Journal des débats de la Commission de la santé et des services sociaux
Version préliminaire
43e législature, 2e session
(début : 30 septembre 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
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Le
mercredi 18 février 2026
-
Vol. 48 N° 12
Étude détaillée du projet de loi n° 19, Loi visant notamment l’amélioration de l’accès aux services médicaux et la prise en charge médicale de la population
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11 h (version non révisée)
(Onze heures seize minutes)
Le Président (M. Provençal)
:Bonjour, tout le monde! Ayant
constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission de la santé et des
services sociaux ouverte.
La commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 19, Loi visant notamment
l'amélioration de l'accès aux services médicaux et la prise en charge médicale
de la population.
Mme la secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. Mme Abou-Khalil (Fabre) est remplacée par Mme Guillemette
(Roberval) et Mme Caron (La Pinière) est remplacée par M. Kelley
(Jacques-Cartier).
Le Président (M. Provençal)
:Merci beaucoup. Lors de l'ajournement
de nos travaux, hier, nous étions à l'étude de l'article 23, pour lequel
le député de Nelligan avait mentionné qu'il aurait un amendement à nous
déposer. Est-ce que votre amendement est prêt?
M. Derraji : C'est bon, on
peut... Oui. Merci, M. le Président.
Des voix : ...
M. Derraji : OK. On va vous l'envoyer,
mais il est prêt, comme ça on va....
Le Président (M. Provençal)
:Ça va. Pour qu'on puisse le projeter
à l'écran.
M. Derraji : Oui, si ça ne
vous dérange pas.
Des voix : ...
Le Président (M. Provençal)
:Aussitôt que vous l'avez reçu, Mme la
secrétaire.
Des voix : ...
Le Président (M. Provençal)
: Vous l'avez?
Une voix : ...
Le Président (M. Provençal)
: Alors, l'amendement va être déposé sur Greffier.
Des voix : ...
Le Président (M. Provençal)
: Alors, effectivement, je vais vous inviter à en faire la
lecture, M. le député de Nelligan.
M. Derraji : OK. Donc, merci,
M. le Président, donc, à la lumière de nos échanges hier, par rapport aux
vulnérables, aux personnes, les 180 000, je propose l'amendement
suivant : Modifier le deuxième alinéa de l'article 23 du projet de
loi par l'insertion, après «médecin omnipraticien», de «le cas échéant,
l'infirmière praticienne spécialisée en soins de première ligne», donc IPSPL,
par le remplacement de «Il assure le suivi médical» par «Ils assurent le suivi
médical ou la prise en charge». L'article modifié se lirait ainsi :
Le ministre de
la Santé et des Services sociaux désigne jusqu'à 180 000 personnes assurées au
sens de la Loi sur l'assurance maladie, chapitre A29, qui, à son avis, sont vulnérables, lorsqu'un médecin
omnipraticien ou, le cas échéant, l'infirmière praticienne spécialisée en soins
de première ligne, IPSPL, ajoute une personne ainsi désignée à la clientèle
dont ils assurent le suivi médical ou la prise en charge. Cette personne est
réputée avoir été inscrite, conformément au paragraphe 1 du premier alinéa
de l'article le 11 de la Loi favorisant l'accès aux services de médecine de
famille et de médecine spécialisée, chapitre A 2.2. Le présent article a
effet depuis... Bon, voilà, c'est bon. Merci, M. le Président. Donc, juste pour
expliquer, c'est un peu à la lumière de nos échanges, hier, avec Mme la
ministre au niveau de l'importance, l'importance du suivi, l'importance du
suivi médical, l'importance de la prise en charge et que, oui, c'est le
médecin, mais aussi, démontrer, aussi, de l'ouverture... je pense qu'on est
rendus là avec les IPS, leur rôle extrêmement important, surtout que le
législateur leur a donné la possibilité de faire ces actes. Donc, pour moi, si
on veut envoyer un message fort par rapport à la prise en charge au niveau de
la première ligne, permettre aux IPS, les ajouter dans l'article, mais aussi
que ces personnes vulnérables qu'on veut tous qu'ils sortent de... je dirais,
de... bien, pas qu'ils sortent, mais qu'ils soient un peu pris en charge, moi,
je propose l'amendement suivant. Voilà, M. le Président.
• (11 h 20) •
Le Président (M. Provençal)
:Mme la ministre.
Mme Bélanger : Oui, M. le
Président. Bien, merci, M. le député, pour le dépôt de cet amendement qui va
exactement dans le sens de l'esprit des discussions qu'on a, là, depuis nos
séances de travail. Je proposerai, M. le Président, que juste avant qu'on
puisse l'adopter, d'avoir un éclairage de la DAJ, puisqu'on vient tout juste de
le lire, la Direction, là, des affaires juridiques, de notre côté qu'ils
puissent le regarder. Alors...
Le Président (M. Provençal)
: ...suspension de quelques minutes, Mme la ministre?
Mme Bélanger : Soit...
peut-être pas une suspension, je... on pourrait peut-être proposer... passer à
l'autre article, ça ne sera pas très, très long de notre côté. Je veux juste
m'assurer...
Une voix : ...
Mme Bélanger : Vous aimez
mieux suspendre? OK.
Le Président (M. Provençal)
:Alors, on...
M. Derraji : À moins que... à
moins que ça va prendre beaucoup de temps. Faisons les articles si vous êtes
sûrs que ça va prendre quelques minutes et... donc, on continue et on laisse
le...
Le Président (M. Provençal)
: Bien, pour une question d'efficacité, messieurs les
députés, je vous demanderais la permission de pouvoir...
Le Président (M. Provençal)
:...suspendre votre amendement et on
suspend aussi l'article et on traiterait les autres, ça va?
M. Derraji : Je n'ai pas
d'enjeux. Collègues?
Le Président (M. Provençal)
: Consentement?
M. Derraji : Je n'ai pas
de...
Des voix
: Consentement.
Le Président (M. Provençal)
: Merci beaucoup, très apprécié. Alors, article 24. Mme
la ministre, vous allez en faire la lecture, s'il vous plaît.
19281
Mme Bélanger :Alors,
article 24 : «Les dispositions des articles 102 à 104 de la Loi
visant principalement à instaurer la responsabilité collective quant à
l'amélioration de l'accès aux services médicaux et à assurer la continuité de
la prestation de ces services (2025, chapitre 25) ont effet depuis le
25 octobre 2025.»
Commentaires : l'article 24 du
projet de loi vise à donner un effet rétroactif aux articles 102 à 104 de
la loi n° 25 portant sur la sollicitation des dons
pour les établissements ou leur fondation comme s'ils n'avaient jamais cessé
d'avoir effet depuis la sanction de cette loi, le 25 octobre 2025. Donc...
Le Président (M. Provençal)
:Interventions?
M. Derraji : Juste, si vous
pouvez l'expliquer. Je sais qu'on vient corriger un peu une lacune constatée
par les fondations lors de l'adoption du projet de loi n° 25. Juste nous
rafraîchir la mémoire par rapport à...
Mme Bélanger : Alors, en fait
cet... les articles 102 à 104 vise à permettre que le nom, les coordonnées
d'une personne puissent être utilisés afin de solliciter un don au bénéfice
d'un établissement. Les fondations, là, souhaitent avoir accès à ces informations
pour solliciter... les fondations d'établissements, là, pour solliciter les
personnes qui ont reçu des services. Alors donc, ces dispositions étaient déjà
présentes et en vigueur le 25 octobre 2025, donc dans la loi n° 25. Toutefois, le 12 décembre, le 12 décembre
2025, cette entrée en vigueur a été privée de tout effet parce qu'on disait que
ce soit reporté au 28 février. Alors, c'est pour ça qu'on dit que c'est
rétroactif. On veut donc s'assurer que les fondations puissent avoir accès,
là... C'est des pratiques qui sont faites dans le réseau depuis longtemps, qui
sont toujours sécuritaires, bien sûr. Et donc, c'est vraiment de permettre
qu'on puisse retourner jusqu'au 25 octobre pour que les fondations
puissent continuer de solliciter les gens comme ils le font toujours. Sinon, il
y aurait un vide, là, entre le 25 octobre jusqu'au 28 février. Alors,
voilà.
Une voix : ...
M. Derraji : Non, c'est bon.
Merci.
Le Président (M. Provençal)
:M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : C'est bon.
Le Président (M. Provençal)
: Alors, s'il n'y a pas d'autres interventions sur
l'article 24 du projet de loi n° 19, est-ce que l'article 24 est
adopté?
Adopté. Merci.
Mme la ministre, je vous invite à nous
faire lecture de l'article 25.
Mme Bélanger : Oui. Alors,
«Les dispositions visées à l'un des paragraphes suivants ont effet dans la
mesure qui y est prévue :
«1° les dispositions de l'article 178
de la Loi visant principalement à instaurer la responsabilité collective quant
à l'amélioration de l'accès aux services médicaux et à assurer la continuité de
la prestation de ces services (2025, chapitre 25), à l'égard d'une
personne qui, avant le 12 décembre 2025, a fait une divulgation ou a
collaboré à une inspection ou à une enquête en application de cette loi;
«2° les dispositions des articles 179 et
180 de cette loi, à l'égard des renseignements divulgués en application de
l'article 177 de cette loi avant le 12 décembre 2025 ainsi qu'à
l'égard de l'identité de la personne qui a fait une telle divulgation ou qui a
collaboré à une inspection ou à une enquête en application de cette loi avant
cette date;
«3° les dispositions des articles 135
à 140 et du paragraphe 3° de l'article... 183 de cette loi, à l'égard
d'une contravention à l'article 178 de cette loi, dans la mesure où il a
effet en application du paragraphe 1° et où la contravention est commise après
le (indiquer ici la date qui précède celle de la sanction de la présente loi).
«Le paragraphe 1° du premier alinéa a
effet depuis le 25 octobre 2025.»
Alors, commentaires :
l'article 25 vise à préserver l'effet de certaines dispositions de la loi n° 25 afin de maintenir la protection contre les
représailles que prévoit...
Mme Bélanger : ...cette loi à
l'égard d'une personne qui, de bonne foi, avant le 12 décembre dernier, a
fait une divulgation ou a collaboré à une inspection ou à une enquête visant à
un manquement à une disposition désormais abrogée de ce projet de loi.
Le Président (M. Provençal)
:Merci. Interventions? M. le député de
Nelligan.
M. Derraji : Ça a fait pas
mal jaser, tout ça, l'automne dernier. Pouvez-vous juste réexpliquer le tout,
s'il vous plaît, et le pourquoi de cet article, s'il vous plaît?
Mme Bélanger : Oui, tout à
fait. Alors, bien, en fait, il y a différentes dispositions, là, comme je viens
de le mentionner, puis c'est beaucoup en lien avec soit la divulgation et
puis... Donc, vous savez que, dans le réseau de la santé et services sociaux,
par exemple, par rapport à la maltraitance, par rapport à des événements, des
accidents, on favorise que les gens puissent faire une divulgation dans
l'objectif de traiter ces informations puis de pouvoir tirer des conclusions et
des améliorations. Donc, il y a une question ici de divulgation mais aussi une
question de personnes qui participent, qui pourraient participer ou collaborer
à des inspections, des enquêtes. Alors, ces éléments-là sont importants. Puis,
pourquoi on amène cet... cet article, c'est... en fait, je pense que c'est
encore l'effet rétroactif, si je ne me trompe pas, c'est bien ça, parce que
l'article 25 vise à... à préserver, dans le fond, les personnes qui
auraient et éviter qu'elles aient des représailles, là.
M. Derraji : ...rétroactif...
Mme Bélanger : Et ce serait
rétroactif, à ma compréhension, parce que là... Oui, c'est une très bonne
question que vous posez. Ce serait rétroactif au 25 octobre 2025,
mais je vais demander à Me Paquin de valider.
Le Président (M. Provençal)
:Consentement, s'il vous plaît, pour
permettre à Me Paquin de s'exprimer. Consentement?
M. Derraji : Oui,
consentement.
Le Président (M. Provençal)
: Me Paquin, s'il vous plaît.
M. Paquin (Mathieu) : Oui, M.
le Président. Mathieu Paquin, Direction des affaires juridiques, ministère de
la Santé et des Services sociaux. Alors, exactement comme la... Mme la ministre
l'a expliqué, on est avec une disposition qui rétroagit au
25 octobre 2025. Il faut voir que, dans la version originale de la
loi 25, il y avait le chapitre VIII qui prévoyait un certain nombre
d'interdictions. Et accessoirement à ça, on avait des dispositions qui
prévoyaient qu'une personne qui faisait la dénonciation, qui divulguait une telle...
un tel manquement ou qui collaborait à une inspection ou une enquête concernant
un tel manquement bénéficiait de certaine protection contre des mesures de
représailles qui pourraient être prises contre elle ou/et visant à protéger son
identité. Les dispositions au complet du chapitre VIII ont été abrogées et
elles sont réputées n'avoir jamais eu... n'avoir jamais été en vigueur du fait
de la loi 16. Par contre, factuellement, une personne aurait pu, entre le
25 octobre et le 12 décembre, faire une telle dénonciation. Sans
l'article 25, les mesures de protection de cette personne-là n'aurait pas
d'effet, donc on pourrait techniquement... ou on l'exposerait à des
représailles, alors qu'au moment où elle aurait fait sa dénonciation, sa
divulgation, il y avait une loi qui était là pour la protéger.
• (11 h 30) •
Alors, ce que l'article 25 vise à
faire ici, c'est de rétablir les mesures qui protègent cette personne-là, qui
aurait fait une divulgation, une dénonciation qui aurait contribué à une
inspection ou à une enquête.
M. Derraji : Mais...
Une voix : ...
M. Derraji : Une question
hypothétique : Est-ce que, selon vous, il y a... il y a... il y a eu
quelque chose depuis l'adoption du projet de loi ou vous voulez juste qu'on se
protège et... pas se protège, on protège le cas échéant, s'il y avait cette
faille pendant ce moment, les gens qui seraient d'une manière directe ou
indirecte impliqués?
M. Paquin (Mathieu) : Je n'ai
pas eu connaissance personnellement, M. le Président, que des gens aient fait
des divulgations, collaborés à des inspections ou des enquêtes, mais, étant
donné que les dispositions visaient à ce que leur identité ne puisse pas être
divulguée, ce serait normal, s'il y en avait eu, qu'on n'en ait pas entendu
parler. Donc, dans un tel cas, je dirais qu'on vise plus à protéger, le cas
échéant, si quelqu'un est dans cette situation-là qu'un cas qui... dont on a
connaissance de l'existence.
M. Derraji : D'où l'effet
rétroactif de la protection.
M. Paquin (Mathieu) : Bien oui,
M. le Président. La protection, elle est là parce qu'en fait initialement il
existait au 25 octobre, puis elle a cessé d'exister au 25 octobre, le
12 décembre. Ça fait que là, on la refait exister.
M. Derraji : ...entre le 25
et le 12 décembre, il y avait cet espace où il n'y avait pas de
protection. Juste pour que je puisse me situer. Désolé.
M. Paquin (Mathieu) : On va
mettre des dates. M. le Président, si vous me permettez. Le 9 décembre...
11 h 30 (version non révisée)
M. Paquin (Mathieu) : ...existait
une protection depuis le 25 octobre. Le 12 décembre, il a arrêté,
avec effet rétroactif, d'avoir cette protection-là et là on vient la redonner,
mais c'est toujours pour la période comprise entre le 25 octobre 2025 et
le 12 décembre 2025.
M. Derraji : OK. C'est beau.
C'est beau. Merci.
Le Président (M. Provençal)
:M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Ça va,
merci.
Le Président (M. Provençal)
: Ça vous va. Alors s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce
que l'article 25 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Adopté. Article 26. Mme la
ministre.
Mme Bélanger : Article 26 :
«Les dispositions de la présente loi entrent en vigueur le (indiquer ici la
date de la sanction de la présente loi), à l'exception de celles des articles 5,
7 et 9, qui entrent en vigueur à la date de l'entrée en vigueur,
respectivement, de l'article 31 de la Loi visant principalement à
instaurer la responsabilité collective quant à l'amélioration de l'accès aux
services médicaux et à assurer la continuité de la prestation de ces services
(2025, chapitre 25) et des articles 41 et... 56... excusez-moi, et
des articles 41 et 58 de cette loi.»
L'article 26... Commentaires : l'article 26
du projet de loi prévoit l'entrée en vigueur de ces dispositions. Les
exceptions qu'il prévoit visent à ce que les modifications apportées par le
projet de loi à un article de la loi n° 25 entrent en
vigueur au même moment que l'article de cette loi visée par cette modification.
Alors...
Le Président (M. Provençal)
:Merci beaucoup. Oui. Un instant. Mme
la ministre.
Mme Bélanger : Oui. M. le
Président, en fait, questions de logistique et de légalité, là, dans nos
travaux...
M. Derraji : ...réflexe au
bon moment.
Mme Bélanger : Exact. Alors,
on ne devrait pas... On peut discuter de l'article, mais on ne devrait pas
l'adopter tant qu'on n'a pas...
Le Président (M. Provençal)
:...adopté le 23 avec son amendement.
Mme Bélanger : Exact.
Exactement.
Des voix : ...
Mme Bélanger : Alors donc, on
peut aller avec la discussion, M. le... mais, c'est comme vous souhaitez.
Le Président (M. Provençal)
: Bien, moi...
M. Derraji : ...on revient si
vous êtes prêt.
Le Président (M. Provençal)
:Moi, c'est ce que je voulais vérifier
avec votre équipe de légistes. Est-ce qu'ils ont eu suffisamment de temps pour
regarder l'amendement? Si la réponse est non, on va discuter de 26 sans le
voter.
Mme Bélanger : En fait, je
pense que je demanderais une suspension, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
:Excellent. Suspension, s'il vous
plaît.
(Suspension de la séance à 11 h 35)
12 h (version non révisée)
(Reprise à 12 h 05)
Le Président (M. Provençal)
:Alors on reprend nos travaux. Les
légistes de Mme la ministre ont des petites modifications à faire suite aux
discussions qu'il y a eu hors ondes. M. le député de Nelligan, vous aviez
déposé un amendement à l'article 23. Donc, consentement pour revenir à l'article 23
et consentement pour revenir à l'amendement.
Alors, M. le député de Nelligan, est-ce
que vous acceptez de retirer votre amendement avec les discussions qu'on a eues
hors caméra?
M. Derraji : Oui. Merci, M.
le Président. Après une bonne discussion avec Mme la ministre et mon collègue
député de...
Le Président (M. Provençal)
:Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Derraji : ...Saint-Henri—Sainte-Anne.
Oh mon Dieu! Saint-Henri—Sainte-Anne. Je vais retirer mon amendement. Je vais
revenir avec un autre amendement ailleurs, mais je retire l'amendement pour le
moment. Merci.
Le Président (M. Provençal)
:Merci. Oui, M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Je
voudrais juste préciser que je comprends que le collègue le retire pour que l'obligation
des 180 000 demeure auprès des médecins et non pas pour qu'elle soit
partagée, cette obligation-là, entre les IPS et les médecins. Je pense que c'est
ça, l'essence du retrait, puis c'est quand même important de le mentionner.
Le Président (M. Provençal)
:Bien, je vais demander à Mme la
ministre de vous... de répondre spécifiquement avec ce que vous venez de
mentionner.
Mme Bélanger : Bien, en fait, M.
le Président, le député de Saint-Henri—Sainte-Anne a tout à fait... c'est bien
ça, Saint-Henri—Sainte-Anne, a tout à fait raison. En fait, vous savez que,
dans l'entente que nous avons eue avec la FMOQ, je reviens avec ça, il y a 500 000
personnes, au total, qui devraient être prises en charge de façon collective ou
individuelle, dont 180 000 personnes vulnérables. Et donc ces objectifs
visent les médecins, donc, principalement.
Alors, c'est pour ça qu'on... on propose
de garder cet article tel quel, parce que la cible concerne les médecins de
famille qui oeuvrent en première ligne.
Le Président (M. Provençal)
:Autres interventions sur 23? Non. S'il
n'y a pas d'autre intervention sur l'article 23, est-ce que l'article 23
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Adopté. Merci. Après...
Le Président (M. Provençal)
:...une petite vérification. On peut
traiter l'article 26, alors, l'article 26 avait été lu par Mme la
ministre avec son commentaire. Y a-t-il des interventions sur
l'article 26? Pas d'intervention sur l'article 26? Alors, est-ce que
l'article 26 du projet de loi n° 19 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Adopté? Merci. Maintenant, je vais me... je me revire vers
Me Paquin. Me Paquin, est-ce qu'on est prêt à... Non. OK, alors je vais
suspendre, s'il vous plaît, quelques minutes pour permettre à l'équipe des
légistes de finaliser les modifications qui ont été demandées. Et ça permettra
aussi au député de Nelligan de prendre connaissance des différentes
modifications.
(Suspension de la séance à 12 h 08)
(Reprise à 12 h 22)
Le Président (M. Provençal)
:Alors, on reprend nos travaux. Nous
avions suspendu parce qu'on devait travailler un amendement qui va être déposé
par le député de Nelligan. Alors, M. le député de Nelligan, je vous cède la
parole immédiatement.
M. Derraji : Oui, merci, M.
le Président. Je vais juste me... si vous me le permettez, un élément de
contexte, premièrement, de remercier les collègues. Mon collègue député de
Saint-Henri—Sainte-Anne, mais aussi Mme la ministre, ainsi que les légistes,
parce que ça a été un travail collégial, et je tiens à... par respect par...
ont eu été à le dire, que ça a été un travail de collégialité et de
collaboration, cet amendement, et je remercie la ministre, aussi, et son
équipe.
Donc, l'article 0.01 : Insérer,
avant l'article 0.1 du projet de loi tel qu'amendé, ce qui suit : Loi
sur le ministère de la Santé et des Services sociaux. 0.01 : La Loi sur le
ministère de la Santé et des Services sociaux, chapitre M19.2 est modifié par
l'insertion, après l'article 10.4, du suivant.
10.5° L'exploitant d'un cabinet privé de
professionnel qui a bénéficié d'un programme établi en vertu de
l'article 10.4 ou d'une autre mesure de soutien offerte par le ministre ou
par Santé Québec, doit, à l'égard de tout professionnel de la santé ou des
services sociaux qui exerce sa profession, favoriser le plein exercice de cette
profession. En ce qui concerne plus particulièrement les infirmières
praticiennes spécialisées, l'exploitant doit également faciliter l'ajout de
personnes à la clientèle dont elles assurent le suivi médical dans le cadre de
leur prise en charge. Le premier alinéa n'a pas pour effet de limiter
l'exercice d'une fonction conférée par la loi, non plus que l'exercice d'un
droit, que des conditions de travail confèrent à l'employeur d'un professionnel
visé à cet alinéa.
Commentaire : Cet amendement propose
d'introduire, dans le projet de loi, un article introduisant à son tour, dans
la Loi sur le ministère de la Santé et des Services sociaux, des dispositions
ayant pour effet d'imposer à l'exploitant, à l'exploitant d'un milieu
bénéficiant d'une mesure de soutien du ministre ou de Santé Québec, par
exemple, un GMF, de favoriser le plein exercice des professionnels de la santé
ou des services sociaux qui y pratiquent, dont les infirmières praticiennes
spécialisées. Cette obligation n'a toutefois pas pour effet d'entraver
l'exercice de fonctions que confie la loi ou des droits que prévoient les
conditions de travail de ces professionnels.
Donc, M. le Président, l'idée derrière cet
amendement, et c'est pour cela que je ne veux pas m'octroyer le bénéfice de
tout cela, c'est... c'est une discussion avec les collègues. Le but, c'est...
au départ, c'était les vulnérables, les 180 000. Après discussion avec les
collègues et, notamment, la ministre et le collègue de Sainte-Marie—Sainte-Anne,
le but, c'est que ça soit tous les patients en... qui sont en attente d'un
rendez-vous ou d'une prise en charge, et le... la volonté du législateur, c'est
ajouter les IPS, qui jouent un rôle extrêmement important, et je pense que
c'est la meilleure place, et j'espère que dorénavant, on va avoir ce réflexe
d'utiliser nos IPS qui font un... qui font un travail exceptionnel en matière
de suivi médical, mais aussi en matière de prise en charge. La loi leur permet
cela, alors, profitons de l'expertise de... de ces professionnelles. Alors,
merci, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
:OK, j'ai le député de
Saint-Maurice—Sainte-Anne qui a demandé la parole.
M. Cliche-Rivard : Merci.
Effectivement, je pense qu'on a un...un premier... un premier pas. Question,
peut-être, là, à l'intérieur des GMF, l'inscription individuelle et collective
va demeurer faite par le médecin ou si l'IPS, elle, va pouvoir directement
inscrire?
Le Président (M. Provençal)
:Mme la ministre ou...
Mme Bélanger : Bien, en fait,
quand on regarde le champ de pratique des IPS, puis l'amendement, là, dont on
discute, cela voudrait dire que les IPS pourraient inscrire directement des
patients. Donc, alors, c'est clair qu'elles travaillent au sein d'un GMF, il
faut se souvenir qu'un GMF, c'est une entreprise privée, mais je pense que là,
on vient marquer le fait qu'on doit faciliter l'ajout.
M. Cliche-Rivard : Cette
inscription-là peut être autant individuelle que collective, pour l'IPS, ça ne
change rien?
Mme Bélanger : Oui.
M. Cliche-Rivard : Parfait,
elle peut le faire. Maintenant, ce qu'on envoie, là, comme message,
effectivement, vous venez de dire que c'est sous la gestion, finalement...
M. Cliche-Rivard : ...du
médecin, mais là vous envoyez un message clair à l'effet que l'IPS joue son
rôle plein et complet.
Mme Bélanger : Tout à fait.
M. Cliche-Rivard : Donc, le
ministère envoie le message aux médecins de ne pas limiter la... le plein
exercice de l'IPS qui œuvre dans son cabinet.
Mme Bélanger : C'est vraiment
l'intention, je pense, des discussions que nous avons eues. Et puis donc tout
ça pour s'assurer globalement d'une meilleure prise en charge, un meilleur
suivi médical. Ces professionnels, certainement, là, ont la capacité d'être
impliqués puis d'aller au plein, au maximum de leur champ de pratique
professionnelle.
M. Cliche-Rivard : Et de leur
responsabilité clinique.
Mme Bélanger : Et de leurs responsabilités.
M. Cliche-Rivard : De la même
façon. Parce qu'elle en parle, là, dans leur mémoire de l'exercice de la
profession mais aussi de la responsabilisation au niveau clinique.
On a discuté un petit peu plus tôt dans...
dans le projet de loi des balises, là, de ce qui permettait, justement, d'aller
faire l'inscription individuelle pour les IPS, la fameuse lettre d'entente,
finalement, retirée, remise, pour nous rappeler, ça, c'est des discussions qui
sont toujours en cours avec la FMOQ, peut-être juste nous... Parce que tel quel
aujourd'hui, ce n'est pas réglé, là, ça, ça doit faire l'objet d'ententes à
suivre avec la FMOQ.
Mme Bélanger : Oui. Alors,
quand... lorsque nous avons rencontré l'association des IPS qui sont venus ici
sans consultations particulières, on se rappellera, M. le Président, qu'elles
nous ont indiqué que cette lettre d'entente apportait certains enjeux.
M. Cliche-Rivard : C'est ça.
Mme Bélanger : La prise en
charge à l'inscription. Donc, tous ces travaux doivent se faire dans le respect
des lettres d'entente. Et donc il y a des travaux qui seront faits.
Il ne faut pas oublier aussi qu'il y a un
cadre de référence pour la pratique IPS. Alors, ça, c'est du côté du ministère.
On fait des travaux aussi pour s'assurer que le cadre de référence des IPS soit
modernisé, amélioré, mis à jour naturellement. Alors donc, c'est ça, ce sont
des travaux d'une part, faite par le ministère, l'autre part, mais c'est les
lettres d'entente.
M. Cliche-Rivard : En
clinique IPS, donc en dehors du GMF, là, elles inscrivent directement de
manière indépendante et autonome.
Mme Bélanger : Oui. Votre
question est très pertinente. On sait qu'il y a des IPS qui travaillent
directement en clinique IPS. Au Québec, nous avons actuellement
16 cliniques UPS qui relèvent de Santé Québec. Et les IPS qui travaillent
donc en clinique IPS ont la possibilité de pouvoir inscrire directement des
patients puis assurer leur prise en charge et le suivi.
M. Cliche-Rivard : Donc, il
sera... il serait tout à fait judicieux, pertinent et utile d'espérer cet plein
usage de la... de leur profession à l'intérieur du GMF, on s'entend.
• (12 h 30) •
Mme Bélanger : Oui, meilleur
travail d'interdisciplinarité.
M. Cliche-Rivard : Elles ont
par ailleurs, tant qu'à être sur le sujet, là, mentionné... Elles font rapport
à, je pense, c'est la lettre d'entente de 389 sur ce qu'accompagne le... le
moyen financier, là, de l'intégration d'une IPS à l'intérieur d'un GMF versus
ce qui ne suit pas directement en clinique IPS. Est-ce que vous aviez une
réponse pour eux sur cet élément-là?
Mme Bélanger : Je n'ai pas de
réponse cet avant-midi à ça, là. Bien sûr, il faut que les discussions se... se
poursuivent, là, dans le contexte de la... de la lettre d'entente
spécifiquement, mais on a bien entendu leurs propos, là, d'avoir les ressources
nécessaires pour qu'elles puissent aller à leur plein exercice, là.
M. Cliche-Rivard : Parfait.
Parce qu'on est aussi dans les... le dernier article, là. Elles révélaient
aussi qu'il y a un règlement, eu égard au diagnostic en santé mentale, qui est
traité et entendu depuis cinq ans, là, puis que semble-t-il que tout ça bloque.
Avez-vous une réponse à leur offrir, Mme la ministre?
Mme Bélanger : OK. Peut-être,
M. le Président, je laisserais Dr Bergeron répondre à cet élément, là,
spécifique.
Le Président (M. Provençal)
:Consentement permettre au
Dr Bergeron de prendre...
Une voix : ...
Le Président (M. Provençal)
: Alors, Dr Bergeron, s'il vous plaît.
M. Bergeron (Stéphane) : Stéphane
Bergeron, sous-ministre adjoint, ministère de la Santé et des Services sociaux,
donc sous-ministre adjoint à santé physique et pharmaceutique.
Nous savons que le champ d'exercice
professionnel est porté par l'Office des professions, par les professionnels.
L'Office des professions, qui est sous la responsabilité du ministre Boulet,
qui va aller en commission et en étude d'un projet de loi pour élargir les... les
champs de pratique. Donc, je dirais que c'est... Nous y avons un grand intérêt,
mais c'est porté par... par une autre commission, et on va voir dans cette
autre commission.
M. Cliche-Rivard : OK. Mais
vous, Mme la ministre...
12 h 30 (version non révisée)
M. Cliche-Rivard : ...vous
entendez la demande?
Mme Bélanger : Bien, écoutez,
je pense que, tu sais, globalement, là, pour les IPS au Québec, le gouvernement
a investi beaucoup pour la formation des IPS, on s'est donné des cibles, près
de 2000 IPS au Québec. C'est important, ces professionnels de la santé
peuvent faire une très grande différence pour améliorer l'accès au système de
santé. Alors, en toute cohérence, on va suivre l'évolution de cette pratique,
bien sûr.
M. Cliche-Rivard : Une dernière
question sur les IPS puis les cliniques IPS. Les comités d'usagers en clinique IPS
peuvent exercer leurs fonctions en clinique IPS ou ils ne peuvent pas?
Mme Bélanger : OK, oui.
M. Cliche-Rivard : ...posé la
question, là, le RPCU, GMF versus clinique.
Mme Bélanger : Oui. Je vais
demander, si vous permettez, à monsieur... à Dr Bergeron.
Le Président (M. Provençal)
:Docteur Bergeron, s'il vous plaît.
M. Bergeron (Stéphane) : Merci,
M. le Président. Si on se rappelle ce qui a été dit, notamment par le
rassemblement du Comité provincial des usagers, c'est qu'il avait la
possibilité d'intervenir auprès des établissements publics, donc les cliniques IPS
sous... qui relèvent de Santé... de Santé Québec. Donc, ils ont une
possibilité, effectivement, d'intervenir à ce niveau.
M. Cliche-Rivard : Et là, on
vient de parler des IPS en GMF, est-ce que c'est la même lecture aussi à l'intérieur
du GMF, là, le comité d'usagers perd juridiction. Parce que c'est ça, la
question, à la recommandation six du RCPU... du RPCU, pardon.
Le Président (M. Provençal)
:Allez-y, Dr Bergeron.
M. Bergeron (Stéphane) : Donc,
la réponse, c'est que puisque ce ne sont pas des usagers de l'établissement,
mais des usagers du GMF, le rassemblement des usagers... des comités d'usagers
n'ont pas juridiction là-dessus.
M. Cliche-Rivard : C'est la
réponse du statu quo et de ce que c'est maintenant. Là, Mme la ministre, puis
là ce sera mon dernier point là-dessus, vous aviez une recommandation de la
part des comités d'usagers pour l'étendre aux GMF, est-ce que vous en prenez
acte? Est-ce que vous l'étudierez?
Mme Bélanger : Bien, écoutez,
je pense qu'on a pris acte de l'ensemble de leur mémoire, là, qu'ils nous ont
déposés, et puis les travaux se poursuivent, dans le fond, peut-être que je
peux conclure avec ça, là. Les travaux vont se poursuivre avec les IPS, comme
je le disais, notamment avec le ministère, il y a les lettres d'entente, on a
dit qu'il y avait aussi d'autres projets de loi. Notre souci, c'est de faire
évoluer cette profession. Alors, on va tenir compte, naturellement, de
plusieurs recommandations. Puis il faut voir aussi que, comme ministre de la
Santé, je rencontre régulièrement les différentes associations, alors c'est
très important. C'est une belle présentation qu'ils nous ont faite puis on va
continuer de travailler avec eux.
M. Cliche-Rivard : Parce que
la question concerne évidemment les IPS, mais évidemment les médecins aussi
puis l'ensemble des autres services fournis en GMF.
Mme Bélanger : Tout à fait.
M. Cliche-Rivard : Tout à l'heure,
docteur Bergeron parlait de suivre les crédits, là, finalement, ce sont des
crédits du gouvernement en GMF aussi, là, ce sont les deniers publics de l'État
qui sont utilisés à l'intérieur des GMF. Donc, moi, je fais le plaidoyer pour
que les comités d'usagers aient tout autant juridiction puis qu'ils suivent l'argent
tel qu'on l'a établi, nous, dans le système public québécois, là.
Mme Bélanger : Mais là, on...
vous faites référence à la LGSSSS, je crois, pour les comités d'usagers, vous
me corrigerez. Alors, c'est.... ces comités-là ont été mis en place pour les
établissements des GMF, donc ils sont... ils ne sont pas considérés comme des
établissements sous juridiction de santé Québec, là, alors... Mais on
continuera la discussion.
M. Cliche-Rivard : Mais les
cliniques IPS, oui, donc...
Mme Bélanger : Les cliniques IPS,
oui. Les cliniques IPS où les IPS sont des salariés, ça relève de Santé Québec,
les... donc, les GMF, c'est autre chose, là. On est vraiment... on est dans le
secteur privé.
M. Cliche-Rivard : Merci
beaucoup, Mme la ministre, de vos réponses.
Le Président (M. Provençal)
:Y a-t-il d'autres interventions? S'il
n'y a pas d'autres interventions sur l'amendement qui a été déposé par le
député de Nelligan, est-ce que l'amendement qui introduit... qui... l'article 0.1
est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Adopté. Alors, le nouvel article 0.1
est donc adopté.
Maintenant, on doit adopter le préambule
du projet de loi. Est-ce que le préambule du projet de loi est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Adopté.
Étant donné que le préambule a été
accepté, nous en sommes à la fin de l'étude détaillée. Alors, est-ce que le
titre du projet de loi est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
:Adopté.
Je propose que la commission...
Le Président (M. Provençal)
: ...recommande la renumérotation du projet de loi amendé.
Cette motion est-elle adoptée?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Je propose que la commission adopte une motion
d'ajustement des références. Cette motion est-elle adoptée?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Provençal)
: Alors, je vais maintenant céder la parole au deuxième
groupe d'opposition et député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Merci, M.
le Président. Je vais être rapide parce qu'on fera nos remarques au salon rouge.
C'est l'habitude que j'ai habituellement, là, plutôt de détailler le tout sur
l'adoption. Donc, merci aux équipes. Merci à vous, M. le Président, d'avoir
géré nos travaux de main de maître, encore une fois. Merci à la ministre et à
son équipe pour l'ouverture. Merci aux collègues de l'opposition également, à
l'ensemble des groupes qui sont venus témoigner ici, en commission, à
l'ensemble des travailleurs, travailleuses aussi du domaine de la santé,
évidemment, Puis je remercie tout le monde au secrétariat et à la technique.
Merci beaucoup.
Le Président (M. Provençal)
: Je vais maintenant céder la parole au député de
l'opposition officielle et député de Nelligan.
M. Derraji : Merci, M. le
Président. Premièrement, je vais remercier mon collègue député de
Jacques-Cartier, qui était là depuis le début dans ce projet de loi. Merci pour
la présence, l'aide... et ton aide parce que je viens d'hériter du dossier de
la santé. Merci au député aussi leader de deuxième groupe d'opposition. Merci à
Mme la ministre et ses équipes. Comme mon collègue de Saint-Henri—Sainte-Anne,
je vais réserver mes... mes remarques finales sur le projet de loi au salon
rouge, mais je salue l'ouverture de Mme la ministre et ses équipes par rapport
à cette ouverture, par rapport à la prise en charge et surtout d'inclure les
infirmières praticiennes spécialisées dans le cadre du projet de loi.
Merci particulier à vous, M. le Président,
les gens qui vous accompagnent pour l'aide tout au long de cette commission.
Dr Bergeron, merci. Me Paquin, et vos équipes qui vous accompagnent, merci
pour votre présence. Et, mes chers collègues de la partie gouvernementale, ça a
été un plaisir échanger avec vous, même si ça a été juste quelques... quelques
heures, mais ça a été très apprécié.
Le Président (M. Provençal)
: Alors, M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley
: Merci, M.
le Président. Très rapidement, je ne veux pas répéter qu'est-ce que tu as dit.
Aussi merci à François Bégin, notre recherchiste au pair. Puis un grand merci à
vous pour... vous avez bien guidé nous dans nos discussions. Merci, Mme la
ministre, tous mes collègues, c'était un grand plaisir de siéger avec vous
autres sur ce projet de loi. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Provençal)
: Merci. Mme la ministre.
Mme Bélanger : M. le
Président, j'aimerais en profiter pour remercier le député de Jacques-Cartier,
député de Nelligan, le député de Saint-Henri—Sainte-Anne et tous mes collègues
députés aussi qui sont présents, qui écoutent nos travaux, donc, qui nous
soutiennent dans ces travaux. Un grand merci, M. le Président, pour votre grand
professionnalisme et votre main de maître pour présider ces travaux. Et j'en
profite aussi pour remercier Dr Bergeron. Me Paquin, merci pour votre
grande connaissance de l'ensemble des lois. Un grand, grand merci, Dr Bergeron
aussi pour votre connaissance du milieu médical. Je veux remercier Étienne et
Philippe aussi, là, qui sont à mon cabinet, le personnel aussi. Merci, tout le
personnel qui est présent.
• (12 h 40) •
Puis, vous savez, je veux simplement
terminer, en disant : On est ailleurs, on est ailleurs. On n'a pas fait
ça, ce projet de loi qu'on a... que j'ai déposé puis qu'on vient d'adopter pour
le statu quo, on le fait vraiment dans une perspective de changement. Je veux
vous remercier. J'ai vraiment apprécié le ton puis aussi les échanges, ce qui
fait qu'on ressort d'ici en ayant des éléments importants pour l'avenir de
notre système de santé. Alors, un grand merci.
Le Président (M. Provençal)
: Alors, écoutez, moi, je veux simplement vous féliciter
pour le travail qui a été accompli pour rendre à terme le projet de loi n° 19. Je veux souligner la qualité du travail qui est fait
par le Dr Bergeron et M. Paquin, parce que... Me Paquin et toute son
équipe, Étienne, votre autre collègue Philippe, parce que, entre autres,
Dr Bergeron et Me Paquin, par leurs explications, facilitent la
compréhension de ce qui est souvent un petit peu laborieux à bien saisir. Et on
a deux personnes qui réussissent à vulgariser de façon extraordinaire les
questions qui sont posées. Alors, bravo et merci à vous deux Et, Mme la
ministre, vous avez une sagesse quand vous faites votre projet de loi. Et vous
avez parlé du ton, vous avez une façon de répondre aux gens...
Le Président (M. Provençal)
:...de façon extrêmement respectueuse,
et ça a été le cas des deux côtés, et c'est ce qui amène la collaboration. Ceci
étant dit, la commission, ayant accompli son mandat, ajourne ses travaux sine
die. Merci à tous.
(Fin de la séance à 12 h 42)