Journal des débats de la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles
Version préliminaire
43e législature, 1re session
(29 novembre 2022 au 10 septembre 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
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Le
mardi 29 octobre 2024
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Vol. 47 N° 38
Étude détaillée du projet de loi n° 63, Loi modifiant la Loi sur les mines et d’autres dispositions
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Intervenants par tranches d'heure
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Rivest, Mathieu
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Blanchette Vézina, Maïté
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Fortin, André
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Fortin, André
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Blanchette Vézina, Maïté
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Rivest, Mathieu
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Dufour, Virginie
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Dufour, Virginie
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Blanchette Vézina, Maïté
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Rivest, Mathieu
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Fortin, André
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Zaga Mendez, Alejandra
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Rivest, Mathieu
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Blanchette Vézina, Maïté
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Zaga Mendez, Alejandra
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Fortin, André
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Dufour, Virginie
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Rivest, Mathieu
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Blanchette Vézina, Maïté
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Fortin, André
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Zaga Mendez, Alejandra
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Zaga Mendez, Alejandra
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Rivest, Mathieu
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Dufour, Virginie
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Blanchette Vézina, Maïté
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Fortin, André
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Ciccone, Enrico
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Blanchette Vézina, Maïté
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Fortin, André
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Dufour, Virginie
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Dufour, Virginie
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Blanchette Vézina, Maïté
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Ciccone, Enrico
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Fortin, André
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Bussière, Robert
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Sainte-Croix, Stéphane
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Rivest, Mathieu
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Picard, Marilyne
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Tremblay, François
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Zaga Mendez, Alejandra
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Blanchette Vézina, Maïté
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Zaga Mendez, Alejandra
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Ciccone, Enrico
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Dufour, Virginie
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Fortin, André
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Bussière, Robert
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Ciccone, Enrico
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Blanchette Vézina, Maïté
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Fortin, André
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Zaga Mendez, Alejandra
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Bussière, Robert
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Sainte-Croix, Stéphane
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Rivest, Mathieu
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Picard, Marilyne
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Tremblay, François
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Dufour, Virginie
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Dufour, Virginie
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Blanchette Vézina, Maïté
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Ciccone, Enrico
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Zaga Mendez, Alejandra
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Fortin, André
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Blanchette Vézina, Maïté
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Dufour, Virginie
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Ciccone, Enrico
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Zaga Mendez, Alejandra
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Fortin, André
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Bussière, Robert
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Sainte-Croix, Stéphane
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Rivest, Mathieu
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Tremblay, François
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Dufour, Virginie
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Blanchette Vézina, Maïté
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Ciccone, Enrico
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Fortin, André
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Zaga Mendez, Alejandra
9 h 30 (version révisée)
(Neuf heures quarante-neuf minutes)
Le Président (M. Rivest) : Alors,
bon mardi à tous. Je... nous allons... ayant constaté le quorum, je déclare la
séance de la Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des
ressources naturelles ouverte.
Je vous rappelle le mandat de la
commission, qui est... qui est réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet
de loi n° 63, Loi modifiant la Loi sur les mines et d'autres dispositions.
Mme la secrétaire, est-ce qu'il y a des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. M. Bernard (Rouyn-Noranda—Témiscamingue) est remplacé par Mme Picard
(Soulanges); M. Montigny (René-Lévesque), par Mme Tremblay (Hull); et
Mme Rizqy (Saint-Laurent), par Mme Dufour (Mille-Îles).
Le Président (M. Rivest) : Merci.
On se rappelle que, lors de l'ajournement de nos travaux jeudi dernier, nous
étions à l'étude de l'article 52. Est-ce qu'il y a, à ce stade-ci, d'autres
interventions sur l'article 52?
Mme Blanchette Vézina : Je
pense avoir fait les commentaires concernant l'article, mais j'imagine qu'il y
a toujours des questions concernant l'article 52. Ce sera un plaisir d'y
répondre.
M. Fortin :Oui, bonjour, M. le Président. Bonjour, tout le monde, j'espère
que vous avez eu un bon week-end. Je veux juste revenir sur certains des
commentaires qui nous avaient été faits sur l'article 52 par les divers
groupes, là, parce qu'on nous disait quand même qu'il y avait une certaine...
que ce n'était pas... ce n'était pas si simple que ça, entre autres, là, faire
une caractérisation des substances minérales qui se trouvent dans les résidus
miniers de l'exploitation et... Mais on <avait...
M. Fortin :
...caractérisation des substances minérales qui se
trouvent dans les résidus miniers de l'exploitation et... Mais on >avait
eu quelques réponses, là, de la part... de la part de la partie gouvernementale
et de ses équipes à ce niveau-là.
Il y avait une... il y avait une autre
demande, et là je la... je la soumets à l'équipe, je ne crois pas qu'on en
avait parlé, la question de s'assurer que l'ensemble de la... l'ensemble des
demandes, là, sont faites pour l'année précédente. C'est une question de
cohérence, là, je... Ça venait de la part d'une des associations, je ne me
souviens plus laquelle, c'était peut-être l'exploration minière, là, mais où on
dit essentiellement... dans l'article 52, on demande de faire un rapport
qui dit : Voici les activités réalisées, ainsi que la quantité et la
valeur du minerai pour l'année précédente, du 1er janvier au
31 décembre, voici les droits versés au cours de l'année précédente. Puis
là, après ça, on dit... on veut aussi l'ensemble des contributions versées, on
veut une caractérisation des substances minérales. Ils sont venus nous dire :
Bien, pourquoi est-ce qu'on ne demande pas un rapport pour tout ça pour l'année
précédente, là, pour que ce soit clair, pour que tout ce qui est demandé soit
pour l'année d'avant et qu'il n'y ait pas des trucs qui soient pour l'année
d'avant et des trucs qui soient pour... depuis l'exploitation complète de la
mine, entre autres, ou, etc.? Donc, il y avait une demande pour dire :
Est-ce qu'on... est-ce qu'on peut s'assurer que tout ça entre dans le même
cadre temporel?
Mme Blanchette Vézina : Me
permettez-vous de suspendre quelques minutes, là, M. le Président?
Le Président (M. Rivest) : Oui.
On va suspendre.
(Suspension de la séance à 9 h 52)
(Reprise à 9 h 59)
Le Président (M. Rivest) : Merci.
On en est toujours à l'étude de l'article 52. Je crois qu'il y avait des
précisions à ajouter. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Oui,
merci, M. le Président. Avec le consentement de la commission, j'aimerais
donner la parole à Mme Hélène Giroux, du ministère des Ressources naturelles et
des Forêts.
Le Président (M. Rivest) : Alors,
Mme Giroux, comme c'est la première intervention de la journée, je vous invite
à vous présenter, ainsi que votre titre, s'il vous plaît.
Mme Giroux (Hélène) :
Hélène Giroux, directrice des
affaires minières et de la coordination du ministère des Ressources naturelles
et des Forêts. Donc, pour précision, l'article 120 de la Loi sur les mines
explique le contenu du rapport, ce qui est... Tous les éléments du rapport
peuvent être et doivent être celles de l'année précédant le rapport. Donc, on
est vraiment dans les... du 1er janvier au 31 décembre de l'année
précédente. Donc, si notre rapport était en 2024, le rapport doit viser les
éléments de 2023, du 1er janvier au 31 décembre 2023.
M. Fortin :Mais où est-ce que vous voyez ça dans l'article 120
qui est modifié? Moi, je ne vois pas ça, Mme Giroux.
Mme Giroux
(Hélène) : Il est...
Mme Blanchette Vézina : ...1°
et 2°.
M. Fortin :Oui, mais... c'est ça, mais c'est, justement, le
commentaire de l'association, c'est de dire... puis là je vais vous le lire, là :
«L'association constate que les éléments 1° et 2° que doit contenir le rapport
ont une portée temporelle définie, soit entre le 1er janvier et le 31 décembre
de l'année précédente ou au cours de l'année précédente, ce qui n'est pas le
cas des éléments 3° et 4°. Afin de ne pas créer de confusion ou d'incertitude
pour ces deux éléments, l'association est d'avis que leur portée temporelle
doit être précisée...
10 h (version révisée)
M. Fortin :...4°. Afin de ne pas créer de confusion ou d'incertitude
pour ces deux éléments, l'association est d'avis que leur portée temporelle
doit être précisée et évidemment viser la même période que les deux premiers
éléments.» Alors, je suis d'accord avec l'interprétation que vous faite pour
les... les éléments 1° et 2°, mais eux, ce qu'ils disent, c'est :
Bien, tant qu'à avoir un rapport, est-ce que tout peut avoir la même portée
temporelle?
Mme Blanchette Vézina : Pour
les éléments 1° et 2°... Et là ça concerne l'impôt minier. Donc, il y a
une notion, là, concernant l'impôt minier. Peut-être, monsieur... Je céderais
la parole à M. Roch Gaudreau pour expliquer la suite pour ces deux
éléments, sur la mécanique.
Puis ensuite, le délai, c'est tous les
cinq ans, donc autrement ce serait... ce serait plus rapide. Je ne sais pas si
vous me suivez, c'est comme s'il faudrait qu'il y ait plus d'obligations, plus
régulièrement, si on venait s'arrimer avec les paragraphes 1° et 2°. Mais je
vais laisser, avec le consentement de la commission, la parole à M. Gaudreau
pour expliquer la mécanique, pourquoi il y a une période de temps pour les deux
premiers paragraphes.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'on a le consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Rivest) : Alors,
M. Gaudreau, s'il vous plaît, vous présenter avec votre nom et votre
titre.
M. Gaudreau (Roch) : Oui.
Roch Gaudreau, directeur du développement et du contrôle de l'activité minière,
ministère des Ressources naturelles et des Forêts. Oui, donc, le... l'élément
en relation avec l'impôt minier, c'est la redevance qu'il doit verser au
gouvernement. Et ce calcul-là est fait, là, dans l'année... dans l'année qui
suit. Et ils ont 150 jours suivant le... le... la réalisation de leur
rapport annuel pour produire cette... cette donnée-là.
Mais effectivement, on pourrait avoir un
formulaire élargi qui contient tous les champs d'information, comme ça, bien,
dans la déclaration, ça va tout concerner la même année. Je pense que c'est une
façon administrative de... de permettre d'avoir une seule déclaration pour l'ensemble
des éléments demandés.
M. Fortin :OK. Alors, c'est comme ça que vous avez l'intention de
procéder, avec un formulaire, avec... pour les... pour le point 1°, 2°, 3°,
4°, là, pour l'information de l'année précédente. Parce que la ministre
semblait dire que c'était... qu'on en demande plus, qu'en ce moment ce n'est
pas ça qu'on demande, là, que ça ferait passer de... peut-être de... de la
reddition de comptes aux cinq ans à annuelle, mais c'est ça que vous me dites
qui va se passer, là. C'est qu'il va y avoir un formulaire avec toute l'information
de l'année précédente.
M. Gaudreau (Roch) : C'est
ça. Comme ça, ça vise les mêmes périodes.
M. Fortin :OK. Alors, ce que vous dites, c'est qu'on n'a pas besoin de
l'inscrire dans la loi, parce que ça va être un formulaire qu'on va leur
demander de remplir.
M. Gaudreau (Roch) : Oui.
Parce qu'on a déjà un formulaire pour les... les quantités, les valeurs et l'impôt
minier. Là, on va rajouter les activités.
M. Fortin :OK. Et vous avez enlevé la notion du 150 jours, là,
dans... Parce que vous y avez fait référence il y a quelques instants, mais ça,
ça va rester, parce que c'était écrit dans la loi que ce... cette
information-là devait être envoyée au ministère au plus tard le 150 ᵉ jour, à
la fin de l'exercice. Là, on ne fait plus référence à ça. Alors, est-ce que je
comprends que c'est toujours ça qui va avoir lieu?
Des voix : ...
Mme Blanchette Vézina : ...au
paragraphe 1° du troisième alinéa, oui.
M. Fortin :Ah! du troisième alinéa.
Mme Blanchette Vézina : Ça
se retrouve plus loin.
M. Fortin :OK, pardon. Effectivement. Il est effectivement plus loin,
vous avez raison. OK, si vous me dites que c'est ça qui va se passer puis que
ça va être un rapport, moi, j'ai confiance au... à l'équipe du ministère pour s'assurer
que c'est fait correctement et de la façon la plus simple et efficace.
Mme Blanchette Vézina : C'est...
c'est ce qui sera fait.
Le Président (M. Rivest) : ...Est-ce
qu'il y a d'autres interventions à ce stade? Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Merci, M.
le Président. Bonjour. Écoutez, je vais poser une question et j'espère que ma
mémoire ne fait pas défaut, je ne pense pas l'avoir posée la semaine dernière,
puis, si c'est le cas, vous pourrez me rafraîchir la mémoire. C'était concernant
la caractérisation des substances minérales qui se trouvent dans les résidus
miniers issus de l'exploitation. Ça, c'est l'alinéa 4°. Dans le fond, c'est
ça, il y avait... il y avait des groupes qui nous soulignaient que ce genre de
caractérisation là pouvait être coûteuse et complexe. Est-ce que vous l'avez
regardé, cet élément-là, à savoir si ce qu'on demande ici ne serait pas,
finalement... pourrait être plus problématique que d'autres choses?
Mme Blanchette Vézina : Bien,
l'idée, c'est vraiment de s'assurer de caractériser, de connaître... connaître
ce qui est... ce qui est dans le... les résidus, là. Donc, il est important...
il est important de conserver cette mesure. Il faut aller chercher l'information.
C'est ça qui manque en ce moment.
Mme Dufour : ...OK. Je
vais juste vous lire un passage d'un... d'un mémoire. On nous disait que c'était
justement une caractérisation coûteuse et complexe, que les entreprises devront
investir des ressources considérables en termes de personnel, d'équipements, de
financement pour effectuer ces analyses détaillées chaque année. Ils
disent : «Cette exigence représente une charge financière
disproportionnée, particulièrement pour les <petites...
Mme Dufour :
...Ils
disent : «Cette exigence représente une charge financière
disproportionnée, particulièrement pour les >petites et moyennes
entreprises minières. Exiger la caractérisation des résidus historiques
présents dans les parcs à résidus serait extrêmement difficile à mettre en
œuvre.» Ils disent : «Ils peuvent être mélangés, les résidus, et compactés
sur de longues périodes, rendant l'analyse précise pratiquement impossible.» Et...
et ce qu'ils soulignent, c'est aussi la problématique concernant les parcs à
résidus déjà restaurés, qui, finalement, pourraient aller à l'encontre des
principes de protection environnementale.
Ce n'est quand même pas rien, là, ce qui
est souligné ici, là. Ce qu'on... ce qu'on dit, c'est... c'est... ça pourrait
finalement devenir une barrière à l'entrée pour les petites entreprises, et
pire, ça pourrait détruire l'environnement, là où des parcs à résidus sont
restaurés. Donc, comment on envisage de pallier à ça?
Mme Blanchette Vézina : Selon
l'information qu'on dispose, le ministère, les entreprises connaissent déjà la
plupart du temps leurs parcs à résidus, là. Donc, peut-être que je peux, avec
le consentement, céder la parole à mon sous-ministre associé aux Mines, là, Ian
Morissette.
Le Président (M. Rivest) : Oui.
On a consentement. M. Morissette, votre nom et votre titre.
M. Morissette (Ian) : Oui.
Bonjour, Ian Morissette, sous-ministre associé aux Mines au ministère des
Ressources naturelles et des Forêts. Donc, en ce qui concerne votre question
sur la caractérisation, les entreprises savent déjà ce qu'il y a dans les
résidus miniers qu'ils mettent dans leurs parcs, parce qu'ils veulent s'assurer
de savoir... S'il y a une valeur économique, ils vont aller la chercher. Donc,
ils ont déjà... Ce travail-là est déjà effectué, si je peux dire. Donc, ce
n'est pas une contrainte qu'on ajoute, pour elles, ça va être quand même assez
facile de répondre à l'obligation.
Mme Dufour : OK. Merci.
C'est quand même <i>l'association de l'exploitation minière du Québec,
là, qui fait ce...
Une voix : ...
Mme Dufour : ...de
l'exploration, c'est ça, l'exploration... AEMQ, qui fait cette remarque, et
j'imagine qu'ils savent de quoi ils parlent quand ils nous font ces
remarques-là. Il semble que, tu sais, le fait que les résidus soient mélangés
et compactés sur de longues périodes, pour eux... Est-ce que c'est parce qu'il
y a une mécompréhension de ce qui est exigé à l'alinéa 4° versus à ce
qu'on s'attend vraiment?
Mme Blanchette Vézina : Moi,
je ne peux pas présumer, là, sur l'interprétation du groupe, mais moi, ce que
je peux vous mentionner, c'est que l'objectif, c'est de valoriser au maximum
les résidus miniers, que cette mesure-là est importante pour s'assurer de
connaître... d'avoir la connaissance nécessaire pour... pour faire cette
valorisation-là. On parle beaucoup d'économie circulaire, et on sait qu'on veut
maximiser le... le passif du Québec, que ça devienne un actif. Alors, on veut
soutenir ce développement-là. Donc, c'est une mesure qui est... qui est
importante et qui, comme on vous l'a mentionné, là, pour la... la plupart des
exploitants miniers, est déjà connue, là.
Mme Dufour : Est-ce
qu'on s'attend à ce que cette caractérisation-là soit faite sur des parcs à
résidus miniers qui ne sont plus utilisés, ou seulement les parcs à résidus
miniers à côté d'une mine en exploitation présentement?
Mme Blanchette Vézina : Je
céderais la parole à M. Morissette.
Le Président (M. Rivest) : M. Morissette,
la parole est à vous.
M. Morissette (Ian) : Merci.
L'article ici vise vraiment les mines en exploitation.
Mme Dufour : OK. Mais la
mine en exploitation peut être en exploitation depuis fort longtemps et il peut
y avoir un... un parc à résidus miniers qui, lui, n'est plus utilisé et que
c'est un autre qui est utilisé présentement. Est-ce qu'on va exiger qu'il caractérise
aussi celui qui n'est plus utilisé?
M. Morissette (Ian) : ...qu'ils
font déjà. C'est que... Ce qu'on va leur demander ou ce qu'on exige ici, c'est
qu'ils nous la communiquent, l'information. Mais, selon nous, c'est une
information dont ils disposent déjà. Comme je le disais tantôt, ils ont déjà
fait les analyses pour s'assurer de voir ce qu'il y a exactement dans leurs
résidus. Si jamais il y a un métaux qu'ils pourraient commercialiser ou qu'ils
pourraient exploiter, ils vont aller le chercher. Mais, au moment où on se
parle, ils ne nous transmettent pas l'information. Là, ce qu'on va demander,
c'est de nous le transmettre puis de voir, nous, de notre côté, s'il n'y a pas
d'autres possibilités.
Mme Dufour : OK. Vous
avez dit : Selon nous, c'est une information qu'ils disposent. Est-ce que
vous en êtes 100 % certain? Parce qu'ils semblent avoir des doutes,
eux-mêmes.
Mme Blanchette Vézina : Je
vais suspendre.
Mme Dufour : Merci.
Le Président (M. Rivest) : On
suspend.
(Suspension de la séance à 10 h 09)
(Reprise à 10 h 21)
Le Président (M. Rivest) : Alors,
on reprend les travaux. Il y a un amendement de déposé par la députée de Mille-Îles
à l'article 52.
Mme Dufour : Oui. Merci,
M. le Président. Dans le fond, alors qu'on était hors d'ondes, il y a eu des...
des échanges avec la ministre. Puis ce qu'on a compris, dans le fond, c'est que
la caractérisation des substances minérales qui se trouvent dans les résidus
miniers, issus de l'exploitation, ce qu'on... L'intention, c'était de les
caractériser dans la dernière année, donc ce qui avait été exploité dans la
dernière année, et non pas de retourner vers des... des sites de résidus
miniers non exploités et même restaurés, alors que ça laissait un peu un flou comment
c'était écrit. Alors...
Et, comme mon collègue le député de Pontiac
aussi avait posé des questions concernant d'autres éléments précédemment, dont
l'alinéa 3°, qui parlait de... des contributions versées et qu'aussi c'était la
compréhension que c'était au cours de la dernière année, donc il y a un
amendement qui est proposé pour que les... ces trois... ces deux alinéas-là...
on ajoute «au cours de l'année précédente».
Donc, insérer, à la fin... Je le lis, là,
article 52 : Insérer, à la fin des paragraphes 3° et 4° du premier
alinéa de l'article 120 de la Loi sur les mines, proposé par l'article 52
du projet de loi, «au cours de l'année précédente».
Donc, si on peut voir... Est-ce qu'on a...
On ne l'a pas, le... le rendu, mais, bref, on comprend que, dans les deux cas,
on réfère vraiment au cours de l'année précédente, comme ça il n'y a pas
d'ambiguïté possible sur qu'est-ce qui est visé.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'il y a d'autres éléments sur l'amendement? Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : La
députée de... de Mille-Îles a bien résumé, là. L'intention derrière, c'était
vraiment de... de s'assurer que c'étaient les résidus miniers issus de
l'exploitation au cours de l'année précédente. Donc, je n'ai pas d'autre
commentaire que ce qui a été déjà nommé.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement?
Mme Dufour : Pas sur
l'amendement.
Le Président (M. Rivest) : On
pourrait mettre l'amendement aux voix... la mise aux voix. Est-ce que
l'amendement de l'article 52 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Rivest) : Alors,
comme l'amendement est adopté, nous allons revenir à l'article 52.
M. Fortin :Juste sur la... sur la question du... Parce que, dans
l'article 52, là, on vient... on vient dire initialement : «Tout
locataire et tout concessionnaire doivent préparer un rapport, conformément aux
modalités prévues par règlement, qui indique, par mine, les éléments suivants...»
Dans le règlement, avez-vous d'autres... à part ce qui est indiqué ici, là,
avez-vous d'autres choses en tête de ce qui doit être... ce qui devra être
rapporté? Non, le règlement va refléter ce qui est dans la loi, alors il n'y a
pas... Dans le fond, c'est un règlement un peu pro forma, là, qui... qui fait
juste refléter ce qu'il y a là, mais il n'y a rien d'autre, il n'y a pas de
modalité particulière, ou de limite, ou de... de truc comme ça. Il n'y a pas
d'autres renseignements qui sont demandés? Dans votre formulaire, là, dont on
parlait tantôt, y a-tu autre chose qui est exigé?
Mme Blanchette Vézina : ...Bien,
à ce moment-ci, non, là. On fait la vérification, mais, moi, je n'en ai pas
d'autres. C'est simplement pour se garder de la latitude, là, au besoin...
M. Fortin :Mais je comprends qu'il y en a... Aujourd'hui, il y en a
déjà un, règlement, puis il y a déjà un... parce qu'on... on fonctionnait déjà
par règlement, si je regarde l'ancien 120. Alors, on ne demandait pas
autre chose que ce qui était dans la loi avant, puis on ne demandera pas autre
chose que ce qui est dans la loi après?
Mme Blanchette Vézina : Je
vais céder la parole à M. Gaudreau, là...
M. Morissette (Ian) : ...on
est en train de vérifier dans le règlement actuel pour s'assurer d'avoir la
bonne <information...
M. Morissette (Ian) :
...on
est en train de vérifier dans le règlement actuel pour s'assurer d'avoir la
bonne >information.
M. Fortin :OK. Parce qu'on se garde le...
Mme Blanchette Vézina : Mais
il y a déjà... Cet article-là avait déjà cette disposition-là, là. Donc, c'est
pour ça qu'on vérifie.
M. Fortin :Oui. Bien, dans l'article... dans l'article précédent, vous
avez raison, Mme la ministre, on dit «ainsi que les autres renseignements
déterminés par règlement», puis là on vient rajouter le point 5°. Là, on
vient de traiter des points 1°, 2°, 3°, 4°, là, mais dans le point 5°,
«les autres renseignements déterminés par règlement», je... je voulais juste
savoir... Parce qu'on en a quand même rajouté dans ce qui est obligatoire et c'est
très bien, là, il n'y a pas d'enjeu là, mais on veut juste comprendre ce que...
ce qu'on exige, dans le fond, de... de ces concessionnaires-là ou de ces
locataires-là.
Mme Blanchette Vézina : Bien,
simplement pour préciser, là, que la... le paragraphe 5°, «les autres
renseignements déterminés par règlement», là, ça reprend la fin du premier...
du premier alinéa, là, c'est-à-dire «ainsi que les autres renseignements
déterminés par règlement».
M. Fortin :Vous avez raison.
Mme Blanchette Vézina : C'était
déjà inclus. Mais là on va vérifier quand même pour s'assurer de répondre à
votre question, là, sur ce que contient... ce que pourraient contenir les
autres renseignements demandés, mais c'était déjà là.
M. Fortin :Non, mais, c'est ça. Mais... mais vous le savez, que... qu'une
de nos... une de nos préoccupations en lien avec le projet de loi 63, c'est
justement la question de la réglementation, là, qui peut parfois venir faire en
sorte que l'environnement réglementaire est... pas dire imprévisible, mais
parfois... parfois inconnu, parfois peut changer à tout moment. Alors, c'est...
c'est vraiment juste de savoir, une orientation générale, là, est-ce que vous
avez quelque chose que vous voulez ajouter ou pas.
Mme Blanchette Vézina : À
ce moment-ci, je n'en ai pas comme ministre. Est-ce que le ministère a... Il a
déjà un règlement, là, adopté... édicté, je devrais dire.
M. Fortin :Si on peut juste nous dire... À la limite, si on peut nous
dire c'est quoi, le règlement qui est édicté.
Des voix : ...
Mme Blanchette Vézina : Il
n'y a rien d'autre.
M. Fortin :Il n'y en a pas?
Mme Blanchette Vézina : C'est...
mines, mais il ne semble pas avoir d'autres renseignements déterminés pour cet
article.
M. Fortin :OK. Ça me va, M. le... Pour moi, ça va, M. le Président.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Juste un
instant.
Des voix : ...
Mme Dufour : OK. J'ai
une question.
Le Président (M. Rivest) :
Allez-y.
Mme Dufour : En fait, la
dernière section, là, de l'article 52, on dit... puis je comprends que c'était
dans l'article précédent, mais comme on l'inclut dans cette loi-ci, je peux m'informer
du pourquoi on dit que le rapport est... est transmis, au choix du locataire ou
concessionnaire, soit au ministre ou soit à l'Autorité des marchés financiers.
Pourquoi on donne ce choix-là? Tu sais, pourquoi on n'a pas dit : Bien, on
veut que ce soit de cette façon-là, tout simplement?
Le Président (M. Rivest) : ...donner
la parole à...
Mme Blanchette Vézina : À...
à Mme Giroux, M. le... Président.
Le Président (M. Rivest) : Mme Giroux.
Mme Giroux (Hélène) :
Donc, la Loi sur les mesures de
transparence dans les industries minière, pétrolière et gazière prévoit déjà
des obligations au locataire et au concessionnaire de déposer une déclaration
en vertu de cette... de cette loi-là, qui est très particulière. Et, par la
même occasion, afin d'éviter des... du doublon pour l'industrie, là, il est...
on a mis dans la loi «à leur choix». C'est possible qu'elles le fassent, qu'elles
déposent dans un seul coup la déclaration en vertu de la loi sur les mesures de
transparence et le rapport de l'article 120. C'est vraiment à leur choix.
Donc, le fait de le mettre comme ça, c'est... ça leur permet de... de décider
de le faire ou non. On ne met pas une obligation, parce que, justement, elles
doivent pouvoir, dans leurs façons de faire, décider d'elles-mêmes, là, si c'est
rentable pour elles de... de le transmettre directement à l'AMF ou au
ministère.
En pratique, jusqu'à maintenant, la
plupart des... des déclarations des rapports annuels de l'article 120 nous
ont été transmises directement au ministère. On n'est pas passés par l'AMF.
Mais pour éviter, là... Vous savez qu'on est dans l'allègement administratif,
donc c'est un élément d'allègement administratif. Donc, l'entreprise qui
souhaite se prévaloir de ce choix-là peut le faire. La loi lui permet de le
faire.
Mme Dufour : Puis juste
pour bien saisir, dans le fond, ce qui est transmis à l'Autorité des marchés
financiers, je comprends que le... la ministre y a accès à ces informations-là.
C'est... Donc...
Mme Giroux
(Hélène) :Oui, c'est une... c'est une
entente avec l'AMF qui, si elle le recevait, ce... ce rapport-là directement...
le transmet au ministère. Et ça vaut pour être reçu dans les mêmes dates, là,
pour le ministère.
Mme Dufour : Est-ce que
toutes les entreprises doivent déposer à l'Autorité des marchés financiers dans
le...
• (10 h 30) •
Mme Giroux (Hélène) :
Les... les entreprises qui sont
assujetties à la loi sur les mesures de transparence, effectivement, doivent...
doivent le faire. Mais toutes les entreprises ne sont pas assujetties à l'Autorité
des marchés financiers... à cette loi-là pour déposer.
Mme Dufour : OK. Donc...
donc, dans le domaine minier, ce ne sont pas toutes les entreprises...
10 h 30 (version révisée)
Mme Giroux (Hélène) :
...pas assujetties à l'Autorité des
marchés financiers, à cette loi-là.
Mme Dufour : Donc, pour... Donc,
dans les domaines miniers, ce ne sont pas toutes les entreprises qui sont
assujetties à cette loi-là?
Mme Blanchette Vézina : M. le
Président.
Le Président (M. Rivest) : Oui,
allez-y.
Mme Blanchette Vézina : Avec
le consentement, j'aimerais céder la parole à Me Tremblay-Parent qui pourra
expliquer quelles entreprises sont assujetties.
Le Président (M. Rivest) : Comme
c'est votre première intervention, votre nom, le titre.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Je
suis Gabriel Tremblay-Parent. Je suis avocat pour le ministère de la Justice du
Québec.
L'objectif de cette loi-là, en fait, c'est
de... qu'il y ait une déclaration de renseignements quand il y a eu des
paiements qui ont été faits à des organismes publics. L'objectif, là, c'est une
loi, finalement, anticorruption, donc, tu sais, l'idée, c'est de s'assurer que
du moment qu'il y a un paiement, là, qui est fait à un ministère ou à un
organisme public, là, qu'il y ait un rapport qui soit fait avec des
renseignements, là. Donc, c'est ce qui détermine les sociétés assujetties.
Mme Dufour : OK. Donc, pour
bien comprendre, c'est... des entreprises qui donneraient, quoi, des redevances
au gouvernement, par exemple, là, seraient assujetties? Parce qu'on dit qu'ils
donnent de l'argent au public. Ce serait...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
non, ce n'est pas les redevances comme telles, là, parce que ça, évidemment, tu
sais, c'est légitime, c'est encadré. C'est plus des paiements, mettons, tu
sais, à la suite de... je dirais, de travaux, d'éléments qui auraient été
réalisés, là, pour le gouvernement. Mais, tu sais, évidemment, les redevances,
là, ça ne doit pas faire l'objet d'une déclaration comme telle, là.
Mme Dufour : OK. je ne suis
pas certaine, à ce moment-là, de voir quel type de travaux qu'une entreprise
minière paie le gouvernement.
Le Président (M. Rivest) : Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Bien,
peut-être, ici, comprendre, l'objectif d'avoir les deux, c'est d'un allègement,
éviter d'avoir à dédoubler des rapports. S'il y a de l'information qui est déjà
transmise dans le cadre de cette loi-là, nous, on dit : Bien, avec l'entente
avec l'Autorité des marchés financiers, l'entreprise n'a pas à dédoubler,
disons, le dépôt. Ça fait que je pense que c'est ça, l'intention. Sur le motif
de la loi, je pense qu'au moment de l'étude et de l'adoption de cette loi-là je
pense que ça a été probablement très bien étudié par les parlementaires
présents en commission. Donc, je nous ramène peut-être sur l'objectif, là, de
la disposition, ici, dans le projet de loi, plutôt que sur l'intention, là, de
la Loi sur les mesures de transparence dans les industries minières...
Le Président (M. Rivest) : Merci,
Mme la ministre.
Mme Dufour : Merci. Bien, c'était...
comme ça fait partie de la loi qu'on étudie en ce moment, je posais des
questions et je pense que c'est légitime de pouvoir le faire. Merci.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'article 52 tel qu'amendé? S'il n'y
a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix.
Mme Dufour : ...
Le Président (M. Rivest) : Ah!
Oui.
Mme Dufour : Merci. Je
voudrais juste souligner, dans le fond, que le <i>Regroupement nationaux
des conseils régionaux en environnement mentionnait à l'égard de cet article-là
qu'il serait peut-être... ils mentionnaient que les redevances minières, dans
le fond, devraient aider à financer une partie de la restauration des sites
miniers abandonnés. Donc, je le souligne que c'était dans leur mémoire
concernant cet article-là. Je ne veux pas rentrer plus dans les détails, mais
je voudrais juste le souligner. Merci.
Le Président (M. Rivest) : Alors,
s'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons mettre aux voix. Est-ce que l'article 52
amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Rivest) : Merci.
Nous en sommes à l'étude de l'article 53. Mme la ministre, je vous laisse
la parole.
Mme Blanchette Vézina : Merci,
M. le Président. Donc, 53 : Cette loi est modifiée par l'insertion, après
l'article 121, du suivant :
«121.1. Le ministre peut, s'il le
juge nécessaire, corriger le périmètre d'un bail minier ou d'une concession
minière inscrit au registre public des droits miniers, réels et immobiliers
pour le rendre conforme à l'arpentage.»
Cet article vise à introduire l'article 121.1
de la Loi sur les mines afin de permettre à la ministre des Ressources
naturelles et des Forêts de corriger le périmètre d'un bail minier ou d'une
concession minière inscrit au Registre public des droits miniers, réels et
immobiliers pour le rendre conforme à l'arpentage.
Le bail minier est inscrit sur les
terrains faisant l'objet des droits exclusifs d'exploration. En revanche, des
erreurs à la carte des titres miniers peuvent être constatées lors de
l'arpentage du bail minier. Ces ajustements peuvent affecter les droits miniers
adjacents.
Alors, l'objectif est de corriger, bien
sûr, des erreurs et éviter des conflits aussi sur le terrain.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'il y a des interventions sur l'article? Oui, Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui. Bien, je
vais juste, dans le fond, encore souligner ce que le Regroupement national des
conseils régionaux de l'environnement du Québec mentionnait que, pour eux, c'était
une avancée, cet article-là. Et donc ils étaient très, très, très heureux de
voir que, finalement, on aurait au Registre public des droits miniers le plan
de réaménagement et de restauration aux fins d'information et de consultation
publique. Donc, je voulais le souligner.
Le Président (M. Rivest) : Merci.
Il y aurait une intervention du député Pontiac.
M. Fortin :Oui. Merci. Merci, M. le Président. Je <veux juste...
Le Président (M. Rivest) :
... intervention du député Pontiac.
M. Fortin :
Oui. Merci. Merci, M. le Président. Je >veux juste comprendre, là. Puis effectivement
ma collègue a raison de le souligner, là, que, pour certains, ça semble une
avancée appréciée. Mais je veux juste comprendre le... Si vous l'introduisez,
c'est parce qu'il y a un enjeu en ce moment. Alors, c'est quoi, la portée de
cet enjeu-là? Est-ce que vous en voyez beaucoup, des cas comme ça? Est-ce que,
du jour au lendemain, là, le jour où c'est adopté, la loi, une majorité des
titulaires de droits vont se retrouver... ou de concessions minières vont se
retrouver avec des changements? Est-ce que... Est-ce que, parce que ça a été
fait là il y a longtemps, l'arpentage a peut-être été fait plus récemment, il y
a des déséquilibres majeurs, disons, entre l'arpentage puis la concession
initiale? Qu'est-ce que ça représente pour les gens qui... ou les entreprises
qui sont titulaires de concessions minières?
Le Président (M. Rivest) : Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Bien,
c'est un pouvoir, tu sais, qui est déterminé, là, qui est circonscrit, là, vraiment,
si on le juge nécessaire. Donc, l'idée, ce n'est pas de refaire l'ensemble.
Mais sur la question, là, de l'objectif puis vraiment des enjeux qui sont vus,
je céderais la parole à Me Tremblay-Parent.
Le Président (M. Rivest) : ...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
tu sais, sur la quantité, ça, je ne pourrai pas répondre à la question. Mais,
tu sais, l'objectif, finalement, c'est... c'est vraiment que... de s'assurer
que ce soit l'arpentage qui va avoir priorité, si jamais il y avait un enjeu,
justement, de concordance, là, entre ce qui a été fait au niveau de l'arpentage
puis ce qui avait été... ce qui était convenu au registre, là. Donc, ça va être
la portée de cet article-là. Peut-être qu'au niveau du... de la quantité...
Mme Blanchette Vézina : Sur
le dénombrement, là, je...
Une voix : ...
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Je céderais la parole à M. Morissette.
M. Morissette (Ian) : Merci.
Ce qu'on me dit, c'est qu'il n'y en a pas beaucoup. Donc, un... quelques fois
par année où on vient corriger, grâce à l'arpentage, une erreur qui aurait été
commise sur la carte.
M. Fortin :Mais vous le faites déjà?
M. Morissette (Ian) : Oui, on
le fait déjà.
M. Fortin :Sans l'article de loi, vous le faites déjà?
M. Morissette (Ian) : Oui.
C'est juste qu'on vient préciser...
M. Fortin :Alors, l'article de loi, il vient ajouter quoi,
essentiellement? Il vient juste légitimiser ce que vous faites déjà?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Oui,
confirmer que c'est vraiment... éviter, là, qu'il y ait... qu'il y ait un
litige ou quelque chose comme ça, donc vraiment préciser que ça va être
l'arpentage qui va primer dans ces circonstances-là.
M. Fortin :OK. On vient protéger le ministère pour des actions qui sont
déjà entreprises, puis c'est correct, là, mais on vient essentiellement
dire : C'est... C'est... Le ministère peut... ou la ministre, là, peut
décider quand est-ce qu'elle le fait puis quand est-ce qu'elle ne le fait pas,
là.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Exactement.
M. Fortin :OK. Puis dans le cas actuel est-ce que les... est-ce que
les concessionnaires miniers ont quelque chose à dire là-dessus ou c'est le
ministère qui constate : Aïe! Il y a quelque chose qui ne marche pas, on
va le corriger, dans le cadre actuel?
M. Morissette (Ian) : Bien,
selon moi, si on le porte à notre attention, on va faire les vérifications.
M. Fortin :Mais si, par exemple, il y a un conflit... il y a un
conflit, là. Comme je comprends, là, des propos de Me Tremblay-Parent, que ça,
ici, là, ça vient donner le pouvoir au ministre d'éviter une espèce de conflit,
là, donc le conflit, probablement que c'est que l'arpentage dit : Oui, la
concession est un peu plus petite ou il y a des changements qui ne font peut-être
pas l'affaire du concessionnaire. Le concessionnaire, en ce moment, s'il y a un
conflit, c'est parce qu'il s'oppose, nécessairement, à ces changements-là. Là,
ici, on vient dire : Il perd cette possibilité-là, si la ministre le juge
nécessaire. C'est la ministre qui décide.
Mme Blanchette Vézina : J'aimerais
céder la parole à M. Gaudreau pour répondre à la question.
Le Président (M. Rivest) : ...
M. Gaudreau (Roch) : Dans
le fond, ici, c'est l'officialisation de l'arpentage qui passe par le Bureau de
l'arpenteur général du Québec. Donc, c'est l'arpentage officiel. Et c'est le
même arpentage que reçoit l'arpenteur géomètre engagé par la société minière.
Donc, cette information-là, c'est la même qu'ils ont. Sauf que, nous, il faut s'assurer
que sur nos cartes on a les mêmes informations. Donc, il faut comprendre qu'on
a un historique de cartes de titres miniers et, lorsqu'on a passé à la
numérisation des droits miniers, il y a eu la numérisation des baux miniers,
mais il faut toujours qu'ils soient parfaitement... il faut qu'ils soient
conformes à l'arpentage officiel. Donc, c'est une correction qu'on fait pour
s'assurer qu'on a la même vision, autant dans la carte que sur l'arpentage que
la société a confirmé par le BAGQ.
Mme Blanchette Vézina : Et,
dans les pratiques, on demande au titulaire, là, ses commentaires avant de
prendre une décision, là. Donc, s'il y avait un enjeu, on l'aurait... on
l'entendrait.
M. Fortin :OK. Puis, ça, ça va continuer?
Mme Blanchette Vézina : Tout
à fait.
• (10 h 40) •
M. Fortin :OK. Vous comprenez pourquoi on souligne cette question-là,
là. Je pense qu'il y a assez de députés en milieu rural autour de la table qui
le savent que les questions d'arpentage, les questions de révision de cartes,
au fil du <temps, là...
M. Fortin :
... qui le savent que les questions d'arpentage, les
questions de révision de cartes, au fil du >temps, là, ça a causé toutes
sortes d'ennuis auprès des propriétaires de terrain. Il y en a qui ont encore
des enjeux autour de ça. Je vois des sourires autour de la table, alors les
gens savent de quoi on parle, là. Mais c'est des enjeux qui durent des années,
puis des années, puis des décennies, puis des décennies. Alors, de le faire
correctement en s'assurant que tout le monde a la même information, que tout le
monde est sur la même longueur d'onde, je pense que ça se doit d'être
approprié.
Puis là je ne veux pas m'embarquer dans la
recommandation de l'association minière, là, qui dit que ça prend le
consentement du titulaire ou du concessionnaire, là, ce n'est pas ça, mon
intention. Mais c'est juste de dire que, dans ces questions-là, il faut faire
attention parce que c'est des... c'est des enjeux qui ont une portée qui dure
dans le temps puis qui vient jusqu'à un certain point créer des énormes tensions
entre le gouvernement et, dans le cas dont... que je parle, là, des citoyens,
mais ici, ça peut être des entreprises concessionnaires de titre... de titre
minier ou de bail minier.
Le Président (M. Rivest) : Alors,
merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui. À
l'article 44 qu'on avait... on avait discuté, il avait été soulevé que le
plan d'arpentage n'était plus demandé, là, alors que l'article précédent, là,
disait : «Une demande de bail minier doit être accompagnée d'un plan
d'arpentage du terrain visé». Peut-être juste me rappeler c'est rendu où, ça,
l'arpentage, dans le projet de loi, parce que, moi, je ne le retrouve pas.
Le Président (M. Rivest) : M. Tremblay-Parent.
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : Bien, effectivement, l'article 44, là, qui modifiait
l'article 101, il y avait eu une modification dans le sens que vous dites.
Mais plus tard dans le projet de loi vous allez voir que, dans le Règlement sur
les mines, on va introduire l'obligation, là, de communiquer, là, cet
arpentage-là.
Mme Dufour : Donc, il va
être toujours obligatoire?
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : Tout à fait.
Mme Dufour : Puis il se
fait au moment du bail minier ou par la suite?
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : Absolument, au moment du bail minier.
Mme Dufour : OK, parfait. Donc...
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : C'est l'objectif de l'article 44.
Mme Dufour : Donc, c'est
ça. Ça fait que si des corrections étaient nécessaires, comme on le voit ici à
l'article, si le plan d'arpentage a été fait et a été fourni, à quel moment, à
ce moment-là, qu'il y aurait nécessité de corriger le périmètre d'un bail
minier?
M. Tremblay-Parent
(Gabriel) : Bien là, on est dans les anciens baux, là, mais tu sais,
peut-être que, pour l'historique, je laisserais les autres. C'est sûr que
l'article peut viser un bail qui a déjà été communiqué il y a très, très
longtemps, là, comme l'indiquait M. Gaudreau, mais je...
Le Président (M. Rivest) : ...la
parole à M. Gaudreau?
M. Gaudreau (Roch) : Oui,
effectivement, pour obtenir un bail minier, ça nécessite l'arpentage du terrain
qui fait l'objet du bail. Nous, on autorise le terrain avec la direction
régionale du territoire, puis après ça, une fois qu'il y a une confirmation de
la délimitation, on peut l'inscrire au registre. Donc, tout ce qui est fait
avec les nouveaux baux miniers, là, les... c'est certain que, sur les cartes,
là, c'est tout à fait conforme. Les corrections qu'on parlait tout à l'heure,
en fait, de l'article en question, c'était justement sur des corrections qu'on
s'aperçoit qu'on doit faire parce que la carte n'est pas conforme à la réalité.
Mais ce n'est pas... On ne modifie pas le bail du concessionnaire, c'est... on
s'assure que notre carte est intègre par rapport aux données du BAGQ.
Mme Dufour : C'est ça.
Mais, dans le fond, si aujourd'hui un bail minier est conclu, avec le plan
d'arpentage, il ne devrait pas y avoir d'erreur à corriger dans le futur.
M. Gaudreau (Roch) :
Non.
Mme Dufour : On parle de
transactions dans le passé. Merci.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'article 53? S'il n'y a pas d'autre
intervention, on va passer à la mise aux voix. Est-ce que l'article 53 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Rivest) : Alors,
merci. Nous allons maintenant faire l'étude de l'article 54.
Mme Blanchette Vézina : Merci,
M. le Président.
54. L'article 122 de cette loi est modifié
par l'ajout, à la fin, de l'alinéa suivant :
«Le bail minier ou la concession minière
est réputé abandonné à la date de la notification, au titulaire du droit, de
l'autorisation prévue au paragraphe 4° du premier alinéa.»
Cet article vise à modifier l'article 122
de la Loi sur les mines afin de confirmer le moment où le bail minier ou la
concession minière doit être considéré comme abandonné pour déterminer le début
du délai prévu à l'article 123 de cette loi. Selon cet article, le
titulaire qui abandonne son droit bénéficie d'une priorité de 30 jours
pour demander un droit exclusif d'exploration sur le terrain qui faisait
l'objet du bail minier ou de la concession minière.
À l'heure actuelle, le délai de 30 jours
est réputé commencer au moment de l'obtention de l'autorisation du ministre,
mais le titulaire n'est informé que plusieurs jours après cette autorisation,
ce qui limite le délai dans lequel il peut agir. La modification permettra donc
de fixer le début du délai de 30 jours au moment de la notification de la
décision, soit au moment où le locataire ou le concessionnaire en prend <connaissance...
Mme Blanchette Vézina :
...
décision, soit au moment où le locataire ou le concessionnaire en prend >connaissance.
Alors, on est vraiment, ici, pour donner
la priorité, là, d'achat, de racheter un claim à un titulaire qui abandonne.
Donc, ça permet de se reprendre, là, d'avoir une certaine flexibilité.
Le Président (M. Rivest) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 54?
M. Fortin :Juste un... M. le Président.
Le Président (M. Rivest) : Oui.
M. Fortin :Je me réfère au commentaire de <i>Québec meilleure
mine, là, qui dit qu'on devrait revoir l'article 122 et ceux qui suivent,
là, pour s'assurer qu'on n'a pas des enjeux d'abandon non officiel des sites
détenus. Moi, je veux juste comprendre, là, peut-être, la... si le gouvernement
a regardé cette proposition-là, puis c'est quoi, la... tu sais, l'enjeu
d'abandon non officiel. Dans le fond, j'imagine, c'est des gens qui continuent
à payer des frais nécessaires sur leur site, mais qui ne font vraiment rien en
lien avec les travaux de restauration qui sont nécessaires, là. Est-ce qu'on a
regardé ces propositions-là?
Mme Blanchette Vézina : Avec
le consentement de l'Assemblée... de la commission, pardon, j'aimerais donner
la parole à Mme Renée Garon, du ministère.
Le Président (M. Rivest) : À
Mme Garon, pour le bien de la commission, votre nom et votre titre.
Mme Garon (Renée) : Renée
Garon, directrice générale de la gestion du milieu minier. Oui, on l'a regardé.
En fait, ça s'inscrit dans une logique de l'ensemble du projet de loi. Toutes
les obligations additionnelles qu'on a données aux concessionnaires viennent
soutenir cette volonté-là qu'on a de savoir vraiment ce qui se passe sur le
territoire. Donc, ils vont devoir nous faire état de leurs activités. S'ils
sont en exploitation, bien, ils vont devoir faire la restauration. Ça fait que,
tu sais, la raison pour laquelle on leur donne de nouvelles obligations, c'est
pour nous donner aussi à nous les moyens de pouvoir intervenir par la suite.
Ils ont la possibilité d'abandonner, vous l'avez vu, ça existe déjà. Ça fait
que, ça, dans le fond, celles qui n'opèrent plus, ils auront le choix ou ils
pourront le transformer en bail minier puis viendront alors les obligations qui
vont... qui sont celles du bail minier. Ça fait qu'il y avait comme une espèce
de flou sur ces anciens titres là, mais les quelques amendements qu'on a faits,
quelques articles ajoutés, nous permettent de régulariser la situation.
Le Président (M. Rivest) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention...
Ou Mme la députée de Mille-Îles?
Mme Dufour : Oui, j'essaie...
En tout cas, ce n'est sûrement pas dans l'article qu'on est en train de
modifier qu'on corrige le flou, là. Ça fait que c'est... c'est plus loin ou...
C'est quels...
Le Président (M. Rivest) : Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : ...un
ensemble de dispositions dans la loi, on en a étudié quelques-unes, qui
touchent les concessions minières. L'idée, c'est de... c'était de clarifier, là.
Pour les dénombrements, je pense qu'il y en a plusieurs, là, mais l'idée, c'est
vraiment de regarder l'article mais avec le reste des dispositions concernant
les concessions minières puis les abandons.
Mme Dufour : Ici, je crois
que ce qui inquiète plus, c'est... Des sites détenus, je pense, j'imagine,
c'est des sites qui ont été opérés, là, donc on ne parle pas nécessairement
de... juste de claims, mais plutôt, vraiment, de... qu'il y aurait eu une
concession en opération, peut-être. À ce moment-là, comment on s'assure que la
restauration, le réaménagement du site est complété puis se fait réellement?
Le Président (M. Rivest) : Alors,
je pense qu'on va céder la parole à M. Tremblay-Parent.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
en fait, les obligations de restauration, là, qui sont prévues, là, aux
articles... en ce moment, là, 232.1 et suivants, tu sais, s'appliquent. Il y a
une concession, là, qu'il y ait abandon ou pas, là. Puis, tu sais, d'ailleurs,
vous pouvez constater dans l'article 122, là, qu'il doit également y avoir
un avis favorable, là, du ministre de l'Environnement et de la Lutte aux
changements climatiques. Donc, tu sais, ce n'est vraiment pas un moyen, là,
pour se soustraire à ces obligations de restauration, là. Puis c'est de... En
fait, c'est la raison d'être, là, de prévoir une autorisation quelconque pour
abandonner, là, plutôt que de permettre de le faire au bon vouloir d'un
titulaire, là. C'est de s'assurer que tout est fait dans les règles de l'art.
Mme Dufour : Et je comprends
qu'on dit qu'il faut qu'il y ait une autorisation ou, en tout cas, un avis, là,
du ministre de l'Environnement. Mais l'enjeu, je pense, qu'on fait référence
ici, c'est pour ceux qui ne veulent pas, finalement, réaliser ces
obligations-là. Mais de ce que je comprends, dans le fond, c'est que le
ministre de l'Environnement... Quand on dit ici qu'il a obtenu l'autorisation
du ministre, c'est qu'il ait complété la restauration selon ce qui était
convenu?
• (10 h 50) •
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : <
Bien,
en fait...
Mme Dufour : ...complété la
restauration selon ce qui était convenu?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
>
Bien, en fait, ça fait partie de ça, là, mais les obligations ou de
restauration, là, qu'on va étudier plus tard, là, à partir des articles 80
du projet de loi, là, vont s'appliquer. Puis il y a des outils, là, d'ailleurs,
pour forcer quelqu'un, là, qui n'effectuerait pas les travaux prévus au plan de
restauration, là. Ça peut être quelqu'un qui ferait une... qui souhaiterait,
là, abandonner une partie de son titre. Bien, il y a des outils qui sont mis à
sa disposition pour l'enjoindre à le faire puis même à les exécuter à sa place,
là, avec... à ses frais. Donc, il y a une panoplie, là, d'éléments, là, qui
sont prévus dans la loi, là, pour s'assurer de la restauration et du
réaménagement du site.
Mme Dufour : OK. Puisjuste
pour bien comprendre, là, si un titulaire a restauré le site, a fait à peu près
tout, mais qu'il y a un élément, par exemple les droits exigibles en fonction
de l'impôt foncier... de l'impôt minier, qui n'est pas fait pour une raison x,
y, z, là, à ce moment-là, il reste responsable des obligations d'un titulaire
de bail minier? Tu sais, si tout le reste est fait, mais qu'il y a une des
étapes qui n'est pas complétée.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
l'ensemble des éléments prévus dans l'article doivent être respectés pour avoir
l'autorisation, là. Donc, l'ensemble de ce qui est prévu, là, à 122, là, doit
être fait, là.
Mme Dufour : Mais ma question,
c'est les conséquences si ce n'est pas respecté à 100 %. C'est ça, mon
questionnement.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
l'autorisation ne sera pas délivrée.
Mme Dufour : Et donc les
obligations...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
Vont demeurer.
Mme Dufour : ...vont demeurer.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Absolument.
Mme Dufour : Et celles-ci
seront de continuer à payer des droits de... Tu sais, c'est ça, j'essaie de
comprendre, là.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
ça devient une créance, là. Tu sais, quand on ne respecte pas des obligations
de payer des droits à l'État, il y a toujours des recours qui sont prévus, là.
Mme Dufour : OK. C'est bon.
Merci.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? On va passer à la mise aux voix, on va
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 54 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Rivest) : Alors,
merci. Nous pouvons passer au travail sur l'article 55.
Mme Blanchette Vézina : Merci,
M. le Président. 55. Cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 123,
du suivant :
«123.1. Le locataire ou le
concessionnaire ne peut céder son droit avant que la garantie financière n'ait
été fournie conformément aux articles 232.4, 232.5 ou 232.7.
«Toute cession d'un bail ou d'une
concession en contravention du premier alinéa est nulle et sans effet.
«Le présent article ne s'applique pas à
une cession intervenue dans le cadre de l'application de la Loi sur les
arrangements avec les créanciers des compagnies (Lois révisées du Canada
(1985), chapitre C-36) ou de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité
(Lois révisées du Canada (1985), chapitre B-3).»
Cet article vise à introduire l'article 123.1
de la Loi sur les mines afin d'empêcher la cession de bail minier ou de
concession minière lorsque le titulaire est en défaut de fournir la garantie
financière exigée pour la réalisation de ses activités minières, sauf lorsque
la cession est effectuée en vertu de la Loi sur les arrangements avec les
créanciers des compagnies ou de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité.
À l'heure actuelle, l'article 232.4
de la Loi sur les mines prévoit que c'est la personne qui réalise les activités
minières qui doit fournir la garantie financière et non pas la personne qui
détient le titre minier sur le terrain où les activités sont réalisées.
Dans la majorité des cas, les baux miniers
et les concessions minières sont cédés sans que les obligations de
réaménagement et de restauration soient transférées au nouveau titulaire.
Ainsi, il arrive que la ministre des Ressources naturelles et des Forêts
n'obtienne jamais les sommes requises pour garantir la réalisation des travaux.
On vous parlait de l'importance de la...
de certaines dispositions. Ça, c'en est une qui est importante pour l'État
québécois pour diminuer le risque de passifs miniers sous responsabilité des
contribuables du Québec.
Le Président (M. Rivest) : Merci,
Mme la ministre. Des interventions? Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Oui.
Bonjour. Je n'ai pas eu la chance d'intervenir sur les autres articles. J'ai
des questions à la ministre concernant cet article-là. Il y a des aspects qui
sont très intéressants, puis je partage l'inquiétude de faire en sorte que les
baux miniers puis les concessions sont bel et bien cédés et on sait qui qui va
payer, dans le fond, pour les obligations puis le réaménagement. Puis, bon,
c'est des obligations, tant responsabilités sociales qu'environnementale des entreprises,
qu'il faut regarder.
Mon inquiétude, c'est le troisième alinéa,
et je m'explique. C'est que faire l'exploration... l'exploitation minière
peut... à venir risqué. C'est un risque que les entreprises prennent. Puis,
parmi ces risques-là qu'ils <connaissent très bien...
Mme Zaga Mendez :
...
un risque que les entreprises prennent. Puis, parmi ces risques-là qu'ils >connaissent
très bien, donc, quand on parle de prévoir, ils connaissent très bien qu'il
existe des obligations en ce qui concerne, bien, les garanties financières. Donc,
ma question, c'est : Pourquoi créer une exception dans les cas... On va le
dire, là, c'est dans les cas des faillites des entreprises, lorsqu'on le sait
que ça peut être une voie de sortie qui est entreprise par certaines
entreprises pour ne pas... Bon, ils peuvent, dans différentes situations
financières, ce n'est pas à nous de juger quand on prend un risque d'aller de
l'avant pour une entreprise. Il faut comprendre qu'il y a un risque aussi
attaché puis il y a une obligation envers l'État.
Moi, je suis très inquiète de la... du
troisième alinéa. Je trouve que le premier puis le deuxième mettent la table en...
dire : Bien, on va être capable d'avoir les sommes pour restaurer. Mais le
troisième ouvre une porte pour certaines entreprises qui peuvent déclarer
faillite pour plusieurs raisons. Mais nous n'aurons pas les sommes nécessaires
et on va garder quand même un passif minier important.
Le Président (M. Rivest) : Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Je
partage la même volonté de s'assurer que les activités minières ne tombent pas
sur le passif minier de... sous responsabilité de l'État. Et il y a des
dispositions, dont notamment l'article 80 du projet de loi, mais d'autres
dispositions aussi dans le cadre de la <i>Loi sur la faillite, des lois
sur la faillite ou l'insolvabilité, là. Donc, je céderais la parole à Me Parent
pour expliquer... Me Parent-Tremblay... Tremblay-Parent, pardon, pour expliquer
cette mécanique.
Le Président (M. Rivest) : ...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Oui.
Comme l'indique la ministre, en fait, c'est qu'il y a toujours un enjeu de
partage des compétences, là, au niveau de la faillite et de l'insolvabilité,
là, qui est de compétence fédérale. Donc, il faut s'assurer, quand on prévoit
une mesure, qu'elle ne soit pas incompatible avec le régime prévu au niveau de
la faillite. Donc, tu sais, on ne pouvait pas, par la loi, là, directement
empêcher un syndic ou un contrôleur de vendre des actifs, là, dans le cadre de
l'application de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité. Cela dit, à
l'article 80 du projet de loi, là, qui introduit l'article 232.0.1,
on a une mesure spécifique, là, qui vise à s'appliquer aux... dans les
situations de faillite, là, où il y aurait, finalement, une... le versement
d'une compensation financière, là, qui serait l'équivalent, finalement, de la
garantie qui est exigée, là.
Mme Zaga Mendez : Si vous me
permettez, M. le Président... Parce que, là, on nous réfère à l'article 80,
ce n'est pas le sujet d'étude, mais j'aimerais quand même que vous nous en
dites plus. Parce que, quand j'ai lu l'article 80... Je sais que ce n'est
pas là que nous en sommes, là, peut-être que ça vaut la peine de suspendre ou
nous le réexpliquer, parce qu'il y a quand même des notions. Oui, dans
l'article 80, quand on parle de... on fait référence à l'état
satisfaisant... bien, il y a des notions qui sont encore un peu floues. Donc,
oui, je vais avoir des commentaires, avoir des amendements dans le 80, mais ici
j'entends que c'est une question de compétences, mais cet article-là n'existait
pas avant, donc on n'avait pas cet alinéa auparavant. Je pense qu'on est
capables, selon moi, d'enlever le troisième alinéa, donc le rayer, puis garder
les deux premiers. Parce que l'objectif, c'est justement de garder responsables
les entreprises, ce n'est pas garder un actif minier. Moi, je ne vois nulle
part dans la loi, auparavant, qu'on avait ce troisième alinéa là. Donc,
pourquoi l'ajouter, si l'objectif, c'est justement de faire respecter la
responsabilité des entreprises?
Le Président (M. Rivest) : Merci,
Mme la députée.
Nous allons suspendre la commission.
(Suspension de la séance à 10 h 59)
11 h (version révisée)
(Reprise à 11 h 12)
Le Président (M. Rivest) : Alors,
suite aux discussions avec les membres de la commission, on... j'aurais besoin
d'un consentement pour suspendre l'étude de l'article 55. Consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Rivest) : Et
j'ai besoin d'un consentement pour qu'on puisse étudier l'article 80.
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Rivest) : Alors,
nous en sommes à l'étude de l'article 80. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Merci, M. le Président. Donc, l'article 80 : Cette loi est modifiée
par l'insertion, après l'article 231, des suivants :
«232. Doivent réaménager et restaurer
conformément à la présente loi le terrain visé par leurs activités minières
pour réparer le préjudice causé à l'environnement les personnes suivantes :
«1° le titulaire de droit minier qui
effectue des travaux d'exploration déterminés par règlement ou qui consent à ce
que de tels travaux soient effectués sur le terrain faisant l'objet de son droit
minier;
«2° l'exploitant qui effectue des travaux
d'exploitation déterminés par règlement à l'égard des substances minérales qui
y sont énumérées;
«3° la personne qui dirige une usine de
concentration ou de transformation de substances minérales;
«4° la personne qui effectue des travaux
d'exploitation déterminés par règlement à l'égard de résidus miniers.»
Alinéa deux :
«L'obligation de réaménagement et de
restauration inclut les travaux visant à remettre le terrain dans un état
satisfaisant ainsi que la surveillance et l'entretien requis pour assurer le
suivi... le suivi des travaux réalisés.
«232.0.1. La personne visée au premier
alinéa de l'article 232 qui cède, selon le cas, son droit minier, le
terrain visé par ses activités minières ou son usine est tenue de verser au
ministre une compensation pour le préjudice causé à l'environnement par ses
activités, conformément à ce qui est prévu par règlement.
«Le ministre peut renoncer au versement de
cette compensation pour la mise en oeuvre d'une mesure plus efficace de
réaménagement et de restauration du terrain visé par les activités minières.
«Le... premier alinéa ne s'applique pas à
une cession de droit minier visé à l'article 123.1.»
Cet article vise à introduire l'article 232
de la Loi sur les mines afin de confirmer que les personnes qui y sont
énumérées et qui effectuent des activités minières ont des obligations de
réaménagement et de restauration.
L'utilisation de l'expression «préjudice à
l'environnement» vise les impacts sur l'environnement des activités autorisées.
Le premier alinéa de ce nouvel article
reprend l'énumération de l'article 232.1 de cette loi, remplacé par l'article 81
du projet de loi, qui détermine les personnes qui doivent soumettre un plan de
réaménagement et de restauration et faire les travaux qui y sont <prévus...
Mme Blanchette Vézina :
...et
faire les travaux qui y sont >prévus.
Le deuxième alinéa de ce nouvel article
précise que la surveillance et l'entretien requis pour assurer le suivi des
travaux à réaliser sont également inclus dans l'obligation de réaménager et de
restaurer le terrain.
Concernant l'article 232.0.1, cet
article vise à introduire l'article 232.0.1 de la Loi sur les mines afin
de prévoir un mécanisme de compensation financière lorsqu'un droit minier, un
terrain visé par des activités minières ou une usine de concentration ou de
transformation de substances minérales est cédé. Cette compensation permettra
d'assurer la réalisation des travaux de réaménagement et de restauration.
Le deuxième alinéa de ce nouvel article
permettra à la ministre des Ressources naturelles et des Forêts de renoncer à
cette compensation si une autre mesure permet plus efficacement le
réaménagement et la restauration du terrain, par exemple, si le nouveau titulaire
du droit ou le nouveau propriétaire du terrain accepte d'assumer le
réaménagement et la restauration du terrain pour la réalisation des activités
du titulaire ou du propriétaire précédent.
Dans le même sens, ce nouvel article ne
s'appliquera pas dans le cas d'une cession visée au nouvel article... 123.1
de la Loi sur les mines, proposé par l'article 55 du projet de loi, où un
droit minier est cédé alors que son titulaire a fourni la garantie financière
exigible.
Alors, on s'assure ici que les bonnes pratiques
deviennent la norme. Puis on veut éviter, comme je le disais tout à l'heure
dans... pour l'étude de l'autre article... éviter d'augmenter le passif minier
sous responsabilité de l'État.
M. le Président, nous avons un amendement
à déposer concernant l'article 80. Donc, oui, il est à l'écran.
Le Président (M. Rivest) : L'article...
L'amendement est déjà sur Greffier. Est-ce que vous... vous voulez en faire la
lecture?
Mme Blanchette Vézina : ...
Le Président (M. Rivest) : Merci.
Mme Blanchette Vézina : Donc,
l'amendement concerne l'article 232 de la Loi sur les mines : Remplacer
le paragraphe 3° du premier alinéa de l'article 232 de la Loi sur les mines
proposé par l'article 80 du projet de loi par le suivant :
«3° la personne qui dirige une usine de
transformation de substances minérales d'une catégorie déterminée par règlement
ou une usine de concentration de substances minérales;».
Alors, cet amendement vise à permettre au
gouvernement de déterminer par règlement les catégories d'usines de
transformation qui seront visées par l'obligation de réaménager et de restaurer
le terrain visé par leurs activités en vertu de la Loi sur les mines. Il
pourrait notamment exclure les usines dont les activités sont exclusivement
industrielles. On avait entendu en consultations particulières certains
groupes, là, venir demander des précisions, alors c'est... c'est la précision
qui est apportée ici.
Le Président (M. Rivest) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme Zaga Mendez : On a reçu
beaucoup de stock.
Mme Blanchette Vézina : Il y a
l'amendement.
Le Président (M. Rivest) : Sur
l'amendement?
Mme Zaga Mendez : Sur
l'amendement.
Le Président (M. Rivest) : Mme
la députée de Verdun?
M. Fortin :
Sur l'amendement...
Le Président (M. Rivest) : Ou
M. le député de Pontiac.
M. Fortin :Merci. Bien, sur l'amendement, là, dans le fond, ce que
vous venez dire, c'est... L'article initial disait que tout le monde qui a une
usine de concentration ou de traitement de... ou de transformation de
substances minérales doit réaménager et restaurer. Ce que vous venez dire,
c'est, par exemple, s'il y a juste des activités industrielles, bien, il n'y a
pas vraiment de restauration à faire, alors on n'a rien à exiger, là.
Mme Blanchette Vézina : ...
Le Président (M. Rivest) : ...ministre.
Mme Blanchette Vézina : Merci.
On vient effectivement s'assurer de circonscrire l'obligation. Notamment, ça ne
vise pas les alumineries, par exemple. Donc, c'était... ça avait été... une
question qui avait été soulevée, là, dans le cadre des consultations
particulières. On est vraiment venus se restreindre à l'application de ceux qui
sont dans le domaine minier, là. Donc, voilà.
M. Fortin :Très bien. Oui, je l'avais dans mes... dans mes notes de
questions pour la ministre, alors c'est chose réglée.
Le Président (M. Rivest) : ...d'autres
interventions sur l'amendement? Oui. Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Oui, sur
l'amendement, juste pour préciser les exemples d'usines qui seraient exemptées
de... par règlement.
Mme Blanchette Vézina : Je
vous ai donné l'exemple, là, d'une... aluminerie, pardon. Ce serait
spécifiquement, là, à ça que je pense en ce moment, là, à ce type de
transformation.
Mme Zaga Mendez : À ce type.
Parce qu'ils ne sont pas responsables de l'exploitation. Ils sont juste au bout
de la chaîne puis ils font la transformation. C'est ça?
Mme Blanchette Vézina : Oui.
On se restreint au domaine minier.
Mme Zaga Mendez : Donc, le 3°,
tel qu'amendé, viendrait juste dans les cas où on a des usines de
transformation ou... bon, juste de transformation, dans ce cas-là, qui sont
intégrées à l'exploitation. C'est ça?
Mme Blanchette Vézina : Excat.
Exact.
Mme Zaga Mendez : Exactement.
OK. Je n'ai pas d'autre question.
Le Président (M. Rivest) : S'il
n'y a pas d'autre intervention... Oui. Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Merci, M. le
Président. Qu'est-ce qu'une usine de concentration de substances minérales?
• (11 h 20) •
Mme Blanchette Vézina : Bien,
dans la transformation, par exemple, là, de... je pense que c'est le lithium.
Oui, <peut-être...
Mme Blanchette Vézina :
...le
lithium. Oui, >peut-être Mme Garon pourra donner des exemples, là,
mais il y a certaines transformations, là... certains minéraux qui nécessitent
une concentration avant d'être envoyés, transmis. Donc, Mme Garon.
Le Président (M. Rivest) : Madame...
Mme Garon, vous pouvez prendre la parole.
Mme Garon (Renée) : Dans le
domaine minier, il y a deux types d'usines. Les usines de concentration sont
généralement situées sur le site de la mine. Alors, on va extraire la roche, la
concentrer pour l'amener, par exemple, d'un taux de 30 %, pour le fer,
c'est un bel exemple, là... de 30 %, mettons, tu vas le monter à 60 %
parce qu'à cause de tes mélanges, tu vas arriver à obtenir un nombre, un
pourcentage de contenu de fer plus élevé sans changer la nature de ton... de
ton minerai.
Une usine de transformation, c'est...
c'est par exemple dans le cas du lithium, comme le disait la ministre. Mais là,
on va aller chercher à obtenir de l'hydroxyde ou du carbonate de lithium. Donc,
ce n'est pas juste un concentré de lithium, de spodumène, où tu fais juste
augmenter la teneur, mais c'est vraiment parce que tu transformes le produit.
Puis c'est pour ça qu'on l'indique, parce que, tu sais, on n'en a pas tant que
ça, actuellement, mais on vise, avec la loi, tu sais, d'augmenter la
transformation, donc on vise aussi à assujettir les usines qui vont faire la
première transformation.
Le Président (M. Rivest) : ...Mme
la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Oui. À cet
égard puis en relisant, je me demande si... Parce que, là, on va... on va avoir
un règlement qui va nous préciser les cas. Mais vous l'avez bien dit,
l'intention, là, c'est des usines de transformation qui sont intégrées à un... dans
soit la même compagnie ou on parle... ou des compagnies soeurs, bref, dans un...
dans une chaîne d'intégration où est-ce qu'il a eu l'exploitation, voire
l'exploration minière. Pourquoi ne pas l'écrire comme ça, tu sais, dire «des
usines de transformation qui sont issues d'une intégration ou qui sont aussi»...
Pourquoi ne pas l'inclure, cette intention-là, déjà dans la loi? Puis ça
empêcherait par la suite le règlement. Parce que c'est toujours la crainte, par
règlement, là, d'avoir un certain flou, ou ça peut changer, certaines usines et
pas d'autres. Je comprends que c'est quand l'aluminerie achète son minerai
ailleurs, ils ne sont pas responsables de l'exploitation puis du site, ça, je
comprends, mais il y a quand même un principe qui pourrait être inscrit dans la
loi dans ce sens. C'est juste ma question générale.
Le Président (M. Rivest) : ...
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Bien, il y aura un règlement, donc, qui va être mis en consultation, avec le
processus d'adoption réglementaire, avec des mesures qui vont être clairement
définies. Je pense que c'est plus clairement défini. Je suis... Je travaille
actuellement à réformer une autre loi qui... dont beaucoup de choses est dans
la loi. Donc, d'amener une agilité par règlement, surtout dans ce cas-ci, où
c'est la transformation qui est quand même... par exemple, pour le spodumène,
là, de la transformation qui est... qui est nouvelle, bien, je pense que c'est
important de garder cette latitude-là puis de pouvoir mettre au jeu un
règlement qui va être en consultation avec l'ensemble des parties prenantes.
Mme Zaga Mendez : Ça répond à
ma question.
Le Président (M. Rivest) : Ça
va, madame? Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
M. Fortin :
Oui. Sur le...
Le Président (M. Rivest) : M.
le député de Pontiac.
M. Fortin :Oui. Moi, j'apprécie le sens de l'amendement qui est
proposé par la ministre. Puis je le dis d'entrée de jeu, il s'inscrit dans un
article 80 qui, pour nous, est nécessaire, là. Je... On rentrera dans le
détail de l'article 80 dans quelques instants.
Cependant, c'est vrai, la ministre
mentionne les alumineries, puis ça nous avait été amené comme commentaire, là,
c'est... c'est possible que des usines comme celles-là se retrouvent concernées
par le troisième alinéa alors que ce n'est peut-être pas l'intention, là. Mais
on nous avait aussi dit que c'est possible que des industries à l'extérieur, un
peu, disons, en marge du secteur minier, se retrouvent incluses. Je pense aux
cimenteries, entre autres, là. C'est-tu également dans la mire de la ministre?
Je veux juste comprendre l'orientation vers laquelle elle s'en va, là.
Mme Blanchette Vézina : En
fait, c'est vraiment de s'en tenir au domaine minier vraiment, là.
M. Fortin :Oui. Donc, vous considérez que le point 3, là, alinéa,
paragraphe, peu importe, là, le point 3, là, il ne... il ne concerne que
les industries associées au domaine minier, et non, par exemple, les
cimenteries et d'autres, là?
Mme Blanchette Vézina : Bien,
c'est la distinction qu'on va venir vouloir faire, clarifier aussi par
règlement, donc s'assurer qu'on est au bon endroit pour ne pas assujettir
certains qui ne sont pas couverts en ce moment par la Loi sur les mines ou...
l'obligation de restauration par la Loi sur les mines.
M. Fortin :OK. Alors, dans ce règlement-là, ce que vous allez
proposer, c'est de s'assurer que les entreprises qui dirigent des usines de
concentration ou de transformation, ce sont vraiment uniquement celles qui
découlent de la Loi sur les mines, là.
Mme Blanchette Vézina : L'idée,
ce n'est pas de dédoubler des processus d'autorisation. Il y a la loi sur...
les lois en matière environnementale. Donc, tu sais, c'est vraiment de
s'assurer qu'on est au bon endroit, puis ça nécessite donc de bien travailler
ce règlement-là.
M. Fortin :OK. Effectivement, on compte sur <vous...
M. Fortin :
...OK. Effectivement, on compte sur >vous.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement? Nous allons mettre aux voix.
Est-ce que l'amendement à l'article 80 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Rivest) : Alors,
on peut poursuivre maintenant l'étude de l'article 80. M. le député de
Pontiac.
M. Fortin :Oui. Merci, merci, M. le Président. L'article 80, là,
c'en est un qui suscite, disons, des réactions vives de part et d'autre, là. Mais...
Mais, moi, je l'ai dit il y a quelques instants, je le maintiens, je pense que
cet article-là, il est important pour s'assurer... et nécessaire pour s'assurer
que le contribuable québécois, ce n'est pas celui qui se retrouve avec la
facture à payer au bout du compte. À ce point-là, le ministère des Ressources
naturelles en a payé pour un puis un autre, des... une et une autre, des
restaurations de sites miniers au cours des dernières années.
Mme Blanchette Vézina : ...
M. Fortin :Oui, mais il y en... il y en a beaucoup qui ont été déjà...
tu sais, qui ont été faites, là. Moi, je pense à certaines dans ma
circonscription où l'État québécois a payé pour la restauration de sites
miniers. Avez-vous un... Avez-vous un décompte de combien ça a coûté aux
contribuables québécois, la restauration des sites miniers, au cours des
dernières années?
Mme Blanchette Vézina : 240
millions à date.
M. Fortin :OK. À date. Et...
Mme Blanchette Vézina : Donc,
on a un plan... Ce que je vous mentionnais sans le micro, c'est qu'il y a un
plan de restauration, effectivement, qu'on cible avec des actions pour
connaître, s'assurer de sécuriser. Donc, c'est 240 millions qui ont été
investis, là, depuis les dernières années.
M. Fortin :240 millions dans les dernières années. Il y en à venir encore?
Mme Blanchette Vézina : Tout
à fait.
M. Fortin :Vous avez un plan pour restaurer certains sites, là, qui
ont été soit abandonnés, ou peu importe, au fil du temps, où les restaurations
nécessaires n'ont pas été faites?
Mme Blanchette Vézina : Oui.
M. Fortin :Alors, le contribuable québécois va continuer de payer pour ça.
Si je comprends bien, ce que vous nous proposez ici, là, ça ressemble au cadre
qu'il y a ailleurs au Canada. On n'est pas les premiers à faire ça, là. Il y en
a, des provinces canadiennes, qui exigent une restauration des sites miniers?
Mme Blanchette Vézina : Je
vais faire la vérification. On a regardé, mais je veux m'assurer de vous donner
la bonne réponse.
M. Fortin :OK. Oui, effectivement.
Mme Blanchette Vézina : Donc,
je suspendrais quelques instants.
Le Président (M. Rivest) : On
va suspendre la commission quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 27)
(Reprise à 11 h 29)
Le Président (M. Rivest) : Alors,
nous allons reprendre. On est toujours dans l'étude de l'article 80. Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
À la question la position du Québec par rapport à d'autres juridictions, là, on
souhaite faire une avancée importante. Et c'est fait en partie, ce n'est pas un
copier-coller... mais de ce que fait l'Alberta en matière d'hydrocarbures. Mais
je céderais la parole pour plus de précisions à Mme Giroux pour... pour
répondre à la question du député de Pontiac.
Le Président (M. Rivest) : Mme
Giroux, la parole est à vous.
Mme Giroux (Hélène) :
Donc, toutes... En majorité, les provinces canadiennes ont
toutes... s'occupent toutes de leur passif du côté des mines abandonnées. Par
contre, on est vraiment... Au Québec, on a... on est un exemple pour l'ensemble
des provinces canadiennes pour le versement des garanties financières qu'on
exige. C'est sur deux ans et demi, là, quand... quand quelqu'un démarre une
mine. Donc, ça, c'est vraiment une avancée qu'on a par rapport aux autres
juridictions.
M. Fortin :...qu'on a déjà?
Mme Giroux (Hélène) :Oui.
M. Fortin :Oui. C'est ça. Mais là, ce que... ce qui est proposé ici
par la ministre, est-ce que l'Alberta... Je comprends que c'est au niveau des
hydrocarbures, ce n'est peut-être pas... mais, j'imagine, ça englobe... Ils
doivent avoir des mines aussi, là, qui tombent sous leur régime. Est-ce que...
Est-ce que ce qui est proposé là est similaire à ce qui est en place dans la
juridiction citée, là?
Le Président (M. Rivest) : ...à
ce stade-ci donner la parole à maître... à M. Tremblay-Parent.
M. Fortin :Bien sûr.
• (11 h 30) •
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Oui.
En fait, bien, on... comme l'indique... il y a un régime similaire, là, tu
sais, notamment au niveau des...
11 h 30 (version révisée)
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : ...là,
tu sais, notamment au niveau des hydrocarbures en Alberta. Je pense qu'il faut
surtout faire référence à l'article 232.0.1, là, où on vient, tu sais,
davantage camper une créance, donc, tu sais, une obligation de verser un
montant en compensation, là. Donc, tu sais, c'est plus à ce titre-là,
finalement, là.
Le Président (M. Rivest) : ...ministre.
Mme Blanchette Vézina : Je
pense que ce qui est important de rappeler, puis vous l'avez nommé, là, c'est d'éviter
le plus possible des situations où il y a... le passif minier de l'État
augmente. Donc, avec cet article-là, qui est quand même important, je pense qu'il
faut considérer, oui, l'importance de ce qu'on a dans le passé mais aussi de
regarder vers l'avenir, puis se dire qu'on est fiers de ce qu'on adopte en se
disant qu'on peut rassurer les Québécois que le passif minier n'augmentera pas.
En fait, on prend les moyens nécessaires pour que le passif minier n'augmente
pas pour les Québécois, pour les contribuables québécois.
M. Fortin :Mais il y a deux choses, là. Il y a... Je reviens à l'exemple
de la mine, là, à laquelle je faisais référence dans ma circonscription, là, la
mine que le député de Gatineau connaît probablement très bien, à l'Île-du-Grand-Calumet.
Les gens étaient... les gens étaient contents quand cette mine-là était en
opération, parce que c'était un moteur économique pour la région, mais, après
ça, ça a été laissé pendant des années, puis des années, puis des années. Puis,
oui, il y avait un... il y a un passif que l'État a fini par payer pour
restaurer la mine, mais il y avait un passif environnemental aussi pendant un
certain temps, là, entre les deux. Donc, tu sais, quand l'État paie, ça ne se
fait pas automatiquement, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Ça se fait
plusieurs années plus tard, là.
Alors, il y a un... il y a un réel enjeu
ici. Et cet article-là, sur le fond, sur l'intention, là, on n'a clairement pas
d'enjeu avec l'article, mais, en fait, je demanderais même à la ministre :
Est-ce qu'elle a considéré dans... lorsqu'elle... lorsqu'elle est venue
introduire l'article 232, là, mettre un délai prescrit?
Mme Blanchette Vézina : La
demande qui a été formulée par rapport à cet article-là, c'est de s'assurer qu'on
vient couvrir des situations où... qui ne sont pas couvertes en ce moment. C'est-à-dire,
mon intention était réellement de s'assurer que nous n'aurions pas de passif
minier qui allait s'ajouter, et ça vient de répondre à ce besoin-là.
M. Fortin :Mais je... ce que... la question que je vous pose, c'est...
Ici, là, à l'article 232, on dit : «Doivent réaménager et restaurer
conformément à la présente loi le terrain visé par leurs activités minières
pour réparer le préjudice causé à l'environnement par les personnes suivantes»,
et là on nomme les personnes. Ce que... ce à quoi je faisais référence tantôt,
là, en parlant de la mine du Grand-Calumet, là, c'est qu'il y a eu... il y a eu
opération de la mine, il y a eu des années puis des années, puis après ça, il y
a eu restauration de la mine. Puis là je comprends qu'on n'est pas dans le
contexte... Parce qu'ici, on demande à... au titulaire de droit minier, ou à
celui qui effectue les travaux d'exploitation, là, de faire ces travaux-là, mais
est-ce qu'on veut s'assurer que le passif minier environnemental ne perdure pas
dans le temps jusqu'à ce que des travaux soient faits?
Mme Blanchette Vézina : Je
vais vous demander de suspendre une minute, je... pour revenir avec la réponse.
Le Président (M. Rivest) : Nous
allons suspendre la commission.
(Suspension de la séance à 11 h 33)
(Reprise à 11 h 35)
Le Président (M. Rivest) : Alors,
on va reprendre les travaux. Nous en sommes à l'étude de l'article 80, avec
quelques explications de la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Merci.
Concernant les délais, là, on a un article, déjà, dans le projet de loi... dans
la loi actuelle, mais également le modifier dans le projet de <loi...
Mme Blanchette Vézina :
...article,
déjà, dans le projet de loi... dans la loi actuelle, mais également le modifier
dans le projet de >loi. Je vais céder la parole à Me Tremblay-Parent,
là, qui pourra expliquer les articles pertinents.
Le Président (M. Rivest) : Merci.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Oui,
en fait, on a une modification, là, mais, tu sais, ce qui est prévu déjà, là, à
l'article 232.7.1, là, c'est, finalement, que... le principe général, là,
c'est qu'en ce moment... c'est que c'est trois ans suivant la fin des activités
d'exploitation. Là, il y a des précisions additionnelles, là, qui sont ajoutées
dans l'article pour donner la possibilité pour certaines activités ou certaines
circonstances, que ce soit dans le délai prévu dans le plan. Mais c'est
vraiment encadré par cet article-là, là, le début des travaux qui doivent...
qui doivent débuter.
M. Fortin :OK, ça, ça va pour le délai, là. Sur la... sur la question
des... de qui doit réaménager et restaurer, là, et là c'est les alinéas 1°,
2°, 3°, 4°, là : «le titulaire de droit minier qui effectue des travaux d'exploration
déterminés par règlement», là, on parle de travaux d'exploration. Alors, il y a
différents niveaux d'impact environnemental, là, sur les travaux d'exploration.
Il y en a qui ont très peu d'impact environnemental, et il y en a qui peuvent
avoir beaucoup plus d'impact environnemental. Alors, qu'est-ce que... qu'est-ce
que vous avez en tête pour des travaux d'exploration qui exigent restauration
ou réaménagement?
Mme Blanchette Vézina : Je
céderais la parole à M. Gaudreau.
Le Président (M. Rivest) : ...
M. Gaudreau (Roch) : Oui,
juste un petit instant.
Donc, les travaux sont... sont définis
dans le règlement, à l'article 108 du règlement. Donc pour les travaux d'exploration,
là, c'est... c'est une liste, là, il y a les travaux d'excavation, déplacement
de dépôts meubles, décapage de rocs, là, de plus de 10 000 mètres carrés,
échantillonnage en vrac de 500 tonnes et plus. Et, évidemment, tous les
travaux souterrains d'exploration sont assujettis au dépôt d'une... d'un plan
de restauration et d'une garantie financière de 100 % préalablement aux
travaux. Ça, c'est déjà... c'est déjà dans le règlement.
M. Fortin :C'est déjà le cas, alors...
M. Gaudreau (Roch) : Toute la
liste... toute la liste est là.
M. Fortin :Mais ce règlement-là, vous n'avez pas l'intention de
changer les travaux d'exploration qui sont assujettis à la... l'article 232,
là?
Mme Blanchette Vézina : Pas à
ce moment-ci.
M. Fortin :
OK.
Mme Blanchette Vézina : Mais
c'est déjà, comme... comme M. Gaudreau vous le mentionnait, c'est déjà un
article existant.
M. Fortin :Oui, c'est ça.
Mme Blanchette Vézina : En
fait, un...
M. Fortin :Un règlement existant.
Mme Blanchette Vézina : ...un
règlement existant. Mais même, c'était déjà prévu dans l'article 232.1 de
la loi actuelle.
M. Fortin :Oui, je... C'est prévu dans l'article 232.1 de la loi,
mais le règlement, lui, il est... il est indépendant de la loi... bien, il est
indépendant... il est lié, là, mais...
Mme Blanchette Vézina : Est
déjà... il y a déjà...
M. Fortin :Oui, c'est ça. OK.
Mme Blanchette Vézina : Et,
pour l'instant...
M. Fortin :Il n'y a pas de changement prévu pour l'instant. Les
travaux d'exploration nécessitant une restauration ou un réaménagement, c'est
les mêmes.
Mme Blanchette Vézina : Exact.
M. Fortin :OK. Là, ici, là, dans... On a parlé du 3° déjà, là, mais
entre le 2° puis le 4°, là, «l'exploitant qui effectue des travaux d'exploitation
déterminés par règlement», je comprends que vous en avez déjà un, règlement,
là-dessus aussi.
Une voix : ...
M. Fortin :C'est l'article suivant du règlement, mais il est là. Tu
sais, moi, les travaux d'exploitation déterminés par règlement... L'exploitation
minière, là, je n'en connais pas beaucoup, moi, des travaux d'exploitation qui
ne nécessitent pas un certain... au minimum, un réaménagement, là. Mais quand
on arrive au point 4°, «la personne qui effectue des travaux d'exploitation
à l'égard des résidus miniers», là, ça, c'est souvent... Tu sais, on parlait
des vieilles mines, là où il y a du résidu minier qui est installé. La personne
ou l'entreprise... la personne choisit de dire : OK, moi, je peux faire de
quoi avec ça, je peux l'utiliser pour... On a utilisé l'exemple des routes, ou
autres choses, là, la semaine dernière.
Dans quel type de travaux d'exploitation
pour des résidus est-ce qu'on... est-ce que ça nécessite un réaménagement ou
une restauration? Parce que de l'exploitation, là, moi, je peux comprendre,
puis ce serait quasiment 100 % des travaux d'exploitation, là, à moins que
vous me dites qu'il y a des exceptions vraiment évidentes là, qui ne me
viennent pas à l'esprit. Mais pour la question des résidus, c'est un peu l'inverse,
là. Je cherche la... le moment où cette clause-là s'appliquerait.
Le Président (M. Rivest) : ...Mme
la ministre.
• (11 h 40) •
Mme Blanchette Vézina : On
veut... on veut se garder cette latitude-là, parce qu'il reste que c'est quand
même une exploitation industrielle, malgré que c'est des résidus miniers puis
que ça peut enlever le passif minier. On est tous d'accord, il faut quand même
s'assurer qu'on ne se retrouve pas indirectement avec d'autres passifs miniers
parce qu'il y a une transformation... d'exploitation d'un résidu, bien que ce
soit louable puis que ça nous amène, à terme, à diminuer le passif. L'objectif,
c'est de ne pas s'ajouter d'autres passifs. Donc, ce sera <déterminé...
Mme Blanchette Vézina :
...à
terme, à diminuer le passif. L'objectif, c'est de ne pas s'ajouter d'autres
passifs. Donc, ce sera >déterminé par règlement.
M. Fortin :OK. Mais celui-là, il y en a-tu un, règlement, en ce
moment, pour les résidus miniers?
Mme Blanchette Vézina : Il y
en a un déjà. Voilà. En plus.
M. Fortin :Est-ce que vous pouvez nous le... nous le citer? Ça vous
dérangerait-tu?
M. Gaudreau (Roch) : ...du
règlement. C'est les travaux d'exploitation visés aux paragraphes 2° et 4°, là,
du premier alinéa de l'article 232.1. Donc, c'est toute activité «reliée à
l'extraction de minerai ou de résidus miniers effectuée à ciel ouvert ou par
voie souterraine», donc soutirage et transport, fonçage des différents puits,
concassage, maintien des excavations ainsi que le traitement du minerai ou des
réseaux miniers, lequel exclut l'affinage, le boulettage du minerai et du
concentré de fer, mais comprend, notamment, les activités suivantes :
préparation des activités minières, lavage, tamisage, concassage, broyage,
classification, etc. Donc, c'est vraiment bien couvert, là, autant les résidus
que...
M. Fortin :Que l'exploitation initiale. Une entreprise qui décide, là,
justement : je vais aller... aujourd'hui, là, je vais aller prendre une
ancienne mine pour, par exemple... reprendre l'exemple qu'on a pris la semaine
dernière, parce que tout le monde le comprend puis il est facile à comprendre,
là... pour des travaux routiers, par exemple, là, est-ce que... Parce que, là,
c'est bien possible qu'il y ait un passif environnemental déjà, dans cette...
sur cette mine-là, qui n'a pas été réglé encore, là. Est-ce que la personne qui
dit : Moi, je veux faire des travaux avec les résidus miniers — ce
qui, dans certains cas, est souhaitable, là, on vient de le dire — se
retrouve avec le passif environnemental qui est là depuis des années et des
années, là? C'est sur ses travaux à lui, ce n'est pas sur le site. Elle ne
prend pas... elle ne prend pas avec elle le passif environnemental du site qui
est déjà là, là?
Le Président (M. Rivest) : On
va céder la parole à M. Tremblay-Parent.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
en fait, non, ce n'est pas... ce n'est pas à cette personne-là. Tu sais, la
personne demeure responsable, tu sais, de l'exécution de son plan de
restauration, là, donc ça ne se transfère pas automatiquement, là, à
l'acquéreur d'un... d'un nouveau titre, là. Évidemment, là, à l'article 232, il
va y avoir un encadrement, là, pour éviter, justement, là, que... tu sais,
qu'on reste finalement, avec quelqu'un qui n'est... qui n'est pas capable de
payer, puis le suivant qui n'est pas responsable d'assumer des travaux. Donc,
tu sais, c'est une mesure, justement, qui vise à régler ça. Mais l'objectif, ce
n'est pas d'empêcher les activités, là, en donnant un fardeau de réaménagement
puis de restauration à un nouveau titulaire.
M. Fortin :À un nouveau titulaire qui pourrait venir faire des travaux
qui réduiraient notre passif environnemental, là.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
qui...
M. Fortin :OK. Qui pourrait, là. Juste conditionnel, là.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
Oui, mais, tu sais, qui serait probablement peu tenté de faire ses activités
d'exploitation s'il avait le passif de l'autre.
M. Fortin :Exact. OK. Moi, ça me va. Je sais... en fait, je suis
certain qu'il y a des collègues qui ont d'autres questions sur le 232, mais je
vais avoir des questions plus tard sur le 232.0.1.
Le Président (M. Rivest) : Je
sais qu'il y avait des interventions de Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Oui, merci.
M. le Président. J'ai des questions sur les deux articles, parce qu'il y a deux
articles dans l'article 80. Je vais partir du plus général, parce que, moi, je
salue, puis je pense qu'on est d'accord puis tant mieux, autour de la table,
d'être capables de pas seulement ça relève à qui, la responsabilité, mais qu'on
évite tout passif environnemental et social.
Maintenant, moi, mes craintes sont
vraiment de voir est-ce qu'il existe des voies de contournement à l'application
des articles-là. Je vais partir de ce principe-là. La première, c'est... À 232,
je suis d'accord sur le fond, j'ai peut-être des questions sur... à la fin du
dernier alinéa. Mais, plus généralement, est-ce qu'on a des sanctions
pécuniaires ou pénales si cet article-là n'est pas respecté? Quelle est la
nature de ces sanctions-là? Et pourquoi je nous amène sur cette discussion-là,
c'est parce que nous l'avons vu dans le passé que, des fois, c'est plus simple
et moins coûteux de payer l'amende de ces sanctions pécuniaires que faire la
restauration. Est-ce qu'on est devant ce cas-là ou pas?
Le Président (M. Rivest) : Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : On va...
on va suspendre, on va suspendre.
Le Président (M. Rivest) : On
va suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 11 h 45)
(Reprise à 11 h 47)
Le Président (M. Rivest) : Alors,
nous allons reprendre les travaux. On en est toujours à l'étude de
l'article 80.
Mme Blanchette Vézina : Merci,
M. le Président. En réponse à la question de la députée de Verdun, là,
j'aimerais céder la parole à Me Tremblay-Parent.
Le Président (M. Rivest) : Allez-y,
monsieur...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Oui,
bien, en fait, on a d'abord, tu sais, l'article 232.8, là, de la Loi sur
les mines qui est modifié par le projet de loi, là, mais pas sur ce point-là,
mais qui finit... qui permet, finalement, vraiment, d'enjoindre une personne de
respecter les obligations de restauration et de réaménagement, là, tu sais,
notamment celles, comme telles, de restaurer et de réaménager, à 232, mais
aussi le... de transmettre un plan de réaménagement et de restauration ou de
payer la garantie financière. Et puis, bien, il y a une possibilité,
d'ailleurs, pour la ministre, là, de le faire à la place de la personne qui est
assujettie à l'obligation et de lui envoyer la facture. Donc, l'article le
prévoit. Et puis la... D'ailleurs, la ministre pourrait se payer à même la
garantie financière qui a été fournie, là, le cas échéant, là. Évidemment, si
l'objectif, c'est de forcer le versement... Elle n'a pas été fournie, mais si
elle a été versée, ça permettrait de réaliser les travaux de restauration. Si
jamais la personne ne se conforme pas à cette exigence-là, bien, on a
l'article 316 de la Loi sur les mines, là, qui prévoit une sanction
pénale.
Au niveau des amendes, là, pour une
personne physique, on parle de 5 000 $ à 500 000 $. Pour
une personne morale, là, tu sais, toute autre... ça pourrait être une autre forme
de société, là, c'est de 15 000 $ à 3 millions de dollars,
l'infraction qui est prévue. Et puis il y a également, là... si on parle de
quelqu'un qui est titulaire d'un droit minier comme tel, là, il y a aussi
toujours la possibilité de lui révoquer son droit, là. C'est à l'article 278
de la Loi sur les mines.
Le Président (M. Rivest) : ...Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : ...précision...
précision importante à apporter à la députée de Verdun concernant le calcul de
ces montants-là. Comment... pouvez-vous expliquer à la commission comment
c'est... comment c'est déterminé? S'il y a des balises, là, donc, comment sont
déterminés les montants de ces pénalités?
• (11 h 50) •
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
en fait, là, par rapport aux dispositions pénales, là, celles de 316, bien, tu
sais, à chaque fois qu'il y a une mise à jour, bien, tu sais, il y a des
barèmes qui sont établis, là, par le ministère de la Justice, là, pour fixer
des amendes qui correspondent à ce qui se fait ailleurs, dans d'autres régimes,
pour qu'il n'y en ait pas un qui soit exorbitant par rapport à l'autre. Donc,
on est, à à l'article 316, là, au même niveau que dans la Loi sur la qualité de
l'environnement en ce <moment...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
...à
l'article 316, là, au même niveau que dans la
Loi sur la qualité de
l'environnement en ce >moment, là. Donc, les montants sont toujours à
jour, là, par rapport aux dernières modifications qui ont été faites au niveau
de la LQE.
Le Président (M. Rivest) : Merci
beaucoup. Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Merci. De
ce que je comprends, dans l'article 88, on va parler des dispositions qui
viennent au non-respect. Donc, l'enjeu, puis je pense qu'on partage la
préoccupation, c'est de voir que l'entreprise ou la personne morale ne se
décharge pas de cette obligation. Donc, ce que j'entends, c'est rassurant. Bon,
il y a d'autres dispositions pour comment l'État va assurer que ces
obligations... ...garantie financière. Vous avez parlé aussi de, dans le cas où
l'État doit assumer ces frais-là, il y a une facture qui pourrait être faite,
c'est parfait. Puis, à la suite de ça, il y a les sanctions pécuniaires et
pénales qui viennent. Donc, ça répond à ma première question.
J'ai des questions plus spécifiques sur
232. Dans le dernier alinéa, on parle des travaux visant à remettre le terrain
dans un état satisfaisant, et là, quand on utilise ce type d'adjectifs là, ça
peut porter... ils sont assez généraux. J'aimerais ça entendre la ministre de
nous dire c'est quoi, un état satisfaisant, quels sont les paramètres
environnementaux, en termes de santé des sols, en termes de santé des eaux, qui
viennent dire que c'est un état satisfaisant.
Mme Blanchette Vézina : Je
vais me permettre de suspendre pour bien répondre à votre question.
Le Président (M. Rivest) : On
va suspendre...
(Suspension de la séance à 11 h 52)
(Reprise à 11 h 53)
Le Président (M. Rivest) : Alors,
on reprend les travaux. Nous allons poursuivre avec l'étude de
l'article 80.
Mme Blanchette Vézina : Merci,
M. le Président. Question importante, là. Ils se trouvent dans le guide de
restauration, là. Donc, la définition de l'état satisfaisant, donc, ça vise à
remettre le site dans un état satisfaisant, donc : éliminer les risques
inacceptables pour la santé et assurer la sécurité des personnes, limiter la
production et la propagation de contaminants susceptibles de porter atteinte
aux milieux récepteurs et, à long terme, viser à éliminer toute forme d'entretien
et de suivi, remettre le site en état visuellement acceptable et remettre le
site des infrastructures dans un état compatible avec l'usage futur.
Mme Zaga Mendez : Mais
encore... J'entends la ministre et je vois les principes de réparation écologique,
mais je sens qu'encore on est... Ces guides-là, c'est des choses qui sont
produites par le ministère au fur et à mesure, oui, bien sûr, mises à jour,
mais est-ce qu'il y aurait quelque chose à faire dans la loi pour établir c'est
quoi, cet état satisfaisant, quels sont les paramètres écologiques à ne pas...
à ne pas transgresser, par exemple? Moi, j'ai de la misère un peu avec ce type
d'adjectifs ou des termes qui, en étant très généraux, peuvent laisser une
marge de manœuvre. Donc, je ne sais pas si c'est dans d'autres règlements ou
d'autres guides. Parce que dire, encore une fois, que l'état est acceptable ou
dans une... qu'est-ce que ça veut dire en réalité?
Le Président (M. Rivest) : ...Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Oui,
bien, je pense que c'est important de garder une certaine agilité. Puis c'est
l'idée d'utiliser des guides qui, à mon avis, à la lecture de ce que je viens
de vous faire, conviennent, dans le sens où c'est suffisamment large pour
permettre, oui, une exploitation minière, une restauration réelle également.
Donc, je pense que le guide, c'est suffisant.
Et je rappelle que je suis dans une autre
loi, en ce moment, qui est très, très... qui contient beaucoup de détails et
qui vient amener beaucoup moins d'agilité puis un environnement d'affaires
beaucoup moins facilitant. Donc, on veut garder cet équilibre-là, c'était <important...
Mme Blanchette Vézina :
...environnement
d'affaires beaucoup moins facilitant. Donc, on veut garder cet équilibre-là, c'était
>important dans la loi, oui, protéger l'environnement, garder une
prévisibilité puis une agilité. Donc, pour nous, ce n'est pas nécessaire.
Mme Zaga Mendez : J'ai juste
une suggestion puis j'aimerais ça entendre la ministre. C'est que, quand on
parle de restauration et conservation en environnement, bien sûr, après une
activité minière, on ne peut pas revenir 100 % en arrière, ça, j'en... je
suis connaissante, quand on a un changement qui se fait... qui se fait,
géologique, au niveau du sol, de l'eau. Ceci étant dit, il y a quand même des
principes de... qu'on appelle vers une remise à l'état initial ou dans une
intention de restaurer, par exemple, les quartiers écologiques, les... ou
biophysiques, là.
Est-ce qu'un principe qui dit «vers une
remise à l'état initial» pourrait être plus satisfaisant que des termes comme,
justement, «satisfaisant», ou plus... qui donne cette intention de ce qu'on
veut faire? Parce que c'est... de dire... de restaurer et juste planter des
arbres, ce n'est peut-être pas ça, la caractérisation écologique initiale, où
est-ce qu'on a eu la perte des milieux humides, est-ce qu'on a eu la perte des
boisés verts. Est-ce qu'il y aurait... bref, est-ce qu'il y aurait une
intention de «vers une remise à l'état initial» qui pourrait venir répondre à
ça?
Mme Blanchette Vézina : Bien,
je pense que la description, elle est là. C'est un état qui est satisfaisant.
Mais je pourrais vous donner un exemple de site minier restauré que je suis
allée visiter, il y a quelques mois, semaines à peine, dans l'Abitibi, le site
East-Sullivan, où, là, il y a réellement eu un retour à l'état... au point où
les gens vont observer les oiseaux, notamment, sur le site, parce qu'il y a eu
un retour... un retour d'une faune, de flore intéressant. Donc, je crois que
c'est possible avec ce qui est... ce qui est inscrit ici. Donc, l'idée, encore
une fois, c'est de s'assurer de garder une agilité, permettre pour que ça se
fasse réellement. Si on est trop contraignants, ça risque d'amener d'autres
complications. Alors, c'est de garder cette agilité comme ça, puis c'est...
c'est possible de le faire. East-Sullivan est un... est un bel exemple, je
pense, de ces restaurations minières réussies.
Le Président (M. Rivest) : ...
Mme Zaga Mendez : Oui.
J'aimerais nous ramener au 232.0.1 et faire le lien avec la discussion
précédente, de l'article 55. C'est en... Je le relisais deux, trois fois,
puis il y a... quand on voit, dans l'article 232.0.1, qui nous parle de :
«Le premier alinéa ne s'applique pas à une cession de droit minier visé à
l'article 123.1», qui est l'article 55 dans le projet de loi, donc ça
nous ramène un peu la discussion qu'on avait tout à l'heure. Ma question initiale
était : Qu'est-ce qui arrive en cas de faillite? Parce que, dans
l'article 123.1, on nous dit que ça ne s'appliquerait pas, la cession de
droit... non, pardon, la cession de garantie financière lors de la cession du
droit. Donc, j'aimerais ça entendre la ministre un peu plus : C'est quoi,
l'intention, dans l'article 232.0.1, concernant les entreprises qui
déclarent faillite? Est-ce qu'elles aussi vont être assujetties aux différentes
obligations de restauration puis de réaménagement?
Le Président (M. Rivest) : Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Oui,
bien, en réponse à la question, c'est... justement, l'objectif, c'était de
s'assurer d'avoir un régime en cas de situation de faillite, notamment, mais
d'autres cessions, là. Donc, l'article le nomme clairement ici. Et donc
l'objectif, derrière, c'est vraiment de s'assurer que l'État ne se retrouve pas
avec... ou se retrouve avec une créance, là, qui est... qui est... qui peut
être récupérée. Sur la mécanique, plus en détail, là, juridique, en lien avec
la loi sur la faillite, je laisserais la parole à Me Tremblay-Parent.
Le Président (M. Rivest) : Allez-y,
M. Tremblay-Parent.
• (12 heures) •
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
effectivement, il faut... il faut le voir comme l'article... le nouvel
article 123.1, finalement, c'est le principe. C'est-à-dire que,
normalement, ce n'est pas possible de céder son droit minier s'il n'y a pas eu
le versement de la garantie financière qui est exigée. Il y a une exception qui
est prévue, dans cet article-là, que ça ne s'applique pas dans les cas, là, de
la loi sur l'aménagement avec les... sur les arrangements avec les créanciers
et la loi sur la faillite. Donc, le cas échéant, on se ramène à
l'article 232.0.1. Et puis c'est pour ça qu'on vient préciser là, pour, tu
sais, s'assurer que les personnes impliquées sachent qu'est-ce qui s'applique à
eux, finalement, là. Donc, quelqu'un qui... pour lequel l'article 123.1 est
applicable, bien, c'est cet article-là qui s'applique. À défaut, donc quelqu'un
qui serait en situation...
12 h (version révisée)
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : ...qui...
pour lequel l'article 123.1 est applicable, bien, c'est cet article-là qui
s'applique.
À défaut, donc quelqu'un qui serait en
situation de faillite ou quelqu'un qui... pour lequel il y a eu une
exploitation, mais qui n'est pas détenteur d'un titre minier, à ce moment-là, ce
serait l'article, là, 232.0.1 qui va s'appliquer.
Donc, ça permettrait, à titre d'exemple,
dans un cas de faillite qu'il y ait une créance pécuniaire exigible, là, qui
doit être versée par la personne, donc avoir une dette qui va pouvoir être
colloquée, là, au sens de la loi sur la faillite<i> ou sur la loi avec
les arrangements avec les créanciers<i>, et donc va permettre à l'État,
là, de récupérer le montant, là, pour éviter qu'il y ait un passif
environnemental.
Une voix : ...
Mme Zaga Mendez : Oui.
Peut-être pour aider à la compréhension, peut-être, on peut travailler par cas
de figure, là.
Je vais poser les questions, parce qu'il y
a comme trois types, là, j'ai l'impression, de cas de figure.
Le premier, dans l'article 55, donc
123.1, un locataire concessionnaire veut céder son droit et, pour le faire, il
doit absolument payer des garanties. Dans ce cas-là, c'est la nouvelle personne
qui obtient le droit qui est responsable de la restauration du site minier, est-ce
que je me trompe?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : ...pas...
tu sais, c'est... Non, ce n'est pas le cas. Comme je l'indiquais précédemment,
tu sais, c'est... sauf si la personne est libérée, là, donc qu'elle a réalisé
le plan qui est... qui lui est exigé, bien, tu sais, cette personne-là reste en
principe responsable de l'obligation de... de restaurer le site ou de
réaménager.
On veut juste s'assurer qu'avant qu'il y
ait transfert de titre, donc au moment où se transigent des gros montants d'argent,
que la personne verse sa garantie et donc que le gouvernement ait une garantie
que ses travaux à elle vont être réalisés, là.
Mme Zaga Mendez : Parfait.
Donc, c'est un peu plus clair. Donc, il verse la garantie en attendant de
réaliser les travaux. Dans le cas où les travaux ne sont pas réalisés, c'est
les autres articles qui s'appliquent. Merci.
Dans le cas d'une entreprise qui ferait
faillite, selon l'article 123.1, il n'y a pas d'obligation de donner une garantie,
ils peuvent céder leurs droits d'exploration, exploitation ou pas. C'est ça que
je veux bien comprendre, parce que si : «Le présent article ne s'applique
pas à une cession intervenue dans le cadre de l'application de la loi des
arrangements avec les créanciers», donc, dans le cadre des... des arrangements
avec les créanciers, l'entreprise qui est en faillite, par exemple, cède ses
droits miniers sans obligation de payer une garantie, ma question là-dedans,
dans ce cas : Qui est responsable de restaurer et réparer le site? Est-ce
que ça demeure la... l'entreprise qui a fait l'exploitation? Est-ce qu'elle
demeure responsable de la restauration ou la réparation du site?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : ...en
fait, justement, pour s'assurer qu'il y ait un montant qui soit versé dans les
cas de faillite...
Parce qu'il faut savoir qu'en cas de
faillite, ce qui est important pour être colloqué et donc que la créance
demeure, bien, ça prend une dette qui est liquide, qui est exigible. C'est
comme ça qu'on va être colloqué avec les autres, les autres créanciers de la
personne faillie.
Et donc c'est pour ça que le deuxième
alinéa de l'article 232.0.1, en fait, exige le versement d'une
compensation financière qui correspond, finalement, à ce qui va devoir être
fait au niveau du réaménagement et de la restauration, là.
Des voix : ...
Mme Zaga Mendez : Désolée.
Vous m'avez... Parce que là, comme, on traite deux en même temps. On parle...
Vous avez dit que le deuxième alinéa... alinéa de...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : 232.0.1.
Mme Zaga Mendez : 232.0.1.
Donc, quand le ministre peut renoncer au versement de cette compensation, vous
faites référence à celui-là?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Non,
en fait, c'est le premier alinéa de cet article-là qui permet d'exiger le
versement.
Il y a une exception au deuxième alinéa, c'est
de dire que, si, à titre d'exemple, là, on est, admettons, dans la loi sur l'arrangement
avec les créanciers<i>, l'acquéreur du titre, là, dans le cas de la
liquidation des actifs, là, du failli, le nouvel acquéreur du titre dit :
Bien, moi, pour faire en sorte que ça fonctionne bien puis que les autres
créanciers acceptent la transaction, moi, je suis prêt à prendre à ma charge
les obligations de restauration puis de réaménagement du site si finalement le
ministre renonce à sa garantie, donc on a le moyen plus efficace d'assurer le
réaménagement et la restauration.
Donc, il pourra y avoir renoncement, mais
à défaut, là, de... d'une mesure plus efficace, c'est le premier alinéa qui <s'applique...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
...d'une mesure plus efficace, c'est le premier alinéa qui >s'applique,
et donc il doit y avoir le versement d'une compensation au ministère, et puis
c'est le ministre qui va être responsable, là, mais avec le montant qu'il faut
de réaménager et de restaurer le site.
Mme Zaga Mendez : Je
reviens avec un... avec un exemple, là, parce que c'est... Il y a plusieurs... plusieurs
cas.
Donc, quand je vous disais quelqu'un...
une entreprise qui déclare faillite, qui va céder ses droits, dans ce que vous
venez de dire, elle peut aussi céder, si l'autre partie est consentante, ses
obligations de restaurer, mais ils ne sont pas obligés. Donc, qu'est-ce qui
arrive...
C'est là que je viens de comprendre, là. Si
l'entreprise ne cède pas ses obligations, c'est donc le ministère, c'est l'État
qui devient... qui acquiert cette responsabilité-là.
Et, dans ce cas-là — moi, c'est
là où je veux juste préciser — est-ce que l'État peut ou doit
demander la compensation? Parce que la façon que c'est écrit, le terrain visé,
selon les cas, une compensation, préjudice... Mais je veux juste savoir si
l'obligation... il y a une obligation de demander cette compensation?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
Oui, oui, ce n'est pas discrétionnaire du tout, du tout, là. Ce n'est pas
un... c'est la personne visée doit verser la compensation conformément à ce qui
va être prévu par règlement.
Mme Zaga Mendez : Alors
là, je comprends mieux, là, les... les étapes.
L'enjeu qu'on a, puis je veux juste être
certaine, si ça ne démarre pas, c'est qu'il y a certaines compagnies, pour
plusieurs raisons, là, on le voit, là, l'environnement financier, on pourrait
parler, je ne sais pas, des usines de batteries, là, où ça peut être très, très
vulnérable, mais il y a des obligations, ici, à respecter, des entreprises qui
ont reçu du financement de la part du gouvernement du Québec, du Canada, autres
ressources publiques, et là ils se ramassent dans une situation de faillite.
Je pense que l'inquiétude qu'on a, c'est
d'être certain qu'il n'y a pas une voie de sortie qui est facile pour se
déresponsabiliser, pour donner ses responsabilités à quelqu'un d'autre, parce
qu'en fin de compte, ces entreprises-là, qui ont fait des activités
d'exploration, d'exploitation qui sont nocives pour l'environnement, on a parlé
de plusieurs cas, là, l'enjeu, c'est l'actif... le passif, pardon, le passif
environnemental.
Dans le cas où l'entreprise peut se dire «ah!
je suis en difficulté», ils vont opter pour la faillite et se dire que c'est
peut-être plus facile de payer cette compensation. Et l'État va se ramasser à
faire des travaux de restauration.
Est-ce que vous voyez comme une porte
ouverte et qu'on pourrait quand même être capables de la resserrer un peu plus?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
...en fait, c'est que l'idée, c'est au contraire, tu sais, d'aller le plus
loin puis de sécuriser le plus possible, tu sais, le montant qui serait
nécessaire pour effectuer la... la restauration puis le réaménagement, là.
Il faut savoir que si finalement on s'en
tient à la garantie comme telle, mais on n'est pas dans une créance qui est... qui
est liquide, exigible, là, donc le gouvernement, finalement, risque tout
simplement de tout perdre, là, dans le cadre du processus de faillite.
Tandis que là, avec la compensation
financière, on va avec quelque chose qui va permettre au gouvernement d'aller
finalement le... aller récupérer le plus possible, là, dans le cadre de la
faillite.
Mme Zaga Mendez : Donc, de
ce que je comprends dans le cas d'une... de la faillite, avoir un montant, une
compensation financière, c'est plus... c'est plus facile de le... de réclamer
qu'une obligation physique de... je parle d'obligation physique, mais c'est une
obligation de travaux de restauration. Est-ce que c'est ça que je comprends?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
Effectivement, qui est assurée par une garantie financière, là. Tout à
fait.
Mme Zaga Mendez : OK.
Le Président (M. Rivest) : D'autres
interventions? Mme la députée de Mille-Îles.
• (12 h 10) •
Mme Dufour : Merci, M.
le Président. Moi, mon questionnement... On dit qu'on doit réparer le préjudice
causé à l'environnement, ça semble être obligatoire, je me demandais s'il y
avait des cas où... dans le fond... Puis la ministre ne semble pas se donner le
droit de... de ne pas le faire ici. Ailleurs, il y a beaucoup d'éléments où la
ministre peut, mais là, ici, ça ne semble pas être le cas, disons, de donner
l'exemption de le faire.
Et j'avais un cas en tête en particulier
où imaginons... Il y a un cas, là, actuellement, Horne 5, qui est en train
d'être évalué par le BAPE, il y a... dans le fond, ils vont utiliser un ancien
résidu... parc à résidus pour amener des nouveaux résidus, en tout cas c'est ce
qu'ils prévoient faire, là, de leur nouveau projet.
Admettons qu'on avait un cas similaire où,
finalement, on a une mine qui était en fonction, il y a un parc à résidus, elle
doit, la mine doit, à la fin, là, donc tout remettre en <état...
Mme Dufour :
...à
résidus, elle doit, la mine doit, à la fin, là, donc tout remettre en >état,
mais que là il y aurait un autre projet puis que, finalement, ce serait
finalement avantageux pour... pour l'environnement que de réutiliser le même
site au lieu de le restaurer, ce serait de dire : Bien, au lieu de... de
perturber un autre site, on réutiliserait celui-ci.
Est-ce qu'il y aurait donc un moment...
une façon d'avoir une exemption dans un cas précis comme ce que je viens de
mentionner?
Des voix : ...
Mme Blanchette Vézina : Oui,
il y a l'article 232.10.1 de la loi.
Mme Dufour : C'est de la loi
actuelle?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : ...on
trouve l'équivalent dans la loi actuelle, là, mais c'est à l'article 90 du
projet de loi.
Mme Dufour : C'est où,
exactement, dans... je ne le vois pas.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : C'est
à l'article 90 du projet de loi, tu sais, on introduit différents
articles, dont le 232.10.1.
Mme Dufour : Ah! parfait. «Lorsqu'il
consent qu'un tiers assume ces obligations», mais, si ce n'est pas un tiers, si
c'est la même entreprise, c'est ça... c'est ça que... c'était le cas de figure
que... Moi aussi, je l'avais vu, le tiers, mais...
Des voix : ...
Le Président (M. Rivest) : On
va suspendre la commission.
(Suspension de la séance à 12 h 12)
(Reprise à 12 h 15)
Le Président (M. Rivest) : Alors,
on reprend les travaux de l'article 80.
Mme Blanchette Vézina : Avec
réflexion, analyse, on a les outils nécessaires pour se <permettre...
Mme Blanchette Vézina :
...Avec
réflexion, analyse, on a les outils nécessaires pour se >permettre de
s'assurer que, s'il y a une transaction avec quelqu'un, qu'il a les garanties, admettons,
les reins assez solides financièrement pour restaurer le site et prendre en
charge la restauration minière, que ça puisse se faire. Mais j'aimerais
comprendre l'intention derrière...
C'est que là, en fait, l'idée, c'est, bien
sûr, de ne pas en ajouter dans le passif minier québécois. Donc, moi, on me dit
que les articles qu'on a viennent nous... nous assurer qu'il n'y en aura... il
n'y aura pas de passif minier supplémentaire. Il peut y avoir un transfert, une
levée de la compensation si on voit que le projet, avec l'alinéa 232.0.1,
avec l'alinéa 2, tu sais, que c'est possible de lever la compensation s'il
y a un projet qui permettrait, par exemple, de faire une restauration minière
suffisante.
J'essaie de comprendre votre intention
derrière. C'est que vous voudriez que l'État québécois prenne en charge une
partie du passif?
Mme Dufour : Non, pas du tout,
je n'ai pas du tout mentionné ça à aucun moment.
J'ai donné le cas où une mine aurait
actuellement un résidu... un parc à résidus miniers et qu'elle a, tu sais,
l'intention, à la toute fin, là, de tout remettre en état et que c'est... c'est
l'engagement qu'elle prend, mais que, subséquemment, elle découvrirait un autre
endroit où elle voudrait faire une mine et réutiliser, finalement, le parc à
résidus du premier site pour éviter d'en créer un autre, nouveau site de parc à
résidus.
C'est un peu ce que Horne 5 va
proposer de faire. Ils vont utiliser... Ce n'est pas le leur, mais admettons
que c'était le leur, tu sais, que c'était la même... même propriétaire,
entreprise qui opérait les deux endroits. Au lieu de créer un nouveau parc de
résidus qui, somme toute, va créer des impacts environnementals majeurs... environnementaux
majeurs, de réutiliser un parc de résidus existant au lieu d'en créer un
nouveau, mais là ça veut dire qu'il faudrait qu'il soit exempté de le remettre
en état, parce que, dans l'engagement qu'ils auraient pris dans le premier
site, ils doivent le remettre en état.
Mme Blanchette Vézina : ...simplement
qu'ils mettent leur plan de restauration à jour, mais, à la fin, il y aura une
restauration, soit dans le site nouveau ou dans l'ancien, mais il y a... il y a
de la... il y a une agilité qui permettrait de... de le faire avec le plan de
restauration.
Mme Dufour : Mais c'est ça,
mais je ne la voyais pas, cette agilité-là.
Mme Blanchette Vézina : C'est
un peu plus loin.
Mme Dufour : OK. Mais
l'article que Me Tremblay a mentionné, ça ne me semblait pas lever cette
obligation-là, parce qu'on parlait à un tiers, mais là, moi, le cas de figure
que je donnais, ça restait la même partie, là, donc pas un tiers.
Le Président (M. Rivest) : M. Tremblay-Parent.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Oui.
Bien, en fait, là, je pense que vos explications additionnelles que vous venez
de donner me... tu sais, me permettent de... tu sais, de bien comprendre, tu
sais, l'élément que... tu sais, pour lequel vous aviez une question.
Tu sais, en fait, l'article, quand on
était à 232.10.1, c'est vraiment si c'était quelqu'un d'autre qui partait un
autre projet puis que le gouvernement avait la garantie que le nouveau projet
va prendre en charge l'ensemble des obligations de restauration, mais il y a
cet outil-là qui est à la disposition du... du ministère, mais, dans le cas où
c'est la même personne qui, finalement, développe, complète son projet, comme
l'indiquait la ministre, là, il y a la possibilité de mettre à jour, en fait,
le plan de restauration va devoir être mis à jour et le... la garantie
financière aussi. Ce n'est pas en vertu du même article, là.
Mme Dufour : Non, je
comprends, mais si c'est un autre bail minier qui s'opère? Parce que là je ne
parle pas d'une expansion, là, je parle d'un autre projet, donc un autre bail
minier.
Mme Blanchette Vézina : Mais
les plans vont être mis à jour de manière à ce que les deux baux concordent. Je
pense que les outils sont dans la loi.
Je nous en tiendrais à la compensation
financière puis je nous ramènerais sur l'article, là, en jeu, ici, aujourd'hui.
Mme Dufour : Mais l'idée
c'est... Puis je vais poser la question telle qu'elle était... elle est écrite
ici. Et là aussi il y avait une question qui disait : Est-ce qu'il y
aurait un cas où on pourrait assumer les exigences de remise en état sans
paiement de compensation? Tu sais, dans un cas précis où la compensation
viendrait ultérieurement, finalement.
Mme Blanchette Vézina : C'est
l'alinéa 2 qui nous permet de le faire, s'il y a des mesures plus
efficaces de réaménagement et de restauration du terrain visé par les activités
minières.
• (12 h 20) •
Mme Dufour : Je ne suis pas
sûre que je suis à la même place que vous, là. On est toujours à l'article 80?
Mme Blanchette Vézina : Mais
on est à l'article 80, oui, 232.0.1 de... l'alinéa 2 précise.
Mme Dufour : Ah! c'est parce
qu'on n'était pas rendus là encore.
Ça fait que ça, ça pourrait être considéré
comme une mesure plus efficace de réaménagement, le fait, l'exemple que je vous
donnais, là, dans le fond. C'est qu'éventuellement ce serait remis en état mais
<ultérieurement...
Mme Dufour :
...C'est
qu'éventuellement ce serait remis en état mais >ultérieurement, suite au
deuxième projet par exemple.
Mme Blanchette Vézina : Il
faudrait le regarder, mais l'idée, c'est qu'il y ait des mesures plus efficaces
de réaménagement.
Mme Dufour : Bien, peut-être
qu'on pourrait... la ministre pourrait nous donner exactement des exemples
qu'elle avait en... de mesures plus efficaces de réaménagement, ça m'aiderait
peut-être à le comprendre.
Mme Blanchette Vézina : Me Tremblay-Parent.
Le Président (M. Rivest) : M. Tremblay-Parent.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
en fait, c'est... Quand on est dans l'application de la loi sur les
arrangements avec les créanciers<i>, là, tu sais, ce n'est pas encadré en
détail dans la loi comme telle, mais c'est toujours par des décisions des... des
tribunaux, finalement, qu'on... puis... et donc par des ententes entre les
différents créanciers puis le... le débiteur que, finalement, ce... la faillite
s'opère.
Et puis il pourrait arriver dans une
situation que le nouvel acquéreur du droit minier, admettons, du bail minier,
dans le cas d'une faillite, dise : Bien, moi, pour favoriser la
transaction puis s'assurer que le patrimoine soit le plus important puis que le
prix de vente soit diminué, moi, je suis prêt à assumer les obligations de
restauration et de réaménagement.
Et donc plus que la nouvelle entreprise
aurait les reins plus solides, là, elle n'est pas en faillite celle-ci, bien, à
ce moment-là, le ministre pourrait dire : OK. Pour moi, ça va être plus
efficace que d'avoir une compensation, qui ne sera peut-être pas... qui ne
représentera pas aux... à la fin, là, dans la collocation des créances, là, la
totalité de ce qui est nécessaire. Ça fait qu'à ce moment-là le ministère
aurait avantage, finalement, à accepter cette proposition-là.
Mme Dufour : Oui. Donc, vous
me faites réaliser que l'article 232.0.1 réfère à lorsqu'il y a une
cession d'un droit ou des activités minières. Mais, le cas que je vous donnais,
il n'y a pas de cession, là, donc...
Mme Blanchette Vézina : Il ne
serait pas visé par l'article qu'on étudie en ce moment, mais je nous...
Mme Dufour : Mais
l'article 232, oui.
Mme Blanchette Vézina : Mais
par l'article.
Le Président (M. Rivest) : M. Tremblay-Parent.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Oui.
Bien, en fait, effectivement, l'article 232 vise, tu sais, tous les cas de
figure, là. Je dirais que c'est un peu le... tu sais, le point de départ du
régime de réaménagement puis de restauration.
Tu sais, ce qu'indiquait la ministre...
Puis j'ajoutais en complément que, finalement, il y a un coffre à outils, là,
qui est dans les dispositions suivantes. Tu sais, à l'article 232.6,
notamment, de la loi, on prévoit la... tu sais, la mise à jour du plan de
restauration quand il y a des nouvelles activités.
J'ai mis en évidence aussi 232.10.1 qui
permettrait la libération quand un tiers accepte d'assumer les obligations.
Donc, évidemment, dépendamment du projet,
il y a différentes options qui sont envisageables, mais l'objectif, c'est
toujours qu'il y ait quelqu'un qui assume les obligations de réaménagement et
de restauration, là, pour... pour le préjudice qui a été causé à... comme c'est
indiqué à 232.
Mme Dufour : Oui. Merci
beaucoup. Loin de moi de vouloir sous-entendre le contraire, là, effectivement,
ceux qui exploitent ces ressources-là devraient être responsables des impacts
qui viennent avec.
Je regarde le 232.6, et là on dit... on
dit, dans le fond, qu'il pourrait y avoir à tous les cinq ans, là, un changement
ou une révision, là, du plan, effectivement, de restauration. Puis là on dit :
«Lorsque des changements dans les activités minières justifient une
modification au plan». Donc, je comprends que ça, ça pourrait être considéré
comme un changement dans les activités minières.
Mme Blanchette Vézina : Bien,
écoutez, là, on est à... on regarde un autre article un peu plus loin. Je
comprends, là, que c'est complexe, mais il faut... il faudrait s'en tenir à
l'article, là, 232.0.1.
Mme Dufour : Oui. Je pense
que je m'y concentre quand je parle du fait qu'on veut... Dans le fond, on
demande aux parties de réaménager et restaurer pour réparer le préjudice causé
à l'environnement.
Et le cas de figure que je vous ai donné,
bien, il n'était pas dans cet article-là et ça semble... ça semblait être une
exclusion.
Donc, la référence à l'article que je
viens de donner, que Me Tremblay a donné, ça vient répondre à ma question,
mais ma question est en lien avec l'article 232, là, je ne pense pas que
je suis hors sujet du tout, là, avec tout respect.
Mme Blanchette Vézina : Ah!
bien, on pourrait regarder aussi, M. le Président, tous les cas de figure du
Québec des mines, là, tu sais, des projets miniers. Je comprends que c'est
complexe. J'aimerais juste qu'on s'en tienne à l'étude du projet de loi ici.
Merci.
Le Président (M. Rivest) : ...Mme
la ministre. Mais je pense que, si vous pouvez comprendre le message, on
pourrait s'assurer, là, de parler de l'article en question.
Mme Dufour : Je parlais de
l'article. M. le Président, quand on étudie un projet de loi puis qu'on utilise
des cas de <figure...
Mme Dufour :
...quand
on étudie un projet de loi puis qu'on utilise des cas de >figure, ça a
pour objectif de s'assurer que la loi qu'on va adopter ne cause pas des... des
enjeux pires que ce qu'on tente de corriger.
Donc, c'est notre travail de l'analyser,
de regarder les cas de figure, de poser des questions qui viennent avec les...
les consultations qu'on a eues, et ce n'est pas du tout hors sujet, là.
Je comprends que c'est beaucoup de
questions qu'on pose, mais c'est notre travail de le faire.
Le Président (M. Rivest) : Tout
à fait. Je vous invite à poursuivre.
Mme Dufour : Moi, j'ai
terminé, M. le Président.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Alors, on va mettre aux voix. Est-ce que l'article 80,
amendé, est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Rivest) : Merci.
Mme Blanchette Vézina : Donc,
on reviendrait...
Le Président (M. Rivest) : On
va... Je demanderais le consentement pour revenir à l'article 55. Est-ce
qu'on a consentement?
Mme Blanchette Vézina : Consentement,
oui.
Le Président (M. Rivest) : Alors,
on peut poursuivre l'étude de l'article 55. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Je n'ai
pas de commentaire supplémentaire, M. le Président.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'il y a des interventions sur l'article 55?
S'il n'y a pas d'intervention, on peut
mettre aux voix l'article 55. Est-ce que l'article 55 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Rivest) : Merci.
On peut poursuivre. L'article 56.
Mme Blanchette Vézina : Merci,
M. le Président. Donc, l'article 56 :
L'article 140 de cette loi est
modifié par l'insertion, à la fin du premier alinéa, de «, à l'exception de
celui qui extrait ou exploite des substances minérales de surface pour la
construction ou l'entretien d'un chemin en milieu forestier sur les terres du
domaine de l'État dans le cadre de ses activités d'aménagement forestier au
sens de la Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier
(chapitre A-18.1)».
Alors, cet article vise à modifier l'article 140
de la Loi sur les mines afin de permettre, sans obtention d'un bail, l'extraction
et l'exploitation de substances minérales de surface pour la construction et l'entretien
des chemins en milieu forestier sur les terres du domaine de l'État autorisés
conformément à la Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier
(chapitre A-18.1).
Alors, l'idée, c'est d'enlever une
certaine lourdeur administrative, là, pour maximiser l'utilisation de... de ces
minéraux ou des substances plutôt de... de... des minéraux de surface.
J'aimerais introduire un amendement, M. le
Président, en lien avec cet article, mais je ne sais pas s'il l'a été transmis.
Oui, hein, vous l'avez reçu.
Le Président (M. Rivest) : Il
est sur Greffier.
Mme Blanchette Vézina : Parfait.
Le Président (M. Rivest) : On
va le mettre à l'écran à l'instant. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Alors,
remplacer l'article 56 du projet de loi par le suivant :
56. L'article 140 de cette loi est
modifié par l'insertion, à la fin du premier alinéa, de «, à l'exception de
celui qui extrait ou exploite des substances minérales de surface pour la
construction, l'amélioration, la réfection ou l'entretien d'un chemin
multiusage sur les terres du domaine de l'État au sens de la Loi sur l'aménagement
durable du territoire forestier (chapitre A-18.1 ). Cependant, l'obligation
de conclure un bail d'exploitation de substances minérales de surface demeure
si les travaux sont exécutés en application d'un permis d'intervention délivré
en vertu de l'article 73 de cette loi pour des activités d'aménagement forestier
autres que la récolte de bois aux fins d'approvisionner une usine de
transformation du bois».
Alors, cet amendement vise à limiter l'exemption
à l'obligation d'un titulaire d'un bail d'exploitation de substances minérales
de surface lorsque la personne est titulaire d'un permis d'intervention. Seul
le titulaire de permis d'intervention pour la récolte de bois aux fins d'approvisionner
une usine de transformation du bois sera exempté parmi les titulaires de tels
permis.
Alors, c'est pour venir restreindre, là,
donc le... spécifier ou être plus précis quant à cette possibilité.
Le Président (M. Rivest) : Merci,
Mme la ministre. Des interventions? M. le député de Pontiac.
M. Fortin :...peut-être, M. le Président, qu'on peut prendre la
période du lunch pour regarder ça, parce que c'est une exemption à une
exemption à une exemption, là, si je comprends bien. Alors, je veux juste m'assurer
de bien comprendre tout ce qui se passe, là.
Le Président (M. Rivest) : Est-ce
qu'on a le consentement de suspendre l'étude de l'article 56?
Mme Blanchette Vézina : Bien,
on suspend les travaux.
M. Fortin :Bien, suspendre, oui.
Le Président (M. Rivest) : OK.
Compte tenu du temps qui est alloué actuellement, on va suspendre la session
jusqu'à cet après-midi.
(Suspension de la séance à 12
h 30
)
16 h (version révisée)
(Reprise à 16 h 25)
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
à l'ordre, s'il vous plaît! La Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie
et des ressources naturelles reprend ses travaux. Nous poursuivons l'étude
détaillée du projet de loi n° 63, Loi modifiant la Loi sur les mines et
d'autres dispositions. Lors de la suspension de nos travaux cet avant-midi,
nous étions à l'étude de l'amendement présenté par Mme la ministre à l'article 56.
Y a-t-il d'autres interventions? Mais je crois que, Mme la ministre, vous
voulez la parole.
Mme Blanchette Vézina : Oui,
merci, M. le Président. En fait, j'aimerais retirer... avec le consentement de
l'Assemblée, là, retirer l'amendement qui a été déposé. Il a été déposé par
erreur de notre côté, là. Donc, j'aimerais le retirer avec le consentement de
la Chambre... de la commission.
Le Président (M. Ciccone) : De
la commission. Est-ce qu'il y a consentement?
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
l'amendement est retiré.
Mme Blanchette Vézina : Merci.
J'apprécie la collaboration des oppositions.
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
on pourra poursuivre maintenant sur l'article 56. Est-ce qu'il y a <d'autres
interventions? M. le député de Pontiac...
Le Président (M. Ciccone) :
...est-ce
qu'il y a >d'autres interventions? M. le député de Pontiac.
M. Fortin :Merci. Merci, M. le Président. Bon après-midi, tout le
monde. Peut-être juste... peut-être qu'on peut nous l'expliquer, là, en mots
que tout le monde vont comprendre. L'exception ici qu'on vient ajouter, elle
fait en sorte quoi, que... pour l'entretien des chemins forestiers ou la
construction des chemins forestiers, que, dans ce cas-là, on n'a pas besoin
d'un bail d'exploitation de substances minérales de surface?
Mme Blanchette Vézina : Exact.
M. Fortin :OK, parce qu'aujourd'hui on en a besoin. Quelqu'un qui veut
construire un chemin forestier dans ces... des ces endroits-là, j'imagine, là,
doit nécessairement avoir un bail.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Bien là, c'est ce qu'on me dit. Et là la nuance importante, c'est qu'ils sont
déjà assujettis au règlement, rappelez-moi lequel, là, mais l'aménagement
durable. Donc, il y avait... il y a déjà une forme de protection ou d'arrimage qui
est faite dans le cadre de l'utilisation de ressources pour les chemins
forestiers. Et là on avait en plus l'obligation de restauration qui va venir
avec les baux, bien, de restauration. Je vais laisser le juriste expliquer, là,
plus en détail ce qui s'en vient, mais l'idée, c'est de dire : Bien, on
est déjà... il y a déjà un assujettissement en fonction des règles du
règlement, et là on venait... on serait venus ajouter une couche
supplémentaire. Là, on vient séparer les deux, en sachant que ces personnes qui
utilisent les ressources, les substances minérales de surface, sont assujetties,
avec ce règlement, à des normes. J'aimerais donner la parole à Me
Tremblay-Parent pour les implications légales en lien avec le règlement.
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
Me Tremblay-Parent, à vous la parole.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Oui.
En fait, c'est qu'on... comme l'indiquait la ministre, dans le <i>Règlement
sur l'aménagement durable des forêts, là, on a notamment l'article 120,
là, en fait, surtout à cette disposition-là, déjà un encadrement au niveau de
la restauration du site d'exploitation, là, dans le cas, justement, de la
construction ou de l'entretien d'un chemin en milieu forestier. Donc, il y
avait un bail qui est normalement prévu, là, pour qu'il y ait finalement un
encadrement en vertu de la Loi sur les mines qui était finalement un
dédoublement, là, parce que l'encadrement est déjà prévu pour ce type de chemin
là dans le régime forestier.
M. Fortin :
Je veux juste comprendre le contexte actuel, là, parce que moi, je viens d'une
région forestière, je sais qu'il y en a d'autres autour de la table qui
viennent de régions forestières, où il y en a beaucoup, des chemins forestiers.
Quelqu'un qui en fait l'entretien aujourd'hui, puis ça peut être une compagnie
forestière, mais aussi des chemins forestiers, il y en a qui sont utilisés
parce que des... il y a des gens qui ont des permissions de déneiger des
chemins forestiers, des trucs comme ça, là, parce qu'ils ont des... ils ont des
résidences pour lesquelles ils ne peuvent qu'accéder par un chemin forestier,
ces gens-là, avant comme après, n'ont pas besoin de bail d'exploitation de
surface pour être capables d'entretenir ces chemins-là.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
en fait, quelqu'un qui extrait ou exploite des substances minérales de surface
actuellement doit avoir un bail. C'est ce qui est prévu à l'article 140.
Et là, maintenant, dorénavant, quand on est finalement dans l'utilisation, là,
évidemment, dans l'exercice d'activités d'aménagement forestier, bien, à ce
moment-là, il va y avoir une exclusion parce que l'encadrement est prévu, là,
dans le régime forestier en tant que tel.
M. Fortin :Si ce n'est utilisé que pour la construction et l'entretien
du chemin forestier.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Dans
les activités d'aménagement forestier, effectivement.
M. Fortin :Oui, mais il y en a, là. Il y a des chemins forestiers, là,
dans mon coin... en fait, à la limite de mon coin puis de celui du député de
Gatineau, là, où il y a des chemins forestiers, et tu le vois, là, le long des
chemins, il y a des espèces de «pits» de sable ou de gravier, là, qui est
utilisé exclusivement pour l'entretien du chemin. Donc, dans ces cas-là, il n'y
a pas besoin de bail si ce n'est utilisé qu'exclusivement pour ça.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Il
n'y en aura plus. Ce ne sera plus le cas après la modification.
M. Fortin :OK, ça va? Oui, non, c'est bon, ça va.
Le Président (M. Ciccone) : Mme
la députée de Mille-Îles.
• (16 h 30) •
Mme Dufour : Merci, M. le
Président. J'ai une question. Est-ce qu'il y a des ententes entre les MRC...
avec les MRC, plutôt, pour tout ce qui concerne justement les chemins en milieu
forestier et les substances minérales de surface actuellement?
Mme Blanchette Vézina : Oui,
il y a des ententes de délégation avec certaines MRC pour la gestion des terres
publiques, certaines portions des terres publiques, dépendamment du territoire
public.
Mme Dufour : Donc, les
chemins qui, notamment... Est-ce que... est-ce qu'on a évalué l'impact sur celles-ci,
sur les MRC délégateurs, là, de cet... de ce changement-là de l'article 56...
16 h 30 (version révisée)
Mme Dufour : ...est-ce qu'on a
évalué l'impact sur celles-ci, sur les MRC délégataires, là, de cette... de ce
changement-là de l'article 56?
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Mme Dufour : Puis ça, est-ce
que c'était dans l'étude d'analyse réglementaire? Parce qu'en fait je pose la
question parce qu'on a une recommandation de la FQM, la Fédération québécoise
des municipalités, de carrément surseoir à l'article et d'analyser les impacts
sur les MRC délégataires. Donc, si on en a fait l'étude ou on a fait l'analyse,
ce serait bien de savoir c'est quoi, les impacts, puis, visiblement, ils n'étaient
pas au courant, et, généralement, la FQM regarde les analyses d'impact
réglementaire, là.
Mme Blanchette Vézina : Je
céderais la parole... la parole à Ian Morrissette avec votre consentement. Non,
en fait, on a déjà consenti.
Le Président (M. Ciccone) : On
l'avait déjà, le consentement, allez-y.
M. Morissette (Ian) : Merci.
Donc, de mémoire, ce n'est pas dans l'analyse d'impact réglementaire. Ce qu'on
me dit, c'est qu'ils sont déjà visés par les obligations liées au RADF. La
perte financière qu'il va y avoir, c'est le loyer parce que le titulaire de
droits était déjà exempté.
Mme Dufour : Puis là, là, j'avoue,
là, vous avez utilisé un acronyme que je ne connais pas.
Mme Blanchette Vézina : Le
règlement dont on parlait.
M. Morissette (Ian) : Sur l'aménagement
durable des forêts.
Mme Blanchette Vézina : Donc,
le règlement dont on vous disait qu'ils sont déjà régis par le règlement sur...
le RADF, là, donc le <i>règlement sur l'aménagement durable du territoire
forestier. Donc, elles sont déjà visées, les MRC délégataires, par ce
règlement-là, doivent le respecter aussi.
Mme Dufour : OK, puis monsieur
a dit qu'il y aurait une perte, mais ça correspond au loyer, et ça, c'est
combien, dans le fond? Parce que, tu sais, il y a certaines petites localités
que, peut-être, ça représente beaucoup dans leur budget, mais je ne le sais
pas, en fait, je n'ai aucune idée, là, de qu'est-ce que ça peut représenter.
Mme Blanchette Vézina : On va
faire la vérification.
Mme Dufour : Ça fait qu'il y a...
il y aurait une perte financière?
M. Morissette (Ian) : On va
vérifier, là, mais on parle de montant de peut-être 230 $.
Mme Dufour : Par chemin, par
municipalité?
M. Morissette (Ian) : Par
BNE.
Mme Blanchette Vézina : Par
baux de...
Mme Dufour : Par bail?
Mme Blanchette Vézina : En
fait, c'est les baux qui... Peut-être expliquer, M. Gaudreau, comment
fonctionnent les baux, les BNE, là, puis, quand on parle d'impact financier,
pourquoi on parle d'impact financier.
Le Président (M. Ciccone) : M.
Gaudreau.
M. Gaudreau (Roch) : Oui.
Donc, les titulaires de bail non exclusif, ça, c'est pour les matériaux non
consolidés, sable et gravier notamment, doivent donc payer un loyer et une
redevance volumétrique sur l'extraction, mais, pour les sablières qui sont
assujetties au règlement sur les aménagements forestiers, le RADF, eux sont...
il y a juste le loyer à payer, mais pas la redevance.
Mme Dufour : OK, donc, là, mais
là on parle de sablières et... gravières et sablières, pas les entreprises
forestières. Est-ce que les deux utilisent le chemin? Je vous avoue que, là, ça
m'a confuse plus qu'autre chose.
M. Gaudreau (Roch) : Oui,
mais, pour les aménagements forestiers, il y a des chemins d'accès qui seront
requis, et, pour faire les chemins, ça prend des bancs d'emprunt justement pour
construire les chemins.
Mme Dufour : La MRC de l'Abitibi,
elle faisait la recommandation d'intégrer un suivi des gravières, sablières,
justement, dans le rapport d'activité technique et financier, RATF, que vous
avez mentionné, et mettre en place un mécanisme efficace pour rendre ces
informations accessibles au public. Est-ce que c'est une recommandation que
vous avez regardée?
Mme Blanchette Vézina : ...je
suis en...
Le Président (M. Ciccone) : ...
Mme Blanchette Vézina : Merci,
M. le Président. Comme les oppositions doivent le savoir, je travaille sur la
modernisation du régime forestier. Donc, il y a des choses qui vont aller dans
la modernisation du régime forestier, notamment en lien avec les chemins
forestiers. Donc, ici, on vient s'assurer de ne pas dédoubler les permis, puis
il y aura des ajustements dès que possible au régime forestier, qui vont
toucher les chemins forestiers, notamment.
Mme Dufour : OK. Merci. Par
contre, ces ajustements-là ne régleront pas la question des pertes de loyers
que les MRC pourraient avoir, c'est ce que je comprends, ou est-ce que ça va
être inclus?
Mme Blanchette Vézina : Bien,
à ce moment-ci, je ne suis pas en mesure de vous répondre, là, sur cette
question.
Mme Dufour : OK.
M. Fortin :Pendant qu'on parle des chemins forestiers puis du régime
forestier, vous savez que... en fait, je vous lance une invitation, mais, si
vous avez des amendements au régime forestier que vous voulez faire à travers
cette loi-là, je suis très ouvert à les adopter plus rapidement que tard.
Mme Blanchette Vézina : J'apprécie,
j'apprécie l'offre puis j'en prends bonne note.
M. Fortin :Faites ça vite parce qu'on avance. Là, on est rendus à l'article 56.
Mme Blanchette Vézina : Tout
à fait, tout à fait.
M. Fortin :Donc, il ne faudrait pas que ça traîne, mais, si vous avez
des amendements qui sont prêts, des choses que vous voulez faire adopter dans
le régime forestier, vous pouvez les glisser dans cette loi-là. Moi, je n'ai
aucun problème avec ça. Le gouvernement a toujours ça, cette <possibilité-là,
à sa disposition...
M. Fortin :
...le gouvernement a toujours ça, cette >possibilité-là,
à sa disposition.
Mme Blanchette Vézina : Tout
à fait. On me dit qu'il y a, bon, des choses que je dois regarder dans le
préambule de la loi qu'on a déposée, mais j'apprécie l'idée, puis, si on peut
accélérer sur ces dispositions-là, ce sera très apprécié par tout le monde, je
pense.
M. Fortin :D'accord.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Alors, nous sommes... Oh! oui, Mme la députée
de Mille-Îles, désolé.
Mme Dufour : Merci, M. le
Président. Juste pour conclure, là, dans le fond, il y aura des impacts
financiers. On a évoqué des chiffres, mais on ne sait pas vraiment exactement
les chiffres que ça pourrait représenter pour les MRC délégataires. Ils nous
suggèrent de surseoir à cet article-là. C'est vous qui en êtes responsable,
évidemment, mais, au moins, en tout cas, je pense que ce serait important
d'avoir un dialogue, peut-être, pour les rassurer, surtout si les chiffres sont...
sont vraiment négligeables, mais, pour certaines municipalités, tout ajout de
revenu ou toute perte de revenu peut être substantielle quand on parle de
petites, petites municipalités.
Mme Blanchette Vézina : Oui, je
suis très sensible à ça. D'ailleurs, on a un comité FQM, UMQ, ministère,
secteur territoires, pour s'assurer de revoir la rémunération associée à la
gestion du territoire public. C'est un volet important du ministère, là. Au-delà
de la forêt, il y a toute la mise en valeur du territoire public, et on est en
chantier en ce moment, et ça avance bien avec la FQM, UMQ pour s'assurer qu'on
ait une façon de gérer le territoire public qui est... qui est rentable pour
tout le monde. Donc, ce sera sur ce volet-là, là, pour les rassurer, là, à tous
ceux qui écoutent en ce moment. Donc, ce sera sur cet aspect-là qu'on va
continuer le travail puis qu'il y aura potentiellement des ajustements pour
venir soutenir les municipalités dans le cadre de l'aménagement du
territoire... du territoire public.
Mme Dufour : Merci.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Non? Bien, nous allons procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'article 56 est adopté?
Une voix : ...
Le Président (M. Ciccone) : Oui,
par appel nominal, s'il vous plaît, Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Blanchette Vézina (Rimouski)?
Mme Blanchette Vézina : Pour.
La Secrétaire
: M. Bussière
(Gatineau)?
M. Bussière : Pour.
La Secrétaire
: M. Sainte-Croix
(Gaspé)?
M. Sainte-Croix : Pour.
La Secrétaire
: M. Rivest
(Côte-du-Sud)?
M. Rivest : Pour.
La Secrétaire
: Mme Picard
(Soulanges)?
Mme Picard : Pour.
La Secrétaire
: M. Tremblay
(Dubuc)?
M. Tremblay : Pour.
La Secrétaire
: M. Fortin
(Pontiac)?
M. Fortin :
Pour.
La Secrétaire
: Mme Dufour
(Mille-Îles)?
Mme Dufour : Pour.
La Secrétaire
: Mme Zaga
Mendez (Verdun)?
Mme Zaga Mendez : Pour.
La Secrétaire
: M. Ciccone
(Marquette)?
Le Président (M. Ciccone) : Abstention.
Alors, l'article 56 est adopté. Mme la ministre, la présentation de l'article
57, s'il vous plaît.
Mme Blanchette Vézina : Oui,
merci, M. le Président. Donc, 57 : Cette loi est modifiée par l'insertion,
après l'article 140, du suivant :
«140.0.1. Le ministre peut, à l'intérieur
du périmètre et aux conditions qu'il détermine, autoriser un autre ministre ou
un organisme mandataire de l'État à extraire ou à exploiter une substance
minérale de surface pour la période nécessaire à la construction ou à
l'entretien d'un ouvrage de l'État.»
Cet article vise à introduire l'article
140.0.1 à la Loi sur les mines afin de permettre à la ministre des Ressources
naturelles et des Forêts d'autoriser l'extraction et l'exploitation de
substances minérales de surface pour la construction ou l'entretien d'un
ouvrage de l'État. La ministre pourra déterminer le périmètre et imposer des
conditions d'exercice dans l'autorisation. À l'heure actuelle, ces ministres et
ces organismes doivent conclure des baux d'exploitation de substances minérales
de surface.
Alors, c'est un allègement administratif...
administratif pour avoir une plus grande efficacité de l'État dans nos
chantiers, là, notamment, mais, M. le Président, j'aimerais déposer un
amendement concernant cet article.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Est-ce que l'amendement est prêt? Oui? Parfait. On va le...
Mme Blanchette Vézina : Il est
en ligne.
Le Président (M. Ciccone) : On
va le mettre immédiatement. Alors, Mme la ministre, juste nous lire
l'amendement, s'il vous plaît.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Donc, cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 140, des suivants :
«140.0.1 Le ministre peut, à l'intérieur
du périmètre et aux conditions qu'il détermine, autoriser un autre ministre ou
un organisme mandataire de l'État à extraire ou à exploiter une substance
minérale de surface...»
M. le Président, me permettez-vous de
reprendre la lecture, parce que je suis en train de relire, mais j'ai oublié de
mentionner le début de l'amendement, là?
Le Président (M. Ciccone) : Oui,
pas de problème.
• (16 h 40) •
Mme Blanchette Vézina : Je
recommence, donc, la lecture de l'amendement. Remplacer l'article 57 du projet
de loi par le suivant :
57. Cette loi est modifiée par
l'insertion, après l'article 140, des suivants :
«140.0.1. Le ministre peut, à l'intérieur
du périmètre et aux conditions qu'il détermine, autoriser un autre ministre ou
un organisme mandataire de l'État à extraire ou à exploiter une substance
minérale de surface pour la période nécessaire à la construction ou à
l'entretien d'un ouvrage de l'État.
«Il peut également déterminer le périmètre
et les conditions dans lesquels il peut extraire ou exploiter des substances
minérales de surface aux fins visées au premier alinéa.
«140.0.2. La personne qui construit ou
entretient un chemin en milieu forestier et qui <n'est pas visée...
Mme Blanchette Vézina :
...la
personne qui construit ou entretient un chemin en milieu forestier et qui >n'est
pas visée par l'obligation de conclure un bail prévu au premier alinéa de
l'article 140 ne peut extraire ou exploiter des substances minérales de
surface sur un terrain qui fait l'objet d'un bail d'exploitation de substances
minérales de surface en faveur d'un tiers.»
Cet amendement vise à préciser que le
ministère des Ressources naturelles et des Forêts pourra extraire ou exploiter
des substances minérales de surface pour la construction ou l'entretien d'un
ouvrage de l'État. Le périmètre et les conditions dans lesquels l'extraction ou
l'exploitation pourra être réalisée pour la construction ou l'entretien d'un
ouvrage de l'État en particulier devront être déterminés au préalable. Il vise
également à limiter l'extraction et l'exploitation de substances minérales de
surface pour les personnes qui font des travaux relatifs à un chemin multiusage
sans un bail sur les terrains qui sont déjà utilisés par des titulaires de
bail.
Le Président (M. Ciccone) : Y
a-t-il des interventions sur cet amendement? Oui.
M. Fortin :...dans cet ajout-là.
Mme Blanchette Vézina : Oui,
peut-être qu'on peut préciser concernant, là, l'amendement. En fait, 140.0.1 reprend
l'article initial, ajoute un alinéa pour s'assurer que, si jamais le
ministère... en fait, si jamais le ministère des Forêts souhaitait extraire,
que les mêmes conditions s'appliquent et qu'il n'y ait pas de spécificité... peut-être
expliquer, là, le... qu'il n'y ait pas d'ambiguïté, là, aux fins de qui est
ministre, là, dans le cas où c'est le même ministre que la ministre des
Ressources naturelles.
Le Président (M. Ciccone) : Me
Tremblay.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Oui,
en fait, c'est que le... Tu sais, ce qui... ce qui était prévu dans le projet
de loi, là, c'était de permettre à la ministre d'autoriser un autre ministre ou
un organisme mandataire de l'État, là, pour l'utilisation des substances. Cela
dit, il y a quand même une utilisation qui est faite à l'intérieur du
ministère, là, pour certains objets. Donc, finalement, il y avait comme un vide
au niveau de l'encadrement possible de cette extraction-là qui est faite. Il
faut savoir que, des fois, on a un secteur qui gère les activités minières puis
d'autres qui ont d'autres attributions. Il y a également, des fois, des
sous-traitants, là, qui sont appelés à utiliser les substances aux fins qui
sont prévues, là, dans la disposition. Donc, ça va permettre de s'assurer
d'avoir quand même un contrôle puis un encadrement de l'utilisation, là, des
substances pour les attributions de la ministre.
M. Fortin :Commençons avec le 140.0.2, là, si vous voulez bien. Dans
le fond, ce que vous venez dire, c'est qu'à l'article précédent qu'on vient de
voir, où il n'y a pas l'obligation d'avoir un bail pour entretenir un chemin
forestier... vous venez dire : Ça ne peut pas être fait en faveur d'un
tiers. Donc là, par exemple, là, une MRC qui... qui aurait le fameux... le
fameux «pit» de gravier, là, sur le bord du chemin forestier puis qui
permettrait à un entrepreneur d'aller le chercher puis de l'étendre sur le
chemin, ça ne s'applique pas?
Mme Blanchette Vézina : En
fait, ce qu'on voudrait venir... ce qu'on veut venir éviter ici, c'est que, par
exemple, un entrepreneur forestier qui vient faire des chemins, qui n'est pas
régi par les baux, vienne dans le même périmètre... la même source de
substances minérales de surface que celui qui a un bail dûment adopté. Donc, il
y aurait... Là, peut-être que je peux laisser M. Gaudreau répondre, là, sur
l'enjeu, mais il y aurait une difficulté d'application, là, ensuite sur la
restauration du site pour le bail d'exploitation de substances minérales de
surface. M. Gaudreau.
Le Président (M. Ciccone) : M.
Gaudreau.
M. Gaudreau (Roch) : Oui,
effectivement, c'est parce qu'étant donné que c'est deux régimes différents,
ceux qui ont des baux en vertu du RADF puis ceux en vertu, là, de la Loi sur
les mines, on veut... on veut éviter qu'il y ait de la superposition, parce que
vous allez le voir plus tard, là, il y a... il y a d'autres mesures qui vont
être présentées dans le projet de loi, qui est la contribution, là, à la
restauration des sites. Donc, il faut vraiment séparer ces deux types-là
d'exploitation. Donc, autrement dit, sur un banc d'emprunt, il va n'y avoir que
des titulaires de BNE. Il n'y aura pas de tiers qui pourrait être intégré dans
le banc...
M. Fortin :Le tiers ne pourrait pas bénéficier...
M. Gaudreau (Roch) : ...en
vertu du RADF, par exemple.
M. Fortin :Le tiers ne pourrait pas bénéficier de l'exemption?
M. Gaudreau (Roch) : De ce
banc-là d'emprunt, de ce banc-là.
M. Fortin :Mais le tiers, dans ce cas-ci, là, ça peut être un
sous-contractant. Si c'est un sous-contractant de celui qui a le bail, lui, il
n'y a pas de problème, là.
M. Gaudreau (Roch) : Oui.
Mme Blanchette Vézina : Je
pense que, juridiquement, on pourrait préciser...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
en fait, là, c'est que, finalement, on va avoir la personne qui est exclue, là,
par l'application de l'article 140, donc celle qui <s'occupe d'un
chemin forestier...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
...qui
est exclue, là, par l'application de l'article 140, donc celle qui >s'occupe
d'un chemin forestier, et puis celle-ci est assujettie, comme on l'expliquait,
au <i>règlement sur l'aménagement durable du territoire forestier avec
des obligations de restauration qui sont précisées dans ce régime-là, tandis
que quelqu'un d'autre, donc, un tiers, finalement, là, pas son... son sous-contractant,
lui, il va être assujetti aux mêmes obligations. C'est toujours, finalement, la
personne qui a le droit ou qui réalise une activité, et son... et son
sous-contractant, là, c'est le même encadrement qui s'applique, mais le tiers
serait...
À titre d'exemple, une personne qui n'est
pas dans l'utilisation des substances pour un chemin forestier, qui voudra
obtenir un bail, mettons, pour la construction d'habitations, bien, cette
personne-là, à ce moment-là, tu sais, la personne qui est exemptée ne pourrait
pas exploiter le banc d'emprunt, là, de la personne qui fait de la construction
d'habitations parce que ce ne sera pas le même régime, pour la restauration,
qui s'applique. Celle qui va construire un bâtiment, elle va être visée par le
Règlement sur les carrières et sablières, qui est prévu à la LQE, là, qui va
avoir ses propres obligations. Donc, ça évite de mélanger des gens qui ont des
obligations différentes.
M. Fortin :Oui, oui, je pense, la collègue de Verdun peut y aller... On
veut éviter de mélanger des gens. Moi, on m'a mélangé plus que d'autres choses,
là, et je ne suis pas certain que je comprends l'entièreté de la chose.
Peut-être qu'avec d'autres explications et d'autres questions ça va me
permettre de clarifier les choses.
Le Président (M. Ciccone) : Mme
la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Oui, moi,
ma question porte d'abord sur 140.0.1 parce que, lorsqu'on dit «le périmètre et
les conditions dans lesquels il peut extraire ou exploiter des substances
minérales de surface», est-ce que, dans ces conditions... Puis, encore une
fois, ce n'est pas une obligation, là, c'est une... c'est une option qui est
donnée à la ministre. Est-ce qu'il y a des mesures, des consultations... d'échanges
avec le milieu? C'est une des choses qui est soulevée, parce que, là, quand ça
ne va pas passer par le même chemin qu'un baux minier ou un baux d'extraction
de surface, bien, quelles vont être les mesures qui vont être mises en place
pour assurer une évaluation des impacts, une consultation... soit publique, parce
qu'il y a quand même des impacts même si... que ce soit pour un autre
ministère, là, ça peut être le ministère des Transports, il y a des impacts à
ce type d'activité là. Moi, je veux savoir quels types de mesures qui vont être
prises pour assurer qu'il y a une consultation en bonne et due forme.
Le Président (M. Ciccone) : M.
Gaudreau.
M. Gaudreau (Roch) : L'autorisation
sans bail, la différence, ici, c'est que ça va être la responsabilité de
l'organisme gouvernemental à procéder aux consultations auprès de... le cas
échéant, auprès des communautés autochtones.
Mme Zaga Mendez : OK. Donc,
l'obligation de consulter les communautés autochtones s'applique, mais...
M. Gaudreau (Roch) : Évidemment,
oui.
Mme Zaga Mendez : Je
comprends qu'on est sur les questions de surface, mais on a parlé puis on va
parler tout à l'heure des évaluations environnementales qui vont être
obligatoires, passer par un cheminement qui amène au BAPE, pour les mines.
Est-ce qu'ici... Ça passe d'un ministère à l'autre. Comment on assure qu'il va
y avoir des évaluations environnementales... qui... rigoureuses, pardon, qui
suivent les... qu'est-ce qu'on est en train de déterminer pour les autres.
Mme Blanchette Vézina : Dans
le projet, disons, du ministère des Transports, par exemple, s'il faisait une
route, là, je donne un exemple, là, ça serait dans le cadre du projet. C'est
pour éviter le dédoublement, disons, de demandes de permis, là, tu sais, donc,
d'analyse puis de consultation. Donc, ce que M. Gaudreau vous a mentionné,
c'est qu'il y aurait des consultations dans le cadre du projet. Nous, on
s'inscrit en marge, dans le fond, du projet en étant... en faisant... en
s'assurant qu'il y a des ressources minérales qui sont introduites, disons,
dans le projet, mais, à la base, le promoteur doit respecter les règles...
bien, le ministère ou l'organisme doit respecter les règles de consultation.
Donc, il y aura des consultations pas nécessairement par la ministre des
Ressources naturelles, mais par le partenaire qui fait le projet qui nécessite
des ressources minérales.
• (16 h 50) •
Mme Zaga Mendez : Donc, parce
que, tout à l'heure, vous avez parlé d'un allègement bureaucratique, donc,
c'est-à-dire de faciliter l'octroi de ces droits-là, là, que... d'exploration
ou... d'extraire ou d'exploiter les substances minérales de surface. Ce que je
comprends, c'est que c'est juste pour faciliter l'activation d'un projet
quelconque, mais, finalement, c'est l'organisme et le ministère qui <vont
suivre l'ensemble...
Mme Zaga Mendez :
...d'un
projet quelconque, mais, finalement, c'est l'organisme et le ministère qui >vont
suivre l'ensemble des tables, que ce soient des consultations ou des relations
environnementales. Est-ce que ceci inclut également les consultations et les
dialogues qui se font avec les MRC? Parce que, là, la FQM, dans son mémoire, on
est en train de regarder ça, soulève le questionnement du fait qu'avant même
qu'on donne l'autorisation, avant même qu'on fasse le passage des droits, il
faudrait parler avec les acteurs municipaux parce qu'ils ont un avis sur la
question. Est-ce que c'est un lieu qui est favorable ou pas? Parce que, dès
qu'on le fait, ça va faciliter un projet. La ministre dit que c'est en marche,
mais que ça donne quand même des conditions préalables favorables à la
réalisation d'un projet par... pour un autre organisme public.
Mme Blanchette Vézina : ...
Le Président (M. Ciccone) : Pas
de problème, on va suspendre quelques instants. Merci, collègues.
(Suspension de la séance à 16 h 51)
(Reprise à 16 h 55)
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
nous sommes de retour. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Merci,
M. le Président. Donc, en réponse à la question de la députée de Verdun, là,
l'idée, c'est vraiment de s'assurer d'améliorer l'efficacité dans la
réalisation de projets, puis on va nommer certains exemples, là, qu'on
pourra... sans nommer le projet concrètement, mais, lorsqu'à chaque fois il
faut obtenir chacun des baux, ça peut devenir très complexe, très long, très
long égale temps et également coûts pour l'état. Donc, c'est vraiment une
mesure pour alléger. Il n'y aura pas moins de consultations qu'avant, dans le
sens où il y a des mécanismes de consultation pour les projets. C'est
simplement entre le ministère des Ressources naturelles et les autres
ministères qu'il y aura une facilitation pour la réalisation, par exemple, de
grands projets pour <Hydro-Québec ou pour le ministère...
Mme Blanchette Vézina :
...la
réalisation, par exemple, de grands projets pour >Hydro-Québec ou pour
le ministère des Transports.
Puis j'aimerais peut-être céder la parole
à M. Gaudreau, qui voit passer ces projets-là, là, et la complexité associée à
des grands projets, puis l'effort ici qu'on vient faire pour faciliter et
accélérer la réalisation de grands projets qui sont importants sans tourner les
coins ronds, bien sûr.
Le Président (M. Ciccone) : M.
Gaudreau.
M. Gaudreau (Roch) : Oui,
effectivement, c'est des problématiques qui sont vécues notamment par le
ministère des Transports et aussi Hydro-Québec, là, dans les grands projets,
où, malgré le processus de consultation qui est prévu dans certains projets,
ils doivent quand même reconsulter... reconsulter à l'étape, là, des bancs
d'emprunt. Le truc, ici, c'est d'insérer l'ensemble des besoins dans les
travaux d'infrastructure, c'est-à-dire les bancs d'emprunt qui sont requis, de
façon à ce que la consultation couvre tout ça. Donc, les processus de
consultation sont maintenus, mais sont sous la responsabilité du ministère ou
de l'organisme gouvernemental qui en fait la demande. Donc, ça allège beaucoup
le processus, ça libère, là, de... ça permet d'obtenir des autorisations
rapidement, pour ne pas ralentir les travaux d'infrastructure à cause d'une
problématique administrative.
Mme Blanchette Vézina : ...il
y a toujours les territoires incompatibles à l'activité minière, pour les
municipalités, là, qui existent dans les terres publiques, qui peuvent venir
baliser l'incompatibilité de certains usages, dont celui-là.
Mme Zaga Mendez : Donc, si je
comprends, M. le Président, avec les réponses... c'est pour faciliter, donc,
donner... autoriser l'extraction de surface lorsqu'on a... Vous avez donné des
exemples, là, du ministère des Transports, ou des projets hydroélectriques, ou
autres... des grands projets d'infrastructure, et il y a comme deux aspects à
ça. Il y a un premier aspect qui est le projet en soi, là, un barrage, une
grande route, un train, je ne le sais pas, il y a celui-là, et que lui, il est
soumis, bien sûr, à toutes les étapes de consultation puis d'évaluation
environnementale, mais ce projet-là nécessite des ressources, et là c'est
comme... on peut parler d'un sous-projet qui est la soustraction des ressources...
pour le réaliser, et c'est à cette partie-là qu'on s'attarde dans le cadre de
cet article, et moi, ce que je veux m'assurer, pas...
Tout à l'heure, vous nous disiez : Ça
se fait dans le cadre du grand projet. Certes, ce n'est pas ça qu'on remet en
question, c'est lorsqu'on facilite et on accélère, on dit : Oui, allez de
l'avant pour soustraire un matériel xy, et ce qui est dedans, c'est cette
partie-là du projet. Il va y avoir une consultation préalable à l'autorisation.
Les questionnements viennent de nos municipalités parce qu'elles veulent...
bien, les municipalités veulent s'assurer que ça respecte le schéma
d'aménagement avant l'autorisation, parce qu'une fois que l'autorisation est
là, ça fait partie... ils vont de l'avant. On autorise, on va de l'avant avec
la... avec cette activité-là de surface qui s'inscrit dans un plus grand
projet.
Donc, j'aimerais ça entendre la ministre.
Quel est le mécanisme? Oui, on est pour réaliser ces grands projets là. On
comprend que, dans certains cas, il faut des allègements, mais comment on
garantit aux municipalités que, dans le cadre de cette partie-là du projet,
elles vont être consultées, puis qu'on est en train de prendre toutes les
étapes et mesures pour avoir un dialogue public et une évaluation complète?
Mme Blanchette Vézina : Concernant
la modification qui est proposée ici, là, c'est de s'assurer qu'on ne dédouble
pas des consultations. Puis ça, je l'ai entendu, et, je pense, vous l'avez tous
entendu en consultations, Premières Nations, communautés locales également, là,
parfois, la surconsultation, ça vient... ça vient alourdir les travaux de ces
deux groupes qui sont consultés dans le cadre du grand projet et qui seront
consultés ensuite ou avant dans le cadre de d'autres... dans l'extraction des
substances minérales. Donc, c'est un dédoublement qu'on vient réduire.
• (17 heures) •
Il y a toujours la désignation de
territoires incompatibles à l'activité minière qui peut couvrir les substances
minérales de surface. Donc, je pense que l'exercice devrait être fait à cette
étape-là, et, dans le cadre du grand projet, bien, il y aura l'analyse qui sera
faite, les consultations qui sont faites pour cet aspect-là dans le cadre du
projet global qui sera visé. Puis il y a toujours : «Le ministre peut, à
l'intérieur du périmètre et aux conditions qu'il détermine, autoriser un autre
ministre...» Donc, il y a certaines balises, là, qui pourraient être mises au
besoin si on voit une particularité pour un projet, mais je pense que l'idée,
ici, c'est d'avoir un État plus efficace, éviter, entre ministères, de se
demander des permis pour des choses qui... ce ne serait pas nécessaire. Comme,
là, on peut l'autoriser, et ce sera un gain de productivité et un gain d'efficacité,
mais aussi on ne tourne pas les coins ronds sur les obligations...
17 h (version révisée)
Mme Blanchette Vézina : ...comme
là, on peut... on peut l'autoriser et ce sera un gain de productivité, un gain
d'efficacité, mais aussi on ne tourne pas les coins ronds sur les obligations,
là, malgré tout.
Mme Zaga Mendez : Je
vais réfléchir à ça puis je vais revenir, M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup, Mme la députée de Verdun. Mme la députée de Mille-Îles, s'il vous
plaît.
Mme Dufour : Merci. Moi,
je veux poser une question sur l'ajout au 140.0.1. Au départ, on avait «Le
ministre peut, à l'intérieur du périmètre», puis là, on ajoute «Il peut
également déterminer le périmètre et les conditions». Est-ce que le périmètre
et les... le périmètre, dans le deuxième alinéa, pourrait être à l'extérieur du
périmètre qu'on voit dans le premier alinéa du 140.0.1?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
Je peux l'expliquer. En fait, ça vise juste deux encadrements différents,
là. C'est que, finalement, le premier, ça vise les autres ministères et
organismes, puis le deuxième, ça vise le ministère des Ressources naturelles.
Donc, ça ne vise pas nécessairement à exclure une superficie d'une autre, là, c'est
juste deux types d'encadrement, là, pour deux utilisateurs différents.
Mme Dufour : Ça, je l'avais
compris tout à l'heure, mais je repose ma question. Est-ce que ce qui serait
déterminé pour le ministère pourrait être à l'extérieur du périmètre, vu qu'on
précise dans le premier alinéa que, pour les autres ministères ou mandataires
de l'État, ce serait à l'intérieur du périmètre?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
Oui, je... Bien, en fait, l'intention, c'est vraiment de permettre de dire :
Il y a un périmètre à l'intérieur duquel tu peux les utiliser à x, y, z
conditions. Donc, c'est ça, autant au premier alinéa qu'au deuxième.
Mme Dufour : OK, donc,
le périmètre, quand on dit «à l'intérieur du périmètre», ça peut être n'importe
quel périmètre, là. C'est ça?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
C'est celui qui est établi par la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Oui,
déterminé par le ministre.
Mme Dufour : Et la
ministre peut déterminer n'importe quel périmètre. OK.
M. Fortin :Oui. Bien, en fait... Oui, je vais prendre... je vais
prendre le relais pendant que mes... je pense que mes deux collègues
réfléchissent, là. Mais c'est correct, j'ai moi-même relu la dernière partie,
là, «en faveur d'un tiers», puis honnêtement, à la relecture, là, ça va, c'est
clair dans ma tête, là.
Juste peut-être une précision par rapport
à ce que la ministre a dit, là, parce que dans le deuxième... dans la deuxième
partie, on parle quand même d'installations qui ont un impact relativement, je
vais dire mineur, là, tu sais, ils sont... l'exemple que j'ai pris tantôt, là,
d'enrochement sur le côté d'un chemin forestier qu'on se sert pour faire le
chemin comme tel, là. Parce que c'est ce à quoi on fait référence au 140.0.2.
La ministre tantôt a dit : Bien, tu sais, il faut quand même mettre ça
dans le contexte des TIAM. Est-ce que les TIAM empêchent ce type de travaux là?
Je comprends que les TIAM, là, c'est pas mal toutes les activités minières,
mais dans le cadre des travaux pour un chemin forestier?
Mme Blanchette Vézina : Oui,
je vais... Bien, je vais suspendre.
Le Président (M. Ciccone) : On
va... on va suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 17 h 04)
(Reprise à 17 h 07)
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
nous sommes de retour. M. le député Pontiac, vous aviez posé une question.
M. Fortin :Oui, je voulais juste comprendre l'explication de la
ministre qui a semblé dire, là, qu'un TIAM empêche, justement, l'utilisation ou
l'exploitation, là, d'une sablière ou d'une gravière pour un chemin forestier,
là. J'aimerais juste que la ministre nous explique exactement ce qu'il en est
et ce qu'il en sera.
Mme Blanchette Vézina : En ce
moment, donc régime actuel, les territoires incompatibles à l'activité minière
visent toutes activités minières, même celles de substances minérales de
surface, à la demande des municipalités, qui souhaitaient parfois avoir la
possibilité d'indiquer que certaines activités minières, mais pas celles de
l'exploitation des substances minérales de surface, puissent se faire sur un
territoire incompatible à l'activité minière. Donc, on va... Il y a des
dispositions un peu plus loin qui vont venir permettre de... à la municipalité.
C'est l'article 304... en fait...
Une voix : ...
Mme Blanchette Vézina : ...304.1.2,
là, du projet de loi qui va venir permettre à une municipalité, à la demande
donc... à sa demande, de lever partiellement une soustraction visant la
substance minérale de surface. Donc, l'objectif derrière cette mesure-là, c'est
que ça va permettre à des municipalités de faire des territoires incompatibles
à l'activité minière, mais de venir déterminer, à certains endroits, où il
pourrait y avoir de l'exploitation de substances minérales de surface malgré
l'incompatibilité minière.
M. Fortin :...en temps et lieu à l'article 116 ou 118, là, ou peu
importe, là, mais... Il n'y a pas de problème, je peux comprendre... je peux
comprendre la... Ça serait... Ce serait bête un peu, là, si une municipalité ou
une MRC disait : Bon, je vais être obligé de faire venir le sable ou le
gravier pour l'entretien de mon chemin forestier d'une autre MRC parce que j'ai
mis un TIAM puis je... ce n'est pas ça que je voulais, là, oui.
Mme Blanchette Vézina : Tout
à fait.
Des voix : ...
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'il y a...
M. Fortin :Bonne question. Moi, je n'ai pas de problème à ce que... Si
le député de Gatineau veut la dire au micro, je pense c'est approprié. Je l'ai
entendu du coin de l'oreille, là, mais...
Le Président (M. Ciccone) : Oui,
je trouve très pertinente votre question, effectivement.
M. Bussière : Bien, oui, je
pose simplement la question à l'effet qu'une municipalité pourrait-elle
utiliser une sablière ou une gravière pour l'entretien de ses chemins
municipaux en plus des chemins forestiers?
Mme Blanchette Vézina : Dans
les mesures où elle respecte le régime, effectivement. On est vraiment
spécifiquement dans le milieu... dans les chemins forestiers, mais pour le
faire...
M. Fortin :...118, ce ne sera plus ça, là, ça va être plus large que
ça, j'imagine, pour répondre à la préoccupation du député.
Mme Blanchette Vézina : Oui,
oui, c'est ça. C'est ça. Oui, oui, tout à fait. Plus loin, ce sera pour
l'utilisation, tout à fait.
M. Fortin :C'est bon.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement? Oui, Mme la députée de
Mille-Îles.
Mme Dufour : Merci, M. le
Président. Juste savoir les conditions qu'on fait référence, qui pourraient...
Tu sais, dans le fond, quand on dit : «Le ministre peut, à l'intérieur du
périmètre et aux conditions qu'il détermine», c'est quel genre de conditions
qu'on peut s'attendre de voir?
• (17 h 10) •
Une voix : ...
Le Président (M. Ciccone) : M. Gaudreau
va avoir la parole.
M. Gaudreau (Roch) : Merci. Donc,
c'est des conditions reliées à l'activité d'exploitation qui sont à l'intérieur
du pouvoir de la ministre, donc ça peut être des périodes de réalisation, ça
peut être des heures de réalisation, ça peut être des... certaines distances
par rapport à un autre élément. Puis c'est la raison pour laquelle on veut que
la ministre ait le contrôle sur le périmètre, donc l'emplacement et la limite,
là, de l'exploitation.
Mme Dufour : OK. Et c'est là,
je crois, aussi, l'intérêt d'être... ce que la députée de <Verdun...
M. Gaudreau (Roch) :
...l'exploitation.
Mme Dufour :
OK. Et
c'est là, je crois, aussi, l'intérêt d'être... ce que la députée de >Verdun
parlait, de consulter les MRC ou les municipalités, c'est... Je pense que
c'était ailleurs, là, mais je l'avais mentionné qu'il y avait des
préoccupations de nuisances potentielles, par exemple, donc de les consulter
aussi sur les conditions et pas juste sur le périmètre.
Le Président (M. Ciccone) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement à l'article 57?
Non. Alors, je suis maintenant... nous allons procéder à la mise aux voix de
l'amendement de l'article 57. Est-ce que l'amendement de l'article 57
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : Adopté.
Alors, nous poursuivons sur l'article 57 tel qu'amendé.
Mme Blanchette Vézina : ...que,
dans le fond, on remplaçait... l'amendement remplaçait l'article initial. Donc,
on... je serais prête, moi, à passer, là, au vote, si...
M. Fortin :...déjà fait, si je ne m'abuse.
Le Président (M. Ciccone) : L'amendement,
oui. Mais là, il faut adopter l'article, exactement. Est-ce que
l'article 57 tel qu'amendé est adopté?
Des voix
: Adopté.
17943
Le Président (M. Ciccone) :Parfait. Nous passons maintenant à
l'article 58. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : C'est
bon, j'y viens. Article 58, donc : L'article 140.1 de cette loi
est modifié :
1° par le remplacement du premier alinéa
par le suivant :
«Le demandeur d'un bail d'exploitation de
substances minérales de surface doit, après avoir transmis sa demande, procéder
à une consultation publique dans la région du terrain où se situe le projet,
selon les modalités fixées par règlement, lorsque :
«1° le bail vise l'exploitation de la
tourbe ou est nécessaire à une activité industrielle ou à une activité
d'exportation commerciale;
«2° le bail vise la réalisation d'un
projet d'exploitation qui n'est pas assujetti à la procédure d'évaluation et
d'examen des impacts sur l'environnement prévue par la Loi sur la qualité de
l'environnement (chapitre Q-2).»;
2° par la suppression du troisième alinéa.
Cet article vise à modifier
l'article 140.1 de la Loi sur les mines afin d'éviter une double
consultation publique lorsque le projet d'exploitation de substances minérales
de surface est assujetti à la procédure d'évaluation... d'examen des impacts
sur l'environnement prévue par la Loi sur la qualité de l'environnement,
chapitre Q-2. À l'heure actuelle, cette double consultation se produit
notamment lorsqu'un bail pour l'exploitation de la tourbe est demandé dans la
région de la Baie-James et du Nord québécois.
Enfin, le dernier alinéa de cet article ne
sera plus nécessaire, puisque des conditions et des obligations visant à
permettre la priorisation ou la conciliation des utilisations et la protection
du terrain visé par la demande du bail... de bail pourront être imposées au
titulaire au moment de sa conclusion en vertu de l'article 140.0.2 de la
Loi sur les mines remplacé par l'article 62 du projet de loi.
Alors, ici, c'est vraiment pour éviter des
dédoublements, faire des clarifications, là, également. Et, M. le Président,
nous avons un amendement à déposer, là, concernant cet article.
Le Président (M. Ciccone) : L'amendement
est là, on l'a reçu. On va le lire. Alors, Mme la ministre, est-ce que vous
pouvez en faire la lecture, s'il vous plaît?
Mme Blanchette Vézina : Alors,
l'article 140.0.1 de la Loi sur les mines : Insérer, à la fin de ce
qui précède le paragraphe 1° de l'alinéa proposé par le paragraphe 1° de
l'article 58 du projet de loi, «les conditions suivantes sont réunies».
Cet amendement vise à s'assurer que les
conditions prévues à l'article 140.1 de la Loi sur les mines sont... soient
cumulatives.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'il y a des interventions sur cet amendement?
M. Fortin :...faire en sorte que les deux conditions sont...
Mme Blanchette Vézina : ...
M. Fortin :OK.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Non. Alors, je suis maintenant prêt à mettre
aux voix l'amendement à l'article 58. Est-ce que l'amendement est... Oui, Madame...
Oui, Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Juste pour
bien comprendre que les conditions, c'est les deux conditions et pas une ou
l'autre. J'aimerais quand même qu'on parle des conditions avant d'accepter
qu'on y va de l'avant avec les deux, juste pour...
Donc, ma crainte générale ici, c'est de voir...
J'entends, là, que, pour éviter la double consultation... ça, c'est l'esprit
général de l'article, mais j'essaie de voir s'il existerait des possibilités
dans lesquelles, mettons, le bail... quand le bail de la réalisation est déjà
assujetti à l'évaluation d'examen d'impacts environnementals et est nécessaire
pour une activité industrielle, une activité d'exploration commerciale...
Est-ce qu'il y aurait des cas de figure dans <lesquels...
Mme Zaga Mendez :
...activité
d'exploration commerciale... Est-ce qu'il y aurait des cas de figure dans >lesquels
ces deux conditions ne sont pas réunies?
Mme Blanchette Vézina : ...suspendre
pour...
Le Président (M. Ciccone) : On
va suspendre quelques instants, merci.
(Suspension de la séance à 17 h 16)
(Reprise à 17 h 17)
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
nous sommes de retour, suite à la question de Mme la députée de Verdun. Mme la
ministre.
Mme Blanchette Vézina : La
réponse à la question, c'est : Oui, il y en a, particulièrement dans le
Nord, dans les cas de tourbes, là. Mais j'aimerais peut-être que Me Tremblay-Parent
nous explique, là, les situations potentielles.
Le Président (M. Ciccone) : Me Tremblay-Parent.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Oui,
bien, l'ajout, c'est le paragraphe 2°, finalement. Les cas du paragraphe 1°,
c'est les cas, à l'heure actuelle, pour lesquels il y a une consultation
publique. Mais il y a des situations, dans la LQE, où on est... tu sais, la
tourbe, l'approvisionnement pour des activités industrielles, où il pourrait y
avoir également une procédure d'évaluation et d'examen des impacts sur l'environnement,
et c'est dans ce cas-là, là, qu'on veut s'assurer qu'il n'y ait pas de
dédoublement, tu sais, de là le paragraphe 2°. C'est notamment dans des cas, là...
on en avait discuté par rapport à l'amendement de la députée de Mille-Îles à l'article 101,
dans les territoires conventionnés. Donc, il y a plus de consultations, donc il
y a plus de projets qui sont assujettis, notamment des projets de tourbes, là,
dans ces territoires conventionnés là. Donc, on va éviter deux consultations,
là, pour un même projet.
Le Président (M. Ciccone) : Mme
la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Alors, dans
le cas où... Bien, je sais qu'on est sur le coeur, mais la façon que c'est
écrit, l'amendement, ça aide à comprendre l'intention. Dans le cas où ces deux
conditions ne sont pas réunies, c'est-à-dire que le bail n'est pas visé par,
déjà, une procédure d'évaluation, la consultation demeure. C'est bien ça?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Exactement.
Mme Zaga Mendez : Donc, c'est...
Parce que, dans la façon... la lecture précédente de l'article, c'était un ou l'autre,
donc c'est là où était notre crainte, de dire : si le bail vise juste les
exploitations, une activité industrielle, ça, il y en a plusieurs. Donc là, on
vient de restreindre les cas de figure. Ça répond à ma question.
Le Président (M. Ciccone) : ...est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement de l'article 58?
M. Fortin :Bien, je ne sais pas si c'est sur l'amendement ou si c'est
sur le fond, là, M. le Président, mais... en tout cas, la ministre pourra nous
le dire, ou on pourra l'étudier à un ou à l'autre, là, ou le faire tout de
suite, là, mais... Là, on fait des changements assez importants à la Loi sur
les mines, puis... et j'en profite pour demander à la ministre : Est-ce
que l'exploitation de la tourbe, c'est quelque chose qui a encore sa place dans
la Loi sur les mines? C'est-tu encore logique que ça se retrouve là-dedans?
Mme Blanchette Vézina : C'est
une excellente question. On a eu des interventions, là, notamment, là, de <i>l'association
des tourbières, là, qui nous a mentionné qu'il y avait des changements à
apporter et je leur ai mentionné qu'effectivement il serait intéressant d'apporter
des changements. Là, pour les fins de ce projet de loi là, pour l'instant, il n'y
a pas... ce n'est pas à ce moment-ci. On va faire des modifications qui vont
permettre d'alléger, là, malgré les... malgré les changements législatifs à la
Loi sur les mines, donc, qui vont venir aider les tourbières, sablières, là, et
donc il y aura des amendements qui vont venir en ce sens là.
Mais pour ce qui est d'une refonte,
disons, là, de la façon de travailler avec les tourbières, sablières, ça va
demander un travail important, et qui sera fait dans un deuxième temps, là,
donc par la suite, après le projet de loi sur les mines.
• (17 h 20) •
M. Fortin :Vous allez déposer un autre projet de loi?
Mme Blanchette Vézina : Bien,
on va y travailler, en tout cas. Mais l'intention...
M. Fortin :Mais vous avez bien des choses que vous voulez faire, là,
il y a le régime forestier...
Mme Blanchette Vézina : ...l'intention
est de regarder... Oui, oui. Bien, écoutez, on se... on ne se tourne pas les
pouces. En fait, moi, je ne me tourne pas les pouces, mais mes collègues non
plus, mais...
M. Fortin :
Attention à ce que vous <dites...
Mme Blanchette Vézina :
...mes
collègues non plus, mais...
M. Fortin :
Attention à ce que vous >dites.
Mme Blanchette Vézina : Personne
ne se tourne les pouces. Mais donc je pense qu'il y a des changements
importants à faire. Puis j'ai entendu le besoin de la part des tourbières...
des exploitants de tourbières, puis oui, j'ai... j'ai l'intention de regarder.
Est-ce que ce sera à court terme? Vous savez qu'il y a un régime forestier qui
est très demandé, donc... Mais il y aura, à court terme, dans le projet de loi,
des amendements qu'on souhaite déposer, qui devraient... qui devraient alléger,
là... alléger les obligations dans le sens où... qui va venir mieux harmoniser
l'usage.
M. Fortin :Oui. Parce qu'il y a quand même quelque chose d'assez
surprenant peut-être pour certains, là, que quelqu'un qui veut se lancer dans
l'exploitation de la tourbe, qui veut ouvrir une tourbière doit demander un
bail d'exploitation des surfaces minérales, là. Donc, si je veux couper le
gazon, l'amener chez... je ne sais pas, moi, dans un nouveau quartier
résidentiel, de le mettre sur le terrain de la personne en avant, j'ai besoin
d'un bail d'exploitation de surface minérale. Si je veux faire pousser une haie
de cèdres sur le même lopin de terre, la prendre, l'amener sur le terrain du
nouveau propriétaire dans un quartier résidentiel, je n'ai pas besoin de ça.
Donc, il y a... il y a quelque chose qui...
Mme Blanchette Vézina : Il y
a... Il y a... Il y a vraiment quelque chose à revoir. Comme je vous dis...
M. Fortin :Oui. Un autre... Un autre tantôt.
Mme Blanchette Vézina : Mais
avec l'intention d'y travailler réellement, là, suite au dépôt du... bien,
l'adoption, je l'espère, sans présumer de rien, du projet de loi.
M. Fortin :Oui. Je vous... Je vous le proposerais par amendement, mais
ça va être compliqué, puis il va y en avoir beaucoup, puis ça va être long.
Puis je ne pense pas qu'on... Mais, sur le principe, là, plus que sur la
mécanique du projet de loi, je pense qu'il serait quand même important d'y voir
et d'y voir rapidement, parce que l'exploitation de la tourbe puis
l'exploitation des surfaces minérales, ce n'est pas la même affaire. Ça n'a pas
les mêmes conséquences environnementales, ça n'a pas les mêmes conséquences sur
le voisinage, ça n'a pas les mêmes conséquences point, là. Ce sont deux trucs
complètement différents. Puis je me demande si...
Mme Blanchette Vézina : Et je
suis d'une région qui exploite la tourbe.
M. Fortin :Vous et... Vous et moi. Oui.
Mme Blanchette Vézina : Donc,
je comprends tout à fait le besoin, là. Oui, effectivement.
M. Fortin :OK. Mais voyons-y rapidement, je l'espère. Puis, si vous
avez... Si, d'ici à la fin du projet de loi, vous avez d'autres amendements en
ce sens-là, on va être très ouverts à les regarder puis les adopter, parce que
c'est un monde qui est déjà très réglementé, ne serait-ce qu'au point de vue
des permis environnementaux, et tout ça, à cause qu'il y a une utilisation
assez importante de l'eau, entre autres, là, mais là, si on leur demande des...
de sauter à travers des cerceaux réglementaires additionnels sans qu'il y ait
de vraies justifications, je pense que, vous et moi, on peut s'entendre sur la
nécessité d'alléger leur fardeau.
Mme Blanchette Vézina : Tout
à fait.
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement de l'article...
Oui, Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Bien, c'est...
Je vais poser ma question après que ça aura adopté, l'amendement. C'est sur
l'article principal.
Le Président (M. Ciccone) : OK,
pas de problème. OK. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement à
l'article 58? Non. Alors, est-ce que l'amendement de l'article 58 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
l'amendement de l'article 58 est adopté, et nous retournons à
l'article 58. Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Merci, M. le
Président. Dans le fond, on parle... tu sais, dans le fond, la deuxième
condition, c'est pour un projet d'exploitation qui n'est pas assujetti à la
procédure d'évaluation. J'étais sous l'impression que tous les projets
d'exploitation allaient l'être, assujettis à la procédure d'évaluation. Donc,
quels sont exactement les cas?
Mme Blanchette Vézina : ...des
baux d'exploitation de substances minérales de surface.
Mme Dufour : On est juste en
surface?
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Mme Dufour : OK... Excusez-moi.
Donc, cet alinéa ne vise que les projets d'exploitation de substances minérales
de surface. OK. Merci.
Mme Blanchette Vézina : Exact.
M. Fortin :Bien, moi, je vous relance, là, là-dessus, sur la question
de la tourbe dans ce... dans le cadre de l'article 58. OK. Là, le bail
vise l'exploitation... OK, je prends un pas de recul, là.
On demande de procéder à une consultation
publique dans la région si le bail vise l'exploitation de la tourbe et si le
projet n'est pas assujetti à la procédure d'évaluation environnementale de la
LQE. Mais donc, vous avez une... vous venez d'une région où il y a beaucoup de
tourbe, là, moi aussi, alors on va se mettre dans le contexte, là : Des
tourbières qui opèrent et qui ont des... qui ont des lots additionnels. Tu
sais, par exemple, là, on opère un certain nombre d'acres de tourbières, on est
une entreprise qui réussit bien, on décide d'ouvrir un autre site plus loin.
Est-ce que ça nécessite un... Est-ce qu'un autre site, ça nécessite un autre
bail d'exploitation de surface... de substances minérales de surface?
Mme Blanchette Vézina : Oui.
M. Fortin :
Toujours? <Alors...
M. Fortin :
...de substances minérales de surface?
Mme Blanchette Vézina :
Oui.
M. Fortin :
Toujours? >Alors là, si on veut ouvrir un
autre... un autre terrain, là, qu'il soit contigu ou autre, là, bien, à chaque
terrain qu'on veut utiliser comme tourbière, on a besoin de demander une
consultation publique?
Mme Blanchette Vézina : Pour
un agrandissement?
Des voix : ...
Mme Blanchette Vézina : Oui.
M. Fortin :Puis ça, c'est une nouvelle demande ou c'est déjà le cas?
Mme Blanchette Vézina : C'est
déjà le cas. Je vais peut-être céder la parole à M. Gaudreau.
Le Président (M. Ciccone) : M. Gaudreau,
à vous la parole.
M. Gaudreau (Roch) : Oui,
effectivement, le ministre, la ministre peut autoriser des agrandissements du
BEX en terres publiques, et puis, s'il y a un agrandissement, il y a une
consultation qui est requise parce que, là, on change le périmètre, là, de
l'exploitation.
M. Fortin :Mais là vous êtes en terres publiques. Ça s'applique en
terres privées aussi, j'imagine.
M. Gaudreau (Roch) : Bien,
les substances... la substance... en terres privées, la substance, la tourbe
appartient au propriétaire de terrain.
M. Fortin :Oui, mais... OK, mais je veux bien, là, mais moi, je suis
propriétaire d'une tourbière en terres privées, là, disons, dans le comté de la
ministre, là, puis là j'ai besoin d'agrandir mon exploitation, j'achète une
autre terre à côté, tu sais, je vais me lancer dans la production de tourbe.
Là, j'ai besoin de faire une consultation publique dans la région? En terres
privées, là.
M. Gaudreau (Roch) : Pas en
terres privées.
M. Fortin :Pas en terres privées. C'est juste en terres publiques, ça.
M. Gaudreau (Roch) : Oui.
M. Fortin :OK. Donc, tout ce qui est inclus là, c'est en terres
publiques. OK. Je profite de l'occasion, là, parce qu'on parle des tourbières
puis on n'y reviendra pas à 56 fois, là, juste pour comprendre le cadre
réglementaire autour de ça, là, si c'est une tourbière, c'est considéré comme
de l'exploitation de substances minérales de surface, là... C'est ça? Une
tourbière, c'est considéré comme ça?
Mme Blanchette Vézina : ...
M. Fortin :Votre MRC, chez vous, décide de mettre un TIAM, il ne peut
plus y avoir de tourbières?
Mme Blanchette Vézina : ...soustraction.
M. Fortin :Soustraction?
Mme Blanchette Vézina : En ce
moment, c'est ce qui est...
Des voix : ...
M. Fortin :Oui, mais il y a un TIAM, là, sur une partie, disons, de
votre MRC. Moi, je suis propriétaire, je veux me lancer dans les tourbes, je ne
peux pas, et...
Mme Blanchette Vézina : D'où
l'idée d'adopter... bien, présenter des possibilités, d'ouvrir le fait que ce
ne soit pas incompatible à l'activité minière, que ce soit donc compatible à la
tourbe, par exemple. Donc, il y a une disposition, un peu plus loin...
Des voix : ...
Mme Blanchette Vézina : On va
suspendre, je vais vous expliquer. C'est plus compliqué que ça, semble-t-il.
M. Fortin :OK.
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
on va suspendre. On va suspendre quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 17 h 28)
17 h 30 (version révisée)
(Reprise à 17 h 34)
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
on poursuit, chers collègues. Mme la ministre, vous vouliez conclure? Vous
précisez...
Mme Blanchette Vézina : Oui,
préciser. Donc, à l'article 5 du projet de loi, on a déjà abandonné les
substances minérales de surface... là, je n'ai pas le texte exact, là, mais au
propriétaire d'un territoire privé, là, donc d'un terrain... ce qui fait que la
tourbe, dans le cas, là... votre question, la tourbe ne... appartient donc au
propriétaire privé et n'est donc plus assujettie aux territoires incompatibles
à l'activité minière, restrictions, là, associées à... aux... aux terres qui
sont du domaine de l'État. C'est ça? Donc, comme ce n'est plus du domaine de l'État,
elles ne sont plus assujetties aux territoires incompatibles à l'activité
minière.
M. Fortin :...quelqu'un qui veut se lancer dans une tourbière en
terres privées, il n'a pas besoin de consultation publique, parce que, ça, c'est
pour des terres publiques.
Mme Blanchette Vézina : Exact.
M. Fortin :Exact? Et, puisque le TIAM ne s'applique pas, il n'y a pas
cette restriction-là. Donc, s'il répond aux lois sur la qualité de l'environnement,
aux lois, par exemple, sur la protection du territoire agricole et d'autres, il
peut tout à fait opérer sa tourbière sans avoir de restriction en lien avec la
Loi sur les <mines...
M. Fortin :
...opérer sa tourbière sans avoir de restriction en
lien avec la Loi sur les >mines.
Mme Blanchette Vézina : Les
baux d'exploitation de substances minérales de surface. Est-ce qu'il y a
d'autres règles qui s'appliquent aux tourbières? La réponse, c'est... c'est
probablement oui, là.
M. Fortin :Bien, il a besoin d'un bail d'exploitation de surface
minérale... de substances minérales de surface. Non? Alors...
Mme Blanchette Vézina : Non,
mais il pourrait y avoir d'autres mesures dans la loi qui s'appliqueraient aux...
aux tourbières. Et c'est là, la réflexion qu'on... qu'on se disait tout à
l'heure, c'est-à-dire : Est ce que ça... c'est vraiment une substance
minérale de surface... c'est différent du sable ou du gravier, par exemple?
Donc, il y a une réflexion à avoir, plus grande, qui va nécessiter un travail
qui nécessite du temps, là, donc, qu'on pourra faire en temps opportun.
M. Fortin :Oui. OK. Sur l'article 58, là, est-ce que vous voulez
quand même maintenir la nécessité d'avoir une consultation publique pour
quelqu'un qui veut exploiter une tourbière en terres publiques?
Mme Blanchette Vézina : En
terres publiques, oui.
M. Fortin :Pourquoi?
Mme Blanchette Vézina : C'est
le... c'est les terres publiques, là, ça demeure qu'il y a des obligations
associées aux terres... aux terres publiques.
M. Fortin :Oui, oui, il y a des obligations associées, mais ici on
nous parle d'une consultation publique. Je me pose la question, là, vous
l'avez... Parce que l'article, vous l'avez amendé de façon assez... assez importante,
là. La consultation, elle est nécessaire... Puis, tu sais, je ne suis pas en
mode : On fait moins de consultations. Ce n'est pas ça, mon point, c'est
juste... j'essaie juste de comprendre la nécessité d'une consultation pour une
tourbière en terres publiques. Vous allez consulter... On va consulter qui,
d'abord?
Mme Blanchette Vézina : C'est
déjà comme ça en ce moment. On pourrait consulter les Premières Nations,
d'autres usagers du territoire public. Ça demeure que les terres publiques sont
partagées par d'autres usagers. Donc, il y a un devoir quand même de concilier
des usages.
M. Fortin :Parce que l'activité industrielle, l'activité d'exportation
commerciale en terres publiques, on s'entend, là, il n'y a pas... il n'y a pas
de stress là, il n'y a pas d'enjeu là. La tourbière, je ne le sais pas,
honnêtement. C'est beaucoup demander pour une tourbière, là, je trouve, mais
bon, ça va.
Mme Blanchette Vézina : ...quand
même de grandes surfaces, là, donc c'est important, puis ne serait-ce que de
consulter en termes de... d'impacts, là, sur le milieu, là.
M. Fortin :Je ne m'obstinerai pas pour une consultation. Je pense
qu'on devrait avoir plus de travail autour des tourbières à faire que ça.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'article 58 amendé? Non. Alors, je suis
maintenant prêt à mettre aux voix l'article 58 tel qu'amendé.
M. Fortin :...
Le Président (M. Ciccone) : Oui.
Par appel nominal, s'il vous plaît, Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre...
Mme Zaga Mendez : ...une
question, je suis désolée...
Le Président (M. Ciccone) : Pardon?
Vous avez une question? Ah! OK.
Mme Zaga Mendez : ...oui,
j'ai une question. Mais je veux juste... Je m'excuse, avec consentement...
Désolée. Le dernier paragraphe qui est rayé... parce que, quand même, c'est un
pouvoir qui est important, «le ministre peut assortir le bail de conditions
visant à éviter les conflits avec d'autres utilisations du territoire», et
autres, est-ce que cette disposition-là se trouve dans un autre article? Et là
vous faites référence à 142.0.2. On n'a pas eu la chance de le lire ou le
discuter, mais est-ce que cette disposition-là, elle est telle quelle dans
l'article 142.0.2?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
Bien, en fait, là, à cet article-là, on parle, là, de... tu sais, de
priorisation ou de conciliation des utilisations et de la conservation du
territoire, là. Donc, on... on est... on est véritablement, là, vers le même
objet, là.
Mme Zaga Mendez : Donc,
le pouvoir qui est là, qui est un pouvoir discrétionnaire, demeure, mais dans
l'article 142.0.2. C'est juste avant qu'on se lance.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
Exact.
Mme Blanchette Vézina : Exact.
Mme Zaga Mendez :
Parfait.
Le Président (M. Ciccone) : C'est
beau?
Mme Zaga Mendez : Désolée
pour la confusion.
Le Président (M. Ciccone) : Pas
de problème. Alors, nous allons mettre aux voix l'article 58 tel
qu'amendé. Vous avez demandé un appel nominal. Ça n'a pas changé, M. le député
de Pontiac?
M. Fortin :...
Le Président (M. Ciccone) : Appel
nominal, s'il vous plaît.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention.
Mme Blanchette Vézina (Rimouski)?
Mme Blanchette Vézina :
Pour.
La Secrétaire : M. Bussière
(Gatineau)?
M. Bussière : Pour.
La Secrétaire : M. Sainte-Croix
(Gaspé)?
M. Sainte-Croix : Pour.
La Secrétaire : M. Rivest
(Côte-du-Sud)?
M. Rivest : Pour.
La Secrétaire : Mme Picard
(Soulanges)?
Mme Picard : Pour.
La Secrétaire : M. Tremblay
(Dubuc)?
M. Tremblay : Pour.
La Secrétaire : M. Fortin (Pontiac)?
M. Fortin :Abstention.
La Secrétaire : Mme Dufour
(Mille-Îles)?
Mme Dufour : Abstention.
La Secrétaire : Mme Zaga
Mendez (Verdun)?
Mme Zaga Mendez : Pour.
La Secrétaire : M. Ciccone
(Marquette)?
Le Président (M. Ciccone) : Abstention.
Alors, l'article 58, tel qu'amendé,
est adopté.
Mme la ministre, pour l'article 59,
s'il vous plaît.
• (17 h 40) •
Mme Blanchette Vézina : Merci,
M. le Président. L'article 141 de cette loi est modifié par la
suppression, dans le deuxième alinéa, de «ou lorsqu'un tel bail est demandé par
l'État pour la construction ou l'entretien d'un chemin public ou autres ouvrages
de l'État».
Alors, cet article vise à effectuer une
modification de concordance à l'article 141 de la Loi sur les mines, en
fonction du nouvel article 140.0.1 de cette loi proposé par
l'article 57 du projet de loi, qui prévoit que l'État devra obtenir une
autorisation de la ministre des Ressources naturelles et des Forêts <plutôt...
Mme Blanchette Vézina :
...l'État
devra obtenir une autorisation de la ministre des Ressources naturelles et des
Forêts >plutôt qu'un bail d'exploitation de substances minérales de
surface lorsque l'extraction ou l'exploitation est nécessaire pour la
construction ou l'entretien d'un chemin public ou d'autres ouvrages de l'État.
Le Président (M. Ciccone) : Y
a-t-il des interventions sur l'article 59? Non. Alors, nous allons mettre
aux voix l'article 59. Est-ce que l'article 59 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : Adopté.
Mme la ministre, l'article 60, s'il vous plaît.
Mme Blanchette Vézina : Merci,
M. le Président. 60. Cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 141,
du suivant :
«141.1. Le bail non exclusif ne peut
porter que sur un seul dépôt meuble de substances minérales à l'état naturel.
Le périmètre d'un tel dépôt est déterminé par le ministre en fonction du
périmètre autorisé en vertu de l'article 22 de la Loi sur la qualité de
l'environnement (chapitre Q-2) ou déclaré conformément à l'article 31.0.6
de cette loi et est inscrit au registre public des droits miniers, réels et immobiliers.»
Cet article vise à introduire l'article 141.1
de la Loi sur les mines afin de déterminer le périmètre du terrain sur lequel
peut porter un bail non exclusif d'exploitation de substances minérales de
surface. Celui-ci devra être limité au territoire autorisé ou déclaré
conformément à la Loi sur la qualité de l'environnement (chapitre Q-2). Le
périmètre du terrain pouvant faire l'objet d'un bail non exclusif sera inscrit
au registre public des droits miniers, réels et immobiliers. À l'heure actuelle,
le périmètre est déterminé par la ministre des Ressources naturelles et des
Forêts sur réception d'une demande de bail et peut couvrir plus d'un dépôt
meuble à l'état naturel.
Le Président (M. Ciccone) : Y
a-t-il des interventions sur l'article 60? Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Merci, M.
le Président. Pour ma compréhension, à l'heure actuelle, on dit que le... dans
le fond, ça peut... le périmètre peut couvrir plus d'un dépôt meuble à l'état
naturel. Là, la modification ferait en sorte qu'il faudrait qu'il y en ait un
pour chaque dépôt meuble. Est-ce que c'est bien ça?
Des voix : ...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
Bien, tu sais, il faut avoir en tête, là, qu'il y a une... tu sais, une
demande pour un bail. Tu sais, c'est un... c'est un pouvoir lié, là. Donc, tu
sais, il peut arriver des situations où quelqu'un, tu sais, aurait un... ferait
une demande pour un bail d'une superficie qui couvrirait deux dépôts meubles, à
titre d'exemple. Donc, l'idée c'est de... puis le secteur pourra... pourra
compléter, là, mais de pouvoir gérer un dépôt à la fois, là, donc de s'assurer
qu'on n'ait pas une superficie qui couvre différents dépôts, là, pour
complexifier sa gestion.
Mme Dufour : Et, est-ce
que... est-ce qu'il y en a beaucoup des dépôts meubles de substances minérales?
Mme Blanchette Vézina : M. Gaudreau.
Le Président (M. Ciccone) : ...
M. Gaudreau (Roch) : Oui,
effectivement, des dépôts meubles, il y en a beaucoup au Québec. Mais l'objectif
ici est de circonscrire les... les bancs d'emprunt et minimiser l'empreinte
environnementale, là, quand ce n'est pas requis.
Mme Dufour : Excusez-moi,
mais, des «bancs d'emprunt»?
M. Gaudreau (Roch) : Tu
sais, les... les «pits» de sable.
Mme Dufour : Ah! OK, OK.
M. Fortin :Tout le monde a compris.
Mme Dufour : En fait,
mon... mon questionnement, je me demandais : Est-ce qu'on complexifie
quelque chose qui était...
M. Gaudreau (Roch) : Non.
Mme Dufour : ...qui
semblait plus simple avant, vu qu'avant on pouvait avoir un bail pour tout ça?
Là, ce qu'on dit, c'est qu'il va falloir en avoir pour chacun de ces dépôts
meubles, avoir un bail distinct.
M. Gaudreau (Roch) : En
fait, ici, là, il faut comprendre que c'est le site d'exploitation qui est
délimité par le certificat d'autorisation en vertu de l'article 22 de la
LQE, et les baux non exclusifs vont... vont être limités par l'autorisation
environnementale. Parce qu'avant on n'avait pas de synchronisation, on n'avait
pas de... de mécanisme d'harmonisation entre le périmètre de l'autorisation
environnementale et le bail. Là, avec cette modification-là, ça nous permet de
limiter la zone d'exploitation à l'autorisation environnementale. Ça fait qu'il
y a une cohérence avec la LQE.
Mme Dufour : OK. Donc,
actuellement, pour l'autorisation de... en vertu de la Loi sur la qualité de
l'environnement, il en faut une pour chacun des dépôts meubles, c'est bien ça?
M. Gaudreau (Roch) : Bien,
en fait, l'exploitation ne peut être qu'à l'intérieur du périmètre de l'autorisation
environnementale. Des fois, il y avait plusieurs... plusieurs bancs à l'intérieur
de ça, donc on... ça nous permet de mieux circonscrire l'exploitation,
vraiment.
Mme Dufour : OK. Je ne
suis pas sûre que... que je saisis, là. Ce que j'essaie de comprendre, c'est :
Est-ce qu'il faudra qu'il y ait une procédure complète pour chacun des dépôts
meubles ou... parce que c'est ce que je semble lire, là, «le bail non exclusif
ne peut porter que sur un seul dépôt meuble»? Et là on dit que ça devra
correspondre à... à ce qui aura été autorisé par la LQE. Mais auparavant, on
pouvait en avoir plus qu'un dans une demande. Donc là... Et vous venez de
mentionner que dans une autorisation de <la...
Mme Dufour :
...dans
une demande. Donc là... Et vous venez de mentionner que dans une autorisation
de >la LQE, il peut y en avoir plus qu'un... plus qu'un banc... banc...
je ne sais pas comment vous avez appelé ça, là, des «pits» de sable.
Le Président (M. Ciccone) : ...
Mme Blanchette Vézina : En
fait, peut-être spécifier, là, que, dans le fond, c'est... éviter d'avoir des
grands baux qui visent des petites parcelles, finalement, d'exploitation, là,
donc d'avoir un impact moindre sur l'environnement ou sur la prévisibilité
aussi des usages. Ça éviterait aussi la confusion, là. Donc, peut-être que M. Gaudreau
pourrait mentionner, là, ce que ça... ce que ça va venir faire, on parlait de
l'impact environnemental, là, bon. Peut-être que M. Gaudreau pourrait
préciser, là, comment... plus en détail, comment ces baux-là peuvent venir
justement avoir... réduire l'impact environnemental.
M. Gaudreau (Roch) : OK.
Donc, les substances minérales de surface, le sable, le gravier sont des
substances stratégiques, là, pour tous les travaux d'infrastructure, autant
pour l'État que pour les municipalités. Donc, c'est important de bien les
contrôler, de gérer adéquatement la ressource. Donc, l'avantage ici... ça nous
permet, là, de... de bien délimiter, là, les zones d'exploitation.
Il faut comprendre que les baux non
exclusifs, c'est qu'en fait il y a plusieurs exploitations sur un même banc
d'emprunt. Donc, sur une sablière, là, qui a, je ne sais pas, moi, une dizaine
d'hectares, on peut y mettre plusieurs baux non exclusifs. Donc, ce sont des...
ce sont des bancs communautaires d'exploitation au sein d'un même... d'une même
autorisation environnementale qui va être bien circonscrite.
Donc, au lieu de... d'avoir des chapelets,
là, d'exploitations, on va pouvoir concentrer les exploitations au sein d'un
même banc, donc, l'utilisation optimum de la ressource, plutôt que de... d'en
avoir un peu partout, là, sur le territoire.
Mme Dufour : OK. Merci.
Le Président (M. Ciccone) : ...Mme
la députée. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 60? Non.
Alors, je suis maintenant prêt à mettre aux voix l'article 60. Est-ce que
l'article 60 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Mme la ministre, l'article 61, s'il vous plaît.
Mme Blanchette Vézina : Merci.
L'article 142 de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, après le premier
alinéa, du suivant :
«Le bail, à l'exception d'un bail pour
l'exploitation de la tourbe, ne peut être conclu avant que, le cas échéant,
l'autorisation ministérielle prévue à l'article 22 de la Loi sur la
qualité de l'environnement (chapitre Q-2) ne soit délivrée ou que la
déclaration de conformité prévue à l'article 31.0.6 de cette loi n'ait été
produite.»;
2° dans le deuxième alinéa :
a) par la suppression de «, sauf à
l'État,»;
b) par le remplacement de «quatrième» par
«cinquième»;
3° dans le troisième alinéa :
a) par la suppression de recherche... de «de
recherche»;
b) par le remplacement de «claim» par
«droit exclusif d'exploration», partout où cela se trouve.
Alors, cet article vise à modifier
l'article 142 de la Loi sur les mines afin d'exiger l'autorisation
ministérielle ou la déclaration de conformité requise en vertu de la Loi sur la
qualité de l'environnement (chapitre Q-2) avant la conclusion d'un bail
d'exploitation de substances minérales de surface. Ça permettra d'améliorer la
coordination entre les différentes demandes d'autorisation et d'éviter qu'un
bail ne soit conclu pour un terrain qui ne pourrait faire l'objet d'une
exploitation.
Cette exigence ne s'appliquera pas lorsque
le bail est demandé pour l'exploitation de la tourbe, considérant que le bail
doit être conclu plusieurs années avant le début des travaux d'exploitation.
Le Président (M. Ciccone) : Y
a-t-il des interventions sur l'article 61? Oui, Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : ...de
compréhension, parce que tout à l'heure on avait une discussion sur la tourbe,
et là on nous dit qu'il y a l'exception d'un bail pour l'exploitation de la
tourbe. Pourquoi on fait cette exception-là? Pourquoi il y a... il y a un bail
qui doit... Parce que je pense qu'il y a plus d'années qui sont demandées,
l'exigence...
Mme Blanchette Vézina : Je
vais suspendre, pour bien vous répondre.
Mme Zaga Mendez : ...
Le Président (M. Ciccone) : On
va suspendre quelques instants. Merci beaucoup.
(Suspension de la séance à 17 h 50)
(Reprise à 17 h 58)
Le Président (M. Ciccone) : Nous
sommes de retour. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Question de bien comprendre l'objectif derrière l'article, là, en ce moment,
avant d'avoir un... un BEX, il n'y a pas de demande... il n'y a pas
d'autorisation environnementale à obtenir. Donc, on est venus inverser pour
s'assurer que ceux qui obtiennent un permis aient déjà leur autorisation
environnementale. Ceci étant, pour l'exploitation de la tourbe, il s'agit d'un
long processus pour obtenir l'autorisation environnementale. Donc, on est venus
exclure la tourbe pour s'assurer qu'ils puissent avoir une prévisibilité et
demander leurs autorisations, considérant le long délai nécessaire pour la
tourbe. Voilà.
Mme Zaga Mendez : Alors,
qu'est-ce que je comprends : les délais sont plus longs, donc on donne des
permis pour débuter quand même l'exploitation ou débuter les... la... l'acquisition
des permis en vue de l'exploitation. C'est bien ça? C'est-à-dire que ces deux
processus se font de façon parallèle plutôt qu'un avant l'autre. C'est ce que
je comprends.
Mme Blanchette Vézina : En
fait, on va venir permettre... circonscrire, disons, là où il y aurait un droit
d'exploiter de la tourbe, mais sans donner l'autorisation d'exploiter tant que
le... les permis ne sont pas accordés en termes environnementals.
Mme Zaga Mendez : OK.
Bon, je reviendrai si j'ai d'autres questions.
Le Président (M. Ciccone) : ...Mme
la députée de Mille-Îles, s'il vous plaît.
Mme Dufour : Merci, M.
le Président. J'ai une question. On avait une... une discussion ici, lors de la...
de la pause concernant la tourbe. Est-ce que c'est considéré un milieu humide?
Parce que je vous avoue que, mon collègue et moi, on voyait la tourbe comme un
morceau de gazon qu'on coupe, versus quand on regarde la définition de tourbe,
c'est... c'est comme plus du «peat moss» que... que du gazon. Donc là, à ce
moment-là, ce serait la <i>loi sur les milieux humides et hydriques qui
pourrait s'appliquer.
Des voix : ...
Mme Blanchette Vézina : Je
vais céder la parole à Me Tremblay-Parent.
Le Président (M. Ciccone) : Me Tremblay-Parent.
• (18 heures) •
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
Bien, effectivement, là, c'est pour ça qu'ultimement, comme l'indiquait la
ministre, ça va prendre une autorisation, là, en vertu de l'article 22 de
la Loi sur la qualité de l'environnement, là, pour son exploitation. C'est
juste qu'à la place que ce soit préalable à la délivrance du bail, le bail va
être délivré. Donc, le territoire va être réservé à la personne pour qu'elle
puisse mettre en place son projet. Puis évidemment, comme l'indiquait la
ministre, avant l'exploitation, elle va devoir aller chercher son autorisation
environnementale, là. Donc, c'était vraiment pour le contexte particulier, là,
de... de l'exploitation de la tourbe, là, que l'exception est prévue.
Mme Dufour : OK. Et donc
ça veut dire que les... les plans régionaux sur les milieux humides et
hydriques pourraient venir avoir une influence sur les autorisations, là. Là,
ce n'est plus les TIAM à ce moment-là, là. Parce que...
18 h (version révisée)
Mme Dufour : ...à avoir une
influence sur les autorisations. Là, ce n'est plus les TIAM, à ce moment-là, parce
que, tout à l'heure, on parlait des TIAM, mais, dans les faits, ce qui risque
de plus bloquer l'exploitation de tourbes, c'est les plans... les plans
régionaux sur les milieux humides et hydriques.
Mme Blanchette Vézina : Je
vais suspendre. On va faire la vérification.
Mme Dufour : Merci.
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
on suspend quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 18 h 01)
(Reprise à 18 h 03)
Le Président (M. Ciccone) : Mme
la ministre, suite à la réponse de la députée de Mille-Îles.
Mme Blanchette Vézina : À
la... quant à votre question, là, je céderais la parole à Mme Giroux, qui va
pouvoir vous répondre, là, quant à la loi, le découpage. Mais quand on vous
expliquait que les tourbières ont des régimes particuliers, effectivement, il y
a des régimes comme celui-là qui... qui les touchent.
Le Président (M. Ciccone) : Mme
Giroux.
Mme Giroux (Hélène) :
Alors, les plans régionaux des milieux humides et
hydriques, c'est une obligation qu'ont les municipalités, les MRC de
déterminer... de faire l'inventaire des milieux humides et hydriques sur leur
territoire. Et, évidemment, des tourbières sont des milieux humides et
hydriques, donc, elles doivent en faire l'inventaire lors de la... dans le
cadre de cette législation-là.
Les MRC, quand elles font l'inventaire,
elles doivent aussi tenir compte des droits miniers émis, donc, droits miniers
pour tourbières qui sont émis, pour bien préciser, là, dans leur inventaire, qu'elles
ont vu qu'une tourbière était en exploitation, il y avait un bail. Dans le cadre
de leurs plans régionaux des milieux humides et hydriques, elles peuvent
identifier des mesures de préservation de ces milieux-là, mais, évidemment,
elles doivent tenir compte des droits miniers qui sont émis, là. Elles ne
peuvent pas venir préserver une tourbière en exploitation, mais elles peuvent
venir préserver d'autres... d'autres tourbières, là, qui ne seraient pas en
exploitation dans le cadre de leur... par leur réglementation municipale, par
la suite.
Mme Dufour : OK. Donc, elles
pourraient protéger des tourbières, parce que je comprends qu'il y a certaines
tourbières qui sont vues comme une grande source de biodiversité, celles qui ne
sont généralement pas exploitées. Donc, ce que je comprends, c'est qu'elles
pourraient, à travers ce plan-là, les protéger, mais que celles qui sont déjà
en exploitation, il y a un droit acquis, et là ça doit être reconnu dans...
dans le plan.
Mme Giroux (Hélène) :
Exact. Tout à fait.
Le Président (M. Ciccone) : Mme
Giroux ou Mme la ministre... Mme Giroux.
Mme Giroux (Hélène) :
Oui, effectivement.
Mme Dufour : Merci, merci
pour la précision.
Mme Blanchette Vézina : Peut-être
mentionner qu'il y a quand même des méthodes de restauration qui sont
démontrées et efficaces, là, notamment de très beaux exemples dans le comté de
ma collègue Mme Amélie Dionne, députée de Rivière-du-Loup—Témiscouata—Les
Basques. Donc, je connais cet exemple pour y être allée. Mais donc les
pratiques de restauration des tourbières, là, sont... sont citées en exemple
dans plusieurs... pour plusieurs autres domaines.
Mme Dufour : <
OK.
Merci...
Mme Blanchette Vézina :
...de
restauration des tourbières, là, sont... sont citées en exemple dans
plusieurs... pour plusieurs autres domaines.
Mme Dufour : >
OK.
Merci.
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup, Mme la députée. Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Oui, merci.
Juste pour clarifier. Tout à l'heure, on nous a expliqué l'exception pour les
tourbières. Donc, si le projet en question ne passe pas l'évaluation
environnementale et ne suit pas le bail, à ce moment-là, il est résilié, et comment...
Parce qu'on est en train de réserver un terrain, on a une entreprise ou... qui
est en train de faire un projet. Ils vont soumettre, en même temps, au LQE.
Qu'est-ce qui arrive à l'évaluation environnementale? Qu'est-ce qui arrive si
ça ne va pas de l'avant, selon le ministère de l'Environnement? Comment le bail
est-il résilié?
Le Président (M. Ciccone) : Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : On me
mentionne qu'on peut abandonner le droit, là, considérant qu'il n'y aurait pas
d'exploitation possible de la tourbe en raison de règles environnementales ou
de non-obtention de permis en lien avec l'environnement. Donc, on me mentionne
qu'il pourrait y avoir un abandon, tout simplement.
Mme Zaga Mendez : Mais ce
n'est pas à l'État de dire : Vous allez... Vous n'avez pas votre
autorisation, alors on ne va pas vous réserver? Parce que vous avez expliqué le
fait qu'on ne le fait pas dans l'ordre, c'est parce que ça va prendre plus de
temps. Donc, on réserve un territoire pour ce projet-là, parce que ça va
prendre plus de temps, OK, mais, pour être un peu logiques, là, avec... ou
cohérents avec qu'est-ce qu'on fait pour les autres, dans lesquels on demande
l'autorisation avant le bail, est-ce qu'il manquerait peut-être — là,
je réfléchis à voix haute, là — une disposition qui dit : On
peut le faire, à l'exception pour les tourbières, vu que c'est plus long, mais
s'il n'y a pas l'autorisation environnementale, si ça ne passe pas les étapes,
on résigne le bail? Parce que ce serait plus juste, étant donné que, pour les
autres, on respecte un ordre.
Mme Blanchette Vézina : Je
vais... Je vais suspendre. On va vérifier.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
On va suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 18 h 08)
(Reprise à 18 h 20)
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup. Nous sommes de retour. Mme la députée de Verdun, vous aviez la
parole.
Mme Zaga Mendez : Oui, merci,
M. le Président. Donc, tout à l'heure, on discutait du fait que l'exception
d'un bail pour les tourbières... pour l'exploitation des tourbières. Il y a,
dans l'article, une exception qui dit clairement que le projet... bon,
l'entrepreneur, l'entreprise <va rechercher l'autorisation...
Mme Zaga Mendez :
...pour
l'exploitation des tourbières. Il y a, dans l'article, une exception qui dit
clairement que le projet... bon, l'entrepreneur, l'entreprise va >rechercher
l'autorisation environnementale. Et, en attendant, on allait quand même
autoriser... pardon, donner le bail, réserver le territoire pour ce projet-là.
Là, ce que... moi, ce que j'aimerais entendre la ministre et puis aussi les
collègues, je pense que l'esprit de cet article-là, c'est de faire en sorte
qu'on n'est pas en train de geler du territoire pour toujours, surtout si le
projet n'a pas l'autorisation de la part du ministère de l'Environnement.
Qu'est-ce qui arrive à ce moment-là? Donc, je pense que, pour une cohérence
entre qu'est-ce qu'on est en train de dire, c'est-à-dire l'ordre dans l'autorisation,
il faudrait ajouter un élément qui permettrait de soit résilier le bail ou soit
suspendre le bail.
Bref, une fois que... si l'autorisation
est niée de la part de l'Environnement, on puisse libérer ces territoires-là
pour d'autres usages. Parce qu'on sait bien qu'une tourbière, bien, c'est aussi
un milieu humide et qui pourrait être protégé ou inclus dans un autre plan de
la part des municipalités ou des MRC. Je veux savoir l'avis de la ministre
là-dessus.
Le Président (M. Ciccone) : Mme
la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Bien, effectivement, l'objectif, puis on l'a vu dans d'autres articles, là,
c'est de libérer, lorsque possible, des droits, là, donc, s'assurer qu'il y a
des... là où il y a des droits, bien, c'est... c'est clair qu'il y a une
exploitation qui est possible. Donc, considérant, là, votre question, tu sais,
moi, je pense qu'il y a moyen... il y a certains articles qui permettraient, au
bout de 15 ans, par exemple, au renouvellement, de faire terminer le droit,
s'il ne respecte pas les conditions, par exemple, l'exploitation. Mais j'ai une
certaine ouverture, là, à ce qu'on regarde... à ce qu'on regarde une
possibilité, là, si, par exemple, il y a un refus, là, de l'Environnement ou de
la... en termes de Loi sur la qualité de l'environnement, là, ou d'une autre
loi environnementale, d'exploiter sur ce terrain-là, qu'il y ait un retrait,
là, du droit.
Donc, on pourra regarder, là, tu sais, je vous
propose qu'on... qu'on suspende l'étude de cet article. Est-ce que vous le
souhaitez, qu'on le fasse tout de suite, ou pas tout de suite?
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
ce que j'entends, c'est qu'il y aurait peut-être une proposition d'amendement...
Mme Blanchette Vézina : Qui
sera faite avant, oui.
Le Président (M. Ciccone) : ...mais
ce n'est pas clarifié encore que ça peut être sur cet article-là.
Mme Blanchette Vézina : Ce
n'est pas... Oui, on va regarder à quel endroit il serait pertinent de le
faire.
Le Président (M. Ciccone) : OK.
Avant de passer à l'autre article, est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'article 61, qui pourraient peut-être éclairer les choses, là? M. le
député de Pontiac.
M. Fortin :J'ai d'autres interventions sur l'article 61, mais là
on parle de l'exception à l'article 61 depuis tantôt, là, on parle des
tourbières, là. Moi, j'ai des interventions sur le reste de ce que la ministre
propose au 61, mais alors je ne pense pas que ça va aider particulièrement les
délibérations de Me Tremblay-Parent et de son équipe au cours des prochaines
heures. Alors, je les garderai pour demain, une fois qu'il y aura amendement ou
pas.
Sur le fond de ce que propose la députée
de Verdun, il y a quelque chose d'intéressant à aller voir. Alors, on est
ouverts à la discussion, là, et l'amendement qui sera proposé soit à cet
article-là ou à un article subséquent. L'idée, comme elle le dit, je pense
qu'effectivement, là, s'il y a un refus catégorique, là, et irréversible, et ce
n'est pas juste des recommandations de changement ou de... mais, s'il n'y a
aucune possibilité de faire quoi que ce soit, en lien avec les autorisations
environnementales, bien, effectivement, là, il n'y a plus... il n'y a plus lieu
d'avoir... d'avoir un bail conclu à ce moment-là. Alors, on est ouverts à la
discussion lorsque l'amendement sera... sera prêt.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Alors, par consentement, est-ce qu'on suspend l'article 61?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Ciccone) : Consentement.
Parfait. On va suspendre l'article 61 et on y reviendra plus tard.
Maintenant, on va passer à l'article 62. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Oui.
Donc, 62. Les articles 142.0.1 et 142.0.2 de cette loi sont remplacés par
les suivants :
«142.0.1. Le ministre peut refuser une
demande de bail non exclusif qui porte sur un dépôt meuble de substances
minérales à l'état naturel qui n'a jamais été exploité, qui a fait l'objet de
mesures de réaménagement et de restauration ou dont la qualité de substances
disponible est insuffisante...
Le Président (M. Ciccone) :
La quantité.
Mme Blanchette Vézina : ...la
quantité — merci, M. le Président — la quantité de
substances disponible est insuffisante.
«142.0.2. Le ministre peut, afin de
permettre la priorisation ou la conciliation des utilisations et de la
protection du terrain visé ou pour tout motif d'intérêt public, notamment pour
éviter ou limiter les impacts sur les communautés locales et autochtones :
«1° refuser une demande de bail ou son
renouvellement;
«2° subordonner la conclusion ou le
renouvellement d'un bail à des conditions et à des obligations qu'il détermine;
«3° conclure un bail pour une superficie
inférieure <à celle demandée...
Mme Blanchette Vézina :
...subordonner
la conclusion ou le renouvellement d'un bail à des conditions et à des
obligations qu'il détermine;
«3° conclure un bail pour une
superficie inférieure >à celle demandée;
«4° mettre fin à un bail ou diminuer le
périmètre du terrain qui en fait l'objet.
«Dans le cas où le ministre met fin à un
bail conformément au paragraphe 4° du premier alinéa, il accorde au
titulaire un bail sur un autre terrain. À défaut, il lui accorde une indemnité
correspondant aux sommes dépensées pour les travaux effectués sur le terrain.
«Le bail sur un autre terrain ne peut être
conclu en vertu du deuxième alinéa avant que, le cas échéant, l'autorisation
ministérielle prévue à l'article 22 de la Loi sur la qualité de
l'environnement (chapitre Q-2) ne soit délivrée ou que la déclaration de
conformité prévue à l'article 31.0.6 de cette loi n'ait été produite.»
Alors, cet article vise à remplacer
l'article 142.0.1 de la Loi sur les mines afin de limiter la conclusion de
baux non exclusifs pour l'exploitation de substances minérales de surface
lorsque le dépôt meuble visé n'a jamais été exploité, a fait l'objet de mesures
de réaménagement et de restauration ou contient une quantité de ressources insuffisante.
Le Président (M. Ciccone) : Merci...
Mme Blanchette Vézina : Ce
pouvoir favorisera une meilleure gestion des ressources naturelles, M. le
Président. Donc, j'avais un clin d'oeil, parce que j'ai dit «quantité» et non
«qualité». À l'heure actuelle, la ministre des Ressources naturelles et des
Forêts doit autoriser l'exploitation d'un dépôt meuble même si elle considère
qu'un site plus propice à l'exploitation se trouve à proximité.
Et concernant 142.0.2, cet article vise à
remplacer l'article 142.0.2 de la Loi sur les mines afin de préciser les
situations dans lesquelles la ministre des Ressources naturelles et des Forêts
peut refuser la conclusion d'un bail pour l'exploitation de substances
minérales de surface. Dorénavant, elle pourra rendre une décision afin de
permettre la priorisation ou la conciliation des utilisations et de la
protection du terrain visé ou pour tout motif d'intérêt public, notamment pour
éviter ou pour limiter les impacts sur les communautés locales et autochtones.
Cet article va permettre également, dans
ces situations, de refuser le renouvellement ou de subordonner la conclusion
d'un tel bail à certaines conditions et obligations. Jusqu'à présent, il était
uniquement possible de refuser des baux pour l'exploitation du sable et du
gravier ou de mettre fin à un bail pour l'exploitation du sable, du gravier ou
de la pierre. Voilà.
Le Président (M. Ciccone) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 62? Oui,
Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui. Je vais
peut-être commencer par presque la fin, où on dit... en fait, c'est
l'avant-dernier, on dit que, dans le cas où le ministre met fin à un bail... on
dit : «Il accorde au titulaire un bail sur un autre terrain. À défaut, il
lui accorde une indemnité correspondant aux sommes dépensées pour les travaux
effectués sur le terrain.» On parle de quels types de travaux, à ce moment-là,
qui auraient été faits?
Mme Blanchette Vézina : M.
Gaudreau.
Le Président (M. Ciccone) : M.
Gaudreau.
M. Gaudreau (Roch) : Oui.
Pour un bail... Juste un instant.
(Consultation)
M. Gaudreau (Roch) : Dépendamment
de la nature de l'exploitation, c'est sûr que, si c'est juste pour un bail non
exclusif pour le sable et gravier, il y a très peu de travaux qui sont faits,
généralement, à l'exception d'un échantillonnage pour caractériser le matériel.
Si c'est une carrière, bien là, ça nécessite du déboisement, ça nécessite
l'ouverture d'un... dynamitage, donc, des travaux plus onéreux. Donc, selon la
nature du dépôt, il y a des travaux qui peuvent... qui peuvent se faire.
Mme Dufour : OK, merci. Et,
quand on dit «il accorde au titulaire un bail sur un autre terrain», comment
cet autre terrain là est choisi, établi?
M. Gaudreau (Roch) : Deux
possibilités, soit que le promoteur ait un autre site d'intérêt, à ce
moment-là, il peut transférer sa demande sur l'autre site, et puis on
l'analyse, ou encore, si on a, dans nos bases de données, des informations, on
peut lui suggérer des sites, des sites équivalents.
• (18 h 30) •
Mme Dufour : OK. Là, on est
en terre publique, ici? Donc...
M. Gaudreau (Roch) : Oui.
Mme Dufour : OK.
Mme Blanchette Vézina : Ça
pourrait être... par exemple, plutôt que d'utiliser un dépôt qui est près d'un
parc régional, d'aller un peu plus loin.
Mme Dufour : OK, mais là il
faut évidemment que cet autre terrain là soit libre d'autres usages aussi.
Mme Blanchette Vézina : Effectivement,
ou, s'il le détient déjà, là, je pense que ça pourrait être aussi le cas où il
est déjà détenteur d'un droit ailleurs.
Mme Dufour : OK. Je vais
laisser d'autres collègues poser des questions.
Le Président (M. Ciccone) :
Parfait. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Oui, Mme la députée de Verdun...
18 h 30 (version révisée)
Mme Blanchette Vézina : ...ailleurs.
Mme Dufour : OK. Je vais
laisser d'autres collègues poser des questions.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions? Oui, Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Merci. Je
trouve cet article-là très intéressant, il ramène des avancées, surtout des
pouvoirs qui sont donnés concernant des conciliations des usages. Et là, pour
comprendre un peu la mécanique, parce que, tout à l'heure, on parlait du 61
dans lequel on disait : On est toujours dans l'exploitation de surface
dans ce cas-là. Donc, il y a quand même un ordre. Donc, le projet va chercher
une autorisation de la part du ministère de l'Environnement et après vient
solliciter le bail... ou le bail est donné. Est-ce que les pouvoirs que la
ministre décrit dans... Par exemple, dans 142.0.2, pour mettre fin à un bail ou
nier un bail, il peut refuser une demande de bail, ceci peut se faire à n'importe
quel moment, avant ou après l'autorisation... de l'Environnement, c'est-à-dire,
lorsqu'une municipalité qui a déterminé que ce lieu-là est dans un lieu d'intérêt
pour une aire protégée, où... vous avez donné, tout à l'heure, l'exemple de
proche d'un parc régional, il n'y en a pas, de temporalité, là. En fait, l'ordre
dans lequel le refus peut avoir lieu. Vous comprenez un peu, là? Parce qu'on
demande une autorisation, on va chercher ça, là on parle de l'Environnement,
mais ici, il y a d'autres motifs qu'environnementaux, c'est très bien. Je veux
juste comprendre à quel moment la demande, elle est refusée, si... Bref, c'est
juste pour bien comprendre la mécanique.
Mme Blanchette Vézina : Je
vais suspendre quelques minutes.
Le Président (M. Ciccone) : On
va suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 18 h 32)
(Reprise à 18 h 35)
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
nous sommes de retour. Vous avez une explication, Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Merci.
Je vais céder la parole à Me Tremblay-Parent qui va vous expliquer la
séquence en lien avec l'article 61.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien
sûr. Bien, en fait, le... tu sais, il faut avoir en tête, là, comment le projet
d'un entrepreneur va partir. Lui, il va faire d'abord sa demande au ministère des
Ressources naturelles et des Forêts pour avoir finalement réservé le territoire
autrement <dit...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
...des Forêts pour avoir finalement réservé le territoire autrement >dit.
Puis ensuite, il va se diriger vers le ministère de l'Environnement pour avoir
son autorisation. Et puis, s'il a son autorisation, là, le bail pourrait être
délivré. C'est la mécanique de l'article précédent qu'on vient de voir. Mais
évidemment, avant que le bail soit délivré, donc ça peut être avant l'autorisation
environnementale, d'emblée la ministre pourrait dire : Bien, moi, je vous
refuse, parce que finalement, ce n'est pas dans l'intérêt public, là.
Mme Zaga Mendez : OK. Mais,
tu sais, c'est un peu... c'était... c'était le sens de ma question. Donc, même
avant qu'il y ait une demande d'autorisation au ministère de l'Environnement, s'il
y a un enjeu d'acceptabilité, la ministre a le pouvoir de refuser, c'est ça.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : ...
Mme Zaga Mendez : Parfait.
Le Président (M. Ciccone) : C'est
beau?
Mme Zaga Mendez : Oui.
Le Président (M. Ciccone) : Merci,
Mme la députée. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? M. le député de Pontiac.
M. Fortin :Oui. J'aurais un amendement à proposer à la ministre en
fait.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'on a l'amendement?
M. Fortin :Je vous l'envoie à l'instant, M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) : Bien,
on va... on va suspendre quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 18 h 37
)
(Reprise à 18 h 39
)
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
M. le député de Pontiac, vous aviez un amendement à nous proposer?
M. Fortin :Merci, M. le Président. En fait, j'ai très peu de crédit
pour cet amendement-là, c'est une... c'est une suggestion, une recommandation
qui nous vient de L'Union des producteurs agricoles qui demande que l'article 62
du projet de loi remplaçant l'article 142.0.2 de la loi sur des mines soit
modifié par l'ajout, après les mots «et de la protection du terrain visé,», par
les mots «notamment pour des fins agricoles,».
Et là, je sais, on parle de terres
publiques, là, et évidemment on en parle depuis tantôt. La ministre... la
ministre n'est pas sans savoir toutes les revendications, notamment au niveau
acéricole, en terres publiques. Alors, les gens de l'union des... de L'Union
des producteurs agricoles nous ont dit essentiellement que ça pouvait être un
des usages et que ça devait être spécifié dans cette... dans cette loi-là. Je
ne pense pas que ça vient enlever quoi que ce soit à la ministre. Je pense que
ça vient simplement bonifier que c'est un des usages qu'il faut considérer
comme étant important.
Alors, on le met de l'avant ici pour
considération de la part de l'équipe ministérielle, en sachant... en sachant
tout le potentiel, entre autres acéricole, que certaines terres publiques au
Québec ont, notamment dans ma région, la région du député de Gatineau, la
région du Témiscamingue et plusieurs autres, là, qui sont... qui représentent
un des potentiels probablement les moins utilisés en matière d'acériculture, au
Québec, dans les terres publiques. Alors, pour le développement approprié de
ces terres-là, on fait cette suggestion-là à l'équipe ministérielle.
Le Président (M. Ciccone) : Merci,
M. le député. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : ...suspendre
pour analyser l'amendement.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
On suspend quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 18 h 40
)
(Reprise à 18 h 56)
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
nous sommes de retour. Nous étions sur l'amendement déposé par le député de
Pontiac. Il y a une entente. Est-ce que...
M. Fortin :Oui. En fait, celui qui est... qui est à la... qui est à
l'écran, là, on va le retirer, M. le Président, suite à quelques suggestions
qui ont été faites par la partie gouvernementale, pour nous permettre de mieux
le réintroduire. Alors, s'il y a consentement, on procéderait comme ça.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.Est-ce qu'il y a consentement pour retirer l'amendement et le...
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Ciccone) : ...et
le remplacer par le suivant?
M. Fortin :Et le remplacer par l'amendement qui suit et qui sera à
l'écran à l'instant, M. le Président. Voilà. Voilà.
Alors, article 62 du projet de loi
remplaçant l'article 142.0.2 de la loi sur les mines est modifié par
l'ajout, après les mots «la priorisation ou la conciliation des utilisations»,
par les mots «notamment à des fins agricoles,».
Alors, on vient déplacer, un peu vers
l'avant, là, le... de la phrase les mots qu'on voulait insérer, on remplace le
«pour» par un «à», mais essentiellement l'idée, c'est d'inscrire dans la loi la
possibilité explicite pour la ministre ou le ministre d'agir notamment à des
fins agricoles.
Et, encore là, on a utilisé l'exemple plus
tôt de l'acériculture. C'est vraiment celui qu'on a en tête. Un jour,
peut-être, M. le Président, si, je ne sais pas, moi, il y a pénurie de
champignons au Québec et que la ministre doit agir en ce sens, bien, elle aura
toute la latitude de le faire. Mais ce qu'on avait vraiment en tête, c'était la
question plus acéricole, là, parce que, vous le savez, il y a des demandes de
longue date de la fédération des... ou des producteurs acéricoles du Québec
pour une utilisation plus grande de nos terres publiques à des fins acéricoles.
Et ici, puisqu'on est justement dans cette conciliation, priorisation des
utilisations de la terre publique, ça nous apparaissait le moment approprié. Alors,
on espère, entre autres, que, lors des prochaines journées nationales de
l'érable, avec des amendements comme ceux-là et avec des actions concrètes qui
en découlent, il y aura une plus grande réjouissance autour de cette
journée-là, M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement à
l'article 62?
Mme Blanchette Vézina : Bien
que j'aurais envie d'élaborer sur cette question de la conciliation des usages
et des grandes avancées qu'on a faites nommément avec le plan de développement
pour l'acériculture en forêt publique, je vais m'en tenir à l'amendement, si
vous me permettez, question d'avancer, M. le Président. Mais donc,
effectivement, pour nous, on croit et on est convaincus qu'il y a, dans les
pouvoirs qui sont déjà là, la possibilité de le faire pour des fins acéricoles,
mais, de le préciser, on ne voit pas d'objection du tout puis on comprend... on
a le même intérêt, là, que le député de Pontiac et les partis d'opposition,
c'est-à-dire de favoriser le développement de l'acériculture, notamment en
terres publiques. Donc, je n'ai pas d'enjeu avec l'ajout.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Non? Alors, je suis maintenant prêt à mettre
aux voix l'amendement...
Une voix : ...
Le Président (M. Ciccone) : Ah!
pas de problème. Alors, l'amendement à l'article 62, par appel nominal. Mme
la secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Fortin (Pontiac)?
M. Fortin :Pour.
La Secrétaire : Mme Dufour
(Mille-Îles)?
Mme Dufour : Pour.
La Secrétaire
: Mme Blanchette
Vézina (Rimouski)?
Mme Blanchette Vézina : Pour.
La Secrétaire
: M. Bussière
(Gatineau)?
M. Bussière : Pour.
La Secrétaire
: M. Sainte-Croix
(Gaspé)?
M. Sainte-Croix : Pour.
La Secrétaire
: M. Rivest
(Côte-du-Sud)?
M. Rivest : Pour.
La Secrétaire
: M. Tremblay
(Dubuc)?
M. Tremblay : Pour.
La Secrétaire
: Mme Zaga
Mendez (Verdun)?
Mme Zaga Mendez : Pour.
La Secrétaire
: M. Ciccone
(Marquette)?
Le Président (M. Ciccone) : Abstention.
Alors, nous retournons à l'article 62 tel qu'amendé. Y a-t-il d'autres
interventions? Oui, Mme la députée de Mille-Îles.
• (19 heures) •
Mme Dufour : ...merci, M. le
Président. J'ai une question concernant... On dit : «Le ministre peut...»,
au 142.0.2, là, «Le ministre peut...», puis là, au quatrième... je ne sais pas
si c'est alinéa, là, mais on dit : «mettre fin à un bail ou diminuer le
périmètre du terrain qui en fait l'objet.» Ça, est-ce que c'est à tout moment?
Parce que l'autre... et les éléments, les autres éléments, c'est au moment de
la conclusion du bail...
19 h (version révisée)
Mme Dufour : ...les autres
éléments, c'est au moment de la conclusion du bail. Mais là, «mettre fin à un
bail ou diminuer le périmètre du terrain qui en fait l'objet», de ce que je
comprends, c'est que ça pourrait être à tout moment. Donc, une fois que le bail
est conclu, des années, même, après, ça pourrait arriver?
Mme Blanchette Vézina : Oui,
puis c'est pour ça aussi que l'alinéa suivant, là, prévoit une indemnité.
Mme Dufour : OK, OK. Donc, à
tout moment.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'il y a... Avez-vous autre chose, Mme la députée? Non?
Mme Dufour : Non, merci. Je
voulais le valider.
Le Président (M. Ciccone) : OK.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 62 tel qu'amendé?
Alors, je suis maintenant prêt à mettre aux voix l'article 62 tel qu'amendé.
Est-ce que l'article 62, tel qu'amendé, est adopté?
M. Fortin :Sur division, M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) : Sur
division. C'est noté.
Mme Blanchette Vézina : ...adopté?
Le Président (M. Ciccone) : Adopté.
Mme Blanchette Vézina : ...amendé...
adopté.
Le Président (M. Ciccone) : J'attendais...
Mme Blanchette Vézina : Je
vous disais que la journée avait été longue, là, ça commence à paraître.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Merci beaucoup. Nous sommes rendus à l'article 63. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Merci,
M. le Président.
63. L'article 142.1 de cette loi est
modifié :
1° par la suppression, dans le
cinquième alinéa, de «de recherche»;
2° par le remplacement de «claim» par
«droit exclusif d'exploration», partout où cela se trouve.
Alors, cet article vise à modifier l'article 142.1
de la Loi sur les mines, notamment pour retirer la notion de «recherche» de
manière à éviter la confusion avec les activités de recherche scientifique,
comme on a déjà discuté à quelques reprises.
Le Président (M. Ciccone) : Y
a-t-il des interventions?
Mme Dufour : Excusez-moi,
deux secondes. OK, je cherchais le mot «de recherche», mais c'était à la
toute fin, je ne le voyais pas. OK, c'est bon.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'il y a des... Est-ce qu'il y a des interventions? Non? Alors, je vais mettre
aux voix maintenant l'article 63. Est-ce que l'article 63 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
l'article 63 est adopté.
L'article 64. Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Merci,
M. le Président.
64. L'article 144 de cette loi est
modifié :
1° dans le premier alinéa :
a) par le remplacement, dans le
paragraphe 1°, de «prévu» par «ainsi que la bande de terre adjacente à ce
dernier, définis»;
b) par la suppression, dans le
paragraphe 2°, de «à la recherche,»;
c) par l'ajout, à la fin, du paragraphe
suivant :
«6° un terrain visé par une
autorisation donnée en vertu du deuxième alinéa de l'article 140 ou de
l'article 140.0.1.»;
2° dans le deuxième alinéa :
a) par le remplacement, dans le
paragraphe 3°, de «6» par «5»;
b) par la suppression, dans le
paragraphe 4°, de «en vertu de l'article 304».
Cet article vise notamment à effectuer une
modification de concordance à l'article 144 de la Loi sur les mines en
fonction de la modification apportée à l'article 70 de cette loi et de l'ajout
de l'article 140.0.1 de cette loi par les articles 33 et 57 du projet
de loi.
Les bandes de terres adjacentes aux
aménagements prévus par règlement ainsi que les terrains faisant l'objet d'une
autorisation donnée à un autre ministre ou à un organisme pour la construction
ou pour l'entretien d'un ouvrage de l'État ne pourront faire l'objet d'un bail
d'exploitation de substances minérales de surface. Il en est de même sur le
terrain qui fait l'objet d'une autorisation donnée à une autre personne pour
extraire des substances minérales de surface en raison d'un sinistre.
Alors, c'est des articles de concordance.
J'aurais un amendement à déposer, M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) : Parfait.
Elle a été envoyée? Oui? On va la sortir. Alors, ça s'en vient. Parfait.
Veuillez nous lire l'amendement, s'il vous plaît, Mme la ministre.
Mme Blanchette Vézina : Oui. À
l'article 64 du projet de loi :
1° remplacer le
sous-paragraphe c du paragraphe 1° par le sous-paragraphe
suivant :
«c) par l'ajout, à la fin, des paragraphes
suivants :
«6° un terrain visé par une
autorisation donnée en vertu du deuxième alinéa de l'article 140;
«7° un terrain situé dans un
périmètre où les substances minérales de surface sont extraites ou exploitées
en vertu de l'article 140.0.1.»;
2° remplacer le
sous-paragraphe a du paragraphe 2° par le suivant :
«a) par la suppression du
paragraphe 3°;».
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'il y a des interventions sur l'amendement? Vous l'expliquez?
Mme Blanchette Vézina : Ah!
il y a un commentaire.
Le Président (M. Ciccone) : Ah!
vous voulez l'expliquer en commentaire?
Mme Blanchette Vézina : Si
vous me permettez, oui, de...
Le Président (M. Ciccone) : Ah
oui? Allez-y.
Mme Blanchette Vézina : Alors,
cet amendement vise à prévoir que le périmètre où le ministère des Ressources
naturelles et des Forêts extrait ou exploite des substances minérales de
surface pour la construction ou l'entretien d'un ouvrage de l'État ne peut
faire l'objet d'un autre bail d'exploitation de substances minérales de surface
en concordance avec la modification à l'article 140.0.1 de la Loi sur les <mines...
Mme Blanchette Vézina :
...la
modification à l'article 140.0.1 de la Loi sur les >mines, proposée
par amendement à l'article 57 du projet de loi.
Cet amendement vise également à supprimer
le paragraphe 3° de l'article 144 qui permettait à la ministre des
Ressources naturelles et des Forêts de refuser un bail d'exploitation de
substances minérales de surface ou de subordonner son approbation à des
conditions et des obligations lorsque les substances minérales visées à
l'article 6, sauf le sable ou le gravier, sont exploitées ou l'ont déjà
été. Avec la modification de l'article 5 de la Loi sur les mines, ces
substances minérales de surface ne pourront plus faire l'objet d'un bail
d'exploitation de substances minérales de surface.
Le Président (M. Ciccone) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement?
M. Fortin :...retourner à l'explication et le commentaire? Merci.
Juste dans la première partie : L'amendement vise à prévoir que le
périmètre où le ministère des Ressources naturelles extrait ou exploite des
substances minérales.
Mme Blanchette Vézina : En
fait, on a prévu un amendement tout à l'heure, à 140.0.1, bien, c'était
l'article 57 du projet de loi, donc c'est la concordance en lien avec cet
amendement-là. C'est-à-dire la possibilité... On avait un alinéa 2°, là,
qui disait : Bien, dans le cas où c'est la ministre elle-même qui fait
l'exploitation, bon, il y a des... il y a des particularités, des précisions
qui ont été apportées. Bien, cet amendement-là, donc le premier, vient viser
vraiment la concordance avec l'amendement qu'on a fait.
M. Fortin :OK. Ça me va.
Le Président (M. Ciccone) : Ça
te va. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement à
l'article 64? Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Oui. Pour
comprendre, ceci s'applique aussi lorsque la ministre autorise l'exploitation
ou l'extrait par d'autres ministères?
Mme Blanchette Vézina : Là,
je veux juste être sûre, là. C'est... Oui. Vas-y. Allez-y.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Oui.
Bien, en fait, c'est... c'est que... l'idée, c'est qu'il n'y ait pas quelqu'un
qui demande un bail ou, en fait, qu'il n'y ait... qu'il n'y ait pas de bail
délivré sur un territoire où les substances sont utilisées par le ministère
pour de la construction publique, là. Donc, l'article qui était dans le projet
de loi, ça visait l'autorisation qui est prévue au premier alinéa de
l'article 140.0.1, comme la ministre l'a indiqué. On est venu modifier par
amendement pour aussi prévoir l'encadrement des utilisations par la ministre.
Donc, par concordance, là, on veut exclure la possibilité d'avoir un bail,
autant pour le premier alinéa que le deuxième de 140.0.1.
Mme Zaga Mendez : Je
comprends. Mais ma question porte sur les autres ministères. Parce que là, je
me souviens de l'article 57, ce n'étaient pas seulement l'exploitation
puis l'exploration par le ministère des Ressources naturelles. Il y avait un
autre article qui faisait référence à des autorisations qu'on donnait, par
exemple, au ministère des Transports, ou autres, dans la... puis on a les mêmes,
ouvrages de l'État, travaux publics. Bref, je veux savoir si ça s'applique
aussi aux autres ministères.
Mme Blanchette Vézina : Je
vais suspendre. Je vous reviens avec la réponse, oui.
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
on va suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 19 h 09)
(Reprise à 19 h 10)
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
nous sommes de retour. Monsieur... Maître.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Bien,
en fait, oui, là, la... En fait, je vais apporter la nuance. C'est que,
finalement, l'exclusion de la possibilité d'avoir un bail, ça vise également
quand il y a une autorisation qui est donnée à un autre ministère. Donc, si,
mettons, il y a le ministère des Transports qui a reçu une autorisation, bien,
il ne pourra pas y avoir un bail dessus. Si toutefois on prend le cas où il y
aurait une autorisation qui est donnée, mettons, au ministère des Transports,
mais qu'Hydro-Québec voudrait également pouvoir extraire, bien là, il va y avoir
une question, finalement. C'est un «peut», là, qu'on a mis à l'article 140.0.1.
Donc, ça va être au ministère, finalement, de juger s'il peut avoir, tu sais,
différentes autorisations qui peuvent être données, comment ça peut être
concilié, là, mais ça va être encadré via le pouvoir discrétionnaire de <140.0.1...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) :
...là,
mais ça va être encadré via le pouvoir discrétionnaire de >140.0.1.
Le Président (M. Ciccone) : Merci.
Mme la députée. C'est beau? Ça va?
Mme Zaga Mendez : C'est beau.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions à l'amendement? Non. Alors, je vais mettre aux
voix maintenant l'amendement à l'article 64... aux voix. Est-ce que
l'amendement à l'article 64 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : Adopté.
Alors, on retourne à l'article 64.
M. Fortin :La question de la bande de terre adjacente, là... Je sais que
la ministre a terminé son explication de l'article 64 en disant que
c'étaient des mesures de concordance, là. C'est peut-être moi qui l'ai oubliée,
cette disposition-là, là, peut-être qu'on peut me la rappeler.
Mme Blanchette Vézina : ...là,
je ne me souviens pas du numéro. Peut-être...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : C'est
33 du projet de loi.
Mme Blanchette Vézina : 33,
qui permettait de s'assurer de protéger des ouvrages de l'État...
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Des
bandes de terre.
Mme Blanchette Vézina : ...des
bandes de terre près des ouvrages de l'État.
M. Fortin :Oui. Je pense que je m'étais absenté brièvement pendant ce
moment-là et que ma collègue y était, alors peut-être que sa mémoire est
meilleure que la mienne.
Mme Blanchette Vézina : C'est
article 33, qu'on a dit?
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : ...
Mme Blanchette Vézina : Je
vous cède la parole.
Le Président (M. Ciccone) : Maître.
M. Tremblay-Parent (Gabriel) : Oui.
L'article 33 du projet de loi, là, qui modifie l'article 70, c'est un
article qui faisait en sorte que, quand il y avait... quand, par règlement, on
vient déterminer que, tu sais, c'est un aménagement, là, qui doit, finalement,
nécessiter une autorisation, bien, il peut également avoir une bande de terre.
Donc, quelqu'un qui voudrait faire des travaux d'exploration, là, c'était ça, à
70, bien, finalement, il devrait demander une autorisation au ministre pour
réaliser des travaux d'exploration sur le territoire visé par l'aménagement et
sur la bande de terre adjacente à cet ouvrage-là, là, qui serait déterminé par
règlement.
Donc là, la modification, ce que ça fait
en sorte, c'est que non seulement quelqu'un qui voudrait faire des travaux
d'exploration va devoir demander une autorisation, mais également, par renvoi,
il ne pourrait pas y avoir de bail d'exploitation de substances minérales de
surface qui serait donné sur ce territoire-là.
M. Fortin :...M. le Président.
Le Président (M. Ciccone) : Merci.
Y a-t-il d'autres interventions? Mme la députée. Il reste deux minutes.
Mme Dufour : Oui. Merci, M.
le Président. Pourquoi on vient supprimer, dans le paragraphe 4°, «en
vertu de l'article 304»? Quand je regarde l'article 304, dans le
fond, ça permet... Puis là on parle d'un terrain réservé à l'État, là, en vertu
de l'article 304. Il y a quand même beaucoup, beaucoup, beaucoup de cas de
figure à l'article 304. Je pense qu'on couvrait très, très large. Pourquoi
on vient l'enlever à ce moment-là?
Mme Blanchette Vézina : ...par
exemple, les...
Le Président (M. Ciccone) : ...
Mme Blanchetpuite Vézina : Pardon.
Bien, il pourrait, par exemple, y avoir des ententes autochtones qui réservent
à la...
Mme Dufour : Puis ça...
Mme Blanchette Vézina : Ce
n'est pas l'article 304, dans ce cas-là, c'est d'autres articles qui
peuvent permettre de réserver à l'État. Donc, c'est pour éviter de référer
uniquement à cet article.
Mme Dufour : OK. Mais
l'article 304, lui, est toujours valide, là?
Mme Blanchette Vézina : Exact.
Mme Dufour : Il y a beaucoup
de contenu dedans.
Mme Blanchette Vézina : À la
place d'en cibler un, on cible tous les cas de soustraction de réserves à
l'État.
Mme Dufour : OK. En toute
franchise, j'avais l'impression que le 304 couvrait tout, à la longueur qu'il
avait, tu sais.
Mme Blanchette Vézina : Il y
a notamment les ententes autochtones.
Mme Dufour : Comment?
Mme Blanchette Vézina : Notamment
les ententes autochtones.
Mme Dufour : Oui, bien, c'est...
visiblement, c'était absent.
Mme Blanchette Vézina : Terres
privées.
Mme Dufour : OK.
Le Président (M. Ciccone) : Est-ce
qu'il y a d'autres interventions? Non. Alors, je vais mettre aux voix l'article 64
amendé. Est-ce que l'article 64 amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Ciccone) : Adopté.
Collègues, compte tenu de l'heure, la
commission ajourne ses travaux sine die. Merci beaucoup.
(Fin de la séance à 19 h 15)