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(Dix-neuf heures trente-six minutes)
Le Président (M. Guay): La commission de
l'éducation tient donc sa première séance depuis sa
constitution dans le but de choisir son président et son
vice-président.
Les articles pertinents du règlement de l'Assemblée sont
les articles 131 à 135. L'article 131 dit qu'au début de la
première session de chaque Législature et au besoin, pendant
celle-ci, ce qui est le cas qui nous concerne, les commissions élisent,
parmi leurs membres, pour deux ans, un président et un
vice-président. Le président et le vice-président de
chaque commission sont élus à la majorité des membres de
chaque groupe parlementaire. Le Président de l'Assemblée
préside à l'élection de chaque président. Chaque
président de commission préside à l'élection du
vice-président de cette commission. Ne sont éligibles que les
membres n'appartenant pas au même groupe parlementaire que le
président.
Comme la commission de l'Assemblée nationale a statué, ce
matin, que la commission de l'éducation serait présidée
par un député du groupe parlementaire ministériel, cela
veut donc dire que le vice-président viendra du groupe parlementaire de
l'Opposition.
Finalement, sur la fonction même de président, le
président organise et anime les travaux de cette commission, prend part
à ses délibérations et a voix prépondérante
en cas de partage.
Ces quelques lignes sont l'illustration de toute la différence
qu'il y a entre la fonction de président de commission selon le nouveau
règlement et l'ancienne notion de président de commission qui ne
faisait rien de tout cela, n'organisait rien, n'animait pas les travaux, ne
prenait pas part aux délibérations et faisait respecter le
règlement, c'est tout.
Ce sont donc des présidents, davantage à
l'américaine, si l'on veut. C'est un nouveau style avec lequel il va
falloir s'habituer. C'est aussi l'illustration de ce nouveau style de
commission. Auparavant, nous avions 27 commissions - une par ministère -
et si le gouvernement changeait le nombre de ministères,
l'Assemblée changeait son nombre de commissions. Chaque commission
était, au fond, la commission du ministre convoquée sur mandat,
sur avis du leader du gouvernement. C'est une tout autre notion que les
commissions nouvelles. Ce sont des commis- sions autonomes dont les
activités recouvrent, généralement, les activités
de plus d'un ministère. Leur champ de compétence est plus vaste,
règle générale, que celui d'un seul ministère.
Elles peuvent se doter d'un mandat de leur propre initiative, sans attendre
d'être convoquées ou réunies par le leader du gouvernement.
Donc, elles sont largement autonomes. On aura l'occasion d'en reparler
ultérieurement, dès que les membres se familiariseront davantage
avec les nouvelles règles de procédure de l'Assemblée.
C'est donc dire que l'importance, toute la réforme à cet
égard, et le fonctionnement reposent en grande partie, sur les
président et vice-président de commission qui en seront les
chevilles ouvrières.
Élection du président
Fort de ces propos, le temps est donc venu de choisir le
président de la commission de l'éducation et nous sommes
prêt à recevoir toute motion de tout député qui
voudrait bien proposer un de ses collègues pourvu qu'il s'agisse, dans
le cas du président, d'un collègue du groupe parlementaire
ministériel. M. le député de Mille-Îles.
M. Champagne (Mille-Îles): Moi, je propose le
député de Verchères, M. Jean-Pierre Charbonneau, comme
président.
Le Président (M. Guay): Y-a-t-il d'autres propositions au
poste de président de la commission? Ce silence m'autorise-t-il à
croire que la motion requière la majorité requise des deux
groupes parlementaires, de part et d'autre?
Il en est donc ainsi décidé. Je félicite le nouveau
président de la commission de l'éducation. Je lui cède
immédiatement le fauteuil pour qu'il procède à
l'élection du vice-président, ainsi que le stipule l'article
134.
Le Président (M. Charbonneau): Merci, M. le
Président. J'ai l'impression de retrouver un rôle que j'ai bien
aimé il y a quelques mois. Dans ce sens-là, je vais essayer de
m'acquitter du mieux possible de la tâche qui m'a été
confiée par les membres de la commission à l'unanimité et
aussi essayer d'utiliser l'expérience que j'ai prise comme
président de la commission parlementaire spéciale sur la
protection de la jeunesse.
Élection du vice-président
Ma première tâche sera de demander aux membres de la
commission s'ils ont une proposition pour désigner un
vice-président à notre commission. Peut-être que le
député de Marquette voudrait...
M. Dauphin: Oui, avec votre permission, j'aimerais dans un
premier temps excuser mon collègue d'Argenteuil qui est retenu à
Montréal, mais quand même le proposer comme vice-président
de la commission.
Le Président (M. Charbonneau): Je ne vois pas d'objection.
Il n'y a personne qui manifeste d'opposition. Cela va de soi.
Je déclare le député d'Argenteuil, M. Claude Ryan,
élu à l'unanimité vice-président de la commission
parlementaire de l'éducation.
M. Ryan et moi aurons à nous rencontrer dans les prochains jours.
La semaine prochaine on fera le nécessaire. Oui, l'ironie pour ceux qui
ne l'auraient pas remarqué... En fait, ce n'est pas une ironie, c'est
peut-être un juste retour. Je ne dirais pas que l'élève
devance le maître. Je pense que l'élève a encore beaucoup
à apprendre de l'ancien maître. Cela va me faire plaisir de
travailler avec M. Ryan qui a été mon patron et d'une certaine
façon mon enseignant à bien des égards sur bien des
matières. On va avoir l'occasion de faire oeuvre commune pour
l'intérêt de la population du Québec.
Y a-t-il des membres qui veulent ajouter quoi que ce soit d'autre?
Une motion d'ajournement? Mme la députée de
Jacques-Cartier propose l'ajournement. Voilà! Merci et à la
prochaine.
(Fin de la séance à 19 h 42)