Journal des débats de la Commission de l'économie et du travail
Version préliminaire
43e législature, 2e session
(début : 30 septembre 2025)
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Le
jeudi 26 février 2026
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Vol. 48 N° 21
Étude détaillée du projet de loi n° 11, Loi modifiant diverses dispositions principalement aux fins d’allègement du fardeau réglementaire et administratif
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11 h 30 (version non révisée)
(Onze heures quarante-deux minutes)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
à l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare à la séance de
la Commission de l'économie du travail ouverte. Merci de prendre quelques
secondes pour éteindre la sonnerie de vos multitudes d'appareils électroniques,
s'il vous plaît.
La commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 11, Loi modifiant
diverses dispositions principalement aux fins d'allègement du fardeau
réglementaire et administratif.
Mme la secrétaire, est-ce qu'il y a des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. Mme McGraw (Notre-Dame-de-Grâce) est remplacée par M. Kelley
(Jacques-Cartier); M. Fontecilla (Laurier-Dorion), par Mme Zaga
Mendez (Verdun).
Le Président (M. Allaire) : Merci,
Mme la secrétaire. M. le ministre, je vais déjà vous céder la parole. On m'a
soufflé à l'oreille que vous vouliez intervenir auprès de cette commission
parce qu'il y a beaucoup d'amendements que vous souhaitez déposer.
M. Poulin : ...bien, je vous
remercie, M. le Président. À mon tour de saluer les équipes du ministère de l'Économie
qui nous accompagnent, mais également des gens du ministère des Relations
internationales qui sont avec nous aujourd'hui, parce que peut-être que, de fil
en aiguille, nous allons nous rendre à certains amendements qui concernent le
ministère des Relations internationales.
Effectivement, nous avons déposé, au cours
des dernières heures, sur le Greffier, 22 mesures, qui touchent 127 articles.
Ça ajoute évidemment à tout ce qui avait été fait dans le projet de loi n° 11
lors de son dépôt. Ça en fait le projet de loi le plus costaud en allègement
réglementaire de notre histoire récente, et nous rendons le tout public aujourd'hui
avec ce dépôt devant la commission.
Le Président (M. Allaire) : ...dépôt
des 127 amendements. Donc, ils seront accessibles sur le site, là, du Greffier,
là, comme à l'habitude, ils sont déjà là. Parfait. Bon. On recommence, M. le
ministre. On était à l'article 5, si vous vous souvenez. Donc, est-ce qu'il y a
des interventions à ce stade-ci sur l'article 5?
Mme Rotiroti : M. le
Président, le ministre pourrait peut-être relire l'article avant qu'on commence
le débat, parce que c'est quand même un gros morceau du projet de loi par
rapport à qu'est-ce qu'on fait.
Le Président (M. Allaire) : Bien
oui, c'est sûr, ça va nous remettre dedans. Ça me va très bien. M. le ministre
lecture de l'article 5.
M. Poulin : Je ne m'y oppose
pas, alors je vais le relire sans problème. J'en suis tellement fier. Alors :
«Le ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie doit proposer au
gouvernement une nouvelle politique portant sur l'allègement du fardeau
réglementaire et administratif des entreprises. Cette politique doit permettre
le rehaussement des exigences applicables aux ministères et aux organismes qu'elle
désigne en matière d'allègement du fardeau réglementaire et administratif.
Elle doit notamment accroître le nombre de
ministères et d'organismes auxquels s'applique l'exigence de proposer le
retrait d'au moins une formalité administrative pour compenser toute nouvelle
formalité proposée. De plus, elle doit prévoir que, pour certains ministères et
organismes, cette exigence est de proposer le retrait d'au moins deux
formalités administratives pour compenser toute nouvelle formalité proposée.»
Commentaires : Cet article prévoit
que le ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie doit proposer au
gouvernement une nouvelle politique portant sur l'allègement du fardeau
réglementaire et administratif des entreprises. Par ailleurs, il prévoit que
cette politique doit rehausser les exigences actuelles.
Le Président (M. Allaire) : ...interventions?
Mme la députée de Jeanne-Mance Viger.
Mme Rotiroti : Merci, M. le
Président. Alors, à mon tour de saluer les gens...
Mme
Rotiroti
:
...le ministre, les gens qui l'accompagnent, les gens du ministère des Affaires
internationales, mes collègues des oppositions officielles. Alors, ici, M. le
Président, on est vraiment dans le vif. C'est une mesure qui est forte dans le
projet de loi. On vient de remplacer le concept d'un pour un pour deux pour un.
Et, évidemment, je ne rentrerai pas dans tous les amendements qui ont été
déposés, on aura l'occasion de les regarder, mais c'est quand même des
amendements qu'on va regarder de près, parce que, vous comprenez, dans un
projet de loi avec 186 articles, on dépose 122 amendements. Ce n'est
quand même pas rien. Alors, on aura l'occasion d'en rediscuter.
Pour revenir à l'article 5,
évidemment, j'ai posé à plusieurs groupes qui sont venus devant nous en
consultation... on parlait toujours... je revenais parce que j'avais comme un
déjà vu par rapport à les interventions qu'on avait faites à l'époque avec le
projet de loi n° 85. Et tout le concept du un pour
un, on avait discuté avec les groupes pour voir à quel point que ça a été
appliqué, quelles mesures, quels mécanismes on avait mis en place pour
s'assurer qu'au moins, dans les ministères qu'on avait ciblés, que cette
mesure-là était appliquée. Et il n'y avait aucun mécanisme. Alors, je le dis
toujours et je vais le répéter, je comprends les bonnes intentions du ministre,
mais je pense qu'il y a une grande discussion à avoir pour s'assurer qu'il y a
une certaine reddition de comptes.
Alors, ma première question au
ministre : Qu'est-ce que vous allez mettre en place, quel genre de
mécanisme vous allez mettre en place pour vous assurer... Parce que, là, on va
rentrer aussi... vous allez ajouter des ministères aussi par règlement,
toujours avec l'approbation du ministère, évidemment, mais, par rapport à le
mécanisme de suivi, comment vous allez vous assurer que les ministères y
adhèrent?
M. Poulin : Ce sont des très bonnes
questions. Vous dire qu'on a l'intention de déposer... Est-ce que mon micro
fonctionne? Je ne crois pas, hein? On me disait que je parlais trop proche,
mais, après ça, ça ne fonctionne pas. Vous dire qu'on a effectivement
l'intention, dans les prochains mois, de déposer notre politique sur
l'allègement réglementaire dans lequel se trouve déjà le un pour un. Il sera
enchâssé dans la loi pour la première fois, et c'est pour ça qu'on se retrouve
à l'article 5 ici.
Ensuite, nous avons une liste de ministères
qui sont déjà assujettis au un pour un qu'on va pouvoir regarder ensemble,
j'imagine, et sur lesquels nous venons en ajouter pour atteindre le deux pour
un qui est une première au Canada. Le meilleur mécanisme de surveillance, c'est
lorsqu'un ministère devra arriver au Conseil des ministres pour ajouter une
réglementation, nous avons l'analyse d'impact réglementaire qui va nous
permettre de voir si elle respecte le deux pour un ou non. Et donc ce sont en
contravention de l'esprit de la loi ou non.
Alors, elle est là, l'avancée. Alors, vous
comprenez que, si jamais un ministère est en contravention sur l'esprit d'une
loi, alors qu'elle est pourtant assujettie dans le deux pour un, ceci amène le
fait qu'il ne respecte pas l'esprit d'une loi. Alors, la force de loi va être
là dans les analyses d'impact réglementaire.
Ensuite, nous avons quand même déjà des
analyses des cibles, des indicateurs dans le rapport sur la réglementation
intelligente et les mesures gouvernementales d'allègement réglementaire et
administratif, où nous venons surveiller qu'est-ce que les ministères et
organismes font. En l'instaurant, en l'enchâssant dans la loi, on est
réellement dans un cran d'arrêt, puis notre mécanisme de surveillance va
être... et l'analyse d'impact réglementaire sur chaque projet que, par exemple,
le ministère de l'Environnement met en place et sur ce rapport annuel.
Mme Rotiroti : Merci. Alors,
vous dites qu'il contreviendrait à la loi. Alors, une fois qu'on en a... un
ministère contrevient à la loi, ça serait quoi, la sanction?
M. Poulin : Bien, en fait,
lorsqu'un ministère ne remplit pas ses obligations face au ministère, en fait,
il est difficile d'instaurer une sanction. Mais vous comprenez qu'à partir du
moment où tous les ministères se doivent de respecter les lois en vigueur au
Québec, ce qu'ils font dans l'esprit même d'une loi, si on ne l'inscrivait pas,
bien, non plus, on ne donne même pas la chance de pouvoir le respecter.
Alors, présentement, on a le un pour un
actuellement, qui, vous avez raison, est dans une politique qui n'est pas
enchâssée dans une loi et, en mettant le deux pour un, bien, on vient forcer, à
chaque formalité qu'on ajoute, le retrait de deux. Et c'est pour ça aussi que
j'agrandis le nombre de ministères et organismes qui pourraient y être
assujettis, notamment le MIFI, le ministère de Langue française, le ministère
de la Santé et les Services sociaux, et là je le dis aux textes pour que les
gens comprennent bien, le ministère des Transports, le ministère du Tourisme,
l'OQLF et la RAMQ, qui s'ajoutent déjà, par exemple, au MAPAQ, à la...
M. Poulin : ...la CNESST, au
ministère de l'Environnement, à l'Office de la protection du consommateur, ou
autres. Alors, on vient vraiment rehausser les exigences en matière
d'allègement réglementaire.
Le Président (M. Allaire) :
Allez-y.
Mme
Rotiroti
:
J'imagine que le fait que le ministre ajoute des ministères, c'est des
ministères qui... vous avez déjà consulté, puis ils veulent... Ils vous ont donné
l'avis comme quoi qu'ils veulent... Pourquoi qu'il y a... vous avez ciblé
certains et pas d'autres?
• (11 h 50) •
M. Poulin : L'esprit qui nous
guidait, c'est vraiment la relation avec la PME. Et c'est pour ça que l'article
fait référence à l'allègement du fardeau réglementaire et administratif, mais
on dit un peu plus haut... Bien, le ministère de l'Économie... une nouvelle
politique... l'allègement réglementaire, dans la première phrase, et
administratif des entreprises. Alors, j'ai été avec les ministères qui sont en
lien avec les entreprises. Vous comprenez que le ministère de l'Éducation,
c'est un peu moins le cas que d'autres.
Également, pour revenir à votre... À votre
question initiale dans le processus de... dossier spécial, on va le signaler si
le ministère ne respecte pas la loi, il ne se rendra même pas au Conseil des
ministres. Alors, en termes de règlement, c'est une notion également qui
s'ajoute. Donc, le mécanisme nous permet de pouvoir le faire appliquer à
travers nos horizons.
Pour répondre à votre... à votre question,
ce sont des ministères que l'on juge qui sont en relation avec les entreprises.
En fait, on en vise une trentaine. Présentement, il y a donc l'AMF, l'AMP, la
CCQ, la... la CPMT, la Commission des partenaires du marché du travail, CNESST,
CTQ, le MAPAQ, le ministère de la Culture et des Communications, le MEIE,
évidemment, le ministère de l'Environnement, la Régie... le Registre des
entreprises du Québec, qui se trouve au ministère de l'Emploi et de la
Solidarité sociale, le MFA, le... le MRNF, l'OPC, la RACJ, la Régie du
bâtiment, la Régie des rentes du Québec, la SAAQ. et nous ajoutons également le
MIFI, le MLF, le ministère de la Santé, le... le ministère du Tourisme, l'OQLF,
la RAMQ.
Mais moi, je suis intéressé à vous
entendre, Mme la députée, avec votre expérience, si vous me dites : Bien,
moi, ce ministère-là, je crois qu'il joue un rôle auprès des PME, puis je vous
demande, dans votre politique de... de ne pas l'ignorer, bien au contraire,
moi, je suis très ouvert. L'objectif, ce sera de le mettre à l'ensemble des
ministères. Et, après ça, s'il y en a certains où on voit qu'ils n'ont à peu
près aucune relation avec les PME, on pourra... pourra s'en soustraire.
Mme
Rotiroti
:
Je comprends, M. le Président, qu'on est vraiment... L'objectif, c'est
d'alléger par rapport à nos PME puis loin de nous de dire le contraire, parce
que c'est un enjeu majeur, ne serait-ce de... juste vous promener un petit peu
puis visiter nos PME dans chacun de nos comtés, vous comprenez qu'ils ont
toutes les mêmes revendications par rapport à la lourdeur administrative et
fiscale. Au niveau de l'individu, nous, on ne le touche pas du tout dans ce
projet de loi là?
M. Poulin : Exact.
Mme
Rotiroti
:
Vous avez vraiment axé sur le PME.
M. Poulin : Exact. Dans la
première loi de l'article, en fait, on dit... bien, la nouvelle politique, en
fait, s'adresse aux entreprises. Alors, on est vraiment en ce qui a trait à la
relation avec les entreprises, oui.
Mme
Rotiroti
:
OK. Je vais... je vais garder... Peut-être, revenir à la fin.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Oui, moi,
j'ai des questions sur comment cet article-là va se déployer. Donc, de ce que
je comprends, puis je regardais la politique de 2021, il y a déjà une liste
pour un certain nombre d'organismes et des ministères pour lesquels, là, pour
lesquels le un pour un s'applique. Là, on nous dit que cette liste-là va
être... il va y avoir plus de... des organismes. Et, quand même, selon
moi, il y a quand même plusieurs organismes qui sont déjà touchés, là :
Environnement, Économie. On parle des ministères... vraiment : Économie,
Énergie, Famille, Forêts. Est-ce que cette liste-là va doubler? Vers... Vers
quels champs on s'en va, là? Parce que je vois quand même des champs
d'expertise en termes d'économie, développement... développement territorial,
ressources naturelles, tu sais, c'est... c'est déjà un peu couvert. Donc,
j'aimerais ça entendre le ministre sur ses intentions, sur la première, les
élargissements, là, pour le nombre de ministères et organismes auxquels
s'appliquent les exigences. Puis, par la suite, je ne reviendrais pas avec des
questions sur le deux pour un.
M. Poulin : ...certainement.
Vous dire tout d'abord qu'actuellement il y a 19 principaux ministères et
organismes dans la politique. L'objectif est de l'ouvrir au plus large possible
de ministères... en fait, tous les ministères et organismes ou organisations.
Il pourrait arriver, comme je le mentionnais tout à l'heure, au ministère de
l'Éducation... est moins en lien avec les entreprises, à part peut-être la
formation continue au niveau collégial, mais on n'est pas dans la
réglementation. Ce n'est pas un organisme qui a un pouvoir de réglementation
auprès des entreprises comme, par exemple, le MAPAQ ou la CNESST...
M. Poulin : ...même le
ministère de l'Économie par moments. Puis, des fois, quand on parle de
formalités administratives, ça peut être aussi des formulaires qui ont été
ajoutés, des règlements qui en découlent où ils devront faire un exercice
d'autoévaluation. Vous dire également que, dans les bulletins des ministères,
on va ajouter... ça va répondre à la députée de Jeanne-Mance—Viger également,
on va ajouter, dans les bulletins du ministère annuels du Conseil du trésor,
cette cible-là, du deux pour un, pour voir s'ils l'ont respectée puis l'impact
qu'il a eu. Donc, souvent, on aime bien partager, sur LinkedIn, nos bons
résultats d'un ministère, alors ce sera une évaluation qui sera faite.
Alors, mon intention, Mme la députée, ce
sont le maximum de ministères et organismes au gouvernement du Québec, 19, mais
d'en ajouter près d'une trentaine, ministères et organismes. Des fois, les
organismes relèvent des ministères, mais je pense qu'il n'y a rien de mieux de
pouvoir les nommer à l'intérieur de la politique.
Mme Zaga Mendez : Merci. Là,
vous avez donné deux exemples qui sont déjà dans la politique, là, MAPAQ puis
CNESST sont déjà dans la politique. Vous allez ajouter une trentaine. Est-ce
qu'on a 30 autres organismes et ministères qui sont en lien aussi étroit
avec les entreprises? Parce que je vois quand même... on couvre pas mal, là.
Peut-être nous donner... Est-ce qu'on parle des sociétés d'État que vous voulez
inclure?
M. Poulin : Ma phrase était
peut-être un peu mal formulée, et je m'en excuse, 19 à une trentaine, pas
nécessairement une trentaine de plus que du 19, là...
Mme Zaga Mendez : OK,
parfait. Parce que, là, je me disais, 30 autres...
M. Poulin : ...on ne veut pas
ajouter de la bureaucratie, êtes-vous d'accord avec moi?
Mme Zaga Mendez :
...30 autres de plus, je ne sais pas lesquels que vous allez ajouter.
M. Poulin : Non, c'est ça,
exact, oui, ou j'allais mettre par région chaque direction territoriale de
ministère ou autres. On n'en est pas là. Alors, on est à une trentaine avec les
19 actuels. Donc, je vous cite le MIFI, le ministère de la Langue
française, le ministère de la Santé et des Services sociaux, ministère des
Transports, ministère du Tourisme, l'OQLF notamment, et la RAMQ.
Mme Zaga Mendez : Donc, ils
ne sont pas dans la liste initiale.
M. Poulin : ...qui n'y sont
pas. Et même ceux qui sont dans la liste, bien, c'était le un pour un et, dans
ceux existants, on les fait passer à deux pour un.
Mme Zaga Mendez : Puis le
ministère de l'Immigration, donnez-moi une seconde, là, je ne le vois pas dans
la liste initiale, vous venez de le nommer...
M. Poulin : On l'ajouterait.
Mme Zaga Mendez : Vous
l'ajouterez. Allons-y. Sur le ministère de l'Immigration, là, vous ouvrez la
porte, là, sur... S'il y en a un, fardeau qui n'est pas... ou qui est plus par
rapport à la main-d'œuvre étrangère temporaire, est-ce que c'est dans ce type
d'allègement là et comme... Parce que c'est de ça qu'il s'agit, là, la plus
grande paperasse qui font les entreprises en ce moment, c'est pour maintenir
des permis de travail, puis, bon, on ne va pas... on ne va pas avoir le débat
du PEQ ici, là, mais vous comprenez que c'est un des plus grands enjeux. C'est
ça un peu, l'intention?
M. Poulin : Vous avez
entièrement raison... parce que moi, évidemment, je suis député de Beauce-Sud
d'abord et avant tout. Donc, ils sont en relation avec le PEQ, mais aussi le
nouveau PSTQ. Puis, tu sais, il faut être clair, c'est quand un ministère
arrivera pour ajouter une réglementation, il devra en enlever deux.
Alors, disons qu'il y a un nouveau
gouvernement qui dit : Moi, je fais table rase... ou un nouveau premier
ministre, là : Moi, je fais table rase de ces programmes-là, donc j'en
crée un nouveau, bien, il devra avoir le souci de soit enlever deux formalités,
ou de les fusionner, ou de les alléger, et que, dans l'analyse d'impact
réglementaire, on puisse voir qu'il y a réellement eu un effort. Puis vous
faites bien de le mentionner, Mme la députée, où une entreprise qui a à remplir
pour la venue d'un travailleur, c'est incroyable, ça peut être incroyable au
niveau de la fréquence des documents qui peuvent être à chaque mois, ça coûte
de l'argent, doivent parfois engager une personne pour pouvoir les remplir.
Est-ce que, par exemple, l'évaluation de français pourrait... sans les enlever,
pourrait être mieux adaptée au niveau de la reddition de comptes? Est-ce que
les documents demandés pourraient être demandés seulement au début et non pas
avoir une mise à jour qui est régulière?
Alors, vous comprenez qu'on va laisser les
ministères travailler. Je n'ai pas la prétention...
Mme Zaga Mendez : Je
comprends.
M. Poulin : ...de tout
connaître leurs procédures, mais, pour être à l'écoute du terrain, je pense
qu'ils peuvent faire des efforts pour alléger le tout.
Mme Zaga Mendez : OK, merci.
Ce qui... ma deuxième... la deuxième question, bon... question, c'est
concernant le fameux deux pour un. Parce que, là, là, je comprends vos
intentions sur accroître puis bonifier la liste vers... tendre vers 30
organismes, ministères, mais la façon que l'article est écrit : «elle doit
prévoir, pour certains ministères et organismes, l'exigence des deux... le
retrait des deux formalités administratives lorsqu'une nouvelle formalité est
proposée»... Là, est-ce que je suis plus proche du 30, des 19, des huit, des
six? Parce que c'est là où nous... je vous dis ma réserve, là, puis nos
questionnements, c'est que... comment on va établir lesquels organismes,
quelles formalités? Est-ce que ces formalités, lorsqu'elles s'ajoutent puis
c'est soustrait dans l'intérieur de la même organisation, à l'intérieur du même
mandat ministériel, est-ce que... Vous comprenez, là. Est-ce qu'on peut aller
jouer... Je veux... Une nouvelle formalité s'ajoute au niveau de
l'environnement, mais il n'y a pas de gras coupé, comme on avait eu quand même
une discussion là-dessus. Est-ce que la personne va...
Mme Zaga Mendez : ...va être
capable d'aller voir le ministère de l'Immigration, le MAPAQ? C'est là où, pour
nous, c'est un peu moins clair.
M. Poulin : Mais merci de
m'amener là. Parce que, vous avez raison, tu sais, le ministère de
l'Environnement ajoute une formalité aux municipalités. On ne lui demande pas
nécessairement d'en retirer deux en lien avec cette même réglementation-là. Ça
peut être deux ailleurs, dans le ministère, qui allègent la vie de nos PME. On
laisse une ouverture dans la mise en place du deux pour un. Alors, le retrait
de deux formalités pourrait être ailleurs que dans ce dont la formalité est
ajoutée. Évidemment, le ministère de l'Économie détient une expertise
incroyable sur... avec les analyses d'impact réglementaire, sur les ministères
et organismes qui sont le plus en lien avec les PME. C'est vraiment ça qui va
nous guider.
Et pourquoi nous avons écrit «certains
ministères ou organismes»? C'est qu'on... il serait malhabile de marquer «tous
les ministères et organismes». Je vous donnais l'exemple du ministère de
l'Éducation tout à l'heure, qui n'est pas un ministère qui réglemente les PME
au Québec. Alors, je pense que «certains ministères et organismes», c'est le
mot idéal pour dire que nous allons cibler ceux qui sont en lien avec les PME.
• (12 heures) •
Mme Zaga Mendez : Je
comprends votre intention, mais la façon que c'est écrit, puis je vous dis mon
interprétation, c'est dit... la phrase précédente, il dit : On va
nommer... accroître le nombre de ministères et d'organismes auxquels
s'appliquent les exigences proposées. Donc, on accroît le nombre de ministères
et organismes assujettis à cettedite politique. Puis après ça on dit : On
va prévoir que pour certains ministères et organismes.
Donc, la façon que je le comprends,
c'est... dans votre liste des 30, pour certains d'entre eux, cette exigence est
de proposer le retrait d'au moins deux formalités administratives. Ça fait
qu'est-ce que... Là, je veux bien comprendre votre intention. Vous allez faire
une liste de près des 30 ministères organismes. Est-ce que le deux pour
un, c'est pour l'ensemble de ces 30 là ou avoir une sous-section plus... plus
spécifique, là, sur le deux pour un, c'est pour ça? Parce que, là, le fait que
vous mettez plus d'organismes, c'est parce que vous dites... la justification,
c'est : Elles ont affaire avec des PME puis des entreprises. Comment vous
allez faire la sélection des organismes pour lesquels le deux pour un
s'applique?
M. Poulin : Nous allons faire
la sélection en fonction de l'analyse que nous avons au ministère de l'Économie
sur les organismes qui sont le plus en lien avec les PME, et ça va monter au
Conseil des ministres pour approbation. Alors, ça, c'est comme ça, le mécanisme
qui va être mis en place.
Pour revenir à votre libellé... bien,
notre libellé, que vous nous... que vous nous parlez en parlant de la
politique, «...doit notamment accroître le nombre de ministères et
organismes... de ministères et d'organismes auxquels s'applique l'exigence de
proposer le retrait d'au moins une formalité administrative pour compenser
toute nouvelle formalité proposée», donc on était à 19, nous avons l'objectif
de le monter à une trentaine.
Et : «De plus, elle doit prévoir que,
pour certains organismes... certains ministères et organismes, cette exigence
est de proposer le retrait d'au moins deux formalités pour compenser toute
nouvelle formalité proposée.» Alors, peut-être qu'il pourrait arriver un cas
d'exception où on dit : Bien, ce ministère-là, on va... on va le laisser
dans le un pour un parce qu'il est très, très peu en lien avec les PME. Mais,
des fois, il pourrait l'être, mais la vaste majorité va être dans du deux pour
un.
Mme Zaga Mendez : OK. Ça fait
que c'est juste basé...
M. Poulin : C'est une
certaine flexibilité d'éviter un certain mur-à-mur que nous l'avons écrit de
cette façon-là.
Mme Zaga Mendez : Je
comprends. Et là, donc, c'est basé...
Le Président (M. Allaire) : Juste...
juste, juste, juste un petit instant.
Mme Zaga Mendez : OK. C'est
bon.
Le Président (M. Allaire) : On
va être obligé de suspendre parce qu'il y a un vote en haut au salon rouge.
Donc, je vous invite à tous se rendre au salon. C'est bon?
Ça fait qu'on va suspendre les travaux
quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 03)
12 h (version non révisée)
(Reprise à 12 h 20)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
nous allons reprendre les travaux. Nous étions sur un échange entre la députée
de Verdun et le ministre sur l'article 5. Mme la députée de Verdun, je
peux peut-être vous céder la parole. Allez-y.
Mme Zaga Mendez : Merci.
Tout à l'heure, le ministre nous disait ses intentions par rapport... comment
il allait nommer les ministères, organismes pour lesquels le retrait des deux
formalités administratives pour commencer l'introduction... comment ils allaient
être sélectionnés. Tout à l'heure, vous avez... le ministre, vous nous avez dit
que vous allez faire une analyse en lien avec l'impact ou le... le lien qui a
avec... entre la relation...
Une voix : ...
Mme Zaga Mendez :
...Merci. La relation entre les PME et ces organismes-là. Ma question, c'est :
Est-ce que cette analyse-là est déjà produite, et si oui, est-ce qu'elle peut
être déposée?
M. Poulin : En fait, l'effet
en continu par le ministère de l'Économie, compte tenu que nous avons des
analyses d'impact et réglementaire, compte tenu que c'est sur une base
quotidienne, surtout à la direction d'allègement réglementaire, on échange avec
les ministères et organismes au niveau des PME. Alors, c'est en cours constant,
parce que l'objectif de la politique d'allègement réglementaire, c'est de la
faire ce printemps, la monter au Conseil des ministres et faire un peu l'esprit
de tout ce dont je discute avec vous présentement.
Alors, je n'ai rien de conclu comme tel,
mais si jamais j'avais un élément à vous proposer, je le ferais, là. Mais c'est
quelque chose qui se fait en continu, compte tenu que nous avons un ministère
qui est constamment, justement, en relation avec les ministères sur les PME.
Mme Zaga Mendez : OK.
Donc, c'est une analyse en cours. Si jamais, en tout cas, je vous laisse voir,
là, s'il y a une analyse partielle ou d'impact réglementaire à nous déposer. Je
pense que ça nous aide à comprendre comment ces organismes-là vont être
choisis. Parce que, là, tout à l'heure, ils nous disent, c'est la relation qu'ils
ont avec les PME. Mais quels sont les critères d'impact? Quels sont les
critères que vous allez prendre pour prioriser? C'est-à-dire, est-ce qu'on voit
le nombre de fois qu'une... une PME doit faire appel à cet organisme-là, le
nombre de réglementations? Quels sont les critères que vous utilisez pour juger
l'impact réglementaire sur les entreprises venant d'un organisme?
M. Poulin : Bien,
évidemment qu'on surveille de près le nombre de formalités qui sont en lien
avec les entreprises. Et ça, ça se fait sur une base quotidienne au ministère
de l'Économie. Donc, que ce soit avec le ministère de l'Environnement, le
ministère de l'Immigration, la CNESST, nous suivons en continu ceux qui sont en
relation avec les PME. À la fin de la journée, l'intention, c'est d'assujettir
le plus grand nombre de ministères et peut-être d'en enlever lorsque l'on voit
que, par exemple, on n'a jamais eu de relations avec eux en lien avec les PME
depuis deux, trois ou quatre ans, et ce sera au Conseil des ministres de
trancher. Moi, j'aurai peut-être des échanges avec des collègues qui vont me
dire : Bien, moi, mon ministère est très peu en relation avec les PME, pourquoi
tu m'assujettis à ceci? Bien, justement, je t'assujettis parce que tu es en
relation avec les PME, même si ça arrive deux fois par année, tu es là, il y a
les formalités administratives.
Alors, à la fin de la journée, on demeure
un gouvernement, tu sais. On demeure un gouvernement avec une vision pour les
PME où on tente d'alléger leur vie et leurs formalités administratives. Il y en
a à peu près 850 formalités administratives. On l'a descendu à 743. Donc,
on a une bonne idée d'où ça se passe présentement. Puis il y avait déjà eu un
travail de fait bien, bien, bien avant mon arrivée sur la politique d'allègement
réglementaire avec des ministères qui avaient été ciblés. Donc, on part de ce
travail-là qui est institutionnel et qui émane du ministère quand même depuis
déjà plusieurs années, là.
Mme Zaga Mendez : Merci
pour la réponse. Dans les raisons, dans les impacts ou dans les critères, là, puis
l'exemple que vous nous donnez jusqu'à maintenant, ce n'est seulement que des
critères et des exemples très quantitatifs. Là vous me donnez le 850 réduit
à 743. Vous m'avez dit que vous regardez le nombre de formalités par organisme.
Est-ce que vous incluez des critères qualitatifs, donc pas seulement se dire
que c'est un calcul du nombre, mais l'impact que ces différentes
réglementations ont... je veux dire, une ligne, un règlement de plus... tous
les règlements sont différents, ils visent des choses différentes. Comment vous
allez faire l'arbitrage...
M. Poulin : Bien, c'est
une excellente question. Oui et non. Puis je vais vous dire pourquoi...
M. Poulin : ...la CNESST, par
la force des choses, elle est toujours en relation avec les PME. Mais est-ce
que sa formalité administrative devient lourde pour une PME? Peut-être pas. On
a eu un gouvernement, le nôtre, via l'OQLF, qui... l'OQLF, dans la vraie vie,
normalement, avait moins de relations avec les entreprises jusqu'à tant que des
gouvernements décident que l'OQLF a un lien avec les entreprises sur
l'affichage, sur la langue au travail, et tout ça. Donc, il pourrait être un
peu hasardeux de seulement se fier à : Ah, bien là, tu sais, la CNESST,
bien, eux, sa job, c'est d'être en relation avec les PME et son travail, même
s'il y a plus de formalités administratives, donc, j'arrive au nombre dont vous
me parliez, c'est dans sa mission même. Mais est-ce qu'un autre ministère
qui... par exemple, l'OQLF, qui n'est pas seulement en lien avec les
entreprises, qui est en lien avec le système d'éducation, en lien avec le
système de santé, qui fait respecter la langue française dans l'ensemble du
Québec, bien, peut-être qu'elle est un petit peu moins en relation avec les
entreprises, mais quand elle décide d'y, elle y est. Alors, peut-être que
d'avoir le deux pour un pour eux, c'est aussi très, très bon.
Alors, il faut aussi regarder les
formalités, les permis, aussi, qui sont octroyés, la reddition de comptes qui
est demandée aux entreprises, puis, des fois, il y a un ministère qui va
peut-être avoir moins de relations avec les PME, mais quand il décide d'en
avoir une, parce qu'il y aura une force de loi d'un ministre, d'un gouvernement
qui aura décidé qu'ils devront travailler avec les PME, bien, vont ajouter
énormément de formalités administratives. Donc, il faut le regarder sur
l'ensemble du spectre des relations entre les ministères et organismes et les
PME. Si je disais juste : Ah! Bien, moi, je vais assujettir les ministères
qui ont le plus de formalités administratives avec les PME, bien, je passe
aussi à côté du fait qu'il pourrait y avoir un ministère ou un ministre un
jour, momentanément, qui va en ajouter beaucoup aux entreprises. Des fois, ça
peut être le MAPAQ, ça peut être l'Office de la langue française, puis là je ne
juge pas, en passant, la pertinence, on s'entend.
Alors, je pense qu'il est beaucoup mieux
d'avoir une vue plus large et de se projeter plus large dans la relation des
ministères et organismes avec les PME que seulement un nombre qui, par moment,
c'est la mission même de l'organisme. Revenu Québec, Revenu Québec est un des
meilleurs exemples. Revenu Québec sera toujours en relation avec les PME.
Mme Zaga Mendez : Je vous
entends, M. le ministre, puis c'est vers là que je voulais qu'on ait la
discussion, parce que, tout à l'heure, vous me disiez : Nous allons
regarder le nombre de formalités par organisme. OK. Ça fait que vous a donné un
excellent exemple, c'est la CNESST, on aurait pu parler de Revenu Québec, puis,
vous l'avez dit, dans l'objectif, c'était en relation directe, surveiller, on
parle de paiements de taxes et impôts, on parle de revenu. Parfait. Donc, on va
élargir les critères, de ce que j'entends, pas seulement des critères
quantitatifs, mais vers des critères de la qualité du lien. Là, je veux vous
entendre sur comment vous allez arriver pour dire qu'une relation, et je vais
prendre vos mots, est lourde ou pas, parce que vous avez dit tout à l'heure...
M. Poulin : Fardeau, fardeau.
Mme Zaga Mendez : Vous avez
dit lourde.
M. Poulin : J'ai-tu dit
lourd?
Mme Zaga Mendez : Vous avez
dit lourd.
M. Poulin : Ah! des fois, ça
peut être lourd.
Mme Zaga Mendez : Bon, bon.
Je reprends vos mots, je reprends vos mots. Vous avez dit une relation qui est
lourde, une relation qui est difficile, une relation qui est... un fardeau, je
ne sais pas, là, mais comment on le fait? Comment on dit : Ça plus ça
égale lourdeur? Là vous m'avez dit : Pour certains, on ne va pas utiliser
la quantité. Elle est où, la connotation de fardeau? Parce que vous dites
l'OQLF, là, vous dites : Quand ils décident d'intervenir, ils
interviennent, mais là vous le faites quand même avec une connotation de, tu
sais, de fardeau. Mais là quel est votre critère qualitatif pour juger de ce
type de relation?
M. Poulin : OK. Les critères
sont multiples, ça peut être le nombre, ça peut être le coût, ça peut être le
volume, ça peut être le nombre de règlements qui découlent d'une loi, et c'est
que je dois trouver le juste équilibre entre un ministère qui... des fois, et
sa mission, mais qu'un ministère qui pourrait en être sa mission. Alors,
jusqu'à une trentaine de ministères et organismes, en ayant le deux pour un, on
revient, d'une certaine façon, oui, inverser la tendance sur l'allègement
réglementaire, mais on vient aussi cibler le maximum de ministères et
organismes qui sont ou qui peuvent être en lien avec les PME. Il n'y a rien de
mieux que de se donner des exemples.
Revenu Québec. Bon, Revenu Québec sera
toujours en lien avec les PME. Le ministère des Transports, peut-être un peu
moins, mais peut-être oui, parce que, dans les processus d'appel d'offres, dans
les relations avec les contrats octroyés, il y a aussi une relation avec les
PME. Il peut y avoir le ministère de l'Environnement, pendant cinq mois, bien,
n'ajoute rien aux PME au Québec, mais, à un moment donné, on arrive avec un
bill puis on dit : Bien, à chaque fois qu'on fait un travaux, il doit
avoir tant de bitume, tant de si, tant de ça, puis je vous demande d'ajouter
cinq...
M. Poulin : ...de surveillance
du ministère de l'Environnement si vous faites un travail à ce niveau-là.
Alors, on les invite à avoir un exercice de dire : Est-ce qu'il y en a
deux autres, à chaque fois que vous en ajoutez une dans l'ensemble du
ministère, que vous pouvez enlever? Alors, l'équilibre, il est dans le nombre,
le volume, mais aussi dans la relation qui pourrait parfois être ponctuelle
avec les PME du Québec.
Mme Zaga Mendez : J'entends
puis je me permets, vous parlez des petites et moyennes entreprises... puis je
nous rappelle ce qu'on discute, de la façon que c'est écrit, on parle des
entreprises en général. Donc, ce n'est pas seulement les PME, on... Là, la
façon que c'est écrit, premier paragraphe, là, la première phrase, on parle des
entreprises.
M. Poulin : Vous avez raison.
Mme Zaga Mendez : Parfait. Ça
fait que je comprends que vous avez un intérêt pour les petites et moyennes
entreprises, mais ceci va aller au-delà des petites et moyennes entreprises.
M. Poulin : Vous avez raison.
• (12 h 30) •
Mme Zaga Mendez : Donc,
revenons comme ça. Maintenant, vous nous avez parlé du volume, du nombre, du
coût... du nombre de règlements, le coût. Donc, c'est-à-dire que, là, chaque
fois que vous parlez, M. le ministre, là, j'en ai plus de questions. Ça fait
que je ne veux pas retarder le groupe, je ne sais pas si ma collègue en a, des
questions supplémentaires. Je vais poser une dernière pour être aussi en
équité. Donc, ça veut dire que vous faites... vous allez faire une évaluation
du coût réglementaire, donc combien d'heures ça va prendre à une entreprise x,
remplir ce formulaire. Donc, je veux juste voir, parce qu'en introduisant des
choses comme ça, peut-être vous allez aussi vous introduire d'autres
évaluations, d'autres formalités au sein de votre même organisme, mais là, ça,
j'en passe, là.
Moi, je n'entends pas encore des... une
réponse sur la relation quantitative. Puis je respecte beaucoup les entreprises
ou... les entreprises qui vont nous dire : C'est difficile. Parfait, mais
pourquoi? Parce que je dois accomplir avec x nombre... OK, mais pourquoi on
doit faire cette réglementation-là? Il y a une nature qualitative, en ces
réglementations, là, une raison d'être. Il y a la protection du public, la
protection de l'environnement, la protection des ordres, la protection des
intérêts du Québec, la protection de la langue française. C'est là, dans le
critère de comment nous allons arbitrer, dans la réduction du fardeau, pas
seulement basé sur le nombre et le volume. Parce que c'est... ça, c'est un
calcul purement comptable, mais on va aller être certain que ce n'est pas juste
un... ce n'est pas juste une promotion du deux pour un qui se fait sur un
calcul comptable, mais bel et bien que vous êtes en train d'avoir une vision
globale sur la protection de l'intérêt public, l'environnement.
M. Poulin : Bien là, à chaque
fois que vous vous parlez, vous m'ouvrez aussi plein de portes, là. Alors,
bien, vous dire, tout d'abord, dans le rapport sur la réglementation
intelligente, page 17, on est en 2024, le nombre de formalités, le volume et le
coût est déjà calculé. Donc, à ce niveau-là, c'est important. Je donne un
exemple, en 2019‑2020, le coût des formalités administratives était à
962 millions, en 2023‑2024, on l'a évalué à 795 millions, diminution
de moins 18 %. Le coût, ça peut être à la fois le coût qui est déployé par
l'entreprise, tout comme ça peut être un estimé du temps. Alors, il y a déjà
ces observations-là qui sont faites par le ministère de l'Économie au niveau
des formalités administratives qui y sont données. Maintenant, je
comprends que la députée cherche à être rassurée sur qui va être assujetti au
deux pour un et qui ne le sera pas, est-ce qu'il y aura un un pour un pour
certains, est-ce que, par moments, ça pourrait nuire à certains secteurs
d'activité ou autre? Vous avez fait allusion au ministère de l'Environnement,
et tout ça, puis vous m'avez même dit... rappelé à l'ordre que ça ne concernait
pas seulement les PME, mais également les entreprises. On sait que les PME, au
Québec, c'est considéré en bas de 200 employés, donc une entreprise en haut de
200 employés... Donc, je vous entends à ce niveau-là.
Moi, ma réponse, là, est que nous
souhaitons assujettir le deux pour un au maximum de ministères et organismes en
fonction de ce que nous avons parlé plus tôt, du volume, du coût, du nombre de
formalités, de l'impact qu'il y a sur les petites, moyennes et grandes
entreprises au Québec. Ce sera dans la politique de l'allègement réglementaire,
sur lequel nous avons déjà une liste et nous souhaitons en ajouter. Ce sera au
Conseil des ministres de trancher, au moment où moi je la porterai, à savoir
quels ministères et organismes y seront assujettis ou pas. Le critère qui va
nous guider, c'est l'impact des PME. Alors, je...
Mme Zaga Mendez : L'impact
des entreprises, pas seulement des PME.
M. Poulin : Les entreprises,
oui. Désolé, vous avez raison. Désolé, c'est un réflexe. Merci.
Mme Zaga Mendez : C'est bon
pour moi.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Mme la députée de Jeanne-Mance-Viger.
Mme Rotiroti : Merci. Merci,
M. le Président. Moi, je vais retourner avec la discussion que j'avais avec le
ministre par rapport à le règlement, où est-ce qu'il va ajouter des nouveaux
ministères. Alors, je voulais savoir, est-ce que le ministre a le pouvoir
d'imposer à un ministère qui, pour des raisons... je ne sais pas, il juge que
lui, le ministère, n'est pas touché ou il veut... Je ne veux pas présumer de sa
volonté de ne pas adhérer, là, mais est-ce qu'il a un pouvoir d'imposer à un
ministère...
12 h 30 (version non révisée)
Mme Rotiroti : ...cette... d'adhérer
à ce concept du deux pour un.
M. Poulin : En fait, la
politique est enchâssée dans la loi et je vais déposer la politique au Conseil
des ministres. Donc, effectivement, je... ce sera au Conseil des ministres de
décider les ministères et organismes qui seront assujettis en fonction de ce
que moi, je propose. Alors, aujourd'hui, je vous présente ces intentions-là. Puisque
ce sont des intentions, ce n'est pas un pouvoir d'obligation que j'ai, mais du
moment où le projet de loi sera voté, la politique deviendra force de loi et
donc les ministères devront être assujettis. Mais est-ce que moi, j'ai le
pouvoir aujourd'hui de dire j'oblige tel ministère à être assujetti aux deux
pour un? Le pouvoir que j'ai, c'est de l'inscrire dans la politique qui va être
enchâssée dans la loi.
Mme Rotiroti : Je comprends.
Très bien. Alors, pour prendre votre logique, vous allez mettre ces ministères-là,
dans la politique. J'imagine, pour les avoir mis dans la politique, c'est parce
que vous avez eu des conversations préalables avec eux, ils sont d'accord avec
le principe, alors, vous, vous voyez... Après ça, une fois que c'est dans votre
politique, vous allez au Conseil des ministres. Ça ne veut pas dire que ça sera
accepté au Conseil des ministres.
M. Poulin : En fait, même
pour le projet de loi que j'amène ici aujourd'hui, où j'ai eu des discussions
préalables en comité ministériel, comité de législation, conseil des ministres,
et tout ça, et je leur ai dit : Je me donne le pouvoir du deux pour un que
je vais mettre dans ma politique, puis je vais revenir vous voir avec ma
politique et mon intention, c'est de tous vous assujettir, sauf exception qui
sont en lien avec les PME... qui ne seraient pas en lien avec les PME. Alors,
oui, le chemin que je vais prendre est celui-là. C'est le même chemin que j'ai
fait pour le projet de loi, je vais le refaire.
Mme Rotiroti : Ça fait que
vous êtes confiant que dans les ministères que vous avez ciblés, ou organismes
aussi, parce qu'on ne parle pas juste des ministères, il y a des organismes qui
sont... sont assujettis, vous êtes confiant que ça sera... ça passera la rampe
du Conseil des ministres sur le prétexte que vous avez préalablement... eu ces
discussions-là avec eux?
M. Poulin : Oui et que j'ai
réussi à le faire mettre dans un projet de loi. L'esprit et le principe, oui.
Mme Rotiroti : Alors, c'est
vraiment sur une base volontaire, si je comprends bien, M. le ministre. Vous n'avez
aucun pouvoir d'imposer à un autre ministère d'être assujetti.
M. Poulin : En fait, je n'attends
pas la base volontaire, j'assume le leadership de pouvoir mettre dans la
politique les ministères. En fait, c'était déjà le cas pour le un pour un quand
même, il y en avait 19 qui étaient là, mais dans une politique non enchâssée
dans la loi, je vous donne le... disons, l'évaluation était variable en ce qu'on
fait aujourd'hui, ce qui a été fait dans le passé, je vous le donne. Alors, mon
objectif est effectivement d'assujettir le maximum de ministères et organismes.
Alors, je ne dirais pas que c'est volontaire, mais ce sera... on assumera un
leadership et j'assumerai ce leadership-là comme ministre délégué à l'Économie
pour assujettir le maximum de ministères et organismes et j'ai déjà eu ces
discussions-là en faisant adopter le processus pour le deux pour un.
Mme Rotiroti : Écoutez, je le
dis, je comprends que le ministre va assumer son leadership, mais on sait... on
sait bien que ce n'est pas toujours les mêmes ministres qui restent en poste, hein,
on s'entend. Et quand vous faites référence à le un pour un, ne faites pas ça
parce que ça enlève un peu de crédibilité par rapport à l'exercice qu'on fait aujourd'hui,
parce que, le un pour un, on a constaté, si on est là aujourd'hui, puis on a
refait exactement les... je vous dirais presque les mêmes consultations avec
les mêmes groupes. J'avais l'impression qu'on soumettait quasiment le même
mémoire qu'on avait soumis au 85. Le concept du un pour un n'a pas été respecté
dans certaines cas. Alors, vous comprenez qu'aujourd'hui on fait le débat, vous
allez encore plus loin, qui est demandé par nos PME, mais, moi, ma
responsabilité en tant que législateur, c'est de s'assurer que ce concept-là ne
demeure pas juste un concept, mais que ça va être appliqué.
Vous, vous êtes confiant parce que vous
dites : cette fois-ci, je l'enchâsse dans la loi, ça fait qu'ils n'auront
pas le choix. Très bien. Avant qu'on se rendre à la loi, que le... vous allez l'enchâsser
dans la loi, il y a une procédure à avoir. Vous avez... vous dites : Moi,
j'assume mon leadership en tant que ministre, et j'ai déjà parlé, j'ai eu des
discussions avec les ministères où est-ce que je veux ajouter. Parce que, là,
on parle d'une trentaine quand même, ministères et organismes, et eux, ils y
adhèrent tous. Sauf qu'il y a une autre étape après où est-ce qu'ils peuvent se
désister. Ce n'est pas parce que vous avez eu cette conversation-là, ça ne veut
pas dire que vous allez le mettre dans le... vous voulez... votre souhait, c'est
qu'il y adhère et soit inscrit dans le règlement, que rendu à l'étape du
Conseil des ministres, qu'un ministère se retire...
Mme Rotiroti : ...vous n'êtes
pas à l'abri de ça.
M. Poulin : En fait, si un
ministère déciderait de se retirer, nous aurions des échanges, évidemment,
autour de la table, sur pourquoi vous avez un malaise si profond à faire de
l'allègement réglementaire dans votre ministère. Tu sais, si, aujourd'hui, on a
décidé... Parce que j'ai passé tout ce processus-là, et les discussions que
vous venez, Mme la députée, mettre de l'avant, je les ai eues, là...
Mme
Rotiroti
:
Oui, je n'en doute pas, je n'en doute pas.
M. Poulin : ...je les ai eues,
et je suis prêt à les ravoir n'importe quand, dans la mesure où on dépose un
projet de loi qui a... puis la députée de Saint-François le sait, qui est mon
excellente adjointe parlementaire, qu'on a passé des processus pour dire :
On va changer le... la philosophie de l'allègement réglementaire au Québec en
instaurant un deux pour un enchâssé dans une loi et les ministères s'y
attendent, mes collègues s'y attendent. Puis je vais même vous avouer, je vous
fais une confidence, je reprends un de vos mots, j'ai eu des...
• (12 h 40) •
Mme
Rotiroti
:
...ce qui se passe au Conseil des ministres.
M. Poulin : Non, je le sais,
mais vous allez voir, ça va être tout doux. J'ai eu des volontaires pour être
dans le deux pour un : Tu es mieux de ne pas m'oublier. Alors des gens qui
ont faim de l'allègement réglementaire, qui ont faim de reviser leurs
processus, pour... parce qu'ils voient comme vous et moi, que nos petites,
moyennes et grandes entreprises au Québec en ont besoin.
Mme Rotiroti : Bien, contente
d'entendre ça, parce qu'effectivement nos entreprises, elles souffrent, je
dirais, sur le terrain, par rapport à tout qu'est-ce qui est allègement
réglementaire et, je dirais même, fiscal. Qu'est-ce qui nous garantit, M. le ministre...
parce que là, vous dites... vous ouvrez la porte pour dire que, même, il y a eu
des volontaires qui se sont manifestés pour faire part de ce nouveau concept du
deux pour un... que l'allègement qu'ils font dans leur propre ministère, dans
le fond c'est des mesurettes, ce n'est pas vraiment un vrai allègement
réglementaire? Comment vous pouvez avoir cette garantie-là? Parce que c'est
facile de dire, tu sais, on prend des petits formulaires qui... qu'on n'utilise
quasiment plus hein, puis dire : Bien, regarde, j'ai enlevé ces deux-là
parce qu'il y a celui-là qui existe, mais dans le fond, là, l'impact sur la PME
est très peu.
M. Poulin : Tout à fait.
Mme
Rotiroti
:
Alors, comment vous pouvez, vous, comme ministre de... délégué à l'Économie,
là... Parce que là, on s'entend, toute la responsabilité est au ministère de
l'Économie. On avait... on aura le débat puis on pourrait continuer à avoir le
débat par rapport à... les groupes qui nous disaient que ça devrait être le
conseil... le Conseil exécutif qui ait cette responsabilité-là. Mais vous,
comment vous allez vous assurer que c'est vraiment de l'allègement qu'on fait
et ce n'est pas juste des petites mesurettes, à gauche et à droite, dans chaque
ministère?
M. Poulin : J'adore la
question de la députée de Jeanne-Mance—Viger parce que j'avais exactement la
même volonté. Et, dans la politique que nous voulons déposer ce printemps, nous
allons venir définir l'équité qu'il doit y avoir entre ce qu'on ajoute et ce
qu'on enlève notamment au niveau du coût, au niveau de l'impact, au niveau du
temps, au niveau de l'importance de cette formalité-là. Dans la politique, nous
venions l'établir un peu, nous venions le définir un peu, mais mon intention
est d'encore mieux préciser... Parce que, vous avez entièrement raison, je ne
voudrais pas que, lorsqu'on ajoute une réglementation, on fusionne deux
formulaires, deux pages, on l'agrandit, on le met en Times New Roman 10, parce
qu'il est en 16 là, puis on a dit : Écoutez, M. le ministre, regardez le
beau travail qu'on a fait. Ça n'a pas de bon sens. Alors, on va venir définir
l'esprit de cette formalité-là dans la politique d'allègement réglementaire,
qui est enchâssée dans la loi...
Mme
Rotiroti
:
OK. Alors...
M. Poulin : ...pour,
justement, s'assurer que ce soit équitable, et que ce soit en... qu'il y ait
une certaine égalité dans ce qu'on ajoute et dans ce qu'on enlève.
Mme Rotiroti : Bien, moi,
j'irais encore plus loin. M. le Président. Oui, une équité, mais il faut qu'il
y ait un impact aussi...
M. Poulin : Tout à fait.
Mme
Rotiroti
:
...un impact réel sur nos PME, parce que, s'il n'y a pas d'impact réel, on
s'entend, on revient à la case de départ. Et quand vous dites... vous allez
préciser dans la politique, très bien. Alors, est-ce que ça va être inclus dans
la reddition de comptes que vous allez faire, pour vous assurer que chaque
ministère adhère au principe du deux pour un? Puis c'est tout à fait... qu'il y
a... que cet impact-là... L'impact, est-ce qu'il va être mesurable ou pas?
M. Poulin : Oui. En fait,
dans les rapports du Conseil du trésor, à chaque année, des bulletins des
ministres... des ministères, nous allons le mesurer, nous le faisons ajouter
comme étant une mesure qui doit être faite, alors ça va nous permettre de voir
qui est le bon élève ou qui ne l'est pas. Mais, en même temps, je reviens à ce
que je vous disais tout à l'heure, si, dans le Dossdec, on est en contravention
avec une loi en vigueur parce qu'on a jugé que justement, le deux pour un
n'était pas appliqué de façon importante, suffisante, il ne pourra même pas
passer le processus du Conseil des ministres, parce qu'on va être en
contravention avec l'esprit d'une loi actuelle. Alors, le processus va être là,
bulletins des ministères, et, évidemment, le bulletin...
M. Poulin : ...annuelle qui
nous permet de surveiller les formalités administratives au ministère de
l'Économie. On les a tous, là, les formalités administratives sur un tableau
Excel. Et, dans cette base de données là, on... ça nous permet justement de les
surveiller et de les voir.
Mme Rotiroti : Ça fait que
vous allez... vous allez être capables de mesurer l'impact dans chaque
ministère par rapport à... sur le PME, c'est-à-dire si c'est vraiment... puis à
combien, pourcentage, qu'il y a... ça a été allégé. C'est-tu ça?
M. Poulin : Oui. Je peux
céder la parole à mon sous-ministre qui peut ajouter des éléments.
Mme Rotiroti : Oui. Juste
pour mieux comprendre le concept, là.
M. Poulin : Oui, oui. Non,
avec plaisir, certainement.
Le Président (M. Allaire) : C'est...
Il n'y a aucun problème. M. le sous-ministre, simplement, prend le temps de
vous présenter avec votre titre. Mais, avant, est-ce que j'ai le consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Consentement. Allez-y.
M. Rousseau (Youri) : Oui.
Bonjour. Youri Rousseau, sous-ministre adjoint aux politiques économiques au
ministère de l'Économie, Innovation, Énergie.
Donc, effectivement, les
18 ministères qui sont assujettis présentement, on a une base de données
avec toutes les formalités qui existent, donc les demandes de permis, les
redditions de comptes, les formulaires à remplir, des rapports à tenir, les
registres à tenir. Puis on a le nombre de documents. Donc, des fois, c'est des
milliers de documents, des fois, c'est des certains documents. Et on a le coût
estimé pour les entreprises du Québec. Donc, à chaque fois qu'un processus de
révision d'une loi ou d'un règlement va passer dans le processus du Dossdec, on
va voir dans l'AIR, donc l'analyse d'impact réglementaire, les nouvelles
mesures qui veulent être introduites. Le ministère va devoir présenter quelles
mesures ils veulent retirer. Nous, on va voir si c'est équivalent en termes de
coût pour les entreprises puis en termes de volume de travail pour les
entreprises. Donc, on... on est vraiment capables de mesurer directement, si
vous enlevez tel formulaire d'Environnement pour pouvoir ajouter tel autre, que
ce soit équivalent, puis recommander au Conseil des ministres de l'accepter ou
pas.
Mme Rotiroti : ...la
quantité, mais la qualité aussi, dans votre analyse?
M. Rousseau (Youri) : Oui...
On a le... On a le nombre de formalités, qui est présentement de 723 au Québec,
on a le volume, qui est présentement de 35 millions de documents, puis on
a le coût, qui est présentement de 700 quelques millions. Donc, puis ça, on l'a
réparti par mesure, item par item. Donc, on peut savoir, exemple, là, que le
permis d'atelier d'équarrissage, bien, c'est 58 pages, puis ça coûte
1 200 $ aux entreprises. On a tout ça.
Mme Rotiroti : OK.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
Mme Rotiroti : Oui.
Le Président (M. Allaire) :
D'autres interventions sur l'article cinq? S'il n'y a pas d'autre intervention,
nous allons procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'article cinq est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Parfait. M. le ministre, on poursuit...
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Allaire) : Ah!
sur division. Pardon. Je n'avais pas compris. Merci. Sur division. On va
poursuivre avec maintenant cinq amendements que vous souhaitez introduire.
Donc, M. le ministre, je vous cède la parole pour introduire le 5.1. Je vous
laisse la parole pour lecture et commentaires.
M. Poulin : Oui. Tout à fait.
Alors, j'ai des gens du ministère des Relations internationales qui vont se
joindre à nous. Alors, article 5.1 : Insérer, après l'article cinq du
projet de loi, ce qui suit. Le... Là, je lis le chapitre. Oui. La disposition
concernant le ministère des Relations internationales et les ententes
internationales dans la Loi sur le ministère des Relations internationales.
5.1. L'article sept de la Loi sur le ministère des Relations internationales
(chapitre M-25.1.1) est modifié par le remplacement, dans le deuxième
alinéa, de «dans la mesure déterminée par le gouvernement» par «suivant les modalités
déterminées par le ministre et publiées à la Gazette officielle du Québec».
Commentaires : Les modalités de
signature du ministère des Relations internationales et de la Francophonie
regroupent des règles édictées par le gouvernement qui déterminent le niveau
d'autorité requis au sein de la structure organisationnelle du ministère pour
engager le ministre par la signature de certains actes, documents ou écrits. Il
peut agir, par exemple, de la conclusion d'un contrat de service ou encore
d'une convention de subvention. Actuellement, toute modification à ces
modalités de signature doit être effectuée au moyen de la prise d'un décret par
le gouvernement. Cet amendement propose que ce soit plutôt le ministre des
Relations internationales et de la Francophonie qui puisse procéder à cet
exercice de délégation de signature.
Alors, on est vraiment dans l'allègement
réglementaire pour faciliter le rythme, la séquence, le processus en matière de
relations internationales. Et, comme on le mentionne, il peut s'agir, par
exemple de la conclusion de contrats ou d'une convention de subvention.
Le Président (M. Allaire) : Merci,
M. le ministre. Des interventions sur cet amendement? Non. Parfait. S'il n'y a
pas d'intervention, nous allons procéder à la mise aux voix de l'amendement.
Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Parfait. Donc, l'amendement est adopté. Le nouvel article 5.1 est adopté.
M. le ministre. 5.2.
M. Poulin : Oui. Alors...
l'article 5.2 : Insérer, après l'article 5.1 du projet de loi
tel qu'amendé, le suivant :
«5.2. L'article huit de cette loi est
modifié :
«1 par le remplacement, dans le premier
alinéa, de "gouvernement" par "ministre";
«2 par le remplacement, dans le deuxième
alinéa, de "le gouvernement" par "II".
Commentaires : À l'instar de la
modification proposée à l'article sept de la Loi sur le ministère des Relations
internationales, cet amendement habilite le ministre des Relations
internationales et de la Francophonie, plutôt que le gouvernement, à édicter
des règles portant sur l'apposition de la signature du ministre ou toute autre
personne autorisée à engager le ministre sur un document. Dans les notes...
M. Poulin : ...additionnelles,
j'en aurai, par exemple, je peux vous la lire, où, par exemple, dans l'article
14 de la Loi sur le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche,
de la Science et de la Technologie, dont les dispositions sont au même effet.
Je vous donne un exemple. Rajouter... Enlever «le gouvernement» par «le
ministre peut permettre, aux conditions qu'il fixe, que la signature requise
qui soit apposée au moyen d'un appareil automatique sur les documents qu'il
détermine» ou «Il peut...» Ah! c'est «Il». Je pense, j'ai dit «deux», chiffre
romain, excusez-moi. Je trahis mon jeune âge. Donc : «Il peut également
permettre qu'un fac-similé de cette signature soit gravé, lithographié ou
imprimé sur les documents qu'il détermine. Le fac-similé doit être identifié...
auto-identifié par le contreseing d'une personne autorisée par le ministre.»
Alors, on est vraiment dans faciliter la vie du ministre.
Le Président (M. Allaire) : ...interventions
sur cet amendement? S'il n'y a pas d'intervention, nous allons procéder à la
mise aux voix. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
• (12 h 50) •
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
L'amendement est donc adopté. Le nouvel article 5.2 est adopté. 5.3. M. le
ministre.
M. Poulin : Article
5.3 : Insérer, après l'article 5.2 du projet de loi tel qu'amendé, le
suivant :
5.3 L'article 20 de cette loi est modifié
par...
1° par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «le ministre et entérinées par le gouvernement» par «le premier
ministre ou le ministre et, sauf lorsqu'elles ont été préalablement approuvées
par le gouvernement, entérinées par ce dernier»;
2° par l'insertion, dans le troisième
alinéa, après «être signées», de «par le premier ministre ou».
Commentaire : Cet amendement inscrit
expressément dans la législation québécoise la capacité du premier ministre de
signer des ententes internationales, y compris celles qui sont considérées par
la loi comme des engagements internationaux importants. Cette modification
s'inscrit en cohérence tant avec la pratique québécoise qu'avec les principes
du droit international public.
De plus, cet amendement fait en sorte que,
dans les cas où une entente internationale qui a déjà fait l'objet d'une
approbation par le gouvernement, il ne soit pas requis que le gouvernement
entérine cette entente ultérieurement à sa signature. Alors, voilà.
Le Président (M. Allaire) : Interventions
sur 5.3? Mme la députée, allez-y.
Mme Rotiroti : Merci, M. le
Président. Juste une petite clarification, parce que, là, c'est soit le... le
premier ministre ou le ministre qui peut signer. Ça fait qu'on enlève la double
signature, c'est ça qu'on fait. Puis là vous dites : On fait ça pour
allégir, parce que, là, ça prenait deux... C'est strictement pour ça, et ça ne
change rien, le ministère, sans l'approbation du premier ministre, pourrait
signer l'entente?
M. Poulin : ...le pouvoir du
premier ministre de signer des ententes internationales, il n'est prévu dans
aucune loi... québécoise, comparativement à celui conféré au ministre dans les
lois que lui, il est porteur, dans les lois constitutives de chacun des
ministères. Donc, effectivement, l'objectif, c'est de dire : Le premier...
On vient donner un pouvoir au premier ministre, lorsqu'il est à l'international,
de pouvoir le faire parce que lui n'est pas assujetti aux mêmes lois
constitutives du ministre. Je résume un peu, mais... mais, nos collègues aux
Relations internationales, on peut d'ailleurs vous donner... Je ne sais pas,
Filo, si...
Mme Rotiroti : Bien oui,
absolument. Consentement.
Le Président (M. Allaire) : C'est...
Il n'y a pas de problème. Je ne sais pas qui va répondre de vous trois. J'ai
besoin du consentement d'abord. Est-ce qu'il y a consentement? Ça va? Oui.
Donc, simplement vous présenter, avec votre titre. La parole est à vous.
M. Boisvert (Gabriel) : Bonjour.
Gabriel Boisvert. Je suis avocat au ministère de la Justice. La disposition de
l'article 20, présentement, indique que les ententes internationales doivent
être signées par le ministre des Relations internationales et de la
Francophonie. Le but de la modification, c'est de permettre explicitement dans
la loi au premier ministre de signer ces ententes internationales là. Puis, on
le verra, il y a une modification qui s'en vient aussi, on lui permettra de les
signer seul.
Le Président (M. Allaire) : ...ça
va?
Mme Rotiroti : Quand vous
dites... vous enlevez que l'entente doit être entérinée par le gouvernement,
vous enlevez ça puis vous dites : Le premier ministre aurait... Là, vous
vous enlevez le fait que ce soit «doit être entérinée par le gouvernement»,
mais vous enlevez aussi le fait que le... ça peut être sans le ministère des
Affaires internationales. Alors là, le premier ministre peut être à l'étranger,
exemple, et signer une entente sans nécessairement avoir eu l'approbation du
ministère des Relations internationales. Je comprends bien qu'est-ce qu'on
vient de faire ici, là?
M. Boisvert (Gabriel) : Sur
la notion de l'entérinement, on la conserve. Elle est un petit peu plus loin
dans le texte qui est proposé, mais on préserve l'entérinement, qui est un
décret qui est pris par le gouvernement pour donner une forme d'approbation du
gouvernement à l'entente internationale. Ça, ça va rester. Ce qu'on fait,
c'est, plutôt que d'exiger la signature du ministre des Relations
internationales, on permet aussi, alternativement, au premier ministre de
signer ces ententes-là.
Mme Rotiroti : Oui.
Le Président (M. Allaire) :
D'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix de cet amendement. Est-ce que l'amendement est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. L'amendement est adopté. Le nouvel article 5.3 est adopté. 5.4, M. le
ministre...
M. Poulin : ...Oui. Alors,
l'article 5.4 . Insérer, après l'article 5.3 du projet de loi
tel qu'amendé, le suivant :
5.4. Les articles 21 et 22 de cette
loi sont remplacés par les suivants :
«21. Sauf dans les cas prévus à
l'article 22, lorsque la loi habilite une autre personne que le premier
ministre ou le ministre à conclure une entente internationale, la signature de
cette personne continue d'être requise pour donner effet à l'entente, à moins que
le gouvernement n'en décide autrement.
«22. Le premier ministre peut signer seul
toute entente internationale que la loi habilite une autre personne à conclure.
«De même, le ministre peut signer seul une
entente internationale de coopération multisectorielle que la loi habilite une
autre personne à conclure. Il peut également signer seul, avec l'autorisation
du gouvernement, toute autre entente internationale que la loi habilite une
autre personne à conclure.»
Commentaire. L'article 21 de la Loi
sur le ministère des Relations internationales prévoit que lorsqu'une personne,
un dirigeant, un organisme ou un ministre autre que le ministre des Relations
internationales et de la Francophonie a le pouvoir de conclure une entente
internationale. La signature de cette personne demeure requise pour donner
effet à l'entente. La modification proposée à cet article 21 vise à
insérer une référence au premier ministre par concordance avec la modification
à l'article 20. Elle vise également à clarifier que les cas prévus à
l'article 22 constituent... constituent des exceptions à la règle énoncée
à l'article 21.
La modification proposée à
l'article 22 de la Loi sur le ministère des Relations internationales
comporte, quant à elle, deux nouvelles mesures. D'abord, elle vise à prévoir,
en corrélation avec la modification proposée à l'article 20, que le
premier ministre peut signer seul toute entente internationale, même lorsque la
loi habilite une autre personne à conclure cette entente. Ensuite, elle permet
au ministre des Relations internationales et de la Francophonie de signer seul
une entente internationale de coopération multisectorielle, c'est-à-dire une
entente qui porte sur la coopération dans plusieurs secteurs d'activités qui,
au Québec, relèvent de la responsabilité de plus d'un ministère ou organisme.
Alors, voilà.
Le Président (M. Allaire) :
...interventions? Oui, Mme la députée.
Mme
Rotiroti
:
Dans... Là, ici, on fait référence... quand vous dites l'alinéa...
l'article 22 de la loi du ministère des Relations internationales, dans la
loi, on parle «d'un gouvernement peut autoriser le ministre à signer». Là, on
vient d'ajouter, là, ce n'est plus le gouvernement, c'est le premier ministre
peut signer. C'est ça?
M. Poulin : ...à cause de ce qu'on
vient de faire.
Mme
Rotiroti
: À
cause de... de qu'est-ce qu'on vient d'adopter.
M. Poulin : C'est ma
compréhension, à cause de ce qu'on vient de faire. Exact.
M. Boisvert (Gabriel) : Oui,
je peux reprendre là-dessus. Donc, la... l'ancien article 22 permettait au
gouvernement de prendre un décret pour autoriser le ministre des Relations
internationales à signer seul une entente internationale, quand, par exemple,
c'était en matière de santé puis qu'il y avait un pouvoir du ministre de la
Santé aussi de signer l'entente. Ce que le nouvel article 22 fait,
c'est... il permet au premier ministre de signer seul... il permet au ministre
des Relations internationales de signer seul une entente, un type d'entente
internationale particulier, qui est... les ententes internationales en matière
de coopération multisectorielle. Et on maintient le pouvoir du gouvernement
d'autoriser le ministre des Relations internationales à signer seul une entente
internationale, par exemple, dans le domaine de la santé, donc qui relèverait
aussi du ministre de la Santé.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
Mme
Rotiroti
:
OK. Puis, quand vous dites, à l'alinéa 21... la... c'est-à-dire la
loi 21, là, vous dites : «Le... sauf dans les cas prévus à l'article 22,
lorsque la loi habilite une autre personne que le premier ministre ou le
ministre... le ministre à conclure une entente internationale, la signature de
cette personne continue d'être requise pour donner effet à l'entente, très
bien, à moins que le gouvernement ne décide autrement.» Dans quel cas que le
gouvernement déciderait autrement? Avez-vous un cas en particulier?
M. Boisvert (Gabriel) : C'est
une bonne question. Ce n'est pas un article qui est utilisé très souvent, en
fait, l'article 21, le principe, là, c'est vraiment que, si la loi, par
exemple, la Loi sur le ministère de la Santé habilite le ministre de la Santé a
signé des ententes internationales, on veut que ces ententes-là soient signées
par le ministre de la Santé et, comme on l'a vu à l'article 20
précédemment, par le ministre des Relations internationales. Donc, on se
retrouve avec deux signatures du côté québécois. C'est arrivé, là, que le...
Mais on l'utilisait précédemment principalement quand c'était le premier ministre
qui signait les ententes internationales. Donc, on venait, dans le décret, par
la suite, prévoir qu'il n'y avait aucune autre signature qui était requise pour
cette entente-là.
Mme
Rotiroti
:
Que celle du premier ministre?
M. Boisvert (Gabriel) : Voilà.
Là, on est venus, à l'article 20, prévoir spécifiquement que le premier
ministre pourra signer ces ententes-là. On prévoit qu'il pourra les signer
seul. Ici, l'article 21 maintient le fait que, si un ministre sectoriel a
le pouvoir de signer une entente internationale, sa signature est requise, on
maintient aussi que le gouvernement peut en décider autrement.
Mme
Rotiroti
:
Je comprends, mais je ne comprends pas comment que le gouvernement... dans quel
contexte qu'un...
Mme Rotiroti : ...un
gouvernement peut... décider autrement.
M. Poulin : En fait, si je
comprends bien votre question, vous dites à quel moment le gouvernement peut
dire : Ce ne sera pas au premier ministre à signer, ça va seulement être à
un ministre sectoriel de signer?
Mme Rotiroti : ...vice versa.
M. Poulin : Ou vice versa.
Mme
Rotiroti
:
Vice versa.
• (13 heures) •
M. Poulin : On regarde,
disons, dans le passé, là, combien d'ententes... parce que le légiste nous
dit : par décret, nous faisons... nous permettions au premier ministre de
pouvoir le signer, je vous donne des exemples :l'entente de coopération
complémentaire entre le gouvernement du Québec et le gouvernement de l'État du
Wisconsin, ça a été fait en mai 2022 par le premier ministre, dans les quatre
dernières années, il en a eu huit, là, exemple, l'accord de coopération entre
le gouvernement et l'État de Jalisco, les États-Unis, au Mexique. On est
beaucoup dans la relation entre deux États. Il y en eut une, c'est une entente
de coopération en matière de sécurité publique entre le New Hampshire et le
Québec. Il y a eu une entente de coopération entre le gouvernement du Québec et
Rio de Janeiro. Donc, c'est très... c'est assez exceptionnel, un, parce que le
premier ministre, par moment, fait moins de missions à l'international ou
autres comparativement au ministre des Relations internationales et/ou de tous
ses ministres qui en font.
Le Président (M. Allaire) : Merci,
merci. Là, je regarde l'heure, on va continuer les débats cet après-midi, si
vous me le permettez. Donc, compte tenu de l'heure, je vais suspendre les
travaux jusqu'à 14 heures.
Merci, tout le monde. Bon dîner.
(Suspension de la séance à 13 h 01)
13 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 14 h 02)
Le Président (M. Allaire) :
Alors, à l'ordre, s'il vous plaît! La Commission de l'économie et du travail reprend
ses travaux.
Nous poursuivons l'étude détaillée du
projet de loi n° 11, Loi
modifiant diverses dispositions principalement aux fins d'allègement du fardeau
réglementaire et administratif.
Si vous vous souvenez, lors de la
suspension, nous étions sur un amendement qui introduit 5.4. M. le ministre...
bien, en fait, est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement? Je
pense qu'on avait terminé pas mal, à moins que la députée de Jeanne-Mance—Viger
souhaite intervenir.
Mme Rotiroti : Non, ça va, je
pense qu'on a posé toutes les questions. C'est par rapport... les ententes
internationales puis le fait qu'on donne le pouvoir au premier ministre de
signer ces ententes-là, nonobstant... bien, on enlève la double signature, là, dans
le fond. Ça fait que non, mes questions ont été répondues. Merci.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? Merci à vous. Donc, on va procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Parfait. Donc, l'amendement est adopté. Le nouvel article 5.4 est adopté
également. Donc, M. le ministre, 5.5, s'il vous plaît.
M. Poulin : Oui. Insérer,
après l'article 5.4 du projet de loi tel qu'amendé, ce qui suit :
«Les modalités de signature de certains
actes, documents ou écrits du ministère des Relations internationales sont
abrogées».
Commentaires : Cet amendement découle
des modifications apportées aux articles 7 et 8 de la Loi sur le ministère
des Relations internationales. Ainsi, au moment de l'édiction par le ministre,
d'un règlement portant sur les modalités de signature du ministère, la version
actuelle des modalités de signature édictées par le gouvernement sera abrogée.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions sur cet amendement? Pas d'intervention. Est-ce que l'amendement
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Parfait. L'amendement est adopté. Le nouvel article 5.5 est également
adopté. Donc, M. le ministre, on change de bloc, s'en va au bloc II pour l'article 6.
M. Poulin : Absolument.
Alors, l'article 56 de la Loi sur le bâtiment est modifié par la
suppression du troisième alinéa.
Commentaires : Cet article retire l'obligation
d'un titulaire d'une licence d'entrepreneur de construction ou d'une licence de
constructeur propriétaire délivrée en vertu de la Loi sur le bâtiment de
retourner sa licence du... sa licence à la Régie du bâtiment du Québec.
Vous me permettrez de lire les notes
additionnelles. La Loi sur le bâtiment prévoit actuellement que le titulaire d'une
licence doit retourner la copie papier à la Régie du bâtiment du Québec, la
RBQ, lorsque celle-ci cesse d'y avoir droit. Il en est de même lorsqu'il doit
être indiqué une modification ou une restriction sur une licence. S'il omet de
retourner cette licence, la RBQ la confisque. La licence émise vise à garantir
la qualité des travaux et à protéger le public. La RBQ constate toutefois que l'obligation
de retour de la licence sous format...
14 h (version non révisée)
M. Poulin : ...papier n'a
plus de valeur ajoutée pour la protection du public. À l'ère du numérique, son
utilisation génère une complexité administrative ainsi que des coûts liés à la
gestion des documents physiques.
Par ailleurs, la RBQ maintient à jour un
registre public permettant à tous d'avoir une information à ce jour et fiable
sur les détenteurs de licences. La disponibilité de ce registre protège
davantage le public contre une fausse déclaration.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions sur l'article 6?
M. Poulin : On est vraiment
dans l'allègement réglementaire, le processus d'allègement réglementaire, oui.
Le Président (M. Allaire) : Mme
la députée, Allez-y.
Mme Rotiroti : Oui. Quand vous
dites : On est dans le... évidemment, dans le processus d'allègement
réglementaire, vous... C'est une question de copie papier versus électronique?
M. Poulin : En fait, c'est
lorsque... En fait, c'est qu'on fait en sorte qu'il n'y ait pas cette
obligation de retourner la copie papier à la Régie du bâtiment lorsqu'il cesse
de pouvoir s'y conformer, alors il... en fait, qu'il cesse d'être en vigueur
pour eux. Alors, lorsqu'il y a une modification, une restriction sur une
licence, s'il omet d'y retourner, la RBQ, actuellement, la confisque. Là, ce qu'on
dit, c'est que la licence émise, on le sait, ça vise à garantir les travaux, ça
en fait partie, sauf que, lorsque le retour de la licence sous format papier,
ça n'a pas la même... tu sais, ça ne change rien, finalement, à la protection
du public et sur le permis qui est octroyé par la Régie du bâtiment du Québec.
Donc, tout ce qu'on dit, c'est que, dans
un contexte d'Internet, de numérique, son utilisation génère une complexité
administrative ainsi que des coûts liés à la gestion du document physique.
Donc, ce n'est plus de le renvoyer par la copie papier, c'est simplement de le
faire de façon électronique. Puis d'ailleurs j'ai Mme Nadeau, de la Régie du
bâtiment, qui est avec nous aujourd'hui, si on a davantage de questions.
Mme Rotiroti : Bonjour.
Bonjour, Mme Nadeau, bienvenue parmi nous. Je n'ai aucune objection par rapport
à ce qu'est-ce que le ministre veut faire, c'est-à-dire d'enlever la paperasse
puis... pour que ce soit des formulaires sur Internet. Par contre, on comprend
que la... Il y a l'association de construction qui a fait quand même un
mémoire, qui a parlé de plusieurs... plusieurs éléments qui pourraient alléger
le processus. Et c'est trois... Je vais vous... juste en parler de trois, là,
des formulaires préremplis. Exemple, faire le ménage dans tout qu'est-ce qui
est identifiant dans le sens que... un guichet unique qui... l'entrepreneur
pourrait s'identifier une fois et il y a un certain nombre de renseignements
qui seraient déjà enregistrés, il n'a pas besoin de répéter. Alors, vous n'avez
pas... je... vous n'avez pas touché à ces recommandations-là, pourquoi?
M. Poulin : Bien, en fait,
les recommandations qu'ils... qui sont portées, notamment, de la documentation
préremplie ou le fait qu'on facilite l'accès à Zone entreprise via un
indicateur unique, et tout ça... n'a pas besoin nécessairement d'être fait par
voie législative par un article de loi, mais plutôt par un allègement
réglementaire continu puis une volonté réglementaire continue.
Puis, vous avez raison, dans l'industrie
de la construction, on en a entendu lors des consultations, la différence entre
le Québec et l'Ontario. Puis, comme ministre du Commerce intérieur, c'est une
préoccupation que j'ai et avec mon collègue le ministre du Travail, qui est
maintenant devenu ministre de l'Économie en plus. Alors, on a ces échanges-là à
ce niveau-là pour pouvoir le faire. Puis j'étais justement avec l'association
de la construction du Québec, là. Ils sont venus nous rencontrer il n'y a pas
tellement longtemps, ils nous ont fait des recommandations et sur le coût des
infrastructures allant jusqu'à l'allègement réglementaire. Alors, ça, ce sera
continu, ça peut se faire par voie de règlement et/ou simplement amener la
Régie du bâtiment vers là. Alors, dans ce cas-ci on y va de façon législative,
parce qu'il y avait quand même un mécanisme de retour puis il est inscrit dans
la loi. Alors, c'est pour ça que nous venons l'enlever, en fait, comme...
comme... comme obligation.
Le Président (M. Allaire) : Mme
la députée.
Mme Rotiroti : Oui, je...
Écoutez, je... c'est... je comprends qu'est-ce que le ministre dit, en même
temps on est dans... dans un projet de loi, je pense qu'on a pu quand même
aller un petit peu plus loin. C'est correct. Je comprends qu'il n'est pas... il
n'est pas prêt à aller juste que les recommandations qui sont faites, mais vous
comprenez que, pour que la... le domaine de la construction propose ces
mesures-là, c'est toujours avec la... le but d'alléger ces entrepreneurs-là
dans la mesure de... Là, je le sais, je suis marié avec un... mon mari est dans
la construction, c'est un... Puis, écoute, il m'en parle toujours, par rapport
à la paperasse que nous, on a à remplir ici, au Québec, versus quand il fait
des travaux à l'extérieur du Québec. C'est deux mondes totalement différents.
Alors, j'aurais voulu qu'on aille évidemment un petit peu plus loin.
Il y a aussi la question...
Mme Rotiroti : ...sur une plus
longue période. Ça, je vois que... Revenu Québec, ça, est-ce qu'on le touche?
Parce que je sais qu'il va y avoir un volet avec... plus tard dans le projet de
loi. Est-ce que vous allez là ou vous ne touchez pas à ça du tout?
• (14 h 10) •
M. Poulin : Non, non.
Mme
Rotiroti
:
Vous ne touchez pas ça non plus?
M. Poulin : Non.
Mme
Rotiroti
:
OK, puis vous allez me dire que c'est compliqué à négocier avec Revenu Québec
ou...
M. Poulin : Actuellement, ça
ne fait pas partie du projet de loi. Mais j'ai un chiffre pour vous, Mme la
députée, que je trouvais pertinent.
Mme
Rotiroti
:
...
M. Poulin : Oui, oui, c'est
sur l'économie, mais, tu sais, vous me dites le nombre de licences qui étaient
envoyées, papier ou autres, il y en avait quand même 1 171, licences qui
étaient soit annulées, suspendues ou modifiées, qui devaient être retournées à
la RBQ. Donc, c'est 11 171 documents papier qui devaient retourner à la
Régie du bâtiment, qu'avec cet amendement-là, cet article-là, nous venons
enlever. Donc, il y a quand même un aspect bénéfique d'allègement
réglementaire, puis ça va quand même toucher, fort probablement, un peu plus de
10 000 entreprises ou de gens qui œuvrent dans l'industrie.
Mme Rotiroti : OK. Je veux
juste bien comprendre qu'est-ce que vous faites, là, M. le ministre. Ça veut
dire que vous n'enlevez pas le papier, c'est que vous... dans le fond, vous
insistez que les gens aillent en ligne pour faire leur permis, mais le format
papier... pour un entrepreneur qui n'est pas, mettons, habile, trop habile,
puis il n'a pas les ressources nécessaires pour faire tout ça par électronique,
le format papier demeure ou est-ce que vous l'enlevez carrément?
M. Poulin : On enlève
l'obligation de le retourner par format papier. En fait, à court terme,
l'abolition de l'obligation de retourner la licence à la RBQ, non seulement ça
permet de limiter la formalité administrative puis, éventuellement, elle permet
aussi cette adoption électronique pour tous, que tout puisse se faire par voie
électronique, éventuellement.
Puis actuellement ce qu'on nous dit, c'est
que l'utilisation des licences, non seulement ça génère des complications
administratives, le coût supplémentaire qui est lié à l'impression, puis le
stockage sur place, puis la gestion des documents physiques... donc on parle
quand même de 11 171 qui... qu'on n'aurait plus besoin de retourner.
Le Président (M. Allaire) : D'autres
interventions?
Mme Rotiroti : Non, je...
C'est parce qu'on dit que la version papier, il y avait des risques de... ce
risque-là demeure aussi au niveau électronique.
M. Poulin : Bien, je ne pense
pas avoir dit qu'il y avait des risques, autant que ça amenait une lourdeur
administrative, et pour l'entrepreneur, et pour la Régie du bâtiment.
Mme Rotiroti : OK. C'est bon.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise
aux voix de l'article 6. Est-ce que l'article 6 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Un autre bloc de fait. Donc, le bloc 2 est terminé, on s'en va au bloc trois.
M. le ministre, l'article 7, et vous allez avoir un amendement. La parole est à
vous.
M. Poulin : Oui, absolument.
Alors, je vais lire l'article tel que... tel que déposé puis par la suite je
viendrai à l'amendement. Alors : L'article 6 de la Loi sur le courtage
immobilier, est modifié par l'ajout, à la fin du premier alinéa, de la phrase
suivante :
«Dans le cas du titulaire de permis de
courtier qui ne réside pas au Québec, son établissement est celui d'un fondé de
pouvoir qui y réside et que ce titulaire désigne pour le représenter aux fins
d'application de la présente loi.»
Commentaires : Cet article prévoit
que l'établissement d'un titulaire d'un permis de courtier immobilier qui ne
réside pas au Québec est celui du fondé de pouvoir qu'il désigne pour le
représenter et qui réside au Québec. L'article permet à un titulaire d'exercer
ses activités au Québec, alors qu'il n'y réside pas... qu'il n'y réside pas,
tout en maintenant l'exigence qu'il y ait une adresse au Québec.
Je lis la note additionnelle, M. le
Président, parce qu'elle est importante, puis on a travaillé beaucoup ça dans
les derniers mois. L'accord de libre-échange canadien, l'ALEC, lie le
gouvernement fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada avec une entrée en
vigueur qui était le 1er juillet 2017. Parmi les mesures existant dans les lois
québécoises qui ne respectent pas les engagements pris dans cet accord, on
prévoit une liste d'exceptions qui est annexée par le Québec, et le 10 juin
dernier, le Québec a retiré l'annexe de cet accord sur certaines exceptions
qu'il y avait fait inscrire, et l'une de ces exceptions permettait l'exigence
prévue par la Loi sur le courtage immobilier pour qu'un courtier domicile au
Québec, ce qui peut constituer un traitement discriminatoire au sens de l'ALEC.
Donc, la modification proposée par le
présent article permet de se conformer aux engagements du Québec pris par
l'ALEC. La proposition s'inspire de l'article 26 de la Loi sur la publicité
légale des entreprises. Alors, voilà.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des... Est-ce que vous avez lu l'amendement? M. le ministre, on est rendu à
l'amendement.
M. Poulin : Ah! parfait.
Alors...
Le Président (M. Allaire) : Peut-être
aussi ne pas parler trop proche de votre micro, si vous me le permettez, ça
donne des petits coups. Désolé.
M. Poulin : Oui, c'est ça, on
me dit ça depuis tantôt. OK. Article 7 : Remplacer l'article 7 du projet
de loi par le suivant :
«L'article 6 de la Loi sur le courtage
immobilier est modifié par l'ajout, à la fin du premier alinéa, de la phrase
suivante :
«Dans le cas du titulaire de permis de
courtier qui ne réside pas...
M. Poulin : ...au Québec et
qui n'agit pas pour une agence, son établissement est celui d'un fondé de
pouvoir qui réside au Québec et que ce titulaire désigne pour le représenter
aux fins de l'application de la présente loi.»
Commentaires. Cet amendement apporte une
clarification pour la situation où un titulaire de permis de courtier, qui ne
réside pas au Québec, exerce pour le compte d'une agence. Dans ce cas,
l'adresse de son établissement au Québec ne serait pas celle de son fondé de
pouvoir, mais bien celle de l'agence pour laquelle il agit. Et donc l'article
six de la loi, tel que modifié... bien, je ne sais, pas besoin de la lire, je
pense que je viens un peu de bien l'expliquer. Voilà.
Le Président (M. Allaire) :
Juste, M. le ministre, juste pour valider, pour être sûr. On n'a pas entendu
le... la parenthèse chapitre C-73.2. Est-ce que vous l'avez sur votre
version? Juste...
M. Poulin : Oui, je l'ai,
excusez-moi. L'article six de la loi chapitre C-73.2. Je vais le lire la
prochaine fois.
Le Président (M. Allaire) :
Non, c'est correct, on voulait être sûr qu'on avait la même version. C'est...
c'est confirmé. Donc, des interventions sur l'amendement? Oui, allez-y, Mme la
députée.
Mme
Rotiroti
:
Je comprends que c'est une exception, dans le fond, qui a été retiré dans
l'accord de libre-échange. Moi, je veux savoir comment que le courtier qui
vient d'ailleurs, qui fait transaction ici, au Québec... est-ce que c'est nos
lois qui vont s'appliquer si ce courtier... courtier-là est en défaut?
M. Poulin : ...du Québec
demeurent, oui.
Mme
Rotiroti
:
Celles du Québec.
M. Poulin : Oui, absolument.
Les lois intérieures des provinces demeurent sur le courtage immobilier et
notre... notre façon de faire et notre fonctionnement, c'est qu'on est
Canadien, on en est fiers, vous et moi, Mme la députée, et on se dit...
Mme
Rotiroti
:
Vous êtes... vous faites une déclaration de fédéraliste aujourd'hui?
M. Poulin : Oui, oui,
absolument. J'ai toujours dit que j'étais fier d'être Canadien... bien, j'ai
dit que j'étais fier d'être Canadien et nationaliste en même temps. Mais, ce
que l'on dit, c'est que vous avez un courtier immobilier d'Ottawa, il peut
venir pratiquer au Québec, mais, évidemment, on a nos lois de courtage
immobilier au Québec. Quelqu'un de Gatineau peut aller pratiquer à Ottawa, mais
en fonction des lois de Queen's Park. Mais on avait, à une certaine époque,
effectivement, là, ça remonte à un certain temps, dit : Ah! bien là, on
va... on va... on va laisser les chasses gardées d'un endroit à l'autre. Mais
là, cette fois-ci, on dit : Vous... Peu importe, vous pouvez pratiquer
dans cette province-là. Avec le permis, évidemment, de travail du Québec.
Mme
Rotiroti
:
C'est ça. J'étais pour dire : Il faut que ça prend le permis.
M. Poulin : C'est ça. Les
lois... Les lois, ça... demeure, là, tu sais. Puis c'est l'organisme
d'autoréglementation du courtage immobilier qui est l'OACIQ... C-I-Q. Oui.
Le Président (M. Allaire) :
D'autres interventions?
Mme
Rotiroti
:
C'est juste qu'on a l'Association professionnelle des courtiers immobiliers qui
sont venus en commission parlementaire, puis ils ont déposé une mémoire,
évidemment. Puis eux, sans aller trop dans les détails, ils font mention
particulièrement de les articles 6 et... et 15 qui devraient être modifiés
«pour y intégrer des exigences minimales incluant la capacité de revoir toute
signification, avis ou décision, l'obligation de disponibilité, de la
collaboration avec... l'OACIQ, ainsi qu'une obligation de transmission complète
et diligente des documents et renseignements requises dans le cadre d'une
inspection, d'une enquête ou d'une procédure disciplinaire. La loi devrait
également prévoir que le... au défaut... que le défaut de fondé de pouvoir de
respecter ses obligations constitue un manquement imputable au titulaire de
permis. Sans ce lien juridique clair, le fondé de pouvoir demeure un
intermédiaire sans portée... opérationnelle. Pour corriger cette faille, la Loi
sur le courtage immobilier devrait être modifiée afin de lier explicitement le
maintien, le renouvellement ou la... validité du permis. Toutefois, il apparaît
inefficace que des informations essentielles identiques doivent être fournies
séparément, évidemment, la CCQ, la CNESST, afin d'obtenir deux lettres de
conformité distinctes.»
Alors, ma question demeure, M. le
ministre. Vous dites que le courtier qui va faire ici... affaire ici, à Québec,
doit se conformer à nos règles. Eux, ils disent que ça prend un changement dans
la loi, si on veut que ces obligations soient respectées. Nous, on est loin de
là, là. On ne touche pas la loi du tout.
M. Poulin : Non. C'est ça.
Exact. Exactement.
Mme Rotiroti : Alors, comment
vous...
M. Poulin : Je peux... Je peux
céder la parole à nos légistes si jamais ils ont un commentaire à faire
là-dessus. Oui.
Mme
Rotiroti
:
Oui.
Le Président (M. Allaire) : Oui.
Simplement prendre le temps de vous présenter avec votre titre. Mais j'ai
besoin du consentement. Et ce que j'ai votre consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Allaire) : Consentement.
Allez-y.
M. Marois (Samuel) : Bonjour.
Samuel Marois, avocat au ministère de la Justice.
Bien, en fait, je vous réfère à la réponse
que le ministre a déjà fournie, c'est-à-dire que la loi est là, la loi continue
de s'appliquer à ce courtier-là...
M. Marois (Samuel) : ...qui
serait en dehors de la province du Québec. Tout ce que... tous les... tout ce
qui est les pouvoirs d'inspection, tout est déjà prévu par la loi. C'est... ça
s'applique aux titulaires de permis de courtage ou aux titulaires de permis
d'agence. Puis le fondé de pouvoir se trouve à être seulement un représentant,
comme on aurait, par exemple, un... on serait représenté par son avocat. Bien,
la communication qu'on envoie à son avocat, c'est... on l'envoie à la personne
qui est représentée par... par ce dernier. Ça fait que c'est... il n'y a pas
de... il n'y a pas lieu d'encadrer spécifiquement le rôle du fondé de pouvoir,
parce que la loi encadre le titulaire de permis qui peut être, le cas échéant,
représenté par son fondé de pouvoir.
• (14 h 20) •
Mme Rotiroti : Le
titulaire de permis, c'est le courtier ici, au Québec, c'est ça? Vous faites
référence à lui?
M. Marois (Samuel) : Bien,
en fait, le courtier qui serait, comme le ministre a expliqué, qui serait à
Ottawa, bien, ce courtier-là, pour avoir des activités au Québec, va devoir
obtenir un permis...
Mme Rotiroti : Un permis
de... du Québec.
M. Marois (Samuel) : ...au
Québec. Exact. En vertu de la loi québécoise. Puis tout ce qui existe
actuellement dans la loi, le régime d'inspection, les sanctions, tout existe
déjà.
Mme Rotiroti : OK. Ce n'est
pas comme ça qu'on le lit, par exemple. OK. Ça fait qu'il ne pourrait pas
déléguer, mettons... soit qu'il fait affaire avec un courtier ici, au Québec,
ou lui il est soumis à nos lois. C'est ça? Celui... le courtier d'Ottawa, par
exemple, qui veut faire affaire ici, au Québec, lui, la transaction, il est
soumis à nos lois, à nous.
M. Marois (Samuel) :
Exact.
Mme
Rotiroti
:
C'est ça? OK...
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise
aux voix de l'amendement. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : On
revient donc à l'article 7 tel qu'amendé. Des interventions? Ça va? On va
procéder à la mise aux voix de l'article 7 tel qu'amendé. Est-ce qu'il est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. M. le ministre, l'article 8, s'il vous plaît.
M. Poulin : Oui.
L'article... l'article 8. Attendez. J'ai aussi un amendement, mais je vais
d'abord le lire. Alors :
8. L'article 15 de cette loi est
modifié par l'ajout, à la fin du premier alinéa, de la phrase suivante :
«Dans le cas du titulaire de permis d'agence qui ne réside pas au Québec, son
établissement est celui d'un fondé de pouvoir qui y réside et que ce titulaire
désigne pour le représenter aux fins de l'application de la présente loi.»
Commentaire. Cet article prévoit
l'équivalent de l'article 7 du projet de loi pour le titulaire d'un permis
d'agence immobilière. Il prévoit que l'établissement d'un titulaire d'un permis
d'agence qui ne réside pas au Québec et celui du fondé de pouvoir qu'il désigne
pour le représenter et qui réside au Québec.
Le Président (M. Allaire) :
Votre amendement?
M. Poulin : Je peux lire
l'amendement.
Le Président (M. Allaire) :
S'il vous plaît.
M. Poulin : Alors :
Remplacer, dans l'article 8 du projet de loi, «qui y réside» par «qui
réside au Québec».
Commentaire. Cet amendement porte une
amélioration d'ordre linguistique au texte proposé par l'article 8 du
projet de loi.
Le Président (M. Allaire) : ...M.
le ministre. Des interventions? Pas d'intervention. Est-ce que l'amendement est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. On revient donc à l'article 8 tel qu'amendé. Est-ce que
l'article 8, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Parfait. M. le ministre voulait introduire des nouveaux articles. Donc, il
voulait déposer un amendement pour... 8.1.
La parole est à vous.
M. Poulin : Oui.
Alors : Insérer, après l'article 8 du projet de loi, ce qui
suit :
8.1. L'article 58.0.2 de la Loi sur
l'encadrement du secteur financier (chapitre E-6.1), édicté par l'article 46
du chapitre 16 des lois de 2025, est modifié par l'ajout, à la fin du
premier alinéa, des phrases suivantes : «Ces règles peuvent prévoir un
montant maximal par victime ou par événement. Toutefois, dans ce dernier cas,
cette limite par événement ne doit pas avoir pour effet d'exclure une victime.»
Commentaire. Cet amendement clarifie un
pouvoir réglementaire de l'autorité des marchés financiers. Il prévoit que
l'autorité, lorsqu'elle détermine les règles quant au montant des indemnités
auxquelles a droit une victime de fraude, de manœuvre dolosive ou de
détournement de fonds, peut prévoir à certaines conditions un montant maximal
par victime ou par événement.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions?
Mme Rotiroti : De
qu'est-ce que je comprends, c'est... c'est la loi qui édicte avec l'AMF les
montants d'argent qui sont soumis aux victimes qui sont... il y a un maximal...
maximum, c'est ça?
M. Poulin : Et on peut
le prévoir à certaines conditions, le montant maximal par victime ou par
événement.
Le Président (M. Allaire) :
...
Mme Rotiroti : Oui.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
S'il n'y a pas d'autre d'intervention, nous allons procéder à la mise aux voix
de l'amendement. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. L'amendement est adopté. Et le nouvel article 8.1 est adopté
également. Donc, on passe au 8.2.
M. le ministre.
M. Poulin : Oui. Alors,
article...
M. Poulin : ...8.2 :
Insérer, après l'article 8.1 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
8.2. L'article 58.0.3 de cette loi, édicté
par l'article 46 du chapitre 16 des lois de 2025, est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «la cotisation» par «des cotisations»;
2° dans le deuxième alinéa :
a) par le remplacement de «la cotisation»
par «des cotisations»;
b) par l'ajout, à la fin, de la phrase
suivante : «Elle peut également prévoir les cas où il y a congé de cotisation.»;
3° par le remplacement du troisième alinéa
par le suivant :
«Dans l'éventualité d'une insuffisance de
l'actif du Fonds d'indemnisation des services financiers qui ne peut être
comblée sur une période maximale de cinq ans, l'Autorité doit déterminer le
montant des cotisations afin que la suffisance de l'actif soit atteinte au
cours d'une telle période.»
Commentaire : Cet amendement clarifie
les pouvoirs réglementaires confiés à l'Autorité des marchés financiers en lien
avec la fixation du montant des cotisations au fonds d'indemnisation des
services financiers que doivent verser les représentants, les cabinets, les
sociétés, les représentants autonomes, les courtiers et les conseillers œuvrant
dans le secteur financier. L'amendement précise que ce n'est pas une mais
plutôt des cotisations qui sont versées au fonds afin de permettre à l'autorité
de fixer plusieurs cotisations en fonction de la situation financière du fonds.
De plus, l'amendement clarifie que l'autorité doit revoir l'ensemble des cotisations
lorsque celles-ci ne permettent pas d'atteindre la suffisance du fonds sur une
période maximale de cinq ans. Par ailleurs, selon la situation financière du
fonds, le règlement prévoit aussi de prévoir un congé de cotisation.
Alors, on vient vraiment à l'intérieur de
cet amendement-là, M. le Président, se doter une certaine agilité sur la façon
dont le fonds peut fonctionner, à la fois au niveau des revenus, à la fois
d'éventuels congés et à la fois de la santé du fonds et de son fonctionnement.
Alors, ça vient un peu placer le tout. C'est une certaine modernisation que
l'on donne. Puis, en même temps, il y a certains éléments de concordance pour
pouvoir faire cette agilité-là, en passant de «la cotisation» par «des
cotisations».
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Des interventions?
Mme
Rotiroti
:
...
Le Président (M. Allaire) :
Allez-y.
Mme Rotiroti : Juste par
curiosité, M. le ministre, parce que ça, c'est des nouvelles amendements que
vous apportez. On ne... On ne l'avait pas nécessairement discuté avant,
préalablement. Vous les amenez pour quelles raisons, ces amendements-là?
C'est... Et en... où, c'est du... l'allègement?
M. Poulin : En fait...
Le Président (M. Allaire) :
...
M. Poulin : Ah! parfait.
Désolé, M. le Président. Évidemment, je fais une bonne partie d'allègements
pour les PME, mais on profite du projet de loi n° 11 pour faire certains
allègements dans l'État québécois, pour faciliter la mise en œuvre, l'agilité
et nos structures.
Dans ce cas-ci, effectivement, il y avait
une demande de pouvoir avoir une certaine agilité au niveau de ce fonds à
l'intérieur de la loi, et on a décidé de saisir l'occasion, parce qu'en plus il
y a un élément, là, qui est quand même assez populationnel, où l'ensemble
des... du public est touché par la mesure, permet d'introduire un plafond par
événement aux indemnisations qui sont versées, par exemple, suite à une fraude.
Puis vous n'êtes pas sans savoir ce que l'on voit ces jours-ci, au niveau des
fraudes financières qui peuvent concerner nos aînés, ou Internet, ou autres.
Alors, le mécanisme du fonds est amené aussi à avoir une certaine modernité, à
la fois dans son plafond éventuel de remboursement, si ça arrivait... Il y a
les gens qui se font frauder pour 10 000 $, il y en a que c'est pour
50 000 $. Alors, il y a une certaine agilité pour assurer la santé du
fonds dans les années à venir, surtout avec le nombre de fraudes qui est en
augmentation. Et c'est simplement ça, et c'est simplement ça, pourquoi on
profite, en fait, de cette loi-là pour pouvoir le faire. J'ai les légistes qui
sont là, si jamais ils ont différents éléments, ou M. le sous-ministre, mais,
en fait, ça explique un peu le contenu.
Mme Rotiroti : OK. Puis on
dit que le Fonds d'indemnisation des services financiers ne peut pas être
comblé sur une période maximale de cinq ans. Ça, j'imagine... «...l'Autorité
doit déterminer le montant des cotisations...» OK. Puis, vous dites, ça...
c'était une demande qui vous a été faite par qui, M. le ministre?
M. Poulin : Par la... Par
le... les responsables du fonds eux-mêmes, alors le ministère des Finances
notamment, et surtout l'AMF, l'Autorité des marchés financiers. Mais je peux
céder la parole à un légiste si jamais il y a d'autres éléments
complémentaires.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. J'ai besoin de votre consentement. Est-ce que j'ai...
M. Poulin : ...
Le Président (M. Allaire) :
J'ai votre consentement? Parfait. Simplement vous présenter avec votre titre.
La parole est à vous.
M. Smith-Lacroix (Jean-Hubert) : Je
m'appelle... Je m'appelle Jean-Hubert Smith-Lacroix. Je suis coordonnateur au
développement législatif et réglementaire au ministère des Finances du Québec.
Je ne suis pas légiste.
Donc, il n'y a pas si longtemps, dans le
projet de loi n° 92, on a élargi la portée de la couverture de ce fonds-là, et
ça nécessitait de réviser les cotisations. Quand l'AMF...
M. Smith-Lacroix (Jean-Hubert) : ...fait
le travail de proposer des nouvelles cotisations. Ils sont venus nous voir puis
ils nous ont dit : On aimerait ça, au lieu d'avoir une cotisation fixe
dans le temps, qui est immuable, même si jamais le fonds est en santé, on
aimerait ça pouvoir prévoir, directement dans le règlement... dans le
règlement, quelque chose qui dit : Bien, si jamais le fonds, il n'est pas
très en santé, les cotisations vont monter mécaniquement, puis, si jamais le
fonds est très en santé, elles vont diminuer et elles pourraient même, dans le
cas où il y avait un surplus très élevé, descendre jusqu'à zéro. Ce qui amène
l'élément du congé de cotisation.
Pour ce qui est du dernier alinéa, qui
est, j'en conviens, un peu plus difficile à comprendre, l'effet de cet alinéa
est le suivant. C'est que, dans le fond, l'autorité, elle, à chaque année, elle
va regarder son fonds puis elle va regarder sa santé financière. Et il peut y
arriver, par exemple, qu'il y a eu un gros événement, un gros scandale. On sait
qu'il y a des réclamations qui s'en viennent, ils ne sont pas encore payés,
mais on s'attend à payer tant dans les prochaines années. Alors, ce que cet
alinéa dit, c'est : L'autorité, elle doit regarder à tout moment, là, avec
mes cotisations telles qu'elles sont faites là puis ce que j'anticipe payer,
est-ce que je vais me retrouver avec un déficit technique qui pourrait durer
plus que cinq ans. Puis, si, avec la grille de tarification telle qu'elle est
là, je pense que ça va prendre plus que cinq ans pour revenir, bien là, je suis
obligé de réviser mes cotisations. Essentiellement, là, c'est... c'est presque
comme une loi sur l'équilibre budgétaire applicable au fonds, cette petite
disposition-là. Donc, c'est ça qu'on cherche à faire, ici.
• (14 h 30) •
Mme Rotiroti : Merci. C'est
extrêmement clair. Merci beaucoup.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
Mme Rotiroti : Oui.
Le Président (M. Allaire) : Donc,
s'il n'y a pas d'intervention, nous allons procéder à la mise aux voix de
l'amendement. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
L'amendement est adopté. Donc, l'article 8.2 est introduit au projet de
loi. Il est adopté. On passe à 8.3. M. le ministre.
M. Poulin : Oui. Insérer,
après l'article 8.2 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
«8.3. L'article 58.0.5 de cette loi,
édicté par l'article 46 du chapitre 16 des lois de 2025, est modifié
par le remplacement, dans le deuxième alinéa de "le réclamant pour tout
droit qu'il" et de "il présente" entre... de... je vais ouvrir
les guillemets, ça va aller mieux, et de "il présente" par
respectivement "la victime pour tout droit qu'elle" et "elle
présente".»
Commentaires : Cet amendement corrige
l'article 58.0.5 de la Loi sur l'encadrement du secteur financier pour
éviter toute ambiguïté quant à son sens. En effet, le réclamant dont il est
question dans cet article est la victime de fraude, de manœuvre dolosive ou de
détournement de fonds.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions?
Mme Rotiroti : Non, c'est...
Ça va.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
C'est clair. Donc, s'il n'y a pas d'intervention, nous allons procéder à la
mise aux voix de l'amendement. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
L'amendement est adopté. Donc, l'article 8.3 introduit au projet de loi,
il est adopté. 8.4. M. le ministre.
M. Poulin : Oui. Insérer,
après l'article 8.3 du projet de loi tel qu'amendé, ce qui suit :
«Loi modifiant diverses dispositions
principalement dans le secteur financier.
«8.4. L'article 135 de la Loi modifiant
diverses dispositions principalement dans le secteur financier (2024,
chapitre 15) est modifié par le remplacement du paragraphe un par les
suivants :
«"1 de celle de l'article 111
qui entre en vigueur le 1er juillet 2026;
«"1.1... "1.1 de celles de
l'article 110 qui entre en vigueur le 1er janvier 2027.»
Commentaires : Cet amendement
repousse de six mois, soit au 1er janvier 27... 2027, la date de l'entrée
en vigueur de l'article 110 de la Loi modifiant diverses dispositions
principalement dans le secteur financier sanctionnée le 9 mai 2024. Cet
article 110 abroge le paragraphe cinq de l'article 84... 424 de la
Loi sur la distribution de produits et services financiers afin de mettre fin à
la possibilité pour les concessionnaires automobiles de distribuer eux-mêmes
l'assurance de remplacement sans l'intervention d'un représentant certifié.
Note additionnelle, parce que c'est
important, je pense. Le report est une demande de Sim-Tech, une entreprise
spécialisée dans l'offre des services aux concessionnaires automobiles, qui est
l'un des principaux acteurs de ce marché.
Et je peux y aller de suite avec mes
commentaires peut-être. Un des éléments, moi, j'ai dit : Assurez-vous que
la Corporation des concessionnaires automobiles est d'accord, on les connaît
bien, il y a du bon monde qui sont là, et on m'a dit qu'on était d'accord.
C'est simplement le fait que nous ne sommes pas tout à fait prêts à offrir ce
service-là. Donc, on le prolongeait de six mois.
Mme Rotiroti : De six mois?
M. Poulin : Oui.
Le Président (M. Allaire) : ...
Mme Rotiroti : Oui.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va. Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, on procède à la mise aux voix de
l'amendement. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
L'amendement est adopté. Donc, article 8.4 introduit au projet de loi, il
est adopté. M. le ministre, on poursuit. Ça finit ce bloc-là, le bloc trois. On
s'en va au bloc quatre. L'article neuf.
M. Poulin : Oui, oui, oui.
Alors, article neuf : L'intitulé de la sous-section quatre de la section
un du chapitre un du règlement d'application...
14 h 30 (version non révisée)
M. Poulin : ...de la Loi sur
les activités funéraires, chapitre A-5.02.r.1, est modifié par la
suppression de «qualité du».
Commentaires. Cet article retire à des
fins de cohérence la mention des qualités du directeur des services funéraires
dans l'intitulé de la sous-section quatre de la section un du chapitre un du
règlement d'application de la Loi sur les activités funéraires, puisqu'outre
les qualités que doit posséder un directeur, cette sous-section prévoit
également des conditions auxquelles il doit satisfaire.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Des interventions? Allez-y.
Mme
Rotiroti
: Je
vois qu'il y a... Il va y avoir plusieurs articles qui vont concerner les
activités funéraires. Alors, je ne sais pas si le ministre pour qu'on aille un
petit peu plus rondement, là, nous expliquer les modifications qu'il fait dans
les prochains articles. Ça va peut-être nous... nous permettre à bien avoir l'ensemble
de l'oeuvre. Puis, s'il y a des questions, bien, on pourrait aller un petit peu
plus dans la précision, là, mais ça nous... va nous permettre un petit peu de
comprendre la logique aussi.
Le Président (M. Allaire) :
...d'efficacité. Allez-y.
M. Poulin : ...j'apprécie le tango
vous avez avec moi de me guider pour rendre nos travaux efficaces. J'apprécie
énormément. Alors, c'est beaucoup relié à l'ALEC, en fait, à cette fameuse
entente de libre-échange canadien. Il y avait la reconnaissance des biens
mutuels, mais il y avait aussi toute une section sur les métiers. On a fait le
projet loi 112 ici, qui était la façon dont le Québec travaillait au niveau des
métiers. Mais l'ALEC, c'est une entente qui est canadienne. D'ailleurs, on a
fait la reconnaissance des biens avec mon adjointe parlementaire à Yellowknife
avant les fêtes.
Et, en fait, on vient modifier le
règlement d'application de la Loi sur les activités funéraires afin de retirer
l'exigence d'être domicilié au Québec pour exercer la profession de directeur d'une
entreprise de services funéraires compte tenu du retrait de l'exception à cet
effet dans l'ALEC. Alors, on pourrait, par exemple, avoir... On parle beaucoup
d'Ottawa, Gatineau parce qu'on a une frontière qui est proche, mais on
pourrait, par exemple, avoir un salon funéraire du côté d'Ottawa qui souhaiterait
offrir un service à Gatineau. Alors, on peut... on peut leur permettre à ce
niveau-là, c'est de faire tomber une barrière commerciale, c'est d'avoir une
certaine harmonisation au niveau des processus et... et c'est pour cette raison-là
qu'on y va. Il y a des doublons également dans les règles que nous venons
retirer à ce niveau-là.
Mme
Rotiroti
:
Ils sont-tu assujettis, M. le ministre, aux mêmes règles que les salons
funéraires ici, au Québec, mettons?
M. Poulin : Les lois
intérieures au Québec demeurent...
Mme
Rotiroti
:
Les lois intérieures demeurent.
M. Poulin : ...sur la
disposition du corps, sur le processus.
Mme
Rotiroti
:
Oui, l'embaumement, et tout ça.
M. Poulin : L'embaumement, effectivement,
tout ça, ça demeure. Il y a le retrait des dispositions sur les activités
funéraires dans le règlement d'application de la Loi sur les laboratoires
médicaux et sur la conservation des organes et des tissus, parce que ça, ça
demeure. On a nos propres lois au Québec à ce niveau-là. On sait que ça a fait
souvent débat au Québec. Alors, ça, ça demeure. On est vraiment dans cette
exigence d'être domicilié, mais les lois intérieures de la province demeurent. Ah!
J'ai trois juristes de l'équipe de santé aussi, si jamais vous avez des
questions précises également.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
M. Poulin : Vous êtes des
juristes, vous, là, je ne vous ai pas prêté... oui, oui. Oui.
Des voix : ...
M. Poulin : OK. Non, non. C'est
bon. Parfait. Merci, c'est gentil.
Le Président (M. Allaire) :
...article 9?
Mme
Rotiroti
:
L'article 9, oui, ça va. L'article 9, je n'ai pas d'enjeu, là, je...
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. Donc, on va procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'article neuf est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
M. le ministre, on passe à l'article 10.
M. Poulin : L'article neuf de
ce règlement est modifié par le remplacement du paragraphe deux par le suivant :
«Être en mesure de se rendre dans les installations funéraires exploitées par l'entreprise
dans un délai maximal d'une heure, ou désigner une personne en mesure de le
faire.»
Commentaires. Cet article remplace l'obligation
imposée au directeur des services funéraires d'être domicilié au Québec par une
norme assurant que lui ou une personne qu'il désigne puisse se rendre à l'entreprise
dans un délai prescrit. Note additionnelle. Le retrait de l'obligation d'être
domicilié au Québec permet d'assurer la conformité aux engagements pris par le
Québec dans l'Accord de libre-échange canadien, l'ALEC.
Par ailleurs, les activités funéraires,
notamment la thanatopraxie et la crémation sont des entreprises qui peuvent
comporter des risques pour la santé et la sécurité dus à l'utilisation de
produits chimiques et de fours crématoires. Il est donc nécessaire qu'un
répondant puisse se rendre rapidement sur place en cas de besoin. L'obligation
d'être domicilié au Québec ne permet pas d'atteindre cet objectif dans tous les
cas, et elle restreint... inutilement le libre choix de sa résidence. La norme
proposée assure donc de mieux atteindre l'objectif. Alors, voilà un exemple
quand même où on met certaines... certains éléments.
Mme
Rotiroti
:
...ici, M. le ministre, juste pour être... vous enlevez que le directeur des
services funéraires doit être domicilié au Québec. Vous l'enlevez, vous le
retirez. Et vous dites «être en mesure de se rendre dans les installations funéraires
exploitées par l'entreprise dans... dans un délai maximal d'une heure, ou
désigner une personne en mesure de le faire.» Alors, si jamais il y a une
urgence, il doit être capable d'y aller dans un délai d'une heure, de retourner
dans le salon funéraire. Quand vous dites...
Mme Rotiroti : ...«désigner
une personne en mesure de le faire», cette personne-là est... c'est n'importe
qui dans le salon funéraire ou est-ce qu'il y a une personne désignée dans la
loi, que ça soit un directeur adjoint ou... Et puis est-ce que cette personne-là
doit être domiciliée de Québec?
M. Poulin : Je vais laisser
nos légistes répondre.
Le Président (M. Allaire) : ...parfait.
Simplement, j'ai besoin de votre consentement, de un. Consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Allaire) :
Juste le temps de laisser... présentez-vous, en fait, puis votre titre. Et vous
pouvez commencer. Allez-y.
• (14 h 40) •
Mme Dumas-Legendre
(Hélène) :...bonjour. Hélène
Dumas-Legendre. Je suis avocate légiste au ministère de la Justice exerçant à
Santé Québec.
Donc, essentiellement, le directeur des
services funéraires, c'est en quelque sorte le représentant de l'entreprise,
donc c'est lui qui va désigner la personne qu'il souhaite voir responsable de
se rendre dans une installation funéraire particulière. Donc, ça pourra être
lui ou ça pourra être l'employé qu'il désigne, et ça pourra être un employé par
installation funéraire si, par exemple, il en a beaucoup dans la province.
Mme Rotiroti : ...qui est
désignée par le directeur... est-ce que cette personne-là a l'obligation
d'être... qui doit demeurer ici, au Québec, ou ça peut être quelqu'un de
l'extérieur mais... qui est soumis aux mêmes règles, c'est-à-dire d'un délai
maximal d'une heure?
Mme Dumas-Legendre
(Hélène) :Exactement. Ça peut être
quelqu'un de l'extérieur mais qui doit pouvoir se rendre dans l'installation
funéraire dans le délai d'une heure.
Mme Rotiroti : OK.Ça
fait qu'il n'y a pas obligation que la personne qu'on désigne soit quelqu'un du
Québec.
Mme Dumas-Legendre
(Hélène) : Non.
Le Président (M. Allaire) : ...pas
d'autres interventions?
Mme
Rotiroti
:
Oui.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. On va procéder à la mise aux voix de l'article 10. Est-ce que
l'article 10 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Parfait. Article 11. M. le ministre.
M. Poulin : Oui.L'article
2 du Règlement d'application de la Loi sur les laboratoires médicaux et sur la
conservation des organes et des tissus est modifié :
1° par la suppression des paragraphes d à
f, h à j et r;
2° par la suppression de la lettre d'ordre
de chacun de ses paragraphes et leur ordonnancement selon l'ordre alphabétique.
Commentaire : Cet article retire toutes
les définitions en lien avec les activités funéraires à l'article 2 du
Règlement d'application de la Loi sur les laboratoires médicaux et sur la
conservation des organes et des tissus. Il s'agit de modifications de
concordance, puisque l'encadrement de ces activités est désormais prévu par la
Loi sur les activités funéraires et par un règlement pris en vertu de cette
loi.
Notes additionnelles : En 2016,
l'Assemblée nationale a adopté la Loi sur les activités funéraires. Cette loi
avait pour but d'instituer un nouveau régime juridique applicable aux activités
funéraires afin de respecter la protection de la santé publique et le respect
de la dignité des personnes décédées. Elle révisait donc l'ensemble du régime
existant à cette époque et elle retirait toutes les dispositions qui
concernaient les activités funéraires de la Loi sur les laboratoires médicaux,
la conservation des organes et des tissus et la disposition des cadavres. Le
titre de cette loi a été remplacé pour refléter ce retrait. Cette loi
s'intitule désormais la Loi sur les laboratoires médicaux et sur la
conservation des organes et des tissus.
En 2018, le gouvernement adoptait le
Règlement d'application de la Loi sur les activités funéraires. Ce règlement
avait pour but de compléter la nouvelle loi puis d'achever la... et d'achever
la révision du régime. Toutefois, les dispositions traitant des activités
funéraires contenues dans le Règlement d'application de la Loi sur les
laboratoires médicaux et sur la conservation des organes et tissus n'a pas...
n'ont pas été abrogées comme l'ont été celles contenues dans la Loi sur les
laboratoires médicaux et sur la conservation des organes et des tissus. Ce
maintien des dispositions réglementaires traitent des mêmes objets... traitant
des mêmes objets crée une confusion quant au droit réellement applicable aux
activités funéraires.
Le présent article et ceux qui suivent
visent donc à alléger le régime des activités funéraires de toutes les
dispositions qui n'ont plus leur raison d'être dans les règles d'application de
la Loi sur les laboratoires médicaux et sur la conservation des organes et des
tissus. On est vraiment dans une certaine concordance entre les lois et
règlements.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions?
Des voix : ...
M. Poulin : C'est ça. Et
l'esprit est conservé jusqu'à l'article 21 en lien avec ceci.
Mme Rotiroti : ...vraiment
dans la concordance par rapport à qu'est-ce qui est dans le règlement puis la
loi?
M. Poulin : De l'ALEC, oui,
exact, et de d'autres, oui.
Mme
Rotiroti
:
C'est bon. C'est bon.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
Mme
Rotiroti
:
Oui.
Le Président (M. Allaire) :
Nous allons procéder à la mise aux voix de l'article 11. Est-ce que l'article
11 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. M. le ministre, l'article 12, s'il vous plaît.
M. Poulin : Et je dois les
lire, hein, M. le Président, tout le temps?
Le Président (M. Allaire) :
...
M. Poulin : OK. C'est beau.
Donc :
12. L'article 21 de ce règlement est
abrogé.
Commentaire : Cet article retire
l'exigence du bulletin de décès dans le Règlement d'application de la Loi sur
les laboratoires médicaux et sur la conservation des organes et des tissus,
lequel n'est plus utilisé dans le nouveau régime sur les activités funéraires.
Le Président (M. Allaire) : Ce
n'était pas très long, celui-là.
Mme Rotiroti : ...le bulletin
de décès, là, c'est remplacé par quoi? C'est-tu remplacé...
M. Poulin : C'est dans un
autre régime, mais, oui, je peux laisser madame, oui.
Mme
Rotiroti
:
C'est...
Mme Dumas-Legendre
(Hélène) :...c'est le certificat de décès
maintenant.
Mme Rotiroti : Certificat de
décès. C'est ça je pensais. OK. Parfait. Merci.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
M. Poulin : Qui est dans le
régime sur les activités funéraires, oui.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 12 est
adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. L'article 13. M. le ministre.
M. Poulin : Le chapitre III
de ce règlement, comprenant les articles 42 à 63, est abrogé.
Commentaire : Cet article abroge le
chapitre III du Règlement...
M. Poulin : ...l'application
de la Loi sur les laboratoires médicaux et sur la conservation des organes et
des tissus, qui traite de la préparation des défunts, de leur embaumement, de
leur crémation ou de leur incinération puisque ces activités sont désormais
régies par la Loi sur les activités funéraires et par son règlement
d'application.
Le Président (M. Allaire) : ...Est-ce
que l'article... adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Article 14. M. le ministre.
M. Poulin : La section II du
chapitre... Moi, j'ai de la misère avec mes chiffres romains. IV, c'est lequel?
Le Président (M. Allaire) :
Quatre.
M. Poulin : Quatre. Merci.
Désolé. Moi, j'ai 34 ans. Donc : La section II du chapitre IV de ce
règlement, comprenant les articles 69 à 71, est abrogée.
Commentaire. Cet article abroge la section
II du chapitre IV du règlement d'application de la Loi sur les rapports
médicaux... laboratoires médicaux et sur la conservation des organes et des
tissus relative aux personnes décédées de maladies transmissibles puisque cette
matière est désormais traitée dans la Loi sur les activités funéraires et par
son règlement d'application.
Le Président (M. Allaire) : Interventions?
Mme
Rotiroti
:
Non. Ça va, M. le ministre.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Est-ce que l'article 14 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. Article 15.
M. Poulin : Le chapitre VI de
ce règlement, comprenant les articles 85 à 89, est abrogé.
Commentaire. Cet article du... cet article
abroge le chapitre VI du règlement d'application de la Loi sur les laboratoires
médicaux et sur la conservation des organes et des tissus qui traitent du
transport des défunts puisque cette activité est désormais régie par la Loi sur
les activités funéraires et par son règlement d'application.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions? Est-ce que l'article 15 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Article 16, s'il vous plaît.
M. Poulin : L'article 90
de ce règlement est modifié par la suppression des paragraphes a et b du
premier alinéa.
Commentaire. Cet article le retire des
dispositions du règlement en application de la Loi sur les laboratoires
médicaux et sur la conservation des organes et des tissus concernant le régime
de permis relatif à des activités funéraires puisqu'un nouveau régime de permis
régissant ces activités existe dans la Loi sur les activités funéraires et dans
son règlement d'application.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Des interventions? Est-ce que l'article 16 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. 17, s'il vous plaît.
M. Poulin : L'article 96
de ce règlement est modifié :
1° par la suppression, dans le deuxième
alinéa, de «directeur de funérailles»;
2° par la suppression, dans le troisième
alinéa, de «ou de directeur de funérailles».
Commentaire. Cet article retire des
dispositions du règlement d'application de la Loi sur les laboratoires médicaux
et sur la conservation des organes et les tissus concernant le régime de permis
relatif à des activités funéraires puisqu'un nouveau régime de permis régissant
ces activités existe dans la Loi sur les activités funéraires et dans son
règlement d'application.
Le Président (M. Allaire) :
Des interventions?
Mme
Rotiroti
:
...vraiment de la concordance, parce qu'au début c'était juste le directeur, là
on vient d'ajouter qu'il peut déléguer une autre personne.
M. Poulin : Exact.
Mme
Rotiroti
:
C'est bon.
Le Président (M. Allaire) : On
passe à sa mise aux voix. Est-ce que l'article 17 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
18.
M. Poulin : Les
articles 97 et 98 de ce règlement sont abrogés. Commentaire. Cet
article retire des dispositions du règlement d'application de la Loi sur les
laboratoires médicaux et sur la conservation des organes et des tissus
concernant le régime de permis relatif à des activités funéraires puisqu'un
nouveau régime de permis régissant ces activités existe dans la Loi sur les
activités funéraires et dans son règlement d'application.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Interventions?
M. Poulin : Concordance.
Mme
Rotiroti
:
Ça va.
Le Président (M. Allaire) :
Est-ce que l'article 18 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. 19.
M. Poulin : 19.
L'article 103 de ce règlement est abrogé.
Alors, on voit ce que l'on abroge. Cet
article retire des dispositions du règlement d'application de la Loi sur les laboratoires
médicaux et sur la conservation des organes et des tissus concernant le régime
de permis relatif à des activités funéraires puisqu'un nouveau régime de permis
régissant ces activités existe dans la Loi sur les activités funéraires et dans
son règlement d'application.
Le Président (M. Allaire) :
Interventions? Pas d'intervention. Est-ce que l'article 19 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. 20, s'il vous plaît!
M. Poulin : L'article 106
de ce règlement est abrogé.
...commentaire. Cet article retire des
dispositions du règlement d'application de la Loi sur les laboratoires médicaux
et sur la conservation des organes et les tissus concernant le régime de permis
relatif à des activités funéraires puisqu'un nouveau régime de permis régissant
ces activités existe dans la Loi sur les activités funéraires et dans son
règlement d'application.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Des interventions? Est-ce que l'article 20 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. 21.
M. Poulin : L'article 107
de ce règlement est modifié par la suppression des troisième et quatrième
alinéas.
Commentaire. Cet article retire des
dispositions du règlement d'application de la Loi sur les laboratoires médicaux
et sur la conservation des organes et des tissus concernant le régime de permis
relatif à des activités funéraires puisqu'un nouveau régime de permis régissant
ces activités existe dans la Loi sur les activités funéraires et dans son
règlement d'application.
Le Président (M. Allaire) :
Des interventions sur 21? Non. On va penser que sa mise aux voix. Est-ce que
l'article 21 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Parfait. On change de bloc, M. le ministre. On s'en va à l'article 22,
s'il vous plaît. La parole...
M. Poulin : Oui, absolument.
Alors, on a un autre bloc que nous entamons, M. le Président... C'est ma
feuille... elle est ici, ma feuille. Parfait. Alors, ça concerne l'instauration
d'un régime particulier de véhicule d'escorte certifiée pour escorter des
véhicules hors normes. Et également, on va parler dans un amendement que j'ai
déposé, et j'en suis très fier, de l'autorisation d'installation de modules de
sacs gonflables non déployés. Encore une fois, je suis accompagné de différents
professionnels du gouvernement du Québec pour traiter de ces dossiers.
Alors, nous sommes à l'article 22, si
je ne me trompe pas, je le lis...
Une voix : ...on aurait un
amendement à déposer sur un intitulé.
M. Poulin : Sur un intitulé
qui touche l'article 22.
Une voix : Qui vient juste
avant l'article 22.
M. Poulin : Ah! qui vient
juste avant l'article 22. Alors, est-ce que je peux demander de suspendre?
Le Président (M. Allaire) :
Oui. S'il vous plaît, on va suspendre les travaux quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 14 h 50)
(Reprise à 14 h 51)
Le Président (M. Allaire) :
Alors, nous allons reprendre les travaux. On s'en va à vous, M. le ministre, à
l'article 22. Allez-y.
M. Poulin : Je sais qu'il est
plus jeune que moi, mais il est Français. Je ne sais pas si c'était là, dans sa
culture, mais moi, les chiffres romains, en Beauce, c'était plus loin.
OK, donc 22 : L'article 4 du
Code de la sécurité routière (chapitre C-24.2) est modifié par
l'insertion, selon l'ordre alphabétique, des définitions suivantes:
««véhicule d'escorte certifié»: un
véhicule routier qui est utilisé pour escorter un véhicule hors normes visé par
un permis spécial de circulation et qui est muni de feux jaunes clignotants ou
pivotants ainsi que de l'accessoire d'identification, de la signalisation et
des équipements prévus par règlement; j'ouvre les guillemets
««véhicule hors normes»: je les ferme
alinéa 1° un véhicule routier ou un
ensemble de véhicules routiers dont la charge par essieu, la masse totale en
charge ou l'une des dimensions n'est pas conforme aux normes établies par
règlement;
alinéa 2° un ensemble de véhicules
routiers formé soit de plus de quatre véhicules routiers motorisés ou châssis
de véhicules automobiles, soit de plus de trois véhicules, l'essieu amovible
n'étant pas calculé dans le nombre de véhicules qui forment l'ensemble
lorsqu'il supporte une semi-remorque.» Je ferme les guillemets.
Commentaires : Cet article introduit,
au Code de la sécurité routière, une définition du terme «véhicule d'escorte
certifiée». Pour correspondre à ce type de véhicule et bénéficier des avantages
que cela procure, un véhicule doit être muni de différents éléments
visuellement distincts, feux jaunes de signalisation, accessoires
d'identification, l'absence d'un seul élément fera perdre au véhicule sa
qualification.
Cet article déplace également la
définition de «véhicule hors normes», qui se trouve actuellement à
l'article 462 du code, afin que la définition soit applicable à l'ensemble
du code et de ses règlements, plutôt qu'uniquement à la section dans laquelle
se trouve l'article 462.
Alors, M. le Président, nous venons, lors
du dépôt de ce projet de loi n° 11, instituer une
nouvelle réalité au niveau des véhicules d'escorte certifiée.
Une voix :
M. Poulin : Pardon? Oui, vous
approuvez ce que je disais. OK, c'est bon, parfait. Et pour faire en sorte,
justement, qu'on puisse transporter de la marchandise, on va pouvoir y venir un
petit peu plus tard.
Alors, la certification, il faut la créer,
il faut la mettre en place, et on vient donc mettre certaines conditions sur ce
que c'est un véhicule d'escorte certifié au Québec. Donc... et c'est le
règlement sur le permis spécial de circulation qui va déterminer dans quel cas
il faut un véhicule d'escorte ou dans quel cas il n'en faut pas.
Donc, je suis prêt à répondre à vos
questions là-dessus. Puis, évidemment, je suis accompagné de professionnels
avec qui nous pourrons compléter le tout.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Des interventions? Allez-y.
Mme Rotiroti : Oui. Bien,
effectivement, le ministre l'a dit dans son explication, on vient de créer une
nouvelle définition par rapport à c'est quoi un véhicule d'escorte certifié,
avec toutes les règles qui l'encombrent. C'est quoi... Pourquoi qu'on introduit
ce concept-là? C'est la demande de qui? Et dans quel contexte on se servirait
de ces véhicules-là?
M. Poulin : Bien, encore une
fois, on a certaines spécificités québécoises qui ne se font pas ailleurs. On a
notamment une demande concernant les pales d'éoliennes. Alors, le transport des
pales d'éoliennes, vous n'êtes pas sans savoir qu'on a de nombreux chantiers
éoliens au Québec, qui a une augmentation considérable des transports hors
normes qui vont se dérouler jusqu'en au moins 2035 dans les régions du Québec.
Et le transport de ces composantes-là sont fréquemment encadrées par des...
M. Poulin : ...policier, la
présence d'escorte policière, on les voit souvent lors de la route. Vous n'êtes
pas non plus sans savoir que nos policiers peuvent faire parfois autre chose
que d'accompagner des pales d'éoliennes. Et donc ça va nous mettre une pression
sur les corps de police dans ces régions-là, où il y a des projets éoliens.
Alors, c'est pour cette raison-là qu'on veut créer des... bien, en fait, les
escortes certifiées seraient requises lorsque nécessaire pour contrôler la
circulation, pour le transport de tout type de pièces hors normes, pas
seulement des transports de composantes d'éoliennes, et on pense que ça peut
toucher environ une soixantaine d'entreprises. Selon le Code de la sécurité
routière, lorsque la circulation doit être dirigée, un transport hors norme
doit être escorté par des véhicules identifiés d'un corps de police ou
exceptionnellement être encadré par des signaleurs mais de façon
exceptionnelle. Et donc on pense que de créer ce système d'escorte là, qui
existe ailleurs et sur lequel on pense qu'il va être possible de pouvoir le
faire, en Ontario, notamment, il y a des escortes privées permises. Voilà.
Mme Rotiroti : OK. Mais là,
ici, si on vient d'introduire cette nouvelle concept là, ça veut dire qu'on est
loin d'alléger. Il va y avoir la paperasse qui va mener avec ça. Il y a des...
des... des règles qui doivent être respectées, des permis qui doivent être
faits. Et là, ça... ça, c'est sans parler de le type de conducteur qui va avoir
le droit de conduire ces véhicules-là d'escorte. Alors, j'aimerais ça vous
entendre là-dessus, par rapport à les permis qu'on doit enlever, parce que là,
on n'est pas dans l'allègement, on vient d'ajouter un nouvel concept qui va
avoir de la paperasse qui est liée à ça, de un. Et de deux, quel type de
conducteur? Puis, c'est quoi, les... les exigences de ce conducteur-là pour
être capable de conduire ce véhicule d'escorte là?
M. Poulin : Oui. Bien, on...
on évalue une économie., parce que vous me posiez les coûts, on évalue une
économie de 5,1 millions, quand même, que, présentement, on paie des
policiers pour faire ça sur une base annuelle, puis là ça va juste augmenter
avec le... des pales éoliennes qu'on va avoir dans les différentes régions du
Québec.
Mme Rotiroti : Je comprends
ça, M. le ministre.
M. Poulin : Et il y a aussi
la disponibilité de cette main-d'œuvre-là. Alors, que ce soit à Marmen,
Boralex, Innergex, quand ils nous demandent, avec des délais assez serrés, de
pouvoir le faire, la disponibilité des corps de police n'est pas nécessairement
là pour pouvoir les livrer. Donc, d'avoir ce système d'escorte là que nous
venons encadrer également avec la Société de l'assurance automobile, il y a
quand même eu des tables qui ont été faites avec les directeurs des... les
directeurs de l'industrie en 2024-2025. La SAAQ a été consultée à plusieurs
reprises pour discuter de ce programme de certification là, qui ne sera pas,
par exemple, sous la responsabilité de la société d'État, mais bien par celle
du ministère des Transports, alors je tiens à vous le mentionner, grâce au
système de gestion des permis ministériels, les GPM, qui est déjà existant.
Alors, c'est l'objectif que nous avons pour pouvoir donner cette certification-là,
à la fois aux conducteurs.
Quelques clarifications dans vos questions
parce que vous me parlez du permis spécial de circulation. Lorsqu'un transport
hors norme, en dimension et/ou en charge, doit circuler sur le réseau, un
permis spécial de circulation est émis déjà par le ministère des Transports. Ça
détaille les conditions de circulation, d'encadrement qui vont devoir être
respectées pour assurer la sécurité des usagers : ralentissement à basse
vitesse, comment on se comporte sur les autoroutes versus les routes rurales,
la dimension, le nombre d'escortes, etc.
Vous dites «on ajoute de la paperasse». En
fait, on vient créer un cadre pour faciliter le développement économique du
Québec dans les prochaines années, tout simplement pour transporter les pales
puis s'assurer que les projets puissent se faire plus facilement sans passer
par des escortes policières.
Donc, on a le souci, vous et moi,
d'alléger le tout pour que ce soit le plus simple possible. Et d'ailleurs,
l'Ontario, quand ils ont mis en place ces régimes-là, il y a eu quand même
aussi des modifications législatives : consulter les différents joueurs,
création d'un manuel pour définir les rôles, les responsabilités de chacun,
l'élaboration d'un programme. Alors, on vient se donner aujourd'hui cette voie
législative là pour pouvoir le créer ensuite avec le ministère des Transports.
Mme Rotiroti : Je comprends
les explications du ministre puis je... c'est... je comprends que nos corps
policiers ont d'autres choses à faire que de... de suivre... Ça, je comprends
ça. Mais là on est dans l'allègement réglementaire, on vient d'introduire un
nouveau concept qui va indirectement exiger certains permis, exiger certaines
documentations. Est-ce qu'on prévoit le... Puis... puis ça, c'est... c'est
automatique, on ne peut pas. Tu sais, il y a des...
Mme Rotiroti : ...lois en
place ici, au Québec, puis les lois sont là pour être respectées. Alors, moi,
je veux m'assurer... Je ne suis pas contre le concept, je ne suis pas contre,
non plus, là, qu'est-ce que le ministre dit. Nos policiers doivent faire autre
chose que ça, j'en conviens avec lui. Lui, il dit qu'on fait des épargnes de
1,5 million. OK, je prends...
M. Poulin : 5,1.
Mme
Rotiroti
:
1,5...
M. Poulin : 5,1, oui.
Mme
Rotiroti
:
5,1. Je prends... je prends la parole du ministre, mais ça va au-delà de ça.
C'est un... le concept est... je comprends pourquoi vous le faites, très bien,
mais moi, je veux la garantie que ces gens-là, un, pour avoir les permis, ça va
être vite, ça va être extrêmement rapide, qu'ils ne mettent pas en péril ou
occasionnent des délais dans la livraison de la marchandise. Quelle garantie
que le ministre a que ce processus-là, pour ce véhicule-là d'escorte, va être
rapide et efficace? Parce qu'on n'est pas plus avancés, M. le ministre, vous
comprenez, si ce véhicule, ça lui prend trois mois pour avoir des permis
nécessaires pour faire le transport de la marchandise, là.
• (15 heures) •
M. Poulin : Lorsque nous...
Bien, premièrement, définir le régime, c'est en cours, et on va le faire suite
à l'adoption de la loi. Et ce que les entreprises nous disent, c'est qu'ils le
voient ailleurs dans les autres provinces, comment ça va mieux, puis qu'il y a
une certaine agilité. Donc, oui, l'objectif, comme ministre des PME, c'est
Marmen, Boralex, Innergex, quand ils appellent, il faut que ça aille vite,
parce que là, présentement... On nous donne des détails, là, on nous dit :
En 2026, les transports de 151 éoliennes sont planifiés dans six régions
administratives. Il faut les réserver des mois d'avance, les transports avec
les policiers, puis, en 2027, on l'évalue à 197 éoliennes. Et le nombre
d'escortes policières va non seulement être en augmentation... donc nos
policiers, on va en avoir encore besoin de plus.
Là, vous nous dites : Vous le
remplacez par un autre régime, qui a toutes les raisons du croire que... du
monde que ça peut aller mieux, mais vous ne me donnez pas une certitude que ça
va aller plus vite ou que ça va être plus agile. Je vous donne 100 %
raison. Alors, c'est pour ça qu'on le crée, qu'on va tout faire pour que ça
aille bien, comme ça va bien dans les autres provinces au Canada, selon les
commentaires des entreprises. Et, tout à l'heure, on va traiter d'autres articles,
là, en lien avec ceci, qui vient aussi un peu plus clarifier ce que vous nous
mentionnez sur le processus et les façons de faire.
Mais, oui, l'objectif, c'est qu'on puisse
travailler avec un bassin de x nombre d'entreprises au Québec, qui sont des
régimes d'escorte certifiés, avec lesquels on peut travailler le plus
rapidement possible, puis il y a la volonté de la part du ministère des
Transports de le faire le plus rapidement possible. D'ailleurs, juste pour vous
dire, là, on travaille déjà avec le ministère des Transports, la SAAQ, le MSP,
la SQ, la Direction des affaires juridiques, la CNESST, la formation, avec le
ministère de l'Éducation, évidemment, le ministère de l'Économie.
Mme Rotiroti : Alors, oui.
Est-ce que vous avez, M. le ministre, une idée de ça pourrait représenter
combien de véhicules d'escorte? D'entrée de jeu, avec la marchandise que vous
avez déjà, vous avez mentionné le nombre, là, ça pourrait représenter combien
de ces véhicules-là qui pourraient être mis en... en marche rapidement?
M. Poulin : On pense qu'à
l'été 2027 on peut être opérationnels. Donc, disons qu'on adopte la loi ce
printemps, qu'on puisse avoir des gens qui sont dans le domaine des véhicules,
de la surveillance de véhicules, qu'ils puissent se former et être prêts pour
l'été 2027. Tu sais, il va y avoir une transition, on veut former ces cohortes
certifiées là, donc former les gens qui sont prêts à pouvoir le faire en
2026-2027.
Et il y aura aussi une certaine période
hybride, donc, exemple, un policier avec quelqu'un qui est en formation sur les
véhicules d'escorte, pour pouvoir bien le former, lui expliquer comment on
fonctionne. Tu sais, il y a une collaboration de la Sûreté du Québec à nous
donner l'expertise qu'ils ont acquise au cours des dernières années, auprès du
ministère des Transports, pour assurer la conformité. Parce que l'objectif, ce
n'est pas de diminuer de qualité. On transporte, quand même, des éléments
importants sur la route puis, lorsqu'on en croise, on sait à quel point c'est
impressionnant, surtout des routes de campagne. Alors, la Sûreté du Québec va
nous accompagner dans cette transition-là.
Mme Rotiroti : Alors, le...
la certification du... le type de chauffeur pour ces véhicules-là aussi doit
être pris en considération. Ce n'est pas n'importe qui qui peut, évidemment,
conduire ces véhicules d'escorte là, alors...
M. Poulin : Oui, il y aura
une formation, effectivement.
Mme Rotiroti : OK. Puis vous
dites qu'à un moment donné il y a une espèce d'hybride, parce qu'il va falloir
quand même s'assurer que ces gens-là suivent les règles et tout ça, mais est-ce
qu'ils auront le pouvoir comme un policier pourrait avoir, c'est-à-dire
d'arrêter le trafic ou d'arrêter, mettons... de passer une... bon, je vais dire
n'importe quoi, de passer une lumière rouge pour ne pas être obligés de
freiner...
15 h (version non révisée)
Mme Rotiroti : ...rapidement et
causé du dommage à la marchandise qui exporte. Est-ce que, ça, c'est... Est-ce
que ces pouvoirs-là vont être attribués à ce véhicule-là?
M. Poulin : Oui. Puis dans
les prochains articles, on vient bien le définir, notamment dans l'article 22 :
sur le chemin public, sur, bon, cyclomotard, dépanneuse, véhicule d'escorte
certifiée qui est utilisé, puis, là, je ne veux pas trop aller d'avance, là,
mais le feu clignotant jaune ou pivotant sur les véhicules hors norme. Alors,
on vient le définir, puis j'ai des gens également du ministre des Transports
qui sont... qui sont avec nous. Alors, si jamais, ils sont en mesure de pouvoir
répondre également, là, ça me ferait grandement plaisir.
Mme Rotiroti : Oui. Avant...
avant qu'on cède la parole, par rapport à le chauffeur, vous savez que, si vous
chauffez un camion, un bateau, vous avez... sur votre permis de conduire, vous
êtes aussi... vous avez toujours une classification. Est-ce que c'est une
nouvelle qualification pour ce... chauffeur-là? Ou c'est équivalent à celui qui...
un 10 roues, exemple?
M. Poulin : Bien, en fait, le
chauffeur qui transporte la Pale éolienne, lui, ça ne change rien.
Mme Rotiroti : Non, ça, je
comprends.
M. Poulin : C'est ça, c'est l'escorte
avant et l'escorte après. Ça, ce sont des chauffeurs qui vont avoir une
formation, mais ce sont des conducteurs réguliers, là, si on veut, comme un peu
les policiers, là.
Mme Rotiroti : Ça fait que
c'est... c'est des nouveaux... Oui. Ça fait qu'il n'y a pas un équivalent par
rapport à le permis de conduire. Sur le permis de conduire, là, tu peux...
M. Poulin : Je pense qu'on
est... Là-dessus, je vais peut-être céder la parole aux gens pour être certain
d'être... de ce que je vous réponds.
Le Président (M. Allaire) : J'ai
d'abord besoin de votre consentement. Est-ce que j'ai votre consentement?
Parfait. Qui va nous... s'introduire à
nous? Donc, simplement vous présentez avec votre titre, la parole est à vous.
Mme Brousseau (Valérie) : Oui,
bonjour, Valérie Brousseau, je suis avocate à la Direction des affaires
juridiques, transports et mobilité durable. Donc ce n'est pas par les permis de
conduire usuels qui sont délivrés par la Société de l'assurance automobile du
Québec qu'on va passer. C'est vraiment par une certification du ministère des
Transports et de la Mobilité durable, comme le ministre le disait tout à l'heure
avec gestion des permis ministériels. C'est une façon qui a été... qui a été
choisie, qui était plus agile pour amener tout ensemble la gestion des permis
spéciaux de circulation et la certification des conducteurs de véhicules d'escorte.
Mme Rotiroti : OK. Puis ces
gens-là, on ne les a pas encore, il faut les former, c'est ça? Je comprends?
Mme Brousseau (Valérie) : Exact.
Mme
Rotiroti
: Ça
n'existe pas. OK. Ça va.
Le Président (M. Allaire) : (panne
de son) article 22, est-ce que l'article 22 est adopté.
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
M. le ministre. Article 23, vous avez un amendement.
M. Poulin : Oui. Alors, là,
on s'en va sur les coussins... Oui?
Une voix : ...
M. Poulin : Oui.
Mme Rotiroti : ...rendre
compte en lisant, on parle des véhicules hors norme... des véhicules d'escorte,
mais on n'a pas abordé le véhicule hors norme que vous mentionnez. Alors, c'est
le même...
M. Poulin : C'est les
escortes du véhicule hors norme en fait, vous ce que vous... Oups, pardon, ce
que vous me dites, c'est... c'est dans l'intitulé ou c'est dans...
Mme Rotiroti : Dans votre
texte proposé.
M. Poulin : Ah! parce que
véhicule hors norme, oui.
Mme Rotiroti : Oui. Plus
loin, là. À la page 47, je suis un peu plus loin, je suis allé plus loin,
moi, dans votre... dans votre projet de loi. Vous parlez des véhicules...
M. Poulin : C'est que, vu que
le véhicule hors norme est entre les véhicules d'escorte, on venait
effectivement le clarifier et on... et dans la façon dont l'amendement est
bâti, le véhicule hors normes, ce que l'on dit, c'est «un véhicule routier ou
un ensemble de véhicules routiers dans... dont la charge par essieu, la masse
totale en charge ou l'une des dimensions n'est pas conforme aux normes établies
par règlement.» C'est un peu une concordance, le véhicule hors norme, avec la
création du véhicule de régime d'escorte, c'est juste pour dire qu'est-ce qui
peut être entre les deux escortes, on venait le définir avec ce véhicule hors
norme là, au niveau de la charge, de l'essieu, etc. pour dire : un régime
d'escorte, ça escorte quoi, dans le fond? Ça escorte le véhicule hors norme.
Mme Rotiroti : Je comprends.
Maximum, oui. Parfait.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
Mme
Rotiroti
:
Oui, excusez.
Le Président (M. Allaire) : Non,
non, il n'y a pas de problème. Donc, 23 avec votre amendement, M. le ministre.
M. Poulin : Oui. Alors, l'article 227
de ce code est modifié par l'ajout, à la fin du premier alinéa, des paragraphes
suivants :
«9° Les véhicules d'escorte qui escortent
un véhicule hors norme visé par un permis spécial de circulation;
«10° Les véhicules hors norme visés par un
permis spécial de circulation pourvu que cela soit nécessaire pour respecter
une condition dont est assorti le permis.»
Commentaires : cet article ajoute le
véhicule d'escorte, certifié ou non, et les véhicules hors norme à la liste des
véhicules pouvant être munis de feux jaunes, clignotants ou pivotants.
Note additionnelle : c'est le
règlement sur le permis spécial de circulation qui va déterminer dans quel cas
il faut un véhicule d'escorte...
M. Poulin : ...et dans quel cas
il faut un véhicule d'escorte certifié. Aucune disposition pénale à mentionner
puisque la modification ajoute une permission de munir les véhicules de feux
jaunes pivotants ou clignotants. La couleur jaune a été retenue pour les
véhicules d'escorte, vu qu'elle est déjà utilisée d'après les dispositions du
Règlement sur le permis spécial de circulation. De plus, la couleur jaune est
celle utilisée pour signaler aux usagers de la route la présence d'un véhicule
qui peut représenter un danger ou une entrave à la circulation. Il peut agir
d'un véhicule lent, encombrant, qui s'immobilise fréquemment ou qui effectue le
travail, comme le déneigement, le remorquage ou de l'entretien. Et j'ai un
amendement, mais qui est un article qui suit, alors est-ce qu'on le traite tout
de suite? Non, hein, c'est ça, hein?
Le Président (M. Allaire) :
Non, c'est... vous avez... Non, non, non, vous avez un amendement dans 23.
• (15 h 10) •
M. Poulin : J'ai un amendement
dans 23. OK. Non, non, pas de problème. Remplacer l'article... Alors,
l'amendement : Remplacer l'article 23 du projet de loi par le
suivant : 23. L'article 227 de ce code est modifié par l'ajout, à la
fin du premier alinéa, du paragraphe suivant :
«9. Les véhicules destinés à servir de
véhicule d'escorte appartenant à une entreprise de transport de marchandises
utilisant des véhicules hors norme ou à une entreprise offrant des services
d'escorte de véhicules hors normes.»
Commentaires. Cet amendement vise à
ajouter une catégorie de véhicules à la liste de ceux qui peuvent être munis de
feux jaunes clignotants ou pivotants. Alors, bien, c'est ça, je pense, ça
résume bien. Pour bien classifier les feux jaunes, qui peut être éligible à
cette possibilité-là? Donc, on vient le... mieux le clarifier avec à la fois
l'article et l'amendement.
Le Président (M. Allaire) :
...merci. Des interventions sur l'amendement? Non. S'il n'y a pas
d'intervention, on va procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'amendement est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. On revient donc à l'article 23 tel qu'amendé. Des interventions?
S'il n'y en a pas, on va procéder à sa mise aux voix. Est-ce que
l'article 23, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Excellent. M. le ministre, c'est maintenant l'amendement pour
introduire 23.1.
M. Poulin : Oui. 23.1 :
L'article 250.2 de ce code est modifié par l'insertion, après le troisième
alinéa, du suivant : «Malgré le premier alinéa, un module de sacs gonflables
usagés qui n'a pas été déployé, dont la conformité a été... là, on change de
sujet complètement. C'est vraiment le fun... a été vérifié par un recycleur
visé au titre trois peut être installé dans un véhicule routier ou aux fins
d'une telle installation, être vendu ou mis à la disposition de quiconque
contre valeur, selon les conditions et les modalités prévues par règlement;
2° par le remplacement de la quatrième
alinéa de «présents articles» par «premier ou du deuxième alinéa».
Commentaires. Cet amendement permet qu'un
module de salle gonflable usagé qui n'a pas été déployé soit installé, vendu ou
mis à la disposition de quiconque. Un recycleur visé au titre trois du Code de
la sécurité routière doit en avoir vérifié la conformité. Les conditions et les
modalités pour appliquer cet article sont prévues par règlement. Alors, dans
les notes, une telle installation de modules de sacs gonflables est
actuellement permise selon les conditions d'une entente entre la Société de
l'assurance automobile du Québec et l'ARPAC, l'Association des recycleurs de
pièces de tout et de camions, pour les personnes que la société autorise en
vertu du quatrième alinéa de l'article 250.2 du Code de la sécurité
routière.
Alors, cet amendement-là vient répondre à
une demande de longue date de l'industrie de la récupération de pièces
automobiles et de l'association de ces marchands-là. Donc, on reconstruit des
véhicules au Québec, mais on ne permettait pas, lorsque le coussin gonflable
non déployé... ne puisse se retrouver dans la reconstruction du véhicule
automobile. Alors, c'est l'allègement réglementaire. Ailleurs au Canada, ça se
fait déjà. Et je pense qu'on est dans une avancée importante pour l'industrie
automobile.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Des interventions? Non. S'il n'y a pas d'intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix de cet amendement. Est-ce que l'amendement est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. L'amendement est adopté. On introduit 23.1 au projet de loi. Donc,
l'article est adopté. Alors, on poursuit, M. le ministre, on s'en va à 24 et il
y a un amendement.
M. Poulin : Exactement. Alors,
l'article 24 : L'article 303.3 de ce code est modifié par
l'ajout, à la fin du deuxième alinéa, du paragraphe suivant :
«3° est propriétaire ou locataire ou qui a
le contrôle d'un véhicule d'escorte certifié.»
Commentaires. Cet article ajoute le
propriétaire locataire et la personne qui a le contrôle d'un véhicule d'escorte
certifié à la liste des personnes qui doivent veiller à ce que le signaleur qui
dirige la circulation soit vêtu de manière conforme aux règles établies par
règlement du ministre. Cette modification est requise en concordance avec
l'ajout à venir de l'article 311 du code.
Le Président (M. Allaire) :
Des interventions sur l'amendement...
M. Poulin : ...sur l'article.
Le Président (M. Allaire) :
Ah! sur l'article. Excusez-moi. On est rendu. Vous devez lire l'amendement,
s'il vous plaît.
M. Poulin : Je vais lire
l'amendement. «24 : L'article 303.3 de ce code est modifié :
1° par l'insertion, à la fin du premier
alinéa, de «et la formation qu'il doit suivre avec succès»;
2° par l'ajout, à la fin du deuxième
alinéa, du paragraphe suivant :
«3° est propriétaire ou locataire ou a le
contrôle d'un véhicule d'escorte certifié.»
Commentaires : Cet amendement
conserve l'ajout du propriétaire, du locataire et de la personne qui a le
contrôle d'un véhicule d'escorte certifié à la liste des personnes qui doivent
veiller à ce que le signaleur qui dirige la circulation soit vêtu de manière
conforme aux règles établies par règlement du ministre, en concordance avec
l'ajout à venir de l'article 311 du Code de la sécurité routière.
Cet amendement précise également
l'habilitation prévue au premier alinéa de l'article 303.3 de ce code, en
ajoutant que le règlement du ministre portera sur la formation que doit suivre
une personne pour agir à titre de signaleur.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions sur l'amendement? S'il n'y a pas d'intervention, on va
procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. On revient donc à l'article 24 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a
des interventions? Pas d'intervention.
Est-ce que l'article 24, tel
qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. M. le ministre, 25.
M. Poulin : Oui, on est
évidemment dans la concordance, là, de 25 à 32. C'est ça?
Une voix : 37.
M. Poulin : 37, oui, 25 à 37.
Je le dis pour les gens qui suivent nos travaux, et je n'ai pas d'amendement
avant 28. Je veux juste être certain que... oui, non, je n'ai pas d'amendement
avant 28. Parfait.
Alors, 25 : L'article 311 de ce
code est remplacé par le suivant:
«311. Lorsque la circulation est dirigée
par un agent de la paix ou par un brigadier scolaire, toute personne doit,
malgré une signalisation contraire, obéir à leurs ordres et signaux.
Il en est de même lorsque la circulation
est dirigée par un signaleur lors de travaux, d'événements exceptionnels,
d'épreuves ou de compétitions sportives ou pour faciliter la circulation d'un
véhicule hors normes.»
Commentaires : Cet article remplace
l'article 311 du Code de la sécurité routière afin d'y ajouter la
circulation d'un véhicule hors norme à la liste des situations au cours
desquelles un signaleur routier peut diriger la circulation. Le
remplacement de l'article vise essentiellement à simplifier la formulation pour
en faciliter la compréhension.
Alors, ça vient aussi répondre un peu à la
demande de la députée, tout à l'heure, sur les mêmes droits. On vient le
préciser à ce niveau-ci.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions sur 25? S'il n'y a pas d'intervention, nous allons procéder à
la mise aux voix. Est-ce que l'article 25 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. On poursuit. 26.
M. Poulin : L'article 326.2
de ce code est modifié par l'ajout, à la fin, des paragraphes suivants:
«6° un véhicule d'escorte dont les feux
clignotants ou pivotants sont actionnés;
«7° un véhicule hors normes visé par un
permis spécial de circulation, pourvu que cela soit nécessaire pour respecter
une condition dont est assorti le permis.»
Commentaires : Cet article ajoute les
véhicules d'escorte et les véhicules hors norme à la liste des véhicules
pouvant circuler sur une voie réservée à la circulation de certaines catégories
de véhicules. Les voies dont il est question sont celles réservées aux
transports en commun, au covoiturage ou aux taxis. Je lis la note
additionnelle de façon courte, parce que c'est le règlement sur le permis
spécial de circulation qui va déterminer dans quel cas il faut un véhicule
d'escorte et dans quel cas il faut un véhicule d'escorte certifié. Aucune
disposition pénale à mentionner, puisque la modification ajoute une permission
pour les véhicules d'escorte certifiés d'utiliser les voies réservées.
Le Président (M. Allaire) : Interventions
à 26. S'il n'y a pas d'intervention, on procède à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 26 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. 27. M. le ministre.
M. Poulin : L'article 359.0.1
de ce code est modifié par l'insertion, dans le deuxième alinéa et après
«sportives», de «ou pour faciliter la circulation d'un véhicule hors normes».
Commentaires : Cet article vise à
ajouter un motif de contrôle de la circulation, soit pour faciliter la
circulation d'un véhicule hors normes. Il s'agit d'une modification de
concordance avec celle apportée à l'article 311 du code par
l'article 25 du projet de loi.
Le Président (M. Allaire) : Des
interventions? S'il n'y a pas d'intervention, on va procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'article 27 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté, parfait. 28, s'il vous plaît.
M. Poulin : 28. Ce code est
modifié par l'insertion, après l'article 378, du suivant:
«378.1. Le conducteur d'un véhicule
d'escorte certifié ne doit actionner les feux clignotants ou pivotants dont est
muni son véhicule que lorsqu'il escorte un véhicule hors normes visé par un
permis spécial de circulation.
Il n'est alors pas tenu de respecter les
dispositions des articles 310 et 312, du premier alinéa de
l'article 326.1, du paragraphe 2° de l'article 345 et des
articles 346, 347, 359, 360, 361, 364, 365, 382 à 384, 386, 406.2, 415 et
416. Dans chacune des situations visées à ces articles, il doit toutefois
s'assurer que le non-respect de la règle prescrite peut se faire sans danger.» Commentaires :
Cet article encadre l'utilisation des feux jaunes dont est muni un véhicule
d'escorte certifié afin qu'il ne soit actionné que lorsque le véhicule est
utilisé pour escorter un véhicule hors normes...
M. Poulin : ...l'article
prévoit la possibilité de déroger à certains articles du code, pourvu que le
conducteur s'assure que la manœuvre peut-être faite sans danger.
Le Président (M. Allaire) : Votre
amendement, s'il vous plaît.
M. Poulin : Oui, bien sûr. Au
deuxième alinéa de l'article 378.1 du Code de la sécurité routière,
proposé par l'article 28 du projet loi, alinéa 1, remplacer «Il n'est
alors pas tenu» par «lorsque les feux clignotants ou pivotants dont est muni un
véhicule d'escorte certifié sont actionnés conformément au premier alinéa, et
si les circonstances l'exigent, le conducteur du véhicule n'est pas tenu. Alinéa 2 :
Insérer après 365, 368 : 3 Remplacer... remplacer «et 416» par «416 et
500».
Commentaire : Cet amendement,
introduit dans l'article 378.1 du Code de la sécurité routière, proposé
par l'article 28 du projet de loi. L'obligation qu'un conducteur de véhicule
d'escorte s'assure que les circonstances dans lesquelles il se trouve exige
qu'il passe outre à une disposition de ce code. Cet amendement a également
pour... pour objet d'ajouter certains articles du code dans la liste des règles
qu'un conducteur de véhicules d'escorte certifié n'est pas, dans certaines
circonstances, tenu de respecter.
• (15 h 20) •
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions sur l'amendement? S'il n'y a pas d'interventions, on procède
à sa mise aux voix. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Parfait,
on revient donc à l'article 28 tel qu'amendé, est-ce que l'article 28
tel qu'amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté, parfait. M. le ministre, vous avez un amendement pour introduire...
M. Poulin : 29.
Le Président (M. Allaire) : 28.1.
M. Poulin : Ah, 28,1, désolé.
Le Président (M. Allaire) :
Allez-y.
M. Poulin : Insérer, après
l'article 28 du projet de loi, le suivant : Ce code est modifié par
l'insertion, après l'article 405, du suivant. 405.1 : Lorsqu'un
véhicule d'escorte certifié dont les feux clignotants ou pivotants sont
actionnés précède ou suit un véhicule hors norme, le conducteur d'un véhicule
routier ou le cycliste ne doit pas s'insérer entre eux.
Commentaire : Cet amendement
introduit au Code de la sécurité routière une nouvelle règle pour les
conducteurs de véhicules routiers les cyclistes leur interdisant de s'insérer
entre un véhicule d'escorte certifié et un véhicule hors norme qui circulent
directement l'un derrière l'autre.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions sur l'amendement? S'il n'y pas d'interventions, on va
procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'article... est-ce que l'amendement,
pardon, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Parfait,
donc, l'amendement
M. Poulin : C'est éligible,
aussi, sur le territoire de la ville de Montréal. Je tenais à le préciser.
Le Président (M. Allaire) : C'est
bien, donc, l'amendement est adopté. Donc, on ajoute l'article 28.1 au
projet de loi, il est adopté. M. le ministre, on s'en va à 29.
M. Poulin : Effectivement,
effectivement. Oui, absolument. Alors, je lis l'article 29.
L'article 406 de ce code est modifié par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant : Il doit, de la même manière, céder le passage à un véhicule
d'escorte certifié dont les signaux lumineux sont en marche.
Commentaire : Cet article prévoit une obligation pour les
conducteurs de véhicules routiers et les cyclistes de céder le passage à un
véhicule d'escorte certifié dont les gyrophares jaunes sont actionnés, M. le
Président. Puis j'ai un amendement à l'article 29 : Retirer
l'article 29 du projet de loi.
Commentaire : Cet amendement retire
l'article 29 du projet de loi, lequel modifie l'article 406 du Code
de la sécurité routière pour ajouter une obligation à l'égard du conducteur du
véhicule routier et du cycliste, les obligeant à céder le passage à un véhicule
d'escorte certifié dont les signaux lumineux sont en marche. Or, cette
modification n'est plus nécessaire, vu l'ajout, quand même, à
l'article 405.1, au code proposé par l'article 28.1 du projet de loi.
Le Président (M. Allaire) : Parfait,
merci. Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement?
M. Poulin : Concordance.
Le Président (M. Allaire) : ...à
sa mise aux voix, est ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté, parfait. On revient donc à l'article 29 tel qu'amendé, mais là, il
est retiré. Alors, il sera retiré du projet de loi, donc, on n'aura pas besoin
de le faire. M. le ministre, l'article 30, s'il vous plaît.
M. Poulin : Oui. Alors,
l'article 30. L'article 406.1 de ce code est modifié par l'insertion,
dans le premier alinéa et après «véhicules d'urgence» de «un véhicule
d'escorte».
Commentaire : Cet article ajoute les
véhicules d'escorte certifiés à la liste des véhicules à l'égard desquels un
corridor de sécurité doit être respecté par les conducteurs de véhicules
routiers.
Le Président (M. Allaire) :Des
interventions? Pas d'interventions, on procède au... à la mise... de l'article 30,
est-ce que l'article 30 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté, parfait. 31, M. le ministre.
M. Poulin : L'article 462
de ce code est modifié par la suppression du paragraphe 3 du premier
alinéa. Commentaire : Cet article supprime la définition de véhicules hors
normes comme celle-ci se trouve maintenant à l'article 4 du Code de la
sécurité routière avec l'ensemble des définitions.
Le Président (M. Allaire) : Parfait,
des commentaires? Pas de commentaires, on va procéder à la mise aux voix
del'article 31. Est-ce que l'article 31 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté, parfait, merci. 32, M. le ministre, et il y a un amendement.
M. Poulin : Exactement, il y
a un amendement. Alors, c'est assez costaud au niveau de l'article. Alors, je
vous le lis à l'instant : Les articles 464.1 et 464.2 de ce code sont
remplacés par les suivants : 464.1 Pour conduire un véhicule d'escorte certifié...
M. Poulin : ...une personne
doit être titulaire de la certification délivrée à cette fin par le ministre.
«Pour obtenir une telle certification, une
personne doit transmettre au ministre une demande conforme aux exigences
déterminées par règlement et remplir les conditions suivantes :
«1° elle est titulaire d'un permis de
conduire de classe 5 depuis au moins 24 mois;
«2° elle ne fait... elle n'a fait
l'objet d'aucune sanction visée à l'article 106.1 dans les 24 mois
précédant la demande;
«3° son permis de conduire n'est pas
assorti de la condition de conduire un véhicule routier muni d'un antidémarreur
éthylométrique agréé par la Société;
«4° elle a complété et réussi une
formation portant sur la sécurité routière, le transport hors normes, le
contrôle de la circulation et tout autre sujet prévu par règlement,
conformément aux modalités prévues par règlement;
«5° elle atteint le niveau de
compétence en français établi par le règlement... par règlement;
«6° elle a acquitté les droits et les
frais fixés par règlement.»
Le Président (M. Allaire) :
...article introduit par article introduit, si vous me le permettez.
M. Poulin : Parce que
l'amendement concerne ça, c'est ça.
Le Président (M. Allaire) : C'est
ça. Il concerne le 464.4. Donc, sur celui-là, sur ce bloc-là, est-ce qu'il y a
des interventions? Pas d'intervention. M. le ministre, vous pouvez aller
poursuivre, aller à 464.2.
M. Poulin : Oui. «464.2. Le
propriétaire, le locataire ou la personne qui a le contrôle d'un véhicule
d'escorte certifié ne peut laisser conduire ce véhicule par une personne qui
n'est pas titulaire de la certification prévue au premier alinéa de
l'article 464.1.»
Le Président (M. Allaire) : ...des
interventions? Ça va? Vous pouvez poursuivre, M. le ministre.
M. Poulin : «464.3 La
personne titulaire de la certification prévue au premier alinéa de
l'article 464.1 doit, pour la conserver, transmettre au ministre, à la
fréquence prévue par règlement, une attestation de réussite à l'examen visé au
paragraphe 4° du deuxième alinéa de cet article.»
Le Président (M. Allaire) : Interventions?
Pas d'intervention. Ça va? Allez-y avec le prochain et votre amendement.
M. Poulin : Exact.
Donc : «464.4. Le ministre révoque la certification prévue au premier
alinéa de l'article 464.1 délivrée à une personne qui se trouve dans l'une
des situations suivantes :
«1° son permis de conduire est
assorti de la condition de conduire un véhicule routier muni d'un antidémarreur
éthylométrique agréé par la Société;
«2° son permis de conduire a été
révoqué en application de l'article 180;
«3° elle a été déclarée coupable
d'une infraction à l'article 378.1;
«4° elle n'a pas transmis
l'attestation de réussite à l'examen conformément à l'article 464.3;
«5° toute autre situation prévue par
règlement.
«Le ministre peut révoquer la
certification délivrée à une personne qui a produit une déclaration, un
document ou un renseignement faux ou qui a fait défaut de respecter une obligation
qui lui incombe en vertu du présent code en lien avec la conduite d'un véhicule
d'escorte certifié.»
Et l'amendement : Supprimer le
paragraphe 3° du premier alinéa de l'article 464.4 du Code de la
sécurité routière, proposé par l'article 32 du projet de loi.
Commentaire. Cet amendement a pour objet
de retirer une situation faisait en sorte que le ministre des Transports et de
la Mobilité durable doit révoquer la certification d'un conducteur de véhicule
d'escorte certifié qui a actionné les feux clignotants ou pivotants dont est
muni son véhicule alors que le véhicule n'escortait pas un véhicule hors norme.
Donc, la note. Après réflexion, on a jugé
que le retrait de la certification d'un conducteur de véhicule d'escorte
certifié pour cette raison était une sanction trop sévère. Le dernier
paragraphe de l'article permet au gouvernement de déterminer d'autres
situations dans lesquelles le ministre doit révoquer la certification. Il
serait possible d'y ajouter une infraction, par exemple, à l'article 378.1
du code, si cela s'avère nécessaire.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions? Oui, allez-y.
Mme Rotiroti : Juste une
petite clarification, M. le ministre. Là, vous venez de dire... quand vous
enlevez l'alinéa 3° qui dit que tu es déclaré coupable d'une infraction... vous
parlez d'infraction, ça, ça veut dire s'ils n'ont pas mis leurs feux
clignotants ou ils les ont mis, mais ils n'escortaient pas. C'est la seule
infraction?
M. Poulin : En fait, s'ils
ont mis leurs feux clignotants alors qu'ils n'étaient pas en service.
Mme Rotiroti : Oui, que... et
ils n'escortaient pas un véhicule, oui.
M. Poulin : Et il y a
évidemment l'alinéa 2°, 4°, 5° qui fait allusion aux autres... 2°, 4°, 5° qui
fait allusion aux autres.
Mme Rotiroti : Je comprends.
Mais, quand vous dites coupable d'une infraction, vous parlez uniquement de
cette infraction-là?
M. Poulin : Bien, il faudrait
que je me réfère à l'article 378.1, mais madame peut certainement
compléter, oui. Oui.
Le Président (M. Allaire) : Oui.
Mme Rousseau, allez-y.
Mme Brousseau (Valérie) :
Oui. Donc, c'est effectivement uniquement une infraction au fait d'avoir
actionné les feux jaunes clignotants pivotants sans être en train d'escorter un
véhicule. La raison est simple, c'est que tous les articles qui sont mentionnés
dans le deuxième alinéa, quand on dit qu'il n'est alors pas tenu de respecter
certaines dispositions, si jamais il ne les respecte pas, mais que les circonstances
ne l'exigent pas ou qu'il ne pouvait pas le faire sans danger, bien, il perd le
bénéfice de «il n'est alors pas tenu». Il ne sera pas reconnu coupable à une
infraction à 378.1, il serait alors reconnu coupable d'une infraction, par
exemple, de ne pas s'être immobilisé au feu rouge ou d'avoir circulé dans une
voie en sens inverse, par exemple.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
Mme
Rotiroti
:
Oui.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. On procède...
Le Président (M. Allaire) : ...la
mise aux voix de l'amendement. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté, parfait. M. le ministre, 464.5.
M. Poulin : Avant de refuser
de délivrer à une personne la certification prévue au premier alinéa de
l'article 464.1 ou avant de la révoquer, le ministre lui notifie par écrit
le préavis prescrit par l'article 5 de la Loi sur la justice
administrative et lui accorde un délai d'au moins 15 jours pour présenter
ses observations.»
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions? S'il n'y a d'intervention, on va revenir à
l'article 32, globalement, tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a des
interventions? Pas d'intervention. On va procéder à sa mise aux voix. Est-ce que
l'article 32, tel qu'amendé, est adopté?
• (15 h 30) •
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté,
parfait. 33, M. le ministre, et vous avez un amendement.
M. Poulin : Oui, absolument.
33. L'article 513 de ce code est modifié par le remplacement, dans le
quatrième alinéa, de «titulaire d'un permis d'escorte» par «conducteur d'un
véhicule d'escorte».
Commentaires : Cet article apporte
une modification de concordance en changeant l'expression «titulaire d'un
permis d'escorte» par «conducteur d'un véhicule d'escorte».
Dans l'amendement, si je peux y
aller : Remplacer l'article 33 du projet de loi par le suivant :
«33. L'article 513 de ce code est
modifié :
1° par le remplacement, dans le quatrième
alinéa, de «titulaire d'un permis d'escorte» par «conducteur d'un véhicule
d'escorte»;
2° par la suppression, dans le cinquième
alinéa, de «ou d'un permis d'escorte» et de «ou un permis d'escorte».
Commentaires : Cet amendement modifie
l'article 33 du projet de loi, lequel modifie l'article 513 du Code
de la sécurité routière afin de supprimer toutes les mentions faites à la
notion de «permis d'escorte».
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Merci. Des interventions sur l'amendement? Par l'intervention, on procède à sa
mise aux voix. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. On revient donc à l'article 33, tel qu'amendé. Est-ce qu'il
est... Est-ce qu'il y a des interventions? Pas d'intervention, on procède à sa
mise aux voix. Est-ce que l'article 33, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. M. le ministre, 34.
M. Poulin : L'article 513.1
de ce code est remplacé par les suivants: ...on va faire la même mécanique,
j'imagine, M. le Président, compte tenu des alinéas.
Le Président (M. Allaire) :
Oui.
M. Poulin : Alors :
«513.1. Le conducteur, le propriétaire, le locataire ou la personne qui a le
contrôle d'un véhicule d'escorte certifié qui n'est pas conforme aux exigences
d'identification, de signalisation et d'équipements ou aux caractéristiques
prévues par règlement commet une infraction et est passible d'une amende de
300 $ à 600 $ et, en cas de récidive, de 600 $ à 1 200 $
Le Président (M. Allaire) : ...l'amendement.
M. Poulin : L'amendement...
Le Président (M. Allaire) :
Ah! il est à 35, excusez-moi, il est à 35...
M. Poulin : Il est à 35,
hein, c'est ça.
Le Président (M. Allaire) :
...c'est mon erreur. Excusez-moi.
M. Poulin : Non, pas de
problème.
Le Président (M. Allaire) : Est-ce
qu'il y a des interventions sur le premier article introduit, 513.1? Pas
d'intervention. On peut poursuivre. M. le ministre.
M. Poulin : «513.2. La
personne qui conduit un véhicule d'escorte certifié sans être titulaire de la
certification prévue au premier alinéa de l'article 464.1 commet une
infraction et est passible d'une amende de 300 $ à 600 $ et, en cas
de récidive, de 600 $ à 1 200 $.
Le Président (M. Allaire) : Des
interventions?
Mme Rotiroti : J'imagine,
juste pour ma gouverne, M. le ministre, les amendes qu'on a ici, là, de
300 $ à 600 $, puis récidive de 600 $ à 1 200 $, on se
base sur déjà qu'est-ce qui existe, on est dans les mêmes baromètres ou on
vient de créer une autre série d'amendes?
M. Poulin : Je n'ai pas en
tête l'ensemble des amendes, alors je ne veux pas vous induire en erreur.
Peut-être, oui. Mme la juriste, oui.
Mme Brousseau (Valérie) : Oui,
effectivement, on est allé avec des choses le plus semblable possible. Je
dirais que l'article 229, qui est puni par l'article 287 pour le
propriétaire et 519.49 du code par rapport aux conducteurs, c'étaient des
infractions similaires et des amendes similaires.
Mme Rotiroti : Merci.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
Mme
Rotiroti
:
Oui.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. On peut poursuivre. M. le ministre, prochain article introduit.
M. Poulin : «513.3. Le
propriétaire, le locataire ou la personne qui a le contrôle d'un véhicule
d'escorte certifié qui contrevient à l'article 464.2 commet une infraction
et est passible d'une amende de 300 $ à 600 $ et, en cas de récidive,
de 600 $ à 1 200 $.»
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions? Pas d'intervention, on va procéder à la mise aux voix de
l'article 34 dans son ensemble. Est-ce que l'article 34 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté, parfait. On poursuit, M. le ministre, 35.
M. Poulin : 35, et j'aurai un
amendement un peu plus tard à 35.1, deux amendements, oui.
35. L'article 592 de ce code est
modifié par l'insertion, dans le deuxième alinéa et après «378,», de «au
premier alinéa de l'article 378.1,».
Cet article a pour objet d'ajouter
l'article 378.1 dans la liste des infractions pour lesquelles le
propriétaire d'un véhicule ne peut être déclaré coupable que s'il était
également le conducteur du véhicule au moment de l'infraction.
L'article 378.1 porte quant à lui sur
l'utilisation du gyrophare jaune sur un véhicule d'escorte certifié.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions? Pas d'intervention. Est-ce que l'article 35 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Vous avez un premier amendement à 35.1, M. le ministre. Allez-y.
M. Poulin : Insérer, après
l'article 35 du projet de loi, le suivant :
«35.1...
15 h 30 (version non révisée)
M. Poulin : ...ce code est
modifié par l'insertion après l'article 602.5 du suivant : «602.5.1 :
Malgré l'article 592, le propriétaire d'un véhicule d'escorte certifié ne
peut être déclaré coupable d'une infraction déterminée par règlement constatée
au moyen d'une photographie ou d'une série de photographies prises par un
système de détection.
«De plus, malgré les articles 573.2
et 573.7, aucune sanction administrative pécuniaire ne peut être imposée au
propriétaire d'un véhicule d'escorte certifié pour une infraction déterminée
par règlement.»
Commentaires. Cet amendement ajoute un
article au Code de la sécurité routière afin de prévoir que le propriétaire d'un
véhicule d'escorte certifié ne peut être déclaré coupable d'une infraction constatée
au moyen d'un système de détection et déterminé par règlement. Le deuxième
alinéa prévoit qu'à l'égard des véhicules d'escorte certifiés, aucune sanction
administrative pécuniaire ne peut être imposée au propriétaire.
Je vais lire la note additionnelle
rapidement. Parce qu'on vient quand même introduire quelque chose d'intéressant.
La rédaction de l'article est fortement inspirée de celle de l'article 602.5
du code. Toutefois, un article distinct est créé, car le propriétaire d'un
véhicule d'escorte certifié ne sera pas exempté de la responsabilité de toutes
les infractions consacrées au moyen du système de détection... bien de celles
déterminées par règlement. Lorsqu'une infraction est constatée au moyen d'un
système de détection, il n'est pas possible en pratique de punir le conducteur,
car son identification n'est pas possible par les photographies prises par ce
système. Ainsi, seul le propriétaire peut être imputable de l'infraction,
conformément à l'article 592 du code.
Actuellement, à l'article un du règlement
d'application de diverses dispositions concernant les systèmes de détection... prévoit
que les dispositions qui peuvent être contrôlées au moyen d'un système de
détection sont celles en matière de respect des limites de vitesse et en
matière de respect de l'arrêt à un feu rouge. Alors, vous comprenez que, par
moments, on n'arrête pas. Or, il est envisagé de viser uniquement les
infractions relatives à la... à l'arrêt aux feux rouges dans les cas de
véhicules d'escorte certifiés comme ils peuvent, dans le cadre de leurs
fonctions, ne pas s'arrêter à un feu rouge, vu que l'article 359 du code est
mentionné au deuxième alinéa de l'article 378.1 proposé par l'article 28
du projet de loi.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions?
Mme
Rotiroti
:
...mais le ministre a répondu à la fin.
Le Président (M. Allaire) : Il
a répondu. Bon. Parfait. C'est bien. Donc, s'il n'y a pas d'intervention, on
procède à la mise aux voix de l'amendement. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Donc, l'amendement est adopté. On introduit dans le projet de loi l'article 35.1
qui est adopté. M. le ministre, 35.2.
M. Poulin : Adopté. Oui.
Insérer, après l'article 35.1 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
35.2. L'article 620.1 de ce code est modifié par l'insertion, après le
paragraphe 1°, du suivant :
«1.1 Déterminer les infractions constatées
au moyen d'une photographie ou d'une série de photographies prises par un
système de détection dont le propriétaire d'un véhicule d'escorte certifié ne
peuvent être... ne peut être déclaré coupable et pour être lesquelles... et
pour lesquelles aucune sanction administrative pécuniaire ne peut lui être imposée.»
Commentaires. Cet amendement introduit un
nouveau pouvoir réglementaire au gouvernement afin de déterminer les
infractions constatées au moyen d'un système de détection dont le propriétaire
d'un véhicule d'escorte certifié ne peut pas être déclaré coupable. Il s'agit d'un
ajout en fait... fait en concordance avec l'article 602.5.1 du Code
introduit par l'article 35.1 du projet de loi.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Parfait. Des interventions? Pas d'intervention. Nous allons procéder à
la mise aux voix. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Parfait. L'amendement est adopté. On introduit l'article 35.2 au projet de
loi. Il est adopté. Alors, 36. M. le ministre.
M. Poulin : L'article 621
de ce code est modifié par le remplacement des paragraphes 20.1 et 20.2 du
premier alinéa par les paragraphes suivants : «20.1
Déterminer les caractéristiques auxquelles un véhicule d'escorte certifié doit
être conforme, l'équipement et la signalisation dont il doit être muni et
déterminer la forme et la teneur de l'accessoire d'identification;
«20.2 Fixer les droits et les frais
exigibles pour la délivrance de la certification permettant la conduite d'un
véhicule d'escorte certifié, en établir les conditions et les formalités, prévoir
les documents et les renseignements à produire, établir le niveau de compétence
en français et les modalités de vérification de l'atteinte de ce niveau, déterminer
les situations dans lesquelles le ministre révoque la certification et
déterminer les conditions applicables à la conduite d'un véhicule d'escorte.»
Commentaires. Cet article prévoit les
pouvoirs réglementaires nécessaires au gouvernement pour compléter les articles 464.1
à 464.3, introduit par l'article 32 du projet de loi concernant les
caractéristiques d'un véhicule d'escorte certifiée et la procédure d'obtention
de la certification permettant la conduite d'un véhicule d'escorte certifié.
Le Président (M. Allaire) :
Merci, M. le ministre. Des interventions sur 37? 36, Pardon... Je pense que l'après-midi
n'est pas facile. Donc, des interventions sur 36? Pas d'intervention. On va
procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'article 36 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Parfait. On poursuit, M. le ministre. 37.
M. Poulin : Oui, je m'en
viens...
M. Poulin : ...ce code est
modifié par l'insertion, après l'article 622, du chapitre suivant :
«Chapitre I
«Pouvoirs attribués au ministre
«623. Le ministre peut, par règlement et
après consultation du ministre de la Sécurité publique, déterminer :
«1° les sujets sur lesquels doit porter la
formation d'un conducteur de véhicule d'escorte certifié;
«2° les modalités de reconnaissance d'un
établissement d'enseignement, d'une école de conduite, d'une entreprise ou tout
organisme pour donner cette formation;
«3° la note de passage, la teneur et les
modalités de l'examen;
«4° la forme et la teneur de l'attestation
de réussite à l'examen;
«5° la fréquence à laquelle une personne
doit transmettre au ministre une attestation de réussite à l'examen.»
Commentaire. Cet article confère au
ministre des Transports et de la Mobilité durable le pouvoir de prévoir par
règlement, les sujets précis sur lesquels doit porter la formation de
conducteur de véhicule d'escorte certifié et les modalités de reconnaissance de
cette formation par ceux qui voudront la dispenser, la note de passage à
l'examen, ainsi que la forme et la teneur de l'attestation de réussite à
l'examen. Un tel règlement sera pris après consultation du ministre de la
Sécurité publique.
• (15 h 40) •
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Votre amendement, s'il vous plaît.
M. Poulin : L'amendement.
Le Président (M. Allaire) :
Oui, le premier de deux.
M. Poulin : Insérer, dans le
paragraphe 2 de l'article 623 du Code de la sécurité routière,
proposé par l'article 37 du projet de loi, et après «modalités», «et les
critères».
Commentaire. Cet amendement apporte une
précision à l'habilitation confiée au ministre des Transports et de la Mobilité
durable, en lien avec la reconnaissance d'un établissement d'enseignement,
d'une école de conduite, d'une entreprise ou de tout organisme pour donner la
formation de conducteur de véhicule d'escorte certifié. Le ministre pourra
établir des modalités de reconnaissance, mais également des critères.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Des interventions sur l'amendement? Ça va? S'il n'y a pas
d'intervention, on va procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'amendement est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. Votre deuxième amendement.
M. Poulin : Oui.
L'article 37. Donc, ajouter, après l'article 623 du Code de la sécurité
routière, proposé par l'article 37 du projet de loi, le suivant :
«623.1. Le ministre peut, par règlement,
déterminer les conditions et les modalités selon lesquelles un module de sac
gonflable usagé qui n'a pas été déployé, dont la conformité a été vérifiée par
un recycleur visé au titre III peut être installé dans un véhicule routier
ou, aux fins d'une telle installation, être vendu ou mis à la disposition de
quiconque contre valeur.»
Le Président (M. Allaire) :
Interventions sur l'amendement? Parfait. S'il n'y a pas d'intervention, on va
procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. On revient donc à 37 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a des
interventions? Pas d'intervention. On va procéder à sa mise aux voix. Est-ce
que l'article 37, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. On va prendre une pause d'à peu près cinq minutes.
M. Poulin : Est-ce que vous
voulez qu'on revienne à l'intitulé, qu'il fallait voter là-dessus ou... .
Le Président (M. Allaire) :
Non...
M. Poulin : Non. OK.
Le Président (M. Allaire) :
...ça va être juste à la fin.
M. Poulin : Ah! juste à la
fin. OK. C'est beau. Parfait.
Le Président (M. Allaire) : On
va suspendre les travaux quelques instants. Merci.
M. Poulin : Merci.
(Suspension de la séance à 15 h 43)
(Reprise à 15 h 56)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
nous allons reprendre les travaux. On change de bloc, on s'en va au
bloc 6, M. le ministre, l'article 38, de façon plus précise. La
parole est à vous.
M. Poulin : Oui.
L'article 10 de la Loi sur la Société des traversiers du Québec est
abrogé. Commentaire : Cet article retire l'exigence d'être domicilié au
Québec pour occuper la charge d'administrateur de la Société des traversiers du
Québec. Il s'agit d'une modification apportée pour donner suite au retrait de
l'exception, à cet égard, à l'Accord de libre-échange canadien.
Le Président (M. Allaire) : Une
intervention. M. le député deJean-Talon.
M. Paradis : Merci. Je me
demandais, M. le ministre, si vous aviez les articles de l'Accord de
libre-échange canadien concernés, parce que les questions que j'aurais pour
vous, c'est m'assurer de l'équivalence, et je voudrais le placer, aussi, dans
un contexte international, pas juste dans un contexte canadien.
M. Poulin : OK, oui,
certainement. En fait, il y a... les autres provinces n'ont pas d'exception qui
ressemble à ceci, là, pourrai peut-être vous donner un petit peu plus de
détails, mais quand même, je vais contextualiser. Puis c'est assez rare, là,
que ça pourrait arriver, cette situation-là. Donc on est vraiment dans
l'harmonisation, dans l'ALEC, une des propositions qui a été retenue était de
retirer les exceptions qui ne sont pas strictement nécessaires à l'accord de
libre-échange. Et le 26 février 2025, le Conseil des ministres a pris la
décision de retirer de l'ALEC l'exception exigeant d'être domicilié au Québec
pour occuper une charge d'administrateur de la Société des traversiers du
Québec. Donc, ça a été retiré par... ça a été retiré, donc, de l'Accord de
libre-échange canadien par souci de cohérence, pour éviter toute
contestation... contestation judiciaire. L'exigence d'être domicilié au Québec
est retirée de la loi, la STQ a été informée de ce changement législatif qui
découle de la décision prise par le Conseil des ministres, elle n'a pas demandé
ce changement législatif. Une personne qui n'est pas domiciliée au Québec ne
peut pas être nommée à un poste d'administrateur de la STQ par le Conseil des
ministres dans la situation actuelle. Donc, notre changement, c'est une
personne qui n'est pas domiciliée au Québec pourrait être nommé par le Conseil
des ministres à un poste d'administrateur de la STQ et de suivre les formations
obligatoires en regard des lois provinciales, connaître le territoire et mettre
à jour ses profils de compétences. De plus, la STQ demeure assujettie à la
Charte de la langue française. Donc, on est dans... dans une obligation qu'il y
avait, je trouvais qu'il y avait aussi une certaine logique quand on parle de
la Société des traversiers du Québec, compte tenu qu'on est sur une voie
navigable, qu'il y a des liens à faire avec d'autres juridictions,
possiblement, donc, qui pourraient arriver, mais on est vraiment dans une concordance
de l'ALEC, parce qu'ailleurs, ça ne se retrouve pas.
M. Paradis : Donc, est-ce que
je comprends que ça faisait partie des exceptions qui étaient au
chapitre 9 de l'Accord de libre-échange canadien?
Une voix : Exactement.
M. Poulin : Exactement, oui.
M. Paradis : Donc,
l'exception a été retirée?
M. Poulin : Oui.
M. Paradis : Et... c'était
une exception à quelles règles? Soit des règles générales de la partie 2
ou des règles spécifiques de la partie 3 de l'accord, c'est ça que
j'aimerais voir avec vous.
M. Poulin : En fait, c'est
que c'était dans la Loi sur la Société des traversiers, puis là, vous voulez...
dans le fond, vous nous dites : En vertu de quel article de l'ALEC vous le
faites...
M. Paradis : Exactement.
M. Poulin :. ... aujourd'hui,
dans votre législation. On va pouvoir, peut-être, le... le sortir. Je peux...
Une voix : ...
M. Poulin : Chapitre neuf sur
les exceptions propres au parti. Puis le chapitre 9, si je veux le lire...
Une voix : ...
M. Paradis : Et donc, les...
le chapitre 9, ce sont les exceptions. Donc, je comprends que le Québec
avait déclaré une exception pour protéger l'article 10 de la Loi sur les
traversiers du Québec, l'exception a été retirée. Mais je m'intéresse à la
règle principale dont c'était une exception, puis il n'y a pas de cachettes,
là, dans ma série de questions, c'est parce que, dans le contexte international
actuel, je veux vérifier quelle est l'obligation exacte du Québec et de
m'assurer qu'on ne va pas plus loin que l'obligation. Par exemple, est-ce qu'il
s'agit de s'assurer qu'avec les partenaires au Canada, on a des règles
équivalentes, c'est-à-dire que ça pourrait être des citoyens canadiens, ou, là,
maintenant, on ouvre à des citoyens de partout dans le monde. Et la question
finale que je... je m'annonce tout de suite, c'est, bien : Est ce que ça
veut dire qu'éventuellement, la Société des traversiers du Québec...
M. Paradis : ...pourrait être
administré par neuf à 11 administrateurs qui ne sont pas domiciliés au
Québec, mais qui sont, par exemple, des Américains, des Européens ou des
Latino-Américains.
Donc, je veux vérifier la règle exacte qui
s'applique en vertu de l'Accord de libre-échange canadien, qui faisait l'objet
de l'exception.
M. Poulin : Oui, je peux
céder à mon sous-ministre, parce que le... tout ce qui est non... en fait, de
ne... pas d'obligation d'être domicilié au Québec en lien avec l'ALEC est revenue
un peu plus tôt également sur les salons funéraires, sur les courtiers
immobiliers, donc il y a une certaine cohérence. Mais, là-dessus, je peux céder
la parole à mon sous-ministre.
• (16 heures) •
M. Paradis : C'est en ce qui
concerne les salons funéraires, vous comprenez que j'ai peut-être moins de
questions. Puis j'ai vu les autres... les autres telles exceptions que vous
avez levées. Par contre, lorsqu'il s'agit de la Société des traversiers du
Québec, compte tenu de l'importance que les traversiers occupent dans la vie de
plusieurs de nos concitoyens, notamment des régions, compte tenu de
l'importance, vous l'avez mentionné vous-même, M. le ministre, de la voie
navigable, mais aussi des affluents, je.... là, la règle m'intéresse un peu
plus. Puis qui est administrateur de cette société, ça me semble être un sujet
plus... ou la question de la conformité de l'accord de libre-échange m'apparaît
plus pertinente à étudier.
Le Président (M. Allaire) :
Oui. Allez-y.
M. Rousseau (Youri) : Oui.
Alors, dans l'ALEC, qui est un accord de libre-échange, comme dans plusieurs
accords de libre-échange, il y a une question de traitement national ou de
traitement non discriminatoire. Donc, à l'article 201, on indiquait dans
l'ALEC que chaque parti accorde aux produits des autres parties un traitement
aussi favorable que le meilleur traitement qu'elle accorde aux produits
similaires de sa propre juridiction. Donc, ça, c'est l'article. Ça dit, dans le
fond : On va donner le même traitement à tous.
Le Québec avait mis, pour les courtiers
immobiliers, pour les maisons funéraires, pour les services de transport
maritime et les sociétés de traversier qui... on devait demeurer au Québec pour
pouvoir exercer ces métiers-là ou ces fonctions-là, et là on est venu enlever
toute cette série d'exceptions là. Donc, dans le fond, on enlève des
exceptions du Québec. Les autres provinces n'avaient pas ce type d'exceptions
là, ça fait qu'on enlève les exemptions qui ne sont pas... Le premier ministre
nous avait demandé d'enlever celles qui ne sont pas absolument essentielles.
Donc, ça ouvre le marché. Donc, une personne qui réside ailleurs pourrait être
nommée par la Société des traversiers sur le conseil d'administration, ce qui
n'est pas quelque chose qui risque d'arriver, mais, si ça devait arriver, ce
n'est pas très grave, si je peux dire.
M. Poulin : Non, c'est ça.
Bien, puis peut-être, M. le député, en complément, évidemment, c'est une
nomination du Conseil des ministres, là, concernant la Société des traversiers
du Québec, donc emplois supérieurs, et tout ça. Donc, ça pourrait être très,
très rare, mais il pourrait arriver, par exemple, que vous, qui avez une
expertise incroyable, vous déménagiez demain matin à Ottawa, parce que vous
aimez le Canada, mais moi, j'ai le goût de votre expertise puis je dis :
Le député de Jean-Talon, là, j'aurais besoin de lui sur mon «board» parce qu'il
a vécu 35 ans au Québec puis il a une expertise incroyable, puis là
j'essaie de le faire remonter aux emplois supérieurs puis au Conseil des
ministres, puis je dis : Il pourrait être sur mon «board» parce qu'il a
été 35 ans au Québec, dans une institution incroyable. Exceptionnel, là,
j'essaie d'y aller dans une exception qui pourrait peut-être arriver. Vous
faites tous de la politique depuis longtemps. Moi, j'ai rarement vu quelqu'un
en dehors du territoire québécois ne pas être nommé, mais est-ce que ça
pourrait arriver? Peut-être, mais ce sera au Conseil des ministres de prendre
cette décision-là.
M. Paradis : Bien, M. le
sous-ministre, je pense que vous avez, bon, parlé du traitement non
discriminatoire pour les produits. En fait, je comprends que vous parlez de
l'article 201, paragraphe 3 b, donc c'est le traitement non
discriminatoire des travailleurs et des personnes. Donc, c'est-à-dire que, si
des personnes non domiciliées en Ontario peuvent siéger au conseil
d'administration d'une société ontarienne en vertu des règles ontariennes, il
faut accorder le même traitement ici. C'est bien ça?
M. Rousseau (Youri) : Absolument,
c'est 3 b, travailleurs, services, fournisseurs de services,
investisseurs, etc.
M. Paradis : C'est ça, 201
3 b.
Maintenant que... qu'est-ce que vous
pouvez nous dire des règles qui s'appliquent ailleurs? Puis ici, ma question,
c'est que ce soit une règle canadienne, puis vous comprenez que je parle de nos
voisins du Sud, par exemple des Américains, ou d'ailleurs dans le monde, est-ce
que les lois ailleurs au Canada prévoient que ça doit être des gens qui sont
domiciliés au Canada ou ils font exactement la même chose que nous,
c'est-à-dire qu'ils enlèvent toute restriction? Parce qu'il y a une différence
entre s'assurer d'un traitement non discriminatoire dans la nomination des
personnes puis aller plus loin en disant : Bien, nous, il n'y a plus
aucune restriction, même s'il y a des restrictions qui peuvent continuer à
exister. J'ai pris le cas de l'Ontario, là, mais ça pourrait être la
Colombie-Britannique, ou l'Alberta, ou n'importe quelle autre province.
M. Rousseau (Youri) : Ça fait
qu'aujourd'hui on s'attarde à l'ALEC, donc c'est entre les provinces. Je ne
sais pas par cœur si on a des restrictions similaires dans l'accord avec
l'Europe ou l'Accord Canada-États-Unis-Mexique, on pourrait vérifier, mais je
ne pense pas qu'il y en a, à ma connaissance. En tout cas, ça n'a pas été nommé
comme un irritant par personne. Mais les autres provinces n'ont pas
l'équivalent.
M. Paradis : C'est-à-dire
qu'ils n'ont pas l'équivalent...
M. Rousseau (Youri) : Il n'y
avait pas...
16 h (version non révisée)
M. Rousseau
(Youri) :
...pas d'exceptions dans les autres...
M. Paradis : Il n'y avait
aucune restriction.
M. Rousseau (Youri) : ...sur
la résidence du titulaire de la fonction.
M. Paradis : Je... je réitère,
là, encore une fois qu'il n'y a pas de... je suis à visière levée. Je veux m'assurer
qu'on ne va pas plus loin que nos partenaires et que, là, on pourrait avoir,
nous, des personnes domiciliées aux États-Unis, en Europe, puis tout ça, puis
qu'ailleurs au Canada, alors qu'on cherche à établir une réciprocité, eux, ils
diraient : Bien, il faut que ce soit quelqu'un qui est domicilié au
Canada. Là, je comprends que vous ne pouvez pas me donner la réponse à cette
question-là sur ce que sont les règles ailleurs au Canada. Et je le réitère, je
vous pose la question parce que, pour moi, c'est une question de réciprocité ou
de traitement non discriminatoire.
M. Poulin : Sauf que dans l'ALEC,
la notion de réciprocité existe déjà.
M. Rousseau (Youri) :
Oui,
puis dans l'ALEC, les... les provinces ont enlevé beaucoup de leurs exceptions.
L'Ontario a enlevé toutes ses exceptions. Donc, c'est certain qu'en Ontario, c'est
certain qu'il n'y en a pas, d'équivalence. Pour les autres provinces, il
faudrait faire une recherche rapide, là.
M. Paradis : Donc, en
Ontario, à votre connaissance, si je comprends bien votre réponse, il n'y a pas
de restriction, aucune, ça serait comme nous, avec la modification que vous
proposez, c'est-à-dire que dans les sociétés parapubliques ou dans les sociétés
d'État, ou des sociétés similaires, là, ou analogues à la Société des
traversiers du Québec, je ne sais pas s'il existe une Société des traversiers
de l'Ontario, mais il n'y aurait aucune...
M. Rousseau (Youri) :
Aucune
limite pour qu'un Québécois puisse exercer les fonctions, ou un Manitobain...
M. Paradis : Mais est ce
que... est-ce qu'il n'y aurait aucune restriction, par exemple, pour quelqu'un
qui n'est pas domicilié au Canada? C'est ça, ma question.
M. Rousseau (Youri) :
Ça,
je ne sais pas, mais je... Ça ne serait pas dans l'ALEC, ce serait dans les
autres accords qu'on a avec les autres pays. Et ça, je n'ai pas l'information
en avant de moi présentement.
M. Paradis : Bien, en fait,
je suis plus ou moins d'accord parce que je comprends que, là, vous me dites :
Bien, la situation avec les Américains, ça se règle dans un traité de
libre-échange avec les Américains ou avec l'Europe, mais là, on enlève les
restrictions. Là, ici, vous nous dites : On fait une modification
législative qui en est une de concordance, compte tenu des règles de l'Accord
de libre-échange canadien. Et moi, je veux m'assurer que vous n'allez pas plus
loin que ce... ou trop loin par rapport aux autres provinces, compte tenu de ce
qu'elles font en vertu de l'Accord de libre-échange canadien, parce qu'en vertu
de l'échange... en vertu de l'Accord de libre-échange canadien, il pourrait
arriver qu'en Ontario, par exemple, ou en Alberta, ou en Colombie-Britannique,
la règle, pour des sociétés d'État X ou Y, ça soit de dire que la personne doit
être domiciliée au Canada. Auquel cas, nous, en disant : Il n'y a aucune
contrainte, on irait plus loin que notre obligation de réciprocité et de
traitement de non discriminatoire. Parce que la règle en Ontario, qui dirait :
Il faut être citoyen ou il faut être domicilié au Canada, serait parfaitement
conforme à l'Accord de libre-échange, tout comme nous, si la modification que
vous aviez proposée, c'était «nul ne peut occuper la charge d'administrateur s'il
n'est domicilié au Canada», etc. Vous comprenez? C'est ça que je veux dire.
M. Rousseau (Youri) :
Oui,
je comprends, mais je...
M. Paradis : C'est ça, ma question,
puis c'est...
M. Rousseau (Youri) :
Je
n'ai pas la réponse.
M. Paradis : C'est une
information parce que je veux bien qu'on soit... qu'on soit ouverts, conformes
et qu'on allège.
M. Rousseau (Youri) :
Nos
collègues du ministère du Transport ou de la Société des traversiers pourraient
répondre. Non?
Le Président (M. Allaire) : Est-ce
que vous avez les informations?
M. Rousseau (Youri) :
Non.
M. Sirois (Claude) : Pour les
accords de commerces...
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
... simplement, j'ai besoin du consentement, est-ce que j'ai votre consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Allaire) :
Juste... prendre le temps de vous présenter avec votre titre et la parole est à
vous.
M. Sirois (Claude) : Claude
Sirois, oui, je suis analyste en transport maritime au ministère des Transports
et de la Mobilité durable. Donc, tout ce que je peux dire par rapport à ça, c'est
qu'il faudrait valider, effectivement, dans les autres accords de commerce, je
sais qu'il y a des... il y a des exceptions qui sont reprises dans chacune des
accords. Donc là, je ne me souviens pas par cœur s'il y a... s'il y a celle-là
sur le... la STQ, là, effectivement, dans les autres accords, mais je sais que
souvent, les mêmes, les mêmes exceptions reviennent d'un accord à l'autre, puis
là, il faudrait valider effectivement, à ce niveau-là, là.
M. Paradis : Merci pour l'information.
Bon, je n'ai pas nécessairement d'amendement, puis... à présenter et je ne...
je ne veux pas nous donner des contraintes, ici, mais je pense que la réponse à
ces questions-là, elle est bonne, parce que, par exemple, il y aurait d'autres
moyens d'amender l'article pour assurer la conformité à l'accord de
libre-échange. Ça peut être, par exemple, qu'une majorité, mais pas tous,
soient domiciliés au Québec, si c'est ce qui se fait ailleurs au Canada, ou ça
doit être d'assurer au moins que ce soit une personne domiciliée au Canada, si
c'est ce qui se fait ailleurs au Canada, là, vous avez la solution, c'est :
Nous, aucune contrainte. Puis, M. le ministre, j'suis d'accord avec vous dans l'exemple
que vous donniez, par exemple, quelqu'un qui a été... qui est un super expert
en matière de traversiers puis qui a vécu au Québec pendant 30 ans, mais
qui est à l'extérieur, bien, on ne voudrait pas se priver. Donc, je comprends
qu'il y a des avantages à le faire, mais ici, peux être que cette analyse là...
puis peut-être que vous pouvez suspendre cet article-là le temps que vous
fassiez la vérification, pour s'assurer que vous n'êtes pas en train d'aller
pas mal plus loin que les autres provinces dans un souci, évidemment, tout à
fait adéquat de...
M. Paradis : ...conformité,
mais là je comprends qu'on n'a pas nécessairement la réponse ni de M. à la
Société des traversiers ni de votre équipe, mais je pense que ça vaut la peine
de le vérifier parce que, si vous me dites : Il n'y a aucune contrainte
nulle part ailleurs au Canada, parfait, on est en... on fait ce que les autres
font. Si par contre, on va plus loin, il faut se poser la question si c'est ça
qu'on veut faire.
• (16 h 10) •
M. Poulin : Bien, dans tous
les échanges de commerce intérieur qu'on a eu, là, sur la reconnaissance des
biens mutuels, sur les emplois, et tout, l'enjeu de réciprocité, il est là et
il demeure. Dans ce cas-ci, compte tenu que ça demeure une nomination du
Conseil des ministres, donc, il y a un pare-feu important, bon, moi, je ne peux
jamais donner de garantie que, dans l'après-midi, à Queen's Park, il n'y aura
pas une exigence de donnée de plus, ou en Alberta, ou en Colombie-Britannique,
ou ailleurs, tout comme le Québec a de grandes spécificités, puis, vous le
savez, sur la langue française, dans ses lois intérieures, qui fait que, par
moments, nous-mêmes, on ajoute des exigences que les autres n'ont pas. Est-ce
que ça vient déséquilibrer l'ALEC par moments? Des fois oui, on peut bien
signer une entente, mais, quand on ouvre la porte de la province, il y a plein
de règlements puis il y a plein d'exigences qui sont différentes d'un endroit à
l'autre.
Ce que vous nous demandez, c'est de vous
donner une garantie totale et entière que, dans certaines provinces, on ne va
pas plus loin qu'eux parce qu'eux pourraient avoir des exigences dans le cadre
d'une nomination, par exemple, sur un conseil d'administration d'une société
d'État. Il va être difficile pour nous de donner cette garantie-là, compte tenu
que chaque parlement est souverain et chaque parlement décide de ce qu'il
souhaite faire, que ce soit par règlement ou autre.
Nous, on a pris l'esprit de l'ALEC, l'esprit
du non domicilié pour pouvoir l'appliquer et faire en sorte, justement, qu'on
puisse, avec le Conseil des ministres, choisir la meilleure personne, la plus
compétente au moment où un autre. Vous nous demandez des garanties que, je
crois, nous ne sommes pas en mesure... compte tenu que chaque parlement à ses
pouvoirs et a ses décisions, et ils peuvent les ajouter ou les enlever.
M. Paradis : Non, avec égard,
ce n'est pas ce que je demande, là, d'avoir une garantie sur... c'est que,
lorsqu'on fait de la réciprocité et de l'ajustement législatif pour assurer un
traitement non discriminatoire, il faut regarder ce qui est fait chez ton
partenaire pour dire : C'est ça qu'on reproduit. Et la question que je
vous pose c'est : Avez-vous regardé pour reproduire ou vous êtes en tête,
peut-être, d'en donner beaucoup plus que le client en demande? Donc, ce n'est
pas une garantie de dire : Ah! dites-moi ce qu'il va se passer dans
l'avenir, puis, bon, je vois qu'il y a des gens autour de vous qui hochent la tête,
je vous le dis, c'est le principe en commerce international, c'est pour assurer
la réciprocité puis le traitement non discriminatoire. Il faut savoir ce que
chacun fait, puis ensuite on s'ajuste.
Là, j'ai l'impression que peut-être ou
peut-être pas, parce que je connais un peu aussi l'unité du gouvernement du
Québec chargé du commerce international et du commerce canadien intérieur,
c'est des gens très connaissants puis peut-être qu'ils nous regardent
actuellement puis ils ont la réponse, mais ça vaut la peine de se la poser.
Donc, ça, c'est pour s'assurer qu'on a la bonne réciprocité. Puis peut-être
que... peut-être que c'est le cas, M. le ministre, hein? Je ne suis même pas en
train de me prononcer sur le bien-fondé de la règle ou pas, je veux juste
m'assurer qu'on fait la bonne chose, parce que ça m'apparaît... c'est un grand
changement de dire : Il faut que tu sois domicilié au Québec jusqu'à
absolument aucun... aucune obligation sur le domicile au Québec.
Et là, là dessus, je... dans un échange
précédent sur un autre article, je vous mentionnais... vous savez qu'on fait de
la législation sur le long terme. Actuellement, il y a un gouvernement au
Québec qui est là, il y a d'autres partis qui aspirent, mais, dans quelques
années, qui sait quel gouvernement on aura au Québec, et est-ce qu'on ne veut
pas avoir des pare-feu? J'en conviens, je conviens avec vous, là, vous en
donner un qui est très important, c'est quand même le Conseil des ministres qui
nomme. Puis le Conseil des ministres va s'assurer qu'on a un bon conseil
d'administration. Ça va être son objectif. Mais qui sait qui va gouverner le
Québec dans quelques années? Je vous donnais... Je vous disais : Je le
sais qu'on va se dire : Ce n'est pas demain la veille, mais si un gouvernement
libertarien, pro, tel gouvernement étranger prend le pouvoir puis qu'il n'y a
aucune contrainte dans la loi, je sais que vous allez me dire : Il
pourrait changer la loi, mais là il y a un signal de dire : Bien, il faut
qu'il y ait une certaine connaissance puis une certaine appartenance au Québec
pour gérer la Société des traversiers, qui est une société importante.
Donc, mes questions sont celles-là, là.
Puis, je vous le dis, je n'ai pas nécessairement une objection par rapport à ça
ni un amendement à proposer, mais des questions qui, je pense, sont légitimes
pour s'assurer qu'on fait la bonne chose.
Le Président (M. Allaire) :
...allez-y.
M. Rousseau (Youri) : ... effectivement,
M. le député, il y a des équipes de commerce... de relations commerciales,
c'est des équipes qui relèvent de moi, ils nous écoutent puis j'ai des
réponses, mais, grosso modo, la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État ne
stipule nulle part qu'il faut être domicilié au Québec pour être un administrateur.
Donc, avec le changement qu'on fait là, non seulement on enlève une exception à
l'ALEC qu'on était les seuls à avoir, mais aussi on s'aligne avec le principe
général du droit québécois, où on ne vient pas exiger des domiciliés au Québec
pour gouverner une société d'État. Donc, on vient... on vient sur les deux
niveaux.
Et, dans les accords de commerce qu'on a
avec d'autres partis ou d'autres pays, il n'y a pas de mention d'être domicilié
au Québec pour occuper certaines fonctions. Donc, on ne vient pas aller plus
loin...
M. Rousseau (Youri) : ...plus
loin que dans un autre accord.
M. Paradis : Bon, votre
argument de concordance avec l'État général du droit québécois, c'est déjà une
bonne partie de la réponse, ça, c'est une bonne chose, mais je serais quand même
curieux de savoir, par exemple, s'il existe... Bien, je suis pas mal certain
qu'il en existe une, une société des traversiers en Colombie-Britannique, parce
qu'on sait l'importance qu'occupent les traversiers dans l'économie, dans le
transport de passagers en Colombie-Britannique, peut-être en Ontario, pour les
Grands Lacs. Je ne le sais pas, mais j'aurais été curieux de savoir, eux, s'ils
ont de telles obligations. Parce que, je le redis, tout ce qui est lié au
transport commercial et de passagers maritime, c'est stratégique, il y a des
questions de sécurité, puis c'est important.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? D'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, on va procéder
à la mise aux voix de l'article 38. Est-ce que l'article 38 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. M. le ministre, on change de bloc, bloc 7, article...
M. Poulin : Oui. Alors,
l'article 82 de la Loi concernant le transport rémunéré de personnes par
automobile (chapitre T-11.2) est modifié :
1° par la suppression du premier alinéa;
2° par l'insertion, dans le deuxième
alinéa et après «répondant», de «d'un système de transport».
Commentaire. Cet article supprime
l'obligation d'un répondant d'un système de transport de transmettre à la
Commission des transports du Québec et au ministre des Transports et de la
Mobilité durable un rapport présentant divers renseignements sur les courses
qu'il a effectuées. Je lis la note additionnelle : Les articles équivalant
au Règlement sur la transmission de renseignements et le facteur de
multiplication du prix d'une course, soit les articles 1 et 2, sont
également abrogés en concordance avec la modification à l'article 39 du
projet de loi. La Commission des transports et le ministère des Transports, la
Mobilité durable estiment que la plus-value du recueillement de ces données est
limitée par la planification des transports.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Des interventions sur l'article 39? Pas d'intervention. On va
procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'article 39 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Allez-y, M. le ministre. 40.
M. Poulin : Je vais suspendre
quelques secondes, s'il vous plaît. Merci.
Le Président (M. Allaire) :
Pas de problème. On va suspendre les travaux quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 16 h 17)
(Reprise à 16 h 18)
Le Président (M. Allaire) :
Alors, nous allons reprendre les travaux. M. le ministre, je vous cède la
parole pour l'article 40.
M. Poulin : Oui. 40.
L'article 89 de cette loi est modifié :
1° par la suppression du premier alinéa;
2° par l'insertion, dans le deuxième
alinéa et après «répartiteur», de «enregistré».
Commentaire. Cet article vise à supprimer
l'obligation d'un répartiteur enregistré de transmettre à la Commission des
transports et au ministre des Transports et de la Mobilité durable un rapport
présentant divers renseignements sur les courses qu'elle a effectuées, est en concordance
avec l'autre.
Le Président (M. Allaire) : Y a-t-il
des interventions sur 40? S'il n'y a pas d'intervention, on procède à sa mise
aux voix. Est ce que l'article 40 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
41, M. le ministre.
M. Poulin : 41. L'intitulé du
chapitre XI de cette loi est modifié par l'insertion, après «Pouvoirs»,
«Et Devoirs».
Commentaire. Cet article modifie par
concordance l'article 42 du projet de loi l'intitulé du chapitre XI
de la Loi concernant le transport rémunéré des personnes par automobile.
Le Président (M. Allaire) :
Pas d'interventions? On procède à sa mise aux voix. Est-ce que
l'article 41 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. 32. M. le ministre.
M. Poulin : Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 141, du suivant :
141.1. La commission doit, sur demande du
ministre, lui transmettre tout rapport, tout document ou tout renseignement qu'elle
reçoit d'un répondant, d'un système de transport ou d'un répartiteur enregistré
en application de la...
M. Poulin : ...de la présente
loi.»
Commentaire. Cet article permet à la
Commission des transports du Québec de transmettre au ministre des Transports
et de la Mobilité durable tout rapport, tout document ou tout renseignement
qu'elle reçoit.»
Note additionnelle. Cet article permet au
ministère des Transports et de la Mobilité durable d'avoir accès à des fins de
planification des transports et de connaissance du secteur aux informations
recueillies par la CTQ auprès des répartiteurs et des répondants sans que ces
derniers n'aient besoin de faire un deuxième envoi distinct.
• (16 h 20) •
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions? Ça va? S'il n'y a pas d'intervention, on procède à sa mise
aux voix. Est-ce que l'article 42 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
43. M. le ministre.
M. Poulin : L'article 171
de cette loi est modifié par le remplacement de... partout où ceci se trouve
dans le paragraphe 6°, de «au deuxième alinéa de», par «à».
Commentaire. Cet article modifie
l'article 171 de la Loi concernant le transport rémunéré des personnes par
automobile par concordance sur les articles 39 et 40 du projet de loi, en
supprimant les premiers alinéas des articles 82 et 89 de cette loi.
Le Président (M. Allaire) : Interventions
sur 43? Pas d'intervention. On procède à sa mise aux voix. Est-ce que
l'article 43 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
On continue. 44.
M. Poulin : L'article 186
de cette loi est modifié par la suppression du paragraphe 3° du premier alinéa.
Commentaire. Cet article modifie l'article 186
de la Loi concernant le transport rémunéré de personnes par automobile, par
concordance avec l'article 39 du projet de loi qui supprime le premier
alinéa de l'article 82 de cette loi.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions? Pas d'intervention. On va procéder à sa mise aux voix.
Est-ce que l'article 44 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
45. M. le ministre.
M. Poulin : L'article 17.1
de la Loi sur les transports (chapitre T-12) est modifié par le
remplacement du deuxième alinéa par les suivants :
«Une décision individuelle peut être prise
par un membre seul.
«Une décision en révision ou une décision
visée par l'article 95... au paragraphe 2° du premier alinéa de
l'article 138 de la Loi concernant le transport rémunéré de personnes par
automobile (chapitre T-12) peut être prise par une formation de trois
membres.»
Commentaire. Cet article réduit à trois
membres de la Commission des transports du Québec la prise d'une décision visée
à l'article 95 de la Loi concernant le transport rémunéré de personnes par
automobile portant sur la fixation d'un tarif de base qui s'applique pour
l'ensemble du Québec ou de tarifs particuliers ou d'une décision visée au
paragraphe 2° du premier alinéa de l'article 138 de la loi portant sur la
détermination des territoires pour lesquels une automobile n'est pas tenue
d'être équipée d'un taximètre, sans devoir utiliser un moyen technologique.
Note additionnelle. Voir les
articles 95 et 138 de la loi concernant le transport rémunéré des
personnes par automobile. Voilà.
Le Président (M. Allaire) : ...procéder
à la mise aux voix de l'article 45. Est-ce que l'article 45 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
On poursuit. M. le ministre, 46.
M. Poulin : L'article 39
de cette loi est abrogé.
Commentaire. Cet article retire l'exigence
d'être domicilié au Québec ou d'y avoir un établissement pour obtenir un permis
de transport. Il s'agit d'une modification apportée pour donner suite au
retrait de l'exception de cet accord à l'Accord de libre-échange canadien,
l'ALEC.
Note additionnelle. La Loi sur les
transports a notamment pour objet d'assurer la qualité des transporteurs dans
le cadre de la compétence du Québec afin d'assurer la sécurité du public.
L'exigence n'est toutefois pas liée à la poursuite de cet objectif. Extrait du
mémoire, pour l'explication du retrait à l'ALEC, voir l'article 38.
L'article proposé supprime complètement
l'article 39 afin de se conformer à l'ALEC pour tout type de permis et non
seulement pour les permis de transport maritime de personnes.
L'exception à l'ALEC vise le transport
maritime, mais l'article proposé permet de se conformer en entier à la l'ALEC.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions? Pas d'intervention. On procède à sa mise aux voix. Est-ce
que l'article 46 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
47. M. le ministre.
M. Poulin : L'article 39.1
de cette loi est modifié par l'ajout, à la fin, de l'alinéa suivant :
«La personne morale doit avoir un
établissement au Québec conforme aux conditions prévues par règlement du
gouvernement, sauf dispositions contraires contenues dans une entente conclue
en vertu de l'article 10 de la Loi sur le ministère des Transports
(chapitre M-28) et conformément à la loi.»
Commentaire. Cet article prévoit
l'obligation pour une personne morale d'avoir un établissement au Québec pour
obtenir un permis de courtage. Il s'agit d'une modification nécessaire en
vertu... en vue... nécessaire vu le retrait de cette exigence générale à
l'article 39 de la Loi sur les transports, proposé par l'article 46
du projet de loi.
Le Président (M. Allaire) : ...Des
interventions? Pas d'intervention. On procède à sa mise aux voix. Est-ce que
l'article 47 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Parfait. On passe au suivant. 48.
M. Poulin : Le titre du
Règlement sur la transmission de renseignements et le facteur de multiplication
du prix d'une course (chapitre T-11.2, r. 3) est modifié par la
suppression de «la transmission de renseignements et».
Commentaire. Cet article modifie le titre
du Règlement sur la transmission de renseignements et le facteur de
multiplications du prix d'une course par concordance avec les modifications
apportées aux articles 39 et 40 du projet de loi qui suppriment les...
M. Poulin : ...premiers
alinéas, les articles 82 et 89 de la Loi concernant le transport rémunéré
de personnes par automobile.»
Le Président (M. Allaire) : Interventions?
S'il n'y a pas d'intervention, on procède à sa mise aux voix.
Est-ce que l'article 48 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. 49. M. le ministre.
M. Poulin : «La section un de
ce règlement comprend les articles un et deux est abrogé.»
Commentaires : cet article supprime
la section un du Règlement sur la transmission de renseignements et le facteur
de multiplication du prix d'une course par concordance avec les modifications
apportées aux articles 39 et 40 du projet de loi, qui supprime les
premiers alinéas des articles 82 et 89 de la Loi concernant le transport
rémunéré de personnes par automobile.
Le Président (M. Allaire) : Interventions?
On va procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 49 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. 50.
M. Poulin : L'article 35
du Règlement sur le transport rémunéré de personnes par automobile
(chapitre T-11.2, r. 4) est modifié par le remplacement, dans ce qui
précède le paragraphe 1° du premier alinéa, de «Chaque mois, le répondant doit
transmettre à la Commission, par un moyen technologique, un rapport présentant,
pour le mois précédent» par «Le répondant doit transmettre à la Commission,
tous les trois mois et par un moyen technologique, un rapport présentant».
Commentaire : cet article réduit à
trois mois, la fréquence à laquelle un répondant d'un système de transport doit
transmettre à la Commission des transports du Québec un rapport présentant les
renseignements concernés... concernant chacune des courses qui ont été
demandées par un moyen technologique ne nécessitant pas l'intervention d'une
personne physique.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Oui, Mme la députée, allez-y.
Mme Rotiroti : Oui,
simplement, M. le ministre, pourquoi vous avez choisi trois mois, pourquoi pas
six mois?
M. Poulin : Présentement, on est
pour le mois précédent et là on laissait une durée de trois mois. L'objectif
était d'alléger pour que ce soit moins fréquent, le processus comme tel, alors,
c'est ce qu'avait été recommandé. Si jamais nos professionnels ont des
indications complémentaires...
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
M. Poulin : Je ne crois pas,
non. Oui Mme...
Le Président (M. Allaire) : Oui,
Mme Brousseau, allez-y.
Mme Brousseau (Valérie) : En
fait, c'est tout simplement la commission des transports, qui reçoit ces
rapports-là, qui jugeait que trois mois étaient une fréquence idéale.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
Mme
Rotiroti
:
OK, parce qu'on avait quand même des... les groupes qui sont venus nous parler
ils ont... ils ont soulevé ce point-là en disant : Pourquoi qu'on... quant
à pas... Pourquoi trois mois? Pourquoi qu'on ne pouvait pas faire aux six mois?
Ça fait que là, vous dites que c'est la société de transport qui a décidé que
ça serait convenable, trois mois. C'est ça?
Mme Brousseau (Valérie) :
Exact.
Mme
Rotiroti
:
Pour quelle raison? Avez-vous une raison, ou...
Mme Brousseau (Valérie) : Non,
ils n'ont pas... je n'ai pas la raison plus exacte, là, c'est vraiment qu'on
passait de mensuel déjà aux trois mois, donc c'était déjà... on passe de
12 fois par année à quatre fois par année.
Mme Rotiroti : OK.
M. Poulin : ...graduel d'un
mois à trois, trois à six, là, c'est... Moi, je trouvais que c'était un gain,
là.
Le Président (M. Allaire) :
S'il n'y a pas d'autre intervention, on va procéder à sa mise aux voix.
Est-ce que l'article 50 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. 51.
M. Poulin : Alors :
L'article 51 de ce règlement est modifié par le remplacement, dans ce qui
précède le paragraphe 1° du premier alinéa, de «Chaque mois, le répartiteur
enregistré doit transmettre à la Commission, par un moyen technologique, un
rapport présentant, pour le mois précédent,» par «Le répartiteur enregistré
doit transmettre à la Commission, tous les trois mois et par un moyen
technologique, un rapport présentant».
Commentaire : cet article réduit à
trois mois la fréquence à laquelle un répartiteur enregistré doit transmettre à
la Commission des transports du Québec un rapport présentant des renseignements
concernant chacune des courses qui ont été demandées par un moyen technologique
qui ne... ne nécessitant pas l'intervention d'une personne physique.
Le Président (M. Allaire) : ...interventions?
Pas d'interventions, on va procéder à sa mise aux voix.
Est-ce que l'article 51 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. 52. M. le ministre.
M. Poulin : Oui, alors :
L'article 69 de ce règlement est modifié par le remplacement du paragraphe
4° par le suivant :
«4... 4° tous les 12 mois.».
Commentaires : cet article réduit à
12 mois la fréquence à laquelle un propriétaire d'une automobile muni d'un
taximètre doit apposer un nouveau sceau de la commission des transports tous
les 12 mois plutôt que tous les six mois, en plus des autres cas visés au
premier alinéa de l'article 69 du Règlement sur le transport rémunéré de
personnes par automobile.
Le Président (M. Allaire) : Des
interventions? Pas d'intervention, on procède à sa mise aux voix.
Est-ce que l'article 52 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. Merci. Je regarde l'heure, là il reste...
M. Poulin : Il m'en resterait
deux pour terminer le bloc. Qu'est-ce que vous en pensez?
Le Président (M. Allaire) : Est-ce
qu'on termine le bloc? Oui, on termine. Parfait. 53.
M. Poulin : On va être
heureux, parfait. 53. À l'article 11...
Le Président (M. Allaire) : Juste,
juste...
Le Président (M. Allaire) :
...consentement pour aller au-delà de l'heure permise? Consentement. Parfait,
allez-y, M. le ministre.
M. Poulin : On va faire ça
vite. En tout cas, moi. L'article 50... 53, l'article 11 du Règlement
sur le transport par autobus, chapitre T-12.r.16, est abrogé.
Commentaires. Cet article a pour... Cet
article a... pour obtenir de supprimer l'exigence d'avoir son siège, son
principal établissement ou un établissement au Québec pour obtenir un permis de
transport par autobus. Il s'agit d'une modification pour donner suite au
retrait de l'article 39 de la Loi sur les transports proposé par
l'article 46 du projet de loi.
• (16 h 30) •
Le Président (M. Allaire) :
...interventions? Pas d'intervention. On procède à sa mise aux voix. Est-ce
que... est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Le dernier, M. le ministre, pour aujourd'hui, 54.
M. Poulin : 54 : Les
articles 52.1, 52.2 de ce règlement sont modifiés par la suppression de
«11».
Commentaires. Cet article apporte une
modification de concordance. L'article 53 du projet de loi propose
d'abroger l'article 11 du Règlement sur le transport par autobus. Donc, la
mention de cet article doit être supprimée dans le reste du règlement.
Le Président (M. Allaire) :
...interventions? Pas d'intervention. Nous allons procéder à sa mise aux voix.
Est-ce que l'article 54 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. On regarde l'heure. Wow! On a fini dans les temps.
M. Poulin : M. le Président.
Le Président (M. Allaire) :
Oui.
M. Poulin : Nous venons de
déposer sur le greffier un amendement 70.16. Il peut être rendu public.
Le Président (M. Allaire) :
Pas de problème. Il y a deux amendements, même, je dirais. Il y en a un aussi
qui est lié.
M. Poulin : Oui, deux. Oui,
effectivement, qui sont ensemble, qui sont en annexe.
Le Président (M. Allaire) :
Donc, introduit une annexe. Ça fait que, donc, deux amendements. Oui. Là, je
comprends que les deux amendements, on peut les rendre publics. Donc, on a
l'autorisation de l'auteur et j'autorise le dépôt du document pour le rendre
public. Parfait.
Donc, merci, tout le monde. Compte tenu de
l'heure, j'ajourne les travaux. Donc, passez un beau week-end, tout le monde,
et un bon retour, un bon deux semaines en circonscription. Salut bien.
(Fin de la séance à 16 h 31)