(Quinze heures quatre minutes)
Le Président (M.
Kelley) : Alors, ayant constaté le quorum, je déclare que la séance de
la Commission de l'aménagement du territoire... ouverte.
La commission est
réunie afin d'entreprendre l'étude détaillée du projet de loi n° 57, Loi
édictant la Loi visant à protéger les élus et à favoriser l'exercice sans
entraves de leurs fonctions et modifiant diverses dispositions législatives
concernant le domaine municipal
Mme la secrétaire, y
a-t-il des remplacements?
La
Secrétaire : Oui, M. le Président. M. Ciccone (Marquette) est
remplacé par Mme Lakhoyan Olivier (Chomedey); et M. Fontecilla
(Laurier-Dorion) par M. Grandmont (Taschereau).
Remarques préliminaires
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Alors, maintenant, nous sommes maintenant aux remarques préliminaires pour lesquelles chaque membre dépose...
20 minutes. J'invite la ministre des Affaires municipales à faire ses
remarques préliminaires. Mme la ministre.
Mme Andrée Laforest
Mme Laforest :
Oui, merci, M. le Président. Alors, bienvenue dans notre commission, comme
c'est la première fois que je vais travailler avec vous comme président, député
de Jacques-Cartier. Mes collègues, députés de Chomedey, Mont-Royal—Outremont, Taschereau, les collègues, de mon côté,
parlementaires, du gouvernement, merci beaucoup d'être ici. Merci aux équipes,
de chaque côté, qui sont ici pour nous appuyer. Merci à vous, l'équipe des
Affaires municipales.
Alors, je suis très
heureuse de commencer l'étude du projet de loi n° 57, le projet de loi qui
vise à protéger les élus et à favoriser l'exercice sans entraves de leurs
fonctions puis modifier également diverses dispositions législatives concernant
le domaine municipal.
Alors,
évidemment, comme gouvernement, nous sommes responsables. Nous voulons en faire
plus également pour une meilleure démocratie municipale. On le voit
présentement, on le constate, mes collègues et moi, qu'on fait face à une
montée de cas d'incivilité, d'intimidation, de harcèlement, de violence auprès
des élus, on a plusieurs démissions au niveau municipal, donc on doit agir.
C'est pour ça que le projet de loi n° 57 est à l'étude aujourd'hui. C'est
un outil fort pour démontrer que la protection des élus doit être respectée.
Alors, des exemples.
On a travaillé beaucoup dans le passé. On a travaillé avec le plan d'action
pour favoriser le respect et la civilité Unis pour la démocratie. On a
également donné des montants pour la Fédération québécoise des municipalités,
l'Union des municipalités du Québec, pour offrir de l'aide psychologique de
première ligne avec des lignes d'urgence. Il y a également un autre montant qui
a été donné pour le soutien financier pour des citoyens harcelants, pour des
frais, des recours judiciaires. Ensuite, il y a également... il y a eu une
campagne de sensibilisation pour sensibiliser les citoyens pour l'importance de
traiter le personnel et les élus municipaux avec respect. Il y a également plusieurs
outils pour les bonnes pratiques à adopter avec les médias sociaux. On sait
très bien que durant la pandémie, disons que ça a été le début des gestes qu'on
a... qu'on voit et qu'on connaît dans le milieu municipal. Ensuite, il y a eu
le projet de loi n° 49 également. Il y a eu la Loi modifiant la Loi sur
les élections et les référendums dans les municipalités, la Loi sur l'éthique
et la déontologie, avec le projet de loi n° 49, comme je mentionnais. Il y
a l'accompagnement également avec les directions régionales dans les
municipalités.
Donc, avec le projet
de loi que nous allons étudier ensemble, c'est vraiment un signal fort, parce
que maintenant, on ajoute une infraction pénale possible de 500 $ à
1 500 $ qui va permettre de sanctionner toute personne qui entrave
l'exercice de la fonction d'un élu. Nous parlons toujours de gestes menaçants,
intimidants ou harcelants, mais toujours, toujours bien, bien, bien encadrés
dans des situations d'abus, il faut le mentionner. Il y a également une autre
possibilité d'infraction de 50 $ à 500 $ pour permettre des sanctions
à une personne qui causerait des désordres dans le déroulement d'une séance de
conseil.
Donc, ici, on vient
baliser, si je peux dire, la Cour supérieure, bien la guider dans les missions
d'injonction devant tout comportement menaçant, harcelant, intimidant ou
violent à l'endroit d'un élu.
Maintenant, le projet
de loi va très, très loin parce qu'on ajoute des outils pour favoriser les
candidats aux futures élections municipales. On vient également donner des
pouvoirs à la ministre pour accompagner un conseil municipal rapidement, s'il y
a des difficultés au sein du conseil. Il y a également un point très important,
l'obligation de formation dès la campagne électorale. Dès les élections, nous allons
former, avec l'Union des municipalités, l'UMQ, Montréal, Québec, nos élus,
donc, formation obligatoire.
Il
y a plusieurs autres mesures, M. le Président, dans le projet de loi, mais je
crois que l'important, c'est de commencer tout de suite l'étude. Puis on
souhaite qu'il soit bien adopté à la fin de la session parlementaire. On sait
que les élections arrivent rapidement, novembre 2025. Alors, on a tous la
volonté de protéger nos élus, mais la liberté d'expression ne sera pas du tout
entachée. Alors, voilà. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Kelley) : Merci
beaucoup, Mme la ministre. J'invite maintenant la porte-parole de l'opposition officielle
et députée de Mont-Royal—Outremont à
faire ses remarques préliminaires.
Mme Michelle Setlakwe
Mme Setlakwe : Merci, M. le Président. À
mon tour de vous saluer tous et chacun. Mme la ministre, M. le Président,
les collègues, l'équipe de la ministre, les collègues des banquettes du
gouvernement, un plaisir de vous revoir, ainsi que ma collègue députée de Chomedey.
On travaille bien ensemble dans ce projet de loi là. Mon collègue du deuxième
groupe d'opposition, député de Taschereau, un plaisir de vous voir, toute
l'équipe de la commission.
Je l'ai dit durant
les consultations, je l'ai redit hier dans mon allocution au niveau de
l'adoption du principe, mais c'est important de refaire une mise en contexte.
Le sujet de la protection des élus est un sujet, un enjeu extrêmement
important. J'en suis. Je suis personnellement très sensible à ça, étant...
ayant été élue municipale pendant cinq ans. Tout notre caucus, à l'opposition
officielle, estime que c'est un enjeu extrêmement important sur lequel il faut
se pencher.
D'ailleurs, on a pris
acte, nous aussi, là, des chiffres inquiétants de... 10 % des élus qui
sont en poste depuis 2020‑2021 ont démissionné. On s'attend à d'autres
démissions. On sait qu'ils évoluent dans un contexte qui est extrêmement
difficile, oui, pire, depuis la pandémie. Il y a toutes sortes de raisons, de
facteurs, mais il n'en demeure pas moins que les chiffres parlent d'eux-mêmes.
On veut assurer qu'il y ait une... qu'il y ait une relève. On veut garder la
fonction d'élu municipal, qui est un rôle extrêmement important dans la
société. Il peut être extrêmement valorisant et stimulant. Il faut qu'il
demeure attractif. Il faut qu'on puisse intéresser la relève, les jeunes, les
femmes, des hommes et des femmes qui s'impliquent dans leur communauté.
• (15 h 10) •
À la lumière des
chiffres inquiétants, d'ailleurs, nous, à l'opposition officielle, on avait
déposé un mandat d'initiative. On voulait qu'une commission se penche de façon
urgente sur les mesures qui étaient déjà en place. Mme la ministre l'a
mentionné, il y a un plan d'action, il y a des... il y a des mesures qui
avaient été annoncées. Et l'idée, c'était de se dire : Mais est-ce qu'on
en fait assez, est-ce qu'on... quand on se compare à d'autres juridictions,
est-ce qu'on met en place les meilleures pratiques? On parlait spécifiquement,
donc, de se saisir de toute urgence, là, d'un mandat d'initiative sur la
civilité au sein des conseils municipaux et, plus largement, sur la dégradation
du respect envers les élus de tous les paliers de gouvernement et les enjeux
liés au harcèlement et aux menaces envers ceux-ci. Donc, c'est un enjeu qui
nous rejoint.
Je pense, c'est
important qu'on se remémore, qu'on redise les chiffres qui sont... qui émanent
du sondage qui a été mené par l'UMQ, un sondage tout récent, là, entre le
19 mars et le 8 avril dernier, auprès de 1 380 élus aux quatre coins du Québec. Selon ce sondage
Léger-UMQ, 46 % des élus ont signalé avoir été confrontés à de
l'intimidation et des menaces, tandis
que 36 % ont déclaré avoir été victimes de harcèlement. Les femmes élues,
à la hauteur de 53 %, sont plus fréquemment victimes d'intimidation
et de menaces que les hommes, à hauteur de 42 %. Donc, ce sont des données
qu'on prend très au sérieux.
Le projet de loi qui
a été déposé par le gouvernement, nous avons voté pour le principe. J'aimerais
revenir, et je pense que c'est important de le faire, sur un point extrêmement
important qui a été soulevé lors des consultations. Je sais que, durant les
consultations et à la lumière des nombreux mémoires qui ont été déposés, le
projet de loi, qui est un omnibus, là... ça ne traite pas seulement de la
protection des élus, mais d'une panoplie de mesures, là, pour... qui sont
demandées, qui sont attendues dans le monde municipal. Certaines sont... visent
à favoriser la participation aux prochaines élections municipales, mais il y a
quand même un point qui est sorti, qui est fondamental. Et vous êtes, vous
comme moi, là, des élus autour de la table, vous recevez des courriels
depuis... à répétition depuis un certain temps. Et on a entendu la Ligue des
droits et libertés et on a tous lu le mémoire qu'ils ont déposé ainsi que la
lettre cosignée par différents syndicats qui ont... qui mettent de l'avant un
point extrêmement important, c'est-à-dire le maintien de la liberté
d'expression, qui est un droit fondamental dans notre démocratie.
Donc, le projet de
loi n° 57 et son nouveau régime pénal qui est proposé, ne doit pas avoir
pour effet de museler les citoyens qui
souhaitent exprimer leurs préoccupations à leurs élus, bien sûr, dans le
respect. Nous examinerons le libellé attentivement lors de l'étude
détaillée du projet de loi qu'on entame dès cet après-midi afin d'atteindre un
juste équilibre qui permettra de répondre aux besoins du milieu municipal tout
en favorisant et en protégeant la démocratie municipale.
Je l'ai mentionné, le
projet de loi répond à une problématique réelle et ses objectifs sont louables,
notamment la protection des élus, qui ont le droit d'évoluer dans un milieu
empreint de civilité et de respect. Également, il nous faut assurer une relève
en politique municipale. D'un autre côté, nous devons être très vigilants et ne
pas nuire à la participation citoyenne. Nous devrons garder ces deux objectifs
à l'esprit durant l'étude détaillée.
J'aimerais insister
sur un point important. Les élus municipaux doivent demeurer accessibles pour
leurs électeurs, puis je profite de ce temps de parole aujourd'hui pour
rappeler l'importance pour tout élu d'être à l'écoute de ses concitoyens et
d'encourager le dialogue et la libre circulation des idées.
Comme les villes sont
des gouvernements de proximité traitant d'enjeux qui touchent concrètement les
résidents dans leur quotidien, il est important que les élus municipaux soient
proches de leurs concitoyens. C'est ça, le rôle
fondamental des élus municipaux, d'être à l'écoute des préoccupations des
concitoyens qu'ils représentent afin de bien les représenter et prendre des
décisions dans le meilleur intérêt de la collectivité en toute connaissance de cause. Les élus municipaux influencent des
décisions importantes pour leur milieu. Les revendications, les doléances
et les propositions des citoyennes et des citoyens sur une variété d'enjeux, ce
sont souvent... bien souvent par le biais des élus municipaux qu'elles
cheminent. Il ne faut pas limiter de façon indue ce droit de parole crucial.
L'élu doit prendre en considération une variété de points de vue parfois
divergents, forcément, et prendre des décisions après avoir considéré le plus
possible toutes les conséquences de celles-ci sur l'ensemble de la population.
Vous
savez comme moi, on ne plaira jamais à tout le monde en politique, mais nous
devons constamment, je crois, viser le bien commun. Alors, la dernière
chose, et j'insiste vraiment là-dessus, qu'on... la dernière chose qu'on veut
dans notre démocratie, c'est d'être fermés au point de vue des autres et de
nuire à un dialogue avec nos... et de faire quoi que ce soit qui va nuire à un
dialogue ouvert avec nos électeurs. Donc, en somme, et je termine là-dessus,
sur ce volet de la liberté d'expression, il faut donc encourager la
participation citoyenne. Elle est souhaitée et elle est souhaitable, mais tout
ça doit se faire dans le respect et la civilité.
Évidemment, il y a
d'autres points sur lesquels on aura l'occasion de discuter. On aura... On a
entendu, durant les consultations, le Directeur général des élections venir
nous dire qu'il n'était pas à l'aise du tout avec le rôle qu'on lui confie dans
le projet de loi, rôle d'être le poursuivant, au nom d'un ou d'une députée de
l'Assemblée nationale, dans le cadre d'une injonction et des autres recours.
Parce qu'on sait que le projet de loi met en place un régime de protection pour
les élus municipaux, mais également pour les députés, et donc on s'attend à ce
que le gouvernement propose une alternative. On aura des discussions à ce
niveau-là.
Mais on a bien
entendu le Directeur général des élections. D'ailleurs, c'est un peu étonnant
de l'entendre venir nous dire ça en commission parlementaire et le mettre dans
son mémoire. On aurait pensé que les discussions avaient eu lieu en amont avec
le gouvernement, mais bon, les principes que le Directeur général des élections
met de l'avant et ses inquiétudes sont légitimes. Il ne souhaite pas d'aucune
façon affecter la perception du public à son endroit quant à sa neutralité, son
indépendance, son autonomie, etc., et il a même donné l'exemple. Tu sais, lui,
dans son rôle, son rôle de poursuivant, peut être en situation où il y a un élu
qui commet une infraction. Et puis, donc, le DGEQ met, impose des sanctions
pour contravention à quelconque règle électorale, ça peut être en financement, mais ce même élu peut être l'objet de propos ou de
gestes, justement, qui sont visés dans le projet de loi, d'intimidation,
menace, harcèlement, etc. Alors, s'il décide de quoi... d'un côté, il poursuit
pour infraction à des règles électorales et, de l'autre côté, protège le même
élu? En tout cas, je pense que ça le place dans une situation difficile. Je ne
veux pas élaborer, on l'a tous entendu, on a tous lu le mémoire. Je pense que
ça, c'est un élément très important qui va devoir être discuté durant l'étude
détaillée.
Je vous remercie, M.
le Président. Moi, ça fait... Je voulais mettre de l'avant ces deux points-là
pour le moment. On aura l'occasion d'avoir des discussions constructives. Nous,
à l'opposition officielle, on va travailler de façon, comme toujours... de
façon collaborative et constructive avec le gouvernement pour mettre de l'avant
un projet de loi équilibré. Merci, M. le Président. Je ne sais pas si ma
collègue... Si on a encore du temps, est-ce que...
Le Président (M.
Kelley) : À la fin.
Mme
Setlakwe : À la fin. Merci.
Le Président (M.
Kelley) : Merci beaucoup, Mme la députée. Maintenant, j'invite le
porte-parole du deuxième groupe d'opposition et député de Taschereau à faire
ses remarques préliminaires. M. le député.
M. Etienne Grandmont
M.
Grandmont : Merci, M. le Président. Content de vous avoir à ce poste.
Bonjour à Mme la ministre, aux collègues de la partie gouvernementale, aux
experts qui nous accompagneront, là, pendant toute cette étude détaillée.
Salutations également à ma collègue de Royal-Outremont... Mont-Royal—Outremont et de Chomedey.
Sur le projet de loi
que nous avons entre les mains, bien, c'est un projet de loi qui était attendu,
qui était nécessaire, évidemment. On prend acte qu'effectivement on a des
enjeux au niveau... Je ne parlerai pas de tout le projet de loi, là. C'est sûr qu'on va se concentrer beaucoup sur une
partie qui retient plus l'attention, puis évidemment, on va parler, là,
des 800 démissions, là, presque, là, qu'on a eues, là, dans les
derniers... derniers mois, en fait, là, parce que depuis 2021, la dernière
élection, c'était 2021, donc 800, 10 % des élus municipaux. Puis c'est
important de le rappeler aussi, c'est que c'est en augmentation par rapport aux
élections précédentes, hein? C'est ça qui est préoccupant aussi. Ce n'est pas
tant le nombre que le fait que ça augmente à travers le temps, et on est rendus
à un nombre déjà élevé.
On peut s'attendre à
ce que d'ici la période de l'automne prochain... qu'à partir de la période de
l'automne prochain, il y ait un nombre important aussi d'élus, députés, d'élus
au niveau municipal qui décident de quitter aussi. C'est un milieu dans lequel
les gens travaillent, puis il y a des difficultés qui sont rencontrées, de
nombreuses difficultés qui sont rencontrées. Et donc je prends le temps de
souligner qu'à l'automne prochain il pourrait y avoir une vague de démissions,
parce que c'est à partir de ce moment-là que, finalement, on n'aura plus
nécessairement... on n'aura plus, en fait, obligation de faire des élections
partielles pour les remplacer au sein de leurs conseils municipaux. Donc, ça...
on peut s'attendre à ce que des gens décident de quitter à ce moment-là pour ne
pas ajouter, finalement, un fardeau à la municipalité pour laquelle ils
travaillent.
• (15 h 20) •
C'est
important, 10 %. Il faut se rappeler aussi que près de la moitié des
maires et des mairesses avaient été élus par acclamation à la dernière élection
de 2021. C'est quand même important. Ça veut dire que la politique n'est
peut-être pas aussi... la politique municipale n'est peut-être pas aussi
attractive qu'elle devrait l'être. C'est quand même un lieu de pouvoir, c'est
un lieu de... c'est un lieu décisionnel. Les gens peuvent s'impliquer pour
améliorer leur milieu de vie, améliorer la qualité de vie de leurs concitoyens
et concitoyennes, puis malgré ça, il y a des gens qui n'y vont pas. Puis même
on a des postes qui étaient demeurés libres pendant un certain temps, je pense,
huit ou 10 municipalités, là, où on n'avait juste pas de maire. Je ne me
souviens plus si c'est maire ou/et conseiller, mais je pense que c'est vraiment
maire, maire et mairesse, les deux.
En tout cas, bref, je
pense que ce que ça démontre, ces statistiques-là, c'est qu'on a un problème à
la fois au niveau de l'attractivité puis de la rétention. Puis ce n'est pas
juste une question de main-d'oeuvre, là, ce n'est pas juste... relativement à
la pénurie de main-d'oeuvre, c'est... Comme je le disais, c'est un lieu de
pouvoir, c'est un lieu que les gens veulent généralement investir pour
améliorer la qualité de vie, de... ou pour faire avancer des projets. Ils ont
une vision, puis malgré ça, on n'arrive pas à intéresser les gens ou à les
garder en place.
Bref, quand on a eu
le départ... quand on a pris connaissance du départ de la mairesse de Gatineau,
on avait déposé, nous aussi, un mandat d'initiative. On était pas mal wifi, là,
je pense, dans les oppositions, on était pas mal connectés, on a déposé nos
mandats d'initiative à peu près en même temps. Et, dans le fond, ce qu'on
disait, dans notre proposition d'un mandat d'initiative, c'était qu'on
devait... on devait réfléchir ensemble à l'ensemble des facteurs qui font que
les élus, soit décident ne... décident de ne pas investir... bien, pas les
élus, mais les citoyens ne décident... décident de ne pas investir le champ
politique ou encore quittent avant la fin de leur mandat. Puis les raisons
étaient multiples, puis évidemment on en traite un peu à travers le projet de
loi n° 57, notamment les comportements inappropriés
de citoyens et de citoyennes envers les élus puis aussi la conciliation travail-famille.
Puis c'est deux
aspects qui sont traités par le projet de loi n° 57,
mais il y a bien d'autres choses. C'est pour ça
que le projet de loi, pour moi, n'empêche pas aussi la nécessaire réflexion et
discussion qu'on devrait avoir peut-être sur le reste, à travers le
mandat ou les mandats d'initiative, mais notamment le comportement inapproprié
d'élus envers d'autres élus. On pourra voir si on peut trouver des aménagements
pour répondre à ces questions-là, entre autres, à travers peut-être des
amendements qu'on fera ou que même la partie gouvernementale fera. Parce qu'on
a eu des propositions intéressantes, là, de la part des groupes qu'on a
entendus, notamment sur la formation obligatoire concernant les règles de
savoir-vivre pour éviter les incivilités, le harcèlement, les agressions. Vous
savez, ici même, à l'Assemblée nationale, on a une formation maintenant. Donc,
est-ce que les élus municipaux pourraient l'avoir? Bien, c'est peut-être un
aménagement qu'on pourra trouver à travers le 57.
Mais il y a toute la
question aussi de la rémunération, le sentiment d'abandon du gouvernement du
Québec envers les élus municipaux puis aussi toute la charge qui vient avec ces
nouvelles responsabilités là, qu'elles soient des responsabilités au long cours,
par exemple, la question de l'habitation, l'itinérance, ce genre d'enjeux là,
ou encore des enjeux qui sont plus ponctuels, mais qui sont importants puis qui
sont liés à des crises qu'on peut rencontrer, notamment au niveau des
changements climatiques. On pense entre autres aux feux de forêt puis aux
inondations, c'est quand même... puis on en a eu, des départs causés par ça
puis probablement des épuisements aussi très forts dus à ça aussi. Donc,
comment on peut bien accompagner nos élus?
Très heureux qu'on
puisse discuter de ça à travers le projet de loi n° 57, mais force est de
constater qu'il ne répondra pas à tout, et de... que donc, je pense que les
mandats d'initiative, là, dont on a parlé, qu'on a évoqués, demeurent tout
aussi pertinents pour aborder les autres enjeux qui sont peut-être moins
abordés.
J'ai dit que je me
concentrerais principalement sur la question, là, des entraves, puis des
agressions, des incivilités, puis du harcèlement. Il y a des droits, en fait,
qui sont importants, puis je pense que le sens de mes interventions puis des
amendements qu'on va faire, des questions qu'on va poser vont beaucoup tourner
autour de ça et le respect de la balance qu'on doit trouver entre des droits
qui sont superimportants dans notre démocratie, d'une part le droit à la
sécurité, le droit à la vie privée... Évidemment, c'est des droits qui sont
protégés par les chartes québécoise, canadienne, et évidemment que les gens qui
s'impliquent en politique municipale ont le droit de faire leur travail. Puis évidemment
on veut s'assurer qu'il y a un bon déroulement, là, des conseils municipaux.
C'est des... C'est quand même des instances intéressantes que les citoyens ont
à leur disposition pour aller poser des questions, pour aller déposer des
griefs, pour, c'est ça... pour faire entendre leur voix, mais les élus ont le
droit de travailler dans un environnement qui est sain.
Puis ça a été souvent
dénoté, hein, quand on est... Je me souviens certaines interventions, là,
notamment, là, la conseillère municipale de... Alicia Despins, de Québec, qui
parlait de son conjoint. Elle a des discussions, elle, sur comment ça se passe
dans son milieu de travail comme élue puis elle raconte des affaires à son
conjoint qui travaille dans un milieu de travail normé par les normes de la
CNESST. Puis, si les mêmes comportements se produisaient dans son milieu, ce serait... ce ne serait pas
long que tu perdrais ta job, tu sais, tu aurais des notes à ton dossier. Ça
fait qu'il y a des choses qui sont comme acceptables en politique qui ne le
sont pas dans la majorité des milieux de travail.
Puis je prends
l'exemple de... Je reviens encore sur l'exemple de l'Assemblée nationale. On
s'est doté d'instances, on a une commissaire
au respect qui existe maintenant. J'ai eu la chance de faire partie du comité Zéro harcèlement et je pense que c'est nécessaire
d'avoir ces instances-là. Puis ça n'existe pas, pour le milieu municipal,
ce genre d'instances là. Bon, justement, le même groupe, là, la Coalition Faut
que ça change disait : Ça nous prendrait
une espèce d'ombudsman pour être capables de... parce que la CMQ ne répond pas
à ce besoin-là ou, en tout cas, si elle y répond à travers les instances
régionales de la CMQ, bien, cette information-là n'est pas accessible ou, en
tout cas, on ne la connaît pas.
Ça
fait qu'il y a clairement un manque à ce niveau-là pour que les élus puissent
faire bien leur travail au regard du plaidoyer des citoyens, d'une part, puis
aussi des comportements entre les élus. Ça fait que moi, je... évidemment, là,
puis tout le monde a le droit de travailler dans un milieu qui est sécuritaire
puis le droit à la préservation de sa vie privée, évidemment. Donc, c'est
hyperimportant.
Puis évidemment, de
l'autre côté... parce qu'on insiste beaucoup sur le fait qu'on veut protéger
notre démocratie à travers la protection des élus. Ça, je l'entends puis je
suis... j'en suis aussi, je suis bien d'accord. Mais de l'autre côté, il y a
d'autres droits fondamentaux, notamment la liberté d'expression, qui existent
aussi puis qui sont aussi protégés par nos... par notre charte québécoise et
par la charte canadienne également. Puis le droit de manifester, bien, c'est
aussi... Il y a eu des jugements récemment qui venaient souligner que les gens
ont le droit de le faire, d'une part, que, quand ça se passe dans le domaine
public, c'est correct de le faire, que c'est aussi une opportunité pour les
gens de faire entendre leurs griefs vis-à-vis des personnes élues, donc des
personnes en position de pouvoir.
Vous savez, quand on
a des personnes qui sont en position de pouvoir puis, de l'autre côté, des
citoyens qui, eux, n'ont pas de pouvoir, bien, leur seul moyen de se faire
entendre, c'est justement de manifester. Puis, des fois, ils vont le faire à
titre individuel puis, des fois, ils vont le faire aussi en se regroupant.
Donc, ils vont soit former des comités de citoyens, former des coalitions ou
encore se joindre à des regroupements ou des groupes déjà existants. Puis il y
en a plein, là, qui agissent comme ça, puis c'est une très bonne chose,
évidemment, parce que c'est la seule façon que ces gens-là ont d'exprimer leur
point de vue. On ne peut pas réduire ça à simplement voter aux prochaines
élections. On s'entendra que la démocratie, au Québec, c'est beaucoup plus que
juste voter aux quatre ans. C'est d'être capable de participer dans l'espace
public, au débat politique et médiatique et donc de faire entendre sa voix puis
d'influencer en cours de mandat, bien, des élus, peu importe le niveau, que ce
soit au niveau municipal ou que ce soit au niveau du gouvernement du Québec.
Donc, quand ça se
passe sur les lieux publics, évidemment, c'est un terrain naturel de la
manifestation. Ça a été reconnu, la manifestation, c'est une activité
expressive qui est aussi... puis ça, c'est reconnu aussi par les... par des
jugements... qui est, en soi, perturbatrice. Ça dérange. Une manifestation,
généralement, ça ne se passe pas sur le trottoir ou dans un parc très, très
loin, où personne ne nous entend. On s'entend, on s'assure, dans une
manifestation, évidemment, d'être entendus. Ça fait partie des règles du jeu,
et ce n'est pas parce que c'est considéré comme dérangeant que ce doit être
réprimé ou contrôlé. Ça fait aussi partie du jeu de la démocratie que de
pouvoir se faire entendre, déranger.
Évidemment, ça vient
avec des limites. Ça aussi, ça a été... ça a fait l'objet de jugements. Les
libertés d'expression puis de réunion pacifique, comme tous les droits protégés
par nos chartes, doivent être limitées dans certaines circonstances.
Évidemment, c'est... On ne peut pas, évidemment, propager de propos haineux, on
ne peut pas nuire... pas nuire, mais attaquer l'intégrité d'une personne,
évidemment. Donc, à partir du moment où ça devient une menace sérieuse, c'est à proscrire. Et, dans ces conditions-là, on
va évidemment interdire ou intervenir pour empêcher une manifestation.
Voilà.
Et donc ce qui est
important de se rappeler, c'est qu'on veut s'assurer, je pense, de garder une
balance, finalement, entre les... entre ces doigts-là qui sont... entre ces droits-là,
pardon, qui sont très importants.
• (15 h 30) •
Oui, les quatre
centrales syndicales nous ont écrit récemment. Mme la ministre a reçu
évidemment le courriel, là, c'était à elle que c'était destiné... bien, dans
lequel ils disaient certaines choses qui étaient intéressantes. D'abord :
«Certaines dispositions du projet de loi pourraient avoir pour effet de
criminaliser la participation démocratique des citoyennes et citoyens et de
porter atteinte à leur liberté d'expression, que ce soit individuellement,
comme membres d'organisations de la société civile, dont les syndicats et/ou
comme public. Nous pensons, par exemple, aux campagnes de lettres adressées aux
élus et élues pour communiquer des préoccupations et des pistes de solutions
sur les enjeux d'affaires publics.»
Bon, la Ligue des
droits et libertés avait ramené quand même, là, des exemples où, finalement, il
y a des bureaux de circonscription ou des bureaux de... des cabinets avaient
réagi peut-être un peu fortement en annonçant qu'une
campagne de courriels, ou de lettres, ou de fax, je ne sais plus, là, qui
était... qui visait un élu en particulier pouvait être considérée comme
du harcèlement. Bien, c'est ça, on a été... peut-être allés trop loin dans
l'interprétation de ce que c'est, finalement, la capacité de travailler sans
entraves ou du harcèlement.
Dans la même lettre,
on dit : «C'est pourquoi nous vous invitons à faire preuve de prudence par
rapport à toutes les mesures risquant de réprimer la participation démocratique
à la liberté d'expression de la population. Elles pourraient avoir pour effet
de dégrader davantage le climat social, d'attiser la polarisation et donc
d'empirer les problèmes d'insécurité, de harcèlement et d'intimidation.»
J'imagine que ce
n'est pas le souhait de la ministre que de proposer des mesures qui viendraient
empirer le problème ou qui viendraient, évidemment, nuire à la liberté
d'expression. Mais quand même, nous, dans nos interventions, on va essayer de
voir avec elle s'il n'y a pas moyen de trouver des aménagements pour s'assurer
que, dès le projet de loi... dès le projet de loi, on trouve les bonnes balises
pour éviter des dérapages ou pour éviter que, comme c'était écrit dans le
mémoire de Mme la ministre, qu'elle a déposé, là, au Conseil des ministres, bien,
qu'on renvoie la balle aux tribunaux. Parce que, dans le fond, dans le mémoire
de la ministre, ce qu'on disait, c'était que les infractions pénales visaient à
sanctionner... visant à sanctionner les citoyens menaçants ou harcelants,
intimidants à l'égard d'une personne élue ou ceux troublant un déroulement
d'une séance du conseil d'un organisme municipal pourraient toutefois susciter
des inquiétudes de la part des citoyens à l'effet qu'une telle infraction
pourrait porter atteinte à leur liberté d'expression ou de les censurer lors
d'une séance du conseil. Il reviendrait alors aux tribunaux de circonscrire la
portée de ces infractions.
Moi,
je m'attendais... je me serais attendu à ce que, dès le projet de loi, on ait
déjà essayé le plus possible de baliser, de contrôler ou de bien définir ce
qu'on entend par «les comportements qu'on ne veut pas accepter». Puis il existe, par ailleurs, des définitions,
probablement... on fait des recherches de notre côté, on pourra y arriver
éventuellement. Mais dans, par exemple, la Loi sur la santé et sécurité au
travail, la CNESST, où on vient définir ce que c'est qu'une incivilité, on
vient définir ce que c'est qu'une agression, du harcèlement. Est-ce qu'on
pourrait avoir ou référer, dans le projet de loi, à ces définitions-là pour
qu'au moins, quand les élus se trouvant en situation... disons, où on se sent
dérangé, intimidé ou même attaqué, bien, qu'on puisse se référer à quelque
chose? Parce que le projet de loi ne fait pas le lien, finalement, avec ces
définitions-là ou elles ne sont pas inscrites dans le projet de loi. Donc, c'est un exemple de mesure qu'on va
proposer, là, finalement, à Mme la ministre, pour éviter qu'on se retrouve
à bâtir une nouvelle jurisprudence uniquement sur les tribunaux. Je pense que
ce serait une bonne chose que de, tout de suite, essayer de le placer à
l'intérieur du projet de loi.
Donc, je n'irai pas
beaucoup plus loin que ça. Ce que je veux dire, c'est que... bien, je... en
fait, on a annoncé un petit peu nos couleurs, là. On veut évidemment s'assurer
de protéger nos élus, favoriser l'attractivité de la fonction d'élu au niveau
municipal, s'assurer aussi de la rétention de nos élus. Je réitère que le
projet de loi ne couvre évidemment pas tout et que nos mandats d'initiative,
déposés quasi conjointement, demeurent malgré tout d'actualité. On pourrait
avoir une discussion sur le reste des éléments qui font que les élus décident
de démissionner avant la fin de leur terme et, de l'autre côté, bien, s'assurer
aussi de trouver la bonne ligne pour éviter des dérapages et éviter des abus du
côté... qui pourraient nuire, finalement, à la liberté d'expression des
individus ou encore des groupes. C'est extrêmement important, ça fait partie
des fondements de la démocratie.
Et, encore une fois,
je réfère au mémoire, là, de la Ligue des droits et libertés, parce que ça a
été un des mémoires, finalement, où on venait nommer... on a donné des exemples
concrets où, finalement, même avec les lois qui existent actuellement, on
voyait des situations qui étaient abusives, c'est-à-dire qu'on allait peut-être
un peu loin, et que ça brimait la liberté d'expression des gens. Donc, si on
crée un régime où il est encore plus facile et plus rapide de faire cesser
certains comportements, bien, on risque peut-être aussi d'avoir un recours plus
facile et donc de plus nombreux exemples encore que ce que l'on trouve
actuellement.
Donc, voilà, ce sont
les principes qui vont nous guider pour l'étude détaillée. Mais je suis très
content, là, je le réitère, très content d'être ici, aujourd'hui, pour pouvoir
discuter de ce projet de loi là. C'est une intention qui est fort louable,
celle de vouloir favoriser le travail de nos élus, et nous allons y travailler
avec la plus grande collaboration, mais en respectant, finalement, là, la ligne
de conduite ou, en fait, la ligne directrice qu'on s'est donnée, là, chez un
groupe parlementaire. Merci.
Le Président (M.
Kelley) : Merci beaucoup, M. le député. Y a-t-il des autres membres
qui souhaitent faire des remarques préliminaires? Mme la députée de Chomedey.
Mme Sona Lakhoyan Olivier
Mme Lakhoyan
Olivier : J'aimerais bien ça. Merci, M. le Président, de m'avoir donné
cette opportunité. Je suis ravie de participer au projet de loi n° 57.
C'est un plaisir de voir la ministre, Mme Andrée Laforest, ministre des
Affaires municipales, écouter les groupes, et je ressens une ouverture. Elle a
l'écoute, donc ça fait plaisir participer, à elle,
dans ce projet. Et accompagner ma collègue la députée de Mont-Royal—Outremont, c'est... ça fait plaisir aussi, et mon collègue de l'opposition,
deuxième opposition, M. Taschereau, et les autres collègues présents, et toute
l'équipe.
Je
ne vais pas répéter tout ce que vous avez tous mentionné ici. Je veux
juste dire que je... à jeune âge, je suis venue du Liban, et puis, au Liban,
comme d'autres pays, bien, il y a des politiciens qui se font exploser. Donc,
ce n'est pas juste des menaces, donc ils peuvent aller jusque-là. Nous, le
Canada, c'est un rêve du monde entier. On fait partie du G7, puis le Québec,
c'est une province qui fait partie du Canada, et puis le respect de la
personne, c'est primordial. Donc, nous sommes l'exemple, dans le monde, de la
civilité.
Et puis ce projet de
loi, je crois que ça va apporter un peu de règles pour ramener le respect, que
nous connaissons déjà au Québec, qu'on a perdu depuis COVID, espérant que ces
montants vont faire réfléchir les gens de dire : Wo! on est au Québec,
donc le respect de la personne... Bien sûr, la liberté d'expression est aussi
importante, donc la civilité, des deux côtés, ce... je crois que ça va être...
ça va être intéressant. Ensuite, étant donné que c'est une loi... un projet de
loi omnibus, il y a beaucoup, beaucoup de détails, donc je ne vais pas aller
là-dedans.
Pour moi, pour une
démocratie, la démocratie municipale renforcée, avec le respect de tout le
monde, les citoyens et les élus, il est essentiel que la loi protège les élus,
rende les élections plus accessibles et simples aux citoyens, tout en
préservant les droits fondamentaux de chaque individu. J'espère qu'on va finir
avec ce projet de loi... faire une loi qui va faire plaisir à tout le monde.
Merci de cette opportunité.
Le Président (M. Kelley) : Merci beaucoup, Mme la députée. Ça, ça va mettre
fin à des remarques préliminaires, sauf s'il y a un autre membre de la
commission qui veut prendre la parole. Je vois que non.
Alors, avant de
débuter l'étude article par article, est-ce qu'il y a des motions
préliminaires? Pas de motion préliminaire.
Étude détaillée
La commission est maintenant prête à procéder à
l'étude détaillée du projet de loi, et je comprends qu'il y a consentement pour
étudier le projet de loi par sujets. Consentement?
Des
voix : Consentement.
Le Président (M. Kelley) : Consentement. Alors, Mme la ministre, je vous
invite à faire la lecture de l'article 87.
Mme
Laforest : Oui. Merci, M. le Président. L'article 175 de cette
loi est remplacé par le suivant :
«175. Tout électeur
inscrit sur la liste électorale peut voter par anticipation.
«Un électeur à
mobilité réduite ou incapable de se déplacer pour des raisons de santé peut
voter par anticipation à un bureau de vote itinérant lorsque les conditions
suivantes sont remplies :
«1° il est
inscrit sur la liste électorale à titre de personne domiciliée;
«2° il ou son
proche aidant en a fait la demande au président d'élection au plus tard le
dernier jour fixé pour la présentation d'une demande à la commission de
révision ou, s'il n'y a pas de révision de la liste en application de
l'article 277, au plus tard le douzième jour précédant celui fixé pour le
scrutin.
• (15 h 40) •
«L'électeur visé au
deuxième alinéa, qui est domicilié dans toute résidence privée pour aînés au
sens de la Loi visant à rendre le système de santé et de services sociaux plus
efficace (2023, chapitre 34) ou de la Loi sur les services de santé et les
services sociaux pour les Inuit et les Naskapis (chapitre S-4.2) ou dans toute
installation visée au deuxième alinéa de l'article 50 et qui n'a pas fait
la demande prévue au paragraphe 2°, peut être admis à voter par
anticipation à un bureau de vote itinérant s'il en fait la demande au bureau de
vote itinérant.
«L'électeur qui agit
à titre de proche aidant d'un électeur visé au deuxième alinéa peut voter au
même bureau de vote itinérant que cet électeur s'il est inscrit sur la partie
de la liste électorale correspondant à la section de vote du domicile de
l'électeur à l'égard duquel il agit comme proche aidant.»
Alors,
l'article 87... L'article 87 du projet de loi remplacerait
l'article 175 de la LERM, qui porte sur les conditions pour voter par
anticipation et pour voter à un bureau de vote itinérant.
Le nouvel article 175
permettrait à tout électeur qui est à mobilité réduite ou incapable de se
déplacer pour des raisons de santé et qui est domicilié sur le territoire de la
municipalité de demander au président de voter à un bureau de vote itinérant.
Le proche aidant de cette personne pourrait également faire cette demande et
pourrait être admis à voter au même bureau de vote itinérant lors de son
passage, s'il est inscrit sur la partie de la liste électorale correspondant à
la section de vote du domicile de l'électeur à l'égard duquel il agit comme
proche aidant.
Actuellement, seules
les personnes incapables de se déplacer qui sont domiciliées dans une résidence
privée pour aînés ou dans un établissement de santé ou de services sociaux
peuvent voter à un bureau de vote itinérant.
Ici, on vient
améliorer l'accès au vote pour les personnes à mobilité réduite ou incapables
de se déplacer pour des raisons de santé. Alors, voilà. Merci, M. le Président.
Le Président (M.
Kelley) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des commentaires?
Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme
Setlakwe : Oui, M. le Président. Merci. Juste, généralement, là, je
pense que c'est une excellente mesure, là. On veut faciliter la vie à ces personnes.
On veut pouvoir offrir ce service-là de vote itinérant.
Je me rapporte aux
mémoires de Montréal, de la ville de Montréal et celui de la ville de Laval.
Eux, ce qu'ils disent, et je pense que c'est un bon point, ça prend une
demande, n'est-ce pas? Et ce que la ville de Montréal, par exemple, recommande,
ce serait d'octroyer aux présidents d'élection les pouvoirs de planifier le
vote itinérant dans les aires communes des résidences sans recevoir une demande
préalable d'au moins un électeur. Ils voudraient avoir ce pouvoir-là d'emblée.
Premier point.
Qu'est-ce que vous en
pensez de ça? Parce que, là, ce que je vois dans le libellé, c'est
qu'effectivement l'électeur à mobilité réduite — il y a aussi cette
définition-là sur laquelle j'aimerais revenir, là — peut voter à un bureau
de vote itinérant. Bon, puis là il y a des conditions à remplir, il doit être
inscrit, évidemment, il doit... lui ou son proche aidant doit faire la demande
au président d'élection... En fait, oui... non, ça, je vois que ce n'est pas
pour les résidences. Donc, oui, donc, il y a une personne qui serait
domiciliée... là, je suis en train de voir, là, la nuance, quelqu'un est
domicilié chez elle et est en chaise roulante, disons, est à... personne à
mobilité réduite, là, il y a une... il y a une demande. Puis il y a aussi la
situation où la personne... je suis en train de clarifier ma pensée pendant que
j'énonce mon premier commentaire, et il y a la situation où une personne se
trouve dans une RPA, et là le pouvoir n'est pas donné d'emblée au président
de... Peut-être juste clarifier le régime qu'on est en train de mettre en place
puis répondre à la préoccupation de ville de Montréal et ville de Laval.
Mme
Laforest : Oui. Bien, en fait...
Le Président (M.
Kelley) : Mme la ministre.
Mme
Laforest : Oui, merci, M. le Président. En fait, c'est que, lors des
dernières élections, on avait donné le pouvoir aux CHSLD et aux RPA. Puis en
même temps, pour répondre à votre première question, c'est sûr que, là, on doit
dire que les gens doivent le demander, parce que, même pour les CHSLD et les
RPA, on ne pouvait pas savoir exactement lesquels voulaient. Ça fait que c'est
la même chose qu'on ajoute présentement pour les personnes à mobilité réduite. On ajoute la même possibilité,
sauf qu'évidemment on ne peut pas savoir quelle personne en a besoin.
Donc, c'est à la demande des gens parce qu'on ne peut pas... on ne peut pas,
évidemment, déterminer qui en aurait besoin partout au Québec.
Mme
Setlakwe : Non, je comprends. Donc, ce qui... Oui, ce qui va
déclencher cette possibilité-là, c'est que ça doit... il doit y avoir une
demande qui soit faite.
Mme
Laforest : Oui.
Mme Setlakwe :
Je suis juste en train de
réfléchir. Mais, si on octroyait cette discrétion... Disons, le président
d'élection, dans la communauté qu'il ou elle dessert, bon, il connaît quand
même la communauté, il connaît les RPA, il connaît les... Est-ce que c'est donc...
Ça ne peut pas se faire, dans le fond, en pratique, de lui donner le pouvoir de
décider d'emblée d'instaurer ce vote itinérant dans les aires communes sans
avoir reçu une demande.
Mme
Laforest : Oui. Bien, c'est comme j'ai répondu tantôt, ça, c'est déjà
prévu pour les RPA, les CHSLD, même par anticipation. Puis on va voir aussi
d'autres articles qui concernent le vote par anticipation, mais on l'ajoute
seulement pour les personnes à mobilité réduite. En fait, c'était une demande
qui était faite par Élections Québec, d'ajouter les personnes à mobilité
réduite, parce qu'Élections Québec a eu des demandes pour ces clientèles.
Mme
Setlakwe : Non, je comprends. Je n'ai évidemment rien contre le
principe. J'essayais de voir pourquoi les villes de Montréal et Laval mettaient
de l'avant ce commentaire-là, mais je pense que le régime que vous proposez
fonctionne bien. On veut que ça soit... ça se fasse aisément.
J'ai une autre
question qui est en lien avec le mémoire de l'Office des personnes handicapées
du Québec. Eux, ce qu'ils demandent, c'est... Aux articles 84 et 87, on
utilise la terminologie «un électeur à mobilité réduite ou incapable de se
déplacer pour des raisons de santé», alors qu'ailleurs, là, il y aurait une
question de cohérence avec une autre loi... Je suis désolée, là, je vois que
c'est un terme défini, je ne sais pas c'est lequel exactement. Mais eux,
l'Office de protection des personnes handicapées, suggèrent d'utiliser la même
terminologie qui se trouve dans... ailleurs
dans le corpus législatif, «mobilité réduite ou incapable de se déplacer pour
des raisons de santé», par «déficience entraînant une incapacité
significative et persistante qui constitue un obstacle à sa participation».
Mme
Laforest : Je crois que, pour la terminologie, je vais laisser
Me Normand expliquer, là, si vous êtes d'accord.
Le Président (M.
Kelley) : Avec consentement?
Mme
Setlakwe : Oui, consentement, oui.
Le Président (M.
Kelley) : Alors, est-ce que c'est possible de vous nommer pour les
«records»?
M. Normand
(Étienne) : Bonjour. Étienne Normand, légiste pour le ministère de la
Justice.
Alors, ce qu'il faut
savoir, c'est que, dans la Loi électorale, on parle également d'électeur
incapable de se déplacer. C'est une terminologie qui a été choisie,
sélectionnée spécifiquement pour la loi sur les élections et dans... et les
référendums dans les municipalités, qui va même un peu plus loin que ce qui se
trouve dans la Loi électorale, parce qu'on ajoute «à mobilité réduite», qui est
un terme qu'on... effectivement, on ne définit pas dans la loi, mais qui a un
potentiel très, très large d'être interprété très largement.
Mme
Setlakwe : Oui, je comprends votre réponse. Si vous me permettez, M.
le Président, donc, en fait, c'est une terminologie plus large, donc, dans le
projet de loi n° 57, parce qu'une personne pourrait être à mobilité
réduite, mais peut-être ne pas rencontrer le critère d'incapacité significative
et persistante qui constitue un obstacle à sa participation. OK. Non, mais je
suis... Merci de votre précision. 19285Ça
va pour l'instant.
Le Président (M.
Kelley) : Est-ce qu'il y a des autres questions? Le député de Taschereau.
M.
Grandmont : Oui, merci. Bien, je comprends bien, là, le sens, là,
l'intention, là, de la ministre, là, avec cet article-là. Ça me semble quand
même intéressant.
D'abord,
qu'est-ce que... peut-être nous expliquer un peu, là, en quoi ça consiste,
exactement, le vote itinérant puis quel genre de moyens sont déployés
pour être capable de rencontrer les objectifs qui sont derrière ça.
Mme
Laforest : Oui. Alors, actuellement, le vote itinérant est réservé aux
électeurs incapables de se déplacer qui sont domiciliés dans des établissements
de santé. Donc, les personnes qui ne résident pas dans ces établissements mais
qui pourraient... qui sont pourtant incapables de se déplacer, pourraient être
privées du droit de vote, donc, le vote au
domicile d'électeurs est possible lors des élections provinciales. Les
personnes incapables de se déplacer devraient avoir accès au même
accommodement lors des élections municipales.
Donc, évidemment, on
vient ajouter la même disposition que pour le vote, pour les... Élections
Québec. La même chose pour les municipalités, la demande est faite par
Élections Québec. Puis le fait de ne pas offrir une modalité de vote particulière aux électeurs incapables de se déplacer
lors des élections générales de 2025 constituerait un recul en matière
d'accès au vote. Donc, on vient appliquer les mêmes mesures.
C'est
important peut-être de le mentionner, il y a eu des projets pilotes, de 2013 à
2017, dans les municipalités de Beloeil, Blainville, Montréal, Rivière-du-Loup,
Saint-Lazare, Sainte-Florence et Thetford Mines. Puis les projets pilotes pour
les personnes à mobilité réduite, ça s'est très, très bien... ça a bien
fonctionné. Donc là, on l'élargit, présentement, pour...
M. Grandmont : Parfait. Oui, je
comprends, pour le municipal. C'est bien ça que vous vouliez dire?
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : Oui, c'est ça,
donc... Mais concrètement, là, c'est que... parce que, bon, on sait qu'il y a
des bureaux de vote qui peuvent aller, par exemple, dans des établissements,
des résidences pour personnes aînées, qui peuvent aller, bon, dans certains
endroits, particulièrement, pour les rejoindre. Est-ce que, là, quand on parle
d'un vote itinérant, c'est quelque chose de différent et c'est vraiment à la
porte qu'on va aller rencontrer les personnes?
• (15 h 50) •
Mme Laforest : Les gens responsables
des élections vont se déplacer ou encore vont se déplacer dans... au domicile
ou encore dans les aires communes, si c'est... s'il y a un endroit, là,
spécifique pour... ou dans le domicile spécifiquement.
M. Grandmont : Oui, oui, évidemment.
C'est ça. Donc, ça... Mais donc, ça peut être directement à la porte. D'accord.
Ça, donc, c'est déployé par Élections Québec sur les deux paliers de
gouvernement?
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : Et donc c'est
Élections Québec qui...
Mme Laforest : Mais là,
présentement, on l'ajoute au municipal.
M. Grandmont : Oui, oui. C'est ça,
évidemment, si on l'ajoute, évidemment, ça... ça devrait passer, je vais vous
dire. Mais donc, dans les deux cas, c'est Élections Québec qui paie et qui
paiera pour cette disposition-là. Donc, c'est
Élections Québec qui engage les sommes, recrute les personnes aussi pour être
capable de déployer ce service-là. Les municipalités ne sont pas
invitées à contribuer financièrement à ce service-là, donc.
Mme
Laforest : Non. Là, on touche la personne responsable, la
directrice générale des élections locales, dans chaque municipalité,
mais on... ça n'inclut pas des montants. Il n'y a pas de montant demandé par
les municipalités. C'est vraiment avec...
M. Grandmont : Aux municipalités.
Mme Laforest : Aux municipalités,
oui, c'est ça.
M. Grandmont : OK. Donc, les
municipalités n'ont pas à payer pour ce service-là?
Mme Laforest : Non.
M. Grandmont : C'est vraiment
Élections Québec qui prend ça en charge. Parfait.
Maintenant, je ne suis pas sûr de... je n'étais
pas sûr de... Bien, je vous écoutais parler tantôt, là, avec ma collègue de Mont-Royal—Outremont sur la question,
là, de la mobilité réduite. Donc, on réfère à une définition précise de ce que
c'est, la mobilité réduite. Est-ce que les gens doivent avoir soit un billet du
médecin, soit une carte, tu sais, un peu comme qu'on a dans les voitures, là,
dans le fond, une authentification médicale qui prouve que la personne est
effectivement en situation de mobilité réduite? Est-ce qu'il y a... Est-ce
qu'il y a une définition claire qui donne accès à ça?
Des voix : ...
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'on a le consentement de...
M. Grandmont : Absolument, vous avez
le consentement.
Le Président (M. Kelley) : Madame.
Mme Petit (Katia) : Oui. Donc, Katia
Petit, je suis sous-ministre adjointe aux politiques.
Alors, il n'y a pas de définition claire... tu
sais, qui est très restrictive, et c'est appliqué de façon très large. C'est-à-dire
que ce qu'on souhaite, c'est que le plus de gens aient accès à ce service-là.
Donc, concrètement, il n'y a pas de preuve qui est demandée, ça ne prend pas de
billet de médecin. Donc, qu'une personne qui a de la difficulté à se déplacer appelle, hein, son... un bureau d'élection et
demande d'avoir le service et ça lui est rendu. Il n'y a pas de contrôle, là.
Ce n'est pas l'esprit en arrière duquel la loi a été élaborée. Ce qu'on
souhaite vraiment, c'est qu'il y ait le plus de personnes possible, donc ce
n'est pas remis en question, généralement.
M.
Grandmont : Je comprends qu'on a des... une approche puis une... basée
sur une définition très large. Donc, une personne qui, même momentanément,
serait dans l'incapacité de se déplacer peut appeler puis avoir accès à ce vote
itinérant là. Puis vous dites que ça a été fait en projet pilote dans plusieurs
villes.
Mme
Laforest : Oui.
M.
Grandmont : Je ne les ai pas toutes notées mentalement, mais... Et
donc ça s'est déroulé sous les mêmes conditions, c'est-à-dire que les gens
étaient invités à appeler, s'ils avaient une incapacité qui durait dans le
temps, permanente ou même temporaire. Les gens étaient appelés.
Mme
Laforest : Tout à fait.
M.
Grandmont : Puis vous aviez quel genre de taux d'appels, combien
d'appels ou quel pourcentage de l'électorat qui se prévalait de ce service-là?
Juste pour comprendre un peu l'ampleur de ce que ça...
Mme
Laforest : Honnêtement, je crois que ce serait Élections Québec qui
devrait donner cette réponse. Sauf que là, c'est sûr que, si Élections Québec
demande d'élargir cette possibilité-là...
M.
Grandmont : Ah! c'était une demande d'Élections Québec? Parce que le
projet pilote était satisfaisant?
Mme
Laforest : Oui, oui. C'est vraiment une demande d'Élections Québec,
oui.
M.
Grandmont : OK. Puis ce projet pilote là avait été mis en
application... avait été tenté, dans le fond, par Élections Québec. C'était à
sa demande aussi?
Mme Laforest :
Oui, de 2013 à 2017.
M. Grandmont :
D'accord. Au milieu... 2013 à
2017, ça veut dire qu'on avait couvert des élections municipales?
Mme
Laforest : Aux deux élections de... aux dernières... élections
2013 et élections 2017.
M.
Grandmont : Parfait, excellent. Puis donc, au niveau des élections
générales québécoises, ça, c'est offert tout le temps, ça?
Mme
Laforest : La possibilité de... oui, de se déplacer, oui.
M.
Grandmont : De vote itinérant. OK, parfait. C'est bon, ça fait le tour
pour moi, pour l'instant. Merci.
Le Président (M.
Kelley) : Merci beaucoup, M. le député. Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme
Setlakwe : Merci, M. le Président. Juste quelques précisions. Donc, au
deuxième alinéa, on précise, là, qu'il y a une... qu'une demande doit être
faite, puis là on mentionne que... le délai dans lequel la demande doit être faite : «Au plus tard le dernier jour fixé pour
la présentation d'une demande à la commission de révision ou, s'il n'y a pas
de révision de la liste, au plus tard le douzième jour précédant celui
fixé pour le scrutin.» Le 12e jour, ça a été choisi... Comment on a choisi
cette...
Mme Laforest :
Bien, c'est des règles, là, qui
seront applicables avec Élections Québec. C'est vraiment décidé par
Élections Québec. C'est dans la normalité des choses, là, de...
Mme
Setlakwe : Parce qu'il faut que ce soit prévu, dans le fond? Il faut
mettre les modalités en place, il faut se donner le temps?
Mme
Laforest : Oui, mais ces règles-là sont déjà prévues, là, avec les
RPA, les CHSLD.
Mme
Setlakwe : Oui, elles sont... Je comprends.
Mme Laforest : Donc, on ajoute juste une
clientèle, mais on ne change rien. Au niveau du 12e jour, ou, tu sais, des
délais, ou des dates, on ne change rien.
Mme Setlakwe : Je comprends, je
comprends. Non, non, puis je n'ai rien contre cette mesure-là. Moi, je me
rappelle, quand j'étais au municipal, sur ma propre rue, il y avait une dame en
chaise roulante qui ne sortait pas de chez elle. Elle
avait la chance d'avoir son... de l'aide à domicile, puis, quand je passais
chez elle, elle me disait toujours : Je ne pourrai pas... je ne pourrai
pas voter au municipal, on n'offre pas... il n'y a personne qui se déplace chez
moi. Je trouvais ça... je trouvais ça crève-coeur. Donc, honnêtement, on salue
cette mesure, là. Tu sais, j'ai vraiment un exemple en tête, d'une personne,
dans sa maison, qui ne pouvait pas... elle ne votait pas au municipal.
Question pour vous : Au niveau d'une RPA,
je comprends très bien, là, les aires communes puis je sais que ça existe déjà,
là, par le biais de différents projets pilotes, mais qu'est-ce qui arrive avec
une personne, disons, dans un CHSLD ou une RPA, qui est contrainte à rester
dans son unité, il ne peut pas descendre dans les aires communes? Est-ce qu'il
y a un régime particulier pour ces...
Mme Laforest : Non, mais c'est déjà
prévu, ça.
Mme Setlakwe : Oui, ça aussi? OK.
Mme Laforest : C'est déjà établi,
là.
Mme Setlakwe : OK. Moi, j'en aurais
une dernière, puis je pense que ma collègue en a une aussi. Pour le proche
aidant, là, ce qu'on dit, c'est que, si le proche aidant se déplace avec la
personne, on va permettre au proche aidant de voter en même temps. Est-ce
que... Cette personne-là, on dirait que ce n'est pas clair, là, selon
l'article, s'il doit y avoir une demande qui est faite aussi...
Mme Laforest : Attendez...
Mme Setlakwe : ...ou juste du... le
fait qu'elle se...
Le Président (M. Kelley) : Mme
Petit, allez-y.
Mme Petit (Katia) : Donc, il n'y a
pas de... il n'y a pas de demande de nécessaire, donc, si le proche aidant est
sur place. C'est sous réserve, par contre, qu'il soit dans la même section de
vote, tout simplement, puis il peut voter. Ils doivent être, évidemment, sur
la...
Mme Setlakwe : Non, je comprends,
mais s'il y a des proches aidants au même... dans le même domicile, ça va
pouvoir s'appliquer. Non, c'est dans les notes explicatives que je voyais qu'on
parlait d'une demande, «le proche aidant de cette personne pourrait également
faire cette demande», mais pas pour elle-même. Le proche aidant peut faire la demande pour la personne qui est en
situation de mobilité réduite. Je comprends. Moi, ça va. Avais-tu une autre...
Le Président (M. Kelley) : Oui, Mme
la députée de Chomedey, allez-y.
Mme
Lakhoyan Olivier : Oui, M. le Président. Ma question, c'est
concernant le projet pilote de 2013 à 2017, aux deux élections. Les
villes qui ont testé ce système-là, c'était quoi, le pourcentage de réussite?
Mme Laforest : Je n'ai pas les
chiffres. C'est ça, c'est Élections Québec qui aurait les chiffres. Mais, en même temps, ils ont... les projets pilotes étaient
très concluants pour faire cette demande-là. Mais on n'a pas les chiffres.
On pourrait vous les demander... on pourra les demander. Si vous les voulez, on
va vous les donner.
Mme Lakhoyan Olivier : Merci
beaucoup.
Mme Laforest : Ça fait plaisir.
Le Président (M. Kelley) : Alors,
juste... reviens à la commission avec la réponse, Mme la ministre, quand vous
avez trouvé les informations nécessaires. J'ai vu... Le député de Taschereau a
levé sa main juste, juste avant vous, Mme la députée de Mont-Royal—Outremont. Alors, M. le député de Taschereau.
M.
Grandmont : Oui, juste une question de précisions aussi, là.
Quand on parle de... On est dans une section, en fait, où on traite,
dans l'article 175, là, du vote par anticipation. Donc, je comprends que
c'est une mesure qui est déployée par anticipation, c'est bien ça?
Mme Laforest : Aussi, oui.
M. Grandmont : Aussi, ou ça peut
être le jour du vote également?
Mme Laforest : Oui, le jour du vote
ou par anticipation aussi.
M.
Grandmont : C'est parce qu'on est dans une... on est dans une
section qui... «Tout électeur inscrit sur la liste électorale peut voter
par anticipation», puis après ça, on dit : «Un électeur à mobilité réduite
ou incapable de se déplacer pour des raisons de santé
peut voter par anticipation à un bureau de vote itinérant.» Donc, ça se passe
seulement par anticipation.
Mme
Laforest : Pour les deux, par anticipation ou la journée de vote
aussi. C'est la même chose. Oui, même la journée de vote, il y a des gens
d'Élections Québec qui se déplacent.
M.
Grandmont : Bien, en tout cas, moi, ce n'est pas ce que je semble
lire, là, dans la... dans l'introduction, en fait, de l'article 175.
Mme
Laforest : Allez-y, Me Normand.
Le Président (M. Kelley) :
Me Normand.
M. Normand
(Étienne) : La réponse se trouve en partie dans un article qui va être
soumis ultérieurement à l'étude de la commission, alors je ne sais pas dans
quelle mesure je peux répondre. C'est que...
M.
Grandmont : Mais vous pouvez l'expliciter.
Mme
Laforest : On l'aborde plus tard.
M.
Grandmont : Bien, vous pouvez l'expliciter, là, parce que ça va
répondre, peut-être, à ma question.
M. Normand
(Étienne) : On va le voir plus tard, mais... En fait, on utilise le
procédé de l'assimilation à un article qui serait étudié ultérieurement pour
assimiler le bureau de vote itinérant et le bureau de vote au bureau du
président d'élection, qu'on va voir aussi, à du vote par anticipation... à un
bureau de vote par anticipation. Donc, tout ça se trouve dans la section de la
loi qui porte sur le vote par anticipation. Alors, c'est considéré comme du
vote par anticipation. C'est la raison pour
laquelle on a une règle dans le... au premier alinéa, qui porte sur... de façon
générale, sur le vote par anticipation et une règle particulière sur le
vote par anticipation particulier qu'est le vote itinérant.
M.
Grandmont : OK. Bien, je vais reposer ma question juste pour être
bien, bien sûr que j'ai compris ce que vous m'avez dit. Moi... parce que ma
préoccupation, c'est de pouvoir offrir aux gens, aux électeurs, les électrices,
la même période de vote pour tout le monde, c'est-à-dire qu'on peut voter par
anticipation puis on peut voter jusqu'au jour J, parce qu'on peut s'être
fait une tête... tu sais, des fois, c'est long, se faire une idée.
Donc, est-ce que,
dans le fond, vous me garantissez que des personnes qui voudraient se prévaloir
de leur droit de voter à l'aide du vote par... du vote itinérant, pardon,
pourront voter de cette manière-là jusqu'au jour J, jusqu'au jour de
l'élection?
M. Normand
(Étienne) : Les plages horaires, pour les différents... des
différentes façons de voter, vont... sont établies aussi par des articles qui
seront étudiés ultérieurement. Le président d'élection a une discrétion dans le
choix des jours et des heures lors desquels
il veut... il peut... il veut offrir les différents modes de vote par
anticipation.
• (16 heures) •
M.
Grandmont : Donc, vous me dites finalement que ce n'est pas... ce
n'est pas sûr qu'une personne qui voudrait se prévaloir de son droit de voter
avec le bureau de vote itinérant pourrait voter jusqu'au jour de l'élection. Ça
va dépendre du discrétionnaire du Directeur général des élections.
M. Normand (Étienne) :
C'est ça. Donc, il y aurait une... il y aurait une demande de formulée et
il pourrait voter au moment où le président
d'élection communiquerait avec la personne... par exemple, pour le vote au
domicile, il communiquerait avec la personne, lui indiquerait à quel moment le
bureau de vote itinérant passerait chez elle, et elle pourrait voter à
ce moment-là. Mais la demande doit être faite, évidemment, dans un certain
délai.
M.
Grandmont : OK. Ça fait qu'on... Dans le fond, ce que je comprends,
c'est qu'on prend un rendez-vous, dans le fond. On appelle au Directeur général
des élections, il y a un numéro spécial pour ça.
M. Normand
(Étienne) : Ça, c'est une bonne façon de le voir.
M.
Grandmont : On prend rendez-vous puis, après ça, on se donne le moment
pour être capable de... Est-ce que la personne a une certaine latitude sur le
moment où elle peut vouloir voter?
M. Normand
(Étienne) : Ce serait géré au niveau local par le président d'élection.
C'est laissé à son choix.
M.
Grandmont : OK. Mais donc elle n'est pas... elle n'est pas sûre de
pouvoir trouver un créneau horaire qui conviendrait au moment où elle est
suffisamment sûre de son choix pour pouvoir le faire?
M. Normand (Étienne) : Je vous
dirais qu'étant donné que l'esprit de la mesure est de favoriser le vote, je
pense que les présidents d'élection sont assez sensibles à la... surtout à la
réalité des électeurs incapables de se déplacer, alors je
pense que les présidents d'élection seraient accommodants. Mais évidemment,
je... c'est à la discrétion des présidents d'élection, alors je ne peux pas
parler pour les 1 000 et plus présidents d'élection du Québec, là.
M. Grandmont : OK. Parfait. Donc,
OK, ça répond à ma question.
Le Président (M. Kelley) : Merci
beaucoup, M. le député. Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci. Peut-être une
dernière question. On échangeait un peu plus tôt avec notre collègue, qui est
porte-parole pour les personnes qui vivent avec un handicap, puis évidemment
qu'elle était heureuse de voir cette mesure-là, mais elle se demandait comment
ces personnes-là... Il va y avoir des... une séance de... pas une séance, une
campagne de publicité, là, de toutes ces nouvelles mesures. Comment est-ce
que... parce que vous ne le savez pas, on ne
sait pas, d'emblée, les personnes. Oui, on connaît les personnes qui vivent
dans des CHSLD et RPA, mais des personnes qui sont à domicile et qui ont
cette... qui vivent avec cette condition-là, comment elles vont être informées
de ce nouveau droit?
Mme Laforest : Bien, en fait, il va
y avoir une campagne, puis les informations aussi seront sur le site
d'Élections Québec. Puis, de toute manière, toutes les informations, après le
projet de loi, est dans le Muni-Express des Affaires municipales. Ça fait qu'il
y a trois endroits où ce sera possible d'avoir l'information.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Kelley) : S'il n'y
en a pas, des autres interventions, nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 87 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Kelley) : Parfait. Maintenant, on va procéder à le prochain
article, qui est 88. Alors, Mme la ministre.
Mme Laforest : L'article 88.
L'article 177 de cette loi est modifié :
1° par la suppression, dans le premier
alinéa, de «et détermine, le cas échéant, tout tel bureau qui constitue un
bureau de vote itinérant»;
2° par l'insertion, après le deuxième
alinéa, du suivant :
«Le bureau de vote itinérant établi pour une
résidence privée pour aînés au sens de la Loi visant à rendre le système de
santé et de services sociaux plus efficace (2023, chapitre 34) ou de la
Loi sur les services de santé et les services sociaux pour les Inuit et les
Naskapis (chapitre S-4.2) ou une installation visée au deuxième alinéa de
l'article 50 peut, au choix du président d'élection, en plus de se rendre
auprès des électeurs, être aménagé dans une aire commune.»
Donc, c'est
la même disposition qu'on vient d'expliquer, mais on ajoute ici... Donc, il
faut faire l'amendement. Je vais relire... Est-ce que je lis tout de
suite l'amendement, M. le Président?
Le Président (M. Kelley) : Nous
n'avons pas reçu l'amendement encore, Mme la ministre. Alors, on attend pour
vous de le déposer.
Mme
Laforest : OK, c'est bon. Donc là... OK. Bien, je vais
continuer. L'article 88 du projet de loi modifierait
l'article 177 de la LERM qui permet au président d'élection d'établir tout
bureau de vote par anticipation qu'il juge nécessaire et de déterminer tout tel
bureau qui constitue un bureau de vote par anticipation.
La modification proposée consisterait, d'une
part, à supprimer la référence aux bureaux de vote itinérants, en concordance
avec la modification proposée à l'article 174 de la LERM, article 86
du présent projet de loi, qui assimilerait à son deuxième alinéa le bureau de
vote itinérant et le bureau de vote au bureau du président d'élection à des
bureaux de vote par anticipation. D'autre part, la modification proposerait...
proposée consisterait à permettre au président
d'élection d'aménager un bureau de vote itinérant dans une aire commune d'une
résidence privée pour aînés ou d'un établissement de santé ou de services
sociaux, en plus du bureau de vote itinérant qui se rendrait à la chambre
des électeurs. Ici, on ajoute le déplacement à la chambre des électeurs.
L'article 177 de la Loi sur les élections
et les référendums dans les municipalités, tel qu'il se lirait :
«177. Le président d'élection établit tout
bureau de vote par anticipation qu'il juge nécessaire.
«Dans le cas où il établit plusieurs bureaux de
vote par anticipation, il détermine toute section de vote qui est rattachée à
chacun.
«Le bureau de vote itinérant établi pour une
résidence privée pour aînés au sens de la Loi visant à rendre le système de
santé et de services sociaux plus efficace (2023, chapitre 34) ou de la
Loi sur les services de santé et les services sociaux pour les Inuit et les
Naskapis (chapitre S-4.2) ou une installation visée au deuxième alinéa de l'article 50 peut, au choix du président
d'élection, en plus de se rendre auprès des électeurs, être aménagé dans une
aire commune.
«Il avise de sa décision,
le plus tôt possible, chaque parti autorisé ou équipe reconnue et chaque
candidat indépendant intéressé.»
Alors, voilà.
Le Président (M. Kelley) : Merci
beaucoup, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme Setlakwe : ...rapidement, M. le
Président.
Le Président (M. Kelley) : Oui, Mme
la députée.
Mme Setlakwe : Je pense que ça vient
compléter le régime qui est mis en place, là, dont on a discuté à l'article
précédent. La seule... puis on vient préciser, c'est très clair, là, qu'on peut
se rendre à la chambre des électeurs. J'ai
peut-être une question que j'aurais pu poser dans notre discussion précédente,
mais elle s'applique ici aussi.
Donc là, on réfère à «résidence privée pour
aînés» au sens de la nouvelle loi, là, la nouvelle LSSSS, la... qui était le PL
n° 15. Premièrement, est-ce que donc... parce qu'on a parlé de CHSLD, mais
«résidence privée pour aînés», ce n'est pas un CHSLD. Je veux juste être sûre
que le terme «résidence privée pour aînés» est très large et... Oui. Et où ma
deuxième question, c'est... On réfère aussi à une loi spécifique, là, sur les
services de santé et de services sociaux pour les Inuit et les Naskapis. Il n'y
a pas d'autre... On va couvrir, donc, toutes les lois spécifiques aux
autochtones, oui?
Mme Laforest : ...oui, on couvre
tout...
Mme Setlakwe : Oui. C'est toujours
ces deux lois? OK.
Mme Laforest : Oui, puis en fait
c'est déjà... dans la loi, c'est toujours inclus, CHSLD et RPA. Donc là, on
ajoute «chambre», «chambre des électeurs».
Mme Setlakwe : OK, c'est bon. Merci.
Je n'ai pas d'autre chose.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions? Sinon, nous allons procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'article 88 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, on va procéder à la lecture de l'article 75.
Mme
Laforest : Alors, ici, 75, c'est un article de
concordance : L'article 99 de cette loi est modifié par l'insertion,
après le paragraphe 4° du premier alinéa, du paragraphe suivant :
«4.1° les conditions à remplir pour avoir le
droit de voter à un bureau de vote itinérant;».
Donc, l'article 75 du projet de loi
modifierait l'article 99 de la LERM qui porte sur la publication d'un avis
d'élection et qui en prévoit le contenu. La
modification proposée consisterait à ajouter au contenu de l'avis d'élection
les conditions à remplir pour avoir le droit de voter à un bureau de vote
itinérant. Ces conditions seraient modifiées par
l'article 87 du présent projet de loi. Donc, ici, on vient donner
l'obligation, dans la publication de l'avis d'élection, d'ajouter la
nouvelle possibilité de vote itinérant.
Le Président (M. Kelley) : ...il y a
des interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à
la mise aux voix. Est-ce que l'article 75 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Kelley) : Parfait. Et maintenant, Mme la ministre, on va
procéder à la lecture de l'article 84.
Mme Laforest : Alors, ici, on vient
ajouter également l'article... le premier article qu'on a adopté.
L'article 134.1 de cette loi est modifié
par l'insertion, dans le premier alinéa et après «132, toute personne», de «qui
est domiciliée sur le territoire de la municipalité et qui est à mobilité
réduite ou incapable de se déplacer pour des raisons de santé, toute personne».
L'article 84 du projet de loi modifierait
l'article 134.1 de la LERM qui prévoit la possibilité pour toute personne
domiciliée dans une résidence privée pour aînés ou dans un établissement de
santé ou de services sociaux de transmettre une demande de révision de la liste
électorale à distance. La modification proposée ajouterait à ces personnes
toute personne domiciliée sur le territoire de la municipalité et qui est à
mobilité réduite ou incapable de se déplacer pour des raisons de santé ou... en
concordance avec la modification proposée à l'article 175 de la LERM,
article 87 du projet... du présent projet de loi, qui élargirait l'admissibilité
au vote itinérant à ces personnes.
Donc, ici, on vient ajouter les dispositions
pour les personnes à mobilité réduite ou incapables de se déplacer pour des
raisons de santé qui peuvent voter à domicile. Voilà. Merci.
Le Président (M.
Kelley) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme
Setlakwe : ...M. le Président.
Le Président (M.
Kelley) : Oui, Mme la députée de...
• (16 h 10) •
Mme
Setlakwe : Bien, juste nous expliquer, là... Donc, ici, ce qu'on vise
à faire, c'est encore une fois de faciliter la vie, là, aux gens qui sont aux
prises avec... qui sont dans une RPA ou un établissement de santé, mais là,
ici, en fait, on vise une résidence ou un établissement de santé. C'est de leur
permettre de transmettre une demande de
révision de la liste électorale à distance. Donc, ça, est-ce que ça existait
déjà? Juste nous expliquer, là, le raisonnement derrière cette nouvelle
mesure.
Mme
Laforest : Bien, en fait, ça, c'est de la... l'article qu'on vient
de... que je viens de lire, c'est en concordance avec ce qu'on a adopté
précédemment.
Là, ce qu'on veut
faire, c'est qu'on veut éviter que les personnes à mobilité réduite ou
incapables de se déplacer pour des raisons de santé, qui peuvent voter à
domicile, n'aient pas à se déplacer pour faire une demande de modification de
la liste électorale. Donc, déjà, dans la liste électorale, avec le président
d'élection et avec ce qu'on vient d'adopter, l'avis... l'obligation, dans
l'avis, avec le président d'élection, le président d'élection doit l'indiquer
que les personnes à mobilité réduite peuvent voter à domicile. Donc, ici, on
vient, si je peux dire, bien, éclaircir la possibilité des personnes à mobilité
réduite, qu'elles peuvent voter dans la chambre des électeurs. Je vais... la
chambre des électeurs. Merci.
Mme
Setlakwe : Merci. Ça va pour l'instant.
Le Président (M.
Kelley) : M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Il me semble que ça sonne bien, «chambre des
électeurs». On pourrait avoir ça à l'Assemblée nationale, ici, une
instance qui vient un peu...
Mme
Laforest : Ça fait drôle, oui.
M.
Grandmont : Bon, en tout cas, tout ça... Tu sais, dans la réforme de
l'Assemblée nationale, peut-être que nous verrons ça, la révision.
Donc, dans le fond,
là, ce qu'on vient de proposer avec l'article 84, c'est de dire que les
gens peuvent... de la même manière qu'ils
vont pouvoir voter, faire un vote itinérant, ils vont pouvoir aussi demander,
de manière itinérante, une modification de la liste électorale,
s'assurer qu'ils sont bien sur la liste. C'est bien ça?
Mme
Laforest : Tout à fait.
M.
Grandmont : OK. On a... Il y a... plus loin, on va l'étudier plus
loin, puis peut-être assez rapidement, en fait,
là, il y a une possibilité pour les gens de... Donc, ça se fait en deux fois,
en fait. Donc, une première fois, les gens... le Directeur général des
élections va envoyer... le directeur des élections ou président d'élection, là,
va envoyer une personne pour faire la modification de la liste. Puis après ça
la personne va devoir prendre un autre rendez-vous pour être capable de voter,
finalement. Ça ferait deux déplacements, c'est bien ça?
Mme Laforest :
Bien, ça peut se faire automatiquement dans la même rencontre, les deux
possibilités.
M.
Grandmont : C'est ça, c'est ça. C'est là où je voulais en venir, dans
le fond, parce que...
Mme
Laforest : Oui, ils peuvent corriger la liste et peuvent voter.
M.
Grandmont : Donc, une personne pourrait d'abord faire la modification
de la liste dans un premier rendez-vous
puis, après ça, voter dans un deuxième rendez-vous. Mais, en même temps, il est
possible de faire les deux, le vote et la modification, dans un même
déplacement?
Mme
Laforest : Attendez. Votre question est excellente. Ah non! OK, la
personne peut faire la demande en ligne, c'est ça... mais vous allez me
corriger si je me trompe. La personne peut faire la demande en ligne, puis, à
ce moment-là, la révision de la liste électorale se fait. Ça peut se faire en
ligne.
M.
Grandmont : On peut faire une... on peut faire une révision de la
liste en ligne?
Mme
Laforest : Oui, oui. Puis après ça, deuxième moment, c'est l'élection,
le vote.
M. Grandmont : OK. Mais là ce que ça
dit ici, c'est qu'une personne peut faire la modification en personne, donc
quelqu'un du... qui représente le président d'élection se déplace à la chambre
ou, en tout cas, au lieu de résidence de la personne, de
l'électeur, l'électrice, pour faire une modification. Donc, il y a comme deux
façons de modifier... il y a comme trois
façons, en fait, de modifier, de le faire de manière séparée du vote, soit de
manière itinérante, à la résidence de la personne électrice, soit en
ligne, soit le jour du vote.
Mme
Laforest : En fait, je vais lire l'article final comment il se lirait.
M.
Grandmont : Oui, allez-y.
Mme
Laforest : La réponse est dans l'article. L'article 134.1 :
«Malgré l'article 132, toute personne qui est domiciliée sur le territoire
de la municipalité et qui est à mobilité réduite ou incapable de se déplacer
pour des raisons de santé, toute personne qui est domiciliée dans une résidence
privée pour aînés identifié au registre constitué en vertu de la Loi sur les
services de santé et les services sociaux (chapitre S-4.2) ou dans une
installation visée au deuxième alinéa de l'article 50 ou toute personne
qui est hébergée dans une telle installation et qui désire se prévaloir du
troisième alinéa de cet article peut, au plus tard le dernier jour fixé pour la
présentation des demandes, transmettre par écrit au président d'élection une
demande d'inscription, de correction ou de radiation accompagnée des documents
prévus au deuxième alinéa de l'article 133.»
Donc, ça peut se
faire... la demande peut se faire par écrit. Puis après ça, là, il reste la
journée où la... que la personne décide de faire venir quelqu'un pour voter.
Donc, c'est deux événements, mais elle peut transmettre sa demande par écrit.
M.
Grandmont : D'accord. Elle peut le faire par écrit, elle peut le faire
en... en tout cas, à distance, par téléphone ou par... en ligne? C'est ce que
vous sembliez dire tantôt.
Mme Laforest :
En ligne ou encore par la poste,
parce qu'il y a encore les formulaires par la poste aujourd'hui.
M.
Grandmont : Oui, puis ça répond à des besoins, évidemment, on en est
conscients, puis c'est normal que ça existe encore. Sinon, la personne peut
modifier... peut faire une modification à la liste électorale le jour du vote
même puis elle peut se présenter... J'imagine que c'est la même chose. On peut
se présenter... on semble dire que non, mais un électeur pourra dorénavant se
présenter au bureau d'élection avec une preuve de résidence et faire modifier
la liste électorale le jour de l'élection, donc faire la modification là puis,
après ça, voter. Ça va venir plus tard, je pense qu'on va l'étudier. C'était
une des modifications qui était apportée par...
Mme
Laforest : Bien là, là, c'est important de... Là, on parle des
personnes à mobilité réduite. Donc...
M.
Grandmont : Oui, oui, je sais, je sais. Je comprends, oui.
Mme
Laforest : C'est ça. Donc, les personnes à mobilité réduite, qu'est-ce
qu'on fait, c'est qu'on permet la correction, dans le formulaire de la liste
électorale, pour elle-même, puis, après ça, elle fait une demande pour que
quelqu'un vienne, exemple, à la maison pour voter. Donc, c'est deux choses.
Elle peut faire sa demande en ligne ou encore
par la poste, puis après ça c'est... un autre moment, la personne peut voter
parce que la liste est corrigée. Mais la personne ne peut pas demander, un, la
correction de la liste immédiatement et voter, parce que la personne n'est pas
inscrite sur la liste.
M.
Grandmont : OK. Donc, pour les personnes qui répondent aux critères
pour avoir droit au vote itinérant, elles vont devoir le faire en deux fois,
séparément, là. C'est obligatoire, dans le fond, ça va être deux fois séparées.
Parce que je comprends que, quand on va dans un bureau de vote, c'est... il y a
plusieurs personnes. On a, tous et toutes, voté, on sait qu'il y a plusieurs
personnes. Il y a un premier petit bureau, dans lequel on vérifie si on est sur
la liste électorale puis, si on n'y est pas,
bien, il y a une autre personne à côté qui va recevoir notre preuve et qui va
pouvoir faire la modification, et, après ça, on va pouvoir aller voter.
Donc, ce que je comprends,
c'est que, pour une personne qui répond au vote itinérant, il va y avoir, dans
le fond, deux étapes à faire, comme pour une
personne qui va au bureau de vote, là, mais que, donc, ça va être en deux temps
séparés. C'est ce que je comprends? C'est juste pour clarifier, là.
Mme
Laforest : ...en deux temps, vraiment.
M.
Grandmont : Parfait.
Mme
Laforest : Correction de la liste et ensuite le vote.
M.
Grandmont : D'accord, c'est clair. Merci beaucoup.
Le Président (M.
Kelley) : Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme
Setlakwe : ...M. le Président, juste une précision. Je pense
que c'est bien de lire l'article tel que modifié, l'article de la LERM,
mais je comprends très bien qu'on ajoute un droit, qu'on ajoute... C'est une
disposition qui existe déjà. On ajoute les personnes qui
peuvent l'utiliser. Donc, on ajoute les personnes à mobilité réduite ou
incapables de se déplacer pour des raisons de santé.
Je ne vois pas qu'on
puisse le faire en ligne, là. Je vois qu'on doit... Cette personne-là peut
demander... bon, plus tard, «transmettre par écrit au président d'élection une
demande d'inscription, de correction ou de radiation accompagnée des
documents». Je n'ai rien contre le nouveau... cet ajout. Ce qu'on vient faire,
c'est ajouter des droits aux personnes à
mobilité réduite, mais où est le... c'est-tu moi qui ne vois pas, là? Où est la
possibilité de le faire en ligne?
Le Président (M.
Kelley) : Mme la sous-ministre.
Mme Petit
(Katia) : Oui. Juste préciser que, effectivement, là, ce qu'on précise
actuellement, dans le régime tel qu'appliqué, c'est par écrit, donc c'est
vraiment un formulaire qui est envoyé par la poste. Mais, plus tard dans le
projet de loi, on va venir prévoir d'autres dispositions qui vont corriger le
tir.
Mme Setlakwe :
Merci. Donc là, ici, ce qu'on
dit, c'est que la personne peut rester chez elle et le faire, elle n'a pas
à se... puis se déplacer dans une commission de révision.
Mme
Laforest : ...avoir un autre article.
Mme
Setlakwe : Parfait. Mais ici on parle donc de le faire de la maison,
mais par la poste, là.
Mme
Laforest : C'est ça.
Mme Setlakwe :
Parfait.
Le Président (M. Kelley) : Excellent.
Est-ce qu'il y a des autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention,
nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 84 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, on va faire la suite avec la lecture de
l'article 92.
Mme
Laforest : Oui. 92 : Cette loi est modifiée par l'insertion,
après l'article 179, du suivant :
«179.1. Un membre du
personnel d'une résidence privée pour aînés au sens de la Loi visant à rendre
le système de santé et de services sociaux plus efficace (2023,
chapitre 34) ou de la Loi sur les services de santé et les services
sociaux pour les Inuit et les Naskapis (chapitre S-4.2) ou d'une
installation visée au deuxième alinéa de l'article 50
peut confirmer l'identité d'un électeur qui y est domicilié et qui n'a pas de
pièce d'identité en sa possession. La
procédure prévue au sous-paragraphe b du paragraphe 3° du premier alinéa de
l'article 213.2 s'applique à cette fin, à l'exception du
sous-paragraphe iii.»
Article 92.
L'article 92 du projet de loi insérerait le nouvel article 179.1 dans
la LERM, lequel prévoit qu'un membre du
personnel d'une résidence privée pour aînés ou d'un établissement de santé ou
de services sociaux pourrait confirmer l'identité de plus d'un électeur qui y
est domicilié et qui n'a pas de pièce d'identité en sa possession.
Ici, on veut éviter
que des personnes domiciliées ou hébergées dans un établissement désigné par la
loi ne soient privées de leur droit de vote parce qu'elles ne disposent pas de
pièce d'identité. La Loi sur les élections et les référendums dans les
municipalités prévoit qu'une personne qui n'est pas en mesure d'établir son
identité à l'aide d'une des pièces
d'identité prévoit... prévues par la loi est dirigée vers la table de
vérification de l'identité de l'électeur. Ici, on permet dans un tel cas qu'un tiers atteste l'identité et
l'adresse de ce dernier. Tant l'électeur que le tiers doivent signer le
serment prévu à cette fin.
Or, la LERM interdit
qu'un tiers atteste de l'identité de plus qu'une... d'une personne. Cette règle
ne tient pas compte de la situation particulière des électeurs domiciliés dans
un établissement désigné par la loi, qui n'ont souvent pas de pièce d'identité.
Les membres du personnel de l'établissement peuvent être amenés à attester de
l'identité de plus d'un résident.
• (16 h 20) •
En 2021, la loi
visant à faciliter le déroulement d'élections municipales dans le contexte de
la pandémie de la COVID a permis exceptionnellement au personnel de ces
établissements d'établir l'identité de plusieurs électeurs dans le cadre du
vote par correspondance. Dans le contexte où le vote itinérant serait élargi
pour favoriser le vote d'un plus grand nombre d'électeurs, il apparaît opportun
de pérenniser cette possibilité. Voilà. Merci.
Le Président (M.
Kelley) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme
Setlakwe : J'ai... on n'a rien contre, évidemment, puis je pense que
ça vient compléter le régime qu'on est en train de discuter. Mais, juste pour
être clairs, donc, une personne n'a pas de pièce d'identité, donc on parle
de... on parle de personnes qui sont en perte d'autonomie, disons, puis là il y
a... le personnel est là puis... oui, puis ils peuvent attester de l'identité.
Juste nous expliquer un peu, dans les faits, en pratique, là, qu'est-ce que ça
vise exactement. Je l'ai bien compris?
Mme
Laforest : Bien, en fait... Oui, c'est très bien. Votre question est
quand même importante. Durant la COVID, c'est sûr qu'on a permis à du personnel
des établissements d'identifier les personnes qui pouvaient voter. Donc là,
c'était seulement durant la période de la COVID-19 qu'on a permis aux gens
d'identifier les voteurs. Donc là, on vient pérenniser cette demande-là, parce
qu'on a vu que ça prenait des gens pour identifier des gens dans les CHSLD,
dans les RPA, et les personnes également qui votent par... avec le vote par
itinérance, qui peuvent identifier la
personne qui n'a pas de vote... qui n'a pas de carte d'identité. Donc, la
mesure qu'on a permise durant la COVID est importante. On veut pérenniser cette mesure-là à long terme pour les
personnes en CHSLD et en RPA et les personnes à mobilité réduite.
Mme
Setlakwe : Non, non, c'est donc... merci. Non, non, c'est ce que j'ai
compris, puis il n'y a pas d'enjeu. Dans le fond, cette flexibilité-là a été
permise dans un contexte exceptionnel, mais on a réalisé que ça fonctionnait.
Mme
Laforest : C'est ça, oui.
Mme
Setlakwe : Donc, on veut le pérenniser.
Mme
Laforest : Exact.
Mme
Setlakwe : Et donc la personne n'a pas de pièce d'identité ou c'est
juste qu'elle a besoin d'être accompagnée pour attester de son identité?
Mme Petit
(Katia) : Oui. On vient simplement mentionner, comme la ministre l'a
indiqué, qu'une personne qui travaille dans l'établissement peut attester de
l'identité de la personne. Donc, on vient formaliser la chose, tout simplement.
Le Président (M.
Kelley) : M. le député de Taschereau.
M. Grandmont :
Oui. D'abord, une question
d'ordre technique, là. J'entendais, j'écoutais bien Mme la ministre, là,
lire des notes explicatives qui semblaient beaucoup plus longues que ce qu'on a
dans notre cahier. Je ne sais pas si c'est... Est-ce qu'on a la bonne version
du cahier? C'est-tu normal qu'il y ait plus de matériel de son côté ou...
Mme
Laforest : S'il y avait plus de matériel durant le briefing?
M.
Grandmont : Non. C'est juste que j'écoutais... je vous écoutais lire
vos notes explicatives, puis ça dépassait largement le petit paragraphe qu'on a
de notre côté. Je me demandais juste si on avait la bonne version, si on nous
avait transmis la bonne, en fait.
Mme
Laforest : Ah! OK, oui, c'est la bonne version. C'est parce que, là,
on a l'exemple de la situation durant la pandémie, que j'ai ajouté, que j'ai
expliqué.
M. Grandmont :
OK, parfait. Excellent. Je
voulais juste m'assurer qu'on avait le bon matériel, mais c'est correct.
Mme
Laforest : Oui, c'est ça.
M. Grandmont :
Oui, c'est ça. Peut-être revenir d'abord sur le contexte, là, dans quel
contexte, là... puis c'est un peu la suite de la discussion avec la collègue,
là, des personnes se retrouvent avec pas de carte d'identité, là, en RPA, au
CHSLD. Comment ça se fait que ça existe, en fait, là? Je ne comprends pas, là.
Mme
Laforest : ...il faut quand même... Bien, je vais le dire délicatement
puis en tout respect, puis c'est important de le mentionner, il faut penser aux
gens que... possiblement un problème de santé mentale. Donc, c'était important.
On a appliqué cette mesure-là, qui était durant la COVID, puis c'est un
exemple, là, des gens qui sont aux prises avec des problèmes de santé mentale.
M. Grandmont :
Et donc, là, on est toujours sur la
loi sur les élections et les référendums au municipal. Est-ce que c'est
quelque chose qu'on fait déjà au niveau des élections générales québécoises?
Mme
Laforest : Oh! Est-ce qu'on fait ça pour les élections? Bonne
question. Je ne sais pas, je ne peux pas vous dire. Les élections provinciales,
je ne le sais pas.
Le Président (M.
Kelley) : Mme la ministre, est-ce que vous voulez prendre le temps de
suspendre, de faire des recherches de la réponse? On va suspendre.
(Suspension de la séance à
16 h 25)
(Reprise à 16 h 30)
Le Président (M. Kelley) : Alors,
Mme la ministre, je pense que vous avez trouvé la réponse pour le député de
Taschereau.
Mme Laforest : Donc, à votre
question, au niveau provincial, oui, la mesure existe, mais pas pour plusieurs personnes, pour une personne seulement. Là, c'est
sûr que c'est important de le mentionner aussi, nous, on va toucher
toujours, toujours le municipal, à part la mesure pour les députés qu'on va
ajouter durant le projet de loi.
M. Grandmont : Parfait. Je vous...
Le Président (M. Kelley) : ...
M.
Grandmont : Oui. Je vous remercie pour votre question. J'en
avais une troisième, là, concernant l'article 92. Dans la... à la
cinquième ligne... À la cinquième ligne de l'article, en fait, on dit, là,
«peut confirmer l'identité d'un électeur qui
y est domicilié et qui n'a pas de pièce d'identité en sa possession». Or, dans
les notes explicatives, plus bas, on dit qu'un employé d'un
établissement de santé ou de services sociaux pourrait confirmer l'identité de
plus d'un électeur qui y est domicilié.
Je me demandais, là, est-ce que c'est une
erreur? Est-ce que c'est moi qui ne comprends pas bien, en fait, la façon dont
c'est libellé dans l'article 179.1, puis qu'effectivement on a cette
possibilité-là, pour un employé d'une résidence ou d'un établissement de santé,
services sociaux, de vraiment identifier plusieurs personnes, auquel cas on échapperait un peu à l'objectif qui est poursuivi,
d'avoir une personne qui est capable d'identifier plusieurs personnes
dans un même établissement, là? J'aimerais juste comprendre, en fait.
Mme Laforest : Non, c'est ça...
Bien, en fait, dans un établissement, RPA ou encore CHSLD, il y a une personne
qui peut identifier plusieurs résidents, si je peux dire ça, sauf que là, ici,
on vient ajouter l'identité d'un électeur qui est domicilié. Puis vous vous
rappelez, dans les autres articles, on a ajouté «la chambre des électeurs».
Alors, c'est pour ça, on vient ajouter «la chambre des électeurs» qui est
domiciliée.
M. Grandmont : Donc, est-ce que
c'est parce qu'on réfère à... Est-ce que vous... Est-ce que c'est parce que
vous référez à d'autres articles qu'on a traités tantôt? Parce que ça ne
m'apparaît pas clair, là, pour l'instant, là, qu'une
personne dans un établissement peut confirmer... voyons, l'identité, je ne sais
pas pourquoi j'accroche là-dessus, d'un électeur qui y est domicilié. On
dirait qu'on ne se donne pas la liberté de pouvoir identifier plusieurs
personnes qui sont domiciliées dans un même établissement.
Mme
Laforest : D'accord. Alors, on va le relire, «peut confirmer
l'identité d'un électeur qui y est domicilié», comme je le mentionnais,
on ajoute les mesures qu'on a adoptées dans les articles précédents, puis on
dit «du premier alinéa de l'article 213.2 s'applique à cette fin, à l'exception
du sous-paragraphe iii». Le sous-paragraphe iii, c'est «déclare ne
pas avoir accompagné au cours du scrutin un autre électeur qui n'est pas son
conjoint ou son parent au sens de l'article 131». Donc, ici, il faut bien
spécifier qu'on ajoute «un autre électeur qui n'est pas accompagné de son conjoint
ni d'un parent».
M. Grandmont : Donc, dans le fond,
c'est parce qu'on ne l'interdit pas que c'est possible.
Mme
Laforest : Bien oui, puis
également c'est pour faire de la concordance avec ce qui est possible, ni
parent, ni conjoint.
M. Grandmont : OK,
parfait. Je tenais à le souligner parce que ça ne me semblait pas clair, clair,
clair, mais, si ça passe le test, là, du côté des juristes, là, je n'ai
pas de problème.
Mme Laforest : Oui. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions?
Mme Setlakwe : ...je trouve ça
intéressant...
Le Président (M. Kelley) : Oui,
Mme la députée.
Mme Setlakwe : ...d'examiner
le libellé de cette façon-là, mais moi, c'est exactement ce que le député de
Taschereau vient de dire, parce qu'on ne l'interdit pas. Parce que, dans
le fond, il faut le lire, je pense, de la façon suivante : «Un membre du personnel...» On ne limite pas du tout un
membre du personnel avec un électeur domicilié dans une résidence. On
dit simplement qu'un membre du personnel peut confirmer l'identité d'un
électeur domicilié dans une... disons une RPA et qui n'a pas sa pièce
d'identité. Mais la situation, après ça, peut se cumuler, il peut y avoir
d'autres électeurs. On n'est pas en train de restreindre... Un membre du
personnel pourrait le faire pour d'autres. On aurait
peut-être pu écrire «peut confirmer l'identité d'un ou de plusieurs électeurs
d'une». Est-ce qu'on doit le lire de cette façon-là? C'est peut-être plus pour
les légistes, là.
Mme Laforest :
Bien, c'est sûr que c'est composé par des légistes. Alors, si vous voulez,
je vais laisser les légistes l'expliquer.
Le Président
(M. Kelley) : M. le... Me Normand.
M. Normand
(Étienne) : Oui, merci. Alors, l'article 213.2 auquel on réfère
ici, à la fin de 179.1, prévoit la procédure d'établissement d'identité d'un
électeur. Et notre fameux sous-paragraphe iii, qu'on exclut ici, c'est un
sous-paragraphe qui limite la possibilité pour un tiers de confirmer l'identité
d'une seule personne, donc elle limite cette possibilité-là à un seul électeur.
Alors, en excluant cette possibilité-là, ça signifie que le membre du personnel
pourrait confirmer l'identité d'un nombre indéterminé d'électeurs au sein de sa
résidence.
Mme Setlakwe :
Merci.
Le Président
(M. Kelley) : Est-ce qu'il y a des autres interventions? Alors,
nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 92 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Kelley) : Parfait. Maintenant, Mme la ministre,
l'article 86.
Mme Laforest :
Oui. L'article 86 a un amendement, M. le Président. Est-ce que
l'amendement...
Le Président (M. Kelley) : On
va faire la lecture de l'article puis faire l'amendement après, Mme la
ministre.
Mme Laforest :
Merci, M. le Président. D'accord. L'article 86 :
L'article 174 de
cette loi est remplacé par les suivants :
«174. Un vote par anticipation
doit être tenu le septième jour précédant celui fixé pour le scrutin et, si le
président d'élection en décide ainsi, le huitième jour précédant celui fixé
pour le scrutin.
«En plus du vote par
anticipation en tant que tel, le président d'élection peut permettre aux
électeurs d'exercer leur droit de vote à son bureau ou à un bureau de vote
itinérant, lesquels sont considérés comme des bureaux de vote par anticipation
pour l'application de la présente loi.
«Le
vote au bureau du président d'élection peut, au choix du président d'élection,
se tenir les neuvième, sixième, cinquième et quatrième jours précédant celui
fixé pour le scrutin. Dans toute municipalité de plus de 20 000 habitants,
il doit au moins être tenu le neuvième jour précédant celui fixé pour le
scrutin.
«Le vote au bureau de
vote itinérant peut, au choix du président d'élection, se tenir les neuvième,
huitième, sixième, cinquième et quatrième jours précédant celui fixé pour le
scrutin.
«174.1. Le président
d'élection peut, plutôt que d'établir au bureau de vote à son bureau, décider
que le vote se tiendra à tout autre endroit. Cet endroit est considéré comme le
bureau du président d'élection pour l'application des dispositions de la
présente loi portant sur le vote devant s'y tenir.»
Alors,
ici, l'article 86 du projet de loi remplace l'article 174 de la LERM
par les nouveaux articles 174 et 174.1.
L'article 174
actuel prévoit la tenue du vote par anticipation obligatoire le septième jour
précédant celui fixé pour le scrutin et facultative le sixième. Il prévoit
également la possibilité d'établir un bureau de vote itinérant.
Un nouvel
article 174 maintiendrait la tenue obligatoire du vote par anticipation le
septième jour mais changerait la date
facultative pour le huitième jour. Il maintiendrait, au choix du président
d'élection, le bureau de vote itinérant et introduirait la possibilité
de tenir le vote au bureau du président d'élection. Le vote pourrait se tenir à
ces bureaux les jours suivants : un,
vote au bureau du président d'élection, les neuvième, sixième, cinquième et
quatrième jours précédant celui fixé pour le scrutin, mais il devrait
obligatoirement se tenir les neuvièmes jours dans toute municipalité de
20 000 habitants et plus; deux, bureau de vote itinérant, les neuvième,
huitième, sixième, cinquième et quatrième jours précédant celui fixé pour le
scrutin.
Le nouvel
article 174.1 octroierait la possibilité au président d'élection qui
choisirait d'offrir le vote à son bureau d'établir le bureau de vote à un autre
endroit, lequel serait considéré comme son bureau pour l'application des
dispositions portant sur le vote devant s'y tenir.
Alors,
l'amendement...
Le Président
(M. Kelley) : Et vas-y avec la lecture de l'amendement, Mme la
ministre.
Mme Laforest : Parfait. L'amendement. L'article 86, article 174 de la Loi sur les élections et les référendums dans
les municipalités :
Remplacer, dans le
troisième alinéa de l'article 174 de la Loi sur les élections et les
référendums dans les municipalités, proposé par l'article 86 du projet de
loi, «plus de 20 000 habitants» par «20 000 habitants ou plus».
L'amendement
proposé remplace... remplacerait dans l'article 86 du projet de loi
l'expression «plus de 20 000 habitants» par «20 000 habitants ou
plus» en concordance avec la modification qui serait adoptée à l'article 179 de la Loi sur les élections et
les référendums dans les municipalités par l'article 91 du projet de loi.
Donc, voilà. Merci, M. le Président.
Le Président (M.
Kelley) : Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme
Setlakwe : Oui. Juste... Là, on est sur l'amendement?
Le Président (M.
Kelley) : On est sur l'amendement, oui, Mme la députée.
Mme
Setlakwe : Donc, c'est vraiment juste un... là, c'est juste un détail,
là? C'est comme ça qu'on le formule ailleurs, j'imagine, dans la loi? C'est une
question de... C'était une petite coquille, dans le fond, qu'on est en train de
corriger?
Mme
Laforest : Et voilà. C'est vraiment ça. J'ai tout lu ça pour une
coquille, mais c'est fait.
Le Président (M.
Kelley) : Parfait. Est-ce qu'il y a des autres interventions sur
l'amendement, oui? Sinon, on va... mise aux voix.
M.
Grandmont : Bien, moi, j'ai la main levée.
Le Président (M.
Kelley) : Ah! excusez-moi. Député, M. Taschereau.
M.
Grandmont : Donc, si je comprends bien, on fait un amendement pour une
personne, c'est ça?
Mme
Laforest : Oui, tout à fait.
M.
Grandmont : Parfait. Merci. C'est tout. C'était une blague.
Mme
Laforest : C'est ça quand même. Des fois, ça prend juste une personne.
• (16 h 40) •
Le Président (M. Kelley) : S'il
n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce
que l'amendement à l'article 86 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Kelley) : Parfait. Et maintenant, on revient à l'article amendé.
Alors, est-ce qu'il y a des interventions sur l'article amendé? Mme la députée
de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe :
Oui. Merci, M. le Président.
Donc, ici, je n'ai pas sous les yeux, là, l'explication, mais juste nous
ramener, donc, dans le contexte du vote par anticipation... Dans le fond, j'ai
deux questions.
Ce qu'on vise, c'est
d'avoir une plus grande flexibilité puis, disons, tenir le vote par
anticipation le samedi et le dimanche. Puis pourquoi est-ce qu'on a des
obligations ou des modalités particulières qui s'appliquent à des municipalités
de 20 000 habitants ou plus? Je regarde le mémoire du DGEQ, qui dit qu'à
l'article 86 il proposerait d'avoir... que le DGE recommande de laisser la
même latitude à l'ensemble des présidents, des présidents d'élection, pour
déterminer les moments où ils offrent le vote à leurs bureaux sans fixer de plages
horaires obligatoires.
Donc,
voilà, c'est comme deux questions. Juste nous expliquer un peu ce qu'on vient
faire avec l'article puis venir préciser pourquoi on a un régime
particulier pour les plus grandes municipalités.
Le Président (M. Kelley) :
Mme la sous-ministre.
Mme Petit (Katia) : Oui, tout à fait. En
fait, on vient prévoir trois choses par l'article. On vient effectivement
modifier, comme vous l'avez mentionné, la journée du lundi pour la journée du
samedi. On vient également prévoir le
bureau... le vote au bureau du président d'élection, ce qui est une nouvelle
modalité de vote, et on vient en prévoir les journées.
On a prévu un régime
spécifique pour les 20 000 et plus, qui est d'avoir une plage... en fait,
une journée obligatoire le vendredi, donc le jour moins... moins 9 pour
les 20 000 et plus, et c'est vraiment pour favoriser la participation
électorale. Souvent, il y a moins de gens qui participent aux élections dans
les grandes villes. L'idée de mettre une plage horaire le vendredi soir, ça
permet, entre autres, de couvrir tous ceux qui pourraient être absents la... pendant la fin de semaine du vote par
anticipation, tout simplement. Donc, c'est vraiment une mesure qui vise à
favoriser la participation.
Mme Setlakwe : OK. Mais donc...
Merci. La réponse, très claire. Mais on ne l'exclut pas pour les autres. C'est
juste que, pour les grandes villes, ils doivent offrir cette plage horaire là.
Mme Petit
(Katia) : C'est ça. Et pour les autres, puis il y a d'autres journées
possibles, à ce moment-là, c'est... pour les
plus petites municipalités, c'est optionnel. On s'entend qu'une très petite
municipalité, ça pourrait ne pas être pertinent, là, de prévoir des
plages horaires. Donc, pour le reste, c'est optionnel, tout simplement. Puis on
vient également étendre un petit peu, là, la journée pour tenir les bureaux de
vote itinérants, qui est actuellement limitée entre
le jour moins 6 et moins 8 des élections. Donc, on vient élargir un
petit peu plus, là, les possibilités, toujours dans l'optique, là, comme
la ministre l'indiquait, de favoriser la participation électorale.
Mme Setlakwe : Ah! honnêtement, je
pense que c'est une bonne chose, là, qu'on vienne mettre ces mesures en place,
qui favorisent une participation accrue. Donc, non, ça me va. Je pense que ce
n'est pas interdit, c'est... c'est-à-dire que, dans les petites municipalités,
ils pourraient très bien décider de le faire. Ils vont voir selon leurs
circonstances, mais les grandes villes doivent le faire. Moi, ça me va. Merci.
Le Président (M. Kelley) : M. le
député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Donc, je
reviens, là, en fait, sur ce... la discussion qu'on a eue tantôt, là, sur la
question du vote itinérant, là. Donc, «peut, au choix du président d'élection,
se tenir les neuvième, huitième, sixième, cinquième et quatrième jours
précédant celui fixé pour le scrutin», donc, on comprend que c'est une
obligation de les tenir. Ma lecture, c'est que c'est une obligation de les
tenir soit le neuvième, le huitième, le sixième, le cinquième, le quatrième
jour précédant celui fixé pour le scrutin, donc les votes... le vote itinérant
ne peut être offert que ces journées-là. Est-ce que c'est comme ça que je dois
le comprendre?
Mme Laforest : Oui. Actuellement,
les seules modalités de vote auxquelles les électeurs ont accès sont le vote
par anticipation obligatoire et le vote ordinaire, tous les deux le dimanche.
Actuellement, c'est juste ça. Donc là, on vient élargir les possibilités.
M. Grandmont : OK. Mais donc la
personne ne peut pas voter au vote... en vote itinérant, donc, le jour du
scrutin. Puis il y a quand même, un, deux, trois, quatre, cinq jours
seulement d'ouverts pour être capable de déployer le vote itinérant.
Mme Laforest : Le vote itinérant se
tient actuellement sur un maximum de trois jours, du huitième au sixième jour
précédant le scrutin. L'élargissement à l'admissibilité au vote itinérant qui
est proposé dans le projet de loi va augmenter le nombre d'électeurs, ça, c'est
certain, puis on tient compte des changements ainsi pour proposer d'ajouter trois jours à la période possible du
vote itinérant, soit le neuvième, le cinquième et le quatrième jour précédant
le scrutin.
M.
Grandmont : Pourquoi l'avoir limité à cinq jours seulement? Je
comprends qu'on augmente, là, mais pourquoi l'avoir limité, plafonné à
cinq?
Mme Laforest : Bien là, j'imagine
qu'il y a eu une évaluation par Élections Québec. Allez-y...
Mme Petit (Katia) : En fait, c'est
vraiment une question de processus électoral. Ça prend une liste, donc ça doit se tenir obligatoirement après la période de
révision de la liste électorale, et ensuite arrivent les étapes subséquentes
pour la journée de vote finale. Donc, on
utilise, pour ainsi dire, toutes les journées qui sont disponibles entre les
deux. Donc, on maximise vraiment le temps.
M. Grandmont : OK. Mais les jours
moins 3, moins 2, moins 1, on aurait respecté la date, la
période de révision de la liste électorale
puis, même le jour du vote aussi, on aurait peut-être pu... Je ne sais pas si
c'est une question de ressources humaines aussi à quelque part
là-dedans, mais...
Mme Petit (Katia) : Oui, je pense
que c'est beaucoup une question d'opération puis de préparation, oui,
effectivement.
Mme
Laforest : Avant, oui, exactement, pour que ce soit fait
avant le jour du scrutin. Puis cette possibilité-là a été testée aussi dans des municipalités comme
tantôt, dont Beloeil, Gatineau, Lacolle, Montmagny, Montréal, Rivière-du-Loup,
Saint-Georges, Saint-Lazare, Sainte-Agathe-des-Monts, Thetford Mines. Donc,
évidemment, ça a été positif, ces projets-là. Donc, ils l'ont ajouté...
M. Grandmont : Votre réponse... Vous
précédez la question que j'allais vous poser, là, parce que je ne me souvenais
plus de la liste des municipalités, des villes dans lesquelles ça avait été
déployé en projet pilote, mais il y a des petites comme des très grandes
municipalités, évidemment, là. Donc, ça, c'est quand même rassurant. Est-ce
que, dans le projet pilote, il avait été déployé sur trois ou sur cinq jours,
ce projet pilote là?
Mme Laforest : Sur trois ou sur cinq
jours? Sur trois ou cinq jours? Attendez. Votre question est bonne. Je n'ai pas
la réponse. Est-ce que vous avez la réponse?
Mme Petit
(Katia) : Ils sont en train de vérifier.
Le Président (M. Kelley) : Alors,
est-ce que vous voulez suspendre une...
Mme Laforest : On peut suspendre.
Le Président (M. Kelley) : ...attendre
pour toute l'information nécessaire?
On suspend quelques instants.
(Suspension de la séance à 16 h 47)
(Reprise à 16 h 50)
Le Président (M. Kelley) : Alors, on
reprend nos travaux. Mme la ministre, je pense que vous avez trouvé une réponse
pour le député de Taschereau.
Mme Laforest : Oui. Alors, à votre
réponse, M. le député, c'est quatre jours.
M. Grandmont : ...dans toutes les
municipalités, on avait déployé le projet pilote sur quatre jours? Grandes ou
petites municipalités, c'était la même chose?
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : Puis donc on augmente
à cinq jours, dans le fond, parce qu'on veut se garder une marge de manoeuvre.
On pense que... C'est quoi, l'objectif, en fait, en ajoutant?
Mme Laforest : C'est pour copier les
projets pilotes qui ont été testés. Étant donné que ça s'est bien passé comme
ça, on...
M. Grandmont : Mais donc on rajoute
une journée, là. C'est ça. OK.
Mme Laforest : Pardon?
Une voix : ...
Mme Laforest : Oui, oui, c'est ça.
M.
Grandmont : Oui, c'est ça, puis donc, éventuellement... Parce
que moi, je vois qu'il y a... c'est du service client quand même assez
bon, là, c'est... je trouve ça intéressant. C'est une façon, en fait, d'aller
rejoindre les gens, parce que c'est vrai que ça peut être difficile pour une
partie de la population, là, de pouvoir se prévaloir de leur droit de vote. Puis, en même temps, j'ai l'impression
que c'est peut-être un service qui va augmenter en attractivité dans le temps
parce qu'il y a une... il y a un
vieillissement de la population, évidemment, aussi. Donc, je trouve ça
intéressant, mais si... Donc, vous considérez que, suite au projet
pilote, où on avait déployé à quatre jours, en allant à cinq, on devrait être
corrects pour, disons, les prochaines élections, là?
Mme Laforest : Tout à fait.
M. Grandmont : Parfait. Ça répond à
mes questions. Merci.
Le
Président (M. Kelley) : Parfait. S'il n'y a pas d'autre intervention, nous
allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 86 amendé
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, on va procéder à la lecture de l'article 91.
Mme
Laforest : 91. L'article 179 de cette loi est modifié
par le remplacement du deuxième alinéa par les suivants :
«Le vote à un bureau de vote itinérant se tient
aux heures déterminées par le président d'élection. Ces heures ne peuvent
toutefois pas coïncider avec les heures prévues pour le vote par anticipation
ni avec celles prévues pour le vote au bureau du président d'élection.
«Le vote au
bureau du président d'élection se tient aux heures déterminées par le président
d'élection, qui doit prévoir au moins quatre heures consécutives, entre
9 heures 30 et 20 heures. Dans toute municipalité de 20 000
habitants ou plus, il doit de plus
prévoir que le vote se tient entre 16 et 20 heures le neuvième jour
précédant celui fixé pour le scrutin.»
Donc,
ici, on vient ajouter cette mesure pour considérer le vote itinérant avec les
articles qu'on a adoptés précédemment et avec les nouveaux pouvoirs de vote au
bureau du président d'élection. Donc, bref, on vient interdire deux tenues de
vote simultanément. C'est normal aussi, là.
Le Président (M.
Kelley) : Parfait. Est-ce qu'il y a des interventions? M. le
député de Taschereau.
M.
Grandmont : ...ce serait plus simple si Mme la ministre lisait les
notes explicatives, là, plutôt...
Mme
Laforest : Ah! OK. Excusez.
M.
Grandmont : Merci. Je vous remercie.
Mme
Laforest : L'article 91 du projet de loi remplacerait le deuxième
alinéa de l'article 179 de la LERM par deux nouveaux alinéas afin de
préciser les heures d'ouverture du bureau de vote itinérant et du bureau de
vote au bureau du président d'élection.
Le bureau de vote
itinérant serait ouvert aux heures déterminées par le président d'élection, qui
ne pourraient toutefois pas coïncider avec les heures prévues pour le vote par
anticipation ni avec celles pour le vote au bureau du président d'élection.
Le bureau de vote au
président... au bureau du président d'élection serait ouvert aux heures
déterminées par le président d'élection, qui devrait toutefois prévoir une
plage horaire le neuvième jour précédant celui fixé pour le scrutin qu'il
préside à l'élection dans une municipalité de 20 000 habitants ou plus.
Alors, voilà, on
vient seulement empêcher qu'un électeur puisse voter à deux fois, deux
reprises. Merci.
Le Président (M.
Kelley) : Parfait. Merci beaucoup.
Mme Setlakwe : ...seule question
serait... Bien, j'ai deux questions. Bien là, encore une fois, juste pour
boucler la boucle puis revenir sur notre discussion de tout à l'heure, donc,
municipalités de 20 000 habitants ou plus...
Mme Laforest :
On l'a corrigé.
Mme Setlakwe :
...on les oblige à tenir un vote par anticipation selon une certaine plage
horaire...
Mme Laforest :
Exact.
Mme Setlakwe : ...le neuvième jour. OK.
Ça ne l'empêche pas pour les autres, mais là on parle de trois choses,
donc un vote à un bureau de vote itinérant, on en a discuté depuis qu'on a
commencé cet après-midi, le vote au bureau du président d'élection, qui est de
plus en plus en demande et populaire, mais là on dit que les heures ne doivent
pas coïncider avec les heures prévues pour le vote par anticipation régulier,
si on veut.
Mme Laforest : Bien, parce que c'est...
comme on le mentionnait, c'est... on vient... c'est normal parce qu'on
vient interdire la tenue simultanée de deux modalités de vote par anticipation.
Donc, on va empêcher un électeur de voter à deux reprises. C'est plus... Disons
que c'est tout à fait...
Mme Setlakwe :
Non, je comprends. Je comprends le raisonnement, ou c'est peut-être moi
qui... Donc, le vote... On parlait des personnes à mobilité réduite à qui on
offre ce service que... d'un vote... d'un genre de bureau de vote itinérant,
donc qui se déplace chez la personne, mais ça ne peut pas avoir lieu durant un
jour de vote par anticipation ou c'est moi qui lis mal le texte, là. Ce bureau
de vote itinérant peut avoir lieu...
Mme Laforest :
Mais là on vient...
Mme Setlakwe :
...en parallèle d'un vote par anticipation ou c'est...
Mme Laforest :
Bien, en fait, ce qui...
Mme Setlakwe : ...ou c'est juste...
C'est le vote itinérant et le vote au bureau du président d'élection, là, qui
ne peuvent pas se chevaucher.
Mme Laforest :
Bien, ce qui est important... votre question est bonne, parce que, si on
revient, c'est bien écrit, dans l'article, «prévoir au moins quatre heures
consécutives, entre 9 heures 30 et 20 heures». Puis là, dans
toute municipalité de 20 000 habitants
ou plus, le vote se tient entre 16 heures et 20 heures. Donc, il faut
voir qu'on respecte les différentes heures.
Mme Setlakwe :
OK. Non, non, ça me va. Merci.
Le Président (M. Kelley) : M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont :
Oui. J'aimerais comprendre ce qui motive, en fait, cette intention de ne
pas faire coïncider les heures prévues pour le vote par anticipation... bien,
le vote... les heures pour le vote itinérant avec les heures pour le vote par anticipation puis les votes pour les
heures pour le vote au bureau d'élection. Parce que, tantôt, Mme la ministre
a dit : Pour éviter que des gens votent deux fois. Moi, j'avais...
spontanément, je me posais la question de : Est-ce que c'est parce qu'on
veut s'assurer, dans le fond, de bien utiliser les ressources puis éviter de
dédoubler les périodes de vote puis
finalement que ça... qu'on soit obligés d'aller chercher davantage et davantage
de ressources, là? Mais j'ai quand
même accroché sur le fait que vous avez dit : éviter de voter deux fois.
Donc, j'aimerais comprendre l'intention derrière cet article-là.
Mme Laforest : Bien, en fait,
avec les modalités qu'on a ajoutées dans les précédents articles, là, on vient,
en fait, laisser un moment pour que les
listes électorales soient à jour. On permet un moment pour que... mettre à jour
les listes électorales avec les nouvelles dispositions qu'on a tenues.
M. Grandmont : OK. Il va
falloir m'expliquer autrement parce que je ne vois pas.
Mme Laforest : Bien, c'est
parce qu'il faut laisser un moment pour que les listes électorales... il faut
laisser un moment pour que les listes soient à jour, parce que, si on ne laisse
pas les listes à jour, avec les nouvelles dispositions qu'on a, c'est sûr que
là, à ce moment-là, ce ne serait pas... il y aurait possibilité d'erreur, parce
que le moment... Bref, vous pouvez y aller, là, mais ça prend un moment avant
de mettre les listes électorales à jour.
Mme Petit (Katia) : C'est exactement
ça.C'est exactement ça.
M. Grandmont : Allez-y,
allez-y.
Mme Petit (Katia) : C'est que...
C'est qu'en fait, comme il y a plusieurs modalités de vote par anticipation, si elles se tenaient au même moment, ça veut dire
que, théoriquement, une personne pourrait voter deux fois, c'est-à-dire que
les listes ne sont pas mises à jour en temps continu, ils doivent être
consolidés une fois qu'ils reviennent au bureau
du directeur. Donc, c'est exactement ce qu'elle mentionnait. C'est vraiment
pour la... une question de consolidation des listes et éviter que les
personnes votent deux fois.
M. Grandmont : Donc,
ça, c'est parce que les gens... dans certains types de votes, notamment vote au
bureau du président d'élection ou vote par anticipation, les gens
peuvent se présenter au bureau puis se faire inscrire sur le... à ce moment-là?
Est-ce que ça a un lien avec ça?
Mme Laforest : Bien, en fait,
les listes électorales, s'ils étaient en réseau, ce serait possible.
Maintenant, les listes électorales ne sont pas en réseau durant les élections,
mais, si tout était en réseau, connecté en même temps, on n'aurait pas de problème. Étant donné que les
listes ne sont pas connectées directement sur un réseau complet, on ne peut pas...
il faut laisser du temps, justement, pour le respect de la liste électorale.
M. Grandmont : Oui, je le comprends.
Je comprends l'intention, là, de vouloir éviter que les gens votent plusieurs fois puis que les listes ne se mettent
pas automatiquement à jour, dans le fond. C'est ça un peu, là. En même temps,
si les heures ne peuvent pas coïncider, est-ce qu'on n'est justement pas en
train de permettre cette situation-là d'arriver? J'ai l'impression, je le
comprends à l'envers, là, mais...
Mme Laforest : Bien là, c'est sûr
que le but de...
M. Grandmont : Peut-être que vous
pourriez me donner un exemple. Qu'est-ce qui pourrait se passer, concrètement,
là? Une personne qui se présente... peut-être y aller par un exemple concret.
Je pense, ça aiderait à comprendre, là.
Mme Petit (Katia) : Oui. C'est qu'il
y a plusieurs journées où il y a plusieurs modalités de vote par anticipation
qui sont possibles. Donc, par exemple, au jour moins 6, il peut y avoir un
bureau de vote itinérant puis aussi du vote
au bureau du président d'élection. Donc, ce que le... ce que le personnel
électoral, le président des élections locales
fait, c'est qu'il adapte, il va dire : Bien, mettons que je veux en faire,
j'ai des demandes pour du vote itinérant, bien, je vais y aller le matin puis je vais ouvrir mon bureau à telle
heure. Donc, ils font juste ajuster, tout simplement, les horaires pour
s'assurer qu'on couvre l'ensemble des besoins mais que ça ne se fasse pas de
façon simultanée, tout simplement, là.
M. Grandmont : D'accord. Parfait.
C'est clair. Merci.
Le
Président (M. Kelley) : S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 91 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Kelley) : Parfait. Maintenant, Mme la ministre, on va continuer avec
l'article 90.
• (17 heures) •
Mme Laforest : L'article 90.
L'article 178 de cette loi est remplacé par le suivant :
«178. Le
bureau de vote par anticipation et le bureau du président d'élection doivent
être accessibles aux personnes handicapées.
«L'exploitant de toute résidence privée pour
aînés au sens de la Loi visant à rendre le système de santé et de services
sociaux plus efficace (2023, chapitre 34) ou de la Loi sur les services de
santé et les services sociaux pour les Inuit et les Naskapis
(chapitre S-4.2) ou le président-directeur général ou le directeur
général, selon le cas, de tout établissement visé au deuxième alinéa de
l'article 50 est tenu de s'assurer que le bureau de vote itinérant a accès
aux électeurs.»
L'article 90 du projet de loi remplacerait
l'article 178 de la LERM afin de prévoir que le bureau du président d'élection
devrait, comme le bureau de vote par anticipation, être accessible aux
personnes handicapées et que le dirigeant d'une résidence privée pour aînés ou
d'un établissement de santé ou de services sociaux devrait s'assurer que le
bureau de vote itinérant ait accès aux électeurs.
Donc, on vient favoriser la participation des
personnes handicapées.
Le Président (M. Kelley) : Mme la
députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci, M. le
Président. Peut-être une... juste être sûre que je comprends bien, puis j'ai
une question. Donc, ici, on est en train de juste boucler la boucle et de
prévoir l'obligation légale aux exploitants ou... de s'assurer qu'on puisse
tenir ce bureau de vote itinérant. Donc, c'est l'obligation légale de la tierce
partie.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Ça, ça va. Et là
pourquoi on parle de personnes handicapées et qu'on n'a pas repris le libellé
qu'on utilise depuis tout à l'heure, qui est plutôt mobilité réduite ou...
Mme Laforest : Très bonne question,
mais allez-y, Katia.
Mme Setlakwe : Mais là je ne l'ai
pas sous les yeux, mais vous savez ce que je veux dire. On avait une autre
terminologie dans les autres dispositions.
Des voix : ...
M. Normand
(Étienne) : Oui, merci. En fait, c'est une obligation
différente. Ici, on vise vraiment l'accessibilité des lieux de vote aux
personnes handicapées. C'est un peu le miroir d'une autre disposition qu'on
trouve un petit peu plus loin pour le bureau de vote que j'appellerais
ordinaire, là. Le jour... le fameux jour J, le jour du scrutin, il y a la même obligation, les lieux de vote doivent être
accessibles pour les personnes handicapées. Donc, on prévoit la même
chose pour les bureaux de vote par anticipation.
Mme Setlakwe : Là, je comprends, là.
Je pense que ce qu'il faut... oui, puis c'est normal qu'on utilise le terme
«personnes handicapées». C'est juste pour être sûr que... tout comme un hôtel
de ville doit être accessible aux personnes handicapées, mais là le vote
itinérant aussi, on doit... ce que ça sous-entend, c'est qu'on doit, c'est ça,
s'assurer que les modalités qui sont prévues dans le corpus, là, soient
appliquées dans cet établissement-là.
M. Normand (Étienne) : Exactement.
Mme Setlakwe : Donc, c'est ça, je
comprends. Merci.
Le Président (M. Kelley) : M. le
député de Taschereau.
M. Grandmont : Merci. Donc, moi, je
comprends que, dans le fond, on est venu ajouter, là, la partie qui visait le vote itinérant, là, essentiellement, là.
La partie qui précédait devait quand même exister auparavant, c'est-à-dire
qu'effectivement, là, on doit avoir des bureaux de vote par anticipation puis
le bureau du président d'élection qui doivent être accessibles aux
personnes en situation de handicap.
Je reviens, là, en fait, sur la question, là...
dans le fond, c'est une sous-question de ma collègue, là. On dit que, dans le fond, on vient rendre obligatoire
l'accès à une résidence pour aînés ou à une résidence de soins de longue
durée, ou en tout cas, peu importe, là, ou de services sociaux qui... Donc,
l'exploitant d'une résidence doit ouvrir ses portes, doit faciliter
l'expression du vote itinérant. Est-ce qu'il y aura, plus loin, des
dispositions qui permettront au directeur ou
au président local d'élection, là, d'intervenir puis de forcer... tu sais, dans
un cas où on aurait un exploitant qui refuserait d'ouvrir ses portes?
Mme
Laforest : Bien, en fait, le président d'élection est obligé,
il doit s'assurer que les lieux sont disponibles et accessibles pour les
personnes en situation de handicap.
M.
Grandmont : Ça, c'est une chose, oui.
Mme
Laforest : Il est obligé. Donc là, étant donné qu'on parle de bureaux
itinérants, donc, on vient offrir la possibilité aux personnes handicapées
d'aller... la possibilité de voter dans des lieux qui sont moins achalandés. Donc, dépendamment de l'endroit, c'est le président
d'élection qui est obligé de s'assurer que les lieux sont accessibles
pour les personnes handicapées. C'est une obligation, oui.
M.
Grandmont : Parfait. Ma question portait, par contre, sur...
Mme
Laforest : Surtout, il ne faut pas oublier des... aussi qu'il y a...
on a ajouté des heures, on a ajouté des journées.
Donc, à toutes les heures qu'on a ajoutées ou les journées, il faut absolument
que les lieux soient accessibles pour les personnes en situation de
handicap.
M. Grandmont :
Oui, parfait. Moi, ma question portait davantage sur la dernière partie,
là, du deuxième alinéa, à l'effet que «tout établissement visé au deuxième
alinéa de l'article 50 est tenu de s'assurer que le bureau du vote
itinérant a accès aux électeurs».
Donc,
je suis exploitant d'une RPA et je refuse, finalement, que le bureau de vote
itinérant entre dans l'immeuble que je gère. Est-ce qu'il y a des pénalités?
Quelles sont les procédures pour forcer, finalement, l'exploitant à
ouvrir ses portes et laisser le bureau de vote itinérant entrer pour laisser,
finalement, les électeurs voter de manière itinérante?
Mme Laforest :
Oui, il peut y avoir des
infractions pénales, puis les genres d'infractions, je vais laisser M. Normand
les énumérer.
M. Normand
(Étienne) : En fait, je...
Le Président (M.
Kelley) : ...
M. Normand
(Étienne) : Merci. Je ferai très simple. Il existe une infraction
générale dans la loi. Donc, quiconque
contrevient à une disposition de la loi qui n'est pas autrement couverte par
une autre infraction précise, donc, commet une contravention, et on
parle donc d'une infraction pénale.
Donc,
si je comprends bien... de votre question, c'est : Qu'est-ce qui
arriverait, si un exploitant d'une résidence entrave l'accès aux électeurs,
ferme les portes, barre les portes, etc.? Je suppose qu'on pourrait peut-être
s'appuyer ou que le poursuivant pourrait s'appuyer sur cette
disposition-là, évidemment, selon les faits qui se présentent à lui, là.
M.
Grandmont : Parfait. Puis donc il y a des pénalités, mais est-ce qu'il
y a aussi des... est-ce qu'il y a un processus, disons, assez rapide, des
injonctions, par exemple, pour le forcer à ouvrir très rapidement, dans le
fond, à l'intérieur... parce qu'on l'a vu, on a juste cinq jours, dans le fond,
pour déployer le vote itinérant pendant l'élection. Est-ce qu'on est capable de
forcer l'exploitant, finalement, à ouvrir ses portes pour s'assurer que les
gens puissent se prévaloir de leur droit de vote de manière rapide et diligente?
M. Normand
(Étienne) : Comme vous le dites, je ne pense pas qu'il y ait de
solution simple face à ce genre de situation là. Peut-être que le président
d'élection... On pourrait imaginer que le président d'élection s'adresse aux
tribunaux, par exemple, un recours de la nature de l'injonction, mais
évidemment, le président d'élection ne pourrait pas forcer des portes ou... Il
faudrait, je pense, s'adresser aux tribunaux.
Mme Laforest :
Mais ce qu'on me dit, c'est qu'il
n'y a jamais eu d'enjeu avec les directeurs d'établissement.
M.
Grandmont : Non, non, évidemment, on ne le souhaite pas, puis tant
mieux si ça arrive très peu fréquemment, voire jamais, là. Mais, quand même, je
me posais la question parce qu'on abordait, là, effectivement, des... on vient
préciser, en fait, qu'il est tenu de le faire. Donc, à quelque part, on peut
imaginer que, si la loi est écrite comme ça,
c'est parce qu'on veut empêcher que ça arrive, que l'inverse arrive. Donc,
d'accord, je suis satisfait de la réponse pour l'instant. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 90 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Kelley) : Parfait. Maintenant, Mme la ministre, l'article 89.
Mme
Laforest : Article 89. L'article 177.1 de cette loi est
remplacé par le suivant :
«177.1. Les personnes
visées à la section V du chapitre V ne peuvent être présentes lors de
l'exercice du vote au bureau du président d'élection ou au bureau de vote
itinérant.»
Donc,
l'article 89 du projet de loi remplacerait l'article 177.1 de la LERM
afin de prévoir que le personnel électoral peut être présent au bureau de vote
itinérant ou au bureau de vote au bureau du président d'élection. Le
représentant du candidat et le releveur de listes ne pourraient toutefois pas
être présents.
L'article actuel ne
permet pas la présence du représentant du candidat, du releveur de listes et du
personnel électoral, autre que le scrutateur et le secrétaire de bureau, et ne
mentionne pas le bureau de vote au bureau du président d'élection qui serait
induit... introduit dans la LERM par l'article 86 du projet de loi.
Donc, ici, on vient
permettre plus de flexibilité pour le personnel électoral lors du vote
itinérant. On vient éviter toute pression subie par les électeurs lors du vote.
Actuellement, la Loi sur les élections et les référendums dans les
municipalités prévoit que les candidats et leurs représentants ne sont pas
admis sur les lieux du vote itinérant. Seuls le scrutateur et le secrétaire du
bureau de vote peuvent être présents.
Comme le vote
itinérant se déroule dans des établissements de santé ou d'hébergement et que
le bureau de vote se rend à la chambre des
électeurs, il apparaît normal que le nombre de personnes présentes soit limité.
Donc, il y a une certaine logique, là, que le projet de loi prévoit déjà
certaines possibilités, là, pour cette disposition. Alors, merci.
Le Président (M.
Kelley) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des questions?
Mme
Setlakwe : ...M. le Président. Donc, j'imagine qu'on est en train de
dupliquer, là, des modalités qui existent ailleurs, là. Donc...
Mme
Laforest : C'est la même...
Mme
Setlakwe : Oui, tout comme une personne ne peut pas être accompagnée
dans un hôtel de ville dans le cadre du... tu sais, du jour du vote ou du vote
par anticipation ou... on ne peut pas retrouver, sur les lieux du vote... Qui
sont ces personnes, donc, visées à section V, là? C'est donc... «représentant
du candidat releveur de liste».
Mme
Laforest : Est-ce qu'il y a d'autres personnes...
Mme
Setlakwe : Oui, c'est qui? Puis c'est juste... on essaie, donc, de...
Mme
Laforest : C'est juste ces deux-là. Oui, vraiment? Il n'y avait pas...
Une voix : ...
Mme
Laforest : OK.
Mme Lakhoyan
Olivier : J'ai une question.
Mme Setlakwe :
Oui, vas-y.
Le Président (M.
Kelley) : Mme la députée de Chomedey.
• (17 h 10) •
Mme Lakhoyan
Olivier : J'ai participé tellement à ces élections-là. J'ai des...
comme exemple, devant moi, comme... il y a des couples âgés, monsieur et
madame, qui se présentent pour aller voter. Le monsieur ou la madame était un
peu perdu, mais ils savent à qui ils veulent voter, quel parti politique ils
veulent voter, mais il a besoin de sa femme, donc, aller en arrière pour
l'aider. Dans ces cas-là, est-ce que ça serait accepté? Est-ce que ces
exceptions se font par la permission du PRIMO?
Mme
Laforest : Bien, je demande de suspendre, OK, parce que l'article ne
touche pas nécessairement cette question-là. Est-ce qu'on peut suspendre?
Le Président (M.
Kelley) : On peut suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
17 h 11)
(Reprise à 17 h 12)
Le Président (M.
Kelley) : On recommence. À vous, Mme la ministre. Je pense que vous
avez une réponse.
Mme Laforest :
Oui. En fait, la réponse à votre question est vraiment importante, parce
que j'avais entendu aussi des témoignages comme ça. Puis là, l'affaire, c'est
qu'étant donné qu'on ajoute le vote au domicile, bien, ça, ça va régler la
situation, parce que les gens... ce genre de personne ne veut pas se déplacer.
Donc là, en permettant le vote au domicile, à la chambre, bien là, les gens
seront rassurés. Voilà.
Mme Lakhoyan Olivier : OK. Merci.
Merci, Mme la ministre.
Mme
Laforest : Merci.
Mme Lakhoyan
Olivier : Parfait. M. le député de Taschereau.
M.
Grandmont : Oui. Ça me semble logique, là, qu'effectivement, le
représentant du candidat ou de la candidate puis le releveur de liste ne soient
pas présents au vote itinérant. Bon, il y a quelque chose d'un petit peu
intimidant, beaucoup de gens pour un vote qu'on va aller chercher aussi.
Pour ce qui est du
vote au bureau du président, est-ce que... actuellement, ce n'est pas permis,
actuellement? Est-ce que... est-ce qu'il y a beaucoup... Tu sais, j'ai
plusieurs questions, là, mais est-ce que...Tu sais, vous comprenez le rôle de
ces personnes-là aussi, là, en quelque part, là. Pour les différents candidats,
c'est quand même important, ces
personnes-là. Est-ce qu'il y a beaucoup de gens qui votent au bureau du
président d'élection? Puis est-ce qu'il n'y a pas lieu d'avoir... la
possibilité d'avoir des représentants, finalement, des candidats, candidates à
ce lieu-là précisément? Je le comprends, là, pour le vote itinérant, mais pour
le vote au bureau du président... Si vous me dites qu'il n'y a presque personne qui y va puis que ce n'est pas un enjeu, tu
sais, je ne déchirerai pas ma chemise là-dessus, mais je veux juste
comprendre un peu c'est quoi, la dynamique, là.
Mme
Laforest : Bien, en fait, au bureau de vote du président, ce n'est
vraiment pas achalandé, là, c'est... il n'y a pas de trafic, en fait. Souvent,
les gens qui se déplacent sont seuls. Donc, ce n'est pas un enjeu. Il n'y avait
pas de disposition à prendre.
M. Grandmont :
Mais il y a combien de personnes?
C'est quoi, le pourcentage de personnes qui se déplacent au bureau de
vote du président?
Mme
Laforest : Bien, encore une fois, ça prendrait... On va demander la
question à Élections Québec, parce que le pourcentage de personnes qui se
déplacent...
M.
Grandmont : Parce que si le nombre est assez important, je pense que
ça vaudrait la peine d'évaluer... Vous savez, tu sais, comment les habitudes de
votation ont changé dans le temps. Les gens votent de plus en plus par
anticipation, les pourcentages sont de plus en plus élevés. Donc, le vote au
bureau du président, c'est ouvert à tous et à toutes, toute la population peut
y aller. Ce n'est pas réservé à certaines personnes qui, par exemple, sont
investies elles-mêmes dans le processus électoral, donc c'est ouvert à la
population. Donc, j'ai comme l'impression qu'il y a peut-être de plus en plus
de gens qui risquent d'y aller. Si c'est le cas, est-ce qu'il n'y aurait pas
lieu d'autoriser la présence des releveurs de listes puis des représentants des
candidats?
Mme
Laforest : Oui. Votre question, je crois qu'on devrait la prendre en
note puis voir, parce que, là, c'est des nouvelles dispositions qu'on permet
avec le bureau de vote, au président d'élection, donc on va voir dans les
prochaines élections. Mais moi... ce qu'Élection Québec disait, c'est que ce
n'était vraiment pas achalandé quand c'était
disponible. Donc là, si c'est vraiment achalandé dans les prochaines élections,
on verra, mais ce n'était pas demandé.
M.
Grandmont : Ce n'était pas demandé par le Directeur général des
élections?
Mme
Laforest : Non. Puis c'est comme ça que ça fonctionne aussi au
provincial. Donc, évidemment...
M. Grandmont :
Alors que pour...
Mme
Laforest : ...si on avait eu des enjeux avec le provincial, d'après
moi, on l'aurait ajouté ici, mais...
M.
Grandmont : Alors que sur le vote par anticipation, ça, ces
personnes-là sont autorisées à observer?
Mme
Laforest : Oui, exact.
M. Grandmont :
OK. En tout cas, moi, je serais
intéressé, là. Si vous pouvez nous revenir avec... peut-être, là, vous
pourriez trouver l'information...
Mme
Laforest : Oui, on va le...
M. Grandmont :
...sur le taux de participation au bureau du président. Je pense que ça
nous éclairerait tous et toutes, là, là-dessus, là. Je pense que ce serait
intéressant.
Mme
Laforest : Oui. On va demander s'ils ont l'information, si
l'information est là.
M.
Grandmont : Ça fait que, si M. le président veut bien noter, là, qu'on
nous reviendra avec l'information.
Le Président (M.
Kelley) : C'est bien noté de formuler les renseignements à nous quand
ils sont... si vous êtes capable.
M. Grandmont :
Puis je pensais à ça aussi, également... J'imagine, là, j'ai l'impression que
ma question, je vais avoir... tu sais, je connais la réponse d'avance, là, mais
le vote itinérant, j'imagine qu'il va y avoir une stratégie de communication
qui va être déployée pour que les gens soient au courant, oui?
Mme Laforest : Tout à fait, oui.
M. Grandmont : Est-ce que dans les
votes... Est-ce que dans les projets pilotes, pardon, qui ont été déployés dans
les différentes villes et municipalités, là, il y avait eu de la promotion de
cette option-là de vote pour les gens?
Le Président (M. Kelley) : Mme la
sous-ministre.
Mme Petit (Katia) : Merci. Bien, en
fait, il y avait... il y a des avis qui doivent être émis, là, tu sais, à la
population, donc, oui.
M. Grandmont : Donc, oui, c'était
nommé. Donc, les gens connaissaient... à telle date, les votes par
anticipation, à telle date, le jour du vote puis la possibilité aussi d'un vote
itinérant. Est-ce que c'était indiqué que c'était un projet pilote ou c'était
simplement «vote itinérant» puis c'était expliqué un peu, ce que c'était?
Mme Petit
(Katia) : Je pense que ça dépendait, au niveau local, sur la
façon dont ils l'ont géré, tout simplement.
M. Grandmont : OK. D'accord. Parce
que je reviens encore à la notion d'est-ce qu'on met assez de jours,
finalement, aussi, là, parce que si on en a fait une promotion... puis plus le service
sera connu, non seulement la population qui serait plus à risque d'avoir à
l'utiliser, pour des raisons de condition physique ou intellectuelle... mais,
de l'autre côté, en plus, il y a toute la notion de promotion de ces
services-là. Plus on le fera connaître, évidemment, plus il y a de chances que,
finalement, des gens l'utilisent, là.
Mme Laforest : Bien, dites-vous une
chose, là, les mesures qu'on ajoute, là, toutes les mesures, d'ailleurs, pour
le vote électoral, on veut élargir la portée pour avoir plus de voteurs, mais
dites-vous que les projets pilotes ont lieu. Ça fait que si c'est demandé,
d'ajouter ces mesures-là dans un projet de loi... on ne change pas la loi pour
le fun, là. Donc, c'est sûr qu'il y a eu des résultats positifs, là.
M. Grandmont : Oh oui! Mais c'est
justement, j'ai peur que ce soit très positif quand on va l'appliquer pour
vrai, là, mais c'est ça... ça répond à mes questions.
Mme Laforest : Puis on vous revient
avec le pourcentage.
M. Grandmont : Oui, pour le vote,
vraiment, là, au bureau du président d'élection. C'est bien ça? Oui, bureau de
président d'élection.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
On a pris note de ça. Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci. C'était juste
pour clarifier. Dans le fond, ce qu'on est en train de faire ici, c'est juste
de la concordance, à 177.1, si je ne me trompe pas, parce qu'on ne pouvait pas
vivre avec la version actuelle de 177.1, qui ne permettait pas que le personnel
électoral soit présent.
Mme Laforest : On vient copier les
élections provinciales.
Mme Setlakwe : Non, non, ça va.
C'est juste que, pour moi, c'est de la concordance avec le fait qu'on est en
train de pérenniser le vote au bureau d'élection et le bureau de vote
itinérant. On ne change pas vraiment le fond, c'est ça? OK, merci.
Le
Président (M. Kelley) : S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 89 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, l'article 72.
Mme Laforest : L'article 72.
L'article 77 de cette loi est modifié par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Le présent article ne s'applique pas au
scrutateur et au secrétaire du bureau de vote au bureau du président
d'élection.»
L'article 72 du projet de loi modifierait
l'article 77 de la LERM, qui prévoit que les deux partis autorisés qui ont fait élire le plus grand nombre de candidats
au conseil d'une municipalité de 100 000 et plus peuvent recommander des
personnes que le président d'élection doit nommer à titre de scrutateurs et de
secrétaires de bureau de vote.
La modification proposée viserait à
soustraire de l'application de cet article le personnel qui agirait lors du
vote au bureau du président d'élection, dont l'introduction dans la LERM est
proposée par l'article 86 du présent projet de loi.
Ici, on vient
accorder au président d'élection la souplesse nécessaire pour le bon
fonctionnement du déroulement du vote au bureau du président d'élection. On
vient faciliter le recrutement du personnel électoral pour le vote au bureau du
président d'élection. La Loi sur les élections et les référendums dans les
municipalités prévoit que, dans les municipalités de 100 000 ou plus, le
président d'élection doit nommer comme scrutateur et secrétaire du bureau de
vote les personnes recommandées par les deux partis politiques qui ont fait
élire le plus de candidats lors de la dernière élection générale.
Donc, dans le cas du
vote au bureau du président d'élection, le bureau de vote peut se trouver dans
les bureaux municipaux ou à l'hôtel de ville. Donc, il apparaît logique que les
personnes qui agissent comme scrutateur et secrétaire du bureau de vote soient
choisies par le président d'élection et non par les partis politiques. Voilà.
• (17 h 20) •
Le Président (M. Kelley) : Merci
beaucoup, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la députée
de Mont-Royal—Outremont.
Mme
Setlakwe : Merci, M. le Président. Donc, juste pour clarifier notre
compréhension, c'est un régime qui existe déjà, là, pour...
Mme
Laforest : Au provincial.
Mme
Setlakwe : Oui, pour des grandes municipalités puis pour les partis
qui ont fait élire le plus de candidats. Ils ont leur mot à dire dans le choix
des personnes qui sont nommées par le président à titre de scrutateurs. Mais là on ne veut pas que ce genre de privilège
là s'applique dans le cas du vote au bureau du président d'élection, là. C'est
comme...
Mme
Laforest : Exactement. Exactement, pour éviter les recommandations des
partis politiques, pour avoir une neutralité, impartialité totale.
Mme Setlakwe :
Oui, mais cette neutralité-là n'existe pas pour la tenue, disons... on va
l'appeler le vote régulier. Mais là on se dit : Quel est le... j'essaie
juste de comprendre le raisonnement. Puis je n'ai rien contre, là, mais donc, pour le vote au bureau du président
d'élection, qui demeure quand même exceptionnel, avec un personnel, disons,
plus limité, les partis politiques n'ont pas à s'immiscer là-dedans ou n'ont
pas à... Juste m'expliquer le raisonnement. Je n'ai rien contre, là, mais...
Mme Laforest :
Bien, en fait, ça arrive quand même. C'est arrivé, dans certains cas, qu'il
y ait des partis politiques qui ont fait de l'ingérence, là, si on peut dire.
C'est pour ça qu'on applique cette mesure-là, pour... Mais, en fait, la mesure qui est là est la même mesure
qu'on avait mise au provincial. Donc là, on l'ajoute pour le municipal,
pour les municipalités de 100 000 habitants ou plus.
Mme
Setlakwe : Je comprends, donc, c'est... mais c'est une exception qui
s'applique au bureau de vote au bureau du président d'élection. La règle, quand
même, qui permet à ces partis-là de proposer des... parce que, là, elle
continue de s'appliquer pour le vote régulier, disons.
Mme Petit
(Katia) : Oui. Donc, effectivement, c'est un nouveau modèle de vote, et
ce qu'on vient faire, c'est qu'on vient prévoir que le président d'élection
peut désigner, peut prendre des personnes qui sont déjà sur place. Ça se fait
dans les bureaux de l'hôtel de ville. Souvent, c'est pour des petites périodes,
donc on n'est pas dans un contexte comme, par exemple, à la journée du vote par
anticipation ou à la journée du vote électoral, où c'est des périodes... et là
les partis appliquent tout ça, mais là c'est une petite modalité de vote
additionnelle, et on y va pour davantage la simplicité, s'assurer qu'il y ait
le moins de monde possible sur place, et on se colle sur le modèle provincial,
tout simplement.
Mme
Setlakwe : Non, ça va. Merci. Bien, c'est... tout est clair.
Mme Lakhoyan
Olivier : ...
Le Président (M.
Kelley) : Oui, Mme la députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan
Olivier : Merci. Donc, c'est pour la fluidité du processus électoral,
parce que c'est pour un petit groupe, un petit bureau, donc ça n'affecte pas le
reste.
Mme Petit
(Katia) : Tout à fait.
Mme Lakhoyan
Olivier : C'est bon. Merci.
Le Président (M.
Kelley) : Est-ce qu'il y a des autres interventions? Parfait. Nous
allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 72 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, l'article 74.
Mme Laforest : L'article 74.
L'article 81.2 de cette loi est remplacé par le suivant :
«81.2. Malgré l'article 81.1, une table de
vérification de l'identité des électeurs établie pour tout bureau de vote
itinérant ou pour le bureau de vote au bureau du président d'élection est
constituée du scrutateur, qui en est le président, et du secrétaire du bureau
de vote, lesquels prennent les décisions à l'unanimité.»
L'article 74 du projet de loi remplacerait
l'article 81.2 de la LERM qui porte sur la table de vérification de
l'identité des électeurs établie pour tout bureau de vote itinérant. Le nouvel
article 81.1 porterait sur la table de vérification de l'identité des
électeurs établie pour tout bureau de vote itinérant ainsi que pour tout bureau
de vote au bureau du président des élections. L'introduction de ce dernier dans
la LERM est proposée par l'article 86 du présent projet de loi.
Donc, ici, on vient tenir compte du personnel
électoral qui est réduit également lors du vote au bureau du président des
élections lors du fonctionnement de la table de vérification de l'identité de
l'électeur.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme
Setlakwe : Non, merci, je pense que ça va. Juste une
précision. Depuis tantôt que je me demande, est-ce que dans la loi...
parce que là on est en train de changer certains articles de la LERM, que vous
appelez.Est-ce que «bureau de vote itinérant», c'est un terme défini ou
non?
Mme Laforest : Sûrement.
M. Normand?
Le Président (M. Kelley) : Me Normand.
M. Normand (Étienne) : Il n'y a pas
de définition particulière qui est donnée. Ca s'infère avec le contexte...
Mme Setlakwe : Non, je comprends...
M. Normand (Étienne) : ...des
dispositions qu'on vient d'étudier, en fait, là.
Mme Setlakwe : Oui. Non, OK, ça me
va. J'étais juste curieuse, mais... Donc, ici, je comprends, là, l'idée de la
table. On définit comment va être constituée la table de vérification dans ces
circonstances de vote, qui se fait par le biais d'un bureau de vote itinérant
ou au bureau du président. Mais dans les faits, là, si on se déplace... On
parle d'une table de vérification, mais si
on se déplace dans un domicile privé, chez une personne qui est à mobilité
réduite, il n'y aura pas de table. C'est juste... bien, c'est deux
personnes qui se déplacent. Et ce qu'on dit, c'est... on dit que, dans le fond, ça prend un scrutateur puis un
secrétaire. Je comprends la table dans un... disons, dans une aire commune
d'une RPA. Tu sais, dans le fond, ce qu'on
essaie de faire, c'est juste de dire qui doit se déplacer pour vérifier
l'identité. C'est réduit à un scrutateur puis à un secrétaire. Est-ce
que ma compréhension est bonne?
Le Président (M. Kelley) : Mme la
sous-ministre.
Mme Petit (Katia) : En fait, c'est
que, justement, on vient prévoir des modalités qui sont adaptées à la réalité du bureau de vote itinérant. Donc, justement,
ce qu'on vient prévoir, c'est que la vérification de l'identité d'une personne
qui n'aurait pas ses pièces peut se faire par le personnel qui est déjà sur
place et qui s'occupe de prendre le vote, donc par le scrutateur et le
secrétaire du bureau, plutôt que de prévoir une table en bonne et due forme.
Mme Setlakwe : Ça me va. C'est un
régime particulier, genre, simplifié pour ces situations-là. Ça va.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
S'il n'y a pas des autres interventions, nous allons procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'article 72 est... Oh! 74, excusez-moi. C'est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, l'article 93.
Mme Laforest : L'article 93.
L'article 182 de cette loi est modifié par l'insertion, dans ce qui
précède le paragraphe 1° du premier alinéa et après «vote par anticipation», de
«la première journée».
Donc, ici, c'est un article de concordance.
L'article 93 du projet de loi modifierait l'article 182 de la LERM
qui porte sur les formalités que le scrutateur et le secrétaire du bureau de
vote doivent accomplir après la fermeture du bureau de
vote par anticipation. La modification proposée consisterait à ajouter la
mention «la première journée» dans le premier alinéa, en concordance avec la
proposition du nouvel article 174, article 86 du présent projet de
loi, qui aurait pour effet de multiplier le nombre potentiel de jours de vote.
Les formalités prévues à l'article 182 de la LERM seraient applicables aux
bureaux de vote itinérants et aux bureaux de vote du président d'élection, qui
seraient considérés comme des bureaux de vote par anticipation par le deuxième
alinéa du nouvel article 174 de la LERM. Donc, ici, c'est un article de
concordance pour ajouter les autres journées. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la députée.
Mme
Setlakwe : Oui, juste rapidement, je pense que ce qu'on doit
comprendre... on n'a pas relu le 182 modifié, mais c'est que les
obligations qui étaient déjà prévues, qui sont déjà prévues actuellement dans
la loi 182 doivent se... doivent s'exécuter la première journée. C'est
tout simplement, donc, d'établir à quel moment, dans ce nouveau régime où il y
a plusieurs journées...
Mme Laforest : Tout est fait.
Mme Setlakwe : ...tout doit être
fait la première journée.
Mme
Laforest : On vient de définir la première journée. On vient
seulement ajouter, d'ailleurs, dans l'article 182, la première
journée.
Mme Setlakwe : Alors qu'avant,
c'était après le vote par anticipation qui...
Mme Laforest : Tout à fait.
Mme Setlakwe : Je comprends. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Si on n'a
pas des autres interventions, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce
que l'article 93 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Adopté.
Parfait. Maintenant, Mme la ministre, l'article 94.
Mme Laforest : L'article 94.
L'article 183 de cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier alinéa,
de «la seconde journée» par «d'une autre journée»;
2° par le remplacement du deuxième alinéa par le
suivant :
«Après la fermeture du bureau de vote de cette
journée, le scrutateur et le secrétaire accomplissent les mêmes actes qu'après sa fermeture la première journée.
Les bulletins de vote utilisés et annulés lors de la journée sont placés dans
des enveloppes distinctes de celles qui contiennent les bulletins utilisés et
annulés lors de toute journée antérieure.»
• (17 h 30) •
L'article 94 du projet de loi modifierait
l'article 183 de la LERM qui porte sur les formalités que le scrutateur et
le secrétaire doivent accomplir avant et après la fermeture du vote par
anticipation lors de la seconde journée de vote. La modification proposée
consisterait à ajouter l'article pour tenir compte du nouvel article 174
de la LERM qui aurait pour effet de multiplier le nombre potentiel de jours de
vote. Donc, ici, on vient s'assurer que le personnel électoral de vote au
bureau du président des élections doit respecter les mêmes obligations que
celui du bureau de vote par anticipation lors des journées supplémentaires de
vote que nous avons adoptées précédemment.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la députée.
Mme Setlakwe : Merci. Donc, on est
encore dans de la concordance. Puis je lis rapidement, donc, ce sont juste des
modalités qui doivent se répéter...
Mme Laforest : Oui, tous les jours.
En fait...
Mme Setlakwe : Du vote par
anticipation?
Mme Laforest : Exactement, on vient
ajouter... Tantôt, c'était la première journée, et là on vient ajouter, pour
l'ouverture du vote... du bureau de vote, «d'une autre journée», le cas
échéant.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Kelley) : S'il n'y
a pas des autres interventions, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce
que l'article 94 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Adopté.
Maintenant, Mme la ministre, l'article 140.
Mme Laforest : L'article 140.
Les articles 1003 et 1004 de la Loi visant à rendre le système de santé et
de services sociaux plus efficace (2023, chapitre 34) sont abrogés.
L'article 140 du projet de loi abrogerait
les articles 1003 et 1004 de la Loi visant à rendre le système de santé et
de services sociaux plus efficace (2023, chapitre 34). Ces articles
modifient les articles 175 et 178 de la LERM pour y remplacer la référence
de la Loi sur les santés... sur la santé... les services de santé et les
services sociaux par une référence à la Loi visant à rendre le système de santé
et de services sociaux plus efficace, (2023, chapitre 34), ou à la Loi sur
la... services de santé et des services sociaux pour les Inuits et les
Naskapis.
L'abrogation de ces articles est proposée en
raison des modifications proposées à ces mêmes articles par le présent projet
de loi, article 87 et 90, qui reprennent, notamment, les modifications des
articles 1003 et 1004. Donc, ici, on vient assurer la cohérence du cadre
légal applicable. On vient éviter le dédoublement de dispositions législatives
ayant le même effet. Mais, M. le Président, si vous me le permettez, M. Normand
va expliquer pourquoi il y a le... cette modification-là de concordance.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Me Normand.
M. Normand (Étienne) : Merci. Je
commencerais peut-être en précisant que ces deux articles, 1003 et 1004,
apportent à la Loi sur... la LERM, des modifications de concordance pour
remplacer toutes les références à, justement, la Loi sur les services de santé
et services sociaux par une référence à la nouvelle Loi sur les services de
santé et les services sociaux. Comme ces dispositions-là ne sont pas encore en
vigueur et qu'on vient modifier des articles... les articles qui sont modifiés,
nos articles seraient susceptibles d'entrer en vigueur avant les dispositions
de cette loi visant à rendre le système de santé plus efficace, ce qui signifie
qu'il faut venir faire le... on vient faire le remplacement, en fait.
Le Président (M. Kelley) : Mme la
députée.
Mme Setlakwe : Je comprends qu'il y
a une séquence dans le temps, mais le projet de loi 15 a été adopté. La
loi, elle est en vigueur.
M. Normand (Étienne) : Certaines
dispositions ne le sont pas encore.
Mme Setlakwe : OK, dont ces deux
articles, 1003 et 1004, qui n'ont plus leur raison d'être.
M. Normand (Étienne) : Exactement.
Mme Setlakwe : Parfait. Merci.
Le Président (M. Kelley) : M. le
député de Taschereau.
M. Grandmont : Pour comprendre un
peu la séquence aussi, là, pourquoi ces articles-là ne sont pas encore en
vigueur actuellement, les 1003 et 1004?
M. Normand (Étienne) : C'est le
choix qui a été fait par le législateur, dans le chapitre 34 de 2023, de
prévoir une entrée en vigueur différée pour toute une série d'articles de la
loi. Je n'ai pas la liste précise avec moi.
M. Grandmont : Et donc là,
l'intention de ça, vous l'avez... vous l'avez effleurée, là, mais l'intention
de ça, c'est quoi exactement?
M. Normand (Étienne) : En fait, on
reprend dans nos... dans les modifications qu'on apporte aux articles 175 et 178 de la LERM, on reprend la
modification de concordance qui était apportée par les articles 1003 et
1004. Et, comme on l'intègre, on doit abroger. On n'a plus besoin, c'est
ça, en fait, de ces articles-là étant donné qu'on intègre leurs modifications à
nos dispositions.
M. Grandmont : Merci.
Mme Setlakwe : Bien, en fait, c'est
juste pour référer à la bonne loi. On les a... on les a lus précédemment, les
articles qui réfèrent à la nouvelle loi, chapitre 34. Là, on n'a pas
besoin de le dire... on n'a plus besoin de le dire dans la loi, dans le
PL 15, dont les articles ne sont pas en vigueur. On le dit ici, tout
simplement, c'est ça.
Le
Président (M. Kelley) : S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 140 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Mme la ministre, l'article 148, maintenant.
Mme
Laforest : J'imagine, 148, c'est en cohérence avec l'autre,
pour la loi qui va entrer en vigueur seulement six mois après le
13 juin. OK.
148. Jusqu'à la date de l'entrée en vigueur de
l'article 1293 de la Loi visant à rendre le système de santé et de
services sociaux plus efficace (2023, chapitre 34), les articles 175,
177, 178 et 179.1 de la Loi sur les élections et les référendums dans les
municipalités doivent se lire en y remplaçant «au sens de la Loi visant à
rendre le système de santé et de services
sociaux plus efficace (2023, chapitre 34) ou de la Loi sur les services de
santé et les services sociaux pour
les Inuit et les Naskapis (chapitre S-4.2)» par «identifiée au registre
constitué en vertu de la Loi sur les services de santé et les services
sociaux».
L'article 148 du projet de loi prévoit des
règles transitoires visant à assurer que les dispositions proposées par le
présent projet de loi qui ont un lien avec la Loi visant à rendre le système de
santé et de services sociaux plus efficace
ne soient pas applicables avant que la loi elle-même n'entre en vigueur. Tout à
fait logique, hein? Merci, M. le Président.
Le Président (M. Kelley) : Merci.
Mme la députée.
Mme Laforest : ...mais ça revient à
la même explication qu'on a eue tantôt, parce que la loi n'était pas encore
entrée en vigueur.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
que vous voulez plus des explications de Me Normand ou est-ce que, Mme la
députée de Mont-Royal, vous...
Mme
Setlakwe : C'est la même... Je veux dire, l'essence de votre
commentaire, je pense, Me Normand, est la même, mais ici, c'est juste
que je pense que la séquence est différente, là.
M. Normand (Étienne) : En fait, ici,
c'est une mesure transitoire. Donc, on procède au remplacement de la référence
dans les articles eux-mêmes, dans deux des articles, disons. Il y a d'autres
articles qui sont modifiés par le PL 15 lui-même. Tous les articles visés
sont énumérés dans la disposition jusqu'à... et on diffère, donc...
c'est-à-dire que, pour être clair, là, on apporte la modification maintenant
dans les articles, à la bonne... On réfère à la bonne loi, mais on substitue l'ancienne référence jusqu'à ce
que le PL 15 entre... ou les dispositions pertinentes du PL 15
entrent en vigueur pour... C'est tout simplement une mesure transitoire pour
s'assurer que la loi se lit avec la bonne référence au bon moment.
Mme Setlakwe : Tout à fait. Merci.
C'était... On comprend, là, que c'est en raison de certaines dispositions du PL 15 qui n'entrent pas en vigueur au même
moment. Mais ici, c'est transitoire, alors que, tout à l'heure c'était juste
que les articles n'avaient plus leur raison d'être, parce que le projet de loi
qu'on étudie en ce moment allait accomplir le même objectif, n'est-ce pas?
M. Normand
(Étienne) : C'est qu'on intègre la modification des
articles 1003 et 1004 dans nos modifications... On profite de notre
modification pour intégrer la même modification.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Kelley) : M. le
député de Taschereau, est-ce que vous avez une question?
M. Grandmont : Non, pas du tout.
Le Président
(M. Kelley) : Parfait. S'il n'y a pas d'autre intervention, nous
allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 148, c'est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, l'article 82.
Mme Laforest : L'article 132 de
cette loi est remplacé par le suivant : «132. Toute demande...»
Le Président (M. Kelley) : 82.
Oui...
Une voix : ...
Le Président (M. Kelley) : Pardon.
OK. Parfait. Oh! Excusez-moi...
Mme Laforest : C'est
bon?
Des voix :
...
Mme
Laforest : OK, on y va. Excusez. L'article 82. L'article 132
de cette loi est remplacé par le suivant :
«132. Toute demande
doit être présentée devant la commission de révision :
«1° en personne, aux
jours et aux heures fixés par le président d'élection;
«2° par tout autre
moyen déterminé par le président d'élection.
«Le
directeur général des élections peut déterminer des normes applicables au choix
et à l'utilisation du moyen visé au paragraphe 2° du premier
alinéa.
«Le président
d'élection doit prévoir que la commission entend les demandes présentées en
personne lors d'au moins deux jours distincts, au plus tard le deuxième jour
qui précède le dernier jour où [il] siège conformément au premier alinéa de
l'article 122. Les séances doivent se tenir entre 8 et 22 heures et
durer au moins trois heures et l'une de celles-ci doit se tenir entre 17 et
20 heures.»
• (17 h 40) •
En fait, c'est une
question de modification de la liste électorale par rapport au vote.
L'article 82 du projet de loi remplacerait l'article 132 de la LERM
qui prévoit que les demandes d'inscription, de radiation et de correction doivent
être présentées devant la commission de révision aux jours et aux heures fixées
par le président d'élection. Actuellement, la commission doit siéger au moins
deux jours pendant des plages horaires précises. Le nouvel article 132
maintiendrait la présentation des demandes en personne à la commission de
révision, mais on ajouterait la possibilité pour le président d'élection de
déterminer tout autre moyen pour présenter une demande. Le choix et l'utilisation de ce moyen devraient se faire
conformément aux normes déterminées par le Directeur général des élections. Le nouvel article maintiendrait
les deux journées d'audition des demandes, mais accorderait plus de discrétion
au président d'élection dans les choix des plages horaires. Les séances
devraient ainsi durer trois heures, entre 8 heures et 22 heures, et
l'une d'elles devrait obligatoirement se tenir entre 17 et 20 heures.
Donc,
ici, on vient faciliter l'organisation de la commission de révision pour le
président d'élection. On vient éviter que des électeurs soient privés de
leur droit de vote parce qu'ils ne sont pas en mesure de se présenter devant la
commission de révision. Puis on vient enlever les difficultés de recrutement
des réviseurs en prévoyant des horaires plus flexibles. Merci, M. le Président.
Le Président (M.
Kelley) : Merci, Mme la ministre. Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme
Setlakwe : Merci, M. le Président. Donc, juste pour revenir à la
discussion qu'on avait précédemment sur une personne à mobilité réduite qui
peut transmettre par écrit sa demande de révision ou de correction, là, on
entrerait dans le deuxième alinéa du premier paragraphe. Ce serait donc «tout
autre moyen déterminé par le président d'élection»?
Mme
Laforest : Exactement. Puis aussi on vient se...
Mme
Setlakwe : Mais pourquoi... Oui.
Mme
Laforest : ...on vient se coller aussi aux mesures des élections
provinciales. La Loi électorale permet qu'une demande soit transmise par
courriel ou par un mode de transmission adapté à l'environnement technologique
du Directeur général des élections, déterminé par le directeur. La commission
de révision ordinaire siège 10 jours, de 9 heures
à 21 heures, du lundi au vendredi, et de 9 heures à 17 heures
les samedi et dimanche. Donc, on vient se coller à la loi provinciale...
des élections provinciales.
Mme
Setlakwe : Non, c'est parfait, je n'ai aucun enjeu de fond. J'essaie
juste de voir pourquoi on n'a pas dit... on n'a pas fait une référence, disons,
à... Là, on énumère, aux deux alinéas, la façon dont la demande doit être
présentée. En personne, on ne voyait pas la nécessité de référer, disons, à la
disposition spécifique, là, qui permet de le faire par écrit, par...
comprenez-vous? Donc, on n'ajoute pas un deuxième alinéa, disons, pour être
certain que la personne à mobilité réduite
puisse le faire par écrit... et, après ça, avoir un troisième alinéa, disons,
«tout autre moyen déterminé».
Mme
Laforest : En fait, si les mesures ne sont pas possibles... si les
moyens technologiques ne sont pas possibles,
exemple, par le numérique, on va le permettre par écrit. On vient donner des
dispositions lorsque les municipalités ne peuvent pas avoir de
disposition numérique, parce qu'on parle également des très, très petites
municipalités. À ce moment-ci, on vient donner la possibilité... on vient
respecter les dispositions écrites.
Mme
Setlakwe : Non, non, je comprends très bien qu'on ne peut pas avoir...
on ne peut pas, disons, exiger l'utilisation d'une technologie, là. Dans les
faits, ça ne sera pas possible à certains endroits.
Mme Laforest : ...des personnes à
mobilité réduite, c'est obligatoire par écrit, les dispositions écrites... On
doit permettre les dispositions par
écrit pour les personnes à mobilité réduite. Ça, c'est partout, dans toutes les
municipalités. C'est obligatoire.
Mme Setlakwe : Donc,
c'est... Oui. Non, ça me va. Donc, le droit de le faire est prévu ailleurs,
donc, oui, ça va. Donc, même si le président d'élection n'a pas besoin de le
spécifier, n'a pas besoin de poser un geste pour dire que c'est autorisé de le
faire par écrit à distance dans le cas d'une personne... C'est ça, ma question,
c'est... d'office, la personne a ce droit de le faire... Je vois des hochements
de tête, là. Est-ce que...
Mme Laforest : Tout à fait.
Mme Setlakwe : Oui. OK, merci. C'est
bon.
Mme Laforest : Pour les personnes à
mobilité réduite?
Mme Setlakwe : Oui.
Mme Laforest : OK, c'est ça, oui.
Le Président (M. Kelley) : M. le
député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Moi, j'irais sur
des questions qui concernent une demande de révision en personne. Donc, on comprend que le président d'élection doit
prévoir des moments, deux jours distincts. Tantôt, Mme la ministre, vous
avez dit, là, qu'on donnait plus de flexibilité pour s'assurer d'avoir des
réviseurs. Est-ce que... Qu'est-ce qui se passe, en fait, dans des cas où il
n'y aurait pas de réviseur? J'imagine qu'il y a toujours un enjeu, là, de
trouver des personnes bénévoles ou... je ne sais pas si elles sont rémunérées
ou pas, là, mais de trouver des personnes qui vont participer au processus électoral. Si on ne trouve pas des réviseurs,
est-ce qu'on fait juste comme déplacer les jours où, en personne, là,
les gens peuvent demander... faire des demandes de révision? Comment ça
s'organise, en fait, là, dans les cas où on aurait des difficultés à trouver
des gens?
Mme Laforest : Très bonne question.
Très bonne question. Je vais laisser M. Normand répondre, parce qu'honnêtement
je ne sais pas si c'est déjà arrivé qu'il n'y avait pas de réviseur durant les
élections. Est-ce que c'est déjà arrivé
qu'il n'y avait pas de réviseur pour des élections? Vous avez des bonnes
questions pour Élections Québec. Katia.
Mme Petit (Katia) : Bien, en fait,
la responsabilité incombe vraiment au président d'élection local, et, règle générale, il n'y a pas d'enjeu, ils finissent
toujours par trouver quelqu'un. C'est rémunéré. Donc, à notre connaissance, il
n'y a pas d'enjeu. Ils adaptent l'horaire en fonction de leur capacité, de la
taille de la municipalité, et autres, là.
M. Grandmont : Parfait. Donc,
avec...
Mme Laforest : Mais on va vérifier
si c'est déjà arrivé.
M. Grandmont : Oui, c'est ça, ça
pourrait être intéressant, effectivement, là. Vous pourrez nous revenir avec la
réponse. Puis pour ce qui est de...
Des voix : ...
M. Grandmont : Pardon? J'ai-tu
manqué quelque chose?
Mme Laforest : ...pas intéressant.
M. Grandmont : Hein? Moi, j'ai dit
ça?
Mme Laforest : Oui, on dirait,
j'ai... Non?
M. Grandmont : Non, non, j'ai dit
que c'était intéressant.
Mme Laforest : Ah! OK, j'ai
compris : Ce n'est pas intéressant. J'ai dit : Je peux poser la
question à Élections Québec puis j'ai compris : Non, ce n'est pas
intéressant.
M. Grandmont : Non, non, non. Vous
poserez... Non, non, j'ai dit même que vous pourrez nous revenir avec la
réponse.
Mme Laforest : Oui. OK, promis.
M.
Grandmont : Évidemment. Non, non, cette discussion-là, je la
trouve très, très, très intéressante, au contraire. Et donc, en fait,
avec l'article 82, on est venu donner davantage de flexibilité, c'est ce
que je dois comprendre aussi, pour les présidents locaux
d'élection, pour être capables de justement avoir la latitude d'organiser ces
périodes de demande de révision en personne. Est-ce que c'est un peu ça le sens
aussi de l'article?
Mme
Laforest : Oui, tout à fait.
M.
Grandmont : Parfait.
Mme
Laforest : En fait, tous les articles qu'on vient d'adopter puis
jusqu'à l'article 100, c'est vraiment essayer d'élargir, avoir plus de
voteurs, plus de candidats, plus de journées de vote. Ça fait que c'est ça
qu'on vient établir dans le projet de loi, pour augmenter la participation aux
élections municipales. C'est vraiment tout le temps dans ce sens-là, vous avez
raison.
M.
Grandmont : Je vais me permettre une question peut-être un peu...
Encore une fois, c'est peut-être au DGEQ que
je devrais poser la question, là, mais, quand on fait ce genre d'aménagement là
pour favoriser la participation électorale... le vote, en fait, là,
est-ce que le DGEQ s'inspire... est-ce que le DGEQ s'inspire des meilleures
pratiques, de ce qui fonctionne ailleurs ou si on essaie juste d'aménager à
l'intérieur de notre cadre sans trop regarder ce qui se passe ailleurs? Puis
peut-être que les raisons de la déclinaison du taux de vote au Québec est
plutôt... elle découle plutôt d'autres facteurs que simplement l'accès aux
différents mécanismes, aux différents bureaux de vote... aux différentes
heures, en fait, ou à la possibilité de le faire.
Est-ce que vous avez
des réflexions? Est-ce que vous avez déjà eu des discussions avec le DGEQ par
rapport à ça pour... parce que là on donne des possibilités. Si, à la fin, on
se rend compte que, finalement, ça ne donne pas davantage de résultats, qu'on
n'augmente pas le taux de votation au Québec, bien, je veux dire, on ne pourra
pas... à un moment donné, l'élastique, on va l'étirer au maximum, là, tu sais.
Le carré de sable dans lequel on va être capable de donner des possibilités aux
gens, on va atteindre la limite à un moment donné, là. Est-ce que...
Mme
Laforest : Oui. C'est parce que, vous avez raison, on avait même
essayé de travailler avec le vote électronique, hein, dans...
M.
Grandmont : Bien oui, c'est ça.
Mme
Laforest : ...puis on a donné la possibilité au DGE de travailler avec
un logiciel pour... puis un système pour améliorer le nombre de voteurs, puis,
voyez-vous, on essaie vraiment d'avoir le plus de personnes aux élections. Aux
dernières élections, on a eu 38 % de participation au municipal. C'est
pour ça que, là, on dit : Il faut absolument que les gens participent
plus. C'est pour ça, toutes les nouvelles mesures sont là. On avait misé sur
plus de jeunes, plus de femmes. Ça, on avait eu une augmentation de 5 %,
jeunes et femmes, mais là, avec 38 % de participation, c'est ça qu'il faut
faire. On met des mesures en place. On va voir, on espère que...
M.
Grandmont : Bon, on sera encore là en 2025. On pourra avoir une
discussion par la suite.
Mme
Laforest : Puis c'est pour ça aussi qu'il y a des projets pilotes à
tout moment.
M.
Grandmont : Oui, oui, évidemment. Parfait. Merci.
Le Président (M.
Kelley) : Merci beaucoup. Mme la députée.
Mme Setlakwe :
Je ne suis pas sûre que ma
question est placée au bon moment, mais on pourra peut-être y revenir.
Mais c'est parce que j'y ai pensé en lisant le mémoire du Directeur général des
élections, je pense qu'il était venu nous le mentionner en consultation aussi.
De façon générale, il nous dit que la LERM serait appliquée plus uniformément
d'une municipalité à l'autre, si la présidente ou le président d'élection était
sous l'autorité du DGE, ça entraînerait plus de prévisibilité pour les électrices,
pour les électeurs. Puis là, dans son mémoire, il nous reporte... C'est comme
s'il remet de l'avant des propositions qui ont déjà été faites... sont en
annexe à son mémoire.
Je voulais savoir
qu'est-ce que vous en pensez. Puis honnêtement, on peut aller... on peut en
discuter maintenant ou plus tard, mais je ne veux pas oublier de poser la
question.
Mme Petit
(Katia) : Oui, merci. En fait, on sait que c'est des demandes qui sont
faites puis qui sont en discussion depuis longtemps. C'est juste que ça, c'est
des réformes en profondeur. Là, ce qu'on souhaitait faire, c'est venir apporter
des réponses claires à des problèmes bien précis, très axés sur la
participation. Donc, les autres modalités, il faut savoir également que le DGE
a quand même un pouvoir. Même si le personnel électoral, comme le président de
l'élection, ne relève pas directement de lui, il a un pouvoir de directive à
leur égard, etc.
• (17 h 50) •
Donc, le DGE assure
quand même un bon encadrement, a un rôle à jouer quand même important dans les
élections municipales. C'est une réflexion beaucoup plus approfondie, ce qu'il
suggérait dans son mémoire, là, qui n'était pas l'objet du tout, là, de la
chose.
Une voix :
...
Mme Petit
(Katia) : Oui, c'est ça. Puis à l'article 89 de la LERM, donc, de
notre loi, il est prévu que le Directeur général des élections peut faire des
recommandations et donner des directives aux présidents d'élection concernant
l'exercice des fonctions. Donc, pour ainsi dire, il guide leur travail dans à
peu près... la plupart, dans toutes les modalités ou presque, là, donc, pour un
appariement avec le provincial.
Mme Setlakwe : Merci de ces
précisions. Mais ce que j'entends aussi, c'est que vous ne fermez pas la porte
à aucune, dans le fond, des propositions. C'est que ça demande une réflexion
plus approfondie.
Mme Laforest : Non, la porte n'est
jamais fermée, sauf que le Directeur général des élections a quand même un
certain bon pouvoir sur les présidents d'élection. Donc, considérant cette
mesure-là, nous, ce qu'on veut vraiment axer, puis c'est bon, votre question,
là, c'est vraiment la participation aux élections, parce qu'on a des enjeux
particuliers, puis c'est ça qu'on veut miser, sauf que, si on revoit la loi
complètement, bien là, c'est un autre projet de loi assez volumineux. Mais,
considérant que le Directeur général des élections a déjà beaucoup de pouvoirs,
nous, ce qu'on voulait travailler, ce sont la participation... c'est la
participation.
Mme Setlakwe : Non, je n'ai pas d'enjeu,
puis je comprends très bien l'objectif visé, puis...
Mme Laforest : Mais je comprends sa
demande aussi, là, au directeur.
Mme
Setlakwe : ...on le partage, oui. Entre autres, c'est mettre
en place une structure assurant le soutien, etc., mais ce que j'entends,
c'est que ça pourra venir peut-être ultérieurement. Puis oui, il y a un besoin
pressant, je suis d'accord. Puis toute la question de la commission de
révision, c'est important.
Combien de fois est-ce que, tu sais, un élu va
faire du porte-à-porte? Puis évidemment l'élu va parler de sa plateforme puis
il va prendre contact avec l'électeur. Puis, après ça, la question,
c'est : Avez-vous votre... Avez-vous votre carton? Non, non, je ne l'ai
pas ou je ne suis pas... tu sais, je ne suis pas sur la liste, ou quoi que ce
soit, puis finalement il est trop tard. Il est trop tard.
Alors, toutes
les mesures qu'on est en train de discuter, dans le fond, pour faciliter,
augmenter la participation, faire en
sorte que les gens soient, tu sais, mieux informés et mieux outillés pour aller
faire des demandes de révision, s'assurer qu'ils soient sur la liste puis
qu'ils puissent voter... Alors, tout ça, pour moi, ça va tout dans le même
sens, là, de...
Mme Laforest : Puis, en même temps,
il y a un énorme travail à faire de consultation avec toutes les municipalités,
puis ça, ce n'est pas fait. Ça fait qu'avant de travailler un projet de loi
complet pour revoir cette loi-là, il
faudrait quand même consulter toutes les municipalités. Puis ça, honnêtement,
ce n'est pas fait à ce sujet-là présentement.
Mme Setlakwe : C'est un gros
chantier. Merci.
Le
Président (M. Kelley) : S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 82 est adopté?
Adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Maintenant,
Mme la ministre, l'article 79.
Mme Laforest : Oui.
L'article 79. L'article 128 de cette loi est remplacé par le
suivant :
«128. Toute personne qui n'est pas inscrite sur
la liste électorale alors qu'elle pourrait l'être peut présenter une demande
d'inscription à la commission de révision compétente.
«Une demande de radiation peut être présentée
par toute personne :
«1° qui ne devrait pas être inscrite sur la
liste électorale;
«2° qui désire ne pas être inscrite sur la liste
électorale;
«3° qui est
inscrite sur la liste électorale à l'égard d'un domicile, d'un immeuble ou d'un
établissement d'entreprise alors qu'elle devrait l'être à l'égard d'un
autre.
«Dans le cas
visé au paragraphe 2° du deuxième alinéa, la radiation peut ne s'appliquer
qu'aux fins de la tenue d'un scrutin municipal.
«Dans le cas visé au paragraphe 3° du
deuxième alinéa, la demande de radiation doit être accompagnée d'une demande
d'inscription si la personne désire exercer son droit de vote. Si deux
commissions ont chacune compétence pour entendre l'une des demandes, la
commission devant laquelle est présentée en premier lieu l'une des demandes devient
compétente pour entendre l'autre. Elle donne avis de la décision qu'elle a
prise à l'égard de la partie de la liste sur laquelle elle n'a pas compétence
au président d'élection qui transmet cet avis à l'autre commission.»
L'article 79 du projet de loi remplacerait
l'article 128 de la LERM qui porte sur les demandes d'inscription et de
radiation pouvant être présentées devant la commission de révision.
Ce remplacement viserait notamment à supprimer
toute référence à la présentation d'une demande devant la commission pour
plutôt prévoir qu'une demande peut être présentée à la commission, en
concordance avec la modification de
l'article 132 de la LERM qui introduirait la possibilité de présenter des
demandes par d'autres moyens qu'en personne.
Ici,
on vient assurer un moyen déterminé par le président d'élection pour présenter
une demande de révision pour un voteur.
Le Président (M.
Kelley) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des questions? Mme
la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme
Setlakwe : Merci, M. le Président. On est dans de la concordance, en
fait?
Mme
Laforest : Oui, en fait... bien oui, mais, en même temps, c'est donner
le pouvoir au président d'élection de décider s'il peut y avoir une révision
de... du voteur qui n'aurait pas été sur la liste ou qui voulait voter, qui n'a
pas voté. Donc, c'est juste remettre la décision au président d'élection.
Mme
Setlakwe : Donc, il y a eu une discrétion.
Mme
Laforest : Tout à fait.
Mme
Setlakwe : Merci.
Le Président (M.
Kelley) : Est-ce qu'il y a... S'il n'y a pas des autres interventions,
nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 79 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Kelley) : Parfait. Maintenant, Mme la ministre, l'article 80.
Mme Laforest : Donc, l'article 80, on vient juste présenter
une demande de radiation à la personne pour la commission de révision.
L'article 80.
L'article 129 de cette loi est modifié par le remplacement de «se
présenter devant la commission de révision compétente pour faire une demande de
radiation de cette personne» par «présenter une demande de radiation de cette
personne à la commission de révision compétente».
L'article 80 du
projet de loi modifierait l'article 129 de la LERM qui porte sur la
demande de radiation d'une personne formulée par un électeur qui constate que
cette personne n'a pas le droit d'être inscrite sur la liste électorale. La
modification proposée consisterait à remplacer la nécessité de se présenter
devant la commission pour présenter cette
demande par l'idée générale de se présenter... de présenter une demande, en
concordance avec la modification à l'article 132 de la LERM,
article 82 du projet de loi, qui introduirait la possibilité de présenter
des demandes par d'autres moyens qu'en personne.
En fait, c'est un
article de concordance qu'on vient d'adopter avec l'article précédent. Puis,
dans le cas où le président d'élection a autorisé les demandes de la commission
de révision par courrier ou par écrit, un électeur pourrait recourir à un moyen
pour présenter une demande de radiation. Donc, évidemment, là, on a donné le
pouvoir au président d'élection. Donc là, on vient accepter les demandes de
radiation. Merci.
Le Président (M.
Kelley) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions?
Oui, Mme la députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan
Olivier : Un électeur qui constate que cette personne n'a pas le droit
d'être inscrite sur la liste électorale peut demander une radiation. Sous
quelle condition que ce cas pourrait arriver?
Mme
Laforest : Exemple, si la personne juge qu'un électeur ne résidait pas
dans la municipalité puis il a eu droit de vote, par exemple. Tu sais, c'est
pour valider des personnes qui sont allées voter ou qui n'avaient pas le droit
de voter qui sont allées voter. Donc, c'est juste des... pour vérifier les
personnes qui sont actuellement en droit de vote.
C'est pour, exemple, dire : Lui, on enlève sa possibilité. C'est là qu'on
a donné la possibilité de radiation parce qu'il n'a pas le droit d'aller
voter ou encore l'ajouter sur la liste. Donc, on laisse la discrétion au
président d'élection.
Mme Lakhoyan
Olivier : OK. Merci.
Mme
Setlakwe : ...juste pour rajouter...
Le Président (M.
Kelley) : Mme la députée.
Mme Setlakwe : ...le droit existe déjà,
là. Le droit de demander une radiation, en fait, est déjà fait. Disons qu'on a
des... Quand nos jeunes adultes quittent la maison et vont vivre en appartement
ailleurs, bien là, leur nom...
Mme Laforest :
Un ancien locataire.
Mme Setlakwe :
Oui, c'est un exemple que je donne. Mais, en fait, ce qu'on vise à faire
ici, ce n'est pas de changer le régime sur le fond, c'est juste de... bien, pas
illustrer, mais de référer au fait que maintenant les... ces demandes-là ne
sont pas présentées uniquement devant la commission, se présenter... qu'on ne
doit pas se présenter maintenant uniquement devant la commission, mais qu'on
peut présenter une demande. C'est pour illustrer la flexibilité qu'on offre
maintenant. C'est de la concordance.
Mme Laforest :
Le président d'élection pourrait accepter une demande écrite ou une demande
en personne. C'est le président d'élection qui va déterminer que, oui,
j'accepte les demandes par écrit ou... Je ne sais pas pourquoi on ajoute ça
dans le projet de loi, mais voilà. On a donné des pouvoirs au président
d'élection. Donc, lui, on vient déterminer que les personnes qui sont inscrites
sur la liste peuvent être radiées, puis les demandes de radiation peuvent se
faire par écrit ou encore par courriel.
Mme Setlakwe : Mais là vous dites...
tout allait bien, mais là vous dites : Je ne sais pas pourquoi on ajoute
ça. En fait...
Mme Laforest :
Bien, c'est parce que c'est...
Mme
Setlakwe : Non, non, vous devriez... Oui, on le sait pourquoi on fait
ça, parce que maintenant...
Mme Laforest :
Bien, pourquoi? C'est parce que...
Mme Setlakwe : ...ce n'est pas juste en
personne, parce que, justement, les gens n'y allaient pas en personne.
Tu sais, ça prenait d'autres moyens, je pense...
Mme Laforest :
Oui.
Mme Setlakwe : ...pour qu'on puisse
évoluer puis faire avancer la liste. Parce qu'en tout cas, de mémoire, moi...
commission de révision, là, en plein jour, quand les gens travaillent, il me
semble qu'il n'y a pas grand monde qui se pointait là puis...
• (18 heures) •
Mme Laforest :
Non. Bien, je vais reprendre mes propos. Vous avez raison, c'est parce que
c'est les cinq... les six articles, ce sont des articles de concordance. Ça
fait que c'est pour ça que moi, je dis, pour moi, c'est de la concordance. Mais
il fallait quand même ajouter certaines phrases. C'est juste parce que c'est de
la concordance, mais de la concordance, on n'a pas le choix de l'ajouter dans
les projets de loi, mais c'est important.
Mme Setlakwe : ...sinon on pourrait lire
l'article puis se dire : Mais ça ne reflète pas la nouvelle réalité, là,
quand on dit qu'on doit se présenter en personne devant la commission.
C'est de la concordance. C'est bon. Merci.
Le Président
(M. Kelley) : Parfait. M. le député de Taschereau.
M. Grandmont :
Donc, ce qu'on veut, c'est donner des possibilités, plus de possibilités
aux gens de pouvoir signaler ou faire des
demandes de radiation. C'est ce que je comprends, là, parce qu'avant il fallait
se présenter en personne devant la
commission, tandis que là on va donner la possibilité d'utiliser d'autres
moyens pour faire ces demandes-là. C'est bien ça?
Mme Laforest :
Oui. Bien, en fait, très simplement, là, c'est qu'on a adopté
l'article 82. L'article 82, on parlait de... que toute demande doit
être présentée devant la commission de révision en personne, aux jours et aux
heures fixés... par tout autre moyen déterminé par le président d'élection.
Donc, étant donné que le deuxième point, c'était «peut être présenté par tout
autre moyen déterminé par le président d'élection» ou... selon moi, c'était en
personne, ou par écrit, ou selon la volonté du président d'élection.
Donc là, la mesure
qu'on vient ajouter, c'est qu'on vient permettre que la demande peut être faite
par tout autre moyen qui est déterminé par le président d'élection. Donc,
vraiment, on répète ce qui a été dit à l'article 82 par quelques petits
changements pour la commission de révision. C'est pour ça que... bref, c'est de
la concordance.
M. Grandmont :
Ces demandes de révision... en fait, les demandes de radiation, ça, ça peut
se faire... parce que là, tantôt, vous avez dit... pour s'assurer que quelqu'un
qui a voté... qui aurait voté, par exemple, je pense que c'est Mme la
sous-ministre, là, qui avait dit ça, là, que quelqu'un qui aurait voté sans
être dans la bonne... dans le bon district ou dans la bonne municipalité, qu'on
puisse, dans le fond, peut-être annuler son vote. Donc, juste pour comprendre,
là, les demandes de radiation, ça peut se passer avant...
Mme
Laforest : ...
M. Grandmont : ...je veux juste terminer
ma question. Ça peut se terminer avant le vote, après le vote? Est-ce
qu'il y a une date limite à... jusqu'à laquelle, dans le fond, c'est autorisé
de faire des demandes de radiation? Pour comprendre un peu, là.
Mme
Petit (Katia) : Merci. Donc, la période de révision, elle peut varier
selon la municipalité, mais elle doit obligatoirement se tenir entre le jour
moins 22 et le jour moins 10 par rapport à la date d'élection. Donc, tout ce
qu'on vient changer ici, c'est vraiment ce qui a été mentionné, à l'effet que,
comme les demandes... On pouvait déjà faire ces demandes-là, c'est juste que
maintenant on peut les faire autrement qu'en personne. Donc, on doit ajuster le
texte dans tous les autres articles où c'est prévu que... que c'est libellé
comme si c'était uniquement en personne. Ce n'est que ça qu'on vient
régulariser dans cet article et dans certains des suivants.
M. Grandmont :
Parfait. Je comprends bien. Est-ce que, pour les demandes de radiation,
c'est les mêmes délais ou les mêmes périodes
de temps, c'est-à-dire moins 22 et moins 10 avant le jour J, qui
s'appliquent également?
Mme Petit
(Katia) : Sous réserve d'adaptation. Comme je disais, ça dépend des
municipalités. Et ce qu'il faut savoir, c'est que c'est une demande de révision
en quelque sorte, là. C'est vraiment le cas qui a été identifié par la
ministre. Donc, quelqu'un réalise que l'ancien locataire d'où il loge est
encore inscrit sur la liste électorale. Alors, il demande de le radier, de le
radier de la liste et de s'inscrire lui-même, tout simplement.
M. Grandmont :
Ok. Puis le vote... Les premières journées... Je vais attendre un petit
peu.
Des voix : ...
M.
Grandmont : Et donc...
Mme Petit
(Katia) : Et on ne touche pas du tout au régime applicable dans
l'article.
M.
Grandmont : Oui. Et les premières journées où c'est possible de voter
par anticipation, c'est J moins 9?
Mme Petit
(Katia) : Les votes par anticipation sont au jour J moins 7
et possiblement le J moins 8. Là, je parle vraiment du vote... le
BVA, là, le bureau de vote par anticipation, mais il y a quand même du vote
itinérant ou du vote au bureau du président d'élection qui peuvent se tenir
d'autres journées.
M.
Grandmont : Oui, d'accord. Mais ce que je veux comprendre, là, pour
être sûr, c'est juste qu'on peut... On ne peut pas radier, on ne peut pas faire
de demande de radiation après que le vote ait commencé.
Mme Petit
(Katia) : Non. C'est la raison pour laquelle tantôt on disait qu'on
avait été au maximum de la période possible pour tenir les bureaux de vote...
tout type de bureaux de vote. On y va jusqu'à la fin de la période de révision.
C'est la logique en arrière.
M.
Grandmont : Parfait. Je vais vous expliquer le fond de ma question. En
fait, c'est que vous aviez dit tantôt que c'était pour... il pourrait y avoir
des demandes de révision... de radiation, pardon, pour s'assurer que des
personnes qui auraient voté n'aient pas pu le faire. Donc, ça, déjà, ça a semé
la confusion un petit peu, là, dans mon esprit. Puis d'autre part, je voudrais
juste m'assurer qu'on n'ait pas, dans le fond, un régime dans lequel des gens
malintentionnés pourraient demander des radiations de vote dans le cas d'une
élection serrée, puis on ferait une espèce de chasse à trouver des gens...
Vous comprenez un peu
le sens... le fond de la question? Mais je comprends que les dates font en
sorte que, dans le fond, c'est deux... c'est deux processus séparés, la
radiation... les demandes de radiation d'abord, puis, après ça, on commence le
vote par anticipation.
Mme Petit (Katia) :
C'est que ces demandes-là visent à établir la liste électorale, liste
électorale à partir de laquelle, après ça, on va tenir des élections. Et les
propos de tantôt étaient plutôt sur la tenue d'élections simultanées à partir
des mêmes listes. Donc, c'est un tout autre sujet.
M.
Grandmont : Je comprends. Parfait. Merci.
Le Président (M.
Kelley) : Mme la députée de Mont-Royal—Outremont, oui, bien sûr.
Mme
Setlakwe : ...M. le Président. Honnêtement, ce n'est pas pour
éterniser, là, mais je pense que... Ce que je comprends, c'est qu'on ne change
pas le régime, et il y a une liste électorale préliminaire qui est sortie
rapidement. Là, il y a la commission de révision qui dure un certain nombre de
jours. Là, on veut faciliter le processus ou faire en sorte qu'il y ait encore
plus de gens qui demandent ces changements-là, inscription, correction,
radiation, après quoi il y a une liste
finale qui est émise. Et là la seule petite question là, c'est... Donc, dans la
séquence, qui est importante, on va jusqu'à J moins 10, disons,
10 jours avant, et là le vote par anticipation commence après. Mais là, la
liste finale, elle sort quand déjà?
Mme Petit
(Katia) : La liste finale, elle entre en vigueur le jour moins 9
et ne bouge plus par la suite.
Mme Setlakwe : Elle
ne bouge plus. Donc, quelqu'un, disons, qui voudrait voter par anticipation, il
n'était pas sur la liste et là, durant la commission de révision, se fait
inscrire ou se fait... peu importe, le changement est fait. Et là tout de
suite, le lendemain, il va pouvoir aller voter par anticipation ou il va
devoir, comme, attendre au jour de vote officiel?
Mme Petit (Katia) : Une fois que la
liste est établie, il va être dessus, au terme de la commission de révision.
C'est pour ça qu'ils doivent déposer la demande deux jours avant la fin des
travaux de la commission de révision, pour permettre à celle-ci de compléter la
liste. Est-ce que c'est clair?
Mme Setlakwe : Oui, oui. C'est juste
que je me demande si la personne peut... pourrait voter si... On n'est pas sur
la liste initiale, on se fait ajouter, est-ce qu'on peut voter par
anticipation?
Mme Petit (Katia) : Tout à fait.
Mme Setlakwe : Oui?
Mme Petit (Katia) : Tout à fait.
Mme
Setlakwe : Donc, il n'y a pas une... ce n'est pas une
question de faire radier quelqu'un qui a voté deux fois, ce n'est pas
ça, là, c'est... on n'est pas là-dedans?
Mme Petit (Katia) : Non, c'est deux
sujets différents.
Mme Setlakwe : Oui.
Le Président (M. Kelley) : Oui, M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : En fait, c'est ça,
là, donc, la liste est établie à J moins 9... J moins 10?
J moins 10.
Mme Petit (Katia) : J moins 9...
M. Grandmont : J moins... puis
elle devient disponible à partir de J moins 9.Puis après ça,
dans le fond, donc, on ne peut plus enlever des noms de la liste, mais on
pourra en ajouter quand des gens vont se présenter au bureau de vote, par
exemple, puis se faire rajouter séance tenante sur la liste électorale. Ça,
c'est toujours possible?
Mme Petit
(Katia) : On ne peut plus. La liste, elle est ferme,
après... Une fois que la liste électorale, au jour moins 9, elle
est... la liste est complétée.
M. Grandmont : D'accord, mais une
personne qui se présente au bureau de vote le jour de l'élection peut se faire
ajouter?
Mme Petit (Katia) : Non. Il y a une
table de vérification de l'identité. Donc, pour quelqu'un qui est inscrit sur
la liste électorale, mais n'a pas de pièce d'identité, alors, à ce moment-là,
il y a cette table-là, donc, qui permet de voter quand même, mais la personne
est tout de même sur la liste électorale. On ne peut pas se faire ajouter à la
liste électorale au bureau de vote.
Une voix : ...
Mme Petit (Katia) : Oui, c'est vrai.
M. Grandmont : OK. Merci.
Mme Setlakwe : ...mais non, c'est...
c'était mon commentaire tout à l'heure, quand je disais qu'on continue à faire
du porte-à-porte, là, après que le... les élus, là, les candidats, peu importe,
une fois que la liste électorale, elle est finalisée suite à la fermeture de la
commission de révision, ça ne bouge plus. Ça ne bouge plus, mais c'est des... tu sais, d'où la frustration, des fois, d'être
devant des électeurs qui n'ont pas leurs papiers ou que, tu sais, ils voudraient
bien sortir voter, mais c'est comme... pas méconnu, mais c'est... ce concept de
commission de révision qui a lieu bien en amont, on en échappe beaucoup. Alors,
il faut vraiment travailler vers un système qui est plus efficace puis qui
permet de faire ces corrections-là en amont. Et c'est ce qui est souhaité par
les mesures qu'on met en place, n'est-ce pas?
Mme Petit (Katia) : C'est ça, sauf
qu'il ne faut pas oublier que chaque personne qui habite à une adresse reçoit
un avis, quand même, du président d'élection bien avant. Donc, au plus tard le
jour moins 17, de mémoire, donc, on
reçoit un avis puis on le voit, là, si on n'est pas dessus. Alors, si on a un
intérêt à le faire, on va faire la démarche, et, si on n'a pas d'intérêt, à ce moment-là, le
porte-à-porte, comme vous dites, est plus pour faire sortir, j'imagine, le vote
que de faire ajouter des gens sur la liste électorale.
Mme Setlakwe : Vous avez raison. Il
y a un premier carton qui est envoyé : Voici les personnes sur la liste ou
les occupants à telle adresse. Mais les gens...Il faut qu'il y en...
Mme Laforest : Il y en a tellement
durant les élections, là.
Mme Setlakwe : Non, il y en a. Puis,
tu sais, Mme la ministre, je ne veux pas être... Non, non, mais c'est tellement
important. Mais ça explique un peu aussi pourquoi on se ramasse, en politique
municipale, avec un si faible taux de
participation. Le nombre de fois, là, que les gens disent : Ah oui! le
papier, ça me dit quelque chose. Il faut continuer à faire ces campagnes
de publicité ou de sensibilisation, il faut...
Mme Laforest : Bien, il faut
moderniser les pratiques aussi, ce qu'on fait aujourd'hui.
Mme Setlakwe : Et il faut moderniser
les... il faut moderniser les pratiques. Voilà. On dit la même chose.
Le Président (M. Kelley) : Mme la
députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : Je sais, on
sort un petit peu du sujet, mais je suis d'accord avec ma collègue pour rendre
les élections plus accessibles. On peut mettre toutes les règles du monde, il y
en a qui ne checkent rien, ils ne voient rien, ils ne comprennent rien. C'est
comme s'ils n'étaient pas là, tu sais. Ça fait qu'il faudra vraiment, là, le
jour des élections... Combien de fois... C'est vrai, des gens, ils me
disent : Mais là, ils ne me laissent pas, ils ne me laissent pas... Mais
là, monsieur, madame, ils ne peuvent pas voter. Il faudra vraiment, le jour de
l'élection, faire confiance au PRIMO ou à la table de vérification puis, avec
les cartes d'identité ou la facture de Bell ou Hydro, les laisser voter.
Vraiment, là, on devrait faire ça, si on veut vraiment s'assurer que tous les
citoyens ont la chance et... élire et leur
donner la chance... augmenter nos chiffres des gens qui vont participer aux
élections. Je pense qu'on devrait faire ça.
• (18 h 10) •
Mme Laforest : Mais il y a une
chose, en fait, puis...
Mme Lakhoyan Olivier : Ce n'est pas
là-dedans, je sais.
Mme Laforest : Non, mais il y a une
chose importante. Le projet de loi va vraiment démontrer l'importance des élus municipaux, l'importance des élections
municipales, puis je crois qu'on va augmenter le taux de participation
avec toutes les mesures qu'on ajoute. Parce qu'il y a beaucoup, beaucoup
d'articles, puis c'est vrai qu'il y a beaucoup d'articles de concordance, mais
on ajoute des jours, on ajoute des bureaux itinérants, on ajoute toutes les
possibilités, là. Ça fait que je pense que ça va aider, mais les factures de
Bell, je ne suis pas sûre.
Mme Lakhoyan Olivier : Hydro.
Mme Laforest : Hydro? Ah!
Mme Lakhoyan Olivier : En tout
cas...
Mme Setlakwe : Non, mais, tu sais,
le point de ma collègue, c'est de vouloir augmenter le taux de... Mais
effectivement je pense que, dans les faits, les gens se frappent à un refus qui
est tout à fait compréhensible. On ne peut pas... On détermine une façon de
modifier la liste électorale. Une fois qu'elle est finalisée et fermée, c'est
l'outil avec lequel...
Mme Laforest : Tout à fait.
Mme Setlakwe : ...le personnel
fonctionne, le jour de l'élection. Et ça peut en décevoir certains, mais il
faut que les gens s'adaptent et s'assurent d'être inscrits au bon moment.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
que le député de Taschereau a un point à faire aussi?
M. Grandmont : Oui. Bien, c'est pour
renchérir un petit peu sur ce que... la discussion, là, qu'on a depuis tantôt, là. On cherche à augmenter le taux de
participation qui est particulièrement bas au niveau municipal, là. Aux élections
générales québécoises, on est à autour de 68 %, 70 %, de mémoire, là, donc
on est à un niveau qui est beaucoup plus élevé.
Je suis persuadé que dans les grandes villes québécoises, au niveau municipal,
on a des taux de votation qui doivent être quand même relativement
élevés aussi, puis je pense que ça tient beaucoup à la façon dont les élections
sont couvertes par les médias. Quand on a des élections municipales, ce qui
sort dans les médias, c'est Montréal, Québec, tu sais, les grandes villes de
100 000 habitants et plus. J'ai l'impression, dans les petites
municipalités peut-être, qu'on a un petit peu moins ça.
Ça fait que les gens suivent un peu moins, puis, à la dernière minute, on fait
comme : Oh! OK, il faudrait que j'aille voter. Finalement, il y a, tu
sais, un vote.
Si on veut faciliter,
trouver des moyens de faciliter, là, le vote, bien, peut-être que c'est des
aménagements qu'il serait intéressant
d'explorer éventuellement, là. Alors, on peut bien, tu sais, mettre en place
certains aménagements, on verra les résultats en 2025, mais, si on était
capables d'éviter que des gens se présentent au bureau de vote puis se font refuser parce qu'ils ne sont pas... ils n'ont
pas pris la peine de s'inscrire sur la liste électorale, bien, c'est ça, tu sais,
plutôt que de les retourner chez eux,
trouver des... bien, des aménagements, des façons de vérifier effectivement
qu'ils sont bel et bien résidents de telle adresse puis qu'ils sont bien
dans le bon bureau de vote, puis, après ça, leur donner l'opportunité de le
faire. Mais j'ai comme... Il me semble que l'impression que j'ai, c'est que, si
on veut faciliter, augmenter la
participation, le vote, bien, c'est un aménagement qui peut se faire
relativement facilement. Une preuve de résidence, ça se donne assez
facilement. Il y a moyen de peut-être ne pas échapper certaines personnes.
Ça
fait que je le soulève, là, puis je pense que mes collègues aussi sont assez
dans la même ligne que ce que... que
ce que j'avance, là. Pour les prochaines... en tout cas, suivant 2025, on
regardera les résultats, puis voir aussi, tu sais, en fonction des villes
aussi. Puis je ne sais pas si ce genre d'information là est colligé, non plus,
par les bureaux de vote, combien de
personnes on a refusées, qui n'étaient pas inscrites. Je ne sais pas si le DGEQ
tient ce genre de statistiques là. Ça m'étonnerait, là.
Mme
Laforest : Bien, je pense que le DGEQ, il écoute la commission. C'est
une autre question qu'ils devront répondre. Mais, juste pour vous corriger, il
y a beaucoup plus de participation dans les petites municipalités que les
grandes.
M.
Grandmont : Ah oui?
Mme
Laforest : Dans les petites municipalités, on est à 55 %.
M.
Grandmont : Surprenant! Ah oui?
Mme
Laforest : Dans les 100 000 et plus, c'est 38 %.
M. Grandmont :
Ah oui? Mais le taux de votation,
au final, est à 38 %, là. On avait dit tantôt, au début de la...
Mme
Laforest : Pour les 1 000 et plus... les 100 000 et plus.
M.
Grandmont : Pour les 100 000 et plus...
Mme
Laforest : Les 100 000 et plus, c'est 38 %. Pour les plus
petites, 0-2 000, c'est 55 %.
M.
Grandmont : Quand même, OK.
Mme
Laforest : 0 à 1 999 habitants, 54,5 %; 2 000 à
4 999, 45,4 %; 5 000 à 9 999 habitants, 41 %;
10 000 à 49 999, 38,1 %; 50 000 à 99 999, 34,7 %;
et 100 000 et plus, 38 %.
M. Grandmont :
Intéressant. Il y a plus de
mouvement aussi dans les villes de 100 000 et plus, alors peut-être
plus de gens aussi qui sont dans des appartements, quittent, se déplacent. Ça
fait que peut-être que la notion, là... Peut-être, mon interprétation était
fausse, là, sur le premier... sur ma première interprétation, mais la
deuxième...
Mme
Laforest : Bien, qu'est-ce qu'on a réussi, dans les 100 000 et
plus, c'est les jeunes et les femmes.
M.
Grandmont : Pardon?
Mme
Laforest : Dans les municipalités de 100 000 et plus, les plus...
à fortes populations, c'était vraiment d'avoir plus de jeunes, plus de femmes.
On a réussi, mais il faut continuer, là.
M.
Grandmont : Oui. En tout cas, le point demeure, je pense, là, tu sais,
trouver une façon d'aller chercher les gens
qui n'auraient pas suivi le processus avec... de façon adéquate puis leur
permettre de voter même s'ils ne sont pas inscrits. Je pense que c'est
d'être... Puis peut-être voir aussi ce qui se passe dans d'autres législations,
là.
Mme
Laforest : C'est bon.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce
que l'article 80 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, l'article 81.
Mme
Laforest : L'article 130 de cette loi est modifié par le remplacement
de «doit se présenter devant la commission de révision compétente pour faire»
par «peut présenter à la commission de révision compétente».
L'article 81 du
projet de loi modifierait l'article 130 de la LERM, qui porte sur la demande de
correction d'erreur dans l'inscription de
renseignements sur la liste électorale. La modification proposée consisterait à
remplacer la nécessité de se présenter devant la commission pour
présenter cette demande par l'idée générale de présenter une demande, en
concordance avec la modification à l'article 132 de la LERM, article 82 du
présent projet de loi, qui introduirait la possibilité de présenter des
demandes par d'autres moyens qu'en personne. Article de concordance pour le
président d'élection, voilà. Merci, M. le Président.
Le Président (M.
Kelley) : Merci, Mme la ministre. Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme
Setlakwe : Ça va, M. le Président, je pense qu'on a fait le tour de
cette question-là. On est dans... On est dans la même logique. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 81 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Kelley) : Parfait. Donc, maintenant, on va procéder à
l'article 83.
Mme Laforest :
L'article 133 de cette loi est
modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de «devant» par
«à».
L'article
83 du projet de loi modifierait l'article 133 de la LERM qui porte sur le
serment requis pour présenter une demande et qui octroie à la commission
de révision le pouvoir d'exiger toute preuve nécessaire à sa prise de décision. La modification proposée consisterait à
remplacer la nécessité qu'une demande soit présentée devant la commission par l'idée générale qu'une demande peut
être présentée à la commission, en concordance avec la modification à l'article 132 de la LERM, article
82 du présent projet de loi, qui introduirait la possibilité de présenter des
demandes par d'autres moyens qu'en personne.
Donc, on vient ici
assurer que toute demande présentée à la commission de révision soit faite par
différents moyens. Les mêmes règles seraient applicables lors de la
présentation d'une demande à la commission de révision, peu importe le moyen
employé. Merci.
Le Président (M.
Kelley) : Est-ce qu'il y a des interventions? Merci, Mme la ministre.
Est-ce qu'il y a des interventions? S'il n'y
a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 83 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Kelley) : Parfait. Article 77.
Mme Laforest :
Bon, 77 : L'article 125 de
cette loi est modifié par l'insertion, après le paragraphe 3° du premier
alinéa, du paragraphe suivant :
«3.1° les autres
moyens de présenter une demande à la commission de révision, déterminés
conformément au paragraphe 2° du premier alinéa de l'article 132;».
Est-ce que je suis...
Je vais l'expliquer, mais c'est encore une question de concordance pour ajouter
par d'autres moyens. L'article 77 du projet de loi modifierait l'article 125 de
la LERM qui porte sur la publication de l'avis annonçant la révision de la
liste électorale et qui en prévoit le contenu.
La liste électorale
de la municipalité doit être révisée par une commission de révision qui siège
aux endroits, jours et heures déterminés par le président d'élection
conformément à la loi.
La modification
proposée consisterait à ajouter au contenu de l'avis une mention relative aux
autres moyens, outre de se présenter à
l'endroit où la commission siège, pour présenter une demande d'inscription, de
radiation ou de correction. Les autres moyens seraient déterminés par le
président d'élection.
Le Président (M.
Kelley) : Merci, Mme la ministre.
Mme
Laforest : Merci, M. le Président.
Le Président (M.
Kelley) : Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme
Setlakwe : ...je pense qu'on a bien amplement discuté de tout ça.
Mme
Laforest : Oui, c'est vrai.
Le
Président (M. Kelley) : S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 77 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) :
Parfait...
Mme Laforest : L'article 78 :
L'article...
• (18 h 20) •
Le Président (M. Kelley) : C'est ça,
Mme la ministre, 78.
Mme Laforest : C'est le fun. Non,
mais c'est le fun, notre commission, hein? On a du plaisir.
Le Président (M. Kelley) : C'est ça.
Mme Laforest : Bon, OK, l'article
78 : L'article 126 de cette loi est modifié par l'insertion, dans le
premier alinéa et après «3°», de «, 3.1°», partout où cela se trouve.
L'article 78 du projet de loi modifierait
l'article 126 de la LERM qui porte sur l'avis rappelant la révision de la liste
électorale envoyé aux électeurs. La modification proposée consisterait à
ajouter la mention relative aux autres moyens de présenter une demande à la
commission de révision, en concordance avec la modification proposée aux
articles 125 et 132 de la LERM, articles 77 et 82 du présent projet de loi.
Donc, ici, on vient informer les électeurs des
moyens autorisés pour présenter une demande à la commission de révision. Merci.
Le
Président (M. Kelley) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des
interventions? S'il n'y a pas d'intervention, nous allons procéder à la
mise aux voix. Est-ce que l'article 78 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Maintenant,
Mme la ministre, l'article 95.
Mme Laforest : L'article 95 :
L'article 193 de cette loi est abrogé.
L'article 95 du projet de loi abrogerait
l'article 193 de la LERM.
Actuellement, l'article 193 du projet de loi
prévoit notamment que le fond d'un bulletin de vote doit être noir ou de
couleur foncée.
La couleur des bulletins de vote pourrait
dorénavant être encadrée par le Règlement sur les modèles de bulletins de vote
et la forme du gabarit lors d'élections et de référendums municipaux.
Ici, on vient améliorer l'accessibilité du vote
pour les personnes ayant un handicap visuel. On vient faciliter l'organisation de l'élection pour les
municipalités, alors ce qui est très important pour les personnes ayant un
handicap visuel. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci, M. le
Président. Bien, brièvement, là, je... évidemment, je n'ai rien contre, là, je
comprends que c'est probablement une demande. Et est-ce qu'on... J'essaie de me
souvenir de mes lectures, je pense que
c'était expliqué dans le tableau, là. On veut donc s'harmoniser avec le régime
au provincial. Est-ce que je me trompe?
Mme Laforest : C'est la même chose
au...
Mme Setlakwe : Juste nous donner un
petit peu de mise en contexte, là, pour qu'on comprenne bien.
Mme Laforest : Bien, on a la même
chose au provincial, vous avez raison, mais avec cette possibilité-là, c'est
sûr que les délais d'impression sont beaucoup plus rapides et les coûts
également. Les coûts d'impression sont beaucoup plus dispendieux à ce
moment-ci. Donc là, on vient changer l'impression des avis.
Des voix : ...
Mme Petit (Katia) : Je voulais
juste... C'est aussi qu'on souhaite évidemment l'harmoniser avec la Loi
électorale provinciale, qui le prévoit sur fond gris. Donc, c'est... voilà.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Donc, je comprends
que c'est pour répondre à des besoins. Je sais, effectivement, les personnes avec un handicap visuel, effectivement,
là, c'est plus facile si, effectivement, les couleurs sont inversées. Quand vous parlez, là, des coûts, là, c'est-tu des coûts
qui sont... Il y a une bonne différence de coûts. Parce que je comprends
que le coût est augmenté parce qu'il y a plus d'encre sur le papier, dans le
fond...
Mme Laforest : Oui,
tout à fait.
M. Grandmont : ...essentiellement,
ou les papiers... Oui, c'est ça, en tout cas, mais peu importe. Mais donc, on a
ça... Puis est-ce que, quand même, c'est normé, c'est-à-dire que ça ne sera
plus... ça ne sera plus noir ou de couleur
foncée? Est-ce que le DGEQ, dans le fond, s'assure qu'il y a une uniformité ou
qu'on n'arrivera pas avec des...
Mme Laforest : Votre question est
bonne. Ce sera défini par règlement.
M. Grandmont : Par règlement?
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : OK. Donc, ce n'est
pas le DGEQ qui détermine ça, c'est par règlement?
Mme Laforest : Non, par règlement.
M. Grandmont : OK. D'accord. Puis
ça... Donc, ça, est-ce que pour...
Mme Laforest : Ça va se faire
rapidement.
M. Grandmont : Pour les élections
québécoises, générales québécoises, c'est la même chose aussi, c'est par
règlement que c'est déterminé également?
Mme Laforest : Ça, c'est-tu fait par
règlement provincial?
Mme Petit (Katia) : Le tout a été
modifié au niveau provincial dans le projet de loi n° 7.
M. Grandmont : OK, dans un projet de
loi, puis, pour le municipal, ce serait dans un règlement. Mais on va venir s'harmoniser, donc, on va avoir un document
qui va être similaire à ce qui se passe actuellement pour les élections
générales québécoises?
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : D'accord.
Mme Laforest : Bleu.
M. Grandmont : Je ne suis pas sûr
que ça respecte les normes. Non, mais c'est ça, mais...
Mme Laforest : Mais non, non, non,
sérieusement, là, ça va se faire par règlement, puis c'est sûr qu'on va
s'harmoniser, là. Puis on va vérifier aussi avec le DGE, on va valider.
M. Grandmont : OK. Puis est-ce que,
dans le fond, c'est... Puis est-ce que vous allez mettre à contribution, par
exemple, les groupes qui défendent les personnes avec des handicaps visuels,
par exemple? Est-ce que vous faites un travail d'arrimage pour vous assurer que
c'est bien fait...
Mme Laforest : Ah! bien, c'est
certain, parce que ça, c'est leur demande.
M. Grandmont : Parce que c'est
beaucoup de choses, là, tu sais. Il y a la couleur, évidemment, puis après ça
le choix de la police qui est utilisée, la grosseur des caractères. Est-ce
qu'il y a des photos aussi sur les bulletins de vote municipaux? Ça, je ne sais pas. Il n'y en a pas. Je ne pense pas,
hein? Aux élections générales québécoises, il y en a, mais pas sur le
municipal?
Mme Laforest : Non, il n'y a pas de
photo.
M. Grandmont : Il n'y a pas de
photo.
Mme Laforest : Mais on va
s'harmoniser aussi, là.
M. Grandmont : D'accord. Parfait.
Mme Laforest : On va le faire avec
l'Office des personnes handicapées du Québec.
M. Grandmont : Oui, c'est ça. Bien,
c'est un souhait, là, évidemment, de notre côté, là.
Mme
Laforest : Oui, c'est obligatoire.
M. Grandmont : On veut s'assurer que ça répond effectivement à leurs besoins aussi, si
c'est ça, l'intention au départ, là, de le faire avec eux autres aussi.
Mme Laforest :
Oui, c'est essentiel.
M.
Grandmont : Parfait. Je vous remercie.
Le Président (M.
Kelley) : Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols :
Oui. Merci, M. le Président. À
l'article 95, on vient abroger l'article... on vient, dans le fond, là, abroger
l'article 193 de la LERM. Moi, c'est... C'est parce que, dans les notes
explicatives, on dit que «la couleur des
bulletins de vote pourrait dorénavant être encadrée par le Règlement». Où c'est
indiqué que ça va être... parce qu'on dit «pourrait», là, ça fait que...
Bien, je me dis : Où on va trouver la référence que ça va être renvoyé
dans le règlement?
Mme
Laforest : Où?
Mme Nichols :
Oui. Bien, c'est parce qu'il est abrogé, mais, dans le fond, ce qu'on dit,
c'est que ça pourrait dorénavant être encadré dans le règlement. Ça fait que,
là, le règlement existe déjà. Est-ce c'est le règlement qu'on avait vu dans le
projet de loi n° 7?
Mme
Laforest : Le règlement existe déjà. Je vais lire, là, l'article
193 : «Le bulletin de vote doit être imprimé par inversion de façon qu'au
recto les mentions et les cercles prévus pour l'apposition de la marque de
l'électeur soient en blanc.» On donne les couleurs. «Les bulletins utilisés
pour l'élection du maire peuvent être d'une couleur différente de celle des
bulletins utilisés pour l'élection des conseillers. De plus, les bulletins
utilisés pour l'élection des conseillers
peuvent être d'une couleur différente pour chaque poste numéroté.» Mais, suite
à ça, il va y avoir la consultation avec l'Office des personnes
handicapées.
Mme Nichols :
Oui, ça va, mais moi, ma question, c'est : Le renvoi au règlement est
où, il apparaît où? Parce qu'elle dit «pourrait dorénavant être encadrée
par le Règlement», donc ce n'est pas certain qu'il va être encadré par le règlement. Là, je comprends qu'il y
a une volonté qu'il soit encadré par le règlement. Puis ma sous-question,
c'est : Le règlement auquel on fait référence, là, qui est le Règlement
sur les modèles de bulletin de vote, la forme de gabarit lors d'élections, de
référendums municipaux, est-ce que c'est le même règlement qu'on a traité dans
le projet de loi n° 7?
Mme
Laforest : C'est dans la Loi sur les élections et référendums dans les
municipalités, c'est l'article 582 : «Le ministre peut, par règlement,
prescrire la forme, le contenu minimal ou un modèle de tout document prévu par
la présente loi.» C'est déjà dans la loi sur les élections... les élections et
les référendums, c'est déjà prévu dans la loi. Donc, ici, on va le faire par
règlement, puis par règlement, c'est déjà bien établi.
Mme Nichols :
OK. Le renvoi va se faire par règlement?
Mme
Laforest : Oui.
Mme Nichols :
OK. Non, mais je me disais... OK. Je cherchais il était où, le renvoi, à
quel... mais le règlement va référer à l'autre règlement.
Mme
Laforest : Exactement.
Mme Nichols :
C'est bon.
Mme
Laforest : Puis c'est un règlement spécifique au municipal, on
comprend, là.
Mme Nichols :
Oui. C'est bon.
Le Président
(M. Kelley) : C'est bon? Mme la députée de Chomedey, est-ce que
vous avez toujours une question?
Mme Lakhoyan
Olivier : Merci, M. le Président. Comme on fait cet exercice pour
favoriser la participation électorale, je me
demandais quelle est la raison que les bulletins doivent avoir une couleur?
Pourquoi ce n'est pas blanc? Est-ce qu'il y a une raison qu'il y a une couleur?
Ça, tout le monde... puis ça coûterait beaucoup moins cher, tu sais, pas
de couleur.
Mme Laforest : Allez-y, Katia.
Mme Petit
(Katia) : En fait, c'est que les ronds sont blancs, tu sais, c'est...
Ils veulent... On veut s'assurer que ce soit le plus facile de voter, et la
façon la plus évidente ou la plus claire, sur un bulletin de vote, c'est un
fond de couleur avec un cercle blanc pour bien mettre le X. Si le bulletin est
blanc, puis qu'on a juste un contour blanc, puis qu'on met dans le cercle blanc
notre vote, c'est encore, tu sais... ce n'est pas... c'est beaucoup moins...
c'est beaucoup plus compliqué ou c'est moins
évident à voter, là, tu sais, pour voter. Donc, on veut également prévoir
des... Ils pourraient, par exemple, prévoir des teintes de couleur pour
séparer... des teintes de gris, là, pour séparer les différents candidats, là. C'est aussi quelque chose qui est envisagé,
là, un peu comme ce qui existe aussi du côté provincial.
Mme Lakhoyan Olivier : C'est
très bien. Merci beaucoup. C'est logique.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions?
Mme Setlakwe : ...question, là.
Je ne sais pas si vous me permettez de la poser...
Le Président (M. Kelley) : Bien,
compte tenu...
Mme Setlakwe : ...ou est-ce
qu'on va... Compte tenu de l'heure...
Le Président (M. Kelley) : Compte
tenu de l'heure, si... je pense que demain on va continuer la discussion sur
l'article. Ça convient à tout le monde? Ou demain ou la prochaine séance.
Alors, compte tenu de l'heure, la commission
ajourne ses travaux. Merci beaucoup pour vos discussions et échanges fructueux.
(Fin de la séance à 18 h 30)