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Version préliminaire

43e législature, 3e session
(5 mai 2026 au 27 août 2026)

Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.

Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions

Le vendredi 5 juin 2026 - Vol. 49 N° 7

Étude détaillée du projet de loi n° 22, Loi bonifiant les pouvoirs d’intervention des municipalités et modifiant d’autres dispositions législatives


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Journal des débats

11 h 30 (version non révisée)

(Douze heures)

La Présidente (Mme Schmaltz) : Bon, à l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission des transports et de l'environnement ouverte. Je demande à toutes les personnes dans la salle de bien vouloir éteindre la sonnerie de leur appareil électronique, s'il vous plaît.

La commission est réunie afin d'entreprendre l'étude détaillée du projet de loi n° 22, Loi bonifiant les pouvoirs d'intervention des municipalités et modifiant d'autres dispositions législatives.

Mme la secrétaire, avons-nous les remplacements?

La Secrétaire : Oui, Mme la Présidente. M. Lemay (Masson) est remplacé par Mme Jeannotte (Labelle); Mme Roy (Verchères) est remplacée par Mme Grondin (Argenteuil); M. Grandmont (Taschereau) est remplacé par M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve); et M. St-Pierre Plamondon (Camille-Laurin) est remplacé par M. Boissonneault (Arthabaska).

La Présidente (Mme Schmaltz) : Parfait. Merci, Mme la secrétaire.       Alors, avant de débuter, je dépose les mémoires qui ont été reçus depuis la fin des consultations particulières.

Alors, nous allons débuter avec les remarques préliminaires. M. le ministre des Affaires municipales, vous disposez de 20 minutes.

M. Poulin : Merci beaucoup. Je ne prendrai pas les 20 minutes, Mme la Présidente, je vous rassure. Je veux tout d'abord saluer mes collègues du gouvernement qui nous accompagnent aujourd'hui, notamment mon adjointe parlementaire, la députée d'Argenteuil. Merci, chère collègue, d'être...


 
 

12 h (version non révisée)

M. Poulin : …d'être avec nous aujourd'hui. Je veux saluer les membres de l'opposition, les différents porte-parole en matière d'affaires municipales. C'est un plaisir de vous retrouver. Nos équipes, la brigade du ministère des Affaires municipales, sous-ministre adjointe qui est avec nous aujourd'hui, qui, je pense, à différents moments, sera accompagnée de différents professionnels du gouvernement du Québec, évidemment en lien avec les différents éléments de ce projet de loi. Projet de loi qui a été présenté au départ par ma prédécesseure, la députée de Louis-Hébert, qui a fait un excellent travail et pour lesquels nous viendrons déposer les amendements. Alors, j'ai eu le privilège d'être nommé ministre des Affaires municipales, le 21 avril dernier. Nous nous sommes mis au travail, nous avons fait différentes annonces auprès de l'Union des municipalités du Québec et auprès de la FQM, notamment en matière d'allègement réglementaire. Alors, il y aura le deux pour un. Il y aura, évidemment, le 245.1 qui alourdissait la communication pour les municipalités également de pouvoir prolonger un super pouvoir aux villes pour accélérer la construction de logements au Québec. Alors, alléger nos vies pour faciliter celle des citoyens, c'est ce qui nous guide. On aura aussi, évidemment, une vision sur la taxe de bienvenue lorsqu'il y a des séparations, pour qu'on n'ait pas à la repayer. Alors, c'est un projet de loi qui va faire une différence dans la vie des citoyens qu'on est venus bonifier dans les derniers jours, les dernières semaines. On est à l'écoute du milieu municipal, mais également à l'écoute des citoyens, et je sais que je pourrai compter sur la collaboration des oppositions. Non seulement votre vision, votre clairvoyance, vos bonnes idées pour faire en sorte de faire avancer ce projet de loi là qui est fort important, sans compter un projet d'habitation abordable, l'hippodrome Namur, du côté de Montréal, avec ces entités administratives qui doivent aller de l'avant. Je ferai une courte parenthèse pour dire que les gens de la Beauce qui m'accompagnent aujourd'hui, j'ai rendu hommage tout à l'heure à Serge Roy, qui a été directeur du scrutin pendant 44 ans en Beauce. Oui, tout à fait. Il est accompagné de sa conjointe, Lise, et de quelques amis du comté de Beauce-Sud. Alors, je les salue, merci pour votre présence. Et sur ce, Mme la Présidente, merci à vous de présider, à l'avance, nos travaux.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Merci. Vous avez fini? Vous avez terminé?

M. Poulin : Oui.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Bon, écoute, c'est bien. Merci, M. le ministre, pour ce... ce dynamisme enflammé.

Alors… Alors, j'invite maintenant la porte-parole de l'opposition officielle, députée de… pas de Soulanges, de Vaudreuil, excusez-moi, à faire ses remarques préliminaires pour 20 minutes aussi.

Mme Nichols : Vous êtes pardonnée, puisque Vaudreuil-Soulanges est une région, et les gens font souvent le… le mélange, mais fièrement députée de Vaudreuil, Mme la Présidente, vous vous êtes bien reprise.

Alors, à mon tour de saluer... Bien, permettez-moi, d'emblée, de saluer ma collègue qui m'accompagne, la députée des Mille-Îles, porte-parole, entre autres, elle a été une porte-parole exceptionnelle en habitation. Elle est toujours une porte-parole exceptionnelle en habitation, donc son intérêt d'être ici comme une ancienne élue municipale aussi. Donc, merci de nous accompagner pour ce projet de loi. Et les autres collègues de la banquette, bien sûr, la banquette gouvernementale, et M. le ministre, je vous salue. Bien contente qu'on puisse travailler ensemble en étroite collaboration pour faire avancer le projet de loi 22. Je salue aussi votre brigade, comme vous nommez si gentiment une brigade bien expérimentée. Donc, je présume, Mme la Présidente, que ça va rouler rondement et efficacement. Je remercie aussi mon attaché politique, Philippe, merci beaucoup de nous accompagner dans le projet de loi. Projet de loi 22, disons-le que c'est un projet de loi qui est assez… qui est important. Projet de loi présenté en fin de session parlementaire, puis j'ai l'impression qu'on est, tu sais on veut... on veut le rouler, là, le projet de loi, là. On le voit par les interventions, les interventions courtes du ministre. Puis je comprends, je comprends de l'intérêt, mais je pense que ça doit quand même être fait de façon... tu sais, de façon consciencieuse, ça doit être fait... On le sait, le monde municipal, le monde municipal est des gens qui sont… qui sont allumés, des gens qui sont sur le terrain. Ce sont aussi des élus, il faut leur faire confiance. Ce sont des élus, ils représentent les mêmes… les mêmes gens que nous. Donc, il faut leur faire confiance. Puis ils nous ont apporté aussi des bonnes, des bons commentaires, puis même encore ces derniers jours là, il y a des bons papiers dans les journaux suite… suite à leurs réactions. Donc je les remercie. Je remercie l'ensemble des maires, mairesses, préfets, préfettes, même les directeurs généraux, en tout cas tous ceux qui participent à nos travaux. Projet de loi, on l'a dit, je pense que c'est 77 articles, peut-être une quinzaine d'amendements, peut-être un peu plus, un peu plus d'amendements. Il y a… on a eu 29 mémoires, trois… pas loin de 300 correspondances. Donc, évidemment, il y a de l'intérêt pour le projet de loi 22, il y a eu seulement six groupes qui ont été entendus en audition, qui ont été auditionnés, donc on aurait pu en prendre le pouls un peu plus. Mais je comprends qu'on veut aller de l'avant parce qu'il y a, entre autres…

Mme Nichols : ...la volonté de moderniser puis d'adapter le cadre... le cadre municipal et de le faire rapidement. Je sais qu'il y a des... qu'il y a des demandes, entre autres, de la ville, Montréal, le ministre en a parlé, Namur, Gallop, pour pouvoir élargir l'offre... l'offre de logement à Montréal, on parle de 10 000 à 12 000 logements supplémentaires. Je faisais référence, entre autres, aux 300 correspondances. Donc, on ne se le cachera pas, le monde municipal ont sollicité leur... ont fait du gros lobbying auprès des élus. Donc, il y avait... Manifestement, on a reçu beaucoup de résolutions, entre autres, en lien avec la façon de signifier.

Et je pense que le ministre a compris, parce qu'il y a un amendement... ou, du moins, si l'amendement n'est pas déposé par le ministre, je déposerai l'amendement, là, à l'effet que signifier trois fois la même chose, c'est une lourdeur administrative et des coûts pour pour nos municipalités qui sont importants. Donc, ça sera une avancée, évidemment, dans ledit projet de loi, en lien avec la LAU, je ne me souviens pas si je l'avais mentionné. Mais, définitivement, Mme la Présidente, notre objectif est également d'offrir, d'offrir aux municipalités un meilleur contexte. Et le ministre l'a dit, l'allègement, la lourdeur, ça doit être une priorité. Puis je pense qu'il y a des choses... Je pense qu'on peut aller un petit peu plus loin dans le projet de loi 22. Donc, nous, on déposera certainement des idées, des amendements à cet effet... à cet effet-là.

Puis je reviens, entre autres, là, j'en ai parlé hier, quand on a abordé le... j'ai eu l'opportunité, là, au salon rouge, de parler de l'adoption du principe, mais, tu sais, d'obliger les villes pour des contrats de 5 000 et moins, de se soumettre, de se soumettre à l'oubli... de devoir passer à la... par la Charte de la langue française, c'est beaucoup, c'est beaucoup pour les municipalités. Puis je pense qu'ils se sont clairement exprimés, ils se sont exprimés lors des assises de l'UMQ. Ils se sont exprimés aussi lors de l'Assemblée des MRC, de la FQM. Il y a beaucoup d'articles, d'ailleurs, de journaux qui en ont parlé. Puis, comme disait, entre autres, le président de la FQM, M. Demers, là, dans une période qu'on parle d'allègement, de reddition de comptes, là, il faut... il faut vraiment réfléchir à cette... à cette façon de fonctionner qui n'est pas... qui n'est pas dans l'intérêt des... qui n'est pas dans l'intérêt des municipalités. C'est un processus de vérification qui va entraîner des retards opérationnels importants, une rigidité accrue, une pression disproportionnée. Ça fait que ça, je pense qu'il va falloir faire quelque chose, M. le ministre, il va falloir du moins le regarder.

Puis je comprends que ça joue dans la cour de deux ministères, mais on compte sur vous. On l'a vu, vous vous êtes enflammé, comme disait Mme la Présidente. Donc, on compte... on compte sur vous pour... pour justement aller de l'avant puis aider nos municipalités. Puis je dis ça, en même temps, vous êtes quand même, M. le ministre, le responsable du projet de loi 11 qui, j'imagine, va être adopté dans le courant de la semaine prochaine, qui est le cinquième allègement réglementaire. Vous avez piloté un projet de loi important, justement. Donc, vous comprenez, vous comprenez ce fardeau-là, puis je pense que c'est dans cette optique-là qu'il faut... qu'il faut continuer à aller de l'avant maintenant, pour, évidemment, pour le monde municipal.     Donc, Mme la Présidente, il y aura... il y a eu des recommandations faites par l'UMQ, par la FQM. On a parlé du droit de mutation, de droit de mutation, je pense qu'on étire un peu l'élastique puis on l'avait posé, la question, entre autres, quand les groupes sont venus ici, en commission parlementaire : Est-ce qu'on étire l'élastique trop loin? On verra, on verra évidemment, Mme la Présidente ou M. le ministre, là, qu'est-ce qu'on peut faire avec... avec tout ça. Mais, définitivement, il y a... il y a beaucoup de travail, hein, on dit : C'est un omnibus municipal, donc on touche à plusieurs sujets, mais tous plus importants les uns que les autres. Il y en a que ça sera probablement plus facile à aborder ou, du moins, on s'entendra, ou il y aura peut-être des ententes pour... On va sûrement convenir ensemble de... on va s'entendre sur certains amendements puis ça pourra accélérer sûrement le processus.

• (12 h 10) •

Mais, Mme la Présidente, nous sommes prêts à entreprendre les travaux article par article, et ce, comme je le disais, là, pour le bénéfice, pour le bon fonctionnement de l'ensemble des municipalités du Québec. Puis, évidemment, il y aura des amendements aussi... On a eu un petit briefing express, mais il y aura des amendements qui ont été déposés en lien avec le projet de loi 20, enfin, c'est trois articles qui se retrouvaient dans le projet de loi 20 qui vont se retrouver dans le projet de loi 22, entre autres, sur le bon fonctionnement du TAL...

Mme Nichols : ...le Tribunal administratif du logement. Donc, bien sûr qu'on n'a pas pu consulter ici, entre autres, sur ces sujets-là, mais on pourra peut-être se fier... bien, je vais pouvoir m'appuyer sur ma collègue des Mille-Îles, là, qui est certainement bien au courant du dossier. Mais on pourra en... en discuter, en discuter à savoir si... si c'est la bonne façon d'aller de l'avant avec... avec ces trois amendements-là.

Alors, Mme la Présidente, je ne prendrai pas plus de temps, comme disait le ministre, on va retrousser nos manches, puis on va aller de l'avant, puis débuter rapidement, là, article par article. Évidemment, je n'enlève pas le droit de parole à personne d'autre, mais ce que je veux dire, c'est qu'on... on est prêt, on est prêt, Mme la Présidente.

La Présidente (Mme Schmaltz) : ...bien compris, Mme la députée de Vaudreuil, je vais faire attention à l'avenir. Alors, je vais céder maintenant la parole au député d'Arthabaska pour les remarques... préliminaires aussi pour 20 minutes.

M. Boissonneault : Merci, Mme la Présidente. À mon tour, je tiens à remercier le ministre, le saluer aussi, saluer les collègues députés, les équipes qui ont travaillé sur l'élaboration du projet de loi. C'est un travail qui est apprécié. Puis je n'étais pas là pour l'adoption du principe, malheureusement, mais c'est un peu les mots que je voulais dire à ce moment-là, que je vais dire ce matin, à savoir que, pour ma formation politique, c'est... c'est un projet de loi qu'on accueille favorablement.

Les municipalités sont les gouvernements de proximité, on a beaucoup de discussions sur le terrain, à savoir qu'est-ce que ça implique de pouvoir répondre aux besoins des citoyens dans un contexte où les prix augmentent, où on a l'impression que le fardeau administratif augmente aussi, où des gens font un travail important, très proche des citoyens, mais n'ont souvent pas la marge de manœuvre pour faire ce travail-là, les mains attachées parfois dans... à certains égards.

Et c'est important de pouvoir leur donner un peu d'air, leur donner de l'oxygène, puis c'est ce que j'ai l'impression qu'on peut faire avec... avec le projet de loi n° 22. Donc, je salue vraiment l'initiative du ministre de... de travailler rondement, de bien travailler, je suis d'accord avec ma collègue, c'est quand même un projet de loi important. On veut bien faire les choses pour l'avenir, parce qu'on est en train de créer un précédent aussi, là. On est en train de donner des outils qui seront utilisés longtemps, donc on y croit, mais on veut bien faire le travail.

Moi, j'ai espoir, avec le projet de loi n° 22, qu'on soit en mesure de donner plus d'autonomie aux municipalités, qu'on réduise la bureaucratie, puis on accélère les projets. On réitère aussi notre confiance envers les élus municipaux, le travail des équipes municipales par un projet de loi comme celui-là, puis on soutient le développement des communautés.

Quand on parle, par exemple, de ce que le projet de loi peut nous offrir en termes d'autonomie financière pour les municipalités, on sait que les responsabilités augmentent, puis on a l'impression souvent que les moyens ne suivent pas pour les gouvernements municipaux. Encore une fois, des gouvernements de proximité, bien, il y a peut-être des façons, avec ce projet de loi là, c'est ce qu'on voit, où on pourrait faire en sorte que les municipalités aient davantage de latitude pour gérer leurs ressources, gérer leurs actifs et gérer leur territoire. Possibilité d'acquérir de certains immeubles abandonnés dont les taxes sont impayées depuis plusieurs années, nous, on accueille ça favorablement, la possibilité de disposer plus facilement de terrains de faible valeur qui compliquent la gestion municipale.

On donne aux municipalités davantage d'outils pour régler elles-mêmes des problèmes concrets sur leur territoire. Donc, pour nous, ça, c'est quelque chose de positif, de porteur et c'est pour ça que, sur cet aspect-là, on espère collaborer et travailler de façon proactive.

Ce qu'on constate aussi sur le terrain, c'est que la bureaucratie, puis le fardeau administratif est beaucoup trop important. J'ai rencontré des représentants de plusieurs municipalités, évidemment au niveau national, mais aussi dans ma circonscription, ma circonscription compte 16 municipalités dans Arthabaska et dans l'Érable.Beaucoup de discussions qui portent souvent sur le fardeau administratif et... et ce qu'on me dit, c'est que fut une certaine époque, il y a peut-être 15 ans, où il était possible de gérer ce fardeau-là avec une personne dans une municipalité. Aujourd'hui, ils sont trois, puis ils n'y arrivent pas, parfois dans des villages, dans des villes qui ont beaucoup moins de moyens que d'autres.

Donc, encore une fois, dans le projet de loi, je vois la possibilité d'alléger les procédures, de faciliter la tâche des autorités municipales, mettre fin à certaines approbations ministérielles lorsque les projets sont entièrement financés par des subventions gouvernementales, c'est positif. Simplifier des obligations administratives quand le financement est déjà garanti. Arrêter de faire perdre des mois aux municipalités pour des processus administratifs qui... qui n'ont aucune valeur ajoutée. Nous, c'est ce qu'on... on accueille ça favorablement.

L'Union des municipalités, quand même, dans un rapport, avait rappelé qu'au cours des... L'augmentation des exigences gouvernementales, au cours des 10 dernières années, avait entraîné des coûts supplémentaires estimés entre 900 millions et 1 500 000 000 millions de dollars. Donc, il y a des ressources qui sont investies là-dedans et on y perd collectivement. J'ai l'impression que, là, on a une belle opportunité de changer ça, avec le projet de loi n° 22.

On dit que c'est une augmentation totale des coûts pour la... l'administration, qui est de 28 % à 40 % au cours des dernières années. C'est considérable. Ce que j'ai l'impression qu'on peut faire aussi avec le projet de loi, et ce pourquoi, encore une fois...

M. Boissonneault : …on veut travailler de façon proactive, consciencieuse, mais proactive pour son adoption. C'est qu'on témoigne de notre confiance envers les élus municipaux. Pour le Parti québécois, c'est important de pouvoir s'en remettre à ce qu'on fait proche du terrain, donc rapprocher les décisions du terrain, c'est un peu dans notre ADN. La décentralisation, c'est un principe qu'on porte depuis des années, c'est le même depuis le début de notre… de l'histoire de notre formation politique, d'ailleurs, on porte, nous, un grand projet de décentralisation, je n'ai pas besoin de dire lequel. Et ce qu'on retrouve dans ce projet de loi là, c'est cet élément de confiance, et on voit ça favorablement avec cette idée qu'on pourrait harmoniser les pouvoirs des directeurs généraux, offrir une plus grande souplesse dans la gestion interne des municipalités, offrir une plus grande flexibilité dans la planification financière et budgétaire. Les municipalités ont développé une expertise importante, ils connaissent leur terrain, ils connaissent leurs enjeux, il faut pouvoir leur faire confiance. Puis j'ai l'impression qu'encore une fois, collectivement, on y gagne si on est en mesure de faire ça.

Encore une fois, dans des rencontres que j'ai eues avec des élus municipaux, on parle de problèmes sur le terrain. La construction d'un garage municipal qu'on dit dans une zone inondable, les gens sur le terrain sont… souhaiteraient aller de l'avant avec un projet, celui-là, en disant : On n'a jamais vu d'inondation dans ce secteur-là depuis que la municipalité existe, pratiquement. Et là, bien, il y a des fonctionnaires à Québec qui vont leur dire : Vous pouvez faire ça, ou non, pour des projets qui sont importants pour la municipalité. Les gens qui sont proches du terrain savent davantage ce qui est bon pour leurs citoyens que des fonctionnaires à Québec. Je pense qu'en général on est d'accord là-dessus. Oui, il doit y avoir une reddition de comptes. Oui, on doit travailler de façon… de collaborer aussi avec l'expertise qu'on a à l'échelle du Québec, mais c'est important de faire confiance aux gens sur le terrain, qui connaissent bien les enjeux aussi, qui les touchent, et il faut leur faire confiance. Donc, je vois ça dans le projet de loi. Encore une fois, je trouve ça… je trouve que c'est de bonne augure.

On a la possibilité aussi de remettre des outils supplémentaires aux OBNL, la possibilité de soutenir certains projets communautaires, l'aspect communautaire qu'on retrouve dans le projet de loi est important. Ça aussi, c'est un élément de confiance. Travailler avec les gens qui sont proches du terrain, qui sont proches des citoyens. Encore une fois, on parle d'un gouvernement de proximité et il faut reconnaître ce mandat des municipalités. Le travail des… des organismes communautaires est important à ce niveau-là, donc, je pense que ça va de pair aussi avec l'allègement qu'on peut offrir, la marge de manœuvre qu'on peut offrir aux différentes municipalités.

Ce qui veut dire que, bon, déjà des amendements ont été apportés au projet de loi n° 22. Il y a… je comprends que le ministre a écouté le témoignage des experts en consultation. Je le remercie pour… d'être proactif à ce niveau-là, puis de déjà aligner des choses, puis de s'adapter aussi à ce qui a été entendu lors des consultations. Je pense que ça aussi, c'est de bonne augure, notamment quand on pense à permettre aux régimes intermunicipales de publier sur Internet la liste des biens aliénés au même titre que les municipalités et les MRC, abroger l'article 245.1, porter à 15 % un seuil applicable à la cause de renflouement, à la clause, dis-je, de renflouement. C'est bon. C'est une bonne idée. Puis c'est bien qu'on puisse s'adapter aussi au regard de ce qui a été dit, ce qui a été entendu. Puis je trouve ça d'autant plus intéressant parce que je pense que cette écoute-là va servir aussi à l'adoption le plus rapidement possible d'un projet de loi comme celui-là.

Et ce que je veux dire, c'est qu'on aura aussi des propositions à faire. Et je comprends que le gouvernement est quand même ouvert à les entendre, puis peut-être adapter, revoir certaines positions au regard de ce qu'on aura à présenter. Donc, comme je le disais, nous, on est favorable au principe, on est favorable à l'idée qui est portée par le projet de loi, mais évidemment on va être intéressés d'avoir des précisions sur certains éléments. On va travailler de façon constructive, mais de façon rigoureuse aussi, il n'est pas question de bâcler. Donc, on veut examiner les impacts de certaines mesures sur la transparence, on veut évaluer les conséquences aussi de certains nouveaux pouvoirs, les commentaires des représentants municipaux, des acteurs concernés en consultation, ont été entendus, donc, on va voir le suivi que ça implique. La commission parlementaire aussi aura l'occasion de bonifier le projet de loi, s'assurer qu'on répond vraiment aux besoins du terrain. Nous, on écoute constamment. Il y a des gens qui viennent nous voir, qui nous parlent, des municipalités qui nous interpellent pour nous dire : Projet de loi 22, il y a ça, ça ça aussi que vous devez garder en tête, et on se nourrit beaucoup, on s'inspire beaucoup de ces discussions-là, évidemment, on va les porter aussi dans le cadre de l'étude du projet de loi.

• (12 h 20) •

Déjà, on pense à certains amendements possibles ou de quelle façon qu'on pourrait peut-être bonifier le projet de loi. Je pense, entre autres, au fait d'élargir les pouvoirs des municipalités en matière de zonage incitatif. On a entendu ça sur le terrain, pour permettre la perception d'une contrepartie financière pour la réalisation d'aménagements et d'équipements d'intérêt public, permettre aux promoteurs de travailler avec la ville, leur donner une marge de manœuvre pour qu'il y ait des incitatifs pour peut-être offrir lorsqu'on parle de construction de logements, logements abordables, un parc, un service à la.

M. Boissonneault : ...population, encore une fois, dans cette idée, donner encore plus de marge de manœuvre aux municipalités. On veut maximiser les retombées du zonage incitatif pour l'aménagement des communautés... de communautés conviviales.

Donc, c'est important pour nous. On veut aussi réfléchir à la possibilité de permettre à d'autres grandes villes, autres que Québec et Montréal, par exemple, d'investir une partie de leurs fonds excédentaires en bourse. Je pense qu'on peut se poser la question. Je pense qu'on peut faire un pas de plus. Il y a des villes qui ne sont peut-être pas ces grands centres urbains dont on... qui canalisent beaucoup l'attention au Québec. Mais, je pense, à une ville comme Victoriaville, dans ma circonscription, il y en a d'autres, Sherbrooke, Gatineau, où on peut peut-être leur donner une marge de manœuvre pour l'investissement de leurs fonds excédentaires en bourse puis peut-être réaliser aussi certains profits au bénéfice des citoyens, des résidents. Je pense que c'est une question qu'on peut se poser. Et nous, on croit qu'il y aurait peut-être un pas de plus à faire dans cette direction-là. On aimerait réfléchir aussi à l'encadrement légal des ombudsmen municipaux pour peut-être intégrer les meilleures pratiques éthiques et de gouvernance. Est-ce qu'il y a lieu d'intervenir à ce niveau-là? Je pense que c'est une question qu'on peut se poser puis on aura des propositions à faire à ce niveau-là durant le... dans le cadre du projet de loi qu'on se propose d'étudier.

Donc, je ne veux pas prendre plus de temps. Je réaffirme, encore une fois, l'appui de ma formation politique et de moi-même au travail qu'on est en train de faire, puis au projet que porte le projet de loi 22 qu'on est... qu'on est sur le point... dont on est sur le point de commencer l'étude détaillée. Je pense que c'est un projet de loi qui va dans la bonne direction. Je pense que c'est une lueur d'espoir pour plusieurs municipalités qui ont vu, au fil des années, une grande lourdeur administrative, qui n'est pas allée en s'améliorant, mais, souvent, même en s'empirant... en empirant, parce que, souvent, ce n'est pas pour des mauvaises intentions. Je pense que les gens... je ne présume pas de mauvaise foi de qui que ce soit, je pense que les gens veulent bien faire, mais au fil des années, on ajoute un programme, on ajoute une règle, on ajoute une norme, puis là tout ça s'empile, puis on se réveille après 15 ans, puis on a l'impression d'avoir les deux mains attachées ou d'avoir besoin de tout un personnel administratif pour faire avancer des projets qui seraient peut être très simples si on faisait confiance aux élus municipaux puis aux paliers du gouvernement municipal, qui est notre gouvernement de proximité.

Donc, pour nous, c'est un projet de loi qui porte cette idée d'une décentralisation puis d'un élément de confiance pour les municipalités, pour les élus municipaux, pour le travail qui se fait proche du terrain, et ça, c'est de bon augure. Donc, on est... on est, comme je le dis, favorable au projet de loi. On va travailler de la façon la plus constructive possible, la façon la plus diligente aussi, mais on ne tournera pas les coins ronds. Mais je veux que le ministre, et l'équipe gouvernementale, et mes collègues aussi sachent qu'on veut être...constructifs là-dedans puis pouvoir adopter ce projet-là le plus rapidement possible, parce que j'ai l'impression que vraiment les gens pourraient en bénéficier sur le terrain. Puis on est là pour le bien commun, tout le monde. Et c'est dans cette optique-là qu'on va se lancer dans les travaux de la commission. Merci beaucoup, Mme la Présidente.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Merci, M. le député d'Arthabaska. Alors, nous en sommes...

M. Poulin : Mme la Présidente, est-ce que je peux vous demander de suspendre, s'il vous plaît?

La Présidente (Mme Schmaltz) : Oui, on va suspendre quelques instants.

(Suspension de la séance à 12 h 25)

(Reprise à 12 h 28)

La Présidente (Mme Schmaltz) : Parfait. Alors nous sommes de retour. J'ai oublié de demander, désolée, est-ce qu'il y avait d'autres membres qui souhaitaient faire des remarques préliminaires? J'allais un peu rapidement. Non? Ça va? C'est bien.

Alors donc, nous en sommes maintenant rendus aux motions préliminaires. Est-ce qu'un membre souhaite intervenir? Non? Parfait. Alors nous allons débuter donc l'étude article par article. Donc la Comission est maintenant prête à procéder l'étude détaillée du projet de loi. Est-ce qu'il y a consentement pour étudier les articles du projet de loi selon le plan de travail remis... transmis par le ministre?

Des voix : Consentement.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Oui? Ça va? Parfait. Alors, M. le ministre, je vous prie donc de faire la lecture de l'article 17 dans le premier bloc, soit pouvoirs d'intervention.

M. Poulin : Merci beaucoup, Mme la Présidente.

L'article 29 de cette loi est remplacé par les suivants :

«29. Sauf disposition contraire, il est interdit à une municipalité :

«1° d'acquérir ou de construire un bien principalement aux fins de le louer;

«2° d'aliéner un bien à titre gratuit.

«Malgré le premier alinéa, toute municipalité peut acquérir ou construire un immeuble aux fins de le louer, aux conditions de location qu'elle détermine :

«1° à un organisme public au sens de la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels (chapitre A-2.1);

«2° à un organisme à but non lucratif;

«3° à un centre de la petite enfance ou à une garderie, au sens de la Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance (chapitre S-4.1.1), aux fins d'y installer ce centre ou cette garderie.

«De même, toute municipalité peut aliéner, à titre gratuit ou aux conditions qu'elle détermine, tout immeuble au profit d'une personne visée au deuxième alinéa.»

Je... Est-ce que je lis 29.0.1, puisqu'il est relié à l'article 17? Oui? C'est bon. Parfait.

«29.0.1. La municipalité doit publier, sur son site Internet ou sur tout autre site Internet qu'elle désigne par résolution, une liste des biens suivants : «1° tout immeuble qui a été aliéné ou loué en vertu de l'article 29;

«2° tout bien, autre qu'un immeuble visé au paragraphe 1°, d'une valeur supérieure à 50 000 $ qui a été aliéné autrement que par enchère ou soumission publique.

«À l'égard de chaque bien, à l'exception de tout immeuble destiné à des personnes ayant besoin de protection, la liste doit contenir une description de ce bien, le loyer ou le prix de l'aliénation ou l'identité du locataire ou de l'acquéreur. Elle doit être mise à jour au moins deux fois par année.»

Commentaire général, oui : L'article 17 du projet de loi remplacerait... remplacerait l'article 29 de la Loi sur les cités et villes et introduirait dans cette nouvelle loi, dans cette loi, un nouvel article 29.0.1.

L'article 29 proposé prévoirait les règles applicables à l'aliénation et à la location des biens municipaux et leurs exceptions, en remplacement dans des paragraphes 1.0.1 et 1.0.2 de l'article 28 et de l'article 29 actuels de la Loi sur les cités et villes.

L'interdiction d'acquérir ou de construire un bien principalement aux fins de le louer et l'interdiction d'aliéner un bien à titre gratuit seraient reprises dans le nouvel article. Dans ce dernier cas, la règle actuelle, qui prévoit que toute aliénation doit se faire à titre onéreux, serait reformulée.

Les exceptions à ces règles, prévues à l'article 29 actuel, seraient élargies pour inclure à tout organisme public au sens de la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels et tout organisme à but non lucratif.

Et le commentaire sur le nouvel article 29.0.1 : L'article 29.0.1 proposé prévoirait les règles de publication d'une liste comprenant les biens municipaux aliénés ou loués en vertu de l'article 29 proposé par le présent article et de tout bien aliéné autrement que par enchère ou soumission publique d'une valeur de plus de 50 000 $, en remplacement des règles actuelles prévues au paragraphe 1.0.1 de l'article 28 et au deuxième alinéa de l'article 29 de la Loi sur les cités et villes.

• (12 h 30) •

L'obligation actuelle de publier un avis serait remplacée par... par l'obligation de publier une liste des biens visés et la liste devrait être...


 
 

12 h 30 (version non révisée)

M. Poulin : ...mise à jour au moins deux fois par année plutôt que mensuellement. Également, la valeur des biens visés passerait de 10 000 à 50 000 $. Alors, Mme la Présidente, en d'autres mots, parce que nous sommes cette fois-ci dans l'agilité que nous pouvons permettre aux municipalités, l'objectif est de permettre aux organismes municipaux d'acquérir, de construire ou d'aménager un immeuble dans le but principal de le louer à des organismes publics ou à des OBNL. Exactement ce que le député d'Arthabaska nous parlait tout à l'heure dans les plus petites municipalités où, des fois, on a un bâtiment, on aimerait bien le donner aux fermières, on aimerait bien le donner aux Filles d'Isabelle et à d'autres, mais il y a des difficultés à ce niveau-là.

Puis on a des OBNL, parfois, qui sont à la recherche, et modifier l'obligation de publication mensuelle de l'avis portant sur le gain supérieur à 10 000 et de modifier l'obligation de l'avis relatif à l'acte de cession ou de conclusion d'un bail avec certains organismes. Alors, c'est l'esprit, si on veut, qui est derrière ça, et on pourra venir un peu plus tard, là, mais ça allège la charge des municipalités à ce niveau-là.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Oui. Mon Dieu, je suis en train de lire l'article, moi aussi. Alors, est-ce qu'il y a des interventions? Oui, Mme la députée de Vaudreuil.

Mme Nichols : Merci, Mme la Présidente. Là, je comprends, là, dans le fond, qu'on... c'est dans la Loi sur les cités et villes, là, ça fait qu'on remplace complètement l'article 29, puis on vient faire un nouvel article 29.0.1. On avait... On a reçu... Entre autres, dans les mémoires, il y a la COMAQ. Il y a... On a eu deux mémoires où il y avait des références à cet article-là. Dans le mémoire de la COMAQ, bien sûr, il était d'accord avec l'élargissement des pouvoirs, là, de location des municipalités comme prévu... comme vous venez de lire, là, M. le ministre.

Toutefois, il disait que, pour éviter des interprétations restrictives qui pourraient limiter la portée utile de cette mesure-là, il recommandait, entre autres, que les CPE et les garderies soient explicitement visés pour l'installation initiale, mais également pour l'agrandissement, la relocalisation de leurs locaux. Donc, il donne, entre autres, comme argument que la réalité opérationnelle des organismes demande une flexibilité puis que la formulation, tel qu'indiqué dans le 29.0.1, ne garantit pas, justement, cette flexibilité-là. Donc, je me demandais...

M. Poulin : Bien, la députée de Vaudreuil amène effectivement un point intéressant. Nous avons repris tout simplement le libellé dans la Loi sur les cités et villes qui existait, dans lequel déjà les CPE peuvent avoir cette possibilité-là. Donc... Puis là vous êtes avocate, donc vous avez probablement une opinion très claire sur est-ce que, des fois, on doit être trop précis, pas assez précis, des fois moins, des fois un équilibre. Qu'est-ce que le législateur veut ou pas? L'idée que nous avions, c'est tenter de reprendre le libellé initial de la Loi des cités et villes et simplement de l'élargir à d'autres possibilités, tout en prenant en compte... Parce que j'ai fait un cas de figure, parce que c'est le cas dans nos plus petites municipalités, avec certains OBNL qui sont à la recherche de locaux, donc, nos clubs sociaux, par exemple. Mais effectivement, ça peut aussi s'appliquer aux CPE. Les CPE ne sont pas exclus de cette formule-là.

Mme Nichols : Donc, dans le fond, ce que je comprends, ce que... ce que vous me dites, c'est que vous ne voulez pas commencer à faire une énumération parce que ce serait trop restrictif.

M. Poulin : Il pourrait y avoir l'enjeu restrictif et l'enjeu... Il y a dans certaines municipalités où on ne retrouve pas de CPE. Donc, dire : Ah, bien, moi, tous les autres organismes, c'est juste les CPE, tout ça est dans l'interprétation que nous pouvons y avoir. Donc, nous croyons qu'en reprenant le libellé initial, on est un peu plus large, effectivement.

Puis on en voit, hein, présentement, des CPE, parce qu'on a mis une nouvelle formule où on a des CPE qui peuvent être dans des bâtiments municipaux. On appelle ça des regroupements. On prend deux milieux familials, on les regroupe ensemble, la municipalité aménage un local. Ils le font déjà, donc c'est déjà permis, d'une certaine façon.

Mme Nichols : Donc, je comprends que votre réponse à la COMAQ, c'est que c'est déjà... Ce n'est pas problématique, là, la formulation, telle quelle, que c'est déjà inclus.

M. Poulin : Non, puis la sous-ministre me mentionne que ça inclut de l'agrandir également, parce que le bâtiment reste une propriété municipale agrandie ou non, d'une certaine façon.

Mme Nichols : Oui, parce qu'il y avait cet enjeu-là aussi, là. Il y avait l'agrandissement puis la relocalisation de leurs locaux, entre autres. Donc, tant l'agrandissement que la relocalisation, c'était inclus aussi dans le 29.0.1.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Autres... Oui, vous continuez?

Mme Nichols : Oui, bien, à moins qu'il y ait quelqu'un d'autre qui veut intervenir...

La Présidente (Mme Schmaltz) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions, ou sinon je peux... Allez-y.

Mme Nichols : Oui, merci. On va apprendre à se connaître, Mme la Présidente. J'ai toujours quelque chose à dire. Il y avait aussi, dans les... dans les différents... dans les différents mémoires, là, il y avait l'Association des directeurs municipaux du Québec qui avait... qui avait...

Mme Nichols : …proposé que... bien, en fait, ils demandaient de préciser clairement qu'une municipalité peut construire ou aménager un bien ou un immeuble en vue de l'aliéner à titre gratuit, lorsqu'il s'agit d'un projet d'intérêt public réalisé au bénéfice de l'organisme, et qu'à cet effet-là...

M. Poulin : C'est une autonomie municipale, c'est une certaine autonomie municipale à ce niveau-là.

Mme Nichols : Il fallait que ça soit un organisme admissible là mais…

M. Poulin : Oui.

Mme Nichols : Mais, dans le fond, je…

Une voix :

M. Poulin : C'est ça, la municipalité a déjà la compétence pour pouvoir l'aliéner. Donc, à ce niveau-là, c'est déjà permis.

Mais vous, votre question, c'est sur la liste des… encore des organismes éventuellement admissibles à ce genre de droit là, ce genre de possibilité là?

Mme Nichols : Oui, mais, en fait, dans le fond, eux autres, ils demandaient de modifier l'article pour que la disposition corresponde, entre autres, au code municipal, parce que, là, on est dans la Loi sur les cités et villes, mais eux, ils demandaient que ce soit, que le…

M. Poulin : Après... Après, je pense, on fait le code, je pense, c'est le futur article qui est la modification au code municipal. Donc, on...

Mme Nichols : Le 34, qui va être… qui va être le miroir au niveau du code municipal.

M. Poulin : C'est ça. Donc, on va venir le changer également.

Mme Nichols : Ça fait qu'on va pouvoir répondre… on va pouvoir répondre à l'association des directeurs municipaux du Québec avec... Oui, parce que la… oui, parce que l'ADMQ, c'est... je pense, c'est les 10 000... les municipalités de 10 000 et moins, là. Donc, ça explique…

M. Poulin : Et moins. Comparativement aux directeurs généraux, qui sont plus élevés, oui.

Mme Nichols : Très bien. Moi, je n'avais pas d'autres questions sur l'article 17.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Pas d'autres questions? Parfait. Est-ce qu'on a d'autres interventions sur l'article 17? Non? Alors, si on n'a pas d'autres interventions, est-ce que l'article 17 est adopté?

Des voix : Adopté.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Parfait. C'est bien. D'accord. Alors, nous allons maintenant... Oui?

Une voix :

La Présidente (Mme Schmaltz) : C'est 34? OK. Parfait. Alors…

Une voix :

La Présidente (Mme Schmaltz) : Oui. Oui, l'article 34.

M. Poulin : On est miroir au code municipal, exactement ce que nous venons… nous venons de discuter. Alors :

34. L'article 7 de ce code est remplacé par les suivants :

«7. Sauf disposition contraire, il est interdit à une municipalité :

«1° d'acquérir ou de construire un bien principalement aux fins de le louer;

«2° d'aliéner un bien à titre gratuit.

«Malgré le premier alinéa, toute municipalité peut acquérir ou construire un immeuble aux fins de le louer, aux conditions de location qu'elle détermine :

«1° à un organisme public au sens de la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels (chapitre A-2.1);

«2° à un organisme à but non lucratif;

«3° à un centre de la petite enfance ou à une garderie, au sens de la Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance (chapitre S-4.1.1), aux fins d'y  installer ce centre ou cette garderie.

«De même, toute municipalité peut aliéner, à titre gratuit ou aux conditions qu'elle détermine, tout immeuble au profit d'une personne visée au deuxième alinéa.

«7.1. La municipalité doit publier, sur son site Internet ou sur tout autre site Internet qu'elle désigne par résolution, une liste des biens suivants :

«1° tout immeuble qui a été aliéné ou loué en vertu de l'article 7;

«2° tout bien, autre qu'un immeuble visé au paragraphe 1°, d'une valeur supérieure à 50 000 $ qui a été aliéné autrement que par enchère ou soumission publique.

«À l'égard de chaque bien, à l'exception de tout immeuble destiné à des personnes ayant besoin de protection, la liste doit contenir une description de ce bien, le loyer ou le prix — toujours de la misère — de l'aliénation — l'aliénation, oui — et l'identité du locataire ou de l'acquéreur. Elle doit être mise à jour au moins deux fois par année.»

Alors, Mme la Présidente, nous venons le faire dans le code municipal à ce niveau-là.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Parfait. Merci à M. le ministre. Avons-nous des interventions sur l'article 34? Non? Non, on n'a pas d'intervention? D'accord. Parfait. Alors, est-ce que l'article 34 est adopté?

Des voix : Adopté.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Vous êtes vraiment en forme.

M. Poulin : Oui.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Parfait. Alors, M. le ministre, nous allons passer maintenant à l'article 16.

M. Poulin : Oui.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Merci d'en faire la lecture, s'il vous plaît.

M. Poulin : Absolument. Alors :

16. L'article 28 de la Loi sur les cités civiles (chapitre C-19) est modifié par la suppression des paragraphes 1.0.1 et 1.0.2.

Commentaire : L'article 16 du projet de loi, modifierait l'article 28 de la Loi sur les cités et villes afin d'y supprimer les règles relatives à l'aliénation et à la location des biens municipaux. Ces règles seraient dorénavant regroupées au sein du nouvel article 29 de la Loi sur les cités civiles, proposées par l'article 17 du projet de loi.

Nous sommes dans la concordance de ce que nous venons de voter, Mme la Présidente.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Merci. Est-ce qu'on a des interventions sur l'article 16?

Mme Nichols : Je m'excuse, j'ai juste manqué la dernière partie. Donc, je comprends que c'était de la concordance avec les articles… les articles précédents.

M. Poulin : Oui, parce ce que, vu que nous venons le remplacer, nous devons le supprimer à un autre endroit. C'est bien... c'est bien ma compréhension? Oui.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Parfait. Pas d'intervention?

Une voix : Oui.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Oui, Mme la députée de Mille-Îles.

• (12 h 40) •

Mme Dufour : Oui. Merci. Est-ce que… Est-ce que ça veut dire que c'était distinct de l'article 29, ce qu'on retrouve au 28...

Mme Dufour : ...actuellement, ce qui était là avant, là, ce qu'on biffe, parce que... parce que ce n'était pas en concordance avant? Est-ce que... On change le 29, mais là on enlève complètement la disposition, dans le fond, dans le 28?

M. Poulin : En fait, les deux n'étaient pas ensemble, mais, puisque nous venons créer le nouvel article, nous venons supprimer deux... deux alinéas de l'article 28.

Mme Dufour : Oui, mais ces deux alinéas-là, c'était quoi, leur lien avec l'article 29 précédent? Parce que c'est semblable, là, on parlait de dispositions de biens, et tout ça, c'est «sauf disposition contraire, il est interdit à toute municipalité d'acquérir ou de construire un bien, principalement aux fins de le louer», ça, c'était aussi dans l'article 29, donc, qui...

M. Poulin : C'est que nous les avons regroupés maintenant. Donc, c'est pour cette raison-là qu'il se retrouve maintenant dans le nouvel article. Puis vous, votre interrogation, c'est sur...

Mme Dufour : Bien, c'est parce que j'ai l'impression qu'il y avait peut-être une redondance avant et qu'on vient de simplifier, mais je veux juste le valider.

M. Poulin : C'est ça, il y a un aspect de regrouper pour qu'effectivement ce soit plus clair et plus facile...

Mme Dufour : Plus simple.

M. Poulin : ...dans la Loi sur les cités et villes. Oui, effectivement.

Mme Dufour : C'est bon.

M. Poulin : Tant qu'à le réécrire.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Parfait. D'autres interventions à l'article 16? Non. Parfait. Alors, est-ce que l'article 16 est adopté?

Des voix : Adopté.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Merci. Alors, nous allons maintenant procéder, donc, à la lecture de l'article 32.

M. Poulin : 32. L'article 6.1 du Code municipal du Québec (chapitre C-27.1) est abrogé.

Article 32. L'article 32 du projet de loi apportera au Code municipal du Québec une modification équivalente à celle qui sera apportée à la Loi sur les cités et villes par l'article 16 du projet de loi.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Merci. Des interventions à l'article 32? Non, pas d'intervention. Non. Parfait. Alors, est-ce que l'article 32 est adopté?

Des voix : Adopté.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Merci. Article 33. M. le ministre.

M. Poulin : L'article, donc :

33. L'article 6.3 de ce code est abrogé.

L'article 33 du projet Loi apporterait au Code municipal du Québec une modification équivalente à celle qui sera apportée à la Loi sur les cités civiles par l'article 16 du projet de loi.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Merci. Des interventions à l'article 33? Mme la députée de Vaudreuil.

Mme Nichols : Oui, mais, en fait, c'est parce que là je comprends, là, qu'on fait... l'effet miroir, là, où on fait la même chose à la Loi sur les cités et villes, qu'on l'apporte au code. Mais pourquoi on le fait dans deux articles, dans le code municipal?

M. Poulin : Bien, ils se retrouvent maintenant à l'article 7. Puis, puisqu'on doit modifier la Loi sur les cités et villes et la Loi sur le Code municipal, c'est ce qui explique qu'on doit le faire de deux... par deux fois, on ne s'adresse pas aux mêmes lois, j'imagine.

Une voix : ...

M. Poulin : C'est ça, 28 était dans deux paragraphes, celui-là, c'était différent. L'autre, c'était dans deux articles, Code municipal dans deux articles; l'autre, c'était deux alinéas dans le même. Donc, c'est pour ça qu'on ne peut pas faire le même amendement pour les deux.

Mme Nichols : Donc, c'est deux articles au Code municipal.

M. Poulin : Celui-là, c'est deux articles au Code municipal, oui, alors que l'autre, c'est deux alinéas au même article.

Mme Nichols : Mais le contenu, le contenu, c'est exactement la même chose.

M. Poulin : Oui, le contenu, oui, puis il se retrouve à l'article 7, effectivement, que nous allons...

Mme Nichols : Très bien.

La Présidente (Mme Schmaltz) : D'autres interventions à l'article 33? Non. Parfait. Alors, est-ce que l'article 33 est adopté?

Des voix : Adopté.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Merci. M. le ministre, l'article 18, s'il vous plaît.

M. Poulin : 18. L'article 29.4 de cette loi est modifié par la suppression du deuxième alinéa.

L'article 18. L'article 18 du projet de loi modifierait l'article 29.4 de la Loi sur les cités et villes, en concordance avec la modification proposée par l'article 17 du projet de loi.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Merci. Est-ce qu'on a des interventions, des interventions à l'article 18? Oui, Mme la députée des Mille-Îles.

Mme Dufour : Oui, c'est un peu le même commentaire que précédemment. Ça ressemble beaucoup à ce qu'il y avait à l'article 29, donc là, je comprends que...C'est quoi, on l'a regroupé, on l'a simplifié dans l'article 29? Mais est-ce que ce n'était pas redondant avant? C'est un peu la même question là.

M. Poulin : Redondant ou... une nouvelle simplification.

(Consultation)

M. Poulin : C'est ça. Ça ne se retrouvait pas dans l'ancien article, ça se retrouve maintenant dans le nouvel, donc, par concordance, on vient toucher au 29.4.

Mme Dufour : Mais...

M. Poulin : Je peux laisser la parole au juriste aussi, Mme la Présidente, ça va être plus simple.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Est-ce qu'on a consentement pour... Oui, juste vous présenter, s'il vous plaît.

M. Normand (Étienne) : Merci, Mme la Présidente. Étienne Normand, avocat pour le ministère de la Justice.

Alors, en fait, 29, l'ancien article 29 ne prévoyait pas de possibilité d'aliéner un bien à un OBNL, ce qui était, par contre, prévu à l'ancien article 29.4, au deuxième alinéa...

M. Normand (Étienne) : …de façon peut-être un peu plus limité que ce qu'on prévoit dans le nouvel article 29, c'est-à-dire qu'à l'article 29.4, la municipalité devait posséder ou acquérir l'immeuble à des fins de réserves foncières, qui est une compétence municipale en soi, et une fois que l'immeuble se trouvait dans sa réserve foncière, elle pouvait ensuite l'aliéner à titre gratuit à toute une panoplie de personnes qui sont par ailleurs… qui se retrouvent par ailleurs au nouvel article 29 et ainsi qu'à un OBNL, et là, on est venu avec le nouvel article 29 élargir la possibilité de… d'aliéner des biens à titre gratuit, par exemple à un OBNL.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Allez-y, madame.

Mme Dufour : Les offices d'habitation, donc, maintenant, sont inclus dans l'article nouveau, l'article… le nouvel article 29, là, c'est…

M. Normand (Étienne) : C'est ça, ce sont des organismes publics.

Mme Dufour : ...mais là, excusez, je n'ai peut-être pas allumé avant, mais organisme public au sens de la Loi sur l'accès aux documents, c'est très, très large comparé à ce qu'il y avait avant.

M. Normand (Étienne) : C'est très large, en effet.

Mme Dufour : Ça peut être même la SQDC, là.

M. Normand (Étienne) : Je pense que oui.

Mme Dufour : OK.

M. Normand (Étienne) : Si vous allez voir la définition dans la loi sur l'accès… sur l'accès, je ne la connais pas par cœur, mais c'est effectivement très large. On parle de tout.

M. Poulin : …l'accessibilité, Mme la députée.

Mme Dufour : : Oui, mais ce qu'on ne veut pas, c'est que le gouvernement, après ça, dise qu'il doit céder les terrains pour les SQDC ou les SAQ, comme il l'a fait pour les terrains des écoles.

M. Poulin : Parce que c'est un lieu qui est un bâtiment municipal qui appartient aux municipalités dans ce cas-ci. C'est ce que nous votons. Donc c'est la municipalité elle-même qui est autonome dans son choix à qui elle le fait et à qui elle ne le fait pas. Il a l'autonomie municipale de choisir à quel organisme, puis il y a tellement de cas de figure dans les municipalités…

Mme Dufour : Sauf pour les terains des écoles.

M. Poulin : …je n'irai pas là, ce n'est pas l'objet de notre discussion, mais il y a tellement de cas de figure dans les municipalités, donc, on souhaite que ce soit le plus large possible.

Mme Dufour : OK. C'est bon.

La Présidente (Mme Schmaltz) : …d'autres interventions pour l'article 18? Non? Parfait. Alors, est-ce que l'article 18 est adopté?

Des voix : Adopté.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Merci. Alors, nous allons passer donc maintenant à la lecture de l'article 35. Je vais remettre mes lunettes, je pense.

M. Poulin : L'article 14.2 de ce code est modifié par la suppression du deuxième alinéa.

Commentaire. L'article 35 du projet de loi apporterait au Code municipal du Québec une modification équivalente à celle qui serait apportée à la Loi sur les cités et villes par l'article 18 du projet de loi.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Merci. Avons-nous des interventions à l'article 35? Vous voulez… Vous voulez intervenir, Mme la députée? Allez-y.

Mme Nichols : Oui, Mme la Présidente. Dans le fond, ce qu'on comprend, c'est que c'est la même chose, là, ça se trouve à être de la concordance... bien, pas de la concordance, mais avec le Code municipal. C'est un copié-collé du Code municipal.

M. Poulin : Oui. Effect miroir, comme vous avez dit tantôt.

Mme Nichols : Effet miroir dans le…

La Présidente (Mme Schmaltz) : D'autres interventions? Non? Parfait. Alors est-ce que l'article 35 est adopté?

Des voix : Adopté.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Merci. Alors, nous allons maintenant, M. le ministre, faire la lecture de l'article 3.

M. Poulin : Oui.

3. L'article 145.41.5 de cette loi est modifié par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de… de «à l'article 29 ou 29.4» par «au deuxième alinéa de l'article 29».

Commentaire. L'article 3 du projet de loi modifierait l'article 145.41.5 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, en concordance avec les modifications proposées par les articles 17 et 18 du projet de loi.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Merci. Avons-nous des interventions à l'article 3? Mme la députée de Vaudreuil.

Mme Nichols : Oui. Oui, oui. Merci, Mme la Présidente. C'est en lien avec la Loi sur l'aménagement, la… la LAU. Puis on dirait que c'est… ce que je comprends, là, c'est que c'est en concordance avec les articles 17 et 18, donc, il n'y a pas de… il n'y a pas… moi, je pensais qu'il y avait une nouvelle introduction.

M. Poulin : Non, on est vraiment… vu qu'effectivement c'est dans la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, vu que maintenant les articles 29 et 29.4 sont maintenant au deuxième alinéa de l'article 29, c'est pour avoir un… le référant aux nouveaux articles. Donc, pour que la LAU se base sur les nouvelles articles que nous venons de voter.

Mme Nichols : Dans le fond, c'est une référence à l'article… c'est ça, on retourne, dans le fond, à l'article 29, au deuxième alinéa, c'est là qu'on…

M. Poulin : C'est ça, vu que 17 venait toucher à 29, on fait référence à 29.

Mme Nichols : OK.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Mme la députée de Mille-Îles.

Mme Dufour : Oui, merci. Juste pour… bien, parce que j'ai toujours de la difficulté avec alinéa, là, au deuxième alinéa de l'article 29, ça correspond à quelle partie exactement de l'article 29, le deuxième alinéa?

M. Poulin : De ce que j'en comprends, c'est dans le nouvel article 29, au deuxième alinéa...

Mme Dufour : C'est quoi, le deuxième alinéa? C'est ça, ma question.

M. Poulin : ...qui est celui de la…

• (12 h 50) •

Mme Dufour : Si vous pouvez me le lire.

M. Poulin : «Malgré le premier alinéa...» Attendez, je vais l'avoir ici. Alors, dans le…

M. Poulin : ...29, il y a : «Malgré le premier alinéa, toute municipalité peut acquérir ou construire un immeuble aux fins de le louer, aux conditions de location qu'elle détermine.» Et ensuite vous avez...

Mme Dufour : Puis là, c'est le 1 et le 2, là, qui suit.

M. Poulin : 1, 2, oui. 1, 2.

Mme Dufour : OK. Ça fait que c'est... c'est tout ça, le deuxième alinéa.

M. Poulin : Oui.

Mme Dufour : C'est bon. Je suis désolée, je ne suis pas juriste et j'ai toujours de la difficulté avec «alinéa».

M. Poulin : Aucun problème.

La Présidente (Mme Schmaltz) :  Vous avez terminé?

Mme Dufour : Oui. Merci.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Plus d'intervention? Parfait. Alors, est-ce que l'article 3 est adopté?

Des voix : Adopté.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Merci. Alors, nous allons passer maintenant à l'article 9, M. le ministre. Merci d'en faire la lecture.

M. Poulin : Oui. L'article 144 de l'annexe C de cette charte est modifié par le remplacement du quatrième alinéa par le suivant :

«Elle peut aliéner ces immeubles, à titre gratuit ou aux conditions qu'elle détermine, conformément à l'article 29 de la Loi sur les cités et villes (chapitre C-19).»

Commentaire : L'article 9 du projet de loi modifierait l'article 144 de l'annexe C de la Charte de la Ville de Montréal, métropole du Québec en concordance avec les modifications proposées par les articles 17 et 18 du projet de loi.

Il faut savoir, Mme la Présidente, qu'avant, le 29.4 se retrouvait dans différentes lois, nous les avons répertoriées, nous avons fait le code municipal, nous avons fait LAU... la LAU. Maintenant, nous sommes dans la Charte de la Ville de Montréal.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Parfait. Merci à M. le ministre. Des interventions? Mme la députée de Mille-Îles.

Mme Dufour : Oui. Merci, Mme la Présidente. Juste une... compréhension, là, le... dans le fond, le 29.0.1 qui a été introduit par l'article 17 de cette loi ne s'applique pas ici à la Charte de la Ville de Montréal, puisque tout ce qui... qui est modifié, c'est l'article 29. Donc, ils n'ont pas à publier sur le site Internet... Est-ce qu'ils ont... Est-ce qu'ils font des avis? Est-ce que... Est-ce que c'est un allègement, là, qui a été fait? C'est juste, je veux juste comprendre cette portion-là, les avis.

M. Poulin : En fait, ça s'applique parce que la ville de Montréal est également assujettie à la loi sur les cités et villes. Et puisque, dans la Charte de la ville de Montréal, nous faisions référence à cet enjeu-là, c'est pour ça que nous venons le préciser à l'intérieur de... de l'article 9. Donc, oui, ça s'applique.

Est-ce que je résume bien? Oui, Mme la sous-ministre adjointe peut...

La Présidente (Mme Schmaltz) : On a consentement pour que... Oui. Juste vous présenter, s'il vous plaît. Merci.

Mme Petit (Katia) : Katia Petit, sous-ministre adjointe aux politiques au ministère des Affaires municipales et de l'Habitation.

Donc, ici, c'est qu'en fait, la ville de Montréal, l'ensemble des dispositions de la Loi sur les cités et villes s'appliquent, là, le régime général, donc les obligations qu'on a vues à l'article 29.0.1 s'appliquent bel et bien à la ville. C'est qu'ici il y avait une disposition spécifique en lien avec l'aliénation. On vient juste corriger la référence légale, mais on ne change pas le principe applicable. Et elle est quand même visée aux autres dispositions.

Mme Dufour : ...excusez-moi, j'attends le micro. Merci. Mais quand je lis l'article 144 de l'annexe C de la Charte de la Ville de Montréal, ça ressemble sensiblement au reste de l'article 29. Je sais même... Tu sais, je me demande même pourquoi que ça reste là, tu sais, tant qu'à corriger la... Tu sais, enlever une... une portion, pourquoi ce n'est pas juste l'article 29 qui s'applique, parce que c'est à peu près la même chose, là? C'est juste dit dans des mots un peu différents.

Mme Petit (Katia) : Merci. Je discutais avec le juriste qui me disait qu'effectivement, dans les chartes des villes, il y a beaucoup de redondances versus les dispositions générales. Ici, on est venu faire une concordance minimale pour éviter à... d'avoir à retoucher à plein d'autres dispositions, tu sais, par exemple, de la Charte de la Ville de Montréal. Donc, on est venu corriger l'existant, mais il y avait déjà de la redite auparavant, là.

Mme Dufour : OK. Donc... donc on convient que c'est la même chose, là, le 29, que ce qui est dans cet article-là. C'est parce que, ce qui est particulier, c'est que la ville de Montréal doit répondre évidemment à sa charte et à la loi qui inclut les mêmes dispositions que dans sa charte, ça fait que c'est... c'est là que ça devient...

M. Poulin : Et la charte fait référence à des lois du gouvernement du Québec.

Mme Dufour : Oui. C'est ça. Ça fait que c'est... Il y a... il y a beaucoup de ménage à faire, mettons. OK. Merci.

La Présidente (Mme Schmaltz) : D'autres interventions à l'article 9? Parfait. Alors, s'il n'y a pas d'autres interventions, est-ce que l'article 9 est adopté?

Des voix : Adopté.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Merci. Alors, nous en sommes maintenant rendus à un amendement du ministre qui vise à introduire le nouvel article 11.1.

M. Poulin : Oui. Alors, c'est un amendement, Mme la Présidente. Alors, insérer, après l'article 11 du projet de loi, le suivant :

11.1. L'article 38 de l'annexe C de cette charte est modifié :

«1o par la suppression de la deuxième phrase du premier alinéa;».

Commentaire : Cet amendement serait apporté en concordance avec les modifications proposées...

M. Poulin : ...proposées par les articles 16 et 17 du projet de loi. Un peu dans la discussion que nous venons tout juste d'avoir avec la députée de Mille-Îles, où on disait : La charte de la ville fait référence à des lois du gouvernement du Québec, donc une complexité et une redite. C'était également le cas dans la Charte de la Ville de Québec.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Merci. Est ce qu'on a des interventions? Mme la députée de Mille-Îles.

Mme Dufour : Oui, merci. Je n'ai pas vu tous les amendements, mais est-ce qu'on... est-ce que ça revient pour toutes les chartes? C'est juste Québec?

M. Poulin : Non, parce que... Essentiellement Québec, Montréal, oui, c'est ça.

Mme Dufour : OK, mais... OK. Non, la ville de Laval n'avait pas cette disposition-là? Non? OK.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Est-ce qu'on a d'autres interventions? Oui, Mme la députée de Vaudreuil.

Mme Nichols : Oui, je comprends... là, je comprends qu'on l'a fait pour la charte de Montréal, on le fait pour la Charte de la Ville de Québec. Le... On ne fait... on ne fait pas nécessairement référence aux articles, puis ça, c'est pourquoi, c'est parce que c'est la façon de libeller qui est différente, ou c'est un...

M. Poulin : ...libellé initial.

Mme Nichols : Ça fait qu'on reprend le libellé de la Charte de la ville de Québec puis on fait... on fait juste ajuster le contenu, mais on ne fait pas de renvoi auxdits articles?

M. Poulin : Puisque le régime général s'y applique, il n'y avait pas référence de... de l'ajouter. M. le juriste, peut-être, si vous voulez.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Allez-y.

M. Normand (Étienne) : L'intervention du ministre, de M. le ministre est tout à fait exact. En supprimant la phrase de la façon dont on... dont on a procédé, c'est le régime général qui, par défaut, va s'appliquer.

M. Poulin : De la loi.

M. Normand (Étienne) : De la loi.

M. Poulin : Changée plus haut.

Mme Nichols : Parce que, dans le fond, ce qu'on fait, là, dans la... Ce qu'on vient faire, là, c'est qu'à l'article 38, là, de... de l'annexe C de la Charte de la ville de Québec, là, on vient enlever juste la partie qui faisait une référence au paragraphe 1.0.1 de l'article 28 de la Loi sur les cités et villes, puis on vient évidemment enlever, là... On dit que ça s'applique à cette donation compte tenu des adaptations nécessaires. Donc, on fait juste enlever cette partie-là, puis on sait qu'il y a une référence qui va se faire automatiquement.

M. Poulin : À la loi que nous venons de voter, oui. Bien, à la... au changement que nous venons de faire, plutôt.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Oui, Mme la députée de Mille-Îles.

Mme Dufour : Oui, merci à Mme la Présidente. Je vais revenir à ce que la Charte de la ville de Québec dit, puis c'est... c'est quand même étonnant, là, quand on lit que, tu sais, c'est supposé d'être sensiblement la même chose que l'article 29, mais ici on dit, ça dit : «Si le bien visé au premier alinéa est un immeuble — puis là on parle de donner un bien, là — la donation requiert également l'autorisation du ministre des Affaires municipales sauf s'il s'agit d'une cession à titre gratuit, d'une servitude à une entreprise de services publics», alors que l'article 29, lui, vient dire, bien : «Toute municipalité peut aliéner, à titre gratuit ou aux conditions qu'elle détermine, tout immeuble au profit d'une personne visée au deuxième alinéa.» Ça fait que est-ce que c'est encore pertinent, l'article 38 de cette charte?

M. Poulin : Bien, c'est une question très pertinente. À l'intérieur de la Charte de la ville de Québec, la ville de Québec a un droit plus large que nous... nous avons consenti, à tel point qu'elle pourrait même travailler avec le privé. Donc, puisque nous ne souhaitions pas enlever des droits déjà consentis à la Capitale Nationale à l'intérieur de sa charte, c'est aussi pour cette raison-là qu'on dit que le régime général, donc la Loi sur les cités et villes que nous venons de changer avec l'article 17, s'applique. Mais le... la possibilité pour la ville de Québec, à travers le paragraphe que vous venez de lire, est plus grande.

La Présidente (Mme Schmaltz) : Merci, M. le ministre. Je vous remercie de votre collaboration.

Compte tenu de l'heure, la commission ajourne ses travaux au lundi 8 juin 2026, à 14 heures.

(Fin de la séance à 13 heures)


 
 

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