(Neuf
heures quarante minutes)
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Bon jeudi. Vous pouvez vous asseoir.
Affaires courantes
Déclarations de députés
Donc, nous débutons
nos travaux aux affaires courantes, à la rubrique de déclarations de députés,
et je suis prête à céder la parole à Mme la députée de Charlevoix—Côte-de-Beaupré.
Souligner le don important de
M. Pierre Lahoud à la ville de Québec
Mme Kariane Bourassa
Mme Bourassa :
Merci beaucoup, Mme la Présidente. 4 500 photos aériennes, c'est
beaucoup. En fait, c'est le travail de toute une vie.
Pierre
Lahoud, citoyen de l'île d'Orléans, qu'on appelle «l'historien volant», a,
pendant 50 ans, à bord d'un avion, pris des clichés aériens de la
capitale nationale et de la grande région de Québec. D'ailleurs, il y a plus de
2 500 clichés, des négatifs, des diapositives, également, qui
montrent le changement du territoire au cours des 50 dernières années. C'est
un héritage culturel extrêmement important, et il a décidé de faire don de ses
oeuvres, de toute sa collection à la ville de Québec. Donc, ce sera maintenant
affiché du côté de la bibliothèque Gabrielle-Roy, et je vous invite à venir
contempler ce patrimoine pour voir comment notre territoire a évolué, a changé.
C'est réellement un legs de mémoire collective.
Alors, félicitations
et merci pour votre don.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci,
Mme la députée. Maintenant, je suis prête à céder la parole à Mme la députée
de D'Arcy-McGee.
Souligner le
50e anniversaire de la Fédération québécoise de l'autisme
Mme Elisabeth Prass
Mme Prass :
Merci, Mme la Présidente. Le 12 février 1976 naissait, à Québec, la
Société québécoise pour les enfants autistiques, que l'on appelle aujourd'hui
la Fédération québécoise de l'autisme.
Il
y a 50 ans, parler d'autisme, ce n'était pas commun. Pourtant, des gens
ont osé se lever, s'unir et croire qu'ensemble on pouvait changer les
choses. À une époque où les ressources étaient limitées, et la sensibilisation presque inexistante, la fédération a innové. Elle
a rassemblé les familles, soutenu les organismes, influencé les décisions,
et surtout elle a fait entendre les voix des personnes autistes. 50 ans
plus tard, des familles comme la mienne ont trouvé soutien, information et
espoir.
Aujourd'hui,
c'est vers l'avenir que la fédération se tourne, un avenir où l'inclusion ne
sera plus un objectif mais bien une réalité, un avenir où chaque
personne autiste aura pleinement sa place.
Merci à celles et ceux
qui ont bâti ces 50 premières années, et merci à celles et ceux qui
construiront les 50 prochaines. Félicitations et longue vie à la
Fédération québécoise de l'autisme! Merci.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci,
Mme la députée. Maintenant, nous poursuivons avec Mme la députée de
Châteauguay.
Souligner le
20e anniversaire des Grenadiers M18 AAA
Mme Marie-Belle Gendron
Mme Gendron : Merci, Mme la Présidente.
Depuis maintenant 20 ans, les Grenadiers de Châteauguay M18 AAA
conjuguent performance et influence à
travers leur programme élite de hockey sur glace. Avec des exigences académiques
rigoureuses et des prouesses sportives qui
se multiplient, cette organisation est au coeur du succès des jeunes hockeyeurs
de la grande région de Châteauguay.
Au mois de décembre
dernier, leurs efforts ont porté fruit alors qu'ils ont été couronnés grands
vainqueurs du tournoi Challenge CCM qui s'est tenu chez nous, dans mon comté.
Les Grenadiers se
distinguent non seulement par leurs victoires sur glace, mais également par
leur implication et leur forte valeur collective au sein de notre communauté et
d'organismes de notre région.
Merci d'être le point
de départ pour de nombreux jeunes qui vivent maintenant de leur passion. Merci,
MM. Michel Parent et Benoit Perron,
ainsi qu'à tous vos précieux bénévoles, et félicitations à toute la grande
famille des Grenadiers M18 AAA pour vos 20 ans
d'implication et de succès sur la glace comme sur la scène communautaire.
Merci.
La
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Maintenant,
M. le député de Taschereau, à vous la parole.
Souligner le
60e anniversaire de l'Association coopérative
d'économie familiale de Québec
M. Etienne Grandmont
M. Grandmont :
Merci, Mme la Présidente. Aujourd'hui, j'ai l'honneur de souligner le
60e anniversaire de l'ACEF de Québec. Cet
organisme de littératie financière accompagne les personnes et les familles de
Québec et Portneuf dans la gestion de leurs finances personnelles et
leur lutte à l'endettement.
L'ACEF de Québec, qui
est un des premiers organismes reconnus dans la région par Centraide, joue un
rôle essentiel dans la défense collective des droits des consommateurs,
contribuant à une société plus juste, plus éclairée, plus équitable.
Grâce à son équipe et
à ses bénévoles engagés, l'ACEF soutient, outille et protège des milliers de
citoyennes et citoyens en mettant à leur portée des interventions accessibles
et humaines.
Je félicite les
employés et les bénévoles de l'ACEF de Québec, présents ici aujourd'hui, pour
leur contribution à la société québécoise et souligne l'importance de soutenir
l'ACEF dans la poursuite de sa mission, particulièrement dans le contexte
économique actuel, qui fragilise de nombreuses familles. Merci.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, M. le député. Maintenant, nous poursuivons
avec Mme la députée de Marie-Victorin.
Souligner le travail de
l'organisme Initium
Mme Shirley Dorismond
Mme Dorismond :
Merci beaucoup, Mme la Présidente. Initium, un organisme dans Marie-Victorin
qui me tient à coeur parce qu'il incarne l'écoute, la solidarité et l'espoir. Il
s'agit d'un espace d'entraide et d'accompagnement pour les personnes touchées
par un trouble de santé mentale.
Initium, c'est un
lieu où on redonne confiance, on favorise l'autonomie, on valorise les forces
de chacun, menant plusieurs d'entre eux sur le marché du travail.
Je tiens à souligner
l'engagement et le dévouement de toute l'équipe d'Initium, qui travaille chaque
jour avec coeur et respect. Leur présence fait une réelle différence dans la
vie de nombreuses personnes.
La santé mentale nous
concerne tous. Un simple geste d'écoute peut devenir un point de départ.
Initium porte bien son nom, il représente un
nouveau commencement, une possibilité, une lumière sur le chemin du mieux-être.
Merci.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Mme la députée de La
Pinière, à vous la parole.
Souligner le
50e anniversaire de l'organisme Communauté
vietnamienne au Canada — Région
de Montréal
Mme Linda Caron
Mme Caron : Je souligne le
50e anniversaire de la Communauté vietnamienne au Canada — Région
de Montréal, que j'ai eu l'honneur de fêter dimanche dernier.
En 1976 était créée
l'Association canadienne des Vietnamiens d'outre-mer, Viet Kieu, à Montréal,
suivant l'arrivée, en 1975, des réfugiés
vietnamiens surnommés boat people, qui fuyaient le régime communiste instauré
au Vietnam.
D'abord
à vocation de socialisation, l'organisme est devenu une agence multiservice à
but non lucratif. En 1982, il a pris le nom de Communauté vietnamienne
au Canada — Région
de Montréal pour se distinguer d'un groupe de tendance communiste.
La Communauté
vietnamienne au Canada — Région
de Montréal offre aujourd'hui un éventail de services aux personnes vulnérables
et organise le Festival du Têt pour célébrer le Nouvel An lunaire et mettre en
valeur la culture vietnamienne pour les générations suivantes. Félicitations!
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Maintenant, je suis prête à
reconnaître la parole à Mme la députée de Bertrand.
Souligner la valeur
patrimoniale et culturelle
de La Belle Église de Chertsey
Mme France-Élaine
Duranceau
Mme Duranceau : Merci,
Mme la Présidente. Alors, lorsqu'on prend la route 125 vers les confins
montagneux de Lanaudière, elle apparaît, magnifique, dans la côte qui
mène au noyau villageois, La Belle Église de Chertsey.
Construite
en 1869, ce bâtiment se distingue notamment par son acoustique remarquable.
C'est précisément ce qui a mené à un changement d'usage il y a plus de
10 ans.
Aujourd'hui, La Belle
Église est devenue une salle de spectacle reconnue, un arrêt incontournable
pour les artistes de passage dans la
Matawinie et un lieu de rassemblement pour les événements culturels municipaux
ou régionaux.
La Belle Église joue
un rôle central dans la mémoire collective du village et la diffusion
culturelle au coeur de celui-ci. La population locale ainsi que les
villégiateurs sont profondément attachés envers le bâtiment, son histoire et
toutes les possibilités qu'il permet dorénavant.
Félicitations aux
élus et aux équipes municipales pour la saine gestion du lieu et la riche
programmation de spectacles! Longue vie à La Belle Église de Chertsey!
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci,
Mme la députée. Maintenant, nous poursuivons avec Mme la députée de
Rimouski.
Rendre hommage à
M. Daniel Bénéteau et à Mme Francine Saint-Cyr
Mme Maïté Blanchette
Vézina
Mme Blanchette
Vézina : Merci, Mme la Présidente. Je tiens à rendre hommage à deux
personnes d'exception de ma circonscription, récipiendaires de la Médaille de
la députée de Rimouski.
M. Daniel
Bénéteau est un véritable pilier de la communauté rimouskoise. Président de
l'Association du cancer de l'Est du Québec, il consacre depuis des années son
temps et son énergie à soutenir les organismes qui façonnent notre vie collective. Ambassadeur de la ville de
Rimouski, membre honoraire de l'ACEQ et récipiendaire de la Médaille du
couronnement du Roi Charles III, il incarne la générosité, l'engagement et
le don de soi.
Mme Francine
Saint-Cyr est une pionnière du logement social et communautaire. Fondatrice de
Serviloge et ancienne directrice de l'office municipal d'habitation de
Rimouski, elle a porté de nombreux projets importants en habitation, dont la requalification de la maison
mère des Soeurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire. Grâce à son leadership, plus de 300 logements hors marché ont vu le
jour à Rimouski et de nombreux autres ailleurs au Québec, transformant la vie
de centaines de familles.
Ces deux bâtisseurs
inspirent profondément notre communauté et méritent toute notre reconnaissance.
Merci.
• (9 h 50) •
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci,
Mme la députée. Maintenant, nous poursuivons avec Mme la députée de
Laval-des-Rapides.
Souligner le
35e anniversaire du Théâtre Bluff
Mme Céline Haytayan
Mme Haytayan : Merci, Mme la Présidente.
Le Théâtre Bluff a 35 ans. 35 ans à placer les adolescents au coeur
de ses projets artistiques contemporains.
Bluff contribue à
l'essor des arts et de la culture non seulement à Laval, mais aussi à faire
rayonner la culture d'ici, du Québec, à
travers le monde, via des représentations à l'international. Les Productions Bluff
offrent également une programmation culturelle complète pour les jeunes
du Centre jeunesse de Laval, la DPJ de Laval.
Félicitations aux
membres de l'équipe et tout spécialement à Mario Borges et à Joachim Tanguay,
co-directeurs artistiques et généraux, qui contribuent à l'essor des arts et de
la culture de saison en saison. Merci, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Maintenant, je cède la
parole à M. le député de Saint-Jean.
Souligner le travail de Symbiose
Haut-Richelieu
M. Louis Lemieux
M. Lemieux :
Mme la Présidente, je vous avais déjà vanté l'arrivée chez nous de
Symbiose, qui s'est installée au sein de notre chambre de commerce régionale,
la CCIHR, pour créer des maillages entre des commerçants et/ou des industriels qui ont tout intérêt à collaborer
pour économiser sur les coûts de leurs intrants et de leurs extras. En clair,
les déchets des uns deviennent la matière première des autres.
Lors
de son deuxième gala reconnaissance, récemment, donc après deux ans
d'opération, Symbiose Haut-Richelieu a confirmé 110 maillages
réussis par les quelque 250 entreprises participantes, ce qui a permis de
réduire leurs émissions de 235 tonnes
de gaz à effet de serre et réutiliser 450 tonnes de matières, pour un gain
économique de 620 000 $. Et on ne fait que commencer. Symbiose
s'impose parce que ça fonctionne.
Je salue ceux et
celles qui ont contribué à créer et financer une antenne de Symbiose chez nous,
et je remercie et félicite les participants qui ont joué le jeu et fait le pari
gagnant de l'économie circulaire. Merci, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci,
M. le député. Maintenant, M. le député de Drummond—Bois-Francs, à vous la parole.
Souligner
le succès du Défi de l'Ours polaire
M. Sébastien Schneeberger
M. Schneeberger : Merci, Mme la Présidente.
Le 7 février dernier, Drummondville était l'hôte du Défi de l'Ours polaire. Pour ceux qui ne connaissent pas
l'événement, le principe est simple : des groupes de quatre personnes sautent
dans l'eau glacée afin d'amasser des fonds pour leurs Olympiques spéciaux
Québec. Mon collègue Ian Lafrenière
était présent pour l'occasion et a été fidèle à sa tradition en sautant vêtu de
son veston et sa cravate.
Chaque dollar amassé
est dédié au soutien des athlètes québécois présentant une déficience
intellectuelle. Je suis très fier de pouvoir dire que nous avons fracassé
l'objectif de 45 000 $, avec près de 70 000 $ amassés à
l'heure actuelle.
Je tiens à féliciter
tous les participants, dont plusieurs corps policiers du Québec, pompiers et
dignitaires, comme Éric Emond, maire de
Saint-Cyrille-de-Wendover, Catherine Lassonde, conseillère municipale à
Drummondville, qui ont bravé le froid et contribué à une cause spéciale
et importante.
Direction Gatineau,
Montréal et Québec pour les prochains événements. J'invite toutes les
Québécoises et Québécois à y participer en grand nombre.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, M. le député. Alors, pour clore cette
rubrique, je cède la parole à Mme la députée des Chutes-de-la-Chaudière.
Rendre hommage à
M. Jean-François Mainguy
Mme Martine Biron
Mme Biron :
Merci, Mme la Présidente. C'est avec joie et je dirais même avec honneur
que je rends hommage à M. Jean-François Mainguy, ici présent dans les
tribunes, accompagné de sa conjointe et de ses deux filles.
Après 42 ans
dans le réseau de l'éducation, d'abord à l'école secondaire les Etchemins, puis
à l'Envol, comme technicien en loisirs, il a
pris sa retraite l'automne dernier. Reconnu pour son engagement exceptionnel et
sa personnalité hors du commun, il aura marqué la vie de milliers de
jeunes qui ont eu le privilège de le côtoyer.
Également connu comme
fondateur du Club de handball de Lévis, il contribue depuis près de 50 ans
au développement de ce sport. Longtemps
responsable du programme sport-études handball, il entraîne encore aujourd'hui
des dizaines d'enfants et d'adolescents sur une base régulière.
M. Mainguy,
merci infiniment pour tout ce que vous avez fait pour nos jeunes. Vous êtes une
véritable inspiration pour nous tous.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Cela met fin à la rubrique
de déclarations de députés.
Et je suspends les
travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 9 h
55)
(Reprise à 10 h 09)
La
Présidente : Bonjour, tout le monde. Mesdames messieurs, bienvenue. Le
parlement du Québec, c'est chez vous.
Mmes, MM. les
députés, nous allons nous recueillir quelques instants.
Je vous remercie
beaucoup. Veuillez vous asseoir.
Présence de M. Mathieu Traversy, ex-parlementaire
de l'Assemblée nationale
12 février.
Alors, aujourd'hui, j'ai le plaisir de souligner la présence, dans les
tribunes, de M. Mathieu Traversy, ancien député de Terrebonne.
Et nous poursuivons
les affaires courantes.
Aujourd'hui, il n'y a
pas de déclarations ministérielles ni présentation de projets de loi.
Il n'y a pas de dépôt
de documents.
Dépôt de rapports de commissions
Et, à la rubrique
Dépôt de rapports de commissions, M. le président de la Commission des finances
publiques et député de Blainville, vous avez un document à déposer.
Consultations particulières sur
le projet de loi n° 5
M. Laframboise :
Merci, Mme la Présidente. Je dépose le rapport de la Commission des
finances publiques qui, les 10 et 11 février 2026, a tenu des auditions
publiques dans le cadre de consultations particulières sur le projet de loi n° 5, Loi visant à accélérer l'octroi des autorisations
requises pour la réalisation des projets prioritaires et d'envergure
nationale, qui a été déposé et défendu par notre ministre des Finances.
La
Présidente : Ce rapport est déposé. M. le président de la Commission
de la santé et des services sociaux et député de Beauce-Nord.
Consultations particulières sur le projet de loi
n° 15
M. Provençal :
Mme la Présidente, je dépose le rapport de la Commission de la santé et des
services sociaux qui, les 5, 10 et 11 février 2026, a tenu des auditions
publiques dans le cadre de consultations particulières sur le projet de loi n° 15, Loi modifiant le Code des professions et d'autres
dispositions principalement afin d'alléger les processus réglementaires du
système professionnel et d'élargir certaines pratiques professionnelles dans le
domaine de la santé et des services sociaux.
Consultations particulières sur le projet de loi
n° 19
Je dépose également
le rapport de la Commission de la santé et des services sociaux qui, le 11 février
2026, a tenu des auditions publiques dans le cadre de consultations
particulières sur le projet de loi n° 19, loi visant notamment
l'amélioration de l'accès aux services médicaux et la prise en charge de la
population. Merci beaucoup, Mme la Présidente.
La
Présidente : Ces rapports sont déposés.
Dépôt de pétitions
À la rubrique Dépôt
de pétitions, M. le député de Saint-Jérôme.
Revoir l'encadrement des
moyens
de transport individuels
M. Chassin : Merci, Mme la Présidente. Je dépose l'extrait d'une
pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par 296 pétitionnaires.
Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
• (10 h 10) •
«Considérant que les
gyroroues, les "onewheels" et les trottinettes électriques sont des
moyens de transport individuel écologiques, silencieux, compacts et de plus en
plus populaires;
«Considérant
que la réglementation de la SAAQ relative aux bicyclettes électriques fixe déjà
la vitesse maximale à 32 km/h;
«Considérant que le
projet pilote relatif à l'utilisation des appareils de transport personnel
motorisés présente des critères trop contraignants et sans lien avec les
modèles disponibles et vendus librement, en particulier la limite irréaliste de
500 watts, ce qui équivaut, dans les faits, à une interdiction de
circuler;
«Considérant qu'une
telle situation constitue un frein à la mobilité durable et à l'innovation,
alors que ces véhicules sont largement utilisés ailleurs dans le monde et
reconnus pour leurs avantages;
«Considérant que le
gouvernement a la responsabilité d'établir un cadre réglementaire clair
garantissant la sécurité de tous les usagers, tout en étant flexible afin de
laisser l'opportunité aux innovations de mobilité;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous, signataires,
demandons au gouvernement du Québec :
«D'autoriser leur
accès encadré à la voie publique, incluant les pistes cyclables et les routes à
faible vitesse — 50 km/h
ou moins — avec
une limite de 32 km/h, comme pour les vélos électriques; et
«D'adopter
une réglementation adaptée aux caractéristiques réelles du marché tout en
permettant aux municipalités de l'ajuster selon leurs propres besoins et
particularités locales.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
La
Présidente : Et cet extrait de pétition est déposé.
Il
n'y a pas de réponses orales aux pétitions ni d'interventions portant sur une
violation de droit ou de privilège.
Je
vous avise qu'après la période des questions et réponses orales seront tenus
les votes reportés suivants : le vote reporté sur la motion de M. le
député de Matane-Matapédia débattue hier aux affaires inscrites par les députés de
l'opposition et le vote reporté sur l'adoption du principe du
projet de loi n° 9.
Questions et réponses orales
Et nous en sommes
maintenant rendus à la période de questions et de réponses orales. Pour ce
faire, je cède la parole, en question principale, au chef de l'opposition
officielle.
Abolition
du Programme de l'expérience québécoise
M. Marc Tanguay
M. Tanguay :
Merci beaucoup, Mme la Présidente. C'est la pagaille à la CAQ. C'est le
fiasco au PEQ. En novembre 2025, le gouvernement a tout simplement pris la
mauvaise décision en abolissant le PEQ. Tout le monde le dit. Sur le terrain, ce sont les services publics
qui sont en péril, les employeurs qui sont inquiets, des familles en détresse.
Le ministre de
l'Immigration refuse d'entendre raison. Sa candidate à la chefferie, la députée
de Sanguinet, elle, n'aura pas attendu. Elle
dit avoir beaucoup parlé et être allée sur le terrain, reconnaît que le
changement a été abrupt, veut rétablir le lien de confiance. Ça, c'est
son bilan de l'échec de son collègue qui l'appuie à sa chefferie.
Hier,
il aura vu le début de la lumière, veut des scénarios de transition pour en
attendant le 12 avril, Mme la Présidente. C'est rendu que c'est le calendrier de la course à la chefferie de la
CAQ qui gère le calendrier, qui détermine le calendrier du gouvernement. Attendez
deux mois. Le candidat... la candidate à la chefferie de Sanguinet, parlant de
la position de son collègue ministre
de l'Immigration, a dit : Non, il n'y a pas eu d'endossement; lui, il fait
sa route. C'est ça, un gouvernement à l'arrêt. C'est ça, un gouvernement
moribond. C'est ça, un gouvernement expiré, Mme la Présidente.
Le
premier ministre en titre doit agir maintenant. Peut-il aujourd'hui réactiver
le PEQ, nous faire collectivement gagner deux mois, Mme la Présidente?
La
Présidente : La réponse du premier ministre.
M. François Legault
M. Legault : Oui. Mme la Présidente,
il y a actuellement une course à la chefferie à la CAQ et il y a des candidats
qui expriment leurs points de vue, qui proposent des changements. C'est très
différent, évidemment... Puis je comprends le chef du Parti libéral... le chef
de l'opposition officielle d'être un peu jaloux, parce qu'il n'y a aucun député
libéral qui a osé se présenter à la chefferie du Parti libéral. Ils ont même
été obligés d'aller faire du recrutement à Ottawa, hein, on s'en rappelle. Et puis
on connaît les résultats. Bon, je vois le député de Pontiac qui s'amuse. Rappelons que le député de Pontiac, c'est lui qui
a entraîné Justin Trudeau, dans le dernier... dans son dernier débat des chefs,
pour montrer comment la compagnie mère, à Ottawa, est importante pour le
parti... le Parti libéral.
Maintenant, Mme la
Présidente, pour le PEQ, j'ai, hier, essayé de savoir ce que proposait le Parti
libéral, combien veulent-ils recruter de
personnes par le PEQ. Bon, on a vu, ce matin, le chef du Parti québécois qui a
écrit une lettre pour dire : Moi, je suis prêt à ajouter
40 000 immigrants permanents via le PEQ, là. Donc, je suppose que
c'est en plus du 35 000. Donc, ça fait 75 000. Ce qu'on ne sait pas,
c'est, le Parti libéral, est-ce qu'il propose 100 000 de plus,
200 000 immigrants de plus via le PEQ. Que propose-t-il?
La
Présidente : Première complémentaire.
M. Marc Tanguay
M. Tanguay :
Mme la Présidente, je pense que le premier ministre a retenu la leçon, il
ne parle plus de 350 000, une fois que les experts lui ont dit :
C'est faire fausse route, c'est méconnaître complètement le dossier. Je
rappelle au premier ministre, Mme la Présidente, qu'il y a des services publics
qui sont en péril, de nos PME partout dans les régions, qui veulent garder ces
travailleurs et qui veulent qu'ils deviennent résidents permanents et, le cas
échéant, citoyens. Mme la Présidente, on ne peut pas perdre deux mois.
Alors, le premier
ministre, aujourd'hui, là, à quoi sert-il? Est-il notre deuxième
lieutenant-gouverneur?
Des voix :
...
La
Présidente : On garde le silence. On garde le silence. Article 32.
Je vais vous nommer.
Des voix :
...
La Présidente :
La réponse du premier ministre.
M. François Legault
M. Legault : Bien, Mme la Présidente,
on se souviendra, lorsque la lieutenante-gouverneure est venue, le Parti québécois a refusé de leur donner la main. Donc, ce qu'on comprend, c'est
que le Parti libéral se rapproche du Parti québécois.
Écoutez, Mme la Présidente, ce que
j'ai dit clairement, c'est qu'il y a actuellement, au Québec, 350 000 travailleurs
temporaires. Maintenant, pour se qualifier au PEQ, ils doivent remplir deux
conditions : un, parler français, deux, avoir un travail, travailler au
Québec depuis 24 mois. Mme la Présidente, ce qu'on essaie de faire, à la
CAQ, c'est de dire : Faisons la différence entre Montréal et les régions.
Je continuerai, Mme
la Présidente.
Des voix :
...
La
Présidente : Vous êtes très bruyants de ce côté-ci. J'aimerais entendre
maintenant votre chef, uniquement lui qui aura la parole. Deuxième
complémentaire.
M. Marc Tanguay
M. Tanguay :
Pas facile, hein, pour le premier ministre, Mme la Présidente. Ce ne sera
pas facile pendant encore deux mois. Que ça va être long! Encore une fois, il
dit : Ce n'est pas ça que j'avais dit, 350 000. Oui, il avait dit 350 000.
Si on réactive le PEQ, ça va être 350 000 qui pourront appliquer. Ça, il
l'a dit, c'est le verbatim. S'il ne reconnaît pas ses propres paroles, Mme la
Présidente, on a un autre problème en plus.
Pour ne pas perdre
deux mois, parce qu'on sait qu'après le 12 avril ça va être en tout ou en
partie la réactivation du PEQ, peut-il enfin agir comme premier ministre?
La
Présidente : La réponse du premier ministre.
M. François Legault
M. Legault :
Mme la Présidente, on le sait tous, à Montréal, année après année, il y a
un déclin du français. Le pourcentage de Montréalais qui parlent français, puis
peu importe l'indicateur qu'on utilise, à la maison, au travail, sur la place
publique, est en déclin.
Mme la Présidente,
évidemment, quand on parle d'immigration, il faut faire la différence entre
Montréal et le reste des régions. Le Parti libéral n'a aucun intérêt à proposer
des changements pour arrêter le déclin à Montréal. Il est comme Marc Miller. Le
Parti libéral du Québec...
Des voix :
...
M. Legault : Le Parti libéral du Québec est tanné d'entendre
parler du déclin du français. Nous, on pense que c'est important.
Des voix :
...
• (10 h 20) •
La
Présidente : C'est très, très bruyant, ce matin. J'aimerais entendre
votre chef. Troisième complémentaire.
M. Marc Tanguay
M. Tanguay :
Mme la Présidente, ce qui décline présentement, c'est ce gouvernement-là en
fin de régime, un premier ministre qui a annoncé qu'il allait quitter et qui
est toujours en titre, qui voit les deux candidats s'entredéchirer sur son
héritage, qui aura été, pour beaucoup, des échecs retentissants.
Mais je veux finir,
c'est peut-être ma dernière question, sur une note plus positive. Je vais lui
faire une suggestion, à la CAQ. Ça ne vous tente pas d'essayer un chef
intérimaire? Ça donne, des fois, des bons résultats.
Des voix :
...
La
Présidente : Alors, article 32. Je vous rappelle que vous devez
garder le silence. On retrouve le silence, je vous prie. S'il vous plaît!
Des voix :
...
La Présidente :
La réponse du premier ministre.
M. François Legault
M. Legault :
Bien, parlons-en, du chef intérimaire du Parti libéral. On a eu le député
de LaFontaine, après ça la députée de Saint-Laurent, après ça le député de
Pontiac, puis là on a dit : On recommence, hein, on... le député de
LaFontaine. Mme la Présidente, ce n'est pas sérieux. Au Parti libéral, il n'y a
pas personne qui veut se présenter à la chefferie, on est obligés d'aller
recruter à Ottawa, Mme la Présidente. Puis ce que vient de dire le chef de
l'opposition officielle, c'est qu'il ne reconnaît même
pas qu'il y a un déclin du français à Montréal. Donc, les Québécois, là,
peuvent être certains d'une chose, ce n'est pas avec le Parti libéral qu'on va
arrêter le déclin du français au Québec.
La
Présidente : En question principale, je reconnais maintenant la
députée de Vaudreuil.
Abolition
du Programme de l'expérience québécoise
Mme Marie-Claude Nichols
Mme Nichols : Merci,
Mme la Présidente. Depuis l'abolition du PEQ, nos maires, nos mairesses sont
sur toutes les tribunes pour dénoncer les impacts socioéconomiques dans
leurs communautés. C'est un cri du coeur.
Hier, dans ma région,
dans Vaudreuil-Soulanges, c'est des acteurs économiques, des entrepreneurs,
c'est 23 maires qui se sont mobilisés. Ils avaient juste un message, c'est
de dire à ce gouvernement caquiste qu'il est en train de nuire à notre région,
et ça, après plus de 15 ans d'efforts, de planification et de
développement du territoire. Je cite, Mme la Présidente : «"Le
gouvernement vient littéralement saboter notre plan de match", lançait un
entrepreneur qui emploie présentement 48 travailleurs étrangers
temporaires.»
Bien entendu, silence
radio de la part des députés caquistes, à moins que la députée de Soulanges,
qui appuie le député de Lévis, qui, lui, semble avoir compris que la décision
de son gouvernement n'a aucun sens, se lève enfin pour appuyer sa région.
Vaudreuil-Soulanges,
comme partout ailleurs, réclame une clause de droits acquis, et le temps
presse.
Des voix :
...
La Présidente :
Alors, vous connaissez le
règlement, surtout vous, M. le leader de l'opposition officielle, pas de bravo.
La réponse du ministre de l'Immigration, de la Francisation et de l'Intégration.
M. Jean-François Roberge
M. Roberge :
Mme la Présidente, je suis content que ma collègue me donne l'occasion de
discuter de ce sujet d'intérêt. On a eu un bel échange avec le premier ministre,
il y a quelques minutes, et, clairement, on a compris qu'au Parti libéral on
n'a pas vraiment d'intérêt pour vraiment préserver notre culture, nos valeurs,
notre langue, il n'y a pas vraiment
d'intérêt pour s'assurer qu'on régionalise l'immigration, puis il n'y a pas
vraiment de débat non plus puis d'idée forte qui ressort de ça.
On a des débats, de
notre côté, il y a des candidats qui proposent des choses. Dans les deux cas,
ce sont des mesures ponctuelles, ciblées, transitoires. Il ne s'agit pas de
ramener l'ancien programme ad vitam aeternam, jusqu'à la noyade, comme ce que
propose le Parti libéral du Québec.
Alors, qu'ils
regardent les Québécois dans les yeux, qu'ils leur disent que, la
régionalisation de l'immigration, pas vraiment important, la sélection des
immigrants en fonction du secteur, à savoir travaillent-ils en santé,
travaillent-ils dans le manufacturier,
sont-ils bien établis, ce n'est pas vraiment important. Premier arrivé,
premier... Premier arrivé, premier servi. Il arrivera ce qui arrivera. La
politique du Parti libéral.
La
Présidente : Première complémentaire.
Mme Marie-Claude Nichols
Mme Nichols :
Est-ce que le ministre de l'Immigration est en train de dire à ma région,
que je représente aujourd'hui, puis à la région Soulanges, qui, d'ailleurs,
n'était pas présente à l'annonce hier, qu'il n'y en a pas, de problème?
C'est-tu ça qu'il est en train de dire? Heille! Hier, c'était du concret, là.
C'est des entreprises comme Le Manoir Harwood, Conteneurs Experts, Sanivac qui
disent qu'ils n'arrivent pas à maintenir leurs opérations, qu'ils sont en mode
survie. J'ai mal pour ma région.
Raisonnez-vous.
Clause grand-père, s'il vous plaît.
La
Présidente : La réponse du ministre.
M. Jean-François Roberge
M. Roberge :
Mme la Présidente, il y en a un, un problème. Puis Vaudreuil-Soulanges,
c'est plus proche d'Ottawa que Québec, ça fait que peut-être,
géographiquement...
Des voix : ...
La
Présidente : On a écouté avec attention la question, j'aimerais qu'on
écoute avec attention la réponse. C'est bon pour les deux côtés. Vous gardez le
silence. Article 32. M. le ministre, poursuivez.
M. Roberge :
Avant, on disait que c'était un longue distance, mais je pense qu'elle peut
appeler sans frais à Ottawa, à la maison
mère. Au pire, même, acceptez-vous les frais? Ils vont dire «yes, yes». Et là
peut-être qu'ils vont être capables de faire entendre la voix de sa région pour
dire à Ottawa d'arrêter d'arracher les permis de travail. Parce que ces
personnes-là sont inquiètes parce qu'ils sont arrivés depuis un an, deux ans,
trois ans, cinq ans, il n'y avait pas d'enjeu,
et là, tout à coup, Ottawa dit : Moi, je t'enlève ton permis de travail
dans deux mois. Il est là, l'enjeu. C'est ça qu'il faut faire pour
rassurer les travailleurs, les entrepreneurs. Va-t-elle le faire?
La Présidente :
Deuxième complémentaire. Et, pour
ce faire, je reconnais la députée de Notre-Dame-de-Grâce.
Mme Désirée McGraw
Mme McGraw :
Merci, Mme la Présidente. Ma collègue vient de démontrer l'impact brutal de
l'abolition du PEQ sur sa région, mais, même à l'international, les décisions
caquistes nuisent au Québec. L'ambassadeur de la France, notre partenaire
historique, dénonce la fin d'un âge d'or pour les Français qui voulaient
s'installer ici.
Mme la Présidente,
est-ce que le ministre des Relations internationales et de la Francophonie
considère que c'est en mettant à dos le monde francophone qu'on vend l'image du
Québec à l'étranger?
La
Présidente : La réponse du ministre.
M. Jean-François Roberge
M. Roberge :
Mme la Présidente, je déjeunais ce matin avec le consul de France, et on
s'entend très bien. Le consul de France comprend très bien la réalité
québécoise, comprend très bien que les ressortissants français sont privilégiés
via le nouveau Programme de sélection des travailleurs qualifiés, parce que,
contrairement au PEQ, où c'est tout le monde au même niveau, avec le PSTQ, plus
votre niveau de français monte, plus vous avez de points, donc les
ressortissants français sont privilégiés, d'autant plus qu'ils sont, pour la
plupart, diplômés du Québec. Donc, ils ont des
points pour la langue française à un niveau supérieur, ils ont des points pour
un diplôme d'enseignement supérieur parce qu'ils sont bien qualifiés puis ils
ont des points parce que leur diplôme vient du Québec. C'est une immigration
privilégiée par le gouvernement québécois, bien plus via le nouveau programme
que sous l'ancien, et il l'a compris.
La
Présidente : En question principale, je reconnais maintenant le député
de l'Acadie.
Abolition du Programme de l'expérience québécoise
M. André Albert Morin
M. Morin :
Merci, Mme la Présidente. Le ministre de l'Immigration vit sa solitude. Il
est isolé, refuse toujours de se rendre à l'évidence et d'accorder une clause
de droits acquis pour les orphelins du PEQ. Pendant ce temps, c'est des drames
humains. L'incertitude demeure. Des projets de vie s'écroulent, des rêves se
brisent.
Ma collègue la
députée de Vaudreuil l'a très bien expliqué, l'impact dans sa région, les
drames qui sont vécus là-bas, les maires qui montent au front parce que ça
ne... ça n'avance pas. Et ça nous démontre que le gouvernement de la CAQ n'est
pas le gouvernement des régions.
Mais ce n'est pas
tout. Ma collègue de Notre-Dame-de-Grâce, elle, nous rappelle que, pour un
gouvernement nationaliste, oui, oui, madame, ils ont réussi à diminuer,
impacter, détruire nos relations qu'on a avec la France, et les compatriotes
français quittent. Heille! Ça, il faut le faire!
Alors, est-ce que le
ministre se rend compte du mal qu'il fait?
La
Présidente : La réponse du ministre de l'Immigration, de l'Intégration
et de la Francisation.
M. Jean-François Roberge
M. Roberge :
Mme la Présidente, mes collègues montréalocentristes ont bien de la misère
à comprendre ce qui se passe. Et ce n'est pas parce que nous, on ne prend pas
soin de la métropole. Je l'ai déjà dit, dans l'invitation de janvier, au PSTQ,
une personne sur trois, environ, habitait à Montréal. Sous l'ancien programme,
c'était 60 %. Et ce n'est pas normal d'avoir cette vieille vision des années 90,
début des années 2000, de penser qu'on va accueillir des immigrants à
Montréal puis que, dans cinq ans, 10 ans, on va les convaincre ensuite de
s'installer en région. Ça, c'est l'échec libéral. De penser qu'on va faire deux
fois, et encore et encore la même politique, et obtenir des résultats différents... Einstein a déjà dit ce qu'il pensait
des gens qui pensaient que, quand on fait deux fois la même chose, on a des
résultats différents, et ce n'était pas joli.
Donc, Mme la
Présidente, que mon collègue appelle sa maison mère, qu'on renouvelle les
permis de travail, et la tension baissera partout au Québec, même à Montréal.
Des
voix : ...
• (10 h 30) •
La
Présidente : Pas de bravo. Première complémentaire.
M. André Albert Morin
M. Morin :
Mme la Présidente, dans le mémoire que le ministre a présenté au Conseil
des ministres — les
ministres y siègent, dont la députée de
Sanguinet, le député de Lévis, la ministre de l'Enseignement supérieur — on
apprend que les étudiants seront les plus impactés par l'abandon du PEQ.
Incertitude, risque de ne pas être invités, départ du Québec, baisse
d'attractivité.
Qu'est-ce que le
ministre répond à Jeanne De Roover, qui se sent trahie par sa décision?
La
Présidente : La réponse du ministre.
M. Jean-François Roberge
M. Roberge : Bien, Mme la Présidente,
je trouve tout à fait acceptable de dire que, dans le nouveau Programme de sélection des travailleurs
qualifiés, les gens qui vont au Québec, qui étudient en français dans nos
institutions, nos cégeps, nos universités,
qui décrochent ensuite un emploi, aient des points parce qu'ils ont un emploi,
aient des points parce qu'ils ont un diplôme, aient des points parce qu'ils
ont un diplôme en français. C'est ça, de valoriser nos diplômes, notre langue,
notre culture et les régions. Ce n'est pas tout le monde pareil, mettez-vous en
ligne, que vous soyez dans un secteur où il
y a un taux de chômage très élevé ou que vous soyez diplômés, par exemple, en
soins infirmiers, on va vous traiter tous de la même manière. C'est une
mauvaise politique qu'ils proposent.
La
Présidente : Deuxième complémentaire.
M. André Albert Morin
M. Morin :
Mme la Présidente, c'est un
fouillis total, mais le ministre reste campé sur ses positions. Les deux
aspirants chefs l'ont désavoué, mais lui, il veut attendre en avril,
quoi qu'il arrive. Donc, on perd du temps. Puis c'est rendu qu'une course à la chefferie dirige le gouvernement.
C'est à n'y rien comprendre. On perd notre temps. Des experts l'ont contredit,
des collègues le larguent. Pourquoi le ministre s'entête-t-il?
La
Présidente : La réponse du ministre.
M. Jean-François Roberge
M. Roberge : Mme la Présidente, on va
déposer, tout à l'heure, une motion qui démontre par un plus un égale deux que,
lorsque les gens se font retirer un permis de travail, bien, ils ne peuvent
plus travailler. Bon. Alors, je les invite à comprendre ce concept, ésotérique,
selon eux, mais, quand on se fait retirer le permis de travail, on ne peut plus
travailler. Qui donne et retire les permis de travail? Le gouvernement
canadien.
Donc, est-ce qu'on
peut unir nos voix, tout le monde, à l'Assemblée nationale, pour se faire entendre
à Ottawa, pour renouveler les permis de
travail des gens qui sont déjà sur le territoire, qui travaillent dans le
secteur manufacturier, qui travaillent dans nos CPE, qui travaillent
dans nos écoles, qui travaillent en tourisme dans les Laurentides, par exemple?
Est-ce qu'ils vont voter et appuyer cette motion?
La
Présidente : En question principale, je reconnais maintenant la cheffe
du deuxième groupe d'opposition.
Mesures visant à freiner la
spéculation immobilière résidentielle
Mme Ruba Ghazal
Mme Ghazal :
Merci, Mme la Présidente. Pendant que la CAQ se chicane sur le troisième
lien et le PEQ, bien, la crise du logement, elle, continue à sévir. On se
rappelle, l'année passée, les gens ont eu des augmentations de loyer de 10 %, 20 %, 30 %, 40 %.
Cette année aussi, on a reçu des locataires, dans le bureau de mon collègue de Laurier-Dorion, des locataires qui ont des avis d'augmentation de 40 %.
Comme si ce n'était
pas assez, les locataires sont, en plus, pris en otage par les spéculateurs
immobiliers, qui profitent du far west sur le marché. Par exemple,
Jean-François Gagnon a été obligé de quitter son appartement dans un immeuble
qui appartient à Henry Zavriyev. Ce spéculateur a, par la suite, doublé le prix
du même logement. Ça, là, c'est interdit par la loi, puis ce n'est pas la
première fois qu'il fait ça. On se rappelle, contre ce spéculateur immobilier, du combat héroïque des aînés à la RPA Mont-Carmel,
qui se sont tenus debout. Encore aujourd'hui, ces gens-là, ces aînés qui ont construit le Québec sont à risque de se
faire évincer par cet homme-là. Et ça, c'est juste la pointe de l'iceberg,
c'est ce qu'on voit dans les médias. Des cas comme ça, il y en a des
milliers, il y en a plein.
Pendant
que les locataires sont pris avec des augmentations de loyer faramineuses,
pendant qu'ils se font évincer par des
spéculateurs, bien, ces gens-là, les spéculateurs immobiliers, ils rient dans
leurs barbes parce qu'il n'y a pas de règle pour les empêcher de faire
ça.
Là, on se retrouve face
à un gouvernement qui est en fin de règne. Le gouvernement avait la chance, là,
de poser un geste pour sévir contre ces gens-là.
Est-ce que le
gouvernement de la CAQ va avoir le courage de sévir contre les spéculateurs
immobiliers?
La Présidente :
...du premier ministre.
M. François Legault
M. Legault : Bien,
Mme la Présidente, d'abord, pour ce qui est de sévir et puis de mettre des
règles additionnelles, c'est déjà fait, mais, Mme la Présidente, le vrai
problème, c'est qu'il manque de logements. Il manque de logements,
actuellement, entre autres à Montréal. Et on est rendus à 7 milliards
d'investissement, 7 milliards d'investissement. Évidemment, ce n'est
jamais assez pour Québec solidaire. Québec solidaire, c'est toujours plus,
plus, plus d'argent.
Mme la Présidente, on
a investi 4,1 milliards dans le logement abordable, 1,1 milliard dans
l'aide au logement, 429 millions dans le crédit d'impôt de solidarité pour
le logement, 535 millions dans l'amélioration de l'habitation avec le programme
RénoRégion, 497 millions dans la rénovation des HLM. Comment Québec
solidaire peut-elle dire : La CAQ ne fait rien? 7 milliards.
Qu'est-ce
que propose Québec solidaire? Ils proposent de geler les loyers. Pensez-vous
que c'est comme ça, qu'on va attirer plus de propriétaires à louer plus de
logements? Qu'est-ce que propose exactement, concrètement Québec
solidaire?
La Présidente :
Première complémentaire.
Mme Ruba Ghazal
Mme Ghazal :
Mme la Présidente, je lui parle des spéculateurs immobiliers, pas des
petits propriétaires avec qui ça va bien, les spéculateurs qui prennent plein
de mesures pour mettre les gens dehors, dans la rue. On est en pleine crise du
logement. À Québec solidaire, on a fait bien plus de propositions pour aider les
locataires que le gouvernement en a fait pendant huit ans.
Tiens, ma question
est très simple. J'écoute le premier ministre puis je commence à avoir un doute.
Est-ce qu'il reconnaît qu'aujourd'hui il existe encore une crise du logement?
Est-ce qu'il va agir pour aider les locataires ou il va laisser les
spéculateurs faire la loi?
La Présidente :
La réponse du premier ministre.
M. François Legault
M. Legault :
Mme la Présidente, bien oui, il y a une crise du logement. Il y a
deux ans, il y avait 2 millions d'habitants sur l'île de Montréal. Aujourd'hui,
il y en a 10 % de plus, 200 000 de plus. Puis ce n'est pas parce que
les Montréalais font des bébés, là, elle sait très bien pourquoi il y a
200 000 personnes de plus à Montréal.
Maintenant,
il y a un tribunal du logement pour éviter que des gens augmentent les loyers
sans que ce soit fondé. Qu'est-ce qu'elle propose concrètement?
La
Présidente : Deuxième complémentaire.
Mme Ruba Ghazal
Mme Ghazal :
Pourquoi le premier ministre n'a pas le courage de sévir contre les
spéculateurs? Pourquoi est-ce qu'il ne veut pas agir contre les Zavriyev, les
Shapiro? Il y en a plein, des gens qui se font évincer, puis c'est interdit par
la loi, puis après ça on leur donne raison, il y en a des milliers et des
milliers.
Pourquoi
est-ce qu'il a peur? Et, si lui, il a peur, les autres candidats qui veulent le
remplacer, est-ce qu'eux autres vont sévir?
La Présidente :
La réponse du premier ministre.
M. François Legault
M. Legault :
Bien, Mme la Présidente, je n'ai encore entendu aucun... aucune proposition
constructive. Elle vient de dire, là :
Pourquoi on n'agit pas contre les spéculateurs qui font des choses qui sont
interdites par la loi? Bien, écoutez, on vient de le dire, là, c'est
interdit par la loi, donc c'est encadré, puis on agit dans les cas d'abus.
Donc,
Mme la Présidente, le vrai problème, c'est qu'il manque de logements, il manque
de logements. C'est comme ça dans beaucoup de grandes villes dans le
monde où il y a eu une immigration massive. Bien oui. Elle ne veut pas
reconnaître ça, qu'il y a eu une immigration massive...
La Présidente :
En question principale, je reconnais maintenant le député de Gouin.
Des voix : ...
La Présidente : Attention!
Là, je vois deux leaders des deux partis qui sont en train de s'obstiner. Ils
n'ont pas la parole. Une seule personne a le droit de parole ici. Vous arrêtez.
Je veux entendre M. le député. Vous êtes supposés d'arrêter quand je me lève.
Je sais que
vous n'avez pas parlé encore. Alors, on remet ça à zéro pour M. le député de
Gouin, parce qu'il n'a pas dit un mot encore. Maintenant, je le représente. En
question principale, je reconnais le député de Gouin. On vous écoute.
Financement des sorties scolaires culturelles
M. Gabriel Nadeau-Dubois
M. Nadeau-Dubois : Aujourd'hui,
c'est la journée J'achète un billet pour une sortie culturelle québécoise!,
et, sur les réseaux sociaux, le premier ministre a publié un message que
j'appuie à 100 % : «En ce 12 février, je vous invite à poser un
geste simple, mais puissant. Achetez un billet pour une sortie culturelle
québécoise. Soyez nombreux à remplir nos salles et à faire vibrer notre belle
culture.» C'est très inspirant.
Pendant ce temps-là, qu'est-ce que s'apprête à
faire la ministre de l'Éducation? Couper massivement dans les budgets pour les
sorties culturelles scolaires. On passe notre temps... au Québec, on passe
notre temps à dire que c'est dommage, les jeunes sont juste sur Netflix, ils ne
connaissent pas notre belle culture québécoise, et la CAQ s'apprête à couper
dans les sorties culturelles des enfants. Je ne suis pas le seul à penser que
c'est insensé. Il y a près de 12 000 personnes, en une semaine, qui
ont signé la pétition pour demander à la ministre de reculer.
Est-ce qu'elle va le faire, oui ou non?
• (10 h 40) •
La Présidente : La réponse de la
ministre de l'Éducation.
Mme Sonia LeBel
Mme LeBel : Oui, bien, Mme la
Présidente, je pense qu'effectivement c'est une belle occasion, aujourd'hui, de
souligner l'importance de la culture québécoise, l'importance de mettre de
l'avant notre culture, notre langue. Et ça se fait à tous les niveaux et à tous
les paliers de ce gouvernement-ci, y compris en éducation, Mme la Présidente.
Notre gouvernement a fait le choix de donner plus de place à la culture dans le
système de l'éducation, dans le parcours scolaire
des élèves, et c'est une notion qui est très bien intégrée, et qu'on va
continuer d'intégrer, en éducation, à plusieurs niveaux, Mme la
Présidente.
D'ailleurs, dès 2019, on a investi
112 millions de dollars sur cinq ans pour permettre... on parlait des
sorties culturelles, pour permettre, justement, des sorties culturelles qui
sont gratuites, par année, là, aux étudiants. On a donné de l'argent pour que
les enseignants puissent acheter des livres dans leurs classes, des livres
québécois, naturellement, Mme la Présidente.
Et, en plus de faire des sorties culturelles aux
élèves, on souhaite que la culture existe dans nos écoles à plusieurs milieux. Je vais remercier mon collègue
d'avoir souligné le fait qu'on a reporté d'un an le programme de français,
mais les notions qui sont à l'intérieur de ce programme-là, c'est-à-dire
d'intégrer plus de lecture de livres québécois. C'est applicable dès maintenant
par nos enseignants, Mme la Présidente.
Donc, on va continuer de travailler dans ce
sens-là, continuer d'intégrer la culture à l'école. Et c'est à tous les niveaux
du gouvernement qu'on met de l'avant notre belle culture québécoise, Mme la
Présidente.
La Présidente : Première
complémentaire.
M. Gabriel Nadeau-Dubois
M. Nadeau-Dubois : ...tout ça.
Il manquait juste une réponse à ma question. Il y a un consensus, au Québec,
au-delà de tout ce qui nous sépare ici : il n'y a pas d'avenir pour la
culture québécoise si on ne la transmet pas à la prochaine génération. Pour l'intégration des nouveaux arrivants, pour la
survie du milieu culturel, pour l'épanouissement de la langue française,
couper dans les sorties culturelles aux enfants, c'est impossible à justifier.
Est-ce que la
ministre va faire ce que les 12 000 signataires de la pétition lui
demandent et garantir qu'il n'y aura pas de coupures dans les sorties à
l'école?
La Présidente : La réponse de la
ministre.
Mme Sonia LeBel
Mme LeBel :
...d'accord avec lui, c'est important d'intégrer cette culture-là dès le
plus... le plus jeune âge pour être capables
de la faire vivre. D'ailleurs, on connaît l'influence, malheureusement, des
réseaux sociaux sur nos enfants, sur... l'influence des cultures... de
la culture américaine, entre autres. Donc, c'est important que l'école soit au
coeur de ces discussions-là, et c'est pour ça qu'on
intègre à tous les niveaux. Entre autres, dans le nouveau programme de
français, on a des belles collaborations avec le ministère de la Culture, Mme
la Présidente, puis on va continuer, à l'Éducation, de travailler ensemble,
main dans la main, un répertoire de culture-éducation qui est utilisé depuis
plusieurs années par les écoles. Les enseignants s'en servent. Il y a plusieurs
façons pour les enseignants d'intégrer la culture à l'école. Et on va continuer
de travailler dans ce sens-là et de favoriser cette intégration-là. C'est
important, justement, que nos élèves, nos étudiants aient cette exposition-là à
notre belle culture.
La Présidente :
Deuxième complémentaire.
M. Gabriel Nadeau-Dubois
M. Nadeau-Dubois :
Le patinage, c'est à Milan que ça se passe. Là, on est à l'Assemblée
nationale du Québec, et le milieu culturel québécois est aux abois. Les parents
sont inquiets et en colère. Ils s'attendent à une réponse claire de la part de
la ministre de l'Éducation.
Est-ce qu'elle peut
garantir qu'il n'y aura pas de coupures dans les budgets pour les sorties
culturelles des enfants? Puis il n'y a rien de drôle là-dedans.
La
Présidente : La réponse de la ministre.
Mme Sonia LeBel
Mme LeBel :
Bon, je pense que mon collègue, là, peut... peut être rassuré que c'est
très sérieux, la culture, et on prend la culture très au sérieux. Je viens de
le mentionner, cette belle intégration-là qu'on a mise de l'avant, encore plus
que les gouvernements précédents, puis c'est inquiétant pour la suite si le
Parti libéral prend le pouvoir. On a mis de l'avant... on a mis de l'argent, on
a investi des sommes massives pour être capables d'avoir cette intégration-là
de la culture et de l'éducation, et c'est important. C'est encore plus
important. Moi, comme parent, je l'ai vu, à quel point nos enfants sont
vulnérables à cet assaut, par les réseaux sociaux, de la culture américaine.
Donc, c'est important... Entre autres la
culture américaine. C'est important que, dès leur plus jeune âge, on les
expose. Alors, va continuer à y avoir cette intégration-là, de la
culture, au plus jeune âge, à tous les niveaux, justement parce qu'on met ça de
l'avant.
La
Présidente : En question principale, je reconnais maintenant le député
de Saint-Henri—Sainte-Anne.
Accès aux soins de santé
M. Guillaume
Cliche-Rivard
M. Cliche-Rivard :
Mme la Présidente, si on peut certainement se réjouir que le gouvernement
et la FMOQ aient enterré la hache de guerre et qu'ils se soient enfin entendus,
on peut quand même se questionner sur ce qu'il reste puis ce qu'obtiennent les
Québécois et les Québécoises en garantie dans tout ça.
Selon le
gouvernement, 180 000 patients vulnérables sont supposés être pris en
charge. À quatre rendez-vous en moyenne par année, ça, ça fait
720 000 rendez-vous. Si on ajoute les autres patients à inscrire, on
dépasse le million de rendez-vous à ajouter,
Mme la Présidente. Le hic, c'est que l'entente prévoit seulement
500 000 rendez-vous, la moitié. «Insuffisant», clame le Conseil pour la protection des malades. Le
Dr Groulx, lui, qui pilotait le comité d'experts, n'y va pas du dos
de la cuillère en affirmant, et je le cite, «bullshit absolue». Ce sont ses
mots dans Le Devoir aujourd'hui. Quand même un lourd constat, Mme
la Présidente.
La Présidente :
Oui, M. le leader du gouvernement.
Quel est votre rappel au règlement? Je le sens venir. Allez-y.
M. Jolin-Barrette : Bien, écoutez, madame, le
mot utilisé par le collègue, là, je comprends qu'il cite quelqu'un, mais
quand même un peu de décorum dans notre Assemblée nationale, Mme la Présidente,
là, hein?
La
Présidente : Merci, M. le leader du gouvernement. Et moi, je vous
rajouterais que, d'un point de vue purement procédural, on ne peut pas faire
indirectement ce qu'on ne peut faire directement. Ce mot est à notre lexique,
même s'il s'agit d'une citation. Je vous invite à le retirer.
M. Cliche-Rivard :
Je le retire, Mme la Présidente.
La Présidente :
Poursuivez.
M. Cliche-Rivard :
Mais c'est quand même assez marquant, là. Ce sont les mots de l'expert qui
pilotait le comité d'experts du gouvernement. C'est quand même assez frappant.
Alors, ma question
est la suivante : Qu'est-ce qu'il reste comme garantie de soins pour les
patients du Québec avec le PL n° 19?
La Présidente : La réponse de la
ministre de la Santé.
Mme Sonia
Bélanger
Mme Bélanger :
Oui. Mme la Présidente, mon collègue de Québec solidaire, là, fait des
calculs depuis hier. Il fait des règles de trois, il extrapole sur les données
de l'année passée, puis là il essaie de mettre ça dans le chiffrier des
500 000, et ça crée de la confusion, Mme la Présidente.
Alors, ce qu'on est
en train de faire, au Québec, c'est vraiment de changer le statu quo, qui
n'était plus possible. Tout le monde était d'accord, au Québec, qu'on ne
pouvait garder le statu quo en lien avec l'accès à un médecin de famille ou un
professionnel de la santé.
Alors, Mme la
Présidente, il faut se réjouir, aujourd'hui. Notre gouvernement a le courage de
mettre en place des modifications importantes, notamment en changeant le mode
de rémunération des médecins, en introduisant de la capitation. Ça fait plus de
20 ans que différents experts le demandaient.
Puis
la différence pour les patients et les patientes, et les Québécois, et les
Québécoises, c'est qu'on va améliorer l'accès selon les besoins de chaque
personne, Mme la Présidente, que ce soit l'accès à un médecin, mais, je le
répète depuis plusieurs jours, ou à un autre professionnel de la santé,
Mme la Présidente.
La
Présidente : Première complémentaire.
M. Guillaume
Cliche-Rivard
M. Cliche-Rivard :
Mme la Présidente, la confusion, là, ce sont les patients et les experts du
Québec qui en vivent, suivant le manque de clarifications de la part du
gouvernement.
On apprend par
ailleurs dans Le Devoir, aujourd'hui, que la prise en charge
collective prévue par le PL n° 19 va coûter deux
fois plus cher à l'État parce que le patient doit quand même passer par le GAP,
et ce, en plus des 75 millions additionnels négociés. Le Trésor québécois
ne paie pas deux fois, il paie trois fois.
Je
repose ma question : Dans ce contexte, où on paie trois fois, quelles sont
les garanties d'accès pour les patients?
La
Présidente : La réponse de la ministre.
Mme Sonia Bélanger
Mme Bélanger :
Mme la Présidente, je le répète, c'est complètement inexact. De faire des
suppositions qu'on va payer deux fois et trois fois les médecins, je ne sais
pas où il est allé chercher ça, en tout respect, Mme la Présidente, mais,
honnêtement, c'est faire un amalgame à partir de données 2024.
Je vous rappelle
qu'on est en 2026. On a une loi qu'on doit adopter, on a une entente avec la
FMOQ, on a un engagement avec nos médecins de famille. C'est un changement par
rapport au GAP, qui est le Guichet d'accès à la première ligne. Et ce guichet d'accès, il va évoluer, Mme la Présidente.
On était très... très conscients qu'on ne pouvait rester dans cette situation,
et on va donc continuer de travailler avec les médecins et les autres
professionnels.
La
Présidente : Deuxième complémentaire.
M. Guillaume
Cliche-Rivard
M. Cliche-Rivard :
Mme la Présidente, ce n'est pas gênant, les informations viennent du Devoir
et des experts qui sont cités par Le Devoir. J'invite la ministre à
aller lire ce qui est écrit dans le journal aujourd'hui.
On apprend aussi
qu'au moins un patient sur cinq inscrit collectivement ne réussit jamais à
obtenir de soins dans le milieu où il est
censé être suivi, ce qui engorge, d'ailleurs, nos urgences parce que les gens
se pointent à l'urgence, et donc ils sont payés une quatrième fois pour
octroyer le même service, 100 $ pour l'inscription collective, 100 $
pour le GAP, 150 $ pour la prime d'inscription des
500 000 patients...
La
Présidente : La réponse de la ministre.
Mme Sonia Bélanger
Mme Bélanger :
Mme la Présidente, je m'excuse, mais c'est vraiment... ce n'est pas sérieux,
là, deux fois payé, trois fois payé, quatre fois. La prochaine question, si
j'en ai une, on va être à cinq fois le paiement. On va sortir de là, Mme la
Présidente. Ce n'est pas ça, l'objectif. L'objectif, c'est de s'assurer,
justement, d'arrêter de faire ce que vous avez dit qui était fait en 2024,
parce que l'article du Devoir parle de 2024, et ce qu'on veut, c'est
améliorer cette situation.
Mme la Présidente,
moi, j'aimerais vous donner une bonne nouvelle, ce matin, c'est important qu'il
y ait des bonnes nouvelles au salon rouge.
Bien, au moment où on se parle, aujourd'hui, là, c'est
94 196 patients de plus qui sont inscrits, Mme la Présidente.
Je suis tellement satisfaite de ça. Puis on va s'assurer que la prise en charge
soit...
• (10 h 50) •
La
Présidente : En question principale.
Des
voix : ...
La Présidente :
Article 32, on garde le silence. En question principale, je reconnais le
député de Jean-Talon.
Troisième lien entre Québec et
Lévis
M. Pascal Paradis
M. Paradis :
Tout le monde au Québec a vu le gouvernement de la CAQ changer d'avis sur
le troisième lien au gré du calendrier électoral. On a une étude des HEC
Montréal qui qualifie ce projet de modèle d'ingérence politique à ne pas
suivre.
Dans un document
signé par l'ancienne ministre des Transports qui a refait surface cette
semaine, on apprend que c'est tellement politisé que le gouvernement de la CAQ
a enlevé de ses considérations toute autre possibilité. Pont de Québec, pont
Pierre-Laporte, traversiers, solutions technologiques, on ne parle pas de ça,
parce qu'on est obnubilés par le troisième lien. Mais là on atteint des
sommets. On a appris de la bouche du ministre actuel que, le projet, les
annonces ont été retardées parce qu'on attend de voir ça va être quoi, le
résultat de la course à la direction de la CAQ. Le projet électoraliste est
retardé par des considérations électoralistes.
J'aimerais savoir du
ministre il y a combien de ces projets au PQI qui dépendent du résultat de la
course à la direction de la CAQ? Seulement le troisième lien où il y en a
d'autres?
La
Présidente : La réponse du ministre des Transports et de la Mobilité
durable.
M. Jonatan Julien
M. Julien :
Oui, merci, Mme la Présidente. Mon collègue de Jean-Talon parle du lien interrives
auquel notre gouvernement s'est engagé à réaliser, entre Québec et Lévis, entre
la Rive-Sud et la Rive-Nord, je le réitère, la septième plus grande ville du
Québec, la deuxième plus grande ville du Québec. Un lien interrives, le pont
Pierre-Laporte, 1970. Un lien interrives, le
pont de Québec, patrimonial, sympathique et peu de capacité. Pont
Pierre-Laporte en pleine capacité déjà, même dépassé. Et on regarde les
critères devant nous. Oui, il y a la mobilité. Oui, il y a la circulation de la
marchandise. Oui, il y a la sécurité économique. Oui, il y a le développement,
en réalité, du transport collectif. Et c'est sur cette base-là que les travaux
ont été entamés. Cinq corridors ont été analysés, multicritères. Le meilleur
corridor, et de loin, c'est le corridor central. On a pris cette position-là au
mois de juillet dernier. Depuis ce temps-là, des forages, des analyses. La
prochaine étape, c'est l'appel de qualification, demander à des consortiums de
venir déposer dans l'appel de qualification, pour aller de l'avant avec ce
projet-là.
La
Présidente : Première complémentaire.
M. Pascal Paradis
M. Paradis :
Bon, bien, c'est le ministre lui-même qui dit qu'il veut plus de clarté,
là, avec la course à la direction, mais là
le député de Lévis, lui, il fonce tête baissée, peu importent les données. La
députée de Sanguinet, elle, elle
dit : Moi, j'ai besoin de plus d'information, je n'ai pas assez de
données. Elle est au Conseil des ministres, elle, depuis quatre ans. Est-ce que c'est parce que le projet
ne lui a pas été assez bien expliqué, elle n'a pas lu ses documents, ou parce
qu'il n'y a pas d'étude, c'est du vent électoraliste, ou l'ensemble de ces
réponses?
La
Présidente : La réponse du ministre.
M. Jonatan Julien
M. Julien :
Bien, Mme la Présidente, ce n'est certainement pas l'ensemble de ces
réponses.
Alors, le projet, on
y va étape par étape. En juillet dernier, sur le choix du corridor, bien, il y
a une décision gouvernementale qui a été prise par le Conseil des ministres
pour dire que le corridor central, c'était le meilleur corridor, clairement, et
on y travaille, depuis ce temps-là, à focaliser, forages, analyse détaillée, le
tracé, le budget cible pour aller au marché,
en appel de qualification, et dire aux consortiums, canadiens, québécois,
internationaux : Voici où on veut faire quoi, embarquez avec nous.
C'est la prochaine étape.
Maintenant, une
course à la chefferie, c'est bien, c'est un débat d'idées. Moi, je suis ouvert
à ça et j'écoute.
La Présidente :
Deuxième complémentaire.
M. Pascal Paradis
M. Paradis : Ce que vient de mentionner le ministre sur le corridor, le tracé, on
n'a jamais vu aucun document qui mentionne ça nulle part.
Mais, je le cite, il veut plus de clarté. Bien,
quand il va avoir plus de clarté, là, disons que c'est le député de Lévis qui remporte la course à la direction puis
il dit : Bon, le troisième lien, on va vous mettre ça à l'est, parce que
c'est dans l'intérêt de ses commettants, qu'est-ce qu'il
va faire, le ministre? Ou, si c'est la députée de Sanguinet qui l'emporte
puis qui dit : C'est fini, le troisième
lien, vu que ce n'est pas le PQI qui semble décider, qu'est-ce que le ministre
va faire?
La Présidente :
La réponse du ministre.
M. Jonatan Julien
M. Julien :
Mme la Présidente, je réitère qu'une course à la chefferie, et je suis
content qu'on en ait une, nous, avec un
débat d'idées, contrairement à d'autres partis, c'est justement l'objectif, que
les candidats expriment leurs opinions, leurs idées, ce qu'ils
souhaitent mettre de l'avant, et moi, je suis favorable à ça.
Maintenant, par
rapport au lien interrives, on procède étape par étape, on franchit chacune de
ces étapes-là et on continue de le faire de manière sérieuse. Alors, voyons la
suite.
La
Présidente : En question principale, je reconnais maintenant une
députée indépendante, qui aura tout son droit
de parole, pourra poser ses trois questions, son temps est protégé. Mme la députée
de Laporte, la parole est à vous.
Indemnisation des victimes
d'actes criminels
Mme Isabelle Poulet
Mme Poulet :
Merci, Mme la Présidente. Alors, aujourd'hui, je me lève pour une
survivante de mon comté que j'appellerai Sophie. Victime dès son enfance de
violences sexuelles dans son milieu familial, par la suite victime de violence
conjugale, battue par son ex-conjoint au point de frôler la mort, Sophie a
failli rejoindre la très triste liste des féminicides. Sophie a survécu. Elle
tente de se reconstruire grâce, notamment, à l'IVAC. Malheureusement, après
trois ans, elle ne peut plus bénéficier de ce programme. On la dirige alors
vers l'aide sociale. Avec les 1 300 $ par mois qu'on lui accorde,
elle a peine à payer son loyer, son épicerie et sa passe d'autobus pour aller à
l'école. L'aide sociale reconnaît qu'elle a des séquelles permanentes. Le
ministre a déjà dit qu'il était ouvert à prolonger l'aide sur une base
individuelle.
Que puis-je faire
aujourd'hui pour ma citoyenne qui a besoin d'aide?
La
Présidente : La réponse du ministre de la Justice.
M. Simon Jolin-Barrette
M. Jolin-Barrette :
Merci, Mme la Présidente. Je remercie la députée de Laporte de porter la
voix d'une de ses concitoyennes. On est extrêmement sensibles aux réalités des
personnes qui sont victimes, au Québec. C'est pour ça qu'on a fait la réforme
de l'IVAC, Mme la Présidente, pour faire en sorte que toutes les infractions
contre la personne soient désormais couvertes.
Ce
à quoi fait référence la députée de Laporte, c'est relativement à l'aide de
remplacement de revenu temporaire, Mme la Présidente, pour trois ans de base,
et c'est possible de l'extensionner avec un deux ans supplémentaire, Mme
la Présidente. Cela étant, si vous avez des
séquelles permanentes, Mme la Présidente, et que le dossier est consolidé
et validé par un professionnel de la santé, comme un médecin, il y a un
montant qui peut être versé jusqu'à 300 000 $, Mme la Présidente.
Il faut rappeler que
cette année, cette année, Mme la Présidente, l'État québécois va consacrer plus
de 600 millions de dollars en
indemnisation, en matière de victimes d'actes criminels. Avant la réforme de
l'IVAC, annuellement, c'était
135 millions de dollars. Le premier ministre du Québec a fait un
choix audacieux en faveur des victimes en décidant de consacrer
500 millions de dollars de plus annuellement aux personnes victimes.
La
Présidente : Première complémentaire.
Mme Isabelle Poulet
Mme Poulet :
Mme la Présidente, le ministre a déjà affirmé que les victimes aux
séquelles les plus graves représentent un pourcentage infime des dossiers.
Justement, j'ai entendu les chiffres, mais les victimes sont trop nombreuses,
et ça prend du temps, ça prend... il y a des délais avant d'avoir des résultats
et des évaluations.
Le ministre
reconnaît-il que sa réforme fragilise précisément les Sophie les plus gravement
atteintes?
La
Présidente : La réponse du ministre.
M. Simon Jolin-Barrette
M. Jolin-Barrette : Mme la Présidente, notre
gouvernement est extrêmement sensible à la réalité des personnes victimes,
c'est pour ça qu'entre avant la réforme et après la réforme on indemnise plus
du double de personnes victimes qui étaient indemnisées avant la
réforme. On a doublé, on a doublé le nombre de personnes victimes et on est
passés de 135 à plus de 600 millions de dollars en indemnisation.
Donc, je ne peux pas me prononcer sur
des cas particuliers, Mme la Présidente, mais simplement dire qu'il y a des
ressources pour les personnes victimes, on finance les CAVAC, on finance
l'IVAC. Lorsqu'on est victime d'une infraction criminelle, on ne le choisit
pas, mais l'État est là pour accompagner les personnes victimes.
La
Présidente : Deuxième complémentaire.
Mme Isabelle Poulet
Mme Poulet :
Mme la Présidente, pendant 14 ans, Sophie a subi des violences
sexuelles en milieu familial, puis, à l'âge adulte, a été battue. Ses séquelles
sont permanentes, reconnues par les médecins et par l'État. J'entends le
ministre qui dit que c'est du cas par cas, j'entends le ministre dire que c'est
des montants. C'est maintenant que les Sophie du Québec ont besoin d'aide,
c'est... qu'on a besoin de mesures concrètes et rapidement.
Est-ce que le
ministre s'engage à mettre en place des mesures concrètes garantissant la
continuité du soutien pour les victimes d'ici la fin de la présente session
parlementaire?
La
Présidente : La réponse du ministre.
M. Simon Jolin-Barrette
M. Jolin-Barrette :
Mme la Présidente, notre gouvernement a agi, en matière de violence
sexuelle, de violence conjugale. La ministre de l'Éducation a aboli le délai de
prescription en matière civile, comme qu'on s'y était engagés dans
l'opposition.
Pour l'IVAC, Mme la
Présidente, on a rendu également imprescriptibles les infractions en matière de
violence sexuelle, violence conjugale et violence subie pendant l'enfance. Ça,
ça signifie que, sous les anciens gouvernements libéraux et péquistes, si ça
faisait deux ans que l'infraction avait été commise, les personnes comme Sophie
n'étaient pas indemnisées. Notre gouvernement a fait en sorte qu'au moment où
la personne victime est prête à aller chercher de l'aide, à son rythme, elle
est désormais pleinement indemnisée.
On a fait le choix
des victimes. On va continuer à le faire pour les supporter, Mme la Présidente.
• (11 heures) •
La
Présidente : Alors, cela met fin à cette période de questions et de
réponses orales.
Je vous invite à
demeurer en place pour la tenue des votes reportés. Et, pour ce faire, je vais
céder la place à la première vice-présidente, qui devrait apparaître sous peu.
Tadam!
Des
voix : ...
La
Présidente : Alors... Alors, elle n'apparaît pas...
Des voix :
...
La
Présidente : Elle apparaît!
Je vous remercie,
tout le monde, pour votre attention. Madame, le fauteuil est chaud. Bonne
journée, tout le monde.
Votes reportés
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Donc, nous sommes à la rubrique des votes reportés.
Motion proposant que
l'Assemblée dénonce le mauvais bilan du
gouvernement pour la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean
après deux mandats au pouvoir
Comme annoncé
précédemment, nous allons maintenant procéder au vote reporté sur la motion de
M. le député de Matane-Matapédia débattue hier aux affaires inscrites par les
députés de l'opposition, qui se lit comme suit :
«Que
l'Assemblée nationale dénonce le mauvais bilan du gouvernement caquiste pour la
région du Saguenay—Lac-Saint-Jean
après deux mandats au pouvoir.»
Le vote est
maintenant ouvert.
Le vote est
maintenant terminé. M. le secrétaire général, pour le résultat du vote.
Le
Secrétaire : Pour : 33
Contre : 67
Abstentions :
2
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Donc, la motion est rejetée.
Adoption du principe du projet
de loi n° 9
Nous allons maintenant procéder au vote reporté
sur la motion de M. le ministre responsable de la Laïcité proposant que le
principe du projet de loi n° 9, loi renforçant la laïcité au Québec, soit
adopté.
Le vote est maintenant ouvert.
Le vote est maintenant terminé. M. le secrétaire
général, pour le résultat.
Le
Secrétaire : Pour : 72
Contre : 29
Abstentions :
0
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Donc,
la motion est adoptée. En conséquence, le principe du projet de loi n° 9,
Loi sur le renforcement de la laïcité au Québec, est adopté. Mme le leader du
gouvernement.
Renvoi à la Commission des relations avec les citoyens
Mme LeBel : Merci, Mme la
Présidente. Donc, conformément à l'article 243 de notre règlement, je fais
motion afin que le projet de loi n° 9, Loi sur le renforcement de la
laïcité au Québec, soit déféré à la Commission des relations avec les citoyens
pour son étude détaillée et que le ministre responsable de la Laïcité soit
membre de ladite commission pour la durée du mandat.
Mise aux voix
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Cette
motion est-elle adoptée?
Des voix : Adopté.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Motion
adoptée.
Motions sans préavis
Maintenant, nous poursuivons à la rubrique
Motions sans préavis. En fonction de nos règles et de l'ordre de présentation
des motions sans préavis, je reconnais maintenant un membre du groupe formant
l'opposition officielle. M. le chef de l'opposition officielle, à vous la parole.
Exprimer la solidarité de l'Assemblée envers les
familles
des victimes de la fusillade de Tumbler Ridge
M. Tanguay : Mme la Présidente,
je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de présenter la motion suivante conjointement avec le premier ministre,
la cheffe du deuxième groupe d'opposition, le chef du troisième groupe d'opposition, le député de Saint-Jérôme, le député
d'Abitibi-Est, la députée de Rimouski, la députée de Laporte, le député
de Rosemont, la députée de Saint-Laurent et la députée de Chomedey :
«Que l'Assemblée nationale témoigne de son
effroi et de sa tristesse devant la nouvelle de la fusillade mortelle s'étant
déroulée dans une école secondaire de Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique,
faisant plusieurs morts et des dizaines de blessés;
«Qu'elle
exprime sa solidarité envers les familles des victimes et envers nos
compatriotes de la Colombie-Britannique en ces moments de douleur et de
chagrin;
«Qu'enfin, elle observe une minute de silence en
mémoire des victimes.»
La
Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Merci. Est-ce qu'il y a
consentement pour débattre de cette motion? Mme la leader du gouvernement.
Mme LeBel : Il y a
consentement, sans débat, Mme la Présidente.
Mise aux voix
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Cette motion est-elle adoptée?
Une voix : ...
La
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Par vote... On a une demande de vote électronique. Nous allons
procéder... Vous voulez... Une demande de vote électronique? Oui?
Alors, vous pouvez vous rasseoir, on va voter,
puis on fera la minute de silence par la suite. Pour que tout le monde
comprenne bien, c'est M. le leader de l'opposition officielle qui a demandé un
vote électronique. Donc, nous allons procéder au vote
électronique. Ensuite de ça, je vais vous inviter à vous lever pour faire...
observer la minute de silence.
Donc, le vote est
terminé. M. le secrétaire général, pour le résultat du vote.
Le
Secrétaire : Pour : 101
Contre :
0
Abstentions :
0
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Donc, la motion est adoptée. Je vous invite à vous
lever pour observer une minute de silence.
• (11 h 06 — 11
h 07) •
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Je vous remercie. Vous pouvez vous asseoir. M. le
leader de l'opposition officielle.
M. Derraji : Mme la Présidente,
j'aimerais qu'une copie de cette motion soit envoyée à l'Assemblée législative
de la Colombie-Britannique. Merci.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Ce sera fait. Je vous remercie.
Donc,
nous allons poursuivre avec un membre du deuxième groupe d'opposition. M. le
leader du deuxième groupe d'opposition, allez-y.
M. Cliche-Rivard :
Merci, Mme la Présidente. Je sollicite le consentement de cette Assemblée
pour présenter la motion suivante conjointement avec le député de l'Acadie et
le député d'Abitibi-Est :
«Que l'Assemblée
nationale prenne acte que le Programme de l'expérience québécoise (PEQ) a
permis la sélection de 5 915 personnes en 2022,
9 313 personnes en 2023, 20 201 en 2024 et 18 532 au
31 octobre 2025;
«Qu'elle rappelle que
l'accès au PEQ est assujetti à des critères exigeants, notamment une expérience
de travail qualifiée de 24 mois ou
l'obtention d'un diplôme admissible au Québec, ainsi qu'une connaissance du
français de niveau intermédiaire-avancé;
«Qu'enfin, elle
constate que ces chiffres annuels sont sans aucune mesure avec les seuils de
350 000 ou de 600 000 personnes évoqués dans le débat public.»
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci.
Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette motion? Mme la leader.
Une voix : ...
La
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Comme il n'y a pas de consentement, nous allons poursuivre avec un
membre du troisième groupe d'opposition.
Des voix : ...
La
Vice-Présidente (Mme Soucy) : S'il vous plaît! S'il vous plaît! S'il vous plaît! Est-ce qu'on peut
poursuivre, s'il vous plaît? Je suis prête à entendre Mme la députée de
Terrebonne, en fait un membre du troisième groupe d'opposition. Mme la
députée, à vous la parole.
Mme Gentilcore : Je sollicite le
consentement des membres de cette Assemblée afin de présenter, conjointement
avec le leader de l'opposition officielle,
avec les députés de Taschereau, Chomedey, Laporte, Rosemont et Saint-Laurent,
la motion suivante :
«Que l'Assemblée
nationale prenne acte du budget 2026 de l'organisme Exo, qui fait état
d'une situation financière alarmante malgré une hausse marquée de
l'achalandage, notamment de 24 % sur la ligne de train Candiac et de
15 % sur la ligne Mont-Saint-Hilaire;
«Qu'elle
s'inquiète de l'abolition de 73 postes chez Exo et de l'incapacité de
l'organisme à répondre à la demande croissante, entraînant des situations de
surcharge inacceptables où des usagers, notamment des étudiants, sont
laissés sur le trottoir faute de place dans les autobus;
«Qu'elle reconnaisse
que le sous-financement chronique du transport collectif force Exo à puiser
dans ses surplus de fonctionnement pour la troisième année consécutive,
compromettant ainsi le maintien des actifs et la sécurité à long terme du
réseau;
«Qu'elle déplore que
le manque de vision du gouvernement actuel en matière de transport structurant
oblige Exo à reporter des projets essentiels et à limiter les fréquences de
service, à l'heure où la lutte contre les changements climatiques et la
réduction de la congestion routière devraient être des priorités nationales.»
• (11 h 10) •
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Je
vous remercie, Mme la députée. Est-ce qu'il y a consentement pour débattre
de cette motion?
Une voix : ...
La
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Il n'y a pas de consentement.
Donc,
nous allons poursuivre. Je souhaite entendre un membre du groupe formant le
gouvernement. M. le ministre de l'Immigration, de la Francisation et de
l'Intégration. À vous la parole.
Demander au gouvernement
fédéral de renouveler les permis
de travail des travailleurs étrangers en s'arrimant
au gouvernement du Québec
M. Roberge :
Merci, Mme la Présidente. Je sollicite le consentement de cette Assemblée
afin de présenter la motion suivante conjointement avec le député de
Laurier-Dorion, la députée de Rimouski, le député d'Abitibi-Est et la députée
de Laporte :
«Que l'Assemblée
nationale reconnaisse la légitimité du gouvernement du Québec à déterminer ses
niveaux d'immigration ainsi que de décider des critères de sélection de son
immigration permanente sans être influencé par la décision du gouvernement
fédéral;
«Qu'elle rappelle que
la fin imminente de plusieurs milliers de permis de travail cause de graves
inquiétudes dans la population de résidents non permanents et chez nos
entrepreneurs, particulièrement dans les régions;
«Qu'enfin, elle
demande au gouvernement fédéral de renouveler les permis de travail des
travailleurs étrangers en s'arrimant au gouvernement du Québec afin de protéger
nos industries, notre économie régionale, et nos services essentiels.»
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Je
vous remercie, M. le ministre. Est-ce qu'il y a consentement pour débattre
de cette motion?
Une voix : ...
Mise
aux voix
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Donc,
le vote est maintenant ouvert. Nous votons sur la motion de M. le ministre de
l'Immigration.
Le vote... le vote
est maintenant terminé. M. le secrétaire général, pour le résultat.
Le
Secrétaire : Pour : 99
Contre :
0
Abstentions :
0
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Donc, cette motion est adoptée. Mme la leader du
gouvernement.
Une voix : ...
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Donc, ce sera fait, une copie sera envoyée au
gouvernement fédéral.
Maintenant, une
motion sans préavis ayant déjà été présentée par le groupe parlementaire
formant l'opposition officielle, je demande
s'il y a consentement pour permettre la lecture d'une autre motion sans
préavis. Il y a consentement. Donc, j'invite M. le député de Marquette.
Souligner les victoires
de l'équipe féminine de soccer et de l'équipe
masculine de football des Carabins de l'Université de Montréal
M. Ciccone : D'entrée de jeu... Merci, Mme la Présidente. D'entrée de jeu,
j'aimerais... je tiens à souligner la présence, dans les tribunes, de
nos championnes et champions canadiens, les Carabins de l'Université de
Montréal.
(Applaudissements)
M. Ciccone : Sur ce, Mme la Présidente, je sollicite le consentement de
cette Assemblée afin de présenter la motion suivante conjointement avec la
ministre responsable du Sport, du Loisir et du Plein air, le député de Gouin,
le député de Matane-Matapédia, le député de Saint-Jérôme, le député
d'Abitibi-Est, la députée de Laporte, le député de Rosemont, la députée de
Saint-Laurent et la députée de Chomedey :
«Que l'Assemblée
nationale souligne les victoires des équipes sportives de l'Université de
Montréal en football masculin et en soccer féminin, ayant toutes deux remporté
le championnat canadien dans leur discipline respective;
«Qu'elle souligne la
conquête du trophée Gladys-Bean en soccer féminin et la conquête de la coupe
Vanier en football masculin et qu'elle félicite l'ensemble des joueurs et des
joueuses ainsi que tous les membres de l'organisation des Carabins pour ces
victoires, couronnant des saisons marquées par la résilience, l'effort,
l'esprit d'équipe et la détermination;
«Qu'enfin, elle
souligne l'apport essentiel du sport au développement de saines habitudes de
vie.»
La
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député. Est-ce qu'il y
a consentement pour débattre de cette motion? Mme la leader du gouvernement.
Mme LeBel :
Oui. Beaucoup de fierté, Mme la Présidente, dans cette motion.
Donc, il y a
consentement pour un débat de deux minutes de rigueur par intervenant dans
l'ordre suivant : le député de Marquette, la ministre responsable de la
Métropole et de la région de Montréal, le député de Gouin et le député de
Matane-Matapédia.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci. Donc, je comprends qu'il y a consentement
pour qu'il y ait une durée des interventions
qui soit limitée à un maximum de deux minutes de rigueur et que la présidence
applique strictement le temps de parole. Alors, sur ce, M. le député de
Marquette, je vous cède la parole.
M. Enrico
Ciccone
M. Ciccone : Merci, Mme la Présidente. Aujourd'hui, on célèbre deux performances
majeures du sport universitaire.
D'abord, le soccer
féminin des Carabins. En novembre dernier, elles ont écrit l'histoire. Un
troisième titre national. Une victoire de 2 à 1 contre les Thunderbirds de
l'Université de la Colombie-Britannique. Elles ont joué dans la neige, sur un
terrain difficile. Elles n'ont jamais abandonné. Courage, talent, esprit
d'équipe, résilience. Résultat, Mme la
Présidente : une saison parfaite, aucune défaite, une première pour le
programme. Sous la direction de Nadège Akamse,
et avec des joueuses clés comme Karine Vilain, nommée athlète par excellence du
tournoi, elles ont remporté haut les couleurs des Carabins.
Et, comme si ce
n'était pas assez, les Carabins ont aussi dominé au football, champions de la
coupe Vanier pour une troisième fois, victoire convaincante de 30 à 16 contre
la Saskatchewan. Une saison remarquable menée par le quart-arrière et joueur
par excellence, Pepe Gonzalez.
Ces
deux victoires envoient un message clair, le Québec est une puissance du sport
universitaire canadien, mais, derrière ces trophées, il y a des heures
d'entraînement, des sacrifices, des blessures, des études à concilier avec le
sport de haut niveau, une discipline de tous les jours. Ces athlètes inspirent
toute la relève sportive.
Il faut aussi souligner
le travail exceptionnel des équipes d'entraîneurs, des soigneurs et de tout le
personnel de soutien. Leur contribution est essentielle à ces succès.
Merci
aux Carabins de nous faire vibrer, et félicitations à nos championnes et à nos
champions. Merci, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, M. le député. Maintenant, nous poursuivons
avec Mme la ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal.
Mme Chantal
Rouleau
Mme Rouleau :
Merci beaucoup, Mme la Présidente. D'abord, je veux saluer le recteur de l'Université
de Montréal, je veux saluer la directrice des Carabins de Montréal, je veux saluer
les coachs et toute l'équipe de l'Université
de Montréal, qui travaillent très fort avec les athlètes étudiants qui sont
avec nous aujourd'hui.
C'est une grande
fierté de célébrer la victoire des Carabins. Leur victoire, que l'on célèbre,
dépasse largement les trophées. Elle reflète
le modèle québécois qui mise sur l'excellence académique et le sport. Derrière
chaque médaille, il y a des heures d'entraînement, des sacrifices et de
la discipline, mais il y a aussi un environnement qui permet de concilier les
études et le sport de haut niveau. C'est ce modèle qu'on a choisi, au Québec,
c'est ce modèle que le gouvernement du Québec a choisi, et c'est un modèle
auquel contribuent les parents, des parents que j'ai rencontrés dans tous les stades du Québec parce que je le vis
comme mère, j'ai un garçon qui porte fièrement le numéro 9 des Bleus, Carabins.
(Applaudissements)
Mme Rouleau :
Oh mon Dieu! Bon.
Le sport étudiant ne
forme pas seulement des champions, des championnes, il forme des leaders
engagés, des modèles, des jeunes qui savent
aller au bout de leurs ambitions. En soulignant la victoire des Carabins, le
football... l'équipe de football, qui est allée chercher, depuis 2023, sa
deuxième coupe Vanier, et l'équipe de soccer des filles, qui est allée chercher une troisième... un troisième trophée
Gladys-Bean, l'Assemblée nationale, nous tous ici, nous envoyons un message
clair : on croit dans le sport étudiant, on croit dans nos jeunes. Merci,
Mme la Présidente.
• (11 h 20) •
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, Mme la ministre. Maintenant, nous
poursuivons avec M. le député de Gouin.
M. Gabriel
Nadeau-Dubois
M. Nadeau-Dubois : Merci, Mme la Présidente.
Bien, je veux, bien sûr, moi aussi, saluer les joueurs de l'équipe de football, les joueuses de l'équipe féminine de
soccer des Carabins de l'Université de
Montréal qui sont avec nous aujourd'hui.
Les succès mentionnés par
mes collègues ne tombent pas du ciel. Vous êtes d'abord et avant tout des
étudiantes, des étudiants, vous choisissez chaque jour de concilier les études
universitaires avec un entraînement de haut niveau. Ça prend de la discipline, une capacité de gestion du temps et beaucoup
de persévérance. Et ça, c'est des compétences qui, peu importent les
succès et les insuccès sportifs, vont vous accompagner toute votre vie.
Le sport universitaire, ce n'est pas seulement
une question de trophées, c'est le prolongement de la mission éducative de nos universités. C'est un milieu où
on apprend le leadership, la solidarité, le respect et le dépassement de soi. Ce
sont des... Les terrains de sport sont aussi, donc, des salles de classe, et
elles sont tout aussi formatrices.
Quand on investit en éducation, il faut penser à
l'ensemble du parcours étudiant, à la réussite académique, bien sûr, mais aussi
à l'épanouissement, à la santé puis à l'engagement. Vous démontrez, chers
athlètes, que l'éducation publique québécoise peut former des diplômés, des...
des diplômés complets et complètes, engagés et ambitieux dans toutes les
sphères de leur vie.
Merci de nous rappeler que viser l'excellence,
c'est aussi apprendre à devenir des athlètes et des meilleurs citoyens, de
meilleures citoyennes. Félicitations à vous! Vous nous rendez fiers.
La
Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Merci, M. le député. Maintenant,
nous allons poursuivre avec M. le député de Matane-Matapédia.
M. Pascal Bérubé
M. Bérubé : Mme
la Présidente, au nom du Parti
québécois, nous sommes fiers
d'accueillir aujourd'hui à l'Assemblée nationale les équipes des
Carabins, qui ont fait briller le sport universitaire québécois cette année.
Les exploits
des Carabins, aussi bien en soccer féminin qu'en football masculin, ont permis
à Montréal d'accueillir la coupe Vanier pour une deuxième année
consécutive et le trophée Gladys-Bean. Bravo!
Au-delà des trophées que vous avez remportés,
l'importance des équipes comme la vôtre, les Carabins, vient surtout de ce que vous inspirez. En effet, nos
équipes de sport universitaire ne sont pas seulement des modèles d'excellence,
mais elles sont des modèles de rigueur, de dévouement et de persévérance,
toutes des qualités qui sont des piliers de la réussite pour les jeunes et des
sources d'émerveillement constamment renouvelées pour tous les amateurs de
sport. Vous exercez au quotidien une influence positive considérable sur les
jeunes du Québec, et nous vous en remercions.
Je tiens évidemment tout particulièrement à
féliciter les joueuses de l'équipe de soccer féminin des Carabins et les joueurs de l'équipe de football masculin.
Je félicite également l'entraîneuse-chef Nadège Akamse et l'entraîneur-chef
Marco Iadeluca, qui ont poussé leurs équipes vers les plus hauts sommets.
Et, en
terminant, je salue également tous les athlètes sportifs de l'Université de Montréal et de partout au Québec qui font rayonner
le sport québécois et inspirent notre jeunesse. Merci, Mme la Présidente.
Mise aux voix
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Je vous remercie, M. le député. Cette motion est-elle adoptée?
Des voix : Adopté.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Motion adoptée.
Avis touchant les travaux des
commissions
Donc, nous
allons poursuivre à la rubrique Avis touchant les travaux des commissions. Mme
la leader du gouvernement, je
vous cède la parole.
Mme LeBel : Merci,
Mme la Présidente. La Commission des institutions poursuivra les consultations
générales et auditions publiques sur le projet de loi n° 1, Loi
constitutionnelle de 2025 sur le Québec, aujourd'hui, après les avis touchant
les travaux des commissions jusqu'à 12 h 45 et de 14 heures à
16 h 30, ainsi que le mardi 17 février 2026, de 10 heures à
12 h 30, à la salle Louis-Joseph-Papineau.
La Commission des relations avec les citoyens
poursuivra, quant à elle, les consultations particulières et les auditions
publiques sur le projet de loi n° 12, Loi instituant la prestation de
services de garde éducatifs à l'enfance par les personnes reconnues à titre de
responsables d'un service de garde éducatif en communauté, aujourd'hui, après
les avis touchant les travaux des commissions jusqu'à 12 heures, à la salle
Louis-Hippolyte-La Fontaine.
La Commission des relations avec les citoyens
entreprendra l'étude détaillée du projet de loi n° 9, loi sur
l'environnement de la laïcité au Québec, aujourd'hui, de 14 heures à
16 h 30, ainsi que le mardi 17 février 2026, de 9 h 45
à 12 h 30, à la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine.
Par ailleurs, la Commission de l'aménagement du
territoire poursuivra l'étude détaillée du projet de loi n° 13, Loi visant à favoriser la sécurité et le sentiment
de sécurité de la population et modifiant diverses dispositions, aujourd'hui, de 12 h 05 à 13 heures, de 14 heures à
16 h 30, ainsi que le mardi 17 février, de 9 h 45 à
12 h 30, à la salle du
Conseil législatif.
La Commission de la santé et des services
sociaux entreprendra l'étude détaillée du projet de loi n° 19, Loi visant
notamment l'amélioration de l'accès aux services médicaux, aujourd'hui, après
les affaires courantes jusqu'à 13 heures et de 14 heures à
16 h 30, ainsi que le mardi 17 février 2026, de 9 h 45
à 12 h 30, à la salle Pauline-Marois.
Enfin, la Commission de
l'économie et du travail poursuivra l'étude détaillée du projet de loi n° 3,
Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus
démocratique de diverses associations en milieu de travail, après les affaires
courantes jusqu'à 13 heures et de 14 heures à 16 h 30,
ainsi que le mardi 17 février 2026, de 9 h 45 à
12 h 30, à la salle Marie-Claire-Kirkland.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci.
Pour ma part, je vous avise que la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources
naturelles se réunira en séance de travail aujourd'hui, de 13 heures à
13 h 30, à la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine, afin de
statuer sur la possibilité que la commission se saisisse d'un mandat
d'initiative visant la convocation de Mme Claudine Bouchard,
présidente-directrice générale d'Hydro-Québec.
Renseignements sur les travaux
de l'Assemblée
Maintenant, nous poursuivons à la rubrique
Renseignements sur les travaux. Je vous rappelle que, lors de l'interpellation
prévue pour demain, le vendredi 13 février 2026, Mme la députée des
Mille-Îles s'adressera à Mme la ministre responsable de l'Habitation sur le
sujet suivant : Génération locataire : le legs caquiste en matière de
logement.
Je vous avise de plus que l'interpellation
prévue pour vendredi le 20 février 2026 portera sur le sujet
suivant : La souveraineté culturelle du
Québec face au pouvoir excessif des géants du divertissement et du numérique.
M. le député de Jean-Lesage s'adressera alors à M. le ministre de
la Culture et des Communications.
La période
des affaires courantes étant terminée, nous allons maintenant passer aux
affaires du jour. Et, pour ce faire, j'inviterais Mme la leader du
gouvernement à nous indiquer la suite de nos travaux.
Mme LeBel : ...considérant
qu'il reste quelques minutes au délai qui est imparti pour se manifester pour
un débat de fin de séance, je vais vous demander de suspendre jusqu'à la fin de
ce délai, puis on pourra voir pour la suite de nos travaux. Merci.
La
Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Donc, je vais suspendre... Il
reste deux minutes. Alors, je vais suspendre pour les deux prochaines
minutes.
(Suspension de la séance à 11 h 29)
(Reprise à 11 h 30)
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Donc,
Mme la leader du gouvernement, je vous inviterais, bien, à nous dire la suite
de nos travaux.
Ajournement
Mme LeBel : Mme
la Présidente, compte tenu qu'il n'y a pas de débat de fin de séance, selon ma
compréhension, je vais donc vous demander d'ajourner nos travaux au
17 février 2026, à 13 h 40.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Cette
motion est-elle adoptée?
Des voix : Adopté.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
En conséquence, nous ajournons nos travaux au
mardi 17 février 2026, à 13 h 40.
(Fin de la séance à 11 h 31)