(Neuf
heures quarante-sept minutes)
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, bon matin à tous. Il y a le quorum. Je déclare
la Commission de l'aménagement du territoire ouverte.
Alors, la commission
est réunie ce matin afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi
n° 50, la loi édictant la... sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres et modifiant
diverses dispositions relatives notamment aux centres de communications
d'urgence et à la protection contre les incendies de forêt.
Est-ce que nous avons
des remplaçants ce matin?
La Secrétaire :
Oui, M. le Président. Mme Setlakwe (Mont-Royal—Outremont)
est remplacée par Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis).
Étude détaillée (suite)
Le Président (M.
Schneeberger) : Merci beaucoup. Alors, lors de la dernière session,
nous en étions... nous avions adopté le... l'article 90. Nous en étions à
l'article 91 de l'article 1. Alors, je ne sais pas où en étaient les
discussions. Je laisse la place aux... M. le ministre, oui.
M.
Bonnardel : J'avais lu... j'avais lu... j'avais lu le... Bien,
voulez-vous que je relise le paragraphe?
Le Président (M.
Schneeberger) : Non. Ça va? Alors, est-ce qu'il y avait des questions
sur l'article 91? Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme
Maccarone : Merci, M. le Président. Bon matin, tout le monde. Lors des
fins des travaux, la semaine passée, j'avais demandé si on avait des précisions
en ce qui concerne la traduction en anglais de «special partners», parce
qu'ici, quand on dit «à l'exception des commanditaires». Puis j'avais posé la
question, puis on avait dit que probablement on avait eu le temps, entre la
pause des travaux, d'avoir une réponse.
M.
Bonnardel : La légiste va vous donner un élément de réponse, là, mais
c'est une traduction qui vient des autres lois. Je vais laisser la légiste,
Noémi, vous expliquer.
Mme
Maccarone : OK.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, ça prend le consentement pour que madame puisse intervenir.
Alors, je vous demanderais de vous nommer avec votre titre.
Mme Potvin (Noémi) : Oui, bonjour. Noémi Potvin,
avocate aux affaires juridiques du ministère de la Sécurité publique.
On a fait des
recherches, on a aussi discuté avec le Secrétariat à la législation. Il faut
savoir que cette expression-là est traduite
ainsi depuis le Code civil, qui a été adopté en 1991. Alors, partout dans nos
lois, il est traduit de cette façon-là. Vous comprenez que c'est un petit
peu délicat ici de venir le traduire autrement, là, en raison de la cohérence
du corpus législatif, là, mais tout ça découle du Code civil.
Mme
Maccarone : Je comprends. C'est bon. C'est ma réponse... le moins
aimé, vous le savez, je pense que je l'ai déjà exprimé, mais je comprends. Je
comprends la complexité, mais ça reste que, pour moi, en tout cas, là, la
traduction d'«à l'exception des commanditaires», «special partners», c'est...
Je comprends qu'on ne changera pas ça aujourd'hui. Bref, merci beaucoup pour
les explications, mais ce n'est vraiment pas une bonne traduction, là, c'est...
Moi, il me semble, ça devrait être quelque
chose autre, on met des «partnerships», je ne sais pas, quelque chose de
différent, mais voilà. Merci.
• (9 h 50) •
Le Président (M.
Schneeberger) : D'autres questions? Député de Laurier-Dorion.
M.
Fontecilla : J'aurais une question, M. le Président. Bonjour, tout le
monde. Qu'est-ce qu'on désigne par «une association non personnalisée», s'il
vous plaît?
Mme Potvin
(Noémi) : Oui, une association non personnalisée, c'est un groupement
de personnes liées par contrat mais qui est
non doté d'une personnalité juridique. C'est défini à l'article 2186, le
deuxième alinéa, du Code civil
du Québec. Donc, il y a vraiment, là... On a plusieurs personnes qui sont liées
par contrat, qui vont faire une entreprise, mais il n'y a pas de
personnalité juridique. Voilà.
M. Fontecilla : Très bien. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? D'autres questions? Est-ce que l'article 91 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
L'article 92. M. le ministre.
M. Bonnardel : L'article 92 se
lit comme suit :
«Les montants
des amendes prévues par la présente loi ou ses règlements sont portés au double
en cas de récidive.»
Commentaire. Cet article vise à punir plus
sévèrement les récidives.
Le Président (M. Schneeberger) :
Questions? Non. Est-ce que l'article 92 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. Article 93.
M. Bonnardel : 93 se lit comme
suit :
«Un juge peut ordonner à un contrevenant de
remédier à tout manquement pour lequel celui-ci a été déclaré coupable.
«Le
poursuivant doit donner au contrevenant un préavis d'au moins 10 jours
pour toute demande d'ordonnance, sauf si les parties sont présentes
devant le juge. Le juge doit, avant de rendre une ordonnance et sur demande du
contrevenant, lui accorder un délai qu'il juge raisonnable pour lui permettre
de présenter une preuve relative à la demande du
poursuivant.»
Commentaire. Cet article permet à un juge, en
plus d'imposer une amende à un contrevenant, de lui ordonner de remédier à un
manquement pour lequel il a été déclaré coupable et prévoit les modalités pour
ce faire.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des questions? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui, juste très
rapidement. Je vois qu'on est en train de changer la formulation de... la rédaction de l'article en question puis on ajoute
le «avant de rendre une ordonnance». Pourquoi qu'on fait ce changement?
Mme Potvin
(Noémi) : Bien, c'est une question de... c'est pour que ça
soit équitable. C'est une amélioration, en fait, de la rédaction, là. Donc, on donne des préavis pour que la
personne qui serait visée par une demande d'ordonnance comme ça puisse
se préparer en conséquence.
Mme Maccarone : OK. Chose qui
n'était pas possible auparavant.
Mme Potvin (Noémi) : Bien, ça aurait
pu être possible, ça aurait été une bonne pratique de le faire, mais la loi ne
l'obligeait pas.
Mme Maccarone : OK, c'était moins
clair. OK, merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? D'autres questions? Est-ce que l'article 93 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 94.
M.
Bonnardel : 94.
Nous avons un amendement, mais je vais lire l'article principal en
premier :
«Une poursuite pénale pour une infraction à une
disposition du règlement pris en application de l'article 11 peut être
intentée par une municipalité locale lorsque l'infraction est commise sur son
territoire.
«Le cas échéant, la poursuite peut être
[tentée...] intentée devant la cour municipale compétente.
«Les amendes imposées appartiennent à la
municipalité poursuivante.
«Lorsque la poursuite est intentée devant une
cour municipale, les frais relatifs à la poursuite appartiennent à la
municipalité dont dépend cette cour, sauf la partie des frais remis par le
percepteur à un autre poursuivant en vertu de l'article 345.2 du Code de
procédure pénale (chapitre C‐ 25.1)
et sauf les frais remis au défendeur ou imposés à la municipalité poursuivante
en vertu de l'article 223 de ce code.»
Commentaire. Cet article
permet aux municipalités locales qui sont chargées de veiller à l'application
du règlement concernant les personnes dont les biens ou les activités peuvent
être à l'origine d'un sinistre de poursuivre les
personnes qui contreviennent à ce règlement sur leur territoire et prévoit
qu'elles conservent les amendes imposées.
L'amendement, si...
Le Président (M. Schneeberger) : ...OK,
l'amendement est là, parfait. Il a été reçu. Allez-y.
M. Bonnardel : Donc :
Remplacer, dans le premier alinéa de
l'article 94 de la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la
résilience aux sinistres, proposé par
l'article 1 du projet de loi, «[à une disposition] du règlement pris en
application de l'article 11» par «[pour une infraction à une
disposition] de la présente loi ou d'un règlement pris pour son application».
Donc, vous voyez, le libellé est modifié au
premier alinéa.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des questions?
M.
Bonnardel : En réalité, c'est une erreur, comme telle, là,
d'avoir mis ça juste pour l'application de l'article 11, donc, la
«poursuite pénale pour une infraction à une disposition de la présente loi ou
d'un règlement pris pour son application». On ne se concentre pas seulement sur
l'article 11.
Le
Président (M. Schneeberger) : Est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement?
Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Ça fait que... si je
comprends bien, on enlève le 11 parce que le 89 aussi est interpelé par cet
article. Ça fait que ça... dans le fond, c'est plus conforme avec tout ce qui
est lié avec cet article?
M. Bonnardel : Oui. Voulez-vous une
réponse plus... plus...
Mme Maccarone : Allez-y, Me Potvin.
Mme Potvin
(Noémi) : Bien, c'est ça, c'est que, vous savez, les projets
de loi, on continue toujours d'y réfléchir, même après sa présentation. Finalement, en regardant ça, on se
disait : Mais là on ne permettrait pas à une municipalité de
poursuivre, dans un cas d'entrave à un inspecteur municipal, par exemple, qui
aurait voulu aller inspecter un générateur de risque, ou on ne permettrait pas
à une municipalité de poursuivre pour toutes sortes d'autres infractions qui
pourraient la concerner directement. Donc, ça a été jugé préférable de
présenter un amendement pour lui donner toutes les possibilités dans les cas
d'infraction à la loi.
Mme
Maccarone : OK, c'est clair. Merci.
Le
Président (M. Schneeberger) : Ça va? D'autres questions? Alors, est-ce que
l'amendement de l'article 94 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Est-ce que l'article 94 tel qu'amendé, il y a des questions? Non. Est-ce
que l'article 94 tel qu'amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 95.
M. Bonnardel : 95.
«Chapitre VI
«Dispositions transitoires et finale
«95. Aux fins de l'application du deuxième
alinéa de l'article 7, le Règlement sur les procédures d'alerte et de
mobilisation et les moyens de secours minimaux pour protéger la sécurité des
personnes et des biens en cas de sinistre (chapitre S-2.3, r. 3) est
réputé avoir été pris en vertu du paragraphe 1° de l'article 10 de la
présente loi.»
Commentaire.
Cet article vise à maintenir en vigueur le Règlement sur les procédures
d'alerte et de mobilisation et les
moyens de secours minimaux pour protéger la sécurité des personnes et des biens
en cas de sinistre, édicté en vertu de
l'article 194 de l'actuelle Loi sur la sécurité civile, jusqu'à ce que le
contenu du plan de sécurité civile, que doivent adopter les
municipalités locales en vertu du deuxième alinéa de l'article 7, soit
déterminé par un règlement du gouvernement qui doit être pris en vertu du
paragraphe 1° de l'article 10.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des questions? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Juste
très rapidement. Définition de «secours minimaux», ça peut être quoi?
Le Président (M. Schneeberger) : Mais,
monsieur... Je dois avoir le consentement pour que vous puissiez prendre la
parole. Alors, consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Schneeberger) :
Alors, veuillez vous nommer par votre nom, prénom et votre titre.
M. Savard (Jean) : Alors, bonjour.
Jean Savard, sous-ministre associé sécurité civile, sécurité incendie.
Exemples de secours minimaux dont fait référence
le règlement, ici, c'est, pour une municipalité, avoir identifié un centre de
services aux sinistrés, centres d'hébergement, des mesures de contingence,
génératrices pour alimenter, ce genre... Il y en a... Il y a une liste, là,
de...
Mme Maccarone : OK, OK, merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va?
Mme Maccarone : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : D'autres
questions? Est-ce que l'article 95 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 96.
M. Bonnardel : «96. Le Comité de
sécurité civile du Québec et l'Organisation de la sécurité civile du Québec
formés le (indiquer ici la date de la sanction de la présente loi) deviennent
respectivement, à compter de cette date et
avec les mêmes compositions et modalités de fonctionnement, le Comité de
sécurité civile et de résilience aux sinistres
du Québec formé par le gouvernement en vertu de l'article 38 de la
présente loi et l'Organisation de la sécurité civile du Québec formée
par le gouvernement en vertu de l'article 39 de celle-ci.»
Commentaire. Cet article vise à assurer la
continuité de l'existence du Comité de sécurité civile du Québec et de
l'Organisation de la sécurité civile du Québec, suivant leur composition et
leur mode de fonctionnement actuel, en prévoyant
qu'ils deviennent respectivement, sans autre formalité, le Comité de sécurité civile et de résilience aux
sinistres du Québec et l'Organisation de la sécurité civile du Québec
devant être formés en vertu des articles 38 et 40 de la Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres, édictés par
l'article 1 du projet de loi.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Aucune? Ça va? Alors, est-ce que l'article 96 est adopté?
Des voix : Adopté.
Mme Maccarone : ...pour introduire
un nouvel article.
Le Président (M. Schneeberger) : Une?
Excusez-moi.
Mme Maccarone : Un amendement pour
introduire un nouvel article. Ça fait que, si on peut suspendre juste...
Le Président (M. Schneeberger) : Suite
au 96 ou qui...
Mme Maccarone : Oui, un 96.1.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Alors, allez-y.
Mme Maccarone : Je ne sais pas...
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il a été déposé?
Mme Maccarone : C'est écrit, mais je
pense que vous ne l'avez pas reçu encore.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Alors, nous allons suspendre, le temps que... de le recevoir.
Nous suspendons quelques instants.
(Suspension de la séance à 9 h 59)
(Reprise à 10 h 05)
Le
Président (M. Schneeberger) : Alors, nous reprenons les travaux. Alors, députée
de Westmount—Saint-Louis, je vous laisse lire... en tout
cas, l'article qui... bien, l'amendement qui introduit l'article 96.1.
Mme Maccarone : Oui, merci. Alors,
article 96.1. Le projet de loi est modifié par l'ajout, après
l'article 96, de l'article suivant :
«96.1. Le
ministre doit, 5 ans après l'adoption de la loi, faire au gouvernement un
rapport sur la mise en oeuvre de la présente loi et sur l'opportunité de
la maintenir en vigueur ou de la modifier.
«Ce rapport
est déposé par le ministre dans les 30 jours suivants à l'Assemblée
nationale ou, si elle ne siège pas, dans les 30 jours de la reprise
de ses travaux.»
Alors, c'est un amendement assez simple, je
pense que ça s'autodécrit. On s'est inspirés des autres lois, entre autres, la Loi sur l'équité salariale, puis autres
projets de loi où on a demandé un compte rendu. On est en train d'édicter
une nouvelle loi, ça fait qu'on a trouvé
juste d'avoir un rapport en ce qui concerne la mise en situation suite à
l'adoption. Cinq ans, ce n'est pas deux ans, je pense que c'est assez de
temps. Puis, si on mise sur... on est en train de gérer les exceptions puis on
ne souhaite jamais avoir à évoquer la loi en question suite à son adoption,
bien, ça se peut que le rapport va être très léger, mais chose que j'ai aussi
remarquée, lors de nos échanges, surtout avec les employés du gouvernement puis
du ministère, c'est que les choses vont bien, puis ça s'améliore année après
année, alors ça se peut que ça va être très favorable de voir comment on
continue à s'améliorer. Alors, voilà, c'est de s'assurer la transparence puis
la fluidité de l'information.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des questions?
M. Bonnardel : ...commentaire.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
M. le ministre.
M. Bonnardel : Oui. Rapidement, on
n'a pas l'intention d'aller de l'avant de ce côté. Je pense qu'on a un projet
de loi qui répond bien, qui répond bien à l'ensemble... à l'ensemble des
organismes qui se sont déplacés et qui sont intervenus, avec ceux qu'on a...
avec ceux avec lesquels on a eu la chance de discuter puis de préparer cette
loi. On a, encore une fois, assez d'agilité,
dans cette loi, avec les règlements qui seront mis en place, pour s'ajuster si,
en temps et lieu, on a à s'ajuster dans tout ça. Donc, voilà.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : J'appuie
l'amendement de la collègue de Westmount—Saint-Louis, je crois que les choses
changent à travers le temps, et en particulier lorsqu'il s'agit de sinistres
causés par les changements climatiques, qui, en soi, est un processus
dynamique. Et on ne sait pas ce que l'avenir nous... Ce qui paraît tout à fait
approprié et pertinent aujourd'hui peut l'être moins demain. Et cette
disposition-là va permettre au gouvernement de jeter un regard rétrospectif sur
l'application de cette loi-là, et ça va nous donner... ça va... oui, on va
utiliser le terme, ça va les forcer à
réviser, à voir si les dispositions adoptées aujourd'hui sont toujours
pertinentes et, éventuellement, recommander au gouvernement de modifier
un certain nombre de choses.
Donc, dans un souci de... comment on appelle ça,
dans le monde de la gestion, d'amélioration permanente ou continuelle, je ne sais plus trop, je pense que
cette disposition-là a toute sa pertinence. Elle devrait, d'ailleurs, être
utilisée beaucoup plus souvent dans les différentes lois adoptées par
l'Assemblée nationale, là. Cela force, encore une fois, le gouvernement à avoir
une vision évaluative, là, sur son travail législatif. Et on va se rappeler que
c'est le même ministère qui exige des organismes de... des organismes qu'il
subventionne dans différents domaines des pratiques évaluatives assez poussées. Le gouvernement devrait se donner la même...
la même obligation. Donc, je pense que c'est un article pertinent qui
devrait être adopté.
Le
Président (M. Schneeberger) : Merci pour les commentaires. Députée de Westmount—Saint-Louis, vous vouliez intervenir aussi?
Mme Maccarone : Oui. Bien, merci au
collègue pour son intervention. Bien, dans le fond, je trouve que l'amendement
est assez inoffensif. On demande une reddition de comptes à chaque cinq ans.
Puis c'est un excellent point de mon
collègue, en ce qui concerne les demandes du gouvernement auprès de
partenaires, de fournir des rapports, des redditions de comptes. On fait
ça avec des schémas de couverture, on fait ça à l'intérieur même de tout ce qui
est sous la responsabilité de la Sécurité
publique. Alors, je suis quand même... j'avoue, je suis surprise que cet
amendement n'est pas accepté. On demande une reddition de comptes une
fois chaque cinq ans. Ça va être important. Puis je ne nie pas que le projet de loi est complet, c'est quelque chose qui peut
être relayé puis écrit dans le rapport, dans le fond.
• (10 h 10) •
Je pense que c'est important, non seulement une
mesure de transparence mais aussi de gestion, de s'assurer que les choses vont
bien. Ça ne fait pas mal. On le fait dans plusieurs autres ministères, dans
plusieurs autres projets de loi. Si le projet de loi est si bon après son
adoption, bien, ça va être un rapport qui va être léger, que le ministre pourrait écrire même lui-même, tu sais. Le but, c'est de...
ce n'est pas faire la démonstration que les choses ne vont pas bien, le but, c'est de mesurer pour gérer,
pour voir si on a autre place à s'améliorer, surtout que c'est une nouvelle loi.
Je pense qu'on ne fait pas fausse route de faire une demande de s'assurer qu'on
produit ce rapport, qui peut être public.
Voilà, une auto-évaluation de nos travaux, je pense que c'est juste de la saine
gestion de qu'est-ce qu'on fait quand on
est au gouvernement. Puis, quand on parle, surtout, de la sécurité civile puis
la protection de nos citoyens, la résilience, la prévention, etc., ce
serait ici que, je dirais même, ça va être un des éléments les plus importants,
alors, parce qu'on doit toujours être en mode réévaluation quand on parle de la
sécurité civile.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
D'autres commentaires? Alors, nous allons mettre aux voix...
Mme Maccarone : Un vote par appel
nominal, s'il vous plaît, M. le Président.
Le
Président (M. Schneeberger) : Oui. Nous allons mettre aux voix l'amendement qui
introduit l'article 96.1, par vote nominal. Alors, est-ce que
l'amendement est adopté?
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Maccarone, Westmount—Saint-Louis?
Mme Maccarone : Pour.
La Secrétaire : M. Bonnardel
(Granby)?
M. Bonnardel : Contre.
La Secrétaire : Mme Jeannotte
(Labelle)?
Mme Jeannotte : Contre.
La Secrétaire : M. Gagnon
(Jonquière)?
M. Gagnon : Contre.
La Secrétaire : M. Girard
(Lac-Saint-Jean)?
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Contre.
La Secrétaire : M. Fontecilla
(Laurier-Dorion)?
M. Fontecilla : Pour.
La Secrétaire : M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs)?
Le
Président (M. Schneeberger) : Abstention. Alors, l'amendement est rejeté. Nous poursuivons
nos travaux avec l'article 97.
M. Bonnardel : «97. Le ministre de
la Sécurité publique est responsable de l'application de la présente loi.»
Commentaire. Cet article prévoit que
l'application de la nouvelle Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la
résilience aux sinistres relèvera du ministre de la Sécurité publique.
Le Président
(M. Schneeberger) : Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 97?
Aucune? Est-ce que l'article 97 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Schneeberger) : Adopté. Il y a... Il restait un article... un
amendement, 90.1, dans mes notes.
Des voix : ...
M. Bonnardel : Oui, c'est parce
qu'il n'est pas... Parfait. Alors, je m'excuse, c'était une erreur. Alors, à ce
moment-là, nous allons au niveau du préambule de l'article 1. Alors, M. le
ministre, si vous pouvez lire le préambule de l'article 1.
M. Bonnardel : Donc, préambule de
l'article 1 :
«Considérant que le Québec est confronté à une
augmentation de la fréquence et de l'ampleur des sinistres, notamment en raison
des changements climatiques;
«Considérant
que les sinistres engendrent des préjudices aux personnes, jusqu'à des pertes
en vie humaine, des dommages aux biens et à l'environnement ainsi que des
perturbations sociales et économiques qui entraînent des coûts importants pour
la société québécoise;
«Considérant que la
sécurité civile s'entend de l'ensemble des mesures planifiées et mises en place
pour connaître les risques de sinistre, pour prévenir les sinistres et pour
préparer la réponse à ceux-ci et de l'ensemble des mesures d'intervention et de
rétablissement déployées pour répondre aux sinistres afin d'en limiter les
conséquences;
«Considérant que la
sécurité civile entretient des liens indissociables et interdépendants avec les
autres domaines qui y concourent, dont l'aménagement et le développement
durables du territoire, l'environnement, la lutte contre les changements
climatiques, la santé et l'économie;
«Considérant que la
sécurité civile constitue une responsabilité partagée entre les différents
acteurs de la société qui doit être abordée selon une approche globale et
intégrée afin de favoriser leur concertation et la cohérence de leurs
décisions;».
Commentaire. Il est
proposé d'insérer un préambule dans la Loi sur la sécurité civile visant à
favoriser la résilience aux sinistres afin d'exposer le contexte dans lequel
elle devra être interprétée.
Des voix :
...
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Aviez-vous d'autres commentaires ou ça va? Je
pense qu'avant l'adoption il faudrait lire l'amendement du préambule, là, pour
qu'on puisse l'adopter.
M. Bonnardel :
L'article 1 : Dans le
préambule, insérer, dans le dernier alinéa... Oh! attends... je vais attendre
qu'il apparaisse, oui.
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui. Alors, est-ce qu'il y a des questions sur le
préambule et/ou son amendement?
M.
Bonnardel : Je n'ai juste pas lu l'amendement encore. Je vais lire
l'amendement. Article 1, préambule : insérer,
dans le dernier alinéa du préambule de la Loi sur la sécurité civile visant à
favoriser la résilience aux sinistres, proposé par l'article 1 du projet
de loi et après «société», «, notamment les citoyens, les entreprises et
les autorités agissant dans ce domaine, dont les autorités municipales et
celles des communautés autochtones,».
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, à ce moment-là, est-ce qu'il y a des questions
sur l'amendement?
Mme
Maccarone : Est-ce qu'on peut juste voir le préambule, tel qu'amendé,
s'il vous plaît. Désolée.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Juste... Pouvez-vous revenir... Voilà, exactement. Parfait. Si on est capables
de... Est-ce que vous vouliez, des fois... Il y avait-tu une explication sur
l'amendement ou...
M.
Bonnardel : ...«communautés autochtones», qu'on a ajouté.
Le Président (M.
Schneeberger) : OK. Ça va, oui? On va commencer. Député de
Laurier-Dorion.
M.
Fontecilla : ...d'inclure les communautés autochtones. La question que
je me pose... on parle d'autorité, donc, responsabilité partagée entre... avec
les différentes autorités, mais on nomme les autorités municipales, autochtones,
agissant dans ce... Est-ce qu'il y en a... est-ce qu'il y en aurait d'autres?
Parce que ça laisse présager qu'il y en a
d'autres. Dans le sous-entendu... les autorités en général et, plus
précisément, les autorités municipales et les autorités autochtones.
Quelles autres?
Le Président (M.
Schneeberger) : Est-ce que nous avons une réponse?
M.
Bonnardel : ...MRC, gouvernementale.
M.
Fontecilla : Pourquoi ne pas les nommer, s'il y en a juste deux?
M.
Bonnardel : Ça doit être encore un contexte libellé législatif, là,
j'imagine, là.
Des voix :
...
M.
Bonnardel : C'est ça. On me confirme que oui. Les autorités
englobent...
Une voix :
...
Le Président (M.
Schneeberger) : Souhaitez-vous intervenir?
M. Bonnardel :
...ce qu'on vient de dire, là.
M.
Fontecilla : Est-ce que... Par exemple, on sait que la
Croix-Rouge joue un rôle important dans ce type de... dans les
sinistres. Est-ce qu'elle est considérée dans ces considérants-là?
M. Bonnardel : Non.
M.
Fontecilla : Donc, la sécurité civile n'est pas une
responsabilité partagée, entre autres, avec une organisation telle que
la Croix-Rouge?
M. Bonnardel : Ce n'est pas une
autorité.
M. Fontecilla : Le citoyen non plus.
M. Bonnardel : Ça fait partie,
comme... c'est un acteur, mais ça ne fait pas partie des autorités comme
telles.
M. Fontecilla : OK. Donc, c'est
compris dans les acteurs de la société.
M. Bonnardel : Et on pourrait
ajouter Ambulance Saint-Jean dans votre question aussi, là, mais...
M. Fontecilla : Oui. J'approfondis
pour avoir une idée précise de votre pensée, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : ...députée
de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui. Merci. Moi,
dans le fond, j'ai deux questions. La première question, c'est pourquoi qu'on... Je comprends qu'on dit «les autorités
agissant dans ce domaine», mais on mentionne expressément les autorités
municipales, mais on ne mentionne pas les autorités gouvernementales. Pourquoi?
M. Bonnardel : C'est «les
autorités», si je ne me trompe pas. Bien, ça fait partie des autorités, là,
c'est...
Mme Maccarone : Oui, mais on est
allé spécifiquement pour mentionner. Si c'est juste «les autorités», bien,
pourquoi qu'on a ajouté «autorités municipales», d'abord? Parce que, là, on
ajoute «autorités municipales», au-delà de
«les autorités». Pourquoi ne pas mettre «autorités gouvernementales»? Être à la
place des municipalités, on dirait... ça donne l'impression qu'il y a
plus de responsabilités sur leurs épaules que sur les épaules du gouvernement.
Je comprends
qu'on a un «notamment», mais, tant qu'à avoir un amendement, moi, j'ajouterais
les autorités... «les autorités agissant dans ce domaine, dont les
autorités gouvernementales, municipales et celles des communautés autochtones»,
parce qu'on n'ajoute pas juste «autochtones», ici.
M. Bonnardel : On va l'ajouter. Ça
ne change rien dans la définition, là. On va ajouter «gouvernementales» après
«autorités».
Mme Maccarone : OK.
Le Président (M. Schneeberger) : Bien,
dans le fond, je vais suspendre quelques instants pour faire les modifications.
(Suspension de la séance à 10 h 19)
(Reprise à 10 h 26)
Le
Président (M. Schneeberger) : Alors, nous reprenons les travaux. Alors, suite
aux discussions, M. le ministre, ça
me prend le consentement pour pouvoir retirer l'amendement du préambule et
pouvoir en remettre un nouveau. Alors, amendement... alors, M. le
ministre, je vous écoute pour relire le nouveau.
M.
Bonnardel : Alors, le nouvel amendement se lit comme
suit : insérer, dans le dernier alinéa du préambule de la Loi sur
la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres, proposé par
l'article 1 du projet de loi et après
«société», «, notamment les citoyens, les entreprises et les autorités agissant
dans ce domaine, dont les autorités municipales et gouvernementales
ainsi que celles des communautés autochtones,».
Le
Président (M. Schneeberger) : OK. Est-ce qu'il y a des questions? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui. Merci beaucoup
pour la modification à l'article. Question simple : Est-ce que les
communautés autochtones ont été consultées, pour cet amendement, par... ce
qu'on est en train de leur évoquer ici?
M. Bonnardel : ...c'est une
volonté... une volonté.
Mme
Maccarone : C'est une volonté, mais on ne sait pas si eux, ils
vont être à l'aise qu'on est en train de leur inclure dans...
Des voix : ...
M. Bonnardel : ...ou Abénakis, et
autres, ceux qui sont venus en commission voulaient être considérés, donc on a
considéré que c'était important d'ajouter «communautés autochtones».
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : M. le Président,
donc, je salue également la volonté du ministre d'inclure les communautés
autochtones dans le... dans le préambule. Justement, c'est... le préambule, ce
n'est pas la loi en elle-même, on a discuté de cet... de cet aspect-là à
quelques reprises pendant l'étude détaillée. On sait que... à moins que le
ministre m'informe que ce n'est pas le cas, là, que, jusqu'à présent, on n'a
pas vu «communautés autochtones» ou... dans le projet de loi, sous une forme ou une autre. Donc, ça apparaît dans le
préambule, et les personnes membres des communautés autochtones qu'on a
entendues ici en commission nous ont très clairement dit que, concernant les
communautés autochtones, elles évoluent dans un monde parallèle, en quelque
sorte, concernant la sécurité civile, elles dépendent tout d'abord de liens avec le gouvernement fédéral. Il n'y a pas de...
il y a peu de liens formels avec... il y a des liens, mais des liens
formels, notamment dans la loi, avec les communautés autochtones.
Donc, c'est,
en quelque sorte, une zone très grise et, évidemment, on doit... pour
clarifier, pour établir des liens plus
formels, assurer une coordination ou une responsabilité partagée, tel que nommé
dans le texte qui nous est présenté, on doit absolument compter avec la
participation et la construction partagée, là, avec les communautés
autochtones. Ce n'est pas le cas jusqu'à présent dans le projet de loi. On le
nomme dans le préambule, mais j'aimerais savoir quelle est la... quelles sont
les actions prévues ou la vision du ministre concernant ce partage de
responsabilités avec les communautés autochtones. Est-ce qu'il va y avoir une
démarche quelconque? Est-ce que c'est prévu que, dans le règlement, il y ait...
il y ait des liens qui sont formalisés? Comment le ministre entend concrétiser
cette responsabilité partagée avec les communautés autochtones?
Le Président (M. Schneeberger) : M.
le ministre.
M. Bonnardel : Bien, vous avez
vous-même répondu à votre propre question, M. le député. C'est une
responsabilité fédérale, la sécurité civile sur les territoires autochtones.
Maintenant, nous avons des ententes avec Services autochtones Canada, exemple,
suite aux incendies de forêt, l'année passée, aux évacuations que nous avons dû autoriser et avoir avec différentes
communautés. Donc, le partenariat, comme tel, avec Services autochtones Canada et
les communautés va continuer d'être comme on le connaît présentement.
• (10 h 30) •
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Oui, députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme
Maccarone : Oui. Je soumets une recommandation, pas pour
changer quoi qu'il soit, mais de suspendre l'amendement en question,
étant donné que la communauté autochtone n'a pas été consultée. Puis je suis
d'accord que, quand c'est dans le préambule, c'est le début, où on explique
c'est quoi, ce projet de loi, puis on parle d'une responsabilité puis on parle...
Dans le fond, ça peut être interprété comme leur responsabilité.
Moi, je pense que ce serait prudent que le
ministre... on suspend, puis le ministre fait juste un appel... juste de parler
avec eux. Je suis de la même... d'avis que, je pense, c'est une mesure de
respect, puis c'est important de faire la démonstration qu'ils sont inclus dans
le processus, mais ça ne fait pas mal de juste faire un appel, juste de
dire : Regarde, on est rendus là, qu'en pensez-vous? Puis là, quand on
revient, cet après-midi, bien, on peut continuer avec l'article en question,
mais juste de lâcher un coup de fil pour leur dire que nous sommes rendus là,
c'est juste une recommandation que je fais.
M. Bonnardel : C'est une demande que
certaines autorités nous ont demandée. C'est un fait, c'est dans le préambule,
c'est dans le texte de loi, mais ce n'est pas un article de loi. Puis je pense
que c'est une question de bonne volonté,
comme tel, même si, oui, comme le
député de Laurier-Dorion l'a mentionné, là, il y a une différence entre les pouvoirs que nous avons versus ceux du fédéral
versus les communautés autochtones, bien, je pense que c'était une bonne... une
bonne chose pour nous de l'ajouter. C'est tout.
Une voix : ...
M. Bonnardel : À leur demande. Donc,
je ne vois pas en quoi on...
Mme Maccarone : Bien, mon point, ce
n'est pas parce que ce n'est pas bon. Ce n'est pas une question d'être contre. C'est juste qu'ils n'ont pas été consultés
suite à cet amendement. Ça fait qu'eux, ils ne l'ont pas vu. Ça fait que,
moi, mon point, c'est que, juste par mesure
de prudence, je pense que c'est aussi une mesure de respect, de dire : On
va suspendre juste pour donner la chance au ministre de leur appeler, de jaser
de ça, question de respect en ce qui concerne les modifications d'un
amendement qu'on n'a pas vu avant, eux non plus.
Puis
ce ne serait pas la première fois. Je sais que, lors du débat d'un des derniers
projets de loi que le ministre de l'Éducation a eu en commission cet hiver, la
même question s'est produite. Il y avait un amendement où on ajoutait
«autochtone», puis lui-même, il a dit : Oui, pas de trouble, on va le
suspendre, on revient à 15 heures. Ça lui a donné assez de temps de faire
un appel juste de validation, mesure de respect. Puis, quand ils ont repris les
travaux, bien là, ils ont continué parce que cette démarche était faite. Alors,
c'est la raison que je le soumets, M. le Président, parce que je trouve que
c'est un moyen de travailler en collaboration avec toutes les parties prenantes.
Le Président (M.
Schneeberger) : M. le ministre.
M.
Bonnardel : On les reconnaît comme partenaires déjà, là, donc c'est...
ce n'est pas... il n'y a pas... ça n'engage à rien formellement dans les
articles de loi. On le sait que c'est de compétence fédérale, la sécurité
civile. Mais il reste quand même, comme les
acteurs de W8banaki qui sont venus nous mentionner, ils ont leurs propres
structures, puis on leur a dit, là,
que, dans tout ça, le partenariat avec le MSP et leur volonté de s'améliorer
dans tout ça est important. Donc, pour nous, il était juste de bon aloi
d'ajouter... d'ajouter ça. C'est tout.
Mme Maccarone :
Bien, c'est le choix du ministre.
Moi, mon point, c'est que le mot «autochtone» n'apparaît nulle part dans
ce projet de loi.
M.
Bonnardel : ...je l'ai expliqué à la question du député de
Laurier-Dorion. Sécurité civile, communautés autochtones, c'est de compétence
fédérale. On a des ententes avec Services Autochtones Canada, lorsqu'il y a des
catastrophes malheureuses, là, sur certains... certains territoires ou
communautés. C'est là que notre partenariat... Comme, exemple, aux feux de forêt de l'année passée, on a pris en
charge, donc, les communautés avec l'autorisation de Services Autochtones Canada et nécessairement
des communautés et des chefs qui ont... qui ont collaboré dans tout ça
avec nous.
Mme
Maccarone : Puis c'est pour moi... Le ministre vient de dire
lui-même : c'est normal qu'ils ne sont pas inclus dans le projet de loi.
Mais on vient de leur inclure, on vient de leur nommer, puis on parle d'une
responsabilité partagée. Encore une fois, ce n'est pas une question d'être
contre, je ne dis pas que ce n'est pas bon comme article.
Ma préférence, ce
serait qu'on suspend l'article en question, juste pour donner le chance au
ministre ou son équipe de faire des appels, mesure de courtoisie, de respect
envers les membres de la communauté. Parce que, là, on est en train de les nommer, puis ils ne figurent nulle part dans ce
projet de loi, à part d'aujourd'hui, maintenant. Pas une question d'être
contre, juste une question de bonne collaboration avec toutes les parties
prenantes.
Mais, encore une
fois, c'est le choix du ministre. Je ne vote pas contre le préambule du projet
de loi. C'est juste une question de rassurance, je pense, pour ces parties,
pour ces... la communauté autochtone. On vient de leur nommer puis ils ne sont
même pas au courant parce qu'on ne les a pas consultés. C'est juste ça. Je
pense que ça serait une façon de travailler
en collaboration avec eux. Mais c'est le choix du ministre, s'il ne souhaite
pas faire ça, c'est son choix à lui.
M.
Bonnardel : C'est juste... C'est juste faux, là, dire qu'ils ne sont
pas au courant, là. C'est juste faux, là. On ne peut pas dire ça, là. Les
partenaires de W8banaki sont venus ici, là, et ils le savent, ils le savent,
là. Ce sont des partenaires, je l'ai expliqué tantôt. On ne peut pas
dire : Ils ne sont pas au fait. W8banaki nous ont mentionné jusqu'à quel point
ils souhaitaient... puis il y a une différence dans la loi entre le préambule,
considérants, versus les articles, j'ai
expliqué qu'ils ne peuvent pas être dans le projet de loi comme tel parce
qu'ils sont de compétence fédérale. Donc, il y a une différence entre le
préambule et les articles de loi.
Le Président (M.
Schneeberger) : ...
Mme
Maccarone : Et moi, je parle de l'amendement. Et moi, je parle de
l'amendement. Ils n'ont pas vu cet amendement, le ministre lui-même a dit
qu'ils n'ont pas été consultés pour cet amendement. C'est mon seul point. On
est en train de potentiellement adopter un amendement qui leur concerne, mesure
de respect, bonne pratique de travail, de faire un appel pour dire : suite
à vos interventions, votre lecture du projet de loi, vous avez déposé un mémoire, vous avez passé en commission... C'est
vrai, mais ils n'ont pas vu cet amendement, ils n'ont pas été consultés sur
cet amendement.
Je
ne parle pas du projet de loi, je parle de l'amendement en question. C'est juste
une bonne pratique. Je dirais que ce serait bien de faire un appel, de leur
dire : On est rendu ici, on a suspendu l'article pour nous donner
l'occasion de vous parler, on a l'intention de continuer cet après-midi,
avez-vous des questions, je ne sais pas, mais juste de dire qu'on est rendu là,
façon de travailler avec les communautés concernées.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? D'autres commentaires? Non? Député de
Laurier-Dorion.
M.
Fontecilla : Merci, M. le Président. Donc, on est ici dans un
amendement qui concerne le préambule, qui, grosso
modo, est un... est un énoncé d'intention, sans aller plus loin. Bon. Il
faudrait... il faudrait remercier quand même le ministre d'avoir
finalement nommé le mot «autochtone», lorsqu'on va faire Ctrl+F, dans cette
loi-là, on va voir que ça apparaît dans la... dans le préambule, là, mais il
n'y a pas de... dans le projet de loi lui-même, il n'y a pas de concrétisation
de cette volonté-là.
On a eu un intervenant,
là, un organisme qui est venu en commission parlementaire, il s'agit des
W8banaki, qui travaille dans le domaine de la sécurité publique, mais d'un
point de vue autochtone, là. Ils nous ont fait une proposition, là, qui est la
production d'un document-cadre identifiant des méthodes de coordination avec
des Premières Nations afin de faciliter les
interventions d'urgence à grande échelle. Et ce document-cadre pourrait
contenir les rôles, responsabilités
et normes applicables devant être rédigées afin de soutenir le bon déroulement
des opérations d'évacuation et assurer que les standards applicables
soient compris lors de toute évacuation. Il cite un exemple, ça existe déjà
ailleurs, c'est le Joint Emergency Management Standards de l'Ontario,
qui couvre ces éléments-là. La question... Le ministre nous dit que tout est
dans les ententes qui ont été passées avec... qui ont été établies avec le
gouvernement fédéral.
Premièrement, est-ce que ces informations-là,
tout d'abord, sont publiques, là, c'est des ententes qu'on peut consulter?
Est-ce que le ministre pourrait nous informer là-dessus? Et deuxièmement,
est-ce que le ministre pourrait s'engager au
moins à considérer la production, en négociation avec les communautés
autochtones, d'un document-cadre qui nomme ce que l'organisme W8banaki nous a
proposé, là, donc établissant très clairement les rôles et responsabilités,
ou c'est déjà contenu dans les... dans les documents qui ont été signés avec le
gouvernement fédéral?
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
M. le ministre.
M. Bonnardel : On
est déjà en train d'opérationnaliser, donc, avec W8banaki et Services
Autochtones Canada et, nous, donc, leur cadre... leur cadre, comme tel,
de sécurité civile.
Le Président (M. Schneeberger) : Député
de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Parfait. Donc, c'est
une information qui a une valeur, là. Il y a déjà la... comment dire, la... le
processus de production d'un document... d'un document-cadre qui va être
préparé avec l'organisme W8banaki. Mais est-ce que le ministre... peut-il
s'engager aussi à consulter, par exemple, l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador? Parce que ce n'est pas
seulement un organisme, c'est l'ensemble des communautés autochtones du
Québec.
M. Bonnardel : ...délégué W8banaki.
M. Fontecilla : Très bien. Quand
est-ce que ce document-là, vous envisagez qu'il va être...
M. Bonnardel : On laisse le temps au
temps de bien faire son travail, donc les organismes concernés qui sont
Services Autochtones Canada et W8banaki et nous-mêmes. Donc, on est au travail
pour opérationnaliser puis préparer le document.
M. Fontecilla : Très bien.
Dites-moi, M. le ministre, ce document-cadre, est-ce que c'est un document, un protocole de coordination? Est-ce qu'il va... il
va y avoir une traduction dans le règlement? Parce que, de toute évidence, ce
n'est pas dans la loi qu'on va traiter ce sujet-là, mais est-ce qu'il va y
avoir quelques éléments qui vont se traduire dans le règlement, ou c'est
vraiment un document qui ne touche pas le règlement, qui va découler de cette
loi-là?
• (10 h 40) •
M. Bonnardel : Pas... Ça ne touche
pas les règlements comme tels, là. C'est dans l'opération, donc, des travaux de sécurité civile. Donc, c'est une sorte
de document qui va être vivant, qui va être opérationnel, qui va bouger
dans le temps, selon les tragédies, catastrophes que certaines communautés
pourraient subir, dues aux aléas de la météo, là.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? OK, parfait. Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui. Juste avant de
procéder au vote, un, j'ai l'intention de demander un vote par appel nominal
puis je veux juste m'expliquer. Ce n'est pas une question d'être contre cet
article, mais, honnêtement, je trouve particulier qu'on... il n'y a pas
d'ouverture de juste faire un appel de courtoisie, étant donné les arguments
que j'ai déjà évoqués, que c'est la première fois qu'on mentionne «autochtone»
dans ce projet de loi, puis qu'ils n'ont pas
été consultés sur l'amendement en question. C'est un appel de deux minutes, on
l'a déjà vu dans autres commissions, pour autres projets de loi,
notamment en éducation, puis ça a porté fruit. Alors, je voulais juste
expliquer la raison que je souhaite avoir un vote par appel nominal, s'il vous
plaît.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait.
Alors, s'il n'y a pas d'autre question, nous allons mettre aux voix
l'amendement du préambule. Est-ce que l'amendement du préambule est adopté? Par
vote... vote nominal, c'est ça?
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Bonnardel (Granby)?
M.
Bonnardel : Pour.
La Secrétaire : Mme Jeannotte
(Labelle)?
Mme
Jeannotte : Pour.
La Secrétaire :
M. Gagnon (Jonquière)?
M. Gagnon :
Pour.
La Secrétaire :
M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis)?
Mme
Maccarone : Abstention.
La Secrétaire :
M. Fontecilla (Laurier-Dorion)?
M.
Fontecilla : Pour.
La Secrétaire :
M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs)?
Le Président (M. Schneeberger) : Abstention.
Alors, l'amendement est adopté. Alors, est-ce que le préambule, tel
qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté? Adopté. Alors, nous en sommes maintenant au
niveau... juste sur ma section... Est-ce que les intitulés des chapitres de la
section sont adoptés?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. Est-ce que le titre de la loi édictée est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. Alors, est-ce que... Les éléments de la loi
édictée ont été traités par la commission, est-ce que l'article 1 du
projet de loi est adopté, tel qu'amendé?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Bon, alors, nous en sommes maintenant à l'article 2 du projet de loi.
Juste, peut-être, pour ceux qui nous
écoutent, l'article 1 introduisait 97 articles, nous allons passer...
Là, nous en sommes maintenant à l'article 2 du projet de loi, les
articles réguliers. Voilà. M. le ministre.
M.
Bonnardel : ...Dispositions modificatives, Section I, Modifications
relatives à la sécurité civile. Article 2, Loi
sur les accidents du travail et les maladies professionnelles. L'article
12 de la Loi sur les accidents du travail et les maladies
professionnelles (chapitre A-3.001) est modifié par le remplacement des
premier, deuxième et troisième alinéas par les suivants :
«Toute personne qui,
lors d'un événement visé par la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser
la résilience aux sinistres (indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de
la présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui édicte la Loi
sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres), aide
bénévolement les effectifs déployés en application de mesures d'intervention ou
de rétablissement alors que ses services ont été acceptés par l'autorité responsable de ces mesures est
considérée un travailleur à l'emploi de cette autorité sous réserve du deuxième
alinéa.
«Toute personne qui
aide les effectifs déployés alors que ses services ont été requis ou acceptés
en vertu de l'article 23 ou 57 de la Loi sur la sécurité civile visant à
favoriser la résilience aux sinistres est considérée un travailleur à l'emploi
de la municipalité locale ou du gouvernement, selon qu'un état d'urgence local
ou national a été déclaré, ou un travailleur à l'emploi de la municipalité
locale lorsque le ministre de la Sécurité publique a déclaré l'état d'urgence à
sa place.»
Cette disposition
apporte une modification de concordance à l'article 12 de la Loi sur les
normes du travail, vu les nouvelles dispositions de la Loi sur la sécurité
civile visant à favoriser la résilience aux sinistres. Donc, c'est les questions que vous aviez... qu'on avait déjà
eues, là, sur si une personne est assurée ou non, là, suite au fait qu'elle va
travailler, exemple, dans une compagnie forestière, sous l'égide d'une
municipalité, ou de la SOPFEU, ou autres.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
pour les explications. Est-ce qu'il y a des questions? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme
Maccarone : On ne fait pas une référence à l'article 84 dans
l'article 1? Parce que moi, j'avais noté, lors de la lecture, que c'était ici, dans le fond, qu'on parlait des...
«toute personne mobilisée en application des mesures établies». Mais on n'a pas le besoin de faire une
référence? Parce qu'on fait la référence à l'article 23 ou 57, mais on ne
fait pas la référence à l'article 84 de la nouvelle loi, qu'on vient de
terminer.
Le Président (M.
Schneeberger) : M. le ministre.
M.
Bonnardel : Mme la légiste...
Le Président (M.
Schneeberger) : Me Potvin.
Mme Potvin
(Noémi) : En fait, ici, là, on n'a pas référé à l'article 84, parce
qu'on n'a pas modifié le fond de l'article 12 de la Loi sur les accidents
de travail et les maladies professionnelles. Cette loi-là visait les personnes
qui aidaient bénévolement les effectifs dans le cas de... dans le cas où les
mesures d'intervention ou de rétablissement avaient été acceptées ou requises
par l'autorité responsable. On prend la même présomption, mais on l'adapte avec
le nouveau vocabulaire de la loi.
Puis le deuxième
alinéa aussi fait la même chose, là. Si on regarde le texte actuel de
l'article 12, qu'on voit à la page de gauche, bien, on avait, là, les
personnes qui assistaient les effectifs déployés dans le cadre des mesures prévues par l'article 47 ou 93. 47, c'était
la déclaration d'état d'urgence locale. 93, c'est les pouvoirs de la
déclaration d'état d'urgence
nationale. Donc, on vient vraiment faire la même chose, là. Ce n'est que de la
concordance qu'on fait ici.
Mme
Maccarone : C'est juste qu'on change la formulation.
Mme Potvin
(Noémi) : Comme on a reformulé aussi l'article 84, versus son
équivalent dans la loi actuelle.
Mme
Maccarone : OK. Puis, dans le fond, si je comprends bien, c'est de
s'assurer que ces personnes sont couverts,
c'est ça le but. Le but, c'est de s'assurer que tout le monde est couvert, si
jamais il y a une urgence puis on doit intervenir. Ça fait que...
Mme Potvin
(Noémi) : Oui. Puis il y a l'article 13 de la... de cette loi-là,
là, de la LATMP, qui va pouvoir venir
compléter pour les cas de tout bénévole qui... ça s'applique aux bénévoles de
façon générale, là, dans un cas où... s'il n'était pas expressément visé
par l'article 12.
Mme
Maccarone : OK. OK, merci.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? D'autres questions? Député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla :
Donc, on touche, ici, plus
précisément, les lois sur le travail. J'ai quelques questions à éclaircir...
d'éclaircissement, là. Donc, on dit que «toute personne qui [...] aide
bénévolement les effectifs déployés en application de mesures d'intervention
[...] est considérée un travailleur à l'emploi de cette autorité sous réserve
du deuxième alinéa». La question que je me
pose, «est considérée comme un travailleur à l'emploi», ça implique le paiement
d'un salaire ou ça implique seulement la question des assurances, des
protections et etc.? Parce qu'on parle d'une aide-bénévole. Juste m'éclaircir.
Le Président (M.
Schneeberger) : Merci. Oui.
M.
Bonnardel : Ça, c'est accident... accidents et maladies
professionnelles, là, qui sont couverts.
M. Fontecilla :
Donc, si la personne a un
accident dans le cadre de cette activité-là, elle est protégée par la loi
sur les accidents du travail, là, mais ça n'implique pas la question du
salarial, là.
M.
Bonnardel : Non.
M. Fontecilla :
Très bien.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Oui, députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone :
Oui. Peut-être une dernière
question. Quand je fais la comparaison avec le texte actuel puis le texte
proposé, on n'utilise plus maintenant «assiste», on a changé pour «aide».
Est-ce qu'il y a une valeur ajoutée?
Mme Potvin
(Noémi) : Non. C'est que, quand on a reformulé les articles, là, par
exemple, dans le coin de 84 ou dans les pouvoirs de déclaration d'état
d'urgence locale ou nationale, on avait plusieurs expressions qui voulaient dire la même chose, au final. Donc, on a vraiment
fait un effort pour parler toujours du même concept, par exemple, quand on voulait quelqu'un qui venait aider. Donc, c'est
ça, ça a été reformulé pour tenir compte de ça, là, mais ça ne change
pas le fond.
Mme Maccarone : OK,
OK, merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Parfait. Alors, est-ce que l'article 2 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 3.
M.
Bonnardel : Article 3, nous avons un amendement que je
vous lirai par la suite, donc, se lit comme suit : la Loi sur
l'aménagement et l'urbanisme (chapitre A-19.1) est modifiée par
l'insertion, après l'article 145.43, du suivant :
«145.44. Malgré toute autre disposition, le
conseil d'une municipalité doit suspendre la délivrance d'un permis ou d'un certificat lorsqu'il existe des
motifs sérieux de croire que les usages, activités, constructions ou ouvrages
projetés doivent être régis ou prohibés, pour des raisons de sécurité publique,
par un règlement pris en vertu de la présente loi.
«Si un règlement
à cet effet n'est pas adopté dans les 12 mois suivant la demande, le
permis ou le certificat est délivré dans la mesure où la demande est
conforme aux normes en vigueur au moment où elle a été soumise.
«Le fait que la demande de permis ou de certificat
ait été soumise avant que les motifs ne soient connus n'empêche pas
l'application du premier alinéa.»
Commentaire. Cet article prévoit les
circonstances dans lesquelles le conseil d'une municipalité doit, pour des raisons de sécurité publique, suspendre la
délivrance d'un permis ou d'un certificat relatif à un usage, une activité,
une construction ou un ouvrage et détermine les modalités alors applicables.
L'amendement est simple, mais... Est-ce qu'il
est déjà là? Ah oui. Alors, remplacer...
• (10 h 50) •
Le Président (M. Schneeberger) : Il
est déjà affiché, vous pouvez le lire.
M.
Bonnardel : Oui. Remplacer, donc, dans le premier alinéa de
l'article 145.44 de la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme,
proposé par l'article 3 du projet de loi, «existe» par «a».
Donc, il se lit maintenant : «...ou d'un
certificat [lorsque a...] lorsqu'il a des motifs sérieux de croire que les usages...» C'est un contexte où on donne une plus
grande marge de manoeuvre entre les mots «existe» et «a» aux municipalités.
Le
Président (M. Schneeberger) : Est-ce qu'il a des questions sur l'amendement?
Aucune. Alors, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Est-ce que l'article 3, tel qu'amendé... Il y a des questions? Questions?
Alors, députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Question rapide.
Parce qu'on dit, dans le deuxième paragraphe, «si un règlement à cet effet
n'est pas adopté dans les 12 mois», est-ce qu'il va y avoir un règlement
du gouvernement qui leur oblige d'adopter un règlement? C'est quoi, le
pratico-pratique, la mise en oeuvre de ceci? Parce que, si je... si je
comprends bien, il n'y a pas une obligation,
dans le fond, d'avoir un règlement parce que ce n'est pas toutes les
municipalités qui en ont, ça fait qu'il n'y a pas comme une règle à
suivre du côté du gouvernement, un accompagnement : Regarde, vous, on souhaite, suite à la Loi sur
l'aménagement et l'urbanisme, que je n'ai pas lue... Mais il n'y a pas des
consignes, déjà, qui existent, en place?
Le Président (M. Schneeberger) : M.
le ministre.
M.
Bonnardel : ...par règlement municipal, là. On ne va pas
régir, par règlement, l'obligation d'un règlement municipal, là. Donc,
c'est leur pouvoir à eux, là.
Mme Maccarone : Ça fait que, dans la
Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, il n'y a pas un règle à suivre. Ça arrive
dans plusieurs cas, je peux imaginer, quand on parle de... Ici, on est en train
de dire... Bien, je comprends le sens de l'article, on doit suspendre un permis
si on comprend que ce n'est pas bon, ça ne suit pas les usages, activités et
constructions, etc. Mais, s'il n'y a pas de... s'il n'y a pas de règlement...
Est-ce que c'est courant qu'on n'a pas de règlement pour ça? Est-ce qu'il y a
un traitement différent, au niveau d'une municipalité, s'ils n'en ont pas?
Le Président (M. Schneeberger) : Me
Potvin.
Mme Potvin
(Noémi) : C'est un nouvel article, celui-là, donc c'est dur
de voir si ça va être courant qu'il n'y ait pas de règlement pris dans cette
situation-là. Il remplace l'article 7 de la Loi sur la sécurité civile,
mais de façon plus claire, là, en s'inscrivant dans la Loi sur l'aménagement et
l'urbanisme. Je ne pourrais pas vous dire si c'est courant,
malheureusement, qu'il n'y ait pas de tels règlements qui soient pris, là.
Mme
Maccarone : Ça fait que, peut-être une dernière question, si jamais un
municipalité n'a pas de règlement, puis ici, on dit que vous êtes quand même
couverts... Vous n'avez pas de règlement, puis, si on tombe dans les critères
dans le paragraphe 1°, puis la personne qui offre le service, par l'entremise
d'un permis ou le certificat... est-ce
qu'eux sont mieux protégés? Si, mettons, il décide que, bien, moi, je ne suis
pas d'accord avec vous... Vous, vous êtes en train de retirer mon permis
ou mon certificat parce que vous êtes en train de dire que vous ne me croyez pas en ce qui concerne l'usage, les
activités. Mais là nous, on a un règlement en place, ça fait qu'on est
protégés. Est-ce que la municipalité est moins bien protégée suite à une
action que... je ne sais pas, le service... la personne qui offre le service,
qui peut dire : Bien, je ne suis pas d'accord avec vous, je vous amène
devant le tribunal, mettons?
Mme Potvin
(Noémi) : Vous voulez dire, si je comprends bien, dans un cas où la
municipalité voudrait prendre un règlement
parce qu'elle a des motifs sérieux de croire qu'elle devrait le faire, là, pour
les motifs prévus, mais que la personne qui demande le permis, elle
n'est pas d'accord avec ça?
Mme
Maccarone : Oui.
Mme Potvin
(Noémi) : C'est sûr que tous les règlements municipaux peuvent être
contestés. Prendre des règlements en soi...
Au même titre que les règlements du gouvernement peuvent être contestés, les
lois aussi. Donc, on ne peut pas prémunir la municipalité de ça.
Par contre, c'est
quand même sérieux, les motifs pour lesquels on le dit. C'est quand même
exceptionnel, de dire : Je n'ai pas encore de règlement, mais là j'ai des
motifs sérieux de croire que c'est pour des raisons de sécurité publique que je
devrais en prendre un, on vient de porter à ma connaissance telle situation,
mais je n'ai pas encore eu le temps de
prendre mon règlement. Donc, c'est sûr qu'un citoyen pourrait le contester.
Maintenant, ça va être au tribunal d'évaluer est-ce que c'était
vraiment... est-ce que c'était déraisonnable, par exemple, de prendre ce
règlement-là?
Mme
Maccarone : Ça fait que, nous, l'attente que nous avons ici, dans le
fond, c'est parce que c'est nouveau. Je ne savais pas que c'était complètement
nouveau, puis qu'on remplace l'article sept. Mais, parce que c'est nouveau, il
n'y a aucune municipalité qui a, actuellement, un règlement en place. Ça fait
que, dans le fond, le deuxième paragraphe, c'est parce qu'on souhaite qu'il y
ait des règlements, mais, entre-temps, voici une mesure de protection?
Mme Potvin
(Noémi) : Les municipalités peuvent déjà avoir fait des règlements
pour interdire des usages, constructions, ou autres. C'est un pouvoir qui
existe dans la loi sur l'aménagement durable et l'urbanisme, là. Je n'ai pas
l'article exact, là, mais il me semble que c'est dans le coin de 113. Donc là,
ici, là, c'est vraiment le cas de : elle n'a pas encore eu le temps de le
faire, elle a un motif raisonnable de croire qu'elle devrait prendre un tel
règlement. Ça se peut qu'au terme de son
analyse elle ne le prenne pas, le règlement, que, finalement, son motif
sérieux, il s'avère que ce n'était
pas un motif sérieux, et qu'il n'y a aucun problème à permettre la
construction. Donc, dans un cas comme celui-là, il n'y aura jamais de
règlement.
Mme
Maccarone : OK. Oui, non, je comprends.
Mme Potvin
(Noémi) : Ça répond?
Mme
Maccarone : Oui, merci.
Mme Potvin
(Noémi) : OK.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Député de Laurier-Dorion.
M.
Fontecilla : Je me pose des questions sur un cas de figure. C'est que
le conseil... on octroie au conseil d'une municipalité le pouvoir de suspendre
la délivrance d'un permis ou d'un certificat. Et donc je veux juste comprendre,
que ce soit lors du renouvellement d'un permis, à savoir si le permis, bon, il
y a... peut-être que... certaines catégories de permis qui arrivent à échéance
et qui doivent être renouvelés ou lors d'une nouvelle demande de permis pour
une activité. Mais je me pose la question : Qu'arrive-t-il lorsque, par
exemple, une municipalité passe en revue les activités pouvant constituer un
risque de sinistre, se rend compte qu'il y a une activité qu'il n'avait pas considérée avant, qu'il y a un permis, mais...
Qu'est-ce... Qu'arrive-t-il dans ces cas de figure là? Est-ce que la
municipalité pourrait, par exemple, révoquer un permis existant? Parce
qu'on parle ici de délivrance. J'aimerais bien comprendre la mécanique.
M.
Bonnardel : Bien, j'imagine que oui, la municipalité peut révoquer,
s'il y a matière à. Maintenant, légalement...
légalement, là, il y a des recours aussi du côté de la personne ou la personne
morale, là, qui a déjà entrepris des travaux. Mais là on tombe dans une
question juridique, là. Je ne sais pas si Mme la...
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui. Me Potvin.
Mme Potvin
(Noémi) : Oui. Peut-être préciser quand même que l'article ici parle
d'«usages, activités, constructions ou ouvrages projetés». Donc, on est
vraiment plus dans un cas où ce n'est pas encore exercé sur le terrain, par exemple, où est-ce qu'on veut
l'envisager. Puis, évidemment, bien là, il y a plusieurs choses qui encadrent,
il y a plusieurs dispositions qui encadrent
les pouvoirs des municipalités par rapport aux délivrances de permis ou aux
renouvellements. Là, ici, c'est sûr qu'on n'a pas l'ensemble de ces
dispositions-là sous les yeux, là, mais, pour cet article-là, on parle
d'éléments qui vont être projetés.
M. Fontecilla : OK. Vous voyez, j'ai
peut-être mal lu, mais c'est parce qu'on dit «les usages, activités,
constructions ou ouvrages projetés». Moi, j'assimile le «projetés» à
«ouvrages», j'exclus tous les autres éléments, là.
Mme Potvin (Noémi) : Ah! Bien...
M. Fontecilla : Est-ce qu'il y
aurait peut-être... Moi, c'est ce que je... c'est... Donc, c'est par rapport...
Donc, c'est les usages en vigueur, les
activités exercées en ce moment, les constructions existantes en ce moment ou
des ouvrages projetés. Le texte m'induit en erreur, moi.
Mme Potvin
(Noémi) : Bien, nous, dans... de la façon dont on l'a rédigé
et réfléchi, c'est tout ça qui est projeté.
M. Fontecilla : Mais est-ce que le
ministre est ouvert à trouver une formulation qui fait en sorte de rendre très
explicite que c'est les usages projetés, les activités projetées, les
constructions ou ouvrages projetés?
M.
Bonnardel : Non, mais comme mentionné, ça inclut tout ce
que... tout ce qui est mentionné à usages, activités, constructions.
M. Fontecilla : Pour moi, les usages
ou activités, là, c'est... ça ne fait pas partie du «projetés», là. C'est les
constructions ou ouvrages.
M. Bonnardel : Oui, mais...
Une voix : ...
M. Bonnardel : On va... On suit ce
que la légiste nous mentionne. Selon le texte de loi, l'ouvrage projeté inclut
les usages, les activités, la construction. Corrigez-moi, là, mais c'est ça.
C'est ça.
Le Président (M. Schneeberger) : D'autres
questions, M. le député de Laurier-Dorion?
M. Fontecilla : Je n'ai pas d'autre
question.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va. Alors, s'il n'y a pas d'autre question, nous allons mettre aux voix
l'article, tel qu'amendé. Est-ce que l'article 3, tel qu'amendé, est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 4.
M. Bonnardel : M. le Président, les
articles 4, 5, 6 et 7 sont similaires. Je ne sais pas si vous voulez les
adopter en bloc ou vous voulez que je les lise un après l'autre, là, mais c'est
la même chose. Outre le fait qu'il y ait quatre villes différentes, là, Lévis,
Longueuil, Montréal et Québec, c'est quatre articles pareils.
Le
Président (M. Schneeberger) : Bien, de toute façon, il faut les adopter, de
toute... de toute manière, alors...
M.
Bonnardel : Oui. Bien, on aurait pu les faire en bloc. C'est
juste ça que je voulais... je voulais mentionner.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Bien, moi, s'il y a le consentement. Est-ce que vous voulez les faire en bloc,
étant donné... Dans le fond, c'est le même article avec un nom de ville
différent?
• (11 heures) •
M. Bonnardel : C'est le même
article, mais avec le nom... C'est ça.
Le
Président (M. Schneeberger) : C'est ça. Ça fait que, dans le fond, c'est
chaque... On peut... Moi, ça me prend le consentement pour le faire en
bloc, là. Mais, de toute façon, chaque article doit être adopté,
indifféremment.
Mme Maccarone : ...c'est juste que
juste... d'abord, bien, on va le lire?
M. Bonnardel : Oui.
Mme Maccarone : Bien,
si on le lit, je n'ai pas de problème. Parce que, là, c'est juste parce que le
titre est différent. On parle de la Charte
de la Ville de Lévis, Charte de la Ville de Longueuil, ça fait que, tant qu'ils
sont lus, moi, ça, je n'ai pas de problème.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
fait qu'allez-y avec l'article 4, M. le ministre.
M. Bonnardel : L'article 4 se
lit comme suit : L'article 89 de la Charte de la Ville de Lévis
(chapitre C-11.2) est remplacé par le suivant :
«89. Le
conseil d'arrondissement participe, par ses recommandations, à l'élaboration du
schéma de couverture de risques, à ses modifications et à ses révisions
et favorise la mise en oeuvre, dans l'arrondissement, des mesures qui y sont
prévues.
«Il participe également, par ses
recommandations, à la réalisation de la démarche régionale de gestion des
risques de sinistre de la ville ainsi qu'à l'élaboration de son plan de
sécurité civile et favorise la mise en place, dans l'arrondissement, des
mesures qui y sont établies.»
Commentaire. Cette disposition effectue une
modification de concordance en lien avec le remplacement des dispositions de la Loi sur la sécurité civile
concernant les schémas de sécurité civile par les dispositions de la nouvelle
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres
concernant la démarche régionale de gestion des risques de sinistres.
Donc, c'est le même libellé, outre le fait qu'on
parle de Lévis à cet article 4, on parle de la ville de Longueuil à
l'article 5, ville de Montréal à l'article 6 et ville de Québec à
l'article 7.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Alors, est-ce qu'il y a des questions sur l'article 4?
Mme Maccarone : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Députée
de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui. Juste
rapidement. On est en train d'ajouter un deuxième paragraphe. Ça, c'était
quelque chose... Dans le fond, on a consulté les municipalités? Elles sont au
courant? Est-ce qu'il y a eu... Non, mais le deuxième paragraphe... Parce
qu'avant... maintenant, on dit : «Il participe également, par ses
recommandations, à la réalisation de la démarche régionale de gestion des
risques et de sinistres de la ville ainsi qu'à l'élaboration de son plan de
sécurité civile...»
M. Bonnardel : ...deux plans qu'on a
ajoutés dans la loi, là, qui remplacent les schémas de sécurité, là, qui n'ont
jamais été mis... qui n'ont jamais été mis en place.
Mme Maccarone : Et, la raison qu'on
le fait uniquement pour ces villes, c'est parce que c'est des MRC?
M. Bonnardel : Non, c'est des villes
à charte, c'est pour ça...
Mme Maccarone : Ah! OK. OK.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Est-ce qu'il y a des questions? Non. Alors, est-ce que l'article 4 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 5.
M. Bonnardel : Est-ce que vous
voulez que je lise 5, 6 et 7 aussi, là? Non.
Le Président (M. Schneeberger) : Non.
Comment?
Une voix : ...
M. Bonnardel : Je suis obligé de le
lire ou...
Le Président (M. Schneeberger) : Bien...
bien, il faut... il faut le lire, habituellement, là.
M.
Bonnardel : Oui, bien, il faut le lire? Je vais les lire.
L'article 5 se lit comme suit : l'article 75 de la Charte de
la Ville de Longueuil (chapitre C-11.3) est remplacé par le suivant :
«Le conseil d'arrondissement participe, par ses
recommandations, à l'élaboration du schéma de couverture de risques, à ses
modifications et à ses révisions et favorise la mise en oeuvre, dans
l'arrondissement, des mesures qui y sont prévues.
«Il
participe également, par ses recommandations, à la réalisation de la démarche
régionale de gestion des risques de sinistre de la ville ainsi qu'à
l'élaboration de son plan de sécurité civile et favorise la mise en place, dans
l'arrondissement, des mesures qui y sont établies.»
Cette disposition
effectue une modification de concordance en lien avec le remplacement des
dispositions de la Loi sur la sécurité
civile concernant les schémas de sécurité civile par les dispositions de la
nouvelle Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux
sinistres concernant la démarche régionale de gestion des risques de sinistre.
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, c'est le même... même genre d'article. Ça va?
Alors, est-ce que l'article 5 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Article 6.
M.
Bonnardel : Article 6. L'article 135 de la Charte de la
Ville de Montréal, métropole du Québec (chapitre C-11.4) est remplacé par
le suivant :
«Le conseil
d'arrondissement participe, par ses recommandations, à l'élaboration du schéma
de couverture de risques, à ses modifications et à ses révisions et favorise la
mise en oeuvre, dans l'arrondissement, des mesures qui y sont prévues.
«Il participe
également, par ses recommandations, à la réalisation de la démarche régionale
de gestion des risques de sinistre de la ville ainsi qu'à l'élaboration de son
plan de sécurité civile et favorise la mise en place, dans l'arrondissement,
des mesures qui y sont établies.»
Commentaire. Cette
disposition effectue une modification de concordance en lien avec le
remplacement des dispositions de la Loi sur la sécurité civile concernant les
schémas de sécurité civile par les dispositions de la nouvelle Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres concernant la
démarche régionale de gestion des risques de sinistre.
Le Président (M.
Schneeberger) : Est-ce que l'article 6 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. Article 7.
M.
Bonnardel : Article 7 : L'article 118 de la Charte de
la Ville de Québec, capitale nationale du Québec (chapitre C-11.5) est
remplacé par le suivant :
«Le conseil
d'arrondissement participe, par ses recommandations, à l'élaboration du schéma
de couverture de risques, à ses modifications et à ses révisions et favorise la
mise en oeuvre, dans l'arrondissement, des mesures qui y sont prévues.
«Il participe
également, par ses recommandations, à la réalisation de la démarche régionale
de gestion des risques de sinistre de la ville ainsi qu'à l'élaboration de son
plan de sécurité civile et favorise la mise en place, dans l'arrondissement,
des mesures qui y sont établies.»
Commentaire. Cette
disposition effectue une modification de concordance en lien avec le
remplacement des dispositions de la Loi sur la sécurité civile concernant les
schémas de sécurité civile par les dispositions de la nouvelle Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres concernant la
démarche régionale de gestion des risques de sinistre.
Le Président (M.
Schneeberger) : Merci beaucoup. Alors, est-ce que l'article 7 est
adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. L'article 8.
M.
Bonnardel : L'article 8, Code de la sécurité routière.
L'article 470.1
du Code de la sécurité routière (chapitre C-24.2) est modifié par le
remplacement, dans le troisième alinéa, de «du paragraphe d de l'article 1
de la Loi sur la protection des personnes et des biens en cas de sinistres (chapitre P-38.1)» par «de
l'article 2 de la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la
résilience aux sinistres (indiquer ici l'année et le numéro de chapitre
de la présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui édicte la
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres)».
Cette disposition
apporte une modification de concordance à l'article 470.1 du Code de la
sécurité routière, vu les nouvelles dispositions de la Loi sur la sécurité
civile visant à favoriser la résilience aux sinistres.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
pour les spécifications. Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 8?
Est-ce que l'article 8 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. L'article 9.
M. Bonnardel : Article 9, Loi
sur les coroners.
L'article 183
de la Loi sur les coroners (chapitre C-68.01) est modifié par le
remplacement, dans le deuxième alinéa, de «sinistre faisant l'objet
d'une déclaration d'état d'urgence au sens de la Loi sur la sécurité civile
(chapitre S-2.3)» par «événement pour lequel l'état d'urgence a été déclaré
en vertu de la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux
sinistres (indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi
ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui édicte la Loi sur la sécurité
civile visant à favoriser la résilience aux sinistres)».
Commentaire. Cette disposition apporte une
modification de concordance à l'article 183 de la Loi sur les coroners, vu
les nouvelles dispositions de la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser
la résilience aux sinistres.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 9? Est-ce que l'article 9 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Article 10.
M.
Bonnardel : Article 10, Loi sur l'exercice de certaines
compétences municipales dans certaines agglomérations.
L'article 19 de la Loi sur l'exercice de
certaines compétences municipales dans certaines agglomérations
(chapitre E-20.001) est modifié, dans le paragraphe 8° :
1° par la suppression, dans le sous-paragraphe
a, de «de sécurité civile,»;
2° par la suppression, dans le sous-paragraphe
c, de «du schéma de sécurité civile et»;
3° par l'ajout, dans... après le sous-paragraphe
c, du suivant :
«d) la réalisation de la démarche régionale de
gestion des risques de sinistre et l'adoption du plan régional de résilience
aux sinistres;».
Commentaire. Cette disposition propose des
modifications de concordance au chapitre 8° de l'article 19 de la Loi
sur l'exercice de certaines compétences municipales dans certaines agglomérations.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des questions sur l'article 10? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui. Pourquoi qu'on
supprime «sécurité civile»? Dans le fond, c'est le 8°, a, on dit : «les
éléments de la sécurité publique que sont les services de police» Auparavant,
c'était : «de sécurité civile, de sécurité incendie et de premiers répondants», puis là, on... ce serait :
«les services de police, de sécurité incendie et de premiers
répondants».
M. Bonnardel : Oui, c'est ça. C'est
une modification au chapitre 8°, là. C'est un élément de concordance avec
la suppression de l'article 56 de la Loi sur la sécurité civile.
Mme Maccarone : 56?
M. Bonnardel : Oui.
Mme Maccarone : De la nouvelle loi
qu'on vient...
M. Bonnardel : L'ancienne loi.
L'ancienne loi.
Mme Maccarone : Mais... Oui, mais
dans la loi actuelle, c'est écrit «sécurité civile».
Le Président (M. Schneeberger) : Me
Potvin.
Mme Potvin (Noémi) : C'est vrai
qu'on parle de «sécurité civile» dans la loi actuelle... bien, dans la nouvelle
loi qu'on est en train d'étudier. Par contre, il y avait l'obligation, à
l'article 56, et je vais... je vais vous le lire, si ça vous convient,
étant donné que vous ne l'avez pas sous les yeux, là. C'était...
L'article 56 disait : «Une municipalité locale peut, par règlement,
établir un service de sécurité civile chargé de la protection des personnes et
des biens contre les sinistres.» Cet article-là n'a pas été repris. Il faut
savoir que la Loi sur la sécurité civile date de 2001. Il y a eu la Loi sur les
compétences municipales qui est arrivée dans le coin de 2007, 2008, ce qui fait
que les municipalités n'ont pas besoin d'être habilitées en vertu de notre loi
pour établir un service de sécurité civile. Donc, par concordance, vu que cette
mention-là était là en lien avec l'article 56 de notre loi, on l'a
retirée.
• (11 h 10) •
Mme
Maccarone : Alors, c'est pour la même raison qu'on est en
train de supprimer le «schéma de sécurité civile»?
Mme Potvin (Noémi) : C'est ça. Parce
qu'on n'en aura plus dans la loi. Ça va être une démarche régionale de gestion
des risques.
Mme Maccarone : OK.
OK. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Oui. D'autres questions? Non. Est-ce que l'article 10 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Article 11.
M. Bonnardel : Donc, on est dans le
même contexte, là, des éléments de concordance pour les prochains articles, là.
Là, on est sur la Loi sur l'instruction publique, l'article 11.
L'article 315 de la Loi sur l'instruction
publique (chapitre I-13.3) est modifié par le remplacement, dans le
quatrième alinéa, de «visé à la section II du chapitre VII de la Loi
sur la sécurité civile (chapitre S-2.3)» par «établi en vertu de la Loi
sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres (indiquer
ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de
l'article de cette loi qui édicte la Loi sur la sécurité civile visant à
favoriser la résilience aux sinistres)».
Commentaire. Cet article propose une
modification de concordance avec les nouvelles dispositions de la Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 11? Est-ce que l'article 11 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 12.
M. Bonnardel : Article 12, Loi sur
les normes du travail.
L'article 81.17.1 de la Loi sur les normes
du travail (chapitre N-1.1) est modifié par le remplacement, dans le sous-paragraphe a du paragraphe 2° du premier
alinéa, de «majeur, au sens de la Loi sur la sécurité civile
(chapitre S-2.3)» par «au sens de la Loi sur la sécurité civile
visant à favoriser la résilience aux sinistres (indiquer ici l'année et le
numéro de chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette
loi qui édicte la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience
aux sinistres)».
Commentaire. Cet article propose une
modification de concordance avec les nouvelles dispositions de la Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 12? Est-ce que l'article 12 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
13.
M. Bonnardel : Article 13, Loi sur
les services préhospitaliers d'urgence.
13.
L'article 6 de la Loi sur les services préhospitaliers d'urgence
(chapitre S-6.2) est modifié par le remplacement du paragraphe 6°
du premier alinéa par le paragraphe suivant :
«6° de collaborer à la réalisation de la
démarche gouvernementale de gestion des risques de sinistre prévue par la Loi sur la sécurité civile visant à
favoriser la résilience aux sinistres (indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi ainsi que
le numéro de l'article de cette loi qui édicte la Loi sur la sécurité civile
visant à favoriser la résilience aux sinistres);».
Commentaire. Cet article propose une
modification de concordance avec les nouvelles dispositions de la Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres.
Le
Président (M. Schneeberger) : Questions sur l'article 13? Est-ce que
l'article... Oui. Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme
Maccarone : Oui. Je fais juste la mention ici, parce que, là,
je comprends, on fait une minimodification. C'est de la concordance. Mais, dans l'article 6 en question, on
parle de «le directeur médical national a, en outre, pour fonctions», puis c'est une longue, longue liste de
c'est quoi, toutes les responsabilités et les fonctions de cette personne.
Puis je veux juste revenir sur ce que nous avons entendu lors des auditions, la
mention des gens qui oeuvrent au sein du
réseau, qui disaient qu'ils ne sont pas nécessairement consultés, qu'ils
voulaient être mentionnés, si jamais il y a un sinistre. Je sais qu'il n'y a pas nécessairement une modification à
faire ici, mais on ne parle pas de le mot «consulter», ici. On parle de,
tu sais, participer, collaborer, mais ils ne sont pas consultés à préalable
avant d'agir. Est-ce qu'il y a moyen de faire cette modification suite à leur
intervention puis leur souhait qu'ils ont exprimé lors des auditions?
Le Président (M. Schneeberger) : ...
M.
Bonnardel : Bien, quand on parle de collaborer, ils vont
nécessairement faire partie de la discussion, là. Alors...
Mme
Maccarone : Oui, mais c'est parce qu'eux ils ont parlé
beaucoup de consulter avant. Tu sais, le «collaborer», je pense que leur
interprétation, c'est que c'est l'après et pas nécessairement l'avant.
M. Bonnardel : Oui, mais le
ministère de la Santé est partenaire dans tout ça, dans l'organisation de la
sécurité civile. Donc, comme j'ai déjà mentionné à des articles précédemment,
on fait confiance au ministère et puis à tous ceux qui sont sous l'égide du
ministère de la Santé, exemple, l'Institut national de santé publique, d'être
des acteurs importants pour la suite des choses.
Mme Maccarone : Je fais juste la
mention parce qu'on les a entendus lors de nos auditions. Ça fait partie des
mémoires qu'ils ont déposés, et ça fait partie de leur souhait d'être intégrés
d'une autre manière, comme les premiers répondants, et de faire partie des
décisions qui sont prises à préalable, et pas nécessairement l'après. Mais
j'entends ce que le ministre dit. Ce n'est pas une question de ne pas avoir
confiance dans les gens qui travaillent au sein... à l'intérieur de tout le
processus, c'est juste une mention parce que ça faisait partie de leur souhait.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Est-ce que l'article 13 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 14.
M. Bonnardel : 14.
L'article 7 de cette loi est modifié par le remplacement du paragraphe 6°
du premier alinéa par le paragraphe suivant :
«6° collaborer à la réalisation de la démarche
gouvernementale de gestion des risques de sinistre prévue par la Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres (indiquer ici
l'année et le numéro de chapitre de la
présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui édicte la Loi
sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux
sinistres);».
Commentaire. Cet article propose une
modification de concordance avec les nouvelles dispositions de la Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions? Est-ce que l'article 14 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 15.
M. Bonnardel : Article 15, Loi
sur le traitement des élus municipaux.
L'article 30.0.4 de la Loi sur le
traitement des élus municipaux (chapitre T-11.001) est modifié par le
remplacement, dans le quatrième alinéa, de «Loi sur la sécurité civile
(chapitre S-2.3) ou un événement pour lequel est mis en oeuvre un programme d'assistance financière conformément à
l'article 109 de cette loi» par «Loi sur la sécurité civile visant à
favoriser la résilience aux sinistres (indiquer ici l'année et le numéro de
chapitre de la présente loi ainsi que le
numéro de l'article de cette loi qui édicte la Loi sur la sécurité civile
visant à favoriser la résilience aux sinistres) ou un événement pour lequel est mis en oeuvre un
programme d'aide financière ou d'indemnisation conformément à l'article 68
de cette loi».
Commentaire.
Cet article propose une modification de concordance avec les nouvelles
dispositions de la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la
résilience aux sinistres.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va comme ça? Alors, est-ce... est-ce que l'article 15 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Article 16.
M. Bonnardel : Article 16, Loi
instituant le Tribunal administratif du travail, chapitre... Non.
Article 16. L'annexe I de la Loi
instituant le Tribunal administratif du travail (chapitre T-15.1) est
modifiée par le remplacement du paragraphe 21° par le suivant :
«21° du
deuxième alinéa de l'article 88 de la Loi sur la sécurité civile visant à
favoriser la résilience aux sinistres (indiquer ici l'année et le numéro
de chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi
qui édicte la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux
sinistres);».
Commentaire.
Cet article propose une modification de concordance avec les nouvelles
dispositions de la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience
aux sinistres.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions sur l'article 16? Est-ce que l'article 16 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Schneeberger) : Article 17.
M.
Bonnardel : 17, Règlement sur l'aide aux personnes et aux familles.
17.
L'article 109 du Règlement sur l'aide aux personnes et aux familles
(chapitre A-13.1.1, r. 1) est modifié par
le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «à un programme d'aide financière
ou d'indemnisation aux sinistrés établi en vertu de l'article 100
ou 101 de la Loi sur la sécurité civile (chapitre S-2.3)» par «par un
programme d'aide financière ou
d'indemnisation établi en vertu de la Loi sur la sécurité civile visant à
favoriser la résilience aux sinistres (indiquer ici l'année et le numéro
de chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi
qui édicte la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux
sinistres)».
Commentaire.
Cet article propose une modification de concordance avec les nouvelles
dispositions de la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la
résilience aux sinistres.
Le Président (M.
Schneeberger) : Est-ce que l'article 17 est adopté?
M.
Bonnardel :
Adopté.
Mme
Maccarone : J'ai une question.
Le Président (M.
Schneeberger) : Vous avez une question?
Mme
Maccarone : Oui. Puis on dit bonjour à des gens qui nous regardent.
Mais, pendant que
nous sommes en train de modifier le texte actuel du 109, je me questionne si on
a évalué aussi les prestations que... puis les... dans le fond, la compensation
qui est accordée. Parce qu'on parle des montants de 1 000 $, de 500 $, 4 000 $,
1 500 $. Puis, tant qu'à faire toutes les évaluations, est-ce qu'on
l'a fait? Parce que, là, c'est ouvert maintenant comme article. Ça fait
que est-ce que ces évaluations ont été faites?
M.
Bonnardel : Ce n'est pas notre compétence à nous, là, comme telle. Ce
n'est pas notre loi à nous, ça, là. C'est pour ça que...
Mme
Maccarone : Bien, je comprends. C'est juste que, maintenant qu'on a
l'article qui est ouvert devant nous, je questionne. Je comprends que ce n'est
pas nécessairement à l'intérieur de Sécurité publique, mais, tant qu'à modifier
un article...
• (11 h 20) •
M.
Bonnardel : On est vraiment dans... sous le chapeau d'Emploi, du
ministère de l'Emploi, là.
Mme Maccarone :
Ça fait que ça veut dire qu'on
n'a pas fait des évaluations pour voir si les prestations sont à jour, actuelles?
M.
Bonnardel : C'est ça.
Mme
Maccarone : OK. Ça fait qu'on n'a pas validé?
M.
Bonnardel :
Non.
Mme
Maccarone : OK.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Est-ce que l'article 17 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Article 18.
M. Bonnardel :
Article 18.
L'article 138 de ce règlement est modifié par le remplacement, dans le
paragraphe 15°, de «à titre de frais
excédentaires d'hébergement temporaire, de ravitaillement ou d'habillement dans
le cadre d'un programme d'aide financière
ou d'indemnisation établi en application de la Loi sur la sécurité civile
(chapitre S-2.3)» par «pour des besoins de première nécessité dans
le cadre d'un programme d'aide financière ou d'indemnisation établi en vertu de la Loi sur la sécurité civile visant à
favoriser la résilience aux sinistres (indiquer ici l'année et le numéro de chapitre
de la présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui édicte la
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres)».
Commentaire. Cet
article propose une modification de concordance avec les nouvelles dispositions
de la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux
sinistres.
Le Président (M.
Schneeberger) : Commentaires, questions? Oui. Député de Laurier-Dorion.
M.
Fontecilla : Est-ce que vous savez, M. le ministre, si les
programmes d'aide financière aux... indemnisations établis en fonction
de cette loi sont plus généreux, moins généreux, équivalents des prestations
spéciales, là, selon la Loi sur la sécurité du revenu?
Le Président (M. Schneeberger) : ...
Mme Potvin (Noémi) : Bien...
Le Président (M. Schneeberger) :
Mme Potvin.
Mme Potvin (Noémi) : Oui. Bien, en
fait, c'est... Je ne suis pas certaine de comprendre votre question. Parce que
l'article 138 qu'on modifie, il vient dire ce qu'on doit prendre en compte
ou ce qui sont exclus de la prise en compte finalement de la détermination des
avoirs aux fins de déterminer un montant d'aide financière qui va être versé en vertu du Règlement sur l'aide aux
personnes et aux familles. Donc, ici, ce n'est pas... Le point, c'est qu'on
vient vraiment dire que l'argent que tu as reçu en vertu d'un programme
d'aide financière ou d'indemnisation, il n'est pas comptabilisé, il ne va pas
avoir d'impact sur la prestation que tu vas recevoir en vertu de cet autre
règlement.
M. Fontecilla : Très bien.
Mme Potvin (Noémi) : Donc, c'est ce
que je peux dire, seulement.
M. Fontecilla : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Est-ce que l'article 18 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Article 19.
M. Bonnardel : Article 19.
L'article 146 de ce règlement est modifié :
1° par le remplacement, dans le paragraphe 10°,
de «Loi sur la sécurité civile (chapitre S-2.3)» par «Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la
résilience aux sinistres (indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la
présente loi ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui édicte la
Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres)»;
2° par le
remplacement, dans le paragraphe 11°, de «qu'à titre de frais excédentaires
d'hébergement temporaire, de ravitaillement ou d'habillement ou de» par
«que pour des besoins de première nécessité ou en».
Commentaire. Cet article propose une
modification de concordance avec les nouvelles dispositions de la Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres.
Le
Président (M. Schneeberger) :
Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'article 19? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : ...sur l'aide aux
personnes et aux familles, est-ce que ça, c'est Sécurité publique?
(Consultation)
M. Bonnardel : C'est ça. C'est
encore... Oui, c'est ça. C'est encore l'Emploi, là... Emploi, Solidarité
sociale.
Mme Maccarone : OK. Ça fait que
c'est... ce n'est pas Sécurité publique, mais on est en train de faire des
modifications dans le paragraphe 11°.
M. Bonnardel : De concordance, oui,
c'est ça.
Mme
Maccarone : Paragraphe 11°, le deuxième paragraphe qui dit
qu'on remplace dans le paragraphe 11°, ça, c'est de la concordance?
M. Bonnardel : Avec notre nouvelle
loi à nous. Oui.
Mme Maccarone : La concordance avec
quel article qu'on a déjà adopté?
M. Bonnardel : ...oui, 63.
Mme
Maccarone : Moi, j'avoue, ça aiderait beaucoup, je pense, dans
les démarches, quand on regarde tout ce qui est les dispositions à la fin d'un projet de loi, si ces
références... Je comprends que c'est... Vous, vous avez peut-être ça dans vos documents, mais nous, l'autre côté de la salle, on
n'a pas les références. Puis c'est très aidant de savoir. Moi, je creuse, j'aime comprendre qu'est-ce qu'on
fait. Puis ça évite des questions pour moi, si je dis : Ah! c'est de la
concordance, parce que c'est en lien avec
l'article 6, que ça peut être dans le commentaire. En tout cas, point de
même. Mais, si c'est une possibilité, je dirais que ce serait bienvenu
pour ceux qui aiment ça, l'étude détaillée.
M. Bonnardel :
En réalité, on a remplacé «frais
excédentaires d'hébergement, de ravitaillement ou d'habillement» par
«besoins de première nécessité». C'est ça.
Mme
Maccarone : Oui. Puis... c'est bien. Ce n'est pas une question de ne
pas comprendre. Puis là je comprends maintenant que c'est de la concordance,
mais, sans avoir la référence, sans avoir une équipe de légistes derrière nous, c'est difficile, des fois, de
suivre. Ça fait que ça m'amène à poser des questions que je pourrais peut-être
éviter, parce que je vais dire : Ah!
oui, je comprends, parce que je comprends le lien parce que c'est écrit dans le
commentaire.
Le Président (M. Schneeberger) :
...députée de Laurier-Dorion.
M.
Fontecilla : Oui. Donc, on remplace des éléments très, très précis,
«de frais excédentaires d'hébergement temporaire, de ravitaillement ou
d'habillement» par «des besoins de première nécessité». Est-ce que, quelque
part, il est défini qu'est-ce que c'est,
«des besoins de première nécessité», ou c'est une compréhension globale, avoir
un toit, avoir à manger ou que sais-je?
Le Président (M.
Schneeberger) : Me Potvin.
Mme Potvin
(Noémi) : Oui. Quand on a étudié les termes à retenir pour,
justement... pour rédiger le projet de loi,
on regardait, là, dans la Vitrine linguistique du gouvernement du Québec, par
exemple, là, les «biens de première nécessité», ça dit que «ça satisfait
notamment des besoins essentiels d'ordre alimentaire, sanitaire,
vestimentaire». Il y a des exemples qui sont donnés aussi. Donc, comme c'est un
concept qui existe déjà, qu'on trouve facilement, on ne l'a pas défini. En ne
le définissant pas aussi, ça permet de s'adapter selon la situation, là,
qu'est-ce qui va être de première nécessité dans tel ou tel cas. Ça nous donne
une idée c'est quoi. Tandis que l'expression qu'on retrouvait avant, le «frais
excédentaires d'hébergement[...], [...]ravitaillement ou [...] habillement»,
c'était très, très restreint. Par exemple,
là-dedans, «ravitaillement», c'est quoi, exactement, «ravitaillement»? Tandis
que «première nécessité», on va aller même dans du shampoing ou du
savon, des choses comme ça. Est-ce que ça vous éclaire?
M.
Fontecilla : Oui. Vous avez parlé de la vitrine linguistique. Est-ce
que, dans l'exemple que vous avez donné, les
biens... les besoins de première nécessité incluent, dans la vitrine
linguistique, la question de l'hébergement?
Mme Potvin
(Noémi) : Bien, c'est sûr que se loger, c'est vraiment un bien de
première nécessité.
M.
Fontecilla : On s'entend, on s'entend, mais est-ce que c'est indiqué
dans la vitrine linguistique? Est-ce que c'est explicité?
Mme Potvin
(Noémi) : Ce n'est pas explicité dans l'exemple que j'ai là. Mais, par
contre, ça ne peut pas faire autrement que
de couvrir ça, là, se loger, se nourrir, se vêtir, c'est certainement des
besoins de première nécessité.
M.
Fontecilla : Très bien.
Le
Président (M. Schneeberger) :
Ça va? Alors, on n'a pas d'autres questions? Est-ce que l'article 19 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Article 20.
M.
Bonnardel : Article 20. L'article 177.96 de ce règlement est
modifié :
1° par le remplacement,
dans le paragraphe 6°, de «Loi sur la sécurité civile (chapitre S-2.3)»
par «Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres
(indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi ainsi que le
numéro de l'article de cette loi qui édicte la Loi sur la sécurité civile
visant à favoriser la résilience aux sinistres)»;
2° par le
remplacement, dans le paragraphe 7°, de «qu'à titre de frais excédentaires
d'hébergement temporaire, de ravitaillement ou d'habillement ou de» par «que
pour des besoins de première nécessité ou en».
Commentaire. Cet
article propose une modification de concordance avec les nouvelles dispositions
de la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux
sinistres.
Le Président (M.
Schneeberger) : Questions? Est-ce que l'article 20 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Article 21.
M.
Bonnardel : 21. L'article 177.108 de ce règlement est
modifié par le remplacement, dans le paragraphe 10°, de «à titre de
frais excédentaires d'hébergement temporaire, de ravitaillement ou
d'habillement dans le cadre d'un programme
d'aide financière ou d'indemnisation établi en application de la Loi sur la
sécurité civile (chapitre S-2.3)» par «pour des besoins de première
nécessité dans le cadre d'un programme d'aide financière ou d'indemnisation
établi en vertu de la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience
aux sinistres (indiquer ici l'année et le numéro de chapitre de la présente loi
ainsi que le numéro de l'article de cette loi qui édicte la Loi sur la sécurité
civile visant à favoriser la résilience aux sinistres)».
Commentaire. Cet article propose une
modification de concordance avec les nouvelles dispositions de la Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Alors, est-ce que l'article 21 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
22.
M.
Bonnardel : 22. Règlement d'application de la loi concernant
les propriétaires, les exploitants et les véhicules de... les
conducteurs de véhicules lourds.
L'article 1
du Règlement d'application de la Loi concernant les propriétaires, les
exploitants et les conducteurs de véhicules lourds (chapitre P-30.3, r. 1)
est modifié par le remplacement, dans le paragraphe 1°, de «majeur ou
d'un sinistre mineur au sens de l'article 2 de la Loi sur la sécurité
civile (chapitre S-2.3)» par «au sens de l'article 2 de la Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres (indiquer ici
l'année et le numéro de chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de
l'article de cette loi qui édicte la Loi sur la sécurité civile visant à
favoriser la résilience aux sinistres)».
Commentaire. Cet article propose une
modification de concordance avec les nouvelles dispositions de la Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres, plus
particulièrement avec la nouvelle définition de «sinistre» ainsi que la
disparition des notions de sinistre majeur et de sinistre mineur.
• (11 h 30) •
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 22? Non. Alors, est-ce que l'article 22 adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 23.
M. Bonnardel : Article 23.
Règlement sur la sécurité des barrages.
23. Les articles 33 et 39 du Règlement sur
la sécurité des barrages (chapitre S-3.1.01, r. 1) sont modifiés par la
suppression, dans le premier alinéa, de «ou au ministre de la Sécurité
publique, tel que le prévoit l'article 8 de la Loi sur la sécurité civile
(chapitre S-2.3)».
Commentaire. Cet article propose une modification
de concordance avec les nouvelles dispositions de la Loi sur la sécurité civile
visant à favoriser la résilience aux sinistres.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 23? Député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : J'essaie de
comprendre, je lis le texte proposé, les amendements. Si le barrage est situé
dans un territoire non organisé en
municipalité, le sommaire est alors transmis à l'autorité régionale compétente
sur ce territoire, mais non pas au
ministère de la Sécurité publique, c'est parce que, maintenant, cette
responsabilité relève uniquement de l'autorité régionale compétente?
M. Bonnardel : Excusez-moi?
M. Fontecilla : On enlève la
référence, le devoir d'informer... le plan... le plan modifié doit être
transmis par le propriétaire. Si le barrage
est situé dans un territoire non organisé en municipalité, il est transmis à
l'autorité régionale compétente et non pas au ministre de la Sécurité
publique. Est-ce que c'est... le fait d'enlever le devoir d'informer le ministre de la Sécurité publique découle de la
disposition qui relaie... délègue cette responsabilité-là aux seules autorités
régionales compétentes.
M.
Bonnardel : ...c'est la MRC qui a la compétence, qui va
recevoir la... bien, qui a la compétence comme telle de prendre acte de
la situation, là.
M. Fontecilla : OK. Très bien.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, est-ce que l'article 23 est adopté?
Des
voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté.
M.
Bonnardel : M. le Président, on a terminé la partie 1, on arrive
dans la partie 2. Je propose juste un petit cinq minutes de pause avant...
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui, une petite pause... une petite pause santé pour
certains.
Alors, nous
suspendons quelques instants.
(Suspension de la séance à
11 h 33)
(Reprise à 11 h 41)
Le Président (M.
Schneeberger) : Nous reprenons les travaux. Nous en étions à
l'article 24. M. le ministre.
M.
Bonnardel : Alors, article 24. Nous sommes donc maintenant au...
à la section II, Modifications relatives aux centres de communications
d'urgence.
Article 24, Loi
sur la sécurité civile. Le titre de la Loi sur la sécurité civile
(chapitre S-2.3) est remplacé par le suivant : «Loi sur les centres
de communications d'urgence».
Commentaire. Cet
article vise à remplacer la... le titre de la Loi sur la sécurité civile
puisque seules les dispositions concernant les centres de communications
d'urgence y sont conservées.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 24? Non. Alors, est-ce que l'article 24 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. Article 25.
M.
Bonnardel : 25. Le chapitre I de cette loi en devient la section I.
Commentaire. Cet
article vise à modifier le niveau de la division du chapitre I de la Loi
sur la sécurité civile afin qu'il devienne une section de la Loi sur les
centres de communications d'urgence.
Le Président (M.
Schneeberger) : Est-ce qu'il y a des questions? Est-ce que
l'article 25 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Article 26?
M.
Bonnardel : L'article 26 se lit comme suit :
l'article 1 de cette loi est remplacé par le suivant :
«1. La présente loi a
pour objet d'assurer une réponse appropriée, [d'efficience...] efficiente et de
qualité aux communications que reçoivent les centres de communications
d'urgence.
«Elle s'applique aux
centres de communications d'urgence suivants :
«1° un centre d'urgence 9-1-1,
soit un centre qui reçoit les communications qui requièrent une ou plusieurs interventions d'urgence, détermine la nature de
l'urgence pour chaque communication et la transmet, avec les renseignements pertinents dont il dispose, au
centre secondaire de communications d'urgence approprié, qu'il s'agisse d'un
centre de répartition d'un service de sécurité incendie ou d'un corps de police
ou d'un centre de communication santé au sens de la Loi sur les services
préhospitaliers d'urgence (chapitre S-6.2) ou, lorsque requis, à un autre
centre d'urgence 9-1-1;
«2°
un centre secondaire de communications d'urgence qui est un centre de
répartition d'un service de sécurité incendie ou d'un corps de police.»
Commentaire.
Cet article établit l'objet et le champ d'application de la Loi sur les centres
de communications d'urgence.
Le Président (M.
Schneeberger) : Questions? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone :
Merci, M. le Président. Quand on
dit que la loi, ça s'applique aux centres d'urgence 9-1-1, on parle d'un centre secondaire de communications
d'urgence approprié. Est-ce que c'est ici qu'on parle du téléphonie IP?
Est-ce que c'est ça que ça veut dire?
M.
Bonnardel : Non.
Mme
Maccarone : Parce que... D'abord, mettons quelqu'un qui fait affaire
avec une compagnie, puis ils ont leur téléphone IP, puis les
services 9-1-1 IP, eux sont visés où ici? C'est-tu un centre de... je
ne sais pas, un centre d'urgence 9-1-1, ce n'est pas un centre de répartition
d'un service?
M.
Bonnardel :
C'est ça, ce n'est pas un centre d'urgence 9-1-1, là.
Mme
Maccarone : Oui, c'est ça.
M.
Bonnardel : Ça, c'est une technologie comme telle... Bien là, je sais
ce que vous parlez, là, vous parlez de ceux qui... par IP, là...
Mme
Maccarone : Oui, exact, téléphonie IP.
M.
Bonnardel : ...vont avoir... vont avoir... Donc, ce n'est pas
applicable à ceux-ci, là.
Mme
Maccarone : Ça fait qu'eux ils ne sont pas assujettis par cette loi?
M. Bonnardel : C'est pour ça que la problématique qui a été
soulevée — vous
m'aviez déjà posé la question — c'est une problématique
fédérale, qui est sous le CRTC, là.
Mme
Maccarone : Oui, mais là je ne parle pas de c'est qui répond puis
quelle langue, ce n'est pas ça que je veux dire. C'est parce que, quand on
parle de la loi, ça s'applique aux centres de communications d'urgence
suivants... Parce que là on va parler de beaucoup d'articles en ce qui concerne
la nature de... Attends, je vais lire le titre
bien comme il faut, là, parce qu'on a changé aussi le titre quand on parle des
centres de communications d'urgence.
Mais eux ils ne sont
pas affectés du tout par ce projet de loi parce que c'est quand même... C'est
vrai, ce n'est pas un 9-1-1, ce n'est pas un
répartiteur, ça fait que c'est pour ça que je pose la question. Quand on parle
d'un centre secondaire de communications d'urgence approprié, est-ce que
ça, ça peut être considéré comme la téléphonie IP puis le service qui est
offert par eux, le 9-1-1 qui est offert par eux?
M. Bonnardel :
Ils vont recevoir l'appel quand
vous avez IP, puis eux vont transférer, par la suite, aux centres qui
sont là.
Mme
Maccarone : Ça fait qu'exemple quelqu'un qui répond... un
sous-traitant en Ontario qui répond...
M. Bonnardel :
Voilà. Qui, lui, va transférer,
par la suite, l'appel selon la nature... la nature de l'appel, que ce
soit... que ce soit incendie, ou ambulancier, ou autres, là.
Mme
Maccarone : Ça fait que ça, ça s'appelle un centre secondaire de
communications d'urgence?
M.
Bonnardel : C'est ça.
Mme
Maccarone : OK. OK.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va?
Mme
Maccarone : Oui.
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, s'il n'y a pas d'autre question, est-ce que
l'article 26 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. Article 27.
M.
Bonnardel : Les articles 2 à 52 de cette loi sont abrogés.
Commentaire. Cet
article vise l'abrogation des articles 2 à 52 de la Loi sur la sécurité
civile, qui ne doivent pas être conservés dans la Loi sur les centres de
communications d'urgence, étant donné qu'ils ne concernent pas les centres de
communications d'urgence.
Le Président (M.
Schneeberger) : OK. Questions? Oui, député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla :
La question qui se pose :
Qu'est-ce que... Vous les envoyez où, les... la matière des articles 2 à
52?
M.
Bonnardel : Dans la Loi sur la sécurité civile.
M. Fontecilla : OK.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Est-ce que l'article 27 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
28.
M.
Bonnardel : 28. La section II.1 du chapitre IV de
cette loi en devient la section II et son intitulé est remplacé par
le suivant : «Centres de communications d'urgence».
Commentaire. Cet article vise à renuméroter la
section II.1 de la loi et à remplacer son titre.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur 28? Est-ce que 28 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 29.
M. Bonnardel : 29.
L'article 52.1 de cette loi est numéroté 2 et est remplacé par le
suivant :
«2. Toute municipalité locale doit, afin de
répondre aux communications d'urgence sur son territoire, être desservie par un
centre d'urgence 9-1-1 ayant obtenu un certificat de conformité
conformément à la présente section, à moins que l'accès à un service de télécommunication
permettant de joindre directement le service d'urgence 9-1-1 ne soit pas
disponible sur son territoire.»
Commentaire. Cet article vise à modifier le
numéro de l'article 52.1 de la Loi sur la sécurité civile afin qu'il devienne l'article 2 de la Loi sur les
centres de communications d'urgence et à remplacer la disposition afin notamment
de ne pas exclure nommément les villages nordiques de son application.
Le
Président (M. Schneeberger) : Est-ce qu'il y a des questions sur l'article 29?
Oui, députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Est-ce qu'il y a une
ouverture ici de modifier l'article 29 qui modifie l'article 2, de
s'assurer qu'il y a quelqu'un qui va répondre à la ligne, qui parle français
ici?
M. Bonnardel : Bien,
c'est dans le règlement, là, tu sais, comme tel, là. Il n'y a pas... il n'y a
pas de problématique là-dessus, à savoir que ces gens qui vont répondre
aux centres d'urgence vont parler français. Ça, c'est...
Mme Maccarone : Oui, mais c'est
parce qu'on sait que ce n'est pas tout le temps le cas, tu sais, on...
M. Bonnardel : Non, mais là vous
faites...
Mme Maccarone : On a déjà jasé de
ça. On sait que ça a été médiatisé, qu'il y a des gens qui font appel, parce qu'eux, ils font affaire avec la
téléphonie IP. Et maintenant que le ministre, il a confirmé que la
téléphonie IP est quand même comprise dans ce projet de loi, parce
que ça tombe sous le centre secondaire de communications d'urgence, est-ce qu'on peut... prévoyez de le
modifier pour s'assurer qu'il y a des services qui sont offerts en français,
même si c'est de la téléphonie IP?
M. Bonnardel : Ce n'est pas de notre
ressort, là, c'est pour ça que je vous ai déjà répondu qu'on a fait appel... On
a écrit au ministre fédéral, parce que c'est de... c'est sous juridiction
fédérale que l'application du 9-1-1 vis-à-vis
les services que les sociétés offrent à certains clients au Québec, là, la
téléphonie IP, comme on la connaît. Donc, on ne peut pas... on ne peut
pas définir ce qui est de juridiction fédérale dans cet article-là.
Mme Maccarone : Sauf que 9-1-1 puis
la responsabilité de centres de communications d'urgence, ça, c'est sous la
responsabilité de la Sécurité publique provinciale.
M. Bonnardel : Oui, mais, comme je
vous expliquais tantôt, lorsqu'il y a un appel qui est fait sur... par un
téléphone, une adresse IP, il y a une société qui a embauché une
organisation x, qui, elle, par la suite, va transférer l'appel, soit pour
une nature... de nature x, là, pour une ambulance, un incendie ou la
police, là.
• (11 h 50) •
Mme Maccarone : Mais on n'a pas de
moyen du tout, même par le biais d'un règlement, de dire que toutes ces compagnies... Je comprends que c'est un
service qui est offert, puis ce n'est pas une question de dire qu'on ne veut plus
à avoir ça. Je comprends qu'il y a un besoin pour quelques citoyens, on ne veut
pas limiter les choix, mais que, si on fait affaire avec la téléphonie IP
puis le service qu'eux offrent, 9-1-1, mais qu'il y a quand même un règlement ou quelque chose qui est écrit ici, qui
dise : C'est correct, vous voulez faire affaire avec eux, pas de trouble,
mais eux, parce qu'il y a une obligation de leur part d'offrir le 9-1-1,
ça, c'est une obligation, parce que chaque citoyen doit avoir recours si jamais
il y a une urgence dont ils font face. Et on sait qu'ils font face à des
difficultés parce qu'on est en train de rapatrier des contrats à l'extérieur du
Québec, souvent en Ontario. On n'a pas de moyen de dire : Écoute, pas de trouble, mais, si
vous faites ça, vous avez une obligation de faire affaire avec une entreprise
locale, québécoise, avec des gens qui peuvent répondre et parler en
français.
M.
Bonnardel : Bien, c'est un problème... votre question est bonne, mais
c'est un problème qu'on a adressé au fédéral, qu'on souhaite... qu'on souhaite
que le fédéral aille de l'avant pour trouver des pistes de solution pour que
ces organisations qui sont... qui sont sous l'égide d'une société x, là,
qui offrent des services IP, puissent répondre en français aux Québécois.
Il n'y a pas beaucoup de monde, mais une personne, c'est une personne de trop
qui reçoit un appel... qui reçoit un appel en anglais, qui se voit répondre en
anglais lors d'un appel d'urgence.
Mme Maccarone :
Puis on sait que c'est beaucoup
plus qu'une personne, «right», c'est... je pense que c'est... C'est ça.
Ça fait que c'était quoi, la réponse du fédéral, eux, ils vont faire quoi?
M.
Bonnardel : Bien, c'est ça. On a écrit au fédéral, mon collègue... mon
collègue et moi, pour ne pas le nommer,
François-Philippe Champagne. Donc, on souhaite que, dans les prochaines
semaines, prochains mois, il prenne acte de la situation et qu'il trouve
les moyens législatifs ou autres pour que ça ne se reproduise plus.
Mme
Maccarone : Puis ça, la réponse est-tu écrite? C'est-tu quelque chose
qu'on peut déposer ici?
M.
Bonnardel : Non, mais c'est ce que nous... c'est ce que nous, on a
demandé. On a demandé au fédéral de prendre acte... pas juste prendre acte, de
réagir face à la situation puis de s'assurer que... de s'assurer que ça ne se
reproduise plus. Mais un corpus législatif fédéral ou des engagements qu'eux
vont prendre, je ne peux pas répondre pour eux.
Mme
Maccarone : J'ai vu sur X ce qui était affiché par le ministre
Champagne à cet égard. J'ai vu ces échanges-là. Moi, ce que je souhaite savoir,
c'est quoi, les réponses qu'on a reçues ici. Est-ce qu'ils ont répondu
formellement? Parce que j'ai vu que vous aussi, vous avez envoyé une lettre. On
n'a pas eu de réponse à ça?
M.
Bonnardel : On n'a pas eu de réponse encore...
Mme
Maccarone : Hein?
M.
Bonnardel : ...à ma connaissance, non.
Mme
Maccarone : Parce que ça fait des mois. Est-ce qu'il y a eu des suivis
de notre part, de la part du gouvernement?
M.
Bonnardel : Oui, oui, oui, téléphoniques, et autres, oui.
Mme
Maccarone : Il n'y a toujours pas de réponse?
M.
Bonnardel : Bien, ils travaillent, vous savez, entre... répondre par
une lettre officielle versus les appels qu'on a du côté de l'administratif,
administratif, il y a des appels qui se font entre le fédéral et nous.
Mme
Maccarone : Puis est-ce qu'il y a au moins un échéancier qui est en
place?
M.
Bonnardel : Non, non.
Mme
Maccarone : Même pas?
M.
Bonnardel : Ce serait prématuré de répondre pour eux, là, mais on
force le pas.
Mme Maccarone :
Ça ne donne pas un levier au
gouvernement, d'avoir une modification ici pour dire que regarde, nous
aussi, c'est notre loi?
M.
Bonnardel : On fait tout en notre pouvoir... on fait tout en notre
pouvoir pour qu'ils prennent... Ils prennent au sérieux la situation, je ne
peux pas dire le contraire. Ils prennent au sérieux la situation. J'en ai déjà
parlé de vive voix avec le ministre lorsque je l'ai rencontré. Maintenant, ils
ont un travail à faire avec le CRTC aussi de l'autre côté. Donc, je m'attends,
avec les outils qu'ils ont, qu'ils puissent répondre... qu'ils puissent
répondre le plus rapidement possible... le plus rapidement possible face à ces
quelques cas que nous avons entendus à date.
Mme
Maccarone : OK. Bien, moi, je trouve honnêtement qu'on a une
responsabilité ici des compétences provinciales. Je l'ai déjà vu, dans le fond,
quand on a adopté la loi sur les soins de fin de vie. On était un précurseur.
On a mis en place les demandes anticipées avant que le gouvernement fédéral a
agi. Ça amène quand même des conversations qu'on peut
avoir avec le... Je ne sais pas si ça vous donne un levier, mais moi, je pense
que c'est quelque chose qui...
(Interruption)
Mme Maccarone : Excusez-moi, c'est
mes enfants qui m'appellent. Mais je pense qu'on a quand même une
responsabilité envers ces citoyens qui se retrouvent souvent loin des services,
d'au moins faire la démonstration qu'on a
vidé la question ici, en commission, puis qu'on fait des propositions,
peut-être ça donne aussi au ministre un levier qu'il peut utiliser quand
il fait des négociations avec son homologue.
Je souhaite déposer un amendement. J'ai quelque
chose qui est déjà prêt. Ça fait que, si... M. le Président, si on peut suspendre juste quelques instants, le
temps de l'envoyer en transmission... Mais moi, je pense, c'est important
de faire la démonstration de ça, puis, peut-être, ça peut aider.
Le
Président (M. Schneeberger) : Nous allons suspendre quelques instants, le temps de
recevoir l'amendement de la députée de Westmount—Saint-Louis.
(Suspension de la séance à 11 h 55)
(Reprise à 12 heures)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous reprenons les travaux. Alors, je vais laisser la députée de Westmount—Saint-Louis,
dans le fond, lire son amendement qu'elle veut faire adopter.
Mme Maccarone : Oui. Alors,
l'amendement à l'article 29 :
L'article 29 du projet de loi est modifié
par l'ajout, après le premier alinéa, de l'alinéa suivant :
«Un centre
d'urgence 9-1-1 doit offrir [des] services de télécommunication en
français. La présente disposition n'a pas pour effet d'empêcher
l'utilisation d'une autre langue que le français.»
Alors, c'est clair, je pense, c'est simple.
C'est directement en lien avec ce que nous venons de discuter. Si ce projet de loi vise, comme on a dit, tous les
centres de communications d'urgence 9-1-1, les répartiteurs,
téléphonie IP, bien, moi, je pense qu'on ne fait pas fausse route
en adoptant quelque chose comme ça. On ne nuit pas tout ce qui est services
d'urgence. Ça fait que, si jamais il y a quelqu'un que leur langue maternelle
est anglais puis ils souhaitent aussi d'être
servis en anglais, eux ne sont pas pénalisés du tout, mais on assure quand même
que les francophones ici, au Québec, sont protégés, puis il y a
quelqu'un qui va répondre au bout de la ligne en français.
Puis je comprends les particularités de ce que
le ministre nous a dit lors de nos échanges précédents, mais, si la loi vise
vraiment toutes ces instances, c'est un levier, moi, je pense, de plus, avec
les négociations qu'il y a à faire avec le gouvernement fédéral que... parce
que ça vise le CRTC. Mais je comprends aussi très bien cette particularité, mais j'aurais... Quand on a adopté la loi sur les soins
de fin de vie, on a quand même adopté quelque
chose qui n'était pas dans la
loi, au niveau fédéral encore une fois. Puis ça amène une autre discussion, ça
amène peut-être un niveau de pression qu'on peut aborder, lors de nos échanges
avec le gouvernement fédéral, pour dire : Nous, ici, c'est une
particularité, c'est une urgence, c'est nécessaire.
Je ne sais même pas combien de cas qu'on a,
mais, on l'a dit aussi, un cas, c'est un cas de trop. Ça fait que, si c'est 10, si c'est 12, si c'est 20, bien, c'est 20
de trop. Nous, on a une responsabilité, puis ça fait partie de ce qu'on
souhaite ici. Bien, je pense que tout le monde est comme en accord.
Alors, je souhaite qu'on l'adopte puis qu'on poursuit avec cette mesure de protection, en sachant tout à fait que ça se peut
qu'on ne pourra pas mettre à l'oeuvre tout de suite puis que ça prend
quand même une prochaine étape de négociation avec le gouvernement fédéral.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement?
M. Bonnardel : Un petit commentaire.
C'est un bon point, mais c'est déjà prévu à l'article 13 du règlement,
donc les centres de services d'urgence doivent communiquer en français, là.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Ça va? Alors... Oui, députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui, mais ce n'est
pas dans une loi. Ça fait que je comprends qu'il y a... c'est visé dans un
règlement, mais, tant que le règlement, il est... Bien, le règlement est là, mais
le règlement, dans le fond, il n'est pas respecté. Ça fait que pourquoi ne pas
le mettre dans la loi? Parce que ce qu'on voit exactement, c'est que, le règlement qui est là, de toute évidence, les gens
ne respectent pas ceci. Alors, pourquoi ne pas le mettre dans la loi? Je ne vois
pas pourquoi on ne peut pas l'inclure.
M. Bonnardel : Il est inexact de
dire qu'ils ne respectent pas, il est inexact, sinon faux de dire cela. Les
centres de services d'urgence, au Québec, répondent en français, en français.
Il y a une différence entre ceux qui font affaire avec une téléphonie IP, IP,
et le CRTC. Comme je l'ai mentionné tantôt, on met tous... on met tous les
efforts possibles pour s'assurer que les appels qui sont répondus par une
organisation x, qui est sous l'égide, donc, de cette téléphonie
comme telle... doivent répondre en français. Mais ça, c'est de juridiction
fédérale. Pour ce qui est de notre juridiction à nous, les gens répondent en
français.
Mme
Maccarone : Sauf que, quand...
Le Président (M.
Schneeberger) : ...
Mme
Maccarone : Oui, merci. Sauf que, quand on a discuté du... de
l'article 26, qui modifie l'article 1, j'ai posé la question si la
téléphonie IP était une des instances qui était sous la responsabilité de tout
ce qui est les centres de communications
d'urgence. Puis le ministre a confirmé que, oui, un centre secondaire de
communications d'urgence comprend la téléphonie IP. Alors, ils sont quand même
assujettis à cette loi. C'est ça... c'est ça que vous avez dit, ça fait
que...
M. Bonnardel :
...dis ça, là, mais, si j'ai...
Je ne pense pas avoir déjà dit ça, là, mais, si j'ai dit ça, je me suis trompé.
Mme
Maccarone : Oui. Bien, on pourra sortir le libellé, mais...
Le Président (M.
Schneeberger) : M. le ministre.
M.
Bonnardel : Non, c'est... je ne pense pas avoir déjà dit ça, si c'est
le cas, je me suis trompé.
Mme
Maccarone : Ça fait que ça veut dire que, dans le fond, la téléphonie
IP qui est offerte ici, ce n'est pas couvert par cette loi.
M.
Bonnardel : C'est ce que j'ai répété depuis au moins cinq, six, sept
minutes, là.
Mme Maccarone :
Oui, mais je veux juste
comprendre. Parce que, pour vrai, quand on faisait le débat sur le 26, c'était confirmé que ça faisait partie de cette
loi. Là, on dit que ça ne fait plus partie de cette loi. Est-ce qu'eux ils sont
assujettis par le règlement, au moins?
M.
Bonnardel : Je recommence, là. Je ne pense pas avoir dit que la
téléphonie IP était sous la juridiction du Québec. Je ne pense pas avoir dit
ça, là. Donc, je le répète, ceux qui font affaire avec une téléphonie IP, il y
a une organisation possible qui pourrait, qui pourrait vous répondre en
anglais. On a vu quelques cas. On a donc évoqué la situation au ministre
fédéral, au CRTC pour qu'ils prennent acte de la situation. Et, quand il y a un
appel qui est fait à ces organisations à
l'extérieur du Québec, c'est par la suite, selon la gravité et la nature de
l'appel, que cette personne, ce répartiteur va envoyer, donc, cet appel
soit pour les services ambulanciers, incendie ou policiers.
Mme Maccarone :
Moi, ma question était simple, au
26, j'avais demandé si un centre secondaire de communications d'urgence
comprenait la téléphonie IP, et le ministre avait dit oui. Je comprends que
maintenant il dit, c'était une erreur, que ce n'est pas le cas. Ma question
reste quand même que, quand on parle d'abord des centres de communications
d'urgence ici, dans la province, quelqu'un qui fait affaire avec une compagnie
de téléphonie IP, ça veut dire qu'eux ils ne sont pas protégés par cette loi.
Le Président (M.
Schneeberger) : ...
M.
Bonnardel : Bien là, je ne pense pas pouvoir mieux réexpliquer ce que
je viens d'expliquer, là. Je ne sais pas
pourquoi on persiste et signe, là. J'ai dit : IP n'est pas sous l'égide
d'une juridiction du gouvernement du Québec, c'est de juridiction
fédérale. C'est assez clair, je pense. Je ne pense pas avoir dit que c'était
sous les... la téléphonie IP était sous
l'égide de cette juridiction, que nous souhaitons adopter, qui est cette loi
aujourd'hui. Je pense, c'est assez clair, IP, juridiction fédérale, tous
les autres centres de communications d'urgence que nous exposons ici
aujourd'hui sont sous l'égide du gouvernement du Québec avec nécessairement
l'obligation d'offrir des services en français.
Mme
Maccarone : J'entends le ministre. Il n'y a pas de trouble. On va
revenir cet après-midi, puis ça va être clair.
Je ne veux pas faire... Mon but, c'est de ne pas coincer personne. Mon but,
c'est de savoir qu'est-ce qu'on va faire pour s'assurer qu'on protège les
Québécois puis Québécoises qui font affaire avec la téléphonie IP dans leur
région, puis que, quand eux, ils font
un appel 9-1-1 de leur domicile, parce que c'est une téléphonie IP,
qu'est-ce qu'on va faire pour leur protéger pour s'assurer que, quand ils font
cet appel, il y a quelqu'un qui répond au bout de la ligne qui parle en
français. C'est ça que je veux savoir.
Si eux, ils ne sont
pas protégés par cette loi, quelles mesures allons-nous mettre en place
entre-temps, pendant que nous sommes en train de négocier? Je comprends, CRTC
est quand même interpelé, mais je vois mal pourquoi qu'on ne pourra pas adopter
un article comme ceci, qui envoie quand même un message fort, qui dise que ces compagnies, qui sont peut-être québécoises,
avec qui on fait affaire, ont une responsabilité de s'assurer que les gens qui
vont répondre aux appels des citoyens, quand ils font face à une urgence,
parlent au moins leur langue maternelle.
Le Président (M.
Schneeberger) : Voilà. Autres commentaires? Député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Afin
de bien comprendre cet imbroglio technologique, là, lorsqu'une personne qui
réside au Québec compose le 9-1-1 à partir
de son téléphone, là, cette personne-là n'a aucune idée des compétences
provinciales, comme ça arrive souvent, là, ou versus compétences
fédérales, et cet appel-là part directement à une compagnie qui est à
l'extérieur du Québec de facto. Expliquez-nous comment une personne qui a une
communication IPP, là... IP communique.
M. Bonnardel : C'est indiqué sur son
contrat que les services d'urgence seront à l'extérieur.
Une voix : ...
M. Bonnardel : Peuvent, peuvent.
M. Fontecilla : Tout à fait. Vous
êtes bien conscient, M. le ministre, que, lorsqu'il y a un appel d'urgence, les
gens ne consultent pas le contrat, là. Mais je veux connaître le cheminement...
le cheminement de cet appel-là. Est-ce que ça passe par une institution régie
par les lois du Québec, cet... l'appel IP?
M. Bonnardel : ...tantôt, là.
M. Fontecilla : Ça s'en va
directement à une compagnie extérieure?
M. Bonnardel : À une organisation à
l'extérieur du Québec.
M. Fontecilla : Très bien.
M. Bonnardel : ...un contrat est
signé par la compagnie IP.
M. Fontecilla : Très bien. Et ça, ça
apparaît sans doute en petits caractères, là, dans un contrat que la personne a signé, bien, ça se peut que... depuis
très longtemps, là. Et ces compagnies-là n'ont... réfèrent automatiquement
à un centre d'appels du Québec?
M. Bonnardel : Selon la nature de
l'appel.
M. Fontecilla : Selon la... et s'ils
comprennent la nature de l'appel, là, encore une fois. Est-ce que vous êtes en mesure de nous dire, M. le ministre...
d'estimer le nombre de résidents du Québec, là, qui sont abonnés à un service
IP?
M. Bonnardel : Non.
M. Fontecilla : Est-ce qu'il y a
moyen de le savoir?
M. Bonnardel : Il faudrait demander
au fédéral.
• (12 h 10) •
M.
Fontecilla : Et est-ce que ça pourrait devenir préoccupant, M.
le ministre? Effectivement, un cas, ça peut être anecdotique,
préoccupant toujours, là, c'est un cas de trop, mais, s'il y a une... comment
dire, une plus grande... une généralisation des abonnements au service IP, ça
pourrait devenir de plus en plus problématique, là. Est-ce que vous avez des estimés quant à la... à cette
question-là, à l'évolution de cette problématique-là, ou, selon vous, ça va
rester très... comment dire, très minoritaire ou... comme problématique,
là?
Le Président (M. Schneeberger) : ...
M. Bonnardel : J'ai évoqué cette
question tantôt avec la collègue de Westmount—Saint-Louis. On a avisé le fédéral
de cette situation qui, pour nous, est grave, grave, ne pas être capable de se
faire répondre en français. Donc, on s'attend à des actions de la part du
ministre et nécessairement du CRTC. Et on est en communication avec les... ces
instances pour s'assurer que ce soit fait le plus rapidement possible et que la
CRTC mette de la pression sur ces organisations qui ont pu répondre en anglais
lors de certains appels d'urgence.
M. Fontecilla : Vos leviers de...
vos leviers d'action, M. le ministre, c'est uniquement auprès du ministre
fédéral responsable? Est-ce que vous pourriez entreprendre des actions auprès
du CRTC, qui est, si je comprends bien, le dernier... comment dire, le
responsable ultime de ce... sur ce sujet-là?
M. Bonnardel : Vous répondez à votre
question.
M. Fontecilla : Pardon?
M. Bonnardel : Vous répondez à votre
question.
M. Fontecilla : Bien,
c'est-à-dire, vous pouvez...
M. Bonnardel : À savoir... à savoir
que la pression que nous pouvons faire, c'est d'évoquer la situation au
ministre, qui, lui, évoque la situation au CRTC. Et nous aussi, nécessairement,
on communique avec ces instances pour leur expliquer : C'est inacceptable
qu'au Québec certaines organisations qui signent des contrats avec des... une
clientèle québécoise ne puissent offrir un service en français.
M. Fontecilla : Et, très
précisément, M. le ministre, est-ce que, parmi vos compétences, vous pouvez
entreprendre des actions auprès du CRTC?
M. Bonnardel : Oui, des discussions
de vive voix.
M. Fontecilla : Des... entreprendre
des démarches formelles, je ne sais pas, une plainte, par exemple?
M.
Bonnardel : Non,
mais on siège...
M. Fontecilla : Le ministre de la
Sécurité publique du Québec dépose une plainte auprès du CRTC, est-ce que ça se
fait?
M. Bonnardel : On siège sur des...
différents comités. Donc, on s'assure que notre... que cette problématique soit
bien entendue aux instances, aux autorités fédérales concernées.
M. Fontecilla : Est-ce que vous
siégez... donc, est-ce que vous siégez dans une instance du CRTC qui traite
spécifiquement de ce problème-là?
M. Bonnardel : Je ne pense pas que
ce soit spécifiquement de cet enjeu, mais de plusieurs enjeux qui sont
discutés, oui, ça peut être le cas.
M.
Fontecilla : Est-ce que vous participez à des travaux du CRTC
qui traitent, entre autres, de cette problématique-là? Est-ce que...
Des voix : ...
M. Bonnardel : Pas à la... pas à ma
connaissance présentement. C'est ça, il y a des enjeux, comme je vous ai
mentionné déjà, là, de... qui sont évoqués, mais c'est des consultations que
nous avons avec l'organisme fédéral, là.
M. Fontecilla : Très bien. Écoutez,
la façon dont ça... Ce que j'en comprends, c'est que le ministre s'adresse,
c'est logique, à son homologue fédéral, et son homologue fédéral, logiquement,
à moins que vous me disiez le contraire, va
se tourner et va demander au CRTC : Ah! voilà cette problématique-là, il
faut trouver une solution. Et là, là, ça se perd, ça se perd dans le
CRTC, qui est une grosse bureaucratie, comme on... comme on le sait, là.
Est-ce que le
ministre pourrait nous... s'engager aujourd'hui à faire des démarches
directement auprès du CRTC et participer dans... là où il participe, ou
voir à la façon de travailler étroitement avec le CRTC, faire de la pression à
l'interne pour que cette question-là soit traitée par l'instance compétente et
non pas seulement se remettre à la parole d'un ministre fédéral, dont on sait
que ça peut prendre longtemps?
M.
Bonnardel : C'est déjà fait. On est déjà en communication avec
le CRTC et le CRTC est déjà en communication
avec les organisations concernées qui ont pu répondre en anglais à certains
citoyens québécois. Donc, je peux vous dire que le CRTC est bien au
fait.
M. Fontecilla : OK. Tantôt vous
m'avez dit que vous n'étiez... vous n'étiez pas... que le Québec ne participe
pas dans des travaux des comités du CRTC, là, traitant de cet... de ce
sujet-là.
M. Bonnardel : Non, non, j'ai...
M. Fontecilla : OK, bien, dites-moi
qu'est-ce que vous avez... répétez-moi, là. Vous participez à des comités du
CRTC qui traitent de ce sujet-là?
M. Bonnardel : On peut... pas
nécessairement juste de ce sujet, de plusieurs sujets. Ça...
M. Fontecilla : Entre autres de ce
sujet-là?
M. Bonnardel : Et je vous l'ai
mentionné.
Le Président (M. Schneeberger) : Vous
n'arrêtez pas de...
M. Fontecilla :
Très bien.
Le Président (M. Schneeberger) :
Parce que, là, ça va... vous parliez les deux en même temps, là. Je vais vous
couper puis je vais vous... vous vous adressez à moi, s'il vous plaît.
M. Fontecilla : Je laisse la parole.
Je donne la parole au ministre.
M. Bonnardel : Bien, voilà, je vous
ai répondu, là, c'est... le CRTC est déjà au fait de la situation. Ils ont
communiqué avec les organisations concernées. Donc, le CRTC est au fait.
M. Fontecilla : Et est-ce qu'on...
Le Président (M. Schneeberger) : Député
de Laurier-Dorion.
M.
Fontecilla : Merci, M. Président. Est-ce que vous connaissez la
teneur des communications entre le CRTC et les organisations concernées?
M. Bonnardel : Non. La seule
situation qu'eux doivent savoir, c'est que nous ayons évoqué le fait que des
citoyens québécois se sont fait répondre en anglais.
M. Fontecilla : Très bien. Est-ce
que... est-ce que vous savez, au moins, M. le ministre, si le CRTC a reçu une
réponse des organisations concernées?
M. Bonnardel : Non, je n'ai pas état
de ces informations pour le moment.
M. Fontecilla : Est-ce que M. le
ministre pourrait demander au CRTC de fournir ces réponses-là, si les
organisations ont répondu?
M. Bonnardel : On va nécessairement
avoir des réponses à ces questions lorsque le CRTC va nous informer des
réponses qu'ils ont eues.
M.
Fontecilla : Mais est-ce qu'il y aurait moyen d'avoir une
attitude plus proactive, d'insister auprès du CRTC?
M. Bonnardel : C'est ce qu'on fait
déjà, M. le député.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Oui, députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme
Maccarone : Oui. Moi, je... pour que les gens qui suivent nos
travaux comprennent... Bien, parce que, là, un, je ne sais pas si... Est-ce
qu'on a recensé le nombre d'appels, de plaintes que les gens ont... pour les
gens qui ont eu... qui ont fait appel à 9-1-1 puis, dans le fond, ils n'ont pas
été servis en français? Est-ce que ça, c'est quelque chose qui est
documenté?
M. Bonnardel : ...demander au CRTC.
Mme Maccarone : OK. Puis pourquoi...
Moi, je ne comprends pas pourquoi qu'on ne peut pas mieux encadrer l'offre d'accès aux services ici, à
l'intérieur de nos propres compétences. Avec un tel amendement, j'ai vraiment
l'impression que ça donne un levier au gouvernement quand ils vont discuter
soit avec le ministre ou avec le CRTC. Puis, pour que les gens comprennent, on
parle de Vidéotron, Vidéotron offre du téléphonie IP. Ça fait que pourquoi ne pas faire quelque chose à l'intérieur de nos
compétences ici? Parce que, quand on fait affaire avec la téléphonie IP, un
protocole Internet, ces fournisseurs, ils vont définir un centre d'appels
prédéfini. Ça fait partie de la façon qu'ils offrent leurs services. Ça fait
que pourquoi ne pas aller vers l'avant avec quelque chose comme ça? Parce
que...
Puis, tu sais, l'offre est tellement large, mais
on a aussi des grands fournisseurs dans chacun de nos bureaux de comté. Avec
les modifications qu'ils ont faites dernièrement, on a tous du téléphonie IP
dans nos bureaux. C'est tous des ordinateurs «voice over IP protocol», c'est ça
que c'est. Pourquoi ne pas avoir quelque chose ici, un levier où on dit que, nous, ça fait partie de ce qu'on
souhaite, que les gens se font servir en français quand ils font ces appels? Et
après au moins... Parce que tout le monde... tout le monde est au fait, tout le
monde dit que, oui, on est en accord, oui, on sait que c'est un
problème. Ça fait des années depuis que c'est un problème. Bien là, on est en
train d'ouvrir la loi, puis parler de cette
loi, puis parler spécifiquement des centres de communications d'urgence,
pourquoi ne pas adopter un tel amendement? Il faut agir.
Alors, c'est quand même un levier, c'est la
démonstration qu'on est au courant puis c'est une démonstration que nous sommes
préoccupés de ça. Puis peut-être ça peut aider dans les négociations, peut-être
ça peut aider à ouvrir une autre branche de communication, étant donné que, si
je comprends bien, on a très peu de réponses du gouvernement fédéral puis de la
CRTC. Nous, ici, on est préoccupés de ça puis on veut s'assurer que nos
citoyens sont protégés, nos institutions
aussi. Parce que, quand on offre un... la téléphonie IP, ça peut aussi être
pour les compagnies. Alors, pour chaque personne
qui fait un appel 9-1-1, bien, on sait qu'ils vont se faire servir en
français, si c'est leur souhait, leur langue
maternelle, puis qu'on a besoin d'offrir ce service... tu sais, déjà qu'aussi,
la téléphonie IP, il ne faut pas
oublier que, quand on fait un appel 9-1-1, il y a un délai, parce que, là,
c'est rapatrié aussi. Ça fait que, déjà, ça va engendrer un délai. Bien,
est-ce qu'on peut encadrer ça peut-être un peu mieux?
Le Président (M. Schneeberger) : ...
M. Bonnardel : J'ai déjà exposé mes
réponses sur le cas.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va?
Mme Maccarone : Un vote par appel
nominal, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, nous allons mettre au vote l'amendement proposé par la députée de Westmount—Saint-Louis.
Alors, est-ce que l'amendement est adopté? Par vote nominal.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis)?
Mme Maccarone : Pour.
La Secrétaire : M. Bonnardel
(Granby)?
M. Bonnardel : Contre.
La Secrétaire : Mme Dionne
(Rivière-du-Loup—Témiscouata)?
Mme Dionne : Contre.
La Secrétaire : M. Gagnon (Jonquière)?
M. Gagnon : Contre.
La Secrétaire : M. Girard
(Lac-Saint-Jean)?
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Contre.
La Secrétaire : M. Fontecilla
(Laurier-Dorion)?
M. Fontecilla : Pour.
La Secrétaire : M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs)?
Le
Président (M. Schneeberger) : Abstention. Alors, l'amendement est rejeté. Alors,
nous revenons à... bien, en tout cas, à l'article régulier. Est-ce qu'il
y avait d'autres questions sur l'article 29? Est-ce que l'article...
Mme Maccarone : ...par appel
nominal, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, est-ce que l'article 29 est adopté? Par appel nominal.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. M. Bonnardel (Granby)?
M. Bonnardel : Pour.
La Secrétaire : Mme Dionne
(Rivière-du-Loup—Témiscouata)?
Mme Dionne : Pour.
La Secrétaire : M. Gagnon
(Jonquière)?
M. Gagnon : Pour.
La Secrétaire : M. Girard
(Lac-Saint-Jean)?
M. Girard (Lac-Saint-Jean) : Pour.
La Secrétaire : Mme Maccarone
(Westmount—Saint-Louis)?
Mme Maccarone : Abstention.
La Secrétaire : M. Fontecilla (Laurier-Dorion)?
M. Fontecilla : Abstention.
La Secrétaire : M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs)?
Le
Président (M. Schneeberger) : Abstention. Alors, l'article est adopté. Nous
allons maintenant à l'article 30.
M.
Bonnardel : ...se lit comme suit : l'article 52.2 de
cette loi est renuméroté 3 et est modifié par le remplacement, partout
où ceci se trouve, de «appels» par «communications».
Cet article vise à modifier le numéro de
l'article 52.2 de la Loi sur la sécurité civile afin qu'il devienne
l'article 3 de la Loi sur les centres de communications d'urgence et à y
apporter des modifications de concordance étant donné le remplacement de
l'expression «appels» par le terme plus large «communications».
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des questions sur l'article 30? Député de Laurier-Dorion.
• (12 h 20) •
M. Fontecilla : Pour le bénéfice des
gens qui nous écoutent... qui nous écoutent et de la postérité, est-ce que le
ministre pourrait nous expliquer quelle est l'essence de changer «appels» par
«communications»?
M.
Bonnardel : Bien,
«communications», c'est parce qu'on s'en va vers un 9-1-1 prochaine génération.
Donc, on pourrait avoir des informations...
pas des informations, mais, oui, des infos qui soient données par texto ou
même... ou même par vidéo, ou autres, là. Donc, c'est... on passe...
M. Fontecilla : Y compris des
appels.
M. Bonnardel : Y compris des appels.
M. Fontecilla : Des communications
écrites aussi?
M. Bonnardel : Surtout textos, oui.
M. Fontecilla : Textos, oui, ça,
c'est écrit.
M. Bonnardel : C'est ça, oui.
M.
Fontecilla : Voilà. Et les gens utilisent textos, mais
utilisent toutes sortes d'autres moyens de communication, on le sait nous-mêmes
dans notre travail, là. Est-ce que ça pourrait être considéré aussi, là, par
exemple, Messenger ou des réseaux de communication utilisés par
d'autres...
M.
Bonnardel : Je ne crois pas, non, je ne crois pas. Ça va
être... ça va être concentré sur le texte en temps réel.
M.
Fontecilla : Le texte, les vidéos, que vous avez nommés, et les
appels, trois formes de communication adressées directement aux centres
de communications d'urgence.
M. Bonnardel : C'est ça. Photos, les
photos aussi.
M. Fontecilla : Photos, OK, très
bien, ne passant pas par un autre système, un réseau social quelconque.
M. Bonnardel : Non, ce serait trop
compliqué.
M. Fontecilla : Très bien.
Le Président (M. Schneeberger) : Voilà.
Alors, est-ce que l'article 30 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : 31.
M.
Bonnardel : 31. L'article 52.3 de cette loi est renuméroté 4
et est modifié par le remplacement de «aux centres d'urgence 9-1-1 et
aux centres secondaires d'appels d'urgence» par «à tout centre de
communications d'urgence».
Commentaire. Cet article
vise à modifier le numéro de l'article 52.3 de la Loi sur la sécurité
civile afin qu'il devienne l'article 4 de la Loi sur les centres de
communications d'urgence et à y remplacer les termes «centres d'urgence» et
«centres secondaires d'appels d'urgence» par «tout centre de communications
d'urgence».
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Est-ce que l'article 31 est adopté? Adopté. 32.
M. Bonnardel : 32. L'article 52.4 de
cette loi est renuméroté 5 et est modifié par le remplacement, dans le deuxième
alinéa, de «centres secondaires d'appels d'urgence, à l'exception des centres
de communication santé» par «centres secondaires de communications d'urgence».
Commentaire. Cet article vise à modifier le
numéro de l'article 52.4 de la Loi sur la sécurité civile afin qu'il
devienne l'article 5 de la Loi sur les centres de communications d'urgence
et à y apporter une modification de concordance avec l'article 1 de celle-ci,
proposé par l'article 26 du projet de loi, qui établit d'emblée que le
champ d'application de la loi ne vise pas les centres de communication santé.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des questions sur l'article? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : ...je pense, c'est
Laurier-Dorion.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va. Je suis habitué. Laurier-Dorion. Excusez-moi.
M. Fontecilla : Merci, M. le
Président. Écoutez, il y a plusieurs... il y a eu plusieurs interventions, lors
des audiences, là, en tout cas quelques-unes, demandant que les centres de
communication santé soient désignés comme centres... centres secondaires de
communications d'urgence. Est-ce que... Je pose la question au ministre :
Est-ce que ça concerne cet article-là? Et, au fond, qu'est-ce qu'il en pense,
de cette demande qui a été faite?
M. Bonnardel : Bien, les centres de
communication santé sont sous l'égide du ministère de la Santé, nécessairement.
Avec l'aspect santé spécifique à ces centres... ces centres d'Urgences-santé,
ils seront... ils sont... ils seront régis sous le ministère de la Santé. Mais,
avec nouvelle application du PL n° 15 qui a été adopté dernièrement, ils auront deux points importants, là, un cadre
réglementaire qui va être similaire à ceux de... à ceux que nous adoptons...
que nous allons adopter dans les prochains... dans les prochaines semaines puis
une inspection... une inspection qui seront faits... qui sera faite aussi en
même temps que les centres d'urgence conventionnels 9-1-1, là, donc ceux
qui sont... santé, 9-1-1 en même temps.
Bien, le cadre réglementaire sera similaire, et l'inspection sera faite en même
temps pour ne pas dédoubler... dédoubler ces vérifications qui seront
faites sur ces centres.
M. Fontecilla : Donc, le ministère
de la Santé, laissez-moi comprendre ce que vous dites, va adopter... dans le
cas de centres... de centres de communication santé, va adopter un cadre
réglementaire qui va être... découlant du PL n° 15 qui va être
sensiblement le même de celui que vous allez adopter ou qui existe déjà?
Expliquez-nous.
M. Bonnardel : ...
M. Fontecilla : Qui est déjà... qui
est déjà existant, qui prévaut déjà. Donc, ça va être un...
M. Bonnardel : Copier-coller ou
presque.
M. Fontecilla : Un copier-coller.
Et... Très bien, mais, en termes de... en termes d'organisation pratique du travail, là, qu'est-ce que ça... Est-ce que ça
change quel... ça va changer quelque chose que... le fait d'être subordonnés au ministère de la Santé et ne... et ce ne soit
pas considéré comme des centres secondaires de communications d'urgence?
Est-ce que ça change quelque chose dans la... dans le travail quotidien?
M. Bonnardel : Pour les gens qui
sont là, non. Non.
M. Fontecilla : Mais, je veux dire,
en termes de communication de...
M. Bonnardel : Pas du tout.
Lorsqu'il y a un appel, si le répartiteur doit envoyer du côté de la santé,
bien, il n'y a pas de changement entre
demain, et après-demain, et le surlendemain... déjà... il n'y a rien qui change
pour eux, là, vis-à-vis cette loi-là.
M. Fontecilla : Bien, à part de la
concordance, donc, c'est un centre d'appels santé, bref, ça dépend du ministère de la Santé et c'est un
centre 9-1-1, sécurité publique, donc ça dépend du ministère de la
Sécurité publique, là. Pourquoi maintenir si vous me... vous dites :
On va avoir les mêmes cadres réglementaires, les mêmes obligations? Rien ne change au niveau du travail, au fond,
c'est la même organisation, là, dans... pratico-pratique, là, sur le terrain,
là. Mais à part la... comment dire,
la concordance en termes de compétences, ça pourrait... ça pourrait être
regroupé dans la même loi, là.
M. Bonnardel : Oui,
bien, comme je vous l'ai expliqué, là, il y a un aspect santé qui est
spécifique à ces centres de communication santé. Ils sont financés aussi par la
Santé, il ne faut pas oublier ça. Donc, dans ce contexte, pour nous, ce qui est
important, c'est d'avoir un cadre réglementaire similaire qui va... qui va être
similaire et sinon copié-collé au nôtre. Et, pour la suite des vérifications,
des inspections comme telles, elles seront faites en même temps, s'il y a des centres 9-1-1 qui ont en
même temps ces centres d'urgence... communications d'Urgences-santé. C'est ça.
M. Fontecilla : Le personnel des
centres communication santé ont, je suppose, un niveau de compétences
différentes de celles d'un centre de communication 9-1-1, par exemple?
M. Bonnardel : Bien, pas
nécessairement, pas nécessairement, mais... ils reçoivent des appels qui sont
plus spécifiques comme tels, mais...
Une voix : ...
M. Bonnardel : C'est ça, bien, c'est
dans la... dans répartition, ils sont... ils sont formés pour ça, oui, là, mais
ils sont capables de prendre un appel autant pour autre chose que pour la
santé, là.
M.
Fontecilla : Ah! donc, les centres de communication santé
peuvent aussi recevoir un appel pour incendie ou...
M. Bonnardel : ...
M. Fontecilla : OK. Je n'ai pas
compris. Excusez-moi, là.
M. Bonnardel : Non, c'est des
répartiteurs d'urgence comme tels, là, qui sont spécifiques, oui, aux centres
d'Urgences-santé, qui sont... s'il y a un appel qui est fait à un... au... vous
faites un appel 9-1-1, la personne qui va répondre va, par la suite, vous
envoyer... vous envoyer, selon la nature de l'événement, à qui de droit.
M. Fontecilla : Très bien.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? D'autres questions? Westmount—Saint-Louis. Je savais que vous aviez une
question.
Mme Maccarone : Voilà. Moi, je veux
juste bien comprendre suite aux interventions de mon collègue de
Laurier-Dorion. Parce que nous aussi, on avait le mémoire, puis je comprends
leur désir de vouloir faire partie. Puis ils
ont aussi... ces répartiteurs, ils ont aussi des doléances, parce qu'ils
attendent toujours une reclassification, c'est la même chose que les
autres répartiteurs.
Je reviens
toujours à l'article 26, parce que, quand on parle de «elle s'applique aux
centres de communication d'urgence suivants», on vise spécifiquement des
centres de communication de santé au sens de la Loi sur les services
préhospitaliers d'urgence, c'est écrit dans le paragraphe, bien, 1° de
l'article 26 qui modifiait l'article 1. Ça fait qu'eux ils ne sont pas interpelés puis impliqués
déjà dans tout ce qu'on fait. Ça fait que, chaque fois qu'on va dire... puis
chaque modification, comme dans l'article 32, on parle de «à l'exception
des centres de communication [de] santé». Bien,
quand on dit «centre de communication [de] santé», à moins que j'interprète mal
l'article 26 qui modifie le 1, eux, ils font partie. Je comprends que, là, on aura... mais peut-être on...
Je souhaite mieux comprendre, parce que, si on regarde l'énumération
dans le paragraphe 1°, ils font partie, alors...
M.
Bonnardel : ...les centres de communications d'urgence qui
sont les centres... Les centres de communication santé, là, ils ne sont pas... ils ne sont pas visés par le champ
d'application sur la Loi sur les centres de communications d'urgence,
ils sont... ils sont sortis de là.
Mme Maccarone : Oui, mais...
Le Président (M. Schneeberger) : ...je
pense qu'on va... étant donné que le... compte tenu de l'heure, nous allons
suspendre jusqu'après la période des affaires courantes.
(Suspension de la séance à 12 h 30)
(Reprise à 15 h 30)
Le
Président (M. Schneeberger) :
Alors, bon après-midi à tous.
L'aménagement de la commission du territoire... à la Commission de
l'aménagement du territoire, pardon, reprend ses travaux.
Alors, nous poursuivons l'étude détaillée du
projet de loi n° 50, la Loi édictant la Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres et modifiant
diverses dispositions relatives notamment aux centres de communications
d'urgence et à la protection contre les incendies de forêt.
Alors, avant la suspension, nous
étions à l'article 32. Alors, nous poursuivons là-dessus. Je pense qu'il y
avait des discussions, des questions reliées à l'article 32. Voilà. Alors,
je ne sais pas si, entre temps, il y a eu des réponses ou des...
M. Bonnardel : ...bien, je faisais état
du fait qu'à l'article... on était revenus à 26, juste pour en discuter, là,
pour expliquer qu'un centre de communication santé, c'est un centre de... c'est
un centre secondaire de communications d'urgence. Et eux ne sont pas
assujettis, donc, à l'article... à l'article 26 comme tel.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que ça répond à la question? Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone :
Je veux juste... Oui, mais je veux juste le relire, le 32 : «Ce
règlement peut également prévoir des normes,
des spécifications et des critères de qualité applicables aux centres
secondaires d'appels d'urgence, à l'exception des centres de
communication [de] santé.» Mais là on est en train de changer ça, c'est ça? On
est en train... C'est ça que je ne comprenais pas parce qu'on est en train
de...
M.
Bonnardel : ...c'est ça, on l'a dit à l'article 1, là. Là, on n'a
plus besoin de le dire, là.
Mme Maccarone :
Alors : «Ce règlement peut
également prévoir des normes, des spécifications et des critères de qualité applicables aux centres secondaires de
communications d'urgence», mais on... ça veut dire toutes les autres qui
ne sont pas nommées, parce que là, on parle de les centres d'urgence, mais
s'ils ne sont pas exclus. Est-ce que ça veut
dire que ça s'applique à tout le monde? Je pense, c'est juste la formulation de
l'article en question que je trouve dure à suivre.
M. Bonnardel :
À l'article 26, au
paragraphe 2°, on dit : «un centre secondaire de communications d'urgence qui
est un centre de répartition d'un service de sécurité incendie ou d'un corps de
police».
Mme
Maccarone : Mais on parle aussi de centres secondaires de
communications d'urgence dans le premier paragraphe du 26. Puis on dit que tout
ce qui est dans le paragraphe 1° et paragraphe 2° de 26, c'est maintenant des
centres de communications d'urgence. Quand on dit «centre de communications
d'urgence», on parle de toute ces... ce liste-là.
M.
Bonnardel : M. le sous-ministre va vous exposer plus...
Le Président (M.
Schneeberger) : M. le sous-ministre, M. Savard. Allez-y.
M. Savard
(Jean) : Alors, effectivement, au paragraphe 1°... Je peux y aller
directement?
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui.
M. Savard (Jean) : OK. Au paragraphe 1°, on
fait référence, justement, que les centres d'urgence, les centres de
communication qui requièrent une ou plusieurs interventions déterminent la
nature de l'urgence et la transmet au centre de... secondaire de
communications d'urgence dont font partie les centres de communications santé.
Toutefois, si on
vient lire juste avant le paragraphe 1°, on dit que cet article-là s'applique
aux centres de communications d'urgence suivants, donc les centres d'urgence 9-1-1,
on vient dire qu'il peut la transmettre à tout type de centres de communications... centres secondaires de
communications d'urgence et, le paragraphe 2°, dire que les centres de
communications d'urgence suivants sont assujettis, c'est les centres
secondaires de communications d'urgence, qui est un centre de
répartition incendie et corps de police. Donc, santé ne sont là que pour les
nommer, qui peuvent recevoir un transfert d'appel, les centres
d'urgence 9-1-1, mais ils ne sont pas inclus dans le projet de loi ici.
Mme
Maccarone : ...comprends, dans le fond, on fait l'inverse de la façon
que c'était formulé avant, avant qu'on disait s'appliquait à tout le monde sauf
eux, là on dit que ça s'applique uniquement à eux.
M. Savard
(Jean) : En fait, c'est qu'avant, après ça, on le répétait à chaque
article. Là, on vient le camper ici pour alléger la suite du projet de loi.
Mme
Maccarone : OK. OK. Merci. Désolée, c'est...
Une voix :
Non, non, c'est correct.
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, est-ce que l'article 32 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. Article 33.
M.
Bonnardel : À 33, on a un amendement par la suite.
Le
Président (M. Schneeberger) : Oui. Est-ce que les greffes l'ont? Oui,
parfait. Alors, lisez l'article puis l'amendement.
M.
Bonnardel :
33. L'article 52.5 de cette loi est renuméroté 6 et est modifié par le
remplacement de «centres secondaires
d'appels d'urgence, à l'exception des centres de communication santé,» par
«centres secondaires de communications d'urgence.»
Cet article vise à
modifier le numéro de l'article 52.5 de la Loi sur la sécurité civile afin
qu'il devienne l'article 6 de la Loi sur les centres de communications
d'urgence et à y apporter une modification de concordance avec l'article 1
de celle-ci, proposé par l'article 26 du projet de loi, qui établit
d'emblée que le champ d'application de la loi ne vise pas les centres de
communication santé. L'amendement...
Le Président (M.
Schneeberger) : Il est inscrit.
M.
Bonnardel :
...qui est inscrit. Donc, remplacer l'article 33 du projet de loi par le
suivant :
L'article 52.5
de cette loi est renuméroté 6 et est modifié par le remplacement de «centres
secondaires d'appels d'urgence, à
l'exception des centres de communication santé, des lignes directrices
concernant toute question se rapportant à la présente section» par
«centres secondaires de communications d'urgence des lignes directrices
concernant toute question se rapportant à la présente loi.»
Donc, vous voyez, là,
le ministre peut adresser aux municipalités locales, aux centres
d'urgence 9-1-1 et aux centres secondaires de communications d'urgence des
lignes directrices concernant toute question se rapportant à la présente loi.
Ces lignes directrices lient les entités à qui elles sont adressées.
Le Président (M.
Schneeberger) : Est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement
proposé? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme
Maccarone : Alors, c'est la même chose. Au lieu de parler des
exceptions, on parle de l'application.
M.
Bonnardel : Ce n'est pas la même...
Mme
Maccarone : Non?
Des voix : ...
M.
Bonnardel : Oui, oui, mais oui, pour les... le centre de
communication.
Mme Maccarone :
Pour la compréhension de la
formulation. Je comprends le principe de ce qui va être fait, ce n'est
pas... je n'ai pas besoin d'expliquer le pratico-pratique, c'est plus la
formulation. Ça fait qu'on change un peu la façon qu'on...
M.
Bonnardel : Oui.
Mme
Maccarone : OK. OK
Une voix :
...
Mme
Maccarone : Oui.
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, s'il n'y a pas d'autre question, est-ce que
l'amendement proposé à l'article 33 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors là, est-ce qu'il y a des questions sur l'article 33 tel qu'amendé? Alors,
s'il n'y a pas de question, est-ce que l'article 33, tel qu'amendé, est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Schneeberger) : Adopté. Article 34.
M. Bonnardel : 34. Les
articles 52.6, 52.7 et 52.8 de cette loi sont respectivement,
maintenant... sont respectivement renumérotés 7, 8 et 9.
Commentaire. Cet
article a pour seul but de modifier le numéro des articles 52.6, 52.7,
52.8 de la Loi sur la sécurité civile afin qu'ils deviennent les
articles 7, 8 et 9 de la Loi sur les centres de communications d'urgence.
Le Président
(M. Schneeberger) : Est-ce qu'il y a des questions sur 34? Non? Oui.
Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone :
Oui. Ce n'est pas une bonne question par rapport à la rénumération, c'est
plus une question du contenu de... les
articles en question. Comme, par exemple, si je regarde le 52.8 : «Le
ministre peut confier à un organisme qu'il désigne le mandat de vérifier
si un centre d'urgence 9-1-1 respecte les normes, spécifications et
critères de qualité ainsi que, le cas échéant, les lignes directrices qui lui
sont applicables», combien de fois est-ce qu'on fait ce type de vérification?
Est-ce que, ça, c'est quelque chose qui est publié? Comment ça fonctionne?
M. Bonnardel :
...qui applique, donc, la réglementation, je peux dire ainsi, là.
Mme Maccarone :
Mais, ici, on dit «peut confier à un organisme», ça fait qu'on...
M. Bonnardel :
Oui, aussi. Si on veut. Oui.
Mme Maccarone :
Mais on ne fait pas ça habituellement. C'est le ministère qui le fait.
M. Bonnardel :
Pas en ce moment, oui.
Mme Maccarone : Puis ces vérifications
sont faites annuellement, à chaque deux ans, chaque cinq ans? Comment ça
fonctionne?
Des voix : ...
M. Savard (Jean) : Là, la durée des
certifications était de deux ans. Là, ce qu'on... ce qui est dans le dernier...
Mais ça a passé à cinq ans maintenant au...
Mme Maccarone : Dans le prochain article.
Ça fait que, chaque fois qu'on fait un renouvellement, c'est là où on
fait une vérification. On ne le fait jamais entre-temps.
M. Savard
(Jean) : On pourrait le faire entre-temps aussi.
Mme Maccarone :
Mais ça ne s'est jamais fait.
Une voix :
...
M. Savard
(Jean) : Oui. Il y a un pouvoir plus loin, mais...
M.
Bonnardel :
C'est à l'article 35 qu'on passe de deux à cinq.
Mme Maccarone :
Oui, mais je veux juste, entre-temps, admettons, mettre ça va être cinq
ans. Puis, je vais poser une question,
rendue là, pourquoi cinq au lieu de trois? Mais c'est... c'est plus :
Est-ce qu'on le fait entre-temps? Puis, si oui, pour quelle raison?
Une voix : ...
M. Savard
(Jean) : Oui, on en a fait des inspections. Des fois, là... des fois
jusqu'à quatre fois, là, pour voir si les
articles du règlement sont bien respectés et que la... C'est important parce
que c'est la chaîne de communication d'urgence, hein? Si les articles
du... des règlements sont bien respectés, on s'assure du... de la réponse dans
le temps requis et que la... que c'est
efficace et efficient. Alors, oui, on l'a fait, là, à intervalles... différents
intervalles, dans différents centres.
Mme Maccarone : Puis ça, ça arrivera, je
présume, après un événement, après quelque chose, après un signalement? Comment
qu'on va savoir qu'on a ce besoin de faire ça?
• (15 h 40) •
M. Savard
(Jean) : Ça peut être des signalements, ça peut... C'est ça, des
signalements, de l'information qu'on obtient comme quoi certaines clauses ne
seraient peut-être pas, là, tout à fait respectées, là, dans le cadre du
règlement, puis on peut... on peut aller faire une inspection, là, sur certains
volets, pas... peut-être pas sur l'ensemble du règlement, dépendamment les
besoins, là, que... qu'on sent qu'ils sont à vérifier.
Mme Maccarone :
OK. J'ai une deuxième question. Quand on arrive à ce qui va maintenant être
article 8, alors l'ancien 52.7, on
parle de : «Pour obtenir un certificat de conformité, un centre
d'urgence 9-1-1 doit satisfaire aux conditions suivantes :
«1° respecter les normes, spécifications et
critères de qualité ainsi que, le cas échéant, les lignes directrices qui lui
sont applicables;
«2° s'il est exploité par
une entreprise privée ou un organisme à but non lucratif...» On parle d'être
solvable, de posséder au moins un établissement au Québec.
Quand on parle des entreprises privées, est-ce
que c'est ici qu'on parle des organismes, des téléphones... le téléphonie IP?
M. Bonnardel : Non. Non.
Mme Maccarone : Ça fait qu'une
entreprise privée c'est quoi, exactement?
M. Bonnardel : Une personne
morale.
Mme Maccarone : Une personne
morale qui offre des services 9-1-1?
M. Bonnardel : Oui. Il y en a
un au Québec.
Mme Maccarone : C'est qui qui fait
ça?
M. Savard (Jean) : Le nom,
c'est CLR, là.
M. Bonnardel : Groupe CLR, oui.
Mme Maccarone : Excusez-moi?
M. Bonnardel :
Groupe CLR à Shawinigan.
Mme Maccarone : OK.
Ça fait que, dans le fond, on parle uniquement d'une entreprise à travers toute
la province. C'est pour eux qu'on a ça, mais il n'y a pas de concurrent. Mais
on a seulement une entreprise privée qui offre ça.
M. Bonnardel : Non, mais il pourrait
y en avoir d'autres, là, je ne sais pas, si une municipalité voulait se... ou
vendre, ou je ne sais pas trop, là, dire à une entreprise x, là : On met à
la disposition un centre d'urgence. C'est rare, là, comme je vous le dis, là.
Sur les quelques dizaines de centres au Québec, là, c'est le seul.
Mme Maccarone : Puis, quand on parle
de ces entreprises privées ou les organismes à but non lucratif, c'est aussi...
c'est... on parle uniquement des entreprises québécois... québécoises?
M. Bonnardel : Oui.
Mme Maccarone : Oui. Pourquoi qu'on
n'ajoute pas ici quelque chose qui dit que... tu sais, en lien avec
l'amendement que j'avais proposé avant la pause, que les services doivent être
offerts en français? Parce qu'ici c'est sous notre responsabilité.
M. Bonnardel : Mais c'est déjà le...
C'est la même... c'est la même réponse que vous allez avoir à l'amendement
précédent que vous avez déposé, c'est dans les règlements à l'article 14
ou 13...
Une voix : ...
M.
Bonnardel : 13 que vous m'avez... tantôt. Donc, le
fait... le fait de devoir répondre en français, ça fait partie des
règlements des centres d'urgence.
Mme Maccarone : Bon, bien, ma
réponse, ce serait la même chose d'abord, c'est dans un règlement, ce n'est pas dans une loi. On a une occasion en or,
ça fait 23 ans depuis qu'on n'a pas modifié la loi, je vous dirais que ça
aurait été bien, peut-être, de faire cette modification ici.
Je pourrais redéposer encore l'amendement, mais
je ne le ferai pas parce que j'ai déjà fait l'intervention, mais, honnêtement,
je trouve qu'on a une occasion ici, parce qu'on parle de s'il est exploité, on
parle d'exactement c'est qui qui peut l'offrir, c'est qui qui peut avoir le
certificat, puis ici on dit que vous êtes conformes, on vous offre ce
certificat, on dit : Il y a seulement deux critères : être solvable
et posséder au moins un établissement au Québec.
Tu sais, j'aurais voulu ajouter quelque chose
d'autre, parce que ça peut être plus large, puis ici on ne parle pas nécessairement du CRTC, là, on parle des
établissements au Québec qui offrent... qui peut être une entreprise privée
ou bien un OBNL. En tout cas, voilà. Merci, M. le Président.
Le
Président (M. Schneeberger) : D'autres interventions? Alors, est-ce que... Oui,
député de Laurier-Dorion.
M.
Fontecilla : Vous me direz si je suis à la bonne place, là,
mais on a eu des suggestions, des propositions très intéressantes dans le
mémoire du comité 9-1-1 du SCFP-Québec, là, concernant le rapport
d'activité des centres 9-1-1. Il proposait
toute une série de... que le ministre prévoit dans sa loi, une série
d'informations qui devrait apparaître dans le rapport annuel. Je suppose que le
ministre a lu ce mémoire... ce mémoire-là. Des informations comme la population
desservie par chaque centre, le nombre total d'appels d'urgence reçus au centre
primaire, le nombre total d'appels d'urgence traités par chacun des centres
secondaires de communication, le nombre total d'appels 9-1-1 transférés à
un centre de communication santé, etc, etc. Donc, des informations qui sont en
mesure d'éclairer le travail, le travail effectué par les différents centres
primaires 9-1-1 et les centres secondaires. Est-ce que le ministre a
considéré ces options-là?
M. Bonnardel : ...c'est à
l'article 42.
M. Fontecilla : On va y arriver.
Parfait.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, est-ce que l'article 34 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : 35.
M. Bonnardel : 35.
L'article 52.10 de cette loi est renuméroté 10 et est modifié par le
remplacement de «deux» par «cinq.»
Commentaire. Cet article vise à modifier le
numéro de l'article 52.10 de la Loi sur la sécurité civile afin qu'il
devienne l'article 10 de la Loi sur les centres de communications
d'urgence et à prolonger de deux à cinq la durée de validité du certificat de
conformité d'un centre d'urgence 9-1-1.
Donc, le pourquoi de deux à cinq, c'est pour
donner un peu plus de souplesse. Et c'est une demande du milieu, donc, d'avoir
passé... d'avoir passé de deux à cinq. Puis il faut comprendre aussi qu'on
peut... Le ministre peut aussi faire une inspection, s'il le souhaite, quand il
le veut.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Ils ont demandé ce
changement de deux à cinq parce que ça amène une charge de travail pour eux?
M.
Bonnardel : Bien, sincèrement... Bien, quoique c'est une
charge de travail qui était, j'imagine, là, qui était, j'imagine,
énorme.
Une voix : ...
M. Bonnardel : On me parle de
fastidieux, admettons. Mais je pense que donner une marge... une marge de
souplesse, là, était important. Puis, comme dans ce cas-ci, on a des très
bonnes relations avec nos nouveaux partenaires là-dedans. Puis, vraiment, je ne
veux pas... je ne veux pas dire qu'on n'a pas un mot à dire, mais la situation
se passe bien avec les centres d'urgence. Oui, c'est ça, de deux à cinq, on
n'avait pas de problème. Puis, comme je mentionné, si on avait un drapeau qui
était levé pour des raisons x, y, bien, on va se déplacer.
Mme Maccarone : Est-ce qu'il y a des
cas où on a retiré un certificat de...
M. Bonnardel : Pas à ma
connaissance, non.
Mme Maccarone : Jamais? On ne l'a
jamais fait?
M. Bonnardel : Non.
Mme Maccarone : OK. Merci.
Une voix : ...
M. Fontecilla : Est-ce que le
ministre a la faculté de retirer un certificat de conformité entre la période?
M. Bonnardel : S'il y avait faute
grave, oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que l'article 35 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) :
Adopté. 36.
M. Bonnardel : Mais
à votre question... à votre question, M. le député, c'était à cet article-ci,
là.
36. Les articles 52.11, 52.12, 52.13 de
cette loi sont respectivement renumérotés 11, 12 et 13.
Cet article a pour seul but de modifier le
numéro des articles 52.11, 52.12, et 52.13 de la Loi sur la sécurité
civile afin qu'ils deviennent les articles 11, 12 et 13 de la Loi sur les
centres de communications d'urgence.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Est-ce que l'article 36 est adopté?
M. Bonnardel : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : 37.
M. Bonnardel : 37.
L'article 52.14 de cette loi est renuméroté 14 et est modifié par le
remplacement de «60» par «90».
Cet article vise à modifier le numéro de
l'article 52.14 de la Loi sur la sécurité civile afin qu'il devienne l'article 14 de la Loi sur les centres de
communications d'urgence et à augmenter de 60 à 90 jours le délai dans
lequel un avis de cessation d'activité d'un centre d'urgence doit être transmis
au ministre et aux municipalités qu'il dessert.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur 37? Oui, Mme la députée de Westmount—Saint-Louis?
Mme Maccarone : Même question.
Pourquoi qu'on change de 60 à 90, surtout qu'on dit que : «si les circonstances le justifient, à toute autre date
déterminée par le ministre»? Ça fait que, dans le fond, on dit une date, mais
ça peut être avant, je présume avant 30... avant le 60 jours.
M. Bonnardel : C'est une autre
petite marge de manoeuvre que la municipalité veut se donner d'avoir
30 jours de plus si à savoir qu'il y avait une... l'organisme ou un
organisme à but lucratif qui décidait d'arrêter.
Mme Maccarone : Puis qu'est-ce qu'il
arrive s'il ne respecte pas? Comme présentement, c'est 60 jours. Qu'est-ce
qui arrive s'il ne respecte pas? Est-ce qu'on a des cas de ça? Est-ce qu'on a
des pénalités?
M. Bonnardel : ...pénales.
Mme Maccarone : C'est quoi, les
montants? Est-ce que ça, c'est quelque chose qu'on va adopter plus tard?
M. Bonnardel : Je pense qu'on doit
le voir plus loin, là, mais, par coeur, là...
Mme Maccarone : J'ai vu des montants
à 43, mais on parle d'une personne physique.
M. Bonnardel : On doit être... on
doit être à 40... Oui, c'est ça, ça doit être 43.
Mme Maccarone : Mais, ici, on parle
de personnes physiques.
M. Bonnardel : Non.
Des voix : ...
Mme Maccarone : Pendant que vous êtes
en train de chercher l'article en question, est-ce que c'est déjà arrivé qu'il
y a eu des sanctions qui ont été émises parce que des gens n'ont pas respecté
le 60 jours?
M. Bonnardel : ...ce n'est jamais
arrivé.
Mme Maccarone : Non.
M.
Bonnardel : La
réponse à la question, c'est l'article... à la page 47, l'article 43,
la disposition pénale de l'article 21, c'est «ou de 3 000 $ à
15 000 $ dans les autres cas quiconque...» Ce n'est pas juste
personnes physiques.
Mme Maccarone : OK.
• (15 h 50) •
Une voix : ...
Mme Maccarone : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Alors, est-ce que l'article 37 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Schneeberger) : Adopté. Article 38.
M. Bonnardel :
On a un autre amendement là-dessus. Alors, l'article 38 se lit comme
suit :
L'article 52.15
de cette loi est renuméroté 15 et est remplacé par le suivant :
«15.
Le ministre peut autoriser toute personne à agir comme inspecteur pour
s'assurer qu'un centre d'urgence 9-1-1 satisfait aux conditions
prescrites par la présente section ou, s'il y a lieu, qu'un centre secondaire
de communications d'urgence respecte les normes, les spécifications et les
critères de qualité ainsi que les lignes directrices qui lui sont applicables
en vertu de la présente section.
«À cette fin, un
inspecteur peut, dans l'exercice de ses fonctions :
«1°
pénétrer, à toute heure, dans tout centre d'urgence 9-1-1 et dans tout
centre secondaire de communications d'urgence auxquels des normes, des
spécifications ou des critères de qualités ainsi que des lignes directrices
sont applicables en vertu de la présente section, en faire l'inspection et y
prendre des photographies;
«2° obliger une
personne se trouvant sur les lieux à lui prêter une aide raisonnable;
«3° exiger, dans le
délai qu'il indique, tout renseignement relatif aux activités de ces centres
ainsi que la production de tout document s'y rapportant.
«Tout inspecteur
doit, sur demande, s'identifier et exhiber le document attestant sa qualité. Ce
dernier ne peut être poursuivi en justice en raison d'actes accomplis ou omis
de bonne foi dans l'exercice de ses fonctions.»
Commentaire. Cet
article vise à modifier le numéro de l'article 52.15 de la Loi sur la
sécurité civile afin qu'il devienne
l'article 15 de la Loi sur les centres de communications d'urgence et à
remplacer la disposition afin d'intégrer les pouvoirs et les obligations d'un
inspecteur et l'immunité dont il bénéficie dans l'exercice de ses fonctions.
Le Président (M.
Schneeberger) : Est-ce qu'il y a des questions? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme
Maccarone : Oui. Merci, M. le Président. Évidemment, on est en train
de réutiliser une terminologie qui est similaire avec l'article 13 de
l'article 1 de la loi qu'on vient d'édicter. J'étais curieuse de savoir,
parce que, là, quand on regarde l'autre
article, on parle de, tu sais, un inspecteur qui va aller sur des lieux, là on
parle de l'inspecteur pour les 9-1-1, je présume, on parle... parce que
là on dit «centre secondaire de communications d'urgence», ça fait que ça peut
être aussi un centre de répartition, etc. Est-ce que c'est un inspecteur
spécifique parce qu'on dit «toute personne»? Est-ce qu'il y a quelqu'un qui a
un... une qualité spécifique? Parce que, là, on est en train de le mettre ici aussi que ce qu'on a fait ailleurs, bien, on parle
vraiment des centres de communication. Ça fait que, genre pratico-pratique,
l'application, le qui, le comment, comment est-ce que ça fonctionne? Pourquoi
qu'on a besoin de ça?
M.
Bonnardel : Bien, s'il y avait, encore une fois, un problème qui était
soulevé avec un centre comme tel, que ce
soit secondaire ou d'urgence, c'est une personne nommée par notre équipe qui
devient, entre guillemets, l'inspecteur pour aller évaluer... évaluer un
cas, un fait qui a été... qui a été soulevé par quelqu'un.
Mme
Maccarone : Est-ce qu'on... est-ce qu'on l'a déjà fait?
M.
Bonnardel : On me dit que oui.
Mme
Maccarone : Oui?
M.
Bonnardel : Oui.
Mme Maccarone :
Est-ce qu'il y a des rapports de
ça? Est-ce que ça, ça fait partie d'un rapport annuel, le nombre
d'inspections qu'on a faites?
Des voix :
...
M.
Bonnardel : Non, c'est ça, on fait un rapport quand on fait un rapport
d'inspection, s'il y a lieu.
Mme Maccarone :
Mais le nombre d'inspections, des
choses comme ça, ça, ça fait partie d'un rapport annuel?
M.
Bonnardel : Ça ne fait pas partie du rapport d'activités.
Mme
Maccarone : Est-ce qu'il y a une raison pour ça, qu'on ne partage pas
ces informations?
Une voix : ...
M.
Bonnardel : Non, c'est ça, c'est un lien de confiance, si je peux dire
ainsi, là, qui est privilégié entre le ministère
et le centre... le centre comme tel, là. Mais comme on dit... je disais... on
disait tantôt, il n'y a jamais un centre qui a perdu son accréditation
dans les dernières années, là, donc...
Mme Maccarone : Ah, c'est juste...
Évidemment, c'est un gros pouvoir, un grand pouvoir qu'on donne à cet
inspecteur qui, évidemment, est un employé du gouvernement. Puis je suis en
train de penser, parce que j'ai visité le... mettons, le
centre 9-1-1 à Montréal, c'est gros, c'est... je suis en train d'imaginer
pourquoi qu'on aurait besoin d'envoyer un inspecteur pour faire cette
validation, c'est ça que je souhaite comprendre. Comment ça fonctionne, ça?
M. Bonnardel : Bien, ça peut être...
ça peut être moi qui appelle le centre 9-1-1, je ne sais pas, qui a été...
qui a été mal répondu. Ça n'arrive pas, mais sûrement... il y a sûrement
quelques cas où je considère que la personne ne portait pas attention à ce que
je disais ou posais peut-être les mauvaises questions, en tout cas, je ne sais
pas, mais j'imagine que, la plupart du temps, ça doit être un... des cas
d'humains entre le répartiteur et la personne concernée qui fait foi de...
parce que, sinon, je vois mal les cas de malversation ou autres, là, dans un
centre 9-1-1, là. Ça ne doit pas être... ça ne doit pas être des problèmes
très, très majeurs ou graves, là.
Mme Maccarone : Ça fait que c'est
toujours suite à une plainte?
M. Bonnardel : Mais je vous dis ça,
je vous dis ça, j'ai... C'est mon opinion à moi, là, mon opinion à moi, là.
S'il y a plainte d'un citoyen parce que pas satisfait de la réponse, ou de
l'appel, ou de la façon que l'appel s'est fait, ou de la durée de l'appel, là,
je vous expose des cas de figure possibles, là, possibles, là, mais ce n'est
pas... ce n'est pas des situations qu'on vit à tous les jours au ministère, là,
où il faut envoyer des gens, là, à chaque fois, là.
Mme Maccarone : Quand on parle d'un
centre 9-1-1, on parle aussi d'une municipalité, pourquoi qu'eux ils ne
sont pas interpelés ici?
Une voix : ...
M. Bonnardel : C'est ça, c'est le
centre comme tel qui est assujetti, là, ce n'est pas la municipalité, là.
Mme Maccarone : Oui, mais le... un
centre 9-1-1, c'est sous la responsabilité d'une municipalité, c'est... ce
n'est pas comme un centre de répartition qui...
M. Bonnardel : Oui, mais on ne
certifie pas la ville, on certifie le centre.
Mme Maccarone : Oui, je comprends
ça, mais c'est comme, encore une fois, pourquoi eux ils ne sont pas mentionnés
ici? Parce que c'est quand même sous la responsabilité d'une municipalité.
M. Bonnardel : ...un centre peut
répondre pour plusieurs municipalités aussi, là.
Mme Maccarone : Dans l'enquête du
coroner sur le décès de la sergente Breau, nous avons entendu un appel que même
le coroner a soulevé des commentaires. Ça fait que je questionne pourquoi qu'on
n'a pas plus de personnes qui sont interpelées s'il y a quelque chose à faire,
incluant les municipalités, parce que c'est sous leur responsabilité. Je
comprends quand c'est un centre de répartition parce que, là, on parle de la
SQ, ça fait que c'est un peu différent, mais les commentaires qu'on a entendus
lors de l'enquête, ce n'était vraiment pas très élogieux, là, à leur égard.
Le Président (M. Schneeberger) : Il
restait l'amendement à lire, par contre.
M. Bonnardel : Ah! oui. Merci
de me ramener à l'ordre. Alors, insérer, à la fin du paragraphe 1° du premier
alinéa de l'article 15 de la Loi sur les centres de communications
d'urgence, proposé par l'article 38 du projet de loi, «ou des
enregistrements.»
Le Président (M. Schneeberger) :
Est-ce qu'il y a des...
M. Bonnardel : C'est un
amendement de concordance avec ce qu'on a adopté tantôt, là, dans la portion
précédente, là.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement? Non? Oui, député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Oui.
Merci, M. le Président, là. Concernant les inspections, toujours, comment dire,
la surveillance...
M. Bonnardel : Est-ce qu'on est
sur l'amendement?
Le Président (M. Schneeberger) : ...mais
sur l'amendement. C'est une question sur l'amendement?
M.
Bonnardel : L'amendement?
M. Fontecilla : Mais sur l'article.
Le
Président (M. Schneeberger) : Au niveau des enregistrements?
M. Fontecilla :
En fait, c'est sur l'article.
Le Président
(M. Schneeberger) : Oui? C'est sur l'article régulier?
M. Fontecilla :
Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Bon.
Alors, à ce moment-là, s'il n'y a pas de question sur l'amendement, on va
adopter l'amendement. Alors, est-ce que l'amendement à l'article 38 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Schneeberger) : Adopté. Et là on revient sur
l'article 38 tel qu'amendé. Là, vous avez des questions, M. le député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla :
On est sur l'article?
M. Bonnardel :
38.
M. Fontecilla :
38. Donc, encore une fois, des intervenants qui se sont présentés aux
auditions du... de ce projet de loi là ont soulevé quelques... quelques
problèmes qui ont eu lieu il y a quelque temps, là, en particulier des bris de service. Est-ce que ces bris de service,
par exemple, au centre d'appels d'urgence Chaudière-Appalaches et au... à
la MRC de Blainville, deux fois à la MRC de Blainville, qui ont occasionné des
bris de service de plusieurs heures, on
parle des cinq heures dans un des cas, en particulier dans le centre d'appels
d'urgence Chaudière-Appalaches, est-ce que ce genre de situations ont
suscité, par exemple... ont justifié que le ministre envoie des inspecteurs
pour enquêter sur les raisons qui ont occasionné ces bris de services?
M. Bonnardel :
Juste comprendre, qu'est-ce que vous voulez dire par bris de services?
M. Fontecilla : Des... De ce qui nous...
Bien, l'incapacité à répondre aux appels d'urgence dans plusieurs
municipalités.
M. Bonnardel :
Est-ce vous... Non. Il y a un bris de service quand il n'y a personne qui répond.
M. Fontecilla :
OK. Moi, je...
M. Bonnardel :
Mais il y a quelqu'un qui a répondu au téléphone, là.
• (16 heures) •
M. Fontecilla :
Je vous cite... je vous cite les mémoires, encore une fois, du mémoire du
comité 9-1-1 du SCFP-Québec, là : «En 2018, le Centre d'appels
d'urgence Chaudière-Appalaches (CAUCA), un OBNL situé à Saint-Georges, en
Beauce, a été incapable de répondre aux appels d'urgence de plusieurs
municipalités pendant environ cinq heures au
cours d'une tempête des vents qui a balayé plusieurs régions du Québec. CAUCA
avait à l'époque des contrats...» Bon, c'est par rapport à cette
information-là. Est-ce que ce type de...
M. Bonnardel : ...vous me parlez de
2018, là. Si je me souviens, c'est une tempête, c'est un bris d'équipement,
mais les appels ont été basculés ailleurs, là, c'est certain, là.
M. Fontecilla : Tout à fait. Mais les...
la... mais l'entité qui devait répondre, qui avait la responsabilité, n'a pas
pu répondre, et les appels ont été transférés.
M. Bonnardel : Oui, mais, là, si je ne
me trompe pas, c'est dû à une tempête ou un bris d'équipement, là, ce n'est
pas dû au fait qu'il n'y a personne qui ne pouvait pas être là physiquement,
là.
M. Fontecilla :
OK. Et le même... le même mémoire : «Les pompiers de la MRC de
Thérèse-De Blainville ont pour leur part été incapables d'obtenir l'assistance
de la même entreprise, CAUCA, pour obtenir les équipes d'Hydro-Québec lors d'un second événement du même genre, toujours en mai
2018.» C'est peut-être encore une fois dû à une... J'essaie de savoir si
ce type d'événement a suscité la visite d'un inspecteur, d'une enquête ou un
rapport.
M. Bonnardel :
...2018, il faudrait que je vérifie, là. Mais, si c'est un élément
extérieur qui amène un bris d'équipement ou
x, y, on va faire le suivi qui doit être fait, qui doit être fait par le
ministère, là. Mais vous le dites, là, 2018, dans les six dernières années,
là, à ma connaissance, il n'est pas arrivé d'événement comme tel, comme
celui-là, là.
M. Fontecilla : OK.
En 2022, plus récent, là... Non, en avril 2019 et en mai 2022 : «Le centre
des communications d'urgence de Blainville — quand même une grande
municipalité — a
dû prendre la relève de CAUCA pour la répartition des effectifs pompiers, en
avril 2019 et en mai 2022, en raison d'une surcharge des système de l'OBNL.»
Est-ce que... encore une
fois, là, est-ce que ça a suscité la visite d'un inspecteur, une surveillance
particulière, une enquête, etc.? J'aimerais savoir quel type de... quel type
d'intervention ou de surveillance avez-vous effectué suite à la... à ces
incidents-là qui nous sont mentionnés ici, dans le cadre de notre action
parlementaire.
M. Bonnardel : Bien, s'il y a un
nombre d'appels extrêmement élevé dans un court laps de temps, les appels sont
basculés ailleurs, là, dans un autre, là.
M. Fontecilla : Est-ce que ça...
Est-ce que ça arrive souvent, là, qu'il y a, par exemple, une surcharge de...
un volume... un volume important d'appels, là, qui justifie de transférer les
appels à un autre centre d'appels?
M. Bonnardel : Événements...
Événements extérieurs, là, perte de courant, verglas, tempête x, ça peut
arriver que les gens peuvent paniquer un peu ou il arrive des situations
particulières où, là, il y a un afflux d'appels, un flot d'appels plus
important qui se fait, puis là, bien, les appels doivent basculer ailleurs.
M. Fontecilla : Est-ce que vous avez
des... une compilation des statistiques sur ce nombre d'événements là?
M.
Bonnardel : Non. Non. Bien, c'est une procédure normale, une
procédure normale, ce n'est pas... on n'est pas face à une situation où on
dit : Mon Dieu! S'il y a un lot d'appels trop important, bien, ces appels
sont basculés.
M. Fontecilla : Très bien, mais,
toutefois, on peut se questionner sur... il y a une procédure normale, c'est la
multiplication de ces basculements-là qui peuvent peut-être justifier d'avoir
un regard plus global, de faire une... donc d'où l'importance d'avoir des
informations fiables, de compiler ces données-là. Est-ce que le ministère
compile ces données-là?
M. Bonnardel : ...une différence,
là, entre un événement x qui arrive une fois dans un centre x à telle année
puis qu'après ça on n'en a pas d'autres qui surviennent... Si ces événements
survenaient trois, quatre, cinq, six fois par mois ou à toutes les semaines, là
on pourrait se poser des questions, là, sur la capacité d'un centre à répondre
convenablement, mais, si c'est des événements... puis je ne veux pas dire
isolés, ce n'est peut-être pas le bon mot, là, mais on parle de quelques
événements dans les six dernières années qui sont arrivés... je ne vous dis pas
que c'est une situation normale, mais, s'il y a un flot d'appels plus important
dû à une situation extérieure qui amène ce flot d'appels, ce lot d'appels,
bien, ça va de soi que ces appels basculent ailleurs.
M. Fontecilla : Et est-ce que vous
avez une... comment dire, vous avez une donnée qui nous indique, là, la
capacité d'absorption d'appels normale d'un centre d'appels et le type
d'organisation qu'il faut avoir, le nombre d'employés, etc.? Est-ce que vous
avez des barèmes pour... par rapport à la population, à la taille de la
population d'une région, etc.? Est-ce que vous fonctionnez comme ça?
M. Bonnardel : Bien, c'est certain
que chaque centre d'appels a ses particularités, avec le nombre de répartiteurs selon la grosseur... selon la
grosseur de la population, pour être capable de répondre à un niveau x en
termes de temps de réponse, si je peux le dire ainsi. Donc, on ne peut pas...
Je vous donne une image qui ne tient pas la route, mais c'est comme si,
à Montréal, vous aviez seulement deux personnes qui répondaient pour
l'ensemble... l'ensemble de Montréal au centre 9-1-1. Donc, en partant, on
se dit : Ça n'a pas de sens, là, ça ne se peut pas que 2 millions de
personnes soient desservies par deux personnes, ce qui n'est pas le cas. Alors,
c'est réparti selon le niveau... selon le
niveau d'appels perçus année après année, puis il y a une évaluation qui est
faite par les... par les équipes. Donc,
il y a des... nécessairement plus de monde de jour que de monde de nuit, des
équipes de soir, des équipes de nuit, donc
c'est des... c'est des organismes, des centres qui sont habitués de travailler
de cette façon puis que, nécessairement, ils sont suivis par les équipes du ministère. Donc, dans l'ensemble, je
vous dirais 99 % du temps, ces centres répondent très, très bien
à... aux citoyens qui en font... qui en font la demande.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va?
M. Fontecilla : Très bien.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors... Ah! députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Ah! c'est... Ah! la
députée de Westmount—Saint-Louis,
elle a d'autres questions.
En lien un peu avec les interventions de mon
collègue, je comprends la nécessité de faire, peut-être, une inspection, mais
on a quand même creusé dans les cahiers de crédits, puis, quand on parle... il
y a des appels qui ont été abandonnés, juste l'année passée, 21 596, selon
les documents que nous avons eus du ministère. Puis moi, sincèrement, je pense
que... je comprends que les appels sont basculés, c'est vrai, mais il y a un
lien à faire avec la pénurie de la main-d'oeuvre que nous avons en ce qui
concerne les répartiteurs, les répartiteurs qui sont toujours en attente d'une
requalification de leur catégorie d'emploi, ne sont pas en négociation, ils
attendent à être requalifiés parce qu'il y a un roulement de personnel, puis je
pense qu'il y a un lien à faire directement avec le nombre d'appels abandonnés.
C'est beaucoup. On n'est pas loin de 22 000 juste pour l'année passée.
Mais la question est
bonne. Je trouve la question bonne parce qu'étant donné qu'il y en a autant, il
y a des centres où on a plus que d'autres, est-ce qu'on devrait prévoir des
inspections pour des choses comme ça? Parce que, oui, ils peuvent être
basculés, mais il manque du monde qui sont assis sur place, sur les bancs pour
répondre aux appels. Puis, quand c'est basculé, c'est vrai, il y a quelqu'un
qui va répondre peut-être après un 30 secondes, mais ce n'est pas quelqu'un qui habite nécessairement dans
ton... dans ton comté, dans ton quartier. Puis, en mesures d'urgence, où on
dit : Ah! bien, tu sais quoi, il y a quelque chose qui arrive, il y a
quelqu'un avec une arme à côté du dépanneur du... Dorion, bien, dépanneur
Dorion, quand j'habite Rouyn-Noranda puis là mon appel est basculé à une autre
place, bien, ça ne me dit rien, là, dépanneur Dorion. Ça fait que, souvent,
ils... Puis ça, c'est des cas que j'ai entendus directement des répartiteurs,
qui disent que, souvent, ils font face à cette difficulté, puis ça amène une
charge de travail. Puis, pour un
répartiteur, ce n'est pas la même chose qu'un... quelqu'un qui répond au 9-1-1.
Les appels, pour les répartiteurs, sont beaucoup plus longs. Ça prend
beaucoup plus de temps parce qu'ils ne sont pas rapatriés aussi rapidement.
Ça fait que... est-ce que ça, c'est quelque
chose qu'on peut attendre, avoir des inspections, d'abord? Parce qu'on sait
qu'on a un taux très élevé de ce type d'appel qui est abandonné.
M. Bonnardel : J'essaie juste de
suivre, là. Je sais que le terme «bris de service» était populaire du côté des
oppositions quand on parlait des centres de répartition, mais il n'y a pas de
bris de service, là. Quand un appel est fait et s'il n'y a personne qui peut
répondre au centre d'urgence spécifique, il est basculé ailleurs, il est
basculé ailleurs. Donc, je répète ma réponse
à ce que j'ai dit au député de Laurier-Dorion, là, il n'y a personne, au Québec, qui fait 9-1-1
puis qui attend trois, quatre, cinq, six, sept, huit, 10 minutes,
personne. L'appel va être basculé ailleurs, donc...
Et là dire que la personne qui répond n'est pas
au courant de la ville où... Il y a des centres d'appels qui gèrent des
territoires où vous n'avez pas idée, là, énormes, et tout est géoréférencé, là.
Ce n'est pas la personne qui dit : Tel
endroit, là... c'est le policier qui va répondre au bout, le pompier, là,
c'est... on a des cartes GPS, et tout, et tout, aujourd'hui, là.
Donc, voilà,
je ne peux pas en dire plus, là. Il ne faut pas... juste pas laisser croire que
les gens avec le 9-1-1, là... qu'ils font mal leur travail ou qu'il y a
un lot d'appels trop important puis qu'ils ne peuvent pas répondre. Il se peut,
il y a certains cas comme mentionnés, mais ce n'est pas... ce n'est pas énorme,
là, ça n'arrive pas à tous les mois, puis ça
n'arrive pas à toutes les semaines, là. Les situations particulières, je peux
bien comprendre, là, mais tout le monde est répondu au Québec, là.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Députée Westmount—Saint-Louis.
• (16 h 10) •
Mme Maccarone : Oui. Moi, je n'ai
pas parlé des... Moi, je n'ai pas parlé de bris de service. Moi, j'ai parlé des appels abandonnés. Les appels abandonnés,
juste l'année passée, ça s'élève à pas loin de 22 000. C'est quand même
beaucoup. Ça, c'est tous les gens qui ne répondent pas à un centre de gestion
d'appels où c'est envoyé ailleurs. Ça
fait que quelqu'un qui ne répond pas à Québec, qu'on répond à Rouyn puis qu'on
dit : Mon Dieu! C'est une urgence, il y a quelque chose qui se
passe sur la rue Robert-Bourassa, que tout le monde ici, peut-être, va
comprendre... tout le monde est au courant de dire c'est quoi, cette rue-là,
mais, quand on est ailleurs, on ne sait pas c'est quoi. Ça fait que... pas parce qu'ils ne sont pas capables de
faire une géolocalisation ou faire une vérification, mais il y a un retard dans
une réponse, parce qu'on doit se situer, on doit faire une vérification.
Puis, quand la personne au bout de la ligne est face à une urgence puis parle
de qu'est-ce qu'il connaît dans leur quartier, puis on a un nom spécifique pour
telle maison, tel dépanneur, qui n'est pas nécessairement le nom qui est
inscrit dans le bottin électronique de comment c'est inscrit, avec un numéro
d'entreprise du Québec, mais c'est vraiment... Chose... M. Patate, là, tout le
monde connaît M. Patate, mais pas les gens qui habitent ailleurs. Ça fait
que ça va engendrer quand même des difficultés pour les répartiteurs. Puis,
encore une fois, c'est des histoires que j'ai entendues personnellement d'eux.
Ça fait
que... est-ce que ça, c'est le genre d'affaire qu'on va... où on va envoyer un
inspecteur ou ça, on dit : Bien, c'est normal, on est habitués, on
a presque 22 000 appels abandonnés?
M. Bonnardel : Il faut faire
attention, là, les appels sont basculés. Tous ceux qui font le 9-1-1, les
appels sont basculés ailleurs. Donc, s'il y a un centre d'urgence qui ne peut
pas recevoir l'appel, l'appel est basculé ailleurs. Il ne faut pas laisser
sous-entendre ou laisser croire à la population que, parce que vous faites
l'appel, vous devriez être répondu. La
personne au téléphone, là, elle ne le sait pas, vous avez raison, mais elle,
elle veut une réponse. Que ça prenne 22 secondes, 32 secondes, ça va
répondre, ça va répondre rapidement. Alors, il ne faut pas... Arrêtez de
laisser sous-entendre, là, qu'il y a des gens qui font le 9-1-1 puis
qu'il n'y a personne qui répond au bout de quatre minutes, au bout de cinq
minutes.
Mme Maccarone : ...des documents que
nous avons reçus du gouvernement lors des crédits budgétaires. C'est le
document qui nous est envoyé suite à une demande que nous avons faite, c'est
le... puis ça s'appelle Le nombre d'appels abandonnés par mois dans les
centres de gestion des appels. Ça fait que c'est une terminologie qui vient
du gouvernement, je ne suis pas en train d'inventer quoi qu'il soit. Je ne nie
pas que les appels sont répartis ailleurs,
mais, si le ministre parle avec des répartiteurs, il va entendre les mêmes
histoires que moi, je viens de partager.
Ça reste que
c'est une lacune que nous avons, probablement directement en lien avec une
pénurie de main-d'oeuvre, parce qu'eux, ils sont toujours en attente
d'avoir une requalification de leur emploi, de leur travail, ils ne sont pas en
négociation. Puis aussi on utilise beaucoup des jeunes qui sont en formation
pour la SQ, qui vont être là puis vont passer leur temps comme répartiteurs un an, deux
ans, puis là, après ça, ils quittent. Ça fait qu'il y a un taux de
roulement très, très, très élevé.
Ça fait que la
question, c'est : Est-ce qu'on fait des inspections pour des tels
événements? On peut regarder, exemple, à Mascouche. Juste le mois de juillet,
il y a eu 1 418 appels abandonnés. Ça fait que... est-ce que ça, ça va engendrer un... une inspection telle que nous
sommes en train de dire, que la personne identifiée par le ministère va aller, va
vérifier, va voir qu'est-ce qu'on peut faire pour améliorer le processus? C'est
directement en lien avec l'article en question que nous sommes en train de
débattre.
M.
Bonnardel : ...est-ce qu'on parle des centres de répartition de la SQ
ou on parle de l'article de loi, là?
Mme Maccarone :
Bien, c'est les deux, ils sont
liés. Moi, mon exemple est directement en lien avec l'article 38, parce que ma question, c'est : Un inspecteur
va aller vérifier, mais est-ce que l'inspecteur va aller... Parce que j'essaie
de déterminer le quand puis le comment, parce que c'est des pouvoirs qui sont
très importants. Les municipalités ne sont
pas nécessairement interpelées, mais on parle de quand même des cas à
Mascouche, c'est quand même très élevé. Mascouche, juste l'année
passée... là j'ai parlé de le mois de juillet, mais, pour toute l'année, c'est
8 132 appels abandonnés.
Ça fait que... est-ce
que ça, ça va engendrer un processus du ministère, du ministre d'envoyer un
inspecteur pour voir qu'est-ce qui se passe? Parce que je comprends
l'inspection... ça se fasse, parce que, oui, il y a quelque chose que... il y a quelqu'un qui a peut-être
placé une plainte, comme j'ai mentionné, suite à l'enquête du coroner Kamel
pour le décès de Maureen Breau, où elle a dit : Regarde, il y a quelque
chose qui ne va pas bien, il y a... je raccroche, je vais vous rappeler. Ce
n'est pas la même chose. Ici, c'est peut-être pour prêter main-forte, pour
aider, pour déterminer : Vous avez un problème, vous avez beaucoup
d'appels d'abandonnés. Est-ce que ça, ça va engendrer un processus du ministère
pour envoyer un inspecteur?
M.
Bonnardel : Toute situation qui pourrait nous être soulevée peut
amener le ministère à envoyer un inspecteur. Donc, dans ce cas-ci, les appels
qui sont faits sont basculés. S'il y a un appel qui est abandonné puis que cet appel-là est fait par un enfant ou autre, peu importe
la situation, là, j'ai fait le 9-1-1, je raccroche après 10 secondes,
bien là, on ne peut pas... la statistique
est enregistrée quand même, on ne peut pas définir pourquoi la personne a décidé
de raccrocher au bout de la... au bout de la
ligne, là. Mais, quand un appel est important, on le sait, l'appel est basculé,
puis c'est répondu.
Donc, à la
question : Est-ce qu'on envoie un inspecteur?, on pourrait envoyer un
inspecteur si on considère les situations qui amènent notre devoir comme tel à
aller vérifier les centres d'urgence, ce qui n'est pas le cas pour le moment. Mais je ne vous dis pas que ça ne peut pas
arriver qu'il y ait eu des vérifications, mais il n'y a rien d'anormal
ou de situations majeures qui nous ont été soulevées dans les centres d'appels.
Mme
Maccarone : D'abord, je dirais que... Merci, merci pour la réponse,
mais, moi, ça m'inquiète de voir qu'on n'est
pas loin de 22 000 appels abandonnés. Est-ce que le ministre, lui aussi,
il est inquiet? Puis est-ce qu'il y a un engagement de dire qu'on va peut-être envoyer un inspecteur,
d'investiguer, surtout dans les places où le taux est très élevé, comme
au centre de gestion d'appels à Mascouche?
M.
Bonnardel : C'est des évaluations qu'on fait au cas par cas.
Mme Maccarone :
Excusez-moi?
M.
Bonnardel : Des évaluations que nous faisons au cas par cas.
Mme
Maccarone : Il y a quand même un taux très élevé à... au CGA de
Mascouche. Puis, encore une fois, ce n'est pas une question de pointer le
doigt, mais moi, je dirais que c'est... ce que je vois ici, c'est que c'est un
CGA qui a besoin d'avoir un accompagnement
puis de l'aide, probablement parce qu'ils font face à
une pénurie de main-d'oeuvre très importante, chose que... ils
attendent vraiment avoir résiliation pour avoir de l'aide.
Le Président (M.
Schneeberger) : ...
M.
Fontecilla : Merci, M. le Président. Donc, on sait que le Règlement
sur les normes, les spécifications et les
critères de qualité applicables aux centres d'urgence 9-1-1 et à certains
autres centres secondaires d'appels d'urgence établit... établit un critère,
là, que, par exemple, la ville... qu'on doit transmettre aux pompiers, en moins
de 60 secondes, un appel, là, aux services... aux services d'incendie.
Est-ce
que le ministère procède à des vérifications quant au respect de cette norme-là
de 60 secondes, à savoir si, au cours d'une période donnée, c'est respecté,
c'est... on dépasse dans certains cas, on ne dépasse pas, on dépasse de
beaucoup, etc.? Est-ce que vous avez une idée générale du respect de la
conformité de cette norme-là?
M.
Bonnardel :
...
M.
Fontecilla : Donc, vous avez
des données vous permettant de dire : À tel endroit, bien, on dépasse de
beaucoup, et ça mérite qu'on y jette un oeil, là, pour dire comme ça, ou
peut-être faire une enquête, envoyer un inspecteur, etc.
M. Bonnardel : Si
c'était le cas, c'est ce que nous ferons.
M. Fontecilla : Est-ce que...
D'après les informations dont vous disposez, M. le ministre, est-ce que ça
arrive? Est-ce que c'est une situation qui arrive souvent, là, de dépassement
de la norme de l'article 10 du règlement sur les normes?
M. Bonnardel : C'est très rare. Je
ne peux pas vous dire que cela n'est pas déjà arrivé, mais c'est très rare.
M. Fontecilla : OK. Est-ce que...
Donc, vous avez... vous nous dites que vous avez une compilation et que c'est
plutôt un pourcentage...
M. Bonnardel : Minime.
M. Fontecilla : ...minime, là. Très
bien.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui. Bien, juste une
dernière intervention, parce que, moi, ce que je souhaite savoir, c'est : Est-ce que le ministre a l'intention
d'envoyer des inspecteurs, suite à l'adoption d'un tel article, à des... Est-ce
que ça a déjà été fait? Est-ce qu'on a déjà envoyé des inspecteurs aux centres
de gestion d'appels? On n'a jamais fait ça dans le passé?
M. Bonnardel : Bien, je veux dire,
on a la possibilité d'envoyer un inspecteur si la situation s'y prête. C'est ce
qu'on évalue au cas par cas.
Mme Maccarone : Mais on ne l'a
jamais fait dans le passé?
M. Bonnardel : Bien oui, il y a des
inspecteurs qui ont déjà été... qui ont déjà été faire des vérifications, comme
le sous-ministre l'a déjà mentionné, là.
Mme Maccarone : Mais pas aux centres
de gestion d'appels.
M. Bonnardel : Ah! bien là, je ne
sais pas si...
Mme Maccarone : Là, on a parlé de
9-1-1, mais...
M.
Bonnardel : ...je ne sais pas si c'étaient aux centres
spécifiques, là, mais c'est au cas par cas qu'on fait ça.
Mme Maccarone : Mais est-ce qu'il y
a un engagement de faire une vérification? Est-ce qu'on devrait... Il me
semble, on devrait s'inquiéter, pas loin de 22 000 appels abandonnés.
Est-ce qu'il va y avoir des inspections qui vont avoir lieu?
M. Bonnardel : Non, mais on ne peut
pas juste statuer, là, sur le fait que c'est 21 000 personnes qui ont fait
un appel puis qu'au bout de quatre, cinq minutes elles étaient tannées, là.
Comme je vous ai mentionné, il est très possible que, certains cas, ce soit une
personne qui a fait un 9-1-1 par erreur, un enfant qui a fait un 9-1-1 par
erreur. La SQ reçoit, si je ne me trompe pas, là, plus de
600 000 appels par année. Donc, on ne peut pas statuer sur le fait
pourquoi qu'il y a eu, je ne sais pas, moi, x nombre de milliers d'appels qui
n'ont pas été... qui ont été abandonnés pour tel ou tel centre de gestion.
Donc, pour moi, ce qui est important, c'est que, quand les gens font un appel,
il y ait quelqu'un qui réponde au bout, là, quelqu'un qui réponde au bout, là.
Mme Maccarone : Oui, mais...
M.
Bonnardel : Donc,
il faut comprendre que, si quelqu'un décide d'abandonner l'appel, c'est
peut-être parce qu'il n'avait pas besoin
d'appeler le 9-1-1. Je ne dis pas que ce n'était pas urgent, mais, si tu fais
le 9-1-1 puis tu es rendu à six minutes d'attente, là, c'est peu
probable que cela arrive. Je ne dis pas que ça ne peut pas arriver, c'est peu probable que cela arrive. Et là, s'il y avait
plainte, pour des raisons x, y, à une autorité compétente, une fois, deux fois,
trois fois, quatre fois, cinq fois, c'est à nous, là, par la suite,
d'embarquer... d'embarquer puis de faire les vérifications adéquates,
là.
• (16 h 20) •
Mme Maccarone : Sauf que les appels
abandonnés sont aussi les appels qui sont basculés, qui est quand même la
démonstration. Je comprends que, oui, ça se peut qu'il y ait une erreur,
quelqu'un a signalé, puis ils ont fait ça par erreur, le 10 secondes : Mon
Dieu! Je n'ai pas voulu faire ça, mais on parle aussi des appels qui sont
basculés.
Ça fait que,
moi, ce que je souhaite savoir, c'est : Est-ce que le ministre a
l'intention d'investiguer le pourquoi? Parce que, là, on est en train de
dédouaner des inspecteurs de faire une telle vérification. C'est quand même
beaucoup. Je ne
peux pas imaginer que 21 000... 22 000 appels, c'est uniquement des
appels de 10 secondes. Ça, c'est... On parle des appels qui sont
basculés parce qu'on sait, pour un fait, qu'on a une pénurie de main-d'oeuvre,
on sait, pour un fait, qu'on n'a pas autant
de monde pour répondre dans chacune des régions. Ça fait que, oui, il y a
beaucoup d'appels qui sont basculés ailleurs, qui va engendrer un
rapport ici, comme on a vu, qui est appelé un appel abandonné. Ça fait que...
est-ce qu'on a... est-ce que le ministre a l'intention d'investiguer? Est-ce
qu'il est inquiet?
M.
Bonnardel : ...confirme que, quand un appel est abandonné, c'est parce
qu'il est basculé.
Une voix :
...
M.
Bonnardel :
Ça peut être considéré comme basculé. Donc, ça fait partie des statistiques,
que ce soit un «pocket call» ou que ce soit une erreur, là, «whatever». Donc,
voilà.
Mme
Maccarone : Oui. Bien, c'est parmi une des raisons. Ça peut être un
«pocket call», mais c'est aussi parce qu'on a une pénurie de main-d'oeuvre. Je
ne peux pas imaginer qu'à Mascouche c'est... Moi, ma question : À
Mascouche, pourquoi que c'est tellement plus élevé qu'ailleurs? C'est ça, mes
questions. Pourquoi? Est-ce qu'on a l'intention
d'envoyer un inspecteur pour voir qu'est-ce qui se passe dans une telle région,
à ce centre de gestion d'appels?
M. Bonnardel :
...le procès d'un centre d'appels
ici, là. Là, vous souhaitez faire le procès d'un centre d'appels. Ce
n'est pas ça que je fais, puis on ne fera pas ça ici, là. Donc, si...
Mme
Maccarone : Moi, mes questions sont en lien avec inspecteur.
M.
Bonnardel : ...je vous l'ai dit, s'il y a un problème qu'on voit...
qu'on voit avec les situations x, y qui peuvent arriver sur le terrain, c'est à
nous de faire le travail. Mais on ne fera pas le procès de personne ici, là.
Mme
Maccarone : La question que moi, j'ai, c'est : Est-ce que le
ministre est aussi inquiet? Parce que c'est quand même 22 000 appels
abandonnés. Directement en lien avec les inspecteurs, ma question, c'est :
On est en train de donner de pouvoir à un
inspecteur pour faire ce type de vérification. Est-ce que ça, c'est un cas où
on peut envoyer quelqu'un?
Des voix :
...
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? OK. Est-ce que vous souhaitez intervenir, M. le ministre, oui ou non? OK.
Alors, est-ce qu'il y a d'autres... Ça va comme ça? Alors, est-ce que
l'article 38, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. Article 39.
M.
Bonnardel : Article 39. Les articles 52.16 et 52.17 de cette
loi sont abrogés.
Commentaire. Cet
article vise l'abrogation des articles 52.16 et 52.17 de la Loi sur la
sécurité civile puisqu'il est proposé par l'article 38... projet de loi
d'en intégrer les dispositions dans l'article 15 de la Loi sur les centres
de communications d'urgence.
Une voix : ...
M.
Bonnardel : Ah! il manquait un «du», là, oui, c'est ça.
Le Président (M.
Schneeberger) : OK. Questions sur l'article 39? S'il n'y a pas de
question, est-ce que l'article 39 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Article 40.
M.
Bonnardel : L'article 52.18 de cette loi est numéroté 16 et est
remplacé par le suivant :
«16. Le ministre peut
ordonner à un centre d'urgence 9-1-1 qui ne satisfait pas aux conditions
prescrites par la présente section ou à un centre secondaire de communications
d'urgence qui ne respecte pas les normes, les spécifications, les critères de
qualité ou les lignes directrices qui lui sont applicables en vertu de la
présente section d'apporter, dans le délai qu'il indique, les correctifs qu'il
estime nécessaires.»
Commentaire. Cet
article vise à modifier le numéro de l'article 52.18 de la Loi sur la
sécurité civile afin qu'il devienne l'article 16
de la Loi sur les centres de communications d'urgence et à le remplacer afin
d'accorder au ministre le pouvoir d'ordonner à un centre d'urgence 9-1-1
qui ne satisfait pas aux conditions qu'il doit respecter d'apporter des
correctifs.
Le Président (M.
Schneeberger) : Questions sur l'article 40? Non. Est-ce que
l'article 40 est... Oui, député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Est-ce que le
ministre a déjà utilisé cet article... bien, l'ancien article 52.18?
Des voix : ...
M. Bonnardel : On me dit non. On me
dit non.
M. Fontecilla : Est-ce qu'il est...
il est prévu que ces informations-là, là, lorsque... Si jamais il y a une intervention de cet ordre-là, est-ce que c'est une
information qui est rendue publique par le ministère ou ça reste dans...
à l'intérieur du ministère?
M. Bonnardel : À l'intérieur du
ministère.
M. Fontecilla : Très bien.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Oui? Alors, est-ce que l'article 40 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Article 41.
M. Bonnardel : 41, on a un
amendement aussi...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, allez-y avec l'article, puis vous suivrez avec l'amendement.
M. Bonnardel : Oui. Alors, l'article 41
se lit comme suit :
L'article 52.19
de cette loi est numéroté 17 et est modifié par le remplacement, dans la...
dans le deuxième alinéa, de «centres
secondaires d'appels d'urgence, à l'exception des centres de communication
santé» par «centres secondaires de
communications d'urgence qui respectent les normes, les spécifications, les
critères de qualité ou les lignes directrices qui leur sont applicables
en vertu de la présente section».
Commentaire. Cet article vise à modifier le
numéro de l'article 52.19 de la Loi sur la sécurité civile afin qu'il devienne l'article 17 de la Loi sur les
centres de communications d'urgence et à y apporter une précision relativement
aux conditions dans lesquelles les centres
secondaires de communications d'urgence peuvent bénéficier de l'exonération
de responsabilité qui y est prévue.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Et vous avez un amendement.
M. Bonnardel : Oui. Alors,
l'article... bien, c'est une demande de l'ACUQ, là, ça se lit comme suit :
Remplacer l'article 41 du projet de loi par
le suivant :
41. L'article 52.19 de cette loi est
renuméroté 17 et est modifié :
1° par l'insertion, dans le premier alinéa et
après «résulter», de «d'un acte accompli ou omis lors»;
2° par le
remplacement, dans le deuxième alinéa, de «centres secondaires d'appels
d'urgence, à l'exception des centres de communication santé» par
«centres secondaires de communications d'urgence qui respectent les normes, les spécifications, les critères de qualité ou les
lignes directrices qui leur sont applicables en vertu de la présente section».
Donc, à 17, je vais le relire : «Les
centres d'urgence 9-1-1 certifiés ainsi que les personnes à leur service
sont exonérés de toute responsabilité pour
le préjudice qui peut résulter d'un acte accompli ou omis lors de leurs
interventions, à moins que ce préjudice ne soit dû à leur faute
intentionnelle ou à leur faute lourde.»
Donc, ça, c'était une demande de l'Association
des centres d'urgence. C'est bien ça.
Le Président (M. Schneeberger) : Vous
vouliez continuer le... la dernière section ou...
M. Bonnardel : Oui.
OK. «Il en est de même pour...» Excusez. «Il en est de même pour les centres
secondaires de communications
d'urgence qui respectent les normes, les spécifications, les critères de
qualité ou les lignes directrices qui leur sont applicables en vertu de
la présente section.»
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement? Député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Merci, M. le
Président. Donc, c'est le deuxième paragraphe, et donc il y a exonération de
responsabilité également dans les centres secondaires qui respectent les
normes, les spécifications, les critères de qualité
ou les lignes directrices qui leur sont applicables. Et le respect de toutes
les normes, spécifications, etc., là, c'est... ça se traduit dans quels
documents, dans quels gestes? C'est dans l'attestation qui est... qui était de
deux ans et qui maintenant va passer à cinq ans? C'est à
ce moment-là qui... que vous dites : Ces centres-là respectent les normes,
les spécifications, les critères de qualité,
les lignes directrices, et donc le personnel est exonéré de toute
responsabilité, etc., etc.?
M. Bonnardel : Le sous-ministre
va vous le...
Le Président (M. Schneeberger) : M. Savard.
M. Savard (Jean) : Alors, pour
les centres d'urgence, c'est vraiment, là, le certificat qui leur est donné par
le ministre, d'une durée de cinq ans. Pour les centres secondaires, bien, c'est
vraiment... on va vérifier qu'ils respectent les... l'ensemble des critères des
règlements. C'est comme ça que sera vérifié, là, est-ce qu'ils respectent les
normes, spécifications, critères d'appliqués, là, les 60 secondes,
90 secondes que vous faisiez référence, là.
M. Fontecilla : Et cette
vérification-là est effectuée de façon statutaire, à une certaine période?
M. Savard (Jean) : Bien, comme
on... comme on le disait tout à l'heure, ça peut être fait lorsqu'on a raison
de croire que les critères ne seraient pas respectés. Mais, sinon, les... là,
le... nos... le règlement va passer de deux à cinq ans, alors les... je veux
dire, la durée des certificats va passer de deux à cinq ans. Alors, effectivement,
dans un... à intervalle régulier, on va aller faire ces vérifications-là.
M. Fontecilla : Donc, un peu
avant... si vous permettez, M. le Président, un peu avant les cinq ans,
90 jours, c'est ça...
M. Savard (Jean) : Non, le 90 jours,
c'était pour cesser les activités.
• (16 h 30) •
M. Fontecilla : OK. C'est vrai.
Donc, vous entamez une période, un... comment dire, un processus de
vérification à savoir si les normes, les spécifications, les critères ont...
sont respectés pour les centres secondaires.
M. Savard (Jean) : Pour les
centres... les centres d'urgence 9-1-1.
M. Fontecilla : OK.
M. Savard (Jean) : Et, les
centres secondaires, on peut y aller aussi pour vérifier s'ils appliquent bien
l'ensemble des critères du règlement.
M. Fontecilla : On peut y aller
ou vous y allez?
M. Savard (Jean) : Bien, nous y
allons, mais ce que je veux dire, c'est qu'il n'y aura pas un certificat qui
leur... qui va leur être donné, parce que ça s'applique aux CU 9-1-1.
M. Fontecilla : Ah bon! Il n'y
aura pas de... Il n'y aura pas de certificat. Parce que là c'est... comment on
peut... Donc, c'est dans l'absence de... comment dire, c'est lorsqu'il n'y a
pas de problème, lorsque vous n'avez jamais... Parce que... C'est important
parce que vous dites : Les employés sont exonérés de toute responsabilité.
Et, dans les centres secondaires de communications, ils doivent respecter des
normes de qualité. Mais il n'y a pas de... Je comprends qu'il n'y a pas de document,
il n'y a pas d'attestation officielle comme quoi ils respectent les normes
de... Donc, il n'y a aucun document qui dit
que ces employés-là sont exonérés, parce qu'on voit après... après un examen
qui aboutit à une attestation... Je ne sais pas si vous me comprenez,
là, ou peut-être que je ne comprends pas bien, là.
M. Savard (Jean) : Non. Pour
les centres d'urgence 9-1-1, comme je vous disais, c'est fait à l'aide de
certification. Pour les centres secondaires, il faut qu'ils démontrent qu'ils
appliquent bien l'ensemble des critères du règlement. À partir de 2026,
toutefois, l'ensemble des centres va être soumis à la même... au même
certificat, et tout ça. Ça fait que, là...
M. Fontecilla : À une
certification?
M. Savard (Jean) : Oui.
M. Fontecilla : À partir de
2026, à partir de ce projet de loi là? OK. Et...
M. Savard (Jean) : ...
M. Fontecilla : C'est dans le
règlement de ce projet de loi là. OK.
M. Bonnardel :
...oui.
M. Fontecilla :
C'est dans le règlement. Donc, il va y avoir une attestation... une
certification.
M. Savard
(Jean) : Une certification, oui.
M. Fontecilla :
Pour les centres secondaires de communications aussi, pas seulement pour
les centres 9-1-1.
M. Bonnardel :
C'est ce qu'il a dit.
M. Fontecilla :
OK.
Des voix :
...
Le Président (M.
Schneeberger) : Me Dufour, vous nommer par votre... Bien,
consentement? Me Dufour... nommer par votre nom et votre titre.
Mme Dufour (Julie) : Oui, Julie Dufour, à la
direction des affaires juridiques au ministère de la Sécurité publique.
En fait, les centres
secondaires ne sont pas certifiés en vertu de la loi. Par contre, ils vont être
inspectés par le ministère. Et, si jamais ils étaient poursuivis, ils vont
devoir démontrer que les... qu'ils respectaient les conditions du règlement,
soit en déposant le rapport d'inspection du ministère comme quoi, bien, toutes
les conditions, normes et critères de... du règlement étaient respectés.
M. Fontecilla :
Et, à partir de 2026, il va y avoir une... les centres de communications
secondaires vont être soumis à une certification.
Mme Dufour
(Julie) : Bien, ce n'est pas tout à fait ça, non. C'est juste que
c'est le règlement, le règlement qui vient
d'être édicté, il y a un nouveau règlement qui a remplacé le règlement...
l'ancien règlement. À compter de 2026, toutes
les normes vont viser les centres secondaires, mais ils ne seront pas... ils ne
feront pas l'objet d'une certification comme les centres
d'urgence 9-1-1, mais ils vont devoir respecter tout le règlement.
M. Fontecilla :
Mais... Très bien, mais il n'y aura pas de certification. Et s'il y a un
pépin, il y a un employé, par exemple, qui est poursuivi, il va être exonéré,
si j'ai bien compris ce que vous dites, si le centre a fait la preuve que
toutes les normes ont été respectées, les critères, etc.
Mme Dufour
(Julie) : Oui, c'est ça. Oui.
M. Fontecilla :
Et la question qui se pose : Pourquoi procéder à la certification des
centres 9-1-1, mais pas la certification des centres secondaires?
Mme Dufour
(Julie) : Bien, en fait, c'est que la loi prévoit que c'est la
municipalité qui doit faire affaire avec un centre d'urgence 9-1-1
certifié. Donc là, la loi prévoit qu'il faut... qu'il faut que les centres
d'urgence soient certifiés, mais on n'a pas
ces critères-là pour les centres secondaires, parce que... parce qu'il n'y a
pas... ils ne sont pas vraiment... comment je pourrais dire ça? Ils ne
font pas... ils ont... Je ne sais pas comment dire ça.
Une voix : ...
Mme Dufour
(Julie) : Oui, bien, c'est ça, c'est ça. C'est que la loi ne prévoit
pas d'obligation de recourir d'une manière ou d'une autre aux centres
secondaires. Tout ce que la loi dit, c'est que le centre d'urgence, il doit...
il doit envoyer l'appel qu'il reçoit soit au centre de communication santé, ou
police, ou incendie, mais, au-delà de ça, il n'y a pas d'autres obligations,
là, de... qui sont rattachées aux centres secondaires. Ce n'est pas vraiment
clair.
M. Fontecilla : Bien, on comprend qu'il
n'y a pas d'obligation, mais la question se pose pourquoi qu'il n'y a...
C'est-à-dire, il y a une responsabilité lourde, quand même, dans un centre de
communications secondaires, c'est la police, c'est les services de pompiers...
M. Bonnardel :
...quelqu'un du 9-1-1... bien, du... pas du 9-1-1, mais des équipes...
M. Fontecilla :
OK.
Des voix :
...
Le Président (M.
Schneeberger) : ...pour qu'il puisse intervenir. Monsieur, vous nommer
par votre nom et votre titre.
M. Jakupovic
(Adi) : Oui, donc, Adi Jakupovic, directeur du 9-1-1 et des
télécommunications d'urgence au ministère de la Sécurité publique.
Donc, un peu dans la suite
d'idées, là, que ma collègue des affaires juridiques, c'est qu'il faut
comprendre que la responsabilité du 9-1-1,
c'est une responsabilité municipale. Donc, les municipalités ont la
responsabilité de trouver un centre ou de fournir un centre
d'urgence 9-1-1 qui va prendre les appels sur leur territoire. Donc, nous,
pour s'assurer qu'en fait ce centre-là réponde à cette obligation légale
là, il y a un processus de certification, un processus de vérification qui mène
à une certification.
Par contre, il faut savoir que la grande
majorité des centres d'urgence 9-1-1 opèrent également des centres
secondaires de communications d'urgence, soit un centre secondaire de
communications d'urgence police, incendie ou ambulancier. Et donc, lorsqu'on
vérifie et certifie les centres d'urgence 9-1-1, théoriquement, on les...
on vérifie également les centres secondaires de communications d'urgence, parce
qu'ils partagent les mêmes équipements, le même personnel qui fait, en fait, le
travail. C'est dans le même centre que ça se passe. Il y a seulement quatre
centres secondaires de communications d'urgence qui n'opèrent pas également un
centre de communications... centre d'urgence 9-1-1,
et ces centres-là, c'est des centres secondaires d'appels d'urgence police, OK,
et il y a des dispositions qui sont déjà prévues par la Loi sur la police qui
identifient leurs secteurs d'intervention. Donc, dans le fond, ils sont
déjà rattachés à des entités municipales ou gouvernementales, par exemple,
comme la Sûreté du Québec. De ce fait-là, ils ne nécessitent pas une
certification, parce qu'ils sont déjà, en fait, un peu intégrés à ces
schémas-là législatifs.
Je dois aussi mentionner qu'il n'y a pas de
différence quant aux obligations qu'ils doivent respecter, là. Comme ma
collègue l'a dit, donc, à partir de 2026, ils vont être tous assujettis aux
mêmes normes. Et, si je peux me permettre, là, peut-être voler le punch de mon
sous-ministre associé, mais, à partir de 2026, on aura un programme, également, d'inspection régulière des centres
secondaires de communications d'urgence, ce qui n'est pas le cas actuellement,
parce qu'actuellement c'est de façon ponctuelle parce que l'ensemble du
règlement ne s'applique pas encore à tous les
centres secondaires de communications d'urgence. Donc, par la suite, il va y
avoir un programme d'inspection. Par contre,
ils n'auront pas encore ce certificat-là. Mais comment est-ce qu'on va pouvoir
assurer qu'ils sont... qu'ils respectent le règlement? C'est parce qu'on va les
visiter. Également, eux, comme ma collègue l'a dit, ils ont l'obligation,
au quotidien, de respecter l'ensemble des dispositions réglementaires, du moins
à partir du 1er janvier 2026. C'est indiqué dans les dispositions transitoires
du règlement.
Ça fait que je ne sais pas si ça répond un peu
plus à votre interrogation.
M. Fontecilla : J'aurais des
questions de précision, si vous permettez.
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui, allez-y.
M. Fontecilla : Donc, si je comprends bien, lors de l'inspection
qui amène à une certification d'un centre 9-1-1, on inspecte également le travail des centres
secondaires. Et dans... en quelque sorte, la certification est donnée au
centre 9-1-1, mais par extension à ce
centre secondaire. C'est la situation en ce moment. Mais, en 2026, il va y
avoir un protocole d'inspection particulier pour les centres secondaires...
M. Bonnardel :
Tout à fait, tout à fait...
M. Fontecilla : ...qui
n'aboutirait pas à une certification, mais qui va être comprise, en quelque
sorte, dans la certification, c'est ça, du centre 9-1-1.
M. Bonnardel : ...C'est ça.
Oui.
M. Fontecilla : Est-ce que...
M. Bonnardel : Vous avez
compris. C'est ça.
M. Fontecilla : OK.
Le Président (M. Schneeberger) : ...de
Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : ...Moi, ma
question par rapport à soit l'amendement ou l'article en question, c'est :
Pourquoi que ça ne s'applique pas à tous les centres de communications
d'urgence? Là, on parle de responsabilités, ils sont exonérés. Mais, quand on
parle de le projet de loi, là, on parle... oui, je vois un centre de...
secondaire de communications, puis j'ai entendu les explications, merci
beaucoup, parce que là, je comprends que ça, ça comprend police puis ça comprend pompiers aussi. Mais, si
on regarde... je reviens toujours à l'article 26, puis le paragraphe 1°, on
parle aussi, oui, police, oui, incendie, mais le centre de communication de
santé qui peuvent aussi être interpelés. Ça fait que pourquoi eux ne
sont pas couverts?
M. Bonnardel : ...vous parlez
de la... ceux de la santé?
Mme Maccarone : Oui. Tu sais,
si je regarde l'article en question... l'amendement...
M. Bonnardel : Bien, c'est
ça...
Mme Maccarone :
...on est spécifique sur qui et sur... pour qui ça s'applique. Alors, eux
sont... ils ne font pas partie de cette liste-là. Ça fait que, quand on parle
de centre de communication de santé, services préhospitaliers qu'on peut avoir
une redistribution d'appels, pourquoi eux ne seront pas couverts?
• (16 h 40) •
M. Bonnardel : Bien, comme j'ai
répondu, je ne me souviens plus si c'était le... à la question de... du député de Laurier-Dorion, là, ça va être un cadre réglementaire similaire,
sinon copié-collé ou presque, mais aussi un pouvoir d'inspection qui va
se faire en même temps. Il ne faut pas se dédoubler. On parle, là, donc, des
centres d'urgence secondaires santé versus un centre d'urgence 9-1-1.
Mme Maccarone : Moi,
je ne parle pas d'inspection. Moi, je parle de... Là, ils sont exonérés de
toute responsabilité pour le préjudice.
M. Bonnardel :
OK.
Mme Maccarone : Je parle de
l'article en question. Ça fait que je questionne pourquoi que ça ne s'applique
pas à eux.
Des voix : ...
M. Bonnardel : C'est
une autre... C'est ça. C'est une autre loi, là, qui n'est pas assujettie à la
nôtre comme telle, là.
Mme Maccarone : C'est juste
parce qu'on les nomme ici, dans ce projet de loi. Tu sais, permettez-moi d'être
un peu perplexe, parce qu'on les nomme dans l'article... dans
l'article 26. Tu sais, on parle de 9-1-1, on parle de centres secondaires, on parle de centres de répartition, on parle de
corps de police, on parle d'incendie, on parle de communications santé et préhospitaliers. On les
nomme. Puis ça, ça englobe tout ce qui est centres de communications d'urgence.
Ça fait que pourquoi ne pas les protéger ici, étant donné qu'on les nomme dans
cette loi? C'est comme le premier article dans cette section.
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : ...
M. Bonnardel : C'est ça, c'est une entité qui est complètement
séparée de la nôtre, même si je peux comprendre que, pour vous, il n'y a pas de logique, là, mais c'est une entité santé
versus les nôtres, qui sont assujetties par deux cadres complètement
différents.
Mme Maccarone : Ça
fait que pourquoi on les nomme ici, d'abord? S'ils vont être régis ailleurs,
comme c'est le cas dans la loi sur santé et services sociaux, je peux imaginer,
ils sont là, pourquoi ils sont nommés ici?
M. Bonnardel : Tout simplement,
tout simplement.
Mme Maccarone : OK. En tout
cas. Je trouve que ce n'est pas clair.
Le Président (M. Schneeberger) : ...Alors,
est-ce que l'amendement... Oui?
M. Fontecilla : M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Lorsqu'on
dit : «sont exonérés de toute responsabilité pour [un] préjudice», ça,
c'est vraiment toute responsabilité, là? C'est-à-dire, s'il y a eu un acte...
c'est-à-dire, comment dire, il y a eu... il y a eu une erreur, une faute, une
faute grave, là, il y a quelqu'un qui doit porter la responsabilité, là. Est-ce
que c'est le... Ce n'est peut-être pas une responsabilité criminelle. Si ça
aboutit à... je ne sais pas, à un... à des dommages corporels à une personne,
ça pourrait être criminel ou... mais ça peut être une... Mais on exonère de
toute responsabilité, même administrative, là?
M. Bonnardel : ...17...
M. Fontecilla : Oui.
M. Bonnardel : «...à moins que
ce préjudice ne soit dû à leur faute intentionnelle ou à leur faute lourde.»
M. Fontecilla : OK, «leur faute
lourde». On peut faire une erreur grave, mais de bonne foi, là, c'est-à-dire,
je ne sais pas, on envoie un... on envoie un... Hein?
M. Bonnardel :
Une faute lourde, vous avez dit, de bonne foi?
M. Fontecilla : Bien, pas de bonne
foi, là, mais... Parce que, pour moi, il y a la responsabilité... Est-ce qu'on
pourrait... je pose la question de façon très naïve, là : Est-ce qu'on
pourrait accuser un employé d'un service 9-1-1 d'avoir suscité la mort
d'homme, là, pour utiliser une... D'après ce que je comprends, ce n'est pas
possible. Mais, s'il y a eu une faute, une faute lourde, il doit y avoir une...
il peut y avoir une responsabilité, là. Est-ce que... S'il y a une faute
lourde, est-ce qu'une personne à l'emploi d'un centre 9-1-1 pourrait être
responsable d'un acte criminel, par exemple?
M. Bonnardel : ...je vais
statuer là-dessus.
M. Fontecilla : Donc, ce n'est
pas... Il n'y a pas exonération de toute responsabilité. S'il y a faute lourde,
il peut y avoir une responsabilité, là.
M. Bonnardel : ...Oui. C'est un
juge qui va statuer.
M. Fontecilla : Très bien.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que l'amendement qui a été déposé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Est-ce que l'article 41, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 42.
M. Bonnardel :
42. L'article 52.20 de cette loi est numéroté 18.
Cet article a pour seul but de modifier le
numéro de l'article 52.20 de la Loi sur la sécurité civile afin qu'il
devienne l'article 18 de la Loi sur les centres de communications
d'urgence.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Est-ce que ces
rapports d'activité sont publics, M. le ministre?
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : M.
le ministre.
M. Bonnardel : Non, ils ne sont
pas publics.
M. Fontecilla : Ils ne sont pas
publics. Très bien. Mais la loi ne spécifie pas qu'ils ne doivent pas être
publics, là. Donc, un centre 9-1-1 pourrait publier certaines de ces
données-là?
M. Bonnardel : Bien, publier,
je ne vois pas en quoi...
M. Fontecilla : Ou rendre
publiques, là, je veux dire.
M. Bonnardel : Bien, je ne vois
pas en quoi un centre d'urgence rendrait publiques ces informations,
sincèrement, là.
M. Fontecilla : Bien, par
exemple, j'ai ici, le rapport d'activités du Service de police de la ville de
Montréal. Il y a une section qui rend compte d'un certain nombre de données,
là, concernant le centre 9-1-1.
M. Bonnardel : Oui, mais je ne
vous dis pas que ce n'est pas impossible, mais ça peut arriver.
M. Fontecilla : C'est
ça. OK. Est-ce que ça ne pourrait pas être une obligation que le législateur
donne aux centres 9-1-1 et aux centres secondaires, là, de rendre
publiques ces informations? Ça ne pourrait pas être d'intérêt public?
M. Bonnardel : Ces
informations, vous savez qu'un centre peut, de lui-même... rendre publiques
s'il le souhaite. Vous l'avez... vous en
avez... vous en avez cité un cas comme tel. Mais on n'a pas l'intention de
rendre obligatoire aux centres
d'urgence 9-1-1 de rendre publiques ces informations-là. C'est des entités
qui sont autonomes, là, puis, comme vous l'avez vu, dans les derniers
articles, là, les rapports de vérification, d'inspection sont bien régis par
les articles de loi. Donc, s'ils le souhaitent eux-mêmes,
certaines personnes pourraient le faire pour des raisons x, y, mais on ne va
pas l'obliger.
M. Fontecilla : Et, jusqu'à présent,
je n'ai pas... je n'ai pas entendu une objection, comment dire, une raison qui
justifie la confidentialité de ces données-là. Ça peut exister, là, il peut y
avoir des données confidentielles, et c'est très bien ainsi, elles ne sont pas...
elles ne sont pas publiques, mais, jusqu'à présent, je n'ai pas entendu... Si
je vois un peu le contenu... le contenu du rapport annuel du SPVM, il y a des
informations qui sont là... sont tout à fait pertinentes, qui serviraient à
comprendre le fonctionnement et, comment dire, le rendement de ces institutions
qui sont quand même très importantes dans la société, donc elles sont d'intérêt
public. Moi, je manifeste la nécessité de rendre ces informations-là publiques,
là, et j'entends la fermeture du ministre à cette possibilité-là. Mais je vais
aller plus en profondeur, là. Est-ce que le...
Des voix : ...
M. Bonnardel : De toute façon,
ça peut être demandé par une demande d'accès à l'info, si les citoyens le
souhaitent, là.
M. Fontecilla : Tout à fait, tout à
fait, mais ça complique... vous allez être d'accord avec moi, là, ça met des
obstacles à l'obtention de ces informations-là. Moi, j'ai juste tapé sur
l'ordinateur Service de police de Montréal, rapport annuel, et puis, voilà,
j'ai toutes les informations, et avec des informations qui, sans aller dans le
fin détail, me donnent une idée. Par exemple, le nombre d'appels au 9-1-1, pour
Montréal, c'était de 1 418 000, et le temps de réponse, en 2021,
c'était de trois secondes, et, en 2022, c'est deux secondes, etc., etc.
Mais moi, j'aimerais savoir plus précisément, si
le ministre, quand même, spécifie dans son appareil normatif un format du
rapport annuel, là, qui... donc, les informations qui doivent être transmises
au ministre, au ministère de la Sécurité publique, là, dans le rapport annuel.
M. Bonnardel : ...donné aux
centres d'urgence, là, un canevas qui va être spécifique pour tout le monde.
M.
Fontecilla : Donc, en ce moment, ce n'est pas uniforme, on va
dire... on va dire les... Mais est-ce qu'il y a, par exemple, comme le
rapport annuel du SPVM... est-ce qu'il y a, quand même, vous savez, le temps...
le temps de réponse en secondes, le temps de traitement en secondes de chaque
centre d'appels? Vous avez cette information-là minimale?
M. Bonnardel : Bien, c'est des
informations qui sont importantes pour vérifier de la qualité puis le protocole
comme tel de réponses des centres d'appels. Donc, c'est certain que ça prend
des informations qui sont conséquentes avec une certification qui leur est
allouée, là.
Le Président (M. Schneeberger) : ...Oui.
Alors, est-ce que l'article 42 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
L'article 43. Étant donné que l'article 43 est composé de plusieurs
sous-articles, il y aura un vote à la fin, mais je pense qu'on devrait y aller
article par article étant donné que c'est
très long. Alors, M. le ministre, juste, admettons, y aller avec le 19 ou s'il
y a des questions, pas de questions, on passera au 20. Puis, à la fin,
on adoptera l'article 43 dans son ensemble.
M. Bonnardel : Alors, 43. Cette
loi est modifiée par l'insertion, après l'article 52.20, renuméroté 18 par
l'article 42, des sections suivantes :
«Section III
«Pratiques interdites
«[Article] 19.
Il est interdit de communiquer avec le service d'urgence 9-1-1 à des fins
frivoles, vexatoires ou qui sont fausses.»
• (16 h 50) •
Le Président (M. Schneeberger) : ...sur
l'article 19? Non. Article 20.
M. Bonnardel : «20. Il est
interdit de relier...»
Le Président (M. Schneeberger) : Oui...
Ah! M. le député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : ...si on
interdit quelque chose, est-ce qu'il y a un régime de sanctions?
M. Bonnardel : Oui, ça va être
un peu plus loin.
Des voix : ...
M. Fontecilla :
Donc, on va traiter un article ultérieur.
M. Bonnardel : Oui. Bien, c'est
ça, c'est 21. C'est un petit peu plus bas, oui. Un petit peu plus bas.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
on retourne à l'article 20. M. le ministre.
M. Bonnardel : «Il
est interdit de relier automatiquement tout système d'alarme au service
d'urgence 9-1-1.»
M. Fontecilla : ...Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui...
M. Bonnardel : Excusez, le premier alinéa ne doit pas être
interprété comme interdisant la programmation du numéro du service
d'urgence 9-1-1 en composition abrégée sur un dispositif de communication.
Le Président (M. Schneeberger) : Ah!
députée de... Oui.
Mme Maccarone : Juste une
question de la façon qu'on travaille. Quand on regarde nos cahiers de députés, tous les articles sont déjà à part, sont déjà
sortis, ça fait que... puis il y a même des commentaires que le ministre peut
relire. Je pense que ce serait juste plus facile.
M. Bonnardel : ...on
pourrait fait comme ça, oui. Oui. Alors, on a fait 19, là, on est rendus à...
on est rendus à 20.
Le Président (M. Schneeberger) : 20.
Est-ce qu'il y avait des explications sur le 20?
Une voix : ...
M. Bonnardel : Commentaire...
je vais le lire. L'article 20 de la Loi sur les centres de communications d'urgence, proposé par l'article 43 du projet
de loi, proscrit qu'un système d'alarme soit automatiquement relié au 9-1-1, sans
toutefois empêcher que le numéro du service d'urgence 9-1-1 soit programmé
en composition abrégée sur un dispositif de communication.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur le 20? Député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : À des fins de
compréhension, je n'ai pas tout à fait compris, là, «il est interdit de relier
automatiquement tout système d'alarme en service d'urgence 9-1-1»,
concrètement, ça veut dire quoi? Par exemple, dans mon domicile, j'ai un
système d'alarme, je ne peux pas... S'il y a quelqu'un qui entre...
M. Bonnardel : C'est la
centrale d'urgence qui va vous appeler avant de faire le 9-1-1.
M. Fontecilla : Ça
ne peut pas... Encore une fois, ça ne pourrait pas être... C'est interdit que,
moi-même, je fasse... que mon système d'alarme, lorsqu'il se déclenche,
il communique directement au 9-1-1?
M. Bonnardel : C'est ça.
M. Fontecilla : Parfait. OK.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, on va y aller avec l'article 21.
M. Bonnardel :
Cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 52.20, renuméroté
18 par l'article 42, des sections suivantes :
«Section IV
«Dispositions pénales
«21. Est
passible d'une amende de 1 000 $ à 5 000 $ s'il s'agit
d'une personne physique ou de 3 000 $ à 15 000 $ dans
les autres cas quiconque :
«1° gêne le
ministre ou un inspecteur dans l'exercice des pouvoirs qui lui sont attribués
en vertu de la présente loi, refuse d'obéir à un ordre qu'il a le droit
de donner, de lui communiquer les renseignements ou les documents qu'il a le
droit d'exiger ou de lui apporter sans motif valable l'aide qu'il peut requérir
ou cache ou détruit des documents ou d'autres choses utiles à l'exécution de
ses fonctions;
«2° fait une déclaration ou donne un
renseignement ou un document qui est incomplet ou qui comporte une mention
fausse ou trompeuse dans le but d'induire en erreur celui qui a le droit de
l'exiger.
«Une poursuite pénale pour une infraction visée
au paragraphe 2° du premier alinéa se prescrit par un an depuis la connaissance par le poursuivant de la
perpétration de l'infraction. Toutefois, elle ne peut être intentée après un
délai de cinq ans depuis la perpétration de l'infraction.»
Commentaire.
L'article 21 de la Loi sur les centres de communications d'urgence,
proposé par l'article 43 du projet de loi, prescrit les amendes et la
prescription applicables à l'égard de certaines infractions prévues par la loi.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : ...Parce
que c'est une nouvelle disposition, puis on... Je me demande : On se base
sur quoi pour les amendes, puis qu'est-ce qu'on faisait dans le passé?
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Qui
veut intervenir?
M. Bonnardel : ...sur la
sécurité civile à l'article 128.
Mme Maccarone : Je réitère mon
commentaire. Ce serait bien si, dans les commentaires, on peut avoir les
références d'où on vient pour bien comprendre où on s'en va. Est-ce que les
montants ont changé? Maintenant, c'est 1 000 $, 5 000 $,
3 000 $, 15 000 $. Puis, deuxième question...
M. Bonnardel : C'est les mêmes,
c'est les mêmes.
Mme Maccarone : C'est
les mêmes. Est-ce qu'on a déjà eu recours à cet article? Ça fait qu'est-ce
qu'il y a eu des amendes qui ont déjà...
M. Bonnardel : On me dit que
non.
Mme Maccarone : Il n'y en a
pas?
M. Bonnardel : Non.
Mme Maccarone : Jamais?
M. Bonnardel : Non.
Mme Maccarone : OK. Bien, ça,
c'est une bonne nouvelle.
M. Bonnardel : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : D'autres
questions? Non. Alors, on va passer à 22.
M. Bonnardel : 22. J'ai un
amendement.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
M. Bonnardel : Ah! non, ce
n'est pas là, c'est plus... Oui, c'est 22.1, c'est après, excusez. 43. Donc,
cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 52.20, renuméroté
18 par l'article 42, des sections suivantes :
«22. Quiconque contrevient aux dispositions de
l'article 19 ou au premier alinéa de l'article 20 est passible d'une
amende de 500 $ à 2 500 $ s'il s'agit d'une personne physique et
de 1 500 $ à 7 500 $ dans les autres cas.»
Commentaire. L'article 22 de la Loi sur les
centres de communications d'urgence, proposé par l'article 43 du projet de loi, prescrit la sanction pénale en cas
d'infraction à l'interdiction de communiquer avec le service
d'urgence 9-1-1 à des fins frivoles, vexatoires ou fausses et de relier
automatiquement tout système d'alarme au service d'urgence 9-1-1.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Questions? Député de Laurier-Dorion.
M.
Fontecilla : Donc, en particulier, par l'article... je me
réfère à l'article 19, j'imagine très bien des personnes, par exemple, communiquer des... au service
d'urgence 9-1-1 à des fins frivoles, vexatoires, par exemple, des
mineurs, etc. J'aimerais savoir qui donne les amendes, qui décide de
l'amende... d'en donner, là?
Le Président (M. Schneeberger) :
Oui. Me Dufour.
Mme Dufour
(Julie) : Bien, dépendant de
la situation, c'est soit le DPCP qui va poursuivre la personne qui a commis
l'infraction, ou, plus loin, on donne aussi le pouvoir aux municipalités de
poursuivre.
M. Fontecilla : La cour
municipale?
Mme Dufour
(Julie) : Oui, ça, c'est dans... c'est l'article... c'est
l'article 26, qu'on va voir tantôt.
M. Fontecilla : Est-ce que vous
avez... est-ce que ça... vous avez déjà... Le ministère compile les amendes
données en vertu de l'article 19?
Mme Dufour (Julie) : Bien,
c'est que... c'est une nouvelle infraction. Donc...
M. Fontecilla : Ah! c'est une
nouvelle...
Mme Dufour (Julie) : Oui, oui.
M. Fontecilla : Donc, aujourd'hui, si j'appelle à des fins
frivoles, vexatoires ou qui sont fausses, il n'y a pas de sanction, en
ce moment?
Mme Dufour (Julie) : Non, il
n'y en a pas, parce qu'il n'y a pas d'infraction pour ça. C'est nouveau.
M. Fontecilla : Très bien.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Parfait. Alors, article 23.
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Ah!
alors, vous avez un amendement. Est-ce vous l'avez reçu au Greffe? Oui. OK.
Alors, M. le ministre, allez-y.
M. Bonnardel : Insérer, après
l'article 22 de la Loi sur les centres de communications d'urgence,
proposé par l'article 43 du projet de loi, le suivant :
«22.1.
Quiconque, par un acte accompli ou omis, aide ou, par un encouragement, un
conseil, un consentement, une autorisation ou un ordre, amène une
personne à commettre une infraction visée par la présente loi commet lui-même
cette infraction.»
On l'a déjà vu, ce même genre d'amendement, sur
un autre article.
Le
Président (M. Schneeberger) : ...Est-ce que vous avez des questions? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Puis... Oui, je
m'en souviens, on vient tout juste de l'adopter. On ajoute ça ici, parce que ça
ne s'applique pas à le même cadre de personnes, des gens qui sont impliqués?
Parce qu'ici on parle de qui exactement? Parce que, dans les autres cas, on
parlait de 9-1-1, les centres secondaires, puis ici on parle de qui?
M. Bonnardel : C'est un principe de
complicité, qui est la même chose que dans la Loi sur la sécurité civile qu'on
vient d'adopter, mais dans un principe d'appels... d'appels frivoles, là, ou
d'amener quelqu'un à commettre... Il faut le mettre dans les deux lois. C'est
ça.
Mme Maccarone : OK.
Le Président (M. Schneeberger) : Député
de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : On
passe d'une situation d'un régime où il n'y a pas de sanction à un régime où
est-ce qu'il y a des sanctions. Et, en quelque sorte, on vient d'ajouter, dans
le corpus juridique du Québec... on vient d'ajouter une nouvelle... une
nouvelle sanction. Qu'est-ce qui... est-ce qu'il y a des faits, dans la société,
qui justifient de... la possibilité de donner des sanctions, de judiciariser et
donner des sanctions dans ce domaine-là? Est-ce qu'il y a une multiplication
des appels frivoles, vexatoires ou qui sont faux? Est-ce qu'il y a une
multiplication des... du fait de relier
automatiquement tout système d'alarme aux services d'urgence 9-1-1?
Qu'est-ce qui justifie de passer de zéro sanction, à sanctions, à créer
un nouveau délit, en quelque sorte?
• (17 heures) •
M. Bonnardel : Bien, c'est ça,
on nous rapporte des faits pas assez importants, mais des faits quand même qui
nous amènent à amener, donc, ces articles de loi, à savoir que, bon, pour ce
qui est des appels frivoles, vexatoires ou autres, qu'ils soient condamnables
par des amendes x, y, parce qu'on commence à avoir un certain nombre d'appels,
de plus en plus, dans les centres d'urgence, de gens qui... c'est ça... qui ne
devraient pas... qui ne devraient pas se servir du 9-1-1 comme on se sert de
n'importe quoi ou à peu près. Pour votre gouverne, bien, on... quand on est... s'évaluer avec les autres provinces, les
autres provinces ont suit... ont fait le... ont fait le pas bien avant nous,
là, déjà.
M. Fontecilla : Si on se
compare. Et tantôt, je disais que j'imaginais très bien des mineurs ou des personnes... En fait, ça peut être... ça peut être
des raisons assez frivoles, qui, peut-être, ne mériteraient pas une sanction.
Est-ce que vous avez remarqué qu'il y a des... une... comment dire, des
attitudes ou des intentions malveillantes pour justifier cet...
ce nouveau... ce nouveau délit, là? Par exemple, un enfant de six ans peut
appeler, là, 9-1-1, pour se vanter auprès de
ses amis, etc. Est-ce que le législateur arrive : Bien là, tu vas être...
tu vas avoir une amende, etc., etc., ou... voilà.
M. Bonnardel :
C'est le DPCP ou un juge, par la suite, qui va statuer : Est-ce qu'on
a... est-ce qu'on avait une amende pour un enfant, un adolescent ou même un
adulte, là, qui pourrait même avoir des problèmes de santé mentale xy, là?
Donc, il faut quand même être logique dans la décision que le DPCP pourrait
prendre. Ce n'est pas à moi à décider. Vous comprendrez qu'il y a des... il y a
une échelle, il y a une gradation à laquelle... Les instances judiciaires vont
statuer si, oui ou non, il y a une amende à donner, là.
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui. Alors, s'il n'y a pas d'autre question, nous
allons mettre aux voix l'amendement qui introduit l'article 22.1. Est-ce
que l'article 22.1 est adopté?
M. Fontecilla :
...
Le Président (M.
Schneeberger) : Par appel nominal. Alors, Mme la secrétaire.
La
Secrétaire : Pour, contre, abstention. M. Bonnardel (Granby)?
M. Bonnardel :
Pour.
La Secrétaire :
Mme Dionne (Rivière-du-Loup—Témiscouata)?
Mme Dionne :
Pour.
La
Secrétaire : M. Gagnon (Jonquière)?
M. Gagnon :
Pour.
La
Secrétaire : M. Girard (Lac-Saint-Jean)?
M. Girard
(Lac-Saint-Jean) : Pour.
La
Secrétaire : Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis)?
Mme Maccarone :
Pour.
La
Secrétaire : M. Fontecilla (Laurier-Dorion)?
M. Fontecilla :
Abstention.
La
Secrétaire : M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs)?
Le Président (M.
Schneeberger) : Abstention. Alors, l'article est adopté. Nous
poursuivons maintenant avec l'article 23.
M. Bonnardel :
«23. Lorsqu'une personne morale, un agent, un mandataire ou un employé de
celle-ci, d'une société de personnes ou d'une association non personnalisée commet
une infraction à la présente loi, l'administrateur ou le dirigeant de la
personne morale, de la société ou de l'association est présumé avoir commis
lui-même cette infraction, à moins qu'il
n'établisse qu'il a fait preuve de diligence raisonnable en prenant toutes les
précautions nécessaires pour en prévenir la perpétration.
«Pour l'application
du présent article, dans le cas d'une société de personnes, tous les associés,
à l'exception des commanditaires, sont présumés être les administrateurs de la
société en l'absence de toute preuve contraire désignant l'un ou plusieurs
d'entre eux ou un tiers pour gérer les affaires de la société.»
Commentaire.
L'article 23 de la Loi sur les centres de communication d'urgence proposé
par l'article 43 du projet de loi établit une présomption à l'effet que
l'administrateur ou le dirigeant de la personne morale de la société ou de
l'association qui a commis une infraction est présumé avoir lui-même commis
cette infraction, à moins qu'il n'établisse qu'il a fait preuve de diligence
raisonnable en prenant toutes les précautions nécessaires pour en prévenir la
perpétration.
L'amendement qui...
Je suis aussi bien de vous le lire tout de suite. On va attendre... on va
attendre, oui, qu'il soit au tableau.
Le Président (M.
Schneeberger) : ...l'amendement, l'a-tu? Parfait. Alors, est-ce qu'il
est déposé? Oui? Alors, allez-y.
M. Bonnardel :
Remplacer, dans le premier alinéa de l'article 23 de la Loi sur les
centres de communication d'urgence, proposé
par l'article 43 du projet de loi, «une infraction à la présente loi» par
«l'infraction prévue à l'article 22».
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'amendement?OK. Alors, s'il n'y a pas de question, je vais
mettre aux voix l'amendement de l'article 23. Est-ce que l'amendement de
l'article 23 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Parfait. Bon, maintenant, est-ce
qu'il y a des questions sur
l'article 23 tel qu'adopté? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone :
Par curiosité, pourquoi qu'on n'utilise pas, dans ce cas-ci, «notamment»?
Parce que, là, on fait une liste d'une personne morale, un agent, un mandataire
ou un employé d'une société de personnes, d'une association non personnalisée.
C'est uniquement ça? La liste est complète? Parce que c'est ici qu'il me semble
je verrais un «notamment» pour s'assurer
qu'il y a une couverture plus large, parce que, si on ne revient pas dans un
autre 25 ans, je ne sais pas...
M. Bonnardel :
...qu'en matière pénale on ne peut pas mettre de «notamment».
Mme Maccarone :
Ah! tabarouette, OK.
M. Bonnardel :
Même moi, j'en apprends aussi.
Mme Maccarone :
OK, OK, merci.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va?
Mme Maccarone :
Oui, mais je vois «exemption des commanditaires». Ça fait qu'on voit nos...
encore une fois, nos «special partners».
C'est fascinant, nos «special partners» en anglais. Moi, je souhaite être un «special
partner».Je trouve, c'est intéressant, «special partner».
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, article...
Mme Maccarone :
...M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
il est cinq heures, on n'a pas fini, on n'a pas fini. Alors, est-ce qu'il y
a... S'il n'y a pas d'autre question, nous allons passer à
l'article 24.
M. Bonnardel : 24. Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 52.20, renuméroté 18 par
l'article 42, des sections suivantes :
«24. Les montants des
amendes prévues par la présente loi sont portés au double en cas de récidive.»
L'article 24 de
la Loi sur les centres de communication d'urgence proposé par l'article 43
du projet de loi vise à punir plus sévèrement les récidives.
Le Président (M.
Schneeberger) : Questions sur l'article 24? Ça va? Article 25.
M.
Bonnardel :
«25. Un juge peut ordonner à un contrevenant de remédier à tout manquement pour
lequel celui-ci a été déclaré coupable.
«Le
poursuivant doit donner au contrevenant un préavis d'au moins 10 jours pour
toute demande d'ordonnance, sauf si les parties sont présentes devant le juge.
Le juge doit, avant de rendre une ordonnance et sur demande du contrevenant,
lui accorder un délai qu'il juge raisonnable pour lui permettre de présenter
une preuve relative à la demande du poursuivant.»
Commentaire.
L'article 25 de la Loi sur les centres de communications d'urgence proposé
par l'article 43 du projet de loi permet à un juge, en plus d'imposer une
amende à un contrevenant, de lui ordonner de remédier à un manquement pour
lequel il a été déclaré coupable et prévoit les modalités pour ce faire.
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, questions sur l'article 25? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone :
Ça, je présume que c'est au-delà des pénalités?
M.
Bonnardel : Oui.
Mme Maccarone : Est-ce qu'on a des
exemples de quelque chose comme... Ce serait quoi, la demande? Je présume, on
se base sur quelque chose qui est déjà existant, parce que je... Le lien,
est-ce que ça, ça existe déjà dans la loi ou c'est nouveau?
M.
Bonnardel : Oui, c'est ça, c'est l'article 132 de la loi sur
la... LSC.
Le Président (M.
Schneeberger) : M. Savard.
M. Savard (Jean) : Un exemple, ça pourrait
être quelqu'un qui a relié son système d'alarme au centre
d'urgence 9-1-1, bien, au-delà de l'amende, bien, on lui demande de ne
plus l'avoir...
Mme
Maccarone : Faire le nécessaire, le correctif, OK. OK, merci.
Le Président (M.
Schneeberger) : Article 26.
M.
Bonnardel : «26. Une poursuite pénale pour une infraction à une
disposition de la présente section peut être intentée par une municipalité
locale lorsque l'infraction est commise sur son territoire.
«Le cas échéant, la
poursuite peut être intentée devant la cour municipale compétente.
«Les amendes imposées
appartiennent à la municipalité poursuivante.
«Lorsque la poursuite
est intentée devant une cour municipale, les frais relatifs à la poursuite
appartiennent à la municipalité dont dépend cette cour, sauf la partie des
frais remis par le percepteur à un autre poursuivant en vertu de
l'article 345.2 du Code de procédure pénale (chapitre C-25.1) et sauf
les frais remis au défendeur ou imposés à la municipalité poursuivante en vertu
de l'article 223 de ce code.»
Je crois que nous
avons un dernier amendement.
Le Président (M.
Schneeberger) : Allez-y.
M. Bonnardel :
Alors, remplacer, dans le premier
alinéa de l'article 26 de la Loi sur les centres de communications
d'urgence, proposé par l'article 43 du projet de loi, «section» par «loi».
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, est-ce qu'il y a des questions sur l'amendement
de l'article 26? Oui, député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla :
L'amendement, donc, concerne non
pas seulement ce que nous venons de voir, là, c'est-à-dire l'ensemble de
l'article 43, mais l'ensemble du projet de loi.
M. Savard
(Jean) : ...
M. Bonnardel :
C'est ça, il y a une erreur...
c'est parce qu'il n'y a pas de section sur les lois, oui, dans l'ancienne loi, c'était
«section», mais plus maintenant.
M.
Fontecilla : Très bien, mais ma question, c'est...
M.
Bonnardel : ...Julie... excusez, ma légiste...
Le Président (M.
Schneeberger) : Me Dufour.
Mme Dufour
(Julie) : En fait, l'amendement, c'est pour qu'on puisse... que les
municipalités puissent poursuivre pour les
infractions qui sont prévues dans les autres sections que la section dans
laquelle on est présentement, là, qui est la section IV, parce
qu'il y a des infractions qui sont dans la section III. Ça fait que
c'était... En fait, c'était une erreur.
• (17 h 10) •
M. Fontecilla :
OK. Donc, c'est les... que les
municipalités puissent intenter des poursuites pour les infractions prévues
à l'ensemble du projet de loi, là.
Mme Dufour
(Julie) : Bien, non, c'est les infractions qui sont dans la Loi sur
les centres de communications d'urgence seulement, la nouvelle loi qu'on...
oui.
M.
Fontecilla : OK, mais, lorsqu'on parle de...
Mme Dufour
(Julie) : Parce qu'on l'a... la même disposition, on l'a aussi adoptée
pour... dans la Loi sur la sécurité civile, on l'a déjà adoptée, celle-là, la
même chose, oui.
M.
Fontecilla : OK. Ah! parfait. Très bien.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Alors, à ce moment-là, est-ce que l'amendement
de l'article 26 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Schneeberger) : Adopté. Est-ce qu'il y avait des
questions sur l'article 26 tel qu'amendé?
Une voix :
...
Le
Président (M. Schneeberger) :
Non, je n'ai pas de... Alors, s'il n'y a pas d'autre question, nous allons
aller à l'article 27.
M.
Bonnardel : 27, donc :
«Section V
«Disposition finale
«27. Le ministre de
la Sécurité publique est responsable de l'application de la présente loi.»
Commentaire.
L'article 27 de la Loi sur les centres de communications d'urgence proposé
par l'article 43 du projet de loi confie la responsabilité de voir à
l'application de cette loi au ministre de la Sécurité publique.
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
qu'il y a des questions? Aucune? Alors, s'il n'y a aucune question, alors,
étant donné que ça complète, là, tous les sous-articles de l'article 43,
nous allons mettre aux voix l'article 43.
Une voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Comment?
Tel qu'amendé, oui. Alors, est-ce que l'article 43, tel qu'amendé,
est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. Alors, je ne sais pas si ça vous dit, mais,
peut-être, je ferais une petite pause de cinq minutes, là, à cette heure-ci,
si... pour certains, ou on peut continuer. C'est pour vous, là.
M.
Bonnardel :
...
Le Président (M. Schneeberger) :
18 heures? Oui?
Des voix : ...
Le Président (M.
Schneeberger) : 19 h 15, d'accord. Oui? OK. Alors, nous
allons continuer. Parfait. Alors, nous en sommes à l'article 44, oui,
c'est ça.
M.
Bonnardel : 44. Les articles 53 à 95 de cette loi sont abrogés.
Cet article vise
l'abrogation des articles 53 à 195 de la Loi sur la sécurité civile, qui
ne doivent pas être conservés dans la Loi
sur les centres de communications d'urgence étant donné qu'ils ne concernent
pas les centres de communications d'urgence.
Le Président (M.
Schneeberger) : ...sur l'article 45? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme
Maccarone : Oui, juste par curiosité, les articles 53 puis 195,
c'est en lien avec quoi exactement?
M.
Bonnardel : ...à la Loi sur la sécurité civile, qui sont rendus... qui
sont rendus dans l'article 1.
Mme
Maccarone : Qui sont rendus dans l'article 1, OK.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Alors, est-ce que l'article 44 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Article 45.
M.
Bonnardel : 45. L'article 244.74 de la Loi sur la fiscalité
municipale (chapitre F-2.1) est modifié par le remplacement, dans le
troisième alinéa, de «52.7 de la Loi sur la sécurité civile» par «8 de la Loi
sur les centres de communications d'urgence».
Commentaire. Cet
article apporte une modification de concordance à l'article 244.74 de la
Loi sur la fiscalité municipale découlant du
remplacement du titre de la Loi sur la sécurité civile et de la renumérotation
de l'article 52.7 proposé par les articles 26 et 34 du projet
de loi.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 45? Aucune? Alors... Oui, député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : ...pour le bénéfice
des gens qui nous écoutent, là, il s'agit de quoi, l'article 244.74?
M.
Bonnardel :
«Oh boy»! C'est l'organisme qui doit déposer le produit de la taxe qu'il reçoit
dans un compte ouvert à cette fin dans une institution financière. Est-ce que
vous avez une explication plus juridique, là?
M. Fontecilla : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Me
Dufour.
M. Bonnardel : On va trouver la...
Mme Dufour
(Julie) : C'est une disposition qui est pour le
financement... C'est la taxe 9-1-1, dans le fond, là, puis la
modification au troisième alinéa, c'est vraiment une modification de
concordance parce qu'on réfère à un article qu'on a renuméroté, qui est devenu
l'article 8, puis ça prévoit que... en fait, ça va... le financement du
9-1-1, c'est... ça couvre l'inspection que le ministre fait des centres
d'urgence pour s'assurer qu'ils respectent le règlement.
M. Fontecilla : Je ne fais pas le
lien entre la taxe et l'inspection, là. La taxe sert à financer l'inspection?
Je n'ai pas compris. Ah! OK, la taxe 9-1-1, entre autres ou uniquement...
non, entre autres.
Mme Dufour (Julie) : Entre autres.
M. Fontecilla : Entre autres, la
taxe 9-1-1, ça finance le service 9-1-1.
Une voix : ...
M. Fontecilla : OK, mais cette
disposition-là, c'est pour inclure le processus d'inspection?
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
allez-y.
M. Jakupovic (Adi) : Oui. Donc, oui,
c'est bon. Oui, donc, en fait, cette taxe-là qui est prélevée sur chaque...
dans le fond, sur chaque compte, là, de téléphone, ça peut être filaire,
cellulaire, même IP. Donc, c'est prélevé sur chaque compte, et cette taxe-là,
donc, sert à financer les opérations des centres. Donc, elle est distribuée par
l'agence municipale de financement du 9-1-1, qui est, en fait, une entité qui a
été créée par le gouvernement du Québec, et une partie de ces sommes-là...
Donc, l'agence distribue la somme qui va aux centres selon la population qu'ils
desservent, et une partie de cette somme-là, elle est conservée par l'agence
pour, ensuite, débourser le ministère pour les... la vérification et la
certification qu'on fait justement de ces centres-là. Donc, ça permet de payer
les activités non seulement des centres, mais aussi de la certification et des
inspections qu'on fait, là, au ministère de la Sécurité publique pour valider
que, donc, ces centres-là respectent bien les dispositions réglementaires.
M. Fontecilla : En d'autres mots,
c'est les usagers d'un système téléphonique qui paient le... l'ensemble des
contribuables, le ministère, pour le processus d'inspection.
M. Jakupovic (Adi) : Est-ce que je
peux y aller?
Le Président (M. Schneeberger) : ...
M. Jakupovic (Adi) : Oui, tout à
fait.
M. Fontecilla : OK, très bien.
Le Président (M. Schneeberger) : Pas
d'autre question? Est-ce que l'article 45 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 46.
M.
Bonnardel : L'annexe IV de la Loi sur la justice
administrative (chapitre J-3) est modifiée par le remplacement du
paragraphe 20.3° par le suivant :
«20.3° de l'article 13 de la Loi sur les
centres de communications d'urgence (chapitre S-2.3);».
Commentaire. Cet article apporte une
modification de concordance à l'annexe IV de la Loi sur la justice administrative découlant du remplacement du titre
de la Loi sur la sécurité civile et de la renumérotation de
l'article 52.13 proposé par les articles 26 et 36 du projet de
loi.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur 46? Alors, est-ce que l'article 46 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Schneeberger) : Adopté. Article 47.
M.
Bonnardel : 47, donc :
Section III
Modifications
relatives à la protection contre les incendies de forêt
Article 47, Loi sur
la sécurité incendie.
L'article 1 de
la Loi sur la sécurité incendie (chapitre S-3.4) est modifié :
1°
par la suppression, dans le premier alinéa, de «, exception faite des
ressources forestières protégées en vertu de la Loi sur l'aménagement
durable du territoire forestier (chapitre A-18.1)»;
2° par l'insertion,
après le premier alinéa, du suivant :
«Elle ne s'applique [pas] à la protection contre
les incendies de forêt que dans la mesure prévue au chapitre VI.1.»
Commentaire.
Cet article ajoute à la protection... ajoute la protection contre les incendies
de forêt dans l'objet et le champ d'application de la Loi sur la
sécurité incendie.
Le Président (M.
Schneeberger) : Questions? Oui, députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme
Maccarone : Oui, bien, dans le fond, je souhaite avoir une
explication, parce qu'on parlait de l'exception. Là, on parle de... puis,
toujours, ne s'applique pas. Pourquoi que ça ne s'applique pas? Peut-être juste
l'application, peut-être, la mise en oeuvre de cet article, je souhaite juste
comprendre.
Le Président (M.
Schneeberger) : Me Dufour.
Mme Dufour
(Julie) : Oui, parce qu'en vertu de l'article 1 de la Loi sur la
sécurité incendie, actuellement, ça ne couvre pas les incendies de forêt. Donc,
on fait une modification pour ajouter dans le champ d'application de cette
loi-là la protection contre les incendies de forêt, mais seulement dans ce que
prévoit le nouveau chapitre, là, qui va être... qui va être introduit plus
tard.
• (17 h 20) •
Mme
Maccarone : Pourquoi... pourquoi... Peut-être, ma question, d'abord,
c'est : Pourquoi uniquement dans ce chapitre?
Mme Dufour (Julie) : Bien, c'est que le reste
de la loi couvre... ne s'applique pas en matière d'incendies de forêt, en
fait.
Mme
Maccarone : Ça fait que c'est pour ça qu'on est... on parle de...
Mme Dufour
(Julie) : Par exemple, là, dans les schémas de sécurité incendie,
quand les autorités régionales établissent le schéma, ils ne tiennent pas
compte des incendies de forêt.
Mme Maccarone :
Même s'ils ont des territoires
qui comprend des forêts, ça ne fait pas partie de la couverture?
Mme Dufour
(Julie) : Non, non.
Mme
Maccarone : Pourquoi?
M. Savard
(Jean) : ...le combat des feux de forêt, c'est dédié aux pompiers
forestiers. En l'occurrence, quand on parle de la SOPFEU ici, là où ils vont
être impliqués, c'est pour les feux de végétation tout autour de la
municipalité. Ça, c'est les services incendie qui sont conclus dans les schémas
de couverture incendie, mais pas l'incendie
de forêt en tant que tel, et c'est comme ça que fonctionnent la loi puis les
compétences des intervenants aussi.
Mme
Maccarone : OK, OK, merci.
Le Président (M.
Schneeberger) : OK. Est-ce que l'article 47 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. Article 48. Alors là, c'est la même
chose, l'article 48 comprend plusieurs sous-articles. Alors, je vous
propose de faire la même chose, c'est-à-dire d'y aller avec le premier article,
et puis, à la fin, on va adopter le complet,
mais on va y aller article...
sous-article par sous-article parce
que c'est très long.
M.
Bonnardel : C'est à la page 87. On commence, donc, par
l'article 48 :
Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 150, du chapitre suivant :
«Chapitre VI.1
«L'organisme de
protection contre les incendies de forêt
«150.1. Le ministre peut désigner, pour un
territoire qu'il délimite, un organisme à titre d'organisme de protection
contre les incendies de forêt.
«L'organisme désigné est chargé
d'organiser la protection des communautés, des infrastructures stratégiques et
du milieu forestier contre les incendies de forêt ou ceux qui la
menacent pour le territoire pour lequel il est désigné. Il accomplit sa charge
en conformité avec les orientations et les directives que lui donnent
conjointement le ministre et le ministre
responsable de l'application de la Loi sur l'aménagement durable du territoire
forestier (chapitre A-18.1).»
Commentaire.
L'article 150 de la Loi sur la sécurité incendie proposé par
l'article 48 du projet de loi accorde au ministre de la Sécurité publique
le pouvoir de désigner un organisme de protection contre les incendies de forêt
chargé d'organiser, pour le territoire pour lequel il est désigné, la
protection des communautés, des infrastructures stratégiques et du milieu
forestier comme les incendies de forêt ou ceux qui la menacent. Il prévoit
également que cet organisme doit accomplir
sa charge conformément aux orientations et aux directives du ministre de la
Sécurité publique et du ministre des Ressources naturelles et des
Forêts.
Donc, vous comprenez
qu'on arrive dans le chapitre où... on l'a expliqué déjà précédemment, là, mais
ça fait quand même un petit bout de temps, là, où là la SOPFEU sera maintenant
sous l'égide du ministère de la Sécurité publique pour ce qui est de la
protection contre les incendies de forêt.
Le Président (M.
Schneeberger) : Questions? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme
Maccarone : Par curiosité, pourquoi qu'on ne les nomme pas?
M.
Bonnardel : Parce que j'imagine qu'ils pourraient changer de nom,
exemple, ou ça pourrait...
Mme
Maccarone : Est-ce qu'ils ont changé de nom dans les 23 dernières
années?
M.
Bonnardel : Pas à ma... On me dit oui, ah oui?
M. Savard
(Jean) : Oui, oui. Par coeur, sans vous dire tous les noms, là, ça a
évolué dans le temps... que c'étaient
différentes coopératives, là, qu'on voit, contre les feux, ça a fini par
s'unir, régions est, ouest, sud, puis, finalement, c'est devenu, un
jour, la SOPFEU pour l'ensemble du territoire.
Mme Maccarone :
OK, mais, ce que
je comprends, l'OPCIF, c'est peut-être moins intéressant à dire que SOPFEU. OK,
merci.
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, oui, député de Laurier-Dorion.
M.
Fontecilla : Si je comprends bien, donc, l'organisme désigné en ce
moment, c'est la SOPFEU, et c'est stipulé où? C'est stipulé où que c'est la
SOPFEU qui est désignée?
Le Président (M.
Schneeberger) : Me Savard... M. Savard ou...
M.
Bonnardel : Bien, c'est l'article dans la loi, j'imagine, là, sur
l'aménagement durable... c'est ça, c'est l'article 181
de la Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier qui définit la
SOPFEU comme l'organisme reconnu par le ministère des Ressources
naturelles et des Forêts.
M.
Fontecilla : Nommément?
M.
Bonnardel : Nommément.
M.
Fontecilla : Cette loi-là, nommément, c'est pour... que c'est la...
M.
Bonnardel : Non, ce n'est pas nommément, excusez. OK, ah! c'est
désignation.
M.
Fontecilla : C'est une désignation par le ministère...
M.
Bonnardel : Par le ministère des Ressources naturelles.
M.
Fontecilla : OK. Ça ne se trouve pas dans la loi. C'est le ministère,
par un acte officiel...
M.
Bonnardel : Qui désigne.
M.
Fontecilla : ...désigne la SOPFEU, mais sous la forme... On dit tout
le temps qu'on transfère la SOPFEU du
ministère de l'Aménagement à la Sécurité... au ministère de la Sécurité
publique, mais il demeure que c'est l'autre ministère qui désigne
l'organisme responsable?
M. Bonnardel :
Ce que j'ai oublié de vous dire,
c'est qu'à partir du 1er janvier 2025 c'est le ministère de la Sécurité publique qui va définir, donc, l'organisme...
l'organisme de la SOPFEU, qui va devenir l'organisme désigné par le ministre
de la Sécurité publique.
M. Fontecilla : OK.
Il va y avoir un transfert formel, mais...
M. Bonnardel : C'est ça.
M. Fontecilla : Vous nommez cette
date-là, mais ça n'apparaît pas dans la loi en tant que telle.
M. Bonnardel : C'est à 69, un petit
peu plus loin.
M. Fontecilla : Ah! OK. Moi, j'ai
une question, là. Comment ça va se faire? Là, il y a... Cet organisme doit
accomplir sa charge en conformité avec les orientations et les directives des
deux ministères. Donc, la SOPFEU a deux
boss, pour parler en termes vernaculaires, et comment ça va se régler, là, si
jamais il y a des directives, on va dire, contradictoires? Est-ce qu'il
y en a un qui a préséance sur l'autre légalement ou c'est une chambre noire
entre les deux ministres, là, qui vont se jaser...
M. Bonnardel : Premièrement, ça ne
peut pas être contradictoire, là. C'est une décision qui est conjointe, là.
Puis, comme je l'ai déjà mentionné, la mission de la SOPFEU a évolué avec les
années. La mission de la SOPFEU, dans les
dernières décennies, était celle de protéger l'industrie forestière et la
foresterie avant toute chose, puis, maintenant, sa mission devient celle
de sauver des vies. Donc, c'est pour ça que l'aspect sécurité civile est devenu
partie prenante de la mission comme telle et
a changé un peu la mission... pas «un peu», a changé la mission, maintenant,
qui est celle de sauver des vies, sauver les infrastructures
névralgiques existantes, sauver les communautés.
M. Fontecilla : Très bien. On va y
aller en mettant un cas hypothétique, là. Il y a deux feux de forêt très
importants. Il y en a un qui concerne... il y en a un qui concerne principalement...
un feu de forêt qui va susciter beaucoup de
pertes en termes de capacité forestière, etc., et l'autre qui va détruire des
communautés ou peut-être même menacer des vies. Selon la mission que
vous venez d'énoncer, la priorité d'action de la SOPFEU est déjà déterminée.
M. Bonnardel : Celle de sauver les
vies avant toute chose.
M. Fontecilla : Très bien.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, 150.2.
M. Bonnardel : «150.2. Les
règlements généraux de l'organisme désigné et leurs modifications sont soumis
au ministre pour approbation. Le ministre peut les approuver avec ou sans
modification.»
Commentaire. L'article 150.2 de la Loi sur
la sécurité incendie proposé par l'article 48 du projet de loi prévoit que
l'organisme de protection contre les incendies de forêt doit soumettre ses
règlements généraux et toute modification à l'approbation du ministre de la
Sécurité publique, qui peut les approuver avec ou sans modification.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Non? Ça va. Alors, on va aller à 150.3.
M. Bonnardel : «150.3. L'organisme
désigné prépare un plan d'organisation pour la protection contre les incendies de forêt pour le territoire pour lequel
il est désigné. Le plan indique la zone devant faire l'objet d'une protection
intensive et fait état notamment des effectifs, des équipements et des moyens
que l'organisme entend utiliser pour la protection des communautés, des
infrastructures stratégiques et du milieu forestier contre les incendies de
forêt.
«Le plan est soumis au ministre pour approbation
dans le délai fixé par ce dernier. Le ministre peut l'approuver avec ou sans
modification, après consultation du ministre responsable de l'application de la
Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier (chapitre A-18.1).
Si l'organisme fait défaut de lui soumettre le plan dans le délai fixé, le
ministre l'établit lui-même.
«L'organisme doit maintenir le plan à jour
jusqu'à ce qu'un nouveau plan soit requis par le ministre. Les mises à jour du
plan et ses modifications sont soumises au ministre pour approbation. Le
ministre peut les approuver avec ou sans modification, après consultation du
ministre responsable de l'application de la Loi sur l'aménagement durable du
territoire forestier.»
Commentaire. L'article 150.3 de la Loi sur
la sécurité incendie proposé par l'article 48 du projet de loi confie à
l'organisme de protection contre les incendies de forêt la responsabilité de
préparer ou de maintenir à jour un plan d'organisation pour la protection
contre les incendies de forêt et en détermine les modalités d'approbation par
le ministre de la Sécurité publique.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur 150.3? Députée de Westmount—Saint-Louis.
• (17 h 30) •
Mme
Maccarone : Tout est... Pour moi, les questions sont en lien
avec le temps qui n'est pas nécessairement défini dans cet article. Là, on
parle de : «Le plan soumis au ministre pour approbation dans le délai
fixé...» C'est quoi, le délai? Est-ce qu'on a une idée comment ça
fonctionne actuellement?
M. Savard (Jean) : ...
M.
Bonnardel : C'est ça, c'est l'organisme qui va... qui va nous, donc,
préparer un plan d'organisation pour la protection sur un territoire... sur le
territoire donné en divisant, comme eux le font présentement, l'est, l'ouest et
le centre, et ça peut être un plan, là, qui est désigné sur une période,
exemple, de trois ans.
Mme
Maccarone : Par curiosité, toute cette section où on parle de SOPFEU,
qui est présentement sous la responsabilité d'un autre ministère, est-ce qu'on
est en train de reprendre tous les articles qui existent déjà puis les
transférer ici ou est-ce qu'on a tout réécrit?
M.
Bonnardel : On a repris, grosso modo, la grande, grande majorité, mais
on a amélioré certains libellés.
Mme
Maccarone : Ça fait qu'alors des éléments comme le délai fixé, là, ça,
c'est une nouveauté ou c'est quelque chose qui existe déjà?
M.
Bonnardel : Ça existe déjà, oui.
Mme
Maccarone : Ça existe déjà. Puis, quand on parle, dans le troisième
paragraphe, «l'organisme doit maintenir le plan à jour jusqu'à ce qu'un nouveau
plan soit requis par le ministre», est-ce qu'on a un échéancier? Combien de temps est-ce que le plan reste en
vigueur? Tu sais, quand on parle de schéma de couverture, par exemple, on
parle d'un renouvellement, mais ici on ne parle pas de ça, il n'y a pas un
échéancier.
M. Bonnardel :
...c'est la même chose qu'avant.
C'est le même libellé, là, qu'il n'y a pas de... Comme je vous disais
tantôt, c'est à l'organisme de définir avec nous, là, le plan comme tel qui
peut être sur un horizon de trois ans, comme le sous-ministre me l'a mentionné,
là. Puis c'est ça, on va déterminer avec eux quelle façon on va le faire, là.
Mme
Maccarone : Puis, présentement, comment ça fonctionne? Est-ce que
c'est à chaque trois ans qu'un nouveau plan est requis?
M.
Bonnardel : Ce n'est pas chaque année, ça, c'est certain, là.
Mme
Maccarone : Oui, bien, ça, je m'en doutais, là, parce que je
comprends...
M.
Bonnardel : Ce n'est pas à chaque année... (panne de son) ...chercher,
mais on ne l'a pas, là.
Mme Maccarone :
Je serais curieuse de savoir
c'est quoi, les attentes. Parce que je comprends qu'on a besoin d'avoir la
flexibilité, mais je serais curieuse de savoir si c'est le genre d'affaire
qu'on demande un renouvellement à chaque trois ans. C'est-tu quatre,
cinq ans? C'est-tu cinq ans? Tu sais, pour les schémas de couverture, on
parlait, dans d'autres projets de loi, le
sept à 10. Ça fait que c'est-tu en place pour 10 ans ou c'est-tu le genre
d'affaire qu'on a des attentes que ce soit renouvelé régulièrement à
cause de les changements climatiques dont nous faisions face, puis on voit que ça ne va pas en... ça ne s'améliore pas?
Alors, est-ce qu'on a des attentes que ce soit révisé plus régulièrement?
M.
Bonnardel : On va vérifier ce qui se fait déjà présentement, là.
M. Savard
(Jean) : J'ai déjà la réponse.
Mme
Maccarone : On a déjà la réponse. Il est efficace, M. Savard, et
l'équipe.
M. Savard
(Jean) : Oui, c'est ça, en fait, c'est un plan qui est déposé à chaque
année. C'est un plan qui est évolutif dans le temps, là, on comprend, là, c'est
des genres de plans qui est... gardés vivants, s'il y a des ajustements à faire dedans. Mais il est redéposé à chaque
année au ministère des Ressources naturelles. Alors, c'est un système qui
est efficace.
Mme Maccarone :
Puis, on présume... bien, je
présume que, dans ce type de plan, on parle aussi d'équipements, tu
sais, le nombre de pilotes aussi, tu sais, des choses comme ça.
M. Bonnardel :
C'est une évaluation selon les
besoins, selon la situation de l'année précédente, qu'on évalue, exemple, ce qu'on a fait avec eux dernièrement,
là, pour évaluer leurs besoins pour les prochaines années, là, effectifs
et tout, là.
Mme
Maccarone : Effectifs, équipement et déploiement de...
M.
Bonnardel : C'est ça.
Mme
Maccarone : OK. Merci.
Le
Président (M. Schneeberger) : 150.4.
M.
Bonnardel : «150.4. Le ministre assume le coût des dépenses engagées
par l'organisme désigné pour lutter contre les incendies de forêt ou contre
ceux qui la menacent dans la zone de protection intensive. Les sommes requises
à cette fin sont prises sur le fonds consolidé du revenu.
«Par ailleurs, le
ministre peut, sur les crédits accordés annuellement à cette fin par le
Parlement, allouer des sommes à l'organisme
désigné pour pourvoir au financement des autres activités que ce dernier exerce
pour accomplir sa charge.»
Commentaire.
L'article 150.4 de la Loi sur la sécurité incendie, proposé par
l'article 48 du projet de loi, établit les modalités relatives au
financement des activités de l'organisme de protection contre les incendies de
forêt.
Le Président (M.
Schneeberger) : Voilà. Questions?
Mme
Maccarone : Oui.
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui. Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme
Maccarone : Merci. Là, je comprends maintenant, je comprends les
parenthèses. Merci beaucoup. Je trouve très intéressant parce que, là, je
comprends qu'ils vont être enlevés après qu'on adopte la loi, parce qu'on parle, dans le fond, du budget. Mais est-ce qu'on
a un exemple de ceci? Parce que, si je comprends, lors des interventions
précédentes que nous avons eues, on parle de l'année financière 2025-2026,
des financements des opérations, transfert des crédits budgétaires de
12,5 millions, puis ça, ça vient du ministère des Ressources naturelles et
Forêts vers le MSP. Puis on parle aussi de 33,6 millions, qui peut aussi
être révisé annuellement. Est-ce qu'il y a d'autres montants? Je vois aussi
qu'il y a un 25 millions prévu pour la suppression des feux de forêt. Est-ce
que tout ça, c'est en lien avec le transfert du SOPFEU, d'un ministère à
l'autre? Puis est-ce qu'il y a des sommes additionnelles qui sont aussi
prévues?
M.
Bonnardel : ...c'est ça, si vous parlez des sommes additionnelles,
c'est selon la situation des feux comme telle là, donc...
Mme
Maccarone : Des éléments qui ne sont pas budgetés...
M.
Bonnardel : Des éléments qu'on n'a pas budgétés.
Mme
Maccarone : ...parce que c'est de l'imprévu qui vient du fonds
consolidé.
M. Bonnardel :
Voilà.
Mme
Maccarone : OK.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Oui, député de Laurier-Dorion.
M.
Fontecilla : Lorsque, dans le texte que vous mettez de l'avant, M. le
ministre, vous parlez, «pourvoir au financement des autres activités que ce
dernier exerce pour accomplir sa charge», pourquoi avoir pris la peine de
dire : On finance la SOPFEU, mais en plus on finance d'autres activités de
la SOPFEU? C'est quoi, la logique?
Des voix : ...
M. Bonnardel :
...ça peut être des activités de
prévention, des lignes de mécanisation, outre le fait que de... que de
protéger... protéger la forêt, éteindre des feux, là.
M.
Fontecilla : Donc... mais pourquoi ne pas l'avoir mis dans un
ensemble? Ça fait partie de la mission de la SOPFEU. Par exemple, vous dites
«mécanisation», ça ne fait pas partie des activités de la SOPFEU?
M.
Bonnardel : M. le sous-ministre va vous la...
Le Président (M.
Schneeberger) : ...
M. Savard
(Jean) : Là, ici, le premier paragraphe vient couvrir vraiment les
activités de combat de feux de forêt, je
vais dire... Alors là, c'est pris à même le fond consolidé, c'est imprévisible,
on ne sait pas l'ampleur que ça peut prendre.
Tous les autres types de dépenses, les... mettons, le ministre administre le
cadre de prévention des principaux risques
naturels, on pourrait mandater la SOPFEU pour aller soit faire de la formation,
accompagner des municipalités pour
leur montrer comment gérer les risques des feux périurbains sur leur territoire,
des municipalités qui sont fortement exposées. C'est le genre
d'initiative qui va bien avant le combat des feux de forêt, vraiment plus en
pévention. Alors, c'est ça, ici, qu'on vient...
M.
Fontecilla : Et qui peuvent être budgétées dans un cadre prévisible?
M. Savard
(Jean) : Oui, parce que, ça, on n'est pas en intervention d'un
sinistre imprévisible.
M.
Fontecilla : Donc, dans le cas du combat, on dépense ce qu'il faut, et
dans le cadre de la prévention, bon, bien, il y a un cadre, comment dire, de
prévisions budgétaires.
M. Savard
(Jean) : Oui.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Oui, députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme
Maccarone : Quand on parle des dépenses, est-ce qu'on parle aussi des
dépenses qui peuvent être engendrées avec le transport du ministre et son
équipe pour aller sur les sites, en ce qui concerne, SOPFEU? Tu sais, il y a eu
des... Ce n'est pas du tout la même affaire, ça, c'est un autre budget? Ça, ce
serait le projet du cabinet?
M. Bonnardel :
Exactement, comme tous les cabinets, oui.
Mme
Maccarone : OK. OK. Merci.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Alors, 150.5.
M.
Bonnardel : «150.5. Le ministre ou l'organisme avec l'approbation du
ministre peut conclure des ententes aux fins de la protection contre les
incendies de forêt à l'extérieur de la zone de protection intensive, notamment
quant aux frais liés à la prévention et à la lutte contre les incendies.»
Commentaire.
L'article 150.5 de la Loi sur la sécurité incendie, proposé par
l'article 48 du projet de loi, prévoit le pouvoir de conclure des ententes
aux fins de la protection contre les incendies de forêt à l'extérieur de la
zone de protection intensive.
Le Président (M.
Schneeberger) : Questions? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme
Maccarone : Est-ce qu'on peut avoir un exemple?
M.
Bonnardel : Oui, des minières... des minières, Hydro...
infrastructures, Hydro-Québec, peu importe, là.
Mme
Maccarone : Un exemple... bien, un exemple pourquoi, pourquoi qu'on
ferait ça, une entente...
M. Savard
(Jean) : Le territoire défini par le ministre est situé dans une zone
intensive, on parle... c'est une certaine latitude, longitude, vers le sud du
Québec, où il y a majorité d'infrastructures et une matière ligneuse
exploitable aussi, on s'entend. Au-delà de ça, dans les zones nordiques, on
peut trouver des infrastructures assez essentielles d'Hydro-Québec, des
communautés autochtones, on peut avoir des minières. Alors là, la SOPFEU, avec
l'autorisation du ministre, peut conclure des ententes pour protéger ces
infrastructures essentielles là aussi, mais situées dans une zone où il y a
moins de capacité intensive de protection...
Mme
Maccarone : OK. Merci.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Député de Laurier-Dorion.
• (17 h 40) •
M.
Fontecilla : Est-ce que ces ententes existent en ce moment?
M.
Bonnardel : ...c'est arrivé, même, l'année passée, là. Au-delà
d'envoyer des équipes pour protéger les infrastructures névralgiques, les
minières, ou autres, là, Hydro-Québec.
M.
Fontecilla : Donc, la SOPFEU pourrait intervenir, par exemple, dans le
cas d'une exploitation minière dans le nord du Québec?
M.
Bonnardel : Oui, oui, mais ce qu'on surveillait surtout l'année
passée, là, c'étaient les infrastructures et le corridor...
M.
Fontecilla : D'Hydro-Québec.
M.
Bonnardel : ...d'Hydro-Québec, là.
M. Fontecilla :
Et ça, ces lignes-là, bien, à
partir d'un certain moment, sont à l'extérieur de la zone intensive.
M. Bonnardel : C'est ça.
M. Fontecilla : OK.
Donc, il y a un périmètre où la SOPFEU a une compétence, le centre de sa
mission, là.
M. Bonnardel : C'est ça, c'est des
capacités de réponse aussi, là. Calculez à peu près Chibougamau, là.
Chibougamau est peut-être la zone, là, grosso modo, là, en haut de Chibougamau,
là, tout ce qui est...
M. Fontecilla : OK. Ça, là, vers le
nord de Chibougamau, c'est à l'extérieur du périmètre...
M. Bonnardel : Intensif. Oui.
M. Fontecilla : ...intensif. Très
bien.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Alors, 150.6.
M. Bonnardel : «150.6. Quiconque
requiert l'intervention de l'organisme désigné pour la lutte contre un incendie
autre qu'un incendie de forêt ou menaçant la forêt doit en assumer entièrement
les frais.»
Commentaire. L'article 150.6 de la Loi sur
la sécurité incendie, proposé par l'article 48 du projet de loi, établit
que les frais pour lutter contre un incendie qui n'est pas un incendie de forêt
ou qui la menace sont à la charge de ceux ayant demandé l'intervention de
l'organisme de protection contre les incendies de forêt.
Le Président (M. Schneeberger) : Question?
Député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Donc, c'est à la
suite de l'autre. Si c'est Hydro-Québec, au nord de la ligne Chibougamau, on va
l'appeler comme ça, c'est Hydro-Québec qui paie. S'il y a un incendie dans une
exploitation minière au nord de cette ligne-là, c'est la compagnie minière qui
va payer, là, si je comprends bien.
M. Bonnardel : C'est le cas.
Le Président (M. Schneeberger) : OK.
Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Moi, je ne comprends
pas la réponse, parce que, si on parle de... Moi, si je comprends bien, c'est
parce que ça doit être en lien avec un incendie de forêt.
M. Bonnardel : Je fais...
L'interprétation que j'ai faite n'était pas la bonne, là. C'est que si,
exemple, là... une minière, exemple, là. Il
pourrait y avoir un feu de broussailles, on considère, là, que ça prend un peu
d'expansion, mais que ce n'est pas un incendie de forêt comme... bon,
pas catalogué comme un incendie de forêt. On fait appel à la SOPFEU. La SOPFEU arrive, utilise un avion pour
éteindre ça en l'espace d'une heure. Bien, on considère que ça, ce n'était
pas un incendie de forêt. La charge d'avoir déplacé l'avion va être à la
charge, donc... bien, d'Hydro-Québec, exemple, ou d'une minière, ou d'une
municipalité.
M. Fontecilla : Mais est-ce que vous
avez introduit une distinction, feu de forêt ou feu de broussailles? Si c'est
un feu de forêt, la SOPFEU intervient, même à l'extérieur de la zone
d'intervention, et là il n'y a pas de facture, il n'y a pas de facturation
entière?
M. Bonnardel : Exact. Bien...
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? M. le sous-ministre, ça va?
M. Savard
(Jean) : Oui. En fait, à
l'extérieur de la zone d'intervention, on va dire de la zone intensive, s'il y
a un feu de forêt qui ne menace pas aucune infrastructure puis... Parce
que ça va arriver, hein, le Québec a un grand territoire.
Un feu de forêt qui ne menace pas d'infrastructures, et la SOPFEU le surveille,
est-ce que les conditions météo vont
faire que ce feu-là peut s'étendre ou, ils annoncent de la pluie demain, ils
n'iront pas combattre ce feu-là à grands frais, s'il ne menace aucune infrastructure, aucune perte de vie,
aucune, même, matière ligneuse qui serait exploitable pour le gouvernement? Toutefois, un feu de
broussailles dans une municipalité où un service incendie voit que ses
capacités pourraient être dépassées avec l'ampleur... peut demander le
support de la SOPFEU pour venir les soutenir dans la démarche. Et là, bien,
c'est sûr, ça vient avec une facturation qui vient au service incendie de la
municipalité.
M. Fontecilla : Même si ça se trouve
dans la zone intensive?
M. Savard (Jean) : Même si ça se
trouve dans la zone intensive, parce qu'on ne parle pas de feu de forêt.
M.
Fontecilla : Et puis est-ce qu'il y a une... comment dire, une
gradation, il y a une échelle qui spécifie : À partir des cette
intensité-là de feux, on vous facture et, au-delà, on ne vous facture pas?
Comment ça...
M. Bonnardel : Oui, c'est lechef
d'incendie qui va définir la gradation et la gravité de réponse.
M.
Savard (Jean) : Et la manière dont ça fonctionne présentement,
c'est... Lorsque, justement, il y a un feu de broussailles qui, là, menace de
s'étendre au territoire forestier et là a causé préjudice, parce que ça
pourrait s'étendre, là, la SOPFEU va intervenir, et là, généralement, ça
devient comme un feu de forêt qui est assumé par la SOPFEU. C'est comme ça que
c'est traité présentement.
M.
Fontecilla : Et si c'est un... Pour reprendre les exemples que vous
donnez, si c'est un feu de broussailles qui ne menace pas de s'étendre en un
feu de forêt et qui, quand même, requiert une intervention de la SOPFEU, là, il
va y avoir une facturation?
M. Savard
(Jean) : Une facturation au service incendie.
Le Président (M.
Schneeberger) : C'est bon? 150.7.
M.
Bonnardel :
«150.7. Les livres et comptes de l'organisme désigné sont vérifiés chaque année
par des vérificateurs externes.
«L'organisme doit
transmettre au ministre le rapport de vérification de ses livres et comptes,
ses états financiers ainsi qu'un rapport de ses activités dans les quatre mois
suivant la fin de chaque exercice financier. Les états financiers et le rapport
d'activités doivent contenir tous les renseignements exigés par le ministre.
«Avant le début de
chaque exercice financier, l'organisme transmet au ministre, suivant les
modalités fixées par ce dernier, ses prévisions budgétaires pour l'exercice
financier suivant.»
Commentaire.
L'article 150.7 de la Loi sur la sécurité incendie, proposé par
l'article 48 du projet de loi, fixe les modalités de la reddition
de compte à laquelle l'organisme de protection contre les incendies de forêt
est soumise.
Le Président (M.
Schneeberger) : Est-ce qu'il y a des questions? Non? Alors, nous
allons passer au suivant, le 150.8.
M.
Bonnardel :
«150.8. L'organisme désigné doit communiquer au ministre ou au ministre
responsable de l'application de la Loi sur l'aménagement durable du territoire
forestier (chapitre A-18.1) tout renseignement qu'il requiert sur ses
activités.»
Commentaire.
L'article 150.8 de la Loi sur la sécurité incendie, proposé par
l'article 48 du projet de loi, oblige
l'organisme de protection contre les incendies de forêt à transmettre au
ministre de la Sécurité publique ou au ministre des Ressources
naturelles et des Forêts tout renseignement sur ses activités qu'un d'eux
requiert. Voilà.
Le Président (M.
Schneeberger) : Questions? Oui, députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme
Maccarone : Il y a-tu un rapport annuel ou quelque chose comme ça qui
est fourni? Là, je comprends que ça se peut
qu'on a un besoin ponctuel d'avoir de l'information, mais est-ce qu'il y a une
transmission de l'information qui est faite annuellement par rapport
à... au-delà de l'exercice financier, mais leurs activités?
M.
Bonnardel : Bien, il fait...
Une voix :
...
M.
Bonnardel :
C'est ça, c'est le rapport... le... Il est ici, oui, au deuxième
paragraphe : les états financiers et le rapport d'activité.
Mme
Maccarone : Ça fait que là on parle de... là, on parle d'au-delà de
ces deux... de cette activité annuelle? Ou bien ici est-ce que c'est en lien
avec tous les renseignements qu'on souhaite avoir dans le rapport d'activité?
Dans le fond, je ne comprends pas pourquoi qu'on a besoin de cet article, parce
que, dans l'autre article, on parle déjà... le rapport d'activité doit
«contenir tous les renseignements exigés par le ministre.» Ici, c'est juste
parce qu'on a... si on a des demandes ponctuelles?
M.
Bonnardel : C'est complètement différent. C'est tout renseignement
autre, là, sur une situation particulière, sur un feu ou autre ou en termes de
prévention aux travaux qui ont été faits. Donc, l'organisme doit, comme... désigné, on parle de la SOPFEU, doit
communiquer au ministre ou l'autre ministre désigné, aux Ressources naturelles,
des informations qu'eux-mêmes pourraient demander. Donc, ce que ça veut dire,
c'est que ce n'est pas juste à moi que
l'information, vous comprenez, là, peut être donnée. Ça peut être aussi au
ministre des Ressources naturelles et de la Forêt.
Mme Maccarone :
Puis, dans le rapport d'activités
qu'ils doivent fournir, ce sont quoi, les informations qui sont...
requièrent par le ministère ou le gouvernement?
M.
Bonnardel : Qu'est-ce qui fait... Qu'est-ce qui est dans le rapport
d'activité?
Mme Maccarone : Oui.
M. Bonnardel : Bien,
j'imagine que c'est tout ce qui est... tout ce qui est équipement, gestion des
effectifs, prévisions, rapport d'activité sur l'année précédente, j'imagine,
d'événements, mobilisations terrain, l'aide... l'aide internationale, sûrement,
donc...
Mme Maccarone : OK. Puis toutes ces
informations sont publiques ou c'est une demande de l'accès à l'information?
M. Bonnardel : Demande d'accès à
l'info.
Mme Maccarone : OK. Ça fait que
c'est... ce n'est pas public sur le site Web, nulle part?
M. Bonnardel : Je ne pense pas qu'il
est déposé, le rapport d'activité de la SOPFEU, à...
Une voix : ...
M.
Bonnardel : C'est
ça, bien, il y a un rapport annuel qui est public, si je ne me trompe pas, là,
oui.
Mme
Maccarone : Un rapport annuel qui est public, qui doit
comprendre ces informations, incluant les activités... les états
financiers? OK. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla : Le rapport
d'activité de la SOPFEU n'est pas... n'est pas public?
Une voix : ...
M. Fontecilla : C'est public. Il y a
une information d'intérêt public, là, mais, enfin, d'intérêt pour le
gouvernement, là, c'est la question de l'état des moyens, là. On sait que la
SOPFEU utilise des avions, par exemple, une
flotte, et ça, c'est, comment dire, les moyens stratégiques, là, les avions
vieillissent, de plus en plus de réparations, ne sont pas disponibles, il faut en acheter, penser en acheter d'autres,
ce n'est pas... ça coûte cher, etc., là. Est-ce que ça fait le... ça
fait partie du rapport?
M. Bonnardel : Bien,
c'est dans le rapport annuel, je viens de le trouver, là, donc, rapport annuel
de la SOPFEU. C'est disponible, celui de 2023 est là, là, une...
• (17 h 50) •
M. Fontecilla : Et on a ces
informations-là, l'état de la flotte?
M. Bonnardel : Il faudrait aller
voir, là, je ne suis pas certain, là. Mais vous comprenez que la SOPFEU... les avions comme tels ne sont pas sous l'égide de
la SOPFEU, là, c'est le Service aérien gouvernemental, là, c'est une autre
entité qui est séparée, là, qui est au ministère des Transports.
M. Fontecilla : Ah bon? Ça... Et qui
fait de la gestion de ces... Bien, c'est des avions assez spécialisés, là.
M. Bonnardel : C'est le Service
aérien gouvernemental, c'est le SAG, au ministère des Transports.
M. Fontecilla : Est-ce que ces
avions-là peuvent servir à toutes sortes d'activités ou seulement pour la...
M. Bonnardel : Ils servent juste
pour la SOPFEU.
M. Fontecilla : OK. Donc, la SOPFEU
utilise des avions qui ne sont utilisés que par la SOPFEU mais qui
appartiennent à une autre entité.
M. Bonnardel : Service aérien
gouvernemental.
M. Fontecilla : Et qui fait la
gestion de... C'est la SOPFEU?
M. Bonnardel : La SAG, le ministère
des Transports.
M. Fontecilla : Et on ne pourrait
pas penser à... Je pense, en termes d'agilité administrative, je ne sais pas, est-ce que... La SOPFEU, il y a un feu, ils
appellent le service dont vous parlez, mais on lui dit : Ah! bien, les
avions ne sont pas disponibles aujourd'hui, dommage...
M. Bonnardel : La gestion
opérationnelle de tout, là, c'est la SOPFEU qui dirige tout ça, sauf que tous
les employés, techniciens et autres sont sous l'égide, sont sous le chapeau
de... du SAG, là.
M.
Fontecilla : Très bien, mais le... c'est le résultat qui nous
intéresse. La SOPFEU dispose en tout temps des moyens opérationnels pour
fonctionner, ne doit pas demander la disponibilité à un autre ministère, etc.?
M.
Bonnardel : Non, non.
M.
Fontecilla : OK. Mais les employés sont payés par, vous avez dit...
M.
Bonnardel : Le Service aérien gouvernemental.
M.
Fontecilla : Le Service aérien gouvernemental. Et c'est la SOPFEU qui
fait l'évaluation de ses besoins en matériel aérien, par exemple?
M. Bonnardel :
Exactement.
M.
Fontecilla : C'est elle qui dit : Ces avions-là sont
vieillissants, éventuellement, il faut les remplacer?
M.
Bonnardel : Exactement.
M.
Fontecilla : Très bien.
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui, députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme
Maccarone : Par curiosité, quand on parle d'un tel rapport, on l'a
ouvert devant nous, mais on ne parle pas de le nombre, par exemple, de... la
capacité opérationnelle, je dirais de même, là, le nombre d'avions que nous
avons. Est-ce que ça, c'est quelque chose qui est budgété? Est-ce qu'on a déjà
des fournisseurs qui sont identifiés, comme... ou est-ce qu'on achète ailleurs?
M.
Bonnardel : ...si vous avez le nombre d'heures, si je ne me trompe
pas, d'hélicoptères et d'avions, là, vous n'avez pas le nombre d'avions, mais
ça, c'est dans le rapport comme tel, que vous allez trouver, du SAG, du Service
aérien gouvernemental.
Mme
Maccarone : Ça fait que ce n'est pas ici, ce ne serait pas à
l'intérieur du SOPFEU, dans ce rapport?
M.
Bonnardel : C'est dans le SAG.
Mme
Maccarone : Est-ce que c'est la même chose pour les pilotes?
M.
Bonnardel : Même chose.
Mme
Maccarone : Même chose? C'est ailleurs? OK.
M.
Bonnardel : Tout ce qui est pilotes, techniciens, avions, c'est sous
le chapeau de la... du SAG.
Mme
Maccarone : Mais c'est eux qui déterminent leurs besoins? Parce que la
capacité opérationnelle... ça fait que ça, c'est quelque chose qui est prévu
par Sécurité publique, d'établir...
M.
Bonnardel : ...ça, ça fait partie de nos discussions que nous avons à
chaque début d'année avec l'organisme comme
tel pour déterminer les besoins x, y sur un horizon de temps x. Et c'est par la
suite qu'on a à travailler avec notre autre... notre autre partenaire.
Mme Maccarone :
Puis pilote, c'est-tu... Ce n'est
pas juste chez nous, hein, pilote, c'est aussi... C'est-tu fédéral?
M. Bonnardel :
C'est... Bien, il y a des... Il y
a des des règles fédérales, oui, qui... que les pilotes doivent suivre, exemple
un nombre d'heures x, et les pilotes sont embauchés par le SAG.
Mme
Maccarone : OK. OK. Merci.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla :
Rassurez-nous, M. le ministre,
vous allez sans doute vous rappeler du plaisir que vous avez eu à travailler
avec la problématique des traversiers, je sais que vous vous êtes occupé
activement de ce dossier-là, et donc une flotte de traversiers vieillissante, etc., qui posait des problèmes.
Est-ce que, pour vous, la flotte actuelle est en mesure de répondre
parfaitement aux besoins... aux besoins en termes de combat contre les feux de
forêt?
M.
Bonnardel : On n'est pas dans... ce n'est pas une question
pour le projet de loi, là, mais je vais y répondre pareil, là. On a
quand même... On a quand même, si je ne me trompe pas, là, huit CL-415 et
six 215. Donc, les plus vieux, ce sont les 215. Et ces avions sont
fonctionnels, fonctionnent très bien. Maintenant, ils ont un certain nombre
d'années, il faut se préparer pour un horizon de cinq à 10 ans pour un
jour les remplacer.
M. Fontecilla : Le fournisseur,
c'est quelle compagnie?
M. Bonnardel : C'est De Havilland.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Est-ce que... Nous poursuivons à 150.9.
M. Bonnardel : «150.9. Lorsqu'un
incendie de forêt ou qu'un risque d'un tel incendie l'exige, le ministre peut
ordonner toute mesure pour assurer la sécurité publique, notamment restreindre
ou interdire la circulation en forêt ainsi que l'accès à celle-ci et interdire
de faire des feux sur le territoire qu'il détermine.
«Une décision prise en vertu du premier alinéa
est publiée sur le site Internet du ministère de la Sécurité publique et est diffusée avec les meilleurs moyens
disponibles pour informer rapidement et efficacement la population du
territoire concerné.»
Commentaire. L'article 150.9 de la Loi sur
la sécurité incendie, proposé par l'article 48 du projet de loi, accorde
au ministre de la Sécurité publique le pouvoir d'ordonner toute mesure pour
assurer la sécurité publique lorsqu'un
incendie de forêt ou qu'un risque d'incendie de forêt l'exige et fixe les
modalités applicables pour en informer la population.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Députée de Laurier-Dorion.
M.
Fontecilla : Normalement, quel est... quels sont les moyens de
diffusion de cette information-là, M. le ministre?
M. Bonnardel : Ah! ça peut être les
réseaux sociaux... bien, surtout les réseaux sociaux. Sinon, tous les canals de communication que peuvent être X,
Facebook, communiqués journalistiques, nécessairement, là. Donc, comme
on a fait l'été passé, là.
M. Fontecilla : Est-ce que vous
pourriez, par exemple, obliger une station de télévision à diffuser cette
information-là? Une radio régionale?
M. Bonnardel : Bien, si on était
dans un état d'urgence nationale, ce qui n'est jamais arrivé, bien, je vous
dirais que... bien là, on peut tout faire, là. Mais ce n'est jamais arrivé.
Mais, l'année passée, vous avez vu, la période de six semaines, là, de la fin mai à la mi-juillet ou à peu près, là, à
tous les jours, on était en point presse pour informer la population,
là, donc...
M. Fontecilla : Parfait. Mais...
M. Bonnardel : Oui, c'est ça, ça
peut être Québec En Alerte aussi, qui est utilisé sur le téléphone, là, on
rejoint pas mal de gens là-dessus.
M. Fontecilla : Ah! OK. Très bien.
Mais vous savez qu'au Québec, là, le feu de camp, c'est une activité nationale.
Des fois, il n'y a pas des feux de forêt en tant que tels, mais il y a, comment
dire, des restrictions dans les parcs de la SEPAQ, etc. Évidemment, il faut se
rendre aux parcs de la SEPAQ, là, pour voir les panneaux. Je n'ai pas
l'impression que la population est informée qu'il peut y avoir... ou qu'il y a
un risque certain. Est-ce que... La question que je me pose, c'est :
Comment mieux informer la population à éviter de faire des feux à l'extérieur,
etc., lorsqu'il n'y a pas un état d'alerte
nationale, lorsque tout le monde en parle, évidemment, tout le monde le sait,
là, mais en termes de prévention, là?
M. Bonnardel : Bien, il y a...
L'information, c'est le nerf de la guerre, dans ce cas-ci, puis je pense que
les gens, avec l'année passée... avec
l'année qu'on a subie, en 2023, les gens sont plus sensibilisés que jamais à
l'importance de faire très attention quand on est dans une zone qui est
déclarée rouge, où on ne peut pas faire de feu, que de faire un feu est
interdit par la loi ou le règlement que le ministre peut imposer. Donc, on va
continuer à informer, comme on l'a fait
l'année passée, sur les cartes de la SOPFEU, du ministère des Ressources
naturelles, la Sécurité publique, les réseaux sociaux ou autres, pour
déterminer et montrer à la population...
Une voix : ...
M.
Bonnardel : C'est
ça. Présentement, je ne sais pas si vous l'avez vu, là, mais la SOPFEU est
en... pas en communication, mais une campagne de communication, là,
publicitaire, là, pour informer les Québécois, là, sur l'importance de faire attention en forêt. Parce que, malheureusement,
80 %... 75 %, 80 % des feux de forêt ont démarré à cause
d'un feu de camp.
Le
Président (M. Schneeberger) : Ça va? 150.10.
M. Bonnardel :
Je déclare, M. le Président, si
vous le souhaitez... bien, si on le souhaite tous, à 17 h 59, de
faire une pause santé.
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, nous allons faire une pause santé.
(Suspension de la séance à
17 h 59)
(Reprise à 18 h 06)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
nous reprenons les travaux. Nous en étions à l'article 150.10. M. le
ministre.
M.
Bonnardel : «150.10. Tout représentant de l'organisme désigné est
autorisé à pénétrer dans tout lieu et à prendre toutes les mesures nécessaires
aux fins de la lutte contre les incendies de forêt.
«Il peut aux mêmes
fins recruter toute personne et réquisitionner tout appareil nécessaire, quel
qu'en soit le propriétaire.
«L'organisme doit
accorder à une personne recrutée et au propriétaire de tout appareil
réquisitionné une compensation juste et raisonnable déterminée par le
ministre.»
Commentaire.
L'article 150.10 de la Loi sur la sécurité incendie, proposé par
l'article 48 du projet de loi, autorise
un représentant de l'organisme de protection contre les incendies de forêt à
exercer certains pouvoirs aux fins de lutter contre un incendie de
forêt.
Donc, c'est les
articles sont repris qui étaient dans la Loi sur l'aménagement durable du
territoire forestier, là, aux articles 185, 187 et 188.
Le Président (M.
Schneeberger) : Questions? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone :
Oui. Ici, ce que je ne comprends
pas, c'est, dans le troisième paragraphe, on parle de compensation juste
et raisonnable déterminée par le ministre. Puis je comprends que, probablement,
on est en train de recycler quelque chose qui existe ailleurs dans une autre
loi parallèle, mais, dans tous les autres éléments de la loi, de le projet de
loi n° 50 que nous sommes en train de débattre,
quand on parle de compensation, il y a toujours un cadre de référence qu'il
suit. Tu sais, exemple, si je vais à l'article 60, on parle d'un temps
limite, on parle de prescription ou on parle de les frais associés, ce qui sera
remboursé. Il y a toujours un cadre, on parle même du règlement, mais ici, pas
du tout, c'est complètement ouvert. Puis je ne dis pas que c'est subjectif,
mais c'est subjectif à quelque part, parce que je n'ai pas un autre mot pour
ça.
Ça fait que pourquoi
que ce n'est pas encadré ici, à l'intérieur de tout ce qu'on fait pour le
SOPFEU ou l'organisation... je ne sais pas c'est quoi, le titre, là, de ce
chapitre encore, mais pourquoi ce n'est pas prescrit ici? Pourquoi qu'on n'a
pas un cadre de référence comme on a fait ailleurs dans les autres chapitres de
la loi? On avait même aussi fait référence à qu'est-ce qui peut être utilisé.
Tu sais, c'était vraiment beaucoup plus encadré. Puis là on parle de sinistres,
on parle de l'utilisation de biens, de l'équipement, etc.
Des voix :
...
M.
Bonnardel : On s'est basé nécessairement sur ce qui existait dans
l'ancienne loi sur l'aménagement durable... bien, pas l'ancienne loi, qui
existe encore aux articles 187 et 188 : «L'organisme doit accorder au
propriétaire de tout appareil réquisitionné une compensation juste et
raisonnable déterminée par le ministre.» On est au fait, exemple, d'un
hélicoptère. On sait qu'en réquisitionnant un hélicoptère d'une minière ou
d'une société x, on sait qu'une heure pour utiliser l'hélicoptère, ça coûte
tant de l'heure. Donc, on ne va pas payer... ce n'est pas parce qu'il y a un
feu de forêt que, là, on réquisitionne un hélicoptère, que, soudainement, le
coût devient au double de ce qu'est la normalité pour utiliser un hélicoptère
pour transporter, exemple, des pompiers forestiers, là.
• (18 h 10) •
Mme
Maccarone : Puis je comprends, je comprends le besoin. Moi, ce que je
ne comprends pas dans cet article, c'est
pourquoi que ce n'est pas encadré. Si je regarde, par exemple, le 27, quand on
parle de municipalités puis on parle de compensations, on parle de baser
sur des prix courants. On parle dans les autres articles un temps de
prescription, on parle d'un temps limite, puis ici, ce n'est pas encadré du
tout, c'est complètement ouvert.
M.
Bonnardel : Non, mais on nous laisse... Tu sais, la compensation juste
et raisonnable, ça nous donne une marge de manoeuvre, là. Tu sais, une marge de
manoeuvre, je vous donne un exemple de cas de figure, là, une société
d'hélicoptère facture... je ne sais pas, nous a facturé 100 $ ou
200 $ de plus que l'offre moyenne à l'heure d'une autre société similaire,
bien, on va pouvoir dire : Écoute, là, regarde, lui, il nous charge, je
donne un chiffre rond, là, 1 000 $ de l'heure, puis toi, tu es à
1 250 $, bien, s'il nous justifie pourquoi il est à
1 250 $, ça se peut que le ministère
se donne le... pas le privilège, là, mais le droit d'autoriser une dépense qui
pourrait être un peu plus importante que celle...
Mme
Maccarone : Mais ça, c'est... mais mon point, c'est exactement ça. Ça,
c'est le prix courant. Puis dans les autres
articles précédents que nous avons déjà adoptés, on avait ce cadre de
référence, c'était quand même prescrit.
M.
Bonnardel :
On ne peut juste pas...
Mme
Maccarone : On avait quand même une structure autour de ça, puis, ici,
on n'en a pas.
M.
Bonnardel : Oui. Bien, dans des cas d'urgence comme ça, on ne peut
juste pas dire... si le gars dit... quand je
dis le gars, là, la personne morale dit : Moi, c'est à 1 200 $
même si la moyenne est à 1 000 $ de l'heure parce que mon
hélicoptère est plus neuf pour des raisons x, bien, il y a des bonnes chances
que j'aie besoin d'hélicoptères que je paie le 200 $ de plus, là. Donc, si
je me... si je suis régi par un cadre plus compliqué, plus rigide puis que je me dis : Bien, je ne peux pas dépasser ça,
bien, je pourrais avoir un problème avec une personne morale, une entreprise
qui ne veut pas me louer pour des raisons... Même si j'ai le pouvoir de
réquisitionner, on est quand même logique dans notre... on doit quand même être
logique dans un cas de force majeure, dans les cas de force majeure face à des
feux de forêt ou autre, là.
Mme
Maccarone : Je comprends, mais je ne comprends pas. Encore une fois,
tout ce qu'on a déjà fait dans le passé, tous les autres articles, quand on
parle de compensation, c'est déterminé sur une base. Puis je lis les
articles : «...déterminée sur la base du prix courant de ce service ou, selon
le cas, de celui de location ou de vente de ce bien tel qu'il s'établissait
immédiatement avant [l'événement].» Ça fait que ça, c'est pour s'assurer que
c'est... on ne prend pas en considération l'inflation, par exemple, l'indemnité
doit être faite à la fin de l'état d'urgence. On avait toute sorte de mesures
puis de... c'était presque un règlement, mais on avait quand même des
contraintes, on avait un cadre de référence, puis ici, on n'en a pas. Je ne nie
pas la bonne volonté, c'est juste que je ne comprends pas. J'ai l'impression
qu'on n'est pas conforme avec toutes les autres choses que nous avons déjà
faites.
Puis je comprends
qu'on a fait comme un copier-coller à quelque part puis on a besoin d'avoir une
certaine flexibilité, mais, même dans les autres articles, on a une... on a une
flexibilité parce qu'on a des articles qui donnent cette souplesse au ministre ou au ministère de déterminer si on a besoin
d'aller au-delà d'eux, puis on a même un règlement.
Ça fait que je ne
sais pas. Moi, je ne comprends pas pourquoi qu'on n'a pas ça ici, en ce qui
concerne la SOPFEU puis leurs besoins. Puis je me mets dans l'autre côté de la
médaille. Je comprends que le ministre ou le ministère a besoin d'avoir une
certaine flexibilité, mais je me mets à la place de la personne où leurs
besoins sont réquisitionnés, puis eux aussi, bien, ils sont comme dans le flou,
là, un peu. Sauf que, si c'est en lien avec une municipalité ou une personne
morale, physique, puis tous les autres éléments que nous avons identifiés, il y
a quand même une mesure de protection, c'est plus clair pour moi qu'est-ce qui
peut arriver dans un état majeur, quand on fait face à un sinistre, à un feu de
forêt. Puis ici on n'a pas ça, c'est vraiment juste «compensation juste et
raisonnable déterminée par le ministre», il n'y a pas d'encadrement.
Des voix :
...
M.
Bonnardel : Je suis sensible à ce que vous dites, là, mais vous
comprenez mon point quand je parle de ne pas être trop rigide. Je vais le
suspendre juste pour aller vérifier quelque chose.
Mme
Maccarone : Parfait.
M. Bonnardel :
On va continuer le reste, là,
mais je vais le suspendre puis je vais vous répondre si, concrètement,
je peux faire quelque chose ou non.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, à ce moment-là, ça prend le consentement pour la suspension. Et étant donné que ça fait partie de
l'article 48, alors on va suspendre l'article 48, et puis on va aller
à l'article... on va aller à l'article 49.
M.
Bonnardel : «155.1. Commet une infraction et est passible d'une amende
de 500 $ à 50 000 $ quiconque contrevient à une mesure ordonnée
par le ministre en vertu de l'article 150.9».
Commentaire. Cet
article prescrit la sanction pénale en cas d'infraction à mesure ordonnée par
le ministre pour assurer la sécurité publique lorsqu'un incendie de forêt ou
qu'un risque d'un tel incendie l'exige, notamment restreindre ou interdire la
circulation en forêt ainsi que l'accès à celle-ci à interdire de faire des feux
sur le territoire qu'il détermine.
Donc,
on est au même point dans l'article 239 de la Loi sur l'aménagement
durable du territoire où les amendes étaient similaires, là, de
500 $ à 50 000 $.
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui, députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme
Maccarone : ...quelque chose qui a changé entre 500 $ et
50 000 $, ce n'est pas quelque chose qui a évolué avec le temps. 500 $, ça... Tu sais, j'essaie d'imaginer,
mettons, une amende de ne pas faire un feu de forêt, de ne pas faire un feu
dans votre cour ou quelque chose comme ça, ça doit tomber à l'intérieur... Mais
est-ce que le cadre de référence est toujours le même ou est-ce que
c'est changé puis c'est en lien avec ce type d'infraction?
M.
Bonnardel : Oui.
Mme
Maccarone : OK.
Le Président (M.
Schneeberger) : Député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla :
Merci, M. le Président. J'essaie
de trouver d'autres infractions, d'autres amendes, et ce qui pourrait
m'étonner, c'est l'intervalle, là. C'est quand même assez important, ça part de
500 $ et ça s'arrête à 50 000 $. Il me semble que, dans
les autres infractions, c'était... l'écart, c'était plus petit. Ça va très
haut, là. Quelle est la raison de cette...
Quand est-ce qu'on charge... on fait une amende de 500 $ et quand est-ce
qu'on y va à 50 000 $, là? C'est... Dans les autres
infractions, c'était 5 000 $, de 1 000 $ à
5 000 $, en fait, de mémoire, comme ça, là.
M. Bonnardel :
...500 $, c'est
l'interdiction d'un feu, un feu à ciel ouvert dans une zone donnée. Puis
50 000 $, bien là, on est au maximum, ce qui n'est, à ma
connaissance, selon le sous-ministre, jamais arrivé, mais un feu, un feu qui
démarre par un simple feu de camp qui se transforme en brasier, en feu de
forêt.
M.
Fontecilla : Donc, lorsqu'un feu, un simple feu de camp dégénère en
feu de forêt, il pourrait y avoir une amende... une justification pour une
amende de 50 000 $? Puis, encore là, c'est le Directeur des
poursuites criminelles et pénales qui établit ça ou la municipalité, d'après
les explications qui nous ont été données tantôt?
M.
Bonnardel : Ah! ça, c'est le DPCP, comme la juriste le mentionnait
tantôt, le DPCP ou la compétence municipale qui va justifier, oui ou non, s'il
y a matière à poursuite d'une personne physique... ou une personne morale,
pardon.
M. Fontecilla :
Donc, d'après l'explication que
vous nous donnez, là, c'est selon la conséquence de l'infraction qui
justifie l'ampleur de l'amende.
M.
Bonnardel : Et qui la commet aussi, donc personne physique, personne
morale, là.
M.
Fontecilla : Ah! mais ici vous ne faites pas de distinction, là.
M.
Bonnardel : Non, c'est ça.
M.
Fontecilla : Donc, une personne morale a la même responsabilité
qu'une... Non, une personne physique a la même responsabilité qu'une personne
morale.
M.
Bonnardel : C'est ça.
M.
Fontecilla : Il n'y aurait pas lieu de faire... c'est-à-dire une
personne morale aurait plus de responsabilités qu'une personne physique, il n'y
aurait pas lieu de faire une distinction?
M.
Bonnardel : Non, c'est au DPCP de définir la suite, là, ou la
compétence municipale, là.
M.
Fontecilla : Très bien.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Alors, à ce moment-là, est-ce que
l'article 49 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, on s'en va à l'article... à moins que vous ayez les réponses, là. Non,
oui?
M.
Bonnardel : Donnez-moi deux petites minutes.
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui. Alors, nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
18 h 19)
(Reprise à 18 h 20)
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, nous reprenons les travaux. Alors, j'ai besoin
du consentement pour reprendre l'article 48. Consentement. Alors, nous
étions à une question sur l'article 150.10 de l'article 48.
M. Bonnardel : Bien,
c'est ça, la députée de Westmount—Saint-Louis se questionnait si on pouvait être plus... peut-être pas rigide, là, sur la façon de faire ou la
compensation au lieu d'avoir une compensation juste et raisonnable. On a
vérifié avec nos collègues du MRNF, puis le raisonnement que j'avais aussi
reste, grosso modo, le bon, à savoir que ça nous prend une marge de manoeuvre,
à savoir, au-delà d'un remboursé sur un taux horaire fixe x, qui est déterminé
par ce qu'on voit sur le prix du marché, si on endommage l'hélicoptère,
exemple, bien, il faut qu'on soit capable,
qu'on soit capable, selon les dommages causés pour x, y raisons, ne pas avoir
cette rigidité, là, d'un texte de loi.
Donc, la
compensation juste et raisonnable reste, pour le gouvernement, le ministère des
Ressources naturelles et nous-mêmes maintenant, la meilleure façon de
travailler, là, pour être capable de compenser les propriétaires, personne
morale, grosso modo, ou municipalité ou autre, là. Donc, je sais que c'est...
Je comprends le raisonnement de la députée dans son point, là, mais le principe
même d'une compensation juste et raisonnable, pour nous, reste le meilleur
outil et le meilleur libellé législatif pour être capable de compenser
adéquatement toute situation particulière qui pourrait arriver.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? D'autres questions?
Mme Maccarone : Oui.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Oui. Merci pour la
réponse. Je comprends la nécessité d'avoir une flexibilité. Moi, mon but, c'était d'avoir un encadrement, pas d'avoir
des... pas de restreindre aucune définition que le ministre ou le ministère aurait
besoin quand ils sont en train de déterminer les besoins. On n'a pas mis non...
des restrictions dans les autres articles que nous avons déjà adoptés dans la
loi. Quand on parle de compensation, on parle de déterminer sur un prix de base courant ou service, on ne dit pas qu'il y
a un entre 1 000 $ et 5000 $. On n'a pas fait ça. Ça fait que ça
laisse quand même une marge de flexibilité. C'est ça que je ne comprends
pas, parce qu'on l'a déjà fait.
On parle
aussi, encore une fois, d'une certaine prescription de temps pour les gens à
demander une compensation. Il y a
beaucoup d'encadrement qui est déjà en place. Chaque fois qu'on parlait de
compensation... C'est juste, écoute, ce que je ne comprends pas, c'est
parce qu'on ne le fait pas ici, parce que, dans les autres articles, on n'est
pas allé vers l'avant en les adoptant avec la présomption qu'on n'avait pas de
flexibilité puis qu'il y aurait des pénalités pour ces personnes puis qu'on ne
pourra pas rejoindre leurs besoins. Tu sais, on fonctionnait sous la
présomption d'il y a assez de flexibilité, puis c'étaient des mesures de
protection pour les personnes concernées aussi. Mais il y avait vraiment...
part des délais pour des demandes, il n'y avait vraiment pas autre encadrement
qui était fixe. C'étaient des mesures de
protection des deux bords. C'était la façon que je voyais ça, un encadrement
qui avait de l'allure. Mais, ici, on... bien, on n'en a pas.
Puis on parle aussi des éléments qui sont... Là,
je comprends qu'on parle des avions, mais, quand on parle des besoins qu'on prend peut-être d'une entreprise
ou d'une municipalité, ça peut être gros, prend en charge une école, un
centre communautaire, peut avoir engendré des gros frais.
Le Président (M. Schneeberger) : D'autres
commentaires? Alors, à ce moment-là, s'il n'y a pas d'autre commentaire, étant
donné que nous avons tous... tout passé les sous-articles de l'article 48,
nous allons mettre aux voix l'article 48. Est-ce que l'article 48 est
adopté?
M. Bonnardel : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Alors, nous retournons à l'article maintenant 50, qui est sous une nouvelle
rubrique, Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier.
M.
Bonnardel : Article 50. L'article 1 de la Loi sur
l'aménagement durable du territoire forestier (chapitre A-18.1) est
modifié par l'insertion, à la fin du paragraphe 7°, de «, en complémentarité avec
les dispositions du chapitre VI.1 de la Loi sur la sécurité incendie
(chapitre S-3.4) relatives à la protection contre les incendies de forêt».
Commentaire. Cet article modifie
l'article 1 de la Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier afin
d'introduire le caractère de complémentarité entre les dispositions du régime
forestier de cette loi, qui vise à régir la protection des forêts, et les
nouvelles dispositions de la Loi sur la sécurité incendie relatives à la
protection contre les incendies de forêt.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 50? Alors, est-ce que l'article 50 est adopté?
M. Bonnardel : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Article 51.
M. Bonnardel : 51. L'article 4
de cette loi est modifié par l'insertion, dans le paragraphe 1° et après «incendies», de «notamment par un organisme de
protection contre les incendies de forêt désigné en vertu de
l'article 150.1 de la Loi sur la sécurité incendie (chapitre S-3.4),
le contrôle».
Commentaire. Cet article
effectue une modification de concordance à la Loi sur l'aménagement durable du
territoire forestier afin que les dispositions de cette loi qui concernent le
contrôle des incendies, qui sera dorénavant effectué par l'organisme désigné en
vertu de la Loi sur la sécurité incendie, continuent d'être considérées comme
une activité d'aménagement forestier.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur l'article 51? Alors, est-ce que l'article 51 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 52.
M. Bonnardel : L'article 130 de
cette loi est modifié par la suppression du troisième alinéa.
Commentaire. Cet article apporte une
modification de concordance en raison de la suppression de l'obligation
actuellement prévue à l'article 183 de la Loi sur l'aménagement durable du
territoire forestier pour tout propriétaire
d'une forêt privée d'au moins 800 hectares d'un seul tenant d'adhérer à
l'organisme de protection des forêts reconnu par le ministre des
Ressources naturelles et des Forêts.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Est-ce qu'il y a des questions sur 52? Députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Sur la suppression
de ce paragraphe, mais ce n'est pas nous qui vient de faire cette modification quand on parle de 800 hectares.
Ça, c'est fait où? Est-ce que c'est quelque chose qui a été mis dans une loi dernièrement
puis adopté?
Le Président (M. Schneeberger) : M.
le ministre.
M. Bonnardel : C'était dans la loi,
oui, c'est ça, bien, c'est dans la loi, c'est à l'article 183, c'est ça,
de la loi sur la protection... sur l'aménagement durable du territoire
forestier.
Mme Maccarone : Quand est-ce qu'on a
fait ça?
Des voix : ...
M. Bonnardel : Ah! c'est l'article
après. C'est ça, on abroge 183 puis on va abroger, par la suite, 181 à 189.
C'est ça, hein?
Mme Maccarone : Attends, on
abroge... C'est nous qui fait ça? C'est nous qui est en train d'abroger le 183?
M. Bonnardel : On est en train de le
faire, là.
Des voix : ...
Mme Maccarone : Bien non, parce
que...
M. Bonnardel : L'article... Excusez,
on abroge... L'article 130 de cette loi est modifié par la suppression du
troisième alinéa.
Des voix : ...
Mme
Maccarone : C'est ça, on enlève le «Toutefois, la délivrance
du certificat peut être refusée au propriétaire d'une forêt privée d'au
moins 800 hectares...»
M. Bonnardel : Notre juriste va vous
l'expliquer, là.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Alors, Me Dufour, vous avez la parole.
Mme Dufour (Julie) : Oui, merci.
Alors, c'est l'article 53 du projet de loi qu'on va voir après qui abroge
les articles 181 à 189, donc l'article 183. L'article 183 fait
référence aux membres de l'organisme de protection, puis, comme on abroge ce
concept-là dans la Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier, bien,
il faut faire la modification de concordance à l'article 130, ce qu'on
fait à l'article 52 du projet de loi, là. Donc, c'est pour ça qu'on
propose de supprimer le troisième alinéa de 130.
Mme
Maccarone : Puis, par curiosité, pourquoi qu'on ne fait plus
ça, plus de certificat pour des propriétaires de forêt privée d'au moins
800 hectares?
Mme Dufour (Julie) : Bien,
en fait, c'est... ce qu'on enlève, là... C'est parce que cet alinéa-là, il fait
référence à l'obligation d'être membre, d'adhérer à l'organisme de
protection. C'est ça qu'on supprime dans l'article 183, parce qu'on ne le
reprend pas dans la Loi sur la sécurité incendie, là, le concept de membre de
l'organisme.
Mme
Maccarone : Ça fait qu'ils n'ont plus besoin d'être membres...
Mme Dufour
(Julie) : C'est ça.
Mme Maccarone :
...toute «délivrance du
certificat peut être refusée au propriétaire d'une forêt privée d'au moins
800 hectares d'un seul tenant si
celui-ci n'adhère pas à l'organisme de protection». Ça fait que, dans le fond,
s'ils ne sont pas...
Des voix :
...
Mme Maccarone : OK. Ils n'ont plus d'obligation d'être membres du tout pour poursuivre
avec un certificat. C'est ça?
• (18 h 30) •
M. Bonnardel : Bien, on l'abroge. L'article suivant 53, dans
181 à 189, vous avez, à 183, justement, là, le point... le paragraphe 4° : «tout propriétaire d'une forêt
privée d'au moins 800 hectares d'un seul tenant pour la partie...» Ah,
non! ce n'est pas la même chose...
Mme
Maccarone : Ça fait que peut-être, la question, c'est : Pourquoi
qu'on n'a plus besoin de ça? Pourquoi qu'on est en train de supprimer ça? On en
avait besoin, auparavant, mais là on n'a plus besoin, mais pourquoi?
Des voix :
...
Le Président (M.
Schneeberger) : Désirez-vous suspendre ou...
Mme
Maccarone : Non, non, non.
M.
Bonnardel : Non, non, la juriste peut répondre.
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui. Alors, allez... oui, vous pouvez répondre.
Mme Potvin (Noémi) : Oui. En fait, ce que je
comprends, c'est que... bien, ça, premièrement, c'est le MRNF qui nous
demandait de supprimer ça étant donné que nous... dans la Loi sur la sécurité
incendie... Maintenant, on ne fait plus référence à l'obligation pour les
propriétaires de forêt privée de devenir membre de la SOPFEU, finalement, de l'organisme de protection désigné. Donc là,
ici, si on regarde ce qu'on faisait, là, avec l'article qu'on retirait...
l'alinéa, pardon, seigneur : «Toutefois, la délivrance du
certificat peut être refusée au propriétaire d'une forêt privée [...] si
celui-ci n'adhère pas à l'organisme de protection» contre les incendies de
forêt. Donc, il n'est plus question de lui refuser pour ce motif-là, puisqu'il
n'y a plus d'obligation d'être membre de cet organisme-là.
Donc,
cet alinéa-là, s'il reste dans la Loi sur... l'aménagement durable du
territoire forestier, pardon, bien, il se retrouve à n'avoir aucun sens,
là.
Mme
Maccarone : Mais ils sont toujours enregistrés, ils détiennent
toujours un plan d'aménagement forestier
certifié, puis il y a toujours une approbation du ministre ou la personne de
l'organisme pour l'enregistrement.
Mme Potvin
(Noémi) : On ne change pas du tout les autres obligations, c'est
seulement le motif de refus prévu au dernier alinéa de 130 qu'on retire.
Mme
Maccarone : OK.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va?
Mme
Maccarone : Oui.
Le
Président (M. Schneeberger) :
Merci, Me Potvin, pour les explications. Alors, oui, député de Laurier-Dorion.
M.
Fontecilla : Bon, l'organisme dans... ce qu'on abroge,
l'article 181, l'organisme à but non lucratif, en ce moment, c'est la
SOPFEU? Est-ce que je comprends bien ou pas?
M.
Bonnardel : Là, vous êtes déjà à l'article 53, c'est-tu ça?
M. Fontecilla :
Oui, mais c'est parce que tout
est relié, là, mais je veux comprendre les... Donc, dans l'article 130, on spécifie... on est dans la notion de la... qui
est un producteur forestier et c'est quoi, ses obligations. Donc, ce qu'on
biffe, à toutes fins pratiques, c'est l'obligation d'un délai à un organisme de
protection des forêts contre des incendies, reconnue par le ministère,
et de payer des cotisations. L'organisme de protection, c'est la SOPFEU?
M.
Bonnardel : ...
M.
Fontecilla : Donc, dans l'ancien régime, celui qui... tout
producteur... enfin, au moins, un producteur forestier devait être membre de la
SOPFEU et payer une cotisation.
M. Bonnardel :
C'est ça.
M.
Fontecilla : Et là, maintenant, vous enlevez cette obligation-là.
M.
Bonnardel : C'est ça.
M.
Fontecilla : OK, et... Mais est-ce qu'il y a d'autres obligations?
Est-ce que le fait d'être reconnu producteur forestier impose d'autres
obligations à un... au producteur forestier, en lien avec la protection... je
ne sais pas, de l'aménagement, etc.?
Une voix :
...
M.
Bonnardel : C'est ça, ce n'est pas notre loi, là. S'il y a des liens
spécifiques, là, ce n'est pas... c'est la Loi sur l'aménagement durable du
territoire forestier. Ce n'est pas chez nous, là.
M.
Fontecilla : Donc, dans le transfert de la SOPFEU d'un ministère à
l'autre, on fait en sorte que le producteur forestier n'est plus obligé
d'adhérer à la SOPFEU et payer une cotisation, mais il peut y avoir d'autres
obligations selon la loi...
M.
Bonnardel : ...l'autre loi sur l'aménagement durable du territoire.
M. Fontecilla :
L'aménagement durable... OK. Et
ça, il y a une perte de revenus pour le... pour le gouvernement dans son
ensemble?
M.
Bonnardel : Je n'ai pas les sommes comme telles, là.
(Consultation)
M. Bonnardel :
...vous vouliez savoir, s'il y avait des sommes, des sommes...
M.
Fontecilla : Des pertes de revenus.
M.
Bonnardel :
...des pertes de revenus depuis...
M.
Fontecilla : Avant, on percevait des producteurs forestiers, on
percevait des cotisations qui allaient au ministère des Ressources naturelles,
je suppose. Mais, maintenant, ces cotisations-là ne sont plus perçues, donc, il
y a une perte... au net, il y a une perte de revenus.
(Consultation)
M.
Bonnardel : Ah! c'est ça. Il n'y a plus de revenu, vu qu'on finance,
depuis 2018, à 100 % les activités de la SOPFEU, il n'y a plus de revenu
qui vienne... qui vienne de ces certificats comme tels, là, qui... Oui, c'est
ça, des certificats qui étaient... qui coûtaient un montant d'argent x, pour
être reconnus sous l'égide de la SOPFEU. Donc, depuis 2018, ils ne vont plus
chercher d'argent là, c'est nous autres. Quand je dis nous autres, c'est le gouvernement.
M.
Fontecilla : Parfait. Je reprends une autre façon de dire, ça pourrait
être qu'avant 2018 les producteurs agricoles payaient au moins une partie du
fonctionnement de la SOPFEU.
M.
Bonnardel :
C'est ça.
M.
Fontecilla : Maintenant, c'est l'ensemble des contribuables qui paient
pour... les producteurs forestiers n'ont plus à payer.
M.
Bonnardel : Tout à fait.
M.
Fontecilla : Et est-ce que, fiscalement, c'est juste? Parce que la
SOPFEU les protège aussi. Pourquoi les producteurs forestiers, je pose la
question, là, en termes très... dans l'absolu, pourquoi les producteurs
forestiers n'auraient plus à payer pour une protection qui les bénéficie
directement?
M.
Bonnardel : Ça, c'est des choix économiques que le MRNF a décidé de
faire à partir de 2018, là. Ça, ce n'est pas dans notre cour, encore une fois,
là.
M.
Fontecilla : Mais vous reprenez cet article-là.
M.
Bonnardel : Oui, on reprend cet article-là, oui.
M.
Fontecilla : Très bien.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Alors, est-ce que l'article 52
est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. Article 53.
M. Bonnardel :
53. Les sections I et II du
chapitre I du titre VI de cette loi, comprenant les articles 181 à
189, sont abrogées.
Commentaire. Cet
article abroge certaines dispositions de la Loi sur l'aménagement durable du
territoire forestier en concordance avec les articles... les nouveaux
articles 150.1 et suivants de la Loi sur la sécurité incendie, proposés
par l'article 48 du projet de loi concernant l'organisme de protection
contre les incendies de forêt.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Alors, est-ce que l'article 53... Oui, député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla :
Est-ce qu'il demeure une
obligation quelconque pour les producteurs forestiers, là, en termes de protection
contre les incendies?
Une voix :
...
M.
Bonnardel : Bien, on peut vous donner un élément de réponse, ce n'est
pas notre ministère, mais on a...
Le Président (M.
Schneeberger) : Allez-y.
M. Savard
(Jean) : Il va demeurer certaines responsabilités en lien avec...
pour, je veux dire, pour éviter de faire des travaux de feux de forêt comme
dans les travaux sylvicoles qui sont faits par l'industrie forestier. Mais ça,
c'est vraiment encadré par la Loi sur l'aménagement du territoire forestier.
C'est le MRNF qui détient encore une expertise dans le domaine forestier.
Alors, il existe... il existe encore des responsabilités.
M. Bonnardel :
Ce n'est pas sous notre chapeau que ça va devenir... ce n'est pas sous
notre chapeau où on va définir, mettons, les travaux sylvicoles qui doivent
être faits dû à un reboisement, là. Ça reste sous le chapeau du ministère des
Ressources naturelles.
M.
Fontecilla : Mais ils sont toujours...
M.
Bonnardel : C'est ça.
M.
Fontecilla : Très bien. Mais il n'en demeure pas moins que c'est
l'ensemble des contribuables qui paient maintenant pour la protection de la
matière appartenant aux producteurs forestiers.
M.
Bonnardel : Comme depuis 2018, là, oui.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Est-ce que l'article 53 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : 54.
M.
Bonnardel : 54. L'article 190 de cette loi est modifié par
l'insertion, dans le deuxième alinéa et après «protection», de «contre les
incendies de forêt désigné en vertu de l'article 150.1 de la Loi sur la
sécurité incendie (chapitre S-3.4)».
Cet article effectue
une modification de concordance en raison du fait que, même si la délivrance
d'un permis pour faire un feu en forêt ou à proximité de celle-ci demeure régie
par la Loi sur l'aménagement durable du territoire
forestier, ce permis sera dorénavant délivré par l'organisme de protection
contre les incendies de forêt désigné en vertu de la Loi sur la sécurité
incendie.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Est-ce que l'article 54 est adopté?
Des
voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Article 55.
M.
Bonnardel : 55. L'article 192 de cette loi est modifié, dans le
premier alinéa :
1°
par l'insertion, après «organisme de protection», de «contre les incendies de
forêt désigné en vertu de l'article 150.1 de la Loi sur la sécurité
incendie (chapitre S-3.4)»;
2° par la suppression
de «, lorsque l'exécution des travaux est planifiée à l'extérieur de la zone de
protection intensive, ».
• (18 h 40) •
Commentaire. Cet
article effectue les modifications de concordance en lien avec l'intégration de
l'organisme de protection pour les incendies de forêt dans la Loi sur la
sécurité incendie et avec la suppression des articles 181.1 et 183 de la
Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier, conformément à ce que
propose l'article 53 du projet de loi.
Le Président (M.
Schneeberger) : Merci. Est-ce qu'il y a des questions sur
l'article 55? Aucune. Est-ce que l'article 55 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. Article 56.
M. Bonnardel :
56. L'article 193 de cette
loi est modifié par l'insertion, après «protection», de «contre les incendies
de forêt désigné en vertu de l'article 150.1 de la Loi sur la sécurité
incendie (chapitre S-3.4)».
Commentaire. Cet
article effectue une modification de concordance avec l'intégration de
l'organisme de protection contre les incendies de forêt dans la Loi sur la
sécurité incendie.
Le Président (M.
Schneeberger) : Questions? Député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla :
Concrètement, dans la réalité,
qui approuve cette action-là? Est-ce que c'est le ministre lui-même? Est-ce que
c'est... il y a un département dans le ministère de la Sécurité publique?
Est-ce que c'est la SOPFEU? Parce que, là,
on s'en va directement au ministre. Pourquoi ne pas avoir, par exemple, désigné
la SOPFEU pour approuver ce plan... comment on les appelle, là, comme
ces traitements-là?
M.
Bonnardel : Ça reste le ministère des Ressources naturelles. On n'a
pas l'expertise pour ça, nous.
M. Fontecilla : Ah! OK. On est toujours
dans... Et la SOPFEU, est-ce qu'elle l'aurait, l'expertise? Peut-être que oui.
M.
Bonnardel : Quiconque utilise le... c'est ça, doit se conformer...
(Consultation)
M.
Bonnardel : ...aux directives. C'est ça.
M.
Fontecilla : L'organisme de protection, c'est la SOPFEU?
M.
Bonnardel : Oui.
M.
Fontecilla : OK, mais, quand
même, c'est le ministre... c'est le ministre des Ressources naturelles qui doit
donner l'approbation finale.
M. Bonnardel :
C'est ça.
M.
Fontecilla : Pour notre information, est-ce que c'est un traitement
sylvicole qui est utilisé fréquemment?
M.
Bonnardel : Il faudrait poser la question à MRNF, là, mais j'imagine
que oui, mais c'est des brûlages contrôlés sûrement, là, oui.
M.
Fontecilla : Oui, très bien.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Alors, est-ce que l'article 56 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Article 57.
M.
Bonnardel : L'article 194 de cette loi est modifié par le
remplacement de «d'extinction d'un» par «de l'organisme de protection contre
les incendies de forêt désigné en vertu de l'article 150.1 de la Loi sur
la sécurité incendie (chapitre S-3.4) pour lutter contre un».
Commentaire. Cet
article effectue une modification en concordance vec l'intégration des... de
l'organisme de protection contre les incendies de forêt dans la Loi sur la
sécurité incendie.
Le Président (M.
Schneeberger) : Merci. Questions? Est-ce que l'article 57 est
adopté?
M.
Fontecilla : ...M. le Président, là...
Le Président (M.
Schneeberger) : Oui, oui, député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla :
«Les dépenses [...] pour lutter
contre un incendie déclaré à l'occasion de l'exercice en forêt des
fonctions relatives à l'opération d'un chemin de fer visées à l'article», les
dépenses sont à la charge de qui ici, là? Qu'est-ce qu'on dit concrètement? Ils
sont à la charge de... Ce n'est pas de la SOPFEU?
M.
Bonnardel : Non, c'est à l'entreprise de chemin de fer.
M.
Fontecilla : C'est à l'entreprise de chemin de fer.
M.
Bonnardel : C'est ça.
M.
Fontecilla : Donc, on stipule que, s'il y a un feu causé par une
entreprise de... par une compagnie de chemin de fer, c'est elle qui doit
assumer les coûts de l'extinction de ce feu-là.
M.
Bonnardel : C'est ça.
M.
Fontecilla : Très bien, mais il faut en faire la preuve, là, tout
d'abord.
M.
Bonnardel : C'est ça.
M. Fontecilla :
Et qui s'occupe de faire la
preuve que c'est la compagnie de chemin de fer qui a occasionné un feu?
M. Bonnardel :
C'est le ministère avec la SOPFEU
qui détermine, après enquête, ce qui a pu se passer, mais...
M.
Fontecilla : Votre ministère, le ministère de la Sécurité publique?
M.
Bonnardel : Non, le MRNF.
M.
Fontecilla : OK. Parfait. Avec la SOPFEU?
M.
Bonnardel :
C'est ça.
M.
Fontecilla : Donc, la SOPFEU est toujours à cheval entre les deux
ministères.
M.
Bonnardel : C'est ça.
M.
Fontecilla : Très bien.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Alors, est-ce que l'article 57 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : 58.
M.
Bonnardel : L'article 195 de cette loi est modifié par la
suppression du paragraphe 1°.
Commentaire.
Cet article effectue une modification en concordance avec le fait que les
modalités de financement des activités de l'organisme de protection contre les
incendies de forêt seront expressément prévues dans la Loi sur la
sécurité incendie.
Le Président (M.
Schneeberger) : Questions? Est-ce que l'article 58 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : 59.
M. Bonnardel : L'article 239
de cette loi est modifié :
1° par la suppression du paragraphe 1°;
2° par le remplacement, dans le
paragraphe 2°, de «chargé de la protection des forêts contre les
incendies» par «de protection contre les incendies de forêt désigné en vertu de
l'article 150.1 de la Loi sur la sécurité incendie (chapitre S-3.4)»;
3° par le remplacement, dans le
paragraphe 3°, de «chargé de la protection des forêts contre les
incendies» par « de protection contre les incendies de forêt désigné en vertu
de l'article 150.1 de la Loi sur la sécurité incendie»;
4° par le remplacement, dans le
paragraphe 4°, de «de la protection des forêts contre les incendies» par
«de protection contre les incendies de forêt désigné en vertu de
l'article 150.1 de la Loi sur la sécurité incendie»;
5° par le remplacement, dans le
paragraphe 5°, de «chargé de la protection des forêts contre les
incendies» par «de protection contre les incendies de forêt désigné en vertu de
l'article 150.1 de la Loi sur la sécurité incendie».
Commentaire.
Cet article supprime l'infraction prévue au paragraphe 1° de
l'article 239 de la Loi sur l'aménagement du territoire forestier
puisque celle-ci sera dorénavant prévue à l'article 155.1 de la Loi sur la
sécurité incendie telle que proposée par l'article 49 du projet de loi.
Il effectue
également des modifications de concordance en lien avec l'intégration de
l'organisme de protection contre les incendies de forêt dans cette
dernière.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Questions? Ça va? Alors, est-ce que l'article 59 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 60.
M.
Bonnardel : 60.
L'article 111.0.16 du Code du travail (chapitre C-27) est modifié par
le remplacement du paragraphe 5.2° par le suivant :
«5.2° un organisme de protection contre les
incendies de forêt désigné en vertu de l'article 150.1 de la Loi sur la
sécurité incendie (chapitre S-3.4);».
Commentaire. Cet article effectue une
modification de concordance en lien avec l'intégration de l'organisme de
protection contre les incendies de forêt dans la Loi sur la sécurité incendie.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Est-ce que l'article 60 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) :
Article 61.
M. Bonnardel : 61. Loi sur le
ministère des Ressources naturelles et de la Faune.
61. L'article 12 de la Loi sur le ministère
des Ressources naturelles et de la Faune (chapitre M-25.2) est modifié par le
remplacement du paragraphe 16.7° du premier alinéa par le paragraphe
suivant :
«16.7°
veiller à la protection des forêts conformément à la Loi sur l'aménagement
durable du territoire forestier;».
Commentaire. Cet article effectue une
modification de concordance en lien avec l'intégration de l'organisme de
protection contre les incendies de forêt dans la Loi sur la sécurité incendie.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Alors, est-ce que l'article 61 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 62.
M. Bonnardel : 62.
L'article 17.12.12 de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, après le deuxième alinéa, du
suivant :
«Le gouvernement peut également, sur la
recommandation conjointe du ministre et du ministre de la Sécurité publique, décréter que soit portée au crédit du
volet aménagement durable du territoire forestier la partie qu'il fixe d'une somme visée au deuxième alinéa afin de l'affecter,
malgré le premier alinéa, au financement des activités relatives à la protection
contre les incendies de forêt prévues au chapitre VI.1 de la Loi sur la
sécurité incendie (chapitre S-3.4) autres que celles visées au premier
alinéa de l'article 150.4 de cette loi.»;
2° par l'insertion, dans le troisième alinéa et
après «deuxième», de «ou du troisième».
Commentaire. Cet article propose une
modification de concordance afin que les activités de l'organisme désignées en
vertu de la Loi sur la sécurité incendie puissent continuer à être, en partie,
financées par le Fonds des ressources naturelles, comme c'est le cas en ce
moment.
Ainsi, l'article vise à ce que le gouvernement,
sur la recommandation conjointe du ministre des Ressources naturelles et des
Forêts et du ministre de la Sécurité publique, puisse décréter que soit portée
au crédit du volet aménagement durable du
territoire forestier la partie qu'il fixe d'une somme qui, autrement, aurait
été portée au crédit du fonds général afin de l'affecter au financement
des activités relatives à la protection contre les incendies de forêt, prévues au
chapitre VI.1 de la Loi sur la sécurité incendie, autres que celles visées
au premier alinéa de l'article 150.4 de cette loi.
Le Président (M.
Schneeberger) : Merci. Est-ce qu'il y a des questions sur 62? Député
de Laurier-Dorion.
M.
Fontecilla : Beaucoup de matière dans cet article-là. Lorsqu'on dit
qu'il «soit portée au crédit du volet aménagement durable du territoire
forestier la partie qu'il fixe d'une somme», ce que je veux savoir, là... Donc,
la Sécurité publique peut aller porter au
crédit d'un fonds qui va être destiné à... au financement des activités
relatives à la protection contre les
incendies. Quels types d'activité, par exemple, la SOPFEU... Est-ce qu'on parle
ici du financement de la SOPFEU?
M.
Bonnardel : Exact. Financement de la SOPFEU, oui, comme c'est fait
présentement.
M. Fontecilla :
OK. Donc, il y a une partie du
fonds... attendez une minute... une partie du volet aménagement durable
qui est allouée à...
M.
Bonnardel : La SOPFEU.
M. Fontecilla :
...à la SOPFEU. Très bien. Est-ce
que c'est... Est-ce que c'est un fonds qui est, comment dire, dédié, l'argent
qui provient du volet aménagement durable finance certaines... certaines
fonctions de la SOPFEU ou le budget général de la SOPFEU?
M. Bonnardel :
C'est le budget général, le budget général de la SOPFEU.
• (18 h 50) •
M. Fontecilla :
Quel pourcentage du budget de la
SOPFEU provient de ce fonds-là? Une bonne partie, grosso modo, trois
quarts, la moitié, un quart?
M.
Bonnardel : Plus que 90%.
M. Fontecilla :
OK. Donc, la SOPFEU, à toutes
fins pratiques, est financée par le volet aménagement durable, et donc,
ça vient du Fonds des ressources naturelles. Si on s'en va à l'entête... au
premier article de 17.12.12, il y a différents volets.
M.
Bonnardel : Il y a une partie qui est financée par le ministère des
Ressources naturelles. Il y a une partie qui était financée par ce fonds... ce
volet aménagement durable, pas ce fonds.
M.
Fontecilla : Et le ministère de la Sécurité publique, est-ce qu'il
finance?
M.
Bonnardel : S'il y avait des demandes budgétaires comme telles, ça
sera évalué.
M.
Fontecilla : Donc, c'est discrétionnaire en quelque sorte.
M.
Bonnardel : Oui.
M.
Fontecilla : OK. Mais le volet d'aménagement durable du territoire
forestier pour le financement des activités
liées à l'aménagement durable des forêts, à sa gestion, à l'intensification de
la production... OK. Donc, le volet aménagement
durable du ministère des Ressources naturelles finance plusieurs... plusieurs
éléments, là, dont la protection. Et cet article, ce qu'il vient faire,
c'est de permettre la continuité de cet... de ce fonctionnement-là.
M.
Bonnardel : Tout à fait.
Le Président (M.
Schneeberger) : Ça va? Oui. D'autres questions? Correct. Alors, est-ce
que l'article 62 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. 63.
M. Bonnardel : 63. L'article 17.12.13 de cette loi est
modifié par l'insertion, dans ce qui précède le paragraphe 1° du
deuxième alinéa et après «deuxième», de «ou du troisième».
Commentaire. Cet
article effectue une modification de concordance en lien avec l'ajout d'un
troisième alinéa à l'article 17.12.12 de la Loi sur le ministère des Ressources
naturelles et de la Faune, proposé par l'article 62 du projet de loi.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur 63? Alors, est-ce que l'article 63 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Article 64.
M.
Bonnardel : Article 64. L'article 17.12.15 de cette
loi est modifié par l'insertion, à la fin du paragraphe 4° du premier alinéa, de «ou ayant commis l'infraction
prévue à l'article 155.1 de la Loi sur la sécurité incendie (chapitre S-3.4)».
Commentaire. Cet article propose que le montant
des amendes versées par les contrevenants ayant commis une infraction prévue à
l'article 155.1 de la Loi sur la sécurité incendie, proposé par
l'article 49 du projet de loi, soit porté au crédit du volet aménagement
durable du territoire forestier du Fonds des ressources naturelles.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur 64? Alors, est-ce que l'article 64 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
65.
M. Bonnardel : 65. Règlement sur la
protection des forêts.
L'article 1 du Règlement sur la protection
des forêts (chapitre A-18.1, r. 10.1) est abrogé.
Commentaire. Cet article abroge l'article 1
du Règlement sur la protection des forêts concernant le taux de remboursement
des dépenses reliées aux opérations d'extinction des incendies forestiers, vu
l'abrogation du pouvoir habilitant prévu au paragraphe 1° de
l'article 195 de la Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier,
proposé par l'article 58 du projet de loi.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Aucune. Alors, est-ce que l'article 65 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
66.
M. Bonnardel : 66. À moins que le
contexte n'indique un sens différent, dans toute loi, dans tout règlement et
dans tout autre document :
1° une référence à la Loi sur la sécurité civile
(chapitre S-2.3) :
a) devient une référence à la Loi sur les
centres de communications d'urgence (chapitre S-2.3) lorsqu'elle est en
lien avec un centre d'urgence 9-1-1 ou un centre secondaire d'appels
d'urgence;
b) devient une référence à la Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres (indiquer ici
l'année et le numéro de chapitre de la présente loi ainsi que le numéro de
l'article de cette loi qui édicte la Loi sur la sécurité civile visant à
favoriser la résilience aux sinistres) dans les autres cas;
2° une référence à un centre secondaire d'appels
d'urgence devient une référence à un centre secondaire de communications
d'urgence.
Et commentaire, cet article permet que, dans
toute loi, règlement ou document, une référence à la Loi sur la sécurité civile
devienne, selon le cas, une référence à la Loi sur les centres de
communications d'urgence ou à la Loi sur la
sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres, ainsi qu'une
référence à un centre secondaire d'appels d'urgence devienne une
référence à un centre de communications d'urgence.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions
sur 66? Tout va bien. Alors, est-ce que l'article 66 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : 67.
M. Bonnardel : Un certificat de
conformité délivré en vertu de l'article 52.10 de la Loi sur la sécurité
civile valide le (indiquer ici la date de la sanction de la présente loi) est
réputé avoir été délivré pour cinq ans.
Commentaire. Cet article vise à prolonger
jusqu'à cinq ans la durée de certificat... du certificat de conformité d'un
centre d'urgence 9-1-1 qui est valide à l'entrée en vigueur de la loi en
cohérence avec la modification apportée par l'article 35 du projet de loi.
Le Président (M. Schneeberger) : Questions?
Alors, est-ce que l'article 67 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
68.
M.
Bonnardel : L'organisme reconnu à titre d'organisme de
protection des forêts contre les incendies en vertu de
l'article 181 de la Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier
(chapitre A-18.1) le 1er janvier 2025 est désigné, à compter de cette date, à titre
d'organisme de protection contre les incendies de forêt en vertu de
l'article 150.1 de la Loi sur la sécurité incendie
(chapitre S-3.4), édicté par l'article 48 de la présente loi.
Commentaire. Cet
article propose que l'organisme qui est actuellement reconnu à titre
d'organisme de protection des forêts contre les incendies en vertu de la Loi
sur l'aménagement durable du territoire forestier soit désigné à titre
d'organisme de protection contre les incendies de forêt en vertu de la Loi sur
la sécurité incendie.
Le Président (M.
Schneeberger) : Questions sur 68? Alors, est-ce que l'article 68
est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Et le dernier article, qui est le 69.
M.
Bonnardel : Les dispositions de la présente loi entrent en vigueur le
(indiquer ici la date de la sanction de la présente loi), à l'exception :
1° de celles des
articles 8 et 9 de la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la
résilience aux sinistres, édictés par l'article 1 de la présente loi, qui
entrent en vigueur à la date de l'entrée en vigueur du premier règlement pris en application de l'article 10 de la Loi
sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres, édicté
par l'article 1 de la présente loi;
2°
de celles de la section III du chapitre II, comprenant les
articles 47 à 65, qui entrent en vigueur le 1er janvier 2025.
Commentaire. Cet
article prévoit le mode d'entrée en vigueur des dispositions de la Loi édictant
la Loi sur la sécurité civile visant à favoriser la résilience aux sinistres et
modifiant diverses dispositions relatives notamment aux centres de communications
d'urgence et à la protection contre les incendies de forêt.
Le Président (M.
Schneeberger) : Alors, questions sur 69? Aucune. Est-ce que
l'article 69 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
adopté. Alors, on... ça met un terme au niveau des articles. Alors là, j'ai les adoptions d'usage pour le projet de loi.
Alors, est-ce que les intitulés des chapitres et des sections sont adoptés?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Schneeberger) : Adopté.
Est-ce que les titres... le titre, pardon, du projet de loi est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Je propose que la commission recommande la
renumérotation du projet de loi amendé. Cette motion est-elle adoptée?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. Je propose que la commission adopte une motion
d'ajustement des références. Cette motion est-elle adoptée?
Des voix : Adopté.
Remarques finales
Le Président (M.
Schneeberger) : Adopté. Alors, tout est adopté au niveau du projet de
loi. Alors, nous en sommes aux remarques finales. Alors, M. le député de
Laurier-Dorion, avez-vous des commentaires à nous faire sur le projet de loi?
M. Andrés Fontecilla
M.
Fontecilla : Merci, M. le Président. Écoutez, c'est bien la première
fois où je participe à un projet de loi aussi consensuel, où est-ce qu'il y
avait... quand même, très technique, mais très peu d'amendements. Donc, c'est
la preuve que... et les équipes
ministérielles et le ministre ont fait un bon travail dans le sens du bien
commun. Donc, voilà, je suis très content d'avoir participé à cette...
comment je pourrais le qualifier, à cette modernisation et ce transfert
important de la SOPFEU, un des faits saillants de... non pas le seul, mais
important, le transfert de la SOPFEU du ministère des Ressources naturelles à
la Sécurité publique. Donc, c'est la preuve qu'en matière de protection je
pense qu'il peut y avoir un certain nombre de, comment dire, de consensus au
sein de tous les partis présents à l'Assemblée nationale, et je suis très
content d'avoir finalisé, finalement. Merci.
Le
Président (M. Schneeberger) : Merci beaucoup. Je cède maintenant la parole à la
députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Jennifer
Maccarone
Mme Maccarone : Merci, M. le
Président. C'est vrai, c'était un projet de loi très technique, très
intéressant. Ceux qui me connaissent savent que j'aime vraiment le processus de
l'étude détaillée d'un projet de loi. J'apprends toujours quelque chose à
chaque fois puis je trouve que c'est une belle façon de faire la démonstration
de notre démocratie ici, à l'Assemblée nationale, de poser des questions à des
groupes, d'être à l'écoute des gens qui passent en audition, de lire les
mémoires. Ça fait que j'aime beaucoup ce processus de notre travail.
• (19 heures) •
Alors, c'est une étape où je souhaite,
évidemment, remercier tout le monde, puis la première personne que je souhaite
remercier, c'est Florence Thivierge, parce qu'elle est vraiment excellente, et
on a une belle complicité. Puis c'est un dossier, sécurité publique... nous
passionne. On l'aime beaucoup, on a hâte à poursuivre, à faire toutes les
visites que le ministre nous a dit qu'on pouvait faire parce qu'on est
sincèrement très intéressées. Puis je trouve tous les gens qui oeuvrent au sein
de ce domaine, que ce soit sécurité publique puis maintenant sécurité civile,
des gens qui ont beaucoup de courage puis le
bien-être de nos citoyens à coeur. Alors, merci, parce que ça me touche
beaucoup puis vous méritez les éloges. Alors, merci. Puis, peu importe le rôle
que vous occupez, que ce soit au sein du conseil juridique, les gens qui
travaillent au sein du ministère, notre excellent sous-ministre, qui a répondu
à beaucoup de questions, merci. Merci à tous les gens qui nous a accompagnés.
Je sais que je pose beaucoup de questions, mais je quitte sincèrement beaucoup
plus intelligente avec beaucoup plus d'informations dans mon coffre à outils.
Alors, je vais être prête pour les prochains
crédits, M. le ministre, mais vraiment, je trouve, très intéressant. Ça fait
que merci beaucoup, Florence, parce qu'elle m'aide beaucoup à comprendre aussi
toutes les nuances dans tout ce qu'on fait ici. Merci à M. le ministre, merci à
toutes les équipes qui vous accompagnent, les collègues. Merci à vous aussi, M.
le Président. Merci aussi à nos... On a de la chance d'avoir deux secrétaires
dans cette commission, ça fait que merci à eux. Merci aux pages. Merci aux gens
qui travaillent pour nous, qui captent le son, l'image, puis aussi toute la
transcription. C'est vrai, c'est un projet de loi... Peut-être, les gens qui
n'ont pas suivi les travaux, ils vont trouver c'est un projet de loi qui gère
les exceptions, puis c'est ça qu'on souhaite. On souhaite gérer les exceptions.
C'était très technique, mais je trouve que c'est formidable qu'on parle
beaucoup à la résilience, la responsabilisation, protection, prévention, de
l'information que je souhaite que les citoyens vont bien comprendre lors de
l'adoption de la loi. Il y a vraiment des bonnes intentions.
Ça reste qu'évidemment il y a des éléments, pour
moi, qui amènent certaines préoccupations, puis le ministre le sait. On donne
énormément de responsabilités aux municipalités, mais pas nécessairement les
budgets. Puis je comprends qu'il y a une autre façon de voir ça. Je suis un peu
de leur bord dans leur façon de le voir. Il y a une inquiétude. Alors, j'espère que le gouvernement sera à l'écoute de ceci,
parce que, quand on parle de responsabilisation, puis toutes les
actions, puis toutes les choses que nous avons adoptées, je comprends leur
besoin de vouloir avoir un accompagnement au niveau budgétaire, financier,
au-delà de l'argent qui a été donné à SOPFEU, par exemple.
Ça fait que... Puis c'est un projet de loi qui
était costaud. On a modifié... Combien de lois est-ce qu'on a modifiées?
Plusieurs, hein, plusieurs lois qu'on a... 21 lois, je pense, quatre
règlements. Puis, quand on dit : C'est seulement 68 articles puis une loi
qui est édictée, on a fait beaucoup de travail puis on a travaillé rondement.
Ça fait que merci beaucoup.
Le Président (M. Schneeberger) : M.
le ministre, à vous.
M. François
Bonnardel
M. Bonnardel : Oui, mais je serai
bref, M. le Président. Je veux commencer par vous remercier à vous pour la
présidence. Vous avez bien géré les travaux pendant ces multiples heures que
nous avons eu ensemble à travailler. Le
secrétariat de la commission, merci à vous. Merci à mes collègues
gouvernementals de cet appui. Merci aux députés de l'opposition. Merci,
maintenant, à mes équipes, à commencer par le cabinet, pour nous avoir... pour
m'avoir épaulé pour ce travail, mais surtout aussi au MSP, au ministère, donc,
sous-ministre, toute l'équipe de juristes, qui avez travaillé de main de maître,
de nombreuses heures, nombreuses heures, pour préparer ce projet de loi. Ce
n'est pas simple.
Puis j'ai toujours eu comme politique, quand on
a commencé à travailler ce projet de loi, d'être le plus consensuel possible,
d'essayer de trouver les angles morts, les aspects qui pourraient être plus
compliqués. J'ai été très longtemps du côté de l'opposition. Donc, je mesure
jusqu'à quel point l'opposition fait son travail, ils ont très bien fait leur travail dans ce cas-ci, mais
jusqu'à quel point trouver les angles morts sont importants, puis je pense
que... Je vous remercie pour vos commentaires. C'est une façon de faire,
une façon de travailler qui est, pour moi, importante, une ouverture qui est importante, avec des amendements, quelques
amendements qu'on a réussi à faire adopter grâce à... grâce à vous
aussi.
Donc, on aura
la chance d'élaborer plus longuement sur les tenants, aboutissants de cette loi
lors de la prise en considération de l'adoption finale, mais je veux remercier
tout le monde encore une fois pour le travail que vous avez fait. Je pense
qu'on a une loi qui va, je l'espère, durer dans le temps, durer dans le temps,
au moins pour les 15, 20 prochaines années. Alors, merci pour tout.
Le
Président (M. Schneeberger) : Alors, pour finir, bien, j'espère que, justement,
même si cette loi va entrer en vigueur le 1er janvier 2025... j'espère
que les avions de la SOPFEU vont rester à terre cet été parce que c'est ce qui est l'idéal, hein? On
le souhaite tous. Et puis aussi je dirais à tout le monde qui vont profiter de
la nature de respecter les consignes parce qu'une épinette, là, c'est
une bombe. Moi, j'ai déjà fait l'expérience, une fois, d'allumer un sapin de Noël dans ma cour, à l'extérieur, puis je peux
vous dire que ça prend vraiment vite en feu, c'est hallucinant. Alors,
imaginez des centaines d'arbres, c'est... Il faut vraiment respecter les
consignes.
Alors, sur
ce, la commission, ayant accompli son mandat, ajourne ses travaux sine die. Je
vous souhaite à tous une belle fin de soirée.
(Fin de la séance à 19 h 06)