Journal des débats de la Commission de l'aménagement du territoire
Version préliminaire
43e législature, 1re session
(29 novembre 2022 au 10 septembre 2025)
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Le
mercredi 8 mai 2024
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Vol. 47 N° 61
Étude détaillée du projet de loi n° 57, Loi édictant la Loi visant à protéger les élus et à favoriser l’exercice sans entraves de leurs fonctions et modifiant diverses dispositions législatives concernant le domaine municipal
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Intervenants par tranches d'heure
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Kelley, Gregory
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Laforest, Andrée
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Setlakwe, Michelle
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Grandmont, Etienne
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Kelley, Gregory
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Lakhoyan Olivier, Sona
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Laforest, Andrée
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Setlakwe, Michelle
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Grandmont, Etienne
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Kelley, Gregory
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Laforest, Andrée
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Setlakwe, Michelle
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Grandmont, Etienne
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Grandmont, Etienne
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Laforest, Andrée
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Kelley, Gregory
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Setlakwe, Michelle
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Laforest, Andrée
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Grandmont, Etienne
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Kelley, Gregory
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Setlakwe, Michelle
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Lakhoyan Olivier, Sona
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Kelley, Gregory
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Setlakwe, Michelle
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Grandmont, Etienne
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Laforest, Andrée
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Lakhoyan Olivier, Sona
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Grandmont, Etienne
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Kelley, Gregory
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Setlakwe, Michelle
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Laforest, Andrée
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Lakhoyan Olivier, Sona
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Nichols, Marie-Claude
15 h (version révisée)
(Quinze heures quatre minutes)
Le Président (M. Kelley) : Alors,
ayant constaté le quorum, je déclare que la séance de la Commission de
l'aménagement du territoire... ouverte.
La commission est réunie afin d'entreprendre
l'étude détaillée du projet de loi n° 57, Loi édictant la Loi visant à
protéger les élus et à favoriser l'exercice sans entraves de leurs fonctions et
modifiant diverses dispositions législatives concernant le domaine municipal
Mme la secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. M. Ciccone (Marquette) est remplacé par Mme Lakhoyan
Olivier (Chomedey); et M. Fontecilla (Laurier-Dorion) par M. Grandmont
(Taschereau).
Remarques préliminaires
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Alors, maintenant, nous sommes maintenant aux remarques préliminaires pour
lesquelles chaque membre dépose... 20 minutes. J'invite la ministre des
Affaires municipales à faire ses remarques préliminaires. Mme la ministre.
Mme Andrée Laforest
Mme Laforest : Oui, merci,
M. le Président. Alors, bienvenue dans notre commission, comme c'est la
première fois que je vais travailler avec vous comme président, député de
Jacques-Cartier. Mes collègues, députés de Chomedey, Mont-Royal—Outremont,
Taschereau, les collègues, de mon côté, parlementaires, du gouvernement, merci
beaucoup d'être ici. Merci aux équipes, de chaque côté, qui sont ici pour nous
appuyer. Merci à vous, l'équipe des Affaires municipales.
Alors, je suis très heureuse de commencer l'étude
du projet de loi n° 57, le projet de loi qui vise à protéger les élus et à
favoriser l'exercice sans entraves de leurs fonctions puis modifier également
diverses dispositions législatives concernant le domaine municipal.
Alors, évidemment, comme gouvernement,
nous sommes responsables. Nous voulons en faire plus également pour une
meilleure démocratie municipale. On le voit présentement, on le constate, mes
collègues et moi, qu'on fait face à une montée de cas d'incivilité, d'intimidation,
de harcèlement, de violence auprès des élus, on a plusieurs démissions au
niveau municipal, donc on doit agir. C'est pour ça que le projet de loi n° 57
est à l'étude aujourd'hui. C'est un outil fort pour démontrer que la protection
des élus doit être respectée.
Alors, des exemples. On a travaillé
beaucoup dans le passé. On a travaillé avec le plan d'action pour favoriser le
respect et la civilité Unis pour la démocratie. On a également donné des
montants pour la Fédération québécoise des municipalités, l'Union des municipalités
du Québec, pour offrir de l'aide psychologique de première ligne avec des
lignes d'urgence. Il y a également un autre montant qui a été donné pour le
soutien financier pour des citoyens harcelants, pour des frais, des recours
judiciaires. Ensuite, il y a également... il y a eu une campagne de
sensibilisation pour sensibiliser les citoyens pour l'importance de traiter le
personnel et les élus municipaux avec respect. Il y a également plusieurs
outils pour les bonnes pratiques à adopter avec les médias sociaux. On sait
très bien que durant la pandémie, disons que ça a été le début des gestes qu'on
a... qu'on voit et qu'on connaît dans le milieu municipal. Ensuite, il y a eu
le projet de loi n° 49 également. Il y a eu la <i>Loi modifiant la
Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, la Loi sur l'éthique
et la déontologie, avec le projet de loi n° 49, comme je mentionnais. Il y
a l'accompagnement également avec les directions régionales dans les
municipalités.
Donc, avec le projet de loi que nous
allons étudier ensemble, c'est vraiment un signal fort, parce que maintenant,
on ajoute une infraction pénale possible de 500 $ à 1 500 $ qui
va permettre de sanctionner toute personne qui entrave l'exercice de la
fonction d'un élu. Nous parlons toujours de gestes menaçants, intimidants ou
harcelants, mais toujours, toujours bien, bien, bien encadrés dans des
situations d'abus, il faut le mentionner. Il y a également une autre
possibilité d'infraction de 50 $ à 500 $ pour permettre des sanctions
à une personne qui causerait des désordres dans le déroulement d'une séance de
conseil.
Donc, ici, on vient baliser, si je peux
dire, la Cour supérieure<i>, bien la guider dans les missions d'injonction
devant tout comportement menaçant, harcelant, intimidant ou violent à l'endroit
d'un élu.
Maintenant, le projet de loi va très, très
loin parce qu'on ajoute des outils pour favoriser les candidats aux futures
élections municipales. On vient également donner des pouvoirs à la ministre
pour accompagner un conseil municipal rapidement, s'il y a des difficultés au
sein du conseil. Il y a également un point <très...
Mme Laforest :
...conseil.
Il y a également un point >très important, l'obligation de formation dès
la campagne électorale. Dès les élections, nous allons former, avec <i>l'Union
des municipalités, l'UMQ, Montréal, Québec, nos élus, donc, formation
obligatoire.
Il y a plusieurs autres mesures, M. le
Président, dans le projet de loi, mais je crois que l'important, c'est de
commencer tout de suite l'étude. Puis on souhaite qu'il soit bien adopté à la
fin de la session parlementaire. On sait que les élections arrivent rapidement,
novembre 2025. Alors, on a tous la volonté de protéger nos élus, mais la
liberté d'expression ne sera pas du tout entachée. Alors, voilà. Merci, M. le
Président.
Le Président (M. Kelley) : Merci
beaucoup, Mme la ministre. J'invite maintenant la porte-parole de l'opposition
officielle et députée de Mont-Royal—Outremont à faire ses
remarques préliminaires.
Mme Michelle Setlakwe
Mme Setlakwe : Merci, M. le
Président. À mon tour de vous saluer tous et chacun. Mme la ministre, M. le
Président, les collègues, l'équipe de la ministre, les collègues des banquettes
du gouvernement, un plaisir de vous revoir, ainsi que ma collègue députée de Chomedey.
On travaille bien ensemble dans ce projet de loi là. Mon collègue du deuxième
groupe d'opposition, député de Taschereau, un plaisir de vous voir, toute
l'équipe de la commission.
Je l'ai dit durant les consultations, je
l'ai redit hier dans mon allocution au niveau de l'adoption du principe, mais
c'est important de refaire une mise en contexte. Le sujet de la protection des
élus est un sujet, un enjeu extrêmement important. J'en suis. Je suis
personnellement très sensible à ça, étant... ayant été élue municipale pendant
cinq ans. Tout notre caucus, à l'opposition officielle, estime que c'est un
enjeu extrêmement important sur lequel il faut se pencher.
D'ailleurs, on a pris acte, nous aussi,
là, des chiffres inquiétants de... 10 % des élus qui sont en poste depuis 2020‑2021
ont démissionné. On s'attend à d'autres démissions. On sait qu'ils évoluent
dans un contexte qui est extrêmement difficile, oui, pire, depuis la pandémie.
Il y a toutes sortes de raisons, de facteurs, mais il n'en demeure pas moins
que les chiffres parlent d'eux-mêmes. On veut assurer qu'il y ait une... qu'il
y ait une relève. On veut garder la fonction d'élu municipal, qui est un rôle
extrêmement important dans la société. Il peut être extrêmement valorisant et
stimulant. Il faut qu'il demeure attractif. Il faut qu'on puisse intéresser la relève,
les jeunes, les femmes, des hommes et des femmes qui s'impliquent dans leur
communauté.
• (15 h 10) •
À la lumière des chiffres inquiétants,
d'ailleurs, nous, à l'opposition officielle, on avait déposé un mandat
d'initiative. On voulait qu'une commission se penche de façon urgente sur les
mesures qui étaient déjà en place. Mme la ministre l'a mentionné, il y a un
plan d'action, il y a des... il y a des mesures qui avaient été annoncées. Et
l'idée, c'était de se dire : Mais est-ce qu'on en fait assez, est-ce
qu'on... quand on se compare à d'autres juridictions, est-ce qu'on met en place
les meilleures pratiques? On parlait spécifiquement, donc, de se saisir de
toute urgence, là, d'un mandat d'initiative sur la civilité au sein des
conseils municipaux et, plus largement, sur la dégradation du respect envers les
élus de tous les paliers de gouvernement et les enjeux liés au harcèlement et
aux menaces envers ceux-ci. Donc, c'est un enjeu qui nous rejoint.
Je pense, c'est important qu'on se
remémore, qu'on redise les chiffres qui sont... qui émanent du sondage qui a
été mené par l'UMQ, un sondage tout récent, là, entre le 19 mars et le
8 avril dernier, auprès de 1 380 élus aux quatre coins du
Québec. Selon ce sondage <i>Léger-UMQ, 46 % des élus ont signalé
avoir été confrontés à de l'intimidation et des menaces, tandis que 36 %
ont déclaré avoir été victimes de harcèlement. Les femmes élues, à la hauteur
de 53 %, sont plus fréquemment victimes d'intimidation et de menaces que
les hommes, à hauteur de 42 %. Donc, ce sont des données qu'on prend très
au sérieux.
Le projet de loi qui a été déposé par le
gouvernement, nous avons voté pour le principe. J'aimerais revenir, et je pense
que c'est important de le faire, sur un point extrêmement important qui a été
soulevé lors des consultations. Je sais que, durant les consultations et à la
lumière des nombreux mémoires qui ont été déposés, le projet de loi, qui est un
omnibus, là... ça ne traite pas seulement de la protection des élus, mais d'une
panoplie de mesures, là, pour... qui sont demandées, qui sont attendues dans le
monde municipal. Certaines sont... visent à favoriser la participation aux
prochaines élections municipales, mais il y a quand même un point qui est
sorti, qui est fondamental. Et vous êtes, vous comme moi, là, des élus autour
de la table, vous recevez des courriels depuis... à répétition depuis un
certain temps. Et on a entendu la Ligue des droits et libertés et on a tous lu
le mémoire qu'ils ont déposé ainsi que la lettre cosignée par différents
syndicats qui ont... qui mettent de l'avant un point extrêmement important,
c'est-à-dire le maintien de la liberté d'expression, qui est un droit
fondamental dans notre démocratie.
Donc, le projet de loi n° 57 et son
nouveau <régime...
Mme Setlakwe :
...projet
de loi n° 57 et son nouveau >régime pénal qui est proposé, ne doit
pas avoir pour effet de museler les citoyens qui souhaitent exprimer leurs
préoccupations à leurs élus, bien sûr, dans le respect. Nous examinerons le
libellé attentivement lors de l'étude détaillée du projet de loi qu'on entame
dès cet après-midi afin d'atteindre un juste équilibre qui permettra de
répondre aux besoins du milieu municipal tout en favorisant et en protégeant la
démocratie municipale.
Je l'ai mentionné, le projet de loi répond
à une problématique réelle et ses objectifs sont louables, notamment la
protection des élus, qui ont le droit d'évoluer dans un milieu empreint de
civilité et de respect. Également, il nous faut assurer une relève en politique
municipale. D'un autre côté, nous devons être très vigilants et ne pas nuire à
la participation citoyenne. Nous devrons garder ces deux objectifs à l'esprit
durant l'étude détaillée.
J'aimerais insister sur un point important.
Les élus municipaux doivent demeurer accessibles pour leurs électeurs, puis je
profite de ce temps de parole aujourd'hui pour rappeler l'importance pour tout
élu d'être à l'écoute de ses concitoyens et d'encourager le dialogue et la
libre circulation des idées.
Comme les villes sont des gouvernements de
proximité traitant d'enjeux qui touchent concrètement les résidents dans leur
quotidien, il est important que les élus municipaux soient proches de leurs
concitoyens. C'est ça, le rôle fondamental des élus municipaux, d'être à
l'écoute des préoccupations des concitoyens qu'ils représentent afin de bien
les représenter et prendre des décisions dans le meilleur intérêt de la
collectivité en toute connaissance de cause. Les élus municipaux influencent
des décisions importantes pour leur milieu. Les revendications, les doléances
et les propositions des citoyennes et des citoyens sur une variété d'enjeux, ce
sont souvent... bien souvent par le biais des élus municipaux qu'elles
cheminent. Il ne faut pas limiter de façon indue ce droit de parole crucial.
L'élu doit prendre en considération une variété de points de vue parfois
divergents, forcément, et prendre des décisions après avoir considéré le plus
possible toutes les conséquences de celles-ci sur l'ensemble de la population.
Vous savez comme moi, on ne plaira jamais
à tout le monde en politique, mais nous devons constamment, je crois, viser le
bien commun. Alors, la dernière chose, et j'insiste vraiment là-dessus,
qu'on... la dernière chose qu'on veut dans notre démocratie, c'est d'être fermés
au point de vue des autres et de nuire à un dialogue avec nos... et de faire
quoi que ce soit qui va nuire à un dialogue ouvert avec nos électeurs. Donc, en
somme, et je termine là-dessus, sur ce volet de la liberté d'expression, il faut
donc encourager la participation citoyenne. Elle est souhaitée et elle est
souhaitable, mais tout ça doit se faire dans le respect et la civilité.
Évidemment, il y a d'autres points sur
lesquels on aura l'occasion de discuter. On aura... On a entendu, durant les
consultations, le Directeur général des élections<i> venir nous dire
qu'il n'était pas à l'aise du tout avec le rôle qu'on lui confie dans le projet
de loi, rôle d'être le poursuivant, au nom d'un ou d'une députée de l'Assemblée
nationale, dans le cadre d'une injonction et des autres recours. Parce qu'on
sait que le projet de loi met en place un régime de protection pour les élus
municipaux, mais également pour les députés, et donc on s'attend à ce que le
gouvernement propose une alternative. On aura des discussions à ce niveau-là.
Mais on a bien entendu le Directeur
général des élections. D'ailleurs, c'est un peu étonnant de l'entendre venir nous
dire ça en commission parlementaire et le mettre dans son mémoire. On aurait
pensé que les discussions avaient eu lieu en amont avec le gouvernement, mais
bon, les principes que le Directeur général des élections met de l'avant et ses
inquiétudes sont légitimes. Il ne souhaite pas d'aucune façon affecter la
perception du public à son endroit quant à sa neutralité, son indépendance, son
autonomie, etc., et il a même donné l'exemple. Tu sais, lui, dans son rôle, son
rôle de poursuivant, peut être en situation où il y a un élu qui commet une
infraction. Et puis, donc, le DGEQ met, impose des sanctions pour contravention
à quelconque règle électorale, ça peut être en financement, mais ce même élu
peut être l'objet de propos ou de gestes, justement, qui sont visés dans le
projet de loi, d'intimidation, menace, harcèlement, etc. Alors, s'il décide de quoi...
d'un côté, il poursuit pour infraction à des règles électorales et, de l'autre
côté, protège le même élu? En tout cas, je pense que ça le place dans une
situation difficile. Je ne veux pas élaborer, on l'a tous entendu, on a tous lu
le mémoire. Je pense que ça, c'est un élément très important qui va devoir être
discuté durant l'étude détaillée.
Je vous remercie, M. le Président. Moi, ça
fait... Je voulais mettre de l'avant ces deux points-là pour le moment. On aura
l'occasion d'avoir des <discussions...
Mme Setlakwe :
On
aura l'occasion d'avoir des >discussions constructives. Nous, à
l'opposition officielle, on va travailler de façon, comme toujours... de façon
collaborative et constructive avec le gouvernement pour mettre de l'avant un
projet de loi équilibré. Merci, M. le Président. Je ne sais pas si ma
collègue... Si on a encore du temps, est-ce que...
Le Président (M. Kelley) : À
la fin.
Mme Setlakwe : À la fin.
Merci.
Le Président (M. Kelley) :
Merci beaucoup, Mme la députée. Maintenant, j'invite le porte-parole du
deuxième groupe d'opposition et député de Taschereau à faire ses remarques
préliminaires. M. le député.
M. Etienne Grandmont
M. Grandmont : Merci, M. le
Président. Content de vous avoir à ce poste. Bonjour à Mme la ministre, aux
collègues de la partie gouvernementale, aux experts qui nous accompagneront,
là, pendant toute cette étude détaillée. Salutations également à ma collègue de
Royal-Outremont... Mont-Royal—Outremont et de Chomedey.
Sur le projet de loi que nous avons entre
les mains, bien, c'est un projet de loi qui était attendu, qui était
nécessaire, évidemment. On prend acte qu'effectivement on a des enjeux au
niveau... Je ne parlerai pas de tout le projet de loi, là. C'est sûr qu'on va
se concentrer beaucoup sur une partie qui retient plus l'attention, puis
évidemment, on va parler, là, des 800 démissions, là, presque, là, qu'on a
eues, là, dans les derniers... derniers mois, en fait, là, parce que depuis
2021, la dernière élection, c'était 2021, donc 800, 10 % des élus
municipaux. Puis c'est important de le rappeler aussi, c'est que c'est en
augmentation par rapport aux élections précédentes, hein? C'est ça qui est
préoccupant aussi. Ce n'est pas tant le nombre que le fait que ça augmente à
travers le temps, et on est rendus à un nombre déjà élevé.
On peut s'attendre à ce que d'ici la
période de l'automne prochain... qu'à partir de la période de l'automne
prochain, il y ait un nombre important aussi d'élus, députés, d'élus au niveau
municipal qui décident de quitter aussi. C'est un milieu dans lequel les gens
travaillent, puis il y a des difficultés qui sont rencontrées, de nombreuses
difficultés qui sont rencontrées. Et donc je prends le temps de souligner qu'à
l'automne prochain il pourrait y avoir une vague de démissions, parce que c'est
à partir de ce moment-là que, finalement, on n'aura plus nécessairement... on
n'aura plus, en fait, obligation de faire des élections partielles pour les
remplacer au sein de leurs conseils municipaux. Donc, ça... on peut s'attendre
à ce que des gens décident de quitter à ce moment-là pour ne pas ajouter,
finalement, un fardeau à la municipalité pour laquelle ils travaillent.
• (15 h 20) •
C'est important, 10 %. Il faut se
rappeler aussi que près de la moitié des maires et des mairesses avaient été
élus par acclamation à la dernière élection de 2021. C'est quand même
important. Ça veut dire que la politique n'est peut-être pas aussi... la
politique municipale n'est peut-être pas aussi attractive qu'elle devrait
l'être. C'est quand même un lieu de pouvoir, c'est un lieu de... c'est un lieu
décisionnel. Les gens peuvent s'impliquer pour améliorer leur milieu de vie,
améliorer la qualité de vie de leurs concitoyens et concitoyennes, puis malgré
ça, il y a des gens qui n'y vont pas. Puis même on a des postes qui étaient
demeurés libres pendant un certain temps, je pense, huit ou
10 municipalités, là, où on n'avait juste pas de maire. Je ne me souviens
plus si c'est maire ou/et conseiller, mais je pense que c'est vraiment maire,
maire et mairesse, les deux.
En tout cas, bref, je pense que ce que ça
démontre, ces statistiques-là, c'est qu'on a un problème à la fois au niveau de
l'attractivité puis de la rétention. Puis ce n'est pas juste une question de main-d'oeuvre,
là, ce n'est pas juste... relativement à la pénurie de main-d'oeuvre, c'est... Comme
je le disais, c'est un lieu de pouvoir, c'est un lieu que les gens veulent
généralement investir pour améliorer la qualité de vie, de... ou pour faire
avancer des projets. Ils ont une vision, puis malgré ça, on n'arrive pas à
intéresser les gens ou à les garder en place.
Bref, quand on a eu le départ... quand on
a pris connaissance du départ de la mairesse de Gatineau, on avait déposé, nous
aussi, un mandat d'initiative. On était pas mal wifi, là, je pense, dans les
oppositions, on était pas mal connectés, on a déposé nos mandats d'initiative à
peu près en même temps. Et, dans le fond, ce qu'on disait, dans notre
proposition d'un mandat d'initiative, c'était qu'on devait... on devait réfléchir
ensemble à l'ensemble des facteurs qui font que les élus, soit décident ne...
décident de ne pas investir... bien, pas les élus, mais les citoyens ne décident...
décident de ne pas investir le champ politique ou encore quittent avant la fin
de leur mandat. Puis les raisons étaient multiples, puis évidemment on en
traite un peu à travers le projet de loi n° 57,
notamment les comportements inappropriés de citoyens et de citoyennes envers
les élus puis aussi la conciliation travail-famille.
Puis c'est deux aspects qui sont traités
par le projet de loi n° 57, mais il y a bien d'autres
choses. C'est pour ça que le projet de loi, pour moi, n'empêche pas aussi la
nécessaire réflexion et discussion qu'on devrait avoir peut-être sur le reste,
à travers le mandat ou les mandats d'initiative, mais notamment le comportement
inapproprié d'élus envers d'autres élus. On pourra voir si on peut trouver des
aménagements pour répondre à ces questions-là, entre autres, à travers
peut-être des amendements qu'on fera ou que même la partie gouvernementale fera.
Parce qu'on a eu des propositions intéressantes, là, de la part des groupes
qu'on a entendus, notamment sur la formation obligatoire concernant les règles
de savoir-vivre pour éviter les incivilités, le harcèlement, les agressions. Vous
savez, ici même, à l'Assemblée nationale, on a une <formation...
M. Grandmont :
...l'Assemblée
nationale, on a une >formation maintenant. Donc, est-ce que les élus
municipaux pourraient l'avoir? Bien, c'est peut-être un aménagement qu'on
pourra trouver à travers le 57.
Mais il y a toute la question aussi de la
rémunération, le sentiment d'abandon du gouvernement du Québec envers les élus
municipaux puis aussi toute la charge qui vient avec ces nouvelles
responsabilités là, qu'elles soient des responsabilités au long cours, par
exemple, la question de l'habitation, l'itinérance, ce genre d'enjeux là, ou
encore des enjeux qui sont plus ponctuels, mais qui sont importants puis qui
sont liés à des crises qu'on peut rencontrer, notamment au niveau des
changements climatiques. On pense entre autres aux feux de forêt puis aux
inondations, c'est quand même... puis on en a eu, des départs causés par ça
puis probablement des épuisements aussi très forts dus à ça aussi. Donc, comment
on peut bien accompagner nos élus?
Très heureux qu'on puisse discuter de ça à
travers le projet de loi n° 57, mais force est de constater qu'il ne
répondra pas à tout, et de... que donc, je pense que les mandats d'initiative, là,
dont on a parlé, qu'on a évoqués, demeurent tout aussi pertinents pour aborder
les autres enjeux qui sont peut-être moins abordés.
J'ai dit que je me concentrerais
principalement sur la question, là, des entraves, puis des agressions, des
incivilités, puis du harcèlement. Il y a des droits, en fait, qui sont
importants, puis je pense que le sens de mes interventions puis des amendements
qu'on va faire, des questions qu'on va poser vont beaucoup tourner autour de ça
et le respect de la balance qu'on doit trouver entre des droits qui sont
superimportants dans notre démocratie, d'une part le droit à la sécurité, le
droit à la vie privée... Évidemment, c'est des droits qui sont protégés par les
chartes québécoise, canadienne, et évidemment que les gens qui s'impliquent en
politique municipale ont le droit de faire leur travail. Puis évidemment on
veut s'assurer qu'il y a un bon déroulement, là, des conseils municipaux. C'est
des... C'est quand même des instances intéressantes que les citoyens ont à leur
disposition pour aller poser des questions, pour aller déposer des griefs, pour,
c'est ça... pour faire entendre leur voix, mais les élus ont le droit de
travailler dans un environnement qui est sain.
Puis ça a été souvent dénoté, hein, quand
on est... Je me souviens certaines interventions, là, notamment, là, la
conseillère municipale de... Alicia Despins, de Québec, qui parlait de son
conjoint. Elle a des discussions, elle, sur comment ça se passe dans son milieu
de travail comme élue puis elle raconte des affaires à son conjoint qui
travaille dans un milieu de travail normé par les normes de la CNESST. Puis, si
les mêmes comportements se produisaient dans son milieu, ce serait... ce ne
serait pas long que tu perdrais ta job, tu sais, tu aurais des notes à ton
dossier. Ça fait qu'il y a des choses qui sont comme acceptables en politique
qui ne le sont pas dans la majorité des milieux de travail.
Puis je prends l'exemple de... Je reviens
encore sur l'exemple de l'Assemblée nationale. On s'est doté d'instances, on a
une commissaire au respect qui existe maintenant. J'ai eu la chance de faire
partie du comité Zéro harcèlement et je pense que c'est nécessaire d'avoir ces
instances-là. Puis ça n'existe pas, pour le milieu municipal, ce genre
d'instances là. Bon, justement, le même groupe, là, la Coalition Faut que ça
change disait : Ça nous prendrait une espèce d'ombudsman pour être capables
de... parce que la CMQ ne répond pas à ce besoin-là ou, en tout cas, si elle y
répond à travers les instances régionales de la CMQ, bien, cette information-là
n'est pas accessible ou, en tout cas. on ne la connaît pas.
Ça fait qu'il y a clairement un manque à
ce niveau-là pour que les élus puissent faire bien leur travail au regard du
plaidoyer des citoyens, d'une part, puis aussi des comportements entre les élus.
Ça fait que moi, je... évidemment, là, puis tout le monde a le droit de
travailler dans un milieu qui est sécuritaire puis le droit à la préservation
de sa vie privée, évidemment. Donc, c'est hyperimportant.
Puis évidemment, de l'autre côté... parce
qu'on insiste beaucoup sur le fait qu'on veut protéger notre démocratie à
travers la protection des élus. Ça, je l'entends puis je suis... j'en suis
aussi, je suis bien d'accord. Mais de l'autre côté, il y a d'autres droits fondamentaux,
notamment la liberté d'expression, qui existent aussi puis qui sont aussi
protégés par nos... par notre charte québécoise et par la charte canadienne
également. Puis le droit de manifester, bien, c'est aussi... Il y a eu des
jugements récemment qui venaient souligner que les gens ont le droit de le
faire, d'une part, que, quand ça se passe dans le domaine public, c'est correct
de le faire, que c'est aussi une opportunité pour les gens de faire entendre
leurs griefs vis-à-vis des personnes élues, donc des personnes en position de
pouvoir.
Vous savez, quand on a des personnes qui
sont en position de pouvoir puis, de l'autre côté, des citoyens qui, eux, n'ont
pas de pouvoir, bien, leur seul moyen de se faire entendre, c'est justement de manifester.
Puis, des fois, ils vont le faire à titre individuel puis, des fois, ils vont
le faire aussi en se regroupant. Donc, ils vont soit former des comités de
citoyens, former des coalitions ou encore se joindre à des regroupements ou des
groupes déjà existants. Puis il y en a plein, là, qui agissent comme ça, puis
c'est une très bonne chose, évidemment, parce que c'est la seule façon que ces
gens-là ont d'exprimer leur point de vue. On ne peut pas réduire ça à
simplement voter aux prochaines élections. On s'entendra que la démocratie, au
Québec, c'est beaucoup plus que juste voter aux quatre ans. C'est d'être
capable de participer dans l'espace <public...
M. Grandmont :
C'est
d'être capable de participer dans l'espace >public, au débat politique
et médiatique et donc de faire entendre sa voix puis d'influencer en cours de
mandat, bien, des élus, peu importe le niveau, que ce soit au niveau municipal
ou que ce soit au niveau du gouvernement du Québec.
Donc, quand ça se passe sur les lieux publics,
évidemment, c'est un terrain naturel de la manifestation. Ça a été reconnu, la
manifestation, c'est une activité expressive qui est aussi... puis ça, c'est
reconnu aussi par les... par des jugements... qui est, en soi, perturbatrice.
Ça dérange. Une manifestation, généralement, ça ne se passe pas sur le trottoir
ou dans un parc très, très loin, où personne ne nous entend. On s'entend, on
s'assure, dans une manifestation, évidemment, d'être entendus. Ça fait partie
des règles du jeu, et ce n'est pas parce que c'est considéré comme dérangeant
que ce doit être réprimé ou contrôlé. Ça fait aussi partie du jeu de la
démocratie que de pouvoir se faire entendre, déranger.
Évidemment, ça vient avec des limites. Ça
aussi, ça a été... ça a fait l'objet de jugements. Les libertés d'expression
puis de réunion pacifique, comme tous les droits protégés par nos chartes,
doivent être limitées dans certaines circonstances. Évidemment, c'est... On ne
peut pas, évidemment, propager de propos haineux, on ne peut pas nuire... pas
nuire, mais attaquer l'intégrité d'une personne, évidemment. Donc, à partir du
moment où ça devient une menace sérieuse, c'est à proscrire. Et, dans ces
conditions-là, on va évidemment interdire ou intervenir pour empêcher une
manifestation. Voilà.
Et donc ce qui est important de se
rappeler, c'est qu'on veut s'assurer, je pense, de garder une balance,
finalement, entre les... entre ces doigts-là qui sont... entre ces droits-là,
pardon, qui sont très importants.
• (15 h 30) •
Oui, les quatre centrales syndicales nous
ont écrit récemment. Mme la ministre a reçu évidemment le courriel, là, c'était
à elle que c'était destiné... bien, dans lequel ils disaient certaines choses
qui étaient intéressantes. D'abord : «Certaines dispositions du projet de
loi pourraient avoir pour effet de criminaliser la participation démocratique
des citoyennes et citoyens et de porter atteinte à leur liberté d'expression,
que ce soit individuellement, comme membres d'organisations de la société
civile, dont les syndicats et/ou comme public. Nous pensons, par exemple, aux
campagnes de lettres adressées aux élus et élues pour communiquer des
préoccupations et des pistes de solutions sur les enjeux d'affaires publics.»
Bon, la Ligue des droits et libertés avait
ramené quand même, là, des exemples où, finalement, il y a des bureaux de
circonscription ou des bureaux de... des cabinets avaient réagi peut-être un
peu fortement en annonçant qu'une campagne de courriels, ou de lettres, ou de
fax, je ne sais plus, là, qui était... qui visait un élu en particulier pouvait
être considérée comme du harcèlement. Bien, c'est ça, on a été... peut-être
allés trop loin dans l'interprétation de ce que c'est, finalement, la capacité
de travailler sans entraves ou du harcèlement.
Dans la même lettre, on dit : «C'est
pourquoi nous vous invitons à faire preuve de prudence par rapport à toutes les
mesures risquant de réprimer la participation démocratique à la liberté
d'expression de la population. Elles pourraient avoir pour effet de dégrader davantage
le climat social, d'attiser la polarisation et donc d'empirer les problèmes
d'insécurité, de harcèlement et d'intimidation.»
J'imagine que ce n'est pas le souhait de
la ministre que de proposer des mesures qui viendraient empirer le problème ou
qui viendraient, évidemment, nuire à la liberté d'expression. Mais quand même,
nous, dans nos interventions, on va essayer de voir avec elle s'il n'y a pas
moyen de trouver des aménagements pour s'assurer que, dès le projet de loi...
dès le projet de loi, on trouve les bonnes balises pour éviter des dérapages ou
pour éviter que, comme c'était écrit dans le mémoire de Mme la ministre,
qu'elle a déposé, là, au Conseil des ministres, bien, qu'on renvoie la balle
aux tribunaux. Parce que, dans le fond, dans le mémoire de la ministre, ce
qu'on disait, c'était que les infractions pénales visaient à sanctionner...
visant à sanctionner les citoyens menaçants ou harcelants, intimidants à
l'égard d'une personne élue ou ceux troublant un déroulement d'une séance du
conseil d'un organisme municipal pourraient toutefois susciter des inquiétudes
de la part des citoyens à l'effet qu'une telle infraction pourrait porter
atteinte à leur liberté d'expression ou de les censurer lors d'une séance du
conseil. Il reviendrait alors aux tribunaux de circonscrire la portée de ces
infractions.
Moi, je m'attendais... je me serais
attendu à ce que, dès le projet de loi, on ait déjà essayé le plus possible de
baliser, de contrôler ou de bien définir ce qu'on entend par «les comportements
qu'on ne veut pas accepter». Puis il existe, par ailleurs, des définitions,
probablement... on fait des recherches de notre côté, on pourra y arriver
éventuellement. Mais dans, par exemple, la <i>Loi sur la santé et sécurité
au travail, la CNESST, où on vient définir ce que c'est qu'une incivilité, on
vient définir ce que c'est qu'une agression, du harcèlement. Est-ce qu'on
pourrait avoir ou référer, dans le projet de loi, à ces définitions-là pour
qu'au moins, quand les élus se trouvant en situation... disons, où on se sent
dérangé, intimidé ou même attaqué, bien, qu'on puisse se référer à quelque
chose? Parce que le projet de loi ne fait pas le lien, finalement, avec ces
définitions-là ou elles ne sont pas inscrites dans le projet de loi. Donc,
c'est un exemple de mesure qu'on va proposer, là, finalement, à Mme la <ministre,
pour éviter que...
>
15 h 30 (version révisée)
<19267
M.
Grandmont :
...proposer, finalement, Mme la >ministre,
pour éviter qu'on se retrouve à bâtir une nouvelle jurisprudence uniquement sur
les tribunaux. Je pense que ce serait une bonne chose que de, tout de suite,
essayer de le placer à l'intérieur du projet de loi.
Donc, je n'irai pas beaucoup plus loin que
ça. Ce que je veux dire, c'est que... bien, je... en fait, on a annoncé un petit
peu nos couleurs, là. On veut évidemment s'assurer de protéger nos élus,
favoriser l'attractivité de la fonction d'élu au niveau municipal, s'assurer
aussi de la rétention de nos élus. Je réitère que le projet de loi ne couvre évidemment
pas tout et que nos mandats d'initiative, déposés quasi conjointement,
demeurent malgré tout d'actualité. On pourrait avoir une discussion sur le
reste des éléments qui font que les élus décident de démissionner avant la fin
de leur terme et, de l'autre côté, bien, s'assurer aussi de trouver la bonne
ligne pour éviter des dérapages et éviter des abus du côté... qui pourraient
nuire, finalement, à la liberté d'expression des individus ou encore des
groupes. C'est extrêmement important, ça fait partie des fondements de la
démocratie.
Et, encore une fois, je réfère au mémoire,
là, de la Ligue des droits et libertés, parce que ça a été un des mémoires,
finalement, où on venait nommer... on a donné des exemples concrets où,
finalement, même avec les lois qui existent actuellement, on voyait des
situations qui étaient abusives, c'est-à-dire qu'on allait peut-être un peu
loin, et que ça brimait la liberté d'expression des gens. Donc, si on crée un
régime où il est encore plus facile et plus rapide de faire cesser certains
comportements, bien, on risque peut-être aussi d'avoir un recours plus facile
et donc de plus nombreux exemples encore que ce que l'on trouve actuellement.
Donc, voilà, ce sont les principes qui
vont nous guider pour l'étude détaillée. Mais je suis très content, là, je le
réitère, très content d'être ici, aujourd'hui, pour pouvoir discuter de ce
projet de loi là. C'est une intention qui est fort louable, celle de vouloir
favoriser le travail de nos élus, et nous allons y travailler avec la plus
grande collaboration, mais en respectant, finalement, là, la ligne de conduite
ou, en fait, la ligne directrice qu'on s'est donnée, là, chez un groupe
parlementaire. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Merci
beaucoup, M. le député. Y a-t-il des autres membres qui souhaitent faire des
remarques préliminaires? Mme la députée de Chomedey.
Mme Sona Lakhoyan Olivier
Mme Lakhoyan Olivier : J'aimerais
bien ça. Merci, M. le Président, de m'avoir donné cette opportunité. Je suis ravie
de participer au projet de loi n° 57. C'est un plaisir de voir la
ministre, Mme Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales, écouter
les groupes, et je ressens une ouverture. Elle a l'écoute, donc ça fait plaisir
participer, à elle, dans ce projet. Et accompagner ma collègue la députée de Mont-Royal—Outremont, c'est... ça fait plaisir aussi, et mon
collègue de l'opposition, deuxième opposition, M. Taschereau, et les autres
collègues présents, et toute l'équipe.
Je ne vais pas répéter tout ce que vous
avez tous mentionné ici. Je veux juste dire que je... à jeune âge, je suis
venue du Liban, et puis, au Liban, comme d'autres pays, bien, il y a des
politiciens qui se font exploser. Donc, ce n'est pas juste des menaces, donc
ils peuvent aller jusque-là. Nous, le Canada, c'est un rêve du monde entier. On
fait partie du G7, puis le Québec, c'est une province qui fait partie du
Canada, et puis le respect de la personne, c'est primordial. Donc, nous sommes
l'exemple, dans le monde, de la civilité.
Et puis ce projet de loi, je crois que ça
va apporter un peu de règles pour ramener le respect, que nous connaissons déjà
au Québec, qu'on a perdu depuis COVID, espérant que ces montants vont faire
réfléchir les gens de dire : Wo! on est au Québec, donc le respect de la
personne... Bien sûr, la liberté d'expression est aussi importante, donc la
civilité, des deux côtés, ce... je crois que ça va être... ça va être
intéressant. Ensuite, étant donné que c'est une loi... un projet de loi
omnibus, il y a beaucoup, beaucoup de détails, donc je ne vais pas aller là-dedans.
Pour moi, pour une démocratie, la
démocratie municipale renforcée, avec le respect de tout le monde, les citoyens
et les élus, il est essentiel que la loi protège les <élus...
Mme Lakhoyan Olivier :
...les
citoyens et les élus, il est essentiel que la loi protège les >élus,
rende les élections plus accessibles et simples aux citoyens, tout en
préservant les droits fondamentaux de chaque individu. J'espère qu'on va finir
avec ce projet de loi... faire une loi qui va faire plaisir à tout le monde.
Merci de cette opportunité.
Le Président (M. Kelley) :
Merci beaucoup, Mme la députée. Ça, ça va mettre fin à des remarques
préliminaires, sauf s'il y a un autre membre de la commission qui veut prendre
la parole. Je vois que non.
Alors, avant de débuter l'étude article
par article, est-ce qu'il y a des motions préliminaires? Pas de motion
préliminaire.
Étude détaillée
La commission est maintenant prête à
procéder à l'étude détaillée du projet de loi, et je comprends qu'il y a
consentement pour étudier le projet de loi par sujets. Consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Kelley) :
Consentement. Alors, Mme la ministre, je vous invite à faire la lecture de
l'article 87.
Mme Laforest : Oui. Merci, M.
le Président. L'article 175 de cette loi est remplacé par le
suivant :
«175. Tout électeur inscrit sur la liste
électorale peut voter par anticipation.
«Un électeur à mobilité réduite ou
incapable de se déplacer pour des raisons de santé peut voter par anticipation
à un bureau de vote itinérant lorsque les conditions suivantes sont
remplies :
«1° il est inscrit sur la liste
électorale à titre de personne domiciliée;
«2° il ou son proche aidant en a fait
la demande au président d'élection au plus tard le dernier jour fixé pour la
présentation d'une demande à la commission de révision ou, s'il n'y a pas de
révision de la liste en application de l'article 277, au plus tard le
douzième jour précédant celui fixé pour le scrutin.
• (15 h 40) •
«L'électeur visé au deuxième alinéa, qui
est domicilié dans toute résidence privée pour aînés au sens de la Loi visant à
rendre le système de santé et de services sociaux plus efficace (2023, chapitre 34)
ou de la Loi sur les services de santé et les services sociaux pour les Inuit
et les Naskapis (chapitre S-4.2) ou dans toute installation visée au deuxième
alinéa de l'article 50 et qui n'a pas fait la demande prévue au paragraphe 2°,
peut être admis à voter par anticipation à un bureau de vote itinérant s'il en
fait la demande au bureau de vote itinérant.
«L'électeur qui agit à titre de proche
aidant d'un électeur visé au deuxième alinéa peut voter au même bureau de vote
itinérant que cet électeur s'il est inscrit sur la partie de la liste
électorale correspondant à la section de vote du domicile de l'électeur à
l'égard duquel il agit comme proche aidant.»
Alors, l'article 87... L'article 87
du projet de loi remplacerait l'article 175 de la LERM, qui porte sur les
conditions pour voter par anticipation et pour voter à un bureau de vote
itinérant.
Le nouvel article 175 permettrait à
tout électeur qui est à mobilité réduite ou incapable de se déplacer pour des
raisons de santé et qui est domicilié sur le territoire de la municipalité de
demander au président de voter à un bureau de vote itinérant. Le proche aidant
de cette personne pourrait également faire cette demande et pourrait être admis
à voter au même bureau de vote itinérant lors de son passage, s'il est inscrit
sur la partie de la liste électorale correspondant à la section de vote du
domicile de l'électeur à l'égard duquel il agit comme proche aidant.
Actuellement, seules les personnes
incapables de se déplacer qui sont domiciliées dans une résidence privée pour
aînés ou dans un établissement de santé ou de services sociaux peuvent voter à
un bureau de vote itinérant.
Ici, on vient améliorer l'accès au vote
pour les personnes à mobilité réduite ou incapables de se déplacer pour des
raisons de santé. Alors, voilà. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des commentaires? Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Oui, M. le
Président. Merci. Juste, généralement, là, je pense que c'est une excellente
mesure, là. On veut faciliter la vie à ces personnes. On veut pouvoir offrir ce
service-là de vote itinérant.
Je me rapporte aux mémoires de Montréal,
de la ville de Montréal et celui de la ville de Laval. Eux, ce qu'ils disent,
et je pense que c'est un bon point, ça prend une demande, n'est-ce pas? Et ce
que la ville de Montréal, par exemple, recommande, ce serait d'octroyer aux
présidents d'élection les pouvoirs de planifier le vote itinérant dans les
aires communes des résidences sans recevoir une demande préalable d'au moins un
électeur. Ils voudraient avoir ce pouvoir-là d'emblée. Premier point.
Qu'est-ce que vous en pensez de ça? Parce
que, là, ce que je vois dans le libellé, c'est qu'effectivement l'électeur à
mobilité réduite — il y a aussi cette définition-là sur laquelle
j'aimerais revenir, là — peut voter à un bureau de vote itinérant. Bon,
puis là il y a des conditions à remplir, il doit être inscrit, évidemment, il
doit... lui ou son proche aidant doit faire la demande au président
d'élection... En fait, oui... non, ça, je vois que ce n'est pas pour les <résidences...
Mme Setlakwe :
...En
fait, oui... non, ça, je vois que ce n'est pas pour les >résidences. Donc,
oui, donc, il y a une personne qui serait domiciliée... là, je suis en train de
voir, là, la nuance, quelqu'un est domicilié chez elle et est en chaise
roulante, disons, est à... personne à mobilité réduite, là, il y a une... il y
a une demande. Puis il y a aussi la situation où la personne... je suis en
train de clarifier ma pensée pendant que j'énonce mon premier commentaire, et
il y a la situation où une personne se trouve dans une RPA, et là le pouvoir
n'est pas donné d'emblée au président de... Peut-être juste clarifier le régime
qu'on est en train de mettre en place puis répondre à la préoccupation de ville
de Montréal et ville de Laval.
Mme Laforest : Oui. Bien, en
fait...
Le Président (M. Kelley) : Mme
la ministre.
Mme Laforest : Oui, merci, M.
le Président. En fait, c'est que, lors des dernières élections, on avait donné
le pouvoir aux CHSLD et aux RPA. Puis en même temps, pour répondre à votre
première question, c'est sûr que, là, on doit dire que les gens doivent le
demander, parce que, même pour les CHSLD et les RPA, on ne pouvait pas savoir
exactement lesquels voulaient. Ça fait que c'est la même chose qu'on ajoute
présentement pour les personnes à mobilité réduite. On ajoute la même
possibilité, sauf qu'évidemment on ne peut pas savoir quelle personne en a
besoin. Donc, c'est à la demande des gens parce qu'on ne peut pas... on ne peut
pas, évidemment, déterminer qui en aurait besoin partout au Québec.
Mme Setlakwe : Non, je
comprends. Donc, ce qui... Oui, ce qui va déclencher cette possibilité-là,
c'est que ça doit... il doit y avoir une demande qui soit faite.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Je suis juste
en train de réfléchir. Mais, si on octroyait cette discrétion... Disons, le
président d'élection, dans la communauté qu'il ou elle dessert, bon, il connaît
quand même la communauté, il connaît les RPA, il connaît les... Est-ce que
c'est donc... Ça ne peut pas se faire, dans le fond, en pratique, de lui donner
le pouvoir de décider d'emblée d'instaurer ce vote itinérant dans les aires
communes sans avoir reçu une demande.
Mme Laforest : Oui. Bien,
c'est comme j'ai répondu tantôt, ça, c'est déjà prévu pour les RPA, les CHSLD,
même par anticipation. Puis on va voir aussi d'autres articles qui concernent
le vote par anticipation, mais on l'ajoute seulement pour les personnes à
mobilité réduite. En fait, c'était une demande qui était faite par Élections
Québec, d'ajouter les personnes à mobilité réduite, parce qu'Élections Québec a
eu des demandes pour ces clientèles.
Mme Setlakwe : Non, je
comprends. Je n'ai évidemment rien contre le principe. J'essayais de voir
pourquoi les villes de Montréal et Laval mettaient de l'avant ce commentaire-là,
mais je pense que le régime que vous proposez fonctionne bien. On veut que ça
soit... ça se fasse aisément.
J'ai une autre question qui est en lien
avec le mémoire de l'Office des personnes handicapées du Québec. Eux, ce qu'ils
demandent, c'est... Aux articles 84 et 87, on utilise la terminologie «un
électeur à mobilité réduite ou incapable de se déplacer pour des raisons de
santé», alors qu'ailleurs, là, il y aurait une question de cohérence avec une
autre loi... Je suis désolée, là, je vois que c'est un terme défini, je ne sais
pas c'est lequel exactement. Mais eux, l'Office de protection des personnes
handicapées, suggèrent d'utiliser la même terminologie qui se trouve dans...
ailleurs dans le corpus législatif, «mobilité réduite ou incapable de se
déplacer pour des raisons de santé», par «déficience entraînant une incapacité
significative et persistante qui constitue un obstacle à sa participation».
Mme Laforest : Je crois que,
pour la terminologie, je vais laisser Me Normand expliquer, là, si vous
êtes d'accord.
Le Président (M. Kelley) : Avec
consentement?
Mme Setlakwe : Oui,
consentement, oui.
Le Président (M. Kelley) : Alors,
est-ce que c'est possible de vous nommer pour les «records»?
M. Normand (Étienne) : Bonjour.
Étienne Normand, légiste pour le ministère de la Justice.
Alors, ce qu'il faut savoir, c'est que,
dans la Loi électorale, on parle également d'électeur incapable de se déplacer.
C'est une terminologie qui a été choisie, sélectionnée spécifiquement pour la <i>loi
sur les élections et dans... et les référendums dans les municipalités, qui va
même un peu plus loin que ce qui se trouve dans la Loi électorale, parce qu'on
ajoute «à mobilité réduite», qui est un terme qu'on... effectivement, on ne
définit pas dans la loi, mais qui a un potentiel très, très large d'être
interprété très largement.
Mme Setlakwe : Oui, je comprends
votre réponse. Si vous me permettez, M. le Président, donc, en fait, c'est une
terminologie plus large, donc, dans le projet de loi n° 57, parce qu'une
personne pourrait être à mobilité réduite, mais peut-être ne pas rencontrer le
critère d'incapacité significative et persistante qui constitue un obstacle à
sa participation. OK. Non, mais je suis... Merci de votre précision. 19285Ça va pour l'instant.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres questions? Le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, merci.
Bien, je comprends bien, là, le sens, là, l'intention, là, de la ministre, là,
avec cet article-là. Ça me semble quand même <intéressant...
M. Grandmont :
...semble
quand même >intéressant.
D'abord, qu'est-ce que... peut-être nous
expliquer un peu, là, en quoi ça consiste, exactement, le vote itinérant puis
quel genre de moyens sont déployés pour être capable de rencontrer les
objectifs qui sont derrière ça.
Mme Laforest : Oui. Alors,
actuellement, le vote itinérant est réservé aux électeurs incapables de se
déplacer qui sont domiciliés dans des établissements de santé. Donc, les
personnes qui ne résident pas dans ces établissements mais qui pourraient...
qui sont pourtant incapables de se déplacer, pourraient être privées du droit
de vote, donc, le vote au domicile d'électeurs est possible lors des élections
provinciales. Les personnes incapables de se déplacer devraient avoir accès au
même accommodement lors des élections municipales.
Donc, évidemment, on vient ajouter la même
disposition que pour le vote, pour les... Élections Québec. La même chose pour
les municipalités, la demande est faite par Élections Québec. Puis le fait de
ne pas offrir une modalité de vote particulière aux électeurs incapables de se
déplacer lors des élections générales de 2025 constituerait un recul en matière
d'accès au vote. Donc, on vient appliquer les mêmes mesures.
C'est important peut-être de le mentionner,
il y a eu des projets pilotes, de 2013 à 2017, dans les municipalités de Beloeil,
Blainville, Montréal, Rivière-du-Loup, Saint-Lazare, Sainte-Florence et
Thetford Mines. Puis les projets pilotes pour les personnes à mobilité réduite,
ça s'est très, très bien... ça a bien fonctionné. Donc là, on l'élargit,
présentement, pour...
M. Grandmont : Parfait. Oui,
je comprends, pour le municipal. C'est bien ça que vous vouliez dire?
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : Oui, c'est ça,
donc... Mais concrètement, là, c'est que... parce que, bon, on sait qu'il y a
des bureaux de vote qui peuvent aller, par exemple, dans des établissements,
des résidences pour personnes aînées, qui peuvent aller, bon, dans certains
endroits, particulièrement, pour les rejoindre. Est-ce que, là, quand on parle
d'un vote itinérant, c'est quelque chose de différent et c'est vraiment à la
porte qu'on va aller rencontrer les personnes?
• (15 h 50) •
Mme Laforest : Les gens
responsables des élections vont se déplacer ou encore vont se déplacer dans...
au domicile ou encore dans les aires communes, si c'est... s'il y a un endroit,
là, spécifique pour... ou dans le domicile spécifiquement.
M. Grandmont : Oui, oui,
évidemment. C'est ça. Donc, ça... Mais donc, ça peut être directement à la
porte. D'accord. Ça, donc, c'est déployé par Élections Québec sur les deux paliers
de gouvernement?
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : Et donc c'est
Élections Québec qui...
Mme Laforest : Mais là,
présentement, on l'ajoute au municipal.
M. Grandmont : Oui, oui.
C'est ça, évidemment, si on l'ajoute, évidemment, ça... ça devrait passer, je
vais vous dire. Mais donc, dans les deux cas, c'est Élections Québec qui paie
et qui paiera pour cette disposition-là. Donc, c'est Élections Québec qui
engage les sommes, recrute les personnes aussi pour être capable de déployer ce
service-là. Les municipalités ne sont pas invitées à contribuer financièrement
à ce service-là, donc.
Mme Laforest : Non. Là, on
touche la personne responsable, la directrice générale des élections locales,
dans chaque municipalité, mais on... ça n'inclut pas des montants. Il n'y a pas
de montant demandé par les municipalités. C'est vraiment avec...
M. Grandmont : Aux
municipalités.
Mme Laforest : Aux
municipalités, oui, c'est ça.
M. Grandmont : OK. Donc, les
municipalités n'ont pas à payer pour ce service-là?
Mme Laforest : Non.
M. Grandmont : C'est vraiment
Élections Québec qui prend ça en charge. Parfait.
Maintenant, je ne suis pas sûr de... je
n'étais pas sûr de... Bien, je vous écoutais parler tantôt, là, avec ma
collègue de Mont-Royal—Outremont sur la question, là, de
la mobilité réduite. Donc, on réfère à une définition précise de ce que c'est,
la mobilité réduite. Est-ce que les gens doivent avoir soit un billet du
médecin, soit une carte, tu sais, un peu comme qu'on a dans les voitures, là,
dans le fond, une authentification médicale qui prouve que la personne est
effectivement en situation de mobilité réduite? Est-ce qu'il y a... Est-ce
qu'il y a une définition claire qui donne accès à ça?
Des voix : ...
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'on a le consentement de...
M. Grandmont : Absolument,
vous avez le consentement.
Le Président (M. Kelley) : Madame.
Mme Petit (Katia) : Oui.
Donc, Katia Petit, je suis sous-ministre adjointe aux politiques.
Alors, il n'y a pas de définition claire...
tu sais, qui est très restrictive, et c'est appliqué de façon très large.
C'est-à-dire que ce qu'on souhaite, c'est que le plus de gens aient accès à ce
service-là. Donc, concrètement, il n'y a pas de preuve qui est demandée, ça ne
prend pas de billet de médecin. Donc, qu'une personne qui a de la difficulté à
se déplacer appelle, hein, son... un bureau d'élection et demande d'avoir le
service et ça lui est rendu. Il n'y a pas de contrôle, là. Ce n'est pas
l'esprit en arrière duquel la loi a été élaborée. Ce qu'on souhaite vraiment,
c'est qu'il y ait le plus de personnes possible, donc ce n'est pas remis en
question, généralement.
M. Grandmont : Je comprends
qu'on a des... une approche puis une... basée sur une définition très large.
Donc, une personne qui, même momentanément, serait dans l'incapacité de se
déplacer peut appeler puis avoir accès à ce vote itinérant là. Puis vous dites
que ça a été fait en projet pilote dans plusieurs villes.
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : Je ne les ai
pas toutes notées mentalement, mais... Et donc ça s'est déroulé sous les mêmes
conditions, c'est-à-dire que les gens étaient invités à appeler, s'ils avaient
une incapacité qui durait dans le temps, permanente ou même temporaire. Les
gens étaient appelés.
Mme Laforest : Tout à fait.
M. Grandmont : Puis vous
aviez quel genre de taux d'appels, combien d'appels ou quel pourcentage de l'électorat
qui se prévalait de ce service-là? Juste pour comprendre un peu l'ampleur de ce
que ça...
Mme Laforest : Honnêtement,
je crois que ce serait Élections Québec qui devrait donner cette réponse. Sauf
que là, c'est <sûr...
Mme Laforest :
...cette
réponse. Sauf que là, c'est >sûr que, si Élections Québec demande
d'élargir cette possibilité-là...
M. Grandmont : Ah! c'était
une demande d'Élections Québec? Parce que le projet pilote était satisfaisant?
Mme Laforest : Oui, oui.
C'est vraiment une demande d'Élections Québec, oui.
M. Grandmont : OK. Puis ce
projet pilote là avait été mis en application... avait été tenté, dans le fond,
par Élections Québec. C'était à sa demande aussi?
Mme Laforest : Oui, de 2013 à
2017.
M. Grandmont : D'accord. Au
milieu... 2013 à 2017, ça veut dire qu'on avait couvert des élections
municipales?
Mme Laforest : Aux deux élections
de... aux dernières... élections 2013 et élections 2017.
M. Grandmont : Parfait,
excellent. Puis donc, au niveau des élections générales québécoises, ça, c'est
offert tout le temps, ça?
Mme Laforest : La possibilité
de... oui, de se déplacer, oui.
M. Grandmont : De vote
itinérant. OK, parfait. C'est bon, ça fait le tour pour moi, pour l'instant. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Merci
beaucoup, M. le député. Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci, M. le
Président. Juste quelques précisions. Donc, au deuxième alinéa, on précise, là,
qu'il y a une... qu'une demande doit être faite, puis là on mentionne que... le
délai dans lequel la demande doit être faite : «Au plus tard le dernier
jour fixé pour la présentation d'une demande à la commission de révision ou,
s'il n'y a pas de révision de la liste, au plus tard le douzième jour
précédant celui fixé pour le scrutin.» Le 12e jour, ça a été choisi... Comment
on a choisi cette...
Mme Laforest : Bien, c'est des
règles, là, qui seront applicables avec Élections Québec. C'est vraiment décidé
par Élections Québec. C'est dans la normalité des choses, là, de...
Mme Setlakwe : Parce qu'il
faut que ce soit prévu, dans le fond? Il faut mettre les modalités en place, il
faut se donner le temps?
Mme Laforest : Oui, mais ces
règles-là sont déjà prévues, là, avec les RPA, les CHSLD.
Mme Setlakwe : Oui, elles
sont... Je comprends.
Mme Laforest : Donc, on
ajoute juste une clientèle, mais on ne change rien. Au niveau du 12e jour, ou,
tu sais, des délais, ou des dates, on ne change rien.
Mme Setlakwe : Je comprends,
je comprends. Non, non, puis je n'ai rien contre cette mesure-là. Moi, je me
rappelle, quand j'étais au municipal, sur ma propre rue, il y avait une dame en
chaise roulante qui ne sortait pas de chez elle. Elle avait la chance d'avoir
son... de l'aide à domicile, puis, quand je passais chez elle, elle me disait
toujours : Je ne pourrai pas... je ne pourrai pas voter au municipal, on
n'offre pas... il n'y a personne qui se déplace chez moi. Je trouvais ça... je
trouvais ça crève-coeur. Donc, honnêtement, on salue cette mesure, là. Tu sais,
j'ai vraiment un exemple en tête, d'une personne, dans sa maison, qui ne
pouvait pas... elle ne votait pas au municipal.
Question pour vous : Au niveau d'une
RPA, je comprends très bien, là, les aires communes puis je sais que ça existe
déjà, là, par le biais de différents projets pilotes, mais qu'est-ce qui arrive
avec une personne, disons, dans un CHSLD ou une RPA, qui est contrainte à
rester dans son unité, il ne peut pas descendre dans les aires communes? Est-ce
qu'il y a un régime particulier pour ces...
Mme Laforest : Non, mais
c'est déjà prévu, ça.
Mme Setlakwe : Oui, ça aussi?
OK.
Mme Laforest : C'est déjà
établi, là.
Mme Setlakwe : OK. Moi, j'en
aurais une dernière, puis je pense que ma collègue en a une aussi. Pour le
proche aidant, là, ce qu'on dit, c'est que, si le proche aidant se déplace avec
la personne, on va permettre au proche aidant de voter en même temps. Est-ce
que... Cette personne-là, on dirait que ce n'est pas clair, là, selon
l'article, s'il doit y avoir une demande qui est faite aussi...
Mme Laforest : Attendez...
Mme Setlakwe : ...ou juste du...
le fait qu'elle se...
Le Président (M. Kelley) : Mme
Petit, allez-y.
Mme Petit (Katia) : Donc, il
n'y a pas de... il n'y a pas de demande de nécessaire, donc, si le proche
aidant est sur place. C'est sous réserve, par contre, qu'il soit dans la même
section de vote, tout simplement, puis il peut voter. Ils doivent être,
évidemment, sur la...
Mme Setlakwe : Non, je
comprends, mais s'il y a des proches aidants au même... dans le même domicile,
ça va pouvoir s'appliquer. Non, c'est dans les notes explicatives que je voyais
qu'on parlait d'une demande, «le proche aidant de cette personne pourrait
également faire cette demande», mais pas pour elle-même. Le proche aidant peut
faire la demande pour la personne qui est en situation de mobilité réduite. Je
comprends. Moi, ça va. Avais-tu une autre...
Le Président (M. Kelley) : Oui,
Mme la députée de Chomedey, allez-y.
Mme Lakhoyan Olivier : Oui,
M. le Président. Ma question, c'est concernant le projet pilote de 2013 à 2017,
aux deux élections. Les villes qui ont testé ce système-là, c'était quoi, le
pourcentage de réussite?
Mme Laforest : Je n'ai pas
les chiffres. C'est ça, c'est Élections Québec qui aurait les chiffres. Mais,
en même temps, ils ont... les projets pilotes étaient très concluants pour
faire cette demande-là. Mais on n'a pas les chiffres. On pourrait vous les
demander... on pourra les demander. Si vous les voulez, on va vous les donner.
Mme Lakhoyan Olivier : Merci
beaucoup.
Mme Laforest : Ça fait
plaisir.
Le Président (M. Kelley) : Alors,
juste... reviens à la commission avec la réponse, Mme la ministre, quand vous
avez trouvé les informations nécessaires. J'ai vu... Le député de Taschereau a
levé sa main juste, juste avant vous, Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Alors, M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, juste une
question de précisions aussi, là. Quand on parle de... On est dans une section,
en fait, où on traite, dans l'article 175, là, du vote par anticipation.
Donc, je comprends que c'est une mesure qui est déployée par anticipation,
c'est bien ça?
Mme Laforest : Aussi, oui.
M. Grandmont : Aussi, ou ça
peut être le jour du vote également?
Mme Laforest : Oui, le jour
du vote ou par anticipation aussi.
M. Grandmont : C'est parce
qu'on est dans une... on est dans une section qui... «Tout électeur inscrit sur
la liste électorale peut voter par anticipation», puis après ça, on dit :
«Un électeur à mobilité réduite ou incapable de se déplacer pour des raisons de
santé peut voter par anticipation à un bureau de vote itinérant.» Donc, ça se
passe seulement par <anticipation...
M. Grandmont :
Donc,
ça se passe seulement par >anticipation.
Mme Laforest : Pour les deux,
par anticipation ou la journée de vote aussi. C'est la même chose. Oui, même la
journée de vote, il y a des gens d'Élections Québec qui se déplacent.
M. Grandmont : Bien, en tout
cas, moi, ce n'est pas ce que je semble lire, là, dans la... dans
l'introduction, en fait, de l'article 175.
Mme Laforest : Allez-y, Me Normand.
Le Président (M. Kelley) : Me Normand.
M. Normand (Étienne) : La
réponse se trouve en partie dans un article qui va être soumis ultérieurement à
l'étude de la commission, alors je ne sais pas dans quelle mesure je peux
répondre. C'est que...
M. Grandmont : Mais vous
pouvez l'expliciter.
Mme Laforest : On l'aborde
plus tard.
M. Grandmont : Bien, vous
pouvez l'expliciter, là, parce que ça va répondre, peut-être, à ma question.
M. Normand (Étienne) : On va le
voir plus tard, mais... En fait, on utilise le procédé de l'assimilation à un
article qui serait étudié ultérieurement pour assimiler le bureau de vote
itinérant et le bureau de vote au bureau du président d'élection, qu'on va voir
aussi, à du vote par anticipation... à un bureau de vote par anticipation.
Donc, tout ça se trouve dans la section de la loi qui porte sur le vote par
anticipation. Alors, c'est considéré comme du vote par anticipation. C'est la
raison pour laquelle on a une règle dans le... au premier alinéa, qui porte
sur... de façon générale, sur le vote par anticipation et une règle
particulière sur le vote par anticipation particulier qu'est le vote itinérant.
M. Grandmont : OK. Bien, je
vais reposer ma question juste pour être bien, bien sûr que j'ai compris ce que
vous m'avez dit. Moi... parce que ma préoccupation, c'est de pouvoir offrir aux
gens, aux électeurs, les électrices, la même période de vote pour tout le monde,
c'est-à-dire qu'on peut voter par anticipation puis on peut voter jusqu'au jour J,
parce qu'on peut s'être fait une tête... tu sais, des fois, c'est long, se
faire une idée.
Donc, est-ce que, dans le fond, vous me
garantissez que des personnes qui voudraient se prévaloir de leur droit de
voter à l'aide du vote par... du vote itinérant, pardon, pourront voter de
cette manière-là jusqu'au jour J, jusqu'au jour de l'élection?
M. Normand (Étienne) : Les
plages horaires, pour les différents... des différentes façons de voter,
vont... sont établies aussi par des articles qui seront étudiés ultérieurement.
Le président d'élection a une discrétion dans le choix des jours et des heures
lors desquels il veut... il peut... il veut offrir les différents modes de vote
par anticipation.
• (16 heures) •
M. Grandmont : Donc, vous me
dites finalement que ce n'est pas... ce n'est pas sûr qu'une personne qui
voudrait se prévaloir de son droit de voter avec le bureau de vote itinérant
pourrait voter jusqu'au jour de l'élection. Ça va dépendre du discrétionnaire
du Directeur général des élections<i>.
M. Normand (Étienne) : C'est
ça. Donc, il y aurait une... il y aurait une demande de formulée et il pourrait
voter au moment où le président d'élection communiquerait avec la personne...
par exemple, pour le vote au domicile, il communiquerait avec la personne, lui
indiquerait à quel moment le bureau de vote itinérant passerait chez elle, et
elle pourrait voter à ce moment-là. Mais la demande doit être faite,
évidemment, dans un certain délai.
M. Grandmont : OK. Ça fait
qu'on... Dans le fond, ce que je comprends, c'est qu'on prend un rendez-vous,
dans le fond. On appelle au Directeur général des élections<i>, il y a un
numéro spécial pour ça.
M. Normand (Étienne) : Ça, c'est
une bonne façon de le voir.
M. Grandmont : On prend
rendez-vous puis, après ça, on se donne le moment pour être capable de...
Est-ce que la personne a une certaine latitude sur le moment où elle peut
vouloir voter?
M. Normand (Étienne) : Ce
serait géré au niveau local par le président d'élection. C'est laissé à son
choix.
M. Grandmont : OK. Mais donc
elle n'est pas... elle n'est pas sûre de pouvoir trouver un créneau horaire qui
conviendrait au moment où elle est suffisamment sûre de son choix pour pouvoir
le faire?
M. Normand (Étienne) : Je
vous dirais qu'étant donné que l'esprit de la mesure est de favoriser le vote,
je pense que les présidents d'élection sont assez sensibles à la... surtout à
la réalité des électeurs incapables de se déplacer, alors je pense que les
présidents d'élection seraient accommodants. Mais évidemment, je... c'est à la
discrétion des présidents d'élection, alors je ne peux pas parler pour les
1 000 et plus présidents d'élection du Québec, là.
M. Grandmont : OK. Parfait.
Donc, OK, ça répond à ma question.
Le Président (M. Kelley) : Merci
beaucoup, M. le député. Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci.
Peut-être une dernière question. On échangeait un peu plus tôt avec notre
collègue, qui est porte-parole pour les personnes qui vivent avec un handicap,
puis évidemment qu'elle était heureuse de voir cette mesure-là, mais elle se
demandait comment ces personnes-là... Il va y avoir des... une séance de... pas
une séance, une campagne de publicité, là, de toutes ces nouvelles mesures.
Comment est-ce que... parce que vous ne le savez pas, on ne sait pas, d'emblée,
les personnes. Oui, on connaît les personnes qui vivent dans des CHSLD et RPA,
mais des personnes qui sont à domicile et qui ont cette... qui vivent avec
cette condition-là, comment elles vont être informées de ce nouveau droit?
Mme Laforest : Bien, en fait,
il va y avoir une campagne, puis les informations aussi seront sur le site
d'Élections Québec. Puis, de toute manière, toutes les informations, après le
projet de loi, est dans le Muni-Express des Affaires municipales. Ça fait qu'il
y a trois endroits où ce sera possible d'avoir l'information.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Kelley) : S'il
n'y en a pas, des autres interventions, nous allons procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'article 87 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, on va procéder à le prochain article, qui est 88. Alors, Mme la
ministre.
Mme Laforest : L'article 88.
L'article 177 de cette loi est modifié :
1° par la suppression, dans le
premier alinéa, de «et détermine, le cas échéant, tout tel bureau qui constitue
un bureau de vote itinérant»;
2° par l'insertion, après le deuxième
alinéa, du suivant :
«Le bureau de vote itinérant établi pour
une résidence privée pour aînés au sens de la Loi visant à rendre le <système
de santé et de services sociaux plus efficace...
>
16 h (version révisée)
<17913
Mme
Laforest :
...pour une résidence privée pour aînés au sens de
la Loi visant à rendre le >système de santé et de services sociaux plus
efficace (2023, chapitre 34) ou de la Loi sur les services de santé et les
services sociaux pour les Inuit et les Naskapis (chapitre S-4.2) ou une
installation visée au deuxième alinéa de l'article 50 peut, au choix du
président d'élection, en plus de se rendre auprès des électeurs, être aménagé
dans une aire commune.»
Donc, c'est la même disposition qu'on
vient d'expliquer, mais on ajoute ici... Donc, il faut faire l'amendement. Je
vais relire... Est-ce que je lis tout de suite l'amendement, M. le Président?
Le Président (M. Kelley) : Nous
n'avons pas reçu l'amendement encore, Mme la ministre. Alors, on attend pour
vous de le déposer.
Mme Laforest : OK, c'est bon.
Donc là... OK. Bien, je vais continuer. L'article 88 du projet de loi
modifierait l'article 177 de la LERM qui permet au président d'élection d'établir
tout bureau de vote par anticipation qu'il juge nécessaire et de déterminer
tout tel bureau qui constitue un bureau de vote par anticipation.
La modification proposée consisterait, d'une
part, à supprimer la référence aux bureaux de vote itinérants, en concordance
avec la modification proposée à l'article 174 de la LERM, article 86
du présent projet de loi, qui assimilerait à son deuxième alinéa le bureau de
vote itinérant et le bureau de vote au bureau du président d'élection à des
bureaux de vote par anticipation. D'autre part, la modification proposerait...
proposée consisterait à permettre au président d'élection d'aménager un bureau
de vote itinérant dans une aire commune d'une résidence privée pour aînés ou d'un
établissement de santé ou de services sociaux, en plus du bureau de vote
itinérant qui se rendrait à la chambre des électeurs. Ici, on ajoute le
déplacement à la chambre des électeurs.
L'article 177 de la Loi sur les
élections et les référendums dans les municipalités, tel qu'il se lirait :
«177. Le président d'élection établit tout
bureau de vote par anticipation qu'il juge nécessaire.
«Dans le cas où il établit plusieurs
bureaux de vote par anticipation, il détermine toute section de vote qui est
rattachée à chacun.
«Le bureau de vote itinérant établi pour
une résidence privée pour aînés au sens de la Loi visant à rendre le système de
santé et de services sociaux plus efficace (2023, chapitre 34) ou de la
Loi sur les services de santé et les services sociaux pour les Inuit et les
Naskapis (chapitre S-4.2) ou une installation visée au deuxième alinéa de
l'article 50 peut, au choix du président d'élection, en plus de se rendre
auprès des électeurs, être aménagé dans une aire commune.
«Il avise de sa décision, le plus tôt
possible, chaque parti autorisé ou équipe reconnue et chaque candidat
indépendant intéressé.»
Alors, voilà.
Le Président (M. Kelley) : Merci
beaucoup, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme Setlakwe : ...rapidement,
M. le Président.
Le Président (M. Kelley) : Oui,
Mme la députée.
Mme Setlakwe : Je pense que
ça vient compléter le régime qui est mis en place, là, dont on a discuté à l'article
précédent. La seule... puis on vient préciser, c'est très clair, là, qu'on peut
se rendre à la chambre des électeurs. J'ai peut-être une question que j'aurais
pu poser dans notre discussion précédente, mais elle s'applique ici aussi.
Donc là, on réfère à «résidence privée
pour aînés» au sens de la nouvelle loi, là, la nouvelle LSSSS, la... qui était
le PL n° 15. Premièrement, est-ce que donc... parce qu'on a parlé de CHSLD,
mais «résidence privée pour aînés», ce n'est pas un CHSLD. Je veux juste être
sûre que le terme «résidence privée pour aînés» est très large et... Oui. Et où
ma deuxième question, c'est... On réfère aussi à une loi spécifique, là, sur
les services de santé et de services sociaux pour les Inuit et les Naskapis. Il
n'y a pas d'autre... On va couvrir, donc, toutes les lois spécifiques aux
autochtones, oui?
Mme Laforest : ...oui, on
couvre tout...
Mme Setlakwe : Oui. C'est
toujours ces deux lois? OK.
Mme Laforest : Oui, puis en
fait c'est déjà... dans la loi, c'est toujours inclus, CHSLD et RPA. Donc là,
on ajoute «chambre», «chambre des électeurs».
Mme Setlakwe : OK, c'est bon.
Merci. Je n'ai pas d'autre chose.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions? Sinon, nous allons procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'article 88 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, on va procéder à la lecture de l'article 75.
Mme Laforest : Alors, ici,
75, c'est un article de concordance : L'article 99 de cette loi est
modifié par l'insertion, après le paragraphe 4° du premier alinéa, du
paragraphe suivant :
«4.1° les conditions à remplir pour avoir
le droit de voter à un bureau de vote itinérant;».
Donc, l'article 75 du projet de loi
modifierait l'article 99 de la LERM qui porte sur la publication d'un avis
d'élection et qui en prévoit le contenu. La modification proposée consisterait
à ajouter au contenu de l'avis d'élection les conditions à remplir pour avoir
le droit de voter à un bureau de vote itinérant. Ces conditions seraient modifiées
par l'article 87 du présent projet de loi. Donc, ici, on vient donner l'obligation,
dans la publication de l'avis d'élection, d'ajouter la nouvelle possibilité de
vote itinérant.
Le Président (M. Kelley) : ...il
y a des interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons <procéder...
Le Président (M. Kelley) :
...il
y a des interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons >procéder
à la mise aux voix. Est-ce que l'article 75 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Et maintenant, Mme la ministre, on va procéder à la lecture de
l'article 84.
Mme Laforest : Alors, ici, on
vient ajouter également l'article... le premier article qu'on a adopté.
L'article 134.1 de cette loi est
modifié par l'insertion, dans le premier alinéa et après «132, toute personne»,
de «qui est domiciliée sur le territoire de la municipalité et qui est à
mobilité réduite ou incapable de se déplacer pour des raisons de santé, toute
personne».
L'article 84 du projet de loi
modifierait l'article 134.1 de la LERM qui prévoit la possibilité pour
toute personne domiciliée dans une résidence privée pour aînés ou dans un
établissement de santé ou de services sociaux de transmettre une demande de
révision de la liste électorale à distance. La modification proposée ajouterait
à ces personnes toute personne domiciliée sur le territoire de la municipalité
et qui est à mobilité réduite ou incapable de se déplacer pour des raisons de
santé ou... en concordance avec la modification proposée à l'article 175
de la LERM, article 87 du projet... du présent projet de loi, qui
élargirait l'admissibilité au vote itinérant à ces personnes.
Donc, ici, on vient ajouter les
dispositions pour les personnes à mobilité réduite ou incapables de se déplacer
pour des raisons de santé qui peuvent voter à domicile. Voilà. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme Setlakwe : ...M. le
Président.
Le Président (M. Kelley) : Oui,
Mme la députée de...
• (16 h 10) •
Mme Setlakwe : Bien, juste
nous expliquer, là... Donc, ici, ce qu'on vise à faire, c'est encore une fois
de faciliter la vie, là, aux gens qui sont aux prises avec... qui sont dans une
RPA ou un établissement de santé, mais là, ici, en fait, on vise une résidence
ou un établissement de santé. C'est de leur permettre de transmettre une
demande de révision de la liste électorale à distance. Donc, ça, est-ce que ça existait
déjà? Juste nous expliquer, là, le raisonnement derrière cette nouvelle mesure.
Mme Laforest : Bien, en fait,
ça, c'est de la... l'article qu'on vient de... que je viens de lire, c'est en
concordance avec ce qu'on a adopté précédemment.
Là, ce qu'on veut faire, c'est qu'on veut
éviter que les personnes à mobilité réduite ou incapables de se déplacer pour
des raisons de santé, qui peuvent voter à domicile, n'aient pas à se déplacer
pour faire une demande de modification de la liste électorale. Donc, déjà, dans
la liste électorale, avec le président d'élection et avec ce qu'on vient
d'adopter, l'avis... l'obligation, dans l'avis, avec le président d'élection,
le président d'élection doit l'indiquer que les personnes à mobilité réduite
peuvent voter à domicile. Donc, ici, on vient, si je peux dire, bien, éclaircir
la possibilité des personnes à mobilité réduite, qu'elles peuvent voter dans la
chambre des électeurs. Je vais... la chambre des électeurs. Merci.
Mme Setlakwe : Merci. Ça va
pour l'instant.
Le Président (M. Kelley) : M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : Il me semble
que ça sonne bien, «chambre des électeurs». On pourrait avoir ça à l'Assemblée
nationale, ici, une instance qui vient un peu...
Mme Laforest : Ça fait drôle,
oui.
M. Grandmont : Bon, en tout
cas, tout ça... Tu sais, dans la réforme de l'Assemblée nationale, peut-être
que nous verrons ça, la révision.
Donc, dans le fond, là, ce qu'on vient de
proposer avec l'article 84, c'est de dire que les gens peuvent... de la
même manière qu'ils vont pouvoir voter, faire un vote itinérant, ils vont
pouvoir aussi demander, de manière itinérante, une modification de la liste
électorale, s'assurer qu'ils sont bien sur la liste. C'est bien ça?
Mme Laforest : Tout à fait.
M. Grandmont : OK. On a... Il
y a... plus loin, on va l'étudier plus loin, puis peut-être assez rapidement,
en fait, là, il y a une possibilité pour les gens de... Donc, ça se fait en
deux fois, en fait. Donc, une première fois, les gens... le Directeur général
des élections<i> va envoyer... le directeur des élections ou président
d'élection, là, va envoyer une personne pour faire la modification de la liste.
Puis après ça la personne va devoir prendre un autre rendez-vous pour être
capable de voter, finalement. Ça ferait deux déplacements, c'est bien ça?
Mme Laforest : Bien, ça peut
se faire automatiquement dans la même rencontre, les deux possibilités.
M. Grandmont : C'est ça,
c'est ça. C'est là où je voulais en venir, dans le fond, parce que...
Mme Laforest : Oui, ils
peuvent corriger la liste et peuvent voter.
M. Grandmont : Donc, une
personne pourrait d'abord faire la modification de la liste dans un premier
rendez-vous puis, après ça, voter dans un deuxième rendez-vous. Mais, en même
temps, il est possible de faire les deux, le vote et la modification, dans un
même déplacement?
Mme Laforest : Attendez.
Votre question est excellente. Ah non! OK, la personne peut faire la demande en
ligne, c'est ça... mais vous allez me corriger si je me trompe. La personne
peut faire la demande en ligne, puis, à ce moment-là, la révision de la liste
électorale se fait. Ça peut se faire en ligne.
M. Grandmont : On peut faire
une... on peut faire une révision de la liste en ligne?
Mme Laforest : Oui, oui. Puis
après ça, deuxième moment, c'est l'élection, le vote.
M. Grandmont : OK. Mais là ce
que ça dit ici, c'est qu'une personne peut faire la modification en personne,
donc quelqu'un du... qui représente le président d'élection se déplace à la
chambre ou, en tout cas, au lieu de résidence de la personne, de l'électeur,
l'électrice, pour faire une modification. Donc, il y a comme deux façons de
modifier... il y a comme trois façons, en fait, de modifier, de le faire de
manière séparée du vote, soit de manière itinérante, à la résidence de la
personne électrice, soit en ligne, soit le jour du vote.
Mme Laforest : En fait, je vais
<lire...
Mme Laforest :
En
fait, je vais >lire l'article final comment il se lirait.
M. Grandmont : Oui, allez-y.
Mme Laforest : La réponse est
dans l'article. L'article 134.1 : «Malgré l'article 132, toute
personne qui est domiciliée sur le territoire de la municipalité et qui est à
mobilité réduite ou incapable de se déplacer pour des raisons de santé, toute personne
qui est domiciliée dans une résidence privée pour aînés identifié au registre
constitué en vertu de la Loi sur les services de santé et les services sociaux
(chapitre S-4.2) ou dans une installation visée au deuxième alinéa de
l'article 50 ou toute personne qui est hébergée dans une telle
installation et qui désire se prévaloir du troisième alinéa de cet article
peut, au plus tard le dernier jour fixé pour la présentation des demandes,
transmettre par écrit au président d'élection une demande d'inscription, de
correction ou de radiation accompagnée des documents prévus au deuxième alinéa
de l'article 133.»
Donc, ça peut se faire... la demande peut
se faire par écrit. Puis après ça, là, il reste la journée où la... que la
personne décide de faire venir quelqu'un pour voter. Donc, c'est deux
événements, mais elle peut transmettre sa demande par écrit.
M. Grandmont : D'accord. Elle
peut le faire par écrit, elle peut le faire en... en tout cas, à distance, par
téléphone ou par... en ligne? C'est ce que vous sembliez dire tantôt.
Mme Laforest : En ligne ou
encore par la poste, parce qu'il y a encore les formulaires par la poste
aujourd'hui.
M. Grandmont : Oui, puis ça
répond à des besoins, évidemment, on en est conscients, puis c'est normal que
ça existe encore. Sinon, la personne peut modifier... peut faire une
modification à la liste électorale le jour du vote même puis elle peut se
présenter... J'imagine que c'est la même chose. On peut se présenter... on semble
dire que non, mais un électeur pourra dorénavant se présenter au bureau
d'élection avec une preuve de résidence et faire modifier la liste électorale
le jour de l'élection, donc faire la modification là puis, après ça, voter. Ça
va venir plus tard, je pense qu'on va l'étudier. C'était une des modifications
qui était apportée par...
Mme Laforest : Bien là, là,
c'est important de... Là, on parle des personnes à mobilité réduite. Donc...
M. Grandmont : Oui, oui, je
sais, je sais. Je comprends, oui.
Mme Laforest : C'est ça.
Donc, les personnes à mobilité réduite, qu'est-ce qu'on fait, c'est qu'on
permet la correction, dans le formulaire de la liste électorale, pour elle-même,
puis, après ça, elle fait une demande pour que quelqu'un vienne, exemple, à la
maison pour voter. Donc, c'est deux choses. Elle peut faire sa demande en ligne
ou encore par la poste, puis après ça c'est... un autre moment, la personne
peut voter parce que la liste est corrigée. Mais la personne ne peut pas
demander, un, la correction de la liste immédiatement et voter, parce que la
personne n'est pas inscrite sur la liste.
M. Grandmont : OK. Donc, pour
les personnes qui répondent aux critères pour avoir droit au vote itinérant,
elles vont devoir le faire en deux fois, séparément, là. C'est obligatoire,
dans le fond, ça va être deux fois séparées. Parce que je comprends que, quand
on va dans un bureau de vote, c'est... il y a plusieurs personnes. On a, tous
et toutes, voté, on sait qu'il y a plusieurs personnes. Il y a un premier petit
bureau, dans lequel on vérifie si on est sur la liste électorale puis, si on
n'y est pas, bien, il y a une autre personne à côté qui va recevoir notre
preuve et qui va pouvoir faire la modification, et, après ça, on va pouvoir
aller voter.
Donc, ce que je comprends, c'est que, pour
une personne qui répond au vote itinérant, il va y avoir, dans le fond, deux
étapes à faire, comme pour une personne qui va au bureau de vote, là, mais que,
donc, ça va être en deux temps séparés. C'est ce que je comprends? C'est juste
pour clarifier, là.
Mme Laforest : ...en deux
temps, vraiment.
M. Grandmont : Parfait.
Mme Laforest : Correction de
la liste et ensuite le vote.
M. Grandmont : D'accord,
c'est clair. Merci beaucoup.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : ...M. le
Président, juste une précision. Je pense que c'est bien de lire l'article tel
que modifié, l'article de la LERM, mais je comprends très bien qu'on ajoute un
droit, qu'on ajoute... C'est une disposition qui existe déjà. On ajoute les
personnes qui peuvent l'utiliser. Donc, on ajoute les personnes à mobilité
réduite ou incapables de se déplacer pour des raisons de santé.
Je ne vois pas qu'on puisse le faire en
ligne, là. Je vois qu'on doit... Cette personne-là peut demander... bon, plus
tard, «transmettre par écrit au président d'élection une demande d'inscription,
de correction ou de radiation accompagnée des documents». Je n'ai rien contre
le nouveau... cet ajout. Ce qu'on vient faire, c'est ajouter des droits aux
personnes à mobilité réduite, mais où est le... c'est-tu moi qui ne vois pas,
là? Où est la possibilité de le faire en ligne?
Le Président (M. Kelley) : Mme
la sous-ministre.
Mme Petit (Katia) : Oui.
Juste préciser que, effectivement, là, ce qu'on précise actuellement, dans le
régime tel qu'appliqué, c'est par écrit, donc c'est vraiment un formulaire qui
est envoyé par la poste. Mais, plus tard dans le projet de loi, on va venir
prévoir d'autres dispositions qui vont corriger le tir.
Mme Setlakwe : Merci. Donc
là, ici, ce qu'on dit, c'est que la personne peut rester chez elle et le faire,
elle n'a pas à se... puis se déplacer dans une commission de révision.
Mme Laforest : ...avoir un
autre article.
Mme Setlakwe : Parfait. Mais
ici on parle donc de le faire de la maison, mais par la poste, là.
Mme Laforest : C'est ça.
Mme Setlakwe : Parfait.
Le Président (M. Kelley) : Excellent.
Est-ce qu'il y a des autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention,
nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 84 est <adopté...
Le Président (M. Kelley) :
...nous
allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 84 est >adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, on va faire la suite avec la lecture de
l'article 92.
Mme Laforest : Oui. 92 :
Cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 179, du suivant :
«179.1. Un membre du personnel d'une
résidence privée pour aînés au sens de la Loi visant à rendre le système de
santé et de services sociaux plus efficace (2023, chapitre 34) ou de la
Loi sur les services de santé et les services sociaux pour les Inuit et les
Naskapis (chapitre S-4.2) ou d'une installation visée au deuxième alinéa
de l'article 50 peut confirmer l'identité d'un électeur qui y est
domicilié et qui n'a pas de pièce d'identité en sa possession. La procédure
prévue au sous-paragraphe b du paragraphe 3° du premier alinéa de l'article 213.2
s'applique à cette fin, à l'exception du sous-paragraphe iii.»
Article 92. L'article 92 du
projet de loi insérerait le nouvel article 179.1 dans la LERM, lequel
prévoit qu'un membre du personnel d'une résidence privée pour aînés ou d'un
établissement de santé ou de services sociaux pourrait confirmer l'identité de
plus d'un électeur qui y est domicilié et qui n'a pas de pièce d'identité en sa
possession.
Ici, on veut éviter que des personnes
domiciliées ou hébergées dans un établissement désigné par la loi ne soient
privées de leur droit de vote parce qu'elles ne disposent pas de pièce
d'identité. La Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités
prévoit qu'une personne qui n'est pas en mesure d'établir son identité à l'aide
d'une des pièces d'identité prévoit... prévues par la loi est dirigée vers la
table de vérification de l'identité de l'électeur. Ici, on permet dans un tel
cas qu'un tiers atteste l'identité et l'adresse de ce dernier. Tant l'électeur
que le tiers doivent signer le serment prévu à cette fin.
Or, la LERM interdit qu'un tiers atteste
de l'identité de plus qu'une... d'une personne. Cette règle ne tient pas compte
de la situation particulière des électeurs domiciliés dans un établissement
désigné par la loi, qui n'ont souvent pas de pièce d'identité. Les membres du
personnel de l'établissement peuvent être amenés à attester de l'identité de
plus d'un résident.
• (16 h 20) •
En 2021, la <i>loi visant à
faciliter le déroulement d'élections municipales dans le contexte de la pandémie
de la COVID a permis exceptionnellement au personnel de ces établissements
d'établir l'identité de plusieurs électeurs dans le cadre du vote par
correspondance. Dans le contexte où le vote itinérant serait élargi pour
favoriser le vote d'un plus grand nombre d'électeurs, il apparaît opportun de
pérenniser cette possibilité. Voilà. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : J'ai... on n'a
rien contre, évidemment, puis je pense que ça vient compléter le régime qu'on
est en train de discuter. Mais, juste pour être clairs, donc, une personne n'a
pas de pièce d'identité, donc on parle de... on parle de personnes qui sont en
perte d'autonomie, disons, puis là il y a... le personnel est là puis... oui,
puis ils peuvent attester de l'identité. Juste nous expliquer un peu, dans les
faits, en pratique, là, qu'est-ce que ça vise exactement. Je l'ai bien compris?
Mme Laforest : Bien, en
fait... Oui, c'est très bien. Votre question est quand même importante. Durant
la COVID, c'est sûr qu'on a permis à du personnel des établissements
d'identifier les personnes qui pouvaient voter. Donc là, c'était seulement
durant la période de la COVID-19 qu'on a permis aux gens d'identifier les
voteurs. Donc là, on vient pérenniser cette demande-là, parce qu'on a vu que ça
prenait des gens pour identifier des gens dans les CHSLD, dans les RPA, et les
personnes également qui votent par... avec le vote par itinérance, qui peuvent
identifier la personne qui n'a pas de vote... qui n'a pas de carte d'identité.
Donc, la mesure qu'on a permise durant la COVID est importante. On veut
pérenniser cette mesure-là à long terme pour les personnes en CHSLD et en RPA et
les personnes à mobilité réduite.
Mme Setlakwe : Non, non,
c'est donc... merci. Non, non, c'est ce que j'ai compris, puis il n'y a pas
d'enjeu. Dans le fond, cette flexibilité-là a été permise dans un contexte
exceptionnel, mais on a réalisé que ça fonctionnait.
Mme Laforest : C'est ça, oui.
Mme Setlakwe : Donc, on veut
le pérenniser.
Mme Laforest : Exact.
Mme Setlakwe : Et donc la
personne n'a pas de pièce d'identité ou c'est juste qu'elle a besoin d'être
accompagnée pour attester de son identité?
Mme Petit (Katia) : Oui. On
vient simplement mentionner, comme la ministre l'a indiqué, qu'une personne qui
travaille dans l'établissement peut attester de l'identité de la personne. Donc,
on vient formaliser la chose, tout simplement.
Le Président (M. Kelley) : M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. D'abord,
une question d'ordre technique, là. J'entendais, j'écoutais bien Mme la
ministre, là, lire des notes explicatives qui semblaient beaucoup plus longues
que ce qu'on a dans notre cahier. Je ne sais pas si c'est... Est-ce qu'on a la
bonne version du cahier? C'est-tu normal qu'il y ait plus de matériel de son
côté ou...
Mme Laforest : S'il y avait
plus de matériel durant le briefing?
M. Grandmont : Non. C'est
juste que j'écoutais... je vous écoutais lire vos notes <explicatives...
M. Grandmont :
Non.
C'est juste que j'écoutais... je vous écoutais lire vos notes >explicatives,
puis ça dépassait largement le petit paragraphe qu'on a de notre côté. Je me
demandais juste si on avait la bonne version, si on nous avait transmis la
bonne, en fait.
Mme Laforest : Ah! OK, oui,
c'est la bonne version. C'est parce que, là, on a l'exemple de la situation
durant la pandémie, que j'ai ajouté, que j'ai expliqué.
M. Grandmont : OK, parfait.
Excellent. Je voulais juste m'assurer qu'on avait le bon matériel, mais c'est
correct.
Mme Laforest : Oui, c'est ça.
M. Grandmont : Oui, c'est ça.
Peut-être revenir d'abord sur le contexte, là, dans quel contexte, là... puis
c'est un peu la suite de la discussion avec la collègue, là, des personnes se
retrouvent avec pas de carte d'identité, là, en RPA, au CHSLD. Comment ça se
fait que ça existe, en fait, là? Je ne comprends pas, là.
Mme Laforest : ...il faut
quand même... Bien, je vais le dire délicatement puis en tout respect, puis
c'est important de le mentionner, il faut penser aux gens que... possiblement
un problème de santé mentale. Donc, c'était important. On a appliqué cette
mesure-là, qui était durant la COVID, puis c'est un exemple, là, des gens qui
sont aux prises avec des problèmes de santé mentale.
M. Grandmont : Et donc, là,
on est toujours sur la loi sur les élections et les référendums au municipal.
Est-ce que c'est quelque chose qu'on fait déjà au niveau des élections
générales québécoises?
Mme Laforest : Oh! Est-ce
qu'on fait ça pour les élections? Bonne question. Je ne sais pas, je ne peux
pas vous dire. Les élections provinciales, je ne le sais pas.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la ministre, est-ce que vous voulez prendre le temps de suspendre, de faire des
recherches de la réponse? On va suspendre.
(Suspension de la séance à 16 h 25)
(Reprise à 16 h 30)
Le Président (M. Kelley) : Alors,
Mme la ministre, je pense que vous avez trouvé la réponse pour le député de
Taschereau.
Mme Laforest : Donc, à votre
question, au niveau provincial, oui, la mesure existe, mais pas pour plusieurs
personnes, pour une personne seulement. Là, c'est sûr que c'est important de le
mentionner aussi, nous, on va toucher toujours, toujours le municipal, à part
la mesure pour les députés qu'on va ajouter durant le projet de loi.
M. Grandmont : Parfait. Je
vous...
Le Président (M. Kelley) : ...
M. Grandmont : Oui. Je vous
remercie pour votre question. J'en avais une troisième, là, concernant
l'article 92. Dans la... à la cinquième ligne... À la cinquième ligne de
l'article, en fait, on dit, là, «peut confirmer l'identité d'un électeur qui y est
domicilié et qui n'a pas de pièce d'identité en sa possession». Or, dans les
notes explicatives, plus bas, on dit qu'un employé d'un établissement de santé
ou de services sociaux pourrait confirmer l'identité de plus d'un électeur qui y
est domicilié.
Je me demandais, là, est-ce que c'est une
erreur? Est-ce que c'est moi qui ne comprends pas bien, en fait, la façon dont
c'est libellé dans l'article 179.1, puis qu'effectivement on a cette
possibilité-là, pour un employé d'une résidence ou d'un établissement de santé,
services sociaux, de vraiment identifier plusieurs personnes, auquel cas on
échapperait un peu à l'objectif qui est poursuivi, d'avoir une personne qui est
capable d'identifier plusieurs personnes dans un même établissement, là?
J'aimerais juste comprendre, en fait.
Mme Laforest : Non, c'est ça...
Bien, en fait, dans un établissement, RPA ou encore CHSLD, il y a une personne
qui peut identifier plusieurs résidents, si je peux dire ça, sauf que là, ici,
on vient ajouter l'identité d'un électeur qui est domicilié. Puis vous vous
rappelez, dans les autres articles, on a ajouté «la chambre des électeurs». Alors,
c'est pour ça, on vient ajouter «la chambre des électeurs» qui est domiciliée.
M. Grandmont : Donc, est-ce
que c'est parce qu'on réfère à... Est-ce que vous... Est-ce que c'est parce que
vous référez à d'autres articles qu'on a traités tantôt? Parce que ça ne
m'apparaît pas clair, là, pour l'instant, là, qu'une personne dans un
établissement peut confirmer... voyons, l'identité, je ne sais pas pourquoi
j'accroche là-dessus, d'un électeur qui y est domicilié. On dirait qu'on ne se
donne pas la liberté de pouvoir identifier plusieurs personnes qui sont
domiciliées dans un même établissement.
Mme Laforest : D'accord.
Alors, on va le relire, «peut confirmer l'identité d'un électeur qui y est
domicilié», comme je le mentionnais, on ajoute les mesures qu'on a adoptées
dans les articles précédents, puis on dit «du premier alinéa de l'article 213.2
s'applique à cette fin, à l'exception du sous-paragraphe iii». Le
sous-paragraphe iii, c'est «déclare ne pas avoir accompagné au cours du
scrutin un autre électeur qui n'est pas son conjoint ou son parent au sens de
l'article 131». Donc, ici, il faut bien spécifier qu'on ajoute «un autre
électeur qui n'est pas accompagné de son conjoint ni d'un parent».
M. Grandmont : Donc, dans le
fond, c'est parce qu'on ne l'interdit pas que c'est possible.
Mme Laforest : Bien oui, puis
également c'est pour <faire de la concordance...
>
16 h 30 (version révisée)
<17913
Mme Laforest :
Bien, oui. Puis également c'est pour >faire de la concordance
avec ce qui est possible, ni parent, ni conjoint.
M. Grandmont : OK,
parfait. Je tenais à le souligner parce que ça ne me semblait pas clair, clair,
clair, mais, si ça passe le test, là, du côté des juristes, là, je n'ai pas de
problème.
Mme Laforest : Oui.
Merci.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions?
Mme Setlakwe : ...je
trouve ça intéressant...
Le Président (M. Kelley) : Oui,
Mme la députée.
Mme Setlakwe : ...d'examiner
le libellé de cette façon-là, mais moi, c'est exactement ce que le député de
Taschereau vient de dire, parce qu'on ne l'interdit pas. Parce que, dans le
fond, il faut le lire, je pense, de la façon suivante : «Un membre du
personnel...» On ne limite pas du tout un membre du personnel avec un électeur
domicilié dans une résidence. On dit simplement qu'un membre du personnel peut
confirmer l'identité d'un électeur domicilié dans une... disons une RPA et qui
n'a pas sa pièce d'identité. Mais la situation, après ça, peut se cumuler, il
peut y avoir d'autres électeurs. On n'est pas en train de restreindre... Un
membre du personnel pourrait le faire pour d'autres. On aurait peut-être pu
écrire «peut confirmer l'identité d'un ou de plusieurs électeurs d'une». Est-ce
qu'on doit le lire de cette façon-là? C'est peut-être plus pour les légistes,
là.
Mme Laforest : Bien, c'est
sûr que c'est composé par des légistes. Alors, si vous voulez, je vais laisser
les légistes l'expliquer.
Le Président (M. Kelley) : M.
le... Me Normand.
M. Normand (Étienne) : Oui,
merci. Alors, l'article 213.2 auquel on réfère ici, à la fin de 179.1,
prévoit la procédure d'établissement d'identité d'un électeur. Et notre fameux
sous-paragraphe iii, qu'on exclut ici, c'est un sous-paragraphe qui limite
la possibilité pour un tiers de confirmer l'identité d'une seule personne, donc
elle limite cette possibilité-là à un seul électeur. Alors, en excluant cette
possibilité-là, ça signifie que le membre du personnel pourrait confirmer l'identité
d'un nombre indéterminé d'électeurs au sein de sa résidence.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions? Alors, nous allons procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'article 92 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, l'article 86.
Mme Laforest : Oui. L'article 86
a un amendement, M. le Président. Est-ce que l'amendement...
Le Président (M. Kelley) : On
va faire la lecture de l'article puis faire l'amendement après, Mme la
ministre.
Mme Laforest : Merci, M.
le Président. D'accord. L'article 86 : L'article 174 de
cette loi est remplacé par les suivants :
«174. Un vote par anticipation doit être
tenu le septième jour précédant celui fixé pour le scrutin et, si le président
d'élection en décide ainsi, le huitième jour précédant celui fixé pour le
scrutin.
«En plus du vote par anticipation en tant
que tel, le président d'élection peut permettre aux électeurs d'exercer leur
droit de vote à son bureau ou à un bureau de vote itinérant, lesquels sont
considérés comme des bureaux de vote par anticipation pour l'application de la
présente loi.
«Le vote au bureau du président d'élection
peut, au choix du président d'élection, se tenir les neuvième, sixième,
cinquième et quatrième jours précédant celui fixé pour le scrutin. Dans toute
municipalité de plus de 20 000 habitants, il doit au moins être tenu le
neuvième jour précédant celui fixé pour le scrutin.
«Le vote au bureau de vote itinérant peut,
au choix du président d'élection, se tenir les neuvième, huitième, sixième,
cinquième et quatrième jours précédant celui fixé pour le scrutin.
«174.1. Le président d'élection peut,
plutôt que d'établir au bureau de vote à son bureau, décider que le vote se
tiendra à tout autre endroit. Cet endroit est considéré comme le bureau du
président d'élection pour l'application des dispositions de la présente loi
portant sur le vote devant s'y tenir.»
Alors, ici, l'article 86 du projet de
loi remplace l'article 174 de la LERM par les nouveaux articles 174
et 174.1.
L'article 174 actuel prévoit la tenue
du vote par anticipation obligatoire le septième jour précédant celui fixé pour
le scrutin et facultative le sixième. Il prévoit également la possibilité d'établir
un bureau de vote itinérant.
Un nouvel article 174 maintiendrait
la tenue obligatoire du vote par anticipation le septième jour mais changerait
la date facultative pour le huitième jour. Il maintiendrait, au choix du
président d'élection, le bureau de vote itinérant et introduirait la
possibilité de tenir le vote au bureau du président d'élection. Le vote
pourrait se tenir à ces bureaux les jours suivants : un, vote au bureau du
président d'élection, les neuvième, sixième, cinquième et quatrième jours
précédant celui fixé pour le scrutin, mais il devrait obligatoirement se tenir
les neuvièmes jours dans toute municipalité de 20 000 habitants et plus;
deux, bureau de vote itinérant, les neuvième, huitième, sixième, cinquième et
quatrième jours précédant celui fixé pour le scrutin.
Le nouvel article 174.1 octroierait
la possibilité au président d'élection qui choisirait d'offrir le vote à son
bureau d'établir le bureau de vote à un autre endroit, lequel serait considéré
comme son bureau pour l'application des dispositions portant sur le vote devant
s'y tenir.
Alors, l'amendement...
Le Président (M. Kelley) : Et
vas-y avec la lecture de l'amendement, Mme la ministre.
Mme Laforest : Parfait. L'amendement. L'article 86, article 174 de la Loi
sur les élections et les référendums dans les <municipalités...
Mme Laforest :
...Loi
sur les élections et les référendums dans les >municipalités :
Remplacer, dans le troisième alinéa de
l'article 174 de la Loi sur les élections et les référendums dans les
municipalités, proposé par l'article 86 du projet de loi, «plus de 20 000
habitants» par «20 000 habitants ou plus».
L'amendement proposé remplace...
remplacerait dans l'article 86 du projet de loi l'expression «plus de
20 000 habitants» par «20 000 habitants ou plus» en concordance avec
la modification qui serait adoptée à l'article 179 de la Loi sur les
élections et les référendums dans les municipalités par l'article 91 du
projet de loi. Donc, voilà. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des interventions?
Mme Setlakwe : Oui. Juste...
Là, on est sur l'amendement?
Le Président (M. Kelley) : On
est sur l'amendement, oui, Mme la députée.
Mme Setlakwe : Donc, c'est
vraiment juste un... là, c'est juste un détail, là? C'est comme ça qu'on le
formule ailleurs, j'imagine, dans la loi? C'est une question de... C'était une
petite coquille, dans le fond, qu'on est en train de corriger?
Mme Laforest : Et voilà.
C'est vraiment ça. J'ai tout lu ça pour une coquille, mais c'est fait.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Est-ce qu'il y a des autres interventions sur l'amendement, oui? Sinon, on va...
mise aux voix.
M. Grandmont : Bien, moi,
j'ai la main levée.
Le Président (M. Kelley) : Ah!
excusez-moi. Député, M. Taschereau.
M. Grandmont : Donc, si je
comprends bien, on fait un amendement pour une personne, c'est ça?
Mme Laforest : Oui, tout à
fait.
M. Grandmont : Parfait.
Merci. C'est tout. C'était une blague.
Mme Laforest : C'est ça quand
même. Des fois, ça prend juste une personne.
• (16 h 40) •
Le Président (M. Kelley) : S'il
n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce
que l'amendement à l'article 86 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Et maintenant, on revient à l'article amendé. Alors, est-ce qu'il y a des
interventions sur l'article amendé? Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Oui. Merci, M.
le Président. Donc, ici, je n'ai pas sous les yeux, là, l'explication, mais
juste nous ramener, donc, dans le contexte du vote par anticipation... Dans le
fond, j'ai deux questions.
Ce qu'on vise, c'est d'avoir une plus
grande flexibilité puis, disons, tenir le vote par anticipation le samedi et le
dimanche. Puis pourquoi est-ce qu'on a des obligations ou des modalités
particulières qui s'appliquent à des municipalités de 20 000 habitants ou
plus? Je regarde le mémoire du DGEQ, qui dit qu'à l'article 86 il
proposerait d'avoir... que le DGE recommande de laisser la même latitude à
l'ensemble des présidents, des présidents d'élection, pour déterminer les
moments où ils offrent le vote à leurs bureaux sans fixer de plages horaires
obligatoires.
Donc, voilà, c'est comme deux questions.
Juste nous expliquer un peu ce qu'on vient faire avec l'article puis venir
préciser pourquoi on a un régime particulier pour les plus grandes
municipalités.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la sous-ministre.
Mme Petit (Katia) : Oui, tout
à fait. En fait, on vient prévoir trois choses par l'article. On vient
effectivement modifier, comme vous l'avez mentionné, la journée du lundi pour
la journée du samedi. On vient également prévoir le bureau... le vote au bureau
du président d'élection, ce qui est une nouvelle modalité de vote, et on vient
en prévoir les journées.
On a prévu un régime spécifique pour les
20 000 et plus, qui est d'avoir une plage... en fait, une journée
obligatoire le vendredi, donc le jour moins... moins 9 pour les
20 000 et plus, et c'est vraiment pour favoriser la participation
électorale. Souvent, il y a moins de gens qui participent aux élections dans
les grandes villes. L'idée de mettre une plage horaire le vendredi soir, ça
permet, entre autres, de couvrir tous ceux qui pourraient être absents la...
pendant la fin de semaine du vote par anticipation, tout simplement. Donc,
c'est vraiment une mesure qui vise à favoriser la participation.
Mme Setlakwe : OK. Mais donc...
Merci. La réponse, très claire. Mais on ne l'exclut pas pour les autres. C'est
juste que, pour les grandes villes, ils doivent offrir cette plage horaire là.
Mme Petit (Katia) : C'est ça.
Et pour les autres, puis il y a d'autres journées possibles, à ce moment-là,
c'est... pour les plus petites municipalités, c'est optionnel. On s'entend
qu'une très petite municipalité, ça pourrait ne pas être pertinent, là, de
prévoir des plages horaires. Donc, pour le reste, c'est optionnel, tout
simplement. Puis on vient également étendre un petit peu, là, la journée pour
tenir les bureaux de vote itinérants, qui est actuellement limitée entre le
jour moins 6 et moins 8 des élections. Donc, on vient élargir un
petit peu plus, là, les possibilités, toujours dans l'optique, là, comme la
ministre l'indiquait, de favoriser la participation électorale.
Mme Setlakwe : Ah!
honnêtement, je pense que c'est une bonne chose, là, qu'on vienne mettre ces
mesures en place, qui favorisent une participation accrue. Donc, non, ça me va.
Je pense que ce n'est pas <interdit...
Mme Setlakwe :
...qui
favorisent une participation accrue. Donc, non, ça me va. Je pense que ce n'est
pas >interdit, c'est... c'est-à-dire que, dans les petites
municipalités, ils pourraient très bien décider de le faire. Ils vont voir
selon leurs circonstances, mais les grandes villes doivent le faire. Moi, ça me
va. Merci.
Le Président (M. Kelley) : M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Donc, je
reviens, là, en fait, sur ce... la discussion qu'on a eue tantôt, là, sur la question
du vote itinérant, là. Donc, «peut, au choix du président d'élection, se tenir
les neuvième, huitième, sixième, cinquième et quatrième jours précédant celui
fixé pour le scrutin», donc, on comprend que c'est une obligation de les tenir.
Ma lecture, c'est que c'est une obligation de les tenir soit le neuvième, le
huitième, le sixième, le cinquième, le quatrième jour précédant celui fixé pour
le scrutin, donc les votes... le vote itinérant ne peut être offert que ces
journées-là. Est-ce que c'est comme ça que je dois le comprendre?
Mme Laforest : Oui.
Actuellement, les seules modalités de vote auxquelles les électeurs ont accès
sont le vote par anticipation obligatoire et le vote ordinaire, tous les deux
le dimanche. Actuellement, c'est juste ça. Donc là, on vient élargir les
possibilités.
M. Grandmont : OK. Mais donc
la personne ne peut pas voter au vote... en vote itinérant, donc, le jour du
scrutin. Puis il y a quand même, un, deux, trois, quatre, cinq jours
seulement d'ouverts pour être capable de déployer le vote itinérant.
Mme Laforest : Le vote
itinérant se tient actuellement sur un maximum de trois jours, du huitième au
sixième jour précédant le scrutin. L'élargissement à l'admissibilité au vote
itinérant qui est proposé dans le projet de loi va augmenter le nombre
d'électeurs, ça, c'est certain, puis on tient compte des changements ainsi pour
proposer d'ajouter trois jours à la période possible du vote itinérant, soit le
neuvième, le cinquième et le quatrième jour précédant le scrutin.
M. Grandmont : Pourquoi
l'avoir limité à cinq jours seulement? Je comprends qu'on augmente, là, mais
pourquoi l'avoir limité, plafonné à cinq?
Mme Laforest : Bien là,
j'imagine qu'il y a eu une évaluation par Élections Québec. Allez-y...
Mme Petit (Katia) : En fait,
c'est vraiment une question de processus électoral. Ça prend une liste, donc ça
doit se tenir obligatoirement après la période de révision de la liste
électorale, et ensuite arrivent les étapes subséquentes pour la journée de vote
finale. Donc, on utilise, pour ainsi dire, toutes les journées qui sont
disponibles entre les deux. Donc, on maximise vraiment le temps.
M. Grandmont : OK. Mais les
jours moins 3, moins 2, moins 1, on aurait respecté la date, la
période de révision de la liste électorale puis, même le jour du vote aussi, on
aurait peut-être pu... Je ne sais pas si c'est une question de ressources
humaines aussi à quelque part là-dedans, mais...
Mme Petit (Katia) : Oui, je
pense que c'est beaucoup une question d'opération puis de préparation, oui,
effectivement.
Mme Laforest : Avant, oui,
exactement, pour que ce soit fait avant le jour du scrutin. Puis cette
possibilité-là a été testée aussi dans des municipalités comme tantôt, dont Beloeil,
Gatineau, Lacolle, Montmagny, Montréal, Rivière-du-Loup, Saint-Georges,
Saint-Lazare, Sainte-Agathe-des-Monts, Thetford Mines. Donc, évidemment, ça a
été positif, ces projets-là. Donc, ils l'ont ajouté...
M. Grandmont : Votre
réponse... Vous précédez la question que j'allais vous poser, là, parce que je
ne me souvenais plus de la liste des municipalités, des villes dans lesquelles
ça avait été déployé en projet pilote, mais il y a des petites comme des très
grandes municipalités, évidemment, là. Donc, ça, c'est quand même rassurant.
Est-ce que, dans le projet pilote, il avait été déployé sur trois ou sur cinq
jours, ce projet pilote là?
Mme Laforest : Sur trois ou
sur cinq jours? Sur trois ou cinq jours? Attendez. Votre question est bonne. Je
n'ai pas la réponse. Est-ce que vous avez la réponse?
Mme Petit (Katia) : Ils sont
en train de vérifier.
Le Président (M. Kelley) : Alors,
est-ce que vous voulez suspendre une...
Mme Laforest : On peut
suspendre.
Le Président (M. Kelley) : ...attendre
pour toute l'information nécessaire?
On suspend quelques instants.
(Suspension de la séance à 16 h 47)
(Reprise à 16 h 50)
Le Président (M. Kelley) : Alors,
on reprend nos travaux. Mme la ministre, je pense que vous avez trouvé une
réponse pour le député de Taschereau.
Mme Laforest : Oui. Alors, à
votre réponse, M. le député, c'est quatre jours.
M. Grandmont : ...dans toutes
les municipalités, on avait déployé le projet pilote sur quatre jours? Grandes
ou petites municipalités, c'était la même chose?
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : Puis donc on
augmente à cinq jours, dans le fond, parce qu'on veut se garder une marge de
manœuvre. On pense que... C'est quoi, l'objectif, en fait, en ajoutant?
Mme Laforest : C'est pour
copier les projets pilotes qui ont été testés. Étant donné que ça s'est bien
passé comme ça, on...
M. Grandmont : Mais donc on
rajoute une journée, là. C'est ça. OK.
Mme Laforest : Pardon?
Une voix : ...
Mme Laforest : Oui, oui,
c'est ça.
M. Grandmont : Oui, c'est ça,
puis donc, éventuellement... Parce que moi, je vois qu'il y a... c'est du
service client quand même assez bon, là, c'est... je trouve ça intéressant.
C'est une façon, en fait, d'aller rejoindre les gens, parce que c'est vrai que
ça peut être difficile pour une partie de la population, là, de pouvoir se
prévaloir de leur droit de vote. Puis, en même temps, j'ai l'impression que
c'est peut-être un service qui va augmenter en attractivité dans le temps parce
qu'il y a une... il y a un vieillissement de la population, évidemment, aussi.
Donc, je trouve ça intéressant, mais si... Donc, vous considérez que, suite au
projet pilote, où on avait déployé à quatre jours, en allant à cinq, on devrait
être corrects pour, disons, les prochaines élections, là?
Mme Laforest : Tout à fait.
M. Grandmont : Parfait. Ça
répond à mes questions. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 86 amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, on va procéder à la lecture de l'article 91.
Mme Laforest : 91. L'article 179
de cette loi est modifié par le remplacement du deuxième alinéa par les
suivants :
«Le vote à un bureau de vote itinérant se
tient aux heures déterminées par le président d'élection. Ces heures ne peuvent
toutefois pas coïncider avec les heures prévues pour le vote par anticipation
ni avec celles prévues pour le vote au bureau du président d'élection.
«Le vote au bureau du président d'élection
se tient aux heures déterminées par le président d'élection, qui doit prévoir
au moins quatre heures consécutives, entre 9 heures 30 et 20 heures.
Dans toute municipalité de 20 000 habitants ou plus, il doit de plus
prévoir que le vote se tient entre 16 et 20 heures le neuvième jour
précédant celui fixé pour le scrutin.»
Donc, ici, on vient ajouter cette mesure
pour considérer le vote itinérant avec les articles qu'on a adoptés
précédemment et avec les nouveaux pouvoirs de vote au bureau du président
d'élection. Donc, bref, on vient interdire deux tenues de vote simultanément.
C'est normal aussi, là.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Est-ce qu'il y a des interventions? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : ...ce serait
plus simple si Mme la ministre lisait les notes explicatives, là, plutôt...
Mme Laforest : Ah! OK.
Excusez.
M. Grandmont : Merci. Je vous
remercie.
Mme Laforest : L'article 91
du projet de loi remplacerait le deuxième alinéa de l'article 179 de la
LERM par deux nouveaux alinéas afin de préciser les heures d'ouverture du
bureau de vote itinérant et du bureau de vote au bureau du président
d'élection.
Le bureau de vote itinérant serait ouvert
aux heures déterminées par le président d'élection, qui ne pourraient toutefois
pas coïncider avec les heures prévues pour le vote par anticipation ni avec
celles pour le vote au bureau du président d'élection.
Le bureau de vote au président... au
bureau du président d'élection serait ouvert aux heures déterminées par le
président d'élection, qui devrait toutefois <prévoir...
Mme Laforest :
...serait
ouvert aux heures déterminées par le président d'élection, qui devrait
toutefois >prévoir une plage horaire le neuvième jour précédant celui
fixé pour le scrutin qu'il préside à l'élection dans une municipalité de 20 000
habitants ou plus.
Alors, voilà, on vient seulement empêcher
qu'un électeur puisse voter à deux fois, deux reprises. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Merci beaucoup.
Mme Setlakwe : ...seule
question serait... Bien, j'ai deux questions. Bien là, encore une fois, juste
pour boucler la boucle puis revenir sur notre discussion de tout à l'heure,
donc, municipalités de 20 000 habitants ou plus...
Mme Laforest : On l'a
corrigé.
Mme Setlakwe : ...on les
oblige à tenir un vote par anticipation selon une certaine plage horaire...
Mme Laforest : Exact.
Mme Setlakwe : ...le
neuvième jour. OK. Ça ne l'empêche pas pour les autres, mais là on parle de
trois choses, donc un vote à un bureau de vote itinérant, on en a discuté
depuis qu'on a commencé cet après-midi, le vote au bureau du président
d'élection, qui est de plus en plus en demande et populaire, mais là on dit que
les heures ne doivent pas coïncider avec les heures prévues pour le vote par
anticipation régulier, si on veut.
Mme Laforest : Bien,
parce que c'est... comme on le mentionnait, c'est... on vient... c'est normal
parce qu'on vient interdire la tenue simultanée de deux modalités de vote par
anticipation. Donc, on va empêcher un électeur de voter à deux reprises. C'est
plus... Disons que c'est tout à fait...
Mme Setlakwe : Non, je
comprends. Je comprends le raisonnement, ou c'est peut-être moi qui... Donc, le
vote... On parlait des personnes à mobilité réduite à qui on offre ce service
que... d'un vote... d'un genre de bureau de vote itinérant, donc qui se déplace
chez la personne, mais ça ne peut pas avoir lieu durant un jour de vote par
anticipation ou c'est moi qui lis mal le texte, là. Ce bureau de vote itinérant
peut avoir lieu...
Mme Laforest : Mais là
on vient...
Mme Setlakwe : ...en
parallèle d'un vote par anticipation ou c'est...
Mme Laforest : Bien, en
fait, ce qui...
Mme Setlakwe : ...ou c'est
juste... C'est le vote itinérant et le vote au bureau du président d'élection,
là, qui ne peuvent pas se chevaucher.
Mme Laforest : Bien, ce
qui est important... votre question est bonne, parce que, si on revient, c'est
bien écrit, dans l'article, «prévoir au moins quatre heures consécutives, entre
9 heures 30 et 20 heures». Puis là, dans toute municipalité de
20 000 habitants ou plus, le vote se tient entre 16 heures et 20 heures.
Donc, il faut voir qu'on respecte les différentes heures.
Mme Setlakwe : OK. Non,
non, ça me va. Merci.
Le Président (M. Kelley) : M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. J'aimerais
comprendre ce qui motive, en fait, cette intention de ne pas faire coïncider
les heures prévues pour le vote par anticipation... bien, le vote... les heures
pour le vote itinérant avec les heures pour le vote par anticipation puis les
votes pour les heures pour le vote au bureau d'élection. Parce que, tantôt, Mme
la ministre a dit : Pour éviter que des gens votent deux fois. Moi,
j'avais... spontanément, je me posais la question de : Est-ce que c'est
parce qu'on veut s'assurer, dans le fond, de bien utiliser les ressources puis
éviter de dédoubler les périodes de vote puis finalement que ça... qu'on soit
obligés d'aller chercher davantage et davantage de ressources, là? Mais j'ai
quand même accroché sur le fait que vous avez dit : éviter de voter deux
fois. Donc, j'aimerais comprendre l'intention derrière cet article-là.
Mme Laforest : Bien, en
fait, avec les modalités qu'on a ajoutées dans les précédents articles, là, on
vient, en fait, laisser un moment pour que les listes électorales soient à
jour. On permet un moment pour que... mettre à jour les listes électorales avec
les nouvelles dispositions qu'on a tenues.
M. Grandmont : OK. Il va
falloir m'expliquer autrement parce que je ne vois pas.
Mme Laforest : Bien,
c'est parce qu'il faut laisser un moment pour que les listes électorales... il
faut laisser un moment pour que les listes soient à jour, parce que, si on ne
laisse pas les listes à jour, avec les nouvelles dispositions qu'on a, c'est
sûr que là, à ce moment-là, ce ne serait pas... il y aurait possibilité
d'erreur, parce que le moment... Bref, vous pouvez y aller, là, mais ça prend
un moment avant de mettre les listes électorales à jour.
Mme Petit (Katia) : C'est
exactement ça.C'est exactement ça.
M. Grandmont : Allez-y,
allez-y.
Mme Petit (Katia) : C'est
que... C'est qu'en fait, comme il y a plusieurs modalités de vote par
anticipation, si elles se tenaient au même moment, ça veut dire que,
théoriquement, une personne pourrait voter deux fois, c'est-à-dire que les
listes ne sont pas mises à jour en temps continu, ils doivent être consolidés
une fois qu'ils reviennent au bureau du directeur. Donc, c'est exactement ce
qu'elle mentionnait. C'est vraiment pour la... une question de consolidation
des listes et éviter que les personnes votent deux fois.
M. Grandmont : Donc, ça,
c'est parce que les gens... dans certains types de votes, notamment vote au
bureau du président d'élection ou vote par anticipation, les gens peuvent se
présenter au bureau puis se faire inscrire sur le... à ce moment-là? Est-ce que
ça a un lien avec ça?
Mme Laforest : Bien, en
fait, les listes électorales, s'ils étaient en réseau, ce serait possible.
Maintenant, les listes électorales ne sont pas en réseau durant les élections,
mais, si tout était en réseau, connecté en même temps, on n'aurait pas de problème.
Étant donné que les listes ne sont pas connectées directement sur un réseau
complet, on ne peut pas... il faut laisser du temps, <justement...
Mme Laforest :
...directement
sur un réseau complet, on ne peut pas... il faut laisser du temps, >justement,
pour le respect de la liste électorale.
M. Grandmont : Oui, je le
comprends. Je comprends l'intention, là, de vouloir éviter que les gens votent
plusieurs fois puis que les listes ne se mettent pas automatiquement à jour, dans
le fond. C'est ça un peu, là. En même temps, si les heures ne peuvent pas
coïncider, est-ce qu'on n'est justement pas en train de permettre cette
situation-là d'arriver? J'ai l'impression, je le comprends à l'envers, là,
mais...
Mme Laforest : Bien là, c'est
sûr que le but de...
M. Grandmont : Peut-être que
vous pourriez me donner un exemple. Qu'est-ce qui pourrait se passer,
concrètement, là? Une personne qui se présente... peut-être y aller par un
exemple concret. Je pense, ça aiderait à comprendre, là.
Mme Petit (Katia) : Oui. C'est
qu'il y a plusieurs journées où il y a plusieurs modalités de vote par
anticipation qui sont possibles. Donc, par exemple, au jour moins 6, il
peut y avoir un bureau de vote itinérant puis aussi du vote au bureau du
président d'élection. Donc, ce que le... ce que le personnel électoral, le
président des élections locales fait, c'est qu'il adapte, il va dire :
Bien, mettons que je veux en faire, j'ai des demandes pour du vote itinérant, bien,
je vais y aller le matin puis je vais ouvrir mon bureau à telle heure. Donc, ils
font juste ajuster, tout simplement, les horaires pour s'assurer qu'on couvre
l'ensemble des besoins mais que ça ne se fasse pas de façon simultanée, tout
simplement, là.
M. Grandmont : D'accord.
Parfait. C'est clair. Merci.
Le Président (M. Kelley) : S'il
n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce
que l'article 91 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, on va continuer avec l'article 90.
• (17 heures) •
Mme Laforest : L'article 90.
L'article 178 de cette loi est remplacé par le suivant :
«178. Le bureau de vote par anticipation
et le bureau du président d'élection doivent être accessibles aux personnes
handicapées.
«L'exploitant de toute résidence privée
pour aînés au sens de la Loi visant à rendre le système de santé et de services
sociaux plus efficace (2023, chapitre 34) ou de la Loi sur les services de
santé et les services sociaux pour les Inuit et les Naskapis (chapitre S-4.2)
ou le président-directeur général ou le directeur général, selon le cas, de
tout établissement visé au deuxième alinéa de l'article 50 est tenu de
s'assurer que le bureau de vote itinérant a accès aux électeurs.»
L'article 90 du projet de loi
remplacerait l'article 178 de la LERM afin de prévoir que le bureau du
président d'élection devrait, comme le bureau de vote par anticipation, être
accessible aux personnes handicapées et que le dirigeant d'une résidence privée
pour aînés ou d'un établissement de santé ou de services sociaux devrait
s'assurer que le bureau de vote itinérant ait accès aux électeurs.
Donc, on vient favoriser la participation
des personnes handicapées.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci, M. le
Président. Peut-être une... juste être sûre que je comprends bien, puis j'ai
une question. Donc, ici, on est en train de juste boucler la boucle et de
prévoir l'obligation légale aux exploitants ou... de s'assurer qu'on puisse
tenir ce bureau de vote itinérant. Donc, c'est l'obligation légale de la tierce
partie.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Ça, ça va. Et
là pourquoi on parle de personnes handicapées et qu'on n'a pas repris le
libellé qu'on utilise depuis tout à l'heure, qui est plutôt mobilité réduite
ou...
Mme Laforest : Très bonne
question, mais allez-y, Katia.
Mme Setlakwe : Mais là je ne
l'ai pas sous les yeux, mais vous savez ce que je veux dire. On avait une autre
terminologie dans les autres dispositions.
Des voix : ...
M. Normand (Étienne) : Oui, merci.
En fait, c'est une obligation différente. Ici, on vise vraiment l'accessibilité
des lieux de vote aux personnes handicapées. C'est un peu le miroir d'une autre
disposition qu'on trouve un petit peu plus loin pour le bureau de vote que
j'appellerais ordinaire, là. Le jour... le fameux jour J, le jour du
scrutin, il y a la même obligation, les lieux de vote doivent être accessibles
pour les personnes handicapées. Donc, on prévoit la même chose pour les bureaux
de vote par anticipation.
Mme Setlakwe : Là, je comprends,
là. Je pense que ce qu'il faut... oui, puis c'est normal qu'on utilise le terme
«personnes handicapées». C'est juste pour être sûr que... tout comme un hôtel
de ville doit être accessible aux personnes handicapées, mais là le vote
itinérant aussi, on doit... ce que ça sous-entend, c'est qu'on doit, c'est ça,
s'assurer que les modalités qui sont prévues dans le corpus, là, soient
appliquées dans cet établissement-là.
M. Normand (Étienne) :
Exactement.
Mme Setlakwe : Donc, c'est ça,
je comprends. Merci.
Le Président (M. Kelley) : M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : Merci. Donc,
moi, je comprends que, dans le fond, on est venu ajouter, là, la partie qui
visait le vote itinérant, là, essentiellement, là. La partie qui précédait
devait quand même exister auparavant, c'est-à-dire qu'effectivement, là, on
doit avoir des bureaux de vote par anticipation puis le bureau du président d'élection
qui doivent être accessibles aux personnes en situation de handicap.
Je reviens, là, en fait, sur la question,
là... dans le fond, c'est une sous-question de ma collègue, là. On dit que,
dans le fond, on vient rendre obligatoire l'accès à une résidence pour aînés ou
à une <résidence de soins de longue durée...
>
17 h (version révisée)
<19267
M.
Grandmont :
...une résidence pour aînés, ou à une >résidence
de soins de longue durée, ou en tout cas, peu importe, là, ou de services
sociaux qui... Donc, l'exploitant d'une résidence doit ouvrir ses portes, doit
faciliter l'expression du vote itinérant. Est-ce qu'il y aura, plus loin, des
dispositions qui permettront au directeur ou au président local d'élection, là,
d'intervenir puis de forcer... tu sais, dans un cas où on aurait un exploitant
qui refuserait d'ouvrir ses portes?
Mme Laforest : Bien, en fait,
le président d'élection est obligé, il doit s'assurer que les lieux sont
disponibles et accessibles pour les personnes en situation de handicap.
M. Grandmont : Ça, c'est une
chose, oui.
Mme Laforest : Il est obligé.
Donc là, étant donné qu'on parle de bureaux itinérants, donc, on vient offrir
la possibilité aux personnes handicapées d'aller... la possibilité de voter
dans des lieux qui sont moins achalandés. Donc, dépendamment de l'endroit, c'est
le président d'élection qui est obligé de s'assurer que les lieux sont
accessibles pour les personnes handicapées. C'est une obligation, oui.
M. Grandmont : Parfait. Ma
question portait, par contre, sur...
Mme Laforest : Surtout, il ne
faut pas oublier des... aussi qu'il y a... on a ajouté des heures, on a ajouté
des journées. Donc, à toutes les heures qu'on a ajoutées ou les journées, il
faut absolument que les lieux soient accessibles pour les personnes en
situation de handicap.
M. Grandmont : Oui, parfait.
Moi, ma question portait davantage sur la dernière partie, là, du deuxième
alinéa, à l'effet que «tout établissement visé au deuxième alinéa de l'article 50
est tenu de s'assurer que le bureau du vote itinérant a accès aux électeurs».
Donc, je suis exploitant d'une RPA et je
refuse, finalement, que le bureau de vote itinérant entre dans l'immeuble que
je gère. Est-ce qu'il y a des pénalités? Quelles sont les procédures pour
forcer, finalement, l'exploitant à ouvrir ses portes et laisser le bureau de
vote itinérant entrer pour laisser, finalement, les électeurs voter de manière
itinérante?
Mme Laforest : Oui, il peut y
avoir des infractions pénales, puis les genres d'infractions, je vais laisser M.
Normand les énumérer.
M. Normand (Étienne) : En
fait, je...
Le Président (M. Kelley) : ...
M. Normand (Étienne) : Merci.
Je ferai très simple. Il existe une infraction générale dans la loi. Donc,
quiconque contrevient à une disposition de la loi qui n'est pas autrement couverte
par une autre infraction précise, donc, commet une contravention, et on parle
donc d'une infraction pénale.
Donc, si je comprends bien... de votre
question, c'est : Qu'est-ce qui arriverait, si un exploitant d'une
résidence entrave l'accès aux électeurs, ferme les portes, barre les portes,
etc.? Je suppose qu'on pourrait peut-être s'appuyer ou que le poursuivant
pourrait s'appuyer sur cette disposition-là, évidemment, selon les faits qui se
présentent à lui, là.
M. Grandmont : Parfait. Puis
donc il y a des pénalités, mais est-ce qu'il y a aussi des... est-ce qu'il y a
un processus, disons, assez rapide, des injonctions, par exemple, pour le
forcer à ouvrir très rapidement, dans le fond, à l'intérieur... parce qu'on l'a
vu, on a juste cinq jours, dans le fond, pour déployer le vote itinérant
pendant l'élection. Est-ce qu'on est capable de forcer l'exploitant,
finalement, à ouvrir ses portes pour s'assurer que les gens puissent se
prévaloir de leur droit de vote de manière rapide et diligente?
M. Normand (Étienne) : Comme
vous le dites, je ne pense pas qu'il y ait de solution simple face à ce genre
de situation là. Peut-être que le président d'élection... On pourrait imaginer
que le président d'élection s'adresse aux tribunaux, par exemple, un recours de
la nature de l'injonction, mais évidemment, le président d'élection ne pourrait
pas forcer des portes ou... Il faudrait, je pense, s'adresser aux tribunaux.
Mme Laforest : Mais ce qu'on
me dit, c'est qu'il n'y a jamais eu d'enjeu avec les directeurs d'établissement.
M. Grandmont : Non, non,
évidemment, on ne le souhaite pas, puis tant mieux si ça arrive très peu
fréquemment, voire jamais, là. Mais, quand même, je me posais la question parce
qu'on abordait, là, effectivement, des... on vient préciser, en fait, qu'il est
tenu de le faire. Donc, à quelque part, on peut imaginer que, si la loi est
écrite comme ça, c'est parce qu'on veut empêcher que ça arrive, que l'inverse
arrive. Donc, d'accord, je suis satisfait de la réponse pour l'instant. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 90 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, l'article 89.
Mme Laforest : Article 89.
L'article 177.1 de cette loi est remplacé par le suivant :
«177.1. Les personnes visées à la section
V du chapitre V ne peuvent être présentes lors de l'exercice du vote au bureau
du président d'élection ou au bureau de vote itinérant.»
Donc, l'article 89 du projet de loi
remplacerait l'article 177.1 de la LERM afin de prévoir que le personnel
électoral peut être présent au bureau de vote itinérant ou au bureau de vote au
bureau du président d'élection. Le représentant du candidat et le releveur de
listes ne pourraient toutefois pas être présents.
L'article actuel ne permet pas la présence
du représentant du candidat, du releveur de listes et du personnel électoral, autre
que le scrutateur et le secrétaire de bureau, et ne mentionne pas le bureau de <vote...
Mme Laforest :
...autre
que le scrutateur et le secrétaire de bureau, et ne mentionne pas le bureau de >vote
au bureau du président d'élection qui serait induit... introduit dans la LERM
par l'article 86 du projet de loi.
Donc, ici, on vient permettre plus de
flexibilité pour le personnel électoral lors du vote itinérant. On vient éviter
toute pression subie par les électeurs lors du vote. Actuellement, la Loi sur
les élections et les référendums dans les municipalités prévoit que les
candidats et leurs représentants ne sont pas admis sur les lieux du vote
itinérant. Seuls le scrutateur et le secrétaire du bureau de vote peuvent être
présents.
Comme le vote itinérant se déroule dans
des établissements de santé ou d'hébergement et que le bureau de vote se rend à
la chambre des électeurs, il apparaît normal que le nombre de personnes
présentes soit limité. Donc, il y a une certaine logique, là, que le projet de
loi prévoit déjà certaines possibilités, là, pour cette disposition. Alors,
merci.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des questions?
Mme Setlakwe : ...M. le
Président. Donc, j'imagine qu'on est en train de dupliquer, là, des modalités
qui existent ailleurs, là. Donc...
Mme Laforest : C'est la
même...
Mme Setlakwe : Oui, tout
comme une personne ne peut pas être accompagnée dans un hôtel de ville dans le
cadre du... tu sais, du jour du vote ou du vote par anticipation ou... on ne
peut pas retrouver, sur les lieux du vote... Qui sont ces personnes, donc,
visées à section V, là? C'est donc... «représentant du candidat releveur de
liste».
Mme Laforest : Est-ce qu'il y
a d'autres personnes...
Mme Setlakwe : Oui, c'est
qui? Puis c'est juste... on essaie, donc, de...
Mme Laforest : C'est juste
ces deux-là. Oui, vraiment? Il n'y avait pas...
Une voix : ...
Mme Laforest : OK.
Mme Lakhoyan Olivier : J'ai
une question.
Mme Setlakwe : Oui, vas-y.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la députée de Chomedey.
• (17 h 10) •
Mme Lakhoyan Olivier : J'ai
participé tellement à ces élections-là. J'ai des... comme exemple, devant moi,
comme... il y a des couples âgés, monsieur et madame, qui se présentent pour
aller voter. Le monsieur ou la madame était un peu perdu, mais ils savent à qui
ils veulent voter, quel parti politique ils veulent voter, mais il a besoin de sa
femme, donc, aller en arrière pour l'aider. Dans ces cas-là, est-ce que ça
serait accepté? Est-ce que ces exceptions se font par la permission du PRIMO?
Mme Laforest : Bien, je
demande de suspendre, OK, parce que l'article ne touche pas nécessairement
cette question-là. Est-ce qu'on peut suspendre?
Le Président (M. Kelley) : On
peut suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 17 h 11)
(Reprise à 17 h 12)
Le Président (M. Kelley) : On
recommence. À vous, Mme la ministre. Je pense que vous avez une réponse.
Mme Laforest : Oui. En fait,
la réponse à votre question est vraiment importante, parce que j'avais entendu
aussi des témoignages comme ça. Puis là, l'affaire, c'est qu'étant donné qu'on
ajoute le vote au domicile, bien, ça, ça va régler la situation, parce que les
gens... ce genre de personne ne veut pas se déplacer. Donc là, en permettant le
vote au domicile, à la chambre, bien là, les gens seront rassurés. Voilà.
Mme Lakhoyan Olivier : OK.
Merci. Merci, Mme la ministre.
Mme Laforest : Merci.
Mme Lakhoyan Olivier : Parfait.
M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Ça me
semble logique, là, qu'effectivement, le représentant du <candidat...
M. Grandmont :
Ça me
semble logique, là, qu'effectivement, le représentant du >candidat ou de
la candidate puis le releveur de liste ne soient pas présents au vote itinérant.
Bon, il y a quelque chose d'un petit peu intimidant, beaucoup de gens pour un
vote qu'on va aller chercher aussi.
Pour ce qui est du vote au bureau du
président, est-ce que... actuellement, ce n'est pas permis, actuellement?
Est-ce que... est-ce qu'il y a beaucoup... Tu sais, j'ai plusieurs questions,
là, mais est-ce que...Tu sais, vous comprenez le rôle de ces personnes-là
aussi, là, en quelque part, là. Pour les différents candidats, c'est quand même
important, ces personnes-là. Est-ce qu'il y a beaucoup de gens qui votent au
bureau du président d'élection? Puis est-ce qu'il n'y a pas lieu d'avoir... la
possibilité d'avoir des représentants, finalement, des candidats, candidates à
ce lieu-là précisément? Je le comprends, là, pour le vote itinérant, mais pour
le vote au bureau du président... Si vous me dites qu'il n'y a presque personne
qui y va puis que ce n'est pas un enjeu, tu sais, je ne déchirerai pas ma
chemise là-dessus, mais je veux juste comprendre un peu c'est quoi, la
dynamique, là.
Mme Laforest : Bien, en fait,
au bureau de vote du président, ce n'est vraiment pas achalandé, là, c'est...
il n'y a pas de trafic, en fait. Souvent, les gens qui se déplacent sont seuls.
Donc, ce n'est pas un enjeu. Il n'y avait pas de disposition à prendre.
M. Grandmont : Mais il y a
combien de personnes? C'est quoi, le pourcentage de personnes qui se déplacent
au bureau de vote du président?
Mme Laforest : Bien, encore
une fois, ça prendrait... On va demander la question à Élections Québec, parce que
le pourcentage de personnes qui se déplacent...
M. Grandmont : Parce que si
le nombre est assez important, je pense que ça vaudrait la peine d'évaluer...
Vous savez, tu sais, comment les habitudes de votation ont changé dans le
temps. Les gens votent de plus en plus par anticipation, les pourcentages sont
de plus en plus élevés. Donc, le vote au bureau du président, c'est ouvert à
tous et à toutes, toute la population peut y aller. Ce n'est pas réservé à
certaines personnes qui, par exemple, sont investies elles-mêmes dans le
processus électoral, donc c'est ouvert à la population. Donc, j'ai comme
l'impression qu'il y a peut-être de plus en plus de gens qui risquent d'y
aller. Si c'est le cas, est-ce qu'il n'y aurait pas lieu d'autoriser la présence
des releveurs de listes puis des représentants des candidats?
Mme Laforest : Oui. Votre
question, je crois qu'on devrait la prendre en note puis voir, parce que, là,
c'est des nouvelles dispositions qu'on permet avec le bureau de vote, au
président d'élection, donc on va voir dans les prochaines élections. Mais moi...
ce qu'Élection Québec disait, c'est que ce n'était vraiment pas achalandé quand
c'était disponible. Donc là, si c'est vraiment achalandé dans les prochaines
élections, on verra, mais ce n'était pas demandé.
M. Grandmont : Ce n'était pas
demandé par le Directeur général des élections<i>?
Mme Laforest : Non. Puis
c'est comme ça que ça fonctionne aussi au provincial. Donc, évidemment...
M. Grandmont : Alors que
pour...
Mme Laforest : ...si on avait
eu des enjeux avec le provincial, d'après moi, on l'aurait ajouté ici, mais...
M. Grandmont : Alors que sur
le vote par anticipation, ça, ces personnes-là sont autorisées à observer?
Mme Laforest : Oui, exact.
M. Grandmont : OK. En tout
cas, moi, je serais intéressé, là. Si vous pouvez nous revenir avec... peut-être,
là, vous pourriez trouver l'information...
Mme Laforest : Oui, on va
le...
M. Grandmont : ...sur le taux
de participation au bureau du président. Je pense que ça nous éclairerait tous
et toutes, là, là-dessus, là. Je pense que ce serait intéressant.
Mme Laforest : Oui. On va
demander s'ils ont l'information, si l'information est là.
M. Grandmont : Ça fait que,
si M. le président veut bien noter, là, qu'on nous reviendra avec
l'information.
Le Président (M. Kelley) : C'est
bien noté de formuler les renseignements à nous quand ils sont... si vous êtes
capable.
M. Grandmont : Puis je
pensais à ça aussi, également... J'imagine, là, j'ai l'impression que ma
question, je vais avoir... tu sais, je connais la réponse d'avance, là, mais le
vote itinérant, j'imagine qu'il va y avoir une stratégie de communication qui va
être déployée pour que les gens soient au courant, oui?
Mme Laforest : Tout à fait, oui.
M. Grandmont : Est-ce que
dans les votes... Est-ce que dans les projets pilotes, pardon, qui ont été
déployés dans les différentes villes et municipalités, là, il y avait eu de la
promotion de cette option-là de vote pour les gens?
Le Président (M. Kelley) : Mme
la sous-ministre.
Mme Petit (Katia) : Merci.
Bien, en fait, il y avait... il y a des avis qui doivent être émis, là, tu
sais, à la population, donc, oui.
M. Grandmont : Donc, oui,
c'était nommé. Donc, les gens connaissaient... à telle date, les votes par
anticipation, à telle date, le jour du vote puis la possibilité aussi d'un vote
itinérant. Est-ce que c'était indiqué que c'était un projet pilote ou c'était
simplement «vote itinérant» puis c'était expliqué un peu, ce que c'était?
Mme Petit (Katia) : Je pense
que ça dépendait, au niveau local, sur la façon dont ils l'ont géré, tout
simplement.
M. Grandmont : OK. D'accord.
Parce que je reviens encore à la notion d'est-ce qu'on met assez de jours,
finalement, aussi, là, parce que si on en a fait une promotion... puis plus le service
sera connu, non seulement la population qui serait plus à risque d'avoir à
l'utiliser, pour des raisons de condition physique ou intellectuelle... mais,
de l'autre côté, en plus, il y a toute la notion de promotion de ces
services-là. Plus on le fera connaître, évidemment, plus il y a de chances que,
finalement, des gens l'utilisent, là.
Mme Laforest : Bien,
dites-vous une chose, là, les mesures qu'on ajoute, là, toutes les mesures,
d'ailleurs, pour le vote électoral, on veut élargir la portée pour avoir plus
de voteurs, mais dites-vous que les projets pilotes ont lieu. Ça fait que si
c'est demandé, d'ajouter ces mesures-là dans un projet de loi... on ne change
pas la loi pour le fun, là. Donc, c'est sûr qu'il y a eu des résultats
positifs, là.
M. Grandmont : Oh oui! Mais
c'est justement, j'ai peur que ce soit très positif quand on va l'appliquer
pour vrai, là, mais c'est ça... ça répond à mes questions.
Mme Laforest : Puis on vous
revient avec le pourcentage.
M. Grandmont : Oui, pour le
vote, vraiment, là, au bureau du président d'élection. C'est bien ça? Oui,
bureau de président d'élection.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
On a pris note de ça. Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci. C'était
juste pour clarifier. Dans le fond, ce qu'on est en train de faire ici, c'est
juste de la <concordance...
Mme Setlakwe :
...pour
clarifier. Dans le fond, ce qu'on est en train de faire ici, c'est juste de la >concordance,
à 177.1, si je ne me trompe pas, parce qu'on ne pouvait pas vivre avec la
version actuelle de 177.1, qui ne permettait pas que le personnel électoral
soit présent.
Mme Laforest : On vient
copier les élections provinciales.
Mme Setlakwe : Non, non, ça
va. C'est juste que, pour moi, c'est de la concordance avec le fait qu'on est
en train de pérenniser le vote au bureau d'élection et le bureau de vote
itinérant. On ne change pas vraiment le fond, c'est ça? OK, merci.
Le Président (M. Kelley) : S'il
n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce
que l'article 89 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, l'article 72.
Mme Laforest : L'article 72.
L'article 77 de cette loi est modifié par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Le présent article ne s'applique pas au
scrutateur et au secrétaire du bureau de vote au bureau du président
d'élection.»
L'article 72 du projet de loi
modifierait l'article 77 de la LERM, qui prévoit que les deux partis
autorisés qui ont fait élire le plus grand nombre de candidats au conseil d'une
municipalité de 100 000 et plus peuvent recommander des personnes que le
président d'élection doit nommer à titre de scrutateurs et de secrétaires de
bureau de vote.
La modification proposée viserait à
soustraire de l'application de cet article le personnel qui agirait lors du
vote au bureau du président d'élection, dont l'introduction dans la LERM est
proposée par l'article 86 du présent projet de loi.
Ici, on vient accorder au président
d'élection la souplesse nécessaire pour le bon fonctionnement du déroulement du
vote au bureau du président d'élection. On vient faciliter le recrutement du personnel
électoral pour le vote au bureau du président d'élection. La Loi sur les
élections et les référendums dans les municipalités prévoit que, dans les
municipalités de 100 000 ou plus, le président d'élection doit nommer comme
scrutateur et secrétaire du bureau de vote les personnes recommandées par les
deux partis politiques qui ont fait élire le plus de candidats lors de la dernière
élection générale.
Donc, dans le cas du vote au bureau du
président d'élection, le bureau de vote peut se trouver dans les bureaux
municipaux ou à l'hôtel de ville. Donc, il apparaît logique que les personnes
qui agissent comme scrutateur et secrétaire du bureau de vote soient choisies
par le président d'élection et non par les partis politiques. Voilà.
• (17 h 20) •
Le Président (M. Kelley) : Merci
beaucoup, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la députée
de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci, M. le
Président. Donc, juste pour clarifier notre compréhension, c'est un régime qui
existe déjà, là, pour...
Mme Laforest : Au provincial.
Mme Setlakwe : Oui, pour des
grandes municipalités puis pour les partis qui ont fait élire le plus de
candidats. Ils ont leur mot à dire dans le choix des personnes qui sont nommées
par le président à titre de scrutateurs. Mais là on ne veut pas que ce genre de
privilège là s'applique dans le cas du vote au bureau du président d'élection,
là. C'est comme...
Mme Laforest : Exactement.
Exactement, pour éviter les recommandations des partis politiques, pour avoir
une neutralité, impartialité totale.
Mme Setlakwe : Oui, mais
cette neutralité-là n'existe pas pour la tenue, disons... on va l'appeler le
vote régulier. Mais là on se dit : Quel est le... j'essaie juste de
comprendre le raisonnement. Puis je n'ai rien contre, là, mais donc, pour le
vote au bureau du président d'élection, qui demeure quand même exceptionnel,
avec un personnel, disons, plus limité, les partis politiques n'ont pas à
s'immiscer là-dedans ou n'ont pas à... Juste m'expliquer le raisonnement. Je
n'ai rien contre, là, mais...
Mme Laforest : Bien, en fait,
ça arrive quand même. C'est arrivé, dans certains cas, qu'il y ait des partis
politiques qui ont fait de l'ingérence, là, si on peut dire. C'est pour ça
qu'on applique cette mesure-là, pour... Mais, en fait, la mesure qui est là est
la même mesure qu'on avait mise au provincial. Donc là, on l'ajoute pour le
municipal, pour les municipalités de 100 000 habitants ou plus.
Mme Setlakwe : Je comprends,
donc, c'est... mais c'est une exception qui s'applique au bureau de vote au
bureau du président d'élection. La règle, quand même, qui permet à ces
partis-là de proposer des... parce que, là, elle continue de s'appliquer pour
le vote régulier, disons.
Mme Petit (Katia) : Oui.
Donc, effectivement, c'est un nouveau modèle de vote, et ce qu'on vient faire,
c'est qu'on vient prévoir que le président d'élection peut désigner, peut
prendre des personnes qui sont déjà sur place. Ça se fait dans les bureaux de
l'hôtel de ville. Souvent, c'est pour des petites périodes, donc on n'est pas
dans un contexte comme, par exemple, à la journée du vote par anticipation ou à
la journée du vote électoral, où c'est des périodes... et là les partis
appliquent tout ça, mais là c'est une petite modalité de vote additionnelle, et
on y va pour davantage la simplicité, s'assurer qu'il y ait le moins de monde <possible...
Mme Petit (Katia) :
...pour
davantage la simplicité, s'assurer qu'il y ait le moins de monde >possible
sur place, et on se colle sur le modèle provincial, tout simplement.
Mme Setlakwe : Non, ça va.
Merci. Bien, c'est... tout est clair.
Mme Lakhoyan Olivier : ...
Le Président (M. Kelley) : Oui,
Mme la députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : Merci.
Donc, c'est pour la fluidité du processus électoral, parce que c'est pour un
petit groupe, un petit bureau, donc ça n'affecte pas le reste.
Mme Petit (Katia) : Tout à
fait.
Mme Lakhoyan Olivier : C'est
bon. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions? Parfait. Nous allons procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'article 72 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, l'article 74.
Mme Laforest : L'article 74.
L'article 81.2 de cette loi est remplacé par le suivant :
«81.2. Malgré l'article 81.1, une
table de vérification de l'identité des électeurs établie pour tout bureau de
vote itinérant ou pour le bureau de vote au bureau du président d'élection est
constituée du scrutateur, qui en est le président, et du secrétaire du bureau
de vote, lesquels prennent les décisions à l'unanimité.»
L'article 74 du projet de loi
remplacerait l'article 81.2 de la LERM qui porte sur la table de vérification
de l'identité des électeurs établie pour tout bureau de vote itinérant. Le
nouvel article 81.1 porterait sur la table de vérification de l'identité
des électeurs établie pour tout bureau de vote itinérant ainsi que pour tout
bureau de vote au bureau du président des élections. L'introduction de ce
dernier dans la LERM est proposée par l'article 86 du présent projet de
loi.
Donc, ici, on vient tenir compte du
personnel électoral qui est réduit également lors du vote au bureau du
président des élections lors du fonctionnement de la table de vérification de
l'identité de l'électeur.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme Setlakwe : Non, merci, je
pense que ça va. Juste une précision. Depuis tantôt que je me demande, est-ce
que dans la loi... parce que là on est en train de changer certains articles de
la LERM, que vous appelez.Est-ce que «bureau de vote itinérant», c'est
un terme défini ou non?
Mme Laforest : Sûrement.
M. Normand?
Le Président (M. Kelley) : Me Normand.
M. Normand (Étienne) : Il n'y
a pas de définition particulière qui est donnée. Ca s'infère avec le
contexte...
Mme Setlakwe : Non, je
comprends...
M. Normand (Étienne) : ...des
dispositions qu'on vient d'étudier, en fait, là.
Mme Setlakwe : Oui. Non, OK,
ça me va. J'étais juste curieuse, mais... Donc, ici, je comprends, là, l'idée
de la table. On définit comment va être constituée la table de vérification
dans ces circonstances de vote, qui se fait par le biais d'un bureau de vote
itinérant ou au bureau du président. Mais dans les faits, là, si on se
déplace... On parle d'une table de vérification, mais si on se déplace dans un
domicile privé, chez une personne qui est à mobilité réduite, il n'y aura pas
de table. C'est juste... bien, c'est deux personnes qui se déplacent. Et ce
qu'on dit, c'est... on dit que, dans le fond, ça prend un scrutateur puis un
secrétaire. Je comprends la table dans un... disons, dans une aire commune
d'une RPA. Tu sais, dans le fond, ce qu'on essaie de faire, c'est juste de dire
qui doit se déplacer pour vérifier l'identité. C'est réduit à un scrutateur
puis à un secrétaire. Est-ce que ma compréhension est bonne?
Le Président (M. Kelley) : Mme
la sous-ministre.
Mme Petit (Katia) : En fait,
c'est que, justement, on vient prévoir des modalités qui sont adaptées à la
réalité du bureau de vote itinérant. Donc, justement, ce qu'on vient prévoir,
c'est que la vérification de l'identité d'une personne qui n'aurait pas ses
pièces peut se faire par le personnel qui est déjà sur place et qui s'occupe de
prendre le vote, donc par le scrutateur et le secrétaire du bureau, plutôt que
de prévoir une table en bonne et due forme.
Mme Setlakwe : Ça me va.
C'est un régime particulier, genre, simplifié pour ces situations-là. Ça va.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
S'il n'y a pas des autres interventions, nous allons procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'article 72 est... Oh! 74, excusez-moi. C'est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, l'article 93.
Mme Laforest : L'article 93.
L'article 182 de cette loi est modifié par l'insertion, dans ce qui
précède le paragraphe 1° du premier alinéa et après «vote par anticipation», de
«la première journée».
Donc, ici, c'est un article de
concordance. L'article 93 du projet de loi modifierait l'article 182
de la LERM qui porte sur les formalités que le scrutateur et le secrétaire du bureau
de vote doivent accomplir après la fermeture du bureau de vote par
anticipation. La modification proposée consisterait à ajouter la mention «la
première journée» dans le premier alinéa, en concordance avec la proposition du
nouvel article 174, article 86 du présent projet de loi, qui aurait
pour effet de multiplier le nombre <potentiel...
Mme Laforest :
...174,
article 86 du présent projet de loi, qui aurait pour effet de multiplier
le nombre >potentiel de jours de vote. Les formalités prévues à
l'article 182 de la LERM seraient applicables aux bureaux de vote
itinérants et aux bureaux de vote du président d'élection, qui seraient
considérés comme des bureaux de vote par anticipation par le deuxième alinéa du
nouvel article 174 de la LERM. Donc, ici, c'est un article de concordance
pour ajouter les autres journées. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la députée.
Mme Setlakwe : Oui, juste
rapidement, je pense que ce qu'on doit comprendre... on n'a pas relu le 182
modifié, mais c'est que les obligations qui étaient déjà prévues, qui sont déjà
prévues actuellement dans la loi 182 doivent se... doivent s'exécuter la
première journée. C'est tout simplement, donc, d'établir à quel moment, dans ce
nouveau régime où il y a plusieurs journées...
Mme Laforest : Tout est fait.
Mme Setlakwe : ...tout doit
être fait la première journée.
Mme Laforest : On vient de
définir la première journée. On vient seulement ajouter, d'ailleurs, dans
l'article 182, la première journée.
Mme Setlakwe : Alors qu'avant,
c'était après le vote par anticipation qui...
Mme Laforest : Tout à fait.
Mme Setlakwe : Je comprends.
Merci.
Le Président (M. Kelley) : Si
on n'a pas des autres interventions, nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 93 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Adopté.
Parfait. Maintenant, Mme la ministre, l'article 94.
Mme Laforest : L'article 94.
L'article 183 de cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «la seconde journée» par «d'une autre journée»;
2° par le remplacement du deuxième alinéa
par le suivant :
«Après la fermeture du bureau de vote de
cette journée, le scrutateur et le secrétaire accomplissent les mêmes actes
qu'après sa fermeture la première journée. Les bulletins de vote utilisés et
annulés lors de la journée sont placés dans des enveloppes distinctes de celles
qui contiennent les bulletins utilisés et annulés lors de toute journée
antérieure.»
• (17 h 30) •
L'article 94 du projet de loi
modifierait l'article 183 de la LERM qui porte sur les formalités que le
scrutateur et le secrétaire doivent accomplir avant et après la fermeture du
vote par anticipation lors de la seconde journée de vote. La modification
proposée consisterait à ajouter l'article pour tenir compte du nouvel
article 174 de la LERM qui aurait pour effet de multiplier le nombre
potentiel de jours de vote. Donc, ici, on vient s'assurer que le personnel
électoral de vote au bureau du président des élections doit respecter les mêmes
obligations que celui du bureau de vote par anticipation lors des journées
supplémentaires de vote que nous avons adoptées précédemment.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la députée.
Mme Setlakwe : Merci. Donc,
on est encore dans de la concordance. Puis je lis rapidement, donc, ce sont
juste des modalités qui doivent se répéter...
Mme Laforest : Oui, tous les
jours. En fait...
Mme Setlakwe : Du vote par
anticipation?
Mme Laforest : Exactement, on
vient ajouter... Tantôt, c'était la première journée, et là on vient ajouter,
pour l'ouverture du vote... du bureau de vote, «d'une autre journée», le cas
échéant.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Kelley) : S'il
n'y a pas des autres interventions, nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 94 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Adopté.
Maintenant, Mme la ministre, l'article 140.
Mme Laforest : L'article 140.
Les articles 1003 et 1004 de la Loi visant à rendre le système de santé et
de services sociaux plus efficace (2023, chapitre 34) sont abrogés.
L'article 140 du projet de loi
abrogerait les articles 1003 et 1004 de la Loi visant à rendre le système
de santé et de services sociaux plus efficace (2023, chapitre 34). Ces
articles modifient les articles 175 et 178 de la LERM pour y remplacer la
référence de la Loi sur les santés... sur la santé... les services de santé et
les services sociaux par une référence à la Loi visant à rendre le système de
santé et de services sociaux plus efficace, (2023, chapitre 34), ou à la
Loi sur la... services de santé et des services sociaux pour les Inuits et les
Naskapis.
L'abrogation de ces articles est proposée
en raison des modifications proposées à ces mêmes articles par le présent
projet de loi, article 87 et 90, qui reprennent, notamment, les
modifications des articles 1003 et 1004. Donc, ici, on vient assurer la
cohérence du cadre légal applicable. On vient éviter le dédoublement de
dispositions législatives ayant le même effet. Mais, M. le Président, si vous
me le permettez, M. Normand va expliquer pourquoi il y a le... cette
modification-là de concordance.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Me Normand.
M. Normand (Étienne) : Merci.
Je commencerais peut-être en précisant que ces deux articles, 1003 et 1004,
apportent à la Loi sur... la LERM, des <modifications de concordance pour
remplacer toutes les références...
>
17 h 30 (version révisée)
< M. Normand (Étienne) :
...la
LERM, des >modifications de concordance pour remplacer toutes les
références à, justement, la Loi sur les services de santé et services sociaux
par une référence à la nouvelle Loi sur les services de santé et les services sociaux.
Comme ces dispositions-là ne sont pas encore en vigueur et qu'on vient modifier
des articles... les articles qui sont modifiés, nos articles seraient
susceptibles d'entrer en vigueur avant les dispositions de cette loi visant à
rendre le système de santé plus efficace, ce qui signifie qu'il faut venir
faire le... on vient faire le remplacement, en fait.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la députée.
Mme Setlakwe : Je comprends
qu'il y a une séquence dans le temps, mais le projet de loi 15 a été
adopté. La loi, elle est en vigueur.
M. Normand (Étienne) : Certaines
dispositions ne le sont pas encore.
Mme Setlakwe : OK, dont ces
deux articles, 1003 et 1004, qui n'ont plus leur raison d'être.
M. Normand (Étienne) : Exactement.
Mme Setlakwe : Parfait.
Merci.
Le Président (M. Kelley) : M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : Pour
comprendre un peu la séquence aussi, là, pourquoi ces articles-là ne sont pas
encore en vigueur actuellement, les 1003 et 1004?
M. Normand (Étienne) : C'est
le choix qui a été fait par le législateur, dans le chapitre 34 de 2023,
de prévoir une entrée en vigueur différée pour toute une série d'articles de la
loi. Je n'ai pas la liste précise avec moi.
M. Grandmont : Et donc là, l'intention
de ça, vous l'avez... vous l'avez effleurée, là, mais l'intention de ça, c'est
quoi exactement?
M. Normand (Étienne) : En
fait, on reprend dans nos... dans les modifications qu'on apporte aux articles 175
et 178 de la LERM, on reprend la modification de concordance qui était apportée
par les articles 1003 et 1004. Et, comme on l'intègre, on doit abroger. On
n'a plus besoin, c'est ça, en fait, de ces articles-là étant donné qu'on
intègre leurs modifications à nos dispositions.
M. Grandmont : Merci.
Mme Setlakwe : Bien, en fait,
c'est juste pour référer à la bonne loi. On les a... on les a lus précédemment,
les articles qui réfèrent à la nouvelle loi, chapitre 34. Là, on n'a pas
besoin de le dire... on n'a plus besoin de le dire dans la loi, dans le PL 15,
dont les articles ne sont pas en vigueur. On le dit ici, tout simplement, c'est
ça.
Le Président (M. Kelley) : S'il
n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce
que l'article 140 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Mme la ministre, l'article 148, maintenant.
Mme Laforest : J'imagine,
148, c'est en cohérence avec l'autre, pour la loi qui va entrer en vigueur seulement
six mois après le 13 juin. OK.
148. Jusqu'à la date de l'entrée en
vigueur de l'article 1293 de la Loi visant à rendre le système de santé et
de services sociaux plus efficace (2023, chapitre 34), les articles 175,
177, 178 et 179.1 de la Loi sur les élections et les référendums dans les
municipalités doivent se lire en y remplaçant «au sens de la Loi visant à
rendre le système de santé et de services sociaux plus efficace (2023, chapitre 34)
ou de la Loi sur les services de santé et les services sociaux pour les Inuit
et les Naskapis (chapitre S-4.2)» par «identifiée au registre constitué en
vertu de la Loi sur les services de santé et les services sociaux».
L'article 148 du projet de loi
prévoit des règles transitoires visant à assurer que les dispositions proposées
par le présent projet de loi qui ont un lien avec la Loi visant à rendre le
système de santé et de services sociaux plus efficace ne soient pas applicables
avant que la loi elle-même n'entre en vigueur. Tout à fait logique, hein? Merci,
M. le Président.
Le Président (M. Kelley) : Merci.
Mme la députée.
Mme Laforest : ...mais ça
revient à la même explication qu'on a eue tantôt, parce que la loi n'était pas
encore entrée en vigueur.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
que vous voulez plus des explications de Me Normand ou est-ce que, Mme la
députée de Mont-Royal, vous...
Mme Setlakwe : C'est la
même... Je veux dire, l'essence de votre commentaire, je pense, Me Normand, est
la même, mais ici, c'est juste que je pense que la séquence est différente, là.
M. Normand (Étienne) : En
fait, ici, c'est une mesure transitoire. Donc, on procède au remplacement de la
référence dans les articles eux-mêmes, dans deux des articles, disons. Il y a d'autres
articles qui sont modifiés par le PL 15 lui-même. Tous les articles visés
sont énumérés dans la disposition jusqu'à... et on diffère, donc... c'est-à-dire
que, pour être clair, là, on apporte la modification maintenant dans les
articles, à la bonne... On réfère à la bonne loi, mais on substitue l'ancienne
référence jusqu'à ce que le PL 15 entre... ou les dispositions pertinentes
du PL 15 entrent en vigueur pour... C'est tout simplement une mesure
transitoire pour s'assurer que la loi se lit avec la bonne référence au bon
moment.
Mme Setlakwe : Tout à fait.
Merci. C'était... On comprend, là, que c'est en raison de certaines
dispositions du PL 15 qui n'entrent pas en vigueur au même moment. Mais
ici, c'est transitoire, alors que, tout à l'heure c'était juste que les
articles n'avaient plus leur raison d'être, parce que le projet de loi <qu'on
étudie...
Mme Setlakwe :
...n'avaient
plus leur raison d'être, parce que le projet de loi >qu'on étudie en ce
moment allait accomplir le même objectif, n'est-ce pas?
M. Normand (Étienne) : C'est
qu'on intègre la modification des articles 1003 et 1004 dans nos
modifications... On profite de notre modification pour intégrer la même
modification.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Kelley) : M.
le député de Taschereau, est-ce que vous avez une question?
M. Grandmont : Non, pas du
tout.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 148, c'est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, l'article 82.
Mme Laforest : L'article 132
de cette loi est remplacé par le suivant : «132. Toute demande...»
Le Président (M. Kelley) : 82.
Oui...
Une voix : ...
Le Président (M. Kelley) : Pardon.
OK. Parfait. Oh! Excusez-moi...
Mme Laforest : C'est bon?
Des voix : ...
Mme Laforest : OK, on y va.
Excusez. L'article 82. L'article 132 de cette loi est remplacé par le
suivant :
«132. Toute demande doit être présentée
devant la commission de révision :
«1° en personne, aux jours et aux heures
fixés par le président d'élection;
«2° par tout autre moyen déterminé par le
président d'élection.
«Le directeur général des élections peut
déterminer des normes applicables au choix et à l'utilisation du moyen visé au
paragraphe 2° du premier alinéa.
«Le président d'élection doit prévoir que
la commission entend les demandes présentées en personne lors d'au moins deux
jours distincts, au plus tard le deuxième jour qui précède le dernier jour où [il]
siège conformément au premier alinéa de l'article 122. Les séances doivent
se tenir entre 8 et 22 heures et durer au moins trois heures et l'une de
celles-ci doit se tenir entre 17 et 20 heures.»
• (17 h 40) •
En fait, c'est une question de
modification de la liste électorale par rapport au vote. L'article 82 du
projet de loi remplacerait l'article 132 de la LERM qui prévoit que les
demandes d'inscription, de radiation et de correction doivent être présentées
devant la commission de révision aux jours et aux heures fixées par le
président d'élection. Actuellement, la commission doit siéger au moins deux
jours pendant des plages horaires précises. Le nouvel article 132
maintiendrait la présentation des demandes en personne à la commission de
révision, mais on ajouterait la possibilité pour le président d'élection de
déterminer tout autre moyen pour présenter une demande. Le choix et
l'utilisation de ce moyen devraient se faire conformément aux normes
déterminées par le Directeur général des élections<i>. Le nouvel article
maintiendrait les deux journées d'audition des demandes, mais accorderait plus
de discrétion au président d'élection dans les choix des plages horaires. Les
séances devraient ainsi durer trois heures, entre 8 heures et 22 heures,
et l'une d'elles devrait obligatoirement se tenir entre 17 et 20 heures.
Donc, ici, on vient faciliter
l'organisation de la commission de révision pour le président d'élection. On
vient éviter que des électeurs soient privés de leur droit de vote parce qu'ils
ne sont pas en mesure de se présenter devant la commission de révision. Puis on
vient enlever les difficultés de recrutement des réviseurs en prévoyant des
horaires plus flexibles. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci, M. le
Président. Donc, juste pour revenir à la discussion qu'on avait précédemment
sur une personne à mobilité réduite qui peut transmettre par écrit sa demande
de révision ou de correction, là, on entrerait dans le deuxième alinéa du
premier paragraphe. Ce serait donc «tout autre moyen déterminé par le président
d'élection»?
Mme Laforest : Exactement.
Puis aussi on vient se...
Mme Setlakwe : Mais
pourquoi... Oui.
Mme Laforest : ...on vient se
coller aussi aux mesures des élections provinciales. La Loi électorale permet
qu'une demande soit transmise par courriel ou par un mode de transmission
adapté à l'environnement technologique du Directeur général des élections,
déterminé par le directeur. La commission de révision ordinaire siège
10 jours, de 9 heures à 21 heures, du lundi au vendredi, et de
9 heures à 17 heures les samedi et dimanche. Donc, on vient se coller
à la <i>loi provinciale... des élections provinciales.
Mme Setlakwe : Non, c'est
parfait, je n'ai aucun enjeu de fond. J'essaie juste de voir pourquoi on n'a
pas dit... on n'a pas fait une référence, disons, à... Là, on énumère, aux deux
alinéas, la façon dont la demande doit être présentée. En personne, on ne
voyait pas la nécessité de référer, disons, à la disposition spécifique, là,
qui permet de le faire par écrit, par... comprenez-vous? Donc, on n'ajoute pas
un deuxième alinéa, disons, pour être certain que la personne à mobilité
réduite puisse le faire par écrit... et, après ça, avoir un troisième alinéa,
disons, «tout autre moyen déterminé».
Mme Laforest : En fait, si
les mesures ne sont pas possibles... si les moyens technologiques ne sont pas
possibles, exemple, par le numérique, on va le permettre par écrit. On vient
donner des dispositions lorsque les municipalités ne peuvent pas avoir de
disposition numérique, parce qu'on parle également des très, très petites
municipalités. À ce moment-ci, on vient donner la possibilité... on vient
respecter <les dispositions écrites...
Mme Laforest :
...on
vient respecter >les dispositions écrites.
Mme Setlakwe : Non, non, je comprends
très bien qu'on ne peut pas avoir... on ne peut pas, disons, exiger
l'utilisation d'une technologie, là. Dans les faits, ça ne sera pas possible à
certains endroits.
Mme Laforest : ...des
personnes à mobilité réduite, c'est obligatoire par écrit, les dispositions
écrites... On doit permettre les dispositions par écrit pour les personnes à
mobilité réduite. Ça, c'est partout, dans toutes les municipalités. C'est
obligatoire.
Mme Setlakwe : Donc, c'est...
Oui. Non, ça me va. Donc, le droit de le faire est prévu ailleurs, donc, oui,
ça va. Donc, même si le président d'élection n'a pas besoin de le spécifier,
n'a pas besoin de poser un geste pour dire que c'est autorisé de le faire par
écrit à distance dans le cas d'une personne... C'est ça, ma question, c'est...
d'office, la personne a ce droit de le faire... Je vois des hochements de tête,
là. Est-ce que...
Mme Laforest : Tout à fait.
Mme Setlakwe : Oui. OK,
merci. C'est bon.
Mme Laforest : Pour les
personnes à mobilité réduite?
Mme Setlakwe : Oui.
Mme Laforest : OK, c'est ça,
oui.
Le Président (M. Kelley) : M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Moi, j'irais
sur des questions qui concernent une demande de révision en personne. Donc, on
comprend que le président d'élection doit prévoir des moments, deux jours
distincts. Tantôt, Mme la ministre, vous avez dit, là, qu'on donnait plus de
flexibilité pour s'assurer d'avoir des réviseurs. Est-ce que... Qu'est-ce qui
se passe, en fait, dans des cas où il n'y aurait pas de réviseur? J'imagine
qu'il y a toujours un enjeu, là, de trouver des personnes bénévoles ou... je ne
sais pas si elles sont rémunérées ou pas, là, mais de trouver des personnes qui
vont participer au processus électoral. Si on ne trouve pas des réviseurs,
est-ce qu'on fait juste comme déplacer les jours où, en personne, là, les gens
peuvent demander... faire des demandes de révision? Comment ça s'organise, en
fait, là, dans les cas où on aurait des difficultés à trouver des gens?
Mme Laforest : Très bonne
question. Très bonne question. Je vais laisser M. Normand répondre, parce
qu'honnêtement je ne sais pas si c'est déjà arrivé qu'il n'y avait pas de
réviseur durant les élections. Est-ce que c'est déjà arrivé qu'il n'y avait pas
de réviseur pour des élections? Vous avez des bonnes questions pour Élections
Québec. Katia.
Mme Petit (Katia) : Bien, en
fait, la responsabilité incombe vraiment au président d'élection local, et,
règle générale, il n'y a pas d'enjeu, ils finissent toujours par trouver
quelqu'un. C'est rémunéré. Donc, à notre connaissance, il n'y a pas d'enjeu. Ils
adaptent l'horaire en fonction de leur capacité, de la taille de la
municipalité, et autres, là.
M. Grandmont : Parfait. Donc,
avec...
Mme Laforest : Mais on va
vérifier si c'est déjà arrivé.
M. Grandmont : Oui, c'est ça,
ça pourrait être intéressant, effectivement, là. Vous pourrez nous revenir avec
la réponse. Puis pour ce qui est de...
Des voix : ...
M. Grandmont : Pardon?
J'ai-tu manqué quelque chose?
Mme Laforest : ...pas
intéressant.
M. Grandmont : Hein? Moi,
j'ai dit ça?
Mme Laforest : Oui, on
dirait, j'ai... Non?
M. Grandmont : Non, non, j'ai
dit que c'était intéressant.
Mme Laforest : Ah! OK, j'ai
compris : Ce n'est pas intéressant. J'ai dit : Je peux poser la
question à Élections Québec puis j'ai compris : Non, ce n'est pas
intéressant.
M. Grandmont : Non, non, non.
Vous poserez... Non, non, j'ai dit même que vous pourrez nous revenir avec la
réponse.
Mme Laforest : Oui. OK, promis.
M. Grandmont : Évidemment.
Non, non, cette discussion-là, je la trouve très, très, très intéressante, au
contraire. Et donc, en fait, avec l'article 82, on est venu donner
davantage de flexibilité, c'est ce que je dois comprendre aussi, pour les
présidents locaux d'élection, pour être capables de justement avoir la latitude
d'organiser ces périodes de demande de révision en personne. Est-ce que c'est
un peu ça le sens aussi de l'article?
Mme Laforest : Oui, tout à
fait.
M. Grandmont : Parfait.
Mme Laforest : En fait, tous
les articles qu'on vient d'adopter puis jusqu'à l'article 100, c'est
vraiment essayer d'élargir, avoir plus de voteurs, plus de candidats, plus de
journées de vote. Ça fait que c'est ça qu'on vient établir dans le projet de
loi, pour augmenter la participation aux élections municipales. C'est vraiment
tout le temps dans ce sens-là, vous avez raison.
M. Grandmont : Je vais me
permettre une question peut-être un peu... Encore une fois, c'est peut-être au
DGEQ que je devrais poser la question, là, mais, quand on fait ce genre
d'aménagement là pour favoriser la participation électorale... le vote, en
fait, là, est-ce que le DGEQ s'inspire... est-ce que le DGEQ s'inspire des
meilleures pratiques, de ce qui fonctionne ailleurs ou si on essaie juste
d'aménager à l'intérieur de notre cadre sans trop regarder ce qui se passe
ailleurs? Puis peut-être que les raisons de la déclinaison du taux de vote au
Québec est plutôt... elle découle plutôt d'autres facteurs que simplement
l'accès aux différents mécanismes, aux différents bureaux de vote... aux
différentes heures, en fait, ou à la possibilité de le faire.
Est-ce que vous avez des réflexions?
Est-ce que vous avez déjà eu des discussions avec le DGEQ par rapport à ça
pour... parce que là on donne des possibilités. Si, à la fin, on se rend compte
que, finalement, ça ne donne pas davantage de résultats, qu'on n'augmente pas
le taux de votation au Québec, bien, je veux dire, on ne pourra pas... à un
moment donné, l'élastique, on va l'étirer au maximum, là, tu sais. Le carré de
sable dans lequel on va être capable de donner des possibilités aux gens, on va
atteindre la limite à un moment donné, là. Est-ce que...
Mme Laforest : Oui. C'est
parce que, vous avez raison, on avait même essayé de travailler avec le vote
électronique, hein, dans...
M. Grandmont : Bien oui,
c'est ça.
Mme Laforest : ...puis on a
donné la possibilité au DGE de travailler <avec un logiciel...
Mme Laforest :
...puis
on a donné la possibilité au DGE de travailler >avec un logiciel pour...
puis un système pour améliorer le nombre de voteurs, puis, voyez-vous, on
essaie vraiment d'avoir le plus de personnes aux élections. Aux dernières
élections, on a eu 38 % de participation au municipal. C'est pour ça que,
là, on dit : Il faut absolument que les gens participent plus. C'est pour
ça, toutes les nouvelles mesures sont là. On avait misé sur plus de jeunes,
plus de femmes. Ça, on avait eu une augmentation de 5 %, jeunes et femmes,
mais là, avec 38 % de participation, c'est ça qu'il faut faire. On met des
mesures en place. On va voir, on espère que...
M. Grandmont : Bon, on sera
encore là en 2025. On pourra avoir une discussion par la suite.
Mme Laforest : Puis c'est
pour ça aussi qu'il y a des projets pilotes à tout moment.
M. Grandmont : Oui, oui,
évidemment. Parfait. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Merci
beaucoup. Mme la députée.
Mme Setlakwe : Je ne suis pas
sûre que ma question est placée au bon moment, mais on pourra peut-être y
revenir. Mais c'est parce que j'y ai pensé en lisant le mémoire du Directeur
général des élections, je pense qu'il était venu nous le mentionner en
consultation aussi. De façon générale, il nous dit que la LERM serait appliquée
plus uniformément d'une municipalité à l'autre, si la présidente ou le
président d'élection était sous l'autorité du DGE, ça entraînerait plus de
prévisibilité pour les électrices, pour les électeurs. Puis là, dans son
mémoire, il nous reporte... C'est comme s'il remet de l'avant des propositions
qui ont déjà été faites... sont en annexe à son mémoire.
Je voulais savoir qu'est-ce que vous en
pensez. Puis honnêtement, on peut aller... on peut en discuter maintenant ou
plus tard, mais je ne veux pas oublier de poser la question.
Mme Petit (Katia) : Oui,
merci. En fait, on sait que c'est des demandes qui sont faites puis qui sont en
discussion depuis longtemps. C'est juste que ça, c'est des réformes en profondeur.
Là, ce qu'on souhaitait faire, c'est venir apporter des réponses claires à des
problèmes bien précis, très axés sur la participation. Donc, les autres
modalités, il faut savoir également que le DGE a quand même un pouvoir. Même si
le personnel électoral, comme le président de l'élection, ne relève pas
directement de lui, il a un pouvoir de directive à leur égard, etc.
• (17 h 50) •
Donc, le DGE assure quand même un bon
encadrement, a un rôle à jouer quand même important dans les élections municipales.
C'est une réflexion beaucoup plus approfondie, ce qu'il suggérait dans son
mémoire, là, qui n'était pas l'objet du tout, là, de la chose.
Une voix : ...
Mme Petit (Katia) : Oui, c'est
ça. Puis à l'article 89 de la LERM, donc, de notre loi, il est prévu que
le Directeur général des élections peut faire des recommandations et donner des
directives aux présidents d'élection concernant l'exercice des fonctions. Donc,
pour ainsi dire, il guide leur travail dans à peu près... la plupart, dans
toutes les modalités ou presque, là, donc, pour un appariement avec le
provincial.
Mme Setlakwe : Merci de ces
précisions. Mais ce que j'entends aussi, c'est que vous ne fermez pas la porte
à aucune, dans le fond, des propositions. C'est que ça demande une réflexion
plus approfondie.
Mme Laforest : Non, la porte
n'est jamais fermée, sauf que le Directeur général des élections a quand même
un certain bon pouvoir sur les présidents d'élection. Donc, considérant cette
mesure-là, nous, ce qu'on veut vraiment axer, puis c'est bon, votre question,
là, c'est vraiment la participation aux élections, parce qu'on a des enjeux
particuliers, puis c'est ça qu'on veut miser, sauf que, si on revoit la loi
complètement, bien là, c'est un autre projet de loi assez volumineux. Mais,
considérant que le Directeur général des élections a déjà beaucoup de pouvoirs,
nous, ce qu'on voulait travailler, ce sont la participation... c'est la
participation.
Mme Setlakwe : Non, je n'ai
pas d'enjeu, puis je comprends très bien l'objectif visé, puis...
Mme Laforest : Mais je
comprends sa demande aussi, là, au directeur.
Mme Setlakwe : ...on le
partage, oui. Entre autres, c'est mettre en place une structure assurant le
soutien, etc., mais ce que j'entends, c'est que ça pourra venir peut-être
ultérieurement. Puis oui, il y a un besoin pressant, je suis d'accord. Puis
toute la question de la commission de révision, c'est important.
Combien de fois est-ce que, tu sais, un
élu va faire du porte-à-porte? Puis évidemment l'élu va parler de sa plateforme
puis il va prendre contact avec l'électeur. Puis, après ça, la question, c'est :
Avez-vous votre... Avez-vous votre carton? Non, non, je ne l'ai pas ou je ne
suis pas... tu sais, je ne suis pas sur la liste, ou quoi que ce soit, puis
finalement il est trop tard. Il est trop tard.
Alors, toutes les mesures qu'on est en
train de discuter, dans le fond, pour faciliter, augmenter la participation,
faire en sorte que les gens soient, tu sais, mieux informés et mieux outillés
pour aller faire des demandes de révision, s'assurer qu'ils soient sur la liste
puis qu'ils puissent voter... Alors, tout ça, pour moi, ça va tout dans le même
sens, là, de...
Mme Laforest : Puis, en même
temps, il y a un énorme travail à faire de consultation avec toutes les
municipalités, puis ça, ce n'est pas fait. Ça fait qu'avant de travailler un
projet de loi complet pour revoir cette loi-là, il faudrait quand même
consulter toutes les municipalités. Puis ça, honnêtement, ce n'est pas fait à
ce sujet-là présentement.
Mme Setlakwe : C'est un gros
chantier. Merci.
Le Président (M. Kelley) : S'il
n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce
que l'article 82 est adopté? Adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Maintenant,
<Mme la ministre...
Le Président (M. Kelley) :
Maintenant,
>Mme la ministre, l'article 79.
Mme Laforest : Oui.
L'article 79. L'article 128 de cette loi est remplacé par le suivant :
«128. Toute personne qui n'est pas
inscrite sur la liste électorale alors qu'elle pourrait l'être peut présenter
une demande d'inscription à la commission de révision compétente.
«Une demande de radiation peut être
présentée par toute personne :
«1° qui ne devrait pas être inscrite sur
la liste électorale;
«2° qui désire ne pas être inscrite sur la
liste électorale;
«3° qui est inscrite sur la liste
électorale à l'égard d'un domicile, d'un immeuble ou d'un établissement
d'entreprise alors qu'elle devrait l'être à l'égard d'un autre.
«Dans le cas visé au paragraphe 2° du
deuxième alinéa, la radiation peut ne s'appliquer qu'aux fins de la tenue d'un
scrutin municipal.
«Dans le cas visé au paragraphe 3° du
deuxième alinéa, la demande de radiation doit être accompagnée d'une demande
d'inscription si la personne désire exercer son droit de vote. Si deux
commissions ont chacune compétence pour entendre l'une des demandes, la
commission devant laquelle est présentée en premier lieu l'une des demandes devient
compétente pour entendre l'autre. Elle donne avis de la décision qu'elle a
prise à l'égard de la partie de la liste sur laquelle elle n'a pas compétence
au président d'élection qui transmet cet avis à l'autre commission.»
L'article 79 du projet de loi
remplacerait l'article 128 de la LERM qui porte sur les demandes
d'inscription et de radiation pouvant être présentées devant la commission de
révision.
Ce remplacement viserait notamment à
supprimer toute référence à la présentation d'une demande devant la commission
pour plutôt prévoir qu'une demande peut être présentée à la commission, en
concordance avec la modification de l'article 132 de la LERM qui
introduirait la possibilité de présenter des demandes par d'autres moyens qu'en
personne.
Ici, on vient assurer un moyen déterminé
par le président d'élection pour présenter une demande de révision pour un
voteur.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des questions? Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci, M. le
Président. On est dans de la concordance, en fait?
Mme Laforest : Oui, en fait...
bien oui, mais, en même temps, c'est donner le pouvoir au président d'élection
de décider s'il peut y avoir une révision de... du voteur qui n'aurait pas été
sur la liste ou qui voulait voter, qui n'a pas voté. Donc, c'est juste remettre
la décision au président d'élection.
Mme Setlakwe : Donc, il y a
eu une discrétion.
Mme Laforest : Tout à fait.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a... S'il n'y a pas des autres interventions, nous allons procéder à la
mise aux voix. Est-ce que l'article 79 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, l'article 80.
Mme Laforest : Donc,
l'article 80, on vient juste présenter une demande de radiation à la
personne pour la commission de révision.
L'article 80. L'article 129 de
cette loi est modifié par le remplacement de «se présenter devant la commission
de révision compétente pour faire une demande de radiation de cette personne»
par «présenter une demande de radiation de cette personne à la commission de
révision compétente».
L'article 80 du projet de loi
modifierait l'article 129 de la LERM qui porte sur la demande de radiation
d'une personne formulée par un électeur qui constate que cette personne n'a pas
le droit d'être inscrite sur la liste électorale. La modification proposée
consisterait à remplacer la nécessité de se présenter devant la commission pour
présenter cette demande par l'idée générale de se présenter... de présenter une
demande, en concordance avec la modification à l'article 132 de la LERM, article 82
du projet de loi, qui introduirait la possibilité de présenter des demandes par
d'autres moyens qu'en personne.
En fait, c'est un article de concordance
qu'on vient d'adopter avec l'article précédent. Puis, dans le cas où le
président d'élection a autorisé les demandes de la commission de révision par
courrier ou par écrit, un électeur pourrait recourir à un moyen pour présenter
une demande de radiation. Donc, évidemment, là, on a donné le pouvoir au
président d'élection. Donc là, on vient accepter les demandes de radiation.
Merci.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? Oui, Mme la députée de
Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : Un
électeur qui constate que cette personne n'a pas le droit d'être inscrite sur
la liste électorale peut demander une radiation. Sous quelle condition que ce
cas pourrait arriver?
Mme Laforest : Exemple, si la
personne juge qu'un électeur ne résidait pas dans la municipalité puis il a eu
droit de vote, par exemple. Tu sais, c'est pour valider des personnes qui sont
allées voter ou qui n'avaient pas le droit de voter qui sont allées voter.
Donc, c'est juste des... pour vérifier les personnes qui sont actuellement en
droit de vote. C'est pour, exemple, dire : Lui, on enlève sa possibilité.
C'est là qu'on a donné la possibilité de radiation parce qu'il n'a pas le droit
d'aller voter ou encore l'ajouter sur la liste. Donc, on laisse la discrétion
au président d'élection.
Mme Lakhoyan Olivier : OK.
Merci.
Mme Setlakwe : ...juste <pour
rajouter...
Mme Setlakwe : ...juste >pour
rajouter...
Le Président (M. Kelley) : Mme
la députée.
Mme Setlakwe : ...le
droit existe déjà, là. Le droit de demander une radiation, en fait, est déjà
fait. Disons qu'on a des... Quand nos jeunes adultes quittent la maison et vont
vivre en appartement ailleurs, bien là, leur nom...
Mme Laforest : Un ancien
locataire.
Mme Setlakwe : Oui,
c'est un exemple que je donne. Mais, en fait, ce qu'on vise à faire ici, ce
n'est pas de changer le régime sur le fond, c'est juste de... bien, pas
illustrer, mais de référer au fait que maintenant les... ces demandes-là ne
sont pas présentées uniquement devant la commission, se présenter... qu'on ne
doit pas se présenter maintenant uniquement devant la commission, mais qu'on
peut présenter une demande. C'est pour illustrer la flexibilité qu'on offre
maintenant. C'est de la concordance.
Mme Laforest : Le
président d'élection pourrait accepter une demande écrite ou une demande en
personne. C'est le président d'élection qui va déterminer que, oui, j'accepte
les demandes par écrit ou... Je ne sais pas pourquoi on ajoute ça dans le
projet de loi, mais voilà. On a donné des pouvoirs au président d'élection.
Donc, lui, on vient déterminer que les personnes qui sont inscrites sur la
liste peuvent être radiées, puis les demandes de radiation peuvent se faire par
écrit ou encore par courriel.
Mme Setlakwe : Mais là
vous dites... tout allait bien, mais là vous dites : Je ne sais pas
pourquoi on ajoute ça. En fait...
Mme Laforest : Bien,
c'est parce que c'est...
Mme Setlakwe : Non, non, vous
devriez... Oui, on le sait pourquoi on fait ça, parce que maintenant...
Mme Laforest : Bien,
pourquoi? C'est parce que...
Mme Setlakwe : ...ce
n'est pas juste en personne, parce que, justement, les gens n'y allaient pas en
personne. Tu sais, ça prenait d'autres moyens, je pense...
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : ...pour
qu'on puisse évoluer puis faire avancer la liste. Parce qu'en tout cas, de
mémoire, moi... commission de révision, là, en plein jour, quand les gens
travaillent, il me semble qu'il n'y a pas grand monde qui se pointait là
puis...
• (18 heures) •
Mme Laforest : Non.
Bien, je vais reprendre mes propos. Vous avez raison, c'est parce que c'est les
cinq... les six articles, ce sont des articles de concordance. Ça fait que
c'est pour ça que moi, je dis, pour moi, c'est de la concordance. Mais il
fallait quand même ajouter certaines phrases. C'est juste parce que c'est de la
concordance, mais de la concordance, on n'a pas le choix de l'ajouter dans les
projets de loi, mais c'est important.
Mme Setlakwe : ...sinon
on pourrait lire l'article puis se dire : Mais ça ne reflète pas la
nouvelle réalité, là, quand on dit qu'on doit se présenter en personne devant
la commission. C'est de la concordance. C'est bon. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Donc, ce
qu'on veut, c'est donner des possibilités, plus de possibilités aux gens de
pouvoir signaler ou faire des demandes de radiation. C'est ce que je comprends,
là, parce qu'avant il fallait se présenter en personne devant la commission, tandis
que là on va donner la possibilité d'utiliser d'autres moyens pour faire ces
demandes-là. C'est bien ça?
Mme Laforest : Oui.
Bien, en fait, très simplement, là, c'est qu'on a adopté l'article 82.
L'article 82, on parlait de... que toute demande doit être présentée
devant la commission de révision en personne, aux jours et aux heures fixés...
par tout autre moyen déterminé par le président d'élection. Donc, étant donné
que le deuxième point, c'était «peut être présenté par tout autre moyen
déterminé par le président d'élection» ou... selon moi, c'était en personne, ou
par écrit, ou selon la volonté du président d'élection.
Donc là, la mesure qu'on vient ajouter,
c'est qu'on vient permettre que la demande peut être faite par tout autre moyen
qui est déterminé par le président d'élection. Donc, vraiment, on répète ce qui
a été dit à l'article 82 par quelques petits changements pour la
commission de révision. C'est pour ça que... bref, c'est de la concordance.
M. Grandmont : Ces
demandes de révision... en fait, les demandes de radiation, ça, ça peut se
faire... parce que là, tantôt, vous avez dit... pour s'assurer que quelqu'un
qui a voté... qui aurait voté, par exemple, je pense que c'est Mme la
sous-ministre, là, qui avait dit ça, là, que quelqu'un qui aurait voté sans
être dans la bonne... dans le bon district ou dans la bonne municipalité, qu'on
puisse, dans le fond, peut-être annuler son vote. Donc, juste pour comprendre,
là, les demandes de radiation, ça peut se passer avant...
Mme Laforest : ...
M. Grandmont : ...je
veux juste terminer ma question. Ça peut se terminer avant le vote, après le
vote? Est-ce qu'il y a une date limite à... jusqu'à laquelle, dans le fond,
c'est autorisé de faire des demandes de radiation? Pour comprendre un peu, là.
Mme Petit (Katia) : Merci.
Donc, la période de révision, elle peut varier selon la municipalité, mais elle
doit obligatoirement se tenir entre le jour moins 22 et le jour moins 10 par
rapport à la date d'élection. Donc, tout ce qu'on vient changer ici, c'est
vraiment ce qui a été mentionné, à l'effet que, comme les demandes... On
pouvait déjà faire ces demandes-là, c'est juste que maintenant on peut les
faire autrement qu'en personne. Donc, on doit ajuster le texte dans tous les
autres articles où c'est prévu que... que c'est libellé comme si c'était
uniquement en personne. Ce n'est que ça qu'on vient régulariser dans cet
article et dans certains des suivants.
M. Grandmont : Parfait.
Je comprends bien. Est-ce que, pour les demandes de radiation, c'est les mêmes
délais ou les mêmes périodes de temps, c'est-à-dire moins 22 et moins 10 avant
le jour J, qui s'appliquent également?
Mme Petit (Katia) : Sous
réserve d'adaptation. Comme je disais, ça <dépend des municipalités.
Et ce qu'il faut savoir, c'est que c'est une demande de révision...
>
18 h (version révisée)
< Mme Petit (Katia) :
Sous
réserve d'adaptation. Comme je disais, ça >dépend des municipalités. Et
ce qu'il faut savoir, c'est que c'est une demande de révision en quelque sorte,
là. C'est vraiment le cas qui a été identifié par la ministre. Donc, quelqu'un
réalise que l'ancien locataire d'où il loge est encore inscrit sur la liste
électorale. Alors, il demande de le radier, de le radier de la liste et de s'inscrire
lui-même, tout simplement.
M. Grandmont : Ok. Puis le
vote... Les premières journées... Je vais attendre un petit peu.
Des voix : ...
M. Grandmont : Et donc...
Mme Petit (Katia) : Et on ne
touche pas du tout au régime applicable dans l'article.
M. Grandmont : Oui. Et les
premières journées où c'est possible de voter par anticipation, c'est J moins 9?
Mme Petit (Katia) : Les votes
par anticipation sont au jour J moins 7 et possiblement le J moins 8.
Là, je parle vraiment du vote... le BVA, là, le bureau de vote par anticipation,
mais il y a quand même du vote itinérant ou du vote au bureau du président d'élection
qui peuvent se tenir d'autres journées.
M. Grandmont : Oui, d'accord.
Mais ce que je veux comprendre, là, pour être sûr, c'est juste qu'on peut... On
ne peut pas radier, on ne peut pas faire de demande de radiation après que le
vote ait commencé.
Mme Petit (Katia) : Non. C'est
la raison pour laquelle tantôt on disait qu'on avait été au maximum de la
période possible pour tenir les bureaux de vote... tout type de bureaux de vote.
On y va jusqu'à la fin de la période de révision. C'est la logique en arrière.
M. Grandmont : Parfait. Je
vais vous expliquer le fond de ma question. En fait, c'est que vous aviez dit
tantôt que c'était pour... il pourrait y avoir des demandes de révision... de radiation,
pardon, pour s'assurer que des personnes qui auraient voté n'aient pas pu le
faire. Donc, ça, déjà, ça a semé la confusion un petit peu, là, dans mon
esprit. Puis d'autre part, je voudrais juste m'assurer qu'on n'ait pas, dans le
fond, un régime dans lequel des gens malintentionnés pourraient demander des
radiations de vote dans le cas d'une élection serrée, puis on ferait une espèce
de chasse à trouver des gens...
Vous comprenez un peu le sens... le fond
de la question? Mais je comprends que les dates font en sorte que, dans le
fond, c'est deux... c'est deux processus séparés, la radiation... les demandes
de radiation d'abord, puis, après ça, on commence le vote par anticipation.
Mme Petit (Katia) : C'est que
ces demandes-là visent à établir la liste électorale, liste électorale à partir
de laquelle, après ça, on va tenir des élections. Et les propos de tantôt
étaient plutôt sur la tenue d'élections simultanées à partir des mêmes listes.
Donc, c'est un tout autre sujet.
M. Grandmont : Je comprends.
Parfait. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la députée de Mont-Royal—Outremont, oui, bien sûr.
Mme Setlakwe : ...M. le
Président. Honnêtement, ce n'est pas pour éterniser, là, mais je pense que... Ce
que je comprends, c'est qu'on ne change pas le régime, et il y a une liste
électorale préliminaire qui est sortie rapidement. Là, il y a la commission de
révision qui dure un certain nombre de jours. Là, on veut faciliter le
processus ou faire en sorte qu'il y ait encore plus de gens qui demandent ces
changements-là, inscription, correction, radiation, après quoi il y a une liste
finale qui est émise. Et là la seule petite question là, c'est... Donc, dans la
séquence, qui est importante, on va jusqu'à J moins 10, disons, 10 jours
avant, et là le vote par anticipation commence après. Mais là, la liste finale,
elle sort quand déjà?
Mme Petit (Katia) : La liste
finale, elle entre en vigueur le jour moins 9 et ne bouge plus par la
suite.
Mme Setlakwe : Elle ne bouge
plus. Donc, quelqu'un, disons, qui voudrait voter par anticipation, il n'était
pas sur la liste et là, durant la commission de révision, se fait inscrire ou
se fait... peu importe, le changement est fait. Et là tout de suite, le
lendemain, il va pouvoir aller voter par anticipation ou il va devoir, comme,
attendre au jour de vote officiel?
Mme Petit (Katia) : Une fois
que la liste est établie, il va être dessus, au terme de la commission de
révision. C'est pour ça qu'ils doivent déposer la demande deux jours avant la
fin des travaux de la commission de révision, pour permettre à celle-ci de
compléter la liste. Est-ce que c'est clair?
Mme Setlakwe : Oui, oui. C'est
juste que je me demande si la personne peut... pourrait voter si... On n'est
pas sur la liste initiale, on se fait ajouter, est-ce qu'on peut voter par
anticipation?
Mme Petit (Katia) : Tout à
fait.
Mme Setlakwe : Oui?
Mme Petit (Katia) : Tout à
fait.
Mme Setlakwe : Donc, il n'y a
pas une... ce n'est pas une question de faire radier quelqu'un qui a voté deux
fois, ce n'est pas ça, là, c'est... on n'est pas là-dedans?
Mme Petit (Katia) : Non, c'est
deux sujets différents.
Mme Setlakwe : Oui.
Le Président (M. Kelley) : Oui,
M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : En fait, c'est
ça, là, donc, la liste est établie à J moins 9... J moins 10?
J moins 10.
Mme Petit (Katia) : J moins 9...
M. Grandmont : J moins...
puis elle devient disponible à partir de J moins 9.Puis après
ça, dans le fond, donc, on ne peut plus enlever des noms de la liste, mais on
pourra en ajouter quand des gens vont se présenter au bureau de vote, par
exemple, puis se faire rajouter séance tenante sur la liste électorale. Ça, c'est
toujours possible?
Mme Petit (Katia) : On ne
peut plus. La liste, elle est ferme, après... Une fois que la liste électorale,
au jour moins 9, elle est... la liste est complétée.
M. Grandmont : D'accord, mais
une personne qui se présente au bureau de vote le jour de l'élection peut se faire
ajouter?
Mme Petit (Katia) : Non. Il y
a une table de vérification de l'identité. Donc, pour quelqu'un qui est inscrit
sur la liste électorale, mais n'a pas de pièce d'identité, alors, à ce
moment-là, il y a cette table-là, donc, qui permet de voter quand même, mais la
personne est tout de même sur la liste électorale. On ne peut pas se faire
ajouter à la liste électorale au bureau de vote.
Une voix : ...
Mme Petit (Katia) : Oui, c'est
vrai.
M. Grandmont : OK. Merci.
Mme Setlakwe : ...mais non, c'est...
c'était mon commentaire tout à l'heure, quand je disais qu'on continue à faire
du porte-à-porte, là, après que le... les élus, là, les candidats, peu importe,
une fois que la liste électorale, elle est <finalisée suite...
Mme Setlakwe :
... élus,
là, les candidats, peu importe, une fois que la liste électorale, elle est >finalisée
suite à la fermeture de la commission de révision, ça ne bouge plus. Ça ne
bouge plus, mais c'est des... tu sais, d'où la frustration, des fois, d'être
devant des électeurs qui n'ont pas leurs papiers ou que, tu sais, ils
voudraient bien sortir voter, mais c'est comme... pas méconnu, mais c'est... ce
concept de commission de révision qui a lieu bien en amont, on en échappe
beaucoup. Alors, il faut vraiment travailler vers un système qui est plus
efficace puis qui permet de faire ces corrections-là en amont. Et c'est ce qui
est souhaité par les mesures qu'on met en place, n'est-ce pas?
Mme Petit (Katia) : C'est ça,
sauf qu'il ne faut pas oublier que chaque personne qui habite à une adresse
reçoit un avis, quand même, du président d'élection bien avant. Donc, au plus
tard le jour moins 17, de mémoire, donc, on reçoit un avis puis on le
voit, là, si on n'est pas dessus. Alors, si on a un intérêt à le faire, on va
faire la démarche, et, si on n'a pas d'intérêt, à ce moment-là, le
porte-à-porte, comme vous dites, est plus pour faire sortir, j'imagine, le vote
que de faire ajouter des gens sur la liste électorale.
Mme Setlakwe : Vous avez
raison. Il y a un premier carton qui est envoyé : Voici les personnes sur
la liste ou les occupants à telle adresse. Mais les gens...Il faut
qu'il y en...
Mme Laforest : Il y en a
tellement durant les élections, là.
Mme Setlakwe : Non, il y en
a. Puis, tu sais, Mme la ministre, je ne veux pas être... Non, non, mais c'est
tellement important. Mais ça explique un peu aussi pourquoi on se ramasse, en
politique municipale, avec un si faible taux de participation. Le nombre de
fois, là, que les gens disent : Ah oui! le papier, ça me dit quelque
chose. Il faut continuer à faire ces campagnes de publicité ou de
sensibilisation, il faut...
Mme Laforest : Bien, il faut
moderniser les pratiques aussi, ce qu'on fait aujourd'hui.
Mme Setlakwe : Et il faut
moderniser les... il faut moderniser les pratiques. Voilà. On dit la même
chose.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : Je
sais, on sort un petit peu du sujet, mais je suis d'accord avec ma collègue
pour rendre les élections plus accessibles. On peut mettre toutes les règles du
monde, il y en a qui ne checkent rien, ils ne voient rien, ils ne comprennent
rien. C'est comme s'ils n'étaient pas là, tu sais. Ça fait qu'il faudra
vraiment, là, le jour des élections... Combien de fois... C'est vrai, des gens,
ils me disent : Mais là, ils ne me laissent pas, ils ne me laissent pas...
Mais là, monsieur, madame, ils ne peuvent pas voter. Il faudra vraiment, le
jour de l'élection, faire confiance au PRIMO ou à la table de vérification
puis, avec les cartes d'identité ou la facture de Bell ou Hydro, les laisser
voter. Vraiment, là, on devrait faire ça, si on veut vraiment s'assurer que
tous les citoyens ont la chance et... élire et leur donner la chance...
augmenter nos chiffres des gens qui vont participer aux élections. Je pense
qu'on devrait faire ça.
• (18 h 10) •
Mme Laforest : Mais il y a
une chose, en fait, puis...
Mme Lakhoyan Olivier : Ce
n'est pas là-dedans, je sais.
Mme Laforest : Non, mais il y
a une chose importante. Le projet de loi va vraiment démontrer l'importance des
élus municipaux, l'importance des élections municipales, puis je crois qu'on va
augmenter le taux de participation avec toutes les mesures qu'on ajoute. Parce
qu'il y a beaucoup, beaucoup d'articles, puis c'est vrai qu'il y a beaucoup
d'articles de concordance, mais on ajoute des jours, on ajoute des bureaux
itinérants, on ajoute toutes les possibilités, là. Ça fait que je pense que ça
va aider, mais les factures de Bell, je ne suis pas sûre.
Mme Lakhoyan Olivier : Hydro.
Mme Laforest : Hydro? Ah!
Mme Lakhoyan Olivier : En
tout cas...
Mme Setlakwe : Non, mais, tu
sais, le point de ma collègue, c'est de vouloir augmenter le taux de... Mais
effectivement je pense que, dans les faits, les gens se frappent à un refus qui
est tout à fait compréhensible. On ne peut pas... On détermine une façon de
modifier la liste électorale. Une fois qu'elle est finalisée et fermée, c'est
l'outil avec lequel...
Mme Laforest : Tout à fait.
Mme Setlakwe : ...le
personnel fonctionne, le jour de l'élection. Et ça peut en décevoir certains,
mais il faut que les gens s'adaptent et s'assurent d'être inscrits au bon
moment.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
que le député de Taschereau a un point à faire aussi?
M. Grandmont : Oui. Bien,
c'est pour renchérir un petit peu sur ce que... la discussion, là, qu'on a
depuis tantôt, là. On cherche à augmenter le taux de participation qui est
particulièrement bas au niveau municipal, là. Aux élections générales
québécoises, on est à autour de 68 %, 70 %, de mémoire, là, donc on est à
un niveau qui est beaucoup plus élevé. Je suis persuadé que dans les grandes
villes québécoises, au niveau municipal, on a des taux de votation qui doivent
être quand même relativement élevés aussi, puis je pense que ça tient beaucoup
à la façon dont les élections sont couvertes par les médias. Quand on a des
élections municipales, ce qui sort dans les médias, c'est Montréal, Québec, tu
sais, les grandes villes de 100 000 habitants et plus. J'ai
l'impression, dans les petites municipalités peut-être, qu'on a un petit peu
moins ça. Ça fait que les gens suivent un peu moins, puis, à la dernière minute,
on fait comme : Oh! OK, il faudrait que j'aille voter. Finalement, il y a,
tu sais, un vote.
Si on veut faciliter, trouver des moyens
de faciliter, là, le vote, bien, peut-être que c'est des aménagements qu'il
serait intéressant d'explorer éventuellement, là. Alors, on peut bien, tu sais,
mettre en place certains aménagements, on verra les résultats en 2025, mais, si
on était capables d'éviter que des gens se présentent au bureau de vote puis se
font refuser parce qu'ils ne sont pas... ils n'ont pas pris la peine de <s'inscrire
sur la liste...
M. Grandmont :
...
puis se font refuser parce qu'ils ne sont pas... ils n'ont pas pris la peine de
>s'inscrire sur la liste électorale, bien, c'est ça, tu sais, plutôt que
de les retourner chez eux, trouver des... bien, des aménagements, des façons de
vérifier effectivement qu'ils sont bel et bien résidents de telle adresse puis
qu'ils sont bien dans le bon bureau de vote, puis, après ça, leur donner
l'opportunité de le faire. Mais j'ai comme... Il me semble que l'impression que
j'ai, c'est que, si on veut faciliter, augmenter la participation, le vote,
bien, c'est un aménagement qui peut se faire relativement facilement. Une
preuve de résidence, ça se donne assez facilement. Il y a moyen de peut-être ne
pas échapper certaines personnes.
Ça fait que je le soulève, là, puis je
pense que mes collègues aussi sont assez dans la même ligne que ce que... que
ce que j'avance, là. Pour les prochaines... en tout cas, suivant 2025, on
regardera les résultats, puis voir aussi, tu sais, en fonction des villes
aussi. Puis je ne sais pas si ce genre d'information là est colligé, non plus,
par les bureaux de vote, combien de personnes on a refusées, qui n'étaient pas
inscrites. Je ne sais pas si le DGEQ tient ce genre de statistiques là. Ça
m'étonnerait, là.
Mme Laforest : Bien, je pense
que le DGEQ, il écoute la commission. C'est une autre question qu'ils devront
répondre. Mais, juste pour vous corriger, il y a beaucoup plus de participation
dans les petites municipalités que les grandes.
M. Grandmont : Ah oui?
Mme Laforest : Dans les
petites municipalités, on est à 55 %.
M. Grandmont : Surprenant! Ah
oui?
Mme Laforest : Dans les
100 000 et plus, c'est 38 %.
M. Grandmont : Ah oui? Mais
le taux de votation, au final, est à 38 %, là. On avait dit tantôt, au
début de la...
Mme Laforest : Pour les
1 000 et plus... les 100 000 et plus.
M. Grandmont : Pour les
100 000 et plus...
Mme Laforest : Les
100 000 et plus, c'est 38 %. Pour les plus petites, 0-2 000, c'est
55 %.
M. Grandmont : Quand même, OK.
Mme Laforest : 0 à
1 999 habitants, 54,5 %; 2 000 à 4 999, 45,4 %;
5 000 à 9 999 habitants, 41 %; 10 000 à 49 999,
38,1 %; 50 000 à 99 999, 34,7 %; et 100 000 et plus,
38 %.
M. Grandmont : Intéressant.
Il y a plus de mouvement aussi dans les villes de 100 000 et plus, alors
peut-être plus de gens aussi qui sont dans des appartements, quittent, se
déplacent. Ça fait que peut-être que la notion, là... Peut-être, mon
interprétation était fausse, là, sur le premier... sur ma première
interprétation, mais la deuxième...
Mme Laforest : Bien,
qu'est-ce qu'on a réussi, dans les 100 000 et plus, c'est les jeunes et
les femmes.
M. Grandmont : Pardon?
Mme Laforest : Dans les
municipalités de 100 000 et plus, les plus... à fortes populations,
c'était vraiment d'avoir plus de jeunes, plus de femmes. On a réussi, mais il
faut continuer, là.
M. Grandmont : Oui. En tout
cas, le point demeure, je pense, là, tu sais, trouver une façon d'aller
chercher les gens qui n'auraient pas suivi le processus avec... de façon
adéquate puis leur permettre de voter même s'ils ne sont pas inscrits. Je pense
que c'est d'être... Puis peut-être voir aussi ce qui se passe dans d'autres
législations, là.
Mme Laforest : C'est bon.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 80 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, l'article 81.
Mme Laforest : L'article 130
de cette loi est modifié par le remplacement de «doit se présenter devant la
commission de révision compétente pour faire» par «peut présenter à la
commission de révision compétente».
L'article 81 du projet de loi modifierait
l'article 130 de la LERM, qui porte sur la demande de correction d'erreur dans
l'inscription de renseignements sur la liste électorale. La modification
proposée consisterait à remplacer la nécessité de se présenter devant la
commission pour présenter cette demande par l'idée générale de présenter une
demande, en concordance avec la modification à l'article 132 de la LERM, article
82 du présent projet de loi, qui introduirait la possibilité de présenter des
demandes par d'autres moyens qu'en personne. Article de concordance pour le
président d'élection, voilà. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Ça va, M. le
Président, je pense qu'on a fait le tour de cette question-là. On est dans...
On est dans la même logique. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 81 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Donc, maintenant, on va procéder à l'article 83.
Mme Laforest : L'article 133
de cette loi est modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de
«devant» par «à».
L'article 83 du projet de loi modifierait
l'article 133 de la LERM qui porte sur le serment requis pour présenter une demande
et qui octroie à la commission de révision le pouvoir d'exiger toute preuve
nécessaire à sa prise de décision. La modification proposée consisterait à
remplacer la nécessité qu'une demande soit présentée devant la commission par
l'idée générale qu'une demande peut être présentée à la commission, en
concordance avec la modification à l'article 132 de la LERM, article 82 du
présent projet de loi, qui introduirait la possibilité de présenter des
demandes par d'autres moyens qu'en personne.
Donc, on vient ici assurer que toute
demande présentée à la commission de révision soit faite par différents moyens.
Les mêmes règles seraient applicables lors de la présentation d'une demande à
la commission de révision, peu importe le <moyen employé...
Mme Laforest :
...lors
de la présentation d'une demande à la commission de révision, peu importe le
>moyen employé. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des interventions? Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions?
S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 83 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Article 77.
Mme Laforest : Bon, 77 :
L'article 125 de cette loi est modifié par l'insertion, après le paragraphe 3°
du premier alinéa, du paragraphe suivant :
«3.1° les autres moyens de présenter
une demande à la commission de révision, déterminés conformément au paragraphe
2° du premier alinéa de l'article 132;».
Est-ce que je suis... Je vais l'expliquer,
mais c'est encore une question de concordance pour ajouter par d'autres moyens.
L'article 77 du projet de loi modifierait l'article 125 de la LERM qui porte
sur la publication de l'avis annonçant la révision de la liste électorale et
qui en prévoit le contenu.
La liste électorale de la municipalité
doit être révisée par une commission de révision qui siège aux endroits, jours
et heures déterminés par le président d'élection conformément à la loi.
La modification proposée consisterait à
ajouter au contenu de l'avis une mention relative aux autres moyens, outre de
se présenter à l'endroit où la commission siège, pour présenter une demande
d'inscription, de radiation ou de correction. Les autres moyens seraient
déterminés par le président d'élection.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre.
Mme Laforest : Merci, M. le
Président.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des interventions?
Mme Setlakwe : ...je pense
qu'on a bien amplement discuté de tout ça.
Mme Laforest : Oui, c'est
vrai.
Le Président (M. Kelley) : S'il
n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce
que l'article 77 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) :
Parfait...
Mme Laforest : L'article 78 :
L'article...
• (18 h 20) •
Le Président (M. Kelley) : C'est
ça, Mme la ministre, 78.
Mme Laforest : C'est le fun.
Non, mais c'est le fun, notre commission, hein? On a du plaisir.
Le Président (M. Kelley) : C'est
ça.
Mme Laforest : Bon, OK, l'article
78 : L'article 126 de cette loi est modifié par l'insertion, dans le
premier alinéa et après «3°», de «, 3.1°», partout où cela se trouve.
L'article 78 du projet de loi modifierait
l'article 126 de la LERM qui porte sur l'avis rappelant la révision de la liste
électorale envoyé aux électeurs. La modification proposée consisterait à
ajouter la mention relative aux autres moyens de présenter une demande à la
commission de révision, en concordance avec la modification proposée aux
articles 125 et 132 de la LERM, articles 77 et 82 du présent projet de loi.
Donc, ici, on vient informer les électeurs
des moyens autorisés pour présenter une demande à la commission de révision.
Merci.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? S'il n'y a pas
d'intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article
78 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Maintenant,
Mme la ministre, l'article 95.
Mme Laforest : L'article
95 : L'article 193 de cette loi est abrogé.
L'article 95 du projet de loi abrogerait
l'article 193 de la LERM.
Actuellement, l'article 193 du projet de
loi prévoit notamment que le fond d'un bulletin de vote doit être noir ou de
couleur foncée.
La couleur des bulletins de vote pourrait
dorénavant être encadrée par le Règlement sur les modèles de bulletins de vote
et la forme du gabarit lors d'élections et de référendums municipaux.
Ici, on vient améliorer l'accessibilité du
vote pour les personnes ayant un handicap visuel. On vient faciliter
l'organisation de l'élection pour les municipalités, alors ce qui est très
important pour les personnes ayant un handicap visuel. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci, M. le
Président. Bien, brièvement, là, je... évidemment, je n'ai rien contre, là, je
comprends que c'est probablement une demande. Et est-ce qu'on... J'essaie de me
souvenir de mes lectures, je pense que c'était expliqué dans le tableau, là. On
veut donc s'harmoniser avec le régime au provincial. Est-ce que je me trompe?
Mme Laforest : C'est la même
chose au...
Mme Setlakwe : Juste nous
donner un petit peu de mise en contexte, là, pour qu'on comprenne bien.
Mme Laforest : Bien, on a la
même chose au provincial, vous avez raison, mais avec cette possibilité-là,
c'est sûr que les délais d'impression sont beaucoup plus rapides et les coûts
également. Les coûts d'impression sont beaucoup plus dispendieux à ce moment-ci.
Donc là, on vient changer l'impression des avis.
Des voix : ...
Mme Petit (Katia) : Je
voulais juste... C'est aussi qu'on souhaite évidemment l'harmoniser avec la Loi
électorale provinciale, qui le prévoit sur fond gris. Donc, c'est... voilà.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions? M. le député de <Taschereau.
Le Président (M. Kelley) :
Est-ce qu'il y a des autres interventions? M. le député de >Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Donc, je
comprends que c'est pour répondre à des besoins. Je sais, effectivement, les
personnes avec un handicap visuel, effectivement, là, c'est plus facile si,
effectivement, les couleurs sont inversées. Quand vous parlez, là, des coûts,
là, c'est-tu des coûts qui sont... Il y a une bonne différence de coûts. Parce
que je comprends que le coût est augmenté parce qu'il y a plus d'encre sur le
papier, dans le fond...
Mme Laforest : Oui, tout à
fait.
M. Grandmont : ...essentiellement,
ou les papiers... Oui, c'est ça, en tout cas, mais peu importe. Mais donc, on a
ça... Puis est-ce que, quand même, c'est normé, c'est-à-dire que ça ne sera
plus... ça ne sera plus noir ou de couleur foncée? Est-ce que le DGEQ, dans le
fond, s'assure qu'il y a une uniformité ou qu'on n'arrivera pas avec des...
Mme Laforest : Votre question
est bonne. Ce sera défini par règlement.
M. Grandmont : Par règlement?
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : OK. Donc, ce
n'est pas le DGEQ qui détermine ça, c'est par règlement?
Mme Laforest : Non, par
règlement.
M. Grandmont : OK. D'accord.
Puis ça... Donc, ça, est-ce que pour...
Mme Laforest : Ça va se faire
rapidement.
M. Grandmont : Pour les
élections québécoises, générales québécoises, c'est la même chose aussi, c'est
par règlement que c'est déterminé également?
Mme Laforest : Ça, c'est-tu
fait par règlement provincial?
Mme Petit (Katia) : Le tout a
été modifié au niveau provincial dans le projet de loi n° 7.
M. Grandmont : OK, dans un
projet de loi, puis, pour le municipal, ce serait dans un règlement. Mais on va
venir s'harmoniser, donc, on va avoir un document qui va être similaire à ce
qui se passe actuellement pour les élections générales québécoises?
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : D'accord.
Mme Laforest : Bleu.
M. Grandmont : Je ne suis pas
sûr que ça respecte les normes. Non, mais c'est ça, mais...
Mme Laforest : Mais non, non,
non, sérieusement, là, ça va se faire par règlement, puis c'est sûr qu'on va
s'harmoniser, là. Puis on va vérifier aussi avec le DGE, on va valider.
M. Grandmont : OK. Puis
est-ce que, dans le fond, c'est... Puis est-ce que vous allez mettre à
contribution, par exemple, les groupes qui défendent les personnes avec des
handicaps visuels, par exemple? Est-ce que vous faites un travail d'arrimage
pour vous assurer que c'est bien fait...
Mme Laforest : Ah! bien,
c'est certain, parce que ça, c'est leur demande.
M. Grandmont : Parce que
c'est beaucoup de choses, là, tu sais. Il y a la couleur, évidemment, puis
après ça le choix de la police qui est utilisée, la grosseur des caractères.
Est-ce qu'il y a des photos aussi sur les bulletins de vote municipaux? Ça, je
ne sais pas. Il n'y en a pas. Je ne pense pas, hein? Aux élections générales
québécoises, il y en a, mais pas sur le municipal?
Mme Laforest : Non, il n'y a
pas de photo.
M. Grandmont : Il n'y a pas
de photo.
Mme Laforest : Mais on va
s'harmoniser aussi, là.
M. Grandmont : D'accord.
Parfait.
Mme Laforest : On va le faire
avec l'Office des personnes handicapées du Québec.
M. Grandmont : Oui, c'est ça.
Bien, c'est un souhait, là, évidemment, de notre côté, là.
Mme Laforest : Oui, c'est
obligatoire.
M. Grandmont : On veut
s'assurer que ça répond effectivement à leurs besoins aussi, si c'est ça,
l'intention au départ, là, de le faire avec eux autres aussi.
Mme Laforest : Oui, c'est
essentiel.
M. Grandmont : Parfait. Je
vous remercie.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols : Oui. Merci, M.
le Président. À l'article 95, on vient abroger l'article... on vient, dans le
fond, là, abroger l'article 193 de la LERM. Moi, c'est... C'est parce que, dans
les notes explicatives, on dit que «la couleur des bulletins de vote pourrait
dorénavant être encadrée par le Règlement». Où c'est indiqué que ça va être... parce
qu'on dit «pourrait», là, ça fait que... Bien, je me dis : Où on va
trouver la référence que ça va être renvoyé dans le règlement?
Mme Laforest : Où?
Mme Nichols : Oui. Bien, c'est
parce qu'il est abrogé, mais, dans le fond, ce qu'on dit, c'est que ça pourrait
dorénavant être encadré dans le règlement. Ça fait que, là, le règlement existe
déjà. Est-ce c'est le règlement qu'on avait vu dans le projet de loi n° 7?
Mme Laforest : Le règlement
existe déjà. Je vais lire, là, l'article 193 : «Le bulletin de vote doit
être imprimé par inversion de façon qu'au recto les mentions et les cercles
prévus pour l'apposition de la marque de l'électeur soient en blanc.» On donne
les couleurs. «Les bulletins utilisés pour l'élection du maire peuvent être
d'une couleur différente de celle des bulletins utilisés pour l'élection des
conseillers. De plus, les bulletins utilisés pour l'élection des conseillers
peuvent être d'une couleur différente pour chaque poste numéroté.» Mais, suite
à ça, il va y avoir la consultation avec l'Office des personnes handicapées<i>.
Mme Nichols : Oui, ça va, mais
moi, ma question, c'est : Le renvoi au règlement est où, il apparaît où?
Parce qu'elle dit «pourrait dorénavant être encadrée par le Règlement», donc
ce n'est pas certain qu'il va être encadré par le règlement. Là, je comprends
qu'il y a une volonté qu'il soit encadré par le règlement. Puis ma
sous-question, c'est : Le règlement auquel on fait référence, là, qui est
le Règlement sur les modèles de bulletin de vote, la forme de gabarit lors
d'élections, de référendums municipaux, est-ce que c'est le même règlement
qu'on a traité dans le projet de loi n° 7?
Mme Laforest : C'est dans la <i>Loi
sur les élections et référendums dans les municipalités, c'est l'article
582 : «Le ministre peut, par règlement, prescrire la forme, le contenu
minimal ou un modèle de tout document prévu par la présente loi.» C'est déjà
dans la loi sur les élections... les élections et les référendums, c'est déjà
prévu dans la loi. Donc, ici, on va le faire par règlement, puis par règlement,
c'est déjà bien établi.
Mme Nichols : OK. Le renvoi
va se faire par règlement?
Mme Laforest : Oui.
Mme Nichols : OK. Non, mais je
me disais... OK. Je cherchais il était où, le renvoi, à quel... mais le
règlement va référer à l'autre règlement.
Mme Laforest : Exactement.
Mme Nichols : C'est bon.
Mme Laforest : Puis c'est un
règlement <spécifique au...
Mme Laforest : Puis c'est un
règlement >spécifique au municipal, on comprend, là.
Mme Nichols : Oui. C'est bon.
Le Président (M. Kelley) : C'est
bon? Mme la députée de Chomedey, est-ce que vous avez toujours une question?
Mme Lakhoyan Olivier : Merci,
M. le Président. Comme on fait cet exercice pour favoriser la participation
électorale, je me demandais quelle est la raison que les bulletins doivent
avoir une couleur? Pourquoi ce n'est pas blanc? Est-ce qu'il y a une raison
qu'il y a une couleur? Ça, tout le monde... puis ça coûterait beaucoup moins
cher, tu sais, pas de couleur.
Mme Laforest : Allez-y,
Katia.
Mme Petit (Katia) : En fait,
c'est que les ronds sont blancs, tu sais, c'est... Ils veulent... On veut
s'assurer que ce soit le plus facile de voter, et la façon la plus évidente ou
la plus claire, sur un bulletin de vote, c'est un fond de couleur avec un
cercle blanc pour bien mettre le X. Si le bulletin est blanc, puis qu'on a
juste un contour blanc, puis qu'on met dans le cercle blanc notre vote, c'est
encore, tu sais... ce n'est pas... c'est beaucoup moins... c'est beaucoup plus
compliqué ou c'est moins évident à voter, là, tu sais, pour voter. Donc, on
veut également prévoir des... Ils pourraient, par exemple, prévoir des teintes
de couleur pour séparer... des teintes de gris, là, pour séparer les différents
candidats, là. C'est aussi quelque chose qui est envisagé, là, un peu comme ce
qui existe aussi du côté provincial.
Mme Lakhoyan Olivier : C'est
très bien. Merci beaucoup. C'est logique.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions?
Mme Setlakwe : ...question,
là. Je ne sais pas si vous me permettez de la poser...
Le Président (M. Kelley) : Bien,
compte tenu...
Mme Setlakwe : ...ou
est-ce qu'on va... Compte tenu de l'heure...
Le Président (M. Kelley) : Compte
tenu de l'heure, si... je pense que demain on va continuer la discussion sur
l'article. Ça convient à tout le monde? Ou demain ou la prochaine séance.
Alors, compte tenu de l'heure, la
commission ajourne ses travaux. Merci beaucoup pour vos discussions et échanges
fructueux.
(Fin de la séance à 18 h 30)