Journal des débats de la Commission de l'aménagement du territoire
Version préliminaire
43e législature, 1re session
(29 novembre 2022 au 10 septembre 2025)
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Le
jeudi 9 mai 2024
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Vol. 47 N° 62
Étude détaillée du projet de loi n° 57, Loi édictant la Loi visant à protéger les élus et à favoriser l’exercice sans entraves de leurs fonctions et modifiant diverses dispositions législatives concernant le domaine municipal
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Intervenants par tranches d'heure
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Kelley, Gregory
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Setlakwe, Michelle
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Laforest, Andrée
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Laforest, Andrée
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Kelley, Gregory
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Setlakwe, Michelle
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Grandmont, Etienne
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Grandmont, Etienne
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Laforest, Andrée
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Kelley, Gregory
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Setlakwe, Michelle
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Lakhoyan Olivier, Sona
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Lakhoyan Olivier, Sona
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Kelley, Gregory
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Laforest, Andrée
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Setlakwe, Michelle
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Grandmont, Etienne
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Kelley, Gregory
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Setlakwe, Michelle
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Laforest, Andrée
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Laforest, Andrée
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Kelley, Gregory
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Setlakwe, Michelle
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Lakhoyan Olivier, Sona
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Grandmont, Etienne
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Setlakwe, Michelle
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Laforest, Andrée
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Kelley, Gregory
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Grandmont, Etienne
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Kelley, Gregory
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Laforest, Andrée
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Setlakwe, Michelle
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Lakhoyan Olivier, Sona
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Grandmont, Etienne
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Setlakwe, Michelle
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Laforest, Andrée
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Kelley, Gregory
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Grandmont, Etienne
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Lakhoyan Olivier, Sona
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Laforest, Andrée
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Setlakwe, Michelle
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Kelley, Gregory
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Grandmont, Etienne
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Lakhoyan Olivier, Sona
11 h (version révisée)
(Onze heures vingt-neuf minutes)
Le Président (M. Kelley) : Alors,
à l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de
la Commission de l'aménagement du territoire <ouverte...
Le Président (M. Kelley) :
...Ayant
constaté le quorum, je déclare la séance de la
Commission de
l'aménagement du territoire >ouverte.
La commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi 57, loi indiquant la... la loi
visant à protéger des élus et de favoriser l'exercice sans entrave de leurs
fonctions et modifiant diverses dispositions législatives concernant le domaine
municipal<i>.
Mme la secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. M. Gagnon (Jonquière) est remplacé par M. Sainte-Croix
(Gaspé); M. Ciccone (Marquette) est remplacé par Mme Lakhoyan Olivier
(Chomedey); et M. Fontecilla (Laurier-Dorion) est remplacé par M. Grandmont
(Taschereau).
• (11 h 30) •
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Merci beaucoup. Je pense qu'on était sur le point d'une question de la députée
de Montréal-Outremont<i> sur l'article 95. Mme la députée.
Mme Setlakwe : Merci, M.
le Président. Je ne remets pas du tout en question, là, le... le bien-fondé
de... du changement que le gouvernement souhaite apporter, là, au niveau du...
du bulletin de... de vote, là, pour... pour le bien des personnes qui ont un
handicap visuel, mais je... j'entendais la... l'échange entre la députée de Vaudreuil
et puis la ministre, et puis je veux juste revenir... d'un point de vue
juridique, légal, là, comment est-ce qu'on rattache les nouvelles modalités à
venir pour les bulletins de vote au règlement?
Ce n'était pas clair dans mon esprit parce
qu'à 95 on abroge complètement l'article 193 de la LERM, et
l'article 193 de la LERM prévoyait... prévoyait les modalités, là, par
rapport aux bulletins de vote et la façon avec laquelle ils devaient être
imprimés, on parle des... des couleurs, le blanc, la couleur pâle sur un fond
noir, etc.
Et là je vois qu'il va y avoir des... une
réflexion à savoir, bon, de... de quelle façon on va maintenant prescrire les
modalités des bulletins de vote, mais comment on rattache... comment on
rattache le... ce... on rattache la loi au règlement?
Parce que là, en ce moment, si on abroge
complètement 193, il n'y a plus aucune mention de... de la façon dont je le
comprends, du bulletin de vote dans la LERM, mais je comprends qu'il y a une
référence, peut-être générale, à un règlement dans la LERM, mais c'est... Je ne
comprends pas comment on... on fait le... on fait le lien.
Mme Laforest : Je pourrais
y aller, M. le Président? Oui?
Le Président (M. Kelley) : Oui,
Mme la ministre.
Mme Laforest : OK. Bon.
Alors, c'est la loi sur les élections et référendums dans les municipalités<i>.
On va... on va y aller par règlement, comme vous le dites, mais il faut
s'attacher à l'article 582 qui dit : «Le ministre peut, par
règlement, prescrire la forme, le contenu minimal ou un modèle de tout document
prévu pour les élections». Puis en fait on fait la même chose qu'on a fait avec
les élections provinciales.
Donc, la loi, la LERM, en fait, l'indique
très bien à l'article 582 que la ministre va décider, par règlement,
le... le nouveau bulletin de vote pour ceux qui ont un handicap visuel.
Évidemment, on diminue les délais, on diminue les coûts d'impression également.
Puis c'est très, très bon pour l'empreinte environnementale. Donc, on s'attache
avec l'article 582 de la LERM. On va le déterminer par règlement.
Mme Setlakwe : Merci.
Non, ça me va, c'était vraiment juste pour... Je pense que je n'avais pas bien
saisi.
Donc, à 582, je comprends, c'est une...
une disposition générale, qui ne parle pas du bulletin de vote, mais ces
modalités-là vont... Mais on n'oblige pas... En tout cas, il n'y a pas... si on
me dit qu'il n'y a pas un vide de... il n'y a pas un... un genre de vide
juridique, moi, ça me va, ça me va. C'est une question technique, là.
Mme Laforest : Non, il
n'y a pas de vide juridique. On vient le combler justement. Puis en fait ça s'est
fait aux autres élections.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions?
Mme Setlakwe : ...voulait
apporter une précision. Non?
Une voix : ...
Mme Setlakwe : Ça me va.
Merci.
Le Président (M. Kelley) : S'il
n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce
que l'article 95 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Maintenant,
Mme la ministre, l'article 67.
Mme Laforest : L'article 54
de cette loi est modifié par le règlement des premier et deuxième alinéas par
le suivant :
«Toute personne qui est un électeur de la
municipalité ou le sera le jour du scrutin peut être inscrite sur la liste
électorale.»
Alors, l'article 67 du projet de loi
modifierait l'article 54 de la LERM, qui prévoit que toute personne qui
est un électeur le 1er septembre de l'année civile où doit avoir lieu une
élection générale a le droit d'être inscrite sur la liste électorale.
La modification proposée consisterait à
remplacer, à titre de date de référence pour avoir le droit d'être inscrit sur
la liste électorale, le 1er septembre par le jour du scrutin.
La modification supprimerait également le
deuxième alinéa de l'article 54, qui prévoit actuellement que toute
personne qui aura atteint la majorité le jour du scrutin est réputée être un
électeur le 1er septembre.
Donc, ici, on veut... justement, c'est
encore une fois pour favoriser la participation électorale pour avoir un plus
grand nombre...
11 h 30 (version révisée)
Mme Laforest : ...donc, ici,
on veut... Justement, c'est, encore une fois, pour favoriser la participation
électorale, pour avoir un plus grand nombre de citoyens. On vient simplifier
les règles applicables à l'obtention de la qualité d'électeur. On vient
permettre que les électeurs puissent voter dès leur arrivée dans la
municipalité. Donc, on va accroître, augmenter le sentiment d'appartenance à la
municipalité des nouveaux citoyens puis on vient préciser dans la loi la
possibilité du vote pour ces nouveaux citoyens.
Le Président (M. Kelley) : Merci
beaucoup, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme Setlakwe : ...que c'est
une bonne chose. Donc, nos grands enfants qui atteignent la majorité dans une
année d'élections vont être ravis de pouvoir voter. Moi, ça me va.
Mme Laforest : Bon point,
oui.
Le Président (M. Kelley) : M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, merci
beaucoup, M. le Président. J'en profite pour saluer tout le monde aujourd'hui.
Ça n'avait pas été fait encore.
Comme, donc, toute... toute personne dont
la résidence principale, j'imagine, là, est dans la municipalité a droit de
vote, et évidemment doit se qualifier aussi, doit avoir l'âge aussi, doit avoir
droit de vote, mais c'est résidence principale...
Mme Laforest : Oui, tout à
fait, on fait la même disposition. Au lieu de le faire sur les... aujourd'hui,
c'est 12 mois, on l'ajoute maintenant au 1ᵉʳ septembre avant les élections. On
fait juste changer la date tout simplement, mais les mêmes obligations sont là.
M. Grandmont : Oui,
évidemment, puis la résidence, là, comment c'est vérifié, ça, pour s'assurer qu'on...
Mme Laforest : Bien, en fait,
c'est l'adresse avec Revenu Québec.
M. Grandmont : Adresse avec
Revenu Québec? Donc, Revenu Québec est capable de fournir, dans le fond, la
preuve. C'est l'organisme qui est en charge de déterminer, là, quelle est la
résidence principale d'une personne.
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : Parfait. Je
vous remercie. Ça va être utile dans d'autres dossiers.
Mme Laforest : Oui, c'est
vrai.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions? Nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 67 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Mme la ministre, l'article 68.
Mme Laforest : L'article 68 :
L'article 55 de cette loi est modifié par le remplacement de «le 1ᵉʳ septembre
de l'année civile où doit avoir lieu une élection générale» par «ou le seront
le jour du scrutin».
Alors, l'article 68 du projet de loi
modifierait l'article 55 de la LERM qui prévoit que les copropriétaires indivis
ou les occupants d'un établissement d'entreprise qui sont des électeurs le 1ᵉʳ
septembre de l'année civile où doit avoir lieu un scrutin doivent désigner une
personne parmi eux pour être inscrite sur la liste électorale en vue d'exercer
son droit de vote. La modification proposée consisterait à remplacer la date du
1ᵉʳ septembre par la date du scrutin, ce qui permettrait aux copropriétaires ou
co-occupants de désigner l'un d'entre eux s'ils sont des électeurs ou s'ils le
seront à la date du scrutin.
Cette modification est apportée en
concordance avec celle proposée à l'article 54 de la LERM qui placerait au jour
du scrutin la date de référence pour pouvoir être inscrit sur la date
électorale. Ici, on vient assurer la modification de la date de référence au
jour du scrutin pour établir la qualité d'électeur qui s'applique dans le cas
des copropriétaires ou des co-occupants de condos.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Parfait. Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la députée.
Mme Setlakwe : Rapidement,
là, on comprend que c'est de la concordance, mais donc on ne change pas du tout
le régime qui s'applique aux copropriétaires indivis ou aux co-occupants d'un
établissement d'entreprise. C'est simplement déplacer la date de référence.
Mme Laforest : Exactement. C'est
la même loi qu'on... On fait juste déplacer la date, mais il y a trois autres,
aussi, articles... trois articles de concordance, mais, oui, ça, c'est pour les
copropriétaires.
Mme Setlakwe : OK. Donc, c'est
juste la date de référence. Puis je ne veux pas retarder le débat, là, mais
pourquoi c'était le 1ᵉʳ septembre? Ça fait longtemps que c'est comme ça? Une
question, là.
Mme Laforest : Est-ce que
vous le savez? C'était à l'époque... Là, c'était le législateur de l'époque qui
l'a décidé. Je n'ai pas la réponse.
Mme Setlakwe : Non, mais ça
va. Bien, en fait, ce qu'on veut faire, c'est donc... c'est simplement pour
prévoir... pour avoir une plus grande participation puis d'aller chercher des
gens qui pourraient être admissibles à voter. Dans le fond, c'est la situation
ou la période entre le 1ᵉʳ septembre puis, disons, la date de l'élection en
novembre, tu sais, c'est de couvrir la période de deux mois qui faisait en
sorte qu'on excluait des personnes.
Mme Laforest : Bien, en fait,
c'était une obligation d'être lié à la transmission de la liste électorale, qui
se faisait le 1ᵉʳ septembre, par le DGE. Donc, c'est pour ça que la date du 1ᵉʳ
septembre a été indiquée.
Mme Setlakwe : Merci.
Mme Laforest : C'est un peu
logique, vraiment.
Le Président (M. Kelley) : M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, bien, je
trouve ça intéressant, là, qu'on... la réponse, là, qui est amenée, là, par la
ministre, là. Est-ce que, dans le fond... Bien, comment ça va s'opérer, en fait,
dorénavant, considérant que les gens vont pouvoir voter jusque... vont être
admissibles au vote si leur anniversaire est même le jour du scrutin? Comment
la mise à jour de la liste électorale se fera si, à partir du moment où on... Il
y a un moment où, finalement, on dit qu'à J moins neuf, je pense, qu'on disait,
là, que la liste est fixée. Donc, est-ce qu'on considère que, dans le fond, des
personnes dont l'anniversaire est entre J moins neuf et le jour du scrutin,
dans le <fond, sont admissibles...
M. Grandmont :
...et
le jour du scrutin, dans le >fond, sont admissibles? J'imagine que c'est
ça, la réponse, mais juste m'en assurer.
Mme Laforest : Oui, c'est
exactement ça. Ils vont pouvoir... Comme on l'a indiqué, là, par écrit, ou
encore faire la demande avant pour le changement d'adresse, ou quoi que ce
soit, pour pouvoir voter, c'est la même procédure qu'on applique maintenant
pour le 1er septembre.
M. Grandmont : OK. C'était
comme un argument logique qui était utilisé à l'époque pour faire la liste,
dans le fond, sauf que, là, en même temps, on se rend compte qu'il aurait pu
juste se donner la latitude d'inclure des gens dont l'anniversaire est très,
très, très à venir, dans le fond.
Mme Laforest : Tout à fait.
M. Grandmont : En tout cas,
moi, je trouve que c'est une bonne mesure, cela dit, là.
Mme Laforest : Bien, on veut
favoriser plus de candidats, plus de votes, plus...
M. Grandmont : On peut s'ajouter
quelques personnes de plus qui vont pouvoir voter, c'est intéressant, oui, puis
c'est la même... c'est les mêmes règles qui vont s'appliquer évidemment pour
les gens qui voudraient se présenter aux élections, j'imagine, parce que la...
• (11 h 40) •
Mme Laforest : Tout à fait.
M. Grandmont : Pour pouvoir
se présenter, il faut être éligible comme électeur. C'est une des premières...
Mme Laforest : Oui, on va le
voir plus tard aussi.
M. Grandmont : Parfait,
excellent. Donc, les gens qui ont 17 ans et quelque... 350 quelques jours,
là, préparez-vous pour la prochaine élection. Parfait, excellent.
Mme Laforest : Le message est
passé.
M. Grandmont : Oui, ils nous
ont écoutés, c'est sûr.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions? Nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 68 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, l'article 69.
Mme Laforest : L'article 69 :
L'article 58 de cette loi est modifié par la suppression, dans le premier
alinéa, de «, le 1er septembre de l'année civile où doit avoir lieu une
élection générale,».
Donc : L'article 69 du projet de
loi modifie l'article 58 de la LERM qui prévoit l'ordre de priorité de
l'inscription sur la liste électorale d'une personne qui peut l'être à
plusieurs titres pour y supprimer la mention de la date du 1er septembre
de l'année civile où doit avoir lieu une élection générale. Cette modification
est apportée en concordance avec celle proposée à l'article 54. Merci, M.
le Président.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des interventions? S'il n'y a pas d'intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 69 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Maintenant,
Mme la ministre, l'article 76.
Mme Laforest : L'article 76 :
L'article 100 de cette loi est modifié par la suppression du cinquième
alinéa.
L'article 76 du projet de loi
modifierait l'article 100 de la LERM qui porte sur la demande du président
d'élection ou du Directeur général des élections de la liste des électeurs de
la municipalité inscrits à la liste électorale permanente. La modification
proposée consisterait à supprimer le cinquième alinéa de cet article en
concordance avec la modification proposée à l'article 54 de la LERM. Cette
modification prévoit notamment la suppression du deuxième alinéa de cet article
qui établit une présomption de majorité pour les électeurs qui atteindront la
majorité avant le scrutin, mais après la date de référence du
1er septembre. Donc, cette date est en concordance avec le jour du scrutin
adopté précédemment.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? S'il n'y a pas
d'intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 76 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Et
maintenant, Mme la ministre, l'article 100.
Mme Laforest : Bon,
l'article 100, c'est seulement pour ajouter, avec les élections générales
ou partielles, la même date du 1er septembre. Donc, l'article 100 :
L'article 341 de cette loi être est abrogé.
L'article 100 du projet de loi
abrogerait l'article 341 de la LERM. L'article 341 prévoit
actuellement que la date de la publication de l'avis d'élection constitue la
date de référence notamment pour l'inscription sur la date électorale et
l'éligibilité lors d'une élection partielle. L'avis d'élection est, selon
l'article 99, donné au plus tard le 44e jour précédant celui fixé
pour le scrutin. Donc, cette modification est apportée en concordance avec
celle proposée à l'article 54 qui place le jour du scrutin à la date de
référence, comme nous l'avons indiqué précédemment. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Y a-t-il des interventions? S'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 100 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Nous
sommes maintenant à l'étude du sujet n° 2, c'est :
Accroître le bassin de candidatures et favoriser l'engagement. Mme la ministre,
voulez-vous faire la lecture de l'article 70?
Mme Laforest : Donc, ça
répond à votre commentaire précédent. L'article 70 :
L'article 61 de cette loi est remplacé par le suivant :
«61. Est éligible à un poste de membre du
conseil de la municipalité toute personne qui a le droit d'être inscrite sur la
liste électorale de celle-ci et qui réside sur le territoire de la
municipalité.»
L'article 70 du projet de loi
remplacerait l'article 61 de la LERM, lequel établit les conditions
permettant à une personne d'être éligible à un poste de membre du conseil d'une
municipalité. Les conditions actuellement prévues sont les suivantes :
avoir le droit d'être inscrit sur la liste électorale de la municipalité, deux,
résider de façon continue ou non sur le territoire de la municipalité, et ce,
depuis au <moins les 12 derniers...
Mme Laforest :
...continue
ou non sur le territoire de la municipalité, et ce, depuis au >moins les
12 derniers mois, le 1ᵉʳ septembre de l'année civile où doit avoir
lieu une élection générale. L'article proposé ne prévoirait aucune durée de
résidence pour être éligible. Une personne n'aurait ainsi, en plus d'avoir le
droit d'être inscrite sur la liste électorale, qu'à résider sur le territoire
de la municipalité. Donc, ici, on vient permettre à une personne de poser sa
candidature dès qu'elle réside sur le territoire de la municipalité au 1ᵉʳ septembre.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Y a-t-il des interventions? Oui, Mme la députée.
Mme Setlakwe : On n'est pas
contre cette idée, mais j'aimerais qu'on nous explique quel est le... Ça vient
répondre à quel besoin? Je présume que c'est une question d'attirer plus de
candidatures à des postes électifs, là, au niveau municipal. Puis est-ce que
vous avez des données? Avez-vous des chiffres? Est-ce que ça vise plus les
petites municipalités? Tu sais, vous deviez avoir... deviez être en train de
suivre les indicateurs ou en train de constater que, par exemple... que les
gens qui étaient élus à leur poste par acclamation, il y en avait... il y en
avait trop. Est-ce qu'il y a des municipalités où il manquait de candidatures?
Tu sais, quelle... quelle a été votre réflexion avant de proposer cette...
C'est quand même un changement important.
Mme Laforest : Oui, en fait,
votre question est excellente, c'est que, oui, il y a eu plusieurs postes élus
par acclamation, mais il y a eu... il y a eu un déplacement aussi de plusieurs
citoyens qui se sont déplacés vers les régions durant la pandémie. Donc, les
citoyens sont arrivés dans les plus petites municipalités, encore une fois,
vous avez raison, et là c'est certain que les gens voulaient se présenter au
conseil municipal, puis c'était impossible parce qu'il fallait qu'ils attendent
12 mois avant de se présenter. Donc là, c'est sûr qu'on arrive dans des
municipalités où on a vécu plusieurs situations. On manque de candidats, on
manque de conseillers, conseillères ou de maires, mairesses parce qu'on doit
attendre que les gens habitent depuis 12 mois sur le territoire même. Donc,
considérant que les gens se sont déplacés, il y a plusieurs personnes qui
voulaient se présenter, donc là on attire plus de candidats en limitant la date
de... en limitant la durée obligatoire de 12 mois avant de se présenter.
Mme Setlakwe : Oui, c'est ça.
Merci. C'est sûr que, là, vous soulevez ici les circonstances, oui, où les gens
se sont déplacés vers des régions, effectivement, mais est-ce que c'est
vraiment ça, la raison principale, ou c'est surtout qu'on... il y avait un
manque, là, au niveau du bassin de candidatures?
Mme Laforest : Bien, les
deux, les deux. Ça fait que, veux veux pas, le but, c'est d'attirer le plus de
candidats, puis évidemment les gens qui ont quitté pour aller plus vers les
régions durant la pandémie voulaient s'impliquer dans leur milieu puis les gens
ne pouvaient pas. Il fallait qu'ils attendent 12 mois. Il y a une chose
aussi, c'est qu'honnêtement on croyait que les gens allaient retourner vers la
grande ville, puis plusieurs sont restés dans les... dans les régions. Donc,
c'est pour ça que le 12 mois obligatoire, c'est vraiment trop long.
Mme Setlakwe : Est-ce que...
Je me rappelle des interventions de l'UMQ et de la FQM. Ils sont tous les deux
en faveur. Merci. Est-ce que vous avez des chiffres au niveau des
municipalités? Est-ce qu'il y a des municipalités où, quand il y a des élections,
il n'y a pas de candidat, il n'y a pas eu... tu sais, il n'y avait pas de
candidat, disons, en 2021?
Mme Laforest : ...la loi
n'était pas passée. Ça fait que les gens ne pouvaient pas déposer leur
candidature. Donc là, c'est sûr qu'on a eu des demandes pour faire... pour
pouvoir poser leur candidature, mais les gens ne pouvaient pas, là, se
présenter aux élections.
Mme Setlakwe : Non, non, je
comprends, parce que ça ne faisait pas assez longtemps qu'ils étaient installés
sur le territoire, mais est-ce que vous avez... Non, ma question c'était plus aux
élections de 2021...
Mme Laforest : Ah! le nombre
de personnes, 120, 120 postes vacants qu'on... qu'on aurait pu... si les
gens étaient déjà déplacés sur leur territoire.
Mme Setlakwe : OK, mais,
donc, dans l'ensemble des municipalités du Québec, il y en a 120...
Mme Laforest : Oui, au-dessus
de 100.
Mme Setlakwe : ...au-dessus
de 100 où il y avait...
Mme Laforest : ...de postes
vacants que les gens auraient aimé se présenter ou encore qu'il n'y avait pas
de candidat. Ça fait que c'est pour ça qu'en ajoutant le... cette période-là
avant la mise en candidature, donc là ça va aider, je crois. C'est quand même
beaucoup plus de 100.
Mme Setlakwe : Oui, c'est
beaucoup. Non, non, je suis d'accord. Puis est-ce que... Puis, je me dis,
ultimement, si les électeurs sont... ont un choix devant eux, puis c'est ce
qu'on souhaite, qu'il y ait plusieurs candidats, puis s'il y a des gens qui
sont installés dans la... dans la communauté depuis longtemps, ancrés,
impliqués davantage, bien, c'est ça qu'on souhaite au niveau municipal, que les
gens soient... qu'ils aient une excellente connaissance du terrain, soient
proches des enjeux, etc., mais, ultimement, on se dit que c'est le choix de
l'électeur, tu sais, selon ses priorités, selon ses valeurs, et tout, de
choisir ou de ne pas choisir, disons, une personne qui n'est pas installée
depuis... depuis longtemps, mais ce que j'entends, c'est que la raison
principale, c'est vraiment pour le bassin de candidatures.
Mme Laforest : Oui, puis ça
va aider beaucoup, parce qu'on a quand même eu 62 % de postes qui ont été
élus sans opposition. Ça fait que c'est sûr qu'une personne qui arrive dans la
municipalité, parfois, c'est bien, c'est un vent de changement. Donc, ça aussi...
D'après moi, il va y <avoir plus de candidats pour cette raison-là...
Mme Laforest :
...d'après
moi, il va y >avoir plus de candidats pour cette raison-là.
Mme Setlakwe : Absolument, non,
non, moi, je suis d'accord, mais je pensais que c'était important qu'on ait la
discussion parce que je voulais comprendre aussi quelles étaient... quelle
était la réflexion et avoir quelques statistiques. 62 % des postes élus,
donc, à la mairie ou aux postes de conseillers sans opposition, c'est énorme. Je
vous remercie. Moi, je n'ai pas... je n'ai pas autre chose...
Le Président (M. Kelley) : M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : Donc, les
personnes qui vont vouloir se présenter, donc, dans le fond, c'est... doivent
résider, dans le fond, sur le territoire de la municipalité le jour de
l'élection, mais doivent quand même être au moins neuf... neuf ou 10 jours, dans
le fond... habiter, en fait, le territoire au moins neuf à 10 jours avant pour
être capables d'être inscrits sur la liste électorale, oui ou non?
Mme Laforest : C'est le mêmes
obligations.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la sous-ministre.
Mme Petit (Katia) : Oui. En
fait, ils doivent faire quand même leur demande d'inscription sur la liste,
c'est-à-dire qu'ils doivent être... être admissibles à la liste. Donc, si leur
déménagement arrive plus tard, ils peuvent quand même le demander, mais avec
une preuve qu'ils vont résider à telle... à telle date, là, puis il y a aussi
la date limite pour les mises en candidature. Donc, il faut vraiment qu'ils
soient admissibles au moment... qu'ils aient la qualité d'élu sur le territoire
au moment en question.
M. Grandmont : D'accord.
Le Président (M. Kelley) : Juste
rapidement, je dois demander le consentement. J'ai oublié de le dire. À chaque
fois, il faut... Alors, juste, encore, consentement, tout le monde? Parfait.
Merci. Posez, M. le député.
M. Grandmont : Je pense qu'il
fallait qu'elle se présente aussi, si ma mémoire est bonne.
Le Président (M. Kelley) : Oui,
présenter aussi, non, mais, cette fois-ci, c'est possible...
Mme Petit (Katia) : Katia
Petit, sous-ministre adjointe aux Politiques.
M. Grandmont : OK, parfait.
Donc, il y a certaines... Puis évidemment je comprends aussi que ça peut être...
Autant comme propriétaire que comme locataire, ça n'a pas d'importance tant que
le lieu principal de résidence est identifié comme étant celui de la
municipalité où la personne veut se présenter. C'est bien ça?
Mme Petit (Katia) : Exactement.
M. Grandmont : OK, parfait, excellent.
Merci.
Le Président (M. Kelley) : Y
a-t-il des autres interventions? Nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 70 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) :
Parfait. Maintenant, Mme la ministre, l'article 66.
Mme Laforest : L'article 66 :
L'article 47 de la Loi sur les élections et les référendums dans les
municipalités (chapitre E-2.2) est modifié par le remplacement, dans le
paragraphe, de «12 mois» par «le quarante-quatrième jour précédant celui fixé
pour le scrutin».
Et, M. le Président, nous avons un
amendement, mais je vais expliquer tout de suite. L'article 66 du projet de loi
modifierait l'article 47 de la Loi sur les élections et les référendums dans
les municipalités, qui prévoit les conditions pour être électeur d'une
municipalité. L'article distingue entre les électeurs domiciliés et les
électeurs non domiciliés. La modification proposée concerne les électeurs qui
ne sont pas domiciliés sur le territoire de la municipalité et qui ont la
qualité d'électeurs du fait qu'ils sont propriétaires d'un immeuble ou
occupants d'un établissement d'entreprise. Actuellement, un tel électeur doit
avoir été propriétaire ou occupant depuis au moins 12 mois, alors que la modification
proposée conférait la qualité d'électeur à toute personne qui est propriétaire
ou occupant le 44e jour précédant celui fixé pour le scrutin. Donc, ici, on
touche quand même le changement de date, mais je ne sais pas si mes collègues
ont eu l'amendement.
Le Président (M. Kelley) : C'est
sur le Greffier. Alors, vous pouvez procéder à la lecture de l'amendement
maintenant, Mme la ministre.
Mme Laforest : D'accord, M.
le Président. L'article 66, article 47 de la Loi sur les élections et les
référendums dans les municipalités, remplacer, dans l'article 66 du projet de
loi, «le quarante-quatrième jour précédant celui fixé pour le scrutin» par «45
jours».
Donc, ici, on vient assurer la
modification de concordance pour la période requise pour obtenir la qualité
d'électeur à titre de non domicilié... que ça ne crée pas d'enjeu au niveau des
contributions.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Merci beaucoup, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a-t-il des interventions sur
l'amendement?
Mme Setlakwe : Sur
l'amendement, oui, M. le Président.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Quel est le...
On vise à répondre à quelle... quelle demande, quel besoin en faisant ce
changement-là? Est-ce que c'est une demande du DGE?
Mme Laforest : Oui, bien, je
ne sais pas si c'est une demande du DGE, Mme Petit, mais, présentement, une
personne doit être propriétaire d'un immeuble ou occupant d'un établissement
d'entreprise depuis au moins 45 jours pour obtenir la qualité d'électeur à
titre de non domicilié. La qualité d'électeur pourrait donc être contestée...
constatée dès le début de la période électorale, qui est d'une durée de 45
jours. Donc, une personne pourrait également verser des contributions à une
entité politique dès lors qu'elle serait propriétaire d'un immeuble ou occupant
d'un établissement d'entreprise sans égard à la tenue ou non d'une élection.
Donc, l'article 66 du projet de loi propose que, pour détenir la qualité d'électeur
à titre de non domicilié, une personne doit être propriétaire d'un immeuble ou <l'occupant
d'un établissement d'entreprise...
Mme Laforest :
...
propriétaire d'un immeuble ou >l'occupant d'un établissement
d'entreprise depuis au moins 44 jours précédant le scrutin. Est-ce que le...
Je vais quand même poser une question. Moi aussi, je peux. 44 ou 45e jour,
c'est quoi, le...
Mme Petit (Katia) : En fait,
dans le libellé initial, c'était prévu que c'était avant le... en fait, que
c'était le 44e jour qui précède celui qui est fixé, qui précède
l'élection. Or, ici, on vient remplacer par «45 jours» tout simplement parce
que cet article-là permet également de couvrir... Si on veut, la qualité
d'électeur est nécessaire également pour verser des contributions. Et donc,
comme ça fait aussi référence à ça, c'était plus clair d'utiliser le «45 jours»,
qui ne fait pas référence à une élection, que le «44 jours de la date de».
Donc, c'est vraiment une technicalité, mais, dans les faits, c'est le même jour.
On est vraiment dans une question de légistique pure.
Mme Setlakwe : Merci.
Mme Laforest : ...dans
l'article, le deuxième paragraphe, «depuis au»... avant, c'était depuis... parce
qu'avant c'était bien inscrit, dans l'article, «être depuis au moins
12 mois». Donc, le 12 mois est enlevé, il est biffé, puis c'est... maintenant,
c'est «être depuis au moins le 44e jour précédant celui fixé pour le scrutin»,
et l'amendement a été déposé pour le 45e jour, «être depuis au moins
45 jours».
Mme Setlakwe : Je comprends,
mais, comme on est sur l'amendement, changer de 44 à 45, c'est pour
s'harmoniser avec le 1er septembre?
Mme Laforest : Non, à une
autre... une autre loi. Je pense que c'est... Justement, ça répond au mémoire
du Directeur général des élections.
Mme Petit (Katia) : C'est
pour permettre le versement des contributions électorales qui utilisent... qui
utilisent la même date de référence. C'est juste qu'on l'appelle «le
45e jour précédent» plutôt que de faire référence à l'élection comme on
n'est pas nécessairement dans un contexte électoral au moment où on fait des
contributions. Comprenez-vous?
Mme Setlakwe : Exact, puis le
DGE semble dire : «Cette modification complexifie la détermination de la
qualité d'électeur tant pour les entités autorisées qui sollicitent... pour les
personnes non domiciliées. Le DGE recommande de supprimer toute référence au
jour du scrutin... prévoir un délai fixe d'au moins 45 jours.» En fait, on
est juste sur l'amendement. Moi, ce que je comprends, c'est qu'on voulait «44»,
mais c'est mieux de mettre «45» pour...une demande du DGE pour
s'harmoniser avec une autre exigence. Moi, je n'ai pas d'enjeu.
Mme Laforest : Il est trop
gâté, le DGE.
Le Président (M. Kelley) : ...sur
l'amendement? S'il n'y a pas des autres interventions, nous allons procéder à
la mise aux voix. Est-ce que l'amendement à l'article 66 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Puis, maintenant, on revient à l'article 66 qui était amendé. Alors, est
ce qu'il y a des interventions sur l'article 66? M. le député de
Taschereau.
M. Grandmont : Oui, merci.
Peut-être sur la nature, en fait, là, de ce que... de qui peut voter, en fait,
dans une élection, là, donc, d'abord, évidemment, les personnes physiques, là,
qui sont... donc, auront 18 ans le jour de l'élection et ils sont
domiciliés, évidemment, le jour de l'élection, moi, j'aimerais savoir aussi,
là, qui... quels sont les autres types d'électeurs qui ont le droit de vote. Il
y a d'abord les personnes morales qui sont domiciliées sur la... sur la... dans
la... dans la municipalité en question. Est-ce que ça leur donne, dans le fond,
l'opportunité d'avoir deux votes, c'est-à-dire un dans lequel ils sont, comme
personne physique, dans une autre municipalité ou même dans la même
municipalité? Donc, est-ce que ça leur donne deux votes dans la même
municipalité, ou deux votes dans deux municipalités différentes, ou s'ils
doivent choisir?
Mme Laforest : Non, mais c'est
seulement les personnes physiques qui peuvent voter, juste pour corriger, là,
ce n'est pas les personnes morales. Bien, en fait, on ne touche pas les
personnes morales. C'est seulement les personnes physiques qui ont le droit de
voter. Donc, tantôt, vous dites aussi «les personnes morales», mais ici on ne
touche pas les personnes morales. C'est seulement les personnes physiques qui
peuvent voter.
M. Grandmont : OK, parfait.
Donc, ma compréhension à l'effet que les personnes morales aussi pouvaient
voter est... n'est pas... n'est pas juste.
Mme Laforest : N'est pas
juste.
M. Grandmont : OK, parfait.
Puis donc, aussi, pour les copropriétaires d'un immeuble ou co-occupants d'un
établissement d'entreprise, quand on dit qu'elles doivent désigner, parmi
elles, au moyen d'une procuration transmise à la municipalité, une seule
personne qui peut être inscrite sur la liste électorale, ça, ça dit que, pour
une copropriété, par exemple, il y a juste une personne sur le lot qui pourra
voter?
Mme Laforest : C'est
l'occupant physique qui peut voter. Donc, les propriétaires d'immeubles et
occupants d'établissement d'entreprise... L'occupant est une personne physique.
À ce moment-ci, c'est la personne qui occupe le domicile qui peut voter, mais
pas la personne morale, seulement la personne physique. Les personnes morales
ne <peuvent pas voter...
Mme Laforest :
...seulement
la personne physique. Les personnes morales ne >peuvent pas voter. Les
personnes morales ne peuvent voter que s'il y a un référendum, mais ça, c'est
un autre... c'est un autre aspect, là.
M. Grandmont : Mais donc,
dans le cas d'une... de copropriétaires d'un immeuble, par exemple, là, il y a
trois personnes qui sont copropriétaires d'un immeuble, il y a seulement une
personne qui pourra voter? Juste clarifier ça, là, pour être sûr, là, parce que
je... évidemment, là, d'avoir une augmentation du nombre qui sont habilités à
voter, là. J'avais dans l'impression que tout le monde, toutes les personnes
physiques qui répondaient, tu sais, à l'âge puis au fait de domicilier dans
la... d'être domicilié dans une municipalité avaient droit de vote, mais...
• (12 heures) •
Mme Laforest : Si c'est leur
résidence principale, ils peuvent tous voter. Si c'est le... si c'est la
résidence principale.
M. Grandmont : Parfait. Pour
les autres cas de figure que j'ai nommés tantôt, peut-être que Mme la
sous-ministre veut répondre.
Mme Laforest : Les personnes
morales...
Mme Petit (Katia) : En fait,
effectivement, là, c'est les gens qui sont domiciliés, donc, pour qui c'est
leur résidence principale. Pour les non domiciliés, par exemple, on pense au
propriétaire d'un immeuble, d'une résidence secondaire, par exemple, ou encore
des occupants d'un immeuble commercial, donc, par exemple, quelqu'un qui est
notaire puis qui loue une partie d'un édifice, donc, eux peuvent... peuvent
voter s'ils remplissent l'ensemble des conditions comme étant non domiciliés.
Et est-ce que j'oublie quelqu'un? Voilà. Puis, quand on est dans des propriétés
qui sont indivises, pour répondre à votre question spécifiquement, donc, par
exemple, des gens qui sont propriétaires puis que c'est indivis, à ce moment-là,
un seul... une seule personne physique, comme la ministre l'a indiqué, peut
voter, et ils doivent désigner quelle personne par procuration, et c'est la
même chose pour des co-occupants d'un établissement... d'un établissement
d'entreprise, donc, par exemple, que des... des colocataires d'un bureau de
notaire, un seul peut voter.
M. Grandmont : D'accord. Pour
les... Donc, pour les copropriétés indivises comme pour les... comment vous
avez nommé ça, les occupants d'un... les non-domiciliés, en fait, donc, eux ont
droit... On va commencer par les non-domiciliés. Les non-domiciliés ont droit
de vote sur... dans une municipalité. Est-ce que, comme personne physique, ils
ont aussi le droit de voter dans leur municipalité d'origine en plus?
Mme Petit (Katia) : En fait,
oui, si c'est dans deux municipalités distinctes. On ne peut jamais voter deux
fois dans la même municipalité même si on a plusieurs chapeaux. Donc, il y a un
ordre de priorité. Sur un article de tantôt qu'on a expliqué, donc, il y a un
ordre de priorité. Par contre, si on est reconnu comme un non-domicilié dans
une autre municipalité, c'est-à-dire qu'on a un... on est propriétaire, par
exemple, d'un établissement et on l'occupe de façon continue, donc on y va chaque
fin de semaine, par exemple, à ce moment-là, on peut également voter dans cette
seconde municipalité.
M. Grandmont : Parfait. Donc,
je comprends que le principe qui est derrière, c'est que ces entreprises-là, on
va le dire comme ça, paient des taxes, et donc peuvent, dans le fond, donner
leur voix, dans le fond, ou inscrire leur voix, dans le fond, dans les
destinées de la municipalité, je vais le dire comme ça.
Mme Laforest : ...qui est
toujours établi. La première, bien, c'est à titre de personne domiciliée,
évidemment, la deuxième, c'est à titre de propriétaire d'un immeuble,
troisième, à titre d'occupant unique d'un établissement d'entreprise,
quatrième, à titre de copropriétaire indivis d'un immeuble et, cinquième, à
titre de co-occupant d'un établissement d'entreprise. Donc, la personne qui, le
1er septembre de l'année civile où doit avoir le lieu du... où doit avoir
lieu une élection générale, est un électeur à plusieurs titres n'est inscrite
qu'à un seul de ceux-ci selon l'ordre de priorité, selon l'ordre des cinq
priorités qu'on a mentionnées. Donc, le premier, c'est sûr, c'est à titre de
domicilié.
M. Grandmont : Mais ça, c'est
pour une municipalité. C'est-à-dire que, là, ce que j'ai compris aussi, c'est
que, si la personne correspond à plusieurs de ces critères-là de cette
liste-là, dans le fond, dans plusieurs municipalités, elle peut avoir plusieurs
votes, dans le fond, au municipal. C'est ça? Parfait. Maintenant, pour les...
Une voix : ...
M. Grandmont : Oui, oui,
évidemment, évidemment, évidemment. Après ça, donc, pour les personnes qui sont
en copropriété indivise, pourquoi on a cette obligation-là, finalement, de
désigner un représentant qui va être... qui va porter le vote pour ce... Je
comprends que c'est un seul compte de taxe qui apparaît pour... pour cette
propriété-là... cette copropriété-là. En même temps, elles habitent la
municipalité, elles vont dans les commerces, elles peuvent participer au
conseil municipal, elles sont domiciliées. Est-ce qu'on a une disposition dans
le projet de loi, je ne pense pas de l'avoir lue, où on vient, finalement,
enlever cette restriction-là? Parce qu'on a, là-dedans, potentiellement
davantage de gens qui participeraient et qui voteraient. Ils sont... Puis est-ce
qu'on les compte comme... Ils ne sont pas considérés comme électeurs au sens de
la loi...
12 h (version révisée)
M. Grandmont : ...qu'on les
compte comme... Ils ne sont pas considérés comme électeurs au sens de loi?
Est-ce qu'ils sont considérés ou pas comme électeurs au sens de la loi? Je vais
peut-être essayer de comprendre, là, je veux essayer de trouver des façons
finalement d'augmenter la possibilité pour les gens de voter. S'ils habitent un
même édifice, mais qu'il est indivise, on restreint finalement cette
possibilité-là à beaucoup de gens potentiellement de voter.
Mme Laforest : Mais là, qu'est-ce
qu'on fait? C'est qu'on donne... c'est évident, on donne la possibilité, là,
comme domicilié une seule... à une seule municipalité, mais plusieurs
municipalités comme, non domicilié. Puis ça, c'est vraiment la mesure qu'on
peut voter à un autre endroit si on est non domicilié. Puis, au niveau de la
résidence principale, évidemment, tout le monde peut voter.
M. Grandmont : Donc, des
personnes qui habitent un immeuble indivise, dans le fond, peuvent voter comme
domiciliées? D'abord, oui, c'est ça?
Mme Laforest : Si... oui,
si...
M. Grandmont : Puis, en plus,
dans le fond, ils vont se... si, évidemment, il y a... on ne contrevient pas qu'on...
évidemment, qu'on n'a pas la possibilité de... on ne veut pas donner aux gens
la possibilité de voter deux fois, mais donc toutes les personnes qui
habiteraient... les six personnes qui habitent dans un triplex indivise, par
exemple, vont avoir individuellement la possibilité de voter comme domicilié,
là.
Mme Laforest : Oui, si c'est
la résidence principale.
M. Grandmont : Oui,
évidemment, évidemment.
Mme Laforest : Oui, ils vont
avoir la possibilité.
M. Grandmont : OK. Parfait.
Je pensais qu'on restreignait dans le fond le vote. C'est ce que... c'était ma
compréhension, là, du... D'accord.
Mme Laforest : Là, c'est
vraiment juste encore la date.
M. Grandmont : Oui, oui, je
sais, je sais, c'est juste qu'on aborde ça dans cet article-là. Puis, tu sais,
s'il y avait eu des modifications à y apporter pour augmenter le nombre de
personnes habilitées à voter, je l'aurais fait à ce moment-là. Mais je
comprends que, dans le fond... ils répondent au premier critère, dans le fond,
celui d'être domicilié. Après, s'il y a d'autres... s'il y a des personnes qui
sont dans ce bâtiment-là, qui sont non domiciliées, dans le fond, l'auront...
On donne la possibilité de le faire au même titre qu'une entreprise, par
exemple. C'est ça, je comprends. Merci.
Mme Laforest : C'est bon.
Moi, je n'ai pas de...
M. Grandmont : Vous n'avez plus
de question.
Le Président (M. Kelley) : Madame...
juste de s'assurer, Mme la ministre, et maintenant, je pense que la madame...
la députée de <i>Mont-Royal a une question.
Mme Setlakwe : Oui, merci, M.
le Président. Donc, rapidement, deux choses. Premièrement, ici, ce qu'on fait,
c'est qu'on transpose le même principe qu'on a discuté précédemment sur la
période de 12 mois qu'on veut éliminer, ou c'était... oui, c'était la...
oui, c'est ça. Donc, pour... on veut... et on veut éliminer le 12 mois
pour le ramener à une période plus courte, pour permettre à plus de... à plus
de votes d'être inscrits. OK. Mais on ne change pas le régime qui s'applique.
Mme Laforest : Pas du tout.
Mme Setlakwe : C'est ça, là,
on en discutait, puis c'est bien, parce qu'en faisant l'étude d'un projet de
loi on se... on se rappelle comment les règles fonctionnent. Mais moi, il y a
une chose qui a été dite que je voudrais valider. Donc, oui, une personne peut
voter plus d'une fois dans une élection, donc, parce qu'elle est domiciliée
dans une municipalité, elle habite là, dans sa maison, puis ainsi que tous les
autres électeurs éligibles dans cette maison-là. Mais il se peut aussi que la
personne ait... comme on... comme on le voit ici, là, «propriétaire d'un
immeuble ou occupant d'une entreprise», je ne veux pas répéter tout ce qui a
été dit, mais, tout à l'heure, la ministre a dit : C'est juste dans des
référendums qu'on peut voter... on peut... ou... quelque chose a été dit, on ne
peut jamais voter deux fois dans la même municipalité. Est-ce exact? Parce que,
oui, on peut voter deux fois dans la même municipalité puis peut-être pas
juste, quand il y a un référendum?
Mme Laforest : Non, c'est...
parce qu'on avait la question personne morale, personne physique. Ce que je
disais comme information... Mais là ça... ce n'est pas... ça... c'est hors
sujet, là.
Mme Setlakwe : Là, on déborde,
oui.
Mme Laforest : Personnes
morales peuvent voter quand c'est un référendum dans une municipalité, mais c'est
seulement pour la personne morale. C'était juste ça, c'est pour ça que je
disais ça.
Mme Setlakwe : Non, je
comprends. OK, donc la personne morale dans ce cas-là, évidemment, il va devoir
y avoir un papier de signé pour désigner une personne qui va aller inscrire le
vote au nom de cette entreprise-là. Ça, c'est dans le cadre d'un référendum,
mais là, ici, on ne parle pas de ça. Ici, on...
Mme Laforest : Pas du tout.
Oui, c'est ça. Ce n'est vraiment pas dans l'article, non.
Mme Setlakwe : Ici, on ne
parle pas... dans le fond, ce n'est pas... ici, ce n'est pas le vote d'une
personne morale, c'est une circonstance où quelqu'un est propriétaire d'un immeuble
dans une autre municipalité. Oui? La sous-ministre, je la vois hocher de la
tête. Oui, c'est ça.
Mme Laforest : C'est
exactement ça.
Mme Setlakwe : Merci, tout
est clair. Merci beaucoup.
Le Président (M. Kelley) : Y a-t-il
des autres interventions? Alors, nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 66, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, l'article 114.
Mme Laforest : L'article 518
de cette loi est modifié par le remplacement, dans le paragraphe 2° du
premier alinéa, de «depuis au moins 12 mois» par «à la date de référence».
Alors, l'article 114 du projet de loi
modifierait l'article 518 de la LERM, qui prévoit des conditions pour être
une personne habile à voter d'une municipalité. La qualité de personne habile à
voter permet à une personne de demander la tenue d'un scrutin référendaire ou
de voter lors d'un tel scrutin. L'article 518 distingue entre les
personnes habiles à voter domiciliées et les personnes habiles à voter non
domiciliées. En fait, on vient d'expliquer. La modification proposée <concerne...
Mme Laforest :
...non
domiciliées. En fait, on vient d'expliquer. La modification proposée >concerne
les personnes habiles à voter qui ne sont pas domiciliées sur le territoire de
la municipalité et qui ont la qualité de personnes habiles à voter du fait
qu'elles sont propriétaires d'un immeuble ou occupants d'un établissement
d'entreprise. Actuellement... Excusez. Actuellement, une telle personne habile
à voter doit avoir été propriétaire ou occupant depuis au moins 12 mois,
alors que la modification proposée conférerait la qualité de personne habile à
voter à toute personne qui est propriétaire ou occupant à la date de référence.
Selon l'article 514 de la LERM, la date de référence est généralement la
date d'adoption de l'acte soumis au processus référendaire mais peut varier
selon la nature de celui-ci.
Donc, ici, on vient permettre aux
personnes habiles à voter non domiciliées de participer plus rapidement au
processus démocratique.
• (12 h 10) •
Des voix : ...
Mme Laforest : En fait, ça
revient au... Votre question, on a la réponse ici : ça revient, pour les
processus référendaires, pour les personnes habiles à voter.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci.
Exactement. Donc, on est dans le même... le même principe.
Mme Laforest : Vous avez
devancé l'article.
Mme Setlakwe : Oui, oui. Non,
c'est ça. C'est... C'est dans...
Mme Laforest : C'est bien.
Mme Setlakwe : C'est toujours
le même principe, mais qui s'applique à plusieurs endroits. Donc, aucun enjeu.
Merci.
Le Président (M. Kelley) : S'il
n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce
que l'article 114 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la ministre, maintenant, l'article 108.
Mme Laforest : L'article 108 :
L'article 488 de cette loi est modifié :
1° par le remplacement de «recettes
recueillies» par «revenus»;
2° par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Sont exclus des revenus visés au premier
alinéa tout remboursement des dépenses électorales ou des frais de vérification
d'un rapport financier ainsi que tout financement public complémentaire.»
L'article 108 du projet de loi
modifierait l'article 488 de la LERM qui prévoit que le rapport financier
d'un parti doit être vérifié par un vérificateur lorsque les recettes
recueillies par le parti excèdent 5 000 $. La modification proposée
consisterait à remplacer la notion de recettes recueillies par celle de revenus
et à exclure du calcul du seuil de 5 000 $ les revenus suivants :
tout remboursement des dépenses électorales, tout remboursement des frais de
vérification, tout financement public complémentaire.
Alors, ici, on vient clarifier les
obligations des partis politiques en matière de vérification de leurs rapports
financiers. On exclut l'obligation de faire vérifier le rapport financier des
montants issus de financements publics qui font déjà l'objet de vérifications.
Voilà.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Merci, Mme la ministre. Mme la députée.
Mme Setlakwe : ...M. le
Président. Oui, donc, juste pour bien saisir, l'objectif qui est visé est... ça
vient... ça vient répondre à quelle préoccupation exactement? Donc là, ce que
je comprends, là, d'avoir suivi la lecture, c'est, tu sais, on veut alléger la
tâche ou l'obligation de faire vérifier son rapport, qui est importante, là,
cette obligation-là. Là, on veut venir changer la notion de recettes par
revenus. Je comprends que ce qui est listé en un, deux, trois, ça fait déjà
l'objet de vérifications, donc... Donc, on est... Donc, on est... On va... On
est... On fait preuve de plus de laxisme, on veut donc qu'il y ait moins de
rapports ou peut-être pour des.... J'imagine que ça vise des cas où le
montant... le montant est, somme toute, bon, peu important, là. C'est ça,
l'idée? Puis là, c'est d'alléger d'autant plus cette obligation? Est-ce que je
le comprends bien?
Mme Laforest : Oui. Bien, en
fait, c'est que certains ne pouvaient être remboursés au bon moment, à la bonne
date. Sauf que, recettes et revenus, la différence entre recettes recueillies
et revenus, c'est un terme... Je vais laisser Mme Petit, Me Normand,
non? OK.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la sous-ministre.
Mme Petit (Katia) : Oui.
Bien, en fait, c'est juste que le terme, selon le <i>DGE, qui
recommandait de le modifier, porte à confusion. Donc, par exemple, à cause que
c'était le terme «recettes recueillies», par exemple, un emprunt qui doit être
calculé dans les revenus ne l'était pas, par exemple. Donc, ça posait toutes
sortes d'enjeux d'interprétation qui fait que ça causait des retards. Quand
le... Quand le Directeur général des élections<i> leur disait : Non,
non, vous auriez dû inclure telle chose, là ils se retrouvaient très près de la
date limite pour déposer leur rapport et les faire vérifier. Donc, on vient
vraiment clarifier qu'est-ce que ça veut dire, tout simplement, là, pour les
rapports.
Mme Setlakwe : Je comprends.
Merci. Non, ça va.
Le Président (M. Kelley) : S'il
n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce
que l'article 108 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, article 110.
Mme Laforest : L'article...
L'article 110 : L'article 506 de cette loi est remplacé par le
suivant :
«506. Sur preuve que le défaut de
transmettre le rapport dans les délais fixés est dû à l'absence ou au décès, à
la maladie, à l'inconduite ou à l'incapacité physique du représentant officiel
ou de l'agent officiel, à un cas de force majeure ou à toute autre cause
raisonnable, le directeur général des élections peut fixer un délai
supplémentaire pour la préparation et la remise de ce rapport.»
C'est <logique...
Mme Laforest :
...sur
preuve que le défaut de transmettre le rapport dans les délais fixés est dû à
l'absence ou au décès, à la maladie, à l'inconduite ou à l'incapacité physique
du représentant officiel ou de l'agent officiel, à un cas de force majeure ou à
toute autre cause raisonnable, le
Directeur général des électionsT peut
fixer un délai supplémentaire pour la préparation et la remise du rapport.»
C'est >logique, là.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre.
Mme Laforest : Décès, maladie,
c'est normal qu'on va fixer un report des... honnêtement.
Le Président (M. Kelley) : Oui,
Mme la députée.
Mme Setlakwe : ...je suis
d'accord, sauf que je lis le libellé actuel puis j'essaie de voir qu'est-ce
qu'on tente de faire. Parce que le principe existait déjà. Qu'est-ce que...
quelle est l'intention derrière cette modification?
Mme Laforest : En fait, on
donne la responsabilité au Directeur général des élections plutôt qu'à un juge
de la Cour du Québec pour essayer que ce soit plus rapide ou encore pour
essayer que ce soit décidé sur la personne en cause de décès ou de maladie.
Donc, on change le... pour «le directeur général des élections» au lieu du juge
de la Cour du Québec.
Mme Setlakwe : Oui, je pense
que... non, je comprends, c'est pour des fins de... oui, d'allègement puis de
donner cette discrétion au directeur général plutôt que d'aller encombrer nos
cours.
Mme Laforest : Oui,
exactement.
Mme Setlakwe : Voilà. Ça va.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la députée de Chomedey, vous avez une question.
Mme Lakhoyan Olivier : Je
suis vraiment contente de cet article-là puis de ce changement-là, parce qu'il
y a beaucoup de candidats au municipal qui se présentent indépendants, et puis
ils n'ont pas l'appui nécessaire. Et puis les gens qui sont alentour, lorsque
tu perds, bien, ils disparaissent, ça fait que, tout d'un coup, il n'y a
personne qui fait la comptabilité puis il y en a qui vont passer par une
dépression. Tu sais, ce n'est pas évident, se présenter aux élections. Donc,
aller devant un juge à la Cour du Québec, c'est grave. Donc, je trouve que cet
article là, vraiment, je trouve ça très important pour amener plus... une plus
grande participation pour des candidats. Je félicite cet article-là, que ça
soit accordé au Directeur général des élections. Oui, vraiment, là, je suis
d'accord avec ça et puis très contente. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Kelley) : M.
le député.
M. Grandmont : Oui, merci
beaucoup. D'accord avec le principe d'accélérer, là, les...
Une voix : ...
M. Grandmont : Oui, parfait.
D'accord avec le principe de pouvoir accélérer, là, la prise de décision, en
fait, là, pour des cas de force majeure. C'est ce que j'entends. Est-ce que le
Directeur général des élections, bien, conserve malgré tout la possibilité de
retourner vers la cour pour être capable d'avoir des... Parce que si jamais on
se rend compte finalement que, bon, la situation ne se règle pas, tu sais, il y
a un décès puis personne, finalement, ne décide de reprendre, finalement, la
poursuite du dossier, est-ce qu'il y a un moyen, finalement, de revenir vers
les bonnes personnes pour être capable de forcer la reddition de comptes? Parce
que je comprends qu'avec un jugement de la cour on était capable quand même...
il y avait une instance qui était capable de forcer les choses en cas de
non-résolution, finalement, de l'enjeu, là, mais...
Mme Laforest : Oui, sauf que,
déjà, les vérifications sont déjà faites par le DGE, sauf qu'il y a des
sanctions si ça ne se fait pas, mais on ne retournera pas au procureur ou à la
cour, non?
Une voix : ...
Mme Laforest : Non. OK, non.
M. Grandmont : Parfait, mais
le DGE peut imposer des sanctions?
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : OK, parfait.
Donc, il y a des mesures, dans le fond, pour forcer...
Mme Laforest : C'est déjà
établi, oui.
M. Grandmont : ...dans le
fond, que des gens prennent ça en charge, effectivement.
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : OK, parfait.
C'était ma question. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Y
a-t-il des autres interventions? Il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 110 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Maintenant,
Mme la ministre, l'article 111.
Mme Laforest : Oui. Alors,
ici, l'article 111 : L'article 508 de cette loi est modifié par
le remplacement, dans le premier alinéa, de «505 à 507» par «505 et 507».
Donc, ici, l'article 111 du projet de
loi apporte la modification à la LERM pour la modification de concordance en
lien avec la modification qui a été proposée, qui donne au Directeur général
des élections les responsabilités plutôt qu'à un juge. Donc, c'est un article
de concordance. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Y a-t-il des interventions?
Mme Setlakwe : ... de la <concordance...
Le Président (M. Kelley) :
...Mme
la ministre. Y a-t-il des interventions?
Mme Setlakwe :
...de
la >concordance, donc on a changé 506. Mais qu'est-ce que vient faire
508? Parce que, là, je comprends que 506...
Mme Laforest : L'article 508
de la LERM vient préciser les demandes qui doivent être formulées à un juge de
la Cour du Québec. Donc, l'article 508 se référait à un juge de la Cour du
Québec, puis là, on vient d'adopter le Directeur général des élections.
Mme Setlakwe : Merci. Donc,
plutôt que d'avoir trois articles qui s'appliquent, il y en aura deux. Voilà.
Mme Laforest : Oui, «et», oui.
Mme Setlakwe : Pas d'autre
commentaire.
Le Président (M. Kelley) : S'il
n'y a pas des autres interventions, est-ce que l'article 111 est adopté?
Des voix : Adopté.
• (12 h 20) •
Le Président (M. Kelley) : Nous
sommes maintenant à l'étude de sujet n° 3, simplifier les obligations pour les officiers municipaux et
les organismes municipaux en matière électorale. Mme la ministre, veuillez nous
faire la lecture de l'article 71.
Mme Laforest : Oui. L'article 71 :
Cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 70, des suivants :
«70.0.1. Le greffier-trésorier qui remplit
également la charge de directeur général peut, avec l'autorisation de la
Commission municipale, nommer une autre personne pour agir à titre de président
des élections pour une durée n'excédant pas quatre ans. Lorsque la personne
n'est pas déjà un fonctionnaire ou employé de la municipalité, la demande
d'autorisation doit, sous peine de rejet, être accompagnée du contrat de travail
à conclure avec la personne. Si la demande est présentée lors d'une année
d'élection générale, elle doit l'être au plus tard le 1er mai.
«Le greffier-trésorier peut, avec
l'autorisation de la Commission municipale, conclure le contrat de travail visé
au premier alinéa, lequel n'a d'effet que si, conformément au règlement adopté
en vertu du deuxième alinéa de l'article 477 de la Loi sur les cités et
villes (chapitre C-19) ou du deuxième alinéa de l'article 960.1 du Code
municipal du Québec (chapitre C-27.1), selon le cas, des crédits sont
disponibles.
«En cas d'empêchement de la personne
nommée, le greffier-trésorier la remplace, sauf d'une durée... sauf durant la
période électorale.
«Le plus tôt possible, le greffier-trésorier
avise le directeur général des élections de la nomination de cette personne au
titre du président d'élection.
«70.0.2. La Commission peut, pour cause,
destituer la personne nommée conformément au premier alinéa de l'article 70.0.1
après lui avoir donné l'occasion de se faire entendre.»
Donc, l'article ici offre la possibilité à
un greffier-trésorier qui remplit également la charge de directeur général de
nommer, avec l'autorisation de la Commission municipale du Québec, une autre
personne pour agir à titre de président d'élection pour une durée n'excédant
pas quatre ans. Actuellement, le greffier-trésorier est d'office le président
d'élection et ne peut refuser d'agir avec l'autorisation de la <i>Commission
municipale.
La personne nommée pourrait être employée
de la municipalité ou venir de l'externe. Dans ce dernier cas, le
greffier-trésorier serait autorisé à conclure le contrat de travail requis,
dans la mesure où des crédits sont disponibles conformément au règlement de
contrôle et de suivi budgétaires de la municipalité.
En cas d'empêchement de la personne
nommée, le greffier-trésorier devrait la remplacer, sauf pendant la période
électorale. Durant cette période, en vertu de l'article 73 de la LERM, ce
dernier, le secrétaire d'élection... ce serait le secrétaire d'élection qui la
remplacerait.
Donc, ici, évidemment, ça, c'était une
demande qui était vraiment répétitive parce que le Directeur général des
élections, évidemment, parfois, dans les municipalités, se trouvait en mauvaise
position étant donné que c'était même... lui travaillait également comme
président d'élection. Donc, c'était assez délicat comme poste.
Le Président (M. Kelley) : Et,
juste avant qu'on commence nos discussions, on va étudier... bien, discuter
l'article 70.0.1 puis, après ça, on va discuter le 70.0.2. C'est juste
avoir l'ordre, mais on va voter sur l'ensemble de l'article 71 vers la
fin, mais c'est juste de comprendre, parce que deux choses distinctes. Alors,
on va commencer, Mme la députée, avec... de Mont-Royal—Outremont,
avec vos questions sur le premier article.
Mme Setlakwe : Oui, merci.
Donc, le 70.0.1. Mme la ministre, vous l'avez mentionné, là, le... la raison
d'être de cette nouvelle disposition. Est-ce que vous avez des statistiques
pour nous? Donc, ça pose problème dans un certain nombre de municipalités et
moins dans des... dans des grandes... Quelle est la problématique exactement
qu'on essaie de corriger? Là, je peux... je peux imaginer la charge de travail
accrue et importante pour des greffiers qui deviennent, durant la période d'une
élection, présidents d'élection, portent plusieurs chapeaux, mais
expliquez-nous un peu plus en détail, là, la problématique et ce que vivent,
donc, certains de... certains greffiers.
Mme Laforest : Oui, bien,
cette demande-là, c'est vraiment avec <i>l'association des directeurs
généraux du Québec. <C'était...
Mme Laforest :
...Oui,
bien, cette demande-là, c'est vraiment avec l'association des directeurs
généraux du Québec. >C'était une demande selon 50 % des
municipalités, qui demandaient de diviser le poste parce que veux veux pas, le
directeur général de la municipalité devenait président d'élection. Donc, c'est
assez... Ça pouvait être conflictuel, donc, pour éviter les conflits, puis
disons que... éviter un malaise avec l'employeur, qui est la municipalité, les
directeurs généraux faisaient... ont fait cette demande dans plus de 50 %
des municipalités du Québec. Donc, on divise les deux fonctions, président
d'élection et directeur général de la ville.
Mme Setlakwe : OK. Donc,
c'est deux choses, il y a la question de la charge de travail puis aussi les
situations d'inconfort. Oui, c'est sûr que, là, en tant que greffier...
Mme Laforest : Bien, en fait,
un directeur général d'une municipalité travaille avec le maire ou la mairesse,
là il devient président d'élection, c'est assez particulier. Donc, à tout
moment, il était quand même un peu en conflit ou encore en situation
particulière.
Mme Setlakwe : Non, non, mais
tout à fait, là. Durant cette période-là, là, soudainement, la personne qui est
habituée, dans le quotidien, de traiter sur... plusieurs fois par jour avec le
maire, effectivement, là, il y a comme une distance qui s'installe, tout ça.
Mais là, ici, on ne crée pas... on ne crée pas d'obligation, on permet la
nomination d'une autre personne, est-ce que je le comprends bien?
Mme Laforest : On permet la
nomination parce qu'il y a des endroits... il y a 50 % des endroits que ça
se passe très bien.
Mme Setlakwe : Non, non, donc
c'est une discrétion additionnelle, c'est une flexibilité, là, ce n'est pas une
obligation. Ça va...
Mme Laforest : Bien, ce n'est
pas une obligation parce que, justement, on est toujours, si je peux dire, dans
certaines municipalités, en pénurie de main-d'œuvre. Donc, si, là, on oblige
vraiment de... la dissociation des postes...
Mme Setlakwe : On va créer un
autre problème.
Mme Laforest : ...on va créer
un autre problème.
Mme Setlakwe : OK. Donc, on
peut, avec l'autorisation de la Commission municipale, nommer une autre
personne qui n'est pas déjà employée, donc se chercher quelqu'un à l'externe.
Mme Laforest : Tout à fait.
Mme Setlakwe : Et là on
prévoit ensuite la mécanique de transmission de cette information-là, puis
aussi la demande doit être présentée au plus tard à une certaine date. Ça, ça
va. Contrat de travail, il faut avoir les crédits disponibles, aucun enjeu. En
cas d'empêchement, là, le greffier-trésorier va devoir reprendre... reprendre
le flambeau.
«Le plus tôt possible, le
greffier-trésorier avise le directeur général des élections de la nomination de
cette personne au titre de président d'élection.» Je me rapporte au mémoire...
Là, je n'ai rien, absolument rien contre la mesure, là, je pense que ça répond
à un besoin. Le mémoire du Directeur général des élections, je pense que je
suis à la bonne place, mais il semble dire... il recommande que le ministère et
la CMQ lui transmettent directement toute décision liée à la tenue d'un scrutin
et aux changements relatifs aux présidentes et présidents d'élection. Qu'est-ce
que vous répondez à ça? Parce que, là, actuellement, le libellé qui est
proposé, ce serait le greffier qui aviserait le DGEQ, mais l'obligation
d'aviser... Là, je pense que ce qu'il veut, c'est qu'il reçoive cette
information-là, dans le fond, pas du greffier-trésorier, mais bien des instances
gouvernementales.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la sous-ministre.
Mme Petit (Katia) : Oui. En
fait, c'est que l'obligation... Dans tous les cas, le DGE a l'information.
C'est que, nous, en vertu des dispositions, c'est toujours le greffier... le
greffier-trésorier qui est en lien avec le DGE puis qui confirme la... qui
confirme la chose. Donc, d'ajouter l'obligation à la CMQ de le faire, ça nous
apparaissait peut-être un peu superflu. Dans le fond, l'important c'est que le
DGE ait l'information sur la personne qui remplace ou qui est désignée à titre
de président, tout simplement.
Mme Setlakwe : Mais vous ne
voyez pas d'enjeu, là, que le DGE ne soit pas informé? Il y a l'obligation du
greffier de l'informer, et même ça prend... je ne me trompe pas, là, ça prend
une autorisation? Ça prend l'autorisation de la CMQ. Bon, dans le fond... En
tout cas, le DGE semble...
Mme Laforest : C'est ça.
C'est ça. Le greffier a l'obligation d'informer automatiquement, donc ça se
fait.
Mme Setlakwe : Donc, vous
rassurez le DGE qu'il va être informé. Vous n'avez pas d'enjeu.
Mme Laforest : Oui. Le DGE
veut tout savoir, il va tout savoir.
Mme Setlakwe : Tout à fait. Là,
je me rapporte à un autre mémoire, celui de l'Association des directeurs
généraux des MRC, qui salue, effectivement, la disposition, vous avez raison.
«Bien que cette disposition réponde à un besoin documenté et qu'elle soit
positive, nous suggérons d'y apporter quelques précisions importantes. D'abord,
il y aurait lieu d'inclure la charge de directeur général adjoint en plus de
celle prévue de <directeur...
Mme Setlakwe :
...
charge de directeur général adjoint en plus de celle prévue de >directeur
général.»
Mme Laforest : ...
Mme Setlakwe : Ce n'est pas
la même chose, non?
Mme Laforest : Non. C'est...
Eux, là, juste pour vous informer, demandent que, si, admettons, dans une
municipalité, il n'y a pas de poste de directeur général, qu'on nomme le
directeur général adjoint... que la fonction du directeur général adjoint soit
acceptée dans la loi. Donc, on n'a pas de DG, mais on a un DG adjoint, automatiquement,
on nomme le directeur général adjoint. Mais ce n'est pas dans cet article-là,
il n'y a pas de lien.
Mme Setlakwe : Ça me va. Merci,
Mme la ministre.
Mme Laforest : Mais on va
l'aborder, je crois, plus tard.
Mme Setlakwe : Oui, OK
• (12 h 30) •
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions sur l'article 70.0.1? Sinon, on va
passer à le débat sur l'article 70.0.2. Est-ce qu'il y a des questions?
Mme la députée.
Mme Setlakwe : Là, on est
dans un cas de... là, on permet à la Commission municipale de destituer la
personne nommée.
Mme Laforest : Bien, par
exemple, quelqu'un qui a été nommé, mais quelqu'un qui a déjà été pris dans une
situation de conflit ou, peu importe, là, bien, la commission peut quand même
dire : Ah non, lui, il ne peut pas être nommé, il a un passé ou, tu sais,
il a des fautes à son actif. Donc, c'est juste pour donner le pouvoir à la
commission de dire... Disons que ça n'arrivera pas souvent, là, je ne penserais
pas, mais, quand même, ça prend quand même la commission pour dire : Bien,
on ne peut pas prendre cette nomination-là, parce qu'ils ont déjà eu des
plaintes, ou il y a un dossier, ou... Ça, c'est sûr que c'est connu à la
Commission municipale.
Mme Setlakwe : Non, non, je
comprends. Donc, la commission aura déjà autorisé le greffier-trésorier à
nommer une autre personne, mais cette personne-là va pouvoir être destituée, «après
lui avoir donné l'occasion de se faire entendre».
Mme Laforest : C'est ça. En
fait, on veut avoir des bonnes personnes au...
Mme Setlakwe : Non, non, non,
tout à fait. Moi, je suis plus en train de me demander : Mais est-ce que,
donc, toute la panoplie de règles et d'obligations à suivre et de... est prévue
ailleurs, déjà, dans le fond, dans d'autres règlements ou dans d'autres
dispositions? La Commission municipale va se rapporter à des critères connus,
là, pour dire... C'est ça, ma question. Et ces critères-là seraient où. Tu sais,
parce que je comprends qu'on lui donne le pouvoir de destituer, mais en vertu
de quoi, dans le fond? En vertu de... il doit y avoir un texte à quelque part
qui prescrit les obligations, et les devoirs, et les...
Des voix : ...
Mme Petit (Katia) : Oui.
Donc, en fait, c'est déjà prévu. Tout ce qu'on vient faire, ici, c'est ajouter...
en fait, c'est permettre à la CMQ de destituer également quelqu'un qui serait
nommé en vertu de la nouvelle procédure. Donc, on vient juste ajouter,
s'assurer qu'on couvre ces personnes nouvellement nommées là, selon la nouvelle
procédure. Donc, on leur permet de venir le destituer pour cause, et c'est ça
que la loi prévoit, elle prévoit qu'on peut le faire pour cause. Donc,
habituellement, ça va être des cas, par exemple... un président d'élection
favoriserait un candidat, par exemple. Donc, c'est des fautes graves, à ce
moment-là, c'est les procédures habituelles de la CMQ qui s'appliquent. Donc,
c'est vraiment juste pour venir couvrir ces nouvelles personnes là par la
disposition qu'on vient de faire. Donc, c'est de la concordance.
Mme Setlakwe : Non, non, je
comprends. Dans le fond, toutes les règles qui s'appliquent ou qui régissent le
comportement du greffier dans le cadre d'une élection dans son rôle de
président existent déjà, là, dans le corpus, dans le régime, et là on vient
permettre à la commission d'appliquer le même régime à cet autre... à cette
tierce personne nommée et à la destituer. Parfait. Moi, ça me va. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions? Oui, Mme la députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : C'est
en rapport avec le 70.0.1 qu'on vient d'adopter. La personne qui a été nommée, «une
personne pour agir à titre de président d'élection pour une durée n'excédant
pas quatre ans», est-ce que ça veut dire que quelqu'un qui a fait quatre ans et
puis qu'on... il ne peut pas être renommé, peut-être? Dans le 70.0.2, on dit :
Bien, s'il y a quelque chose de grave, mais est-ce que quelqu'un qui a déjà été
nommé... Parce que c'est écrit n'excédant pas quatre ans. Donc, c'est quatre
ans.
Mme Laforest : ...quatre ans,
puis, après quatre ans...
Mme Lakhoyan Olivier : Est-ce
qu'il peut être...
Mme Laforest : Il peut être
renouvelé, oui.
Mme Lakhoyan Olivier : OK.
Merci. Très clair.
Le Président (M. Kelley) :
S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix...
12 h 30 (version révisée)
Mme Lakhoyan Olivier : ...très
clair.
Le Président (M. Kelley) : S'il
n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce
que l'article 71 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Merci.
Mme la ministre, maintenant, la lecture de l'article 96.
Mme Laforest : L'article 284
de cette loi est modifié par l'ajout, à la fin du deuxième alinéa, du
paragraphe suivant :
«8° le président d'élection nommé
conformément à l'article 70.0.1.»
L'article 96 du projet de loi
modifierait l'article 284 de la LERM qui contient notamment une
énumération des fonctionnaires municipaux qui ne peuvent se livrer à des
activités de nature partisane. Il est proposé d'ajouter à cette énumération le président
d'élection nommé conformément au nouvel article 70.0.1, dont l'introduction
dans la LERM se ferait par l'entremise de l'article 71 du... présent
projet de loi.
Donc, c'est sûr qu'ici, avec l'article qui
a été adopté, qu'on vient tout juste d'adopter, on vient assurer la confiance
et... la confiance du public par rapport au processus électoral pour une
question de neutralité, parce qu'on vient de donner, justement, l'article pour
le président d'élection en divisant le directeur général de la municipalité.
Donc, c'est pour une question de confiance.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions?
Mme Laforest : En fait, on
vient dire que le président d'élection ne peut pas se livrer à des activités
partisanes, et c'est tout à fait logique.
Mme Setlakwe : Non, non, je
comprends, mais... Bien, moi j'aurais... j'aurais plutôt dit... Non, mais je
vous suivais, mais je ne disais pas... C'est pour une question, oui, de
confiance, mais ici, c'est de la concordance.
Mme Laforest : Tout à fait.
Ça fait... Oui.
Mme Setlakwe : OK. Juste pour
que ces obligations-là s'appliquent à cette nouvelle personne.
Mme Laforest : Oui,
exactement. On ajoute le nouveau poste, qu'on vient de... donner la
possibilité.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Kelley) : Y
a-t-il des autres interventions? Nous allons procéder à la mise aux voix.
Est-ce que l'article 96 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la ministre, maintenant, la lecture de l'article 132.
Mme Laforest : L'article 132 :
L'article 26 de l'annexe I de cette loi est modifié par le
remplacement du deuxième alinéa de l'article 244 par les suivants :
«Le président d'élection de la
municipalité locale transmet ensuite le relevé du dépouillement par un moyen
technologique au président d'élection de la municipalité régionale de comté ou
à la personne que ce dernier désigne pour le recevoir. En cas d'impossibilité
de transmettre le relevé par un moyen technologique, le président d'élection de
la municipalité locale doit plutôt transmettre un relevé sur support papier.
«Le directeur général des élections peut
déterminer les modalités de transmission et de conservation du relevé transmis
par un moyen technologique.»
L'article 132 du projet de loi
modifierait l'article 26 de l'annexe I de la LOTM. L'annexe I de la
loi adepte... adapte les dispositions de la Loi sur les élections et les
référendums dans les municipalités à la réalité de l'élection du préfet de la
municipalité régionale de comté au suffrage universel.
L'article 26 remplace l'article 244
de la LERM et porte sur la remise des urnes et des relevés de dépouillement au
président d'élection de la municipalité locale et de leur transmission au
président d'élection de la municipalité régionale de comté. Le relevé du
dépouillement est, selon la LERM, un document servant à brosser le portrait des
bulletins de vote se trouvant dans l'urne et sur lequel figurent, par exemple,
le nombre de bulletins en faveur de chaque candidat et le nombre de bulletins
rejetés. La modification proposée consisterait à remplacer la remise d'un
exemplaire physique du relevé de dépouillement par une transmission du relevé
par un moyen technologique. En outre, le Directeur général des
élections<i> se verrait confier la... le pouvoir de déterminer les
modalités de transmission et de conservation du relevé transmis par un moyen
technologique.
Ici, on vient améliorer l'efficacité du...
recensement pour le poste de préfet de la MRC. On vient permettre l'annonce des
résultats de l'élection au poste de préfet de la MRC plus tôt. Lors d'une
élection au poste de préfet d'une MRC, le vote se déroule dans chacune des
municipalités, puis les urnes et les relevés du dépouillement de chacune d'entre
elles sont transmis à la MRC pour le recensement. Donc, il faut transporter les
urnes sur des distances assez grandes et souvent tard le soir, ce qui retarde l'annonce
des résultats et augmente la pression qui repose sur le président d'élection et
sur le personnel qui s'occupe du transport. Les urnes ne contiennent pourtant
aucune information nécessaire au recensement. Le président d'élection a
uniquement besoin des relevés de dépouillement. La mesure propose donc de
retirer l'obligation de déplacer les urnes et de permettre que les relevés de
dépouillement puissent être transmis par un moyen technologique. Pour accélérer
le processus, les modalités de transmission et de conservation des relevés
seraient déterminées par le Directeur général des élections. Cette mesure est
demandée par Élections Québec et par tous les présidents d'élection des MRC.
Voilà.
Le Président (M. Kelley) : Merci
beaucoup, Mme la ministre. Des... Des questions? Mme la députée de
Mont-Royal...
Mme Setlakwe : Oui,
rapidement, là. Je... Je pense...
Le Président (M. Kelley) : ...Outremont.
<Vas-y...
Le Président (M. Kelley) :
...Outremont.
>Vas-y.
Mme Setlakwe : Merci. Je
pense que ce qu'on vise à faire, c'est vraiment de moderniser, là. On...
Mme Laforest : Oui, tout à
fait.
Mme Setlakwe : Est-ce
qu'on... Dans le fond, la disposition, j'imagine, actuelle vise... vise des cas
où... tu sais, s'appliquait à une autre époque, où il fallait vraiment
transporter... transporter les documents. Donc là, ici, ça va permettre
d'accélérer, ça va permettre de simplifier. Puis, si jamais la transmission du
relevé par un moyen technologique posait problème, bien là, le président
d'élection va...
Mme Laforest : ...
Mme Setlakwe : ...va agir
puis il va transmettre un relevé sur support papier. Mais tout ça va donc, si
je comprends bien... va accélérer, va éviter, dans le fond, des déplacements
inutiles.
• (12 h 40) •
Mme Laforest : ...de
transporter des... les urnes.
Mme Setlakwe : Bien, bravo!
Mme Laforest : On évolue.
Mme Setlakwe : On évolue.
Bravo! Je pense que ça fonctionne. Puis je pense qu'on vise aussi le cas où ça
ne fonctionnerait pas par les moyens technologiques. Est-ce qu'il y a une
information pertinente que...
Une voix : ...
Mme Setlakwe : Non? Non? Par
rapport à ça? Non, il n'y a pas... Merci, moi, ça me va.
Mme Laforest : On dit que
c'est bien, d'évoluer comme ça. C'est... C'est le temps, disons.
Mme Setlakwe : Oui, oui. Non,
tout à fait.
Mme Laforest : D'ailleurs, on
a eu certaines situations. Non. Rien. C'est parce qu'on... Souvent, durant les
élections, on parle beaucoup des urnes, le déplacement des urnes, puis parfois,
c'est... c'est délicat, ce sujet-là. Bon. C'est tout. Je me parlais.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : Juste
pour ajouter à ma collègue. Mises à part la flexibilité et la fluidité du
processus, bien, l'information, on va avoir les résultats plus rapidement
aussi, donc. Mais j'aime le fait qu'on donne toujours le choix, qu'au besoin le
papier... Donc, on se modernise, on facilite la tâche, et puis l'information
est plus rapide, donc c'est vraiment une bonne chose.
Mme Laforest : Merci.
Le Président (M. Kelley) : M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, merci. Bien,
je trouve ça intéressant, effectivement, moi aussi, là, qu'on puisse... agir
sur une accélération du processus, évidemment, après l'élection terminée.
Pour ce qui est d'un vote électronique,
parce que ça, ça aurait été comme l'étape subséquente, là, est-ce que ça a été
envisagé dans la modernisation de la loi? Puis pourquoi ça a été rejeté,
visiblement?
Mme Laforest : Pour une
question de confidentialité et question de logiciel. Il y a eu quand même
plusieurs municipalités qui ont été ciblées pour essayer le vote électronique,
mais...
M. Grandmont : Oui, je me
souviens d'avoir fait ça, oui.
Mme Laforest : Oui, c'est ça.
Puis on l'a vraiment demandé. Je crois que c'était dans le temps du projet de
loi 49, on voulait vraiment que le DGE se penche sur la situation du vote
électronique pour ajouter un nombre intéressant de voteurs, mais on n'a pas
trouvé le bon logiciel, le bon système. Au niveau de la confidentialité, il y
avait des enjeux particuliers.
M. Grandmont : Donc, c'est,
en fait, au niveau des fournisseurs, en fait, que c'est difficile d'avoir le
bon...
Mme Laforest : Oui. Tout à
fait.
M. Grandmont : Puis est-ce
que, dans ce cas-là, vous aviez exploré la possibilité d'avoir un vote... Par
exemple, tu sais, plutôt que de faire un vote itinérant en personne, c'était-tu
un vote itinérant par Internet, par exemple? C'est-tu des choses que vous aviez
explorées?
Mme Laforest : Tout a été
essayé. Mais justement, l'enjeu de... le point principal qui n'a pas été...
qu'on ne répondait pas, c'était au niveau de la confidentialité. Il y avait des
risques. Il y avait beaucoup de risques.
M. Grandmont : Puis donc je
comprends que quand on... Les gens allaient se déplacer, évidemment, sur place,
là, dans un... pour une majorité, peut-être, de personnes, là, on peut imaginer.
Il me semble l'avoir... participé à une élection municipale, dans la ville de
Québec, où on votait de manière électronique. Mais peut-être que je me trompe,
mais il me semble que c'est déjà arrivé. Il me semble, là. Je ne me trompe pas,
hein? Je ne me souviens plus en quelle année. 2013 ou 2017.
Mme Laforest : OK. Ce n'était
pas sur Internet. C'était sur un tabulateur. Oui.
M. Grandmont : Non, non,
c'est ça, c'est ça. C'est sur tabulateur. C'étaient sur des machines, dans le
fond. C'était en quelle année, ça? C'était en 2013? 2017?
Mme Laforest : Eh, Seigneur!
M. Grandmont : 2005? 2007?
Mme Laforest : 2005.
M. Grandmont : 2005. Mme
Boucher. Eh bien! Ça date. Donc, c'est ça. Puis, en fait, est-ce qu'il y avait
un niveau... est-ce qu'il y a un enjeu de sécurité ou de confidentialité avec
ces machines-là aussi?
Mme Laforest : Bien, ça, ce
seraient des bonnes questions à poser au DGE, je pense. Parce que nous, c'est
sûr qu'on était intéressés puis on a eu des rencontres, puis on était pour.
Sauf qu'on a vraiment reçu une note et des communications pour dire : On
ne peut pas aller plus loin parce qu'il y a trop d'enjeux de confidentialité puis
on n'est pas capables de trouver le bon logiciel qui répondrait à cette
possibilité-là.
M. Grandmont : D'accord. Puis
donc, au niveau de la confidentialité, c'étaient quoi, les risques? Est-ce que
c'était le fait de connaître... d'être capable de connaître, dans le fond, le
choix, le vote des électeurs, des électrices une fois qu'ils ont voté? Donc, à
la fois... Puis je ne parle pas... Tu sais, pour la partie Internet, ça, je
peux comprendre, là, il y a comme un enjeu de sécurité, même des réseaux
Internet. Mais pour les tabulateurs, comme vous les avez appelés tantôt, donc
est-ce qu'il y a des enjeux de confidentialité potentiels aussi <pour...
M. Grandmont :
...enjeux
de confidentialité potentiels aussi >pour ces machines-là?
Mme Laforest : ...les... les tabulateurs,
justement, il y a eu trop de risques d'erreur en 2005. Puis c'est pour ça
qu'ils ont été retirés aussi.
M. Grandmont : Donc là, dans
ce cas-là, c'étaient plus des risques d'erreur, plus que des... des enjeux de
confidentialité?
Mme Laforest : Oui. Là, c'étaient
des risques d'erreur. Puis l'autre, les votes électroniques, récemment, là,
c'est vraiment des enjeux de...
M. Grandmont : Parfait. Donc,
comme je l'ai dit tantôt, moi, sur cet article-là, le 132, sur lequel on est en
ce moment, je n'ai aucun problème pour l'accélération des processus. Mais
est-ce que vous avez fait une évaluation aussi des risques d'erreur ou des
risques de... bien, je comprends qu'il n'y a pas de risque de confidentialité,
parce que les bulletins de vote sont anonymes, puis on fait juste transmettre
l'information, mais est-ce qu'il y a des risques d'erreur que vous avez évalués?
Est-ce que vous avez fait la démarche de mesurer le risque de cette nouvelle
façon de procéder, même si on souhaite évidemment que ça accélère le processus?
Mme Laforest : ...informations,
il les avait déjà par courriel. Là, c'est juste qu'on évite de transporter les
urnes, là.
M. Grandmont : OK. Donc, le
processus, actuellement, c'est qu'il recevait l'information par courriel, en
plus, par boîte?
Mme Laforest : Oui, en plus,
par boîte.
M. Grandmont : Mais il
pouvait déjà donner des résultats sur la base des informations reçues par
courriel? Comment ça se passait?
Mme Laforest : Non, non, non.
Il devait avoir... Il attendait la compilation finale, là, et des boîtes et
des... les votes sur le système, là, sur...
M. Grandmont : OK. Donc là,
ce qu'on vient changer, en fait, c'est que dorénavant, seulement...
Mme Laforest : Le transport
des boîtes.
M. Grandmont : Bien, le
transport des boîtes ne sera plus nécessaire. La seule chose sur laquelle le
Directeur des... général des élections... Sauf en cas de doute, il pourra se
fier uniquement, dans le fond, à la transmission, par courriel, des
informations?
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : OK. Puis
comment c'est transmis? C'est dans... donc par courriel, puis c'est une photo
des... ou une photo ou un... comment je dirais ça, voyons, un scan, en fait,
là, des relevés qui est envoyé ou si c'est une compilation que le Directeur
général des élections reçoit?
Mme Laforest : ...OK. Peut-être,
ici, on va avoir la réponse : «La mesure propose de retirer l'obligation
de déplacer des urnes, permettre que les relevés de dépouillement puissent être
transmis avec... par un moyen technologique pour accélérer le processus. Les...
modalités de transmission et de conservation des relevés sont déterminées par
le Directeur général des élections.»
M. Grandmont : OK. Parfait.
Donc, c'est à lui de vérifier.
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : Mais il vous
a... vous l'avez consulté là-dessus, puis on sait qu'il a confiance, lui, de
son côté, d'être capable de trouver des moyens technologiques qui seront
sécuritaires?
Mme Laforest : ...demandé par
Élections Québec et demandé par tous les présidents d'élection des MRC.
M. Grandmont : Parfait. Je
vous remercie.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il... Y a-t-il des autres interventions?
Et, juste un rapide rappel à mes collègues.
Il y a seulement une discussion ici, c'est entre la ministre puis le député de
l'opposition qui prend la parole. Alors, les discussions à côté, mes chers
collègues députés...
Des voix : ...
17951 Le Président (M. Kelley) :
S'il vous plaît, juste respecter vos collègues quand ils sont en train
d'échanger.
Alors, est-ce que l'article 132 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Maintenant,
on va procéder, Mme la ministre, à l'article 133.
Mme Laforest : L'article 133 :
L'annexe I de cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 26,
des suivants :
«26.1. L'article 247 est remplacé par
le suivant :
«"247. Le président d'élection
procède au recensement des votes en utilisant les relevés du dépouillement
reçus et en compilant les votes exprimés en faveur de chaque candidat.
«"Il doit toutefois utiliser les
relevés contenus dans les urnes si un candidat ou un électeur intéressé lui
produit une déclaration écrite, appuyée d'un serment, attestant qu'il y a lieu
de croire qu'un relevé qu'il a reçu est erroné ou frauduleux et ne correspond
pas à celui placé dans l'urne et que le résultat peut être différent si le
recensement est fait au moyen du relevé placé dans l'urne. Il fixe alors le
délai dans lequel le président d'élection de la municipalité locale doit lui
transmettre les urnes et ajoute le recensement jusqu'à ce qu'il les obtienne."»
Donc, ici, monsieur...
«Le premier alinéa de l'article 249
ne s'applique pas lorsque le relevé a été transmis par voie électronique.»
Donc ici, on vient... améliorer
l'efficacité du recensement par le poste de... pour le poste de préfet de la
MRC. On vient permettre l'annonce des résultats de l'élection au poste de
préfet de la MRC plus tôt. Cette mesure n'est applicable qu'à partir des
élections générales municipales de 2025. Ça répond justement aux discussions
qu'on a eues précédemment pour le vote électronique et le transport des urnes.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Et, juste parce qu'il y a trois articles au sein d'un article, on va commencer
avec 26.1, puis après ça, 247, puis après, 26.2. Puis je pense que, Mme la
ministre, c'est là où vous avez un amendement.
Mme Laforest : Non, il n'y a
pas d'amendement.
Le Président (M. Kelley) : Pas
d'amendement. OK. Parfait. Alors, on va commencer avec Mme la <députée...
Le Président (M. Kelley) :
...commencer
avec Mme la >députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci, M. le
Président. Donc là, on est sur 26.1?
Le Président (M. Kelley) : Oui.
Mme Setlakwe : On n'a pas de
commentaire sur 26.1, mais j'en aurais sur les autres.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Puis, à 247, avez-vous des commentaires, des questions?
Mme Setlakwe : Donc, on est
toujours dans le même thème, mais ce que je comprends, c'est...
• (12 h 50) •
Mme Laforest : ...là. Je
comprends tout de suite parce que j'aurais dû dire... L'article 247, là,
il faut que vous le... il faut que vous l'ayez en tête, là. C'est : «Le
président d'élection procède au recensement des votes en utilisant les relevés
de dépouillement.» Ça, c'est l'article 247. Donc là, on vient dire,
justement, qu'on ne déplace plus nécessairement les urnes. Donc, c'est pour ça
qu'on retire l'article 247, parce que l'article 247 concernant les
relevés... concernait les relevés de dépouillement.
Mme Setlakwe : Oui. Mais non,
je comprends. On est en train de compléter, dans le fond, la discussion qu'on
avait précédemment sous l'autre article parce que...
Mme Laforest : Oui. Mais
j'avais oublié d'expliquer c'était quoi, l'article 247, donc c'était assez
nébuleux.
Mme Setlakwe : Ah! non, non.
On comprenait qu'on était encore dans le même... dans le même régime de
l'élection d'un préfet d'une MRC. On n'a plus d'obligation de transporter les
urnes, on procède... on les... on envoie les relevés de dépouillement, les
annonces se font plus rapidement. Mais là, ce que je comprends du deuxième... Là,
corrigez-moi, on est dans... dans 247, le deuxième alinéa ou paragraphe? Je
devrais savoir ça, là, comme avocate puis... mais d'un projet de loi à l'autre,
je ne me rappelle jamais. Là, ici, c'est le deuxième paragraphe qui parle...
Une voix : ...
Mme Setlakwe : ..alinéa, deuxième
alinéa. Merci, mon député de... mon collègue de Taschereau.
Mme Laforest : Mais c'est de
la... En fait, c'est de la concordance avec l'article 132.
Mme Setlakwe : Oui, oui, avec
132, qu'on a parlé... dont on a parlé tout à l'heure. Mais... Mais là on va un
pas plus loin. Il faut quand même utiliser les urnes et les déplacer s'il y a
une demande de recomptage. C'est ce que je comprends au deuxième alinéa. C'est
alinéa? Parfait. Et donc...
Mme Laforest : En fait, ça
veut juste dire de conserver les urnes au cas où. C'est juste ça.
Mme Setlakwe : Non, non,
c'est sûr. Mais les... Oui, oui, les... Parce que les boîtes, là, on s'entend
qu'on n'a pas besoin de les déplacer.
Mme Laforest : C'est ça.
Mme Setlakwe : On va pouvoir
envoyer des relevés, procéder plus vite, éviter des déplacements inutiles. Mais
il faut quand même, effectivement, les conserver. Et là on vient prévoir
qu'est-ce qui arrive si quelqu'un demande, dans le fond, un recomptage, là, ou
demande... oui, c'est, ça, d'ouvrir les...
Mme Laforest : Exact.
Mme Setlakwe : ...d'ouvrir les
urnes. Et là on laisse au président d'élection de fixer le délai qui doit être
respecté pour transmettre les urnes, «et ajourne le recensement jusqu'à ce
qu'il les obtienne».
Mme Laforest : Oui,
exactement.
Mme Setlakwe : Donc, il n'y a
pas d'enjeu avec 247. Merci.
Le Président (M. Kelley) : M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, merci.
Donc, ce qu'on... ce qu'on vient dire, en fait, juste pour bien comprendre... C'est
parce que vous avez... Mme la ministre n'a pas lu les notes explicatives. Peut-être
que ça aurait aidé à placer les choses, là. Mais donc, dans le fond, ce qu'on
dit, c'est que les... s'il y a une contestation, on va le faire à partir des
boîtes, donc les bulletins, les bulletins de vote papier, et donc il faut
garder ces boîtes-là pour être... Est-ce qu'il y a un délai? Donc, ma
compréhension est la bonne, en fait. C'est ça? Parfait.
Donc, est-ce qu'il y a un délai à
l'intérieur duquel un directeur local d'élection, dans le fond, ne peut pas...
est tenu de conserver les boîtes, dans le fond, ou ne peut pas détruire les
boîtes? J'imagine que c'est prescrit, là, par... C'est... Il y a une
concordance entre le délai pour être capable de contester ou demander un
recomptage, là, mais juste pour m'assurer qu'effectivement ça existe encore,
quand même, comme on ne déplacera plus les boîtes puis elles ne seront pas
centralisées à un endroit, là.
Mme Laforest : Le délai
obligatoire est un an.
M. Grandmont : De conserver
les boîtes?
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : On conserve
les boîtes pendant un an?
Mme Laforest : Oui.
M. Grandmont : OK.
Mme Laforest : C'est long,
hein?
M. Grandmont : Et donc, là,
ces boîtes-là ne seront plus déplacées.
Mme Laforest : Mais on doit
les conserver.
M. Grandmont : Elles vont
être conservées où?
Mme Laforest : Ah! bien là,
chaque municipalité... Le DGE...
M. Grandmont : Mais c'est les
municipalités qui vont les conserver?
Mme Laforest : Bien, le DGE
va décider. J'ai l'impression qu'il y a des endroits.
M. Grandmont : Non, c'est
juste parce qu'on vient changer des choses dans la loi.
Mme Laforest : À la société
des archives.
M. Grandmont : C'est parce
qu'on vient changer des choses dans la loi, dans laquelle on dit, finalement,
les boîtes, on n'a plus à les déplacer pour être capable de faire l'annonce des
résultats. Est-ce que ces boîtes-là, dans le fond, sont quand même déplacées,
centralisées en quelque part ou c'est chaque municipalité qui les conserve?
J'aimerais savoir qu'est-ce qu'on fait avec.
Mme Laforest : ...qui les
conservent, mais à quel endroit, je ne sais pas du tout.
M. Grandmont : Non. Bien,
évidemment, je ne vous demande pas de savoir dans quel casier ou dans quel
entrepôt on fait ça. Mais donc, la façon de fonctionner, actuellement, c'est
quoi? Ces boîtes-là sont... La directive, actuellement, c'est quoi? Les boîtes,
elles sont conservées par qui, en fait? Je ne veux pas savoir où, là, mais par
qui.
Mme Laforest : Excusez, je
vais avoir... Voulez-vous répondre, <M. Normand?...
Mme Laforest :
...>M.
Normand?
Une voix : ...
Mme Laforest : Non. C'est... Non.
Des fois, si vous ne le savez pas, dites-le pas. Madame...
Une voix : ...
Mme Laforest : Non. Mais ne
répondez pas à quelque chose qu'il ne faut pas dire.
Une voix :...
Mme Laforest : La loi est
vraiment imprécise. Bon. La loi... Bien, en fait, c'est imprécis, l'endroit
exact. C'est pour ça, ce n'est pas indiqué vraiment.
M. Grandmont : Oui, oui, on
veut donner de la latitude aux gens, évidemment, là.
Mme Laforest : Oui, c'est ça.
L'article 658.1 : «Le greffier ou greffier-trésorier doit...»
Des voix : ...
Mme Laforest : Excusez. Mais
là, c'est sérieux, là, la question. Je comprends, votre question est sérieuse,
je vais être sérieuse. OK : «Le greffier ou greffier-trésorier doit
conserver, pendant un an à compter de la fin du processus électoral ou référendaire,
tout document relatif à ce processus et prévu au chapitre VI du titre I ou
à l'un ou l'autre des chapitres III à VI du titre... du titre II.»
Donc, ce n'est pas indiqué, l'endroit,
sauf à ce moment-ci. Je vais le demander, là, au président des élections ou
encore au DGE, où les boîtes seront conservées. Je vais vous revenir.
M. Grandmont : Parce que...
Parce que vous comprenez ma question, en fait, là. Si on n'a plus obligation de
les... de les déplacer jusqu'au... en tout cas, je ne sais pas où est-ce que
c'était, là, on ne les déplace plus pour... c'est centralisé en quelque part,
là, et donc, à partir du moment où elles étaient centralisées, après ça, on
faisait un stockage de ces boîtes-là en quelque part, qui étaient... qui
étaient centralisées aussi en quelque part. Donc...
Mme Laforest : Bien, d'après
moi, dans chaque municipalité, il y a déjà des endroits. Elles sont... Les
municipalités sont habituées de conserver ces boîtes-là.
M. Grandmont : J'imagine.
Donc, on va finir par déplacer quand même les boîtes. Moi, je veux juste
m'assurer finalement qu'en quelque part, avec les modifications qu'on... qu'on
a apportées, on soit capable de maintenir, dans le fond, cette obligation-là,
de s'assurer qu'elles vont être conservées pendant un an aussi, évidemment, là.
Mme Laforest : Oui, oui,
c'est important, là.
M. Grandmont : Ça fait qu'en
tout cas vous pourrez nous revenir là-dessus.
Mme Laforest : Puis je
pensais que c'était même plus qu'un an, mais c'est un an. Mais je vais vous...
je vais demander s'il y a des endroits particuliers dans les municipalités pour
conserver les boîtes.
M. Grandmont : Mais comprenez-moi
bien, ce n'est pas... ce n'est pas de savoir exactement où est-ce qu'elles vont
être, évidemment, mais c'est de savoir c'est... c'est sous la responsabilité de
qui puis s'assurer que ça va effectivement toujours bien être fait.
Mme Laforest : ...toujours
sous la responsabilité de chacun des présidents d'élection. Puis c'est bien
fait. Mais je vais... je vais poser plus de questions à savoir c'est où.
M. Grandmont : Je vous
remercie.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Y a-t-il des autres interventions? Maintenant, on va procéder à 26.2. Mais, Mme
la ministre, je ne pense pas que vous avez lu, selon mes informations, le 26.2.
Mme Laforest : Je n'ai pas lu
le...
Le Président (M. Kelley) : Alors,
si c'est possible de faire la lecture, oui, puis l'explication.
Mme Laforest : Avec plaisir. OK.
Avec plaisir. L'article 26.2 prévoit que le premier alinéa de
l'article 249 de la LERM, qui oblige le président d'élection à placer le
relevé du dépouillement dans une enveloppe scellée, ne s'applique pas lorsque
le relevé a été transmis par un moyen technologique.
Le Président (M. Kelley) : C'est
tout. Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la...
Mme Setlakwe : OK. Oui,
merci, M. le Président.
Le Président (M. Kelley) : Oui,
vas-y, Mme la députée.
Mme Setlakwe : Donc, est-ce
que c'est... est-ce qu'on veut remplacer la terminologie «par voie
électronique» par «par un moyen technologique» pour s'harmoniser avec
l'article 132? Puis on voyait qu'il y a... il y a un amendement qui a
été... qui avait été déposé. Puis je pense que vous avez même lu avec cette
terminologie révisée ou je me trompe?
Mme Laforest : Bien, en fait,
c'était «par voie électronique». Puis l'amendement, étant donné qu'il n'y a
plus de vote électronique... c'est pour ça qu'on se posait la question, si on
devait déposer l'amendement. Mais on va le déposer, l'amendement, à ce
moment-ci. Vous avez raison. On va le déposer.
Mme Setlakwe : Mais c'est...
c'est vous qui le savez. Mais moi, quand j'ai vu l'amendement, je me suis dit :
Ah! peut-être que c'était... c'était un oubli dans cet article-là, afin de...
Mme Laforest : ...l'amendement.
Parce qu'on... Dans... Dans l'article, on parlait «par voie électronique», mais
on va déposer l'amendement qui parle de «moyen technologique». On va le
déposer.
Une voix : ...
Mme Laforest : Ah! il est
déposé. OK.
Le Président (M. Kelley) : Et
je ne sais pas si on veut juste commencer avec la lecture de l'amendement. Puis,
après ça, je pense qu'on va avoir plus de temps pour commencer la discussion.
Mme Laforest : D'accord.
L'article 133, annexe I de la Loi sur l'organisation territoriale
municipale : Remplacer, dans l'article 26.2 de l'annexe I de la
Loi sur l'organisation territoriale municipale, proposé par l'article 133
du projet de loi, «voie électronique» par «un moyen technologique».
Donc, l'amendement qui est proposé
remplacerait, dans l'article 133 du projet de loi, l'expression «voie
électronique» par «un moyen technologique» en concordance avec la modification
qui serait apportée à l'article 26 de l'annexe I de la Loi sur
l'organisation territoriale municipale par l'article 132 du projet de loi.
Donc, l'article se lirait : «26.2. Le
premier alinéa de l'article 249 ne s'applique pas lorsque le relevé a été
transmis par un moyen technologique.»
Alors ici, c'est une question de cohérence
puis de concordance, mais il est déposé.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Puis, compte tenu de l'heure, je pense qu'on peut suspendre nos travaux jusqu'à
14 heures puis relancer le débat <autour...
Le Président (M. Kelley) :
...14 heures
puis relancer le débat >autour de l'amendement déposé par le ministre.
Bonne heure de lunch, tout le monde!
(Suspension de la séance à 12 h 59)
13 h 30 (version révisée)
(Reprise à 14 h 02
)
Le Président (M. Kelley) : Alors,
à l'ordre, s'il vous plaît! On va recommencer nos travaux. Alors, lors de la
suspension de nos travaux cet avant-midi, nous étions à l'étude de l'amendement
de la ministre à l'article 133. Je crois qu'il y a une intervention de la
part de la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Oui, merci, M.
le Président, mais ce sera très court. Donc, vous maintenez votre amendement,
puis on comprend que c'est simplement pour uniformiser le libellé ou utiliser
les mots «un moyen technologique» comme il est prévu à l'article 132, n'est-ce
pas?
Mme Laforest : Oui, c'est
bien ça.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce qu'il n'y a pas des autres interventions?
Non? Alors, est-ce que l'article.... excuse-moi, est-ce que l'amendement à l'article 133
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Et
maintenant on revient à l'article tel qu'il a été amendé. Alors, on est sur le
26.2. Est-ce qu'il y a des interventions concernant la dernière partie? Non? Sinon,
on va aller à l'adoption à l'article qui a été amendé, 133. Est-ce que l'article
est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, l'article 101.
Mme Laforest : 101. Cette loi
est modifiée par l'insertion, après l'article 346, du suivant :
«346.1. Le ministre peut, sur demande du
président d'élection et après en avoir informé le directeur général des
élections, reporter ou suspendre une élection lorsque la sécurité des personnes
ou des biens est menacée en raison d'une situation urgente réelle ou
appréhendée ou lorsqu'un événement imprévisible entrave sérieusement son bon
déroulant... déroulement.
«Le ministre peut prescrire les normes
applicables à la reprise de l'élection et peut, à cette fin, adapter toute
disposition de la présente loi, sauf les chapitres XIII et XIV.
«Le directeur général des élections peut
alors, après avoir informé le ministre, adapter toute disposition des chapitres XIII
et XIV.
«Dans les 30 jours qui suivent le
jour prévu pour le scrutin de l'élection reportée ou suspend, le ministre doit
transmettre au président ou au secrétaire général de l'Assemblée nationale un
report des décisions qu'il a prises en vertu des premier et deuxième alinéas.
Le directeur général des élections doit faire de même à l'égard des décisions
qu'il a prises en vertu du troisième alinéa. Le président dépose ces rapports à
l'Assemblée nationale dans les 30 jours qui suivent celui où il les a
reçus ou, si elle ne siège pas, dans les 30 jours qui suivent celui où elle a
repris les travaux.»
Alors, l'article 101 du projet de loi
introduirait dans la LERM...
14 h (version révisée)
Mme Laforest : ...dans
les 30 jours qui suivent celui où elle a repris les travaux.»
Alors, l'article 101 du projet de loi
introduirait dans la LERM un nouveau... nouvel article 346.1, lequel
accorderait un pouvoir au ministre des Affaires municipales de reporter ou de
suspendre une élection... une élection lorsque la sécurité des personnes ou
des biens est menacée en raison d'une situation d'urgence réelle ou appréhendée
ou lorsqu'un événement imprévisible entrave sérieusement son bon déroulement.
Le ministre se verrait également accorder le pouvoir d'adapter toute
disposition de la LERM dans le but de favoriser la reprise de l'élection, à l'exception
des dispositions concernant le financement politique, qui pourraient être
adaptées à cette fin par le Directeur général des élections<i>. Donc, le
ministre et le Directeur général des élections devraient faire report à l'Assemblée...
rapport à l'Assemblée nationale de l'utilisation de ce pouvoir dans les 30 jours
suivant le jour fixé pour le scrutin.
Alors, ici, nous avons ce nouvel article,
considérant des situations vécues dans le passé, comme des inondations, on ne
peut pas tenir des élections, ou encore, l'année passée, les feux de forêt, un
exemple qu'on a eu à Sept-Îles. Donc, c'est un pouvoir qu'on donne quand,
vraiment, c'est impossible de tenir les élections, et présentement, dans la
loi, quand il y a des élections, s'il y a une catastrophe dans la ville, bien,
on doit recommencer complètement le processus des élections, tandis que, là,
admettons, il y a un feu de forêt, on était rendus à tel jour de la campagne
électorale ou encore à tel moment dans les élections, là, avec cet article-là,
on n'est pas obligés de recommencer tout le processus avec les avis complets
pour les élections. Alors, voilà, c'est suite aux feux de forêt qu'on a vécus l'année
passée.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre.
Mme Laforest : Merci, M.
le Président.
Le Président (M. Kelley) : Y
a-t-il des interventions?
Mme Setlakwe : Oui, M.
le Président.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la députée.
Mme Setlakwe : Premièrement,
est-ce que ce libellé, il est tout à fait nouveau, là? Il n'existe nulle part
ailleurs dans le corpus législatif ou oui?
Mme Laforest : Est-ce qu'il
existe, M. Marois?
Une voix : ...
Mme Laforest : C'est une
inspiration personnelle. C'est ça?
Mme Setlakwe : Bien, je
ne sais pas si c'est personnel, mais...
Mme Laforest : C'est une
inspiration du légiste suite aux feux de forêt qu'on a vécus.
Mme Setlakwe : Merci.
Non, mais ça vaut la peine quand même qu'on s'attarde à cet article. Sur le
fond, on comprend très bien l'objectif visé. L'exemple des feux de forêt est
excellent. Je vois... Dans les explications, là, dans le tableau qui nous avait
été remis, on fait mention aussi... bon, on parle d'événements imprévus comme
la pandémie ou des phénomènes météorologiques extrêmes qui ont eu des impacts
sur les processus électoraux municipaux, mais, je pense, ça vaut la peine... La
raison pour laquelle je demandais si on avait ce libellé ailleurs, c'est quand
même... Il y a... C'est une procédure qui demeure exceptionnelle, puis on
utilise des... on utilise des termes... Par exemple, «lorsqu'un événement imprévisible
entrave sérieusement son bon déroulement», ça, c'est des... est-ce que c'est
des dispositions... Ce n'est pas... ce n'est pas des termes qui sont étrangers,
j'imagine, au corpus législatif, là, quand on parle d'entraver sérieusement...
Mme Laforest : Non, puis,
en fait, il y a une obligation de déposer les rapports à l'Assemblée nationale,
aux collègues, dans les 30 jours, puis il y a aussi une chose... Parce que
vous aviez un bon point quand vous parliez de la pandémie. Durant la pandémie,
je crois qu'à toutes les trois semaines ou même aux quatre semaines, parfois,
il fallait faire des changements s'il y avait des élections partielles. Il
fallait faire des arrêtés ministériels à chaque... Exemple, s'il y avait des
élections ou quoi que ce soit, il fallait fonctionner toujours par arrêté
ministériel parce qu'on n'avait pas cet article-là. Donc, c'est un article...
Souhaitons qu'on n'ait pas de pandémie, ni feu de forêt, ni d'inondation, mais
c'est pour ça que... qu'on a cet article-là.
Mme Setlakwe : Non, je
comprends, c'est dans... c'est malheureux qu'on soit rendus là, mais ainsi...
ainsi va la vie. Malheureusement, il arrive des circonstances exceptionnelles.
Et donc ici, ce qu'on veut faire, c'est éviter qu'au cas par cas il y ait des
arrêtés ministériels. On veut offrir le pouvoir au ministre, le/la ministre,
mais ma question est la suivante, là. Dans le... dans la séquence, donc, ça
sera une demande du président d'élection, n'est-ce pas?
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : OK. Et
donc la demande doit émaner du président d'élection, et après il faut en avoir
informé le DGE. C'est là que je... ce qui m'a amené à réfléchir à la séquence,
c'est aussi ce qui est mentionné dans le mémoire du Directeur général des
élections, qui recommande... c'est lui qui veut le pouvoir. C'est ça? Ah non! C'est
ici que... Je m'excuse, on va y arriver, on va y arriver. C'est une question de
qui devrait avoir le <pouvoir puis c'était peut-être une question...
Mme Setlakwe :
...devrait
avoir le >pouvoir puis c'était peut-être une question de détacher ça du
politique puis faire en sorte que la décision vienne du DGE, mais c'est... qu'on
nous explique le raisonnement derrière la séquence de cette prise de décision
et... Merci. «Le Directeur général des élections recommande qu'on lui octroie
le pouvoir de suspension ou de report d'une élection en période électorale
après consultation de la ministre.» Vous répondez quoi à sa demande?
Mme Laforest : Mais peut-être
que... peut-être, je suis dans l'erreur, mais, si je ne me trompe pas, le DGE
voulait avoir le pouvoir, bref, le contrôle, la responsabilité de tous les
présidents d'élection. Je ne sais pas si c'est de ça qu'on parle, mais ici ce
n'est pas ça.
• (14 h 10) •
Mme Setlakwe : Non. Hier,
effectivement, j'ai fait allusion, dans le cadre de l'étude d'un des articles,
à cette demande du DGEQ, qui était plus large, effectivement. Il voudrait, je
pense, avoir un rôle de supervision plus général sur... oui, sur le travail des
présidents d'élection. Non, là, ici, c'est... Dans son mémoire, il a... il
traite spécifiquement... il traite spécifiquement, là, ça commence à la page 11,
du report... de cette nouvelle disposition qui prévoit le report ou la
suspension : «La tenue des élections repose sur un partage des
responsabilités entre le président d'élection, la ministre et le DGE. La
ministre veille à l'application générale de la loi. Elle exerce une autorité
hiérarchique sur les municipalités.» C'est toute une mise en contexte, là. «En
période électorale, la loi stipule que le Directeur général des élections peut
adapter une disposition de la loi pour en réaliser la fin si, à la suite d'une
erreur, d'une urgence ou d'une circonstance exceptionnelle, cette disposition
ne concorde pas avec les exigences de la situation. Il doit en informer la
ministre au préalable et faire rapport par la suite à l'Assemblée nationale.»
Donc, il y aurait déjà, en période
électorale, une disposition de la loi qui stipule que le DGE peut adapter une
disposition de la loi pour en réaliser la fin si, à la suite d'une erreur,
d'une urgence ou d'une circonstance exceptionnelle, cette disposition ne concorde
pas avec les exigences. Le projet de loi qu'on est en train d'étudier octroie
de nouveaux pouvoirs à la ministre, qui viennent prévoir la marche à suivre
dans certaines situations d'urgence qui ne sont pas couvertes actuellement par
la loi. Bon, là, il décrit l'article 101, mais, pour en arriver au point
que je faisais tout à l'heure, il demande qu'on lui octroie à lui ce pouvoir de
suspension ou de report après consultation de la ministre. Vous en pensez quoi?
Dans le fond, c'est peut-être une... peut-être une façon de dépolitiser tout
ça.
Mme Laforest : Consultation
de la ministre, peut-être, Mme Petit?
Mme Petit (Katia) : Oui,
merci. Bien, peut-être juste pour poursuivre sur la même... la même ligne,
c'est qu'en fait la ministre a déjà le pouvoir, dans la loi sur les... dans la
LERM, d'ordonner la tenue d'une élection partielle, soit de la... d'en
reprendre une, par exemple, lorsqu'une élection qui n'a pas été tenue... qui
doit être tenue n'a pas été tenue, lorsqu'une élection n'a pas été menée à
terme, lorsqu'une élection n'a pas permis... les candidats, etc., donc, une
foule, déjà, de situations où c'est la ministre qui, en tant que responsable de
la loi, va ordonner la tenue, autoriser un délai, etc.
Donc, ce qu'on prévoit ici, c'est tout à
fait cohérent avec l'ensemble de ses fonctions habituelles. Ce que dit le DGE,
peut-être qu'il le voudrait de façon plus large, mais là on n'est pas dans une
réforme en profondeur. On est vraiment dans des ajustements pour tenir compte
des situations qu'on a vécues et, vraiment, tout simplement, éviter de
recommencer à zéro après... si, par exemple, on aurait pu reporter juste le
jour d'élection de deux jours parce que la situation se serait... donc, et il y
a un pouvoir, quand même, une reddition de comptes, que la ministre évoquait
tantôt. Donc, elle, si elle utilise son pouvoir, elle doit faire rapport à
l'Assemblée nationale. Donc, on considère qu'il y a quand même assez de balises
entourant l'exercice de ce pouvoir-là puis que c'est cohérent avec ses pouvoirs
déjà permis pour les élections partielles, là.
Mme Setlakwe : Je vous
remercie, mais, OK, donc, on s'entend que la demande émane du président
d'élection, et là la ministre peut... elle a cette discrétion, donc, après en
avoir informé, mais pas... le DGE de reporter ou suspendre une élection. Bon,
là, le choix des mots, «lorsque la sécurité des personnes ou des biens est
menacée en raison d'une situation d'urgence réelle ou appréhendée ou lorsqu'un
événement imprévisible entrave sérieusement son bon déroulement»... Donc, c'est
vraiment ce dernier bout là... Est-ce que vous pouvez nous dire <quand
même en... de quelle disposition législative vous vous êtes inspirés...
Mme Setlakwe :
...vous
pouvez nous dire >quand même en... de quelle disposition législative
vous vous êtes inspirés... pas personnellement, mais de quelle disposition
législative vous vous êtes inspirés pour... pour choisir ce libellé? Est-ce que
vous pensez qu'il est... ou sinon est-ce qu'on s'en remet simplement à la
définition ou à la signification usuelle de ces mots-là?
Le Président (M. Kelley) : Juste
avant, est-ce que nous avons le consentement? Oui, bien sûr, et juste... n'oubliez
pas de rappeler votre titre puis nom pour les «records».
M. Normand (Étienne) : Éienne
Normand, légiste pour le ministère de la Justice.
En fait, ce sont des termes qu'on ne
retrouve peut-être pas arrangés de cette façon-là, mais qu'on les retrouve sous
une forme ou une autre dans plusieurs dispositions dans le corpus législatif,
par exemple, dans la Loi sur la sécurité civile, qui prévoit une déclaration
d'état d'urgence. On retrouve... on peut retrouver également, là, la notion de
sécurité des personnes, des biens dans la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme.
Pour ce qui est de la dernière partie du premier alinéa de 346.1, donc, la
question d'«entrave sérieusement son bon déroulement», ça, je vous dirais, ça a
été rédigé pour les fins de la disposition... pour les fins de la situation que
la disposition voulait encadrer.
Mme Setlakwe : Merci. Donc, OK,
«sécurité des personnes ou des biens», oui, je pense qu'effectivement il doit y
avoir de... il doit y avoir ce libellé dans la Loi sur la sécurité civile. «Menacée
en raison d'une situation d'urgence réelle ou appréhendée», qu'est-ce qu'on
entend par... Bien, je comprends qu'est-ce que ça veut dire, là. Donc, on n'est
pas encore dans une situation... on n'est pas encore en train de vivre cette
situation-là. Elle est appréhendée. Avez-vous des exemples en tête? Pourquoi
avoir choisi d'ajouter... Donc, ici, on est... on est en amont d'une situation
qui pourrait mener, donc, à...
M. Normand (Étienne) : C'est
ça. Si on voit venir, par exemple, un sinistre, une inondation, un feu de forêt
qui progresse, par exemple, donc, ce que ça signifie, en fait, c'est que la
situation n'a pas besoin d'être concrétisée pour donner ouverture au pouvoir.
Elle peut être appréhendée. Donc, on doit... Elle doit être... elle doit être
tangible, on s'entend, là, mais elle peut être à venir.
Mme Setlakwe : OK. «Lorsqu'un
événement imprévisible entrave sérieusement son bon déroulement. La ministre
peut prescrire les normes applicables à la reprise...» Puis, après ça, il y
a... il y a un pouvoir qui est donné : «Le DGE peut alors adapter toute
disposition des chapitres...» Les chapitres XIII et XIV, comment se
fait-il qu'il peut les adapter ou... Les dispositions qui sont applicables,
c'est ça... Là, je n'ai pas ces chapitres-là sous les yeux. J'essaie de voir
qu'est-ce que ça... qu'est-ce que ça veut dire.
M. Normand (Étienne) : Alors,
les... la raison pour laquelle c'est le DGE qui peut... J'espère avoir bien
compris votre question, là, mais la raison pour laquelle c'est le DGE qui peut
adapter les chapitres XIII et XIV, c'est parce que c'est le DGE qui est
responsable de l'application de ces deux chapitres de la loi.
Mme Setlakwe : Oui, oui, non,
non, tout à fait, mais là ces chapitres-là traitent de quoi?
M. Normand (Étienne) : Du
financement politique.
Mme Setlakwe : Je comprends. OK,
donc, ça émane... la demande émane du président. On a les critères... les
critères objectifs, mais, tu sais, est-ce qu'on aurait besoin de dire c'est de
l'avis de qui? Non, la demande est faite par le président d'élection. La
ministre va évaluer la situation à la lumière des... du libellé dont on vient
de discuter et de ces critères-là. Elle prend la décision. Elle en informe le
DGE. La ministre, ensuite, prescrit les normes applicables pour la reprise. Le
DGE, le cas échéant, au besoin, va adapter les règles relatives au financement.
Et puis, là, on arrive au dernier alinéa :
«Dans les 30 jours qui suivent le jour prévu pour le scrutin de l'élection
reportée ou suspendue, la ministre doit — puis là ça, c'est sa
reddition de compte — doit transmettre au président ou au secrétaire
général de l'Assemblée nationale un rapport des décisions qu'il a prises en
vertu des premier et deuxième alinéas. Le DGE doit faire de même à l'égard des
décisions qu'il a prises en vertu du troisième... Le président dépose — je
suis désolée, là, c'est quand même assez technique — dépose ces
rapports à l'Assemblée dans les 30 jours qui suivent celui où il les a
reçus». Moi, ça me semble... C'est sûr que ça prend ce genre de reddition de
comptes. Dans les 30 jours, ça me semble... oui, ça me semble standard. Donc,
oui... Bien, je pense, je n'ai pas d'autre commentaire, à moins que ma collègue
en ait.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : C'est
dans le même sens que ma collègue. Selon le rapport du Directeur général des
élections, il parle de... le <respect de l'hiérarchie, il parle de...
Mme Lakhoyan Olivier :
...selon
le rapport du Directeur général des élections, il parle de... le >respect
de l'hiérarchie, il parle de chevauchement. Vous avez mentionné que, dans le
passé, la ministre avait le pouvoir, par des arrêts ministériels, en cas
d'urgence majeure... Est-ce qu'on est en train de... comme d'ajouter ça dans la
loi puis faire ça clair ou ça se faisait naturellement, mais est-ce que...
est-ce que c'est écrit quelque part? Si ce n'est pas écrit, donc, on est en
train d'ajouter que la ministre a ce pouvoir-là.
• (14 h 20) •
Là, d'après le rapport du directeur
général, ce que je comprends, comme ma collègue... ma collègue, c'est que, de
toute façon, le directeur général, vous consultez... c'était en consultation
que ça se faisait, et il continuait, parce qu'il y a une hiérarchie qu'il
doit... lui, il a son travail à faire, informer tout le monde. Donc, je pense
qu'il ne comprend pas pourquoi on vous donnerait ce pouvoir-là. Dans le résumé,
là, il finit en disant : «Le Directeur général des élections recommande
qu'on lui octroie le pouvoir de suspension et de report d'une élection en
période électorale après consultation de la ministre.» Ça se faisait comme ça,
mais là... Ça se faisait déjà comme ça. C'était dans les lois. Là, on veut
donner le pouvoir à la ministre. C'est comme... ça a deux sens, là. Oui, vous
pouvez le faire, mais là pourquoi on le change?
Mme Laforest : Bien, en fait,
on peut le faire, mais ce qui est important d'ajouter dans... dans ce qui a été
dit, et votre collègue a très, très bien résumé les étapes, c'est qu'on est
toujours obligés de recommencer complètement tout le processus des élections, mais,
un exemple, un feu de forêt comme ça s'est passé à Sept-Îles... il y a un feu
de forêt, on ne sait pas comment seront les routes ou comment... Bref, ça se
passera à l'hôtel de ville. Ils ont besoin de l'hôtel de ville pour loger des
gens. Bien là, c'est sûr que, si l'élection arrive dans quelques jours, avec
cette... cette possibilité-là, cet article-là, on va pouvoir continuer où on en
était rendus dans les élections.
Donc, on ne reprend pas les élections à la
case départ pour des événements vraiment importants, là, qui sont situations
d'urgence, sécurité des personnes, des biens menacés, dans ce contexte-là. Ça
fait que c'est important de mentionner que c'est très positif, parce que,
souvent, il reste quelques jours avant d'aller voter, et là, bang! inondation
ou feu de forêt, ça fait que ce n'est pas... disons que c'est... ça devient
complexe.
Mme Lakhoyan Olivier : Donc,
dans... dans cet article-là, ça clarifie cette partie-là, qu'on va continuer où
on a laissé.
Mme Laforest : La meilleure
des raisons pour faire ça, c'est que, souvent, un candidat que sa campagne
électorale va très, très bien, puis on est rendus à quelques jours des
élections, on suspend les élections, on reprend, et là il y a des nouveaux
candidats qui peuvent arriver et... Ça fait que c'est pour ça que c'est
important aussi de continuer où on en était rendus.
Mme Lakhoyan Olivier : Pour
mieux comprendre, donc, vous allez aviser le directeur général, lui, il va
continuer son hiérarchie et... Vous allez informer le directeur général
comme... comme ça se faisait. Le directeur général... Je suppose que, quand il
y a une urgence, c'est la ministre qui va déjà annoncer au directeur général...
Mme Laforest : Oui, c'est
bien, bien, bien expliqué, 346.1, dans le troisième paragraphe : «Le directeur
général des élections peut alors, après avoir informé le ministre, adapter
toute disposition des chapitres XIII et XIV.» Puis là, ensuite, c'est le
rapport dans les 30 jours, mais les étapes sont bien expliquées ici dans
l'article.
Mme Lakhoyan Olivier : Donc,
le DGE... On ne se mêle pas de l'hiérarchie DGEQ. Vous lui informez... C'est
vous qui prenez la décision. De toute façon, là, c'est comme... en se parlant,
bien, on est en train de le clarifier, là, pour... pour mieux comprendre. On
veut s'assurer que tout le monde sont écoutés, tu sais, ça fait que...
Mme Laforest : Oui, puis il
faut voir aussi... C'est important, cet article-là, pour les élections
partielles, parce que, dans les élections partielles... À tout moment, on a des
élections partielles. Donc, ça peut être l'été, ça peut être à tout moment.
Mme Lakhoyan Olivier : Je
suis satisfaite avec vos explications. Merci.
Mme Laforest : Merci.
Le Président (M. Kelley) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des autres interventions?
Mme Setlakwe : ...si vous
permettez, M. le Président.
Le Président (M. Kelley) : Oui,
vas-y, Mme la députée.
Mme Setlakwe : Juste
rapidement, pour juste rebondir... Effectivement, vous avez décrit le régime
qui était en place, dans le fond, actuellement, ou la façon dont vous avez dû
gérer ces situations-là depuis la <pandémie, par arrêtés ministériels,
mais est-ce que...
Mme Setlakwe :
...ces
situations-là depuis la >pandémie, par arrêtés ministériels, mais est-ce
que, dans les cas vécus, vous avez... Parce que vous dites : Si on ne
prévoit pas ça, bien, il va falloir recommencer à zéro, mais, quand vous avez
utilisé votre pouvoir et vous avez utilisé l'arrêté ministériel, vous n'avez
pas suspendu, vous avez arrêté?
Mme Laforest : ...
Mme Setlakwe : Non, c'est ça.
Mme Laforest : ...pas ça.
Donc, on a recommencé au complet.
Mme Setlakwe : C'est ça qui
est arrivé. Donc, vous...
Mme Laforest : Oui, dans
certaines élections partielles, il a fallu recommencer le processus à la case
départ.
Mme Setlakwe : C'est ça.
Donc, vos pouvoirs actuels étaient limités, dans le sens que vous n'étiez
pas... vous ne pouviez pas dire : Je suspends, on reporte... Non, OK. Donc,
c'est vraiment... Merci. Je n'ai pas d'autre commentaire.
Le Président (M. Kelley) : S'il
n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 101 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, l'article 73.
Mme Laforest : L'article 81.1
de cette loi est modifié par le remplacement des premier, deuxième et troisième
alinéas par les suivants :
«Une table de vérification de l'identité
des électeurs doit être établie dans chaque local où se trouve un bureau de
vote. La table est établie, au choix du président d'élection, au bureau de vote
ou ailleurs dans le local.
«Toute table visée au premier alinéa est
constituée de trois membres, dont un président.
«Les membres de la table établie au bureau
de vote comprennent le scrutateur, le secrétaire du bureau de vote et un
président nommé par le président d'élection. Les membres de la table établie
ailleurs dans le local sont nommés par le président d'élection et, dans le cas
d'une municipalité visée à l'article 77, les articles 77 à 79
s'appliquent, avec les adaptations nécessaires, à la nomination des membres
autres que le président.»
L'article 73... l'article 73 du
projet de loi modifierait l'article 81.1 de la LERM. Cet article établit
une table de vérification de l'identité des électeurs dans chaque local où se
trouve un bureau de vote, à l'exception des locaux comprenant trois bureaux de
vote ou moins, où les scrutateurs et secrétaires du bureau de vote peuvent agir
comme membres de la table. La modification proposée consisterait à permettre au
président d'élection d'établir à son choix la table du bureau de vote ou
ailleurs dans le local sans égard au nombre de bureaux de vote dans le local.
Toute table serait composée de trois membres, dont un président. Dans le cas de
la table établie au bureau de vote, le scrutateur et le secrétaire de bureau de
vote seraient les deux... les deux autres membres. Dans le cas d'une table
établie ailleurs dans le local, les trois membres seraient nommés par le
président d'élection.
Ici, on vient réduire les besoins en
personnel électoral dans un contexte de difficultés de recrutement. On vient
faciliter le processus de recrutement. Donc, l'article est quand même important,
puis je crois qu'on est rendus en 2024. Vous savez, quand on va voter, il y a
souvent énormément de personnes à chacune des tables, une tient le crayon,
l'autre la règle, l'autre l'efface. Donc là, on restreint, considérant qu'on a
une certaine pénurie de personnel pour aller travailler durant les élections, puis
ça, c'est demandé, là, par tous.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des interventions? Mme la députée.
Mme Setlakwe : Oui, non,
rapidement, je comprends... je comprends bien l'objectif visé. Est-ce que vous
avez quand même des chiffres à nous donner en termes de difficulté de recruter
le personnel électoral pour ces tâches-là à la dernière élection de 2021 et
est-ce qu'il y a des municipalités... parce que ça, ça peut frustrer les...
Mme Laforest : On n'a pas les
chiffres parce que ça se fait...
Mme Setlakwe : Non, oui, je
comprends...
Mme Laforest : Ça se fait
localement, on n'a pas les chiffres, mais, à chaque fois que... Bien, aux
élections, on a eu énormément de gens qui nous l'ont dit, que c'était difficile
de recruter du personnel.
Mme Setlakwe : Non, non, mais
on le sentait... oui, ça pouvait se sentir un peu partout, puis ça, ça peut
venir même frustrer les électeurs qui s'étaient... qui s'étaient présentés puis
qui peuvent rebrousser chemin, voyant que... qu'il y a comme un goulot
d'étranglement. La question serait... On n'est pas en train d'alléger, de
changer les procédures de vérification ou quoi que ce soit, c'est vraiment le
nombre de tables. On ne change pas, là, du tout, là, l'importance de faire les
vérifications a, b, c, d, c'est juste que, pour... si je l'ai bien lu, là,
c'est que...
Mme Laforest : Oui, bien...
Mme Setlakwe : Oui, juste nous
expliquer... Actuellement, il y a comme, disons, une table par bureau, puis là,
s'il y a une salle avec des locaux comprenant trois bureaux de vote ou moins,
on donne une... on donne une souplesse, on n'oblige pas, oui.
Mme Laforest : Une
flexibilité, oui. En fait, c'est, encore une fois, qu'est-ce qui s'est passé
durant la pandémie. En 2021, la <i>loi visant à faciliter le déroulement
de l'élection générale municipale le 7 novembre 2021 dans le contexte de
la pandémie de la COVID-19 a permis exceptionnellement au président d'élection
de décider s'il souhaitait ou non établir une table distincte pour la
vérification de l'identité des électeurs, et ce, peu importe le nombre de
bureaux de vote dans le local. Donc, après cette expérience, Élections Québec
recommande d'aller de <l'avant pour cette mesure...
Mme Laforest :
...Élections
Québec recommande d'aller de >l'avant pour cette mesure.
Mme Setlakwe : ...
Mme Laforest : Pour la
pérenniser.
Mme Setlakwe : OK. C'est
comme... on arrive dans une salle où il y a différents bureaux, mais il y avait
peut-être une première... il y avait plusieurs vérifications qui étaient faites,
ou un premier tri, ou... tu sais, c'est juste d'alléger parce qu'il y a un...
Mme Laforest : C'est alléger,
puis moins de personnel aussi, là, aux tables, mais, en même temps, les
obligations, là, d'identité, on ne change rien, là, pour...
Mme Setlakwe : Moi, ça me
satisfait. Merci.
• (14 h 30) •
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, merci
beaucoup, M. le Président. Donc, cette demande-là, là... Je comprends
qu'effectivement, là, il y a un enjeu au niveau de la... du recrutement, en
fait, des personnes bénévoles ou des... en tout cas, des... on peut dire, une pénurie
de main-d'œuvre. On va utiliser le terme consacré un peu par rapport à ça.
Est-ce que... est-ce qu'il a été exploré d'autres mécanismes pour essayer d'attirer
du personnel dans les bureaux de vote, notamment, peut-être, augmenter les... tu
sais, verser des salaires peut-être plus... ou des indemnités? Je ne sais
comment... comment c'est appelé, là, ce n'est peut-être pas des salaires, c'est
des indemnités, là, verser des indemnités plus élevées, essayer d'attirer, avec
d'autres moyens, finalement, des gens pour être capables de voir...
Parce que le risque, à la fin, c'est
d'avoir aussi peut-être moins de monde puis d'avoir un risque aussi d'enlever
ou d'affaiblir, en fait, la confiance au niveau du système... de la journée de
vote, en fait, là? S'il y a moins de monde pour surveiller, s'il y a moins de
monde pour voir au bon déroulement de cette journée-là cruciale dans notre
démocratie... Évidemment, vous comprenez qu'à un moment donné si on réduit tout
le temps, à un moment donné, on s'éloigne d'un autre objectif qui est
important, qui est de garder la confiance du public, des électeurs, des
électrices en le système électoral. Donc, est-ce qu'il y a d'autres avenues qui
sont explorées en partenariat avec les DGEQ par rapport à ça?
Mme Laforest : D'autres
avenues? Bien là, c'est sûr qu'il n'y a pas d'autre avenue parce qu'on ne
touche pas les règles obligatoires. Ça, c'est vraiment important de le
mentionner. Puis, quant aux salaires ou les montants qui sont donnés au
personnel qui travaille aux élections, c'est quand même de très, très bons
salaires. C'est des bons montants qui sont donnés, et, en plus, ces montants-là
sont toujours indexés. Qu'est-ce qui se passe, c'est dû au vieillissement de la
population. Souvent, on a des gens, la plupart, à la retraite qui travaillent
aux élections. On a une population vieillissante. Donc, il y a moins de
personnes.
Et on a vécu la pandémie. C'était assez
particulier. Donc, on a vu également que moins de personnel aux tables, ça
fonctionnait bien, puis il y a du personnel aussi... Ce qui a été mentionné par
Élections Québec, c'est que les gens arrivent, la plupart, avec des pièces
d'identité pour aller voter, et on a quand même plusieurs personnes qui sont
engagées pour vérifier les pièces d'identité. Donc, à ce moment-là, les gens
ont dit... Les gens arrivent avec les pièces d'identité. Donc, vérifier les
pièces d'identité, c'est important, mais vérifier si les gens ont leur pièce
d'identité, ça, c'est moins... c'est moins nécessaire. Ça fait que, oui, il y a
eu une analyse durant les élections, puis c'est les critères importants qu'on
doit respecter ici.
M. Grandmont : D'accord.
Donc, vous dites qu'il y a une analyse qui a été faite pendant les... Il n'y a
pas...
Mme Laforest : Bien, par
rapport aux gens, par exemple, il y avait... il y a toujours des personnes,
durant les élections, qui vérifient : Avez-vous apporté votre pièce
d'identité?, puis ça, il y en a partout, puis il y en a quand même beaucoup.
Les gens arrivent, en général, là, toujours avec les pièces d'identité. Ça fait
que, là, c'est sûr qu'on a dit : Peut-être qu'on ne devrait peut-être pas
avoir ce poste-là, mais ce poste-là peut être déplacé soit vers les tables ou
vers d'autres fonctions importantes. Ça fait que c'est juste, si je peux dire,
un réajustement, là, pour les tables de votation puis les installations.
M. Grandmont : Parfait. Puis,
plus tôt dans le projet de loi, on avait parlé du vote itinérant, évidemment, là,
dans quelle mesure ça risque d'ajouter une demande en personnel pour les
élections ou si c'est juste des personnes qui pourront être réattribuées,
réaffectées, dans le fond. On a parlé de vote itinérant, là. Moi, j'ai
l'impression que c'est un service qui est évidemment fort louable et important
puis qui va être très, très, très apprécié, donc, qui risque de demander des
efforts de déploiement de personnel, en fait, assez considérables. Dans quelle
mesure vous pensez, là, de votre point de vue, que le Directeur général des
élections va être capable, dans le contexte, encore une fois, de pénurie de
main-d'œuvre, là... être capable de jongler avec tout ça pour arriver, à la fin,
à l'objectif qu'on semble poursuivre à travers cet article-là, là?
Mme Laforest : Oui, on
poursuit quand même l'objectif, parce que le vote itinérant, ce n'est pas la
même journée. Donc, nous, on parle vraiment de la journée de vote avec les...
M. Grandmont : Donc, vous
pensez que, dans le fond, comme c'est des créneaux horaires différents, on
devrait être capables d'avoir des gens, puis, dans le fond, ça va donner plus
d'opportunités à plus de gens de pouvoir s'impliquer dans le processus
électoral.
Mme Laforest : Tout à fait,
oui.
M. Grandmont : OK, parfait.
C'est bon pour l'instant. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Merci
beaucoup. Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci.
Peut-être une dernière précision. Donc, le régime actuel n'est pas changé, dans
le sens que, quand il y a en une, table, ou, en tout cas, peu... peu importe là
où la vérification se fait, là, à l'entrée, dans une table distincte, parce que
les gens...
14 h 30 (version révisée)
Mme Setlakwe : ...ou, en tout
cas, peu importe là où la vérification se fait, là, à l'entrée, dans une table
distincte, parce que les gens n'ont peut-être pas les pièces sur eux ou au
bureau, c'est toujours trois personnes qui vérifient? Parce que là on dit :
Toute table visée, au premier alinéa, est constituée de trois membres.
Des voix : ...
Mme Laforest : Vous pouvez y
aller.
Mme Petit (Katia) : En fait,
on ne diminue aucunement les vérifications qui sont faites. Tout ce qu'on permet,
c'est que la vérification se fasse à même les... les bureaux.
Une voix : ...
Mme Petit (Katia) : C'est ça,
puis les personnes qui sont déjà sur... Pareil comme dans les... par exemple,
dans les bureaux de vote itinérants, là, où on permet à ce que les personnes le
fassent sur place.
Mme Setlakwe : Merci. C'est
ce que j'avais compris. Une dernière précision. À la fin, donc, on mentionne...
comme deux régimes, là, les membres de la table établie ailleurs dans le local
sont nommés par le président d'élection. Et dans le cas d'une municipalité
visée à l'article 77, on parle de... de quelles circonstances, ici, là?
Une voix : ...
Mme Setlakwe : Non, je suis
désolée, je ne l'ai pas sous les yeux. Dans le fond, 77, on...
Des voix : ...
M. Normand (Étienne) : L'article 77
porte sur les recommandations faites par les parties ayant fait... les deux
parties ayant fait élire le plus de candidats dans les municipalités de 100 000
et plus, recommandations pour le personnel électoral.
Mme Setlakwe : On parle de
municipalités plus importantes.
M. Normand (Étienne) : Oui.
Mme Setlakwe : Ah! oui, là on
dit que les... Je comprends. On fait renvoi à ce régime particulier qui s'applique
avec les adaptations nécessaires. Ça me va. Merci beaucoup.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions? Sinon, est-ce que l'article 73 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Alors,
maintenant, on... on procède à la lecture, Mme la ministre, de l'article 117.
Mme Laforest : Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 659.4, du suivant :
«659.5. Sauf lors d'une année électorale
ou durant une période électorale au sens de l'article 364, le directeur
général des élections transmet en septembre de chaque année, selon les
modalités qu'il détermine, à tout parti autorisé en vertu du chapitre XIII,
la liste des électeurs de la municipalité au sein de laquelle le parti autorisé
exerce ses activités qui sont inscrits sur la liste électorale permanente. Il
en transmet également une copie à la municipalité concernée.»
L'article 117 du projet de loi
introduirait dans la LERM le nouvel article 659.5, lequel prévoirait une
transmission annuelle de la liste des électeurs d'une municipalité inscrits sur
la liste électorale permanente à tout parti autorisé qui exerce ses activités
au sein de cette municipalité.
Actuellement, les partis reçoivent cette
liste une fois aux quatre ans, à l'occasion de chaque élection.
Alors, ici, on vient aider la capacité des
partis politiques autorisés à communiquer avec les électeurs en dehors de la
période électorale. Les partis pourraient plus facilement solliciter des
contributions et faire connaître leur programme aux électeurs en dehors de la
partie électorale.
La mesure réduit l'écart entre les partis
provinciaux et municipaux en ce qui concerne l'accès aux électeurs. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? Mme la députée.
Mme Setlakwe : Juste... Oui, je
vais me référer au mémoire du DGEQ, mais... mais, avant de le faire,
généralement, là, qu'est-ce qu'on... Vous... vous voulez répondre à une
demande?
Des voix : ...
Mme Setlakwe : Non, non, il n'y
a aucun... non, non, il n'y a pas de problème. Juste, généralement, là, ici, je
comprends ce qu'on veut faire, là, on veut envoyer la liste électorale à chaque
année, à chaque parti dans les municipalités, non pas une fois aux quatre ans.
Mme Laforest : C'est ça,
parce que la liste, on l'envoie...
Mme Setlakwe : Mais qui a
demandé ça?
Mme Laforest : La plupart... L'UMQ,
je crois, Montréal, les grandes villes. Oui, les grandes villes, les 10 plus
grandes villes.
Mme Setlakwe : Ah! Puis j'ai
lu vos... j'ai entendu vos commentaires. Donc, dans le fond, on ne fait pas
campagne seulement aux quatre ans, on veut... on veut que les partis soient
outillés pour pouvoir être en contact, aller faire des démarches, du porte-à-porte,
faire valoir leur... leur programme, leurs priorités, pas juste en période... d'avoir
les informations à jour.
Tu sais, c'est quand même un gros
changement, je veux juste être... je veux bien comprendre le... le raisonnement
derrière tout ça.
Mme Laforest : Bien, c'est
durant les consultations, Montréal l'avait mentionné, l'UMQ aussi l'avait
mentionné. Puis eux voulaient faire comme au provincial, là, la même chose que
la liste au provincial. Donc, eux, ils disaient : Bien, pourquoi nous, on
l'a une fois par année, et eux, ils ne l'ont <seulement...
Mme Laforest :
...Donc,
eux, ils disaient : Bien, pourquoi nous, on l'a une fois par année, et
eux, ils ne l'ont >seulement qu'une fois par quatre ans? Ça fait que
c'était pour s'ajuster comme le provincial l'a fait.
Mme Setlakwe : Oui, je me
souviens qu'effectivement il y avait le parallèle. Donc, selon les... les
règles qui s'appliquent aux élections provinciales, les... les listes sont
envoyées annuellement aux partis.
Des voix : ...
Mme Laforest : Au provincial,
c'est quatre... quatre ou trois fois par année?
Une voix : ...
Mme Laforest : Trois fois par
année.
• (14 h 40) •
Mme Setlakwe : Ah, mon Dieu,
encore plus souvent. OK. Là, le DGEQ dit qu'il n'est ni souhaitable ni
nécessaire que la liste soit transmise en dehors d'un contexte électoral, et
ce, en raison de l'importance qu'il accorde aux renseignements personnels — moi
aussi, je pensais renseignements personnels — contenus dans cette
liste, renseignements dont il est responsable. Mais les garde-fous?
Justement, au niveau de la protection des
renseignements personnels, parce qu'on s'entend il y a la... il y a l'adresse
et il y a la date de naissance sur la liste électorale, mais est-ce que...
Je vous donnerais l'opportunité de... de
nous rassurer, dans le fond, que les dispositions qui régissent la protection
des renseignements personnels, elles... ces dispositions-là existent.
Quand... quand on a ces listes-là entre
nos mains, en période électorale, il y a... il y a tout un régime de protection
des renseignements personnels qui s'applique. Et là le DGEQ s'inquiète
qu'une... une diffusion plus fréquente va... oui, va donc enclencher plus de...
de manutention, plus de... plus de diffusion de ces renseignements-là. Mais
est-ce que les renseignements sont protégés par les mêmes mécanismes? Vous
comprenez ma question? Est-ce qu'on peut rassurer les nombreux auditeurs qui
nous écoutent que les renseignements seraient bien protégés?
Mme Petit (Katia) : Oui. Oui,
sans problème. En fait, la loi prévoit déjà... en fait, permet aux
municipalités d'utiliser, dans le cadre exclusif... exclusif des... de leurs
attributions, un renseignement contenu dans une liste électorale, sous réserve
qu'elles assurent la confidentialité des renseignements qui y sont prévus.
Donc, c'est une obligation qui est inhérente
à l'obtention de la liste. Donc, ils doivent en assurer la confidentialité.
Et il est interdit aussi à quiconque, et
là je vous le lis pour être... «Il est interdit à quiconque d'utiliser, de
communiquer, de permettre que soit communiqué à d'autres fins que celles
prévues dans la présente loi un renseignement contenu dans une liste électorale
ou référendaire, ou dans une liste de personnes habiles à voter ayant le droit
d'être inscrites sur une liste référendaire, ou de communiquer, ou de permettre
que ce soit communiqué... que soit communiqué un tel renseignement à qui... à
quiconque n'y a pas légalement droit».
Et le tout est assorti d'une sanction
pénale qui est quand même assez... assez importante. Là, donc, pour une
première infraction, là, selon si c'est une personne morale ou... ou une
personne physique, mais, par exemple, pour une personne physique, de 500 $
à 2 000 $. Et les... et les amendes montent en cas de récidive. Donc,
il y a quand même un régime.
Il faut comprendre que les partis politiques
et les municipalités reçoivent déjà la liste électorale. Ils la reçoivent lors
de la période électorale. Les partis provinciaux, eux, la reçoivent trois fois
par année. Donc là, ici, ce qui est demandé, c'est une fois par année pour
permettre au parti d'exercer ses activités... ses activités, donc de favoriser
les contributions, etc. Donc, c'est vraiment l'esprit de la chose.
Mme Setlakwe : Merci. Je
comprends. Et donc, quand vous mettez ça dans la balance, là, le... le fait que
peut-être que les renseignements personnels soient exposés à un plus grand
risque d'incidents de confidentialité, forcément, là, si on distribue plus
fréquemment, bon, possiblement qu'on puisse dire que le... le risque est plus
élevé, mais on... vous m'avez... vous avez bien expliqué les... le régime qui
s'applique, mais là il faut mettre dans... dans le... il faut considérer aussi
qu'en partageant ces informations-là on encourage la participation citoyenne,
on encourage...
Et c'est peut-être plus à la ministre que
je pose la question, là, je vous regarde.
Vous avez considéré donc que c'était
opportun de le faire, même s'il y a un enjeu ou que... qu'il faille considérer
la protection des renseignements personnels, vous jugez que les bénéfices en
valent... en valent le... le coup, que les bénéfices en valent la peine pour,
justement, favoriser les contributions, favoriser la participation citoyenne,
favoriser l'engagement, favoriser le dialogue qui va mener éventuellement, on
l'espère, à une plus grande participation aux élections municipales.
Est-ce que vous êtes d'accord avec ce que
je dis? C'est ce que... c'est ce que vous considérez aussi?
Mme Laforest : Mais en fait
il y a deux... deux raisons à considérer. C'est que, un, au provincial, c'était
comme ça déjà. L'autre mesure à considérer, il faut voir que c'est vraiment
pour que les partis <politiques...
Mme Laforest :
...L'autre
mesure à considérer, il faut voir que c'est vraiment pour que les partis >politiques
puissent mieux communiquer avec les citoyens.
Donc, ici, on est vraiment dans la... l'enjeu
de communiquer avec les partis politiques. Donc, c'est sûr que les
municipalités qui n'ont pas de partis politiques ne sont pas touchées, à
communiquer avec les électeurs en dehors de la période électorale. Donc, ça,
c'était important.
Ça fait que moi, c'est sûr que, quand on
disait : C'est pour se coller à Québec et aussi pour favoriser la... les
liens, la relation avec les citoyens, ceux qui ont des partis politiques, je
trouvais que c'était tout à fait logique.
Mme Setlakwe : Non, non, je
ne suis pas... je ne suis pas en désaccord, je ne suis pas en désaccord, mais,
je veux dire, je pense que ça valait la peine qu'on discute du point qui est
soulevé par le Directeur général des élections<i>.
Mme Laforest : ...son point
est... bien, son point, vous avez raison, est questionnable, parce que si... Je
comprends qu'est-ce qui est... qu'est-ce que lui recommande, mais, en même
temps, on le fait, on le fait au provincial. Ça fait que, s'il y avait des
enjeux particuliers, on ne le ferait pas au provincial.
Ça fait que moi, je pense que... Ça a
toujours été comme ça. Pourquoi le faire au provincial et non au municipal?
Puis je crois que le but du projet de loi,
c'est toujours de se rapprocher de nos citoyens, que le municipal connecte avec
les citoyens, qu'on puisse faire des activités avec nos électeurs. Ça fait que
ça, c'est sûr que ça va... ça va améliorer la relation avec nos électeurs. Pour
ça, je suis persuadée.
Mme Setlakwe : Non, non,
je... Oui, je... je suis du même avis. Juste une dernière question, si vous me
permettez, M. le Président. Bien, deux choses. Juste une précision. On dit
«comme au provincial», mais, en fait, le provincial, on va plus loin, on le
transmet plusieurs fois par année. Trois ou quatre fois? C'est quoi,
finalement?
Une voix : ...
Mme Setlakwe : Trois fois. Et
ma dernière question : Qu'est-ce que vous pensez des municipalités qui
interdisent le porte-à-porte alors qu'on n'est pas en période électorale?
Mme Laforest : Bien, moi, je
trouve que ça dépend de chacune des municipalités, là, mais, en toute
honnêteté, il y a des questions qui... qui se posent. Il y a des discussions qui...
qui se font présentement, puis il y en a eu aussi dans le passé, tu sais. Il y
en a qui disent : Est-ce que c'est bon encore de faire du porte-à-porte?
Il y a des questions qui se posent, mais ce n'est pas à moi de décider, du
tout, du tout, puis c'est aux municipalités de... de bien présenter leur
demande. Mais je n'ai pas d'opinion là-dessus, parce que ça reste personnel à
chacune des municipalités, là.
Mme Setlakwe : Oui, on les
laisse gérer ça.
Mme Laforest : Selon moi, du
porte-à-porte, c'est bon pour connecter avec les citoyens, mais, en même temps,
tu sais, il y a des heures à respecter, c'est quand même... il faut respecter
l'horaire des citoyens.
Mais, bref, on va continuer de discuter
sur ça, mais je ne pense pas qu'on arrêterait le porte-à-porte, là.
Mme Setlakwe : Non, non, je
comprends. Non, c'était juste... Non, non, c'était pour fins de discussion. De
toute façon, c'est aux villes à décider, de gérer ça. Elles ont toute
l'autonomie pour gérer ça.
Alors, moi, ça va. Moi, je pense que c'est
une bonne chose de... de permettre cette transmission d'informations. Je pense
que, pour notre saine démocratie municipale, c'est une bonne... c'est un bon
point.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la députée. Et maintenant, M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Merci, M.
le Président. Bien, écoutez, moi, d'abord, sur le principe d'arrimer les
pratiques au municipal avec celles qui ont cours au gouvernement du Québec,
moi, je n'ai pas de... pas du gouvernement du Québec, mais au niveau québécois,
en fait, là, je n'ai pas d'enjeu, là, je pense que c'est une bonne façon de
procéder.
Je me pose quand même des questions sur la
notion de parti autorisé, en vertu du chapitre XIII. J'ai essayé de
naviguer à travers le chapitre XIII pendant que ma collègue discutait avec
vous. Je n'ai pas l'information, là, mais je voulais savoir qu'est-ce qui... Quels
sont les critères qui font qu'un parti devient autorisé par le DGEQ?
Mme Laforest : C'est pour les
municipalités de 5 000 et plus.
M. Grandmont : Oui, mais
quels... sur la base de quels critères? Quelles conditions un parti doit
rencontrer pour obtenir le label «autorisé», finalement, là, par le DGEQ?
Mme Laforest : Oh là là! M. Normand.
Des voix : ...
M. Grandmont : Vous pouvez y
aller, M. Normand.
M. Normand (Étienne) : Alors,
si vous jetez un coup d'œil à l'article 397...
Des voix : ...
M. Normand (Étienne) : Bien,
est-ce que je peux vous demander de répéter votre question, pour m'assurer de
bien avoir compris?
M. Grandmont : Oui. Bien, en
fait, c'est ça, là, le... les conditions d'obtention du titre «parti autorisé».
M. Normand (Étienne) : Alors,
je vous dirais, il n'y a pas de conditions... C'est une demande.
M. Grandmont : Une demande...
M. Normand (Étienne) : Une
demande qui est faite. Dans la mesure où la demande respecte ou remplit les
formalités, les exigences, il n'y a pas de raison de... qu'elle soit refusée.
M. Grandmont : Donc, on doit
avoir... J'y suis, là. Donc, dans le fond, le chef du parti transmet au Directeur
général des élections<i> une demande écrite d'autorisation qui contient
les suivis, les renseignements, donc le nom du parti, l'adresse à laquelle ont
été expédié les communications, l'adresse où se trouveront les livres, les
comptes relatifs, le nom et l'adresse du <domicile...
M. Grandmont :
...les
communications, l'adresse où se trouveront les livres, les comptes relatifs, le
nom et l'adresse du >domicile du chef du parti, son numéro de téléphone.
Donc, dans le fond, on vise juste à
s'assurer que, dans le fond, qu'il y a bien des personnes derrière un nom de
parti politique. D'accord.
Puis pour... On comprend que pour... Il
doit y avoir un certain nombre minimal de membres qui doivent faire partie du
parti?
M. Normand (Étienne) : Oui.
• (14 h 50) •
M. Grandmont : D'accord. Donc,
on doit avoir un certain nombre de membres qui sont... Est-ce que... est-ce que
le... est-ce que le... c'est le DGEQ qui gère ça? J'imagine. Oui, c'est ça.
Est-ce que le DGEQ exige la liste des
membres enregistrés, une preuve de... de paiement de cotisation, par exemple?
Oui, ça, c'est... ça fait partie des éléments? OK.
Donc, pour une ville d'une municipalité de
100 000 habitants et plus, donc, c'est le cas le plus... là où les
exigences sont les plus grandes, il faut aller chercher 100 membres, dans
le fond, donc une liste de 100 membres avec preuve de cotisation.
Donc, c'est quand même relativement facile
à atteindre, c'est ce que je comprends aussi, là. Aller chercher 100 noms,
100 cotisations de 5 $, ce n'est pas...
Mme Laforest : ...la taille
de la municipalité.
M. Grandmont : Non, mais on
parle de 100 000 et plus, là.
Mme Laforest : Ah! les
100 000 et plus. Oui, oui, oui.
M. Grandmont : Donc, ça reste
relativement simple. Moi, je me pose quand même la question... Je sais qu'en...
puis j'ai essayé de chercher, là, en préparation du projet de loi, ça référait
à des choses que j'ai... que j'avais entendues, mais que je n'ai pas réussi à
retrouver, mais je sais qu'en 2014 ou 2011, il y avait eu... ou même peut-être
plus anciennement que ça, il y avait eu un cas de vente de listes électorales,
là. Ça date, là. J'imagine qu'il y a des mécanismes qui ont été mis en place pour
protéger... pour éviter que ça arrive, là. Puis je comprends les
préoccupations, donc, de ma collègue aussi, là, de Mont-Royal—Outremont.
Dans quelle mesure les règles qui
apparaissent, là, à l'article 397 ne sont pas trop faciles à atteindre
pour que des gens, dans le fond, décident de faire la démarche de créer un
parti politique, surtout que les conditions sont quand même assez simples, là,
pour aller chercher des listes de noms?
Dans le fond, c'est un peu ça, là. On sait
combien des données ça peut être intéressant pour des citoyens qui, pour toutes
sortes de raisons, décident de les avoir, pas nécessairement de les vendre,
mais faire de la promotion de différents produits ou services ou faire la
mobilisation sur d'autres fins.
Donc, j'aimerais avoir une discussion avec
Mme la ministre par rapport à ça, là, sur le fait que les critères me semblent
quand même relativement bas.
Puis, des fois, il y a de la... il y a des
créations de partis politiques qu'on ne sait pas trop c'est quoi, leur
programme, ils sont très, très, très absents pendant les campagnes électorales,
leurs noms existent, donc ils ont été autorisés, ils respectaient les critères,
mais on se demande, dans le fond, qu'est-ce qu'ils font sur les bulletins de
vote, si on n'en entend jamais parler. Est-ce que... est-ce qu'ils ne font pas
la démarche simplement pour avoir accès à ces listes d'électeurs, électrices?
Donc, j'aimerais savoir s'il y a une
réflexion par rapport à ça, si c'est un enjeu qui est déjà identifié, là, du
côté de la ministre ou du DGEQ.
Évidemment, je pourrais avoir la
discussion avec le DGEQ éventuellement aussi, là, si la ministre préfère y
référer, là, mais...
Mme Laforest : ...peut
suspendre, M. le Président?
Le Président (M. Kelley) : ...on
va suspendre nos travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 14 h 52)
(Reprise à 15 h 04)
Le Président (M. Kelley) : Alors,
je comprends qu'il y a un consentement pour suspendre l'étude de
l'article 117. Est-ce qu'il y a consentement?
Des voix : ...
Le Président (M. Kelley) :
Parfait. Alors, maintenant, on va procéder à l'étude de l'article 105, Mme
la ministre...
15 h (version révisée)
Le Président (M. Kelley) : ...consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Alors, maintenant, on va procéder à l'étude de l'article 105. Mme la
ministre.
Mme Laforest : L'article 105 :
L'article 436 de cette loi est
modifié par l'insertion, à la fin du deuxième alinéa, de «ou d'un virement de
fonds à un compte que détient le représentant officiel du parti ou le candidat
indépendant autorisé auquel cette contribution est destinée».
L'article 105 du projet de loi
modifie l'article 436 de la LERM, qui prévoit les modes de versement d'une
contribution à un parti ou à un candidat, en ajoutant le virement de fonds aux
modes déjà prévus. Donc, évidemment, on vient actualiser les modes de
financement qui sont déjà autorisés pour le versement des contributions. Bref,
on vient faciliter le financement. La raison est simple : il y a de moins
en moins de chèques. On évolue aussi.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des questions? Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci. Je
pense que c'est une bonne... une bonne initiative de se moderniser à ce
niveau-là, est-ce... parce qu'effectivement, les gens n'ont plus de... ou de
moins en moins de chèques entre les mains, et ça faisait en sorte qu'on devait
récolter des contributions en argent, là, et il fallait, si je me souviens
bien... mais par contre, on ne pouvait pas excéder 50 $, dans le cas d'une
contribution en argent liquide, et on... en tout cas, il y avait... il y avait
comme un flou.
Est-ce que ce flou-là existe toujours, là?
Parce que, là, pour les virements de fonds... Je reprends ma question. Quand on
fait une contribution à un parti politique au municipal, il y a un montant...
il y a un montant maximal, disons, de 200 $ en année électorale. C'est la
même chose, c'est 100 $ par année ou 200 $ quand c'est une année
électorale? Le virement... virement de fonds, on peut faire un virement de
fonds de 200 $?
Mme Laforest : Tout à fait.
Mme Setlakwe : OK. Puis quel
est... Là, je me... j'essaie de me rappeler, aussi, des détails de l'argent,
toute... La possibilité de faire une contribution en argent va toujours
exister?
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Là, je suis en
train de lire l'article tel que modifié. Si c'est plus de 50 $, ça doit
être fait au moyen d'un chèque ou d'un autre ordre de paiement. Mais... OK, c'est
ça, donc ma question demeure. Si quelqu'un veut payer en argent, c'est encore
possible, mais on est limité à 50 $.
Mme Laforest : Toujours.
Mme Setlakwe : Mais si une
personne qui veut payer en argent 200 $...
Mme Laforest : Doit donner 50 $
en argent, le reste en virement de fonds, c'est ça? Bien là, on va l'autoriser,
là.
Mme Setlakwe : Bien là, on va
l'autoriser. Je pense que la question ne se posera plus, mais si quelqu'un
décide quand même de payer argent comptant, de ne pas faire des virements de
fonds...
Mme Laforest : 50 $
maximum. Puis ça, je pense qu'on ne devrait pas toucher à ça ici, dans le
projet de loi, là, parce que permettre que ce soit plus en argent ou...
Mme Setlakwe : Non, non. Ce
qui était permis, c'est de faire quatre dons de 50 $.
Mme Laforest : Ah! Oui.
Mme Setlakwe : Je... je l'ai...
oui, oui, j'ai déjà eu cette conversation et une autorisation de le faire de
cette façon-là. Mais est-ce que... Parce que je comprends, non, non, 50 $
maximal, en argent, je comprends, je comprends très bien, mais... Non, non,
non, mais on parle de ça, mais il y a des gens qui disent : Je n'ai pas de
chèque ou... Je pense que le virement de fonds va venir complètement régler
cette situation-là, mais on demeure à 50 $ pour un don en argent comptant avec
un reçu.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : On ne peut pas
faire quatre dons de 50 $.
Mme Laforest : On ne peut pas.
Mme Setlakwe : Avec quatre
reçus.
Mme Laforest : Non.
Mme Setlakwe : Non, c'est ça.
Merci.
Mme Laforest : Le message est
bien envoyé. Le message est passé.
Mme Setlakwe : C'est ça, moi,
je pense que c'est une bonne chose parce qu'effectivement, ça peut limiter un
parti dans ses contributions.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions? Mme la députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : Ce n'est
pas pour répéter, là, mais je veux juste être claire, je veux juste que ce soit
clair pour nous tous. Le virement, si c'est une année électorale, c'est 200 $.
On peut faire le virement parce qu'on connaît d'où ça vient, l'argent. C'est...
En fait, ça, c'est suivre l'argent. Donc, ça va toujours rester 50 $ cash,
le reste en carte de crédit ou chèque. Sinon, un virement, 100 $ ou 200 $.
Mme Laforest : C'est ça.
Mme Lakhoyan Olivier : C'est
clair. Merci.
Mme Setlakwe : ...les plus
grandes municipalités vont le faire par carte de crédit, c'est sûr. Je pense
que l'idée de... Le scénario dans lequel je me trouvais, avec les contributions
par chèque ou en argent, c'était dans les plus petits contextes où est-ce que
les parties ne mettent pas en place le paiement par carte de crédit. Mais la
conclusion : c'est une bonne chose de se moderniser.
Mme Laforest : Oui.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions? Est-ce que l'article...
Mme Lakhoyan Olivier : J'aimerais...
Le Président (M. Kelley) : Oh!
oui, Mme la députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : ...Puisqu'on
est rendu au <virement...
Mme Lakhoyan Olivier :
...Puisqu'on
est rendu au >virement...
Des voix : ...
Mme Lakhoyan Olivier : Puisqu'on
est rendu au virement, est-ce qu'on accepterait Interac?
Mme Laforest : C'est ça qu'on
fait.
Mme Lakhoyan Olivier : Mais
virement... comme virement dans ton compte, virement d'argent?
Mme Laforest : C'est ça.
Mme Lakhoyan Olivier : Mais
dans un compte... Mais si la... si on a comme un truc, là, pour... pour
utiliser la carte... Non, ça va être par ton compte bancaire, e-Transfer.
Mme Laforest : Un truc pour
utiliser la carte? Vous voulez dire...
Mme Lakhoyan Olivier : Parce
que le... e-Transfer qui se fait.
Mme Laforest : Oui, ça va
être ça.
Mme Lakhoyan Olivier : C'est
ça?
Mme Laforest : C'est ça.
Mme Lakhoyan Olivier : OK. Merci.
• (15 h 10) •
Le Président (M. Kelley) : S'il
n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 105 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Adopté.
Maintenant, Mme la ministre, l'article 115.
Mme Laforest : 115.
L'article 612 de cette loi est modifié :
1° par l'insertion dans le paragraphe 2°
et après «crédit,», de «d'un virement de fonds,»;
2° par l'insertion, dans le
paragraphe 2.1° et après «crédit», de «ou d'un virement de fonds».
L'article 115 du projet de loi
apporterait une modification à l'article 612 de la LERM, qui prévoit une
infraction pénale pour le représentant officiel, son délégué ou une personne
désignée qui recueille des contributions à un parti politique qui sont non
conformes.
La modification proposée ajouterait le
virement de fonds aux autres modes de versement d'une contribution qui sont
déjà prévus par cet article. Cette modification est apportée en concordance.
Alors, voilà. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Kelley) : Y
a-t-il des interventions?
Une voix : ...
Mme Laforest : Oui.
Le Président (M. Kelley) : S'il
n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 115 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Maintenant,
Mme la ministre, l'article 113.
Mme Laforest : Donc, on parle
toujours des modes de paiement : 113. L'article 513.1.2 de cette loi
est modifié par l'ajout, à la fin, des alinéas suivants :
«Ce don peut également être effectué par
un virement de fonds à partir du compte de la personne qui fait le don au
compte que détient la personne visée au premier alinéa de l'article 513.1.
«Le directeur général des élections peut
fixer, par directive, les modalités de virement de fonds.»
L'article 113 du projet de loi
modifie l'article 513.1.2 de la LERM, qui prévoit les modes de versement
d'un don à un candidat dans une municipalité de moins de
5 000 habitants, en ajoutant le virement de fonds aux modes déjà
prévus.
Donc, c'est un article de concordance pour
faciliter les dons dans les 5 000... municipalités de
5 000 habitants et moins. Même chose, mais pour 5 000 et moins.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Merci beaucoup, Mme la ministre. Y a-t-il des interventions?
Mme Setlakwe : ... c'est de
la concordance, mais je pense qu'on se comprend tous que c'est... c'est pour...
c'est pour l'appliquer aux petites municipalités.
Mme Laforest : Oui,
exactement.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 113 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Maintenant,
Mme la ministre, l'article 106.
Mme Laforest : L'article 106 :
L'article 446.1 de cette loi est modifié par l'insertion, à la fin, de «ou
par un virement de fonds effectué à partir d'un tel compte à un compte que
détient le représentant officiel».
Donc, l'article 106 du projet de loi
modifie l'article 446.1 de la LERM, qui prévoit les façons, pour un
électeur, de consentir à un prêt à un parti ou à un candidat, en ajoutant les
virements de fonds.
Merci, M. le Président. En fait, c'est la
concordance encore.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Y a-t-il des interventions? S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'article 106 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Maintenant,
Mme la ministre, l'article 109.
Mme Laforest : On va... Les
virements de fonds, maintenant, avec le trésorier.
109. L'article 494 de cette loi est
modifié par l'insertion, à la fin du deuxième alinéa, de «ou d'un virement de
fonds au compte que le trésorier détient. Le directeur général des élections
peut fixer, par directive, les modalités du virement».
Donc, ici on donne les mêmes modalités de
virements de fonds mais avec le trésorier. Donc, c'est de la concordance, M. le
Président.
Le Président (M. Kelley) : Merci
beaucoup. Y a-t-il des interventions? Mme la députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : Mme la
ministre, j'espère qu'aux prochaines élections provinciales, on aura ça.
Mme Laforest : Le message est
envoyé.
Mme Lakhoyan Olivier : Merci.
Le Président (M. Kelley) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des autres interventions? Sinon, est-ce que
l'article 109 est adopté?
Des voix :Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Maintenant,
Mme la ministre, l'article 107.
Mme Laforest : 107.
L'article 171 de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, dans le troisième
alinéa et après «ordre», de «ou effectue un virement de fonds au compte que
détient le trésorier»;
2° par l'insertion, à la fin du quatrième
alinéa, de «ou le virement de fonds».
Donc, ici, on vient actualiser la formule
du virement de fonds qui concerne les moyens autorisés pour faire un prêt à une
entité <politique...
Mme Laforest :
...du
virement de fonds qui concerne les moyens autorisés pour faire un prêt à une
entité >politique autorisée. Donc, voilà, maintenant, c'est pour un
parti politique. Même chose, concordance.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Merci beaucoup, Mme la ministre. Y a-t-il des interventions? Député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui.
Bien, je voulais juste souligner que c'est le fun de se retrouver ensemble au
printemps puis de faire un bon ménage, de tout le dépoussiérer. C'est parfait.
Mme Laforest : Bon
point.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions? Est-ce que l'article 107 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Maintenant,
Mme la ministre, l'article 112.
Mme Laforest : L'article 112 :
L'article 512.14 de cette loi est modifié par le remplacement du troisième
alinéa par le suivant :
«L'intervenant particulier doit acquitter
toute dépense au moyen d'un chèque ou d'un ordre de paiement signé par
l'intervenant particulier lui-même, s'il est un électeur, ou par le
représentant, si l'intervenant est un groupe d'électeurs, et tiré de son compte
dans un établissement financier qui a un bureau au Québec. La dépense peut
aussi être acquittée par un virement de fonds effectué à partir d'un tel
compte.»
Donc, ici, c'est... On vient actualiser
l'exigence qui concerne les moyens autorisés pour que l'intervenant particulier
acquitte ses dépenses. On vient faciliter le respect des obligations des
intervenants particuliers en matière de paiement de dépenses. Donc, les
paiements de dépenses, maintenant, pourront se faire par un virement de fonds.
Voilà.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Y a-t-il des interventions? Mme la députée de Chomedey
Mme Lakhoyan Olivier : Je
salue vraiment ces décisions-là qui vont faciliter la vie des... des candidats
ou des élus. Lorsque dans... Sur la troisième ligne, lorsqu'on parle de
représentant, «si l'intervenant est un groupe d'électeurs», puis ils ont un
compte, est-ce que c'est comme une association? Parce qu'au provincial, on a
l'association du parti du député, qui a un compte. Donc, c'est ça qu'on veut
dire, un groupe d'électeurs, ou...
Mme Laforest : On est
toujours au municipal, là.
Mme Lakhoyan Olivier : Oui.
Mme Setlakwe : Mais on
parle de qui, là, les intervenants particuliers? Je n'ai pas... Avez-vous un
exemple?
Mme Laforest : C'est qui, les
intervenants?
Des voix : ...
Mme Laforest : On va les
nommer.
M. Kelley
: Mme la
sous-ministre.
Mme Petit (Katia) : Oui.
Donc, souvent, c'est des groupes qui veulent défendre leur opinion, mais qui...
qui ne se prononce pas en faveur d'un candidat ou d'un autre, finalement. Puis
c'est souvent pour défendre des droits spécifiques. Donc, par exemple, lors des
dernières élections, il y en avait six. Donc, il y en avait un qui était
«language legislation», que sa préoccupation c'était sur l'hymne national du
Canada à Montréal. Il y en avait un, donc, sur les droits des minorités plus
anglophones. Donc, c'est le genre de choses qu'on retrouve. Et ils peuvent
faire un peu de publicité pendant la période électorale entourant leurs
préoccupations à eux sans interférer en soi dans la campagne, sauf... sauf
qu'ils peuvent demander et prôner l'abstention ou l'annulation de vote. C'est
ce qu'ils peuvent faire, mais c'est des cas rarissimes, là.
Mme Setlakwe : ...je
comprends. Mais je... Et donc, ces groupes encourent des dépenses? C'est ça
qu'on comprend.
Mme Petit (Katia) : C'est
juste.
Mme Setlakwe : Parce
qu'il me semble que des groupes peuvent librement faire valoir leur...
Mme Petit (Katia) : En
fait, ils peuvent...
Mme Setlakwe : J'essaie
de rattacher ça au régime, là, qu'on est en train d'étudier.
Mme Petit (Katia) : En
fait, ils peuvent dépenser au plus 300 $. Donc c'est très limité.
Mme Laforest : ...par
chèque. Ça fait que, là, on dit...
Mme Setlakwe : Ah! Oui,
oui, oui. Là, je comprends.
Mme Laforest : Les
six... Les mêmes six groupes, on continue, on accepte, mais le 300 $ peut
se faire par virement.
Mme Setlakwe : Non, non,
tout à fait, Mme la ministre, vous avez raison, c'est juste... C'était juste
par rapport au mode de paiement qu'on fait une modification, mais ce n'était
pas clair pour moi, à la lecture de...
Mme Laforest : Moi non
plus.
Mme Setlakwe : ...de
l'article, de qui on parlait exactement, là. Merci.
Une voix : Merci.
Le Président (M. Kelley) : Y
a-t-il des autres interventions? Sinon, est-ce que l'article 112 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : L'article 103,
Mme la ministre.
Mme Laforest : L'article 103.
L'article 429 de cette loi est modifié par le remplacement, dans le
troisième alinéa, de «celui désigné conformément à l'article 429.1» par
«désigné à cette fin au moyen d'une procuration. Les articles 55 à 55.2
s'appliquent à cette procuration, avec les adaptations nécessaires».
L'article 103 du projet de loi
modifie l'article 89 de la LERM qui porte sur les qualités d'électeurs
requises pour pouvoir faire une contribution à un parti ou à un candidat. Le
troisième alinéa de cet article prévoit par ailleurs qu'un copropriétaire
indivis d'un immeuble ou d'un... ou un cooccupant d'un établissement
d'entreprise ne peut faire une contribution que s'il est celui désigné,
conformément à l'article 429.1 de la LERM. L'article 429.1 de la LERM
prévoit que la désignation se fait par une procuration <signée...
Mme Laforest :
...L'article 429.1
de la LERM prévoit que la désignation se fait par une procuration >signée
par la majorité des copropriétaires ou cooccupants. La modification proposée
visera à ce que la désignation se fasse par procuration sur le même formulaire
que la désignation pour avoir le droit d'être inscrit sur la liste électorale à
titre de copropriétaire ou de cooccupant, qui est encadrée par les
articles 55 à 55.2 de la LERM.
Ici, on vient simplifier, pour les
municipalités, les entités autorisées avec le suivi des procurations. On vient
éviter que les entités politiques autorisées acceptent des contributions non
conformes en raison d'une confusion au niveau de la procuration. Donc, on vient
éclaircir la position.
• (15 h 20) •
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Y a-t-il des interventions? Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci, M. le
Président. OK, juste pour clarifier. On est dans le régime dont on discutait ce
matin, là, le... les copropriétaires indivis d'un immeuble ou les cooccupants
d'un établissement d'entreprise. Donc, il y a deux choses : qui va voter
et qui va désigner une personne qui va pouvoir faire une contribution?
Et là, actuellement, si je comprends bien,
il y a... il y a deux formulaires de procuration qui existent. OK. Là, on
voudrait... Puis ça pouvait créer une confusion. Mais là, s'il y en a juste un,
est-ce que ça veut dire que la personne qui vote doit être la même personne qui
va faire la contribution? Non. Il y a quelque chose que je n'ai pas saisi? Je
vois un oui puis un non mais...
Des voix : ...
Mme Petit (Katia) : C'est que
c'est... c'est deux procurations différentes mais dans le même formulaire.
Donc, tu sais, on le fait pour les deux... pour les deux possibilités, pour voter
puis pour faire une contribution.
Mme Setlakwe : OK. Donc, on
ne change pas le régime, là?
Mme Petit (Katia) : Non.
Mme Setlakwe : On veut qu'il
y ait deux désignations mais un seul document. Sinon, ça pouvait... Ça a
probablement donné lieu, dans les faits, à des contributions qui ont été
jugées, par la suite, non conformes. C'est ça?
Mme Petit (Katia) : Exactement.
C'est qu'il y a des gens qui voulaient le faire, puis que là, on leur... on
leur demandait une autre procuration, alors que ça pouvait le couvrir, tout
simplement. Donc, on vient vraiment clarifier les choses. Actuellement, ce
n'est pas clair sur la façon dont c'est appliqué.
Mme Setlakwe : OK. Mais ça
demande deux désignations pour deux fins différentes mais sur le même
formulaire de procuration?
Mme Petit (Katia) : Sur un
seul. C'est ça.
Mme Setlakwe : Merci, merci.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : Donc,
celui qui est désigné pour faire le don, disons que c'est une entreprise,
est-ce qu'il peut faire un chèque d'entreprise?
Mme Petit (Katia) : Bon. On
ne touche pas du tout à la... à... ici, à la façon dont ils peuvent faire le...
la contribution, là. Il faudrait que je vérifie, à savoir...
Des voix : ...
Mme Petit (Katia) : Seules...
seules des personnes physiques peuvent faire des contributions électorales.
Mme Lakhoyan Olivier : OK,
donc, seule une personne?
Mme Petit (Katia) : On ne
peut pas les... Oui, c'est ça.
Mme Lakhoyan Olivier : Parfait.
Merci beaucoup.
Le Président (M. Kelley) : Y
a-t-il des autres interventions? Est-ce que l'article 103 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Maintenant,
Mme la ministre, l'article 104.
Mme Laforest : L'article 104 :
L'article 429.1 de cette loi est abrogé.
Parce que l'article 104 du projet de
loi abrogerait l'article 429.1 de la LERM en concordance avec la
modification proposée à l'article 429 de cette loi, article 103 du
projet de loi. Et l'article 103 du projet de loi, c'est l'article qui
vient en remplacement pour désigner conformément la personne pour la fin de la
procuration que nous venons d'expliquer. Donc, on doit abroger
l'article 429 en concordance avec l'article 103.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la députée.
Mme Setlakwe : Merci. Donc,
on n'a plus besoin de cette disposition-là parce que je comprends qu'on a comme
fusionné les règles en un seul...
Mme Laforest : ...le système
de procuration.
Mme Setlakwe : Voilà. Puis
429. Ah! c'est ça. Il y avait un 429 pour la contribution, qui a été modifié,
puis 429.1. OK, je comprends. On a... On fusionne, on simplifie, on clarifie
puis on a besoin d'un seul article de loi. Merci.
Des voix : ...
Mme Laforest : Oui,
exactement.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions? Est-ce que l'article 104 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Maintenant,
Mme la ministre, l'article 102.
Mme Laforest : L'article 102 :
L'article 387.1 de cette loi est modifié par le remplacement de
«nomination» par «inscription dans le registre prévu à l'article 424»,
partout où cela se trouve.
Donc, l'article 102.
L'article 102 du projet de loi modifierait l'article 387.1 de la
LERM, qui prévoit que le représentant officiel et le délégué d'un parti
autorisé doivent suivre une formation concernant les règles de financement
politique et les dépenses électorales. Actuellement, la <formation...
Mme Laforest :
...les
règles de financement politique et les dépenses électorales. Actuellement, la >formation
doit être suivie par le représentant ou le délégué dans un délai de
30 jours suivant sa nomination. La modification proposée consisterait à
remplacer, à titre de point de départ du délai de 30 jours, sa nomination
par son inscription dans le registre des entités politiques municipales
autorisées prévue à l'article 424 de la LEMR. Donc, ici, on vient assurer
que les personnes responsables du financement politique soient en mesure de
respecter les obligations en matière de formation également. On vient éviter de
pénaliser injustement les intervenants pour des délais administratifs hors de
leur contrôle.
Le... c'est important, là, la Loi sur les
élections et les référendums dans les municipalités prévoit que le délai
imparti aux intervenants devant suivre une formation obligatoire concernant les
règles liées au financement politique et aux dépenses électorales offertes par
Élection Québec court dès leur nomination. Ce délai ne tient pas compte du
temps requis pour la transmission de l'information à Élections Québec ou pour
la vérification de l'exactitude des renseignements fournis. Donc, ce n'est pas
logique que le délai pour suivre la formation commence avant même qu'Élections
Québec soit informé de la nomination. C'est une question de logique. Alors,
voilà. Donc, on vient même corriger cette situation pour que le délai commence
lors de l'inscription plutôt que lors de la nomination. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la ministre. Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Oui. Merci, M.
le Président. Donc, ce que je comprends ici, c'est qu'on crée un parti
politique, on doit nommer une personne. C'est l'agent officiel ou le représentant
officiel. Des fois, c'est la même personne, mais on doit, donc, nommer cette
personne-là, puis ça doit faire partie des informations qui sont soumises Directeur
général des élections<i>, puis là, il y a un processus de traitement
de... de la demande, et là, éventuellement, on obtient un... une communication
comme quoi le parti est autorisé, mais déjà, le délai pour suivre la formation
avait commencé à... à courir, là, si on veut. Donc, c'est ça qu'on vise à
corriger, là, parce que, tu sais, l'agent officiel qu'on désigne, un parti
politique désigne une personne qui s'implique, est bénévole, puis là, cette
personne-là va devoir rapidement suivre la... il n'aura pas son délai de
30 jours, à partir du moment où le parti est autorisé ou que son nom...
c'est à partir de sa nomination...
Mme Laforest : ...
Mme Setlakwe : Par son
inscription dans le registre des entités politiques...
Mme Laforest : Exact.
Mme Setlakwe : Donc, c'est
bien ce que je... ce que je disais comme séquence, là.
Mme Laforest : Oui, tout à
fait. Donc il y avait... C'était comme moins logique parce que le délai pour
suivre la formation obligatoire varie de 10 jours pour l'agent officiel,
son adjoint ou le représentant officiel d'un candidat indépendant autorisé et
de 30 jours pour le représentant officiel d'un parti politique et son
délégué. Donc, la mesure, ici, vient corriger la situation pour que le délai
commence lors de l'inscription et non de la nomination.
Mme Setlakwe : Là, je
comprends, parce que tant qu'il n'est pas... tant que le parti n'est pas
inscrit, il n'y a aucun...
Mme Laforest : Bien, non.
Mme Setlakwe : ...financement
qui va se faire.
Mme Laforest : Exact.
Mme Setlakwe : Et là...
parfait. Non, je pense que... Puis c'est une demande qui est faite, aussi...
Cette demande-là, elle a été faite, là?
Mme Laforest : Oui, oui, oui,
la demande a été faite. C'est sûr que...
Mme Setlakwe : La mesure
répond à une demande.
Mme Laforest : Exactement,
pour la création des partis, les entités politiques.
Mme Setlakwe : Oui, je
comprends, puis... Mais ce qu'on... ce qu'on dit ici, c'est que dans certaines
circonstances, c'est 10 jours. Parce que là, le représentant officiel, la
formation que cette personne-là va suive est extrêmement importante pour être
sûr de respecter les règles quand les... quand les...
Mme Laforest : 10 jours
pour un candidat indépendant, 30 jours pour un parti.
Mme Setlakwe : OK. Est-ce
que... est-ce que le... Peut-être que c'est moi qui ai manqué, je suis désolée,
là. Donc, est-ce que ça va devenir 30 jours dans les deux cas ou on garde
cette distinction?
Mme Laforest : On garde la
même distinction. On garde la même distinction. C'est juste changer
«nomination» pour «inscription». Mais le 10 jours est pareil pour les
indépendants candidats et 30 pour les partis politiques.
Mme Setlakwe : OK. On change
la date... le point de départ du délai de 30 jours.
Mme Laforest : Tout à fait.
Exactement.
Mme Setlakwe : Puis c'était
quoi, le délai moyen, dans le fond, entre la... la nomination? Ça prend combien
de temps, autrement dit, traiter une demande de formation d'un parti politique?
Mme Laforest : Il n'y a
pas... y a-tu...
Mme Setlakwe : Ça peut
être... Donc, ça pouvait laisser, dans le fond, quelques jours seulement au
représentant officiel pour suivre sa formation?
Des voix : ...
Mme Laforest : Ça dépend, ça
dépend. Il n'y a pas de jours vraiment, dans la loi, fixés, là.
Mme Setlakwe : OK. Je n'ai
pas d'enjeux de... de principe. Mais est-ce que le représentant officiel... et
rappelez-moi, là, comment cette personne-là est... est soutenue ou si elle a
des questions. C'est important que ces personnes-là soient encadrées, là, pour
être sûr que, tu sais, chaque... qu'il fasse valider...
Mme Laforest : Mais c'est le
DGE<i>, ça?
Une voix : Oui.
Mme Laforest : Il y a...
Une voix : ...
Mme Setlakwe : Est-ce que,
là-dessus, les commentaires que vous recevez sont... sont bons? Comme <quoi...
Mme Setlakwe :
...Est-ce
que, là-dessus, les commentaires que vous recevez sont... sont bons? Comme >quoi
le DGE<i> répond rapidement puis il est agile, ou est-ce qu'il y a des
enjeux de...
Mme Laforest : Bien, c'est
important. C'est la même formation qu'aux dernières élections, ça vient du DGE,
puis c'est une formation en ligne. Est-ce qu'on a eu des commentaires négatifs?
Je ne pense pas, là, ce n'est pas...
Mme Setlakwe : Ce n'était pas
ça ma question, mais...
Mme Laforest : Non, mais
avez-vous eu des commentaires?
• (15 h 30) •
Mme Setlakwe : Non, non, je
pense que c'est logique que le délai court à partir, dans le fond, de la date
d'entrée en fonction officielle, là, de son rôle, là, l'inscription de la
personne au registre. Mais la personne, je veux bien... je veux bien qu'elle
ait... qu'elle ait besoin d'une formation et qu'on l'oblige, je n'ai rien... je
ne voudrais pas que ça change, c'est sûr, mais ces personnes-là, ce n'est pas toujours
des comptables, là, ce n'est pas toujours des personnes qui ont cette formation
qui les... qui facilite leur rôle. Puis ils ont un rôle extrêmement important.
Moi, ma question, c'est : Est-ce qu'ils ont l'encadrement dont ils ont
besoin pour obtenir des réponses, pour confirmer, s'ils ont des interrogations
dans le cadre de leur rôle? Parce que chaque geste est important, doit être
documenté. Vous comprenez ma question?
Mme Laforest : Bien, ils sont
encadrés par les DGEQ. Maintenant, est-ce que c'est bien fait? Je...
Mme Petit (Katia) : Oui, en
fait, c'est vraiment quelque chose d'important, là, du côté du DGE<i>,
ils ont toute une section, un site intranet, une section complète à eux, avec
toutes sortes de questions, réponses. Les formations, il y a un numéro... ils
peuvent contacter quelqu'un s'ils ont des questions. Donc, je pense que c'est
une bonne prise en charge par le DGE, là, pour ce qu'on en sait. Puis,
effectivement, on n'a jamais eu d'information à l'effet, par exemple, que ça
aurait été insuffisant, là, mais il faudrait plus poser la question au DGE,
mais à notre connaissance, ça semble répondre aux besoins.
Mme Setlakwe : Ça me
satisfait. Merci
Le Président (M. Kelley) : Mme
la députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : On
mentionne, ici, le représentant officiel et le délégué d'un parti autorisé. Il
y en a beaucoup, d'indépendants au municipal. Est-ce qu'on ne voudrait pas
ajouter le représentant... d'un candidat ou d'un parti?
Mme Laforest : Il est là.
Mme Lakhoyan Olivier : Il
est-tu là?
Mme Laforest : C'est la même
chose, tantôt, quand je parlais du 10 jours ou du 30 jours. Le
10 jours, c'est pour l'indépendant, le 30 jours, c'est pour le parti.
Mme Lakhoyan Olivier :
Ah! OK. OK.
Des voix : …
Le Président (M. Kelley) : Y
a-t-il des autres interventions?
Mme Lakhoyan Olivier : Et
puis, je comprends que, dans le... le 387.1, la deuxième ligne, «suivant leur
nomination», on change «inscription» parce qu'une fois que tu t'es inscrit, tu
es candidat, là.
Mme Laforest : Tout à fait.
Mme Lakhoyan Olivier : Il n'y
a pas de : on t'autorise, c'est beau.
Mme Laforest : Exactement.
Mme Lakhoyan Olivier : Parfait.
Merci beaucoup.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions? Alors, est-ce que l'article 102 est
adopté?
Des voix :Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Je
comprends qu'il y a consentement pour passer à l'étude du sujet 9,
répondre à des demandes de certaines villes, les articles 150, 8, 7 et 9.
Alors, nous sommes donc à l'étude de l'article 150. Mme la ministre.
Mme Laforest : Oui.
L'article 150 : «Le territoire de la réserve indienne de Mashteuiatsh
est distrait du territoire de la Ville de Roberval pour ainsi intégrer le
territoire non organisé de la Municipalité régionale de comté du
Domaine-du-Roy, conformément à l'article 7 de la Loi sur l'organisation
territoriale municipale.»
L'article 150 du projet de loi aurait
pour effet de retrancher le territoire de la réserve indienne de Mashteuiatsh
du territoire de la ville de Roberval. Le territoire ainsi retranché
intégrerait le territoire non organisé de la municipalité régionale de comté du
Domaine-du-Roy, qui serait présumée être une municipalité locale à l'égard de
celui en vertu de l'article 8 de la Loi sur l'organisation territoriale
municipale.
Ici, on vient clarifier le statut
territorial de la réserve indienne de Mashteuiatsh par rapport à la ville de
Roberval. On vient mettre en place une réalité territoriale qui reflète les
structures de représentation et les fonctionnements administratifs vécus sur le
terrain. Le territoire de la réserve indienne de Mashteuiatsh ne serait plus
compris dans celui de la ville de Roberval. Il continuerait quand même de faire
partie de celui de la municipalité régionale de comté du Domaine-du-Roy. Donc,
c'est... Il y a une entente entre les deux... les deux entités, la ville de
Roberval et Mashteuiatsh. Les deux sont d'accord pour cette position-là. C'est
pour retirer le territoire de Mashteuiatsh par rapport à la ville de Roberval.
Alors, voilà. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Merci
beaucoup, Mme la ministre. Y a-t-il des interventions?
Mme Setlakwe : Oui, M. le
Président.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la députée.
Mme Setlakwe : Ici, je
comprends que c'est une étape ultérieure qui est nécessaire suite à la
signature de l'entente, puis il faut venir faire cette modification par voie
législative. Est-ce que, si on n'était pas dans le cadre de projet de loi
omnibus, c'est un... ça aurait... ça aurait été fait par le biais d'une... d'un
projet de loi d'intérêt...
15 h 30 (version révisée)
Mme Setlakwe : ...par le biais
d'une... d'un projet de loi d'intérêt privé.
Mme Laforest : Oui, c'est ça,
un projet de loi d'intérêt privé, mais, en même temps, ce n'était pas une
mesure, si je peux dire, pour en faire un projet de loi d'intérêt privé, parce
que la mesure... Étant donné que la ville de Roberval et Mashteuiatsh, les
deux, ils ont une entente, ils sont bien d'accord avec la position, c'est
demandé depuis un bout. Donc, c'est pour ça qu'on peut le passer comme ça dans
l'article, mais on aurait pu le faire par un projet de loi d'intérêt privé.
Mme Setlakwe : Est-ce que ça
fait longtemps que cette entente-là a été signée?
Mme Laforest : Ah! ça fait...
ça fait deux... ça fait longtemps. Ça fait plusieurs années que les deux, et le
maire de Roberval et le chef de Mashteuiatsh sont d'accord pour cette
disposition-là.
Mme Setlakwe : On parle de
combien de personnes, à peu près?
Mme Laforest : Roberval, je
crois que c'est 8 000, 9 000. Mashteuiatsh, je ne l'ai pas
précisément, honnêtement, mais il y a eu des résolutions en 2017, en 2019
aussi, avec des lettres communes des deux parties. Donc, il y a une très bonne
entente.
Mme Setlakwe : Non, j'ai... on
n'a vraiment, vraiment pas d'enjeu, c'est évident, là, c'est juste par
curiosité. Donc, on dit que le territoire de la réserve indienne de
Mashteuiatsh est distrait du territoire de la ville de Roberval, «distrait».
Non, c'est juste que moi, comme... ce n'est pas un... distrait, c'est... mon
expérience, mon humble expérience comme avocate, ce n'est pas un... ce n'est
pas un terme que je connais, ce n'est pas... il n'est pas soustrait, il n'est
pas retiré du territoire, on dit qu'il est distrait. Est-ce que ça... c'est
bien ça, c'est...
Mme Laforest : Distrait, je
vous laisse expliquer.
M. Normand (Étienne) : C'est
peut-être un terme un peu vieilli, mais c'est un terme qui est utilisé et qui a
déjà été utilisé par le passé dans des lois et qui est un synonyme de retrancher,
tout simplement.
Mme Setlakwe : Bien là, je me
sens jeune. Alors, si je... Non, non, très bien, mais c'est le terme qui est
utilisé dans cette... dans ce type d'opération cadastrale... mais opération de
révision de territoire. «Distrait... pour ainsi intégrer le territoire non
organisé de la Municipalité régionale de comté du Domaine-du-Roy», mais est-ce
que... OK, donc le... la MRC du Domaine-du-Roy, c'est la MRC...
Mme Laforest : ...
Mme Setlakwe : ...des deux.
Mme Laforest : Mashteuiatsh
et Roberval sont dans la même MRC du Domaine-du-Roy.
Mme Setlakwe : Ça va. Pas de
commentaire.
Le Président (M. Kelley) : M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, merci
beaucoup. Mme la ministre, je voulais savoir... Donc, vous l'avez dit, là, c'est...
d'abord, c'est une... c'est une entente, là, qui était souhaitée, là, par le
chef de la réserve de Mashteuiatsh et aussi par le maire de Roberval. Est-ce
que... juste pour comprendre un peu le contexte dans lequel ça se produit, là, est-ce
que c'est des territoires qui sont contigus ou s'il est à l'intérieur du
territoire de la ville de Roberval?
Mme Laforest : ...c'est à
côté, c'est tout de suite, tout de suite avant Roberval. Puis, bien, je vais
vous donner le meilleur exemple, c'est la même chose qu'ils veulent faire
avec... qu'on a fait ici avec la <i>charte de Québec et Wendake. C'est
exactement la même situation. Donc, et Roberval et Mashteuiatsh ont voulu
reproduire qu'est-ce que la charte de Québec a fait, qu'est-ce que la ville de
Québec a fait avec Wendake.
M. Grandmont : ...donc,
Mashteuiatsh va gagner aussi en autonomie, c'est ce que je comprends aussi, va
avoir davantage de pouvoirs ou de responsabilités sur son territoire, ou ça ne
changera rien?
Mme Laforest : Bien,
peut-être une distinction différente, mais, à ce moment-ci, c'est sûr que c'était
demandé par la communauté pour x raisons.
M. Grandmont : Est-ce que Mashteuiatsh
avait déjà son service, par exemple, de... son service de police? Est-ce que...
est-ce qu'il y avait une certaine autonomie, son propre hôtel de ville, un peu
comme Wendake actuellement?
Mme Laforest : Oui, oui, oui.
Tout à fait, ils ont l'hôtel de ville, ils ont le service de police.
M. Grandmont : OK, donc il y
avait déjà des entités qui existaient, il y avait déjà une autonomie par
rapport à Roberval. On vient juste comme officialiser, dans le fond, la
séparation des deux d'un point de vue administratif, là, en fait, entre les
deux.
Mme Laforest : Exactement.
M. Grandmont : Parfait.
Mme Laforest : Puis aucun
service ne sera impacté.
M. Grandmont : Non,
évidemment.
Mme Laforest : Ni pour
Roberval ni pour Mashteuiatsh.
M. Grandmont : Parfait. Donc,
après ça, ils peuvent avoir des ententes aussi sur la... sur le déploiement de
certains de ces services-là, mais vous nous garantissez aussi qu'il n'y a aucun
impact, ni pour les résidents de Mashteuiatsh ni pour les résidents de Roberval
non plus.
Mme Laforest : Aucun impact.
Puis, je peux vous dire, j'ai parlé aux deux.
M. Grandmont : Ah! je n'en
doute pas, je n'en doute pas, c'est pour s'assurer, en fait, que le travail
avait...
Mme Laforest : C'est dans ma
région.
M. Grandmont : Oui, oui, je
sais, effectivement.
Mme Laforest : Je connais
bien le... C'est pour ça que... Puis même mon collègue adjoint parlementaire
connaît bien l'endroit puis c'est demandé, puis il y a eu plusieurs lettres,
des résolutions. Ah! Mashteuiatsh, il y a 2 200 résidents.
M. Grandmont : Ça vient de
vous revenir comme ça.
Mme Laforest : Non, je
pensais qu'il y en avait 1 500. Là, on m'écrit 2 200. Non, je n'ai
pas la prétention de... J'aimerais ça, par exemple, mais...
M. Grandmont : Je sais, je
sais, je vous agace. Parfait, je vous remercie. Ça répond à mes questions.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Mme la députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : Je n'ai
pas... je n'ai pas à ajouter, entre mes deux collègues ici, mais je voulais
juste souligner que le respect des réserves indiennes vont nous faire avancer
en tant que démocratie occidentale, donc je n'ai aucune <objection...
Mme Lakhoyan Olivier :
...faire
avancer en tant que démocratie occidentale, donc je n'ai aucune >objection.
Le Président (M. Kelley) : Merci,
Mme la députée. Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Merci.
Peut-être juste une dernière précision. Bien, ça fait quelques années que
l'entente a été convenue, donc, dans les faits, ils opèrent déjà comme
municipalité distincte, là.
Mme Laforest : Oui.
• (15 h 40) •
Mme Setlakwe : Ici, on est en
train de...
Mme Laforest : C'est une
reconnaissance puis c'est une demande du milieu.
Mme Setlakwe : Oui, une
reconnaissance puis un ajustement du territoire.
Mme Laforest : Tout à fait,
oui. C'est bien dit.
Mme Setlakwe : Mais c'est
parce que vous avez dit tout à l'heure : Ça fait quelques années que ça a
été signé, mais... mais ils n'étaient pas en attente de...
Mme Laforest : Bien, ce
n'était pas signé, là. Là... là, on vient entériner leur demande, si... si on
est d'accord pour passer l'article, là, mais les services étaient vraiment dans
chacun... chaque communauté et municipalité, les services étaient vraiment bien
définis, bien divisés. L'hôtel de ville... l'hôtel de ville, c'était vraiment
bien défini. Donc là, on vient... en fait, on veut vraiment faire ce qui s'est
passé avec Wendake, puis je suis sûre qu'après ça il y a d'autres... il y a
sûrement d'autres communautés qui seront d'accord pour faire ça.
Mme Setlakwe : Oui. Non, je
comprends. Vous avez mentionné, c'était signé... mais ils ont signé une entente
depuis quelques années, et donc, opérationnellement, c'étaient déjà deux
services distincts.
Mme Laforest : Oui, tout à
fait.
Mme Setlakwe : Puis là, ici,
au niveau du territoire, c'était l'étape additionnelle, en vertu de la loi, de
venir refaire cette... ce retranchement du territoire de Roberval, c'est tout.
Mme Laforest : C'est bien
dit.C'est bien dit.
Mme Setlakwe : OK, c'est bon.
Le Président (M. Kelley) : Mme
la députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : Juste
pour ajouter de ce que vient de dire ma collègue, est-ce que... Si on fait cet
article-là, 150, c'est-tu parce que les noms des résidents étaient sur la liste
électorale? En faisant ça, bien, ils ne seront plus sur la liste électorale,
parce que tout le reste a été fait, toutes les séparations.
Mme Laforest : Les gens de
Mashteuiatsh pouvaient voter à Roberval. Puis, à ce moment-ci, bien,
considérant que les gens de Mashteuiatsh n'allaient pas nécessairement voter à
Roberval, parfois le taux de participation pouvait être... on pouvait dire :
Bien, il n'y a pas eu beaucoup de participation, parce qu'on incluait la
population de Mashteuiatsh. Donc là, maintenant... mais en fait il y a ça, vous
avez raison, pour les élections municipales, mais le principal, c'est vraiment
donner la reconnaissance à la communauté innue qui le demandait, d'avoir cette
belle reconnaissance là. C'est une portée symbolique pour la communauté de
Mashteuiatsh, et je crois que <i>chef Dominique sera très... très
satisfait.
Mme Lakhoyan Olivier : Merci.
Mme Laforest : Et ma collègue
aussi Nancy Guillemette de Roberval également.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Y a-t-il des autres... Oui, Mme la députée.
Mme Setlakwe : ...je
comprends que, dans les faits, il y avait déjà cette séparation, et là, pour
les fins du territoire, on vient poser ce geste additionnel. Mais pour des fins
de... donc pour les services et pour des fins d'assurance sur le territoire,
jusqu'à ce qu'on adopte le projet de loi, il était considéré toujours faire
partie de Roberval, tu sais, pour des fins de... oui, de... de tout ce qui
implique le...
Mme Laforest : Oui.
Mashteuiatsh fait partie du comté de Roberval, mais Mashteuiatsh est régi par...
comment on dit encore, le terme est toujours bon, là, le... est régi par la Loi
sur les Indiens. Donc, Mashteuiatsh est déjà régi avec cette loi-là. Donc,
c'est comme si tout est en... tout est fait de manière divisée, différente,
mais il fallait juste ajouter cette mesure-là pour reconnaître que
Mashteuiatsh, la communauté innue, est une entité différente par rapport à
Roberval.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions? Est-ce que l'article 150 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Maintenant, Mme la ministre, l'article 8.
Mme Laforest : L'article 8 :
L'annexe D de cette charte est modifiée par l'ajout, à la fin, de ce qui suit :
«– la Maison Nivard-De Saint-Dizier.»
L'article 8 du projet de loi
modifierait... l'annexe D de la Charte de la Ville de Montréal, métropole de
Québec, afin d'y ajouter la Maison Nivard-De Saint-Dizier comme équipement
culturel relevant de la compétence du conseil de la ville. Avec cette
modification, cet équipement ne relèverait plus du conseil d'arrondissement de
Verdun. Ici, on vient garantir la conservation à long terme de la maison
patrimoniale Nivard-De Saint-Dizier. On vient permettre à la maison de profiter
du soutien des services sociaux, tels que le service de la culture pour sa mise
en valeur, le service de la gestion et de la planification immobilière pour son
entretien et le service... de l'urbanisme et de la mobilité patrimoine pour
sa... sa restauration.
La Maison Nivard-De Saint-Dizier, musée de
site et site archéologique, est située en bordure du fleuve... fleuve
Saint-Laurent. Ce bâtiment est un exemple d'architecture rurale du début du
régime français. Les fondations de cette maison, construite en 1710, reposent
sur le plus grand <site...
Mme Laforest :
...régime
français. Les fondations de cette maison, construite en 1710, reposent sur le
plus grand >site archéologique préhistorique de l'île de Montréal,
relevant une occupation... révélant une occupation autochtone qui remonte à
5 500 ans. La maison est située dans l'arrondissement de Verdun, qui
en est responsable. L'arrondissement de Verdun souhaite transférer la
responsabilité de la maison au profit de la ville de Montréal afin qu'elle
puisse bénéficier des différents services de la ville.
En 2009 et en 2008, deux arrondissements
s'étaient entendus avec la ville de Montréal afin de faire inscrire deux
nouvelles infrastructures sur la liste sous la responsabilité de la ville, soit
la piscine George-Vernot et l'aréna Maurice-Richard. Alors, voilà.
Le Président (M. Kelley) : Merci
beaucoup. Y a-t-il des interventions? Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Oui, merci. Ce
que je comprends ici, c'est... ça va assurer ultimement une meilleure
protection patrimoniale, là, le fait qu'elle... que cette maison relève
dorénavant de la... de la compétence du conseil de la ville de Montréal. Est-ce
que c'est ça, l'objectif principal?
Mme Laforest : En fait,
qu'est-ce qui a été demandé, c'est une demande de la ville, puis, avec cette
disposition-là, ce qui va arriver, c'est que, normalement, la ville de Montréal
va prendre le... la responsabilité ou encore va... l'entretien, va mieux s'en
occuper à ce moment-ci si c'est fait par la ville de Montréal.
Mme Setlakwe : OK, mais
Verdun, c'est un arrondissement de Montréal.
Mme Laforest : Oui.
Mme Setlakwe : Mais il y a le
conseil d'arrondissement, puis là le conseil de ville de Montréal. Donc, ça va
assurer une meilleure protection pour la maison au niveau patrimonial?
Mme Laforest : Bien, c'est à
la demande de la ville de Montréal pour la conservation de cette maison-là
patrimoniale. Moi, je connais... Ah! Bonjour! Bon, alors, peut-être, quelqu'un
connaît la maison Dizier. Non?
Des voix : ...
Mme Laforest : ...le
consentement?
Le Président (M. Kelley) : Juste
avant le consentement, est-ce que vous êtes capable aussi juste dire votre nom
et titre?
Des voix : ...
Mme Laforest : Vous la
connaissez? Oui? Ah! Alors, on...
Le Président (M. Kelley) : On
est corrects?
Mme Laforest : On a besoin
d'un consentement.
Le Président (M. Kelley) : OK.
Consentement.
M. Bernier (Guillaume) : Oui.
La question...
Le Président (M. Kelley) : Puis
aussi votre nom et titre.
M. Bernier (Guillaume) : Oui.
Donc, moi, c'est Guillaume Bernier, avocat au ministère des Affaires
municipales. Je suis prêt à entendre la question.
Mme Setlakwe : ...ministère des
Affaires...
M. Bernier (Guillaume) : Oui,
tout à fait.
Mme Setlakwe : Oui, oui, tout
à fait. Non, je comprends...
M. Bernier (Guillaume) : On
vient de changer de juriste à la table, c'est ça.
Mme Setlakwe : Je comprends.
Selon le sujet, on amène la meilleure personne... meilleure connaissance du
dossier.
M. Bernier (Guillaume) : Tout
à fait.
Mme Setlakwe : Donc... Mais non,
on est en train de clarifier tout ça, donc. Mais... l'arrondissement de Verdun
et la ville de Montréal ont convenu de ce qu'on est en train de faire. C'est la
ville de Montréal qui souhaitait... Mais, moi, ma première question, c'était :
L'objectif principal, c'est pour des fins de protection du patrimoine bâti?
M. Bernier (Guillaume) : Oui,
oui, tout à fait. En fait, on change la compétence. Là, actuellement... relève
du conseil d'arrondissement de Verdun. Et là, avec la modification, ça va
relever du conseil de ville de Montréal.
Mme Setlakwe : Bien, voilà.
Ça... ça rejoignait un peu ma question tout à l'heure, parce qu'on a un... un
conseil d'arrondissement puis un conseil de ville, mais qui ont probablement
des... accès à des... bien, les ressources sont différentes et... Mais c'est
encore une fois pour des fins de conservation du patrimoine. Je pense que ça,
c'est clair.
Ma question, c'est... Vous avez mentionné,
Mme la ministre... dans l'explication, vous avez fait référence à deux cas vers
la fin, là, des cas d'une piscine et d'un aréna, je pense. J'essaie de voir le
lien.
Mme Laforest : L'aréna
Maurice-Richard.
Mme Setlakwe : Mais ça, c'est
des genres de précédents de... oui?
Mme Laforest : Oui, pour
que... l'aréna Maurice-Richard et la piscine George-Vernot, pour que ce soit
cédé, la compétence, à la ville de Montréal avec ces deux nouvelles
infrastructures. Donc, c'est sûr que, d'après moi, c'est des... c'est une... il
y a une... pas une meilleure compétence, il faut respecter les arrondissements,
mais il y a plus de possibilités quand c'est sous la compétence de la ville de
Montréal. C'est bien aussi que Montréal demande ça, là, pour la maison
patrimoniale.
Mme Setlakwe : Non, non, je
trouve ça bien. Je n'ai pas d'enjeu, mais j'essaie... tu sais, j'essaie juste
de...
Mme Laforest : D'ailleurs, je
remercie la municipalité, la ville de Montréal, parce que c'est une belle...
une belle responsabilité de... avec l'ajout de cette maison-là. Bien, c'est un
musée, en fait.
Des voix : ...
Mme Laforest : ...entre
Verdun et Montréal.
Mme Setlakwe : Bien oui,
c'est ça qu'il est important de savoir, là, c'est qu'il y a une entente puis
que, tu sais, c'est... on comprend qu'il y a un conseil d'arrondissement qui a
aussi... bon, il n'a pas... ils ont des pouvoirs, ils sont... ils sont
indépendants aussi, là, sur... sur certains <enjeux...
Mme Setlakwe :
...ils
ont des pouvoirs, ils sont... ils sont indépendants aussi, là, sur... sur
certains >enjeux, mais on s'entend que leur budget dépend de la ville
centre aussi.
Mme Laforest : ...puis la
ville de Verdun voulait moins s'en occuper, je dirais «ne plus s'en occuper»,
mais voulait moins s'en occuper. Donc, c'est bien, la ville de Montréal a
repris la... on va redonner la... donner la compétence à Montréal. C'est bien.
Mme Setlakwe : Puis ça, cette
entente-là, elle... elle remonte à quand?
• (15 h 50) •
Mme Petit (Katia) : C'est une
entente informelle, c'est-à-dire c'est une demande des deux, conjointe,
finalement, qu'ils ont faite au ministère, c'est ça.
Mme Setlakwe : Ah! mais il y
a une résolution, il y a une résolution qui a été adoptée, de part et d'autre,
j'imagine.
Mme Petit (Katia) : C'est
2020 ou 2021, là, on n'a pas la résolution avec nous actuellement. C'est juste,
ça prend un certain temps, toujours, à introduire ces dispositions-là dans
des... dans des lois, tout simplement.
Mme Setlakwe : Au même titre
que ce qu'on a fait précédemment pour la ville de Roberval puis le territoire
de... j'ai déjà oublié le nom, là. Je n'ai pas le...
Mme Laforest : Mashteuiatsh.
Mme Setlakwe : Mashteuiatsh.
Merci. Ça, ici aussi, dans... en l'occurrence, on attendait l'opportunité de...
Mme Laforest : D'avoir un
projet de loi pour entériner cette... oui.
Mme Setlakwe : D'avoir un
projet de loi pour... oui, pour ratifier le nouveau statut puis changer
l'annexe de la charte. OK
Mme Laforest : Exact. On l'a
fait aussi, si vous voulez d'autres exemples, là, le parc du Mont-Royal, le
parc Jean-Drapeau, le parc René-Lévesque, le musée de la Pointe-à-Callière.
Donc, il y a d'autres exemples comme ça que ça s'est passé au niveau législatif,
qu'on a redonné des compétences à la ville de Montréal. Donc, les... si je peux
dire, il y aura meilleures compétences si c'est la ville de Montréal qui s'en
occupe. Puis il y a des ententes aussi. Donc là, c'est bien, parce qu'on
s'assure de la pérennité puis l'entretien de la maison présentement.
Mme Setlakwe : Non, je
pense... Non, non, mais je... Tu sais, moi, ultimement, j'espère que tous
les... que ça va être au bénéfice des Montréalais dans l'ensemble, parce que c'est...
oui, les résidents de l'arrondissement de Verdun ont cette proximité avec la
maison ou dans le cas de... des parcs que vous... vous avez nommés, mais
ultimement c'est au bénéfice de tous les Montréalais de pouvoir jouir de ces
bijoux-là.
Puis l'important, honnêtement, ce n'est
pas... ce n'est pas d'essayer de trouver le bien-fondé ou les pour et les
contre, l'important, en tout cas, je pense, pour nous, là, qui étudions et qui
votons à l'égard de cette disposition-là, c'est de s'assurer qu'il y ait une
résolution. Là, je comprends que ce n'est pas une entente entre les deux, parce
que... puis, je le comprends, ils n'ont pas besoin de signer une convention
négociée, mais il y a une résolution qui existe de l'arrondissement de Verdun
et il y en a une aussi du conseil de ville de Montréal. Et est-ce qu'elles ont
été adoptées à l'unanimité?
Mme Laforest : Oui. Bien,
c'est ça. En fait, oui, il y a une entente entre les deux. Montréal a son
service du patrimoine. Verdun le demandait. Il y a des coûts afférents à cet
entretien-là. Donc, on vient... on vient répondre aux deux, et à Verdun et à la
ville de Montréal, avec cette possibilité-là.
Mme Setlakwe : Mais est-ce
que les résolutions avaient été adoptées à l'unanimité dans les deux cas, ou là
je... j'en demande trop, là, en termes de détail?
Mme Laforest : Bien, ce n'est
pas trop, mais on va vous donner, peut-être la semaine prochaine... pas la
semaine prochaine, l'autre, on vous dira, mais c'est sûrement la majorité, là.
Mme Setlakwe : Merci. Bien
oui, parce qu'elle n'aurait pas été adoptée.
Mme Laforest : Mais je ne
sais pas si c'est tout... tout le conseil. Merci.
Mme Setlakwe : Non, non,
c'est qu'on se demande si les arrondissements reçoivent aussi les sommes. Ce
n'est pas juste une question de... d'avoir les... d'avoir les ressources
financières, il faut aussi avoir les ressources... les ressources humaines,
l'expertise.
Mme Laforest : Bien, Montréal
a un beau service pour le patrimoine, ça fait que c'est sûr que, là, ça va
aider et ça va aider Verdun, ça, c'est certain.
Mme Setlakwe : Oui, oui, je...
Oui, je pense que ça... je pense que ça va. Merci.
Le Président (M. Kelley) : M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : ...bien,
rapidement, en fait, moi, c'était pour savoir à qui appartient la maison,
est-ce que c'est un... est-ce que c'est... est-ce que ça... Parce que je voyais
que c'est classé patrimonial par le ministère de la Culture et des
Communications. À qui il appartient puis pourquoi il faut que ça passe, en
fait, par une modification de la Charte de la Ville de Montréal? Est-ce que la
ville... Tu sais, je veux juste comprendre le processus, en fait, là. Pourquoi
ça doit passer par ici puis que ce n'est pas juste la ville de Montréal qui
aurait pu la faire passer de l'arrondissement de Verdun à la ville centre, dans
le fond?
Mme Laforest : Parce qu'en
fait il faut ajouter la maison à la liste des parcs et des équipements
culturels, de sports ou de loisirs qui relèvent de la compétence du conseil de
ville et de la Charte de la Ville de Montréal. Donc, ici, on vient ajouter
cette mesure-là à la... à la liste des parcs et équipements culturels de la
ville de Montréal, métropole du Québec, l'annexe D de la charte. Donc, on n'a
pas le choix de le faire légalement comme ça.
M. Grandmont : Parfait. Donc,
dans la... dans l'annexe D de la Charte de la Ville de Montréal sont listés
tous les biens du type de cette...
Mme Laforest : Culturels,
sports, loisirs, oui.
M. Grandmont : Culturels,
sports, loisirs, etc. Et c'est pour ça que ça doit passer par ici absolument.
Mme Laforest : Tout à fait.
M. Grandmont : Parfait. Bien,
c'est une bonne nouvelle. Je suis d'accord avec le principe aussi. Bravo!
Mme Laforest : Oui. Heille!
Non, mais on en fait des choses, là, ici. C'est <incroyable...
M. Grandmont :
...bbravo!
Mme Laforest :
Oui.
Heille! Non, mais on en fait des choses, là, ici. C'est >incroyable!
M. Grandmont : Non, mais vous
avez répondu à la demande de la ville.
Mme Laforest : C'est vrai.
M. Grandmont : C'est parfait.
C'est excellent. Merci, c'est tout.
Mme Laforest : ...les deux
derniers articles, là, on fait des heureux. Êtes-vous d'accord? Oui.
Le Président (M. Kelley) : Je
dois rester neutre, Mme la Présidente... Mme la ministre. Je dois rester
neutre.
Mme Laforest : Ah! c'est
vrai, c'est vrai, c'est vrai.
Le Président (M. Kelley) : Oui.
Mme la députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : Merci.
Donc... donc, ce que je comprends, c'est une décision administrative. On va
pouvoir mieux entretenir avec tous les spécialistes que la ville de Montréal
possède. C'est bien ça?
Des voix : ...
Mme Laforest : Oui. C'est...
Bien, en fait, c'est une décision administrative mais légale, également, puis
une bonne entente entre les deux... entre les deux parties.
Mme Lakhoyan Olivier : Merci.
Mme Laforest : Oui. J'avais
entendu... administrative.
Mme Lakhoyan Olivier : Vous
êtes bonne.
Mme Laforest : Ah! pas
toujours.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions? Alors, est-ce que l'article 8 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Maintenant,
Mme la ministre, l'article 7.
Mme Laforest : L'article 7 :
L'article 223 de l'annexe C de cette charte est modifié par l'insertion,
dans le premier alinéa et après «activités», de «éducatives, sociales, communautaires,
environnementales, scientifiques,». L'article 7 du projet de loi
modifierait l'article 223 de l'annexe C de la Charte de la Ville de
Montréal, métropole de Québec, afin de permettre à la ville d'exploiter sur les
îles de Sainte-Hélène et Notre-Dame des activités éducatives, sociales,
communautaires, environnementales et scientifiques. Actuellement,
l'article 223 lui permet d'exploiter sur ces îles uniquement des activités
culturelles, récréatives et touristiques. Alors, voilà. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Kelley) : Merci.
Y a-t-il des interventions?
Mme Setlakwe : ...
Le Président (M. Kelley) : Mme
la députée.
Mme Setlakwe : Bien là, ce
qu'on comprend, c'est qu'ils veulent élargir leur mission. Est-ce que vous avez
un peu d'informations pour nous, à savoir quel... quel est le plan, la vision
pour cette... ces belles installations?
Mme Laforest : Oui, oui.
Alors, ici, on vient... La ville a adopté, en 2021, le plan directeur de
conservation et d'aménagement du parc Jean-Drapeau. À l'été 2021, la
Société du parc Jean-Drapeau, en partenariat avec différentes organisations
universitaires, municipales et civiles, exploite le campus et le Campus de la
transition écologique sur l'île Sainte-Hélène. Donc, dans la charte, on ne
pourrait pas réaliser toutes les activités qui se déroulent dans ce contexte.
Donc, les activités éducatives, sociales, communautaires, environnementales et
scientifiques ne pourraient pas se dérouler. On vient ajouter ces activités.
Donc, la modification législative, c'est vraiment une demande de la ville de
Montréal. Il y a plusieurs écoles aussi qui le demandaient pour des visites,
pour des expositions, que ce soient des expositions scientifiques, des
expositions touchant l'environnement. Donc, c'est ça qu'on vient ajouter au parc...
à la Société du parc Jean-Drapeau.
Mme Setlakwe : À mon tour?
Le Président (M. Kelley) : Oui.
Mme Setlakwe : Merci, M. le
Président. Merci, Mme la ministre. Donc... donc, c'est... c'est parfait. Merci
pour ces explications. Évidemment, on est... on n'a rien contre ça. C'est une
demande de la ville de Montréal. Est-ce que... est-ce qu'ils attendent ça
impatiemment? Juste, je ne pense pas que vous avez mentionné d'échéancier ou...
Ça, ça fait longtemps qu'ils... ils le demandent? J'essaie de voir est-ce
qu'ils sont freinés dans leurs... dans leurs projets ou...
Mme Laforest : Depuis 2021,
c'est demandé. Puis il faut voir que c'est dans un contexte de transition écologique
par des activités d'innovation. Donc, en ajoutant ces mesures-là, on vient
changer un peu ou étendre les services de la Société du parc Jean-Drapeau.
Donc, l'orientation du plan directeur est améliorée.
Mme Setlakwe : Merci. Une
dernière question. Si on ne passait pas par ce mécanisme-là, est-ce qu'on
aurait fait donc une séance comme on a faite pour la ville de Longueuil? Et là,
il y aurait eu des représentants de la ville de Montréal qui seraient venus
expliquer, déposer un mémoire, répondre à des questions. C'est ce que je
comprends?
Mme Laforest : Oui, tout à
fait. Vous avez raison. On aurait été obligés de faire un projet de loi
d'intérêt privé. C'est pour ça que... puis ce n'est pas à la blague, là, mais
de dire ce qu'on fait ici, c'est tellement important, dans ce projet de loi là,
parce que c'est vraiment des mesures que... on aurait été obligés de faire un
projet de loi d'intérêt privé vraiment distinctif. Puis, en même temps, ça ne
dure pas longtemps non plus, donc on fait rentrer des équipes pour des projets
de loi d'intérêt privé, puis c'est... c'est aussi rapide que ce qu'on fait
aujourd'hui. Donc, aujourd'hui, on... on avance. On est très efficaces. On
avance rondement, puis les gens sont satisfaits, la ville est heureuse, la
Société du parc Jean-Drapeau... Donc, on... on améliore aujourd'hui. Disons
qu'on s'adapte, en 2024, dans plusieurs mesures.
Mme Setlakwe : Non, je
comprends. Puis donc, quand on... on tient ces séances distinctes, là, pour
vraiment une seule <fin...
Mme Setlakwe :
...je
comprends. Puis donc, quand on... on tient ces séances distinctes, là, pour
vraiment une seule >fin, comme on l'a fait pour la ville de Longueuil
plus tôt cette année, c'est que, là, il y a un... il y a un élément de... un
élément d'urgence ou un... il y a un échéancier plus strict à respecter. Et là
on doit l'inscrire dans l'agenda parce qu'il y a... j'imagine, là, qu'il y a
une... ça fait une différence pour la ville. La ville souhaite vraiment que ce
soit adopté avant une certaine date pour...
• (16 heures) •
Mme Laforest : Bien...
Mme Setlakwe : Alors qu'ici
ça pouvait attendre un peu...
Mme Laforest : Bien, en fait,
c'est quand même demandé depuis 2021. Donc, vous voyez, là, que ça, quand c'est
des demandes comme ça, il faut les passer pour des... avec des projets
d'intérêt privé, comme on a mentionné tantôt. Sauf que les projets de loi
d'intérêt privé sont souvent adoptés à la fin des sessions parlementaires.
Donc, c'est pour ça que... Oui, 2021, il y a eu la pandémie, donc, au niveau
des activités parlementaires, ça a été traité différemment, mais là on... on répond
à la demande. Puis c'est certain qu'on n'est pas obligés d'en faire un projet
de loi d'intérêt privé, mais on peut le faire aujourd'hui dans notre projet de
loi beaucoup plus rapidement. Donc, la ville est tout à fait satisfaite, puis,
en même temps, on répond à la demande de plusieurs écoles qui demandaient
d'ajouter des activités, des enseignants qui demandaient... collèges,
universités qui demandaient d'ajouter des activités comme ça, éducatives,
sociales, communautaires, environnementales et scientifiques. Donc, les projets
de loi d'intérêt privé sont toujours à la fin des sessions parlementaires,
c'est pour ça que, là, si on peut le passer tout de suite, c'est très positif
également.
Mme Setlakwe : Merci.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce
que l'article 7 est adopté? Adopté. Alors, maintenant, on va passer à la
lecture de l'article no 9.
Mme Laforest : L'article no 9 :
L'annexe C de la Charte de la Ville de Québec, capitale nationale du Québec
(chapitre C-11.5) est modifiée par l'insertion, après l'article 125, du
suivant :
«126. Quiconque procède ou fait procéder à
la démolition d'un immeuble sans autorisation de la commission ou à l'encontre
des conditions d'autorisation est passible d'une amende d'au moins 10 000
$ et d'au plus 250 000 $.»
L'article 9 du projet de loi
introduirait, dans l'article C de la Charte de la Ville de Québec, capitale
nationale du Québec, un nouvel article 126, qui prévoit que la démolition
d'un immeuble, sans l'autorisation de la Commission d'urbanisme et de
conservation de Québec, serait sanctionnée d'une amende d'au moins 10
000 $ et d'au plus 250 000 $. Cette fourchette d'amende
correspond à celle qui est prévue à l'article 14.0.22 de la Loi sur
l'aménagement et l'urbanisme à l'égard d'une démolition faite sans autorisation
d'un comité de démolition.
Donc, ici, on vient à assurer que la ville
de Québec puisse imposer des amendes dissuasives pour des infractions en
matière de démolition d'immeubles. Donc, il y a déjà d'autres mesures qui sont
similaires dans la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme, avec ces montants de
10 000 $ et d'au plus 250 000 $. Donc, on vient juste ajouter
l'autorisation à la Commission d'urbanisme et de conservation de Québec pour
qu'elle aussi, en cas de démolition, puisse agir avec des amendes de 10 000 $
et d'au plus 250 000 $, comme les plus grandes villes du Québec. Alors,
voilà.
Le Président (M. Kelley) :
Merci, Mme la...
Des voix : ...
Le Président (M. Kelley) : Avez-vous
des autres commentaires? Non?
Mme Laforest : ...qu'est-ce
qu'on me disait. C'est parce qu'on a fait une concordance dans un... un autre
projet de loi, un ancien projet de loi, puis la ville de Québec n'était pas
incluse. Ça fait que, là, on vient juste ajouter la ville de Québec pour
qu'elle soit comme les autres villes.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Y a-t-il des interventions?
Mme Setlakwe : ...il me
manque peut-être un détail. Je comprends très bien qu'une ville doive avoir
cette... ou qu'il est nécessaire pour une ville d'avoir cette possibilité
d'imposer une amende en cas de démolition non autorisée, mais Québec devait
déjà avoir un régime. Il y a quelque chose que... que je ne saisis pas, là.
Est-ce qu'ils ont voulu augmenter les amendes? Est-ce qu'on veut leur...
Mme Laforest : ...en fait,
avec l'abrogation de l'article 122.1, il n'est plus possible d'imposer des
amendes significatives parce que le montant d'amende maximale pour les
démolitions illégales, dans les parties du territoire qui ont cette compétence,
est de 1 000 $ pour une personne physique et de 2 000 $
pour une personne morale, les montants qui sont doublés en cas de récidive.
Donc là, ici, on parle de 1000 $ à 2 000 $, puis là on vient
dire 10 000 $ à 250 000 $.
Il faut comprendre qu'il y a eu certaines
démolitions de maisons patrimoniales, donc, c'est sûr que, là, c'est important
que la ville de Québec soit traitée de la même manière que les autres
municipalités.
Mme Setlakwe : Mais... OK,
donc, on doit comprendre qu'actuellement les amendes...
16 h (version révisée)
Mme Laforest : ...traitée de
la même manière que les autres municipalités.
Mme Setlakwe : OK. Donc, on
doit comprendre qu'actuellement les amendes sont de 1 000 $ ou de
2 000 $ pour une démolition illégale? Ça me semble des montants
complètement dérisoires.
Mme Laforest : Pas partout,
pas partout, mais ça pourrait être ça. Mais là, en ajoutant la possibilité de
10 000 $ à 250 000 $, c'est là que la ville de Québec
pourrait demander ces montants-là... devraient demander ces montants-là. Il y a...
il y a...
Des voix : ...
Mme Laforest : ...donner comme
exemple, mais...
Mme Setlakwe : Mais je
comprends le principe, là, les villes veulent... Ils ont... ils ont ces
comités-là, ils ont des... Si on... si un propriétaire souhaite démolir un
bâtiment, on comprend très bien que, dans... peut-être pas partout, mais en
tout cas, il y a beaucoup de villes qui ont ces comités de démolition. Et là,
par toutes sortes de moyens, des fois, on peut poser des gestes ou ne pas poser
des gestes ou faire en sorte qu'en tout cas on démolisse. Il arrive quelque
chose dans le cadre des travaux, oups, on est allé trop loin dans notre... Il
arrive toutes sortes de circonstances où on procède à des démolitions
partielles ou totales de façon illégale alors que la démolition n'a pas été
autorisée.
Là où je suis surprise, c'est que... c'est
qu'on parle de la ville de Québec qui applique des montants de 1 000 $,
2 000 $. C'est... Bien, c'est parce que là, c'est ça, ça vaut... ça ne
vaut même pas la peine de passer à travers quasiment. Je ne veux pas dire ça,
là, je veux dire, moi, j'encourage évidemment qu'on suive les processus, qu'on
se présente devant les comités puis qu'on respecte les règles, mais il faut
quand même que le montant de l'amende soit assez élevé pour avoir un effet
dissuasif et qu'on... et qu'on encourage les... Et donc, 1 000 $ à 2 000 $,
on dit tous la même chose : C'est complètement dérisoire et ça n'a pas l'effet
dissuasif. Mais comment est-ce que le Québec peut avoir ces montants-là?
Mme Laforest : Mais ça dépend
quand même du genre de démolition qu'il faut respecter aussi, parce que, selon
la charte de Québec, la... selon la charte, elle prévoit dans les parties du
territoire : La Commission d'urbanisme et de conservation de Québec a
compétence pour la démolition des bâtiments. Puis, considérant la commission d'urbanisme
de la... de conservation de Québec, il y avait comme deux dispositions
différentes, puis là on vient éclaircir ces deux dispositions-là. Peut-être, Mme Petit,
expliquez les deux dispositions que la ville a.
Mme Petit (Katia) : Oui, c'est...
c'est ça, par une modification législative, on est venu créer fictivement, si
on veut, deux régimes qui s'appliquent sur le territoire de la ville de
Montréal, un... de la ville de Québec, pardon. Donc, un sur la plupart des
territoires, mais, à Québec, il y a une commission d'urbanisme et de
conservation de Québec, donc, qui vise beaucoup les secteurs patrimoniaux, le Vieux-Québec
et autres, et par une concordance qu'on a faite, on est... on s'est retrouvé
finalement à leur enlever la possibilité d'imposer des sanctions, des amendes
dissuasives par la bande. Alors, pour... C'est comme si, sur tout le territoire
de la CUCQ, les amendes sont de, maximum, 2 000 $, alors qu'ailleurs, sur
le territoire de la ville, c'est jusqu'à 250 000 $. Donc, on vient
corriger le tir, vraiment ramener... ramener les choses telles qu'elles
auraient dû l'être finalement.
Mme Laforest : Mais vous avez
raison dans ce que vous dites, totalement.
Mme Setlakwe : Mais là je
comprends donc que... OK. Ce n'était pas... Cette situation-là n'existait pas
partout à Québec. Il y a juste une situation problématique à corriger, là, ce
qu'on est en train de corriger, leur permettre d'imposer des sanctions plus
élevées dans certains secteurs où il...
Mme Laforest : Oui,
exactement. On vient...
Mme Setlakwe : ...où la
protection du patrimoine est importante.
Mme Laforest : ...on vient,
si je peux dire, harmoniser cette mesure-là, comme les autres villes au Québec.
Mme Setlakwe : Harmoniser. OK.
Donc, il y avait un petit... un petit... juste un petit... un petit manquement
dans leur...
Mme Laforest : Il y avait un
vide.
Mme Setlakwe : ...dans leur loi,
mais ils ne peuvent pas faire le changement. Pourquoi il faut qu'ils viennent à
l'Assemblée nationale? Ils ne peuvent pas faire ce changement-là eux-mêmes par
leurs propres instances?
Mme Laforest : Parce que
Montréal a sa charte, Québec a sa charte. Donc là, il faut changer la Charte de
la Ville de Québec, il faut passer...
Mme Setlakwe : On change la Charte
de la Ville de Québec.
Mme Laforest : C'est ça.
Mme Setlakwe : Je comprends.
Non, non, mais, sur le fond, je n'ai vraiment aucun enjeu. Merci.
Mme Laforest : Ça fait
plaisir.
Le Président (M. Kelley) : M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, merci.
Donc, c'est à la demande de la ville que ça a été fait, ajouté? Parfait.
Excellent. Donc, c'est en concordance aussi avec les mêmes... des dispositions
que d'autres villes. Là, je comprends que c'est... j'imagine que c'est... C'est
toutes les municipalités qui ont ce droit-là ou c'est seulement certaines
villes?
Mme Petit (Katia) : La
situation ici ne s'applique qu'à la ville de Québec. On est vraiment dans la
charte... les dispositions...
Mme Laforest : ...
Mme Petit (Katia) : Oui,
ailleurs sur le territoire. Bien, ça... c'est... c'est dans d'autres lois,
comme Montréal va avoir des dispositions dans sa charte, sinon ça va être
dans...
Une voix : ...
Mme Petit (Katia) : C'est ça.
Voilà.
Mme Laforest : On vient s'ajuster
avec la réglementation dans la LAU, qu'on a adoptée d'ailleurs ensemble.
M. Grandmont : Donc, dans la
LAU... Oui. Donc, dans la LAU, il y a ces dispositions-là. Donc, toutes les
municipalités sont couvertes, puis il faut apporter des modifications
particulières à Montréal, Québec, toutes les villes qui ont des chartes
particulières <aussi...
M. Grandmont :
...modifications
particulières à Montréal, Québec, toutes les villes qui ont des chartes
particulières >aussi.
Mme Laforest : Oui. C'est ça.
M. Grandmont : Parfait.
Est-ce que... C'est quand même intéressant qu'on ait... qu'on ait la possibilité
de discuter de ça, là. Est-ce que vous considérez que le 10 000 $ et
d'au plus de 250 000 $, ça a l'effet dissuasif espéré? Parce
qu'évidemment, on veut protéger notre patrimoine bâti, c'est très important.
Est-ce que, ces montants-là, il y a une analyse qui est faite du côté du
ministère ou de la ministre pour ce... C'est pour vérifier que c'est des
montants qui sont suffisants. Parce que, si effectivement, c'est en place,
c'est beau d'harmoniser, on est d'accord, mais à la fin, on remarque quand même
qu'il y a une disparition continuelle de notre patrimoine bâti, malgré...
malgré ces règles-là, ça s'applique partout sur le territoire. Il restait
Québec à ajuster, là, mais... Donc, est-ce que c'est suffisant?
• (16 h 10) •
Mme Laforest : Bien, en fait,
on s'est ajusté et... avec le projet de loi n° 69, puis je pense que vous
étiez là aussi, le projet de loi n° 69, Culture...
M. Grandmont : Non.
Mme Laforest : Non?
M. Grandmont : Non, ça, c'est
avant moi. Moi, je suis rendu à 57, c'est plus... le plus loin que je suis
rendu pour l'instant.
Mme Laforest : OK. Bon, c'est
le projet de loi n° 69...
M. Grandmont : Je n'en ai pas
fait avant.
Mme Laforest : ...avec le
ministère de la Culture puis directement avec la LAU, avec la Loi sur
l'aménagement et l'urbanisme.
M. Grandmont : OK. Mais donc
ça, c'est récent. Ça date donc de la précédente législature, la 42e?
Mme Laforest : Oui, le projet
de loi n° 69 date de 2020...
Une voix : ...
Mme Laforest : 2021? 2021.
M. Grandmont : Non, c'est ça,
je n'étais pas là. Mais... Mais donc est-ce qu'il y a une évaluation qui est
faite? Parce qu'on détruit encore beaucoup de bâtiments pas juste dans la ville
de Québec... là, il y a un exemple, évidemment, qui nous vient en tête, là,
vous avez bien fait de le ramener. Mais est-ce que, ces montants-là, on juge
que c'est encore suffisant? Est-ce qu'il y a une évaluation qui est faite?
Est-ce qu'il faudrait les revoir éventuellement?
Mme Laforest : Bien, c'est
suffisant dans la mesure où, dans la loi, un tribunal pourrait obliger une
reconstruction. Alors, imaginez s'il y a une démolition, une amende de 250 000 $,
puis en plus, un tribunal pourrait par la suite obliger une reconstruction.
Alors, c'est assez... disons qu'on... c'est assez onéreux. Ça fait que je...
M. Grandmont : Puis dans quel
cas une reconstruction pourrait être exigée? S'il y a non-paiement du... non, pas
«s'il y a non-paiement du», du... du... du montant?
Mme Laforest : Non, une
démolition illégale où un tribunal pourrait, par exemple, dire : On
reconstruit, ou peu importe la démolition qui a été faite, sans... sans... sans
possibilité.
M. Grandmont : Puis qui, qui
ferait ces demandes-là auprès du tribunal? Est-ce que c'est la ville qui doit
le faire, le ministère de la Culture?
Mme Laforest : Bien là, ça
dépend du parti, là, ça dépend qui a... qui était propriétaire de la maison.
Est-ce que c'est la ville, est-ce que c'était un particulier? Ça dépend des
situations.
M. Grandmont : OK. Parfait.
D'accord. Je vous remercie pour les réponses.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Mme la députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : Ce
n'était pas clair pour moi que cette amende-là de 10 000 $ à 250 000 $
est partout pareil dans la province du Québec. Parce qu'ici on ajoute dans la charte
de la ville du Québec... Si les chartes ont... Si les villes ont leur charte
puis on doit aller amender les chartes, comment on peut s'assurer que, sur
notre territoire, une démolition sans autorisation sera... aura cette amende-là
jusqu'à 250 000 $?
Mme Laforest : Bien, je
vais... je vais juste... Puis ça, c'est bon, parce que votre question... Je
vais juste vous expliquer pourquoi on est obligé de le faire, en fait, puis ça,
même le projet de loi, tout le long du... tout au long du projet de loi, là,
parce qu'il y a de la... il y a des... on vient modifier, là, dans le projet de
loi, la Charte de la Ville de Montréal, la Charte de la Ville de Québec, la
Charte de la Ville de Longueuil, de Gatineau, la Loi sur les cités et villes,
le <i>Code municipal, la Loi sur la Commission municipale. Donc, il y a
énormément... oui, on... dans le projet loi. Ça fait que j'aime mieux vous le
dire pour les prochaines semaines, parce qu'il y a des lois qu'on vient
changer. Parce que Québec a sa charte, Montréal a sa charte. Ça fait que c'est
sûr que vous allez entendre ça régulièrement. Donc, étant donné que Québec a sa
charte, il faut absolument le... y aller au niveau, si je peux dire,
chirurgical.
Mme Lakhoyan Olivier : ...
Mme Laforest : C'est ça.
Mme Lakhoyan Olivier : C'est
ça. Merci pour votre réponse. Donc... Et puis l'article ne mentionne pas patrimoine,
tout immeuble, sans permission. Un immeuble sans autorisation, de la démolition
d'un immeuble sans l'autorisation, donc tout immeuble. Je sais, on a en tête le
cas de l'an dernier, là, la démolition, je pense, c'était au Vieux-Québec.
J'ai l'image devant moi, donc je comprends.
Après... après l'amende de... jusqu'à 250 000 $,
vous dites qu'on peut exiger la reconstruction. Bien, si c'est un patrimoine,
ça va être très dur. Est-ce qu'on redemandera la construction de... pareille?
Parce que cette personne va demander une permission pour une autre sorte
d'immeuble, cette personne avait un autre plan. Donc, est-ce qu'on peut ne pas
autoriser un nouveau... autorisation pour un autre style d'immeuble? Ou on
va-tu... <Donc...
Mme Lakhoyan Olivier :
...autorisation
pour un autre style d'immeuble? Ou on va-tu... >Donc...
Mme Laforest : C'est... c'est...
Mme Lakhoyan Olivier : Tu
sais, quelqu'un qui a 1 million, 10 millions.
Mme Laforest : C'est un cas
fictif, là, c'est un cas fictif, là. Mettons que la maison est démolie
puis que le tribunal exige une reconstruction, une amende, bien, là, est-ce
qu'on va exiger la même chose? Je n'ai aucune idée parce que ce n'est pas
arrivé. Puis c'est un cas comme ça, fictif, mais je voulais juste dire qu'un
tribunal pourrait exiger, en plus du 250 000 $, parce que mon collègue
demandait si c'était assez dissuasif, puis je disais : Oui, parce que,
même, on pourrait aller jusqu'à demander une reconstruction. Mais je ne peux
pas... Il y a tellement de cas de figure, là.
Mme Lakhoyan Olivier : Oui,
il peut.
Mme Laforest : Il peut.
Mme Lakhoyan Olivier : Il
peut. Mais si cette personne-là n'a pas de problème avec le 250000 $ et demande une
permission pour une nouvelle construction?
Mme Laforest : Bien, il peut
aussi. C'est un cas de figure aussi. Tout... tout se peut.
Mme Lakhoyan Olivier : Tout
se peut.
Mme Laforest : Oui.
Mme Lakhoyan Olivier : Mais
au moins, ce n'est pas 2 000 $, tu sais.
Mme Laforest : Oui.
Mme Lakhoyan Olivier : Merci.
Mme Laforest : C'est vrai.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions? Non. Alors, s'il n'y a pas des autres
interventions, est-ce que l'article 9 est adopté?
Mme Laforest : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Je
comprends qu'il y a consentement pour passer à l'étude du sujet n° 8,
introduire des mesures diverses en matière municipale. Est-ce qu'il y a
consentement pour ça?
Des voix
: Consentement.
M. Kelley
: Consentement.
Alors, nous sommes donc à l'étude de l'article 122. Mme la ministre.
Mme Laforest : Oui. Alors,
ici, on vient toucher la Loi assurant l'exercice des droits des personnes
handicapées en vue de leur intégration scolaire, professionnelle et sociale. L'article 122 :
L'article 61.1 de la Loi assurant l'exercice des droits des personnes
handicapées en vue de leur intégration scolaire, professionnelle et sociale
(chapitre E-20.1) est modifié par le remplacement de «15 000
habitants adopté, au plus tard le 17 décembre 2005,» par «10 000
habitants adopté»... «adopte».
Article 122. L'article 122 du
projet de loi modifierait l'article 61.1 de la Loi assurant l'exercice des
droits des personnes handicapées en vue de leur intégration scolaire,
professionnelle et sociale pour que l'obligation d'adopter un plan d'action à
l'égard des personnes handicapées, actuellement applicable aux municipalités
locales d'au moins 15 000 habitants, s'applique dorénavant aux
municipalités d'au moins 10 000 habitants.
Alors, ici, on vient assujettir les
municipalités comptant entre 10 000 et 14 999 habitants à
l'obligation de produire un plan d'action à l'égard des personnes handicapées.
Parce qu'il faut comprendre qu'aujourd'hui, on ne touchait pas les
municipalités de 10 000, et ça commençait aux municipalités de 15 000 habitants.
Donc là, on diminue par respect pour les personnes en situation de handicap, on
vient baisser le nombre d'habitants pour... pour avoir un plan en respect des
personnes en situation de handicap pour toutes les municipalités. Il faut
comprendre que les municipalités doivent avoir un plan pour les personnes en
situation de handicap dans toutes leurs municipalités. Donc là, on baisse de 15000 à 10000, c'est très, très
bien, donc...
Puis ça, il faut... c'est important de le
mentionner, c'est vraiment une demande de l'Office des personnes handicapées du
Québec. C'était une demande assez importante. Donc, voilà, on vient les
entendre.
Le Président (M. Kelley) : Merci
beaucoup, Mme la ministre. Mme la députée de Mont-Royal—Outremont.
Mme Setlakwe : Oui. Merci, M.
le Président. C'est une très bonne chose, comme vous l'avez dit, Mme la
ministre, et j'essaie juste de voir, au niveau des villes, qu'est-ce que ça
implique. Tu sais, je ne peux pas m'empêcher de penser que des villes
devraient... ou, en tout cas, le font d'emblée, ou... tu sais. Là, est-ce qu'on
parle d'un régime différent de celui qui s'applique à des bâtiments municipaux
qui doivent être accessibles de façon... le terme, c'est «accessibilité
universelle», ou, là, je suis dans un autre régime? Je n'ai rien contre,
évidemment, là, au contraire, je pense que c'est une très bonne chose. Puis
j'ai le mémoire de l'Office des personnes handicapées du Québec sous les yeux.
Mais qu'est-ce que ça implique, dans le
concret, pour les villes, d'élaborer... Bon, oui, il y a un plan d'action, puis
je vois qu'en changeant ce seuil on va assujettir 35 nouvelles
municipalités au 77 présentement assujetties, mais vous comprenez le sens de ma
question, qu'est-ce que ça... qu'est-ce que ça implique concrètement? Puis en
quoi est-ce que ça diffère des règles qui s'appliquent, là, à l'accès universel
des bâtiments municipaux?
Mme Laforest : L'accès
universel, c'est... c'est... comme vous le dites, vous l'aviez très bien
mentionné, c'est d'autres choses, puis il y a des règles également avec la RBQ,
la Régie du bâtiment du Québec. Ça, c'est pour l'accès aussi dans les bâtiments,
ça fait que ça, on ne touche pas à ça, c'est mis de côté. Sauf que, là, dans le
plan d'action des municipalités pour les personnes handicapées, on vient
obliger les municipalités de 10 000, maintenant, qui était de 15 000...
on vient obliger les municipalités de 10 000 à bien décrire toutes les
mesures <concrètes...
Mme Laforest :
...à
bien décrire toutes les mesures >concrètes qu'elles prennent pour les
personnes en situation de handicap dans toute la municipalité.
Donc, ça prend vraiment un plan directeur,
ça prend un... un... des orientations de la municipalité pour que les personnes
en situation de handicap voient vraiment que la municipalité x, tel nom, a
son plan et a des mesures d'action, des... ça peut être de la promotion, ça
peut être de la promotion pour des services offerts, des... de la promotion
pour des nouveaux bâtiments qui sont mieux adaptés, des activités physiques que
la municipalité peut offrir. Donc là, c'est bien, quand même, on diminue à 10 000,
oui.
• (16 h 20) •
Mme Setlakwe : ...c'était
juste pour... pas pour retarder le processus, là.
Mme Laforest : Non, non, pas
du tout.
Mme Setlakwe : Là, c'était
pour voir, concrètement, qu'est-ce que ça implique, puis je comprends que ce
n'est pas... ça... c'est distinct des obligations qui s'appliquent à un
bâtiment puis à son accessibilité. Mais vous avez mentionné un bon exemple,
disons, le service des loisirs, où la bibliothèque offrirait des cours adaptés,
des... je ne sais pas, des conférences, etc., et devrait... tu sais, des
exemples que, là, je suis en train de sortir après vous avoir écoutée, et mettrait
tout ça de l'avant dans des documents...
Mme Laforest : Oui. Des
activités nouvelles dans les parcs.
Mme Setlakwe : Adaptées...
Mme Laforest : Donc, des
activités culturelles, des... peu importe.
Mme Setlakwe : Oui, pour
favoriser la participation. Non, c'est excellent. Merci.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Mme la députée de Chomedey.
Mme Lakhoyan Olivier : Bien,
je... pour rajouter à ma collègue, je veux juste dire que je salue vraiment cet
article de la loi qui est très important. C'est important d'arriver là, là.
Merci.
Mme Laforest : Bien, merci à
vous tous. Ce n'est pas moi, c'est nous tous.
Le Président (M. Kelley) : Est-ce
qu'il y a des autres interventions? Est-ce que l'article 122 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Maintenant,
Mme la ministre, l'article 146.
Mme Laforest : Oui. Alors,
ici, c'est un article de concordance avec l'article qu'on vient d'adopter :
«146. Toute municipalité locale qui, au
(indiquer ici la date de la sanction de la présente loi), compte au moins
10 000 et moins de 15 000 habitants doit adopter, au plus tard le 31 décembre
2025, le plan visé à l'article 61.1 de la Loi assurant l'exercice des
droits des personnes handicapées en vue de leur intégration scolaire,
professionnelle et sociale (chapitre E-20.1), tel que modifié par l'article 122
de la présente loi.»
Donc, ici, on vient simplement indiquer la
date, qui est le 31 décembre 2025, pour que les municipalités aient leur
plan d'action, les municipalités de 10 000 et plus, pour les personnes en
situation de handicap. On vient obliger une date de livraison.
Le Président (M. Kelley) : Parfait.
Merci beaucoup, Mme la ministre. Y a-t-il des interventions? Mme la députée de Mont-Royal—Outremont, vas-y.
Mme Setlakwe : ...M. le
Président, donc, oui, c'est en lien avec ce qu'on vient de discuter. Il faut quand
même leur donner... leur donner du temps puis instaurer une date limite.
Donnez-moi un petit instant.
Des voix : ...
Mme Setlakwe : Oui. Question
pertinente suggérée par mon collègue à la recherche. Est-ce que... Bien, en
fait, comment ça se fait, actuellement, pour les municipalités qui sont déjà
visées par cette obligation, mais... d'une part, et pour les nouvelles
municipalités qui vont devoir instaurer un nouveau plan? Est-ce qu'il... est-ce
qu'il y a une obligation de... pas une... bien, une obligation d'être
accompagné? Ou est-ce qu'il y a, dans les faits, un accompagnement de l'Office
des personnes handicapées du Québec?
Mme Laforest : C'est l'Office
des personnes handicapées, c'est bien vérifié avec l'Office des personnes handicapées.
Puis en fait... en fait, c'est ça, c'est l'office qui gouverne les mesures dans
les municipalités, donc les vérifications. Puis il y a de l'accompagnement,
c'est vrai, il y a de l'accompagnement pour les municipalités. Donc, elles de
10 000... entre 10 000 et 15 000 pourront avoir de
l'accompagnement si elles en ont besoin.
Mme Setlakwe : Oui, je
comprends. Dans l'article qu'on vient d'étudier avant, donc, on a créé
l'obligation, évidemment, de mettre de l'avant un plan d'action avec certains
critères, mais, tu sais, on veut quand même, j'imagine, là, laisser de la
flexibilité aux villes de... tu sais, le plan d'action, il n'est pas... je
réfléchis, là, ce n'est pas un plan d'action... ce n'est pas du mur-à-mur non
plus, tu sais.
Mme Laforest : Non, on ne
peut pas.
Mme Setlakwe : Ou c'est des
suggestions, ou des balises, ou des...
Mme Laforest : Bien, il se
fait dans... ça se fait obligatoirement comme on le voit, là, dans la loi. C'est
obligé, maintenant, pour les 15 000 et plus, mais là c'est sûr qu'il y a
plusieurs exemples que... les municipalités de 10 000 et moins. Puis les
MRC aussi sont au courant de ce qui se passe dans la plupart des municipalités.
Donc, les MRC peuvent donner aussi des <exemples...
Mme Laforest :
...Donc,
les MRC peuvent donner aussi des >exemples, peuvent accompagner avec
l'office de... des personnes en situation de handicap. Donc, non, il n'y a pas
de plan précis. Il y a des... il y a des normes obligatoires, puis l'Office des
personnes handicapées, ils sont au courant également des normes. Mais le plan
d'action, comme tel, peut varier d'une municipalité à l'autre.
Mme Setlakwe : ...moi,
ça va pour l'instant.
Le Président (M. Kelley) : Y
a-t-il des autres interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce
que l'article 146 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Kelley) : Alors,
maintenant, Mme la ministre, l'article 10.
Mme Laforest : L'article 10 :
La Loi sur les cités et villes (chapitre C-19) est modifiée par l'insertion,
après l'article 6, du suivant :
«6.1. Les dispositions de la présente loi
ou d'une autre loi, à l'exception de celles de la Loi sur les élections et les référendums
dans les municipalités (chapitre E-2.2), qui s'appliquent aux seules
municipalités ayant une population de 100 000 habitants ou plus continuent
de s'appliquer à une municipalité dont la population diminue en deçà de ce
seuil.
«Malgré le premier alinéa, une
municipalité cesse d'être assujettie aux dispositions qui lui sont applicables
en vertu de cet alinéa lorsque sa population est, pendant cinq années
consécutives, à la fois en décroissance et inférieure à 100 000 habitants.
Elle doit alors en aviser le ministre et le ministre de la Sécurité publique.
«Une municipalité qui, en vertu du
deuxième alinéa, a cessé d'être assujettie aux dispositions y redevient
assujettie si sa population est à nouveau de 100 000 habitants ou plus.»
L'article 10 du projet de loi
introduirait un nouvel article 6.1 dans la Loi sur les cités et villes
afin de prévoir que les dispositions particulières qui s'appliquent
spécifiquement aux municipalités ayant une population de
100 000 habitants ou plus, hormis celles prévues dans la Loi sur les
élections et les référendums dans les municipalités, continueraient de
s'appliquer à une telle municipalité même si sa population diminuait sous ce
seuil. L'article 10 prévoit toutefois qu'une telle municipalité ne
serait plus assujettie à ces dispositions particulières si sa population était
à la fois en décroissance et inférieure à 100 000 habitants pendant
cinq années consécutives.
L'article proposé prévoit aussi que la
municipalité redeviendrait assujettie à ces dispositions si sa population
dépassait à nouveau 100 000 habitants.
Donc, ici, les dispositions de toute loi,
à l'exception de la Loi sur les élections et les référendums dans les
municipalités, qui s'appliquent aux seules municipalités ayant une population
de 100 000 habitants ou plus continuent de s'appliquer à une
municipalité dont la population diminue en deçà de ce seuil.
Donc, ici, on vient de prévoir que cessent
de s'appliquer les dispositions applicables aux municipalités de
100 000 et plus... ou plus lorsqu'une municipalité est en deçà de ce
seuil et en décroissance pour une période de cinq années consécutives.
La municipalité qui a cessé d'être
assujettie aux dispositions applicables aux municipalités de
100 000 ou plus en raison de la période de cinq années
consécutives sous 100 000 habitants redevient assujettie lorsqu'elle
franchit ce seuil à nouveau.
Donc, ici, on vient accorder une
prévisibilité pour les municipalités qui franchissent le seuil de
100 000 habitants et qui doivent se doter de nouveaux services. On
vient assurer que les municipalités en bas de 100 000 habitants ou de
quelques habitants de moins n'aient pas à répondre aux obligations liées à ce
seuil trop longtemps si leur population stagne ou est en décroissance.
Donc, ici, on vient garantir la stabilité
des acquis, des investissements et des services à la population des
municipalités ayant atteint ou dépassé le seuil de population de
100 000 habitants ou plus lorsque celles-ci voient leur population
décroître. Meilleur exemple, la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu a franchi en 2023
le seuil de 100 000 habitants. Puis elle s'est conformée à
différentes dispositions des lois applicables en lien avec ce statut, par
exemple, l'implantation de services de police de niveau 2, nomination d'un
vérificateur général et la dotation d'un cabinet. Puis en 2024, elle est
passée sous le seuil de 100 000 habitants.
Donc, la loi ne prévoit pas ce qu'il
advient dans cette situation, notamment quant à la possibilité de l'obliger à
maintenir certains changements effectués lorsque le seuil a été franchi.
Actuellement, les municipalités dans un contexte de recul de population qui se
retrouvent sous le seuil de 100 000 habitants se retrouvent dans un
flou juridique. Donc, on vient éclaircir ce flou. Donc, elles doivent encore
assumer ces obligations. Voilà.
Le Président (M. Kelley) : Merci
beaucoup, Mme la ministre.
Avant de commencer nos échanges et compte
tenu de l'heure, je suggère de... qu'on ajourne nos travaux. Puis je souhaite
une bonne semaine en circonscription à tous mes collègues. Et soyez prudents
sur la route. On se voit dans deux semaines. Merci beaucoup, tout le monde.
(Fin de la séance à 16 h 29)