa face même...
L'exemple est bon, dans le fond, Mme la ministre a bien situé, là... Effectivement,
le 2 avril, on sait que la possibilité est affectée. Si on lit l'article,
on se retrouve l'année suivante, donc on est un an d'opération en sachant bien
que la possibilité ne supporte pas à perpétuité cette récolte-là. Je dirais que
c'est le cas extrême, là, le 1 ou le
2 avril, mais, des fois, c'est un peu plus tard. Puis là c'est là qu'on
voit : Bien, on a-tu le temps de faire
les ajustements, oui ou non, dans l'année, puis c'est quoi, les conséquences?
Mais, si c'est vraiment au début, bien, je pense que l'industrie, comme
tout le monde, ne veut pas surexploiter la forêt.
Donc,
je pense que c'est un article qui se raisonne bien, mais je n'ai pas fait de
consultations particulières pour ça.
M.
Fortin : OK. Mais... Puis c'est vrai que
vous utilisez l'exemple un peu extrême, là, bien, le plus extrême possible, là,
du 1er versus le 2 avril, mais, éventuellement, les compagnies
forestières, ils font une planification, eux autres aussi, une planification de
leurs effectifs, une planification de leur transformation, une planification de
leur travail d'usine, de leurs ventes, etc.
Donc, vous ne voulez pas non plus... Je comprends, il y en avait une, date
limite, là vous l'enlevez, mais vous ne la mettez pas plus loin dans l'année
non plus. C'est parce que vous ne pouvez pas faire ça, je ne sais pas,
le 3 octobre, là, disons, là?
Mme Blanchette Vézina : Bien, c'est vraiment de
modifier les possibilités forestières. Au paragraphe 7°, là :
«...lorsque les circonstances sont telles que, sans la modification immédiate
de celles-ci, l'aménagement durable des forêts risquerait d'être compromis...» Ça
fait que c'est vraiment une situation spécifique que nous avons vécue très
récemment qui nous a amenés à se dire : Bien, clairement, il y a un enjeu,
parce que c'est quand même un processus qui est long également, là, dans le
sens où l'avis, dans notre situation, est arrivé au mois de septembre, si je ne
me trompe pas.
• (15 h 10) •
M. Sénéchal (Alain) :
Même un peu plus tard, là, notre limite de réussir à intégrer ça. Puis il y
a des consultations autochtones, tout ça, donc il y a un... il y a consultation
des entreprises, laisser le temps aux gens de nous donner leur avis. On
consulte les nations autochtones, il y a un délai associé à ça pour bien faire
les choses, et il y a quand même un cycle... un cycle quand même assez
important.
Mme Blanchette
Vézina : Combien de mois, M. Sénéchal?
M. Sénéchal
(Alain) : Je dirais, quand on dépasse... Pour entrer en vigueur le
1er avril, il faut quasiment être au mois de... au plus tard, le Forestier
en chef déclenche quelque part en novembre... octobre, novembre. Passé ça, là,
les consultations, tout ça, ça cause des soucis de prévisibilité aussi pour
l'industrie. Effectivement, l'industrie vit beaucoup de la prévisibilité, donc
c'est important qu'ils sachent... que le processus soit respecté.
M.
Fortin : Mais êtes-vous en train de dire
que, dans la situation... parce que, si vous n'aviez pas cette disposition-là
au moment où les feux de forêt ont eu lieu, j'imagine que c'est à ça qu'on fait
référence, là, pas cette année, l'an dernier, feux de forêts qui ont eu lieu,
quoi, au mois de juin, à peu près...
Mme Blanchette
Vézina : Tout l'été.
M.
Fortin : Oui, c'était long, mais, tu
sais... mais qu'on a surexploité la ressource parce qu'on n'avait pas ce
mécanisme-là.
Mme Blanchette
Vézina : Comme M. Sénéchal vous l'a mentionné, non, mais on était
proches et on s'est dit : Clairement... De un, c'est un processus qui est
long, si on veut respecter les consultations autochtones, mais les consultations aussi avec les partenaires. Donc, la
date du 1er avril est... il y a une cohérence, mais est... tu sais, d'avoir cette date fixe là, ça nous amenait vraiment à
être coincés dans un calendrier qui n'était pas... qui aurait pu compromettre la
durabilité de la forêt.
M. Fortin : Mais
là c'est quoi qui l'a sauvé? C'est l'industrie qui s'est ajustée à des
demandes? Sans avoir de mécanisme légal, là, vous avez été obligé de
parler à l'industrie pour dire...
Mme Blanchette
Vézina : On était dans les délais, mais, comme M. Sénéchal le
disait, c'était...
M.
Fortin : C'était serré.
Mme Blanchette Vézina : ...c'était
très serré.
M. Fortin : Là, vous nous proposez
cette modification-là aujourd'hui. Là, on est en novembre. Vous avez promis
un nouveau régime forestier pour le printemps, si je ne me trompe pas.
Mme Blanchette Vézina : Le plus
rapidement possible.
M. Fortin : Ah! je pensais que c'était le printemps 2025. Je
pensais que...
Mme Blanchette Vézina : Le plus
rapidement possible.
M. Fortin : Ah! bien là dites-moi pas que vous reculez.
Mme Blanchette Vézina : Si ça peut
être avant... Non, non, non, je ne recule pas, en fait, je me donne... Je veux
le faire le plus rapidement possible. Si c'est possible avant... Donc, je ne
mets pas de date aussi parce que je veux qu'on s'assure que, si c'est possible
avant, ce sera avant.
M.
Fortin : Oui. C'est lequel, le ministre qui a dit
aujourd'hui : J'ai appris à ne pas mettre de dates sur des trucs...
Mme Blanchette Vézina : Je pense,
c'est Mme Biron, Martine, oui.
M. Fortin : Oui, j'ai entendu ça, oui. Mais ça, j'imagine, c'est une
mesure temporaire que vous proposez là, parce
que c'est... vous allez revoir ces dispositions-là dans le régime forestier que
vous allez déposer le plus rapidement possible.
Mme Blanchette Vézina : Cette disposition-là
spécifique, je ne suis pas en mesure de vous répondre, mais ça, ça... Rappelons que le projet de loi a été
déposé en mai dernier. Donc, c'était important au moment où on travaillait
le projet de loi, c'est encore important aujourd'hui. Parce qu'on ne sait
pas... On ne savait pas non plus si... Ah! je ne sais pas si c'est l'été
prochain que j'en aurai besoin. Je ne sais pas si le projet de loi va être
adopté, ça dépend de la collaboration des...
M. Fortin : Celui-ci ou?
Mme Blanchette Vézina : Le prochain.
M. Fortin : Ah, OK.
Mme Blanchette Vézina : Ça dépend de
la collaboration des positions. Mais ce que je veux dire, c'est que celui-là est vraiment important pour respecter la
durabilité de la ressource forestière. Et, oui, je travaille en ce moment, je
regarde les équipes...
M. Fortin : Je vous l'ai dit qu'il ne manquait pas de travail.
Mme Blanchette Vézina : ...non, non,
sur la modernisation du régime, donc il y aura des ajustements à plusieurs
dispositions, parce que ce n'est pas des ajustements cosmétiques que je
souhaite faire, vraiment des ajustements de fond pour donner de l'agilité, de
la prévisibilité et continuer d'avoir un aménagement qui est durable du
territoire forestier. Parce que c'est au coeur, bien sûr, de l'importance qu'on
accorde à notre forêt, là, donc qu'elle puisse durer et perdurer face aux
changements climatiques. Donc, est-ce que cet article-là... La vraie question
était : Est-ce que cet article-là sera touché? On pourra le voir au moment
du dépôt du projet de loi.
M. Fortin : Oui. Bien, vous touchez la notion de la prévisibilité, là,
dans le régime forestier, et beaucoup des entreprises qui ont diminué leurs
opérations, disons ça comme ça, là, au Québec au cours des dernières semaines,
des derniers mois, qui citent directement le
manque de prévisibilité ou la prévisibilité plus grande dans d'autres
juridictions. Alors, ici, là, je comprends l'enjeu de... l'enjeu que
veut régler la ministre, mais les plans tactiques d'aménagement forestier
intégrés, je pense que ça fait partie de ce que la ministre devra
nécessairement revoir. Puis, oui, effectivement,
il y a une question toujours encore de collaboration des oppositions pour faire
avancer des projets de loi. Il y a aussi une question de : Est-ce que le
projet de loi est à la hauteur des attentes de tous ceux qui se seront exprimés
sur cette question-là au cours des dernières années?
Mme Blanchette Vézina : Bien, j'ai
confiance à la collaboration des oppositions dans le cas que... Dans le cas
qu'on a en ce moment, l'étude de ce projet de loi, je tiens à le dire, on a eu
une bonne collaboration de votre part, et je tiens à le souligner. Puis,
effectivement, on pourra juger au moment où le projet de loi sera déposé, mais
je suis convaincue que ce sera pour le mieux, donc, les dispositions qu'on
dépose, qui seront modifiées.
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 138? Oui,
Mme la députée de Mille-Îles, vous avez la parole.
Mme Dufour : Merci,
M. le Président. Il y a deux jours, je crois, il y avait un article,
Radio-Canada, ici, Abitibi-Témiscamingue, sur des arbres, un contrat qui a été
donné pour... en fait, éliminer des arbres qui étaient... supposément, qui
avaient brûlé, mais qui, en fait, étaient toujours en bonne santé. Et là on
touche actuellement un article qu'on nous
dit que c'est pour les... notamment, il faut pouvoir réagir suite à un feu de
forêt. C'est quand même étonnant de voir que, dans l'appel d'offres pour les
travaux, ce qu'on précise toujours, c'est qu'on veut préserver les pins
gris ou les épinettes noires matures, mais les feuillus, il n'y a rien de
précisé dans les appels d'offres. Et là, bien, on parle de possibilité forestière. Là, il y a des arbres qui ont été coupés,
qui auraient pu faire partie... tu sais, qui auraient pu aider l'industrie, mais, à la place, on les a
coupés parce qu'ils étaient supposés avoir brûlé, mais ils n'ont pas brûlé.
Je ne sais pas si on va revoir les façons de
faire, mais je pense que, si on veut être conséquents en disant : Bien, il
faut avoir des meilleures possibilités forestières, il faut aussi être
conséquents quand on donne des contrats en fonction de ce qui aurait brûlé par
la suite.
Le Président (M. Montigny) : Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Bien,
concernant l'article qui a été... dont fait référence la collègue de Mille-Îles,
quoi qu'en dise l'entrepreneur, là, le
contrat qui avait été reçu de Rexforêt était formel et est formel, le bois vert
et sain ne doit pas être récolté. Ça fait que... mais je tiens à
rassurer les Québécois que les finances de l'État, les fonds publics en matière
forestière sont très bien gérés puis depuis... encore plus depuis que les
contrats octroyés aux entrepreneurs sylvicoles sont tenus... sont soumis à la Loi
sur les contrats des organismes publics. Donc, voilà.
Mais, oui, il y a des ajustements qui vont être
apportés au régime forestier, qui vont aider bien sûr à tenir compte de
certaines situations puis d'avoir une meilleure... plusieurs intervenants l'ont
nommé, là, dans le cadre des tables de
réflexion sur l'avenir de la forêt, donc une meilleure considération régionale
également, mais en considération aussi en termes de productivité des
forêts et de préservation de la ressource, là, lorsque c'est nécessaire.
Mme Dufour : Mon commentaire visait
vraiment l'appel d'offres pour les travaux, puis ça, c'est un appel d'offres,
je crois, qui est fait par votre ministère.
Mme Blanchette Vézina : C'est fait
par Rexforêt.
Mme Dufour : Par Rexforêt. Bien,
eux, ils doivent s'assurer que, dans leur appel d'offres, ce soit clair que les
feuillus aussi doivent être préservés s'ils sont en bonne santé, s'ils n'ont
pas brûlé. Et, ce que je comprends, c'est qu'actuellement dans l'appel
d'offres, ce n'est pas le cas, ce n'est pas précisé. Donc, c'est ce que, du
moins, le journaliste nous apprend. Donc, je vous avise, je vous invite à
regarder ça de plus près.
Mme
Blanchette Vézina : Bien, je répète ce que j'ai dit, quoi qu'en dise
l'entrepreneur, le contrat qui est reçu de Rexforêt, il est formel, il
n'y a pas de récolte du feuillu, de bois sain.
Mme Dufour : Ce n'est pas ce que dit
le journaliste.
Le Président (M. Montigny) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions en lien avec l'article 138?
M.
Fortin : Ce n'est pas qu'on s'ennuie avec les mines, mais
ça me semble que ça me donne le goût d'étudier le projet de loi en
forêts.
Mme
Blanchette Vézina : Ça va être agréable, j'en suis convaincue. Bien,
moi aussi, j'ai hâte. On y travaille activement, sachez-le.
M. Fortin : Oui, bien, je vous félicite d'avoir devancé votre
estimation du dépôt du projet de loi, parce que je pense qu'il y en aurait plus
d'un qui serait resté sur son appétit si, effectivement, ça avait été fait
avant l'élection...
Mme Blanchette Vézina : Ça n'a
jamais été autrement, mais rapidement, parfois, peut être perçu de manière
moins claire, mais plus rapidement possible, je vous le confirme.
M. Fortin : Oui, c'est ça. C'était peut-être le message qui avait été
compris, ce n'était peut-être pas votre intention,
mais, enfin, je vous le dis, c'est une bonne chose que ce soit — je
vais dire ça comme ça, parce que je pense que c'est ce que j'ai compris — au
plus tard au printemps.
Mme Blanchette Vézina : Le plus
rapidement possible.
M. Fortin : Oui, oui, oui, elle a bien appris de ses collègues, mais,
bon, ce n'est pas moi qui... Moi, je ne suis pas obligé d'accepter...
d'interpréter de la façon que la ministre le veut, au plus tard au printemps.
On se reverra.
• (15 h 20) •
Le
Président (M. Montigny) : Merci beaucoup. Interventions sur
l'article 138? Non. Nous passons donc aux voix. Est-ce que
l'article 138 est adopté?
Mme Blanchette
Vézina : Adopté.
Le Président (M. Montigny) : Adopté.
Maintenant, l'article 139. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Merci, M. le
Président. L'article 87 de cette loi est modifié par le remplacement du paragraphe
2.1° par le suivant:
«2.1° déterminer, pour les permis autres que le
permis de culture et d'exploitation d'une érablière à des fins acéricoles, les conditions de révision du permis
au cours de sa période de validité et au moment de son renouvellement,
notamment pour répartir la réduction des volumes annuels de bois en cas de
baisse des possibilités forestières;».
Cet article vise à modifier l'article 87 de
la Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier afin de permettre à la
ministre des Ressources naturelles et des Forêts de déterminer, par règlement,
pour les permis autres que le permis de
culture et d'exploitation d'une érablière à des fins acéricoles, les conditions
de révision du permis au cours de sa période de... de sa période de
validité et au moment de son renouvellement, notamment pour répartir dans
différentes régions limitrophes la réduction des volumes annuels de bois en cas
de baisse de possibilité forestière.
Cette modification permettra de mieux répartir
les réductions de volume annuel de bois entre les différents détenteurs de
permis d'intervention, en particulier ceux visant la récolte de bois aux fins
d'approvisionner une usine de transformation du bois et les bénéficiaires de
garantie d'approvisionnement, et donc de limiter les impacts socioéconomiques
régionaux. Encore une fois, situation vécue, donc, en lien avec la baisse de
possibilité qu'on a dû faire dans le Nord-du-Québec, Abitibi et Mauricie. Donc, il aurait été intéressant d'avoir cette
agilité dans le cas de la baisse de possibilité. Voilà.
M. Fortin : Je comprends le pouvoir que ça vous donne, cet article-là,
c'est de dire : Vous aviez une garantie d'approvisionnement dans le nord
de la Mauricie, elle n'est plus disponible, on peut vous la donner dans la
région limitrophe, là, que ce soit dans le nord de l'Outaouais ou dans le l'est
de l'Abitibi, là.
Mme Blanchette
Vézina : ...une correction, là. Ce n'est pas nécessairement
pour les garanties d'approvisionnement, cet article-là. Il y en a un
plus tard pour les garanties. Celui-là, c'est pour les pros, là, qu'on
appelle...
M. Sénéchal (Alain) : Les
permis pour les...
Mme Blanchette Vézina : M. Sénéchal.
Le Président (M. Montigny) : Oui,
M. Sénéchal, allez-y.
M. Fortin : C'est dur, se retenir. Je le sais, ce n'est pas simple.
M. Sénéchal (Alain) : Oui, je
m'excuse. Bien, effectivement, il y a une catégorie... Les permis, c'est pour des organismes ou des... qui n'ont pas d'usine.
Donc, c'est une façon d'octroyer des baux à, notamment, des communautés
autochtones ou des municipalités où il y a différents types de permis. Donc,
ça, effectivement, ça permet de gérer les volumes qui sont octroyés en permis.
M. Fortin : OK.
M. Sénéchal (Alain) : Puis
effectivement il y a... plus tard, il y a un article qui concerne plus les
garanties d'approvisionnement, ceux qui détiennent une usine de transformation.
M. Fortin : OK, mais l'idée...
M. Sénéchal (Alain) : L'idée
est la même.
M. Fortin : L'idée, c'est la même, là, c'est en régions limitrophes
comme ça, là, pour dire : Vous pouvez aller
puiser dans le... vous étiez dans le... puis là j'essaie de me souvenir des
chiffres, là, vous étiez dans le 81.53, vous pouvez aller puiser dans le
82.51, là, qui est limitrophe, mettons.
M. Sénéchal
(Alain) : La garantie d'approvisionnement, elle est
régionale, elle n'est pas par unité d'aménagement. Donc, exemple, on a une... allons-y avec l'exemple
concret, là. Dans une région, on a 15 % de baisse due à un feu ou à un
autre... un autre cataclysme, puis c'est juste à côté d'une autre région.
M. Fortin : OK. Des régions, quand on parle de régions, on parle des
régions administratives du Québec.
M. Sénéchal (Alain) : Régions
d'attribution, ça veut dire la région Saguenay—Lac-Saint-Jean, la région Nord-du-Québec,
la... Ça, c'est des régions d'attribution au niveau de la loi. Donc, ce que ça
permet de faire... parce que, des fois,
c'est complètement limitrophe d'une région à l'autre, mais il y a une ligne
dans le milieu, puis, bien, on est obligés de faire prendre une baisse,
exemple, de 15 % aux usines de ce territoire-là, puis, à côté, ils sont
protégés à 100 % parce que... mais, pourtant, ils
sont limitrophes opérationnellement parlant. Donc, ça permet d'être plus agile puis de répartir la baisse sur un plus grand
nombre d'entreprises éventuellement si ça fait du sens au niveau opérationnel.
Le Président
(M. Montigny) : Merci. M. le député de Pontiac.
Mme Blanchette
Vézina : ...
Le Président
(M. Montigny) : Ah! Mme la ministre.
Mme Blanchette
Vézina : Oui. À titre de précision, là, puis je rappelle, c'est
vraiment dans le cas d'une baisse de
possibilité forestière, là. Donc, c'est vraiment dans une situation où on doit
baisser un peu, comme tout à l'heure, pour
répartir la perte sur, par exemple, plus de joueurs, comme M. Sénéchal le
mentionnait, pour éviter qu'un seul joueur soit impacté parce qu'il a
une limite administrative, là, seulement.
M. Fortin : Bien, OK, je comprends, là, je comprends qu'ici
on parle de certains permis pour des municipalités, là, mais, dans
l'exemple plus large, pour les garanties d'approvisionnement qu'on va voir plus
tard, là, tu sais, je comprends... je pense,
là, comprendre parfaitement bien ce que... la nécessité d'un tel article, là.
Moi-même, dans ma région, là, il y a
une usine à Rapides-des-Joachims, tu ne peux pas être plus à cheval sur la
limite entre l'Abitibi-Témiscamingue puis l'Outaouais, là. Donc, s'il y
a une baisse de possibilité du côté Outaouais, ils sont un peu fourvoyés,
disons, là. Alors, de savoir qu'il y aurait cette possibilité-là d'aller puiser
dans une unité d'aménagement qui est dans une autre région, ce n'est pas fou
pour assurer la stabilité de l'entreprise, si je comprends bien que c'est ça,
l'objectif, là.
Mme Blanchette
Vézina : Exactement.
M. Fortin : OK.
Le Président
(M. Montigny) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions en lien avec l'article 139? Alors, nous allons procéder à sa
mise aux voix. Est-ce que l'article 139 est adopté?
Mme Blanchette
Vézina : Adopté.
Le Président
(M. Montigny) : Adopté. Merci.
M. Fortin : ...
Le Président
(M. Montigny) : On peut le faire. On l'a adopté pareil, là,
mais...
M. Fortin : Vous êtes vite sur le piton, des fois, M. le Président.
Le Président (M. Montigny) : Là,
oui, j'avoue que j'ai été un peu vite cette fois-ci, contrairement à d'autres
fois. Alors, on va procéder par appel nominal. M. le secrétaire.
Le
Secrétaire : Pour, contre, abstention. Mme Blanchette Vézina
(Rimouski)?
Mme Blanchette
Vézina : Pour.
Le Secrétaire :
M. Dufour (Abitibi-Est)?
M. Dufour :
Pour.
Le Secrétaire :
Mme Gendron (Châteauguay)?
Mme Gendron :
Pour.
Le Secrétaire :
Mme Abou-Khalil (Fabre)?
Mme Abou-Khalil :
Pour.
Le Secrétaire :
Mme Dufour (Mille-Îles)?
Mme Dufour :
Pour.
Le Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
M. Fortin :
Pour.
Le Secrétaire :
M. Montigny (René-Lévesque)?
Le Président (M. Montigny) : Abstention.
Cet article est donc adopté. Nous sommes à l'article 140.
Mme Blanchette Vézina : Merci,
M. le Président. L'article 106 de cette loi est modifié par la
suppression, dans le premier alinéa, de «, soit à une date postérieure au
31 mars de l'année suivante».
Cet article vise à modifier l'article 106
de la Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier en concordance avec
la modification apportée à l'article 46 de cette loi par
l'article 138 du projet de loi. L'objectif est de permettre la révision
des garanties d'approvisionnement ...avant le 1er avril de l'année suivant
celle où la ministre des Ressources naturelles et des Forêts demande au
Forestier en chef la modification des possibilités forestières. Cohérence avec
ce qu'on a discuté tout à l'heure.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions en lien avec l'article 140?
M. Fortin : ...c'est la même chose, mais pour les garanties d'approvisionnement
que... pas qu'au dernier article, mais qu'au 138, c'est ça?
Mme Blanchette Vézina : Exact.
M. Fortin : Donc, vous faites la modification initiale au 138, et,
après ça, vient la modification des garanties d'approvisionnement.
Une voix : ...
Mme Blanchette Vézina : C'est
avec l'article 139, je pense.
Une voix : ...
Mme Blanchette Vézina : 138,
pardon.
M. Fortin : Oui, c'est ça.
Mme Blanchette Vézina : Oui,
oui, que j'ai lu.
M. Fortin : Celui qu'on a vu, là, avant de parler de...
Mme Blanchette Vézina : Tout à
fait.
M. Fortin : Oui. Oui.
Le
Président (M. Montigny) : Parfait. Est-ce qu'il y a d'autres interventions
en lien avec l'article 140? Non? Alors, s'il n'y a pas
d'intervention...
M. Fortin : Par
appel nominal, M. le Président
Le Président (M. Montigny) : Merci.
On va procéder par appel nominal. M. le secrétaire.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Blanchette Vézina (Rimouski)?
Mme Blanchette Vézina : Pour.
Le Secrétaire : M. Dufour
(Abitibi-Est)?
M. Dufour : Pour.
Le Secrétaire : Mme Gendron
(Châteauguay)?
Mme Gendron : Pour.
Le Secrétaire : Mme Abou-Khalil
(Fabre)?
Mme Abou-Khalil : Pour.
Le Secrétaire : Mme Dufour
(Mille-Îles)?
Mme Dufour :
Pour.
Le
Secrétaire : M. Fortin (Pontiac)?
M. Fortin : Pour.
Le
Secrétaire : M. Montigny (René-Lévesque)?
Le Président (M. Montigny) : Abstention.
Cet article 140 est donc adopté. Nous allons à l'article 141. Mme la
ministre.
Mme Blanchette
Vézina : Merci, M. le Président.
L'article 107 de
cette loi est modifié:
1°
par la suppression de «comprise dans une région faisant l'objet de plusieurs
garanties d'approvisionnement»;
2°
par le remplacement de «faire varier la réduction en fonction de ces impacts»
par «répartir la réduction entre les bénéficiaires de la région visée et
des régions limitrophes».
Cet article vise à
modifier l'article 107 de la Loi sur l'aménagement durable du territoire
forestier afin de permettre une répartition
interrégionale des réductions des volumes annuels de bois à la suite d'une
baisse de possibilité forestière. Cette répartition permettra de limiter
les impacts socioéconomiques de cette réduction.
Le Président
(M. Montigny) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a des
interventions en lien avec l'article 141?
M. Fortin : Pouvez-vous nous expliquer la différence avec l'article
qu'on a étudié précédemment?
Mme Blanchette Vézina : L'autre
avant, c'étaient les permis d'intervention qui étaient associés, par exemple, aux
Premières Nations ou aux communautés autochtones. Là, ceux-là, c'est vraiment
pour les garanties de... pour ceux qui sont détenteurs de garanties
d'approvisionnement, donc qui ont une usine de... une usine de transformation.
M. Fortin : Le ministre peut tenir compte des impacts sur l'activité
économique régionale ou locale de la répartition
entre les bénéficiaires et répartir la réduction entre les bénéficiaires de la
région visée et des régions limitrophes. Mais là ce qu'on vient dire, ce n'est pas nécessairement pour dire... Je
reviens à mon exemple parce qu'il est simple, là. L'usine de
Rapides-des-Joachims peut aller s'approvisionner en Abitibi. Là, ce qu'on vient
dire, c'est : Comment est-ce qu'on baisse de façon équitable la
possibilité forestière en Outaouais? À moins que je l'interprète mal, ce qui
est très, très, très possible, là, je...
Le Président
(M. Montigny) : Me Tremblay-Parent.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
l'objectif est le même que pour l'autre disposition, c'est que, finalement, je
pense que vous le... tu sais, votre dernière affirmation était exacte,
c'est-à-dire que, s'il y a une baisse de possibilité dans une région, bien, on va modifier les droits
dans cette région-là, mais on pourrait augmenter les volumes du même titulaire, mais dans une autre région, pour
compenser la baisse qui doit être effectuée en vertu de la baisse des
possibilités forestières dans la région visée. Donc, ça va lui permettre
d'aller chercher un volume dans une autre région, là. Ça fait qu'il va y avoir des modifications au GA,
autant dans la région visée que dans la région limitrophe, pour ajuster ces
volumes-là.
• (15 h 30) •
M. Fortin : Bien, parce que ce que vous ajoutez ici, là, comme
disposition, en fait, c'était faire varier la réduction en fonction de ces
impacts. Là, vous venez dire «répartir la réduction entre les bénéficiaires de
la région visée et [les] régions
limitrophes». Alors, la réduction, vous pouvez la faire... Si je comprends
bien, là, elle peut être subie par l'usine qui est en Outaouais, mais
elle peut également être subie par l'usine qui est au Témiscamingue. C'est de la façon qu'on lit, c'est «répartir la réduction
entre les bénéficiaires de la région [...] et [celles] des régions
limitrophes».
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : Bien, effectivement, parce que, si on veut augmenter les
volumes d'un titulaire affecté dans la région touchée par la baisse des
possibilités forestières, bien, il va falloir que les autres, dans la région
limitrophe... tu sais, finalement, qu'il y ait une modification à leur droit
pour que chacun en donne une partie à celui
visé pour répartir équitablement, finalement, entre différents titulaires de
garantie d'approvisionnement de deux régions visées, là.
Mme Blanchette
Vézina : Je vais laisser la parole à M. Sénéchal.
Une voix :
...
M. Sénéchal (Alain) : ...Effectivement, ce
qu'on peut faire, c'est répartir la baisse, en fait. Admettons, donnons un
exemple, le feu a atteint la région 10 à hauteur de 15 %. Je prends
la loi actuelle, tout le monde baisse de 15 %.
Par ailleurs,
j'ai des entreprises qui s'approvisionnent juste à côté de la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean, il peut y avoir
10 kilomètres entre les deux sites, tandis qu'au Saguenay—Lac-Saint-Jean ils ne prennent aucune baisse. Bien,
peut-être que ce serait intéressant de dire : Bien, au lieu d'avoir
15 % de trois usines dans le nord du Québec, bien, ce serait peut-être mieux qu'ils prennent sept puis que les
collègues du Lac-Saint-Jean prennent un trois ou un quatre, puis là,
bien, finalement, on est capable... ils sont quand même capables de continuer à
rester en activité. Parce que, quand on
prend une baisse importante sur une entreprise, bien, des fois, ça devient
impossible de rentabiliser ça. Ça fait que
ça permet, à ce moment-là, de... je dirais, de partager le malheur sur plus
grand. Donc, ce n'est jamais agréable, mais, des fois, c'est nécessaire.
M. Fortin : Oui, ça arrive. Oui. Non, je comprends, l'explication, elle
est très claire. Ça, c'est sur le principe.
Sur
l'application, là, ce... prendre ce 15 là puis dire : OK. Bien, au lieu...
bien, on va... ça va être sept d'un bord, quatre, cinq de l'autre, ça, c'est le ministre qui est en
charge de décider de cette répartition-là? Bien, le ministre, le ministère, là,
mais...
Mme Blanchette Vézina : Oui.
M. Sénéchal (Alain) : Oui.
M. Fortin : OK.
M.
Sénéchal (Alain) : Effectivement, comme... comme toujours, quand on
fait une proposition de modifications des cartes, ça va... il y a des balises
légales, mais la partie, entre guillemets, discrétionnaire de la ministre,
bien, ça, ça va venir dans son... je dirais, dans son kit de capacité de
prendre des décisions.
Puis on regarde aussi la... impacts, tu sais,
«peut tenir compte des impacts [...] économique régionale ou locale», tu sais, c'est ça qui balise la décision
de la ministre, là. Elle ne fait pas ça parce qu'elle favorise un ou l'autre,
elle favorise ça pour s'assurer qu'au niveau régional ou économique ça fasse du
sens.
Ça fait que,
oui, il y a une partie discrétionnaire là-dedans, mais c'est un choix de la
ministre à savoir comment répartir cette douleur, effectivement.
M. Fortin : Parfait. Le jour où il y a un feu de forêt dans le nord de
l'Outaouais, elle va savoir que je vais cogner à sa porte dans ce cas. Je suis
content, le collègue de l'Abitibi vient de partir, donc il ne me verra pas
venir. C'est parfait. Je n'ai pas le droit de dire ça. Je m'excuse, M. le
Président.
Des voix : ...
M. Fortin : Non, non. Puis il est là depuis... il est là depuis
longtemps, puis ce n'était pas mon...
Des voix : ...
M. Fortin : Oui. Ce n'était pas mon intention, M. le Président.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Il n'y a pas de problème.
Alors, sur ce, est-ce qu'il y a d'autres
interventions en lien avec l'article 141? Il n'y en a pas. Nous allons
procéder à la mise aux voix de l'article 141. Est-ce que...
Une voix : ...
Le Président (M. Montigny) : Merci.
On va procéder. M. le secrétaire.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Blanchette Vézina (Rimouski)?
Mme Blanchette Vézina : Pour.
Le Secrétaire : Mme Gendron
(Châteauguay)?
Mme Gendron : Pour.
Le Secrétaire : Mme Abou-Khalil
(Fabre)?
Mme Abou-Khalil : Pardon. Pour.
Excusez.
Le Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
Mme Lachance : Pour.
Le Secrétaire : Mme Dufour (Mille-Îles)?
Mme
Dufour : Pour.
Le
Secrétaire : M. Fortin (Pontiac)?
M.
Fortin : Pour.
Le
Secrétaire : M. Montigny (René-Lévesque)?
Le Président (M.
Montigny) : Abstention. Alors, l'article 141 est donc adopté.
Merci. Nous allons donc procéder à l'article 142, Mme la ministre.
Mme Blanchette
Vézina : Merci, M. le Président. J'ai... En fait, on va passer aux
articles qui ne touchent plus la forêt, là,
donc je vais laisser aller mes... mes collaborateurs du secteur Forêts, mais je
tenais à prendre un moment pour remercier M. Alain Sénéchal, qui
prend sa retraite demain et qui, donc, quittera le ministère. Puis je tenais
publiquement à le remercier pour ses loyaux et fidèles services pour l'État
québécois. Donc, merci, Alain.
M. Sénéchal
(Alain) : Bien, merci beaucoup, Mme la ministre. Merci à tous.
Le Président (M.
Montigny) : Merci.
Mme Blanchette
Vézina : Bonne retraite!
M. Sénéchal (Alain) :
Merci bien.
M.
Fortin : ...les partenaires qui
travaillent avec le ministère. Alors, merci énormément.
M. Sénéchal
(Alain) : Je vous remercie. Bonne continuation.
Le Président (M.
Montigny) : Merci.
Mme Blanchette Vézina :
Est-ce qu'on peut suspendre, M. le Président?
Le Président (M.
Montigny) : Nous allons suspendre. Merci beaucoup.
(Suspension de la séance à
15 h 37
)
(Reprise à 15 h 38)
Le Président (M.
Montigny) : Alors, nous avons recommencé nos travaux.
Maintenant,
nous sommes rendus à l'article 142. Mme la ministre, je vous laisse la
parole pour la présentation de cet article.
Mme Blanchette
Vézina : Merci, M. le Président. L'article 5 de la Loi sur
l'aménagement et l'urbanisme (chapitre A-19.1) est modifié par
l'insertion, à la fin du cinquième alinéa, de «sur les terres du domaine de
l'État à l'extérieur des périmètres d'urbanisation».
Cet
article vise à modifier l'article 5 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme afin de limiter la délimitation de territoires incompatibles avec
l'activité minière sur les terres du domaine de l'État à l'extérieur des
périmètres d'urbanisation.
Les périmètres
d'urbanisation et les terres privés seront soustraits respectivement par les
articles 304.1.1 et 304.1.3 de la Loi sur les mines, modifiés par les
articles 117 et 118 du projet de loi.
Le Président (M.
Montigny) : Merci. En complément?
Des voix :
...
Le Président (M.
Montigny) : Ça va? Est-ce qu'il y a des interventions en lien avec cet
article 142? Oui, Mme la députée de Mille-Îles, vous avez la parole.
• (15 h 40) •
Mme Dufour : Oui.
Bien, je voudrais juste souligner, dans le fond, qu'il y a... Dans le fond, ce
que ça vient faire, c'est que les MRC ne pourraient plus identifier les
périmètres urbains dans les TIAM, puis ça, ça nous a été soulevé, puis ça,
c'était un élément qui était un irritant, mais on est venus faire certains...
la ministre a fait certains amendements au préalable, donc là, maintenant, ça a
amoindri cet... ce changement-là.
Donc, il n'y a pas... il n'y a pas d'enjeu, en
tout cas je ne pense pas, à moins que mon collègue me dise qu'il y en a, mais
moi, je n'en voyais pas.
Et je voudrais, vu qu'on
est dans la LAU, mentionner qu'on a... on a eu des échanges, précédemment, justement sur l'article 246 de la LAU, la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, et, comme mon collègue l'a expliqué, la méthode
qui a été choisie dans le projet de loi, là, on n'en est pas tout à fait à
l'aise, ceci dit, parce qu'on a regardé l'article 246 puis parce
qu'il y a des éléments dedans qui font que ce n'est pas si simple que ça, et je
ne suis pas convaincue que de le retirer en totalité, c'est la solution, je
pense qu'il y a des... il y a quelque chose à faire avec l'article 246,
mais pas le retirer à 100 %.
Et, pour cette raison-là, je ne déposerai pas
d'amendement, même si je souhaitais le faire au... Tu sais, je vous en avais
parlé, là, qu'on travaillait là-dessus. Je pense que ça demanderait un petit
peu plus de travail chirurgical. Il y aurait
quand même des discussions à avoir avec l'industrie, avec les acteurs avant de
faire un tel amendement, donc il n'y en aura pas de déposé, mais on
pense quand même que c'est là qu'il y aurait eu la clé à peut-être avoir une
solution plus... plus adéquate, à notre avis.
Voilà. Ça complète mon intervention, M. le
Président.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Je n'ai pas
de commentaire supplémentaire.
Le
Président (M. Montigny) : Parfait. Merci. À ce moment-ci, il y a d'autres
interventions? M. le député de Pontiac,
vous avez la parole.
M. Fortin : Oui. Juste une chose sur cette... sur cette possibilité-là,
là. On a discuté, là, on en a parlé en long et en large aux articles 117,
118, alors je ne m'éterniserai pas non plus, mais... mais effectivement, sur
l'article 246, qui était demandé par... ou le retrait de
l'article 246 qui était demandé par plusieurs, étant donné l'adoption des articles 117, 118 dans leur forme, ça
ferait... ce serait difficile, là, d'introduire un amendement sur
l'article 246 à ce point-ci.
Mais vous avez compris, M. le Président, que
notre intervention, elle portait surtout sur des terres privées, comme on en
avait discuté, mais... mais puisque l'avenue choisie semble être...
Disons que les articles ont été adoptés, comme
le disait ma collègue, on va effectivement se garder une gêne à ce moment-ci.
Le
Président (M. Montigny) : Merci, M. le député. Alors, comme il n'y a pas
d'autre intervention, nous allons passer à la mise aux voix de
l'article 152... 142, je le répète, l'article 142. Nous allons
procéder par appel nominal pour l'article 142. M. le secrétaire.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Blanchette Vézina (Rimouski)?
Mme Blanchette Vézina : Pour.
Le Secrétaire : Mme Gendron
(Châteauguay)?
Mme Gendron : Pour.
Le Secrétaire : Mme Abou-Khalil
(Fabre)?
Mme Abou-Khalil : Pour.
Le Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
Mme Lachance : Pour.
Le Secrétaire : Mme Dufour
(Mille-Îles)?
Mme Dufour : Abstention.
Le Secrétaire : M. Fortin
(Pontiac)?
M. Fortin : Abstention.
Le Secrétaire : M. Montigny
(René-Lévesque)?
Le Président (M. Montigny) : Abstention.
Maintenant, cet article 142 est...
Une voix : ...
Le Président (M. Montigny) : Oui.
Parfait. Est-ce qu'on a besoin de demander consentement?
Une voix : ...
Le Président (M. Montigny) : Oui,
c'est ça. On a le consentement.
Le Secrétaire : M. Dufour
(Abitibi-Est)?
M. Dufour : Pour.
Le
Président (M. Montigny) : Parfait. Merci. Donc, cet article 142 est
adopté. Merci. Ça nous amène maintenant à l'article 143.
Mme Blanchette Vézina : La Loi sur
le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (chapitre M-25.2)
est modifiée par l'insertion, après l'article 12.2, des suivants :
«13. Le
ministre peut déterminer, par arrêté, le mode, le support ou le format
particulier qui doit être utilisé pour présenter ou transmettre un
document ou un renseignement en vertu d'une disposition d'une loi ou d'un
règlement sous sa responsabilité.
«Le ministre peut déterminer, par arrêté, le
mode, le support ou le format qu'il utilise pour communiquer ou transmettre un
document ou un renseignement à une personne.
«Pour l'application du présent article, le
ministre peut exiger l'adhésion à un guichet ministériel unique aux conditions
qu'il détermine.
«14.
Lorsqu'une loi ou un règlement sous la responsabilité du ministre prévoit la
tenue d'une séance d'information ou d'une consultation publique,
celle-ci peut se tenir à l'aide d'un moyen technologique qui permet de
s'entendre de manière simultanée.
«Lorsque cette séance ou cette consultation doit
se tenir dans un endroit déterminé, ce moyen technologique doit être
raisonnablement accessible pour les personnes qui résident à cet endroit.»
Cet article vise à introduire l'article 13
de la Loi sur le ministère des Ressources naturelles et de la Faune afin de
permettre à la ministre des Ressources naturelles et des Forêts de déterminer
le mode, le support et le format qui peuvent être utilisés pour transmettre un
document ou un renseignement en vertu d'une loi sous sa responsabilité. Elle
pourra également déterminer un mode de communication avec sa clientèle.
Cet article
lui permettra notamment de prescrire l'utilisation de moyens technologiques et
d'exiger l'adhésion à un guichet ministériel unique.
On a souvent entendu... et j'avais mentionné
l'intention, là, que nous avions d'avoir une plus grande efficacité, donc, notamment dans l'octroi des
permis. Donc, ici, on vient permettre la création, donc, de ce guichet unique,
d'avoir cet outil, là, qui pourrait être... faciliter, en fait, l'obtention des
permis et la délivrance des permis.
M. Fortin : Loin de moi l'intention de vous corriger, mais je crois que
vous avez un autre commentaire.
Mme Blanchette Vézina : Mais vous
avez tout à fait raison, M. le député de Pontiac.
Donc, concernant l'article 14, M. le
Président, voici le commentaire. Cet article vise à introduire
l'article 14 de la Loi sur le ministère
des Ressources naturelles et de la Faune afin de permettre la tenue de
consultations publiques par un moyen technologique qui permet à tous les
participants de s'entendre de manières simultanées, et donc de participer en
temps réel.
Cette option devra cependant tenir compte de
l'environnement technologique de la région où doit se tenir cette consultation,
le cas échéant. Par exemple, la connexion Internet doit permettre aux résidents
de la région de participer en temps réel à la consultation à partir de
celle-ci.
Le Président (M. Montigny) : Alors,
voilà. Est-ce qu'il y a des interventions avec cet article 143? Allez-y,
madame... M. le député de Pontiac.
M. Fortin : OK. Bien là, vous n'avez pas le pouvoir de faire ça déjà?
Vous ne pouvez décider du moyen technologique par lequel vous communiquez avec
les gens ou c'est le ministre de la Transformation numérique qui décide ça pour
vous?
Une voix : ...
M. Fortin : C'est vrai. Je m'en excuse.
M.
Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien, en fait, le pouvoir était déjà prévu dans la
Loi sur les mines, à l'article 216, là, qui est modifié par 78.
Il y a quand même l'article 29 de la Loi
concernant le cadre juridique des technologies de l'information qui dit qu'en
principe on ne peut pas forcer quelqu'un à acquérir une technologie pour une
communication, sauf quand c'est prévu dans la loi.
Donc, ça prend une disposition législative, là,
pour exiger un format ou un moyen technologique pour la communication. Il
l'avait déjà dans la Loi sur les mines, comme je viens de le dire.
Mais
l'objectif de la ministre était de dire : Bien, des fois, pour... pour un
projet comme tel, ça va prendre un permis d'intervention pour couper du bois,
ça va prendre un permis au niveau minier, donc la demande pourra se faire dans
le même guichet, avec le même format, pour le même projet.
Le Président (M.
Montigny) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
Une voix :
...
Le Président (M.
Montigny) : Parfait. Mme la députée de Mille-Îles, je vous cède la
parole.
Mme Dufour : Merci, M. le Président. On dit donc, à
l'article 13 qu'on introduit, que «le ministre peut exiger l'adhésion à un guichet ministériel unique». Ça,
j'imagine, le guichet ministériel unique, on parle d'une application, là, d'un...
Par exemple, est-ce que... est-ce qu'on réfère à GESTIM?
Mme Blanchette
Vézina : Bien, je peux peut-être laisser la parole à M. Gaudreau.
Le Président (M. Montigny) : ...M. Gaudreau.
Nous avons déjà eu le consentement aujourd'hui. M. Gaudreau, vous
pouvez vous présenter et procéder.
M. Gaudreau
(Roch) : Oui, effectivement, on a le système GESTIM qui permet
d'avoir... de consulter le registre des
droits miniers, réels, immobiliers en temps réel, puis il y a également une
prestation de service qui est intégrée, mais qui ne concerne, pour
l'instant, que les droits et autorisation en lien avec la Loi sur les mines.
Au niveau
technologique, bien, on veut développer d'autres... d'autres composantes à la
prestation de service pour intégrer notamment, là, les autres autorisations,
droits ou baux, notamment en vertu de la Loi sur les terres du domaine de l'État et évidemment, au niveau
forestier, les permis d'intervention forestiers qui sont pour les projets
miniers souvent demandés, qui sont requis pour réaliser des travaux.
Donc, comme disait la
ministre, ça nous permettrait d'avoir, sur une même plateforme, mais de...
provenant de lois distinctes, une prestation de service intégrée.
Mme Dufour : Parfait. Merci. Et quand on dit «exiger
l'adhésion», est-ce que ça... à quoi on réfère par «exiger l'adhésion»?
Mme Blanchette Vézina : Bien là, c'est que les
demandeurs de permis devraient passer par ce... par exemple, ce
portail-là, pas par d'autres moyens.
Mme Dufour : OK.
Donc... Parce qu'une adhésion, des fois, ce qu'on pense, c'est une adhésion
à... par exemple, pour les journaux, il
faut... il faut créer un compte, un nom d'usager, puis, des fois, il y a des
frais. Donc, ici, on est dans quelque chose qui est toujours un accès
sans frais au guichet, là?
Mme Blanchette
Vézina : Mais je n'ai pas de... pour l'instant, là, de... Je ne sais
pas l'intention, mais, ceci étant, il va falloir qu'il y ait un compte de créé,
certainement, avec un identifiant associé à un détenteur, là.
Est-ce qu'il pourrait
avoir des transactions pour les demandes de permis avec les paiements?
Peut-être, tu sais, je...
Mais, pour l'instant,
c'est... l'objectif, ce serait qu'on ne dédouble pas les façons de communiquer,
ce serait vraiment ce guichet, puis on pourrait exiger, donc, la création de ce
compte-là puis la communication par l'entremise de cette... de cette voie-là.
• (15 h 50) •
Mme Dufour : Parfait.
Et, pour ce qui est de la consultation publique, est-ce qu'on préserve toujours
le côté présentiel? Parce qu'ici on parle vraiment de moyens technologiques, et
ça, ça nous avait été soulevé, là, par Québec meilleure mine!, là, qui
craignait que les séances en présentiel ne soient plus requises.
Mme Blanchette
Vézina : Mais ce n'est pas... ça ne vient pas empêcher les séances en
présentiel, mais ça vient permettre les séances en virtuel.
Mme Dufour : Parfait.
Puis quand on dit «[le] moyen technologique doit être raisonnablement
accessible pour les personnes qui résident à cet endroit», est-ce qu'on fait
référence à l'accès Internet qui est parfois déficient dans certaines régions
et, dans ce cas, bien, on irait en personne au lieu d'y aller par Internet, par
exemple?
Mme Blanchette
Vézina : C'est exact.
Mme Dufour : OK.
Merci beaucoup.
Le Président (M. Montigny) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions en lien avec l'article 143? Comme il ne
semble pas y avoir d'autre intervention, nous allons donc procéder à la mise
aux voix de l'article 143 par appel nominal. M. le secrétaire.
Le Secrétaire : Pour,
contre, abstention. Mme Blanchette Vézina (Rimouski)?
Mme Blanchette Vézina : Pour.
Le Secrétaire : M. Dufour
(Abitibi-Est)?
M. Dufour : Pour.
Le Secrétaire : Mme Gendron
(Châteauguay)?
Mme Gendron : Pour.
Le Secrétaire : Mme Abou-Khalil
(Fabre)?
Mme Abou-Khalil : Pour.
Le Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
Mme Lachance : Pour.
Le Secrétaire : Mme Dufour
(Mille-Îles)?
Mme Dufour : Pour.
Le Secrétaire : M. Fortin
(Pontiac)?
M. Fortin :
Pour.
Le Secrétaire : M. Montigny
(René-Lévesque)?
Le Président (M. Montigny) : Abstention.
L'article 143 est donc adopté. Nous sommes maintenant à l'étude de
l'article 144. Mme la ministre.
Mme
Blanchette Vézina : L'article 17.12.12 de cette loi est modifié,
dans le paragraphe 4° du premier alinéa :
1° par l'insertion, après «potentiel minéral»,
de «et de l'économie circulaire»;
2° par l'insertion, après «d'exploitation», de
«de transformation,».
Cet article vise à modifier
l'article 17.12.12 de la Loi sur le ministère des Ressources naturelles et
de la Faune afin d'inclure le concept d'économie circulaire et de préciser que
les sommes du volet patrimoine minier peuvent être utilisées pour financer les
activités de transformation.
En effet, ce volet du Fonds des ressources
naturelles doit pouvoir permettre de financer des activités de recherche
portant sur la deuxième ou troisième transformation d'une substance minérale.
Le Président (M. Montigny) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Oui, Mme la députée
de Mille-Îles.
Mme Dufour : Merci, M. le Président.
Je vous avoue juste ma surprise que la transformation n'était pas couverte par
ce fonds. Donc, c'est un bel ajout, mais je vous avoue que j'étais étonnée que
ça n'en faisait pas partie.
Le
Président (M. Montigny) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Il
n'y a pas d'autre intervention, alors nous allons procéder à la mise aux
voix de l'article 144.
Une voix : ...
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup. M. le secrétaire.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Blanchette Vézina (Rimouski)?
Mme Blanchette Vézina : Pour.
Le Secrétaire : M. Dufour
(Abitibi-Est)?
M. Dufour : Pour.
Le Secrétaire : Mme Gendron
(Châteauguay)?
Mme
Gendron :
Pour.
Le Secrétaire : Mme Abou-Khalil
(Fabre)?
Mme Abou-Khalil : Pour.
Le Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
Mme Lachance : Pour.
Le Secrétaire : Mme Dufour
(Mille-Îles)?
Mme Dufour : Pour.
Le Secrétaire : M. Fortin
(Pontiac)?
M. Fortin : Pour.
Le Secrétaire : M. Montigny
(René-Lévesque)?
Le Président (M. Montigny) : Abstention.
L'article 144 est adopté. Merci. Nous sommes maintenant à l'étude de
l'article 145. Mme la ministre, je vous laisse la parole.
Mme
Blanchette Vézina : Merci, M. le Président. J'aimerais accueillir
Stéphanie avec nous, Stéphanie Morin, pardon, qui est du secteur des
territoires... du territoire de mon ministère, qui s'ajoute à nous.
Le
Président (M. Montigny) : Bienvenue, Mme Morin. Alors, Mme la ministre,
pour l'étude de l'article 145.
Mme Blanchette Vézina : Merci, M. le
Président. L'intitulé de la section III du chapitre II de la Loi sur
les terres du domaine de l'État (chapitre T-8.1) est modifié par le
remplacement de «des terres» par «du territoire».
Alors, cet article vise à modifier l'intitulé de
la section III du chapitre II de la Loi sur les terres du domaine de
l'État par concordance avec la modification au plan d'affectation proposée à
l'article 21 de cette loi par l'article 146 du projet de loi.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions en lien avec cet article?
M. Fortin : Ce ne sera pas un long débat, M. le Président. C'est tout.
Le Président (M. Montigny) : Voilà.
Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Non? Alors, nous pouvons passer
à la mise aux voix de l'article 145.
M. Fortin : Par appel nominal, M. le Président.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Blanchette Vézina (Rimouski)?
Mme Blanchette Vézina : Pour.
Le Secrétaire : M. Dufour
(Abitibi-Est)?
M. Dufour : Pour.
Le Secrétaire : Mme Gendron
(Châteauguay)?
Mme
Gendron : Pour.
Le Secrétaire : Mme Abou-Khalil
(Fabre)?
Mme Abou-Khalil : Pour.
Le Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
Mme Lachance : Pour.
Le
Secrétaire : Mme Dufour (Mille-Îles)?
Mme Dufour :
Pour.
Le
Secrétaire : M. Fortin (Pontiac)?
M.
Fortin : Pour.
Le
Secrétaire : M. Montigny (René-Lévesque)?
Le Président (M.
Montigny) : Abstention. L'article 145 est donc adopté. Nous
sommes maintenant à l'article 146. Mme la ministre.
Mme Blanchette
Vézina : L'article 21 de cette loi est modifié :
1° par le remplacement,
dans le premier alinéa, de «des terres pour toute partie du domaine de l'État»
par «du territoire du domaine de l'État pour toute partie de celui‑ci»;
2° par le
remplacement des deuxième et troisième alinéas par les suivants :
«Le plan d'affectation
définit les orientations du gouvernement en ce qui a trait aux utilisations et
à la protection des terres du domaine de l'État et des ressources qui s'y
trouvent. Afin de permettre la priorisation et la conciliation des utilisations
et de la protection du territoire du domaine de l'État, il établit des zones
d'application ainsi que les intentions et les vocations pour chacune d'elles.
Il peut également établir des objectifs spécifiques pour certaines zones.
«Le
plan d'affectation intègre les affectations du territoire du domaine de l'État
établies en vertu d'autres lois.»
Cet article vise à
modifier l'article 21 de la Loi sur les terres du domaine de l'État afin,
d'abord, de préciser que le plan d'affectation vise... pardon, vise le
territoire du domaine de l'État et pas uniquement les fonds de terre. En effet,
le plan d'affectation du territoire du domaine de l'État peut viser
l'exploitation des ressources forestières.
Le Président (M.
Montigny) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions?
M.
Fortin : Oui, M. le Président.
Le Président (M.
Montigny) : Ah! juste une seconde, est-ce qu'il y a encore des
précisions à donner?
Mme Blanchette
Vézina : Pardon. Oui, il me restait un bout.
Le Président (M. Montigny) :
Oui. Mme la ministre, je vous recède la parole pour d'autres précisions.
Mme Blanchette Vézina : Merci, M. le Président.
Donc, je disais bien : Il peut viser l'exploitation des ressources
forestières, minières et énergétiques qui se trouvent sur des terres du domaine
de l'État.
Cet article vise
également à actualiser et à préciser les termes employés pour décrire le
contenu du plan d'affectation.
Enfin, il propose que
les affectations du territoire du domaine de l'État établies en vertu d'autres
lois soient intégrées systématiquement au
plan d'affectation. Pour ces affectations, conformément à l'article 25.1
de la Loi sur les terres du domaine de l'État, proposé par
l'article 151 du projet de loi, la procédure applicable pour leur établissement
sera celle prévue par la loi visée plutôt que celle prévue à
l'article 25.1 de la Loi sur les terres du domaine de l'État pour éviter
les dédoublements.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres précisions? Non? Est-ce qu'il y a maintenant des...
d'autres... d'autres personnes qui voudraient prendre la parole sur cet
article?
M.
Fortin : Oui, s'il vous plaît, M. le
Président.
Le Président (M.
Montigny) : M. le député de Pontiac, vous avez la parole.
M.
Fortin : Bon, éviter des dédoublements, on
aime ça, c'est positif, c'est une bonne chose à faire. «...les affectations du
territoire du domaine de l'État établies en vertu d'autres lois», ce seraient
lesquelles?
Mme Blanchette
Vézina : Par exemple, des aires protégées. Ça, c'est un des exemples
qu'on a vus où il fallait, avant cet amendement-là, refaire le processus de
consultation, même si le processus de consultation avait déjà été fait dans le
cadre de l'établissement, par exemple, d'une aire protégée.
M. Fortin : Il
fallait le refaire pour le plan d'affectation et spécifiquement sur l'aire
protégée ou sur l'ensemble du plan d'affectation?
Mme Blanchette Vézina : Sur
l'ensemble du plan d'affectation.
M. Fortin : Donc, si on voulait ajouter... excusez-moi, si on voulait ajouter une
aire protégée au plan d'affectation, il fallait refaire la consultation
sur l'ensemble du plan d'affectation?
Mme Blanchette
Vézina : Exact. Et sur le projet en tant que tel qui avait déjà été...
fait l'objet d'une décision gouvernementale.
M. Fortin : OK.
Donc, les plans d'affectation, à chaque fois qu'ils changeaient, ils se
retrouvaient reconsultés, et reconsultés, et reconsultés?
Mme Blanchette
Vézina : Exactement.
M.
Fortin : OK. C'est plus qu'un
dédoublement, ça peut être un triplement ou un quadruplement.
Mme Blanchette
Vézina : Vous avez très bien compris. Ça, c'est de l'allègement, très
clairement.
M.
Fortin : OK. Alors, dans ce contexte
d'allègement là, ça va être quoi, la fréquence de la définition du plan
d'affectation, il va être fait à quelle régularité?
Mme Blanchette Vézina : Il va être mis à jour en
temps réel. Mais j'aimerais céder la parole à Mme Stéphanie Morin,
avec le consentement de la commission.
Le Président (M.
Montigny) : Nous avons donc besoin du consentement.
Une voix :
...
Le Président (M.
Montigny) : Nous avons le consentement. Donc, Mme Morin, je vous
demanderais de vous présenter et, par la suite, de répondre à la question.
Mme Morin
(Stéphanie) : Oui, M. le Président. Alors, Stéphanie Morin, je suis la
directrice générale du territoire public.
Alors, dans les
faits, quand on dit que, par exemple, si... on pourrait faire une première
itération, donc un premier plan d'affectation du territoire public, on en a
déjà présentement, mais, par exemple, une première révision complète qui inclurait... et, si, par exemple, au
fur et à mesure que... par exemple que... disons que le Conseil des ministres prend une décision sur des nouvelles aires
protégées, alors ils pourraient, ensuite de ça, être intégrés, tu sais,
systématiquement au plan d'affectation sans nécessairement qu'on soit obligé de
refaire tout le processus.
Donc, c'est vraiment
une mesure, là, qui peut se faire de façon... de façon très, très rapide, là.
M. Fortin : ...aujourd'hui,
il y en a un, plan d'affectation des terres publiques, mais donc on... il n'y a
aucun... il n'y a pas de... de fréquence à laquelle on reconsulte ou
on... Donc là, il est bon pour toujours?
Mme Morin
(Stéphanie) : Actuellement, il n'y a pas... la loi ne prévoit pas...
Ah! excusez-moi.
Une voix :
...
Mme Morin
(Stéphanie) : Actuellement, la loi ne prévoit pas, là, de... de
fréquence, là. Alors, c'est pour ça qu'on se donne une agilité en proposant cet
article-là.
M.
Fortin : Oui, mais, tu sais, autant...
autant on... il faut éliminer le dédoublement, là, qui faisait en sorte qu'à chaque fois, par exemple, qu'on ajoute une
aire protégée il faut reconsulter sur le plan d'affectation au complet, là il
n'y a aucune révision, consultation prévue pour la suite des choses?
Des voix : ...
• (16 heures) •
Le Président (M.
Montigny) : Mme Morin, vous avez la parole.
Mme Morin (Stéphanie) : Mais, en fait, c'est un
article qui est... qui est juste après, là, qui est un petit peu plus
tard, là, qui va venir le préciser, là.
M.
Fortin : Ah! qui va venir préciser comment
on refait cet exercice-là.
Mme Morin
(Stéphanie) : C'est ça, exactement, précisément.
Le Président (M.
Montigny) : Mme la ministre, en complément.
Mme
Blanchette Vézina : Exact. Puis, en ce moment dans la loi, il y a quand
même un processus qui permet à une MRC de remettre à jour son plan, si
elle le souhaite, là.
M. Fortin : Parce que le plan d'affectation, il y en a un pour toutes
les MRC qui ont des terres publiques?
Mme Morin (Stéphanie) : Pour toutes
les régions.
Mme Blanchette Vézina : Toutes les
régions, oui.
M.
Fortin : Toutes les régions. Donc, il y en a un pour
l'Abitibi, il y en a un pour l'Outaouais, la Mauricie, etc. OK, ça me
va. On verra le reste dans l'article subséquent.
Le Président (M. Montigny) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions à l'article 146? Comme
il n'y a pas d'autre intervention à l'article 146, nous allons procéder à
sa mise aux voix par appel nominal. M. le secrétaire.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Blanchette Vézina (Rimouski)?
Mme Blanchette Vézina : Pour.
Le Secrétaire : M. Dufour
(Abitibi-Est)?
M. Dufour : Pour.
Le Secrétaire : Mme Gendron
(Châteauguay)?
Mme
Gendron : Pour.
Le Secrétaire : Mme Abou-Khalil
(Fabre)?
Mme Abou-Khalil : Pour.
Le Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
Mme Lachance : Pour.
Le Secrétaire : Mme Dufour
(Mille-Îles)?
Mme Dufour : Pour.
Le Secrétaire : M. Fortin
(Pontiac)?
M. Fortin :
Pour.
Le Secrétaire : M. Montigny
(René-Lévesque)?
Le
Président (M. Montigny) : Abstention. Donc, l'article 146 est adopté.
Merci. Nous pouvons procéder maintenant à l'étude de l'article 147.
Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Merci,
M. le Président. L'article 23 de cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier alinéa,
de «des terres comprises dans le territoire d'une municipalité régionale de comté, le ministre des Affaires
municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire» par «un territoire
compris dans celui d'une municipalité régionale de comté, le ministre»;
2° par le remplacement, dans les deuxième et
troisième alinéas, de «des terres» par «du territoire»;
3° par le remplacement,
dans le quatrième alinéa, de «des terres comprises dans le territoire» par «un
territoire compris dans celui».
Cet article vise à modifier l'article 23 de
la Loi sur les terres du domaine de l'État afin de prévoir que la ministre des
Ressources naturelles et des Forêts est responsable de transmettre une
proposition de plan d'affectation aux municipalités régionales de comté et aux
communautés métropolitaines avant son intégration dans leur schéma
d'aménagement plutôt que la ministre des Affaires municipales.
En effet, étant donné qu'elle est responsable du
plan d'affectation, la ministre des Ressources naturelles et des Forêts est
mieux placée pour tenir compte des commentaires de ces organismes municipaux
dans le cadre d'un processus consultatif pour l'élaboration de ce plan.
Cette modification permettra également de
diminuer certains délais administratifs liés à ces consultations.
Le Président
(M. Montigny) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des
interventions en lien avec l'article 147?
M. Fortin : C'était-tu une discussion difficile au Conseil des
ministres, ça? Ça a passé comme du beurre?
Mme Blanchette Vézina : Tout à
fait.
M. Fortin : Oui. OK. C'est bon.
Le Président (M. Montigny) : Merci...
M. Fortin : Non, non, je n'ai pas fini, M. le Président, quand même.
Le Président (M. Montigny) : Allez-y,
M. le député de Pontiac.
M. Fortin : On nous dit... puis... Sur le... sur le fond de qui
s'occupe de quoi, là, il n'y a pas de... il n'y a pas d'enjeu de notre côté non
plus, là, je ne pense pas que c'est... que c'est quelque chose auquel le MAMH
est particulièrement attaché, mais j'aimerais ça comprendre. Quand on nous dit
que ça va nous permettre de diminuer des délais administratifs, comment on va
faire ça?
Mme Morin
(Stéphanie) : Oui, M. le Président, donc, en fait, c'est juste
pour éviter que nous, on communique avec le MAMH, qui, eux, communiquent
avec la... la... tu sais, les... les MRC. Donc, c'est juste... c'est pour
rendre la circulation de l'information plus fluide, là.
M. Fortin : OK, pas de téléphone. Ah! je ne sais pas si c'est encore...
Oui, j'ai hésité deux secondes avant de le... oui, mais je... en tout cas. Oui,
on se comprend. OK. Oui, c'est une étape de moins, là, je comprends ça.
Donc là, ici,
là, on vient, dans le reste de l'article, puis je comprends que ce n'est pas ce
qu'on vient changer, là, mais on vient détailler un peu ce qu'on disait
tantôt à l'article précédent, si je ne me... je ne me trompe pas. Donc, pouvez-vous juste peut-être nous faire un portrait
de... du plan d'affectation, là, comment on l'élabore? Comment ça...
comment ça fonctionne, là, dans... au ministère?
Le Président (M. Montigny) : ...Morin,
vous avez la parole.
Mme Morin (Stéphanie) : Oui, M.
le Président. Donc, le plan d'affectation du territoire public est un processus
qui est régionalisé, alors... En fait, donc, c'est fait en concertation avec
tous les ministères concernés et tous les
partenaires, donc incluant notamment les MRC, donc, et également les
communautés autochtones. Donc, on vient déterminer, donc, un plan d'affectation du territoire public, c'est une
représentation géographique, d'une part, des décisions du Conseil
des ministres, mais d'autre part de
l'intention des ministères quant à l'affectation du territoire, sur qu'est-ce qu'on
va faire dans certaines zones, là, tu sais, donc sur le territoire.
Et, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, c'est
fait par région administrative. Donc, c'est un processus qui se fait en concertation régionale avec les
partenaires concernés. Et on vient déterminer quelles activités... Est-ce qu'on
va prioriser, par exemple, l'activité éolienne? Est-ce qu'on va, par
exemple, prioriser des activités récréotouristiques ou est-ce qu'on va, par exemple, prioriser, tu sais, autre chose, là? Peu
importe. Mais, dans le fond, c'est un processus de concertation
régionale.
M. Fortin : Et ça, cette table-là, qui fait ça, c'est une table
permanente, vivante, ou c'est une table ponctuelle pour le plan d'affectation?
Mme Morin
(Stéphanie) : C'est une... Donc, c'est une table qui est mise en
place pour le... pour le... pour faire spécifiquement les plans
d'affectation du territoire public.
Mme Blanchette Vézina : Mais ce
n'est pas en... ce n'est pas en continu, donc c'est en fonction des besoins ou
des changements qui pourraient être apportés, là, par exemple, un nouvel usage,
une énergie solaire, par exemple, qui pourrait être ajoutée, ou l'énergie
éolienne, là, c'est un bon exemple aussi. Donc, cette réflexion-là peut être
faite de manière régionale et pensée en amont.
M. Fortin : OK. Et il n'y a pas de fréquence nommée, là. C'est fait
quand les partenaires décident de se rencontrer et de dire : Notre plan,
il n'est plus tant à jour, on aimerait des changements. C'est là que ça se fait?
Mme Morin (Stéphanie) : Exactement.
Puis on est vraiment dans un processus où on veut, d'une part, moderniser...
Actuellement, la loi comme elle est présentement, c'est extrêmement lourd,
parce qu'à chaque fois qu'on veut porter une petite modification, on doit
reprendre l'ensemble du processus.
Donc, l'objectif, l'intention de la ministre,
c'est beaucoup de pouvoir alléger le processus pour rendre ça plus... plus
facile et de faire en sorte, là, que, tu sais, dans le fond, on met en table
une table, une table régionale, par exemple, plus
dynamique, qui va pouvoir se rencontrer de façon plus fréquente et pouvoir être
plus... au moment opportun, là, de pouvoir apporter des modifications au moment
opportun, là.
M. Fortin : Oui, mais parce qu'il n'y a pas de... Je comprends
l'objectif, là, de... de simplifier la chose, de ne pas reconsulter à chaque
fois qu'il y a un changement simple, là, disons, comme les aires protégées,
mais je ne vois pas non plus le mécanisme par lequel, tu sais...
Je vous donne un exemple. La ministre vient de
citer l'éolien, là, comme un ajout potentiel qui pourrait être discuté à cette
table-là. Si une MRC ne veut rien savoir, tu sais, est-ce qu'elle peut un peu
faire torpiller le processus puis dire : Non, il n'y en aura pas, de
table, là, on ne visera pas le plan d'aménagement, le plan d'affectation, puis
ça finit là? Parce qu'il n'y a pas... parce
qu'il n'y a pas de régularité, là, il n'y a pas de... tu sais, ce n'est pas aux
deux ans, ou aux cinq ans, ou peu importe, là, c'est vraiment...
Mme Morin (Stéphanie) : En
fait...
Le Président (M. Montigny) : ...
Mme Morin
(Stéphanie) : Oui. Merci, M. le Président. En fait, le plan
d'affectation, c'est une intention, OK? On ne vient pas vraiment...
Donc, chaque projet qui va être déposé par la suite dans cette zone-là va être
étudié, il va... et chacun des ministères
concernés, ainsi que le milieu régional, va être consulté. Donc, ce n'est
pas... tu sais, au niveau de l'affectation du territoire, tel que
précisé dans le plan, on est dans une intention, on n'est pas concrètement dans
un projet très précis. Donc, ça, c'est important de... d'apporter cette
nuance-là.
Ensuite de ça, par exemple, il y a des
affectations qui sont modulées. Quand on dit qu'on a une affectation modulée,
ça veut dire qu'il peut y avoir différentes activités qui soient réalisées dans
une même zone. Ça veut dire qu'on peut avoir par exemple de l'acériculture, par
exemple de l'éolien, par exemple de... de... du récréotourisme à l'intérieur
d'une même zone. Mais, quand on définit la zone, c'est... on est dans
l'intention, et, à chaque fois qu'on a un projet plus précis, tout le monde a
l'opportunité de se prononcer, et tout le monde est consulté.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
D'autres interventions en lien avec l'article 147?
Une voix : ...
Le Président (M. Montigny) :
Merci beaucoup. Alors, nous allons donc procéder à la mise aux voix...
Une voix : ...
Le Président (M. Montigny) :
Par appel nominal. Parfait. M. le secrétaire.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Blanchette Vézina (Rimouski)?
Mme Blanchette Vézina : Pour.
Le Secrétaire : M. Dufour
(Abitibi-Est)?
M. Dufour : Pour.
Le Secrétaire : Mme Gendron
(Châteauguay)?
Mme Gendron : Pour.
Le Secrétaire : Mme Abou-Khalil
(Fabre)?
Mme Abou-Khalil : Pour.
Le Secrétaire : Mme Dufour
(Mille-Îles)?
Mme Dufour : Pour.
Le Secrétaire : M. Fortin
(Pontiac)?
M. Fortin : Pour.
Le Secrétaire : M. Bouazzi
(Maurice-Richard)?
M. Bouazzi : Abstention.
Le
Secrétaire : M. Montigny (René-Lévesque)?
Le Président
(M. Montigny) : Abstention. L'article 147 est donc adopté.
Maintenant, nous
allons à l'étude de l'article 148. Mme la ministre.
• (16 h 10) •
Mme Blanchette
Vézina : Merci. L'article 24 de cette loi est modifié par le
remplacement, dans ce qui précède le
paragraphe 1° du premier alinéa, de «des terres comprises dans un des
territoires visés aux paragraphes 1° à 4°, le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du
territoire» par «un territoire compris dans ceux visés aux paragraphes
1° à 4°, le ministre».
Cet article vise à
modifier l'article 24 de la Loi sur les terres du domaine de l'État afin
de prévoir que la ministre des Ressources naturelles et des Forêts est
responsable de transmettre une proposition de plan d'affectation pour avis aux
communautés autochtones en cause plutôt que la ministre des Affaires
municipales.
En effet, étant donné
qu'elle est responsable du plan d'affectation, la ministre des Ressources
naturelles et des Forêts est mieux placée pour tenir compte de leurs
commentaires dans le cadre d'un processus consultatif pour l'élaboration de ce
plan.
Cette modification
permettra également de diminuer certains délais administratifs liés à ces
consultations.
Le Président
(M. Montigny) : Merci beaucoup, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a
des interventions en lien avec cet article 148? Oui, M. le député de Pontiac,
la parole est à vous.
M. Fortin : Oui. Comment ça... Juste sur ce point-là, puis je comprends, là, que
c'est... en ce moment, c'est le MAMH
qui fait ça, là, mais les propositions, quand il y a des discussions comme ça
avec les communautés autochtones, est-ce que ça va habituellement bien?
Est-ce qu'on... comment... comment ils sont impliqués, là? Est-ce qu'on leur
présente le plan ou ils sont impliqués dès le début, comme tous les autres
partenaires, la MRC ou... ou d'autres, là?
Le Président
(M. Montigny) : ...
Mme Morin
(Stéphanie) : Alors, merci, M. le Président. Donc, c'est prévu qu'ils
soient impliqués... impliqués au début. Et nous avons d'ailleurs... Mme la
ministre a mis un programme d'aide financière qui prévoit un volet autochtone
pour prévoir leur participation autant au plan régional de développement du
secteur public que les plans d'affectation.
M. Fortin : Pour faire quoi? Pour couvrir leurs déplacements?
Mme Morin (Stéphanie) : Pour
contribuer financièrement, là, pour les aider financièrement à leur participation.
Mme Blanchette
Vézina : Ça peut être effectivement par des déplacements ou par
l'embauche de quelqu'un qui peut comprendre le processus qui est... qui est
celui-ci, là, ou les données qui sont mis en consultation.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions en lien avec l'article 148? Il n'y
a pas d'autre intervention. Nous allons donc procéder à sa mise aux
voix.
M. Fortin : Par appel nominal.
Le Président
(M. Montigny) : Merci. Nous allons procéder. M. le secrétaire.
Le
Secrétaire : Pour, contre, abstention. Mme Blanchette Vézina
(Rimouski)?
Mme Blanchette
Vézina : Pour.
Le
Secrétaire : M. Dufour (Abitibi-Est)?
M. Dufour :
Pour.
Le
Secrétaire : Mme Gendron (Châteauguay)?
Mme Gendron :
Pour.
Le
Secrétaire : Mme Abou-Khalil (Fabre)?
Mme Abou-Khalil :
Pour.
Le
Secrétaire : Mme Dufour (Mille-Îles)?
Mme Dufour : Pour.
Le
Secrétaire : M. Fortin (Pontiac)?
M. Fortin : Pour.
Le
Secrétaire : M. Bouazzi (Maurice-Richard)?
M. Bouazzi :
Pour.
Le
Secrétaire : M. Montigny (René-Lévesque)?
Le Président
(M. Montigny) : Abstention. L'article 148 est donc adopté.
Nous allons donc
procéder à l'étude de l'article 149. Mme la ministre.
Mme Blanchette
Vézina : Merci. Cette loi est modifiée par l'insertion, après
l'article 24, du suivant :
«24.1. Le ministre
peut modifier le plan d'affectation avec la collaboration des ministres
concernés par la modification.
«Une modification au
plan d'affectation est approuvée par le gouvernement.»
Cet article vise à
introduire l'article 24.1 de la Loi sur les terres du domaine de l'État
afin de préciser que le ministre peut, avec l'approbation du gouvernement,
modifier le plan d'affectation du territoire du domaine de l'État après la
consultation des ministres concernés par la modification. À l'heure actuelle,
l'article 21 de cette loi, modifié par l'article 146 du projet de
loi, ainsi que l'article 22 de celle‑ci
prévoient un processus similaire.
Cependant,
conformément à l'article 25.1 de la Loi sur les terres du domaine de
l'État, proposé par l'article 151 du projet de loi, ce processus ne
s'appliquera pas dans les cas... dans le cas d'une modification qui vise à
intégrer une affectation établie en vertu d'une autre loi. Le cas échéant,
c'est le processus de modification de l'affectation prévue dans cette loi qui
s'appliquera pour éviter un dédoublement.
Le Président
(M. Montigny) : ...Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des
commentaires, des interventions en lien avec l'article 149? M. le député
de Pontiac, vous avez la parole.
M. Fortin : Quand on dit «approuvée par le gouvernement», c'est
approuvée par le Conseil des ministres?
Mme Blanchette
Vézina : Conseil des ministres. Le Conseil des ministres.
M. Fortin : Oui. OK. Pouvez-vous nous expliquer la deuxième partie du commentaire,
là? Moi, j'ai eu de la... j'ai eu de la difficulté à saisir quand la
ministre a lu les remarques.
Le Président
(M. Montigny) : ...
Mme Blanchette
Vézina : Parent.
Le Président
(M. Montigny) : ...Parent, excusez-moi. Ça va bien. Il reste
juste 15 minutes.
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : Je vais céder mon siège à Me Tremblay-Paquet. Bien, en
fait, là, c'est que l'article 151 du projet de loi vient établir, là, que,
lorsque... admettons qu'on prend l'exemple d'une aire protégée, il va y avoir
un mécanisme avec un... tu sais, finalement il va y avoir un décret qui va être
pris pour la création de l'aire protégée. Donc, c'est ce processus-là qui
s'applique. Il ne faudra pas un autre processus avec un décret gouvernemental
pour intégrer la modification, pour intégrer l'aire protégée dans le plan
d'affectation, là. Donc, ça évite les dédoublements.
M. Fortin : On a parlé beaucoup des aires protégées, là, juste... Il y
en a-tu d'autres, des scénarios comme... comme ça?
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : Bien, je peux donner un exemple comme ça, là. La Loi sur
Hydro-Québec prévoit la mise à la disposition d'Hydro-Québec des terres du
domaine de l'État, là. Donc, il y a un mécanisme de décret qui est prévu. Donc, ce serait le genre d'affectation qui
pourrait s'inscrire automatiquement, là, dans le... le PATP.
M. Fortin : C'est de même qu'on appelle ça, le PATP?
Mme Blanchette
Vézina : Dans notre jargon, oui.
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : Oui. Pardonnez-moi le... l'acronyme.
M. Fortin : Non, non, ça peut nous donner des «inside», là, c'est...
Le Président (M. Montigny) :
...
M. Fortin : Oui.
Le Président (M. Montigny) : ...commentaires
ou interventions en lien avec l'article 149? Oui, Mme la députée de
Mille-Îles.
Mme Dufour :
Oui, merci. On fait référence, dans le commentaire à l'article 151, et
on a parlé d'aires protégées, mais, quand je lis l'article 151, un, il n'y
a pas de référence à des aires protégées, mais on dit ni plus ni moins que «le
ministre peut demander à un autre ministre [...] de lui communiquer tout
renseignement ou tout document qu'il estime nécessaire pour la préparation ou
la modification du plan d'affectation». En quoi ça diffère de «le ministre peut
modifier le plan d'affectation avec la collaboration des ministres concernés»?
Je...
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : En fait, c'est parce que c'est l'article 25.1 qui,
finalement, vient indiquer que l'article 24.1 ne s'applique pas quand la
modification vise à intégrer une affectation qui n'est plus prévue en vertu d'une autre loi. Donc, style, l'article...
Finalement, là, le dernier article, c'est une disposition qui vient permettre
d'obtenir des renseignements, mais pour tout le processus, là, d'élaboration ou
de modification du plan d'affectation des
terres. Mais on a, à 25.1, un article spécifique, là, qui vient... qui permet
d'exclure l'application, là, de l'article 24.1 quand on est dans
l'intégration d'une affectation prévue en vertu d'une autre loi.
Mme Dufour :
OK.
Le Président
(M. Montigny) : Alors, il n'y a pas d'autre intervention? Alors,
comme il n'y a pas d'autre intervention, nous allons donc procéder à la mise
aux voix de l'article 149.
Une voix :
...
Le Président
(M. Montigny) : Par appel nominal. M. le secrétaire.
Le
Secrétaire : Pour, contre, abstention. Mme Blanchette Vézina
(Rimouski)?
Mme Blanchette
Vézina : Pour.
Le
Secrétaire : M. Dufour (Abitibi-Est)?
M. Dufour :
Pour.
Le
Secrétaire : Mme Gendron (Châteauguay)?
Mme Gendron :
Pour.
Le
Secrétaire : Mme Abou-Khalil (Fabre)?
Mme Abou-Khalil :
Pour.
Le
Secrétaire : Mme Lachance (Bellechasse)?
Mme Lachance :
Pour.
Le
Secrétaire : Mme Dufour (Mille-Îles)?
Mme Dufour :
Pour.
Le
Secrétaire : M. Fortin (Pontiac)?
M. Fortin : Pour.
Le
Secrétaire : M. Bouazzi (Maurice-Richard)?
M. Bouazzi :
Pour.
Le
Secrétaire : M. Montigny (René-Lévesque)?
Le Président
(M. Montigny) : Abstention. L'article 149 est adopté.
Nous allons procéder
à l'étude de l'article 150. Mme la ministre.
Mme Blanchette
Vézina : L'article 25 de cette loi est modifié :
1° par le
remplacement de la première phrase du premier alinéa par la phrase suivante :
«Lorsqu'en vertu de l'article 24.1, une modification est proposée à un
plan portant sur un territoire compris dans celui d'une municipalité régionale de comté ou d'une communauté
métropolitaine, le ministre transmet pour avis la proposition de modification
au conseil de cette municipalité ou de cette communauté ou au conseil de l'une
et de l'autre dans le cas où la modification est proposée à un plan portant sur
un territoire compris à la fois dans celui d'une municipalité régionale de
comté et dans celui d'une communauté métropolitaine.»;
2° dans le deuxième
alinéa :
a) par le
remplacement de «des terres comprises» par «un territoire compris»;
b) par la suppression
de «des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire».
Cet article vise à
modifier l'article 25 de la Loi sur les terres du domaine de l'État afin
de prévoir que la ministre des Ressources naturelles et des Forêts est
responsable de transmettre une proposition de modification au plan
d'affectation aux municipalités régionales de comté, aux communautés
métropolitaines et aux communautés autochtones en cause, plutôt que la ministre
des Affaires municipales. Cette modification permettra également de diminuer
certains délais administratifs liés à ces consultations.
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions en lien avec l'article 150? Oui, M. le
député de Pontiac, vous avez la parole.
M. Fortin : Là, on vient dire... OK, juste... aidez-moi, là, pour
l'enjeu de la communauté métropolitaine, là, les plans d'affectation, là, il y
en a partout sur le territoire ou c'est juste pour les territoires publics?
Le Président
(M. Montigny) : ...
Mme Morin
(Stéphanie) : En fait, c'est des plans d'affectation du territoire
public, donc...
M. Fortin : Bien, c'est ça. Donc, c'est quoi, la communauté
métropolitaine à laquelle on réfère ici?
Mme Morin (Stéphanie) : En
fait, ça peut être la Communauté
métropolitaine de Québec, j'imagine,
là, parce que ça...
Des voix : ...
Mme Blanchette
Vézina : On peut suspendre...
Mme Morin
(Stéphanie) : On peut suspendre. On peut... on peut vérifier.
Le Président
(M. Montigny) : Parfait. Nous allons donc suspendre quelques
instants.
(Suspension de la séance à
16 h 20)
(Reprise à 16 h 22)
Le Président
(M. Montigny) : Alors, nous reprenons donc nos travaux. Mme la
ministre.
Mme Blanchette Vézina : ...La
question du député de Pontiac était à l'effet de pourquoi on voit «communauté
métropolitaine», c'est parce qu'il arrive, notamment à Montréal, là, qu'il y a
des terres publiques. Il pourrait y avoir des terres publiques dans la
communauté métropolitaine. Donc, on veut s'assurer de couvrir tous les cas de
figure pour ne pas avoir de vide légal.
M. Fortin : OK. Oui, le... l'interprétation qu'on avait en tête, c'est
parce que, tantôt, on nous a dit, de notre côté, là, avant l'explication de la
ministre... c'était de dire : Bien, peut-être que la Communauté
métropolitaine de Québec pourrait être consultée, parce que, si je comprends
bien, c'est un plan régional des terres publiques. Dans la région de la Capitale-Nationale, il y en a,
dans la région administrative, alors la ville de Québec, à ce moment-là, serait
consultée pour le PATP?
Mme Blanchette
Vézina : Oui.
M. Fortin : OK.
Le Président
(M. Montigny) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions en lien
avec l'article 150? Il n'y a pas d'intervention, nous allons procéder à sa
mise aux voix.
Une voix : ...
Le Président
(M. Montigny) : Par appel nominal. M. le secrétaire.
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Blanchette Vézina (Rimouski)?
Mme Blanchette Vézina : Pour.
Le Secrétaire : M. Dufour
(Abitibi-Est)?
M. Dufour : Pour.
Le Secrétaire : Mme Gendron
(Châteauguay)?
Mme Gendron :
Pour.
Le Secrétaire : Mme Abou-Khalil
(Fabre)?
Mme Abou-Khalil : Pour.
Le Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
Mme Lachance : Pour.
Le Secrétaire : Mme Dufour
(Mille-Îles)?
Mme Dufour : Pour.
Le Secrétaire : M. Fortin
(Pontiac)?
M. Fortin :
Pour.
Le Secrétaire : M. Bouazzi
(Maurice-Richard)?
M. Bouazzi : Pour.
Le Secrétaire : M. Montigny
(René-Lévesque)?
Le Président (M. Montigny) : Abstention.
L'article 150 est donc adopté.
Nous sommes rendus à l'étude de
l'article 151. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Cette
loi est modifiée par l'insertion, après l'article 25, des suivants :
«25.1. Les articles 22 à 24, le deuxième
alinéa de l'article 24.1 et l'article 25 ne s'appliquent pas lorsque
le ministre intègre au plan une affectation du territoire du domaine de l'État
établie en vertu d'une autre loi.
«25.2. Le ministre peut demander à un autre
ministre, à une personne, à un organisme, à une municipalité ou à une
communauté métropolitaine de lui communiquer tout renseignement ou tout
document qu'il estime nécessaire pour la préparation ou la modification du plan
d'affectation.»
Concernant l'article 25.1, cet article vise
à introduire l'article 25.1 de la Loi sur les terres du domaine de l'État afin que le processus pour l'élaboration et
la modification du plan d'affectation du territoire du domaine de l'État ne
s'applique pas aux affectations établies par une autre loi pour éviter un
dédoublement de consultation. Ainsi, c'est uniquement le processus prévu dans
la loi visée qui sera applicable.
Cet... Concernant l'article 25.2, cet
article vise à introduire l'article 25.2 de la Loi sur les terres du
domaine de l'État pour s'assurer que la ministre des Ressources naturelles et
des Forêts aura tous les renseignements et les documents requis pour
l'élaboration et la modification du plan d'affectation des terres du domaine de
l'État.
Le Président (M. Montigny) : ...beaucoup.
Est-ce qu'il y a des interventions en lien avec l'article 151?
M. Fortin : ...M. le Président.
Le Président (M. Montigny) : Oui.
M. le député de Pontiac.
M. Fortin : La deuxième partie de l'article 25.1, «lorsque le
ministre intègre au plan une affectation du territoire
du domaine de l'État établie en vertu d'une autre loi», ça, c'est... encore une
fois, c'est l'idée discutée tantôt, notamment en lien avec Hydro-Québec ou
avec... avec certaines terres protégées... les aires protégées, pardon, oui?
Mme Blanchette Vézina : Exact.
M. Fortin : Ça me
va, M. le Président. Explications très claires.
Le Président
(M. Montigny) : ...est-ce qu'il y a d'autres interventions? Oui.
Mme la députée de Mille-Îles, la parole est à vous.
Mme Dufour :
Merci. Pour le 25.2, quand on dit «le ministre peut demander à un autre
ministre», pourquoi on doit mettre ça dans la loi? Excusez-moi, mais, tu sais,
d'abord, on a intégré l'article 24.1, là, ce qu'on parlait tout à l'heure, que le ministre peut modifier le plan
d'affectation avec la collaboration des ministres concernés par la modification, mais pourquoi il faut mettre dans la
loi que le ministre peut demander à un autre ministre un renseignement?
Le Président
(M. Montigny) : Mme la ministre.
Mme Blanchette
Vézina : C'est simplement une précision.
Mme Dufour : Mais, tu sais,
concrètement, j'imagine que vous pourriez demander à un autre ministre, même si
ce n'était pas dans la loi, un renseignement.
Mme Blanchette
Vézina : Oui.
Mme Dufour :
OK.
M. Fortin : Il est obligé de vous le donner, c'est ça?
Mme Blanchette
Vézina : Oui.
Le Président
(M. Montigny) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions en lien
avec l'article 151? Nous allons donc procéder à sa mise aux voix.
Une voix : ...
Le Président
(M. Montigny) : Merci beaucoup. M. le secrétaire.
Le
Secrétaire : Pour, contre, abstention. Mme Blanchette Vézina
(Rimouski)?
Mme Blanchette
Vézina : Pour.
Le Secrétaire :
M. Dufour (Abitibi-Est)?
M. Dufour :
Pour.
Le Secrétaire :
Mme Gendron (Châteauguay)?
Mme Gendron :
Pour.
Le Secrétaire :
Mme Abou-Khalil (Fabre)?
Mme Abou-Khalil :
Pour.
Le Secrétaire :
Mme Lachance (Bellechasse)?
Mme Lachance :
Pour.
Le Secrétaire :
Mme Dufour (Mille-Îles)?
Mme Dufour :
Pour.
Le Secrétaire :
M. Fortin (Pontiac)?
M. Fortin :
Pour.
Le Secrétaire :
M. Bouazzi (Maurice-Richard)?
M. Bouazzi :
Pour.
Le Secrétaire : M. Montigny
(René-Lévesque)?
Le Président
(M. Montigny) : Abstention. L'article 151 est adopté.
Nous sommes à l'article 152 maintenant. Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : L'article 35.1
de cette loi est modifié par l'ajout, à la fin, des alinéas suivants :
«À l'expiration d'un délai de 30 ans à
compter de la date de la vente, toute clause restrictive dont était assortie
cette vente cesse de s'appliquer et la vente devient irrévocable.
«Le deuxième alinéa s'applique également à toute
clause restrictive dont était assortie une vente intervenue avant le (indiquer ici la date de la sanction de
la présente loi), à moins que le ministre n'y ait renoncé avant cette date.»
Cet article vise à modifier l'article 35.1
de la Loi sur les terres du domaine de l'État afin de prévoir que les clauses
restrictives prévues pour la vente d'une terre du domaine de l'État sont d'une
durée maximale de 30 ans.
À l'heure actuelle, aucune durée n'est prévue,
ce qui peut créer une incertitude quant au délai applicable.
Le deuxième alinéa de l'article 35.1
s'appliquera à une clause restrictive prévue pour une vente intervenue avant la
date de la sanction du projet de loi, sauf lorsque la ministre y a déjà
renoncé.
Le Président (M. Montigny) : ...beaucoup.
Est-ce qu'il y a des interventions?
M. Fortin : ...comprendre... comprendre ce que ça veut dire, là, une... La vente
d'une terre du domaine de l'État va être d'une durée maximale de
30 ans?
Mme Blanchette Vézina : Non, ce
n'est pas ça.
M. Fortin : OK.
Le Président (M. Montigny) : ...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
en fait, c'est plus les clauses restrictives qui peuvent affecter une vente. Ça
veut dire que, quand il y a une vente qui est faite de terres du domaine de
l'État, ça pourrait être pour un usage
déterminé, à titre d'exemple. Et puis cette clause-là, qui vient restreindre
l'usage de la terre, bien, sera limitée à 30 ans, là, je dirais,
pour une plus grande sécurité juridique. Les tribunaux ont peur un peu des
clauses éternelles, là. Donc, tu sais, pour
éviter finalement qu'un juge établisse que ce serait déraisonnable puis fixe un
délai arbitraire, là, on vient le préciser directement dans la loi.
M. Fortin : OK. Donc, la vente, elle est permanente. C'est juste la
clause restrictive qui est d'une durée maximale de 30 ans. Vous pouvez
mettre moins si vous le voulez, mais c'est maximum 30 ans.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Voilà.
M. Fortin : On s'entend.
Le Président (M. Montigny) : ...y
a d'autres interventions avec l'article 152? Oui. Allez-y, Mme la députée.
Mme Dufour : Oui.
«Irrévocable», c'est «qui ne peut être révoqué, repris». Tout à l'heure,
maître, vous avez mentionné que c'est s'il y
a une clause qui restreint les usages, après 30 ans, que ça ne peut plus
s'appliquer. Mais ce que je comprends, c'est que la vente devient
irrévocable. Donc, dans le fond, la vente se complète après 30 ans, c'est
ça?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Non.
C'est qu'en fait on ne peut pas... On ne pourrait pas révoquer la vente en
invoquant que la clause restrictive n'a pas été respectée au-delà de
30 ans. Donc, on a une clause qui vient limiter
un usage. Si on change d'usage après 35 ans, bien, le ministre ne pourrait
pas révoquer la vente sur la base de la clause restrictive qui serait
périmée, autrement dit.
Mme Dufour : OK. Mais dans... À
l'intérieur du 30 ans, la vente, c'est une vente.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : C'est
une vente, mais assortie d'une condition restrictive, là, qui pourrait
constituer une condition résolutoire, là. C'est-à-dire que, finalement, on...
la vente est révoquée, là, puis on remet les parties en état, là, par rapport
au début.
Mme Dufour : OK.
Mais, si les clauses sont respectées puis les restrictions sont respectées, la
vente est faite, c'est...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Absolument.
Mme Dufour : ...ce n'est pas
révocable, là. OK.
Le Président (M. Montigny) : ...Est-ce
qu'il y a d'autres interventions, ou on est prêts à passer au vote? Alors, nous
pouvons passer au vote pour cet article 152.
Une voix : ...
Le Président (M. Montigny) : Merci.
Est-ce que l'article 152 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Montigny) : Adopté.
Maintenant, je vous remercie vraiment de votre collaboration.
Compte tenu de l'heure, la commission ajourne
ses travaux sine die.
(Fin de la séance à 16 h 30)