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(Onze heures vingt-neuf minutes)
Le Président (M. Kehoe): La commission du budget et de
l'administration est réunie afin de procéder à
l'étude détaillée du projet de loi 31, Loi modifiant
diverses dispositions législatives concernant les régimes de
retraite des secteurs public et parapublic.
Je demande au secrétaire d'annoncer les remplacements, s'il y en
a.
Le Secrétaire: M. le Président, il n'y a pas de
remplacement pour la séance.
Le Président (M. Kehoe): Bon. Maintenant on est rendu
à l'étape de la déclaration d'ouverture M. le ministre, M.
le porte-parole de l'Opposition.
M. Gobeil: M. le Président, je cède mon droit de
porte-parole au député d'Abitibi-Ouest pour des remarques
préliminaires, étant donné qu'en deuxième lecture,
il n'a pas eu l'occasion de le faire.
Remarques préliminaires M. François
Gendron
M. Gendron: M. le Président, je veux remercier le
président du Conseil du trésor. Effectivement, il est exact,
compte tenu du bouleversement de fin de session et de la décision du
gouvernement d'appeler quelque chose qu'il juge prioritaire, même si ce
n'est pas le cas, selon notre version, que cela nous oblige à passer
rapidement à législation.
La commission a été convoquée pour donner suite
à des dispositions législatives concernant les régimes de
retraite des secteurs public et parapublic et selon l'analyse que j'ai eu
l'occasion de faire de ce projet de loi, fondamentalement, il s'agit de
dispositions sur lesquelles il y a eu des échanges entre les parties
concernées aux différentes tables de négociation
concernant les employés des secteurs public et parapublic. Je voudrais
juste rappeler rapidement qu'en ce qui nous concerne, c'est un projet de loi
qui vient, à plusieurs égards, bonifier des dispositions
concernant tes divers régimes de retraite des employés du
secteur, public et parapublic.
Je voudrais prendre quelques minutes, entre autres, pour vous signaler
que c'est sûr qu'en ce qui nous concerne, on va être d'accord et
heureux de constater qu'il y a d'abord un ajout au régime de retraite
régulier des fonctionnaires qu'on appelle communément le RREGOP
de même qu'au RRF, le régime de retraite des fonctionnaires sur
une base permanente d'un nouveau critère d'admissibilité, soit 62
ans d'âge et dix ans de service. Il s'agit là d'une disposition
qui nous intéresse, puisqu'elle aura comme conséquence de
permettre que dorénavant, il y ait davantaqe de fonctionnaires, de
personnes qui puissent bénéficier d'une retraite à
laquelle le droit d'admissibilité sera antérieur à ce
qu'il était dans le passé. En ce qui nous concerne, c'est une
mesure positive, c'est une mesure d'ajout intéressant qui permettra
à un certain nombre de fonctionnaires de bénéficier d'une
façon plus avant dans leur carrière d'une retraite
anticipée sans, bien sûr, subir de perte, de réduction
actuarielle de leur pension. C'est quelque chose de valable et de positif.
Deuxième ajout que je veux rapidement commenter, c'est que
certains puissent, à partir du 1er juillet 1987,
bénéficier d'un nouveau critère d'admissibilité au
régime régulier qu'on appelle le RREGOP en ajoutant la
référence, la mention, soit 35 années de service. C'est
quelque chose qui était requis, voulu, souhaité par plusieurs
intervenants et, en conséquence, il s'agit là d'un nouveau
critère d'admissibilité anticipatif qui est
intéressant.
Il y a également une disposition sur laquelle, si on analysait ce
projet de loi dans un autre contexte, j'aurais pu prendre plus de temps pour
cadrer mon intervention, mais au moins pour finir avec la même
conclusion. C'est une disposition heureuse: c'est celle qui va permettre enfin
à 400, 450 institutrices qui, malheureusement avaient dû subir des
pertes - moi en ce qui me concerne, de droits - à la suite d'une
disposition des anciennes conventions collectives au niveau primaire en
particulier où on exigeait d'elles qu'elles se retirent temporairement
de leur responsabilité d'enseignantes lorsqu'elles avaient fait le choix
d'être davantage au service de la collectivité
québécoise en termes d'avenir, c'est-à-dire,
décidaient de mettre au monde des enfants.
Il me semble que, dans le contexte, ça pouvait peut-être
s'expliquer, quoique difficilement. Une disposition comme celle-là, qui
obligeait ces personnes à abandonner la carrière qu'elles avaient
choisie durant toute
la période pendant laquelle elles enfantaient avait comme
conséquence, bien sûr, en termes de bénéfices de
retraite, de les pénaliser.
Je sais bien qu'il y a eu des dispositions de rachat. Je suis au courant
de ça. Je sais qu'il y a eu des modalités administratives qui ont
fait qu'un certain nombre d'enseignantes ont pu envisager, en 1932, à la
suite d'une disposition que nous, comme gouvernement, on avait
réintroduite -un nouveau droit de rachat - de pouvoir faire compter
leurs années de service antérieures. Sauf que, comme on est
toujours dans un service complexe, difficile, il est certain que les conditions
de rachat n'ont pas permis que tout le monde puisse rentrer dans le nouveau
cadre proposé, ce qui fait que même s'il y a plusieurs
enseignantes qui ont obtenu le droit de rachat, il en demeure quand même
un certain nombre qui ont été pénalisées.
Le projet de loi 31 que nous étudions actuellement, heureusement,
vient éliminer certaines contraintes administratives ou certaines
conditions d'admissibilité ce qui fait ces gens-là pourront
retrouver des conditions d'admissibilité au droit de rachat et ainsi
échapper aux conséquences assez pénibles au niveau de la
discrimination de ces personnes.
Il y a également les périodes de congé de
maternité. On sait qu'entre le 1er juillet 1965, date de la
création du régime de retraite des enseignants, et le 1er juillet
1970, il n'existait aucune disposition permettant de faire créditer une
période de congé de maternité. De plus, entre le 1er
juillet 1970 et le 1er juillet 1983, un nombre déterminé de jours
a été ajouté gratuitement au service de l'employée
en congé de maternité. Ce nombre est passé de 90 à
130 jours entre 1970 et 1985, mais les enseignants devaient effectuer leur
demande dans un délai prescrit très précis, très
serré, et, encore là, plusieurs n'ont pu bénéficier
de cette disposition. Nous voyons au projet de loi 31 une disposition qui vient
corriger cette situation. Je ne veux pas expliquer la mécanique de deux
façons qui permet de corriger cette disposition, mais je veux indiquer
qu'il y a une disposition qui est heureuse pour les personnes
concernées, qui va venir simplifier l'origine et permettre une
admissibilité plus large.
Il y a également un élément important que je ne
pourrais pas passer sous silence, c'est-à-dire que je ne peux pas ne pas
commenter quelques secondes. C'est toute la question de permettre que des
employés occasionnels puissent bénéficier, eux aussi,
d'une forme de retraite, puisqu'il n'y avait pas pendant longtemps de
disposition qui permettait l'adhésion tout simplement des
employés occasionnels au RREGOP.
Depuis le 1er juillet 1973, date du régime RREGOP, les
occasionnels ont constamment répété leur demande de
pouvoir y participer, mais jamais il n'y a eu de disposition pour permettre la
participation de ces personnes-là au régime. A partir du 1er
janvier 1988, pour les secteurs de l'éducation et de la fonction
publique de même que le secteur de la santé des services sociaux,
donc tout le péripublic et le parapublic, des dispositions permettront
qu'à partir du 1er janvier 1988, les employés occasionnels
pourront, bien sûr en contribuant, avoir un bénéfice de
retraite proportionnel à leur participation. En ce qui nous concerne,
c'est une disposition intéressante.
Je n'ai pas fait le tour, mais ce sont les principaux
éléments majeurs du projet de loi. Comme je vous l'ai dit,
essentiellement, l'ensemble des mesures prévues au projet de loi 31 sont
des mesures de clarification dans certains cas, de bonification dans d'autres
cas, mais essentiellement, ce sont des dispositions qui, lors du
déroulement des négociations des secteurs public et parapublic,
ont fait l'objet de représentations aux diverses tables de
négociation des parties concernées, tout autant de la partie
syndicale que de la partie patronale.
Je ne suis pas en mesure - et je le dis comme je le pense - dans les
délais qui nous sont impartis, vu le moment où nous avons
reçu ce projet de loi, on n'a pas effectivement ta capacité de
faire une analyse détaillée article par article. Cependant, ce
que je sais, c'est que les représentations syndicales qui m'ont
été faites, confirment que le projet de loi, effectivement, va
dans le sens des dispositions négociées, puisque, heureusement,
cette année, on a pu conclure les négociations des secteurs
public et parapublic avec des ententes négociées dans la plupart
des secteurs majeurs. Il m'apparaît en conséquence que c'est un
projet de loi dont il faut assurer l'entrée en vigueur dans les
délais impartis, puisque déjà, il y a des
bénéfices qui commencent à s'appliquer pour certaines
catégories de personnes, à partir du 1er juillet.
Connaissant les dates auxquelles nous sommes rendus, je pense qu'il est
important de tout mettre en oeuvre pour que le projet de loi soit
adopté. Je suis passablement certain que la plupart des dispositions
contenues dans ce projet de loi ont comme conséquence d'améliorer
les réqimes de retraite des employés des secteurs publie et
parapublic. C'est une conclusion heureuse et positive je pense à leurs
négociations, puisque tout le volet qui a trait au mécanisme de
retraite dans une société comme la nôtre, qui de plus en
plus envisage des dispositions de travail à temps partagé, de
travail à temps partiel permettant que de plus en plus de personnes
puissent bénéficier d'une retraite anticipée, je pense que
ce sont des mesures qui entrent dans la philosophie d'une société
progressiste, moderne qui veut
permettre qu'il y ait de plus en plus de remplacements et de plus en
plus de place faite à nos jeunes. L'Opposition va concourir à
l'adoption des dispositions de ce projet de loi dans les meilleurs
délais.
Le Président (M. Kehoe): Merci, M. le député
d'Abitibi-Ouest. M. le ministre, est-ce que vous avez une réplique ou
des commentaires à faire.
M. Paul Gobeil
M. Gobeil: Non, M. le Président, ce n'est pas une
réplique. Je veux juste remercier le député
d'Abitibi-Ouest de son appui et comme j'ai eu l'occasion, en première
lecture, d'expliquer quelle est l'intention que nous avions en
présentant ce projet de loi, je n'ai pas l'intention de
répéter ce que j'ai déjà dit.
Je veux juste dire au député d'Abitibi-Ouest qu'on a
quatre modifications dont une un peu plus majeure et les trois autres qui sont
beaucoup plus de concordance et d'ajout d'un mot. Alors vous pourrez
procéder rapidement en déposant ces amendements-là tout de
suite. Ensuite, nous pourrons discuter principalement de ces amendements,
étant donné que le député d'Abitibi-Ouest s'est
exprimé généralement satisfait du projet de loi tel que
proposé. De mon côté, dans le cadre de mes fonctions, je me
suis assuré que c'était en conformité avec ce qui avait
été discuté effectivement avec les représentants
syndicaux et que cela respectait l'intention qui avait été
exprimée à ce moment-là, c'est-à-dire de bonifier,
dans la mesure de notre capacité de payer, évidemment, les fonds
de retraite en général et en acceptant des personnes, comme le
député d'Abitibi-Ouest l'a exprimé.
Peut-être que, avec la permission du député
d'Abitibi-Ouest, mon adjoint parlementaire, le député de
Saint-Louis, aurait quelques très courtes remarques.
Le Président (M. Kehoe): M. le député de
Saint-Louis.
M. Jacques Chagnon
M. Chagnon: Alors, M. le Président, comme l'ont
souligné le député d'Abitibi-Ouest et le
député de Verdun, le dossier que l'on a devant nous
découle directement de la négociation qui a eu lieu entre les
membres des secteurs public et parapublic et le gouvernement.
Le député d'Abitibi-Ouest faisait état de son
contentement, comme nous d'ailleurs, du dossier du congé de
maternité pour les femmes qui ont eu des enfants et qui n'ont pu garder
leur emploi avant la période du 31 décembre 1968. Et, je tiens
à le mentionner ici, après la période du 31
décembre 1968, les femmes qui ont eu des enfants et qui ont perdu leur
emploi ont la capacité de pouvoir racheter leurs années de
service par le biais des conventions collectives dûment signées
depuis ce printemps.
Mais M. le Président, dans l'ensemble du dossier de la loi 31, il
est important, me semble-t-il, de regarder quelles sont les dépenses
probables, au cours de l'exercice financier 1987-1988, que chacun des six
principaux éléments du projet va nous coûter en fait.
La retraite sans réduction actuarielle -critère permanent,
62 années d'âge et dix années de service - va nous
coûter 12 000 000 $. C'est la dépense probable au cours de
l'exercice financier 1987-1988.
Quant aux critères temporaires sans réduction actuarielle
de 35 ans de service et le programme de retraite anticipée - 62 ans
moins deux années de service et 62 ans d'âge et dix ans de service
- moins 62 et 32 vont ensemble nous coûter 38 000 000 $.
Le rachat des cotisations remboursées et les congés de
maternité, pour l'exercice 1987-1988 encore une fois, 8 000 000 $.
M. Gendron: Je ne veux pas interrompre le député de
Saint-Louis, mais je pense que ce serait intéressant, puisqu'il fait
référence à un document, que l'Opposition puisse
l'avoir.
M. Chagnon: Pas de problème. M. Gendron: D'accord.
M. Chagnon: Le coût de l'assujettissement des
employés occasionnels sera de l'ordre de 40 000 000 $.
L'assujettissement des employés occasionnels, permettez que je m'y
arrête quelques secondes. Évidemment, cela se fait en concordance
avec un geste posé par le présent gouvernement en juin 1986, la
loi 55, qui a assujetti tous les employés sur liste de rappel ou
occasionnels de l'ensemble du secteur des affaires sociales. Alors nous
retrouvons dans la Loi 31 l'assujettissement des employés occasionnels
tant des réseaux de l'éducation que du gouvernement,
c'est-à-dire des employés de la fonction publique. (11 h 45)
Ainsi, l'extension des délais pour rachat des années de
service non cotisées donne droit à un crédit de rente qui
devrait coûter 7 500 000 $.
Le tout devrait se solder par des dépenses probables de l'ordre
de 105 500 000 $. C'est le coût probable, parce qu'il est difficile de le
déterminer, étant donné la difficulté que nous
pouvons avoir à évaluer les quantums de demande pour l'exercice
financier 1987-1988.
Je m'arrêterai là-dessus, M. le Président, et comme
vient de le faire, je
pense, le président du Conseil du trésor, je remettrai le
tableau... Vous l'avez, le tableau, monsieur? Maintenant, puisque l'Opposition
a le tableau, c'est le tableau des coûta probables. Merci, M. le
Président.
Le Président {M. Kehoe): M. le député
d'Abitibi-Ouest.
Discussion générale
M. Gendron: Puisque le député de Saint-Louis vient
de faire une référence aux coûts, il estime que c'est
environ 105 000 000 $ en coûts probables pour l'exercice financier
1987-1988. Est-ce que le président du Conseil du trésor a fait
une évaluation projetée de la progression de ces coûts
prévus pour les années subséquentes à l'exercice
budgétaire 1987-1988?
Le Président (M. Kehoe): M. le ministre.
M. Gobeil: M. le Président, il est très difficile,
évidemment, de prévoir ce qui se passera dans les années
futures, vu d'abord, l'incertitude des prises de retraite et dossiers,
l'incertitude des membres de la Fonction publique et des réseaux
parapublics. Mais je dirais que, dans l'ensemble, avec l'augmentation normale,
cela se situera probablement autour du même niveau, du moins, avec une
inflation normale jusqu'à nouveaux changements, s'il devait y avoir des
changements dans les années futures.
M. Gendron: Une deuxième question sur les coûts,
rapidement. Est-ce qu'on peut considérer que ce qui nous est
présenté ici couvre bel et bien toutes les sommes estimées
par le projet de loi... Attendez.
M. Gobeil: Oui, M. le Président.
M. Gendron: II n'y a pas d'autres coûts financiers
significatifs?
M. Gobeil: Non, M. le Président, sauf quelques coûts
administratifs.
M. Gendron: Oui.
M. Gobeil: Mais c'est très mineur par rapport à
l'ensemble de l'administration de tous les fonds de retraite et
régîmes de retraite.
M. Gendron: Merci. Quant à la façon de poursuivre,
M. le Président, je suggérerais que vous appeliez les
articles.
Le Président (M. Kehoe): Où il y a des
amendements?
M. Gendron: Non, les articles qui précèdent les
amendements, qu'au moment où il y a un article qui a un amendement, on
justifie pourquoi il y a un amendement qui est présenté, c'est
quoi, le contenu. J'aurai une ou deux questions sur l'amendement. Ensuite,
qu'on procède par le bloc subséquent à l'amendement
présenté jusqu'à un autre amendement pour dire s'il y en a
un, pour rapidement...
Étude détaillée
Loi sur le Régime de retraite des employés du gouvernement
et des secteurs publics
Le Président (M. Kehoe): D'accord. Nous allons appeler
maintenant les articles 1 à 7 de la loi. Est-ce que les articles 1
à 7 sont adoptés?
M. Gendron: Sur les articles 1 à 7, j'aurais juste une
question, M. le Président, â l'article 4 et c'est la même
à l'article 5. J'aimerais cela que le député de
Saint-Louis ou le président du Conseil du trésor... C'est
à vous de décider. On a fouillé et on a de la
difficulté, nous en tout cas, à comprendre la justification de la
disposition à l'article. C'est inscrit: Le régime ne s'applique
pas à toute personne qui devient un employé à l'âge
de 71 ou plus.
Tout le reste, il n'y a pas de problème; on comprend ça.
Je veux savoir pourquoi la référence spécifique à
l'âge de 71 ans ou plus. Est-ce que c'est une référence
à la loi 15?
M. Chagnon: M. le Président, il s'agit d'une concordance,
entre autres, avec la Loi sur les impôts, qui fait en sorte
qu'après 71 ans, tout individu doit retirer... Par exemple, le
député d'Abitibi-Ouest sait fort bien que tout individu doit
retirer son REER, son régime d'épargne-retraite. Alors, c'est en
concordance avec la Loi sur les impôts qui fait en sorte de voir
l'individu cesser d'accumuler du service et d'être un employé
visé par le régime.
M. Gendron: Mais c'est parce que j'ai de la difficulté. Je
comprends ce que vous me dites.
M. Chagnon: D'accord.
M. Gendron: Juste une seconde. Le libellé, c'est "Le
régime ne s'applique pas à toute personne qui devient un
employé à l'âge de 71 ans ou plus. " La question à
partir du moment... Je pensais que vous verriez la référence que
je fais là. C'est qu'il y a eu une loi qui a été
adoptée par le Québec abolissant la référence aux
critères de l'âge concernant la prise de la retraite.
Moi, j'ai 72 ans; je me pense bien en forme; je prends un emploi
occasionnel au
gouvernement du Québec. Puisque dorénavant on va couvrir
des bénéfices de retraite pour les employés occasionnels,
la question que je pose, c'est: Est-ce à dire qu'au-delà de
l'ajustement avec la référence fédérale, je ne
pourrais pas contribuer, premièrement, et que je ne peux pas envisager
de recevoir les bénéfices de retraite comme employé
occasionnel parce que j'aurais 72, 73 ou 74 ans?
M. Chagnon; L'État du Québec, M. le
Président, comme employeur, si vous aviez 72 ans... Je reprends votre
exemple; c'est un excellent exemple que je vous souhaite de vivre a part cela,
à votre goût, à votre choix.
M. Gendron: Vous êtes gentil, très gentil.
M. Chagnon: Vous auriez 72 ans, parfaitement en forme. Vous
faites une demande pour un programme d'emploi occasionnel ou permanent
même. L'État du Québec, si vous satisfaisiez aux
critères de la sélection de cet emploi, vous engagerait. Sauf que
vous ne pourriez pas commencer à accumuler du service à partir de
72 ans, 73 ans ou après 71 ans et être considéré
comme un employé qui serait visé par ce régime de retraite
particulier, parce que vous êtes déjà couvert par d'autres
formules, que ce soit le RRE qui serait votre régime particulier, que ce
soit le RRQ qui était le régime collectif ou, encore, votre
pension de vieillesse.
M. Gobeil: M. le Président, vous me permettez deux
secondes? Si le' député d'Abitibi-Ouest va voir à
l'article 5, il est mentionné que l'employé qui atteint
l'âge de 71 ans, cesse d'accumuler du service et de cotiser au
régime.
Mais cela, c'est en vertu de la Loi sur les impôts, Autant cet
article s'applique pour les personnes qui sont à l'emploi et qui
atteignent 71 ans, autant une personne qui est engagée ou qui devient un
employé à 71 ans ou plus ne peut participer au régime.
M. Gendron: M. le Président, je croyais qu'il y avait une
différence entre accumuler du service - je comprends ça; c'est
une référence carrée à ce qu'on appelle la
coordination avec le régime fédéral - et ne pas avoir
droit à un régime. Ce sont deux notions différentes en
régime de retraite.
Je croyais que tu pouvais participer au régime de retraite.
Là, ce que l'article 4 dit, c'est que le régime ne s'applique pas
à une personne qui a 71 ans.
Alors, je n'ai pas de problème à vivre cela, je veux en
avoir l'assurance. Mais est-ce que les vérifications ont
été faites au chapitre de la corrélation avec la Charte
des droits et libertés de la personne, vu que c'est une limitation en
vertu de l'âge et qu'on soustrait une personne sur le plan de la
participation à un régime?
Je ne parle pas d'avoir droit à un bénéfice, parce
que cumuler du service, c'est un bénéfice de rentes ou de
retraite. Je suis d'accord qu'on ne peut pas l'octroyer, étant
donné les dispositions de corrélation et de correspondance avec
la loi fédérale. Mais, là, ce n'est pas ça qu'on
dit. Tu n'as pas le droit du tout de participer au régime. S'il n'y a
pas de problème avec la Charte des droits et libertés de la
personne et si cela a été vérifié...
M. Chagnon: M. le Président, je comprends que le
problème, ce n'est pas un problème de fond quant à ce que
vise l'article, mais plutôt un problème eu égard aux droits
individuels, M. le député, à 72 ans, pourrait avoir un
emploi et la charte ne s'appliquerait pas dans ce cas-là, parce que pour
qu'elle s'applique, il faudrait un règlement du ministre de la Justice
qui n'est pas encore adopté.
Tant que le règlement n'est pas adopté, la loi comme telle
peut être adoptée sans être soumise à une clause
nonobstant ou quelque chose comme ça.
M. Gendron: À l'article 8...
Le Président (M. Kehoe): L'article 7.
M. Gendron: Ah! À l'article 7. Pardon, M. le
Président de la séance, je suis d'accord.
Le Président (M. Kehoe): Adopté. J'appelle
l'article 8 dans lequel il y a un amendement.
M. Gobeil: M. le Président, à l'article 8 du projet
de loi, on propose la modification suivante... Est-ce que le
député d'Abitibi-Ouest veut que je lise la modification? Je pense
qu'il l'a devant lui. II peut en prendre connaissance.
M. Gendron: Oui, sauf que... À votre choix, M. le
président du Conseil du trésor, soit la contexter; pourquoi il y
avait lieu de présenter...
Le Président (M. Kehoe): D'accord. Donnez
l'explication.
M. Gendron: Faites votre choix, la lire ou l'expliquer. Mais, de
toute façon, j'en ai pris connaissance, sauf que j'aimerais avoir le
rationnel qui la sous-tend en termes de modification.
M. Gobeil: Principalement, M. le Président, par cette
modification, on veut introduire une disposition par laquelle le gou-
vernement peut déterminer des dispositions particulières
à l'égard de catégories d'emplois à temps plein
qu'il désigne parmi ceux qui sont administrateurs d'État au sens
de la Loi sur la fonction publique ou qui peuvent le devenir en vertu du
deuxième alinéa de l'article 166 de cette loi ou qui sont
engagés en vertu de l'article 57 de cette loi et qui sont
présidents ou vice-présidents d'un organisme créé
en vertu d'une loi du Québec,
Cette disposition permettrait au gouvernement, pour ces
catégories d'employés, administrateurs d'État - à
toutes fins utiles, c'est sous-ministre, sous-ministre adjoint et
président et vice-président d'un organisme en vertu d'une loi du
Québec. Cela parle tout seul» Cela pourrait permettre au
gouvernement d'adopter des dispositions particulières pour ces
employés qui sont, vous le reconnaîtrez, très peu nombreux
-c'est possiblement moin3 de 300 ou de 400 employés - de façon
que le gouvernement puisse, jusqu'à un certain point, être aussi
concurrentiel avec l'industrie privée en regard de ce qu'elle fait pour
ses employés supérieurs, de façon qu'on puisse s'assurer
que si besoin en était, on puisse avoir chez nous des administrateurs
d'État de haute direction, qualifiés pour l'administration de ta
chose de l'État.
M. Gendron: Comment se fait-il que ces dispositions n'aient pas
été prévues au projet de loi comme tel et, là, que
vous présentez un amendement?
M. Gobeil: Ces dispositions n'ont pas été
prévues pour une raison et c'est le Conseil exécutif qui nous a
demandé dernièrement et tout récemment d'ajouter au projet
de loi 31 cette disposition de l'article 8 ou cette modification à
l'article 8, de façon à prévoir une possibilité,
comme je l'ai expliqué, d'appliquer des conditions particulières,
si besoin en était.
M. Gendron: Est-ce que les gens concernés, visés
par les négociations, sans qualifier quelque groupe que ce soit, sont au
courant de l'introduction de cette disposition dans le projet de loi?
M. Gobeil: Je ne sais pas à qui vous fait faites
référence, M. le député d'Abitibi-Ouest.
M. Gendron: Ce sont des groupes. Le syndicat des professionnels,
le syndicat des fonctionnaires gouvernementaux du Québec, la CEQ...
M. Gobeil: Non, sauf que ça ne touche...
M. Gendron: Je sais que cela n'y touche pas. Je le sais, sauf
qu'essentiellement, les dispositions de ce projet de loi, c'est bien
mentionné "Loi modifiant diverses dispositions législatives
concernant les régimes de retraite des secteurs public et parapublic".
Comme la plupart des dispositions comprises au projet de loi ont fait
l'objet... C'étaient même les propos du député de
Saint-Louis en disant que la plupart de ces choses-là découlent
des conventions collectives des secteurs public et parapublic. Je n'ai pas
d'objection, je pose la question.
Je dis: II me semble que lorsque l'État québécois
fait un projet de loi où, fondamentalement, la plupart des contenus se
réfèrent à des dispositions des conventions collectives du
secteur parapublic et du secteur péripublic, il serait
intéressant de savoir si les gens concernés par ça n'y
voient pas d'objection. Je ne veux pas qu'ils en voient puisque, de toute
façon, c'est une disposition pour couvrir du personnel attaché
à l'exécutif. C'est bien cela, une société
d'État ou régie. Est-ce que ça comprend les
sociétés d'État et les régies?
M. Gobeil: Cela comprend les sociétés d'État
et les régies, M. le Président. Cela comprend tous les organismes
créés en vertu d'une loi du Québec. Donc, une régie
ainsi créée par loi, c'est inclus.
M. Gendron: C'est quoi, le coût estimé pour cette
disposition?
M. Gobeil: M. le Président, il n'y a aucun coût.
C'est une disposition dont on pourrait se servir au besoin. Au moment où
on se parle, il n'y a aucune dépense. 11 n'y a même rien de
prévu précisément, sauf que cette disposition...
M. Gendron: Cela permet d'entrevoir...
M. Gobeil:... nous permettrait de... Juste pour reprendre un peu
les propos du député d'Abitibi-Ouest, ce projet de loi n'est pas
exclusif aux négociations ou ne découle pas exclusivement des
négociations.
Alors, je ne vois pas pourquoi on consulterait pour une catégorie
d'employés qui ne relèvent pas et n'étaient pas partie aux
discussions qu'on a eues dans le cadre du renouvellement des conventions
collectives.
Alors, je pense que c'est une disposition de loi... On aurait pu
présenter un projet de loi spécifique pour ce système
à l'extérieur du projet de loi 31. Je le reconnais. Il y a
toujours possibilité de faire une foule de lois ou de sanctionner des
lois pour des articles particuliers. Mais je pense qu'on avait te cadre du
projet 31 pour le faire et le Conseil exécutif a jugé que
c'était une disposition dont il pouvait avoir besoin et je respecte la
demande du Conseil exécutif qui
ne contrevient, quant à moi, aucunement à l'esprit du
projet de loi 31.
Le Président (M. Kehoe): Est-ce que l'amendement est
adopté?
M. Chagnon: Juste avec peut-être une petite
précision pour le député d'Abitibi-Ouest. Dans le texte
10. 1, on lit "administrateur d'États", à la quatrième
ligne au deuxième paragraphe. "États" est au pluriel. Alors, je
voudrais que... Est-ce que vous avez la version corrigée, M. le
député d'Abitibi-Ouest. Alors, vous enlevez le "s". On n'avait
pas d'intentions impérialistes. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Kehoe): Est-ce qu'il est adopté,
l'amendement?
M. Gendron: Adopté.
Le Président (M. Kehoe): L'article 8, tel
qu'amendé, est-il adopté?
M. Gendron: Adopté.
Le Président (M. Kehoe): J'appelle les articles 9 à
75. Est-ce que les articles 9 à 75 sont adoptés ou avez-vous des
questions, M. le député d'Abitibi-Ouest?
M. Gendron: Non, je n'ai pas de question.
Le Président (M. Kehoe): Donc, c'est adopté?
M. Gendron: Adopté.
Mesures concernant les personnes en
préretraite et recevant au moins la
moitié de leur traitement
Le Président (M. Kehoe): Adopté. J'appelle
l'article 76 et je comprends qu'il y a un amendement. (12 heures)
M. Gobeil: Oui, M. le Président. À l'article 76, il
y a un petit amendement par lequel on ajoute les deux mots "au moins"
après "et recevant". Alors cela se lirait maintenant dans le titre:
"Mesures concernant les personnes en préretraite et recevant au moins -
c'est ce qu'on ajoute -la moitié de leur traitement, alors
qu'initialement dans le projet de loi qu'on a devant nous, les deux mots "au
moins" n'étaient pas là. Alors, évidemment à
l'article 2 - cela c'est à l'article 1 - c'est la même chose, on
ajoute "au moins".
Alors, ils pourraient recevoir, M. le Président, plus de la
moitié de leur traitement alors qu'avant, si on ne mettait pas "au
moins", c'était très limitatif.
M. Chagnon:... C'est une mesure de résorption
négociée.
M. Gobeil: Alors, cela fait partie aussi des mesures de
résorption négociées dans le cadre du renouvellement des
conventions collectives...
Une voix:... qui peuvent permettre une préretraite.
Le Président (M. Kehoe): Est-ce que l'amendement est
adopté?
M. Gendron: Adopté.
Le Président (M. Kehoe): Est-ce que l'article 76 tel
qu'amendé est adopté?
M. Gendron: Adopté,
Le Président (M. Kehoe): J'appelle les articles 77
à 152. Est-ce que les articles 77 à 152 sont adoptés?
M. Gendron: Adopté.
Mesures particulières
Le Président (M. Kehoe): J'appelle l'article 153 et je
comprends qu'il y a un amendement.
Retraite anticipée
M. Gobeil: Oui, M. le Président, j'aimerais proposer
l'amendement suivant, à l'intérieur de l'article 153, à
l'article 99. 10 de la Loi sur les régimes de retraite des
fonctionnaires est modifié par le remplacement du paragraphe 2 du
premier alinéa par le suivant: "et au moins 32 années de service
créditées". La différence, c'est que le mot
"créditées" est ajouté. Et, c'est pour fins de concordance
avec 99. 11. Évidemment, on comprendra que, pour être
comptées, les années de service doivent d'abord être
créditées.
M. Gendron: C'est une disposition qui va dans le sens
effectivement du bénéfice ajouté là.
M. Gobeil: Oui, M. le député d'Abitibi-Ouest, vous
avez entièrement raison.
Alors, si on réfère au paragraphe 1 de l'article 99. 11,
on verra que, déjà, il est mentionné "le nombre de ses
années et parties d'année de service créditées et
35; ". Alors, le mot "créditées" avait été
oublié dans 2° de l'article 99. 10.
M. Gendron: L'amendement est accepté, M. le
Président.
Le Président (M. Kehoe): Est-ce que
l'article 153 est adopté?
M. Gendron: Tel qu'amendé, oui.
Le Président (M. Kehoe): Tel qu'amendé. J'appelle
les articles 154 à 192, Est-ce que les articles 154 à 192 sont
adoptés?
M. Gendron: Un instant. Adopté.
Le Président (M. Kehoe): J'appelle l'article 193 et je
comprends, M. le ministre, qu'il y a un amendement.
M. Gobeil: Oui, M. le Président, à l'article 193,
il y a une petite modification qui se lit comme suit: "Les articles 1 et 2, 4
à 7, 8 et - cela continue - dans la mesure où il remplace... " Je
pourrais peut-être le lire au complet là: "Les articles 1 et 2, 4
à 7, 8, dans la mesure où il remplace l'article 10 de la Loi sur
le régime de retraite des employés du gouvernement et des
organismes publics, 9 à 11, 12, dans la mesure où il
édicté le 3e alinéa de l'article 16 de cette loi, 15, 19,
20". M. le Président, le changement est pour fins de concordance avec ce
projet de loi. D'autres articles...
Une voixs Avec l'amendement qu'on a apporté tantôt.
M. Gobeil: Principalement en relation avec l'amendement qu'on a
apporté à l'article 8, paragraphe 10. 1.
M. Gendron: Et tout le reste du paragraphe continue de
s'appliquer.
M. Gobeil: Oui.
M. Gendron: C'est juste un remplacement des trois
premières lignes de l'ancien 93 par les cinq lignes suivantes.
M. Gobeil: Alors, M. le député d'Abitibi-Ouest,
vous avez raison alors, ce qu'on voit là au projet initial, "15, 19 et
20, dans la mesure", c'est remplacé par les 4 lignes qu'on a et cela
continue: "dans la mesure où il ajoute.. " Les 3 premières lignes
sont ajoutées sur ce que je viens de vous lire.
M. Gendron: Et cela concerne l'entrée en vigueur.
M. Gobeil: Oui.
Le Président (M. Kehoe): L'amendement est adopté.
Est-ce que l'article 193 tel qu'amendé est adopté?
Des voix: Adopté.
Le Président (M. Kehoe): J'appelle les articles 194 et
195.
Des voix: Adopté.
Le Président (M. Kehoe): J'appelle l'intitulé du
projet de loi. Est-ce qu'il est adopté?
M. Gendron: Adopté.
Le Président (M. Kehoe): J'appelle le titre du projet de
loi, est-ce qu'il est adapté?
M. Gendron: Tel qu'amendé. Oui, adopté.
Le Président (M. Kehoe): J'appelle le projet de loi dans
son ensemble tel qu'amendé, est-ce qu'il est adopté?
M. Gendron: Adopté.
Le Président (M. Kehoe): Je déclare que le projet
de loi 31, Loi modifiant diverses dispositions législatives concernant
les régimes de retraite des secteurs public et parapublic est
adopté, tel qu'amendé.
M. Gendron: Oui, avec un commentaire si vous permettez.
Le Président (M. Kehoe): Votre commentaire M. le
député d'Abitibi-Ouest.
Conclusions
M. Gendron: Non, ce n'est pas vous autres qui décidez si
c'est sans commentaire ou non. Non, je veux tout simplement dire que cela
m'aurait déçu de ne pas retourner à l'ouvrage le plus
rapidement possible cette magnifique équipe de fonctionnaires valeureux
et c'est pour cela qu'il ne fallait pas perdre trop de temps en commission
parlementaire sur l'étude article par article.
Très sérieux M. le Président, je voudrais remercier
le Président du conseil du trésor, son adjoint, de même que
le personnel qui travaille là-dessus. Je pense que c'est une loi
technique; c'est une loi compliquée quand on prend le temps de la
regarder et de l'analyser. Nous, on ne l'a pas fait comme on aurait
souhaité le faire et je tiens à le dire. Cependant, dans le temps
qu'on a pu la regarder, il est manifeste que c'est une loi qui donne suite aux
dispositions de la plupart des éléments qui ont été
négociés lors de la ronde de négociation.
En conséquence, il s'agit véritablement de quelque chose
qui est partie prenante dans un contexte de négociation, à partir
du moment où, heureusement, l'Etat québécois a pu conclure
avec un règlement négocié. Il aurait été
difficile de ne pas donner suite
également aux dispositions concernant le régime de
retraite, comme je l'ai mentionné, qui, règle
générale, font partie intégrante des conditions de travail
et comme dans la plupart des cas, il s'agit de bonifications
intéressantes pour les personnes concernées, il était
normal d'en donner suite rapidement pour que les intéressés
puissent prendre connaissance, eux, des parties de la loi qui les concernent
davantage et, dans certains cas, prendre des décisions concernant leur
avenir comme individus dans la société. En conséquence,
c'est important de le faire rapidement.
Le Président (M. Kehoe): M. le ministre.
M. Gobeil: Merci, M. le député d'Abitibi-Ouest. Je
joins ma voix à la vôtre pour remercier tous ceux qui ont eu
à travailler pendant de nombreuses heures pour nous permettre d'adopter
aujourd'hui le principe du projet de loi 31.
Comme vous l'avez bien exprimé, je pense que c'est une
bonification qui est méritée et qui sera méritée
pour les employés de l'État et on vous remercie, M. le
député, de votre compréhension. Pour reprendre ce que vous
avez souligné, que vous aviez eu peu de temps pour voir à
l'étude de ce projet de loi, je peux vous assurer que je suis convaincu
que la qualité des fonctionnaires en place nous permet d'avoir confiance
que tout est conforme au but visé par ce projet de loi 31.
Le Président (M. Kehoe): M. le député de
Saint-Louis, un dernier mot.
M. Chagnon: Je fais miennes les félicitations qui ont
été adressées préalablement. Je voudrais remercier
le député d'Abitibi-Ouest de sa compréhension dans ce
dossier, d'abord, et de sa grande ouverture d'esprit dans le dossier
étudié. On a eu quelques difficultés d'ajustement pour
trouver le moment où on se retrouverait ensemble, ici, en commission
parlementaire et le député d'Abitibi-Ouest a manifesté une
attitude constante de souplesse.
Encore une fois, je l'en remercie et je sais que ce sera un gage pour
l'avenir dans tous les autres dossiers que nous aurons à étudier
ensemble. Merci.
Le Président (M. Kehoe): Je suis d'accord pour ajourner
les travaux sine die, en spécifiant que la commission a accompli son
mandat, Merci.
(Fin de la séance à 12 h 9)