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(Dix heures neuf minutes)
Le Président (M. Lemieux): À l'ordre, s'il vous
plaît! La commission du budget et de l'administration est réunie
afin de procéder à l'étude trimestrielle de la politique
budgétaire du gouvernement et de l'évolution des finances
publiques. M. le secrétaire, est-ce qu'il y a des remplacements?
Le Secrétaire: Non, M. le Président, il n'y a pas
de remplacement pour la séance.
Étude de la politique budgétaire et de
révolution des finances publiques
Déclarations d'ouverture
Le Président (M. Lemieux): Merci. J'inviterais
immédiatement M. le ministre à faire des déclarations
d'ouverture et, par la suite, nous permettrons aux membres d'échanger
des propos avec le ministre, selon la règle de l'alternance, tout en
respectant le droit de parole de l'article 209 du règlement.
M. Gérard D. Levesque
M. Levesque: Je vous remercie, M. le Président. Je tiens
à vous dire la satisfaction que J'éprouve de nous retrouver ici,
autour de cette table de commission. Je tiens, avant que la session ne reprenne
dans quelques jours, à dire à mes collègues combien j'ai
apprécié leur travail jusqu'à maintenant et combien je
compte sur leur coopération pour les mois à venir, des mois
particulièrement importants quant aux finances publiques, lorsque nous
aurons à étudier ensemble, soit les crédits pour
l'année qui commence ou encore le budget qui sera présenté
au cours du printemps.
Nous avons maintenant devant nous, ce matin, à étudier
comme menu, si vous voulez, la "Synthèse des opérations
financières" du gouvernement, à l'intérieur du budget
1987-1988, une synthèse des opérations jusqu'au 30 septembre
1987. Il s'agit de la deuxième synthèse de l'année
financière. Nous sommes à la veille de déposer la
synthèse du troisième trimestre, autrement dit, pour
l'année en cours jusqu'au 31 décembre 1987. Pour le menu de ce
matin, nous devrons nous contenter de cette synthèse qui a
déjà un peu d'âge, si l'on veut. Il est important de
souligner que cette synthèse, au 30 septembre dernier, a
été préparée, comme il est fait mention dans le
document, dans un contexte particulier.
En effet, la révision des perspectives financières a
été faite en plein coeur de la crise boursière. On se
rappellera que, au moment où nous faisions ce travail de
présentation de cette synthèse, il y avait eu ce qu'on appelle la
crise boursière ou la correction boursière. Enfin, c'était
une période qui était un peu turbulente. On se rappellera que,
dans les semaines qui ont suivi l'effondrement des cours boursiers -
c'était en octobre 1987 - on a observé une période de
très forte incertitude quant aux perspectives économiques, du
moins à court terme. Certains analystes anticipaient déjà
l'amorce d'une récession alors que d'autres entrevoyaient tout au moins
un ralentissement qui pouvait aller de 0, 5 à 1 % du rythme de
croissance de la production. Vous comprendrez, M. le Président, que dans
ce contexte la prudence était de mise.
Or, maintenant, quatre mois environ après ce qu'on a
appelé cette correction ou cette chute boursière, les
statistiques disponibles montrent que la chute des cours boursiers n'a pas eu
d'effet significatif sur l'économie au cours de l'année 1987. En
effet, en 1987, la conjoncture québécoise a été
exceptionnellement vigoureuse. On n'a pas tous les chiffres encore à
l'heure actuelle, mais nous croyons que ce taux de croissance était au
moins de 4, 5 %. Le Conference Board mentionne 5 % pour le Québec.
C'était alors une conjoncture exceptionnellement vigoureuse et
supérieure à la moyenne canadienne qui, elle, d'après les
mêmes sources, était de 3, 8 %. On peut se réjouir de ces
résultats, surtout lorsqu'on considère premièrement qu'il
s'agit d'une cinquième année consécutive d'expansion
économique et que, deuxièmement, les grands pays
industrialisés ont connu une croissance économique nettement
inférieure à celle du Québec sûrement, et même
à celle du Canada. On parle de 2, 9 % au États-Unis, 2, 2 % en
Europe et de 3, 5 % au Japon.
La performance de l'économie du Québec a également
été de beaucoup supérieure aux attentes de la plupart des
économistes. Qu'on se rappelle toute la liste des gens qui avaient fait
des prévisions, que ce soit les institutions financières
canadiennes ou québécoises, que ce soit le Conference Board.
Même au ministère des Finances, on a été
conservateurs. La plupart des économistes, en effet, avaient des
attentes inférieures à celles qui se sont
réalisées, au résultat que nous avons connu, tel qu'en
témoignent tous les indicateurs économiques disponibles pour l'an
dernier, particulièrement l'évolution de l'emploi. La
création d'emplois s'est établie à au moins 100 000. Ce
qui est à noter, c'est que ce sont des emplois à temps plein, ce
qui constitue la meilleure performance en 14 ans. Les résultats ont en
outre dépassé nos prévisions, comme je le mentionnais tout
à l'heure, prévisions contenues dans le budget 1987-1988 que je
présentais le 30 avril 1987.
Du côté de la demande également, les
résultats sont nettement supérieurs aux prévi-
sions du budget. Pour les ventes au détail, on avait prévu
une augmentation de 7, 1 % lors du discours sur le budget. Maintenant, nous
sommes à un taux de croissance de 12, 3 % pour 1987. Alors, il y a
beaucoup de vigueur partout, surtout dans les biens durables. Quant aux mises
en chantier, on avait prévu 53 000 unités. On a eu un record avec
74 000. L'ajustement à la baisse - on en prévoyait un, on ne peut
pas continuer comme cela éternellement sans avoir à un moment
donné un peu de saturation - que l'on anticipait a été
retardé. Les investissements non résidentiels: l'enquête de
Statistique Canada sur les investissements privés et publics
publiée au milieu de l'année a révisé en hausse de
7, 6 % à 12, 8 % les intentions d'investissements non
résidentiels au Québec pour 1987. C'est surtout dans le secteur
privé que cette révision a été
particulièrement marquée: de 4, 7 % à 12, 9 %.
Évidemment, maintenant que ces statistiques économiques
sont disponibles pour l'année 1987, les résultats de la
synthèse du 30 septembre peuvent paraître trop prudents. Compte
tenu des incertitudes de l'automne, j'ai opté pour la prudence qui
s'imposait dans les circonstances. Il faudra maintenant attendre les
résultats de la synthèse du 31 décembre 1987. Ces
résultats devraient être connus d'ici une dizaine de jours. Il
faudra, dis-je, attendre les résultats de la synthèse du 31
décembre pour évaluer pleinement l'impact de la modification des
paramètres économiques sur les équilibres financiers Mais
avant que ces résultats ne soient disponibles, on peut examiner, comme
c'est notre mandat de le faire ce matin, comment se présentait la
situation financière le 30 septembre 1987.
Comme nous l'avions souligné lors de l'étude de la
synthèse du 30 juin 1987, le gouvernement a réussi à
réduire le déficit de façon substantielle en 1986-1987,
malgré ce qu'en dit quelquefois le député de Bertrand.
Lorsqu'il a l'occasion de rencontrer le Vérificateur
général et qu'il essaie - il s'essaie et c'est un essai louable -
de diminuer les effets réalisés, quant à nous, de la
diminution du déficit, en disant - je lisais cela récemment - Ah!
bien, vous savez, ce n'est pas autant qu'ils le disent, parce qu'il y a les
nouvelles conventions comptables, et tout cela. Je le comprends, il est
obligé de faire quelque chose de ce côté. Je ne le
blâme pas. Chose certaine, c'est que les résultats que nous avons
obtenus en diminuant le déficit, que l'on prenne les chiffres que l'on
voudra, les anciens, les nouveaux, selon les anciennes conventions, selon les
nouvelles, c'est toujours une chute importante du déficit. Pas encore
assez, d'après moi, pas encore assez, parce qu'il est important de
réduire ce déficit, mais nous ne pouvons pas le réduire
plus rapidement. Pourquoi? À cause de l'endettement dont nous avons
hérité. Cet endettement, qui était moins de 5 000 000 000
$ en 1976 et qui se situe maintenant entre 25 000 000 000 $ et 30 000 000 000
$, lorsqu'on ne compte que la dette directe. Mais, ce qui était
Important, lorsque nous sommes arrivés en 1985, le 2 décembre,
c'était de changer la direction des choses. Je n'attribue pas de
responsabilité au député de Bertrand, parce qu'il aurait
pu fort bien se joindre au Parti Libéral et il aurait encore
été plus heureux, il n'aurait pas eu à décortiquer
les choses. Comme, d'ailleurs, le député de
Jonquière...
M. Parent (Bertrand): Peut-être un jour, M. le
ministre.
M. Levesque: On ne sait jamais. Ils ont des esprits ouverts, ils
seraient peut-être plus heureux chez nous Enfin, oublions cela pour le
moment, ils ont une "job" à faire, on va respecter cela. Ce que je
reviens à dire, c'est que Je voyais les efforts que te
député de Bertrand faisait pour essayer de dire: Voyez-vous, il y
a 400 000 000 $ de plus de déficit que vous auriez si vous n'aviez pas
changé les conventions comptables - 480 000 000 $ et quelques.
Évidemment, il avait oublié de mentionner qu'il y avait 200 000
000 $ et quelques qu'on a radiés et qu'on n'aurait pas radiés
autrement. On en a profité pour le faire. Il était rendu à
200 000 000 $ et quelques, sur un budget de plus de 30 000 000 000 $ II s'est
fait dire - et il a accepté aussi - que les nouvelles conventions
comptables, elles, reproduisent la réalité. Cela faisait des
années que le Vérificateur général était
après nous pour essayer de nous convaincre de changer les conventions
comptables En vertu de ces nouvelles conventions comptables, comme cela
l'était même en prenant les anciennes conventions comptables, il y
a eu un effort considérable de fait, d'abord pour arriver à
diminuer le déficit. Cela a été quoi? On a diminué
les dépenses, le rythme de dépenses. C'est ce que nous avons fait
d'abord, afin de pouvoir baisser le déficit Évidemment, la
conjoncture est favorable. C'est le moment, plus que jamais, de mettre l'accent
sur la diminution du déficit. Évidemment, on ne peut pas le faire
autant qu'on le voudrait, peut-être, parce qu'il y a aussi des
obligations à maintenir. Nous devons continuer à tenir compte de
nos devoirs vis-à-vis de la société
Comme je le mentionnais, le gouvernement a réussi a
réduire le déficit de façon substantielle en 1986-1987.
Nous nous sommes aussi engagés à poursuivre nos efforts afin
d'assainir les finances publiques du Québec, en faisant passer le
déficit de 2 819 000 000 $ en 1986-1987 à 2 400 000 000 $ en
1987-1988 L'année n'est pas terminée, on verra, mais nous
maintenions, lorsque nous avons fait la synthèse, des opérations
financières pour 1987-1988, le 30 septembre 1987, nous maintenions
toujours, comme prévision, un déficit de 2 400 000 000 $. Les
résultats des deux premiers trimestres de 1987-1988 montrent, encore une
fois, que nous sommes sur la bonne voie pour atteindre cet objectif.
Lorsque la synthèse des opérations finan-
cières au 30 septembre a été
préparée, il convenait d'être prudents par rapport aux
prévisions concernant les équilibres financiers 1987-1988, comme
je l'ai déjà souligné. En conséquence, les
augmentations de revenus annoncées à l'impôt des
particuliers, aux contributions des employeurs aux fonds des services de
santé, à l'impôt des sociétés et à la
taxe de vente ne représentaient que les excédents observés
au cours des deux premiers trimestres de l'année financière par
rapport aux résultats attendus sur la base des prévisions du
discours sur le budget. Au total, les revenus autonomes étaient
révisés à la hausse de 83 000 000 $. Par contre, les
transferts fédéraux étaient réduits de 113 000 000
$, pour une diminution nette des revenus de 30 000 000 $. Comme les
dépenses privées étaient réduites de 30 000 000 $,
le déficit anticipé lors du dépôt de la
synthèse au 30 septembre s'élevait toujours à 2 400 000
000 $. C'est vrai qu'il y a eu des augmentations de revenus. Par contre, il y a
eu des corrections du côté d'un manque de revenus à
d'autres chapitres. Finalement, en tenant compte des revenus autonomes, des
transferts fédéraux et des dépenses, on arrive encore
à la même prévision de 2 400 000 000 $ de déficit,
comme je le mentionnais tout à l'heure.
Les remboursements d'emprunt à effectuer en 1987-1988 sont
révisés à la hausse de 760 000 000 $. La majeure partie de
cette augmentation, soit 690 000 000 $, provient de l'opération de
restructuration de la dette. En effet, en vue de réduire le risque
global associé à la dette et devant la possibilité de
renégocier certains emprunts déjà en vigueur à des
conditions plus avantageuses, on s'est prévalus de clauses de
remboursement par anticipation sur certains de ces emprunts qui, normalement,
ne venaient pas à échéance cette année. Par
ailleurs, le niveau attendu des remboursements d'obligations est haussé
de 70 000 000 $, à la suite de demandes de remboursements
anticipés plus élevées que prévu de la part des
détenteurs.
Alors, en conclusion, il est clair d'après les chiffres
présentés dans la synthèse au 30 septembre que le
gouvernement entend respecter les objectifs qu'il s'était donnés
de restauration de la situation financière des finances publiques du
Québec, surtout dans une année - comme je le mentionne encore -
où la conjoncture est favorable. Si on ne faisait pas cela au moment
où la conjoncture est favorable, je me demande à quel moment on
pourrait s'attaquer à cette plaie du déficit. L'incertitude
concernant l'état de l'économie qui prévalait au moment du
dépôt de la synthèse n'est pas entièrement
dissipée, mais les résultats disponibles jusqu'à
présent montrent que l'année 1987 a été excellente
en termes de conjoncture économique pour le Québec.
Malgré cette nette amélioration des perspectives
économiques, le gouvernement, comme je l'ai dit et je le
répète, demeure très préoccupé par le niveau
d'endettement. Alors, pour y faire face, il faut toujours garder à
l'esprit que le niveau du déficit, dans la mesure du possible, doit
être réduit. Cette réduction risque d'être ardue,
alors même que le niveau des transferts fédéraux plafonne
depuis 1983-1984. On remarquera, si on prend les tableaux du
fédéral, que les dépenses augmentent dans tous les
domaines. Évidemment, au service de la dette, c'est assez visible,
même dans les autres dépenses fédérales. Mais quand
cela arrive aux transferts fédéraux, il semble qu'ils aient
réussi à contrôler leurs dépenses. C'est plus
facile, comme je l'ai déjà dit, de pelleter le déficit
dans la cour du voisin. On avait à peu près 6 000 000 000 $ de
transferts fédéraux il y a six ou sept ans et on a encore 6 000
000 000 $, alors que les chiffres ont complètement changé
ailleurs. Donc, sur le plan relatif, il y a une diminution assez
considérable des transferts fédéraux. (10 h 30)
Donc, on veut bien diminuer le déficit, mais avec des transferts
fédéraux qui plafonnent depuis 1983-1984 en particulier, avec les
pressions qui continuent à s'exercer dans plusieurs secteurs de
dépenses, comme la santé, le service de la dette et il y a une
pression qui vient s'ajouter cette année, c'est la réforme
fiscale. Là, évidemment, il faut tenir compte des taux
d'imposition américains, des taux d'imposition du gouvernement
fédéral et de ceux des autres provinces. Il y a là une
autre pression sur nous pour faire en sorte de demeurer compétitifs, du
moins avec nos voisins canadiens. Ce sont plusieurs pressions qui viennent nous
compliquer la vie. Nous aurons d'ailleurs l'occasion de présenter, lors
de la prochaine synthèse, les résultats de la mise à jour
du cadre économique et financier. Sans préjuger de ceux-ci, le
gouvernement demeure fermement convaincu qu'il pourra atteindre ses objectifs
de réduction du déficit.
M. le Président, c'était un peu une première
présentation, si vous voulez.
Le Président (M. Lemieux): II vous reste une minute, M. le
ministre.
M. Levesque: Je ne savais pas que j'étais minuté.
Je me sens chanceux d'avoir terminé à l'intérieur du temps
alloué.
Le Président (M. Lemieux): Vous avez tiré partie
des règles avec souplesse.
M. Levesque: M. le Président, je suis à la
disposition de la commission. S'il y a des choses qui, dans cette
synthèse des opérations financières, pourraient
paraître pas suffisamment claires ou transparentes, il me fera plaisir,
moi-même ou encore mes collaborateurs, le sous-ministre - je pense que ce
n'est pas la première fois comme sous-ministre en titre - M. Claude
Séguin, qui est avec nous ce matin, et les autres membres, hauts
fonctionnaires du ministère des Finances qui sont ici également
d'apporter toute fa précision que vous aimeriez avoir quant à
cette "Synthèse des opérations financières" qui est
signée par l'ancien sous-ministre des Finances, mais tout ce qui est
écrit là est la responsabilité du sous-ministre actuel, M.
Séguin, et finalement, ma propre responsabilité, comme cela se
doit, d'après les règles qui nous gouvernent aujourd'hui.
M. Jean-Guy Parent
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Bertrand.
M. Parent (Bertrand): Oui, M. le Président. Je tiens, en
premier lieu, à souhaiter la bienvenue au nouveau sous-ministre, M.
Séguin, qui est entré dans ses fonctions au début de
l'année 1988 et à lui dire qu'il a une lourde tâche. Il
n'est pas sans s'en douter, mais je sais qu'il a déjà fait un bon
bout de chemin. Il a une bonne feuille de route. Alors, je ne suis pas inquiet
pour ce qui est de relever ce type de défi. Je lui souhaite, ici, de
l'autre de côté de la table, dans l'Opposition, beaucoup de
succès dans ce travail comme sous-ministre en titre des Finances.
M. le Président, je dois déplorer deux choses avant que
nous entrions dans le vif du sujet. D'abord, le manque de quorum qu'on avait
pour commencer cette commission. Je me dois de le souligner; ce n'est pas la
première fois que cela se produit. Je trouve tout à fait aberrant
que le ministre des Finances se retrouve avec un ou deux de ses
collègues. Je trouve cela inacceptable. Même si on parle de
synthèse financière au 30 septembre 1987, même si cela ne
suscite pas grand intérêt, je pense qu'il y a une
responsabilité. J'ai accepté qu'on débute parce que je
pense que le ministre et moi-même avons beaucoup de choses à nous
dire. Les trois heures qu'on a à notre disposition, jusqu'à 13
heures sont très importantes, de part et d'autre.
La deuxième chose que je déplore, c'est la tenue, dans
cette salle, de cette rencontre. Ce n'est pas la première fois non plus.
Je pense que c'est peut-être en dehors de vos moyens à vous, de
vos pouvoirs, sauf que je dois la souligner. Je trouve inacceptable que, pour
la deuxième fois consécutive, en ce qui me concerne, pour ce qui
est des finances, cela se passe dans la salle 101-B. Les habitués
du Parlement savent très bien que, même si les galées sont
là, aucune personne des médias ne peut repérer le poste du
101 -B, à ma connaissance. Cela peut sembler curieux, mais je pense que
c'est important, lorsqu'on veut que les médias puissent suivre sur le
perroquet. Je le souligne et je trouverais inacceptable qu'à une
prochaine rencontre les débats sur les finances publiques se passent
dans cette salle.
Le Président (M. Lemieux): J'en prends bonne note, M. le
député de Bertrand. En ce qui a trait au quorum, vous savez
qu'à titre de président ce n'est pas ma responsabilité,
mais je prends toujours soin de demander à ma secrétaire d'aviser
par écrit les gens de cette commission. Le secrétaire de la
commission fait aussi de même. J'y ajoute aussi des
téléphones personnels de la part de ma secrétaire et de
moi-même afin que les membres soient présents. Lorsque M. le
ministre des Finances est toujours à l'heure - et s'en fait un devoir -
vous comprendrez que je trouve effectivement inacceptable que les membres du
parti ministériel ne soient pas à l'heure. Je le déplore
comme vous. J'en ferai état au whip du gouvernement. D'autant plus,
comme je l'ai toujours dit, que de manière proverbiale le ministre des
Finances a toujours été présent et toujours à
l'heure, il y a quinze ou vingt minutes de retard. Alors, si le ministre des
Finances peut être présent et être à l'heure, je ne
comprends pas que des membres de la députation ministérielle ne
le soient pas.
Mme Hovington: Si vous me le permettez, M. le
Président.
Le Président (M. Lemieux): Mme la députée de
Matane.
Mme Hovington: Je suis whip pour cette commission-ci et je suis
justement allée téléphoner à certains
députés, dont trois sont malades et ont un certificat de maladie.
Mais les autres devraient être ici.
Le Président (M. Lemieux): On apprécierait, Mme la
députée...
Mme Hovington: Je vous ferai remarquer qu'on a quorum
maintenant.
Le Président (M. Lemieux): On apprécierait, Mme la
députée de Matane, de le savoir avant 10 h 35. La commission
débute à 10 heures, Mme la députée de Matane.
Mme Hovington: Je vous ferai remarquer, M. le Président,
que j'étais ici dès 10 heures et qu'il n'y avait personne de
l'Opposition qui était ici non plus.
Le Président {M. Lemieux): Je vous remercie, Mme la
députée de Matane. Sur ce, M. le député de
Bertrand.
M. Parent (Bertrand): Alors, j'ai soulevé ces
points-là parce qu'ils me semblaient importants, mais le fond du
débat...
M. Levesque: Est-ce qu'on pourrait, M. le Président, faire
une motion de voeux de prompt rétablissement aux trois personnes
malades?
Des voix: Ha, ha, ha!
Mme Hovington: J'en prends bonne note, M. le ministre.
M. Parent (Bertrand): Alors, les bons voeux et les messages
étant passés, on va parler maintenant des finances publiques.
J'écoutais tantôt le ministre des Finances nous dire
tantôt essentiellement que la conjoncture économique est
exceptionnelle et vigoureuse. Je suis d'accord avec lui. L'économie va
bien. C'est un contexte non seulement ' d'ici au Québec, mais cela va
bien au Québec. Lorsqu'on parle de croissance économique de 4, 5
%, peut-être de 5 %, c'est assez exceptionnel.
Ce qui va moins bien, c'est peut-être tout cet aspect des finances
publiques. À première vue, effectivement, cela a l'air de bien
aller, mais je suis obligé de dire au ministre des Finances que, oui, on
va éplucher cette synthèse-ci dans les prochaines heures, mais je
pense qu'il y a des choses qui ne ressortent pas correctement dans la
présentation des états financiers, dans la synthèse du
ministère des Finances, dont le ministre est responsable, des choses qui
ne ressortent pas correctement. Le ministre a mentionné aussi
tantôt qu'il avait suivi avec beaucoup d'attention ou qu'il a eu le temps
de lire les propos tenus lors de la rencontre avec le Vérificateur
général la semaine dernière. Je suis persuadé que
ses proches collaborateurs - certains étaient là, je les
reconnais - et ses collègues lui ont mentionné ce qui
s'était passé un petit peu.
Je dirai immédiatement au ministre des Finances que ce n'est pas
parce que le député de Bertrand a un travail d'Opposition
à faire qu'il va faire de l'opposition pour faire de l'opposition. Je
pense qu'il le sait. Depuis un peu plus de deux ans et quelques mois, je n'ai
pas soulevé de tempête, parce qu'il n'y avait pas de
tempête. Par contre, je dois dire ce matin au ministre des Finances de
même qu'à ses collègues que j'ai la profonde conviction de
ce que j'avance. C'est exact et j'ai vérifié aussi mes
arrières. Maintenant, si le ministre des Finances, en ce 1er mars 1988,
est capable de me faire la démonstration que ce que j'avance est faux,
à ce moment-là, je serai aussi assez honnête pour dire que
j'avais tort.
Lorsque vous dites que l'état du déficit s'est
amélioré à l'exercice financier 1986-1987, donc aux
états financiers au 31 mars 1987, je suis profondément convaincu,
M. le ministre des Finances, avec tout le respect que je vous dois, M. le
Président, que ce n'est pas exact. Plus grave que cela, je dirais que le
ministre des Finances n'a pas le droit de véhiculer sur la place
publique, il n'a pas le droit - à mon avis et je pense qu'on sera
d'accord - de véhiculer dans le discours sur le budget que le
gouvernement a diminué de quelques 500 000 000 $ ou 495 000 000 $ le
déficit, quand, dans les faits, au 31 mars 1987, il ne l'avait pas
réduit.
On voit dans cette synthèse du deuxième trimestre qu'on
s'en va, pour la prochaine année, vers une diminution du déficit,
encore une fois, de 500 000 000 $ ou 450 000 000 $, puisqu'on annonce 2 400 000
000 $ de déficit par rapport à 2 800 000 000 $. Alors, j'aimerais
rétablir les faits ce matin et dire au ministre des Finances, s'il veut
bien répondre à certaines de mes questions que l'exercice fait
avec le Vérificateur général est un exercice correct, que
je sache. On n'a pas tenté de mettre le Vérificateur
général dans de mauvais draps. De toute façon, il est
très capable de se défendre. Il est capable aussi de dire les
choses telles qu'elles devraient être dites. J'ai relu moi aussi les
galées. J'ai eu d'autres entretiens avec le Vérificateur
général. Je trouve important qu'on clarifie cette situation ce
matin avec le ministre des Finances.
Les changements de conventions comptables, je tiens à le dire
immédiatement, je n'en ai pas contre le principe, à savoir si
c'est bon ou mauvais. Je pense qu'ils ont été recommandés
par le Vérificateur général. Ils sont appliqués en
partie actuellement On conviendra qu'ils sont appliqués en partie, parce
qu'il y a une autre partie qui n'est pas encore appliquée: la partie qui
touche particulièrement les régimes de retraite. La partie qui a
été appliquée l'a été à la suite des
recommandations du Vérificateur général pour amener,
éventuellement, un meilleur reflet dans les états financiers, ce
que je trouve correct. Ce que je ne trouve pas correct c'est que, à
partir du moment où l'on fait l'exercice, où l'on change des
règles du jeu, il faut être au moins suffisamment honnête
intellectuellement pour remettre les choses dans leur contexte,
c'est-à-dire être capable de dire que le déficit, au 31
mars 1987, est à 2 800 000 000 $, 2 819 000 000 $ pour être exact,
mais si les règles comptables n'avaient pas changé, donc si on
avait pris la même procédure que l'année d'avant et les
années antérieures, ce déficit serait de l'ordre de 3 200
000 000 $ ou 3 300 000 000 $ très facilement, c'est-à-dire qu'il
faut ajouter au moins le montant de 488 000 000 $.
Le ministre me disait tantôt qu'il y a un montant de 209 000 000 $
qui est discutable, qu'on n'aurait probablement pas radié. Je peux vous
dire une chose, on ne radie pas les choses qu'on ne pense pas avoir à
radier, c'est-à-dire qu'on ne prend pas des provisions pour mauvaises
créances quand on n'est pas assuré que ce sont des mauvaises
créances. Admettons qu'il y en aurait une partie qui n'aurait pas
été radiée si on n'avait pas eu cet effet positif, il y a
peut-être un jeu quelque part aussi d'entre 50 000 000 $ et 100 000 000
$, pour être honnête de ma part. Mais, à toutes fins utiles,
il est exact d'affirmer que, concernant le déficit réel, sur une
base comparative du 31 mars 1987 au 1er mars 1986, sur une même base
comptable, il y a au moins une différence de 400 000 000 $. Le montant
de 400 000 000 $, vous savez, il faut
l'ajouter au montant de 2 800 000 000 $ qui a été
déclaré comme déficit, ce qui fait un déficit de 3
200 000 000 $,
Je vous dirais, M. le ministre des Finances, que si le déficit
réel au 31 mars 1987, sur la base des anciennes conventions comptables,
donc pour le mettre sur une base vraiment comparative, est à 3 200 000
000 $, je pense que le gouvernement, et le ministre des Finances encore moins,
ne peuvent dire que le déficit a diminué de 400 000 000 $
à 500 000 000 $. Il n'a même pas diminué, il a
augmenté.
Ce qui n'est pas correct - j'ai travaillé passablement au cours
des dernières semaines - c'est ta présentation du
ministère des Finances et le ministre en est le responsable. Cela ne
restera pas là, parce qu'on ira beaucoup plus loin là-dessus. Ce
qui n'est pas correct, c'est la présentation faite par le
ministère des Finances dans ce qu'on appelle les états financiers
du gouvernement présentés le 31 mars 1987, qu'on a reçus
à la fin de l'année 1987 et où, pour la page 54 et pour la
page 55, on met une petite note à la page 53 comme quoi on a fait des
bases comparatives. Ce qui n'est pas correct, c'est que maintenant on publie,
M. le ministre des Finances, les états financiers du 31 mars 1987, qu'on
prend les dix dernières années et qu'on applique
rétroactivement, sur une base comparative, les nouvelles mesures
comptables, parce que cela fait bien de faire cela, pour être capable de
démontrer qu'on a un montant de 2 800 000 000 $ de déficit. (10 h
45)
Mais ce n'est pas cela qui s'est passé. Ce n'est pas au cours des
dix dernières années qu'on a changé de conventions
comptables. Au 31 mars 1987, on a changé de conventions comptables et
l'année où l'on fait le changement, il faut être capable de
se replacer dans le contexte et de dire: Oui, au 31 mars 1986, on arrive avec 2
800 000 000 $ mais, si on avait pris les mêmes règles du jeu que
les années d'avant et l'année d'avant, nous serions
arrivés exactement à des chiffres qui sont plus de l'ordre de 3
200 000 000 $ à 3 300 000 000 $. Quand on reprend ce tableau et qu'on
fait une comparaison pour resituer cela dans son contexte, on induit la
population du Québec en erreur ou toute personne qui viendrait lire le
portrait financier du gouvernement, parce qu'imaginez-vous qu'en 1984-1985,
avec cet exercice, on démontre que le déficit était
à 3 700 000 000 $
Le ministre des Finances, qui était au Parlement depuis ces 30
dernières années, sait très bien qu'en 1984-1985, le
déficit n'était pas de 3 700 000 000 $. Il était de 3 200
000 000 $. Il sait bien qu'en 1985-1986, donc, au 31 mars 1986, le
déficit n'était pas de 3 300 000 000 $ Le déficit
était réellement de 3 100 000 000 $ Ces chiffres ne sont pas des
chiffres lancés en l'air. Ce sont ies états financiers et le
ministre des Finances était ministre des Finances à ce moment.
Mais, au 31 mars 1986, le déficit réel du
Québec était de 3 141 000 000 $, déclaré
officiellement. Alors, si ces chiffres sont exacts-j'aimerais que le ministre
me les confirme si le déficit réel au 31 mars 1986
était de 3 141 000 000 $, il faut être capable de dire ce
qu'était au 31 mars 1987 le déficit, sur une même base
comparative et non pas faire cette présentation, parce que cette
présentation vient fausser totalement le portrait de l'évolution
du déficit du Québec.
Le plus bel exemple de la preuve, si on veut, c'est que les besoins
financiers nets, depuis 1979 et 1980, sont restés aux alentours de 1 700
000 000 $ à 2 000 000 000 $. Depuis au moins sept à huit ans, les
besoins financiers nets du Québec n'ont pas bougé tellement;
à quelque 300 000 000 $ ou 400 000 000 $ près, ils sont
restés à peu près stables. D'ailleurs, en 1987, les
besoins financiers étaient de 1 700 000 000 $, de mémoire. Cette
année, ils seront baissés et on verra pourquoi Ils sont
baissés à 1 450 000 000 $ C'est parce qu'il y a des
entrées de fonds spéciales qui se produisent. Mais le
déficit au 31 mars 1987, le déficit réel, sur la base
comparative - après cela, on pourra appliquer les conventions comptables
qu'on voudra et on pourra, dans les années qui viennent, continuer
à les appliquer -... Mais on ne peut pas dire qu'au 31 mars 1987 le
gouvernement du Québec avait dans cette année diminué le
déficit de façon importante. Dans les chiffres réels, ce
n'est pas vrai et je pense qu'il est important de le clarifier ce matin. Il
faut jouer son rôle, comme le disait le ministre tantôt. Je
comprends que le ministre défende des politiques, mais il y a des choses
- je pense qu'il est honnête - qu'il faut dire telles qu'elles sont. S'il
ne veut pas prendre la différence de 500 000 000 $, qu'il la prenne
à 400 000 000 $, mais qu'il la prenne. Si on la réapplique,
même à 400 000 000 $, même à 350 000 000 $, si vous
voulez, on a encore un déficit qui était égal à
celui de l'année antérieure. Ceci est confirmé par le
Vérificateur général, sauf que le Vérificateur
général n'a aucune emprise, ni aucun droit, ni aucune
intervention à faire sur ta présentation des états
financiers.
Mais, quand on change les règles du jeu, il ne faut pas seulement
mettre des annotations, mais il faut faire réaliser... Actuellement,
l'ensemble des Québécois sont profondément convaincus, et
vous avez très bien joué cette carte-là, sauf qu'il va
vous falloir la déjouer maintenant, parce que les gens sont convaincus
que vous avez amélioré le déficit de 500 000 000 S. Ils
sont assurés que, maintenant, vous allez le diminuer encore de 500 000
000 $
Mais, quand tes règles du jeu ont changé et que,
maintenant, on est capable d'entrer, dans nos états financiers, les
bénéfices des sociétés d'État, je veux bien,
sauf qu'on va juste faire la comparaison telle qu'elle doit être faite,
et ce n'est pas exact que ces 500 000 000 $ de réduction l'an
passé et cette année proviennent d'une
meilleure gestion entièrement. En partie, oui, mais imaginez-vous
qu'on vit les meilleures années de croissance économique, ce qui
fait que, par exemple, Hydro-Québec, cette année, au lieu des 300
000 000 $ que vous aviez prévus, va faire quelque 500 000 000 $ et plus.
Même s'ils ne sont pas tous versés en dividendes, il y aura
probablement 180 000 000 $ ou 190 000 000 $, aux dernières nouvelles
qu'on a pu obtenir. Même si elle ne verse que 180 000 000 $ ou 190 000
000 $ de dividendes au gouvernement du Québec, ce sont les 500 000 000 $
qui s'en vont dans les chiffres. Cela, c'est drôlement important et
ça fait un drôle de changement.
On verra tantôt également que la vente de
sociétés d'État vient jouer un rôle important,
puisqu'on a encaissé, que je sache, pour la vente de Donohue, entre
autres, quelque 200 000 000 $ ou 220 000 000 $. Alors, on veut bien regarder la
"Synthèse des opérations financières" où l'on dit
déjà comment on s'oriente pour le 31 mars 1988, mais je pense
qu'il faut, M. le ministre des Finances, rétablir les choses telles
qu'elles sont.
En terminant cet exposé préliminaire, je trouve dommage
que justement, au 1er mars, on soit si en retard pour étudier... On le
dit chaque fois. Cela a été comme ça au cours des
années, j'Imagine. On parle de quatre, cinq ou six mois en
arrière: octobre, novembre, décembre, janvier, février. On
parle de cinq mois en arrière, de choses sur lesquelles on n'a pas
vraiment d'impact. Je me demande si, quand on sera rendus au mois de juin
où l'on va parler de la synthèse financière du 31
décembre, on ne sera pas encore cinq mois en arrière. Je pense
qu'il faut trouver un moyen, maintenant qu'on a tous les systèmes
informatiques, qu'on a tout le personnel qu'il faut pour qu'on soit capables de
sortir...
Si les entreprises sont capables de sortir les états financiers
dix jours après la fermeture, je ne vois pas pourquoi le gouvernement,
en tout cas dans les 45 ou 60 jours, ne pourrait pas sortir les siens et
pourquoi on ne les étudierait pas immédiatement... Étudier
les états financiers, des rapports préliminaires ou des
synthèses des opérations financières quatre ou cinq mois
en arrière, cela n'a aucun sens et je pense que le ministre sera
d'accord avec moi. Il faudrait que, le 31 décembre 1987, qui est le
troisième trimestre, nous puissions l'étudier au plus tard au
cours du mois de mars afin que, déjà, on soit capables de
réagir et d'apporter certains points dans le cadre de ce que j'appelle
une opposition dite constructive.
Cette mise au point étant faite, je serais prêt,
après les commentaires du ministre, s'il en a sur mes propos, à
procéder à une période de questions,
particulièrement pour m'éclairer davantage sur les chiffres qui
se trouvent dans cette synthèse, même si ces chiffres sont moins
à jour. J'ai besoin d'avoir, afin de faire un travail plus
sérieux lorsque le 31 décembre 1987 va sortir, tous les
détails concernant le troisième trimestre. Alors, sur le
deuxième trimestre, j'aurai certainement plusieurs questions à
poser. Voilà, M. le ministre.
Le Président (M. Lemieux): Merci, M. le
député de Bertrand. Est-ce que d'autres membres de cette
commission désirent faire une déclaration ou des remarques
préliminaires? À titre de membre de cette commission
parlementaire, j'aurai peut-être quelques remarques à faire
également et cela, simplement pour indiquer que, lorsqu'on regarde la
"Synthèse des opérations financières", on constate une
chose, quand même: Elle confirme l'essentiel des prévisions du
plus récent discours sur le budget. Elle confirme aussi, par le fait
même, que jusqu'à maintenant le gouvernement est en voie
d'atteindre les objectifs qu'il s'était fixés et dont le but
ultime était, d'une certaine façon, un meilleur assainissement
des finances publiques et de rationaliser les finances publiques.
En ce sens, je crois qu'il convient de dire qu'au-delà des
conventions comptables, il y a quand même eu un abaissement du taux de
croissance des dépenses d'environ 6 % en 1987, à un niveau
comparable, sinon inférieur à celui du produit intérieur
brut de 5 % en 1987. Il y a quand même eu un maintien dans la hausse des
revenus qui a été de plus de 7 % en 1987. Malgré les dires
du député de Bertrand, il y a quand même eu une
réduction du déficit budgétaire sur la barre des 2 000 000
000 $. Il est quand même passé de 3 800 000 000 $ en 1984-1985
à 2 800 000 000 $ en 1986-1987 et devrait se situer à 2 400 000
000 $ en 1987-1988.
De plus, on constate également qu'en ce qui concerne les
dépenses de l'État, il y a eu un meilleur contrôle de la
croissance de la dette qui devrait totaliser un peu moins de 28 000 000 000 $
en 1987-1988. Le gouvernement maintient à 1 450 000 000 $ la
prévision de ses besoins financiers pour cet exercice. Il y a eu
également, eu égard aux recherches que j'ai faites, des
investissements à la hausse, de janvier à septembre 1987, de 11
500 000 000 $, dont 749 000 000 $ sont du secteur privé non
résidentiel.
I! s'agit, lorsqu'on regarde ça, d'une hausse de 12, 2 % par
rapport à la même période l'an dernier et on constate que,
dans le reste du Canada, cela n'a été que de 10 %. Lorsqu'on
parle des conventions comptables et qu'on se réfère aux comptes
publics, j'aimerais simplement souligner une chose au député de
Bertrand, après avoir discuté, moi aussi, avec te
Vérificateur général et avoir fait une analyse des
différents budgets de 1984 et 1985, Je ne voudrais pas faire de la
petite politique mais on se rend compte que, si l'ancien gouvernement n'a pas
appliqué les conventions comptables pour 1983-1984 et 1984-1985, son
déficit, comme tel, aurait été le double alors que, s'il
regarde les chiffres, il le maintient constant.
Cela aussi ce n'était pas, à mon avis,
donner le portrait exact à la population du Québec de la
situation financière du Québec à cette époque,
alors que, dans le cadre des modifications comptables, le portrait
reflète le plus essentiellement et le plus vrai possible la situation
financière du Québec.
Effectivement, il peut y avoir des variations, que ce soit au chapitre
des sociétés d'État ou ailleurs, mais il n'en demeure pas
moins -cela, c'est une personne indépendante, c'est le
Vérificateur général lui-même qui l'a dit - que,
s'il avait eu le choix d'appliquer une des deux conventions comptables, celle
qu'on applique actuellement reflète exactement et d'une manière
beaucoup plus vraie, beaucoup plus constante ce qu'est actuellement le
Québec au point de vue financier.
C'est simplement ces quelques remarques que j'aimerais faire au
député de Bertrand. Sur ce, M. le ministre, vous avez la
parole.
M. Gérard D. Levesque (réplique)
M. Levesque: Je vous remercie, M. le Président. Je pense,
d'ailleurs, que vos propos ont précédé un peu les miens
dans le but de rétablir certains faits nettement déformés,
probablement de bonne foi, mais déformés par le
député de Bertrand. On parle de quoi? On parle de chiffres qui
proviennent de certaines conventions comptables, de chiffres qui proviennent de
certaines activités évaluées selon certaines conventions
comptables.
Or, le Vérificateur général, depuis des
années, se plaint de la façon qu'on utilise certaines conventions
comptables et dit: Les résultats que vous obtenez à même
ces conventions comptables ne sont pas de bons résultats, des
résultats conformes à la vérité. Le
député de Bertand voudrait utiliser cette règle
déclarée mauvaise par le Vérificateur
général. En plus, il se plaint et il dit qu'il va faire un plat
avec ça. II se plaint qu'on utilise les conventions comptables reconnues
comme bien fondées par le Vérificateur général
parce qu'on applique ces conventions comptables au passé pour faire une
comparaison avec ce qui existe aujourd'hui.
Mais c'est justement parce que le Vérificateur
général a dénoncé les conventions comptables
utilisées ou la façon dont les conventions comptables
étaient utilisées dans le passé que l'on dit: Maintenant
que nous avons des conventions comptables reconnues comme bien fondées
par le Vérificateur général, nous allons regarder... Si on
veut faire des comparaisons, il faut utiliser le bon barème, le bon
critère. Pourquoi utiliser le mauvais qui a été
décrié pour essayer de justifier la position du
député de Bertrand? Cela me surprend. Tout simplement, cela me
surprend.
Avant de toucher à ce sujet, cependant, j'aimerais tout de suite
dire que, lorsqu'on parle de la date qu'on utilise pour étudier ces
synthèses des opérations financières trimestrielles, il
faut d'abord dire que nous n'avons pas le choix sur le moment de
l'étude. Nous avons, évidemment, la responsabilité de la
présentation du rapport. Mais le temps entre le rapport et son
étude, ici, en commission, dépend d'une infinité de
facteurs. (11 heures)
Vous allez admettre avec moi que ce n'est pas toujours facile de trouver
un moment qui fait l'affaire de tout le monde pour étudier. Il y a
certaines circonstances qui nous empêchent peut-être de nous
entendre sur telle ou telle date et, finalement, le président est
obligé de faire te tour des secrétaires pour voir à quel
moment on pourra faire en sorte que tout ce monde puisse trouver le temps
nécessaire à consacrer à cette étude.
Quant à nos responsabilités, c'est le moment du
dépôt de la publication de ce rapport. Or, lorsque l'on regarde
les choses - on parlait justement du rapport du 31 décembre qui
n'était pas encore déposé; il le sera d'ici quelques jours
- qu'est-ce qui est arrivé pour le rapport du 31 décembre, au
cours des années? Dépôt, en 1978-1979, le 1er mars; en
1979-1980. le 16 avril; on n'est pas tellement en retard, cela a
été déposé le 16 avril. Je vous dis que, d'ici
à peu près une semaine à dix jours, le dépôt
sera fait. Si on regarde le passé, 16 avril, 11 mars, 22 mars, 2 mars,
11 mars. La seule fois où le rapport a été
déposé en février, cela a été le 22
février, en 1982 ou 1983, et sous notre propre régime en 1986 et
le 9 mars l'an dernier.
Pourquoi est-ce le 9 mars et le 2 mars - ordinairement, c'est le mois de
mars - pourquoi est-ce le mois de mars? Parce que, justement - je l'ai
demandé dans le passé: Pourquoi cela ne peut pas se faire avant?
- on m'a dit que c'était très difficile On pourra même
demander à ceux qui en ont la responsabilité technique de vous
l'expliquer. Quant à moi, Je n'ai aucune objection à ce que cela
se fasse le plus tôt possible après l'événement,
mais il y a apparemment des circonstances qui font qu'on ne peut pas agir plus
rapidement. Peut-être qu'on pourrait gagner une semaine, je ne le sais
pas, on pourra regarder cela.
Cela dit, je reviens à ce dont vous partiez tout à l'heure
sur les conventions comptables. Il faut d'abord dire que le Vérificateur
général, depuis plusieurs années, s'est plaint des
conventions comptables, n'est-ce pas? Vous admettez cela, et nous avons
corrigé pratiquement tout ce qu'il a dénoncé au cours des
années, et cela, simplement depuis un an ou deux, à un point tel
que même la seule restriction qui restait, c'était sur la question
des régimes de retraite et, même là dans son rapport, le
Vérificateur général ne pouvait pas tenir compte de ce que
nous avions fait au dernier budget parce que ce n'était pas la
période qu'il considérait, de sorte que, même avec tout ce
que nous avons fait de positif et reconnu par le Vérificateur
général, il y a encore un petit bout qu'il n'a pas reconnu
parce
qu'il n'a pas eu l'occasion de le dire encore, étant donné
que son rapport ne couvrait pas cette période.
Maintenant, lorsqu'il regarde les conventions comptables par rapport au
déficit, le député de Bertrand dit: Écoutez, vous
avez eu le culot, dans les états financiers du Québec,
l'année financière terminée le 31 mars 1987, aux pages 54
et 55, d'utiliser les nouvelles conventions comptables pour évaluer les
déficits des années précédentes. Que dit le
Vérificateur général, le 25 février 1988, aux
questions que vous lui posiez en commission? "Je pense qu'il est bon, a-t-il
dit - je le cite - à ce moment-là, de présenter les
chiffres des années antérieures sur une base comparative. Alors,
cela ne peut pas être plus clair. Lui-même, le Vérificateur
général du Québec, nous dit que nous avons raison
d'utiliser les nouvelles conventions, et cela se fait toujours comme cela. Nous
n'avons rien inventé.
Maintenant, si vous regardez les déficits de ces années,
vous voulez absolument les regarder sur les anciennes conventions comptables
qui ont été dénoncées, vous voulez qu'on regarde
cela de ce côté-là, mais, si je regarde de ce
côté-là, je vais vous dire; Vous n'étiez pas
là quand on est arrivés au pouvoir le 2 décembre 1985;
vous étiez là comme député, non? Oui, vous
étiez là comme député, mais vous n'aviez pas
accès à ce que j'ai trouvé en arrivant là. On a
ouvert les livres et qu'est-ce qu'on a trouvé? Ce n'était pas les
2 970 000 000 $ prévus, qui avaient été mentionnés
dans les livres, mais 4 715 000 000 $ qui étaient le problème. Le
déficit n'était pas de 2 970 000 000 $, il était de 4 715
000 000 $. C'était cela, la réalité. D'accord que nous
l'avions augmenté de 200 000 000 $ en arrivant avec notre mini-budget,
mettons 4 500 000 000 $. Nous devions faire face à un déficit, et
il nous restait seulement quelque temps pour régler cela.
Nous sommes arrivés au mois de décembre. Avant qu'on
s'installe, on était au mois de janvier. L'année
financière se terminait le 31 mars. Il fallait commencer la nouvelle
année le 1er avril 1986. Ce qu'on nous disait le 1er avril 1986,
c'était que, pour 1986-1987, le déficit était de 2 970 000
000 $. Or, ce n'était pas le cas. Il était de 4 500 000 000 $,
et, avec des corrections de décembre, il était de 4 715 000 000
$. C'est là que nous avons pris les mesures qui s'imposaient pour
diminuer ce déficit. On ne pouvait pas accepter cela. Vous passez cela
sous silence. Je ne vous blâme pas, vous ne l'avez pas trouvé dans
les documents autres que dans "L'urgence d'un redressement". Si vous voulez le
consulter, c'est un document officiel du ministère des Finances que nous
avons publié en mars 1986, je crois. Là, nous avons donné
les chiffres tels que nous les avions trouvés.
S'il fallait continuer sur cette lancée de déficit de 4
700 000 000 $, où serions-nous aujourd'hui? C'est là que
naît le drame.
Par une coupure draconienne des dépenses de 1 000 000 000 $ et
plus, nous avons réussi à ramener le déficit dans un
certain ordre de choses qui avait été accepté
jusque-là comme un déficit - bien que ce fût inacceptable -
accepté avec le temps pendant trois, quatre et cinq ans. Depuis ce
temps, nous avons pris des moyens pour réduire ce déficit. Que
vous preniez les chiffres des conventions comptables qui ont été
dénoncés ou que vous preniez les chiffres des conventions
comptables que nous avons mis en place à la demande du
Vérificateur général, vous avez là une diminution
constante.
Maintenant, vous dites pour les 200 000 000 $ et quelques de radiation:
Cela se fait, c'est normal. Savez-vous combien de ces radiations avaient eu
lieu avant? De 1982-1983 à 1985-1986, toutes les radiations qui avaient
eu lieu totalisaient 16 000 000 $...
Nous avons dit: On va faire le ménage là-dedans en
même temps. C'est un ménage qui était de 209 000 000 $.
Le Président (M. Lemieux): 209 000 000 $.
M. Levesque: 209 000 000 $. Je pense qu'on doit tenir compte de
cela. Je pense aussi que, même en prenant tes anciens chiffres, vous avez
une diminution. La meilleure façon de le voir, si on ne veut prendre ni
un chiffre ni l'autre, c'est de regarder par rapport au PIB ce qui s'est
produit. Prenons le déficit par rapport au PIB - produit
intérieur brut au Québec - quel était-il en 1984-1985,
l'année qui a précédé? Cela a été 3,
20 % du PIB. En 1985-1986: 2, 88 %, en 1986-1987: 2, 77 %, en 1987-1988: 2, 30
%. Vous voyez que le déficit baisse en termes absolus et en termes
relatifs. Vous persistez à dire: Cela ne baisse pas assez, pas autant
que vous le dites, mais nous avons, autrement dit, changé les choses
d'une façon encore plus spectaculaire - comme je l'ai mentionné
tout à l'heure - lorsque nous avons vu le véritable tableau de la
situation financière au Québec. Oui, vous vouliez poser une
question.
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Bertrand.
Questions des membres de la commission État du déficit
M. Parent (Bertrand): Est-ce que vous pouvez me donner le chiffre
exact du déficit. Oublions les changements de conventions comptables, M.
le ministre, et dites-moi, quel est le déficit réel
déclaré dans les états financiers du gouvernement au 31
mars 1986.
M. Levesque: Au 31 mars 1986, nous avons eu un...
M. Parent (Bertrand): Un déficit
déclaré.
M. Levesque: Un déficit déclaré de 3 300 000
000 $ selon les anciennes conventions comptables, je pense... Parent
(Bertrand): Non.
M. Levesque: 3 344 000 000 $ selon les nouvelles; selon les
anciennes, c'est 3 141 000 000 $.
M. Parent (Bertrand): 3 141 000 000 $. Alors si, le 31 mars
1986... Admettons que ce que vous dites est exact. Vous êtes entré
là, vous avez trouvé des trous, vous avez trouvé 4 700 000
000 $. M. le ministre des Finances, vous ne viendrez pas me faire accroire que,
entre te 17 décembre, quand vous avez été nommé
ministre des Finances, trois mois ou trois mois et demi avant la fin de
l'année financière et la fin de l'année financière,
qui montre un déficit de 3 141 000 000 $, vous avez diminué ce
qui allait être un déficit de 4 700 000 000 $à3 100 000 000
$.
M. Levesque: Non, je pense que vous faites erreur, M. le
député de Bertrand.
M. Parent (Bertrand): Non, mais c'est parce que vous m'avez
dit...
M. Levesque: Non, c'est parce qu'on se trompe d'année.
M. Parent (Bertrand): Non, on ne se trompe pas
d'année.
M. Levesque: Oui. Là, vous parlez de l'année - si
je comprends bien - 1985-1986. Or moi, je vous parle...
M. Parent (Bertrand): Au 31 mars 1986.
M. Levesque: Oui. On n'a pas parlé de cela tout à
l'heure. On n'a jamais parlé de cela. C'est là je pense que vous
faites erreur.
M. Parent (Bertrand): Non, non, je ne fais pas erreur.
M. Levesque: Ce dont nous avons parlé - vous admettrez
avec moi - c'est du déficit prévu pour l'année 1986-1987,
non pas pour 1985-1986. C'est vrai qu'on n'aurait pas pu changer, en trois
mois, l'allure des choses à un point... Non, vous avez raison. Mais ce
n'est pas cette année-là dont on parle, on parle de
l'année suivante.
M. Parent (Bertrand): Vous parlez du dernier discours sur le
budget fait par M Duhaime en avril 1985, qui prévoyait un déficit
de 2 900 000 000 $.
M. Levesque: Non, c'est parce que c'est sur le "triennal" que la
prévision était de 2 970 000 000 $, ce n'était pas sur
l'année où il annonçait son budget Le 23 avril 1985,
lorsqu'il a fait son budget, il parlait, dans ce budget, d'un déficit X
pour l'année 1985-1986, c'est normal, mais en plus il annonçait
le déficit pour l'année suivante et il l'établissait
à 2 970 000 000 $. Comprenez-vous? Ce n'est pas pour la fin de
l'année quand on est arrivés, c'est pour l'année qui
suivait cette période, commençant le 1er avril 1986 jusqu'au 31
mars 1987. C'était cette période où il avait
mentionné un déficit de 2 970 000 000 $. Or, le mois après
qu'il eut fait son budget, le mois de mai 1985, déjà les chiffres
étaient changés à l'intérieur, à la suite
d'une nouvelle étude du Conseil du trésor, mais on n'en a pas
parlé entre le mois de mai 1985 et les élections Jamais il n'a
été question de cela, jamais. Vous, le public, tes
députés, personne n'était au courant de cela. Ce n'est
qu'en arrivant, nous, au mois de décembre 1985, qu'on a pris
connaissance de cela. Même durant la campagne électorale, on ne
pariait pas des mêmes chiffres parce que ces chiffres avaient
été gardés secrets. Ils n'étaient disponibles pour
personne, mais, lorsque nous sommes arrivés, nous avons vu que les
chiffres avaient été changés en cours d'année et
c'était là le milliard et demi qui nous est arrivé par
surprise et par surcroît. Personne ne peut le contester. J'ai
trouvé cela comme cela. Personne ne l'a contesté, personne. (11 h
15)
M. Parent (Bertrand): M. le ministre des Finances, on va laisser
cette explication parce que je pense qu'elle ne mène nulle part. Vous me
dites que vous avez trouvé 1 500 000 000 $. On en a longuement
discuté dans le passé. Une chose est sûre. Vous m'affirmez,
vous me confirmez qu'il y a eu un déficit déclaré, au 31
mars 1986, de 3 100 000 000 $. Ces chiffres sont exacts
M. Levesque: Ils sont exacts en fonction des conventions
comptables du jour.
M. Parent (Bertrand): C'est cela.
M. Levesque: Lorsque je parlais d'un déficit qui avait
été majoré dans les livres que J'ai trouvés, je ne
parlais pas de 1985-1986. C'est là qu'on ne s'entendait pas. C'est sur
l'année en question. Ce n'était pas sur 1985-1986. Vous auriez eu
raison de dire: Comment avez-vous pu, en trois mois, faire disparaître un
déficit de 1 500 000 000 $? Vous auriez eu raison. Ce n'est pas ce qu'on
dit. On dit que c'était pour l'année suivante. Ce n'est pas
pareil.
M. Parent (Bertrand): De toute façon, c'est une
explication qui ne me satisfait pas.
M. Levesque: Vous ne serez jamais satisfait.
M. Parent (Bertrand): Oui, oui, la journée
où vous allez avouer les choses telles qu'elles le sont. Juste
pour continuer sur cette même base, si on prenait votre tableau
comparatif que vous avez à la page 54 des états financiers du
Québec. Vous avez fait l'exercice pour le reculer dans le temps...
J'écoutais tantôt le député président de
cette commission qui disait: On est passés, le 31 mars 1985, de 3 800
000 000 $ de déficit à 2 800 000 000 $ en deux ans. Voilà.
Et vous avez déclaré, dans votre discours sur le budget, que vous
avez baissé le déficit de 1 000 000 000 $ en deux ans. Je vous
dis juste: Vous ne pouvez pas fonctionner sur une base rétroactive comme
cela même si vous voulez le montrer. Si vous prenez l'exercice financier
1983-1984... On va le faire. On va dire: En 1983-1984, sur cette base - et ce
sont vos chiffres à vous, le ministère des Finances - le
déficit du Québec était de 2 100 000 000 $. Si vous faites
cet exercice, qui est de passer de 3 800 000 000 $, en 1984-1985, à 2
800 000 000 $, en 1987-1988, en deux ans, en deux exercices financiers, sur
cette base, s'il a diminué de 1 000 000 000 $, comme vous le dites,
chiffres à l'appui, avec les nouvelles conventions comptables
appliquées, je vous dirai: On va prendre 1983-1984 et, là, cela
ne marche plus du tout. Le déficit serait à 2 100 000 000 $, en
1983-1984, et, aujourd'hui, il est à 2 800 000 000 $. Je vous dirais
qu'au cours de trois derniers exercices financiers, M. le ministre des
Finances, le déficit a augmenté de 700 000 000 $. J'aurais raison
de le dire. Vous donnez des chiffres de 2 800 000 000 $ avec des chiffres 2 100
000 000 $, ce qui veut dire qu'on ne peut pas travailler sur ces deux tableaux,
c'est-à-dire appliquer... Vous pouvez le faire sur une base comparative.
Oui, c'est vrai sur une base de présentation, mais vous ne pouvez pas le
faire sur une base d'analyse structurée pour qu'on soit capable
d'expliquer.
La preuve est démontrée que le déficit, en
1983-1984, n'a Jamais été de 2 100 000 000 $. Le déficit,
en 1983-1984, a été exactement de 3 112 000 000 $. Si le
déficit du gouvernement du Québec, en 1983-1984, était
réellement de 3 100 000 000 $, il n'était pas de 2 100 000 000 $.
On va se comprendre. Ou bien on applique l'un ou on applique l'autre. La
même chose l'année d'avant. En 1982-1983, le déficit du
Québec n'était pas de 2 400 000 000 $, tel que
déclaré là. Le déficit, en 1982-1983 était
de 3 000 000 000 $. Voilà que, depuis 1982, le déficit est en
haut de la barre des 3 000 000 000 $. Pas les chiffres qu'il y a là. On
ne peut marcher avec ces chiffres. On ne peut pas dire qu'entre 1983-1984 et
1987-1988, le déficit est passé de 2 100 000 000 $ à 2 800
000 000 $. Cela n'a pas de sens, M le ministre des Finances. On ne peut pas
utiliser cela Une fois que je vous ai dit cela et si vous êtes capable de
me démontrer le contraire, je vous dis: Le tableau qu'il y aura à
sortir pour faire la démonstration, que le gouvernement du Québec
va devoir sortir, c'est un seul tableau: il devra dire que le portrait tel que
publié dans les états financiers au 31 mars 1986 était 3
141 000 000 $ pour le déficit. Tout le monde s'entend là-dessus,
3 141 000 000 $ Par contre, pour l'exercice financier qui s'est terminé
au 31 mars 1987, on va sortir les chiffres tels qu'ils le sont: 2 800 000 000
$, avec les nouvelles conventions comptables. Mais on va être
honnêtes, on va dire aux gens et on va publier quel aurait
été ce déficit, si on n'avait pas changé les
règles comptables. On ne met pas en doute qu'il fallait les changer. Je
l'ai dit tantôt, je l'ai répété au
Vérificateur général. On fait seulement l'exercice de
dire: N'allons pas les appliquer rétroactivement dans le passé
pour Justifier le futur parce que, dans le passé, cela ne se justifie
pas. On ne peut pas dire que le déficit était de 2 000 000 000 $,
en 1983, pas plus qu'il était de 3 800 000 000 $, en 1984.
Or, si on ne peut pas dire cela dans le passé, il faut juste
expliquer aux gens, M. le ministre des Finances, ce qui s'est passé
entre le 31 mars 1986 et le 31 mars 1987. Et ce qui s'est passé entre le
31 mars 1986 et le 31 mars 1987, ce sont les changements des règles
comptables qui sont venus affecter positivement le déficit. C'est comme
cela. Ils sont venus l'affecter de 488 000 000 $. Vous pourrez discuter de ces
chiffres-là, en prendre plus ou moins cent millions, mais ils viennent
affecter les 2 800 000 000 $ parce que les 2 800 000 000 $ ne sont pas exacts
si on dit qu'on prenait les mêmes règles comptables de
l'année précédente, juste pour l'année de
transition, pour placer tout le monde dans son contexte.
Quand on aura fait cet exercice, on montrera que, sur une même
base comparative des années passées, le déficit est plus
de 3 000 000 000 $, au 31 mars 1987, et je défie qui que ce soit de me
prouver le contraire, y compris vous-même, M le ministre, y compris les
sous-ministres et les gens qui sont là. Si on est capable de me faire la
démonstration que le chiffre de 2 800 000 000 $ est le chiffre exact,
pas en fonction des nouvelles conventions comptables, mais en fonction des
anciennes conventions comptables appliquées au 31 mars 1986, je vous le
dis, je me rendrai à vos arguments On ne pourra pas le prouver parce
qu'on ne peut pas travailler sur cette base. Donc, il faut remettre les choses
dans leur contexte.
Il y a un montant de 500 000 000 $ qui flotte quelque part. M le
ministre des Finances n'a pas raison de dire qu'il a baissé le
déficit de 500 000 000 $ parce que cela va bien dans la croissance
économique, parce qu'il y a eu des changements de règles
comptables. C'est vrai en partie, mais le vrai déficit, M. le ministre
des Finances, le vrai déficit sera important parce qu'on s'approche du
31 mars 1988 et, là aussi, on ne pourra pas traîner
indéfiniment les anciennes règles comptables, si on veut
être capable de parler intelligemment et correctement, pas juste faire de
la politique pour faire de la politique,
mais être capable de dire aux gens les choses telles qu'elles
sont. Vous n'avez pas le droit, en tant que ministre des Finances - et si je ne
fais pas autre chose pendant le mandat que je suis ici et si je ne suis pas
là par après, au moins j'aurai fait ma "job" - vous n'avez pas le
droit de dire que le déficit sur une base comparative au 31 mars 1986
est de 2 600 000 000$.
Le Président (M. Lemieux): M. le ministre.
M. Levesque: M. le Président, j'ai strictement le droit de
le dire parce que je me fonde sur les nouvelles conventions comptables, les
seules reconnues par le Vérificateur général. Vous, vous
vous accrochez à d'anciennes conventions comptables
dénoncées pendant des années par le Vérificateur
général...
M. Parent (Bertrand): Juste sur une base comparative.
M. Levesque:... et je vous ai même offert de laisser tomber
les deux conventions comptables et de regarder ce qui arrive au déficit
par rapport au PIB et vous voyez une diminution constante du déficit
depuis que nous sommes là Qu'est-ce que vous voulez de plus? Qu'est-ce
que vous voulez prouver? Voulez-vous prouver, à même les
conventions comptables qui ont été dénoncées par le
Vérificateur général, que la vérité se
trouve de ce côté-là. Moi, je ne peux pas le faire, je ne
peux pas vous suivre là. Regardons ce que les conventions comptables
font présentement. Quelle différence y a-t-il essentiellement
entre les anciennes et les nouvelles? Je peux me tromper, comme vous avez dit
dernièrement, vous n'êtes pas comptable, vous êtes
économiste, mais vous n'êtes nécessairement pas comptable.
Moi non plus, je ne suis pas nécessairement comptable, sûrement
pas. Il y a une chose qui m'apparaît claire. C'est que les nouvelles
conventions comptables tiennent compte de l'ensemble des activités du
secteur gouvernemental et non pas seulement de ce qui constitue les
ministères au gouvernement, mais également tes organismes
d'État, les sociétés d'État...
M. Parent (Bertrand): Sans doute, M...
M. Levesque:... alors, supposons que vous perdez 1 000 000 000 $
dans l'amiante ou 500 000 000 $, vous voudriez qu'on n'en tienne pas compte,
mais voyons donc, c'est justement cela que le Vérificateur
général dit: Vous ne pouvez pas faire des activités
parallèles et ne pas en tenir compte, simplement le mentionner quelque
part bien caché dans les états financiers. Le Vérificateur
général dit: Vous exploitez des sociétés
d'État, dites-nous te portrait véritable de ce qu'il y a dans les
sociétés d'État, dites-nous-le; si vous le cachez, vous
pouvez faire des transferts, vous pouvez faire toutes sortes de passe-passe qui
font que la vérité n'apparaît pas telle qu'elle le doit. Le
Vérificateur général nous dit: Si Hydro-Québec fait
des profits, si la Société nationale de l'amiante fait des
pertes, si Québecair fait des pertes ou faisait des pertes, on veut tout
savoir cela et vous allez nous montrer la vérité. C'est ce que
nous avons fait avec les nouvelles conventions comptables, si vous voulez que
je vous caricature un peu la situation.
M. Parent (Bertrand): J'ai très bien compris cela, M. le
ministre des Finances.
M. Levesque: Pourquoi avez-vous objection à ce qu'on
compare les années, en vertu des nouvelles conventions comptables, qui
sont les seules bonnes, les seules réelles, les seules
véritables? Si vous parlez de 1983-1984 où il y avait 2 100 000
000 $, il faut regarder ce qui s'est passé là, et c'est justement
quelque chose qui a rapport avec Hydro-Québec. Il y a eu, à ce
moment-là, des rentrées de fonds considérables
d'Hydro-Québec. C'est cela qui a affecté l'année en
question, c'est ce qui a fait en sorte que le déficit véritable a
diminué. Cela n'a pas paru dans le temps Pourquoi? Parce qu'on ne tenait
pas compte des sociétés d'État et parce qu'on ne tenait
pas compte non plus des désastres financiers dans les
sociétés d'État. Cela n'apparaissait pas non plus. Donc,
je vous dis que je ne peux pas vous suivre en acceptant d'utiliser des
règles qui ont été dénoncées par le
Vérificateur général II me semble que c'est clair comme de
l'eau de roche, ce que je vous dis là.
M. Parent (Bertrand): Je termine sur ce point, M. le
Président, en disant au ministre des Finances, et je le lui
répète, qu'il a beau essayer de m'expliquer que les nouvelles
règles comptables sont correctes et reflètent mieux la
réalité Je lui dis qu'il a probablement raison là-dessus.
Je ne reproche pas au gouvernement d'avoir suivi les recommandations du
Vérificateur générai. Ce n'est pas cela du tout. Les
recommandations du Vérificateur général vont probablement
mieux refléter... comme il le dit. Je n'ai rien contre cela, mais c'est
tout simplement pour être capable de prendre la situation au 31 mars 1987
et, juste pour cette fin, pour être capable de la mettre sur une base
comparative avec l'année d'avant. Sans cela, le 31 mars 1987 ne veut
rien dire.
Plus que cela, pourquoi n'a-t-on appliqué qu'une partie des
recommandations du Vérificateur général? Pourquoi n'a-t-on
pas appliqué l'autre partie jusqu'à maintenant? Au lieu
d'appliquer les nouvelles conventions comptables qu'on a appliquées et
qui ont un résultat net de plus ou moins 500 000 000 $, pourquoi
n'a-t-on pas appliqué les autres conventions comptables, les autres
règles qui étaient recommandées par le
vérificateur, et qui sont toujours aux notes des états financiers
sur les régimes de retraite? C'est
un montant qui venait affecter le bilan financier, non pas positivement,
mais négativement. Cela aussi permettait de refléter la nouvelle
situation du portrait du gouvernement du Québec. Lorsqu'on va
rétablir le contexte des régimes de retraite... Cela n'a pas
été fait dans le passé, je n'étais pas là,
vous étiez là, mais cela ne change rien, même si on parte
du passé. Cela aussi, on ne l'a pas corrigé.
Le Président (M. Lemieux): Le ministre n'était pas
là?
M. Parent (Bertrand): Si je n'étais pas là, vous
étiez là.
Le Président (M. Lemieux): D'accord, vous étiez
là.
M. Levesque: D'accord.
M. Parent (Bertrand): Vous, vous avez toujours été
là, on ne peut pas se tromper. Donc, tout ce qui s'est passé,
vous en êtes responsable. D'ailleurs, on ne reviendra pas
là-dessus, mais M. le ministre des Finances, vous savez fort bien qu'il
y a une partie des règles comptables qui n'a pas été
appliquée, qui a des impacts de l'ordre du 1 000 000 000 $ concernant
les régimes de retraite. Je comprendrais très bien qu'on n'ait
pas voulu l'appliquer d'un seul coup ou que, tout d'un coup, à cause des
conventions comptables, le gouvernement du Québec, au 31 mars 1987,
n'aurait pas été heureux d'annoncer un déficit de l'ordre
de 3 800 000 000 $, parce qu'il avait pris l'engagement de diminuer le
déficit. Essayer d'expliquer au monde, dans un premier temps, qu'on
change des règles comptables et que cela affecte en plus le
déficit de 1 000 000 000 $, cela aurait été difficile
à faire. Cela aurait même pu nuire à la cote
financière du gouvernement, parce que cela comporte aussi des dangers au
niveau des ratios. Je peux comprendre cela. Si je le comprends dans un sens
où l'on n'a toujours pas posé les gestes recommandés par
le Vérificateur général concernant les régimes de
retraite, par contre, il faut appliquer les mêmes règles quant aux
autres conventions, les quatre conventions qui ont été
appliquées et qui ont eu un effet bénéfique de l'ordre,
toujours, de 500 000 000 $. Ceci étant dit, je sais que le ministre ne
me suit pas, mais, moi, je me comprends et je me convaincs, plus les choses
avancent.
Quant aux questions sur la synthèse financière, j'aimerais
avoir quelques réponses. Si on va à la page 6 des
opérations financières, j'aimerais qu'on puisse m'expliquer les
218 000 000 $ de différence que l'on retrouve dans prêts et
placements dans les opérations non budgétaires.
Le Président (M. Lemieux): Pourriez-vous nous indiquer
où cela se trouve?
M. Parent (Bertrand): Oui, je suis à Opérations
financières.
Une voix: Est-ce qu'il y en d'autres qui voudraient parler? (11 h
30)
Dette publique
Le Président (M. Lemieux): Oui. J'aurais peut-être
quelques mots à ajouter, si le député de Bertrand le
permet. Simplement, j'ai écouté le député de
Lévis traiter le président de cette commission de "peewee" en la
matière Je n'ai pas l'intention de dire que j'ai la science infuse en
économie, mais je pourrais ajouter un petit commentaire. Il faut croire
que l'ancien chef du député de Lévis l'a
rélégué du rang de "peewee" à celui d'"atome",
puisque le nouveau critique en cette matière est le député
de Bertrand.
Je veux simplement ajouter ceci. Lorsqu'on parle des incidences des
modifications comptables apportées en 1986-1987, je veux quand
même souligner au député de Bertrand, lorsqu'il parle de
488 000 000 $, que, de cet impact positif - et c'est sorti dans le cadre de la
réponse que le Vérificateur général lui a
donnée - 209 000 000 $ sont reliés à une opération
de radiation massive des comptes à recevoir irrécupérables
qui n'aurait pas été effectuée, si les anciennes
conventions comptables avaient été maintenues. C'est clair, cela
a été dit assez directement par le Vérificateur
général.
Il faut aussi se rappeler d'autres commentaires du Vérificateur
général qui portent sur les états financiers de
l'année terminée le 31 mars 1987. On a dit qu'effectivement il y
a des mesures qui ont déjà été appliquées
depuis 1978-1979 pour compléter l'inscription aux livres du passif non
inscrit des régimes autres que le RREGOP amorti sur 50 ans. Mais
j'aimerais rappeler au député de Bertrand que, lors du discours
sur le budget de 1987-1988, le gouvernement a mis en oeuvre des mesures qui
visent à compléter l'inscription à ses livres de toutes
ses obligations. C'est vraiment clair. Envers les régimes de retraite,
il amortit maintenant toutes ces insuffisances actuarielles et comptabilise
complètement ses dépenses afférentes aux services
courants, de façon qu'aucun nouvel élément d'insuffisance
ne surgisse ou ne nous surprenne à l'avenir. Je trouve que c'est une
mesure positive.
Mais je vais être plus terre à terre, parce que ce qui
préoccupe davantage les citoyens de Vanier, c'est le taux d'imposition,
et c'est ce que les citoyens nous demandent. Tout à l'heure, ma question
va s'adresser à M. le ministre des Finances. On se rend compte que la
dette du Québec s'élève à plus de 26 000 000 000 $.
Cela inquiète beaucoup de gens On est conscients qu'il faut se garder
une marge de manoeuvre pour prévoir la récession, on est
conscients qu'il y a une limite justement à hypothéquer les
générations futures, mais ce que j'aimerais
peut-être, dans la mesure du possible, demander a M. le ministre des
Finances, c'est à quoi les Québécois peuvent s'attendre,
dans la mesure du possible, je dis bien, à l'avenir, M. le ministre.
Lorsque nous nous promenons dans nos comtés, les gens nous disent- Vous
réduisez le déficit, mais on a l'impression de payer encore un
certain nombre de taxes. On a l'impression qu'on ne voit pas la diminution de
nos impôts. Est-ce qu'à un certain moment donné lés
citoyens et les citoyennes de Québec vont voir, dans la mesure du
possible, les impôts devenir un peu moins lourds, M. le ministre?
M. Levesque: Vous voulez que je réponde à cette
question si, dans l'avenir, on peut s'attendre à ce qu'il y ait des
impôts moins lourds Je l'espère bien, parce qu'il est important
que nous maintenions une certaine compétitivité avec nos voisins
C'est sûr que le fardeau fiscal est élevé au Québec
et il est important encore une fois de tenir compte de ce qui se passe
ailleurs. On sait que la réforme fiscale a amené des diminutions
de l'impôt sur le revenu des particuliers et des sociétés
aux États-Unis, au niveau fédéral récemment et dans
les autres provinces qui ont un système rattaché à celui
du gouvernement fédéral, contrairement à celui du
Québec qui est plutôt autonome.
Il est important pour nous de tenir compte justement de ces facteurs en
vue de maintenir une compétitivité absolument nécessaire,
si l'on veut voir notre économie progresser. Vous devrez cependant
attendre le prochain budget pour savoir ce que nous allons faire Vous le
comprendrez très bien, même si l'an dernier nous avons fait
connaître au public une semaine avant le temps prévu les
réponses qu'on attendait. Je n'ai pas l'intention de commencer aussi
tôt cette année, si c'est possible, et vous devrez vous contenter
de ce que je vais vous dire présentement. C'est qu'en
général nous avons l'intention, comme je l'ai d'ailleurs dit au
mots de décembre, de faire des ajustements de ce côté et
des changements qui, j'espère, iront dans le sens que vous
désirez.
Le Président (M. Lemieux): D'augmenter le nombre d'enfants
au Québec, M. te ministre.
M. Levesque: Mais il y a une chose qu'il ne faut pas oublier non
plus, c'est que je n'ai pas le pouvoir de faire disparaître l'endettement
dont nous sommes les héritiers. Je me rappelle que, lorsque nous avons,
de par la volonté du peuple, quitté le pouvoir en 1976,
l'endettement cumulatif depuis 1867 n'atteignait pas les 5 000 000 000 $.
Lorsque nous avons repris le pouvoir, après le passage de cette
brillante équipe, nous avons, comme vous le savez, découvert que
ce n'était plus ta même situation. L'endettement dépassait
tes 25 000 000 000 $. C'est donc dire que cet endettement, quelle que soit
l'administration ou ta gestion, nous ne pouvons pas l'effacer du jour au
lendemain. Nous devons vivre avec et, surtout, ce qui est difficile, c'est de
vivre avec le service de la dette, c'est-à-dire les
intérêts que nous avons à payer sur cet endettement.
Le Président (M. Lemieux): Est-ce que vos fonctionnaires
peuvent nous dire de quel montant est cette Incidence du taux
d'intérêt sur le remboursement de la dette? Environ. 1 %
d'intérêt sur la dette?
M. Levesque: Pardon?
Le Président (M. Lemieux): Le coût des
intérêts sur le remboursement de la dette, il est de combien?
L'incidence comme telle du taux d'intérêt sur le remboursement de
la dette?
M. Rhéaume (Alain): Sur la dette publique elle-même,
1 % c'est à peu près 55 000 000 $.
M. Parent (Bertrand): Selon mes chiffres, de mémoire, 1 %,
cela égalait 80 000 000 $.
M. Rhéaume: Cela comprend aussi les intérêts
sur les régimes de retraite, sur le compte des régimes de
retraite qui est important.
M. Parent (Bertrand): D'accord. Est-ce qu'on peut, M. le
Président, après avoir trouvé ce chiffre, passer aux
autres questions, parce qu'il est déjà...
Le Président (M. Lemieux): Oui, M. le député
de Bertrand.
M. Rhéaume: C'est 54 000 000 $ sur la dette publique, la
dette du gouvernement, et 22 000 000 $ sur le solde des régimes de
retraite, donc un total de 76 000 000 $ sur la dette du gouvernement comme
telle.
Le Président (M. Lemieux): Merci. Cela va, M. le
député de Bertrand.
M. Dufour: J'aurais peut-être une question de
privilège, M. le Président.
Le Président (M. Lemieux): Oui, question de
privilège ou de règlement?
M. Dufour: Vous intervenez et il me semble qu'on n'avait pas le
droit d'intervenir, il me semble que les petites questions que vous posez... Je
vais laisser à notre porte-parole le soin de répondre. Vous savez
bien que demander si les dépenses ou si les revenus vont baisser, il
faudrait dire si les taxes aux contribuables vont diminuer, c'est pour rire,
quand on regarde la "Synthèse des opérations financières
et quand on regarde le budget de l'an passé par rapport à
cette année. Cela va toujours en augmentant. Donc, c'est
hypothétique et cela n'arrivera jamais, c'est illusoire. Une
deuxième chose, quand on parle des dettes du gouvernement, il faudrait
peut-être parler des actifs aussi. Cela ne marche pas tout seul. J'ai
administré pendant des années dans le secteur public et quand je
parlais des dettes de ma municipalité, c'est vrai pour le gouvernement,
il faut parler aussi de nos actifs. Si vous me dites que les actifs, cela ne
vaut plus rien, eh bien, on va parler juste des dettes. À ce
moment-là, ce n'est pas cela, ce n'est pas de cette
façon-là qu'on administre. Je trouve que la façon est
tendancieuse de se demander ce que sont nos dettes. Nos dettes sont en fonction
de ce qu'on a. Si vous me dites que ce sont des dettes qui ont
été causées par des décisions farfelues et non
nécessaires, non obligatoires, je ne peux pas embarquer
là-dedans. C'est évident que les dettes d'il y a cinq ans sont
plus élevées cette année qu'il y a cinq ans, mais il y a
des actifs supplémentaires qui ont été ajoutés.
Chaque fois que vous allez nous parler de dettes, parlez-nous des actifs!
À ce moment-là, ce ne sera pas pour rire qu'on posera des
questions comme ça.
Le Président (M. Lemieux): Admettez avec moi, M. le
député de Jonquière, qu'avec la compétence que vous
avez dans l'administration, je ne pense pas que vous vous seriez
embarqué personnellement dans Asbestos Corporation.
M. le ministre des Finances.
M. Dufour: Je n'ai pas compris. Voulez-vous
répéter?
Le Président (M. Lemieux): Je dis qu'avec la
compétence que vous avez en administration pour avoir administré
la ville où j'ai fait mes études, c'est-à-dire
Jonquière, une très belle ville du Québec d'ailleurs, je
pense que vous ne vous seriez pas engagé dans une chose aussi
aventureuse qu'Asbestos Corporation qui, quand même, a coûté
cher à l'État, puis aux Québécois et aux
Québécoises.
M. Dufour: Non, mais on ne serait peut-être pas
engagés dans SIDBEC et, à ce moment-là, on peut faire le
procès de toutes les actions passées. Ce n'est pas juste des bons
coups. Il y a de mauvais coups, parce que vous vous empressez de vendre des
choses très rentables pour nous. À ce moment-là, vous en
mettez dans votre poche. Donohue n'est pas une si mauvaise affaire. Il y atoutes sortes de choses.
Je pense que cela ne va nulle part. Il faudrait peut-être se dire
une chose. Si vous parlez de l'endettement, parlez de nos actifs et, là,
on va se comprendre. On va parler le même langage. On ne parlera pas
juste des déficits.
Le Président (M. Lemieux): M. le ministre des
Finances.
M. Levesque: Je voulais simplement faire remarquer au
député de Jonquière, si ma mémoire est
fidèle, les chiffres qui m'ont été soumis
récemment. Sur les 25 000 000 000 $ en question, l'endettement
additionnel dont je parlais tout à l'heure, il y avait 14 000 000 000 $
qui étaient reliés aux dépenses qu'on peut appeler
dépenses d'épicerie. Donc, il ne reste rien à indiquer.
Vous avez raison de dire que ce que nous avons emprunté pour des
immobilisations, ce sont des choses qui restent. Si on a bâti des
hôpitaux, si on a bâti des écoles, si on a bâti des
routes, on a quelque chose pour répondre, pour montrer qu'on a
dépensé de l'argent, qu'on a consacré de l'argent à
des fins de nature plus permanente. Mais ce qui m'a frappé, c'est que
les 25 000 000 000 $ additionnels comportent 14 000 000 000 $ de
dépenses courantes, de dépenses d'épicerie.
Maintenant, je pense que la question posée par le
député de Bertrand s'adressait aux opérations non
budgétaires pour les placements, prêts et avances, où il y
avait une variation de 218 000 000 $. C'est ce qui était la question, je
pense, il s'agit là surtout, évidemment, de sommes qui avaient
été prévues pour de la privatisation et qui n'a pas
été faite. Vous savez qu'on parlait de privatiser davantage et
que cela a été retardé.
M. Parent (Bertrand): Vous avez compris, temporairement.
Une voix: Ha, ha, ha!
M. Levesque: Non, non. Cela a été retardé.
Il n'est pas question de comprendre. Cela a été retardé
sur nos prévisions.
M. Parent (Bertrand): Oui, oui. On ne peut pas être plus
prudent. Alors, avant de passer la parole à mon collègue le
député de Lévis, le montant de 218 000 000 $, c'est
essentiellement des entrées de fonds qui devaient venir de la vente de
sociétés d'État et qui n'ont pas entré.
M. Levesque: En gros, c'est cela.
M. Parent (Bertrand): D'accord. Est-ce que...
M. Levesque: On peut aller dans les détails, le gros
étant Culinar. C'était plutôt Culinar qui était
prévu pour cette année et qui n'est pas entré, parce qu'on
n'a pas fait l'opération.
M. Parent (Bertrand): Dans cet ordre-là, je passerai la
parole sur ce point pour qu'on ne se perde pas. Ce qu'on retrouve a la page 9,
au deuxième paragraphe, est-ce que le chiffre est exact? Au
deuxième paragraphe, on dit que les besoins de fonds de 285 000 000 $
prévus au discours sur le budget à l'égard des placements,
prêts et avances est révisé à 503 000 000 $. On dit
que cette révision s'explique surtout par une
augmentation nette de 318 000 000 $ des bénéfices des
sociétés d'État. Est-ce que c'est réellement 318
000 000 $ ou 218 000 000 $?
M. Levesque: 318 000 000 $, c'est exact.
M. Parent (Bertrand): C'est exact, 318 000 000 $.
M. Levesque: C'est le total de toutes les opérations qui
arrive à moins 218 000 000 $ mais, à l'intérieur de ce
chiffre, il y a un chiffre de 318 000 000 $.
M. Parent (Bertrand): D'accord. M. Levesque: Alors, c'est
exact.
M. Parent (Bertrand): Je vois que vous avez le détail.
Est-ce qu'il serait possible pour nous d'avoir ce détail?
M. Levesque: Je ne l'ai peut-être pas... Non, c'est pas mal
barbouillé. Disons qu'il y a un rapport de versements à REXFOR de
49 000 000 $.
M. Parent (Bertrand): On retrouve à la page 15 une partie
des explications concernant le tableau que j'ai analysé, où l'on
voit la différence. Mais à la page 15, toujours de la
"Synthèse des opérations financières" on a, à la
rubrique 1, "Placements, prêts et avances", une partie des explications
sont là.
M. Levesque: Vous avez, dans cette page, en dessous de 1987-1988,
vers le milieu de la page, Total des placements, prêts et avances".
M. Parent (Bertrand): C'est cela, oui.
M. Levesque: Vous avez sous "Discours sur le budget" 285 000 000
$; vous avez sous "Prévisions révisées" 503 000 000 $. La
différence est exactement la même chose: 218 000 000 $. (11 h
45)
M. Parent (Bertrand): Mais les 318 000 000 $?
M. Levesque: Pour les 318 000 000 $, vous remontez plus haut,
à "Variation de la valeur de consolidation des placements".
M. Parent (Bertrand): Oui.
M. Levesque: Vous avez 207 000 000 $, sous "Discours sur le
budget", et vous avez sous "Prévisions révisées" 525 000
000 $. Moins 525 000 000 $. Les voyez-vous là? Non, un peu plus haut que
cela. À gauche...
M. Parent (Bertrand): Oui, les 207 000 000 $, je comprends les
525 000 000 $, mais...
M. Levesque: Là, vous avez les 318 000 000 $ que vous
cherchez
M. Parent (Bertrand): D'accord, je vais regarder cela. Mon
collègue, le député de Lévis, avait une question
sur les sociétés d'État. Je vais y revenir par la
suite.
M. Levesque: Je pourrais peut-être vous les donner tout de
suite.
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Lévis, une question.
Sociétés d'État
M. Garon: J'aimerais poser une autre question. J'aimerais savoir,
M. le ministre des Finances, quel a été le profit
réalisé sur la vente des actions de Crustacés de
Gaspé? Le montant qui a été Investi par action,
c'était 100 S; maintenant, à quel prix ces actions ont-elles
été revendues? L'action de SOQUIA, et j'aimerais aussi savoir
à quel prix les actions qui avaient été placées
à 100 $ dans la Société des pêches de Newport ont
été revendues par le gouvernement, d'après une
décision qui date, je pense, de l'automne dernier?
M. Levesque: Je me rappelle très bien les
événements, mais je n'ai pas apporté avec moi les chiffres
pour répondre à votre question. Si je me le rappelle bien, il
était question de 330 $, je pense, l'action, mais là je ne
voudrais pas...
M. Garon: Plus 40 $.
M. Levesque: Plus 40 $ de dividende mais, là encore, je ne
voudrais pas m'avancer quand je n'ai rien devant moi. Je parle de
mémoire.
M. Garon: Donc, 370 $ pour des actions qui avaient
été versées et payées 100 $ au cours de
l'année 1984-1985. Donc, à l'automne 1987, elles se sont vendues
370 $. Pour un éléphant blanc, ne trouvez-vous pas que cela a
rapporté pas mal?
M. Levesque: Je n'ai rien dans ce que je viens de dire qui parle
de cela.
M. Garon: Non, mais je sais que dans le temps...
M. Levesque: Vous sortez là le...
M. Garon:... quand les libéraux étaient dans
l'Opposition, ils disaient que...
M. Levesque: C'est comme si vous sortiez un lapin d'un
chapeau.
M. Garon: Non, mais j'aimerais savoir de
façon formelle et officielle...
Une voix: On peut parler des actifs.
M. Garon:... le montant qui a été payé par
les pêcheurs de la Gaspésie pour acheter les actions de la
société d'État qui avaient été investies
à 100 $ en 1984-1985 et qui ont été revendues...
M. Levesque: II faudrait regarder l'ensemble de la situation et
voir s'il n'y a pas eu des subventions aussi. Je ne sais pas s'il n'y a pas eu
des subventions.
M. Garon: Pour les subventions, c'est la même chose que
pour les autres.
M. Levesque: Non, mais je veux dire...
M. Garon: Les subventions ont été versées
à tout le monde selon les programmes gouvernementaux.
M. Levesque: Non, il faut être juste. Il y a sûrement
eu des profits réels, mais il y a sûrement eu des subventions
aussi. Il faudrait faire la part des choses.
M. Garon: Oui, sauf que, dans les entreprises privées qui
ont eu des subventions de même niveau, Il n'y a pas eu de
récupération de la part du gouvernement. On ne peut plus faire
dans la raffinerie de sucre. On peut toujours encore aller faire une mission
exploratoire, je peux vous dire que, concernant la raffinerie de sucre, le
ministre des Finances est encore autant dans les patates, en disant que
l'avenir est dans la canne à sucre. Il faudrait envoyer une petite
mission pour voir les gens qui cueillent la canne à sucre en
république Dominicaine, qui viennent d'Haïti et qui gagnent 0, 25 $
américain par jour. Cela vaut un peu plus cher que 0, 25 $ canadien,
mais cela reste 0, 25 $; 80 $ U. S. pour huit mois d'ouvrage, du coucher du
soleil au lever du soleil. Vous pourriez envoyer votre sous-ministre voir cela,
cela le renseignera peut-être.
M. Dufour: Cela lui fera un beau teint.
M. Garon: Mais peu importe. Là, je suis dans les choses
concrètes, je veux cela de façon officielle. Le gouvernement
avait placé sous forme d'actions dans Crustacés de Gaspé,
à 100 $ l'action, combien d'argent? Et il a revendu ces mêmes
actions en 1986, à quel prix? Si je n'ai pas la réponse
aujourd'hui, j'aimerais l'avoir par écrit et la même chose pour la
Société des pêches de Newport. L'argent qui a
été placé en 1984-1985 a été placé
à 100 $ l'action et les actions ont été revendues, vous
m'avez dit, 330 $ plus 40 $. J'aimerais cela l'avoir de façon
officielle. Je pense que ces chiffres sont exacts. C'est ce que j'ai entendu
dire moi aussi.
M. Levesque: Je n'ai aucune objection à donner au
député de Lévis tous les renseignements qui,
j'espère, sont déjà publics, j'imagine.
M. Garon: Pas formellement. II y a eu des articles dans les
journaux mais, pour les Crustacés de Gaspé, je pense qu'il n'y en
a pas eu encore.
M. Levesque: Je n'ai pas d'objection, mais je ne les ai pas ici.
Vous comprendrez que je n'ai pas apporté cela. Je ne m'attendais pas
à une question sur Crustacés de Gaspé ni sur les...
M. Garon: Non, mais comme ministre régional, j'aurais
pensé que vous seriez au courant, de mémoire.
M. Levesque: De mémoire, je vous ai répondu tout
à l'heure, mais je vous ai dit que j'aime mieux donner des chiffres
plus... C'est curieux que, dans notre mémoire, les chiffres soient
semblables, parce que les chiffres de 330 $ et les chiffres de 40 $, on les
avait tous les deux.
M. Garon: Oui, vous comprendrez que, comme critique de
l'Opposition, mes chiffres n'ont pas un caractère officiel. C'est pour
cela que j'aime mieux avoir les vôtres.
M. Levesque: C'est parce que mes chiffres ont un caractère
officiel que je vais être plus prudent que nous ne l'avons
été ensemble.
Crédits périmés
M. Garon: Maintenant, j'aimerais savoir autre chose, si possible,
si vous avez les chiffres aujourd'hui. On dit: 175 000 000 $ de crédits
périmés prévus au moment du budget et 127 000 000 $
additionnels, cela veut dire 302 000 000 $ de crédits
périmés. Est-ce qu'il y a moyen d'avoir la ventilation?
M. Levesque: 302 000 000 $.
M. Garon: Au total, 302 000 000 $, au 30 septembre. Est-ce qu'il
y aurait moyen d'avoir la ventilation de ces crédits
périmés et, en particulier, des explications plus
détaillées sur les crédits périmés du
ministère de l'Agriculture et du ministère de l'Industrie et du
Commerce. On voit que les 300 000 000 $ du discours sur le budget sont
ramenés à 218 000 000 $. Donc les crédits
périmés sont considérables. Au ministère des
Affaires municipales également, il y a des crédits
périmés. Le budget était de 766 000 000 $ et il passe
à 594 000 000 $ selon les prévisions révisées.
Donc, encore là, il y a à peu près 170 000 000 $ de moins
que prévu au discours sur le budget. Ce sont des chiffres
considérables. Considérables au ministère de l'Industrie
et du
Commerce aussi. Peut-on avoir des explications également sur
votre propre ministère des Finances dont les crédits qui
étaient anticipés à 3 150 000 000 $ sont ramenés
à 2 974 000 000 $, donc une prévision révisée
à la baisse qui est considérable? Donc, une attention
particulière sur ces ministères mais, en même temps, la
ventilation des crédits périmés par ministère.
M. Levesque: Vous voyez que, dans le rapport au 30 septembre
1987, on avait maintenu les 175 000 000 $ de crédits
périmés anticipés au moment du dépôt des
crédits Comme le député l'a mentionné, on avait
ajouté un crédit périmé additionnel de 127 000 000
$, ce qui porte le total à 302 000 000 $. Maintenant, on sait que
l'année en question n'est pas terminée.
M. Garon: Mais à ce moment-ci, anticipez-vous que cela
sera plus que 302 000 000 $?
M. Levesque: Non, je n'ai pas de raison. On étudie
présentement ce document au 30 septembre, il va falloir attendre la
semaine prochaine; probablement qu'on va pouvoir vous remettre alors la
synthèse au 31 décembre 1987. À ce moment-là, vous
verrez s'il y a des changements ou non mais, chose certaine, on devra attendre
le dépôt des crédits de ce mois-ci encore quelque temps,
à un moment donné. Lorsque le président du Conseil du
trésor fera connaître les détails des dépenses de
chaque ministère, on pourra arriver aux sommes qui ont été
votées, aux sommes qui ont été dépensées,
pour avoir la réponse à la question que vous posez pour chacun
des ministères. Il y en a toujours eu des crédits
périmés, ce n'est pas nouveau. Cela a toujours existé, des
crédits périmés.
M. Garon: C'est-à-dire qu'il y en a habituellement deux
sortes. Il y a ceux que le ministère n'a pas dépensés et
ceux qui sont gelés au début de l'automne. Alors, est-ce qu'il y
aurait moyen de savoir combien il y en a qui ont été gelés
au début de l'automne?
M. Levesque: C'est une question que vous aurez...
M. Garon: En septembre ou octobre, souvent, il y a des gels.
M. Levesque: Vous aurez réponse à cela
sûrement lorsque le travail sera complété, mais il ne l'est
pas présentement, au moment où je vous parle. On est
encore...
M. Garon: Non, mais s'il y a eu un gel de crédits à
l'automne... Est-ce qu'il y en a eu ou est-ce qu'il n'y en a pas eu de gel?
M. Levesque: II n'y a pas eu de gel.
Le Président (M. Lemieux): En fait, est-ce qu'effectivement il
s'agit d'une décision de la commission relativement à la
première question du député de Lévis, M. le
ministre des Finances, relativement à Crustacés de Gaspé.
Alors, allez-vous lui donner l'information? M. le secrétaire...
M. Garon: La Société des pêches de New-port,
également.
M. Levesque: Oui, les deux.
Le Président (M. Lemieux): Alors, voulez-vous prendre note
de la question et vous communiquerez cela à M. le secrétaire qui
va le transmettre à M. le député de Lévis et aux
membres de la commission.
M. Levesque: Sauf s'il y a des raisons d'intérêt
public. Cela m'échappe au moment où je vous parle, mais c'est
toujours la même règle.
Une voix: II ne doit pas y en avoir.
NI. Levesque: Je n'en vols pas pour le moment.
Le Président (M. Lemieux): Sous réserve de
l'article 214 du règlement relativement à l'intérêt
public. M. le ministre, cela va?
M. le député de Lévis.
M. Garon: Troisièmement, comme vous avez ouvert la porte
gentiment sur la raffinerie de sucre..
M. Levesque: On le savait.
M. Garon:.. et comme il était question que... Non, mais je
me suis dît: Eh bien, le ministre a envie de parler de la raffinerie,
J'aimerais savoir si l'intention de la racheter à 1 $ - ce qui devait se
faire au cours de l'automne dernier - après l'avoir
démantelée en partie pour pouvoir la réaffecter à
autre chose, si ce rachat à 1 $ a été effectué.
M. Levesque: C'est une question qui devrait être
posée au ministre responsable, le ministre de l'Agriculture.
M. Garon: Vous êtes un peu intéressé à
cela, c'est vous qui étiez l'actionnaire, qui avez vendu les actions et
qui avez fait le contrat. J'imagine que vous assurez le suivi du contrat un
petit peu.
M. Levesque: Oui, oui. Mais cela demeure une
responsabilité du ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de
l'Alimentation. On n'est plus actionnaire.
M. Garon: Alors, je vais vous poser une autre question. Est-ce
que vous continuez de payer...
M. Levesque: On n'est pas actionnaire de quoi que ce soit.
M. Garon: Non, non, mais est-ce que vous continuez à
autoriser à payer 100 000 $ par mois pour l'entretien de la raffinerie
à une compagnie qui est supposée l'avoir achetée depuis le
mois de septembre 1986? Je sais que vous payez 100 000 $ par mois de frais
d'entretien. Je ne sais pas si vous passez le balai ou quoi. Mais, pour une
compagnie qui est' devenue privée depuis septembre 1986, le gouvernement
a payé d'avance pour 10 ans les taxes municipales à une compagnie
privée qui a acheté l'entreprise. Alors, les 100 000 $ par mois
de frais d'entretien, est-ce que vous avez continué à les payer
en septembre 1987, octobre 1987, novembre 1987, décembre 1987, janvier
1988, février 1988, et avez-vous aussi l'intention de les payer à
l'avenir?
M. Levesque: Nous pourrons donner réponse à cette
question en vérifiant si ce sont des sommes qui proviennent de chez
nous. Mais si ce sont des sommes à l'intérieur du budget du
ministre de l'Agriculture, à ce moment-là, ce sera le ministre de
l'Agriculture qui devra y répondre. C'est lui qui est responsable de son
budget.
M. Garon: Mais vous, vous répondez pour tous les
ministères au fond. Quand vous êtes...
M. Levesque: Pas aujourd'hui. Aujourd'hui, je fais la
synthèse des opérations financières au 30 septembre 1987.
Vous étiez rendu en février 1988.
M. Garon: Non, non, mais je vous demande si vous anticipez
à même ces budgets-là... Il y a des budgets
révisés. Vous écrivez: Prévisions
révisées, Agriculture, Pêcheries et Alimentation. Le
ministre n'est pas ici, mais c'est vous qui répondez pour tout cela. Je
vous demande si, dans vos prévisions révisées, il y a 100
000 $ par mois pour la raffinerie de sucre ou s'il n'y a pas 100 000 $ par mois
pour la raffinerie de sucre. C'est à vous de répondre à
cela.
M. Levesque: Si on donnait suite à votre
interprétation du mandat de la commission, ce serait drôle de voir
combien de questions on pourrait poser ici sur tous les sujets, sur tous les
ministères, sur toutes les dépenses d'administration pour plus de
30 000 000 000 $ et aller dans les détails et dire: Vous avez cela dans
vos livres, donc répondez.
M. Garon: Oui, mais vous avez un sous-ministre à
côté de vous qui s'est toujours intéressé beaucoup
à la raffinerie. Je suis certain qu'il garde un oeil vigilant
là-dessus.
M. Levesque: Oui, mais...
M. Garon: Si vous n'avez rien à cacher, vous allez me
répondre.
M. Levesque: Non, c'est cela que je veux dire. C'est pour cela
que je lui ai demandé...
M. Garon: Si vous avez quelque chose à cacher, vous ne
répondrez pas.
M. Levesque: C'est pour cela que je le lui ai demandé.
S'il avait eu la réponse ici, je vous l'aurais donnée avec
plaisir. C'est parce qu'il ne l'avait pas. Alors, cela nous ferait plaisir de
vous la donner si nous l'avions. Nous n'avons rien à cacher.
M. Garon: Vous n'auriez pas la réponse? M. Levesque: Non,
on ne l'a pas ici.
M. Garon: 100 000 $ par mois, ce n'est pas assez gros pour que
vous ayez une réponse là-dessus?
M. Levesque: Oui, oui.
M. Garon: Passer le balai dans une bâtisse, c'est 100 000
$...
M. Levesque: Une fois que les crédits sont votés
par la Législature, vous savez, on laisse les choses se faire. C'est
vous qui êtes les maîtres, les députés. C'est vous
qui avez autorisé les crédits. S'il y a des crédits pour
telles et telles dépenses, nous acceptons qu'elles se fassent, sous le
contrôle du Conseil du trésor évidemment, etc. Vous savez
cela. Vous avez été assez longtemps au Conseil du trésor.
Vous étiez assis là...
M. Garon: Oui, mais sauf que vous deviez la racheter en dedans
d'un an.
M. Levesque: Pardon?
M. Garon: Vous deviez la racheter dans le délai d'un an,
pour 1 $. C'est pour cela.
M. Levesque: Oui, mais je vais vous dire qu'il s'agit là
de circonstances qui relèvent de la compétence du ministre de
l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation. Vous avez
été vous-même ministre de l'Agriculture, des
Pêcheries et de l'Alimentation. Vous n'aimiez pas tellement que les
autres mettent le nez dans vos affaires. Rappelez-vous un peu le
passé.
M. Garon: J'ai remarqué, au cours de toutes ces
années, que le minislère des Finances ne se privait jamais de se
mettre le nez dans les affaires des ministères. Voulez-vous dire que
vous ne vous occupez plus de cela et que les ministères sont sur le
"pilote automatique"
maintenant?
M. Levesque: Vous avez toujours de l'humour.
M. Garon: Non, non.
M. Levesque: On vous reconnaît, M. le député
de Lévis.
Le Président (M. Lemieux): ' J'aimerais quand même
souligner, eu égard à ce que M. le député de
Lévis vient de dire, que pour le débat ici, c'est l'article 292
qui s'applique. Évidemment, le sujet peut être plus large, mais
ceci ne permet quand même pas au ministre des Finances d'avoir à
répondre d'une compétence sectorielle qui ne serait pas la
sienne. Cela est clairement défini par l'article 292, le cadre de notre
mandat, même si je peux permettre d'une façon très large de
discuter de l'évolution des finances publiques. Alors, je veux bien que
le débat se situe à ce niveau.
M. Garon: Regardez, M. le Président, à la page
14...
Le Président {M. Lemieux): Oui, M. te
député.
M. Garon:... pour 1987-1988, sous le "Discours sur le budget"
pour les différents ministères et sous "Prévisions
révisées". Je demande simplement, au sujet des chiffres de
"Prévisions révisées", si cela inclut tel et tel montant.
Je pense que c'est très pertinent.
M. Levesque: Qu'est-ce que vous citez? M. Garon: La page 14.
M. Levesque: Oui. (12 heures)
M. Garon: Vous avez ce que comprenait le discours sur le budget
et les prévisions révisées qui disent que vous ne
prévoyez plus les mêmes chiffres qu'au moment de votre budget.
Alors, j'imagine que vos prévisions révisées comprennent
le passé, c'est-à-dire du 1er avril au 30 septembre, mais
également du 1er octobre au 31 mars. Alors, il n'est pas exact qu'on
doive vous interroger complètement et uniquement sur le passé,
puisque vous avez des prévisions. J'ai le droit de vous interroger sur
vos prévisions.
Le Président (M. Lemieux): Je n'ai pas dit sur le
passé, mais sur l'évolution des finances publiques.
M. Garon: C'est cela.
Le Président (M. Lemieux): J'en conviens, M. le
député de Lévis.
M. Garon: C'est pour ça que je dis au ministre: Est-ce que
dans vos prévisions II y a telle chose? C'est pour cela que je demande,
par exemple, la ventilation des crédits périmés par
ministère et pour avoir une idée de ce qui a été
enlevé dans les crédits qui ont été votés
par l'Assemblée? M. le Président, à cause du
principe...
M. Levesque: M. le Président, vous savez fort bien que
nous n'allons pas refaire ici le travail qui est fait sur une période de
trois semaines complètes, alors que les députés
étudient les crédits des ministères. Cela ne veut pas dire
que, lorsque nous faisons l'étude de la synthèse trimestrielle
des opérations financières nous allons nous préparer
à répondre à toutes les questions sectorielles qui font
l'objet d'études de je ne sais combien de commissions qui siègent
en même temps, tant d'heures par jour. La Chambre ferme ses
activités pratiquement et on consacre un mois, deux ou trois semaines au
moins, à l'étude détaillée des crédits. Si
c'est pour ça que je suis venu ici ce matin, dites-le-moi et
j'amènerai évidemment le gouvernement, tous les fonctionnaires
appropriés et on commencera l'étude des crédits. Cela n'a
pas de bon sens. Il faut rester un peu dans la "macro-étude", si vous
voulez, et non pas dans la "micro-étude. Autrement, on va se perdre.
Malgré cela, j'ai demandé, pendant que le député de
Lévis parlait, s) on ne pouvait pas aller lui chercher cette information
pendant qu'il est ici pour montrer notre bonne volonté. Alors, on est
à regarder si on ne pourrait pas lui trouver cette information avant de
nous quitter.
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Lévis.
M. Garon: Essentiellement, je ne veux pas entrer dans les petites
affaires des ministères qui ont de petites variations minimes. Je
comprends que, sur un certain budget, les variations minimes sont possibles,
mais pour le ministère des Affaires municipales, les parlementaires ont
voté. Ils n'ont pas voté pour le "fun" 766 700 000 $. Là,
on voit, à "Prévisions révisées": 594 300 000 $. Ce
n'est pas un cure-dents, c'est un madrier sur le plan des prévisions. Je
me suis dit: On a voté ça pour le "fun" ou bien il s'est
passé quelque chose de majeur pour changer les prévisions de 170
000 000 $ après six mois seulement, par rapport à un budget de
766 000 000 $.
Alors, je veux savoir pourquoi cela a baissé autant Est-ce que
les sommes qui avaient été votées par les parlementaires,
vous avez décidé de ne pas les dépenser ou si vous avez
rendu les conditions tellement difficiles que le ministre n'est plus capable de
les dépenser? Il est arrivé quelque chose sûrement de
majeur là, à moins que l'on ne vote des dépenses pour le
"fun", puis après on décide de les éliminer. Cela aurait
été
juste pour la frime, pour faire croire au monde qu'on avait des
intentions dans ce secteur. C'est le ministère des Affaires municipales
et cela peut concerner l'habitation ou des choses qui ont un impact majeur.
L'autre ministère que je vois...
M. Levesque: Un Instant, M. le Président.
M. Garon: Un instant, l'Industrie et Commerce... Non, non, je
veux finir mon intervention.
M. Levesque: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Lévis.
M. Garon: À l'Industrie et Commerce, on a voté 300
300 000 $ et les prévisions révisées s'en vont vers une
perspective, après six mois seulement, de 218 500 000 $. Cela fait plus
de 80 000 000 $, cela veut dire plus de 25 % d'écart: 80 000 000 $ sur
300 000 000 $. Ce n'est pas, encore là, un cure-dents, c'est
plutôt une charge de deux-par-quatre. Alors, il s'agit de gros
montants.
De plus, je vois le ministre de l'Agriculture se promener en disant
qu'il n'y aura pas de crédits périmés. Je vois qu'il y en
a déjà pour 10 000 000 $ de périmés après
six mois. Alors, je veux savoir ce que c'est les crédits
périmés au ministère de l'Agriculture, puisque le ministre
dit que sa performance, c'est de ne pas avoir de crédits
périmés. Il en a déjà pour 10 000 000 $ de
périmés après six mois. Je veux savoir ce que c'est, et
c'est pour cela que j'ai mentionné votre cas, celui du ministre des
Finances.
Vous avez là une prévision de presque 200 000 000 $ de
différence par rapport à ce que vous aviez prévu. De 3 153
000 000 $, cela baisse à 2 974 000 000 $. C'est juste pour avoir une
idée pourquoi votre budget avait été mal prévu,
pourquoi votre propre budget avait été mal prévu. Alors,
j'ai mentionné surtout de gros ministères, pas de petits
ministères, pour avoir une ventilation des crédits
périmés par ministère au 30 septembre, si vous voulez,
mais si vous étiez gentil, vous nous donneriez également, avec
votre synthèse de la fin de décembre, la liste également
ventilée des crédits périmés en même temps
que vous envoyez votre rapport. Les parlementaires votent ces sommes d'argent.
À moins que tout l'exercice ne soit futile. Autrement, ils ne votent pas
des sommes d'argent comme cela pour rien. C'est pour savoir pourquoi... Il peut
y avoir de bonnes raisons, mais je ne vous accuse pas. Je parle du public qui
est intéressé à savoir quels sont les montants qui ont
été enlevés, pourquoi ils ont été
enlevés, pour pouvoir apprécier la performance du
gouvernement.
Le Président (M. Lemieux): M. le ministre des
Finances.
M. Levesque: M. le Président, tout d'abord, je sais que le
député est intéressé à l'Agriculture en
particulier, ayant pendant plusieurs années dirigé ce
ministère. Il parlait des crédits qui étaient
affectés à ce chapitre-là et il demandait pourquoi on
avait voté 551 000 000 $, les prévisions révisées
étant de 541 000 000 $. Il faut qu'il se rappelle que, l'année
précédente, les crédits n'étaient que de 505 000
000 $. Alors, c'est beaucoup plus de crédits qui apparaissent
présentement au ministère de l'Agriculture que
précédemment. Première chose. Deuxième chose, il
admettra que 10 000 000 $ sur un total de cette envergure-là, cela
représente un pourcentage infiniment petit. Cependant, il a raison de
dire qu'aux Affaires municipales il faudrait peut-être quelques
explications parce que vous êtes à 770 000 000 $ et là les
prévisions révisées tombent à 594 000 000 $.
Je n'ai pas, comme je l'ai mentionné tout à l'heure,
toutes les réponses, mais une qui me vient à l'esprit, c'est que
justement, je pense que le député de Lévis a eu un
pressentiment lorsqu'il a parlé d'habitation. C'est justement du
côté de la Société d'habitation du Québec;
elle recevait normalement du ministère des Affaires municipales une
somme qui provenait du gouvernement fédéral dans sa contribution
d'environ 140 000 000 $, somme qui était versée comme
dépense à la Société d'habitation par le
ministère des Affaires municipales. Or, il y a eu un changement en cours
d'année. C'est que le gouvernement fédéral verse
directement les 140 000 000 $ à la Société d'habitation du
Québec, diminuant ainsi le besoin pour les affaires municipales d'une
somme correspondante que l'on retrouve dans les transferts
fédéraux. On comprendra que dans les transferts
fédéraux, cela ne paraît pas non plus comme transferts,
c'est cela? Les 140 000 000 $, au lieu de passer par les affaires municipales
pour arriver à la Société d'habitation, sont versés
directement à la Société d'habitation, ce qui explique la
diminution.
M. Garon: Cela paraît où, à ce
moment-là, les 140 000 000 $?
M. Levesque: C'est un montant de 140 000 000 $ qui
apparaît...
Une voix: II n'est plus dans le fonds consolidé.
M. Levesque: II ne passe plus par te fonds consolidé.
C'est cela. Ils le versent à la Société d'habitation du
Québec.
M. Garon: Ni dans les transferts fédéraux? M.
Levesque: Non.
M. Garon: Ce sont de drôles de méthodes comptables
pour la meilleure véracité de la
comptabilité. Quand Hydro a des profits qu'elle ne verse pas au
gouvernement, cela apparaît dans les revenus, puis là, quand vous
recevez 140 000 000 $ du fédéral, cela ne paraît nulle
part, cela va directement au fonds consolidé. Cela m'apparaît des
méthodes comptables curieuses. Là, les revenus n'apparaissent
plus.
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Lévis, pendant que les gens s'interrogent, M le député de
Lafontaine avait demandé la parole.
M. te député de Lafontaine.
M. Gobé: Merci, M. le Président.
M. Levesque: Je vous reviens avec l'explication, mais je tiens
cependant à dire qu'il n'y a pas de changement dans le budget des
Affaires municipales pour les 140 000 000 $ qui sont versés directement
par le fédéral à la Société d'habitation du
Québec. Maintenant, pourquoi est-ce qu'ils ont
préféré cette méthode-là... Pardon?
M. Garon: Ce sont des dépenses, les prévisions des
dépenses.
M. Levesque: Des dépenses.
M. Garon: Le 140 000 000 $ n'apparaissent plus dans les
dépenses?
M. Levesque: Parce que les Affaires municipales ne versent plus
140 000 000 $ à la Société d'habitation du Québec.
La Société d'habitatton du Québec les reçoit
directement. Donc, cela n'apparaît plus dans les dépenses des
Affaires municipales pour des sommes véhiculées à la
Société d'habitation du Québec. Vous me posez la question:
Pourquoi ce changement procédure"? Je vais essayer de vous donner la
réponse dans les meilleurs délais, pour le changement au point de
vue technique, c'est-à-dire pourquoi on a changé cette
méthode de faire parvenir ces sommes à la Société
d'habitation. On sait que le gouvernement fédéral participe, vous
le savez comme mol, aux activités de la Société
d'habitation du Québec, pour une somme, disons, de 140 000 000 $.
Autrefois, le fédéral versait cette somme de 140 000 000 $ au
fonds consolidé du revenu. Cette somme était ensuite prise aux
dépenses et apparaissait au budget des Affaires municipales Par la
suite, si j'ai bien compris, les Affaires municipales la versait à la
Société d'habitation du Québec.
M. Rhéaume: C'était juste une boîte à
lettre.
M. Levesque: Oui, c'était une boîte à lettre
comme dirait le sous-ministre.
M. Garon:... La boîte à lettre, elle parais- sait
dans les comptes auparavant. Elle a toujours paru dans les comptes. Les
montants d'argent versés par le fédédal ont toujours paru
dans les comptes du gouvernement du Québec Vous voulez dire que vous
recevez 140 000 000 $. Cela ne paraît pas dans tes revenus, cela ne
paraît pas dans les dépenses non plus.
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Lévis, votre temps excède déjà de cinq minutes.
M. Levesque:... cependant, on peut revenir au
député de Lévis après.
Le Président (M. Lemieux): D'accord, cela va.
M. Gobé:...
Le Président (M. Lemieux): Brièvement, M le
député de Lafontaine.
M. Gobé: Si le. M. le ministre n'a pas terminé.
Le Président (M. Lemieux): Oui. M. le député
de Lafontaine.
M. Gobé: Tout à l'heure, le ministre nous
mentionnait rapidement qu'une partie des 25 000 000 000 $ de la dette
accumulée, 14 000 000 000 $, avait servi à ce qu'il appelle payer
l'épicerie. On parte souvent de payer l'épicerie mais, dans mon
comté, mes électeurs me disent: C'est quoi l'épicerie que
vous payez? Est-ce que M. le ministre pourrait nous donner des exemples du
genre d'épicerie qui a été payée avec ces 14 000
000 000 $?
M. Levesque: Certainement. L'exemple le plus clair qu'on peut
donner, ce sont les salaires des employés du secteur public ou du
secteur parapublic. Ce sont des dépenses courantes. On doit payer des
salaires, mais on n'a pas l'impression qu'on doive, cependant, emprunter
aujourd'hui pour vingt ans pour payer des salaires d'aujourd'hui. C'est clair,
à mon sens, qu'on doit tendre vers la situation où le
gouvernement paye à même ses revenus courants, c'est-à-dire
le revenu qui lui provient des taxes, qu'il prenne cet argent et qu'il
règle ses comptes courants, c'est-à-dire, les salaires, les
dépenses de voyages, et non pas emprunter et faire payer par des
générations futures des dépenses courantes. C'est ce que
je veux dire.
Lorsqu'on a augmenté l'endettement du Québec de 25 000 000
000 $ entre 1976 et 1985-1986, je dis que ces 25 000 000 000 $, si cela avait
été pour des dépenses de construction, disons, de
l'équipement pour des hôpitaux, des écoles, des routes,
etc.. c'est normal que cela ne soit pas payé par la population dans une
seule année. On peut étaler le paiement de ces dépenses de
nature capitale, ces immobilisations, sur
un certain nombre d'années pour que cela ne soit pas payé
par un seul groupe de personnes, mais plutôt par toutes les personnes qui
en profiteront au cours des années.
Ce qui est arrivé avec ces 25 000 000 000 $ d'endettement
additionnel, c'est qu'il y a eu 14 000 000 000 $ de ces 25 000 000 000 $ qui
sont allés à des dépenses courantes, qu'on appelle les
dépenses d'épicerie. Autrement dit, le gouvernement n'a pas pu
payer ses dépenses courantes, c'est-à-dire ses salaires, ses
employés même, sans aller emprunter sur l'avenir. C'est cela
qu'est l'histoire. C'est ce que nous essayons de corriger. Nous l'avons
corrigé complètement jusqu'à n'emprunter que pour les
immobilisations maintenant, mais encore une partie pour les fonds de retraite.
Et il faudrait se débarasser de cela pour arriver à la situation
idéale qu'on recherche, soit de ne plus emprunter un sou, sauf pour des
immobilisations à long terme, si on veut. (12 h 15)
M. Gobé: Si je comprends bien, M. le ministre, ces fonds
auraient pu servir à un gouvernement qui aurait décidé de
faire plaisir à une certaine catégorie d'employés de
l'État, comme des fonctionnaires, à la veille d'une
élection ou d'un référendum en augmentant leur salaire. On
pourrait aller jusque là.
M. Levesque: On peut fort bien imaginer ces choses. D'ailleurs,
le député de Lévis l'a mentionné lui-même.
À un moment donné, dans un grand moment de franchise, il a dit:
Oui, c'est vrai qu'on a laissé monter le déficit,
particulièrement à la veille du référendum. Il l'a
admis.
M. Garon:... j'ai dit l'année 1980-1981. M.
Gobé: C'est ce qu'on...
M. Garon: Je n'ai pas dit à la veille du
référendum, c'est après le référendum.
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Lévis, s'il vous plaît, fa parole est au député de
Lafontaine. M. le député de Lafontaine.
M. Gobé: Donc, on aurait pu assister à cela, selon
les termes du député. On pourrait extrapoler et penser, comme le
dit le député de
Lévis, que les...
M. Garon: M. le Président, une question de
règlement.
Le Président (M. Lemieux): Question de
règlement...
M. Levesque: On peut apporter l'article du journal ici, si vous
voulez.
M. Garon: L'article du journal, ce n'est pas exact.
Le Président (M. Lemieux): Quel article, M. le
député de Lévis?
M. Garon: En vertu de l'article du règlement où on
a le droit de rétablir les paroles qui ont été dites et
qui ne sont pas exactes.
Le Président (M. Lemieux): Un instant, s'il vous
plaît. Article 213?
M. Levesque: Vous n'avez pas iu cela dans les journaux?
M. Garon: Dans les journaux, c'est faux. Je vais vous demander de
donner l'explication immédiatement.
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Lévis, je suis bien d'accord avec cela, mais l'article 213 dit: Tout
député peut demander la permission de poser une question au
député qui vient de terminer une intervention. " L'intervention
du député de Lafontaine n'est pas terminée.
M. Garon: Ce n'est pas cela. Ce n'est pas pour poser une
question, c'est pour rétablir des faits qui sont faux.
Le Président (M. Lemieux): Article 212: Tout
député estimant que ses propos ont été mal compris
ou déformés peut donner de très brèves explications
sur le discours qu'il a prononcé, "
Mais vous n'avez pas la parole. C'est le député de
Lafontaine. Il faut donc que vous attendiez que le député de
Lafontaine ait terminé son intervention. M. le député de
Bertrand a aussi demandé la parole.
M. le député de Lafontaine.
M. Gobé: Merci.
M. Garon: La question de règlement est prioritaire, M. le
Président.
Le Président (M. Lemieux): Oui, M. le député
de Lévis, vous avez raison là-dessus. Vous avez raison.
M. Garon: Or, J'ai posé une question prioritaire et quand
je soulève une question de règlement sur les paroles qui viennent
d'être prononcées...
Le Président (M. Lemieux): Je vais vous donner la parole
après, M. le député de Lévis. Là-dessus,
vous avez raison.
M. le député de Lafontaine.
M. Gobé: Merci, M. le Président. J'avais
mentionné: Comme le député de Lévis aurait pu dire.
Je n'ai pas voulu affirmer qu'il l'avait dit,
parce que je n'ai pas la preuve qu'il l'a dit, bien entendu.
Maintenant, M. le Président, est-ce que le ministre pourrait nous
informer un peu sur la comparaison qu'on pourrait faire ou comment se situe la
croissance de la dette du Québec comparativement à celle du
gouvernement du Canada? Est-ce qu'il y a des choses significatives? Est-ce que
te ministre pourrait nous parler un peu de la comparaison actuellement de la
croissance de notre dette au Québec par rapport à celle du
gouvernement fédéral? Est-ce qu'il y a moyen de comparer,
d'ailleurs? S'il y a moyen, est-ce qu'on pourrait peut-être en être
informés ou parler un peu plus de cela?
Le Président (M. Lemieux): Si je comprends bien, M. le
député de Lafontaine, vous demandez comment se compare le taux de
croissance de la dette québécoise avec celui de la dette
fédérale?
M. Gobé: Quelque chose comme cela, ouï. D'accord.
Le Président (M. Lemieux): C'est la question posée
par le député de Lafontaine, M. le ministre.
M. Parent (Bertrand): De toute évidence, le ministre n'a
pas entendu votre question.
Le Président (M. Lemieux): Oui, je pense que le ministre a
compris. Il s'agit du député de Lafontaine qui vous demandait
comment se compare le taux de croissance de la dette québécoise
avec celui de la dette fédérale?
Des voix: Ha, ha, ha!
M. Parent (Bertrand): M. le Président, laissez le ministre
répondre.
M. Levesque: Je dois dire que je n'aime pas discuter des
questions d'un autre niveau de gouvernement autant que possible, mais
malgré notre situation difficile, j'aime autant être dans nos
souliers que dans les souliers du ministre des Finances à Ottawa. Avec
les déficits qu'il conserve autour des 30 000 000 000 $, avec une dette
qui approche les 300 000 000 000 $, je crois que...
M. Garon: Vous avez eu un meilleur héritage que lui.
M. Levesque: II n'a pas eu un héritage tellement plus
brillant que celui que nous avons reçu.
M. Garon: Bien meilleur, tout le monde l'admet.
M. Levesque: Mais pour le dire en chiffres.. J'avais les chiffres
là-dessus, M. le député; pour la dette, j'avais une page
là-dessus. D'accord, elle est ici. Alors, voici les chiffres officiels,
si vous voulez, M. le député de Lafontaine.
M. Gobé: M. le Président, pourriez-vous demander au
député de Lévis de garder peut-être un peu plus le
silence' J'ai de la difficulté à entendre M. le ministre. Il est
vrai que je suis un peu loin. Ou peut-être augmenter le son?
M. Levesque: Alors, la dette nette du secteur public
supportée...
M. Garon:...
Le Président (M. Lemieux): Là, M. le
député de Lévis, moi-même, je n'ai pas compris le
ministre des Finances qui est à côté de moi. Alors, M. le
ministre des Finances, s'il vous plaît.
M. Levesque: Alors, on va commencer par le Québec, si vous
voulez. La dene nette du secteur public supportée par les revenus
fiscaux - là, il s'agit de la dette totale du gouvernement: dette
à long terme, bons du Trésor, provisions pour les régimes
de retraites, celle des réseaux d'éducation, de santé,
celles des municipalités, moins la valeur des placements, prêts et
avances du gouvernement à son actif - alors, la dette au 31 mars 1987,
dette nette supportée par les revenus fiscaux, telle que je viens de la
définir, serait de 39 940 000 000 S. Si je regarde la dette publique
nette du gouvernement fédérai, II s'agit de la dette du
gouvernement fédéral moins la valeur de ses actifs
comptabilisés, elle serait de 264 101 000 000 $ Si on regarde en
pourcentage du PIB, au Québec, ce serait 34, 3 %; au
fédéral, 51, 8 %. Par famille de quatre, cette dette
représenterait 24 270 $ au Québec et 41 314 $ au
fédéral. Ce qui fait, pour une famille de quatre enfants, au
provincial et au fédéral, 65 584 $.
M. Garon: II est temps qu'on prenne notre
souveraineté.
M. Levesque: Vous prendrez les dettes avec.
M. Garon: On se fait endetter à mort par le
fédéral. Vous voyez pourquoi il faut arrêter de se faire
organiser.
M. Levesque: Le service de la dette en 1987-1988, au
Québec: 5 626 000 000 $; au fédéral: 29 220 000 000 $. En
pourcentage du PIB, le service de la dette: 4, 4 % au Québec; 5, 3 % au
fédéral. Par famillle de quatre, le service de la dette,
c'est-à-dire les intérêts, au Québec: 3419 $; au
fédéral: 4571 $, pour un total de 7990 $ En d'autres mots, la
famille de quatre enfants, au Québec, avec...
Une voix: Deux enfants.
M. Levesque:... excusez-moi, deux enfants
ou monoparentale avec trois enfants, la famille de quatre au
Québec, pour le service de la dette, c'est-à-dire pour les
intérêts, annuellement, doit faire face présentement
à 3419 $ et, à Ottawa, à 4571 $. Cette famille, seulement
pour payer les intérêts, doit payer 8000 $ à peu
près, plus précisément 7990 $. Donc, avant de commencer,
chaque famille doit 8000 $ le 1er janvier, avant de commencer seulement
à payer des intérêts que l'on doit collectivement.
Voilà la situation, M. le député de Lafontaine.
Le Président (M. Lemieux): Merci, monsieur. Quant à
la question de règlement du député de Lévis, je
vais seulement lui lire l'article 212, paragraphe 2: "il doit donner ses
explications immédiatement après l'intervention qui les suscite.
Elles ne doivent apporter aucun élément nouveau à fa
discussion, ni susciter le débat. "
M. Levesque: C'est impossible.
Le Président (M. Lemieux): Cela veut donc dire qu'elles ne
visent qu'à rétablir les faits, ses propos. Vous savez, il y a
des interprétations différentes à cela. Vous avez
interrompu le député de Lafontaine. J'ai comptabilisé la
réponse du ministre dans le temps du député de Lafontaine,
comme nous aurions pu, immédiatement après le temps de parole du
député de Lafontaine, vous passer la parole sur la question de
règlement Maintenant, vous avez la parole sur la question de
règlement. M. le député de Lévis.
M. Garon: Ce sera très bref, M. le Président. Quand
on dit que les dépenses ont augmenté à la veille du
référendum, ce n'est pas ce que j'ai dit. J'ai dit: Pour
l'année 1980-1981, tout le monde voit dans les chiffres que les
dépenses ont été plus élevées. Le
référendum a eu lieu au moi de mai 1980. Vous comprenez que les
dépenses accrues n'ont pas pu se faire entre le 1er avril et la date du
référendum, puisque c'est au cours de l'année 1980-1981,
à cause de l'augmentation des taux d'intérêt en
particulier, que les dépenses ont été plus
élevées. Le référendum se passe au tout
début de l'année 1980. Les dépenses n'ont eu aucun impact
par rapport au référendum.
Le Président (M. Lemieux): Merci, M. le
député de Lévis.
M. Garon: Je voulais rétablir cela. On n'a qu'à
regarder l'évolution des dépenses et on le verra, à ce
moment-là, aux différentes années.
Le Président (M. Lemieux): Un instant, j vérifie si
le temps de M. le député de Lafontaine est terminé. Il est
terminé. M. le député de Bertrand.
M. Parent (Bertrand): Oui. J'aimerais revenir, M. le
Président, à la "Synthèse des opérations
financières".
M. Levesque: Pardon?
M. Parent (Bertrand): J'aimerais revenir à l'exercice
qu'on devait faire ce matin, étudier la "Synthèse des
opérations financières" et poser quelques questions au ministre.
SI on pouvait avoir une discussion. J'ai plusieurs questions, le temps file et
on n'aura pas de réponse.
M. Levesque: J'ai des réponses, si vous voulez, aux
questions qu'on m'a posées. Si vous ne voulez pas, cela ne me fait
rien.
M. Parent (Bertrand): Est-ce qu'on peut savoir de quelle question
il s'agit, M. le ministre?
M. Levesque: Le député de Lévis a
parlé du ministère des Finances, du ministère de
l'Industrie et du Commerce, du ministère des Affaires municipales Pour
les Affaires municipales, la SHQ, je vais le faire brièvement si vous
voulez, M. le député de Bertrand, mais je n'ai pas d'objection
à ce qu'on garde cela pour la fin.
Le Président (M. Lemieux): Mais, M. le ministre des
Finances, sauf s'il y a consentement, parce que je remarque que le temps du
député de Bertrand a été grandement amputé
par le temps qu'a pris le député de Lévis, parce qu'il a
dépassé de sept à huit minutes. Je l'ai fait calculer, M.
le député de Lévis. Alors, iI y aurait peut-être
lieu, M. le ministre, de céder la parole au député de
Bertrand et, lorsque le député de Lévis reprendra la
parole, vous pourrez répondre à ses questions, à moins
qu'il n'y ait consentement. À moins que M. le député de
Bertrand ne consente à ce que le ministre réponde
immédiatement à la question du député de
Lévis.
M. Parent (Bertrand): Je n'ai pas d'objection Si mon
collègue a posé des questions, il a besoin des réponses.
Je voudrais seulement qu'on accélère le débit, si c'est
possible parce qu'on n'est pas rentrés dans l'ensemble de la
matière. Il y a plusieurs questions qui vont demeurer en suspens et il
est déjà 12 h 25.
Le Président (Mi. Lemieux): Alors, M. le ministre, avec le
consentement du député de
Bertrand, vous pouvez répondre aux questions du
député de Lévis.
M. Levesque: Le changement dont on a parlé tout à
l'heure - les sommes qui sont versées directement à la
Société d'habitation du Québec - donne suite à un
changement à la loi en vertu de l'article 31 de la Loi modifiant la Loi
sur la Société d'habitation du Québec et c'est en vertu de
cet article de la loi et des modifications qui ont été faites
récemment à la loi sur... Peut-être que le
député de Jonquière s'en souvient, cette loi ayant
été modifiée, cela
avait comme conséquence d'amener ce changement comptable.
Maintenant, je n'en sais pas plus parce que je n'ai pas étudié ce
projet de loi avec lui, mais on pourra regarder cela.
Deuxièmement, quant au ministère des Finances, pourquoi la
diminution de 3 154 000 000 $ à 2 974 000 000 $, je peux y
répondre parce que cela relève directement de notre
ministère. Il y avait des crédits périmés au
service de la dette de 51 000 000 $, des périmés au fonds de
suppléance de 13 000 000 $ et des transferts aux autres
ministères de 116 000 000 $, pour un total de 180 000 000 $.
Maintenant, au ministère de l'Industrie et du Commerce, les
changements sont de l'ordre de 85 000 000 $. Selon les renseignements que nous
avons obtenus depuis que la question a été posée, c'est
qu'il y avait un paiement fait d'avance, anticipé en 1986-1987, de
SIDBEC pour 31 000 000 $; il y a eu une dépense qui a été
une aide transformée sous forme de prêt pour 17 000 000 $, dans le
cas de Domtar; pour Hyundai, il y a eu un délai dans les travaux qui ont
baissé de 15 000 000 $ les montants à verser; dans le cas de
Pétromont, il y a eu 7 000 000 $ de moins de versés à
cause des pertes moins élevées que prévues et, dans
d'autres cas, 15 000 000 $, pour un total de 85 000 000 $. Je pense que cela
répond aux questions du député. S'il y a autre chose, je
ne me le rappelle pas.
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Bertrand.
M. Garon: L'Agriculture?
M. Levesque: La somme de 10 000 000 $; 551 000 000 $ à 541
000 000 $, d'autant plus que c'est beaucoup plus de crédits que
l'année précédente. Alors, je ne pense pas qu'il y ait
là quelque chose de trop inquiétant. Maintenant, il faut bien
comprendre que, dans les crédits périmés dont on a
parlé tout à l'heure, des 175 000 000 $ plus 127 000 000 $,
chaque ministère fournit sa part. Or, seulement à ce
chapitre-là, je pense qu'on peut dire que, pour le ministère de
l'Agriculture, cela explique très rapidement les 10 000 000 $ en
question.
Le Président (M. Lemieux): Merci, M. le ministre des
Finances. M. le député de Bertrand.
Revenus et dépenses
M. Parent (Bertrand): M. le ministre, est-ce qu'il y aurait moyen
de savoir quel était le montant initial prévu pour la vente des
sociétés d'État? On a mentionné tantôt... (12
h 30)
M. Levesque: La vente des sociétés d'État,
C'était 215 000 000 $.
M. Parent (Bertrand): Oui. Alors, 215 000 000 $..
M. Levesque: Pour 1987-1988... M. Parent (Bertrand): C'est
cela.
M. Levesque: C'est bien cela, oui, 215 000 000 $.
M. Parent (Bertrand): On avait prévu 215 000 000 $ de la
vente des sociétés d'État et tantôt, on a
mentionné qu'on a laissé tomber la vente de Culinar, ce qui
apportait des revenus moindres. Est-ce qu'on peut savoir quel était le
détail de ces 215 000 000 $?
M. Levesque: On avait prévu Donohue pour, disons, en
chiffres ronds, 150 000 000 $ et peut-être autour de 65 000 000 $, 70 000
000 S, pour Culinar.
M. Parent (Bertrand): Alors, essentiellement, les 215 000 000 $
dont il était question dans le discours sur le budget, c'était
Donohue et Culinar.
M. Levesque: Oui.
M. Parent (Bertrand): C'est exact?
M. Levesque: Oui.
M. Parent (Bertrand): Quelles sont les sommes réelles qui
sont entrées jusqu'à maintenant, puisque la transaction avec
Donohue est terminée?
M. Levesque: 152 000 000 $ pour Donohue, c'est tout.
M. Parent (Bertrand): Alors, il y a 150 000 000 $. Donc, il y a
un déficit, si je comprends bien, tout simplement de 65 000 000 $ pour
ces entrées, ou de cet ordre-là.
M. Levesque: Comme revenus, oui, 152 000 000 $. Il faut faire la
distinction entre les revenus et les recettes, à cause des nouvelles
conventions comptables. Comme revenus, il y a 152 000 000 $.
M. Parent (Bertrand): Et comme recettes? M. Levesque: 20 000 000
$.
M. Parent (Bertrand): Ce qui était la partie des
dividendes.
M. Levesque: C'est cela.
M. Parent (Bertrand): D'accord. Donc, il y a 65 000 000 $ dont
vous êtes privés puisque la vente planifiée de Culinar ne
s'est pas faite. C'est exact?
M. Levesque: Oui.
M. Parent (Bertrand): Est-ce qu'il y avait quelque chose de
prévu pour la vente de Domtar?
M. Levesque: Non, on n'avait rien de prévu pour la vente
de Domtar.
M. Parent (Bertrand): Pourtant, elle a été mise en
vente.
M. Levesque: II en était question, mais lorsque nous avons
fait le budget, nous savions à ce moment-là qu'il ne serait
pas... Nous ne prévoyions pas que ce serait fait au cours de
l'année financière 1987-1988. Alors, on ne l'a pas mis.
M. Parent (Bertrand): La transaction de Madelipêche est
pourtant entrée dans cet exercice financier.
M. Levesque: Non...
M. Parent (Bertrand): II n'y avait rien...
M. Levesque:... cela ne constitue pas de revenus. La situation de
Madelipêche n'était pas facile. On savait, avec les pertes qui
s'accumulaient de ce côté-là annuellement, que cela ne
rapporterait pas de sommes que l'on pourrait inscrire comme revenus pour
1987-1988. Cependant, j'étais heureux d'apprendre que, depuis que c'est
privatisé, apparemment, les pertes se sont transformées en
profits. Mais on ne prévoyait pas et on n'a pas eu à... Pour les
revenus, il aurait fallu des gains de capital et il n'y en a pas eu.
M. Parent (Bertrand): D'accord. Concernant les revenus des
sociétés d'État prévus de la vente des
sociétés d'État, il n'y avait que deux cas: Donohue et
Culinar. C'est exact?
M. Levesque: C'est cela.
M. Parent (Bertrand): D'accord. Vous avez, en haut de la page 7
de la "Synthèse des opérations financières", quelques
très brèves explications sur les augmentations des revenus
autonomes. Si on les prend un à un, par rapport au 30 avril 1987
jusqu'au 30 septembre 1987, donc après six mois, il y a une augmentation
des impôts qu'on qualifie de l'ordre de 180 000 000 $...
M. Levesque:... sur les particuliers.
M. Parent (Bertrand):... sur les particuliers, c'est exact?
M. Levesque: Oui.
M. Parent (Bertrand): Si on prend la page 13 où on a les
détails de cela, dans le tableau comparatif, on s'aperçoit que,
à la rubrique 1, impôts sur les revenus, sur le plan de
l'impôt des particuliers, de la contribution des employeurs, des
impôts des sociétés et des droits de succession, dans les
premiers six mois, vous avez révisé à la hausse de l'ordre
de 300 000 000 $ les revenus des impôts. Je voudrais savoir si cette
projection se fera proportionnellement d'ici la fin de l'année,
c'est-à-dire si elle sera corrigée ou si elle se maintiendra dans
cette proportion.
M. Levesque: Lorsque nous avons fait - je -le
répète - nos projections, c'était juste au moment de la
correction boursière et, étant donné l'incertitude de la
situation au moment où ce rapport a été
préparé, nous n'avons pas fait l'extrapolation ou la projection
selon les mêmes augmentations constatées dans les deux premiers
trimestres, par prudence. Maintenant, la semaine prochaine probablement,
lorsque nous déposerons la troisième synthèse, celle pour
les opérations se terminant le 31 décembre 1987, vous noterez
là ce que nous avons fait. Je ne pense pas que je puisse, à ce
moment-ci, vous le dire précisément.
Chose certaine, c'est mieux que ce que ce rapport-ci indique parce que
nous ne savions pas, à ce moment, quels seraient les effets de cette
chute boursière sur l'économie. Nous savions que les deux
premiers trimestres étaient meilleurs que prévus. Nous ne
pouvions pas décider pour les troisième et quatrième
trimestres si cela allait continuer dans ce sens. Je dois vous dire que nous
sommes restés au neutre, si vous voulez, pour les projections, à
partir du moment où ceci a été fait.
M. Parent (Bertrand): Sauf qu'il va se refléter quelque
300 000 000 $ que vous avez annoncés en décembre au niveau dans
les revenus des particuliers.
M. Levesque: Cela...
M. Parent (Bertrand): II va se refléter.
M. Levesque:. la réalité nouvelle se
reflétera dans la synthèse au 31 décembre.
M. Parent (Bertrand): On a parlé tantôt de revenus
d'intérêts et, de mémoire, on parlait d'environ...
M. Levesque: Lorsque le député a parlé de
quelque 300 000 000 $, il parlait de quoi?
M. Parent (Bertrand): Je parlais de votre déclaration
ministérielle du mois de décembre 1987.
M. Levesque: Cela s'appliquait pour l'année
suivante, si ma mémoire est fidèle.
M. Parent (Bertrand): Quand on parle d'harmonisation concernant
la réforme fiscale...
M. Levesque: Je ne parle pas de l'année d'Imposition. Je
parle de l'année financière. On parlait de l'année
financière 1986-1989.
M. Parent (Bertrand): Oui, mais il n'y a pas eu...
M. Levesque: Et non pas celle-ci
M. Parent (Bertrand): Je suis d'accord, mais pour le dernier
trimestre, il va y avoir des répercussions dans les entrées.
M. Levesque: Pas du tout jusqu'au 31 mars 1988, parce que tout
cela se fera au moment où les gens feront leur déclaration
d'impôt au mois d'avril 1989. C'est parce que des abris fiscaux ont
été annulés. On me dit qu'il y en a même qui vont
affecter 1989, 1990 plutôt.
M. Parent (Bertrand): Au chapitre des intérêts, on
l'a mentionné tantôt, vous avez corrigé à la baisse
de 156 000 000 $ les revenus d'intérêts. C'est exact? On a
mentionné tantôt environ 54 000 000 $, 55 000 000 $, par 1 % de
variation J'ai de la misère à saisir sur quoi sont basés
ces 156 000 000 $. Cela voudrait dire pratiquement trois points.
M. Levesque: Non, ce n'est pas du tout la même chose.
M. Parent (Bertrand): Ce n'est pas la même chose?
M. Levesque: Ici, c'est pour les comptes à recevoir du
ministère du Revenu et comme la mise à jour n'était pas
terminée, cela va revenir probablement l'an prochain, à partir du
1er avril, dans l'autre exercice financier. Il s'agit d'une mise à jour
qui se fait pour les intérêts qui sont prévus au
ministère du Revenu. On avait prévu que cette somme pourrait
être comptabilisée durant l'exercice actuel. Ce n'est pas une
question de taux du tout.
M. Parent (Bertrand): Ce n'est pas une question de taux, c'est
beaucoup plus une question de sommes...
M. Levesque: À cause des...
M. Parent (Bertrand):... qui sont décalées dans le
temps.
M. Levesque: C'est cela.
M. Parent (Bertrand): Ce qui fait qu'il y a une baisse de...
M. Levesque: On aurait pu comptabiliser cela. On avait
prévu le comptabiliser à peu près pour ces sommes On avait
prévu que la mise à jour refléterait 150 000 000 $
additionnels. Nous l'avions mise dans les revenus que nous escomptions pour
1987-1988, mais apparemment, maintenant, cela va aller en 1988-1989. Cela a
pris plus de temps que prévu,
M. Parent (Bertrand): Au sujet d'Hydro-Québec, vous avez
cru bon, au 30 septembre, d'augmenter de 337 000 000 $ à 362 000 000 $
la rentrée de...
M. Levesque: De profits.
M. Parent (Bertrand):.. de profits de ce côté. Au 30
septembre 1987, en octobre, lorsque ces chiffres ont été
préparés, vous saviez et on sait maintenant quel était
l'ordre des bénéfices d'Hydro-Québec.
M. Levesque: On ne le savait pas à ce moment-là,
parce qu'on avait... Encore une fois, toutes nos prévisions ont
été gelées pour quelque temps pour voir quels seraient les
effets de la correction boursière. Or, on n'a pas changé
là plus qu'ailleurs. On a dit: On va attendre.
M. Parent (Bertrand): Vous avez mis 25 000 000 $ additionnels
tandis qu'on sait que...
M. Levesque: Oui, mais on savait cela. On pouvait aller là
sûrement, on l'a fait Pour le reste, on préférait attendre
la fin de l'année financière. À Hydro-Québec,
l'année financière ne se termine pas le 31 mars comme la
nôtre mais le 31 décembre. Donc, pour les prévisions des
derniers trimestres de son exercice, cela reflétait exactement les
états intérimaires d'Hydro-Québec à ce
moment-là.
M. Parent (Bertrand): Le montant des bénéfices est
maintenant connu d'Hydro-Québec?
M. Levesque: Oui. Vous pouvez vous-même l'inscrire si vous
voulez. Quant nous, cela va paraître la semaine prochaine dans notre
synthèse au 31 décembre.
M. Parent (Bertrand): Donc, on aura le correctif...
M. Dufour: C'est quoi?
M. Levesque: Hydro-Québec.
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Jonquière vous demande le montant, M. le ministre.
M. Levesque: 508 000 000 $.
Le Président (M. Lemieux): 508 000 000 $,
M. le député de Jonquière. C'est une bonne
administration.
M. Dufour: Cela, ce n'est pas votre faute.
M. Garon: Cela veut dire qu'on n'a pas besoin d'augmenter les
tarifs des usagers du Québec.
M. Levesque: Pas plus que l'inflation, je suppose.
M. Garon: Oui, mais si tout le monde augmente suivant l'inflation
et qu'eux augmentent plus que l'inflation, cela n'arrivera pas. II faut qu'il y
en ait qui augmentent moins que l'inflation pour qu'on ait une moyenne.
M. Levesque: Avez-vous augmenté cela à un moment
donné, vous?
M. Garon: À cause des obligations que vous aviez
contractées avec la Baie James.
M. Levesque: Rappelez-vous... M. Garon: Non.
M. Levesque:... les augmentations que vous avez faites. Cela me
gêne pour vous seulement à y penser.
M. Garon: Voyons! À cause de vos affaires ... de la Baie
James, sans revenu...
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Lévis, excusez-moi, M. le député de Bertrand avait la
parole. M. le député de Bertrand.
M. Parent (Bertrand): Oui. Concernant...
M. Garon: Ce sont les consommateurs québécois qui
payent.
M. Parent (Bertrand):... l'ensemble des dépenses
maintenant, parce qu'on a regardé l'aspect des revenus et j'imagine que
la semaine prochaine,.. Quand vous dites la semaine prochaine, M. le
ministre...
M. Levesque: J'essaierai d'avoir cela pour vous la semaine
prochaine, c'est tout
M. Parent (Bertrand): D'accord.
M. Levesque: Je ne suis pas obligé, mais j'essaie de
l'avoir le plus vite possible pour donner suite à votre voeu de tout
à l'heure, voeu que vous avez d'ailleurs exprimé avant et que
J'ai exprimé moi-même. On essaie de le faire sortir. J'ai
demandé qu'il parte le plus tôt possible pour que vous l'ayez au
tout début de la session.
M. Parent (Bertrand): D'accord.
Une voix: Vous allez nous botter le derrière.
M. Levesque: Oui. Ha, ha, ha!
Le Président (M. Lemieux): Vous aviez parlé d'une
dizaine de jours, M. le ministre, tout à l'heure.
M. Levesque: On ne dira pas cela.
M. Parent (Bertrand): Non, j'ai compris.
Des voix: Ha, ha, ha!
M. Garon: Voulez-vous dire que votre nouveau sous-ministre est
moins vite que l'ancien?
M. Levesque: II est quoi?
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Lévis, excusez-moi, la parole est au député de
Bertrand.
M. Parent (Bertrand): D'accord. Si on revient à la
question des revenus, ce que je voudrais savoir... On aura la semaine prochaine
assurément, comme vous le dites, un meilleur portrait de la situation
financière. Comme à la page 12 de la synthèse
financière, vous continuez à prétendre que vos besoins
financiers nets vont être de l'ordre de 1 450 000 000 $. Vous en
êtes relativement sûr, malgré les fluctuations qu'il y a eu
au chapitre des revenus et des dépenses Est-ce exact?
M. Levesque: Au moment où cela a été
écrit, oui iI va falloir que vous attendiez à la semaine
prochaine, vous verrez Pour le moment, on est encore au même point. On
n'a rien changé à part les 5 000 000 $. C'est quasiment des
cosmétiques, 5 000 000 $ sur 1 450 000 000 $. Je posais la question
justement: Qu'est-ce que 5 000 000 $ sur l'ensemble de ces choses? Ah!
précision, précision! (12 h 45)
M. Parent (Bertrand): Au sujet des dépenses,
maintenant.
M. Levesque: Dépenses? Oui
M. Parent (Bertrand): On retrouve cela au tableau de la page 14
de votre synthèse. Vous avez une augmentation des dépenses
après six mois. Maintenant, est-ce qu'il y a actuellement, même si
vous ne pouvez pas me donner les chiffres pour le 31 décembre...
M. Levesque: Voulez-vous préciser l'augmentation de
dépenses dont vous parlez? Parce qu'elle est infiniment petite. C'est
une diminution plutôt. Les prévisions révisées sont
de
30 000 000 $ moins fortes que celles que nous avions au discours sur le
budget.
M. Parent (Bertrand): 30 000 000 $ de moins fortes? Oui,
M. Levesque: Vous avez, à la dernière ligne du bas,
30 080 000 000 $ dans les prévisions, et les prévisions
révisées sont de 30 050 000 000 $. C'est toujours au 30 septembre
1987.
M. Parent (Bertrand): Le but de la question est, en fait,
à savoir s'il y a des compressions budgétaires enclenchées
qui vont paraître au 31 décembre 1987?
M. Levesque: II va y avoir des révisions. Mais je ne les
ai pas devant moi. On achève le travail. On s'en va à
l'impression Je n'ai pas le détail pour vous le donner tout de suite. Ce
n'est pas l'objet de notre mandat non plus. C'est plutôt la prochaine
fois que je vous donnerai ces détails.
M. Parent (Bertrand): On va avoir beaucoup de travail la
prochaine fois.
M. Levesque: Oui.
M. Parent (Bertrand): Quant aux mesures annoncées par le
gouvernement fédéral et à l'harmonisation, vous avez
préféré attendre au prochain discours sur le bugdet, ce
qui est un choix que vous avez fait, avant d'annoncer quelque mesure que ce
soit
M. Levesque: II faut bien comprendre que le prochain budget
devrait être assez substantiel et je ne pouvais pas, décemment,
bâcler cela dans les 48 heures qui suivaient le discours du ministre
fédéral des Finances. J'avais besoin de ces données pour
préparer mon propre budget Sauf que nous avons pris des dispositions
afin que, dès le 1er janvier, les décideurs puissent avoir les
données quant aux décisions du Québec par rapport à
certains abris fiscaux. C'était important pour eux d'avoir cela
dès le 1er janvier 1988. Mais quant à tout ce qui touche
l'impôt sur le revenu des sociétés, l'impôt sur le
revenu des particuliers et d'autres mesures qui sont étroitement
liées, j'aimais mieux avoir le temps nécessaire de faire cela
sans causer de préjudice à qui que ce soit. Je pense que
c'était peut-être la meilleure façon de procéder. Et
personne ne m'a conseillé autrement en me disant que je faisais fausse
route. Au contraire, j'ai eu de la part des fiscalistes un témoignage
d'appréciation sur la façon dont nous avons pu... Avec te
concours du gouvernement fédéral, il faut l'admettre, parce qu'on
nous a permis d'avoir certains renseignements confidentiels pour nous permettre
d'être prêts pour le 18 décembre... On nous a
félicités pour la façon aussi diligente dont nous avons pu
donner les rensei- gnements qui étaient nécessaires à ces
gens,
M. Parent (Bertrand): Le seul commentaire que J'ai à faire
là-dessus est que je pense que, dans ce qui a été
annoncé par le gouvernement fédéral, vous étiez
relativement très bien au courant parce qu'il y avait eu des discussions
mois après mois. Je ne pense pas qu'il y avait de grands
éléments de surprise là-dedans. C'est un choix que le
ministre des Finances a fait, que je respecte, mais que je ne partage pas.
M. Levesque: Vous me permettrez simplement là-dessus, de
dire que cela aurait été impossible sur le plan technique. Je me
suis informé à des fonctionnaires qui travaillent avec moi et, si
vous voulez leur parler directement, vous pouvez le faire, je n'ai pas
d'objection, mais ils vont vous confirmer qu'ils ne voyaient pas comment on
pouvait arriver avec un budget. On n'avait pas accès à tout du
côté fédéral, non plus. Et il y avait une
impossibilité physique. Même présentement, on travaille au
budget et on ne pourrait pas faire cela dans une semaine. C'est impossible. Il
y a tellement de données. Il y a tellement de travail pour la
préparation d'un budget que c'est impossible de penser qu'on aurait pu
le faire. Je pense que cela aurait été un mauvais service
à rendre à la population C'est Impossible. Il faut vivre la
préparation d'un budget pour savoir que ce genre de budget, qui comporte
une réforme fiscale aussi substantielle, ne peut pas se faire en une
semaine. Il y a des choix qui s'imposent sur plusieurs facettes et nous ne
pouvons être une réplique du gouvernement fédéral.
Nous avons notre propre régime fiscal et, si cela nous coûte un
peu plus cher pour l'avoir, il faut au moins qu'on en profite pour avoir nos
propres priorités et faire en sorte que notre budget soit à
l'image de la réalité québécoise.
Je pense que nous avons réussi à être prêts
pour ce qui touche les abris fiscaux Je répète que cela aurait pu
attendre, mais nous pensions qu'il était préférable, et de
beaucoup préférable, d'être prêts pour que,
dès le 1er janvier, les fiscalistes, les gens du métier et les
décideurs, tout ce monde, puissent avoir une connaissance précise
des intentions du gouvernement quant à cet aspect de la fiscalité
québécoise.
M. Parent (Bertrand): Pour revenir brièvement à une
réponse que vous m'avez donnée tantôt concernant la
variation des intérêts, j'aimerais avoir un peu d'explications
concernant les propos tenus à la page 9, au dernier paragraphe,
indiquant que "cette amélioration anticipée de 157 000 000 $
résulte pour l'essentiel de la réduction prévue du niveau
des comptes à recevoir en fin d'année suite au rapport de la mise
à jour des intérêts" au ministère du Revenu. Est-ce
qu'on peut m'expliquer un peu ce qui s'est passé et si c'est normal?
M. Levesque: Je vais demander à M. Rhéaume de vous
donner les explications techniques là-dessus.
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Bertrand, je vous ai laissé environ dix minutes de plus. Le
député de Lafontaine a demandé la parole. Je vais attendre
un peu et je vais laisser M. Rhéaume répondre et peut-être
terminer avec la réponse du sous-ministre. M. Rhéaume.
M. Rhéaume: Voici. Au moment du budget, il était
prévu que, sur certains comptes à recevoir du ministère du
Revenu sur lesquels la mise à jour des intérêts n'avait pas
été faite depuis un certain temps, on ferait effectivement, au
cours de l'année 1987-1988, la mise à jour de ces
intérêts. Il était prévu que cela se fasse en toute
fin d'année financière 1987-1988, au mois de mars. Cela devait
donc ajouter 150 000 000 $ aux revenus et 150 000 000 $ aux comptes à
recevoir aussi puisque l'opération se ferait simultanément.
On prévoyait à ce moment-là que l'opération
de radiation qui avait été entreprise l'an passé visant
à épurer l'ensemble des comptes à recevoir du
ministère du Revenu serait terminée. Ce qui se passe au moment
où l'on se parle, c'est que l'opération radiation - environ 200
000 000 $ l'an passé - a dû se poursuivre cette année; iI y
avait encore des mauvais comptes à radier et il a été
jugé préférable d'attendre que tous les mauvais comptes
soient radiés pour mettre à jour les intérêts
plutôt que d'ajouter des intérêts sur des comptes qu'on
savait déjà pas bons.
Comme l'opération n'aura pas lieu cette année, mais
qu'elle pourra être réalisée seulement au début de
l'année prochaine, au chapitre des revenus il y a effectivement 150 000
000 $ de moins de comptes à recevoir et, au chapitre des autres comptes,
c'est-à-dire dans les comptes de fonds de roulement, il y a un montant
de 150 000 000 $ en comptes à recevoir qui ne sera pas là. En
termes de besoins financiers, cela a un effet nul. Il y a moins de revenus et
moins de comptes à recevoir. L'opération prendra place au
début de l'année 1988-1989 plutôt qu'en mars 1988, tel
qu'on l'anticipait l'année passée.
M. Parent (Bertrand): Sur les besoins financiers nets, cela ne
change donc absolument rien.
M. Rhéaume: Pas pour le moment.
Le Président (M. Lemieux): Merci, M. le sous-ministre. M.
le député de Lafontaine.
Paiements de péréquation
M. Gobé: Merci, M. le Président. M. le ministre, en
ce qui concerne les paiements de péréquation,
prévoyez-vous des changements cette année ou y aura-t-il des
fluctuations? Où en est-on rendu là-dedans?
M. Levesque: À la dernière réunion que nous
avons eue à ce sujet-là, il y a eu très peu de variations.
Ce qui a été accordé par le gouvernement
fédéral, malgré nos représentations, a
été infiniment petit. Nous pensions qu'à cause des mesures
législatives et administratives prises par le gouvernement
fédéral, particulièrement dans les transferts
fédéraux touchant la santé et l'éducation
postsecondaire, ce qu'on appelle le financement des programmes établis
et à la suite de ces mesures où le gouvernement
fédéral diminuait sa part dans ses dépenses, en diminuant
la croissance des transferts fédéraux, nous pensions et nous
espérions qu'il profite de la révision des transferts au chapitre
de la péréquation pour augmenter... Parce que c'étaient
les provinces les plus durement affectées qui
bénéficiaient de la péréquation, il aurait
été, il me semble. Juste d'augmenter sensiblement,
substantiellement, les transferts au chapitre de la péréquation
pour compenser un peu, pour aider les provinces les moins bien nanties, d'une
capacité fiscale moindre et au fardeau fiscal plus élevé,
à faire face à ces dépenses, à ces coûts qui
ne font qu'augmenter, particulièrement dans le domaine de la
santé, avec le vieillissement de la population et les nouvelles
technologies médicales. On pensait que le gouvernement
fédérai - et c'est ce que nous avions suggéré - en
profiterait, après avoir fait une coupure de ce genre dans le
financement des programmes touchant la santé et l'éducation
postsecondaire, pour augmenter tes paiements de péréquation Peine
perdue! Nous sommes restés sensiblement au même point. Les
transferts ont augmenté légèrement, mais cela n'a
absolument rien changé à la situation ou n'a à peu
près rien changé dans la situation générale. On en
est toujours à des transferts de l'ordre de 6 000 000 000 $. Cela peut
paraître important, mais lorsque l'on regarde ce qui se passait il y a
cinq ou six ans, c'est environ encore 6 000 000 000 $. Alors que les sommes
changent à tous les autres niveaux, cette somme semble être
gelée là, ce qui complique encore davantage notre ambition de
pouvoir diminuer le déficit. Cela ne fait qu'aggraver la situation.
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Lafontaine.
M. Gobé: Je vous remercie, M. le ministre. Si je comprends
bien, c'est encore un travail beaucoup plus spectaculaire que vous faites en
essayant de redresser les finances, si on tient compte que, à
l'époque, le gouvernement fédéral nous envoyait des sommes
encore plus importantes. Je vous remercie, M. le ministre.
Le Président (M. Lemieux): Merci. M. le
député de Bertrand.
M. Parent (Bertrand): Étant donné l'heure, on devra
conclure sur deux points. D'abord, sur la question des transferts du
gouvernement fédéral, soulignée par le
député de Lafontaine, je me souviens, avant d'être en
politique, d'avoir entendu souvent dire que le mauvais gouvernement, qui
était le Parti québécois, négociait très
mal. Je m'aperçois que le ministre des Finances est maintenant
impuissant devant une telle situation, il constate. Cela fait deux ans que
j'entends le ministre des Finances nous dire qu'il n'a pas obtenu du
gouvernement fédéral et qu'on se fait couper. Alors, c'est une
constatation, je met; cela dans la balance.
M. Levesque: Cependant, je dois dire, en toute justice pour le
gouvernement fédéral, que nous avons réussi d'autres
négociations, par exemple, lorsque nous avons réussi à
faire oublier au gouvernement fédéral de retourner en
arrière pour des sommes que nous avions reçues et basées
sur une évaluation de la population du Québec qui n'était
pas tout à fait exacte lorsque le recensement a été fait.
Ceci nous aurait coûté pas mal de millions de dollars, si nous
n'avions pas réussi la négociation que nous avons faite avec le
gouvernement fédéral qui a accepté de ne pas
récupérer les sommes que nous avions reçues en vertu d'une
mauvaise évaluation de la population.
Deuxièmement, tout récemment, avec la réforme
fiscale qui s'annonce, nous avions des problèmes sérieux parce
que la réforme coûte de l'argent - il ne faut pas s'en faire - et
surtout pour faire le pont entre cette année, l'année prochaine
et l'année suivante, il y avait là une augmentation de coût
qui nous paraissait presque insurmontable. Nous avons eu ià le concours
du gouvernement fédéral, à la suite d'une
négociation avec ce dernier, parce que le Québec était
dans une situation différente des autres provinces qui, elles,
reçoivent des paiements du gouvernement fédéral. Elles
n'ont pas leur propre système d'impôt sur le revenu des
particuliers et, à ce moment-là, elles n'ont pas à
souffrir de cette transition, tandis que, pour nous, c'étaient des
centaines de millions de dollars qui nous affectaient durement. Nous avions une
façon de faire face à cela. Nous avons suggéré au
gouvernement fédéral une certaine façon d'agir. Nous avons
négocié, nous avons réussi et le gouvernement
fédéral a apporté sa contribution Donc, on ne peut pas
arriver à des conclusions comme-Vous avez mal négocié. Sur
cette question, je pense qu'il y a des moments où on gagne des points,
des moments où on en perd, des moments où c'est nul. Je pense
qu'il ne faut pas exagérer.
Malgré les progrès que nous avons faits dans la
négociation avec ie gouvernement fédéral, il reste le
point majeur que j'ai dénoncé et que je continue à
dénoncer: c'est que le gouvernement fédéral diminue sa
participation, sa part de paiement à l'égard de coûts qui
ne font qu'augmenter. Les coûts augmentent considérablement dans
le domaine de ta santé et dans le domaine de l'éducation
postsecondaire. Alors, si on veut regarder les choses d'une façon
objective, on est obligé de dire au gouvernement fédéral
qu'il agit plutôt en se retirant de ces programmes qu'il a lui-même
contribué à amener en suggérant aux provinces d'y
adhérer, avec des participations de 50-50, qui sont aujourd'hui
plutôt de l'ordre de 60-40 à cause de l'action
fédérale, beaucoup plus près de 60-40, le 40 étant
fédérai évidemment, de sorte qu'on a raison, je pense, de
dire au gouvernement fédéral: Vous devez faire mieux que cela.
Cela n'empêche pas que sur certains points, pour être juste, le
gouvernement fédéral a montré de la bonne volonté.
Voilà.
M. Garon: Dans l'Ouest et dans les Maritimes.
Le Président (M. Lemieux): Merci. M. le ministre. La
commission...
M. Levesque: Sur le développement régional.
M. Garon: Plutôt dans l'Ouest ou dans les Maritimes,
où il a donné beaucoup d'argent, mais pas au Québec.
Le Président (M. Lemieux): La commission du budget et de
l'administration ayant terminé l'étude trimestrielle de la
politique budgétaire du gouvernement et de l'évolution des
finances publiques suspend ses travaux Jusqu'à 15 heures cet
après-midi, pour revenir ici et reprendre l'étude de la
vérification des engagements financiers du ministère du
Revenu.
(Suspension de la séance à 13 h 2)
(Reprise à 15 h 11)
Vérification des engagements financiers Revenu
Le Président (M. Lemieux): À l'ordre, s'il vous
plaît!
La commission du budget et de l'administration est réunie cet
après-midi - M. le député de Lévis, vous avez les
yeux d'un brillant - afin de procéder à la vérification
des engagements financiers du ministère du Revenu pour les mois
d'août à décembre 1987.
J'aimerais vous aviser que, sur l'avis de convocation, vous aviez aussi
le mois de Janvier 1988. Malheureusement, nous devrons étudier les
engagements financiers du ministère du Revenu pour le mois de janvier
1988 à un moment ultérieur, car, techniquement, il s'est produit
une... Je ne dirais pas une erreur, mais au chapitre de la procédure
administrative, les
engagements financiers de janvier 1988 ne se sont pas rendus au
ministère du Revenu. Alors, ils ont été
expédiés le 17, mais malheureusement on ne les a pas en main
actuellement. Alors, nous allons étudier jusqu'à décembre
1987.
Est-ce qu'il y a des remplacements, M. le secrétaire?
Le Secrétaire: Oui, M. le Président. M. Cannon (La
Peltrie) remplace M. Després (Limoilou).
Le Président (M. Lemieux): Maintenant, vous avez tous
reçu l'ordre du jour en date du 1er mars 1988. Est-ce que l'ordre du
jour est adopté avec modification, c'est-à-dire que le mois de
janvier 1988 sera étudié à une date ultérieure?
Une voix: Adopté.
Août
Le Président (M. Lemieux): Alors, l'ordre du jour est
adopté.
J'aimerais déposer les réponses obtenues aux questions
prises en note lors de notre séance du 19 août 1987. Alors, M. le
secrétaire, veuillez trouver ci-jointe la liste des questions prises en
note et des réponses obtenues à la suite des séances du 19
août et du 13 octobre, des 18 et 26 novembre et du 1er décembre
1987. J'en fais le dépôt afin que les membres de la commission
puissent en prendre connaissance.
Sur ce, j'appelle maintenant l'étude des engagements financiers
du ministère du Revenu pour le mois d'août 1987: "Contrat pour
l'achat de trois logiciels de marque Compuware. " C'est cela? Le montant est de
45 787, 50 $. Est-ce qu'il y a des interventions?
M. Garon: Pourquoi avoir choisi la firme mentionnée, qui
est aux États-Unis, à Birmingham, Michigan?
M. Séguin: M. le Président, si vous le
permettez.
M. Garon: Sans appel d'offres.
Le Président (M. Lemieux): M. le ministre du Revenu.
M. Séguin: Si vous me permettez, je voudrais tout d'abord
indiquer que l'ensemble des contrats que nous avons pour la période
jusqu'en décembre 1987 est en grande partie sur des équipements
ou des services informatiques, d'une part, ou de l'impression de documents ou
formulaires. J'ai avec moi les employés du ministère, de la
direction du budget, qui ont, dans leurs responsabilités, les questions
budgétaires et financières qui nous intéressent
aujourd'hui. Alors, je demanderais, si vous donnez la permis- sion, à M.
Croteau qui va s'identifier, de répondre à la question et
même je l'inviterais, si mes collègues sont d'accord, à
participer aux réponses parce que, à toutes fins utiles, M.
Croteau comme sous-ministre au budget est la personne-ressource par excellence
pour vous informer sur l'ensemble des contrats et essayer de répondre
à toutes vos questions.
Le Président (M. Lemieux): C'est bien, M. le ministre,
mais je vais attendre que le député de Lévis ait
terminé sa question. Avez-vous terminé votre question, M. le
député de Lévis?
M. Garon: Oui.
Le Président (M. Lemieux): Alors, sur le temps du
ministre, voulez-vous vous identifier pour les fins de l'enregistrement du
Journal des débats et répondre à la question.
Oui, M. le député de Lafontaine.
M. Gobé: Excusez-moi, M. le Président, mais il
semblerait qu'on n'ait pas les engagements du mois d'août. Serait-il
possible d'en avoir une copie?
Le Président (M. Lemieux): Je m'excuse, M. le
député de Lafontaine, mais tous fes membres de cette commission
ont reçu l'ensemble des engagements financiers. Ils ont
été transmis par le secrétaire de la commission, mais on
va quand même vous en remettre une copie. Alors, on va vous en remettre
une copie dans quelques instants. J'aimerais bien que, lorsque c'est
l'étude des engagements financiers, que vous vérifiiez à
vos bureaux si, effectivement, vous avez bien eu l'ensemble des
engagements.
Alors, M. le sous-ministre, s'il vous plaît, sur le temps de
parole du ministre.
M. Gobé: Je suis désolé, M. le
Président.
Le Président (M. Lemieux): De rien.
M. Gobé: Vous pouvez continuer quand même,
Le Président (M. Lemieux): M. Croteau, s'il vous
plaît.
M. Croteau (Bertrand): Bertrand Croteau, directeur
général de la planification et du budget.
En réponse à votre question, M. le député,
il s'agit d'un logiciel spécialisé qui n'est disponible
qu'à cette firme. Pour les grands logiciels dans les grands
systèmes d'ordinateurs, certaines firmes ont des créneaux de
développements et mettent au point des outils très particuliers.
Dans ce cas-ci, c'est pour les reprises de travaux lorsqu'il y a panne et c'est
le seul fournisseur d'un logiciel semblable.
M. Garon: Même si c'est vraiment le seul logiciel, comment
l'a-t-on décrit? Souvent, ce qui arrive - j'ai remarqué cela - on
décrit des appareils qui sont seulement fournis par une firme alors que,
si on leur donnait une définition plus générale, plusieurs
compagnies pourraient fournir les logiciels. Lorsqu'on donne parfois un
numéro de série d'un équipement qui est fait par IBM, par
exempte, il est évident que cet équipement est fourni seulement
par IBM. Quand on ne définit pas cela par des marques de commerce, ni
par des noms de compagnie, ni par des numéros de compagnie, mais qu'on
décrit ce que doit faire l'appareil, plusieurs firmes peuvent le faire.
Entre autres, j'ai vu des firmes qui m'ont mentionné, à plusieurs
reprises, que les fonctionnaires avaient l'habitude de spécifier des
marques de commerce, des noms d'entreprise ou des appareils qui sont faits
uniquement par une compagnie.
M. Croteau: Pour les appareils, ces cas se sont peut-être
déjà vus, mais ici, pour le logiciel dont on parle, le processus
est inversé, c'est-à-dire que quelqu'un développe un
logiciel avec des caractéristiques particulières et une firme en
fait la promotion. C'est seulement elle qui offre un outil comme
celui-là. Alors, le processus est inverse, c'est-à-dire que ce
n'est pas un appel d'offres. Quelqu'un se présente et nous offre un
outil qui pourrait nous épargner des difficultés si on en fait
l'acquisition. Mais la démarche se fait par le Service des achats,
évidemment.
M. Garon: Serait-il possible d'avoir une copie de la
réquisition, telle qu'elle a été faite par le Service des
achats, avec la façon dont on a décrit l'appareil?
M. Croteau: On pourrait déposer la copie de la
réquisition.
M. Garon: D'accord. Avec la description de l'appareil qui a
été commandé.
M. Croteau: Mais il s'agit de logiciel, n'est-ce pas? C'est un
logiciel...
M. Garon: Oui, oui.
M. Croteau:... ce n'est pas un appareil.
M. Garon: Non, d'accord. Je comprends.
Le Président (M. Lemieux): Le secrétaire en prend
note, M. le député.
M. Garon: Le mot "appareil" étant pris dans son sens
large. Cela peut être bien des choses, un appareil.
Le Président (M. Lemieux): Le secrétaire prend note
de votre demande, M. le député de Lévis. M. le
député de Lévis, avez-vous terminé?
M. Garon: Oui.
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Bertrand.
M. Parent (Bertrand): Oui, toujours sur l'engagement 28. A-t-on,
antérieurement, acheté un logiciel similaire? Au fond, les 45 000
$ qui correspondent à trois logiciels, si je comprends bien, c'est
environ 15 000 $ le logiciel qu'on a payés. Est-on capable de savoir si
ce prix demandé, puisqu'on a un fournisseur unique, serait sur une base
comparable? N'ayant pas d'idée si un logiciel peut se vendre 5000 $ ou
50 000 $, il est très dangereux, vous comprendrez, qu'à partir du
moment où c'est un produit unique sur le marché, on demande
n'importe quel prix. Cela a été négocié à 45
000 $. Cela aurait pu l'être peut-être à 30 000 $ ou
à 75 000 $. C'est ce qu'on essaie de mesurer.
M. Croteau: La négociation se fait par le Service des
achats, mais, pour nous, les expertises qu'on peut donner sont en fonction du
service qu'on peut en retirer. Donc, il n'y a pas une comparaison relative,
mais il y a une comparaison de faits, c'est-à-dire qu'il nous semble
qu'une dépense de cet ordre est très justifiée par rapport
aux économies qu'on peut réaliser en utilisant cet outil. Mais
toute la transaction se fait par le Service des achats et je ne pourrais pas
aller plus loin.
M. Garon: Les achats...
Le Président (M. Lemieux): M le député de
Lévis.
M. Garon: Peut-on nous mentionner, au Service des achats, quels
sont les experts qui ont la compétence pour évaluer les
appareils? On commence à avoir les oreilles dans le crin lorsqu'on
entend dire, parfois, qu'on se fait passer des "bargains" pour de la machinerie
démodée. On pense payer meilleur marché pour un appareil
récent et, quelquefois, ce sont de vieux appareils. Cela fait plusieurs
fois que j'entends différents commentaires. J'aimerais savoir comment on
évalue ces appareils au Service des achats. Qui sont les gens, quelles
sont les qualifications des personnes qui évaluent cela ou si on
négocie cela simplement en général?
M. Croteau: Au gouvernement, il y a un organisme particulier au
ministère des Communications qui s'occupe de la coordination
informatique et ce sont ces gens qui font les études sur des logiciels
comme celui dont il est question. Ils le font à partir de tout ce qui
est offert, ce qui est très large. Ils font des sélections et les
proposent au ministère. Donc, habituellement, un logiciel est acquis
à l'intérieur
d'un catalogue diminué, produit par le ministère des
Communications, et négocié par le Service des achats. Est-ce que
cela répond...
Le Président (M. Lemieux): SI je comprends bien.,.
M. Garon: Vous avez un catalogue d'appareils...
M. Croteau: C'est-à-dire' une liste de logiciels. Quand on
parle de logiciels comme cela, le BCI, le Bureau central de l'informatique fait
des études sur la majorité de ces logiciels et il les qualifie
comme intéressants, moins intéressants, etc.
M. Garon: Par marque ou par...
Le Président (M. Lemieux):... fonction?
M. Croteau: Par nom.
M. Garon: Par nom.
M. Croteau: Chacun de ces logiciels a un nom. Des manufacturiers
ont des noms différents parfois pour des fonctions comparables.
M. Garon: C'est cela.
M. Croteau: Mais lorsqu'il y a des fonctions un peu comparables,
ils font l'analyse comparative.
M. Garon: Est-ce qu'il est possible d'avoir la liste des
appareils selon les analyses comparatives?
M. Croteau: Le Bureau central de l'informatique peut fournir la
liste des études de logiciels.
M. Garon: Oui? Qui peut nous fournir la liste comparative?
M. Séguin: C'est le ministère des Communications.
Cela doit être révisé à tous les...
M. Croteau: C'est-à-dire qu'il y a une mise à jour
continue. El y a des études continues sur les logiciels.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Alors, l'engagement 28 est donc
vérifié.
J'appelle l'engagement 29. "Contrat pour l'impression de trois
séries... "
M. Garon: Je suggère aux membres que la
réquisition...
Le Président (M. Lemieux): Oui, d'ailleurs. le
secrétaire en a pris note, M. le député de Lévis.
"Contrat pour l'impression de trois séries de formulaires PR-73 dans le
cadre de la commande ouverte numéro 050332 émise par le Service
des achats du gouvernement. " Le montant est de 39 141, 90 $.
M. Garon: La commande ouverte numéro 050332 du Service des
achats du gouvernement a été faite à quelle date et est-ce
que cela a été émis après un appel d'offres?
M. Angers (Bernard): Bernard Angers.
Les commandes ouvertes sont évidemment gérées par
le Service des achats, qui, en général, procède par
soumissions publiques et, occasionnellement, autrement, sur invitation. Dans
ces cas-là, le ministère s'inscrit et fait tout simplement sa
commande à l'intérieur de cela. Pour faire une commande ouverte,
il faut qu'elle soit ouverte. C'est dans ce sens que la commande ouverte est
antérieure, évidemment, à la requête.
M. Garon: Je comprends cela. Mais elle a été
ouverte à quelle date? Après appel d'offres ou non? Un appel
d'offres à la formule ou à la quantité produite? Dans ce
cas, il s'agissait de combien de formulaires?
M. Séguin: M. le Président, si vous me permettez,
juste pour reprendre un peu ce qui vient d'être dit pour la
compréhension des membres de la commission, c'est le Service des achats
qui procède lui-même par soumission, par appel d'offres ou par
invitation. Le ministère, lui, envoie au Service des achats son besoin
et ce n'est pas nous qui procédons au placement de la commande, si je
peux dire, dans le public.
M. Garon: Oui, mais là, je n'ai pas d'autre place pour
demander cela. Cet engagement particulier, la commande ouverte numéro
050332 a été émise à quelle date? Après un
appel d'offres ou sans appel d'offres? Si c'est avec un appel d'offres, c'est
pour quelle quantité à la fois?
M. Séguin: D'accord.
M. Garon: Pour les prix, vous avez dû avoir des
quantités. Si on imprime 100 formules et 1 000 000 de formules, ce ne
doit pas être le même prix.
M. Séguin: Comme ce service-là...
M. Garon: À ce moment-là, je veux demander la
réquisition pour les quantités. Après appel d'offres ou
non? Dans ce cas-là, il s'agissait de quelle quantité
commandée?
M. Séguin: Nous, ce que nous avons...
Le Président (M. Lemieux): M. le ministre du Revenu,
seulement pour informer le député de Lévis, il y eu une
décision prise par la commission de l'Assemblée nationale sur un
des faits que vous avez soulevés assez régulièrement,
à savoir que parfois un ministre ne peut pas répondre d'une
compétence qui n'est pas la sienne, une compétence sectorielle
qui n'est pas la sienne. Alors, il y a une décision en date du 1er
décembre 1987 qui a été transmise à M. René
Blouin, directeur du cabinet du' leader de l'Opposition ainsi qu'à notre
leader et à tous les députés membres de cette commission,
qui disait ceci: "La présente est pour vous faire part d'une entente
intervenue entre les leaders concernant la responsabilité d'un ministre
sectoriel. Lors de la vérification des engagements financiers, et ce,
quant aux questions portant sur le Service des achats du gouvernement, la
procédure suggérée sera donc la suivante: Le ministre
sectoriel répond à la question avec l'aide, si nécessaire,
des fonctionnaires de son ministère Si le ministre n'est pas en mesure
de répondre à la question concernant le Service des achats du
gouvernement, il prend avis de ladite question, et ce, conformément aux
dispositions de l'article 26 des règles de fonctionnement concernant la
vérification des engagements financiers. I! demandera alors au
fonctionnaire compétent de lui préparer une réponse, qu'il
transmettra par la suite au secrétaire de la commission
concernée. "
M. Garon: Je n'ai pas d'objection à cela du tout.
Le Président (M. Lemieux): Pas d'objection à cela?
C'est bien.
M. Garon: Non, non. C'est la procédure
suggérée. Tout ce que je demande, c'est À quelle date la
commande a-t-elle été ouverte? Après appel d'offres ou
sans appel d'offres? Est-ce que l'appel d'offres spécifiait des prix de
volume, des quantités? Parce que, selon qu'il y ait de grands volumes ou
de petits volumes, le prix peut varier et, dans ce cas-ci, ça
s'inscrivait dans quel volume?
M. Séguin: On a bien noté.
Le Président (M. Lemieux): M. le secrétaire, vous
prenez note de la question? M. le ministre, vous allez transmettre
réponse à cette question au secrétaire de la commission?
Merci, M. le ministre. L'engagement 29 est donc vérifié sous
réserve des réponses à être obtenues par la
commission.
J'appelle maintenant l'engagement 30 pour le mois d'août 1987:
"Contrat pour l'impression de 2 400 000 formules "Relevé 4
supplémentaire", genre continu, 4 parties. Montant de l'engagement. 32
804, 64 $. " Est-ce qu'il y a des interventions?
M. Garon: Vérifié.
Le Président (M. Lemieux): L'engagement 30 est donc
vérifié. J'appelle l'engagement 31. "Contrat pour l'impression de
4 800 000 formulaires continus, 4 parties, "Relevé 2-3
supplémentaire" - 2 lots différents de 2 400 000 exemplaires
chacun. Montant de l'engagement: 65 347, 68 $. " Est-ce que l'engagement est
vérifié?
M. Garon: Vérifié.
Septembre
Le Président (M. Lemieux): L'engagement 31 est
vérifié. Les engagements pour le mois d'août 1987 sont donc
vérifiés. Nous passons au mois de septembre 1987. J'appelle
l'engagement 6: "Contrat de services pour la réalisation du projet 8. 1
Mécanisation des activités de perception dans le cadre de la
refonte. Montant de l'engagement: 255 600 $. " Est-ce qu'il y a des
interventions?
M. Garon: Qui sont les propriétaires, s'il ne s'agit pas
d'un grand nombre, de Systématix inc. ?
M. Croteau: Je ne sais pas ça par coeur. II y a au moins
une demi-douzaine d'individus de la région de Québec. Je connais
le président, qui s'appelle Gaston Leblond. Quant aux autres, je ne les
sais pas par coeur. On pourrait vous fournir la liste.
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Bertrand.
M. Parent (Bertrand): Oui Dans la soumission de Ducros, Meilleur,
Roy, de 249 000 $, j'imagine que ça excluait les frais de
déplacement, ce qui fait qu'ils sont plus haut? La soumission de
Systématix me semble être de 255 000 $ et on a un plus bas
soumissionnaire, qui serait Ducros, Meilleur, Roy, à 249 000 $. II y a
la question des frais de déplacement, mais je me demande jusqu'à
quel point cela a été considéré dans la soumission
totale.
M. Croteau: C'est ça. Le contrat est de 245 600 $ et les
frais de déplacement de 10 000 $.
M. Parent (Bertrand): Est-ce qu'on a l'assurance que, dans le cas
de Ducros, Meilleur, Roy et des autres, les frais de déplacement
n'étaient pas inclus dans le montant total de la soumission?
Le Président (M. Lemieux): Est-ce une firme de
Montréal?
M. Croteau: C'est-à-dire que, dans le cas des
déplacements, la décision vient en cours de
route, mais la rémunération ou le paiement des frais de
voyage est le même pour toutes les firmes. Il y a donc une
présomption à savoir qu'une firme ne voyage pas plus que les
autres. C'est selon les directives gouvernementales. Donc, le coût de
déplacement est toujours une estimation dans ces contrats.
M. Garon: Mais Ducros, Meilleur, Roy est de quel endroit?
Le Président (M. Lemieux): Est-ce une firme de
Montréal?
M. Croteau: L'une et l'autre de ces firmes ont des bureaux et
à Montréal et à Québec. Ils ont du personnel et
à Montréal et à Québec. On ne tient pas compte,
pour accorder un contrat, de la dimension des frais de déplacement parce
qu'ils sont toujours payés selon une réglementation
gouvernementale.
M. Garon: Est-ce la même réglementation qui
s'applique au Vérificateur général? On a vu des frais de
déplacement varier considérablement. On a vu un contrat de 57 000
$ d'honoraires et de 22 000 $ de frais de déplacement et de
séjour. Il ne semble pas qu'il y ait une telle directive pour le
Vérificateur général. Est-ce qu'on pourrait avoir copie de
cette directive concernant les frais de déplacement?
M. Croteau: Oui, absolument.
M. Parent (Bertrand): M. le Président, je trouve ça
un peu curieux parce qu'habituellement, dans le cas d'appels d'offres, de
soumissions de la part de professionnels, on ne voit jamais apparaître -
en tout cas, c'est la première fois que je vois cela - des frais de
déplacement en sus du contrat octroyé. Normalement, il me semble
que le montant de 245 600 $ octroyé à Systématix serait le
seul montant à apparaître. Habituellement, les 10 000 $
n'apparaissent pas. (15 h 30)
Le Président (M. Lemieux): Vous avez raison, M. le
député de Bertrand, ils n'apparaissent pas, habituellement, dans
les engagements financiers.
M. Parent (Bertrand): Je suis un peu curieux parce qu'il pourrait
y avoir, finalement, un moyen détourné. Une firme peut dire:
Voici le prix de ma soumission, sans mes déplacements; donc,
déplacements en sus. L'autre dirait: Moi, c'est tout inclus. Alors,
là, les 255 000 $ ne deviennent pas la plus basse soumission.
Le Président (M. Lemieux): M. le ministre du Revenu, vous
voulez commenter?
M. Séguin: Bien, M. le Président, je pense qu'on
est un peu d'accord que ce n'est certainement pas la meilleure façon de
procéder. On prend bonne note de ce genre de chose pour que cela ne se
reproduise pas.
M. Garon: Là, on ne le sait pas, on n'a pas eu de
réponse. Est-ce que les frais de déplacement sont en sus pour
Ducros, Meilleur, Roy? C'est cela qu'a demandé le député
de Bertrand et on n'a pas eu de réponse.
M. Séguin: Bien, on semble dire que c'est la même
chose.
M. Croteau: C'est-à-dire que oui. La réponse est
carrément oui. C'est très nettement les frais de
déplacement... Ici, dans la présentation, je pense que, pour
mettre les choses comparables, on n'aurait pas dû indiquer les frais de
déplacement. S'ils sont Indiqués là, c'est pour couvrir
l'engagement. Il faut toujours faire un engagement...
M. Parent (Bertrand): Mais c'est vrai dans tous les cas.
M. Séguin: Ou les ajouter pour tous.
M. Angers: Cela aurait été le cas avec n'importe
qui.
M. Séguin: C'est cela, cela aurait été le
cas avec n'importe qui.
M. Garon: Ducros, Meilleur, Roy si on met cela sur une base
comparable, quelle est sa soumission totale?
M. Angers: 249 000 $, plus 10 000 $.
Le Président (M. Lemieux): Dans chacun des cas...
M. Garon: M. le Président, pourriez-vous laisser faire? Ce
n'est pas vous qui êtes, s'il vous plaît...
Le Président (M. Lemieux): Je m'excuse, M. le
député de Lévis.
M. Garon: Parce que ce n'est pas vous qui répondez pour le
ministre.
M. Séguin: Si vous me permettez, M. le
Président.
Le Président (M. Lemieux): Oui, M. le ministre.
M. Séguin: Pour clarifier la réponse, iI aurait
probablement fallu lire ou bien qu'on enlève complètement les 10
000 $, présumant qu'ils étaient inclus dans le prix ou bien on
l'ajoutait à toutes les soumissions pour les mettre sur le même
pied de comparaison. Ce qui est malheureux, ici, c'est qu'on a l'impression
que les 10 000 $ ne valaient que pour Systématix, alors que les
autres avaient le même montant. Mais on va tâcher de corriger ce
genre de présentation à l'avenir.
M. Parent (Bertrand): Donc, M. le Président, pour
être bien clair, ces 10 000 $ ne sont pas une règle
particulière dans ce contrat. C'est une règle
générale pour les frais de déplacement. Alors, il faudrait
juste être sûr que le ministre puisse me confirmer cela.
Le Président (M. Lemieux): M. le ministre, je m'excuse.
Est-ce que...
M. le député de Bertrand, voulez-vous
répéter votre question?
M. Parent (Bertrand): Oui. Je voudrais juste m'assurer qu'on se
comprend bien. D'abord, les 10 000 $ ne devraient Jamais apparaître
là, primo. Secondo, est-ce qu'ils s'appliquent dans le cas normal des
déplacements selon une politique établie, dans tous les cas des
soumissionnaires, particulièrement des professionnels qui se retrouvent
là avec un contrat? Les 10 000 $ ne devraient pas apparaître
là. S'ils apparaissent là, cela change totalement. Ou à
l'avenir, qu'on les fasse tous apparaître, mais, là, je me demande
pourquoi, tout d'un coup, ils apparaissent là, dans la machine.
M. Séguin: Bon, écoutez, ce qu'on peut faire, M. le
Président, c'est peut-être déposer les documents relatifs
aux contrats que nous avons. Vous pourrez voir que la règle
générale concernant les 10 000 $... Je vous signale que la
préparation de ce document, si je ne me trompe pas, est fait par le
Conseil du trésor. Alors, nous on n'a pas tellement de contrôle
direct sur ta présentation physique des 10 000 $, mais je peux vous
assurer que ce n'est pas un traitement privilégié de 10 000 $
pour favoriser ou changer le prix que fait Systématix dans sa
soumission. C'est général à tous les contrats. On pourra
aussi déposer la directive qui concerne les frais de déplacement
à cet égard.
M. Garon: Je veux dire que...
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
La Peitrie a demandé la parole avant vous, M. le député de
Lévis, lorsque le député de Bertrand aura terminé
son intervention.
M. le député de Bertrand.
M. Parent (Bertrand): Oui. Je voudrais connaître le nom du
cinquième soumissionnaire. Qui était-il et quel montant? Parce
qu'on dit qu'il y a eu cinq soumissions, on n'en connaît que quatre.
M. Croteau: C'est-à-dire que cela Inclut
Systématix, qui n'est pas là. Il y a les quatre, plus bas. Vous
avez Systématix, DMR, CGI, GSA et LGS, le cinquième étant
LGS.
M. Parent (Bertrand): C'est cela, mais on n'a pas LGS.
M. Croteau: Oui, oui. Une voix: On n'a pas LGS.
M. Parent (Bertrand): Dans notre présentation à
nous, on ne l'a pas.
M. Croteau: Alors, je vous le donne. LGS était... Il
faudrait que je vérifie. CGI était à 306 000 $.
M. Parent (Bertrand): 306 000 $? Mais c'est CGI ou c'est LGS?
M. Croteau: Je m'excuse, je me suis fourvoyé. Le
cinquième, le plus gros, c'est CGI, qui était à 306 000 $.
J'imagine. On n'a pas vérifié la liste.
M. Séguin: Regardez, M. le Président, il semble...
Sur le document qui a été préparé, si vous me
permettez, on me demande quels sont les autres soumissionnaires. On en voit
trois et il y en a cinq. Il y a DMR, il y a Systématix, CGI, GSA et LGS.
DMR. pour 249 805 $; Systématix, pour 245 600 $, c'est celui qui a
été retenu; CGI pour 306 000 $; GSA pour 257 880 $ et LGS, le
dernier, pour 247 425 $. Le plus bas soumissionnaire, Systématix, a
été retenu.
M. Parent (Bertrand): Conseillers en Informatique, c'est parce
qu'il manque des lettres au bout? Sur notre document, c'est écrit:
Conseillers en informatique. Ce doit être LGS. Ce doit être
celui-là, LGS?
M. le Président, si vous voulez Juste nous aider. C'est parce
qu'ici on a, comme deuxième soumissionnaire, Conseillers en
informatique, point: 257 425 $.
Le Président (M. Lemieux): Effectivement.
M. Parent (Bertrand): II manque des lettres pour identifier un
fournisseur.
M. Angers: De toute évidence, il y a un problème
sur votre document.
Une voix: L'information transmise. M. Angers:
L'information transmise.
M. Parent (Bertrand): Alors, est-ce que c'est...
M. Séguin: Alors, je vous ai proposé, tantôt,
carrément, de vous remettre les pièces réelles que nous
avons au dossier pour que...
M. Parent (Bertrand): Vous comprendrez que, sur ce cas-là,
c'est loin d'être clair.
M. Séguin: Oui, oui. Mais ce n'est pas nous qui
préparons le document que nous avons. Nous sommes aussi un peu...
M. Parent (Bertrand): On se fait souvent dire cela dans
l'Opposition. Tous les ministres qui passent devant nous disent que ce n'est
pas leur faute,
M. Séguin: Non, non, mais...
M. Parent (Bertrand): J'ai hâte de poigner le bon!
M. Séguin: Pour clarifier la chose, je vous offre de
déposer les documents...
M. Parent (Bertrand): D'accord.
M. Séguin:... relatifs à ce contrat, plus la
directive sur des frais de voyage dont on a discuté tantôt.
M. Parent (Bertrand): Cela va.
Le Président (M. Lemieux): M le député de La
Peltrie sur l'engagement financier 6. Vous avez votre temps de parole de 20
minutes.
M. Cannon: Je n'en ai pas pour 20 minutes, M. le
Président. Simplement peut-être pour élucider une chose. M.
le député de Lévis, s'il vous plaît, est-ce que je
pourrais avoir la parole? Merci.
On a fait l'insinuation, plus tôt, M. le Président, qu'il
s'agissait, ici, d'une première quand on a vu les frais de
déplacement inscrits dans le document. J'aimerais peut-être que,
dans le document que le ministre déposera auprès du
secrétaire de la commission - parce que je suis convaincu qu'il ne
s'agit pas d'une première en soi d'avoir les frais de déplacement
en sus - nous puissions aussi relever la date exacte et précise de la
décision du Conseil du trésor qui fait en sorte que les frais de
déplacement sont ajoutés au contrat, pour que les gens n'aient
pas l'impression que c'est sous ce régime-ci que cette pratique a
débuté. Merci.
Le Président (M. Lemieux): Merci, M. le
député de La Peltrie. M. le député de Lévis
sur l'engagement financier 6.
M. Garon: Je ne veux pas seulement avoir les renseignements. Je
veux que cet engagement, qui n'est pas imprimé correctement, revienne
parce que je ne pense pas que ça puisse être seulement sur le
fond. Les frais de déplacement font partie de l'engagement. J'ai souvent
vu des frais de déplacement qui varient. On nous dit que les frais de
déplacement sont toujours les mêmes. Dans certains cas, les firmes
viennent de Québec, des fois de Montréal et d'autre fois toutes
de Québec. Mais, ici, on ne sait même pas d'où viennent ces
firmes et, moi, je ne les connais pas toutes. Normalement, c'est le montant de
l'engagement au complet. Par exemple, si on a 200 000 $ de contrat pour une
firme de Québec et 10 000 $ de frais de déplacement, quand
même on aurait 190 000 $ pour une firme de Montréal si les frais
de déplacement sont de 50 000 $, au fond, on se retrouve avec 210 000 $
contre 240 000 $,
On a vu, dans le cas du Vérificateur général, qui
est passé ici la semaine dernière, que, dans certains cas, les
frais de déplacement pouvaient représenter 25 % du contrat et,
dans d'autres cas, être à peu près nuls II est absolument
important d'avoir le montant de l'engagement complet, et le montant de
l'engagement comprend normalement les frais de déplacement. D'autant
plus que, si un bureau a du personnel à Québec et à
Montréal, si on prend quelqu'un de Montréal, il va falloir lui
payer des frais de déplacement. Si on prend quelqu'un de Québec,
il n'aura peut-être pas les mêmes frais de déplacement. II
n'aura sûrement pas les mêmes frais d'hôtel, les mêmes
frais de séjour. Il faudrait avoir le montant de l'engagement complet,
Je ne vous blâme pas. Apparemment, c'est le Conseil du trésor qui
fait cela. Il faudrait que le président de la commission avise le
Conseil du trésor de bien présenter les choses aux commissions
parlementaires. Autrement, on perd notre temps. On discute sur une affaire
depuis à peu près un quart d'heure parce que cela nous est mal
présenté par le Conseil du trésor. Il n'y a rien à
comprendre dans ce qui est présenté là,
Le Président (M. Lemieux): Je prends bonne note de vos
commentaires, M. le député de Lévis. Je dois avouer que
vous avez raison. On va aviser le Conseil du trésor de faire en sorte
que les engagements financiers qui nous sont présentés
reflètent vraiment la réalité en totalité, y inclus
les frais de déplacement.
M. Garon: Si vous voulez, j'aimerais qu'on nous représente
l'engagement 6 de septembre 1987. Autrement, on n'en discutera pas.
Le Président (M. Lemieux): Nous allons suspendre
l'engagement financier 6, si je comprends bien, et nous allons le reporter
à une date ultérieure pour étude et
considération?
M. Garon: Après que le papier sera refait.
Le Président (M. Lemieux): D'accord. Nous reportons
l'engagement financier 6 pour septembre 1987. J'appelle l'engagement
financier... M. le ministre.
M. Séguin: Je m'excuse, M. le Président, ce n'est
pas une question, mais est-ce qu'on peut le
faire cet après-midi?
Le Président (M. Lemieux): Oui, si on a les documents
pertinents. On peut le faire cet après-midi.
M. Garon: Si on a les documents.
M. Séguin: Accepteriez-vous qu'on puisse le faire dans le
courant de l'après-midi?
M. Garon: Oui, oui. Je disais ça parce que je pensais
qu'ils n'arriveraient pas
Le Président (M. Lemieux): Nous allons suspendre un
instant pour regarder. M. le député de La Peltrie.
M. Cannon: Je comprends qu'il s'agit ici d'une question de
présentation et non pas d'une question de montant. Nous savons
effectivement que le montant de l'engagement est de 255 600 $. Bref, l'objectif
de cette commission est d'approuver ou de ne pas approuver les engagements Au
moment où l'on se parle, on connaît le montant engagé. Je
trouve curieux que nous soyons obligés de suspendre. Je comprends que la
présentation peut être déficiente, et Je souscris de tout
coeur à ce que le député de Lévis dit quant au
besoin d'aller chercher de l'information, mais de reporter à une date
ultérieure, je pense que ce n'est pas l'objet de notre commission, M. le
Président. Je connais le montant engagé et je suis prêt
à me prononcer, que je l'accepte ou non.
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
La Peltrie, le règlement permet ce que le député de
Lévis nous a demandé. On n'approuve pas les engagements
financiers comme tels, on les vérifie. Il est en droit effectivement de
demander ce qu'il a demandé. Voici l'article 29: "À la
majorité des membres de chaque groupe parlementaire, l'étude des
engagements financiers dont la vérification n'est pas terminée
peut être reportée à une séance subséquente.
" Il a pleinement le droit de le demander et pleinement le droit de le faire.
Comme cela m'a été demandé et comme le ministre nous a
suggéré la possibilité qu'on puisse vérifier cet
engagement financier dans le cadre de la journée, si on a obtenu les
résultats ou l'information que demande le député de
Lévis et que celui-ci est d'accord, l'engagement financier peut
être reporté à une date ou une heure ultérieure pour
vérification.
J'appelle l'engagement financier 7. "Contrat pour l'impression de trois
séries de formulaires (notes sur les repas) portant le numéro
PR-73. " Montant de l'engagement 39 141 90 $. Nous en sommes rendus à
l'engagement financier 7 de septembre 1987. M. le député de
Bertrand.
M. Parent (Bertrand): Je pense qu'il faut regarder les
engagements 7 et 8 en même temps et j'aimerais savoir comment il se fait
qu'il y a deux engagements avec le même fournisseur, même si on a
un DL qui serait probablement de juin et un autre d'août; 39 141 $ c'est
exactement le même montant...
Le Président (M. Lemieux): J'appelle les engagements
financiers 7 et 8. M le député de Bertrand, vous avez la parole
relativement aux engagements financiers 7 et 8 de septembre 1987.
M. Parent (Bertrand): Pourquoi avoir deux engagements financiers
avec la même description?
M. Séguin: M. Croteau va répondre.
Le Président (M. Lemieux): M. Croteau, s'il vous
plaît!
M. Croteau: C'est une demande de livraison sur une commande
ouverte. On donne deux fois le même montant.
M. Garon: DL, qu'est-ce que ça veut dire? M. Croteau:
C'est une demande de livraison.
Le Président (M. Lemieux): M. Croteau. (15 h 45)
M. Croteau: L'engagement 7 a déjà été
traité dans les engagements du mois d'août. Il s'agissait d'une
commande qui a été livrée, une demande de livraison de
juin 87. On fait les commandes au besoin, aux deux ou trois mois. L'engagement
8 est la répétition d'une commande identique faite pour livraison
au mois d'août 1987. La commande est ouverte et quand on en a besoin on
fait une réquisition, une demande de livraison. Ce sont deux commandes
qui sont venues, une pour juin et l'autre pour août.
M. Garon: Vous pariez du mois d'août. Voulez-vous dire que
c'est la même chose à l'engagement 29 du mois d'août?
M. Parent (Bertrand): C'est-à-dire qu'il y en a un de trop
à ce moment-là.
M. Croteau: C'est cela, il y en a un de trop.
M. Parent (Bertrand): Si on a eu deux livraisons et qu'on en
approuve trois, il y a un problème.
M. Croteau: II y en a un de trop
M. Parent (Bertrand): II y en a un de trop.
M. Séguin: II y en a un qui n'aurait pas dû
revenir.
M. Parent (Bertrand): On vient de trouver 39 000 $, M. le
ministre.
Est-ce qu'on peut savoir lequel est de trop? Cela ne va pas bien dans la
"shop".
Mme Hovington: Est-ce que je pourrais avoir une information?
Le Président (M. Lemieux): Non, Mme la
députée de Matane, M. le député de Bertrand a la
parole. Je vous céderai la parole après, Mme ta
députée de Matane. Retenez votre souffle.
M. Croteau: Alors, il y a répétition de la
même commande. On voit que le numéro de l'engagement, dans
l'engagement du 29 août, est 128 522 et, au 7 septembre, on
répète la même chose. Il y a une erreur de dactylographie
où on donne deux fois te même engagement, mais à une date
différente.
M. Garon: Lequel est répété deux fois?
Le Président (M. Lemieux): C'est celui du mois
d'août ou juin?
M. Croteau: Je crois que c'est celui de septembre qui a
été répété indûment.
M. Parent (Bertrand): Serait-il possible de savoir s'il y a eu
une livraison de 39 000 $ ou deux livraisons de 39 000 $?
M. Croteau: II y en a eu deux.
M. Parent (Bertrand): El y a eu deux livraisons de 39 000 $.
Donc, on en a vérifié une en août 1987, à
l'engagement 29, et là on n'en aurait qu'une autre à
vérifier, c'est-à-dire l'engagement 7...
M. Croteau: L'engagement 8.
M. Parent (Bertrand): Le 8? Alors, le 7, c'est une erreur.
M. Croteau: Le 7, c'est une erreur; il porte le même
numéro que le précédent.
M. Garon: Ces notes, ce sont des factures de repas?
Commandez-vous cela chaque mois seulement.
M. Croteau: Cela va selon la consommation, à une
fréquence de deux trois ou trois mois, selon la consommation. Or. garde
un inventaire moyen pour deux à trois mois et on fait livrer en
conséquence.
M. Garon: Auriez-vous des prix de volume?
Votre commande ouverte n'offre pas un meilleur prix d'impression si vous
en faites imprimer plus à la fois?
M. Croteau: Oui. Cette commande ouverte est une commande globale
qui fait appel... J'ai vu une commande à un moment donné qui
demandait 11 000 000 de formulaires. La commande ouverte peut être pour
11 000 000 et on en commande tant qu'on n'a pas consommé les 11 000
000.
M. Garon: Non, mais si vous les commandez en onze fois, vingt
fois ou cinquante fois, le prix ne doit pas être le même.
M. Croteau: L'achat est négocié une fois pour un
nombre global... 11 000 000. Ils ont donc un contrat de 11 000 000 avec des
livraisons étalées dans te temps.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Les engagements financiers 7 et
8...
Mme Hovington: Je n'ai pas eu mon information.
Le Président (M. Lemieux): Pardon, Mme la
députée de Matane. Oui, Mme la députée de
Matane.
Mme Hovington: Vous m'oubliez, M. le Président.
Le Président (M. Lemieux): Merci, Mme la
députée de Matane.
Mme Hovington: Je voulais juste avoir une information concernant
les chiffres devant 7 et 8. D'abord, à 7, c'est 128 522 et, à 8,
c'est 128 548. À quoi correspondent ces deux numéros? Si ce n'est
pas le même... Vous dites qu'avant il y a eu deux livraisons, mais
seulement une commande. À quoi correspondent ces deux
numéros?
Le Président (M. Lemieux): C'est la numérotation
interne comme telle des engagements financiers du Conseil du trésor.
Mme Hovington: Du Conseil du trésor Cela n'a aucun rapport
avec le fait qu'il y ait eu une ou deux commandes?
Le Président (M. Lemieux): Non.
Mme Hovington: Est-ce cela qu'il faut comprendre?
M. Croteau: Oui, il y a eu deux commandes, une au mois
d'août qu'on a vue répétée au 7 septembre, ce qui
veut dire que c'est la même commande; celle du 8 septembre est un autre
numéro, donc une autre commande.
Mme Hovington: Mais avec le même engagement financier.
M. Croteau: Est-ce que cela répond...
Le Président (M. Lemieux): Deux engagements...
Mme Hovington: Mais il y a deux engagements financiers. Alors, il
y a quelque chose qui n'est pas clair là. Vous dites que les deux ne
devraient pas apparaître ici. Est-ce que j'ai bien compris?
Une voix: Il y en a rien qu'un.
M. Parent (Bertrand): On en a approuvé un au mois
d'août, madame.
Mme Hovington: Ah! D'accord. Il y en a un qui a
déjà été approuvé au mois d'août.
M. Parent (Bertrand): II y en a un de 39 141, 90 $ qui a
été approuvé au mois d'août, l'engagement no 29
tantôt. Celui-là était correct, sernble-t-il. L'engagement
7, que j'ai compris...
Mme Hovington: D'accord. Donc, il ne doit pas apparaître
là.
M. Parent (Bertrand):... était retiré. C'est une
erreur.
M. Croteau: C'est une répétition.
Mme Hovington: C'est une répétition du mois
d'août.
M. Séguin: Si vous me permettez, M. le Président,
le deuxième engagement que nous avons vu aujourd'hui, c'est
celui-là qui est répété ici. On l'a
déjà vu.
Mme Hovington: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Seulement une petite question.
Il y a trois engagements financiers, mais en fait il y en a deux de concrets.
Est-ce qu'on s'est assuré si on n'en avait pas payé pour trois?
Le montant a été engagé et on n'a pas payé? Il n'y
a pas eu de facture pour un troisième? S'il y a une erreur ici, il ne
peut pas y avoir eu une autre erreur à l'intérieur du
ministère? Je voudrais bien m'assurer de cela. Ce qui
m'intéresse, c'est ce qu'on a payé. Non?
M. Garon: Moi, ce qui m'inquiète, c'est d'avoir des
renseignements aussi mal foutus alors que le président du Conseil du
trésor dit qu'il n'a plus rien à faire à son Conseil du
trésor et qu'il est prêt pour une autre affectation. Je suis un
peu surpris.
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Lévis.
M. Garon: Oui, oui, mais c'est cela. Cela vient du Conseil du
trésor
Le Président (M. Lemieux): Non, non, mais...
M. Garon: On a eu le Vérificateur général la
semaine passée On a été estomaqués de voir comment
cela fonctionnait.
Le Président (M. Lemieux): Les engagements financiers 7 et
8, M. le député...
M. Garon: Aujourd'hui, on a des textes et on voit que cela est
tout croche. Le Conseil du trésor devrait présenter des
renseignements, il me semble, correctement pour qu'on puisse faire une
vérification correcte.
Le Président (M. Lemieux): Les engagements 7 et 8 de
septembre 1987 sont vérifiés.
M. Parent (Bertrand): M. le Président, je regrette. Je ne
pense pas qu'on puisse dire que 7 est vérifié On doit le
retirer.
Le Président (M. Lemieux): On va retirer l'engagement 7.
L'engagement financier...
M. Garon: Ce n'est pas nous qui le retirons, un instant!
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Bertrand, il apparaît comme un engagement financier.
M. Parent (Bertrand): Je comprends, mais on ne peut pas dire
qu'il est...
Le Président (M. Lemieux): Je peux dire que nous avons
vérifié l'engagement financier 7, qui est en soi inexistant.
C'est tout ce que je peux ajouter.
M. Garon: Oui, mais on ne le sait pas, nous. J'aimerais, M le
Président, plutôt que de prendre les décisions qui
reviennent au Conseil du trésor, que le Conseil du trésor dise si
on a à vérifier cet engagement, si c'est une vérification
superfétatoire, et que l'inscription en septembre 1987 doit être
retirée, au numéro 7. Je ne le sais pas. C'est au Conseil du
trésor de nous donner cet avis. On n'est pas pour commencer à
corriger ces choses.
Le Président (M. Lemieux): À votre suggestion, M.
le député de Lévis, je demande à notre
secrétaire de commission de vérifier si les engagements 7 et 8
concernant les mois de septembre 1987 et 29 concernant le mois d'août
devaient apparaître comme c'est le cas aux engagements financiers du
ministre du Revenu, de la façon dont il apparaît, et s'il existe
deux ou trois engagements financiers. Vous allez faire vérifier cela, M.
le Secrétaire. Vous allez communiquer la réponse aux membres de
cette commission.
Le Secrétaire: Oui, M. le Président.
Le Président (M. Lemieux): J'appelle l'engagement
financier 9: "Contrat pour l'achat de 8 000 000 de feuilles de 8 1/2" x 11", de
papier continu pour ordinateur, août 1987. Montant de l'engagement, 48
308, 80 $. "
M. Garon: Cela revient à combien la feuille? À peu
près 0, 02 $ de la feuille?
M. Séguin: Moins que cela. M. Garon: Un peu
moins.
M. Séguin: 8 000 000 divisés par 48 000 $, cela
donne...
M. Garon: C'est 0, 0175 $.
M. Croteau: C'est 5, 54 $ le 1000.
M. Garon: Pardon?
M. Croteau: Je n'ai pas fait la division, mais on me dit que
c'est 5, 54 $ le 1000, cela voudrait dire 0, 005 $.
M. Garon: C'est cela, à peu près 0, 005 $ la
feuille. Y a-t-il eu des appels d'offres là-dedans?
M. Croteau: C'est toujours une commande ouverte des achats. Dans
ce cas, c'est une commande gouvernementale. Tous les centres utilisent cela, et
ils font de très grandes commandes C'est du papier blanc, non
imprimé, papier continu.
M. Garon: II va être possible, comme ça, de nous
faire parvenir l'émission de la commande ouverte originale et l'appel
d'offres qu'il y a eu sur la commande ouverte.
M. Séguin: Non, M. le Président...
Le Président (M. Lemieux): M. le ministre du Revenu.
M. Séguin: Je ne peux pas prendre sur moi de garantir
à mon collègue que je lui fais parvenir l'appel d'offres parce
que cela relève du Service des achats. Ce que je peux lui remettre,
c'est la documentation du ministère du Revenu qui a demandé la
quantité ou enfin la demande de réquisition du produit Mais moi
je ne peux pas répondre du fonctionnement du Service des achats et vous
avez donné tantôt, M. le Président, une décision qui
a été rendue à cet effet. Je ne peux pas répondre
pour le Service des achats, qui relève d'un autre ministère.
M. Garon: Non, non. Ce n'est pas cela qu'il a dit tout à
l'heure. Il a dit que vous preniez avis pour fournir les renseignements. El n'a
pas dit que vous ne répondiez pas.
M. Séguin: Non, non, mais je vous offre de...
M. Garon: Là, vous dites que vous offrez de ne pas
répondre.
M. Séguin: Non, ce n'est pas cela que j'ai dit, mon cher
collègue. J'ai dit que je vous offrais de vous faire parvenir la
documentation que nous, nous avons fait parvenir au Service des achats et on va
prendre avis de la question.
Le Président (M. Lemieux): M. le ministre du Revenu, je
suis obligé de me ranger du côté de M. le
député de Lévis. Ce que j'ai lu tout à l'heure et
ce que j'ai dit, c'est que la procédure suggérée est ta
suivante: le ministre sectoriel répond à la question avec l'aide
des fonctionnaires de son ministère S'il n'est pas en mesure de
répondre à la question concernant le Service des achats du
gouvernement, il prend avis de ladite question en vertu de l'article 26 du
règlement concernant la vérification des engagements financiers
et alors il demande aux fonctionnaires compétents du Service des achats
de préparer une réponse qu'il transmet par la suite au
secrétaire de la commission. Alors, je suis obligé de me ranger
du côté du député de Lévis.
M. Séguin: C'est ce qu'on va faire, M. le
Président
Le Président (M. Lemieux): Merci, M. le ministre. Alors,
à l'engagement financier 9, est-ce qu'il y a d'autres interventions?
L'engagement financier 9 est donc vérifié.
M. Garon: Non, non, il y a des renseignements à
suivre.
Le Président (M. Lemieux): Oui, sous réserve des
renseignements à obtenir, M. le député de Lévis. De
facto, cela va de soi.
M. Garon: Oui, oui, c'est cela.
Le Président (M. Lemieux): J'appelle l'engagement
financier 10 de septembre 1987: "Contrat de services pour l'entretien des
appareils d'encaissement localisés au bureau du ministère
à Montréal pour une période d'un an à compter du
1er juillet 1987. Montant de l'engagement: 96 588 $. " Est-ce qu'il y a des
interventions? M. le député de Bertrand.
M. Parent (Bertrand): Je pense que les engagements 10 et 11
doivent être traités de la même façon puisqu'il
s'agit du même type d'engagement, l'un pour Montréal et l'autre
pour Québec, si j'ai bien compris.
Le Président (M. Lemieux): Alors, nous
appelons les engagements financiers 10 et 11.
M. Parent (Bertrand): Premièrement, pourquoi avoir
négocié deux contrats? Deuxièmement, comment se fait-il
dans l'Imputation budgétaire de l'engagement 11 qu'il manque 21 000 $?
M. le Président, est-ce qu'on veut me répondre?
M. Angers: À quel endroit manque-t-il 21 000 $?
M. Parent (Bertrand): À l'engagement 11, on a l'imputation
budgétaire de 56 000 $ en 1987-1988 et 18 000 $ en 1988-1989, ce qui
donne 75 564 $ sur un engagement de 96 000 $.
M. Angers: C'est cela.
M. Séguin: M. le Président, si vous me permettez de
répondre à cette question parce qu'on va le revoir à
l'occasion ailleurs II reste un solde à imputer ultérieurement.
Le montant global est de 96 000 $. Il y a une imputation, comme vous l'avez
dit, en 1987-1988 de 56 000 $, l'une projetée de 18 000 $ en 1988-1989.
Il restera un solde qui va être reporté,
M. Garon: Non, non, cela ne marche pas comme cela.
M. Séguin: C'est simplement une erreur.
M. Parent (Bertrand): C'est une autre erreur. Cela ne va pas
bien.
M. Séguin: C'est 75 564 $.
M. Garon: Pardon?
M. Séguin: C'est 75 564 $.
M. Parent (Bertrand): Cela, je comprends que c'est le total de
l'imputation, mais ce n'est pas le total de l'engagement.
M. Séguin: Non, pour le montant de l'engagement, on aurait
dû lire 75 564 $. C'est bien cela, M. Croteau?
M. Croteau: Au lieu de 96 000 $?
Le Président (M. Lemieux): Au lieu de 96 588 $.
M. Garon: Maudit!
M. Parent (Bertrand): Vous n'êtes pas sérieux,
là?
M. Séguin: L'erreur, c'est que le premier chiffre à
l'engagement 10 a été repris une deuxième fois; vous
voyez, c'est le même montant.
Le Président (M. Lemieux): Comme le dirait M. le
député de Lévis, c'est sur le pilote automatique!
M. Parent (Bertrand): Dans ce cas, on va se comprendre.
L'engagement 10 est de 96 588 $ pour un contrat d'un an à
Montréal. Le même contrat à Québec pour un an
à compter de juillet 1987 est de 75 564 $.
Une voix: 75 000 $ Monsieur...
M. Parent (Bertrand): 75 564 $, c'est exact. Donc, on a deux
contrats de services, l'un à 96 000 $ et l'autre à 75 000 $.
M. Croteau: Pour un nombre d'appareils différent
M. Parent (Bertrand): Donc, il y avait une erreur à
l'engagement 11.
M. Garon: Est-ce qu'il y a des frais de déplacement pour
chacun de ces deux contrats?
M. Croteau: II n'y a pas de frais de déplacement pour ces
contrats.
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
La Peltrie, vous avez demandé la parole. (16 heures)
M. Cannon: M. le Président, J'aurais une question. Je
trouve cela relativement élevé comme montant pour un contrat de
services pour l'entretien d'appareils d'encaissement. J'aimerais être en
mesure de pouvoir comparer un peu. On parte de combien d'appareils? J'imagine
que ce sont des enregistreuses, des caisses de marque Burroughs. Est-ce qu'au
tout début, lorsque ces acquisitions ont été faites, on
avait pris en considération le montant qui serait annuellement
accordé à l'intérieur des budgets pour l'entretien de cet
équipement? Est-ce qu'effectivement c'est un contrat ouvert? Quelle a
été la fréquence des ruptures ou des bris de ces
équipements? Il y a toutes ces questions que je pourrais me poser.
Effectivement, je vais y aller avec une question. Est-ce qu'on peut me dire
combien de fois les gens de chez Burroughs ont eu l'occasion d'aller faire le
service sur ces équipements? Est-ce que cela arrive fréquemment
que ces équipements tombent en panne? Parce qu'on est quand même
en train de parler d'un montant tout près de 176 000 ou 177 000 $ par
année. On achète des caisses enregistreuses avec ce
montant-là.
Le Président (M. Lemieux): Des caisses enregistreuses! On
ne le sait pas, M. le député de La Peltrie.
M. Cannon: Je ne sais pas
M. Séguin: Des appareils d'encaissement, ce n'est pas des
"cash" de comptoir.
Le Président (M. Lemieux): On ne le sait pas M. de La
Peltrie. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui voudrait répondre à la
question du député de La Peltrie?
M. Croteau: Je peux tenter une réponse qui serait un peu
comme ceci. C'est-à-dire que l'entretien n'est pas qu'en cas de bris. Il
y a de l'entretien préventif aussi. Donc, le manufacturier doit venir
chez nous à nos installations, faire des vérifications de
façon continue et régulière sur chacun de ces appareils.
Maintenant, combien de fois les appareils peuvent être brisés,
etc. ? On pourrait vous fournir ces chiffres. On a des relevés sur cela,
mais je ne les ai pas ici.
M. Cannon: À ce compte-là, est-ce qu'il y a moyen
d'aller embaucher, je ne sais pas, d'engager quelqu'un de chez Burroughs? Une
personne ou deux à raison de 170 000 S par année. Il me semble
qu'on pourrait peut-être engager un contractuel et dire: Voici, vous
faites le service préventif sur tous les équipements qui sont
là. C'est quand même un gros montant, cela.
M. Garon: Combien y a-t-il de...
Le Président (M. Lemieux): Je m'excuse. La réponse
au député de La Peltrie, s'il vous plaît.
M. Croteau: II y a huit appareils à Montréal et
cinq à Québec. Ce sont de gros équipements de traitement
de très grand volume. Cela collige les chèques. Je ne peux pas
les décrire. Je ne suis pas technicien. Ce sont des appareils
très sophistiqués qui sont maintenant quelque peu désuets.
Ce sont des équipements que nous avons depuis une dizaine
d'années déjà et il était prévu qu'on
reverrait ces installations-là dans les prochaines années.
M. Séguin: Ce sont des machines qui, en principe, font
à peu près 196 000 000 $ de transits en informatique par
année depuis quatre à cinq ans. Ce sont de grosses machines
à grand volume. Ce ne sont pas des photocopieuses ou des caisses
enregistreuses. D'ailleurs, M. le Président, dans l'optique d'une
possibilité de visiter le ministère du Revenu - on en a
déjà discuté - je pense que c'est effectivement
intéressant d'aller voir le service d'encaissement parce que le
ministère collecte approximativement 22 000 000 000 $. Ces
machines-là sont évidemment au service des encaissements et tout
le Service de la manipulation est fort intéressant à visiter.
Le Président (M. Lemieux): Merci, M. le ministre, M. le
député de Bertrand et Mme la députée de Matane ont
demandé la parole après M. le député de
Lévis et après M. le député de Lafontaine.
M. Parent (Bertrand): Si j'ai bien compris, vous avez huit
appareils à Montréal. Ce qui revient à environ 12 000 $
comme contrat d'entretien. Vous en avez cinq à Québec de la
même compagnie, cinq appareils similaires, j'imagine, et cela revient
à 15 000 $ par appareil. Comment peut-on expliquer les 3000 $ de
différence? Normalement, toute proportion gardée, on aurait
dû avoir à Québec un contrat de 60 000 $ pour cinq
appareils.
M. Croteau: Ce ne sont...
M. Parent (Bertrand): Si le contrat a été
négocié sur la base du nombre de machines. Je ne le sais pas.
Vous m'avez dit tantôt que ce n'était pas le même nombre de
machines.
M. Croteau: C'est cela. Il y a un nombre différent de
machines. Maintenant, ce sont des machines qui ne sont pas rigoureusement
identiques. Il y a trois grandes fonctions sur chacune des machines et elles
peuvent avoir des volumes différents. Il y a les fonctions de tri, de
saisie et d'imprimante. Je ne pourrais pas vous décrire les
particularités des machines de Québec par rapport à celles
de Montréal, actuellement. Mais ce n'est pas un prix identique pour
chacune des machines parce que les machines ont des particularités
différentes.
Le Président (M. Lemieux): Mme la députée de
Matane.
Mme Hovington: Cela va, M. le Président. C'était la
question qui m'intriguait à savoir de quelle façon le contrat
avait été négocié quant aux nombres de machines et
quelle sorte de machines c'était. Alors, il a répondu à ma
question.
Le Président (M. Lemieux): Je vous remercie Mme la
députée de Matane. M. le député de
Lévis.
M. Garon: Je voudrais savoir si le contrat de services comprend
juste la main-d'oeuvre ou s'il comprend aussi les pièces et les
déplacements?
M. Croteau: Pièces et main-d'oeuvre. M. Garon:
Pièces et main-d'oeuvre. M. Croteau: On peut fournir le
contrat. M. Garon: Pardon?
M. Croteau: On a le contrat.
M. Garon: Non, c'est juste pour avoir une idée.
M. Croteau: Cela comprend pièces et main-ci'oeuvre. Ce
sont des employés de Québec pour le service à
Québec et de Montréal pour le service à Montréal.
On ne paie pas de frais de déplacement pour les techniciens qui viennent
réparer ces appareils.
M. Garon: Voulez-vous dire que les appareils de Québec
sont plus vieux?
M. Croteau: Ils datent probablement du même moment. Il y a
eu, dans le temps, des renouvellements que je ne connais pas. Je pense que le
parc a été augmenté dans le moment de peut-être cinq
à sept ou huit à Montréal et peut-être de quatre
à cinq à Québec. Donc, tous les appareils n'ont pas le
même âge.
M. Gobé: Le contrat...
M. Parent (Bertrand): M. le Président, c'est à mon
tour.
Le Président (M. Lemieux): II y avait M. le
député de Lafontaine. Je ne sais pas s'il a eu réponse
à sa question.
M. Gobé: Cela va, M. le Président. Est-ce que
c'était un contrat qui était négocié directement
avec Burroughs ou est-ce qu'il y avait des appels d'offres pour les entreprises
Indépendantes pour l'entretien?
M. Croteau: C'est négocié directement avec
Burroughs dans ce cas-là.
M. Gobé: Est-ce qu'on peut savoir pourquoi?.
M. Croteau: Ce sont les seuls à avoir l'expertise et les
pièces évidemment. Lorsqu'on fait l'acquisition d'appareils de ce
type, il y a un lien avec une firme pour une période. Le marché
ne nous offre pas l'équivalent. Par ailleurs, quant à la
façon de négocier ces contrats, dans l'achat initial, c'est qu'il
y a le prix d'acquisition plus l'entretien pour une période
donnée. L'augmentation annuelle qui est consentie pour l'entretien est
vérifiée et ne doit pas dépasser des normes
raisonnables.
M. Gobé: Ces machines s'amortissent sur quoi? Dix ans,
quinze ans, vingt ans? Vous les utilisez pendant combien de temps? Quelle est
leur vie?
M. Croteau: Elles ont en moyenne, je pense, dix ou onze ans et on
croit qu'elles sont désuètes. Elles devraient être
remplacées.
M. Gobé: Un remplacement, cela coûte combien?
M. Croteau: Je ne sais pas.
M. Gobé: Vous n'avez aucune idée. Vous n'avez pas
non plus le coût d'acquisition?
M. Croteau: Non. On pourra vous le fournir. Ce sont des
acquisitions qui ont de l'âge un peu.
M. Gobé: II arrive à l'occasion que les frais
d'entretien dépassent de beaucoup les frais de l'acquisition
après quelques années. Je me demande s'il ne serait pas bon
quelquefois de renouveler la machinerie dans un "deal" avec le fournisseur,
qu'il reprenne nos vieilles machines et en remette des nouvelles. Au lieu
d'avoir des coûts d'entretien de 10 000 $ par machine, on pourrait en
avoir de 3000 $ et avoir une machine plus moderne, plus performante. J'ai
déjà vu cela dans l'entreprise privée.
M. Angers: C'est la question qu'on se pose
régulièrement. Cela fait deux ans que je suis au ministère
du Revenu et, chaque année, les gens nous disent: Mon Dieu, - il va
falloir éventuellement renouveler nos équipements. Mais,
évidemment, tout cela est fonction d'une analyse des
disponibilités budgétaires. M est bien évident que si on
s'écoutait - là, je vais parler comme un fonctionnaire - si on ne
voulait Jamais se tromper et si on ne voulait pas courir de risques, la
tentation serait forte de renouveler. Comme les ressources sont
limitées, il y a des analyses de situation et on dit: On est bons pour
faire l'année. On y va et on va essayer d'utiliser au meilleur escient
les deniers publics qui ont pu être donnés à une
époque. On essaie de gérer cela le mieux possible, compte tenu
des resssources disponibles. Je peux vous dire que nos gens connaissent leurs
machines et finissent par presque leur parler - c'est le cas de le dire - et de
leur souhaiter une longue vie...
Une voix:...
M. Angers: Non. C'est au bon sens du terme. Ce que je veux dire,
c'est qu'elles font partie de notre ministère.
M. Gobé: J'ai l'impression que ce genre
d'équipement très sophistiqué a beaucoup
évolué depuis dix ans, comme la technologie. Ces appareils
doivent coûter même moins cher à l'acquisition que ceux que
vous avez achetés il y a dix ans, ou coûter, en dollars constants,
peut-être le même prix.
M. Croteau: C'est une hypothèse plausible, mais il faut
préparer une démarche semblable. C'est ce que l'on fait dans le
cadre de la refonte des systèmes administratifs actuellement. En
revoyant toute la technologie, cela veut dire revoir complètement le -
processus de travail qui est associé à cela. Actuellement, il y a
des études en cours dans le projet de la refonte des systèmes
pour renouveler ce parc-là, mais dans
un environnement renouvelé aussi, pour bien tenir compte de la
nouvelle technologie.
M. Gobé: Merci.
Le Président (M. Lemieux): Je voudrais simplement ajouter
que le Vérificateur général en fait état dans son
dernier rapport annuel. M. le député de Bertrand, est-ce que les
engagements financiers 10 et 11 sont vérifiés?
M. Parent (Bertrand): Pas encore. J'ai une dernière
question. Antérieurement au 1er juillet 1987, donc pour l'année
qui a précédé ou les deux années qui ont
précédé, quel était le coût des mêmes
contrats d'entretien?
M. Séguin: On n'a pas tout le calcul global, mais on
pourra peut-être vous le transmettre.
M. Parent (Bertrand): Ce serait intéressant. J'aimerais
voir l'évolution des coûts pour les deux dernières
années, comparativement. J'imagine que, lorsque les machines
vieillissent - cela va dans le même sens que les questions du
député de Lafontaine - si le coût d'entretien augmente de
façon substantielle, cela pourra être incitatif à faire des
gestes de ce côté-là. J'aimerais savoir, pour les deux
dernières années antérieures au 31, autrement dit, entre
le 1er juillet 1985 et le 1er juillet 1987, quel a été,
annuellement, le coût d'entretien des machines à Montréal
et à Québec.
Le Président (M. Lemieux): Merci, M. le
député de Bertrand. La question est prise en note par le
secrétaire et on vous transmettra, à une date ultérieure,
la réponse des rapports des fonctionnaires du ministère du
Revenu. Est-ce que les engagements 10 et 11 sont vérifiés?
M. le député de Lévis.
M. Garon: J'aimerais savoir, si c'était possible, une fois
que vous avez acheté la machine, combien a coûté la
première année d'entretien et les trois dernières
années. Quelquefois, quand on vend les machines, elles ne coûtent
pas cher d'entretien, mais une fois qu'on est pris avec, l'entretien
coûte cher. J'aimerais savoir combien coûtait l'entretien la
première année après l'acquisition. Je ne sais même
pas en quelle année cela a été acheté.
M. Angers: II y a une dizaine d'années.
M. Garon: Bon, il y a une dizaine d'années. La
première année d'entretien coûtait combien? Combien cela a
coûté pour chacune des trois dernières années,
c'est-à-dire pour 1985-1986, 1986-1987 et 1987-1988?
M. Séguin: Voulez-vous qu'on prenne un exemple en
particulier?
M. Garon: Pour ces cas-là. Vous avez dû toujours
marcher sur la même base.
M. Séguin: Pour tes cas qui sont ici, les appareils qui
sont là, le cas de Québec, l'engagement 11.
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Lévis, on s'entend bien. Ce sont des appareils qui figurent aux
engagements financiers 10 et 11 de 1987?
M. Garon: Pour les huit appareils à Montréal et les
cinq à Québec.
Le Président (M. Lemieux): Cela va, M. le député de
Lévis. Est-ce que les engagements financiers 10 et 11 de septembre 1987
sont vérifiés?
M. Garon: Vérifié. Sous réserve des
renseignements à venir.
Le Président (M. Lemieux): Toujours sous
réserve.
L'engagement financier 12: "Contrat pour la location avec option d'achat
d'un véhicule de livraison "Mail Mobile" modèle 9100b (remis
à neuf), pour une période de 60 mois. Montant de l'engagement: 38
750, 59 $. " Est-ce qu'il y a des interventions?
M. Séguin: M. Croteau.
M. Garon: Pourquoi dit-on un modèle remis à
neuf?
M. Gobé: Pour aller porter les chèques.
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Lévis et après, M. le député de Lafontaine.
M. Garon: C'est un modèle remis à neuf. Vous avez
loué un vieux modèle?
Des voix: Ha, ha, ha!
Le Président (M. Lemieux): M. le député
de
Lévis, sous toute réserve, je peux vous donner une
information. Vous avez des camions qui sont usagés au gouvernement.
M. Garon: Je ne veux pas que vous donniez la réponse, je
veux que ce soit eux.
Le Président (M. Lemieux): Je sais cela, M. le
député de Lévis.
M. Croteau: On nous indique que c'est pour des...
M. Garon: Apparemment, vous avez requis un modèle
usagé, je ne sais pas, c'est écrit: "Remis à neuf".
M. Croteau: On nous indique que c'est par mesure
d'économie. Cela coûte moins cher d'en avoir un
recondltionné qu'un neuf.
M. Garon: Un véhicule de livraison, c'est un camion?
M. Angers: II faudrait que vous veniez voir cela, c'est un
véhicule qui fonctionne pas mal tout seul. Il se promène selon un
cheminement prédéterminé sur le plancher.
M. Garon: Au sein du ministère?
M. Angers: Au sein du ministère, oui Ce n'est pas pour
aller d'un ministère à l'autre.
M. Séguin: C'est un robot. M. Garon: C'est un
robot.
M. Séguin: C'est un robot qui suit un tracé
fixé sur le plancher, évidemment, la seule chose qu'il ne peut
pas faire tout seul, c'est changer d'étage. Un employé doit le
mettre à bord d'un ascenseur. Du moment qu'il arrive sur l'étage,
il part tout seul, il arrête tout seul au poste d'arrêt. C'est une
espèce d'armoire avec différents casiers où les gens
peuvent mettre tout le courrier. Il fait le tour du ministère comme cela
toute la journée. Il y a un proposé qui ramasse tout cela. Cela
lui évite de se promener sur les étages et apparemment...
M. Garon: Est-ce qu'il se promène en dehors des
heures?
Des voix: Ha, ha, ha!
M. Séguin: Disons qu'il ne se fatigue pas beaucoup et
qu'il ne prend pas de pause-café.
Le Président (M. Lemieux): Je croyais que vous l'aviez
appelé Jean Garon. Ha, ha, ha!
M. Croteau: En complément, M. le député, fa
location du modèle reconditionné est de 570 $ par mois, alors que
celle d'un neuf aurait été de 850 $. Il nous coûte les deux
tiers.
M. Garon: Vérifié.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié
L'engagement 12 est vérifié. J'appelle l'engagement 13 de
septembre 1987: "Contrats de services, d'achat, d'entretien et de location
représentant les engagements de 25 000 $ ou plus pris par le
ministère au cours des années. " Je tiens à vous
mentionner qu'à l'engagement 13, vous avez plusieurs pages, vous avez
treize pages d'engagements financiers 13 de septembre 1987, pour les
années 1984-1985, 1985-1986, 1986-1987 et 1987-1988. Voulez-vous
considérer ces engagements financiers en totalité ou les prendre
engagement financier par engagement financier? M. le député de
Lévis.
M. Garon: J'aimerais poser une première question. Comment
cela se fait qu'ils nous arrivent après quatre ans comme cela? Qu'est-ce
qui s'est passé au ministère du Revenu? (16 h 15)
M. Séguin: Si vous me permettez, M. le
Président...
Le Président {M. Lemieux): M. le ministre. M.
Séguin: Je vais...
M. Garon: Cela s'est passé au ministère du Revenu
ou au Conseil du trésor?
M. Séguin: Je vais demander tantôt à M.
Croteau d'expliquer plus en détail, mais une explication
générale, c'est que ce sont des engagements qui datent dans
plusieurs cas de 1984 et qui remontent dans le temps jusqu'aux dernières
années C'est à la suite d'une directive du Conseil du
trésor II y a quelque temps, quelques mois, Indiquant que certains
engagements de plus de 25 000 $ n'avaient pas été transmis
antérieurement. Une demande a été faite à tous les
ministères de revérifier l'ensemble des engagements et de
soumettre ces engagements à la commission pour approbation des
engagements financiers. Maintenant, une des raisons, et M. Croteau pourra vous
expliquer pourquoi dans quelques minutes, c'est que plusieurs
ministères, dont le nôtre au ministère du Revenu, croyaient
que des contrats ouverts à renouvellement continu et automatique ne
devaient pas nécessairement être soumis à nouveau,
étant donné qu'ils faisaient déjà l'objet d'une
enveloppe globale. À la suite de la directive et d'une
réglementation de juillet 1977, le ministère ne jugeait pas qu'il
devait se plier à cela, mais à la suite d'une autre
interprétation, on a suivi cette nouvelle directive du mois d'août
1987 indiquant qu'il fallait les soumettre. Alors, on les a soumis.
Maintenant, M. Croteau, je ne sais pas si vous aimeriez ajouter
peut-être un petit peu plus d'explications. Vous connaissez bien ces
engagements.
M. Croteau: Essentiellement, il s'agit continuellement de
contrats d'entretien d'équipements ou de commandes ouvertes qui avaient
été négociés et qui ont été
interprétés dans la procédure comme des choses acquises et
ayant été discutées. Lorsqu'on nous a demandé de
faire le ménage, on nous a demandé de remonter jusqu'à
1984 et on a décidé qu'il y avait environ une cinquantaine de ces
cas où effectivement, selon l'interprétation que le Conseil du
trésor nous donnait, il fallait représenter les engagements
M. Garon: Je proposerais, M. le Président, comme il y en a
plusieurs, qu'on les prenne un par un, mais que, dans chacun des cas, vous nous
disiez s'il s'agit d'un cas comme cela. S'il s'agit d'un cas discuté
à plusieurs reprises d'un cas d'interprétation où les
fonctionnaires pensaient qu'il ne devait pas être resoumis parce qu'il
avait été discuté, je serais prêt à
procéder assez rapidement, parce qu'on dit que cela a déjà
été discuté en d'autres lieux. Ou s'il s'agit d'un cas
unique, s'il ne s'agit pas d'un cas à partir d'une émission
ouverte qui avait déjà été négociée
et vérifiée.
Le Président (M. Lemieux): Cela va. M. le
député de La Peltrie.
M. Garon: Si on est d'accord sur le plan formel.
Le Président (M. Lemieux): Est-ce que cela va
là-dessus? Vous aviez une question, M. le député de La
Peltrie?
M. Cannon: Non, cela va. Je souscris à la proposition de
M. le député de Lévis.
Le Président (M. Lemieux): Alors, comme le
député de Lévis et le député de La Peltrie
s'entendent, nous commençons par l'engagement financier pour le service
d'entretien annuel du logiciel 1DMS, pour un montant de 27 872 $, du
85-04-12.
Alors nous commençons, monsieur, pour 1984-1985, les engagements
financiers 13. Nous commençons ici au début, service d'entretien
annuel. Est-ce que vous l'avez, M. Croteau? Pour répondre. Je vais
attendre que vous vous prépariez.
M. Croteau: Service d'entretien annuel du logiciel IDMS.
Le Président (M. Lemieux): Oui. Cela va? M. Croteau:
1985?
Le Président (M. Lemieux): Oui. Alors, nous '
commençons à partir du 85-04-12, date de l'enregistrement:
"Service d'entretien annuel du logiciel IDMS. Montant de l'engagement: 27 872
$. "
Est-ce que c'est comme l'explication que vous avez donnée au
député de Lévis?
M. Croteau: II s'agit d'un cas très régulier
d'entretien.
Le Président (M. Lemieux): L'engagement est donc
vérifié?
M. Garon: Vérifié.
Le Président (M. Lemieux): L'engagement est
vérifié. Le suivant est du 19-04-84: "Service d'ordinateur pour
le logiciel FCS/EPS, 35 000 $. " Est-ce que c'est la même chose?
M. Croteau: Oui.
Le Président (M. Lemieux): L'engagement est
vérifié?
M. Garon: Toujours à partir d'une...
M. Croteau: D'une interprétation de
répétition d'entretien.
M. Garon:... d'une émission déjà ouverte,
qui avait déjà été négociée et qui
fait partie d'une série?
M. Croteau: Qui fait partie d'une série. C'est l'entretien
d'une chose existante, d'un produit existant.
M. Garon: Oui.
M. Croteau: Ce sont des contrats d'entretien.
M. Garon: Ce n'est pas ce que je veux dire. Tantôt, vous
avez dit à partir d'une négociation ouverte où il y a une
série de contrats qui s'ajoute à un contrat de base
déjà négocié.
M. Croteau: Il y a deux choses. Dans les interprétations
où les fonctionnaires du ministère n'ont pas fourni d'engagement
financier, il y avait deux cas. Il y avait des cas où c'étaient
des renouvellements de contrats d'entretien et les autres, c'étaient
des...
M. Garon: Au même prix?
M. Croteau: Je ne peux pas garantir que c'était au
même prix. Peut-être avec une faible variante, L'autre cas,
c'étaient les commandes ouvertes. Il y avait donc deux types de dossier
dans l'interprétation.
M. Garon: Mais êtes-vous capable de me dire...
M. Croteau: Ici, ce dont on parle, ce sont des dossiers
d'entretien.
Le Président (M. Lemieux): Êtes-vous en mesure de
dire,..
M. Garon: C'est à partir, à ce moment-là,
d'un contrat initial...
M. Croteau: Renégocié.
M. Garon: Non, renégocié, c'est une affaire;
émission ouverte, c'est une autre affaire. Il faut voir avec quelle
augmentation cela a été renégo-
cié. Si cela a été négocié et que
c'est un contrat qui s'additionne comme vos commandes, vous dites au mois de
juin, au mois d'août, pour des factures de repas; c'est le prix
négocié et c'est sur le même prix. C'est cela que je veux
savoir: Est-ce sur le même prix ou s'agit-il d'un contrat
renégocié sur un prix différent? Si c'est sur le
même prix...
Le Président (M. Lemieux): II n'y a pas de
problème.
M. Garon:... on va continuer. On va aller rapidement. Mais quand
c'est une nouvelle négociation, je vais vous demander quel était
le facteur d'Inflation ou le facteur d'augmentation du prix?
M. Croteau: Alors, si on regarde un exemple particulier que l'on
a ici, c'est qu'il y a des contrats d'acquisition avec un montant d'entretien
prévu pour les années subséquentes. Donc, il est au
contrat et il est prévu. D'accord? Il peut être différent
d'une année à l'autre parce qu'il est indexé. On voit ici
un cas où la prévision était de les indexer de 3, 8 %.
Donc, on paye dans le temps, bon an mal an, 3, 8 % par année de plus que
l'année précédente, pour l'entretien.
M. Garon: Combien?
M. Croteau: On paye 3, 8 %.
Le Président (M. Lemieux): Est-ce que l'engagement
financier est vérifié?
M. Garon: Lequel? Le premier?
Le Président (M. Lemieux): Nous étions à
l'engagement du 12-04-85, 27 872, 01 $. Nous l'avions
vérifié.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle l'engagement du 19-04-84: "Service d'ordinateur pour le logiciel
FCS-EPS, Roche informatique: 35 000 $. " Est-ce qu'il est
vérifié? Est-ce la même chose?
M. Croteau: C'est un cas semblable au
précédent.
Le Président (M. Lemieux): D'accord.
Vérifié. M. le député de La Peltrie, je m'excuse.
C'est vrai, vous aviez demandé la parole.
M. Cannon: Juste une petite question. On dit ici: Service
d'ordinateur pour le logiciel FCS-EPS. Qu'est-ce que c'est ce logiciel FCS-EPS?
Je vais vous laisser répondre à cela.
M. Angers: II faut vous dire une chose avant de répondre.
C'est qu'il s'agit d'un geste posé en avril 1984.
M. Cannon: Oui.
M. Angers: Je n'ai pas la réponse.
Le Président (M. Lemieux): Nous n'avons pas la
réponse.
M. Cannon: C'est parce qu'il a un libellé différent
de celui qui est au-dessus. On parie de service d'entretien annuel, alors
qu'ici c'est service d'ordinateur pour le logiciel. Est-ce que je peux
présumer que Roche informatique a fourni un ordinateur, qu'ils ont
construit un logiciel? Que s'est-il passé?
M. Croteau: C'est-à-dire que, dans ce dossier-là,
il y a un logiciel disponible chez Roche et Associés et on l'utilise,
à la demande, pour certaines fonctions. Et le logiciel et l'ordinateur
de Roche et Associés sont utilisés.
M. Cannon: Donc, l'ordinateur se trouve chez Roche et
Associés.
M. Croteau: Oui
M. Cannon: Ce ne sont pas des informations de nature
confidentielle qui sont traitées à l'extérieur du
ministère.
M. Croteau: Absolument pas. Manipulation de statistiques en
particulier.
M. Garon: C'est pour quelle période, 35 000 $?
M. Croteau: C'est pour une année.
M. Garon: Et les 35 000 $ autorisés, les avez-vous
dépensés? C'est un chiffre rond. On n'a pas nécessairement
utilisé tout le montant.
M. Croteau: Pas nécessairement. C'est un peu à la
demande. Ce sont des commandes ouvertes.
M. Garon: Oui
M. Croteau: Je n'ai pas l'information là-dessus.
M. Séguin: Voulez-vous qu'on vous fournisse...
M. Garon: Oui, j'aimerais cela. Quand c'est un chiffre rond,
comme cela, habituellement, c'est un montant autorisé...
M. Angers: C'est cela.
M. Garon:... et ce n'est pas nécessairement
le montant qui a été effectivement dépensé.
Parfois, il ne l'a pas été du tout, si vous ne vous en êtes
pas prévalu.
Le Président (M. Lemieux): L'engagement est donc
vérifié. J'appelle...
M. Garon: Vous allez nous fournir le montant
dépensé en vertu de l'autorisation pour 35 000 $.
Le Président (M. Lemieux): C'est cela, sous réserve
de la demande effectuée par le député de Lévis.
M. Garon: Sur quelle période de temps?
Le Président (M. Lemieux): Alors, je passe à
l'engagement du 85-02-27: Transport et entreposage de rubans
magnétiques, Brink's sécurité: 39 000 $". Est-ce que
l'engagement est vérifié? Est-ce la même chose? Oui.
M. Angers: C'est un renouvellement en 1985.
Le Président (M. Lemieux): L'engagement est
vérifié, M. le député de Lévis?
M. Garon: Même question que précédemment. Sur
la somme de 39 000 S, quel montant a été effectivement
dépensé?
M. Croteau: On peut vous le fournir. Mais habituellement ces
contrats sont plus fermes, c'est-à-dire qu'on connaît le service
avant de l'acquérir. C'est un transport très régulier
qu'il vienne tous les jours ou tous les deux jours pour transporter des
fichiers magnétiques dans leur voûte et les ramener. Donc, il y a
nécessairement un service dans ce cas.
M. Garon: C'est encore Brink's à ce moment-là ou si
c'est un contrat avec Brink's qui a été continué par
Sécur?
M. Croteau: Cela a été continué par
Sécur.
Le Président (M. Lemieux): Est-ce que l'engagement est
vérifié? Vérifié. J'appelle l'engagement du
16-03-84: "Location et entretien d'un appareil Kodak 250AF, 68 856, 56 $".
Est-ce que l'engagement est vérifié?
M. Garon: Quelle sorte de Kodak est-ce?
Le Président (M. Lemieux): Ce n'est pas un 35
millimètres certainement.
Une voix: C'est un gros.
M. Croteau: Ce sont des photocopieurs.
M. Garon: Ah!
Le Président (M. Lemieux): C'est vérifié, M.
le député de Lévis?
M. Garon: Attendez un peu! Location et entretien d'un
photocopieur. C'est pour quelle période de temps?
M. Croteau: Les engagements sont d'un an. Du 1er avril 1984 au 31
mars 1985.
M. Garon: Ce doit être un moyen photocopieur.
M. Angers: Kodak 250AF.
M. Garon: Qu'est-ce qu'il a de spécial, ce photocopieur,
pour coûter 68 000 $ de location et d'entretien pendant un an?
Une voix: Cela devrait être un bon photocopieur.
Une voix: Qui était ministre du Revenu?
M. Croteau: Encore là, c'est négocié par le
Service des achats.
M. Garon: C'est juste pour savoir ce qu'il fait, cet
appareil.
Une voix: II photocopie. M. Garon: Je comprends
ça.
M. Angers: Le tirage mensuel est de 320 000 copies.
M. Garon: Ah bon! D'accord, Est-ce que ça comprend les
photocopies?
M. Angers: Les feuilles? Non.
M. Croteau: Cela comprend la location de base, l'entretien et le
coût des copies à 0, 009 $ par copie.
M. Garon: Ce n'est pas mal. Adopté,
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle l'engagement financier du 16-03-84: "Location et entretien d'un
appareil Xerox 9400, 92 584, 60 $". Est-ce qu'il est vérifié?
M. Garon: C'est la même chose dans ce cas-là?
M. Croteau: C'est le même processus, 600 000 copies par
mois.
Le Président (M. Lemieux): L'engagement est donc
vérifié, j'appelle l'engagement...
M. Garon: 600 000 copies par mois? Donc, cela revient pas mal
moins cher. Il me semble
que cela a été une bonne décision.
Le Président (M. Lemieux): L'engagement est donc
vérifié. J'appelle l'engagement du 14-03-85: "2500 bandes
magnétiques avec cassettes auto-enfileuses, 40 602, 50 $". Est-ce que
l'engagement est vérifié?
M. Garon: J'avais lu "effeuilleuses" mais je vois que c'est
auto-enfileuses.
Des voix: Ha, ha, ha!
M. Séguin: Remarquez que cela peut avoir le même
effet.
Le Président (M. Lemieux): C'est un mirage, M. le
député de Lévis.
M. Séguin: Cela peut avoir le même effet. M. Garon:
Je ne sais pas. Des voix: Ha, ha, ha!
Le Président (M. Lemieux): il faudrait demander ça
à Mme la députée de Matane.
M. Garon: Je me demandais qui était ministre à ce
moment-là.
Le Président (M. Lemieux): Est-ce que l'engagement est
vérifié?
M. Garon: Attendez un peu. D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle l'engagement 02-04-84: "18 000 000 de stock tabs, 117 131, 40 $".
M. Garon: II y en a deux de suite.
Le Président (M. Lemieux): Et l'engagement du 17-09-84:
"18 000 000 de stock tabs R. L. Crain, 123 802, 20 $". Est-ce que les
engagements sont vérifiés?
M. Croteau: Commande ouverte.
M. Garon: Pourquoi y en a-t-il deux pour le même prix?
C'est l'inflation ou quoi?
M. Croteau: Ce sont des dates de livraison différentes: 7
mai et 1er octobre pour la première...
M. Garon: Le prix avait augmenté?
M. Angers: II y a une période de temps entre les deux.
Près de six mois.
M. Garon: C'est ça?
Le Président (M. Lemieux): Les engagements sont
vérifiés?
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle l'engagement financier 01-04-85: "Service d'entretien annuel du
logiciel IDMS, 28 931 $".
M. Croteau: C'est le même cas qu'on a traité tout
à l'heure, une année plus tard.
Le Président (M. Lemieux): L'engagement est
vérifié?
M. Garon: Une année avant, c'était quoi? M.
Croteau: C'était 27 000 $.
Le Président (M. Lemieux): L'engagement est
vérifié?
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): J'appelle l'engagement
financier 01-05-85: "Service d'entretien d'appareils de traitement de textes
Micom; montant de l'engagement, 73 311 $". Est-ce que l'engagement est
vérifié? Ce sont des contrats d'entretien renouvelés, M.
le député de Lévis.
M. Garon: C'est toujours la même question qui revient.
M. Croteau: Ce sont des cas semblables. M. Garon: Oui?
Le Président (M. Lemieux): L'engagement est
vérifié? J'appelle l'engagement 20-06-85: "Service d'entretien
d'équipements d'encaissement, 35 946 $".
M. Croteau: C'est la même chose.
M. Garon: Là, on tombe à notre comparaison de
tantôt. Combien est-ce que ça coûtait tantôt, cette
affaire-là? (16 h 30)
Le Président (M. Lemieux): Un instant, nous allons le
voir, M. te député de Lévis.
M. Garon: 39 000 S. il me semble.
Le Président (M. Lemieux): Je pense que c'était
28.
M. le ministre.
M. Séguin: M. le Président, je fais juste attirer
l'attention sur le fait qu'on a déjà eu un contrat semblable
tantôt, dans nos engagements antérieurs.
Le Président (M. Lemieux): Oui.
M. Séguin: Je fais juste rappeler que cela se
ressemble.
Le Président (M. Lemieux): Oui, mais M. le
député de Lévis voulait voir la comparaison du prix,
M. Garon: Ouf!
Le Président (M. Lemieux): De septembre, les engagements
10 et 11, M. le député de Lévis.
M. Garon: 10 et 11.
Le Président (M. Lemieux): 10 et 11, de septembre.
M. Garon: Je ne comprends plus. Ce sont vos machines de
Québec ou de Montréal. Voyez-vous, au 20 juin 1985, cela
coûtait 35 946 $ et, au 1er juillet 1937, pour un an, cela coûtait
96 588 $.
M. Croteau: Le nombre d'appareils et la période sont
différents. Sur l'engagement, on voit que la période est du 1er
juillet 1985 au 31 mars 1986. À un moment donné, les
périodes ont été ajustées pour couvrir
l'année. Il s'agit ici d'une période de neuf mois.
M. Garon: Neuf mois, mais, si vous divisez par trois et
multipliez par quatre, cela fait environ 48 000 $.
M. Croteau: Pour un nombre moindre d'appareils.
M. Garon: Quel nombre? Est-ce que ce sont des appareils de
Montréal ou de Québec?
M. Croteau: Je vais vous donner le début de la
réponse. Ce contrat est pour neuf mois pour l'entretien de deux
appareils d'encaissement, de quatre appareils de tri, de cinq postes de saisie
et de deux imprimantes. Donc, le parc d'appareils varie dans le temps. On peut
avoir plus de tri; il y a des années où cela s'est
ajouté.
On a les autres chiffres pour comparer avec l'engagement du 10 septembre
où le nombre d'appareils est sensiblement plus élevé. Je
peux vous les donner dans le détail, si vous voulez. Au total, ici, on
avait, au 10 septembre, huit appareils, mais avec deux appareils de tri et dix
postes de saisie, alors que, dans l'autre cas, ce sont deux appareils
d'encaissement et quatre de tri. On a des variantes en nombre.
M. Garon: On vous a demandé de comparer tantôt.
M. Croteau: C'est cela. Depuis le début.
M. Garon: Les trois années, la première
année et les trois dernières.
M. Croteau: C'est cela.
M. Garon: Je pense bien que, en faisant cette comparaison, on
regardera cela à ce moment-là.
Le Président (M. Lemieux): Alors, c'est
vérifié. J'appelle l'engagement financier du 25-07-85: "Service
d'entretien d'appareils de traitement de textes Micom, montant de l'engagement:
68 919 $". Est-ce que l'engagement est vérifié?
M. Croteau: La même chose que leprécédent.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié, M. le
député de Lévis?
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle l'engagement du 05-12-85, "Service d'entretien d'équipements
de télécommunications, montant de l'engagement: 77 000 $. "
M. Croteau: Même chose que le précédent.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié, M. le
député de Lévis?
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle l'engagement du 10-06-85: "Feuilles de papier, polycopie
reprographique, pour un montant de 25 188, 94 $".
M. Croteau: Commande ouverte. M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle l'engagement du 06-08-85: "Films Kodak Imagecaplure, 48 592, 20
$".
M. Croteau: Commande ouverte aussi.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié?
Vérifié.
J'appelle l'engagement du 15-08-85: "Renouvellement de location et
entretien d'un appareil Xerox, 46 597, 50 $".
M. Croteau: Même nature que les autres contrats
d'entretien.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle l'engagement du 19-09-85: "Papier à polycopier
xérographique en feuilles, montant de l'engagement: 27 041, 41 $".
Est-ce que l'engagement est vérifié?
M. Croteau: Commande ouverte. M. Garon: Oui.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle l'engagement du 08-10-85: "Rouleaux de papier Kodak Ektamate 150,
montant de l'engagement 25 669, 50 $". Est-ce que l'engagement est
vérifié?
M. Croteau: Commande ouverte. M. Garon:
Vérifié.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle l'engagement du 01-04-85: 18 000 000 de stock tabs, 113 992 $".
Est-ce que l'engagement est vérifié?
M. Croteau: Commande ouverte, encore. M. Garon: Quel
était le montant tantôt.
Le Président (M. Lemieux): C'était le même,
je crois. C'était le même nombre.
M. Garon: Pardon?
Le Président (M. Lemieux): 117 131 $?
Une voix: 123
Le Président (M. Lemieux): 117 123 $.
M. Garon: Comment se fait-il que ce n'est pas le même
nombre?
Le Président (M. Lemieux): Ce n'est pas la même
période, je crois, M. le député de Lévis.
M. Garon: Quelle période est-ce?
M. Croteau: Ce n'est pas la même compagnie, à ce
qu'on peut voir. Dans un cas, c'est Crain et, dans l'autre, c'est A. B. F.
M. Garon:...
M. Croteau: Oui. Commande ouverte.
M. Garon: Pardon?
M. Croteau: C'est une commande ouverte, mais qui peut avoir
été renégociée. Les achats, on les renégocie
dans le temps.
M. Garon: Oui, parce que le prix a baissé. D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié
L'engagement financier du 20-02-86: "150 boîtes de 2 rouleaux de papier
Kodak Ektamate 26 823, 81 $". L'engagement est-il vérifié?
M. Croteau: Commande ouverte. M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle l'engagement du 17-09-85: "18 000 000 de stock tabs, 113 992 $.
Même chose que tout à l'heure. Est-il vérifié?
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle l'engagement du 12-11-85: "2 000 000 de PR-73, notes de repas, 25
157, 20 $". Est-li vérifié?
M. Garon: C'est comparable à ce qu'on... M. Angers:
Commande ouverte, encore.
Le Président (M. Lemieux): Commande ouverte, M le
député de Lévis. Vous avez la même chose à
l'engagement suivant.
M. Cannon: Juste une question là-dessus Je remarque que
les stock tabs, cela revient assez régulièrement. La pratique
d'achat, en 1984, consistait-elle à faire une commande ouverte et la
livraison deux, trois, quatre fois par année ou est-ce que
c'était de retourner en soumission chaque fois? On voit qu'il y a
plusieurs fournisseurs. Comment procédait-on à cette
époque?
M. Croteau: C'est le Service des achats. Je ne connais pas la
fréquence des appels d'offres.
M. Cannon: Si on estime qu'annuellement on utilise, je ne sais
pas, 64 000 000 de stock tabs, est-il de coutume durant cette période de
dire: Voici, on y va avec un appel d'offres général, 64 000 000
stock tabs? On en a besoin à Intervalles réguliers, tous les deux
mois, tous les quatre mois. Voici une commande ouverte.
M. Croteau: Je n'ai pas le détail du processus du Service
des achats, mais ils le font pour tout le gouvernement. Ce sont des volumes
beaucoup plus grands. Ici, on parle du ministère du Revenu Ce sont des
volumes très très grands. Je ne peux pas aller plus loin.
M. Cannon: Comme dirait le député de Lévis,
à force d'en acquérir un montant supérieur, cela diminue
évidemment les coûts. Ce serait peut-être intéressant
de gratter cette histoire pour savoir ce qu'il en est. M. le Président,
y a-t-il moyen de prendre avis de tout cela?
Le Président (M. Lemieux): Oui, M. le député
de La Peltrie. Le secrétaire prend avis de la question. Nous en
étions rendus, puisque l'engagement financier dont faisait état
le député de La Peltrie était vérifié,
à demander si les engagements financiers des 12-11-85 et 10-01-86
concernant 2 000 000 de PR-73, notes de repas, pour un montant, dans un
premier cas, de 25 157, 20 $ et l'autre pour le même montant, soit 25
157, 20 $, sont vérifiés, M. le député de
Lévis.
M. Garon: On en a vu d'autres tantôt. C'était quel
prix et quel montant, vous rappelez-vous?
Le Président (M. Lemieux): Je ne crois pas qu'on ait vu
d'autres notes de repas.
M. Garon: Des notes de repas, oui.
Le Président (M. Lemieux): Je m'excuse. Je ne me souviens
pas, M. le député. Les engagements 7 et 8 de septembre.
M. Garon: Ils ne nous disent pas quel montant. Bon!
C'était pour combien en septembre, à l'engagement 8?
M. Cannon: C'est 39 141 $.
M. Garon: Ici, on dit le montant des notes, 2 000 000 de notes de
repas.
Une voix: Cela voudrait dire à ce moment...
M. Croteau: C'est 3 000 000 de notes pour 39 000 $. Cela revient
à...
M. Garon: Cela revient plus cher.
M. Croteau: C'est un peu plus cher. Là, c'est plus loin
dans le temps. Ici, ce sont des acquisitions récentes. Alors, 3 000 000
de notes pour 39 000 $. Et 2 000 000 pour 25 000 $.
M. Garon: Cela ferait 26. Une grosse différence.
M. Croteau: Cela fait un peu de différence. M. Garon:
D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié. Donc,
pour les 12-11-85 et 10-01-86, les deux engagements financiers de 2 000 000 de
notes de repas sont vérifiés. J'appelle l'engagement financier du
12-02-86: "6 000 000 de stock tabs, 38 324, 40 $".
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
M. Garon: Pourquoi en avez-vous commandé 6 000 000
plutôt que 18 000 000?
M. Croteau: Je n'ai pas de réponse à cela.
Effectivement, la question a été posée.
M. Garon: Pardon?
M. Cannon: C'est la question qui est posée.
Le Président (M. Lemieux): Pourquoi pas 24 000 000 d'un
coup?
M. Croteau: On n'est pas dans la spéculation, mais parfois
on peut voir que c'est un engagement du mois de février. Souvent, les
budgets conditionnent l'ampleur des commandes. En février, nos budgets
se terminent presque.
Le Président (M. Lemieux): Est-ce que c'est
vérifié, M. le député de Lévis?
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle l'engagement du 12-02-86: "1 000 000 de PR-73 Québec et 1 000
000 PR-73 Montréal; montant de l'engagement 25 157, 20 $". Est-ce que
c'est vérifié?
M. Garon: On a eu cela tantôt. M. Angers: C'est le
même prix.
Le Président (M. Lemieux): On me dit que c'est le
même prix.
M. Garon: Tantôt, c'était combien?
Le Président (M. Lemieux): Si vous allez un peu plus haut,
25 157, 20 $ et vous avez la même chose en bas, 25 157, 20 $, M le
député de Lévis. Vous l'aviez le 12 novembre 1985.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Cela va? Vérifié
J'appelle l'engagement du 12-02-86: "200 000 PR-71 Québec, 200 000 PR-71
Montréal". Le montant est de 25 157, 20 $; l'autre est de 60 647, 60 $.
Mais les engagements financiers, dans ces deux cas, sont de la même date,
je pense.
M. Garon: C'est plus cher, ces formules?
M. Croteau: L'explication est la suivante: ce sont des notes de
repas pour les restaurateurs qui effectuent des livraisons à
l'extérieur de leur établissement, Gogo Pizza, etc. C'est
à multiples copies.
M. Garon: C'est drôlement plus cher. C'est trois fois plus
cher que pour dix iois moins de factures de repas.
M. Cannon:... trois copies.
M. Garon: Même s'il y en a trois copies. Tantôt pour
2 000 000, cela coûtait 25 000 $; pour 400 000, cela coûte 60 000
$.
M. Croteau: II s'agit de commandes ouver-
tes, là aussi; négociation des achats et commandes
ouvertes.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié, M. le
député de Lévis?
M. Garon: Vérifié.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle l'engagement financier du 26-03-86: 'Service d'entretien
d'équipements de télécommunications, 27 625, 59 $".
M. Croteau: Même nature que les autres contrats
d'entretien.
M. Garon: Vérifié.
Le Président {M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle rengagement du 26-03-86: "Service d'entretien annuel du logiciel
IDMS".
M. Croteau: On l'a déjà vu les deux années
précédentes. Il y a eu une Indexation de 28 000 $ à 30 000
$.
Le Président (M. Lemieux): Pour un montant de 30 030, 54
$. Vérifié, M. le député de Lévis?
M. Garon: Vérifié.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle l'engagement du 07-05-86: "Service d'entretien d'appareils de
traitement de textes Micom, 48 240 $".
M. Croteau: Même nature que les contrats d'entretien.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié'' M.
Garon: Un instant!
Le Président (M. Lemieux): Oui, M. le député
de Lévis.
M. Garon: Aztec ltée, qui est-ce? C'est écrit
"objet" et "fournisseur"; cela a l'air drôle, "équipement".
M. Croteau: Je ne sais pas qui est Aztec, personnellement.
Le Président (M. Lemieux): Est-ce une firme de
Québec ou de Montréal?
M. Séguin: On peut chercher l'information.
M. Croteau: Négocié par le Service des achats, cela
aussi.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié sous
réserve d'obtenir l'information, M. le député de
Lévis?
M. Garon: Ce que je trouve drôle, c'est que c'est
écrit "Service d'entretien d'appareils de traitement de textes
Micom".
M. Croteau: Oui.
M. Garon: Qui est le fournisseur de...
M. Croteau: Le fournisseur, c'est Micom.
Le Président (M. Lemieux): C'est cette compagnie qui fait
l'entretien sur Micom.
M. Croteau: Micom est un produit québécois, comme
AES, qui a été acquis, si ma mémoire est fidèle,
par Philips quelque part dans le temps. C'est un produit fabriqué
à Montréal. Ici, il s'agit d'une firme autre qui fait l'entretien
de ces appareils qui ont été manufacturés par Micom.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle l'engagement financier du 03-04-86. M. le député de La
Peltrie.
M. Cannon: Oui, juste une observation. Pour reprendre un peu ce
que le député de Lévis a indiqué, les
manufacturiers tels Burroughs Canada ou Bell Informatique fournissent, à
l'intérieur de leurs services, des services professionnels pour
entretenir les équipements. Est-ce qu'il est possible que, par exemple,
Micom ait concédé ou donné son service d'entretien
à une autre firme ou si c'est directement relié... (16 h 45)
M. Croteau: Pour certains produits, des firmes autres que le
manufacturier original se développent. Par exemple, on a vu assez
souvent des types qui avaient reçu leur formation chez un manufacturier
donné et qui se lancent en affaires. Ils décident de faire
l'entretien sur un type d'appareil donné. Là, évidemment,
ils génèrent de la compétition Habituellement, on va par
appel d'offres pour savoir qui. Mais, dans certains cas, on n'a pas ce
loisir-là, il faut faire faire l'entretien par le fournisseur.
M. Cannon: D'accord Effectivement, il y a des manufacturiers
d'équipement qui ne fournissent pas l'entretien, ils le donnent à
contrat
M. Croteau: Aussi.
M. Cannon: D'accord. Merci.
Le Président (M. Lemieux): Donc l'engagement du 07-05-86
vérifié. J'appelle l'engagement du 03...
M. Garon: J'aimerais savoir, dans ce cas-ci,...
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Lévis.
M. Garon:... Équipement de bureau Aztec Itée, de
qui s'agit-il?
Le Président (M. Lemieux): Oui, j'avais demandé la
question tout à l'heure, M. le député de Lévis.
J'appelle l'engagement financier du 03-04-86: "Service d'entretien
d'équipements d'encaissement, montant: 73 788 $". Est-ce que
l'engagement est vérifié?
M. Garon: Quel était le prix tantôt?
M. Croteau: Tantôt, pour aujourd'hui, on en avait un qui
était à 96 000 $ pour Montréal, et à 75 000 $ pour
Québec.
M. Garon: Dans ce cas-ci, il s'agit d'un an. Est-ce parce
que...
M. Croteau: On est en 1986.
M. Garon:... il y a moins d'appareils? Mosus! Cela veut dire que
le prix est monté en "s'il vous plaît"! De 73 000 $ à 96
000 $ et de 47 000 $ à 68 000 $. Entre le contrat de 1986 et le contrat
de 1987, cela fait une moyenne différence!
M. Croteau: La différence dépend toujours du nombre
d'appareils, particulièrement.
M. Garon: Oui, mais là êtes-vous sûr?
M. Croteau: C'est-à-dire que je peux vous donner les noms
ici. Dans l'engagement auquel on fait référence à 73 000
$, on a sept appareils d'encaissement, un appareil de tri et douze postes de
saisie. Tout à l'heure, on avait une combinaison différente.
Mais, dans votre demande globale, on pourrait vous fournir le détail de
ces choses dans le temps, si vous voulez.
M. Garon: D'accord.
M. Cannon: On peut émettre l'hypothèse qu'avant la
fin du dernier régime il y a eu une importante acquisition
d'équipements.
M. Garon: Non. Ce n'est pas cela qu'il dit.
M. Cannon: Ce qui a peut-être contribué à
augmenter le déficit budgétaire du gouvernement.
M. Garon: C'est le contraire. En 1976, cela coûte moins
cher. Il dit qu'il a parlé de sept appareils pour le contrat du mois
d'avril 1986 et, un an plus tard, cela coûtait 96 000 $. Cela veut dire
qu'entre 1986 et 1987 sont arrivés des appareils additionnels et,
curieusement, pour un de plus, cela coûte 23 000 $ de plus.
Le Président (M. Lemieux): On oublie les propos du
député de La Peltrie. M. Ee député de
Lévis.
M. Garon: Bien, je ne veux pas oublier...
Le Président (M. Lemieux): L'engagement est...
M. Garon:... ii fait une interrogation qui... Il vient de lever
un lièvre.
Le Président (M. Lemieux): II...
M. Garon: Le député de La Peltrie vient de lever un
lièvre. Tantôt, on avait huit appareils en 1987. En 1986, on voit
qu'il y en avait sept et que cela coûtait 73 000 $. Avec huit, cela
coûte 96 000 $ en 1987. Est-ce que c'est la cote du Parti libéral
qui augmente cela?
Le Président (M. Lemieux): C'est que le lièvre
était plus gros.
M. Cannon: Je pense que le député
exagère.
Le Président (M. Lemieux): M. te député de
La Peltrie, un bon douze pour la prochaine fois. J'appelle l'engagement...
M. Garon: Non, non, attendez un peu.
Le Président (M. Lemieux): Non, d'accord. Cela va, M. le
député de...
M. Cannon: Je pense que c'est important, M. le
Président.
M. Croteau: II y a trois types d'appareils. Il y a des appareils
d'encaissement, de tri et de saisie.
M. Garon: Oui.
M. Croteau: Alors, on compare ici sept appareils
d'encaissement...
M. Garon: D'encaissement, attendez un peu.
M. Croteau:... avec huit d'encaissement, mais le contrat a
d'autres composantes. Ces autres composantes peuvent être variables.
C'est pour cela qu'on pourrait vous donner, dans le temps, la composante de
chacun des contrats. On ne compare pas les mêmes choses. Il y a trois
types de fonctions dans un appareil: encaissement, tri et saisie. Et cela peut
varier.
M. Garon: Vous parlez juste d'encaissement ici. Tantôt,
vous parliez juste d'encaissement aussi à tel point que le
député de La Peltrie a pensé qu'il s'agissait de caisses
enregistreuses. C'est là que vous lui avez spécifié qu'il
ne s'agissait pas de caisses enregistreuses.
M. Cannon: J'ai posé la question que le
député de Lévis n'avait pas osé poser.
M. Garon: Et là, le député de Montmorency a
pensé qu'il ne comprenait pas. Il a parlé de "cash". J'ai
remarqué que le député de La Peltrie - même s'il a
un nom irlandais -employait un meilleur mot français que le
député de Montmorency qui a un nom français. Le
député de La Peltrie a parlé de caisses enregistreuses. Le
député de Montmorency a parlé de "cash". J'avais compris,
quand il a dit "caisses enregistreuses", qu'il s'agissait de ce qu'il voulait
dire. Et là, on nous a dit que ce n'était pas une caisse
enregistreuse, mais que c'était un appareil sophistiqué...
Le Président (M. Lemieux): II y a donc compensation de
part et d'autre, M. le député de Lévis, avec le "trail
mobile".
M. Garon: C'est le montant qui a augmenté. Alors est-ce
que la ventilation des contrats pour les caisses enregistreuses, de tri et
de...
M. Croteau: Encaissement, tri et saisie.
M. Garon:... tri et saisie. Qui saisissez-vous? Saisie de
données?
M. Croteau: Des données.
M. Garon: Bon, je pensais que c'étaient les
contribuables.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié, M. le
député de Lévis?
M. Garon: Adopté.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
M. Garon: Vérifié, à la suite...
Le Président (M. Lemieux): À la suite de vos
interrogations et de votre demande.
M. Garon: Conditionnellement aux renseignements à faire
parvenir.
Le Président (M. Lemieux): Oui J'appelle l'engagement
financier du 03-04-86: "Service d'entretien d'équipements
d'encaissement, 47 928 $".
M. Garon: C'est la même chose.
Le Président (M. Lemieux): C'est la même chose.
M. Garon: On a fait les deux en même temps.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié?
Vérifié. Engagement 03-04-86: "Service d'entretien
d'équipements télécommunication, 66 700 $".
M. Croteau: Un contrat de même nature que ce qu'on a vu
précédemment.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié, M le
député de Lévis?
M. Garon: Oui.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
L'engagement du 03-09-86: "Service d'entretien d'appareils de traitement de
textes Micom, 50 000 $". Vérifié?
M. Garon: Voyez-vous, ils n'ont pas le même
fournisseur.
Le Président (M. Lemieux): Non, tout à l'heure, ils
avaient Aztec Itée et ici, ils ont Philips Itée, mais le montant
est sensiblement le même, M. le député de Lévis,
environ 2000 $.
M. Garon: C'est frappant. Ce n'est pas en vertu d'une commande
ouverte, si ce n'est pas le même fournisseur, à moins qu'ils ne
spécifient que quelqu'un va faire l'entretien...
M. Croteau: Ce sont des contrats d'entretien, ce ne sont pas des
commandes ouvertes
M. Garon: Non?
M. Croteau: Ce sont des contrats d'entretien.
M. Garon: Après la soumission?
M. Angers: lis ont été négociés avec
le fabricant ici.
M. Garon: Oui.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié?
M. Garon: Est-ce qu'on pourrait savoir dans ce cas-là, par
exemple, quand il s'agissait d'Équipements de bureau Aztec Itée,
de qui s'agit-il? Et quand il s'agit de Système d'informatique Philips
Itée, de qui s'agit-il?
M. Croteau: Philips, c'est la grande firme hollandaise qui a
acquis Micom dans le temps, etc., mais on pourrait vous décrire cela
précisément.
M. Garon: D'accord
M. Cannon: Peut-être, seulement pour revenir à Aztec
et pour connaître la période de temps durant laquelle ce contrat a
évolué. Pour l'autre, on l'a, c'est de 86-08-01 à
87-07-31, mais
on l'ignore pour le premier.
Le Président (M. Lemieux): Sous réserve des
questions du député de Lévis et du député de
La Peltrie, est-ce que l'engagement est vérifié? M. le
député de Lévis. Vérifié. J'appelle
l'engagement du 12-12-86: "Service d'entretien d'équipements de
télécommunication, montant: 93 632 $". Est-ce que l'engagement
est vérifié?
M. Garon: D'accord.
Le Président(M. Lemieux): D'accord,
vérifié.
M. Garon: II s'agit de demandes de livraison, d'après
l'indication en haut de la page. On dit qu'il s'agit de...
Le Président (M. Lemieux):... d'entretien, M. le
député.
M. Garon: Non, en haut de la page, c'est écrit: Demandes
de livraison.
Le Président (M. Lemieux): Où cela?
M. Garon: À "Location et entretien d'un appareil
Kodak".
Le Président (M. Lemieux): Ce n'est pas là qu'on
est rendus, M. le député de Lévis Nous sommes à
l'engagement du 12-12-86. C'est la page suivante. Cela va? Alors,
celui-là est vérifié. Je ne voudrais pas en passer parce
que je sais que vous me suivez, M. le député de Lévis.
Engagement du 01-04-86, location...
M. Garon: Je voudrais savoir si, dans cette page, il s'agit
toutes des demandes de livraison.
M. Croteau: Oui, monsieur.
M. Garon: Pardon?
M. Croteau: Oui, monsieur.
M. Garon:... en vertu d'une commande...
M. Croteau:... commande ouverte...
M. Garon:... ouverte. Je vais regarder cela rapidement.
Le Président (M. Lemieux): Est-ce que l'engagement du
01-04-86, pour un montant de 26 000 $, est vérifié?
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Est-ce que l'engagement du
01-04-86, pour un montant de 50 000 $, est vérifié?
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Est-ce que l'engagement du
01-04-86, pour 30 000 $, est vérifié?
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Est-ce que l'engagement du
24-03-86, pour un montant de 26 823, 81, est vérifié?
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Est-ce que l'engagement du
14-05-86, pour un montant de 46 468, 58 $, est vérifié?
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Est-ce que l'engagement du
26-06-86 pour un montant de 27 069, 06 $, est vérifié?
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié. Est-ce
que l'engagement du 22-07-86 pour un montant de 48 905, 60 $, est
vérifié? 6 624 000...
M. Garon: Oui, mais le prix a changé, n'est-ce pas?
Une voix: Ce n'est pas la même chose. M. Garon: Bien oui,
c'est la même chose
Le Président (M. Lemieux): 6 624 000 feuilles de papier
xérographique à polycopier des Papeteries J. -B. Rolland pour un
montant de 48 905, 60 $.
M. Garon: Ah! C'est un peu moins et c'est plus cher.
Le Président (M. Lemieux): 200 000 de moins
M. Garon: Comment cela se fait-il? Il y en a moins et c'est plus
cher?
M. Angers: Ici. il y a six livraisons mensuelles à
Montréal et c'est un contrat sur une commande ouverte du Service des
achats.
M. Garon: Je comprends cela, mais si la commande est ouverte,
comment cela se fait-il que, pour en commander moins, cela coûte plus
cher?
M. Angers: On va vérifier la période.
Le Président (M. Lemieux): II y a 2000 $ de plus, M. le
député de Lévis.
M. Garon: 2500 $,
Le Président (M. Lemieux): Oui, 2437 $ exactement.
M. Croteau: II s'agit d'avoir la date.
M. Garon: Oui, mais ce sont 2500 $ de plus pour 200 000 feuilles
de moins.
Le Président (M. Lemieux): Cela couvre quelle
période?
Une voix: Est-ce qu'on a la date?
Mme Hovington: 200 000 feuilles de plus, c'est ie 14mai.
Le Président (M. Lemieux): 200 000 feuilles de moins, pour
2500 $ de plus.
M. Croteau: II s'agit d'avoir les dates. Commande ouverte, il
faut vérifier.
M. Séguin: M. le Président, on va vérifier
et on va donner l'information.
Le Président (M. Lemieux): Oui.
M. Garon: Oui, j'aimerais avoir l'information. Comment se fait-il
que cela coûte...
M. Séguin: On vous donnera l'information, M. le
député.
Le Président (M. Lemieux): J'appelle...
M. Garon: Qu'est-ce qui est arrivé pour que cela change
comme ça?
Le Président (M. Lemieux): J'appelle l'engagement
financier du 24-09-86. Est-ce que c'est vérifié? 27-069-06. 150
boîtes de deux rouleaux de papier Kodak.
M. Garon: Cela a augmenté un peu, mais pas beaucoup.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié? M.
Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
Engagement du 26-09-86 pour un montant de 40 722 $, 2000 microfilms Kodak
Imagecapture. Est-ce que c'est vérifié?
Ml. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle l'engagement du 20-10-86: "32 tonnes de papier xérographique
à polycopier, 41 065, 27 $". Est-ce que c'est vérifié?
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
L'engagement financier du 07-11-86, montant: 45 109, 65 $. Est-ce que c'est
vérifié?
M. Garon: Oui.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
L'engagement du 07-03-87, 36 689, 40 $ est-ce qu'il est
vérifié?
M. Garon: Oui.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
M. Garon: Savez-vous qu'avec toutes ces affaires-là le
contribuable n'est pas à armes égales?
Le Président (M. Lemieux): Je continue, M...
M. Garon: Tous les appareils, les photos, les
enregistreuses...
Le Président (M. Lemieux): Cela coûte cher au
contribuable, M. le député de Lévis.
M. Garon: Le contribuable n'est pas à armes égales
avec son crayon, tout seul, assis à sa table de cuisine-Le
Président (M. Lemieux): Nous allons, en corrigeant cette
situation... Est-ce que l'engagement financier du 03-04-86 pour 104 770, 80 $,
est vérifié?
M. Garon: Cela représente une baisse. Le dernier coup,
c'était 113 000 $. Cela doit être les mêmes formules.
D'accord.
Le Président (M. Lemieux): D'accord. Est-ce que
l'engagement du 30-04-86 pour 25 418, 80 $ est vérifié?
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): D'accord. Est-ce que
l'engagement du 06-05-86, 52 581, 60 $ est vérifié?
M. Garon: Enveloppes...
Le Président (M. Lemieux): Ce sont des enveloppes à
fenêtre, 4 000 000EN-13.
M. Croteau: Commande ouverte.
Le Président (M. Lemieux): Commande ouverte.
M. Garon: Ce n'est pas pour envelopper les fenêtres.
Le Président (M. Lemieux): Sûrement pas.
M. Garon: Je ne voulais pas...
Le Président (M. Lemieux): C'est pour nos rapports
d'impôt, M. le député de Lévis.
M. Garon:... que vous vous trompiez, M. le Président.
D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié. C'est la
même chose, M. le député de Lévis, le suivant, du
06-05-86. Il s'agit, par contre, d'un montant de 49 355, 20 $, pour 4 000 000;
vous avez le même nombre d'enveloppes. Est-ce qu'il est
vérifié?
M. Garon: Oui, mais ce n'est pas le même numéro.
Le Président (M. Lemieux): Ce n'est pas le même
numéro, effectivement.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Alors, vérifié.
J'appelle le 07-05-86 pour un montant de 30 323 $. Est-ce que l'engagement est
vérifié?
M. Garon: Lequel? 323?
Le Président (M. Lemieux): L'engagement 07-05-86, 200 000
livrets.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
M. Croteau: Commande ouverte.
Le Président (M. Lemieux): Commande ouverte. Engagement du
14-05-86, Formules d'affaires Moore, 127 094 $ pour 10 000 000 de PR-73. Est-ce
qu'il est vérifié?
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
Engagement du 14-05-86, sept séries de PR-71, pour 214 189, 36 $.
M. Garon: C'est quoi, cela?
Le Président (M. Lemieux): Commande ouverte. De quoi
s'agit-il?
M. Garon: Sept séries, c'est quoi? M. Angers:
Commande ouverte.
Le Président (M. Lemieux): De quoi s'agit-il? Est-ce que
quelqu'un peut répondre?
M. Angers: Ce sont des livrets de notes de repas.
M. Garon: Oui, mais on dit sept séries. Sept séries
de combien? Pour 214 000 $.
M. Angers: 1 400 000 livrets de 100 notes de repas
utilisés par les restaurateurs du Québec.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle l'engagement du 18-09-86, pour 108 302, 40 $. Il s'agit de 18 000 000
de stock tabs qu'on a vus tout à l'heure.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle l'engagement du 18-09-86, encore deux séries de PR-73, pour 26
094, 60 $. Est-ce que c'est vérifié?
M. Angers: Commande ouverte.
Le Président (M. Lemieux): Commande ouverte, M. le
député de Lévis.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle l'engagement 16-10-86, montant: 118 849, 24 $, dix séries de
PR-73. Est-ce que c'est vérifié?
M. Angers: Commande ouverte. M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle l'engagement du 05-01-87, 4 000 000 de EN-2, Enveloppe Innova, 59
763, 72 $. Est-ce que c'est vérifié?
M. Garon: D'accord.
M. Angers: Commande ouverte, même chose.
Le Président (M. Lemieux): Je me croirais à la
piste de course de Québec. Ha, ha, ha!
M. Garon: Pourquoi?
Le Président (M. Lemieux): Rien, M. le
député de Lévis.
M. Garon: On va arriver aux chevaux de course, là. (17
heures)
Le Président (M. Lemieux): Engagement du 26-01-87 pour un
montant de 47 088 $. Est-ce que l'engagement est vérifié?
M. Garon: De quoi s'agit-il?
Le Président (M. Lemieux): II s'agit de 3000
bandes magnétiques certifiées avec cassette auto-enfileuse
et non pas effeuilleuses, M. le député de Lévis
M. Garon: Combien est-ce que cela coûtait tantôt, ces
affaires-là?
M. Angers: Ici, elles sont à 14, 40 $ l'unité.
M. Garon: Et tantôt? Il y avait 2000 bandes auto-enfileuses
tantôt.
M. Angers: Elles sont à 0, 50 $ de moins par cassette.
Donc, elles étaient à 14, 90 $.
M. Garon: Elles ont baissé parce que vous en avez pris
3000 au lieu de 2000?
M. Angers: Cela a été bien négocié
par le ministère du Revenu.
M. Garon: Là, je ne comprends plus. Tantôt
c'était grâce au Service des achats.
Des voix: Ha, ha, ha!
Le Président (M. Lemieux): C'est comme un ministre, M le
député de Lévis. Quand cela ne va pas bien, c'est la faute
de son sous-ministre, ce n'est jamais sa faute.
M. Garon: J'ai reconnu Ee fonctionnaire. Quand cela va bien,
c'est le fonctionnaire et quand cela va mal, c'est le ministre.
Des voix: Ha, ha, ha!
M. Angers: Non, on a toujours un bon ministre.
Le Président (M. Lemieux): Merci, M le sous-ministre. Nous
continuons Est-ce que c'est vérifié, M. le député
de Lévis, l'engagement de 26-01-87, 3000 bandes magnétiques
certifiées avec cassette auto-enfileuse?
M. Garon: Oui.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié. Nous
passons maintenant à la liste des engagements non transmis depuis le
premier mai 1984, année 1987-1988. J'appelle...
M. Garon: Avez-vous remarqué que le nombre augmente
terriblement depuis 1986? Il n'y en avait quasiment pas en 1984-1985 et
là, le nombre augmente à une vitesse vertigineuse. Comment cela
se fait-il?
M. Angers: Le ministère du Revenu exerce son rôle,
je présume, compte tenu des mandats qui lui sont donnés et se
stocke en conséquence, contracte des contrats d'entretien et est aussi
actif.
M. Garon: Mais vous vous rendez compte quand même que pour
1984-1985, on en avait treize jusqu'au 5 décembre. À partir de
1986, cela augmente "en s'il vous plaît"! À pleines pages.
Le Président (M. Lemieux): À la page suivante, vous
en avez d'autres, M. le député de Lévis, de 1984-85 aussi,
qu'on n'a pas encore vus et qui vont revenir.
M. Garon: Je n'en ai pas.
Le Président (M. Lemieux): Oui, vous verrez cela tout
à l'heure. J'en ai ici: Liste des engagements non transmis 1er mal 1984,
année: 1984-1985.
M. Garon: Où? Ah! les juges. On revient aux courses Mais
on n'est plus là-dedans. Ici, on a un nombre incroyable d'engagements de
1986-1987. Maintenant que les fonctionnaires le savent, cela ne reviendra
plus.
M. Angers: Pardon?
M. Garon: Maintenant que l'interprétation...
M. Angers: Comme le disait M. le ministre tout à l'heure,
depuis 1977, le ministère du Revenu, comme un bon nombre d'autres
ministères au gouvernement, avait interprété, sans doute
avec raison, compte tenu du fait que les engagements paraissaient autrement,
par le biais du Service des achats, la situation, à savoir qu'il
n'était pas nécessaire de transmettre cela. Comme le disait M.
Séguin, au mois de septembre, le Conseil du trésor a dit, de
façon à ne pas courir de risques et pour que tout le monde se
situe correctement de les envoyer de toute manière. Cela remonte
à 1977.
M. Séguin: C'est ce qu'on fait maintenant.
M. Garon: Oui, mais pour 1984-1985, il n'y en avait pas beaucoup.
Le nombre est plus gros en 1986-1987. Sans prêter de mauvaises
intentions, je constate cela. Continuons!
Le Président (M. Lemieux): J'appelle l'engagement
financier du 27-03-87: "Service d'entretien d'équipements
d'encaissement, 35 000 $. " Vérifié?
M. Garon: J'aimerais savoir, dans ce contrat d'entretien de 35
000 $, quel montant a été effectivement
dépensé?
M. Angers: C'est votre question de tout à l'heure. Au
début, pour le...
M. Garon: Oui, c'est cela.
Le Président (M. Lemieux): Sous réserve de la
réponse du ministère du Revenu à la question du
député de Lévis, l'engagement financier du 27-03-87 est
vérifié, M. le député de Lévis?
M. Garon: Oui.
Le Président (M. Lemieux): À l'engagement financier
suivant, c'est à peu près la même chose: 27-03-87, les
firmes sont différentes, pour un montant de 46 632, 04 $. ' Est-ce que
c'est vérifié?
M. Garon: Cela va.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle rengagement du 30-03-87: "Renouvellement de location d'un appareil
Xerox 9400, 60 102, 60 $. " Est-ce que l'engagement est
vérifié?
M. Garon: Est-ce que cela va dans le même ordre que le prix
de l'année précédente?
Le Président (M. Lemieux): Est-ce que c'est dans le
même ordre? Dites-le, si c'est dans le même ordre.
M. Croteau: Non, c'est moins dispendieux encore.
M. Garon: Oui?
M. Croteau: Ici, on a 0, 007 $ la copie, alors qu'on avait 0, 009
$ tout à l'heure.
Le Président (M. Lemieux): L'engagement est donc
vérifié, M. le député de Lévis?
M. Garon: Vous attribuez cela à quoi?
M. Angers: C'est une commande ouverte négociée par
le Service des achats.
M. Garon: Si la commande est ouverte, comment se fait-il que le
prix change, si ce n'est pas renégocié?
M. Angers: Je ne peux pas répondre pour le
Service des achats, vous comprendrez. C'est qu'ils font, je
présume, leur possible pour négocier cela au meilleur prix.
M. Garon: II y a plus de concurrence, peut-être?
M. Croteau: II y a le développement technologique dans
cela.
M. Garon: Je sais, oui. C'est pour cela que je posais la
question.
M. Croteau: Je ne suis pas certain de ce que je dis
là.
Le Président (M. Lemieux): L'engagement est donc
vérifié?
M. Garon: Oui.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
M. Garon: Mais j'aimerais savoir pourquoi le prix a
diminué, par exemple? Si c'était possible d'avoir une petite note
explicative pour...
Le Président (M. Lemieux): Voulez-vous prendre note de la
question du député de Lévis relativement à
l'engagement financier du 30-03-87, qui est vérifié sous
réserve de la réponse que le ministère apportera au
député de Lévis?
M. Garon: Cela pourra nous servir dans d'autres affaires.
Le Président (M. Lemieux): Je suis bien d'accord, M. le
député de Lévis. Vous vous préparez pour d'autres
affaires Le 30-03-87, montant de l'engagement: 29 364, 60 $ L'engagement est-il
vérifié?
M. Garon: Encore là s'agit-il d'une différence de
prix par rapport au contrat antérieur?
M. Croteau: La copie est à 0, 0075 $ alors qu'on
était à 0, 009 $, tout à l'heure. Elle est un peu
moindre.
M. Garon: Là, encore j'aimerais savoir pourquoi.
Une voix: Cela diminue. Le prix diminue.
M. Garon: Oui.
Une voix: Nouvelle administration.
M. Garon: Non, c'est par rapport à un contrat du
même gouvernement, l'an passé.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié sous la
réserve...
M. Garon: On est à 87, tantôt c'était
à 86.
Le Président (M. Lemieux):... de la réponse
à être apportée à la question du
député de Lévis
M. Garon: Est-ce que c'est parce qu'il avait augmenté en
1986 par rapport à 1985 et qu'il est revenu où il devait
être en 1987?
Le Président (M. Lemieux): Vérifié sous la
réserve de la réponse à être apportée
à la question du députe de Lévis. Nous entreprenons
maintenant le 30-03-87, le montant de l'engagement, c'est la même chose,
37 441 $.
M. Garon: Même question.
Le Président (M. Lemieux): Même question.
Vérifié...
M. Garon: Y a-t-il une baisse...
Le Président (M. Lemieux): La même chose.
M. Garon:... ou une augmentation?
M. Croteau: II y a une baisse. Il est encore à 0, 0075
$.
M. Garon: Vous allez me donner aussi l'explication dans chacun
des trois cas.
M. Croteau: Ce sont des cas identiques, j'imagine.
M. Garon: Ce n'est pas le même appareil.
M. Croteau: Non. Les deux Kodak semblent semblables.
M. Garon: C'est parce qu'il y a une concurrence, maintenant,
entre Xerox et Kodak qu'il n'y avait pas antérieurement. Je vois que
Xerox est là-dedans aussi maintenant.
Le Président (M. Lemieux): L'engagement est-il
vérifié?
M. Garon: Oui.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
Engagement du 06-04-87, au montant de 40 940, 00 $; l'engagement est-il
vérifié? Service d'entretien d'appareils de traitement de textes
Micom.
M. Garon: C'est cela, on revient à Aztec. M. Croteau:
C'est cela.
Le Président (M. Lemieux): Équipement de bureau
Aztec.
M. Croteau: Un année plus loin.
M. Garon: Le prix est plus bas. Tantôt, c'était 48
000 $, après cela, 50 000 $ et, là, cela baisse à 40 000
$.
Le Président (M. Lemieux): Le prix est plus bas, vous avez
bien raison. En date du 07-05-86.
M. Garon: Y aurait-il moyen de savoir pourquoi? Ce n'est pas le
même contrat. Ce n'est peut-être pas la même commande. C'est
"entretien d'appareils" au pluriel. La commande peut être
différente.
M. Croteau: C'est une négociation qui a eu lieu pour la
deuxième année du même contrat à un coût
moindre. J'imagine que l'expérience avait été assez
intéressante. Il y a eu un addendum de fait au contrat et cela a
diminué les coûts.
M. Garon: J'aimerais savoir si c'est Aztec qui succède
à Aztec ou c'est Aztec remplacé par Philips qui revient à
Aztec?
M. Croteau: Non, ce sont des firmes différentes.
Aztec...
M. Garon: Non, non. Ce n'est pas cela que je veux dire. Ce sont
les mêmes appareils parce que, tantôt, on a vu Aztec, on a vu
Philips, on est revenus, voyez-vous, à la page - ce sont des
drôles de signes qu'il y a là. Quand on parlait, par exemple, 48
240 $, après cela c'était.. Après, c'est écrit
Micom un peu plus loin. 50 000 S, mais là on voit que c'est un chiffre
rond. C'est un montant autorisé.
M. Angers: Oui. C'est toujours la notion d'engagement par rapport
au réel.
M. Garon: Oui, mais 50 000 $, tantôt c'était 48 240
$. Là c'est 40 000 $ en chiffres ronds.
M. Angers: Non, 40 940 $...
M. Garon: C'est 40 940 $.
M. Angers:... renégocié à un prix
inférieur.
Le Président (M. Lemieux): L'engagement est-il
vérifié, M. le député de Lévis?
M. Garon: C'est cela que je voulais savoir, si c'était
Aztec, Philips. Aztec ou bien Aztec, Aztec. Philips, c'est autre chose.
Le Président (M. Lemieux): Cela va. L'engagement du 06-04
est vérifié sous réserve des réponses à
être apportées à la question du député de
Lévis. L'engagement du 16-03-86 pour un montant de 77 066, 80 $, service
d'entretien de seize dérouleurs de bande 3650 STC. L'engagement est-il
vérifié?
M. Garon: STC, c'est quoi? Service des traversiers du Canada?
M. Croteau: C'est un fournisseur de bandes et de disques
magnétiques.
M. Garon: De quel endroit?
M. Croteau: C'est américain. Leurs produits sont faits au
Colorado.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié?
M. Garon: Service d'entretien...
M. Angers: C'est la prolongation d'un
contrat d'entretien. Il s'inscrit dans le même scénario que
tout à l'heure.
M. Garon: Ah! bon. D'accord.
Le Président (M. Lemieux): L'engagement est donc
vérifié. L'engagement du 27-03-87: "Service d'entretien
d'équipements de télécommunication, 32 840 $. " Est-ce que
l'engagement est vérifié?
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
J'appelle l'engagement du 03-06-87: Tenex, Data Corporation, 48 308, 80 $. " M.
le député de Lévis, est-ce que c'est vérifié
pour 8 000 000 de stock tabs?
M. Angers: Commande ouverte.
M. Cannon:... Tenex Data Corporation, est-ce une entreprise
québécoise?
M. Angers: Saint-Laurent... M. Cannon: Saint-Laurent.
M. Angers:... selon les informations qu'on a ici.
M. Garon: Là, ça remonte. Le prix vient de monter
pas mal d'un coup sec. Tantôt, 18 000 000 de stock tabs, cela variait
autour de 113 000 $, même c'était au-dessous de 113 000 $. Si on
compare 8 000 000, si on ramène cela à une base de 18 000 000,
cela serait à 144 000 $. Cela veut dire... Tantôt, c'était
18 000 000 On commandait habituellement pour 16 000 000. Cela fait des montants
beaucoup plus bas que cela. Cela a été quelquefois 108 000 $, 113
000 $. Là, si on divise par quatre et on multiplie par... c'est 12
multiplié par 9; cela fait à peu près le même ordre
de grandeur...
Le Président (M. Lemieux): Cela va. Alors,
vérifié.
M. Garon:... c'est moi qui me suis trompé
Le Président (M. Lemieux): Engagement du 03-06-87: "650
000 ADM-32, 27 882, 93 $. " Est-ce que c'est vérifié?
M. Cannon: Cela prend une grande personne pour avouer qu'elle
s'est trompée. C'est bien cela!
M. Garon: Je l'admets facilement.
Le Président (M. - Lemieux): C'est la première fois
que j'entends cela, M. le député de La Peltrie.
M. Angers: C'est une commande ouverte.
M. Garon: Voyez-vous, j'ai effacé avec mon crayon. J'ai
toujours dit qu'il y avait des effaces au bout des crayons pour effacer quand
on se trompe.
M. Cannon: Pour effacer.
M. Angers: Là aussi, il s'agit d'une commande ouverte.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Commande ouverte
Vérifié. J'appelle l'engagement du 27-04-87: "Dix séries
PR-71, 200 517, 32 $. " Est-ce que c'est vérifié?
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
Engagement du 04-04-87: 87 935, 60 $, 6 000 000 de En-13. Est-ce que c'est
vérifié?
M. Angers: Commande ouverte. M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
Engagement 01-04-87, 112 226, 40 $. Est-ce que c'est vérifié?
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
Engagement 16-04-87: "300 rouleaux de papier Kodak Ektamate, montant: 27 438,
57 $". Est-ce que c'est vérifié?
M. Angers: Commande ouverte. M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): 05-05-87, montant: 80 578, 40
$. Est-ce que c'est vérifié?
M. Angers: D'acccord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
Engagement 02-06-87, montant de l'engagement: 41 835, 67 $. Est-ce
vérifié?
M. Angers: Même chose. M. Garon:
Vérifié.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
Engagement du 15-06-87, montant de l'engagement: 41 289, 20 $. Est-ce que c'est
vérifié?
M. Angers: Commande ouverte. M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
16-06-87, 27 438, 57 $. Est-ce que c'est vérifié?
M. Angers: Commande ouverte. M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
Engagement 12-05-87, 48 308, 80 $. Est-ce que c'est vérifié?
M. Angers: Commande ouverte. M. Garon: J'ai une petite
surprise.
Le Président (M. Lemieux): M. le député de
Lévis. 8 000 000 de stock tabs.
M. Garon: On voit tantôt que vous avez commandé le
12 mai. Vous avez commandé de nouveau le 3 juin. Est-ce que cela
n'aurait pas été meilleur marché de commander les deux en
même temps?
M. Angers: Non, c'est une commande ouverte. C'est la
même.
M. Garon: Quel que soit le nombre. C'était un
montant...
M. Angers: C'est cela. M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié.
Engagement 14-05-87, 29 648, 00 $. Est-ce que l'engagement est
vérifié?
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Lemieux): Vérifié. Nous
passons maintenant à la liste des engagements non transmis depuis le 1er
mal 1984, année 1984-1985, contrats de services du 19-03-87, honoraires
pour les juges de course permanents.
M. Séguin: M. le Président.
Le Président (M. Lemieux): Oui, M. le ministre.
M. Séguin: Je suggère une petite pause de quatre
minutes, pour nous détendre un peu, et cela va me permettre de
présenter M. Savard, le président de la régie.
Le Président (M. Lemieux): Nous suspendons l'étude
des engagements financiers du ministère du Revenu pour environ quatre
minutes.
(Suspension de la séance à 17 heures 14)
(Reprise à 17 h 20)
Le Président (M. Cannon): À l'ordre, s'il vous
plaît!
Nous reprenons les travaux de la commission. Nous sommes maintenant
rendus à l'engagement 30-947008-01, honoraires, juge de course
permanent. M. le ministre.
M. Séguin: M. le Président, j'aimerais demander au
président de la Régie des loteries et courses, M. Savard, qui va
se présenter lui-même, de bien vouloir nous donner des
explications et répondre à nos questions.
Le Président {M. Cannon): D'accord.
M. Savard (Marcel R. ): M. le Président, je suis
président de la Régie des loteries et courses du Québec.
On appelle cela Régie des loteries et courses même si on perd les
courses qui s'en vont à la Commission de courses de chevaux. Il s'agit
de huit juges qui nous ont été transférés par
SODICC, qui est la Société de développement de l'industrie
des courses de chevaux, en 1980, par un décret. Depuis, l'un est mort;
évidemment, il n'est plus sur la liste de paie et le dernier contrat a
été signé le 19 juin 1985, autorisé par le
décret 123985. Le taux des juges varie de 26, 92 $ à 29, 07 $
l'heure, selon leur expérience.
M. Garon: Ils font combien d'heures, en moyenne?
M. Savard: Si on divise 44 000 $ par 27, cela fait à peu
près...
M. Garon: Cela a l'air... Où voyez-vous 44 000 $? Je ne
vois pas cela.
M. Savard: C'est 44 417, 68 $ par 26, 92 $, cela veut dire
à peu près...
M. Garon: En quelle année êtes-vous?
Le Président (M. Cannon): Excusez-moi, M. Savard. Je crois
que les documents auxquels se réfère le député de
Lévis ne sont pas les mêmes documents que ceux que vous avez en
votre possession.
M. Garon: On est à la page 10.
Le Président (M. Cannon): On est à la page 10 et
c'est...
Mme Hovington: Je pense que le chiffre pris est à la page
13.
M. Savard: C'est à la dernière page.
M. Garon: On va commencer par la page 10, on ira à ia page
13 après.
Le Président (M. Cannon): Si vous êtes consentant,
M. le député de Lévis, nous pourrions peut-être
procéder en blocs pour l'ensemble de ces engagements, quitte à ce
que vous posiez toutes les questions nécessaires, sans passer par chacun
des engagements.
M. Garon: Qui est décédé?
M. Savard: M. Villandré.
M. Garon: II a été remplacé par qui?
M. Savard: II n'a pas été remplacé.
M. Garon: Bon. La convention a été changée
en juin...
M. Savard: En juin 1985.
M. Garon: Est-ce qu'ils ont fait une grève avant parce
qu'on voit qu'ils gagnent moins d'argent en avril 1985... Y a-t-il une
raison?
M. Savard: Au taux horaire, je crois qu'ils ont augmenté
si on regarde...
M. Garon: Ils gagnent moins d'argent... M. Sylvio Juneau faisait
41 000 $ et il tombe à 32 000 $ l'année suivante.
M. Savard: M. le député de Lévis, ils ont
droit de choisir entre 1300, 1500 et 1650 heures. C'est un choix qu'ils font
avant la période des courses. Ils nous disent leur
préférence.
M. Garon: Ce n'est pas cela...
Mme Hovington: Ils auraient choisi de faire moins d'heures en
1985?
M. Savard: C'est cela. Il y en a qui ont choisi de faire moins
d'heures.
Mme Hovington: Tous, parce qu'ils sont tous moins payés
qu'en 1984.
M. Garon: Est-ce parce qu'il y a eu moins de courses?
M. Savard: Je ne croirais pas.
M. Garon: Mais, regardez, ils gagnent tous pas mal moins,
à peu près 25 % de moins; pas tous 25 %, mais un peu moins, en
tout cas.
M. Savard: Le secrétaire de la régie me fait
remarquer qu'il peut arriver qu'ils aient fait des heures
supplémentaires l'année précédente.
M. Garon: L'ensemble de 1985, au 1er avril 1985, va coûter
beaucoup moins cher qu'en avril ou en mars 1984 pour l'année... Je ne
sais pas pourquoi.
M. Savard: C'est possible qu'il y ait eu moins de courses.
Mme Hovington: Je pense bien que c'est cela. Il y a
sûrement dû y avoir moins de courses parce que tous les juges n'ont
pas accepté en même temps de faire moins d'heures.
M. Savard: Sûrement pas.
Mme Hovington: Cela serait surprenant selon la moyenne.
M. Garon: Mais cela a été une grève du
zèle, parce qu'on voit qu'en 1986, cela recommence à courir
plus.
Mme Hovington: Ha, ha!
M. Garon: Ils remontent tous de salaire pas mal en 1986. Ils
reviennent à peu près...
Mme Hovington: Mais pas autant qu'en 1984.
M. Garon: Oui, ils gagnent plus qu'en 1984 en
général.
M. Savard: M. le député de Lévis,
l'hippodrome Pré Vert, à Jonquière, a fermé en
1985- 1986, durant une certaine période. Cela affecte évidemment
le nombre d'heures.
M. Garon: Oui, parce qu'il y a cinq pistes de course au
Québec, je pense? Cela expliquerait les 20 %. Cela court un petit peu
plus encore en 1987, cela recommence à courir.
M. Savard: Les chevaux reviennent.
M. Garon: Ce sont plutôt les juges qui reviennent. Bon,
ça m'a l'air correct.
Le Président (M. Cannon): Cela va pour ce volet, M. le
député de Lévis?
M. Garon: Oui.
Le Président (M. Cannon): Les engagements 13 sont donc
vérifiés sous réserve des réponses à
être apportées au secrétaire.
M. Garon: La convention du 19 juin 1985 est valide jusqu'à
quand? Elle vaut pour quelle période?
M. Savard: Jusqu'au 31 mars 1988. Je m'excuse, il n'y a pas de
date déterminée. À un moment donné, il faudra
rouvrir la convention, mais je pense qu'on va attendre, ce sera jugé de
la Commission des courses.
M. Garon: Merci.
Le Président (M. Cannon): J'appelle l'enga-
gement 14: "Contrat pour l'impression de 11 200 000 formulaires
"Relevé 1 supplémentaire".
M. Garon: Vérifié.
Le Président (M. Cannon): Vérifié.
L'engagement 15: "Contrat pour l'impression de 365 000 brochures, "Guide des
retenues à la source", deux versions, 80 pages, autocouverture. Montant
de l'engagement: 115 362 $".
M. Garon: Adopté. On voit que quand ce sont des
soumissions publiques, ça va plus vite II y a plusieurs
soumissionnaires.
Le Président (M. Cannon): J'appelle l'engagement 16:
"Contrat pour l'impression de 6 200 000 enveloppes-retour, format 5 7/8" par 9
7/8".
M. Garon: Vérifié.
Le Président (M. Cannon): Vérifié.
L'engagement 17: "Contrat pour l'impression de 3 700 000 brochures
"Déclaration de revenu d'impôt 1987, (formulaire
détaillé)".
M. Garon: Vérifié.
Le Président (M. Cannon): J'appelle l'engagement 18:
"Supplément pour porter à 285 382 $ le coût des honoraires
pour la réalisation du plan comptable dans le cadre du projet
CÉSAR Montant de l'engagement: 79 682 S". M. le député de
Lévis.
M. Garon: Est-ce un contrat divisé en plusieurs parties ou
est-ce le plan CÉSAR au complet?
M. Croteau: II s'agit seulement de l'étude
préliminaire du plan comptable pour le projet de la refonte des
systèmes. Dans l'étude préliminaire, les phases de
développement sont en cinq parties. On a l'étude
préliminaire; la deuxième étape est l'étude
détaillée; ensuite, il y a les devis, la réalisation et
l'implantation. Habituellement, on fait un appel d'offres pour l'étude
préliminaire séparément des autres. Donc, c'est
l'étude préliminaire qui déterminera le...
M. Garon: Quand est-ce commencé, le contrat initial? Le
projet CÉSAR, il y en a un là pour porter à 285 000 $, et
un autre plus bas, pour porter à 642 000 $.
M. Angers: Vous êtes dans les trois engagements
financiers?
M. Garon: Dans les engagements financiers 18, 19, 20 et 21.
À 18 et 21, on voit qu'on est dans le cadre du projet CÉSAR
mais...
M. Angers: II y a trois contrats qui ont été
ajustés. Il y en a eu dix ou onze donnés dans ce contexte et il y
en a trois où II y a eu des suppléments. Il y en a deux
là-dedans qui se situent à l'intérieur de la marge des 10
% généralement reconnue, qui se donnent seulement s'il y a des
ajouts ou des modifications au programme de travail. Dans le cas du plan
comptable, il y a eu effectivement, à la demande du ministère,
des ajouts de fonctions, de recherches ou de travaux à faire. Ici, j'ai
la liste des travaux qui ont été réalisés à
la demande du ministère du Revenu. On a dit: Comme cela se situe
à l'intérieur de la comptabilité générale du
gouvernement, premièrement, vous ferez une consultation
ministérielle et interministérielle auprès des usagers et
intervenants du plan comptable. Deuxièmement, on leur a demandé
de préparer, de présenter et de réviser le dossier sur les
orientations générales, de réviser et d'ajuster le nouveau
plan comptable en faisant suite aux représentations et orientations
décidées par le comité de direction du ministère et
de procéder aux ajustements nécessaires à la description
du plan comptable. On s'est aperçu, en menant l'opération, qu'on
ne pouvait pas faire cela indépendamment de la comptabilité
générale du gouvernement. On a dit: Messieurs, vous irez voir ce
qui se fait ailleurs dans le gouvernement pour que notre plan comptable tienne
compte ou s'inscrive dans la comptabilité générale du
gouvernement. C'est un ajout qui a été fait au contrat de cette
firme, qui aurait été fait évidemment pour n'importe
quelle firme qui aurait été retenue et c'est ce qui a
généré un supplément au contrat.
M. Croteau: Vous m'aviez demandé la date du début
du contrat, c'est octobre 1986.
M. Angers: C'est parce que le nom "CÉSAR" est disparu,
comme vous le savez. À l'origine, il s'agissait d'un contrat qui
était lié à l'époque où il s'appelait
CÉSAR. C'est devenu la refonte des principaux systèmes
administratifs et on n'a aucune visée impérialiste.
M. Garon: Le nom est changé pour...
M. Angers: Refonte des principaux systèmes
administratifs.
Une voix: Pour un nom présidentiel, peut-être.
M. Garon: Au lieu de CÉSAR, cela aurait pu être
Gérard.
M. Angers: Cela apparaissait au ministre et à son adjoint
d'alors un peu prétentieux, pour être honnête.
M. Garon: C'est peut-être que ceux qui ont lancé le
plan ont pensé: Ceux qui sont devant toi, César, vont mourir.
M. Angers: On n'avait pas une telle prétention.
M. Garon: Ceux qui vont mourir te saluent. Je ne me souviens pas
de la phrase dans le temps de l'Empire romain.
M. Angers: C'est exactement cela.
M. Garon: Le ministère du Revenu a peut-être des
visées meurtrières.
M. Angers: C'est tout à fait l'opposé, monsieur.
Vous pourriez demander cela à M. le ministre qui est le seul
habilité à parler sur ces matières.
Le Président (M. Cannon): M. le ministre, auriez-vous un
commentaire à ajouter?
M. Séguin: Non.
Le Président (M. Cannon): Non. Est-ce que c'est
vérifié, M. le député?
M. Garon: Oui.
Le Président (M. Cannon): J'appelle donc l'engagement 19:
"Supplément pour porter à 990 000 $ le coût des honoraires
découlant d'un contrat de services en matière de gestion de
projets et de mise en place de l'infrastructure d'un environnement de grands
projets. Montant de l'engagement: 90 000 $.
M. Garon: Un environnement de grands projets... Est-ce qu'on est
autour de la chute Montmorency? Il s'agit d'une petite chute, comparé
aux chutes de la Chaudière, au sud de Charny.
Le Président (M. Cannon): Chaque chute a son
importance.
M. Garon: Je pense que le débit d'eau n'est pas
comparable. Je pense qu'il y a quatre ou cinq fois plus d'eau dans les chutes
de la Chaudière que dans la chute Montmorency.
Le Président (M. Cannon): Si jamais une passerelle rejoint
les deux côtés, M. le député, on pourra
peut-être inviter le député de Lévis.
M. Séguin: M. le Président, je pense que la
population de Montmorency va apprécier le commentaire du
député de Lévis.
M. Garon: Non, c'est un fait. Je ne pète pas de broue.
M. Séguin: Non, il qualifie la chute Montmorency de petite
chute comparativement à celles de la Chaudière à
Charny.
M. Garon: En volume d'eau, comparativement aux chutes de la
Chaudière, oui.
M. Séguin: Je pense que les gens de Montmorency vont
être contents d'apprendre que le député de Lévis a
si peu de considération pour la chute Montmorency.
M. Garon: Vous regarderez les chiffres. Ce n'est pas une question
de...
M. Séguin: On pourrait continuer, M. le Président.
Je suis très content d'entendre cela.
M. Garon: La rivière Chaudière a beaucoup plus de
volume que la rivière Montmorency.
M. Séguin: Très heureux.
Le Président (M. Cannon): Bon! Si on peut revenir à
la pertinence du débat, M. le député, est-ce que cet
engagement est vérifié?
M. Angers: C'est la même chose que tout à l'heure,
M. le député...
M. Garon: II s'agit des 10 %.
M. Angers:... sauf qu'il est limité à
l'intérieur...
M. Garon: Des 10 %.
M. Angers: Cela correspond à des demandes additionnelles.
Vous savez, dans le domaine où on est, on est un peu dans l'innovation
et on essaie de s'en tenir, dans tous nos contrats, aux limites qui nous sont
données. Je peux dire que, jusqu'à maintenant, cela a
été réussi. Le seul endroit où on a dû
élargir, c'est dans le plan comptable pour tenir compte de la
comptabilité gouvernementale. Mais ici, il y a deux suppléments
à l'intérieur des 10 %.
M. Garon: Cela marche. Vérifié.
Le Président (M. Cannon): L'engagement 19 est donc
vérifié. L'engagement 20: "Supplément pour porter...
M. Garon: Également.
Le Président (M. Cannon): Bon, d'accord. L'engagement 20
est vérifié. Engagement 21? M. le député de
Lévis.
M. Garon: Vérifié.
Octobre
Le Président (M. Cannon): Vérifié. Les
engagements pour le mois de septembre sont donc vérifiés.
J'appelle les engagements d'oc-
tobre. Engagement 16: "Contrat pour la fourniture de cinq séries
de livrets PR-71. Montant de l'engagement: 218 523, 20 $".
M. Angers: Commande ouverte au Service des achats.
M. Garon: Vérifié.
Le Président (M. Cannon): Vérifié.
Engagement 17: "Contrat pour la fourniture d'un service de renseignements
concernant certains contribuables aux fins de l'application des lois fiscales
pour une période de trois ans. Montant de l'engagement: 27 921, 90
$".
M. Angers: Vous me permettrez ici une précision dès
le départ. Il s'agit d'un engagement examiné lors de la session
précédente, il y a quelques mois. Comme ce contrat va
apparaître pendant trois ans, c'est pour cela qu'on le retrouve ici. Il
avait fait l'objet d'une adoption à l'époque.
Le Président (M. Cannon): Donc, vérifié.
J'appelle l'engagement 18: "Contrat pour la fourniture des services d'entretien
du contrôleur d'unité de traitement IBM 3082 pour une
période de douze mois à compter du 23 juin 1987. Le montant de
l'engagement: 32 124 $".
M. Angers: II s'agit d'un contrat négocié par le
ministère du Revenu, conformément à la
réglementation et auprès du manufacturier de cet
équipement spécialisé et à partir,
évidemment, du répertoire des politiques administratives.
Le Président (M. Cannon): D'accord. L'engagement 18 est
vérifié. L'engagement 19: "Contrat pour l'achat de trois
séries PR-73. Montant de l'engagement: 38 978, 40 $".
M. Angers: Commande ouverte. Le Président (M. Cannon):
Vérifié.
M. Garon: Au même prix que les autres ou à meilleur
marché?
M. Croteau: À un coût un peu moindre que les autres
qu'on a vus tantôt; tout à l'heure, pour 3 000 000, on
était à 39 000 $ et, là, on est à 38 000 $.
Le Président (M. Cannon): Vérifié. J'appelle
l'engagement 20: "Contrat pour l'achat de trois disques rigides Philips et 20
cartes de communication. Montant de l'engagement: 32 409, 50 $".
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Cannon): Vérifié.
Engagement 21: "Contrat pour l'impression de 690 000 brochures, 5 lots
différents de 20 à 48 pages autocouverture. Montant de 66 068, 80
$".
M. Angers: Le plus bas soumissionnaire.
M. Garon: Pourquoi sur invitation plutôt qu'en soumissions
publiques?
M. Angers: D'abord, cela a été fait par le Service
des achats. Quinze soumissions ont été demandées.
M. Croteau: C'est sans doute à cause du montant.
M. Angers: C'est cela, c'est en. bas de 100 000 $.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Cannon): L'engagement 21 est
vérifié. L'engagement 22: "Contrat pour l'impression de 500 000
enveloppes...
M. Angers: Même chose.
Le Président (M. Cannon):... pour un montant de 26 154, 55
$".
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Cannon): L'engagement 22 est
vérifié. L'engagement 23: "Contrat pour l'impression de 1 600 000
formulaires TPD-7A et V - genre continu, montés deux de front".
M. Angers: Même chose. Contrat sur invitation et le plus
bas soumissionnaire, par le Service des achats.
M. Garon: Drummond Formules d'affaires est rendue à
Charlesbourg ou... ? Pardon? Est-ce que cela fait longtemps qu'elle est
là?
M. Croteau: C'est probablement un bureau de ventes, je croirais
que c'est un bureau de ventes.
Le Président (M. Cannon): il faudrait renvoyer la question
au Service général des achats.
M. Garon: Non, mais c'est parce qu'il me semble que Drummond
Formules d'affaires Itée était dans les Cantons de l'Est.
M. Croteau: C'est fabriqué à Drummond; ce n'est pas
dans la région de Québec, je pense que c'est seulement un bureau
d'affaires.
M. Garon: C'est pour cela que je pose la question, je ne connais
pas la réponse.
M. Séguin: Cela semble être
présenté
simplement comme un bureau de ventes régional, sur la rue des
Replats, pièce 255, Charlesbourg.
M. Garon: Mais où est leur place de production?
M. Croteau: II me semble que c'est à Drummondville.
M. Garon: A-t-elle plusieurs bureaux au Québec?
M. Angers: Elle est sans doute présente...
M. Croteau: Elle a des représentants dans
différents régions.
M. Angers: La concurrence est vive dans ce secteur-là,
vous savez.
M. Garon: Je ne sais pas.
M. Angers: II leur faut être présents. Ah oui! Il y
a toujours douze ou quinze soumissionnaires qui sont à peu près
tous aptes à exécuter les commandes.
M. Garon: Non, ce n'est pas pour cela.
M. Angers: Alors, il faut qu'ils soient présents.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Cannon): L'engagement 23 est
vérifié. Engagement 24: "Contrat pour l'impression de 2 400 000
formules TP-1SC "Déclaration de revenus sans calcul 1987".
M. Angers: Le plus bas soumissionnaire, par le Service des
achats.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Cannon): L'engagement 24 est
vérifié. L'engagement 25: "Contrat pour l'impression de 2 400 000
brochures "Déclaration de revenus Abrégé 1987. Montant de
l'engagement: 536 544 $".
M. Angers: Soumission publique, le plus bas soumissionnaire.
,
M. Garon: D'accord.
Novembre
Le Président (M. Cannon): Les engagements pour le mois
d'octobre 1987 sont donc vérifiés. J'appelle les engagements pour
le mois de novembre 1987. L'engagement 9: "Contrat pour l'achat de 600 rouleaux
de papier Kodak Ektamate 150. Montant de l'engagement. 54 877, 14 $".
M. Angers: Commande ouverte. Service des achats.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Cannon): L'engagement 10: Contrat...
Pardon?
M. Garon: Attendez un peu.
Le Président (M. Cannon): Pardon?
M. Garon: Bien, attendez un peu. (17 h 45)
Le Président (M. Cannon): Je m'excuse, M. le
député. Je croyais que vous aviez dit que c'était
vérifié.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Cannon): L'engagement est donc
vérifié L'engagement 10: "Contrat pour l'achat de 8 000 000 de
feuilles de papier stock tab 11, etc., pour un montant de 48 308, 80 $".
M. Angers: Toujours commande ouverte. M. Garon: Oui,
d'accord.
Le Président (M. Cannon): L'engagement 11: "Contrat pour
l'achat de 2000 microfilms Ima-gecapture, 2000 bobines blanches de lecture
Kodak, 16mm, arrêts de fin de film 16mm, etc., pour un montant de 30 149,
40 $".
M. Angers: Là aussi, il s'agit d'une négociation du
Service des achats en vertu d'une commande ouverte
Le Président (M. Cannon): Le 11 est vérifié.
J'appelle le 12, pour un montant de 30 983, 90 $
M. Angers: C'est par soumission, Service des achats, plus bas
soumissionnaire.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Cannon): Le 12 est vérifié.
J'appelle le 13 pour un montant de 56 396, 60 $.
M. Angers: Service des achats, plus bas soumissionnaire.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Cannon): J'appelle l'engagement 14:
"Contrat de services pour l'étiquetage, etc.. 148 667, 95 $".
M. Angers: Ici, il y a eu des soumissions. Deux soumissionnaires
se sont présentés. C'est le plus bas soumissionnaire.
M. Garon: À quel montant avait soumissionné
l'autre? Le montant n'est pas marqué.
M. Angers: Il y a différents éléments qui
composent la soumission et il y a des écarts à peu près
tout le long.
M. Garon: Mais le total? Le montant de l'engagement: 148 000 $.
L'autre montant?
M. Angers: Est-ce qu'on a le total? Oui, c'est 187 250 $ contre
148 000 $.
M. Garon: 187 000 $.
M. Angers: 187 250 $.
M. Garon: D'accord.
Décembre
Le Président (M. Cannon): Les engagements pour le mois de
novembre 1987 sont donc vérifiés.
J'appelle les engagements du mois de décembre 1987, l'engagement
14: "Contrat pour l'achat de dix machines à écrire
électroniques Canon, modèle AP/200 11, dix interfaces AP-59 et 25
écrans VP/1000, montant de l'engagement: 33 486, 05 $".
M. Angers: Ici aussi, il s'agit d'une commande ouverte
négociée par le Service des achats.
M. Garon: C'est un Canon de quel endroit?
M. Angers: Compagnie canadienne d'équipement de bureau de
Sainte-Foy.
Le Président (M. Cannon): Le bon Cannon s'écrit
avec deux "n" Mais, malheureusement, celui qui s'écrit avec deux "n" est
moins riche que celui qui s'écrit avec un seul "n".
M. Garon: On ne le sait pas. D'accord.
Le Président (M. Cannon): Cela va, M. le
député? Je vous rappelle à la pertinence de toute
façon.
L'engagement 15: "Contrat de services pour l'implantation de la
méthode "Pointage des composantes d'application" PCA dans le cadre de la
refonte des systèmes administratifs du ministère, pour un montant
de 37 000 $".
M. Angers: C'est l'objet du contrat, justification, mode d'octroi
du contrat. On a cela ici. Le Conseil du trésor a autorisé le
BCI, qui est te bureau d'informatique au gouvernement, à endosser les
ministères intéressés par cette méthode et à
accorder à la firme GSA te contrat d'Implantation de celle-ci dans les
ministères qui en feront la demande au Conseil du trésor. Donc,
le ministère s'est inscrit dans ce type d'exercice sous la houlette du
BCI.
M. Garon: D'accord pour le BCI.
Le Président (M. Cannon): L'engagement 15 est
vérifié. J'appelle l'engagement 16: "Contrat pour l'achat de 20
palettes de papier reprographique à polycopier, pour un montant de 26
146, 92 $".
M. Angers: II s'agit, là aussi, d'une commande ouverte
négociée par le Service des achats.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Cannon): J'appelle l'engagement 17:
"Contrat de services pour dispenser de la formation en évaluation du
rendement DGO, à l'intention des employés du ministère,
pour un montant de 35 200 $".
M. Angers: Évidemment, c'est un exercice qui a
été fait auprès de l'Université Laval. Deux autres
institutions d'enseignement avaient été contactées et,
finalement, l'Université Laval a été retenue.
M. Garon: L'Université Laval BSE. BSE veut dire quoi?
M. Angers: Attendez un peu, là. Bureau des services
extérieurs de l'Université Laval.
M. Garon: D'accord.
M. Angers: C'est conforme, évidemment, aux
règlements du gouvernement.
Le Président (M. Cannon): L'engagement 17 est
vérifié. J'appelle le 18: "Contrat pour la fourniture des
services d'entretien, pour un montant de 114 721. 05 $".
M. Angers: C'est un contrat qui a été
négocié par le ministère du Revenu conformément,
évidemment, aux règlements, auprès du manufacturier de cet
équipement spécialisé et ce, en considération des
réductions de tarifs accordées par la firme aux organismes
gouvernementaux.
M. Garon: Je voudrais revenir une seconde sur le point
antérieur. Quand on dit: "Contrat de services pour dispenser de la
formation en évaluation du rendement DGO"... DGO, Je ne sais pas ce que
cela veut dire,
M. Angers: C'est une direction..,
M. Garon:... à l'intention des employés du
ministère". Je ne comprends pas trop le but de l'affaire.
M. Angers: Vous savez qu'au ministère, il y a beaucoup de
monde et beaucoup de fonctionnaires, de techniciens. Il y a un peu moins de
professionnels, évidemment, et beaucoup moins de cadres, il y a encore
moins de sous-ministres et de ministres. On en a seulement un. Les gens
à la DGO...
M. Garon: Aimeriez-vous en avoir plus?
Le Président (M. Cannon): La pertinence, M. le
député.
M. Angers: La DGO, c'est la Direction...
M. Garon: Le sous-ministre a tellement dit cela, aujourd'hui,
qu'il avait des regrets.
M. Angers: Non, c'est normal.
M. Garon: Plus on montait, moins il y avait de monde.
M. Angers: Notre ministre est excellent, je me permets de le
dire. C'est la première occasion qu'on me donne, j'en profite.
Une voix: La Direction générale des
opérations...
M. Garon: Voulez-vous dire que celui qui précédait
était moins bon?
M. Angers: Non, je n'ai jamais dit cela. J'ai simplement dit que
notre ministre était excellent. La Direction générale des
opérations, c'est une direction vraiment...
M. Garon: Mais vous, c'est la première fois que vous
êtes au ministère du Revenu?
M. Angers: Si c'est la première fois que je suis au
ministère du Revenu?
M. Garon: Oui.
M. Angers: II y aura bientôt deux ans.
M. Garon: Vous avez connu combien de ministres?
M. Angers: II y a eu M. Gratton et, depuis tout près d'un
an, M. Séguin, qui était là, comme vous le savez.
M. Garon: Quand vous dites excellent, c'est par comparaison avec
seulement un autre.
M. Angers: C'est tout enregistré, ces choses. Je ne
devrais pas parler. C'est compte tenu de ce qui m'a été
donné de voir au cours de ces vingt dernières années.
M. Garon: Je ne vous oblige pas à répondre.
M. Angers: La Direction générale des
opérations, c'est une direction qui comprend 1500 personnes. Il y a des
besoins de formation et il existe des institutions d'enseignement qui sont
prêtes à offrir leurs services. Il y en a une qui a
été meilleure que les autres.
M. Garon: Pour faire quoi? C'est parce que c'est marqué
"contrat de services pour dispenser de la formation en évaluation du
rendement DGO, à l'intention des employés du ministère".
Vous les faites évaluer par l'Université Laval plutôt que
défaire...
M. Angers: Je vais vous lire l'objectif.
M. Garon:... évaluer leur rendement par la direction
générale de quelque chose. DGO, c'est quoi cela?
M. Angers: La DGO, c'est la Direction générale des
opérations. C'est le service de première ligne au chapitre des
encaissements et de l'analyse des déclarations de revenus de toutes
natures. Le rôle de l'Université Laval, là-dedans, a
été d'élaborer un programme de formation pour les
gestionnaires à l'évaluation du rendement basé sur les
attentes signifiées et de former huit personnes du ministère qui
vont procéder à l'implantation de ce qui a été
élaboré comme programme. Autrement dit, c'est la conception d'un
programme de formation et la formation d'animateurs pour aider nos
gestionnaires à mieux gérer dans le ministère. Cela
s'inscrit dans le développement des ressources humaines.
M. Garon: Pourquoi c'est marqué: "Pour dispenser de la
formation en évaluation"? Il n'y a rien à comprendre dans ce qui
est dit là.
M. Angers: C'est peut-être mal dit. Au fond, ce que vous
dites, c'est qu'on aurait dû formuler cela autrement, et je pense que
vous avez raison. Il faudrait formuler cela autrement.
M. Garon: C'est pour former huit personnes qui vont pouvoir faire
l'évaluation...
M. Angers: C'est de faire un programme d'abord.
M. Garon:... des employés au ministère... M.
Angers: C'est cela.
M. Garon: C'est pour former huit évaluateurs.
M. Angers: Exactement cela. Il s'agit de "pondre" un programme
qui va se répercuter au cours des années à venir. C'est
mal dit. Je le
reconnais.
M. Garon: C'est mal dit, "en s'il vous plaît", parce qu'il
n'y a rien à comprendre en lisant la phrase. Ce que vous dites est
très simple.
M. Angers: Pourtant, on est dans les ressources humaines. On va
essayer d'améliorer notre langage.
M. Garon: Cela prendrait des cours de formation en
français au ministère.
M. Angers: Savez-vous que cela nous a été
recommandé?
M. Garon: En tout cas, pour celui qui a écrit cela.
Le Président (M. Cannon): Est-ce que cela va, M. le
député? On peut revérifier l'engagement 18.
M. Garon: Cela marche.
Le Président (M. Cannon): D'accord. Le 17, pardon. Alors,
le 18, cela va. On est maintenant rendus à l'engagement 19: "Contrat
pour l'achat de formulaires de notes de repas, 38 978, 40 $".
M. Garon: Combien de formulaires, dans ce cas-ci?
M. Angers: Ici, c'est 3 000 000 de notes de repas
utilisées par les restaurateurs qui effectuent des livraisons à
l'extérieur.
M. Garon: Les prix augmentent ou baissent? M. Séguin: Cela
se maintient...
Le Président (M. Cannon): M. le ministre
M. Séguin:... d'après le montant de...
M. Angers: Tout à l'heure, on les voyait à 39 000
$.
M. Croteau: C'est toujours la commande ouverte. Cela a
baissé un peu.
M. Garon: Pour le même montant?
M. Croteau: Pour 3 000 000, je pense.
M. Angers: II s'agit d'une commande ouverte.
M. Garon: C'est 2 000 000 ou 3 000 000?
M. Séguin: Ici, c'est 3 000 000.
M. Garon: D'accord. Cela marche.
Le Président (M. Cannon): Le 19 est vérifié.
J'appelle l'engagement 20: "Contrat de services pour agir respectivement
à titre de vice-président et d'analyste-vérificateur au
sein du comité de suivi de la refonte des systèmes administratifs
du ministère, montant de l'engagement: 163 650 $". M. le
député de Lévis.
M. Garon: Ces personnes ont été choisies
comment?
M. Angers: Oui. D'abord, cela se situe dans le cadre de la mise
sur pied, par le ministère et le Conseil du trésor, d'une
espèce d'organisme d'autocontrôlé, ou de surveillance, de
ce vaste projet qu'est la refonte des systèmes administratifs. Son
rôle est de suivre et de donner des avis au ministère et au
Conseil du trésor. Les gens qui ont été choisis - d'abord,
cela s'est fait sur une base d'invitation - et une des contraintes qui
régissait la démarche était que, sans parler d'âge
des titulaires, il fallait que les gens aient une longue expérience et,
surtout, qu'ils consentent à ne pas obtenir de contrat dans la
démarche en question. Ce qui fait que les gens qui ont été
invités et qui, finalement, ont été retenus ont comme
caractéristique d'avoir une bonne expérience de la vie et des
démarches de cette nature. Ils ont accepté de ne pas faire partie
d'une firme ou d'une entreprise qui pourrait avoir des contrats avec le
ministère.
M. Garon: Vous avez dit "une bonne expérience de la
vie".
M. Angers: Oui, c'est-à-dire un certain nombre
d'années...
M. Garon: Quelle vie?
M. Angers: On voulait que les gens aient une bonne
expérience de travail.
M. Garon: Voulez-vous dire qu'il s'agit de gens qui ont
vécu ou de viveurs? Une bonne expérience de la vie, cela veut
dire quoi?
M. Angers: Ce que je veux dire, c'est qu'ils aient un certain
nombre d'années d'expérience.
M. Garon: D'accord. M. Juneau va être vice-président
à 41 650 $. Je comprends qu'il est en compétition avec d'autres:
celui qui demandait 42 000 $ plus 8000 $ de frais de déplacement et
l'autre 35 000 $. Vous avez pris le moins cher... Non. ce n'est pas le moins
cher dans ce cas-là.
M. Angers: Non, ils ont été examinés selon
le même type de processus. On a fait une démarche analogue, sans
être obligé de le faire comme tel à la demande des
autorités politiques de notre ministère, une démarche
analogue à celle faite pour n'importe quel autre contrat. Un
comité ou un jury a été composé et, si cela
peut vous Intéresser, ce sont des gens raisonnables, à mon humble
avis, qui ont siégé là comme ailleurs. Il y a eu M.
Croteau, M. Careau, directeur général des achats, M. Dompierre
qui est un senior chez nous.
M. Garon: L'ancien sous-ministre, M. Careau?
Une voix: Jean-Claude Careau.
M. Angers: Jean-Claude, oui, qui est au Service des achats.
Le Président (M. Cannon): L'ancien sous-ministre aux
Travaux publics.
M. Angers: Oui, qui était avec moi aux Travaux publics. Il
y avait aussi M. Ghislain Guérin chez nous. Ils ont suivi un processus
analogue à celui d'un comité de sélection, ils ont
analysé les suggestions et les propositions et ils ont fait des
recommandations.
M. Garon: Dans le cas de l'analyste-vérificateur qui
soumissionnait à 100 000 $ plus 31 000 $ de frais de déplacement,
et de l'autre à 105 000 $ plus 16 000 $, ce sont des
analystes-vérificateurs de quelle nature?
M. Angers: En informatique. Allez-y donc, M. le ministre.
Le Président {M. Cannon): M. le ministre.
M. Séguin: Peut-être que, pour mon collègue
et pour les autres aussi, ce serait intéressant de comprendre ce que
c'est. Depuis 1983, il se préparait au ministère un plan de
modernisation, de rénovation, d'achat d'équipement nouveau, de
nouvelles conceptions informatiques de l'ensemble des opérations du
ministère. Les équipements dataient d'environ dix, douze ou
quinze ans dans certains cas. C'est le projet qui avait été
appelé CÉSAR; on en a parlé à quelques reprises.
À partir de 1984, même 1985, il y a des réflexions qui ont
voulu freiner un peu la rapidité parce que le plan était majeur
et énorme et créait peut-être des inquiétudes quant
à l'implantation d'un vaste projet d'informatique étalé
sur deux ou trois ans. Petit à petit, la réflexion, la sagesse
ont amené à penser que c'était mieux de l'étendre
sur cinq ans, de modérer un peu les dépenses par des contraintes
budgétaires et de faire plus attention pour ne pas brusquer un
système et voir les opérations bousculées et les
formulaires d'impôt des contribuables causer des problèmes.
L'un des éléments qu'on pouvait mettre sur pied, entre
autres, pour bien contrôler l'implantation de la réforme
était ce comité du suivi qui a été
suggéré par le Conseil du trésor, le Service des achats,
pour être plus prudents, plus coer- citifs, pour analyser toute la
démarche, car c'est un plan fort complexe. Ce comité a pour
mandat d'examiner comment va se dérouler toutes les réflexions
informatiques, les mises en marché des plans, etc., et d'aviser la
direction du ministère s'il y a des correctifs à apporter ou des
anomalies qui se développent dans le système afin d'éviter
qu'on aboutisse, dans un an, deux ans ou trois ans, avec toutes sortes de
problèmes. C'est un comité de contrôle qui avise
directement la direction du ministère, le plus objectivement possible,
de l'implantation du système informatique au ministère du Revenu
dans l'esprit de le faire avec prudence et un peu plus d'économie, dans
la mesure du possible, par rapport à ce qui avait été
envisagé il y a quelques années. Non pas que c'était
mauvais, honnêtement, mais les analystes eux-mêmes se rendaient
compte que le système était tellement complexe qu'il valait mieux
y aller avec plus de lenteur et de rétroin-formation à chaque
implantation.
M. Garon: Les deux personnes choisies, viennent-elles toutes les
deux de la firme Biro?
M. Angers: Oui.
M. Garon: Est-ce une firme de Québec ou de
Montréal?
M. Angers: De Québec.
M. Garon: Comment se fait-il que, dans le cas de M. Juneau, il ne
semble pas y avoir de frais de déplacement et que, dans le cas de M.
Jammal, il y a 15 000 $ de frais de déplacement?
M. Angers: Excusez-moi, j'ai donné un mauvais
renseignement.
M. Croteau: M. Jammal demeure à Montréal. M.
Garon: La firme est...
M. Croteau: La firme est à Québec. Ils ont un
bureau à Montréal et un à Québec. L'individu
choisi, M. Jammal, réside à Montréal. Il y a des frais de
déplacement dans son cas. Pour enchaîner avec ce qu'on disait tout
à l'heure, ce qui est le cas de la majorité des firmes, ce n'est
pas le cas dans les grosses firmes.
M. Garon: À l'engagement 21, vous avez pris comme
président M. Gauvin, qui est l'ex-sous-ministre au ministère du
Revenu.
M. Angers: Exactement cela. Il y avait trois personnes
invitées. Le jury a pris, c'est le cas de le dire, le plus bas
soumissionnaire. Mais on a fait un jury par analogie.
M. Garon: II est compétent aussi.
M. Angers: Je pense qu'il a une certaine
sagesse.
M. Garon: II avait siégé, si vous vous rappelez,
sur ta Commission d'enquête sur Madelipêche. On a toujours entendu
parler de M. Gauvin comme quelqu'un de très compétent.
M. Séguin: II a été plusieurs
années... M. Angers:... à une commission...
M. Séguin:... même avant d'être sous-ministre,
il a été longtemps au service du ministère.
M. Garon: Vérifié.
Le Président (M. Cannon): Vérifié
J'appelle...
M. Garon: Maintenant, est-ce que c'est à temps plein pour
chacun ou est-ce que M. Jammal est à temps plein?
M. Croteau: M. Jammal est à temps plein...
Le Président (M. Cannon): Est-ce qu'il est
adopté?
M. Croteau:... et pour le président et le
vice-président, c'étaient vingt jours d'initiation au
départ et une journée par semaine par la suite.
M. Garon: Quelle est l'expérience de M. Jammal?
M. Croteau: M. Jammal est comptable et analyste en informatique.
Il a plus de 20 ans d'expérience. C'est une personne âgée
de 60 ans.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Cannon): Est-ce vrai là qu'il est
adopté?
M. Garon: Les deux.
Le Président (M. Cannon): L'engagement 21 aussi?
M. Garon: Oui.
Le Président (M. Cannon): J'appelle l'engagement 22: 30
155 $.
M. Garon: On dit qu'il y a eu un seul soumissionnaire. Pourquoi
faites-vous un appel d'offres pour en demander seulement deux?
Le Président (M. Cannon): Le Service général
des achats.
M. Séguin: Quel est le...
Une voix: L'engagement 22. M. Garon: L'engagement 22.
Le Président (M. Cannon): Oui, M. le ministre.
M. Angers: C'est l'engagement 22: 30 155 $. Le
Président (M. Cannon): C'est exact.
M. Angers: C'est un contrat qui a été
négocié par le Service général des achats
conformément au règlement en vigueur. Il est à noter que
des soumissions ont été demandées auprès de deux
fournisseurs répondant aux spécifications physico-chimiques,
à savoir les compagnies BASF Canada Inc. et Morton Thiokol ltd. Seule la
firme BASF Canada a répondu à notre demande.
M. Garon: Vous n'en avez pas demandé beaucoup. Seulement
deux.
M. Angers: C'est pour du colorant pour notre carburant.
M. Garon: Est-ce qu'il y en a seulement deux qui en
produisent?
M. Angers: Ah! c'est assez spécialisé. Je peux vous
dire cela.
M. Garon: Est-ce parce qu'il n'y en a pas d'autres?
M. Angers: Les achats en ont identifié deux.
Le Président (M. Cannon): Est-ce pour détecter les
fraudeurs?
M. Angers: Oui, oui.
M. Garon: Si vous n'avez pas la réponse...
M. Angers: Je peux vous dire que c'est un produit très
spécialisé.
M. Garon: Oui.
M. Angers: Il y en a seulement deux.
M. Garon: II y en a seulement deux au Québec?
M. Angers: II y en a seulement deux au Canada d'après
notre ami ici.
M. Garon: Au Canada ou au Québec?
Une voix: Au Québec.
M. Garon: Est-ce que c'est manufacturé au
Québec?
M. Angers: BASF est à Montréal... Je ne sais pas,
probablement. Je ne peux pas vous répondre. Réponse à
venir.
M. Séguin: Voulez-vous qu'on cherche l'information?
M. Garon: J'aimerais cela le savoir.
M. Séguin: D'accord.
M. Angers: C'est très sophistiqué.
M. Séguin: Vérifié sous condition
d'informations additionnelles, M. le Président.
Le Président (M. Cannon): La question est prise en note, M
le député. Alors, cela va pour l'engagement 22. J'appelle
l'engagement 23: Contrat pour l'impression de 1 000 000 de formules à
plat: 28 198, 30 $".
M. Angers: C'est cela.
M. Garon: Pourquoi pas une soumission publique dans ce
cas-là?
M. Angers: Cela s'est fait en urgence au mois de décembre.
C'était pour tenir compte, évidemment, des dernières
décisions budgétaires qui avaient été prises, et il
y a eu dix fournisseurs d'appelés. Un seul a répondu. Il fallait
agir assez rapidement. C'est le Service général des achats.
Le Président (M. Cannon): L'engagement 23 est
vérifié. L'engagement 24: "Contrat de services pour la
réalisation du mandat relié à la version annuelle 1987 du
"Système de traitement des déclarations des particuliers: 88 270
$".
M. Angers: Là aussi. M. Garon:
Vérifié.
Le Président (M. Cannon): Vérifié
L'engagement 25: "Contrat de services pour la réalisation du mandat 3, 1
"Administration des données... " pour un montant de 272 269 $".
M. Garon: Un instant, ce n'était pas le plus bas
soumissionnaire.
Le Président (M. Cannon): Un instant. Nous revenons
à l'engagement 24. M. le député de Lévis.
M. Garon: Pourquoi?
M. Angers: Vous connaissez le processus d'adjudication des
contrats pour les services professionnels. Il y a une première phase
où on sélectionne les firmes. Celles qui sont retenues sont
amenées dans une seconde phase. Il n'y a aucun examen. Les prix ne sont
pas connus et l'examen porte sur un certain nombre de critères,
notamment ta compréhension du projet, l'expérience
antérieure, la disponibilité de ressources, la
compréhension des problèmes, les mécanismes internes
d'assurance de la qualité, et l'exercice se fait. Deux firmes ont
été disqualifiées ici à cette étape.
Le Président (M. Cannon): Je m'excuse de vous interrompre,
M. le sous-ministre. Nous sommes rendus à 18 heures et, pour
procéder, cela prend le consentement ou pour reporter le reste. M. le
ministre.
M. Séguin: Oui.
M. Garon: Je serais prêt à continuer pour terminer
le mois de décembre.
Le Président (M. Cannon): II y a consentement pour
terminer. Si vous voulez continuer, M. le sous-ministre.
M. Angers: C'est dans cette veine que deux soumissions n'ont pas
obtenu le pointage minimum requis parce qu'elles ne répondaient pas
à certaines exigences. Ces deux firmes ont été
rencontrées par nous, après. M. Croteau, qui est ici
présent, les a rencontrées à ma demande, pour leur
expliquer la situation. Cela fait partie du jeu.
Le Président (M. Cannon): Est-ce que cela va pour
l'engagement 24?
M. Garon: Est-ce que ça veut dire qu'à l'avenir
pour les soumissions publiques dans celles qui ont soumissionné il n'y a
qu'une firme compétente au Québec?
M. Croteau: Non. Tout ce que ça exprime, c'est que dans ce
mandat, selon les disponibilités des firmes, parfois elles fournissent
des compétences adéquates ou moins adéquates. Cela varie
avec le marché.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Cannon): J'appelle donc l'engagement
25.
M. Garon: Vérifié.
Le Président (M. Cannon): Vérifié. J'appelle
l'engagement 26: contrat pour la fourniture des services professionnels pour la
réalisation du mandat no 4, 1.
M. Garon: Est-ce que c'était le plus bas?
M. Angers: Oui.
Le Président (M. Cannon):... pour un montant de 302 675 $.
M. le député, à vous ia parole.
M. Garon: 25 ou 26? C'est parce que c'est écrit...
M. Angers: 26 c'est la même chose, c'est le plus bas
soumissionnaire. Parmi celles qui ont obtenu le pointage supérieur au
minimum requis de 60 points il y en a une qui...
M. Garon: Ce serait le plus bas dans...
M. Angers: Dans les trois qui ont passé le test des
points.
M. Croteau: Selon la réglementation, une firme peut
être disqualifiée dans une première étape si elle ne
fournit pas les ressources adéquates, mais pour toutes les firmes
qualifiées, c'est ie plus bas automatiquement.
M. Garon: C'est parce que vous ne mettez pas les prix de tout le
monde et c'est écrit; Fournisseur choisi. On ne sait pas.
Habituellement, on écrit le prix des autres, c'est écrit: Plus
bas soumissionnaire...
M. Angers: Dans le domaine des services professionnels, pour une
raison historique probablement, il n'y a pas d'indication de prix parce qu'il y
a des facteurs de qualité qui peuvent influencer. Il y a donc une
tradition qui fait qu'on ne donne pas tes prix, mais sur demande,
évidemment. Ici, on est là pour ça. Les professionnels, en
général, préfèrent ne pas publier... Cela vaut sans
doute pour les professeurs d'université.
M. Garon: Ils en ont honte. Ils sont trop cher?
M. Angers: Je ne suis pas en mesure de porter de jugement
là-dessus, sauf que c'est un élément clé une fois
que les firmes sont qualifiées.
M. Garon: Non, sauf que, pour les fins publiques, les montants
devraient être montrés parce que CGI est montré, l'autre,
DMR est montré. Alors, pourquoi les autres ne seraient-ils pas
montrés?
M. Angers: II y a des limites.
M. Garon: Les avez-vous pour LGS et ATA?
M. Angers: Oui.
M. Garon: Qu'est-ce que c'est?
M. Angers: Les montants ici, DMR... M. Séguin: On
peut les donner.
M. Garon: On l'a. DMR, 302 175 S, CGI 314 600 $.
M. Angers: C'est ça.
Le Président (M. Cannon): LGS, M. le ministre, et ATA.
M. Angers: LGS, 297 950 $.
M. Garon: II n'est pas le plus bas là. Il était le
plus bas, lui.
M. Angers: C'est DMR. En fait, c'est 297 000 $.
M. Garon: Pour qui, ça?
M. Angers: Le groupe DMR. C'est encore la question des frais de
déplacement.
M. Garon: C'est écrit 302 000 $. Ah! D'accord.
M. Angers: C'est parce qu'il y a 5000 $ CGI 314 000 $.
M. Garon: Cela comprend les frais de déplacement.
M. Angers: C'est ça, c'est-à-dire qu'on a
ajouté... Lui ne doit pas comprendre les frais Cela ne comprend pas les
frais de déplacement. Donc, pour répondre à la question
Initiale du début de l'après-midi, les frais de
déplacement ne sont pas là.
M. Garon: J'aime autant quand ça comprend les frais de
déplacement.
M. Angers:... mais ils sont...
M. Garon: Oui, ça comprend le coût total.
M. Angers: Ce serait la même chose pour tout le monde. On
ajouterait 5000 $ à tout le monde, à ce moment-là. Ce
serait 302 000 $, 319 000 $, 303 000 $...
M. Garon: LGS, 303?
M. Angers: Oui. Cela donnerait ça... 297 000 $ plus 5000
$, donc 302 900 $ et Atkinson Tremblay, qui est la firme qui n'a pas eu le
pourcentage de points, serait à 299 000.
M. Garon: Sans les frais de déplacement?
M. Angers: Avec les frais de déplacement.
M. Séguin: Non, non On vient de les ajouter.
M. Angers: On les a ajoutés pour tout le monde.
M. Garon: L'autre, c'était 302 900 $.
M. Angers: C'est cela.
M. Garon: 302 900 $.
M. Croteau: 302 950 $.
M. Garon: Hé! Bonne mère! C'est serré.
M. Croteau: Et l'autre, 302 675 $.
Le Président (M. Cannon): M. ledéputé a peut-être oublié qu'il y a toujours
l'attribution des points. Il faut quand même se rappeler de ce
phénomène.
M. Garon: Cela veut dire que ATA était le plus bas
soumissionnaire mais n'avait pas les points.
M. Angers: Oui. Il n'avait pas les points et, lui aussi, a
été rencontré et ils ont compris Les gens s'ajustent dans
l'avenir. Ils ne peuvent pas tout avoir.
M. Garon: Et l'autre après?
M. Angers: L'autre dans le contrat du 27 décembre, pour
DMR?
M. Garon: GESPRO, oui. Il y avait 666 000 $, 742 000 $.
M. Angers: Ah! Bien là, on ajoute les 5000 $ à tout
le monde.
Le Président (M. Cannon): Je m'excuse Est-ce qu'on a
terminé avec l'engagement 26 et on saute à l'engagement 27?
M. Garon: Oui.
Le Président (M. Cannon): Donc, l'engagement 26 est
vérifié. Alors, l'engagement 27.
M. Angers: C'est cela. Donc, pour DMR, on ajoute 5000 $, 686 000
$; Atkinson Tremblay 747 000 $; GESPRO 696 000 $.
M. Garon: Plus 5000 $?
M. Angers: Oui.
M. Garon: Pardon?
M. Angers: C'est cela, Vous l'ajoutez.
M. Garon: II est ajouté ou non?
M. Angers: J'ai ajouté les 5000 $. Cela donne 696 000 $,
747 000 $ et 686 000 $. Et dans ce cas. cela a été donné
à DMR, 686 000 $, la plus basse soumission.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Cannon): L'engagement 27 est donc
vérifié. J'appelle l'engagement 28: "Contrat de services pour la
réalisation du mandat 3, 0 "Administration des données
(développement des fonctions communes)" dans le cadre de la refonte: 203
200 $. "
M. Angers: C'est la même chose ici. Le plus bas
soumissionnaire. Il y avait deux firmes.
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Cannon): L'engagement 28 est
vérifié. Engagement 29: "Contrat de services pour la
réalisation du mandat 2, 0 "Systèmes informatiques" dans le cadre
de la refonte, 759 000 $"
M. Angers: C'est cela. Le plus bas soumissionnaire
M. Garon: D'accord.
Le Président (M. Cannon): L'engagement 29 est
vérifié. J'appelle l'engagement 30: "Contrat de services pour fa
réalisation du mandat 3, 2 "Administration des données
(conception, modélisation) dans le cadre de la refonte, 886 675 $ "
M. Angers: Une seule soumission a été reçue.
Elle s'est qualifiée en termes de points et a obtenu le contrat C'est
une firme vraiment spécialisée, nous a-t-on indiqué.
M. Garon: De quel endroit?
M. Angers: Dans ce secteur.
M. Croteau: Ce sont des gens de Québec.
M. Garon: Québec.
Le Président (M. Cannon): L'engagement 31:
Contrat...
M. Garon: Vous semblez avoir plus de facilité à
trouver des gens de Québec que le Vérificateur
général.
Le Président (M. Cannon): Pertinence, M le
député. "Contrat pour la fourniture d'un service de transport des
valeurs (dépôts réguliers)... "
M. Garon: Je pense que vous devriez communiquer avec lui.
Le Président (M. Cannon): "... des bureaux de Salnte-Foy
et de Montréal aux banques concernées, pour la période du
1er novembre 1987 au 31 octobre 1988: 149 904 $. "
M. Angers: C'est cela. C'est un appel d'offres public. Il y aeu une soumission qui a été reçue.
M. Garon: Oui? Il n'y a encore qu'un seul soumissionnaire,
n'est-ce pas?
M. Angers: C'est cela. Et on suit cela de près.
M. Garon: Comment se fait-il qu'il y ait un seul soumissionnaire
dans les deux cas, les engagements 30 et 31?
M. Angers: Vous savez que la maison Brink's a changé de
propriétaire.
M. Garon: Oui.
M. Angers: Ici, on suit cela d'assez près.
M. Croteau: On pourrait noter que le contrat a été
négocié à 6 % d'augmentation sur l'année
précédente.
Le Président (M. Cannon): Sécur est à
Lévis.
M. Garon: Pardon?
Le Président (M. Cannon): C'est à Lévis.
M. Garon: Non, non. Je pose seulement la question pour savoir
pourquoi il y a un seul soumissionnaire dans les deux cas.
M. Angers: C'est qu'il n'y en a pas deux.
M. Croteau: II n'y a pas d'autres fournisseurs de services au
Québec, n'est-ce pas?
M. Angers: II n'y en a pas beaucoup.
M. Croteau: Alors, à ce moment-là, c'est
l'appréciation du contrat.
M. Séguin: Brink's existe toujours? Une voix: Plus
maintenant.
M. Angers: Ce qui arrive en pratique, là-dedans, c'est
qu'il y a un appel d'offres et une négociation ici. On dit: Vous ne nous
aurez pas, dans le sens que vous allez être raisonnables ou cela ne
marche pas. On ne devrait pas dire cela ici, mais c'est à peu
près cela.
Le Président (M. Cannon): Alors, le raisonnement ayant
prévalu dans ce dossier, est-ce que l'engagement 31 est
vérifié, M. le député? M. Garon: Oui.
Le Président (M. Cannon): J'appelle l'engagement 32:
"Subvention à l'Association québécoise de planification
fiscale successorale à titre d'aide financière pour fins de mise
sur pied d'une fondation pour la recherche fiscale, 25 000 S. "
M. Garon: L'association est...
Le Président (M. Cannon): C'est sur les droits
successoraux, M. le ministre?
M. Garon: Qui forment l'Association de planification fiscale
successorale?
M. Séguin: Si vous pouvez me permettre quelques minutes
pour résumer cela. Comme vous le dites, c'est l'Association
québécoise de planification fiscale successorale. Actuellement,
elle regroupe au Québec, je pense, d'après les informations
qu'ils nous ont données, près de 2000 membres de toutes les
professions, comptables, avocats, agents d'assurances, etc., qui touchent, de
près ou de loin, la fiscalité. Ils ont créé cette
année une fondation pour la recherche. On a pensé les aider. Une
fondation au Québec c'est une première et c'était pour les
encourager. On a également donné au Canadian Tax Foundation,
centre d'études fiscales canadien, 5000 $ pour les encourager. Mais,
comme l'autre fondation était québécoise, avec des gens du
Québec, on a vraiment pensé à les encourager plus. On a
aussi reçu des demandes d'autres groupes qui veulent s'intéresser
à la fiscalité soit sous forme de cours ou d'études, etc.
On regarde cela de temps à autre, s'il y a lieu qu'on donne de l'aide.
Mais cette année, on s'est limités à ces
deux-là.
M. Garon: Canadian Tax Foundation est elle à Toronto?
M. Séguin: Oui, mais ils ont le centre d'études
canadien à Montréal, qui regroupe également 2000 membres
québécois. La plupart des gens qui sont membres de la AQPFS,
l'association québécoise, sont souvent aussi membres à
Montréal du pendant québécois de l'association du Canadian
Tax Foundation.
M. Garon: Alors, c'est le Canadian Tax Foundation, section
Montréal?
M. Séguin: Section Montréal, à qui on a
donné 5000 $ à la condition suivante et cela je pense que vous
allez être d'accord avec moi.
M. Garon: Vous laissez l'impression que vous avez envoyé
un chèque de 5000 $ à Toronto?
M. Séguin: Non, non, non. À la condition que cela
soit utilisé à Montréal pour favoriser soit des bourses,
soit des récompenses à des étudiants ou en fait des
performances, pour aider à améliorer la fiscalité pour les
contribuables. Ce sont les mêmes conditions qu'on a imposées, si
on peut dire, à l'AQPFS. C'est pour l'intérêt public.
M. Garon: Avez-vous spécifié si c'était pour
faire des recherches pour que les gens paient moins ou pour que les gens paient
plus?
M. Séguin: Pour aider, pas nécessairement pour en
payer plus ou moins, mais certainement pour en payer plus facilement.
Le Président (M. Cannon): Alors l'engagement 31 est
vérifié. Donc, les engagements du mois d'août 1987 au mois
de décembre 1987 sont vérifiés, sous réserve de
l'engagement 6 du mois de septembre 1987, qui est suspendu et sera donc
reporté à la prochaine vérification.
Alors, j'ajourne les travaux de la commission sine die.
M. Séguin: M. le Président.
Le Président (M. Cannon): Oui, peut-être un mot de
la fin.
M. Séguin: Je voudrais remercier les membres de la
commission et mon collègue le député de Lévis. Nous
avons fait l'ensemble de nos exercices dans le délai imparti. Nous
allons faire parvenir l'information le plus rapidement possible. Merci
également aux employés du ministère qui nous ont
donné, je pense, un excellent coup de main pour répondre à
l'ensemble des questions.
Merci,
Le Président (M. Cannon): Merci, M. le ministre.
(Fin de la séance à 18 h 13)