Journal des débats de la Commission de l'économie et du travail
Version préliminaire
43e législature, 2e session
(30 septembre 2025 au 8 avril 2026)
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Le
jeudi 26 mars 2026
-
Vol. 48 N° 27
Étude détaillée du projet de loi n° 11, Loi modifiant diverses dispositions principalement aux fins d’allègement du fardeau réglementaire et administratif
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11 h (version non révisée)
(Onze heures trente-deux minutes)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
à l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de
la Commission de l'économie et du travail ouverte. La commission s'est réunie
afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 11...
11 h 30 (version non révisée)
Le Président (M. Allaire) : ...Loi
modifiant diverses dispositions principalement aux fins d'allègement du fardeau
réglementaire et administratif. Mme la secrétaire, bon matin. Est-ce qu'il y a
des remplacements?
La Secrétaire
: Oui, M.
le Président. Mme McGraw (Notre-Dame-de-Grâce) est remplacée par M. Kelley
(Jacques-Cartier).
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Merci. Alors, avant de commencer, M. le ministre, je crois que vous avez de la
belle visite des gens de votre comté. Alors, je vous cède la parole.
M. Poulin : Oui, absolument.
Alors, avant de poursuivre nos travaux, je veux saluer la classe de Patrick
Poulin, qui est avec nous aujourd'hui, donc qui est de l'école des Deux-Rives à
Saint-Georges. Merci d'être là. Je sais que, pour certains d'entre vous, c'est
votre première visite à l'Assemblée nationale. Alors, vous êtes évidemment les
bienvenus dans la maison du peuple. Dans les prochaines secondes, avec la
députée de Jeanne-Mance—Viger, le député de Jacques-Cartier, qui sont de l'opposition,
et ceux du gouvernement, mes collègues la députée de Marie-Victorin, député de
Rousseau, député de Hull, député de Labelle, député de Saint-François, qui est
mon adjointe parlementaire, nous allons étudier un projet de loi pour alléger
la vie des PME. Donc, dans les prochaines secondes, on va parler d'alcool.
Sachez que nous ne parlons pas toujours d'alcool ici, à l'Assemblée nationale.
On a bien des choses à discuter, notamment d'éducation, de santé, d'économie, de
sport, de culture, de loisirs. Alors, ça fait partie des éléments que nous
abordons parfois dans les lois, mais vous êtes toujours les bienvenus à l'Assemblée
nationale. Puis merci d'être là pour quelques minutes. Je salue évidemment les
enseignants et les gens qui les accompagnent. C'est important, ce que vous
faites, de mobiliser votre école à venir à l'Assemblée nationale pour vivre une
expérience avec les députés. Ça part du leadership des enseignants. Alors, je
tiens vraiment à vous remercier.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Parfait. Alors, on débute. Merci, M. le ministre. Et vous vous souvenez, hier,
lors de l'ajournement, je n'étais pas là, mais j'ai bien compris qu'on avait...
Vous aviez lu l'article 85. donc, vos commentaires étaient faits
également. Donc, à ce stade-ci...
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Ah! vous aviez... avez-vous fait vos commentaires?
M. Poulin : En fait, les
commentaires étaient en cours. La députée de Saint-François avait expliqué l'esprit
de vendre directement un permis de réunion pour les microbrasseries. De mon
côté, j'étais sur la deuxième modification, parce que ça concerne deux éléments,
la vente sur les lieux de fabrication qui est limitée aux produits fabriqués.
Alors, on est dans un contexte où une entreprise... par exemple, on donnait l'exemple
d'une microbrasserie qui pouvait avoir deux endroits dans la ville de Québec.
Bien, elle devait seulement vendre à un endroit le produit fabriqué dans cet
endroit-là. Alors, imaginez que vous avez un endroit à Limoilou, un endroit à
Sainte-Foy. Bien là, les... vous ne pouvez pas vendre des produits de l'autre
endroit, alors que pourtant vous êtes le même propriétaire et le même titulaire
de permis. Alors, on vient faciliter la vente de produits, tout dépendant du
lieu de fabrication pour le même propriétaire. C'est un allègement
réglementaire qui... qui est important. Puis vous n'êtes pas sans savoir que ça
s'est énormément développé dans les dernières années dans beaucoup de villes du
Québec. Alors, on veut que les produits soient disponibles partout.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. D'autres interventions? M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley
: Oui, merci,
M. le Président, et bienvenue à tous les élèves de Saint-Georges. Je vois aussi
un t-shirt des Canadiens de Montréal, alors go Habs go! Une question de base, mais
un permis de réunion que la collègue la députée de Saint-François a parlé de...
hier, ça encadre quoi, exactement? Quand on parle d'un permis de réunion, c'est
pour... je sais, pour une réunion, mais quels types de réunion? Est-ce que... c'est
juste à clarifier ça pour bien comprendre l'article, qu'est-ce qu'on est en
train de régler, M. le Président...
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. Merci. M. le ministre. Ah! oui, Mme la députée de Saint-François, allez-y,
tellement, bien oui.
Mme
Hébert
: Oui.
Bien, vous savez, c'est un permis que... souvent quand on veut vendre de l'alcool
ou... ou... donner de l'alcool, justement, lors d'un événement, ça peut être un
festival, ça peut être un permis de réunion d'une association. Donc, c'est ce
type de permis là, là, quand les gens demandent pour avoir un permis pour
l'alcool.
M. Kelley
: Et ça, ça
va régler... C'était l'association des grands brasseurs, qui a mentionné pour
le Festival de jazz à Montréal, comme exemple, qu'il doit trouver une épicerie
à coin pour être capable de vendre les produits de Molson ou Labatt via...
Alors, on règle cet enjeu qui ne fait aucun sens avec ce changement?
Mme
Hébert
: Oui.
M. Kelley
: Parfait.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
M. Kelley
: Oui.
Le Président (M. Allaire) :
D'autres interventions?
Mme
Rotiroti
:
...l'intermédiaire, c'est-à-dire que la... le grossiste, dans le fond, pourrait
aller directement dans l'événement vendre ses produits sans passer par
nécessairement un intervenant. Ça fait que c'est parfait.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
M. Poulin : ...à ce que la
députée de Saint-François disait à juste titre, vous avez une petite
microbrasserie, par exemple, qui aimerait vendre directement au club Optimiste,
mais là il faut qu'elle trouve une épicerie, stocker, facture, entrepôt,
livraison. Vente directe, ça peut se faire aux titulaires de permis de réunion.
D'ailleurs, la RACJ émet par année, là, c'est assez impressionnant...
M. Poulin : ...c'est assez
impressionnant, le nombre de permis de réunion qui est émis par année. Oui.
Le Président (M. Allaire) : ...Mme
la députée.
Mme Rotiroti : Oui, c'est...
Merci pour l'explication, M. le ministre. Au niveau du permis qu'on a, on...
est-ce que ça, dans la technicalité, dans la paperasse... parce qu'on est quand
même là-dessus, est-ce qu'il y a quelque chose dans le permis qui va changer,
un critère dans le permis, ou on demeure dans le même type de... même permis?
M. Poulin : En fait, le
permis de réunion n'est pas... l'évolutif en fonction de ce changement-là, hein,
M. le sous-ministre, ou...
Mme Rotiroti : Bien, il va
falloir...
M. Poulin : Peut-être qu'on
peut donner consentement. Oui.
Le Président (M. Allaire) : Oui,
oui, il n'y a pas de problème. Est-ce que j'ai votre consentement?
Des voix : Oui.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Prenez le temps de vous présenter, et votre titre, s'il vous plaît.
M. Rousseau (Youri) : Oui.
Youri Rousseau, sous-ministre adjoint aux politiques économiques, au ministère
de l'Économie, Innovation, Énergie.
Donc, présentement, il y avait une
incohérence, les vignobles, artisans, les... Il y a plein, plein d'autres
détenteurs de permis qui pouvaient vendre directement à des détenteurs de
permis de réunion, sauf la bière, qui devait passer par l'épicerie. Donc, on
vient réparer une incohérence qu'il y avait. Je ne sais pas si les collègues de
la régie vont être d'accord qu'on... avec le mot «réparer», mais, en tout cas,
on vient... on vient leur donner le même droit, donc par question d'équilibre,
qu'il y a d'autres détenteurs de permis. Mais ça ne change pas rien d'autre à
leur permis.
Mme Rotiroti : OK. Ça fait
qu'à ce moment-là c'est le même permis, c'est juste qu'on vient d'élargir à la
bière qui n'était pas incluse.
M. Rousseau (Youri) : Les
microbrasseurs ont fait un beau tableau, là, des permissions par différents
types de permis...
Mme Rotiroti : Avec un x,
oui.
M. Rousseau (Youri) : ...puis
là il y avait un trou, il y avait un rond, là, détenteur de permis de réunion
puis il n'y avait pas le X. Là, on vient mettre le x.
Mme Rotiroti : Parfait.
Alors, ça ne change rien dans le permis. Excellent.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
Mme Rotiroti : Merci, M. le
Président. Oui.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Pas d'autres interventions. Nous allons donc procéder à la mise aux voix de
l'article 85. Est-ce que l'article 85 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
On poursuit, M. le ministre. 86, lecture et commentaires.
• (11 h 40) •
M. Poulin : Oui, absolument.
Alors : L'article 25.1 de cette loi est modifié par le remplacement
du deuxième alinéa par le suivant :
«Sauf s'il les expédie à un endroit situé
hors du Québec, le titulaire de ce permis ne peut vendre et livrer cette bière
et ces boissons alcooliques à un transporteur public, à une personne qui est
titulaire d'un permis de réunion ou à une personne qui est titulaire de tout
autre permis l'autorisant à les vendre délivré en vertu de la Loi sur les
permis d'alcool (Chapitre P-9.1) et, aux fins de l'article 23, à la
Société.»
Commentaire. Cet article autorise le
titulaire d'un permis de distributeur de bière à vendre et livrer la bière et
les boissons alcooliques composées de bière et d'autres substances non
alcoolisées fabriquées par lui-même ou par une personne morale qui est liée et
qui ont été achetées de la Société des alcools du Québec à un titulaire d'un
permis de réunion.
Note additionnelle. Actuellement, le
titulaire d'un permis de réunion doit uniquement acheter directement d'un
titulaire de permis d'épicerie ou d'un titulaire de permis de réunion
artisanale de bière délivrée en vertu de la Loi sur la Société des alcools du
Québec ou de la SAQ la bière qu'il entend vendre ou servir gratuitement.
Alors, nous sommes, M. le Président, dans
la concordance de ce que nous venons de voter.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions? Oui, Mme la députée de Jeanne-Mance-Viger.
Mme Rotiroti : Juste pour ma
gouverne, M. le ministre, là. Vous dites «qui est titulaire de tout autre
permis l'autorisant... et les vendre délivré». Quand vous dites «tout autre
permis», vous faites référence à quoi?
M. Poulin : Donc, lorsqu'un
titulaire est titulaire de tout autre permis l'autorisant à les vendre,
effectivement, peut-être qu'on peut avoir des exemples des gens à la Régie des
alcools, des courses et des jeux.
Le Président (M. Allaire) : Oui.
J'ai besoin de votre consentement. Est-ce que j'ai votre consentement?
Mme Rotiroti : Oui,
consentement.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Simplement vous présenter avec votre titre. La parole est à vous.
M. Angers (Nicolas) : Bien
sûr. Nicolas Angers, avocat à la Direction des affaires juridiques, de la Régie
des alcools, des courses et jeux.
Essentiellement, les autres permis, ce
sont les permis prévus par la Loi sur le permis d'alcool, soit restaurants,
bars, accessoires, principalement. Donc, c'est de ça dont on parle ici.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Merci.
Mme Rotiroti : Ça va, M. le
Président.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
Mme Rotiroti : Oui. Merci.
Le Président (M. Allaire) : D'autres
interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la
mise aux voix. Est-ce que l'article 86 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
On poursuit, M. le ministre. 78.
M. Poulin : Absolument.
Alors, on revient un peu plus tôt... Oh! Alors : L'article 72.1 de
cette loi est modifié par l'insertion, dans le sous-paragraphe b du paragraphe
2° du deuxième alinéa et après «permis de», de «brasseur, de distribution de
bière, de».
Commentaire. Cet article modifie
l'article 72.1 de la Loi sur les permis d'alcool par concordance avec les
articles 85 et 86 du projet de loi. Ces articles proposent d'autoriser le
titulaire d'un permis de brasseur et le titulaire d'un permis de distributeur
de bière à vendre et livrer de la bière et des boissons alcooliques composées
de bière et d'autres substances non alcoolisées à une personne titulaire d'un
permis de réunion.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
M. Poulin : ...
Mme Rotiroti : Oui, avec les
deux articles qu'on vient d'adopter.
Le Président (M. Allaire) : Donc,
il n'y a pas d'autres interventions? On va procéder à la mise aux voix de
l'article 78. Est-ce que l'article 78 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Parfait. On poursuit, M. le ministre. 107.
M. Poulin : Excellent. Alors,
107. Donc : L'article 41 du Règlement sur le régime applicable aux
permis d'alcool (Chapitre P-9.1, point r 7... virgule, R. 7) est
abrogé.
Commentaire. Cet article abroge l'article 41...
M. Poulin : ...du Règlement sur
le régime applicable aux permis d'alcool, par concordance avec les
articles 85 et 86 du projet de loi. Ces articles proposent d'autoriser le
titulaire d'un permis de brasseur et le titulaire d'un permis de distributeur
de bière à vendre et livrer de la bière et des boissons alcooliques composées
de bière et d'autres substances non alcoolisées à une personne titulaire d'un
permis de réunion.
Alors, dans la note additionnelle, nous
venons effectivement faire une concordance pour s'assurer que le tout puisse
être applicable avec ce qui se passait avant.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Pas d'interventions? Donc, on va procéder à la mise aux voix de
l'article 107. Est-ce que l'article 107 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. 108, M. le ministre.
M. Poulin : L'article 46
de ce règlement est modifié par la suppression, dans le premier alinéa, de
«41».
Commentaire. Cet article modifie
l'article 46 du Règlement sur le régime applicable aux permis d'alcool par
concordance avec l'article 107 du projet de loi. Alors, l'article 41
relevait... concordance.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Pas d'interventions? Donc, est-ce que l'article 108 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Parfait. Alors, maintenant, je prends pour acquis que, dans le bloc 25, on
revient dans l'ordre normal qui nous avait été proposé, donc, les amendements
qui introduit un nouvel article à 70.17. Est-ce que c'est ça?
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. Donc, M. le ministre, je vous cède la parole pour introduire...
M. Poulin : Oui. Alors, nous
allons retourner dans le cahier des amendements au 70.17. Je l'avais déjà lu.
Alors, ça concernait les limites territoriales. Alors... bien, je suis là
pour... Je l'avais lu, hein? Oui. Alors, je suis là pour...
Des voix : ...
M. Poulin : Je ne l'avais pas
lu, effectivement. Alors je vais le lire, M. le Président : Insérer, avant
l'article 71 du projet de loi, le suivant :
70.17. L'article 92 de la Loi sur les
infractions en matière de boissons alcooliques (chapitre I-8.1) est
modifié par la suppression du paragraphe h. Commentaire. Cet
amendement clarifie l'article 92 de la Loi sur les infractions en matière
de boissons alcooliques afin de distinguer l'encadrement applicable au
transport de boissons alcooliques de celui applicable à la livraison, laquelle
survient à la suite d'une vente par un titulaire de permis, notamment un
titulaire de permis de restaurant ou d'épicerie. L'exception prévue au
paragraphe h de l'article 92, qui bénéficie au titulaire d'un permis
de restaurant, n'est pas requise puisqu'il s'agit de livraison.
L'article 80 de cette loi interdit la vente ou la livraison au Québec des
boissons alcooliques, sauf dans les cas prévus par la loi. Or, la Loi sur les
permis d'alcool le permet dans le cas du titulaire de permis de restaurant.
Je vais lire la note additionnelle, M. le
Président, parce que cet amendement est en cohérence avec le remplacement de
l'article 94 de la Loi sur les infractions en matière de boissons
alcooliques, qui est proposé par l'article 71 du projet Loi, qui vise
notamment à retirer la restriction territoriale imposée aux titulaires de
permis d'épicerie lorsqu'elle transporte, pour leurs clients, les boissons
alcooliques qu'ils ont achetées. Je peux m'arrêter ici, je pense, c'est assez
clair.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? Des interventions? M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley
: Oui,
peut-être, M. le ministre, grosso modo, parce qu'on n'a pas les commentaires
devant nous. Juste de résumer ça pour nous ou... oui, je m'en... Le fardeau
administratif, c'est où exactement? Alors, juste un court... je sais que vous
avez lu les commentaires, mais juste rapidement. En fait, on ajoute cet
amendement-là, est nécessaire pourquoi?
M. Poulin : En fait, on est
dans la concordance... Excusez-moi, je vais atchoumer. Merci. Ça s'en vient,
soyez stand-by.
Donc, la possibilité pour le titulaire de
permis d'épicerie de transporter les boissons alcooliques de ses clients, à
titre de mandataire de ces derniers, n'est plus requise, car la Loi sur les
permis d'alcool permet au titulaire de permis d'épicerie de livrer les boissons
alcooliques qu'il vend, et ce, sans limite territoriale. Mais vous avez... vous
avez raison, parce qu'on vient un peu cadrer l'historique des droits passés
d'une industrie. Alors, peut-être que, sur le plan historique versus le
changement, les gens de la régie peuvent bien vous le clarifier, effectivement.
M. Kelley
: Merci.
Le Président (M. Allaire) :
C'est beau. Allez-y.
M. Angers (Nicolas) : Merci.
Ça peut être un peu confondant lorsqu'on parle de transport et de livraison, et
la disposition qui... dont on prévoit l'abrogation ici, venait peut-être
ajouter cette confusion-là entre les deux notions. Donc, dans la mesure où le
titulaire peut déjà vendre... peut déjà livrer, c'est-à-dire, ce n'était pas
nécessaire de prévoir qu'il puisse en faire le transport dans la mesure où la
Loi sur les permis d'alcool lui donnait déjà ce droit-là. Donc, c'est la raison
de cet amendement-là.
M. Kelley
: Parfait.
Le Président (M. Allaire) :
Merci, M. Angers. D'autres interventions? Non. Ça va? Donc, on va procéder à la
mise aux voix de l'amendement. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. L'amendement est adopté. Donc, l'article 70.17 est ajouté au
projet de loi. On poursuit, M. le ministre, un autre amendement, 70.18.
M. Poulin : Oui. Alors,
insérer, après l'article 70.17 du projet de loi tel qu'amendé, le
suivant :
70.18. L'article 93 de cette loi est
modifié par la suppression du paragraphe g du premier alinéa...
M. Poulin : ...Commentaires :
Cet amendement clarifie l'article 93 de la Loi sur les infractions en
matière de boissons alcooliques afin de distinguer l'encadrement applicable au
transport de bière et de cidre léger de celui applicable à la livraison,
laquelle survient à la suite d'une vente par un titulaire de permis, notamment
un titulaire de permis de restaurant ou d'épicerie. L'exception prévue au
paragraphe g de l'article 93 qui bénéficie au titulaire d'un permis de
restaurant n'est pas requise puisqu'il s'agit de livraison. Les
articles 80 et 89 de cette loi interdisant la vente ou la livraison de la
bière et de boissons alcooliques, à moins que cette vente ou cette livraison ne
soit faite notamment par une personne munie d'un permis délivré en vertu de la
Loi sur les permis d'alcool, ce qui est le cas par un titulaire de permis de
restaurant.
Alors, dans la note additionnelle, cet
amendement est en cohérence avec le remplacement de l'article 94 de la Loi
sur les infractions en matière de boissons alcooliques, proposé par
l'article 71 du projet de loi, qui vise notamment à retirer la restriction
territoriale imposée aux titulaires de permis d'épicerie lorsqu'ils
transportent pour leurs clients les boissons alcooliques qu'ils ont achetées.
La possibilité pour le titulaire de permis d'épicerie de transporter les
boissons alcooliques de ses clients à titre de mandataire de ces derniers n'est
plus requise, car la Loi sur les permis d'alcool permet aux titulaires de
permis d'épicerie de livrer les boissons alcooliques qu'il vend. Alors, on est
dans la même lignée de ce qu'on parlait il y a quelques secondes à peine.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Merci. Des interventions? S'il n'y a pas d'intervention, on va procéder à la
mise aux voix de l'amendement. Est-ce que le moment de mettre est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Parfait, Il est adopté. Donc, l'article 70.18 est ajouté au projet de loi.
M. le ministre, alors, si je regarde la liste, on s'en va à 79.
M. Poulin : Exactement, M. le
Président.
Le Président (M. Allaire) :
Lecture et commentaires, s'il vous plaît.
M. Poulin : Alors, on revient
au cahier. La Loi sur la Société des alcools du Québec est modifiée par
l'insertion, après l'intitulé section III, de l'intitulé suivant : 1
catégorie de permis.
Commentaires : Cet article insère un
nouvel intitulé dans la section III de la Loi sur la Société des alcools
du Québec qui concerne les permis de fabricants de boissons alcooliques. Cet
intitulé indique que l'article qui suit énumère les catégories de permis
délivrés par la Régie des alcools, des courses et des jeux en vertu de cette
loi.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Les articles... des interventions, pardon, sur l'article 79?
M. Poulin : ...également, M.
le Président.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Merci pour le complément. S'il n'y a pas d'intervention, on va procéder à...
Ah! allez-y. Mme la députée, allez-y.
Mme Rotiroti : M. le
Président, on vient... on se retrouve un petit peu mieux par rapport à les
permis qu'on aimait, mais on n'a pas ajouté et on n'a pas créé un nouveau
permis.
M. Poulin : Non, il n'y a pas
de nouveau permis, effectivement.
Mme Rotiroti : On reste
toujours dans les mêmes qui existaient.
M. Poulin : Oui... comment
c'est libellé, Mme la députée, catégorie de permis. Oui?
Une voix : ...
Le Président (M. Allaire) : Oui,
oui, allez-y, M. Rousseau.
M. Rousseau (Youri) : Ici, à
79, on met «catégorie de permis» et à 80, dans un instant, vous allez voir,
«permis artisanaux». C'est juste qu'on vient mettre des... des intitulés pour
les regrouper, c'est plus clair, au suivant.
Mme Rotiroti : C'est plus
clair. OK. Puis, le fait qu'on les regroupe, est-ce que ça va permettre à les
gens de se retrouver plus facilement? C'est ça, l'objectif?
M. Rousseau (Youri) : Ça fait
que, dans le fond, il y a comme cinq vrais types de permis, mais parmi les
artisans, il y a autre six autres : petits fruits, hydromel, acériculteur.
Ça fait que c'est juste pour mieux... mieux présenter l'information. Ça fait
que c'est vraiment de la pagination, du formatage
• (11 h 50) •
Mme Rotiroti : Ça fait que le
fait qu'on présente mieux l'information, ça va permettre de faciliter ces
gens-là d'aller chercher leur permis. Ils vont se retrouver plus facilement.
M. Rousseau (Youri) : On
l'espère.
Mme Rotiroti : On espère.
C'est ça, l'objectif, j'espère?
M. Rousseau (Youri) : Oui.
M. Poulin : Oui.
Mme
Rotiroti
:
Oui. OK. Parfait.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
D'autres interventions? On va procéder à la mise aux voix de
l'article... 79, pardon. Alors, est-ce que l'article 79 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. On poursuit, M. le ministre, 80.
M. Poulin : Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 24, de l'intitulé suivant :
2 permis artisanaux.
Commentaires : Cet article insère un
nouvel intitulé dans la section III de la Loi sur la Société des alcools
du Québec. Cet intitulé indique que les articles qui suivent portent sur les
permis artisanaux, à savoir le permis de production artisanal, le permis de
coopératives de producteurs artisans et le permis de producteur artisanal de
bière.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions?
Mme Rotiroti : Ça va, M. le
Président.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
S'il n'y a pas d'intervention, on va procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 80 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. Donc, on poursuit, M. le ministre, 84.
M. Poulin : Oui. Cette loi
est modifiée par l'insertion, après l'article 24.2, de l'intitulé
souvent... suivant : 3 permis industriel.
Commentaires : Cet article insère un
nouvel intitulé dans la section III de la Loi sur la Société des alcools
du Québec. Cet intitulé indique que les articles qui suivent portent sur les
permis industriels, à savoir les permis de brasseur, de distributeurs de bière,
de distillateur, de fabricants de vin ou de fabricants de cidre.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions sur 84?
Mme Rotiroti : Juste un
instant, M. le Président, je veux juste vérifier quelque chose.
Le Président (M. Allaire) :
Pas de problème...
Mme
Rotiroti
:
...on se promène pas mal dans le projet de loi.
Le Président (M. Allaire) :
Oui. Effectivement, je peux comprendre que... prenez le temps.
Mme
Rotiroti
:
Je vois que, M. le ministre, ici, là, on ajoute le permis industriel.
M. Poulin : ...on ajoute le
permis industriel, trois...
M. Rousseau (Youri) :
...créer des catégories, les types de permis. Après ça, les permis
artisanaux...
Mme
Rotiroti
:
Oui, ça, ça va.
M. Rousseau (Youri) : ...puis
après ça les permis industriels.
Mme
Rotiroti
:
OK, là, on est dans l'industriel.
M. Rousseau (Youri) : C'est
juste pour...
Mme
Rotiroti
:
Alors, c'est ces deux permis-là qui n'existaient pas, que, là, on vient
d'ajouter.
M. Rousseau (Youri) : Puis en
fait, il n'y a pas de permis industriel, c'est une catégorie. Puis, en dessous
de ça, dans... dans la loi, on va voir fabricant de vin, fabricant,
distillateur.
Mme
Rotiroti
:
OK, on va les définir.
M. Rousseau (Youri) : On va
voir les permis qui sont les permis qu'on dit industriels. C'est plus facile
pour les gens de s'y reconnaître. C'est ça. C'est juste ça.
Mme
Rotiroti
:
Non, c'est... Je voulais juste voir. OK. Ça fait que là, on est dans
l'industriel.
M. Poulin : Ce serait... ce
serait le fun, un regroupement de permis, Mme la députée, mais on n'en est pas
là. C'est pour ça qu'il y a un comité, pour essayer de trouver des solutions.
Mais c'est vrai que ça...
Mme
Rotiroti
:
Là, vous donnez déjà des pistes à votre... à votre comité, là.
M. Poulin : On les aide à
faire leur travail.
Mme
Rotiroti
:
Vous les naviguez là-dedans.
M. Poulin : On les aide. C'est
ça.
Mme
Rotiroti
:
Je comprends. C'est bon.
Le Président (M. Allaire) : ça
va? Pas d'autre intervention. On va procéder à la mise aux voix de
l'article 84. est-ce que l'article 84 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. On poursuit, M. le ministre. 102.
M. Poulin : 102 :
L'article 35 de cette loi est modifié, dans le premier alinéa :
1 : par la suppression du paragraphe deux;
2 : par l'insertion, après le
paragraphe quatre, du suivant : « 5 : Son titulaire n'effectue
aucune des activités autorisées par le premier alinéa des articles 25 et
26 à 28 »;
3 : par la suppression, dans le
paragraphe six, de « fabrication d'embouteillage ou de
distribution ».
4 : Par l'insertion au paragraphe
sept du suivant : « 7.1. Fait défaut de remettre à la Régie un
document qu'elle a le droit de demander en vertu de l'une des dispositions de
la Loi sur les infractions en matière de boissons alcooliques. »
Commentaires. Cet article modifie
l'article 35 de la Loi sur la Société des alcools du Québec, qui prévoit
que la Régie des alcools, des courses et des jeux peut révoquer un permis de
fabricant ou le suspendre lorsque le titulaire commet certains manquements par
concordance avec plusieurs dispositions du projet de loi. Tout d'abord, il
supprime le paragraphe deux de l'article 35 de cette loi par concordance
avec l'article 101 du projet de loi, qui prévoit notamment que la sanction
applicable lorsque les droits annuels n'ont pas été acquittés et la révocation
de plein droit du permis. La convocation du titulaire devant le tribunal de la
régie n'est ainsi plus requise.
Il insère ensuite un nouveau paragraphe
cinq afin de prévoir que la régie peut révoquer ou suspendre un permis si le
titulaire n'effectue aucune des activités de fabrication autorisées par son
permis, par concordance avec l'article 91 du projet de loi, qui indique
notamment qu'un fabricant qui délègue en partie ou en totalité la fabrication
de ses boissons alcooliques doit continuer de produire des boissons alcooliques
à son établissement pour maintenir son permis en vigueur. Il modifie le
paragraphe six, par concordance avec l'article 91 du projet de loi, qui
permet à certains fabricants de sous-traiter l'embouteillage de leurs boissons
alcooliques, ainsi ne constituera plus un manquement le fait pour un tel
titulaire de ne pas maintenir en état de fonctionner les équipements de base
nécessaires aux activités d'embouteillage.
Enfin, il ajoute le nouveau
paragraphe 7.1 afin de prévoir que la régie peut révoquer ou suspendre un
permis si le titulaire fait défaut de remettre à cette dernière un document
qu'elle a le droit demandé en vertu d'une disposition de la Loi sur les
infractions en matière de boissons alcooliques. Il s'agit d'une modification de
concordance avec l'article 71 du projet de loi qui prévoit que le
titulaire d'un permis de fabricant industriel, pour le compte duquel un
transporteur... effectué en sous-traitance, doit conserver toute entente
conclue avec l'entreprise. Ainsi que tout document afférent pendant une période
de trois ans suivant la conclusion de l'entente et de les transmettre à la
régie lorsqu'elle en fait la demande.
Alors, une des bonnes façons, M. le
Président, de comprendre l'article est effectivement de regarder le texte
proposé. Ce qui est retiré en rouge, ce qui est ajouté en vert, en concordance
avec ce que nous avons fait.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Des interventions? Mme la députée de Jeanne-Mance—Viger.
Mme
Rotiroti
:
Oui. Oui, dans le fond, M. le Président, on est dans... tout qu'est-ce qu'on
vient de faire, là, l'embouteillage, et tout ça, là, on vient de mettre les
pénalités ou les... qui sont attribuées à ces volets-là. C'est ça qu'on vient
de faire, là, avec cet article-là?
M. Poulin : ...les gens de la
région ont des éléments supplémentaires à ajouter?
Le Président (M. Allaire) :
Ah! J'ai simplement besoin de votre consentement. Est-ce que j'ai votre
consentement? Oui, je ne vous ai pas entendus. Consentement?
Mme
Rotiroti
:
Oui. Oui, oui, absolument.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. Allez-y, vous présenter avec votre titre, s'il vous plaît.
Mme Bergeron (Marie-Christine) :
Oui. Bonjour. Marie-Christine Bergeron, directrice des affaires juridiques de
la Régie des alcools, des courses et des Jeux. Alors, effectivement, comme le
ministre le mentionne ici, principalement, cet article a pour but de faire la
concordance avec les mesures de sous-traitance qu'on... dont on a discuté
précédemment. Donc, on vient donner des pouvoirs d'intervention à la Régie des
alcools, des courses et des jeux au niveau des pouvoirs de suspension, de
révocation de permis. Et on vient également ajouter la possibilité de pouvoir
révoquer ou suspendre un permis en cas de non-paiement des droits, là.
Mme
Rotiroti
:
C'est parfait.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. S'il n'y a pas d'autre intervention, on va procéder à la mise aux voix
de l'article. Est-ce que l'article 102 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. On poursuit, M. le ministre...
Le Président (M. Allaire) : ...103.
M. Poulin : Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 35.3, de l'intitulé... suivant :
«10. Dispositions diverses»
Commentaire : Cet article... insère
un nouvel intitulé dans la section III de la Loi sur la Société des alcools du
Québec. Cet intitulé indique que les articles qui suivent sont des dispositions
diverses.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions? Donc, parfait. S'il n'y a pas d'intervention, on procède à
sa mise aux voix. Est-ce que l'article 103 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. On poursuit. 104, M. le ministre.
M. Poulin : Oui. Alors,
l'article...
Des voix : ...
M. Poulin : 104 est adopté, M.
le Président. C'est formidable.
Le Président (M. Allaire) :
Excusez-moi. Parfait. Il n'y a pas de problème.
Des voix : ...
M. Poulin : Nous irions à
75.1.
Le Président (M. Allaire) : Effectivement.
Donc, on change de bloc, c'est ce que je comprends, donc on est... qui
introduit quatre amendements pour introduire les nouveaux articles. Donc, M. le
ministre, je vous cède la parole pour introduire le 75.1.
M. Poulin : Absolument, M. le
Président. Alors, insérer, avant l'article 76 du projet de loi, le
suivant :
75.1. L'article 31 de la Loi sur les
permis d'alcool (chapitre P-9.1) est modifié par le remplacement du premier
alinéa par le suivant :
«Le permis d'épicerie autorise, pour
consommation dans un autre endroit que l'établissement, la vente de la bière, de
mélanges à la bière d'au plus 7% d'alcool en volume et des boissons alcooliques
déterminées par règlement pris en application du paragraphe 7° du premier
alinéa de l'article 37 de la Loi sur la Société des alcools du Québec (chapitre
S-13). Il autorise également la livraison des boissons alcooliques dont la
vente est autorisée.»
Commentaire : Le premier alinéa de
l'article 31 de la Loi sur les permis d'alcool prévoit que le permis d'épicerie
permet la vente et la livraison de la bière, du cidre ainsi que des vins et des
boissons alcooliques déterminées par règlement, à l'exclusion des alcools, des
spiritueux et des mélanges à la bière de plus de 7 % d'alcool en volume.
L'amendement réécrit cet alinéa afin de clarifier les boissons alcooliques pouvant
être vendues et livrées par un titulaire de permis d'épicerie, de façon à
permettre également la vente et la livraison de boissons alcooliques à base
d'alcool ou de spiritueux d'au plus 7 % au volume... en volume.
Ces boissons sont communément appelées
prêts-à-boire à base d'alcool ou de spiritueux et elles sont définies par le
Règlement sur les boissons alcooliques à base d'alcool ou de spiritueux, qui
prévoit que ces boissons doivent contenir au moins 1,5 % et au plus
7 % d'alcool en volume, auxquelles sont ajoutés des jus de fruits ou des
substances aromatiques qui peuvent également contenir de l'eau naturelle ou
minérale ainsi que du gaz carbonique. Ces boissons s'apparentent aux mélanges à
la bière d'au plus 7 %, dont la vente et la livraison sont déjà autorisées.
Pour autoriser la vente de prêts-à-boire à
base d'alcool ou de spiritueux, il est nécessaire de retirer l'exclusion de
vente des alcools et des spiritueux à l'article 31, puisque les prêts-à-boire
dont on souhaite permettre la vente constituent des alcools et des spiritueux
au sens de la loi. Toutefois, la vente et la livraison d'alcools et de
spiritueux autres que les prêts-à-boire d'au plus 7 % demeureront
interdites. Ainsi, à l'exception de la bière et des mélanges à la bière d'au
plus 7 % d'alcool en volume, toutes les autres boissons alcooliques,
incluant celles à base d'alcools ou de spiritueux, pouvant être vendues et
livrées seront déterminées par règlement, comme c'est déjà le cas pour le vin
et les cidres.
• (12 heures) •
Alors, M. le Président, ce que nous venons
faire à l'intérieur de ce... cet amendement : nous venons permettre aux
prêts-à-boire à base d'alcool... et je l'ai lu tranquillement pour qu'on
comprenne bien chaque subtilité et chaque élément dans lequel le gouvernement
souhaite aller de l'avant aujourd'hui. Il y a plus de 120 produits québécois à
base d'alcool qui se retrouvent présentement à la SAQ, des prêts-à-boire à base
d'alcool, donc, qui sont en montée, on l'a vu, au Québec, au cours des
dernières années. Cependant, la réglementation, comme le stipule l'amendement,
fait en sorte que ces produits à base d'alcool ne pouvaient être vendus dans
les épiceries, M. le Président. Alors, c'était seulement à base de malt.
Maintenant, lorsqu'on voit la croissance qu'il y a eu, notamment dans les
distilleries au Québec dans les dernières années, on a vu le nombre de gins
augmenter, particulièrement depuis 2020, et aussi les prêts-à-boire devenir une
façon pour les Québécois de se désaltérer ou du moins de pouvoir consommer
divers produits du Québec, notamment... Et ce que nous souhaitons, c'est de
pouvoir ouvrir la possibilité à nos PME québécoises de pouvoir également vendre
dans les épiceries et les dépanneurs du Québec.
Il faut savoir, M. le Président, que les
épiceries et les dépanneurs vendent déjà de l'alcool et ont déjà l'expertise en
matière de contrôle d'alcool, que ce soit le contrôle de l'âge, notamment. Il
faut savoir que nous venons également autoriser le même pourcentage d'alcool
que les prêts-à-boire à base de malt présentement. Alors, on est toujours sur
une notion de 7 %...
12 h (version non révisée)
M. Poulin : ...également, et
je prendrai évidemment les questions des oppositions, c'est une demande de
longue date de l'union des microdistilleries du Québec. Et je ne sais pas si on
a mon petit cartable blanc de tout à l'heure, de la période des questions. C'est
peut-être moi qui l'ai... Ah! c'est moi qui l'ai ici. Lorsque j'ai annoncé l'intention
du gouvernement, à l'intérieur du projet de loi n° 11, de donner cette nouvelle
possibilité... Je vais vous lire quelques extraits, M. le Président. Vendre des
prêts à boire à base de spiritueux en épicerie, un grand pas dans la bonne
direction. L'Union québécoise des microdistilleries accueille favorablement l'annonce
du gouvernement visant à permettre la vente des prêts à boire à base de
spiritueux dans les épiceries et dépanneurs du Québec.
Selon l'UQMD, cette décision constitue un
grand pas dans la bonne direction, elle contribue à moderniser un cadre
réglementaire désuet et à corriger une incohérence de longue date entre les
différentes catégories de boissons alcooliques offertes aux consommateurs
québécois. C'est un extrait.
Le CTAQ, Conseil de la transformation
alimentaire du Québec : Vente de prêts à boire à base de spiritueux en
épicerie, un grand pas dans la bonne direction. Il s'agit d'un changement
attendu par l'industrie des spiritueux. Jusqu'à présent, les produits québécois
étaient exclus de ces réseaux de vente, contrairement aux boissons à base de
malt, de vin ou de cidre. Cette modification vient corriger une incohérence
réglementaire et ouvre l'accès à un canal de mise en marché supplémentaire.
Également, nous avons quelques témoignages
de gens de l'industrie, je me permets de les nommer, M. le Président, parce que
j'ai eu l'occasion de le rencontrer à plusieurs reprises, Nicolas Bériault, qui
est président de l'Union québécoise des microdistilleries : Cette
ouverture répond à une réalité de marché où les prêts à boire connaissent une
croissance soutenue et représentent un segment stratégique pour nos
entreprises. Également, M. Bériault, qui est de la Distillerie 3 Lacs.
Également, c'est important de le
mentionner, nous avons aussi une union de différents... de différentes
entreprises qui ont aussi salué... pas des différentes entreprises, différentes
organisations qui ont salué le tout, je l'ai ici, c'était ma première page.
Alors, Spiritueux Canada, l'Association des détaillants en alimentation du
Québec, Conseil canadien du commerce de détail, Michel Rochette, hein, on
connaît bien, et également Distilleries du Québec, qui a salué le tout. On
mentionne notamment que cette décision répond à une attente claire des
consommateurs qui souhaitent plus de choix, de cohérence et un accès simplifié
à des produits comparables en alcool et en format, parce qu'ici on est toujours
aux 7 %.
Alors, voilà. M. le Président, j'explique
l'esprit derrière cette volonté du gouvernement.
Le Président (M. Allaire) : Merci,
M. le ministre. M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : Oui. Merci, M. le
Président. Et je sais que le ministre a certainement lu dans la revue de presse
ce matin, l'article dans La Presse, Last call pour les boissons à base de malt.
Puis on a entendu certaines craintes que les changements qu'on est en train de
faire ici va laisser des gros stocks, puis la saison s'en vient, puis des
commandes sont déjà faites. Il y a aussi des commentaires qui disent que, oui,
il y a des avantages, certainement, pour les Distilleries d'ici, mais que,
quand même, ce changement va probablement favoriser plus les gros producteurs
comme Smirnoff et Captain Morgan, etc.
Alors, peut-être le ministre peut nous...
aussi, juste répondre à certaines craintes puis peut-être répondre à qu'est-ce
qui est écrit dans l'article de La Presse. Je trouve que les inquiétudes qui
ont été soulevées sont... sont justes. Mais aussi, peut-être une autre... autre
question. Je sais que, dans les grandes chaînes des Metro, etc., que les grosses
entreprises paient pour avoir... si c'est Doritos et Frito-Lay, ils paient pour
avoir le produit en ligne avec les yeux, puis les autres, exactement, sur le
tablette. Alors, est-ce qu'il y a aussi une façon de s'assurer que les marques
du Québec... est-ce qu'un jour on peut régler cet enjeu, qu'eux autres vont
avoir la même place à côté des grosses producteurs? Parce que, quand même, on
sait que les Smirnoff de ce monde-là, ils vont payer pour avoir leur boisson
dans le bon endroit pour cacher le... les yeux de le consommateur. Alors, juste
une couple de réflexions pour le ministre, M. le Président.
Le Président (M. Allaire) : M.
le ministre.
M. Poulin : Bien, il y a
beaucoup de questions dans ce que le député de Jacques-Cartier amène, à juste
titre, puis je le... je le remercie. Sur l'article de La Presse, effectivement,
je vais vous lire un passage, parce que... Bon, il y a la notion à base de
malt. Et je le répète, les produits à base de malt pourront toujours être
distribués dans les épiceries et les dépanneurs au Québec. Ça, il n'y a pas de
changement. On va parler de la date d'entrée en vigueur. On vise l'été, le 1er juillet.
Je suis ouvert au 1er août.
Maintenant, c'est important de le
mentionner, c'est une demande de longue date, là, quand même, de l'industrie,
alors tout le monde s'attendait. Et moi, comme ministre, je l'ai signifié à
plusieurs reprises aux groupes que je rencontrais, que je regardais pour aller
dans cette direction-là, parce que, comme on le sait, c'est 120 produits
québécois, ce sont des PME qui n'y avaient pas accès. Et je le mentionne,
peut-être, je ne l'ai pas dit au début, là, mais...
M. Poulin : ...les épiceries
et les dépanneurs vont devoir passer par le canal de la SAQ quand même. Donc,
maintien de la qualité, maintien des produits québécois, et tout ça.
Je vais vous lire aussi un extrait de cet
article de La Presse : «Les microdistillateurs québécois ont
toutefois applaudi cet accès à plus de commerces. Sébastien Cliche-Roy,
fondateur de Fou gin, est lucide : ses prêts-à-boire ne seront pas
distribués dans l'ensemble des épiceries du Québec du jour au lendemain, mais
ils pourront trouver de la place dans les commerces qui font la part belle aux
produits locaux, ces commerces qui représentent aussi les bières de
microbrasseries québécoises et même des vins d'ici. "Il y a beaucoup de
potentiel", dit l'entrepreneur. "S'il y a plus d'offre de produits,
nécessairement, il va y avoir plus de qualité", ajoute Sébastien Cliche-Roy.
C'est sur ce point que les petits distillateurs comptent : développer le
créneau des prêts-à-boire de meilleure qualité. "Pour le client, avoir la
possibilité d'acheter un bon gin tonic d'une distillerie locale à l'épicerie,
ça a autant de sens que d'aller chercher une bière de microbrasserie."
Quant à la mort annoncée des prêts-à-boire de malt, Sébastien Cliche-Roy ne
creuserait pas la tombe si vite. "D'après moi, certains producteurs vont
vouloir continuer avec le malt parce que ça coûte moins cher. Le malt n'est
vraiment pas cher comparé à l'alcool distillé." Selon lui, le marché va se
segmenter. Il le dit : "Les prêts-à-boire ont encore une image de
produit très sucré d'entrée de gamme. Cette image va changer avec l'arrivée de
produits artisanaux locaux."» Et on est toujours prudents, on ne veut pas
en nommer, mais il y a plein d'exemples qui nous viennent en tête.
Alors, je pense que la transition, somme
toute, avec une date d'entrée en vigueur à l'été, permet effectivement la
transition.
Concernant la place des produits québécois
sur nos tablettes, vous n'êtes pas sans savoir, M. le député, que le nombre de
produits québécois a augmenté sur les tablettes depuis la pandémie, depuis
Donald Trump. On rencontre Metro, on rencontre IGA, on rencontre les bannières
d'épicerie, et les produits québécois ont la cote. C'est ce que les Québécois
demandent présentement. Alors, il y a les lois du marché qui vont se faire,
sans compter Les Produits du Québec, sans compter Fabriqué au Québec, sans
compter la place des produits québécois qui prend davantage d'espace.
Maintenant, il faut laisser les forces du
marché se faire. Si une bannière ou une épicerie dit : Moi, je considère
que c'est les prêts-à-boire à base d'alcool québécois qui doivent être mis de
l'avant ou je considère que c'est les produits à base de malt, parce qu'ils
sont moins chers, que je mets de l'avant, c'est le libre marché, c'est le...
c'est la libre place.
Puis non plus... Bien, vous le savez, si
on parle de la bière, bien, pourquoi la bière de microbrasserie est rendue avec
énormément d'espace dans nos commerces? C'est parce que les Québécois l'ont
demandé, parce que les Québécois se sont tournés, dans les dernières années,
vers des produits locaux, vers des produits régionaux provenant de
microbrasseries.
Alors, dans un souci d'un ministre qui
croit à l'allègement réglementaire de nos PME, qui croit au développement des
nouveaux marchés, qui croit que l'argent qui descend dans nos petites PME...
J'entendais... bien, je vais les citer, mais Stadaconé qui disait : Moi,
je vais engager un employé de plus parce que je veux avoir accès à des nouveaux
marchés. Je considère que c'est une bonne nouvelle. Alors, je pense qu'il faut
faire confiance aux forces du marché en alimentation, dans l'industrie, tout en
rappelant, et ça, ça ne fait pas l'unanimité, M. le député, qu'il faut passer
quand même par la SAQ. Alors, la SAQ demeure, somme toute, pour veiller à la
qualité des produits qu'on retrouvera sur les tablettes.
• (12 h 10) •
M. Kelley : Merci, M. le
ministre. Et c'est sûr, là, je comprends, il y a aussi un élément de : on
va laisser le marché libre à décider, à dicter un petit peu. Mais, en même
temps, on sait que c'est possible que certains produits américains qui n'ont
pas investi encore peut peut-être décider de se lancer, oui, via la SAQ, mais
on verra la suite des choses.
Moi, je suis quelqu'un qui cherche
toujours le fleuron quand je suis à l'épicerie. Je comprends, on ne peut pas
toujours acheter 100 % québécois, mais on fait notre mieux possible. J'espère
que ça va bien marcher pour nos distilleries d'ici. Je n'ai pas présenté
l'article pour dire que ce n'est pas une bonne idée, au contraire. C'était
juste aussi de soulever l'autre côté de la médaille de le débat. Et, comme je
dis, je ne suis pas un énorme consommateur des boissons déjà «mixed», Mme la
Présidente, je suis plus un fan des microbrasseurs du Québec.
Une voix : ...
M. Kelley
: Tout à
fait. Puis je vais souvent à l'Épicerie Prette dans le village Pointe-Claire,
pas une grosse chaîne, pour acheter mes microbières du Québec. Mais, bref, je
vais laisser ma collègue de Jeanne-Mance—Viger continuer. Merci beaucoup.
M. Poulin : ...me permettez,
Mme la Présidente...
La Présidente (Mme Tremblay) :
Oui, allez-y.
M. Poulin : ...en lien avec ce
que le député mentionne sur la place des produits. En fait, il y a 194 produits
de prêts-à-boire disponibles à la SAQ. 112 sont des produits du Québec, 64 sont
des produits canadiens hors Québec et 18 sont hors Canada. Alors, le potentiel
que ces 112 produits là se retrouvent au Québec... Et je voyais des
témoignages, au Saguenay—Lac-Saint-Jean, notamment, où, des fois, bien, vous le
savez, il y a des petites épiceries, des petits commerces, ils ne pouvaient pas
vendre...
M. Poulin : ...vendre son
produit qui était juste à côté, puis les prêts-à-boire, vous avez raison, moi
non plus je ne suis pas encore, comme vous, là je suis... Je suis sur d'autres
cépages. Mais je sais une chose, c'est que ça fonctionne. Vous voyez dans les
festivals, les événements, c'est beaucoup, là. Alors, je pense que c'est une
avancée qui est somme toute louable.
La Présidente (Mme Tremblay) :
Oui, allez-y.
Mme
Rotiroti
:
Merci, Mme la Présidente. Alors, M. le ministre, juste une affaire technique
avant qu'on rentre un petit peu davantage dans le débat, là. De la façon qu'on
lit les modifications qu'on... qu'on fait... Puis, si je me trompe,
corrigez-moi, il y a un peu de confusion par rapport à le fait qu'on limite le
7 % dans les spiritueux et les bières, mais pas nécessairement les
prêts-à-boire. Ça fait que je veux juste qu'on clarifie, le 7 %, ce n'est
pas uniquement pour les spiritueux et la bière?
M. Poulin : ...les boissons
alcooliques à base d'alcool...
Mme
Rotiroti
:
...pas juste les prêts-à-boire à bière?
M. Poulin : C'est ça. Et vous,
vous dites que dans l'article...
Mme
Rotiroti
:
Bien, ce n'est pas... J'avoue que ça... ça porte un peu de confusion. Ça fait
que... même des groupes, ce n'est pas nécessairement clair de la manière que
c'est écrit. Ça laisse sous-entendre que le 7 % est juste attaché à... au
malt, c'est ça.
M. Poulin : L'article... En
fait, comment a été établi le 7 % et moins d'alcool? C'est l'article deux
du Règlement sur les boissons alcooliques à base d'alcool ou de spiritueux qui
prévoit qu'une boisson alcoolique à base d'alcool ou spiritueux doit contenir
au plus 7 % d'alcool de volume... en volume. L'article 31 de la Loi
sur les permis d'alcool prévoit que le permis d'épicerie autorise la vente de
boissons alcooliques autres que les alcools, les spiritueux et les mélanges de
bière de plus de 7 % d'alcool en volume. Donc, c'est ce souci de
cohérence. Et vous, vous nous dites que vous trouvez que ce n'est pas assez
précis sur l'angle...
Mme
Rotiroti
:
Je veux juste qu'on n'ait aucune... qu'on a tous la même interprétation. Puis
je pense que c'est votre intention aussi comme législateur...
M. Poulin : Oui, oui, tout à
fait.
Mme
Rotiroti
:
...comme ministre, là. Alors, je veux juste être sûre que... parce que nous, on
a eu plusieurs personnes qui nous disent : Bien, ce n'est pas clair, il ne
faut pas que ce soit juste dédié au malt et pas au reste. Alors, je veux juste
qu'on s'assure, comme législateurs, qu'on... qu'il n'y a aucune autre
interprétation.
M. Poulin : Je ne sais pas si
nos légistes ont un commentaire à faire sur le sujet. Oui.
Le Président (M. Allaire) :
...
Mme Bergeron (Marie-Christine) :
Oui, bien, c'est un peu technique, effectivement, mais, en fait, le 7 %
que vous voyez dans l'article 31 réfère au mélange à la bière au plus de
7 %, donc, les boissons à base de malt qui sont déjà vendues. Pour ce qui
est des prêts-à-boire à base d'alcool et de spiritueux qu'on vient ajouter, il
faut... C'est la partie du texte qui réfère aux boissons alcooliques
déterminées par règlement pris en application du paragraphe sept du premier
alinéa de l'article 37. Donc, le ministre l'a bien expliqué, c'est dans le
règlement, à ce moment-là, que la limite d'alcool est fixée. Et là on parle
bien de 7 %.
Mme
Rotiroti
:
Bien, en effet, dans votre article 7 que vous faites référence, on
spécifie, on dit «titulaire de permis de brasseur de production artisanale, fabricant
du cidre, fabricant du vin, l'alcool, les spiritueux» qui nous permet de vendre
par titulaire permis d'épicerie. Vous spécifiez dans l'article 75.1 à
l'article 31, la Loi sur les permis d'alcool. On vient... on...
dire : Aucune limitation d'alcool. Après ça, on fait une référence puis on
dit : Maintient... même texte, mais ajout d'une exception sur les
prêts-à-boire à base... spiritueux avec maximum de 7 % d'alcool. Alors,
dans l'article ici, on dirait qu'on met le 7 % sur uniquement les
prêts-à-boire à bière. Vous, vous dites : Non, ça inclut l'ensemble de
l'œuvre, mais ce n'est pas comme ça qu'on lit l'article.
Mme Bergeron (Marie-Christine) :
Oui, il faut lire... En fait, il y a... il y a plusieurs choses dans cet
article-là, là. En fait, l'article vient faire la nomenclature de toutes les
boissons que le permis d'épicerie peut permettre de vendre. Au niveau des
mélanges à la bière, c'est des boissons qui sont déjà vendues en épicerie, donc
ça, on ramène la notion des mélanges à la bière avec un taux d'alcool d'au plus
7 %. Et la nouveauté... c'est parce que c'est une réécriture de l'article,
là, donc on voit moins la nouveauté à ce moment-là. Mais la nouveauté, c'est
par rapport aux boissons déterminées par règlements qui sont pris en application
de l'article 37 de la loi. Et là, effectivement, il faut retourner dans le
règlement sur les boissons alcooliques à base d'alcool et de spiritueux, et
c'est là qu'on définit que ces boissons-là sont... ont un taux d'alcool entre
1,5 et 7 % maximum.
Mme
Rotiroti
:
Parfait...
Mme Rotiroti : ...c'est plus
clair?
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
Mme
Rotiroti
:
Merci.
M. Poulin : ...dans les
articles 103.1 également, qui s'en vient, oui.
Une voix : ...
Mme
Rotiroti
:
Oui.
M. Poulin : Oui.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Oui?
Une voix : ...
Le Président (M. Allaire) : Oui,
oui, oui. Allez-y. Vous avez d'autres questions? Parfait. Allez-y.
Mme Rotiroti : Oui. Merci, M.
le Président. Alors, je sais que le ministre, tout à l'heure, faisait référence
à qu'est-ce qu'on vient de faire ici, de donner la permission à nos micros, des
distilleries, et tout ça, de prendre un produit., et je pense qu'il n'y a
personne qui est contre ça. Par contre, il faut être conscient, M. le ministre,
qu'on est en train de construire l'avion en plein vol et c'est des amendements
qu'on nous a... nous avons soumis, sans nécessairement faire partie de les
consultations qu'on a eues avec les groupes qui sont venus. Alors, évidemment,
c'est normal, c'est tout à fait normal. Même nous, on essaie de se retrouver
dans ce projet de loi qui est extrêmement compliqué.
Mais, ceci dit, dans l'amendement que vous
venez déposer, nous, évidemment, il y a les... les plus gros, les plus grosses
chaînes qu'eux ils ont déjà des approvisionnements qui sont... sont faits. Eux,
la production n'a pas cessé parce qu'on était dans ce projet de loi là. Alors
là, eux autres, ils se trouvent évidemment d'avoir de la production, hein, qui
a été entreposée avec... Tu sais, d'habitude, quand on est en affaires, on sait
qu'est-ce qui s'en vient comme événements et festivals, etc., ça fait que,
comme bon gestionnaire, on approvise nos affaires puis on se dit : OK. Là,
ça... ça nous prend tant de tel produit, tant de tel produit. Alors, ces
produits-là sont déjà en production, ils sont déjà embouteillés, ils sont déjà
entreposés.
Alors là, nous, on arrive avec cette
modification-là qui est tout à fait légitime, qui... qui... qui est tout à fait
compréhensible parce que le marché évolue, mais on ne prend pas en
considération ces volumes-là qui sont déjà entreposés, qui sont déjà en vue
de... d'aller dans certains événements, etc. Alors, on dit, à l'application de
la loi, tout va changer, hein, au moment qu'on va sanctionner la loi, parce que
vous n'avez pas de période transitoire non plus, M. le ministre, pour que tout
le monde s'ajuste à les ajustements qu'on fait, puis on en fait pas mal. Alors,
c'est tout dans... en votre honneur, M. le ministre, mais il faut quand même
donner le temps à le marché de s'adapter à ces changements-là. Puis nous, on a
des questions. Imaginez, eux, hein? Vous devriez voir autant de questionnement
dans votre cabinet que nous, on peut avoir dans l'opposition officielle, des
entrepreneurs qui disent : Bien, écoutez, on ne comprend pas trop comment
ça va marcher au niveau de la livraison, on ne comprend pas trop comment ça va
marcher par rapport à... bien, les produits que nous, on a. Est-ce que... Sur le
marché on est pour qu'on élargit la... comment je peux dire, le choix pour le
consommateur, mais demeure pas moins qu'au jour lendemain on ne peut pas se
virer de bord puis dire : Bien, écoute, on va privilégier un secteur puis
on va pénaliser l'autre. Ça ne marche pas de même, il faut qu'il y ait une
certaine transition aussi qui est faite.
Alors, moi, j'aimerais ça écouter le
ministre là-dessus. Évidemment, je n'irai pas dans les détails de qu'est-ce
qu'on voit dans l'article d'aujourd'hui. Je pense que le ministre l'a entre les
yeux parce qu'il y a... il a lu textuellement qu'est-ce que les
microdistilleurs... distillateurs québécoises ont dit, parce qu'eux ils ont
applaudi, mais si on garde l'autre côté de la médaille, je peux aller dans les
grands... les grands brasseurs qu'eux, bien, ils sont un peu moins contents
aujourd'hui pour des raisons tout à fait légitimes, aussi légitimes que les
microsdistilleurs. Puis, je suis loin d'être la... je... que ce soit bien
clair, là, loin d'être la porte-parole d'un groupe ou d'un autre. J'essaie
juste de voir avec le ministre son ouverture, parce qu'à un moment donné, tu
sais, l'application de la loi, on va... on va l'adopter, la loi, c'est... je
pense que c'est notre intention. Puis, vous voyez que nous, on est. On collabore
avec le ministre parce que, justement, on veut que ce soit la meilleure loi
possible, parce que c'est attendu depuis longtemps, depuis longtemps.
Alors, moi, je veux juste savoir, le
ministre, c'est quoi, votre ouverture à essayer d'avoir une période tampon, une
période transitoire entre le moment qu'on va adopter la loi puis le moment que
ça va être en... qu'on va l'appliquer.
• (12 h 20) •
Le Président (M. Allaire) : M.
le ministre.
Mme
Rotiroti
: ...c'est
juste pour le marché.
M. Poulin : Non, bien,
j'apprécie la députée... le commentaire de la députée qui souhaite faire des
changements, tout comme moi, au Québec, hein? Puis là je regardais, mais
aujourd'hui on a des collègues que ça fait 19 ans, mais c'est pour ceux
qui ont été élus en 2017. Alors, vous... 2008, c'est ça an plus tard. Ça fait
que vous avez 18 ans de vie parlementaire. Alors, bravo.
Une voix : ...
M. Poulin : Doyenne du caucus.
Mme Rotiroti : Je dis
toujours en expérience, mais pas en âge.
M. Poulin : Non,
effectivement, parce que vous êtes encore très, très jeune. Et mais sur
l'article de La Presse, je veux... je veux y revenir parce que...
M. Poulin : le titre est Last
Call pour les boissons à base de malt. Alors, ceci n'est pas un bon titre,
parce que les produits à base de malt sont toujours disponibles. Non, non, mais
pour moi, je trouve que c'est une belle occasion de pouvoir le mentionner.
Parce que même le premier article qui était sorti de La Presse,
souvenez-vous, sur les prêts-à-boire à base d'alcool, était écrit en gros
titre : Fin du monopole de la SAQ, là, alors qu'on vient dire que
les gens doivent passer par la SAQ.
Ensuite, on dit : «Le mois dernier, le
ministre délégué à l'Économie et aux PME, Samuel Poulin, c'est moi, a pris
l'industrie de court en annonçant que les prêts-à-boire à base d'alcool
distillé, gin, tequila, vodka, pourront être vendus dans les épiceries et
dépanneurs du Québec.» C'est une demande de plusieurs, plusieurs années, M. le
Président. Alors, je n'ai pas la prétention d'avoir pris de cours personne.
Surtout que nous mentionnions dans nos différentes consultations notre intérêt
sur cet enjeu-là à pouvoir le réviser. Alors, ça, je pense que c'est important
de pouvoir le mentionner.
Les prêts-à-boire à base de malt vont
avoir toujours accès à nos épiceries. Les gens vont devoir passer par la SAQ.
Et d'ailleurs c'est des amendements que j'ai déposés, quoi, fin février, ça
fait déjà plus d'un mois. Alors, on peut dire que la période transitoire est
débutée d'une certaine façon.
Maintenant, l'article 186, si je ne
me trompe pas, nous allons pouvoir établir une date. Alors, ce ne sera pas
nécessairement à la sanction de la loi. Moi, ce que je vais vous proposer. Tout
à l'heure, c'est le 1ᵉʳ juillet, Mme la députée. Donc, vous comprenez qu'entre
février et juillet... parce que j'ai aussi... On parle des boissons à base de
malt, mais j'ai aussi nos... nos microdistillateurs qui ont engagé des
personnes dans les dernières semaines, puis ils ont dit : On va en produire,
puis on va aller faire un pitch aux épiciers, puis on va aller faire une
présentation à nos dépanneurs, puis on va aller leur dire comment nos produits
québécois sont en demande, combien on en vend à la SAQ puis combien on peut en
vendre chez vous, puis les paquets de quatre, puis les paquets de deux, puis
les boissons individuelles. Alors, il faut aussi penser à cette industrie-là,
que nous avons pénalisée dans les dernières années au Québec, en ne leur
donnant pas les mêmes accès. Et là on leur permet 7 000 nouveaux lieux de
vente.
Et je sais que le Parti libéral du Québec
a à cœur la libre entreprise, a à coeur notre économie, a à cœur nos PME, a à
cœur nos régions. Et je sais aussi que la députée souhaite faire le meilleur projet
de loi possible. Et c'est pour ça qu'elle tente de trouver un équilibre. Et
moi, je pense que le 1ᵉʳ juillet est un équilibre intéressant. Peut-être que la
SAQ, même, et je le porte à notre attention, va être davantage prête au niveau
de ses entrepôts, par exemple en septembre, mais au moins on aura une date qui
va pouvoir le permettre si jamais ils sont plus tôt. Donc, je pense qu'on est
en train de trouver le juste équilibre dans cette transition-là. Mais en ayant
une pensée aussi pour nos microdistillateurs qui font des produits
exceptionnels au Québec. M. le Président.
Le Président (M. Allaire) :
Merci.
Mme
Rotiroti
:
Bien, juste, écoutez, le ministre en dit beaucoup dans... dans... dans ses
interventions, mais je vois qu'il y a une ouverture. Lui, il parle du 1ᵉʳ
juillet. On pourrait peut-être regarder en temps et lieu, où est-ce qu'on est
rendus à la fin de la... de sanction du projet de loi, c'est quoi, le temps
qu'on va donner pour cette transition-là. Alors, je... je l'ai pris en note.
Merci pour cette ouverture-là.
Puis, dans le fond, c'est juste pour que
le marché s'adapte. Dans le fond, c'est juste ça qu'on veut, hein? La période
de transition, je veux que ce soit bien clair, là. On n'est pas là pour prendre
part d'un ou l'autre, ce n'est pas ça qu'on veut, c'est qu'on veut que tout le
monde se retrouve dans ces nouvels changements qu'on fait, et de créer cet
équilibre-là par rapport aux deux. Ça fait que ça, je veux... Je remercie le
ministre pour son ouverture.
Quand vous parlez de la SAQ, M. le
ministre, j'imagine qu'il y a eu déjà une entente avec la SAQ par rapport à
tout... de ce fonctionnement-là, parce que, même pour eux, c'est quand même un
changement pour la SAQ, là. Alors, je veux savoir si vous avez déjà cette entente-là
puis qu'eux sont à l'aise avec ces changements-là, parce que c'est... ça
demande beaucoup de... d'ajustements pour eux aussi.
M. Poulin : Oui. Oui, en fait
c'est un changement, oui et non. Parce que la SAQ, ils sont déjà partenaires de
nombreuses épiceries au Québec. Vous savez, où on retrouve par exemple des
espaces SAQ, dans nos épiceries, donc, sont habitués via leurs... leur magasin
central ou régionaux, de faire la livraison dans les épiceries du Québec. Donc,
la SAQ connaît nos épiceries d'ores et déjà, ils savent comment travailler avec
eux.
L'autre grand avantage de la SAQ, M. le
Président, c'est qu'elle connaît les produits québécois, elle connaît nos
microdistillateurs, elle connaît les prêts-à-boire, elle détient la liste, donc
est déjà un partenaire de cette industrie-là. Alors, pour eux, c'est quand même
facile de pouvoir effectuer, de faire ce travail-là. Et là, je ne sais pas si
on a une personne de la SAQ qui est avec nous aujourd'hui. Elle est en ligne
avec moi, OK, excellent...
Une voix : ...
M. Poulin : C'est ça, la SAQ
travaille avec ses partenaires déjà et... et comme je le disais, puisque nous
avons annoncé le tout...
M. Poulin : ...déjà plus d'un
mois, avec une date que nous viendrons introduire à l'article 186. Il y a quand
même un certain temps de préparation à ce niveau-là.
Le Président (M. Allaire) :
Allez-y.
Mme Rotiroti : Merci, M. le
Président. Je n'ai aucun doute que la SAQ sait comment travailler avec ces
intervenants, connaît les produits. On voit nous-mêmes, quand on rentre dans
une SAQ, ils sont très capables de nous guider par rapport à nos besoins puis
qu'est-ce qu'on veut comme produits. Je... Ce n'est pas ça que je remets en
question. Évidemment, les volumes vont changer, hein, les volumes de produits
vont changer. Le fait qu'il va y en avoir davantage plus veut dire qu'il va y
avoir un changement de facto par rapport à l'entreposage. Alors, moi, je...
est-ce que... les entrepôts de la SAQ sont capables d'accueillir ce volume-là,
qui va être sans cesse en augmentation, de toute façon, parce qu'on vient
d'ajouter des produits?
Le Président (M. Allaire) :
...
M. Poulin : En fait, la SAQ
est en train d'établir le cadre réglementaire de comment elle va faire cette
gestion-là, tout en rappelant qu'ils travaillent déjà avec les épiceries et les
microdistilleries. Et, effectivement, la SAQ nous dit qu'elle... elle est en
mesure de pouvoir faire ce travail-là, que ce soit au niveau de l'entreposage
ou au niveau de la livraison.
Le Président (M. Allaire) :
Allez-y.
Mme Rotiroti : Oui.J'imagine
que le ministre, là, au-delà de vouloir... de la volonté de faire ce
changement-là, puis on sait tous pourquoi qu'on fait ce changement-là... est-ce
que vous avez fait une analyse d'impact au niveau de qu'est-ce que ça
représenterait au niveau de l'économie québécoise?
M. Poulin : Bien, en fait,
nos analyses, puisque c'est une demande de longue date, c'est, un, de pouvoir
donner accès à des produits québécois à plus de 7 000 lieux de vente.
Également... Je vais juste être certain, parce que j'ai des post-it à travers
là, à travers là. On avait un chiffre également que j'avais... Donc, pour votre
information, le marché total des prêts-à-boire au Québec est estimé à 451
millions pour 2024-2025...
Une voix : ...
M. Poulin : ...51 millions
pour 2024-2025. La SAQ, présentement, a 32 % des parts de marché pour les
prêts-à-boire spiritueux versus 68 % qui sont à base de malt. Donc, le
malt, évidemment, a accès au réseau des épiciers et des dépanneurs. La vente
des prêts-à-boire de la SAQ, lors de l'exercice 2024-2025, a été de 145
millions de dollars. Alors, dans une mesure où on vient réparer
l'incongruité qu'il y avait entre base de malt et à base d'alcool, c'est de
l'accès... c'est l'accès potentiel, il faut toujours l'appeler de potentiel, à
7 000 lieux de vente.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
• (12 h 30) •
Mme Rotiroti : Oui. Juste...
Donnez-moi quelques secondes.
Merci, M. le Président. J'imagine que le
ministre est déjà au courant qu'il y a des... certaines associations par
rapport à la santé publique qui émet des commentaires de vigilance, évidemment,
du fait que les produits vont être de plus en plus accessibles. Malgré le fait
qu'on parle d'un niveau d'alcool de 7 %, il y a toujours cette crainte-là
qu'une fois qu'on commence à élargir puis... le marché... là, aujourd'hui,
c'est des produits à base d'alcool de 7 %, mais, tu sais, on s'en va
toujours vers la hausse. Alors, il y a toujours cette crainte-là. Je voulais
juste être... que le ministre nous rassure qu'il est conscient de cet enjeu-là,
qu'il a pris conscience de cet enjeu-là puis qu'on va être... on va demeurer
toujours vigilant, évidemment, parce qu'on ne veut pas non plus que ça devient,
comment je peux dire, un enjeu de santé.
M. Poulin : La députée a
donné une partie de sa réponse dans la question. C'est jusqu'à 7 %
d'alcool. Alors, on est dans le même pourcentage d'alcool qu'on retrouve déjà
en épicerie. Et, en épicerie présentement, il y a des produits qui sont en haut
de 7 % d'alcool, des bières notamment, qui peut se rendre à 12 %, par
exemple. Alors, nous entendons des éléments de préoccupation qui sont portés.
Cependant, je pense qu'on est dans un élargissement qui est modéré, qui est
contrôlé, dans des lieux où on retrouve déjà de l'alcool au Québec.
Mme Rotiroti : Oui, mais vous
comprenez qu'au moment où ce qu'on élargit le marché, de toute évidence, la
compagnie va faire la promotion davantage...
12 h 30 (version non révisée)
Mme
Rotiroti
:
...pour vendre ces produits-là. Je comprends que nous, dans ce projet de loi,
on comprend... on ne contrôle pas ça, mais de toute évidence, ça va de soi. Tu
sais, je veux dire, vous... tu mets ton produit sur... l'idée, c'est de le
vendre le plus possible. Alors, tu vas le faire attrayant, l'emballage va être
plus attrayant. Ils vont faire des campagnes de publicité, de promotion. Alors,
c'est ça, la crainte qui est émise par les associations de la santé publique.
M. Poulin : En fait, on est...
on... Il n'y a pas de nouveau point de vente, hein, c'est important de le
mentionner. On est à l'intérieur du même nombre de points de vente. Ça s'inscrit
aussi dans un contexte où il y a eu des statistiques récemment qui ont démontré
qu'il y a une diminution aussi d'alcool des Québécois, hein, dans les dernières
années au Québec. Je fais juste le mettre dans le tableau des discussions que
nous avons.
Mme
Rotiroti
:
Oui, oui, absolument.
M. Poulin : Et, dans un
contexte où il y a l'offre, la demande, dans un contexte où on retrouve déjà de
l'alcool dans ces lieux de vente, là, ce n'est pas un nouveau canal de vente,
je ne les rends pas plus accessibles facilement, je pense somme toute que c'est
quelque chose qui est... qui est modéré parce qu'on change le type d'alcool, en
fait, qui... qui va être vendu dans les épiceries et dépanneurs qui sont des
lieux déjà où on en vend.
Mme Rotiroti : Ça va.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, on va procéder à la mise aux
voix de l'amendement. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. L'amendement est adopté. Donc, l'article 75.1 est adopté et
ajouté au projet de loi. Alors, M. le ministre, un autre amendement qui
introduit le 103.1.
M. Poulin : Alors, insérer,
après l'article 103 du... Je vais attendre qu'il soit affiché. Oui.
Parfait. C'est là. Il est là. Excellent.
Alors, insérer, après l'article 103
du projet de loi, le suivant :
103.1. L'article 37 de cette loi est
modifié par le remplacement du paragraphe 7° du premier alinéa par le
suivant :
«7° déterminer les boissons alcooliques
dont la vente est autorisée par le permis d'épicerie».
Commentaire. Cet amendement remplace le
paragraphe 7° du premier alinéa de l'article 37 de la Loi sur la
Société des alcools du Québec, qui établit le pouvoir habilitant du
gouvernement de déterminer, par règlement, quelles boissons alcooliques peuvent
être vendues par les titulaires de permis d'épicerie. La rédaction proposée est
plus large et évolutive afin de permettre la vente de boissons alcooliques à
base d'alcool ou de spiritueux d'au plus 7 % d'alcool par volume par un
titulaire de permis d'épicerie, par concordance avec les modifications à l'article 31
de la Loi sur les permis d'alcool, proposé par l'article 75.1 du projet de
loi. Les modifications permettront ainsi la vente en épicerie des boissons
alcooliques à base d'alcool ou de spiritueux fabriquées par un titulaire de
permis de distillateur ou de production artisanale d'alcool ou de spiritueux,
ainsi que celles fabriquées ou embouteillées par un fournisseur étranger de la
société. Alors, on est dans la concordance, M. le Président.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. Merci. Des interventions sur cet amendement? M. le député de
Jacques-Cartier.
M. Kelley
: J'imagine, M.
le ministre, c'est de concordance avec la dernière discussion, dernier article
qu'on vient de juste discuter.
Le Président (M. Allaire) : M.
le ministre.
M. Poulin : Oui, pour
permettre ce règlement, comme on discutait tout à l'heure avec la RACJ, le
Règlement sur les modalités de vente des boissons alcooliques par les
titulaires de permis d'épicerie qui prévoient que le titulaire de permis d'épicerie
doit acheter les boissons alcoolisées... alcooliques autorisées chez un
distributeur autorisé de la Société des alcools du Québec.
M. Kelley
: OK.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, on procède à la mise aux voix de
cet amendement. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. L'amendement est adopté. Donc, l'article 103.1 est adopté et
ajouté au projet de loi. M. le ministre, on poursuit, 112.1, un autre
amendement.
M. Poulin : Insérer, après l'article 112
du projet de loi, ce qui suit : «Règlement sur les modalités de vente des
boissons alcooliques par les titulaires de permis d'épicerie»
112.1. L'article 2 du Règlement sur
les modalités de vente des boissons alcooliques par les titulaires de permis d'épicerie
(chapitre S-13, r. 6) est modifié par l'insertion, avant le paragraphe 2°
du suivant :
«1° les boissons alcooliques à base d'alcool
ou de spiritueux, telles que définies par règlement pris en application de l'article 37
de la Loi sur la Société des alcools du Québec (chapitre S-13), fabriquées
ou embouteillées par un titulaire de permis de distillateur, de production
artisanale ou par un fournisseur étranger de la Société».
Commentaire. Cet amendement permet la
vente par un titulaire de permis d'épicerie, de boissons alcooliques à base d'alcool
ou de spiritueux, telles que définies par règlement pris en application de l'article 37
de la Loi sur la Société des alcools du Québec, par concordance ou modification
à l'article 31 de la Loi sur les permis d'alcool proposé par l'article 75.1
du projet de loi. Le Règlement sur les boissons alcooliques à base d'alcool ou
de spiritueux qui prévoit que ces boissons doivent contenir, au moins, 1,5 %
et, au plus, 7 % d'alcool en volume, auxquels sont ajoutés des jus de
fruits ou des substances aromatiques et qui peuvent également contenir de l'eau
naturelle ou minérale, ainsi que du gaz carbonique.
Le Président (M. Allaire) :
Merci...
Le Président (M. Allaire) : ...interventions?
Oui, M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : Oui. Peut-être
juste nous expliquer, M. le ministre, la raison d'être de cet amendement.
M. Poulin : Oui. On revient
un peu sur le premier article sur les prêts-à-boire pour venir cadrer le
règlement. Et donc il est important de spécifier l'enjeu de minimum 0,5 % à
7 % d'alcool puis d'expliquer, en fait, un peu ce qui est déjà là puis de
venir l'enchâsser dans la rédaction du règlement, la notion de... des
délimitations, donc du jus de fruits, des substances aromatiques, de l'eau
naturelle et du gaz carbonique. Donc, il y a une certaine concordance avec la
puissance du règlement dont on vient donner les pouvoirs.
M. Kelley : Puis ce n'est pas
nécessaire ni pertinent d'avoir comme une limite sur l'alcool qui est
déterminée? Je pose la question parce que je vois un petit peu avec les
boissons où est-ce que c'est déterminé après, mais c'est juste... parce que ça,
ça peut... c'est possible aussi qu'on vient de définir quelque chose qui n'a
pas nécessairement d'alcool dedans non plus, n'est-ce pas?
M. Poulin : C'est, en fait, que,
le règlement qui existe déjà, on le... on ne le change même pas, a une limite
d'alcool, donc dit au moins 1,5 % et au plus 7 % d'alcool. Donc, on se
réfère... En fait, l'article de loi se réfère au règlement. Je ne sais pas s'il
y a des éléments à ajouter. Et on ne change pas le règlement, en fait, le
règlement demeure.
M. Kelley : OK. Je pense,
c'est... Je ne sais pas si le sous-ministre a quelque chose à ajouter ou...
M. Poulin : C'est que, tout à
l'heure, on le faisait dans la Loi sur les permis puis là on le fait dans la
Loi sur la SAQ.
M. Kelley : OK.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
M. Kelley
: Oui.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Merci. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. Donc, l'amendement est adopté. L'article 112.1 est adopté et ajouté au
projet de loi. M. le ministre, un autre amendement, 112.2.
M. Poulin : Insérer, après
l'article 112.1 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
112.2. L'article 10 de ce règlement est
modifié par l'insertion, après «autorisées», de «, autres que celles visées au
paragraphe 7° de l'article 2,».
Commentaire : Cet amendement clarifie
l'article 10 du Règlement sur les modalités de vente des boissons alcooliques
par les titulaires de permis d'épicerie en apportant une modification de
concordance au paragraphe 7° de l'article 2, introduit en 2016, permettant à un
titulaire de permis de production artisanale de vendre et livrer certaines
boissons alcooliques qu'il fabrique directement à un titulaire de permis
d'épicerie. Dans ce cas, le prix de vente au détail peut être déterminé par le
titulaire de permis d'épicerie.
• (12 h 40) •
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions? Non? Parfait. Pas d'intervention. On procède aux voix de
l'amendement. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. L'amendement est adopté. Donc, l'article 112.2 est adopté. Donc, il
sera ajouté au projet de loi. M. le ministre, on change de bloc, le bloc 27,
l'article 76.
Une voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Oui, 76.
Une voix : ...
M. Poulin : Merci. Alors, on
poursuit nos allègements réglementaires dans l'industrie des boissons
alcooliques au Québec.
L'article 36 de la Loi sur les permis
d'alcool (chapitre P-9.1) est modifié par l'insertion, à la fin, de «ou en
qualité de fournisseur étranger, de fournisseur de boissons alcooliques de la
Société des alcools du Québec ou d'agent ou de représentant de l'un de ces
fournisseurs».
Commentaire : Cet article permet à un
fournisseur étranger, à un fournisseur de boissons alcooliques de la Société
des alcools du Québec et à l'agent ou au représentant étranger de l'un de ces
fournisseurs de pouvoir obtenir un permis de réunion, et ce, même s'il ne
possède pas la citoyenneté canadienne, ne réside pas au Québec ou n'a pas de
permis de travail.
Je vous lis la note additionnelle :
Pour obtenir un permis d'alcool, une personne doit notamment posséder la
citoyenneté canadienne ou résider au Québec en tant que résident permanent
ou... ou détenir un permis de travail délivré par les autorités canadiennes de
l'immigration l'autorisant à travailler au Québec. Une exception est déjà
prévue par la loi pour le représentant autorisé d'un gouvernement, d'un pays,
d'une province ou d'un État qui demande un permis de réunion. Il est proposé
d'élargir cette exception concernant le permis de réunion au fournisseur
étranger ou fournisseur des boissons alcooliques de la SAQ et à l'agent ou à un
représentant... représentant étranger de ces fournisseurs.
Je vous lis un peu plus le contexte.
Une voix : ...
M. Poulin : Non, non, mais
c'est... c'est... c'est intéressant. Pour... En fait, un... Bon, à quoi répond
exactement la mesure? Un fournisseur, un agent ou un représentant étranger ne
peut obtenir un permis de réunion sur les lieux d'un salon de dégustation ou
d'une exposition visant en tout ou en partie la découverte de boissons
alcooliques, puisqu'il ne possède pas la citoyenneté canadienne, ne réside pas
au Québec en tant que...
M. Poulin : ...permanent et ne
détient pas le permis de travail. Donc, ce que l'on veut permettre, c'est
quelqu'un qui a des produits, par exemple, à nous présenter, donc, qui peut
être fournisseur, agent ou représentant étranger, de pouvoir permettre sur le
lieu de dégustation, sans que lui, nécessairement, il puisse... il soit un
résident ici. Donc, là-dedans, il y a la découverte de produits qui facilite
les choses beaucoup plus facilement pour les titulaires de permis de réunion.
Voilà.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Oui, Mme la députée de Jeanne-Mance—Viger.
Mme
Rotiroti
:
Oui, merci, M. le Président. Je comprends qu'est-ce que le ministre tente de
faire, mais comment ça se fait que ce n'était pas permis avant? Je veux dire,
le producteur... ou le producteur de vin de France qui veut venir faire la
promotion de son vin ici, avant, si on ne fait pas cette modification-là, ne
pouvait pas faire la promotion de son produit ici, au Québec?
M. Poulin : Bien, dans
certains cas, c'est qu'il passe Opar une agence pour pouvoir réussir à le
faire. On est...
Mme
Rotiroti
:
Alors là, on enlève l'exigence de passer par l'agence, il peut venir
directement.
M. Poulin : Bien, il peut
passer par l'agence, évidemment, parce que l'agence est régie en fonction de
ses lois, et de ses règlements, puis de ses clients et de nos règles.
Mme
Rotiroti
:
De nos règles, exact.
M. Poulin : Cependant, on
évalue qu'en 2024 il y a eu 25 événements de type de salon de dégustation
et 250, parce que je rapproche ça aux permis de réunion, et 250 permis de
réunion délivrés. Évidemment, on ne sait pas le nombre de fournisseurs ou de
représentants étrangers au total. Mais l'objectif est simplement de faciliter
pour certains cas. Je ne sais pas si nos équipes ont des éléments à ajouter
supplémentaires.
Mme
Rotiroti
:
Bien là, on est un peu au-delà des permis de réunion, là on est... on est en
train de dire qu'un producteur étranger peut... avant, il fallait qu'il passe
par une agence pour faire la promotion de son produit. Puis, j'imagine, puis
corrigez-moi si je me trompe, mais c'était l'obligation de l'agence de
s'assurer que tous les règles que nous avons ici sont respectées par rapport à
le produit qui venait ici, au Québec. Là, on a... bien, il a toujours la
possibilité de passer par l'agence, mais on lui ouvre la possibilité de
lui-même venir directement.
Alors, moi, j'ai plusieurs
questions : Est-ce que la personne qui va venir directement, la personne
morale est... est assujettie, excusez-moi, aux mêmes règles? Comment on va
s'assurer que ces règles-là sont appliquées puisque là c'est un individu, mettons,
par rapport à une agence qui a quand même une certaine expertise dans... dans
la matière? Alors, comment... On va commencer avec celle-là, puis j'ai d'autres
questions par la suite.
Le Président (M. Allaire) : M.
Angers.
M. Angers (Nicolas) : ...de
garder ça simple. Il faut comprendre que, dans l'écosystème de la SAQ, il y a
des fournisseurs étrangers, évidemment, qui ne sont pas ici, ça va de soi, et
qui retiennent les services d'un agent, le représentant promotionnel qui
connaît bien le marché du Québec pour les représenter. Donc, quand le règlement
d'application, le RRAPA qu'on appelle, dans le jargon, le Règlement en
application de la Loi sur les permis d'alcool a été modifié il y a... en 2021,
on est venu prévoir ce cas de figure là. Donc, on a pris... on permet déjà
aujourd'hui, là, à un représentant, c'est-à-dire à un fournisseur étranger ou à
son représentant, son agent, de participer à un salon. Sauf qu'on n'avait
peut-être pas vu la disposition de la Loi sur les permis d'alcool, qui prévoit
l'obligation d'être un citoyen canadien.
Alors, il y avait comme un non-sens, là,
parce qu'on permet ça dans le cadre réglementaire, mais la loi obligeait le...
oui, le demandeur de permis de réunion, finalement, ou le participant au salon
à être le citoyen canadien, ce qui était incohérent, finalement. On vient
régler une incohérence.
Mme
Rotiroti
:
Ça fait que, dans le fond, c'est juste la question de citoyenneté qu'on enlève,
c'est ça?
M. Angers (Nicolas) : C'est
ça, exact.
Mme
Rotiroti
:
Tout le reste demeure, toutes les exigences vont demeurer.
M. Angers (Nicolas) : Tout à
fait, le régime demeure le même.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Ça va? Autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous
allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 76 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. 92, M. le ministre.
M. Poulin : Oui. Alors, on s'y
rend, M. le Président.
92. Cette loi est modifiée par
l'insertion, après l'article 28.1, de l'intitulé suivant : «4.
Vendre... Vente dans un salon de dégustation ou une exposition». Commentaire.
Cet article insère un nouvel intitulé dans la section III de la Loi sur la
Société des alcools du Québec. Cet intitulé indique que l'article qui suit
porte sur la vente dans un salon de dégustation ou une exposition.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Des interventions sur l'article 92?
(Consultation)
Le Président (M. Allaire) :
Donc, ça va? Donc, est-ce que l'article 92 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. On poursuit, M. le ministre. On change de bloc. On s'en va au
bloc 28. L'article 77.
(Consultation)
M. Poulin : ...Bel allègement.
Alors, l'article 50 de cette loi est modifié par l'insertion, après le
troisième alinéa, du suivant :
Les paragraphes 2° et 3° du premier alinéa
de l'article 39, le paragraphe 2.1° de l'article 40, le paragraphe 2°
du premier alinéa, de l'article 41 et le paragraphe 5° de
l'article 47 ne s'appliquent pas dans le cas d'un permis accessoire
exploité dans un moyen de transport.
Commentaires : Cet article modifie
l'article 50 de la Loi sur les permis d'alcool, qui énonce les exceptions
à certaines conditions relatives à la délivrance d'un permis d'alcool
applicable à certaines catégories de permis. Il prévoit ainsi que la personne
qui sollicite un permis accessoire, qui sera exploitée dans un moyen de
transport, n'a pas, lors de sa demande de permis, à produire un plan détaillé
de l'aménagement des pièces et des terrasses où elle compte exploiter le
permis. Il prévoit également que le permis délivré par la Régie des alcools,
des courses et des jeux n'a pas à indiquer le nombre de personnes pouvant être
admises simultanément dans chaque pièce ou sur chaque terrasse de
l'établissement où il peut être exploité.
Alors, c'est un allègement réglementaire,
M. le Président, qui est fort intéressant, qui permet donc d'alléger cette
fameuse demande de permis d'alcool là lorsqu'on a un transport de personnes à
des fins de loisir. Alors, on fait toujours attention avant de nommer des
entreprises plus qu'une autre, mais vous pouvez penser, par exemple, à des
bateaux qui sont sur le fleuve Saint-Laurent, où ils feront une petite
croisière et demandent un permis d'alcool puisqu'il y a la vente d'alcool sur
place. Pour obtenir ce permis d'alcool là, on doit demander un plan détaillé de
l'aménagement des pièces et des terrasses où le permis sera exploité. Vous
comprenez que parfois, ça peut évoluer selon la saison, selon le nombre de
personnes qui s'y retrouvent et un calcul de la capacité d'occupation de chacun
des endroits. Alors, ce que nous proposons, c'est que la Loi sur les permis
d'alcool ne prévoit pas d'exception de produire le plan détaillé des pièces et
terrasses et de... et de calculer le nombre de personnes pouvant être admises
dans l'établissement. Donc, c'est une mesure qui est proposée par la RACJ pour
alléger le fardeau des demandeurs, puisque les moyens de transport visés,
navires et trains, sont exclus.
Alors, ce que ça permet, c'est qu'on
n'exigera plus un plan détaillé de l'aménagement ni un calcul d'occupation des
pièces, elle demandera simplement un document indiquant les points de vente de
services et d'entreposage des boissons alcooliques.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Mme la députée de Jeanne-Mance—Viger.
Mme Rotiroti : Merci, M. le
Président. J'imagine qu'il y avait une raison pourquoi qu'on demandait ces...
on avait ces exigences-là, est-ce que c'était parce que, justement, on parle
de, comme vous dites, là, l'exemple que vous donnez des bateaux qui sont sur le
fleuve, qui ont à naviguer, «right», qui ont à naviguer sur le fleuve,
c'était... est-ce que c'était une question de sécurité à ce moment-là ou... Je
veux juste savoir pourquoi? Peut-être c'est parce que l'époque a changé, puis
ça se peut, mais j'aimerais ça savoir pourquoi que ces exigences-là étaient là.
C'était quoi le raisonnement de l'avoir mis à l'époque? Et pourquoi
qu'aujourd'hui on les enlève? C'est... c'est quoi l'impact à part de
l'allègement? Je comprends le concept de l'allègement, là, ici, là, je ne parle
pas de ça, mais au niveau de la sécurité, et tout ça, ce serait quoi, l'impact,
si on les enlève?
• (12 h 50) •
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Merci. J'ai besoin de votre consentement... de votre consentement. Donc,
simplement prendre le temps de vous présenter et votre titre et la parole est à
vous.
Mme Gosselin (Sylvie) : Oui,
Sylvie Gosselin, je suis avocate à la Direction des affaires juridiques de la
Régie des alcools, des courses et des jeux. En fait, lorsqu'une personne
présente une demande de permis d'alcool, elle doit produire un plan détaillé de
l'aménagement des pièces et des terrasses où elle compte exploiter son permis
et ainsi qu'un calcul détaillé, là, des..
Une voix : ...de la capacité.
Oui.
Mme Gosselin (Sylvie) : Puis,
c'est la même chose, là, quand une personne fait une demande de permis accessoire,
sauf que, quand on a introduit le permis accessoire en 2017, il n'avait pas été
envisagé de prévoir des exceptions pour les moyens de transport comme les
navires puis les trains. Ce que la mesure vient prévoir de faire, c'est parce
qu'en fait les navires, les trains ne sont pas soumis au code national du
bâtiment.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Merci, Me Gosselin. D'autres interventions? Vous souhaitez intervenir, Mme la
députée, encore ou... Ça va?
Mme Rotiroti : Oui. Là, je
comprends que... Parce que des permis... Quand on a fait les permis
accessoires, les navires puis les trains n'étaient pas exclus, on ne les avait
pas exclus. Là, on va les exclure. C'est ça qu'on fait?
Mme Gosselin (Sylvie) : Oui.
En fait, c'est ce que la mesure prévoit de faire, c'est que le... le tableau de
calcul de capacité, c'est pour établir la capacité, mais la capacité est
établie en fonction du code national du bâtiment...
Mme Gosselin (Sylvie) : ...c'est
pour des établissements physiques. Puis, les navires, les trains ne sont pas
soumis au code national du bâtiment. Donc, on n'a pas besoin...
Mme Rotiroti : Je suis tout à
fait d'accord avec vous. Très bien. Mais ça veut dire qu'il n'y aurait aucun
critère, à ce moment-là?
Mme Gosselin (Sylvie) : Bien,
en fait, c'est que la loi prévoit que pour ces... ces types de bâtiments là, la
régie ne fixera pas de capacité.
Mme Rotiroti : Oui, mais, je
comprends, on... on n'est pas dans le bâtiment parce que vous parlez de navires
et trains. Alors, eux ne sont pas soumis au code de bâtiment, ça, c'est...
c'est clair. À ce moment-là, la... les navires, les trains sont soumis à quelle
règle, à ce moment-là? Si on enlève l'obligation de calcul de capacité, plan
détaillant de... de la superficie, places, terrasses, etc., ils ne sont soumis
à aucune règle?
Mme Gosselin (Sylvie) : Bien,
en fait, les navires... les navires sont soumis ou... ou ... En fait, c'est
Transport Canada qui va fixer la capacité du navire. Puis, pour les trains,
mais c'est le... c'est le... le concepteur des wagons, là, qui va établir la
capacité du wagon. Dans le fond, la... la... le calcul de la capacité, il sert
à établir le nombre de personnes qui peut être admises mais qui va être indiqué
au permis d'alcool.
Mme Rotiroti : Est-ce que
vous pouvez juste répéter la fin que vous avez dite? C'est lié avec le permis
d'alcool.
Mme Gosselin (Sylvie) : En
fait, le... le tableau de calcul de la capacité, c'est pour déterminer la
capacité qui va être établie au permis d'alcool par la régie. Puis, dans le cas
des navires, des trains, il n'y aura pas de capacité d'indiquer au permis,
parce que la capacité est déterminée par d'autres entités, les navires, c'est
Transports Canada, puis les trains, mais c'est le... le fabricant du... le
concepteur des wagons.
Mme Rotiroti : Je ne sais pas
si mon collègue a... a d'autres questions.
Le Président (M. Allaire) : M.
le député de Jacques-Cartier avez-vous des questions? Ça va. Allez-y.
M. Kelley : Peut-être, juste
comprendre dans le «day-to-day» de la vie de quelqu'un qui présentement au
Québec sur lac Magog a un... un bateau où on servir des... des soupers puis il
y a un bar qu'est-ce qui change pour eux autres avec cette modification
réglementaire? Pour eux autres, c'est juste... Il n'y a plus maintenant indiqué
sur le permis d'alcool que ce bateau a une maximum capacité de et il y a juste
un permis d'alcool, c'est ce que je dois bien comprendre? C'est... J'essaie de
voir la le lien entre le permis d'alcool puis le nombre des personnes sur un
bateau, je comprends est réellement suggéré par le niveau fédéral. Mais juste
de...
Le Président (M. Allaire) :
Préciser. M. Rousseau.
M. Kelley
:
Pratiquement c'est quoi?
M. Rousseau (Youri) : ...simplement
avant puis après. Donc, avant aujourd'hui, le bateau ou le train devait faire
un plan détaillé, l'envoyer à la RACJ puis le faire approuver par un architecte
ou un ingénieur, comme pour les restaurants qui ont des terrasses. Après
aujourd'hui, la RACJ ne demandera pas un plan détaillé signé par un architecte,
ingénieur, ils vont juste demander c'est quoi votre capacité basée sur les...
les documents qu'ils ont déjà à propos de la capacité du train ou du bateau.
Donc, pas besoin de faire signer.
Mme Rotiroti : ...le permis
ou pas, c'est ça?
M. Rousseau (Youri) : C'est
ça. Donc, on demande des documents de moins, puis on... n'ont pas besoin de
payer un architecte, ingénieur à venir signer le plan. C'est juste ça.
M. Kelley : Parfait. C'est
clair pour moi.
Le Président (M. Allaire) :
Excellent.
Une voix : ...
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? Donc, pas d'autres interventions? On va procéder à la mise aux voix de
l'article 77. Est-ce que l'article 77 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. On change de bloc, M. le ministre, bloc 29,
l'article 90.
M. Poulin : L'article 28
de cette loi est modifié par l'ajout, à la fin, de l'alinéa suivant :
Il peut en outre vendre sur les lieux de
fabrication pour consommation dans un autre endroit les produits qu'il fabrique
à son établissement, ainsi que ceux qu'il est autorisé à fabriquer en vertu
d'un permis de fabricant de cidre qu'il exploite dans un autre établissement.
Commentaires : Cet article autorise
le titulaire d'un permis de fabricant de cidre à vendre sur les lieux de
fabrication pour consommation dans un autre endroit les produits qu'il fabrique
à son établissement. Il autorise également le titulaire d'un permis de
fabricant de cidre à vendre sur les lieux de fabrication pour consommation dans
un autre endroit les produits qu'il a fabriqués en vertu d'un autre permis de
fabricant de cidre qu'il exploite dans un autre établissement.
Souvenez-vous, M. le Président, on a fait
le même exercice plus tôt pour la bière. Nous y sommes maintenant avec le
cidre.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Merci. Donc...
Une voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. Pas d'intervention, c'est ce que je comprends. Donc, on va procéder à
la mise aux voix de l'article 90. Est-ce que l'article 90 est adopté.
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. On poursuit. 106. Oui, 106.
M. Poulin : 106.
L'article 12 du Règlement sur la promotion, la publicité et les programmes
éducatifs en matière de boissons alcooliques et modifié par le remplacement,
dans le paragraphe 1° du premier alinéa, de...
M. Poulin : ...«production
artisanale ou de distillateur» par «autorisant la vente pour consommation dans
un autre endroit délivré en vertu de la Loi sur la Société des alcools du
Québec (chapitre S-13)».
Cet article modifie l'article 12 du
Règlement sur la promotion, la publicité et les programmes éducatifs en matière
de boissons alcooliques, par concordance avec l'article 90 du projet de
loi qui autorise le titulaire d'un permis de fabricant de cidre à vendre sur
les lieux de fabrication pour consommation dans un autre endroit les produits
qui le fabrique à son établissement.
Avec la modification apportée à
l'article 12 de ce règlement, le fabricant de cidre qui opère une boutique
de vente sur les lieux de fabrication pourra également faire déguster ses
produits à sa clientèle, selon les paramètres prévus par la réglementation.
Alors, on est dans la concordance, M. le Président.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions? Parfait. On va procéder à la mise aux voix de
l'article 106. Est-ce que l'article 106 est adopté.
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. M. le ministre, on poursuit, on introduit avec un amendement à
l'article 113.1. La parole est à vous. On va le mettre à l'écran.
M. Poulin : ...nous
retournons dans notre cahier d'amendement. Article 113.1 : Insérer,
après l'article 113 du projet de loi, ce qui suit :
Section II. Dispositions transitoires
particulières. 113.1. Un permis de vendeur de cidre délivré en vertu de la Loi
sur les permis d'alcool (chapitre P-9.1) et exploité avant le (indiquer
ici la date de la sanction de la présente loi) par un titulaire d'un permis de
fabricant de cidre délivré en vertu de la Loi sur la Société des alcools du
Québec (chapitre S-13) est révoqué de plein droit à cette date. La Régie
des alcools, des courses et des jeux rembourse à la personne qui était
titulaire du permis révoqué les droits qu'elle a payés au prorata du nombre de
jours pendant lesquels le permis n'est pas exploité à la suite de sa
révocation.
Le Président (M. Allaire) : Des
interventions? M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : M. le ministre.
M. Poulin : Oui.
M. Kelley : Juste,
rapidement, avant qu'on doit... Raison d'être pour l'amendement, c'est
concordance?
M. Poulin : La raison d'être
de l'amendement, c'est la concordance? Oui, effectivement, effectivement. Puis,
surtout sur la notion de... le titulaire de permis de fabricant de cidre que
nous vous avons traité plus tôt, j'insiste sur le mot «cidre».
M. Kelley
: OK.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
D'autres interventions? S'il n'y a pas d'autres interventions, on va procéder à
la mise aux voix de l'amendement. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. Donc, l'amendement est adopté. L'article 113.1 est adopté
et ajouté au projet de loi.
Donc, je regarde l'heure. Compte
tenu de l'heure, je vais suspendre les travaux, merci, tout le monde, jusqu'à
14 heures. Bon dîner.
(Suspension de la séance à 13 heures)
14 h (version non révisée)
(Reprise à 14 h 06)
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
bonjour, tout le monde! La Commission de l'économie et du travail reprend ses
travaux.
Nous poursuivons l'étude détaillée du projet
de loi n° 11, loi modifiant diverses dispositions, principalement aux fins
d'allègement du fardeau réglementaire et d'administratif.
Lors de suspension de nos travaux, ce
midi, nous étions rendus à l'étude de l'article 93. Est-ce qu'il y a des
interventions?
Une voix : ...
Le Président (M. Ciccone) : Ah,
il n'a pas été lu encore. OK, l'article 93, mais je crois que vous vouliez
le... faire un petit changement, M. le ministre.
M. Poulin : Ah, permis d'entrepôt.
OK. C'est bon. Je vais aller à 93.
Le Président (M. Ciccone) : Mais
vouliez-vous faire le 101 avant? J'ai été averti.
M. Poulin : Ah, parce que le
93 suit le 101, ça fait qu'on va faire le 101 puis après ça on va aller à 93.
Ça va permettre de mieux suivre.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
M. Poulin : Alors, 101 :
Cette loi est modifiée par l'insertion, avant l'article 34.2, de ce qui
suit :
9 Révocation volontaire et sanction.
34.1.1 La Régie peut révoquer un permis à la demande de son titulaire. Dans ce
cas, la régie remet à celui qui était titulaire du permis révoqué la partie du
droit payé correspondant au nombre de jours où le permis n'est pas exploité à
la suite de sa révocation.
34.1.2. Un permis est révoqué de plein
droit si le titulaire fait défaut de payer le droit annuel ou une sanction
administrative pécuniaire réclamée conformément à l'article 31.2, ou s'il
fait défaut de payer une sanction administrative pécuniaire imposée en vertu de
l'article 35.0.1 et pour laquelle aucun... aucun recours n'a été formé
devant le Tribunal administratif du Québec. Cette révocation prend effet à
compter de la date indiquée dans l'avis de paiement. Les...
M. Poulin : ..disposition
pertinente de la Loi sur les permis d'alcool (chapitre P-9.1) prévoyant
des pouvoirs ou des obligations de la Régie à l'égard de la révocation de plein
droit s'applique compte tenu des adaptations nécessaires à la révocation visées
au premier alinéa.
Commentaires : Cet article insère un
nouvel intitulé dans la section III de la Loi sur la Société des alcools
du Québec. Cet intitulé indique que les articles qui suivent portent sur la
révocation volontaire d'un permis et sur les sanctions. De plus, cet article
insère dans cette loi le nouvel article 34.1. 1 qui permet à la Régie des
alcools, des courses et des jeux de révoquer un permis à la demande de son
titulaire et, le cas échéant, de lui remettre la partie du droit payée au
prorata des jours pour lesquels le permis ne sera pas exploité. Enfin, cet
article insère dans la loi le nouvel article 34.1.2 qui prévoit qu'un
permis de fabricant est révoqué de plein droit sur le titulaire... si le
titulaire fait défaut de payer le droit annuel ou une sanction administrative
pécuniaire réclamée dans l'avis de paiement annuel et pour laquelle aucun
recours n'a été formé devant le Tribunal administratif du Québec.
Alors, je vais expliquer ça en mots pas
mal plus clairs. Les nouveaux articles proposent, reflètent la pratique
actuelle et précisent le processus dans de telles circonstances. Le but, c'est
de s'harmoniser avec le droit applicable à l'égard des permis de fabricants,
avec celui qui est applicable au permis d'alcool, donc permis de fabricant d'un
côté, permis d'alcool de l'autre, restaurant, bar, épicerie. Le rajout dans la
loi, c'est pour avoir une meilleure connaissance pour les titulaires de leurs
droits et de leurs obligations. Et l'ajout du nouvel article permet de
clarifier le pouvoir d'un membre du personnel, d'autoriser et de faire le
constat d'une révocation de plein droit d'un permis de fabricant dans le cas du
non-paiement des droits annuels ou du non-paiement d'une sanction
administrative pécuniaire ayant fait l'objet d'un rappel dans l'avis de
paiement annuel des droits. Ces dossiers pourront être traités
administrativement plus tôt que devant le tribunal de la régie. Donc, on veut
venir alléger à ce niveau-là. Il s'agit d'une concordance avec
l'article 96 du projet de loi, qui insère la nouvelle disposition dans la
loi de la SAQ. Et là je veux être certain. Donc, le... à qui ça répond également,
les modifications proposées visent à prévoir explicitement qu'un titulaire de
permis de fabrication de boissons alcooliques peut demander la révocation
volontaire de son permis et qu'il pourra être remboursé au prorata du nombre de
jours où le permis n'est pas utilisé.
Le Président (M. Ciccone) : Il
y a-t-il des interventions? Mme la députée de Jeanne-Mance—Viger.
Mme Rotiroti : Oui. Merci, M.
le Président. Alors, dans le fond, comme le ministre a... a bien dit, on
enlève... au lieu d'aller devant le TAL, on enlève... on fait cet allègement-là
pour que ça se règle entre le... le fabricant et le... la société d'alcool,
dans le fond. Ça fait qu'on enlève le volet de... aller devant les cours, le
cour, la cour.
M. Poulin : Bien,
effectivement, ce que ça faisait, c'est que la loi, par son manque de clarté et
de précision quant au processus à suivre pour une demande de révocation
volontaire de permis par les titulaires. Ce qui est prévu à l'article 35
de la loi, un titulaire qui n'a pas payé le droit annuel doit être convoqué
devant un tribunal de la régie, et ce, même s'il ne souhaite plus exploiter son
permis. Donc, imaginez ce que ça fait. Là, il n'aura plus besoin d'aller devant
la régie.
• (14 h 10) •
Mme Rotiroti : C'est le seul
changement qu'on fait dans... la seule modification qu'on fait dans cet
article-là, ça qu'on n'enlève rien par rapport à les coûts des permis, c'est le
permis est volontairement remis, les... le remboursement, tout ça reste pareil.
M. Poulin : Exact. Moi, je
n'en vois pas. Oui.
Mme Rotiroti : OK. C'est bon.
C'est bon, M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
M. Poulin : ...ça va être pas
mal de la concordance suite à ça. Oui.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Non. On va mettre aux voix
l'article 101. Est-que ce l'article 101 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Ciccone) :
Parfait. On va passer maintenant à l'article 93, M. le ministre.
M. Poulin : Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 28.1, de l'intitulé
suivant :
5. Permis d'entrepôt. Cet article insère
un nouvel intitulé dans la loi... dans la section III de la Loi sur la
Société des alcools du Québec. Cet intitulé indique que l'article qui suit
porte sur le permis d'entrepôt.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Intervention? Oui, Mme la députée.
Mme Rotiroti : M. le
Président. Là, ici, on... on parle de permis d'entrepôt, on ne parle pas de la
même... genre de permis.
M. Poulin : Ah, excusez-moi,
je n'ai pas compris la... la fin.
Mme Rotiroti : On vient de
faire le 101 qui nous parlait des permis de fabricants d'alcool. Ici, on fait
référence à un permis d'entrepôt. On vient d'ajouter le... la... la... le
permis d'entrepôt, c'est un nouveau concept, là, on n'en a pas parlé.
Pouvez-vous m'expliquer?
Le Président (M. Ciccone) : Il
y a eu consentement tantôt.
Mme Rotiroti : Est-ce que
c'est les modifications qu'on a fait pour...
M. Rousseau (Youri) : Tantôt,
on en avait. Là, on a mis permis artisan, permis industriel, là on a entrepôt.
Puis, un peu plus loin, on va avoir aussi permis de délivrance. Ça fait qu'ils
sont...
Mme Rotiroti : Ça fait que
c'est les deux concepts par rapport... OK. C'est le même principe.
M. Rousseau (Youri) : Il faut
les faire dans l'ordre qui vient dans la loi. Ça fait que c'est un peu mêlant,
mais c'est ça.
Mme Rotiroti : Je comprends.
Ça va. Ça va, M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) : D'autres
interventions?...
Le Président (M. Ciccone) : ...que
l'article 93 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : Adopté.
94. M. le ministre.
M. Poulin : L'article... 29.0.1
et 29.1 de cette loi sont respectivement renumérotés 33.5 et 31.1.
Commentaire : Cet article renumérote
les articles 29.01 et 29.1 de la Loi sur la Société des alcools du Québec.
Le Président (M. Ciccone) : Ça
va, tout le monde? Parfait. Est-ce que l'article 94 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : 95.
M. le ministre.
M. Poulin : 95. Cette loi est
modifiée par l'insertion, avant l'article 30, de l'intitulé suivant :
«6 Délivrance».
Cet article insère un nouvel intitulé dans
la section trois de la Loi sur la Société des alcools du Québec. Cet intitulé
indique que les articles qui suivent portent sur la délivrance des permis de la
Régie des alcools... par la Régie des alcools, des courses et des jeux.
Le Président (M. Ciccone) : C'est
beau, tout le monde? Est-ce que l'article 95 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : 96.
M. le ministre.
M. Poulin : Cette loi est
modifiée par l'insertion, avant l'article 32, de ce qui suit :
«7 Obligations.
«31.2. Le titulaire d'un permis doit, à la
date fixée par la régie, acquitter annuellement le droit déterminé conformément
au règlement adopté en vertu du paragraphe neuf du premier alinéa de
l'article 37. La Régie fait parvenir au titulaire un avis l'informant de
la date à laquelle le droit annuel devient payable pour maintenir ce permis en
vigueur au moins 60 jours avant cette date. Cet avis doit également
indiquer, le cas échéant, le montant de toute sanction administrative
pécuniaire due. Le titulaire doit faire parvenir à la régie, avant la date
indiquée dans l'avis, le droit annuel et, le cas échéant, le montant de toute
sanction administrative pécuniaire réclamée. Le défaut de recevoir l'avis ne
libère pas le titulaire de l'obligation de payer le droit annuel.»
Commentaires : Cet article insère un
nouvel intitulé dans la section trois de la Loi sur la Société des alcools du
Québec. Cet intitulé indique que les articles qui suivent portent sur les
obligations des titulaires d'un permis. De plus, cet article insère un nouvelle
disposition... une nouvelle disposition dans la Loi sur la Sûreté des alcools
du Québec afin de préciser la procédure à suivre concernant les droits avant
d'être payés... devant être payés annuellement pour l'exploitation d'un permis
de fabricant, laquelle reflète la pratique existante.
Le Président (M. Ciccone) : M.
le ministre, avez-vous quelque chose à déposer ou...
M. Poulin : C'était dans....
J'avais-tu un amendement à ce niveau-là?
Le Président (M. Ciccone) : Oui.
M. Poulin : OK. Excusez-moi.
Une voix : ...
M. Poulin : Sur le texte en
anglais. Est-ce qu'il est dans mon cahier? OK.
Le Président (M. Ciccone) : Tiens,
je vais te le passer. Je vais vous le passer en attendant.
M. Poulin : Ça, ça a été fait
tantôt, là.
Des voix : ...
M. Poulin : OK. Alors :
Insérer dans le texte anglais du premier alinéa de l'article 31.2 de la
Loi sur la Société des alcools du Québec proposé par l'article 96 du
projet de loi, et après «pay», «each year».
Commentaires : Cet amendement permet
de refléter adéquatement le texte français du nouvel article 31.2 de la
Loi sur la Société des alcools du Québec, en ajoutant dans le texte anglais cet
article de la notion «annuellement».
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce...
Est-ce qu'il y a des... Sur les amendements? Sur l'amendement? Oui, vas-y.
Mme Rotiroti : ...pas sur
l'amendement, non, l'amendement, non.
Le Président (M. Ciccone) : Oui,
sur l'amendement. Est-ce que ça va, l'amendement?
Mme Rotiroti : L'amendement
reflète... Bien, dans le fond, les amendements, ça revient avec la notion
d'obligation qu'on vient d'ajouter. Et «annuellement», c'est «each year».
C'est... C'est correct, là, la traduction est bonne.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
que l'amendement... C'est beau, tout le monde? Est-ce que l'amendement à
l'article 96 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : On
retourne à l'article 96. Mme la députée, avez-vous des... Oui. Parfait.
Mme Rotiroti : Merci, M. le
Président. Alors, effectivement, ici, on vient de... on a la notion
d'obligation par rapport à les titulaires de permis. Alors, je me demande, dans
le texte qui est proposé, dans les obligations, est-ce qu'on ajoute ou on
enlève certaines obligations qui existaient auparavant ou ça demeure les mêmes
obligations?
Le Président (M. Ciccone) : Me
Bergeron. Allez-y.
Mme Bergeron (Marie-Christine) : Oui.
En fait, ici, c'est qu'on vient... Actuellement, ces obligations-là sont déjà
applicables aux titulaires de permis fabricants par un renvoi à la Loi sur les
permis d'alcool. Donc, ce qu'on vient faire, c'est simplement clarifier le...
clarifier le droit au niveau de la Loi sur la Société des alcools pour
faciliter la compréhension par les titulaires de leurs obligations, là. Mais
c'est la même chose qui est applicable présentement.
Mme Rotiroti : Ça fait que,
dans le fond, c'est pour que les deux instances sont les deux sur la même page?
Mme Bergeron (Marie-Christine) : Oui,
c'est ça.
Mme Rotiroti : Ont les
mêmes... Leurs obligations. Parfait. Ça va, M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) : C'est
beau. Merci beaucoup. Il y a d'autres interventions? Oui. M. le député de
Jacques-Cartier.
M. Kelley : Oui, M. le
ministre, c'est un petit peu plus sur le permis en vigueur moins de
60 jours avant cette date. Avant, avant et après, qu'est-ce qu'on est en
train de faire exactement en termes des permis? C'est juste parce que, dans
tous les autres changements qu'on a faits dans les autres sections, je n'ai
jamais vu le fait qu'on ajoute des dates. Alors, c'est juste de clarifier un petit
peu c'est... c'est quoi, cet élément-là, qu'on est en train d'ajouter à 31.2.
M. Poulin : Je peux laisser
maître Bergeron...
M. Kelley : Parfait...
Le Président (M. Ciccone) : ...
Mme Bergeron
(Marie-Christine) : Oui. Alors ici, c'est juste le délai dans lequel
la régie va envoyer la facture au fabricant, là, pour qu'il puisse payer ses
droits annuels qui sont payables. C'est le même délai qui est déjà applicable
présentement, puis qui est également prévu pour les permis d'alcool au niveau
de la Loi sur les permis d'alcool.
Mme Rotiroti : C'est les
mêmes délais?
M. Kelley : Oui. OK.
Le Président (M. Ciccone) :
C'est beau?
M. Kelley
: C'est
clair. Oui.
Le Président (M. Ciccone) :
Ça va bien? Parfait. Alors, est-ce que l'article 96, tel qu'amendé, est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
Adopté. 99. M. le ministre.
M. Poulin : 99. Cette
loi est modifiée par l'insertion, avant l'article 34, de l'intitulé
suivant :
«8. Inspection et enquête».
Cet article énumère un nouvel intitulé
dans la section III de la Loi sur la Société des alcools du Québec. Cet
intitulé indique que les articles qui suivent portent sur les inspections et
les enquêtes aux fins de l'application de la loi... dans la loi... de la loi.
Excusez-moi.
Le Président (M. Ciccone) : Interventions?
Mme la députée.
Mme Rotiroti : Merci, M.
le Président. Alors, c'est... On fait la même chose ici par rapport à les
inspections, les enquêtes qu'on vient de faire avec l'article précédent, c'est
ça?
Le Président (M. Ciccone) : Me
Bergeron.
Mme Bergeron
(Marie-Christine) :
Oui, en fait, c'est ça, les ajouts
d'intitulés dans la loi, c'est au niveau... uniquement au niveau de la
structure de la loi, donc à des fins de compréhension du titulaire pour qu'il
puisse mieux se retrouver au niveau de la loi. Donc, il n'y a pas de... il n'y
a pas d'ajouts, là, au niveau des obligations.
Mme Rotiroti : Ça fait
qu'il n'y a rien qui change dans les critères?
Mme Bergeron
(Marie-Christine) : Non.
Mme
Rotiroti
:
Parfait. Merci.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
D'autres interventions? Non? Parfait. Alors, est-ce que l'article 99 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
Parfait. Article 100. M. le ministre.
M. Poulin : L'article 34.1
de cette loi est numéroté... renuméroté 35.5. Cet article renumérote
l'article 34.1 de la Loi sur la Société des alcools du Québec.
Le Président (M. Ciccone) : Interventions?
Ça va? Est-ce que l'article 100 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
Parfait. Merci. Merci, Mme la députée. Article 105, s'il vous plaît.
• (14 h 20) •
M. Poulin : L'article 61
de cette loi est modifié :
1° par le remplacement «des
articles 24.1.0.2 et 29.1» par la... par «de l'article 24.1.0.2»;
2° par la suppression «à 34.0.2, 34.2».
Commentaire. Cet article modifie
l'article 61 de la Loi sur la Société des alcools du Québec qui prévoit
que le ministre des Finances est chargé de l'application de cette loi, à
l'exception de certaines sections et dispositions qui relèvent du ministre de
l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie ou du ministre de la Sécurité publique,
par concordance avec la renumérotation et l'ajout d'articles dans cette loi.
Le Président (M. Ciccone) : Interventions?
Des voix : ...
Le Président (M. Ciccone) :
Ça va? Est-ce que l'article 105 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
Parfait. Collègues, on change de bloc. On est rendus au bloc 31. Au
bloc 31, à l'article 97, effectivement.
M. Poulin : Donc,
l'article 33.1 de cette loi est modifié :
1° dans le premier alinéa :
a) par la suppression de «ses récoltes de
matières premières nécessaires à la fabrication de boissons alcooliques,»;
b) par l'ajout, à la fin, de la phrase
suivante : «Il doit également transmettre annuellement, à la date
déterminée par la Régie, les informations concernant ses récoltes de matières
premières.»;
2° par le remplacement, dans le deuxième
alinéa, de «, la quantité vendue et les numéros des autocollants apposés sur
les contenants des boissons alcooliques vendues» par «et la quantité vendue».
Commentaire. Cet article modifie le
premier alinéa de l'article 33.1 de la Loi sur la Société des alcools du
Québec en remplaçant l'obligation par le titulaire de production artisanale de
faire rapport à la Régie des alcools, des courses et des jeux de ses récoltes
dans chaque rapport trimestriel qu'il remet à cette dernière par une obligation
de faire à part de ses récoltes, une seule fois par année, à la date déterminée
par la régie. Cet article modifie également le deuxième alinéa de
l'article 33.1 en retirant l'obligation pour le titulaire de permis de
production artisanale de consigner, pour chaque contenant de boisson alcoolique
vendue à un titulaire de permis de vente pour consommation sur place — bar,
restaurant, permis, accessoires — les numéros des autocollants qu'il
doit apposer sur ces contenants. Alors, le retrait de l'obligation de consigner
les numéros des autocollants pour chaque vente permettra aux titulaires de
production artisanale de fournir, sur demande de la régie, les autres
informations requises : date de la vente, nom, l'adresse de l'acheteur, la
marque du produit, puis la quantité vendue sur tout autre support que le
registre actuel. Le producteur pourrait, par exemple, fournir les factures
reliées aux ventes si elles contiennent ces informations. Un extrait d'un...
M. Poulin : ...registre
comptable ou tout autre moyen dont le producteur dispose pour comptabiliser ces
informations. Ainsi, plutôt qu'être une formalité administrative distincte, le
producteur pourra utiliser tout autre document qu'il doit remplir ou conserver
soit dans le cours normal de ses activités ou en vertu d'une autre loi.
Deux éléments qui sont traités à
l'intérieur de ceci. Tout d'abord, la simplification des activités liées à
l'autocollant de la RACJ. Donc, l'irritant principal à l'égard de l'obligation
d'apposer un autocollant sur les contenants de boissons alcooliques fabriquées
par les titulaires de permis de production artisanale concernant les
informations à colliger dans le registre plutôt que par l'apposition d'un
autocollant, donc on vient enlever le registre.
Une voix : ...
M. Poulin : Oui, le... vin,
exact. Puis également on a, bien, sur l'enjeu de production artisanale, vin,
cidre, hydromel, mistelle, boissons alcooliques à base d'érable, de petits
fruits, de rhubarbe, de liqueur d'alcool ou de spiritueux. Donc, toute la
complexité de cette industrie-là est à nouveau devant nous.
Le Président (M. Ciccone) : Interventions?
Mme la députée de Jeanne-Mance-Viger.
Mme Rotiroti : Oui, merci,
merci, M. le Président. Alors, je veux juste bien comprendre, parce que, quand
vous parlez d'autocollant, est-ce qu'on fait référence au timbre qui est mis
sur les bouteilles?
M. Poulin : Oui. Cependant,
le timbre demeure, mais on enlève le registre.
Mme Rotiroti : OK. Ça fait
que vous gardez l'autocollant, qui est le timbre, puis vous enlevez...
l'obligation de le registre.
M. Poulin : Et on donne
d'autres alternatives qui vient remplacer en fait le registre déjà existant. Ça
fait que moi, tu sais, le timbre, là, puis Dieu sait qu'on a eu des discussions
là-dessus...
Mme Rotiroti : Oui,
justement, oui.
M. Poulin : On l'a enlevé
pour les microbrasseries, là, souvenez-vous, artisanales. Bon. Mais il y a encore
une volonté au Québec et à la RACJ, à la SAQ, de conserver le timbre. Ça fait
que j'essaie d'y aller petit pas par petit pas. Puis, un des petits pas, c'est
d'enlever le registre.
Mme Rotiroti : Oui. Je
comprends.
M. Poulin : Vous, seriez-vous
pour enlever le timbre?
Mme Rotiroti : Bien, écoutez,
nous, on allait dans... on a déjà fait ce débat-là. Vous pouvez regarder à
votre... à votre droite, votre sous-ministre, on l'a fait dans 85. C'est pour
ça que je reviens.
M. Poulin : Vous l'auriez
enlevé pour tout le monde?
Mme Rotiroti : Oui.
Absolument.
M. Poulin : Ah oui.
Mme Rotiroti : Alors là, je
comprends que vous, vous cherchez un équilibre ou un consensus. Par contre,
dans les débats qu'on a déjà eus avec justement les artisanales, et tout ça, le
problème, c'était le timbre. C'étaient les ressources qu'ils mettaient à coller
ces timbres-là qui faisaient en sorte qu'ils ne pouvaient pas avoir cette
ressource-là ailleurs pour être plus productifs. Puis je pense que, dans
l'esprit entrepreneurial qu'il a lui-même, vous-même, le ministre, hein, je
pense que le registre n'était pas le problème. Au contraire, eux, ils
disaient : Gardez le registre, servez-vous de ce registre-là, où est-ce
qu'il est encore plus complet en information, puis enlevez-moi la maudite de
timbre. Parce que le timbre qui se décolle pendant que le transport se fait,
bien, la responsabilité demeure toujours sur le fabricant. Tandis que le
registre, que tout le monde avait, même qu'admettons on livrait notre produit
dans un bar, OK, le restaurateur, lui, avec ce registre-là, si jamais la police
rentrait dans le restaurant, ce registre-là était plus complet en tant
qu'information.
Je comprends que de l'autre côté, la
police dit : Bien, nous, c'est plus facile de récupérer qu'est-ce qui est
timbré, qu'est-ce qui n'est pas timbré, parce que c'est... c'est facile, tu
regardes la bouteille, le timbre est là, il n'est pas là. Mais, dans la
complexité de ce maudit timbre là, qui se décolle pendant le transport, c'est
au registre qu'on fait appel.
Alors, moi, je veux savoir. Je comprends
l'équilibre que le ministre cherche. Je ne suis pas sûre. Je... C'est un
allègement en partie, vous comprenez? Idéalement, si on veut un vrai allègement,
ce serait d'enlever le timbre au complet. Là, je pense que le ministre n'est
pas rendu là, je veux savoir pourquoi.
M. Poulin : Ben, en fait, je
ne sais pas si le ministre n'est pas rendu là, là. Mais moi, j'ai travaillé au
Manoir Lac-Etchemin, Mme la députée, pendant sept ans. C'était ma job
d'étudiant. Puis j'ai gelé dans les frigos à remplir le registre pour calculer
le Fontana Morella, qui est un vin rouge vendu un litre à la SAQ. Je me
souviens, je pense que dans le temps, on vendait la bouteille pas très, très
chère au restaurant. Ça fait que j'en ai rentré, Fontana Morella, puis le petit
code, puis le petit... le petit... le petit autocollant qui fallait qui fitte,
et tout. Il fallait que ce soit à jour parce qu'évidemment la Sûreté du Québec,
qui était juste à côté, pouvait débarquer n'importe quand. Puis, le lendemain
d'un mariage, fallait se lever tôt, même si on s'était couché tard pour pouvoir
mettre ça à jour.
Là, on ne traite pas... de tout ça, mais
quand même, le fait de consigner l'autocollant qui est apposé dans un registre
amène une lourdeur administrative. Actuellement, l'intention du gouvernement du
Québec, puis je pèse chacun de mes mots, est la conservation du timbre. Il y a
eu des allègements qui ont été faits dans le passé pour les...
M. Poulin : ...brasseurs
artisanaux. Je n'ai pas réussi, à ce jour, à avoir l'ensemble du portrait
concernant le timbre et/ou de son allègement potentiel et/ou de ses impacts.
Certaines provinces canadiennes n'en ont pas. Il y a une préoccupation qui est
portée à la Sécurité publique présentement — puis je vous le dis au
micro et en toute transparence — sur la présence du crime organisé
dans certains établissements, notamment à Montréal, et donc une préoccupation
qui est portée sur l'importance du timbre afin de conserver sa traçabilité.
Donc, aujourd'hui, comme ministre délégué
à l'Économie, ce que j'ai réussi à obtenir, c'est sur le registre, donc, ce
fameux doublon, alors qu'il peut avoir une facture vendue, une facture de
commande, il y a beaucoup d'autres outils qui vont pouvoir nous permettre de le
faire. Et, je le rappelle, ça concerne le permis de production artisanal à ce
niveau-là, parce que j'ai donné l'exemple de l'hôtellerie, mais c'est en amont,
évidemment.
Le Président (M. Ciccone) : Mme
la députée.
Mme Rotiroti : Bien,
c'est juste quand vous dites que... que ce soit le timbre ou le registre,
c'était une question de traçabilité. Alors, en quoi... Dans le fond, le
registre était plus complet par rapport à les informations qu'on avait. Le
timbre, bien, c'est le numéro du timbre, dans le fond, qui dit que la bouteille
est prête pour aller sur le marché. Comment le producteur artisanal... Parce
qu'il doit quand même garder ces numéros-là, il faut qu'il y ait une
traçabilité par rapport à les bouteilles qu'il a timbrées. Alors, si vous
enlevez ce registre-là, c'est quoi l'outil de traçabilité? Je veux dire, le
timbre, une fois que la bouteille part, là, vous timbrez la bouteille, la
bouteille part dans le restaurant, le producteur artisanal est quand même
lié...
Des voix : ...
Mme
Rotiroti
:
Je pense qu'il y a un vote?
M. Ciccone :Bien, on va... on va continuer, mais je pense que...
Des voix : ...
Le Président (M. Ciccone) :
Oui, je pense ça part. Non, je pense ça recommence. La Chambre recommence, vous
pouvez continuer.
Mme Rotiroti : Ah!
excusez. Alors, moi, je veux juste savoir la traçabilité de ce timbre-là. Tu
sais, on timbre la bouteille, la bouteille part, hein, le producteur artisanal,
toujours responsable de sa bouteille qui est partie dans tel restaurant x... Le
registre faisait cette traçabilité-là. Alors, le producteur artisanal, il faut
qu'il aille un document, un document Excel ou quelque chose qui dit que ce
numéro-là de timbre est...
M. Poulin : ...en fait,
juste... La question de la députée est pertinente, parce que, se faisant,
l'obligation de produire un registre pourrait être remplacée, donc, par la
transmission à la régie sur demande de facture reliée à ces ventes ou
d'extraits de registres comptables, lesquels contiennent déjà des informations,
les informations requises, parce qu'elles se trouvent ailleurs, ces
informations-là. Et le titulaire de permis de production artisanale qui vend
des boissons alcooliques à un titulaire de permis — bar, restaurant
ou accessoire — continuera, oui, d'apposer un autocollant sur chacun
des vendus. Donc, cette information-là se retrouve ailleurs. Je ne sais pas si
la régie, vous souhaitez discuter, notamment, là, des lots, des timbres et
tout, là, oui.
Une voix : ...
M. Poulin : Oui. Ou M. le
sous-ministre, là.
• (14 h 30) •
Mme Rotiroti : ...avant,
monsieur... M. le Président, avant qu'on passe la... la parole à... à la régie,
je comprends que, la régie, en tout moment, peut demander des documents, des
factures, etc., qui va, dans le fond, exiger que toujours... que le producteur
artisanal ramasse ces factures-là, qui détient ces factures-là et tout ça, dans
le fond, on accumule des factures, hein, au lieu de mettre ça sur un registre
où ce que tout est là. Alors, je... j'essaie juste de voir... Parce que si une
facture est perdue, si un document est perdu, celui qui va payer la pénalité,
c'est le producteur artisanal, on s'entend? Alors, je veux juste être sûr,
parce que là, on... on enlève quand même un morceau. Ce n'était pas qu'est-ce
qui... qui était souhaité par les groupes, parce que les groupes nous
disaient : C'est le timbre qui nous cause enjeu. Vous, vous allez dans
l'autre direction. Je comprends pourquoi. Mais il ne demeure pas moins qu'il y
a quand même une certaine logistique, encore, qui demeure pour le producteur
artisanal. Ça fait que je ne suis pas sûre qu'on est vraiment dans le gros
allègement réglementaire ici, là.
M. Poulin : ...laisser
aller, puis, après ça, je reviendrai...
Le Président (M. Ciccone) : ...
M. Rousseau (Youri) : Vous
vous souviendrez, en commissions particulières, mais pour le PL n° 85,
donc il y a un an, on avait les artisans du cidre qui nous ont parlé beaucoup
du timbre, du registre. Puis le timbre, mettre le timbre, c'est une lourdeur,
oui, mais aussi de mettre le nom, l'adresse de chaque personne à qui on a
vendu, et le numéro de chaque timbre vendu, à qui, ça, c'était une lourdeur
aussi qu'on a quantifiée, qu'on a numérotée, qu'on sait que ça l'a une valeur.
Avec le ministère de la Sécurité publique, on n'a pas obtenu la possibilité
d'enlever le timbre, parce que...
14 h 30 (version non révisée)
M. Rousseau (Youri) : ...policiers
veulent trouver le timbre, mais on sait que la RACJ émet des lots de timbres
numérotés à tel ou tel producteur. Donc, un policier qui arrive au restaurant
puis il dit : Ah! un timbre 12345, il peut savoir, ça vient de Cidrerie
X, mais on n'a pas besoin de lui demander de mettre un numéro de chaque timbre.
Ça fait que... Ça fait qu'il y a une certaine traçabilité parce que c'est... le
numéro se situe entre tel numéro, tel numéro, puis on sait que c'est assigné à
tel producteur.
Ça fait qu'on a la traçabilité puis on lui
enlève des milliers d'heures. Je ne l'ai pas devant moi, c'est dans la fiche,
là, mais des milliers de dollars d'heures perdues à écrire les numéros des
timbres. 295 minutes? 295 000 $ d'économies. Donc, c'est ça. Ça fait
qu'on n'est pas allé aussi loin qu'on aurait voulu... pas aussi loin qu'un
ancien défunt projet de loi, mais la police va garder les timbres. Ils vont
savoir que ça vient d'un producteur artisan puis que... ça vient du bon réseau.
Ça peut être acheté séparément. Puis il va savoir de quel produit artisan ça
vient. Puis, avec le système de facturation, on va pouvoir vérifier. Puis le
producteur n'a plus besoin d'écrire à la main chaque numéro de bouteille dans
le registre. Ça fait qu'on épargne du temps.
Mme Rotiroti : Je comprends.
Mais le système de facturation est-tu... adéquat, est-tu adapté à ça?
M. Rousseau (Youri) : Bien,
les restaurants et bars ont des systèmes de facturation qui sont très, très
bien encadrés. Et la RACJ donne des timbres numérotés aux producteurs, donc on
peut faire le... on peut faire le lien.
Mme Rotiroti : L'arrimage
facilement?
M. Rousseau (Youri) : On a la
traçabilité à moindre coût.
Le Président (M. Ciccone) : Oui.
Député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : Oui, M. le
Président. Peut-être parce qu'on a les gens de la RAQ, ici, avec nous, c'est
quoi, le stratagème des crimes organisés avec les timbres? Je... Parce que,
dans ma tête, le crime organisé, ils vont juste ouvrir un bar puis aller au SAQ
puis amener des bouteilles, puis ils s'en câlissent de leurs timbres. C'est
comme... Ça, c'est leur... c'est leur affaire, là. Ils sont dans le crime
organisé, ils ne respectent pas les lois. Ici, je me pose la question :
Souvent est-ce qu'ils gardent juste le même timbre sur une bouteille puis ils
remplissent ça? Et qu'est-ce que les infractions qui sont souvent données
aussi? Ça peut être aussi pas juste le crime organisé, mais certaines...
certains propriétaires d'un restaurant ou un bar qui veut essayer de peut-être
éviter d'aller chaque fois à l'entrepôt de la SAQ pour acheter des bouteilles,
remplir ça, la bouteille de vodka, avec une qu'ils ont achetée juste au coin.
Alors, je veux juste peut-être, parce qu'ils sont ici, ils peut nous expliquer
un petit peu.
Est-ce que quand même on est en train
peut-être aussi de féliciter le travail de le crime organisé? Comme, sans avoir
le registre, est-ce que c'est rendre leur job d'éviter? Je pose la question. Je
suis d'accord avec ma collègue et quand même avec le ministre qu'on a entendu
souvent les groupes dire : Ça... Il faut mettre fin à la timbre, point.
Mais ici, est-ce que... je pose la question : Est-ce qu'on rend des choses
plus simples à des gens d'aussi éviter quand même de respecter les lois?
Le Président (M. Ciccone) : M.
le ministre ou... Maître Bergeron. Me Bergeron.
Mme Bergeron (Marie-Christine) : Bien,
en fait, le...
Une voix : ...
Le Président (M. Ciccone) : Ou
M. Rousseau aussi...
M. Rousseau (Youri) : ...mais
vous me... vous me corrigerez, c'est... les juristes de la RACJ ne sont pas les
bonnes personnes pour répondre à des questions sur les méthodes du crime
organisé, ni moi-même. Mais le policier va pouvoir arriver puis il va voir s'il
y a une bouteille qui n'est pas timbrée. Il va pouvoir poser des questions. Si
elle est timbrée, il va pouvoir savoir d'où elle vient. S'il y a un
transvidage, là, je ne pense pas qu'on peut... on peut interpréter ça, là.
M. Kelley : Mais j'imagine
que la RACJ est souvent impliquée quand il y a un retrait d'un permis d'un bar
ou, par exemple, à un restaurant parce qu'il y a des infractions qui sont
faites contre la loi. Ça ne vient pas de la Sécurité du Québec. Je vais voir
dans les nouvelles souvent, c'est comme quand on veut cibler un restaurant, qu'on
sait qu'il y a le crime organisé qui fréquente un restaurant, on enlève leur
permis. Mais ça vient souvent de vous autres. Est-ce que je comprends bien
ou...
Le Président (M. Ciccone) : Me
Bergeron.
Mme Bergeron (Marie-Christine) : Oui.
En fait, je vais... je vais tenter de répondre du mieux que je peux.
Effectivement, M. Rousseau a raison, au niveau des limites de l'information
dont on dispose, nous, comme juristes. Mais effectivement, l'autocollant de la
régie, en l'occurrence, dont... ce dont il est question ici, sert notamment à
faire respecter le réseau de commercialisation qui est établi par la loi. Donc,
ça nous permet d'avoir une certaine traçabilité, d'où provient l'alcool, qui l'a
acheté, de quelle personne, donc, pour s'assurer que les réseaux de
commercialisation sont bien respectés en fonction de ce qui est établi
présentement, là.
M. Kelley : OK.
M. Poulin : ...M. le député.
J'ai formé un comité sur l'alcool avec Diane Lemieux et France Dionne. On fait
des consultations en mai prochain, d'ailleurs, vous êtes les bienvenus,
Montréal, Québec, Sherbrooke, et ça pourrait faire partie de ces discussions-là
puis de ces échanges-là. Puis la Sécurité publique siège au comité. Donc,
eux...
M. Poulin : ...pourrait
facilement venir défendre cet enjeu-là que... que vous portez, là.
M. Kelley : Absolument. Et on
sait que le timbre, c'est un enjeu, mais aussi un certain moment je sais que M.
le ministre, vous le savez aussi, qu'il y a une... une certaine frustration des
restaurateurs qui disent : Bien, pourquoi on doit toujours payer plus pour
les bouteilles de vin, et tout ça, parce que, présentement, tout est difficile.
Avec l'augmentation de le coût des aliments, c'est comme comment on peut faire
des profits. Je comprends ça, c'est une discussion ailleurs, mais on sait que
le timbre demeure... timbre demeure toujours un enjeu pour plusieurs
entrepreneurs partout au Québec. Je sais que ma collègue de Jeanne-Mance—Viger...
M. Poulin : ...une courte
parenthèse. Ce que vous... Vous parlez de la relation des restaurateurs avec la
SAQ. Je l'ai mis aussi dans le mandat du comité, là, parce que, dans... dans
d'autres provinces, on a des rabais volumes. Moi j'ai eu bien les discussions
avec la SAQ là-dessus, donc, qui est une société d'État très importante, qui
sert très bien l'industrie québécoise, mais oui, il y a des allègements à faire
à ce niveau-là, j'en suis convaincu.
Le Président (M. Ciccone) : Mme
la députée Jeanne-Mance—Viger.
Mme Rotiroti : Oui. Merci, M.
le Président. Alors, écoutez, juste... Je comprends, le ministre fait référence
à son comité, puis je comprends que c'est quelque chose que le comité qu'il a
mis en place pour les regarder, mais je vais juste rappeler que ça fait quand
même huit ans, ça fait cinq... le cinquième projet de loi d'allègement
réglementaire, on débat depuis... Puis, je n'irai pas dans les autres projets
de loi, mais le dernier que j'ai participé, le 85, et le sous-ministre a fait
référence, où est-ce que les gens sont venus nous dire carrément que le timbre,
là, le nombre d'heures et d'énergie qu'ils mettent sur ce timbre-là qu'ils
souhaitaient l'abolir. On a même déposé des amendements en ce sens-là. Là, je
comprends que le ministre... parce que je voulais peut-être voir son ouverture
si on redépose les mêmes amendements qu'on a fait en 85 pour l'abolition du
timbre. Là, je comprends que, pour lui, ce n'est pas une option. L'argumentaire
de la sécurité publique était le même argumentaire qu'on avait en 85. Eux
autres, ils n'ont pas évolué du tout. C'est le prétexte pour entrer dans des
restaurants en sachant très bien que le registre faisait la job. Alors, c'est
juste une question de rapidité, hein? C'est plus facile de récupérer et de
garder si la bouteille est timbrée ou pas, versus aller voir le propriétaire et
se faire sortir le registre. Alors, là-dessus, on est très conscients des
enjeux. Demeure pas moins, demeure pas moins qu'on est... on va adopter bientôt
un cinquième projet de loi sur l'allègement réglementaire. C'est un gros
morceau, le timbre, hein? Je pense que le ministre vient d'un comté en région,
hein, tu as ces producteurs-là qui t'en parlent, je suis sûre, à tous les jours.
Et nonobstant l'adoption de ce projet de loi là, on va se retrouver dans la
même situation. Alors, je comprends. Et puis je suis totalement capable de dire
que le ministre essaie de trouver cet équilibre-là. Et c'est de là qu'il vient
à abolir le registre, mais je tiens quand même à exprimer, monsieur, ici, M. le
Président, que ce n'est pas le registre qui causait le problème, au contraire,
c'est vraiment le timbre. Alors, je.... Écoutez, on va... Je pense qu'il n'y a
pas d'ouverture qu'on suspend que je dépose les amendements pour qu'on soit
en... en symbiose avec qu'est-ce qu'on a fait dans le 85. Alors, on va
continuer la discussion, M. le ministre.
• (14 h 40) •
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Non. Alors, est-ce que
l'article 97 est adopté?
Mme Rotiroti : Abstention,
monsieur...
Le Président (M. Ciccone) : Pardon.
Un instant, monsieur.
Mme Rotiroti : Est-ce que je
peux avoir un vote nominal, M. le Président?
Le Président (M. Ciccone) : Bien
sûr.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Poulin (Beauce-Sud)?
M. Poulin : Pour.
La Secrétaire
:. Mme Hébert
(Saint-François)?
Mme
Hébert
:
Pour.
La Secrétaire
: Mme Tremblay
(Hull)?
Mme Tremblay : Pour.
La Secrétaire
: Mme Jeannotte
(Labelle)?
Mme Jeannotte : Pour.
La Secrétaire
: M. Thouin
(Rousseau)?
M. Thouin : Pour.
La Secrétaire
:MmeRotiroti (Jeanne-Mance—Viger)?
Mme
Rotiroti
:
Abstention.
La Secrétaire
: M. Kelley
(Jacques-Cartier)?
M. Kelley
: Abstention.
Le Président (M. Ciccone) : Adopté.
Des voix : ...
Le Président (M. Ciccone) :
OK. On va passer maintenant à l'article 113. On est rendu maintenant au
bloc 32.
Des voix : ...
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'on peut fermer nos appareils, s'il vous plaît? Le volume. Merci beaucoup.
113.
M. Poulin : Alors, 113 :
L'article 9 du Règlement sur le vin et les autres boissons alcooliques
fabriqués ou embouteillés par un titulaire de permis de fabricant de vins
(chapitre S-13 r 1.7) est modifié...
M. Poulin : ...1 par le
remplacement dans le paragraphe un de «transmettre à la Régie des alcools, des
courses et des jeux» par «conserver pour vérification ultérieure par la Régie
des alcools, des courses et des jeux»;
2 par le remplacement dans le paragraphe
deux de «remettre à la régie à l'arrivée au Québec» par «conserver pour
vérification ultérieure par la régie»;
3 par le remplacement dans le paragraphe
trois de «démontrer à» par «être en mesure de démontrer à la demande de»;
4 par le remplacement dans le paragraphe
six de «déclarer à la Régie avant qu'il n'expédie le vin embouteillé l'origine
du vin» par «pouvoir déclarer à la demande de la Régie l'origine du vin
embouteillé»;
5 par la suppression du paragraphe sept.
Commentaires : Cet article modifie
l'article neuf du Règlement sur le vin et les autres boissons alcooliques
fabriqués ou embouteillés par un titulaire de permis de fabricant de vin en
remplaçant l'obligation pour le titulaire de permis de fabricant de vin de
transmettre à la Régie des alcools, des courses et des jeux divers formulaires
par une obligation de les conserver pour fins de vérifications par la régie. La
mesure propose également que la régie cesse de délivrer un certificat d'origine
avant que le titulaire puisse commercialiser les vins qu'il embouteille.
Le Président (M. Ciccone) : Merci,
M. le ministre. Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme Rotiroti : ...le
président. Je ne sais pas si le ministre pourrait peut-être expliquer qu'est-ce
qu'on vient... on fait ici, là.
M. Poulin : Oui, absolument.
Mme Rotiroti : Juste pour
bien comprendre.
M. Poulin : Alors, la mesure vise
à remplacer l'obligation de transmettre les formulaires prévus à la
réglementation lors de l'importation d'un vin par une obligation de les
conserver pour fins de vérification de la RACJ, tout simplement. Donc, la
mesure propose également de retirer l'obligation que la régie émette un
certificat d'origine avant que le titulaire puisse commercialiser le vin.
Actuellement, le titulaire de permis de fabricant de vin qui embouteille des
vins étrangers a l'obligation de transmettre à la RACJ des formulaires avant de
pouvoir commercialiser un vin comportant une mention d'origine, une appellation
d'origine ou un cépage, soit lors de l'expédition des vins, lors de leur
arrivée au Québec, lors du bris décelé et avant leur expédition. On évalue une
économie de 107 000 $ par année. C'est... 14 $ par déclaration,
16 966 déclarations, donc... 107 000 $. Actuellement, ce
qui arrive, c'est que le titulaire qui embouteille un vin étranger portant,
outre le nom de son pays d'origine, le nom d'une appellation ou d'un cépage
doit transmettre à la régie un formulaire qui inclut, lors de l'expédition du
vin, donc identification des scellés, l'attestation de pays d'origine, lors du
bris des scellés, avant l'expédition du vin, la déclaration d'origine du vin.
Et, à la suite de ces étapes-là, la régie émet un certificat d'origine afin que
le titulaire puisse commercialiser le vin. Donc, après, et c'est l'objectif de
la mesure, c'est de maintenir les obligations du titulaire tout en retirant le
fardeau de transmettre le document à la RACJ. Donc, et là, si on a des besoins,
des doutes sur l'origine ou peu importe, on va pouvoir y avoir accès,
effectivement. Les formulaires dûment complétés sont conservés et pourront être
examinés par un inspecteur le cas échéant. On vient également diminuer les
coûts, diminuer le temps également aussi, qui est disponible.
Le Président (M. Ciccone) : Mme
la députée.
Mme Rotiroti : Merci, M. le
Président. Alors, qu'est-ce qui fait en sorte que c'est ce genre des
informations là qu'on avait? Parce que, là, on vient même de cesser de délivrer
un certificat d'origine de ces produits-là. On a... On n'a plus besoin de
savoir d'où ça vient, ce produit-là, de, si je comprends bien... de la façon
que c'est écrit, là. Qu'est-ce qui fait en sorte, à part de... je comprends,
c'est... ça entame des coûts, mais ça entend des coûts sur le producteur qui
veut venir vendre son produit ici, au Québec.
1pouli Pas... Dans le... Qui va payer la
facture du coût?
1rot Oui. Exact.
M. Poulin : En tant que tel?
En fait, c'est... ma compréhension, c'est celui qui reçoit le vin, c'est celui
qui a le permis de fabricant de vin, effectivement.
Mme Rotiroti : Le vin. OK.
Alors, qu'est-ce qui fait en sorte qu'aujourd'hui on n'a plus besoin de ces informations-là?
M. Poulin : Proactivement.
Mme Rotiroti : Proactivement?
M. Poulin : Oui.
Mme Rotiroti : Oui.
Effectivement.
M. Angers (Nicolas) : ...pour
être précis, en fait, les informations sont toujours consignées par le
fournisseur. Parce que les obligations... Il faut... Il faut se replacer dans
l'époque où ce régime-là a été mis sur pied. Début des années 80, les
obligations des fabricants étaient beaucoup moins bien définies qu'en...
aujourd'hui, en 2026. Donc, l'évolution du droit fait que les fabricants, dans
les bonnes pratiques, de toute façon, documentent toujours ça parce qu'ils ont
des obligations accrues en termes de... de traçabilité, mais d'exactitude aussi
de l'information. Donc...
Des voix : ...
M. Angers (Nicolas) : Est-ce
que ça va?
Mme Rotiroti : Oui, oui.
Allez-y. Oui, oui, je vous écoute.
M. Angers (Nicolas) : Ah! je
n'étais plus certain que vous... C'est bon.
Mme Rotiroti : Oui, oui,
absolument.
M. Angers (Nicolas) : Donc,
parce que le simple... Donc, la mesure a deux... deux volets, essentiellement.
C'est que, de façon proactive, les fournisseurs devaient le faire au fur et à
mesure du processus d'embouteillage, c'est-à-dire à l'arrivée du bateau, au
bris des scellés, et tout ça, donc c'était... c'était... c'était très lourd et
ça ralentit finalement la mise en marché du vin. Donc, c'est ce qu'on vient
finalement retirer comme lourdeur, tout en gardant les possibilités de
contrôle, parce qu'évidemment ils vont devoir conserver les numéros de scellés,
documenter....
M. Angers (Nicolas) : ...quand
est-ce que l'embouteillage a été fait, le numéro des cuves, et tout ça. Donc,
cette traçabilité-là demeure, la différence étant qu'on ne la fait plus en
amont nécessairement, mais qu'on garde le contrôle de le faire. Puis, pour
votre gouverne, le même même même exercice avait été fait il y a quelques
années, environ cinq ans, pour l'embouteillage des spiritueux et, bien,
l'expérience démontre que ça fonctionne bien, en fait.
Mme
Rotiroti
:
OK. Alors, si je comprends bien, vous, vous avez... vous gardez toujours votre
privilège, en tout moment, de demander ce genre de renseignement là.
M. Angers (Nicolas) : Tout à
fait.
Mme
Rotiroti
:
Au début, ça se faisait en amont, même avant que le produit arrive ici, au
Québec. Le fait que ça se faisait en amont, avant que ça arrive, ça ne vous
permettait pas de voir s'il y avait des anomalies ou quelque chose qui n'était
pas tout à fait à des standards qu'on... requises ici, au Québec. En n'ayant
pas cette... bien, vous avez toujours la possibilité aléatoirement de demander
cette information-là, je comprends, dans chaque étape, mais de l'avoir en amont
même avant que le produit arrive ici, ça ne vous aidait pas dans... dans les
critères qu'on demande ici, au Québec, s'il y avait quelque chose qui n'allait
pas avec le produit, de stopper l'arrivée du produit.
M. Angers (Nicolas) : En fait,
c'est plus du fait qu'on exigeait ces formulaires-là, ces formulaires-là,
chacune des étapes, ça avait pour effet de ralentir pour les fabricants, la
mise en marché du vin...
Mme
Rotiroti
:
L'arrivée, l'arrivée du produit.
M. Angers (Nicolas) : Mais,
mais, dans les faits, selon l'information qu'on a eue du secteur chez nous, des
permis de fabricant, au fil des années, puis on parle de quand même de 83, de
mémoire, il n'y a pas véritablement eu de problématique de tricherie au niveau
de l'origine du vin. Donc, c'est ce qui nous fait penser que le modèle
adapté... adopté, c'est-à-dire, pour les spiritueux, s'appliquerait aussi très
bien au vin. Donc, c'est la... c'est le constat qu'on fait finalement.
Le Président (M. Ciccone) :
Mme la députée, ça va?
Mme
Rotiroti
:
Oui.
Le Président (M. Ciccone) :
Vous n'avez pas l'air convaincue, vous n'avez pas l'air convaincue.
Mme
Rotiroti
:
Non, mais je comprends que la régie se garde le pouvoir, en tout temps, de
demander les renseignements nécessaires. Moi, je... On dit : On n'a pas
des enjeux, on l'a cédé avec les autres produits. Ça, va super bien parce qu'on
allège un petit peu, tu sais, par rapport à les coûts, et tout ça, je
comprends. Moi, ce qui me chatouille un petit peu, c'est le fait que cette
information-là, on l'a demandé en amont, même avant que le produit arrive ici.
Et ça vous permettait, j'avais l'impression, ça vous permettait de voir la
qualité puis voir si le produit remplissait les standards qu'on a ici, au
Québec.
Alors, moi, je veux juste m'assurer que
ces standards-là ne sont pas compromis parce qu'on ne demande pas ça en amont,
puis le produit est déjà rendu au Québec. C'est juste ça, ma crainte. Alors, si
vous êtes capable de me rassurer là-dessus, monsieur, ça va aller.
• (14 h 50) •
M. Angers (Nicolas) : Oui, je
vais tenter de le faire, Mme la députée. D'une part, la régie ne se prononce
pas sur la qualité du produit elle-même. Donc, on interviendrait... Si on avait
eu à intervenir dans un cas comme ça, où l'information aurait été fausse, ça
aurait été pour une fausse déclaration d'origine, par exemple, mais ça, on
conserve encore le pouvoir de le faire. Cela étant dit, pour ce qui est de la
qualité, l'acteur important là-dedans, c'est la SAQ, parce que les fabricants
de vin ne peuvent vendre leurs produits qu'à la SAQ qui va soit les vendre dans
ses magasins ou dans le réseau de l'épicerie. Donc, ce rôle de chien de garde
là, de la qualité en tant que telle du produit, de son... de son innocuité,
tout ça, c'est vraiment la SAQ qui l'assure encore, et ça, il n'y a rien de
changé à ce niveau-là. Donc, ça, je pense que c'est plus de nature à rassurer
la population quant à la qualité du produit.
Mme
Rotiroti
:
Alors, juste pour continuer dans votre... dans votre panier, il y a une fausse
déclaration. Vous vous rendez compte, une fois que le produit est déjà ici, sur
nos tablettes, vous êtes obligé de récupérer le produit et le renvoyer. Alors,
en ayant l'information en amont, vous n'êtes pas capable... vous étiez capable
d'établir, même avant que le produit ici... qui arrive ici, que c'était une
fausse déclaration.
M. Angers (Nicolas) :
Théoriquement, oui, mais, comme je vous dis, il n'y a pas eu de cas, dans
l'histoire, répertorié de fraude, en tout cas, pas à ma connaissance, au niveau
de l'origine du vin. Donc, c'est ce qui nous permet de croire que le modèle
adopté avec les spiritueux, qui est tout à fait analogue à celui-là, est adapté
à ça. Puis, comme je vous dis, on a le chien de garde quand même, qui est la
SAQ, pour ce qui est de la qualité du produit, et on est en mesure de faire ce
rappel-là qui va être aux frais du fournisseur. Il ne faut pas... il ne faut
pas perdre de vue que le fournisseur qui veut tricher sait que ça peut lui
coûter cher, qu'il donne son formulaire en amont ou non. Donc, à notre avis...
Mme
Rotiroti
:
Il n'a pas d'intérêt, dans le fond, de...
M. Angers (Nicolas) : C'est
ça, exact.
Mme
Rotiroti
:
C'est bon. Merci.
Le Président (M. Ciccone) :
C'est bon? M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley
: Oui, M. le
Président. Qu'est-ce qui arrive... même chose, j'imagine, si quelqu'un a oublié
de transmettre l'information, si les titulaires de permis perdent le formulaire
et la Régie de l'amende, j'imagine, il y a des sanctions à cet effet si c'est
perdu par quelqu'un.
M. Angers (Nicolas) : Au
niveau de la perte du formulaire, c'est une excellente question, c'est très
technique, ça, je n'aurai pas la réponse, mais, bien honnêtement, de façon très
précise pour vous. Mais ce que je peux ajouter à ce que...
M. Angers (Nicolas) : ...je
viens de dire, c'est qu'un plan de contrôle de qualité quand même, qui est...
qui est en place au service des inspections de la régie pour s'assurer,
justement, du respect de ces obligations-là. Donc là, il faudrait voir avec les
inspecteurs, concrètement, là, ce qu'ils font au quotidien s'il y avait perte
d'un document, ça, je n'ai pas la réponse, mais certainement que le titulaire
demeure redevable de... de fournir une information sous une forme ou une autre
à la régie pour la convaincre du respect de ces obligations réglementaires.
M. Kelley : Oui, et je
comprends, je ne vais pas faire une grosse bataille, parce que vous avez
mentionné aussi pour les... les vins et les spiritueux, ça va bien après qu'il
y ait eu un changement, mais quand même, je pose la question parce qu'avant
c'était... c'était fait l'information était transmise à la régie, mais,
maintenant, si jamais un entrepreneur ou une personne perd ces formulaires-là,
qui peut arriver, là, c'est... ça arrive tout le temps dans la vie, c'était...
c'est pourquoi j'ai posé la question : Qu'est-ce qui arrive si une... une
de vos inspecteurs arrive, puis il dit «bien, information n'est pas là»? Mais
quand même, comme je le dis, c'est les petits détails. Merci beaucoup.
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup, M. le député. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Non. Est-ce
que l'article 97 est... Pardon, l'article 97 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Ciccone) :
Ah, excusez, 113 est adopté? Excusez-moi.
Des voix : ...
Le Président (M. Ciccone) :
Adopté Parfait. Merci. Je vais... On va juste prendre une petite pause pour...
On va remercier les gens de la Régie de l'alcool, de la course et des jeux.
M. Poulin : ...M. le
Président, on va éviter les gens de Télé-Québec à prendre place.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Me Bergeron, Me Angers et Me Gosselin, merci beaucoup pour votre participation.
On va prendre une petite pause. Merci
beaucoup.
(Suspension de la séance à 14 h 54)
(Reprise à 14 h 58)
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
nous sommes de... de retour en compagnie des gens de Télé-Québec. Bienvenue!
Bienvenue beaucoup.
Là, M. le ministre, vous me dites que vous
voulez sauter au bloc 35, à l'article 119, mais je vais demander le
consentement. Est-ce que j'ai le consentement pour passer au bloc 35?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Ciccone) : Consentement.
Parfait. On est à l'article 119. M. le ministre.
M. Poulin : Oui. Alors, on va
parler de culture, quel bonheur! Je salue les gens de Télé-Québec qui sont avec
nous aujourd'hui.
119. La Loi sur la Société de
télédiffusion du Québec (chapitre S-12.01) est modifiée par l'insertion,
après l'article 20, du suivant :
«20.1. Dans l'assouplissement de sa
mission éducative et culturelle, la société conclut tout contrat directement
lié à la production, à la création, à la conception, à la diffusion ou à la
distribution de documents audiovisuels, multimédias et de télédiffusion, y
compris leurs produits dérivés et documents d'accompagnement, selon le
processus et les conditions d'adjudication et d'attribution déterminés dans une
politique qu'elle adopte en cette matière. Cette politique doit respecter tout
accord intergouvernemental applicable et tenir compte des principes énoncés à
l'article deux de la Loi sur les contrats des organismes publics
(chapitre C-65.1) ainsi que des exigences dans la section... je n'ai plus
mes chiffres romains, on les a perdus, Benoît?
Une voix : ...
M. Poulin : ...V, OK, du
chapitre deux de cette loi. Elle est publiée sur le site Internet de la
société. Le chapitre deux de la Loi sur les contrats des organismes publics ne
s'applique pas aux contrats visés au présent article.
Alors, commentaires : Cet article
prévoit que Télé-Québec, dans l'accomplissement de sa mission éducative et
culturelle, conclut ses contrats directement liés à la production, à la
création, à la conception, à la diffusion ou à la distribution de documents
audiovisuels, multimédias et de télédiffusion, y compris leurs productions
dérivées et documents d'accompagnement, conformément une politique qu'elle
adopte qui détermine leurs processus et conditions d'adjudication et
d'attribution. Il précise que cette politique doit respecter tout accord
intergouvernemental applicable et tenir compte des principes énoncés à
l'article deux de la Loi sur les contrats des organismes publics ainsi que les
exigences relatives au développement durable prévues à la section cinq du
chapitre deux de cette loi. Il prévoit la publication de cette politique sur le
site Internet de Télé-Québec. Enfin, il énonce que ces contrats... que ces
contrats de Télé-Québec sont soustraits de l'application du chapitre deux de la
Loi sur les contrats des organismes publics, lesquels... lequel prévoit les
dispositions concernant l'adjudication et l'attribution des contrats des
organismes publics.
• (15 heures) •
Alors, nous avons les gens de Télé-Québec
qui sont avec nous aujourd'hui. À quoi répond cette mesure, M. le Président?
Elle vise à offrir à Télé-Québec une flexibilité accrue dans l'octroi de
certains contrats afin de réduire les délais de mise en œuvre des projets,
limiter les retards et éviter les appels d'offres infructueux dans une démarche
concurrentielle. Sans compter que les enjeux de programmation, on le sait, en
télé, on se doit d'être rapides, non seulement pour confirmer les prochaines
saisons, mais également confirmer les prochains projets. Cette mesure permettra
une offre de services plus rapide et mieux adaptée aux nouvelles habitudes de
consommation des publics, tout en répondant aux besoins opérationnels dans un
environnement technologique qui est en constante évolution. Enfin, elle
renforcera la compétitivité de... compétitivité de Télé-Québec, qui nous
appartient tous, faut-il le rappeler, face aux diffuseurs locaux et étrangers
non assujettis à la LCOP, tout en corrigeant une réglementation devenue
inadaptée au marché.
Alors, vous savez, Télé-Québec, évidemment,
relève du gouvernement du Québec via le ministère de la Culture et des
Communications. Et nous avons également une société d'État qui doit, par
moments, dans un monde très concurrentiel, être assujettie à certaines règles.
L'objectif est d'avoir une plus grande flexibilité dans les différents projets
qui sont mis de l'avant. Et nous pensons que ceci peut leur permettre de le
faire. D'ailleurs... l'exemption offrira à Télé-Québec la flexibilité pour
conclure rapidement des partenariats stratégiques et adopter des solutions
technologiques innovantes, notamment pour les plateformes numériques et les
outils de découvrabilité. Elle va permettre, à ce titre, une adaptation agile
aux tendances et aux nouveaux modes de consommation, tout en optimisant la
présence de contenus sur les plateformes et le repérage par les moteurs de
recherche et algorithmes.
Les gens de Télé-Québec pourront peut-être
me corriger, mais j'imagine que TVA ou d'autres n'ont pas le même procédé que
vous, évidemment, puisqu'ils ne sont pas reliés à aucun gouvernement, et
également que ceci va vous permettre une certaine prévisibilité ou une facilité
d'agilité dans la prévisibilité de votre programmation. C'est bien ça?
Excellent.
Le Président (M. Ciccone) : ...oui.
M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : ...Président.
Oui, tout à fait, M. le ministre, je pense que l'équipe de Télé-Québec est
descendue de Montréal. Alors, je ne sais pas si eux autres peut peut-être aussi
prendre la parole pour bien expliquer comment ça, ça va faciliter votre
travail, rendre vous autres plus compétitifs...
15 h (version non révisée)
M. Kelley : ...avec... consentement
de le ministre et tout le monde, M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
est-ce qu'il y a le consentement pour donner la parole à Télé- Québec? Oui. Vous
présenter, s'il vous plaît.
M. Gourgues (Dominic) : Oui.
Bonjour. Dominic Gourgues, VP Affaires juridiques, corporatives chez
Télé-Québec. En fait, le ministre a bien expliqué. Actuellement, Télé-Québec
œuvre dans un milieu très spécialisé, niché face à un... un environnement hyper
concurrentiel dans lequel on ne se retrouve pas nécessairement à armes égales, parce
qu'on a un cadre réglementaire beaucoup plus rigide que des concurrents, autant
au niveau local qu'international.
Donc, ce qui est recherché ici, c'est
vraiment d'avoir une agilité, une flexibilité opérationnelle plus importante, ceci
dit, vraiment confinée au contrat missions de Télé-Québec, qui sont vraiment
dans la diffusion, la production de contenu télévisuel numérique. Et évidemment
tout contrat qui peut être conclu par un autre organisme public qui n'a rien à
voir avec l'ADN ou les activités de Télé-Québec, bien, le cadre réglementaire
continue d'être appliqué dans son intégralité par Télé-Québec dans ses
opérations.
M. Kelley : Parfait. Alors, j'imagine,
ça va permettre à vous autres de juste agir plus rapidement, conclure le
contrat, vendre le... les produits de Télé-Québec ou quand même acheter des
contenus si jamais c'est nécessaire. Grosso modo, ça va aider, vous autres, à
faire ça plus facilement.
M. Gourgues (Dominic) : Exactement.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Non. Bon. Est-ce que l'article 119 est
adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Ciccone) : 120,
M. le ministre.
M. Poulin : On a terminé avec
les gens de Télé-Québec?
Le Président (M. Ciccone) : Non.
M. Poulin : Ah, OK. Je dis,
câline, c'est si court puis c'est tellement intéressant à parler de culture. J'avais
le goût de parler de programmation, de choix d'investissement, du numérique, de...
de tout ça, mais, bon, on va se retenir.
Une voix : ...
M. Poulin : Oui, c'est pour
les crédits, oui, puis moi, je ne serai pas là, malheureusement, en tout cas.
120. Jusqu'à ce qu'une politique soit publiée, conformément à l'article 20.1
de la Loi sur la Société de télédiffusion du Québec (chapitre S-12.01)
édicté par l'article 119 de la présente loi, les contrats de la Société de
télédiffusion du Québec visés à cet article demeurent assujettis aux
dispositions du chapitre II de la Loi sur les contrats des organismes
publics (chapitre C-65.1). Tout processus d'adjudication et d'attribution
d'un contrat visé à cet article 20.01 qui est en cours à la date à
laquelle la politique est publiée se poursuit conformément aux dispositions du
chapitre II de la Loi sur les contrats des organismes publics.
Commentaires : Cet article de droit
transitoire prévoit d'abord que les dispositions d u chapitre II de la Loi
sur les contrats des organismes publics, lesquels concerne l'adjudication et l'attribution
des contrats, continuent de s'appliquer aux contrats de Télé-Québec directement
liés à la production, à la création, à la conception, à la diffusion, à l'attribution
de contrats audiovisuels, multimédias et de télédiffusion, y compris leurs
produits dérivés de documents... et documents d'accompagnement tant qu'elle n'a
pas publié sur son site Internet sa politique déterminant le processus et les
conditions d'adjudication et d'attribution de ces contrats. Ensuite, il
prescrit que les dispositions du chapitre II de la Loi sur les contrats
des organismes publics continuent de s'appliquer à ces contrats si leur
processus d'adjudication et d'attribution est en cours au moment de la
publication de la politique sur le site Internet de Télé-Québec.
Alors, vous comprenez que c'est
transitoire. D'une part, cet article a pour objet de maintenir l'état du droit
applicable à la conclusion des contrats exclus de Télé-Québec pendant la
période entre l'adoption de la politique et sa publication sur son site Internet.
Ainsi, l'exclusion de ces contrats prendra effet seulement à la publication de
la politique.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'il y a des interventions? Mme la députée.
Mme Rotiroti : Je veux juste finir
la lecture, si vous le permettez, M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) : OK.
Avez-vous besoin d'un moment? On va prendre une petite pause? Non. Ça va. Ça va?
Parfait. Est-ce qu'il y a d'autres commentaires? M. le député de Jacques-Cartier?
Non. Tout est beau. Parfait. Alors, est-ce que l'article de 120 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Ciccone) :
Parfait. Merci beaucoup. Et je crois que ça se termine pour... Merci beaucoup.
Merci. Vous avez...
Des voix : ...
Le Président (M. Ciccone) : Avis
au prochain groupe, si vous êtes aussi clairs qu'eux autres, ça va aller vite.
Parfait. Merci beaucoup.
On va prendre une petite pause, s'il vous
plaît. Merci beaucoup.
(Suspension de la séance à 15 h 07)
(Reprise à 15 h 09)
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup. Un peu de discipline, collègues! Nous sommes de retour. Nous sommes
de retour. Et on invite les gens du ministère de l'Emploi et de la Solidarité
sociale. Bienvenue parmi nous.
Collègues, nous revenons à
l'article 33... au bloc 33, à l'article 114. M. M. le... M. le
ministre.
M. Poulin : ...l'article 3.1
de la Loi sur le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale et sur la
Commission des partenaires du marché du travail (chapitre M-15.001) est
abrogé.
Commentaires : Cet article abroge
l'article 3.1 de la Loi sur le ministère de l'Emploi et de la Solidarité
sociale et sur la Commission des partenaires du marché du travail, qui concerne
la préparation et l'approbation gouvernementale du Plan d'action national
annuel en matière de main-d'œuvre et d'emploi, ainsi que l'approbation par le
ministre des plans d'action régionaux en cette matière.
Notes additionnelles : Les
modifications proposées allègent le processus de planification et de reddition
de comptes en matière de main-d'oeuvre et d'emploi. La planification nationale
et régionale des services publics d'emploi s'arrimera... avec un... avec
l'exercice ministériel de planification stratégique. Cet arrimage sera effectif
dans le plan stratégique qui suivra, le plan stratégique 2023-2027 du
ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale. Une planification annuelle
sera faite, mais se fera davantage à un niveau administratif.
Alors, M. le Président, on vient abroger littéralement
un article de loi sur le Plan d'action en matière de main-d'oeuvre et d'emploi
qui est soumis à l'approbation du gouvernement, qui détermine les résultats
établis à court, moyen terme. Parce qu'on juge qu'on fait suffisamment
l'exercice au niveau administratif du côté de la Commission des partenaires et
du marché du travail. On est... On est dans un allègement gouvernemental pour
la CPMT. D'ailleurs, on a des gens de la commission des partenaires qui nous
accompagnent aujourd'hui.
Une voix : ...
M. Poulin : Ah! directrice
générale du ministère de l'Emploi. Bonjour.
Une voix : ...
M. Poulin : Excellent.
• (15 h 10) •
Le Président (M. Ciccone) : OK.
Parfait. Merci. Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la députée.
Mme Rotiroti : ...merci, M.
le Président. Alors, je veux juste... si vous pouvez me confirmer. Parce que le
changement qu'on fait ici... On dirait que le plan qui se préparait, ça se
préparait avec les partenaires. Ça fait que, là, si je comprends bien, ça se
ferait au ministère de l'Emploi et Solidarité sociale. Alors, cette
collaboration avec les partenaires, est-ce que vous la maintenez ou pas?
Le Président (M. Ciccone) : Juste...
Juste un instant. Il faut que je demande le consentement. Consentement pour
donner la parole aux membres? Oui. Parfait. Juste vous présenter, s'il vous
plaît.
Mme Rioux (Sophie) : Oui.
Sophie Rioux, directrice générale des politiques d'emploi, de la planification
et du marché du travail au ministère de l'Emploi, Solidarité sociale.
Donc, oui, on maintient bien sûr la
collaboration avec les partenaires. En fait, ce qu'on veut, c'est, au lieu de
faire vraiment un plan d'action annuellement puis refaire tout le processus,
qui est quand même un processus, là, assez... assez long et assez lourd, on
vient inscrire dans la planification stratégique du ministère le rôle des
partenaires, donc de la Commission des partenaires du marché du travail et des
conseils régionaux aussi des partenaires du marché du travail. Donc, ça vise à
ce qu'on travaille davantage sur les priorités. Vous savez, là, le marché du
travail, il... il peut y avoir, bon, des bouleversements, mais généralement, il
faut qu'on se donne une vision de moyen terme. Donc, on...
Mme Rioux (Sophie) : ...on
poursuit les orientations stratégiques, les objectifs. On va tout de même se
faire un cadre de planification annuelle pour s'assurer qu'on... on se donne
des objectifs en lien avec les objectifs stratégiques. Et puis on va aussi, là,
y intégrer les cibles de résultats annuels, les budgets, et on va en discuter
chaque année avec les partenaires.
Mme Rotiroti : OK.
Alors, si je comprends bien le... votre cadre annuel, par rapport à les
résultats et tout ça, va rester, va demeurer annuellement. Ça va toujours être
en référence et en discussion avec les partenaires. Et là, là on vous enlève,
dans le fond, le plan d'action annuel, c'est ça qu'on vient de vous enlever.
Toute la reddition de compte autour de ça demeure?
Mme Rioux (Sophie) : En fait,
quand vous dites... Moi, je ne suis pas, là, de la CPMT, au ministère, on va
continuer à faire, là, évidemment, le plan stratégique qui est sur un cycle de
quatre ans.
Mme
Rotiroti
:
Quatre ans.
Mme Rioux (Sophie) : Et,
chaque année, le ministère va quand même, là, se donner un... une planification
des services publics d'emploi annuelle. Et ça on va en discuter et faire,
évidemment, le suivi aussi. Sauf que, le suivi, on le faisait quatre ou cinq
fois par année auprès de la commission des partenaires. Là, ce qu'on propose,
c'est de faire un suivi une fois par année, en fin d'année, bien sûr, et
ajouter un suivi, là, de... de mi-année.
Mme Rotiroti : Puis en
faisant ce suivi-là sur une base annuelle avec la commission des partenaires,
le fait que vous ne le faisez plus, ça ne vous empêche pas non plus de quand
même avancer dans vos... vos plans au niveau du ministère? Ça ne vous empêche
pas d'avoir l'heure juste par rapport à la situation d'emploi?
Mme Rioux (Sophie) : ...c'est
ce qu'on souhaite, c'est de mettre moins de temps sur, justement, des processus
de regarder un libellé puis de le discuter, de vraiment dire : Bon, on
travaille sur les moyens de mise en œuvre, les priorités, donc d'avoir plus de
temps pour, justement, s'il y a quelque chose, là, en cours d'année, bien, on
peut... ça dégage du temps pour y travailler.
Mme Rotiroti : Merci.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Non? Parfait. Est-ce que l'article 114
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
115. M. le ministre.
M. Poulin : L'article 15...
115. L'article 15 de cette loi est modifié par la suppression de «, lequel
fait notamment état des résultats du plan d'action visé à l'article 3.1».
Commentaire. Cet article modifie
l'article 15 de la Loi sur le ministère de l'Emploi et Solidarité sociale
et sur la Commission des partenaires du marché du travail, qui concerne un
rapport des activités du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale.
L'obligation de faire état de ce rapport du plan d'action national annuel en
matière de main-d'œuvre et d'emploi n'a plus sa raison d'être en raison de
l'abrogation de l'article 3.1. Cet article est donc en concordance avec le précédent.
Le Président (M. Ciccone) : C'est
beau? Ça...
Mme Rotiroti : ...puis
c'est ça qu'on fait, le rapport.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Alors, est-ce que l'article 115 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
116. M. le ministre.
M. Poulin : 116.
L'article 17 de cette loi est modifié, dans le premier alinéa :
1° par l'insertion, après le paragraphe
2°, du suivant :
«2.1° examine les priorités régionales en
matière de main-d'oeuvre et d'emploi qui lui ont été soumises par les conseils
régionaux des partenaires du marché du travail et transmet au ministre des
priorités en matière de
main-d'oeuvre et d'emploi aux fins de
l'établissement du plan stratégique du ministère;»;
2° par le remplacement, dans les
paragraphes 4° et 5°, de «collabore avec le ministre à» par «conseille le
ministre dans»;
3° par la suppression des paragraphes 6°
et 8°.
Commentaire. Cet article modifie
l'article 17 de la Loi sur le ministère de l'Emploi et de la Solidarité
sociale et sur la Commission des partenaires du marché du travail, qui concerne
les fonctions de la Commission des partenaires du marché du travail. Les
modifications à l'article 17 visent, d'une part, à ce qu'il soit ajouté
une fonction à la commission portant sur l'examen des priorités régionales en
matière de main-d'œuvre et d'emploi qui lui ont été soumises par les conseils
régionaux, ainsi que sur la transmission aux ministres de priorité en cette
matière, aux fins de l'élaboration du plan stratégique du ministère de l'Emploi
et de la Solidarité sociale. D'autre part, les modifications visent à préciser
que le rôle de la commission auprès du ministre en est un de conseil quant à la
détermination des critères de répartition des ressources budgétaires en matière
de main-d'œuvre et d'emploi, ainsi qu'en ce qui concerne l'identification des
cibles d'intervention des services publics d'emploi. Enfin, les modifications
visent à supprimer les fonctions de la commission prévue aux paragraphes 6° et
8° de l'article 17, en concordance avec l'abrogation de l'obligation
d'élaborer un plan d'action national annuel et des plans d'action régionaux. On
est vraiment dans la concordance.
Le Président (M. Ciccone) : Y
a-t-il des interventions?
Mme Rotiroti : Bien,
oui, M. le... le Président.
Le Président (M. Ciccone) :
Allez-y.
Mme
Rotiroti
:
Juste pour être sûre, là, c'est plus une collaboration, mais vous avez un rôle
de conseil ici, c'est ça qu'on fait? Parce que là, on va conseiller au lieu de
collaborer avec le ministre, on va conseiller...
Mme Rotiroti : ...les...
conseiller le ministre. Puis le ministre aura le... comme... comme d'habitude,
aura la prérogative de prendre ou... de laisser, dépendamment qu'est-ce qui est
suggéré.
M. Poulin : Ce que la note
additionnelle fournie par le ministère dit, c'est qu'on veut les amener
davantage à être dans un rôle-conseil que dans l'approbation des documents en
question, compte tenu que les documents ne sont plus là. Mais, comme, tout à
l'heure, la directrice du ministère mentionnait, ils ont quand même un rôle à
jouer au niveau du même travail à faire sur une vision annuelle. Donc, le...
Effectivement, le rôle-conseil prend davantage place qu'une collaboration à
l'identification des cibles, compte tenu qu'ils n'auront plus à le faire.
Est-ce que je résume bien, Mme la directrice?
Mme Rioux (Sophie) : Tout à
fait. Oui. Puis c'est... c'est ce qui se passe. Comme vous dites, c'est le
ministre, ensuite, de toute façon, qui approuve le plan, là. Ça reflète la
réalité.
Le Président (M. Ciccone) : ...
Mme Rotiroti : Oui.
Le Président (M. Ciccone) : ...M.
le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : ...M. le
Président. M. le ministre, un petit peu en lien avec l'article qu'on vient
d'adopter, mais aussi ici, le changement «collabore» par «conseille». Mais le
fait qu'avant, qu'on a parlé un petit peu avec les partenaires, je ne prête
aucune intention que le ministère va arrêter de collaborer avec leurs
partenaires. Mais on sait aussi qu'une obligation dans une loi versus
maintenant, c'est rendu comme une suggestion, et même chose ici,
«collaboration» versus... versus «conseil» sont deux principes pas mal
différents, alors peut-être juste de rassurer le milieu, là, que... Je sais que
la collaboration va continuer avec le gouvernement en place, mais comment on
peut aussi rassurer pour la suite des choses, que jamais un gouvernement qui
arrive, qui décide de ne pas collaborer avec des gens parce que ce n'est plus
nécessaire par la loi. Et, si je comprends bien aussi, dans le sens de
«conseil» versus «collaboration», ce n'est pas exactement la même chose, mais
on change un petit peu les principes. Alors, c'est ça, M. le Président, ma question.
Le Président (M. Ciccone) : Merci.
M. Poulin : Bien, en fait, le
député n'a pas tort, là, tu sais, c'est écrit au texte, là. Alors, on passe de
«collabore» à «conseille». Vu que, quand on lit l'alinéa au complet, tu sais,
disons l'alinéa quatre, «conseille le ministre à la détermination des critères
de répartition de l'ensemble des ressources afférentes» au lieu de «collabore»,
on est davantage dans l'esprit de ce qu'on a changé plus tôt. Même chose pour
l'identification des cibles d'intervention des services publics. Maintenant,
c'est la Commission des partenaires du marché du travail. Le rôle des
partenaires demeure un essentiel, là, quand même.
Le Président (M. Ciccone) : D'autres
interventions? Ça vous va. Parfait. Est-ce que l'article 116 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : Adopté.
Article 117.
M. Poulin : ...38 de cette
loi est modifié par le remplacement du paragraphe deux du premier alinéa par le
paragraphe suivant :
«2 de soumettre à la Commission des
priorités régionales en matière de main-d'œuvre et d'emplois».
Commentaires : Cet article modifie
l'article 38 de la Loi sur le ministère de l'Emploi et de la Solidarité
sociale et sur la Commission des partenaires du marché du travail qui concerne
les fonctions du Conseil régional des partenaires du marché du travail. Ainsi,
l'obligation pour un conseil régional de soumettre à la Commission des
partenaires du marché du travail un plan d'action régional est abrogée. Malgré
cette abrogation, l'article prévoit qu'un Conseil régional peut néanmoins
continuer de transmettre à la Commission des priorités régionales en matière de
main-d'œuvre et d'emploi.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'il y a des interventions? Mme la députée.
• (15 h 20) •
Mme Rotiroti : Merci, M. le
Président. Je veux juste que vous me rassurez, parce qu'ici, là, on lève...
Bien, évidemment le «de soumettre annuellement à la commission», on vient de
l'enlever, cette obligation-là. J'en conviens. Il y a toute la question de,
comme mon collègue de Jacques-Cartier a dit tout à l'heure, «collaborer» versus
«conseiller», collaborer avec les instances régionaux. Là, j'imagine que cette
collaboration va... là va toujours demeurer? OK.
Mme Rioux (Sophie) : ...générale
de Services Québec qui travaille, là, avec les conseils régionaux, les
partenaires du marché du travail sur, vraiment, là, diverses priorités qui
vont... que justement les conseils régionaux vont donner, proposer à la CPMT
dans le cadre du plan stratégique. Donc, ils vont se doter de ces priorités
régionales là qui vont suivre et sur lesquelles elles vont travailler, et,
comme je disais, s'il arrive un nouvel enjeu du marché du travail,
continuent... on maintient ce dialogue-là, les échanges, avec les conseils
régionaux dans toutes les régions.
Mme Rotiroti : OK. Ça fait
qu'il n'y a aucune circonstance où est-ce que vous ne prenez pas en
considération les enjeux régionaux?
Mme Rioux (Sophie) : Dans
la...
Mme Rotiroti : Dans la
planification.
Mme Rioux (Sophie) : C'est...
C'est vraiment ce qui nous alimente, en fait, au niveau national, là. On se
dote de...
Mme Rioux (Sophie) : ...d'un
cadre de planification qui se répercute, là, si on veut, dans les régions. Et
les régions se dotent de priorités vraiment régionales en fonction des besoins
qu'ils observent sur le marché du travail. Je prends l'exemple des diagnostics
de main-d'oeuvre, par exemple, qu'on a au niveau des besoins de main-d'œuvre,
là, au niveau national, les professions en déficit, tout ça. Bien, dans une
région, il peut y avoir des professions davantage en difficulté, des secteurs,
donc on va pouvoir décider de faire un... de soutenir davantage le
développement de compétences, par exemple, dans ces secteurs-là, ce qui n'est
pas nécessairement le cas au niveau national.
Mme Rotiroti : Exact. Bien,
je suis extrêmement heureuse que vous apportez cet exemple-là, parce que c'est
exactement l'exemple que j'avais en tête, par rapport à la spécificité de
chaque région, les besoins spécifiques de chaque région. Puis je pense que...
Puis qui n'est pas... qui n'est pas toujours le même qu'au niveau national. On
s'entend. Alors, moi, je voulais juste m'assurer que, dans aucune, aucune
considération... qu'on ne prendrait plus en considération ces besoins
spécifiques là, qui appartient à chaque région. Ça fait que vous me confirmez
que ce ne sera jamais le cas?
Mme Rioux (Sophie) : Je
confirme qu'on fait tout pour qu'on... pour prendre en compte les priorités
régionales.
Mme Rotiroti : OK. Parfait.
Merci.
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup. D'autres interventions? Est-ce que l'article 117 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : Vous
avez un amendement, je pense, M. le ministre.
M. Poulin : 117.1.
Concordance. Alors : «107.1. Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité
sociale prépare, en collaboration avec la Commission des partenaires du marché
du travail, un plan d'action 2026-2027 en matière de main-d'œuvre et
d'emploi. Ce plan détermine les objectifs de résultats établis, les moyens
retenus pour les atteindre ainsi que les paramètres de répartition des budgets
afférents au service public d'emploi. Le rapport des activités du ministère de
l'Emploi et de la Solidarité sociale pour chacun des exercices financiers
2025-2026 et 2026... là, je vois que c'est écrit «2007», mais c'est
«2027», hein, M. le légiste, fait état des résultats du plan d'action en
matière de main-d'œuvre et d'emploi préparé par le ministre pour le même
exercice. Chaque Conseil régional des partenaires du marché du travail transmet
à la Commission des partenaires du marché du travail un plan d'action régional
2026-2027 en matière de main-d'œuvre et d'emploi qui comporte des éléments
relatifs au service public d'emploi de sa région en lien avec les orientations,
stratégies et objectifs nationaux, sectoriels et régionaux. La Commission des
partenaires du marché du travail présente à son assemblée délibérante les plans
d'action régionaux qui lui ont été transmis en vertu de troisième alinéa. Elle
assure le suivi du plan d'action annuel visé au premier alinéa, en évalue
périodiquement les résultats et, le cas échéant, recommande au ministre les
correctifs à apporter afin d'atteindre les objectifs de ce plan.»
Commentaires : Cet amendement
prévoit, pour une année de transition, le processus d'élaboration des derniers
plans d'action national et régionaux en matière de main-d'œuvre et d'emploi
pour 2026-2027. De plus, il maintient des éléments de reddition de comptes dans
le rapport des activités 2025-2026 et 2026-2027 du ministère de l'Emploi
et de la Solidarité sociale à l'égard de la planification nationale.
Le Président (M. Ciccone) : Interventions?
Mme Rotiroti : ...juste la
période de transition. C'est ça? On se permet de se conformer avec les
nouvelles... la nouvelle pour l'année?
M. Poulin : Pour l'année.
Mme Rotiroti : OK.
M. Poulin : C'est pour ça
qu'on met les deux dates aussi.
Mme Rotiroti : Oui. Je
comprends. Ça va, M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Non. Est-ce que l'amendement qui introduit
l'article 117.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait!
On va continuer avec bloc 34, collègue. Article 118.
M. Poulin : ...autre sujet.
L'article 84.0.6 de la Loi sur les normes du travail (chapitre N-1.1)
est modifié par la suppression de :
1 «une copie de»;
2 par l'insertion, à la fin, de «ou le diffuser
par tout moyen technologique permettant... d'informer les personnes salariées
visées.».
Commentaires : Cet article modifie
l'article 84.0.6 de la Loi sur les normes du travail qui concerne l'avis
de licenciement collectif qu'un employeur doit transmettre à une association
accréditée. La modification vise à ce qu'un tel avis puisse être diffusé par
tout moyen technologique au choix de l'employeur.
Note additionnelle : Lors de
l'intervention en contexte de licenciement collectif, le ministère de l'Emploi
et de la Solidarité sociale considère déjà la diffusion électronique d'un avis
de licenciement collectif, exemple, courriel et intranet, comme un élément de
preuve suffisant d'affichage de l'avis par l'employeur à l'intention des
salariés, laquelle constitue une obligation de moyens pour l'employeur.
Je ne sais pas si on a la petite fiche, M.
le sous-ministre, c'est là-dessus. Alors, on est dans l'allègement
réglementaire, évidemment, M. le Président. Premièrement, la disposition
actuelle...
M. Poulin : ...n'est pas
adaptée au télétravail, où une partie, voire la totalité des personnes
salariées travaille principalement à partir de la maison. Les personnes
salariées, ayant adopté ce mode de travail, ne peuvent être avisées
convenablement par leur employeur puisqu'elles ne sont pas présentes sur les
lieux de travail à temps plein. Ensuite, ce qu'on souhaite donc, c'est qu'un
employeur, qui procède à un licenciement collectif en milieu industriel, selon
les termes modifiés de la loi, il pourra procéder par courriel ou messagerie
texte à la transmission électronique d'un avis de licenciement collectif pour
l'ensemble des salariés visés. Un mode d'affichage qui est suffisamment
considéré par le ministère.
Ensuite, c'est important de le dire, parce
que, bon, évidemment, on est dans le plein emploi, mais il arrive, encore, des
licenciements collectifs qui sont adressés. Et l'importance aussi de bien
cibler. Entreprises manufacturières, 800 personnes, c'est 200 personnes
spécifiques, souvent les dernières entrées — parce qu'il y a un
ralentissement économique — qu'on a mises à pied parce que les tarifs
de l'administration américaine ou autre. On veut bien cibler l'employé dans
l'avis de licenciement collectif. Moi, je me souviens, à une certaine époque,
avec mon père, on mettait ça sur le... le tableau, là, dans la cafétéria, là,
tu sais, ils auraient pu les appeler puis les préparer un peu, mais, en tout
cas, c'était un peu fait... c'était un peu fait rapidement, ou du moins,
c'était un peu fait dans les normes de l'époque.
Là, ce qu'on dit, c'est que les gens sont
en télétravail, il y a des gens qui ne sont pas au bureau. Comment on peut
s'assurer qu'ils obtiennent l'information? Il faut savoir que les avis de
licenciement collectif, peut-être que le ministère peut me le confirmer, mais
le préavis est assez long, hein? Je pense que c'est un mois à peu près avant un
avis de licenciement collectif. Ça dépend la grille du nombre d'employés que tu
as à l'intérieur de l'entreprise, là, tout dépendant du nombre de personnes qui
y sont. Mais quand on est dans le collectif, je pense qu'on est en haut de...
bien, il y a le 29 à 50, il y a le 0-29, 29 à 50, puis, après ça, ça monte, là,
mais les délais sont à peu près combien? Peut-être que la professionnelle peut
nous mentionner, oui?
Le Président (M. Ciccone) : Oui.
Qui va prendre la parole, Mme Rioux ou...
Une voix : ...
Le Président (M. Ciccone) :
Non? OK. Consentement pour entendre madame... Votre nom?
Mme Valluy (Valérie) : Valérie
Valluy, avocate au ministère de la Justice.
Le Président (M. Ciccone) : Valérie...
Ah! j'ai le consentement de tout le monde?
Des voix : ...
Le Président (M. Ciccone) :
Parfait. Allez... allez-y, Valérie... Maître.
Mme Valluy (Valérie) : Oui.
Bonjour, Valérie Valluy, avocate au ministère de la Justice. Donc,
effectivement, les... les délais d'avis, là, de licenciement collectif, là,
varient en fonction du nombre de salariés. Donc, de 10 à 99, c'est huit
semaines, de 100 à 299 salariés, de 12 semaines, et 300 et plus c'est
16 semaines.
M. Poulin : ...ça,
c'était dans le complément de mon explication. Parce qu'on se dit, là, vous
allez envoyer ça par courriel, par intranet, ils vont-tu le voir, le délai,
etc...
Mme
Rotiroti
:
...
M. Poulin : Bien, c'est
ça, j'autodevançais le tout...
Mme
Rotiroti
:
...lisez dans mes pensées, M. le ministre. C'est bon. C'est bien.
• (15 h 30) •
M. Poulin : ...Oui, c'est
ça, puis... Mais c'est une crainte que j'avais, moi, quand on m'a présenté ça,
parce que je viens d'une région très manufacturière, puis je me suis dit :
Bien, ce n'est pas vrai que tout le monde est en télétravail, ou ce n'est pas
vrai qu'on n'est pas tous capables de les... de les rejoindre ou autre. Ce
qu'on m'a expliqué, puis c'est vrai dans le cas en Beauce, on a des supports
technologiques, là, maintenant, c'est les écrans, les messages aux employés se
font par écrans ou autres. Alors, les gens, sur le terrain, sont capables de
pouvoir avoir l'information, mais il y a quand même l'enjeu des gens qui ne se
retrouvent pas sur le site, notamment dans les bureaux, parce qu'on parle
souvent des emplois manufacturiers, mais il y a des gens dans les bureaux qui
les perdent. Heureusement, les délais sont assez longs, là, au Québec, là.
La... La juriste vient d'en faire l'exposition. Puis il y a aussi une économie,
là, qui peut être faite. Là on me parle de 4 $ par avis, il y a à peu près
510 avis par année, 2 000 $, là, ce n'est pas très élevé, mais ça
donne quand même une bonne idée à ce niveau-là. Puis ils ont le choix, hein,
ils ont choix aussi, là, de pouvoir le faire.
Mme Rotiroti : Qui a le
choix?
M. Poulin : L'entrepreneur.
Mme
Rotiroti
:
L'entrepreneur?
M. Poulin : Oui.
Mme
Rotiroti
:
L'employeur, tu veux dire?
M. Poulin : L'employeur,
oui. Papier ou électronique, oui.
Le Président (M. Ciccone) : ...Mme
la... D'autres interventions?
Mme
Rotiroti
:
Non, ça va.
Le Président (M. Ciccone) :
Non, c'est beau? Parfait. Est-ce que l'article 118 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
Parfait. Alors, je vais remercier le... les gens du ministère de l'Emploi et de
Solidarité sociale. Merci beaucoup. On va prendre une petite pause. Merci
beaucoup.
(Suspension de la séance à 15 h 32)
15 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 15 h 34)
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
nous sommes de retour. J'aimerais souhaiter la bienvenue aux membres du
ministère des Affaires municipales et de l'Habitation. Bienvenue parmi nous. M.
le ministre, nous sommes rendus à l'article 121.
M. Poulin : Oui, absolument.
Et d'ailleurs nous traitons maintenant du bloc sur les affaires municipales.
Donc, nous touchons à la Loi sur les cités et villes. 121. L'article 468.45.4
de la Loi sur les cités et villes (chapitre C-19) est modifié par leur
emplacement dans le deuxième alinéa, de «dernière séance du conseil d'administration
précédent» par «première séance du conseil d'administration qui suit les trois
mois».
Cet article modifie l'article 468.45.4
de la Loi sur les cités et villes afin de prévoir que le dépôt de l'état des
revenus des dépenses d'une réserve financière d'une régie intermunicipale doit
se faire au plus tard lors de la première séance qui suit de trois mois la
cessation d'existence de la réserve. Alors, voilà. Je vais poser juste une
petite question à mon sous-ministre quelques secondes. Est-ce que c'est
possible?
Le Président (M. Ciccone) : Voulez-vous
qu'on...
M. Poulin : Oui, peut-être
suspendre très rapidement.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
On va suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 15 h 36)
(Reprise à 15 h 38)
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup. Nous sommes de retour. Alors, M. le ministre, suite à la lecture de
votre article, de l'article 121, je vous écoute.
M. Poulin : Oui. En fait,
dans un souci de facilité, parce que ce sont tous des articles extrêmement
techniques, et pas mal, dans ce projet de loi là, mais j'ai... nous allons
expliquer le fond de ce qu'on va faire. Ça va faciliter après l'étude article
par article.
Il y a deux éléments qui concernent le
ministère des Affaires municipales et de l'Habitation et qui concernent les
villes. C'est quand même une petite révolution importante sur l'agilité que le
milieu municipal nous demande depuis un certain temps. Effectivement, on est
dans... davantage dans l'allègement gouvernemental à ce niveau-ci.
Donc, le premier, c'est l'élargissement du
pouvoir des municipalités de créer des réserves financières par résolution.
Nombre de fois qu'on a entendu, puis mes maires les premiers : Moi, je ne
peux pas faire de déficit comme toi, Samuel, moi, je ne peux pas faire de
déficit, toi, tu peux faire des déficits, moi, je ne peux pas faire de déficit.
OK, c'est beau, c'est correct, mais j'ai dit : Peut-être que tu peux créer
une réserve financière puis mettre de l'argent à côté pour un projet quelconque
qui est important pour les municipalités. Vous savez, hein, ils se financent
avec la... le point de TVQ que le gouvernement leur a donné, les taxes
municipales, la taxe de bienvenue, on a des programmes PRIMEAU, FIMEAU,
PAFIRSPA , on est au rendez-vous pour aider nos municipalités, mais, par
moments, ils voudraient se créer une réserve financière sans que le
gouvernement dit : Bien, tu as de l'argent mis de côté, tu sais. Ils
veulent pouvoir bâtir pour la suite. Puis sans dire aussi que quand on a un
changement de maire ou d'élus municipaux, ça crée parfois des problèmes à ce
niveau-là.
Donc, dans la déclaration de réciprocité qui
avait été signée le 13 décembre 2023, je me souviens, c'est Andrée Laforest qui
avait fait ça pour mettre en œuvre le chantier de travail concernant
l'allègement de la charge administrative municipale et de certains processus
gouvernementaux, c'est un chantier qui a été officiellement lancé en juin 2024
pour examiner les propositions d'allègement qui étaient transmises par le
milieu municipal. C'est dans ce contexte d'allègement puis de simplification de
certains processus que s'inscrit cette mesure-là. Elle va bénéficier aux
1 100 municipalités du Québec, 156 régies intermunicipales et
plus de 87 MRC, puis deux communautés métropolitaines, Québec et Montréal.
La mesure de constitution de réserve
financière, c'est le cœur, par voie de résolution répondrait aux besoins de
simplifier le processus de création de réserves financières, notamment en... en
évitant aux organismes municipaux le risque de blocage lié à la procédure de
l'approbation référendaire requise par... pour l'adoption des règlements.
Donc, je me lance. Avant la proposition
législative, les réserves financières visées sont créées par règlement
municipal et par respect de : un avis de motion, un projet de règlement,
l'adopter, le soumettre au vote à des personnes habiles à voter, référendum,
les signer et les publier. Donc, ça ne se fait pas du jour au lendemain, pour
pouvoir l'établir. J'irais même jusqu'à dire que ça découragerait parfois le
processus, parce que c'était assez complexe et ça méritait toute une
consultation. Et ça, c'est en plus des formalités administratives. À chaque
étape, il y a des délais obligatoires qui séparent les jalons d'un projet de
règlement qui prolongent les délais de son adoption.
• (15 h 40) •
Ce que l'on fait maintenant. Dans
l'éventualité où la mesure serait adoptée, les réserves financières seraient
constituées par voie de résolution municipale, donc dépôt d'un projet de
résolution, l'adopter et la signer. Beaucoup plus facile pour les conseils
municipaux de pouvoir le faire. Le tout pourrait avoir lieu durant la même
séance de l'organe décisionnel et sans risque de rejet par les personnes
habiles à voter. Alors, voilà.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
M. Poulin : ...une des deux
mesures. Mais je la traitais, même si l'autre, quand même, il y a une couple
de... je peux faire l'autre. C'est bon. Parfait.
La prolongation du délai pour le dépôt de
l'état de revenus et des dépenses d'une réserve financière. Donc, on se
souvient du chantier d'Andrée Laforest, le leadership de Geneviève Guilbault
pour pouvoir y arriver. Elle m'est arrivée avec cette idée-là. Également, ce
qu'on veut faire, c'est que la loi exige, bon : «le dépôt de l'état des
revenus et dépenses d'une réserve financière soit effectué au plus tard dans la
dernière séance du conseil précédant la date à laquelle la réserve prend...
M. Poulin : ...ce délai
rapproché de la date d'échéance d'une réserve financière ne permet pas de
disposer de toutes les informations financières nécessaires pour la reddition
de comptes concernant les délais requis pour le cheminement des factures à
travers le processus de leur comptabilisation. Donc, ce que ça va permettre,
dans le cas où le délai de production de l'état de revenus et de dépenses était
prolongé, la reddition de comptes pourrait être effectuée sans retard dû au
dossier incomplet. Un délai raisonnable accordé à cette tâche permettrait donc
au processus de vérification et de règlement de litiges, le cas échéant, de se
dérouler pleinement, évitant ainsi le report de la comptabilisation des
factures. Et voilà. Donc, c'est simplement dans le rapport au niveau des délais
où on vient donner une certaine agilité dans, évidemment, plus le recours aux
réserves financières qui est rendu pas mal plus simple. On le fait, on le permet
par voie de résolution, mais on permet aussi le délai un peu plus... un peu
plus tard, au ministère des Affaires municipales.
Le Président (M. Ciccone) : Mme
la députée.
Mme Rotiroti : Oui. Merci, M.
le Président. Alors, deux choses. On crée, on simplifie le processus pour la
réserve financière qui va, dorénavant, être par résolution adoptée, signée à un
conseil de ville, si je comprends bien. Et, par la suite, on prolonge. C'est
toute la question du dépôt par rapport à les dépenses qui, dans le fond, on met
ça, la dernière séance pour qu'on puisse avoir l'ensemble de la documentation,
parce que, là, on parle de reddition de comptes. Alors, ça prend toutes les
factures, ça prend toutes les... la paperasse qui vient avec, c'est ça? Ça fait
qu'on laisse la chance à la municipalité d'avoir l'ensemble de l'information
pour qu'ils puissent déposer l'ensemble de l'information au conseil de ville
concernant... de la réédition de comptes de qu'est-ce qu'ils ont fait avec la
réserve. C'est ça? Avec les fonds? Pour justifier les dépenses de ce fonds-là.
C'est ça? J'ai bien compris?
Le Président (M. Ciccone) : ...Excusez.
On va demander le consentement, s'il vous plaît.
Mme
Rotiroti
:
Ah! excusez, M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) :
Oui? Consentement? Parfait. Juste vous présentez, s'il vous plaît.
Mme Chastenay (Katia) : Oui.
Bonjour, je suis Katia Chastenay, directrice de la normalisation de
l'information financière et du financement au ministère des Affaires
municipales et de l'Habitation. Donc, oui, effectivement, c'est pour donner le
temps d'avoir reçu les... les factures puis faire les vérifications
nécessaires, pour s'assurer que la reddition de comptes est adéquate.
Mme Rotiroti : Je pense que
j'ai... j'ai bien compris l'esprit de... de qu'est-ce qu'on fait ici. Ça fait
qu'on... peut-être... peut-être aller à les articles. Ça va?
M. Ciccone :C'est beau? Parfait. On était sur 121. Alors, c'est beau,
tout le monde? On peut y aller pour...
Des voix : ...
Le Président (M. Ciccone) :
OK. Est-ce que l'article 121 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
L'article 221, je l'ai lu, Oui.
Mme Rotiroti : ...articles.
Le Président (M. Ciccone) :
Oui, oui, oui.
M. Poulin : 121, je l'ai lu,
mais, 122, je vais le lire.
Mme
Rotiroti
:
Oui, mais, je veux dire, pour le reste, on va quand même les lire?
M. Poulin : Oui.
Le Président (M. Ciccone) :
Oui, oui, oui.
Mme
Rotiroti
:
OK. C'est bon.
Le Président (M. Ciccone) :
Parfait. Maintenant, l'article... Vous me devancez, Mme la députée. L'article
122.
M. Poulin : C'est
l'enthousiasme! Elle a hâte de faire des réserves.
Le Président (M. Ciccone) :
Article...
M. Poulin : Oui. Alors :
L'article 569.4 de cette loi est modifié par le remplacement, dans le deuxième
alinéa, de «dernière séance du conseil précédant» par «première séance qui suit
de trois mois».
Commentaire. Cet article modifie l'article
569.4 de la Loi sur les cités et villes, afin de prévoir que le dépôt de l'état
des revenus et des dépenses d'une réserve financière d'une municipalité doit se
faire au plus tard lors de la première séance qui suit de trois mois la
cessation d'existence de la réserve.
Le Président (M. Ciccone) : C'est
beau? Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme Rotiroti : Non, ça va, M.
le Président.
Le Président (M. Ciccone) : C'est
beau?... 122 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
123. M. le ministre.
M. Poulin : L'intitulé de
la section 31.2 de la section XI de cette loi est modifié par
l'ajout, à la fin, de «et pour des infrastructures».
Cet article modifie le titre de la
sous-section de la Loi sur les cités et villes portant sur les réserves
financières, en concordance avec la modification proposée à
l'article 509... 569.7 de cette loi par l'article 124 du projet de
loi. Et là c'est vraiment chouette, hein, il faut... il faut le mentionner,
demande du milieu municipal pour permettre les réserves financières en matière
d'infrastructure. Et puis j'aime qu'on l'ait laissé vague, parce qu'une
infrastructure, ça peut être un peu large, ça peut être culturel, sportive,
centre communautaire. Et on sait que, des fois, les programmes gouvernementaux
ne sortent pas toute la même année. Alors, des fois, on a besoin de mettre des
réserves pour mettre notre part du projet. Ça, c'est une belle petite
révolution.
Le Président (M. Ciccone) :
C'est beau? Parfait. Est-ce que l'article 123 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
124, M. le ministre.
M. Poulin :
L'article 569.7 de cette loi est modifié par l'insertion, à la fin du premier
alinéa, de «ou à toute infrastructure».
Cet article modifie l'article 569.7
de la Loi sur les cités et villes afin d'ajouter toute infrastructure
municipale aux objets pour lesquels une municipalité peut créer une réserve
financière par simple résolution. Alors, on est dans une concordance avec ce
qu'on vient de mentionner au niveau des infrastructures.
Le Président (M. Ciccone) :
Interventions? Est-ce que l'article 125 est adopté...
Le Président (M. Ciccone) :
...124, pardon, 124 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
Parfait. 125. M. le ministre.
M. Poulin : 125. L'article
569.8 de cette loi est modifié par l'insertion, dans le sous-paragraphe... du
paragraphe 2 et après «voirie», de «pour infrastructures visées par la
réserve».
Cet article modifie l'article 569.8 de la
Loi sur les cités et villes, par concordance avec la modification proposée à
l'article 569.7 de cette loi, par l'entremise de l'article 124 du projet de
loi. On est en concordance, M. le Président, avec la notion de réserve... de
réserve pour les infrastructures.
Le Président (M. Ciccone) : Commentaires?
C'est beau? Est-ce que l'article 125 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
126. M. le ministre.
M. Poulin : 126. L'article
569.11 de cette loi est modifié par l'insertion, dans le premier alinéa et
après «voirie», de «pour une infrastructure».
Commentaires : Cet modifie...
J'imagine que c'est. Cet «article» modifie l'article 569.11 de la Loi sur les
cités et villes, par concordance avec modification proposée à l'article 569.7
de cette loi par l'entremise de l'article 124 du projet de loi. Alors, on est
en concordance, à nouveau, M. le Président, avec la notion d'infrastructure.
Encore une fois, un leadership incroyable de la ministre des Affaires
municipales.
Mme
Rotiroti
:
...tout simplement, M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) : OK.
Parfait. Merci, Mme la députée. Est-ce qu'il y a d'autres...
Des voix : ...
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
que... C'est beau, il n'y a pas d'autres commentaires? Est-ce que l'article 126
est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
Merci. 127. M. le ministre.
M. Poulin : Oui. L'article
614.4 du Code municipal du Québec, (chapitre C-27.1) est modifié par le
remplacement, dans le deuxième alinéa, de «dernière séance du conseil
d'administration précédent», par «première séance du conseil d'administration
qui suit de trois mois».
Commentaires : Cet article apporte, à
l'article 614.4 du Code municipal du Québec, une modification équivalente à
celle qui a été apportée à l'article 468.45.4 de la Loi sur les cités et villes
par l'article 121 du projet de loi.
Le Président (M. Ciccone) : Commentaires?
Mme Rotiroti : ...M. le
Président, on... dans l'explication que le ministre donnait, on parlait
toujours de trois mois par rapport à le dépôt, ça fait que... la reddition de
comptes. Ça fait que, non, ça va, c'est vraiment la concordance. C'est correct,
oui.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Est-ce que l'article 127 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : 128.
M. Poulin : 128. L'article
1094.4 de ce code est modifié par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de
«dernière séance du conseil précédent» par «première séance qui suit de trois
mois».
Commentaires : Cet article... à
l'article 1094.4 du Code municipal du Québec, une modification équivalente à
celle qui a été apportée à l'article 569.4 de la Loi sur les cités et villes
par l'article 122 du projet de loi.
Le Président (M. Ciccone) : Commentaires?
C'est beau? Est-ce que l'article 128 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
129. M. le ministre.
M. Poulin : Oui, absolument.
Alors : 129. L'intitulé du chapitre VII du titre 26 de ce code est modifié
par l'ajout, à la fin, de «et pour des infrastructures».
Commentaires : Cet article modifie le
titre de la sous-section du Code municipal portant sur les réserves
financières, en concordance avec la modification proposée à l'article 1094.7 de
ce code par l'article 130 du projet de loi.
• (15 h 50) •
Le Président (M. Ciccone) : Interventions?
C'est beau? Est-ce que l'article 129 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
130. M. le ministre.
M. Poulin : Oui. Alors, 130
L'article 1094.7 de ce code est modifié par l'insertion, à la fin du premier
alinéa, de «ou à toute infrastructure». Commentaires : Cet article la
porte, à l'article 1094.7 du Code municipal du Québec, une modification
équivalente à celle qui a été apportée à l'article 569.7 de la Loi sur les
cités et villes par l'article 124 du projet de loi.
Le Président (M. Ciccone) : Commentaires?
C'est beau? Est-ce que l'article 130 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
Article 131. M. le ministre.
M. Poulin : L'article 1094.8
de ce code est modifié par l'insertion, dans le sous-paragraphe... du
paragraphe 2 et après «voirie», de «ou pour l'infrastructure visée par la
réserve».
Commentaires : Cet article modifie
l'article 1094.8 du Code municipal, par concordance avec la modification
proposée à l'article 1094.7 de ce code par l'entremise de l'article 130 du
projet de loi.
Le Président (M. Ciccone) : Commentaires,
interventions? C'est beau? Est-ce que l'article 131 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
Article 132. M. le ministre.
M. Poulin : L'article 1094.11
de ce code est modifié par l'insertion, dans le premier alinéa, de... par le
premier alinéa et après «voirie», de «ou pour une infrastructure».
Cet article modifie l'article 1094.11 du
Code municipal par concordance avec la modification proposée à l'article 10
94.7 de ce code par l'entremise de l'article 130 du projet de loi.
Le Président (M. Ciccone) : Commentaires?
Non? Est-ce que l'article 132 est adopté? 133. M. le ministre.
M. Poulin : L'article 193 de
la Loi sur la Communauté métropolitaine de Montréal (chapitre C-37.01)...
M. Poulin : ...modifié par le
remplacement, dans le deuxième alinéa, de «dernière séance du conseil
précédant» par «première séance du conseil qui suit de trois mois».
Commentaire. Cet article modifie
l'article 193 de la Loi sur la Communauté métropolitaine de Montréal, afin
de prévoir que le dépôt de l'état, des revenus et des dépenses d'une réserve
financière de la communauté doit se faire au plus tard lors de la première
séance qui suit de trois mois la cessation d'existence de la réserve.
Le Président (M. Ciccone) :
Commentaires? Ça va? Est-ce que l'article 133 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
134, M. le ministre.
M. Poulin : L'article 183
de la Loi sur la Communauté métropolitaine de Québec (chapitre C-37.02) est
modifié par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «dernière séance du
conseil précédant» par «première séance du conseil qui suit de trois mois».
Commentaire. Cet article apporte à
l'article... Cet article apporte à l'article 183 de la Loi sur la
Communauté métropolitaine de Québec une modification équivalente à celle
apportée à l'article 193 de la Loi sur la Communauté métropolitaine de
Montréal par l'article 133 du projet de loi.
Le Président (M. Ciccone) :
Commentaires? Parfait. Est-ce que l'article 134 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
Adopté. Collègues, nous passons au bloc 37, à l'article 135.
M. Poulin : Alors, je vais...
Le Président (M. Ciccone) :
Il y a une transition au ministère à faire?
M. Poulin : Une transition...
Le Président (M. Ciccone) :
OK, on va prendre... On va faire une petite...
Des voix : ...
Le Président (M. Ciccone) :
C'est correct? Est-ce qu'on peut continuer? Oui...
M. Poulin : Bien, en fait, je
vais expliquer l'esprit...
Le Président (M. Ciccone) :
OK. Parfait.
M. Poulin : ...un peu comme on
a fait la dernière fois, ça va faciliter le tout. Alors, voulez-vous que je
lise l'amendement et je parle dessus au niveau de mon temps? Comment ça
fonctionne, si j'explique...
Le Président (M. Ciccone) :
Ah! Il n'y a pas d'amendement. 135.
M. Poulin : Ah! excusez-moi,
de l'article. Je vais le lire, je vais le lire, puis je vais expliquer
l'esprit.
Le Président (M. Ciccone) :
C'est ça. C'est beau.
M. Poulin : Alors, je vais
faire ça. OK. Alors, 135. L'article 120 de la Loi sur l'aménagement et
l'urbanisme (chapitre A-19.1) est modifié par la suppression du
paragraphe 1.1° du premier alinéa.
Cet article modifie l'article 120 de
la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme afin de retirer l'obligation, pour le
demandeur d'un permis de construction, de fournir à la municipalité les
renseignements requis aux fins du formulaire transmis à la Régie du bâtiment,
en cohérence avec l'abrogation des articles 120.1 à 120.3 de cette loi,
prévu par l'article 136 du projet de loi. Alors, un peu comme on l'a fait
tout à l'heure, on va venir expliquer l'esprit, parce qu'on a trois articles,
si je ne me trompe pas, 135, 136 137, qui est relié à une mesure sur le
retrait de l'obligation pour les municipalités de déclarer à la Régie du
bâtiment la délivrance des permis de construction.
Alors, je l'explique. Actuellement, une
municipalité doit informer la RBQ lors de la délivrance d'un permis de
construction. Un règlement du gouvernement prévoit les renseignements qui doit
alors être fourni, exemple l'emplacement des travaux, leur nature, leur valeur,
les dates et la réalisation. À l'origine, ces informations servaient notamment
à éviter le travail non déclaré dans le domaine de la construction, à recouper
des informations quant aux licences que doivent détenir les entrepreneurs. On
cible évidemment les municipalités locales. C'est ce que l'on souhaite, sauf
celles qui sont situées au nord du 55e parallèle.
À quoi répond la mesure? Éviter le
remplacement d'une solution technologique désuète, ce qui impliquerait des
investissements financiers importants, la régie va pouvoir vous en parler;
alléger le fardeau administratif des municipalités qui n'auraient plus à
transmettre l'information à la RBQ lors de la délivrance d'un permis.
Désormais, la RBQ et Revenu Québec peuvent obtenir l'information autrement.
Ceci a fait l'objet de consultations avec la RBQ. Et donc ce qui changerait
après les modifications législatives, les citoyens formulent une demande de
permis de travaux à leur municipalité. La municipalité traite leurs demandes,
conserve leurs informations. La RBQ ne recueillera plus d'information auprès
les municipalités. Les ententes de partage d'information favorisent le partage
avec d'autres organisations. La RBQ utilise maintenant d'autres sources de
données, dont celles obtenues directement auprès des entrepreneurs.
Alors, c'est l'esprit des
articles 135, 136, 137. Et nous avons, avec nous, deux personnes, tout
d'abord, M. Steeve Carrier de la Régie des bâtiments du Québec, et M. Nicolas
Fontaine du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation. Bonjour à
vous deux.
Le Président (M. Ciccone) :
Est-ce qu'il y a des... Madame...
Mme
Rotiroti
:
...
Le Président (M. Ciccone) :
OK, allez-y. On vous écoute.
Mme
Rotiroti
:
Ah! excusez. Oui. Merci pour l'explication, M. le ministre, mais peut-être...
on pourrait peut-être entendre les gens directement concernés, de voir, avec
eux, comment tout ce processus-là va se mettre en place. Moi, je comprends que,
dans le fond, les municipalités ne sont plus... ils n'ont plus... ne sont pas — voyons,
je cherche mes mots, là — que les municipalités ne doivent plus vous
donner nécessairement toute la paperasse qui était liée à l'émission du permis,
parce que vous avez d'autres... d'autres moyens d'obtenir ce genre
d'information là, que ça soit Revenu Québec, etc. Est-ce que la municipalité
doit quand même avoir un registre ou garder ces informations-là pour un certain
nombre de temps, ou est-ce qu'automatiquement il peut s'en débarrasser de cette
information-là, en disant...
Mme Rotiroti : ...si la RBQ
vient cogner à notre porte, je n'ai pas l'obligation parce qu'il peut obtenir
l'information ailleurs. Je veux juste m'assurer que la municipalité... on ne
tape pas sur les doigts de la municipalité qui, lui, a... n'a pas l'obligation
de garder cette information-là en banque.
Le Président (M. Ciccone) : Juste...
un consentement, collègues, pour écouter...
Mme
Rotiroti
:
Oui, consentement, oui.
Le Président (M. Ciccone) :
Parfait. Et vous présenter.
M. Fontaine (Nicolas) : Oui.
Bonjour. Nicolas Fontaine. Je suis directeur des orientations de la gouvernance
municipale au ministère des Affaires municipales et de l'Habitation.
Dans le fond, les municipalités sont
libres de gérer leurs données relatives à la délivrance des permis de
certificat de construction comme elles le souhaitent, ça fait qu'elles ne
perdent rien avec la mesure qui est proposée ici. En pratique, la majorité...
en fait, la totalité des municipalités conserve dans leurs archives les données
sur les permis qu'elles ont délivrés. Elles ont, pour chacun des lots sur leur
territoire, une fiche de propriété où elles vont garder les autorisations qui
ont été faites : construction, démolition, rénovation, etc., pour toujours
avoir une image à jour de ce qui est sur leur territoire, une municipalité qui
organise bien ses choses. Ça fait que la seule chose ici qui est... qui est
prévue, c'est qu'elle n'aurait plus l'obligation de transmettre l'information
sur les permis délivrés à la Régie du bâtiment, comme vous le mentionniez,
parce que la régie peut trouver ces informations-là autrement.
Mme Rotiroti : OK. Et comment
que la Régie de bâtiment serait au courant, à ce moment-là, qu'il y a des
travaux qui se font à une telle adresse?
Le Président (M. Ciccone) : OK.
M. le ministre ou... Continuez, oui.
M. Fontaine (Nicolas) : C'est
notre collègue de la régie qui va...
M. Carrier (Steeve) : ...
Le Président (M. Ciccone) :
Oui. Pardon.
M. Carrier (Steeve) : Bonjour.
Steeve Carrier, vice-président aux enquêtes à la Régie du bâtiment du Québec.
Le Président (M. Ciccone) : Consentement,
collègues?
Mme
Rotiroti
:
Oui, consentement.
Le Président (M. Ciccone) :
Parfait.
M. Carrier (Steeve) : Nous
avons d'autres moyens, maintenant, d'avoir à peu près les mêmes informations
qui nous étaient transférées directement des municipalités, entre autres par
les ouvertures de chantier de la CNESST, où on a à peu près les mêmes
informations dans un... dans des qualités, là, aussi grandes, sinon plus, là,
pour... pour nos vérifications et nos enquêtes.
Mme Rotiroti : Parfait.
Merci.
Le Président (M. Ciccone) :
Ça va?
Mme Rotiroti : Oui.
Le Président (M. Ciccone) :
Est-ce qu'il y a d'autres interventions, d'autres questions? Non? Alors, est-ce
que l'article 135 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
136. M. le ministre.
M. Poulin : L'article... Les
articles 120.1 à 120.3 de cette loi sont abrogés.
Commentaire : Cet article abroge les
articles 120.1 à 120.3 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme. Ces articles
créent une obligation pour une municipalité de transmettre à la Régie du bâtiment,
selon les modalités déterminées par un règlement du gouvernement, un formulaire
contenant certains renseignements en lien avec la réalisation de travaux visés
par un permis de construction. L'abrogation des articles mettrait fin à cette
obligation.
Alors, c'est la cohérence, même, plus que
de la concordance, oui.
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des...
Une voix : ...
Le Président (M. Ciccone) :
C'est beau? OK. Est-ce que l'article 136 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
137. M. le ministre.
M. Poulin : Le Règlement sur
les renseignements relatifs à la réalisation de travaux requérant un permis de
construction (chapitre A-19.1, r 1.1) est abrogé.
Commentaire : Cet article abroge le
Règlement sur les renseignements relatifs à la réalisation de travaux requérant
un permis de construction en cohérence avec l'abrogation des articles 120.1 à
120.3 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme prévus par l'article 136 du
projet de loi.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'il y a des... C'est beau? Ça va?
Une voix : ...
Le Président (M. Ciccone) :
OK. Est-ce que l'article 137 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
Alors, je vais remercier les membres des... du ministère des Affaires
municipales et de l'Habitation. Merci beaucoup.
On va prendre juste un petit moment, une
petite pause pour laisser l'autre équipe arriver en place. Merci.
(Suspension de la séance à 16 h 01)
16 h (version non révisée)
(Reprise à 16 h 04)
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
nous sommes de retour. Merci beaucoup. Nous avons avec nous les membres du
ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie. Merci beaucoup d'être
là, parmi... parmi nous. Alors, M. le ministre, article 138, s'il vous
plaît.
M. Poulin : Oui, absolument.
Alors, je salue les équipes du ministère de l'Économie et de l'Énergie, c'est
un plaisir de vous retrouver. Même le légiste qui a travaillé avec nous sur le
projet de loi accompagne les membres de l'équipe. Alors, bonjour. Nous avons...
Bien, en fait, je vais lire l'article, puis par la suite, j'irai un peu plus
loin.
«138. L'article 31.5 de la Loi sur la
qualité de l'environnement (chapitre Q-2) est modifié par la suppression
du deuxième alinéa.»
Commentaire : Cet article retire, par
concordance avec l'article 139 du projet de loi, le deuxième alinéa de l'article 31.5
de la Loi sur la qualité de l'environnement, puisqu'il est proposé de retirer
de cette loi la procédure d'examen par la Régie de l'énergie de la modification
à un projet de stockage de gaz naturel.
Note additionnelle : Depuis l'entrée
en vigueur de cette disposition, aucune étude d'impact visant les travaux liés
au stockage de gaz naturel n'a été réalisée. Alors, j'y vais. Il y a deux
mesures à l'intérieur de ce bloc. La première concerne le retrait des
obligations de soumettre à la Régie de l'énergie des projets liés au stockage
de gaz naturel et aux conduites de gaz naturel et de pétrole. Cette mesure vise
qui? Toute société qui désire construire ou utiliser une conduite de gaz. À ce
jour, il y a trois entreprises qui oeuvrent au Québec et qui sont assujetties à
ces dispositions. Je les nomme : Intragaz, le réservoir est à Saint-Flavien
et à Pointe-du-Lac, Valero, Lévis, Suncorp, à Montréal. Cette mesure élimine
une lourdeur administrative, en fait, c'est un doublon, concernant la
préparation et la transmission à la Régie de l'énergie d'un projet de
modification et d'agrandissement de stockage de gaz naturel. De plus, la Régie
de l'énergie ne dispose pas des ressources ni de la compétence pour examiner
des aspects techniques de cette demande, c'est mentionné.
En fait, également, la situation avant que
nous arrivions avec cet article. Dans le cadre d'un processus d'optimisation d'un
site de stockage, Intragaz va transmettre une demande à la Régie de l'énergie,
procéder à des investissements en vertu des articles 31.5 et 73 de la Loi
sur la Régie de l'énergie, construire ou utiliser une conduite de gaz en vertu
des articles que l'on connaît. Par ailleurs, Intragaz doit aussi soumettre une
demande au ministre de l'Économie ou de l'Énergie pour que chaque puits qui va
faire l'objet de travaux en vertu de l'article 90 et 91 et construire ou
utiliser une conduite de gaz en vertu de l'article 121.
Délais. Et là, il y a des délais quand on
doit procéder après la décision de la régie. Ce que ça changerait de pouvoir
permettre ça? Lorsqu'Intragaz optimise un site de stockage de gaz naturel, l'entreprise
va devoir transmettre une demande à la régie pour procéder à des
investissements en vertu des articles 31.5 et 73 de la Régie de l'énergie,
et deux, soumettre une demande au ministre pour effectuer des travaux sur un
puits ou construire ou utiliser une conduite de gaz.
Alors, en fait, c'est vraiment un
allègement réglementaire sur le retrait des obligations de soumettre à la Régie
de l'énergie des projets liés au gaz naturel, parce qu'ils ont... ils sont déjà
détenteurs d'un permis qui est basé sur les articles que je viens de vous nommer.
Est-ce que ça résume bien, les experts? Et nous avons M. Junot, notamment, qui
est directeur général au ministère.
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des interventions? M. le député de Jacques-Cartier,
j'imagine.
M. Kelley : Oui, M. le
ministre. Vous avez mentionné que c'est un doublon. Mais l'information va
toujours être transmise à la Régie de l'énergie ou est-ce qu'on enlève
complètement la Régie de l'énergie de quelque chose que présentement, ils
surveillent puis ils sont partis dans le processus. Et je pensais mentionner...
est en train d'enlever. Oui, la décision : Le gouvernement doit, avant de
rendre sa décision, prendre connaissance de la décision de la Régie de l'énergie.
Juste clarifier exactement c'est quoi, la décision qui est rendue souvent par
le Régie de l'énergie dans ces instances-là?
M. Poulin : Je peux laisser
les équipes, M. le Président, faire répondre, oui.
Le Président (M. Ciccone) : Vous
vous présentez, on demande le consentement pour entendre les membres de l'équipe.
Oui? Consentement, collègues? Il faut que je vous entendre.
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Ciccone) :
Merci, parfait. Votre nom?
M. Kelley : Me Marois.
M. Marois (Samuel) : Bonjour,
Samuel Marois, avocat au ministère de la Justice. Donc...
M. Marois (Samuel) : ...je
m'excuse. Vous m'avez pris par surprise. La décision qui est rendue par la
Régie de l'énergie, c'est une décision dans le cadre tarifaire. La régie fixe
les tarifs. Vous vous en souvenez peut-être des titulaires de licence de
stockage. Puis, dans ce cadre-là, la régie examine les investissements qui sont
faits, notamment par ces titulaires-là. Donc là, la régie rendait une décision
à ce titre-là, dans ce cadre-là.
Par ailleurs, les licences des titulaires
de stockage sont délivrées par le ministre de l'Économie, Innovation et
d'Énergie puis la loi prévoyait jusqu'à ce qu'on veut... ce qu'on vient faire
aujourd'hui, qu'un avis favorable sur le projet devait être rendu par la régie.
Donc, c'est ça qu'on enlève, c'est cette étape-là.
M. Kelley : OK. Parce que
c'est... c'est déjà fait puis ça ne sert pas grand-chose pour la régie de
déterminer les tarifs, etc., c'est juste de paperasse pas nécessaire. Une façon
de le mettre, de résumé. Parfait.
Je sais, M. le ministre, c'est peut-être
un petit peu loin, puis j'essaie de comprendre, mais on a eu des commentaires
de le CPEQ sur différents aspects, là. Je veux juste citer...
M. Poulin : ...excusez-moi, M.
le député.
M. Kelley
: C'est le...
c'est que le... Oui, je ne me rappelle pas c'est quoi, l'acronyme.
M. Poulin : Le Conseil du
patronat ou... Non?
M. Kelley : Non, non, le
conseil de le... non... patronal de l'environnement du Québec.
M. Poulin : OK. D'accord.
M. Kelley
: Oui,
j'étais une de leur mémoire. Mais eux autres... Je veux juste parce qu'ils ont
pris le temps de préparer un mémoire puis envoyer les commentaires. Puis, une
chose qui a été dite ici, ils demandent de permettre aux... le ministère de
l'Environnement et Lutte contre les changements climatiques de définir des
seuils de déclaration et de clarifier la notion de le sans délai avant d'éviter
la déclaration des rejets mineurs sans impact réel, de prioriser les activités
qui ont un impact positif sur l'environnement afin de réduire les coûts et des
délais. Et ça, c'est lié à la Loi sur la qualité de l'environnement,
articles 21 et 22. Alors, ils précisent un petit peu certaines idées là.
Alors, pour l'article 21, c'est d'accorder à la ministre le pouvoir de
définir, par règlement des seuils de déclaration par substance en des cas dans
lesquels il n'est pas nécessaire de viser le ministère sous réserve de tenir un
registre des rejets ainsi que le préciser davantage le... excusez-moi, la
notion de sans délai et aussi de réduire la gamme des projets soumis à une
autorisation ministérielle. Ça, c'est pour l'article 22. Regarde, c'est très
précise et technique, mais je pense que c'est juste important de noter qu'eux
autres ont fait des commentaires sur l'article 138 spécifiquement et sur
les deux articles de la Loi sur la qualité de l'environnement. Je ne sais pas
si vous avez des commentaires là-dessus ou quand même si... si vous avez pris
la chance de regarder ces commentaires de cette organisation.
• (16 h 10) •
M. Poulin : Il y a un certain
temps, effectivement, et en environnement, puis vous n'êtes pas sans savoir, M.
le député, avec le conseil patronal versus certains groupes environnementaux,
bien, ça va dans toutes les directions. Certains veulent retirer l'autorisation
ministérielle ou retirer le processus. Là où moi, j'étais à l'aise ici, c'est
que ce sont des gens qui ont déjà passé le processus du... de la Régie de
l'énergie puis du ministère pour pouvoir avoir l'autorisation pour pouvoir
réaliser les activités au niveau du gaz. Et donc, dans le processus d'enlever
une étape, je trouvais qu'il y avait une certaine logique parce qu'ils sont
déjà accrédités par le gouvernement du Québec. Dans... J'écoutais ce que... ce
que vous me lisiez, dans certains cas, je pense qu'il y a une perspective un
peu plus large, mais, écoutez, c'est continu, l'allègement réglementaire, on
peut ne rien exclure.
M. Kelley : Non, parfait.
Puis, comme je dis, je pense que c'est important de noter qu'est-ce qu'eux
autres ont écrit dans leur mémoire parce qu'ils ont pris le temps de commenter
sur le projet de loi.
Puis, je veux juste souligner aussi que
nous avons reçu un commentaire de 1-800-Got-Junk sur cet article ici. Bien,
c'est après. 138, mais je pense qu'il y a un lien exactement avec ce qu'on est
en train de discuter ici, c'était considérant le fardeau administratif et
réglementaire significatif qu'il impose aux entreprises et considérant qu'il
corresponde plus à la réalité économique et opérationnelle actuelle de le
secteur. 1-800-Got-Junk recommande l'abolition du décret sur l'enlèvement des
déchets solides dans la région de Montréal...
M. Kelley : ...je ne sais pas
exactement où ce lien va avec l'article 138, mais, quand même, depuis
2024, des modifications du décret sur l'enlèvement des déchets solides de la
région de Montréal ont élargir son champ d'application sans que le modèle des
affaires de l'entreprise n'ait été modifié. Cet ajustement entraîne un
alourdissement administratif et financier significatif. Il crée également une
incohérence régionale. La franchise de Québec n'était pas assujettie, malgré
des activités strictement identiques. Dans un esprit de cohérence avec
l'objectif d'allègement poursuivi par le projet de loi n° 1, il apparaît
justifié de formuler la recommandation suivante... Alors, eux autres, je pense
que c'est dans leur mémoire, la recommandation, c'est : «Considérant le
fardeau administratif et réglementaire... qu'ils imposent aux entreprises et
considérant qu'ils correspondent plus à la réalité de l'économie et
opérationnelle actuelle du secteur, 1-800-GOT-JUNK recommande l'abolition du
décret de l'enlèvement des déchets solides de la région de Montréal.» Et ça,
c'est sur page 9 de leur mémoire.
Alors, parce qu'on est en train de traiter
ça, et, comme je dis, je ne vois pas nécessairement le lien avec le texte, mais
peut-être parce qu'on est dans la section sur l'environnement, et eux autres
ont un enjeu avec ça... Peut-être pas nécessaire de faire un commentaire là ou
regarder ça après, mais, s'il y a une façon, dans ce projet de loi, peut-être
on peut faire un amendement ou quoi que ce soit, ça peut être la semaine
prochaine, mais peut-être on peut régler, pour 1-800-GOT-JUNK, cet enjeu entre
Montréal et Québec. Je vous laisse...
M. Poulin : Bien, j'aurai
besoin de me pencher dessus. Je me souviens qu'on l'a lu, au ministère, il y a
un certain temps, puis je vais devoir avoir un avis du ministère de
l'Environnement, comprenez-vous...
M. Kelley
: Pas de
trouble.
M. Poulin : ...parce que loin
de moi de prétendre que je suis un expert à ce niveau-là et... mais on entend,
on entend la demande du député. Donc, nos équipes vont suivre ça avec les gens
du ministère de l'Environnement, mais il y a effectivement beaucoup
d'allègement réglementaire à faire au ministère de l'Environnement. Ça a été
commencé, hein, le ministre de l'Environnement, jusqu'à tout récemment, le
député de Lévis, il a fait un travail formidable pour alléger les
autorisations. Et notre collègue qui le remplace, le député de Deux-Montagnes,
a bien l'intention de poursuivre. Alors, on va... on va regarder ça, certainement.
M. Kelley : Parfait. Puis je
pense que, pour leur partie... je comprends leur crainte aussi, comme, à
Québec, c'est différent que les règles à Montréal.
M. Poulin : Oui, c'est ça, c'est
ça.
M. Kelley
: Et, pour
leurs opérations sur le territoire du Québec, on complète d'avoir une
harmonisation pour leurs activités. Ça fait du sens, ça va aider l'entreprise
d'enlever une... bien, le fardeau administratif. Alors, si votre équipe,
peut-être, peut regarder ça, puis, peut-être, on peut revient, puis un avis...
Une voix : ...
M. Poulin : Bien, je ne
m'engage pas à la remettre, ça va prendre un certain temps.
M. Kelley : Non, non, non, je
comprends, remettre... mais s'il y a un avis... En tout cas, c'est juste... on
est dans... on est dans un projet de loi où on peut aider 1-800-GOT-JUNK à
réduire leur propre fardeau, et on sait que c'est une entreprise qui est pas
mal utilisée, au Québec, par beaucoup de nos citoyens.
M. Poulin : ...en contact
avec nos gens, c'est l'information que je viens d'obtenir.
M. Kelley
: OK.
Parfait.
Le Président (M. Ciccone) :
Est-ce que je comprends qu'il y a possible amendement ou changement à
l'article 138, puis on... on le suspend?
M. Poulin : Non, ça ne touche
pas à l'article 138. J'ai...
M. Kelley
: Non... dans
cette section-là, dans leurs recommandations.
Le Président (M. Ciccone) :
Non. OK, parfait. Ça fait qu'on peut... on peut avancer...
M. Kelley
: ...parce
qu'ils parlent du projet de loi n° 11, et c'est... mais on peut revient à
un autre... d'une autre manière plus tard, on espère.
Le Président (M. Ciccone) :
OK. Parfait. Est-ce qu'il y a des... d'autres commentaires pour 138? Non.
Est-ce que l'article 138 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
139. M. le ministre.
M. Poulin : La section un de
la section cinq, je pense, hein, c'est ça... bon, de la section quatre, du
chapitre trois de la Loi sur le stockage de gaz naturel et sur les conduites de
gaz naturel et de pétrole, Chapitre S-34.1, comprenant l'article ... les
articles 41 à 47 est abrogé.
Commentaires. Cet article retire de la Loi
sur le stockage de gaz naturel et sur les conduites de gaz naturel et de
pétrole La procédure d'examen par la Régie de l'énergie de la modification d'un
projet de stockage de gaz naturel. Par conséquent, le titulaire d'une licence
de stockage de gaz naturel n'aura plus à soumettre une telle modification de
son projet à la régie.
Note additionnelle. Par exemple, la
modification d'un projet de stockage pourrait consister en l'ajout d'un
compresseur, la conversion d'un puits existant en puits d'injection, le
reconditionnement d'un puits, le forage d'un nouveau puits ou la construction
d'une nouvelle section de conduite. Alors, on est en concordance avec les
exemples que nous avons mentionnés un peu plus tôt aujourd'hui.
Le Président (M. Ciccone) :
Commentaires sur l'article 139?
M. Kelley
: ...M. le
ministre, ici, la section 41 à 47, suite à l'article qu'on vient
d'adopter, ça, c'est...
M. Kelley
:
...l'encadrement ou la façon ou... je ne suis pas pour dire «la raison pour»,
mais ça explique un petit peu quand ils sont obligés d'envoyer l'information à
la Régie de l'énergie, voici les critères qu'on demande de votre part.
M. Poulin : Exact. C'est
l'examen de la modification d'un projet de stockage par la Régie de l'énergie.
Ce sont les exemples comme tels. Effectivement.
M. Kelley
: Et... et
j'imagine, ces critères existent ailleurs pour le dépôt d'avoir un permis au
ministère, c'est presque la même chose?
M. Poulin : Oui, parce que la
Loi sur la régie n'est pas modifiée. Et d'ailleurs, à cet égard, la régie
continue de traiter les dossiers de nature tarifaire visant le stockage. Puis
la régie va continuer à approuver la base de tarification du titulaire de
licence. Puis la régie à ordonner à un titulaire de déposer une demande d'autorisation
préalable pour tout projet d'investissement excédant 3 millions. Alors,
tout ça demeure.
M. Kelley
: Parfait.
Alors, pour la régie, je comprends, on laisse ça, mais pour le côté
gouvernemental, j'imagine, parce que... je ne sais pas si vous comprenez ma
question, c'est juste, comme, est-ce que... Est-ce que c'était aussi comme un
doublon dans le sens que qu'est-ce que doit être fourni au gouvernement, au
ministère était exactement la même chose qui doit être déposée à la régie?
M. Poulin : Oui, je vais
laisser les équipes répondre, mais... Oui.
M. Kelley
: C'est
comme... juste bien comprendre qu'il n'y a pas une différence vraiment entre
qu'est-ce qui est déposé au gouvernement versus qu'est-ce qui était déposé à la
Régie de l'énergie?
Le Président (M. Ciccone) :
Est-ce que... qui va répondre? Est-ce que j'ai le consentement pour entendre,
madame...
Mme Légaré-Laganière (Jacinthe) :
Jacinthe Légaré-Laganière.
Le Président (M. Ciccone) :
Jacinte? Oui. Parfait. Vous vous êtes présentée. Allez-y.
Mme Légaré-Laganière (Jacinthe) :
Donc, je suis ingénieure à la Direction de l'expertise des réservoirs
géologiques au ministère de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie. Le
contenu des demandes qui sont déposées à la Régie de l'énergie n'est pas
identique au contenu de la demande qui est déposée au ministre de l'Économie.
Ça diverge un peu. Par contre, dans le contenu de la demande qui est déposée au
ministre, il y a aussi «et tout autre document exigé par le ministre». Donc,
si, au besoin, on a besoin d'aller chercher des documents plus à saveur
économique, on peut le demander via ce pouvoir qu'on a.
M. Kelley
: Parfait.
Alors... Je peux bien comprendre quand même que le ministère a plus d'informations
ou plus de renseignements sur un projet de stockage versus qu'est-ce qui est
transmis à la régie? S'il y a plus d'information qui est transmise vers le
ministère versus qu'est-ce qui a été transmis au Régie de l'énergie, c'est bien
ça?
Mme Légaré-Laganière (Jacinthe) :
On peut aller chercher l'information qu'on... qui n'est pas prévue actuellement
par règlement, mais qu'on juge avoir besoin pour se positionner quand on reçoit
une demande.
M. Kelley
: Parfait.
Mme Légaré-Laganière (Jacinthe) :
...tout autre document jugé nécessaire.
M. Kelley
: Merci pour
la réponse.
Le Président (M. Ciccone) :
C'est beau?
M. Kelley
: Oui.
Le Président (M. Ciccone) :
Parfait. Est-ce que l'article 139 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
Adopté. 140. M. le ministre.
M. Poulin : Oui.
L'article 51 de cette loi est modifié par la suppression de la deuxième
phrase du deuxième alinéa.
Commentaires. Cet article modifie par concordance
avec l'article 139 du projet de loi l'article 51 de la Loi sur le
stockage de gaz naturel et sur les conduites de gaz naturel et de pétrole pour
retirer la mention des conditions proposées par la Régie de l'énergie en lien
avec les conditions de... le ministre de l'Économie, de l'Innovation et de
l'Énergie peut assortir une licence de stockage de gaz naturel.
Le Président (M. Ciccone) : Y
a-t-il des commentaires pour l'article 140?
M. Kelley
: ...
Le Président (M. Ciccone) :
OK. Est-ce que l'article 140 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
L'article 140 est adopté. 141.
• (16 h 20) •
M. Poulin : ...de cette loi
est remplacé par le suivant :
«52. Le ministre peut, lorsqu'il le juge nécessaire
pour assurer la sécurité des personnes et des biens et la protection de
l'environnement ou pour assurer une gestion optimale du réservoir, modifier les
conditions prévues par une licence de stockage. »
Commentaires. Cet article retire par concordance
avec l'article 139 du projet de loi la possibilité pour le ministre de
l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie de modifier les conditions prévues
à une licence de stockage de gaz naturel pour donner suite aux propositions de
la Régie de l'énergie à cet effet. L'article prévoit également que le ministre
peut, si elle le juge nécessaire pour assurer la sécurité des personnes et des
biens et la protection de l'environnement ou pour assurer une gestion optimale
de réservoirs... du réservoir modifier les conditions prévues par une licence.
Le Président (M. Ciccone) :
Interventions? Non, ça va. Est-ce que l'article 141 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Ciccone) :
142. M. le ministre.
M. Poulin : L'article 58
de cette loi est modifié par le remplacement, dans le troisième alinéa, de
« qui seront exécutés au moins 45 jours avant le début de ses
travaux » par « visés à la section six du présent chapitre, qui
seront exécutés au moins 30 jours avant le début de ses travaux, lorsque
les travaux sont un levé géophysique ou un levé géochimique. Cet avis est d'au
moins sept jours et le titulaire le transmet également au ministre ».
Commentaires. Cet article diminue de 45 à
30 jours le délai minimal dans lequel un titulaire d'une licence de
stockage de gaz naturel doit aviser par écrit une municipalité locale et une
municipalité régionale de comté des travaux qu'il effectue. En outre, l'article
diminue ce délai à sept jours lorsque les travaux sont un levé géophysique ou
un levé géochimique, et il prévoit que dans ce cas...
M. Poulin : ...dans ce cas
l'avis doit être transmis au ministre de l'Économie, de l'Innovation et de
l'Énergie.
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup. Commentaires? Non. Est-ce que l'article... Oui, M.... Mme la députée
de Jeanne-Mance—Viger.
Mme Rotiroti : Je vais
laisser... Greg, do you have a question or... Sinon, je
vais y aller. Tu as-tu... tu as-tu une question?
M. Kelley : ...
Mme Rotiroti : Oui, M. le
Président. Je veux juste bien comprendre ici, là, parce qu'on enlève... Dans le
fond, c'est les délais qu'on... et on raccourcit les délais. On va de
45 jours à 30 jours, c'est ça?
Une voix : ...
Mme
Rotiroti
: Et :
«Lorsque les travaux sont un levé géophysique... — na, na, na, — ...cet
avis est d'au moins sept jours et le titulaire transmet également au ministre.»
Le sept jours ici, on vient... demeure, c'est ça? On ne vient pas le changer,
le...
M. Poulin : ...géophysique et
le levé géochimique.
Mme Rotiroti : OK. Ça fait
que le sept jours, on le... on le maintient.
M. Poulin : Oui.
Mme Rotiroti : OK. Ça fait
que c'est le 30 à 45 jours... le 45 jours à 30 jours.
M. Poulin : Oui.
Mme Rotiroti : C'est bon.
Parfait pour moi. Je ne sais pas si mon collègue a d'autres questions.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
C'est beau? Est-ce que l'article 142 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Ciccone) : 53.
M. le ministre.
M. Poulin : L'article 72
de cette loi est modifié par l'ajout, à la fin, de l'alinéa suivant :
«Le gouvernement peut, par règlement,
déterminer le cas et les conditions selon lesquels une autorisation visée au
premier alinéa n'est pas requise.»
Commentaire. Cet article permet au
gouvernement de déterminer, par règlement, dans quel cas et à quelles
conditions un titulaire d'une licence de stockage n'a pas à obtenir une
autorisation pour effectuer un levé géophysique ou un levé géochimique.
Le Président (M. Ciccone) : Commentaires
et questions? M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : Oui, M. le
ministre... je suis en train d'essayer de comprendre...
M. Poulin : ...une note
additionnelle, mais elle est tellement technique, la note additionnelle, que je
me permets de céder le tout à nos collègues.
M. Kelley : ...
M. Poulin : Parce
qu'effectivement il n'est pas commun, dans les autres juridictions, d'autoriser
les levés géochimiques. Pour les levées géophysiques, c'est variable selon leur
impact. Et là il y a toute une notion de réglementation à l'intérieur de ça.
Alors, moi, je n'ai aucun problème à ce que les équipes du ministère puissent
éclaircir là-dessus.
M. Kelley : Oui. Oui, oui.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Alors, je vous laisse aller. Qui veut répondre? Vous présentez, si on a le
consentement pour entendre M.?
Une voix : ...
Le Président (M. Ciccone) : Nicolas
Gimon. Oui.
Une voix : Juneau.
Le Président (M. Ciccone) : Juneau,
pardon.
M. Juneau (Nicolas) : Bonjour.
Bien, en fait, je ne suis pas tout à fait certain de saisir la... la question
exactement, mais essentiellement, ce qu'on vient faire, c'est de donner la
possibilité, par règlement, de retirer l'obligation de venir chercher une
autorisation lorsque l'activité, le levé qui est... l'activité qui est prévue
a... est pratiquement sans impact. Là, actuellement, la charge est un peu trop
exigeante pour les promoteurs qui veulent faire des levées qui ont peu
d'impact. Quand il y a des explosifs ou des équipements qui peuvent générer
certains risques pour les... pour l'environnement, pour les gens, pour les
structures, ça va être maintenu, l'obligation d'aller chercher une
autorisation. Mais sinon, pour certains levés qui sont faits dans d'autres
juridictions puis dans d'autres secteurs d'activité au Québec où il n'est pas
nécessaire de venir chercher d'autorisation spécifique auprès du gouvernement,
bien, on veut faire la même chose ici. Donc, autrement dit, le promoteur, là,
qui serait visé, là, pour... par ces... venir chercher ces autorisations-là, il
n'aurait plus à venir pour certains levés qui ont peu d'impact ou pas d'impact,
seulement de nous informer de l'activité réalisée puis du résultat.
M. Kelley : Parfait. Et je
reviens à une activité avec presque sans impact. Est-ce que vous avez comme un
exemple pour nous? On parle de quel type d'activité?
M. Juneau (Nicolas) : Si...
on les a toutes détaillées. Puis il y a un article plus loin qui vient... qui
vient inscrire les modifications réglementaires qu'on aurait. Donc, on va
pouvoir les discuter, à ce moment-là, avec plus de précisions, si ça vous
convient, là. Sinon, je peux laisser Mme Légaré vous expliquer un peu les
éléments.
M. Kelley : Bien, parce que
je sais qu'on va... revient plus tard, M. le Président, mais on est... on est
dans le sujet. Alors, on va... on va adresser ça maintenant, avant qu'on...
M. Juneau (Nicolas) : Bien,
je vous donnerais un exemple simple, les levés aériens. Il n'y a pas d'impact,
mais là, actuellement, l'entreprise doit venir chercher une autorisation pour
ça, puis c'est des délais, c'est des mois de délais, puis la période de travaux
est souvent l'été, donc, s'ils n'ont pas... ça devient souvent une contrainte
qui... parfois, repousse à la saison suivante. Donc, c'est un frein. C'est un
exemple simple. Là, il y en a plusieurs, types de levés, qu'on verra tantôt.
Puis il y en a d'autres qui utilisent des explosifs, il y a des vibrations qui
vont dans le sol, mais là il peut y avoir des enjeux pour les... pour les puits
artésiens. Donc là, il faut venir chercher une autorisation. C'est ça que la
réglementation, là, qu'on va vous proposer un peu plus tard, vient préciser là
où on n'aurait pas à venir chercher d'autorisation puis là où il faudrait venir
en chercher en fonction de l'impact.
M. Kelley : OK. Et on va
regarder ça plus précisément dans les articles, articles qui s'en viennent,
mais quand même, merci pour les... pour l'exemple. Merci.
Le Président (M. Ciccone) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Est-ce que l'article 143 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : Article 144.
M. Poulin : L'article 100
de cette loi est modifié par le...
M. Poulin : ...dans le
premier alinéa de «doit» par «et le titulaire d'une licence qui effectue un
lever, dans les cas déterminés en vertu du deuxième alinéa de
l'article 72, doivent».
Commentaire : Cet article permet
d'exiger d'un titulaire d'une licence de stockage de gaz naturel qu'il
transmette au ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie un
rapport après avoir réalisé un lever physique ou un lever géochimique, et ce,
même si le titulaire n'a pas à obtenir une autorisation pour effectuer ce lever
en application du... du nouveau... du nouveau deuxième alinéa de
l'article 72.
Le Président (M. Ciccone) : Oui,
Mme la députée.
Mme Rotiroti : ...bien
comprendre l'autorisation pour certains actes qu'on va avoir plus tard, on
l'enlève, mais le rapport, même pour ces actes-là, va demeurer.
Une voix : Exact.
Mme
Rotiroti
:
C'est ça?
Une voix : C'est ça.
Le Président (M. Ciccone) : ...alors
est-ce qu'il y a d'autres interventions? Non? Est-ce que l'article 144 est
adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : Article 145.
Il reste 1 min 30 s, collègue.
M. Poulin : Oui, alors :
«145. La section II du chapitre V de
cette loi, comprenant les articles 118
à 120, est abrogée.
Commentaires : Cet article retire de
la Loi sur le stockage de gaz naturel et sur les conduites de gaz naturel et de
pétrole l'exigence d'obtenir une décision favorable de la Régie de l'énergie
pour construire ou utiliser une conduite de gaz naturel ou de pétrole. Par
conséquent, le titulaire d'une licence de stockage de gaz naturel n'aura plus à
soumettre une telle modification de son projet à la régie.
Le Président (M. Ciccone) : Commentaires?
M. Kelley : ... on enlève la
décision de la Régie de l'énergie parce qu'on... comme on a fait en première
dans le premier article, je pense que c'était 138, on enlève le rôle de la
régie, M. le ministre, dans... Oui, dans la décision, dans la... Dans le
processus, ils sont enlevés.
M. Poulin : Bien, comme on
disait, puisque les titulaires de stockage ont déjà l'obligation de passer
devant la régie pour certains projets d'investissement dans le cadre de ce
dossier. Effectivement, c'est... c'est comme le retirer dans la loi.
M. Kelley
: Parfait.
Mme Rotiroti : Je veux
juste...
Le Président (M. Ciccone) :
Oui?
Mme Rotiroti : Oui, merci, M.
le Président. Juste par curiosité, j'imagine que vous avez validé... validé
tout ça avec la Régie... la Régie de l'énergie?
M. Poulin : Oui, tout à fait.
Est-ce qu'on a des gens de la régie, aujourd'hui. Mais sinon, oui,
effectivement, c'est à ces équipes que vous parlez.
Des voix : ...
Le Président (M. Ciccone) : Collègues,
malheureusement, malheureusement, je vous remercie beaucoup, c'était très
intéressant, mais compte tenu de l'heure, la commission ajourne ses travaux au
mardi 31 mars à 11 h 30, où elle entreprendra un autre
mandat. Bon week-end, tout le monde, merci.
(Fin de la séance à 16 h 30)