Journal des débats de la Commission de l'économie et du travail
Version préliminaire
43e législature, 2e session
(30 septembre 2025 au 8 avril 2026)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
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Le
mercredi 1 avril 2026
-
Vol. 48 N° 29
Étude détaillée du projet de loi n° 11, Loi modifiant diverses dispositions principalement aux fins d’allègement du fardeau réglementaire et administratif
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11 h 30 (version non révisée)
(Onze heures quarante minutes)
Le Président (M. Rivest) : Alors,
ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission de l'économie
et du travail ouverte. La commission est réunie afin de poursuivre l'étude
détaillée du projet de loi n° 11, Loi modifiant
diverses dispositions principalement aux fins d'allègement du fardeau
réglementaire et administratif.
Mme la secrétaire, est-ce qu'il y a des
remplacements?
La Secrétaire
: Oui, M.
le Président. Mme Jeannotte (Labelle) est remplacée par Mme Bogemans
(Iberville); Mme McGraw (Notre-Dame-de-Grâce); par M. Kelley
(Jacques-Cartier); M. Fontecilla (Laurier-Dorion); par Mme Zaga
Mendez (Verdun).
Le Président (M. Rivest) : Merci.
Lors de l'ajournement des travaux, jeudi dernier, la commission en était à l'étude
de l'article 145. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 145?
Il avait été lu, il y avait eu quelques...
M. Poulin : ...une
rétrospective de ce qu'on a fait et de ce qui s'en vient.
Le Président (M. Rivest) :
Allez-y, M. le ministre.
M. Poulin : Excellent. Alors,
bonjour à tous. Très content de vous retrouver à l'étude de ce projet de loi n° 11 aujourd'hui. Je salue mes collègues du gouvernement,
mes collègues de l'opposition, les équipes, évidemment, les professionnels du
gouvernement du Québec qui nous accompagnent aujourd'hui dans le cadre de l'étude
sur ces travaux.
Alors, nous avions déjà fait énormément en
matière de forêt, en matière de boissons alcoolisées, en matière de deux... en
économie. Nous sommes maintenant dans un bloc qui concerne l'énergie, et nous
étions dans l'allègement réglementaire et dans une mesure qui vient enlever un
doublon, en fait, concernant la Régie de l'énergie. Alors, voilà, nous sommes à
l'article 145, effectivement...
Le Président (M. Rivest) : ...Mme
la députée.
Mme Rotiroti : Oui, en effet,
M. le Président, je viens de lire, c'est vraiment de la concordance dans
celui-là. Ça va être les prochains articles, je pense, qu'on va faire un petit
débat.
Le Président (M. Rivest) : Donc,
s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 145 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Rivest) : Alors,
nous en sommes maintenant à l'étude de l'article 146.
M. Poulin : Oui, l'article 146.
Donc : L'article 121 de cette loi est modifié par la suppression,
dans le premier alinéa, de «qui a obtenu une décision favorable de la Régie
énergie sur son projet de conduite et».
Commentaires : Cet article modifie,
par concordance avec l'article 145 du projet de loi, l'article 121 de
la Loi sur le stockage de gaz naturel et sur les conduites de gaz naturel et de
pétrole, afin de retirer la mention de l'obtention d'une décision favorable de
la Régie de l'énergie sur un projet de conduite comme condition pour que le
ministre octroie une autorisation pour ce projet. On est... on est évidemment
dans la concordance, M. le Président, de ce que nous avions fait un peu plus
haut.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'on a des interventions sur l'article?
Mme Rotiroti : Merci, M. le
Président. Alors là, vous enlevez l'obligation à la régie, là, de... Quand on
obtient une décision favorable de la régie énergie de son projet de conduite,
vous l'enlevez pour dire... Oui. Pourquoi vous enlevez quand la régie obtient
une décision favorable? Pourquoi vous l'enlevez, M. le ministre?
M. Poulin : C'est en
concordance avec 145, où en 145 nous venons enlever la décision de la Régie de
l'énergie comme étant sine qua none ou élémentaire. Alors, c'est pour cette
raison-là qu'on doit venir modifier l'article 121, qui a obtenu une
décision favorable de la régie sur son projet de conduite, parce que
l'autorisation est suffisante, en fait, puis l'autorisation prenait déjà en
compte ce que l'on mentionnait. Alors, il y a une notion de concordance, en
fait, avec un doublon, où on venait répéter la décision favorable puisque
maintenant l'autorisation va suffire. Est-ce que c'est correct pour les gens de
la régie? C'est en lien avec ce qu'on mentionnait.
Mme Rotiroti : Oui, je la
vois, M. le ministre, à l'article 119, où est-ce que la régie rendait une
décision favorable, ce qui remettait... Là, vous dites que l'autorisation en
tant que telle, dans le fond, dit la même chose. Si tu as l'autorisation, c'est
parce que les conditions favorables ont été atteintes, c'est ça? OK. C'est bon.
Le Président (M. Rivest) : Alors,
s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'artiste... l'article 146
est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Rivest) :
Nous en sommes maintenant à la lecture de l'article 147.
M. Poulin : L'article 125
de cette loi est modifié par le remplacement de «lorsque la Régie de l'énergie,
après examen d'un projet, est modifié conformément à l'article 41, propose
de nouvelles conditions de construction ou d'utilisation d'une conduite» par
«lorsqu'il le juge nécessaire pour assurer la sécurité des personnes et des
biens et la protection de l'environnement».
Commentaires : Cet article retire,
par concordance avec l'article 145 du projet de loi, la possibilité pour
le ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie de modifier les
conditions prévues à une autorisation de construction ou d'utilisation d'une
conduite pour donner suite aux propositions de la Régie de l'énergie à cet
effet, puisqu'il est proposé de retirer l'examen des projets par la régie.
Cet article prévoit également que le
ministre peut, si elle le juge nécessaire... si elle juge... si elle le juge
nécessaire, oui, pour assurer la sécurité des personnes et des biens et la
protection de l'environnement, modifier les conditions prévues à
l'autorisation.
Alors, on permet, M. le Président, quand
même, une certaine latitude en ajoutant cette phrase qui vient lorsqu'il le
juge nécessaire pour assurer la sécurité des personnes et des biens et la
protection de l'environnement.
Le Président (M. Rivest) : Merci.
Allez-y, Mme la députée.
Mme Rotiroti : Oui. Merci, M.
le ministre. Je... je veux quand même apporter certaines revendications que
certains groupes ont faites, entre autres Nature Québec. Alors, ils ont quand
même sonné l'alarme en disant qu'on élimine toute obligation pour le titulaire
de licence de stockage de gaz naturel de soumettre ses demandes de modification
à la régie et transférer le pouvoir de modification des conditions prévues par
une licence de stockage au ministre lorsqu'il juge nécessaire est loin d'être
un simple exercice d'allègement administrative. Il dit aussi : Il s'agit
plutôt de supprimer le mécanisme de régulation et de surveillance indépendant,
dont l'un des principes fonctions est de protéger les consommateurs contre les
hausses de tarifs abusives et injustifiées. D'ailleurs, c'était le rôle de la
régie. C'était le rôle de la régie. Je sais que, pour le gouvernement, la
régie, leur objectif, c'est d'y enlever tellement de… de responsabilités ou de
pouvoir qu'on va finir par dire qu'il n'y a pas de raison d'être, ça fait qu'on
veut l'abolir, qui n'est pas la… la... la position de ce côté de la Chambre.
Mais quand même, j'aimerais ça entendre le ministre là-dessus, parce que cette
préoccupation est quand même partagée par plusieurs personnes, pas juste Nature
Québec. Eux, ils l'ont mis dans leur mémoire. Alors, je ne sais pas, le
ministre, où il se situe là-dessus, mais l'inquiétude, là, de… de supprimer cet
mécanisme de… de régulation qui peut… qui peut amener à des hausses tarifaires,
puis ils vont jusqu'à dire abusives et...
Mme
Rotiroti
:
...il me semble que ça mérite une réponse.
M. Poulin : C'est une question
pertinente, mais qui... où là — et je sais que la députée ne prendra
pas mal mon commentaire parce qu'elle se fait porte-parole des préoccupations
des gens — il y a une certaine séparation des rôles qui, je pense,
sont importants, puis une séparation des sujets et pour laquelle il ne faut pas
mélanger. La régie ne dispose pas de l'expertise technique pour évaluer ou
autoriser les travaux sur des conduites de gaz. Ce n'est pas la Régie
d'énergie. La Régie de l'énergie, on le sait, c'est un... c'est un tribunal
administratif qui dispose des compétences pour évaluer, fixer les tarifs et les
conditions auxquelles l'électricité est transportée, distribuée par
Hydro-Québec. On vient de vivre, récemment, d'ailleurs, une décision de la
Régie de l'énergie sur les tarifs d'électricité dans le domaine industriel ou
résidentiel. Elle dispose des mêmes compétences pour approuver les tarifs et
les conditions de distribution au niveau du gaz naturel, ça, on le sait.
Dans cet amendement-là ou dans cette
proposition-là que nous faisons aujourd'hui, ça élimine davantage le doublon,
la lourdeur administrative concernant la préparation et la transmission à la
Régie de l'énergie d'un projet de modification, d'agrandissement, de stockage
de gaz naturel. D'ailleurs, dans le cas d'Intergaz, si on le cible, ils ont
déjà l'obligation de passer devant la régie pour certains projets
d'investissement en vertu de la Loi sur la Régie de l'énergie, et c'est en
quelque sorte un dédoublement dans l'encadrement des demandes. Alors, comme on
venait de le traiter et, on le sait, là, que la régie, d'abord, son travail,
c'est de travailler sur la tarification. Donc, on revient à ce qu'elle fait de
base. Et on n'a pas de lien avec la tarification dans l'amendement que l'on
vient de faire, on est davantage dans le doublon d'autorisation.
Le Président (M. Rivest) :
D'autres interventions?
Mme
Rotiroti
:
Oui, merci. Merci, M. le ministre. En effet, je pense, c'est important, dans
l'exercice qu'on fait, de, quand même, soulever certaines craintes de certains
groupes, chose que je fais ici, mais il ne demeure pas moins que dans les
articles qu'on vient de... qu'on va de convient de traiter, là, que ce soit le
146 ou le 147, le ministre se dote de pouvoirs qu'il n'avait pas, c'est-à-dire
qu'ici, là, il peut... On dit clairement qu'«il peut modifier les conditions
prévues à l'autorisation de construction ou de l'utilisation d'une conduite
lorsqu'il le juge nécessaire pour assurer la sécurité des personnes et des
biens et à la protection de l'environnement». Quel serait... Quand vous dites
qu'il juge nécessaire pour assurer la sécurité, pouvez-vous me donner un
exemple qui pourrait justifier ce changement-là dans l'autorisation?
M. Poulin : Bien, je peux peut-être,
mais je peux aussi céder la parole aux gens, évidemment, de la régie. Il y a
des exemples de conditions qui pourraient être une pression maximale à
respecter pour préserver l'intégrité d'une conduite, par exemple. Alors, ça,
c'en est... c'en est un exemple sur la pression dans la conduite, la capacité
maximale, en nombre de barils par jour, transportée ou l'obligation de
respecter certaines normes pour la sûreté ou... ou l'entretien de la conduite.
Alors, je ne sais pas s'il y a d'autres éléments ou d'autres exemples.
Mme
Rotiroti
:
Bien, juste pour ma gouverne, avant qu'on cède la parole aux experts, est-ce...
au moment qu'on donne l'autorisation, ces éléments-là ne sont pas évalués.
• (11 h 50) •
M. Poulin : En fait, oui,
c'est évalué.
Mme
Rotiroti
:
Alors, qu'est-ce qui ferait en sorte qu'en cours de route on changerait ces
critères-là?
Le Président (M. Rivest) : On
peut demander à quelqu'un, mais ça prendrait le consentement. Vous pouvez vous
nommer et vous présenter.
Mme
Rotiroti
:
Oui, absolument.
Le Président (M. Rivest) :
Est-ce qu'il y a consentement?
Mme
Rotiroti
:
Oui.
Le Président (M. Rivest) :
Merci.
Mme Légaré-Laganière (Jacinthe) :
Donc, Jacinthe Légaré-Laganière, je suis ingénieure au ministère de l'Économie,
Innovation et de l'Énergie. Donc, actuellement, quand ils déposent une demande
à la Régie de l'énergie, ils vont se positionner surtout sur les aspects
économiques. Ensuite, s'ils obtiennent une décision de la régie, il y a une
demande d'autorisation de construction et d'utilisation de conduite qui est
déposée au ministère. Nous, on va regarder davantage les aspects techniques,
donc, la construction, est-ce que ça respecte les normes. Est-ce que, comme
l'exemple que le ministre a donné au niveau de la pression, c'est respecté? Il
y a un facteur de sécurité qui fait que ça ne risque pas de causer des risques
sur la sécurité ou sur l'environnement. On regarde les aspects aussi de la
sûreté, de l'entretien, de l'opération, de l'inspection qui va être faite, la
remise en état aussi des aires qui ont été aménagées. Donc, on porte un regard
plus technique sur les travaux de construction qui vont être faits et
l'utilisation ultérieure.
Mme
Rotiroti
:
Puis tout qu'est-ce que vous venez de dire là, ça se fait avant d'admettre
l'autorisation?
Mme Légaré-Laganière (Jacinthe) :
Oui, ça se fait avant. Donc...
Mme
Rotiroti
:
Alors, ma question, c'est... parce qu'ici le ministre se donne quand même le
pouvoir, suite à l'autorisation qui est donnée, de venir faire des changements
nécessaires si... pour assurer la sécurité des personnes. Alors, moi, je veux
juste m'assurer... Ce n'est pas une question de données, je comprends pourquoi
le ministre veut le plus de pouvoirs, là, c'est dans l'objectif éventuellement
d'enlever la régie. Mais moi, je veux savoir de vous : Qu'est-ce qui
ferait en sorte que l'autorisation a été donnée? Et là on remettrait en
question la sécurité des personnes ou des biens à la protection
environnementale. Je présume que toutes ces évaluations-là sont faites...
Mme Rotiroti : …même avant, en
amont, qu'on émet l'autorisation.
Mme Légaré-Laganière (Jacinthe) :
C'est qu'il peut y avoir une modification aussi qui est apportée à la
conduite. Par exemple, on voudrait agrandir le diamètre d'une conduite, on
voudrait la doubler dans la même emprise. Donc, à ce moment-là, ça pourrait
apporter des risques différents qui feraient que le ministre aurait maintenant
le pouvoir de dire : Bien, il y a les conditions qui vont varier
maintenant que les conditions sont différentes.
Mme Rotiroti : Ça fait qu'à
fur et mesure qu'on progresse, même que l'autorisation... le projet pourrait
prendre une autre ampleur ou avoir des modifications. Suite à ces
modifications-là, le ministre pourrait juger que ça compromette la sécurité des
gens et changer, c'est ça?
Mme Légaré-Laganière (Jacinthe) :
C'est ça. Puis là, auparavant, c'est la régie qui avait le pouvoir de… de
demander des conditions. Ça fait que, là, vu qu'on perd cet aspect là, bien, le
ministre aura dorénavant ce pouvoir-là pour veiller à la sécurité.
Mme Rotiroti : Oui, ça, je
comprends, ça... On enlève les... on enlève ça à la régie pour que le ministre
ait ce pouvoir-là. Et ça, ça se fait, j'imagine, avec une évaluation faite par
le ministère.
Mme Légaré-Laganière (Jacinthe) :
Oui, exactement.
Mme Rotiroti : il ne peut pas
faire ça... il ne peut pas faire ça à sa guise, j'imagine, c'est ça?
Mme Légaré-Laganière (Jacinthe) :
C'est ça.
Mme
Rotiroti
:
OK. Ça va, M. le Président.
Le Président (M. Rivest) : Merci.
Alors, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 147 est
adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Rivest) :
Merci. Oui, allez-y.
Mme Rotiroti : …M. le
Président, je... vous êtes allé vite. Est-ce qu'il y avait eu des… des
problèmes par rapport à ce volet-là avec la régie? Est-ce que ça... La régie,
dans le fond, n'agissait pas assez vite dans les projets où est-ce qu'on juge
que c'est nécessaire de les retirer, de retirer ces… ces obligations-là et les
donner au ministre? Il y a-tu eu des projets qui ont été compromis ou...
Mme Légaré-Laganière (Jacinthe) :
Compromis, je ne croirais pas, mais c'est que les délais sont augmentés
parce que là, la régie doit se prononcer entre une décision avec un tribunal
puis ensuite la demande est déposée au ministre. Donc, ça fait quand même un...
Il faut prévoir longtemps d'avance pour un titulaire quand il veut construire
une conduite, la période est longue.
Mme Rotiroti : Parce que là,
on enlève l'étape du tribunal, c'est-tu ça?
Mme Légaré-Laganière (Jacinthe) :
Ce n'est pas qu'on l'enlève, c'est que si c'est une dépense de plus de
3 millions en investissement, ils vont quand même passer à la régie. C'est
qu'il y a deux encadrements actuellement pour une conduite qui nécessite des
investissements importants. Donc, la régie va continuer de se positionner mais
sous la Loi sur la Régie de l'énergie et non sous la loi sur le stockage et les
conduites.
Mme Rotiroti : OK. Pour des
projets en bas de 3 millions.
Mme Légaré-Laganière (Jacinthe) :
Au-dessus de 3 millions.
Mme
Rotiroti
:
Tout ce qui est en dessous de 3 millions.
Mme Légaré-Laganière (Jacinthe) :
Au-dessus.
Mme Rotiroti : Au-dessus de
3 millions.
Mme Légaré-Laganière (Jacinthe) :
Supérieur au seuil de 3 millions, la régie va quand même continuer
d'analyser les demandes d'autorisation de construction conduite sous une
demande d'investissement dans son rôle tarifaire, là.
Mme Rotiroti : C'est bon.
Merci, M. le Président. C'est plus clair.
Le Président (M. Rivest) : Alors,
par souci de… de clarté, nous allons remettre aux voix, là, l'article 147.
Est-ce que l'article 147 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Rivest) :
Merci. Nous passons maintenant à l'article 148. M. le ministre.
M. Poulin : Oui. Alors, j'ai
un amendement, M. le Président, qui est l'amendement 148.1. Est-ce que je
lis 148 puis après je fais ça en 48.1?
Le Président (M. Rivest) : Oui,
M. le ministre.
M. Poulin : Mais 148 n'est
pas dans ce bloc-là. 148.1, cependant, l'amendement est dans ce bloc... On est
toujours dans la...
Des voix : ...
Le Président (M. Rivest) : OK.
On va... on va suspendre quelques instants, s'il vous plaît. Merci.
(Suspension de la séance à 11 h 55)
(Reprise à 11 h 56)
Le Président (M. Rivest) : Alors,
afin de donner l'information, nous avons besoin d'un consentement pour pouvoir
étudier l'article 148 plus tard, de remettre à plus tard
l'article 148. Est-ce qu'il y a consentement? Alors, maintenant, on a un
amendement, le...
Le Président (M. Rivest) : ...le
148.1. Je vous invite, M. le ministre, à lire le 148.1.
M. Poulin : Oui. Insérer,
après l'article 148 du projet de loi, ce qui suit :
«Règlement sur les activités
d'exploration, de production et de stockage d'hydrocarbures en milieu
terrestre.
«148.1. Le Règlement sur les activités
d'exploration, de production, de stockage d'hydrocarbures en milieu terrestre
(chapitre S-34.1, r. 2) est modifié par l'insertion, après
l'article 71, de la section suivante :
«Section III. Autorisation non
requise pour effectuer un levé géophysique ou un levé géochimique.
«71.1. Le titulaire d'une licence n'a pas
à être titulaire d'une autorisation pour effectuer un levé géophysique lorsque
sont remplies les conditions... les conditions suivantes :
«1° aucune source d'énergie explosive
n'est utilisée;
«2° s'il s'agit d'un levé géophysique
effectué en générant une vibration :
«a) le positionnement à la surface du sol
de chaque point de source d'énergie respecte les distances séparatrices d'une
installation prévues aux paragraphes 1° à 5° du deuxième alinéa de
l'article 44, mesurées de la manière prévue au troisième et quatrième
alinéa de cet article;
«b) la vitesse de vibration mesurée au
point le plus rapproché d'une installation visée aux paragraphes 1° à 5° du deuxième
alinéa de l'article 44 est inférieure à 5 millimètres par seconde.
«Le titulaire qui effectue un tel levé
doit transmettre au ministre, dans les délais prévu à l'article 100 de la
Loi, un rapport de fin d'activité signé par un géologue, un ingénieur ou un
géophysicien comprenant les articles visés à l'article 55, à l'exception
de ceux visés au paragraphe 1°, 11°, 19°, 21° et 22° du premier alinéa de cet
article.
«71.2. Le titulaire d'une licence n'a pas
à être titulaire d'une autorisation pour effectuer un levé géochimique
lorsqu'aucune machinerie utilisant la force hydraulique et aucune source
d'énergie explosive ne sont utilisées.
«Le titulaire qui effectue un tel levé
doit transmettre au ministre, dans le délai prévu à l'article 100 de la
Loi, un rapport de fin d'activité signé par un géologue, un ingénieur ou un
géophysicien comprenant les éléments visés à l'article 71, à l'exception
de ceux visés aux paragraphes 1°, 13°, 20°, 22° et 23° du premier alinéa de cet
article.»
Commentaire. Cet amendement détermine, en
vertu du deuxième alinéa de l'article 72 de la Loi sur le stockage de gaz
naturel et sur les conduites de gaz naturel et de pétrole, proposé par
l'article 143 du projet de loi, les cas et les conditions selon lesquels
une autorisation n'est pas requise pour qu'un titulaire d'une licence de
stockage de gaz naturel effectue un levé géophysique ou un levé géochimique.
Alors, M. le Président, vous, vous êtes un
homme de culture donc... J'ai un peu de difficulté avec ma diction, on dirait.
Les chemises de l'archiduchesse sont-elles sèches ou... archisèches? Papier,
panier, piano. Alors, je vais tenter de l'avoir. Je trouvais que j'avais...
j'escamotais beaucoup de syllabes.
Alors, on a dans cet élément-là, M. le
Président, des éléments importants sur tout ce qui se passe avant et après
l'amendement. Alors, avant : Un titulaire de licence de stockage de gaz
naturel qui effectue un levé géochimique ou un levé géophysique doit obtenir
une autorisation de la ministre. Le contenu d'une demande et les documents qui
l'accompagnent sont fixés par règlement et comprennent notamment un programme
technique détaillé des travaux et un paiement des droits, qui est relié à ça,
de 1 253 $ par demande. Si l'autorisation est obtenue, le titulaire doit
transmettre avant les travaux un avis au ministre. Durant les travaux, il doit
transmettre un rapport journalier au ministre. Finalement, un rapport de fin
d'activité est transmis. Alors, juste en termes de chiffres, là, on parle d'une
économie quand même nette, là, de 1 414 $.
• (12 heures) •
Donc, ce qui arriverait après : Un
titulaire de licence de stockage de gaz naturel qui effectue un levé
géochimique par vibrations et respecte certaines conditions, exemple, la
vitesse de vibration et le positionnement de la source d'énergie ne requièrent
pas l'autorisation de la ministre, donc, le titulaire doit seulement
transmettre l'avis et le rapport de fin d'activité. Il ne doit plus transmettre
de demande ni de rapport journalier ni payer de droits. L'obtention d'une
autorisation est maintenue dans certains cas, notamment les levés géophysiques
qui utilisent une force hydraulique ou une source d'énergie explosive. Alors,
on est dans l'allègement réglementaire très, très, très ciblé, M. le Président,
avec l'allègement de fardeau... administratif, et il faut le dire, d'un
titulaire en lien avec la préparation et la transmission d'une demande
d'autorisation pour des levés géophysiques, qui ne représentent peu ou pas
d'impact. Et, pour les levés pouvant engendrer une incidence au sol, source
hydraulique ou explosive, l'encadrement en vigueur est maintenu pour garantir
la sécurité des biens ou des personnes.
Le Président (M. Rivest) : Merci,
M. le ministre. Et c'était très clair pourtant, c'était comme...
M. Poulin : Mais la diction,
tu sais, «géophysique», «physique», là.
Le Président (M. Rivest) : Vous
avez bien fait ça.
M. Poulin : Merci.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'il y a des interventions? Allez-y.
Mme Rotiroti : Merci, M. le
Président. Écoutez, je comprends que le ministre dit qu'il y a un allègement
par rapport... et même il a mentionné une économie de 1 414 $, je crois,
il ne demeure pas moins qu'il y a toujours l'inquiétude qu'on vient de...
centraliser les pouvoirs auprès du ministre, qui fait en sorte que je me
demande, des organismes environnementaux...
12 h (version non révisée)
Mme Rotiroti : ...les
municipalités, même le public qui voudrait se prononcer sur ces projets-là,
est-ce qu'on vient de diminuer ces pouvoirs-là ou ces représentations-là? On
pourrait... vu que tout est centralisé. Dans le fond, c'est le ministre qui va
décider. Puis là on parle même de... par... fixé par règlement. C'est-à-dire,
on comprend tous que, par règlement, là, il n'y a pas de consultation, c'est
vraiment fait en vase clos au Conseil des ministres, puis ça peut changer sans
passer par commissions parlementaires, pas... sans passer devant des groupes...
des groupes concernés. Ça peut se faire à sa guise avec avec... avec... en
porte close. Alors, moi, je veux juste m'assurer, là, qu'on... cette
représentativité-là ou ces consultations-là ne sont pas prises... ne sont
pas... ils ne sont pas... ils ne sont pas enlevés, là, que les gens vont être
capables de s'exprimer.
M. Poulin : Et la députée
soulève un bon point, j'aurais dû mieux m'exprimer. Ce n'est pas tant un allègement
réglementaire qu'une réduction de formalité. Je... tu sais, souvent, on peut
parler d'allègement administratif, d'allègement réglementaire, et la
définition... puis c'est pour ça que je vais déposer une nouvelle politique d'allègement
réglementaire, si Dieu le veut, et je serai capable de mieux définir, de mieux
définir, de mieux définir dans cette semaine pascale, puis tous les deux, on
tient à cette semaine pascale, alors je... pour mieux définir, effectivement,
parce que c'est... Justement, dans l'allègement réglementaire puis dans l'allègement
des PME, puis souvenez-vous du débat qu'on a eu sur la mission du ministère de
l'Économie, jusqu'où, à un moment donné, on est dans... juste dans la
diminution de formalités administratives puis dans fusionner les formulaires?
Puis il y a une... il y a une définition qu'il faut mieux faire. Puis on le
vit, là, présentement. Parce que ce que la députée nous dit, c'est :
Est-ce que vous allez être corrects, est-ce que la population, on va avoir
toutes les réponses qu'on a eues? On a un historique, là, au Québec, dans les
hydrocarbures, on a un historique sur l'acceptabilité sociale, on a un
historique sur notre sous-sol québécois.
Donc, la députée nous demande des
exemples, et n'hésitez pas, les gens de la régie... pas de la Régie de l'énergie,
mais, en fait, du ministère qui ont travaillé sur... sur l'enjeu, de nous
soumettre des solutions ou des préoccupations. Alors, l'encadrement en vigueur
est maintenu pour les levés géophysiques pouvant engendrer des impacts au sol
ou sur la sécurité des biens et des personnes, comme ceux utilisant une force
hydraulique ou une source explosive. Ça, ça demeure. Un levé géophysique
effectué par vibrations avec un camion vibreur n'exigera plus une autorisation
du ministre, car son impact au sol et imperceptible. Seul un rapport de fin d'activité
sera cheminé au ministre. Maintenant, on est quand même dans des gens qui ont
obtenu des autorisations préalables pour faire ce travail-là.
Et je ne sais pas si... parce que la
question de la députée est extrêmement légitime, là, si les gens du ministère
souhaiteraient en ajouter. Je sais qu'il y aura un comité de suivi aussi qui
doit tout de même être informé. Alors, je suis intéressé à vous entendre
là-dessus.
Le Président (M. Rivest) : ...on
a besoin du consentement. Vous pouvez vous nommer.
M. Juneau (Nicolas) : Oui.
Nicolas Juneau, directeur général à l'énergie.
Donc, essentiellement, bien, M. le
ministre, l'a quand même bien exprimé, un élément important, peut-être, qu'on
peut rajouter, c'est le fait que les comités de suivi... donc, la communauté
locale va être informée des travaux qui sont... qui seront réalisés sans
nécessiter une autorisation, parce que c'est sans impact significatif dans...
pour le milieu d'accueil, mais les gens vont être informés en amont, donc, de l'exercice
puis il va avoir un rapport des travaux réalisés. Donc, l'information va être
disponible. L'objectif ultime, c'est des délais... Il y a des... il y a la
question de la tarification, mais il y a des délais aussi dans les opérations
pour venir chercher les autorisations qui, à notre lecture, n'avaient pas de
valeur ajoutée pour la connaissance et la protection des gens.
Mme Rotiroti : Très bien.
Merci. Vous dites : Le comité de suivi vont être consultés, mais en amont,
vont être consultés. Ça veut dire que, s'ils ont des préoccupations à
soumettre, s'ils ont des enjeux particuliers par rapport... je pense à les
municipalités, entre autres, là, est-ce que ça va être pris en considération ou
c'est juste une consultation en forme, on les a consultés, mais que,
finalement, ils n'ont pas un mot à dire?
M. Juneau (Nicolas) : Bien,
en fait, les comités de suivi sont informés. Il y a le libellé ici de qu'est-ce
qui est transféré en amont de l'activité. Les comités de suivi sont en
interaction avec les détenteurs de licences, là. C'est un organisme qui est
créé suite à l'émission d'une licence. Donc, ils sont en interaction. Là, dans
ce cas-ci, il n'y a pas nécessairement de consultation parce que c'est sans
impact, c'est ça, la lecture qu'on en fait, mais ils doivent être informés du
sommaire des travaux qui sont prévus, la durée, donc les éléments techniques,
là, de qu'est-ce qui va être sur le terrain. Donc, il n'y aura pas de surprise.
Puis, s'il y a un enjeu, bien, ils ont leurs voies de communication avec les
détenteurs de licences, là, pour intervenir, mais il n'y a pas de consultation
formelle compte tenu que c'est une... on a... on a une activité sans impact.
Donc, on informe qu'il va y avoir une
activité sur le territoire, parce qu'il y a quand même quelqu'un qui va se
promener avec le camion, mais il n'y a pas d'impact, donc il n'y a pas d'enjeu
à... il n'y a pas de...
M. Juneau (Nicolas) :
...d'aller faire une consultation, mais il y a quand même des voies de
communication qui existent, qui peuvent être utilisées, là, si jamais il y
avait un élément qui n'est pas connu puis qui devrait l'être.
Mme
Rotiroti
:
...je comprends. Alors, c'est vraiment dans des activités où est-ce qu'il y a...
sans impact. Dans le fond, c'est... c'est pour ça qu'il n'y a pas de... Je
comprends. Il n'y a pas de consultation. Ça va.
Le Président (M. Rivest) :
Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions pour l'amendement 148.1?
Alors, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Rivest) :
L'amendement est adopté. Le nouvel article 148.1 est donc adopté. Nous en
sommes maintenant à l'article 149. M. le ministre.
M. Poulin : Oui, M. le
Président, on est dans les articles 149 à 156 qui sont davantage de la
concordance. Je fais simplement mentionner aux membres de la commission.
Alors, 149. L'article 9 du Règlement
sur les licences d'exploration, de production et de stockage d'hydrocarbures et
sur l'autorisation de construction ou d'utilisation d'un pipeline
(chapitre S-34.1 r. 3) est modifié par leur remplacement, dans le paragraphe 7°,
de «, 67, 89, 93 et, le cas échéant, ceux transmis en application des
articles 119 et 123» par «et 67». Commentaire. Cet article modifie,
par concordance avec les articles 139 et 145 du projet de loi, l'article 9
du Règlement sur les licences d'exploration, de production et de stockage
d'hydrocarbures et sur l'autorisation de construction ou d'utilisation d'un
pipeline.
Le Président (M. Rivest) :
Merci, M. le ministre. Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme
Rotiroti
:
Oui, c'est vraiment de la concordance, M. le Président.
Le Président (M. Rivest) :
Est-ce que l'article 149 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Rivest) :
Merci. L'article 150.
M. Poulin : 150. La
section III du chapitre V de ce règlement, comprenant les
articles 88 et 93, est abrogée.
Commentaire. Cet article abroge, par
concordance avec l'article 139 du projet de loi, la section III du
chapitre V du Règlement sur les licences d'exploration, de production et de
stockage d'hydrocarbures et sur l'autorisation de construction d'utilisation
d'un pipeline.
Le Président (M. Rivest) : Merci.
Des interventions?
Mme Rotiroti : ...M. le
Président.
Le Président (M. Rivest) : Parfait.
L'article 150 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Rivest) :
L'article 151.
M. Poulin : 151. La
section I du chapitre VII de ce règlement comprend les
articles 118 à 123, est abrogée.
Commentaire. Cet article abroge, par
concordance avec l'article 145 du projet de loi, la section I du
chapitre VII du Règlement sur les licences d'exploration, de production et
de stockage d'hydrocarbures et sur l'autorisation de construction ou
d'utilisation d'un pipeline.
Le Président (M. Rivest) :
Parfait. Merci, M. le ministre. Des interventions?
Mme Rotiroti : Non, ça va, M.
le Président.
Le Président (M. Rivest) :
Donc, l'article 151 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Rivest) : L'article 152.
M. Poulin : 152.
L'article 124 de ce règlement est modifié par la suppression de «ou la
décision favorable de la Régie de l'énergie».
Cet article modifie, par concordance avec
l'article 145 du projet de loi, l'article 124 du Règlement sur les
licences d'exploration, de production et de stockage d'hydrocarbures et sur
l'autorisation de construction ou d'utilisation d'un pipeline.
Le Président (M. Rivest) : ...des
interventions? L'article 152 est-il adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Rivest) :
L'article 153.
M. Poulin : L'article 125
de ce règlement est modifié par la suppression, dans le deuxième alinéa, de
«des documents soumis à la Régie de l'énergie, pour l'examen du projet en vertu
de l'article 118 et».
Cet article modifie, par concordance avec
l'article145 du projet de loi, l'article 125 du Règlement sur les licences
d'exploration, de production et de stockage d'hydrocarbures et sur
l'autorisation de construction ou d'utilisation d'un pipeline
Le Président (M. Rivest) :. Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions? L'article 153 est-il adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Rivest) :
L'article 154.
M. Poulin : L'article 126
de ce règlement est modifié par la suppression que «dès qu'il obtient une
décision favorable de la Régie de l'énergie sur la modification du projet
soumis en vertu de l'article 122,».
Cet article modifie, par concordance avec
l'article 145 du projet de loi, l'article 126 du Règlement sur les
licences d'exploration, de production et de stockage d'hydrocarbures et sur
l'autorisation de construction ou d'utilisation d'un pipeline
Le Président (M. Rivest) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions? Est-ce que l'article 154 est adopté?
Des voix
: Adopté.
• (12 h 10) •
Le Président (M. Rivest) :
Merci. L'article 155.
M. Poulin : 155.
L'article 129 de ce règlement est modifié par la suppression, dans le
premier alinéa, de «ou la décision favorable de la Régie de l'énergie».
Commentaire. Cet article modifie, par
concordance avec l'article 145 du projet de loi, l'article 129 du Règlement
sur les licences d'exploration, de production et de stockage d'hydrocarbures et
sur l'autorisation de construction ou d'utilisation d'un pipeline.
Le Président (M. Rivest) :
...des interventions?
Mme Rotiroti : ...clair. On
est toujours dans la concordance, M. le Président.
Le Président (M. Rivest) : Merci,
Mme la députée. Est-ce que l'article 155 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Rivest) :
L'article 156.
M. Poulin : L'article 177
de ce règlement est modifié :
1° par le remplacement de «, 89, 93,»
par «et»;
2° par la suppression de «119, 123,».
Commentaire. Cet article modifie, par
concordance avec les articles 139 et 145 du projet de loi,
l'article 177 du Règlement sur les licences d'exploration, de production
et de stockage d'hydrocarbures et sur l'autorisation de construction ou
d'utilisation d'un pipeline...
Le Président (M. Rivest) : …Merci.
Les interventions. Est-ce que l'article 156 est adopté?
Des voix : …
Le Président (M. Rivest) :
Merci. Il y a des amendements à l'article... à la l'article 157. Un
amendement? OK. Un amendement à l'article 157.
M. Poulin : On va faire
l'amendement au157, M. le Président. Alors, je dois lire 157. Je viens de
le faire, lire 157, non? Je ne l'ai pas fait?
Le Président (M. Rivest) :
Non. Allons-y. Vous pouvez faire la... Merci.
M. Poulin : Profondément
désolé. Alors : 157. La Régie de l'énergie met fin, sans autre formalité,
à son examen de toute demande faite en vertu de l'article 118 de la Loi
sur le stockage de gaz naturel et sur les conduites de gaz naturel et de
pétrole (chapitre S-34.1) abrogé par l'article 145 de la présente
loi.
Commentaires : Cet article prévoit
que la Régie de l'énergie met fin à son examen de tout projet de construction
et d'utilisation d'une conduite dans le cadre de toute demande faite en vertu
de l'article 118 de la Loi sur le stockage de gaz naturel et sur les
conduites de gaz naturel et de pétrole, puisque l'article 145 du projet de
loi propose son abrogation.
Et j'ai un amendement, M. le Président,
alors je vais vous le lire. : Retirer la section II du
chapitre XIII du projet de loi concernant l'article 157.
Commentaires : Cet amendement retire
la section II du chapitre XII, oui, du projet de loi, comprenant
l'article 157, puisque la Régie de l'énergie n'examine actuellement aucune
demande faite en vertu de l'article 118 de la Loi sur le stockage de gaz
naturel et sur les conduites de gaz et de pétrole.
Alors, on l'enlève, en fait, M. le
Président. Peut-être que les gens de la régie peuvent effectivement l'expliquer
parce qu'il y a certaines notions assez techniques.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'on a consentement? Vous pouvez nommer, monsieur. Merci.
M. Marois (Samuel) : Bonjour.
Samuel Marois, avocat au ministère de la Justice. Il y a peu de choses à
ajuster par rapport à ce que le ministre dit. On retire les... les pouvoirs de
la régie en lien avec les décisions qui sont rendues. Donc, on mettait fin aux
instances en cours, si je peux le dire, devant la régie, mais il n'y en a pas.
Donc, on retire l'article, tout simplement.
Mme Rotiroti : Mais on est
quand même dans... On retire des pouvoirs à la régie, là, avec cet article-là.
On les redonne au ministre, mais on les retire de la régie. C'est ça qu'on
fait.
M. Marois (Samuel) : Bien, en
fait, on est dans les dispositions plus de mise en œuvre. On a déjà retiré les
pouvoirs de la régie. Le ministre avait les pouvoirs, il les conserve.
Là, ici, la régie n'ayant plus les
pouvoirs, bien, on disait dans l'article : Bien, elle va cesser son
examen, elle ne rendra pas de décision sur des dossiers en cours si on lui
enlève son pouvoir. Mais, étant donné qu'il n'y a aucune… aucun dossier en cours
d'examen devant la régie, on retire l'article tout simplement. Il est inutile.
Mme Rotiroti : Moi, je ne la
vois pas de... de cette… cette manière-là, mais c'est correct, on comprend ce
que le gouvernement vient de faire, là. C'est parfait.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
que l'article... l'amendement est adopté à 157?
Des voix : ...
Le Président (M. Rivest) : Il
est adopté. Donc l'article 157 est donc retiré.
Une voix : ...
Le Président (M. Rivest) : OK.
Par vote nominal, Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Poulin (Beauce-Sud)?
M. Poulin : Pour.
La Secrétaire
: Mme Hébert
(Saint-François)?
Mme
Hébert
:
Pour.
La Secrétaire
: Mme Tremblay
(Hull)?
Mme Tremblay : Pour.
La Secrétaire
: Mme Bogemans
(Iberville)?
Mme Bogemans : Pour.
La Secrétaire
: M. Thouin
(Rousseau)?
M. Thouin : Pour.
La Secrétaire
:MmeRotiroti (Jeanne-Mance—Viger)?
Mme
Rotiroti
:
Abstention.
Le Président (M. Rivest) : Adopté.
Donc, l'article 157 est retiré.
M. Poulin : ...il est adopté?
Une voix : ...
M. Poulin : Et on adopte de le
retirer. Effectivement.
Le Président (M. Rivest) : Et
maintenant on a des amendements, l'article 157.1.
M. Poulin : On ne votait...
Non, c'est vrai, parce qu'il est retiré. Il est adopté. Parfait. Désolé. Alors,
insérer, après l'article 157 du projet de loi, ce qui suit :
Chapitre XIII. Position concernant
Hydro-Québec. Loi sur Hydro-Québec. 157.1. L'article 29 de la Loi sur
Hydro-Québec (chapitre M-5) est modifié par le remplacement des
paragraphes 1° et 2° du huitième alinéa par les paragraphes suivants :
1° toute centrale hydroélectrique dont la
puissance attribuable à la force hydraulique du domaine de l'État est égale ou
inférieure à 100 mégawatts et tout immeuble utile à l'exploitation d'une
telle centrale;
2° tout autre immeuble lorsque
l'aliénation est en faveur d'une personne morale ou d'une société de personnes
visées à l'article 39, dans la mesure où cette personne ou cette société
est contrôlée en tout temps, conformément au paragraphe 1° à 3° du premier
alinéa de cet article, et qu'elle est constituée en partenariat avec un ou
plusieurs des groupements suivants :
a) une municipalité;
b)une régie intermunicipale;
c) l'administration régionale Kativik,
créée en vertu de la Loi sur les villages nordiques et l'administration
régionale Kativik (chapitre V-A5... bien oui, absolument... 5-6.1;
d) l'administration régionale Baie-James
visée à l'article 21.5 de la Loi sur le ministère des Affaires
municipales, des Régions et l'Occupation du territoire...
M. Poulin : ...(chapitre M-22.1);
«e) une nation autochtone représentée par
l'ensemble des conseils de bande des communautés qui la constituent;
«f) une communauté autochtone représentée
par son conseil de bande ou son conseil de village nordique;
«g) le gouvernement de la nation crie constitué
par la Loi sur le gouvernement de la nation crie (chapitre G-1.031);
«h) le gouvernement régional d'Eeyou
lstchee Baie-James, institué par la Loi instituant le gouvernement régional
d'Eeyou lstchee Baie-James (chapitre G-1.04);
«i) la Société de développement autochtone
de la Baie James, constituée de la Loi sur la Société de développement
autochtone de la Baie James (chapitre S-9.1);
«j) la Société de développement des
Naskapis constituée par la Loi sur la Société du développement des Naskapis
(chapitre S-10.1);
«k) la Société Eeyou de la Baie-James
constituée par la Loi sur la société Eeyou de la Baie-James constituée
(chapitre S-16.1);
«l) la société Makivik constituée par la
Loi sur la Société Makivik (chapitre S-18.1);
«m) une corporation foncière constituée de
la Loi sur la Régie des terres dans les territoires de la Baie-James et du
Nouveau-Québec (chapitre R-13.1);
«n) une personne morale ou une société de
personnes dont la totalité des actions ou des parts et, dans les cas d'une
société en commandite, la totalité des actions ou des parts de commandité... du
commandité, sont détenues, directement ou indirectement, par un ou plusieurs
des groupements visés aux sous-paragraphes a à m.» Voilà, je ferme les
guillemets, point.
Alors, M. le Président, vous vous demandez
sûrement pourquoi on fait tout ça, hein? Alors, je vais vous l'expliquer.
Une voix : ...
M. Poulin : Oui, absolument.
On entre dans la Loi sur Hydro-Québec, compte tenu des nombreux chantiers que
nous avons en cours et compte tenu des projets que nous avons en cours. Alors,
je vais faire une courte explication, M. le Président, parce que j'ai porté ces
amendements-là, évidemment, à travers les différents comités ministériels et
Conseil des ministres, donc je serai davantage en mesure de pouvoir peut-être
en parler, mais il y a quand même un allègement réglementaire de l'État pour
s'assurer que les projets puissent aller de l'avant. Donc : Cet amendement
modifie l'article 29 de la Loi sur Hydro-Québec... Je vais lire le
commentaire, parce que je dois le lire évidemment : Cet article 29
permet actuellement à Hydro-Québec, avec l'autorisation du gouvernement,
d'aliéner certains immeubles en faveur d'une personne ou d'une société de
personnes constituée en partenariat avec une municipalité telle que
municipalité régionale de comté ou une municipalité locale ou avec une
communauté autochtone. L'amendement permet que ces partenaires puissent aussi
être conclus avec certains autres regroupements... autres groupements contrôlés
par les organismes municipaux ou autochtones. En outre, l'amendement prévoit
une clarification du texte actuel du paragraphe 1° du huitième alinéa de
l'article 29 de la Loi sur Hydro-Québec en ce qui a trait aux ouvrages
hydroélectriques pouvant être aliénés.
Alors, il peut y arriver que, dans le
cadre de l'évolution de certains projets, l'entité avec laquelle Hydro-Québec
va faire affaire peut varier avec le temps ou peut... peut varier entre le
début du projet, le milieu puis la fin du projet.
Alors, je vais donner quelques exemples,
M. le Président, afin qu'on puisse avoir l'ensemble des détails. Donc, avant,
évidemment, la Loi sur Hydro-Québec permet actuellement à Hydro-Québec, avec
l'autorisation du gouvernement, d'aligner certains immeubles en faveur d'une
personne. Exemple, dans le cadre des négociations entre Hydro-Québec et les
Abénakis sur le projet de loi de la ligne de transport Appalaches-Maine, la loi
actuelle ne permet pas un partenariat avec une entité juridique distincte entièrement
contrôlée par une communauté autochtone, soit le modèle qui est souhaité par
les Abénakis. Alors, avec l'adoption de ce changement-là, aujourd'hui, à
l'article 29, il serait permis que des partenariats puissent être conclus
avec des entités contrôlées par des organismes municipaux autochtones, tout
simplement.
• (12 h 20) •
Alors, c'est pour cette raison-là, qu'on
vient changer la Loi sur Hydro-Québec. Ça... évidemment, ça a un impact dans le
projet que je viens de vous parler, avec l'Appalaches-Maine, et pour inclure
d'autres groupes contrôlés par les organismes autochtones à qui on peut aligner
les immeubles et faire des partenariats. Alors, ça vient résumer un peu le
besoin.
La ligne, je rappelle, hein, M. le
Président, il y a des connexions de concordance qui sont aussi apportées à la
Loi concernant la ligne d'interconnexion Hertel-New York, ligne bien connue, M.
le Président, évidemment, projet bien connu en fait, et la loi permet, à
certaines conditions, que la propriété de cette ligne soit cédée à une personne
morale ou à une société de personnes à être constituée par Hydro-Québec ou
l'une de ses filiales et le Conseil mohawk de Kahnawake ou l'une de ses
filiales comme le Conseil mohawk de Kahnawake qui souhaitent mettre en place
une structure corporative avec des niveaux... deux niveaux de sociétés en
commandite, chacune une société détenue à 100 %, directement ou
indirectement, par le Conseil mohawk de Kahnawake. Donc, cela respecte l'objet,
l'intention de la loi qui vise à assurer que seul le Conseil mohawk de
Kahnawake participe au partenariat et en retire les bénéfices. M. le Président,
vous dire quand même que ça donne plus de flexibilité dans la mise en place des
partenariats.
Le Président (M. Rivest) : Merci,
M. le ministre. Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme Rotiroti : Oui.
Le Président (M. Rivest) : Allez-y,
Mme la députée.
Mme Rotiroti : Merci, M. le
Président. Alors, juste... je comprends qu'est-ce que vous dites par rapport à
la... ça pourrait donner de la flexibilité...
Mme
Rotiroti
:
...là on est en train d'enlever «tout immeuble destiné à l'exploitation
d'ouvrage hydroélectrique dont la puissance attribuable à force hydroélectrique
du domaine de l'État est égale ou inférieure à 100 mégawatts à «toute
centrale hydroélectrique dont la puissance attribuable à la force...
hydraulique du domaine de l'État est égale ou inférieure à 100 watts».
Dans le fond, là, «et tout... et tout
immeuble utile à l'exportation». OK, vous venez...
M. Poulin : Oui...
Mme
Rotiroti
:
Non, non, je pense que...
M. Poulin : Vous lisez l'amendement,
c'est ça?
Mme
Rotiroti
:
Oui, quand vous dites...
M. Poulin : Je veux juste être
certain ce que vous lisez, oui.
Mme
Rotiroti
:
...la société peut, avec autorisation du gouvernement et autres conditions
qu'il détermine... Puis là vous avez l'article 1, et là «tout immeuble
destiné à l'exploitation. Vous enlevez ça, vous parlez de toute centrale
hydroélectrique, mais là je vois que vous mettez, «et tout est immeuble utile à
l'exploitation d'une telle centrale», «tout immeuble... Ça fait que ton
immeuble, moi, je le lis comme quoi qu'au début c'était «tout immeuble — peu
importe — les conditions de force électrique de 100 mégawatts»,
là vous dites : Il faut que ça soit une centrale hydroélectrique et tout
immeuble qui est lié à cette centrale-là. Pour moi, pour moi, je vois ça
comme... on est très spécifique avec l'article que vous modifiez, tandis que là
on était plus ouvert avec l'ancien article, à moins que je le lis mal, là.
M. Poulin : Bien, en fait, ce
qu'on a souhaité faire avec cette réécriture de l'article, en fait, c'est une
reprécision sur le type d'immeubles qui peuvent y être liés en mentionnant
«toute centrale hydroélectrique dont la puissance attribuable à la force
hydraulique du domaine de l'État est égale ou inférieure à 100 mégawatts,
et tout immeuble utile à l'exploitation d'une telle centrale.»
Alors, la dernière portion, là, «et tout
immeuble utile à l'exploitation d'une telle centrale» demeure dans l'esprit de
ce que vous mentionnez. Donc, il n'y a pas une exclusion autant qu'une
précision de ce dont ça peut être lié. Je ne sais pas si nos juristes... Je
traduis bien votre pensée.
Mme
Rotiroti
:
Mais dans la précision que vous dites, on est... on se limite quand même. Parce
que, là, moi, la façon que je lisais l'ancien article, c'était ouvert à tout
immeuble, avec des critères. Là, c'est juste les immeubles qui sont liés à le
projet.
M. Poulin : Je vais peut-être
laisser le juriste, M. le Président.
Le Président (M. Rivest) :
Allez-y.
Mme
Rotiroti
:
Je veux juste être sûre qu'on obtient qu'est-ce qu'on veut avec la modification
et pas l'inverse.
M. Marois (Samuel) : Oui, je
pense qu'on obtient ce qu'on veut avec la modification, parce que l'intention,
avec cet article-là qui est sanctionné, qui existe déjà depuis quelques mois déjà,
c'était d'être capable de céder des centrales hydroélectriques à des
personnes... qu'Hydro-Québec puisse céder les centrales à des personnes qui
vont les exploiter. Donc là, l'article comment il se lisait, puis là c'est là
qu'on apporte de la clarification, c'est «tout immeuble destiné à
l'exploitation d'ouvrage hydroélectrique», mais c'est comme si l'ouvrage
lui-même, la centrale, n'était pas comprise. Évidemment, ce n'était pas ça,
l'intention. L'intention, c'est, céder la centrale, qui est un immeuble en soi,
mais aussi d'autres immeubles qui peuvent être adjacents, sur lesquels des
travailleurs circulent, par exemple, donc, sont utiles à l'exploitation de la
centrale. Donc, c'est vraiment juste pour que... C'est clarification du texte.
Mme
Rotiroti
:
OK. C'est bon.
Le Président (M. Rivest) :
Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
Mme
Rotiroti
:
Merci.
Le Président (M. Rivest) :
Allez-y... C'est correct? Ça va?
Mme
Rotiroti
:
Oui. Bien, ça aurait été utile de... qu'est-ce que vient le... notre avocat,
notre juriste vient de dire que c'est... C'était dans l'ancien... l'autre
projet de loi. Ça fait que, dans le fond, on vient de faire un arrimage avec
qu'est-ce qui est déjà fait. Je comprends. C'est bon. Parfait. Merci.
Le Président (M. Rivest) :
Donc, est-ce que l'article 157.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Rivest) :
Merci. L'introduction de l'article 157.2, M. le ministre.
M. Poulin : Oui. Alors,
insérer, après l'article 157.1 du projet de loi tel qu'amendé, ce qui
suit :
«Loi concernant la ligne d'interconnexion
Hertel‑New-York»
157.2. L'article 2 de la Loi
concernant la ligne d'interconnexion Hertel‑New-York (2023, chapitre 7)
est modifié par le remplacement de «et par le Conseil mohawk de Kahnawake ou
par une personne morale dont il détient, directement ou indirectement, la
totalité des actions» par «en partenariat avec le Conseil mohawk de Kahnawake ou
avec une personne morale ou une société dont celui-ci détient, directement ou
indirectement, la totalité des actions ou des parts et, dans les cas d'une
société en commandite, la totalité des actions ou des parts du commandité».
Commentaire. La Loi concernant la ligne
d'interconnexion Hertel‑New-York permet à certaines conditions que la propriété
de cette ligne soit cédée à une personne morale ou à une société de personnes à
être constituée par Hydro-Québec ou l'une de ses filiales, et le Conseil mohawk
de Kahnawake ou l'une de ses filiales. Cet amendement permet au Conseil mohawk
de Kahnawake de détenir également sa participation par l'intermédiaire...
M. Poulin : …d'une société de
personnes. Et on voit dans le texte. M. le Président, la… la modification qui
est… qui est apportée là.
Le Président (M. Rivest) : Merci.
Des interventions?
Mme Rotiroti : Ça va, M. le
Président.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
que l'article 157.2 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Rivest) :
L'article... l'introduction de l'article 157.3.
M. Poulin : Insérer, après
l'article 157.2 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
157.3. L'article 6 de cette loi est
modifié dans le deuxième alinéa par le remplacement de «dont il détient directement
ou indirectement la totalité des actions» par «ou une société dont celui-ci
détient, directement ou indirectement la totalité des actions ou des parts et,
dans le cas d'une société en commandite, la totalité des actions ou des parts
du commandité».
Commentaires : Cet amendement modifie
l'article 6 de la Loi concernant la ligne d'interconnexion Hertel-New
York, par concordance avec l'amendement proposé à l'article 157.2 du
projet de loi.
Le Président (M. Rivest) : Merci.
Des interventions? Est-ce que l'article 157.3 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Rivest) :
Alors, je crois qu'il y a une volonté de la partie gouvernementale de faire une
modification au niveau de la séquence. Est-ce que, M. le ministre, vous pouvez
expliquer ça? Et si on a besoin, nous pourrons suspendre.
M. Poulin : Parfait. Alors,
oui, effectivement, M. le Président, vos informations sont exactes, nous
souhaiterions aller au bloc 46 qui traite notamment de l'ajout de la date
de naissance du défunt, constat de décès. Nous avons les équipes de l'état
civil qui sont avec nous. Donc, nous pourrions traiter de cet enjeu-là ensemble
si évidemment les collègues du gouvernement et la collègue de l'opposition est
d'accord là-dessus.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'il y a consentement pour faire ce changement? Consentement. Moi, je vous
propose qu'on puisse suspendre quelques instants, s'il vous plaît. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 29)
(Reprise à 12 h 31)
Le Président (M. Rivest) : Bonjour,
tout le monde! Alors, avec le consentement de tous, on… on va passer au… à
l'étude de l'article 162.19.
M. Poulin : Oui. Merci
beaucoup, M. le Président.
Le Président (M. Rivest) : Merci
à vous.
M. Poulin : Alors, insérer,
après l'article 162.18 du projet de loi tel qu'amendé, ce qui suit :
Chapitre XV.4. Dispositions
concernant l'état civil, Code civil du Québec. 162.19...
12 h 30 (version non révisée)
M. Poulin : ...article 124
du Code civil du Québec est modifié par le remplacement de, «et le sexe», par «le
sexe et la date de naissance». Commentaire. Cet amendement prévoit l'ajout de
la date de naissance du défunt au constat de décès, dont un exemplaire est
transmis sans délai au directeur de l'état civil, généralement par le médecin
ou l'infirmier qui constate le décès. Le constat vise à corroborer les
informations soutenues dans la déclaration de décès. Alors, je vais lire la
note additionnelle, parce que je la trouve très pertinente : «La
déclaration de décès est également faite sans délai au directeur de l'état
civil par celui... par celui tenu de déclarer le décès, conformément à l'article 125
du Code civil. 125. La déclaration de décès est faite sans délai au directeur de
l'état civil, soit par le conjoint du défunt, soit par un proche parent ou un
allié, soit, à défaut, par toute autre personne capable d'identifier le défunt.
Dans le cas où une entreprise de services funéraires prend charge du corps, elle
déclare le moment, le lieu et le mode de disposition du corps.»
Alors, nous venons ajouter, M. le
Président... et je vais expliquer un peu l'esprit, là, qui concerne les
prochains articles, là, 162.19, 162.20, 162.21, 162.22. Ils sont différents
quand même les... chacun, mais je vais aller, du moins, pour l'ajout de la date
de naissance. Donc, actuellement, le constat de décès ne contient que le nom et
le sexe du défunt comme renseignement qui permet de l'identifier, ce qui peut
causer des difficultés lorsque deux personnes ont le même nom pour corroborer
la déclaration de décès. Et, pour faciliter ce processus, la mesure prévoit l'ajout
de la date de naissance du défunt au constat de décès dressé par le
professionnel de la santé.
Alors, à quoi répond la mesure? Bon, l'acte
de décès est dressé par le DEC, à partir du constat, ainsi que la déclaration
de décès faite par un proche du défunt. Ainsi, le médecin ou l'infirmier qui
constate un décès est tenu de dresser un constat dont un exemplaire va être remis
sans délai. Actuellement, le constat de décès contient que le nom et le sexe du
défunt comme renseignements permettant de l'identifier, ce qui n'est pas
suffisant. Cet ajout vise à faciliter la démarche administrative dans le cadre
de l'inscription d'un acte de décès, en lui permettant d'associer plus
rapidement le constat reçu du professionnel de la santé et la déclaration de
décès faite par les proches du défunt afin de dresser l'acte de décès. Donc, le
ministère de la Justice est impliqué à toutes les étapes. Et... Alors, voilà. C'est
ce que nous proposons. On pense que ça peut faciliter aussi l'émission du
constat de décès.
Le Président (M. Rivest) : Merci,
M. le ministre. Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme Rotiroti : Oui, M.
le Président. Juste... Non, je comprends qu'est-ce qu'on fait ici. D'ailleurs,
je me mets dans la place des professionnels au moment qu'on a deux personnes
qui ont le même nom, j'imagine que l'exercice se faisait pareil, même que ce n'était
pas demandé dans la loi pour être capable de bien identifier la personne. Alors
là, on vient juste de l'officialiser, dans le fond?
Le Président (M. Rivest) : ...Et
s'il y a quelqu'un qui... Consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Rivest) : Consentement.
Merci. Allez-y. Nommez-vous, puis...
M. Boisvert (Jonathan) : M.
le Président, Jonathan Boisvert, Directeur de l'état civil.
Le Président (M. Rivest) :
Merci.
M. Boisvert (Jonathan) :
Et en réalité, ça vient enchâsser une pratique qui a cours depuis 2003.
Administrativement, on avait demandé, là, à l'époque, de rajouter cette date-là
pour permettre justement l'appariement de... mais de façon plus efficace.
Aujourd'hui, ce que nous demandons, c'est qu'il soit reconnu, là, et enchâssé
dans la loi.
Le Président (M. Rivest) : Ça
va? Est-ce qu'il y a d'autres...
Mme Rotiroti : Oui,
merci. Merci, M. le Président. Merci.
Le Président (M. Rivest) : Merci
à vous. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Est-ce que l'amendement est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Rivest) : L'amendement
est adopté. Donc, l'article 162.19 est adopté.
M. Poulin : ...M. le
Président, c'est une petite révolution qu'on vient d'ajouter, aujourd'hui, avec
l'ajout de la date de naissance, tu sais.
Mme Rotiroti : ...déjà,
je ne comprends pas pourquoi que...
M. Poulin : C'est ça,
c'est ça. Mais là, au moins, on vient l'enchâsser.
Mme Rotiroti : Là on
vient de l'officialiser, oui. Parfait.
M. Poulin : C'est ça.
Le Président (M. Rivest) : Continuons
la révolution avec l'article 162.20.
M. Poulin : Oui. Absolument.
Insérer, après l'article 162.19 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
62.20. L'article 125 de ce code est
modifié par l'insertion, après «déclare», de «, s'ils sont connus,».
Commentaire. Cet amendement est en concordance avec la modification proposée à
l'article 126 du Code civil, qui prévoit que les informations relatives à
la disposition du corps du défunt sont énoncées dans la déclaration de décès
seulement si elles sont connues.
Le Président (M. Rivest) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur 162.20?
M. Poulin : ...M. le
Président.
Mme
Rotiroti
:
Oui, je...
Le Président (M. Rivest) :
Allez-y, M. le ministre.
M. Poulin : La
déclaration de décès contient certaines informations relatives à la disposition
du corps du défunt, lesquelles ne sont pas toujours connues au moment de la
déclaration faite. Cela occasionne des délais pour l'émission du certificat de
décès, qui affecte la capacité des citoyens à débuter les démarches relatives
au décès d'un proche. La mesure prévoit que le lieu, la date et le mode de
disposition du corps soient énoncés à la déclaration de décès seulement s'ils
sont connus.
Le Président (M. Rivest) : Merci,
M. le ministre.
Mme Rotiroti : Alors,
seulement s'ils sont connus. Ça veut dire que ce n'est pas nécessairement
toujours le cas. Mais qu'est-ce que ça change si ces... si ces informations n'étaient
pas connues, on ne les donnait tout simplement pas. Ça demeure quand même un
enjeu...
Mme Rotiroti : ...non?
M. Poulin : C'est qu'il peut
demeurer, dans certains cas où on a une recherche des causes et circonstances
du décès, de quand même pouvoir avancer dans les différentes étapes, ne
serait-ce que la recherche testamentaire et les différentes étapes qui suivent
le décès, effectivement.
Mme
Rotiroti
:
Jusqu'à tant que l'information va venir. Puis là, vous n'étiez pas en mesure
de... progresser dans vos étapes jusqu'à tant que l'information arrive? Ça se
faisait quand même, j'imagine. On est encore dans on va préciser, on va
l'enchâsser dans la loi, mais ça se faisait quand même?
Des voix : ...
M. Boisvert (Jonathan) : Donc,
parfait, merci. Donc, oui, effectivement. Alors, présentement, la loi telle
qu'elle est stipulée, telle qu'elle est faite, nous oblige à obtenir ces
informations-là avant de dresser l'acte et pouvoir envoyer le certificat de
naissance ou la copie d'acte à la famille du défunt pour débuter ses recherches
testamentaires. Cependant, en 2024, comme vous vous souvenez peut-être, il y a
eu un... en tout cas, une crise un peu d'inventaires au niveau de l'état civil,
où on avait de la difficulté à sortir, là, les certificats de décès ou les
copies d'actes. Une des mesures et des assouplissements qu'on a mis en place
était justement de... en l'absence de ces... de ces informations-là, de passer
outre et de délivrer quand même le certificat, puisque ce n'est pas nécessaire
à la recherche testamentaire. Donc c'est vraiment l'identité de la personne qui
était primordiale. C'est une décision qu'on a pris qui a été payante puisque,
depuis ce temps-là, on est en contrôle de nos inventaires et qu'on voudrait
voir à ce moment-ci également enchâsser.
Le Président (M. Rivest) :
Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Merci pour ce travail-là que je
souligne. Honnêtement, là, c'est une autre évolution. Est-ce que l'amendement à
162.20 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Rivest) :
Donc l'article 162.20 est adopté. Nous en sommes maintenant à
l'amendement... du 162.21, pardon.
M. Poulin : Insérer, après
l'article 162.20 du projet de loi, tel qu'amendé, le suivant :
162.21 L'article 126 de ce code est
modifié par l'insertion après «ainsi que» de «s'ils sont connus».
Commentaires : Cet amendement prévoit
que les informations relatives à la disposition du corps du défunt sont
énoncées dans la déclaration de décès seulement si elles sont connues. Alors,
nous sommes dans la concordance. M. le Président.
Le Président (M. Rivest) :
Est-ce qu'il y a des interventions? Ça va? Est-ce que l'amendement 162.21
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Rivest) :
Donc, l'article 162.21 est adopté. L'article... l'amendement 162.22, M.
le ministre.
M. Poulin : Oui. Insérer,
après l'article 162.21 du projet de loi, tel qu'amendé, le suivant :
162.22. L'article 142 de ce code est
modifié par l'ajout, à la fin, de l'alinéa suivant :
Il peut également y corriger le nom d'une
personne qui ne correspond pas à celui énoncé dans son acte de naissance.
Commentaire : Cet amendement vise à
conférer au directeur de l'état civil le pouvoir de corriger, dans un acte de
l'état civil, le nom d'une personne qui ne correspond pas à celui énoncé dans
son acte de naissance.
Le Président (M. Rivest) :
Merci. Des interventions? Oui, allez-y, M. le ministre, désolé.
• (12 h 40) •
M. Poulin : ...explications, M.
le Président, on veut permettre au Directeur de l'état civil de corriger le nom
d'une personne inscrit sur un acte de l'état civil, exemple : mariage,
lorsque l'orthographe n'est pas les mêmes que celui de son acte de naissance.
Je vais lire la note additionnelle.
Exemple, à l'article cinq, on dit : Toute personne exerce ses droits
civils sous le nom de famille et le prénom usuel qui lui sont attribués et qui
sont énoncés dans son acte de naissance. 50. Toute personne a un nom qui lui
est attribué à la naissance et qui est énoncé dans l'acte de naissance. Donc,
on prend le nom de famille, les prénoms, dont le prénom usuel, ce prénom est
celui couramment utilisé par une personne pour s'identifier et sous lesquels
ses droits civils sont exercés. Alors, on vient quand même, M. le Président,
permettre une certaine flexibilité dans la société dans laquelle on vit.
Le Président (M. Rivest) :
Merci, M. le ministre. Des interventions?
Mme
Rotiroti
:
Non, ça va, M. le ministre.
Le Président (M. Rivest) : Est
ce que... Est-ce que l'amendement 162.22 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Rivest) :
Alors, l'article 162.22... 162.22 est adopté.
M. Poulin : On revient au
bloc 39, M. le Président...
Le Président (M. Rivest) :
Nous irons effectivement au bloc 39, je propose une courte suspension.
Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 41)
(Reprise à 12 h 43)
Le Président (M. Rivest) : Alors,
merci à tous. Nous en sommes maintenant à l'article 158.
M. Poulin : Oui. Alors, M. le
Président, 158 : L'article 46 de la Loi sur la Financière agricole
du Québec (chapitre L-0.1) est abrogé.
Commentaire. Cet article abroge
l'article 46 de la Loi sur la Financière agricole du Québec afin de
retirer l'obligation du gouvernement d'approuver le plan d'exploitation de la
Financière agricole du Québec.
Le conseil d'administration de La
Financière agricole du Québec a la fonction d'approuver le plan d'exploitation
en vertu de l'article 15 de la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État.
Notre additionnelle. Le plan
d'exploitation est un plan d'action annuel qui vise la mise en oeuvre du plan
stratégique de La Financière agricole du Québec.
Alors, on est dans l'allègement, M. le
Président, d'un... d'une... d'un ministère ici évidemment. Alors, peut-être, on
peut avoir une explication, effectivement, parce que, la différence entre le
plan stratégique et le plan d'action annuel, tout réside là-dedans. Alors,
peut-être que nos équipes pourront... peuvent l'expliquer.
Le Président (M. Rivest) : On
a besoin du consentement. Vous pouvez vous nommer, nous donner l'explication.
Merci.
Mme Héroux (Andréanne) : Oui.
Bonjour. Mon nom est Andréanne Héroux, directrice des stratégies, de la
performance et du développement durable.
Alors, le plan d'exploitation est un plan
d'action interne qui vise la mise en oeuvre du plan stratégique de
l'organisation. Donc, c'est un peu notre plan d'action interne, là, pour
assurer la mise en oeuvre de nos objectifs stratégiques et l'atteinte de nos
indicateurs qui sont prévus dans le plan stratégique. Donc, annuellement, on
vient identifier, là, les différentes actions que l'on prévoit réaliser au sein
de l'organisation pour cheminer vers l'atteinte de nos objectifs stratégiques.
Le Président (M. Rivest) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme Rotiroti : ...juste une
précision, M. le Président, parce que je le lis, là, puis on dit que
«l'article 46 de la Loi sur La Financière agricole du Québec afin de
retirer l'obligation du gouvernement d'approuver le plan d'exploitation de La
Financière agricole du Québec». Ça fait que, là, on est... C'était La
Financière agricole qui, dans le fond, va... va faire son plan... son plan sans
l'approbation du ministre. Parce qu'avant il y avait l'approbation du ministre.
C'est ça... c'est comme ça que je dois le comprendre?
Mme Héroux (Andréanne) : Oui.
En fait, c'est sans l'approbation du gouvernement. Donc...
Mme Rotiroti : ...vous avez
raison.
Mme Héroux (Andréanne) : Oui,
parfait. Donc, oui, on va maintenir... Dans le fond, ça va être
l'article 15 de la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État qui va
s'appliquer. L'article 15 prévoit que le plan d'exploitation soit approuvé
par le conseil d'administration. Donc, il y avait une espèce d'incohérence
entre notre loi constitutive qui était préalable à la Loi sur la gouvernance
des sociétés d'État. Donc, la Financière agricole a été instituée en 2000, donc
avant la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État, et donc on vient préciser
le rôle lié à l'approbation de ce plan-là au niveau du conseil d'administration
de La Financière agricole.
Mme Rotiroti : Parfait. C'est
très clair. Merci.
Le Président (M. Rivest) : Merci.
Est-ce que l'article 158 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Rivest) : Nous
en sommes maintenant à l'amendement 158.1.
M. Poulin : Alors :
Insérer, après l'article 158 du projet de loi, ce qui suit :
«Loi sur les produits alimentaires.
158.1. L'article 33.8 de la Loi sur
les produits alimentaires (chapitre P-29) est modifié par le remplacement,
dans le premier alinéa, de «donnant avis à cet effet au moyen d'un
procès-verbal qui lui est remis personnellement ou à son représentant ou
préposé ou qui lui est envoyé par poste recommandée à son adresse commerciale»
par «notifiant un avis à cet effet au moyen d'un procès-verbal».
Commentaire. Cet amendement étend les
moyens par lesquels un procès-verbal peut être porté à la connaissance du
détenteur d'un produit visé par l'article 33.8 de la Loi sur les produits
alimentaires. Cette modification permet de ne pas restreindre la transmission
du procès-verbal à la remise en main propre ou à l'envoi par la poste recommandée.
La notification pourrait être faite par tout mode approprié, qui permet à celui
qui notifie de constituer une preuve de la remise...
M. Poulin : ...de l'emploi,
de la transmission et de la publication du document. Cela inclut notamment la
notification par un moyen technologique.
Alors, M. le Président, nous voyons
effectivement, dans la modification, l'avis à cet effet au moyen d'un
procès-verbal qui peut être transmis et... bien, c'est ça. S'il y a des
questions, on va être en mesure de pouvoir répondre. On vient aussi s'ajuster
quand même, je le mentionne, à divers articles, là, du corpus légal et
réglementaire sur l'évolution technologique, notamment pour permettre
d'afficher les informations sur un support technologique, de transmettre ou recevoir
des documents par voie électronique ou encore d'utiliser des moyens
technologiques pour notifier ou transmettre l'avis. Donc, c'est ce que l'on
souhaite faire à ce niveau-là.
Le Président (M. Rivest) : ...est-ce
qu'il y a des interventions?
Mme Rotiroti : On s'adapte à
l'ère du temps, M. le Président.
Le Président (M. Rivest) : ...assurément
une bonne chose. Donc, est-ce que l'amendement 158.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Rivest) : Donc,
l'article 158.1 est adopté. L'amendement 158.2.
M. Poulin : Bien oui, exact.
Insérer, après l'article 158.1 du projet de loi tel qu'amendé, le
suivant :
158.2. Cette loi est modifiée par le
remplacement, partout où ceci se trouve dans le texte anglais des
articles 33.10 et 56.1, de «minutes» par «written statement».
Commentaire. Cet amendement modifie le
texte anglais des articles 33.10 et 58.1 de la Loi sur les produits
alimentaires en remplaçant «minutes» par «written statement», ce qui reflète
mieux le... J'ai-tu un enjeu d'anglais? Non. OK, excusez-moi, je pensais que
vous me corrigiez. Ce qui reflète mieux le sens de procès-verbal dans le texte
français. Désolé, je pensais que vous me donniez un petit cours après les
chiffres romains.
Mme Rotiroti : J'imagine
qu'on... Oui, c'est ça. Non, c'est... la terminologie est bonne.
M. Poulin : «Written
statement».
Mme Rotiroti : «Written
statement» au lieu de «minutes». «Minutes», c'est français, des minutes.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'il y a des interventions? Ça va. Donc, l'amendement 158.2 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Rivest) : Donc,
l'article 158.2 est adopté. L'amendement 158.3.
M. Poulin : Insérer, après
l'article 158.2 du projet de loi tel qu'amendé, ce qui suit :
Loi sur la protection du territoire et des
activités agricoles.
158.3. L'article 24 de la Loi sur la
protection du territoire et des activités agricoles (chapitre P-41.1) est
modifié par le remplacement, dans le troisième alinéa, de «l'endroit» par
«l'emplacement».
Commentaire. Cet amendement modifie
l'article 24 de la Loi sur la protection du territoire et des activités
agricoles afin de remplacer le mot «endroit» par un terme neutre technologiquement.
Le terme «emplacement» peut viser à la fois un emplacement physique ou un
emplacement logique. L'affichage d'une copie de l'avis et du plan sommaire visé
par cet article pourrait donc se faire par un support technologique et non
seulement sur un endroit physique.
Mme Rotiroti : ...répondu à
ma question.
M. Poulin : Oui. Allez-y,
Mme...
Mme Zaga Mendez : ...je
pourrais revoir... donc, par exemple, sur un site Web ou sur une autre
publication, là. OK.
Le Président (M. Rivest) : Donc,
s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement 158.3 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Rivest) : Donc,
l'article 158.3 est adopté. L'amendement 158.4.
• (12 h 50) •
M. Poulin : Insérer, après
l'article 158.3 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
158.4. L'article 60.2 de cette loi
est modifié par le remplacement de «que la Commission lui transmettre par la
poste, photocopie» par «copie».
Commentaire. Cet amendement permet à la Commission
de protection du territoire agricole du Québec de transmettre une copie de tout
document d'un dossier sur un support papier ou sur un support technologique au
demandeur ou à toute autre personne intéressée intervenue à l'égard de la
demande dont la commission est saisie. Il permet également de supprimer
l'obligation de transmettre le document par la poste.
Alors, vous voyez, M. le Président, il y a
une certaine notion de concordance dans les outils technologiques que nous
pouvons utiliser dès maintenant. Oui, allez-y.
Mme Zaga Mendez : ...ceci,
c'était absolument une copie papier qui devait être donnée au requérant?
M. Poulin : ...par la... si
on respectait l'article de loi, là, et Dieu sait qu'on le respecte, on était
par la poste et on donnait une notion de photocopie également. Alors là, en
biffant le tout et en mettant copie, il y a une possibilité de flexibilité en
concordance avec ce qu'on mentionne un peu plus tôt. Je résume bien,
Messieurs...
Mme Zaga Mendez : Bien oui,
et plus rapidement aussi, là.
M. Poulin : Bonjour, mesdames
et messieurs. Je ne vous avais pas totalement vu. Je résume bien l'esprit? Oui.
Mme Zaga Mendez : OK. Donc,
je comprends, si c'est... ça va beaucoup plus vite aussi, là.
M. Poulin : Puis, par moment,
ça peut être sur le site transactionnel de la CPTAQ.
Mme Zaga Mendez : Lorsqu'ils
ont un dossier...
M. Poulin : Oui.
Mme Zaga Mendez : OK. Ça
répond à ma question, ça...
M. Poulin : On risque de
réduire les délais de façon importante, oui.
Mme Zaga Mendez : Bien oui,
parce que c'est... des fois, c'est très long avant d'avoir certaines
informations.
M. Poulin : Oui, surtout
quand Postes Canada est en grève.
Mme Zaga Mendez : Ou autres.
M. Poulin : Mais ils ont
droit de faire la grève, c'est un droit reconnu.
Mme Zaga Mendez : Bien sûr,
bien sûr.
Le Président (M. Rivest) : C'est
toute une révolution féministe. J'en profite pour remercier les équipes, là,
depuis tout à l'heure, là, il y a quand même tout un travail qui est fait.
Bravo pour votre présence puis merci, merci d'être là...
Le Président (M. Rivest) : …Est-ce
que l'amendement 158.4 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Rivest) :
Est-ce que… donc l'article 158.4 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Rivest) :
L'amendement 158.5, M. le ministre.
M. Poulin : Donc, insérer,
après l'article 158.4 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
158.5. L'article 79 de cette loi est
modifié par la suppression de «par poste recommandée».
Commentaires : Cet amendement permet
d'élargir à d'autres modes de notification que la poste recommandée pour
notifier à une personne une décision défavorable à l'égard d'un permis de la
Commission de la protection du territoire agricole du Québec. La notification
pourrait être faite par tout mode approprié qui permet à la commission de
constituer une preuve de la remise de l'envoi de la transmission ou de la
publication de la décision. Cela inclut notamment la notification par un moyen
technologique.
Alors, on enlève, M. le Président, dans le
texte de loi «par poste recommandée». Et évidemment c'est dans le même esprit
que le site transactionnel de la CPTAQ.
Le Président (M. Rivest) : Oui,
allez-y.
Mme Rotiroti : Je comprends
qu'est-ce qu'on fait. C'est… c'est parfait. Je n'ai pas d'enjeu. Moi, je veux
juste m'assurer que la personne concernée, dans… dans tous les cas, sera
informée, puis qu'on va s'assurer que la personne aille l'information.
M. Poulin : Bien, je trouve
ça intéressant ce que la députée dit, parce que je le mentionne dans les
commentaires de l'amendement, où on dit qu'on doit avoir une certitude de
notification de la personne, mais... qu'est-ce que c'est, la notification de
certitude que la personne a bien reçue? Peut-être que nos équipes en ont... ont
des... ont des réflexions au... à ce sujet.
Le Président (M. Rivest) : J'ai
besoin du consentement. Allez-y.
Mme Rotiroti : ...avant que
les… les gens prennent la parole. On était dans la poste recommandée.
Recommandée, en principe, tu dois signer. Alors, on sait que la personne a
obtenu le… le document. Alors, je veux juste m'assurer que, en enlevant ça, on
s'assure de les moyens que vous allez prendre pour informer, mais que la... que
vous êtes sûrs que la personne a eu l'information.
Le Président (M. Rivest) : J'ai
besoin du consentement. Ça va?
Mme Rotiroti : Oui,
consentement.
Le Président (M. Rivest) : Donc,
il s'agit de vous nommer.
Mme Perin (Isabelle) : Merci,
M. le Président. Isabelle Perin, avocate au ministère de la Justice. Donc,
effectivement, quand on emploie le terme «notification», ça vient vraiment
faire en sorte que le document va être porté à la connaissance de l'administré.
Puis, par la notification, il va y avoir une preuve de la réception du document
à la personne concernée par la décision. Donc, effectivement, la personne va
vraiment être bien notifiée, informée de la décision défavorable de la
commission.
Mme Rotiroti : Parfait. Merci
beaucoup pour la précision.
Le Président (M. Rivest) : Merci.
Donc, est-ce que...
M. Poulin : ...pertinent.
Le Président (M. Rivest) : ...est-ce
que l'amendement 158.5 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Rivest) :
Donc, l'article 158.5 est adopté. L'amendement 158.6.
M. Poulin : Insérer, après
l'article 158.5 du projet de loi tel qu'amendé, ce qui suit :
Loi sur les terres agricoles du domaine de
l'État. 158.6. L'article 15 de la Loi sur les terres agricoles du domaine
de l'État (chapitre T-7.1) est modifié par le remplacement, dans le
premier alinéa, de «faire parvenir au locataire par poste recommandée» par «notifier
au locataire».
Commentaires : Cet amendement permet
d'élargir à d'autres modes de notification que la poste recommandée pour
notifier un locataire l'avis du ministre de l'Agriculture, des Pêcheries, de
l'Alimentation, de son intention de révoquer son bail. La notification pourrait
être faite par tout mode approprié qui permet au ministre de constituer une
preuve de la remise de l'envoi, de la transmission ou de la publication de la
vie, cela inclut notamment la notification par un moyen technologique.
Alors, on voit, M. le Président, dans le
texte que nous venons changer, puis ça s'inscrit, puis on avait travaillé pas
mal là-dessus quand on est entré à l'automne, où on disait : Bien, quels
chantiers peuvent être faits dans tous les ministères et organismes pour
enlever le fax puis tenter de... de le faire de façon technologique. Alors, je
dois le dire, là, au ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de
l'Alimentation, on a fait tout un travail pour modifier chacune de leurs lois.
C'est pour ça qu'on touche à des lois différentes. On est à la CPTAQ tantôt,
là, on est sur la Loi sur les terres agricoles du domaine de l'État. Donc, on a
fait tout un travail pour s'assurer qu'on ait moins de correspondance,
effectivement. Alors, on biffe le «poste recommandée» et on y vait avec
notifier aux locataires. Et voilà.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'il y a des interventions?
Mme Rotiroti : Non. Au moment
qu'on... on nous rassure que le... le terme «notifié» veut dire qu'ils ont une
trace pour être sûr que la personne a bel et bien non seulement reçu la... la
documentation, mais qu'il y a... qu'il y a une traçabilité, on va dire comme
si, ça me va.
Le Président (M. Rivest) : Merci.
L'amendement 158.6 est-il adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Rivest) :
Donc, l'article 158.6 est adopté.
M. Poulin : M. le Président,
nous venons de terminer un bloc qui concerne le MAPAQ. Nous avons un
bloc 44 et qui concerne la RAMQ. Les gens sont sur place. Alors, nous
irions à l'amendement 62.2 qui concerne la RAMQ. On est dans le même
esprit d'allègement sur ce qui est transmis par la poste versus transmis
technologiquement. Et la RAMQ est sur place. Alors, nous serions dans
l'amendement 62.2... 162.2...
M. Poulin : ...qui pourrait
traiter de cet enjeu-là. Je remercie les gens du ministère Agriculture, des
Pêcheries, de l'Alimentation.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
que d'abord on a le consentement?
Une voix : Oui.
Le Président (M. Rivest) : Ça vous
va? Est-ce qu'on a besoin... est-ce qu'on...
M. Poulin : On est dans le
même esprit d'allègement de l'État, M. le Président, cette culture de fax qui
doit cesser. Nous venons changer des lois pour faciliter la relation avec les
citoyens. Avez-vous vu, je fais du temps en ondes pendant que les gens
changent.
Le Président (M. Rivest) : Oui,
mais peut-être nous lire l'article 162.2, donc.
M. Poulin : Ah! oui, c'est
vrai, j'aurais pu faire ça aussi. Oui, excusez-moi, il est assez long.
Le Président (M. Rivest) : Bienvenue
à vous.
M. Poulin : Oui, de rien.
Alors vous avez raison. Alors, insérer après l'article 162.1 du projet de
loi tel qu'amendé, ce qui suit :
Chapitre 15.2 Dispositions concernant
l'assurance maladie et l'assurance médicaments
Loi sur l'assurance maladie.
62.2. L'article 72 de la Loi sur
l'assurance maladie (chapitre A-29) est modifié par le remplacement du
paragraphe d.2 du premier alinéa par les paragraphes suivants :
d.2. Prescrire à l'égard d'un
professionnel soumis à l'application d'une entente ou d'un... dispensateur le
mode de transmission à la régie et par celle-ci de tout document;
e. Fixer à l'égard d'un professionnel
soumis à l'application d'une entente ou d'un dispensateur le montant des frais
exigibles par la Régie pour l'utilisation de certains modes de transmission
d'un document qui est transmis à la Régie et ceux que la Régie lui transmet;
f. Prescrire à l'égard d'un professionnel
soumis à l'application d'une entente ou d'un... d'un dispensateur le mode de
paiement des montants dus par la régie;
f.1. Fixer à l'égard d'un professionnel
soumis à l'application d'une entente d'un dispensateur les montants des frais
exigibles par la Régie pour l'utilisation de certains modes de paiement des
montants dus par la régie.
Commentaires : Cet amendement permet
à la Régie de l'assurance maladie du Québec, par règlement approuvé par le
gouvernement, de prescrire le mode de transmission de documents qui lui sont
transmis ou qu'elle transmet à l'égard des professionnels de la santé
participants et des dispensateurs. Il permet également à la Régie de fixer par
ces mêmes personnes le montant des frais exigibles pour l'utilisation de
certains modes de transmission ou certains modes de paiement.
Alors, M. le Président, nous venons à
l'intérieur de cet amendement, donner une flexibilité et l'absence de pouvoir
réglementaire, freiner l'adoption, notamment du dépôt direct de la transmission
des documents électroniques par la clientèle. Et justement, ça vise à permettre
à la régie, par un règlement approuvé par le gouvernement, de prescrire le mode
de transmission des documents qui lui sont transmis. Alors, c'est... c'est
préventif, mais réaliste sur le plan légal, de pouvoir donner ce pouvoir
réglementaire là qui est ciblé. M. le Président, alors on a les médecins
omnipraticiens et spécialistes, les dentistes, les chirurgiens buccaux, les
optométristes, les pharmaciens propriétaires et les dispensateurs de services
assurés. On pourrait penser, M. le Président, aux auto... audioprothésistes,
là, notamment.
Le Président (M. Rivest) : Alors,
merci pour vos commentaires et de votre collaboration à tous. Compte tenu de
l'heure, je suspends les travaux jusqu'à 15 heures. Merci à chacun d'entre
vous et merci à l'équipe.
(Suspension de la séance à 13 heures)
15 h (version non révisée)
(Reprise à 15 h 05)
Le Président (M. Allaire) :
Alors, à l'ordre s'il vous plaît! La Commission de l'économie et du travail reprend
ses travaux. Nous poursuivons l'étude détaillée du projet de loi n° 11,
Loi modifiant diverses dispositions principalement aux fins d'allègement du
fardeau réglementaire et administratif.
Alors, ce matin, lors de la suspension,
nous étions sur un amendement qui introduisait le 162.2. J'ai compris qui avait
été lu. Il y avait peut-être même des commentaires qui avaient... qui avaient
été discutés alentour de cette table de commission. Est-ce qu'il y a d'autres
commentaires sur l'amendement?
M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : M. le
Président, je n'étais pas là ce matin, alors je ne sais pas si ma collègue
était en train d'avoir une discussion avec le ministre ou tout était réglé. C'est
peut-être juste une mise à jour.
Le Président (M. Allaire) : On
me dit que personne n'est intervenu.
M. Kelley : Oui, ou
est-ce que...
Le Président (M. Allaire) : Monsieur...
M. le député, peut-être faire un bref résumé pour le député de Jacques-Cartier?
M. Poulin : Oui, tout à
fait. Alors, nous étions sur un amendement au niveau de la RAMQ sur les
supports technologiques, donner une possibilité de créer un règlement pour que
la RAMQ puisse communiquer au niveau des supports technologiques. Alors, j'en
avais fait la lecture. Nous avons les gens de la RAMQ qui sont avec nous
présentement. Nous avions débuté de façon préliminaire les discussions. Il faut
savoir que ça s'inscrivait dans un grand chantier où on tente non seulement de
retirer parfois la poste, la poste recommandée, le télécopieur pour entrer en
contact avec sa clientèle ou avec ses professionnels. Mais on souhaitait donner
un pouvoir réglementaire pour, justement, permettre la transmission de
documents électroniques à la clientèle. Ça peut toucher les médecins
omnipraticiens spécialistes, les dentistes, chirurgiens buccaux, optométristes,
pharmaciens propriétaires ou les dispensateurs de services réguliers comme les
audioprothésistes.
Alors, c'est vraiment une façon de... Et
la députée de Jeanne-Mance—Viger nous mentionnait quelles sont vos garanties qu'une
personne va recevoir l'information, ou qu'elle aura une validité d'avoir vu l'information.
Donc, nous en étions rendus là, je pense, essentiellement, oui.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
M. Kelley
: M. le
ministre, la capacité de la RAMQ de... de fournir cette information vers les
clients, comme il n'y a pas d'empêchement avec le système existant, ça va être
comme... Et les gens sont ici, alors, peut-être ils ont...
M. Poulin : ...pertinente.
M. Kelley
:
...question... mais expliquer comment ça va être le mécanisme.
Le Président (M. Allaire) : Je
n'ai pas de problème. J'ai compris que vous n'étiez pas intervenu encore, donc j'ai
besoin du consentement...
Le Président (M. Allaire) : ...parfait.
Simplement vous présenter avec votre titre, et la parole est à vous.
M. Pelletier (Vincent) : Merci,
M. le Président. Vincent Pelletier, je suis juriste à la Régie de l'assurance
maladie.
Et, pour répondre à votre question, M. le
député, effectivement, il y a déjà des services en ligne qui existent.
L'objectif principal de la mesure est de venir forcer, entre guillemets, la
communication électronique pour ne plus avoir à transmettre les documents
papier par courrier à moins, aussi c'est l'autre partie du règlement, d'imposer
des frais.
Pour vous donner un autre exemple,
l'émission de chèques, qui coûte de l'argent à chaque fois qu'on émet un
chèque. L'objectif est d'implanter le virement bancaire, à moins que la
personne désire un chèque, auquel cas il aura des frais à payer. C'est
l'intention si un règlement est pris un jour. C'est déjà, dans la majorité des
cas... comme pour donner l'exemple des chèques, là, c'est... plus de 90 %
des chèques aux professionnels sont transmis par virement, donc pas par chèque,
pardon. Donc, c'est déjà des modes qui sont implantés.
M. Kelley
: Parfait.
Et, juste... qu'est-ce que j'ai saisi de l'échange que j'ai eu avec le
ministre, il y a une question aussi d'envoyer par courriel certains documents à
des patients. Pour la protection des données puis, quand même, la façon de
ramasser, accumuler les courriels, comment la RAMQ envisage d'être capable de
faire ça? C'est basé sur le fait qu'il y a déjà des profils existants avec,
j'imagine, Clic Santé, etc.? Ou ça va être demandé à certaines personnes de
produire... nous fournir un courriel? Est-ce que je comprends bien?
M. Pelletier (Vincent) : Oui.
Alors, pour commencer, on vise ici uniquement les professionnels de la santé,
les dispensateurs, on ne vise pas les citoyens...
M. Kelley
: ...
M. Pelletier (Vincent) :
...non, du tout, par ce règlement-là. Donc, eux vont pouvoir continuer
d'échanger par papier, par téléphone avec la régie. C'est uniquement les
professionnels de la santé. Et il y a déjà un service en ligne pour la
messagerie sécurisée pour ces professionnels.
M. Kelley : Excellent.
Parfait. C'est... C'est plus clair... clair pour moi. J'ai... comme j'ai dit,
j'ai manqué un peu la discussion ce matin, alors merci pour les précisions.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Merci. D'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, on va
procéder à la mise aux voix de l'amendement. Est-ce que l'amendement est
adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. L'amendement est adopté. Donc, article 162.2 est adopté également et
ajouté au projet de loi. Alors, on poursuit, M. le ministre, un nouvel
amendement. 162.3, au bloc 44. La parole est à vous.
M. Poulin : ...simplement
faire un aparté. Le député de Jacques-Cartier... Parce que je tiens mes
engagements, M. le Président. Le député de Jacques-Cartier, dans un autre bloc,
nous a parlé de sa circonscription, notamment, et d'un événement passé en 2018
qui concerne des entreprises et leurs possibilités sur l'importation de vin.
J'aurais un petit peu plus de réponse pour lui à lui donner. Évidemment, quand
ça concerne des cas de comté, on ne le fait pas toujours au micro, mais vous
dire que ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, ce qu'il nous avait parlé,
concernant la possibilité d'importer des matières premières de d'autres pays,
de pouvoir les transformer. Il avait soulevé un enjeu en 2018. Alors, nous
avons fait les vérifications dans les derniers jours, et je tiens à dire que je
reviendrai au député de Jacques-Cartier, en dehors du micro, concernant ce cas
citoyen qu'il avait porté à notre attention en commission parlementaire.
• (15 h 10) •
M. Kelley : ...merci beaucoup
pour le suivi.
M. Poulin : Oui. Puis ça me
permet de le rappeler de lui en parler. Donc, je voulais le dire pendant que
j'y pensais.
Une voix : ...
M. Poulin : Oui, absolument.
On est rendus là.
Donc, insérer, après l'article 162.2 du
projet de loi tel qu'amendé, ce qui suit :
Loi sur l'assurance médicaments
162.3. L'article 60 de la Loi sur
l'assurance médicaments (chapitre A-29.01) est modifié par l'insertion, après
le sixième alinéa, du suivant :
«La liste peut également prescrire le mode
de transmission des documents que l'auteur d'une ordonnance transmet et de ceux
qui lui sont transmis dans le cadre de l'application du présent article.»
Commentaire : Cet article permet au
ministre de la Santé et des Services sociaux de déterminer, dans le règlement
concernant la liste des médicaments couverts par le régime d'assurance
médicaments, le mode de transmission de documents à l'égard de l'auteur d'une
ordonnance.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions? S'il n'y a pas d'intervention sur l'amendement, nous allons
procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. Donc, l'amendement est adopté. L'article 162.3 est adopté et ajouté au
projet de loi. M. le ministre, 162.4.
M. Poulin : ...162.3 du
projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
162.4. L'article 78 de cette loi est
modifié par l'insertion, après le paragraphe 2.1° du premier alinéa, du
paragraphe suivant :
«3° déterminer le mode de transmission à
la Régie ou par celle-ci de tout document;»
Commentaire : Cet amendement a permis
au gouvernement de prescrire par règlement le mode de transmission à la Régie
de l'assurance maladie du Québec ou par celle-ci de tout document dans le cadre
de l'application de la Loi sur l'assurance médicaments.
Le Président (M. Allaire) : ...s'il
n'y a pas d'intervention... nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'amendement est adopté? Il est adopté? Je n'ai pas compris.
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Ah! j'aime ça. Merci.
M. Poulin : ...Saint-François
est là à tout moment.
Le Président (M. Allaire) : Bon,
parfait. Je n'avais pas entendu, désolé.
M. Poulin : Désolé.
Le Président (M. Allaire) :
Donc, l'amendement est adopté. L'article 162.4 est ajouté au projet de loi. On
poursuit. 162.5.
M. Poulin : Insérer, après
l'article 162.4 du projet de loi tel qu'amendé, ce qui suit :
La Loi sur la Régie de l'assurance maladie
du Québec
162.5. L'article 19.2 de la Loi sur la
Régie de l'assurance maladie du Québec (chapitre R...
M. Poulin : ...R-5) est
remplacé par le suivant :
«19.2. Un inspecteur peut, par une demande
péremptoire notifiée par
tout mode approprié, exiger de toute personne, dans
le délai raisonnable qu'elle fixe, la production de tout renseignement ou de
tout document permettant de vérifier l'application de la présente loi, de la
Loi sur l'assurance maladie (chapitre A-29), de la Loi sur l'assurance
médicaments (chapitre A-29.01) ou de leurs règlements. La personne à qui
cette demande est faite doit, dans le délai fixé, s'y conformer, qu'elle ait ou
non déjà produit un tel renseignement ou un tel document en réponse à une
demande semblable ou en vertu d'une obligation découlant de la présente loi et
des autres lois ou règlements mentionnés au premier alinéa.»
Commentaire. Cet amendement vise à
moderniser l'article 19.2 de la Loi sur la Régie d'assurance maladie du
Québec et assurer la concordance avec des dispositions similaires adoptées dans
les dernières années, notamment les articles 95, 98 et 122 de la Loi sur
les renseignements de la santé et les services sociaux.
Le Président (M. Allaire) : Merci,
M. le ministre. Des interventions? Oui, M. le député de Saint-Jérôme.
M. Chassin :Permettez une question brève, mais est-ce que c'est parce
qu'on a ce type de provision dans d'autres lois que... On parlait d'harmoniser
ou, en tout cas, de... d'équivalents ailleurs. Parce qu'il me semble que ça...
c'est fait pour ratisser très large puis donner beaucoup de pouvoir aux
inspecteurs.
M. Poulin : Je ne
comprends pas votre question, M. le député. Désolé. Vous dites, dans les autres
lois, si on retrouve...
M. Chassin :Dans... dans la présentation... C'est ça, dans... En fait,
en terminant, là, puis c'est peut-être écrit dans le commentaire, mais vous
disez, c'est... Dans le fond, pour avoir une harmonisation avec d'autres...
d'autres endroits où est-ce qu'on retrouve quelque chose de similaire... J'imagine
que c'est parce qu'il y a des provisions comme ça dans d'autres lois que
seulement la Loi sur la Régie de l'assurance maladie?
M. Poulin : Mais je ne
sais pas si nos légistes ont une réponse, oui, parce que...
Le Président (M. Allaire) : ...Allez-y.
M. Pelletier (Vincent) : Merci,
M. le Président. Alors, oui, effectivement, on parle notamment... c'est de la
concordance avec la Loi sur les renseignements de santé qui a été adoptée
récemment, et dans quelques autres lois aussi, là. C'est des mesures qui sont
prévues notamment aussi en droit fiscal.
M. Chassin :Puis est-ce que... Parce qu'en droit fiscal, à la limite,
je pourrais peut-être comprendre... Là on... vraiment on... Il y a le mot
«tout» à peu près partout, juste pour être certain qu'on peut tout demander à
tout le monde. Mais... mais est-ce que si on... est-ce que c'est phrasé dans le
fond? Puis je vais poser la question, comme ça, un peu carte sur table :
Est-ce que c'est phrasé pour éviter du travail, un inspecteur, puis que
finalement c'est l'inspecté qui fait tout le travail, même s'il y a déjà fourni
des renseignements?
Le Président (M. Allaire) :
...
M. Pelletier (Vincent) : Merci,
M. le Président. Alors, la disposition existait essentiellement déjà, et ça
coûte quand même des certains pouvoirs à un inspecteur de la régie, mais il n'y
a pas eu une... un élargissement de ces pouvoirs-là par la disposition. On
vient juste changer le mode de notification qui, avant, devait être faite par
poste recommandée et par signification à personne, je crois. Mais, sur le fond,
pour compléter, là... on doit quand même demander des choses spécifiques, on
doit avoir une raison pour le demander. On ne faut pas aller à la... une partie
de pêche pour demander tout pour n'importe quelle raison.
M. Chassin :OK. Puis est-ce que... Je ne sais pas si on peut descendre
le... sur l'écran, il y a...
Le Président (M. Allaire) :
Oui. Assurément.
M. Chassin :
...il y a la version rouge et... rouge et vert, là. On voit la... la
distinction entre l'ancien article et le nouveau, là. Il y a quand même une
bonification, disons, en termes de... de nombre de mots, on va dire ça comme
ça, poliment. Mais... mais c'est vraiment juste pour le phrasé puis pour les
modalités, c'est ça?
Des voix : ...
M. Pelletier (Vincent) : Merci.
Oui, M. le Président. Donc, le deuxième alinéa vient un peu préciser les
modalités.
M. Chassin :OK. C'est bon. Merci.
Le Président (M. Allaire) :
...
M. Chassin :
Oui.
Le Président (M. Allaire) :
...D'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix de l'amendement. Est-ce que l'amendement est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Parfait. Donc, l'article nouvellement introduit, 162.5, est introduit au projet
de loi. Il est adopté. M. le ministre. À 162.6.
M. Poulin : Insérer,
après l'article 162.5 du projet de loi tel qu'amendé, ce qui suit :
«Règlement sur les modalités d'émission de
la carte d'assurance maladie et de transmission des relevés d'honoraires et des
demandes de paiement.
«162.6. L'article IX du Règlement sur
les modalités d'émission de la carte d'assurance maladie et de transmission des
relevés d'honoraires et des demandes de paiement (chapitre A-29,
r... r.7.2), comprenant l'article 34, est abrogé.»
Commentaire. Cet amendement abroge la
section IX du Règlement sur les modalités d'émission de la carte
d'assurance maladie et de transmission des relevés d'honoraires et des demandes
de paiement comprenant l'article 34. Ainsi, les modalités concernant les
demandes d'autorisation d'un médicament d'exception seront dorénavant prévues
exclusivement dans le règlement concernant la liste des...
M. Poulin : ...couverts par
le régime général d'assurance médicaments.
Le Président (M. Allaire) : Merci,
M. le ministre. Des interventions? S'il n'y a pas d'intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix de l'amendement. Est-ce que l'amendement est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Donc, l'article nouvellement introduit 162.6 est adopté et introduit au projet
de loi. Donc, ça termine le bloc 44.
On s'en va donc au bloc 41. Est-ce
que... est-ce que...
M. Poulin : ...l'amendement,
M. le Président.
Le Président (M. Allaire) : Oui.
J'ai d'abord besoin du consentement. Est-ce que j'ai votre consentement? Je
n'ai pas compris. Est-ce que j'ai votre consentement?
Des voix : Oui.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Bon, c'est gentil.
Une voix : ...
Le Président (M. Allaire) : On
s'en va au bloc 41.
M. Poulin : ...le
bloc 41 qui traite du retrait à la... de la responsabilité de la ministre
responsable des Aînés concernant le Comité national d'éthique sur le
vieillissement. Merci aux gens de la RAMQ.
Le Président (M. Allaire) : Est-ce
qu'on a besoin de faire une courte suspension? Ça va? Parfait. On continue.
M. Poulin : Je vais lire
l'amendement, M. le Président. Insérer, après l'intitulé du chapitre... Ça,
c'est?
Une voix : ...
M. Poulin : 15. Désolé, ce
n'est pas parce que Pâques arrive que je connais mes chiffres romains. Insérer,
après l'intitulé du chapitre XV du projet de loi, ce qui suit :
Loi sur le ministère de la Famille, des
Aînés et de la Condition féminine.
158.7. L'article 3.1 de la Loi sur le
ministère de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine
(chapitre M-17.2) est modifié par la suppression du paragraphe 5°.
Commentaire. Cet amendement retire la
responsabilité du ministre responsable des Aînés et de former un comité
national d'éthique sur le vieillissement.
Alors, je vais y aller avec quelques
commentaires, M. le Président, parce que j'ai comme vous à coeur les aînés du
Québec, j'ai comme vous à coeur le vieillissement au Québec, j'ai comme vous à
coeur que le gouvernement du Québec s'en occupe et, surtout, soit en constante
veille stratégique sur ce que l'on doit faire concernant nos aînés au Québec.
Alors, pourquoi donc cette proposition?
Ces modifications visent à alléger les processus administratifs et à recentrer
l'action gouvernementale sur les orientations et les politiques à l'égard des
besoins des personnes aînées tout en préservant les principes fondamentaux liés
aux responsabilités prévues à la loi. Elles réduisent notamment la lourdeur
liée à une instance éthique permanente en permettant aux ministres de s'appuyer
sur des comités d'experts et les effectifs de la fonction publique pour la
préparation des dossiers de nomination et de mandat.
Le Secrétariat aux aînés, avant la
législation, assure l'administration des activités du Comité national
d'éthique, notamment la coordination des nominations par la ministre et
l'identification pour approbation ministérielle des thématiques susceptibles de
faire l'objet d'un avis. Pour soutenir ces travaux, il organise des rencontres
ponctuelles avec le comité, et prépare les lettres de mandat issues des
consultations ministérielles, et propose une nomination des membres du comité.
L'ensemble de ces activités représente environ 80 jours de travail par
année.
Si nous adoptons le tout, en cas de
besoin, le Secrétariat aux aînés effectuera les travaux pour que la ministre
puisse s'appuyer sur l'instance la plus appropriée pour répondre aux besoins
inhérents à la situation. Il y a déjà trois comités... bien, trois instances,
je vais le dire comme ça, la Commission de l'éthique en science et en
technologie, le comité d'éthique en santé publique, l'Institut national
d'excellence en santé et services sociaux, l'INESSS, et ce ne sont que quelques
exemples.
Alors, c'est pour cette raison-là, que
l'ajout de ce comité d'éthique là... c'est une recommandation, d'ailleurs, du
ministère de la Santé et des Aînés de ne plus le mettre en place et de laisser,
donc, d'autres possibilités ayant les mêmes objectifs.
• (15 h 20) •
Le Président (M. Allaire) : Merci,
M. le ministre. Mme la députée de Jeanne-Mances—Viger.
Mme Rotiroti : Merci, M. le
Président. Alors, bonjour. Pouvez-vous me dire qui qui composait ce comité
d'éthique là, qui qui... qui était autour de la table?
Le Président (M. Allaire) : Simplement,
j'ai besoin du consentement.
Mme Rotiroti : Oui.
Le Président (M. Allaire) : J'ai
votre consentement. Parfait. Simplement vous présenter avec votre titre. La
parole est à vous.
Mme Rouighi (Hasna) : Oui.
Bonjour, Hasna Rouighi, directrice générale Services aux aînés, Proches aidants
et du Secrétariat aux aînés.
Donc, la composition du Comité national
d'éthique sur le vieillissement est faite d'environ une quinzaine de
chercheurs, d'experts, que ce soit en gérontologie ou sur le vieillissement,
donc, des personnes qui maîtrisent également le volet d'éthique et
d'intersectorialité. Ils sont associés à l'Université Laval et au CIUSSS
Capitale-Nationale. Et l'ensemble de la composition et des expertises particulières
de ces équipes sont évidemment publics et disponibles sur le site concerné.
Mme Rotiroti : Alors, quand
vous dites : Il y a 15 chercheurs qui ont... sont quand même des
expertes dans le domaine, que ça soit sur le vieillissement de la population et
au niveau de l'éthique, est-ce que cette expertise-là, on va la trouver...
Mme Rotiroti : ...que ce soit
dans le ministère ou dans d'autres comités qu'on pourrait former.
Le Président (M. Allaire) :
Allez-y.
Mme Rouighi (Hasna) : Donc,
M. le Président, merci de la question. C'est certain que les organismes qui ont
été ciblés peuvent offrir le même niveau d'expertise requis par la ministre en
fonction de ses besoins. Donc, par exemple, pour le Comité d'éthique en
sciences et technologies, c'est un objectif gouvernemental qui est directement
rattaché au ministère de l'Économie, qui a vraiment une portée provinciale et
qui peut s'associer avec les bons chercheurs et experts en fonction des sujets
couverts. Même chose pour l'Institut national d'excellence en santé et services
sociaux, il peut aller chercher un large spectre d'experts et le ministre peut
déjà recourir à ses services en fonction d'une diversité de sujets.
Mme Rotiroti : Expliquez-moi,
ce comité-là avait des... j'imagine, évidemment, un mandat précis, parce qu'il
se penchait sur le vieillissement de la population et l'éthique. Combien d'avis
par année ça pourrait représenter, qui était soumis au ministre?
Mme Rouighi (Hasna) : Au
total, depuis son existence, il y a eu neuf avis qui ont été émis par le CNEV,
donc le Comité national en éthique et vieillissement. Il faut considérer
également que ce sont des questions très spécifiques, le thème qui est couvert.
Donc, même lorsque parfois le ministre n'avait pas de questions spécifiques en
éthique à couvrir, il était dans l'obligation de le faire. Donc, il y a eu
également des sujets qui étaient autosaisis directement par le Comité national
d'éthique sur le vieillissement.
Mme Rotiroti : Ça, c'est neuf
avis par année, c'est ça?
Mme Rouighi (Hasna) : Neuf au
total depuis son...
Mme Rotiroti : Neuf total.
Pour combien de temps?
Mme Rouighi (Hasna) : Écoutez,
c'est depuis 2015, je n'ai pas la date de création.
Mme Rotiroti : Ça fait qu'on
peut dire sur plusieurs années.
Mme Rouighi (Hasna) :
Exactement.
Mme Rotiroti : OK. Puis vous
êtes certaine que ces expertises-là, on ne les perd pas?
Mme Rouighi (Hasna) : Absolument.
Il y a plusieurs chercheurs qui sont déjà associés, par exemple, au Réseau
québécois sur le vieillissement. Ce réseau nous appuie également, lorsqu'il y a
un approfondissement nécessaire de certaines questions de recherche. Donc, le
ministre pourra s'appuyer sur ces différents leviers pour prendre la meilleure
décision.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
Mme
Rotiroti
:
Merci, oui.
Le Président (M. Allaire) : D'autres
interventions? M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley : Peut-être le...
un petit plus pour le ministre, parce qu'on a vu récemment un amendement qui
était d'adopter dans une autre commission, qui a créé beaucoup de bisbille dans
le société civile, là, mais... Mais non, c'est juste que des groupes, souvent,
qui savent que ces types de comités existent, on n'est pas en train d'enlever
quelque chose qui est pressé par les différents groupes. Puis le moment que
c'est adopté, des gens vont commencer à dire : Bien, pourquoi on a abolir
ça? Parce que c'était utile pour nous. Alors, je veux juste voir si le ministre
a fait peut-être certaines consultations, pas juste avec le ministre
responsable pour le dossier, mais les groupes qui sont souvent ceux qui
travaillent avec ce comité-là.
M. Poulin : Bien, tout à
fait, M. le Président. J'ai consulté ma collègue la ministre, à ce moment-là,
elle avait... je ne sais plus si elle avait juste Aînés, là, mais, ministre
responsable des Aînés, je l'ai consultée et nous avons eu des allers-retours
parce que j'avais des questions.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
M. Kelley
: Oui.
Le Président (M. Allaire) :
Pas d'autre intervention? Oui, M. le député de Saint-Jérôme.
M. Chassin :J'ai, en fait, une intervention, pas nécessairement liée à
cet article-là, spécifique, mais quand même, je voudrais savoir, M. le
ministre, si vous avez comme une réflexion là-dessus, parce qu'on est quand
même dans l'allègement réglementaire et on se retrouve, je pense, de manière
très justifiée, à permettre, au cas par cas, là, par exemple, à la ministre de
demander de l'expertise, par exemple, dans le réseau de réflexion sur le
vieillissement, mais là on ne parle pas du tout d'allègement réglementaire et
administratif pour les entreprises. On parle spécifiquement à l'intérieur de la
grande famille des organismes publics et du secteur public d'alléger des
choses. Ce n'est pas nécessairement mauvais, c'est un omnibus, mais à quel
point on se permet d'élargir la définition d'allègement réglementaire
administratif?
M. Poulin : Bien, c'est une
excellente question, M. le député de Saint-Jérôme, parce qu'effectivement, la
loi s'appelle Loi...
M. Poulin : ...diverses
dispositions principalement... principalement aux fins d'allègement du fardeau
réglementaire et administratif. Et on a traité énormément de nos PME. On a...
on a adopté des lois qui concernent l'alcool, on a touché à l'industrie
forestière, on a touché au ministère de l'Environnement, à la Régie de
l'énergie. M. le sous-ministre, combien de ministères on vient toucher? Combien
de lois on vient changer?
Une voix : 76 lois.
M. Poulin : 76 lois...
Une voix : 18 ministères.
M. Poulin : 18
ministères. Puis principalement, c'est les PME. Cependant, compte tenu du
véhicule législatif que j'offrais, nous avons travaillé avec les ministères au
niveau de l'allègement réglementaire. Vous n'êtes pas sans savoir que la présidente
du Conseil du trésor a également fait des choses de son côté, mais j'ai
accepté, parce que j'aurais pu ne pas accepter, mais j'ai accepté d'inclure
dans mon projet de loi certains éléments qui concernent l'allègement de l'État.
Et, dans certains cas, ça allège et l'État et l'entreprise. Alors, on l'a vu
tout à l'heure, on est venus, par exemple, au niveau de la CPTAQ, permettre de
transmettre de façon électronique des documents au lieu de par la poste
postdatée, bien, ça, ça sert et la CPTAQ et le receveur qui sont souvent les
propriétaires d'entreprise agricole et/ou des projets économiques.
Alors, dans certains cas, ça s'entrecoupe.
Dans ce cas-ci, effectivement, ça ne concerne pas les PME du Québec.
M. Chassin :
Puis peut-être...
M. Poulin : Tout comme
les avis de décès tantôt, tu sais.
M. Chassin :
Oui, quoique... C'est les citoyens aussi.
M. Poulin : Puis j'ai
accepté de le faire, parce que je me dis il y a une agilité qui peut être
importante. Puis on a eu la collaboration des oppositions également.
Le Président (M. Allaire) : ...quand
même, à l'amendement. Je comprends... On a tous compris votre point de vue,
c'est correct, mais on était quand même sur un amendement bien précis.
M. Chassin :Effectivement, mais, si je ne m'abuse, c'est un amendement,
c'est un ajout, là.
Le Président (M. Allaire) :
Bien, je comprends, mais...
M. Chassin :
Parce que... parce que, dans le fond, c'est un peu... c'est un petit peu ça
l'idée, là...
Le Président (M. Allaire) :
Le sujet... le sujet que vous traitez, M. le député, il est quand même... il ne
touche pas à l'amendement, on s'entend. Vous faites plus dans la... dans la
philosophie du projet de loi, mais je vous laisse continuer, mais brièvement.
Merci.
M. Chassin :...je prends note, M. le Président, parce qu'effectivement,
c'est une question un peu plus, peut-être, de substance ou philosophique alors
qu'on est sur un amendement spécifique, mais c'est justement la patinoire, en
quelque sorte, là, qu'est-ce qui définit, qu'est-ce qu'on cherche à inclure ou
pas. Puis pour... Bien, pour avoir été dans... dans cette posture-là, je
comprends tout à fait. Je me rappelle qu'on avait inclus, par exemple, les
municipalités, parce qu'on se disait : Bien, ce sont des acteurs
économiques majeurs puis ça... ça va pouvoir avoir une contribution. Je comprends,
puis je pense que c'est à la discrétion du ministre aussi, dans un omnibus,
d'accepter, en fonction aussi des défis du gouvernement, de... d'inclure
certains trucs. C'est juste que je m'inquiète, peut-être, particulièrement, en
raison de ce matin puis du projet de loi n° 27, où on
parle d'allègement réglementaire et administratif, alors que là, vraiment, on
est pour le ministère du Travail, là, dans les comités paritaires, puis tout
ça. Mais...
M. Poulin : ...juste
pour comprendre?
M. Chassin :
Oui, c'est ça.
M. Poulin : OK. C'est
bon...
M. Chassin :Donc, évidemment, ce matin, ça m'a peut-être choqué, puis
là je vois un moment, mais c'était simplement un éditorial, M. le Président,
peut-être. Puis je pense que le ministre a bien précisé le fonctionnement de
tout ça, et je respecte tout à fait sa prérogative. Merci.
• (15 h 30) •
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Merci. D'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix de l'amendement. Est-ce que l'amendement est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. Donc, l'article introduit 158.7 et introduit au projet de
loi. Il est adopté. Donc, M. le ministre, on s'en va au bloc 42 pour
l'article 159.
M. Poulin : Absolument.
Alors, on a l'allègement de l'organisation de certains comités. Je lis
l'article, après ça, je ferai une précision plus globale. 159.
L'article 11 de la Loi visant à reconnaître et à soutenir les personnes
proches aidantes (chapitre R-1.1) est modifié par la suppression du
deuxième alinéa.
Cet article modifie l'article 11 de
la Loi visant à reconnaître et à soutenir les personnes proches aidantes et
retire l'obligation, pour l'Observatoire québécois de la proche aidance et les
comités qui y sont visés, de se réunir au moins deux fois par année pour
discuter du suivi du plan d'action gouvernemental.
Alors, en fait, on retire dans la loi des
modalités de la composition puis de la fréquence des rencontres conjointes de
trois comités sur la proche aidance. Il y a trois comités sur la proche
aidance. Il y a trois comités sur la proche aidance : le Comité de suivi
de l'action gouvernementale pour le soutien aux personnes proches aidantes, il
y a le Comité de partenaires concernés par le soutien aux personnes proches
aidantes, et il y a l'Observatoire québécois de la proche aidance. Ces éléments
seront désormais déterminés par règlement du ministre.
Alors, l'objectif, c'est de pouvoir faire
mieux travailler les différents comités et de donner de l'agilité dans les
rencontres et dans les priorités que nous avons. Alors, ce que ça permet après,
bon, la suppression de l'obligation formelle de rencontres qui permettra des
modalités souples, comme des réunions ad hoc. Les... la consultation des
comités pour le plan d'action demeure. Ça, c'est à l'article 11 de la loi.
La composition, la durée des mandats et la nomination seront définies par
règlement. Ça va offrir une flexibilité pour ajuster les...
15 h 30 (version non révisée)
M. Poulin : ...de recrutement,
remplacer plus rapidement les membres aussi, tout en maintenant l'expertise et
la présence des personnes proches aidantes au sein des comités. Alors, c'est
une agilité qu'on se donne. Ça ne soustrait en rien l'engagement du
gouvernement envers les personnes proches aidantes. Ça, c'est dans la loi
également. Est-ce que c'était Marguerite Blais qui avait fait ça à l'époque?
Oui, hein, qui d'ailleurs vient de lancer sa biographie. J'y étais lundi. Et
bien hâte de lire le livre pendant le congé de Pâques. Mais donc je vous invite
évidemment à adopter ce… ce règlement-là qui vient permettre de l'agilité.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions sur 159? Oui, Mme la députée.
Mme Rotiroti : Juste m'assurer
que les trois comités vont rester en place.
M. Poulin : …et je peux… On
peut l'entendre, évidemment, si vous souhaitez, de leur part. Mais oui.
Mme Rotiroti : OK Et aucune…
Les mandats de chaque comité ne changeront pas non plus.
M. Poulin : Les mandats des
comités ne changent pas. C'est de permettre de le faire par règlement, selon l'agilité
et le souhait de chacun, effectivement. Parce qu'avant, là, si on regarde... Je
vous donne cet exemple-là. Avant, c'était écrit : Ces comités et cet
observatoire doivent se tenir au moins deux fois par année pour... du suivi du
plan d'action. Bien, tu sais, par moment, ça peut être une fois parce que les
trois avancent en même temps puis ils ont quand même leur… leur responsabilité,
là. C'est une agilité qu'on… qu'on nous demandait.
Une voix : ...
Mme
Rotiroti
:
Parfait, oui.
Le Président (M. Allaire) : D'autres
interventions? S'il n'y a pas d'intervention, on va procéder à la mise aux voix
de l'article 159. Est-ce qu'il est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Parfait. 160, M. le ministre
M. Poulin : Oui. Les articles 19
à 23 de cette loi sont remplacés par le suivant :
19. Un règlement du ministre prévoit la
composition du comité, ses règles de fonctionnement et de régie interne ainsi
que les modalités d'administration de ses affaires.
Commentaires : Cet article remplace les
articles 19 à 23 de la Loi visant à reconnaître et à soutenir les
personnes proches aidantes par un article qui prévoit que le ministre
détermine, par règlement, la composition du comité de partenaires concernés par
le soutien aux personnes proches aidantes, ses règles de fonctionnement et de
régie interne ainsi que les modalités en administration de ses affaires.
Alors, je vais lire la note additionnelle.
Ça vient bien camper, M. le Président. La Loi sur la gouvernance du système de
santé et services sociaux prévoit que, de la même manière que la composition,
les règles de fonctionnement, la régie interne, les modalités d'administration
des affaires du comité similaires sont déterminées par règlement. Donc, là-dessus,
il y a une cohérence. Il s'agit du Comité national sur la prestation des
services de santé et des services sociaux en langue anglaise et du Comité
national sur la prestation des services de santé et des services aux personnes
issues des communautés ethnoculturelles.
Alors, on est dans la concordance, vous le
voyez, dans le retrait. On vient simplement mettre un peu moins de formalités
pour pouvoir le déterminer par règlement au lieu de par texte de loi.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
M. Poulin : Donc, il y a une…
il y a une concordance, mais une précision de concordance, je vais dire ça
comme ça. Oui.
Le Président (M. Allaire) : Allez-y,
madame.
Mme Rotiroti : Oui,
effectivement, pour moi, ce n'est pas la même chose, mais je veux juste qu'on
soit conscient que là, tout est fait par règlement. Tout est fait... Je veux
dire, le… le… C'est le ministre qui va décider de presque tout. Alors là, avant
on l'avait dans la loi, c'était spécifié, les mandats, le nombre de mandats, leur...
les... on allait jusqu'à toute vacance permise par les membres est comblée par
des nominations prévues à cet égard-là pour s'assurer que le comité
fonctionnait en cas d'absence. Là, tout ça, on vient de l'enlever puis ça sera
fait par règlement. Règlement, là, on comprend, M. le Président, là, vous
connaissez ça, par règlement, là, ce n'est pas une loi, ça... ça... le ministre
peut changer ça à sa guise quand ça leur tente, dépendamment les orientations
qu'ils veulent donner à ce comité-là. Alors, il n'y a rien d'établi à l'avance.
Tandis que là, c'était établi parce que c'était dans la loi. Là, on vient de
retirer tout ça. Alors, je veux juste savoir c'est quoi... Moi, ça va au-delà
de l'agilité, là, l'agilité, je comprends que, peut-être, deux fois par année,
il voulait avoir la marge de la manœuvre, de décider à quel moment dans l'année
et au lieu d'en faire deux, en faire un, ça, j'en conviens. Mais là... là, ce
n'est pas tout à fait ça, là. Ça fait que va falloir que le ministre m'explique
un petit peu plus.
M. Poulin : Bien, absolument.
Puis, ce sont des… des questions très légitimes, parce que, même si on vient d'adopter
un amendement qui donne un pouvoir réglementaire sur la fréquence, la
composition, et tout, bien conscient qu'il y avait des paramètres qui étaient
donnés à l'intérieur de la Loi sur la composition du comité, et, oui, les
mandats.
L'intention réglementaire, et c'est pour
ça que j'ai lu la… la note additionnelle, c'est d'être en… en concordance avec
ce qui se fait déjà sur la Loi sur la gouvernance du système de santé et des
services sociaux, qui prévoit de même manière la composition, les règles de
fonctionnement de régie interne et les modalités d'administration. Donc,
exemple, le Comité national sur la prestation de services en santé et services
sociaux de langue anglaise ou le Comité national sur la prestation des services
en santé et services sociaux aux personnes issues... des services aux personnes
issues des communautés ethnoculturelles. Alors, l'intention demeure évidemment...
M. Poulin : ...d'être à
ce niveau-là. Maintenant, de la façon dont le comité avait été fait, il pouvait
aussi y avoir certaines... Je vous donne un exemple, l'article 20 :
«Le mandat des membres est d'au plus cinq ans, et ne peut être renouvelé consécutivement
qu'une fois.» Ça tache un peu, parfois, les... les paramètres. «À l'expiration
de leur mandat, ils demeurent en fonction jusqu'à ce que de nouveau... de
nouveau ou remplacés. Toute vacance parmi les membres du comité est comblée
suivant les règles de nominations prévues à leur égard.»
Donc, il y avait quand même certains
éléments qui faisaient en sorte que ça devenait un peu contraignant et on
voulait donner une certaine souplesse. Évidemment, le règlement est connu et
public, et l'intention demeure. Je ne sais pas si les gens au ministère ont des
éléments à ajouter à ce niveau-là,
Mme Rouighi (Hasna) :
Oui. Bien, écoutez, peut-être en complément de ce qu'a dit M. le ministre.
Peut-être un des aspects également qui a intéressé le comité et le ministère,
c'était la capacité de s'adjoindre de l'expertise complémentaire de manière
assez agile. Les modalités qui sont prévues dans la loi d'avoir une
représentation des proches aidants, des organismes experts, des organismes
communautaires, de la communauté, et, également, d'avoir des représentants de
l'Observatoire de la proche aidance vont demeurer certainement. Et il y a eu
une consultation également des comités concernés, puis il n'y avait pas
vraiment de drapeau quant aux modifications qui étaient suggérées aujourd'hui.
Donc, il y avait quand même, comment dire, une certaine unanimité par rapport à
ces changements-là. Puis il y a une sensibilité, effectivement, à sauvegarder
la représentativité qui est prévue dans la loi.
Mme Rotiroti : Alors, je
suis très contente de savoir qu'il y a eu une consultation auprès des trois
comités puis que, dans le fond, il y a eu un consensus par rapport à les
changements qu'on fait. Ça... Vous avez déjà répondu à la... ma prochaine
question. Alors, merci beaucoup.
Le Président (M. Allaire) : M.
le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley
: Oui.
Vous avez mentionné qu'ailleurs dans la loi, on va trouver une place, comme, où
il y a comme, un petit peu, un guide pour les gens qui va nommer ce comité-là.
Parce que, quand je vois le fait qu'on va enlever des places qui sont dédiées
pour les groupes non... non gouvernementaux, souvent ces personnes siègent sur
un comité parce qu'ils sont un contrepoids au ministère qui vient de
l'extérieur. Alors, c'est juste parce que, maintenant, on va agir par
règlement... Comment on va s'assurer que des groupes non gouvernementaux sont
dédiés pour siéger sur le comité si tout est juste fait par règlement, et ce
n'est pas précisé dans une loi?
Le Président (M. Allaire) :
Allez-y.
Mme Rouighi (Hasna) : Bien,
je pense que ça va être prévu dans le règlement, ce genre de processus-là. Puis
le règlement, de toutes les manières, va être un processus public, là, qui va
être à la... à la disposition de tous. Les... C'est ça. C'est ce que j'ai à
dire de plus. Je ne sais pas si ça répond...
Le Président (M. Allaire) :
Ça va?
• (15 h 40) •
M. Kelley : Bien, merci,
mais en tout cas, c'est plus un commentaire, mais souvent, on sait qu'il a une
tendance, le gouvernement, d'enlever des contre... des contrepoids. Et, ma
crainte, M. le Président, c'est juste que le prochain ministre va nommer le
comité et juste mettre des gens qui sont toujours d'accord avec le ministre. Et
aussi, au minimum ici, on a des gens qui viennent de différentes parties de la
société québécoise, qui représentent les aînés d'une façon ou de l'autre. Mais
j'espère que, quand même, par règlement, le gouvernement va respecter l'esprit
que, le comité, c'était supposé d'être diversifié. Je sais que ce ministre va
prendre cet engagement-là, mais le prochain ministre, on ne sait jamais. On ne
sait jamais qui va être le prochain gouvernement non plus. Alors, c'est
juste... On ne sait jamais. Alors, c'est juste... C'est la raison, des fois,
que c'est écrit dans une loi, c'est spécifique, la composition d'un comité,
c'est pour s'assurer qu'il y a... le prochain gouvernement va faire exactement
la même chose.
Alors, c'est juste un commentaire, M. le
Président.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Merci. Mme la députée de Jeanne-Mance—Viger.
Mme Rotiroti : Bien,
effectivement, M. le Président, et c'est de là mes... mes commentaires par
rapport à quand quelque chose est chassé dans la loi, il y a une obligation.
Quand c'est dans le règlement, ce n'est pas une obligation. Alors, je...
aucunement de remettre en doute la bonne volonté et la bonne vaillance de notre
ministre qu'on a en face de nous aujourd'hui, ça ne sera pas toujours le même
ministre avec les mêmes préoccupations, mais une chose est certaine, on a un
gouvernement qui n'est pas très chaud à l'idée de voir...
Mme Rotiroti : ...contrepoids
et d'avoir des gens qui les contredit. Alors, on voit ça, c'est récurrent dans
tous les projets de loi. Tout qu'est-ce qui est contrepoids, on les enlève, on
les enlève puis on donne la possibilité au ministre, par règlement, de faire
comme ils veulent.
Alors, je réitère, je... la population est
de plus en plus vieillissante. On est en train... Je comprends qu'est-ce que
vous dites, que les trois comités ont été consultés. Très bien. Je suis très
contente de ça. Il faut quand même être conscient, comme législateurs.
Qu'est-ce qu'on vient de faire, c'est qu'on vient d'enlever des mandats
spécifiques, chassés dans la loi, pour donner une latitude extrêmement large,
je te dirais même à la discrétion du ministre qui sera en place, et tout
qu'est-ce qui est contre... contre... contrepoids, on l'enlève, et le ministre
a la... a, par règlement, la possibilité de l'enlever.
Alors, je trouve ça un peu délicat,
monsieur... M. le Président. On le voit, c'est récurrent dans tous les projets
de loi. Encore là, le ministre en face de nous, je ne remets pas en question
parce qu'on voit qu'on... d'ailleurs, on a une très belle collaboration, il est
extrêmement ouvert à les amendements qu'on amène puis les propositions qu'on
amène, parce que je pense que l'objectif, c'est... on partage le même objectif.
Par contre, ça, on... nous, de ce côté de la Chambre, ce contrepoids-là, pour nous,
est extrêmement important. Puis on voit que c'est rendu pratique courante, là,
dans... dans les projets de loi. C'est un peu inquiétant.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? Merci. D'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous
allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 160 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté sur division. Parfait. Donc, comme vous voyez dans le plan de travail,
en principe, on aura un amendement qui introduit 160.1. Par contre, compte tenu
que le sujet traite des rapports, il va plutôt être traité dans le bloc 49.
Mais j'ai besoin de votre consentement pour ne pas le traiter tout de suite.
Consentement? Consentement. Parfait. Donc, M. le ministre, on s'en va à 161,
s'il vous plaît.
M. Poulin : Oui. Alors :
L'article 29 de cette loi est remplacé par le suivant :
«L'Observatoire est dirigé par un comité
de direction.
«Un règlement du ministre prévoit la
composition du comité de direction de l'Observatoire, ses règles de
fonctionnement et de régie interne ainsi que les modalités d'administration de
ses affaires.»
Commentaire : Cet article remplace
l'article 29 de la Loi visant à reconnaître et à soutenir les personnes proches
aidantes pour... par un article qui prévoit que l'Observatoire québécois de la
proche aidance est dirigé par un comité de direction. Il prévoit de plus que la
composition de ce comité, ses règlements de fonctionnement et de régie interne
ainsi que les modalités d'administration de ses affaires sont prévus par le
ministre par règlement.
Note additionnelle : La Loi sur la
gouvernance du système de santé et des services sociaux prévoit, de la même
manière, que la composition, les règles de fonctionnement de régie interne et
les modalités d'administration des affaires de comité similaires sont
déterminées par règlement. Il s'agit du Comité national sur la prestation des
services de santé et des services sociaux en langue anglaise et du Comité
national sur la prestation des services de santé et des services sociaux... des
services, pardon, aux personnes issues des communautés ethnoculturelles.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Merci. Des interventions?
Mme Rotiroti : ...même chose
avec ce comité-là qu'on vient de faire avec l'article précédent?
Le Président (M. Allaire) :
Exact.
Mme
Rotiroti
:
Ça fait qu'encore là on revient avec le règlement où ce que le ministre peut
établir à sa guise toute modalité et on enlève tout qu'est-ce qui est
contrepoids.
Le Président (M. Allaire) : D'autres
interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la
mise aux voix. Est-ce que l'article 161 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté sur division. M. le ministre, 162.
M. Poulin : Les articles 31 à
33 de cette loi sont abrogés.
Commentaire : Cet article abroge les
articles 31 à 33 de la Loi visant à reconnaître et à soutenir les personnes
proches aidantes.
Alors, on est dans le complément de ce que
nous venons de faire.
Le Président (M. Allaire) : Excellent.
Merci. Des interventions sur 162? Oui, allez-y, Mme la députée.
Mme Rotiroti : Oui. Juste...
162... Ah! non, excuse-moi, j'étais déjà rendue à 163, moi. C'est bon.
Le Président (M. Allaire) :
C'est bon. Parfait?
Mme
Rotiroti
:
C'est parfait, oui.
Le Président (M. Allaire) : Donc,
pas d'interventions? Est-ce que l'article 162 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Excellent. On change de bloc.
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Sur division. Mon Dieu! Excusez-moi. Oui, adopté sur division. Donc, on serait
rendus à 43, avec un amendement qui introduit 162.1. M. le ministre.
M. Poulin : Insérer, après
l'article 162 du projet de loi, ce qui suit : Chapitre XV
Dispositions concernant les services
préhospitaliers d'urgence
Loi sur les services préhospitaliers
d'urgence
162.1. L'article 21.0.2 de la Loi sur les
services préhospitaliers d'urgence (chapitre S-6.2) est modifié par le
remplacement du premier alinéa par le suivant :
«Le quorum du conseil d'administration
d'un centre de communication...
M. Poulin : ...santé est de
trois membres. Même si le quorum est atteint, le conseil d'administration,
autre que celui visé à l'article 21.0.1, ne peut valablement exercer ses
pouvoirs que si la majorité des membres désignés par Santé Québec est présente.
Dans le cas du conseil d'administration visé à l'article 21.0.1, il ne
peut valablement exercer ses pouvoirs relatifs aux opérations inhérentes à un
centre de communication santé et aux budgets qui leur sont rattachés ni ceux
conférés par l'article 21.0.3 que si la majorité de l'ensemble formé des
membres indépendants et des membres désignés par Santé Québec est présente.»
Commentaire. Ce nouvel article restreint
les situations où la majorité de l'ensemble formé des membres désignés par Santé
Québec et des membres indépendants doit être présente pour que le conseil
d'administration puisse exercer valablement ses pouvoirs.
M. le Président, j'adore cet amendement.
CAUCA est située dans la circonscription de Beauce-Sud, à Saint-Georges. Je
salue Manon Veilleux qui assure la présidence, Alex à la direction générale, et
toute l'équipe, Véronique, qui est extraordinaire. On parle, M. le Président de
plus de 500 municipalités au Québec qui sont desservies par CAUCA. Vous
connaissez notamment, évidemment, le 9-1-1, mais plusieurs autres services. Ce
sont des gens d'une compétence élémentaire pour pouvoir répondre aux services
hospitaliers d'urgence. J'ai visité très régulièrement CAUCA, M. le Président.
Depuis la mise en place de Santé Québec dans la gouvernance de l'organisation,
ça a amené certains défis sur la tenue des réunions. Puis, vous comprenez,
CAUCA est un OBNL, malgré qu'elle est auto-identifiée par le ministère de la
Sécurité publique... accréditée par le ministère de la Santé et des Services sociaux.
Ils ont une certaine autonomie, une certaine connaissance, évidemment, du
terrain et des enjeux en ce qui a trait à la téléphonie, notamment 9-1-1.
Alors, ce qui est ciblé par cette mesure,
CAUCA, centre d'appels d'urgence en Chaudière-Appalaches, mais qui ne sert pas
seulement en Chaudière-Appalaches, je le rappelle, est le centre d'appels
d'urgence des régions de l'Est du Québec. Alors, le quorum d'un CA, avant, là,
c'était trois membres. Même si le quorum est atteint, le CA ne peut valablement
exercer ses pouvoirs que si la majorité des membres désignés par Santé Québec
et des membres indépendants sont présents. Ils nous ont demandé d'être
autonomes de Santé Québec, parce qu'ils ont dit : On connaît le travail,
on connaît les enjeux, et, s'il y a un membre de Santé Québec qui n'est pas là,
est ce qu'on est capable de pouvoir tenir la réunion? On comprend que ce sont
des organisations qui ne sont pas seulement accréditées par le ministère de la
Santé et des Services sociaux.
Alors, ce que ça permettrait après, le
quorum du CA d'un centre de communication de santé et de trois membres, et même
si le quorum est atteint, le CA, autres que ceux de CAUCA et CAUREQ, ne peut
valablement exercer ses pouvoirs que si la majorité des membres désignés par
Santé Québec est présente. Quant au CA de CAUCA et de CAUREQ ne peut
valablement exercer ses pouvoirs autres que ceux d'un centre de
communication... que si la majorité de l'ensemble formé des membres
indépendants et des membres désignés par Santé Québec est présent.
Alors, peut-être que nos gens peuvent
aller davantage dans le détail, parce que je ne trouve pas que c'est si clair
que ça de la façon dont je l'ai dit.
• (15 h 50) •
Une voix : ...
M. Poulin : En fait, c'était
clair au début, puis là j'ai lu ma note, puis je trouve que c'est moins clair.
Une voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
C'est vrai, oui. Juste un instant. Je pense que vous n'êtes pas intervenu
encore, donc, j'ai besoin du consentement.
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) : Consentement.
Parfait. Vous présenter, avec votre titre. La parole est à vous.
M. Lachance (Philippe) : Oui.
Merci, M. le Président. Philippe Lachance, directeur général de l'accès de la
première ligne. Je suis responsable du préhospitalier, notamment au ministère
de la Santé et des Services sociaux.
Votre... votre allocution était parfaite
en mon sens, mais je peux me permettre de peut-être vulgariser davantage. Au
Québec, il y a effectivement des centres de communication santé qui ont le
mandat de répartir les appels 9-1-1, qui demandent une intervention du
préhospitalier, donc, d'une ambulance, à l'exception de deux centres de
communication santé qui sont CAUREQ et CAUCA, qui ont une double mission. Donc,
quand vous appelez le 9-1-1, vous tombez souvent dans un centre de
communication dit municipal, comme par exemple à Québec, c'est le 9-1-1, ville
de Québec. Si on demande une ambulance, on transfère à une autre instance, sauf
dans ces deux régions-là. Puis, effectivement, l'instauration de Santé Québec
est venue un petit peu complexifier leurs opérations, parce que, pour
l'ensemble des CCS, on demandait à ce que le quorum exige une présence
significative de Santé Québec. Mais dans le cadre de ces deux organisations-là,
quand il est question des sujets qui ne touchent pas la santé, bien, évidemment
qu'on veut leur permettre de prendre des décisions sans nécessairement avoir la
présence de Santé Québec. Ça fait que...
M. Poulin : Finalement,
c'était bon, ma première partie, c'est ça.
M. Lachance (Philippe) :
Voilà.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? Oui, M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley
: Je
comprends qu'on veut donner des pouvoirs... le conseil d'administration, si les
membres de Santé Québec ne sont pas présents, sauf que le président de la
réunion doit être quelqu'un de Santé Québec, c'est ce que je comprends dans les
notes supplémentaires. Mais est-ce que... Depuis qu'on a modifié cet article,
j'imagine qu'on a formé Santé Québec, il y a eu des rencontres puis des gens
désignés par Santé Québec qui n'étaient pas intéressés d'aller se présenter
pour les réunions?
M. Lachance (Philippe) :
Bien, M. le Président, en fait, je pense que les deux organisations demandaient
une certaine autonomie, comme M. le ministre l'a mentionné, sur les...
M. Lachance (Philippe) : ...sujet
qui ne touchait pas Santé Québec. Donc, il y a un mandat qui leur est confié
qui ne touche pas les activités du préhospitalier. Puis ce qu'on... ce que les
deux organisations nous ont demandé, c'est : Peut-on avoir une agilité,
une autonomie par rapport à ces sujets-là?, puis c'est ce qui est proposé dans
le présent amendement.
M. Kelley : Mais, quand même,
Santé Québec doit être présent parce que «la personne qui préside des séances
du conseil d'administration doit être l'un des ses membres désignés par Santé
Québec à... à l'exception d'un conseil d'administration visé à l'article
21.0.1». Alors, est-ce que ça permet que, quand même, il n'y a aucun membre de Santé
Québec qui est présent pour certaines réunions? Est-ce que... J'ai juste... je
pose la question parce que je comprends division pour s'assurer qu'on avance,
mais ça me semble que, si Santé Québec n'est pas impliqué dans un dossier, un
des membres doit quand même être présent pour la rencontre, à le fait que ça,
c'est écrit dans l'article qui existe présentement.
Le Président (M. Allaire) :
...
M. Lachance (Philippe) : Oui.
Merci, M. le Président. En fait, l'article prévoit un minimum, une... tu sais,
comme la base. Donc, il n'y a rien qui empêche Santé Québec d'être présent.
Puis, effectivement, je pense que ça fait du sens qu'ils soient là si... voilà.
Donc, c'est juste pour permettre de tenir une rencontre du conseil
d'administration advenant qu'il y aurait des obstacles à la présence de Santé
Québec.
M. Kelley : ...mais... et ce
n'est pas une obligation pour la personne qui préside la séance, le conseil
d'administration, on peut switcher si quelqu'un de Santé Québec n'est pas
disponible et il n'y a aucun membre de Santé Québec. Un autre membre de le
conseil d'administration peut prendre notre place pour présider la séance.
C'est parce que c'est ça... c'est qu'est-ce qui est écrit dans la loi.
M. Lachance (Philippe) : ...à
mon collègue.
Le Président (M. Allaire) : ...ministre.
M. Poulin : ...le ministre...
le député parle de président?
M. Kelley : Qui préside les
séances. J'imagine, la personne qui préside les séances, c'est comme le
président de séance. Si tu regardes dans les notes... Parce que moi, je lis...
je lis des commentaires...
M. Poulin : Vous êtes dans le
commentaire, M. le député?
M. Kelley : Oui.
M. Poulin : Ah! vous êtes
dans le commentaire, OK...
M. Kelley : C'est ça,
qu'est-ce qu'on enlève, qu'est ce qu'on met, qu'est-ce qu'on enlève, mais ça
termine que «la personne qui préside les séances du conseil d'administration
doit être l'un de ses membres désignés par Santé Québec à l'exception d'un
conseil d'administration visé à l'article 21.0.1». C'est juste un point
technique, mais je comprends que l'objectif ici, c'est d'avoir une division et
laisser le comité... excusez-moi, le conseil d'administration opérer sur les
différents enjeux. Mais est-ce que quelqu'un de Santé Québec doit toujours être
présent quand même?
M. Poulin : ...à l'exception
du conseil d'administration visé par l'article 21.0.1.
M. Kelley
: C'est ça.
M. Poulin : Puis l'article
21... en fait, c'est que «la personne qui préside les séances du conseil
d'administration doit être l'un de ses membres désignés par Santé Québec à
l'exception du... d'un conseil d'administration visé par l'article 21.0.1».
Alors, c'est pour ça qu'on vient introduire 21.0.1, pour que ce ne soit pas nécessaire
que la présidence du conseil d'administration soit quelqu'un de Santé Québec.
C'est ma compréhension.
Le Président (M. Allaire) :
...
M. Bérubé (Alex) : Oui. Merci,
M. le Président. Donc, Alex Bérubé, notaire à la Direction des affaires
juridiques, Santé et Services sociaux.
En fait, la référence qu'on voit, là, à
l'article, là, 21.0.1, c'est simplement une distinction pour... comme tout à
l'heure, là, mentionné par mon collègue du ministère, là, il y a les centres de
communication santé qui sont exclusivement des centres de communication santé,
dont la composition de leur conseil d'administration est prévue à l'article 21.
Donc, ils sont identifiés à l'article comme étant autres que ceux... les
conseils d'administration autres que ceux visés à l'article 21.0.1, alors qu'on
prévoit, là, une règle différente pour le quorum pour les centres de
communication santé qui... dont le conseil d'administration est visé par
21.0.1, et ce sont seulement CAUCA et CAUREQ qui sont visés, là, à 21.0.1,
puisqu'ils ont une composition, là, du conseil d'administration différente.
Le Président (M. Allaire) :
...députée de Jeanne-Mance—Viger.
Mme
Rotiroti
:
Oui. Juste pour ma compréhension, parce que, là, on est vraiment dans un cas
d'exception, parce qu'on parle de deux centres de communication en santé versus
les autres. Puis là, de qu'est-ce que je comprends le ministre dit, bien, ces
deux centres-là ont manifesté la volonté d'être autonomes sans avoir quelqu'un
de Santé Québec... de prendre des décisions sans avoir nécessairement quelqu'un
de Santé Québec qui est là.
M. Bérubé (Alex) : En fait, ce
qu'il faut comprendre, c'est que CAUCA et CAUREQ sont les deux centres... les
deux seuls centres dans toute la province qui exercent des activités dans un
autre domaine, dans un domaine de sécurité publique, en étant aussi des centres
d'appels d'urgence 9-1-1, alors que tous les autres centres n'ont pas ces
activités-là. Donc, ce que CAUCA et CAUREQ cherchent à obtenir, c'est une
autonomie lorsqu'ils sont en présence d'activités de sécurité publique qui ne
sont pas encadrées par la présente loi, là, la Loi sur les services
préhospitaliers d'urgence, alors que tous les autres centres de communication
santé n'offrent pas d'autre activité, là. Donc, ils sont uniquement en santé et
services...
M. Poulin : ...je donne un
exemple très concret. CAUCA fait également les appels de pompiers, OK, donc,
leurs clients, ce sont les municipalités sur les appels lors des feux. Alors,
pourquoi ils ne pourraient pas tenir de réunions sur... avec les municipalités
si Santé Québec n'est pas là, alors que les pompiers ne sont pas... ne sont pas
dedans? Puis, sauf erreur, CAUCA et CAUREQ, ça couvre combien de municipalités
au Québec? La quasi-totalité, à part les grandes, grandes villes, là, c'est...
Le Président (M. Allaire) :
...
M. Lachance (Philippe) : Oui,
merci, M. le Président. CAUCA, ça avise Chaudière-Appalaches, puis CAUREQ,
c'est l'Est du Québec, donc, Bas-Saint-Laurent, Gaspésie—Îles-de-la-Madeleine
et Côte-Nord.
M. Poulin : Puis CAUCA va
jusqu'à Mont-Tremblant, là, donc, c'est au-delà de Chaudière-Appalaches, là...
M. Lachance (Philippe) : Oui,
vous avez raison. Effectivement.
M. Poulin : ...donc, couvre
énormément de régions du Québec. Mais sur les appels... Puis ils sont assez
dynamiques sur d'autres outils d'urgence qu'ils peuvent faire. Alors, ça ne
concerne pas tout le temps Santé Québec, mais puisque qui sont à l'intérieur de
la Loi sur les services préhospitaliers d'urgence, c'est pour ça qu'ils étaient
assujettis.
Le Président (M. Allaire) :
...oui, allez-y.
Mme
Rotiroti
:
...oui, bien, avec l'explication que le ministre vient donner, c'est un petit
peu... c'est clair. Alors, c'est dans les exercices des fonctions où est-ce que
ça ne concerne pas Santé Québec. Alors là, je comprends pourquoi qu'on enlève
l'obligation d'avoir quelqu'un de Santé Québec là, c'est dans des circonstances
précises, comme vient d'expliquer le ministre. C'est bon. Merci.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. D'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, on passe
à la mise aux voix de l'amendement. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
L'amendement est adopté? Donc, l'article 162.1 est ajouté au projet de
loi. Il est adopté. On change de bloc. Bloc 45, M. le ministre, on s'en va
à l'amendement à 162.7.
M. Poulin : Dans une optique,
M. le Président, de bien comprendre le contenu et les enjeux, comme nous avons
fait avec vous dans le passé, le principal article de ce bloc-là, qui vient
toucher au cœur de l'autorisation de recours à la saisie administrative, pour
procéder au recouvrement des créances, est le 162.9. Alors, on est... Donc, on
pourrait aller au 162.9 et ça faciliterait à la suite des choses, M. le
Président.
Le Président (M. Allaire) :
Pas de problème. Est-ce que j'ai votre consentement?
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Consentement. Parfait. M. le ministre, allez-y, 162.9.
• (16 heures) •
M. Poulin : Insérer, après
l'article 162.8 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
162.9. Cette loi est modifiée par l'insertion,
après l'article 97, des suivants :
«97.1. Le ministre peut, conformément aux
dispositions du présent chapitre, prendre les mesures de recouvrement
suivantes :
«1° une entente conclue avec le débiteur;
«2° une retenue sur un montant accordé en
vertu de la présente loi;
«3° une saisie administrative;
«4° une mesure d'exécution forcée prise
conformément au Code de procédure civile (chapitre C-25.01);
«5° toute autre procédure judiciaire.
«Il établit des politiques et des
directives pour encadrer les activités de recouvrement et les rendre publiques.
«97.2. Toute mesure de recouvrement prévue
par la présente loi demeure valide et tenante malgré toute modification
apportée au montant du à la suite de l'émission d'un nouvel avis de réclamation
jusqu'à concurrence du moindre... du moindre du montant initial ou du nouveau
montant de la dette. «Lorsque le nouveau montant de la dette est supérieur
au montant initial de celle-ci, le ministre peut, pour recouvrer cet excédent,
prendre toute mesure de recouvrement prévue par la présente loi.»
Commentaire. Cet amendement introduit deux
nouveaux articles à la Loi sur l'aide aux personnes et aux familles.
L'article 97.1 énumère les mesures de recouvrement déjà prévues à cette
loi, ainsi que la nouvelle mesure portant sur la saisie administrative. Quant à
l'article 97.2, il prévoit qu'une mesure de recouvrement demeure valide
malgré la modification du montant dû.
Alors, M. le Président, on est vraiment
dans tout autre élément. On a parcouru beaucoup de choses aujourd'hui. Et là on
vient parler de ce que pourrait être la saisie administrative pour procéder au
recouvrement des créances. D'ailleurs, je salue les gens du ministère qui sont
avec nous aujourd'hui, du MS. Donc, la mesure contient
12 amendements concernant la Loi sur l'aide aux personnes et aux familles.
La Loi sur l'aide aux personnes et aux familles vise à mettre en œuvre des
mesures, des programmes et des services afin de favoriser, on le sait,
l'autonomie économique et sociale des personnes et des familles dont des
programmes d'assistance sociale. La Loi sur l'aide aux personnes et aux
familles contient également des dispositions encadrant le recouvrement des
montants dus en vertu de cette loi-là. Il s'agit principalement d'une aide
financière versée sans droit des prestataires d'un programme d'assistance
sociale, mais également à des bénéficiaires d'une allocation, un programme, une
mesure ou un service public d'emploi.
Pour les personnes qui ont des dettes
envers le ministère de l'Emploi et la Solidarité sociale et qui ne sont plus
des prestataires de l'assistance sociale ou qui ne bénéficient plus d'une
allocation, un programme, une mesure ou un service public d'emploi, le
remboursement se fait dans le cadre d'une entente de remboursement qui est
convenue entre le ministère et la personne...
16 h (version non révisée)
M. Poulin : ...en tenant
compte de la capacité de payer de la personne. S'il y a non-respect d'une
entente ou d'un refus de prendre une entente, et on pourra parler du nombre de
personnes que ça peut toucher, là, et que la personne, elle est solvable, jugée
solvable, la possibilité d'entreprendre une procédure judiciaire pour recouvrer
la créance est alors envisagée. Et là on amène les gens devant les tribunaux
avec tout ce que ça comporte en termes de délais, de coûts, de responsabilités,
etc.
Les modifications qui sont proposées par
les amendements va permettre au ministère d'effectuer des saisies
administratives pour recouvrer les créances des personnes qui ont reçu des
montants sans droit en vertu de la Loi sur l'aide aux personnes et aux familles
sans devoir entreprendre une procédure judiciaire. Cette mesure au ministère
permettrait de s'adresser directement aux employeurs et aux institutions
financières pour saisir les sommes qui lui sont dues, principalement lorsque le
citoyen refuse de prendre une entente de remboursement ou lorsque celui-ci ne
la respecte pas.
Actuellement, le ministère procède à la
saisie judiciaire de ces sommes après avoir déposé les certificats de
recouvrement au greffe du palais de justice, ce qui entraîne des délais et des
coûts supplémentaires, les frais de recouvrement et les frais judiciaires pour
les citoyens. Alors, la personne se retrouve à payer plus cher qu'elle payait
avant lorsqu'on se dirige sur le plan juridique. Donc, ce changement législatif
s'inscrit dans un objectif gouvernemental de déjudiciarisation et d'allègement
des processus administratifs.
Évidemment, M. le Président, on a travaillé
là-dessus avec les gens... j'allais dire MTSS, mais c'est MESS maintenant, ministère
de l'Emploi et de la Solidarité sociale, avec ma collègue que vous connaissez,
qui est ministre de la Solidarité sociale. Ce que le ministère constate, ce que
la ministre constate, et on pourra évidemment... je vois la sous-ministre qui
est... qui est avec nous aujourd'hui, elle pourra certainement en discuter, c'est
que, dans certains cas, on a des personnes qui sont solvables mais qui refusent
de payer leurs dettes. Et là les délais juridiques que ça entraîne, ça entraîne
de l'intérêt sur le coût. La possibilité d'avoir la saisie administrative, c'est
la possibilité de prendre un montant ou de prendre des paiements via
différentes sources de revenus, on parlait de l'employeur ou auprès des
institutions financières.
Alors, c'est l'esprit qui est donné. Évidemment,
les professionnels qui travaillent chaque jour avec ces outils-là et ces lois-là
sont avec nous et seront en mesure d'apporter des compléments si les
oppositions ont des questions ou encore les membres du gouvernement.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions sur l'amendement? Mme la députée de Jeanne-Mance—Viger.
Mme Rotiroti : Oui. Merci
pour l'explication, M. le ministre. Alors, ça permettrait d'aller chercher les
fonds, parce qu'il n'y a pas d'entente de convenue, mais la personne est
capable de payer, on laisse cette marge de manœuvre là pour que le ministère
aille chercher ces revenus-là sans même... sans aller devant les cours, sans
avoir un jugement qui prolonge tout le processus, il pourrait aller direct comme...
Donnez-moi un exemple. Avez-vous le droit d'aller saisir dans leur paie qui est
déposée, mettons, directement dans leur compte? Vous, est-ce que vous avez ce
droit-là? Comment vous allez vous... Comment... Dans le... Dans le
pratico-pratique, comment ça va fonctionner pour que vous pouvez aller chercher
ces fonds-là, saisir ces fonds-là?
Le Président (M. Allaire) : Oui.
Avant que vous interveniez, j'ai besoin de votre consentement.
Mme
Rotiroti
: Oui,
consentement.
Le Président (M. Allaire) : Consentement.
Parfait. Laisser... Je vous laisse le soin de vous présenter avec votre titre.
La parole est à vous.
Mme Boisvert (Sophie) : ...je
suis Sophie Boisvert, sous-ministre adjointe au secteur des services à la
gestion du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale.
Peut-être, pour répondre à votre question,
je pourrais peut-être parler du processus actuel, qui est la saisie administrative,
puis par rapport à la saisie... la saisie judiciaire qu'on a actuellement par
rapport à la saisie administrative.
Alors, la première étape du processus de
recouvrement qu'on a actuellement... donc, on fait un... on émet un avis de
réclamation. Donc, l'avis de réclamation, c'est... ça détermine le montant dû.
Et puis c'est... c'est... les montants dus sont déterminés, là, à la suite des
activités de conformité et d'enquête qu'on fait au ministère. Puis, par la
suite, les citoyens, ils ont... ils ont une période de recours, donc ils
peuvent demander une demande de révision au ministère. Ils peuvent aussi, par
la suite, faire une demande de révision au Tribunal administratif du Québec.
Puis, lorsque cette période de recours là est terminée pour les personnes, il
faut vraiment le spécifier, c'est vraiment des personnes qui ne sont plus des
prestataires d'assistance sociale.
Alors donc, dans ce... ce qui est vraiment
la voie qui est privilégiée, c'est vraiment la conclusion d'une entente. Donc,
toutes les démarches sont faites pour conclure une entente. Et il faut aussi
souligner que c'est vraiment... l'entente qui est conclue, c'est selon la
capacité de payer du citoyen. Puis, lorsqu'il y a non-respect de l'entente, bien,
actuellement, on envisage de recouvrer la dette par une saisie judiciaire...
Mme Boisvert (Sophie) : …Alors
donc, l'étape suivante, c'est l'émission d'un certificat de recouvrement qu'on
appelle, étant donné, là, que toutes les mesures de recours sont… sont passées.
Donc, on peut… On émet un certificat de recouvrement. Actuellement, quand on…
on doit déposer le certificat de recouvrement qu'on a… qu'on a produit, on le
dépose au greffe. Et il y a des frais quand même assez importants de
116 $. Alors, c'est… quand… sur le certificat de recouvrement, ça vient
faire la… la dette devient exigible grâce à ce certificat-là de recouvrement.
Puis là le palais de justice, il procède à
l'ouverture du dossier, il dépose le certificat, puis, par la suite, c'est chez
nous, la technicienne en… la technicienne juridique du ministère qui… qui
prépare l'avis de saisie puis qui mandate un huissier pour la signification de
l'avis à l'employeur et aux citoyens. Et puis, à cette étape-là, il y a encore
des frais qui sont mis. Donc, c'est plus de… de 350 $, là. Donc, c'est un
total de 450 $ qui est facturé à nos citoyens dans… dans cette… dans le
cadre des saisies judiciaires.
Puis, par la suite, l'employeur transmet
les sommes, là, au greffe. Et puis après ça le greffe du palais de justice doit
nous les remettre au ministère à tous les trois mois.
Donc, tandis que les saisies administratives,
ça va être vraiment… bon, les premières étapes, c'est les mêmes. Donc, on parle
d'un avis de réclamation, c'est la même chose. Il y a encore les délais de
recours. Par la suite, il va y avoir la conclusion d'une entente. Donc, on va
vraiment essayer de conclure l'entente. Ensuite de ça, la saisie, lorsque les…
les gens sont solvables. Donc là, on va procéder à la saisie administrative.
Donc, il va y avoir le dépôt d'un certificat encore de recouvrement, mais il ne
sera pas déposé au greffe du… du… du palais de justice. Donc, on économise des
coûts pour le citoyen à cette étape-là. Donc, aussi, les… les gens du palais de
justice n'ont pu à traiter les… le dossier. Puis, c'est un agent de
recouvrement de chez nous, du ministère qui va préparer l'avis de saisie, qui
va le transmettre à l'employeur et au citoyen. Encore, dans ces moments-là, il
y a encore des ententes qui peuvent se prendre avec le citoyen pour… en lien
avec la capacité. Et puis on va encore éviter des coûts de 450 $. Alors
donc, c'est vraiment un… ça… dans le fond, comme le ministre le disait, là,
c'est un objectif gouvernemental, là, de déjudiciariser et d'alléger les
processus. Alors, ce serait la façon de procéder.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Mme Boisvert (Sophie) : Puis,
peut-être juste une petite chose, Revenu Québec procède de cette façon-là
présentement.
Mme Rotiroti : ...l'exemple
que… oui, c'est ça, on a changé. Ça fait que c'est dans le même… dans le même…
dans le même esprit.
Mme Boisvert (Sophie) : Oui.
Mme
Rotiroti
:
OK. Puis, vous avez… vous avez au niveau juridiquement pour avoir… pour faire
la saisie administrative, tout ça, vous, juridiquement.… C'est parce que là, ça
ne passe plus par la TAL, ça ne passe plus par la voie juridique, vous pouvez
le faire?
Mme Boisvert (Sophie) : Exactement.
Mme
Rotiroti
:
Oui?
Mme Boisvert (Sophie) : Mais
pas présentement. L'amendement va nous permettre.
Mme Rotiroti : L'amendement
vous… va vous permettre de le faire.
Mme Boisvert (Sophie) : Exact.
Mme
Rotiroti
:
Je comprends. Ça va.
Le Président (M. Allaire) :
Ça va?
Mme
Rotiroti
:
Oui
• (16 h 10) •
Le Président (M. Allaire) :
Pas d'autre intervention? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder
à la mise aux voix de l'amendement. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : …
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Donc, article 162.7 est adopté et introduit au projet de loi...
62.9. Pardon, excusez-moi. Merci. Merci de me ramener à l'ordre. Donc, je
répète, 162.9 est adopté et ajouté au projet de loi. Donc, on s'en va à 162.7.
Un amendement qui introduit un nouvel article, M. le ministre.
M. Poulin : Alors, insérer,
après l'article 162.6 du projet de loi tel qu'amendé, ce qui suit :
Chapitre XV. Dispositions concernant
le recouvrement des… de montants dus en vertu de la Loi… de la Loi sur l'aide
aux personnes et aux familles. Loi sur l'aide aux personnes et aux familles.
162.7. L'article 89 de la Loi sur l'aide aux personnes et aux familles
(chapitre A-13.11) est modifié par l'insertion dans le deuxième alinéa et
après «avis de» «de réclamation».
Commentaires : Cet amendement précise
la nature de l'avis prévu à l'article 89 de la Loi sur l'aide aux
personnes et aux familles, soit un avis de réclamation.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions? S'il n'y a pas d'intervention, nous allons procéder à... On
va attendre un petit peu.
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) : M.
le ministre peut-être des précisions supplémentaires? Mme la députée
souhaite...
M. Poulin : Oui, je pense
qu'on est davantage dans la concordance, parce qu'il s'agit d'une modification
de concordance avec une des modifications apportées à l'article 97 de cette
loi par l'article 162.8 du projet de loi. Cette modification vise à
préciser la nature de l'avis afin de le distinguer de l'avis de saisie
administrative introduit à 102.1 de cette loi par l'article 162.14 du
projet de loi. L'article 89 de la Loi sur l'aide aux personnes et aux
familles établit les règles applicables lorsque deux conjoints sont tenus
solidairement responsables du remboursement d'un montant recouvrable...
Mme
Rotiroti
:
...on parle de l'avis de réclamation.
M. Poulin : Oui.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? Parfait. S'il n'y a pas d'autre intervention, on va procéder à la mise aux
voix de l'amendement. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Donc, l'amendement est adopté. Le nouvel article 162.7 est adopté,
introduit au projet de loi. M. le ministre, 162.8.
M. Poulin : Oui. Insérer,
après l'article 162.7 du projet loi tel qu'amendé, le suivant :
162.8. L'article 97 de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, dans le premier alinéa
et après «un avis» et «certificat» de, respectivement, «de réclamation» et «de
recouvrement»;
2° par la suppression du deuxième alinéa.
Commentaire. Cet amendement précise la
nature de l'avis du certificat, soit un avis de réclamation et un certificat de
recouvrement. Il vise également à retirer de cet article la mention selon
laquelle la mise en demeure interrompt la prescription.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Des interventions sur l'amendement? Oui, allez-y, Mme la députée.
Mme
Rotiroti
:
...parce que j'avais... j'avais quand même posé la question par rapport à...
Parce que le recouvrement, je comprends que l'objectif, c'est toujours d'avoir
une entente préétablie par rapport à la capacité de la personne d'être capable
de payer. Très bien. Là, on enlève tout le volet qui est juridique d'avant
recours, parce qu'il y a un certain délai, et les frais augmentent par rapport
à la personne qui doit payer. Mais la question demeure, parce que là tout le
volet juridique, on l'enlève, c'est-à-dire, vous, votre capacité juridique
d'aller chercher ces fonds-là, sans avoir une entente de... une décision du
TAL. Vous, vous avez... Parce que là on parle de... le ministère de la Justice,
là, on parle de la justice. Vous, vous avez ce pouvoir- je comprends qu'on vous
le donne, mais, au niveau légal, ça tient-tu... Est-ce que la personne, le
prestataire pour pourrait le contester en cour?
Mme Boisvert (Sophie) : Oui,
comme je vous disais, dans le fond, on fait... on fait l'avis de réclamation,
donc, ça détermine la somme de la dette. Puis, par la suite, il y a toute la
période de recours qui est là, donc, elle, elle demeure, c'est sûr, elle
demeure. Donc, il y a des recours qui sont offerts, là, ils peuvent faire une
demande de révision au ministère dans un premier temps. Puis, même s'ils
sont... s'ils ne sont pas d'accord avec la décision du ministère, ils peuvent
faire... ils peuvent faire une demande de révision au niveau du TAQ, du Tribunal
administratif du Québec.
Mme
Rotiroti
:
Ça fait que ça demeure, ça.
Mme Boisvert (Sophie) : Ça
demeure, exactement. Le certificat de recouvrement est émis seulement lorsque
la période de recours est terminée. Donc là, le certificat... le certificat de
recouvrement, donc, là, nous, nous, on peut procéder au recouvrement à ce
moment-là seulement.
Mme
Rotiroti
:
Ça fait qu'on vous donne une option de plus, c'est ça qu'on donne...
Mme Boisvert (Sophie) : Oui.
Mme
Rotiroti
:
...une marge de... Ça va.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? Parfait. Pas d'autres interventions? Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Excellent. Parfait. Donc, l'amendement est adopté. 162.8 est adopté, introduit
au projet de loi. 162.10, M. le ministre.
M. Poulin : Insérer, après
l'article 162.9 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
162.10. L'article 98 de cette loi est
modifié par l'insertion, dans le premier alinéa et après «d'autres conditions»,
et de «par entente». Commentaire. Cet amendement précise que le ministre peut
convenir, par entente, avec le débiteur, d'autres modalités de remboursement
que celles prévues par règlement.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Des interventions sur l'amendement? S'il n'y a pas d'intervention, nous
allons procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Parfait. L'amendement est adopté. 162.10 est adopté, introduit au projet de
loi. 162.11, M. le ministre.
M. Poulin : Insérer, après
l'article 162.10 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
162.11. L'article 99 de cette loi est
modifié par l'insertion, après «recouvrement», de «ou de frais en cas de refus
d'acceptation d'un chèque ou d'un autre effet de paiement par une institution
financière ou en cas d'impossibilité d'exécution d'un débit préautorisé ou d'un
virement de fonds». Commentaire. Cet amendement permet au gouvernement de
fixer par règlement des frais en cas de paiements non encaissables par une
institution financière.
Le Président (M. Allaire) :
Des interventions? S'il n'y a pas... Oui, allez-y, Mme la députée de Jeanne-Mance—Viger.
Mme
Rotiroti
:
Oui, répétez juste la dernière phrase, M. le ministre, par règlement, on peut
décréter...
M. Poulin : Cet amendement
permet au gouvernement de fixer par règlement des frais en cas de paiements non
encaissables par une institution financière. Je peux lire la date
additionnelle, aucun problème.
Mme
Rotiroti
:
Oui, s'il vous plaît.
M. Poulin : L'article 99
de la Loi sur l'aide aux personnes et aux familles établit qu'un débiteur est
tenu au paiement des frais de recouvrement prévu par règlement. Un débiteur
peut rembourser une dette au ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale
de plusieurs façons, notamment en utilisant les services en ligne de son institution
financière, par débit préautorisé, téléphone, guichet ou au comptoir de son institution
financière ou, encore, par chèque, mandat bancaire ou mandat-poste. Des frais
de 35 $ sont actuellement facturés au débiteur...
M. Poulin : ...conformément à
l'entente de paiement, il est souhaité de fixer ces frais par règlement, comme c'est
déjà le cas pour les autres frais de recouvrement. Il n'est actuellement pas
envisagé d'augmenter ces frais. Il arrive régulièrement qu'un paiement soit
refusé par une institution financière, par exemple en cas d'insuffisance de
fonds. Ces refus engendrent des désagréments administratifs pour le ministère,
qui doit annuler le paiement effectué dans le compte client du débiteur et
entreprendre des démarches pour négocier le remplacement du paiement. Alors, ça
permet au gouvernement de fixer par règlement des frais en cas de paiement non
encaissable par une institution financière. Puis Dieu sait que, maintenant, ils
nous chargent, hein, ce n'est pas trop long.
Le Président (M. Allaire) :
OK. Oui, M. le député de Saint-Jérôme.
M. Chassin :
...élargit les modes de paiement? Mettons, PayPal.
M. Poulin : Bien, je pense
qu'il est déjà assez large, mais c'est peut-être une bonne question.
Le Président (M. Allaire) :
Oui. Allez-y, Mme Boisvert.
M. Poulin : Le bitcoin, non?
Mme Boisvert (Sophie) : Non,
le point, c'est ne pas... on n'élargit pas le nombre de sortes de paiements,
non. Déjà, on a... c'était déjà très large. Dans le fond, c'est... c'est un
frais, là, qu'on charge... lorsqu'on fait une entente avec eux, c'est prévu
présentement, dans nos ententes, que, s'il y a un chèque sans fonds ou un...
donc on fait... on charge des frais de 35 $. Alors là, on vient seulement
le... par plus de transparence, on vient l'indiquer, mais, actuellement,
c'était... c'était indiqué dans les ententes. Donc, il n'y a pas de changement
pour nos citoyens actuels, là.
Le Président (M. Allaire) : M.
le député.
M. Chassin :
Puis permettez que je vous pose la question. Disons qu'on a une entente que je
vous paie par PayPal, puis là il y a... tu sais, il y a tout le temps des frais
puis... C'est-tu possible, à l'heure actuelle?
Mme Boisvert (Sophie) : Par
PayPal?
M. Chassin :
Oui. Je vous pose la question juste pour voir où est-ce qu'on en est dans la...
dans suivre les différents moyens technologiques, là. Je ne vous demande pas
Bitcoin, juste PayPal.
Mme Boisvert (Sophie) :
Présentement, ce qui est... c'est les services en ligne des institutions
financières, les débits préautorisés, par téléphone, guichet automatique ou au
comptoir, là, de son institution financière, par chèque, mandat bancaire puis
mandat-poste.
M. Chassin :
Ah! quand même. OK.
Mme Boisvert (Sophie) : Mais
je n'ai pas PayPal, par exemple.
M. Chassin :
C'est bon.
Mme Boisvert (Sophie) :
Merci.
Le Président (M. Allaire) :
...d'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Donc, on poursuit... Bien, avant de poursuivre, en fait, 162.11 est
adopté et est introduit au projet de loi. M. le ministre, 162.12.
M. Poulin : Insérer, après
l'article 162.11 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
162.12. L'article 100 de cette loi est
modifié :
1° par la suppression de «ou dès la date
de mise en demeure, s'il est d'avis que le débiteur tente d'éluder le
paiement»;
2° par l'insertion, après «certificat», de
«recouvrement»;
3° par l'ajout, à la fin, de la phrase
suivante : «Ce certificat est une preuve de l'exigibilité
de la dette.»;
4 ° par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Le ministre peut toutefois délivrer un
certificat de recouvrement dès la date de l'avis de réclamation s'il est d'avis
que le débiteur tente d'éluder le paiement».
Commentaire : Cet amendement précise
la nature du certificat, soit un certificat de recouvrement, confirme que le
certificat est une preuve de l'exigibilité de la dette et clarifie les règles
applicables lorsque le débiteur tente d'éluder le paiement de sa dette.
Alors, M. le Président, on... si on se
réfère au texte de loi, on vient davantage faire une concordance, si on veut,
et une précision. Une précision, je dirais.
• (16 h 20) •
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. Des commentaires? S'il n'y a pas de commentaire, nous allons procéder
à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. L'amendement est adopté. 162.12 est adopté et introduit au projet de
loi. 162.13. M. le ministre.
M. Poulin : Insérer, après
l'article 162.12 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
162.13. L'article 101 de cette loi est
modifié :
1° dans le premier alinéa :
a) par l'insertion, après «le certificat»,
de «recouvrement»;
b) par la suppression de la deuxième
phrase;
2° par la suppression du deuxième alinéa.
Commentaire : Cet amendement précise
que la nature du certificat soit un certificat de recouvrement, retire la
mention concernant la retenue d'un montant dû à un débiteur par le ministre du
Revenu ainsi que celle prévoyant qu'une... qu'une retenue interrompt la
prescription.
Le Président (M. Allaire) :
Merci, M. le ministre. Des interventions? Pas d'intervention. Est-ce que
l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. Donc...
M. Poulin : ...existe encore.
On l'oublie, mais, à une certaine époque, on avait ministre des Finances,
ministre du Revenu.
Le Président (M. Allaire) :
Merci, M. le ministre. Donc, l'article 162.13 est adopté et introduit au projet
de loi. 162.14. M. le ministre.
M. Poulin : Oui, absolument.
Alors :
Insérer, après l'article 162.13 du projet
de loi tel qu'amendé, le suivant :
162.14. Cette loi est modifiée par
l'insertion, après l'article 102, des suivants :
«102.1. Après avoir délivré le certificat
de recouvrement, le ministre peut, par avis de la saisie administrative notifié
par poste recommandée ou signifié, exiger d'une personne qui, en vertu d'une
obligation existante, est ou sera tenue de faire un paiement à un débiteur d'un
montant exigible en vertu de la présente loi, qu'elle lui verse, à l'acquit de
son créancier, la totalité ou une partie du montant qu'elle a ou aura à payer à
ce dernier, et ce, au moment où ce montant devient payable au créancier.
«Il en va de même à l'égard d'un paiement
devant être fait à un créancier notamment une sûreté fournie par la personne
redevable d'un montant exigible en vertu de la présente loi lorsque ce
paiement, si ce n'est de la sûreté, devrait être fait à cette personne.
«Un avis de saisie...
M. Poulin : …administrative ne
constitue pas une décision.
102.2. La personne qui reçoit un avis de
saisie administrative doit dénoncer au ministre l'existence d'un avis du
ministre du Revenu prévu à l'article 15 de la Loi sur l'administration
fiscale (chapitre A-6.002) ou à l'article 48 de la Loi facilitant le
paiement des pensions alimentaires (chapitre P-2.2) ou de toutes autres
saisies qui sont valides et tenantes à l'égard du débiteur ou qui lui… ou qui
lui sont notifiées par poste recommandée ou signifiée postérieurement à l'avis
de saisie administrative. En cas de dénonciation, le ministre donne main levée
de l'avis de saisie administrative et les dispositions de l'article 103.1
s'appliquent, le cas échéant.
102.3. Un avis de saisie administrative
notifié par poste recommandée ou signifiée à une personne, en vertu de
l'article 102.1, demeure valide et tenant jusqu'à ce que main levée en
soit donnée. Le ministre donne main levée de l'avis de saisie administrative
lorsque la dette à l'égard de laquelle cet avis a été transmis est entièrement
acquittée ou lorsque la personne visée au premier alinéa a satisfait à toutes
ses obligations envers son créancier.
102.4. Le ministre... Le ministre transmet
au débiteur une copie de l'avis de saisie administrative prévue à
l'article 102.1.
102.5. Sur réception d'un avis de saisie
administrative notifiée par poste recommandée ou signifiée, le montant qui est
indiqué comme devant être versé au ministre devient la propriété de l'État et
doit lui être remis par priorité sur toute autre sûreté donnée à l'égard de ce
montant.
102.6. Toute personne qui néglige ou
refuse de se conformer à un avis de saisie administrative peut être condamnée
par un tribunal au paiement du montant dû au ministre, comme s'il était
lui-même débiteur. Cette personne peut néanmoins, en tout temps, même après
jugement, obtenir l'autorisation de se conformer à l'avis de saisie
administrative en payant les montants qu'elle aurait dû verser depuis la
notification ou la signification de cet avis. Elle est alors tenue aux frais
occasionnés par son défaut.
102.7. Les dispositions de
l'article 102.1 à 102.6 s'appliquent malgré toutes dispositions
contraires, mais sous réserve des dispositions du Code de procédure civile
(chapitre C-25.01) relatives à...
Une voix : ...
M. Poulin : Oui, mais il
faudrait juste que... j'ai… j'ai… Oui, c'est ça. C'est ça. J'allais le dire,
mais on m'enterrait.
Une voix : …
M. Poulin : Oui, mais je vais
juste m'essayer sur le…
Le Président (M. Allaire) :
Oui, parce qu'on l'a tous dit, sauf le ministre.
M. Poulin : J'essaye. À
insaisissabilité, c'est ça, insaisissabilité. Toutefois, lorsque
l'article 699 de ce code s'applique en raison d'une entente de paiement
échelonné, cette entente doit être conclue avec le ministre.
Commentaires : Cet amendement
introduit une nouvelle mesure de recouvrement à la Loi sur l'aide aux personnes
et aux familles, soit l'avis de saisie administrative du ministre.
L'article 102.1 permet au ministre de
recouvrer auprès d'un tiers les sommes que ce dernier détient et qui sont dues
au débiteur en lui transmettant un avis de saisie administrative après la
délivrance du certificat de recouvrement.
L'article 102.2 oblige la personne
qui a reçu l'avis de saisie administrative, le tiers saisi, à dénoncer toute
autre saisie valide, qu'elle soit administrative ou judiciaire. Le ministre
donne main levée de la saisie administrative en cas de dénonciation.
L'article 102.3 prévoit qu'un avis de
saisie administrative demeure valide tant que main... qu'une de main levée
n'est pas donnée. Le ministre donne main levée aussi lorsque la dette est
entièrement acquittée ou lorsque la personne qui a reçu l'avis de saisie
administrative a acquitté sa dette à l'égard du débiteur.
L'article 102.4 énonce que l'avis de
saisie administrative doit être transmis au débiteur.
Il y a une insaisissabilité, là, qui s'en
vient. Je l'ai spottée. L'article 102.5 prévoit que l'avis de saisie
administrative a préséance sur toute sûreté donnée à l'égard du montant saisi.
L'article 102.6 établit qu'une
personne qui néglige ou refuse de se conformer à un avis de saisie
administrative peut être tenue au paiement de la dette ou du débiteur, sauf si
elle pair les montants qu'elle aurait dû payer depuis l'avis.
L'article 102.7 prévoit que les
règles d'insaisissabilité prévues au Code de procédure civile s'appliquent aux
saisies administratives. Je ne l'aurai pas, M. le Président, je ne l'aurais
pas.
Le Président (M. Allaire) :
...pour l'effort.
M. Poulin : Merci.
Le Président (M. Allaire) :
Des interventions? Mme la députée de Jeanne-Mance—Viger.
Mme Rotiroti : Juste, ça
touche combien de personnes, ça, qu'est-ce qu'on vient de faire, là?
Une voix : ...
Mme
Rotiroti
:
Dans la dernière année.
Mme Boisvert (Sophie) : Dans
la dernière année, c'est 1 600 personnes qui ont… qui ont eu des
saisies judiciaires.
Mme
Rotiroti
:Quand
même, 1 600 personnes. Oui. Merci.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
D'autres interventions? Pas d'autre intervention? Oui, M. le député de Saint-Jérôme.
M. Chassin :Juste essayer de comprendre. Puis là je... je ne suis pas
spécialiste du tout, mais pourquoi c'est spécifiquement... Puis, c'est
peut-être un peu trop général, M. le Président, là, vous m'arrêterez, mais ce
n'est pas… ce n'est pas du côté des lois fiscales, c'est vraiment sur la
procédure de saisie. Puis néanmoins il y a énormément de... disons, un arbre
logique, là, de différents cas. Est-ce qu'il y a, par exemple, de Revenu
Québec...
M. Chassin :
...un avis de recouvrement, puis là c'est à la personne le devoir de le
signifier, c'est... alors que, dans le fond, je veux dire, on pourrait penser
qu'en allègement on va se dire : Bien, oui, les branches du gouvernement
vont se parler, mais pas nécessairement, d'après ce que j'en comprends. Il y a
quand même une certaine complexité, notamment du fait que c'est en dehors des
lois fiscales. Je ne sais pas si c'est juste moi, là, c'est peut-être déjà
réfléchi de votre côté.
Mme Boisvert (Sophie) : Dans
cet article-là, c'est sûr que la particularité lorsqu'on parle de Revenu
Québec, c'est parce que, des fois, là, on peut être... avoir un citoyen qui a
déjà un... qui a déjà une créance avec Revenu Québec. Donc, dans... Il y a des
négociations avec Revenu Québec, c'est sûr qu'ils vont être prioritaires, c'est-à-dire
que nous, on va faire une mainlevée et puis c'est...
M. Chassin :
Ça signifie quoi, mainlevée, d'ailleurs?
Mme Boisvert (Sophie) : Donc,
notre saisie à nous, administrative, elle va... elle n'aura pas lieu, donc, Revenu
Québec...
M. Chassin :
...
Mme Boisvert (Sophie) : Oui,
elle va tomber, puis c'est celle de Revenu Québec. Donc, il n'y aura pas de
double saisie.
M. Chassin :
Donc, ce n'est pas une question d'ordonnancement de priorités...
Mme Boisvert (Sophie) : Ça va
être Revenu Québec qui a priorité.
M. Chassin :
Oui, c'est ça, mais, mainlevée, ce n'est pas juste, on va passer en second,
c'est, on laisse tomber la créance de votre côté.
Une voix : ...
Mme Boisvert (Sophie) :
Est-ce que. Mme Gauvin pourrait...
M. Chassin :
J'apprends un nouveau mot, M. le Président, «mainlevée», en un mot... français
dans toute sa beauté.
Le Président (M. Allaire) :
C'est bon. Ça va?
Une voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Ah! vous souhaitez intervenir. Oui, j'ai besoin du consentement. Est-ce que
j'ai votre consentement? Consentement. Parfait. Prenez soin de vous présenter
avec votre titre, s'il vous plaît.
Mme Gauvin (Stéphanie) :
Donc, bonjour. Stéphanie Gauvin, avocate à la Direction des affaires
juridiques, Travail, Emploi et Solidarité sociale. Donc, dans le fond, une
mainlevée est effectivement la fin de la saisie administrative qui avait été
prescrite. Puis c'était quoi, la question, déjà? Excusez-moi.
M. Chassin :
Ce n'est pas l'ordonnancement, c'est vraiment...
Mme Gauvin (Stéphanie) : Oui,
bien, l'ordonnancement des créanciers dans le code... il est prévu dans le Code
civil du Québec. Donc, les créances fiscales ont priorité. Donc, on a eu des
discussions avec Revenu Québec sur comment faire l'aménagement de... quand il y
a plusieurs saisies actives. Puis ce qui a été décidé, c'est, quand il y avait
déjà une saisie active, le ministère allait donner une mainlevée de sa saisie
administrative puis, s'il y a des sommes à saisir, la saisie administrative va
devenir une saisie judiciaire. Donc, on va se colloquer sur la saisie déjà en
cours, parce qu'il n'y a pas juste Revenu Québec qui peut saisir les citoyens,
n'importe quel créancier peut faire des saisies.
Donc, dès qu'il va y avoir déjà une saisie
active, bien, on va abandonner la saisie administrative en donnant mainlevée
pour aller se colloquer à la saisie judiciaire.
M. Chassin :
...c'est un abandon... ou, en tout cas, elle prend fin, mais parce qu'en fait
elle est ajoutée puis elle va être traitée dans la même...
Mme Gauvin (Stéphanie) : Oui.
Donc là... C'est ça, oui.
M. Chassin :
...que la première. Ça, c'est un allègement en théorie, mais c'est déjà comme
ça. Je comprends, mais... OK.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
• (16 h 30) •
M. Chassin :
Puis est-ce que... est-ce que vous avez peut-être une réflexion parce que vous
avez déjà un arrimage avec Revenu Québec? Est-ce que ça pourrait être
intéressant que ça soit dans les lois fiscales... j'imagine, c'est arrimé, mais
est-ce que ça serait intéressant que ce soit envoyé dans une loi fiscale
comme... comme procédure?
Mme Gauvin (Stéphanie) :
Bien, les créances du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale ne sont
pas des créances fiscales. Donc là, il faudrait un projet de loi beaucoup plus
volumineux pour que ça devienne des créances fiscales.
M. Chassin :
Parce que ce n'est pas traité de la même façon, ce n'est pas...
Mme Gauvin (Stéphanie) : Non,
c'est ça. Il y a des règles particulières qui s'appliquent aux créances
fiscales, mais on a fait toutes les vérifications, là, puis il n'y avait pas
d'enjeu à ce qu'on procède à des saisies administratives, là, pour des créances
non fiscales.
M. Chassin :
Je vais m'arrêter là, M. le Président.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? Merci. D'autres interventions? Pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. L'amendement est adopté. L'article 162.14 et adopté, introduit au
projet de loi. M. le ministre, 162.15.
M. Poulin : Oui. Insérer,
après l'article 162.14 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
162.15. Cette loi est modifiée par
l'insertion, partout où ceci se trouve dans les articles 103, 103.1, 104
et 104.1, tel qu'édicté par l'article 42 du chapitre 34 des lois de
2024, et après «certificat», «de recouvrement».
Commentaire. Cet amendement modifie les
articles 103, 103.1, 104 et 104.1 de la Loi sur l'aide aux personnes et
aux familles afin de préciser la nature du certificat, soit un certificat de
recouvrement. On est vraiment dans la concordance ici.
Le Président (M. Allaire) :
Des interventions? Pas d'intervention, nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. L'amendement est adopté. L'article 662.15 est introduit au projet
de loi. Donc, 162.16, M. le ministre.
M. Poulin : Insérer, après
l'article 162.15 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
162.16. Cette loi est modifiée par
l'insertion, après l'article 105 du suivant :
«105.1. En outre de ceux autrement prévus
par la loi, le délai de prescription est interrompu dans les cas
suivants :
«1° un avis de réclamation est transmis
conformément à l'article 97;
«2° une retenue sur un montant accordé en
vertu de la présente loi est effectuée;
«3° une lettre de confirmation est
transmise par le ministre à la suite d'une entente conclue, conformément à
l'article 98;
«4 un avis...
16 h 30 (version non révisée)
M. Poulin : ...de saisie
administrative est... est transmis conformément à l'article 102.1;
«5° une décision du ministre est transmise
en application de l'article 104. «De plus, lorsque le ministre du Revenu
affecte, par la délivrance du certificat de recouvrement et conformément à l'article
31 de la Loi sur l'administration fiscale (chapitre A-6.002), un remboursement
dû à une personne par la suite de... par suite de l'application d'une loi
fiscale au paiement du montant visé par ce certificat, cette affectation
interrompt la prescription prévue au Code civil quant au recouvrement de ce
montant.»
Commentaire : Cet amendement regroupe
dans une disposition distincte les actes interruptifs de prescription déjà
prévus dans la Loi sur l'aide aux personnes et aux familles, prévoit qu'un avis
de saisie administrative en constitue un et codifie certains autres actes interruptifs.
Alors, M. le Président... Ah! je n'avais
pas terminé. Cet amendement prévoit également que la retenue d'un montant dû à
un débiteur par le ministre du Revenu est un acte interruptif.
Alors, c'est... c'est une... c'est... «conséquentiel»
n'est pas un mot, là, mais c'est une conséquence de ce que nous venons de
faire.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions? Pas d'intervention. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Parfait. Donc, 162.16 est adopté et introduit au projet de loi. 162.17. M. le
ministre.
M. Poulin : Insérer, après l'article
162.16 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
162.17. L'article 120 de cette loi est
modifié par l'insertion, après «loi,», de «notamment pour le recouvrement d'un
montant dû en vertu de la présente loi».
Commentaire : Cet amendement précise
que les pouvoirs de vérification prévus à cette loi s'exercent en matière de
recouvrement.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions? Pas d'intervention. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Parfait. 162.17 est adopté et ajouté au projet de loi. 162.18. M. le ministre.
M. Poulin : Insérer, après l'article
162.17 du projet de loi tel qu'amendé, le suivant :
162.18. L'article 134 de cette loi,
modifié par l'article 55 du chapitre 34 des lois de 2024, est de nouveau
modifié par l'insertion, dans le paragraphe 7° et après «recouvrement», de «ou
des frais en cas de refus d'acceptation d'un chèque ou d'un autre effet de
paiement par une institution financière ou en cas d'impossibilité d'exécution d'un
débit préautorisé ou d'un virement de fonds.»
Commentaire : Cet amendement
introduit une habilitation réglementaire permettant au gouvernement de fixer des
frais en cas de paiement non encaissable par une institution financière. On est
dans la concordance de ce que nous avons parlé un peu plus tôt aujourd'hui.
Le Président (M. Allaire) : ...interventions?Pas d'intervention... Ah! M. le député de Saint-Jérôme. Excusez-moi. Allez-y.
M. Chassin :Puis là, dans le libellé de l'amendement, c'est... c'est «modifie
de nouveau» ou quelque chose comme ça, parce qu'il y a déjà eu un amendement
précédent, c'est-tu ça?
M. Poulin : En fait, c'était
la discussion que nous avions eue un peu plus tôt aujourd'hui concernant la
possibilité pour le ministère de se doter d'un outil concernant les fins de non-paiement.
Alors, c'est... c'est juste que, dans l'article 134 de la Loi sur les
personnes, à l'alinéa sept, on vient ajouter cette notion-là. Alors, peut-être,
dans... dans le texte de loi, en vert, on le voit bien, là, effectivement, avant
c'était : «déterminer dans quel cas et à quelles conditions le débiteur
est tenu de payer des frais de recouvrement», «ou des frais en cas de refus». On
profite de cet alinéa pour venir ajouter la notion que nous avons adoptée un
peu plus tôt aujourd'hui. C'est bien ça, Mme la sous-ministre adjointe?
Mme Boisvert (Sophie) : C'est
bien ça.
M. Chassin :...nouveau, parce que ça... c'est une deuxième modification
au même article?
M. Poulin : ...c'est qu'on a
profité de l'alinéa...
Mme Gauvin (Stéphanie) : Non,
c'est que c'est... l'article 134 prévoit la liste des habilitations en matière
de recouvrement, ça fait que c'est une disposition miroir par rapport à la
modification précédente.
M. Chassin :Ah! OK.C'est vraiment le... Je comprends.
Mme Gauvin (Stéphanie) : Oui.
Il faut répéter, effectivement.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? Parfait. Merci. Pas d'autres interventions? Pas d'autre intervention. Est-ce
que l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Donc, l'amendement est adopté. 162.18 est adopté et introduit au projet de loi.
Donc, on change de bloc. Oui, oui, Mme la députée de Jeanne-Mance—Viger.
Mme Rotiroti : Oui. Juste... M.
le Président, juste parce qu'on avait dit, après ce bloc-là, on s'en irait dans
les rapports. Je voulais juste demander une suspension.
Le Président (M. Allaire) :
Bien oui, pas de problème. On va...
Mme
Rotiroti
: J'aimerais
ça voir avec le ministre, parce que je vois qu'il n'y a aucun amendement qui
est apporté.
Le Président (M. Allaire) : Pas
de problème. On va suspendre les travaux quelques instants. Juste un petit instant,
on va suspendre. Vous pourrez parler hors micro.
(Suspension de la séance à 16 h 36)
(Reprise à 16 h 37)
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Nous allons reprendre les travaux. Mme la députée de Jeanne-Mance—Viger, vous
souhaitez repréciser votre question? Ça va?
Mme Rotiroti : Oui. Bien,
écoutez...
Le Président (M. Allaire) :
Allez-y.
Mme
Rotiroti
: Merci,
M. le Président. Je pense qu'on est allés un peu rapidement. Dans le... Dans le
fond, pour la bonne collaboration puis la bonne gestion de notre commission, on
s'en... on retournerait dans le bloc où ce qu'on parlait des rapports. On avait
certaines interrogations. Le ministre a pris ça en délibéré, en nous disant qu'il
était pour nous revenir avec probablement... il était très ouvert à... même à
des amendements...
Mme Rotiroti : ...là je vois
qu'on revient dans ce bloc-là des rapports, mais il n'y a aucun amendement qui
est fait. Alors là, je vais donner l'opportunité au ministre de nous expliquer
pourquoi qu'on reste tel quel.
M. Poulin : Oui. Alors, pour
les gens qui nous écoutent, on vient de faire un projet de loi n° 11 sur
l'allègement réglementaire des PME puis, en même temps, qui est venu de donner
de l'agilité au gouvernement dans certains processus. Je pense qu'on a bien
avancé. On a fait adopter le deux pour un. On a modifié la loi sur ministère de
l'Économie. On a fait des choses en forêt sur les boissons alcoolisées, sur le
transport. On a été extrêmement actifs à ce niveau-là. Et il y a tout eu un
travail de fait au gouvernement du Québec dans les dernières années sur ce
qu'on appelle le rapport sur les rapports. Pour nous, on s'est dit : Par
moment, est-ce qu'il y a des doublons? Par moment, est-ce qu'il y a des choses
qu'on peut changer pour améliorer l'efficacité gouvernementale? Nous venons
toucher à combien de rapports, M. le sous-ministre, environ?
Une voix : …
M. Poulin : Oui, bien, je
vais vous céder la parole dans quelques minutes. Juste expliquer l'esprit.
Une voix : …
M. Poulin : 59 rapports.
Certains… Et vous, au départ, votre… votre préoccupation, puis je me souviens
très bien du geste que vous dites, vous disiez : Le fait de déposer devant
l'Assemblée nationale, c'est un geste significatif puis c'est un geste
important sur lequel on aimerait qu'il demeure ou pas. Ou, du moins, vous vous
émettiez le fait que vous aimeriez qu'il demeure.
Alors, dans ce qu'on abolit comme
rapports, ils ne sont pas tous reliés à un dépôt à l'Assemblée nationale du
Québec, OK? Bon, je vais céder la parole à mon sous-ministre qui va expliquer
un peu le… le chantier, le travail que nous avons fait. Mais, pour vous dire que
je suis en mode ouverture, je suis en mode écoute et que, tu sais, je ne
passerais pas une heure sur un rapport, là. Tu sais, on est là pour avancer, on
est là pour être efficaces, on est là pour être efficients. Puis, je comprends
le gros bon sens. Alors, mais, somme toute, je veux nous permettre d'aller au
fond en comble parce que je suis convaincu qu'il y a certains rapports sur
lesquels on va être d'accord. Alors, peut-être qu'on peut travailler sur ce
qu'on est d'accord, puis après ça vous voir l'éventualité. Alors, peut-être je
céderais ma parole au… au sous-ministre, M. le Président.
Le Président (M. Allaire) :
Pas de problème. J'ai besoin de votre consentement.
Une voix : …
Le Président (M. Allaire) :
Consentement. Parfait, M. Rousseau. Allez-y.
M. Rousseau (Youri) : Oui,
bonjour, M. le Président. Youri Rousseau, ministère de l'Économie, Innovation,
Énergie. Donc, à l'été 2025, avec nos collègues du Conseil du trésor et
d'autres ministères, on a regardé 260 rapports qui sont faits par les
ministères, puis ce n'est pas tous des rapports qui sont présentés à
l'Assemblée nationale, il y en a que c'est des plans d'action, des bilans, des
redditions de comptes, des rapports annuels, etc., puis on en a choisi 59. Il y
en a une trentaine qui ont été mis dans le PL 7qui a été adopté
aujourd'hui. Donc, il y a déjà des rapports écrits de la même façon que ce
qu'on va vous présenter qui ont été adoptés dans une autre salle cette semaine.
Nous, on a pris ceux qui étaient… ceux qui restaient quand le PL 7 était
prêt. Donc, on en a 59 ici, 49 à abolir, 10 à modifier. Et souvent,
l'information va être soit remise sur les sites Web. On ne veut pas perdre de
transparence ou d'information, donc, sur les données de Québec.ca, ou sur les
sites Web des ministères, ou dans d'autres sources. Vous allez voir, quand on
va faire article par article, qu'il y a des rapports là-dedans qui étaient des
plans d'activités, qu'on va maintenant faire une annexe du rapport annuel de
gestion du ministère. Ça fait qu'on ne veut rien perdre, mais on s'est parlé
avec le ministre, puis s'il y a des choses qui vous dérangent, mais on verra
comment on peut les organiser, mais on… c'est la même logique dans l'ensemble,
là, des 34 prochains articles.
• (16 h 40) •
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Est-ce que ça va comme précision?
Mme Rotiroti : Oui. Je...
Le Président (M. Allaire) :
Oui, allez-y.
Mme
Rotiroti
:
Je vais faire… Je vais intervenir puis je vais demander la suspension par la
suite, M. le Président.
Le Président (M. Allaire) : Il
n'y a pas de problème. Allez-y.
Mme
Rotiroti
:
Merci pour l'explication. Effectivement, il y a... Vous dites 59 rapports
que vous avez sélectionnés. On va prendre le temps de garder dans ces
59 rapports-là. Ne demeure pas moins que la... Il y a plusieurs groupes
qui sont venus nous dire : Le dépôt à l'Assemblée nationale est
extrêmement important. Il y a des commentaires dans… qui disent que le dépôt...
au moment qu'on dépose à l'Assemblée nationale, bien, ça nous donne la… la… la
possibilité de… de se saisir, de dire : Oh, le rapport est soumis. Tandis
que quand ça passe dans les ministères, ça peut passer un peu sous le radar.
Pour nous, c'est important. Vous parlez de transparence, ça en fait partie de…
de cette transparence-là.
Pour moi, ce n'est pas nécessairement un
allègement dans le sens que leur apport est déjà fait. Au moment que le rapport
est fait, je comprends qu'il y a des délais par rapport au dépôt à l'Assemblée
nationale, mais ce n'est pas un allègement parce que l'allègement, le rapport
est fait. Qu'on dépose au ministère, qu'on dépose à l'Assemblée nationale ou
qu'on dépose dans une autre instance, c'est le même rapport qu'on dépose. On ne
demande pas plus à l'Assemblée nationale. Alors, je… on va prendre le temps, M.
le Président, c'est extrêmement important. Il y a plusieurs groupes qui ont
dit : C'est une façon de… de… La crainte de reddition de comptes est là,
la crainte d'être capable de… de… Tu sais, il y a certains rapports qui sont
triennales, il y en a quinquennales, ils ne sont pas tous annuels…
Mme Rotiroti : Je veux juste
prendre le temps de bien regarder. Vous me dites, vous avez fait la sélection
de... 59, sur les 59 rapports, êtes-vous en mesure de me dire combien
qu'on déposait, à l'Assemblée nationale, sur ces 59-là?
Des voix : ...
M. Rousseau (Youri) : Sur les
59, il y en a une vingtaine qui étaient des rapports déposés à l'Assemblée
nationale. Certains sont modifiés, certains c'est la... au lieu d'être cinq
ans, ça va être 10 ans. Donc, la durée qui est modifiée. Ça fait que c'est
ça, une vingtaine sur les 59, on va les étudier un par un, mais c'était pour
donner une idée d'ensemble, là.
Mme
Rotiroti
:
OK.
M. Poulin : Mais je suspendrais
quand même, M. le Président.
Mme Rotiroti : Oui,
effectivement.
Le Président (M. Allaire) : Il
n'y a aucun problème, on est rendus là, on suspend les travaux quelques
instants. Merci.
(Suspension de la séance à 16 h 43)
17 h (version non révisée)
(Reprise à 17 h 13)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
nous allons reprendre les travaux. On débute l'avant-dernier bloc, le bloc 49,
qui traite davantage des rapports gouvernementaux. Nous avions suspendu un
amendement. Alors, on va reprendre avec l'amendement qui a été suspendu, qui
introduit 70.10. Il a été lu, probablement que les commentaires aussi, mais là
peut-être ça nous ferait du bien de... que vous nous remémoriez un petit peu la
mémoire, M. le ministre. Donc, je vous cède la parole.
M. Poulin : Oui. Alors, nous
sommes...
Le Président (M. Allaire) : ...j'ai
besoin du consentement parce qu'il était suspendu. Donc, j'ai besoin de votre
consentement pour ouvrir.
Une voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Exact. Parfait. Allez-y, M. le ministre.
M. Poulin : Alors, oui,
effectivement, nous sommes sur le retrait d'un rapport qui était aux 10 ans.
Alors, il est toujours nécessaire de réaliser ce bilan. Il va être diffusé sur
le site Internet du ministère de l'Environnement. Alors, il n'y a pas d'abolition
de rapport, c'est plutôt un chemin différent.
Le Président (M. Allaire) : Merci,
M. le ministre. Des interventions?
Mme Rotiroti : Oui. Là, juste
pour être... pour préciser, parce que, dans cet article-là, on vient enlever la
notion du dépôt à l'Assemblée nationale en disant que ce rapport... les
rapports en question, qu'on va passer un par un par la suite, M. le Président...
c'est suffisant que le rapport soit publié sur le site Internet de le ministère
concerné et pas à l'Assemblée nationale. Par contre, dans la discussion qu'on a
eue lors de notre suspension... et je remercie l'ouverture du ministre, parce
qu'on disait : Bien, il y a probablement certains rapports qu'on va quand
même maintenir le dépôt à l'Assemblée nationale. Ça fait que je veux juste être
sûre qu'en adoptant cet article-là... ça nous empêcherait par rapport à l'exercice
qu'on veut faire par la suite, là, que, si on veut maintenir le dépôt à l'Assemblée
nationale, bien, ça nous... ça ne nous empêcherait pas de le faire avec qu'est-ce
qu'on vient de faire là.
M. Poulin : ...c'est une
bonne question, parce que l'amendement concerne la Loi sur le développement
durable. Alors, il est relié à ce rapport-là. Mais, oui, il se pourrait que,
plus tard, nous puissions en laisser à l'Assemblée nationale, parce que ces
lois-là sont... l'amendement ou l'article de loi est référé à la loi du
ministère, souvent, qui est responsable... bien, pas «souvent», qui est
responsable du rapport.
Alors, non, voter celui-là n'empêchera pas
d'autres rapports d'être déposés à l'Assemblée nationale puisqu'il est relié à
la Loi sur le développement durable.
Mme Rotiroti : Alors, on est
dans la Loi sur le développement durable. Ce rapport-là est produit à tous les 10
ans. Vous comprenez, M. le ministre, que 10 ans de vie politique, là... La
majorité des collègues, on est... on est là huit ans. Ça fait que...
M. Poulin : ...
Mme
Rotiroti
: Moi,
oui. Je suis quand même une exception, je pense...
M. Poulin : Dans les rares.
Mme
Rotiroti
:
...dans les rares. Ceci dit, c'est... c'est quand même un rapport qui doit être
costaud, parce qu'on le présente à tous les 10 ans, puis là vous enlevez l'obligation
de le déposer à l'Assemblée nationale. Pourquoi?
Le Président (M. Allaire) :
...
M. Poulin : ...
Mme
Rotiroti
: Comment
ça a été décidé? Pourquoi...
M. Poulin : L'objectif était
d'éviter le processus administratif du dépôt du document à l'Assemblée, un peu
comme nous en avions parlé, les délais lorsque la Chambre siège, si jamais c'est
prorogé, et tout. Le... C'est fait à tous les 10 ans. Ce sera mis sur le site
Internet, puis l'information sera rendue disponible.
Alors, oui, vous avez raison que c'est
davantage un processus que l'on souhaite inviter qu'un allègement
réglementaire. Plus tard, on en aura d'autres, mais, dans ce cas-ci, c'est
davantage un processus.
Mme Rotiroti : ...comprenez
qu'en 10 ans on peut oublier beaucoup de choses, incluant le dépôt de ce
rapport-là, et le fait que ça soit déposé... puis ça, c'est les groupes qui l'ont
dit aussi, hein, ce n'est pas juste moi, M. le Président, en disant :
Bien, des fois, on a tendance d'oublier, parce que, 10 ans, c'est long, mais,
quand on le voit, le dépôt à l'Assemblée... Oh! OK, c'est le rapport qui a été
fait sur 10 ans. Tandis que, là, sur le ministère, vous comprenez que la
personne qui a oublié va oublier pour toujours, parce que, 10 ans, c'est long.
Alors, je suis un peu... un peu mal à l'aise,
je vais être très honnête avec vous, parce que c'est quand même un rapport qui
va contenir quand même beaucoup, beaucoup d'informations, parce qu'on parle
quand même... 10 ans, c'est... c'est extrêmement long, M. le...
Mme
Rotiroti
:
...ça doit être costaud comme rapport. Sur tout qu'est-ce qui est enjeu
environnemental, développement durable, vous comprenez, c'est quand même des
sujets qui demandent l'acceptabilité sociale, qui demande une certaine
rigueur... des précisions assez techniques. Je trouve ça un peu...
M. Poulin : ...je comprends
très bien ce que la députée vient de me dire et, moi, j'avais dit à mes équipes
quand je suis arrivé : Ce sera les rapports les plus importants du monde à
chaque rapport qu'on va vouloir abolir. Puis la discussion qu'on a
présentement, on va la ravoir plus tard, ça, c'est sûr. Là où moi, je suis à
l'aise, c'est que le rapport se fait quand même, puis il va être sur le site
Internet. Il y a un... il y a un chemin qui est différent de dire dans le cadre
du processus pour l'Assemblée nationale, puis on nous apprenait, je pense, je
peux le dire au micro, que l'Assemblée nationale souhaite moderniser ses dépôts
éventuellement, alors il y aura une amélioration peut-être à ce niveau-là un
jour. Mais, dans ce cas-ci, ce que l'on propose, c'est que le rapport demeure.
Mais effectivement, le chemin vers l'Assemblée nationale n'existe plus.
Mme
Rotiroti
:
Je... Moi aussi, je comprends qu'est-ce que le ministre dit. Je trouve que
c'est quand même... Je ne sais pas ce qu'on gagne à faire... à faire ça, là,
sincèrement, là. Pour moi, ce n'est pas une question d'allègement réglementaire
du tout, du tout. Écoutez, je pense qu'on ne s'entendra pas, je pense que le
ministre a... je le comprends, il fait face à des ministères qui ont besoin,
avec une commande du Conseil trésor, de couper, ce... on est conscient. Je ne
vois pas la logique de, comme j'ai dit, d'entrée de jeu, je ne suis pas là pour
répéter ce que j'ai déjà dit : le rapport à l'Assemblée nationale, ce
n'est pas un allègement réglementaire, c'est le même rapport qui... qu'on le
met sur le ministère ou qu'on le dépose à l'Assemblée nationale, ce n'est pas
de... tu sais, la charge n'est pas de plus, le rapport est déjà fait.
Bon, ceci dit, je pense qu'on ne
s'entendra pas. On va être obligé de voter là-dessus. Vous comprenez que c'est
aussi une question de reddition de comptes pour les groupes environnementals
qui sont venus s'exprimer très clairement en disant : Un rapport sur
10 ans, c'est extrêmement long. Nous, ça lève le flag de dire : Bien,
au moment que c'est déposé à l'Assemblée nationale, bon, OK, on va aller le
récupérer, tout en sachant extrêmement bien que le rapport est toujours
disponible sur le site du ministère, ce n'est pas nouveau ça, M. le Président.
Ce n'est pas nouveau, ce n'est pas un ajout qu'on fait, là. Alors, je comprends
qu'on... là-dessus, je pense qu'on a des divergences d'opinions, là, mais,
écoutez, on va... Je ne suis pas là pour retarder le processus, je veux que ce
soit bien clair, mais je pense que ça mérite d'être dit au micro puis que ça
soit enregistré. On peut passer au vote de ce qui nous concerne, à moins que
mon collègue de Jacques-Cartier a une question.
Le Président (M. Allaire) :
Votre collègue souhaite intervenir... M. le député de Jacques-Cartier. Oui,
allez-y.
• (17 h 20) •
M. Kelley
: Oui, non,
exactement. Et on a eu le débat, M. le Président, autour de le fait qu'on n'a
aucun enjeu que certains rapports sont publiés sur le site du ministère, c'est
bien correct, mais c'était plus la suite qu'il y a quand même une notification
qui est faite à l'Assemblée nationale ou quand même le dépôt est fait quand...
quand on est capable, quand on revient en Chambre. Puis on a discuté aussi que,
des fois, ça peut être long, alors c'est mieux de, oui, le rapport est publié
sur le site Internet du ministère, mais après ça, il y a quand même le ministre
qui se lève en Chambre ou l'adjointe parlementaire, ou qui que ce soit, ou
quand même une autre façon, quelqu'un qui lisent tous les rapports qui a été
déposés pendant l'été, l'hiver, etc. Je pense peut-être, j'espère qu'il y a
peut-être un terrain d'entente là-dessus.
Mais l'autre... juste, plus global, pour
certains rapports, reddition de comptes qui va abolir ou quand même, mis à
côté, j'espère que les résultats ce n'est pas qu'il y a maintenant une
explosion de demandes d'accès à l'information, parce qu'on n'a pas
l'information qui est dans les rapports. Et ça, ce n'est pas vraiment d'enlever
le fardeau administratif pour qui que ce soit si les demandes d'accès à
l'information explosent puis on a des fonctionnaires qui sont obligés de
traiter plus d'éléments de l'accès à l'information sur les choses qui étaient
avant rendues publiques dans le rapport qui est maintenant pas là et pas
disponible à la population qui, elle... Alors, c'est juste un point, je pense,
c'est important d'exprimer où on a un désaccord avec le ministre, quand même je
veux saluer l'ouverture, on a eu une bonne discussion. Je comprends l'objectif
de le ministre, je suis moins certaine qu'on va arriver avec une...
Une voix : ...
M. Kelley
: Exactement,
atteindre les objectifs, mais, quand même, on n'est pas ici pour retarder le
processus, l'important, c'est de s'assurer que ce projet de loi est adopté pour
le bien-être des PME du Québec. Mais ici, on est vraiment dans quelque chose
plus technique, important pour les élus, mais quand même aussi pour les gens
qui sont très intéressés par ces sujets.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. M. le député de Saint-Jérôme, vous avez l'air intéressé.
M. Chassin :
Oui.
Le Président (M. Allaire) :
Oui, allez-y.
M. Chassin :
Puis là...
M. Chassin :...je veux juste être sûr parce que j'ai un petit peu les
oreilles à deux endroits en même temps, là, puis il y a les yeux aussi, mais
disons que je comprends que je peux faire des commentaires un peu généraux sur
le type de la réflexion, dans le fond, de… de la sélection des rapports. C'est
bien ça, M. le Président? C'est ce que j'entends aussi de mes collègues. Mais
je rajouterais peut-être deux ou trois points, là.
Le Président (M. Allaire) : Mais
essayer d'être le plus précis possible sur ce qu'on est en train de faire, là.
On était… on est vraiment sur un amendement, actuellement. Je peux… je peux…
Allez-y avec vos commentaires, mais j'aimerais que ça touche à l'amendement.
M. Chassin :OK. Alors, oui, je comprends. Puis, donc, c'est pour ça que
je vous pose la question, M. le Président, pour que vous m'orientiez comme ça.
Je vais peut-être revenir après, alors.
Le Président (M. Allaire) : Pas
de problème. Parfait. D'autres interventions? Pas d'autre intervention. Nous
allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : …
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. L'amendement est adopté sur division. Donc, il est adopté quand même.
L'article 70.10 et est introduit au projet de loi. Il est adopté. Alors,
on poursuit à 148. L'article 148, M. le ministre.
M. Poulin : Oui.
L'article 139 de cette loi est modifié :
1° par le remplacement dans le premier
alinéa...
Le Président (M. Allaire) : ...coupe,
là. Je n'ai pas demandé le consentement parce qu'on l'avait suspendu. Est-ce
que je vais votre consentement? Parfait. Merci. Allez-y. Excusez-moi, M. le
ministre.
M. Poulin : Pas de problème.
L'article 139 de cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «faire au gouvernement» par «publié sur le site Internet de son
ministère»;
2° par la suppression du deuxième alinéa.
Commentaires : Cet article remplace
l'obligation du ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie de
faire au gouvernement, tous les trois ans, un rapport sur l'état des puits par
une publication, de publier ce rapport sur son site Internet.
Alors, je vais venir donner des détails,
M. le Président, concernant ce rapport-là. Donc, il comporte des données sur
les puits d'hydrocarbures inactifs, notamment des statistiques sur les
inspections de ces puits, leur état, problématique ou non, et leur statut de
localisation. Donc, pour éviter la lourdeur, le rapport ne serait plus déposé à
l'Assemblée nationale. Cependant, il va être sur Québec.ca. Ça ne change rien à
la qualité et à la quantité des informations publiques. Le rapport va demeurer
régi par l'appareil administratif. La diminution de la charge de travail va
être davantage au niveau de la probation. Mais les gains sont somme toute
limités. Mais il n'en demeure pas moins qu'on pense qu'on peut procéder à
travers... on peut diminuer le processus à travers le tout également.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions sur 148?
Mme Rotiroti : ...M. le
Président, s'il vous plaît.
Le Président (M. Allaire) : Oui,
M. le député de Saint-Jérôme. Allez-y.
M. Chassin :Bien, c'est ça. Évidemment, voici un bel exemple. Moi, je
trouve que, quand on dit «ça va être disponible sur Québec.ca», c'est un site
assez volumineux, hein, on se comprend. Le chemin pour aller le chercher, si
quelqu'un a l'habitude d'aller le chercher sur le site de l'Assemblée nationale,
ce n'est pas évident. Puis honnêtement, si quelqu'un... Tu sais, autrement dit,
voici un rapport, là, où il y a des gens qui vont spécifiquement vouloir aller
regarder ça. Pourquoi? Mais peut-être parce qu'ils ont des puits sur leur
territoire, ou dans la MRC, ou dans le territoire d'une municipalité. Moi, j'ai
l'impression que là, j'aurais envie de vous poser la question : Quelle est
la garantie qu'on va avoir sur le site de l'Assemblée un lien à suivre pour
dire «voici où trouver le rapport maintenant», pendant une durée suffisante
pour que les gens qui sont intéressés s'y habituent? Je serais vraiment
curieux, là, de savoir.
M. Poulin : Vous… vous, votre
question, M. le député, sur la façon dont il est affiché sur Québec.ca?
M. Chassin :Donc, quelqu'un qui suit tout le temps le même chemin pour
aller le chercher va pouvoir aller chercher les nouvelles versions, si c'est
sur Québec.ca parce que c'est assez perdant merci.
M. Poulin : Bien, je
comprends la préoccupation. Vous comprenez que, tu sais, je suis prudent, là,
comme législateur, à dire comment je peux gérer le site Québec.ca aujourd'hui.
J'entends le député. On me dit que, par exemple, avec les moteurs de recherche,
on trouve assez bien les rapports qui ramènent à Québec.ca. Donc, ça peut être
également un outil de plus pour pouvoir les trouver, là, avec le nom du rapport
ou autres. Mais j'entends le député qui veut une clarté sur le… la date de
dépôt, par exemple, sur le site Internet. Je ne peux pas prendre un engagement
ici aujourd'hui, mais je… je note… je note cet enjeu-là, que je considère
légitime. Oui.
M. Chassin :Surtout que là, tu sais, c'est un bel exemple d'arrimage
qui n'est pas nécessairement toujours facile, parce qu'on peut bien me dire ce
qu'on veut ici, mais l'Assemblée nationale a sa propre liberté sur sa page Web.
Puis, si ce n'est plus déposé, est-ce que les gens à l'Assemblée nationale vont
dire : Ah oui, on va accommoder tout le monde en faisant un lien vers le
bon site dans Québec.ca. C'est là où je… En tout cas, j'ai des doutes, M. le
Président, que, pour ceux qui vont vouloir y accéder, ça va être si simple et
aisé, alors que, dans le fond, il n'y a pas tant d'économie...
M. Chassin :
...à ça. Pour l'Assemblée nationale, le dépôt, ce n'est pas si lourd, là.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? Oui, il est dans le... Oui, on est à 148, là.
Une voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Oui, exact.
Une voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Oui, c'est correct. Il n'y a pas de problème. M. le député de Saint-Jérôme, ça
va?
M. Chassin :
148, la modification, c'est justement d'éviter la lourdeur administrative du...
le rapport qui ne sera pas de sera déposer à l'Assemblée nationale.
Le Président (M. Allaire) :
Oui.
M. Chassin :
On se comprend, là, moi, j'ai l'impression d'être au bon endroit, M. le
Président. Pour une fois.
Le Président (M. Allaire) :
Non, non, c'est correct, vous êtes au bon... Moi, je ne vous obstinais pas.
Une voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Exact. C'est... c'est correct.
M. Chassin :
D'accord.
Le Président (M. Allaire) :
Mais vous avez terminé votre intervention, ça va?
M. Chassin :
Oui, oui, absolument, je vais passer la parole.
Le Président (M. Allaire) :
D'autres interventions, M. le député de Jacques-Cartier?
M. Kelley
: Oui. M. le
ministre, juste rapidement, l'information sur les puits, est-ce qu'on va
trouver ça ailleurs dans les divers... dans les autres rapports qui sont
faits... que c'est par le ministère ou quand même, ici, on ne parle pas de la
Régie de l'énergie, on était mélangé dans nos articles, mais quand même, juste
l'information sur les puits demeure, j'imagine, important. Est-ce qu'il y a une
autre place qu'on se trouve cette information?
M. Poulin : Oui, tout à fait,
puis le rapport demeure, hein, c'est important de le mentionner. Sur 148. Dans
l'article 148, oui. C'est vraiment le rapport sur les puits, il demeure.
M. Kelley
: ...mettre
sur le site Web, puis... Parfait.
M. Poulin : Oui.
M. Kelley
: OK,
excusez-moi.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
M. Kelley
: Oui.
Le Président (M. Allaire) :
D'autres interventions? Il n'y a pas d'autres interventions, on va procéder à
la mise aux voix. Est-ce que l'article 148 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait.
Une voix : ...
Le Président (M. Allaire) : Ah!
sur division. Parfait. Merci, Mme la secrétaire. Donc là, si vous vous
souvenez, on a aussi suspendu 160.1, qui est un amendement, donc j'ai besoin de
votre consentement pour l'ouvrir. Est-ce que j'ai votre consentement?
Des voix
: Consentement.
Le Président (M. Allaire) :
Consentement. Parfait. M. le ministre, allez-y.
M. Poulin : Oui. Insérer,
après l'article 160 du projet de loi, le suivant :
161. L'article 27 de cette loi est modifié
par la suppression du deuxième alinéa.
Commentaires : Cet article retire
l'obligation, pour le ministre responsable des Aînés, de déposer à l'Assemblée
nationale un rapport annuel des activités du Comité des partenaires concernés
par le soutien aux personnes proches aidantes.
Alors, encore une fois, on est sur un site
va être publié sur Québec.ca.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait, merci. Des interventions sur l'amendement? Oui, allez-y, Mme la
députée de Jeanne-Mance—Viger.
Mme
Rotiroti
:
...on est toujours dans l'optique où le rapport est soumis... est public sur le
site du ministère, mais on enlève l'obligation de le dépôt à l'Assemblée
nationale sous le prétexte de lourdeur administrative. Je tiens juste à
réitérer que, pour moi, ce n'est pas une lourdeur administrative et loin d'être
un allègement réglementaire, vu que le rapport est déjà fait, mais on fait la
même chose qu'on vient de faire avec l'article précédent.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. D'autres interventions? Pas d'autre intervention... Oui, M. le député
de Saint-Jérôme.
• (17 h 30) •
M. Chassin :
Là, on est encore sur... c'est 160...
Le Président (M. Allaire) :
Point 1.
M. Chassin :
Point 1, OK.
Le Président (M. Allaire) : Un
amendement. Il est en envoie, il est à l'écran, si vous...
M. Chassin :
Ah! excusez-moi, OK, il faut que je suive, là.
Le Président (M. Allaire) : Je
pense qu'il souhaite prendre un peu de recul.
M. Chassin :
Et... OK. Est ce... Juste, peut-être, la question, est-ce que le 30 jours qui
était comme prescrit par la loi puis qui était un peu pointilleux peut-être,
mais va être respecté quand même?
M. Poulin : Le 30 jours...
excusez-moi.
M. Chassin :
Donc, le... tu sais, on enlève le 30 jours dans la deuxième partie...
M. Poulin : Ah! excusez-moi.
M. Chassin :
...qui prescrivait aussi le dépôt sur l'Assemblée nationale, là.
M. Poulin : Bien, en fait,
c'est que ce qu'on vient biffer là vient un peu expliquer même... l'esprit même
de ce pourquoi on le dépose sur le site Internet. Quand je vous disais :
Quand ça siège, ça ne siège pas, il y avait un 30 jours, si ça siégeait, puis,
si ça ne siégeait pas, c'est un 30 jours après la reprise des travaux. Imaginez
que c'est prêt en juin et qu'on siège en novembre, heille, c'est cinq mois
d'information qui n'est pas communiqué. Alors que là, on peut les mettre sur le
site de Québec.ca.
M. Chassin :
Exact. Puis ça peut être donc très rapide, parce que ça... même plus rapide
qu'actuellement, mais c'est un maximum, là. Autrement dit, il n'y aura pas
de...
M. Poulin : Bien, en fait, là,
on vient l'enlever, on vient l'enlever, là.
M. Chassin :
On vient l'enlever, puis c'est ça, puis c'est maximum. On comprend que ce n'est
peut-être pas idéal parce que c'est un maximum. On voudrait que ce soit plus
rapide.
M. Poulin : Bien, en fait,
c'est...
M. Chassin :
Mais ça donne quand même une balise, là, on ne peut pas passer huit mois assis
sur le rapport.
M. Poulin : Sauf que moi, je
le biffe, il ne l'a plus.
M. Chassin :
Exact. Maintenant, on pourrait rester six mois assis sur le rapport.
M. Poulin : Est-ce qu'on
pourrait rester six mois sur le rapport? Mais pas avec ce que je propose, parce
que là, maintenant, ça va être sur Québec.ca.
M. Chassin :
C'est... Moi, je comprends, mais ce n'est pas spécifié, là, ce n'est plus
spécifié.
Des voix : ...
M. Poulin : ...le comité doit,
dans les six mois de la fin de l'année financière, transmettre au ministre un
rapport des activités pour cette année.
M. Chassin :
Et le ministre, lui, il fait quoi avec?
M. Poulin : Il le dépose sur
Québec.ca, le rend public.
M. Chassin :
C'est précisé maintenant? Parce que moi, je ne le vois pas dans l'amendement,
là.
M. Poulin : C'est peut-être
ailleurs dans l'article, là, attendez. Je ne l'ai peut-être pas ici.
M. Chassin :
J'ai l'air tatillon, mais je trouve que c'est...
17 h 30 (version non révisée)
M. Poulin : ...c'est
administrativement qu'on le fait sur Québec.ca dans… dans la section des
publications du ministère de la Santé, l'emplacement exact reste à déterminer, M.
le député.
M. Chassin :...c'est administratif.
M. Poulin : Pardon?
M. Chassin :Ce n'est pas précisé dans la loi, ça va être administratif,
je comprends, mais donc on perd dans la loi l'assurance que ça va être fait.
M. Poulin : En fait, du
moment où il n'est plus déposé à l'Assemblée nationale, dans le cas de cette
loi-là, oui, parce qu'il va être déposé sur Québec.ca, de façon administrative,
dès que le ministre en prend possession. Ça revient dans l'esprit de ce que
nous avions discuté plus tôt.
M. Chassin :...un bon exemple de... Tu sais, voici un exemple de
malaise, là, mais, en fouinant un peu, je pense qu'on le cerne bien. C'est
parce que, tu sais, il y a... il y a comme un... On veut simplifier. Là, ici, c'est
de la transparence qu'on perd.
M. Poulin : Bien, c'est un
peu les discussions que l'opposition vous nous avez prétendu nous dire. Moi, je
considère que l'information, elle est disponible pour les Québécois, que l'information
va sur Québec.ca. Mais évidemment qu'en retirant les délais de 30 jours on
vient, du même coup retirer l'obligation de dépôt à l'Assemblée nationale du
Québec. Vous avez le droit d'être en désaccord avec le processus. Les députés
de l'opposition nous l'ont signifié. Nous, nous allons de l'avant avec le fait
que ça va sur Québec.ca. Dans le cas de certains ministères, on évaluait qu'il
y avait cinq heures de travail additionnel qui était relié au processus de l'Assemblée
nationale. Mais on comprend que vous êtes en désaccord. Nous, nous croyons que
c'est un chemin pour l'allègement de l'efficacité de l'État.
M. Chassin :Puis, on s'entend, là, le cinq heures, bien, ça se peut,
hein, sait-on jamais, c'est généreux, mais, tu sais, il y a... il y a quand
même quelque chose qui, pour moi, est peut-être plus fondamental, il y a, pour
moi, aucun doute que le ministre est vraiment sincère. On veut, M. le Président,
déposer... D'accord. Je... Puis, on le dit en ondes, là. On met un autre
gouvernement dans 15 ans d'ici, il va dire : Heille, savez-vous, on a
réalisé qu'on n'a pas l'obligation légale de le faire. Puis, c'est là où on
perd un peu la trace, tu sais. Moi, c'est… c'est un… un exemple qui, je trouve,
est particulièrement parlant parce que les proches aidants, il risque d'en
avoir de plus en plus. Ça fait que le travail du comité consultatif, il va peut-être
être de plus en plus intéressant pour de plus en plus de monde, tu sais.
Le Président (M. Allaire) : ...tout
est bonifié. Ça va? D'autres interventions? M. le député de Saint-Jérôme, vous souhaitez
continuer.
M. Chassin :Bien, en fait, c'est ça. Je ne sais pas si… si le ministre
sera comme... Cette… cette compréhension-là, même s'il veut aller de l'avant,
là, est-ce qu'il y a moyen peut-être de déposer un amendement là-dessus, très
spécifique, juste pour dire que le ministre le rend public, juste pour en avoir
l'assurance?
M. Poulin : Mais l'assurance
que vous voulez, c'est quoi?
M. Chassin :C'est que, pour les prochains gouvernements, parce que vous,
je vous fais parfaitement confiance...
M. Poulin : Mais je ne peux
pas donner d'assurance pour les prochains gouvernements, la seule assurance que
je peux donner...
M. Chassin :Oui, si c'est dans la loi. C'est ça, l'idée. Moi, je pense,
c'est ça qu'on voudrait, là.
M. Poulin : Mais en fait, c'est
que nous, c'est le dépôt à l'Assemblée nationale que l'on vient retirer, comme
nous l'avons fait pour les trois, je pense qu'on est rendus à trois rapports, plus
tôt. Nous ne venons pas abolir le rapport. Le rapport sera disponible.
Le député, à juste titre, me dit qu'il y a
des outils législatifs sur le rapport qui ne seront plus là. C'est vrai, c'est
ce qu'on retire. Alors, peut-être qu'effectivement le… le député contre cette
mesure.
M. Chassin :...je suis spécifiquement pour la première partie qui dit :
Le ministre dépose ce rapport. Après ça, que ce soit à l'Assemblée nationale ou
au Québec.ca, à la limite, ça, ça peut être secondaire. Que ce soit 30 jours
ou pas, ça, c'est secondaire. Est-ce que le ministre le rend public? Moi, ça, dans
la modification de l'amendement, j'en perds l'assurance.
Des voix : ...
M. Poulin : Non, non, mais c'est
correct, c'est juste que... Je vais suspendre quelques secondes, M. le
Président.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
On va suspendre les travaux quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 17 h 37)
(Reprise à 17 h 42)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
nous allons reprendre les travaux. J'ai d'abord besoin de votre consentement
pour suspendre l'amendement qui introduit 160.1. Est-ce que j'ai votre
consentement? Consentement. Parfait. Excellent. M. le ministre, on s'en va à
163, s'il vous plaît, l'article...
M. Poulin : ...Alors :
163. L'article 232 de la Loi sur la
distribution des produits et services financiers (chapitre D-9.2) est modifié
par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «des activités de l'Autorité»
par «annuel de gestion visé à l'article 142 de la Loi sur l'encadrement du
secteur financier (chapitre E-6.1)».
Commentaire : Cet article modifie
l'article 232 de la Loi sur la distribution de produits et services financiers
par concordance avec les articles 164 et 165 du projet de loi. Cet... Ces
articles proposent que le contenu du rapport d'activités sur l'administration
de la Loi sur la distribution de produits et services financiers fasse partie
du rapport annuel de gestion de l'autorité.
Alors, nous sommes, M. le Président, dans
un rapport annuel. Donc, l'objectif qu'on a, c'est que l'AMF aura dorénavant
l'obligation générale de produire un rapport contenant cette information. En
effet, la Loi sur l'encadrement des secteurs financiers est modifiée de manière
à étendre la portée et ainsi viser les éléments qui étaient visés par
l'obligation spécifique qui est ici retirée. Donc, elles continueront à être
disponibles via le rapport annuel de gestion de l'AMF. Ce rapport est déposé à
l'Assemblée nationale annuellement et publié sur le site de l'AMF. Alors,
voilà.
Une voix : ...
M. Poulin : C'est le rapport
d'activités qui va être dans le rapport annuel, qui, lui, est déposé à
l'Assemblée nationale.
Le Président (M. Allaire) :
Excellent.
M. Poulin : On l'intègre dans
quelque chose d'existant, M. le Président.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait.
Une voix : ...
M. Poulin : Oui.
Le Président (M. Allaire) : D'autres
interventions sur l'article 163? Ça va?
Mme
Rotiroti
:
Mais...
Le Président (M. Allaire) :
Est-ce que... Oui, allez-y.
Mme Rotiroti : Juste... parce
qu'on va traiter d'autres rapports de la même façon. Alors, je comprends que
toutes les informations qui s'y trouvaient vont être juste dans le rapport
annuel, mais on ne perd aucune info, c'est ça? Aucune information, excuse-moi.
Des voix : ...
Mme Rotiroti : Ça va?
M. Poulin : Oui. Puis on le
voit plus dans le 164, le prochain, la différence entre le rapport d'activités
versus le rapport annuel.
Mme Rotiroti : Puis le… OK.
Parfait.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait?
Mme
Rotiroti
:
Oui.
Le Président (M. Allaire) :
Excellent. Est-ce que l'article 163 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. On poursuit. 164. M. le ministre.
M. Poulin : Les articles 256
et 257 de cette loi sont abrogés.
Cet article abroge les articles 256 et 257
de la Loi sur la distribution de produits et services financiers par
concordance avec l'article 165 du projet de loi. Cet article 165 propose que le
contenu du rapport d'activités sur l'administration de la Loi sur la
distribution de produits et services financiers fasse partie du rapport annuel
de gestion de l'autorité.
Donc, on vient répondre à la question. Le
rapport annuel de gestion de l'autorité est lui aussi déposé à l'Assemblée
nationale par le ministre des Finances. Et ainsi le retrait de l'article 257
n'a pas en soi pour effet de retirer cette obligation. Alors, on voit, là, ce
qu'on enlève, c'est relié au rapport d'activités, alors que le tout se retrouve
dans le rapport annuel qui est déposé par... le rapport annuel de gestion de
l'AMF qui est déposé par le ministre des Finances.
Le Président (M. Allaire) : ...interventions
sur 164? Est-ce que l'article 164 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Excellent. 165. M. le ministre.
M. Poulin : L'article 42 de
la Loi sur l'encadrement du secteur financier (chapitre E-6.1) est
modifié :
1° par l'insertion, après le premier
alinéa, du suivant :
«Le rapport annuel de gestion de
l'Autorité porte notamment sur l'administration de la présente loi et des lois
visées à l'article 7 et sur l'exercice des pouvoirs réglementaires que ces lois
lui confèrent.»;
2° par la suppression du troisième alinéa.
Commentaire : Cet article précise que
le rapport annuel de gestion de l'Autorité des marchés financiers porte
notamment sur l'administration de la Loi sur l'encadrement du secteur financier
et des autres lois que l'autorité administre et il précise que ce rapport
annuel porte également sur l'exercice des pouvoirs réglementaires que ces lois
confèrent à l'autorité. La modification proposée permet, par concordance, de
simplifier les autres lois du secteur financier en retirant les dispositions
particulières qu'elles prévoient concernant la production de tels rapports.
Alors, voilà, nous sommes en concordance,
en fait.
Le Président (M. Allaire) : Excellent.
Des interventions? Parfait. Pas d'intervention. Est-ce que 165 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. 166. M. le ministre.
M. Poulin : L'article 179 de
la Loi sur les instruments dérivés (chapitre I-14.01) est abrogé.
Commentaire : Cet article abroge
l'article 179 de la Loi sur les instruments dérivés par concordance avec
l'article 165 du projet de loi. Cet article propose que le contenu du rapport
d'activités sur l'administration de la Loi sur les instruments dérivés fasse
partie du rapport annuel de gestion de l'autorité.
Alors, nous sommes effectivement dans la
même séquence, puisque, son rapport annuel, nous venons l'intégrer dans le
rapport annuel de gestion de l'AMF.
Une voix : ...
Le Président (M. Allaire) : Excellent.
Donc, pas d'intervention. Est-ce que l'article 166 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait. 167. M. le ministre.
M. Poulin : On n'est pas dans
ce que le député de Saint-Jérôme nous parlait, hein, non? Parfait. Je voulais
être certain. C'est l'autre, hein? OK.
167. Les articles 302 et 335.1 à 335.3 de
la Loi sur les valeurs mobilières (chapitre V-1.1) sont abrogés.
Commentaire : Cet article abroge les
articles 302 à... et 335.1 à 335.3 de la Loi sur les valeurs mobilières par
concordance avec l'article 165 du projet de loi. Cet article...
M. Poulin : ...que le contenu
des rapports d'activités prévus par la Loi sur les valeurs mobilières fasse
partie du rapport annuel de gestion de l'autorité. Nous sommes dans la même
chose, M. le Président.
Le Président (M. Allaire) :
Excellent. Des interventions? Pas d'intervention, est-ce que l'article 167
est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. Donc, selon l'ordre normal, on aurait dû traiter de 168 à 171,
mais compte tenu de ce qui a été discuté tantôt, on va aller à l'amendement qui
introduit 171.1. M. le ministre.
M. Poulin : Oui, alors :
Insérer, après l'article 171 du projet de loi, ce qui suit :
Section 3.1
Dispositions concernant certains rapports
en matière de projets d'infrastructure.
Loi concernant l'accélération de certains
projets d'infrastructure.
171.1. L'article 35 de la Loi
concernant l'accélération de certains projets d'infrastructure
(chapitre A-2.001) est modifiée par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «du projet qui doit en rendre compte conformément à
l'article 68» par «d'un projet d'infrastructure mentionné à l'annexe I».
Commentaires : Cet amendement apporte
une modification de concordance requise en raison de l'abrogation de
l'article 68 de la Loi concernant l'accélération de certains projets
d'infrastructure proposée à l'article 171.2 du projet de loi. Ça fait que,
finalement, j'aurais été mieux de commencer avec... par 171.2.
Mme
Rotiroti
:
...M. le ministre, pendant que...
M. Poulin : Je peux quand même
peut-être expliquer l'esprit du 171.1 puis du 171.2.
Mme
Rotiroti
:
Vous avez la porte-parole d'infra en avant de toi.
M. Poulin : Donc, il y a eu
une loi déposée par le gouvernement du Québec. Je me souviens, c'était
pandémie, post-pandémie, 2021-2022, vous étiez porte-parole en infrastructure à
ce moment-là, c'est ça?
Mme
Rotiroti
:
...
M. Poulin : Ah! OK, d'accord.
Et le gouvernement du Québec, à ce moment-là, post-pandémie, c'était relié au
programme québécois des infrastructures, accélérait certains chantiers au
Québec, inégal, hein, d'une région à l'autre, selon le processus, selon les
étapes, selon les dépassements de coûts. Mais la Maison des aînés de
Saint-Martin, en Beauce, qui figurait dans la loi, a avancé. Alors, ça, on en
est très fiers. Les aînés en sont très heureux, d'ailleurs. Maintenant, il y
avait un rapport qui était relié à... dans le cadre de cette loi-là.
Maintenant, les projets, on les connaît, hein, ils ont avancé, ils n'ont pas
avancé, c'est totalement public, c'est totalement transparent. Et l'État... et
l'avancement des projets, premièrement, il est dans l'annexe I de LCAPI, vont
continuer de faire l'objet d'une mise à jour et d'une publication sur le
tableau de bord des projets d'infrastructures du Conseil du trésor et est dans
la liste détaillée du programme québécois des infrastructures qu'on vient tout
juste d'adopter au gouvernement. Ça fait qu'il y a plusieurs chemins : le
rapport de LCAPI, le PQI au niveau du trésor, la reddition de comptes
semestriels sur l'utilisation des mesures d'accélération par les projets
d'infrastructures identifiés à l'annexe I de la LCAPI réalisés entre l'adoption
de la loi en décembre 2020 et le 31 mai 2026, incluant les projets
réalisés dans les milieux humides et hydriques, continueront d'être sur le site
du Conseil du trésor. Étant donné que l'article 13 de la LCAPI stipule que
les projets ne peuvent être utilisés de... ne peuvent plus utiliser de
nouvelles mesures d'accélération à compter du 11 décembre 2025, aucune
nouvelle information à l'égard de l'utilisation des mesures d'accélération ne
sera publiée à la suite de la reddition de comptes du 31 mai 2026. On est
conforme aussi à la loi initiale, parce que la LCAPI avait une durée de vie sur
l'accélération des travaux puis de son processus puis ce qui avait été voté
dans la loi. Donc, puisque depuis décembre 2025, on ne peut plus avoir accès à
la LCAPI pour des projets, puisque les projets sont publics, le tableau de bord
existe, on se dit : Est-ce que le rapport semestriel a encore sa raison
d'être? Ça explique un peu le tout.
• (17 h 50) •
Le Président (M. Allaire) :
Interventions? Mme la députée...
M. Poulin : Puis la plupart
des projets sont... sont terminés aussi quand même puis vous les connaissez,
Mme la députée, puis vous le savez, là.
Le Président (M. Allaire) : Allez-y.
Mme
Rotiroti
:
Là, l'information qu'on vient... qui existe dans ce rapport-là, ça se... on les
trouverait dans le système... le système électronique d'appel d'offres public,
si comprends.
M. Poulin : Non, en fait,
l'état d'avancement des investissements aux projets d'infrastructure identifiés
à l'annexe un de la LCAPI vont continuer de faire l'objet d'une mise à jour et
d'une publication sur le tableau de bord des projets infrastructures du Conseil
du trésor sur Québec.ca sans compter aussi la liste du PQI en annexe, qui vous
permet de voir planification, en réalisation... à l'étude, en planification et
en réalisation, oui.
Mme
Rotiroti
:
OK.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? Parfait. Pas d'autre intervention? Donc, procéder à la mise aux voix de
l'amendement, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait, l'amendement est adopté. 171.1 est introduit au projet de loi.
M. Poulin : Oui, alors :
Insérer après l'article 171.1 du projet de loi tel qu'amendé le
suivant :
171.2 Les articles 68 à 70 de cette
loi sont abrogés.
Commentaires : Cet amendement retire
les exigences de préparer et de publier les redditions de comptes prévues aux
articles 68 et 69 de la Loi concernant l'accélération de certains projets
d'infrastructure au moment déterminé par l'article 60... 70 de cette loi.
Le Président (M. Allaire) :
Est-ce qu'il y a des interventions sur cet amendement? S'il n'y a pas
d'intervention, nous allons procéder à sa mise aux voix. Est-ce que c'est
correct, Mme la députée, Jeanne-Mance—Viger?
Mme
Rotiroti
:
C'est la même chose que qu'est-ce... c'est la même affaire. Non, ça va.
Le Président (M. Allaire) :
Parfait, pas d'autre intervention, donc est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Il
est adopté, donc 171.2 est adopté et ajouté au projet de loi. M. le ministre,
un autre amendement à 171.3.
M. Poulin : Oui, absolument.
On traite toujours de la LCAPI...
M. Poulin : ...alors,
article 171.3 : Insérer l'article 171.2 du projet de loi tel
qu'amendé le suivant :
171.3. L'article 82 de cette loi est
modifié :
1°
par la suppression dans le paragraphe trois du premier alinéa de «69»;
2° par la suppression du deuxième alinéa.
Donc, commentaires : Cet amendement
retire l'obligation conjointe de la présidente du Conseil du trésor et d'autres
ministres de faire rapport sur l'application de la Loi concernant
l'accélération des travaux de certains projets d'infrastructure.
Alors, en fait, une seule fois, la LCAPI
le... devait au plus tard le 1ᵉʳ juin 2026, faire ce rapport-là. Les
redditions de comptes semestriels sur l'utilisation des mesures d'accélération
par les projets d'infrastructure identifiés à l'annexe I de la LCAPI, comme on
disait, décembre 2020 à 31 mai 2026, l'état d'avancement disponible sur le
tableau de bord plus la liste du PQI. Donc, le retrait de cette reddition de comptes
à compter du 31 mai 2026 va... ne va pas compromettre, évidemment, la
transparence et, en plus, on évalue que c'est un ETC qui doit travailler
là-dessus en ce moment pour pouvoir préparer le tout. Si nous l'abolissons,
c'est un ETC de moins. Cohérence avec les deux que nous avons faits ce matin...
ce matin, il y a quelques secondes, excusez-moi.
Le Président (M. Allaire) :
Excellent. Des interventions? Ça va, pas d'intervention? Est-ce que
l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. 171.3 est adopté et ajouté au projet de loi. M. le ministre,
on s'en va à l'article 172.
M. Poulin : Oui.
172. L'article 58 de la Loi sur le
Conservatoire de musique et d'art dramatique du Québec (chapitre C-62.1)
est modifié :
1° par la suppression du premier alinéa;
2° par le remplacement, dans le deuxième
alinéa de «il doit aussi» par «le Conservatoire doit».
Commentaires : Cet article modifie
l'article 58 de la Loi sur le Conservatoire de musique et d'art dramatique
du Québec pour retirer l'obligation pour le... conservatoire, pardon, de
transmettre au ministre des rapports d'étape sur sa situation financière. Cette
proposition de retrait n'a pas d'impact, puisque le Conservatoire conserve
l'obligation de transmettre au ministre ses états financiers et un rapport
annuel au plus tard le 1ᵉʳ décembre de chaque année et dont le dépôt à
l'Assemblée nationale doit être effectué par le ministre dans les 30 jours
de leur réception, tel que le prévoit l'article 59 de cette loi.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Des interventions? Oui, allez-y.
Mme
Rotiroti
:
Mais ici vous dites... Dans le fond, il n'y a aucune économie, là, qui découle
de cette mesure-là, là. Alors... Pourquoi que... Oui, pourquoi qu'on fait ça?
M. Poulin : Bien, en fait...
Effectivement, M. le Président, nous avons travaillé en dehors des zones pour
donner le maximum d'informations aux députés concernant l'éventuelle économie
administrative. Quand même, moi, je pense qu'il y en a une, là. Je sais qu'ils
me disent le contraire, puis vous allez me dire : Vous, là, vous gérez le
Conservatoire, M. le ministre, là. Bon, peut-être pas, mais actuellement, le
Conservatoire transmet au ministre des rapports d'étape sur sa situation
financière aux dates et dans la forme que le ministre le détermine. Il doit
également fournir au ministre tout renseignement que celui-ci requiert sur ses
activités. Avec la modification, le conservatoire n'a plus à transmettre aux
ministres les rapports d'étape, mais uniquement à fournir tout renseignement
que le ministre requiert sur ces activités.
En fait, puis, écoutez, c'est venu...
c'est venu notamment du ministère de la Culture et des Communications, sur la
facilité à ne pas transmettre ces rapports d'étape là. Donc, oui, la
comptabilité se fait à l'interne, le travail se fait à l'interne, le
conservatoire a son rapport annuel, on continue à faire le travail, l'étude des
crédits, tout ça suit son cours. C'est à l'interne, il y a des rapports d'étape
et on dit, avec l'amendement 172, que nous venons de déposer où que
c'était écrit avant que le Conservatoire transmette au ministre des rapports
d'étape sur sa situation financière aux dates et dans la forme que le ministre
détermine, on laisse la possibilité au Conservatoire de pouvoir le faire à la
demande du ministre. C'est petit là.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va?
Mme
Rotiroti
:
Oui.
Le Président (M. Allaire) :
Excellent. Donc, pas d'autre intervention, est-ce que l'article 172 est
adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. 173. M. le ministre.
M. Poulin : L'article 10
de la Loi sur la programmation éducative est modifié par la suppression du
deuxième alinéa.
Cet article modifie l'article 10 de
la Loi sur la programmation éducative, de retirer l'obligation par le ministre
de la Culture et des Communications de déposer devant l'Assemblée nationale un
rapport identifiant les bénéficiaires de l'assistance financière, le montant de
cette assistance et indiquant la programmation éducative pour laquelle
l'assistance a été accordée. Cette proposition de retrait est une mesure de
concordance avec la position du Conseil de radiodiffusion et des
télécommunications canadiennes, le CRTC, qui ne considère plus la pertinence de
ce rapport.
Alors, le... En fait, le rapport n'a...
C'est relié au fédéral, première chose. C'est relié au fédéral, c'est important
de le dire. Puisque les informations disponibles ne sont pas en lien avec cet
article, Télé-Québec publie un rapport annuel chaque année, sa programmation
peut être consultée sur son site Web et donc on sait que, selon la Loi sur la
radiodiffusion et télécommunication canadiennes, même si Télé-Québec relève du
gouvernement du Québec, il y avait une certaine obligation du CRTC, mais, en
fait... puis, à l'époque, avait été enchâssé dans la loi. Nous venons donc la
retirer, tout simplement.
Le Président (M. Allaire) :
Merci. Des interventions? Ça va...
Le Président (M. Allaire) : …Donc,
est-ce que l'article 173 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. On poursuit un amendement qui introduit 173.1. M. le ministre,
la parole est à vous.
M. Poulin : Insérer, avant l'article 174du
projet de loi, le suivant :
173.1. La Loi sur l'enseignement privé
(chapitre E-9.1) est modifiée par le remplacement partout où ceci se
trouve dans les articles 63.9 et 63.10 de «au Protecteur régional de
l'élève chargé de la reddition de comptes» par «un protecteur régional de
l'élève».
Commentaires : Cet amendement modifie
par concordance avec l'article 176 du projet de loi les articles 63.9
et 63.10 de la Loi sur l'enseignement privé. Alors là, on aurait pu peut-être
en prendre un autre pour pouvoir expliquer la notion de protecteur de l'élève
et la notion des rapports. On est... On a quand même six articles qui sont
reliés à… au protecteur de l'élève. Donc, si la députée, les députés sont
d'accord, nous pourrions parler de l'esprit de… des rapports en lien avec le
Protecteur national de l'élève, puis après ça on pourrait passer les
amendements.
Des voix : ...
M. Poulin : Parfait. Alors,
bon, je ne veux pas faire rire, le gouvernement du Québec a pris une excellente
décision en nommant un Protecteur national de l'élève et les protecteurs
régionaux par région. D'ailleurs, un leadership incroyable du député de Chambly
à l'époque, qui était ministre de l'Éducation. Moi, je me souviens de ça. Puis,
quand on voit ce qui se passe en termes de violence dans les écoles et tout ce
travail-là, on peut dire qu'on assure un leadership.
Maintenant, ça ne veut pas dire qu'on est
parfait, hein? Et on pense que la reddition de comptes...
Une voix : …
M. Poulin : Loin de là, dit la
députée. Puis, on pense que la reddition de comptes, même chez nous, même chez
les lois que le gouvernement de la CAQ a adoptées, qu'on peut en faire mieux.
Alors, oui, on revient, Mme la... M. le Président, dans des lois que notre
gouvernement a adoptées pour… pour faire davantage de redditions de comptes.
Donc, il y avait un rapport annuel qui
était 13 rapports avec les protecteurs régionaux de l'élève, ça touche
trois lois, c'est pour ça qu'on va parler de six amendements tantôt. Ce qu'on
pense, c'est que l'information peut se retrouver dans le rapport annuel
national du Protecteur national de l'élève. Donc, les informations sont déjà
contenues dans le rapport annuel au lieu de faire des rapports régionaux. Puis
là c'est intéressant, la députée, nous… nous pose souvent la question : Ça
va être quoi, les économies? On nous dit que c'est 400 heures au total
pour les 13 protecteurs régionaux de l'élève en région à temps plein.
Donc, c'est des gens qui, au lieu d'écrire leur propre rapport, vont pouvoir
l'envoyer au national qui va pouvoir colliger le tout. Donc, des gens qui
seront davantage au service des élèves, de leurs parents et des écoles. Et
200 heures au total pour les autres membres du personnel impliqués dans le
processus de production des rapports annuels d'activité régionale. Alors,
malgré cette loi qui est… qui est exceptionnelle pour le Québec, il n'en
demeure pas moins que, selon nous, il y avait trop de bureaucratie et nous
souhaitons l'alléger.
• (18 heures) •
Le Président (M. Allaire) : Excellent.
Des interventions? Je comprends que c'est correct, qu'il n'y aura pas
d'intervention.
Mme Rotiroti : ...nous
garantit, M. le Président, que qu'est-ce ce qu'on trouvait dans des... ses
rapports sectoriels vont se retrouver dans le rapport annuel.
M. Poulin : Oui. Et, plus
tard, dans cette série de six amendements, la députée va voir que l'on préserve
quand même les éléments. On ne revient pas réviser la loi ou retoucher la loi.
D'ailleurs, tu sais, je ne veux pas devancer, parce qu'on aura à les lire, là,
M. le Président, mais je vais essayer de donner un exemple où on vient, tu
sais, «transmet une copie des ententes avec les directeurs d'établissements».
On voit vraiment que l'on ne vient pas du tout modifier l'esprit de la loi
initiale du protecteur de l'élève, là, je tiens vraiment à le mentionner, là.
Ces articles-là demeurent, là. On est dans le 173 à 179. Alors, je pense qu'on
peut voir assez bien que l'on préserve le tout, là..
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Pas d'autre intervention. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
L'amendement est adopté. Donc... Pardon? Sur division? Sur division. Donc,
l'article 173.1 est ajouté au projet de loi, il est adopté. 174, M. le
ministre.
M. Poulin : Oui. Donc,
l'article 63.11 de la Loi sur l'enseignement privé (chapitre E-9.1)
est modifié :
1° par le remplacement de «le rapport de
ses activités» par «les renseignements qu'il y a... qu'il a»;
2° par «le remplacement de ce rapport» par
«ces renseignements».
Donc, le commentaire à cet article modifie
l'article 63.11 de la Loi sur l'enseignement privé, par concordance avec
l'article 178 du projet Loi, cet article propose une mesure d'allègement
concernant la reddition de comptes qui incombe à chaque protecteur régional de
l'élève, et on voit dans le texte qu'on est vraiment dans la concordance.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Pas d'intervention. Est-ce que l'amendement est... Ah, ce n'est pas l'amendement,
c'est l'article. Est-ce que l'article 174 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. On s'en va à un amendement qui introduit... Pardon? Sur
division. Parfait. Merci.
Mme Rotiroti : Ona va continuer,
on va être cohérents dans… dans notre vote.
Le Président (M. Allaire) : Oui,
oui. C'est bien. M. le ministre, l'amendement.
M. Poulin : Insérer, avant
l'article 175 du projet de loi, le suivant :
174.1. La Loi sur l'instruction publique
(chapitre 1-13.3) est modifiée par le remplacement partout où ceci se
trouve dans les articles...
18 h (version non révisée)
M. Poulin : ...214.1 et 214.2,
de «au protecteur régional de l'élève chargé de la reddition de comptes» par «à
un protecteur régional de l'élève».
Commentaire : Cet amendement modifie,
par concordance avec l'article 176 du projet de loi, les articles 83.1, 214.1
et 214.2 de la Loi sur l'instruction publique.
Le Président (M. Allaire) : ...sur
l'amendement? Pas d'intervention. Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) : Adopté.
Parfait. 174...
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Allaire) : Sur
division. Parfait. Merci. 174.1 est adopté et ajouté au projet de loi. 175. M.
le ministre.
M. Poulin : L'article 220.1
de la Loi sur l'instruction publique (chapitre I-13.3) est modifié, dans le
troisième alinéa :
1° par le remplacement de «, sous réserve
du contenu du rapport annuel d'activités du protecteur régional de l'élève qui
doit être présenté par celui-ci. Les membres du conseil d'administration et le
protecteur régional de l'élève doit... doivent» par «et»;
2° par l'ajout, à la fin, de la phrase
suivante : «Il en est de même du protecteur régional de l'élève concerné
au regard des renseignements qu'il a transmis conformément à l'article 58 de la
Loi sur le protecteur national de l'élève (chapitre P-32.01)».
Commentaire : Cet article modifie l'article
220.1 de la Loi sur l'instruction publique par concordance avec l'article 178
du projet de loi. Cet article propose une mesure d'allègement concernant la
reddition de comptes qui incombe à chaque protecteur régional de l'élève.
Le Président (M. Allaire) : ...des
interventions sur 175? Pas d'intervention. Est-ce que l'article 175 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Allaire) : Adopté
sur division. L'amendement, M. le ministre, 175.1.
M. Poulin : ...l'article 175
du projet de loi, le suivant :
175.1. L'article 242 de cette loi est
modifié par le remplacement, dans le troisième alinéa, de «au protecteur
régional de l'élève chargé de la reddition de comptes» par «à un protecteur
régional de l'élève».
Commentaire : Cet amendement modifie
par concordance avec l'article 176 du projet de loi l'article 242 de la Loi sur
l'instruction publique.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Des interventions sur l'amendement? Pas d'intervention. Est-ce que l'amendement
est adopté?
Des voix
: Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Allaire) : L'amendement
est adopté sur division. Donc, 175.1 est ajouté au projet de loi. Il est
adopté. 176. M. le ministre.
M. Poulin : L'article 12 de
la Loi sur le protecteur national de l'élève (chapitre P-32.01) est modifié :
1° par la suppression dans le... de la
deuxième phrase du premier alinéa;
2° par le remplacement, dans le deuxième
alinéa, de «et de la désignation prévues à l'alinéa précédent» par «prévue au
premier alinéa»;
3° par le remplacement, dans le cinquième
alinéa, de «et de la désignation prévues» par «prévue».
Commentaire : Cet article modifie l'article
12 de la Loi sur le protecteur national de l'élève par concordance avec l'article
178 du projet de loi. Cet article propose une mesure d'allègement concernant la
reddition de comptes qui incombe à chaque protecteur régional de l'élève.
Le Président (M. Allaire) : Excellent.
Des interventions? Pas d'intervention. Est-ce que 176 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Allaire) : Adopté
sur division. M. le ministre, 177.
M. Poulin : Oui. L'article 57
de cette loi est modifié par le remplacement de «régional de l'élève chargé de
la reddition de comptes» par «national de l'élève».
Commentaire : Cet article modifie l'article
57 de la Loi sur le protecteur national de l'élève par concordance avec l'article
178 du projet de loi. Cet article propose une mesure d'allègement concernant la
reddition de comptes qui incombe à chaque protecteur régional de l'élève.
Le Président (M. Allaire) : Des
interventions? Est-ce que... 177, pardon, est adopté?
Des voix
: Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Allaire) : Sur
division. Parfait. M. le ministre, 178.
M. Poulin : Oui.L'article
58 de cette loi est remplacé par le suivant :
«58. Le protecteur régional de l'élève
doit, au plus tard, le 31 octobre de chaque année, transmettre au protecteur
national de l'élève les renseignements permettant à ce dernier de produire le
rapport visé à l'article 59.
Commentaire : Cet article révise le
processus de reddition de comptes qui incombe à chaque protecteur régional de l'élève
qui en est à... qui en est responsable pour la... pour la région à laquelle il
est affecté. Il remplace l'obligation, pour le protecteur régional de l'élève,
de transmettre un rapport annuel d'activités au protecteur national de l'élève
par l'obligation de transmettre à ce dernier les renseignements qui permettront
de produire le rapport visé à l'article 59 de la Loi sur le protecteur national
de l'élève, tel que modifié par l'article 179 du projet de loi.
Le Président (M. Allaire) : Excellent.
Des interventions? Est-ce que 178 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Allaire) : Adopté
sur division. 179, M. le ministre.
M. Poulin : L'article 59 de
cette loi est modifié :
1° par l'insertion, dans ce qui précède le
paragraphe 1° du deuxième alinéa et après «région», de «et selon les
renseignements transmis pour chaque protecteur régional de l'élève»;
2° par l'ajout, à la fin du troisième
alinéa, de la phrase suivante : «Il doit également faire état, à l'aide des
rubriques distinctes, des constats et enjeux spécifiques identifiés par les
protecteurs régionaux de l'élève.»
Commentaire : Cet article modifie l'article
59 de la Loi sur le protecteur national de l'élève par concordance avec l'article
178 du projet de loi. Il introduit à cet article 59 une obligation pour le
protecteur national de l'élève de faire état, dans son rapport annuel d'activités,
des constats et des enjeux spécifiques à chaque région identifiés par les
protecteurs régionaux de l'élève de manière à conserver une information de
qualité dans le contexte de la mesure d'allègement.
Et là, M. le Président, on vient répondre
directement au souhait de la députée de Jeanne-Mance—Viger, qui nous disait
tout à l'heure : Assurez-vous que l'information demeure. Puis je savais qu'il
y avait un article où l'information demeurait. Parce que, si, dans certaines
régions, il y a plus d'accidents de violence, il y a plus d'intimidation, pour
différentes raisons qui nous appartiennent ou pas, on doit le savoir, et
là-dessus on vient le préserver. Puis il y a même une spécification qui est
faite. Alors, ça vient répondre au souhait de la députée. Je ne veux pas
présumer de son vote ici, M. le Président, mais, quand même...
Mme
Rotiroti
:
C'est juste une question d'être cohérent.
M. Poulin : ...je pense qu'on
vient quand même répondre à son souhait.
Le Président (M. Allaire) : ...interventions?
Il n'y a pas d'intervention. Est-ce que 179 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Des voix : Sur division.
Le Président (M. Allaire) : Adopté
sur division. Parfait. M. le ministre, 180.
M. Poulin : J'ai essayé, M.
le Président. Donc :
180. L'article 21 de la Loi...
M. Poulin : ...visant à lutter
contre la pauvreté et l'exclusion sociale (chapitre L-7) est remplacé par
le suivant :
21. Le ministre peut proposer au
gouvernement des modifications au plan d'action gouvernemental, en tenant
compte, notamment, des avis du Comité consultatif de la lutte contre la
pauvreté et l'exclusion sociale.
Commentaires : Cet article modifie
l'article 21 de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion
sociale, afin de retirer l'obligation, pour la ministre responsable de la
Solidarité sociale et de l'Action communautaire et pour les autres ministres
concernés, de présenter un rapport annuel des activités réalisées dans le cadre
du Plan d'action gouvernemental en matière de lutte contre la pauvreté et
l'exclusion sociale.
Alors, M. le Président, nous sortons ici
de ce bloc qui concernait le Protecteur national de l'élève et les
producteurs... pas les producteurs, mais les protecteurs, pardon, régionaux, de
l'élève. Alors, ce rapport était sur une base annuelle. Donc, ce que nous
souhaitons retirer, en fait, c'est que le ministère maintiendra des procédures
de reddition de comptes auprès des autres ministères, mais en les allégeant. Le
ministère disposera des informations nécessaires sur les actions réalisées dans
le cadre du plan d'action gouvernemental. La modification législative prévoit
que sera produit et rendu public un rapport sur les activités réalisées. Alors,
on est dans la... dans le processus de reddition de comptes, le ministre devait
présenter annuellement au gouvernement un rapport d'activité réalisé dans le
cadre du Plan d'action gouvernemental. Le ministre devait rendre public ce
rapport dans les 60 jours qui suivent sa présentation au gouvernement. À
cette fin, il devait aussi demander aux autres ministres concernés des rapports
spécifiques concernant les activités réalisées dans leur domaine de compétence.
Ce rapport a été produit dans l'objectif de faire des recommandations au
gouvernement concernant des modifications au plan d'action. Le plan de lutte
existe et, pour nous, la modification, bien, en fait, c'est que le rapport
annuel, donc... Oui, excusez-moi, vous me parliez en même temps, puis je
voulais juste être certain ne rien manquer, oui.
Une voix : ...
M. Poulin : Au terme du plan
d'action, effectivement, que le rapport se tient. Oui.
Le Président (M. Allaire) :
...
Mme
Rotiroti
:
Oui. Merci, M. le Président. C'est justement là où est-ce que je m'en allais
avec la dernière commentaire du ministre. C'est que, là, on remplace... Là, il
y avait un rapport annuel. Là, on laisse ça ouvert par rapport... en
disant : Ça va être remplacé par un rapport au terme du plan d'action,
mais on ne sait pas quand le plan d'action va terminer. Ça peut être deux ans,
trois ans, quatre ans, cinq ans, six ans, on ne sait pas. Je lis bien la
modification qu'on fait?
M. Poulin : Bien, en fait,
dans... Je pense que... Bien, en fait, pas je pense, votre lecture, elle est
bonne. Maintenant, les deux derniers rapports produits couvraient une période
de trois ans, notamment à cause de la lourdeur de la collecte d'information. Le
ministère va maintenir ces procédures de reddition de comptes auprès des autres
ministères en les allégeant. Le ministère pourra tout de même transmettre des
recommandations au gouvernement pour modifier le plan d'action, en considérant
également les avis du comité consultatif de lutte, ainsi que des autres
ministères et organismes. Parce qu'il évalue à 257 jours-personnes de
travail annuel, quand même, pour ce rapport-là, environ un ETC, alors qu'on fait
déjà cette collecte-là.
• (18 h 10) •
Le Président (M. Allaire) :
Oui, M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley
: Oui, juste
une de mes craintes, c'est le fait que cet rapport annuel, j'imagine, ça
permette à des groupes communautaires aussi de donner leur avis sur le plan
d'action. C'est comme une façon de s'assurer que le plan d'action fonctionne.
Des plans d'action, peut durer sur une période de six ans. Alors, si on a juste
un rapport à la fin de le plan d'action pour, j'imagine, voir si on a frappé
toutes les cibles qui sont notées dans ce rapport-là, c'est un peu en retard.
C'est comme... J'imagine, l'idée d'avoir un rapport annuel, c'est de s'assurer
que certains éléments du plan d'action fonctionnent bien et, où il y a des
lacunes, le gouvernement peut agir pour corriger les erreurs.
M. Poulin : ...sous-ministre
adjointe, la sous-ministre, en fait, qui est toujours là, donc qui connaît très
bien le plan de lutte, mais aussi le comité consultatif qui, lui, demeure en
place. Alors, peut-être qu'on peut laisser la parole à la sous-ministre qui
pourra répondre à monsieur...
Le Président (M. Allaire) :
Bien, comme d'habitude, il n'y a aucun problème, mais j'ai besoin de votre consentement.
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Consentement, parfait. Je vous laisse la parole, prenez le temps de vous
présenter avec votre titre, s'il vous plaît.
Mme Marcoux (Guylaine) :
Merci, M. le Président. Guylaine Marcoux, sous-ministre adjointe à la
Solidarité sociale et à l'assurance parentale au ministère de l'Emploi et
Solidarité sociale. Alors, pour répondre à votre question, c'est que, à
l'article 21, effectivement, c'était un rapport que le ministère doit
produire annuellement et, pour ce faire, on doit contacter chaque ministère
pour avoir l'information, ce qui fait en sorte qu'on est toujours décalé dans
le temps pour faire ce rapport-là. Alors, ça demande énormément d'énergie et,
dans chaque rapport annuel de gestion de chaque ministère ou organisme qui
participe au plan d'action, c'est... les informations annuelles sont déjà...
Mme Marcoux (Guylaine) :
...dans ces rapports annuels là. Donc, c'est... c'est comme dédoubler la
demande et faire un rapport qui amalgame toutes les... ce que les ministères
font dans leurs rapports annuels de gestion.
M. Kelley
: Très bien.
Mais, en même temps, est-ce que cet effort qui est déployé par votre ministère
et un peu nécessaire aussi pour s'assurer que les autres ministères suivent le
plan d'action? Où est-ce que, ça, c'est fait dans les rencontres et des comités
entre les ministères? C'est... c'est ça où que j'ai un petit peu de crainte. Et
je comprends que, des fois, de... la difficulté d'aller chercher l'information
dans un autre ministère n'est pas assez simple, un petit peu de mon expérience
comme un conseil politique dans des différents ministères, mais peut-être vous
êtes capable de me rassurer.
Mme Marcoux (Guylaine) : Il y
a effectivement... il va... il va rester une reddition de comptes et
annuellement on rencontre les ministères et organismes. Ils vont nous donner
l'information, mais c'est le fait d'avoir à consolider l'information de chaque
ministère qui est déjà disponible dans les rapports annuels de gestion, qui
vient faire en sorte que ça va alléger, au niveau administratif le fait de ne
pas avoir à le faire. Toutefois, on est venu à l'article suivant, à
l'article 181, on est venu ajouter que, dans le rapport qui est prévu à
l'article 58 de la Loi sur... visant la lutte contre la pauvreté, on est
venu dire que, dès qu'un plan d'action se termine, on a un an pour faire
l'évaluation et venir mettre l'information de ce qu'a donné, ce plan d'action
là. Donc, on vient de l'ajouter à l'article 58 de la loi, qui est
l'article 181, là, qui vient introduire cette modification-là. Donc, on va
avoir quand même l'information et, annuellement, on va l'avoir aussi dans...
via les rapports annuels de gestion et les ministères et organismes vont avoir
à nous le transmettre de toute façon.
M. Kelley
: Et ce n'est
pas nécessaire de... de peut-être préparer le report en amont de la fin de la
politique? Comme, vous avez mentionné que vous avez un an après que le plan est
terminé, ce n'est pas mieux de s'assurer que tout est prêt jusque vers la fin
de le plan pour s'assurer le prochain plan, toute information qui est
nécessaire quand la ou le ministre va déployer le prochain plan?
Mme Marcoux (Guylaine) : Le
plan d'action qui est présentement en cours est évolutif. Alors, déjà,
annuellement, on s'assoit, on regarde les mesures avec les autres ministères
pour voir est ce que ça donne des résultats? Est ce qu'on devrait venir
modifier dans le plan? Alors, déjà, annuellement, on le fait ce travail-là. Si
la mesure donne des résultats, on n'y touche pas. Si la mesure est... a besoin
d'être modifiée parce qu'il y a eu des nouvelles... des nouvelles choses qui
sont arrivées dans l'économie ou... bien, à ce moment-là, on est capable de
réagir plus rapidement.
M. Kelley
: Je pense
que je suis rassuré, M. le Président, merci beaucoup pour vos réponses.
Le Président (M. Allaire) :
Donc, pas d'autre intervention. On va procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 180 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. 181. M. le ministre.
M. Poulin : Oui. Alors, Mme la
sous-ministre, vous pouvez rester en place, si jamais il y a... il y a d'autres
éléments. Donc : L'article 58 de cette loi est remplacé par le suivant :
«58. Dans l'année suivant la fin de la
période prévue au plan d'action gouvernemental, le ministre doit, en
concertation avec les autres ministres concernés et en tenant compte des avis
du Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale,
produire et rendre public un rapport sur les activités réalisées dans le cadre
de ce plan et sur les résultats obtenus suite aux actions mises en oeuvre par
le gouvernement et l'ensemble de la collectivité dans le cadre de la stratégie
nationale de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale.
«Ce rapport doit également présenter un
état de la situation du cheminement de la société québécoise vers l'atteinte
des buts poursuivis par la stratégie nationale, notamment sur l'amélioration
du... du revenu des personnes et des familles en situation de pauvreté et sur
les écarts de revenus.»
Commentaires : Cet article remplace
l'article 58 de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion
sociale, afin de remplacer le rapport annuel et le rapport triennal prévu à
cette loi par un rapport de la ministre responsable de la Solidarité sociale et
de l'Action communautaire sur les activités réalisées dans le cadre du plan
d'action gouvernemental et sur les résultats obtenus à la suite des actions menées
dans le cadre de la Stratégie nationale de lutte contre la pauvreté et
l'exclusion sociale.
Le Président (M. Allaire) :
...interventions sur 181? Pas d'intervention. On va procéder à sa mise aux
voix. Est-ce que l'article 181 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. 182. M. le ministre.
M. Poulin : Les
articles 59 à 63 de cette loi sont remplacés par le suivant :
«59 Le ministre soumet au gouvernement des
recommandations portant sur les matières visées par la présente loi et des
propositions quant au financement des actions à réaliser dans le cadre du plan
d'action gouvernemental.»
Commentaire : Cet article abroge des
articles 59 à 62 de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et
l'exclusion...
M. Poulin : ...sociale
puisque les obligations prévues à ces articles ont déjà été réalisées.
Les dispositions prévues à l'article 63 de
cette loi sont déplacées à l'article 59 de cette loi avec les modifications de
concordance requises pour tenir compte des modifications apportées à l'article
58 de cette loi, tel que modifié par l'article 181 du projet de loi.
Le Président (M. Allaire) : Parfait.
Merci. Des interventions? Est-ce que l'article 182 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
Adopté. Parfait. M. le ministre, on va aller tout de suite à l'amendement que
vous souhaitez déposer pour l'article 183, puisqu'on veut le retirer, donc
aller à l'amendement.
M. Poulin : Ah! oui. Retirer
l'article 183 du projet de loi.
Cet amendement retire par concordance
l'article 183 du projet de loi, puisque le contenu de cet article a fait
l'objet de d'autres amendements... (panne de son) ...un peu plus tôt dans le
projet de loi. Peut-être, je peux laisser la parole à nos légistes ou à nos
professionnels du gouvernement.
Le Président (M. Allaire) : Pas
de problème. J'ai besoin de votre consentement. Est-ce que... votre
consentement, tout le monde? Oui? Parfait. Donc...
M. Poulin : ...que M. Marois.
Le Président (M. Allaire) : ...je
m'excuse... Alors, M. Marois, on a le consentement. Prenez le temps de vous
présenter avec votre titre. La parole est à vous.
M. Marois (Samuel) : Samuel
Marois, avocat au ministère de la Justice.
Donc, plus tôt, dans le projet de loi,
quand les équipes du ministère de l'Environnement sont venues présenter leurs
mesures, on a simplement pris ces articles-là, on les a introduits par
amendement, puis là, ici, bien, on les abroge parce qu'ils sont déjà adoptés.
Une voix : ...
M. Marois (Samuel) : Exact.
Le Président (M. Allaire) : ...interventions
sur 183... sur l'amendement, pardon?
Une voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Oui, restez là. Est-ce que l'amendement est adopté? L'amendement est adopté.
Donc, article 183 est retiré du projet de loi. Même chose pour 184. On va tout
de suite à l'amendement, s'il vous plaît, qui vise à retirer.
M. Poulin : Oui. Retirer
l'article 184 du projet de loi.
Commentaire : Cet amendement retire
par concordance l'article 184 du projet de loi, puisque le contenu de cet
article a fait l'objet de d'autres amendements.
Mme
Rotiroti
:
...le ministre?
M. Poulin : On est sur le même
principe, monsieur...
Mme
Rotiroti
:
Même principe, M. Marois? Oui?
M. Poulin : Oui? Parfait.
Mme Rotiroti : C'est bon.
Le Président (M. Allaire) :
...
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Allaire) :
L'amendement est adopté. Donc, l'article 184 est retiré du projet de loi. M. le
ministre, 185.
M. Poulin : Ouf! OK...
Le Président (M. Allaire) :
Oui.
• (18 h 20) •
M. Poulin : Bon. 185. Les...
Tu sais, le soir, des fois, ça te tente moins de jaser ou de karaoker, peu
importe, là, oui, quand on parle autant.
185. Les dispositions suivantes sont
abrogées :
1° l'article 32 de la Loi sur l'accès à
l'égalité en emploi dans des organismes publics (chapitre A-2.01);
2° l'article 66 de la Loi visant
l'augmentation du nombre de véhicules automobiles zéro émission au Québec afin
de réduire les émissions de gaz à effet de serre et autres polluants (chapitre
A-33.02);
3° l'article 133 de la Loi sur l'Autorité
régionale du transport... de transport métropolitain (chapitre A-33.3);
4° l'article 65 de la Loi sur le Centre
d'acquisitions gouvernementales (chapitre C-7.01);
5° le paragraphe 11° du quatrième alinéa
de l'article 12 et l'article 187.5.6 du Code des professions (chapitre C-26);
6° l'article 4.1 de la Loi sur la
conservation du patrimoine culturel (chapitre C-61.01);
7° l'article 68 de la Loi favorisant le
développement et la reconnaissance des compétences de la main-d'oeuvre
(chapitre D-8.3);
8° le deuxième alinéa de l'article 9 de la
Loi sur l'économie sociale (chapitre E-1.1.1);
9° l'article 56 de la Loi sur
l'hébergement touristique (chapitre H-1.01);
10° l'article 61.2 de la Loi sur
Hydro-Québec (chapitre H-5);
11° l'article 96 de la Loi sur l'Institut
de technologie agroalimentaire du Québec (chapitre I-13.012);
12° l'article 100 de la Loi sur l'Institut
national d'excellence en santé et en services sociaux (chapitre I-13.03);
13° le quatrième alinéa de l'article
32.0.6 de la Loi sur le ministère de la Justice (chapitre M-19);
14° le quatrième alinéa de l'article 11 de
la Loi sur le ministère du Travail (chapitre M-32.2);
15° l'article 169.1 de la Loi sur les
normes du travail (chapitre N-1.1);
16° l'article 25 de la Loi pour assurer
l'occupation et la vitalité des territoires (chapitre O-1.3);
17° l'article 124.7 de la Loi sur la
qualité de l'environnement (chapitre Q-2);
18° la section IV de la Loi sur le Recueil
des lois et des règlements du Québec (chapitre R-2.2.0.0.2), comprenant
l'article 13;
19° l'article 126.0.5 et l'article 126.0.6
de la Loi sur les relations du travail, la formation professionnelle et la
gestion de la main-d'oeuvre dans l'industrie de la construction (chapitre
R-20);
20° l'article 281 de la Loi sur les
renseignements de santé et de services sociaux (chapitre R-22.1);
21° l'article 93 de la Loi sur le Réseau
de transport métropolitain...
M. Poulin : ...(chapitre R-25.01).
22. L'article 132 de la Loi sur la
sécurité privée (chapitre S-3.5).
23. L'article 306 de la Loi
concernant le transport rémunéré de personnes par automobile
(chapitre T-11.2).
24. L'article 276 de la loi
instituant le Tribunal administratif du travail (chapitre T-15.1).
25. L'article 41 de la Loi visant à
permettre une meilleure adéquation entre la formation et l'emploi ainsi que
favoriser l'intégration en emploi 2016 (chapitre 25).
Commentaires : Cet article abroge
diverses dispositions législatives afin de retirer des exigences applicables au
sein de l'État relativement à la production de rapports d'études et d'autres
documents par différents ministères et organismes. Ainsi, cet article retire
l'obligation pour le ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie de
publier un bilan pour la mise en œuvre du plan d'action en économie sociale et
retire l'obligation pour le ministre de la Justice de faire un rapport annuel
de ses activités de mise à jour des lois et des règlements et de refonte. Il
retire l'obligation pour ce ministre de rendre publiques les priorités et les
orientations qu'il détient dans l'attribution de l'aide financière pour la
réalisation de projets ou d'activités financées par le Fonds Accès Justice. Il
retire l'obligation pour les ministres du Travail d'effectuer ou de faire
effectuer tous les cinq ans une étude sur l'évolution des conditions de travail
au Québec et une étude sur l'évolution de l'industrie de la construction du
Québec. Il retire l'obligation pour l'Office des professions du Québec de faire
au gouvernement un rapport quinquennal sur l'application des dispositions du Code
des professions relatives à la garantie contre la responsabilité. Il retire
également l'obligation de faire un rapport sur l'application de certaines
dispositions de ce code, respectivement pour le Conseil consultatif
interdisciplinaire et pour le ministre responsable de l'application des lois
professionnelles. Enfin, cet article supprime l'obligation de faire un rapport
avec la mise en œuvre de près d'une vingtaine de lois. Alors, c'est costaud, M.
le Président, 185, oui.
Le Président (M. Allaire) : Oui,
mais vous avez un amendement aussi. Est-ce que vous le souhaitez déposer tout
de suite? Là, il est à l'écran, mais il n'est pas déposé officiellement.
M. Poulin : Oui, on peut le
faire.
Le Président (M. Allaire) : Allez-y
pour l'amendement.
M. Poulin : Supprimer, dans
le paragraphe 5° de l'article 185 du projet de loi et
l'article 187.5.6. Cet amendement retire l'article 187.5.6 du Code
des professions de la liste des dispositions de l'article 185 du projet de
loi propose d'abroger puisque l'article 31 du projet de loi n° 15 en
propose déjà l'abrogation.
Le Président (M. Allaire) : Excellent.
Merci, M. le ministre. Oui, Mme la députée de Jeanne-Mance—Viger.
Mme Rotiroti : Merci, M. le
Président. Puis, je voulais… je ne voulais pas interrompe le ministre, là, mais
j'aurais pu parce qu'on a fait la lecture de… de tous les rapports, mais on n'a
pas… on ne peut pas vraiment adopter ce… cet article-là sans aller voir, puis
je remercie le ministre pour nous avoir transmis l'information, oui, chaque
rapport. Alors, on pourrait peut-être suspendre le temps de nous de passer au
travail chacun pour être sûr lequel qu'on veut maintenir, lesquels qu'on ne
veut pas, puis on… je ne veux pas tarder, ça fait qu'on peut continuer les
autres articles, là, mais on ne peut adopter celui-là comme ça.
M. Poulin : OK. Avec le temps
qu'il nous reste, est-ce que vous aimeriez qu'on adopte le 160.1 tout à
l'heure, dont on avait un amendement du député de Saint-Jérôme? Puis là le
député de Saint-Jérôme ne revient pas, là, visiblement. Donc, on pourrait au
moins adopter celui-là puis on pourrait recommencer à 185 demain. Ça vous
laisserait du temps pour vérifier le tout.
Mme Rotiroti : ...M. le
ministre, que vous me laissez le document.
M. Poulin : ...nous allons
discuter de tout ça ensemble. Alors, allons à 160.1. Après ça, on pourra
discuter de notre entente.
Mme Rotiroti : OK. Parfait.
M. Poulin :.Ça va.
Le Président (M. Allaire) : ...consentement
pour suspendre l'amendement? Est-ce que j'ai votre consentement? Consentement.
J'ai besoin de votre consentement pour suspendre l'article 185 . Est-ce
que j'ai votre consentement? Consentement. Aussi, si vous vous souvenez tantôt,
il y a un amendement qui a été déposé, qu'on a suspendu, à 160.1. J'ai compris
que la partie gouvernementale souhaitait déposer un nouvel amendement. J'ai
donc besoin de votre consentement pour ouvrir 160.1 dans un premier temps.
Est-ce que j'ai votre consentement? OK. J'ai maintenant besoin de votre
consentement pour retirer 160.1. Est-ce que j'ai votre consentement? Excellent.
M. le ministre, vous pouvez déposer votre nouvel amendement.
M. Poulin : ...Insérer, après
l'article 160 du projet de loi, le suivant :
161. L'article 27 de cette loi est
modifié :
1° par l'ajout, à la fin du premier
alinéa, de la phrase suivante : Le ministre publie ce rapport sur le site
Internet de son ministère :
2° par la suppression du deuxième alinéa.
Donc, nous avons été à l'écoute, et on
souhaitait que le site Internet... On disait... Moi, je n'ai pas vanté le
gouvernement du Québec à nouveau aujourd'hui. Mais en fait c'est vrai que, dans
certaines lois, la notion de... l'obligation de site Internet s'enchâssait dans
la loi. Ce n'était pas le cas pour ce rapport-là dans la Loi sur le
développement du... la loi des proches aidants, pardon. Alors, nous venons
l'enchâsser. C'était une question du député de Saint-Jérôme, appuyé par les
oppositions, et nous venons vous le propose aujourd'hui.
Le Président (M. Allaire) : Excellent.
Des interventions? Pas d'intervention. Est-ce que cet amendement est adopté?
Des voix : …
Le Président (M. Allaire) :
Adopté, Parfait. L'article 160.1 est ajouté au projet de loi, il est
adopté sur division, Mme la secrétaire. Donc...
Une voix : …
Le Président (M. Allaire) : Oui,
est-ce que vous voulez faire ça hors micro, au micro?
M. Poulin : Bien, en fait,
non. En fait, le… le député de Saint-Jérôme, là, n'est pas de retour, là, donc…
M. Poulin : ...c'est sûr que
c'est à moi les oreilles.
Le Président (M. Allaire) : Il
reste trois minutes, là, deux minutes encore.
M. Poulin : Il reste trois
minutes. Bon, alors, bien, si vous voulez, oui, M. le Président, nous pouvons
suspendre et... oui, nous pouvons suspendre.
Le Président (M. Allaire) :
Bien, en fait, vous pourriez faire... vous auriez pu au moins faire la lecture
du 168, là, ça, il n'y a pas de problème, là. Puis demain, on...
M. Poulin : Bien, je vais
faire la lecture du 168, c'est une bonne idée.
Le Président (M. Allaire) : Ce
sera fait. Allez-y.
M. Poulin : Mais, je vais
peut-être, tu sais, j'imagine qu'il l'aura lu. Donc :
168. L'article 28 de la Loi sur
l'administration publique (chapitre A-6.01) est remplacé par le
suivant :
«28. Le président du Conseil du trésor
publie chaque année sur le site Internet du Secrétariat du Conseil du trésor,
l'information relative à l'application de la présente loi.
Commentaires : Cet article remplace
l'obligation du président du Conseil du trésor de déposer à l'Assemblée
nationale un rapport annuel concernant l'application de la Loi sur
l'administration publique par l'obligation de publier annuellement sur le site
Internet du Secrétariat du Conseil du trésor, l'information relative à
l'application de cette loi. Je vais attendre le député de Saint-Jérôme pour
l'expliquer, M. le Président.
Le Président (M. Allaire) :
Excellent. Il n'y a pas de problème. Je regarde l'heure, donc si tout le monde
est d'accord, on va... on va remettre ça à demain. On va recommencer sur
l'article 168. Alors, compte tenu de l'heure, merci, tout le monde pour
votre excellente collaboration, la commission ajourne ses travaux sine die.
Merci, tout le monde.
(Fin de la séance à 18 h 28)