(Onze heures quarante-huit minutes)
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : ...s'il vous plaît! Ayant
constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission des relations
avec les citoyens ouverte.
La commission est réunie afin de poursuivre
l'étude détaillée du projet de loi n° 46, Loi sur l'amélioration de la
protection des enfants dans les services de garde éducatifs.
Mme la secrétaire, y a-t-il des remplacements?
La
Secrétaire : Oui, Mme la Présidente. Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac) est remplacée par M. St-Louis (Joliette); Mme Picard
(Soulanges), par M. Allaire (Maskinongé); et Mme Prass
(D'Arcy-McGee), par Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis).
Étude détaillée (suite)
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Bien, merci beaucoup.
Alors, bienvenue, MM. et Mmes les députés. Alors, lors de l'ajournement
de nos travaux, mardi dernier, l'article 31 du projet de loi a été adopté.
En fonction de la séquence de l'étude du projet de loi, nous en sommes donc à
l'article 32. Mme la ministre, je vous laisse la parole, je pense que vous
avez une proposition à faire.
Mme Roy (Verchères) : Oui. On
voudrait regarder, avec l'opposition, s'il y aurait consentement, alors on retournerait au niveau de l'article 13 avec
deux amendements. Et après ça il y aurait la série, là, au niveau des
vérifications d'absence
d'empêchement, les comportements, les attitudes inappropriées du personnel,
vous avez les articles, et puis après ça l'habilitation réglementaire, les
sanctions puis la disposition technique transitoire et finale. Alors, on
pourrait...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : On va suspendre, le temps de prendre notre souffle.
Mme Roy (Verchères) : S'il vous
plaît.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Alors, nous allons suspendre quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 11 h 49)
(Reprise à 12 h 07)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend ses
travaux après une courte pause.
Donc, je comprends, Mme la ministre, que vous
déposez un nouveau plan pour le restant des articles, alors, plan qui a été
consulté. Est-ce qu'il y a consentement pour que nous puissions déroger à la
procédure habituelle et adopter ce plan, plan de travail?
Des voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : C'est adopté. Ce qui signifie que nous revenons à
l'article 13, que nous allons adopter à
la toute fin. Il va y avoir deux amendements qui vont être glissés, mais nous
allons commencer avec le 81.2.1. On ne fait pas la lecture, parce qu'on
l'a déjà faite, la lecture, on fait juste vérifier s'il y a d'autres
interventions puis on passe au suivant. Ça, c'est la... c'est la façon dont on
avait travaillé depuis le... Alors, c'est... c'est beau? C'est moi qui vais
vous poser des questions. Alors, on vient au 81.2.1. Est-ce qu'il y a des
interventions?
Mme Maccarone : Je veux juste
vérifier, Mme la Présidente, parce que, dans le paragraphe 3°, on va parler
d'une personne majeure qui travaille dans l'installation. Il me semble, on
attendait un changement vis-à-vis ceci, ça fait
que je ne sais pas si, parmi les amendements qui ont été déposés, on traite ça.
Ça fait qu'avant qu'on poursuit avec le vote sur cet article, je
souhaite avoir...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : On ne vote pas... On va le voter à la toute fin, hein?
Mme Maccarone : Je comprends,
mais...
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : OK. Parfait. C'est beau.
Mme Maccarone :
...qu'on poursuit que... dans le
sens... en sens large, que... Je n'ai plus le droit de parole en ce qui
concerne cet article, je veux juste mieux comprendre, ça fait que, si la
ministre peut expliquer... Parce que nous, on s'attendait à avoir la
clarté.
Mme Roy
(Verchères) : ...81.2.17, il y a un amendement qui est proposé.
Mme
Maccarone : Puis le sens de ceci... Parce qu'encore une fois, avant
qu'on clôt le débat, si on peut juste comprendre qu'est-ce qui s'en vient.
Parce que, juste pour réorienter les gens qui suivent nos travaux, pour la mise
en scène... la préoccupation qu'on avait au
paragraphe 3°, qui dit : «Une personne majeure qui travaille dans
l'installation d'un titulaire de permis pendant la prestation des
services de garde», on se questionnait pourquoi ça ne visait pas aussi les
personnes mineures qu'on sait peuvent aussi oeuvrer. Puis on avait compris que
c'est complexe, puis il y a une certaine
sensibilité à prendre en considération. Puis j'ai compris que la ministre, elle
allait aussi consulter le Conseil des
ministres pour voir c'étaient quoi, les négociations que nous pouvons faire. On
a entendu, Mme la Présidente, vous vous souvenez de le chercheur qui
nous a alimentés puis qui a parlé de, peut-être, une solution, c'est d'y aller
avec les antécédents de vérification judiciaire.
Alors, la raison que
je soulève ceci, c'est parce que je n'ai pas fait partie du débat au début, ça
fait que je veux juste savoir on est rendus
où puis comment on souhaite corriger ceci. Parce qu'il n'y a pas d'amendement
sur cet article, ça fait que...
• (12 h 10) •
Mme Roy
(Verchères) : ...au 81.2.17 où, en fait, on va ajouter les stagiaires
et les bénévoles qui ont l'accompagnement obligatoire, donc, ce qu'on avait
déjà dans le projet de loi. Mais on ajoute, dans le cas de mineurs qui seraient présents en installation, des CHR ou
des bénévoles. Ils pourraient aller chercher une attestation, justement,
qui leur permettrait de n'être pas toujours accompagnés. On pense
particulièrement aux stagiaires qui peuvent rentrer à 17 ans. Donc, ce
qu'on veut, c'est qu'ils puissent, dans ce cas-là, être seuls avec les enfants,
mais il y aura une vérification qui va être faite, là, au niveau des alinéas
qu'on retrouvait à 81.2.4.
Alors, je vais
revenir plus dans le détail à 17, mais, pour répondre à la question, avant,
c'était l'obligation d'être accompagné
toujours par un adulte. Cette obligation-là, elle demeure dans certains cas.
Mais, dans les cas où, par exemple, un stagiaire resterait seul avec les
enfants, alors, à ce moment-là, il y aura une recherche d'antécédents.
Mme
Maccarone : ...où est-ce que ce sera traité pour le milieu familial?
Mme Roy (Verchères) : Alors, pour le milieu
familial, alors, Me Boily, on pourrait peut-être tout de suite y aller,
parce que c'est des...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : ...que Me Boily puisse... Me Boily, la parole
est à vous.
M. Boily
(Mathieu) : Mathieu Boily, avocat au ministère de la Justice. Pour ce
qui est des mineurs qui résident dans la résidence des RSGE, des responsables
de services de garde éducatifs en milieu familial, en fait, la particularité de
ces mineurs-là par rapport aux autres mineurs... aux mineurs qui travaillent
dans un CPE, dans une garderie ou même aux
mineurs qui travailleraient chez la RSGE comme assistants, par exemple, comme
remplaçants... ce mineur-là, il n'a pas de rôle à jouer au regard de la
garde des enfants. Il habite là, c'est sa seule interaction prévue par la loi. Il n'a pas à s'occuper des enfants, il
n'a pas à prendre... à les prendre en charge. La responsable doit s'assurer
que les enfants sont sous surveillance constante. Donc, dans cette perspective
là, de demander une vérification d'absence
d'empêchement uniquement pour le fait de vivre à un endroit, c'est plus
délicat, à tout le moins sous l'angle de la vie privée de ce jeune-là.
Il faut quand même
savoir qu'il y a d'autres filets qui existent. La Loi sur le système de justice
pénale pour adolescents, c'est une loi qui existe, qui prévoit déjà différents
types d'encadrement d'un tel adolescent qui aurait eu maille à partir avec
les... avec la police ou les tribunaux. Bien, c'est sûr que, dans son cas, il y
a des... avant d'être... il peut y avoir des
ordonnances de... En présence de mineurs, il pourrait y avoir des rapports
prédécisionnels, rapports psychologiques, sexologiques, médical, tout
ça. Il ne serait pas, entre guillemets, retourné dans le milieu familial ou à une garderie sans aucune... aucune mesure
quelconque. Il y a quand même beaucoup de balises, là, à respecter en vertu
de cette loi-là. Donc, c'est dans cette
perspective-là. Pour le mineur qui habite chez la RSGE, il est traité d'une
manière différente de celui qui travaille.
Mme Roy
(Verchères) : ...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Allez-y.
Mme Roy (Verchères) : ...parlé, là, de cet
élément-là au niveau des mineurs qui résident chez une responsable de
services de garde, donc, généralement, son enfant.
Je vous demanderais,
par contre, une petite suspension, s'il vous plaît.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : On va suspendre quelques
instants.
(Suspension de la séance à
12 h 14)
(Reprise à 12 h 23)
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission
reprend ses travaux.
Donc, après quelques
discussions hors d'ondes, est-ce que vous autorisez ou... Non, ce n'est pas
«autorisez». Est-ce qu'il y a consentement,
pardon, pour qu'on déroge à nouveau à la petite procédure pour procéder à
l'amendement? Et après ça on reprend le fil. Est-ce qu'il y a
consentement?
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Consentement.
Alors, on va aller à l'amendement du 81.2.17. C'est bien ça, Mme la
ministre?Je vous laisse le micro.
Mme Roy
(Verchères) : Merci, Mme la Présidente. Donc, l'article 81.2.17
de la Loi sur les services de garde
éducatifs à l'enfance. Remplacer l'article 81.2.17 de la Loi sur les
services de garde éducatifs à l'enfance, proposé par l'article 13
du projet de loi tel qu'amendé, par le suivant, donc :
«81.2.17.
Lorsqu'une personne mineure travaille ou se présente régulièrement pendant la
prestation des services de garde à titre de stagiaire ou de bénévole dans
l'installation d'un titulaire de permis ou dans la résidence où les
services de garde sont fournis, le titulaire
de permis ou la personne responsable d'un service de garde éducatif en milieu
familial doit s'assurer que l'une des exigences suivantes soit
remplie :
«1° cette
personne mineure est accompagnée en tout temps d'une personne majeure titulaire
d'une attestation d'absence d'empêchement lorsqu'elle est [présente...
lorsqu'en] présence d'enfants reçus;
«2° cette
personne mineure est titulaire d'un document, qu'elle porte avec elle
lorsqu'elle est présente dans l'installation ou la résidence, attestant qu'une
recherche effectuée [par] les banques de données qui sont accessibles [au] corps de police ne révèle aucun renseignement
[...] concernant qui porte sur les éléments énumérés au deuxième alinéa
de l'article 81.2.4.
«Le document visé au
paragraphe 2° du premier alinéa doit avoir été délivré depuis deux ans ou moins
par un corps de police à la demande de l'établissement d'enseignement [de] la
personne mineure fréquente ou à la demande du
demandeur ou du titulaire de permis ou du bureau coordonnateur de la garde
éducative en milieu familial. La personne mineure, titulaire de ce
document, qui est accusée ou déclarée coupable d'une infraction criminelle
portant sur les éléments visés au deuxième
alinéa de l'article 81.2.4 doit en aviser immédiatement le titulaire de permis
ou la personne responsable d'un service de garde éducatif en milieu
familial.
«Une personne visée par les premier et deuxième
alinéas peut, aux mêmes conditions et malgré toute disposition contraire, continuer
de travailler ou de se présenter régulièrement à titre de stagiaire ou de
bénévole dans l'installation d'un
titulaire de permis ou dans la résidence où les services de garde sont fournis
à compter de son dix-huitième anniversaire si une demande de vérification d'absence d'empêchement la concernant a
été faite trois mois ou moins avant cette date, et ce, jusqu'à l'issue du processus prévu [à
l'article] 81.2.1 à 81.2.9. Dans tel cas, cette vérification doit être
menée par [un] corps de police après son dix-huitième anniversaire.»
Donc, cet amendement
ajoute les stagiaires et bénévoles à la règle portant sur l'accompagnement
obligatoire des mineurs présents dans une installation ou dans un service de
garde en milieu familial.
Aussi,
il prévoit que l'accompagnement obligatoire des mineurs n'est pas nécessaire
lorsqu'un document attestant qu'une recherche effectuée dans les banques de
données qui sont accessibles à un corps de police ne révèle aucun renseignement
les concernant qui porte sur les éléments énumérés au deuxième alinéa de
l'article 81.2.4 — l'inconduite
à caractère sexuel, les comportements
violents, le vol, l'incendie criminel, etc. Ils sont alors tenus à une
obligation de déclarer tout
changement analogue à la déclaration applicable au titulaire d'une attestation
d'absence d'empêchement en vertu de l'article 81.2.14.
Enfin, il prévoit
qu'une personne mineure visée aux deux premiers alinéas de l'article peut
continuer de travailler ou de se présenter
régulièrement à titre de stagiaire ou de bénévole dans l'installation d'un
titulaire de permis ou dans la résidence où le service de garde sont
fournis à compter de son 18e anniversaire si les modalités prévues au
dernier alinéa de cet article sont respectées.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci
beaucoup, Mme la ministre. Alors, il y a des interventions sur
l'amendement? Allez-y.
Mme Maccarone :
Oui. Merci beaucoup, Mme la
Présidente. Alors, si je comprends bien, on n'utilise pas un jargon qui
est «vérification de l'antécédent judiciaire». Le jargon qu'on utilise ici,
c'est «attestant [d'une] recherche effectuée dans les banques de données qui
sont accessibles à un corps de police». Ce vérification se fassent avant la délivrance du permis et une vérification qui sera
faite dans le... dans la situation où la... la titulaire de permis, elle doit
informer la BC ou la ministre d'un cas qui
est arrivé en ce qui concerne le mineur qui fréquente sa maison ou
l'établissement.
Mme
Roy (Verchères) : ...répond à la demande, là, lors des consultations
particulières, de l'AQCPE et de l'ACCPE. Donc, tous les deux demandaient,
justement, à ce qu'on puisse faire ce type de modification concernant les
mineurs.
Mme Maccarone : Puis quelle est la
définition de «régulière»? Parce qu'on parle de ça, «régulièrement» : «Lorsqu'une personne [...] travaille ou se
présente régulièrement...» Qu'elle est la... Peut-être c'est une notion
juridique.
Mme Roy (Verchères) : C'est une notion...
Je vais référer à Me Boily.
• (12 h 30) •
M. Boily (Mathieu) : Oui. En fait,
bon, la présence régulière... Souvent, dans ces situations-là, c'est plus facile de dire dans quels cas ça ne s'applique
pas. La présence régulière, c'est... c'est... Bon, la personne qui fait une
journée d'observation, il y a ça en droit, il y a peut-être ça pour les
parlementaires : une journée dans la vie de... Une journée dans la vie d'une éducatrice : tu te présentes en
CPE, mais tu n'as pas à faire une VAE. La même chose pour, bon, des parents, on
peut penser à des parents mineurs qui viennent pour la sortie, pour attacher
les patins ou je ne sais pas quoi. Tu sais, il ne se présente pas régulièrement
comme bénévole. Il est bénévole parfois, mais de façon très sporadique.
Donc, régulier, c'est quelque chose qui va
revenir par le temps. Donc, c'est ça, quelqu'un qui vient à tous les lundis, il
se présente de façon régulière, quelqu'un qui... Mais la personne qui fait un
atelier artistique une fois, bien, non, on ne fera pas de VAE en ce qui la
concerne. Donc, c'est vraiment ça, c'est la régularité, le fait que ça revienne
de façon fréquente, constante. Et ça n'a pas besoin d'être à temps plein ou
quoi que ce soit, ça peut être, tu sais, une fois par semaine, tous les lundis
matins, mais c'est quelque chose qui est régulier, donc.
Mme
Maccarone : Merci. J'adore les précisions juridiques, surtout
quand j'ai débattu mon premier projet de loi puis j'ai compris «dans la mesure
du possible» est partout dans le Code civil, chose que j'ai trouvée vraiment
particulière parce que c'est tout sauf précis. Alors, merci. Je
comprends la nature de ce que le législateur souhaite accomplir.
J'ai une
autre question pour la ministre, parce que quand on traite, maintenant... Comme,
par exemple, l'accès au comité, si on
a un empêchement, puis on pourra demander une révision de la comité de
révision, qui peut examiner... mais, si on a moins de 18 ans, on n'a pas
accès à ceci, mais ça se peut qu'on va avoir quelqu'un de 17 ans qui n'a pas
fait une vérification d'empêchement... absence d'empêchement. Ça fait que je
comprends que ça devient complexe, mais je
veux savoir c'est quoi, les orientations, comment ceci sera traité, parce que
la façon que c'est écrit maintenant, ça veut dire qu'une personne
mineure n'aura pas fait une VAE.
Ça se peut qu'on va trouver quelque chose suite
aux vérifications que les policiers vont faire de leur système, mais eux, ils
ne pourront pas aller devant notre comité d'examen pour quoi qu'il soit. Ça
fait que j'ai l'impression que c'est un écart. Il faut attendre qu'on a 18 ans
pour dire : Bien, voilà, mais je souhaite expliquer qu'est-ce qui est arrivé. Ça peut être un cas spécifique, ça peut
être un malentendu, ça peut être, comme je l'ai mentionné un peu hors micro, une personne qui a un problème... neurodiverse.
Alors, ce n'était pas pris d'une bonne sens. Alors, qu'est-ce qu'on fait
avec ces jeunes, dans le fond?
Mme Roy (Verchères) : En fait, ça ne
s'applique pas du tout au Comité d'examen des empêchements. Dans ce cas-là, ils ne doivent pas... rien à voir dans
les éléments que cherche la police, donc, dans... Sinon, la règle est claire,
ils doivent toujours être accompagnés d'un... de quelqu'un qui, lui, a une VAE
et qui est majeur.
Mme Maccarone : Ça fait qu'ils n'ont
pas accès, au comité?
Mme Roy (Verchères) : Ils n'ont pas
accès, non. Ils ne peuvent pas avoir accès, seuls, aux enfants.
Mme Maccarone : OK, mais ils ont
toujours accès aux enfants. C'est ça qui est bizarre.
Mme Roy (Verchères) : Bien, toujours
accompagnés d'un adulte qui a une VAE.
Mme
Maccarone : Oui, mais, tu sais, encore une fois, on parle
beaucoup des exemples pour la mise en scène. Je suis responsable de
l'installation, je suis titulaire de permis en milieu familial, puis le jeune
qui... soit qu'il habite ou qu'il fréquente... On a... Il y a quelque
chose qui est sorti par rapport aux vérifications, mais ils ont toujours droit
d'oeuvrer au sein du réseau. Ils doivent être accompagnés, mais quelqu'un qui a
été trouvé coupable, par exemple, d'un crime
va pouvoir oeuvrer... Ce n'est pas empêché, c'est ça qui est... que je trouve
particulier, c'est ça que je veux comprendre, parce que, si, dans... Si
on avait 18 ans puis on trouve... il y a une VAE qui est signalée, bien, ça
veut dire que cette personne ne pourra plus
oeuvrer au sein du réseau, parce que, là, on l'enlève tout de suite. On a parlé
de suspension, on a parlé de beaucoup
de cas, mais 17 ans, qui travaille au sein du réseau comme éducatrice, ou bien
il y a, dans le milieu familial, 15 ans, il a été trouvé coupable d'un
comportement grave, à moins qu'il y a... oui, je comprends, ça prend un
parent, mais ça reste qu'on va toujours accueillir les enfants.
Mme Roy
(Verchères) : S'il y a des comportements graves, je l'avais
spécifié tantôt, le vol, les... je cherchais les trois points
techniques, là, le vol, voies de fait, violence...
Mme Maccarone : Négligence
criminelle, fraude, incident...
Mme
Roy (Verchères) : ...négligence, voilà. Alors, je pense que, là, ça ne
veut pas dire qu'ils restent en fonction,
ils vont rester... parce qu'on se rappelle que le prestataire a l'obligation de
s'assurer de la santé et la sécurité. Alors, un, il a l'obligation. Dans
ces cas-là, ils ne seront jamais, jamais seuls. Puis, dans des cas où ça
pourrait mettre, autant chez le mineur que chez le majeur, les enfants... la
sécurité des enfants en jeu, le responsable de services de garde ou le CPE a la
responsabilité d'en assurer la sécurité. Donc, normalement, c'est des gens
qu'on ne retrouvera pas, qui ne seront pas maintenus dans le réseau.
Mme
Maccarone : Je comprends, mais c'est quand même un écart assez clair,
là. On est en train de dire, pour une personne de moins de 18 ans qui a des
antécédents : Tu ne vas pas passer au comité comme prévu, comme les autres
personnes qui ont des empêchements. On peut lui permettre de travailler avec un
casier judiciaire. Alors, si cette personne avait 18 ans, on ne lui permettrait
pas... Il me semble, il y a quelque chose qui nous échappe ici. J'entends la
ministre, puis merci pour la réponse, mais, il me semble, il y a un grand
écart. Il n'y a pas une différence majeure
entre 17 et 18 ans. On a sorti de l'école secondaire, il y a ceux qui
cherchent des emplois, mais ça reste que c'est vraiment deux poids, deux
mesures.
Mme Roy
(Verchères) : ...mentionner, peut-être, Mme la Présidente, qu'on
améliore la situation d'avant, parce que la seule situation qui existait avant,
c'était l'accompagnement obligatoire d'un majeur au moment où on avait des
mineurs. Là, on ajoute la possibilité de vérification supplémentaire. Donc, je
pense qu'on augmente la sécurité des enfants
avec les articles qui sont amenés au sein du projet de loi concernant
particulièrement les mineurs, mais je comprends la préoccupation de ma
consoeur.
Mme
Maccarone : Je ne nie pas que c'est un avancement, excusez-moi, c'est
plus que c'est un projet de loi qui gère les exceptions. Ça fait qu'on parle
beaucoup des exceptions, puis je ne nous vois pas, d'ici la fin de cette législature, revenir avec un autre projet de loi.
Ça fait que c'est le moment, il me semble, c'est le moment de prévenir, un peu
comme on a fait avec les autres articles, de dire : On veut donner la
possibilité, si ce n'est pas à notre ministre actuel, mais au futur ministre de changer de procédure
pour offrir une compensation pour les membres de la comité, par exemple.
On a prévu plein de choses pour un futur... pour éviter d'ouvrir la loi.
Ça fait que c'est
pour ça que je le soulève ici, parce qu'il me semble... On devrait se prévenir
de, peut-être, un sous-amendement qui parle
de s'il y a quelque chose en lien avec ceci, mais que... soit que cette
personne ne pourra pas avoir un
permis ou bien cette personne d'un certain âge devrait avoir recours au comité,
quelque chose de ce genre, parce qu'on ne souhaite pas la fermeture, ce
n'est pas ça qu'on vise, puis, encore une fois, on parle des cas qu'on n'espère
pas entendre, ça fait que c'est des exceptions.
Ça fait qu'il n'y
a-tu pas un autre processus qu'on peut faire en ce qui concerne ceci? Parce que
c'est vraiment les deux poids, deux mesures, puis je ne veux pas manquer une
opportunité. La ministre fait beaucoup référence
aux ceintures et bretelles. Là, on a eu occasion de vraiment faire ceinture et
bretelles, de peut-être aborder une modification
pour s'assurer qu'on ne perd pas la notion de ce que nous sommes en train de
faire en ce qui concerne les personnes concernées, qui peut porter une
injustice envers nos enfants ou mettre nos enfants à risque.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, on améliore vraiment de beaucoup... Aussitôt
qu'il y a la moindre chose, on y ajoute
l'obligation d'avoir toujours une surveillance, un adulte présent. Alors, je
pense que, de ce côté-là, on se donne une plus grande sécurité pour les
enfants. Évidemment, notre objectif n'est pas d'alourdir le processus. On pense
surtout aux stagiaires qui sont souvent nos
mineurs. Là, on va se dire la vérité, dans cet article-là, là, dans la
quasi-totalité, on parle de nos stagiaires qui arrivent probablement à
17 ans à ce moment-là. Alors donc, nos stagiaires... On doit pouvoir
justement faire les vérifications, et, sinon, bien, ils vont entrer dans la
catégorie surveillance constante, et, avec une surveillance constante de
quelqu'un qui a une VAE, on s'assure justement la protection de la santé et de
la sécurité des enfants.
Mme
Maccarone : Puis la question, pour moi, qui revient, c'est :
Pourquoi aller jusqu'à une surveillance de quelqu'un qui a été trouvé coupable
d'un... la liste ici, de négligence criminelle et fraude, un vol, un incendie
criminel, un délit relatif aux drogues et stupéfiants? Pourquoi qu'on dit que
c'est acceptable que cette personne peut oeuvrer
dans le réseau parce qu'ils ont une... quelqu'un qui va les surveiller? C'est
ça, pour moi, l'écart. Si on est trouvé coupable de ceci, il me semble,
tu ne devrais pas oeuvrer dans le réseau.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, Mme la Présidente, je le réitère, je l'ai dit il
y a quelques minutes, on ne dit pas que c'est acceptable. On dit, au contraire,
que les titulaires de services de garde, que ce soit en milieu familial ou en
institution, ont la responsabilité de s'assurer de la santé, et de la sécurité,
et du bien-être des enfants. Donc, dans les
cas mentionnés par la députée, effectivement, ce seraient des cas où le
titulaire ne maintiendrait, ou ne tiendrait pas ces personnes-là, ou
n'engagerait pas ces personnes-là, ou ne ferait pas entrer ces personnes-là
pour se donner des tâches supplémentaires, parce que l'objectif... et ils ont
cette responsabilité d'assurer la santé et la sécurité. Alors, ce qu'on est venus
rajouter ici, c'est un élément supplémentaire de protection qui était
inexistant jusqu'à maintenant. Alors, on a
bonifié, je pense, particulièrement au niveau des milieux familiaux, les
vérifications pour assurer la protection des enfants.
Mme
Maccarone : Est-ce qu'il y a
des rapports qui sortent en ce qui concerne... que la ministre va recevoir en
ce qui concerne ce type de vérification, genre, annuellement, pour dire il y a
combien de ces cas qui ont été soulevés puis le résultat, mettons, de
chaque cas?
Mme Roy
(Verchères) : Actuellement, il n'y en avait pas. C'est un ajout à la
loi. Donc, c'est sûr que je ne possède pas des statistiques sur quelque chose
qui n'existait pas, là. C'est un ajout à la loi qu'on mène là, mais c'est clair qu'on va suivre ça comme on suit, là, l'ensemble
des démarches du réseau, puis là, d'autant qu'on a amené plusieurs
améliorations au réseau, alors on va pouvoir constater les effets des
améliorations.
• (12 h 40) •
Mme Maccarone : J'entends que c'est
une bonification, puis le souhait, ce n'est de ne pas amener une autre lourdeur
au réseau en milieu familial. Je comprends que c'est un sujet très sensible,
mais, j'avoue, pour m'aider à poursuivre, à adopter un tel amendement, ça m'aiderait
de... si on pouvait ajouter quelque part... de dire que ceci, ce serait étudié, qu'il y aura de la documentation,
qu'il y aura un rapport qui serait soumis à la ministre, pas avec les détails,
ce n'est pas ça qu'on souhaite, mais combien de cas ont été soulevés. Est-ce
qu'il y a...
Mme Roy (Verchères) : ...
Mme
Maccarone : Bien, de... suite à la recherche... la
recherche... puis qui a été soulevé, puis on a poursuivi, comme, tu sais, dans
ce milieu... parce que, je comprends, si on parle d'un titulaire de permis d'un
CPE, par exemple, bien, la personne en question, j'espère, les gens vont
utiliser le gros bon sens, puis cette personne ne serait pas engagée. Je pense que c'est logique. Chez moi,
j'ai des enfants. Si je fais une vérification puis je sais que la gardienne
que j'engage a été trouvée coupable de
négligence criminelle et fraude, bien, ce n'est pas la personne que je vais
engager pour venir garder mes enfants à la maison.
Ça fait que je pense qu'on peut... on peut
appliquer le même gros bon sens au sein de notre réseau de services de garde
éducatifs à l'enfance, mais, dans le milieu familial, c'est plus complexe parce
que ça peut avoir un impact sur nos propres enfants. Il n'y a aucune personne
qu'on ne peut pas sauver. Il n'y a aucune personne qu'on ne veut pas aider à s'améliorer. On est jeune, on fait des
erreurs, nos cerveaux ne sont pas tous développés. C'est peut-être la même
chose pour plusieurs personnes à l'Assemblée nationale, Mme la Présidente.
Mme Roy (Verchères) : ...la
Présidente.
Mme Maccarone : Non, non, non, je
soulève... Des fois, on peut penser à des choses, mais... Puis, alors, bref, je
comprends la sensibilité, mais je souhaite être rassurée. Est-ce que c'est
quelque chose... Est-ce qu'il y a un sous-amendement
que je pourrais aborder, qui dit que ceci... que la ministre, au moins, elle va
avoir de la documentation qu'on
pourrait étudier, qui pourrait être déposée, sans élaborer les cas en détail,
mais... Écoute, je fais ça au pif, Mme la Présidente, dans chacune des
17 régions administratives, il y a eu un tel nombre d'enquêtes, puis qui
ont soulevé des empêchements ou bien, dans
ce cas, ici, on parle d'une recherche qui a sorti des choses qui ont été
soulevées à la ministre, soulevées au BC, puis qu'on prend ça en note.
Le but ultime, ce serait de réduire ce chiffre,
puis qu'est-ce qu'on a fait par la suite dans... Est-ce qu'il y a eu un
accompagnement, tu sais, à la positive... Dans le fond, c'est ça que je verrais
plutôt dans ce type de données, à la positive, qu'est-ce qu'on a fait comme
accompagnement, le ministère a envoyé un inspecteur, on a fait le nécessaire, on sait, les policiers sont allés... il y a eu un
accompagnement en termes d'éducation, les choses ont changé ou il y a eu
une fermeture. Tu sais, ça peut être ça aussi, mais, pour moi, ce serait
rassurant parce... avec le but ultime, comme je l'ai dit, de... en espérant de
voir une amélioration.
Mme Roy (Verchères) : Alors, oui,
Mme la Présidente, je pense qu'un des bons éléments, là, peut-être, pour répondre aux inquiétudes de la députée, c'est...
On va travailler le guide avec les partenaires, puis je rappelle déjà que c'est
une demande de partenaires, justement, ces modifications, donc, pour s'assurer
de bien suivre et de bien indiquer le
souci de sécurité qui demeure. Même si on a ajouté un élément supplémentaire,
je pense qu'à l'intérieur du guide on va rajouter des éléments pour
s'assurer justement de bien définir...
Dans le cas où, par exemple, il pourrait y avoir
certaines problématiques dans les comportements qu'on a mentionnés tout à
l'heure, on va suggérer de ne pas utiliser l'accompagnement, mais plus de
passer go et de s'assurer justement de ne
pas entrer des personnes qui ont des comportements... d'aucune façon, étant
donné leurs responsabilités comme titulaires ou comme responsables de
services de garde en milieu familial, d'assurer la sécurité.
Donc, je prends une note pour qu'à l'intérieur
du guide... Je suis convaincue que les deux associations, autant l'association
des cadres que l'AQCPE, vont être d'accord à ce qu'on s'assure, à l'intérieur
du guide, d'amener une interprétation qui va
leur permettre d'avoir des outils supplémentaires pour que cette nouvelle... ce
nouvel élément, en plus, on puisse le suivre.
Mme Maccarone : Puis c'est une bonne
nouvelle, mais ce n'est pas du data. Moi, ce que j'aurais voulu... Je trouve
ça... je trouve ça très bien, mais ce que j'aurais voulu, c'est aussi du
recensement, du data. C'est recensé où, ces
informations, pour voir... parce que c'est vrai, c'est un nouveau élément,
c'est quelque chose de nouveau que nous sommes en train de faire. Je
n'ai pas l'équivalent en français, mais «if you can measure it, you can manage
it». Si on peut le mesurer, on peut le gérer,
bref, mais c'est ça que je souhaiterais voir. Est-ce que ça... est-ce que ça,
c'est un élément qui sort dans un rapport annuel, par exemple?
Mme Roy
(Verchères) : Alors, bien, Mme la Présidente, déjà, je pense que
nos partenaires nous signifient que c'est
très lourd en termes de reddition de comptes. Ils ont beaucoup de comptes à
rendre. Alors, je pense que d'avoir... de bien l'insérer
dans le guide va nous donner des outils. On a vraiment un réseau de services de
garde en milieu familial et en installation avec des gens qui ont à coeur la
santé et la sécurité des enfants. On se donne des outils
supplémentaires. On va les définir dans le guide pour s'assurer qu'il n'y ait
pas d'interprétation.
Alors, je pense que
notre réseau, formé de gens extraordinaires qui ont cette pensée-là et cette...
ce souci-là pour la santé et la sécurité, et avec nos partenaires, dont deux
nous signifiaient justement la volonté qu'on aille dans ce sens-là, plus le guide... je pense que ça va permettre d'avoir... et
on parle, là, vraiment de ce que c'est. On ne parle pas de milliers de personnes, mais, déjà, nos
partenaires nous signifient qu'ils souhaitent qu'on diminue la paperasse, non
pas qu'on l'augmente, pour pouvoir consacrer
plus de temps aux enfants et moins au papier. Alors, je pense que le guide peut
vraiment répondre à la préoccupation de la députée.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Merci.
Mme
Maccarone : Sauf que ce n'est pas plus de paperasse, parce qu'ils ont
une obligation de déclarer au BC et au
ministre. Ça fait que ça existe déjà. Ce que je demande, ce n'est pas plus de
travail de leur part. Je demande au ministère de mettre l'ensemble des
documents qu'ils vont recevoir de toute façon parce qu'ils ont une
responsabilité. C'est écrit dans cette loi, ils doivent déclarer, ils doivent
en informer... Ça fait qu'il y a déjà un document qui est fourni. Je ne leur demande pas de fournir un
nouveau, je demande au ministre, au ministère de recenser les informations.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : ...Mme la Présidente.
Mme
Maccarone : Bien non, mais, c'est ça, c'est parce que ce n'est pas une
réponse. Je ne parle pas d'ajouter une lourdeur envers le réseau. Ils ont une
obligation d'aviser la ministre ou le BC en ce qui concerne ces cas. Ça fait
qu'il y a déjà un document qui est écrit. Ça fait qu'on n'ajoute pas une
paperasse. On n'ajoute aucune... aucune
lourdeur. C'est déjà fait, cette déclaration. Ce que je demande, c'est, quand
les informations sont envoyées au BC, au ministre... à la ministre, que cette
information est recensée quelque part dans un document par les fonctionnaires
du ministère, qui pourront sortir un rapport pour nous expliquer est-ce que ça
s'améliore, est-ce que ça dégénère, est-ce qu'on
a vu une croissance, une décroissance en ce qui concerne ce type de
signalement, mais les signalements sont obligatoires, même qu'il y a des
sanctions s'ils ne le font pas. C'est ça qu'on a compris et c'est ça qui est
dans la loi. Ça fait qu'on n'ajoute aucune lourdeur. Je demande un rapport
suite à l'information qui est fournie.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, Mme la Présidente, on va travailler avec les
partenaires, dans le guide, pour le signifier. On ne parle pas de sanctions,
là, je m'excuse, on dévie un peu... totalement du sujet, là. On parle de... On
ajoute des vérifications pour les mineurs. On s'assure qu'il y a maintien de
l'accompagnement toujours de quelqu'un qui a déjà une vérification de faite, alors,
puis je pense qu'avec le guide avec lequel on va travailler avec l'ensemble de
nos partenaires on va s'assurer justement que la santé et la sécurité sont là
et qu'on n'entrera pas le loup dans la bergerie. C'est justement pour ça qu'on
fait le projet de loi et qu'on y ajoute des éléments.
Alors, je ne voudrais
pas non plus surcharger, là, de rapports et de demander encore plus à nos
partenaires. Je pense que c'était pour
ajouter un élément supplémentaire de protection. Le guide va nous amener, je pense,
des éléments pour signifier... puis on l'ajoutera en lettres... en
lettres très clairement écrites, de dire que, s'il y a un empêchement en vertu... il ne faut pas les garder, tout
simplement. Vous avez la responsabilité de la santé et de la sécurité des
enfants dans vos installations.
• (12 h 50) •
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions?
Mme Maccarone :
Oui, on a parlé des sanctions. S'ils ne s'appliquent pas... la loi, s'ils
ne déclarent pas qu'il y a quelqu'un qui
oeuvre au sein de leur réseau qui, quand même, rejoint les critères qui sont
écrits dans les articles, il va y avoir une sanction. On a parlé de ça,
on a jasé de ça pleinement hier, c'était, je pense, à l'article 5.2, quelque
chose comme ça.
Mme Roy
(Verchères) : Ça ne touchait pas ces éléments-là, Mme la Présidente.
Mme Maccarone :
Je l'ai noté. On a jasé de ça. Je pense que c'était l'article 5.2 de
la loi, qu'ils ont une responsabilité... même qu'on a un amendement là-dessus,
s'il y a une omission de partager de l'information. Ça fait que, déjà, il y a
une obligation qu'ils partagent cette information avec vous. C'est dans la loi.
S'ils ne le font pas, ça se peut qu'il va y
avoir des sanctions, ça se peut qu'il va y avoir des pénalités, c'est écrit.
J'avais posé la question hier : Qu'est-ce qui arrive si je
n'applique pas la loi? Bien, la loi exige qu'ils en informent la ministre. Moi,
ce que je demande : Lors de l'information qui sera déjà envoyée, est-ce qu'on
peut produire un document, un rapport?
C'est à part le
guide. Le guide, j'en suis, une excellente idée que ce soit tout élaboré, tout
clair, pour que tout le monde comprend c'est
quoi, la nouvelle loi, comment ce sera appliqué, comment on pourra travailler
ou oeuvrer au sein de ces nouveaux dispositions, c'est parfait, mais il
va y avoir de l'information qui sera quand même envoyée. Ce n'est pas une
lourdeur de plus. Puis, en plus, j'espère que ce serait à... l'exception, mais
ces exceptions, est-ce qu'on peut les recenser dans un document, de
l'information qui pourra être transmise par le biais d'un rapport annuel que,
chaque année, on peut voir... on a vu une diminution, on a vu une augmentation,
le type de cas qui a été censé?
Je
pense, c'est important d'avoir un portrait de qu'est-ce qui se passe au sein du
réseau, surtout que c'est un nouveau élément que nous sommes en train de mettre
en vigueur dans la Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance.
Mme Roy (Verchères) : Alors,
déjà dans le rapport annuel, il y a des questions sur les quarts de travail,
etc., alors les quarts d'emploi. Donc, il y a déjà, à l'intérieur du
rapport annuel, plusieurs éléments, là, qui se retrouvent à être recensés. On va le mettre dans le guide. On a rajouté
des éléments de sécurité. On a un réseau responsable. Alors, je pense
qu'avec ça, Mme la Présidente, on vient améliorer de façon supplémentaire la
protection de nos enfants.
Mme Maccarone :
Mais la réponse, ça veut dire... cette information... mais ce n'est pas
clair, parce que, l'information, est-ce que ça va se trouver dans le rapport
annuel, exactement ce que je viens de demander, en lien avec les mineurs qui oeuvrent au sein du réseau ou bien qui fréquentent
le réseau, parce qu'ils sont membres de la famille, qui sont visés particulièrement par cet article ou
par cet amendement? Est-ce qu'il va y avoir du... documentation qui va être
recensée, qui va faire partie du rapport annuel ou un autre rapport?
Mme Roy
(Verchères) : ...à l'intérieur du rapport annuel, sur les différents
corps d'emploi à l'intérieur. Alors, s'il faut y rajouter une ligne, là, on
ajoutera une ligne, là, mais je pense que notre objectif ici, c'est la sécurité
des enfants et de ne pas alourdir la tâche
de nos... de nos gestionnaires, qui font déjà un excellent travail. Et je pense
que cette demande-là est à la demande, justement, de l'Association des cadres,
de l'AQCPE, et ils ont, je pense, l'expertise, l'intelligence et l'expérience pour s'assurer que ça rentre totalement
au niveau d'assurer encore plus la santé et la sécurité des enfants, et c'est pour ça qu'on a mis toutes
ces modifications-là. On l'ajoute à l'intérieur du guide. On pose une question supplémentaire, si on veut, dans le rapport
annuel. Là, à un moment donné, Mme la Présidente, je veux bien, là, mais je
pense que tout est là.
Mme Maccarone :
Je salue l'amendement, puis il y a de l'écoute en ce qui concerne les
désirs des groupes. C'est bien. On ne peut pas être contre la vertu. Je ne suis
pas contre l'amendement. Ce que je demande, c'est : Est-ce qu'on peut avoir de l'information qui suit? Je
répète, ça ne rajoute aucunement une lourdeur administrative aux groupes, aux
personnes, parce que c'est de l'information qu'ils doivent fournir de toute
façon. Moi, ce que je souhaite, c'est d'être assurée que cette
information, ça va se retrouver dans un rapport comme le rapport annuel qui est
déposé. Comme ça, nous, on va pouvoir prendre acte de comment ça fonctionne,
l'application de cet article. C'est une nouvelle disposition, c'est sérieux,
c'est très important. On gère les exceptions. Ça fait que ce que je souhaite
faire, Mme la Présidente, je vais déposer un
amendement qui est directement en lien avec mes arguments. Ça fait que je vous
demanderais de suspendre pendant quelques instants pour la rédaction, s'il vous
plaît.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : On va suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
12 h 56)
(Reprise à 13 heures)
La Présidente (Mme
Schmaltz) : Bon, OK, parfait. Alors, on va reprendre les travaux.
Alors, je vous
remercie, mais, compte tenu de l'heure, nous allons suspendre les travaux
jusqu'à 14 heures.
(Suspension de la séance à
13 h 01)
(Reprise à 14 h 09)
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : À
l'ordre, s'il vous plaît! La Commission
des relations avec les citoyens reprend ses travaux.
Nous poursuivons donc
l'étude détaillée du projet de loi n° 46, Loi sur l'amélioration de la
protection des enfants et des services de garde à l'éducation... éducatifs,
pardon, pardon.
Alors,
lors de la suspension de nos travaux, vers 13 heures, nous en étions à
l'amendement à l'article 13, article 81.2.17. Est-ce qu'il y a
d'autres interventions? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article... l'amendement, pardon, est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté.
Alors, il reprend complètement le 81.2.17. Nous allons quand même y revenir un
petit peu plus tard, mais, pour l'heure, nous en... nous revenons au 81.2.1.
Est-ce que tout est bien répondu pour le 81.2.1?
• (14 h 10) •
Mme Maccarone : ...m'assurer, c'est
le 17 qu'on... le 81.2.17 qu'on utilise pour disposer, et, le 81.2, on a un
autre amendement, n'est-ce pas, en ce qui... Est-ce que...
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : ...81.2.1, parce que vous
souleviez...
Mme
Maccarone : Oui, je comprends.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : ...l'interrogation par rapport au troisième
point. C'est pour ça qu'on a fait le 81.2.17. Et maintenant on revient. 81.2.1.
Tout est beau? On passe sur 81.2.2, qui a un amendement.
Mme
Maccarone : Voilà.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Ça vous va?
Mme Maccarone :
C'est ça.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Parfait. Alors, on va écouter l'amendement de
la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, merci, Mme la Présidente. Donc,
l'article 81.2.2 de la Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance :
Supprimer, dans le
premier alinéa de l'article 81.2.2 de la Loi sur les services de garde
éducatifs à l'enfance, proposé par
l'article 13 du projet de loi tel qu'amendé, «, lequel peut exiger les
frais déterminés par règlement pour effectuer la vérification».
Alors,
cet amendement vise à assurer de la cohérence entre l'article 81.2.2 et le
paragraphe 7.1° de l'article 106 de la Loi concernant les
frais exigibles par un corps de police. Le paragraphe 7.1° de
l'article 106, ajouté par l'article 21 du projet de loi, habilite
déjà le gouvernement à réglementer pour «déterminer les frais exigibles par un
corps de police pour effectuer une
vérification d'absence d'empêchement». Le maintien de... à
l'article 81.2.2 des mots que le présent amendement propose de supprimer aurait fait en sorte qu'un règlement
aurait absolument dû être édicté avant l'entrée en vigueur du nouveau processus
de VAE. En supprimant ces mots ici, cela va nous permettre justement de
maintenir le statu quo en matière de tarification jusqu'à ce qu'un
règlement soit édicté.
Alors là, c'est très,
très technique. Je vais demander à Me Boily, si vous l'autorisez, s'il y a
consentement, pour expliquer exactement, là,
les effets au niveau légal qui ne nous permettraient pas d'entrer en vigueur
immédiatement au niveau des VAE.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Merci. Me Boily.
M. Boily
(Mathieu) : Oui, en fait, c'est qu'un pouvoir réglementaire, ça
nécessite une habilitation dans la loi, ça nécessite un article qui autorise le
gouvernement ou un ministre à prendre des règlements. Dans la Loi sur les
services de garde éducatifs à l'enfance, on a un article, qui est
l'article 106, où il y a une série de 40 quelques paragraphes qui
établissent tous les pouvoirs réglementaires du gouvernement. Par le projet de
loi, à l'article 21, on a ajouté la
possibilité que le règlement puisse déterminer les frais exigibles par un corps
de police pour effectuer une VAE.
Or, dans notre
article, ici, on dit : «La VAE doit être effectuée par un corps de police,
lequel peut exiger les frais déterminés par règlement...» Donc, il y a comme
deux... deux habilitations, une à cet article-ci puis une à 106. On la supprime ici, on la maintient à
l'article 106. Ça fait en sorte que l'article 81.2.2 se tient. Cette
partie-là n'ajoutait rien que l'on... que l'on ne retrouve pas déjà à
l'article 106, mais ça fait en sorte, comme l'a... comme l'a expliqué
la ministre, qu'on n'a pas à avoir un règlement tout de suite en vigueur en
même temps que la loi entre en vigueur. Ça va pouvoir permettre le temps de
tenir les consultations puis le processus administratif gouvernemental qui mène
à la prise d'un règlement.
Mme Roy
(Verchères) : Et ça maintient à zéro la SQ.
Mme
Maccarone : Ça maintient à zéro la SQ?
Mme Roy
(Verchères) : Le frais. Les frais.
Mme
Maccarone : La ministre ne sera pas surprise qu'évidemment je
souhaiterais voir une copie des avis. En ce
qui concerne le projet de loi, je pense que ça aurait aidé beaucoup pour la
bonne compréhension en ce qui concerne les prochaines étapes du projet
de loi.
L'amendement me va.
C'est du gros bon sens. Merci beaucoup.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Parfait.
Alors, est-ce que j'ai d'autres interventions sur l'amendement au
81.2.2? Si je n'ai pas d'autre intervention, est-il adopté?
Des voix :
Adopté.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Adopté. Merci beaucoup. Alors, ça clôt le
sujet pour le 81.2.2.
On peut passer au...
81.2.3, est-ce qu'il y avait d'autres interventions? Il n'y avait pas
d'amendement.
82... 81.2.4, est-ce que ça va? 81.2.5? Ça va.
81.2.6? Ça va. 81.2.7?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) :
Ça va. 81.2.8?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Ça va. 81.2.9?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Ça va. 81.2.10?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Ça va. 81.2.11? Ça va?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : 81.2.12?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : 81.2.13?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : 81.2.14?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : 81.2.15? Ça va. 81.2.16? Ça va?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : 81.2.17, on vient de le voir. 81.2.18? 81.2.19? 81.2.20?
81.2.21? 81.2.22?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : 81.2.23?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : 81.2.24?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : 81.2.25?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : 81.2.26?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : 81.2.27?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : 81.2.28?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : 81.2.29?
Une
voix : ...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : 81.2.30?
Une voix :
...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : 81.2.31?
Une voix :
...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : 81.2 point... point... point 32?
Une voix :
...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : 81.2.33?
Une voix :
...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : 81.2.34?
Mme Roy
(Verchères) : ...c'est à cet endroit là où on pourrait intégrer
l'amendement qui est demandé par la députée. Donc, on est en train de la
rédiger actuellement. Donc, ça nous prendrait une petite suspension.
Une
voix : ...
Mme Roy
(Verchères) : Ou on peut continuer. Il nous en reste deux.
Une voix :
...
Mme
Roy (Verchères) : Oui. On
pourrait suspendre 13. On peut continuer. On suspendrait 13, mais on va revenir
avec l'amendement.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Je vous propose, si vous êtes d'accord, on...
De toute façon, il reste 35.
Mme Roy
(Verchères) : 36.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Est-ce que 35 est correct?
Mme Roy
(Verchères) : Oui.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : 36 est correct?
Mme Roy
(Verchères) : Oui.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Donc,
on va de nouveau, avec votre autorisation, suspendre le 13, mais on va
poursuivre au 32 pendant que... la rédaction de l'amendement. Est-ce qu'il y a
consentement?
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Consentement?
Alors, on va suspendre l'article 13, le temps de rédiger un
amendement pour le 81.2.34, c'est ça? Au 34?
Mme Roy
(Verchères) : ...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Parfait.
Mme Roy
(Verchères) : On est en train de terminer la rédaction.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Alors,
on s'en va à l'article 32 à la suite de la suspension du 13. Mme la
ministre, 32.
Mme Roy
(Verchères) : ...2 à 6 de ce règlement sont abrogés.
Alors, cet article propose d'abroger les sept
articles du règlement qui encadraient autant de situations menant à une VAE.
L'énumération des personnes sujettes à une VAE se trouve désormais à
l'article 81.2.1, et le processus à suivre, en
quelque sorte standardisé pour l'ensemble des VAE par les dispositions
nouvelles proposées par le projet de loi n° 46.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Est-ce
qu'il y a des interventions sur l'article 32? S'il n'y a pas
d'intervention, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Adopté. On va passer au 33, Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, au 33 : L'article 10 de ce règlement
est modifié pour remplacer... par le remplacement du paragraphe 7° par le
suivant :
«7°
la copie de l'attestation d'absence d'empêchement pour lui-même et pour chaque
administrateur ou actionnaire;».
Donc,
l'article 10 du règlement est celui qui indique les renseignements et
documents d'un demandeur de permis de CPE ou de garderie doit fournir.
L'article 33
du projet de loi adapte le paragraphe du règlement relatif aux documents
fournis pour se conformer aux dispositions de VAE. C'est de la concordance.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Merci. Est-ce que des interventions sur
l'article 33? S'il n'y a pas d'intervention, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Adopté.
Mme Maccarone :
Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Oui. Allez-y.
Mme
Maccarone : Je souhaite introduire un article. Alors, si nous pouvons
suspendre juste très rapidement, ce serait le 33.1. Alors, on va l'envoyer. C'est
prêt.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Parfait.
On va suspendre quand même quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à
14 h 19)
(Reprise à 14 h 28)
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission
reprend ses travaux. Donc, au moment de suspendre, nous en étions au dépôt d'un
amendement, mais, entre temps, les discussions se sont poursuivies pour l'article 13. Alors, j'ai besoin de votre
consentement pour revenir à l'article 13, dans l'article 81.2.34.
Consentement?
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Consentement.
Merci. Alors, je vais céder la parole à la députée de Westmount—Saint-Louis,
qui va déposer un amendement.
Mme
Maccarone : Oui. Merci beaucoup. Alors, article 13 :
Insérer,
après l'article 81.2.34 de la Loi sur les services de garde éducatifs à
l'enfance, proposé par l'article 13 du projet de loi tel qu'amendé, le
suivant :
«81.2.34.1.Le rapport d'activités du Comité d'examen des empêchements est inclus au
rapport annuel de gestion du ministère.»
Alors,
c'était le fruit des négociations que nous avons eues en ce qui concerne
l'information, que je souhaitais avoir une certaine transparence pour la population.
On instaure beaucoup de nouvelles mesures, puis je pense que ça augure bien si on peut partager ces informations
avec les membres puis la population. Je remercie encore le gouvernement de
nous avons aidés à rédiger l'amendement en question et de leur ouverture.
Merci.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Merci beaucoup. Est-ce que j'ai d'autres
commentaires sur l'amendement déposé? Si je n'ai pas d'autre commentaire,
est-il adopté?
Une voix :
...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Un vote par appel nominal. Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Pour,
contre, abstention. Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis)?
Mme Maccarone : Pour.
La Secrétaire : Mme Roy
(Verchères)?
Mme Roy (Verchères) : Pour.
La Secrétaire : Mme Gendron
(Châteauguay)?
Mme Gendron : Pour.
• (14 h 30) •
La Secrétaire : Mme Schmaltz
(Vimont)?
Mme Schmaltz : Pour.
La Secrétaire : M. St-Louis
(Joliette)?
M. St-Louis : Pour.
La Secrétaire : M. Allaire (Maskinongé)?
M. Allaire : Pour.
La Secrétaire : Mme Lecours
(Les Plaines)?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Abstention. Résultat du vote : adopté. Alors,
l'amendement est adopté.
Je reviens donc à l'article 13. Est-ce que
l'article 13 est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. Merci beaucoup.
Nous revenons
donc au... à l'article 33. Il
y avait... Il est adopté,
mais les... l'ajout d'un amendement qui introduit un article.
Mme Maccarone : L'introduction d'un
article. Voilà.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Exactement. Voilà.
Mme
Maccarone : Alors, article 33.1, article 23 du
Règlement sur les services de garde éducatifs à l'enfance. Le projet de loi
est modifié par l'ajout, après l'article 33 du projet de loi, de l'article
suivant :
33.1. L'article 23
de ce règlement est modifié par la suppression de «Toutefois, jusqu'à ce qu'il
se soit écoulé 9 mois depuis le jour où prend fin l'état d'urgence
sanitaire déclaré par le décret n° 177-2020 du 13 mars 2020, il doit s'assurer qu'au moins 1 membre du personnel
de garde sur 3 est qualifié et présent chaque jour auprès des enfants durant
la prestation des services de garde et que,
pour les 12 mois suivants, au moins 1 membre du personnel de garde
sur 2 est qualifié et présent chaque jour auprès des enfants durant la
prestation des services de garde.
«Si le nombre
de membres du personnel de garde est inférieur à 3, au moins un de ces membres
doit être qualifié.»
Alors, ça ne
devrait pas être une surprise que je viens avec cet... l'introduction de cet
article, Mme la Présidente, c'est depuis le début de nos travaux que je parle
du ratio, le ratio que, je sais, est très important pour les éducatrices
qui oeuvrent au sein du réseau. On sait
qu'avant la pandémie le ratio était deux sur trois. Pendant la pandémie, il y
avait une obligation de baisser le
ratio à un sur deux. On s'attendait que ce ratio revienne, mars 2024, à deux
sur trois, et malheureusement ça a été renouvelé pour mars 2027. Alors,
c'est un retard assez important en ce qui concerne les éducatrices qualifiées
dans notre réseau.
Je trouve que c'est important qu'on en débat
puis qu'on en fait la mention de ceci, hein, parce que ce projet de loi est
directement en lien avec la sécurité de nos enfants. On a jasé en long et en
large en ce qui concerne ceci, mais on ne peut pas parler de sécurité de nos
enfants sans parler de la qualification de nos éducatrices qui oeuvrent au sein du réseau. L'un ne va vraiment pas sans
l'autre. C'est comme l'éléphant dans la pièce. Alors, c'était une occasion,
pour moi, d'amener cet enjeu sur la table.
Je comprends que c'est difficile dans le réseau, mais ça reste qu'il faut
niveler vers le haut, il faut valoriser la profession, il ne faut pas
niveler vers le bas.
J'ai déjà eu
des débats avec l'ancien ministre de la Famille, qui est maintenant rendu notre
ministre de la Culture, et lui avait dit en commission parlementaire,
lors d'un débat d'un autre projet de loi : Il n'y a rien de plus permanent
que le temporaire. C'est une mesure qui est temporaire, mais j'y crois
vraiment, dans cette expression, je pense que c'est important qu'on envoie un
message fort au réseau, c'est ça qu'on souhaiterait. Puis, dans ce cas-ci, il
n'y a rien de plus permanent que le temporaire, bien, on
a un exemple de ceci, le temps nous... avons donné raison, et le gouvernement a
quand même étiré l'élastique en termes de ratio.
Ça a été beaucoup médiatisé. J'ai l'article du Devoir,
qui est sorti le 1er novembre, de Marie-Michèle Sioui, qui a beaucoup de
citations des gens du réseau en ce qui concerne le renouvellement du ratio de
un sur deux. On sait qu'exemple Elyse Lebeau, elle, elle a dit que «c'est
l'Halloween aujourd'hui et, je vous dirais, ça fait peur». C'est la directrice
générale de l'Association des cadres des centres de la petite enfance. On a
aussi entendu l'ancien directeur général de l'AQCPE qui a dit : «Quand on
permet d'avoir de tels ratios, les éducateurs qui ont leur DEC doivent passer
leur temps à s'occuper non seulement des enfants, mais aussi du personnel non
qualifié.» Il dit qu'il trouvait ironique le fait que cette décision ait été
prise juste après la semaine nationale des éducatrices de la petite enfance. Et
je termine avec une autre citation, cette fois-ci de Stéphanie Vachon, qui
parle au nom de la fédération de santé et services sociaux dans le secteur de
CPI, puis elle a dit : C'est niveler vers le... par le bas.
Alors, ce
qu'on souhaite, puis on a posé des questions en commission parlementaire,
aussi, auprès des partenaires, je
pense que c'est important... J'ai déjà partagé mon propre histoire, comment
c'était important de dépister les enfants d'un jeune âge. Mais ça, ça
peut être uniquement être fait par un réseau qualifié, par des éducatrices
qualifiées dans le réseau. Je les remercie
sincèrement pour leur travail. C'est essentiel. Cette formation est
essentielle. Nos enfants méritent ça,
surtout quand on est en train d'en débattre de la sécurité dans le réseau. Ça
fait que voilà mon plaidoyer pour l'introduction de l'article en
question.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, Mme la Présidente, évidemment, on souhaite
avoir le plus d'éducatrices qualifiées possible dans le réseau. Ça a
définitivement une influence positive, la qualification de nos éducatrices, à
l'intérieur du réseau. Par contre, vous
allez me permettre de spécifier ici que l'on traite d'un projet de loi sur la
santé et la sécurité des enfants. Et même nos éducatrices qui ne sont
pas qualifiées dans le réseau, ce sont des éducatrices qui peuvent intervenir
et qui sont là. Et nos enfants sont en sécurité avec nos éducatrices, tant
qualifiées que non qualifiées, dans l'ensemble du réseau.
Alors, on a un règlement qui va entrer en
vigueur le 1er mars 2024. On a parlé à nos partenaires. D'ailleurs, cette
demande venait de certains partenaires. Parce que la réalité, bien sûr, même si
on pense qu'il faut avoir le plus de qualification possible, c'est qu'on a créé
20 000 places depuis le début du Grand chantier, 20 000 nouvelles
places pour nos enfants, et ce, avec les grands enjeux et les grands défis de
le faire en pleine pénurie de main-d'oeuvre. On le sait, on a des parents, on a
des familles qui attendent ces places-là à l'intérieur de notre réseau de
services de garde éducatifs à l'enfance. Ce
sont des parents qui attendent et qui veulent que, le plus rapidement, on
puisse offrir des places à leurs enfants.
Donc, considérant la réalité des faits, la
réalité de la pénurie de main-d'oeuvre, il nous semblait plus sage de continuer
à ouvrir de nouvelles places, à développer le réseau, à maintenir un ratio qui
était le un sur deux, donc, jusqu'en 2027 pour se donner, justement, la
possibilité de pouvoir avoir de plus en plus d'éducatrices et de pouvoir
continuer à répondre au besoin des parents, qui est celui d'avoir des places.
Alors, c'était extrêmement important pour
nous qu'il y ait le moins possible de bris de service, parce que nos parents,
ils ont besoin de ces places. Donc, ce choix, ce n'est pas un choix
qu'on a fait de bon coeur, ce choix, justement, de maintenir le ratio qui avait
été mis temporairement jusqu'en 2024, mais
de l'amener jusqu'en 2027 est justement pour s'assurer qu'on puisse offrir à nos
familles les services auxquels elles s'attendent.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci, Mme la ministre. Mme la députée.
Mme Maccarone : Je remercie la
ministre pour sa réponse. Je ne comprends pas le règlement 2024. Moi, je parlais vraiment de le renouvellement de le
règlement qui parlait du ratio, qui tarde à ramener des éducatrices qualifiées à
deux sur trois. Puis ça, ça va se faire en mars 2027. Alors, je comprends mal
la référence.
J'ajouterais que la raison que j'ai abordé le
ratio ici, c'est parce que, quand on parle de la sécurité, on parle de la
main-d'oeuvre qualifiée. Ça fait que c'est pour ça que, pour moi, ça va
vraiment main en main. C'est pour ça que je
dis : C'est comme l'éléphant dans la pièce. On l'avait abordé. On l'a vu
aussi dans les mémoires, les gens qui disaient, tu sais, évidemment :
Le plus possible que la main-d'oeuvre, les éducatrices au sein du réseau sont
qualifiées, le plus que nos enfants seront
en sécurité, le plus qu'on aura moins de signalements, le plus qu'on aura moins
des gens qui vont peut-être à aller au comité d'examen.
Le but, quand on a du main-d'oeuvre qualifiée,
c'est de s'assurer la sécurité de nos enfants, mais aussi la qualité dans le réseau. Puis ça aussi, c'est
important. Ça fait que, oui, les parents souhaitent avoir des places, mais les
parents aussi ne souhaitent pas niveler vers le bas, en termes de la
qualité dans le réseau, puis aussi d'avoir du main-d'oeuvre qualifiée. C'est très important. Comme parent
moi-même, comme je dis, pour le dépistage, ça, c'est quelque chose qui
ne peut pas passer par un main-d'oeuvre non qualifiée. C'est long, attendre
jusqu'en mars 2027 pour avoir ceci.
Surtout qu'on sait qu'il y a quand même des
installations qui ne respectent pas, déjà, le deux sur trois. On savait avant,
avant, quand c'était le ratio, ça arrivait. Alors, c'est pour ça que je pense
qu'on a une possibilité de revenir sur le deux sur trois, d'avoir une
aspiration d'être en mesure d'avoir cette main-d'oeuvre qualifiée dans le réseau au lieu de toujours niveler vers le bas.
C'est inquiétant pour les parents, c'est inquiétant pour les éducatrices puis c'est
inquiétant pour le réseau.
• (14 h 40) •
L'article avec les citations que j'ai
citées, Mme la Présidente, c'est récent, ça fait juste à peine quelques mois,
deux, trois mois, ce n'est vraiment pas long. Ça fait que c'est une nouvelle
qui était assez récente, ce n'était vraiment pas bien reçu. Et je souhaiterais faire ce changement parce que je pense
qu'on devrait avoir de l'espoir de revenir à ça. Puis, pour avoir cet espoir,
il faut faire des changements maintenant, puis on a une opportunité, une
occasion, dans ce projet de loi, de le faire.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Merci. Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : J'ai clairement exprimé ce que j'avais à dire.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'amendement?
Une voix :
...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Alors, le vote est demandé. Mme la secrétaire.
La
Secrétaire : Pour, contre, abstention. Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis)?
Mme
Maccarone : Pour.
La Secrétaire :
Mme Roy (Verchères)?
Mme Roy
(Verchères) : Contre.
La Secrétaire :
Mme Gendron (Châteauguay)?
Mme
Gendron :
Contre.
La Secrétaire :
Mme Schmaltz (Vimont)?
Mme
Schmaltz : Contre.
La Secrétaire :
M. St-Louis (Joliette)?
M. St-Louis :
Contre.
La Secrétaire :
M. Allaire (Maskinongé)?
M. Allaire :
Contre.
La Secrétaire :
Mme Lecours (Les Plaines)?
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Abstention. Résultat du vote?
La
Secrétaire : Rejeté.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Alors, l'amendement est rejeté. Nous allons
poursuivre avec l'article 34.
Mme Roy (Verchères) : Merci, Mme la Présidente.
Donc, à l'article 34. L'article 25 de ce règlement est modifié :
1° par le
remplacement du paragraphe 2° du premier alinéa par le paragraphe suivant :
«2° pour
toute personne visée aux paragraphes 3° ou 4° de l'article 81.2.1 de la
Loi, la copie de son attestation d'absence
d'empêchement valide et, le cas échéant, de la [deuxième] — excusez-moi — dernière
déclaration d'empêchement potentiel la concernant accompagnée d'une
copie certifiée conforme de la résolution du conseil d'administration attestant
qu'il y a absence d'empêchement pour la personne visée par cette déclaration;»;
et
2°
par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «les documents exigés en vertu
des articles 4.2 et 20.1» par «une attestation d'absence
d'empêchement valide et les documents exigés en vertu de l'article 20.1».
Donc,
l'article 25 du règlement traite des dossiers sur les membres du personnel
que doit tenir un titulaire de permis.
L'article 33 du projet de loi adapte cet article pour se conformer aux
nouvelles dispositions sur la VAE. Ainsi, le titulaire doit désormais
conserver la copie de l'attestation d'absence d'empêchement des personnes
majeures qui travaillent dans l'installation, de même que les stagiaires et
bénévoles majeurs. Dans le cas où l'une de ces personnes a fait l'objet d'une déclaration d'empêchement
potentiel, il doit également conserver celle-ci ainsi que la résolution du
conseil d'administration attestant qu'il y a
absence d'empêchement pour la personne visée par cette déclaration afin de permettre
de vérifier l'application du dernier alinéa du nouvel article 81.2.9 qui
exige une telle résolution de la part du conseil d'administration.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : ...est ce qu'il y a des
commentaires sur l'article 34? Pas de commentaire. Est-il adopté?
Adopté. Nous allons passer à l'article 35, avec un amendement. Mme la
ministre.
Mme Roy (Verchères) : Merci, Mme la
Présidente. Donc, à l'article 35 :
L'article 48 de ce règlement est modifié :
1° par le remplacement du paragraphe 2° par
le suivant, donc :
«2° pour toute personne visée au paragraphe
9° de l'article 81.2.1 de la Loi, la copie de son attestation d'absence d'empêchement valide et, le cas échéant,
de la dernière déclaration d'empêchement potentiel la concernant
accompagnée d'une copie certifiée conforme de la résolution du conseil
d'administration attestant qu'il y a absence d'empêchement pour la personne
visée par cette déclaration;»;
2° par la suppression, dans le
sous-paragraphe adu paragraphe 5°, de «et, selon le cas, ceux attestant
que la remplaçante occasionnelle désignée en vertu de l'article 81 remplit
les exigences prescrites à l'article 5»; et
3° par la suppression du sous-paragraphe bdu paragraphe 5°.
Donc,
l'article 48 du règlement prévoit des renseignements et des documents que
doit tenir le bureau coordonnateur. Cet article est mis à jour pour se
conformer aux nouvelles dispositions sur la VAE. Ainsi, la modification
proposée par le paragraphe 1° de l'article... de l'article 35 concerne la VAE
des employés des bureaux coordonnateurs et les documents à conserver à leur
égard. Celle proposée par le paragraphe 2° est de concordance avec le rôle des
RSGE quant aux empêchements de la remplaçante.
Enfin, le paragraphe 3° propose de supprimer le
sous-paragraphe 5b de l'article 48, qui n'est plus nécessaire car il
ferait désormais double emploi avec le paragraphe 5° tel que modifié. En effet,
le sous-paragraphe 5°, comme modifié, exige
que les BC conservent les documents exigés par les RSGE en vertu de
l'article 60, parmi lesquels il y a les attestations d'absence
d'empêchement requises, de sorte qu'il n'est plus nécessaire d'exiger les
documents attestant de la décision du
bureau coordonnateur à la suite d'une déclaration de renseignements pouvant relever
d'un empêchement.
Donc, pour
l'amendement, Mme la Présidente. Donc, article 48 du Règlement sur les
services de garde éducatifs à l'enfance :
Remplacer,
dans le paragraphe 2° de l'article 48 du Règlement sur les services de
garde éducatifs à l'enfance, proposé
par l'article 35 du projet de loi, «...l'article 81.2.1 de la Loi, la
copie de son attestation d'absence d'empêchement valide et, le cas échéant, [dans] la dernière déclaration d'empêchement
potentiel la concernant» ou par... par «ou 10° — je l'ai inversé — de l'article 81.2.1 de la Loi, la copie de
son attestation d'absence d'empêchement valide et, le cas échéant, de la
dernière déclaration d'empêchement potentiel concernant une personne visée au
paragraphe 9° de cet article».
Alors, cet amendement, Mme la Présidente, est en
concordance avec l'amendement proposé à l'article 81.2.1 qui assujettit au processus des VAE les
administrateurs des bureaux coordonnateurs lorsque ces derniers ne sont pas des
CPE. Il fait en sorte qu'un tel bureau
coordonnateur doit conserver une copie des attestations d'absence de ses
administrateurs à son principal établissement.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Est-ce qu'il y a des
commentaires sur l'amendement? S'il n'y a pas de commentaire, est-il
adopté?
Des voix : Adopté.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté. Je reviens à
l'article 35. Est-il adopté... tel qu'amendé. L'article 35,
tel qu'amendé, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. Merci beaucoup. On va passer à l'article 36 et
son amendement.
Mme Roy (Verchères) : Merci, Mme la
Présidente. Donc, à l'article 36 :
L'article 51 de ce règlement est modifié :
1° par la suppression, dans le paragraphe
10°, de «ne font pas l'objet d'un empêchement ayant un lien avec les aptitudes requises et la conduite nécessaire
pour la tenue d'un service de garde en milieu familial et que ces personnes»;
2° par l'insertion, après le paragraphe
10°, du suivant :
«10.1° démontrer qu'elle-même et les
personnes qui résident dans [sa] résidence où elle entend fournir les services
de garde sont titulaires d'une attestation d'absence d'empêchement valide;».
Donc l'article 51 du règlement modifié ici
est celui qui indique les conditions pour satisfaire qu'une personne soit reconnue à titre de RSGE, donc de responsable
de services de garde éducatifs en milieu familial. En quelque sorte, l'article 36
du projet de loi supprime, par le paragraphe 1°, des mots qui... les remplace,
par le paragraphe 2°, par des expressions
conformes au nouveau processus des VAE. En effet, dorénavant, les RSGE... que
les personnes qui résident dans la
résidence où sont fournis les services de garde doivent être titulaires d'une
attestation d'absence d'empêchement. Alors, c'est de la concordance.
Au niveau de l'amendement, Mme la Présidente,
donc, l'article 51 du règlement sur les services de garde éducatifs à
l'enfant, d'insérer, dans le paragraphe 10.1°, Règlement sur les services de
garde éducatifs à l'enfance, proposé par le paragraphe 2° de l'article 36
du projet de loi, après «titulaires», «, lorsque requis,».
Cet amendement vient
préciser que l'obligation, pour une future RSGE, de démontrer que les personnes
qui résident avec elle sont titulaires d'une
attestation d'absence d'empêchement ne s'applique que lorsqu'une telle
attestation est requise par la loi pour ces personnes.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci, Mme la ministre. Y
a-t-il des interventions sur l'amendement? Oui, allez-y.
Mme
Maccarone : Oui. Juste une petite question. Ça ne peut pas
être interprété de l'inverse, avec un libellé comme «lorsque requis»,
comme : Je décide que ce n'est pas requis?
Mme Roy (Verchères) : Lorsque
requis...
Une voix : ...
Mme Roy
(Verchères) : ...par la loi. Oui, c'est ça, il y avait «par la
loi». Donc, si c'est requis par la loi, c'est ça qui le détermine.
Mme Maccarone : OK. Merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : C'est beau? Alors, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'article 36 tel qu'amendé? S'il n'y a pas d'intervention, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté tel qu'amendé. Merci.Oui?
Mme Maccarone : ...j'ai un article
que j'aimerais introduire, s'il vous plaît.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Oui. Parfait. On va suspendre
quelques instants... Ou il est déjà prêt?
Mme Maccarone : Il est prêt, mais
c'est en...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : En processus.
Mme Maccarone : ...en transit.
Mme Roy (Verchères) : ...
Mme Maccarone : À 36.1. Un ajout
d'un article.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : On va suspendre quelques instants, oui.
(Suspension de la séance à 14 h 49)
(Reprise à 14 h 57)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend ses
travaux.
Donc, au moment de suspendre, nous en étions au
dépôt d'un amendement, par la députée de Westmount—Saint-Louis, introduisant
l'article 36.1. Mme la députée.
Mme
Maccarone : Oui. Alors, article 36.1. Le projet de loi
est modifié par l'ajout, après l'article 36, de l'article
suivant :
36.1. L'article 57 de ce règlement
est remplacé par le suivant :
«57. À moins qu'elle ne soit titulaire de
la qualification prévue à l'article 22, la responsable doit avoir réussi, dans les 3 ans précédant sa demande de
reconnaissance, une formation d'une durée d'au moins 90 heures portant
sur :
«1° le rôle d'une personne responsable d'un
service de garde éducatif en milieu familial;
«2° le développement de l'enfant;
«3° l'accueil d'enfants vulnérables,
comprenant un volet sur l'accueil d'enfants de familles immigrantes;
«4° la sécurité, la santé et
l'alimentation, comprenant un volet sur la gestion de réactions allergiques
sévères;
«5° la gestion des
plaintes et le rôle du bureau coordonnateur;
«6° le programme éducatif prévu par la Loi.
«Au moins 60 des 90 heures de formation
doivent porter sur le développement de l'enfant et le programme éducatif.»
Alors, c'est
la recommandation verbatim que nous avons prise du conseil québécois, c'est
leur recommandation 6. Évidemment, formation, on a parlé de la
qualification, ça été la nature du dernier amendement que j'avais déposé en ce qui concerne le ratio. Nous avons besoin
d'avoir du main-d'oeuvre qualifiée, mais du main-d'oeuvre qualifiée avec
une bonne formation. Alors, je salue la
recommandation du conseil québécois, qui ont fait cette recommandation. C'est
la raison que je souhaitais porter
leur voix puis d'amener ceci, en espérant que ce serait vu d'un bon oeil par la
partie gouvernementale pour une adoption.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup. Mme la ministre.
• (15 heures) •
Mme Roy (Verchères) : Alors, Mme la
Présidente, je pense que la formation est extrêmement importante, et la
suggestion de l'AQCPE est intéressante. Il y a, à l'article 21, un pouvoir
habilitant qui est prévu pour qu'on puisse travailler,
je pense, avec l'ensemble des groupes. D'ailleurs, ça nous a été demandé aussi
par l'AQCPE, par l'association des cadres,
par le conseil québécois, donc on a plusieurs partenaires qui souhaitent,
justement, à ce qu'on puisse travailler au niveau de la formation pour
voir comment on peut améliorer les choses. Donc, à l'article 21, on va y
retrouver un pouvoir habilitant.
Ça va nous permettre de faire les choses en
collaboration, en partenariat avec l'ensemble des partenaires pour déterminer est-ce que c'est 80, 90 ou 85... les
éléments, exactement, que l'ensemble des partenaires pensent qu'on doit mettre. Alors, je pense, ne serait-ce que par
souci de concertation ou de collaboration avec l'ensemble des partenaires, ce
ne serait pas, à mon sens, le bon endroit et la bonne façon de le faire, en
modifiant et en spécifiant. Quoique très bonnes, les recommandations de l'AQCPE,
je pense qu'on va le faire plutôt dans un pouvoir habilitant où on va pouvoir justement travailler avec tous les
partenaires et prendre le temps d'analyser tous les éléments qui devront y
être. C'est vrai au niveau des responsables de services de garde. Il y
avait aussi des remarques au niveau des éducatrices non qualifiées. Alors, je
pense que le pouvoir habilitant va nous donner une plus grande souplesse pour
arriver à améliorer. L'objectif est le même. L'amendement de la députée a
exactement le même objectif que celui du pouvoir habilitant, donc
l'amélioration de la formation, mais nous pensons qu'il est souhaitable de le
faire plus... de prendre le temps de le faire avec nos collaborateurs,
l'ensemble des collaborateurs, et avec le pouvoir habilitant.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup. Mme la députée.
Mme
Maccarone : Ce n'est pas l'AQCPE, c'est le conseil québécois
des services éducatifs à la petite enfance, juste pour que ce soit
clair.
J'entends la ministre puis je dirais qu'on peut
faire les deux. Je pense que la notion de l'amendement que nous allons aborder
à l'article 21 est louable, puis je ne suis pas contre avoir des pouvoirs
habilitants, puis je pense que c'est aussi
important, mais je ne pense pas que cet amendement dénature ce que le
gouvernement souhaite faire en termes de concertation, consultation et
de faire un programme de formation plus robuste main en main avec les gens du réseau. C'est quand même des paramètres que je
pense qu'on ne peut pas être contre. Ce qui est évoqué par le conseil québécois, le rôle, le développement, l'accueil
des enfants vulnérables, la sécurité, santé, alimentation, gestion des plaintes,
rôle du bureau coordonnateur, le programme éducatif, c'est des incontournables.
Ça fait que c'est pour ça que j'ai abordé
l'amendement en question, parce que c'est 100 % certain que tous ces éléments vont en faire partie, d'une formation
qui va être développée avec les partenaires. C'est des incontournables. La
seule place où j'aurais pensé avoir des réserves, c'était en termes de le
nombre d'heures de formation portant sur le développement de l'enfant. Alors,
ça aurait été la place où j'aurais... j'aurais attendu entendre plus, mais
peut-être c'est ça qui est le bémol, parce que ça, c'est l'endroit où nous
devons parler avec les partenaires, puis j'aurais été ouverte à dire qu'on peut
supprimer cette ligne puis parler de la loi habilitante, puis ça peut même
faire référence à l'article 21, tel que
modifié, quand on arrive là pour parler de le nombre d'heures, parce que...
pour en faire des débats en ce qui concerne le nombre d'heures de
formation.
Pour plusieurs travaux puis cadres d'emploi, je
sais que ce n'est pas facile, souvent, pour trouver des remplacements, ça fait
que je suis très sensible à ceci, puis le but, c'est de ne pas enlever des gens
du réseau, parce qu'on en a besoin. On sait
qu'on fait face à une pénurie de main-d'oeuvre, mais il y a quand même des
éléments, encore une fois, Mme la Présidente, qui sont des
incontournables.
Ça fait que je demande à la ministre s'il y a un
moyen qu'on peut incorporer ceci, peut-être, avec des modifications. Je suis
négociable en termes de, peut-être, un libellé qui parle moins... ou un autre
type de libellé en termes de les heures
requises, qui est plus «soft», qui donne plus de souplesse au gouvernement,
mais qui garde quand même ce qui est
essentiel en termes de les six éléments qui sont identifiés par le Conseil
québécois comme les incontournables.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup. Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, je l'ai spécifié, il y a autant le conseil
québécois, que l'AQCPE, que l'association des cadres qui nous ont fait
des recommandations spécifiques au niveau de la formation. Donc, ce n'est pas
que je suis contre ce
qui est là, mais je pense qu'il faut prendre le temps de s'asseoir avec les
partenaires et de bien le travailler tant au niveau des heures que du contenu
pour être sûrs qu'on le fasse correctement et avec l'ensemble des partenaires.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Merci.
Mme
Maccarone : Mais je réitère, Mme la Présidente. Comme j'ai dit, c'est
des incontournables, c'est clair, c'est des
éléments... Le rôle d'une personne responsable, que ce soit le service de garde
éducatif en milieu familial, le développement de l'enfant, l'accueil des
enfants vulnérables, comprenant un volet... un volet sur l'accueil d'enfants
des familles immigrantes, chose qu'on voit de plus en plus souvent dans notre
réseau, la sécurité, santé, alimentation, un volet
sur la gestion des réactions allergiques sévères, on a parlé des éléments de
médicaments aussi dans ce projet de loi, c'est vraiment directement en
lien avec la sécurité, et la santé, et la qualité de nos ressources.
Alors, j'aurais voulu
qu'au moins ces points seront adoptés puis qu'ils font partie d'une loi, que
c'est écrit noir sur blanc. Pour vrai,
sincèrement, j'aurais voulu avoir un type de... Comme j'ai dit, je comprends,
les heures sont peut-être plus
complexes, mais, en ce qui concerne tous les points... parce qu'on est en train
de modifier le règlement, tu sais, parce que c'est des éléments qui sont
ici déjà dans un règlement. On souhaite que ça soit un remplacement parce qu'on
sait qu'on évolue, comme réseau, puis ça aurait bien... Je pense que les
éléments clés qu'eux, ils ont identifiés comme des incontournables, oui, c'est
le... c'est l'amendement qui est proposé par le conseil québécois, mais, oui, on a plusieurs membres du réseau qui
ont quand même souhaité un désir de parler de la formation parce que c'est
le nerf de la guerre. Je pense que ça aurait été bien d'avoir au moins ce point
dans le projet de loi.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions, Mme la ministre?
Mme Roy
(Verchères) : ...intervention.
Une voix : ...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : On va procéder par appel nominal. Mme la
secrétaire.
La
Secrétaire : Pour, contre, abstention. Mme Maccarone (Westmount—St-Louis)?
Mme
Maccarone : Pour.
La
Secrétaire : Mme Roy (Verchères)?
Mme Roy
(Verchères) : Contre.
La
Secrétaire : Mme Gendron (Châteauguay)?
Mme Gendron :
Contre.
La
Secrétaire : Mme Schmaltz (Vimont)?
Mme
Schmaltz : Contre.
La
Secrétaire : M. St-Louis (Joliette)?
M. St-Louis :
Contre.
La
Secrétaire : M. Allaire (Maskinongé)?
M. Allaire : Contre.
La
Secrétaire : Mme Lecours (Les Plaines)?
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Abstention.
L'amendement introduisant l'article 36.1 est donc rejeté. On va
poursuivre avec l'article 37 et son amendement. Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Alors, merci beaucoup,
Mme la Présidente. Alors, article 37 : L'article 60 de ce règlement
est modifié... du paragraphe 13° par le suivant :
«13° pour elle-même
et, le cas échéant, pour toute personne qui l'assiste ainsi que toute personne
majeure vivant dans la résidence privée où elle entend fournir les services de
garde, une copie de son attestation d'absence d'empêchement, le cas échéant, de
la déclaration d'empêchement potentiel la concernant;».
Donc,
l'article 60 du règlement dresse la liste des documents et renseignements
qui doivent être accompagnés d'une demande de reconnaissance à titre de
RSGE par conformité avec le nouveau processus de VAE, le nouveau vocabulaire employé.
L'article 37 du projet de loi remplace le paragraphe indiquant les
documents futurs de la RSGE... doit transmettre concernant son absence
d'empêchement et celle de la personne qui l'assiste et des personnes
majeures qui vivent avec elle.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 37?
Mme Maccarone : Oui, Mme la
Présidente. Je veux juste m'assurer... parce que, là, on revient toujours à la notion de majeur. Évidemment, je reviens avec la
notion des gens qui ne sont pas majeurs, qui oeuvrent... Est-ce qu'on a
une modification qui viendra corriger ceci dans cet article?
Mme Roy (Verchères) : Oui,
peut-être, Me Boily?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Allez-y.
M. Boily (Mathieu) : Oui, en fait,
le mot «majeure» demeure parce qu'il est demeuré à l'article 81.2.1. Donc, effectivement, là, c'est les documents qui
doivent être conservés ici, là. Donc, c'est pour les personnes qui sont susceptibles de faire l'objet d'une VAE, là, qui
sont majeures. On a vu le processus particulier pour les personnes mineures,
mais ça n'implique pas de tenue de documents particuliers.
Mme Maccarone : Le règlement en
question prend quoi en considération? L'article 60 du règlement?
M. Boily (Mathieu) : L'article 60
du règlement, c'est l'article sur la délivrance de la reconnaissance des RSGE, c'est toutes les conditions, là, il y en a
une quinzaine, là, pour obtenir une reconnaissance à titre de RSGE, et le
paragraphe 13°, qui est modifié par l'article ici, c'est celui qui indique
que, pour obtenir la reconnaissance, ça prend une
copie de l'attestation d'absence d'empêchement des personnes qui ont besoin
d'en avoir une, là, au sein de la résidence où sont fournis les services
de garde.
Mme Maccarone : ...juste
dernièrement qu'on va faire des vérifications pour des mineurs qui oeuvrent au
sein aussi... Ça fait qu'est-ce que ça, c'est aussi un amendement qui s'en
vient au règlement, à l'article 60, pour avoir la délivrance d'un permis?
M. Boily (Mathieu) : Non, parce que
la modification sur le mineur, en fait, c'est une alternative. Le mineur, soit
il est accompagné, soit il fait l'objet de la vérification. Donc, ça se
constate au... pas en prévision. L'article 60, c'est vraiment... il y a
plusieurs choses là-dedans qui doivent... qui sont même préalables à la
reconnaissance à titre de RSGE, transmettre
copie de l'acte de naissance, décrire ses expériences de travail, sa formation,
le nombre d'enfants qu'elle entend
recevoir, donc toutes des choses qui se font en amont de la reconnaissance,
alors que la règle sur les mineurs, c'est vraiment au moment où les
services sont dispensés. Donc, on ne peut pas exiger ça de la RSG à ce
moment-là.
Mme Maccarone : Merci.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 37? S'il n'y
a pas d'autre intervention, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci. Et c'était mon erreur. Ce n'était pas un amendement pour
l'article 37, mais un amendement pour introduire un nouvel
article 37.1. Mme la ministre.
• (15 h 10) •
Mme Roy (Verchères) : On passait 38
avant 45.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : ...plus tard? D'accord, OK. Alors, on va être à
l'article 38. Pardonnez-moi.
Mme Roy
(Verchères) : Merci, Mme la Présidente. Donc,
article 38 : L'article 81 de ce règlement est modifié par
l'ajout, à la fin du deuxième alinéa, de la phrase suivante : «Dans ce
cas, la personne responsable doit conserver [une] copie de l'attestation d'absence d'empêchement et, le cas échéant,
de la déclaration d'empêchement potentiel la concernant.»
Donc, l'article 38 du projet de loi apporte
une précision au règlement si une RSGE retient les services d'une personne pour le remplacer occasionnellement. Dans
une telle situation, la RSGE doit conserver la copie de l'attestation d'absence
d'empêchement et, le cas échéant, de la déclaration d'empêchement potentiel
concernant sa remplaçante.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 38?
Mme Maccarone : ...Mme la
Présidente. On ne fait pas l'amendement?
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : En fait, on suit... Je m'excuse, je vous ai
induits en erreur. On va suivre le plan qu'on a adopté, ce plan-ci.
Mme Maccarone : Ça fait que le
37.1...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Oui, c'est pour ça...
Mme Maccarone : Ah mon Dieu!
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Le 37.1 va venir un petit peu plus tard. On y arrive bientôt. Donc,
est-ce que j'ai des interventions sur l'article 38? Est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. On va passer à l'article 45.
Mme Roy (Verchères) : Alors, merci,
Mme la Présidente. Article 45 : L'article 123.1 de ce règlement
est modifié par la suppression, dans le premier alinéa, de «4, [1.1], 6,». Là,
j'ai des points puis des virgules.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : «4, 4.1, 6,».
Mme Roy (Verchères) : Oui, c'est ça,
exact. Alors, cet article apporte une modification de concordance rendue
nécessaire à l'article 123.1 du règlement car celui-ci renvoie à des
articles abrogés par le projet de loi n° 46, plus particulièrement les
articles 4, 4.1 et 6, qui sont abrogés par l'article 32 du projet de
loi.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Est-ce qu'il y a des
interventions sur l'article 45? S'il n'y a pas d'intervention,
est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. 46 maintenant.
Mme Roy
(Verchères) : Merci, Mme la Présidente. À
l'article 46 : L'article 124 de ce règlement est modifié par
la suppression de «4, 4.1, 6,».
À l'instar de l'article précédent du projet de
loi, cet article apporte une modification de concordance rendue nécessaire à l'article 124 du règlement car
celui-ci renvoie... des articles abrogés par le projet de loi n° 46, plus
particulièrement les articles 4, 4.1 et 6, qui sont abrogés par
l'article 32 du projet de loi.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup. Y a-t-il des interventions sur
l'article 46? S'il n'y a pas d'intervention, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté. On va passer maintenant à... On revient au
tout début, selon le plan d'action que nous avons, à un amendement pour
introduire l'article 1.1. Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Merci, Mme la Présidente. Donc, article 1.1.
À l'article 5.3 de la Loi sur les services de garde éducatifs à
l'enfance, insérer, après l'article 1 du projet de loi, le suivant :
1.1. Cette loi est modifiée par l'insertion,
après l'article 5.2, du suivant :
«5.3. Le
membre du personnel d'un prestataire de services de garde éducatifs ne peut
compromettre, notamment par acte ou par omission, la santé, la sécurité ou le
bien-être des enfants à qui les services de garde sont fournis.
«Il ne peut, notamment, appliquer des mesures
dégradantes, abusives ou faire usage de punitions exagérées, de dénigrement ou de menaces ou utiliser un
langage abusif ou désobligeant susceptible d'humilier l'enfant, de lui faire peur
ou de porter atteinte à sa dignité ou à son estime de soi.»
Donc, cet amendement oblige expressément les
membres du personnel d'un prestataire de services de garde à ne pas compromettre la santé, la sécurité et le
bien-être des enfants à qui des services de garde sont fournis. Il s'inspire
de l'obligation semblable faite aux prestataires de services éducatifs par
l'article 5.2 de la loi. Alors, c'était inspiré, entre autres, là, des demandes des partenaires, donc l'AQCPE, le RGPQ et
l'AGPQ, donc, qui demandaient l'insertion pour bien s'assurer de la
conscience que tous sont responsables de la santé et de la sécurité des
enfants.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Est-ce que j'ai des interventions sur l'amendement?
Donc, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Adopté. Le nouvel article 1.1 est donc
adopté. On va passer à l'article 10.2.
Mme Roy (Verchères) : Voilà.
Mme Maccarone : ...10.1, ce n'est
pas dans ce bloc, c'est-tu ça? Dans l'autre bloc?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Ça va être dans le... un petit peu plus loin.
Mme Maccarone : Un petit peu plus
loin dans le même bloc?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Non, c'est dans le bloc 12, dans le dernier bloc.
Mme Maccarone : Merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Alors, 10.2, Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Merci, Mme la Présidente. Donc, à
l'article 10.2, 42.0.1 de la Loi sur les services de garde
éducatifs à l'enfance, insérer, après l'article 10.1 du projet de loi tel
qu'amendé, le suivant :
10.2. Cette loi est modifiée par l'insertion,
après l'article 42, du suivant :
«42.0.1. Lorsqu'un bureau coordonnateur de [...]
garde éducative en milieu familial a des motifs raisonnables de [faire] croire
que la santé — de
croire et non pas de faire croire — la sécurité [et] le bien-être
des enfants reçus dans une résidence par une
personne responsable d'un service de garde éducatif en milieu familial est ou
pourrait être gravement compromise, notamment s'il estime que l'état de
la résidence ou une partie de celle-ci constitue un danger imminent pour les enfants, il peut, en outre de
toute autre mesure qui peut être prise par lui ou par le ministre [...] après
avoir avisé les parents, ordonner l'évacuation des enfants reçus de l'ensemble
ou d'une partie de la résidence.
«Le bureau
coordonnateur qui rend une telle demande d'évacuation la notifie par écrit à la
personne responsable du service de garde éducatif en milieu familial qui peut,
dans un délai de 15 jours à compter de cette notification, présenter ses
observations et produire les documents pour compléter son dossier afin de lui
permettre de réexaminer l'ordonnance.
«Si l'évacuation est ordonnée pour l'ensemble
d'une résidence, la reconnaissance de la personne responsable du service de
garde éducatif [à l'enfance] est suspendue de plein droit.»
Alors, cet
amendement attribue au bureau coordonnateur un pouvoir similaire à celui dont
dispose un inspecteur ou un enquêteur du ministère de la Famille en vertu de
l'article 81.0.3 du projet de loi tel qu'amendé. L'ordonnance
d'évacuation ne vaut que pour les enfants reçus, la clientèle, évidemment, de
la responsable de services de garde éducatifs.
C'est des demandes qui nous viennent de l'AQCPE et du conseil québécois, donc,
pour s'assurer que les mêmes règles de sécurité qu'on a mises dans les
installations soient aussi appliquées en milieu familial.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci beaucoup. Donc,
juste préciser que c'était un amendement introduisant un
article 10.2. Est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement? Allez-y.
Mme Maccarone : Est-ce qu'il va y
avoir une formation en lien avec ceci? Parce que, là, on leur demande d'agir
comme inspecteurs.
Mme Roy
(Verchères) : C'est sûr que le ministère va tout mettre en place
les éléments, là, pour soutenir... les
guides, tout ce qui doit être mis en place, probablement aussi des formations
au niveau des bureaux coordonnateurs pour assurer qu'ils comprennent
bien quel est leur rôle par rapport à ça.
Mme Maccarone : Est-ce qu'on
s'attend à une rehausse de ce type d'événement? Parce qu'il y a combien
d'inspecteurs présentement qui font...
Mme Roy (Verchères) : Bien, ça ne
rehaussera pas, parce que c'était déjà les bureaux coordonnateurs qui
intervenaient auprès des responsables de services de garde en milieu familial,
puis, au niveau des inspecteurs et enquêteurs,
ils interviennent particulièrement au niveau des institutions. Les bureaux
coordonnateurs peuvent demander des
inspections ou des enquêtes supplémentaires au ministère. Le nombre
d'enquêteurs exact, est-ce qu'on est capables d'avoir ça rapidement? On
cherche. On va vous donner la réponse.
Mme Maccarone : Parfait. Puis le...
pendant que vous êtes en train de chercher, la formation que les BC vont avoir,
est-ce que le milieu familial aussi va avoir la même formation pour comprendre
aussi l'impact...
Mme Roy (Verchères) : C'est
absolument nécessaire.
Mme
Maccarone : Parce que ça serait peut-être... même peut-être
bien qu'ils font la formation ensemble. Je m'en souviens, quand on a
débattu de la réforme dans les services de garde éducatifs à l'enfance, il y
avait beaucoup de préoccupations au sein des RSGE parce
que c'est un changement monumental pour eux. On est pour la sécurité et la
santé de nos enfants, mais ça reste que, chaque fois qu'on parle d'ajouter des
mesures, ça amène un lourd... une lourdeur
de préoccupations, pas parce que les gens n'agissent pas bien, mais parce que
c'est normal. On se préoccupe. C'est un gros changement. Ça fait que je
pense que ça serait bien qu'eux aussi, ils ont cette information.
Mme Roy (Verchères) : On partage
cette même préoccupation.
Mme Maccarone : Parfait. Est-ce
qu'on sait le nombre d'inspecteurs, par hasard?
Mme Roy (Verchères) : On est en
train de vérifier.
Mme
Maccarone : Bien, on peut poursuivre. Si vous avez la réponse
lors des prochains articles, ce serait gentil.
Mme Roy (Verchères) : On va vous
donner la réponse aussitôt que...
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) :
Je vais suspendre quelques instants, s'il vous plaît.
(Suspension de la séance à 15 h 20)
(Reprise à 15 h 24)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend ses
travaux. Donc, au moment de suspendre, nous en étions à l'introduction d'un
nouvel article par un amendement que nous allons devoir suspendre puisqu'il
fait référence à l'introduction d'un nouvel article dont nous n'avons pas
encore fait la lecture. Donc, est-ce que
j'ai consentement pour suspendre l'amendement? Consentement. Nous allons donc
passer à l'introduction de... l'amendement introduisant l'article 10.2.
Mme Roy (Verchères) : 10.1.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : 10.1, voyons, c'est ça,
c'est les... 10.1. Allez-y, Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Merci, Mme la Présidente. Donc, article 10.1,
insérer, après l'article 10 du projet de loi, le suivant :
10.1. L'article 40.2 de cette loi est
modifié :
1° par le remplacement du deuxième... du
paragraphe 2° par le suivant :
«2° au moins
les 2/3 des membres sont des parents usagers des services de garde fournis par
le centre ou par une personne responsable d'un service de garde éducatif
en milieu familial qu'il a reconnue;»;
2° par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Parmi les membres visés au paragraphe 2° du
premier alinéa, au moins un doit être un parent usager des services de garde
fournis par le centre et un doit être un parent usager des services de garde en
milieu familial.»
Donc, cet amendement fait disparaître
l'obligation que les membres représentant les parents du conseil
d'administration d'un CPE qui est aussi BC soient à parts égales des usagers du
CPE et de garde en milieu familial. Cette
répartition n'aurait désormais plus à être à parts égales dans la mesure où il
y aurait minimalement un membre pour chacune de ces catégories.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a des interventions sur
l'amendement? Si je n'ai pas d'intervention, est-ce que l'amendement
introduisant l'article 10.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté. Donc, le nouvel article 10.1
est adopté. Nous revenons maintenant à l'amendement introduisant
l'article 10.2.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, merci, Mme la Présidente. Donc,
article 10.2, 42.0.1 de la Loi sur les services de garde éducatifs
à l'enfance...
Des voix : ...
Mme Roy (Verchères) : Ah! OK.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Par contre, donc, on était... on revient aux discussions.
Mme Roy (Verchères) : Vous ne
voulez pas que je vous le lise une deuxième fois?
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Bien, si vous voulez
prendre une petite gorgée d'eau pendant ce temps-là...
Mme Roy
(Verchères) : Non, non, ça va. S'il est déjà lu, on peut y aller.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : ...on va juste voir s'il y a encore
des interventions sur l'amendement introduisant l'article 10.1. Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention,
l'amendement est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté.
Le nouvel article 10.1 est maintenant adopté. Nous passons donc,
selon notre plan, à... le 20.1, qui est un amendement. Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Alors,
merci, Mme la Présidente. Donc, en 20.1, l'article 104.1 de la Loi sur les
services de garde éducatifs à l'enfance, insérer, après
l'article 20 du projet de loi, le suivant :
20.1. Cette loi est
modifiée par l'insertion... de l'article 104, du suivant :
«104.1. Dans le cas
de la contestation de la suspension d'une reconnaissance dans un contexte
d'urgence ou dans le but d'éviter un
préjudice sérieux ou irréparable aux personnes, un délai de 60 jours prévu
par le premier alinéa de
l'article 104 court à compter de l'expiration du délai pour demander le
réexamen de cette suspension. Toutefois, si une telle demande [de]
réexamen a été formulée, ce délai court à compter de la décision en réexamen.»
Donc, cet amendement
est en lien avec un amendement proposé à l'article 37.2 du projet de loi
tel qu'amendé, qui vise à remplacer les articles 76 et 77 du RSGEE par les
articles 76 à 77.1, qui prévoient, entre autres, un droit au réexamen de la décision du bureau coordonnateur de suspendre
sans préavis la reconnaissance d'une RSGE dans un contexte d'urgence ou
dans le but d'éviter un préjudice ou un dommage sérieux et irréparable aux
personnes. Dans cet ordre d'idées, il y a
lieu que l'article 104.1 de la LSGEE, qui traite du calcul du délai de
contestation de certaines décisions en réexamen devant le Tribunal
administratif du Québec, réfère aussi aux nouvelles situations visées à
l'article 77 du RSGEE. Alors, ça, c'étaient des demandes du conseil
québécois et de l'AQCPE.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Est-ce
que j'ai des interventions sur l'amendement? Si je n'ai pas
d'intervention, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté.
Le nouvel article 20.1 est donc adopté. On passe à l'amendement
introduisant l'article 37.1. Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Alors,
merci beaucoup. Donc, à l'article 37.1, insérer, après l'article 37
du projet de loi, le suivant :
37.1.
L'article 75 du règlement est modifié :
1° par l'insertion,
dans le paragraphe 1°, des suivants :
«0.1° celle-ci ne
peut établir pour elle ou pour une personne majeure vivant dans la résidence où
sont fournis des services de garde ou pour
[une] personne qui l'assiste ou qui la remplace occasionnellement l'absence de
tout empêchement en application de la section I du chapitre VI.1 de
la Loi;
• (15 h 30) •
«0.2° celle-ci a omis
ou négligé d'informer la personne qui peut faire pour elle une demande de
vérification d'absence d'empêchement
conformément à l'article 82.2.2 de la loi que, depuis la dernière fois où
elle s'est vu délivrer une attestation d'absence d'empêchement, elle a
été accusée ou déclarée coupable d'une infraction criminelle portant sur les
éléments visés au deuxième alinéa de l'article 81.2.4 de la Loi;»
2° par l'insertion, à
la fin du paragraphe 2°, de «ou à une ordonnance d'évacuation rendue en vertu
de l'article — et
là on devrait lire — 42.0.1
de la Loi». Alors, il y a une petite coquille, là, au niveau des chiffres...
qui est inscrit.
3° par la suspension,
dans le paragraphe 3°, de «6,»;
4° et par le
remplacement du paragraphe 6° par les suivants...
Vous n'aviez pas de
coquille? C'est juste moi qui avais la coquille? Elle était corrigée?
Une voix :
...
Mme Roy
(Verchères) : La bonne version? Parfait.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Vous avez la coquille, on a la mer.
Mme Roy
(Verchères) : Alors :
«6° celle-ci a fait une fausse déclaration
ou a dénaturé un fait important lors de la demande ou du renouvellement d'une
reconnaissance, dans un document requis par le ministère ou le bureau
coordonnateur, à l'occasion de la communication de
renseignements [de] ces derniers ou pour se voir accorder une subvention par le
ministre ou le bureau coordonnateur;
«6.1°
celle-ci agit de manière à laisser faussement croire que les services de garde
qu'elle fournit sont subventionnés;»;
5° par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Le bureau
coordonnateur peut assortir la suspension d'une reconnaissance de conditions de
délais et respecter pour que la suspension soit levée.»
Alors, cet amendement
attribue au bureau coordonnateur des pouvoirs similaires à ceux dont dispose la
ministre au regard des titulaires de permis en vertu des nouvelles
dispositions introduites ou modifiées par l'article 8 du projet de loi tel qu'amendé et qui se retrouveront plus
particulièrement aux dispositions suivantes de l'article 28 de la LSGEE,
donc article 28, paragraphe 3°, existence d'empêchement, article 28,
paragraphe 3.1°, aviser de nouvelles accusations ou condamnations,
article 28, paragraphe 4°, fausse déclaration, article 28,
paragraphe 4.1°, laisser faussement croire à des services
subventionnés, article 28, paragraphe 4°, ne pas se conformer à une
ordonnance d'évacuation, article 28, deuxième alinéa, suspension assortie
de conditions. Et ça, évidemment, ça fait partie des recommandations qui nous
ont été faites par nos partenaires, donc le Conseil québécois et l'AQCPE.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci, Mme la ministre. Y
a-t-il des interventions sur l'amendement? Mme la députée.
Mme Maccarone : Oui, je comprends
que c'est une demande, puis, encore une fois, ce n'est pas une question d'être
contre, mais on ajoute beaucoup de pouvoirs puis on ajoute beaucoup de
responsabilités. Qu'est-ce que le gouvernement leur offre comme accompagnement
avec tous ces nouveaux pouvoirs?
Mme Roy (Verchères) : Bien, déjà, il
y a une collaboration très étroite entre les bureaux coordonnateurs et les services d'enquêteurs et d'inspecteurs, donc,
au ministère, et, dans le cadre de la loi, comme on ajoute effectivement
des pouvoirs, donc on va les accompagner tout au long du processus. On va
travailler avec eux tant au niveau de la formation, de l'information que du
suivi.
Mme
Maccarone : Est-ce qu'il y a aussi un budget qui suit ceci
pour... parce que, quand on parle d'une formation, c'est une libération,
c'est du temps, des fois, des déplacements.
Mme Roy (Verchères) : On va regarder
avec les bureaux coordonnateurs, surtout avec les partenaires, là, les associations nationales. Souvent, on travaille,
particulièrement au niveau de formation de leurs membres, avec les différents
partenaires nationals, donc, que ce soit le conseil ou l'AQCPE.
Mme Maccarone : Est-ce que ceci
représente aussi un alourdissement des tâches pour le ministère?
Mme Roy (Verchères) : Pour le
ministère?
Mme
Maccarone : Oui, parce qu'il me semble... c'est actuellement
le... c'est le ministre ou le ministère qui occupe ce rôle, puis
maintenant ça va être les BC qui vont faire ceci.
Mme Roy (Verchères) : Bien, pas
vraiment, non, puis c'est... notre travail, c'est la... ce qu'on veut, c'est
assurer la santé et la sécurité des enfants, donc, mais, souvent, les bureaux
coordonnateurs, un peu comme nous, n'avaient
pas les outils en main pour pouvoir intervenir aussi vite, aussi rapidement
qu'ils l'auraient souhaité. Donc, grâce à ce projet de loi, ils vont
avoir des outils supplémentaires pour pouvoir intervenir de façon diligente.
Mme Maccarone : Parfait. Merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'amendement? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) :
Adopté. Le nouvel article 37.1 est donc adopté. On va passer à
l'amendement introduisant l'article 37.2. Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Merci, Mme la Présidente. Alors, Loi sur
l'amélioration de la protection des enfants dans les services de garde,
article 37.2. Insérer, après l'article 37.1 du projet de loi tel
qu'amendé, le suivant :
37.2. Les articles 76 et 77 de ce règlement sont
remplacés par les suivants — alors,
en 76 :
«76. Une reconnaissance est révoquée de plein
droit si la personne responsable d'un service de garde en milieu familial
fournit directement ou indirectement des services de garde alors que sa
reconnaissance est suspendue.
«77. Avant de refuser de délivrer ou de
renouveler une reconnaissance, de la suspendre ou de la révoquer, le bureau coordonnateur notifie par écrit les motifs
au soutien de son intention à la personne qui demande une reconnaissance
ou qui est reconnue à titre de responsable d'un service de garde éducatif en
milieu familial et lui accorde un délai d'au moins 15 jours pour présenter ses
observations et produire [les] documents pour compléter son dossier. Le bureau coordonnateur notifie ensuite [la] décision
motivée par écrit à la personne qui demande une reconnaissance ou qui est
reconnue à titre de responsable d'un service de garde éducatif en milieu
familial.
«Le bureau coordonnateur peut toutefois, dans un
contexte d'urgence [...] dans le but d'éviter un préjudice ou un dommage
sérieux ou irréparable aux personnes, incluant dans les cas prévus à l'article
77.1, suspendre une reconnaissance sans être tenu aux obligations préalables
prévues au [dernier] alinéa. Dans de telles situations, le bureau coordonnateur
avise les parents [et les] enfants qui reçoivent des services de garde
éducatifs [à] la suspension de la
reconnaissance. La personne qui est reconnue à titre de responsable d'un
service de garde éducatif en milieu familial peut, dans un délai de 15 jours à compter de la suspension, présenter ses
observations et produire [les] documents pour compléter son dossier afin
de permettre au bureau coordonnateur de [réviser] sa décision.
«Le bureau
coordonnateur motive sa décision ou sa décision en réexamen et la notifie par
écrit [aux personnes responsables] d'un service de garde éducatif en milieu
familial. Cette décision ou décision en réexamen indique le droit de la
contester devant le Tribunal administratif [...] et le délai de contestation
prévu à l'article 104 de la Loi.
«77.1. Le bureau coordonnateur doit suspendre
immédiatement la reconnaissance de la personne responsable du service de garde
éducatif en milieu familial dans les cas suivants :
«1° lorsque
celle-ci ou, le cas échéant, son [assistance] ou une personne vivant dans la
résidence où sont fournis des services de garde est mise en cause par un
signalement retenu pour [l'évacuation] par le directeur de la protection de la
jeunesse. Il en est de même lorsque l'une de ces personnes [met] en cause par
un signalement donnant lieu à la divulgation
de renseignements confidentiels par le directeur de la protection de la
jeunesse au directeur des poursuites criminelles
et pénales ou à un corps de police prévue à l'article 72.7 de la Loi sur la
protection de la jeunesse (le chapitre P-34.1);
«2° lorsque
celle-ci fait l'objet d'une enquête menée par le [ministère] à la connaissance
du bureau coordonnateur en raison [des] faits qui lui sont reprochés et qui
sont d'une nature telle que leur continuation ou leur répétition risquerait
de compromettre gravement la santé, la
sécurité ou le bien-être des enfants à qui elle fournit des services de garde
éducatifs;
«3° lorsque
celle-ci fait l'objet d'une plainte adressée au bureau coordonnateur, que ce
dernier estime recevable, relative à
des faits qui lui sont reprochés et qui sont d'une nature telle que leur
continuation ou leur répétition risquerait de compromettre gravement la santé, la sécurité ou le bien-être des
enfants à qui elle fournit des services de garde éducatifs.
«La suspension dure jusqu'à la décision finale
du bureau coordonnateur sur la situation reprochée.»
Alors, ces
amendements attribuent au bureau coordonnateur des pouvoirs similaires à ceux
dont dispose le ministre au regard
des titulaires de permis en vertu des nouvelles dispositions introduites et
modifiées par les articles 9, 10 et 13 du projet de loi tel qu'amendé et
qui se retrouveront plus particulièrement aux dispositions suivantes de la
RSGEE, donc l'article 28.2 concernant la révocation de plein droit si le
service est fourni malgré la suspension, à l'article 29, notification écrite
avant la suspension, refus de délivrance ou renouvellement, révocation, sauf
pour les suspensions en contexte d'urgence,
à l'article 81.2.35, suspension immédiatement dans certaines situations
risquant de compromettre gravement la santé... la santé, la sécurité et
le bien-être des enfants.
Alors, là aussi, c'était à la demande du Conseil
québécois et de l'AQCPE pour s'assurer que tous les milieux familiaux soient
aussi... aient les mêmes règles, et on assure la même sécurité aux enfants.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci, Mme la ministre. Y a-t-il des questions sur l'amendement?
Mme la députée.
Mme
Maccarone : À 77.1, troisième paragraphe, quand on dit que «ce
dernier estime recevable», quelles sont les qualifications pour que
cette personne détermine que c'est recevable?
Mme Roy
(Verchères) : ...il y a un guide sur les gestes inappropriés,
donc, qui est l'élément de base qui permet justement de déterminer si,
effectivement, ces plaintes sont recevables ou non. Je ne sais pas s'il y a des
explications supplémentaires. Me Boily?
M. Boily (Mathieu) : Peut-être juste
ajouter que c'est des dispositions miroirs à d'autres dispositions qu'on a
ailleurs dans la loi. Puis on se rappelle que, dans le projet de loi tel qu'il
était initialement, on parlait des plaintes qu'il
estimait fondées. On a amendé cet article-là, là, il y a quelques... quelques
jours, là, pour parler des plaintes recevables, donc, pour un petit peu moins... moins fort, là, comme... comme
objectif, parce qu'une plainte fondée, il faut quasiment avoir tranché,
alors qu'une plainte recevable, c'est... on écarte ce qui est frivole, et tout
ça, mais ensuite on poursuit.
• (15 h 40) •
Mme Maccarone : Oui, puis je
comprends, merci. C'est plus que, là, on parle de donner des pouvoirs à une
autre instance, des pouvoirs qui existent actuellement dans les mains de la
ministre. Ça fait que, là, on va outiller le réseau
de s'agir pour eux-mêmes, chose que je suis d'accord, c'est plus une question
de s'assurer que, quand on parle d'«estime recevable par la personne»...
Je veux m'assurer qu'on ne parle pas d'une subjectivité. Ça reste que c'est... On parle des êtres humains, puis ce n'est pas
facile... ça fait que mon but, c'est de s'assurer qu'on vide la question puis
de... que les gens qui suivent nos travaux,
ils comprennent que, s'ils font partie de le... un cas échéant... que la
personne qui va juger a tout ce qu'il faut pour s'assurer une
neutralité, une objectivité, puis que ce serait fait dans l'ordre des choses,
parce qu'on a aussi...
Je sais que la ministre n'était pas là à
l'époque, à la dernière législature, mais on avait quand même entendu des
histoires dans le réseau où, évidemment, c'est une question d'interprétation,
puis voilà la crainte, encore une fois, dans le milieu familial, qu'il y avait quand même
des conflits avec eux, puis on parlait de convertir le réseau, on parlait
d'avoir un réseau entièrement avec des
permis. Alors, c'était beaucoup de préoccupations que ces femmes entrepreneures,
entre autres... Je n'ai pas rencontré un
homme, encore, qui est propriétaire d'un RSG, ça se peut que ça existe, ce serait
bien, mais il y avait quand même des
doléances puis des préoccupations. Ça fait que, si la ministre peut juste les
rassurer en ce qui concerne la façon que ceci sera mis en vigueur...
Mme Roy (Verchères) : Bien, un des
éléments essentiels, et on en a parlé beaucoup lors, justement, des
consultations particulières, c'est la mise à jour, justement, des pratiques
inappropriées, là, qui est un peu la bible pour déterminer... et l'objectif,
c'est de s'assurer aussi que ce ne sont pas des plaintes frivoles, voilà.
Mme Maccarone : Il me semble, ça, ça
fait partie... peut-être, je n'ai pas validé tous les articles, mais, dans les articles dispositoires, ça se peut que
celui-ci, d'abord, ce ne serait pas en vigueur avant six mois. Ça fait
qu'est-ce que ça veut dire que le guide révisé sera fait d'ici les six
prochains mois?
Mme Roy (Verchères) : C'est notre
objectif.
Mme Maccarone : OK. Je vous le
souhaite.
Mme Roy (Verchères) : On va travailler
pour ça.
Mme Maccarone : OK, merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention sur l'amendement,
est-il adopté? Adopté. Le nouvel article
37.2 est donc adopté. Nous passons donc au prochain thème, intitulé
Habilitations réglementaires, avec l'article 21. Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Merci, Mme la
Présidente. Donc, l'article 21 :
L'article 106
de cette loi, modifié par l'article 58 du chapitre 9 des lois de 2022, est de nouveau
modifié, dans le premier alinéa :
1° par la
suppression, dans le paragraphe 7°, de «, et déterminer parmi les empêchements
ainsi que les infractions et les actes criminels prévus aux paragraphes
2° et 3° de l'article 26, lesquels doivent être retenus»;
2° par l'insertion, après le paragraphe 7°, du
suivant :
«7.1°
déterminer les frais exigibles par un corps de police pour effectuer des
vérifications d'absence d'empêchement;»;
3° par le remplacement des paragraphes 18° et
18.1° par les suivants — donc :
«18° déterminer toute autre [règlement] ou
modalité du processus de vérification d'absence d'empêchement prévu aux articles 81.2.1 à 81.2.17, notamment le
délai dans lequel le Comité d'examen [d'empêchements] doit donner son avis et les conséquences du non-respect de ce
délai, prévoir les obligations pour d'autres personnes de faire l'objet d'une
vérification d'absence d'empêchement et établir qui joue un rôle à cet égard;
«18.1° établir des règles [modifiées] ou des
modalités relatives à la vérification d'absence d'empêchement qui ajoutent,
précisent ou complètent celles prévues aux sous-sections 5 et 6 de la section I
du chapitre VI.1, lorsque la personne visée par la vérification réside au
Canada depuis moins d'un an ou a résidé ailleurs [au] Canada pendant un an ou
plus, notamment en ce qui a trait aux personnes qui exercent un rôle ou des
responsabilités dans le cadre du processus
de vérification ainsi qu'aux documents ou aux renseignements qui doivent être
communiqués par celles-ci ou par la personne visée par la
vérification;»;
4° par
l'insertion, à la fin du paragraphe 21°, de «et, lorsque des activités de
formation sont prescrites à cet effet, déterminer les personnes habiles
à les dispenser, identifier toute activité ou cours qui doit être suivi et
prescrit le contenu, prévoir la durée, la
façon dont l'activité ou le cours doit être dispensé ainsi que les modalités de
maintien de la formation des personnes l'ayant suivi»;
5° par l'insertion, après le paragraphe 29.7°,
du suivant :
«29.8° déterminer les normes prévues par la
présente loi et celles fixées en application du présent [...] qui s'appliquent
aux enfants visés au premier alinéa de l'article 101.2.1 et en établir [de]
nouvelles;».
Donc, l'article 106 de la LSGEE dresse la liste
des pouvoirs réglementaires que le législateur accorde au gouvernement, et l'article 21 du projet de loi y
propose un certain nombre de modifications. Le paragraphe 7° est ajusté puisque c'est désormais par la loi que l'on
détermine dans quels cas un empêchement doit être retenu, notamment par les
nouveaux articles 81.2.3 et 81.2.9.
Le paragraphe 7.1° est ajouté et permettrait au
gouvernement de fixer des frais exigibles par un corps de police pour effectuer
une VAE. Il est utile de noter que l'article 81.2 interdit à un prestataire de
services de garde éducatifs de faire assumer ses frais par un membre du
personnel ou une personne qui souhaite le devenir.
Les paragraphes 18° et 18.1° sont remplacés dans
la loi actuelle. Il s'agit des paragraphes qui habilitaient l'ensemble des
articles du règlement en matière de VAE. Comme proposé par le présent article
du projet de loi, cette habilitation permettrait plutôt de compléter le
processus de VAE encadré par de nouveaux articles, 81.2.1 à 81.2.34.
Plus
précisément, le nouveau paragraphe 18° pourrait permettre notamment de fixer un
délai pour les décisions du Comité d'examen d'empêchement ou ajouter
d'éventuelles... éventuellement de nouvelles catégories de personnes sujettes à une VAE et
prévoir, alors qu'il joue un rôle à cet égard, par exemple, concernant
l'appréciation d'une déclaration d'empêchement.
Pour sa part, le
nouveau paragraphe 18.1° vise à ajouter, compléter ou préciser les règles
relatives aux VAE en contexte de présence
prolongée à l'extérieur du Québec, les personnes résidant depuis moins d'un an
ou ayant résidé ailleurs au Canada pendant un an et plus.
L'actuel paragraphe
21°, qui habilite les dispositions réglementaires sur les conditions de
reconnaissance ou de renouvellement d'une
RSGE, est modifié afin d'illustrer davantage ce qui peut être fait par
règlement en matière de formation des RSGE. Ainsi, lorsque des activités
de formation sont prescrites à titre de condition de reconnaissance ou de renouvellement, le règlement pourrait
déterminer qui peut offrir cette formation, identifier toute activité, tout
cours ou contenu, la durée, le mode de dispensation et les règles de
maintien de la formation.
Le nouveau paragraphe
29.8° permet quant à lui de déterminer ou d'établir les normes applicables lorsqu'un
prestataire de services de garde éducatifs reçoit des enfants d'âge scolaire
selon un horaire non usuel en vertu du nouvel article 101.2.1.
Alors,
au niveau de l'amendement, alors, à l'article 106 de la Loi sur les services de
garde éducatifs à l'enfance, à l'article 21 du projet de loi, insérer,
avant le paragraphe 1°, les suivants. Alors :
0.1° : par
l'insertion, après le paragraphe 1°, du suivant :
«1.1° déterminer
les membres du personnel d'un titulaire de permis qui sont tenus de suivre des
activités de formation, les personnes
habiles à les dispenser, identifier toute activité ou [tout] cours qui doit
être servi ou prescrire le contenu, prévoir la durée, la façon dont
[une] activité et le cours doit être dispensé ainsi que les modalités de mise à
jour des connaissances des membres du personnel ayant un suivi;»;
0.2° par
le remplacement, dans le paragraphe 4.1°, de «maintien de la formation» par
«mise à jour des connaissances»; et
2° remplacer, dans le
paragraphe 4°, «maintien de la formation» par «mise à jour des connaissances».
Alors, cet amendement
ajoute à l'article 106 de la loi une habilitation pour le gouvernement à
déterminer par règlement des conditions relatives à la formation des membres du
personnel d'un titulaire de permis. Sa rédaction est similaire à celle proposée
par le paragraphe 4° du présent article du projet de loi, qui modifie le
paragraphe 21° de l'article 106 de la loi
sur la formation des RSGE. Accessoirement, l'amendement uniformise l'expression
dans l'article 106 de la loi de l'article 21 du projet de loi. Plus
particulièrement, on retient l'expression «modalités de mise à jour des
connaissances des personnes» plutôt que «modalités de mise à jour de la
formation des personnes».
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement?
• (15 h 50) •
Mme Maccarone :
J'ajouterais seulement, Mme la
Présidente... Je suis pour, mais, comme j'avais mentionné d'emblée avec
l'amendement que j'avais abordé, qui était l'amendement du conseil québécois,
je comprends le sens de ce que nous sommes
en train de faire ici avec l'amendement, et je le salue parce que, c'est vrai,
on parle de la formation, puis je comprends que ça donne une flexibilité, mais j'aurais pensé que, même ici, dans
cet amendement, on aurait pu le modifier pour être une réflexion des
choses qui ont été déjà identifiées comme non négociables puis les
incontournables à l'intérieur de ceci. Alors, c'est le seul point que je
voulais soulever.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement? S'il n'y a pas
d'autre intervention, est-il adopté?
Des voix :
Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté. Est-ce qu'il y a d'autres interventions
sur l'article 21 tel qu'amendé? Oui.
Mme Maccarone :
Je questionne ici le 7.1° parce
que, là, on revient à des frais : «Déterminer les frais exigibles
par un corps de police pour effectuer une vérification d'absence
d'empêchement.» J'ai un amendement de prêt, mais je souhaite entendre la
ministre... des explications, parce que, quand on faisait le débat à
l'article 13, le 81.2.33, on parlait
d'une entente-cadre puis, dans l'entente-cadre, bien, on parlait d'avoir ces
dispositions. Alors, je suis perplexe de revoir ici, dans cet article,
les notions de frais.
Mme Roy
(Verchères) : ...que justement pour pouvoir harmoniser. On parlait
d'harmonisation dans une entente éventuelle avec la sécurité publique, qui
n'est pas encore discutée, qui n'a pas encore eu lieu. Donc, ça nous prend cet article-là pour pouvoir justement
avancer à ce niveau-là. Alors, je pense que c'est plus au niveau légal, là, que
ça...
Mme
Maccarone : Mais cet élément, ça ne va pas être traité dans
l'entente-cadre, comme j'ai dit, le 81.2.33 qu'on a adopté dans le 13?
Mme Roy
(Verchères) : ...spécifiquement sur le fait de... On y maintient cet
élément-là. En fait, l'entente-cadre n'est pas spécifique.
M. Boily (Mathieu) : Non, c'est ça,
l'entente-cadre ne porte pas spécifiquement sur cette question-là. On se
rappelle, on a discuté l'amendement un peu plus tôt, aujourd'hui, sur cette
question-là. On l'a enlevé à 81.2.13 ou quelque chose
comme... 81.2.2, et on le laisse ici. Ici, on se laisse le pouvoir habilitant
du gouvernement. Comme la ministre
signalait, il y a 40 corps de police, il y a la SQ, sécurité publique, les
affaires municipales. Donc, c'est un règlement qui... On ne sera
vraisemblablement pas prêts à le faire sortir. Il faudrait qu'il soit prêt,
presque...
Mme Maccarone : C'est une
entente-cadre.
M. Boily
(Mathieu) : Oui, mais là, ici, on est dans un article qui nous
donne un pouvoir réglementaire comme tel pour fixer ces frais-là par règlement,
là.
Mme Maccarone : Je suis désolée, je
suis perplexe. Je comprends ce que vous êtes en train de dire. Ça fait que, d'abord, si mon interprétation est bonne,
dans l'entente-cadre, on ne va pas nécessairement parler des frais. Les frais
vont être traités ici, dans un règlement. Ça va être à part.
Mme Roy (Verchères) : ...pourrait
parler de frais raisonnables qu'on déterminerait après ça dans un règlement
qu'on imposerait partout, effectivement.
Mme Maccarone : Puis... et la
FIPEQ-CSQ nous propose un amendement, d'ajouter le mot «maximal», déterminer
les frais maximals exigibles. Est-ce qu'il y a une ouverture pour ceci étant
donné qu'il y a quand même beaucoup de
flexibilité à l'intérieur d'un règlement? On va déjà avoir une entente-cadre.
Je pense que ce serait rassurant pour eux étant donné que ce n'est toujours pas
identifié c'est qui qui va défrayer ces coûts, puis on comprend qu'on va
avoir beaucoup plus de demandes.
À mon avis, ça ne dénature pas le sens de ce que
nous sommes en train de mettre en place en termes de cet article. Ça laisse la flexibilité au gouvernement,
mais je pense que ce serait rassurant pour les gens des réseaux, qui ne savent
toujours pas si ça va être eux qui vont défrayer les coûts, s'ils vont être
responsables sur ceci, si ça va passer sur leur budget, surtout que, pour ceux
qui résident dans les territoires qui sont desservis par la SQ, présentement,
il n'y a pas de frais.
Et, comme j'avais mentionné d'emblée dans les
autres amendements puis dans les autres échanges, on a reçu un document, suite
à l'accès à l'information, de la SQ qui disait que ça risque très fort de
changer, pas besoin, je pense, de sortir
encore le libellé de la lettre que nous avons reçue. On l'avait déposée pour
les membres ici... d'en prendre bonne connaissance. Alors, est-ce...
Dans le fond, j'ai un amendement que je pourrais déposer, mais je veux savoir s'il y a un appui de la ministre, parce que, si
c'est le cas, bien, je m'appuierai sur l'expertise des légistes pour nous aider
pour être plus efficaces.
Mme Roy (Verchères) : ...ça crée
même une incohérence. Notre objectif est d'uniformiser le plus possible, de
regarder pour une entente pour réussir à uniformiser le plus possible. Puis là,
de dire «montant maximal», si on ne dit pas
c'est quoi, le montant maximal, ça veut dire qu'il va y avoir des montants
différents, des plus bas, des moyens, des maximums. Notre objectif à l'ultime,
je vous dirais, c'est d'en arriver à la plus grande uniformisation possible.
Donc, le mot «maximal» va même à l'encontre
d'une possible uniformisation, parce qu'il nous dit : On a un maximum,
on a un minimum puis on a un milieu.
Ça fait que, je pense, ça irait à l'encontre de
l'objectif. Je comprends que ce qu'on voulait dire, c'est qu'on ne veut pas
qu'il dépasse, mais l'objectif, c'est d'aller vers une uniformisation, donc un
montant, alors donc ne pas aller vers «maximal», où là on va dire : Il y
en a qui vont être à... bien, ça va être comme aujourd'hui, un montant maximum. On détermine un montant maximum puis,
après ça, on va en avoir des plus bas, des plus hauts. Alors, je ne suis
pas sûre que ce serait productif dans le... de l'objectif qu'on veut atteindre.
Mme Maccarone : J'entends
l'argument, puis la raison que ça... Pour moi, je trouve que ça ne règle pas le
problème. C'est parce que ça ne vous empêche pas d'avoir une harmonisation, ça
vous... Ça veut dire que, si jamais ce n'est pas possible... Parce que ce n'est
toujours pas fait, puis je peux imaginer la complexité, tout dépendamment la
région, tout dépendamment le type d'enquête qu'on va faire. Est-ce que ça exige
une semaine? Deux semaines? Est-ce que c'étaient quelques heures? Quelqu'un qui
n'a pas de... qui a une absence d'empêchement, bien, dans le fond, peut-être, ça va coûter 87 $, c'est un
chiffre qu'on a entendu, mais quelqu'un où le cas est plus complexe puis ça
nécessite...
Comme, par exemple, quand on fait des
vérifications pour ceux qui ont été absents du pays, tu sais, ça se peut que ça
va être plus complexe puis plus coûteux, puis, étant donné qu'on ne sait pas
c'est qui qui paie, bien, peut-être, on peut au moins dire qu'il va y avoir un
maximum qui va être établi à quelque part, mais, on comprend, ça se peut qu'on va harmoniser, tout dépendamment
le type, mais qu'eux, ils vont pouvoir être rassurés en sachant que ça
ne peut pas dépasser, par exemple, ce qui va être écrit dans un règlement, je
ne sais pas, un 250 $, quelque chose comme ça.
Mme Roy (Verchères) : ...on peut
entrer le mot «maximum» sans y mettre déjà un montant, puis, à partir du moment
où on y met un mot «maximum», bien, tout le monde va s'accoter sur le maximum,
ce qui n'est pas nécessairement notre
volonté. Actuellement, on va de 0 $ à 80 $, 85 $, là, tu sais,
ça fait qu'on ne va pas déterminer là un maximum à l'intérieur de la loi. Donc, un montant maximal... Ce qu'on
souhaite, c'est d'arriver plutôt à l'uniformisation, puis il y a différents... puis, même à l'intérieur
de ça, on va retrouver une VAE qui est simple, qui n'est pas complexe, une autre qui va demander, par exemple, d'avoir des
empreintes judiciaires... d'avoir des empreintes, qui va demander plus
de recherches.
Vous donniez l'exemple des gens qui sont dans
des... qui ont été dans des pays, et ça peut nous demander de la recherche
différente, des coûts différents. Ça fait que je pense qu'il faut vraiment...
Juste le mot «maximum», je ne le sais pas,
ce que ça nous amène. Il faudrait y ajouter un montant à côté, puis,
actuellement, on ne peut pas mettre ça dans une loi, là, c'est ne pas
tenir compte de l'ensemble de la réalité de ce que c'est, la VAE. Ça fait que
je ne vois même pas comment on peut l'insérer. Je ne sais pas si...
Mme Maccarone : Peut-être, il y a un
autre mot qu'on pourrait utiliser, d'abord. Pour moi, le bémol que j'ai, les
difficultés que j'ai... J'entends les arguments, puis le but, c'est de ne pas
enlever la souplesse, mais c'est parce qu'on
n'a toujours pas fait ce travail encore. Ça fait que je comprends la
préoccupation pour eux, tu sais, je comprends le désir puis le souhait
qu'on veut avoir un taux qui est harmonisé, c'est bien, c'est louable, mais,
dans l'éventualité que ça n'arrive pas, là, la porte va déjà être fermée ici.
Ça fait qu'est-ce qu'il y a une autre terminologie qu'on peut utiliser pour ça? Est-ce qu'on peut parler... déterminer les
frais maximals par catégorie ou, je ne sais pas, un autre mot? Mais je
comprends le souhait de ce qu'ils aimeraient faire. Il me semble, il devrait y
avoir un mi-chemin, qu'on pourrait utiliser un autre mot.
Mme Roy (Verchères) : ...voit un
endroit où on pourrait le mettre, là, c'est... En 7.1°, on pourrait... là,
c'est marqué «déterminer les frais exigibles», mais on pourrait y inclure
«déterminer les frais maximums exigibles», mais on n'est pas capables de les
définir, quand même, à cette étape-ci, mais on pourrait l'insérer à
l'article 7.1°. Je me fais babouner, là.
Des voix : ...
Mme Roy (Verchères) : On va le faire.
Mme Maccarone : OK. Ça fait qu'on
n'a pas fait 7.1° encore?
Mme Roy (Verchères) : Comment?
Mme Maccarone : Est-ce qu'on a fait
7° ou 7.1° encore? Pas encore?
Une voix : ...
Mme Maccarone : Oh! ici. Ça fait
qu'on va pouvoir le modifier.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : On a fait l'amendement? C'est ça, on a fait l'amendement,
puis on était... on revenait au texte principal tel qu'amendé, c'est ça.
Mme Roy (Verchères) : La question
est : Dans quel article?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Dans le 21.
Mme Roy (Verchères) : Dans
l'article 21? On va être capables de l'insérer dans l'article 21.
Mme Maccarone : OK. Ça fait qu'on
attend un amendement?
Mme Roy (Verchères) : Oui. S'il n'y
a pas d'autre...
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Est-ce que... est-ce
qu'on suspend l'article 21 tel qu'amendé, le temps de rédiger
l'amendement, puis on poursuit?
Mme Roy (Verchères) : C'est ça, s'il
n'y a pas d'autre question, on pourra poursuivre.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est-ce qu'il y a consentement pour suspendre
l'article 21 tel qu'amendé?
Consentement. On va donc poursuivre. On est... on serait donc dans le bloc
suivant, dans le bloc 11, Sanctions, avec l'introduction d'un article
par amendement, de l'article 23.1.
• (16 heures) •
Mme Roy
(Verchères) : Merci, Mme la Présidente. Donc, à l'article 23.1, insérer, après l'article 23 du projet
de loi, le suivant :
23.1. La loi est modifiée par l'insertion de l'article
113.1 du suivant :
«113.2.1. [Les membres] du personnel d'un
prestataire de services de garde éducatifs qui [contreviennent] à une disposition de l'article 5.3 en
compromettant gravement, notamment par acte ou omission, la santé, [ou] la
sécurité ou le bien-être des enfants à qui des services de garde sont
fournis est passible d'une amende de 2 500 $ à 12 500 $.»
Cet amendement introduit une
infraction pénale pour un membre du personnel qui contrevient à une disposition
de l'article 5.3, ajoutée par les amendements — article 1.1 du
projet de loi — en
compromettant gravement la santé, la sécurité ou le bien-être des enfants à qui
des services de garde sont fournis.
Et là aussi on se
rappelle, lors des auditions... lors des consultations particulières, que ça a
été demandé par plusieurs intervenants, de dire que c'était une personne...
c'était une responsabilité partagée, bien sûr, le titulaire a toujours
l'obligation d'assurer la santé et la sécurité, mais que les membres du
personnel sont aussi tenus de le faire. Et
d'ailleurs c'est... ce type d'article là existe aussi au niveau de la loi
concernant les aînés et les majeurs vulnérables, et aussi au niveau de la santé... là, je n'ai pas le
mot exact, là, mais j'allais dire «pour la protection des animaux», le même
type d'article existe aussi.
Une voix :
...
Mme Roy
(Verchères) : Santé animale, voilà, santé animale.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Est-ce que j'ai des interventions sur
l'amendement?
Mme Maccarone :
...ça va être pour ceci. Puis on
passe dans les amendes, les pénalités, un peu, dans les articles, aussi, qui suivent, dans le 24, ça fait que... Je
peux le poser juste une fois, je me demande... puis merci des précisions qu'on
trouve cet amendement ailleurs ou cet
article ailleurs, mais les montants qui sont proposés, est-ce qu'ils sont
équivalents à ceux qu'on trouve ailleurs? Je vois, un peu...
Mme Roy (Verchères) :
Très similaires. J'avais les données. Les avez-vous sous la patte? Moi, je
les ai en quelque part, là, mais...
(Consultation)
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Alors,
on va suspendre, pour une pause, quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à
16 h 03)
(Reprise à 16 h 08)
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La
commission reprend ses travaux.
Au
moment de la petite pause nécessaire, nous en étions à la... le nouvel
article 23.1 proposé par amendement. Nous avions des petites
interrogations quant aux montants, aux sommes relatives aux amendes. Mme la
ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, la Loi visant à lutter contre la maltraitance
envers les aînés et toute autre personne majeure en situation de vulnérabilité,
les amendes pour une personne physique peuvent être de 5 000 $ à 125 000 $. Et, pour la Loi sur le bien
être et la sécurité de l'animal, les amendes pour une personne physique peuvent
être de 2 500 $ à 62 500 $.
Mme Maccarone :
Ça fait que vous avez fait le choix de rester... le minimum, qui était le
2 500 $, mais de ne pas aller
jusqu'à 65 000 $. Ça fait que, dans le fond, on a arrêté au
12 500 $. Je veux juste comprendre le pourquoi, c'était quoi,
le rationnel pour le montant.
Mme Roy (Verchères) : Bien,
je pense que 62 000 $, là, ça devait être probablement qu'il y a
plusieurs animaux qui sont en cause,
là, parce que ça doit être une gradation, j'imagine, particulièrement au niveau
de la loi, là, sur le bien être et la santé de l'animal.
Mme Maccarone :
Parfait. Merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci.
S'il n'y a pas d'autre intervention sur l'amendement, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté. Le nouvel article 23.1
est donc adopté. On va passer à l'article 24 et son amendement. Mme la
ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, merci beaucoup, Mme la Présidente. Donc, au
niveau de l'article 24...
Une voix : ...
Mme Roy (Verchères) : Oui,
il y a un... Voulez-vous qu'on les... Bien, je vous pose la question, Mme la
Présidente. Il introduit, là, six éléments, le 24. Alors, voulez-vous
qu'on les passe paragraphe par paragraphe?
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Pardon?
Mme Roy
(Verchères) : Dans l'article 24... Ou j'y vais? Bien, ce n'est
pas tellement long.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : ...
• (16 h 10) •
Mme Roy (Verchères) : Oui,
c'est ça, ce n'est pas tellement long. Donc, cette loi est modifiée par
l'insertion, après l'article 115.1, des suivants, alors :
«115.2. Toute
personne chargée d'apprécier le contenu d'une déclaration conformément au
quatrième alinéa de l'article 81.2.9 qui omet ou néglige d'informer le
ministre conformément à cet alinéa est passible d'une amende de 500 $ à
5 000 $, dans le cas d'une personne physique, ou d'une amende de
1 500 $ à 15 000 $, dans les autres cas.
«115.3. Toute
personne qui contrevient à l'article 81.2.10 est passible d'une amende de
500 $ à 5 000 $, dans le cas d'une personne physique, ou
d'une amende de 1 500 $ à 15 000 $, dans les autres cas.»
Donc,
en 115.4 : «115.4. Toute personne qui omet ou néglige d'aviser le ministre
conformément à l'article 81.2.14 ou de faire la déclaration à laquelle
elle est tenue en vertu de l'un des articles 81.2.19, 81.2.25 ou 81.2.36 ou
qui fournit à l'occasion d'un tel avis ou d'une telle déclaration des
renseignements faux ou trompeurs est passible d'une amende de 500 $ à
5 000 $.»
En
115.5 : «115.5. Quiconque permet l'accès par des enfants à une
installation ou à une partie d'installation visée par une ordonnance d'évacuation donnée en
application de l'article 81.0.3 est passible d'une amende de
5 000 $ à 50 000 $.»
Et
en 115.6 : «115.6. Le titulaire de permis qui contrevient au
paragraphe 1° du premier alinéa de l'article 81.2.35 est passible
d'une amende de 2 500 $ à 12 500 $.»
Alors, on va passer
tout de suite aux amendements, si vous voulez, parce qu'on va avoir les
commentaires pour chaque amendement, ça va être plus facile. Donc...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Attendez...
Mme
Maccarone : ...juste lire le commentaire.
Mme Roy
(Verchères) : Pardon?
Mme
Maccarone : Juste lire le commentaire.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Habituellement, on revient aux commentaires.
Si vous me permettez, on va faire comme le
13. Le 13, on avait... on lisait les commentaires avec chaque paragraphe, mais
on adopte à la fin de toute façon.
Puis les amendements, par contre, on les adopte — ah! il y a trois amendements — un
à la fois.
Mme Roy (Verchères) :
Alors, vous voulez par paragraphes, puis on va passer les amendements
après?
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Bien, écoutez, si vous voulez qu'on fasse
comme le 13, c'est la procédure que j'ai faite. Est-ce que vous voulez qu'elle
lise tous les commentaires tout de suite?
Mme
Maccarone : Bien, on peut faire : commentaires... comme, un à la
fois, comme ça on peut l'évacuer, il n'y a pas de problème.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : OK, parfait. Donc...
Mme Roy
(Verchères) : Alors, merci, Mme la Présidente. Donc, le commentaire
pour le 115.2. Donc, l'article 24 du projet de loi introduit une série de
nouveaux articles prévoyant des infractions pénales en cas de contravention à différents nouveaux articles
ajoutés dans la loi. Donc, concernant le 115.2 de la RSGEE,
l'article 115.2 ajoute une infraction pénale pour toute personne
chargée d'apprécier le contenu d'une déclaration d'empêchement potentiel
concernant le candidat à un poste de dirigeant principal d'un CPE ou d'une
garderie ou qui occupe ce poste, qui omet d'aviser la ministre de sa décision
de délivrer une attestation d'absence d'empêchement ou qui omet de lui
transmettre les motifs qui justifient... ou l'avis du comité d'examen des empêchements.
Alors, ça, c'est pour le...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : ...115.2
Mme Roy
(Verchères) : ...115.2. Je n'ai pas d'amendement au 115.2.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : On
y va avec 115.3. Je vais vous le dire au fur et à mesure. 115.3, le
commentaire.
Mme
Roy (Verchères) : Alors, merci. Donc, l'article 115.3 prévoit une
nouvelle infraction pénale pour le titulaire
de permis ou la RSGE qui ne s'assure pas que les personnes requises soient
titulaires d'une attestation d'absence d'empêchement.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : ...115.3? Ça va? 115.4, il y a un amendement.
Mme Roy
(Verchères) : Oui. Alors, au 115.4... introduit une nouvelle
infraction qui renforce l'obligation de faire
certaines déclarations en pénalisant ceux qui omettent de faire une déclaration
qu'ils doivent faire ou qui fournissent des renseignements faux ou trompeurs dans celles-ci. Il s'agit des
déclarations visées aux articles 81.2.14, la déclaration du titulaire d'une attestation d'absence
d'empêchement accusé ou déclaré coupable d'une nouvelle infraction criminelle; 81.2.19,
déclaration d'une personne qui réside au Canada depuis moins d'un an; 81.2.25,
déclaration d'une personne ayant résidé ailleurs au Canada pendant un an ou
plus depuis ses 18 ans; ou 81.2.36, déclaration d'une suspension
antérieure par une personne qui souhaite travailler dans un CPE ou une garderie.
Donc, l'amendement au
115.4 de la Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfant. Donc, à
l'article 115.4 de la Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance
proposé par l'article 24 du projet de loi :
1° insérer,
après «d'aviser», «ou d'informer»;
2° insérer,
après «des articles», «81.2.17,»;
3° remplacer
«d'un tel avis ou d'une telle déclaration»... «de l'application de l'un de ces
articles».
Donc, cet amendement,
en ce qui a trait à ce qui est visé aux paragraphes 2° et 3°, est en concordance
avec le libellé de l'article 81.2.14 de
la Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance proposé par
l'article 13 du projet de loi tel qu'amendé et qui prévoit
l'obligation d'aviser ou d'informer le ministre, selon le cas.
Cet amendement ajoute
en outre l'obligation de déclaration du mineur dans les dispositions conduisant
à une infraction pénale en cas de fausse déclaration, en outre.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Est-ce
qu'il y a des interventions sur l'amendement... Avant votre intervention, juste
petite correction de forme. 3°, au point 3° : remplacer «d'un tel avis ou
d'une telle déclaration» par «de l'application de l'un de ces articles».
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement?
Mme
Maccarone : Oui, juste une question de précision. Je ne pense pas que
je l'ai demandé dans le 81.2.14, mais quelle
est la différence entre «aviser» et «informer»? Il doit y avoir une nuance
légale, raison qu'on l'incorpore ici. Mais peut-être un exemple, quand
on informe versus quand on avise, deux cas.
M. Boily
(Mathieu) : Je pense, c'est vraiment s'assurer la concordance, là, de
vocabulaire, c'est... Dans la structure de la phrase, là, on avait «aviser», on
avait «informer», sauf que, quand on arrivait à la sanction pénale, on avait seulement... on avait seulement «aviser».
Donc, on est venus juste corriger ça. Mais «aviser», ça peut être plus... plus
formel qu'«informer». «Informer», c'est peut-être un peu plus... Mais ça, on
est vraiment dans...
Mme
Maccarone : Ça fait que c'est pour capter tous les cas, c'est ça?
Est-ce que c'est ça que je comprends? Parce qu'exemple il y a une différence
entre j'envoie un courriel versus je fais un appel ou je parle verbalement à
quelqu'un. J'essaie juste saisir la différence. Je comprends que c'est de la
conformité, parce qu'on l'a fait ailleurs, et pour
être conforme avec le Code civil, mais je veux juste... je voulais avoir un
exemple de la différence entre «informer» versus «aviser» parce que le
législateur ne parle jamais pour rien, ça fait que je trouve la nuance
intéressante.
M. Boily
(Mathieu) : Écoutez, dans le contexte de l'article 81.2.14, là,
c'est vraiment... on parle vraiment de synonymes, là, dans ce contexte-là. On
doit aviser immédiatement la personne qui peut faire une demande de
vérification puis on doit en informer le ministre. C'est dans la formulation de
la structure de phrase. Il n'y a vraiment rien
d'autre, là. Puis là c'est vraiment de s'assurer que les articles pénals sont
toujours jumelés à un article qu'on trouve ailleurs. Ça fait que c'est
d'avoir le même vocabulaire aux deux endroits.
Mme
Maccarone : Ça fait que, maintenant, on va avoir deux vocabulaires
dans une loi pour s'assurer qu'on est compréhensifs avec la formulation des
synonymes partout ailleurs dans le Code civil, c'est ça?
M. Boily
(Mathieu) : Non, ce n'est pas lié au Code civil, là, c'est vraiment...
On parle d'aviser, d'informer, à l'article 82.14, donc, quand on...
Mme
Maccarone : OK. Je ne comprends toujours pas la différence d'un envers
l'autre, ça fait que je ne comprends pas pourquoi qu'on a besoin d'avoir la
modification, mais...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : C'est de la concordance, c'est ce que je
comprends.
Mme
Maccarone : Oui, mais mon point, ce n'est pas la concordance. Je
comprends la concordance, mais je ne comprends pas la différence entre
«j'avise» ou «j'informe». Merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement? S'il
n'y a pas d'intervention, est-il adopté?
Des
voix : Adopté.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Adopté. On est rendus au 115.5.
Mme Roy (Verchères) : Alors,
l'article 115.5 ajoute une nouvelle infraction pour quiconque donne accès
à des enfants à une installation sous le coup d'une ordonnance
d'évacuation.
Donc, l'amendement à
l'article 115.5 de la Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfant,
d'insérer, dans l'article 115.5 de la Loi sur les services de garde
éducatifs à l'enfance, proposé par l'article 24 du projet de loi tel qu'amendé, après «81.0.3», «ou permet l'accès à
une résidence ou à une partie de résidence à des enfants en contravention
avec une ordonnance d'évacuation rendue en application de
l'article 42.0.1.»
Donc, cet amendement
prévoit l'infraction applicable pour une personne qui donne accès à une
résidence ou à une partie de la résidence à des enfants reçus auparavant par
une RSGE en contravention avec l'article 42.0.1.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Est-ce
qu'il y a des interventions sur l'amendement? Est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Adopté.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, pour le 115.6, alors, il introduit une nouvelle
infraction pour le titulaire de permis qui
ne suspend pas immédiatement un membre de son personnel qui est mis en cause
par un signalement ayant mené à la divulgation de renseignements par la
DPJ.
• (16 h 20) •
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : 115.6. Maintenant on introduit le 115.7.
Mme Roy
(Verchères) : Exactement. Donc, l'article... Merci, Mme la Présidente.
Donc, l'article 115.7 de la Loi sur les services de garde éducatifs à
l'enfance : Insérer, après l'article 115.6 de la Loi sur les services
de garde éducatifs à l'enfance, proposé par l'article 24 du projet de loi
tel qu'amendé, le suivant :
«115.7. Quiconque
contrevient aux dispositions de l'article 101.35 est passible d'une amende
de 500 $ à 5 000 $, dans le cas d'une personne physique,
ou d'une amende de 1 500 $ à 30 000 $, dans les autres
cas.»
Alors, cet amendement
introduit une infraction pénale pour une contravention à l'article 101.35
introduit par l'article 19 du projet de loi, soit la disposition
concernant la protection contre les représailles envers une personne qui a, de
bonne foi, adressé une plainte au ministre ou à un bureau coordonnateur, lui a
transmis des renseignements ou a collaboré à une inspection ou à une enquête.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur le nouvel article 115.7
introduit par l'amendement? S'il n'y a pas d'intervention, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Alors, le nouvel article 115... Non, ce
n'est pas ça pantoute. L'amendement est adopté. Maintenant, je reviens à
l'article 24 tel qu'amendé. Est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Adopté. On passe à l'article 18.
Mme Roy
(Verchères) : Merci, Mme la Présidente. Donc, article 18 :
L'article 101.3 de cette loi modifie... modifié
par l'article 49 du chapitre 9 des lois de 2022, est de nouveau
modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de «78, 81.0.1» par
«5.2, 78, 81.0.1, 81.2.10».
Donc, cet article
ajoute aux situations permettant à une personne désignée par la ministre
d'imposer une pénalité administrative pour certains manquements à la loi. Plus
particulièrement, les manquements aux articles 5.2 et 81.2.10 peuvent ainsi être directement sanctionnés soit par les
manquements d'obligation d'assurer la santé et sécurité de bien-être des enfants, donc
l'article 5.2... à l'obligation d'assurer que les personnes requises sont
titulaires d'une attestation d'absence d'empêchement, donc
l'article 81.2.10.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci
beaucoup. Y a-t-il des questions sur l'article 18? S'il n'y a pas
de question, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : 18
est adopté. Consentement pour revenir à l'article 21 tel
qu'amendé... Bien, non... Il était-tu amendé, 21?
Une voix : ...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Oui. D'accord. Alors, on a un nouvel
amendement. Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Non, c'est Mme
la députée.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Ah! c'est Mme la députée, je m'excuse. Mme la députée, vous
avez un amendement.
Mme Maccarone : Merci. Alors,
article 21, article 106 de la Loi sur les services de garde éducatifs à
l'enfance. Insérer, au paragraphe 7.1° du premier alinéa de l'article 106
de la Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance, proposé par
l'article 21 du projet de loi tel qu'amendé, après «frais», «maximums».
Alors, ça, c'est directement lié avec les
échanges que nous avons eus suite à une recommandation de la FIPEQ-CSQ en lien
avec des frais. On a toujours des préoccupations. On comprend le désir du gouvernement
de vouloir harmoniser dans une entente-cadre, mais, tant que celui... ne soit
pas faite, je pense que c'est un très bon compromis qui donne toujours de la
liberté puis la latitude au gouvernement de faire le nécessaire en termes de
travaux avec le ministère de Sécurité publique, les municipalités aussi,
évidemment, alors... pour déterminer les frais. Mais je pense que c'est une mini-rassurance pour les gens du réseau
étant donné qu'on ne sait toujours pas c'est qui qui va être responsable
pour ces frais.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci beaucoup. Est-ce
qu'il y a des interventions sur l'amendement? Pas d'autre intervention.
Est-il adopté?
Mme Maccarone : Vote par appel
nominal.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Vote par appel nominal.
Mme Maccarone : Merci.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis)?
Mme Maccarone : Pour.
La Secrétaire : Mme Roy
(Verchères)?
Mme Roy (Verchères) : Pour.
La Secrétaire : Mme Gendron
(Châteauguay)?
Mme Gendron : Pour.
La Secrétaire : Mme Schmaltz
(Vimont)?
Mme Schmaltz : Pour.
La Secrétaire : Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice)?
Mme Tardif : Pour.
La Secrétaire : M. Allaire
(Maskinongé)?
M. Allaire : Pour.
La Secrétaire : Mme Lecours
(Les Plaines)?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Abstention. L'amendement est donc adopté.
L'article 21, tel qu'amendé, est-il adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté. Merci beaucoup. Nous sommes donc rendus à notre
dernier thème, intitulé «Dispositions techniques, transitoires et finales»,
avec l'article 5.
Mme Roy (Verchères) : ...merci, Mme
la Présidente. Donc : L'article 16.2 de cette loi est modifié, dans
le premier alinéa :
1° par le remplacement de «peut
autoriser, pour une période déterminée,» par «peut, pour une période
déterminée, autoriser»;
2° par
le remplacement de «ou à le» par «ou le».
Donc,
il s'agit d'une correction syntaxique proposée à l'article 16.2 de la loi.
L'occurrence du mot «à» n'est pas appropriée à l'expression «ou à le
dispenser», car cela donne la formulation suivante : «...le ministre peut
autoriser [...] un titulaire [...] à le
dispenser de l'application de certaines normes...» Or, ce n'est évidemment pas
le titulaire de permis qui dispense la ministre d'appliquer une norme
mais plutôt l'inverse. C'est pourquoi le paragraphe 2° de l'article 5
retire le mot «à», et, pour maintenir le sens recherché par
l'article 16.2, le retrait du mot «à» doit être accompagné du déplacement
de l'incise «pour une période déterminée», ce que propose le paragraphe 1°
de l'article 5.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 5?
Mme
Maccarone : ...avec ça dans la loi jusqu'à ce point-ci, Mme la
Présidente. Ça ne se peut pas!
Mme Roy
(Verchères) : Ça va être corrigé dorénavant.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Merci beaucoup. Est-ce que l'article 5
est adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté.
Merci beaucoup. On passe à l'introduction d'un amendement à 10.1...
Mme Roy
(Verchères) : C'est fait, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Non, non, c'est fait, 10.1 est fait,
effectivement. Merci de me rappeler à l'ordre. Par contre, le 11.1, lui, n'est
pas fait.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, merci, Mme la Présidente. Article 11.1.
Insérer, après l'article 11 du projet de loi, le suivant :
11.1. L'article 66
de cette loi est modifié par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «120»
par «180» et de «90» par «180».
Cet amendement fait
passer de 120 à 180 la durée maximale d'une administration provisoire puis fait
passer de 90 à 180 la possibilité de prolonger.
Alors, c'était, là
aussi, inspiré d'une demande du RGPQ et de l'AGPQ pour éviter les bris de
service.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Merci beaucoup. Y a-t-il des interventions sur
l'amendement?
Mme
Maccarone : Je m'excuse, j'essaie juste me situer. L'article 11,
ça fait quoi, encore?
Mme Roy
(Verchères) : C'est sur l'administration provisoire qu'on ajoute des
délais.
Mme
Maccarone : Ah oui! OK. Merci. Merci.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Donc,
s'il n'y a pas d'intervention à l'amendement, est-il adopté?
Des voix :
Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Donc, le nouvel article 11.1 est adopté. On
va passer à l'article 28.
Mme Roy (Verchères) : Merci, Mme la Présidente.
Donc, à l'article 28 : L'article 58 de la Loi modifiant la... à
l'enfance, excusez-moi, voilà. Donc, je
répète : L'article 58 de la Loi modifiant la Loi sur les services de
garde éducatifs à l'enfance afin d'améliorer l'accessibilité au réseau
des services de garde éducatifs à l'enfance et de compléter son développement
(2022, chapitre 9) est modifié par la suppression des paragraphes 8° et
9°.
Alors,
cet article apporte des modifications techniques de concordance à
l'article 28 du chapitre 9 de la loi de 2022, anciennement le
projet de loi n° 1. En effet, quelques dispositions du chapitre 9 des
lois de 2022 ne sont pas encore en vigueur,
dont les paragraphes 8° et 9° de l'article 58 de celle-ci. Or, ces deux
paragraphes modifient des dispositions que
le projet de loi n° 46 propose de remplacer, soit les paragraphes 18°
et 18.1° de l'article 106 de la loi. Leur modification par la loi n° 9 de 2022 devient donc caduque, de sorte qu'il est
proposé d'abroger les articles modificatifs n'étant pas encore en vigueur.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 28? S'il
n'y a pas d'intervention, est-il adopté?
Des voix :
Adopté.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Adopté. L'article 29... Oui.
Mme Roy (Verchères) : Merci, Mme la
Présidente.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) :
Allez-y vite.
Mme Roy (Verchères) :
L'article 108 de cette loi est modifié par le remplacement, dans le
paragraphe 2°, de «des paragraphes 8°, 9° et 12° de l'article 58» et «du
paragraphe 12° de l'article 58».
Cet article est au même effet que l'article
précédent, donc il apporte lui aussi une modification technique de concordance
à un article du chapitre 9 de la loi de 2022, anciennement le projet de
loi n° 1, soit l'article 108 de cette loi. En
effet, l'article 108 référait au paragraphe de l'article précédent du
projet de loi... propose d'abroger, d'où la nécessité de retirer les renvois à
ces paragraphes.
La
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci beaucoup. Est-ce
qu'il y a des interventions sur l'article 29? S'il n'y a pas
d'intervention, est-il l'adopté?
Des voix : Adopté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Adopté.
Alors, mes chers collègues, compte tenu de
l'heure, la commission ajourne ses travaux sine die.
(Fin de la séance à 16 h 30)