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(Onze heures trente-six minutes)
Le Président (M. Gagnon): À l'ordre, s'il vous
plaît!
La commission des engagements financiers se réunit aux fins
d'étudier les engagements financiers des mois de février, mars,
avril et mai, mais ce dernier n'est pas à l'ordre du jour.
Les membres de cette commission sont: M. Baril (Arthabaska), M.
Bérubé (Matane), M. Beauséjour (Iberville), M. Caron
(Verdun), M. Champagne (Mille-Îles), M. de Bellefeuille (Deux-Montagnes),
M. LeBlanc (Montmagny-L'Islet), M. Middlemiss (Pontiac), M. Pagé
(Portneuf), M. Paradis (Brome-Missisquoi), M. Polak (Sainte-Anne), M. Proulx
(Saint-Jean), M. Lachance (Bellechasse).
Au début, il faudrait reconduire les rèqles de pratique de
la commission.
M. le député de Brome-Missisquoi.
Règles de pratique
M. Paradis: Sur le sujet 1 que vous avez mentionné
à l'ordre du jour, reconduction des rèqles de pratique. J'ai relu
les règles de pratique qui nous ont été acheminées
par le secrétaire de la commission. J'ai également tenté
de voir de quelle façon, à la suite de l'expérience qu'on
avait acquise au cours de la dernière session, on pourrait fonctionner
un peu mieux. Au niveau des règles de pratique, on retrouve à la
page 2 le point suivant: Le contenu de l'ordre du jour de la commission est
celui détaillé à l'annexe C du présent document,
où on mentionne: Les engagements financiers suivants ne sont pas
transmis à la commission. Il y a une liste d'éléments.
Dans cette liste, le dernier paragraphe de la première page de l'annexe
C mentionne les dépenses se rapportant à la nomination, la
rémunération, la permutation et la mise à la retraite des
fonctionnaires et des employés du gouvernement. Dans le but d'apporter
un éclairage plus complet sur les engagements financiers du
gouvernement, je demanderais au président du Conseil du trésor
quelle objection majeure il verrait, s'il en voit une, à ce que ces
dépenses soient soumises à la commission des enqagements
financiers.
Le Président (M. Gagnon): M. le ministre.
M. Bérubé: M. le Président, il faudrait se
référer à une longue tradition, puisque cette règle
provient de M. Jean Lesage, au moment où il créait cette
commission des engagements financiers, et, de fait, il est assez difficile de
consulter M. Lesage aujourd'hui pour essayer d'évaluer exactement la
raison de cette décision prise par l'Assemblée nationale à
l'époque. Je ne vous cache pas que mon grand respect pour les
conventions de l'Assemblée nationale m'a incité à ne pas
remettre en cause le fonctionnement de cette commission,
particulièrement en début d'un nouveau mandat, dans la mesure
où je suis concerné. Je m'étais dit qu'il y aurait
avantage à ce que je participe à un certain nombre de
séances jusqu'à ce qu'ayant acquis une meilleure
expérience de cette commission je sois peut-être en mesure
effectivement de recommander des changements, si vraiment il y a lieu. Mais je
n'ai aucune objection, à tout le moins, à essayer d'analyser ce
point en particulier et voir s'il y a une justification objective rationnelle
derrière cette règle de procédure que nous devons à
un grand libéral de l'ère moderne, M. Jean Lesaqe.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Si j'ai porté le point à l'attention du
ministre, porte-parole du qouvernement à l'étude des engagements
financiers, c'est strictement parce que j'ai recherché dans cette
tradition dont vous avez parlé le pourquoi. Justement on n'a pas
trouvé de raisons qui ont été écrites dans des
documents. À ce moment-ci, on est en 1981. On sait qu'il se fait
beaucoup de nominations. On sait combien la rémunération, la
permutation et la mise à la retraite des fonctionnaires coûtent
globalement. Dans le but d'apporter un éclairage, étant
donné qu'on n'a pas de raison de ne pas parler de ces choses à la
commission des engagements financiers, je suis prêt à consentir au
ministre le délai nécessaire pour qu'il prenne un peu
d'expérience de la commission des engagements financiers, mais sur ce
point plus spécifique vous ne pourrez pas prendre d'expérience si
on n'en parle pas. Dans trois ou quatre semaines, dans un mois, si on n'en a
pas parlé, le ministre n'aura pas davantage d'expérience des
dépenses se rapportant à la nomination, la
rémunération, la permutation
et la mise à la retraite des fonctionnaires et employés du
gouvernement. S'il y a des objections de principe que vous voulez rechercher
ailleurs, si vous vouliez consulter le ministre des Finances là-dessus,
on va vous donner le temps nécessaire de le faire. Est-ce que, à
première vue, il vous apparaît qu'il y a des objections à
ce que la commission des engagements financiers se penche sur ce qenre de
dépense?
M. Bérubé: On a soulevé déjà
un certain nombre de points qui pourraient être effectivement importants.
Comme vous le savez, l'engagement, la rémunération dans la
fonction publique sont régis, premièrement, par les
règlements de la Commission de la fonction publique et également
assujettis à un contrôle par la Commission de la fonction
publique. L'administration de ces politiques d'engagement et de la
rémunération du personnel, parce qu'elle est soumise à des
normes, est décentralisée à l'échelle de l'ensemble
du gouvernement. À partir du moment où on veut ramener une
administration qui est complètement décentralisée à
un centre de contrôle qui pourrait être la commission des
engagements financiers, je suppose qu'il va falloir mettre sur pied toute une
procédure qui n'existe pas présentement, qui va nous permettre
d'aller chercher l'information dans chaque ministère, dans chaque agence
gouvernementale, acheminer cette information quelque part à un centre
qui va l'acheminer à la commmission des engagements financiers, parce
que cette information ne monte pas non plus au Conseil du trésor. Cela
pourrait avoir comme conséquence, par exemple, l'engagement de
fonctionnaires additionnels, un alourdissement de la machine bureaucratique.
Dans la conjoncture budgétaire actuelle, ce n'est pas évident que
ce serait facile à mettre sur pied, puisqu'on devrait peut-être
détourner des ressources actuelles à cette fin.
M. Paradis: À titre de suggestion, M. le ministre, sauf
erreur, les documents que l'on étudie ici nous proviennent du Conseil du
trésor. Ce que je demande au ministre, pour éviter d'alourdir la
machine gouvernementale, pour éviter de compliquer la situation, c'est
que cela se ramasse à une même place, au Conseil du trésor.
Le ministre me corrigera, s'il n'y a pas de CT au moment de la nomination, de
la rémunération, de la permutation et de la mise à la
retraite des fonctionnaires et employés, il doit y avoir des
dépenses autorisées globalement à un moment
donné.
M. Bérubé: Non, tout est administré par les
ministères, par les services du personnel, dans le cadre de leur
enveloppe budgétaire et le tout suivant des normes définies par
la fonction publique et contrôlées par la Commission de la
fonction publique en appel. C'est un ensemble de procédures soumises
à des normes et la gestion est complètement
décentralisée.
M. Paradis: Cela ne passe absolument pas, à aucun moment,
au niveau du Conseil du trésor?
M. Bérubé: Non, sauf au niveau des normes, des
règlements de la fonction publique.
M. Paradis: Mais au niveau des montants et des engagements
financiers comme tels, c'est laissé à chacun des
ministères?
M. Bérubé: Exactement.
M. Paradis: C'est là que vous verriez une
difficulté à rassembler cette information au niveau des
ministères?
M. Bérubé: C'est-à-dire une
difficulté... Tout se fait. Toutefois, il y a un coût
associé à cette opération, parce qu'à ce
moment-là il faut, au niveau de tous les services de personnel, avoir du
personnel administratif dont la fonction sera de corriger toute cette
information, de la présenter sous une forme "digérable" par notre
commission. Cela implique, comme il y a plus de 60 000 fonctionnaires, si je ne
m'abuse, comme l'attrition est de l'ordre de 4% annuellement, et je n'ai pas
inclus les mutations, les modifications de rémunération,
automatiquement qu'on s'en irait sous une avalanche de documents qu'on pourrait
certainement, si l'Assemblée nationale en décidait, accepter de
faire comme dépense. Toutefois, je vous avoue en toute franchise que
j'examinerais sérieusement la situation en termes de l'avantage qu'il y
aurait à ce que nous fassions cela. (11 h 45)
M. Paradis: M. le ministre, il y aurait certainement moyen de
circonscrire les dépenses auxquelles on veut apporter un
éclairage un peu plus spécial. On pourrait parler de nominations,
de rémunérations, entre autres, du personnel politique des
bureaux de ministres; on pourrait parler des gens qui occupent des postes dans
la haute fonction publique, des postes de cadres; on pourrait délimiter
le mandat, et je pense que ce ramassis d'informations ne serait pas si
difficile que cela à obtenir, parce que, de toute façon, chacun
des ministères fait ce travail-là au moment de l'étude de
ses crédits. Le seul handicap qu'il y a, au moment de l'étude des
crédits, c'est que ces choses datent d'un an, deux ans, dix-huit mois,
etc. Cela pose certaines complications lorsqu'il y a des choses qui se passent
et qui
pourraient être plus ou moins régulières, tandis que
l'avantage de la commission des engagements financiers, c'est
qu'immédiatement, dans le mois qui suit, à moins qu'il n'y ait
des événements comme on en a connus dernièrement, on
analyse ces choses immédiatement. Alors, il n'y aurait pas de
dépenses additionnelles au niveau du personnel des cabinets de ministres
et au niveau des cadres supérieurs. On pourrait s'entendre sur une
définition et cela n'occasionnerait aucun déboursé
additionnel. Il y a déjà du personnel qui prépare ces
fiches pour les crédits et, au lieu de les préparer à la
fin de l'année, il les tiendrait à jour. Cela ne coûterait
pas un sou de plus au contribuable québécois et permettrait
à la commission des engagements financiers d'être
éclairée dans des délais assez courts sur ces
dépenses qui sont importantes aujourd'hui dans le fonctionnement de
l'État québécois.
Le Président (M. Gagnon): M. le
Ministre.
M. Bérubé: Je ne me sens pas en posture pour dire
si, oui ou non, on doit accepter la suggestion du député de
Brome-Missisquoi, mais je n'ai aucune objection à me pencher sur la
question et, à partir de cela, de rouvrir le débat, si le
député de Brome-Missisquoi le veut. À ce moment-là,
j'aurai soit des arguments pour, soit des arguments contre, mais, pour
l'instant, je ne suis vraiment pas en mesure de dire de quel côté
je pencherais.
M. Paradis; Est-ce que le ministre peut nous dire qu'à la
prochaine convocation de la commission, il pourrait nous apporter un
éclairage là-dessus? Disons que je maintiens la question et je
demande au ministre, lors de la prochaine commission des engagements
financiers...
M. Bérubé: Oui, M. le Président, lors de la
prochaine commission, je vais effectivement prendre le temps de me documenter
particulièrement sur le sens de la modulation que le
député de Brome-Missisquoi a appportée à sa
question en ce sens qu'il en a restreint passablement l'étendue par
rapport à ce qu'on avait imaginé au début de la
commission. On va examiner à la fois l'application
générale et l'application restrictive d'une telle proposition.
Sur cette base, j'en discuterai également avec les membres du caucus du
Parti québécois, de telle sorte qu'on aura une idée un peu
plus claire de la question.
M. Paradis: J'ai confiance que le voeu de transparence qui anime
le ministre saura faire en sorte qu'à la prochaine réunion, nous
aurons une réponse favorable à cette demande.
M. Bérubé: De là à savoir si c'est
favorable, ce n'est pas une question de transparence, c'est une question de
juqement.
M. Paradis: Cela m'inquiète plus.
M. le Président (M. Gagnon): M. le député de
Sainte-Anne.
M. Polak: M. le Président, juste deux minutes sur le
même sujet. Le ministre a commencé par dire que la coutume a
été établie de ne pas utiliser cela dans le temps de M.
Lesage et peut-être pour de bonnes raisons, mais beaucoup d'années
se sont écoulées depuis et je pense que, s'il y a une
amélioration à faire, il faut la faire. Comme le ministre vient
de le dire, il y a un nouveau mandat qui est commencé, et l'idée
d'ouvrir cela un peu plus, je suis tout à fait pour. Évidemment,
je comprends aussi le point de vue pratique. C'est très difficile de
prendre chaque employé et chaque mutation; c'est presque impossible.
Mais j'appuie fortement la position au moins pour les personnaqes politiques
plus importants. Il n'y a pas tellement de nominations à chaque mois,
à chaque année; on pourrait commencer à ouvrir la porte.
Le but de toute cette commission des engagements financiers, c'est justement
d'ouvrir à tout le monde ce qui se passe dans le domaine public. Je suis
fortement favorable. J'espère qu'on va réaliser que la demande
est raisonnable. On ne demande pas l'impossible, mais qu'on commence à
ouvrir la porte un peu.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Deux-Montagnes.
M. de Bellefeuille: M. le Président, on a fait deux
allusions à feu M. Jean Lesage. Je voudrais apporter un
complément d'information de type historique quant à cette
commission des engagements financiers. Il est exact que M. Lesage, alors qu'il
était chef de l'Opposition, avait proposé la création de
cette commission en 1967, mais l'idée ne fut mise à
exécution que deux ans plus tard, sous le gouvernement de M.
Jean-Jacques Bertrand, en 1969, ce qui ne facilitera pas la recherche, pour des
raisons évidentes.
Le Président (M. Gagnon): Merci. Est-ce que vous acceptez
de reconduire les rèqles de pratique pour cette commission? Vous avez
d'autres suggestions? M. le député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: D'autres suggestions sur les règles de
pratique. Si on se réfère à la page ? des règles de
pratique, paragraphe 6, on stipule: "Seul un ministre peut être
appelé devant la commission. Le ministre peut
cependant, s'il le juge à propos, déléguer un
fonctionnaire qu'il désigne. Les membres devront aviser le
secrétaire au moins une semaine avant la tenue d'une réunion de
leur intention qu'un ministre soit convoqué, ainsi que du sujet sur
lequel des renseignements sont demandés. L'avis de convocation à
un ministre doit être transmis par le secrétaire de la commission
au moins trois jours ouvrables avant la séance et doit indiquer le sujet
sur lequel des renseignements sont demandés."
L'amendement que je proposerais au porte-parole ministériel est
le suivant: Dans le cas où un ministre désire se faire
accompagner d'un fonctionnaire, il n'y a pas de problème. Mais dans le
cas où un ministre désirerait se faire remplacer par un
fonctionnaire pour répondre à des questions, cela peut poser des
problèmes. Je pense que, de tradition, le ministre est responsable de ce
qui se passe dans son ministère au niveau financier, au niveau des
deniers publics.
On comprendra qu'il ne peut pas, sur chacun des dossiers, avoir les
réponses toutes prêtes. C'est pour cela qu'il est normal de
l'autoriser à se faire accompagner d'un fonctionnaire pour
répondre à des questions qui sont plus précises, qui
touchent des sujets plus précis. Mais de là à ce qu'on
interroge un fonctionnaire parce que le ministre s'est fait remplacer par un
fonctionnaire, cela place les parlementaires dans une drôle de situation.
Ce n'est pas le fonctionnaire qui a la responsabilité publique de ces
fonds à l'Assemblée nationale. Je ne sais pas ce qu'en pense le
ministre, mais il s'agirait tout simplement de modifier "déléguer
un fonctionnaire" par "se faire accompagner d'un fonctionnaire".
Le Président (M. Gagnon): M. le ministre.
M. Bérubé: II y a là une question
d'appréciation politique, M. le Président, que je
préfère laisser à mes collèques ministres. En
effet, pour beaucoup de questions qui sont soulevées, le
secrétaire de la commission en prend note systématiquement et
voit à obtenir l'information technique à l'intention des
députés. Beaucoup de cette information est à
caractère technique. Au moment où l'Opposition fait la demande
pour entendre un ministre en particulier, elle doit donner les raisons pour
lesquelles elle veut l'entendre et dire quelle est la nature des questions
qu'elle entend poser. À ce moment-là, il appartient aux
députés gouvernementaux, d'une part, de se concerter, puisque
c'est une opération également politique. Si on veut qu'un
ministre vienne, il s'agit essentiellement d'un geste politique que
l'Opposition entend effectuer. À ce moment-là le ministre
lui-même impliqué a un jugement à porter, à savoir
s'il peut effectivement se dégager à cette fin ou s'il estime que
l'information est de caractère purement technique et qu'elle peut
très bien être donnée par l'administration. Là, il y
a un jugement à porter. Je pense qu'il faut, quand même, laisser
au ministre responsable de son ministère, de concert avec ses
collègues, le soin de décider comment il entend répondre
aux questions.
M. Paradis: Ce n'est pas que l'Opposition doute du jugement du
ministre dans de telles circonstances. On sait que la commission des
engagements financiers n'a jamais abusé de cette procédure de
convocation d'un ministre, mais il faut quand même prévoir le cas,
parce que le gouvernement au pouvoir est dans un deuxième mandat et on
connaît les situations différentes que peut créer ce fait.
Il faut quand même prévoir le cas où on pourrait tomber sur
ce qu'on appelle, au niveau de la commission, un dossier chaud. Dans ces cas,
ne serait-il pas normal de prévoir dès le début de nos
travaux d'amender la procédure de façon à être
certains que, si la commission décide de convoquer un ministre, ce
ministre, comme personne politiquement responsable des deniers de son
ministère ou de ce dossier chaud, soit contraint de se présenter?
Je pense que la tradition démontre qu'il n'y a jamais eu d'abus dans ce
sens auprès de quelque ministre que ce soit et j'oserais même dire
par quelque parti politique que ce soit.
Si j'apporte la suggestion au porte-parole du gouvernement, c'est
strictement dans le but de s'assurer que, dans l'éventualité
où un dossier chaud arriverait sur la table, la commission aient les
règles de pratique qui lui permettent vraiment de faire face à la
situation ou d'obliger le ministre qui serait impliqué à venir
répondre lui-même plutôt que d'imposer ce fardeau à
un fonctionnaire. Pour un élu du peuple, poser des questions à un
fonctionnaire, ce n'est pas du tout la même chose que d'en poser à
un homme politique d'une autre formation politique qui a été
impliqué dans un dossier et qui est responsable devant la commission et
a l'Assemblée nationale. C'est faire porter sur le ministre, finalement,
la responsabilité totale de ses dossiers et je ne vois pas de quelle
façon un fonctionnaire pourrait venir répondre d'un dossier
à caractère strictement politique pour son ministre. Cela peut
placer le fonctionnaire dans une situation très embarrassante. Pour
aller un peu plus loin, si le président du Conseil du trésor
croit que ce serait une solution plus avantageuse, on pourrait peut-être
donner la discrétion - et cela irait un peu dans le sens qu'il nous a
indiqué - à la commission de convoquer soit le ministre, soit le
fonctionnaire si c'est purement technique, mais cette discrétion
appartiendrait à cette commission-ci.
Le Président (M. Gagnon): M. le ministre.
M. Bérubé: M. le Président, je pense que le
député de Brome-Missisquoi a répondu lui-même
à sa question. En effet, il a souligné qu'il n'y avait pas
d'abus. Il n'y avait pas de sommation inutile à comparaître et, de
la même façon, il n'y avait pas de refus inutile à
comparaître de la part des ministres. Par conséquent, cela va
parfaitement bien tel quel. Dans la mesure où cela va parfaitement bien
tel quel, M. le Président, je préférerais qu'on n'abuse
pas de la réglementation et des règles de procédure
à ce point complexes qu'on finisse, justement, par créer des
abus, parce que c'est par les surcroîts de contrôles
réglementaires de toutes sortes qu'on introduit des abus très
fréquemment. Les premières conventions collectives qui sont
négociées, par exemple, dans le domaine des relations de travail
sont des conventions collectives tout à fait normales puisqu'elles
visent à corriger des abus, mais, avec les années, on rajoute une
fois un petit iota pour corriger ceci et une autre fois un deuxième iota
pour corriger cela et, à la fin, on se retrouve avec un véritable
monstre qui n'est pour ainsi dire plus administrable pour la simple raison
qu'on s'est ingénié à ce point à compliquer que,
là, cela entraîne une série d'abus qui sont souvent
dénoncés tant par la partie syndicale que par la partie
patronale.
Nous reconnaissons qu'effectivement il n'y a pas d'abus de la part de
l'Opposition et non plus du côté du gouvernement. Ce à quoi
je m'engage, pour respecter la volonté de la commission, c'est de faire
personnellement les pressions auprès de mes collègues lorsque la
commission voudra entendre certains de nos collègues sur des dossiers
précis. Je ferai les pressions nécessaires pour que ce
collèque vienne rencontrer les membres de la commission et respecte les
travaux de cette commission. Je pense que c'est peut-être la façon
pratique pour en arriver exactement à la même réponse. De
toute façon, si jamais il y avait abus de la part du gouvernement qui se
refusait à venir rencontrer la commission pour répondre à
des questions précises, à ce moment-là, je pense que le
député de Brome-Missisquoi serait tout à fait
justifié de soulever à nouveau cette question de fond, mais a
priori il me semble qu'on devrait peut-être commencer à
fonctionner et voir dans quelle mesure cela répond à son
attente.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Sainte-Anne.
M. Polak: Sur le même sujet, il y a peut-être une
solution entre les deux points de vue. On pourrait dire que, si le ministre
croit qu'il va envoyer un fonctionnaire, il ne pense pas que ce serait
intéressant pour lui de venir, parce que, en fin de compte, s'il y a un
dossier chaud, peut-être qu'il ne considère pas ce dossier comme
étant chaud du tout. Il va peut-être dire: Je ne vois aucune
nécessité pour moi de venir, mais si on commence à
interroger, disons, le fonctionnaire, peut-être gu'à ce
moment-là le dossier peut devenir un peu plus chaud. On peut dire
à ce moment-là: Amendez le règlement, en disant que, si la
commission est d'avis d'appeler le ministre, là on va le faire. En
d'autres termes, selon les réponses qu'on reçoit des
fonctionnaires, si on voit la nécessité d'appeler le ministre et
qu'on peut le faire, c'est peut-être une solution entre les deux points
de vue. (12 heures)
M. Bérubé: La commission peut, en tout temps,
décider d'appeler et de convoquer un ministre. C'est dans les
règles de procédure.
M. Paradis: Justement, on attire votre attention
là-dessus, la commission peut décider d'appeler un ministre, mais
un ministre peut décider de ne pas venir et d'envoyer un fonctionnaire
à sa place, tel que c'est formulé présentement.
M. Bérubé: Oui.
M. Paradis: Ce qu'on demande au ministre de faire, c'est de
donner l'appui du gouvernement. On ne demande pas de compliquer, ni de
s'ingénier à compliquer, ni de rajouter des articles, ni d'en
faire une convention épaisse comme cela. Quand le président du
Conseil du trésor parle de cette façon, il sait très bien
dans quelle mesure il exagère. Ce qu'on demande, c'est, à partir
d'un même article qui est là, de corriger, de changer deux ou
trois mots pour que la commission ait cette latitude de convoquer un ministre
responsable et que le ministre responsable soit obligé de venir
comparaître devant la commission lorsque la commission le jugera à
propos. Je ne sais pas si le président du Conseil du trésor doute
du jugement de la commission. Je pense que le seul motif pour lequel on
pourrait dire non à une demande aussi raisonnable, c'est de dire: Non,
je ne fais pas confiance au jugement de la commission des engagements
financiers.
M. Bérubé: Non, j'ai entière confiance au
jugement de la commission, mais peut-être un peu moins en celui du
député de Brome-Missisquoi.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: M. le président du Conseil
du trésor, je pense que ce que vous nous demandez de faire, c'est
de vous donner la confiance que vous n'avez pas en nous. Vous nous demandez de
dire: Fiez-vous sur moi, je vais faire les pressions nécessaires
auprès des ministres. Vous nous dites en même temps: Moi, je n'ai
pas confiance en vous autres. Je ne fais pas confiance à votre jugement,
mais, vous autres, vous allez me siqner un chèque en blanc. Les
règlements existent au niveau d'une commission justement pour que,
lorsque cette confiance disparaît, lorsqu'elle s'atténue, l'on
puisse se référer à un texte. De la façon dont le
président du Conseil du trésor vient de s'adresser au
député de Brome-Missisquoi, je vais insister davantage pour que
cela soit inscrit dans les règlements, parce que cela peut être
contagieux, le manque de confiance. J'avais une confiance absolue et je n'avais
pas encore eu de fausse réponse du président du Conseil du
trésor. J'avais une confiance aveugle. D'ailleurs, je tiens à
dire que son prédécesseur comme porte-parole du gouvernement, le
député de Trois-Rivières -vous en avez été
témoin - partageait cet échange de confiance, d'un
côté comme de l'autre de la Chambre, ce qui faisait que nos
travaux avançaient rapidement et qu'on obtenait du côté
ministériel des réponses franches aux questions posées.
C'est dans un climat de confiance que cela se fait. Si justement on me
prévient que cette confiance ne sera pas là dans le
deuxième mandat; si on me dit cela au tout début, j'insiste
davantage pour qu'on écrive dans le règlement, dans nos
règles de procédure, que lorsque la commission jugera qu'il y a
lieu de convoquer un ministre, ce ministre ait l'obligation de venir et qu'on
ne se fie pas strictement aux recommandations ou aux pressions individuelles
qui pourraient être exercées par le président du Conseil du
trésor.
M. Bérubé: M. le Président.
Le Président (M. Gagnon): M. le ministre.
M. Bérubé: Je suis convaincu que mes
collègues voudront sans doute intervenir dans le même sens que
moi. Le député de Brome-Missisquoi souligne le climat de
confiance qui a prévalu aux délibérations de cette
commission depuis qu'il y assiste; il s'en est émerveillé,
d'ailleurs. Évidemment, la confiance implique automatiquement que l'on
ne cherche pas immédiatement à tout inscrire dans des textes bien
légaux où on a prévu toutes les circonstances; au
contraire on fait confiance à l'autre, dans la mesure où,
traditionnellement, l'Opposition a fait confiance au gouvernement et qu'elle a
été tout à fait satisfaite des résultats qu'elle a
obtenus des témoignages des ministres lorsqu'elle jugeait
approprié d'obtenir de tels témoignages. D'ailleurs, c'est le
député de Brome-Missisquoi qui, tantôt, a lui-même
souligné à quel point, au contraire, cela avait très bien
fonctionné dans ie passé, qu'il n'y avait eu aucun motif pour
demander à nouveau à un ministre de se présenter devant la
commission, parce que tous s'y étaient conformés avec
énormément de plaisir. En fait, ii a souligné à
quel point cette commission avait travaillé dans un climat de confiance,
et la première chose qu'il fait, c'est dire: Vous savez, le climat de
confiance, il faut le protéger, mais je me méfie. J'aimerais
mieux voir dans un texte une clause plus précise. Alors, j'aimerais
savoir s'il est méfiant ou confiant,
M. Paradis: Pour répondre au président du Conseil
du trésor...
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: ... qui pense que les règlements de la
commission sont par eux-mêmes - tout ce qui est écrit
là-dedans - un témoignage de méfiance, ces
règlements sont là pour établir des rèqles. Est-ce
que l'Assemblée nationale a un règlement parce que tout le monde
est méfiant? Non, c'est une façon de fonctionner qui
établit dès le départ les rèqles du jeu.
D'ailleurs, !e président du Conseil du trésor ne le sait
peut-être pas, mais il y a quelque chose de différent à la
commission des engagements financiers. En vertu de l'article 135-A du
règlement de l'Assemblée nationale du Québec, c'est la
seule commission qui est autorisée à fixer ses propres
règles de procédure.
Si l'Assemblée nationale nous a donné le mandat de fixer
nos propres règles de procédure, si elle nous a confié ce
mandat en adoptant ce rèqlement, il n'est pas question de se demander si
on va en faire un ou si on n'en fera pas. Si on fait un règlement, c'est
parce qu'on n'a pas confiance, si on ne fait pas de règlement, c'est
parce qu'on a confiance. On a mandat, suivant le texte du rèqlement, de
faire un règlement. Maintenant, si on a ce règlement à
faire, on est aussi bien de prévoir dans ce règlement, dès
le début des travaux, la façon dont on va fonctionner au cours de
l'année qui s'en vient.
La question véritable, la question essentielle - je sais que le
président du Conseil du trésor tente de l'éloigner - c'est
la suivante: Est-ce que cette commission veut, lorsqu'elle va convoquer un
ministre à se présenter concernant un dossier, que ce ministre
ait la possibilité de nous déléguer un fonctionnaire
à sa place ou si cette commission veut, lorsqu'elle convoquera ou
décidera de convoquer un ministre, que ce
soit un ministre qui vienne? Est-ce que cette commission veut, lorsqu'on
pourra convoquer, si on amende notre procédure dans ce sens, un
fonctionnaire, que ce soit un fonctionnaire qui vienne? Je ne vois pas
où est la méfiance, où est la confiance, sinon à
partir du préambule de l'avant-dernière réponse du
président du Conseil du trésor à une de mes questions.
Est-ce qu'on le veut? C'est aussi simple que ca, M. le président du
Conseil du trésor.
Si on veut cela, lorsqu'on appelle un ministre, que ce soit un ministre
qui vienne. Si on veut avoir la possibilité d'appeler un fonctionnaire
et que ce soit un fonctionnaire qui vienne lorsqu'on l'appellera, il faut le
prévoir dans le règlement, parce que si ce n'est pas prévu
dans le règlement, on ne pourra pas le faire. Actuellement, tout ce que
le règlement prévoit, c'est qu'on n'a pas la possibilité
de convoquer un fonctionnaire; on a la possibilité de convoquer un
ministre, mais il peut se faire remplacer par un fonctionnaire. C'est ce qui
est ambigu et compliqué.
Ce que l'Opposition vous demande, c'est tout simplement votre
consentement pour adopter un règlement qui dise que lorsqu'on demande un
ministre, c'est un ministre. Lorsqu'on demande un fonctionnaire, c'est un
fonctionnaire. Est-ce trop compliqué, ou si ce n'est pas ce qui existe
présentement qui est un peu compliqué et qu'on tente de
simplifier dès le début?
Le Président (M. Gagnon): MM. les membres de cette
commission...
M. Champagne: S'il y a reconduction des règles de
pratique, je me pose des questions. L'an passé, il y a deux ans ou trois
ans, vous aviez des règles de pratique. Je suis nouveau ici et la
question que je me pose est celle-ci: Est-ce que, l'an passé et les
années antérieures, ce que le député de
Brome-Missisquoi demande aujourd'hui a été une faiblesse? Est-ce
que dans les règles de pratique des années antérieures
vous auriez aimé voir cet article ou si, sans cet amendement que vous
demandez aujourd'hui, ça ne pourrait pas s'appliquer quand même?
C'est ce que je me demande.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi, j'aimerais donner un point de vue. Comme je n'ai pas une
longue expérience comme président, vous me direz si vous
êtes d'accord avec cette façon de procéder. C'est un fait
que cette commission peut établir ses règles de pratique,
excepté que le mandat de la commission est aujourd'hui d'étudier
les engagements financiers de février, mars et avril. Comme la
commission, à mon point de vue, n'a pas le mandat aujourd'hui de faire
de longs débats pour établir de nouvelles règles de
pratique, ce que la commission pourrait faire, c'est de tenir une séance
dans le but de revoir les règles de pratique. Aujourd'hui, on peut faire
des suggestions dans ce sens. Je ne me suis pas servi du règlement pour
faire ce genre de jugement, je voudrais simplement faire appel à cet
argument pour la bonne marche de cette commission.
Vous avez soulevé des points qui sont peut-être
révisables dans les règles de pratique, mais ça prendrait
une autre séance pour le faire, parce que notre mandat aujourd'hui est
d'étudier les engagements financiers des mois que j'ai
mentionnés. Je ne sais pas si ça éclaire ou pas? M. le
député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Je pense que votre éclairage est exact en
partie pour les articles 4, 5 et 6 de l'ordre du jour qui nous a
été expédié par le secrétaire. Maintenant on
a, en plus, à faire les travaux suivants aujourd'hui. On a à
reconduire les règles de pratique, j'imagine, amendées ou non
amendées; on a à accepter, en les corrigeant s'il y a lieu, les
procès-verbaux des réunions du 22 janvier 1981 ainsi que du 25
février 1981. C'est là l'ensemble, je pense, du cadre de la
réunion d'aujourd'hui.
Il s'agit quand même d'une réunion qui est placée
immédiatement au début d'une nouvelle Législature. C'est
peut-être le moment propice, ce début de Législature, pour
revoir... Si le secrétaire a pris le soin de faire parvenir copie des
règlements - il ne fait pas ça toutes les fois - aux membres de
la commission, aux nouveaux comme aux anciens, c'était peut-être
pour nous inciter à revoir tout ça et à regarder s'il n'y
a pas des correctifs à apporter dans le but d'améliorer ces
règlements.
Demander le pouvoir pour cette commission de convoquer un ministre et
d'obtenir sa présence lorsque cette commission décidera que ce
sera requis et nécessaire; ajouter dans les règlements le pouvoir
de convoquer un fonctionnaire lorsque la demande de la commission sera dans ce
sens là et qu'on décidera que ce sera requis, si cela est
jugé irraisonnable, à ce moment-là on prendra le vote
là-dessus, mais le parti ministériel aura à vivre avec
cette décision.
Pour autant que nous sommes concernés, ce qu'on veut c'est de
rendre cela le plus clair possible et de faire confiance au jugement de cette
commission-ci qui prendra la décision de convoquer la personne qu'elle
voudra en temps et lieu, et qu'à la suite de cette
décision-là on ait la personne convoquée et non quelqu'un
d'autre.
Le Président (M. Gagnon): Dans l'étude que vous
avez faite des rèqles de pratique, est-ce qu'il y avait d'autres points
à soulever? J'aimerais vous suggérer une façon de
travailler: si vous avez d'autres points à
soulever, le faire, en prendre note et peut-être se rencontrer en
dehors de cette commission pour faire des suggestions à la
commission.
Il m'apparaît que si l'on passe à cette commission-ci
toutes les règles de pratique, si vous avez plusieurs points à
soulever comme ça, on a des chances de discuter de ça une bonne
partie de la journée.
M. Bérubé: Si on fait référence
à l'article 153 du règlement général de
l'Assemblée nationale, gui, à ma connaissance, prévaut sur
les règles de pratigue convenues au sein de la commission...
Je retire mon intervention, M. le Président. Ce que j'avais pu
comprendre, c'est gu'on pourrait toujours en appeler au président, mais
si je comprends bien ce pouvoir ne nous est pas accordé. Par
conséguent, il faut s'en tenir aux règles de
procédure.
M. Paradis: C'est vraiment exceptionnel, c'est la seule
commission gui fonctionne de cette façon-là. Mais pour reprendre
votre suggestion, M. le Président, si vous le voulez bien, pour autant
gue je suis concerné, c'était le dernier point au niveau des
règles de procédure. Mais je ne veux pas brimer, du
côté ministériel, d'autres intervenants qui auraient des
remarques sur la procédure, ou d'autres de mes collègues de
l'Opposition libérale. Pour autant que je suis concerné,
c'était le dernier élément que je tenais à porter
à votre attention avant qu'on reconduise les règles de
pratique.
Le Président (M. Gagnon): Est-ce qu'on accepte de
reconduire les règles de pratique?
M. Paradis: J'accepte de les reconduire avec la modification gue
j'ai suggérée. J'aimerais savoir ce qu'en pense le... (12 h
15)
M. Bérubé: M. le Président, je vous
demanderais peut-être une analyse, une interprétation du
règlement puisque, à l'article 153 - j'ai perdu mon
règlement - il est dit: " Lorsqu'une commission élue a requis une
personne de se présenter devant elle pour s'y faire entendre ou pour
produire des documents et gue cette personne refuse de le faire, la commission
fait rapport de ce refus au président et celui-ci prend les moyens
nécessaires pour gue la demande de la commission soit satisfaite." Il y
a donc un article général du règlement de
l'Assemblée nationale. Toutefois, il y a également, dans ce
même règlement de l'Assemblée nationale, l'article 135-A,
disant gue la commission peut elle-même définir la
procédure, déterminer le contenu de son ordre du jour. Elle a
donc des pouvoirs.
La question que l'on peut se poser, c'est: La commission peut-elle, dans
le cadre de ce pouvoir qu'elle a en vertu de l'article 135-A, contrevenir
à l'article plus général du règlement qu'est
l'article 153? Il serait peut-être intéressant, M. le
Président, que vous nous rendiez un jugement sur cette question
délicate, ce qui pourrait peut-être répondre aux
interrogations du député de Brome-Missisquoi, et ce gui pourrait
peut-être, pendant que vous réfléchirez, au cours des
semaines, des mois ou des années qui viendront, permettre à cette
commission de procéder aux travaux prévus à l'ordre du
jour. Si je ne m'abuse, l'article 2 implique l'acceptation du
procès-verbal de la réunion du 22 janvier 1981.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Sainte-Anne.
M. Polak: M. le Président, je crois que
l'interprétation légale donnée, ou même le point
soulevé par le ministre démontre que, sur le plan juridique, il
devrait suivre les mêmes idées que nous, les avocats. Là,
je ne parle pas d'une façon partisane, je vous dis comme avocat qu'il
n'y a aucun doute dans mon esprit que le règlement général
fait exception guand il parle de la commission à laquelle nous
appartenons. C'est une commission d'élite; nous sommes vraiment
élus par nos partis respectifs parce que nous sommes les meilleurs,
j'imagine. On a le droit de poser des questions, de faire beaucoup de choses.
Nous sommes la seule commission qui ait le droit de faire ses propres
règles internes, et il n'y a aucun doute que, si on décidait, par
exemple, de forcer un ministre à venir à la commission, on aurait
le droit de le faire. L'exception a justement été faite à
la règle générale. On ne peut pas maintenant
évoquer une règle générale pour qu'elle s'appligue
à un cas spécial, parce que le cas spécial a
été réglé en détail.
Je pense, M. le Président, que vous êtes un homme
très doux et très patient et je ne veux pas vous faire perdre
votre bonne humeur. Il y a deux points qui ont été
soulevés. Le premier point a été pris en
considération par le ministre; j'apprécie cela et j'espère
qu'il va revenir avec une réponse positive pour ouvrir la porte. Sur le
deuxième point, je suis évidemment d'accord avec mon chef
d'éguipe aujourd'hui; peut-être pourrait-on remettre ça
à plus tard afin de commencer les travaux, comme vous le dites, guitte
à prendre une décision, à un moment donné, sur ces
deux points.
Le Président (M. Gagnon): Pour ma part, je trouve cette
suggestion excellente.
M. Paradis: M. le Président, sur la question de
l'interprétation du règlement, je vous voyais hocher la
tête pendant gue le
président du Conseil du trésor vous la soumettait. Je
pense que c'est clair: tout le monde sait, à cette table, qu'une mesure
d'exception prévaut sur une mesure d'ordre général, c'est
l'a b c de l'interprétation d'un règlement. Je pense que vous
poser la question et vous dire que ça pourrait vous prendre des
journées, des mois et même des années à rendre une
décision là-dessus, c'est sous-estimer grandement vos talents et
faire montre de peu de respect envers la célérité avec
laquelle vous avez toujours présidé ces débats et la
rapidité des décisions justes que vous avez toujours rendues dans
le passé. Penser que ça peut prendre, à un
président de commission, des années pour rendre une
décision sur un règlement, finalement, dont tout le monde
comprend l'interprétation, peut-être à l'exception du
président du Conseil du trésor, c'est manquer beaucoup de
respect.
J'aimerais, étant donné qu'il a eu l'audace de vous poser
la question, que vous rendiez votre décision sur l'interprétation
de ce règlement. Je vous souligne strictement que, lorsqu'une exception
est prévue au règlement, elle l'emporte sur la règle
générale. À la suite de cette décision que vous
rendrez immédiatement, parce que vous avez la possibilité
intellectuelle de le faire, on laissera la question au ministre et on insistera
pour apporter les amendements que j'ai suggérés.
Le Président (M. Gagnon): M. le ministre.
M. Bérubé: Je n'aimerais pas que l'Opposition vous
bouscule dans une décision qui, j'en suis convaincu, mérite une
analyse, une réflexion de votre part. Je veux simplement insister sur le
fait que ces pressions indues qu'exerce le député de
Brome-Missisquoi sont complètement inadmissibles et représentent
un affront à la présidence et au grand respect que nous devons
aux institutions parlementaires. Je suis convaincu, M. le Président, que
nous pourrions continuer avec l'analyse des engagements financiers pour les
années 1977 et 1976, et bientôt nous allons être en 1870
à la vitesse avec laquelle nos travaux progressent.
M. Paradis: M. le Président, on vous demande tout
simplement si vous êtes en mesure de rendre votre décision; sinon,
quand le serez-vous?
Le Président (M. Gagnon): Oui, M. le député
de Mille-Îles.
M. Champagne: M. le Président, je ne vois pas
l'utilité de rendre un jugement tout de suite, de facto. Je pense que,
comme vient de le dire - rappelez-moi son nom - le député de
Sainte-Anne, on pourrait remettre cela à plus tard, ça veut dire
à la prochaine commission. On peut réellement travailler avec les
anciens règlements, je pense, et travailler toute la journée,
puis, à la prochaine réunion, donner une réponse, disons,
plus éclairée au sujet de la reconduction et des amendements
proposés par l'Opposition. Alors, M. le Président, je ne vous
vois pas aujourd'hui trancher la question, mais plutôt la reporter
à la prochaine séance de la commission.
Le Président (M. Gagnon): Je prends aussi la suggestion du
député de Sainte-Anne qui allait à peu près dans le
même sens et je me demande, M. le député de
Brome-Missisquoi... Je suis d'accord que je pourrais apporter...
M. Paradis: Simplement pour l'éclairage, pour que ce ne
soit pas un argument d'ordre juridique si bien étayé qu'il nous
entrave, mais qu'on sache de quelle façon procéder la prochaine
fois, est-ce que vous pourriez nous rendre votre décision
immédiatement sur l'argument qui vous a été soumis par le
président du Conseil du trésor?
Le Président (M. Gagnon): Je vais vous lire l'attendu de
l'article à la première page: "Attendu que les articles 137, 140,
153, 161 et 162 du règlement de l'Assemblée nationale du
Québec ne s'appliquent pas aux travaux de la commission des engagements
financiers vu qu'ils ne concordent pas avec le règlement spécial
de l'article 135-A dudit règlement". C'est ça que vous vouliez
entendre, mais je vous suggère encore que, pour la séance
d'aujourd'hui, on puisse continuer, on puisse faire le travail pour lequel on a
été mandatés par l'Assemblée nationale aujourd'hui.
Je vous suggère aussi qu'il y ait une rencontre entre les deux partis
pour qu'on regarde le règlement, les règles de procédure
de cette commission et à la prochaine séance de la commission on
pourrait probablement arriver avec des résolutions qui feront l'affaire
de l'ensemble de la commission. Êtes-vous d'accord avec cette
façon de procéder?
M. Paradis: On est d'accord du moment qu'on est
libérés de tous ces arguments juridiques très nuageux qui
empêtraient, du côté ministériel, l'avancement du
dossier. Maintenant, on sait qu'on peut en discuter en toute quiétude,
mais on demanderait quand même et on insiste pour que ce soit fait avant
la prochaine séance pour que cette chose ne soit pas remise, pour
utiliser l'expression utilisée par le président du Conseil du
trésor, de journée en semaine, en mois et en année. C'est
un point que l'Opposition considère comme étant important et
essentiel. Pour autant que ce sera fait
d'ici la prochaine réunion de la commission des engagements
financiers, vous avez notre accord, M. le Président, on se range
à votre suggestion.
M. Bérubé: M. le Président, je comprends
maintenant les louanges du député de Brome-Missisguoi à
votre égard. Je reconnais là la grande sagesse de la
présidence et, effectivement, M. le Président, je pense que nous
devrons nous conformer à votre décision et à votre
suggestion à tout le moins.
Le Président (M. Gagnon): J'espère que toutes ces
louanges sont inscrites au journal des Débats!
Une voix: À l'ordre, s'il vous plaît! Alors, la
commission accepte de reconduire les règles de pratique pour la
présente séance.
Procès-verbaux
Le Président (M. Gagnon): Le deuxième point
à l'ordre du jour est l'acceptation du procès-verbal du 22
janvier 1981. Est-il accepté?
Des voix: Accepté.
Le Président (M. Gagnon): L'acceptation du
procès-verbal de la réunion du 25 février 1981. Est-il
accepté?
M. Paradis: Je souligne au président gue le
député de Trois-Rivières, qui vient de dire pour le
côté ministériel que c'était accepté, a
présumé que, du côté de l'Opposition, nous irions
dans le même sens étant donné qu'à cette
époque il était le porte-parole et que ça a bien
été au cours de ces deux séances.
M. Vaugeois: M. le Président, si vous me le permettez,
c'est plus qu'un procès-verbal qu'il faudrait approuver; c'est le texte
exact de nos discussions, parce que je me rappelle le climat qui régnait
et la confiance qui régnait dans l'Opposition de changer de
côté de la table. Cela me fait plaisir de remarquer ce matin, M.
le Président, que c'est le statu quo à cet égard.
M. Paradis: On remarque peut-être le statu quo à cet
égard, mais il y a quand même certains changements gu'on pourrait
souligner si on était légèrement malicieux.
Le Président (M. Gagnon): À l'ordre, s'il vous
plaît. M. le ministre.
M. Bérubé: M. le Président, je crois que
l'intervention du député de Trois-Rivières est on ne peut
plus fondée. D'une part, je dois dire que sans doute une des raisons
pour lesquelles il n'y a pas eu de changement, nous pouvons déjà
en trouver un élément dans la lecture même des
procès-verbaux de nos dernières réunions, puisque - ce
qui, semble-t-il, constitue un précédent l'Opposition avait
posé plus de 150 questions au gouvernement, des questions de toutes
sortes, pour soulever des points ici et là, et elle a obtenu des
réponses intégrales à l'ensemble des questions qu'elle a
soulevées, soit plus de 150. On me dit que c'est également un
précédent. C'est un signe, en fait, de cette transparence dont
parlait le député de Brome-Missisquoi, transparence que les
électeurs ont sans doute voulu reconnaître le 13 avril. Ils lui
ont clairement fait savoir qu'effectivement on préférait
peut-être cette transparence et qu'on voudrait la maintenir encore pour
un certain nombre d'années.
M. Paradis: Le président du Conseil du trésor se
qargarise peut-être avec 3% de la population; c'est la règle du
jeu de la démocratie à laquelle on a à se soumettre. Je
lui soulignerais qu'au niveau de la commission des engagements financiers on a
apporté un éclairage sur des dossiers, quand même, assez
importants. On a même eu des déclarations de l'ex-porte-parole du
gouvernement en cette matière, au niveau du patronage qui pourrait
être effectué par les fonctionnaires, mais plus par les
politiciens. Je pourrai vous apporter des articles de journaux, des citations
exactes, cet après-midi, si vous le désirez, M. le
député de Trois-Rivières; ça me fera plaisir de
vous les remettre. Je pense que c'était le rôle de la commission
des engagements financiers de faire ressortir ces choses.
Maintenant, si la population a jugé bon de reporter au pouvoir ce
gouvernement, c'est peut-être parce gu'on n'a pas posé
suffisamment de guestions. Je tiens à aviser le président du
Conseil du trésor qu'on se propose, au cours de ce mandat, de faire
notre travail d'une façon très assidue, très
sérieuse et qu'on doute de la réélection de ce
gouvernement suite aux questions qui vont être posées et surtout
aux réponses qui vont nous être fournies au cours du
présent mandat.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Trois-Rivières.
M. Vaugeois: Je suis pris à partie par le
député de Brome-Missisquoi. Franchement, il était à
la commission lorsqu'il a été question du patronage;
c'était leur marotte, d'ailleurs, ils y revenaient
régulièrement. Il sait pertinemment ce que j'ai dit. Il sait que
ce qui a été rapporté dans un journal à ce
moment-là ne correspondait pas du tout à ce qui avait
été dit. Les députés d'en face
cherchaient du patronage et j'ai rappelé que les
procédures de choix des firmes, des experts, ainsi de suite,
empêchaient de toute façon des hommes politiques d'intervenir et
que, si du patronage pouvait encore exister, il était forcément
au niveau de ceux qui faisaient les choix, de ceux qui étaient membres
des jurys et c'étaient des fonctionnaires.
J'ai ajouté, à ce moment-là - c'est au verbatim de
cette commission - que je considérais les fonctionnaires comme trop
compétents, trop sérieux, trop sincèrement engagés
dans les actions qui les concernaient pour s'amuser à faire du
patronaqe. À la blague, parce qu'il répliquait à ces
choses, j'ai dit: Évidemment, le patronage, s'il s'en fait encore, c'est
au niveau des fonctionnaires, j'en sais quelque chose, j'ai déjà
été fonctionnaire. Mais là j'ai rappelé
moi-même les gens au sérieux et à deux reprises, M. le
Président...
M. Paradis: Question de règlement, question de
règlement, question de règlement.
M. Vaugeois: ...à deux reprises, M. le
Président...
M. Paradis: Question de règlement.
M. Vaugeois: ...à deux reprises, M. le
Président...
M. Paradis: Question de règlement, M. le
Président.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Je pense que ce que soulève le
député de Trois-Rivières maintenant ressemble beaucoup
plus, dans sa substance, à une question de privilège. Je pense
que, lorsque ces choses, si c'est exact ce qu'il nous mentionne aujourd'hui,
sont écrites dans des journaux, la façon de procéder,
c'est à l'Assemblée nationale, en rectifiant les faits en vertu
d'une question de privilège. Si on s'en tient au préambule que
nous a fait le député de Trois-Rivières, si c'est vrai ce
qu'il nous dit aujourd'hui, si cela ne correspond pas à ce qui
était dans les journaux, je m'étonne du laps de temps qu'il a
pris à soulever une question de privilège et je m'étonne
qu'il n'ait pas utilisé le règlement de l'Assemblée
nationale pour le faire.
Mais je vous souligne bien respectueusement qu'il n'est pas question de
question de privilège en commission parlementaire.
Le Président (M. Gagnon): Sur cette question de
règlement, par rapport à notre règlement, toujours, je
vous ferais remarquer qu'on est en train de discuter d'un procès-verbal
qui est déjà accepté. Est-ce qu'on pourrait en arriver aux
engagements financiers du mois de février 1981? (12 h 30)
Engagements financiers
Affaires culturelles
J'appelle les Affaires culturelles, engaqement 100.
M. le député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: II s'agit d'une subvention spéciale aux Grands
Ballets canadiens, Montréal, représentant le paiement 1980-1981
applicable en réduction du déficit accumulé de 269 341 $
au 31 mars 1978. Le montant de l'engagement est de 25 829 $. Est-ce qu'on
pourrait savoir du président du Conseil du trésor l'état
du déficit actuel?
M. Bérubé: En fait, le déficit est
résorbé sur une période de cinq ans; en 1978-1979, le
budget était équilibré et on avait versé une
subvention de 39 135 $; en 1979-1980...
M. Paradis: Voulez-vous répéter le montant?
M. Bérubé: 39 135 $, en 1978-1979; en 1979-1980,
les Grands Ballets canadiens connaissaient un surplus budgétaire de 36
808 $. Le ministère versait une subvention de 34 439 $. En 1980-1981,
à nouveau, les Grands Ballets canadiens connaissaient un surplus
budgétaire de 45 418 $, le gouvernement y ajoutait 25 829 $. En
1981-1982, le surplus estimé est de 55 028 $ et le ministère
verserait 17 219 $, suivant les projections. En 1982-1983, suivant les
projections, le ministère n'aurait que 8610 $ à verser, les
Grands Ballets canadiens dégageant un surplus budgétaire de
l'ordre de 63 637 $, ce qui comblerait entièrement le déficit qui
avait été accumulé. Nous terminons la troisième
année d'un plan de cinq ans de rétablissement des finances.
M. Paradis: Cela veut dire en substance que, d'ici deux ans, le
déficit qui était accumulé au 31 mars 1978, de l'ordre de
269 341 $, sera complètement effacé?
M. Bérubé: Oui, mais dans la mesure où ceci
repose sur des prévisions de surplus budgétaires, pour 1981-1982
et 1982-1983, sur lesquels, en dépit de mon effort le plus grand
à vouloir contrôler les finances de l'État, je n'ai
absolument aucun contrôle, puisqu'il s'aqit des Grands Ballets canadiens
et non d'une agence gouvernementale. Évidemment, cela repose sur cette
hypothèse
de surplus.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 200?
M. Paradis: À 200, subvention de fonctionnement à
la Corporation du musée du château Ramezay, Montréal, pour
l'année financière 1980-1981; le montant de l'engagement, 45 400
$. S'agit-il de la seule subvention de fonctionnement qu'a reçue ce
musée pour l'année 1980-1981?
M. Bérubé: Sur les trois années
précédentes, je ne peux pas vous répondre, à savoir
si un autre ministère aurait subventionné une activité
quelconque. Normalement, s'il y avait une autre subvention, cela devrait
être dans le cadre d'autres programmes. Par exemple, il pourrait y avoir
une activité de loisir organisée à ce musée, et le
ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche aurait pu verser
une subvention à ce moment. Donc, je n'ai pas l'information, mais je
peux vous l'obtenir.
La raison pour laquelle il s'agit d'une subvention hors normes, c'est
que le musée lui-même est de taille beaucoup plus importante que
les musées qui sont normalement subventionnés par le
ministère des Affaires culturelles. C'est pour cette raison que le
Conseil du trésor exige d'approuver spécifiquement cette
subvention à ce musée.
M. Paradis: Le ministre a mentionné qu'il possédait
les chiffres pour les années antérieures, de façon
à pouvoir comparer l'état d'augmentation, de diminution ou de
maintien de cette subvention. Est-ce qu'il pourrait nous les communiquer?
M. Bérubé: Oui, certainement. Mettez 44 157 $ en
1977-1978, 44 590 $ en 1978-1979; 48 550 $ en 1979-1980 et 45 400 $ en
1980-1981.
M. Paradis: Vous avez mentionné 48 550 $ en 1979-1980. Ces
montants sont déterminés à partir de quels
critères? On voit qu'il y a une diminution de quelque 3000 $ pour
l'année en cours.
M. Bérubé: C'est essentiellement une
subvention...
M. Vaugeois: On a déjà déposé le
programme de subvention au musée. Que le député d'en face,
sapristi! au lieu de lancer des affaires en l'air, lise les documents qu'il
nous réclame.
M. Paradis: Excusez-moi, j'ai posé une question. Si le
député de Trois-Rivières me dit que le document a
déjà été déposé à cette
commission, il est certain qu'on peut aussi y référer. Est-ce que
le président du Conseil du trésor peut nous informer s'il y a eu
des modifications depuis le dépôt de ce document ou dit
document?
M. Bérubé: Non, je ne pourrais pas répondre
à votre question. Je vous dirais tout simplement qu'en fait cette
subvention représente, ce qui semble être le cas, bon an mal an,
à peu près 19,5% du budget total de fonctionnement de ce
musée.
M. Paradis: 19,5%.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 300. Je m'excuse, M.
le député de Sainte-Anne.
M. Polak: M. le Président, je comprends qu'il s'agit de
février 1981, mais vu qu'on vit dans un temps de grande
austérité, j'imagine que tout ce programme de subsides, de
subventions de fonctionnement est révisé maintenant et que les
coupures ont été effectuées en général.
M. Bérubé: Le député aurait pu sans
doute siéger à la commission des affaires culturelles. J'ignore
exactement le nom précis de cette commission.
M. Polak: Je n'étais pas capable d'y aller, je ne pouvais
pas me diviser en quatre morceaux.
M. Bérubé: II aurait pu y poser sa question.
Malheureusement, je n'ai pas comme telle la programmation budgétaire du
ministère dans le domaine des affaires culturelles. Peut-être que
le député de Trois-Rivières pourrait y aller d'une
réponse.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Trois-Rivières.
Une voix: Consentement.
M. Vaugeois: Très brièvement, M. le
Président, il y a plusieurs programmes, mais il y a deux programmes
particulièrement prioritaires aux Affaires culturelles. L'actuel
ministre a maintenu ces priorités. Il en a informé la commission
des affaires culturelles au moment de la défense de ses crédits.
C'est le développement des musées et des bibliothèques
publiques. La progression des budgets n'est peut-être pas celle qu'on
aurait souhaitée, mais il n'y a pas de diminution de budgets. Les
musées de Montréal, en particulier le McCord Museum, le
château Ramezay, le Musée des Beaux-Arts, le Musée d'art
contemporain font l'objet d'une augmentation, une augmentation qui n'est pas
celle qu'on aurait souhaitée, mais il n'y a pas de coupure
budgétaire du
côté des musées. Au contraire, nous avons là
des retards tels que ce serait indécent à ce moment-ci de faire
des coupures. Il s'agit de rattraper un niveau qui est considéré
comme prioritaire en termes de développement culturel.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 300. M. le
député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Engagement 300, Subvention de fonctionnement aux
Messageries littéraires des éditeurs réunis Inc.,
Montréal, pour l'année financière 1980-1981. Montant de
l'engagement: 26 000 $. Dans un premier temps, pourrait-on savoir du ministre
si ce paiement est effectué dans le cadre d'un programme
spécifique et qu'est-ce qui caractérise cette entreprise pour
qu'elle ait été l'objet de cette subvention?
M. Bérubé: C'est une subvention hors normes dont
l'objectif est de résorber un déficit accumulé depuis deux
ans. J'essaie de voir. Le Conseil des arts du Canada aurait déjà
versé 15 000 $ pour aider cette association. D'après ce que je
peux voir, c'est l'analyse, en 1980, qui a sous-tendu cette décision
d'accorder une subvention additionnelle. Vous m'excuserez, dans la mesure
où n'étant pas au Conseil du trésor au moment où
ces dossiers ont été soumis, évidemment, je ne les ai
peut-être pas à la mémoire comme je les aurai sans doute
dans quelques mois. À une condition, évidemment, c'est que le
rythme d'analyse de la commission des engagements financiers suive d'assez
près le rythme . d'approbation du Conseil du trésor, de
manière que je garde à l'esprit assez clairement
l'argumentation.
M. Paradis: Je veux simplement indiquer, M. le ministre, si vous
me le permettez, qu'à l'époque M. le député de
Trois-Rivières était quand même là et, s'il peut
vous aider dans les réponses, on a un consentement. Même si la
question s'adresse à vous, qu'il se sente très à l'aise
pour intervenir.
M. Vaugeois: M. le Président, si le président du
Conseil du trésor m'y autorise également, je dirai que c'est
exactement ce qu'il vient d'indiquer. Il s'agit d'une subvention hors normes.
C'est un regroupement d'éditeurs qui s'est constitué pour la
diffusion de leurs fonds. C'est une subvention hors normes et temporaire pour
permettre au regroupement d'éditeurs d'atteindre le niveau
d'autofinancement qui semble être déjà le cas,
apparemment.
M. Paradis: Est-ce que ce regroupement d'éditeurs dont
vous parlez est un regroupement d'individus ou de corporations qui existait
antérieurement et qui avait des activités?
M. Vaugeois: Oui, ce sont des corporations.
M. Paradis: Combien?
M. Vaugeois: Environ sept ou huit éditeurs.
M. Bérubé: Le nombre d'éditeurs membres de
cette association est passé de dix à vinqt en moins de deux ans.
C'est signé d'ailleurs par M. Denis Vaugeois.
M. Paradis: Ce doit être vrai.
Le Président (M. Gagnon): Ministère des Affaires
culturelles, engagement 400. M. le député de Sainte-Anne.
M. Polak: Quand je vois: Municipalité de
Sainte-Thérèse, coût des travaux, 394 000 $; montant de
l'engagement, 236 400 $, j'imagine que la différence est comblée
par la municipalité même?
M. Bérubé: J'ai l'impression que oui. Nous avons
deux imputations budgétaires en 1980-1981 et en 1981-1982 de
prévues dans le cadre du budget actuel; en 1981-1982 on prévoit
un montant de 177 300 $ versé par les Affaires culturelles et les
Affaires municipales dans le cadre d'un programme d'aide aux
municipalités pour la construction d'un réseau de
bibliothèques municipales, alors je dois présumer que la
différence entre l'engagement total et le coût des travaux est
à la charge de la municipalité.
M. Polak: On parle du réaménagement de la
biliothèque. J'ai vu cela plus tard dans différentes
municipalités. Est-ce que les subventions sont toujours au même
pourcentage, soit 80% ou 70%, ou si cela peut varier d'une municipalité
à une autre?
M. Bérubé: II s'agit d'un programme normé.
Par conséquent il devrait s'appliquer de la même façon
à toutes les municipalités.
M. Vaugeois: Ce sont toujours les mêmes normes, mais cela
tient compte de l'indice de la richesse, de l'effort fiscal des
municipalités, du nombre de pieds carrés qu'on décide de
construire par rapport à la population. C'est un programme qui est
normalisé, connu, public et qui a même fait l'objet d'une brochure
pour le grand public, parce qu'on essaie d'intéresser les citoyens
à faire des pressions sur le conseil municipal pour aller chercher ces
subventions qui au total sont assez généreuses, car elles iront
jusqu'à 75% des coûts de construction. Il y en a également
au titre du fonctionnement des bibliothèques. J'invite le
député à
regarder cela d'assez près.
Le Président (M. Gagnon): Le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Ma question touche l'engagement 400, mais c'est de
façon comparative aux engagements 401 et 402. Je vois que la
municipalité de Sainte-Thérèse a obtenu sa subvention
à titre d'aide financière pour fins de
réaménagement de la biliothèque municipale. Aux
engagements 401 et 402 c'est la même subvention pour les villes de La
Raie et de Montréal. On remarque toutefois, à 400, qu'au niveau
de la subvention, qui totalise 236 400 $, l'imputation budgétaire pour
1980-1981 est de 59 100 $ et, en 1981-1982, de 177 300 $, et là, il y a
une division de la provenance des fonds. On nous indigue que le
ministère des Affaires culturelles, pour les 177 300 $. participe
à raison de 78 800 $ et que le ministère des Affaires municipales
participe à raison de 98 500 $. Dans les autres engagements on ne
retrouve à 401 et 402, pour ne mentionner que ceux-là, que
l'élément Affaires municipales. De guelle façon ces
budgets sont-ils interreliés ou si on puise... (12 h 45)
M. Bérubé: Au fait, comme il s'agit d'un
équipement communautaire et comme il existait déjà au
ministère des Affaires municipales un programme d'aide aux
équipements communautaires, faisant d'ailleurs partie d'une entente
fédérale-provinciale, nous avons entre-temps décidé
de combiner ce programme des Affaires culturelles avec celui des Affaires
municipales, l'analyse, les normes faisant l'objet d'une évaluation par
le ministère des Affaires culturelles mais l'administration du budget,
le versement étant géré par le ministère des
Affaires municipales qui, lui, est responsable des relations avec les
municipalités, d'une part, mais en même temps responsable de la
qestion du proqramme d'équipements communautaires.
Cela explique pourquoi il n'est pas impossible que, dans un
régime de transition, on ait eu les deux ministères
impliqués puisqu'il y avait déjà un programme aux Affaires
culturelles dans ce sens-là et qu'on a introduit par la suite le
programme PAEC pour lequel on pouvait soumettre des projets de
bibliothèque. C'est ce qui explique pourquoi nous avons, entre-temps,
rationalisé l'opération et maintenant cela passe
entièrement par les Affaires municipales.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Au niveau des Affaires municipales, vous avez
mentionné qu'il existait, au niveau des équipements
communautaires, une entente fédérale-provinciale. Quelle est la
proportion d'argent, dans les montants qui sont mentionnés là,
qui provient du niveau fédéral? Et est-ce que toutes les
bibliothèques, maintenant, on les classe au niveau des
équipements communautaires? Est-ce qu'il y a une participation du
gouvernement fédéral dans les paiements, au niveau de toutes les
bibliothèques qu'on subventionne?
M. Bérubé: Je n'oserais pas répondre. Je
pourrais vous donner la réponse plus précise à cette
question ultérieurement, j'imaqine. D'autant plus que cette entente
vient de la décision du qouvernement fédéral de se retirer
d'un certain nombre de proqrammes conjoints avec les provinces dans le domaine
municipal. En échange de quoi il avait convenu d'une enveloppe qlobale
avec les différentes provinces pour mettre fin à ces programmes.
Il s'agit ici du proqramme d'amélioration de quartier. C'est cela un
programme d'amélioration de quartier: c'est un programme du qouvernement
fédéral pour contribution aux investissements municipaux au
Québec et dans les autres provinces. Le gouvernement
fédéral se retirant, il a offert d'acheter la paix, si vous
voulez, en signant une entente qlobale et définitive. C'est dans le
cadre de cette entente qu'on a introduit un paquet de projets
d'équipements communautaires qui ont fait l'objet d'un programme ouvert,
rendu public dans l'ensemble des municipalités du Québec.
Mais je ne pourrais pas vous dire le guantum spécifique. On
pourrait peut-être avoir la réponse cet après-midi. Cela
dépend aussi du type de projet. Nous avons des projets où c'est
25%-75%. Je pense aux eaux usées en particulier. Dans d'autres cas, cela
peut être 60%-40% ou cela peut même être 100%-0%. On me dit
que, dans ce cas particulier, c'est 100% fédéral.
Cela varie donc suivant le type de dépenses.
M. Paradis: Si je comprends bien, au niveau de l'aide
financière qui est versée par le qouvernement du Québec
aux municipalités, pour fins de réaménagement de
bibliothègues municipales, ce gue vous me dites, c'est que tous ces
montants d'argent proviennent du fédéral.
M. Bérubé: Ce qui vient de PAEC.
M. Paradis: Au niveau de la municipalité, on va prendre un
cas concret. Nous sommes dans les engagements financiers. On a des cas
concrets. Prenons les trois éléments 400, 401 et 402, qui sont
des subventions aux municipalités suivantes:
Sainte-Thérèse, La Raie, Montréal, à titre d'aide
financière pour fins de réaménagement de la
bibliothèque municipale dans chacun
des cas. Les montants sont respectivement de 236 400 $, 596 100 $ et 711
089 $.
Est-ce que le ministre peut nous expliquer quelle proportion de ces
montants vient du gouvernement fédéral?
M. Vaugeois: C'est bien simple. Comme l'a expliqué le
président du Conseil du trésor, il y a eu de l'argent du
fédéral, finalement, qui est venu par le programme
d'équipements communautaires, qu'on a appelé PAEC. Il y a des
programmes qui n'ont pas marché à la vitesse convenue ou, encore,
il y a des programmes où le fédéral n'a pas suivi.
Il y avait le fonds PAEC qui était aux Affaires municipales. Cela
pouvait devenir périmé si on ne l'affectait pas à d'autres
équipements communautaires. C'était devenu notre argent.
C'étaient des subventions qui nous avaient été
versées au Québec, c'était devenu notre argent. Mais il a
fallu, devant la lenteur de certains équipements communautaires à
se préciser, l'affecter à d'autres équipements
communautaires. Le gouvernement fédéral a reconnu que des
bibliothèques publiques, c'étaient des équipements
communautaires et était d'accord pour que nous utilisions notre arqent,
ce qui était devenu notre argent, à des subventions au programme
de développement des bibliothèques publiques.
Dans le cahier que vous avez, chaque fois que c'est marqué
Affaires municipales, il faut comprendre qu'il s'agit du fonds PAEC qui vient
à la rescousse du budget des Affaires culturelles et, à ce
moment-là, on périmait aux Affaires culturelles les sommes
d'argent correspondantes et on allait à PAEC.
Une voix: Est-ce que...
Le Président (M. Gagnon): Je m'excuse, mais je crois que
le ministre a demandé la parole.
M. Bérubé: Oui, M. le Président, plus
précisément sur les bibliothèques, je peux vérifier
quel est le niveau des versements du fédéral, mais c'est assez
théorique comme effort de réflexion dans la mesure où le
député de Brome-Missisquoi est sans doute au courant que le
système actuel fait qu'environ 30% des budgets du Québec - c'est
le cas de la plupart des provinces - vient du gouvernement
fédéral dans le cadre de transferts de toutes sortes:
participation du gouvernement fédéral, par exemple, à
l'aide sociale, à l'assurance-hospitalisation. Il y a donc un
pourcentage important qui est simplement les taxes payées par les
Québécois à Ottawa et retournées aux provinces dans
le cadre de programmes dits conjoints.
Ce qui s'est produit ici, c'est que, le gouvernement
fédéral s'étant retiré d'un programme conjoint avec
les Affaires municipales, il a offert de verser aux provinces un montant, et ce
que le gouvernement du Québec a décidé de faire, c'est de
mettre sur pied ce programme d'équipements communautaires, le programme
PAEC phase 1, phase II. Nous avons donc offert aux municipalités de
financer, suivant les normes de nos propres programmes, des
bibliothèques municipales, des usines d'épuration des eaux et
même des réseaux d'aqueduc et d'égout.
Il y a un ensemble de projets gui ont été acceptés
comme équipements communautaires. Il se produit que, suivant le type de
projet, il arrive parfois que la contribution fédérale
représente 25%, dans d'autres cas 60% et, dans d'autres cas, 100%. Cela
varie énormément. On aurait très bien pu jouer, en avoir
100% à une place et tant ailleurs. C'est tout simplement une question de
disponibilité budgétaire, mais c'est simplement un montant qui a
été à ce moment-là assigné à un
ensemble de programmes mis sur pied. C'est le programme PAEC. Comment se
finance-t-il? Cela m'apparaît un peu immatériel parce que l'argent
qui est venu à PAEC, qui vient d'Ottawa, aurait très bien pu
être consacré à un endroit plutôt qu'à un
autre. Considérons que c'est un montant qui est entré et qui est
redistribué.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Je suis très bien le cheminement du ministre,
mais on tente d'identifier quand même, à la commission des
enqagements financiers, la provenance au niveau gouvernemental des fonds
lorsqu'ils sont utilisés. C'est pour cette raison que j'ai posé
la question à partir des 236 400 $ attribués à la
municipalité de Sainte-Thérèse pour
réaménager sa bibliothèque municipale, à partir des
596 100 $ versés à ville de La Baie, à partir des 711 089
$ versés à la ville de Montréal. Est-ce que, justement,
cela fait partie de ces programmes? Est-ce gue le gouvernement du Québec
a décidé d'affecter l'argent qui venait d'Ottawa à 100%,
à 90% ou à 60% au paiement de ces subventions?
M. Bérubé: Objectivement parlant, je l'ignore.
Intuitivement parlant, je vous dirais que c'est 100%, de mémoire.
M. Paradis: C'est ce que semble nous indiquer le
député de Trois-Rivières.
M. Bérubé: C'est cela. Nous allons effectivement le
vérifier et nous allons vous le dire.
Le Président (M. Gagnon): Engagements 401, 402, 600,
601...
M. Paradis: 600, excusez-moi.
Le Président (M. Gagnon): 600? M. le député
de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Subventions de fonctionnement pour l'année
financière 1980-1981 aux organismes suivants: Musée maritime
Bernier, L'Islet-sur-Mer, comté de Montmagny-L'Islet, 59 598 $;
Musée historique de Vaudreuil, 55 598 $, Musée d'art de
Saint-Laurent, à Saint-Laurent, 93 282 $, Musée Laurier à
Arthabaska, 26 445 $: montant de l'engagement, 238 923 $.
Avant de pouvoir bénéficier de ces subventions de
fonctionnement, ces musées ont-ils été classifiés
par le ministère des Affaires culturelles? Cette classification
inclut-elle une évaluation des montants de subvention, parce que je
remarque que le Musée maritime Bernier, 59 598 $, et le Musée
historique de Vaudreuil, 59 598 $, c'est tout à fait identique, alors
qu'on passe, au Musée d'art de Saint-Laurent, à 93 282 $. On va
me dire que c'est plus important. Est-ce que toute cette évaluation est
faite et est-ce offert à tous les musées de la province?
M. Bérubé: Une analyse géopolitique de la
question ne permet pas de déterminer de règle
générale. Le comté de Montmagny-L'Islet, étant
à l'époque un comté libéral, a reçu 59 598
$. Vaudreuil, étant un comté péquiste, a reçu 59
598 $. Par contre, à ma connaissance, Saint-Laurent est un comté
libéral avec 93 000 $ et Arthabaska est un comté péguiste
avec 26 000 $. Alors, une analyse...
M. Paradis: C'est plus payant d'être dans l'Opposition.
Une voix: Le patronage des fonctionnaires.
M. Bérubé: Une analyse géopolitique, disons,
ne permettrait pas d'ailleurs de tirer de conclusion, si ce n'est que
Vaudreuil-Soulanges a changé de camp, mais également
Montmagny-L'Islet. Alors, c'est assez difficile de tirer la moindre conclusion
de l'analyse gue l'on pourrait faire à cet égard. Evidemment, je
n'ai utilisé qu'un critère d'analyse.
M. Paradis: Si j'avais voulu effectuer une analyse
géopolitigue, je l'aurais effectuée, M. le président du
Conseil du trésor. Si je n'ai pas jugé à propos de la
faire, c'est que je pense que c'est discrétionnaire. Ma question,
c'était de savoir si ce programme s'applique à l'ensemble des
musées. Est-ce que ces musées ont déjà
été classifiés par le ministère des Affaires
culturelles suivant une échelle qui fasse en sorte que ces montants sont
déterminés avec des critères objectifs, et est-ce que cela
est offert à l'ensemble des musées?
M. Bérubé: Si, effectivement, le
député de Brome-Missisquoi demande si ce sont des critères
objectifs, ce sont certainement des critères objectifs.
M. Paradis: Lesquels?
M. Bérubé: Là, il est beaucoup plus curieux,
M. le Président.
Des voix: Ah!
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Trois-Rivières.
M. Vaugeois: Sérieusement, M. le Président, s'il y
a du patronage, c'est du patronage de fonctionnaires, bien sûr, mais je
ne pense pas qu'il y en ait. Comme d'habitude, c'est un programme qui est
normalisé à l'extrême. C'est au niveau des pieds
carrés, des espaces d'exposition, des équipements des
musées que les musées sont classifiés, arrivent dans une
catégorie. C'est là que se trouve déterminé le
montant de la subvention. C'est un programme qui est tout à fait
normalisé. Maintenant, cela veut dire, à l'origine, gue le
musée est accrédité. Pour être
accrédité, il faut attendre son tour et il faut faire la preuve
gue cela correspond à un besoin dans une région donnée ou
pour l'ensemble du développement muséologique
québécois. Les normes arrivent et les subventions suivent les
normes.
M. Bérubé: M. le Président, en vertu de la
décision du Conseil du trésor 1277-62, ces normes ont
effectivement été approuvées, elles sont publiques et
elles font l'objet d'une diffusion à l'échelle du
Québec.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Sainte-Anne.
M. Polak: Sur le même sujet, je voudrais peut-être
aider le ministre parce que, tout à l'heure, il a donné une
analyse politique. Mais, quand on relit plus tard le journal des Débats,
on ne sait pas qu'il a donné la réponse avec un grand sourire.
Peut-être qu'il faut le dire pour éviter justement le
problème auquel faisait face, il y a quelques mois, le
député de Trois-Rivières. Il a expliqué ce matin,
en blague... Pour montrer notre bonne confiance, je veux que ce soit inscrit
que vous avez donné la réponse avec un grand sourire. J'imagine
que cela n'a pas été basé sur des données
politiques.
M. Paradis: Ajoutez que ce n'était pas joli à
voir!
M. Bérubé: Merci, M. le Président, de cette
réflexion. Il faut reconnaître que la presse ne peut pas toujours
effectivement assister à nos débats qui se font dans un climat de
bonhomie la plus totale. Par conséquent, il est toujours difficile
d'indiquer au journal des Débats: sourires ou éclat de rires,
mais enfin...
M. Polak: Crier.
Le Président (M. Gagnon): Avant de vous donner la parole,
M. le député de Brome-Missisquoi, comme il est 13 heures, je
suspends les travaux jusqu'à 15 heures.
M. Paradis: Je vais avoir l'air fin avec la parole si les
débats sont suspendus.
Le Président (M. Gagnon): Vous aurez la parole à 15
heures.
(Suspension de la séance à 12 h 59)
(Reprise de la séance à 15 h 31)
Le Président (M. Gagnon): À l'ordre, s'il vous
plaît!
La commission des engagements financiers reprend ses travaux et la
parole, lors de la suspension des débats, était au
député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: M. le Président, je souliqne la
présence dans la salle d'un qroupe de jeunes en provenance du
comté de Brome-Missisquoi, plus précisément de la
polyvalente Massey-Vanier de Cowansville. Ce sont en majorité des jeunes
anglophones qui suivent des cours d'immersion française. J'ai
été à même de constater que les proqrès
qu'ils ont réalisés dans ce domaine sont fantastiques. Je pense
que c'est une initiative qui saura, dans les années à venir, leur
rapporter des retombées au niveau personnel sur les plans social,
culturel et économique qui vont valoir la peine dans l'évolution
du Québec. Je pense que le président du Conseil du trésor
va se joindre à moi pour leur souhaiter la bienvenue à cette
commission parlementaire.
M. Bérubé: M. le Président, je m'excuse
d'ailleurs...
Le Président (M. Gagnon): M. le ministre.
M. Bérubé: ... de ce retard bien involontaire
à cause d'une séance du Conseil des ministres. Il me fait
énormément plaisir, au nom du gouvernement, d'accueillir ces
jeunes étudiants ici, en commission parlementaire. Je dois, d'ailleurs,
leur dire que je suis extrêmement heureux de les voir avec nous cet
après-midi. Je suis convaincu que leur présence va avoir une
influence des plus heureuses sur le comportement de leur représentant et
que celui-ci va montrer une retenue et une amabilité qui ne lui est...
qui lui est sans doute coutumière, mais encore plus qu'à
l'accoutumée.
M. Paradis: Je peux assurer dès l'instant le
président du Conseil du trésor que le député de
Brome-Missisquoi se propose d'avoir un comportement à tout le moins
égal à celui qu'il a eu en matinée.
Le Président (M. Gagnon): Comme président de cette
commission parlementaire, moi aussi, je veux leur souhaiter la bienvenue en
espérant justement que cette séance apportera beaucoup à
ces jeunes.
M. le député de Brome-Missisquoi, vous avez toujours la
parole.
M. Paradis: On était à l'élément 601,
M. le Président, des Affaires culturelles, février 1981.
"Subventions représentant la première tranche de la subvention de
fonctionnement pour l'année financière 1981-1982 aux
bibliothèques centrales de prêt suivantes: Mauricie, 81 800 $;
Outaouais, 118 200 $; Saguenay-Lac-Saint-Jean, 42 900 $;
Bas-Saint-Laurent-Gaspésie, 67 600 $; Abitibi-Témiscamingue, 57
500 $; région de Québec, 61 400 $; Estrie, 51 700 $; sud de
Montréal, 48 400 $; Portaqes, 38 000 $; Côte-Nord, 30 600 $;
Laurentides, 51 700 $, pour un montant d'engagement total de 649 800 $".
On remarque qu'il s'agit de la première tranche pour
l'année financière 1981-1982. Est-ce que le ministre pourrait
nous indiquer combien de tranches il y a, quel est le montant des autres
tranches et à quel moment elles seront versées?
M. Bérubé: Je vais vous donner les tranches. Je
vais répondre immédiatement à cette première
question. En fait, il s'agit d'une avance en début d'année, si je
ne me trompe, qui leur permet de fonctionner; quand le budget est connu, le
gouvernement complète sa subvention. C'est donc, strictement parlant,
une avance de fonctionnement.
Si je compare avec les montants totaux qui sont versés en cours
d'année, pour 1980-1981, par exemple, c'est de l'ordre de 4 088 000 $,
alors que la tranche que nous versons aujourd'hui est de l'ordre de 650 000 $.
C'est donc dire que dès que les budgets seront connus, ils auront le
versement du solde.
M. Paradis: On a vu, aux éléments 400, 401 et 402,
au niveau du programme d'aide financière pour fins de
réaménagement de bibliothèques municipales, que la
provenance des fonds était a 100% du gouvernement fédéral.
Dans le cas de subventions de fonctionnement, est-ce qu'il s'aqit de sommes qui
proviennent exclusivement du Trésor provincial ou y a-t-il une autre
provenance des fonds?
M. Bérubé: C'est québécois à
100%.
M. Paradis: 100%.
M. Bérubé: D'ailleurs, pour répondre
à votre question de tantôt, et c'était le deuxième
élément de ma réponse, concernant le volet musée du
programme d'équipements communautaires qui est lui-même un rejeton
du PEC fédéral, la contribution pour le Québec dans ce
programme particulier est de 25% et de 75% pour le fédéral. Ce
n'est pas 100%, contrairement à ce qu'on pensait ce matin, mais 75%.
M. Paradis: C'est au niveau des musées, maintenant au
niveau... Je pense que le montant de 100% a été situé ce
matin plutôt au niveau du réaménagement des
bibliothèques, à moins que je ne m'abuse, M. le ministre.
M. Bérubé: On me dit que ça s'appliquerait
aux bibliothèques aussi.
M. Paradis: à 75%-25%?
M. Bérubé: Oui.
M. Paradis: Dans les mêmes proportions?
M. Bérubé: Oui.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 602.
M. Paradis: Subvention de fonctionnement à la
Comédie nationale Inc., Montréal, pour l'année
financière 1980-1981; montant de l'engagement 50 000 $.
M. Bérubé: C'est bien Comédie nationale et
non Assemblée nationale.
M. Paradis: J'avais prévu l'intervention du ministre et
avec ce qui se déroule ici, ce n'est pas avec 50 000 $ qu'on pourrait se
permettre...
M. Bérubé: ... de faire des blagues.
M. Paradis: ... de faire des blagues. M. le ministre, 50 000 $,
c'est dans le cadre de quel programme? Est-ce qu'il y avait des subventions
dans les années antérieures?
La même question pourrait s'appliquer, pour
accélérer, à l'engagement 603, si le président m'y
autorise et s'il n'y a pas d'autres questions de la part des autres membres sur
l'engagement 602.
M. Bérubé: Tout ce que j'ai comme information
présentement, c'est que d'abord c'est le troisième montant qui
est versé puisqu'il y a eu un versement en 1977-1978 et un autre en
1978-1979... Non, il s'agissait de Mont- Laurier. Le Centre Saidye Bronfman,
lui, en a reçu antérieurement. Donc, d'après ce que je
peux constater, ce sont des subventions qui ont déjà
été versées dans le passé. Quant à la
Comédie nationale, je n'ai pas de référence à une
subvention passée. Je n'ai qu'une seule référence à
un CT de normes en date de septembre 1980 et qui régirait la
présente subvention. Malheureusement, c'est la seule information que
j'aurais présentement.
M. Paradis: Est-ce la même explication dans le cas de
l'article 603 pour le Centre Saidye Bronfman au montant de 50 022 $?
M. Bérubé: Oui, parce que... Attendez un peu, c'est
ce que je suis en train de vérifier. Non, parce que dans le cas de
Saidye Bronfman, là, c'est carrément un programme normé.
D'ailleurs, cette subvention a déjà été
versée dans le passé puisque, en 1979-1980, il y a eu des
subventions de 47 000 $, en 1978-1979, de 45 000 $. Donc, ce n'est pas la
première fois qu'une telle subvention est versée et elle l'est
dans le cadre de la politique de financement appliquée à la
direction des musées privés. Donc, celle-là est
véritablement normée. Mais pour la première, je pense
qu'il n'y a qu'une seule façon de vous répondre
précisément, c'est de faire la recherche pour voir si
effectivement le CT 128836 du 9 septembre 1980 est un véritable CT selon
les normes. J'ai l'impression que oui, puisqu'il date...
Le Président (M. Gagnon): À 604, M. le
député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Est-ce que le secrétaire a pris note de la
question à l'engagement 602?
Une voix: Le programme et les années
antérieures.
M. Paradis: C'est ça.
M. Bérubé: Dans le cas de l'engagement 602, c'est
loin d'être évident qu'il s'agit d'un programme norme; il se
pourrait que ce soit une subvention hors normes.
Le Président (M. Gagnon): Engagement
604, M. le député de Sainte-Anne.
M. Polak: M. le Président, à l'engagement 604,
subvention à GEODEV Inc., guand on regarde l'engagement suivant, on voit
gu'il s'agit d'un monument classé. Est-ce que le 51, rue Saint-Paul
ouest est considéré comme un monument classé ou si c'est
une entreprise qui s'y trouve? Qu'est-ce qui est sis au 51, rue Saint-Paul
ouest, à Montréal? Je sais que dans ce coin il y a de très
beaux restaurants, mais peut-être que je me trompe dans les
numéros civiques.
M. Bérubé: Je ne sais pas si on a classé le
numéro ou le bâtiment, mais...
M. Polak: À l'engagement suivant, c'est une
conqrégation religieuse, c'est bien clair, mais le premier, je ne sais
pas...
M. Bérubé: Je croyais qu'on allait le classer
religieux.
M. Polak: Ah! mais je suis... comme vous, M. le ministre. Le
premier engagement, 51, rue Saint-Paul ouest, ça peut être un
établissement commercial, un beau petit restaurant, un "flea market", il
y a toutes sortes de choses sur cette rue. Je n'en ai aucune idée et
j'aimerais savoir si vous le savez.
M. Bérubé: Malheureusement, la science du
gouvernement est infinie, mais la mienne est terriblement limitée. On
pourrait essayer d'avoir l'information. Vous voudriez savoir s'il s'agit d'un
marché aux puces classé historique.
M. Polak: Non, je voudrais savoir quelle sorte
d'établissement se trouve à ce numéro civique. J'ai
noté que ce n'est pas écrit "monument classé". Si c'avait
été écrit "monument classé" comme dans le
deuxième engagement, j'aurais compris, mais ce n'est pas écrit,
il n'y a rien qui indique quelle sorte d'organisme s'y trouve.
M. Bérubé: On ne sait pas si, effectivement, il
s'agit d'un monument classé, et je pense que la guestion est tout
à fait pertinente, même si mes remarques étaient tout
à fait impertinentes.
M. Polak: Vous allez nous fournir l'information à la
prochaine séance. Merci beaucoup.
M. Bérubé: Ou séance subséquente.
M. Polak: Oui. Merci, M. le ministre.
M. Paradis: Sur le même engagement, M. le
Président.
Le Président (M. Gagnon): À l'engagement 604, M. le
député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: II s'agit d'une subvention à GEODEV Inc. pour
un montant de 52 724 $, dont 33 849 $ sont payables en 1980-1981 et 18 875 $ en
1981-1982. On remarque que le coût des travaux est de 210 897 $. J'ai
quelques questions supplémentaires. Dans la recherche qu'effectuera le
président du Conseil du trésor, est-ce qu'il serait possible
d'avoir la date d'incorporation de GEODEV Inc. ainsi que le nom des
administrateurs et des principaux actionnaires de cette compagnie?
M. Bérubé: Voulez-vous qu'on regarde si ce sont des
péquistes ou un parti politique quelconque?
M. Paradis: Si ça vous tombe sous la main et que vous
pensez que ce serait utile, pour l'éclairage de l'Opposition, de le lui
fournir, vous seriez le bienvenu. En d'autres cas, si on en a besoin...
M. Bérubé: Si ce sont des libéraux, c'est
sans importance, mais si ce sont des péguistes il faudra le
souligner.
M. Paradis: Si on en a besoin, M. le ministre, je pense qu'on
sera à même de poser les questions en temps et lieu.
Deuxièmement, concernant la somme de 52 724 $ pour le paiement d'une
partie des coûts de construction de 210 897 $, est-ce qu'il y a une
proportion établie dans la participation gouvernementale dans ce genre
de programme?
M. Bérubé: Effectivement, dans le cas de GEODEV,
j'essayais de voir si je ne pourrais pas trouver la référence. Il
y a une normalisation de ce programme en date du 22 juillet 1980. Donc, c'est
effectivement un proqramme normé.
Deuxièmement, les travaux ont été faits en
conformité avec l'article 51d de la Loi sur les biens culturels; une
vérification rapide nous aurait probablement permis de voir que c'est
dans le cadre d'une classification des monuments, effectivement. Je pourrais
même vous dire que le permis porte le no M8011106. Il s'agit
essentiellement de ravalement des facades, d'installation de gicleurs,
d'escaliers de sauvetage, de peinture extérieure, de
portes-fenêtres et de métaux ouvrés, de menuiserie, de
vitrage et d'ouvrage d'art en métal extérieur. La contribution
est de 25% du montant total de l'investissement. C'est sur avis de la
Commission des biens culturels.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 605, 606.
M. le député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: À l'engagement 606, Subvention de
fonctionnement au Musée des Ursulines de Québec, Québec,
pour l'année financière 1980-1981, au montant de 46 158 $, est-ce
qu'on peut savoir du ministre s'il y avait des subventions dans les
années antérieures pour ce musée, et de quel ordre? (15 h
45)
M. Bérubé: Effectivement, en 1977-1978, 11 000 $;
l'année suivante, 39 000 $; l'année suivante, 43 000 $ ou 44 000
$. Toutefois, en 1978-1979, il y a eu subvention spéciale à
l'immobilisation de 123 000 $ additionnels.
M. Paradis: Engagement 607, Subvention à la
Société encyclopédie de la musique au Canada,
Montréal, à titre d'aide financière pour sa participation
à la préparation et à la rédaction d'une
encyclopédie, édition française, de la musigue canadienne,
33 000 $.
M. Bérubé: Je veux porter à l'attention du
député également qu'il y a une subvention au musée
de la Société historique de Brome qui me frappe en passant. Je
voulais lui souligner ça.
M. Paradis: De quel montant?
M. Bérubé: De 8 400 $; c'est inférieur
à 25 000 $ et n'est pas porté à notre attention.
M. Paradis: D'accord. Est-ce qu'il y en a une au musée de
Missisquoi également?
M. Bérubé: Oui, je l'ai déjà vu
passer. Musée de la Société historique de Missisquoi, 21
378 $.
Une voix: ...
M. Paradis: J'en profite pour souligner au ministre qu'il
s'agit...
M. Bérubé: D'une trop grande
magnanimité.
M. Paradis: ...d'un musée d'une qualité
exceptionnelle. Si le ministre, excusez-moi, I'ex-ministre des Affaires
pulturelles, le député de Trois-Rivières, était ici
il pourrait vous confirmer que dans le cas de ces deux musées, dont l'un
est situé à Stanbridge-East et l'autre à Knowlton, il
s'aqit de musées qui ont accumulé des oeuvres d'une valeur
exceptionnelle et qui sont administrés d'une façon incomparable.
D'ailleurs, la participation gouvernementale, comparativement au budget, vous
devez sans doute avoir les chiffres à vos dossiers, est dans un
pourcentage minoritaire, si on peut dire. Cela fonctionne à partir de la
communauté locale et les gens apprécient certainement que le
gouvernement s'y intéresse. Mais la gualité des musées
fait en sorte que l'action gouvernementale est plus gue justifiée.
M. Bérubé: La Société historigue de
Brome est celui qui s'affiche sous le nom de Brome County Museum ?
M. Paradis: II est probablement affiché sous le nom de
Brome County Museum. Si vous passez à Knowlton - où
j'étais hier à l'occasion des funérailles de M. Glendon
Brown, qui a été pendant vingt ans député du
comté de Brome - vous allez remarquer que c'est très difficile de
changer cet affichage parce gue c'est incrusté dans la pierre. Si le
ministre peut nous donner une suggestion - j'en profite pendant gu'il m'ouvre
la porte - la même chose se remarque à l'édifice du
comté de Missisquoi. C'est dans les deux langues et c'est
incrusté dans le ciment au-dessus des portes depuis la construction de
ces vieilles bâtisses. Je pourrais même ajouter gu'à
Mansonville, pendant qu'on est sur le sujet, il y a un poste de pompiers qui
est en briques blanches et quand ils ont briqueté ce poste ils se sont
servis de la brique pour inscrire "Station d'incendie Mansonville Fire
Station." Vous soulevez le problème, mais c'est un problème qu'on
a avec ces édifices. Faut-il démolir des édifices qui ont
une valeur culturelle de cette importance?
M. Bérubé: Non, absolument pas. M. Paradis:
Vous nous dites non.
M. Bérubé: L'affiche en bois à
côté, oui.
M. Paradis: Vous nous dites non, M. le ministre? À ce
moment-là, il faudrait peut-être passer des instructions à
la Commission de surveillance de la langue française qui a
expédié des infractions dans ces cas-là à ces
organismes. Il faudrait peut-être faire en sorte que ces cas soient
exclus. Je pourrais ajouter que dans l'hôtel de ville de Mansonville vous
avez un coffre-fort en fer forgé sur lequel est inscrit "Township of
Potton" et qu'on a demandé de chanqer ce fer forgé sur une
pièce de valeur historique pour que ce soit inscrit "Canton de Potton.
Je respecte les buts de la francisation, mais ces cas d'exagération font
en sorte que des éléments de la population peuvent...
M. Bérubé: Question d'ordre, M. le
Président. Question d'ordre.
M. Paradis: Ah, c'est complètement
dans le désordre, M. le Président. C'est le ministre qui
est tombé dans le désordre. Je pense qu'on...
M. Bérubé: Je n'ai absolument rien dit. Je pose une
question pour identifier soiqneusement le musée et vous avez
répondu à ma question, mais avec force explications sur des
musées pour lesquels je n'ai aucun intérêt.
M. Paradis: Vous n'êtes pas semblable à votre
prédécesseur aux engagements financiers parce que lui portait un
intérêt à tous les musées du Québec.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Mille-Îles.
M. Champagne: Est-ce qu'on pourrait connaître, par la
même occasion, le nom des administrateurs de ce musée et la date
d'incorporation de cette corporation? C'est historique, mais on voudrait
savoir, à titre de renseignement.
M. Middlemiss: M. le Président, ce n'est pas inclus dans
les crédits qu'on étudie aujourd'hui.
M. Bérubé: Ah non? C'est une information que je
donnais simplement au député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: En tout cas, ça n'a pas d'importance.
M. Middlemiss: Mais non, c'est ca, c'est le ministre qui a
soulevé la question.
M. Paradis: J'insiste pour que la commission réponde aux
questions du député de Mille-Îles, je pense que ce sont des
questions intéressantes. Le musée de Knowlton est possiblement le
plus vieux musée au Québec. Il a une valeur historique
incontestable et j'insiste pour qu'on réponde à ses
questions.
M. Bérubé: II faudrait demander au ministère
des Affaires culturelles s'il ne voudrait pas nous donner la liste des
administrateurs du Brome County Museum.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Deux-Montagnes.
M. de Bellefeuille: M. le Président, si j'ai bien compris,
le député de Brome-Missisquoi prétend que des aqents du
gouvernement ont donné l'ordre de faire modifier une inscription en fer
forgé sur un coffre-fort qui était à l'intérieur
d'un édifice. J'aimerais bien qu'il en fasse la démonstration,
parce que ca me paraît absolument invraisemblable.
M. Paradis: Je m'engage, devant la commission des engagements
financiers, à vous déposer, à la prochaine séance,
l'avis de la Commission de surveillance de la langue française qui a
été adressé à la municipalité de
Mansonville. Pas de problème, ca me fera plaisir.
C'est le genre de cas qui nous permettent sérieusement,
même si c'est en dehors un peu de l'ordre, d'améliorer des choses
dans le fonctionnement de l'appareil gouvernemental et je profite de toutes les
portes qui s'ouvrent.
Le Président (M. Gagnon): Est-ce qu'on revient à
l'étude des engagements? Engagement 800, Affaires culturelles. Affaires
intergouvernementales.
M. Paradis: Excusez, engagement 800.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisguoi, engagement 800.
M. Paradis: Subvention additionnelle à la Corporation du
séminaire de Québec pour porter à 5 622 000 $ la
subvention totale pour le paiement du coût des travaux de restauration du
couvent des Dominicaines et de relocalisation de son musée à
l'intérieur de ce bâtiment. Montant de l'engagement, 1 815 000 $;
imputation budgétaire, 1980-1981, nil; années suivantes, 1 815
000 $; contribution fédérale, 60%. Est-ce qu'on pourrait
connaître du président du Conseil du trésor
l'échéancier? Parce qu'on constate que pour 1980-1981 c'est
nil.
Est-ce qu'on peut savoir quand ces sommes seront
déboursées?
M. Bérubé: Si je comprends bien, la fin des travaux
n'est plus prévue pour novembre 1979, mais pour décembre 1980,
d'une part, donc, normalement, ca devrait être terminé ces
jours-ci.
Il y aurait 2 000 000 $ à être versés en 1981-1982,
1 450 000 $ en 1982-1983 et le solde de 1 422 000 $ sous forme de subvention
annuelle versée à la Corporation du séminaire de
Québec à compter de 1.983-1984, en guise de remboursement de tous
les coûts de capital et intérêt que cette corporation devra
encourir pour un emprunt contracté en 1982, destiné à
financer ce solde et dont la nature ainsi que les modalités seront
approuvées par les ministères des Finances et des Affaires
culturelles après l'adoption du présent décret.
Je cherche la date de la fin des travaux. En 1981-1982, les travaux
auraient commencé. J'ignore si les travaux ont commencé. Je
suppose qu'une simple marche dans le Vieux-Québec devrait nous rassurer,
ce qui serait excellent pour la santé du député de
Brome-Missisquoi. D'ailleurs, il ne fait pas assez d'exercice.
M. Paradis: M. le ministre, je n'aimerais pas vous rappeler
certains de mes propos en Chambre, la semaine passée, à propos de
votre propre condition physique. Vous pourrez d'ailleurs relire les
débats à ce sujet. Vous auriez dû à ce
moment-là soulever une question de privilège.
M. Bérubé: Je vous inviterai à un match de
badminton à l'Association des employés civils et nous pourrons
apprécier notre... Je ne trouve absolument pas la date de
début...
M. Paradis: Vous choisissez encore vos armes, mais je serais
prêt à relever le défi.
M. Champagne: ...à gager sur ce match.
M. Bérubé: Décidément, je suis
incapable de trouver... Il n'y a aucune référence...
M. Paradis: Attendez que le ministre du Revenu ouvre son casino
dans le comté d'Orford, à Magog, plutôt qu'à
Sherbrooke.
M. Bérubé: Non. Tout ce que l'on sait, c'est que le
décret original du 26 mars 1980 prévoyait un démarrage
rapide en 1980-1981, ce qui ne s'est pas réalisé et a
été reporté à 1981-1982, mais on n'a aucune
référence au démarrage de ces travaux. Par
conséquent, il n'y a pas d'autre solution que de demander au
ministère des Affaires culturelles de nous dire la date de début
des travaux, d'une part, et d'aller faire une promenade pour voir si les
entrepreneurs sont à l'oeuvre, d'autre part.
M. Paradis: Plus précisément, si les travaux ont
été retardés - c'est le sens de la question - est-ce
qu'ils l'ont été à cause du non-versement de la
subvention? Est-ce que c'est la subvention qui a retardé le début
des travaux ou si c'est d'autres causes qui pourraient être d'un tout
autre ordre?
M. Bérubé: Non. Ce sont les appels d'offres qui ont
été retardés. C'est ce qui avait amené, à ce
moment, la demande du ministère de tenir compte de l'inflation dans le
coût du projet. Si vous voulez ma réponse intuitive...
M. Paradis: C'est toujours intéressant de la comparer avec
la réponse réelle.
M. Bérubé: Avec la réalité.
L'impression que j'ai, c'est que les prévisions de coûts ont
dû effectivement être sous-estimées. Cela a dû
entraîner une renégociation de la subvention avec le
ministère des Affaires culturelles et un report dans le temps des
décisions. C'est plutôt cela, d'après le format
général de ce qui nous est présenté. Cela
coûtait pius cher qu'on pensait.
Affaires intergouvemementales
Le Président (M. Gagnon): Affaires intergouvemementales,
engagement 201. M. le député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: À 201, Renouvellement du contrat de services
pour agir à titre de directeur général du lycée
d'Abidjan dans le cadre du projet Hôtellerie Côte-d'Ivoire, pour la
période du 1er février au 31 août 1981. Fournisseur, M.
Jean-Pierre Lessard; montant de l'engagement, 57 820,49 $; imputation
budgétaire 1980-1981, 12 205,53 $; 1981-1982, 45 614,96 $; contribution
fédérale, 1 28%.
J'aimerais savoir de la part du ministre si les 57 820,49 $ couvrent
strictement la période du 1er février au 31 août 1981.
M. Bérubé: On va vous dire cela. C'est
peut-être sa famille. C'est Jean-Pierre Lessard et sa famille, Louise
Lessard, Valérie et Jean-Philippe Lessard. Je croyais que nous vous
avions induit en erreur, puisque je ne trouvais qu'un nom à M.
Jean-Pierre Lessard, alors qu'il y en avait quatre. Effectivement, c'est du 1er
février 1981 au 31 août 1981. Le traitement est de 27 000 $, le
fonds de pension de 2000 $, l'indemnité scolaire de 2000 $, le transport
aérien de 4000 $, le fret maritime aérien de 11 000 $. Frais de
prise de poste, le rapatriement, 3500 $, divers, imprévus,
indemnités en cas de catastrophe...
M. Paradis: II s'aqit d'un renouvellement de contrat. M. Lessard
est là depuis quand?
M. Bérubé: À vérifier.
M. Paradis: Une fois que ce sera vérifié, est-ce
que le ministre peut nous donner le taux d'augmentation, parce qu'il y avait un
contrat, vu qu'il s'agit d'un renouvellement?
M. Bérubé: Certainement.
M. Paradis: Le taux d'augmentation par rapport au contrat
précédent?
Le Président (M. Gagnon): Affaires intergouvernementales,
engagement 800.
M. Paradis: À l'engaqement 800, Supplément pour
porter à 2 541 000 $ le coût de réalisation de la campagne
d'information et de publicité sur les négociations
constitutionnelles. Fournisseur: le Groupe Inter-Communication Inc.,
Montréal, montant de l'engagement, 144 000 $. Est-ce
qu'on peut savoir de la part du ministre ce qui a occasionné ce
supplément? (16 heures)
M. Bérubé: Deux semaines de publicité
additionnelle pour un montant de 144 000 $.
M. Paradis: Vous voulez dire deux semaines de publicité
additionnelle placée dans des médias d'information par le Groupe
Inter-Communication?
M. Bérubé: Exactement.
M. Paradis: Généralement on l'indique; au
départ, le contrat avait-il été attribué par
soumissions publiques?
M. Bérubé: En général ce n'est pas
une procédure par soumissions. Je ne peux pas vous dire si le contrat
original a été accordé en dérogation de la
procédure normale de sélection des consultants pour le
gouvernement. Je devrai donc vérifier pour savoir si le consultant a
été engagé en dérogation ou dans le cadre de la
procédure normale, régulière, avec Rosalie, la
bienvenue.
M. Paradis: Le ministre peut-il mentionner s'il...
M. Bérubé: II y a Rosalie aussi, si un jour vous
voulez faire sa connaissance.
M. Paradis: On la laisse dans les mains du ministre
présentement, il doit savoir s'en occuper comme il faut. C'est un
contrat de 2 541 000 $.
M. Bérubé: Non, c'est un ajout de 144 000 $.
M. Paradis: À un contrat qui totalise 2 000 000 $.
M. Bérutbé: Qui a fait l'objet d'une analyse
à la commission des engagements financiers antérieurement.
M. Paradis: M. le ministre, si vous avez lu les
procès-verbaux, on ne peut pas vous en tenir rigueur. Tout ce que
j'avais demandé à l'époque c'était s'il s'agissait,
je pense, du dernier montant et on m'a toujours répondu oui. Cette
fois-ci, il s'agit d'un autre supplément. Je veux savoir du ministre si
le texte ou le contenu de ces messages publicitaires sur les
négociations constitutionnelles a été
préparé par le Groupe Inter-Communication Inc. ou s'il l'a
été par le ministre ou le ministère des Affaires
intergouvernementales du Québec et/ou par quelques autres officiels du
gouvernement.
M. Bérubé: On me dit que la question a
été posée antérieurement. Elle a fait l'objet d'une
réponse également qui a été remise à vos
bureaux.
M. Paradis: Quand?
M. Bérubé: II y a une quinzaine de jours.
Une voix: La semaine dernière. M. Paradis: La
semaine dernière.
M. Bérubé: Mettez cela sur le compte de l'emploi du
temps.
M. Paradis: Je m'excuse, si cela a été
déposé la semaine dernière, je n'en ai pas pris
connaissance, parce que ce n'est pas arrivé en même temps mais je
m'y référerai.
M. Bérubé: Nous mettons cela sur le compte de votre
emploi du temps très chargé.
M. Paradis: Oui, je me souviens. Je ne pensais pas avoir obtenu
de réponse. Si vous me dites que la réponse est rentrée la
semaine passée, c'est parce que la question a été
posée voilà au moins deux mois, j'imagine.
M. Bérubé: En janvier, sans doute. M. Paradis:
Cela va, adopté. Affaires municipales
Le Président (M. Gagnon): Affaires municipales. Engagement
200. Je me permettrai de faire remarquer aux membres de cette commission qu'on
a pas mal d'étude à faire! S'il y avait possibilité
d'accélérer un peu les travaux, cela aiderait, parce que la
soirée risque d'être longue. Affaires municipales, engagement
200.
M. Paradis: Engagement 200.
M. Bérubé: Je m'engage à prendre toujours la
moitié du temps du député de Brome-Missisquoi dans mes
réponses.
M. Champagne: Question de règlement, s'il vous
plaît.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Mille-Îles.
M. Champagne: On pourrait peut-être suggérer au
député de Brome-Missisquoi de ne pas lire tout le texte. On l'a
quand même devant nous. Si le président dit Affaires municipales,
engagement 200, cela nous l'identifie. Cela ne sert peut-être à
rien de tout lire. Vous pourriez arriver directement
aux questions pour accélérer, s'il vous plaît.
M. Paradis: On vous remercie beaucoup de votre suggestion.
Engagement 200, Société d'habitation du Québec,
soumissions publiques, contrat de services pour la réalisation d'un
mandat concernant la comptabilisation des déficits d'exploitation des
offices municipaux d'habitation en vue de moderniser et de standardiser les
aspects comptables relatifs aux subventions. Fournisseur choisi: CEGIR Inc.,
Montréal. Montant de l'engagement, 85 000 $. Imputation
budgétaire, 1980-1981, 21 000 $; 1981-1982, 64 000 S. Propositions
reçues, 5; soumissions demandées, 3; soumissions reçues,
3. On a les autres soumissionnaires qui sont Laliberté, Lanctôt,
Morin et Associés et H. Marcel Caron et Associés. Les
propositions et soumissions demandées étaient basées sur
un budget de 85 000 $. Le contrat a été accordé pour le
montant forfaitaire de 85 000 $ représentant un maximum qui ne pourra en
aucune façon être dépassé. Cela a été
choisi par un comité de sélection. Ce qu'on n'a pas, dans les
informations fournies, ce sont les montants des soumissions des autres
soumissionnaires. Est-ce que le ministre les a?
M. Bérubé: C'est un montant fixe, c'est un contrat
forfaitaire. L'impression que j'ai, c'est qu'on doit regarder, au contraire, la
qualité des propositions. Il doit y avoir un jury qui analyse les
propositions, qui sont toutes basées sur le même montant
forfaitaire et on choisit la proposition qui est la meilleure, si je ne me
trompe.
M. Paradis: Est-ce que le ministre pourrait nous déposer
la date d'incorporation de CEGIR Inc. ainsi que le nom des administrateurs et
des principaux actionnaires de ladite corporation?
M. Bérubé: Certainement, voulez-vous le nom des
oncles et des tantes aussi?
M. Paradis: Si on les désire, M. le ministre, on va vous
les demander; si vous voulez les fournir, libre à vous.
M. le Président (M. Gagnon):
Engagement 300.
M. Paradis: Société d'habitation du Québec,
subvention additionnelle à l'Office municipal d'habitation de Matane
pour porter à 230 385 $...
M. Bérubé: Enfin une demande raisonnable. Qu'est-ce
que c'est exactement?
M. Paradis: Je savais que le président du Conseil du
trésor porterait une attention toute spéciale à cet
élément. On ne peut pas sauter cet élément. Donc,
subvention additionnelle à l'Office municipal d'habitation de Matane
pour porter à 230 385 $ la subvention totale pour le paiement du
déficit d'exploitation des immeubles qu'il administre pour
l'année 1980. Montant de l'engagement, 45 306 $; contribution à
Matane de 50% de la part du gouvernement fédéral. Est-ce que le
ministre pourrait nous communiquer le déficit d'exploitation au total?
Est-ce qu'il s'agit de 45 306 $ ou s'il s'agit de combler partiellement
à même ce montant le déficit d'exploitation?
M. Bérubé: Je n'ai pas le déficit.
M. Paradis: II s'agit d'une subvention additionnelle qui porte
à 230 000 $ la subvention totale pour le paiement du déficit
d'exploitation. Est-ce que les 45 306 $ ont tout couvert, c'est
réglé pour 1980?
M. Bérubé: D'après l'information gue j'ai
ici, le montant total du déficit serait subventionné à
100%, c'est donc un déficit additionnel égal au montant de la
subvention.
M. Paradis: Est-ce gue cela couvre le capital et les
intérêts sur le déficit ou strictement le capital?
M. Bérubé: En général ce sont des
déficits de fonctionnement; cela inclut donc le service de la dette,
cela inclut absolument tout.
M. le Président (M. Gagnon):
Engagement 400.
M. Paradis: À 400, Subventions aux municipalités de
Lac-Sainte-Marie, 26 126 $, et de Gatineau, 111 150 $, comté de
Gatineau, à titre d'aide financière représentant 50% des
frais encourus pour la remise en état des équipements collectifs
à la suite des pluies survenues le 21 mars 1980. Montant de
l'enqaqement, 137 276 $. On remarque que les pluies sont survenues en mars 1980
et que le CT est finalement de février 1981, presque douze mois
après. On connaît des taux d'intérêt. Est-ce que
cette subvention tient compte de l'intérêt que doivent absorber
ces municipalités?
M. Bérubé: Non.
M. Paradis: C'est strictement le coût direct des frais
encourus.
M. le Président (M. Gagnon):
Engagement 600.
M. Bérubé: C'est 75% de l'aide financière
maximale gui est totalisée sur présentation des factures. On a
fait une évaluation de l'aide préliminaire des
dommages causés et on a versé 75%.
M. Paradis: La demande a été adressée au
ministère à quelle date?
M. le Président (M. Gagnon): M. le ministre.
M. Bérubé: Je n'ai pas l'information.
M. Paradis: Est-ce qu'il y aurait possibilité de
l'obtenir? Et à quelle date? Il est clair qu'ils n'ont pas obtenu la
subvention avant février 1981.
Le Président (M. Gagnon): Engagements 600, 601, 602,
603.
M. Paradis: 603, M. le Président.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisguoi.
M. Paradis: Subvention à la corporation du village de
Lorrainville, comté de Pontiac-Témiscamingue, pour fins d'aqueduc
et d'égout dans le cadre du proqramme PAIRA, payable en dix versements
annuels. Montant de l'engagement, 684 606 $. Imputation budgétaire
1981-1982, 114 336 $; 1982-1983 à 1991-1992, 57 027 $ annuellement.
Contribution fédérale, 114 336 $.
La question va également toucher les éléments 604,
605, 606 et 607. On remarque que la contribution fédérale est
généralement le déboursé du gouvernement provincial
au cours de l'exercice financier 1981-1982 et que la contribution provinciale
est dans les années à venir.
Est-ce que ce sont tous des financements de capital et
d'intérêt d'une façon mixte? S'agit-il au début, en
ce qui concerne le déboursé 1981-1982 qui provient du
fédéral, d'une dépense en capital et par la suite
d'assumer les coûts d'intérêt à partir d'une
subvention provinciale? Est-ce qu'on pourrait avoir des explications sur le
fonctionnement?
M. Bérubé: L'explication, je peux vous la donner de
mémoire. Je ne crois pas me tromper, quitte à ce qu'on
vérifie, si jamais au journal des Débats on constate
qu'effectivement j'ai erré dans mon interprétation. On corriqera
à ce moment-là.
Essentiellement, le gouvernement fédéral ne veut pas
verser sa contribution sous forme de service de la dette, comme le fait le
gouvernement du Québec. Et, dans les cas que nous avons devant nous,
vous constaterez que l'imputation budgétaire 1981-1982 est identique
à la contribution fédérale. Prenons le cas 603, par
exemple.
M. Paradis: C'est ce que je vous ai souligné.
M. Bérubé: Nous avons 114 336 $ en 1981-1982 et la
contribution fédérale est de 114 336 $. Ce que cela veut dire,
c'est que la contribution du gouvernement fédéral est
versée en un seul montant parce que le gouvernement
fédéral ne veut pas, lui, s'engager dans du financement de
service de dette, mais préfère verser au comptant sa
contribution.
Cela s'explique en même temps par le fait que, le gouvernement
fédéral ayant, comme je l'ai expliqué ce matin d'ailleurs,
décidé de se retirer d'un certain nombre de programmes conjoints
avec les provinces, il a offert aux provinces de régler hors cour contre
un certain montant global, final et définitif.
Par conséquent, il s'agit pour nous de trouver des endroits pour
écouler ce montant de façon finale et définitive. Ce que
nous faisons tout simplement, c'est que nous avons par exemple des programmes
d'équipements communautaires comme les réseaux d'aqueduc et
d'égout. Nous prenons la contribution fédérale et,
plutôt que de l'étaler sous forme de service de la dette sur dix
ans, nous la versons d'un coup sec en début de...
Cela correspond à peu près à 25% de la
contribution, si je ne m'abuse.
M. Paradis: D'accord. Est-ce que le ministre peut nous indiquer
à quelle période approximativement le fédéral s'est
retiré des programmes qu'il mentionne depuis ce matin?
M. Bérubé: Vous savez, le nombre de querelles entre
Ottawa et les provinces est tellement élevé qu'on a de la
difficulté à pouvoir vraiment les suivre à la trace.
M. Paradis: C'est pour cela que j'ai demandé au ministre
la période approximative, pour lui laisser une latitude.
M. Bérubé: Je pense que la seule façon c'est
d'essayer de savoir quand exactement les provinces et le fédéral
se sont mis d'accord pour cette opération.
M. Paradis: Vous avez parlé d'un règlement hors
cour. Finalement, c'est une image, c'est une figure de style que vous avez
utilisé si je comprends bien. Est-ce que la province de Québec a
accepté ce règlement hors cour? (16 h 15)
M. Bérubé: Comme vous le savez, nous sommes de bon
voisinage et, en général, chaque fois qu'on nous fait une
proposition raisonnable, nous n'avons aucune difficulté à nous
entendre. Le problème, en fait, de 99,999% des chicanes avec Ottawa -
vous n'avez qu'à regarder les relations entre le gouvernement
fédéral et l'ensemble des provinces - c'est qu'en
général il semble que ce soit toujours le même en chicane
avec
plusieurs personnes différentes. On peut toujours se demander,
suivant le quatrième canon...
M. Paradis: Si c'est parce qu'il y a un fédéral ou
dix provinces ou le contraire.
M. Bérubé: ... de mise, à la recherche
scientifique, si le seul facteur constant, c'est la présence du
fédéral, si la cause de ces querelles n'est pas plutôt
à Ottawa que dans les provinces, mais il faudrait s'entendre.
M. Paradis: M. le ministre, vous avez mentionné que vous
aviez accepté le rèqlement hors cour, pour utiliser votre
expression. Combien le Québec a-t-il gaqné dans ce
rèqlement hors cour?
M. Bérubé: II y a perte nette, c'est-à-dire
que...
M. Paradis: De combien?
M. Bérubé: Je ne peux pas vous le dire.
C'était un programme. Dans la mesure où vous avez des programmes
qui sont reconduits d'année en année, il est extrêmement
difficile de savoir et de poser comme hypothèse que le programme aurait
été reconduit pendant un an, cinq ans, dix ans ou vingt ans. Par
conséquent, la perte escomptée est tout à fait subjective.
Si le programme avait toujours été maintenu, à ce
moment-là, évidemment, il y aurait eu une participation
fédérale à ces programmes
fédéraux-provinciaux, mais...
M. Paradis: J'essaie de résumer le problème pour la
compréhension de tout le monde. Vous me parlez d'une enveloppe
budgétaire qui était là auparavant dans certains
programmes. Vous me dites: Le fédéral se retire de cette
enveloppe budgétaire, achète finalement la paix, pour utiliser
vos propres expressions, dans un règlement hors cour. Je vous pose
d'autres questions et vous me dites: II y a perte nette pour le Québec,
mais on a accepté.
M. Bérubé: C'est...
M. Paradis: Non, non, c'est le dossier, ça?
M. Bérubé: ...le problème. Nous aurons un
débat qui va être absolument passionnant à l'automne...
M. Paradis: Avec les crédits...
M. Bérubé: ... pour les paiements de
péréquation.
M. Paradis: Non, on parle du passé, des choses qui sont
déjà faites. C'est parce que...
M. Bérubé: Vous ne pouvez pas évaluer
quelles auraient été les entrées de fonds si le
gouvernement fédéral avait maintenu son programme. On ne peut
donc...
M. Paradis: Mais vous m'avez dit qu'il y avait perte.
M. Bérubé: ...que supputer. La seule chose que l'on
dit, c'est que le programme fédéral-provincial est aboli.
M. Paradis: Mais l'argent a été replacé
ailleurs. Au niveau de l'enveloppe budgétaire, on parle de dollars et de
cents, de l'argent des contribuables du Québec. Vous me dites que, dans
ces négociations, quand le fédéral s'est retiré,
vous avez négocié hors cour finalement, pour utiliser votre
expression, et vous avez perdu au niveau de cette enveloppe. Je vous demande
combien et vous ne semblez pas être capable de me fournir un chiffre,
mais vous me dites finalement: On a perdu au niveau de...
M. Bérubé: Vous vous adressez au mauvais Parlement.
Comme il s'aqit d'un programme fédéral, c'est le gouvernement
fédéral qui aurait pu décider de mettre un certain montant
dedans, mais, ne l'ayant pas mis, la perte est égale à la
différence entre ce qu'il aurait pu mettre et ce qu'il n'a pas mis.
Comme ce qu'il aurait pu mettre relève purement et simplement du
gouvernement fédéral, je ne peux pas vous dire combien le
Québec a perdu.
M. Paradis: Vous me dites...
Le Président (M. Gagnon): Je m'excuse. À ce
moment-ci, M. le député de Brome-Missisquoi, je me demande si on
ne va pas beaucoup plus loin que l'étude des crédits, parce qu'on
est en train de faire un débat qui pourrait se faire ailleurs.
M. Paradis: Je peux être un peu d'accord avec vous, M. le
Président, mais, encore une fois, c'est le président du Conseil
du trésor qui a parlé de cela et, quant à en parler, je
pense que, s'il ouvre le sujet, ou vous insistez sur une application
très stricte du règlement lorsqu'il y déroge et vous le
rappelez à l'ordre, ou bien on donne un échange qui est
partagé. Je pense que cela fait quand même partie...
M. Bérubé: M. le Président...
M. Paradis: ...au niveau du règlement, des enveloppes
financières. Il mentionne qu'il a perdu et il me dit, après cela:
Vous n'êtes pas à la bonne place. Je ne sais pas si on a perdu ou
si on a gagné. A-t-on perdu ou
gagné et avez-vous accepté cela en étant conscient
ou si vous avez accepté un "deal" sans être conscient de ce qui
arrivait?
M. Bérubé: M. le Président...
Le Président (M. Gagnon): M. le ministre.
M. Bérubé: ...on voit bien là que le
député de Brome-Missisquoi est encore un de ces
fédéralistes qui n'ont pas vraiment compris comment fonctionne le
système et cela explique pourquoi ils sont
fédéralistes.
M. Paradis: Laissez-le aller, M. le Président. On va faire
un beau petit débat. Il y en a seulement 60% au Québec, c'est une
affaire de rien.
M. Bérubé: Il y en a de moins en moins. M. le
Président, en fait, on entre dans tout le débat...
M. Paradis: On va vous laisser aller un peu longtemps. Vous allez
en avoir de plus en plus.
M. Bérubé: À titre d'exemple, le
gouvernement fédéral décide de restreindre, l'année
dernière, ses contributions au régime de
l'assurance-chômage en restreignant la période de prestations et
en augmentant la durée du travail nécessaire à
l'admissibilité du candidat à l'assurance-chômage. La
conséquence, c'est que ceux qui ne sont plus admissibles à
l'assurance-chômage déboulent à l'aide sociale et nous
avons connu une augmentation de clientèle de près de 5%
associée à cette décision fédérale. C'est
quoi, la perte? La perte est difficile à évaluer. C'est la perte
par rapport à ce qui aurait pu exister si on avait maintenu les
régimes antérieurs. Alors, on pourrait certainement se poser la
question: Que serait-il arrivé si on avait eu le programme PAEC
fédéral-provincial encore pendant 10 ans, 20 ans? À ce
moment-là, la différence entre ce que vous avez
réglé dans un versement global et ce que vous auriez obtenu,
c'est la perte, sauf que c'est hypothétique en ce sens que vous n'avez
aucun moyen de savoir quelle aurait été la durée du
programme fédéral.
Essentiellement, ce que cela veut dire en pratique, c'est que le
gouvernement fédéral a décidé de se retirer d'un
programme conjoint, ce qui prive les provinces d'un revenu pour venir en aide
aux municipalités; en échange de quoi, le gouvernement
fédéral a offert de régler avec les provinces en leur
offrant un certain montant global et en les laissant libres de l'allouer un peu
comme elles l'entendaient. Cela explique pourquoi vous avez des montants dans
PAEC et c'est ce que nous avons discuté tantôt dans le cas des
bibliothèques, des musées. C'est l'oriqine des montants de
contribution fédérale que vous y voyez. Cela va durer
peut-être encore un an. Si je ne m'abuse, on va en avoir pour deux et
après cela ce sera fini. Je pense qu'il faut simplement le prendre tel
quel et ne pas essayer de vouloir entrer dans les détails.
M. Paradis: Juste pour commenter votre introduction, vous avez
parlé de l'assurance-chômage, des périodes qui ont
été diminuées et qui ont occasionné un fardeau pour
la province de Québec. J'aimerais vous souligner que le fardeau est
d'autant plus important -le fédéral, cela a à peu
près la même implication dans toutes les provinces - que le taux
de chômage au Québec, avec ses 302 000 chômeurs
présentement, est plus élevé que la moyenne nationale.
C'est vrai que, si on a un taux de chômage plus élevé, cela
coûte encore plus cher, finalement. Mais si on est en haut de la moyenne
nationale, est-ce que cela dépend strictement des politiques du
gouvernement fédéral? C'est facile de lancer la balle. Je pense
que, si on veut être raisonnable et responsable, il faut dire que le
blâme est à tout le monde et qu'il faut le partager à la
bonne place, autant au niveau provincial qu'au niveau
fédéral.
M. Bérubé: Je n'ai pas parlé de cela, M. le
Président.
Le Président (M. Gagnon): À ce moment-ci, je ne
voudrais pas être obligé d'appliquer le règlement
strictement, comme vous l'avez mentionné.
M. Bérubé: Vous devriez, M. le
Président.
Le Président (M. Gagnon): Je pense qu'on devrait s'en
tenir à l'étude des crédits; autrement...
Une voix: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 608?
Une voix: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 609?
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 610?
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): Engagement
611?
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 612?
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): Engagements 613 et 614?
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): Engagements 615, 616, 617 et
618?
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): Engagements 619, 620, 621 et
622?
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): Engagements 623, 624, 625, 626
et 627? Engagement 627, M. le député de Sainte-Anne.
M. Paradis: Excusez-moi, M. le Président.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisguoi.
M. Paradis: L'engagement 623...
Le Président (M. Gagnon): Engagement 623.
M. Paradis: ...porte sur l'ensemble des programmes au niveau du
système PAIRA. Cela ne porte pas sur un sujet en particulier, mais je
réalise - l'engagement 624, c'est encore ça; jusqu'à
l'engagement 624, c'est le programme PAIRA - qu'il y a des montants importants
qui sont dépensés dans ce programme. Est-ce que le ministre peut
nous indiquer combien de demandes pendantes sur ce programme sont
présentement au ministère des Affaires municipales?
M. Bérubé: Oui, nous allons vous l'indiquer
après recherches.
M. Paradis: Cela va.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Sainte-Anne sur l'engagement 627, je crois, ou sur l'engagement 626.
M. Polak: D'abord, sur l'engagement 627. M. le Président,
je veux m'excuser, car je suis parti tout à l'heure une couple de
minutes pour rencontrer le maire d'Amsterdam qui s'appelle, par hasard, M.
Polak, qui est ici avec une délégation.
D'ailleurs, on m'a invité ce soir à un dîner
d'État. Alors, on peut peut-être aller plus vite et je pourrai y
être présent. Je viens de recevoir une belle cravate de la ville
d'Amsterdam. À l'engagement 627...
Le Président (M. Gagnon): Je pense que cela ne fait pas
partie de l'étude présente.
M. Polak: Non, mais c'était pour expliguer la raison pour
laquelle j'étais absent. Juste une question de symbole. C'est
écrit: "montant de l'engagement et, entre parenthèses, (3-4). Je
l'ai vu tout à l'heure à différents endroits. Qu'est-ce
gue cela veut dire? À l'engagement 627, tout au bas de la page, entre
parenthèses, à la suite des mots "montant de l'engagement",
(3-4). Qu'est-ce que cela veut dire quand on voit des chiffres comme 2-3 ou
3-4? C'est juste au point de vue du symbole, je voudrais savoir ce que cela
veut dire.
M. Bérubé: Le programme et le numéro
d'élément.
M. Polak: Cela ne paraît pas toujours. Quelquefois, on voit
des chiffres comme ceux-là. Je veux juste me renseigner.
M. Bérubé: Oui, c'est bien cela. Quelle subvention?
La Direction générale de l'évaluation foncière.
Oui, c'est cela, c'est le programme 3, élément 4. Lorsque nous
faisons la discussion du budget, à l'Assemblée nationale et
particulièrement en commission parlementaire, et gue nous analysons le
livre des crédits, vous constaterez gue les activités
gouvernementales ont été regroupées en termes de
programmes et d'éléments de programmes, de manière
à pouvoir permettre au législateur d'avoir une idée
beaucoup plus claire de la façon de dépenser les deniers, parce
gue la méthode traditionnelle de catégorisation en termes de
salaires, immobilisations et fonctionnement donnait relativement peu
d'idée au législateur sur l'utilisation des fonds.
M. Polak: Je voulais juste savoir cela. Merci.
Le Président (M. Gagnon): Engagements 628, 629, 630, 631,
632.
M. Bérubé: Même la ville de Cowansville!
Le Président (M. Gagnon): Engagements 633, 634.
Élément 800.
M. Paradis: Brome-Missisquoi, il doit y avoir un bon
député, là!
Le Président (M. Gagnon): À l'ordre, s'il vous
plaît!
M. Paradis: Engagement 800.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: II y a une tentative de diversion venant du coin
gauche. Affaires municipales, décrets. Société
d'habitation du Québec, subvention additionnelle à l'Office
municipal d'habitation de Montréal pour le paiement d'une partie, soit
90%, du déficit d'exploitation des immeubles qu'il administre pour
l'année 1978. Montant de l'engagement, 140 750 $. Contribution
fédérale, 50%.
On est en février 1981 et il s'agit d'un CT gui couvre le
déficit pour l'année 1978. Est-ce un délai normal dans le
fonctionnement administratif de ce gouvernement? Y a-t-il des raisons qui
expliguent pourquoi arrive en février 1981 un paiement pour
l'année 1978? Est-ce que les intérêts accumulés sur
le déficit d'exploitation, qui étaient fixés en 1978, ont
été couverts jusqu'en février 1981 ou est-ce qu'on en a
tenu compte dans l'engagement de 140 750 $?
M. Bérubé: Oui.
M. Paradis: C'est un délai normal?
M. Bérubé: Oui.
M. Paradis: Trois ans?
M. Bérubé: Parce que ce sont des projets qui
étaient soit sur des tables à dessin, soit en chantier. Il
était prévu que le 1er janvier 1981 ces projets seraient
réalisés et qu'il y aurait une émission d'obligations pour
les financer. À partir de ce moment, on commencerait à
comptabiliser les dépenses en termes de service de la dette
ajoutées aux dépenses de fonctionnement. Dans la mesure où
les émissions d'obligations devait se faire au 1er janvier 1981, le 4
février 1981, le gouvernement accordait une subvention...
M. Paradis: D'accord.
M. Bérubé: ... additionnelle pour l'aider à
défrayer les coûts d'administration. Et cela d'après ce que
je peux voir.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: M. le ministre, on est à
l'élément 800, février 1981, Affaires municipales. Il
s'agit, d'après ce qu'on lit, d'après le texte qu'on a devant
nous, d'une subvention additionnelle à l'Office municipal d'habitation
de Montréal pour le paiement d'une partie du déficit
d'exploitation des immeubles qu'il administre. Il n'est pas question de tables
à dessin, là. Je m'excuse, il y a peut-être une erreur de
compréhension, une difficulté, mais suivant le texte que j'ai
devant moi et suivant les propos que vous avez tenus, il semble y avoir une
difficulté de réconciliation.
M. Bérubé: Bien non, l'émission
d'obligations pour couvrir les frais de construction de ces édifices par
l'Office municipal d'habitation de Montréal a été faite le
1er janvier 1981, ce qui entraîne des dépenses d'exploitation au
titre du service de la dette à partir du moment où vous avez une
émission d'obligations. Et nous versons des subventions pour couvrir
l'amortissement des projets qui seront mis en obligations le 1er janvier 1981.
Comme ils seront mis en obligations le 1er janvier 1981, le gouvernement verse
la subvention requise le 4 février 1981. (16 h 30)
M. Paradis: M. le ministre, ce que le texte qui nous a
été remis dit, finalement, c'est qu'il s'agit d'une subvention
additionnelle. Premièrement, il faudrait savoir quel était le
montant de la subvention principale, vu qu'il s'agit d'une subvention
additionnelle pour le paiement d'une partie du déficit d'exploitation
des immeubles qu'il administre, pour l'année 1978. Si vous me dites que
l'émission d'obligations a eu lieu le 1er janvier 1981 et que vous avez
adopté le CT le 4 février 1981, il est clair que les questions
vont s'arrêter là, mais comment expliquez-vous qu'il s'agisse du
déficit d'exploitation de 1978 quand vous nous parlez des obligations
pour l'année 1981?
M. Bérubé: L'essentiel du coût du
déficit d'exploitation a été réglé
antérieurement.
M. Paradis: C'était la subvention principale à ce
moment-là?
M. Bérubé: Oui.
M. Paradis: De quel ordre?
M. Bérubé: Je l'ignore, on peut vous l'obtenir.
M. Paradis: D'accord.
M. Bérubé: La Société d'habitation a
déjà été autorisée en 1978 à
défrayer le déficit d'exploitation pour les habitations
exploitées par l'Office municipal d'habitation de Montréal.
M. Paradis: D'accord, ça va. À ce moment-là,
ils ont adopté un CT et ils ont donné les fonds
nécessaires. Aujourd'hui, on nous revient et on nous dit que ce
n'était pas suffisant.
M. Bérubé: Non, on revient aujourd'hui pour donner
une subvention additionnelle de manière à couvrir l'amortissement
sur des projets qui seront mis sur obligations le 1er janvier 1981.
M. Paradis: Quelle relation voyez-vous entre les projets de 1981
et le déficit de la fin de l'année 1978?
Il y avait un certain déficit à la fin de l'année
1978. Le gouvernement donne une subvention. Le gouvernement revient en
février 1981, adopte un CT et nous dit: Ce qu'on a donné
n'était pas suffisant pour le déficit de 1978, on donne une
subvention additionnelle de 140 750 $. Je demande au ministre pourquoi cela a
pris trois ans.
M. Bérubé: Le problème que vous posez n'est
pas relié au document qui est ici, que nous avons à
étudier.
M. Paradis: Le document nous parle d'une subvention additionnelle
pour combler un déficit d'exploitation à l'Office municipal
d'habitation de Montréal...
M. Bérubé: Certainement.
M. Paradis: ... pour les immeubles que cet office a
administrés au cours de l'année 1978.
M. Bérubé: Mais comme ces édifices sont mis
en obligations le 1er janvier 1981, ce n'est qu'en février 1981 que la
Société d'habitation a autorisé des subventions pour
dépenses additionnelles. Votre question, si je comprends bien, c'est
plutôt: Comment se fait-il qu'il y a eu des déficits
d'exploitation en 1978...
M. Paradis: Qu'on paie en 1980.
M. Bérubé: ... qui entraînent
l'émission d'obligations uniquement le 1er janvier 1981?
Là-dessus, on peut obtenir la réponse.
M. Paradis: II était question plus
précisément que cela entraîne un déboursé
gouvernemental...
M. Bérubé: Votre question n'est pas claire.
M. Paradis: Vous voulez que je la répète? Vous avez
un arrêté en conseil du Conseil du trésor de février
1981 - je pense que vous avez donné la date tantôt, du 4
février - sous l'engagement 800 dans le cahier qu'on a. C'est la
Société d'habitation du Québec, il s'agit d'une
subvention. On nous dit, et je pense qu'on parle français dans ce livre:
Subvention additionnelle -donc, il y en avait une principale au départ
à l'Office municipal d'habitation de
Montréal pour le paiement d'une partie, 90%, du déficit
d'exploitation des immeubles qu'il administre pour l'année 1978; pas les
immeubles qu'il va administrer en 1985; les immeubles qu'il administre en 1978.
Il y a eu un déficit, il y a eu une première subvention pour
couvrir le déficit à 90%, et il y en a eu une deuxième.
Peut-être que si on avait le montant du déficit pour
l'année 1978 - le ministre pourrait nous en informer - on pourrait
savoir ce que représente 90% de ce montant, connaître le montant
de la première subvention, s'il nous disait à quelle date elle a
été donnée, et on pourrait voir si, vraiment, ça
s'additionne. Sinon, on n'a pas les bonnes informations.
M. Bérubé: M. le secrétaire de la
commission.
Le montant de la subvention originale et la date du versement?
M. Paradis: Oui.
M. Bérubé: C'est tout?
M. Paradis: Premièrement, le montant total du
déficit de l'année 1978 de l'Office municipal d'habitation de
Montréal, le montant de la première subvention versée et
à quelle date, le montant de la deuxième, on l'a, et la date, on
l'a. Pourguoi le gouvernement a-t-il pris trois ans? Est-ce que c'est coutumier
de prendre trois ans dans ces dossiers? Sinon, quelles sont les explications
qu'on peut obtenir du Conseil du trésor a savoir pourquoi on y a mis
trois ans?
M. Bérubé: Sur un certain nombre de projets alors
en construction, ou à être complétés, qui ont pu
être complétés en cours d'année, comme vers la fin
de l'année, pour se rendre jusqu'au moment où on émet les
obligations et où on aura désormais des dépenses annuelles
sous forme de service de la dette, sur l'émission d'obligations,
l'amortissement n'avait pas fait l'objet de subvention. Au ministère des
Affaires municipales, au moment où les obligations ont été
émises, au moment où on a fermé les dossiers, on a dit:
Vos bâtiments sont payés; désormais, vous aurez,
mensuellement ou annuellement, un intérêt et un capital à
rembourser sur les obligations, ce qui, à ce moment-là, vous
entraîne un déficit d'exploitation, mais ça fait partie des
dépenses. Elles sont couvertes selon les normes standard. Pour vous
rendre jusqu'au moment où vous faites le financement définitif de
votre projet, vous avez un financement intercalaire, vous avez les
dépenses qui s'accumulent, qui font partie du déficit.
L'amortissement, but de cette subvention, est pour couvrir l'amortissement sur
les projets entre le moment où ils sont
terminés et le moment où on les finance d'une façon
permanente par des obligations.
Cela explique pourquoi il y a un décalage. C'est que vous aviez
des bâtiments en place qui, n'ayant pas encore été
financés de façon permanente, avaient fait l'objet d'emprunts
à court terme à la banque, avec des intérêts qui
faisaient partie du déficit de la société d'habitation,
cette année-là, et on n'a pas calculé l'amortissement
là-dessus, parce que comme c'est du financement temporaire, il n'y a pas
de remise de capital. À partir du moment où on a le financement
obligataire, dans le remboursement de nos obligations, on a des dépenses
gui font l'objet d'un remboursement par la société d'habitation.
Dans l'intervalle, jusqu'au début de ce financement, la
société a encouru des dépenses d'intérêt,
toutes sortes de dépenses qui, elles, ont été
subventionnées. Il semble qu'il y ait eu des dépenses
d'amortissement qui n'avaient pas été subventionnées et
qui l'ont été rétroactivement, au moment où on a
fait le financement définitif. Est-ce que ça répond
à votre question?
M. Paradis: Oui, merci.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Sainte-Anne.
M. Polak: Sur le même engagement, M. le Président.
Je comprends l'explication que le ministre vient de donner, mais l'engaqement
800 est mal formulé. Quand on lit le texte, ça crée
vraiment l'impression qu'on parle d'un déficit d'exploitation pour
l'année 1978, mais vous expliquez que ce sont des dépenses
d'amortissement et de financement. Je ne veux pas critiguer le
secrétariat pour la manière dont il a préparé la
documentation, mais on aurait pu être plus clair en disant ce que
ça couvre parce gu'ici, c'est vraiment une manière de s'exprimer.
Il faudrait carrément dire gue ce n'est pas à vrai dire un
déficit d'exploitation pour l'année 1978. C'est une chose gui est
survenue depuis à cause de bons gui sont émis. Donc, on pourrait
réécrire ça d'une manière différente pour
indiguer qu'il s'agit de dépenses d'amortissement, ce qui n'est pas une
dépense d'exploitation.
M. Bérubé: Oui, mais c'est applicable à
l'année 1978.
M. Polak: Oui, c'est exact. Mais si on pouvait ajouter qu'il ne
s'agit pas d'une dépense d'exploitation, mais plutôt
d'amortissement, d'une affaire de financement.
M. Bérubé: C'est parce que dans le terme
"exploitation"...
M. Paradis: Cela suscite des guestions. Je sais que vous aimez en
avoir mais ca suscite des questions lorsqu'on parle d'un déficit
d'exploitation pour une année courante qu'on paie trois ans
après. Si vous étiez dans l'Opposition, comme ça va
probablement vous arriver un jour, vous poseriez certainement des guestions sur
des éléments comme ceux-là.
M. Bérubé: Vous avez sans doute raison, ca va sans
doute nous arriver un jour mais une chose est sûre, c'est qu'on va
prendre tous les moyens pour que ce soit le plus tard possible.
M. Paradis: Vous retarderez les élections jusqu'à
quatre ans et demi ou cinq ans.
Affaires sociales
Le Président (M. Gagnon): Affaires sociales, enqaqement
300.
M. Paradis: Engagement 300. Subventions pour fins
d'immobilisation dans le secteur de la santé - puis là, c'est
intéressant, il s'agit de péréquation
interrégionale - aux conseils régionaux des services sociaux et
de la santé - il y a une liste - à partir du Bas- Saint-Laurent
-Gaspésie jusgu'à la Baie-James, avec des montants gui varient de
198 379 $, dans le cas de la Raie-James, à 1 200 000 $, dans le cas de
la Côte-Nord, pour un montant d'engagement de 4 875 400 $. Lorsqu'on
parle de péréquation interrégionale, M. le ministre,
pouvez-vous nous indiquer - parce que c'est un terme à la mode, on s'en
sert à plusieurs niveaux de gouvernement, vous avez l'air de l'utiliser
vous-mêmes, ça semble être un processus gue vous adoptez -
à partir de quels critères cette péréquation
interrégionale est établie?
M. Bérubé: Non, mais on pourra faire la recherche.
Vous voulez donc connaître les critères conduisant au calcul des
montants de péréquation redistribués entre les
différentes régions au niveau du CRSSS?
M. Paradis: Exactement.
M. Bérubé: Là, je dois vous avouer gue votre
guestion a été claire.
M. Paradis: Je dois vous avouer gue je n'ai pas eu de
réponse.
M. Polak: À 301, M. le Président, on parle d'un
contrat de services. J'imagine que le contrat a été rempli
totalement selon ses termes et conditions. J'ai remarqué qu'il y a trois
autres soumissionnaires dont le nom apparaît dans la documentation mais
il y a
sept soumissions reçues. Je ne connais pas assez le
système encore ici; quand on en mentionne trois autres, est-ce que ca
veut dire qu'on mentionne les trois qui sont le plus bas? Si ce n'est pas le
cas, parmi les quatre qui ne sont pas mentionnés, est-ce qu'il y en a
qui sont encore plus bas, par exemple, que Binette et Associés, pour 54
000 $, et quelle a été la raison pour accorder le contrat
à une compagnie qui n'était pas le plus bas soumissionnaire?
M. Bérubé: La raison pour laquelle vous n'avez que
trois soumissionnaires, c'est que, traditionnellement, me dit-on, à
commission, quand il y a plusieurs soumissionnaires, on ne donne que les trois
premières soumissions.
M. Paradis: Cela varie. Quelquefois dans les choses d'automobile
vous en mettez plus.
M. Polak: Excusez-moi, M. le Président. Quand vous dites
les trois premières, qu'est-ce que ça veut dire?
M. Bérubé: Les trois plus basses.
M. Polak: Les trois plus basses, d'accord. Ma deuxième
question était pourquoi Binette et Associés, par exemple, qui
fait tout de même presque 4 000 $ de moins, n'a pas été
choisie?
M. Bérubé: Je ne sais pas.
M. Polak: Cela semble aller contre le principe de donner
ça au plus bas soumissionnaire, évidemment, je vois qu'il y a un
comité de sélection, donc il y a peut-être des raisons
spéciales pour avoir choisi quelqu'un qui était plus cher. (16 h
45)
M. Bérubé: Je n'ai pas l'information, il faudra la
demander au ministère.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 800. M. le
député de Brome-Missisquoi, sur...
M. Paradis: À 301.
Le Président (M. Gagnon): ...301.
M. Paradis: Etant donné qu'il y a tout près de 4000
$ de différence entre le premier soumissionnaire et le deuxième,
on a une note que c'est choisi par un comité de sélection, est-ce
que le ministre pourrait nous communiquer le nom des membres du comité
de sélection, ainsi que la grille des critères utilisés
qui ont servi à déterminer que celui qui avait
soumissionné à 4000 $ de plus était celui que le
gouvernement voulait? Une autre sous-question: Est-ce que le ministre pourrait
nous fournir la date d'incorporation de la société Les films
Stock
Ltée, Montréal, ainsi que le nom des principaux
actionnaires et des administrateurs de ladite compagnie?
M. Bérubé: Des oncles et des tantes. Oui, M. le
Président, je pense que nous allons effectuer la recherche.
M. Paradis: Si on était à la Société
d'habitation du Québec, je pense que j'aurais avantage à demander
les oncles et les tantes et les numéros de pépines.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 800. Engagement
801.
M. Paradis: Excusez-moi, 800.
Le Président (M. Gagnon): 800. M. le député
de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: De 800 à 803, si le président m'y
autorise...
Le Président (M. Gagnon): De 800 à 803, oui.
M. Paradis: II s'agit de subventions à des centres
hospitaliers ou à des corporations d'hébergement pour le paiement
du capital et des intérêts d'emprunts obligataires pour des
montants assez importants, qui varient de 2 650 000 $ à 15 000 000 $.
Dans chacun des éléments, on remarque que l'imputation
budgétaire, pour 1980-1981, est nulle et, pour les années
suivantes, on nous indique que c'est selon l'échéancier. Est-ce
qu'on pourrait nous fournir ou fournir à la commission cet
échéancier, dans chacun des cas, des éléments 800
à 803 inclusivement?
M. Bérubé: Dans le cas des services hospitaliers et
même du réseau de l'éducation, le financement des
immobilisations se fait au moyen d'un service de la dette, d'un financement de
service de dette. L'échéancier dont on parle est, en pratique,
l'échéancier pour le remboursement de l'intérêt et
du capital sur les obligations contractées aux fins du paiement de ce
projet. Ce que vous voulez, si je comprends bien, c'est le tableau des
échéances prévues aux émissions d'obligations.
M. Paradis: Capital et intérêt.
Agriculture, Pêcheries et Alimentation
Le Président (M. Gagnon): Agriculture, Pêcheries et
Alimentation. 200. 201.
M. Paradis: 201.
Le Président (M. Gagnon): 201, M. le député
de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Soumissions sur invitation. Contrat de services pour
la confection de photos - mosaïques pour les besoins de la Direction de la
protection du territoire agricole. Plus bas soumissionnaire,
Société de cartographie du Québec, montant de
l'engagement, 38 259 $, soumissions demandées, 5; soumissions
reçues, 5. Il y a, parmi les autres soumissionnaires, Relevés
aériens Gar-X Ltée, qui avait soumissionné pour un montant
de 35 039 62 $, et on a une note que ce soumissionnaire se serait
désisté. Est-ce que le ministre, à son dossier, a de plus
amples informations sur les raisons de son désistement?
M. Bérubé: Oui. Les méthodologies
utilisées par les Relevés aériens Gar-X sont
différentes, au dire de M. Roland Delorey, directeur des
opérations de la société, si bien qu'après avoir
rencontré, le 15 décembre, à Québec, la direction
du ministère, il devait souligner qu'il était impossible de
répondre aux normes avec l'équipement disponible. Leur
caméra de reproduction n'était pas équipée pour
recevoir le film aérien et il leur fallait donc passer par des
étapes intermédiaires, avec le résultat qu'il y avait une
perte de la qualité de l'image. Il soulignait également que
l'augmentation en temps que cela représentait ne permettrait pas de
respecter les échéanciers.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Sainte-Anne.
M. Polak: À l'engagement 201, M. le Président,
est-ce que le ministre donne, dans la documentation, l'indication que la
Société de cartographie du Québec a exécuté
le travail entièrement ou est-ce qu'elle a donné des
sous-contrats à une autre compagnie pour faire une partie du
travail?
M. Bérubé: Je l'ignore.
M. Polak: Est-ce que ce serait trop difficile de vous demander de
vérifier si la compagnie qui a eu finalement le contrat a
entièrement exécuté elle-même ledit contrat?
M. Bérubé: On pourra certainement
vérifier.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Pontiac.
M. Middlemiss: M. le Président, le ministre peut-il nous
dire si Rosalie a fourni les cinq soumissionnaires?
M. Bérubé: Je croirais que oui.
M. Middlemiss: Comment se fait-il que, si Gar-X n'était
pas équipée pour faire le travail, on l'a dans Rosalie?
M. Bérubé: II y a eu des soumissions. Il s'agit de
savoir s'il s'agit de soumissions sur invitation, auquel cas...
M. Paradis: C'est indiqué sur invitation, M. le
ministre.
M. Bérubé: Non, je regrette, nous ne sommes pas
passés par Rosalie, parce que Rosalie, malheureusement, n'a pas de
catégorie intitulée confection de photos-mosaïques dans son
fichier interne, dans sa mémoire monstre.
Une voix: D'accord.
M. Bérubé: Par conséquent, on a donc
procédé par le biais des soumissions publiques.
M. Middlemiss: D'accord. Pour continuer, y avait-il une clause de
pénalité si, par hasard, la personne se désistait? Y
avait-il une perte de dépôt ou une clause de
pénalité?
M. Bérubé: On me dit que non.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi. Après, M. le député de Sainte-Anne. M.
le député de Sainte-Anne.
M. Polak: Comme nouveau, M. le Président, j'entends le mot
Rosalie. Pourriez-vous m'expliquer ce que ce mot de code veut dire? Parce que
c'est la première fois... Je sais que c'est un nom de femme, mais
pourriez-vous me renseigner sur ce que ce mot veut dire?
Une voix: Est-ce mademoiselle ou madame?
M. Bérubé: Rosalie, c'est la bête noire du
Parti libéral!
M. Polak: Ah oui! M. Bérubé: Oui.
M. Paradis: C'est tellement important qu'il ne savait pas qui
c'était!
M. Bérubé: C'est que, traditionnellement, pour
financer, renflouer les caisses du parti au pouvoir, le parti s'organisait
souvent avec des constructeurs de manière à obtenir une
ristourne. Par exemple, M. Trudeau a contribué à la caisse du
Parti libéral durant les Jeux olympiques.
M. Paradis: ... à qui le PQ vient de donner un contrat,
mais il faudrait vérifier lequel.
M. Bérubé: Cela doit être Rosalie. Avant,
c'étaient les libéraux; maintenant, c'est Rosalie.
M. Paradis: II est aussi bon avec la Rosalie du PQ!
M. Bérubé: Je comprends cependant un des
problèmes que l'on affrontait, en fait, et que nous avons
affronté, nous aussi, durant les deux premières années de
notre mandat, c'est d'ailleurs à ce moment-là qu'on a
engagé M. Luc Cyr pour la Société d'habitation du
Québec. C'est que, comme il n'y a pas de soumissions publiques pour les
consultants employés par le gouvernement -en général, les
professionnels y vont à tarification fixe - il n'y a donc pas de moyens
de choisir l'un plutôt que l'autre. Il y avait donc, dans la plupart des
cabinets de ministre, des listes de consultants agréés et de
consultants non agréés. Après de nombreuses
réformes, quand même, depuis des années, les gouvernements
successifs -soulignons que le Parti libéral, dans les années
soixante, avait fait un effort; également M. Bourassa, dans le
début des années soixante-dix, avait fait des efforts -ont fait
des efforts pour tenter d'essayer d'introduire un traitement de plus en plus
équitable dans la sélection des contractants. En fait, le
système qui a été mis sur pied est un système qui
s'appelle le fichier central des fournisseurs, où tous les fournisseurs
désirant offrir leurs services au gouvernement viennent s'inscrire dans
trois catégories de services: les petits contrats, les contrats
intermédiaires et les contrats de grande importance. Ils sont
également catalogués par spécialité, par
région, par importance de leur firme et, lorsque maintenant un
ministère veut utiliser des consultants, il doit s'adresser au service
central des Travaux publics qui, s'il s'agit, par exemple, d'un appel de
soumissions sur invitation et s'il veut cinq soumissionnaires, c'est la
machine, un peu du genre Loto-Québec, qui va sélectionner au
hasard, à l'intérieur du fichier, des noms et qui les
transfère au ministère qui, à ce moment-là, va
demander, par exemple, des soumissions sur invitation. Alors, c'est simplement
une façon pour faire en sorte qu'effectivement la sélection des
contractuels se fasse moins par tradition que par un processus plus
équitable.
M. Polak: Et le nom de code pour cela, c'est Rosalie.
M. Bérubé: Oui, nous l'appelons
Rosalie, c'est notre amie à tous. C'est elle qui fait le
patronage maintenant.
M. Polak: C'est elle qui pousse sur la machine pour avoir la
réponse?
M. Bérubé: Non, Rosalie, c'est l'ordinateur.
M. Polak: Très bien, merci.
M. Beauséjour: C'est elle qui a fait les normes de la Loi
sur le financement des partis politiques?
M. Bérubé: Non. Malheureusement, nous avons
oublié de programmer effectivement cet élément important.
C'est ce qui fait que malheureusement Rosalie... Le plus bel exemple, c'est la
compagnie qui est présentement à faire des travaux
d'amélioration ici au parlement, la société Keops; la
dernière fois où elle avait obtenu un contrat du gouvernement, je
crois que c'était pour les pyramides. Alors, vous voyez qu'elle ne
revenait pas souvent. Alors, c'est une méthode qui permet effectivement
de faire un rappel des sociétés de temps en temps.
M. le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Pour aller dans le sens de la porte qui a
été ouverte par le député d'Iberville à
savoir si Rosalie tenait compte de la Loi sur le financement des partis
politiques, peut-être pour répliquer aux arguments du début
qui ont été savamment couverts de douceur par la suite par le
président du Conseil du trésor, je pense que le président
du Conseil du trésor avait raison, M. le député
d'Iberville, de vous répondre que Rosalie ne tient pas compte de la Loi
sur le financement des partis politiques. Elle n'est pas programmée en
fonction de cela. C'est une méthode un peu différente: on passe
après chez la personne, aujourd'hui. Vous vérifierez cela.
M. Bérubé: Comme elle ne doit rien, à ce
moment-là, au parti politique...
M. Paradis: Ce n'est pas Rosalie qui passe après. Vous
vérifierez chez vos collecteurs, chez vos amis.
M. Bérubé: ... comme l'entrepreneur ne doit
absolument rien au parti politique en question...
M. Paradis: II y a toujours un doute qui subsiste si Rosalie est
bien... s'il n'y a personne qui touche aux pitons.
M. Bérubé: II pourrait toujours exister un doute,
mais, quand les libéraux étaient là, il n'y avait aucun
doute sur la façon de fonctionner.
M. Paradis: Un doute suffisant pour inciter des gens à
participer financièrement
à la caisse électorale du Parti
québécois.
M. le Président (M. Gagnon): Nous en sommes toujours
à l'étude des engagements financiers. La parole est au
député de Brome-Missisquoi, vous aviez une question à
poser, semble-t-il.
M. Paradis: M. le Président, je vous l'avais
souligné au moment où le ministre s'était embarqué
dans Rosalie.
M. Bérubé: Les compagnies n'ont pas le droit de
financer les partis politiques, je regrette, en vertu de la nouvelle loi.
M. Paradis: Non, mais leurs actionnaires, oui. Vos membres savent
très bien cela, d'ailleurs. Quand ils se présentent, c'est la
façon dont ils présentent la situation. 38 239 $ pour un contrat
de services pour la confection de photos-mosaïques. S'agit-il du premier
contrat de services qui est donné pour la confection de
photos-mosaïques pour les besoins de la Direction de la protection du
territoire agricole?
M. Bérubé: On me dit qu'il n'y a pas beaucoup de
demandes.
M. Paradis: S'agit-il d'un supplément de contrat? C'est la
première fois que cela apparaît aux engagements financiers, un
contrat de services pour la confection de photos-mosaïques.
M. Bérubé: Une photo-mosaïque du ministre de
l'Agriculture, une grande photo.
M. Paradis: C'est pour cela que je le demande. Cela doit faire
plusieurs fois que cela apparaît étant donné la dimension
de la photo. Mais je demande l'information parce que j'ai l'impression que
c'est déjà apparu cet article et je me demande pourquoi on n'a
pas procédé à une soumission globale où on aurait
pu couper les coûts.
M. Bérubé: Pourriez-vous préciser votre
question?
M. Paradis: S'agit-il du premier contrat de services pour la
confection de photos-mosaïques pour les besoins de la Direction de la
protection du territoire agricole qui est accordé ou
décrété par un arrêté en conseil du Conseil
du trésor?
M. Bérubé: On va faire les recherches et on vous
répondra.
M. Paradis: Dans le cas où ce ne serait pas le premier,
parce que c'est facile de répondre: C'est le deuxième, c'est le
troisième ou non, ce n'est pas le premier, est-ce qu'on peut savoir
combien...
M. Bérubé: C'est pour cela que la question est
toujours importante.
M. Paradis: C'est pour cela, connaissant votre désir de
nous communiquer l'information dans sa totalité...
M. Bérubé: Qui répond exactement à
votre question.
M. Paradis: ...que je dis: Si ce n'est pas le premier, combien y
en a-t-il eu avant, pour quel montant dans chacun des cas et à quelle
société dans chacun des cas?
M. Bérubé: Avec le nom des administrateurs? Non.
(17 heures)
M. Paradis: M. le ministre, on le demandera s'il y a
nécessité. On ne veut pas vous faire travailler pour rien, on
veut vous ménager pour des tâches plus utiles. Vous en avez
besoin.
S'il y en a eu d'autres auparavant, pour quels motifs le gouvernement
n'a-t-il pas procédé à une soumission sur invitation
globale, où on aurait pu avoir un contrat d'une importance
supérieure, où on aurait possiblement pu, en bons
administrateurs, en bon gouvernement, couper les coûts?
M. Bérubé: Je peux répondre à
cela.
M. Paradis: Sans savoir s'il n'y en a qu'un.
M. Bérubé: Non, non.
M. Paradis: Vous pouvez y aller, remarquez. Je veux juste vous
mettre en garde. Vous êtes peut-être aussi bien d'attendre.
M. Bérubé: Nous savons qu'il y en a eu d'autres
antérieurement. Mais combien il y en a eu, un, deux, trois, quatre,
cinq, six? nous ne le savons pas. Du moins, je ne le sais pas.
Il s'agit de préparer les plans provisoires pour le zonage
agricole. C'est une opération qui se fait au tout début de
l'opération de zonage, au moment où on doit délimiter la
bande verte et la bande blanche. Donc, la question que vous posez, c'est:
Pourquoi n'a-t-on pas fait des photos-mosaïques pour la grandeur du
Québec dès le début?
M. Paradis: Je sais que vous étiez en train de lire
lorsque j'ai posé les questions. C'est effectivement la dernière
question.
M. Bérubé: Exactement. La réponse...
M. Paradis: Les autres demeurent.
M. Bérubé: La réponse à cela c'est
qu'effectivement, quand il a fallu agrandir le territoire, on a continué
à faire des photos-mosaïques pour les nouveaux territoires pour
lesquels on voulait faire un zonage provisoire. Toutefois, vous pouvez poser la
question: Pourquoi est-ce qu'on n'a pas couvert tout le Québec avant de
savoir quelles seraient les territoires qui seraient effectivement zonés
dans l'esprit du gouvernement? Je pense qu'il n'y aurait pas vraiment de raison
à fournir au député de Brome-Missisquoi autre qu'une
raison d'économie. C'est-à-dire que sans savoir à l'avance
quelles sont les zones que nous allons définir au Québec...
M. Paradis: Des réponses qu'on obtiendra aux questions
posées, il va certainement découler le ratio suivant: Je pense
que cela fait trois opérations de zonage aqricole auxquelles se livre le
gouvernement. Il y a eu trois contrats qui ont été
accordés. Dans chacun des cas, c'était l'entité de la
zone, etc. On sera en mesure d'analyser la sagesse des décisions
administratives quand on aura les réponses. Je les attends.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 300. M. le
député de Sainte-Anne.
M. Polak: À l'engagement 300, je trouve la description un
peu vague. On parle d'aide financière dans le cadre d'un programme de
promotion des produits agricoles. Est-ce que j'ai bien compris, sans que le
texte le dise, que c'est une sorte de programme de campagne publicitaire comme
"Buvez du lait", "Mangez les pommes de chez nous", ou je ne sais quoi?
Deuxièmement, est-ce qu'il y a un contrat en vertu duquel la compagnie
s'engage à faire tel et tel ouvrage pour 65 000 $? Est-ce qu'il y a un
contrat écrit, avec des obligations spécifiques? Et est-ce que
ces obligations ont été exécutées?
M. Bérubé: Ce qui a été
approuvé par le Conseil du trésor, c'est la location de quatre
espaces aux Pavillons agro-alimentaires québécois Inc.,
réalisés à Montréal, Québec et Toronto. La
location des espaces devait coûter 65 000 $. La subvention portait sur
les coûts de location de ces espaces.
M. Polak: Quand vous dites quatre espaces loués, est-ce
que c'est pour une longue période de temps?
M. Bérubé: Dans le cadre d'expositions en
général. J'en vois quatre et j'ai trouvé trois villes.
J'ai de la misère à trouver la quatrième. Oui, je l'ai
ici. Salon de la femme, Expo-Québec, Salon international de
l'agriculture et de l'alimentation et L'Exposition la royale de Toronto.
M. Polak: Est-ce que vous avez la durée? Est-ce que cela a
duré une semaine? Deux mois?
M. Bérubé: Vous avez le Salon de la femme,
Expo-Québec, le Salon international de l'agriculture et l'Exposition
royale de Toronto.
M. Polak: La Royal Fair, comme on l'appelle à Toronto.
M. Bérubé: Vous avez l'air très
renseigné sur tout ce qui se passe en Ontario.
M. Paradis: II faut s'ouvrir sur... M. Polak: On n'est pas
fermé au...
M. Bérubé: C'est ce qu'on a toujours pensé,
que le Parti libéral était beaucoup plus renseigné sur ce
qui se passait en Ontario qu'au Québec.
Une voix: On sait au moins ce qui se passe ailleurs.
M. Polak: ...Salon de la femme au Québec aussi.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Les Pavillons agroalimentaires
québécois Inc.. Le député de Pontiac ajoute
à juste titre, à la suite des remarques du président du
Conseil du trésor, qu'il n'y a rien de mal à savoir ce qui se
passe ailleurs. C'est peut-être ce qui peut entraîner quelqu'un
à s'ouvrir davantage. Si le président du Conseil du trésor
veut tout simplement regarder ce qui se passe ici....
M. Bérubé: Quand on a compris ce qui se passe au
Québec, on peut commencer à essayer de comprendre ce qui se passe
ailleurs, mais ce n'est généralement pas ce qui se passe chez les
libéraux.
M. Paradis: D'après vos affirmations, vous ne saviez pas
ce qui se passait à Toronto. Donc, vous n'aviez pas encore compris ce
qui se passait au Québec. J'ai hâte que vous compreniez finalement
ce qui se passe au Québec.
Pour en revenir aux Pavillons agro-alimentaires québécois
Inc., le ministre peut-il nous donner le nom des membres du conseil
d'administration, nous indiquer s'il s'agit d'une compagnie à but
lucratif ou
d'une compagnie sans but lucratif et nous indiquer quels sont les objets
de ladite compagnie? On sait qu'avec cette même subvention, on a
loué des espaces. Peut-on savoir ce qu'il y avait dans ces espaces,
finalement, qui était favorable à la promotion des produits
agricoles et agro-alimentaires québécois? Mais je ne veux pas
qu'on... Parfois, il y a de la dégustation...
Le Président (M. Gagnon): M. le ministre.
M. Bérubé: M. le Président, je n'ai vraiment
rien à répondre à cette question. Elle est trop complexe
pour mes pauvres moyens. Nous allons essayer de trouver les détails
nécessaires. En fait, si je comprends bien, c'est une série de
promotions évaluées à plus de 350 000 $ pour lesquelles le
gouvernement a payé, pour la location des espaces, la somme de 65 000
$.
M. Paradis: Vous comprendrez mes questions. Qui est au conseil
d'administration, finalement, de Pavillons agro-alimentaires
québécois Inc.? Quelles sont les personnes?
M. Bérubé: II y a plus de 60 exposants qui
représentent des industries agricoles et agro-alimentaires du
Québec. Combien au conseil d'administration et qui en fait partie? Je
l'ignore.
M. Paradis: Est-ce une compagnie sans but lucratif ou une
compagnie à but lucratif?
M. Bérubé: C'est une association.
M. Paradis: Incorporée en vertu de quelle partie de la Loi
sur les compagnies?
M. Bérubé: C'est formé en corporation.
M. Paradis: Mais première partie ou troisième
partie?
M. Bérubé: Là, M. le député de
Brome-Missisquoi, nous allons effectivement vérifier selon quelle partie
de la Loi sur les compagnies c'est incorporé. Vous avez raison.
M. Paradis: Afin de savoir si c'est à but lucratif ou sans
but lucratif.
Le Président (M. Gagnon): Engagements 600, 601, 602.
M. Paradis: 602...
Le Président (M. Gagnon): 602, M. le député
de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Subvention à Continental Strickly Kosher Meat
Poultry and Delicatessen Products Inc., Montréal, pour le paiement d'une
partie des investissements effectués dans le programme de
rationalisation du secteur des viandes. Montant de l'engagement, 77 375 $;
investissements effectués, 309 500 $.
M. Bérubé: C'est la fermeture d'un abattoir, je
suppose?
M. Paradis: Depuis le 1er janvier 1981, les compagnies du
Québec sont censées avoir une raison sociale
française.
M. Bérubé: "Strickly Kosher". Ah! Ah! En fait,
l'appellation n'est pas "Strickly Kosher".
Des voix: Ah! Ah!
M. Polak: Même en anglais, il y a une erreur. Ce n'est pas
"Strickly", c'est "Strickly". Peut-être que c'était plus...
M. Paradis: Est-ce que cela fait partie de la politique du
gouvernement ou de la Régie de la langue française, d'un
côté, d'aviser les gens de changer de raison sociale ou de les
poursuivre pour infraction s'ils ne changent pas et, de l'autre
côté, de donner des subventions en même temps? Est-ce qu'il
y a une politique au gouvernement qui s'assure que lorsqu'on adopte une
politique à un niveau, les autres programmes en découlent
normalement? Même si cette compagnie continuait de fonctionner
aujourd'hui avec un nom complètement anglais en violation de la loi, on
s'aperçoit qu'avec une subvention de 77 375 $, elle serait en mesure de
payer l'amende pour une bonne petite secousse à même l'argent des
contribuables québécois.
M. Polak: Vous faites mieux d'avertir le député de
D'Arcy McGee.
M. Bérubé: Vous avez parfaitement raison et c'est
pourquoi la condition mise au versement de la subvention, c'est que le nom de
l'entreprise soit francisé pour répondre à l'article 65 de
la Charte de la langue française avant le versement de la
subvention.
M. Paradis: Très bien, M. le ministre. On vous remercie de
l'information.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 603.
M. Bérubé: Est-ce qu'on aurait dû faire la
même chose pour le Brome County Museum?
M. Paradis: Pour autant que vous ayez la solution en ne
détruisant pas des choses qui ont une valeur culturelle, une valeur
de
patrimoine, vous pouvez être assuré de la collaboration des
qens de mon comté. Mais lorsque vous allez toucher par des lois à
des valeurs culturelles et des valeurs de patrimoine, vous pouvez être
certain que cette collaboration est loin de vous être acquise, parce
qu'on considère que ça fait partie de l'héritage culturel
du Québec, si vaste et varié puisse-t-il être.
M. Bérubé: Vous considérez cependant que
l'affiche de bois devant un édifice qui pourrait certainement être
en français devrait être en français.
M. Paradis: Si cette affiche de bois n'est pas quelque chose qui
a une valeur culturelle ou une valeur de patrimoine, si les modifications
à apporter sont d'un coût raisonnable ou sont assumées par
l'État québécois, et si ce sont des choses qui peuvent se
changer, oui, M. le ministre.
M. Bérubé: Lors de votre prochaine visite à
Knowlton, allez donc vérifier l'âge de la pancarte.
M. Paradis: J'espère qu'elle est plus jeune que le
ministre.
Le Président (M. Gagnon): Engagements 603, 604.
M. Paradis: Sinon je vais être obligé de parler de
choses archaïques.
Le Président (M. Gagnon): 605, 606, 607, 608 et 609.
M. Paradis: À 609, M. le président.
Le Président (M. Gagnon): 609, M. le député
de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Subvention aux Jardins du Coeur du Québec
Enr., Saint-Sylvère, comté de Nicolet-Yamaska, dans le programme
d'aide à l'utilisation de combustible non conventionnel dans les serres.
Montant de l'engagement, 48 840 $; coût des investissements 97 680 $.
Est-ce qu'on peut connaître le budget global de ce programme?
M. Bérubé: Oui, on pourra se renseigner.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 610.
M. Paradis: Question additionnelle sur le même sujet.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Est-ce qu'il y a une participation
fédérale ou est-ce, encore une fois, 100% des fonds en provenance
du Trésor québécois?
M. Bérubé: On me dit que c'est à 100%
québécois.
M. Paradis: La première question au sujet du budget global
de ce programme demeure donc en suspens.
Le Président (M. Gagnon): Engagements 610 et 611.
M. Paradis: À 610.
Le Président (M. Gagnon): 610. M. le député
de Sainte-Anne.
M. Polak: M. le Président, quand on donne une subvention
de cette nature, est-ce qu'il y a une sorte de système pour demander
quel était le résultat, est-ce qu'il y a moins de frais de
chauffage? Je comprends très bien le but de donner une subvention, mais
est-ce qu'on fait une petite enquête ensuite pour s'assurer que la somme
a bien été utilisée, qu'il y a des résultats ou
est-ce que, lorsqu'on donne la subvention, cela termine l'affaire?
M. Bérubé: Sur le contrôle de l'utilisation
des subventions? C'est parfois un problème dans certains programmes
gouverne-mentaux, le contrôle de l'utilisation des sommes. Nous pouvons
cependant obtenir du ministère la nature du suivi de la subvention, de
manière à voir dans quelle mesure on s'assure qu'elle a bel et
bien servi au but poursuivi, premièrement, et, deuxièmement,
qu'on est bien convaincu également que l'on obtient une certaine
information qui pourrait servir à d'autres.
Le Président (M. Gagnon): Engagements 612, 613, 614, 615
et 616.
M. Paradis: 615.
Le Président (M. Gagnon): 615. M. le député
de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Cela me tentait d'insister sur 612, je voyais que
c'était dans le comté d'Iberville, mais on va s'approcher et
aller dans Lotbinière, si vous le permettez.
Subvention additionnelle à la Société
coopérative agricole de Saint-Jacques-de-Parisville, comté de
Lotbinière, pour porter à 626 430 $ la subvention totale pour la
réalisation d'un centre de conditionnement et d'entreposaqe des grains
à Parisville. Montant de l'engagement, 44 676 $; coût des
investissements additionnels, 139 376 $. Est-ce qu'on peut connaître la
raison de l'augmentation des coûts et, par conséquent,
la subvention, parce que j'imagine que c'est au pourcentage?
M. Bérubé: Je crois que c'est relié à
un excédent de 10% des coûts permissibles dans le cadre du
programme. C'est ce que je suis en train de vérifier. (17 h 15)
II s'agit, d'après ce que je peux comprendre de l'analyse faite
ici par le ministère qui avait soumis cette demande, le projet tenait
compte initialement d'immobilisations devant atteindre le montant de 831 076 $.
Les coûts additionnels admissibles ont été de 139 376 $. Le
projet a donc coûté plus cher qu'anticipé. Par
conséquent, on pouvait appliquer à ces coûts, qui
étaient également admissibles dans le cadre du programme, le
pourcentage de 70% de subvention qui était prévu dans le
programme.
Toutefois, comme la société avait déjà
bénéficié d'un excédent de 10% du coût des
immobilisations admissibles et avait reçu une subvention en
conséquence, on a donc soustrait cette subvention déjà
reçue et on a payé la différence qui représente 44
000 $.
M. Paradis: Est-ce que le ministre peut nous informer, à
savoir si, lorsque le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et
des Pêcheries décide de subventionner un centre de conditionnement
et d'entreposage des grains, il vérifie s'il est lui-même
impliqué dans d'autres centres de conditionnement des grains dans la
même région et si ceux-là fonctionnent
déjà?
M. Bérubé: Vous voudriez connaître les normes
de sélection des projets pour ce programme qui s'intitule Programme
d'aide à la création de centres régionaux de grains.
M. Paradis: Est-ce que ces normes prévoient une
étude du potentiel de la région?
M. Bérubé: Je ne peux pas vous dire, mais nous
allons vous donner les normes.
M. Paradis: Est-ce qu'une vérification, c'est la question
additionnelle à la suite des normes... Est-ce que ces normes-là
prévoient plus précisément...
M. Bérubé: Vous le verrez quand nous vous aurons
transmis les normes.
M. Paradis: Plus précisément, est-ce que ça
comprend les normes et est-ce qu'on prend la peine de s'assurer s'il n'y a pas
d'autres centres dans cette région ...
M. Bérubé: Les normes vont définir
l'ensemble des critères prévalant à la décision du
ministère et, s'il n'y a pas de vérification de l'existence
d'autres centres adjacents dans les normes, à ce moment-là,
ça veut dire qu'on n'en tient pas compte.
M. Paradis: Cela va. On verra si le gouvernement en tient compte
ou n'en tient pas compte lorsque les normes nous seront communiquées.
Est-ce que plus spécifiquement, dans ce dossier-là, on a tenu
compte de l'implantation d'un centre qui s'appelle Cerebec à
Saint-Romuald, tout juste voisin du couvoir Désy, je pense, sur le bord
de la Transcanadienne? Vous le voyez de toute façon en vous en allant
chez vous, avec une grosse pancarte du projet OSE. Est-ce qu'on peut savoir si
ce centre, qui est bâti depuis un an et demi ou deux ans, fonctionne,
parce qu'il est dans la même région?
M. Bérubé: La question que vous posez est donc que,
si les normes prévoient la prise en compte de l'existence de centres
semblables dans la région voisine, est-ce qu'on a tenu compte en
particulier du centre régional de préparation de grain de la
société Cerebec?
M. Paradis: Oui, dans un premier temps et, dans un
deuxième temps, même question mais non conditionnelle au premier
élément.
M. Bérubé: S'il n'y a pas de normes, il n'y a pas
de normes, on n'en a pas tenu compte.
M. Paradis: On saura combien il dépense. On saura de
quelle façon le gouvernement décide d'investir.
Une voix: Comment écrivez-vous Cerebec?
M. Bérubé: C-e-r-e-b-e-c.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 616.
M. Bérubé: Je suis censé tout
connaître.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 617.
M. Bérubé: À voir le nombre de questions que
vous me posez, en tout cas.
M. Paradis: Excusez-moi, 616.
Le Président (M. Gagnon): 616, M. le député
de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Subvention à la Commission de l'exposition
provinciale de Québec dans le cadre du programme d'aide aux expositions
agricoles, 48 125 $. Est-ce qu'il s'agit d'une
aide aux exposants, d'immobilisations? Est-ce que vous avez des
détails sur l'utilisation de ce montant?
M. Bérubé: Oui, ca ne doit pas dépasser la
moitié des prix payés par cet organisme aux gagnants des concours
admissibles organisés dans le cadre de l'exposition agricole
annuelle.
M. Paradis: Cela va. 50% des prix et les autres 50% sont
payés par le fédéral.
Le Président (M. Gagnon): Engagements 617, 618, 619.
M. Paradis: 617, M. le Président.
Le Président (M. Gagnon): 617, M. le député
de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Mon collègue, critique en agriculture, M.
Mathieu, m'en voudrait de passer par-dessus une question aussi importante.
Même dans mon comté, c'est important. "Subvention à
l'Institut international du sirop d'érable, Montréal."
M. Bérubé: Ah! il sort du porc pour entrer dans le
sirop d'érable!
M. Paradis: C'est plus sucré et c'est peut-être la
présence des personnes à la table en face qui m'a inspiré.
De la façon dont vous m'avez écouté, à un moment
donné, cela m'a fait penser aux "oreilles de crisse", tout simplement.
Je suis sorti du porc pour aller vers le sirop d'érable parce qu'on
mange généralement ca à la cabane à sucre, des
"oreilles de crisse".
M. Bérubé: Oh! You are so sweet!
M. Paradis: "Subvention à l'Institut international du
sirop d'érable, Montréal, à titre d'aide financière
pour la réalisation d'une campagne de promotion visant à
augmenter la consommation des produits de l'érable. Montant de
l'engagement: 50 000 $. Coût de la campagne: 150 000 $". Est-ce que
l'Institut international du sirop d'érable fournit les 100 000 $
complémentaires ou s'il y a une participation d'autres sources, du
gouvernement, de producteurs ou de sociétés? Est-ce qu'on a fait
une campagne de ce genre l'année précédente?
M. Bérubé: J'ignore la réponse à vos
questions, il faudra la rechercher.
Une voix: Qui finance les 100 000 $ qui restent?
M. Paradis: Qui finance les 100 000 $ qui restent? Si cette
campagne est réalisée - on est maintenant en juin, elle devrait
être réalisée - quel a été son impact sur le
marché, si les résultats sont disponibles?
M. Bérubé: Là, ce sont plus que des
engagements financiers, M. le Président, une telle question.
M. Paradis: On engage 50 000 $ au niveau gouvernemental et on va
probablement revoir passer cela l'année prochaine au niveau du sirop
d'érable. Je souhaite que ce soit supérieur à condition,
naturellement, que ces campagnes augmentent la consommation.
M. Bérubé: M. le Président, question de
règlement, en l'occurrence. Là, à nouveau, je ne voudrais
pas créer de précédent dans mon interprétation des
us et coutumes des travaux de cette commission. Toutefois, le
député, j'imagine, pourrait être justifié de
demander s'il existe un document, au ministère de l'Agriculture, portant
sur l'analyse de l'impact de cette campagne de publicité. Si un tel
document existe, dans la mesure où, effectivement, comme il l'a dit,
d'ailleurs, la justification de cette campagne est dans le succès de la
commercialisation du sirop d'érable, il pourrait vouloir avoir le
renseignement et je suis d'accord pour qu'on demande au ministère de le
déposer. Mais de là à demander une enguête...
M. Paradis: Cela va. Si le ministre veut continuer, il peut
continuer, mais la proposition qu'il vient de faire est acceptée de bon
qré.
M. Bérubé: D'accord.
Le Président (M. Gagnon): Enqagement 618? M. le
député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: "Subvention additionnelle à P. Spence Inc.,
Saint-Félicien, comté de Roberval, pour porter à 25 400,03
$ la subvention totale pour le paiement d'une partie des investissements
effectués dans le cadre du programme de rationalisation du secteur des
viandes. Montant de l'engagement: 9877,92 $. Investissement effectué: 72
571,50 $."
Quelle est la valeur totale des travaux? Est-ce qu'il s'agit de 72 000 $
avant la subvention, après la subvention? Est-ce qu'on pourrait avoir
des détails?
M. Bérubé: Je vous dis ceci: Les investissements
retenus sont de 72 571 $, tel que vous le soulignez.
M. Paradis: Au total?
M. Bérubé: Oui. Maintenant, le programme
prévoit 35% de subvention avec un maximum de 200 000 $ et, dans le
cas
présent, on a soustrait 15 522,11 $ déjà
payés à M. Alcide Gagnon. J'imagine que c'est peut-être
dans le cadre d'une autre subvention qui lui a été
accordée pour des travaux dans son usine ou quelque chose du genre.
M. Paradis: Est-ce que Alcide Gagnon est président,
actionnaire, administrateur de P. Spence Inc.?
M. Bérubé: Si je comprends bien, la compagnie P.
Spence a acheté des actions d'Alcide Gagnon Ltée qui a une usine
de transformation de viande située à Chicoutimi. On a donc
procédé à une rationalisation, une fusion des deux
entreprises pour consolider les deux, d'après ce que je peux voir.
M. Paradis: Qu'est-ce qui a amené la subvention
additionnelle?
M. Bérubé: II n'y a pas d'indication ici sur la
nature des investissements retenus. La seule chose qui est dite, c'est que les
investissements qui sont subventionnés sont des investissements de 72
571,50 $ qui ont servi à l'acquisition d'actions de Alcide Gagnon
Ltée. En d'autres termes, c'est l'investissement, en l'occurrence, et
l'achat des actions d'une autre compagnie dans le but de provoquer une fusion
et une rationalisation, j'imagine, de la transformation de la viande dans la
région.
C'est donc une subvention à la fusion d'entreprises.
M. Paradis: Est-ce que vous pourriez avoir un peu d'information
additionnelle, parce que généralement, dans le cadre du programme
de rationalisation du secteur des viandes, - je vous le dis suivant
l'information que j'ai - c'est de l'argent qui est investi pour moderniser
l'équipement des salles de coupe, des abattoirs etc. Ce serait un
précédent que ce soit versé pour un achat d'actions, je
crois.
M. Bérubé: Je vais poser comme hypothèse que
ma réponse est exacte et qu'il s'agit effectivement d'une subvention
pour l'acquisition d'actions.
M. Paradis: Et qu'il n'y aurait pas eu de modernisation de
l'équipement à l'intérieur.
M. Bérubé: D'après le texte que j'ai, il n'y
a référence qu'à l'acquisition d'actions, ce serait une
subvention pour fusion.
M. Paradis: Ce que vous dites, essentiellement, c'est qu'il y a
deux abattoirs qui sont dans une même région et on décide
de fusionner les deux dans le but de rationaliser et le gouvernement intervient
et injecte des fonds publics pour l'achat des actions d'une compagnie par
l'autre.
M. Bérubé: C'est cela.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 619. Engagement
620.
M. Bérubé: Et si jamais la réponse que je
vous ai faite était inexacte, je verrai à la corriger à la
prochaine séance.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 620. Le
député de Sainte-Anne.
M. Polak: Dans le cadre de l'aide à la flotte de
pêche du Québec, est-ce qu'on exige, en donnant 35% de subvention,
que le bateau en question soit construit dans la province de Québec?
C'est ma première question. Voici ma deuxième: Est-ce qu'on exige
également que celui qui obtient la subvention exploite lui-même le
bateau? Par exemple, celui qui fait bâtir un bateau ne l'achète
pas, il le loue à quelqu'un à Terre-Neuve pour faire la
pêche. Pourriez-vous me renseigner à savoir si ces deux conditions
existent?
M. Bérubé: On va se renseigner, M. le
député de Sainte-Anne.
M. Polak: D'abord, si le bateau est bâti au Québec,
pas ailleurs, deuxièmement, l'exploitation du bateau par celui qui
reçoit la subvention, en d'autres termes, pour le bénéfice
des Québécois.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 621.
M. Bérubé: Oui, le bateau est construit, dans le
cas de M. William Roberts, par les Ateliers maritimes de Tilly.
M. Polak: Au lieu de toujours poser les questions pour tous les
autres qui viennent, j'en aurais une dizaine comme ça, je voudrais
seulement savoir s'il y a une directive générale qui exige que
pour obtenir une telle subvention, il faut que ce soit bâti au
Québec.
M. Bérubé: C'est le ministère de
l'Agriculture qui s'occupe lui-même des demandes de soumissions.
M. Polak: Ah oui.
M. Bérubé: Au nom du pêcheur.
M. Polak: Et l'exploitation du bateau, avez-vous le renseignement
là-dessus, que ça doit être fait ici?
M. Bérubé: C'est le pêcheur.
M. Polak: Le pêcheur...
M. Bérubé: C'est au nom du pêcheur.
M. Polak: II n'a pas le droit de sous-louer son bateau à
quelqu'un dans une autre province. (17 h 30)
M. Bérubé: Récemment, le ministre de
l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation a souligné
certains problèmes que l'on a constatés avec ce programme, en ce
sens que des pêcheurs prenaient livraison de leur bateau et se
dépêchaient à le revendre à quelqu'un de
l'extérieur, puis s'en faisaient reconstruire un autre, ce qui
était une façon intéressante de faire des profits au
détriment des contribuables.
Effectivement, le ministre de l'Agriculture a mis un cran d'arrêt.
Il force maintenant celui qui réalise une telle transaction à
rembourser l'État des subventions reçues.
M. Polak: D'accord. Le ministre vient de répondre.
Le Président (M. Gagnon): 621? 622? 623? 624? 625? 626?
627? 628?
M. Polak: À 627...
Le Président (M. Gagnon): Sur l'engagement 627, M. le
député de Sainte-Anne.
M. Polak: Je note ici qu'il s'agit apparemment d'un très
grand bateau parce qu'on saute de 43 000 $ à 217 000 $. J'imagine que
c'est seulement une question de grandeur du bateau, parce qu'on reste toujours
avec le même pourcentage de 35%.
M. Bérubé: C'est un bateau de 60 pieds construit
par Joseph Lachance & Fils. Voulez-vous avoir la longueur des autres
bateaux?
M. Polak: Non, je voudrais juste savoir si c'est en
relation...
M. Bérubé: Oui, les autres bateaux sont en
général de 39 pieds et 10 pouces, mais celui-là est de 60
pieds.
Le Président (M. Gagnon): 629? 630? 631? 632? 633?
Sur 633, M. le député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: À l'engagement 633, contrat pour des travaux
de drainage dans le cours d'eau "Décharge du Rang Double et sa branche
no 1", municipalité de la paroisse de Saint-Liguori, comté de
Montcalm et paroisses de Saint-Ambroise-de-Kildare et de
Saint-Charles-Borromée, comté de Joliette et d.e.
Joliette-Montcalm. Le plus bas soumissionnaire, Généreux
Construction Inc., Saint-Jean-de-Matha, comté de Berthier. Montant de
l'engagement, 29 982,96 $. Imputation budgétaire: 1980-1981, nil;
1981-1982, 29 982,96 $.
Est-ce qu'on pourrait savoir du ministre à quelle date le contrat
a été signé, quelle est la date prévue du
début des travaux et quelle est la date prévue de la fin des
travaux, pour que les gens de cette région puissent profiter de leur
décharge?
M. Bérubé: Certainement.
Le Président (M. Gagnon): 624?
M. Paradis: 634.
Le Président (M. Gagnon): 634, excusez-moi. 800?
M. le député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: "Subvention à la Société
coopérative agricole des maîtres-producteurs laitiers du
Québec, Montréal, à titre d'aide financière pour
fins d'immobilisations et pour lui permettre de renflouer son fonds de
roulement." Montant de l'engagement, 1 000 000 $; imputation budgétaire:
1980-1981, 500 000 $; 1981-1982, 500 000 $ également. Est-ce qu'on peut
savoir quelle partie va pour fins d'immobilisations et quelle partie va pour le
renflouement du fonds de roulement?
M. Bérubé: M. le Président, si vous me
permettez, je vais lire le texte. Cette coopérative regroupe près
de 60% des producteurs de lait nature et est présentement aux prises
avec de sérieuses difficultés financières qui menacent de
la conduire plus que probablement à la faillite dans les prochains
jours, en l'absence d'un injection substantielle de liquidité. De fait,
les besoins financiers de cette coopérative pour l'année 1980
sont évalués à 3 872 000 $ pour les fins suivantes: 1 496
000 $ pour renflouer le fonds de roulement, 1 071 000 $ devant être
affectés au remboursement de la dette courante, 1 305 000 $ en nouvelles
immobilisations afin d'améliorer les perspectives de
rentabilité.
À noter que le plan de restructuration financière
proposé implique d'autre part qu'une dette de 1 283 000 $ due à
la Fédération des producteurs de lait nature soit convertie en
parts sociales privilégiées et ce selon une condition
imposée par le ministère dans son intervention. Ces besoins de 3
872 000 $ seraient donc comblés par une nouvelle souscription au capital
social des membres de 1 972 000 $, par des emprunts à long terme de 800
000 $, par des profits prévisibles de 100 000 $ et,
enfin, par l'octroi d'une subvention du ministère de
l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec de 1
000 000 $, laquelle subvention serait versée en deux tranches de 500 000
$, dont la première en 1980-1981.
M. Paradis: M. le ministre, je n'étais pas aux engagements
financiers à l'époque, mais je me rappelle une subvention ou un
prêt sans intérêt à la coopérative La
Québécoise, il y a à peu près un an. Est-ce qu'il
s'agit de la même coopérative qui aurait changé de nom ou
s'il s'agit d'un coopérative qui est en compétition avec l'autre
et qu'on subventionne les deux, d'un côté comme de l'autre, et que
les deux nous produisent des déficits?
M. Bérubé: Je ne peux pas répondre,
auriez-vous l'obligeance de cristalliser votre question qui nous permettrait
d'effectuer des recherches?
M. Paradis: Je peux la mettre en boule, vous vérifierez si
c'est du cristal par la suite. La subvention de 1 000 000 $ qui est
versée a la Société coopérative aqricole des
maîtres-producteurs laitiers du Québec est-elle
complémentaire à une subvention et/ou prêt sans
intérêt effectué par le ministère de l'Agriculture
du Québec a la Coopérative des producteurs laitiers connue sous
le nom La Québécoise?
M. Bérubé: II n'y a pas d'autre solution, comme
cela implique une connaissance beaucoup trop précise du dossier comme
tel, je ne peux malheureusement répondre.
M. Paradis: Est-ce que les chiffres qui ont été
produits par cette coopérative démontrent, lorsqu'ils sont
allés au Conseil du trésor pour demander une subvention - le
ministre s'est présenté en leur nom - une retabilité
à court terme, à moyen terme ou à long terme?
M. Bérubé: Tout ce que je sais du texte que je vous
ai lu tantôt, c'est qu'on prévoit des profits de 100 000 $ mais
qu'on prévoit pour y arriver certaines immobilisations au montant de 1
300 000 $ afin d'améliorer les perspectives de rentabilité.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Sainte-Anne.
M. Polak: Sur le même sujet, M. le Président, le
ministre vient de lire le rapport disant que d'ici quelques jours la
coopérative devrait peut-être faire face à une faillite.
Est-ce que cela remonte à longtemps?
M. Bérubé: Février 1981.
M. Polak: Février 1981. Dois-je comprendre que la
coopérative fonctionne et existe maintenant?
M. Bérubé: Vous devez comprendre cela. Oui.
M. Polak: Maintenant, les autres éléments qui ont
été mentionnés, comme les actions de capital, est-ce que
cela a été complété, disons la contribution de la
part des actionnaires ou d'autres sources extérieures...
M. Bérubé: Condition au versement de la subvention.
Par conséquent je ne peux pas vous dire si cela a été
fait; il faudrait que ce soit vérifié si la subvention a
été versée et si le versement a bel et bien
respecté les conditions imposées.
M. Polak: Vous allez nous donner les renseignements
là-dessus?
M. Bérubé: Le président de la commission va
faire une enquête.
M. Polak: Non, j'aimerais juste savoir, ce serait trop
compliqué, que...
M. Bérubé: Vos questions sont toujours
compliquées.
M. Polak: Pas du tout, les réponses sont faciles à
donner. Donc, les deux autres éléments ont été
suivis, qui étaient condition de l'engagement financier...
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Question additionnelle. J'aimerais savoir de la part
du ministre combien de coopératives agricoles qui oeuvrent dans le
domaine des produits laitiers ont été subventionnées par
le gouvernement du Québec au cours de l'exercice financier 1980-1981 et
pour des montants de quel ordre.
M. Rérubé: M. le Président, dans le cas
présent, on pourrait demander au député de déposer
cette question par écrit et de l'inscrire au feuilleton, parce que cela
ne m'apparaît pas relié comme tel à...
M. Paradis: Si vous voulez que je vous explique de quelle
façon cela peut être relié, je peux vous l'expliquer
rapidement. À même les fonds publics, le gouvernement du
Québec verserait 1 000 000 $ à une société
coopérative de maîtres-producteurs laitiers du Québec. Pour
ceux qui connaissent le domaine agricole, on sait qu'il y a d'autres
sociétés coopératives agricoles qui oeuvrent dans le
même domaine. Ce qui nous
intéresse, finalement, c'est qu'on obtienne ces réponses.
On va être à même de savoir si le gouvernement
vérifie...
M. Bérubé: Je pense qu'il faudrait peut-être
s'en tenir au mandat de cette commission. Le mandat de la commission c'est, si
j'ai bien compris, d'analyser les décrets, les opérations
financières du gouvernement. On doit donc s'en tenir à ces
décrets.
Que vous demandiez, en relation avec une décision de
dépenser, la nature des suivis relatifs à cette décision,
cela m'apparaît dans l'ordre normal des choses. Mais si vous me demandez
de préciser l'ensemble d'un programme gouvernemental, je pense que c'est
une question qui relève plutôt de l'Assemblée nationale et
qui, d'ailleurs, fait l'objet d'un dépôt au feuilleton. Le
ministère est tenu, à ce moment-là, de préparer sa
réponse.
Mais il ne faut pas surcharger les services de notre commission qui
peuvent se retrouver avec une quantité impressionnante de demandes.
C'est bien sûr qu'au niveau de la commission des engagements financiers
on pourrait avoir des questions sur absolument tout ce qui se passe au
gouvernement et, là, on n'aurait pas le personnel nécessaire pour
s'assurer du suivi et obtenir toutes les réponses. Puisque ce n'est pas
rattaché comme tel à cette subvention plus précise, je
pense qu'il serait préférable, si vous voulez avoir de
l'information sur le programme, sur les subventions qui ont été
accordées à d'autres, de poser la question au feuilleton.
M. Paradis: Je vais reformuler ma question pour la placer bien
strictement dans le cadre de la présente commission.
M. Bérubé: Nous allons réaliser la
quadrature du cercle.
M. Paradis: Si cela intéresse le ministre. Lorsque le
Conseil du trésor a décidé d'octroyer la somme de 1 000
000 $ à la Société coopérative aqricole des
maîtres-producteurs laitiers du Québec, à titre d'aide
financière pour fins d'immobilisations et pour lui permettre de
renflouer son fonds de roulement, a-t-il pris en considération les
subventions versées à d'autres coopératives qui oeuvrent
dans le secteur des produits laitiers au Québec? Si oui, quelles
subventions à quelles coopératives a-t-il
considérées? Et quel était le montant de ces
subventions?
M. Bérubé: Je pense que le député
de
Brome-Missisquoi a fait un effort louable de contournement des
règles de procédure de notre commission. On accepte?
M. Paradis: M. le Président, je vous demande... Si le
ministre insiste, je vous demande de décider si c'est dans le cadre de
notre commission. S'il faut rendre une décision, vous rendrez une
décision aussi éclairée que celle que vous avez rendue ce
matin, dans des délais aussi brefs.
Le Président (M. Gagnon): Le ministre n'insiste pas.
Communications
Le Président (M. Gagnon): Nous sommes rendus au
ministère des Communications, engagement 100.
M. le député de Sainte-Anne.
M. Polak: M. le Président, je dois comprendre qu'il s'agit
d'un document audio-visuel sur le sujet du savoir-faire du Québec.
Est-ce que c'est une sorte de film qui a été produit avec un
titre? Pouvez-vous me dire quel est le titre? Est-ce que c'est disponible dans
les collèges ou dans les cinémas? Qu'est-ce qui est arrivé
de ce document? Est-ce qu'il est en circulation?
Le Président (M. Gagnon): M. le ministre.
M. Bérubé: Je ne sais pas si le film est
actuellement produit. Je peux vous dire à quoi va servir le film. Je ne
peux pas vous dire si présentement le contrat est terminé.
Même si le film ne dure que quinze ou vingt minutes, il peut prendre
plusieurs mois à préparer.
Il s'agit essentiellement d'un film qui s'adresse au MICT, à
l'Immigration, au ministère des Affaires intergouvernementales et qui
fait ressortir le dynamisme de la société
québécoise, son imagination, son savoir-faire. Il s'adresse aux
touristes, aux immigrants éventuels, aux investisseurs. Donc, c'est un
film de promotion sur le Québec.
Le dernier film disponible s'intitulait "Québec à l'heure
d'Expo 67", qui vieillissait.
Le Président (M. Gagnon): Je m'excuse, on pourra y
revenir. Il y a un vote à l'Assemblée nationale. On doit
suspendre les travaux. On reviendra à 20 heures.
M. Bérubé: Merci, M. le Président.
(Suspension de la séance à 17 h 45)
(Reprise de la séance à 20 h 18)
Le Président (M. Gagnon): Nous sommes rendus à
Communications, engagement 100. Le député de Brome-Missisquoi
avait une question.
M. Paradis: M. le ministre, engagement 100, Communications,
février 1981, soumissions publigues. "Contrat de services pour la
réalisation d'un document audio-visuel d'une durée de guinze
à vingt minutes, 35mm, couleur, sonore, avec version anglaise,
démontrant le Québec sous l'angle de son savoir-faire."
Choisisseur fourni: SDA Productions Ltée, Montréal, montant
de...
M. Bérubé: Choisisseur fourni?
M. Paradis: Fournisseur choisi. Très bien! excellent!
Une voix: Tu as mangé ton...
Le Président (M. Gagnon): S'il vous plaît: S'il vous
plaît:
M. Paradis: C'est le V8. Il y a huit sortes de légumes
là-dedans. Je vous expliquerai cela à un moment donné.
Montant de l'engagement: 128 000 $. Propositions reçues, neuf.
Soumissions demandées, guatre. Soumissions reçues, quatre. Autres
soumissionnaires, j'en cite un, parce que j'ai cité le montant le
l'engagement, 128 000 $, les Films Stock Inc., 127 400 $. Il y a une note en
astérisgue, c'est: "Choix effectué par un comité de
sélection". Le ministre peut-il nous indiquer quels motifs ont
incité le gouvernement à choisir non pas le plus bas
soumissionnaire, mais un soumissionnaire intermédiaire?
M. Bérubé: D'après le ministère des
Communications, le dossier de Télémontage Inc. était
incomplet.
M. Paradis: J'avais une note à ce sujet. C'était ma
deuxième question. Je vous remercie de la façon dont vous avez
répondu par anticipation aux interrogations que j'avais face à la
soumission de Télémontage Inc., mais cela ne résout pas
mon problème quant aux Films Stock Inc.
Le Président (M. Gagnon): M. le ministre.
M. Bérubé: Je vous avouerai en toute franchise que
nous devrions sans doute demander à notre secrétaire à
cette commission de bien vouloir adresser une requête au ministère
des Communications afin gu'on nous explicite le sens du mot "incomplet".
M. Paradis: Cela répond encore partiellement à ma
deuxième guestion, mais, dans ma première guestion, M. le
ministre, je vous ai parlé des Films Stock Inc. Ce que vous me donnez
comme réponse - et je pense que cela avait été
préparé, j'imagine - concerne Télémontage Inc. Je
m'excuse de ne pas avoir posé cette question en premier pour suivre
l'ordre des réponses qu'on vous avait préparées.
M. Bérubé: Je n'avais justement pas de
réponse.
Des voix: Ah! Ah!
M. Bérubé: J'essayais d'imaginer ce qui pouvait
traverser le cerveau fumeux de l'Opposition. J'avais pensé gue cela
pouvait être une question intéressante, mais, enfin, en avez-vous
une autre?
M. Paradis: C'est la même et qui est intéressante.
Les Films Stock Inc. ont soumissionné pour un montant de 127 400 $. La
soumission a été accordée à SDA Productions
Ltée pour 128 000 $.
M. Bérubé: Oui, et puis?
M. Paradis: II me semble que cela paraît, à la face
même du dossier, que ce n'est pas le plus bas soumissionnaire. Vous avez
renforcé mon argumentation en mentionnant que Télémontage
Inc. avait soumissionné à 116 476 $, mais il y avait une note,
dans les documents qu'on nous a remis, spécifiant qu'il s'agissait d'un
dossier incomplet. Vous avez demandé au secrétaire de demander
les explications nécessaires concernant la soumission de
Télémontage Inc., comme quoi le dossier n'était pas
complet. Si on se basait à ce jour sur Les Films Stock Inc., il semble
que, si cette firme avait eu un dossier incomplet, on l'aurait également
indigué. Vu l'absence d'indication, je demande au ministre pourguoi
cette firme n'a pas été retenue.
Le Président (M. Gagnon): M. le ministre.
M. Bérubé: Je pense qu'il n'y a pas d'autre
solution gue de demander au ministère de nous fournir les justifications
appropriées.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 300. M. le
député de Brome-Missisguoi?
M. Paradis: No 100.
Le Président (M. Gagnon): Encore sur le no 100.
M. Paradis: Dans les justifications appropriées, est-ce
gu'on pourrait obtenir du ministre - il y a un élément gui nous
indigue gue le choix de la maison retenue a été effectué
par un comité de sélection - le nom des membres dudit
comité de sélection ainsi gue la grille des critères
utilisés par ces
personnes?
M. Bérubé: La grille des critères, oui, mais
pas l'analyse. Pour la grille des critères, il n'y a pas de
problème.
M. Paradis: C'est pour cela que j'ai demandé la
grille.
Le Président (M. Gagnon): No 300. M. le
député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: No 300, "Subvention à Téléduc
Inc., Trois-Rivières, à titre d'aide financière pour fins
d'exploitation de la station de radio à caractère éducatif
de Trois-Rivières, CFCQ-MF". Montant de l'engagement: 182 000 $. Les
imputations budgétaires vont de 1980-1981 jusqu'en 1982-1983 et sont de
72 000 $, 60 000 $ et 50 000 $. Est-ce en fonction d'un programme
établi?
M. Bérubé: Je suis certain que non.
M. Paradis: Le ministre dit qu'il est certain que c'est non parce
que c'est dans le comté de Trois-Rivières?
M. Bérubé: Non, pas vraiment. Cela va beaucoup plus
loin que ce qui existe généralement dans le cadre des programmes
de subvention aux médias électroniques communautaires.
M. Paradis: Quels étaient les critères
spécifiques qui justifiaient l'administration ou l'Exécutif de la
province d'attribuer une subvention spéciale à cette
institution?
M. Bérubé: II s'agit ici d'un projet un peu
exceptionnel, dans la mesure où l'objectif du poste de radio, sans but
lucratif, est de fournir des cours dans le cadre de l'extension de
l'enseignement, dans un cadre suffisamment rigoureux pour gu'il y ait à
la fois des crédits accumulés et des contrôles sur la
performance des étudiants qui suivent ces cours.
Il s'agit d'une émission d'éducation utilisant un moyen
électronique, sur une base qui est un peu exceptionnelle, puisque je ne
crois pas, à ma connaissance en tout cas, qu'il y ait beaucoup
d'équivalents ailleurs au Québec. Donc, parce que c'est une
expérience originale, il n'y a évidemment pas de programme
prévu à cette fin, et c'est en ce sens que le projet a
été subventionné par le ministère des
Communications.
M. Paradis: Le ministre nous indique que Téléduc
Inc., serait une compagnie sans but lucratif. Est-ce qu'on pourrait obtenir la
date d'incorporation de ladite compagnie, ainsi que le nom des administrateurs
de la corporation?
M. Bérubé: Vous voulez le nom des principaux
administrateurs?
M. Paradis: Lorsqu'on est administrateur - à moins qu'on
n'ait demandé l'exécutif - il n'y a pas de principal et de non
principal, ce sont des administrateurs.
M. Bérubé: Les administrateurs de la
société, enfin, le conseil d'administration. Oui, je pense bien
qu'on devrait être capable d'obtenir ça du ministère,
j'imagine, en tout cas. En fait, je comprends également sans doute
pourquoi ce projet est passé. On me dit que le ministère des
Communications a trop investi d'énergie et de ressources dans ce
projet.
M. Paradis: Ah, trop?
M. Bérubé: II a investi trop d'énergie et de
ressources pour le laisser tomber. Alors, c'est l'unique projet,
présentement, au Québec, dans ce domaine de la radio
éducative.
M. Paradis: Combien le ministère des Communications
avait-il investi antérieurement à cette subvention de 182 000 $
dans ce projet?
M. Bérubé: C'est surtout le ministère de
l'Énergie et des Ressources.
M. Paradis: Vous devez sans doute avoir le dossier dans sa
substance s'il s'agit du ministère de l'Énergie et des
Ressources. Cela se chiffre à combien, ce que le ministère avait
investi?
M. Bérubé: Je l'ignore. En fait, c'est que la Loi
sur la programmation éducative, en vigueur depuis le début de
1980, fixe un certain nombre d'objectifs d'éducation. C'est un peu dans
ce cadre que le ministère a cherché à promouvoir une
expérience pilote.
M. Paradis: Cela fait combien de temps que ce projet est en
marche?
M. Bérubé: M. le Président, le
président de la commission me dit que c'est depuis 1979.
M. Paradis: Depuis 1979. J'avais posé une question
à la commission: Combien y a-t-il eu d'investi? On m'a répondu
que c'était surtout en énergie et en ressources, mais toutes ces
choses se monnayent par les ministères. J'aimerais savoir combien il y a
eu, en argent, en énergie et en ressources monnayables, d'investi dans
ce projet avant d'intervenir pour une somme de 182 000 $. Je vais vous donner
un exemple...
M. Bérubé: L'énergie, M. le
Président,
est quelque chose d'intangible et il me paraîtrait
extrêmement difficile... Est-ce que vous voulez l'avoir en barils de
pétrole, en équivalent coke, en TEP, en calories ou en
pétrodollars?
M. Paradis: Si j'étais une des personnes impliquées
dans l'administration d'Hydro-Québec, je vous demanderais de l'avoir en
capital-actions. Cela se monnaye quand même, lorsqu'un
ministère...
M. Bérubé: Concrètement...
M. Paradis: ...prête un fonctionnaire, pour un an, pour six
mois.
M. Bérubé: ...il y a déjà eu...
Excusez-moi, effectivement, on me pointe du doigt l'existence d'une subvention
de 40 000 $ pour l'année 1979-1980.
M. Paradis: Est-ce que c'est le seul élément qui
faisait dire au Conseil du trésor ou au ministère qu'ils avaient
déjà trop investi en temps, en énergie et en
ressources?
M. Bérubé: Ah oui. Ils avaient gaspillé...
enfin, investi trop d'énergie et de ressources et cela leur semblait...
Effectivement, s'il s'agit du seul projet de radio éducative au
Québec, avec un objectif très strict d'éducation, dans la
mesure où il y a des cours programmés, avec un contrôle de
la progression, de la performance des étudiants, je pense que c'est
unique au Québec, à part Télé-Université qui
fait ça à un niveau différent.
Conseil exécutif
Le Président (M. Gagnon): Conseil exécutif,
engagement 700.
M. Paradis: Engagement 200, "Subvention au groupe Christie
Ltée, Montréal, à titre d'aide financière pour la
mise en marche d'un centre de recherche industrielle dans le domaine
photographique". Montant de l'engagement: 250 000 $. Imputation
budgétaire: 1980-1981, 100 000 $; 1981-1982, 75 000 $; 1982-1983, le
même montant, 75 000 $. Est-ce que le ministre peut nous donner quelques
explications sur la nécessité pour le gouvernement, à
partir du Conseil exécutif, de subventionner ce groupe et nous dire
quelle est la nature de ses activités? (20 h 30)
M. Bérubé: Essentiellement, c'est une PME d'une
centaine d'employés qui fabrique des produits dans le domaine de la
photographie, pour un chiffre d'affaires de 10 000 000 $ en 1977, 15 000 000 en
1979. Cette compagnie, comme très peu de PME au Québec, a choisi
délibérément la voie de l'excellence technologique en se
dotant d'un centre de recherche, ce qui, pour une entreprise d'une centaine
d'employés, évidemment, est un investissement majeur, parce qu'il
y a très peu d'entreprises au Québec qui sont dotées
d'équipements de recherche, même parmi les plus grandes.
Évidemment, une petite entreprise d'une centaine d'employés qui
se lance dans le domaine de l'innovation technologique, c'est
déjà avoir manifesté un goût du risque assez
exceptionnel. L'entreprise va investir près de 2,8% de son chiffre
d'affaires au niveau de la recherche et devrait dépenser tout
près de 1 000 000 $ en fonctionnement annuel. C'est en ce sens où
il s'agit d'un effort exceptionnel de la part de l'entreprise que le
gouvernement a consenti ce que j'appellerais une subvention exceptionnelle,
parce que nous n'avons pas de programme pour la création de centres de
recherche à caractère privé au Québec. Le seul cas
que j'ai connu personnellement comme ministre responsable à
l'Énergie et aux Ressources a été la création de
l'Institut de recherche et de développement sur l'amiante qui s'est
faite conjointement avec l'industrie. À cet égard, je dois dire
que c'est assez exceptionnel qu'au Québec naissent des laboratoires de
recherche à caractère privé. Je pense que c'est en ce sens
que vous avez ici une subvention purement discrétionnaire basée
sur une évaluation du dynamisme d'une entreprise
québécoise de petite taille qui accepte de relever les
défis et qui, à ce moment, méritait peut-être une
aide gouvernementale.
M. Paradis: Est-ce que le ministre pourrait communiquer à
la commission la date d'incorporation du groupe Christie Ltée, ainsi que
le nom des administrateurs et des principaux actionnaires?
M. Bérubé: Certainement.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Deux-Montagnes.
M. de Bellefeuille: M. le Président, je pourrais
immédiatement informer le député de Brome-Missisquoi que
le président du groupe Christie est M. Vachon, un
franco-américain gui s'est fait Québécois. C'est un homme
d'un dynamisme tout à fait exceptionnel.
M. Bérubé: C'est M. Vachon qui est au conseil
d'administration de SOQUIP?
M. de Bellefeuille: Je crois, oui.
M. Bérubé: Oui, c'est un bonhomme absolument
remarquable.
M. Paradis: II doit certainement être
entouré d'autres personnes remarquables à titred'administrateurs et d'actionnaires principaux. C'est ce qui nous
intéresse.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 400?
M. le député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Engagement 400, Conseil exécutif. "Subvention
de fonctionnement au Conseil international de la langue française pour
l'année financière 1980-1981." Montant de l'engagement, 50 000 $.
S'agit-il de la première année où le gouvernement
subventionne le conseil?
M. Bérubé: C'est reconduit annuellement, mais si
vous voulez le savoir pour les années passées... Cela date de
1967, je crois.
M. Paradis: Est-ce que cette subvention est augmentée
d'année en année, suivant l'augmentation du coût de la vie?
Est-ce qu'elle est indexée ou est-ce qu'elle est stable?
M. Bérubé: Suivant l'inflation. Non, il faudrait
fouiller.
M. Paradis: La question, M. le secrétaire...
M. Bérubé: L'année
précédente...
M. Paradis: Les subventions existent depuis combien de temps?
Quels ont été les montants des subventions pour les trois
dernières années?
M. Bérubé: L'entente date de 1967, comme j'ai pu le
souligner. Donc, les subventions sont versées depuis 1967.
M. Paradis: Cela date de 1967. Les deux ou trois dernières
années, selon ce qui est plus facile à récupérer
finalement.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 600?
M. Paradis: À 600, "Subvention à Multi-Meubles
Gérard Inc., Laval, comté de Mille-Îles, dans le cadre du
programme de stimulation de l'économie et de soutien de l'emploi (trois
emplois permanents). Montant de l'engagement, 30 000 $. Nature du projet:
acquisition de machinerie et expansion de cette entreprise de fabrication de
meubles". Combien d'emplois ou d'employés cette entreprise comptait-elle
avant la subvention, permanents ou occasionnels?
M. Bérubé: Nombre d'emplois créés,
trois, pour un investissement de 50 000 %. Alors, il y trois
ébénistes, deux apprentis ébénistes, une
secrétaire et un représentant. L'intention est d'ajouter sept
personnes. La première année, il y en aurait deux, la
deuxième année, il y en aurait une, pour un total de trois.
M. Paradis: Vous en ajoutez sept.
M. Bérubé: Oui, la moyenne des salaires est de 6,50
$ l'heure pour l'ébéniste. L'apprenti ébéniste ne
gagne que 4,50 $ et la secrétaire gagne 3,85 $ l'heure. Le
représentant est à commission. Il y a entre 15% et 20% des
bénéfices qui sont partagés par les employés.
M. Paradis: Suivant quelle formule? II y a une formule qui
prévoit le partage des bénéfices?
M. Bérubé: Écoutez, dans la mesure ou les
bénéfices sont de 15% à 20%, la formule ne doit pas
être absolument précise.
M. Paradis: Si j'étais employé, je tiendrais
à ce qu'elle soit précise et le patron aussi. Est-ce que les
employés ont des actions? Lorsqu'on me dit que les
bénéfices, dans un ordre de 15% à 20%, sont
partagés entre les employés, c'est partagé suivant une
formule quelconque. Ou bien les employés ont des actions ou c'est la
compagnie Multi-meubles Gérard Inc., ou il y a une convention qui
détermine qu'à la fin de l'année 15% à 20% des
bénéfices nets seront versés aux employés au
prorata des heures d'ouvrage, je ne sais pas, on me dit cela.
M. Bérubé: Je pense qu'il faudrait adresser votre
question aux gens de la compagnie.
M. de Bellefeuille: Ce n'est pas très pertinent.
M. Paradis: Je m'excuse si ce n'est pas très pertinent,
mais d'après ce que le ministre vient de nous dire, c'est un des
critères qui a fait en sorte qu'une subvention discrétionnaire de
30 000 $ a été accordée à une compagnie qui
s'appelle Multi-Meubles Gérard Inc.
M. Bérubé: Ce n'est pas une subvention
discrétionnaire. Nos subventions sont dans le cadre de la
création d'emplois communautaires; elles sont d'abord l'objet d'une
analyse par les CAREQ, sous la direction de l'OPDQ, dans chacune des
régions, et ensuite sont soumises à un ensemble de normes
approuvées par le Conseil du trésor.
M. Paradis: M. le ministre, est-ce que le fait que 15% à
20% des bénéfices soient retournés aux employés de
cette entreprise
est un des critères considérés pour l'octroi de la
subvention?
M. Bérubé: Je crois que c'est un des
critères dont on tient compte pour identifier...
M. Paradis: C'est un critère dont on tient compte à
ce moment-là. C'est très pertinent parce qu'on demande de quelle
façon ces bénéfices sont retournés. Il faut
s'assurer que les 30 000 $ ne sont pas donnés et que les 15% à
20% ne retournent...
M. de Bellefeuille: II ne faudrait pas en faire une question de
règlement.
M. Paradis: C'était mieux de ne pas en faire une question
de règlement parce que je n'aurais pas douté de la
décision du président là-dessus. Non, parce que ces
formules sont intéressantes, M. le ministre.
M. Bérubé: Passionnantes.
M. Paradis: Je suis certain que si c'est un des critères
qui a compté dans l'attribution de la subvention, vous êtes
pertinemment au courant.
M. Bérubé: Je n'ai pas d'élément,
dans l'ensemble de la documentation mise à ma disposition, pour me
permettre de répondre à vos interrogations.
M. Paradis: Est-ce que vous pouvez l'obtenir?
M. Bérubé: Oui, on peut le demander à
l'OPDQ.
M. Paradis: Très bien.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 601.
M. Paradis: 601. "Subvention à Les Ateliers du
château, Côteau-du-Lac, comté de Vaudreuil-Soulanges, dans
le cadre du programme de stimulation de l'économie de soutien de
l'emploi (4 emplois permanents). Montant de l'engagement: 25 000 $. Nature du
projet: création d'une entreprise de fabrication de tableaux sur
aluminium, aluchromies."
Combien y avait-il d'emplois permanents et temporaires avant l'octroi de
la subvention de 25 000 $?
M. Bérubé: II n'y avait aucun emploi. C'est une
nouvelle société. D'après les chiffres que j'ai, il y
aurait la création d'un poste d'administrateur et d'un directeur de la
mise en marché, il y aurait un comptable, un chef d'atelier, un
concepteur, un sérigraphiste et un aide-sérigraphiste. Ce serait
là le nombre d'emplois créés éventuellement.
La première année, si l'on considère le chef
d'atelier, le concepteur, le sérigraphiste et
l'aide-sérigraphiste, ce serait quatre emplois comme tels, en supposant
que l'administrateur et le comptable représentent des cadres.
Dans le cas présent, je ne peux pas vous dire quoi que ce soit
d'autre sur la formule du projet.
M. Paradis: Est-ce que Les Ateliers du château, c'est une
simple dénomination sociale, une association, une incorporation?
M. Bérubé: Le projet prévoit la
création d'une compagnie à responsabilité
limitée.
M. Paradis: La subvention a été octroyée
à un groupe ou à des individus qui n'étaient pas
incorporés.
M. Bérubé: C'est cela. Il y a une promesse de
subvention.
M. Paradis: Est-ce qu'elle a été versée?
M. Bérubé: Je ne saurais vous dire.
M. Paradis: Quels sont les requérants de la
subvention?
M. Bérubé: Elle devrait être versée
entièrement, d'après le texte que j'ai sous les yeux, d'ici le 26
février 1981.
M. Paradis: Donc, elle a été versée. M.
Bérubé: La proposition initiale.
M. Paradis: Quels sont les requérants de la
subvention?
M. Bérubé: Raynald Piché, 374
Bordeleau, Côteau-du-Lac, artiste et professeur d'art. Et M.
Bernard Piché, 350 de l'Épée, Outremont,
économiste.
M. Paradis: Bernard Piché est d'Outremont et Raynald
Piché est de Côteau-du-Lac?
M. Bérubé: Oui, c'est bien cela. Une voix:
Numéros de téléphone.
M. Paradis: II y a une question additionnelle de la part du
député de Mille-Îles.
Le Président (M. Gagnon): Le député n'avait
pas demandé la parole.
M. Paradis: Je m'excuse, M. le Président. Je pensais qu'il
avait demandé la parole.
M. Bérubé: Par contre, ce qui me semble le plus
poétique dans tout ce projet, c'est que l'endroit où serait
situé le projet sera le petit pouvoir des Cèdres.
M. Paradis: Pouvoir?
M. Bérubé: Le petit pouvoir des Cèdres.
C'est joli.
M. Paradis: Très bien. D'ailleurs, c'est un comté
qui a pris de nouvelles dimensions aux élections du 13 avril.
M. Bérubé: Oui, c'est exact. Mais
déjà les électeurs s'en repentent.
M. Paradis: Vous parlez sans doute des qens de Repentiqny, qui
sont dans un autre comté.
Le Président (M. Gagnon): 602.
M. Paradis: 602. "Subvention additionnelle à Les
Vêtements Saint-Édouard Limitée, Saint-Édouard,
comté de Lotbinière, pour porter à 98 430 $ la subvention
totale dans le cadre du programme de stimulation de l'économie et de
soutien de l'emploi (22 emplois permanents). Montant de l'engagement: 48 430 $.
Nature du projet: doubler la capacité de production et permettre
à cette entreprise de fabrication de jeans d'effectuer le
délavage."
Il s'agit d'une subvention additionnelle. Qu'est-ce qui a
provoqué cette demande d'aide de fonds additionnels? Si on
considère la subvention totale de 98 430 $ et la subvention
additionnelle de 48 430 $, c'est quasiment doubler la subvention originale.
À quelle époque a eu lieu la première demande de
subvention? Est-ce qu'on a dû doubler à cause d'erreurs de calcul,
d'erreurs d'administration ou de proximité d'élections? (20 h
45)
M. Bérubé: En fait, si je comprends bien le projet
tel qu'il est rédigé, il s'aqit d'une fabrique de jeans et l'on
sait à quel point les jeans se vendent mieux quand ils ont l'air
usés et délavés. Il s'aqit d'une installation de
délavage de jeans.
M. Paradis: On en était plus conscient avant la
télévision des débats de l'Assemblée nationale chez
les ministériels. Maintenant qu'on a la télévision
à l'Assemblée nationale, on en est moins conscient.
M. Champagne: Si on pouvait avoir la télévision
ici, il y en a qui riraient en maudit!
M. Bérubé: Effectivement, nous attachons
peut-être moins d'importance à l'apparat vestimentaire qui, chez
certains personnages, tend à déguiser l'absence totale
d'imagination.
M. Paradis: Ne parlez pas des barbes, vous, là!
M. Bérubé: Je serais mal placé pour en
parler. Cette superbe société est en fonctionnement depuis le
mois d'avril 1979. Elle fait la couture et la fabrication de jeans et elle doit
agrandir son entreprise de manière à accroître la
production et surtout faire le délavage et le pressage des jeans. Je ne
vois pas pourquoi, d'ailleurs, on fait le pressage des jeans, mais enfin! Il me
semble que, plus cela a l'air tuyau de poêle, mieux cela se vend. Il
s'agit donc, si je comprends bien, d'améliorer l'apparence des jeans de
manière à les vendre plus facilement. Le nombre d'emplois est
actuellement de 45 au niveau des couturières, six à la finition,
trois au taillage, deux mécaniens, une personne à la buanderie et
deux contremaîtres, il n'y a aucun gérant, et deux à
l'administration. Il y aurait dix nouvelles couturières
employées, un mécanicien, dix personnes à la buanderie,
puisqu'il s'agit évidemment de faire le délavage des jeans, comme
vous l'avez compris, et un gérant. Il n'y en avait pas
précédemment et il fallait quand même un chef. Je
soulignerais que les employés détiennent 49% des actions votantes
de Vêtements Saint-Edouard Ltée.
Cela m'apparaît un projet digne des louanges les plus hautes et je
suis convaincu d'ailleurs que le député de Brome-Missisquoi
voudra le souligner et montrer son appui total à un tel projet.
M. Paradis: Je comprends ce que veut dire 49%, ayant
déjà travaillé dans le droit corporatif.
M. Bérubé: Ah! je vois! Il y a également le
collègue du député de Brome-Missisquoi, le
député d'Outremont, qui, régulièrement, nous
disait: En tant qu'ingénieur, vous savez, je comprends. C'est toujours
agréable d'avoir des gens spécialisés qui nous font face
et qui ont cette vaste expérience qui leur permet effectivement de
comprendre l'ensemble des dossiers.
M. Paradis: Si M. le ministre veut comprendre ce que veut dire
49%, je pourrais lui expliquer ce que veut dire 51%. Peut-être que cela
lui permettra de comprendre.
De toute façon, je demande au ministre à quel...
M. Bérubé: J'ai toutes les réponses que je
pouvais imaginer en anticipant toutes les
questions que vous pourriez poser.
M. Paradis; Non, non, M. le ministre. Si vous révisiez les
questions, j'ai demandé pourquoi on a eu besoin de doubler la
subvention. Qu'est-ce qui a occasionné cela?
M. Bérubé: Pour faire plus d'argent.
M. Paradis: Lorsqu'on s'adresse au gouvernement, lorsqu'on
s'adresse au Conseil exécutif pour une subvention, on a un programme, on
a des bilans pro forma. Surtout lorsqu'on vient du comté du ministre de
l'Industrie et du Commerce, on connaît toutes ces choses.
M. Bérubé: À ma connaissance, il
n'était pas ministre, était-il membre du Parti
québécois?
M. Paradis: Février 1981. Il change tellement souvent que
c'est difficile à dire, mais je pense qu'en février 1981
c'était le cas. Je ne sais pas pour combien de temps encore.
M. Bérubé: Vous voulez dire qu'on a plus de
succès avec ceux qui viennent chez nous que ceux qui vont chez vous?
M. Paradis: Chez nous, c'est parce qu'ils sont bien accueillis.
Ils y restent. Chez vous, on ne sait pas ce qui va arriver.
M. Bérubé: En tout cas, ils restent
peut-être, mais les électeurs s'en chargent à votre place,
si je comprends bien. C'est ce qui s'est produit dans le cas de Rouyn-Noranda,
si je ne m'abuse.
M. Paradis: C'est dommage que mon collègue du comté
de Sainte-Anne ne soit pas ici, parce qu'il pourrait peut-être vous
répliquer assez aisément sur le sort qui a été
réservé au député de ce comté.
M. Bérubé: Quel est le pourcentage d'anglophones
dans le comté de Sainte-Anne?
M. Paradis: À Sainte-Anne, il n'y en a pas un haut
pourcentage. C'est situé au centre-est de Montréal. Je ne sais
pas si c'étaient des anglophones qui avaient élu M. Lacoste comme
député du Parti québécois.
M. Bérubé: On me dit que c'est 49% et non pas 51%,
si je comprends bien.
M. Paradis: Je ne sais pas si c'est M. Lacoste qui avait
été élu par des anglophones à titre de membre du
Parti québécois en 1976. Ce serait à vérifier.
Le Président (M. Gagnon): Est-ce que ce serait possible de
vous demander de revenir à l'étude des engagements financiers,
à l'engagement 602?
M. Paradis: Oui, engagement no 602. À quelle époque
la première subvention a-t-elle été accordée et
à partir de quels critères?
M. Bérubé: Les Vêtements Saint-Edouard. La
première a été de 50 000 $. Je crois avoir vu cela quelque
part dans le dossier. C'est cela, en gros, 50 000 $.
M. Paradis: Cela s'additionne, mais à quelle date?
M. Bérubé: Je vais vous dire ça. Je crois
avoir vu ça à un moment donné. Non, je n'ai pas la
date.
M. Paradis: Sans avoir la date précise, est-ce que vous
avez le mois ou l'année?
M. Bérubé: Non, mais c'est récent, parce que
le programme d'emplois communautaires n'est pas très vieux.
M. Paradis: D'après ce que vous m'avez dit, c'est en avril
1979 que cette compagnie a démarré.
M. Bérubé: C'est bien ca.
M. Paradis: La subvention de 50 000 $ a été
accordée pour quel motif? Quel était la nature du projet?
M. Bérubé: De démarrage.
M. Paradis: Donc, on peut présumer que c'est aux alentours
d'avril 1979.
M. Bérubé: Sans doute, et, une année plus
tard, elle prend de l'expansion et nous lui accordons 48 430 $.
M. Paradis: D'accord.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 603.
M. Paradis: "Subvention additionnelle à Confection Roger
Jacques Ltée, Saint-Évariste, comté de Beauce-Sud, pour
porter à 90 040 $ la subvention totale dans le cadre du programme de
stimulation de l'économie et de soutien de l'emploi (10 emplois
permanents). Montant de l'engagement: 30 040 $. Nature du projet:
agrandissement de cette usine de confection de jeans et acquisition
d'équipements dans le but d'accroître la production."
Une voix: C'est pour alimenter l'autre. M.
Bérubé: Les jeans se vendent bien.
M. Paradis: Je pense qu'en passant à travers les
crédits, on va se rendre compte qu'au niveau justement de l'industrie du
textile et dans des régions très proches, on subventionne
beaucoup d'entreprises à même les fonds publics. Je ne sais pas
si, je suis peut-être en dehors des règles de
procédure...
M. Bérubé: Voulez-vous dire par là qu'une
seule compagnie devrait être admissible à une subvention?
M. Paradis: Non, non. Ce que je veux dire...
M. Bérubé: Que ce devrait être un ami
personnel du député de Brome-Missisquoi ou quels seraient les
critères?
M. Paradis: On est dans Lotbinière et dans Beauce-Sud.
J'ai des amis à travers la province, étant...
M. Bérubé: Beauce-Sud, si je ne me trompe,
géopolitiquement, ce n'est pas le bon comté.
M. Paradis: C'est l'endroit où le Parti
québécois a fait de vastes efforts au mois de février en
vue de l'élection.
M. Bérubé: Je m'excuse, c'est
Mégantic-Compton. Il s'agit du comté de Mégantic-Compton,
à ce que je peux voir.
M. Paradis: Non, Beauce-Sud. M. le ministre, la
géographie, c'est important.
M. Bérubé: C'est une erreur, puisque...
M. Paradis: II ne faut pas perdre le nord.
M. Bérubé: ... cette société est
située à Saint-Évariste, dans le comté de
Mégantic-Compton.
M. Paradis: Ah!
M. Bérubé: II faudrait donc corriger, c'est le beau
comté de Mégantic-Compton.
M. Paradis: Représenté par un honorable
député libéral.
M. Bérubé: Enfin, pour encore peu de temps.
M. Paradis: Avez-vous l'intention de déclencher des
élections et de vous assurer que ce soit un ministre libéral
plutôt qu'un député libéral dans
Mégantic-Compton?
Le Président (M. Gagnon): À l'ordre! À
l'ordre! Revenons à nos subventions.
M. Paradis: On revient à nos jeans. À quelle
époque la première subvention a-t-elle été
accordée, si on en déduit un montant de 60 000 $, et quelle
était la nature du projet à cette époque?
M. Bérubé: On me dit que le village de
Saint-Évariste a malheureusement changé de comté avec la
nouvelle carte électorale.
M. Paradis: Où est-on rendu? Dans Beauce-Sud?
M. Bérubé: Vous pouvez le placer où vous
voulez.
M. Paradis: De toute façon, le sort de ces
électeurs était entre de bonnes mains, qu'il soit question de
Beauce-Sud ou de Mégantic-Compton, ce sont deux députés de
calibre exceptionnel qui représentent cette population. Donc, on ne peut
pas parler de malheur.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 604.
M. Paradis: Je m'excuse, j'aimerais avoir la réponse
à savoir à quelle date...
Le Président (M. Gagnon): On était sorti du sujet
et je croyais que vous aviez eu toutes vos réponses.
M. Paradis: Non, je n'ai quand même pas perdu la question
oriqinale à savoir à quelle date un montant de 60 000 $ a
été versé à Confection Roger - un premier montant -
et à quelle fin, quelle était la nature du projet à cette
époque.
M. Bérubé: II faudra vérifier, nous n'avons
pas l'information avec nous.
Le Président (M. Gagnon): Engagements 604, 605.
M. Paradis: 604. "Subvention à Studio Vert Inc.,
Saint-Ubalde, comté de Portneuf, dans le cadre du programme de
stimulation de l'économie et de soutien de l'emploi (8 emplois
permanents). Montant de l'engagement: 33 615 $. Nature du projet: terminer les
immobilisations pour rendre le studio opérationnel." S'agit-il d'un
studio de massage, d'un studio de photographie? De guel genre de studio
s'agit-il?
M. Bérubé: C'est un centre de formation et de
consultation en audio-visuel et en électro-acoustique.
M. Paradis: Combien cette entreprise comptait-elle
d'employés avant la subvention?
M. Bérubé: Un.
M. Paradis: Un employé? Est-ce qu'on pourrait obtenir du
ministre la date d'incorporation de Studio Vert Inc., le nom de ses nombreux
administrateurs, ainsi que des principaux actionnaires?
M. Bérubé: Oui. C'est une incorporation à
charte fédérale. Les propriétaires sont Pierre Tremblay,
Gilles Béchard, Michel Perron, Nicole Denis-Tremblay, Jean Genest,
Michel de Blois.
Le lieu du projet est à Saint-Ubalde, chef-lieu de grande
renommée. Québec est, d'ailleurs, située tout près
de Saint-Ubalde. C'est à 199, rue Saint-Denis.
M. Paradis: À l'Assemblée nationale, le
comté de Portneuf compte des représentants et c'est diqne
d'être mentionné à la commission parlementaire.
M. Bérubé: Je vous ferai remarquer que vous feriez
mieux de ne pas trop insister parce qu'ils sont tous passés par la "peau
des dents":
M. Paradis: Non, ils sont passés par le vote des
électeurs.
M. Bérubé: Oui, par la peau des dents!
M. Paradis: Si vous voulez parler de candidats qui sont
passés par la peau des dents, je vous inviterais à
vérifier les comtés de Shefford, Johnson, Iberville.
Le Président (M. Gagnon): À l'ordre, s'il vous
plaît!
M. Paradis: C'est dommage, le député nous a
quittés.
Le Président (M. Gagnon): Revenons à l'objet de
cette commission. Engagement 604, engagement 605?
M. Paradis: Engagement 605.
Une voix: À l'engagement 604, il ne reste plus de
questions?
Le Président (M. Gagnon): À l'engagement 604, il
n'y a plus de questions. Engagement 605?
M. Paradis: Subvention à Physibec Inc., Québec,
dans le cadre du programme de stimulation de l'économie et de soutien de
l'emploi (23 emplois permanents). Montant de l'engagement: 33 342 $. Nature du
projet: achat d'immobilisations pour accroître la production. De quel
genre de production s'agit-il?
M. Bérubé: La fabrication de vêtements sport.
Pour l'instant, c'est tout ce que j'ai comme information.
M. Paradis: Combien y avait-il d'emplois permanents avant ladite
subvention?
M. Bérubé: Deux.
M. Paradis: Est-ce qu'il y a eu une vérification afin de
savoir si les 23 emplois permanents ont été
créés?
M. Bérubé: Je ne peux même pas vous dire si
la subvention a été versée.
M. Paradis: Je vais vous le demander, si vous ne pouvez pas me le
dire.
M. Bérubé: On fera l'étude.
M. Paradis: Est-ce que les 23 emplois permanents ont
été créés et est-ce que la subvention a
été versée?
Engagement 606. Subvention à Métal Coleraine Inc.,
Coleraine, comté de Frontenac, dans le cadre du programme de stimulation
de l'économie et de soutien de l'emploi (15 emplois permanents). Montant
de l'engagement: 48 723 $. Nature du projet: agrandissement de l'atelier et
acquisition d'outillage dans le but d'accroître la production et de la
diversifier. De quel genre de production s'agit-il?
M. Bérubé: Des équipements
spécialisés dans les secteurs minier et forestier.
M. Paradis: Combien d'emplois permanents comptait la compagnie
Métal
Coleraine Inc., avant le versement de la subvention?
M. Bérubé: 17. Si je comprends bien, c'est le
comté où effectivement le candidat libéral a subi une
magistrale raclée? C'est cela? Oui, c'est cela.
M. Paradis: J'aviserais le ministre de ne pas me tirer la pipe
sur la qualité du candidat dans le comté de Frontenac.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 607?
M. Paradis: Je sais que le ministre s'intéresse aux mines,
à l'énergie et à tous ces éléments mineurs
de la société.
M. Bérubé: Les électeurs ont jugé, en
tout cas.
M. Paradis: Engagement 607, "Subvention à Magog Excelsior
Pad, Magog, comté d'Orford, dans le cadre du programme de stimulation de
l'économie et de soutien de l'emploi (19 emplois permanents).
Montant
de l'engagement: 60 000 $. Nature du projet: rachat d'une entreprise en
vue d'étendre son marché et d'augmenter sa production".
Est-ce qu'on peut savoir quelle entreprise a été
rachetée?
M. Bérubé: Entre parenthèses, la
société devra franciser sa raison sociale.
M. Paradis Est-ce Excelsior ou Pad qui chicote le ministre?
M. Bérubé: Ah! Ah! Ah! (21 heures)
M. Paradis: Ou la subvention?
M. Bérubé: Je n'ai pas l'information,
hélas:
M. Paradis: Ce n'est pas parce qu'il n'y en a pas que je n'ai pas
d'autres questions. Est-ce que Magog Excelsior Pad est une compagnie
incorporée ou s'agit-il simplement d'une raison sociale?
M. Bérubé: Vous voyez ça où,
incorporée? Oui, c'est ça, ce sont deux personnes, Réal
Bourgeois et Normand Bourgeois, qui devront s'incorporer lors de l'acceptation
de la subvention.
M. Paradis: Combien d'employés comptait cette
société, avant l'octroi de la subvention?
M. Bérubé: Deux. Non, excusez. Dix.
M. Paradis: Au niveau de la nature du projet, on nous dit: rachat
d'une entreprise en vue d'étendre son marché et d'augmenter sa
production. Est-ce que le ministre peut nous expliquer de quelle façon
un rachat d'entreprise crée des emplois?
M. Bérubé: Oui, ça, c'est tout à fait
possible.
M. Paradis: S'agit-il d'un achat ou d'un rachat?
M. Bérubé: Je n'ai pas assez d'information, mais la
fusion de l'entreprise peut souvent dégager des marchés, des
possibilités d'exportation, des possibilités de
développement et peut donc amener la création d'emplois.
M. Paradis: Est-ce qu'il s'agit de la fusion d'une
entreprise?
M. Bérubé: Je suis incapable de vous le dire.
M. Paradis: De quel genre de transaction s'agit-il?
M. Bérubé: Le moins qu'on puisse dire, c'est que
c'est modeste comme information.
M. Paradis: Quelle est la nature de la production, combien
d'emplois permanents y avait-il avant la subvention, combien y en a-t-il
après et est-ce que ces emplois ont été effectivement
créés avant le versement de la subvention? La subvention a-t-elle
été versée?
Le Président (M. Gagnon): Engagement 608.
M. Paradis: Engagement 608. "Subvention à
Viédo-Tourisme Inc., Longueuil, comté de Laporte, dans le cadre
du programme de stimulation de l'économie et de soutien de l'emploi (10
emplois permanents). Montant de l'engagement: 60 000 $. Nature du projet:
création d'une entreprise de production de cassettes et vidéos
sur les différentes régions du Québec et du Canada."
Combien cette entreprise comptait-elle d'employés avant l'octroi
de la subvention?
M. Bérubé: Deux.
M. Paradis: Engagement 608, M. le ministre. Deux?
M. Bérubé: Oui.
M. Paradis: Est-ce qu'au niveau de la nature du projet, le
gouvernement s'est assuré que toutes les régions du Québec
et du Canada seraient couvertes?
M. Bérubé: Non.
M. Paradis: Quelles régions seront couvertes?
M. Bérubé: Je l'ignore, il faudrait poser la
question.
M. Paradis: Elle vient d'être posée, M. le
ministre.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 609.
M. Bérubé: J'en prends bonne note.
M. Paradis: Engagement 609. "Subvention à Argile vivante
Inc., Montréal, dans le cadre du programme de stimulation de
l'économie et de soutien de l'emploi (14 emplois permanents). Montant de
l'engagement: 30 000 $. Nature du projet: donner un caractère commercial
plutôt qu'artisanal à cette entreprise".
De quel genre d'entreprise s'agit-i?
M. Bérubé: Je regrette, M. le
Président, je n'ai pas saisi la question.
M. Paradis: De quel genre d'entreprise s'agit-il: Argile vivante
Inc.? S'agit-il d'argile morte ou...
M. Bérabé: On travaille avec de l'argile.
Production de produits d'arts industriels et artisanaux en
céramique.
M. Paradis: Combien d'emplois permanents comptait cette
entreprise avant l'octroi de la subvention?
M. Bérubé: Sept.
M. Paradis: En plus des 30 000 $ que le gouvernement y investit,
combien cette compagnie investit-elle elle-même?
M. Bérubé: Elle a un investissement total de 127
446 $.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 610?
M. Paradis: 610. "Subvention à Les Transports
spécialisés Saguenay Inc., Chicoutimi, dans le cadre du programme
de stimulation de l'économie et de soutien de l'emploi (5 emplois
permanents et 1 emploi temporaire). Montant de l'engagement: 42 000 $. Nature
du projet: amélioration du fonds de roulement."
Combien d'emplois permanents et temporaires comptait cette entreprise
avant l'octroi de la subvention?
M. Bérubé: II s'agit d'une entreprise de transport
adapté aux handicapés physiques qui ne peuvent pas utiliser les
autobus réguliers. Vous voulez savoir le nombre d'emplois
antérieurs?
M. Paradis: Oui.
M. Bérubé: Total, zéro.
M. Paradis: Deuxième question:
Comment peut-on améliorer le fonds de roulement d'une entreprise
qui n'a pas de personnel?
M. Bérubé: On a des bénévoles.
M. Paradis: Comment une entreprise qui a des
bénévoles peut-elle avoir un fonds de roulement
déficitaire?
M. Bérubé: Pour avoir dépensé plus
d'argent qu'il n'en est entré.
M. Paradis: Combien? On a une amélioration de fonds de
roulement de 42 000 $ dans une entreprise qui n'avait aucun employé, et
vous nous dites que c'étaient des bénévoles qui
s'occupaient de ces choses. J'imagine qu'on n'enlèvera pas leur emploi
à ces bénévoles, qu'on va créer, en plus des
bénévoles, cinq emplois permanents et un emploi temporaire
à partir de 42 000 $. Quelles sont les autres sources de revenus?
M. Bérubé: Tout s'explique. Il s'agit d'une
entreprise qui regroupe 14 transporteurs artisans du Haut-Saguenay et qui
possède une flotte de 235 véhicules qui font essentiellement du
transport scolaire, public, urbain, interurbain dans la région du
Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ce qu'il propose ici, c'est de créer un service
à l'intention des handicapés physiques.
M. Paradis: Est-ce que c'est l'entreprise qui avait zéro
employé?
M. Bérubé: Non, le service de transport aux
handicapés physiques n'avait pas d'employé. Ils veulent
créer un service de transport pour handicapés physiques.
Voilà le sens...
M. Paradis: Est-ce qu'il veut créer ou est-ce qu'il y
avait un service qui avait des bénévoles? Il n'y a plus de
bénévoles, si je comprends bien.
M. Bérubé: Oui, mais ils sont déjà
incorporés.
M. Paradis: Vous étiez trop occupé par
l'élection.
M. Bérubé: C'est pour la création d'une
compagnie incorporée, séparément, en dehors de la
société actuelle...
M. Paradis: Qui se nomme?
M. Bérubé: La TESI Handicapés Inc.
M. Paradis: On note ici Inc.
M. Bérubé: Oui, alors que la société
mère s'appelle TESI Saguenay 1974 Ltée.
M. Paradis: TESI Saguenay 1974 Ltée, c'est la mère.
J'imagine que la fille, c'est TESI Inc.? Les Transports
spécialisés...
M. Bérubé: Oui, mais nous avons peu de
renseignements cependant sur le père.
M. Paradis: Né de père inconnu, comme on disait
dans ce temps en le droit matrimonial. Les Transports spécialisés
Inc..
M. Bérubé: L'État injecte quelques fonds,
mais enfin...
M. Paradis: ...est-ce la troisième
génération?
M. Bérubé: Je ne saurais dire. La
société...
M. Paradis: Est issue également de parents inconnus?
M. Bérubé: TESI Saguenay est le résultat...
Ce n'est pas un phénomène de parthénogénèse,
mais de fusion symbiotique de quatorze transporteurs artisans qui ont
décidé de se regrouper en TESI Saguenay Ltée pour offrir
du transport scolaire, public, urbain, interurbain dans le
Saguenay-Lac-Saint-Jean. Cette société veut créer une
autre compagnie filiale qui, elle, s'occuperait du transport des
handicapés.
M. Paradis: Les bénévoles, cela n'existait pas,
c'était simplement...
M. Bérubé: Je n'ai jamais dit qu'il y avait des
bénévoles, vous m'avez simplement demandé combien il y
avait d'employés au sein de cette société avant la
subvention et je vous dis zéro.
M. Paradis: Et vous m'avez dit que le travail se faisait par des
bénévoles.
M. Bérubé: En fait, c'est que...
M. Paradis: De toute façon, on pourra le relire, si vous
vous êtes trompé, ce n'est pas grave, pour autant que vous
corrigiez les faits.
M. Bérubé: Je vous remercie de votre bienveillance,
M. le député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Vous êtes le bienvenu. Le Président
(M. Gagnon): 611.
M. Paradis: 611. "Subvention à Viande en gros Viens Inc.,
Baie-Comeau, comté de Saguenay, dans le cadre du programme de
stimulation de l'économie et de soutien de l'emploi (14 emplois...
M. Bérubé: L'Office de la langue française a
demandé de le traduire en anglais.
M. Paradis: ...permanents et 2 emplois à temps partiel).
Montant de l'engaqement: 65 000 $. Nature du projet: achat d'immobilisations
pour fins d'expansion."
Combien la compagnie Viande en gros Viens Inc. comptait-elle
d'employés permanents et temporaires avant le versement de la
subvention?
M. Bérubé: Sacrifice! je vais vous compter cela! Je
n'ai pas la réponse.
M. Paradis: Pour accélérer, M. le Président,
ce serait la même question dans le cas de l'élément
Subvention à 612. Les Abattages Côte-Nord Inc., Forestville,
comté de Saguenay, dans le cadre du même programme; c'est un
montant de 48 000 $, 5 emplois permanents et 2 emplois saisonniers. La
même question s'appliquerait à cet élément.
Une voix: II y avait combien d'emplois avant?
Le Président (M. Gagnon): Est-ce que je pourrais vous
faire une suggestion? Je remarque que, de 611 à 634, c'est sensiblement
le même genre de subvention et, de 600 à 611, vous avez
posé sensiblement les mêmes questions à chaque
élément. Si ce sont les mêmes questions jusqu'à 634,
on pourrait peut-être aller plus vite.
M. Paradis: Si vous me donnez deux ou trois minutes, M. le
Président, pour vérifier s'il n'y a pas une question
spécifique qui s'attache à un des éléments.
M. Champagne: Durant ces deux ou trois minutes, est-ce qu'on ne
pourrait pas avoir une pause café?
Le Président (M. Gagnon): Suspension pour trois à
quatre minutes. (21 h 15) (Suspension de trois à quatre minutes)
(Reprise de la séance à 21 h 241
Le Président (M. Gagnon): À l'ordre, s'il vous
plaît!
Lorsque nous avons suspendu la séance, nous en étions
à l'étude des engagements financiers du Conseil exécutif,
engagement 612.
M. le député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Pour suivre votre recommandation, à partir de
612 jusqu'à 634, ce sont les questions habituelles: le nombre d'emplois
permanents et temporaires avant le versement de la subvention et la nature de
l'entreprise également. Les indications, on les a dans plusieurs cas et
je l'indique pour éviter cette question à l'avenir, je vais vous
donner des exemples. Au no 629, AMH Canada Limitée, Rimouski, dans le
cadre du programme de stimulation de l'économie et de soutien de
l'emploi, 12 emplois permanents. L'engagement est de 140 000 $.
La nature du projet est l'acquisition de nouveaux équipements
permettant de diversifier la production.
C'est peut-être l'effet d'une ignorance très
poussée, mais AMH Canada Limitée, je ne sais pas ce qu'elle
fabrique. S'il y avait une possibilité, dans le cahier...
M. Bérubé: Chaque fois que la nature de
l'entreprise diffère de la nature du projet, vous voudriez voir la
nature de l'entreprise.
M. Paradis: Cela aide à la compréhension du
dossier. Cela aide à comprendre pourquoi le gouvernement a
décidé d'investir 140 000 $ dans ce cas-là, dans le
comté de Rimouski, 50 000 $ dans le comté de Chicoutimi, 30 000 $
dans le comté de Chicoutimi également.
M. Bérubé: Literie ruban bleu, dans le comté
de Saint-Laurent; Gaufres Belgica, dans le comté de Robert Baldwin; Les
Confections Saint-Michel-des-Saints, comté Berthier.
M. Paradis: Vous n'êtes pas à la même
page.
M. Bérubé: Quant à vouloir souligner un
certain nombre de comtés, il faudrait être complet.
M. Paradis: Les gaufres, si vous ne savez pas ce qu'ils
fabriquent, on peut vous l'expliquer. C'est explicite. Je ne mentionnais pas
des comtés... Je ne sais pas où le ministre prend son
argumentation. Cela a une connotation politique.
M. Bérubé: J'ai l'impression...
M. Paradis: Je le mentionnais strictement pour savoir quelle
était la nature du projet.
Le Président (M. Gaqnon): M. le député de
Brome-Missisquoi, est-ce que l'ensemble des questions que vous vouliez poser
est terminé?
M. Paradis: Oui. Sauf pour l'élément 619.
M. Bérubé: 619.
M. Paradis: "Subvention à R.A. Lajoie Limitée,
Saint-Pie, comté d'Iberville, dans le cadre du programme de stimulation
de l'économie et de soutien de l'emploi (25 emplois permanents et 65
maintenus). Montant de l'engagement: 380 000 $. Nature du projet: modernisation
de l'équipement et expansion."
Est-ce on peut avoir de la part du ministre le nom des principaux
actionnaires et administrateurs de la compagnie R.A. Lajoie?
M. Bérubé: En fait, il s'aqit d'employés qui
participent à la copropriété et à la cogestion de
R.A. Lajoie Ltée, si je ne m'abuse. C'est bien cela. Cette
société avait... Je veux être bien certain. La
société Pedlar a fait faillite.
M. Paradis: Le député d'Iberville vous souffle des
éléments de réponse.
M. Bérubé: Le député d'Iberville est
peut-être plus au courant.
M. Beauséjour: Cela a été vendu à la
compagnie Pedlar, en Ontario.
M. Paradis: De Toronto?
M. Bérubé: Qui a fait faillite.
M. Beauséjour: Ensuite, cela a été
acheté par des gens et 49% des parts, par les employés.
M. Paradis: Qui détient les 51%? C'était l'essence
de... Je sais que cela a été publicisé dans le milieu, que
les employés s'étaient impliqués jusqu'à raison,
encore une fois, de 49%, mais j'aimerais savoir qui détient à la
suite de cette transaction les 51%.
M. Beauséjour: Je pense qu'il y en a deux, mais je ne
connais pas les noms par coeur comme cela.
M. Bérubé: On pourrait vous dire que le directeur
et l'administrateur qui sont portés à mon attention se nomment
Pierre Tellier et Pierre Monahan, l'un est industriel et l'autre est
administrateur financier. Si je comprends bien, la société
ontarienne Pedlar, qui avait acheté l'entreprise, a fait faillite. Il
s'agissait à ce moment-là pour ces gens de reprendre
l'opération avec l'implication des travailleurs et d'accroître la
gamme de produits qui sont fabriqués à Sainte-Pie.
M. Beauséjour: C'est une très bonne
expérience du moins. J'ai visité et cela semble bien partir, bien
continuer.
M. Paradis: La somme de 380 000 $ -et peut-être que le
député du comté pourrait répondre aussi bien que le
président du Conseil du trésor - est-elle la seule subvention
dont a bénéficié cette entreprise dans le cadre de la
relance à la suite de la faillite de la maison mère
ontarienne?
M. Bérubé: Je vois que le total des subventions par
des ministères ou organismes publics, soit fédéraux ou
provinciaux, se
chiffre par 567 500 $. Comme le montant de la subvention du
Québec est de 380 000 $ dans celle que nous analysons, par soustractions
appropriées, vous pourriez induire de cela que cette entreprise
reçoit des subventions d'autres organismes. Cela pourrait être le
MEER ou d'autres. Il y aurait une subvention du MEER - oui, c'est bien cela -
de 187 500 $. (21 h 30)
M. Bérubé: Est-ce que le total arrive? C'est bien
ça. C'est bien le MEER qui donne une subvention de 187 500 $.
M. Paradis: Est-ce que le ministre peut nous indiquer s'il y
avait eu des subventions du gouvernement provincial lors de l'acquisition par
la compagnie ontarienne?
M. Bérubé: Je l'ignore, mais ça n'a rien
à voir avec la subvention ici.
M. Paradis: C'est dans la continuité. Si on a
été obligé de verser une subvention à ce moment-ci,
c'est que la compagnie ontarienne qui avait acquis l'entreprise pas trop de
temps auparavant, au maximum douze mois, a fait faillite. Si la compagnie
n'avait pas fait faillite, on n'aurait pas eu besoin de débourser les
380 000 $, mais il est essentiel de savoir si on avait investi dans le premier
achat, dans le second, dans le troisième, etc. Je pense que c'est un
élément essentiel et je pense que ça ne doit pas
être trop difficile à vérifier, parce que le nom de la
compagnie a toujours été le même, R.A. Lajoie Ltée,
même avant que les Ontariens l'achètent.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 634. C'est inclus
dans les questions que vous avez posées.
M. Bérubé: Est-ce que la compagnie a
bénéficié d'autres subventions lors...
M. Paradis: Lors de son achat par un groupe de l'Ontario ou de
Toronto. Je ne me souviens plus du nom...
M. Bérubé: Pedlar.
Consommateurs, Coopératives et Institutions
financières
Le Président (M. Gagnon):
Consommateurs, Coopératives et Institutions financières,
engagement 300.
M. Paradis: 300. "Subvention de fonctionnement au Conseil de la
coopération du Québec, pour l'année financière
1980-1981. Montant de l'engagement, 65 000 $." Est-ce qu'il y avait des
subventions les trois années antérieures, pour quels montants, et
combien de membres compte le Conseil de la coopération du
Québec?
M. Bérubé: Comment se fait-il que vous sautiez
à Consommateurs, Coopératives et Institutions financières
subitement?
Le Président (M. Gagnon): L'entente, M. le ministre,
était que les mêmes questions se posaient pour le Conseil
exécutif, de 612 à 634 inclusivement.
M. Bérubé: On a épuisé tout ce qui
avait trait au Conseil exécutif, si je comprends bien?
M. Paradis: C'est entendu que les questions qui revenaient tout
le temps auraient reçu réponse, à la suite de la
recommandation du président, par le secrétaire.
Pour préciser, je peux le répéter, au cas où
cela aurait été oublié. C'est la nature de
l'entreprise.
M. Bérubé: En 1987, ils seront en train d'examiner
les livres des crédits de décembre 1981.
M. Paradis: Non, M. le ministre, il s'agit de siéger plus
longtemps.
M. Bérubé: Ne vous en faites pas, le temps est
limité, on siégera donc à la vitesse qu'on peut.
M. Paradis: Le temps n'est pas limité, encore une fois,
c'est une commission particulière.
M. Bérubé: Oui, qui siège le
quatrième jeudi de...
M. Paradis: Le dernier jeudi de chaque mois au minimum...
M. Bérubé: Parfait, je n'ai aucune objection.
M. Paradis: ... douze mois par année.
M. Bérubé: C'est ça, parfait. Je n'ai aucune
objection à ce que, le quatrième jeudi de chaque mois, nous
siégions le temps nécessaire ce jeudi-là pour couvrir ce
qu'il est nécessaire de couvrir.
M. Paradis: À ce moment-là, le rattrapage va
s'effectuer, à moins qu'il y ait des élections
déclenchées de façon impromptue.
M. Bérubé: II n'y a aucun problème. Une
voix: Pensez-vous qu'il y en aura... Une voix: On siégera en
juillet.
M. Champagne: La décision n'est pas prise.
M. Bérubé: À minuit, c'est fini.
M. Paradis: Cela ne veut pas dire qu'on siège en
juillet?
Le Président (M. Gagnon): À l'ordre, s'il vous
plaît! Je pense que c'est à la fin, avant d'ajourner à 11 h
45...
M. Bérubé: C'est la commission qui décide,
sans être convoquée par l'Assemblée nationale.
Le Président (M. Gagnon): C'est la commission qui
décide, c'est ça.
M. Paradis: C'est ça. C'est encore spécifique,
c'est une commission pour les élites, comme le mentionnait le
député de Sainte-Anne ce matin. C'est d'ailleurs pour ça
que vous êtes le principal porte-parole du gouvernement.
M. Champagne: Ah non!
M. Bérubé: Vous avez dit une commission pour
l'élite?
M. Paradis: Pour les élites.
M. Bérubé: J'ai l'impression que je comprends
beaucoup mieux maintenant pourquoi vous avez perdu votre élection.
M. Paradis: Je m'excuse, je peux vous produire le rapport de
l'élection dans Brome-Missisquoi et vous allez vous rendre compte, en
cumulant les chiffres, que cela a été une cuisante défaite
pour la candidate du Parti québécois.
Le Président (M. Gagnon): À l'ordre, s'il vous
plaît!
M. Champagne: Le pourcentage du PQ a augmenté, par
exemple.
Le Président (M. Gagnon): À l'ordre, M. le
député de Mille-Îles!
M. Paradis: Oui, mais un pourcentage inférieur à
celui du pourcentage du Parti libéral.
M. Champagne: Cela va venir, la prochaine fois.
Le Président (M. Gagnon): À l'ordre, je vous prie!
On continue l'étude des engagements financiers...
M. Paradis: C'est l'Union Nationale qui a été la
grande perdante.
Le Président (M. Gagnon): ... des
Consommateurs, Coopératives et Institutions
financières.
M. Paradis: Pour revenir, pour que M. le secrétaire ne se
pose pas des questions...
M. Bérubé: M. le secrétaire ne se pose pas
de questions, il attend les vôtres, M. le député de
Brome-Missisquoi. S'il fallait qu'il se pose des questions en plus de celles
que vous posez, on n'en sortirait jamais!
M. Paradis: Ah! Je m'excuse, mais il me semblait avoir reconnu,
dans le regard du secrétaire, une interrogation. Je sais que le ministre
regardait ailleurs.
M. Champagne: Je le comprends!
M. Paradis: Oui, moi aussi, je le comprends. À la suite
des réponses qui nous ont été fournies par les
ministériels, il est dans la même position que moi, il a encore
beaucoup de questions à poser.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi, pour que le secrétaire ne vous regarde pas sous une
forme interrogative, voulez-vous répéter les questions que vous
avez posées au ministre, de façon qu'on puisse les inscrire et
qu'après on continue l'étude, s'il vous plaît?
M. Paradis: Pour les éléments du programme de
stimulation de l'économie et de soutien de l'emploi, qui relève
du Conseil exécutif, à chacun des éléments, les
mêmes questions revenaient, à savoir la nature de l'entreprise, le
nombre d'emplois permanents et temporaires qui existaient avant le versement ou
l'octroi de la subvention et, troisièmement, s'il y avait eu
vérification si, effectivement... Là, il y a un problème.
C'est là, l'interrogation.
M. Bérubé: Je peux intervenir ici. En fait,
semble-t-il, pour répondre à certaines interrogations qu'on ne
lisait pas dans le regard du député de Brome-Missisquoi mais
qu'on lisait dans le journal des Débats, on avait fait préparer
systématiquement un ensemble de réponses potentielles, par
exemple la nature des emplois créés, le coût total du
projet, le montant total de la subvention, comment elle était
versée, les modalités de versement, de manière qu'on
retrouve des réponses aux questions qui revenaient assez
fréquemment de la part de l'Opposition. Or, je m'aperçois qu'il y
a eu une déviation dans les besoins en information de l'Opposition et
toute cette information qu'on s'est ingénié à me
préparer m'est totalement inutile, parce qu'on ne pose jamais de
question sur les informations qu'on a.
M. Paradis: Le ministre voudrait-il soumettre un projet de
questions à l'Opposition?
Le Président (M. Gagnon): Un instant, s'il vous
plaît! M. le ministre a la parole.
M. Bérubé: Ce serait avantageux, parce que cela
pourrait permettre d'accélérer les travaux de la commission si on
arrivait à s'entendre sur le type de questions correspondant à
ces dossiers dans le programme expérimental de création
d'emplois, de telle sorte qu'effectivement on essaie nous-mêmes d'avoir
les réponses à ces questions. Ce serait plus facile si on voulait
définir un type de questions; ça nous donne, à ce
moment-là, l'information nous aussi.
M. Paradis: Pour autant qu'on puisse s'entendre sur des questions
d'information générale qui touchent chacun des projets, mais
qu'on ne limite pas, d'un autre côté...
M. Bérubé: C'est bien évident... M.
Paradis: ... les questions...
M. Bérubé: ... je ne voudrais pas limiter le droit
de parole du député de Brome-Missisquoi, absolument pas.
M. Paradis: ... spécifiques. On serait d'accord, au moment
où on fera notre petite rencontre sur la procédure et les
règlements qu'il nous faut adopter, pour qu'on décide
conjointement de ce qu'il est possible de demander, des réponses qu'il
est possible d'obtenir d'une façon tout à fait
systématique pour accélérer le déroulement des
travaux de la commission.
M. Bérubé: Par exemple, le procès-verbal de
la réunion du 29 novembre 1979, qui a été approuvé
à cette commission, indiquait une série de questions possibles de
l'Opposition libérale: quel est le nom du directeur du projet, quel est
le nom du répondant au sein de la CARR, quel ministère est
principalement concerné, quelle est la nature des emplois
créés, quels sont les taux horaires payés, quel est le
coût total du projet, quelles sont les modalités des sources de
financement du projet pour les exercices financiers antérieur, actuel et
suivant, quels sont l'ordre chronologique et les modalités des
déboursés? Il s'agissait aussi de préciser la
participation de l'entreprise en regard du financement public. C'étaient
les questions qui paraissaient importantes à l'Opposition
libérale et auxquelles on voulait obtenir une réponse.
M. Paradis: À ce moment-là...
M. Bérubé: Hélas, il n'y a pas une fois ce
soir qu'il a posé une question qui correspondait à ce qu'on
demandait.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: M. le ministre, je pense que nos règles de
procédure permettent à l'Opposition de poser les questions qui
lui semblent les plus appropriées, pour autant que cela se rapporte aux
engagements financiers. Que le ministre nous reproche de ne pas poser les
mêmes questions que le mois précédent, c'est un reproche
qui ne l'honore pas trop, parce que c'est certain que, s'il se fait
préparer ses réponses et qu'il arrive avec un cahier de
réponses tout préparé en regardant ce qui s'est fait le
mois précédent, le ministre a l'air très intelligent.
Aujourd'hui, c'est qu'en lui posant des questions dont les réponses ne
lui avaient pas été préparées par ses
fonctionnaires, finalement, le ministre éprouve de la difficulté
et on se rend compte qu'il est obligé de se référer aux
fonctionnaires pour de nombreuses réponses. Je comprends le ministre de
le reprocher à l'Opposition officielle. Ce que je propose au ministre
dans le but d'accélérer les travaux, ce que je propose à
la commission, c'est qu'on s'entende sur une série de questions à
l'occasion de la rencontre qu'on va avoir pour l'année qui s'en vient et
que sur ces choses, il y ait simplement dépôt de documents et que
l'Opposition garde toute latitude pour poser les autres questions pour
lesquelles le ministre sera moins bien préparé. Pour accommoder
le ministre, si, publiquement, pour les fins de l'enregistrement, il faut lui
poser des questions sur lesquelles il est bien préparé, qu'il
nous les souffle, ça nous fera plaisir de le faire paraître
très renseigné sur chacun de ses dossiers.
M. Bérubé: Je remercie, M. le Président, de
sa bonne volonté l'Opposition. J'ai l'impression qu'effectivement cela
va fonctionner pour au moins une semaine, dans la mesure où
l'expérience passée nous indique qu'elle change d'idée
comme elle change de chemise.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Mille-Îles.
M. Champagne: Voici, j'ai une observation. Je pense que le but de
la commission, il ne s'agit pas, à un moment donné, de savoir si
le ministre en question hésite ou n'hésite pas. Ce n'est pas un
spectacle qu'on donne ici; il s'agit d'avoir des réponses à des
questions. C'est ça, je m'excuse, il s'agit d'avoir des réponses
à des questions. Si on lit les questions d'avance pour savoir les
réponses le plus vite possible,
tu devrais dire bravo à ce moment-là. Qu'est-ce que tu
veux, tu devrais te réjouir de la chose, plutôt! Je n'aime pas ce
procédé de dire: II ne s'agit pas de poser des questions
d'avance, parce que s'il fallait qu'il sache les réponses...
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Je ne sais pas d'où arrive le
député de Mille-Iles, il me semblait l'avoir vu assis là.
La proposition qu'on a faite au ministre, c'est effectivement de
préparer des questions d'avance sur un nombre de sujets sur lesquels on
pouvait s'entendre. Je ne comprends absolument pas le sens de ses remarques. Ce
qu'on s'est ménagé comme droit - je pense que le ministre a
été d'accord avec ça; si le député n'est pas
d'accord avec son ministre, il a le droit d'inscrire sa dissidence - au niveau
de l'Opposition, c'est d'arriver avec des questions qui n'étaient pas
préparées d'avance. Je pense que, si M. le député
de Mille-Iles sait de quelle façon fonctionnent les commissions
parlementaires, c'est le jeu politique de chacun des partis politiques de ne
pas divulguer toute son information à l'autre formation politique, parce
qu'à ce moment-là on nous passerait le cahier que le ministre a
et dont il se sert pour nous répondre. Il nous le donnerait et nous
dirait: Lisez ceci; maintenant, si vous avez d'autres demandes d'information,
demandez-le nous. Cela marche et ça fonctionne dans les deux sens. Dans
ce sens, on offre notre collaboration pour préparer ce qu'on appelle les
questions de routine. On est prêt à le faire, mais vous ne nous
empêcherez pas de poser les autres questions.
M. Champagne: Une minute! C'est bien sûr...
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Mille-Îles. Après, on va mettre un terme à cette discussion
que je considère porter sur le règlement plus que sur les
engagements financiers.
M. Champagne: Simplement pour des questions de routine, de toute
façon, qu'on ait les réponses le plus vite possible, je m'en
réjouis. S'il y a d'autres questions pièges, qu'on les pose
après.
M. Paradis: Ce qu'on se fait reprocher, M. le
député de Mille-Îles, c'est de ne pas avoir posé les
questions de routine ce soir. Ce qu'on vient de se faire reprocher, c'est
d'avoir posé les autres questions, finalement. Écoutez, si on
vous a fait grâce de vous poser les questions de routine, vous devriez
vous en réjouir même si l'information était toute
préparée et que le ministre n'avait qu'à la
réciter. Je pense que c'est une option de l'Opposition de sortir des
questions de routine et de poser d'autres questions. C'est simple.
Le Président (M. Gagnon): À ce moment-ci, est-ce
qu'on peut revenir aux engagements financiers? On était rendu aux
Consommateurs, Coopératives et Institutions financières,
engagement 300.
M. Paradis: Engagement 300, M. le Président. "Subvention
de fonctionnement au Conseil de la coopération du Québec pour
l'année financière 1980-1981, 65 000 $." Est-ce qu'on peut
obtenir du ministre le nombre de membres du Conseil de la coopération du
Québec, ainsi que l'indication s'il y a eu, au cours des deux ou trois
dernières années, des subventions versées et à quel
montant à ce moment-là?
Le Président (M. Gagnon): M. le ministre. (21 h 45)
M. Bérubé: Le Conseil de coopération est une
corporation sans but lucratif qui est constituée en vertu de la
troisième partie de la Loi des compagnies. Elle chapeaute le mouvement
coopératif au Québec. Donc y siègent les
représentants de toutes les coopératives au Québec qui se
choisissent un comité de direction. Elle est en fait le porte-parole du
mouvement coopératif auprès de l'État.
M. Paradis: Est-ce que toutes les coopératives
québécoises sont représentées au sein de ce
conseil?
M. Bérubé: On peut vérifier, je
l'ignore.
M. Paradis: Maintenant, est-ce qu'il y a eu des subventions de
versées au cours des deux ou trois dernières années au
Conseil de la coopération du Québec, et si oui, quel montant?
M. Bérubé: Cela fait plusieurs années qu'on
en verse, mais je n'ai pas le renseignement ici.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 400. 401?
M. Paradis: À 401, contrat de services pour agir à
titre d'agent d'information pour le "Protect yourself", pour une période
de douze mois à compter du 1er février 1981; fournisseur: Barbara
Uteck, Québec; montant de l'engagement: 30 971,94 $; imputation
budgétaire 1980-1981: 5316,70 $; 1981-1982: 25 655,24 $. Est-ce que le
ministre peut nous donner un peu plus de renseignements sur la nature du
"Protect yourself"?
M. Bérubé: Oui. Il s'agit de participer à la
conception d'articles, engager les pigistes et les surveiller, réaliser
un certain nombre d'articles, et traduire également des articles.
M. Paradis: Qui touchent quel domaine d'activités?
M. Bérubé: Le domaine de la consommation, les
consommateurs, la protection...
Éducation
Le Président (M. Gagnon): Éducation, engagement
100.
M. Paradis: À 100, contrat pour la production de documents
audiovisuels relatifs au projet "Le discours, Sur le bout de la langue",
à l'intention des élèves de 10 et 11 ans. Fournisseur
choisi: Les films Stock Ltée, Montréal; montant de l'engagement,
1981-1982: 348 200 $; soumissions reçues: cinq. Est-ce que le ministre
peut nous fournir le nom des membres du comité de sélection,
ainsi que la grille des critères utilisés?
M. Bérubé: Certainement.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 300? 301? 302? 303?
400? Éducation, décrets, engagement 800?
M. Paradis: À 800, cela s'applique également
à 801, il s'agit de subventions, dans un cas, à
l'Université Laval, et dans l'autre, à l'Université du
Québec pour le paiement du capital et des intérêts d'un
emprunt obligataire. Dans un cas, il s'agit d'un engagement financier de 13 243
750 $ et, dans le deuxième cas, de 9 623 750 $. On voit qu'au niveau de
l'imputation budgétaire, c'est zéro pour l'année
1980-1981. On nous indique que les années suivantes sont selon
l'échéancier. Est-ce que le ministre pourrait nous communiquer
l'échéancier?
M. Bérubé: Pour l'Université Laval, oui,
sans problème.
M. Paradis: Pour l'Université du Québec, c'est la
même question, pour les deux éléments.
M. Bérubé: Sans aucun problème non plus.
Énergie et Ressources
Le Président (M. Gagnon): Énergie et Ressources,
100.
M. Paradis: À l'engagement 100. "Subvention à
l'Université Laval à titre d'aide financière pour la
réalisation d'un projet de conception et réalisation de
systèmes solaires passifs, usinés simples et à prix
abordables, applicables à des maisons existantes. Montant de
l'engagement: 80 000 t. Imputation budgétaire: 1980-1981, 20 000 $;
années suivantes, 60 000 $." C'est sur combien d'années, M. le
ministre?
M. Bérubé: 20 000 $ cette année et 60 000 $
à venir. Un premier versement de 20 000 $ , un second versement de 50
000 $ et un dernier versement de 10 t)00 $. Le deuxième versement sera
accordé après l'acceptation du deuxième rapport de
recherche et le dernier versement sera accordé après la
présentation du rapport final. Le démarrage du projet doit se
faire avant le 1er mars 1981.
M. Paradis: Est-ce qu'il y a un échéancier, parce
qu'on indique années suivantes?
M. Bérubé: Non, il n'y a pas vraiment
d'échéancier, il y a essentiellement deux rapports à
fournir, un rapport d'étapes et un rapport final. C'est donc en fonction
de ce rapport final, qui définit le type de projet. Par exemple, le
rapport d'étapes doit inclure un certain nombre de... Je vais vous
donner les bénéficiaires. Cinq mois après le début
de la recherche, vous avez les plans et devis de la conception, le design et
vous avez un deuxième rapport d'étapes huit mois après le
début de la recherche, avec les résultats des essais de
prototypes. Puis, un rapport final préliminaire doit être
présenté au plus tard deux mois après la fin de
l'expérimentation sur le site.
M. Paradis: C'est suivant l'évolution des rapports que les
tranches sont versées. Cela va.
M. Bérubé: C'est cela. Cela s'étale sur deux
ans.
Le Président (M. Gagnon): 300, 400.
M. Paradis: 400. Subvention à la Commission d'initiative
et de développement économique de Montréal (CIDEM),
Montréal, à titre d'aide financière pour la
réalisation d'une étude d'avant-projet sur la possibilité
d'implantation d'un réseau de chauffage fonctionnant à partir des
énergies nouvelles (vapeur produite par l'incinérateur des
Carrières). Montant de l'engagement: 35 000 $. Coût de
l'étude, 70 000 $." Est-ce que le président du Conseil du
trésor, exministre de l'Énergie et des Ressources, peut nous
donner un peu plus de détails sur le nature de ce projet?
M. Bérubé: Oui, l'usine d'incinération
des Carrières est une des plus grosses au Canada. Elle
brûle près de 300 000 tonnes de déchets par année
à Montréal. En fait, avec les chaudières en place, c'est
presque 80 mégawatts d'énergie thermique qui sont disponibles et
qui, présentement, sont gaspillés, cela représente
jusqu'à 400 000 barils de pétrole par année d'importation
qu'on pourrait éliminer.
L'idée est d'installer des canalisations dans les rues de
Rosemont, Saint-Hubert, Saint-Laurent, Saint-Denis et de fournir cette vapeur
pour le chauffage des édifices qui y sont localisés. En fait,
près de 18 000 personnes pourraient être chauffées à
la fois sur une base industrielle et même urbaine, c'est-à-dire
résidentielle, de cette façon-là. Il s'agit d'inciter la
CIDEM et la ville de Montréal à s'engager dans ces études;
donc, on subventionne pour 35 000 $ la réalisation des études,
c'est-à-dire l'étude de marché, la faisabilité
technique et économique.
M. Paradis: Qui finance le reste? M. Bérubé: La
ville de Montréal.
M. Paradis: La ville de Montréal, les autres 35 000 $.
M. Bérubé: Oui.
M. Paradis: Merci.
Le Président (M. Gagnon): 600.
M. Paradis: 600. "Subventions de fonctionnement aux
sociétés de conservation pour l'exercice 1980-1981. Montant de
l'engagement: 1 750 000 $." Est-ce qu'on peut obtenir du ministre la liste des
sociétés de conservation, si elles ont pu jouir de la
subvention?
M. Bérubé: Toutes les sociétés de
conservation bénéficient de ce type de subventions. La lutte
contre les incendies en forêt au Québec se fait par le biais de
sociétés de conservation qui regroupent le gouvernement pour la
moitié et les représentants de l'industrie forestière
exploitant la forêt publique de la région en question, pour
l'autre moitié. Donc, il y a une société de conservation
par unité d'aménagement au Québec et, évidemment,
je pourrais vous en donner la liste. Il s'agit d'un programme normé, qui
s'applique à toutes les sociétés de conservation au
Québec. Je pourrais vous obtenir la liste de toutes les
sociétés de conservation; de toute façon, c'est disponible
dans le rapport annuel du ministère.
M. Paradis: Vous avez la liste. Est-ce que c'est très
volumineux?
M. Bérubé: Non. Je ne l'ai pas de
mémoire.
M. Paradis: Vous pouvez les produire?
Le Président (M. Gagnon): 601?
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): Adopté. 602?
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): Adopté. 603?
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): Adopté. 604?
M. Paradis: 604.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Misssiquoi.
M. Paradis: Énergie et ressources, OPDQ,
suppléments. "Supplément pour porter à 311 300 $ les
coûts de travaux d'installation d'une chaufferie et divers travaux
connexes au Centre de culture de plants en récipients à
East-Angus, comté de Mégantic-Compton. Montant de l'enqagement:
41 000 $. Note: le contrat initial a été accordé à
Dorilas Grenier Limitée, Sherbrooke, à la suite de soumissions
publiques. Contribution fédérale, 60%."
Est-ce que le ministre peut nous indiquer ce qui a occasionné une
telle augmentation de 41 000 $ sur un contrat total de 311 300 $?
M. Bérubé: Non. Il faudrait fouiller. C'est un
projet considérable. L'objectif est de porter à plusieurs
millions de plants, je crois que c'est 2 000 000 de plants en serre, la
production des serres d'East-Angus. Je pense d'ailleurs que le
député de Brome-Missisquoi a peut-être eu l'occasion
d'aller voir ces installations, qui sont assez remarquables.
Vous avez une installation considérable qu'on est en train de
bâtir présentement. Je ne peux pas vraiment vous dire pourquoi la
chaufferie a coûté plus cher que ce qui était
prévu.
M. Paradis: C'est quand même 41 000 $ d'augmentation sur un
projet total de 311 300 $. C'est plus de 10%. Le contrat initial a
été accordé par des soumissions publiques. Ce genre de
suppléments qui interviennent...
M. Bérubé: On va le fouiller. Je n'ai pas ici sous
les yeux le CT qui me permet de donner la justification de l'accroissement du
coût du contrat.
M. Paradis: Vous allez nous le fournir?
M. Bérubé: Oui.
Le Président (M. Gagnon): 800.
M. Paradis: 800. Énergie et ressources, décrets. Si
je passais tout droit, le ministre m'en voudrait. "Subvention à SOQUEM
à titre d'aide financière pour la mise en exploitation d'un
gisement de sel aux Îles-de-la-Madeleine. Montant de l'engagement: 14 000
000 $. Imputation budgétaire: 5 000 000 $ en 1980-1981, 5 000 000 $ en
1981-1982 et 4 000 000 $ en 1982-1983." S'agit-il du coût total du
projet?
M. Bérubé: C'est un projet gui pourra atteindre
plus de 60 000 000 $.
M. Paradis: Qui y participe financièrement, à part
le gouvernement du Québec, par le ministère de l'Énergie
et des Ressources?
M. Bérubé: SOQUEM.
M. Paradis: SOQUEM, en plus des 14 000 000 $. La subvention ici
est à SOQUEM, à partir de ces disponibilités...
M. Bérubé: L'historigue de cette subvention est
simple. En 1977, le gouvernement du Québec et le gouvernement
fédéral signaient une entente sur les infrastructures
industrielles au Québec et prévoyaient une réserve de 20
000 000 $ gui avait été identifiée par les fonctionnaires
de l'époque pour le financement de ce projet. D'ailleurs, tous les
échanges de correspondance et les rapports du MEER indiguaient
qu'effectivement, on mettait une réserve de 20 000 000 $ dans le but de
financer le démarrage de ce projet.
D'ailleurs, lors de la signature de l'entente, le ministre
fédéral du MEER de l'époque, M. Lessard, lors de la
conférence de presse, avait bien souligné gue le montant
anormalement élevé de cette réserve s'expliguait justement
par le projet du sel des Îles-de-la-Madeleine gui pointait à
l'horizon et pour lequel on avait voulu prévoir dans l'entente une
enveloppe adéquate.
Cependant, lorsque, effectivement, SOQUEM a terminé ses travaux
et qu'est venu le moment de prendre cette décision de mise en
exploitation de la mine, elle s'est donc tournée vers le gouvernement,
parce gu'elle avait des coûts en infrastructure très
élevés, puisqu'il n'y a pas d'infrastructure industrielle aux
Îles-de-la-Madeleine et que tout doit être importé. C'est
donc très coûteux. (22 heures)
À ce moment-là, il faut souligner gu'il s'est monté
un lobby extrêmement puissant en Nouvelle-Écosse avec le ministre
des Finances, M. MacEachen, pour inciter le gouvernement fédéral
à ne pas donner suite à l'entente
fédérale-provinciale et à ne pas verser la subvention au
sel des îles. De la même façon, un "lobby" semblable,
animé par M. Herb Gray, s'est formé en Ontario, poussé
cette fois-ci par le lobby de la Domtar, qui visait également à
inciter le gouvernement fédéral à ne pas verser cette
subvention. Nos députés fédéraux se sont mis
à plat ventre devant le patronat anglo-saxon du reste du Canada et,
devant la pression du lobby, le gouvernement fédéral a dû
revenir sur l'entente gu'il avait signée et a décidé de ne
pas verser la subvention.
M. Paradis: Vous avez mentionné la compagnie Domtar.
Quelle est la participation à son capital-actions de la Caisse de
dépôt et placement du Québec?
M. Bérubé: Elle est de 23% à 24%. M.
Paradis: Pas tout à fait 49%.
M. Bérubé: Ce n'est pas tout à fait 51%, si
vous voulez.
M. Paradis: Mais, guand même, il y a 23% des actions qui
sont propriété...
M. Bérubé: À peu près, oui.
M. Paradis: ...de la Caisse de dépôt et
placement.
Il reste 5 000 000 $ qui ont été versés, je
présume, en 1980-1981.
M. Bérubé: Oui.
M. Paradis: À quel stade en est rendue l'exploitation de
ce gisement de sel?
M. Bérubé: Les installations de surface sont
complétées. Le forage du puits et la préparation des
chantiers d'abattage sont également complétés. On est
présentement -on doit le faire au cours de l'été -
à draguer la lagune de Grande-Entrée, de manière à
permettre l'accès des bateaux, sans doute cette année ou au
début du printemps de l'année prochaine.
M. Paradis: Ce sera en fonctionnement au plus tard au printemps
1982. Cela va.
Environnement
Le Président (M. Gagnon):
Environnement. Engagement 200.
M. Paradis: Environnement, engagement 200, M. le
Président. "Supplément pour porter à 570 000 $ le
coût des travaux de
construction de deux piliers de béton et ouvrages connexes au
barrage Mathieu-d'Amours à Matane. Montant de l'engagement: 45 000 $.
Imputation budgétaire: 25 000 $ en 1980-1981 et 20 000 $ en 1981-1982."
La note dont on dispose est la suivante: "Le contrat initial a
été accordé à Fernand Bélanger Construction
Inc., Matane, à la suite de soumissions publiques". Il s'agit d'un
supplément de 45 000 $ sur un contrat qui atteint 570 000 $, quasiment
10%. Y a-t-il des explications a ce supplément, étant
donné que cela a été accordé par soumissions
publiques?
M. Bérubé: J'essaie de voir. Excusez-moi, je
reprends maintenant votre question, parce qu'il y avait un mélange de
deux dossiers.
M. Paradis: C'était un supplément de 45 000 $ pour
porter à 570 000 $ le coût des travaux de construction de deux
piliers de béton et ouvrages connexes au barrage Mathieu-d'Amours
à Matane. C'est un contrat qui été accordé par
soumissions publiques au début. C'est une augmentation, un
supplément d'environ 10%. Quel est le motif de ce supplément?
M. Bérubé: C'est essentiellement le volume
d'excavation de roc a été plus considérable
qu'anticipé initialement et cela a nécessité des volumes
plus importants de béton.
M. Paradis: Que ce qu'il y avait d'indiqué sur les devis
avec lesquels on est allé aux soumissions?
M. Bérubé: Sur les devis, c'est ça.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 300.
M. Paradis: 300. "Supplément pour porter à 191
592,52 $ le coût de location achat de certaines pièces d'un
système d'amené d'eau en surface afin de fournir l'eau potable
à la ville de Farnham. Fournisseur: Williamstown Irrigation Inc.,
Williamstown, New York. Montant de l'engagement: 37 092,52 $." Est-ce que le
ministre peut nous indiquer ce qui a occasionné finalement ce
supplément?
M. Bérubé: C'est un manque de tuyaux.
M. Paradis: Un achat de tuyaux supplémentaires?
M. Bérubé: II fallait louer, mais on a finalement
acheté, parce que ces tuyaux devaient être fabriqués sur
commande spécifiquement pour le Québec. Il s'agissait d'une
commande d'urgence. Vous vous souvenez sans doute de ce qui s'est produit.
Pénurie d'eau à Farnham. Il fallait absolument amener l'eau de
toute urgence et il a donc fallu se procurer ce système d'irrigation
pour pouvoir pomper l'eau rapidement et amener l'eau aux citoyens. Dans ces
conditions, inutile de dire que, quand on est pressé de fournir l'eau
aux citoyens, on fait les calculs un peu plus vite.
M. Paradis: Est-ce que les citoyens de Farnham ont
présentement de l'eau potable à boire? Est-ce qu'ils
s'approvisionnent à même cette eau?
M. Bérubé: C'est une question qui pourrait faire
l'objet d'une question en Chambre sans doute.
M. Paradis: J'en profite, parce que le député
d'Iberville doit sans doute être au courant de la situation, libre
à lui de répondre. Remarquez, ils s'approvisionnent
présentement en eau à même... Ils boivent de cette
eau-là?
M. Beauséjour: Quand l'agrandissement de l'usine de
filtration sera terminé et que les nouveaux équipements seront
installés, ça aidera encore.
M. Paradis: Elle sera meilleure. M. Beauséjour: Bien
sûr.
M. Paradis: Parce que, présentement, elle n'est pas
parfaite?
M. Beauséjour: Non, elle est bonne.
M. Paradis: Elle est bonne, mais pas parfaite. Vous tentez de
l'améliorer?
M. Beauséjour: Le député de Brome-Missisquoi
a la vertu - je ne sais pas si on doit appeler ca la vertu ou le défaut
- de déformer ce qu'on dit. On sait que l'usine de filtration de Farnham
est assez ancienne, ça ne touche pas directement l'enqagement financier
ici, mais, avec des améliorations, ça évite
toujours...
M. Bérubé: Au lac Brome, c'est
dégueulasse.
Une voix: Très bien placé!
M. Paradis: Depuis que vous y êtes allé.
Excusez-moi, j'ai une autre question, mais je vais laisser finir le
député d'Iberville.
M. Beauséjour: Cela évite toujours d'ajouter
certains produits pour assurer une qualité qui soit supérieure,
mais il n'y a pas
de vrai bassin de décantation à l'usine de Farnham.
M. Paradis Est-il vrai - je me suis laissé dire - parce
que c'est dans votre région et à proximité de la mienne,
que les citoyens sont encore des porteurs d'eau, qu'ils charrient encore de
l'eau des puits artésiens et ne boivent pas l'eau qui vient de ce
système?
M. Beauséjour: Je dirais qu'il reste toujours des
citoyens, lorsqu'il arrive une catastrophe, parce que c'est une espèce
de catastrophe, Farnham, qui demeurent soupçonneux pour un certain
temps, quelles que soient les raisons.
M. Paradis: Donc, il y en a encore qui s'approvisionnent
ailleurs. Maintenant, M. le ministre, on voit que l'achat a été
fait à Williamstown, New York. Est-ce que le ministère de
l'Environnement a effectué des démarches pour se procurer cet
équipement au Québec?
M. Bérubé: C'est possible qu'il en ait fait, mais
je vous dirai en toute franchise que pour autant que je suis concerné,
quand une municipalité manque d'eau, la politique des achats
m'apparaît très importante, mais fournir de l'eau potable à
une municipalité comme Farnham m'apparaît encore plus important.
Alors, si les études intégrales n'ont pas été
faites pour trouver un fournisseur de tuyaux au Québec, ma foi...
M. Paradis: Est-ce qu'on a appelé les fournisseurs de
tuyaux de la région dans un rayon de 50 milles pour savoir s'ils
étaient...
M. Bérubé: On n'a pas pris, par exemple, un
régime de soumissions publiques avec 30 jours...
M. Paradis: Non, M. le ministre, ce qui me frappe, et je suis
conscient que, comme vous le dites, c'est un problème d'urgence,
lorsqu'il est question de fournir de l'eau, on tente d'en fournir, mais,
même lorsqu'il y a urgence, si vous avez un fournisseur
québécois qui est à côté de chez vous et que
vous avez un fournisseur des États-Unis, qui est à New York, donc
assez loin de l'emplacement, je présume que, dans la politique d'achat
du qouvernement du Québec, on prendrait, avec les mêmes
délais de livraison, etc., pour assurer le même bien-être
à la population, le produit du Québec. Est-ce qu'on a
effectué le minimum de démarches, comme un coup de
téléphone...
M. Bérubé: Dans un cas comme ça, on s'est
fié au jugement du fonctionnaire responsable.
M. Paradis: Est-ce que le fonctionnaire responsable était
Claude Vallée?
M. Bérubé: À ma connaissance, M. Claude
Vallée n'est pas fonctionnaire au ministère de
l'Environnement.
M. Paradis: Est-ce que c'est le contractuel responsable que vous
vouliez dire?
M. Bérubé: Les contractuels ne sont pas
responsables de gérance à l'intérieur ...
M. Paradis: Qui a commandé le système d'eau en
surface?
M. Bérubé: Le sous-ministre.
M. Paradis: Pardon?
M. Bérubé: Le sous-ministre.
M. Paradis: Sur la recommandation de qui?
M. Bérubé: Seigneur! C'est à
l'intérieur de la machine gouvernementale, cher collègue:
M. Paradis: Est-ce qu'on peut avoir la réponse?
M. Bérubé: Oui. C'est le sous-ministre qui prend sa
responsabilité.
M. Paradis: C'est le sous-ministre qui l'a recommandé.
Est-ce que vous pouvez nous dire si le sous-ministre a vérifié
dans la région s'il y avait des fabricants en mesure de lui fournir le
système?
M. Bérubé: Oui. La base de l'argument est que, du
point de vue du sous-ministre, la firme en question était la seule
susceptible de fournir le tuyau dans un délai acceptable.
M. Paradis: Avec qui a-t-il vérifié?
M. Bérubé: Je vais lui demander si les
vérifications ont été faites?
M. Paradis: C'est cela. M. Bérubé: Avec
qui?
M. Paradis: Avec qui a-t-il vérifié s'il y avait
possibilité d'obtenir de manufacturiers québécois le
système en question? Plus spécifiquement, a-t-il
vérifié avec la firme Pompex, de Cowansville?
M. Bérubé: Je vois, le chat sort du sac!
M. Paradis: C'est dans la région du lac Brome.
M. Bérubé: Vous direz à votre ami de la
firme Pompex...
M. Paradis: Non, je ne connais pas les personnes en question.
Cela a été porté à mon attention - je vous le dis
bien spécifiquement - par les médias de la réqion,
à un moment donné.
M. Bérubé: Ne s'agirait-il pas d'un cas de
patronage, par hasard, alors que quelque ami personnel du député
de Brome-Missisquoi...
M. Paradis: Absolument pas!
M. Bérubé: ... ayant des liens plus ou moins
rapprochés avec la firme Pompex...
M. Paradis: Je n'ai absolument aucun lien avec la firme Pompex,
je ne sais pas si le gouvernement en a avec la firme Williamstown Irrigation
Inc., mais je sais que le gouvernement en a avec la firme Claude Vallée
Consultants Inc.
M. Bérubé: Oui. Nous savons également que,
dans plusieurs dossiers, des proches mêmes du député de
Brome-Missisquoi - je pense que vous avez certaines relations - ont
organisé des pétitions. Enfin, on a soulevé cette question
à l'Assemblée nationale à quelques reprises.
M. Paradis: Non, vous avez mal compris. Question de
règlement, M. le Président, vous avez mal compris. Il n'a jamais
été question de pétitions à l'Assemblée
nationale, si vous étiez là. Le député d'Iberville
est ici et il pourra confirmer que, dans le cas de la ville de Farnham, deux
solutions étaient préconisées par deux groupes
différents: un groupe était la Chambre de commerce de Farnham et
l'autre groupe était celui du ministre de l'Environnement, M.
Léger. Les deux solutions ont été soumises à un
référendum auprès de la population et cela a donné
un résultat de 87% des gens qui ne favorisaient pas l'idée du
ministre Léger.
M. Bérubé: Pourriez-vous nous dire quels
étaient les animateurs de cette campagne de publicité?
M. Paradis: Oui, la Chambre de commerce de la ville de
Farnham.
M. Bérubé: Auriez-vous quelques noms de
personnes?
M. Paradis: Oui, je connaissais personnellement, si vous voulez
que je sois plus précis, le vice-président. Je prends le
député d'Iberville à témoin: je connaissais le
vice-président, qui est Me Marc Turcot, qui a déjà
pratiqué à mon étude juridique, et qui est
présentement vice-doyen à la faculté de droit de
l'Université d'Ottawa et dont la probité - je prends encore le
député...
M. Bérubé: Bien sûr, nous ne posons nulle
question de ce genre, voyons!
M. Paradis: ... d'Iberville à témoin -est hors de
tout doute, comme celle du député de Brome-Missisquoi. Mais ce
n'est pas le cas de M. Vallée, qui pilotait pour le ministre le dossier
à Farnham et qui a piloté par la suite le dossier Stablex.
Le Président (M. Gagnon): M. le député
d'Iberville.
M. Beauséjour: Je n'en veux absolument pas aux gens du
bureau de Paradis et Paradis, de Farnham, ils demeurent à Farnham et,
s'ils veulent participer à des actions dans Farnham, c'est leur
droit.
M. Paradis: À 87% de la population, M. le
député.
Le Président (M. Gagnon): Je m'excuse, la parole est au
député d'Iberville.
M. Beauséjour: À 87%, bien sûr, mais
ça dépend de la façon qu'on pose les questions. Est-ce que
vous voulez de l'eau souterraine ou de l'eau de la rivière, qui est
polluée?
M. Paradis: Dans un référendum, c'est important, la
question. (22 h 15)
M. Beauséjour: Moi, je répondrais de l'eau
souterraine. Comme le spécialiste technique - je pense que c'est Jos.
Tremblay - l'avait indiqué à une réunion publique, pour
s'assurer si on peut prendre de l'eau souterraine, cela veut dire une
étude de huit à dix mois, cela veut dire aussi, pour les gens de
Farnham, transporter de l'eau à la petite chaudière. La
dernière solution que j'avais proposée à Me Turcot et
à son frère, qui était aussi présent...
M. Bérubé: ... de la firme Paradis et Paradis.
M. Paradis: Excellent bureau d'avocats.
M. Bérubé: Excellent bureau d'avocats, oui.
M. Paradis: Le seul à Farnham, d'ailleurs.
M. Beauséjour: J'aurais aimé savoir quelle est la
solution...
M. Bérubé: Est-ce qu'ils ont des liens aussi avec
la firme Pompex intéressée à
fournir du matériel dans ce cas particulier?
M. Paradis: Absolument pas. Ce que j'ai mentionné, M. le
ministre, je vous ai demandé si vous aviez vérifié
à quelque part...
M. Beauséjour: M. le Président...
M. Paradis: Question de règlement. Le ministre m'a
interrompu. Il s'agit d'une firme qui est dans mon comté. Lorsque les
firmes de mon comté sont en mesure de fournir du matériel de
fabrication québécoise et que le gouvernement s'approvisionnera
à l'extérieur du pays, vous aurez des questions du
député de Brome-Missisquoi, je vous préviens.
M. Bérubé: Même si, pendant ce temps, la
ville de Farnham n'a pas d'eau pendant un mois ou deux et qu'on charrie l'eau
à la cuillère?
M. Paradis: Non, dans les mêmes délais, M. le
ministre. Laissez continuer le député d'Iberville qui parle en
connaissance de cause de son dossier.
M. Beauséjour: Ce que je voulais indiquer, c'est que
justement, face à la question que je posais, ils avaient apporté
une réponse, disant qu'on pouvait toujours mettre dans les tuyaux de la
ville de Farnham l'eau de la rivière du côté nord et, s'il
le fallait, même transporter l'eau par camions-citernes. Maintenant, il y
a une autre question qu'il fallait se poser: Combien d'inspecteurs mettrait-on
près des robinets dans les maisons pour s'assurer que les enfants, entre
autres, n'iraient pas boire l'eau du côté nord? Je signalerai
simplement un événement qui s'est produit au cours de l'hiver,
quand de l'huile d'une industrie s'est ramassée dans la rivière
du côté nord. Je n'ai pas le relevé de tous les moments
-mais cela existe à l'usine de filtration à Farnham - où
la branche nord était dangereuse. C'est sûr qu'à l'occasion
elle l'était un peu moins, mais c'est une question de santé
publique. Je sais qu'au niveau du ministère de l'Environnement, pour ce
qui est de la recheche de tuyaux, le ministre a déjà
indiqué qu'il a fallu faire une espèce de razzia aux
États-Unis pour amener la quantité suffisante de tuyaux. Il
semble... En tout cas, c'est ce qui a été indiqué
déjà en commission parlementaire; le député de
Brome-Missisquoi n'était peut-être pas présent à ce
moment.
M. Paradis: J'ai posé la question.
M. Bérubé: N'est-il pas scandaleux, M. le
député d'Iberville, que l'on n'ait pas acheté des tuyaux
de la firme Pompex et d'avoir attendu une semaine ou quinze jours de plus
à Farnham?
M. Paradis: M. le ministre, vous déformez mes propos. Ce
que je vous dis, c'est que vous auriez dû acheter d'une firme
québécoise qui aurait fourni les tuyaux dans les mêmes
délais. C'est ce que je vous mentionne. Quand vous mentionnez d'attendre
dix à quinze jours, vous faites ce qu'on appelle strictement du
charriage. Reculez et "dompez".
M. Beauséjour: Dans le même délai, si je me
souviens bien, M. le Président...
Le Président (M. Gagnon): M. le député
d'Iberville, c'est la dernière intervention parce que le problème
est réglé. On va revenir à nos études.
M. Beauséjour: D'accord.
M. Bérubé: Oui, la ville de Farnham a son eau.
M. Beauséjour: M. le Président, juste en termes de
délai, si je me souviens, le délai a peut-être
été de douze heures ou quelque chose comme cela. Je sais que les
gens, depuis plusieurs semaines, allaient chercher l'eau.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Vous allez me permettre une petite précision,
sans prendre autant de temps. M. le député d'Iberville, ce que
vous avez rapporté comme faits était essentiellement exact, sauf
que la deuxième solution qui était préconisée
était des puits au niveau de la ville de Farnham. Le ministre a
poussé sa solution, parce qu'il a dit: II n'est pas question que la
population passe l'hiver sans eau. Le système de tuyauterie dont il est
question ici, qu'on a acheté de Williamstown, à New York, et
qu'on n'a pas acheté au Québec, ni chez Pompex, ni ailleurs au
Québec, et qui aurait pu être livré dans les mêmes
délais, ne peut fonctionner en hiver. C'est pour cela qu'on impose cette
solution pour que la population ait de l'eau l'hiver. C'est ce que j'ai compris
du raisonnement qui était proposé par le ministre de
l'Environnement à l'époque dans le dossier. Ce qui m'a surpris,
c'est de voir en plein hiver, au mois de février, des camions s'emparer
de cette tuyauterie et aller la porter dans la ville de L'Épiphanie.
Cela fonctionnait l'hiver à L'Épiphanie, mais cela n'aurait pas
pu fonctionner l'hiver à Farnham. Je suis en train de faire rechercher
les études climatiques pour me convaincre que le climat est beaucoup
plus doux en hiver, aux mois de février et mars, à
L'Épiphanie qu'il ne l'est à Farnham.
M. Beauséjour: Juste une précision à ce
sujet. Je crois que la réponse a déjà été
donnée, d'ailleurs, à la commission parlementaire de
l'environnement. La distance était moins grande à
L'Épiphanie, l'eau venait par gravité. Justement, parce qu'on
voulait prendre une précaution, vu qu'on craignait que cela puisse
geler, on s'était assuré d'une autre conduite qui était
là justement au cas où la gelée ferait des dommages aux
tuyaux. Heureusement qu'on est arrivé dans une période de temps
doux, mais on s'était pourvu d'une autre partie de conduite pour
remplacer celle qui se serait brisée à cause du froid.
Le Président (M. Gagnon): Merci. J'appelle... Oui, votre
question, M. le secrétaire l'a notée. J'appelle...
M. Paradis: Je laisse ma question quand même, je voudrais
qu'on vérifie si des démarches ont été
entreprises.
M. Bérubé: M. le Président, est-ce qu'on
pourrait aussi avoir le nom des administrateurs de la firme Pompex, avec les
"mon oncle", les "ma tante"?
M. Paradis: Oui, et ajoutez donc, parce que les administrateurs,
ce n'est pas toujours complet, le nom des actionnaires.
M. Bérubé: Ce n'est pas la peine, M. le
secrétaire de la commission pense que cette question sera inutile.
M. Paradis: Les actionnaires, parce que les administrateurs, il
peut y en avoir qui administrent pour d'autres qui sont actionnaires. Ce qui
est important, ce sont les actionnaires. C'est pour venir en aide au ministre
de l'Énergie.
Le Président (M. Gagnon): Alors, l'engagement 400,
toujours à l'Environnement.
M. Bérubé: C'est simplement pour donner un
aperçu au député de Brome-Missisquoi de ce qui serait
arrivé s'il avait gagné les élections.
M. Paradis: Je n'aurais pas acheté de tuyaux.
M. Bérubé: II serait assis ici en train de
répondre, alors, on voulait lui donner un aperçu de ce que cela
pourrait donner.
M. Paradis: J'aurais été obligé de vous
aider, voyez-vous. Vous demandez strictement le nom des administrateurs et je
suis obligé de vous souffler à l'oreille d'exiger
également celui des actionnaires.
Le Président (M. Gagnon): Est-ce qu'on peut en revenir aux
crédits. Engagement 400.
M. Paradis: 400. Contrats négociés. Contrat de
services pour l'élaboration de plans correctifs pour les
problèmes de pollution industrielle de l'eau et négocier avec les
industries des programmes de dépollution pour une période de 24
mois. Les fournisseurs sont Gabriel Dionne, de Saint-Lambert, pour un montant
de 101 314,40 $, et Raymond Mayer, d'Outremont, pour 117 912,80 $. Montant de
l'engagement: 219 227,20 $. Imputation bugdétaire: 1980-1981, 21 000 $.
Années suivantes: 198 227,20 $. Est-ce qu'on peut avoir
l'échéancier des années suivantes?
M. Bérubé: Je regarde, je regarde.
M. Paradis: Et, pendant que vous regardez, si vous pouvez tomber
sur le nom des industries qui sont visées par cette
négociation.
M. Bérubé: Nous ne l'avons pas, nous n'avons que 21
000 $ pour cette année; 198 000 $, c'est un montant potentiel.
M. Paradis: Potentiel, qui certainement sera affecté. Vous
n'avez pas l'échéancier?
M. Bérubé: Non, on n'a pas
l'échéancier pour les montants à être versés
chaque année.
M. Paradis: Mais les crédits ont été
adoptés.
M. Bérubé: Non, ce qui a été
adopté ici, c'est une enveloppe globale de 219 000 $, le montant de
l'engagement, si on veut et cette année, en 1980-1981, il y avait 21 000
$ de versés. On pourrait certainement savoir combien il y a d'argent
prévu au contrat en 1981-1982. On pourrait obtenir cela du
ministère.
M. Paradis: Et si cela n'épuise pas les 198 000 $ en
1982-1983, c'est ce qu'on appelle avoir l'échéancier.
M. Bérubé: Oui, pour 1982-1983, ce n'est pas
certain qu'on puisse avoir les chiffres, mais, enfin...
M. Paradis: J'imagine que si vous avez, au niveau du Conseil du
trésor, adopté une enveloppe de 219 227,20 $ et que vous avez
prévu 21 000 $ pour 1980-1981, vous avez quand même un
aperçu du temps que cela prendra. Vous savez qu'en l'an 2000 il n'en
restera plus des 198 000 $. Vous savez dans quelle nature de projet vous
êtes embarqué, sans savoir...
M. Bérubé: Pour 24 mois, alors,
entendons-nous pour dire que c'est 24 mois.
M. Paradis: 24 mois. Maintenant, est-ce que vous avez la liste
des industries qui sont visées par cette négociation et par ces
programmes de dépollution?
M. Bérubé: Non, nous allons obtenir du
ministère les renseignements concernant les industries impliquées
dans la phase II du programme d'assainissement des eaux.
Industrie, Commerce et Tourisme
Le Président (M. Gagnon): Industrie, Commerce et Tourisme.
Engagement 100.
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): Adopté. Engagements 600,
601. M. le député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: 600. "Subvention à Meubles Laurier
Ltée, Laurier-Station, comté de Lotbinière, dans le cadre
du programme visant à stimuler l'innovation dans l'industrie du meuble.
Montant de l'engagement: 56 954 $. Imputation budgétaire: 1980-1981, 1
392 $; années suivantes, 55 562 $."
Est-ce qu'on peut savoir à quoi ont servi les 1 392 $
imputés à l'année 1980-1981?
M. Bérubé: Je n'ai pas la même. 100?
M. Paradis: 600.
Le Président (M. Gagnon): 600.
M. Bérubé: Dans Industrie et Commerce?
Le Président (M. Gagnon): Oui.
M. Bérubé: Meubles Laurier. Non, je n'ai aucun
renseignement.
M. Paradis: Combien cette entreprise compte-t-elle
d'employés?
M. Bérubé: Je l'ignore.
M. Paradis: À moins qu'il n'y en ait d'autres qui veulent
intervenir sur l'engagement 600, même question pour l'engagement 601,
concernant la subvention à Lacasse et Frères Ltée,
Saint-Pie, comté d'Iberville, dans le cadre du même programme,
celui visant à stimuler l'innovation dans l'industrie du meuble. Montant
de l'engagement: 48 339 S. 1980-1981: 5 300 $; années suivantes, 43 039
$. Les mêmes questions s'appliquent. Est-ce que vous avez les
informations ou s'agit-il encore une fois d'attendre pour les avoir?
On pourrait ajouter comme question l'échéancier
prévu pour le versement les années suivantes. Est-ce que c'est 24
mois encore? Dans chacun des cas, on voit qu'il y a une somme minime pour
1980-1981 et une somme assez importante pour les années suivantes, mais
sans échéancier.
Le Président (M. Gagnon): 600 et 601.
M. Paradis: 602.
Le Président (M. Gagnon): 602.
M. Paradis: 603.
Le Président (M. Gagnon): 602 et 603, les mêmes
questions.
M. Bérubé: On va presser les ministères
à nous fournir plus de renseignements.
M. Paradis: 604.
Le Président (M. Gagnon): 604, 605.
M. Paradis: Oui.
Le Président (M. Gagnon): De 600 à 605
inclusivement.
M. Paradis: 606, 607, 608, 609, Création Daisyfresh.
Le Président (M. Gagnon): 609, 610.
M. Paradis: 610, peut-être la même remarque que j'ai
adressée dans le cadre d'un autre programme pour vérifier si cela
s'applique cette fois-ci. C'est une "subvention à United Children's Wear
Ltd, Montréal, dans le cadre du programme de modernisation pour les
industries du textile, de la bonneterie et du vêtement".
Est-ce gue le versement de la subvention était conditionnel
à la francisation du nom de l'entreprise?
M. Bérubé: Non.
M. Paradis: Ce n'était pas conditionnel.
M. Bérubé: Le ministère de l'Industrie et du
Commerce n'impose pas ce type de critère.
M. Paradis: Vous versez la somme de 29 340 $. Est-ce que vous
savez si cette industrie est l'objet de poursuites par la commission de la
langue française pour ne pas avoir changé son nom depuis janvier
1981?
M. Bérubé: Je l'ignore.
M. Paradis: 611, même question.
Le Président (M. Gagnon): Même question que...
M. Paradis: Que toutes les autres, les
précédentes.
Le Président (M. Gagnon): De 600 à 612.
M. Paradis: À 612, cela me semble un peu
différent.
Le Président (M. Gagnon): 612. (22 h 30)
M. Paradis: II s'agit d'une subvention... Est-ce que, dans le cas
de 612, la subvention à Les industries de chemises modernes Ltd,
Montréal, dans le cadre du programme de modernisation pour les
industries du textile, de la bonneterie et du vêtement, a
été complètement versée?
Une voix: Quel numéro?
Le Président (M. Gagnon): 612.
M. Bérubé: C'est 37 500 $. Oui, en fait, la
société doit présenter un état des
déboursés. Elle a droit au tiers du montant total de la
subvention comme premier versement et le reste sur présentation de
pièces justificatives. Je ne peux pas vous dire si la
société a fait les transformations et a complété
l'entente.
M. Paradis: Peut-on avoir la réponse à savoir si la
subvention a été versée et cela indiquera que tous les
critères énumérés par le ministre ont
été respectés.
Engagement no 613.
Le Président (M. Gagnon): Engagement no 613.
M. Paradis: Engagement no 613. "Subvention à Donn Canada
Ltée, Oakville, Ontario, sous forme d'une prise en charge d'une partie
du coût d'un emprunt de 1 250 000 $ contracté pour fins d'achat de
machinerie et de construction d'une bâtisse à Montréal ou
à Dorval. Montant de l'engagement: 312 000 $. Imputation
budgétaire: 1980-1981 à 1984-1985, 62 400 $ par année.
Nature de l'entreprise: fabricant de planchers métalliques à
accès limité. Nombre d'emplois qui ont été
créés: 40. La subvention a-t-elle été
versée?
M. Bérubé: Le tableau des versements
prévoit...
M. Paradis: 1980-1981.
M. Bérubé: ...pour le 31 mars, 62 400 $ comme
versement maximal, mais je regarde ici et je n'ai aucun élément
concernant les versements jusqu'à ce jour.
M. Paradis: Les emplois ont-ils effectivement été
créés? On mentionne "nombre d'emplois créés" et
cela semble être au passé, une chose déjà
réalisée, un fait accompli, quelque chose qu'on peut mettre dans
les statistiques provinciales. On en mentionne 40. Ont-ils effectivement
été créés?
M. Bérubé: Je ne peux pas vous le dire.
M. Paradis: Pourriez-vous nous dire dans...
M. Bérubé: M. Nadeau va adresser la demande au
ministère.
M. Paradis: La même question dans le cas de l'engagement
614 au niveau de la création d'emplois, de vérifier...
M. Bérubé: Nombre d'emplois
créés.
M. Paradis: ...le nombre d'emplois effectivement
créés et s'il y a eu vérification.
Le Président (M. Gagnon): Engagement no 615.
M. Paradis: Engagement no 615, "subvention à Acklands
(Canada) Limited, Saskatoon, Saskatchewan, sous forme d'une prise en charge
d'une partie du coût d'un emprunt de 615 584 $ contracté pour fins
d'achat de machinerie et d'aménagement de sa bâtisse d'Anjou.
Montant de l'engagement: 130 000 $. Imputation budgétaire: 1980-1981
à 1983-1984, 32 500 $ par année. Nature de l'entreprise:
remanufacturation de moteurs à essence. Nombre d'emplois
créés: 32." La même question au niveau des emplois
créés.
Avant d'accorder une telle subvention, a-t-on vérifié
l'état du marché et, plus spécifiquement, si cela pouvait
porter atteinte à d'autres concurrents qui sont déjà
à l'oeuvre depuis plusieurs années?
M. Bérubé: On peut essayer d'avoir la
réponse à cette analyse qui devrait reposer normalement sur
l'étude du marché.
Le Président (M. Gagnon): Engagement no 616.
M. Paradis: À l'engagement 616, même question au
niveau des emplois.
M. Bérubé: Si une étude de marché a
été faite et si elle a révélé qu'il y aurait
un impact négatif, qu'il y aurait un impact mesurable sur les
entreprises québécoises concurrentes.
M. Paradis: Sur les entreprises concurrentes, un impact
quelconque. Exact. Ceux de New York, je m'en occupe un peu moins.
Le Président (M. Gagnon): Engagement no 617. Engagement no
618.
M. Paradis: À l'engagement 617, même guestion au
niveau des emplois créés.
À l'engagement 618, il s'agit d'une subvention à Lennoxan
Inc., Lennoxville, comté de Sherbrooke, sous forme d'une prise en charge
d'une partie du coût d'un emprunt de 200 000 $ contracté pour fins
d'achat de machinerie et de bâtisses à Lennoxville. Montant de
l'engagement: 52 000 $. Imputation budgétaire de 1981-1982 à
1984-1985: 13 000 $ par année. Nature de l'entreprise: fabricant de
carrosserie de camions. Nombre d'emplois créés: 26. Est-ce qu'on
peut vérifier... Même question finalement qu'à l'engagement
615 au sujet des concurrents qui pourraient exister.
M. Bérubé: Vous demandez...
Le Président (M. Gagnon): Le nombre d'emplois
créés.
M. Bérubé: ... vérification des emplois. On
le donne à 613 et à...
M. Paradis: C'est ça.
M. Bérubé: Je comprends bien que vous demandez que
l'on compte le nombre d'emplois?
M. Paradis: Qu'on vérifie...
M. Bérubé: Le nombre est de 26.
M. Paradis: ... s'ils ont effectivement été
créés parce qu'on nous indique...
M. Bérubé: Si les travaux ont été
faits. Si la subvention a été versée.
M. Paradis: On mentionne à chacun de ces articles qu'il y
a un nombre déterminé d'emplois créés.
M. Bérubé: Ce n'est pas une condition.
M. Paradis: Je suis porté à croire que, sans
être la condition essentielle, c'est un élément de la prise
de décision. Si on additionne chacun de ces cahiers depuis que je
siège à la commission, ca fait peut-être cinq ou six mois
qu'on passe finalement... Il n'y aurait pas 302 000 chômeurs au
Québec si, dans chacun de ces cas-là, les emplois qui
apparaissent comme étant créés - et c'est même
écrit au passé - étaient véritablement
créés.
S'il y a des lacunes, les questions visent strictement à avoir un
contrôle gouvernemental plus serré. Lorsqu'on verse des
subventions, qu'on s'assure vraiment que l'emploi est créé parce
qu'avec la situation présente, avec le taux de chômage qu'on
connaît, je pense qu'il faut être prudent sur ces choses-là
et s'assurer que nos 302 000 chômeurs retournent au travail le plus
rapidement possible.
M. Bérubé: Pourrait-on aviser le ministère
qu'il devrait compter les emplois qui ont été créés
et faire rapport au député de Brome-Missisquoi?
M. Paradis: Et à l'ensemble des contribuables de la
province de Québec qui investissent leur argent dans cette
création d'emplois.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 619. 620.
M. Paradis: 620. "Subvention à Les Fabrications Gilles
Drolet Ltée, Sainte-Marie, comté de Beauce-Nord, sous forme de
prise en charge d'une partie du coût d'un emprunt de 385 000 $
contracté pour fins d'achat de machinerie pour son usine de
Sainte-Marie. Montant de l'engagement: 97 000 $. Imputation budgétaire
de 1981-1982 à 1984-1985: 24 250 $. Nature de l'entreprise: caisses de
son. Nombre d'emplois créés: 15. Est-ce qu'on pourrait savoir du
ministre depuis quand cette compagnie produit?
M. Bérubé: La date d'incorporation de la
société?
M. Paradis: C'est exact, pour sa naissance légale et,
ensuite, depuis quand est-elle en activité?
M. Bérubé: Je vais faire la demande au
ministère.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 621. 622.
M. Paradis: 622. "Subvention à Boulangerie des Cantons
Inc., Sherbrooke, sous forme d'une prise en charge d'une partie du coût
d'un emprunt de 650 000 $ contracté pour fins d'achat de machinerie et
d'une bâtisse à Montréal. Montant de l'engagement: 288 000
$, réparti de 1981-1982 à 1985-1986, au montant de 57 600 $ par
année. Nature de l'entreprise: fabricant de beignes, brioches et
gâteaux. Nombre d'emplois créés: 5." Est-ce que le ministre
peut nous indiquer combien il y avait d'emplois avant le versement de la
subvention?
M. Bérubé: Je vais le demander.
Le Président (M. Gagnon): Demandez et vous recevrez.
Engagement 623.
M. Paradis: 623. "Subvention à Le Groupe BMF Inc. et
Conduits Condel Ltée., LaSalle, Québec, sous forme d'une prise en
charge d'une partie du coût d'un emprunt de 1 200 000 $ contracté
pour fins d'acquisition du capital-actions de Conduits Condel Ltée.
Montant de l'engagement: 237 600 $, divisé en cinq versements de 47 520
$ au cours des cinq prochaines années. Nature de l'entreprise:
galvanisation, clôtures en mailles de chaînes, tubes d'acier.
Nombre d'emplois créés: 8." Est-ce que le ministre peut nous
expliquer de quelle façon l'acquisition de capital-actions crée
des emplois?
M. Bérubé: II faudrait connaître la nature du
projet.
M. Paradis: La nature de l'entreprise: qalvanisation,
clôtures en mailles de chaînes et tubes d'acier.
M. Bérubé: Non, je n'ai pas assez d'information sur
la subvention de la SDI pour pouvoir répondre. Je peux poser la
question.
M. Paradis: Avez-vous le nombre d'emplois existants avant la
prise en charge?
M. Bérubé: Nous n'avons absolument aucun
renseignement concernant les subventions d'intérêt de la
Société de développement industriel; nous n'avons que des
titres et absolument aucune donnée technique sur le contenu. C'est la
SDI qui est responsable du programme et elle l'administre dans le cadre de son
programme normé.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 624.
M. Paradis: Adopté.
M. Bérubé: Tout ce que je sais, c'est que c'est
situé dans le comté de Brome, si je ne me trompe. C'est
ça?
M. Paradis: Vous avez la firme Conduits Condel Ltée, une
usine située à Bromont, dans le comté de Brome-Missisquoi,
dans le parc industriel de la ville de Brome.
M. Bérubé: C'est cette entreprise-là.
M. Paradis: C'est pour cela que je tenais à avoir un peu
plus d'indications.
M. Bérubé: On va poser la question à la SDI:
D'où viennent les huit emplois créés résultant de
l'achat de l'entreprise Condel? On va demander les détails sur
l'acquisition du capital-actions pour la création...
M. Paradis: C'est ça. Mais je remarque également
que la subvention s'adresse à deux compagnies, finalement. C'est au
groupe BMF Inc. et à Conduits Condel Ltée de LaSalle. J'ignore
s'ils possèdent une autre usine, si les LaSallois et les LaSalloises y
travaillent; c'est dans le comté de Marguerite-Bourgeoys, si je ne
m'abuse. À moins qu'on ne dise les LaSalliens et les LaSalliennes.
M. Bérubé: L'un et l'autre se dit ou se disent.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 625.
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 626.
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 627.
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 628.
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 629.
M. Paradis: Engagement 629. "Subvention à la Cie de
volailles Maxi Ltée, ville des Laurentides, Québec, sous forme
d'une prise en charge d'une partie du coût d'un emprunt de 1 000 000 $
contracté pour fins d'achat de machinerie et d'agrandissement de sa
bâtisse de ville des Laurentides. Montant de l'engagement: 280 000 S.
Imputation budgétaire de 1981-1982 à 1985-1986: 56 000 $ par
année. Nature de l'entreprise: usine de conditionnement du poulet: et
fabricant de mets surqelés à base de poulet.
Je voudrais savoir du ministre - le nombre d'emplois créés
est de 50 - si des études pour vérifier l'impact sur la
concurrence ont été effectuées avant d'accorder cette
subvention et s'il s'agit d'une première au Québec au niveau des
mets surgelés à base de poulet. Il y a deux choses. Il semble y
avoir une usine de conditionnement et de fabrication de mets surgelés.
Quelle part de la subvention va à chacune des deux options?
M. Bérubé: Je suis d'accord pour faire effectuer la
recherche et vous donner la réponse, M. le député de
Brome-Missisquoi.
Le Président (M. Gagnon): Enqaqement 630.
M. Paradis: À l'engagement 630, j'aurais peut-être
la même remarque à formuler que celle que j'ai formulée
à l'engaqement 610 concernant l'application de la loi 101 et la
coordination des politiques gouvernementales dans ce domaine.
M. Bérubé: La SDI n'est pas responsable de
l'application de la loi 101. (22 h 45)
M. Paradis: Je pense que tout le monde sait que la
Société de développement industriel du Québec ne
s'est pas vu confier l'application ou la responsabilité de l'application
de la loi 101. Je ne conteste pas cela. Comme citoyen du Québec, lorsque
le qouvernement est responsable de l'application d'une loi comme la loi 101, si
ce gouvernement, d'un côté, tente d'appliquer cette loi ou ces
mesures et intente des poursuites pour ce faire contre certaines compagnies qui
ne voudraient pas se plier à ces exigences, que ces compagnies sont
condamnées à payer des amendes de 500 $, 1000 $ ou 2000 $ et que,
d'un autre côté, ce même qouvernement s'approprie de
l'argent des contribuables et verse des subventions de l'ordre de 93 600 $ dans
le cas de l'engaqement 630, à Kote Knit Manufacturing Corporation,
Montréal, ces gens sont bons pour payer des amendes un bon bout de temps
à même l'argent des contribuables québécois. Il
semble y avoir un manque d'aqencement de politiques ou de coordination de
politiques de la part du gouvernement. Si les responsables de Kote Knit
Manufacturing Corporation reçoivent 93 600 $, ils vont être en
mesure de payer les amendes pour quelques années à même
l'argent des contribuables. C'est peut-être quelque chose qu'il faudrait
souligner au Conseil des ministres.
M. Bérubé: Les programmes de subventions que nous
examinons présentement sont administrés par la
Société de développement industriel, suivant une
programmation normée et réglementée. Je poserai la
question, à ce moment, au député de Brome-Missisquoi.
Croit-il qu'il devrait y avoir une réglementation dans les programmes de
subventions ainsi conçue qu'elle présumerait de la
culpabilité d'une entreprise a priori et, par conséquent, lui
refuserait une subvention sans qu'il y ait eu plainte ou condamnation en vertu
de la loi?
M. Paradis: M. le ministre, lorsqu'on croit, dans une loi qui est
adoptée par une Assemblée nationale, lorsqu'on est charqé,
au niveau de l'exécutif, au niveau du gouvernement, de voir à son
application, il semble tout à fait logique que, dans les exigences qu'on
pose pour l'obtention de privilèges finalement - parce que les
subventions sont des privilèges accordés par le gouvernement
à des individus ou à des corporations - il semble normal qu'on
aligne nos politigues et qu'on dise: Ceux qui seront admissibles à ces
subventions seront ceux qui auront une dénomination ou une raison
sociale qui sera française. Il n'est pas question de présumer de
la culpabilité de personne. C'est tout simplement de mettre dans le
programme que ceux qui auront une dénomination sociale francophone
seront admissibles à ces proqrammes.
M. Bérubé: Le refus d'une subvention implique
automatiquement culpabilité.
M. Paradis: Si le refus d'une subvention implique
culpabilité, je pense qu'au nombre de demandes de subventions qu'un
gouvernement a dans une année, au nombre d'acceptations et au nombre de
refus, il y a beaucoup de coupables dans cette société. C'est
tout simplement d'aligner nos croyances et d'aligner le fonctionnement
d'une...
M. Bérubé: La formation juridique du
député de Brome-Missisquoi m'aurait incité à croire
qu'il aurait abordé cette question d'une façon un peu plus
prudente. La préparation d'un règlement général, en
vertu duquel une société comme la SDI devrait présumer de
la culpabilité d'un organisme s'adressant à elle et lui refuser
une subvention a priori sans avoir l'assurance que cette société
viole effectivement la loi, m'apparaît terriblement dangereuse et
risquée. Que, dans le cas d'une subvention discrétionnaire qui ne
fait pas partie d'un programme normé, un ministre décide
d'imposer une condition, soit, c'est normal, puisqu'il n'y a pas de normes. II
n'y a donc pas de traitement d'équité, c'est un jugement
politique que l'on pose à ce moment et le ministre peut toujours poser
comme jugement que cette société devrait peut-être avoir un
plus beau nom ou encore avoir une affiche devant son magasin un peu plus
spectaculaire. Là, il pourra poser les conditions qu'il voudra.
J'imagine que, selon le type d'entreprise, selon son intégration au
milieu, un paquet d'objectifs qu'un ministère peut se donner, on pourra
imposer un grand nombre de conditions. C'est normal, puisqu'il s'agit de
subventions essentiellement discrétionnaires et qui sont
évaluées à la pièce. Donc, c'est à ce
moment-là, c'est très difficile d'aller commencer à
critiquer telle et telle condition. Toutefois, la question que je pose au
député de Brome-Missisquoi est fondamentale. Puisqu'il s'agit de
subventions normées, ces subventions ne viennent pas au Conseil du
trésor, ne viennent pas au Conseil exécutif; donc, elles ne sont
vues de
personne, sauf de la Société de développement
industriel qui reçoit un mandat dans le cadre du règlement, avec
une vérification, évidemment du Vérificateur
général qui s'assure qu'elles sont bel et bien octroyées
dans le cadre des programmes et des normes. La question qu'il faut poser est la
suivante: Devrait-on avoir dans le règlement du programme de subventions
une clause en vertu de laquelle toute société dont le nom est non
conforme à la loi 101...
M. Paradis: M. le ministre, je m'excuse de vous interrompre, mais
vous posez la question sous de fausses prémisses, lorsque vous dites:
Est-ce qu'il est permis pour le gouvernement de présumer de la
culpabilité, etc? Je pense que la réponse s'impose.
Vous-même, avec tout le respect que vous avez déjà
manifesté dans le passé pour le système judiciaire...
M. Bérubé: J'ai toujours eu le plus grand respect
pour le système judiciaire en dehors de la Chambre.
M. Paradis: C'est ce que je viens de dire... vous laisserez sans
doute le soin au système judiciaire de décider et vous
applaudirez à ses sages décisions. Ce n'est pas là que le
problème se pose. Lorsqu'on parle d'un problème normé en
vertu de réglementation, il s'agit peut-être d'ajouter dans la
liste des normes, non pas une condition négative, mais une condition
positive pour l'obtention des subventions et cette condition positive n'a pas
besoin de faire appel aux notions de la loi 101, aux notions
d'infractions...
M. Bérubé: Et quelle serait-elle?
M. Paradis: ...aux notions de poursuites, aux notions
judiciaires. C'est déplacer le problème que d'inclure toutes ces
notions.
M. Bérubé: Et quelle serait cette norme?
M. Paradis: Cette norme serait d'avoir une raison sociale
française.
M. Bérubé: Voilà. Maintenant, ce que nous
appelons une raison sociale française fait l'objet, forcément,
d'une interprétation juridique.
M. Paradis: Si vous voulez embarquer sur ce terrain-là,
vous allez prendre toutes et chacune des normes qui sont imposées par la
SDI et toutes et chacune des normes susceptibles d'une interprétation
juridique, M. le ministre. Répondre de cette façon, c'est vouloir
ne pas répondre. C'est un manque de volonté d'aller dans les
faits de la part du gouvernement, d'aller dans l'application quotidienne. Dans
ce sens, c'est une volonté qui crie sur des tribunes, mais lorsque
l'application pratique vient, comme aux engagements financiers, on
s'aperçoit de ce manque de volonté politique.
M. Bérubé: Absolument pas. En fait, ce qui ressort
de l'intervention du député de Brome-Missisquoi et, d'ailleurs -
cela ne m'étonne pas particulièrement - ce que j'ai souvent
constaté dans le discours tenu par les hommes politiques à
tendance libérale, c'est, d'une part, de continuellement dénoncer
la bureaucratie gouvernementale) de dénoncer le caractère
tatillon des lois et, le surlendemain, au contraire, de s'ingénier
à identifier des programmes où on n'est pas assez tatillon,
où on n'a même pas assez de contrôles. Alors, je
réponds au député de Brome-Missisguoi: Puisqu'il s'agit de
programmes normés, je ne vois pas pourguoi, à l'intérieur
des normes de ces programmes, en vertu de lois et de crédits
votés à l'Assemblée nationale, on essaie de faire mettre
en application d'autres lois qui n'ont rien à voir avec la loi de la
Société de développement industriel. La loi constitutive
de la Société de développement industriel ne mandate pas
la Société de développement industriel pour la mise en
application de la loi 101; il y a des organismes qui sont prévus
à cet effet.
Le Président (M. Gagnon): Pourrais-je vous demander de
revenir à l'étude?
M. Paradis: Petite répligue à ce qui a
été dit...
Le Président (M. Gagnon): Allez-y, M. le
député de Brome-Missisquoi. Je voudrais simplement, si vous me le
permettez, ajouter qu'au rythme où on va, je suis en train de me
demander si cette commission-ci ne sera pas une commission pour étudier
les projets un par un. Comme c'est là, on passe un projet après
l'autre et on refait presque l'étude. Je me demande si le mandat de la
commission n'est pas tout simplement de se poser des questions sur les
dépenses.
M. Bérubé: II n'y a pas de problème. Il
s'agit tout simplement de trouver un autre nom pour notre commission et de
l'appeler la commission permanente des engagements financiers du mois de
février 1981.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Je vais répondre brièvement aux
arguments du ministre. Lorsqu'on veut éviter la question, lorsqu'on veut
éviter d'apporter des solutions, c'est facile de faire dévier le
problème.
À la suite des commentaires qu'il a
émis dans le long préambule qu'il a fait, je dirai
simplement qu'au niveau de sa formation politique, à un moment
donné, on arrive et on fait des promesses électorales. Quelques
jours après, on arrive en Chambre et on fait des coupures draconiennes
dans le domaine de l'éducation, dans le domaine des services sociaux,
dans le domaine de l'agriculture...
Le Président (M. Gagnon): Vous sortez très
sérieusement du mandat de la commission.
M. Paradis: Je m'excuse, M. le Président, on pourra
revenir en arrière. Il y a eu une sortie, une déviation pour le
moins aussi grave que vous avez tolérée, de la part du ministre.
Je vais être aussi bref.
Le Président (M. Gagnon): Je pense, M. le
député, que vous allez admettre que j'ai été assez
tolérant envers vous également.
M. Paradis: Jusqu'à maintenant, c'était
équitable. Là, vous me coupez.
Le Président (M. Gagnon): On en est rendu où?
M. Paradis: Vous m'en devez une, M. le Président.
Le Président (M. Gagnon): Engagements 631, 632, 633, 634,
M. le député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: 634. "Subvention à Procycle Inc. et
Vélo Sport (1974) Inc., Saint-Georges-de-Beauce, sous forme de prise en
charge d'une partie du coût des emprunts utilisés pour le
financement des exportations et pouvant atteindre 2% des ventes à
l'exportation. Montant de l'enqagement: 30 000 $. Nature de l'entreprise:
manufacturier de bicyclettes."
Est-ce qu'on pourrait savoir du ministre où ces bicyclettes sont
exportées?
M. Bérubé: M. le Président, nous allons nous
renseigner sur le lieu de destination de chacune des bicyclettes.
Le Président (M. Gagnon): Cela me tente d'ajouter une
question.
M. Paradis: Consentement.
Le Président (M. Gagnon): J'aimerais savoir le nom de ceux
qui se servent des bicyclettes.
M. Bérubé: Et advenant le cas où elles
seraient achetées par un conseil d'administration, le nom des
administrateurs et des actionnaires.
Une voix: Et des actionnaires.
Le Président (M. Gagnon): On a noté votre
question.
M. Bérubé: Également, ce serait absolument
important, il faudrait aussi poser une question à savoir s'il y a un
nombre suffisant de francophones qui achètent ces bicyclettes pour
être admissibles à ces subventions.
M. Paradis: Vous avez droit à toutes les questions que
vous voulez. Vous êtes même censé avoir les réponses
à ces questions. Mais vous avez l'air d'être meilleur dans les
questions que dans les réponses.
M. Bérubé: On va étudier effectivement la
subvention à Procycle Inc.
M. Paradis: Et Vélo Sport. M. Bérubé:
Vélo Sport Inc..
Le Président (M. Gagnon): Engagements 635, 636, 637, 638,
639.
M. Paradis: On retient toujours la question au niveau des emplois
par exemple, sur chacun de ces engagements.
M. Bérubé: Oui.
M. Paradis: Si des emplois ont effectivement été
créés.
M. Bérubé: Nous demandons un décompte
précis, M. le Président.
M. Paradis: Oui, M. le Président, puisque, encore une
fois, s'il faut se fier aux chiffres qui nous sont fournis par le parti au
pouvoir, il n'y a plus de chômeurs au Québec, et il y en a encore
302 000 sur les listes.
M. Bérubé: M. le Président, il y a cependant
un problème. Dans la mesure où la plupart de ces projets sont
peut-être en voie de réalisation, nous n'aurons peut-être
pas le décompte absolu des emplois qui auront été
créés. C'est peut-être un problème.
M. Paradis: J'insiste sur l'information qui nous est transmise.
L'information qui nous est transmise dans chacun des cas stipule le nombre
d'emplois créés, au passé. Les emplois qui ont
été créés, c'est facile à
vérifier.
M. Bérubé: Cela pourrait être "seront
créés".
M. Paradis: Dans ce cas-là, on marque
"seront créés". Vous vérifierez.
M. Bérubé: II s'agit d'une abréviation
destinée à une équipe de députés, au moins
ministériels avertis, qui comprennent généralement le sens
des mots utilisés. (23 heures)
M. Paradis: Lorsqu'on fait une abréviation, il y a un
début de mot quelque part et je n'en trouve pas. Ce que j'ai comme
terminologie, c'est "nombre d'emplois créés". C'est même au
pluriel.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 600.
M. Paradis: Non, pas 600. Engagement 613.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 613.
M. Bérubé: Va-t-on encore nous demander combien
cela va créer d'emplois? M. le Président...
Le Président (M. Gagnon): M. le ministre.
M. Bérubé: ...je pense que pour faciliter le
travail de notre secrétaire, il faudrait avoir une idée plus
précise de la question adressée par le député de
Brome-Missisquoi. En effet, la collaboration qu'il a toujours su obtenir de la
part de notre secrétaire, qui se dévoue de façon assez
extraordinaire aux travaux de cette commission, est évidemment
reliée aussi à la précision des questions et à la
facilité d'obtenir l'information.
Je pense qu'il vaut la peine d'expliquer au député de
Brome-Missisquoi, - je suis à peu près convaincu qu'il est au
courant -qu'il s'agit ici de promesses de subventions, donc, d'engagements qui
sont soumis par la SDI et qui n'ont pas été
vérifiés par le Conseil du trésor ni par le Conseil des
ministres. La procédure suivie est essentiellement la suivante: un
industriel s'adresse à la SDI avec un projet; les administrateurs de la
SDI s'assurent que le projet répond bien aux normes d'un des multiples
programmes qu'ils administrent, ils évaluent le montant de la subvention
qui pourrait être promise à cet industriel s'il effectue les
investissements et ils signent un engagement ou une promesse de subvention.
Cela veut donc dire qu'au moment où ceci vient à
l'Assemblée nationale pour référence, pour que vous ayez
une idée globale des entreprises qui reçoivent ces subventions,
nous n'avons réponse à aucune des guestions que vous posez.
Deuxièmement, nous devons présumer que les emplois qui sont
créés sont ceux que l'industriel a dit qu'il créerait par
le projet pour lequel il demande une subvention.
La question que l'on peut se poser est la suivante: Est-on absolument
certains que les emplois seront effectivement créés?
Là-dessus, il y a matière à interprétation et une
recherche comme celle que demande le député de Brome-Missisquoi
peut impliquer beaucoup de travaux, puisque cela peut exiger de la part du
fonctionnaire de la SDI, qui est essentiellement un analyste, une visite sur le
terrain, une vérification auprès de la firme d'ingénieurs
qui a fait les travaux pour s'assurer qu'il y a bel et bien deux techniciens
à côté de telle machine. Il y a, dans l'évaluation
du nombre d'emplois créés, place pour interprétation.
La question qu'on peut donc se poser c'est, premièrement, est-on
certain qu'il y aura 30 emplois créés aux Produits industriels de
haute température Pyrotek Inc.? C'est une question
d'interprétation et l'analyste dira: Sans avoir vérifié,
je l'espère', ou je le pense, ou a priori. Ce sera le sens d'une
question. On peut, par contre, poser une autre question: Lorsque les travaux
ont été effectués six mois ou un an après, y a-t-il
effectivement 30 emplois? Beaucoup de projets, même si l'investissement a
été fait, peuvent prendre deux, trois, quatre ou cinq ans avant
de dégager les emplois que l'on envisage ici. Par exemple, on va
investir dans de la machinerie pour accroître la capacité de
production de l'usine, mais il n'est nullement acquis que le surlendemain,
là où on a installé la machinerie, subitement, la
production atteindra le niveau visé. Il faut pénétrer le
marché. Il faut donc prendre un certain temps et là, le nombre
d'emplois peut varier dans le temps. À quel moment veut-on que l'on
vérifie le nombre d'emplois? Veut-on aussi, par cette question, envoyer
une armée de fonctionnaires dans les usines et pour essayer de
vérifier, pour être bien certains, un par un, que les emplois qui
sont là n'étaient pas là antérieurement et que ce
sont véritablement de nouveaux emplois créés? Donc,
vérifier sur la feuille de paie pour s'assurer qu'effectivement...
Quelle est la question du député?
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: M. le Président, le président du
Conseil du trésor fait montre d'une imagination des plus fertiles.
J'hésiterais à lui confier, suivant l'imagination qu'il vient de
nous témoigner, cette entreprise. Si le seul moyen qu'il pense avoir
à sa disposition est de déléguer dans chacune des
entreprises un fonctionnaire pour vérifier à côté de
chacune des machines, autant sur le quart de jour, le quart du soir et le quart
de nuit, si les emplois ont été vraiment créés...
je veux tout simplement lui demander d'aller recueillir des avis quelque part
où on pourra lui indiquer qu'on n'a pas
besoin de faire ca pour vérifier si les emplois ont
été créés effectivement.
M. Bérubé: Mais, M. le Président...
M. Paradis: Tout ce qu'il a à faire dans ces
cas-là... L'industriel qui présente une demande de soumission
à la SDI et qui dit -on ne doit pas prendre ces chiffres-là
à la légère - cinq emplois créés, dix-huit
emplois créés, treize emplois créés... Quelqu'un de
sérieux qui a, dans son entreprise, un système de paie - je pense
que cela a même été mentionné - cela se
vérifie, à partir de ça on n'a pas besoin de faire les
trois quarts, on n'a pas besoin d'être à côté des
machines, c'est une chose qu'on peut vérifier. Lorsqu'on est
sérieux dans l'application de ces programmes, on vérifie -parce
que ce sont des programmes qui visent la création d'emplois au
Québec - si les emplois ont effectivement été
créés.
On va prendre un exemple très précis, l'engagement 640:
"Subvention à Industries Machinex Inc., Plessisville, sous forme d'une
prise en charge d'une partie du coût d'un emprunt de 250 000 $
contracté pour fins d'achat d'équipement et d'une bâtisse
à Plessisville. Montant de l'engagement: 33 000 $". On réalise
que l'imputation budgétaire 1981-1982 est de 11 000 $, 1982-1983 de 11
000 $, 1983-1984 de 11 000 $. La nature de l'entreprise: éguipement de
meunerie. Nombre d'emplois créés: 5. Il est certain que
l'entreprise va d'elle-même conserver d'étroits contacts avec la
SDI de façon à s'assurer qu'elle va recevoir son chèque en
1981-1982, qu'elle va recevoir son chèque en 1982-1983 et qu'elle va
recevoir son chèque en 1983-1984. Il ne doit pas être si terrible
de demander à cette entreprise -il n'est même pas question de
courir après, c'est elle qui vient chercher son chèque, c'est
elle qui fait les démarches - si les emplois ont effectivement
été créés. Si les emplois n'ont pas
été créés, il y aurait peut-être lieu de
réviser tous ces programmes-là.
M. Beauséjour: M. le Président...
Le Président (M. Gagnon): M. le député
d'Iberville.
M. Beauséjour: Je sais que dans certains programmes du
ministère il y a des subventions qui sont conditionnelles à
certaines exigences que la compagnie doit fournir, entre autres, au niveau de
l'exportation. Je sais qu'il y a...
M. Paradis: II y a 2% à l'exportation.
M. Beauséjour: Et si elle n'a pas rempli les conditions
elle ne touche pas la subvention.
M. Paradis: Cela se vérifie aisément sur les 2%.
Vous avez tellement raison, M. le député d'Iberville, ça
se vérifie très aisément sur la subvention de 2% à
l'exportation, c'est un programme qui existe, qui est normalisé et avant
de verser les sommes le gouvernement vérifie s'il y a eu effectivement
2%...
M. Beauséjour: Mais ce que je veux dire, c'est qu'en
termes...
M. Paradis: À ce moment-là c'est aussi simple de
vérifier... Si on peut vérifier les 2% à l'exportation,
quelle est la différence entre cela et le fait de vérifier le
nombre d'emplois créés? C'est plus difficile?
M. Beauséjour: C'est justement, il faut que le projet soit
accompli et ça dépend de l'année. J'ai un projet ici,
1981-1982, 1982-1983, 1983-1984. Pour savoir au bout du compte si le projet a
été complètement réalisé et que le nombre
d'emplois a été créé, il faut que l'industrie ait
rempli les conditions. Cela m'apparaît assez difficile.
M. Paradis: Généralement, ces subventions - pour
qu'on se comprenne bien, M. le député d'Iberville - sont une
prise en charge du coût d'un emprunt. C'est ce que c'est dans la
quasi-totalité des cas. Si vous avez une entreprise et que vous allez
emprunter 250 000 $, pour prendre un montant arbitraire, et que le gouvernement
vient vous assister dans la prise en charge de cet emprunt en vous payant une
partie des intérêts, finalement, vous ne prenez pas ces 250 000 $
pour les investir lentement, vous les investissez et vous êtes en
affaires. Vous créez vos emplois dès le départ. Ce que le
gouvernement fait, c'est de la prise en charqe d'intérêts dans les
années à venir. Lorsque l'industriel se présente au
gouvernement, il lui dit: À cause de mon emprunt - et je suis capable de
l'emprunter parce que vous m'aidez - je vais créer cinq emplois. Une
fois la décision prise par la SDI d'octroyer une somme à cette
société, l'investissement se fait, les emplois sont
créés et le gouvernement assume une partie du remboursement des
intérêts. Mais cela se fait au début, cela ne se fera pas
en 1983-1984; ce sont les remboursements d'intérêts qui se feront
en 1983-1984, ce n'est pas l'investissement de 250 000 $.
Dans le cas de l'engagement 640, je suis persuadé que la
compagnie Industries Machinex Inc., qui veut fabriquer de l'équipement
de meunerie, qui est allée emprunter 250 000 $, n'attendra pas pour
investir ses 250 000 $ en 1983-1984.
M. Beauséjour: Je suis d'accord avec le
député de Brome-Missisquoi là-dessus.
M. Paradis: C'est ce qu'on demande. Je pense qu'on essaie de
noyer le poisson quand on nous fait croire - j'ai peut-être mal compris -
que les emplois seront créés en 1983-1984. Ils sont
créés dès le départ, à la suite de
l'investissement. Cela prend peut-être six mois au maximum pour les gros
projets.
Le Président (M. Gagnon): M. le ministre.
M. Bérubé: Merci, M. le Président. J'ai
mijoté un peu le type de demandes du député de
Brome-Missisquoi et il serait avantageux qu'on essaie de mieux définir,
sur le plan opérationnel, le type de questions qu'on a à
l'esprit. On a soulevé une question et le député de
Brome-Missisquoi va reconnaître que la question est pertinente. Ce n'est
pas parce qu'on ne veut pas lui donner l'information, mais je me mets à
la place du secrétaire. Je ne veux pas placer le secrétaire dans
une position telle que nous ne puissions pas, en pratique, obtenir le genre
d'information.
Il y a donc une demande de subvention pour un projet d'investissement et
l'industriel, dans son projet, décrit sommairement son projet, le type
d'équipement, la nature et le coût. Également, parmi les
questions qui lui sont posées, on lui demande: Quel est le nombre
d'emplois créés par ce projet? Il s'assoit et il fait un calcul
un peu grossier du matériel qui va entrer, du matériel qui va
sortir, enfin, de la marche de son usine. Il se dit: En gros, il va y avoir
trois personnes de plus sur cette machine, il va peut-être y avoir une
demi-personne de plus aux ventes ou il va y avoir trois quarts de personne de
plus. Il fait un calcul et, en gros, c'est cela.
L'analyste qui fait l'analyse, lui, va évidemment regarder dans
quelle mesure effectivement ce qu'on lui a proposé semble raisonnable.
On pourrait poser comme question: L'analyste a-t-il estimé raisonnable
la prévision d'emplois de l'entreprise? Voici une question qu'on
pourrait poser. La réponse sera oui ou non. On peut poser comme
question: Quel est le nombre d'emplois que l'entreprise pense devoir
créer? La réponse, nous l'avons: 32, 50, 30, 5. C'est une
deuxième question qu'on peut poser, qui est prévue ici puisqu'on
donne cette information. J'imagine que si on donne cette information, c'est
sans doute parce que les députés l'ont demandée et,
à la longue, par tradition, on a fini par s'en rendre compte et on l'a
incluse.
Mais si on va plus loin et qu'on commence à poser cette question:
Lorsque les travaux seront finis, quel aura été le nombre exact
d'emplois, là, il faut définir quand on fait
l'échantillonnage, comment on fait l'échantillonnage et on doit
se poser une question pertinente: Vaut-il la peine de faire
l'échantillonnage? Est-ce que le coût associé à une
telle transaction administrative le justifie? Moi, je dirai non et, en fait, je
devrai même m'opposer à ce genre de question. C'est-à-dire
qu'il faudrait plutôt essayer de trouver une formule qui vous permettrait
d'avoir l'information, qui répondrait à votre attente et qui, en
même temps, serait mesurable relativement rapidement, pour laquelle nous
avons l'information. On peut demander à la SDI quelle information elle a
et qu'elle transmette cette information aux députés de
l'Assemblée nationale qui veulent l'avoir. Cela me paraît
être une question normale. Si le renseignement n'est pas disponible et
demande enquête, à ce moment, je dois dire non. (23 h 15)
M. Paradis: On peut peut-être vous donner des
éléments de suggestion positifs pour éviter tout ce que
vous semblez appréhender, des enquêtes coûteuses, avec de
l'emploi de personnel, etc. Prenons le cas de l'engagement 640 - on pourrait
prendre n'importe quel autre au hasard, mais mon cahier est ouvert à
cette page - les Industries Machinex Inc. Ces qens empruntent 250 000 $ "pour
fins d'achat d'équipement et d'une bâtisse à Plessisville".
Le montant de l'engagement de la SDI est de 33 000 $, 11 000 $ versables
à chacune des années financières 1981-1982, 1982-1983,
1983-1984. La nature de l'entreprise: elle va fabriquer de l'équipement
de meunerie. Le nombre d'emplois que ces gens disent créer,
d'après ce que le ministre nous dit ou qui a été
vérifié par un enquêteur de la SDI, est de cinq. S'ils en
sont arrivés au chiffre de 250 000 $ et non au chiffre de 318 750 $,
comme à l'engagement 641 ou au chiffre de 350 000 $ comme à
l'engagement 642, c'est que leur projet est suffisamment avancé et que
ce ne sont plus trop des "grossièretés", parce qu'ils savent de
quels montants et de quelles ressources financières ils ont besoin.
À partir de cela, on peut facilement concevoir que, dans ce cas, si cela
a été fait en février 1981, la bâtisse est
achetée, l'équipement est acheté, et que cela fonctionne
présentement à Plessisville.
M. Bérubé: Nous sommes évidemment au mois de
juin.
M. Paradis: C'est cela.
M. Bérubé: Mais nous sommes en train d'examiner les
engagements financiers du mois de février, nous sommes plusieurs mois en
retard.
M. Paradis: Laissez-moi continuer. On est plusieurs mois en
retard et, dans ce cas, ce serait assez facile, je présume, dans la
quasi-totalité des cas, de les obtenir, parce
que nous sommes six mois en retard dans les engagements financiers. Je
tiendrais également à souligner au ministre qu'on n'aurait besoin
de courir après personne et d'avoir des inspecteurs, etc., pour
vérifier le nombre d'emplois créés. Ftant donné que
la subvention est versée par tranches au niveau des
intérêts, j'imagine que l'entrepreneur ou l'homme d'affaires ou
l'entreprise a intérêt à avoir sa subvention et, si on rend
le versement conditionnel à ce qu'il nous démontre de
façon effective, à partir de son livre de paie ou quelque chose
comme cela, le nombre d'emplois créés, il n'y aura pas de
problèmes pratiques qui vont se poser. Le seul problème pratique
qu'on pourrait avoir - le ministre a peut-être raison de le souligner,
ainsi que le secrétaire - c'est que si, présentement, on en
était à étudier les crédits du mois de mai 1981 et
qu'on posait la question de vérifier le nombre d'emplois
créés, dans la quasi-totalité des cas, les investissements
seraient en train de se faire et la création d'emplois n'aurait fort
probablement pas encore eu lieu. Ce sont des montants importants qui sont
dépensés. C'est un gros programme au niveau de la SDI. Je me
demande s'il n'y aurait pas moyen de trouver un mécanisme et de dire: On
pose la question aux engagements financiers, mais, de consentement mutuel, on
demande que la réponse nous soit communiquée dans un délai
de six mois ou de huit mois.
M. Bérubé: M. le Président, j'accepterais
les questions suivantes: Y a-t-il eu contrôle par la SDI du nombre
d'emplois créés? Si oui, combien y en a-t-il eu?
Le Secrétaire: Si vous le permettez...
M. Paradis: Oui, à titre de suggestion.
Le Secrétaire: ... à titre de suggestion, ce n'est
pas certain, mais cela donnerait une certaine garantie. Il y aurait
peut-être moyen de poser la question une fois de temps à autre ou
sur quelques engagements pour vérifier, et, après cela, on le
saurait, à savoir si la SDI effectue un contrôle.
M. Bérubé: Les emplois créés.
Le Secrétaire: Les prévisions d'emplois dans tel
type de subventions. On le saurait pour un certain nombre de mois et,
après cela, on dirait: L'année prochaine, on reposera la
question.
M. Bérubé: II y en a ou il n'y en a pas.
M. Paradis: Des sondages.
Le Secrétaire: S'ils effectuent un contrôle, ils
nous donneront la réponse qu'ils voudront et, après cela, on
posera la question qu'on voudra à la suite. Si vous me permettez, je
n'ai pas le droit de parole...
M. Paradis: De consentement.
Le Président (M. Gagnon): Si la commission accorde son
consentement, je peux bien vous accorder le droit de parole.
M. Paradis: II y a consentement.
M. Bérubé: Au contraire, je pense que cela illumine
nos travaux.
Le Secrétaire: II me semble que votre suggestion poserait
toute une série de problèmes. Ce n'est pas le secrétaire
dans le temps gui vérifie les conditions. Je vois qu'on a ce mois-ci une
cinquantaine d'engagements sur lesquels il faudrait faire un contrôle
semblable. Je communique avec le ministre de l'Industrie et du Commerce.
Celui-ci ou un fonctionnaire entrent en contact avec la SDI. Le fonctionnaire
en contact avec la SDI recommunique, lui avec toute une série d'agents
qui sont en liaison avec ces industries pour refaire le contrôle cinq ou
six mois après. Si on était deux mois après, ce ne serait
pas possible. Et garder un échéancier, moi, garder un suivi six
mois, il ne faut pas que je revienne sur cela. C'est déjà assez
difficile. Si cela prend six mois au ministère pour répondre
à la question, là, je suis bien obligé de la reposer six
mois de suite. Autrement, essayer de garder un suivi comme cela, je suis seul
et les moyens sont vraiment limités à la commission. C'est moi et
la moitié de ma secrétaire; c'est la moitié de moi, parce
que je travaille aussi à l'OPDQ. Il faut trouver des moyens relativement
simples.
M. Paradis: Si j'insiste, c'est parce qu'il y a des sommes
considérables qui sont investies et, au niveau de la création de
l'emploi, cela semble, à l'oeil nu, comporter certaines
exagérations. Ce qu'on pourrait faire, c'est peut-être profiter de
la suggestion et procéder par échantillonnage. Si on
s'aperçoit, dans un cas ou dans deux cas, que les
échantillonnages nous révèlent que les chiffres qui sont
mentionnés dans le livre sont exacts et conformes à la
vérité, à ce moment-là, on fera un
échantillonnage, une couple de fois par année, sur quelques
entreprises précises et on saura où on s'en va.
M. Bérubé: Allons-nous poser la question suivante:
Est-ce que la SDI pense que le nombre d'emplois indiqué par l'entreprise
est réaliste? Une question. Si oui, pourquoi? Sinon, pourquoi?
Voilà une question qu'on pourrait poser à la SDI dans
un certain nombre de cas. C'est une question à laquelle on aura
une réponse. Les gens de la SDI nous diront: Oui, on pense que c'est
réaliste et, troisièmement, parce que c'est une entreprise qui
est fiable.
M. Paradis: Je vous soumets que, si la SDI nous fournit ces
chiffres, c'est certainement parce qu'elle a pensé que c'était un
chiffre réaliste.
M. Bérubé: C'est ce que je crois. Cette question
m'apparaît non pertinente; enfin, vous avez le droit de la poser.
M. Paradis: Maintenant, à titre de suggestion - c'est vous
qui l'avez posée -moi, je verrais plutôt le genre de question
suivante. On pourrait demander à la SDI si elle effectue des
contrôles a posteriori.
M. Bérubé: C'est ce que je vous ai
suggéré tantôt comme question.
M. Paradis: Si oui, si elle effectue des contrôles a
posteriori, est-ce que les résultats qu'elle a obtenus jusqu'ici
confirment que ses estimations du début sont exactes et à quel
pourcentage? À partir de cela, on pourrait peut-être aller plus
loin la prochaine fois ou abandonner le dossier, si elle nous répond
qu'elles sont exactes.
Le Secrétaire: Prendre au hasard un engagement,
peut-être, pour poser la question.
M. Bérubé: À mon point de vue, vous pourriez
y aller de la façon suivante. Rien ne vous empêche, à
l'Assemblée nationale, de poser une question au feuilleton au
ministère pour demander, dans six mois, dans un an, compte tenu de tel
engagement financier soumis à l'Assemblée nationale où
telle entreprise a prétendu créer 18 emplois en fabriquant des
macarons: Y a-t-il eu contrôle de la création d'emplois? S'il y a
eu contrôle de la création d'emplois, quel en a été
le résultat? Voilà une question qui m'apparaît tout
à fait claire puisque, à un temps fixe de l'année,
quelques mois ou quelques années après la subvention on fait une
vérification; c'est une question qui pourrait être posée.
Je ne sais pas si ce serait compliqué, mais cette question, je
l'accepterais. Mais, attention, on pourrait donc choisir un échantillon
et arriver avec ce type de question. Cela m'apparaît clair. À
cela, on peut répondre.
M. Paradis: Ici, en commission, comme vous le savez, à peu
près tout élément peut être une question au
feuilleton et on n'aurait pas besoin de la commission des engagements
financiers. On pourrait tout faire au feuilleton, mais on connaît
l'efficacité, surtout en fin de session, la pertinence d'une question au
feuilleton qui serait posée demain et qui mourrait après-demain
dans le feuilleton. Et cela recommencerait. C'est pour cela...
Le Président (M. Gagnon): À ce moment-ci, je vais
vous rappeler à l'ordre. Je me rends compte qu'au cours de la
journée on a pris passablement de temps pour étudier un nombre
assez restreint des engagements qu'on avait à étudier. Je dois
vous référer à l'article 171. À moins que la
commission ne s'entende sur la forme de question, l'article 171 dit: "Un
ministre ou un député auquel une question est posée peut
refuser d'y répondre: a) s'il juge contraire à
l'intérêt public de fournir les renseignements demandés; b)
si ceux-ci ne peuvent être colligés qu'à la suite d'un
travail considérable ne correspondant pas à leur utilité;
c) si la question porte sur les travaux d'une commission de l'Assemblée
ou d'une commission d'enquête dont le rapport n'a pas été
déposé à l'Assemblée."
M. le ministre, si vous trouvez qu'il y a des questions auxquelles vous
ne voulez ou ne pouvez pas répondre pour des raisons
énumérées à cet article, vous pouvez toujours
régler le problème en refusant d'y répondre.
M. Bérubé: C'est ce que j'essayais de
suggérer au député de Brome-Missisquoi, mais, avant de lui
dire carrément que...
M. Paradis: Vous m'avez cité l'article 171 quand?
M. Bérubé: J'ai dit au député de
Brome-Missisquoi tantôt - il ne m'a pas écouté - que si ces
questions voulaient dire ceci, ceci ou ceci, je m'y opposerais. Toutefois, je
lui ai donné un type de question que moi j'accepterais: Y a-t-il eu
contrôle du nombre d'emplois créés dans des cas
spécifiques qu'il nous présenterait? S'il y a eu contrôle,
combien d'emplois ont effectivement été créés? Cela
m'apparaît une question de fait, qui ne demande pas de travail excessif,
puisque, s'il y a eu effectivement contrôle, le résultat est
disponible. Mais s'il n'y a pas eu contrôle, le résultat,
également, n'est pas disponible. C'est cette question que j'accepterais.
Autrement, je n'accepte pas de questions de ce type.
Le Président (M. Gagnon): M. le ministre, je veux juste
aussi citer le paragraphe 2 du même article qui dit: "Un ministre ou un
député peut toujours refuser de répondre à une
question sans donner de raisons et son refus ne peut être discuté
d'aucune façon." Je pense que c'est cet
article qui s'applique ici. Autrement, je laisse cela à la
discrétion du ministre qui répond aux questions. C'est votre
discrétion de répondre ou de ne pas répondre. M. le
député de Sainte-Anne.
M. Polak: M. le Président, je m'excuse, j'étais
absent. J'étais invité aux frais de l'État par le ministre
des Affaires muinicipales à rencontrer le maire d'Amsterdam, mon pays
natal. Mais je note tout de suite que l'atmosphère de confiance n'est
plus la même que lorsque je suis parti.
M. Bérubé: II va falloir que vous repreniez la
commission en main, M. le député.
M. Polak: L'atmosphère de confiance.
M. le Président, vous invoquez l'artice 171. Sans aller dans un
long débat juridique, je me demande si cela s'applique à notre
commission. On a tout de même une réqlementation tout à
fait différente. Jusqu'à maintenant, je pense que tout s'est bien
passé. On est passé au ministère de l'Industrie, du
Commerce et du Tourisme. Ce que j'ai entendu ici en entrant, il y a dix
minutes, c'est que le député de Brome-Missisquoi a
suggéré - je suis d'accord avec lui - de prendre quelques
échantillons. Je comprends très bien: il ne faut pas, sur chaque
élément, s'arrêter et demander toutes sortes de
résultats, qu'est-ce qui est arrivé et demander des statistiques.
On peut aller trop loin.
M. Bérubé: Je suqqérerais un caucus du Parti
libéral quelques instants pour qu'il s'aligne.
M. Paradis: Je reprendrais la suqqestion du ministre et je lui
suggérerais de répondre aux questions, non pas à celles
dont il a les réponses préparées, mais à celles
qu'on lui pose.
Le Président (M. Gagnon): À l'ordre, s'il vous
plaît! Pour répondre au député de Sainte-Anne,
l'article 171 s'applique à cette commission comme à l'ensemble
des commissions. Les articles qui ont été exclus par le
règlement sont notés ici. Vous avez les articles 137, 140, 153,
161 et 162. Alors, l'article 171 que j'ai cité s'applique parfaitement
à cette commission.
M. Bérubé: Simplement dans le but d'orienter nos
travaux, si le député de Brome-Missisquoi voulait peut-être
identifier quelques-uns des dossiers de la SDI pour lesquels il aimerait avoir
une analyse.
Le Secrétaire: Me permettriez-vous de faire une
proposition?
M. Bérubé: Sans faire une proposition, si vous nous
parliez dans l'oreille, on pourrait peut-être la refaire.
Le Secrétaire: Peut-être pas une proposition, mais
une suggestion. Ce serait de prendre l'engagement 613 qui a été
avancé, sur lequel une question semblable a été
posée, et de demander, à la lumière de cet engagement,
à la SDI si la SDI effectue des contrôles a posteriori sur le
nombre d'emplois créés dans tel genre de subvention et si tel est
le cas, quel est le résultat de ces contrôles. On laisserait
tomber les questions relatives à la demande de création
réelle d'emplois pour les autres engagements et on verrait à une
prochaine réunion comment réagir à la lumière de
cette information. (23 h 301
Le Président (M. Gagnon): M. le ministre.
M. Bérubé: J'aimerais faire une proposition, M. le
Président, c'est de reprendre les propos du secrétaire de notre
commission.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Pontiac.
M. Middlemiss: Oui. Il semble que c'est tellement
compliqué d'obtenir des réponses pour l'avenir. Est-ce que je
dois assumer que la SDI, n'ayant aucun contrôle, accepte des demandes
pour des subventions, qu'on donne des subventions et qu'après on oublie
totalement ce qui se passe? Si ce n'est pas le cas, s'il y a un suivi, il doit
certainement y avoir des statistiques qui pourraient donner le nombre d'emplois
qui ont été créés et ainsi de suite. Donc, cela ne
devrait pas être si compliqué que cela.
Le Président (M. Gagnon): M. le ministre.
M. Bérubé: M. le Président, une telle
question peut être posée à l'Assemblée nationale.
C'est parfaitement votre privilège, mais elle n'est pas
appropriée aux travaux de notre commission qui portent sur des
engagements précis sur lesquels nous pouvons poser des questions de fait
les concernant. Nous ne pouvons pas, dans le cadre des travaux de cette
commission, commencer à dicter à l'administration gouvernementale
un ensemble d'enquêtes qui nous entraîneraient dans une
procédure trop complexe.
Deuxièmement, je reviendrai à la première partie de
l'énoncé de votre proposition où vous vous demandez si la
SDI, finalement, n'est soumise à aucun contrôle. Elle est soumise
au contrôle du Vérificateur général qui, lui, a
comme mission de s'assurer que les normes et les programmes qui ont
été édictés en vertu des lois du Québec sont
effectivement respectés dans
l'administration quotidienne par la SDI. C'est le rapport du
Vérificateur général qui pourrait, par exemple, à
un moment donné, porter à notre attention le fait que la SDI...
Tout récemment, un député de l'Opposition -je crois que
c'est le député de Beauce-Sud, aujourd'hui - citait le cas
où le Vérificateur général a porté à
l'attention de l'Assemblée nationale le fait que la Régie de
l'assurance-récolte attribuait des compensations qui lui apparaissaient
illégales et non conformes aux règlements et aux normes. C'est la
vérification qui se fait effectivement. Par conséquent, elle est
un peu globale et, une fois par année, nous avons le rapport du
vérificateur. Notre travail à nous ici porte sur des questions de
fait entourant des engagements de dépenses sur lesquels on veut de
l'information. Cela m'apparaît - je défendrai les droits de la
commission n'importe quand - le fait d'exiger ce type d'information, essentiel
à la démocratie. C'est bien évident que sur les
dépenses qui relèvent directement du Conseil du trésor,
donc, de l'administration gouvernementale relevant de l'Exécutif,
évidemment, j'ai plus d'information. D'autant plus qu'étant
maintenant président du Conseil du trésor je les aurai toutes
vues à un moment ou l'autre. Donc, ce sera beaucoup plus facile pour moi
de répondre à vos questions. À cet égard, ce sera
facile, je pense, d'avoir l'information.
Mais lorsqu'on s'adresse à la SDI, il faut quand même
reconnaître que nous n'avons pas, nous, au gouvernement, un
contrôle sur chacune des subventions. Par conséquent, nous n'avons
pas l'information.
M. Middlemiss: M. le Président...
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Pontiac.
M. Middlemiss: ...oui, il semblerait qu'à un certain
moment le ministre disait qu'il fallait envoyer un fonctionnaire debout
à côté pour voir si l'emploi avait été
créé et ainsi de suite. Au contraire, il y a une source
d'information disponible pour savoir si l'établissement se conforme aux
normes sans être obligé d'envoyer un fonctionnaire. Il y a une
source disponible qui est peut-être le contrôleur ou quelqu'un
d'autre. Donc, ce n'est pas nécessaire de monter une armée de
fonctionnaires pour aller faire la vérification sur les lieux. Il
semblait que cela vous préoccupait à un certain moment qu'on
aurait pu créer autre chose pour aller vérifier cela.
M. Bérubé: II serait possible que le
Vérificateur général, constatant, par exemple, que, dans
un programme de subventions donné, il y a, parce que c'est le cas, tant
par emploi créé dans les normes - on dit: On donne 5 000 $ par
emploi créé - décide, après un an, d'aller sur le
terrain dans plusieurs usines vérifier si effectivement les emplois ont
été créés et s'il y a donc eu dépenses
publiques conformes aux normes.
À ce moment-là, il est possible qu'on revienne avec un
rapport à l'Assemblée nationale soulignant qu'une
vérification systématique a démontré que les
emplois créés sont gonflés et que, par conséquent,
le gouvernement donne des subventions qui ne sont pas conformes aux programmes.
Le gouvernement serait amené à voir dans quelle mesure il peut
corriger son programme pour le rendre plus serré et empêcher
justement cette fausse dépense de fonds publics. C'est donc un
contrôle a posteriori par le vérificateur qu'il nous est
difficile, pour nous, membres d'une commission, de faire faire par
l'administration parce que je pense qu'on substituerait l'Assemblée
nationale à l'Exécutif et au vérificateur aussi.
Le Président (M. Gagnon): Est-ce qu'on revient à
l'étude...
M. Bérubé: Je n'ai aucune objection. Aux travaux de
la commission.
Le Président (M. Gagnon): ... aux travaux de la
commission.
M. Bérubé: ... des engagements financiers pour le
mois de février 1981.
M. Paradis: En inscrivant les questions qui ont été
suggérées par le secrétaire et auxquelles: il offre
spontanément de rechercher la réponse.
M. Bérubé: Cette question-là, il n'y a pas
de problème. Notre secrétaire pense qu'elle est raisonnable.
Le Président (M. Gagnon): Nous sommes rendus à
l'engagement 640, Industrie, Commerce et Tourisme.
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): 641?
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): 642?
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): 643?
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): 644?
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): 645?
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): 646?
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): 647?
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): 648?
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): 649?
M. Paradis: 649.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: "Subvention à Or-Fil Inc., Laval, sous forme
de prise en charge d'une partie du coût des emprunts utilisés pour
le financement des exportations et pouvant atteindre 2% des ventes à
l'exportation. Montant de l'engagement: 380 000 $. Nature de l'entreprise:
dépeçage et vente de truies." Il s'agit de 2% à
l'exportation. Lors de la demande, est-ce que Or-Fil Inc., a indiqué
vers quels pays elle exportait ces parties dépecées, ainsi que
ces parties complètes des truies qu'elle abattait?
Le Président (M. Gagnon): M. le ministre.
M. Bérubé: Oui, on pourrait demander à la
SDI si la demande de subvention inclut la destination des exportations et, si
oui, de bien vouloir nous faire parvenir ces renseignements.
Le Président (M. Gagnon): 650, 651, 652?
M. Bérubé: II s'agit, bien évidemment,
d'animaux et non de poêles.
Le Président (M. Gagnon): 653?
M. Paradis: Vous essaierez de dépecer un poêle.
Le Président (M. Gagnon): 654, 653. M. le
député de Sainte-Anne, 654?
M. Polak: À l'engagement 654, d'abord je vois subvention
à 91816 Canada Ltée. Cela me fait toujours un peu peur quand je
vois des numéros de compagnies, elles doivent avoir un nom ou quelqu'un
derrière. J'aimerais savoir de qui se compose cette compagnie-là.
On dit également qu'il y a 30 emplois créés. C'est tout de
même un nombre assez élevé et je trouve un peu bizarre que
pour gérer un motel et un restaurant licencié à
Saint-Pacôme, Québec, avec un poste d'essence, il y ait 30
employés. Je ne sais pas, c'est peut-être 30 passagers qui
étaient là pendant une semaine, mais on parle de 30 emplois.
J'aimerais avoir quelques détails. Je trouve tout de même que 30,
c'est un nombre assez élevé. Est-ce qu'on a fait une erreur?
C'est justement ça, M. le ministre, qui me fait un peu peur. Quand on
parlait du système qui est établi tout à l'heure, je sais
qu'on ne peut pas s'arrêter à chaque article, mais, d'autre part,
je commence à avoir un peu peur.
Tout à l'heure, vous avez dit qu'il faut attendre, si vous
n'êtes pas content, c'est le Vérificateur général
qui va découvrir ça, mais ça prend une autre année
et je pense que notre fonction est sur une base mensuelle, on est ici pour
vérifier ça et je pense qu'il faut prendre les
échantillons. J'ai l'échantillon 654 qui m'intéresse
beaucoup et je voudrais savoir en quoi ça consiste. Je ne sais pas
où se trouve Saint-Pacôme, par exemple.
M. Bérubé: Voudriez-vous connaître
également le type d'employés à ce motel?
M. Polak: Non, je trouve bizarre...
M. Bérubé: Si je comprends bien, c'est un motel de
30 chambres avec 30 employés. C'est ça qui vous
inquiète.
M. Polak: Non, M. le ministre, on parle ici de fonds publics de
71 000 $. Ce n'est pas le salaire annuel que je gagne ici, j'ai calculé
ça. 91816 Canada Ltée, c'est qui? Qui est le principal? 30
emplois dans un motel à Saint-Pacôme. Je ne sais pas où se
trouve Saint-Pacôme, mais j'aimerais bien y aller avec ma femme pendant
les vacances parce que 30 employés... En tout cas, j'ai posé ma
question. Je suis de bonne humeur, comprenez-vous, parce que votre
collègue m'a invité pour un grand dîner.
M. Bérubé: D'abord il y a deux questions. Je suis
surpris qu'on n'aborde pas la question plus fondamentale à savoir si
91816 devrait se lire ninety-one thousand eight hundred and sixteen et serait,
à ce moment-là, non conforme à la loi 101.
M. Paradis: Pour donner un indice de la raison pour laquelle on
ne l'a pas abordé, c'est que ça dit à côté
Canada Limitée.
M. Bérubé: Ah! Limitée. C'est ce qui vous a
permis de conclure qu'effectivement c'était conforme à la loi
101.
M. Paradis: Cela donne un indice au
ministre. Il faut voir, même si on est bien muni dans la vie, plus
loin que son nez.
M. Polak: C'est tout conforme à la loi.
Le Président (M. Gagnon): Avez-vous terminé votre
réponse, M. le ministre?
M. Bérubé: C'est la première question. Je me
rends compte qu'on ne soulève pas ce point. Là, on voudrait
savoir s'il y a eu contrôle du nombre d'emplois créés; si
oui, combien y en a-t-il effectivement eu?
M. Polak: Dans l'application, au lieu de dire 30, on aurait
peut-être dû dire 3. Je ne le sais pas, mais cela me surprend un
peu. Le chiffre 30, c'est quand même beaucoup d'emplois.
M. Paradis: D'ailleurs, M. le ministre, si vous regardez le
prochain engagement, le no 655, il s'agit de l'hôtel-motel Francis
à New-Richmond. C'est un emprunt de 250 000 $ et le nombre d'emplois
créés est de 3. Dans l'autre cas, il s'agit de 375 000 $ et le
nombre d'emplois créés est de 30.
M. Bérubé: Oui, mais ...
M. Polak: On attend la réponse. Vous ne m'avez pas encore
répondu, M. le ministre. Où se trouve Saint-Pacôme,
à peu près?
M. Bérubé: Saint-Pacôme est dans le beau
comté de Kamouraska.
M. Polak: Ah bon!
Le Président (M. Gagnon): Engagement 655?
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 656?
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 800?
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 801?
M. Paradis: Engagement 801.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: "Subvention à Donohue-Normick Inc., à
titre d'aide financière pour la réalisation du projet
d'implantation d'une usine de papier journal à Amos. Montant de
l'engagement 41 000 000 $. Imputation budgétaire pour 1980-1981: 8 000
000 $. Années suivantes: 33 000 000 $" en provenance du ministère
de l'Énergie et des Ressources. "Financement du projet: capital-actions:
51% Donohue, 49% Normick-Perron pour 41 000 000 $; entente auxiliaire
Canada-Québec, 41 000 000 $; obligations de première
hypothèque, 108 000 000$, pour un total de 190 000 000 $. Une
contribution fédérale de 60%."
Est-ce que le ministre pourrait nous fournir l'échéancier
de l'imputation budgétaire au niveau des 33 000 000 $ et nous donner
également la date - s'il l'a dans son dossier - projetée de
l'ouverture de cette usine?
Le Président (M. Gagnon): M. le ministre.
M. Bérubé: Oui, je vérifie
présentement le cas de la société Normick-Perron. En fait,
ce que nous avons comme information, c'est que la subvention sera versée
progressivement, selon l'avancement des travaux d'immobilisation qui
s'étaleront de 1980 à 1982. Il s'agit d'une subvention qui
représente 25% de la capitalisation et, par conséquent, au fur et
à mesure que cette capitalisation est réalisée, on verse
la subvention sur présentation de factures. Alors, je ne peux pas vous
donner d'autre échéancier. C'est la société qui, au
fur et à mesure que les travaux progressent, présente une facture
au gouvernement.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 802?
M. Polak: Oui.
Le Président (M. Gagnon): M. le député
de...
M. Polak: De Sainte-Anne.
Le Président (M. Gagnon): ... Sainte-Anne. Je vais finir
par le savoir.
M. Polak: À l'engagement 802, je vois que c'est une
subvention qu'on paie à Ottawa, Ontario; c'est presque un autre pays.
Surtout là, j'espère que, quand on parle de 37 emplois
créés...
M. Bérubé: II n'en dépend pas vraiment de
nous.
M. Polak: C'est une subvention payée en dehors du
territoire du Québec.
M. Bérubé: Non, non.
M. Polak: C'est inscrit Bristol-Myers, Ottawa, Ontario.
M. Bérubé: C'est la société
Bristol-Myers, dont le siège social est à Ottawa, Ontario, mais
qui équipe et agrandit son usine de Candiac.
M. Polak: C'est cela, mais la subvention est payée au
siège social, en Ontario. Il y a 37 emplois que l'Ontario nous promet
ici. J'insiste, comme Québécois, pour qu'on vérifie
qu'elle crée 37 emplois. Dans l'affaire du motel, c'est un peu moins
grave.
M. Bérubé: On ne peut pas vérifier qu'elle
va créer 37 emplois. On peut tout au plus demander à la SDI si
elle a vérifié le nombre d'emplois créés et, si
oui, combien il y en a eu.
M. Polak: Vu qu'il s'agit d'une compagnie avec siège
social en dehors de notre territoire, j'aimerais avoir cela sur la liste.
M. Bérubé: Vous avez raison de vous méfier
du Canada, M. le député de Sainte-Anne.
M. Polak: Je suis autant québécois que vous, M. !e
ministre. Je pense à nos intérêts. J'aimerais savoir si
elle va faire le suivi de l'affaire et ce qui est arrivé avec les 37
emplois promis.
M. Bérubé: Merci. Entendons-nous. On a eu une
longue discussion à laquelle vous n'avez malheureusement pas pu
assister, puisque vous étiez, comme vous l'avez indiqué,
reçu aux frais de l'État. D'ailleurs, nous vous en
félicitons et nous ne vous en tenons absolument pas rancune, en
dépit du fait que c'était beaucoup moins agréable pour
nous d'être assis ici et d'avoir à travailler dur, trimer
péniblement tout au long de notre soirée, mais, enfin, on vous
envie effectivement d'avoir pu accueillir le maire d'Amsterdam et de vous
être payé une pinte de bon sang. Cependant, je devrai vous
rappeler qu'à la suite de la longue discussion que nous avons eue nous
avons convenu que le genre de question que l'on poserait, c'est: Est-ce qu'il y
a eu contrôle? Si oui, donnez-nous les résultats?
M. Polak: Je suis d'accord avec vous. M. Bérubé:
Parfait.
M. Polak: Tout ce que je veux ajouter, c'est la liste des
échantillons, c'est tout. Je maintiens le principe que vous avez
exprimé tout à l'heure.
M. Bérubé: Nous nous entendons à la
perfection.
Le Président (M. Gagnon): 804? 805?
M. Bérubé: À 803, c'est dommage que vous
n'ayez pas parlé de cette superbe industrie Distex-SNA, qui fait des
merveilles à Anjou et qui est une des plus brillantes
réalisations de l'ex-ministre de l'Énergie et des Ressources.
M. Paradis: Si le ministre veut nous en parler sans question, on
l'invite à nous en parler; si c'est une de ses plus brillantes
réalisations, je ne verrais pas pourquoi on le priverait de cette
jouissance.
M. Polak: On a beaucoup de terrains disponibles dans Sainte-Anne,
M. le ministre, pour l'avenir.
Le Président (M. Gagnon): J'aimerais tenter de reprendre
le contrôle de la commission. Est-ce que ce serait possible de demander
le droit de parole, M. le député? 807?
M. Polak: 805.
Le Président (M. Gagnon): 805? 806? À 805, M. le
député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: "Subvention a Les Câbles Canada Ltée,
Toronto, Ontario, sous forme d'une prise en charge d'une partie du coût
d'un emprunt de 30 724 000 $ contracté pour fins d'achat de machinerie
et de construction d'une bâtisse à Montréal-Est. Montant de
l'engagement: 3 385 000 $." Il s'agit d'une somme substantielle. "Nature de
l'entreprise: fabricant de câbles de cuivre. Le nombre d'emplois
créés: nil." Comment peut-on expliquer que, lorsqu'on construit
une usine, qu'on achète de la machinerie, qu'on contracte un emprunt
pour 30 724 000 $ et que le gouvernement du Québec participe à la
prise en charge du coût de l'emprunt pour un montant de 3 385 000 $, on
aboutisse à une création d'emplois nil?
M. Bérubé: On me dit que peut-être les
emplois ont été créés en Ontario.
M. de Bellefeuille: Alors, on n'adopte pas?
M. Paradis: C'est très astucieux comme réponse,
mais 3 385 000 $ et nombre d'emplois créés nil, est-ce que le
ministre peut nous fournir d'autres explications que des rumeurs?
M. Bérubé: La question serait donc: Comment
expliquer qu'un investissement de
30 000 000 $ ne génère aucun emploi? C'est un
investissement de 31 000 000 $.
M. Paradis: C'est un investissement de 30 000 000 $ avec une
participation financière au niveau de la prise en charge de 3 000 000
$.
M. Bérubé: C'est bien.
Le Président (M. Gagnon): 806? 807? 808?
M. le député de Sainte-Anne.
M. Polak: À 805, est-ce qu'on a décidé
d'ajouter cela à la liste d'échantillons? Je ne veux pas que la
liste devienne trop grande, mais c'est un cas intéressant.
M. Bérubé: Nous allons lui demander de compter les
emplois.
M. Polak: Oui, parce qu'on dit nil. Peut-être qu'elle
était la seule assez honnête dans l'estimation.
M. Bérubé: Je suggère, si jamais il y a un
emploi créé, d'en aviser le Vérificateur
général puisque cela irait à l'encontre de l'engagement
financier que nous avons approuvé.
Le Président (M. Gagnon): À l'ordre, s'il vous
plaît! M. le député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Est-ce qu'on est à l'enqagement 807, M. le
Président?
Le Président (M. Gagnon): Oui, on peut bien être
à 807.
M. Bérubé: On vient de trouver un motel avec 100
emplois créés.
M. Paradis: Subvention à Edelweiss Motel Limited,
Wakefield, comté de Gatineau, sous forme d'une prise en charge d'une
partie du coût d'un emprunt de 3 165 000 $ contracté pour fins
d'achat d'éguipement et d'agrandissement de sa bâtisse de
Wakefield. Montant de l'engagement, 659 500 $; nature de l'entreprise: centre
de ski avec hébergement et restauration; nombre d'emplois
créés: 100." S'agit-il d'emplois permanents?
Le Président (M. Gagnon): M. le ministre.
M. Bérubé: On me dit gu'on a la réponse.
C'est absolument extraordinaire, la SDI fait des efforts
désespérés pour nous fournir de l'information, c'est
unique. Une centaine d'emplois permanents. Ski aquatique l'été,
ski alpin l'hiver.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisguoi.
M. Paradis: Est-ce qu'on peut ajouter à la demande de
vérification à la SDI sur les nombres d'emplois, à 807,
les guestions dont on a décidé tantôt?
M. Bérubé: C'est un échantillonnage, cela
ressemble à un inventaire.
M. Paradis: C'est du pointage.
Le Président (M. Gagnon): 808, 809, 810, 811, 812,
813.
Justice
Justice. Décrets: 800, 801. À 801, M. le
député de Sainte-Anne.
M. Polak: M. le Président, à 801, je remargue qu'il
s'agit d'un paiement à cause de dommages à la suite de pluies
abondantes. Comme avocat, j'ai très souvent l'occasion d'intenter des
procédures à cause de pluies abondantes et je n'ai presgue jamais
gagné. Je me demande pour guelle raison on aurait payé à
M. Georges Gauthier, à cause de pluies abondantes, un montant de 36 000
$, quand il est bien connu qu'on plaide toujours force majeure, Dieu qui donne
beaucoup de pluie de temps en temps. Est-ce qu'il y aurait une raison pour que
ce monsieur ait obtenu un règlement?
M. Bérubé: Oui, c'est un peu exceptionnel et cela a
fait l'objet d'un décret gouvernemental spécifique pour ce
monsieur. Nous avons vu antérieurement un ensemble de subventions aux
municipalités dans Gatineau et, dans l'Est, surtout la partie
Gaspé-Est, gui a été victime de très fortes pluies.
D'une façon générale, il y a évaluation des
dommages et un programme d'indemnisation est décidé par le
ministère de la Justice. D'une façon générale,
c'est décidé ad hoc. Il y a une analyse du cas et si,
effectivement, le ministre de la Justice trouve que la région a bel et
bien été affectée par une catastrophe d'ampleur
importante, il peut donc recommander au Conseil des ministres d'accorder une
indemnisation. Dans le cas présent, il s'agit d'un monsieur Georges
Gauthier, de Rivière-au-Renard, gui a vu sa maison complètement
emportée par suite de pluies diluviennes et sans doute d'un
déplacement de la rivière. Il a perdu carrément sa maison
et c'est un cas un peu exceptionnel. C'est pour cette raison gue ce cas fait
l'objet d'un décret pour cette personne. D'ailleurs, le titre du
décret, c'est concernant l'aide financière à une personne
victime des inondations; c'est vraiment un cas exceptionnel.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Sainte-Anne.
M. Bérubé: J'ai connu un cas semblable dans mon
comté, il y a quelques années, en 1976. Il y avait eu un
glissement de terrain dans la rivière Métis et quatre maisons
avaient été emportées. Le gouvernement libéral de
l'époque avait effectivement décidé d'indemniser les
quatre propriétaires et de remplacer les maisons, du moins de verser une
valeur de remplacement.
M. de Bellefeuille: II faut donc se réjouir que, dans ce
cas-ci, il n'y en ait qu'une.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Sainte-Anne.
M. Polak: Je voudrais revenir à ce que le ministre a dit,
qu'il y avait eu d'autres cas auparavant, mais il s'agit de
municipalités. Je comprends très bien qu'on donne un
dédommagement aux municipalités pour une affaire comme cela, mais
il s'agit ici d'un cas particulier. Vous dites que sa maison est partie. Je
pense que cela doit être un organisateur ou quelque chose comme cela.
Sans accuser personne. Je ne parle pas de Rosalie. La réponse nous
satisfait.
Loisir, Chasse et Pêche
Le Président (M. Gagnon): Loisir, Chasse et Pêche,
200.
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): 201?
M. Paradis: Adopté.
Le Président (M. Gagnon): 202, M. le député
de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: "Supplément pour porter à 347 000 $ le
coût des travaux de réfection d'une usine artisanale de
transformation de poisson à l'Anse-à-Beaufils, Percé,
comté de Gaspé. Montant de l'engagement: 35 000 $. Le contrat
initial a été accordé à Construction Yvan Fournier
Inc., à la suite de soumissions publiques. Contribution
fédérale: 60%."
Il s'agit, encore une fois, d'un supplément de plus de 10%.
Est-ce que le ministre pourrait nous indiquer quels sont les facteurs qui
justifient ce supplément qui n'a pu être prévu au moment de
la demande de soumissions?
M. Bérubé: D'abord, il y a eu relocalisation du
champ d'épuration. Il était situé à quelque 25
pieds de l'usine et il a été déplacé à une
centaine de pieds.
Également, à la suite de la démolition des bassins
de béton, le long des murs, on s'est rendu compte qu'il n'y avait pas de
lambris dans la partie basse de ces murs. Également, on a
détecté des anomalies importantes dans la structure du toit. Le
toit supérieur de l'usine ne possède pas de
planchéiage.
M. Paradis: ... est en charge des travaux?
M. Bérubé: Non, l'entrepreneur qui est responsable
des travaux est celui qui, si je comprends bien, a soumissionné le plus
bas. C'est Construction Yvan Fournier.
Le Président (M. Gagnon): 300? M. Paradis:
Adopté.
Le Président (M. Gagnon): 400. 401? M. le
député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: 400. Il s'agit de "subventions à divers
organismes de loisir représentant la première tranche, soit 40%,
de la subvention de fonctionnement pour l'année financière
1981-1982, pour une somme de 9 701 300 $." Est-ce qu'on peut demander combien
il y aura d'autres versements pour atteindre 100% et à quelle
époque ils sont prévus?
M. Bérubé: Cela n'a pas encore été
approuvé, à ma connaissance. Il y a 40% de la subvention
versés pour l'exercice financier 1980-1981. Le solde sera accordé
selon les normes qui seront décrites dans le CT de programmation qui
sera présenté au Conseil du trésor pour l'année
1981-1982. Je n'ai pas le CT. Par conséquent, je ne peux même pas
vous dire s'il a été soumis et approuvé par le Conseil du
trésor.
Le Président (M. Gagnon): À ce moment-ci, MM. les
membres de la commission, je devrais ajourner cette commission sine die. Mais,
pour faciliter la tâche du secrétaire, entre autres, et pour ne
pas avoir à revenir sur les engagements de février, si vous
êtes d'accord, on pourrait continuer les travaux pour terminer les
engagements du mois de février. Est-ce que vous êtes
consentants?
M. Bérubé: Avec une limite de temps?
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Deux-Montagnes.
M. de Bellefeuille: Avec une limite de temps, M. le
Président? Pas plus tard que minuit et demi.
M. Polak: Certainement, M. le Président.
Le Président (M. Gagnon): D'accord, pas plus tard que
minuit et demi. M. le député de Brome-Missisquoi m'avait
demandé la parole avant. Je cherche encore le nom de votre
comté.
M. Paradis: C'est peut-être la même question qui nous
est venue à l'idée. Dans la ventilation qui nous est fournie au
cahier, on retrouve, dans la deuxième feuille, dans le milieu de la
page, une subvention de 12 400 $, qui constitue l'avance de 40% au Club des
familles de demain Inc.
M. Bérubé: Ce sont des jeunes couples.
M. Paradis: Est-ce qu'on pourrait avoir quelques
éléments explicatifs sur le Club des familles de demain? Est-ce
qu'il s'agit de gens mariés, de gens célibataires?
M. Bérubé: Et que voulez-vous savoir de
façon précise sur ce club?
M. Paradis: Combien de membres ce club compte-t-il?
M. Bérubé: Combien de membres. Et, si c'est un club
de nudistes, l'endroit de ses réunions? (minuit)
M. Paradis: C'est à l'engagement 400, la deuxième
page. Vous avez la première page. Vous tournez et vous avez la
deuxième page. Au milieu de la colonne, vous avez "subvention
1980-1981". Ce club a reçu 30 900 $ en 1980-1981 et reçoit
présentement sa première tranche, 12 400 $. C'est le Club des
familles de demain Inc. Le nom suscite simplement des questions, éveille
la curiosité. J'aimerais savoir combien de membres compte ce club et
quels en sont les administrateurs.
M. Bérubé: II y a quelque chose de malsain dans
cette curiosité du député de Brome-Missisquoi.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Sainte-Anne.
M. Polak: M. le Président, sans donner en détail le
nom de tous ceux qui sont mentionnés, tout de même, je voudrais
poser une question sur le principe. Y a-t-il possibilité qu'il y ait de
l'arbitraire dans cela ou si on applique rigoureusement les normes? Si
quelqu'un a le droit de faire une demande, tout le monde devrait recevoir au
prorata sa part, j'en serais bien content. Mais s'il existe une sorte de
Rosalie spéciale pour Loisir, Chasse et Pêche, j'aimerais le
savoir.
M. Bérubé: C'est normé. Ces subventions,
d'une façon générale, sont au prorata du nombre de
membres. Il y a tout un ensemble de normes. Vous pouvez obtenir le CT de normes
et voir en fonction de cela, effectivement, si c'est respecté.
M. Polak: D'accord.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 800, engagement
801?
Revenu
Revenu, engagement 200? Engagement 600?
Transports, engagement 100?
M. Paradis: Revenu, engagement 600, M. le Président.
Le Président (M. Gagnon): Revenu, engagement 600. M. le
député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: "Contrat de services pour l'implantation d'un
système pour l'administration de Logirente. Seul soumissionnaire:
Systématix Consultants Inc., Montréal. Montant de l'engagement:
47 600 $." Soumissions demandées: cinq. De quel genre de système
s'agit-il, M. le ministre?
M. Bérubé: M. le Président...
M. Paradis: Et à quelle date, en additionnelle, le contrat
a-t-il été signé?
M. Bérubé: Conception de systèmes de gestion
par informatique.
M. Paradis: Et le contrat fut signé à quelle date
avec la firme Systématix Consultants Inc?
M. Bérubé: Contrat octroyé le 14 novembre
1980.
Transports
Le Président (M. Gagnon): Transports, engagement 100?
M. Paradis: Transports, engagement 100, M. le
Président.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Un supplément de 190 610,39 $ pour porter
à quasiment 6 000 000 $ "le coût des travaux de reconstruction de
la bande médiane, d'éclairage et de signalisation sur une section
du boulevard Métropolitain dans les municipalités de
Montréal, Saint-Léonard, comté de Crémazie,
Bourassa et Jeanne-Mance". Il s'agit d'un supplément assez
substantiel, quasiment une somme de 200 000 $. Le contrat initial avait
été accordé tel que c'est indiqué à Corival
Inc., de Laval, à la suite de soumissions publiques. Qu'est-ce qui
justifie une augmentation de cet ordre?
M. Bérubé: Tout ce que je peux vous dire, c'est une
réclamation de la compagnie pour des frais additionnels encourus lors de
la démolition de la bande médiane et sa reconstruction. En
d'autres termes, le constructeur a fait état de difficultés
particulières, de frais particuliers encourus non prévus au
contrat.
M. Paradis: Qui n'étaient absolument pas prévus au
contrat initial.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 200?
M. Paradis: À l'engagement 200, simple information, M. le
Président. Il s'agit de contrats pour travaux d'entretien de quatre
moteurs Viper 521 sur deux...
M. Bérubé: Ce sont des moteurs libéraux.
M.Paradis: Ils ont l'air d'avoir beaucoup de pouvoir... HS-125
selon la formule en usage, soit "power by the hour".
M. Bérubé: Ah! Ah!
M. Paradis: "Fournisseur: Rolls-Royce -on tombe dans la
qualité - Canada Ltd., Lachine, comté de Jacques-Cartier." Le
montant de l'engagement est de 240 000 $. Peut-on savoir à quoi servent
ces avions? Cela semble être des avions.
M. Bérubé: Les Viper sont installés sur le
jet à Lesage.
M. Paradis: Qui sert à qui, présentement?
M. Bérubé: II sert essentiellement à des
fins médicales, au transport ministériel et au transport de
fonctionnaires sur tout le territoire du Québec.
M. Paradis: À l'extérieur du territoire du
Québec, j'imagine...
M. Bérubé: Non, pas de députés, sauf
sur invitation de ministres.
M. Paradis: ... étant donné que c'est un avion?
M. Bérubé: II m'est arrivé, effectivement,
à plusieurs, reprises, d'inviter le député de Bonaventure,
puisque nous volons dans la même direction. Mais disons que lui, il vole
plus bas.
M. Paradis: Vous n'avez pas, M. le ministre, rencontré
Cyr, avec son petit avion, en voyage de pêche, en passant, non?
M. Bérubé: Non, je dois vous avouer que, si on
essayait de comparer les abus qui ont cours à l'intérieur de ce
gouvernement par rapport aux célèbres expéditions de
pêche de Louis-Philippe Lacroix, avec les avions du gouvernement,
à l'époque, je pense qu'on pourrait certainement s'engager dans
un débat intéressant.
Une voix: Après minuit trente. M. Bérubé:
Après minuit trente. M. Paradis: Après minuit
trente.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 201?
M. Polak: Une question rapide sur l'engagement 201, M. le
Président. Je note ici, que c'est indiqué "imprévus et
variations". J'ai vu que c'était 10% du montant. Est-ce que c'est
normal, quand on prend les autres soumissionnaires, que tout le monde ajoute
10% pour les imprévus et les variations, parce que le montant total
devient plus haut que celui des autres soumissionnaires? Pourriez-vous
expliquer cette méthode de travail?
M. Bérubé: Je ne la connais pas et je devrai me
renseigner quelques instants. Essentiellement, l'entente est que tous sont
évalués sur la même base; donc, tout le monde
prévoit des imprévus et variations. Le but est que si jamais il y
avait dépassement, dans le cas, par exemple, de Plessis Construction
où le contrat signé est de 742 000 $, si ce dépassement
est inférieur à 73 959 $, le ministère peut régler
directement avec l'entrepreneur sans avoir à retourner au Conseil du
trésor, ce qui facilite l'expédition des dossiers.
M. Polak: Est-ce qu'il faut toujours réserver la
possibilité d'avoir un montant additionnel de 10%?
M. Bérubé: Oui, il y a une marge additionnelle dans
les contrats du ministère des Transports à cette fin.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 300? Engagement 301?
M. le député de Sainte-Anne.
M. Polak: J'ai une question à l'engagement 300, M. le
Président, oui. Je vois qu'il s'agit d'un "contrat pour la
réalisation d'une étude sur l'opportunité
d'établir"... Donc, on est vraiment au tout commencement de l'affaire;
on va faire une étude sur l'opportunité, il n'y a rien de concret
encore là-dedans. Coût, 66 000 $. On parle ici comme territoire du
centre de la Mauricie, et le fournisseur choisi vient de Montréal.
Est-ce que ce ne serait pas plus logique de confier une telle étude
à une compagnie qui se trouve dans le district, qui connaît
très bien les conditons locales? Je ne sais pas où les autres
soumissionnaires se trouvent, mais j'ai trouvé étrange qu'une
compagnie de Montréal fasse une étude détaillée sur
le centre de la Mauricie.
Parmi les autres soumissionnaires, est-ce qu'il y avait quelqu'un
localement? Personnellement, j'aurais préféré payer 10 000
$ de plus à une compagnie locale qui connaît le territoire, ce qui
peut économiser beaucoup d'argent, plutôt que de prendre quelqu'un
de l'extérieur. Je ne sais pas si c'est pris en
considération.
M. Bérubé: En fait, c'est un appel d'offres de
services publié dans les journaux. Par conséquent, on est
lié à ceux qui, effectivement, ont soumissionné.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 301? Engagement 600?
M. le député de Brome-Missisquoi.
M. Polak: Tout de même, excusez-moi, M. le
Président, encore à l'engagement 300, le plus bas, c'est Raymond,
Chabot, Martin, Paré et Cie, pour 60 850 $, et on a donné
ça à une compagnie de Montréal, COSIGMA Inc., pour 66 000
$. Est-ce qu'il ne faut pas suivre la ligne de conduite du plus bas
soumissionnaire? Quelle était la raison? Surtout, comme je l'ai dit tout
à l'heure, qu'il s'agit d'une compagnie qui n'est même pas du
district, directement.
M. Bérubé: Le gouvernement ne s'engage jamais
à accorder au plus bas soumissionnaire tous ces contrats. Il y a,
à ce moment-là, une grille d'analyse qui vérifie les
montants des honoraires, la qualification des membres, l'expérience et
le degré de connaissance, la qualité du travail, la collaboration
et la performance manifestées dans le passé, la
méthodologie, la connaissance des normes, la disponibilité du
personnel, le temps estimé pour réaliser le mandat. Sur cette
grille, les soumissions sont analysées et on arrive finalement à
une sélection qui tient effectivement compte du coût de la
soumission, puisqu'il y a une pondération qui est très forte.
Par exemple, le montant des honoraires représente un facteur de
pondération de 5 de même que la méthodologie
représente un facteur de 5, alors que tous les autres facteurs
impliquent une pondération beaucoup plus faible et c'est ce qui permet
de prendre la décision finale. Donc, il est possible, même si le
projet est un peu plus coûteux, que si un soumissionnaire a des avantages
importants au niveau de la méthodologie... La société
COSIGMA est spécialisée dans le transport en commun, alors que
Raymond, Chabot, Martin et Paré, à ma connaissance, est une
société de comptabilité.
M. Polak: Rapidement, juste pour satisfaire ma curiosité -
ce n'est pas pour créer des problèmes additionnels que je demande
des renseignements - est-ce que je pourrais avoir les noms des administrateurs
et des actionnaires de cette compagnie?
M. Bérubé: De COSIGMA? M. Polak: Au cas
où...
Le Président (M. Gagnon): Engagement 301? M. le
député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: Est-ce qu'il y aurait possibilité de nous
fournir la grille des critères, ainsi que le nom des membres du
comité de sélection?
M. Bérubé: Certainement.
Le Président (M. Gagnon): 600, 601, 602, 603, 604, 605,
606, 607, 608, 609?
M. Paradis: Engagement 609.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: "Subventions représentant
l'intérêt pour le retard dans le paiement de la subvention
relative aux revenus et tarifs réduits et aux laissez-passer mensuels,
aux organismes suivants." Il s'agit de la Commission de transport de la
Communauté urbaine de Montréal, de la Commission de transport de
la Communauté urbaine de Québec, de la Commission de transport de
la rive sud de Montréal, pour un montant total de 700 270,95 $.
À quoi est attribuable ce retard dans les paiements?
Le Président (M. Gagnon): M. le ministre.
M. Bérubé: Je n'ai pas l'information.
M. Paradis: À quel taux d'intérêt a-t-il
été calculé?
M. Bérubé: Non plus. Je vais vous les fournir.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 610?
M. Paradis: Engagements 610, 611.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 611?
M. Paradis: Engagements 612, 613.
M. Bérubé: Si ça ne vous fait rien, ne
touchez pas à l'engagement 611.
M. Paradis: J'ai une question qui s'applique à tous.
M. Bérubé: C'est dans mon comté et c'est
déjà assez long.
M. Paradis: On va savoir comment c'est long en réponse
à la question. Engagement 614.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 614. On arrête
là.
M. Paradis: De l'engagement 610 à 614 inclusivement, il
s'agit d'importants contrats de travaux de terrassement, de structure de
chaussée et de drainage de routes dans les comtés de Richmond,
Matane - engagement 611 - Drummondville - deux dans le comté de
Drummondville, tout à fait par hasard -et un dans Beauport, comté
de Montmorency.
Vous avez raison, ce n'est pas dans Drummondville; c'était le
fournisseur qui venait de Drummondville. Est-ce qu'on pourrait avoir
l'échéancier de réalisation de chacun de ces contrats? On
voit que l'imputation budgétaire, dans chacun des cas, pour 1980-1981
est nil et c'est 1981-1982 et/ou années suivantes. Dans le cas de
Matane, si on veut en prendre un plus spécifiquement, on retrouve une
somme de 3 589 000 $ avec années suivantes. Est-ce que les contrats ont
été signés? Est-ce qu'on peut avoir la date de signature
de chacun des contrats? Est-ce qu'on peut avoir la date prévue du
début des travaux et est-ce qu'on peut avoir la date prévue de la
fin des travaux? (0 h 15)
M. Bérubé: Ils sont commencés,
l'entrepreneur est à l'oeuvre, dans le cas de 611.
M. Paradis: Dans tous les autres cas, on voudrait obtenir ces
trois dates: la date de la signature du contrat, celle du commencement des
travaux, et celle de la fin des travaux.
M. Bérubé: Certainement, M. le Président, si
le secrétaire de notre commission veut bien ajouter ça.
M. Paradis: Ce sont des renseignements usuels.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 615? Engagement 616?
Engagement 617? Engagement 618? M. le député de Pontiac.
M. Middlemiss: Aux engagements 618, 619 et 621, ce sont des
suppléments pour le coût des honoraires pour la préparation
de plans et devis. Dans chaque cas, ce sont des montants substantiels.
J'aimerais savoir quelles sont les raisons pour ces augmentations, il y a
même une place où c'est 33% d'augmentation.
M. Paradis: On peut peut-être ajouter, pour éclairer
le ministre, que dans le cas des engagements 619 et 621, il s'agit de la
même firme, Rochette, Rochefort et Associés,
ingénieurs-conseils de Sainte-Foy. Il s'agit d'un supplément de
300 000 $, ce qui porte le total des honoraires à 1 000 000 $. Dans
l'autre cas, il s'agit d'un supplément de 580 000 $, ce qui porte le
total à 900 000 $.
M. Bérubé: On va prendre l'engagement 617, par
exemple, qui vous intéresse, l'engagement 618 vous intéresse.
M. Paradis: Engagements 618 à 621.
M. Bérubé: Je vais vous donner un exemple à
l'engagement 617 qui va vous permettre de comprendre ce qui se passe.
M. Middlemiss: M. le Président, à l'engagement 617,
c'est un contrat de construction.
M. Bérubé: Oui.
M. Middlemiss: Aux engagements 618, 619 et 621, ce sont surtout
des..
M. Bérubé: À la suite de ca, noua allons
voir, il y a un lien entre les deux. Par exemple, dans le cas de l'engagement
617, vous avez, déblais de deuxième classe, on prévoyait
39 200 mètres cubes, il en a fait 40 200 mètres cubes, un
supplément de 1000 mètres cubes; des drains perforés, on
en avait prévu 30 pieds, on en a exécuté beaucoup plus
à cause des problèmes d'égouttement; des regards
préfabriqués, on en avait prévu 11, on en a fait 24. En
fait, en cours de construction, il y a continuellement des modifications aux
travaux. Or, nos ingénieurs...
Malheureusement,le député de..
M. Middlemiss: Pontiac. M. Bérubé:
...Pontiac...
M. Middlemiss: M. le Président, l'un est un contrat de
construction et l'autre, un contrat de préparation de plans, ce n'est
pas
une exécution, ce sont les honoraires.
M. Bérubé: Si le député de Pontiac
attendait à la fin de ma réponse, il aurait compris le lien.
Comme l'ingénieur-conseil qui surveille les travaux de construction de
route est payé au pourcentage des coûts de contruction, cela veut
dire que les travaux dont on parle ici ont sans doute connu un accroissement de
leurs coûts qui ont fait l'objet d'un engagement financier
antérieur, puisque les travaux en question sont terminés,
à l'exception de la route de contournement de Port-Daniel. À ce
moment-là, on complète le paiement des honoraires de
l'ingénieur en tenant compte de l'accroissement des coûts des
travaux qui se sont produits en cours de réalisation.
Le Président (M. Gagnon): Le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: M. le ministre, dans le cas des engagements 619 et
621, il s'agit de la même firme, soit Rochette, Rochefort et
Associés. Dans un cas, on a une augmentation de 300 000 $ qui porte le
coût total à 1 000 000 $; cela veut dire qu'on avait prévu
que cela coûterait 700 000 $ et on a une augmentation de 300 000 $.
Est-ce que c'est la même firme qui a été choisie par
Rosalie?
M. Bérubé: La réponse est claire. On
prévoyait dépenser 700 000 $ en mars 1974 et je pense qu'en 1974,
si je ne m'abuse, c'était un gouvernement libéral. Très
mauvaise planification.
M. Paradis: Cela coûtait moins cher qu'avec le gouvernement
actuel, avec un supplément de 300 000 $. Je continue. Vous me dites que
le premier contrat a été accordé à Rochette,
Rochefort et Associés en 1974; c'est ce que vous me dites.
M. Bérubé: Le 27 mars 1974, on autorisait pour 700
000 $ de travaux de consultants.
M. Paradis: Ces travaux n'ont pas été
exécutés depuis 1974 et, en février 1981, le gouvernement
actuel dit: J'augmente cela de 300 000 $.
M. Bérubé: Quelque part au cours de 1980 sans
doute, les travaux ont été terminés et on constate que les
700 000 $ des ingénieurs ne correspondent plus aux coûts
réels des travaux.
M. Paradis: Si les travaux sont terminés, pourquoi
avez-vous au niveau des imputations budgétaires 60 000 $ pour 1980- 1981
et 240 000 $ pour 1981-1982?
M. Bérubé: Dans le cas des 300 000 $,
tronçon Trois-Pistoles - Saint-Fabien, c'est l'effondrement dans les
marécages de la route 132. Si vous vous en souvenez, c'est le
célèbre effondrement de la route 132 dans les tourbières
derrière Saint-Fabien. Les travaux, si je comprends bien, ne sont pas
complètement terminés, parce que cela a été des
travaux très longs, il a fallu reconstruire la route et la regarder
s'effondrer à nouveau. Je pense qu'elle est presque terminée. Ce
que l'on dit ici, il y a encore pour 51 000 $ de factures acceptées et
non payées et, comme les travaux ne sont pas terminés, on doit
prévoir un certain supplément pour surveillance et services
supplémentaires, ce qui monte à 300 000 $,
M. Paradis: Au niveau de 621, on a une augmentation qui porte le
montant total à 900 000 $, mais on a un supplément de 580 000 $.
Est-ce qu'il s'agit d'un contrat de 1974?
M. Bérubé: Celui-là il était en
1975.
M. Paradis: Plus on se rapproche de 1976, plus cela coûte
cher.
M. Bérubé: Effectivement, c'est ce qui a
amené les électeurs, en 1976, à se débarrasser de
l'administration précédente.
M. Paradis: Quand ils verront les 580 000 $, ils vont peut
être amenés, parce que l'augmentation est plus
élevée que le contrat initial, à se débarrasser de
l'administration actuelle.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Pontiac.
M. Middlemiss: Est-ce qu'on peut me dire en quelle année
ces travaux ont commencé?
M. Bérubé: Mais je dois dire également
qu'à l'époque Rochette, Rochefort et Associés n'ont
certainement pas été choisis par Rosalie.
M. Paradis: Est-ce que le supplément a été
décerné par Rosalie?
M. Middlemiss: Est-ce qu'on peut me dire en quelle année
les travaux de construction ont débuté?
M. Bérubé: Je m'excuse, j'ai eu un instant
d'inattention. Si je comprends bien, le contrat a été
signé le 21 mai 1975. Il y a eu un avenant le 28 octobre 1975, parce
qu'il a fallu corriger pour élargir le mandat.
On prévoit pour l'avenir, pour terminer les plans et devis, pour
quelque 60 000 $ de travaux et, lorsque les travaux auront
été
effectivement complétés, on prévoit qu'il faudra
ajouter à cette facture près de 520 000 $ de surveillance pour
les travaux en cours.
M. Middlemiss: En quelle année les travaux ont-ils
débuté?
M. Bérubé: On n'a pas vraiment d'idée. Ils
sont en cours présentement, mais je ne peux pas vous dire quand les
travaux sur la route 132 de l'est de Paspébiac à Pointe Sawyer
à New-Carlisle, dans le comté de Bonaventure, sur une lonqueur
approximative de neuf milles, ont débuté.
Le Président (M. Gagnon): Engaqement 620?
M. Bérubé: Mais nous allons demander au
ministère des Transports de vous faire savoir cette information
absolument importante et je suis convaincu que le député de
Bonaventure connaît la réponse à cette question.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 620? 621 est fait.
622?
M. Paradis: 622. "Paiement au Canadien National
représentant le loyer pour l'utilisation par le ministère du pont
de Québec pour l'année financière 1980-1981. Montant de
l'engagement, 25 000 t." Est-ce qu'il y a un bail a long terme?
M. Bérubé: On me dit que, depuis 1945, on paie 25
000 $ de loyer annuel.
M. Paradis: Le loyer est fixe, mais le bail est pour quelle
durée?
M. Bérubé: Aussi longtemps que durera le
fédéralisme.
M. Paradis: Après ça, il n'y a plus de pont.
M. Bérubé: On me dit que c'est lorsqu'on a
éliminé une des voies ferrées pour y établir une
voie carrossable.
Le Président (M. Gagnon): Engagements 800, 801?
M. Paradis: 800.
Le Président (M. Gagnon): 800, M. le député
de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: II s'agit d'un contrat négocié avec
Desjardins, Sauriol et Associés pour un montant de 2 150 000 $, un
"contrat de services pour la préparation de plans et devis et la
surveillance des travaux de construction d'une section de l'autoroute
Ville-Marie, de la rue Viau à l'autoroute 25 dans la ville de
Montréal. 1980-1981, nil. Années suivantes, 2 150 000 $". Est-ce
qu'on pourrait obtenir l'échéancier?
M. Bérubé: Je ne l'ai pas ici.
Le Président (M. Gagnon): Engagement 801?
M. Paradis: 801.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Brome-Missisquoi.
M. Paradis: "Contrat de services pour la conception, la
réalisation et la diffusion d'une campagne d'information sur
l'amélioration du transport en commun dans la région de
Montréal. R. Rompre - Inc., Montréal." L'engagement est pour 60
000 $. Quel est le but de cette campagne d'information et pourquoi n'a-t-elle
pas été confiée au ministère des
Communications?
M. Bérubé: Sur la thématique. "Ne vous
faites pas charrier par Ottawa, voyaqez avec Québec." Non, attendez un
peu.
Une voix: Le ministre est de bonne humeur!
M. Bérubé: Je suis de fort bonne humeur ce soir. Il
faudrait quand même vous entendre avec le député de
Pontiac, qui a l'air traumatisé, pour lui expliquer que tout n'est pas
complètement sérieux à l'Assemblée nationale et
qu'on a des périodes de détente.
J'en suis arrivé à la conclusion que ça
pressait.
(0 h 30)
M. Paradis: Vous ne me répondez pas cela
sérieusement, M. le président du Conseil du trésor: cela
pressait d'informer les gens sur l'amélioration du transport en commun
dans la région de Montréal?
M. Bérubé: Oui. Lorsqu'il y a eu une entente avec
la Communauté urbaine de Montréal sur une réorqanisation
du transport en commun, une décision avait été prise,
à la suite de l'entente, de la présenter au public et c'est
l'opération commune de publicité qui avait été
faite à ce moment-là.
M. Paradis: À quelle date, exactement, cela s'est-il
fait?
M. Bérubé: Au mois de février. M.
Paradis: 1981? M. Bérubé: Oui.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Deux-Montagnes.
M. de Bellefeuille: À l'engagement 802, M. le
Président. On trouve la preuve d'un avancé du ministre selon
lequel le député de Bonaventure vole bas: "Contrat pour travaux
de déboisement aux approches de la piste d'atterrissage dans la
municipalité de Bonaventure."
Une voix: Plus loin! Ce n'était pas plus bas,
c'était plus loin.
M. de Bellefeuille: II est minuit et demi, M. le
Président.
Le Président (M. Gagnon): Nous revenons à 801 avec
le député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: On va revenir à des choses plus terre à
terre, au contrat de services pour la conception et la réalisation. De
quelle façon la firme R. Rompré Inc. a-t-elle été
choisie? De quelle façon a-t-on choisi ce fournisseur?
M. Bérubé: Cela a été fait en
dérogation et, par conséquent, il faudra demander au
ministère les motifs. D'après ce que je vois, le ministère
n'est pas passé par Rosalie pour la sélection de ce
consultant.
M. Paradis: Est-ce qu'on peut obtenir en même temps du
ministère la date d'incorporation de R. Rompré Inc., ainsi que le
nom des administrateurs et des principaux actionnaires?
M. Bérubé: Oui, tous les oncles et les tantes
aussi!
Le Président (M. Gagnon): Avant d'entreprendre le Travail
et la Main-d'Oeuvre, je dois vous signaler qu'il est maintenant 1 h 30.
M. Paradis: Minuit trente.
Le Président (M. Gagnon): Minuit trente, je m'excuse.
M. Paradis: II nous reste une heure. M. de Bellefeuille:
On adopte le reste.
Le Président (M. Gagnon): On adopte le reste? Vous
êtes d'accord pour continuer?
M. de Bellefeuille: Non, non, on est d'accord pour l'adopter.
M. Bérubé: On est d'accord pour l'adopter.
M. de Bellefeuille: Nous adoptons immédiatement le reste
et nous terminons nos travaux.
M. Polak: On a quelques questions; on peut finir ça vite,
dans cinq ou dix minutes.
M. Bérubé: Si vous y alliez tout de suite aux
questions que vous avez l'intention de poser?
Le Président (M. Gagnon): Si vous êtes d'accord,
sinon, on va mettre fin aux travaux.
M. Polak: Quant à moi, j'ai juste une question.
M. Bérubé: À l'engagement 802?
M. Paradis: Est-ce qu'on peut faire une entente dans ce
sens-là, c'est-à-dire qu'on peut y aller avec nos questions sans
qu'elles soient nécessairement dans l'ordre?
Le Président (M. Gagnon): II faudrait tout de même
que j'aie l'accord de la commission pour continuer, ne serait-ce que pour cinq
ou dix minutes.
M. Bérubé: Trente secondes?
M. Polak: Le plus vite possible.
M. de Bellefeuille: Combien de temps?
M. Bérubé: Trois minutes.
Le Président (M. Gagnon): Trois minutes.
M. Polak: Dix minutes, donnez-nous une chance.
M. Bérubé: Trois minutes.
Le Président (M. Gagnon): Alors, on continue pendant trois
minutes. M. le député de Sainte-Anne.
Travail et Main-d'Oeuvre
M. Polak: J'espère, M. le Président, que cela ne
sera pas compté dans le temps que vous me donnez. Je suis à
l'engagement 100, "contrat de services pour publication dans le journal The
Gazette du décret relatif à la convention". Si on ne fait que
reconduire le texte de la convention collective, le ministère aurait
dû envoyer une simple lettre à la Gazette en disant: Voici le
texte, veuillez l'insérer et m'envoyer le compte. Pourquoi aurait-on
besoin d'un fournisseur qui s'occupe de cela comme intermédiaire? La
réponse ne sera pas incluse dans les trois minutes, M. le
Président, j'espère.
M. Bérubé: Ce n'est que la partie parlée qui
compte. Je vous ferai remarquer que Pierre Tremblay a été choisi
par
Rosalie.
M. Polak: Peut-être qu'on aurait dû choisir...
Le Président (M. Gagnon): À l'ordre, s'il vous
plaît! Si on veut terminer dans trois minutes...
M. Bérubé: Je vous ferai remarquer que
Pierre Tremblay a été le publiciste traditionnel du Parti
libéral pendant tant d'années, à l'époque.
M. Polak: Je suis contre cela aussi, je pense à la bourse
publique.
Des voix: Ah! Ah! Ah!
M. Bérubé: On pourrait même
développer...
Le Président (M. Gagnon): Allons, allons!
M. de Bellefeuille: M. le ministre, revenez, s'il vous
plaît, à la réponse.
M. Bérubé: J'essaie de voir. Si je comprends bien,
c'est qu'à la suite d'un jugement de la Cour suprême dans
l'affaire Blaikie le ministère a reçu un avis juridique disant
que le décret de la construction impliquant la convention collective
devait être publié dans les deux langues. C'est ainsi qu'on a
engagé M. Pierre Tremblay pour s'occuper de cela.
Le Président (M. Gagnon): Est-ce que vous avez d'autres
questions sur ce qui reste à adopter?
M. Paradis: À Travail et Main-d'Oeuvre, aux numéros
600 à 609...
Le Président (M. Gagnon): 600 à 609...
M. Paradis: ... les questions habituelles au niveau de ces
programmes, à savoir s'il y a des vérifications qui sont
effectuées pour savoir si les emplois prévus sont effectivement
créés.
M. Bérubé: Comme ce sont des programmes de
création d'emplois directement du ministère, ils sont
payés directement pour le nombre d'emplois créés. Si je ne
m'abuse, cela passe même par les centres de main-d'oeuvre pour la
sélection des personnes. Il y a un contrôle sur la facturation. Le
nombre d'emplois est égal à celui qui était prévu
dans le programme mis en place.
Le Président (M. Gagnon): Travail et Main-d'Oeuvre,
800?
M. Paradis: À 800, "subvention additionnelle à
l'Office de la construction du Québec pour porter à 6 388 200 $
la subvention totale de fonctionnement pour l'année 1980". L'engagement
est de 1 388 200 $. Est-ce gu'on pourrait obtenir du ministre une ventilation
de l'utilisation qui est faite de ces 6 388 200 par l'Office de la construction
du Québec? S'agit-il de salaires, d'honoraires, d'achat
d'équipement?
Le Président (M. Gagnon): Est-ce que vous avez d'autres
questions, M. le député de Brome-Missisquoi, dans ce qui
reste?
M. Bérubé: C'est l'inspection et le placement pour
lequel le gouvernement contribue. Je n'ai pas assez de renseignements pour
répondre à votre question ici. Pourriez-vous préciser
votre question?
M. Paradis: J'ai demandé la ventilation.
II s'agit d'un montant de 6 388 200 $, une subvention totale de la
province de Québec. J'aimerais obtenir, si c'est possible, la
ventilation...
M. Bérubé: Le budget de l'Office de la
construction?
M. Paradis: ...savoir à quoi cela sert.
M. Bérubé: II vous faut le budget de l'Office de la
construction et la contribution gouvernementale à ce budget.
M. Paradis: Exact.
Le Président (M. Gagnon): Est-ce que vous avez d'autres
questions?
M. Bérubé: J'ai le droit de vous demander de
préciser vos questions.
M. Paradis: Si vous les compreniez sans qu'on les précise,
vous n'auriez pas besoin de les faire préciser.
Le Président (M. Gagnon): Est-ce que vous avez d'autres
questions? Sinon, je vais passer rapidement Travaux publics et
Approvisionnement.
Travaux publics et Approvisionnement
M. Paradis: On pourrait immédiatement aller, à
moins que mes collègues n'aient des questions, jusqu'à
l'engagement 611 de Travaux publics et Approvisionnement.
M. Polak: M. le Président, d'ici la fin du livre, parce
que je voulais vraiment m'en tenir aux trois minutes - il me reste à peu
près une minute - je vais seulement à
Travaux publics et Approvisionnement et je vois qu'on loue un local dans
un édifice à Lafayette, Louisiane, pour 270 000 $. J'imagine que
c'est pour promouvoir les intérêts entre le Québec et
l'État de Louisiane.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Sainte-Anne, à quel engagement?
M. Polak: C'est à 600, Travaux publics et
Approvisionnement, presque à la fin. Je voudrais savoir ce qu'on fait
là, pour 270 000 $, en Louisiane, qu'est-ce que ça nous
rapporte.
M. Bérubé: C'est une délégation
gouvernementale sans doute.
M. Polak: Non, c'est un bail. Il y a une délégation
permanente qui se trouve là?
M. Bérubé: Oui, au coût annuel de 48 987,50
$, ou mensuel de 4 082 $, on a un local d'à peu près 4000 pieds
carrés, situé au 303, Vermillion Street, Lafayette.
M. Polak: Oui, je sais.
M. Bérubé: Endroit charmant.
M. Polak: Qu'est-ce qu'on fait en Louisiane, qu'est-ce que
ça nous donne?
M. de Bellefeuille: Nous resserrons nos relations avec les
Louisianais.
M. Bérubé: C'est une délégation du
Québec; c'est la communauté culturelle française avec
laquelle nous maintenons un certain nombre de liens. Je suis convaincu
qu'étant donné les très bonnes relations que vous
maintenez avec le maire d'Amsterdam, que vous ne manquez pas de recevoir aux
frais de la princesse chaque fois qu'il vient au Québec...
M. Polak: Cela ne coûte pas 48 000 $.
M. Bérubé: ... vous ne vous opposerez pas à
ce que la communauté culturelle francophone du Québec maintienne
des relations semblables avec ses frères et cousins des
États-Unis.
Le Président (M. Gagnon): À l'ordre, s'il vous
plaît! On termine les Travaux publics...
M. de Bellefeuille: M. Jeansonne, M. Mouton, c'est très
joli.
M. Polak: M. Cook.
Le Président (M. Gagnon): ...et l'Approvisionnement.
Jusqu'à l'engagement 611, adopté. Une question à
l'engagement 611. M. le député de Brome-Missisquoi.
M. Paradis: II s'agit de "paiements à cinq équipes
d'architectes en guise de compensation forfaitaire pour leur participation
à la deuxième étape du concours pour la sélection
des professionnels dans le cadre des travaux de construction du Musée
national de la civilisation à Québec, pour un montant de 325 000
$". Il y a une note où on nous dit: "À la première
étape du concours, treize équipes ont présenté des
propositions. Le comité de présélection a choisi ces cinq
équipes pour participer à la deuxième étape du
concours. Conformément aux règles établies, les
équipes présélectionnées sont compensées
pour les dépenses encourues lors de la préparation de leur
proposition."
Est-ce qu'on peut avoir, à chacune des étapes, le nom de
ceux qui ont participé au concours depuis le début, le nom des
membres du comité de sélection à chacune des
étapes, ainsi que la grille d'évaluation à chacune des
étapes?
M. Bérubé: J'ai les cinq.
M. Paradis: Ils nous sont fournis, les cinq, M. le
Président du Conseil du trésor, en annexe. Ainsi que la grille de
pointage à chaque étape.
M. Bérubé: Vous avez au moins les groupes qui ont
soumissionné.
M. Paradis: On n'a pas les treize équipes, on a celles qui
se sont rendues à la deuxième étape.
M. Bérubé: Je ne sais pas ce que vous avez
exactement; malheureusement, j'ai l'impression d'en avoir
légèrement plus que vous.
M. Paradis: J'ai l'impression d'avoir strictement les cinq qui se
sont rendues à la deuxième étape. Mais à la
première étape du concours, treize équipes ont
présenté des propositions; j'imagine qu'il m'en manque.
M. Bérubé: II n'y a aucun problème, on
pourra vous fournir ça.
Le Président (M. Gagnon): Avant d'ajourner les travaux de
cette commission, nous avons à décider de la date de la prochaine
rencontre, parce qu'il appartient à la commission de fixer ce
rendez-vous. Je vous suggère que ce ne soit pas avant le mois
d'août.
M. Paradis: Allons-nous siéger cet été?
M. Bérubé: Le quatrième jeudi du mois
d'août.
Le Président (M. Gagnon): Le quatrième jeudi du
mois d'août.
M. Paradis: Est-ce qu'on pourrait... M. Polak: ...
Louisiane...
M. Paradis: ...exceptionnellement, étant donné
qu'on saute des mois, prévoir deux journées de séance
à ce moment-là, puisqu'on doit être à Québec
et qu'on doit se déplacer, pour tenter de passer à travers et
faire un peu de rattrapage?
M. Bérubé: Je serais certainement d'accord pour
accepter deux jours de séance de la commission, effectivement, pour
faire du rattrapage. Je ne mettrai pas de condition. Je soulignerais seulement
qu'il ne faudrait pas que ce soit pour un épluchage plus en
règle, ce qui fait qu'on ne ferait même pas la moitié d'un
mois. En d'autres termes, nous avons accumulé mars, avril et on a mai
depuis une quinzaine de jours...
M. Paradis: Je peux rassurer le président du Conseil du
trésor. Je pense que la même situation s'est produite vers le mois
de novembre ou décembre et on a même rattrapé trois mois.
Ce sont les élections, finalement, qui ont bouleversé le
programme. On s'est rattrapé dans les mois qui ont suivi et ce sont les
élections qui nous ont fait reprendre du retard.
M. Bérubé: Je comprends également que, pour
la première séance de cette nouvelle commission, il fallait
évidemment un certain temps supplémentaire pour la roder.
M. Polak: M. le Président...
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Sainte-Anne.
M. Polak: ...pour aller plus vite, est-ce qu'on ne pourrait pas
se rencontrer dans un motel avec les trente emplois.
M. Bérubé: Les vérifier un par un. (0 h
45)
Le Président (M. Gagnon): Ce serait le mercredi et le
jeudi...
M. Paradis: Ou le jeudi et le vendredi...
Le Président (M. Gagnon): ... de la quatrième
semaine du mois d'août.
M. Paradis: 26, 27 août ou 27, 28.
Le Président (M. Gagnon): M. le député de
Deux-Montagnes.
M. de Bellefeuille: M. le Président, quant à moi,
je préférerais les 26 et 27.
M. Bérubé: Le mercredi, ce n'est pas possible; il
faut que ce soit les 27 et 28 parce qu'il y a toujours le Conseil des ministres
qui siège le mercredi.
Le Président (M. Gagnon): Alors, ce serait les 27 et
28.
M. Paradis: À compter de quelle heure?
Le Président (M. Gagnon): À compter de 10 heures,
je présume, le matin. Est-ce que c'est accepté par les membres de
la commission? Alors, la commission des engagements financiers termine ses
travaux; on a étudié les engagements financiers du mois de
février 1981. On devait étudier ceux de février, mars et
avril. Donc, au mois d'août, on reprendra les mois de mars, avril, mai et
les mois suivants.
M. Bérubé: Nous aurons quatre mois à faire
en deux jours.
Le Président (M. Gagnon): Merci. Cette commission ajourne
ses travaux sine die.
Une voix: Non, pas sine die, jusqu'au 27 août.
Le Président (M. Gagnon): Alors, la commission ajourne ses
travaux jusqu'au 27 août.
(Fin de la séance à 0 h 46)