Journal des débats de la Commission des finances publiques
Version préliminaire
43e législature, 2e session
(début : 30 septembre 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
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Le
mardi 17 mars 2026
-
Vol. 48 N° 32
Étude détaillée du projet de loi n° 7, Loi visant à réduire la bureaucratie, à accroître l’efficacité de l’État et à renforcer l’imputabilité des hauts fonctionnaires
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9 h 30 (version non révisée)
(Neuf heures cinquante-huit minutes)
Le Président (M. Laframboise) : À
l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission
des finances publiques ouverte. Je demande à toutes les personnes dans la salle
de bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs appareils électroniques.
La commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 7, Loi visant à réduire
la bureaucratie, à accroître l'efficacité de l'État et à renforcer l'imputabilité
des hauts fonctionnaires.
M. le secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
Le Secrétaire : Oui, M. le
Président. M. Lemay (Masson) est remplacé par Mme Lachance (Bellechasse) et Mme
Cadet (Bourassa-Sauvé), par Mme Caron (La Pinière).
Le Président (M. Laframboise) : Merci,
M. le secrétaire. Lors de l'ajournement de nos travaux, le 26 février dernier,
nous en étions à l'étude de l'article 294. Mme la ministre, veuillez nous en
faire la lecture, s'il vous plaît.
Mme Duranceau : Bon. Alors,
bonjour, tout le monde. Alors, on reprend notre projet de loi sur l'efficacité
de l'État. D'emblée, on va introduire un amendement qui est un peu dans la
veine... la même veine que l'article 294 et suivants, mais on aimerait insérer
l'article 293.1.
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
nous allons suspendre, le temps de... Suspension.
(Suspension de la séance à 9 h 59)
(Reprise à 10 h 02)
Le Président (M. Laframboise) :
On va rouvrir. On va rouvrir. Donc, Mme la ministre, vous aviez des amendements
à nous proposer à l'article 293. Donc, allez-y avec le premier amendement.
Mme Duranceau : Oui. Alors,
293,1, donc, puis là ça va être dans la Loi sur la fonction publique. Donc,
insérer, avant l'article 292 du projet de loi, le suivant :
293.1. L'article 13 de la Loi sur la
fonction publique est modifié...
10 h (version non révisée)
Mme Duranceau : ...alinéa
1°... paragraphe : 1° par le remplacement, dans les premier et deuxième
alinéas, de «six» par «18»;
2° par l'insertion, dans le troisième
alinéa et après «travaillés», de «au sein d'un même ministère ou organisme»;
puis
3° par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Le Conseil du trésor peut déterminer tout
autre condition ou modalité relative à ce stage.»
Alors, commentaires : Le présent
article a pour objet d'augmenter la durée minimale du stage probatoire d'une
personne recrutée au sein de la fonction publique à 18 mois.
Le présent article a également pour
objectif... pour objet d'introduire une condition additionnelle au calcul du
stage probatoire au recrutement en exigeant que celui-ci soit réalisé
intégralement au sein d'un même ministère ou d'un même organisme.
Le dernier alinéa prévoit l'habilitation
du Conseil du trésor de déterminer toutes autres conditions, modalités
relatives au stage probatoire.
Alors... Bien, écoutez, on fait ça. Donc,
le stage probatoire, quand quelqu'un entrait dans la fonction publique, c'était
un stage probatoire de six mois et... stage probatoire de six mois, mais la
personne, à l'intérieur de son premier deux ans... Parce que, pour avoir la
permanence, il faut faire... avoir complété le stage probatoire de six mois
puis avoir un deux ans de travail dans la fonction publique. Donc, il y a des
mouvements qui se faisaient entre les... qui se font entre les ministères, puis
des fois, avant que le stage probatoire de six mois soit terminé ou s'il est
terminé à l'intérieur du deux ans... mais, quand tu te promènes dans un autre
ministère, bien, évidemment, ton nouveau gestionnaire n'a peut-être pas encore
eu tout le loisir d'apprécier ta performance et quelqu'un peut se voir octroyer
la permanence après deux ans sans qu'on ait eu la bonne période pour analyser
si la personne était performante ou pas.
Donc là, s'il y a un changement, donc tu
es embauché aux Affaires municipales, à l'intérieur de... donc, dans ton
premier 18 mois travaillé, si tu changes, bien... dans un autre ministère,
bien, le compteur retourne à zéro pour calculer ta durée de ton stage
probatoire, qui est maintenant de 18 mois et non plus de six mois en jours
travaillés. Ça fait que ça va permettre de s'assurer qu'il n'y a personne qui
se faufile ou, en tout cas, réduire les chances que quelqu'un se faufile avec
une performance qui est inadéquate, puis que, finalement, atteigne la
permanence, puis que, là, tu sais, ça devienne plus compliqué de monter un
dossier pour dire : Écoute, ça ne fonctionne pas, puis on est obligé de te
relever de tes fonctions.
Le Président (M. Laframboise) : M.
le député de Marguerite.
M. Beauchemin : ...que... Là,
ici, là, quelqu'un qui commence quelque part puis, son stage probatoire, a
déjà, genre, je ne sais pas, moi, deux mois de faits, là, puis là il bouge dans
un autre ministère, on efface le deux mois puis on recommence un 18 mois?
Mme Duranceau : Oui.
M. Beauchemin : OK. Ça fait
que, donc, ça va faire un total de 20 mois pour cette personne-là?
Mme Duranceau : Ah! ça se
peut que, si tu bouges tout le temps, tu finisses par toujours être en stage
probatoire, mais...
M. Beauchemin : Mais avant
est-ce que c'était le cas quand tu faisais six mois puis tu... par exemple, tu
faisais un mois à une place, tu t'en allais ailleurs, woups, ça... tu
recommences...
Mme Duranceau : Le compteur
ne revenait pas à zéro, non.
M. Beauchemin : OK. Ça fait
que, là, le compteur revient à zéro et, en plus, c'est 18 mois au lieu de
six.
Mme Duranceau : C'est ça.
M. Beauchemin : OK. Puis...
Mme Duranceau : Puis c'est 18 mois
en jours travaillés puis la période pour la permanence, c'est deux ans. Ça fait
que c'est jours travaillés versus jours ouvrables, donc le 18 mois de
jours travaillés finit par donner 24 mois en jours... calendrier, je m'en
excuse.
M. Beauchemin : OK, les jours
travaillés. Parfait. Puis là le deux ans de... Comment qu'on appelle ça, la
période après le stage probatoire?
Mme Duranceau : Bien, c'est
dans le même... Le deux ans, c'est... Comment on le dit dans la loi à l'article 13?
Parce qu'il y a deux conditions pour atteindre la permanence, avoir réussi ton
stage probatoire puis...
Une voix : ...
Mme Duranceau : ...avoir fait
deux ans de travail.
M. Beauchemin : Puis ça, ce
n'est pas un par-dessus l'autre, c'est deux ans après le stage probablement.
Mme Duranceau : Non. Bien,
c'est le... dans la même période. C'est que, là, on fait coïncider. Le stage,
c'étaient six mois en jours travaillés à l'intérieur d'un deux ans à l'emploi
dans la fonction publique. Donc, le stage est dorénavant 18 mois jours
travaillés, ça donne à peu près 24 mois à l'emploi. Ça fait que la durée
du stage va coïncider avec l'autre condition qui est d'être à l'emploi pendant
deux ans.
M. Beauchemin : Mais
qu'est-ce qu'on atteint comme objectif? Parce que, dans le fond, si je
comprends bien, là, supposons que la personne n'est pas un bon fitte, dans
l'ancien régime avant deux ans, elle pouvait être remerciée. Là, maintenant,
elle est toujours...
Mme Duranceau : Oui, mais
elle avait... disons, elle n'était pas un bon fitte, elle avait fait son six
mois ou elle avait fait cinq mois, puis, woups, elle faisait son dernier un
mois dans un autre ministère...
Mme Duranceau : ...là on
était encore à l'intérieur de la période de deux ans pour dire : Écoute,
ça ne fonctionnera pas. Mais ça fait juste un mois que tu le connais, tu
sais... c'était pour...
M. Beauchemin : Mais
c'est... justement, c'est ça ma question, là. La fenêtre, justement, pour
pouvoir remercier quelqu'un qui n'est pas un bon fit, est-ce que c'est le deux
ans point ou c'était le stage probatoire?
Mme Duranceau : L'objectif?
M. Beauchemin : Non. La
période qui permettait de pouvoir, disons, remercier quelqu'un qui n'était pas
un bon fit. Est-ce que c'était le stage probatoire ou est-ce que c'était le
deux ans? Parce que...
Mme Duranceau : Bien,
c'est les deux conditions qui te permettaient de réagir à l'intérieur de cette
période-là.
M. Beauchemin : ...en
tant que gestionnaire, tu n'as pas une réduction de tes habilités de pouvoir
laisser aller quelqu'un, là, si tu as...
Mme Duranceau : Non, non,
non. Pas du tout.
M. Beauchemin : ...que tu
passes du stade probatoire au stade, bien, en fait, dans la période de deux
ans... Où est-ce que je veux en venir dans tout ça, c'est que c'est quoi la
valeur ajoutée de faire ça quand avant, OK, on pouvait avoir une période de
deux ans dans laquelle on regardait la personne... que la personne bouge à
l'intérieur du deux ans, dans l'ancien régime ou dans ce régime-là, c'est les
mêmes conséquences, là, c'est le même manque d'observation potentielle qui peut
s'observer. J'essaie juste de comprendre c'est quoi la valeur ajoutée d'étendre
le stage probatoire.
Mme Duranceau : Bien,
c'est ça. C'est qu'à partir du moment où tu as réussi ton stage probatoire qui
est juste de six mois puis qui est cumulatif, donc tu te promènes, ton stage
continue de... de s'exécuter, ça devient quand même plus compliqué de dire à
quelqu'un ça ne fonctionnera pas.
M. Beauchemin : OK. Bien,
c'était ça ma question.
Mme Duranceau : Ça fait
que ça... ça vient... ça vient donner plus d'outils au gestionnaire, tu sais...
manœuvre plus grande du fait que le stage probatoire dure plus longtemps. Tu
n'as pas de justificatifs autres à donner que : Écoute, ça ne marche pas
dans le cadre de ton stage probatoire.
M. Beauchemin : OK. Ça
fait que c'est seulement à l'intérieur du stage probatoire qu'on peut se
départir.
Mme Duranceau : Bien, tu
peux, entre le stage probatoire puis la période de deux ans à l'emploi, mais il
va falloir que tu aies un petit peu plus de justificatifs.
M. Beauchemin : Donc,
là, ce qu'on vient de faire, c'est qu'on vient de rendre la période de deux ans
plus facilement malléable, si on peut dire, pour le gestionnaire.
Mme Duranceau : Ça lui
donne des... une marge de manœuvre plus grande pour... pour évaluer, évaluer,
puis...
M. Beauchemin : OK.
Est-ce qu'on peut avoir une suspension, s'il vous plaît...
Le Président
(M. Laframboise) : Suspension.
(Suspension de la séance à 10 h 10)
(Reprise à 10 h 27)
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
nous allons réouvrir. Au moment de la suspension, nous en étions aux
discussions sur l'article 293.1. M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Merci, M. le
Président. Donc, on a eu une bonne conversation, là, «offline», juste pour
essayer de clarifier, là, des situations qui peuvent être particulières...
M. Beauchemin : ...que ce soit
aux gens à l'opposition, ou que ce soit aux gens dans les bureaux de
circonscription, ou que ce soit au gouvernement, là, il y a plusieurs
potentiels individus qui peuvent être affectés indirectement, là, par ce qui
est proposé ici. Donc, je vais reposer la question, puis on pourra par la
suite, tout simplement, là, recommencer le dialogue qu'on a eu.
Donc, prenons le cas de quelqu'un qui a
fait moins que le deux ans et/ou moins que le stage à l'époque probatoire de
six mois, et puis que cette personne-là a décidé d'aller dans un cabinet et/ou
d'aller travailler dans un bureau de circonscription, et puis que, là, tiens,
bizarre, les choses arrivent, un changement de gouvernement, oups!, la personne
veut retourner dans l'appareil, dans la fonction publique, mais que, donc, elle
n'a pas eu à, historiquement, compléter les statuts, mais là, maintenant, elle
a huit ans d'expérience de plus, qu'est-ce qu'il en est pour elle, cette
personne-là, spécifiquement, à savoir est-ce que là, on vient de lui étendre
son stade... stage probatoire?
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la ministre.
Mme Duranceau : Oui, bien, en
fait, c'est important, là, de reconnaître un peu les droits acquis, là, dans
ça. Ça fait que c'est ça, l'esprit, là, de la modification. Si quelqu'un quitte
puis qu'il a quitté sous les anciennes règles, bien, quand il va revenir, il va
revenir en vertu des règles qui prévalaient au moment où il a quitté. Donc, ça
vient. Donc, un exemple concret, quelqu'un est à l'emploi d'un ministère, s'en
va travailler dans un cabinet, fait deux mandats, n'avait pas complété son deux
ans de stage, ou son six mois, ou son 12 mois de stage, selon ce qui avait été
convenu avant de quitter, bien, quand il revient, il reprend où il était rendu
au niveau de la durée de son stage. Si c'était six mois à compléter, bien, il
va reprendre où il était rendu... et non de remettre les compteurs à zéro sur
la période du stage. Puis les mesures transitoires sont prévues à l'article
307.1, ça fait que c'est là où on va venir... ce que je dis là, on va le...
M. Beauchemin : ...
Mme Duranceau : L'expliciter,
oui.
M. Beauchemin : Puis M.
parlait tout à l'heure, quand on était off mic, là, des clauses de droits
acquis. Peut-être, s'il pouvait juste...
Le Président (M. Laframboise) : Consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Laframboise) :
Donc, vous vous présentez et vous nommez votre poste.
• (10 h 30) •
M. Matteau (Philippe) : Oui.
Bonjour. Philippe Matteau, secrétaire associé aux ressources humaines
gouvernementales au Secrétariat du Conseil du trésor. Bonjour.
Dans les faits, c'est ça, les clauses de
droits acquis, puis on va les voir, là, dans les amendements qui s'en viennent,
donc, les règles qui prévalent pour une personne qui est, exemple, actuellement
dans un cabinet ministériel, dans le fond, c'est les règles à laquelle il a été
embauché. Donc, s'il a été embauché avec une durée de stage de... de stage
probatoire de six mois et qu'il n'y avait pas de... les règles actuelles... Il
n'y a pas de : on recommence à zéro si vous changez de ministère, donc la
personne... même, elle retournerait dans un autre ministère que celui qu'elle a
quitté, bien, son stage continuerait, dans le fond.
M. Beauchemin : De six mois
qui resteraient.
M. Matteau (Philippe) : De
six mois, exactement.
M. Beauchemin : Ça fait qu'il
lui resterait deux mois à faire. Il lui resterait deux mois à faire.
M. Matteau (Philippe) : C'est
ça. Puis il n'y aurait pas de compteur qui repartirait à zéro même si elle
change de ministère. Toutefois, une personne qu'on embaucherait... exemple, que
le projet de loi est sanctionné aujourd'hui, on embauche une personne demain,
bien, cette personne-là va avoir un stage probatoire de 18 mois, avec un
compteur possiblement qui peut recommencer à zéro si elle change de ministère.
Donc, c'est vraiment cette clause-là qui...
M. Beauchemin : ...on
satisfait tout le monde.
Le Président (M. Laframboise) : D'autres
questions, commentaires sur 293.1? Est-ce que l'article 293,1... est-ce que
l'amendement qui introduit l'article 293.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article... Non. C'est bon. Parfait. Allons-y avec 293.2. C'est
bon.
Mme Duranceau : Alors, un
autre amendement. Donc, insérer, après l'article 293.1 du projet de loi, tel
qu'amendé, le suivant :
«293.2. L'article 15 de cette loi est
modifié, paragraphe 1, par l'insertion, dans le deuxième alinéa et après
«travailler», de «au sein d'un même ministère et organisme»;
«2° par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Le Conseil du trésor peut déterminer
toute autre condition ou modalité relative à ce stage.»
Donc, ce qu'on vient faire ici, c'est que
le deuxième alinéa du présent article a pour objet d'introduire une condition
additionnelle au calcul de la durée du stage probatoire dans le cadre d'une
promotion, en exigeant que celui-ci soit réalisé intégralement au sein d'un
même ministère ou d'un même organisme. Le dernier alinéa prévoit l'habilitation
du Conseil du trésor de déterminer toute autre condition ou modalité relative
au stage probatoire dans un...dans le cadre d'une promotion.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? M. le député de Marguerite-Bourgeoys. Ça va? Est-ce que
l'amendement qui introduit...
10 h 30 (version non révisée)
Le Président (M. Laframboise) : ...l'article
293.2 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 294, Mme la ministre.
Mme Duranceau : Oui. Donc,
maintenant, ici, Loi sur la fonction publique, toujours. C'est :
L'article 33, cette fois, de la Loi sur la
fonction publique est modifié par l'ajout, à la fin du troisième alinéa, de la
phrase suivante : «Il ne s'applique pas non plus à un administrateur
d'État qui est en stage probatoire conformément à l'article 58.1.»
Alors, cet article modifie l'article 33 de
la Loi sur la fonction publique pour préciser que les recours qui y sont prévus
ne peuvent être exercés par un administrateur d'État qui est en stage
probatoire. Donc, cet article s'inscrit en concordance avec ce qui s'applique
aux autres fonctionnaires qui sont en stage probatoire.
Puis là j'aurais dû mentionner au départ
qu'on est dans une nouvelle section, donc, Imputabilité, puis ce sont des
mesures applicables à certains administrateurs d'État et certains organismes.
Donc, on parle, là, des emplois supérieurs.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires?
M. Beauchemin : ...dans le contexte
d'emplois supérieurs, pouvez-vous nous donner un exemple de ce que ça pourrait
dire, ce que ça pourrait être?
(Consultation)
Mme Duranceau : Je veux juste
lire l'article 33. Donc, ce n'est pas... ce n'est pas toujours clair à suivre,
mais l'article 33, ce qu'il dit c'est qu'un fonctionnaire non régi par une
convention collective peut interjeter appel, devant la Commission de la
fonction publique, de la décision l'informant de son classement, de sa rétrogradation,
de son congédiement. Ça fait que là, ce qu'on dit c'est qu'il ne peut pas
interjeter appel à la Commission de la fonction publique, dans la mesure où il
est dans la période de son stage probatoire. Ça fait qu'on va... on va voir un
petit peu plus loin...
Le Président (M. Laframboise) :
D'autres commentaires?
(Consultation)
Le Président (M. Laframboise) :
C'est bon? Ça va? Peut-être d'autres questions sur 294? Est-ce que l'article
294 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 295, Mme la ministre.
Mme Duranceau : Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 55, du suivant :
«55.1. L'administrateur d'État contribue à
la réalisation de la mission de l'État et à la bonne administration de ses
biens. Sa contribution doit être faite en toute imputabilité, avec prudence,
diligence, efficacité et équité.»
Alors, cet article indique un nouvel
article, dans la loi de la fonction publique, qui vise à affirmer les
obligations qui incombent à l'administrateur d'État, notamment au regard de l'imputabilité.
Alors, bon, on vient ajouter quelque
chose, mais ces obligations-là s'ajoutent à celles qui sont prévues, par
ailleurs, aux articles 4 à 12 de la Loi sur la fonction publique ainsi qu'au Règlement
sur l'éthique et la discipline dans la fonction publique.
Le Président (M. Laframboise) : M.
le député de Marguerite-Bourgeoys, vous avez un amendement, je crois.
M. Beauchemin : J'ai un
amendement, effectivement.
Le Président (M. Laframboise) :
Vous nous le montrez à l'écran?
M. Beauchemin : Je peux y
aller, oui? Je peux le lire?
Le Président (M. Laframboise) :
Oui, allez-y, M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Donc, on veut
modifier l'article 55.1, tel que proposé par l'article 295 du projet de loi,
par l'insertion, après «doit être fait», de «indépendamment de toute influence
politique».
Donc, ici, là, c'est... l'article se
lirait ainsi, donc :
«L'administrateur d'État contribue à la
réalisation de la mission de l'État et à la bonne administration de ses biens.
Sa contribution doit être faite indépendamment de toute influence politique, en
toute imputabilité, avec prudence, diligence, efficacité et équité.»
La logique, ici, c'est...
M. Beauchemin : ...les
candidats, les personnes sont... vont... vont vraiment être en train de faire
ça sans vraiment avoir aucune influence politique, là. On n'engage pas
quelqu'un parce que c'est un membre... bien, ce n'est pas quelqu'un qu'on va
engager avec une aspiration d'avoir une influence politique sur le rôle à
jouer. Donc, c'est... c'est là où est-ce que ça deviendrait important, là,
d'ajuster ça. Lors de la refonte de la Loi sur la fonction publique, là, le
projet de loi n° 60, en 2021, on avait fait ajouter une phrase dans la loi
indiquant que le choix des administrateurs devait être indépendant de toute
influence politique. Donc, il n'y a pas grand-chose, là, de nouveau, là,
dans... dans ce qu'on apporte, c'est juste qu'on veut s'assurer, là, qu'on...
qu'on reste dans cette continuité-là.
Mme Duranceau : ...je
comprends l'idée. Puis, tu sais, c'est... puis c'est ce qu'on va vérifier,
parce qu'à l'article 10 de la Loi sur la fonction publique, ça dit :
«Le fonctionnaire doit faire preuve de neutralité politique dans l'exercice de
ses fonctions.» Ça fait qu'on va juste vérifier qu'on... là, on est dans les
emplois supérieurs, ça fait qu'on est dans la haute fonction publique puis des
administrateurs d'État, on va vérifier qu'ils ont la même... Ils ont la même
obligation de neutralité, là, mais voir où c'est déjà dit. Voulez-vous qu'on
suspende? On va peut-être suspendre deux petites minutes juste pour voir.
Le Président (M. Laframboise) :
Suspension, suspension.
(Suspension de la séance à 10 h 39)
(Reprise à 10 h 47)
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
lors de la suspension, nous étions toujours à l'amendement à l'article 295
déposé par le député de Marguerite-Bourgeoys. Donc, questions, Mme la ministre?
Mme Duranceau : Bien non.
Bien, écoutez, on a... on a fait les vérifications, là, pour être certains que
ça... ça n'avait pas des répercussions ailleurs dans la loi. Ce qu'on constate,
c'est qu'à l'article 10 de la Loi sur la fonction publique on mentionne
déjà que les fonctionnaires doivent exercer leurs tâches, leurs fonctions à
l'abri de toute influence politique. Alors, c'est applicable à nos administrateurs
d'État, c'est certain. Là, si on veut venir le rajouter encore une...
Mme Duranceau : ...fois
spécifiquement à 55.1, on n'a pas d'enjeu. C'était déjà... C'est redondant,
ceci dit, sur le plan législatif, là, ou... légistique, mais considérant
l'importance de cette... de cette notion-là, on est à l'aise.
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
est-ce qu'il y a d'autres questions, commentaires sur l'amendement à
l'article 295 déposé par le député de Marguerite-Bourgeoys? Donc, est-ce
que l'amendement à l'article 295 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Donc, discussion sur... 295, ça va? Donc, est-ce que... l'article 295, tel
qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 296.
Mme Duranceau : ...modifiée
par l'insertion, après l'article 58, des suivants :
«58.1. La personne qui acquiert le
classement d'administrateur d'État doit effectuer un stage probatoire de deux
ans. Ce stage se calcule en jours effectivement travaillés.
«58.2. Pendant le stage probatoire, le
gouvernement peut, sur recommandation du premier ministre, congédier
l'administrateur d'État qui n'était pas fonctionnaire permanent au moment de sa
nomination, sans autre procédure et formalité que celle d'un avis écrit
préalable de 15 jours.»
Alors, commentaires : Cet article
modifie la Loi sur la fonction publique afin d'édicter deux nouveaux articles.
Le premier article prévoit l'obligation pour la personne qui acquiert le
classement d'administrateur d'État d'effectuer un stage probatoire de deux ans
calculé en jours travaillés. Le deuxième article prévoit que pendant la durée
du stage probatoire le gouvernement peut, sur recommandation du premier
ministre, congédier un administrateur qui n'était pas fonctionnaire permanent
au moment de sa nomination, sans autre procédure et formalité, seulement sur un
avis écrit de 15 jours.
Le Président (M. Laframboise) : ...je
crois.
Mme Duranceau : J'ai un amendement.
Ajouter, à la fin de l'article 58.1 de la Loi sur la fonction publique
proposé par l'article 96 du projet de loi, l'alinéa suivant :
«Le gouvernement peut déterminer toute
autre condition ou modalité relative à ce stage.»
C'est conforme à ce qu'on a mis dans les
autres paragraphes, là.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires sur 296? Est-ce que l'amendement à... c'est-à-dire sur
l'amendement à 296, est-ce que l'amendement à l'article 296 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Discussion sur 296 tel qu'amendé? Ça va? Donc, est-ce que l'article 296,
tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 297.
• (10 h 50) •
Mme Duranceau : L'article 59
de cette loi est modifié :
1 par l'ajout, à la fin, du premier
alinéa, de la phrase suivante : «Il décide alors du traitement auquel a
droit cette personne, lequel peut faire partie de l'échelle de traitement de la
classe d'emploi à laquelle elle accède ou y être supérieur.»;
Par le... 2 par le remplacement du
deuxième alinéa par le suivant :
«Une décision prise en vertu du
tribunal... du présent article ne peut être contestée devant le Tribunal
administratif du travail.»
Alors, les commentaires : La première
modification vise à prévoir que, lorsque le gouvernement, sur la recommandation
du premier ministre, attribue un classement dans un autre corps d'emploi à un
administrateur d'État, il décide alors du traitement de ce dernier, lequel peut
faire partie de l'échelle de traitement de la classe d'emploi à laquelle il
accède ou y être supérieur. Une telle situation peut survenir en tout temps,
incluant lors du stage probatoire.
La deuxième modification constitue une modification
de concordance liée au transfert de fonctions juridictionnelles de la
Commission de la fonction publique au Tribunal administratif du travail. Donc,
elle précise qu'une décision prise en vertu de l'article 59 de la Loi sur
la fonction publique ne peut être contestée devant le Tribunal administratif du
travail.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires sur 297? Non. Ça va. Est-ce que l'article 297 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
L'article 298. Mme la ministre.
Mme Duranceau : L'article 62
de cette loi est modifié par l'insertion, à la fin de, «notamment lorsque ce
dernier est incompétent ou est incapable d'exercer ses fonctions.»
Alors, cet article modifie l'article 62
de la Loi sur la fonction publique afin de prévoir des exemples de situations
non limitatives pouvant constituer une cause juste et suffisante permettant de
congédier un administrateur d'État.
Le Président (M. Laframboise) : Questions
sur 298? Ça va. Est-ce que l'article 298 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Donc, 299.
Mme Duranceau : OK. Alors là,
maintenant, on est dans la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État. 299. La
Loi sur la gouvernance des sociétés d'État est modifiée par l'insertion, après
l'article 39.3, du chapitre suivant :
«Chapitre 6.1. Reddition de comptes
en matière de gestion administrative.
«39.4. La commission parlementaire
compétente de l'Assemblée nationale doit entendre au moins une fois tous les
quatre ans le président-directeur général de toute... de toute société qui
n'est pas un organisme de l'administration gouvernementale visé à
l'article 29 de la Loi sur l'administration publique afin de discuter de
sa gestion administrative de la société.»
Donc, le commentaire :
L'article 299 du projet de loi propose l'ajout...
Mme Duranceau : ...dans la Loi
sur la gouvernance des sociétés d'État de dispositions prévoyant une reddition
de comptes devant les parlementaires du président-directeur général de chaque
société d'État mentionnée à l'annexe I de cette loi qui n'est pas déjà
assujetti à une telle mesure en vertu de l'article 29 de la Loi sur
l'administration publique.
Alors, suivant l'article 31 de la Loi
sur la gouvernance des sociétés, le PDG d'une société d'État assume la
direction et la gestion de la société. La reddition de comptes prévue dans le
nouvel article 39.4 portera ainsi sur la gestion administrative du
principal dirigeant de la société. À l'instar de ce que prévoit
l'article 29 de la Loi sur l'administration publique, cette reddition de
comptes devra s'effectuer au moins tous les quatre ans.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires sur 299? Est-ce que 299 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Oui. Questions, commentaires?
Une voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Suspension.
(Suspension de la séance à 10 h 53)
(Reprise à 10 h 56)
Le Président (M. Laframboise) :
...suspension, nous en étions aux discussions sur l'article 299. Madame la
ministre venait d'en faire la lecture. Madame la députée de La Pinière,
questions, commentaires?
Mme Caron : Oui, s'il vous
plaît, Monsieur le Président.
Le Président (M. Laframboise) :
Allez-y.
Mme Caron : Merci. Bonjour,
tout le monde. Il me fait plaisir de me joindre à vous pour la suite. Alors,
la... la première question que j'aurais pour madame la ministre, à
l'article 39.4, qui est modifié, on dit que la commission parlementaire
compétente de l'Assemblée nationale doit entendre, au moins une fois tous les
quatre ans, le président-directeur général de toute société, qui n'est pas un
organisme de l'administration gouvernementale visé à l'article 29 de la
Loi sur l'administration publique afin de discuter de sa gestion administrative
de la société. Alors, quand on dit «doit», on créer une obligation, est-ce que
la ministre peut nous expliquer le... le processus de... de reddition de compte
qu'elle souhaite implanté par cette... cette insertion-là à la... à la loi, s'il
vous plaît?
Le Président (M. Laframboise) : Madame
la ministre.
Mme Duranceau : Bien,
écoutez, dans le fond, l'idée, c'est d'élargir le bassin des gens qui peuvent
être appelés par la commission selon ses priorités, selon ses... selon son...
son horaire, et tout. Et donc on a un ensemble de sociétés d'État qui... qui
n'étaient pas visées précédemment, puis là, bien, on vient...
Mme Duranceau : ...les mettre
dans... dans le bassin des sociétés d'État, qui dorénavant peuvent être appelés
à répondre à des... à des questions de l'Assemblée nationale, ultimement.
Alors, c'est pour une meilleure reddition de comptes.
Alors, comme par exemple, celles-là sont
assujetties, c'est ça, il y en a 14 qu'on rajoute, là, avec cet
amendement-là. Exemple, l'Agence du revenu du Québec, l'Autorité des marchés
financiers, l'École nationale de police du Québec, l'École nationale de
pompiers du Québec, la Fondation pour la biodiversité et la faune du Québec,
Héma-Québec, Investissement Québec, Société de la Place des Arts, Société des
alcools, la Sépaq, Société des loteries, Société du Palais des congrès, Société
Parc industriel et portuaire de Bécancour, puis Société québécoise
d'information juridique.
Alors, des fois, selon l'actualité, selon
ce qui se passe, bien, on... on... on donne le droit à la commission d'exiger
que ces sociétés de... d'État se présentent devant elles. Ça fait que c'est
vraiment dans une perspective de meilleure imputabilité puis d'avoir les moyens
de poser les questions en temps opportun. Puis il y a d'autres... d'autres
articles plus tard qui vont viser des sociétés d'État spécifiquement, là,
comme... comme Hydro-Québec, notamment dans l'article suivant.
Mme Caron : OK.
Le Président (M. Laframboise) :
Allez-y, Mme la députée de...
Mme Caron : Merci. Alors, vous
avez dit que, donc, on ajoute 14 sociétés. D'après la... ma compréhension
de votre réponse, c'est que, selon l'actualité, ces sociétés... c'est-à-dire
les commissions pourraient avoir le droit d'appeler ces sociétés pour faire une
reddition de comptes. Donc, je comprends que ça peut être ponctuel. Puis vous
avez dit en début de réponse que les sociétés peuvent être appelées, mais là
l'article dit que l'Assemblée... la commission parlementaire compétente doit
entendre au moins une fois tous les quatre ans Le PDG. Donc, ce n'est pas juste
ponctuel ou qui peuvent être appelés, c'est qu'obligatoirement, tous les quatre
ans, le PDG de chacune de ces sociétés déjà dans la liste, plus les 14 que
la ministre vient de nommer, vont devoir être entendus par la commission
parlementaire. Alors, comment ça va fonctionner d'avoir... d'avoir toutes ces
sociétés qui vont venir au moins une fois, donc au moins une fois par mandat,
finalement, faire la reddition de comptes?
• (11 heures) •
Mme Duranceau : ...tu sais,
c'est un bon point, là, le «doit», il impose quelque chose.
Mme Caron : Exact.
Mme Duranceau : Ça fait que,
tu sais, on pourrait dire «peut». Puis là, tu sais, ce qu'on me dit, c'est la
commission, elle se gouverne comme elle veut se gouverner ultimement, malgré
que ce soit une obligation, bien, on va sortir le libellé dans... tu sais,
par... dans d'autres...
Des voix : ...
Mme Duranceau : ...à Mme
Gingras.
Le Président (M. Laframboise) :
...à Mme Gingras.
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Laframboise) :
Consentement. Donc, vous devez vous présenter, madame, et votre fonction, dire
votre fonction.
Une voix : ...que c'est le bon
dispositif, là. Est-ce que vous me donnez une petite minute?
Le Président (M. Laframboise) :
Oui, oui.
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Donc, vous vous nommez, vous donnez votre titre, votre fonction.
Mme Gingras (Julie) : Oui.
Bonjour. Julie Gingras, secrétaire générale associée, responsable des emplois
supérieurs. Il existe déjà une disposition équivalente qui est dans la Loi sur
l'administration publique, c'est l'article 29 puis l'article... dans le
fond, c'est... On a reproduit, là, essentiellement, l'article 29. Il est
un petit peu long, mais je peux quand même vous le lire, si c'est ça que vous
souhaitez.
Donc, l'article 29 se lit comme
suit : «Un sous-ministre ou une personne exerçant les pouvoirs que la Loi
sur la fonction publique attribue à un sous-ministre et un dirigeant d'un
organisme de l'administration gouvernementale, même si... même si l'organisme
n'a pas été désigné en vertu du deuxième alinéa de l'article 5 sont,
conformément à la loi, notamment en regard de l'autorité et des pouvoirs du
ministre de qui chacun d'eux relève, imputables devant l'Assemblée nationale de
leur gestion administrative — c'est le prochain bout, là, qui va
probablement vous intéresser davantage — la commission parlementaire
compétente de l'Assemblée nationale doit entendre au moins une fois tous les
quatre ans le ministre si celui-ci le juge opportun et, selon le cas, le
sous-ministre ou le dirigeant d'organisme afin de discuter de leur gestion
administrative.» Puis là, par la suite, on dit... on traite de ce que la
commission parlementaire peut discuter. Donc, on dit : «La commission
parlementaire peut notamment discuter : 1 : de la déclaration de service
aux citoyens, des résultats obtenus par rapport aux aspects administratifs du
plan stratégique ou du plan annuel de gestion de dépenses; 2 : des... des
résultats obtenus par rapport aux objectifs d'un programme d'accès à l'égalité
ou d'un plan d'embauche pour les personnes handicapées applicable dans le
ministère...
11 h (version non révisée)
Mme Gingras (Julie) : ...ou l'organisme,
et par rapport aux objectifs d'embauche déterminés par le Conseil du trésor à l'égard
des diverses composantes de la société québécoise et, troisièmement, de toute
autre matière de nature administrative relevant de ce ministère ou organisme et
signalé dans un rapport du Vérificateur général ou du Protecteur du citoyen.
Donc, la... la notion d'au moins une fois tous les quatre ans, là, était déjà
libellée comme ça dans la Loi sur l'administration publique à l'égard des
ministères.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la députée de La Pinière.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Alors, ce que je comprends, c'est que la Loi sur l'administration
publique oblige déjà certains... certains organismes à faire... qui relèvent
de... de la CAP, à faire... à venir faire une reddition de comptes aux quatre
ans. On veut recréer cette obligation-là pour... dans l'article, là, qui est à
l'étude, tous les quatre ans, mais comment ça va fonctionner? C'est-à-dire, je
suis d'accord avec la notion de reddition de comptes, bien évidemment, je suis
bien d'accord qu'il y ait une obligation tous les quatre ans, que chaque...
chaque... chacun des organismes, y compris les 14 qui ont été ajoutés, soient
obligés de venir. C'est la... c'est tout à fait parfait, mais comment ça va
fonctionner? Est-ce que c'est le leader du gouvernement qui va dire : Bon,
bien là, on va... on va... on va décider que cette année, tels, tels, tels
organismes viennent, l'autre année, ce sera les... les autres organismes, ou
bien est ce que... est-ce qu'il va falloir que l'opposition fasse des demandes
pour que ces organismes-là viennent? Alors, c'est... c'est le fonctionnement,
là, la mécanique de comment on va s'assurer que ça va être fait? Et comment... comment...
c'est quoi, l'intention du législateur par rapport à ça?
Mme Duranceau : OK, bien, ce
sont de bonnes questions, là, ce qu'on m'indique, c'est vraiment la commission
qui se gouverne elle-même puis qui décide... «Chaque commission sectorielle,
dans son domaine de compétence, entend, en vertu de la Loi sur l'administration
publique...» Bon, au moins une fois tous les quatre ans, les ministres, là, dans
l'exemple qu'on donnait tantôt. Ça fait que c'est la commission qui décide, là,
comment ça se passe dans la vraie vie, là, c'est la commission. La commission
est... est formée de... de gens du gouvernement puis des oppositions
présumément. Donc, j'imagine, il faut faire... il faut que les oppositions
fassent aussi valoir leur... leurs demandes au niveau de la commission, puis que...
Il y a des choses qui surviennent dans l'actualité qui imposent d'elles-mêmes que...
que des organismes vous ont entendu, je pense, là.
Mme Caron : ...la SAAQ est
venue en commission parlementaire pour expliquer sa débâcle?
Des voix : ...
Mme Duranceau :
Si
vous voulez bien, je vais laisser parler ma collègue de Bellechasse qui est sur
la commission, ça fait qu'elle va nous dire comment ça se passe.
Mme Lachance : Bonjour. La
commission... Votre question, c'est la commission de la SAAQ?
Des voix : ...
Mme Lachance : La CAP? La
Commission de l'administration publique? Bien, la commission se réunit en
fonction des mandats qui lui sont octroyés, vous savez, cette commission là a
le plaisir de pouvoir recevoir, entre autres, le Protecteur du citoyen ou la
Vérificatrice générale pour recevoir leurs commentaires, et là, par la
commission, on peut prendre la décision de recevoir des groupes ou pas selon
les dossiers.
Mme Caron : Je peux y aller, M.
le Président?
Le Président (M. Laframboise) :
Oui, allez-y, Mme la députée de La Pinière.
Mme Caron : Merci. Alors,
bien, je sais comment fonctionne une commission parlementaire, la question que
j'ai... parce que là, avec cet article de loi là, on oblige, on crée une
obligation que les sociétés visées viennent, tous les quatre ans, rendre compte
de leur... que le PDG vienne rendre compte à la Commission dont son organisme
relève. Et la question que j'ai posée par rapport à la SAAQ, parce que Mme la
Présidente du Conseil du trésor, elle dit : Vous savez, des fois, il y a
des... il y a des choses qui arrivent qui font qu'on veut les voir, puis je
suis tout à fait d'accord avec elles, alors ma question, c'est que la SAAQ,
elle, on sait ce qui s'est passé, j'ai pas besoin d'aller dans les détails, là,
avec le SAAQclic, est-ce qu'elle a été convoquée, en commission parlementaire,
pour venir...
Mme Lachance : En tout respect,
la possibilité y était, sauf que le cas de la SAQ en est un en particulier. Je
pense qu'ici, on doit regarder ça de manière générale, les organismes peuvent
être invités par la commission à être rencontrés pour plusieurs raisons, l'idée,
c'est qu'ils soient prêts et qu'à chaque quatre ans, ils puissent...
Mme Lachance : ...prêt à être
convoqué. La commission va sélectionner ses mandats en fonction du temps, en
fonction de plusieurs critères, en fonction du sentiment des membres, d'un
besoin particulier, et, ensuite, bien, les organismes seront entendus au
besoin.
Mme Caron : Alors, il y en a
combien, d'organismes... là, j'oublie la SAQ, là, il y en a combien,
d'organismes, dans les huit dernières années, qui sont venus rendre des comptes
à une commission parlementaire?
Mme Lachance : Bien, vous
savez, statistiquement... vous me posez une question de statistiques, moi, je
vous inviterais à le regarder sur la commission. Moi, je suis nouvellement sur
cette commission-là, alors je ne suis pas en mesure de vous répondre, le
nombre, un chiffre ou quoi que ce soit.
Mme Caron : Je comprends, M.
le Président, que la députée de Bellechasse ne puisse pas répondre à cette
question-là. Est-ce que la ministre peut y répondre?
Mme Duranceau : Bien là, il
faut qu'on vérifie, là. Je n'ai pas cette information-là.
Le Président (M. Laframboise) :
Parce qu'on n'est pas à la Commission des finances publiques, tout simplement,
pour que vous le sachiez, là, tout simplement. Vous pourriez poser la question
à la Commission des finances publiques, là.
Mme Caron : Mais nous sommes
à la Commission des finances...
Le Président (M. Laframboise) : ...de
l'administration publique, on n'est pas à la Commission de l'administration
publique, c'est ça. Excusez-moi.
Mme Caron : C'est ça. Ce
n'est pas la Commission des finances publiques qui est visée, c'est les 10
commissions sectorielles qui sont visées par cet article.
Le Président (M. Laframboise) :
C'est ça, c'est ça.
Mme Caron : Voilà. Donc,
bien, en fait, c'est qu'il n'y en a pas eu, une reddition de comptes. C'est
ça... c'est ça, la réponse. Il y a plein de... il y a plein de fois où les
oppositions ont demandé à ce qu'il y ait une reddition de comptes qui ne s'est
pas faite, parce que la commission qui se gouverne elle-même a refusé. Par
exemple, pour l'audition des dirigeants des établissements universitaires, il y
a une demande qui avait été transmise le 21 mars 2023. Elle n'a jamais été
traitée, elle est toujours en attente d'une séance de travail. Ça date de 2023.
Ce qui est particulier, c'est que c'est un mandat qui est conféré par la loi
puis que le gouvernement n'y a jamais donné suite dans le premier mandat, même
chose.
Alors, le dernier mandat, pour cet
organisme-là, ça a été effectué par un gouvernement libéral en 2015. En
novembre 2023, ici même, à la Commission des finances publiques, on a transmis
une demande réglementaire qui est une obligation d'étudier la politique budgétaire
gouvernementale, puis il n'y a pas eu de suite. La demande a été transmise le
7 novembre 2023 par Monsef Derraji, mon collègue député de Nelligan. Puis
tous les autres mandats en attente de la présente législature, aucune
proposition du leader pour les séances de travail. La CAPERN, mandat de
reddition de comptes, entente de La Financière agricole du Québec, demande
transmise le 9 mai 2024 par le député de Pontiac. Ensuite, à la Commission
des institutions, mandat de reddition de comptes, ministère de la Justice,
demande transmise le 13 septembre 2023 par le député de l'Acadie. À la
CAT, mandat de reddition de comptes...
• (11 h 10) •
Une voix : ...
Le Président (M. Laframboise) : Là,
sur la... Donc, je vais laisser madame terminer, par contre...
Mme Lachance : M. le
Président, ce n'est pas une énumération de cas, parce que, depuis que la
commission existe, tous les partis... et depuis tous les temps, ça fonctionne
comme ça, on soumet des propositions et la commission, entre elles, décide de
l'issue de cette proposition-là, et certains organismes sont entendus. Moi, je
me souviens d'avoir entendu, entre autres choses, le tribunal... le tribunal du
logement, il n'y a pas si longtemps, puis on a auditionné aussi, il me semble, d'autres
organismes, donc, entre autres, le Centre d'acquisitions gouvernementales.
Donc, il y a des choix qui sont faits. Effectivement, tous les organismes ne
sont pas entendus. Mais ici, il n'est pas question de faire une énumération de
choix d'organismes. C'est la commission qui est souveraine à ces choix-là.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la députée de Bellechasse, Mme la députée de La Pinière peut arriver avec une
proposition, parce que, là, moi, je la suis, là, elle n'est pas d'accord avec
le «doit» parce qu'elle a dit que, quand on met le «doit»... Moi, j'ai siégé
sur la Commission de l'administration publique quand j'étais dans l'opposition,
j'avais les mêmes... que vous aujourd'hui. Donc, est-ce que vous allez proposer
un «peut» au «doit»? On verra. On va vous laisser continuer, madame. Allez-y.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Alors... puis la pertinence, c'est... ce que je veux démontrer avec
avec ces cas-là, c'est... en fait, c'est pour appuyer ce que je dis, c'est
qu'il y en a eu zéro en huit ans. Oui, il y a eu des groupes qui sont venus
dans différentes commissions parlementaires, mais pour rendre compte que le
PDG, de toute... le PDG vienne rendre compte de sa gestion administrative, il
n'y en a pas eu. Puis là on ne parle pas juste de la CAP, là, on parle des
autres commissions. Société d'habitation du Québec, demandé par le... le
20 septembre...
Mme Caron : ...2023 par la
députée des Mille-Îles. Toujours rien. Le... À la Commission des finances
publiques, encore une fois, le ministère de la Cybersécurité et du Numérique,
qui est une demande transmise le 19 septembre 2023 par mes collègues
députés de Mont-Royal—Outremont et... mandat de reddition
de comptes de la SAQ transmis le 19 septembre 2023 par mon collègue député
de l'Acadie, une relance transmise le 11 octobre pour proposer une séance
les 18 ou 19 octobre suivant. Pas de réponse. Mandat conféré par la loi
pour à la Commission des institutions, entendre le comité de surveillance de
l'UPAC, demande transmise le 8 décembre par ma collègue... 8 décembre
2022, par ma collègue députée de Westmount—Saint-Louis. Alors, M. le Président,
là où je veux en venir, puis vous avez lu dans mes pensées par votre expérience
parlementaire, c'est qu'on dit ici, dans la loi : «doit entendre au moins
une fois tous les quatre ans le PDG des organismes». Alors, je suis d'accord
avec l'intention du législateur, c'est... l'intention du législateur, c'est
d'obliger que ces... les PDG de ces organismes viennent rendre compte, c'est...
je l'ai dit au début, c'est une bonne idée, la reddition de comptes. Mais la
CAQ ne l'a pas fait pendant huit ans.
Alors, ma question suivante, c'est :
ça va être quoi, le mécanisme? C'est quoi, l'intention du législateur pour que
ça fonctionne, pour que cet article-là puisse être mis en œuvre? C'est ça, ma
question. Parce que, si, en huit ans, le gouvernement n'a pas pu mettre en
œuvre cette obligation qui obligeait déjà certains organismes, puis là,
maintenant, en fin de mandat, vient ajouter ça, bien, ça va être quoi, le moyen
pour que, prochaine législature, cette reddition de comptes là puisse être
faite? Parce que, là, on a une belle intention dans la loi, mais comment ça va
se déployer? Est-ce que ça va être possible si ça n'a pas été possible pour la
CAQ pendant huit ans?
Mme Duranceau : ...que vous
mentionniez ça aujourd'hui., là, mais là, ça n'a pas vraiment rapport avec cet
article-là. Tu sais, je pense qu'un moment donné, qu'il y ait un exercice
transpartisan qui se fasse sur comment les commissions se gouvernent, puis on
peut-tu moderniser certaines façons de faire à l'Assemblée nationale, quant à
moi, ça serait très souhaitable. Alors, je pense que ça peut faire l'objet d'un
autre débat, mais, bien franchement, cet article-ci, là, dans sa plus simple
expression, c'est d'assujettir plus de monde à une meilleure imputabilité, puis
une opportunité pour les parlementaires de poser des questions quand ils le
jugent opportun. Là, après ça, comment une commission se gouverne? Bien là, ça relève
de quelqu'un d'autre puis d'un autre... d'un autre exercice que celui qu'on est
en train de faire. Vous n'avez pas tort sur ce que vous mettez de l'avant, là,
je suis... Mais ce n'est pas moi qui vais régler ça ce matin.
Mme Caron : M. le Président,
j'en ai... je reste un petit peu bouche bée, là, parce que si on fait une loi,
normalement, les commissions parlementaires, peu importe le fonctionnement des
commissions, normalement, elles ne sont pas au-dessus de la loi, donc, elles
devraient faire leur travail. Les parlementaires qui siègent au sein d'une
commission devraient respecter la loi, et les organismes qui sont visés par la
loi devraient aussi respecter la loi. Donc, si on les oblige à venir rendre
compte de leur gestion administrative une fois aux quatre ans, bien, qu'on
s'assure qu'on ait le moyen de le faire, qu'on me dise comment on va le faire.
Si on ne sait pas comment, si on ne sait rien, bien, pourquoi... pourquoi
est-ce qu'on met... Est-ce qu'on met cet article-là pour sauver les apparences,
puis après moi, le déluge? C'est ça, la question, là.
Mme Duranceau : Bien,
écoutez, là, si je n'avais pas mis cet article-là, vous n'auriez pas levé la
main pour dire : Heille! ça ne marche donc pas bien, les commissions.
Alors, allez-y, proposez ce que vous voulez pour les commissions, peut-être
c'est dans un autre forum, mais pas dans celui-ci. Tu sais, on ne vous a pas
entendu parler de ça là, puis déchirer votre chemise non plus sur le sujet, là.
Mme Caron : M. le Président,
là, on... Moi, je suis à l'étude détaillée du projet de loi n° 7
dans cette commission et cet article-là est là donc, je pose des questions en
lien avec cet article-là. Peut-être que les questions ne font pas l'affaire,
mais la question, ça... est directement liée à l'article, là. Alors.
Mme Duranceau : Bien,
écoutez, le président de la CAP, là, de la Commission de l'administration
publique, c'est votre collègue Moncef Derraji, ça fait que, s'il y a un enjeu,
d'habitude, il n'a pas de misère à se faire entendre.
Mme Caron : Je rappelle que
ce sont toutes les commissions parlementaires, là, dont il est question ici,
là...
Mme Caron : ...toutes les
questions... les commissions parlementaires et que, lorsqu'un vote se prend, le
gouvernement est majoritaire dans les commissions parlementaires, peu importe
qui préside la commission, que ce soit pour un mandat d'initiative, que ce soit
pour entendre des groupes, ce sont les membres du gouvernement majoritaire qui
décide toujours ce qui se passe en commission, ce qui sera entendu ou pas.
Alors là, M. le Président, je vais poser
la question une dernière fois. On oblige aux quatre ans les PDG des organismes
visés à venir rendre compte. Comment pourront-ils respecter la loi, cet article
de loi là, cette disposition de la loi n° 7, qu'on met de l'avant
aujourd'hui? J'imagine qu'il doit y avoir une réponse. S'il n'y a pas de
réponse, on ne sera pas bien avancés.
Mme Duranceau : ...vous
référer à l'article 294 du règlement de l'Assemblée nationale qui dit que
l'examen en commission de différents dossiers, que «chaque commission examine
annuellement les orientations, les activités, la gestion d'au moins un
organisme public soumis à son pouvoir de surveillance.»
Ça fait que, là, on vient ajouter un
certain nombre d'organismes publics assujettis, puis après ça la commission est
souveraine puis elle va décider d'en regarder au moins un, mais elle a un
bassin plus grand, parce que notre préoccupation était d'améliorer la reddition
de comptes puis l'imputabilité.
Mme Caron : Je vous
demanderais une suspension, s'il vous plaît, M. le Président.
Le Président (M. Laframboise) : Suspension
demandée.
(Suspension de la séance à 11 h 19)
(Reprise à 11 h 25)
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
nous sommes toujours aux discussions sur l'article 299. Mme la députée de La Pinière.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Alors, tout à l'heure, la ministre nous a dit que ça... ça ne
relevait pas d'elle, que les... les commissions s'autogouvernent, elle a
rappelé le règlement de l'Assemblée nationale, tout est... tout est beau, mais
la ministre ne savait pas qu'il y avait eu zéro reddition de comptes de cette
manière en commission parlementaire depuis huit ans. Donc, depuis les deux
mandats du... les deux dernières législatures, les deux mandats de son
gouvernement. Alors là, cet... cet article-là qui crée une obligation pour
14... 14 organismes de plus, honnêtement, M. le Président, je ne sais pas
ça fait combien au total, là, il y en a combien qui étaient déjà visés puis ces
14-là? Peut-être que la ministre pourra me le dire dans sa réponse.
Et... et là c'est un... c'est un... c'est
un projet de loi qui vise à réduire la bureaucratie, à accroître l'efficacité
de l'État puis à renforcer l'imputabilité des hauts fonctionnaires, mais,
malgré... malgré le règlement qui a été cité tout à l'heure, malgré le fait que
les commissions s'autogouvernent, il reste que ce qui se passe en commission,
c'est un choix politique parce qu'il faut que le leader donne du temps. La
ministre ne pourrait pas nous présenter ce projet de loi là aujourd'hui si son
leader ne lui avait pas donné de temps. C'est la même chose quand on demande
d'entendre un... un PDG ou un autre groupe en commission parlementaire, si le
leader du gouvernement n'accorde pas de temps, ça ne se fait pas.
Alors, si l'objectif est un objectif noble
de reddition de comptes, d'imputabilité des hauts fonctionnaires et que l'ajout
de ces 14 organismes et l'obligation que ces 14 organismes, plus les
organismes existants, viennent aux quatre ans dans les commissions
parlementaires pour rendre compte, dans quelle mesure ça va accroître
l'efficacité et quel sera le mécanisme pour s'assurer que ça se fasse? Alors,
c'est la question que j'ai pour la ministre.
Mme Duranceau : Le... le
projet de loi, là, c'est Loi visant à réduire la bureaucratie, à accroître
l'efficacité de l'État et à renforcer l'imputabilité des hauts fonctionnaires,
ça fait qu'il y a la notion d'imputabilité. Ça fait que cet article-là, c'est
pour l'imputabilité, ce n'est pas pour l'efficacité...
Mme Duranceau : ...puis, par
ailleurs, l'imputabilité peut permettre de valider l'efficacité s'il y a des
questions qui sont posées. Alors, l'objectif, c'est vraiment d'élargir le
bassin des gens qui peuvent être appelés devant la commission. Je l'ai dit, la
commission, elle se gouverne selon les règlements de l'Assemblée nationale. Si
on veut changer ça, on change de sujet, c'est un autre registre. Mais nous, ce
qu'on vient faire, ici, là, c'est de donner plus de pouvoir aux députés qui
sont élus, qu'ils soient du gouvernement ou de l'opposition. Alors, on avait à
peu près 80 entités qui étaient assujetties, là, à un pouvoir de poser des
questions par la commission. On vient en ajouter 14 avec cet article de loi ci,
puis il y en a quatre autres qui vont être ajoutées, avec d'autres articles,
là, qu'on va introduire.
Donc là, pour ma part, c'est :
meilleure imputabilité, plus d'entités qui peuvent être appelées, on donne plus
de pouvoirs aux députés. Puis on va laisser la députée faire ses commentaires
additionnels, si elle le veut, mais, pour ma part, ça répond à la question.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Alors, il y a 80 organismes qui sont déjà visés, on en ajoute 14, et
la ministre vient de dire... et quatre autres vont être... deux autres où
quatre autres? Quatre autres vont être ajoutés. Alors, 80, plus 14, plus
quatre, ça fait bien 98, M. le Président, divisé par quatre ans, ça veut dire
29. Donc là on oblige, en moyenne, que chaque année, durant la prochaine
législature, 29 organismes vont avoir l'obligation de venir témoigner de leur
gestion par souci d'imputabilité des hauts fonctionnaires, je le comprends, je
suis d'accord avec ça... Donc, dans quel monde ça va être possible, dans la
prochaine législature, qu'une moyenne de 29 organismes viennent rendre compte
de leur gestion en commission parlementaire? Puis là, évidemment, on ne parle
pas des projets de loi de la prochaine législature. Comment ça va être
applicable, cet article-là, puisqu'avec le «doit» on crée l'obligation?
• (11 h 30) •
Mme Duranceau : M. le
Président, on a déjà répondu à la question en disant qu'on venait calquer, là,
ce qui était... ce qui existait comme article de loi dans la Loi sur
l'administration publique. C'est le même libellé, c'est «doit», puis on est
venu dire que c'est la commission qui se gouverne et qui va appeler qui elle
veut appeler. Là, on vient juste lui donner un bassin plus grand.
Donc, si je ne l'avais pas fait, j'aurais
eu le commentaire inverse : Bien là, pourquoi vous n'assujettissez pas ces
organismes-là? Pourquoi la commission ne peut pas les appeler? Alors là, on
vient dire que la commission peut les appeler. Là, ce que la députée mentionne,
c'est que, bon, il y aurait peut-être lieu de revoir des éléments sur comment
la commission fonctionne. Bien, je l'invite à faire ses commentaires dans le
bon forum, sur la question.
Mme Caron : M. le Président,
mes commentaires ne portent pas sur comment la commission ou les commissions
fonctionnent, mais sur la faisabilité, sur la façon... bon, désolée que le
député ne soit pas content de mes commentaires, mais on crée une obligation, on
vient de nous dire le nombre d'organismes visés. Alors, je veux savoir si on
pense vraiment que ce sera possible, pour la prochaine législature, d'entendre
en moyenne 29 PDG d'organismes par année sur leur reddition de comptes, alors
qu'au cours des huit dernières années sous la CAQ, il y en a eu zéro. Comment
ce sera possible? Ce n'est pas une question du règlement, de comment
fonctionnent les commissions parlementaires, c'est l'applicabilité de cet
article-là qui me semble impossible.
Le Président (M. Laframboise) : Bien,
juste, si vous me permettez, là, parce que la députée de Bellechasse a dit
qu'il y avait un organisme qui s'était présenté en commission. Ce n'est pas
vrai, qu'il n'y en a pas, là. Je vais vous donner... Puis je me permets un
commentaire parce que j'ai un vécu, j'ai été à Ottawa, puis je veux que vous
sachiez parce que... Effectivement il y a un problème. Je l'avais, ce
problème-là, lorsque je siégeais sur la Commission de l'administration publique
quand j'étais dans l'opposition. À Québec, il y a 11 commissions, il y a cinq
locaux pour être capables de traiter des dossiers. À Ottawa, ce sont des
commissions permanentes qui siègent et qui ont des locaux attitrés. Ils ont des
navettes, ils se promènent dans les édifices, pas loin...
11 h 30 (version non révisée)
Le Président (M. Laframboise) :
...du Parlement, chaque commission peut préparer sa planification, peut
déjà prévoir qu'ils vont comparaître. Puis on arrête le travail quand arrive un
projet de loi. C'est comme ça, Ottawa. Ici, là, c'était la remarque que je
faisais à M. Chagnon, lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale,
pour dire : Il y a un clash. C'est impossible qu'on puisse atteindre les
objectifs, compte tenu du fait qu'on a 11 commissions puis qu'il y a juste
cinq salles. C'est comme ça. La réalité, elle est là. Donc, souvent, les
commissions travaillent sur des projets de loi. Donc, les leaders discutent de
projets de loi, peu importe, là, c'était comme ça quand les libéraux étaient
là, madame, j'étais là dans l'opposition, j'avais les mêmes réactions que vous.
Il y a... on est limités dans le parlementarisme.
La loi, ce qu'elle dit, c'est que ça... on
doit faire comparaître les gens. Vous avez raison. Mais, par contre, en même
temps, le règlement de l'Assemblée nationale dit qu'un seul... il y a une
obligation d'un comité, d'un organisme par commission. Donc... Pourquoi? Parce
qu'à quelque part, on a un problème de logistique. Et ça, c'est un problème qu'on
pourra discuter tous ensemble, mais ce n'est pas la commission de la fonction
publique. Nous, c'est Commission des finances publiques qui va régler tout ça,
là. Je fais juste vous le dire, là. Mais je vous donne mon expérience que j'ai
vécue, parce que j'étais là, là, dans l'opposition puis j'avais les mêmes... que
vous, puis quand est-ce qu'on va entendre les... Puis on choisit, puis ceux qu'on
invite... bon, ça ne fait pas votre affaire, ce n'est pas celui-là... Mais il y
en a qui sont invités, là. Mme la députée de Bellechasse vous l'a dit. Je fais
juste vous passer mon commentaire, là, parce que ça ne me dérange pas, vous
avez... vous avez 40 minutes, donc vous avez tout le temps, là, qu'il faut
pour continuer de dire, mais il y a une réalité, là, par rapport à la situation
physique des lieux de l'Assemblée nationale, tout simplement.
Mme Caron : Merci
beaucoup, M. le Président, d'avoir partagé cette expérience-là. Alors, vous
avez vécu... vous dites que vous avez vécu la même chose que moi, vous
défendiez la même chose que moi quand vous étiez dans l'opposition, donc entre
2014, 2018. Sous un gouvernement libéral, durant la 41 ᵉ législature, il y
en avait eu 17 mandats qui avait été accueilli et réalisé de reddition de
comptes d'organismes pendant ces quatre ans-là. Mais depuis... depuis... depuis
2018, des redditions de comptes sur la gestion des organismes, il n'y en a pas
eu. Admettons qu'il y aurait eu... qu'il y en aurait eu un, il y en avait eu 17
dans la législature de 2014 à 2018, puis en huit ans, admettons qu'il y en
aurait eu un, selon... selon mes données, il n'y en a pas eu. Alors, là, on dit :
Bien, maintenant, on s'en va, nous, la CAQ, donc on va en obliger 14 de plus,
organismes, alors... et même 18 de plus. Alors, il y aura 98 organismes
qui seront obligés de venir témoigner de leur... de leur... de leur gestion en
commission parlementaire. C'est comme si on... on crée une disposition dans la
loi, tout en sachant qu'elle sera inapplicable, pour les raisons, M. le
Président, logistiques que vous avez très bien expliquées. Effectivement, à
cinq salles, on est limités, en fait, d'activité dans les commissions
parlementaires. Mais on vient en rajouter. Alors, comment ce sera possible?
Puis, comme je le disais tout à l'heure, c'est... ça prend... il faut que le
leader parlementaire choisisse de donner du temps à une commission pour
entendre un PDG ou pour traiter d'un projet de loi.
Alors, ce que j'en... ce que j'en retiens,
M. le Président, c'est que, là, pour se donner bonne... bonne conscience,
plutôt, et renforcer l'imputabilité des hauts fonctionnaires, on vient ajouter
18 organismes qui auront l'obligation de venir... de venir témoigner de
leur reddition de comptes. On engage un prochain gouvernement alors que le gouvernement
actuel n'en a pas fait. Ce n'est pas fort, fort là. C'est tout ce que j'ai à
dire là-dessus, M. le Président.
Le Président (M. Laframboise) :
Parfait. D'autres questions, commentaires? Est-ce que l'article 299
est adopté? Vous demandez le vote nominal, madame? Demandez-vous le vote
nominal?
Mme Caron : S'il vous
plaît.
Le Président (M. Laframboise) :
Oui. Donc...
Le Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Duranceau (Bertrand)?
Mme Duranceau : Pour.
Le Secrétaire : Mme Lachance
(Bellechasse)?
Mme Lachance : Pour.
Le Secrétaire
:Mme Bourassa (Charlevoix—Côte-de-Beaupré)?
Mme Bourassa :
Pour.
Le
Secrétaire
:Mme Abou-Khalil (Fabre)?
Mme Abou-Khalil : Pour.
Le Secrétaire
:
Mme Caron (La Pinière)?
Mme Caron : ...
Le Secrétaire
: M. Laframboise
(Blainville)?
Le Président (M. Laframboise) :
Abstention. Article... Est-ce que l'article...
Une voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Pardon?
Une voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
...est adopté. L'article 299 est adopté. L'article 300. Mme la
ministre.
Mme Duranceau : ...Loi
sur Hydro-Québec, maintenant. Donc, l'article 300. La Loi sur Hydro-Québec
est modifiée par l'insertion, après l'article 21.15, de la section
suivante :
«Section...
Mme Duranceau : ...Section II.8.
Reddition de comptes en matière de gestion administrative,
article 21.6 :
«La commission parlementaire compétente de
l'Assemblée nationale doit entendre au moins une fois tous les quatre ans le
PDG... le président-directeur général de la Société afin de discuter de sa
gestion administrative.»
Alors, on est dans la même logique que
l'article précédent.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires sur l'article 300? Mme la députée de La Pinière.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Bien, encore là, c'est dans la continuité pour ce qui est de
l'article, c'est dans la continuité pour mon commentaire également, parce que,
dans la présente législature, la CAQ a refusé trois fois d'accorder du temps de
commission parlementaire pour entendre le PDG d'Hydro-Québec, puis le refus le
plus récent remonte au 12 février dernier, alors ce n'est pas de l'histoire
ancienne, là. La CAPERN, on a demandé d'entendre futur PDG d'Hydro-Québec le
20 février 2023, la séance de travail s'est tenue le 23 mars 2023,
c'était mon collègue Greg Kelly, ça a été refusé. La CAPERN, audition... une
demande d'audition de M. Sabia transmise le 19 septembre 2023, la séance
de travail s'est tenue le 30 novembre 2023, c'était... et ça a été refusé.
Et, le deuxième groupe d'opposition avait demandé de convoquer Mme Claudine
Bouchard, la PDG d'Hydro-Québec, concernant les hausses... les importantes
hausses tarifaires réclamées par la société d'État pour la
période 2026-2028, encore là, ça a été rejeté le 12 février 2026.
Alors, est-ce que c'est sérieux? Est-ce
que c'est... Est-ce que c'est sérieux, le... encore une fois, cet article-là, cette
disposition-là, si, dans les faits, on le refuse quand la demande est demandée?
On l'a refusé, mais là on va obliger les prochaines... les prochains
gouvernements à le faire.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la députée de Bellechasse.
Mme Lachance : ...ma
collègue, c'est de bonne foi, qu'elle nous partage son opinion, bien qu'on n'en
soit pas à quelque chose de si pertinent dans le cadre de nos travaux parce que
ce qu'on est en train de faire, c'est d'enchâsser dans la loi un travail qui
pourra se faire. Un gouvernement aura toujours, par le biais de ses commissions
à l'Assemblée nationale, le devoir et le choix d'auditionner les parties qu'ils
le souhaiteront. Donc, il ne faut pas mêler le cadre qu'on est en train
d'établir au travail des commissions. Les commissions vont continuer à devoir
faire leur travail. Ici, c'est le cadre qui établit les possibilités qui
devront être entendues ou qui pourraient être entendues.
• (11 h 40) •
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la députée de La Pinière.
Mme Caron : M. le Président,
oui, c'est mon opinion, c'est l'opinion de la collègue députée de Bellechasse,
que je ne suis pas pertinente, mais moi, je vois la pertinence parce que... Je
comprends ce qu'elle... ce qu'elle tente de... bien, ce qu'elle... ce qu'elle
explique, c'est-à-dire que les commissions... le gouvernement aura toujours le
devoir et le choix d'auditionner, les commissions auront le choix de faire ça,
je comprends ça, mais c'est que... Le problème, c'est que l'article de loi dit
«doit entendre au moins une fois tous les quatre ans». C'est comme l'article
précédent, ça ne dit pas que la commission parlementaire compétente de
l'Assemblée nationale peut entendre au moins une fois tous les quatre ans le
PDG de la société afin de discuter de sa gestion administrative, ça ne dit pas
non plus... je ne sais pas, moi : Le président... le PDG de la société
doit se préparer aux quatre ans à venir... peut être appelé aux quatre ans à
venir rendre compte. Si c'était libellé de cette façon-là, bien, je serais
d'accord avec ce que la députée de Bellechasse dit, c'est-à-dire que ce sera au
gouvernement de déterminer si, oui ou non, le PDG, dans ce cas-ci,
d'Hydro-Québec sera entendu, mais c'est que, là, ce n'est pas ça qu'on dit, on
dit que la commission doit entendre, donc elle est obligée d'entendre le PDG
d'Hydro-Québec. Alors, c'est là, la... je pense, la pertinence de mon propos,
elle ne peut pas être plus claire que cela, là.
Le Président (M. Laframboise) : Autres
questions, commentaires?
Mme Caron : Mais j'aurais
aimé entendre la ministre.
Mme Duranceau : ...pas
grand-chose d'autre à ajouter, là. Tu sais, encore une fois, là, la... la...
attendez, là...
Mme Duranceau : ...la... Ce
qu'on vient permettre, c'est à la commission d'entendre Hydro-Québec en matière
de gestion administrative, ce qui n'était pas... ce qui n'était pas une
possibilité, là, établie par la loi avant. Ça fait qu'on vient donner plus de
pouvoir à la commission d'entendre une société d'État qui est Hydro-Québec.
Alors, si on avait dit «peut entendre», là, vous diriez : Ah! bien là, la
commission peut, on n'oblige pas, on est trop souple. Là, c'est «doit». Après
ça, il faut se référer à la gestion des commissions pour pouvoir voir s'il y a
des affaires qu'il faut... qui soient modifiées à cet égard-là. Mais, encore
là, moi, mon rôle ici, c'est d'élargir le bassin de sociétés d'État qui peuvent
être assujetties aux questions des parlementaires.
Puis je voudrais rectifier que ce qui a
été mentionné tantôt par la députée de l'opposition, là, ce n'est pas exact.
Concernant les auditions à la CAP, il y en a eu 25, auditions à la CAP dans le
cadre du mandat de la CAQ, là, 2018-2022. Alors, ce n'est pas vrai qu'on n'a
pas entendu personne. On les a entendus. Et il ne faut pas confondre non plus
ce dont vous parlez, là, avec des mandats d'initiative, qui ne sont pas la même
chose, là.
Le Président (M. Laframboise) : Merci,
Mme la ministre. D'autres questions, commentaires?
Mme Caron : Oui, M. le
Président. Alors, c'est parce que la CAP, c'est ça, juste son travail, de faire
ça. Donc, ce n'est pas... C'est... C'est différent, là, de l'ensemble des
commissions.
Et la ministre me prête des intentions en
me disant que, si elle avait écrit «peut», je n'aurais pas été contente. Non.
Ce n'est pas le cas parce que «peut» accorde le pouvoir. Puis j'ai... C'est...
Et, dans plein d'autres... dans plein d'autres projets de loi, c'était le...
c'était «peut» qui était écrit, pas... je comprends, pas dans la LAP, là, mais
dans d'autres projets de loi, c'était écrit «peut». Et je me souviens d'un
collègue de la deuxième opposition qui voulait toujours que ce soit écrit
«doit», puis on lui disait : Non, on écrit «peut».
Alors, ici, on... le gouvernement en fin
de régime vient obliger le gouvernement futur, quel qu'il soit, à entendre tous
les quatre ans le PDG d'Hydro-Québec, dans ce cas... dans le cas de
l'article 300 du projet de loi n° 7, et puis donc on vient en rajouter
une couche. Oui, on veut la reddition de comptes, mais on pourrait... on
pourrait mettre le... on pourrait dire «peut» puis ça fonctionnerait aussi, là.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la députée de Bellechasse.
Mme Lachance : Ça va aller,
M. le Président. La ministre veut rajouter.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la ministre.
Mme Duranceau : Bien là, tu
sais, si on lit comme il faut, là : «La commission parlementaire
compétente de l'Assemblée nationale doit entendre au moins une fois tous les
quatre ans le PDG de la société afin de discuter de sa gestion administrative»,
bien, dans le cas d'Hydro-Québec, ce serait la Commission de l'agriculture, des
pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles. Ça fait que ce n'est pas
à la CAP. Ça fait qu'on peut venir remettre en question comment fonctionne
cette autre commission là aussi puis ce qu'elle doit ou elle peut faire, mais
là, on vient lui donner le droit de convoquer Hydro-Québec. Alors là, après ça,
comme je vous ai dit, c'est dans les règlements de l'assnat, là, qu'il faut que
ce soit modifié, s'il y a quelque chose à modifier.
Bien, c'est drôle, là, sous les libéraux,
ça marchait. Ça fait que ça doit continuer de fonctionner.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la députée de La Pinière.
Mme Caron : Bien, M. le
Président, c'est là qu'on a une vision différente de l'article de loi. Mme la
ministre nous dit : On vient donner le droit d'entendre un PDG
d'Hydro-Québec, mais on ne vient pas donner le droit, on vient de mettre
l'obligation. Donner une obligation, ce n'est pas donner le droit. Oui, s'il y
a une obligation, il a le droit de le faire, là, c'est... c'est... ça, c'est
clair. Mais, si on donne l'obligation, bien, ce n'est pas juste d'avoir le
droit de faire quelque chose, là. Moi, si on me donne un permis de conduire
parce que j'ai passé mon test de conduite, bien oui, j'ai le droit de... j'ai
le droit de conduire, mais je n'ai pas l'obligation de... de conduire. Alors
là, on donne l'obligation, ce n'est pas juste de donner le droit à une
commission parlementaire, effectivement la commission parlementaire compétente
dans le cas d'Hydro-Québec, ou dans l'article précédent, les autres commissions
parlementaires, dont relevaient les... dont relèvent les 98 organismes. Alors,
ce qu'on... ce que... Je pense qu'il faut être clairs : oui, c'est un
objectif de reddition de comptes qu'on partage tout à fait, mais on vient
donner une obligation d'entendre...
Mme Caron : ...et n'ont pas le
droit d'entendre. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la députée de Bellechasse.
Mme Lachance : M. le
Président, j'aimerais peut-être rectifier le propos parce que le «doit» était
déjà inscrit comme ça dans la Loi sur l'administration publique, qui,
effectivement, a été conçue bien avant notre gouvernement, d'ailleurs, par le
parti... par le gouvernement, un gouvernement libéral. Le libellé était,
initialement, «doit», et n'a pas été changé. Donc, ici, ce n'est pas un
gouvernement qui oblige, c'est un gouvernement qui reprend le libellé d'une loi
tel qu'il était, mais vient ajouter un certain nombre d'organismes. Donc, la
seule différence, c'est l'ajout d'organismes, M. le Président. Le libellé de la
loi, de la Loi sur l'administration publique, était déjà «doit».
Le Président (M. Laframboise) : Parfait.
Mme la députée de La Pinière.
Mme Caron : Non, je n'ai pas
d'autre commentaire à faire. Merci.
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
est-ce que l'article 300 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Donc, il y a un amendement que vous ajoutez, je crois, un article
300.1. Mme la ministre.On va juste l'afficher, là, le temps de...
Mme Duranceau : OK. Donc, il
est affiché? Non?
Le Président (M. Laframboise) : Non,
pas encore, la technologie est en retard un peu.
C'est bon, allez-y.
Mme Duranceau : Donc, article
300.1, c'est un amendement :
Insérer, après l'article 300 du projet de
loi, l'article suivant :
«300.1. La Loi sur la Régie de l'énergie
est modifiée par l'insertion, après l'article 109, du chapitre suivant :
«Chapitre Vlll.1
«Reddition de comptes en matière de
gestion administrative
Donc, «La commission parlementaire
compétente de l'Assemblée nationale doit entendre au moins une fois tous les
quatre ans le président de la Régie afin de discuter de sa gestion
administrative.».
Alors, même chose, là, que ce dont on
parle depuis plusieurs minutes. On vient assujettir la régie aux demandes, s'il
y a lieu, de la commission pertinente de l'Assemblée nationale.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la députée de La Pinière.
Mme Caron : Oui, merci, M. le
Président. Une question : Est-ce que la Régie de l'énergie est l'un des
quatre autres organismes ajoutés dont la ministre avait parlé tout à l'heure?
Parce qu'elle avait donné une liste de 14, puis elle a dit : Il va y en
avoir quatre autres. Est-ce que la Régie de l'énergie est l'un de ces quatre?
Mme Duranceau : La réponse,
c'est oui.
Mme Caron : Et là on vient
modifier la Loi sur la Régie de l'énergie parce que ça concerne, évidemment, la
régie?
Mme Duranceau : Oui.
Mme Caron : Merci, M. le
Président, oui.
• (11 h 50) •
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'amendement qui introduit l'article 300.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 301. Mme la ministre.
Mme Duranceau : OK. Alors là,
on parle de la loi sur les... le régime de retraite du personnel
d'encadrement :
«L'annexe I de la Loi sur le régime de
retraite du personnel d'encadrement est modifiée par la suppression de
l'article 7.1.»
Alors, cet article vise à apporter une
modification de concordance avec l'article 305 du présent projet de loi, lequel
concerne la nomination des vice-présidents de la Société de l'assurance
automobile du Québec. Il est prévu que cette nomination serait désormais faite
par le gouvernement, et non plus par la société elle-même. Comme les personnes
nommées par le gouvernement sont déjà régies par l'article 7 de la loi... de
l'annexe I de la Loi sur le régime de retraite du personnel d'encadrement, il
n'est plus nécessaire de prévoir un article spécifique pour les vice-présidents
de la société.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Mme la députée de La Pinière.
Mme Caron : Oui, M. le
Président, merci. Alors donc, c'est pour une concordance, l'article 301 avec
l'article 305, qu'on va voir un petit peu plus loin, et cet article 305 dit que
le gouvernement nomme les vice-présidents et fixe leurs rémunération, avantages
sociaux, conditions de travail, etc. Alors, actuellement, ça se passe comment?
Comment ces vice-présidents sont... sont nommés actuellement, si ce n'est pas
le gouvernement qui le fait?
Mme Duranceau : Sont... sont
nommés par la société elle-même, là, par son conseil d'administration, qui
approuve ces nominations-là.
Mme Caron : Donc là,
maintenant, ça va être le gouvernement.
Mme Duranceau : C'est ça.
Mme Caron : Est-ce que...
est-ce que c'est une nomination par décret? Est-ce que c'est un vote à
l'Assemblée nationale?
Mme Duranceau : Bien, ce qui
passe... c'est une nomination qui va passer par le processus habituel, là, des
emplois supérieurs, puis il y a une recommandation qui est faite par les
emplois supérieurs, puis là c'est entériné au Conseil des ministres.
Mme Caron : OK. Donc, il n'y
a pas de votre là-dessus, c'est vraiment...
Mme Duranceau : Non, c'est ça.
Mme Caron : Bon, d'accord.
Mme Duranceau : Comme on voit
dans d'autres sociétés d'État, où ça passe au niveau de...
Mme Caron : Puis est-ce que
c'était une demande de la société d'État de faire ce changement-là?
Mme Duranceau : Je ne pense
pas que c'était une demande, mais c'était un souhait de notre...
Mme Duranceau : ...hors de...
Dans le fond, c'était une des rares sociétés d'État, je pense, qui... où les VP
étaient nommés par le conseil d'administration plutôt que par le gouvernement.
Alors, on est plutôt venu... voyons, comment on dit... harmoniser, c'est ça,
c'est le mot que je cherchais. Harmoniser le processus de nomination pour qu'il
soit conforme à ce qu'on fait dans les autres sociétés d'État.
Mme Caron : Puis, outre
l'harmonisation du processus est-ce qu'il y a un gain à faire au niveau de
l'efficacité, par exemple, ou de l'imputabilité à... l'imputabilité, pardon, à fonctionner
avec cette nouvelle façon de faire qui serait harmonisée avec les autres... les
autres sociétés.
Mme Duranceau : Bien là, ce
n'est pas tant l'efficacité. Au niveau de l'efficacité, c'est... je pense que,
dans une... tu sais, si tu prends le gouvernement comme une grande entreprise,
il est souhaitable que les... que les pratiques soient les mêmes partout. Comme
ça, on sait à quoi s'attendre, puis on sait comment on fonctionne dans
l'ensemble du gouvernement. Alors, c'est ça, l'objectif. Puis, bon, l'histoire
étant ce qu'elle est, je pense que c'était important de ramener cette
société-là selon les mêmes paramètres que les autres.
Mme Caron : Merci.
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
s'il n'y a pas d'autres questions, commentaires, est-ce que l'article 301
est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 302.
Mme Duranceau : Loi sur les
relations du travail, la formation professionnelle et la gestion de la
main-d'oeuvre dans l'industrie de la construction. Donc :
302. La Loi sur les relations du travail,
la formation professionnelle et la gestion de la main-d'œuvre dans l'industrie
de la construction, donc, le chapitre... le fameux chapitre R-20, là,
excusez, «fameux» n'était pas dans le... C'était mon commentaire éditorial,
«fameux» n'est pas dans le texte. Je vais le relire, là, sans éditoriaux.
Donc :
302. La Loi sur les relations du travail,
la formation professionnelle et la gestion de la main-d'oeuvre dans l'industrie
de la construction (chapitre R-20) est modifiée par l'insertion, après
l'article 11, du suivant, donc :
«Paragraphe 12. La commission
parlementaire compétente de l'Assemblée nationale doit entendre au moins une
fois tous les quatre ans le président-directeur général de la Commission afin
de discuter de sa gestion administrative.»
Donc, dans les commentaires,
l'article 302 du projet de loi propose l'ajout, dans la Loi sur les
relations du travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d'œuvre
dans l'industrie de la construction de dispositions prévoyant une reddition de
comptes devant les parlementaires du président-directeur général de la
Commission de la construction du Québec. Et puis, souvent, l'article 3.6
de cette loi, le PDG de la commission est notamment responsable de
l'administration et de la direction de cet organisme. La reddition de comptes
prévue dans le nouvel article 12 portera ainsi sur sa gestion
administrative, à l'instar de ce que prévoit l'article 29 de la Loi sur
l'administration publique, ainsi que le nouvel article 39.4 de la Loi sur
la gouvernance des sociétés d'État, cette reddition de comptes devra
s'effectuer minimalement tous les quatre ans. Ça fait que même logique, là, que
ce dont on vient de parler. Ça fait qu'on a eu Hydro-Québec, on a eu la Régie
de l'énergie, là, on a la CCQ.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires, Mme la députée de La Pinière?
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Donc, c'est le... c'est le troisième des quatre qui s'ajoute, c'est
ça? Des quatre organismes qui s'ajoutent?
Mme Duranceau : C'est ça. Le
suspense se poursuit.
Mme Caron : Merci. Je n'ai
pas d'autre commentaire, on a fait le débat sur cette question.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 302 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 303 et vous aurez un amendement en même temps, mais il
faut le lire.
Mme Duranceau : Ah? On le
retire.
Le Président (M. Laframboise) : Oui,
mais il faut le lire, après ça, vous le retirez. Vous déposerez votre
amendement.
Mme Duranceau : ...
Le Président (M. Laframboise) :
C'est ça.
Mme Duranceau : OK. Donc, la
Loi sur la santé et la sécurité du travail.
303. L'article 176.0.2 de la Loi sur
la santé et la sécurité du travail (chapitre S-2.1) est modifié par le
remplacement de «30» par «29».
Et là, on retire ça, M. le Président.
Le Président (M. Laframboise) : C'est
ça. Vous pouvez lire votre amendement maintenant.
Mme Duranceau : Et je vais
lire mon amendement. Mon amendement dit : Retirer l'article 303 du
projet de loi.
Le Président (M. Laframboise) : Et
votre explication.
Mme Duranceau : Oui, sans
doute. Alors... Oui, donc, cet amendement retire l'article 303 du projet
de loi puisque l'article 163.1 de la Loi sur la santé et la sécurité du
travail prévoit déjà une mesure similaire. En effet, cet article 163.1 prévoit
que le président-directeur général de la CNESST est imputable devant
l'Assemblée nationale de sa gestion administrative. L'article prévoit aussi que
la commission parlementaire compétente de l'Assemblée nationale doit entendre,
au moins une fois par année le ministre si celui-ci le juge opportun et, selon
le cas, le président-directeur général, afin de discuter de leur gestion
administrative et énonce ce sur quoi la commission parlementaire peut discuter,
par exemple... Bon, déclaration de service aux citoyens, résultats obtenus par
rapport aux aspects administratifs du plan stratégique, donc c'est des
exemples. Alors, c'était déjà là, donc, on ne l'ajoute pas une deuxième fois.
C'était une coquille, hein? Tout simplement, si on dit les vraies choses.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires, Mme la députée de La Pinière?
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Donc, la... c'était déjà prévu que la... le PDG de la CNESST vienne
faire cette reddition de comptes là?...
Mme Caron : ...c'était déjà...
puis il était déjà dans la liste de départ des 80, c'est ça? Alors, est-ce que
je comprends que le suspense, Mme la ministre, ce ne sera pas quatre de plus,
mais trois de plus, puisque vous... puisque ça, c'est retiré?
Des voix : ...
Mme Caron : Il y en a trois au
lieu de quatre, finalement, qui sont ajoutés.
Une voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Ils étaient déjà là.
Mme Caron : ...déjà dans la
base. Merci.
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que... l'amendement à l'article 303 est adopté? Est-ce que
l'amendement à l'article 303 est adopté? Adopté, c'est ça? C'est ça. J'ai
bien compris. Donc, l'amendement étant adopté, l'article 303 est retiré.
Article 304. Mme la ministre.
Mme Duranceau : OK. Un
instant, là, que je me retrouve dans mes feuilles. 304, donc, la Loi sur la
Société de l'assurance automobile du Québec, 304 : L'article 10 de la
Loi sur la Société d'assurance automobile du Québec est modifié par
l'insertion, après « rémunération » de « les avantages
sociaux ».
Alors, l'article 10 de la Loi sur la
Société de l'assurance automobile du Québec prévoit que le conseil
d'administration fixe la rémunération et les autres conditions de travail du PDG
à l'intérieur des paramètres que le gouvernement détermine. L'article 304
du projet de loi propose de modifier le libellé de cet article pour y préciser
les avantages sociaux, et ce, en concordance avec le libellé proposé à
l'article 305 du projet de loi, qui vise la rémunération, les avantages
sociaux et les autres conditions de travail des vice-présidents de la société.
En pratique, cet ajout n'a pas pour effet d'accorder un pouvoir supplémentaire
au conseil d'administration de la société en matière de fixation des conditions
de travail du PDG. Les avantages sociaux sont en effet inclus dans les autres
conditions de travail dont il est déjà question à l'article 10.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires? Mme la députée de La Pinière, oui.
• (12 heures) •
Mme Caron : Oui, merci. Alors,
est-ce que je comprends qu'au lieu de se limiter, disons, je... «limiter» n'est
peut-être pas le bon mot, là, mais au lieu de dire «les autres conditions de
travail» qui est... qui est général, qu'on vient préciser les avantages
sociaux. Bien, il y a toujours les autres conditions de travail qui... qui...
qui sont là, j'imagine, mais on vient juste préciser les... préciser les
autres... les avantages sociaux.
Mme Duranceau : ...plus de
précisions. Puis c'est pour que le texte à 304 reflète le texte de 305, puis
que le libellé soit le même dans les deux... les deux articles, là.
Mme Caron : J'imagine...
J'imagine que c'est la même chose dans... puisque 305 est une disposition qui
vient harmoniser les pratiques de... de la... d'Hydro-Québec, oui, avec... avec
les autres organismes que le libellé pour dans d'autres lois, pour les autres
organismes... dit les avantages sociaux et les autres conditions.
Mme Duranceau : Je présume,
là. Oui.
Une voix : ...
Mme Duranceau : Oui, confirmé,
oui.
Mme Caron : Merci.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce... Donc, est-ce que l'article 304 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 305. Mme la ministre.
Mme Duranceau :
L'article 12 de cette loi est modifié par le remplacement du premier
alinéa par le suivant : «Le gouvernement nomme des vice-présidents et fixe
leur rémunération, leurs avantages sociaux et leurs autres conditions de
travail. Ces vice-présidents exercent leurs fonctions à temps plein sous
l'autorité du président-directeur général.»
Donc, c'est... c'est ici, là, qu'on vient
confier au gouvernement la tâche de nommer les VP pour... harmoniser ce qu'on
fait... avec ce qu'on fait dans les autres sociétés d'État.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires? Mme la députée de La Pinière.
Mme Caron : Bien non, je
constate que c'est... c'est la suite de la... de l'article trois, en fait, le
lien avec l'article 301... si je ne m'abuse. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Laframboise) :
Parfait. Est-ce que l'article 305 est adopté? Adopté. Et là vous avez...
vous introduisez un amendement qui introduit 305.1, je crois.
Mme Duranceau : Exactement.
Le Président (M. Laframboise) :
On va juste l'afficher à l'écran. Et voilà.
Mme Duranceau : Très bien. OK,
donc, 305.1... de la Loi sur la Société d'assurance automobile du Québec,
insérer, après l'article 305 du projet de loi, le suivant : 305.1.
Cette loi est modifiée par l'insertion après l'article 12 du
suivant : «12.1. La durée du mandat des vice-présidents ne peut excéder
cinq ans. À l'expiration de leur mandat, ils demeurent en fonction jusqu'à ce
qu'ils soient remplacés ou nommés de nouveau.»
Alors, le commentaire. L'amendement vise à
limiter la durée des mandats des vice-présidents de la Société d'assurance
automobile du Québec, qui seront nommés par le... dorénavant nommé par le
gouvernement. Il prévoit également que les vice-présidents demeureront en
fonction à la fin de leur mandat, jusqu'à ce qu'ils soient remplacés ou
nommés... ou nommés de nouveau par le gouvernement. Alors, ça aurait dû être
précisé...
12 h (version non révisée)
Mme Duranceau : ...préciser
avant. Ça fait qu'on vient de le préciser, puis là aussi, c'est conforme aux
pratiques en vigueur dans les autres sociétés d'État où les nominations se font
pour maximum cinq ans? Ne peut excéder cinq ans, c'est ça.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires, Mme la... Ça va?
Mme Caron : On harmonise
encore une fois les normes.
Mme Duranceau : C'est ça,
mais ça aurait dû être... D'emblée, là, tu sais, c'est un amendement, mais ça avait
été oublié, mais ça aurait dû être là du départ.
Mme Caron : Merci.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'amendement qui introduit l'article 305.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 306.
Mme Duranceau : OK. Alors, c'est
notre suspense, là, ici. Donc, c'est la Loi sur la Société des alcools du
Québec. Donc, l'article, c'est 306 : L'article 23.16 de la Loi
sur la Société des alcools du Québec est modifié par l'ajout, à la fin, du
paragraphe suivant :
8° pour l'application de l'article 39.4
de cette loi, la commission parlementaire compétente de l'Assemblée nationale est
celle pouvant entendre la société.
Donc, l'article 23.16 de la Loi sur
la Société des alcools assujettie La Société québécoise du cannabis à la
plupart des dispositions de la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État, ce
qui comprendra le nouvel article 39.4 que l'article 299 du
projet de loi propose d'édicter et qui prévoit une reddition de comptes devant
les parlementaires du principal dirigeant de chaque société, au moins tous les
quatre ans, au moins... oui, c'est ça.
Donc, l'article 306 du projet de loi
modifie cet article 23.16 afin de préciser que cette reddition de comptes
sera effectuée devant la même commission parlementaire que celle devant
laquelle le PDG de la Société des alcools devra rendre compte.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires?
Mme Caron : Oui, M. le
Président. Alors là, je comprends que cet article 306, qui vient modifier
la Loi sur la Société des alcools du Québec, ne sera pas harmonisé avec les
articles dont on a longuement discuté plus tôt, puisqu'ici on dit que, pour l'application
de l'article 39.4 de cette loi, donc, la Loi sur la Société des alcools du
Québec, la commission parlementaire compétente de l'Assemblée nationale est
celle pouvant entendre la société. Alors que, dans les autres, on disait que la
commission parlementaire compétente de l'Assemblée nationale doit, au moins une
fois tous les quatre ans, entendre le PDG de société. Donc, pourquoi cette non-harmonisation?
Mme Duranceau : OK, c'est ça.
On vient juste préciser ici... Il faudrait lire 39.4, là, de la Loi sur la
Société des alcools, parce qu'on vient juste préciser, dans cette modification-ci,
la commission qui va devoir entendre. Mais c'était déjà là, le «doit», dans
39.4 de la Loi sur la Société des alcools. C'est juste la commission qui devait
entendre qui n'était pas là.
Des voix : ...
Mme Duranceau : OK, on va
demander à notre légiste de préciser, elle semble avoir très bien en tête...
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que... Consentement?
Mme Duranceau : Consentement.
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
donnez votre titre et votre nom, oui, votre titre.
Mme Desbiens (Geneviève) : Oui.
Merci, M. le Président. Alors, Geneviève Desbiens, je suis avocate au ministère
de la Justice. En fait, ce qu'on voulait dire, c'est 39.4 de la Loi sur la
gouvernance des sociétés d'État qu'on a entendu tantôt en étudiant l'article 299,
c'est là qu'on dit «doit», la commission doit au moins une fois tous les quatre
ans. Ici, tout ce qu'on dit, c'est : Tu dois le faire, mais tu vas pouvoir
le faire de cette manière. Ça fait qu'on a le «doit» à 39.4. Puis ici, on dit :
La commission parlementaire compétente de l'Assemblée est celle qui peut faire
ce qu'elle doit faire.
Mme Caron : Mais quand on dit :
La commission parlementaire compétente de l'Assemblée nationale est celle
pouvant entendre la société, on ne précise pas c'est laquelle, commission
parlementaire, parce qu'on dit : La commission parlementaire compétente.
Donc, c'est comme la même chose que dans les autres articles, on dit : La
commission parlementaire compétente. Mais qu'est-ce que... qu'est-ce que ça...
Je ne comprends pas l'utilité de cet article-là, puisqu'on vient de m'expliquer
que le «doit» est déjà là avant, ce qui uniformise, disons, le «doit» est déjà
là, puis là on vient... on vient comme rajouter que la commission parlementaire
compétente de l'Assemblée est celle pouvant entendre la société, mais ça ne
précise pas c'est quelle commission parlementaire, ça. Parce que Mme la
ministre a dit : Bien, on vient préciser la commission qui peut le faire,
mais on ne la précise pas, on dit juste : La commission parlementaire
compétente...
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que... est-ce qu'on... vous avez consentement pour que Me Hudon
puisse...
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Laframboise) : Consentement,
donc, vous pouvez juste vous avancer. Est-ce que... vous êtes capable, vous
avez votre micro, vous avez? Donc, vous vous présentez et nommez votre titre.
M. Hudon (Alain) : Merci, M.
le Président. Alors, Alain Hudon, je suis légiste à la Direction des affaires
juridiques du ministère des Finances, Économie, Tourisme, etc. Alors, ce qu'il
faut comprendre ici, là, c'est qu'on parle d'une filiale d'une société d'État,
c'est la seule filiale d'une société d'État qui est assujettie à la Loi sur la
gouvernance des sociétés d'État parce que tout son régime constitutif, il est
dans une loi particulière qui est celle de la Loi sur la Société des alcools.
Donc, ce qu'on vient prévoir ici, compte tenu qu'on applique la loi sur la
gouvernance à cette société-là, on dit : Bien, écoute, à l'égard des
mesures de reddition de comptes, bien, tu vas être assujetti à la mesure de
reddition de comptes qu'on a prévue tantôt, qu'on a insérée dans la loi de 299.
Mais dans la loi 299, on vient dire : C'est devant une commission
parlementaire compétente. Il n'y a pas de problème à trouver une commission
parlementaire compétente pour les sociétés d'État, mais pour les filiales de
sociétés d'État, il y a une interrogation qui se pose. Il y a-tu des
commissions parlementaires compétentes pour entendre une... une filiale d'une
société d'État? Donc, ici, là, on élimine toute incertitude, on vient
dire : Bien, la commission parlementaire compétente, là, qui va devoir
entendre, en reddition de comptes, la Société québécoise du cannabis, ça va
être la même commission parlementaire qui serait appelée à entendre la SAQ.
Mme Caron : Donc, la filiale
est... est, entre guillemets, soumise ou relève de la même commission
parlementaire que sa... que la société dont elle est une filiale?
M. Hudon (Alain) : C'est
exactement ça, M. le Président.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Merci, Maître, pour l'explication.
Le Président (M. Laframboise) : Parfait.
Mme Duranceau : Me Hudon, ne
restez pas loin.
Le Président (M. Laframboise) : D'autres
questions, commentaires sur l'article... l'amendement qui introduit, 305.1?
Une voix : ...
15357 Le Président (M.
Laframboise) : 306, excusez-moi, on est à 306, excusez-moi. Donc,
est-ce que l'article 306 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 307.
Mme Duranceau : Règlement sur l'éthique et la déontologie des administrateurs publics.
307. L'article 4 du Règlement sur l'éthique et la déontologie des administrateurs publics
est modifié par l'insertion, dans le deuxième alinéa et après «droit,», de «en toute imputabilité,».
Donc. Alors... c'est ça, c'est une concordance, ça fait que ça se lirait :
Leur contribution doit être faite dans le respect du droit, en toute
imputabilité, avec honnêteté, loyauté, prudence, diligence, efficacité,
assiduité et équité.
• (12 h 10) •
Une voix : ...
Mme Duranceau : Ça, c'est les
administrateurs publics.
Le Président (M. Laframboise) :
Question-commentaires
Mme Caron : ...dans le
Règlement sur l'éthique et la déontologie des administrateurs publics. Puis il
manquait, si je comprends bien, il manquait le «en toute imputabilité».
Mme Duranceau : Bien, encore
là, tu sais, c'était... c'était sous-entendu dans l'ensemble de l'œuvre. On est
venu le mettre noir sur blanc au cas où quelqu'un aurait des questions, bien,
pas des questions... ou au cas où quelqu'un l'oublierait. Ça fait que là, c'est
écrit.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires?
Mme Caron : Non, merci.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 307 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 308, Mme la ministre,
Mme Duranceau : Alors,
dispositions diverses particulières...
Le Président (M. Laframboise) : Oh,
excusez-moi, vous avez 307.1. Vous avez un amendement qui ajoute 307.1,
excusez-moi.
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Excusez-moi.
Mme Duranceau : Mon acolyte
suit très bien, là.
Des voix : ...
Mme Duranceau : Ah oui, OK.
Donc, 307.1, ce qu'on vient insérer, c'est les mesures transitoires, parce
qu'on a discuté un petit peu plus tôt, là, ce dont on a discuté plus tôt avec
le député de Marguerite-Bourgeoys. Donc, règle transitoire pour les stages,
article 307.1. Dispositions transitoires. Insérer, avant
l'article 308 du projet de loi, le suivant. 307.1. Les articles 13 et
15 de la Loi sur la fonction publique, modifiée par les articles 293.1 et
293.2 de la présente loi, s'appliquent uniquement aux personnes recrutées ou
promues, selon le cas après le, indiquez ici la date de la sanction de la
présente loi. Alors, je vais lire le commentaire. La modification de la durée
du stage probatoire au recrutement et à la promotion des fonctionnaires, ainsi
que la condition de compléter le stage probatoire intégralement au sein d'un
même ministère ou d'un organisme, s'appliqueront seulement aux personnes
recrutées ou promues après la date de la sanction de la présente loi. Les
personnes qui seront en cours de compléter leur stage au moment de la sanction
de la présente loi ne seront pas visées par les nouvelles exigences. Alors, c'est
vraiment pour les nouvelles personnes qui entrent dans la fonction publique où
on vient changer les règles du jeu.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va?
Mme Caron : Ça va, merci.
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
est ce que... est ce que l'amendement qui introduit l'article 307.1 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté...
Le Président (M. Laframboise) : ...donc
l'article 308.
Mme Duranceau : ...dispositions
diverses particulières. «308. Les dispositions de l'article 55.1 de la Loi sur
la fonction publique, édicté par... édicté par l'article 295 de la présente
loi, sont réputées faire partie des conditions de travail de toute personne
engagée à contrat, conformément à l'article 57 de cette loi, avant le (indiquez
ici la date de la sanction de la présente loi).»
Donc, le commentaire : Cet article
prévoit que les obligations prévues à l'article 55.1 de la Loi sur la fonction
publique, édicté par l'article 295 du présent projet de loi, sont réputées
faire partie des conditions de travail des personnes engagées à contrat,
conformément à l'article 57 de cette loi, avant la date d'entrée en vigueur de
cet article.
Donc, note additionnelle : Par le
nouvel article 55.1 de la Loi sur la fonction publique, l'administrateur d'État
est tenu de contribuer à la réalisation de la mission de l'État et à la bonne
administration de ses biens, et sa contribution doit être faite en toute
imputabilité, avec prudence, diligence, efficacité et équité. Comme la personne
engagée à contrat occupe un emploi rémunéré à l'article 55 et bien qu'elle
n'ait pas le classement d'un administrateur d'État, il apparaît cohérent que de
tels principes s'appliquent également à elle. C'est pour les administrateurs de
l'État.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la députée de La Pinière.
Mme Caron : Oui. Juste une
question pour ma compréhension. Donc, on comprend que les fonctionnaires, les
employés de... salariés de la fonction publique ont ces obligations par
rapport, notamment, à la mission de l'organisme. Alors là, est-ce que cette
disposition-là vient donner cette obligation-là aux personnes qui sont
contractuelles?
Mme Duranceau : C'est que si
tu n'étais pas un employé de la fonction publique, tel quel, là, puis que tu a
es un employé qui est là à contrat, bien, les dispositions qu'on a adoptées
viennent s'appliquer à cette personne-là aussi. C'est pour s'assurer de ça.
Mme Caron : Alors, est-ce que
ce sont des dispositions qui vont être ajoutées à l'avenir aux contrats qui
seront signés avec les contractuels? Et pourquoi je pose cette question-là,
c'est parce que... est-ce que... si on dit dans la loi que ces personnes
contractuelles sont... finalement ont ces obligations-là, on peut... on
pourrait le mettre dans leur contrat, ou peut-être que ce n'est pas nécessaire
parce que c'est dans la loi, puis on veut les obliger, là, mais est-ce que ça,
ça s'applique à tout le monde qui est déjà contractuel ou ce sera juste pour
les futurs contractuels?
Des voix : ...
Mme Caron : Ah! OK, je vois
que c'est avant.
Mme Duranceau : Non, c'est
ça. Donc, «les dispositions de 55.1 sont réputées faire partie des conditions
de travail de toute personne engagée à contrat avant le»... Donc, c'est une
disposition transitoire pour que la question ne se pose pas. Si tu étais à
contrat, même avant l'adoption de ce projet de loi là, la notion
d'imputabilité, elle te vise. Si tu ne le savais pas, tu es imputable.
Mme Caron : Alors maintenant,
les contractuels... que le mot soit...
Mme Duranceau : Soit clair.
Mme Caron : ...soit clair.
Mme Duranceau : Exactement.
Mme Caron : Donc, ils sont...
ils sont imputables. Alors, ça veut dire que... bien, en fait, «ça veut dire»,
je pose la question, ça veut dire que si un contractuel ne travaillait pas dans
le sens de la mission de l'organisme et qu'on pouvait prouver qu'il ne
travaille pas dans le sens de la mission de l'organisme, à ce moment-là, il y
aurait des conséquences, j'imagine, à même son contrat, soit que le contrat se
termine, soit qu'il y a des...
Mme Duranceau : ...ça vient
donner des leviers ou des paramètres additionnels sur lesquels s'appuyer quand
tu dis : Bon, bien là, je monte un dossier parce que ça ne marche pas. Ou,
dans le cas d'un contractuel, on a vu que c'était... c'était plus simple de
mettre un terme, c'était l'avis de 15 jours, là, sans autre...
Une voix : ...
Mme Duranceau : Donc, c'est
des.... c'est prévu dans le contrat puis...
Mme Caron : Alors, que cette
obligation-là soit dans le contrat ou pas, puisqu'elle est dans la loi, bien,
normalement, ça devrait être appliqué.
Mme Duranceau : Double
protection.
Des voix : ...
Mme Duranceau : C'est ça. Ça
fait qu'administrateur public, c'est si tu es contractuel nommé sous-ministre,
disons.
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va, Mme la députée de La Pinière?
Mme Caron : M. le Président, est-ce
que je pourrais vous demander que la personne ait le...
Mme Caron : ...le micro pour
qu'on puisse... parce que ce ne sera pas dans le verbatim, l'explication,
sinon.
Le Président (M. Laframboise) : Parfait.
Donc, vous vous nommez. Elle a déjà... Vous avez... Il y a déjà consentement.
Mme Gingras, allez-y.
Mme Gingras (Julie) : Dans le
fond, ici, on est vraiment dans des mesures de concordance. Donc, la notion
d'imputabilité, on l'a abordée dans des articles précédents, on voulait... ici,
on veut juste s'assurer que tout le monde est visé, qu'on soit administrateur
d'État, administrateur public ou personnes engagées à contrat.
Mme Caron : Merci.
Le Président (M. Laframboise) : Parfait.
Est-ce que l'article 308 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 309.
Mme Duranceau : 309.
Donc : Malgré toute disposition inconciliable d'un décret, lorsqu'un
nouveau classement est attribué en application de l'article 59 de la Loi
sur la fonction publique à un administrateur d'État nommé avant le
1er avril 2020, le gouvernement peut décider du traitement auquel a droit
cette personne et aucune indemnité ne peut être réclamée à la suite de cette
décision.
Donc : Cet article prévoit que,
malgré toute disposition inconciliable d'un décret, lorsqu'un administrateur
d'État nommé avant le 1er avril 2020 se voit attribuer un classement dans
un autre corps d'emploi en application de l'article 59 de la Loi sur la
fonction publique, le gouvernement peut décider de son traitement sans que
cette personne ne puisse réclamer une indemnité à la suite de cette décision.
Aucune protection salariale n'est donc accordée à ces personnes.
Bon, ça va nécessiter sans doute un peu de
précisions.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires. Mme la députée de La Pinière.
Mme Caron : Oui, M. le
Président, effectivement, ça va nécessiter un peu de précisions. Pour ma part,
quand on parle de dispositions inconciliables d'un décret, si c'est possible
d'expliquer ou de donner des exemples de ce que c'est puis pourquoi cette
disposition-là est jugée nécessaire à ce stade-ci.
Mme Duranceau : Oui.
Peut-être, Mme Gingras. Êtes-vous l'aise?
Le Président (M. Laframboise) : Mme
Gingras, allez-y.
Mme Gingras (Julie) : Je vais
peut-être répondre juste à une partie de votre... votre question, sinon on
pourra déléguer à quelqu'un d'autre. Actuellement, les administrateurs d'État,
le statut d'administrateur d'État vient avec la permanence qui avait été nommé
avant le 1er avril 2020, s'ils faisaient l'objet d'un reclassement, leur
salaire était protégé, leur retraitement était protégé. Là, ici, ce qu'on vient
introduire, notamment avec l'inclusion d'un stage probatoire de deux ans, on
veut s'assurer, notamment dans le cas d'un reclassement qui pourrait découler
d'un échec du stage probatoire, de permettre un ajustement au traitement de
l'administrateur d'État en question si on le reclasse comme cadre, par exemple.
• (12 h 20) •
Mme Caron : Ce qui veut dire
que le traitement va être affecté à la baisse, en...
Mme Gingras (Julie) : Il
pourrait... C'est à la discrétion du gouvernement, mais ça pourrait être dans
un cas d'un échec de stage probatoire, donc, après un an, la personne retourne
cadre, mais il pourrait avoir ici, avec cette disposition-là... permettre
d'ajuster le traitement pour se retrouver à un niveau de traitement de niveau
cadre, par exemple.
Mme Caron : Et ce stage
probatoire... parce que, de ce que je comprends, ce sont des postes quand même
assez... assez hauts placés, et on parle de stage probatoire alors que les
postes assez hauts placés, normalement, c'est des gens qui ont quand même gravi
les différents échelons dans la fonction publique. Est-ce que le stage
probatoire est une notion qui est relativement récente, pour permettre, par
exemple, à des personnes qui ont fait carrière dans le secteur privé de faire
comme une transition dans le secteur public? Est-ce que...
Mme Gingras (Julie) : La
notion de stage probatoire est introduite dans le projet de loi pour les
administrateurs d'État, donc c'est une nouvelle disposition, là, du stage
probatoire de 24 mois. Donc, ça va être pour toute personne qui va être
nommée pour la première fois administrateur d'État. Puis administrateur d'État,
on se rappelle, on l'a énuméré tout à l'heure, mais c'est secrétaire général,
secrétaire général associé, secrétaire adjoint au conseil du... de l'exécutif,
secrétaire, secrétaire adjoint au Trésor, sous-ministre, sous-ministre adjoint.
C'est ça, la... notre cohorte d'administrateurs d'État. Donc, toute personne
qui va être nommée pour une première fois administrateur d'État aura un stage
probatoire de 24 mois à faire, puis, selon son statut antérieur, bien là,
ça va redéfinir, là, en cas d'échec, son statut par la suite. Donc, quelqu'un
qui arriverait du privé, dans votre question, ferait le stage probatoire de
deux ans, puis, s'il y a un échec du stage probatoire, comme on avait discuté
précédemment, bien, la personne, il y aurait une fin de son contrat avec...
bien, ce n'était pas un contrat, mais il serait congédié dans la fonction
publique, il retournerait dans une fonction privée.
Mme Caron : Et, dans le cas où
c'est une personne qui a un cheminement dans la fonction publique, s'il y a
échec du stage probatoire, à ce moment-là...
Mme Gingras (Julie) : Il
retourne.
Mme Caron : ...retourne au
poste de cadre qu'il avait avant ou à un autre poste de cadre de même niveau.
Puis là le gouvernement se réserve le droit de réduire son traitement ou de le
garder, pour une raison quelconque, de le garder au même niveau. Est-ce que...
Alors, je comprends que, même les personnes qui ont fait carrière dans la fonction
publique vont être soumises à ce stage probatoire avant de devenir
administrateur d'État?
Mme Gingras (Julie) : Exactement...
Mme Gingras (Julie) : ...pour
être capable d'observer justement dans l'action, parce que c'est quand même un
poste différent, un poste de directeur ou de directeur général dans un
ministère versus sous-ministre adjoint, par exemple, ou sous-ministre. Donc,
c'est pour être... permettre d'observer dans l'action si la personne a toutes
les compétences... pour exécuter, là, le mandat qui lui convient.
Mme Caron : Puis qui va
attester? Par exemple, qui va... qui va faire cette, entre guillemets... cette
surveillance ou cette supervision de l'administrateur d'État stagiaire? Est-ce
que... Est-ce qu'il y a des... Parce que je n'étais pas au début de l'étude
détaillée de ce projet de loi là, donc peut-être que vous l'avez expliqué plus
tôt. Mais qui... Comment vous fonctionnez finalement ce stage-là?
Mme Duranceau : C'est son...
Ça va être son supérieur. Si c'est un SMA, ça va être son SM qui le supervise,
puis si c'est le sous-ministre, bien, c'est Emplois supérieurs puis Secrétaire
général qui supervisent ça. Puis, tu sais, ça, quand même, là, c'est important,
parce que ce qui indigne la population, c'est que des gens se fassent taper sur
les doigts, mais que finalement, tu les déplaces, puis il n'y a pas d'impact.
Mais là, on se donne la possibilité de dire : Écoute, on te déplace, puis
c'est bien de valeur, mais tu n'auras pas le salaire du sous-ministre, alors
que tu ne le méritais pas, considérant ce que tu es capable de livrer comme...
comme performance. Alors, on... Le décret du 1er avril 2020 est écrasé par
ce qu'on... ce qu'on fait là, là.
Mme Caron : OK. Et est-ce que
c'est possible qu'à la fois un sous-ministre et un sous-ministre adjoint soient
tous deux en stage de probation dans un même ministère?
Mme Gingras (Julie) : Ça
pourrait arriver. Là, c'est une nouvelle disposition, ça pourrait arriver. Il
ne faut pas l'exclure.
Mme Caron : Alors, dans ce
cas-là, ce ne serait pas... Pour le sous-ministre adjoint, admettons, qui est
stagiaire et dont le supérieur immédiat est... est aussi stagiaire, ce ne
serait peut-être pas nécessairement ce supérieur immédiat qui ferait la
supervision, mais peut-être un échelon plus élevé, ou c'est... ce n'est pas...
ce n'est pas prévu à ce stade-ci?
Mme Gingras (Julie) : Bien,
il y aura... Bien, je ne veux pas...
Mme Duranceau : Non, non,
allez-y... vous, dans le fond.
Mme Gingras (Julie) : Bien,
il y aura des règles... Oui, c'est ça. Il y aura des règles de gestion interne.
Ça va être effectivement supervisé et coordonné par le Secrétariat aux emplois
supérieurs. Dans des cas comme ça, il y aura peut-être l'implication du
Secrétaire général, l'équipe du Secrétariat aux emplois supérieurs, avec les
observations qui auront été faites, parce que ce ne sera pas la décision
unilatérale. Il va falloir... Ça va demeurer quand même une décision du Conseil
des ministres, là, parce que c'est le Conseil des ministres qui nomme, c'est
donc le Conseil des ministres aussi qui dénomme, là. C'est... C'est... Donc, ça
va être sur la base des... des recommandations qui auront été fournies. Puis
ces recommandations-là vont être travaillées conjointement avec le Secrétariat
aux emplois supérieurs, surtout si on arrive dans des cas particuliers comme
vous exposez.
Mme Caron : Alors donc, ces
règles restent à être définies. Ce sont des règles internes qui devront être
définies sous peu pour la mise en œuvre de...
Mme Gingras (Julie) : Exact.
Mme Caron : Merci.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va. Est-ce que l'article 309 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Et vous... Il y a un amendement qui introduit 309.1. Ça fait qu'on va juste le
montrer à l'écran.
Mme Duranceau : C'est... Oui.
Puis j'aimerais ça qu'on puisse le... tu sais, le finir avant l'ajournement
parce que ça va clore ce sujet-là, si vous voulez bien. On va pouvoir libérer
nos équipes sur ce sujet-là.
Le Président (M. Laframboise) : Allez-y,
à la lecture, allez-y.
Mme Duranceau : Parfait.
J'arrête d'en parler. Article 309.1 : Insérer, après
l'article 309 du projet de loi, le suivant :
«309.1. Le mandat des vice-présidents de
la Société de l'assurance automobile du Québec en fonction le (indiquer ici la
date de la sanction de la présente loi) est poursuivi aux mêmes conditions
comme s'ils avaient été nommés par le gouvernement et il prend fin le
30 avril 2027 sans préavis et sans autre indemnité que l'allocation prévue
à leurs conditions de travail. Le gouvernement ou la Société d'assurance
automobile du Québec peut toutefois mettre fin à un tel mandat avant le
30 avril 2027 sans autre préavis et sans autre indemnité que le préavis et
l'allocation prévue aux conditions de travail du vice-président concerné.»
Donc, malgré l'article 301 de la
présente loi, la fonction de vice-président de la Société d'assurance
automobile du Québec demeure une fonction de niveau non syndical désignée à
l'annexe un de la Loi sur le régime de retraite du personnel d'encadrement à
l'égard des vice-présidents visés au présent article, et ce, jusqu'à la fin de
leur mandat.
Alors, c'est une mesure transitoire qui
vise à maintenir les mandats des vice-présidents de la Société d'assurance
automobile du Québec en fonction au moment de la sanction du projet de loi.
Puis ces mandats se poursuivront jusqu'au 30 avril 2027 aux mêmes
conditions que celles dont les vice-présidents bénéficient actuellement, et ce,
sans préavis, sans autre indemnité que l'allocation prévue à leurs conditions
de travail. Puis le gouvernement ou la société pourrait toutefois mettre fin au
mandat avant le 30 avril 2027 sans autre préavis, sans autres indemnités
que les préavis et l'allocation prévus aux conditions de travail des
vice-présidents concernés.
Alors, puis l'article propose aussi de
maintenir la fonction de VP de la société...
Mme Duranceau : ...en tant
que fonction de niveau non syndical.
Puis, une note additionnelle : Les
vice-présidents actuels de la société ont été nommés par celle-ci et
bénéficient de conditions de travail établies en des contrats individuels.
Donc, les vice-présidents, dont les mandats prendraient fin le
30 avril 2027, n'auraient pas droit au préavis prévu dans leurs
conditions de travail, puisque la date de fin de mandat prévoit... prévue à la
loi tient lieu de préavis.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la députée de La Pinière.
Mme Caron : Oui. Alors, juste
concrètement, parce qu'il y a beaucoup de choses là-dedans, ça veut dire que
les vice-présidents actuels de la SAAQ continuent aux mêmes conditions, comme
si... Parce que ce n'était pas... ils étaient... on dit comme s'ils avaient été
nommés par le gouvernement, donc ils n'ont pas été nommés par le gouvernement,
ils ont été nommés par le... le...
Mme Duranceau : La société à
ce moment-là.
Mme Caron : La société. Alors
donc, leur mandat continue jusqu'au 30 avril 2027, peu importe quand
ils ont été nommés. Je comprends que ça s'arrête le 30 avril 2027,
sans préavis, sans autre indemnité que l'allocation prévue. Et est-ce que je
comprends que le gouvernement pourrait décréter que tel ou tel titulaire de tel
mandat pourrait se voir couper son mandat avant le 30 avril 2027,
sans autre préavis, sans autre allocation? C'est bien ce que je comprends.
Et que, quand on dit, malgré
l'article 301 de la présente loi, la fonction de VP de la SAAQ demeure une
fonction de niveau non syndicable, désignée à l'annexe un de la loi sur le
régime de retraite. Donc, ça veut dire que la personne ne pourrait pas invoquer
le fait que son poste pourrait être syndiqué pour se protéger des... du début
de la disposition. Est-ce que... Est-ce que je la comprends correctement?
Des voix : ...
Mme Caron : C'est parce que,
tout à l'heure, la... la... En lisant, la ministre a dit «non syndical», mais
c'est écrit «non syndicable». Donc, c'est pour ça.
Mme Duranceau : OK. J'ai dit
quoi, moi?
Mme Caron : Non syndical et
c'est écrit non syndicable.
Mme Duranceau : On va... Si
vous permettez, je vais laisser notre juriste de... Me Rochette du
Transport.
Le Président (M. Laframboise) : ...vous
présenter, madame. J'ai consentement. Vous présenter et vous donner votre
fonction.
• (12 h 30) •
Mme Rochette (Émilie) : Merci,
M. le Président. Donc, Émilie Rochette. Je suis avocate au ministère de la
Justice, à l'adage Transports, Mobilité durable. Cet alinéa-là, en fait, est
simplement là, étant donné qu'on a mis... Vous avez l'article 301, là, qui
concernait la Loi sur le régime de retraite du personnel d'encadrement, qui
venait retirer la fonction de vice-président de la SAAQ de l'annexe. Cet
annexe-là vient prévoir les différentes fonctions, les organismes dont les
employés sont assujettis à ce régime de retraite là. Étant donné que les... les
VP de la SAAQ vont désormais être nommés par le gouvernement, ils vont être
régis par un autre paragraphe, tout simplement, de cet annexe-là. Mais là,
étant donné qu'on a besoin d'une mesure transitoire pour viser ces VP-là, bien,
ce qu'on prévoit, c'est que, pour ces VP-là, jusque que... à ce que...
jusqu'au 30 avril 2027, pardon, ou jusqu'à ce que leur mandat
prenne fin avant là, le cas échéant, suivant l'alinéa 2, bien, on va tout
simplement considérer qu'ils sont toujours visés par ce... ce paragraphe-là de
l'annexe I de la Loi sur le régime de retraite du personnel d'encadrement,
là. Donc, c'est juste pour s'assurer qu'il n'y a pas de petit vide juridique,
si on veut, concernant le régime de retraite.
Le Président (M. Laframboise) : Là,
j'ai besoin du consentement parce qu'on a dépassé 2 h 30 min.
Est-ce que j'ai consentement pour qu'on puisse terminer ce... Ça va? Donc,
d'autres questions, commentaires?
Mme Caron : Bien oui. Donc,
alors, selon la réponse de... de la juriste, l'article 301, ça concerne
juste le... le régime de retraite, une mesure transitoire pour le régime de
retraite, mais dans la réponse de juriste, ça... ça ne touchait pas les deux premiers
paragraphes de... de l'article qu'on... qui concerne le... le mandat des... des
vice-présidents et la possibilité que certains de ces mandats-là soient...
soient... qu'on mette fin à certains de ces mandats-là avant le
30 avril 2027, c'est bien ça que j'ai compris? Oui. Merci.
Le Président (M. Laframboise) : D'autres
questions, commentaires? Ça va? Donc, est-ce que l'amendement qui introduit
l'article 309.1 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Donc, je vous remercie de votre collaboration.
Compte tenu de l'heure, la commission
suspend ses travaux jusqu'à jusqu'après les affaires courantes. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 32)
15 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 16 h 03)
Le Président (M. Laframboise) :
La Commission des finances publiques reprend ses travaux. Nous poursuivons l'étude
détaillée du projet de loi n° 7, Loi visant à réduire la bureaucratie, à
accroître l'efficacité de l'État et à renforcer l'imputabilité des hauts
fonctionnaires.
Lors de la suspension de nos travaux, ce
matin, nous en étions à l'étude de l'article 310. Mme la ministre,
veuillez nous en faire lecture, s'il vous plaît. C'est bon.
Mme Duranceau : Donc, nous
sommes de retour...
Le Président (M. Laframboise) :
310.
Mme Duranceau : ...un
nouveau... un nouveau sujet. Alors, la loi... Donc, autres allègements d'organisation
et de reddition de comptes. Donc, titre V, ça, chapitre I...
16 h (version non révisée)
Mme Duranceau : ...Héma-Québec,
article 310. Donc, on vient modifier la Loi sur Héma-Québec et sur le comité de
biovigilance.
310. La Loi sur Héma-Québec et sur le
comité de biovigilance est modifiée par l'insertion après, l'article 5, du
suivant :
«5.1. Le gouvernement peut, aux conditions
qu'il détermine, autoriser Héma-Québec à déléguer l'exercice de tout ou partie
de ses attributions à une personne morale, à une association ou à une société.
Une telle délégation doit faire l'objet d'une entente écrite entre Héma-Québec
et cette personne. Cette association ou cette société... Oui, c'est ça, point.
«Cette entente doit prévoir que :
«1° les articles 31 à 37 s'appliquent,
avec les adaptations nécessaires, à l'égard de cette personne, de cette association
ou de cette société en ce qui concerne les attributions qui lui sont déléguées,
comme s'il s'agissait d'Héma-Québec;
«2° le Vérificateur général exerce à l'égard
de cette personne, de cette association ou de cette société, en ce qui concerne
les attributions qui lui sont déléguées, les mêmes fonctions et pouvoirs que
ceux qu'il peut exercer à l'égard d'Héma-Québec.»
Donc, commentaires : Cet article
prévoit la possibilité pour le gouvernement d'autoriser Héma-Québec à déléguer ses
attributions à un tiers. De plus, l'article précise que la délégation doit
faire l'objet d'une entente écrite, laquelle doit prévoir que les pouvoirs du
ministre de la Santé, Santé Québec, notamment, les pouvoirs d'inspection et
ceux du Vérificateur général, s'appliquent à l'égard du tiers qui sont délégués...
à qui sont délégués les attributions d'Héma-Québec.
Donc, note additionnelle, commentaires
additionnels : Cette mesure vise à permettre à Héma-Québec d'élargir ses
pouvoirs d'intervention en matière de partenariat, de délégation de
responsabilité et de gestion d'actifs afin d'augmenter l'autosuffisance d'Héma-Québec
et de sécuriser les inventaires provinciaux de produits... de produits fournis
par cette dernière. Donc, voulez-vous savoir de quoi on parle?
M. Beauchemin : ...
Mme Duranceau : Qu'on revienne
sur...
M. Beauchemin : ...faire ce
qu'on disait qu'on n'allait pas faire.
Mme Duranceau : Bon. On avait
anticipé cette question.
M. Beauchemin : Ah! on
l'avait-tu anticipée, celle-là?
Mme Duranceau : On l'avait
anticipée, on vient même de la pratiquer.
M. Beauchemin : D'accord.
Mme Duranceau : Donc non, pas
du tout, là, on est vraiment dans un contexte... Premièrement, on ne parle que
d'Héma-Québec, ici, qui pourrait... Puis l'exemple qu'on me donnait, c'est que,
si Héma-Québec, disons, veut faire un partenariat parce qu'une entreprise a une
technologie particulière, disons, peut-être pour le prélèvement sanguin ou...
bien, qu'elle pourrait déléguer certaines de ses activités. Donc, ce sont
uniquement les activités de Héma-Québec, elle pourrait déléguer à la nouvelle
entité pour pouvoir profiter de d'autres, tu sais...
M. Beauchemin : Connaissances.
Mme Duranceau : ...de
certaines innovations, c'est ça, qui pourraient exister ailleurs. Ça fait que,
là, mon exemple de produit sanguin n'est peut-être pas le meilleur, là. On a-tu
d'autres exemples qu'on voudrait donner?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) : Oui,
est-ce qu'il y a consentement? Donc, si...
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Laframboise) :
Consentement. Donc, allez-y, Mme, vous...
Mme Fagnan (Nathalie) : ...cheffe
de la direction d'Héma-Québec. Alors, comme... Bonjour. Comme autre exemple, il
peut y avoir, oui, les tissus humains, par exemple, le plasma. Alors, on a d'autres
produits, et ça pourrait effectivement nous permettre d'augmenter, oui, l'autosuffisance.
C'est une option de partenariat qui pourrait être fort utile dans le contexte
où les technologies et l'innovation vont très vite.
M. Beauchemin : Puis, juste
pour que je comprenne, donc, on est ici dans la sphère d'action de ce que Héma-Québec
fait. On n'est pas dans une sphère d'action de ce que Transplant Québec fait.
Mme Duranceau : Non, il n'est
pas...
M. Beauchemin : Non. Donc, il
n'y aura pas de... il n'y aura pas de succursale de Héma-Québec qui va être
faite pour indirectement rentrer, là, dans ce que Transplant Québec fait. Puis
les entités... Donc, en fait, est-ce qu'on a dit : C'est l'ensemble de l'oeuvre
de ce que Héma-Québec fait qui peut maintenant être en partenariat? Est-ce que
c'est... On peut envisager que ça irait jusque là? Question.
Des voix : ...
Mme Fagnan (Nathalie) :
Alors,
bien, c'est écrit l'ensemble ou en partie. Donc, ça aussi ce sera discuté avec
le gouvernement, et tout, mais je vous dirais que ce serait peu probable que ce
soit l'ensemble, parce qu'il y a plusieurs lignes de produits que nous sommes
autosuffisants à 100 %, alors...
M. Beauchemin : Puis là c'est
parce qu'actuellement, si je comprends bien, là, Héma-Québec, de temps en
temps, on se rend compte qu'on n'est peut-être pas les plus efficaces possible,
puis il y a quelque chose d'autre qui existe dans une autre entité privée
quelconque, là, qui est capable de mieux collecter le plasma, mieux collecter les
tissus, mieux collecter le sang, puis là ce qu'on veut, c'est créer un
partnership avec ces entités-là, c'est ça? C'est ça, l'objectif?
Mme Duranceau : Oui.
M. Beauchemin : OK.
Mme Duranceau : Bien, c'est
de s'ouvrir l'option, tu sais, un peu comme quand on va avoir des discussions
sur la SHQ, là, plus tard. Bien, tu sais, la SHQ, c'était une...
Mme Duranceau : ...qui n'était
pas capable d'entrer dans un partenariat pour un projet immobilier. On l'a
habilité, en vertu de la loi, à faire ça. Ça lui donne de l'agilité, ça ne fait
pas qu'elle se départit de ses activités. Ça fait que c'est... là, le parallèle
est peut-être boiteux, mais dans ce cas-ci, Héma-Québec voulait avoir
l'opportunité d'être plus agile dans ses façons d'intervenir en lien avec ce
qu'elle exerce déjà comme attributions.
M. Beauchemin : Ça fait que,
donc, sans ce qu'on est en train de discuter là, là, Héma-Québec n'aurait
jamais été capable de faire des partenariats?
Mme Duranceau : Bien, je pense
qu'elle n'était pas habilitée, en vertu de sa loi, à pouvoir faire un
partenariat ou faire... prendre une participation.
Des voix :
Mme Duranceau : Bon, un
instant, là, j'entends plein d'informations.
M. Beauchemin : J'ai... parce
que je trouve... je veux dire, il aurait fallu remonter, d'après moi, en haut
pour se rendre jusque peut-être au ministre pour voir si ça vaut la peine.
Puis, à ce moment-là, à la pièce, le ministre aurait pu dire : Oui. Mais
je suis juste curieux. Donc, il n'y avait pas l'habilité aucune de le faire
avant, c'est ça?
Mme Duranceau : Peut-être Me
Desbiens.
Le Président (M. Laframboise) :
Me Desbiens.
Mme Desbiens (Geneviève) :
Merci, M. le Président. En fait, les personnes morales dans le droit public
sont d'abord régies par les lois qui les concernent. Donc, si la loi ne le
prévoit pas, ce n'est pas une possibilité pour la personne morale d'avoir une
filiale ou de déléguer ses choses. Donc, c'est pour ça ici qu'on doit le
prévoir pour qu'Héma-Québec puisse le faire.
M. Beauchemin : OK. Ça fait
qu'il y a un spectre, là, il y a un... il y a un champ très, très obtus de ce
qui peut être fait, «that's it, that's all», on ne veut pas dévier de de ça.
Mme Duranceau : ...si tu ne
l'as pas prévu dans la loi au départ, bien là, il faut que tu viennes modifier
la loi, ou peut-être que tu obtiennes un décret spécifiquement sur ce que tu
veux faire du... tu sais, décret auprès du Conseil des ministres, là, puis
c'est ça.
• (16 h 10) •
M. Beauchemin : Je suis
vraiment surpris, mais, dans le fond, parce que dans...
Mme Duranceau : Non, non,
parce que je l'ai vu, moi, je l'ai vu avec la SHQ à l'époque, là.
M. Beauchemin : Oui, mais
dans... parce que vous venez de le dire, tu sais, ça peut être un décret puis
qui donnerait... qui donnerait l'autorité à Héma-Québec de former un
partnership par décret. Mais là on le fait de façon continuelle, ça fait qu'il
n'y aura plus ce retour à... à vérifier si c'est dans la logique de...
Mme Duranceau : Les juristes
me disent que ça prend quand même un pouvoir habilitant qui serait dans la loi,
qui permettrait au Conseil des ministres de changer quelque chose, de faire un
décret. Donc, on ne pourrait pas s'il n'y a pas le pouvoir... dans...
habilitant dans la loi, ça fait que c'est ce qu'on vient... Puis là, on vient
donner le pouvoir direct, on ne vient pas dire dans la loi, on permet au
Conseil des ministres de... C'est sur une base ad hoc de... d'intervenir, là,
ou d'approuver.
M. Beauchemin : Je suis juste
curieux, parce que, dans le fond, tu sais, on pourrait dire : Bon, toutes
les entités du gouvernement qui ont... Voici, par la loi, ce qu'il est possible
de faire, là, que vous devez faire, «that's it, that's all». Mais, si vous
voulez sortir à l'extérieur de ça, là, il faut tout le temps changer la loi
pour le faire?
Mme Duranceau : Il y aurait
peut-être un ménage à faire, mais oui.
Le Président (M. Laframboise) :
...
Mme Desbiens (Geneviève) :
...c'est nécessaire à cause du périmètre comptable, parce qu'à chaque fois
qu'on crée une entité, une entité juridique, avec les états financiers
consolidés, ça rentre dans le périmètre comptable du gouvernement. Ça fait que,
là, le gouvernement, il doit avoir quand même un droit de regard sur ce qui le
concerne, lui, et ce qui concerne ses états financiers. Ça fait que c'est pour
ça que les sociétés d'État qui ont le droit d'avoir des filiales, on le prévoit
dans leur loi, Hydro-Québec, c'est comme ça, CDPQ, c'est comme ça. La SAQ, on a
vu tantôt, elle a sa filiale qui est même constituée par... par une loi pour la
SQDC. Donc, c'est comme ça que ça fonctionne pour justement limiter les
tentacules qu'on pourrait... qu'il pourrait y avoir avec les états financiers
consolidés. Il faut que le gouvernement sache ce qui fait partie de lui à la
fin de la journée.
M. Beauchemin : Ça, je le
comprends, c'est juste que, tu sais, d'avoir l'habileté de pouvoir réagir
rapidement à des opportunités, le modèle contraint ça à cause de la définition
de ce que vous faites. Ça fait que je me posais la question, mais là, si on
arrive avec un décret, ce n'est même pas suffisant, il faut modifier une loi
pour que ça puisse fonctionner.
Mme Desbiens (Geneviève) :
Pour que le décret puisse être pris, effectivement, il faut absolument que la
loi le prévoie. On le voit pour Investissement Québec aussi, c'est toujours des
autorisations du gouvernement. Puis, dépendamment des filiales, si on prend
Investissement Québec, on peut constituer des filiales dont on a le contrôle,
mais on ne peut pas investir plus que tant de notre capital dans une société
sans l'autorisation du gouvernement ou du ministre, là, ça dépend des... des
montants, donc. Puis là je n'ai pas la loi devant moi, là.
M. Beauchemin : OK. Ça fait
que c'est pour pour ça que, de temps en temps, dans des projets de loi omnibus
comme ceux-ci, là, OK, il peut y avoir... on garroche justement ces
modifications de loi justement pour permettre ça. Ça fait qu'annuellement il y
a plusieurs opportunités. Il y a le budget, il y a ça, il y en a d'autres, là,
des omnibus qui sont présentés. Ça fait que ça donne des fenêtres d'opportunité
pour faire faire ces modifications-là.
Mme Duranceau : Oui, bien là,
le... les... les projets de loi efficacité de l'État vont le permettre sur une
base récurrente, là, mais il y a... Il pourrait y avoir un exercice à faire.
Là, évidemment, on est allés sur la base d'opportunités qui étaient...
Mme Duranceau : ...qui était
soulevé, mais on pourrait dire : Écoute, on regarde l'ensemble de
l'oeuvre, puis est-ce qu'on veut... étendre les pouvoirs? Des fois, c'est bon
que ça vienne de la base aussi, comme ça tu vois... tu sais, tu vois les
exemples... des exemples concrets de comment ça serait utilisé, là, ça peut
baliser.
M. Beauchemin : OK. C'est
beau... Excellent. Merci.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Est-ce que l'article 310 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 311.
Mme Duranceau : Donc, toujours
dans la même loi sur Héma-Québec : Cette loi est modifiée par
l'insertion, après l'article 30, du suivant :
«30.1. Héma‑Québec
peut, avec l'autorisation du gouvernement et aux conditions que celui
détermine, acquérir, détenir ou céder des actions, d'autres valeurs mobilières
ou un droit de propriété sur les actifs d'une personne morale, d'une
association ou d'une société à qui elle délègue tout ou partie de ses
attributions en vertu de l'article 5.1.
«Le gouvernement peut fixer, le cas échéant,
l'utilisation qui doit être faite des revenus générés par une telle
acquisition, détention ou cession.»
Alors, c'est ça. Ça, je pense, c'est,
encore là, des opportunités où on peut détenir... on peut détenir des actions,
on peut détenir... ou en tout cas bénéficier de la propriété intellectuelle qui
peut être transférée puis dont on serait ultimement bénéficiaires. Il y aurait
des revenus qui pourraient découler de ça. Alors, enfin, on se donne les moyens
de d'autres opportunités puis d'autofinancer certaines activités.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires sur 311? Ça va? Est-ce que l'article 311 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 312.
Mme Duranceau : Alors, on
change... on change d'équipe. Merci de votre brève visite.
Une voix : …
Mme Duranceau : Merci
beaucoup. Alors...
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) : Suspension.
(Suspension de la séance à 16 h 16)
(Reprise à 16 h 17)
Le Président (M. Laframboise) :
Nous sommes maintenant en direct, là. Allez-y, là. Pas de problème.
Mme Duranceau : ...donc,
avant de... de lire l'article 312, qui vise la Loi sur les contrats des
organismes publics, aussi connue sous LCOP, on vient... oui, hein, c'est ça, on
vient modifier ça, mais l'esprit, là, c'est au niveau... dans le fond, on va
proposer de retirer l'exigence de renouvellement de... de l'autorisation de
contracter puis on va faire... donc, on fait évoluer d'un régime de
renouvellement vers un régime de maintien de l'autorisation de contracter. Ça
fait qu'à partir du moment où tu l'as, bien là, elle est maintenue, ton
autorisation de contracter. Ça fait que ça va... C'est ça, hein?
Une voix : ...
Mme Duranceau : Bien, on va
économiser du temps parce que tu ne renouvelleras pas annuellement pour...
Une voix : ...
Mme Duranceau : Ça va être aux
cinq ans plutôt qu'annuellement. Ensuite de ça, on allège certaines exigences
procédurales qui sont applicables à l'AMP dans le cadre de l'examen intégrité
d'une... d'une entreprise. Ça fait que les observations, ils vont être
transmises à un seul moment plutôt que deux. Puis on élargit la discrétion de
l'AMP pour ce qui est de considérer un délai inférieur à 12 mois pour qu'une
demande de délivrance d'autorisation soit considérée lorsqu'une entreprise
s'est préalablement vue...
Mme Duranceau : ...refuser ou
révoquer une telle autorisation, ça fait qu'il va y avoir possibilité d'émettre
une autorisation à l'intérieur d'un délai qui est moins de 12 mois, si ton
autorisation n'avait pas été révoquée pour des raisons d'intégrité. Ça fait
que, comme on raccourcit le délai, ça va permettre d'être plus fluide aussi
quand ça s'applique. Ça fait que, ça, c'est le contexte, puis on va les lire un
par un.
Le Président (M. Laframboise) : ...sur
le contexte, juste avant de commencer.
M. Beauchemin : Ça fait que
donc, pour comprendre, ici, là, on est en train de vouloir faire un genre
d'«evergreen» sur les habiletés des organismes de...
Mme Duranceau : Non, on... En
fait, on vient juste comme assouplir des règles qui existent déjà ou les... tu
sais, les rendre... pas moins contraignantes, mais, tu sais, au lieu de
renouveler ton attestation annuellement, bien là, ça va être aux cinq ans à
partir du moment où elle est émise, tu es conforme, tu vas renouveler aux cinq
ans au lieu de renouveler annuellement. Pour les entreprises, oui. C'est des
allègements réglementaires, bien, pour que ça soit plus simple.
M. Beauchemin : Mais...
Mme Duranceau : Puis on fait
ces allègements-là, parce qu'on a l'AMP qui est là, l'Autorité des marchés
publics, qui est bien... En quelle année on a...
Des voix : ...
Mme Duranceau : Il y a des
nouveaux pouvoirs depuis 2022, puis ça avait été créé en 2019 l'AMP, puis là,
tu sais, il y a une belle maturité puis une belle façon de fonctionner, donc on
constate que ce qui était requis initialement, c'est devenu un peu lourd puis
que le mode de fonctionnement permet d'alléger un peu, mais ça n'enlève pas la
surveillance ou l'intégrité. Puis c'est à la demande de l'AMP aussi qu'on fait
ça. Alors, tu sais, très certainement, s'il desserre un petit peu le cordon,
c'est parce qu'ils sont à l'aise avec l'approche.
• (16 h 20) •
M. Beauchemin : Puis là on
est comme dans l'approvisionnement en partie de l'État, c'est ça?
Mme Duranceau : Bien, les
contrats publics.
M. Beauchemin : C'est ça, les
contrats...
Mme Duranceau : Ceux qui...
les entreprises qui soumissionnent pour avoir des contrats publics. Ce n'est
pas n'importe qui qui peut soumissionner pour avoir des contrats publics, tu
sais, il y a une... il y a une intégrité dont tu dois faire preuve. Alors, c'est
ces règles-là qui sont...
M. Beauchemin : Puis là
c'est, grosso modo, ces règles-là, qu'on leur demande de ne pas mettre à jour
aux cinq ans.
Mme Duranceau : Non, mais on
va voir, on va... on va y venir. C'est... c'est plutôt les... quand tu attestes
de l'intégrité d'une entreprise puis tu obtiens... tu obtiens ta preuve, ton
autorisation, bien là, ça, c'était demandé annuellement par l'entreprise. Là,
on dit : Bien, regarde, ça va être aux cinq ans pour telle et telle
raison, qu'on va voir.
M. Beauchemin : Et, quand on
donnait des autorisations, jadis, là, pour une période d'un an, il y a des
critères qui, dans le temps, vont fluctuer. Ces entreprises-là, est-ce qu'on...
est-ce qu'on a quand même un suivi de leur capacité? C'est... J'essaie juste
de...
Mme Duranceau : Bien, moi, je
suggère qu'on le lise, comme on... on va... on va l'attraper aux bons endroits,
ça va être plus facile de...
M. Beauchemin : OK.
Peut-être, ça va être plus facile, effectivement.
Mme Duranceau : ...de
l'expliquer, oui, de donne un peu le contexte.
Le Président (M. Laframboise) : ...l'article 312.
Mme la ministre.
Mme Duranceau : Oui. Donc, Loi
sur les contrats des organismes publics : L'article 21.24 de la Loi
sur les contrats des organismes publics (chapitre C-65.1) est
modifié :
1° par le remplacement, dans le
paragraphe 2° du premier alinéa, de «; l'Autorité peut considérer un délai
plus court si, à sa satisfaction, l'entreprise a apporté les mesures correctrices
nécessaires» par «ou dans un délai plus court que peut déterminer l'Autorité»;
2° par la suppression du deuxième
alinéa.
Donc : Cette disposition vise, d'une
part, à permettre à l'Autorité des marchés publics de considérer la délivrance
d'une autorisation de contracter à une entreprise dans un délai inférieur à
12 mois suivant son refus de délivrer une autorisation à cette entreprise
ou suivant la révocation de l'autorisation de cette entreprise, dans tous les
cas où elle l'estime appropriée.
Sa disposition comporte, d'autre part, une
modification de concordance liée au retrait de l'exigence de renouvellement de
l'autorisation de contracter proposée par l'article 320 du projet de loi,
donc, qu'on va voir plus tard.
Donc, je vais lire la note additionnelle
qui va donner plus de détails : À l'heure actuelle, l'Autorité des marchés
publics ne peut considérer la délivrance d'une autorisation de contracter à une
entreprise dans un délai inférieur à 12 mois suivant son refus de délivrer
une autorisation à cette entreprise ou suivant la révocation de l'autorisation
de cette entreprise uniquement lorsque l'entreprise demanderesse a apporté à la
satisfaction de l'autorité les mesures correctrices nécessaires.
Dans le cas du refus de délivrer une
autorisation de contracter, la possibilité pour l'autorité d'imposer des
mesures correctrices est prévue à l'article 21.36 de la loi de la LCOP,
dans le cas de la révocation d'une autorisation de contracter l'imposition de
mesures correctrices, est à l'article 21.48.4 de la LCOP.
Dorénavant, l'autorité pourrait
considérer...
Mme Duranceau : ...la
délivrance d'une autorisation de contracter dans tous les cas où elle estime
approprié, notamment lorsque le contexte à l'origine de son refus de délivrer
une autorisation ou de la révocation d'une autorisation ne se prêtait pas à
l'imposition de mesures correctrices.
À titre d'exemple, lorsque l'autorisation
de contracter d'une entreprise sera révoquée par l'effet de la loi conformément
à 2142 de LCOP proposé par l'article 322 du projet de loi,
l'article 21.48.4 ne trouvera pas application. Dans un tel cas, l'autorité
pourrait, suivant la disposition proposée, considérer la délivrance d'une
nouvelle autorisation de contracter dans un délai inférieur à 12 mois suivant
la révocation de l'autorisation.
Bon, là, on va demander à
Mme Nathalie Noël de nous donner un bel exemple concret pour qu'on
comprenne tous clairement de quoi on parle.
Le Président (M. Laframboise) : Consentement?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Donc, vous devez vous présenter, madame, allez-y.
Mme Noël (Nathalie) : Nathalie
Noël, je suis secrétaire associée aux marchés publics au Secrétariat du Conseil
du trésor. Dans le cas présent, ce que l'AMP souhaite faire, c'est d'exercer
une discrétion pour des entreprises qui se sont vu révoquer leur autorisation
de contracter pour des raisons qui ne touchaient pas à l'intégrité. Par
exemple, elles ont omis de renouveler dans les délais. Donc à ce moment-là, une
entreprise qui avait omis de renouveler dans les délais ne pouvait pas
représenter dans l'année qui... avant 12 mois. Donc, maintenant, avec
cette proposition là, l'AMP pourrait délivrer dans un délai inférieur à
12 mois.
M. Beauchemin : Inférieur à
12 mois?
Mme Noël (Nathalie) : Oui.
Mme Duranceau : Parce que
mettons, tu manquais ton délai... pour une raison administrative, tu as
manqué... tu sais, tu as oublié de t'occuper de ça, bien là, tu n'avais pas
renouvelé à l'intérieur du délai prescrit, bien là, ce que...
M. Beauchemin : ...12 mois.
Mme Duranceau : Bien, c'est
ça. Là, la loi disait : Il faut que tu attendes... la loi disait : Il
faut que t'attendes 12 mois avant de délivrer l'autorisation à cette
entreprise-là. C'était comme considérer une faute importante, alors que, dans
ce cas-là, comme il n'y a rien qui est lié à l'intégrité, ou que c'était un
oubli, disons, administratif dans l'exemple, bien là, on vient dire : Il y
a moyen d'être un peu plus souple sur ça.
Mme Duranceau : Mais des
fois, quand il y a de la fumée, il y a un feu quelque part. Je fais juste faire
l'avocat du diable deux secondes. Tu sais, si, supposons qu'il y a comme une
chose, bon, puis ça fait juste six semaines qu'ils sont au courant, ils n'ont
pas juste le calendrier gouvernemental à suivre. Donc, ils ont une période de
12 mois à partir du moment où est-ce qu'ils n'ont pas rempli le formulaire
ou la correction?
Mme Noël (Nathalie) : Bien,
dans les faits... si vous permettez...
Mme Duranceau : Oui, oui,
oui.
Mme Noël (Nathalie) : Dans le
cas qui nous occupe, supposons que la l'autorisation de contracter avait une
date de fin, c'est à partir de cette date de fin là... quand ils vont faire une
une nouvelle demande, bien là, ils auraient dû attendre 12 mois. Là, la
discrétion de l'AMP pourrait permettre à ce qu'ils puissent présenter une
nouvelle demande dans des délais plus courts. Ce qu'il faut comprendre, c'est
que c'était permis de redéposer une demande d'autorisation de contracter dans
un délai plus court lorsque l'AMP avait fait... avait demandé à une entreprise
qui avait... où on lui avait révoqué son droit de contracter des mesures
correctrices. Quand l'entreprise présentait les mesures correctrices puis
qu'elles étaient à la satisfaction de l'AMP, ils pouvaient obtenir leur
autorisation de contracter en moins de 12 mois, mais ce n'était pas le cas
pour les gens qui avaient juste omis un délai. C'est comme une correction pour
permettre d'avoir une plus grande discrétion pour des situations auxquelles
l'intégrité n'est pas concernée.
M. Beauchemin : Puis comment
qu'on...
Mme Duranceau : Si tu voyais
le texte de loi... je ne sais pas si tu l'as, le texte de loi de 21.24, là,
parce que, dans le fond, pour qu'une demande de délivrance d'autorisation soit
considérée par l'autorité, il faut que l'entreprise, bon, ait fait sa demande
d'attestation à Revenu Québec. Première condition. Puis, deuxième condition, ne
pas s'être vu refuser ou révoquer une autorisation dans les 12 derniers
mois. Puis là, initialement, l'autorité peut considérer un délai plus court si,
à sa satisfaction, l'entreprise a apporté les mesures correctrices nécessaires.
OK, mais, tu sais, si finalement l'entreprise, elle n'en avait pas de correctif
nécessaire à apporter parce qu'elle a juste manqué le délai de faire sa
demande, bien là, l'autorité n'avait pas le loisir de dire : Écoute, je
comprends, ta situation n'est pas du tout liée à une question d'intégrité, je
vais... tu sais, ton autorisation, elle va être émise. On était contraint par
la loi. Donc là, l'usage démontre que ces cas-là peuvent être traités
différemment puis qu'il y a un délai plus court qui peut être déterminé par
l'autorité si elle considère qu'il n'y a pas d'enjeu.
M. Beauchemin : ...l'autorité,
parce que, là, tantôt, on parlait que, tu sais, si ce n'est pas inscrit dans la
loi, ça ne va pas très bien, là. Ça fait que...
M. Beauchemin : ...y a-tu
quelque part, à un moment donné, une limite? Dans le sens que, si... supposons
qu'il y a eu un défaut OK, mais là il n'y en a pas un, défaut, il y en a eu
deux ou trois, défauts. Y a-tu comme un endroit où est-ce qu'il y a une ligne
dans le sable, à partir d'un certain nombre là, woup! minute, là, c'est...
Mme Duranceau : C'est ça, là,
dépendamment du... Bon, si quelqu'un n'est juste pas bon avec ses dates, dans
son calendrier...
M. Beauchemin : Genre.
Mme Duranceau : ...ça, c'est
une affaire. Ça, je ne pense pas... Ça... Il a un plus gros problème que ça,
là, lui, s'il manque ses délais, parce qu'il manque des opportunités de
soumissionner, probablement, aussi, sur des contrats.
M. Beauchemin : Mais c'est
ça, le point de ma question, c'est justement ça. Si, supposons, qu'il a eu plusieurs...
Mme Duranceau : Mais... à
défaut, l'AMP va faire des recommandations, puis il y a des mesures
correctrices qui doivent être apportées. Bon, là, potentiellement, ils vont lui
dire : Écoute, suis tes délais pour faire tes demandes à l'intérieur du...
Mais, cette fois-ci, je suis capable de t'accommoder, là. Tu sais, ça, ce n'est
pas un enjeu tellement...
M. Beauchemin : ...mais, tu
sais, s'il y en a plusieurs, défauts, l'AMP a aussi, «therefore», maintenant,
l'habilité de pouvoir faire ces corrections-là. C'est ça, ma question. C'est
juste qu'à quelle...
Mme Duranceau : Mais ça
n'enlève rien à... ça n'enlève rien à l'AMP. Ça dit juste que... «Dans un délai
plus court que peut déterminer l'autorité», c'est qu'on vient enlever... dans
la mesure où les... les correctifs qu'elle a demandés ont été faits. Tu sais,
c'est l'AMP qui va décider c'est-tu un dossier qu'il y a matière à correctifs.
Ont-ils été... ont-ils été faits? Auquel cas, j'accorde l'autorisation, ou,
bon, il n'y a pas de correctifs, c'est une histoire administrative, j'accorde
l'autorisation. Mais les pouvoirs de l'AMP demeurent puis sont... sont intacts
avec ça.
Puis, tu sais, ce que je peux ajouter
aussi, c'est que, dans le fond, plus tu as de monde qui reçoivent des
autorisations, puis qui sont conformes, bien, plus tu as de monde en mesure de
soumissionner sur les contrats publics, puis plus tu as de concurrence, puis,
ultimement, plus ça devrait servir l'intérêt général.
M. Beauchemin : C'est bon.
• (16 h 30) •
Le Président (M. Laframboise) : ...ça
va? Est-ce que l'article 312 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
313.
Mme Duranceau : Donc :
313. L'article 21.26 de cette loi est
modifié par la suppression de «ou de renouveler».
Alors, c'est simplement un ajustement
de... une modification de concordance liée au retrait de l'exigence de
renouvellement de l'autorisation de contracter proposé par l'article 320 du
projet de loi.
Le Président (M. Laframboise) : ...est-ce
que 313 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 314.
Mme Duranceau : Même chose,
une modification de concordance. Donc :
L'article 21.27 de cette loi est modifié
par la suppression, dans le premier alinéa, de «ou de lui renouveler».
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 314 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 315.
Mme Duranceau : L'article
21.31 de cette loi est modifié par la suppression de «ou de renouvellement».
Même chose, concordance liée à l'article
320.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que 315 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 316.
Mme Duranceau : L'article
21.36 de cette loi est modifié par la suppression de «ou le renouvellement».
Même chose, concordance avec l'article
320.
Le Président (M. Laframboise) : 316
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Donc, 317.
Mme Duranceau : L'article
21.37 de cette loi est modifié :
1° par la suppression, dans le
premier alinéa, de «ou de renouveler»;
2° par la suppression, dans le
quatrième alinéa, de «ou le renouvellement».
Donc, idem, concordance, article 320.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 317 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté.318.
Mme Duranceau : L'article
21.39 de cette loi est modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de
«, de refuser ou de révoquer» et de «d'une demande de retrait du registre» par,
respectivement, «ou de refuser» et «de la révocation d'une autorisation et des
motifs de celle-ci de même que de la demande de retrait d'une autorisation».
Alors, modification de concordance en lien
avec l'article 320.
Le Président (M. Laframboise) : Commentaires?
Ça va? Est-ce que l'article 318 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 319.
Mme Duranceau : OK, alors,
plus costaud :
L'article 21.40 de cette loi est remplacé
par le suivant, donc :
«21.40. Une entreprise autorisée doit
effectuer la mise à jour annuelle des documents et des renseignements suivant
les conditions et modalités déterminées par règlement de l'Autorité. Cette mise
à jour doit être accompagnée des droits déterminés conformément à l'article 84
de la Loi sur l'Autorité des marchés publics.
«L'entreprise doit de plus aviser
l'Autorité de toute modification à un renseignement transmis dans les 30 jours
de celle-ci suivant les conditions et modalités déterminées par règlement de l'Autorité.
«Les conditions et modalités déterminées
par règlement en application du présent article peuvent varier selon la nature
et l'importance des changements survenus au sein de l'entreprise ou selon le
type d'entreprise et le lieu où elle exerce principalement ses activités.
«L'autorisation de toute entreprise qui
fait défaut de se conformer au premier alinéa est suspendue de plein...
16 h 30 (version non révisée)
Mme Duranceau : ...l'Autorité
informe par écrit et dans les plus brefs délais l'entreprise de la suspension
de son autorisation.»
Donc, dans les commentaires maintenant, on
vient dire que cet article reprend le contenu de l'actuel article 21.40 de la
LCOP tout en prévoyant, au troisième alinéa, que les conditions et modalités
réglementaires applicables aux mises à jour de documents et de renseignements
pourront varier selon la nature et l'importance des changements survenus au
sein de l'entreprise. Il s'agit des mêmes paramètres que ceux prévus au
troisième alinéa de l'actuel article 21.41 à l'égard de la demande de
renouvellement.
De plus, le quatrième alinéa prévoit la
conséquence du défaut pour l'entreprise titulaire d'une autorisation de
contracter d'effectuer la mise à jour annuelle de ses documents et
renseignements conformément au présent article. Alors, dès le dépassement de la
date butoir prévue par règlement de l'Autorité des marchés publics pour la mise
à jour annuelle des documents et des renseignements, l'autorisation de
contracter l'entreprise en défaut est suspendue par le seul effet de la loi. Bon.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires, M. le député de Marguerite-Bourgeoys?
M. Beauchemin : ...c'est un peu...
c'est un peu relié à ça, mais... mais j'y vais de façon un petit peu plus large.
On a eu quand même la Fédération, là, canadienne... des chambres de commerce,
plutôt, de... du Québec, là, qui est venue nous parler lorsqu'on avait les
consultations particulières puis qui disait comme quoi que, dans le fond, on
aurait peut-être eu ici une opportunité, là, pour vraiment faire des
modifications importantes, là, pour permettre d'avoir une plus grande
flexibilité dans l'ensemble des contrats d'approvisionnement. Puis, dans le
contexte actuel, marqué par la guerre tarifaire puis l'instabilité économique,
est-ce qu'on a évalué les options qui auraient pu permettre au gouvernement d'accroître
ça? Parce que, là, ici, on y va comme un peu à la marge, puis je le comprends,
mais il y avait des suggestions qui avaient été faites, là, par la FCCQ, on
parlait d'intégrer dans le mode d'adjudication des critères de qualité, de
durabilité, d'innovation, de retombées économiques au Québec. Je veux dire, la candidate
à la chefferie, là, députée de Sanguinet, parle justement hier de... ou avant-hier,
là, de... d'augmenter à 60 % le taux de produits...
Une voix : ...
M. Beauchemin : ...exact, de
produits québécois. Donc, est-ce qu'on peut avoir aussi, peut-être, des points qui
sont accordés par la présence au Québec, donc, de l'entreprise, retours fiscaux,
etc.? Est-ce que... Est-ce qu'on a considéré faire ça ici? Parce qu'il me
semble que c'est un petit peu... l'opportunité, elle aurait été maintenant de
le faire, ça.
Mme Duranceau : Là, c'est...
c'est vraiment un autre sujet. Tu sais, c'est lié, mais c'est un autre sujet.
Là, on est dans l'intégrité des marchés publics puis comment on fonctionne avec
les autorisations. Puis là ce à quoi vous faites référence, c'est notre
stratégie de marchés publics puis l'achat québécois. Puis il y a beaucoup de
choses qui ont été faites, là, dans les dernières années, pour assouplir, pour
donner d'autres outils pour aller aux marchés plutôt que de juste considérer
que ça va être le plus bas soumissionnaire conforme. Il y a plusieurs outils
qui ont été mis de l'avant par l'équipe des marchés publics. Puis,
effectivement, quand on a rencontré les différentes organisations, bien, on a
compris qu'il y avait encore des choses à travailler. Mais je dirais que, sur
le plan législatif, ça a pas mal été travaillé, c'est... c'est... à un moment
donné, c'est dans l'exécution, c'est ceux qui font... qui vont aux marchés qu'il
faut qu'ils apprennent à se prévaloir des outils qui sont... tu sais, des types
de contrats qu'ils peuvent... qu'ils peuvent demander.
M. Beauchemin : ...d'insister
sur une proportion québécoise dans une offre de services...
Mme Duranceau : Oui. C'est...
M. Beauchemin : ...ce n'est pas...
ce n'est pas à travers un projet de loi comme ça qu'on aurait pu faire ça?
Mme Duranceau : Bien, ça a
été fait, c'est ça, en 2022, projet de loi n° 12? OK.
M. Beauchemin : Oui, mais on
n'a pas... on n'est pas rendus avec un pourcentage... il n'y a pas un pourcentage
spécifique dans le projet de loi n° 12, là.
Mme Duranceau : Non, bien, on
n'impose pas le pourcentage spécifique, mais...
M. Beauchemin : Mais c'est ça...
c'était ça qui était l'argumentaire, que, justement, on devrait en avoir un,
dans le contexte où est-ce que Trump fait ce qu'il veut, finalement, avec les voies
commerces, là.
Mme Duranceau : Oui.Mais
là, tu sais, Trump fait ce qu'il veut, là, mais il y a quand même des accords
de commerce à travers le Canada puis avec les marchés de manière générale, qu'on
se doit de respecter. Mais il y a effectivement des façons d'être plus innovant
dans comment on va aux marchés, comment on considère les fournisseurs locaux
dans... dans nos demandes puis comment ça, tu sais, le fait d'être local,
comment ça pèse dans ton appréciation de la qualité du fournisseur qui te
soumet une proposition. Ça fait qu'évidemment il y a... il y a... il y a le prix
qu'il faut toujours considérer puis, après ça, bien, dans les critères plus
intangibles, la proximité, l'impact... l'impact ESG de ça.
M. Beauchemin : Mais je me...
Mais je me trompe-tu en disant que ça aurait pu être, justement, ici qu'on aurait...
M. Beauchemin : ...pu en
intégrer, justement, certains de ces qualificatifs-là?
Mme Duranceau : Bien, ce
qu'on dit, c'est que, tu sais, dans le fond, les leviers législatifs sont déjà
disponibles pour y aller avec de l'achat québécois. Après ça, il faut que les
gens qui font les appels d'offres partout dans les hôpitaux, dans le Centre
d'acquisitions gouvernementales, dans les écoles, bien, ils sachent que les
outils existent puis qu'ils les apprivoisent, parce que c'est beaucoup plus
rassurant de dire : Moi, je vais avec le plus bas soumissionnaire conforme
puis je ne me pose pas d'autres questions. Tu sais, je n'ai pas pris de risque.
Mais les... les leviers législatifs pour faire les appels d'offres, comme vous
le suggérez, ils existent déjà.
M. Beauchemin : Mais ils ne
s'en servent pas, puis c'est ça, l'enjeu. Ça fait que comment... comment les
forcer? C'est justement le point, c'est qu'à l'intérieur du projet actuel ça
n'aurait pas été l'opportunité, justement, de... de forcer l'utilisation.
Mme Duranceau : Bien là, le
projet de loi actuel, c'est pour l'efficacité. En tout cas, on pense que
législativement, il y a ce qu'il faut. Là, après ça, il faut que les... Je vais
donner un exemple. Ce que le Centre d'acquisitions gouvernemental fait déjà,
OK, un appel d'offres. Au lieu... Je donnais l'exemple, dans ma circonscription
hier, j'ai une entreprise, les... les tartes, là, Saint-Donat, Boulangerie
Saint-Donat, bien, si l'appel d'offres du CIUSSS des Laurentides, c'est un
appel d'offres pour 2 millions de tartes, là, probablement que Boulangerie
Saint-Donat n'est pas capable de livrer 2 millions de tartes, mais si le
Centre d'acquisitions gouvernementales dit : Je vais faire des lots...
Puis là tout le... le détail, là, de... pour aller au marché, là, je... je ne
veux pas m'embarquer là-dedans, mais je permets des lots plus petits dans la
manière dont je vais au marché, bien là, tu as des fournisseurs locaux plus
petits qui ne peuvent peut-être pas bider sur 2 millions, mais qui sont
capables d'en prendre 450 000 puis de... Alors, c'est ça que... Mais il ne
faut penser à aller au marché de cette façon-là. Ça fait que c'est... c'est une
façon de faire. Puis, le Centre d'acquisitions gouvernementales, c'est... ça a
été... c'est 500 millions par année d'économie, non, notre... Bon. 500
millions par année d'économie. Donc, c'est des... des gens qui sont experts en
approvisionnement puis qui se permettent d'être créatifs sur la façon d'aller
au marché.
• (16 h 40) •
Maintenant, il faut répandre la bonne
nouvelle dans toute l'administration. Tu sais, c'est ça qui se passe. Mais je
n'ai pas besoin de mettre ça dans une loi. Là, c'est de la gestion.
M. Beauchemin : Mais je
comprends, c'est la gestion, mais j'essaie juste de... de voir, parce que,
comme on a discuté, quand ce n'est pas...
Mme Duranceau : La gestion
puis la formation.
M. Beauchemin : ...quand ce
n'est pas spécifique dans une loi, les gens ne se sentent pas obligés de le
faire. Donc, clairement, si on est tout le temps encore sur le plus bas
soumissionnaire, c'est qu'il doit y avoir... il ne doit pas y avoir une
obligation de considérer autre chose, surtout dans le contexte où est-ce que
la... la députée, par exemple, de Sanguinet semble vouloir aller plus fort dans
le contenu québécois, ce qui est quelque chose que nous, on... on fait la
promotion de ça depuis trois ans.
Je me pose la question dans le contexte
aujourd'hui, là, il n'y a pas le même respect de... de par nos partenaires, que
ce soit à l'extérieur du Canada ou même à l'intérieur du Canada, des fois, il y
a comme un fait en Ontario avant, fait au Québec avant, cette attitude-là, où
aurait été l'opportunité de réaliser le souhait de la... de la députée de Sanguinet,
par exemple? Parce que ce n'est pas de dire «on l'a déjà l'affaire puis on
souhaite juste...
Mme Duranceau : Mais la
députée de Sanguinet est bien au courant aussi qu'il y a les accords de
commerce qui existent, là. Tu sais, il y en a qui les suivent, il y en a qui
les suivent moins, mais ça existe quand même. Puis là, notre corpus législatif,
il est allé le plus loin possible dans le respect de ces accords-là, pour le
moment. Là, après ça, il y a vraiment... À partir du moment où on a dit ça, il
y a une façon d'aller au marché pour privilégier.
Puis, ce qu'on vient de faire avec le
député d'Orford au niveau de l'acquisition de... C'est quoi, des... des...
C'étaient-tu des logiciels? En tout cas, de certains biens informatiques, on...
Une voix : ...
Mme Duranceau : Des actifs
stratégiques, c'est ça, pour la souveraineté numérique. Bien, on s'est affichés
clairement où on va aller au marché puis on veut des fournisseurs québécois
puis canadiens. Donc, c'est audacieux puis ça pourrait être... ça pourrait être
contesté potentiellement par... par les Américains là-dedans. Mais, à un moment
donné, quand tu dis : Bien, je veux ma souveraineté numérique à l'égard de
certains... certains biens ou certains créneaux, bien, tu... on s'assume. Donc,
ça, c'est un exemple, c'est tout récent.
Alors, oui, on le fait. Puis, le contexte,
probablement, tu sais, en 2022, ce n'était pas... ce n'était pas le même
contexte, là. Puis, quand même, on a fait les modifications. Puis là le
contexte géopolitique, je pense, amène toutes les juridictions à être peut-être
plus audacieuses sur ça, là.
M. Beauchemin : Bien,
effectivement. Puis, je pense qu'ici quand on parle de... de data, de données,
bien, il y a une sécurité informatique qui... qui va au-delà de ça. Mais
prenons l'exemple...
M. Beauchemin : ...de Marmen,
par exemple, à Trois-Rivières, qui ne peut pas gagner sur les contrats au
gouvernement pour les parcs éoliens. Puis c'est des palmes chinoises qui ont
été... qui ont gagné avec une qualité d'acier moins forte, mais un prix plus
bas, qui rentrait dans les critères au niveau de la qualité d'acier du
gouvernement, qui était donc inférieure... la demande du gouvernement était
inférieure en termes de qualité que ce que Marmen pouvait produire. Eux autres,
ils produisent un produit qui est de plus grande qualité. Il était plus cher,
malheureusement. Comment qu'on fait pour s'assurer que c'est Marmen qui gagne?
Mme Duranceau : Bien là, je
vais... Un, je ne vais pas commenter ce dossier-là spécifiquement, là, parce
que je... je suis au fait du dossier, mais peut-être pas dans tous les détails,
ça fait que je ne veux pas dire des choses qui n'ont pas de bon sens. Mais, tu
sais, on a une stratégie de marché public puis on est en train de la réviser.
Puis tous ces commentaires-là, tu sais, qui vous ont aussi été transmis, bien,
on les prend en compte, là, dans notre... dans notre approche, notre stratégie
qu'on va déposer dans les prochaines... prochaines semaines. Donc, évidemment,
une stratégie, ce n'est pas un projet de loi, là. Mais on va se donner les
moyens de répondre de mieux en mieux.
M. Beauchemin : Puis la... si
je peux dire ça ainsi, la traduction de cette stratégie-là, il va falloir
qu'elle se... qu'elle se concrétise dans un corpus législatif, quelque part, à
un moment donné, pour que les gens...
Mme Duranceau : Bien, ou pas,
ou pas. Tu sais, à un moment donné, si les outils législatifs, ils sont là, ils
existent, puis que les gens se les approprient davantage, bien, on va avoir...
Puis, tu sais, il y a aussi tout simplement une façon de s'informer de ce que
le marché offre, une façon aussi d'aller en appel d'offres. Mais tu veux-tu une
bouteille d'huile d'olive... Tu veux-tu de l'huile d'olive ou tu veux une
bouteille d'huile d'olive en verre avec une étiquette telle couleur puis qui
rentre sur telle tablette? Tu sais, à un moment donné, si tu vas au marché...
de manière tellement restrictive, bien, tu vas exclure des produits québécois,
ça va être juste la bouteille d'huile d'olive qui... Je ne sais pas, moi.
M. Beauchemin : Bien, je
reviens à l'exemple de Marmen, puis on pourra clore là-dessus. C'est juste que
c'est un exemple où on a la capacité de le faire, le coût était en proportion
de la qualité du produit, puis ça n'a pas été réalisé de cette façon-là. Puis
je me pose la question comment qu'on peut le documenter. La durée de vie va
être supérieure. Donc, c'est... c'est tout ça que je me pose la question.
Comment qu'on fait pour le rentrer? Puis je me posais la question si ce n'était
peut-être pas justement ici une opportunité pour le faire. Parce qu'il n'y a
pas possibilité, de la part de Marmen, par exemple, d'avoir un recours contre
le... le processus d'appel d'offres puis dire : Ah! non, non, là, vous
avez mal interprété ce qui est... ce qui est permis d'être fait de par votre
département des acquisitions, parce que normalement, vous auriez dû avoir le
réflexe de penser québécois en premier, puis ça n'a pas été le cas. Parce
qu'ils n'ont pas la... Il y a... Les avocats se sont penchés puis ils n'ont pas
vu une poignée nulle part dans le corpus qui allait les obliger de le faire.
Ça fait que c'est un exemple parmi tant
d'autres. Moi, ce que je veux savoir, c'est : Est-ce qu'on peut
minimalement savoir où ce serait, d'avoir des pointages additionnels simplement
parce que tu es installé au Québec, disons? Il y a-tu, quelque part dans le
corpus... Non. Ce que... Ce que je comprends, c'est que vous me dites :
Bien, c'est quand on fait la procédure de demande puis que, là, on dit ça
puis... Mais il n'y a pas de poignée pour revenir, là.
Mme Duranceau : ...là, je ne
veux pas m'étendre outre mesure sur toute la stratégie de marché public, mais,
tu sais, il y a des marges préférentielles. Tu peux... Tu peux avantager. Puis
on a fait un décret, d'ailleurs, dans le contexte de ce qui se passe avec les
États-Unis pour avantager les entreprises québécoises. Donc, sur l'adjudication,
pour déterminer à qui va aller le contrat, bien, il y avait une marge
préférentielle qui venait bonifier les dossiers québécois ou canadiens...
québécois, puis après ça, on retournait à quel était le prix. Donc, ça... ça
plaçait de manière avantageuse les entreprises d'ici.
Donc, les leviers... les leviers
législatifs sont tous là. Après ça, il faut les utiliser comme il faut. Puis
ça, c'est... c'est notre rôle aussi, puis ça va... ça va être inscrit dans la
stratégie, de... c'est notre rôle de former les gens puis de s'assurer que les
équipes s'approprient les outils comme tels parce qu'ils existent. C'est ça qui
est...
Le Président (M. Laframboise) : ...est-ce
que l'article 319 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 320.
Mme Duranceau : «L'article 21.41
de cette loi est abrogé.» Donc, cette disposition vise à retirer l'exigence
faite aux entreprises titulaires d'une autorisation de contracter délivrée par
l'autorité...
Mme Duranceau : ...Autorité
des marchés publics d'obtenir le renouvellement de cette autorisation tous les
cinq ans.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Est-ce que l'article 320 est adopté?
Adopté. 321.
Mme Duranceau : OK.
Donc :
321. L'article 21.41.1 de cette loi
est modifié :
1° dans le premier alinéa :
a) par la suppression de «expirée
ou» et de «de cette expiration ou»;
b) par l'insertion, à la fin, de
«de même que la liste de ses sous-contrats en cours d'exécution, en indiquant
dans ce cas le nom de l'organisme public qui a conclu le contrat public auquel
se rattache chacun de ces sous-contrats»;
2° par la suppression du quatrième alinéa.
Alors, cette disposition comporte des
modifications de concordance liée au retrait de l'exigence de renouvellement de
l'autorisation de contracter proposée par l'article 320 du projet de loi.
De plus, la modification proposée par le sous-paragraphe b du paragraphe un du
présent article vise à prévoir l'obligation, pour l'entreprise dont
l'autorisation est suspendue, d'informer l'Autorité des marchés publics de ses
sous-contrats publics en cours d'exécution. Bon.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires? Oui, Mme la députée de La Pinière.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Rebonjour à tout le monde. La question que j'ai pour ça :
est-ce que c'est... le fait qu'on enlève le «expiré ou», c'est en lien avec
l'article précédent qui est... l'abrogation de l'article précédent dans le projet
de loi ou pas du tout? Parce que dans l'article précédent, on enlevait le 21...
l'article 21.41 de la loi puis c'était une disposition... une disposition
qui visait à retirer l'exigence faite aux entreprises titulaires d'une
autorisation de contracter délivrée par l'Autorité des marchés publics,
d'obtenir le renouvellement de cette autorisation tous les cinq ans. Puis là,
dans l'article 321 qu'on est en train d'étudier, on dit... on supprime le
mot «expiré». Alors, est-ce que c'est parce qu'ils n'ont plus l'obligation de
renouveler aux cinq ans ou c'est...
• (16 h 50) •
Mme Duranceau : Mais il
renouvelle plus aux cinq ans, parce qu'ils font... annuellement, ils font leur
mise à jour.
Mme Caron : OK, alors c'est
pour ça. Parfait. Merci. C'était la pression dont j'avais besoin.
Le Président (M. Laframboise) : Bon.
Donc, est-ce que l'article 321 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 322.
Mme Duranceau : Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 21.41.1, du suivant :
«21.42. L'autorisation qui est suspendue
en application du quatrième alinéa de l'article 21.40 est révoquée de
plein droit si l'entreprise ne remédie pas à son défaut au plus tard à la date
suivante :
«1° dans le cas d'une entreprise qui est
partie à tout contrat public ou à tout sous-contrat public pour lequel une
telle autorisation est requise, à la date anniversaire de la délivrance de son
autorisation qui suit la fin de l'exécution de ces contrats ou de ces
sous-contrats;
«2° dans le cas d'une entreprise qui n'est
pas partie à un contrat public ou à un sous-contrat public pour lequel une
telle autorisation est requise, à la date anniversaire de la délivrance de son
autorisation qui suit sa suspension.
«L'Autorité informe par écrit et dans les
plus brefs délais l'entreprise de la révocation de son autorisation.»
Donc, cet article prévoit la révocation
par le seul effet de la loi, d'une autorisation de contracter suspendue en
application de l'article 21.40... proposé par le projet de loi, lorsque
l'entreprise qui en est... qui est titulaire ne remédie pas à son défaut
d'effectuer la mise à jour annuelle de ses documents et renseignements au plus
tard à l'une des deux dates prévues au paragraphe un et deux du présent alinéa,
selon que l'entreprise est ou non partie à un contrat public ou un sous-contrat
public pour lesquels une autorisation est requise. Il est à noter que
l'entreprise, dans l'autorisation de contracter révoquée en application du
présent article, ne devient pas admissible aux contrats publics.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Mme la députée de La Pinière.
Mme Caron : Oui. Merci, M. le
Président. Donc, est-ce que c'est parce qu'on fait... on fait référence à la
mise à jour annuelle, là, dans le commentaire. Alors, tout à l'heure, vous me
disiez que l'article qui est venu modifier, c'était parce qu'il n'y a pas
besoin de renouveler aux cinq ans, parce qu'ils doivent faire les mises à jour
annuelles. Alors, est-ce que cet article-ci c'est, en fin de compte, ce qui
doit être fait si la mise... la mise à jour annuel n'est pas faite?
Mme Duranceau : Oui.
Mme Caron : Oui? OK, merci.
Le Président (M. Laframboise) : D'autres
questions, commentaires?
Mme Caron : Non.
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va? Est-ce que l'article 322 est adopté?
Adopté. 323.
Mme Duranceau : L'article 21.45
de cette loi est modifié par le remplacement, dans le paragraphe 1° du deuxième
alinéa, de «expirée ou suspendue, si cette expiration ou cette suspension
survient alors que l'entreprise exécute un contrat public ou un sous-contrat
public pour lequel une telle autorisation est requise» par «suspendue».
Alors, cette disposition vise à ce que le
registre des entreprises autorisées à contracter avec l'Autorité des marchés
publics fasse dorénavant mention de toute suspension d'une autorisation de
contracter sans égard au...
Mme Duranceau : ...au
fait que l'entreprise qui est titulaire d'une telle autorisation exécuter...
exécute un contrat public ou un sous-contrat public. Cette disposition
comporte, de plus, une modification de concordance liée au retrait de
l'exigence de renouvellement de l'autorisation de contracter proposée par
l'article 320 du projet de loi.
Le Président
(M. Laframboise) : Questions, commentaires? Mme la députée de La Pinière.
Mme Caron : Merci. Donc,
si l'entreprise a été suspendue, autrement dit, elle doit en faire mention dans
le registre des entreprises. Mais ce que je comprends, c'est que ça ne
l'empêche pas de... de continuer d'exécuter un contrat public ou un
sous-contrat public. Est-ce que c'est bien ça?
Mme Duranceau : C'est
ça. Exactement.
Mme Caron : Donc, c'est
un contrat ou un sous-contrat qui est en cours. Donc...
Mme Duranceau : Elle
peut le terminer.
Mme Caron : ...elle peut
le terminer, mais comme elle est suspendue, ça veut peut-être dire qu'elle ne
pourra pas en avoir un autre jusqu'à temps — j'imagine — que
la situation soit régularisée, le cas échéant.
Mme Duranceau : C'est
ça. Ça va être inscrit au registre. Exactement.
19313
Mme Caron :Merci.
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que l'article 323 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté. 324.
Mme Duranceau : L'article 21.48.2
de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, dans le deuxième
alinéa et après «mention», de «des documents et»;
2° par la suppression du troisième alinéa.
Cette disposition apporte des
modifications au contenu de l'avis transmis par l'Autorité des marchés publics à
une entreprise... un contrat public ou un sous-contrat public, ou qui est
titulaire d'une autorisation de contracter dans le contexte de l'initiation
d'un examen d'intégrité.
Donc, c'est ça qui est ça.
Le Président
(M. Laframboise) : C'est bon? Questions, commentaires?
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Alors, autrement dit, l'Autorité des marchés publics, qui veut
initier un examen d'intégrité de l'entreprise, dit à l'entreprise de fournir
tel, tel, tel document. C'est... est-ce que c'est uniquement ça le... que
prévoit la disposition?
Mme Duranceau : ...OK.
Bien, en fait, ce qu'on vient faire... il faudrait je le vois dans... c'est
qu'on vient demander de l'information à un seul moment plutôt que deux. Puis on
va vous expliquer ça... Ce qui est à... ce qui est à enlever, tu sais, ça rend
le... ça rend moins prescriptif ce qui est demandé, mais... OK, c'est plus loin
qu'on voit que c'était deux fois puis là ça devient un. Ça fait que, là, ça
rend juste l'avis moins prescriptif.
Mme Caron : Parce que
dans la partie qui est enlevée, on demandait que l'avis à l'entreprise fasse
mention de tout renseignement que détient déjà l'autorité et qui est
susceptible de démontrer que l'entreprise ne satisfait pas aux exigences
d'intégrité. Alors, c'est un peu comme si auparavant, l'autorité devait
commencer à fournir de la preuve de la non-intégrité, entre guillemets, de
l'entreprise. Mais maintenant, puisque c'est moins prescriptif, on ne lui
demande pas de faire ça. On lui demande juste, de... dans l'avis, de faire
mention des documents puis des renseignements que l'entreprise doit fournir à l'autorité
puis du délai qu'elle a pour le faire quand... quand l'autorité veut... veut
initier un examen d'intégrité.
Mme Duranceau : ...
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que vous avez consentement pour que
maître puisse intervenir?
Mme Caron : Consentement.
Le Président
(M. Laframboise) : Parfait. Vous vous nommez puis votre fonction.
Mme Beauregard-Rondeau
(Chloé) : Bonjour. Chloé Beauregard-Rondeau, avocate à la Direction
des affaires juridiques du Secrétariat du Conseil du trésor. Est-ce que ce
serait possible de répéter la question?...
Mme Caron : ...alors, en
fait, c'est que la ministre disait que le fait d'enlever le dernier paragraphe
à l'article 21.48.2, c'était pour rendre la chose moins prescriptive.
Alors, la question que je pose, c'est qu'on dit, avec l'amendement à cet
article, donc l'article du projet de loi qu'on étudie en ce moment, que l'avis
qui est envoyé par l'autorité à l'entreprise fait mention des documents, c'est
ce qu'on ajoute, et des renseignements que l'entreprise doit fournir à
l'autorité et du délai imparti pour... pour ce faire. Alors, on arrête ça, là,
tandis qu'avant, on disait que cet avis faisait également mention, le cas
échéant, de tout renseignement que détient déjà l'autorité et qui est
susceptible de démontrer que l'entreprise ne satisfait pas aux exigences
d'intégrité ainsi que du délai imparti à l'entreprise pour présenter, à l'égard
de ces renseignements, ses observations par écrit et fournir tout document ou
renseignement utile à leur examen. Autrement dit, dans... selon ma
compréhension, c'était que l'autorité, auparavant, ou jusqu'à ce que le projet
de loi soit adopté, faisait également mention, dans l'avis, de comme... des
preuves ou des premières preuves qu'elle avait sur les soupçons, peut-être
de... de non-conformité à l'intégrité pour procéder à son examen, tandis que
maintenant, ça ne serait plus le cas. Elle fait juste lui... donner à
l'entreprise les documents puis les renseignements qu'elle veut que l'entreprise
lui fournisse.
• (17 heures) •
Mme Beauregard-Rondeau (Chloé) :
Donc, à cette étape là, oui, c'est exact, et les renseignements qui étaient
exigés au troisième alinéa, dans le fond, vont être transmis par l'autorité
seulement plus tard dans le processus. Donc, plutôt que les transmettre deux
fois, ce sera une seule fois.
Mme Caron : D'accord. Merci.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 324 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 325.
Mme Duranceau :
L'article 27.5 de cette loi est modifié par la suppression de «,de renouveler».
Alors, encore une fois, c'est une... une modification de concordance avec
l'article 320. Ça fait que je rappelle qu'on était dans un régime de...
aux cinq ans, on faisait un renouvellement, là, on enlève la notion de
renouvellement. Tu obtiens... tu as ou tu n'as pas une autorisation de
contracter, et entre ça, si j'ai... il faut que tu fasses une mise à jour
annuelle de tes renseignements. Ça fait que c'est... à la limite... pas à la
limite, c'est même plus précis, si on veut, que de refaire ça aux cinq ans.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Donc, est ce que l'article 325 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 326.
Mme Duranceau : L'article 27.15 de cette loi est modifié par la suppression du paragraphe 3° du
premier alinéa. Alors, modification de concordance avec l'article 320.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va, Mme la députée?
Mme Caron : Juste une petite
seconde pour voir ce que ça disait, donc...
Mme Duranceau : Ça dit :
«Dont l'autorisation de contracter expire alors qu'elle exécute un contrat
public ou un sous-contrat public pour lequel une telle autorisation est
requise.
Mme Caron : Alors, c'est ce
qu'on disait tout à l'heure, qu'elle peut... elle peut continuer, elle peut
mener à terme le contrat qu'elle est en train d'exécuter, même si elle est
suspendue.
Mme Duranceau : C'est ça.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Est-ce que l'article 326 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 327.
Mme Duranceau : L'annexe I de cette loi est modifiée par la suppression, dans la
description sommaire de l'infraction prévue à l'article 27.5 de la Loi sur les
contrats des organismes publics, de «,de renouveler ». Alors, même chose, on
enlève la notion de renouvellement.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Est-ce que... 327 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
328.
Mme Duranceau : Alors là, on
est dans le règlement.
Le Président (M. Laframboise) : C'est
ça, et vous avez un amendement, mais vous devez lire 328 parce que vous allez
le retirer.
Mme Duranceau : Parfait,
donc, article 328, Règlement déterminant les droits exigibles des
entreprises pour l'application du chapitre V.1 de la Loi sur les contrats
des organismes publics relatifs à l'intégrité des entreprises ainsi que les
montants, les sanctions administratives pécuniaires pouvant être imposées par
l'Autorité des marchés publics. 328. L'article 1 du Règlement déterminant les droits exigibles des entreprises pour l'application du chapitre V.1 de la Loi sur les contrats des organismes publics
relatif à l'intégrité des entreprises ainsi que les montants des sanctions
administratives pécuniaires pouvant être imposées par l'Autorité des marchés
publics est modifié par la suppression du deuxième alinéa.
Le Président (M. Laframboise) : Là,
vous avez un amendement pour le remplacer. Ça fait que peut-être lire tout de
suite l'amendement.
Mme Duranceau : Alors, je
relis l'amendement avec le titre au grand complet?
Le Président (M. Laframboise) :
Non, ça va.
Mme Duranceau : Non? Parfait.
Donc, remplacer l'article 328 du projet de loi par le suivant : 328.
L'article 1 du Règlement déterminant les droits exigibles des entreprises pour
l'application du chapitre V.1 de la Loi sur les contrats des organismes
publics relatifs à l'intégrité des entreprises ainsi que...
17 h (version non révisée)
Mme Duranceau : ...montant des
sanctions administratives et pécuniaires pouvant être imposées par l'Autorité
des marchés publics, modifié par l'article 1 du Règlement modifiant le Règlement
déterminant les droits exigibles des entreprises pour l'application du chapitre
5.1 de la Loi sur les contrats des organismes publics relatifs à l'intégrité
des entreprises ainsi que les montants des sanctions administratives
pécuniaires pouvant être imposées par l'Autorité des marchés publics, édictés
par le décret n° 1323-2025 du 5 novembre 2025, est de nouveau modifié par
le remplacement des deuxième et troisième alinéas par le suivant :
«Les droits exigibles d'une entreprise qui
procède à la mise à jour annuelle de ses documents et renseignements en application
de l'article 21.40 de la loi sont de 203 $.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que ça va? Questions, commentaires, Mme la députée?
Mme Caron : Alors, est-ce que
tout cet amendement vient simplement remplacer le montant de 264 $ par le
montant de 203 $, ou bien si c'est le montant au premier alinéa, de 526 $,
qui est remplacé par 203 $?
Mme Duranceau : Alors, avant,
on avait des dollars pour le renouvellement aux cinq ans, présumément, qui
était à 526 $, et il y avait 264 $ qui étaient payés pour le
renouvellement. Donc là, comme il y a simplement eu le renouvellement annuel, bien,
l'obtention à la mise à jour annuelle, elle, ça va être 201 $, c'est ça?
203 $...
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) : ...ce
que vous dites.
Mme Duranceau : Bien, donc,
obtention initiale, le 526 $ demeure, mise à jour annuelle, il y a un
frais de 203 $ qui est payable. Donc, première fois, ça coûte plus cher.
Après ça, 203 $ pour ta mise à jour, mais au niveau des... tu sais, de l'aspect
fastidieux de la chose. Ça va être moins compliqué faire ton renouvellement
annuel que de faire ta demande de renouvellement aux cinq ans.
Mme Caron : OK, donc quand...
au départ, pour demander une autorisation à l'AMP, c'est 526 $.
Auparavant, quand il fallait faire un renouvellement de l'autorisation, c'était
264 $. Il n'y a plus de renouvellement maintenant, mais il y a une mise à
jour annuelle qui va coûter 203 $, puis le montant de 264 $ est
également exigible de l'entreprise pour chaque personne ou entité qui fait l'objet
d'une vérification en application du chapitre 5.1 de la loi. Ça, ça demeure
comme c'était.
Puis comment on en arrive à un montant de
203 $? Je pose la question comme ça, tu sais, comme... 200 $ ou 225 $,
mais 203 $, c'est...
Mme Duranceau : Bien, c'est...
bonne question, mais c'est l'Autorité des marchés financiers qui nous a des
marchés publics qui nous a...
Mme Caron : Donc, ils ne sont
pas dans les montants... dans les chiffres ronds : 526, 203, 264.
Mme Duranceau : Pourquoi pas
205, tant que ça? Mais non.
Mme Caron : C'est eux qui... c'est
eux qui établissent ce montant en fonction de leur analyse, leur formule de
calcul. Je comprends. Merci.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Est-ce que l'amendement qui remplace l'article 328 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 328, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 329.
Mme Duranceau : Bon. Alors, l'article
7 de ce règlement est abrogé. C'est une modification de concordance avec l'article
320, où on vient abroger le texte de l'article 7, là.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires?
Mme Duranceau : Oui, OK, c'est
ça, c'est que ça avait un lien avec le renouvellement, cet article-là, puis là
il n'y a plus de renouvellement, alors on abroge la sanction administrative pécuniaire
d'un montant de 1 000 $ pour une entreprise individuelle, 2 500 $
dans les autres cas.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée, allez-y.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Je ne voulais pas interrompre la ministre. Donc, je comprends que c'était
avant une sanction qui était... une sanction administrative pécuniaire d'un
montant de 1 000 $ ou 2 500 $ quand l'entreprise ne procédait
pas à son renouvellement. Donc, puisqu'il n'y a plus de renouvellement, bien, ce
n'est plus nécessaire.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 329... Oh! Mme la...
Mme Duranceau : Non, c'est bon.
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va? Est-ce que l'article...
Le Président (M. Laframboise) : ...329
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
330.
Mme Duranceau : L'article 9
de ce règlement est modifié par la suppression, dans le paragraphe 1°, de «qu'elle
est partie à un contrat public ou un sous-contrat public ou».
Donc : Cette modification vise à
corriger une incohérence quant aux entreprises pouvant être visées par la
sanction administrative pécuniaire prévue par le paragraphe 1° de
l'article 9 du règlement.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires?
Mme Caron : Oui, M. le
Président. Donc, la sanction administrative, dans le cas d'une entreprise
individuelle ou dans les autres cas, peut être imposée à l'entreprise qui,
alors qu'elle détient une autorisation de contracter, omet ou refuse de
transmettre documents... OK, alors que... Ça veut... Ce que je comprends, c'est
que... qu'elle soit partie à un contrat public ou à un... contrat public ou
non, ça...
Mme Duranceau : ...je vais
vous lire une note... ma note additionnelle, là. Alors, seule une entreprise
titulaire d'une autorisation de contracter est assujettie à l'obligation
d'effectuer la mise à jour de ses documents et renseignements prévus par
l'article 21.40 de la LCOP, OK, une entreprise titulaire d'une
autorisation de contracter est assujettie à l'obligation d'effectuer la mise à
jour de ses documents. Une entreprise qui est partie à un contrat public ou un
sous-contrat public, mais qui n'est pas titulaire d'une autorisation de
contracter n'est pas assujettie à cette obligation, il convient donc d'apporter
la correction nécessaire.
• (17 h 10) •
Mme Caron : Donc,
l'entreprise peut être autorisée ou non pour exécuter un contrat. C'est ça?
Mme Duranceau : OK. Bien,
c'est ça, on me dit que... Dans le fond, comment tu peux te retrouver dans une
situation comme ça? C'est que tu n'es pas obligé... c'est... ça, tu peux
demander à un sous-traitant de faire le travail puis, dans ce cas-là, il ne serait
pas nécessairement titulaire d'une autorisation de contracter. Donc, ça fait
que ça s'applique juste à celui qui est... qui est titulaire de l'autorisation
de contracter.
Mme Caron : OK. Donc, une
entreprise qui... et qui... oups, pardon, excusez. Ça va?
Le Président (M. Laframboise) : Oui,
Mme la députée.
Mme Caron : Une entreprise
qui est autorisée, il faut... il faut que le contrat soit nécessairement
accordé à une entreprise qui a l'autorisation, mais elle peut ensuite se
retourner puis accorder des sous-contrats à des...
Mme Duranceau : Ça dépend des
seuils de contrat. Tu ne peux pas faire ça comme tu veux.
Mme Caron : Pas n'importe
comment, là. Il y a des... il y a des règles à suivre et... puis... mais ces
sous-contractants... ces sous-traitants ne sont pas tenus, donc ce qui explique
la modification. OK. Merci.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Est-ce que l'article 330 est adopté?
Adopté. Article 331.
Mme Duranceau : Règlement
concernant certaines modalités d'application du chapitre V.1 de la Loi sur
les contrats des organismes publics relatif à l'intégrité des entreprises.
331. L'article 3 du Règlement concernant
certaines modalités d'application du chapitre V.1 de la Loi sur les
contrats des organismes publics relatifs à l'intégrité des entreprises est
modifié par la suppression du paragraphe 3°.
Alors : Cette modification vise à
retirer l'exigence que la demande d'autorisation de contracter que présente une
entreprise à l'Autorité des marchés publics contienne la valeur estimée du
contrat ou du sous-contrat que cette entreprise souhaite obtenir.
C'est parce que ce n'est pas nécessaire de
faire... de l'indiquer. À un moment donné, tu es conforme ou tu n'es pas
conforme, peu importe la taille du contrat sur lequel tu souhaites
soumissionner.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Est-ce que l'article 331 est adopté?
Adopté. 332.
Mme Duranceau : L'article 4
de ce règlement est modifié :
1° par la suppression, dans le paragraphe
5°, de «, de même que les documents constatant l'emprunt»;
2° par le remplacement, dans le paragraphe
6°, de «, le nombre d'actions détenues par ceux-ci ainsi que la date et les
détails de leur émission et de leur transfert depuis les 5 dernières
années» par «ainsi que le nombre d'actions détenues détenues par ceux-ci».
Alors, modification qui vise à retirer
certains documents de la liste des documents devant accompagner une demande
d'autorisation de contracter que présente une entreprise à l'Autorité des
marchés publics.
Alors, les documents faisant état de la
date et des détails de l'émission des actions et de leur transfert depuis les
cinq dernières années de même que ceux constatant un emprunt pourront, le cas
échéant, être exigés par l'Autorité des marchés publics dans le cadre d'un
examen d'intégrité de l'entreprise.
Alors, ce n'est pas nécessaire au moment
où tu fais ta demande d'autorisation, mais, si l'autorité veut enquêter
davantage, elle va avoir encore la possibilité en vertu, là, d'autres articles.
Mais ce n'est pas... tu sais, tu n'as pas... tu n'as pas à le fournir d'office,
là.
Mme Caron : ...réduit...
Mme Duranceau : On réduit de
la bureaucratie un peu.
Mme Caron : On réduit...
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la députée, allez-y.
Mme Caron : Oui, merci. On
réduit le nombre de documents que l'entreprise a à...
Mme Duranceau : Fournir.
Mme Caron : ...produire pour
obtenir son autorisation...
Mme Caron : ...mais ça
n'empêche pas l'autorité d'exiger ces documents-là, le cas échéant, lors
d'une... un examen d'intégrité.
Mme Duranceau : C'est ça.
Mme Caron : Est-ce que
c'est... Est-ce que c'est prévu quelque part que ces renseignements-là peuvent
être demandés dans le cas d'une... d'un examen d'intégrité?
Mme Duranceau : Oui. Bien, je
pense, c'est 21.48.9 puis 21.48.9.1 de la LCOP, ce serait prévu là. C'est ça.
Mme Caron : Merci.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 332 est adopté? Adopté. 333.
Mme Duranceau : La section
quatre du chapitre un de ce règlement, comprenant l'article huit, est abrogée.
Alors, modification de concordance avec l'article 320. Puis, quand on voit
le texte, bien, c'était relativement à une demande de renouvellement. donc, on
abroge cet élément-là.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 333 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 334.
Mme Duranceau : Donc,
dispositions transitoires particulières. 334 : Une autorisation de
contracter, délivrée en application de la Loi sur les contrats des organismes
publics, conserve sa date d'expiration uniquement si cette date est antérieure
au (indiquer ici la date qui suit de cinq mois celle de la sanction de la
présente loi).
Donc, les dispositions des
articles 21.31, 21.36, 21.37 et 21.41 de la Loi sur les contrats des
organismes publics, celles des premier, deuxième et troisième alinéas de
l'article 21.41.1 de cette loi, ainsi que celles des règlements pris en
application de ces articles, telles qu'elles se lisaient le (indiquer ici la
date qui précède celle de la sanction de la présente loi) continuent de
s'appliquer à toute entreprise dont l'autorisation conserve sa date
d'expiration en application du présent alinéa.
Donc, cet article prévoit que seules les
autorisations de contracter dont la date d'expiration se situe entre la date de
la sanction de la présente loi et la date qui la suit de cinq mois conservent
leur date d'expiration. Ainsi, toute autre autorisation de contracter valide à
la date de la sanction de la présente loi devient une autorisation à durée
indéterminée. Le deuxième alinéa de cet article prévoit, à l'égard d'une autorisation
qui conserve sa date d'expiration, que l'ancien régime régissant le
renouvellement d'une autorisation continue de s'appliquer. OK.
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va? Mme la députée de La Pinière.
Mme Caron : Merci, M. le Président.
Donc, ça veut dire qu'il va rester des entreprises dont l'autorisation conserve
la date d'expiration. Et puis on prévoit que l'ancien régime régissant le
renouvellement de l'autorisation va continuer de s'appliquer pour ces... Ce
que... ce que je...
Mme Duranceau : Comme... de
grâce, dans la... le délai prévu pour... par le présent article vise à
permettre à l'Autorité des marchés publics d'apporter des changements
opérationnels requis pour le passage du régime d'autorisation d'une durée de
cinq ans au régime d'autorisation à durée... indéterminée.
Mme Caron : Parce que ceux qui
sont... ceux qui sont en régime... indéterminé, à durée indéterminée, pardon,
sont...
Mme Duranceau : C'est le
nouveau régime, là. C'est ça.
Mme Caron : ...c'est le
nouveau régime, qui oblige la mise à jour des documents annuellement, tandis
que les... les autres qui... qui, donc, j'essaie... juste de voir les autres,
qui... dont l'autorisation de contracter vient après l'application du nouveau
régime gardent leur date d'expiration?
Mme Duranceau : Bien, en fait,
je vais... je vais préciser. Ceux qui... ceux qui... tu sais, disons, vont
expirer, là, dans les prochains... prochains jours, mettons.
Mme Caron : Décembre, disons.
Mme Duranceau : Non, mais, tu
sais, d'ici au quoi? Cinq... aux cinq mois. Bon, c'est ça. Ça fait que ceux qui
expirent entre la date de la sanction puis cinq mois après, c'est nos plus
vieux, right? Ça fait que ceux-là, ils vont devoir réappliquer pour... Puis ce
n'est pas une mauvaise chose. On... on va s'assurer qu'on est à jour dans
l'information. Donc là, on a... on a tout du monde qui va être récemment... qui
va avoir récemment obtenu leur autorisation, puis après ça, après le cinq mois
en question, ceux qui vont expirés après le cinq mois en question, bien là,
eux, ça va être le régime de mise à jour qui va s'appliquer.
Mme Caron : OK. Donc, si je...
je répète ça, c'est que celles qui... celles qui vont... dont l'autorisation va
expirer sous peu, disons, d'ici cinq mois environ, vont devoir redemander une
autorisation.
Mme Duranceau : Bien...
Mme Beauregard-Rondeau
(Chloé) : Oui, c'est exact. Ceux dont la... les entreprises titulaires
d'une... d'une autorisation de contracter qui expire dans les cinq mois...
Mme Beauregard-Rondeau (Chloé) : ...suivant
la sanction de la loi, leur autorisation de contracter conserve leur date
d'expiration. Donc, eux vont devoir présenter une nouvelle demande de
délivrance d'une autorisation de contracter. La nouvelle autorisation, elle,
sera à durée indéterminée, là, si elle est octroyée par l'autorité.
Mme Caron : Et puis, est-ce
qu'il y en a qui ont été... Parce que je comprends que celle-là, comme m'a dit
la ministre, sont les plus vieilles, là, les entreprises avec des
autorisations. Est-ce qu'il y en a d'autres qui ont eu leur autorisation,
comme, je ne sais pas, moi, il y a deux mois, qui... dont l'expiration est dans
un an ou dans 10 mois, admettons, si c'est annuellement, ou dans cinq ans.
Mme Duranceau : Oui, c'était
cinq ans. Ceux qui l'ont eu récemment, c'est dans cinq ans. Ça fait que, tu
sais, à un moment donné, c'est-tu cinq mois, c'est-tu six mois, c'est-tu sept
mois? Là, on a jugé que, pour faire la transition, ça prenait cinq mois, alors
ça ne pouvait pas s'appliquer immédiatement. Puis par ailleurs, ça fait en
sorte que, tu sais, les plus vieux vont être vérifiés, puis, après ça, on
applique le nouveau régime.
Mme Caron : OK, donc... mais
là on ne sera pas dans une situation... bon, il y a la... je comprends la
transition, mais on ne se retrouvera pas dans une situation où il y a des
entreprises qui ont une autorisation et qui devaient la renouveler, qui ne vont
pas demander une nouvelle autorisation. Autrement dit, ce que je veux m'assurer
qu'on évite, c'est qu'on n'est pas dans une situation où une entreprise devrait
renouveler alors qu'on a tout enlevé les règles qui entourent le renouvellement
puisqu'il n'y aura plus de renouvellement.
• (17 h 20) •
Mme Beauregard-Rondeau (Chloé) : Les
seules entreprises qui devront présenter une demande de renouvellement sont
celles dont l'autorisation expire dans les cinq mois suivant la sanction.
Toutes les autres entreprises ne devront pas faire cette même démarche.
Mme Caron : Merci.
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va? Est-ce que l'article 334 est adopté? Adopté. Article 335.
Mme Duranceau : OK. 335. Bon.
Toute autorisation de contracter qui est suspendue le (indiquer ici la date qui
précède celle de la sanction de la présente loi) en vertu de l'article 21
40.1 de la Loi sur les contrats des organismes publics pour défaut de
l'entreprise qui la... qui la détient de communiquer à l'autorité un document
ou un renseignement requis dans le cadre de la mise à jour annuelle des
documents et des renseignements visés à l'article 21.40 de la Loi sur les
contrats publics... non, je m'excuse, de l'article 21.40 de la Loi sur les
contrats des organismes publics, tel qu'il se lisait le (indiquez ici la date
qui précède celle de la sanction de la présente loi), est révoquée de plein
droit si l'entreprise ne remédie pas à ce défaut au plus tard à la date
suivante :
1° dans le cas d'une entreprise qui le,
(indiquer ici la date de la sanction de la présente loi), est partie à tout
contrat public ou à tout sous-contrat public pour lequel une telle autorisation
est requise, à la date anniversaire de la délivrance de son autorisation qui
suit la fin de l'exécution de ces contrats ou de ces contrats;
2° dans le cas d'une entreprise qui, le
(indiquer ici, la date de la sanction de la présente loi), n'est pas partie à
un contrat public ou un sous-contrat public pour lequel une telle autorisation
est requise, à la date anniversaire de la délivrance de son autorisation qui
suit le (indiquer ici la date qui suit de six mois, celle de la sanction de la
présente loi).
L'autorité informe par écrit dans les plus
brefs délais l'entreprise de la révocation de son autorisation.
Alors, commentaires : C'est un
article... Cet article prévoit qu'une autorisation de contracter suspendue en
raison du défaut de son titulaire d'effectuer la mise à jour annuelle de ses
documents et renseignements à la date de la sanction de la loi est assujettie
aux dispositions de la nouvelle loi. Alors, l'Autorité des marchés publics a
constaté que plusieurs autorisations de contracter sont suspendues en raison du
défaut de leur titulaire d'effectuer la mise à jour annuelle de leurs documents
et renseignements depuis une longue période. Elle juge pertinent que les
dispositions de la nouvelle loi relative à la révocation de plein droit d'une
autorisation suspendue s'appliquent aux autorisations suspendues à la date de
la sanction de la loi.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires, Mme la députée?
Mme Caron : Oui. Donc, ça
veut dire que, dans l'ancien régime, il y avait le renouvellement, mais il y
avait aussi une mise à jour annuelle de documents?
Mme Duranceau : Oui, c'est
ça. Ça fait que tu faisais une mise à jour annuelle puis, en plus, tu obtenais
une nouvelle autorisation aux cinq ans.
Mme Caron : OK, je comprends.
Donc, la mise à jour annuelle n'est pas quelque chose qui remplace le
non-renouvellement... bien, c'est-à-dire qu'il remplace le renouvellement, mais
qui existait déjà, puis on vient enlever le renouvellement pour alléger le
fardeau administratif.
Mme Duranceau : Oui, le cinq
ans, c'est ça.
Mme Caron : D'accord. OK,
merci.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 335 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Vous avez un amendement qui introduit 335.1, je crois...
Le Président (M. Laframboise) : ...on
va suspendre deux minutes. Suspension.
(Suspension de la séance à 17 h 24)
(Reprise à 17 h 26)
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
lors de la suspension, nous en étions à un amendement que devait déposer Mme la
ministre, qui introduisait un nouvel article 335.1. Mme la ministre, s'il
vous plaît.
Mme Duranceau : Donc,
l'article 335.1, article 13, la Loi sur le Centre d'acquisitions
gouvernementales : Insérer, avant l'article 336 du projet de loi, le
suivant :
«335.1. L'article 13 de la Loi sur le
Centre d'acquisitions gouvernementales est modifié par l'ajout, à la fin, de la
phrase suivante : «En outre, le centre peut, à titre de mandataire, ester
en justice tant en demande qu'en défense pour faire valoir les droits d'un
organisme public relatifs à une telle acquisition.»
Alors, c'est un amendement qui propose une
modification à l'article 13 de la Loi sur le Centre d'acquisitions
gouvernementales afin de clarifier la capacité juridique du Centre
d'acquisitions gouvernementales d'ester en justice pour les comptes des
organismes publics qu'il dessert lorsqu'il s'agit de faire valoir des droits
relatifs à une acquisition réalisée par le Centre.
Donc, le Centre d'acquisitions
gouvernementales fait des acquisitions, des achats regroupés, disons, pour
différents hôpitaux. Puis, quand il y avait une problématique, puis je crois
qu'il voulait poursuivre, soit qu'il voulait poursuivre ou qu'il était
poursuivi dans... relativement à certains contrats, vu qu'il représentait
différents clients, il y avait des questions à savoir s'il pouvait poursuivre
au nom de tout le monde puis si c'était valide. Ça fait que, dans le fond, cette
modification-là, elle vient un petit peu enlever tous les doutes qu'il y avait
à cet égard-là. Puis le Centre d'acquisitions représente des clients, puis il
peut poursuivre en leur nom, et... Puis, on s'entend, c'est toute dans la même
famille, là.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la députée de La Pinière.
Mme Caron : Merci. Donc,
c'est, si je prends un exemple concret, un appareil, par exemple, qui serait...
que le Centre d'acquisitions achèterait pour un certain nombre de centres hospitaliers,
CHSLD, admettons?
Mme Duranceau : Oui, c'est
ça, des prothèses qu'il achète pour plein d'hôpitaux.
Mme Caron : Et qu'il y avait
une défectuosité ou que ce n'était pas le produit selon les spécifications qui
devaient... qui étaient dans le contrat, et tout ça, à ce moment-là...
Mme Caron : ...le... le centre
peut... peut... essaie en justice pour... au nom de... de l'ensemble de ces...
Mme Duranceau : Plutôt que
chacun individuellement. C'est pour clarifier, parce que, des fois... vous
savez, les avocats, des fois, là, remettaient cet... cet élément-là en
question, alors là on vient... enlever tous les doutes qui pouvaient subsister.
Mme Caron : J'ai goût de
dire, Mme la ministre, que vous êtes brave, vous êtes entourée de légistes, là.
Mme Duranceau : Je le sais.
Là, ce n'était pas mon meilleur moment.
Mme Caron : Mais donc, je
comprends. Et, en fin de compte, c'est qu'aussi c'est qu'une décision qui
serait prise en justice pourrait s'appliquer pour... pour l'ensemble des...
Mme Duranceau : Pour relier
l'ensemble, mais au prorata, je présume, de l'enjeu qui aura... sur lequel il
aura à trancher.
Mme Caron : D'accord. Merci.
Le Président (M. Laframboise) : Merci.
Est-ce que l'amendement qui a introduit l'article 335.1 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Donc, vous avez un autre amendement, qui introduirait 335.2.Mme la
ministre.
Mme Duranceau : Donc :
Insérer, après l'article 335.1 du projet de loi tel qu'amendé, le
suivant :
335.2. L'article 18 de cette loi est
modifié par l'ajout, à la fin du premier alinéa, de la phrase suivante :
Dans un tel cas, les articles 12 à 14 s'appliquent avec les adaptations
nécessaires.
• (17 h 30) •
Alors, cet amendement propose d'étendre
l'application de diverses règles applicables lorsque le centre procède à
l'acquisition de biens ou de services pour le bénéfice d'organismes publics,
aux situations où le centre procède à... à de telles acquisitions pour le
bénéfice d'autres personnes ou entités. Cette règle prévoit, entre autres
choses, la capacité du centre de conclure des contrats et d'agir en justice
pour le compte de ses mandants.
Donc, des exemples d'autres personnes ou
entités desservies par le centre. Vous donnez ça comme exemple, là, donc il y a
le DPCP, il y a le Vérificateur général, directeur général des élections,
l'Autorité des marchés publics, l'Assemblée nationale, le Protecteur du
citoyen. Ça fait que c'est dans la même... C'est la continuité de ce qu'on a
introduit auparavant.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la députée de La Pinière.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Donc, la... la... Est-ce que la... la différence qui expliquerait la
nécessité de... de cet amendement-là, c'est que le... est-ce que c'est que
le... le centre fournit de son propre chef des biens ou des services à... à
toute autre personne ou à toute autre entité? Je ne comprends... Je ne saisis
pas exactement. Parce que tantôt je... je comprenais que c'était pour les...
les organismes qui font affaire avec le Centre d'acquisitions gouvernementales
pour acquérir des... des biens, du matériel, etc., mais ici, c'est quoi, la
différence?
Mme Duranceau : On vérifie,
là, pour vous, parce qu'on retourne dans la loi sur le... À moins que
Me Fournier puisse répondre d'emblée. Oui? OK. Allez-y.
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
vous... Est-ce qu'il y a consentement?
Mme Caron : Consentement.
Le Président (M. Laframboise) :
Donc, vous vous nommez, présentez votre titre, s'il vous plaît.
Mme Fournier (Marie-Christine) :
Oui. Marie-Christine Fournier, je suis avocate à la Direction des affaires
juridiques du Secrétariat du Conseil du trésor. En fait, la raison est... est
toute simple, là, c'est parce que la... la clientèle, là, du centre
d'acquisition est... est comme séparée en deux. Dans la loi, on a
principalement les organismes publics qui sont sa clientèle principale. Puis,
plus loin dans la loi, on voit, donc, à l'article 18, que le centre peut
aussi fournir des services à d'autres personnes ou entités qui ne sont pas sa
clientèle principale. Et puis là on a besoin d'agir pour venir rendre
applicables les règles, là, qu'on a vues plus tôt, là, précédemment. Donc,
c'est vraiment une technicalité, là.
Mme Caron : D'accord. Je
comprends. Merci.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Est-ce que l'amendement qui a introduit l'article 335.2 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté.
Mme Duranceau : Je remercie
mon avocate.
Le Président (M. Laframboise) : Article 336.
Mme Duranceau : Donc, 336.
Le Président (M. Laframboise) : Vous
avez un nouveau chapitre.
Mme Duranceau : J'ai un
nouveau chapitre. Le chapitre III. Centre d'acquisitions gouvernementales.
Section 1. Règles applicables en matière contractuelle au Centre
d'acquisitions gouvernementales et aux acquisitions réalisées pour le bénéfice
de regroupements d'organismes. Article 336. Loi sur le Centre
d'acquisitions gouvernementales. 336. L'article 28 de la Loi sur le Centre
d'acquisitions gouvernementales est modifié par l'insertion, après le
paragraphe 1°, du suivant :
1.1° de s'assurer que la politique portant
sur les conditions des contrats du Centre et celles des contrats relatifs aux
acquisitions que ce dernier réalise pour le bénéfice de regroupement
d'organismes visés à l'article 15.1 de la Loi sur les contrats... les
organismes publics respectent les exigences prévues à l'article 7 de cette
loi et, à cet égard, de donner son avis ou de formuler des recommandations au
président-directeur général.
Donc, article 7, là, c'est ça qui est
important à retenir ici. Cet article propose d'ajouter une fonction au comité
de gouvernance institué au sein...
17 h 30 (version non révisée)
Mme Duranceau : ...sein
du Centre d'acquisitions gouvernementales, soit celle de s'assurer que la
politique en matière contractuelle dont le Centre devra se doter, en raison du
changement de régime légal proposé par les articles 337 et suivants du
projet de loi, soit conforme aux exigences imposées par la Loi sur les contrats
des organismes publics. À cette fin, le comité de gouvernance aurait la
responsabilité de donner son avis et de formuler des recommandations au
président-directeur général du Centre.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires? Mme la députée.
Mme Caron : Oui. Bien, l'article 7,
il porte sur quoi? Les exigences prévues à l'article 7 de la Loi sur les
contrats des organismes publics.
Mme Duranceau : Oui. L'article 7,
il vise les entreprises du gouvernement en matière d'acquisitions
gouvernementales, OK? Puis là, alors que le Centre d'acquisitions
gouvernementales, lui, il est plutôt visé à l'article 4 comme un...
actuellement, comme un organisme public qui est assujetti à la LCOP... Puis,
quand tu es une entreprise du gouvernement puis tu es à l'article 7, c'est
un peu plus souple par rapport à la LCOP. Bon. Puis là, ce qu'on veut faire, c'est
que le Centre d'acquisitions gouvernementales, comme il fait des achats
regroupés, passe son temps à venir demander des dérogations au Conseil du
trésor pour lui permettre d'agir, de faire les achats regroupés... Dérogations
qu'on accorde, parce que, tu sais, c'est dans... c'est dans les règles de l'art.
Donc... mais en termes, tu sais, d'efficacité puis de bureaucratie, bien, si on
assujettit le... on présume que le Centre d'acquisitions gouvernementales, il
est assujetti ou il s'assimile à une entreprise du gouvernement, comme à l'article 7...
bien il va être régi par la LCOP, mais selon ces règles-là, plutôt que les
règles à l'article 4. Puis, bien, on voit, là, la notion de comité de
gouvernance, c'est quand même d'encadrer tout ça, puis ça relève du Trésor,
ultimement, là. Ça fait que le... il y a... la laisse n'est pas trop longue, là.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée.
Mme Caron : Donc, l'article...
à l'article 4, c'est... ce que je comprends, c'est les exigences sont plus
strictes. Puis à l'article 7, il y a un peu plus de... il y a un peu plus
de souplesse. Et comme le... comme le CAG est en... est... je cherche le mot...
pas visé par l'article 4, mais est régi, j'imagine, par l'article 4, il
doit venir demander des... des dérogations, tandis que, si on l'assimile à l'article 7,
il ne sera pas obligé...
Mme Duranceau : Bien, il
y a des choses qu'il va avoir le droit de faire d'office. Puis pourquoi, là, on
est rendus là, aujourd'hui, en 2026... le CAG, en quelle année?
Une voix : ...
Mme Duranceau : ...2020.
Là, il y a une maturité, aussi, à l'intérieur du Centre d'acquisitions
gouvernementales. On a des experts, il y a une façon de procéder qui est bien
établie. Puis on a vu à l'usage que ces dérogations-là, bien, elles sont... tu
sais, elles sont fréquentes et accordées, puis que le processus est suivi.
Alors là, on vient juste le... tu sais, on vient modifier le... la façon de
faire de manière législative pour que ça reflète la pratique, puis...
Mme Caron : OK. Et puis,
dans le... dans le commentaire, on précise que... l'article propose donc d'ajouter
une fonction au comité de gouvernance institué au sein du CAG, soit celle de s'assurer
que la politique en matière contractuelle dont le CAG devra se doter, en raison
du changement de régime légal proposé par les articles 337 et suivants du
projet de loi, soit conforme aux exigences imposées par la Loi sur les contrats
des organismes publics. Donc, est-ce qu'à l'heure actuelle... bon, je comprends
que le comité de gouvernance existait déjà au CAG, est-ce que le... le... le
CAG a déjà une... une telle politique en matière contractuelle ou... Parce qu'on
dit «dont il devra se doter», alors c'est parce qu'il n'en a pas actuellement,
ou c'est juste parce qu'il va devoir en avoir une nouvelle avec les changements
qui sont amenés?
Mme Duranceau : OK. Bon,
les articles 4, ils n'ont pas de politique parce qu'ils étaient couverts
par la réglementation applicable. Les articles 7, ils se dotent d'une
politique. Puis là, notre comité de gouvernance va superviser tout ça. Puis c'est
la secrétaire du Conseil du trésor, donc la sous-ministre au Trésor, qui s'appelle
secrétaire, qui va... qui préside le comité de gouvernance.
Mme Caron : OK. Parce qu'il
passe de l'article... de 4 au 7. Là, maintenant, il doit se doter d'une
politique. OK. Merci.
Mme Duranceau : ...le
comité existe, mais effectivement, on se dote de la politique.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 336 est adopté? Adopté. Article 337.
Mme Duranceau : Donc, la
Loi sur les contrats des organismes publics. 337. L'article 4 de la Loi
sur les contrats des organismes publics (chapitre C-65.1) est modifié par
l'insertion, dans le paragraphe...
Mme Duranceau : ...du premier
alinéa et après «l'exception», de «du Centre d'acquisitions gouvernementales».
Alors, cet article propose d'exclure le
Centre d'acquisitions gouvernementales du champ d'application générale de la
Loi sur les contrats des organismes publics. Ainsi, le centre ne serait plus un
organisme public au sens de cette loi et, de ce fait, ne serait plus visé par
les règles applicables à ces organismes en matière contractuelle. Il s'agit
d'un article de concordance avec l'article 338 du projet de loi, lequel propose
que le centre soit désormais assujetti aux mêmes règles que celles applicables
aux entreprises du gouvernement. Donc là, on vient le sortir de l'article 4
puis on va le rentrer dans l'article 7 plus tard.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va?Est-ce que l'article 337 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 338... 338, oui, c'est ça.
Mme Duranceau : Oui. Donc,
l'article 7 de cette loi est modifié :
1° dans le premier alinéa :
a) par l'insertion, après la deuxième
phrase, de la suivante :
«Le Centre d'acquisitions gouvernementales
doit, quant à lui, se doter d'une politique portant sur les conditions de ses
contrats et celles des contrats relatifs aux acquisitions qu'il réalise pour le
bénéfice de tout regroupement d'organismes visés à l'article 15.1»;
b) par le remplacement de «rendre publique
leur politique au plus tard, 30 jours après son adoption» par «publier leur
politique sur leur site Internet».
• (17 h 40) •
2° dans le deuxième alinéa, par le
remplacement de «la» par «une»;
b) par l'ajout, à la fin; de la phrase
suivante :
«La politique du Centre d'acquisitions
gouvernementales doit également tenir compte de toute directive donnée en
matière d'acquisitions gouvernementales, conformément à l'article 15 de la Loi
sur le Centre d'acquisitions gouvernementales.»
3° par le remplacement, dans le quatrième
alinéa, de «visé au premier alinéa ainsi qu'aux contrats qu'il conclut» par «et
aux contrats visés au premier alinéa».
Donc, cet article modifierait l'article 7
de la Loi sur les contrats des organismes publics afin que les contrats du
Centre d'acquisitions gouvernementales et ceux conclus pour le bénéfice de
certains regroupements d'organismes soient désormais régis par les conditions
applicables aux entreprises du gouvernement plutôt que par celles qui sont
généralement applicables aux organismes publics en vertu de cette loi.
Ainsi, ces contrats seraient régis par les
conditions déterminées par une politique du Centre, laquelle devrait respecter
les exigences déjà énoncées à cet article en plus de tenir compte des
directives ministérielles pouvant être données en matière d'acquisitions gouvernementales.
Cet article propose en outre des
modifications d'harmonisation découlant de l'ajout du Centre d'acquisitions
gouvernementales à cet article.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Mme la députée de La Pinière.
Mme Caron : Merci, M. le
Président. Alors, on dit que ces organismes doivent publier leur politique sur
le site Internet, ces organismes étant les entreprises du gouvernement
énumérées à l'annexe 3 puis il y a aussi le Centre d'acquisitions gouvernementales,
mais on ne met plus d'échéance, alors qu'auparavant ils devaient rendre leur...
publique au plus tard 30 jours après son adoption. Est-ce que... Le CAG, par
exemple, aura combien de temps pour adopter sa politique ou bien son...
recommandé par son comité de gouvernance?
Mme Duranceau : ...vérifier
ça avec nos juristes, là, le délai. Il y a-tu un délai prévu?
Une voix : ...
Mme Duranceau : Six mois?
Des voix : ...
Mme Duranceau : OK, c'est
prévu... est-ce qu'on sait à quel article c'est prévu? Donc, dans les six
mois...
Une voix : ...
Mme Duranceau : OK, on va le
prévoir à 349, le six mois.
Des voix : ...
Mme Duranceau : OK. Bon,
bien, il semble que ce soit dans les mesures transitoires qu'on va prévoir que
la première politique doit être... doit être préparée dans les six mois.
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Les mesures transitoires étant l'article 384. Non?
Des voix : ...
Mme Duranceau : Alors, est-ce
qu'il y a une précision qui peut être additionnelle?
Mme Caron : Donc, on comprend
que c'est six mois...
Mme Duranceau : Mais on
cherche où est écrit le six mois, là, comme c'est là. On va suspendre quelques
minutes pour vous trouver ça.
Le Président (M. Laframboise) :
Suspension.
(Suspension de la séance à 17 h 43)
(Reprise à 17 h 50)
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
lors de la suspension, nous étions toujours aux discussions sur
l'article 338. Mme la ministre.
Mme Duranceau : Oui, parce
qu'on disait... on me demandait : OK, bien, quand est-ce que le CAG va
devoir rendre publique sa politique, hein? Sa première politique, donc, tu
sais, c'est dès que possible, là, puis le Trésor suit cet élément-là. Mais ceci
dit, il y a, par ailleurs, il va y avoir une règle transitoire qui va
s'appliquer où c'est dans les six mois au plus tard. Alors, je pense que c'est
quelque chose qu'il faut qu'il soit fait de manière diligente, puis le... on va
le voir, les règles transitoires sont à l'article 384.
Une voix : OK.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires, Mme la députée?
Mme Caron : Bon, est ce que
c'est le... le paragraphe numéro 3... il dit : De celle de
l'article 323 du chapitre 3, du titre 5, qui entre en vigueur à
la date fixée par le gouvernement ou au plus tard le, indiquez ici la date qui
suit de six mois, celle de la sanction de la présente loi. Est-ce que c'est ça
qui s'applique à l'article 332?
Mme Duranceau : Ça va être
ça, ça va être ça. C'est le troisième...
Mme Caron : Oui.
Le Président (M. Laframboise) :
Oui.
Mme Duranceau : Oui.
Mme Caron : OK, merci.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 338 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 339.
Mme Duranceau : L'intitulé du chapitre III de cette loi est modifié par la suppression de «LORS D'UN APPEL D'OFFRES».
OK, alors on change le titre. Il s'agit d'une modification de
concordance avec celle proposée par l'article 341 du projet de loi, qu'on
va voir plus tard. En effet, cet article aurait pour effet d'élargir la portée
du chapitre III de la Loi sur les contrats des organismes publics en y intégrant
des règles portant, de façon générale, sur les conditions des contrats conclus
pour le bénéfice d'un regroupement d'organismes et non pas spécifiquement sur
les conditions des appels d'offres. Il est donc nécessaire de refléter cet
élargissement dans l'intitulé du chapitre.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaire?
Mme Caron : Oui. Alors, donc,
on comprend que ça peut être des acquisitions que le CAG fait pour un
regroupement d'organismes publics, mais pas nécessairement à l'intérieur d'un
appel d'offres. Parce qu'à cause du... peut-être de la valeur du... des
acquisitions, ce n'est pas... ce n'est pas régi par... par la loi sur les
appels d'offres.
Mme Duranceau : Bien, là,
341, je vais aller le lire.
Des voix : ...
Mme Duranceau : On le... on le
rend moins restrictif, là.
Des voix : ...
Mme Duranceau : OK, bien,
notre juriste va vous répondre, si vous voulez.
Le Président (M. Laframboise) : Oui.
Mme Duranceau : Le temps que
moi, je lise la suite.
Mme Fournier (Marie-Christine) :
Oui, bien, c'est effectivement le cas, là, le centre pourrait, dans certains
cas, ne pas procéder par appel d'offres, là, par exemple, dans le cas de
fournisseurs uniques, où ça se retrouve souvent en technologies de
l'information.
Mme Caron : OK. Donc, est-ce
que ça couvrirait les cas, par exemple, de... de dérogation à la loi,
maintenant qu'ils vont être... qu'ils vont être régis par l'article 7? Ils
sont... peut-être qu'ils n'auront pas besoin d'aller en appel d'offres pour
cette raison-là, donc, en plus... en plus des situations que vous... que
l'avocate a décrites, c'est ça qui serait aussi... qui expliquerait aussi qu'on
parle juste de regroupement d'organismes publics et pas nécessairement lors
d'un appel d'offres.
Mme Duranceau : Là, on
mélange des concepts, là, l'article 7, il... il oblige quand même d'aller
en appel d'offres, là. Donc, que ce soit 4 ou 7, il y a des appels d'offres.
Mais là, la raison pour laquelle on change le libellé du...
Une voix : Du chapitre.
Mme Duranceau : Chapitre.
Le Président (M. Laframboise) : De
l'intitulé, oui.
Mme Duranceau : C'est ça...
Mme Duranceau : ...de manière
concrète et simple...
Le Président (M. Laframboise) : Pourquoi
on change le libellé de l'intitulé, c'est-à-dire du chapitre, là.
Mme Duranceau : Oui, oui,
c'est ça.
Mme Fournier (Marie-Christine) : Oui.
Eh bien, effectivement, c'est pour couvrir tous les cas où le centre va
procéder à des acquisitions pour le bénéfice de regroupements d'organismes.
Dans certains cas... en fait, dans la plupart des cas, on... évidemment, c'est
des appels d'offres, mais, dans certains cas, il pourrait y arriver, que ce
soient des contrats qui sont conclus de gré à gré, lorsque la loi le permet,
là, lorsque des accords le permettent.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Est-ce que l'article 339 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
340.
Mme Duranceau : L'article 15
de cette loi est modifié :
1° par l'insertion, dans le deuxième
alinéa et après «cas,», de «sous réserve de l'article 15.1,»;
2° par la suppression du troisième alinéa.
Il s'agit d'une modification de
concordance avec celle proposée par l'article 341 du projet de loi qui
reprendrait la règle prévue au troisième alinéa de l'article 15 de la Loi
sur les contrats des organismes publics au nouvel article 15.1 qu'il
propose.
Bon, l'article 15.1 ressemblerait...
rassemblerait désormais les règles applicables aux contrats, incluant les
conditions des appels d'offres, lorsque le Centre d'acquisitions
gouvernementales procédera à des acquisitions pour le bénéfice de regroupements
composés d'organismes publics ou composés d'organismes publics et de personnes
morales de droit public qui ne sont pas des organismes publics au sens de la
LCOP. Donc, l'exemple, ce seraient les municipalités.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Est-ce que l'article 340 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
341.
Mme Duranceau : Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 15, du suivant :
«15.1. Lorsque le Centre d'acquisitions gouvernementales
procède à l'acquisition de biens ou de services pour le bénéfice d'un
regroupement d'organismes publics ou d'un regroupement composé à la fois d'un
ou de plusieurs organismes publics et d'une ou de plusieurs personnes morales
de droit public, le ou les contrats sont conclus selon les conditions prévues
par la politique du centre visé à l'article 7 et selon toute autre
condition applicable à ces contrats en vertu de la présente loi et des
règlements pris pour son application.
«Il en est de même lorsque le Centre
procède à l'acquisition de biens ou de services au bénéfice d'un regroupement
auquel il participe.
«Aux fins du premier alinéa, sont
assimilées à des acquisitions réalisées pour le bénéfice d'un regroupement
d'organismes publics celles que le Centre réalise pour le bénéfice de plusieurs
établissements de Santé Québec.»
Cet article propose que le cadre normatif
applicable aux contrats des entreprises du gouvernement soit désormais celui
qui soit applicable aux centres... aux contrats du Centre d'acquisitions
gouvernementales, c'est-à-dire ceux conclus pour ses propres besoins, de même
qu'à tout autre contrat devant être conclu au bénéfice d'un regroupement
d'organismes pour le compte duquel le centre agirait. Alors, c'est ce qu'on a
dit, là, c'est l'introduction de tout ça.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la députée de La Pinière.
Mme Caron : Oui. Donc, si je
comprends bien, on vient harmoniser le cadre... le cadre normatif, qu'il soit
le même pour... dans tous les cas?
Mme Duranceau : Non. Bien, en
fait, c'est ça qui introduit la notion du fait que le Centre d'acquisitions
gouvernementales, il va être... il va être considéré comme une entreprise du
gouvernement, donc visé par les règles à l'article 7.
Mme Caron : D'accord. Puis,
quand... juste une petite question de compréhension : Au deuxième
paragraphe de 15.1, «Il en est de même lorsque le Centre procède à
l'acquisition de biens ou de services au bénéfice d'un regroupement auquel il
participe.», qu'est-ce qu'on entend par un regroupement auquel le centre
participe?
Mme Duranceau : Bien, c'est
ça par définition, hein, c'est le regroupement... les regroupements d'achats?
Par définition, c'est un centre... c'est pour faire des achats regroupés.
Donc...
Une voix : ...
Mme Duranceau : Oui,
l'exemple de la téléphonie cellulaire, ça peut être un cas, ou... bien, ça va
s'appliquer à lui aussi dans ce cas-là. Tu sais, c'est ça, c'est dans le cas où
lui-même est... Ce n'est pas des prothèses pour les hôpitaux, c'est... c'est,
genre, des téléphones.
Mme Caron : OK. Donc, c'est
quand... c'est quand le centre acquiert des biens pour un regroupement. Mais il
pourrait faire partie lui-même du regroupement comme... comme vous avez dit,
avec... c'est un centre... l'appareil...
Le Président (M. Laframboise) : Téléphonie.
Mme Caron : ...téléphonie, la
téléphonie, ou l'informatique, ou autre, donc... c'est parce qu'il va en
bénéficier lui-même, OK. C'est parce que je me demandais si le centre
participait à un regroupement, tu sais, comme, qu'il faisait toujours partie
d'un regroupement. Non, c'est juste dans le cas de l'acquisition. OK. Merci.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Est-ce que l'article 341 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 342.
Mme Duranceau : L'article 16
de cette loi est modifié par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «dans
le cadre de l'acquisition d'un bien ou d'un service pour le compte d'un
organisme public» par «lorsqu'il procède à l'acquisition de biens ou de
services pour le bénéfice d'un regroupement visé à l'article 15.1».
Alors, il s'agit d'une modification de
concordance avec celle proposée par l'article 341...
Mme Caron : ...d'impact du
regroupement sur l'économie régionale dans le...
Mme Duranceau : C'est ça,
c'est ça. «L'article 16 de la LCOP impose au Centre d'acquisitions
gouvernementales l'obligation de prendre en considération et de consigner
l'impact d'un regroupement d'achats sur l'économie régionale.» Ça fait que ça
demeure une obligation qui est maintenue.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va?
Mme Caron : OK, ça va.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 342 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 343.
Mme Duranceau : Règlement sur
les contrats d'approvisionnement, de services et de travaux de construction des
organismes visés à l'article 7 de la Loi sur les contrats des organismes
publics. Donc :
«343. L'article 1.3 du Règlement sur les
contrats d'approvisionnement, de services et de travaux de construction des
organismes visés à l'article 7 de la Loi sur les contrats des organismes
publics est modifié, dans le cinquième alinéa :
1° par l'insertion, après
«précision», de «qui n'entraîne pas de modification aux documents d'appel
d'offres»;
2° par le remplacement de «moins de 3
jours ouvrables» par «5 jours ouvrables ou moins».
Alors, cette proposition vise à maintenir
un allègement administratif dont le Centre d'acquisitions gouvernementales
bénéficie déjà et d'en faire bénéficier les autres entités visées par l'article
7 de la Loi sur les contrats des organismes publics. Cette modification
permettrait à ces entités de ne pas considérer une demande de précisions
formulée par une entreprise, dans le cadre d'un appel d'offres, si cette
demande n'entraînait aucune modification au document d'appel d'offres et qu'elle
était formulée tardivement, c'est-à-dire cinq jours ouvrables ou moins avant la
date limite de réception des soumissions.
• (18 heures) •
C'est un bel allègement, ça,
administratif. Ça fait qu'à l'heure actuelle seules les demandes de précisions
formulées dans les... formulées dans les deux jours ouvrables précédant la date
et l'heure limite de réception des soumissions peuvent ne pas être considérées
par les entités visées à l'article 7 de la LCOP. Les modifications proposées
représentent un allègement, puisqu'elles permettent de diminuer l'effort
administratif requis dans les jours précédant la date de réception des
soumissions.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Mme la députée de La Pinière.
Mme Caron : Oui. Est-ce que
c'est possible de donner un exemple concret pour que je comprenne la mécanique
de tout ça, s'il vous plaît?
Mme Noël (Nathalie) : ...un
exemple concret, on a un appel d'offres, les soumissionnaires peuvent poser des
questions, mais le délai... et on harmonise le délai, le même, pour les
articles 7, qu'on le faisait pour les articles... les organismes publics. Donc,
on prévoit un délai qui est plus... qui permet de... comment je pourrais dire
ça... de pouvoir ne pas considérer des demandes de... des demandes de
renseignements. Dans le fond, c'est... souvent, les soumissionnaires font ça
pour prolonger les délais de l'appel d'offres. Donc là, on leur permet de le
faire uniquement dans les cinq jours avant la clôture. Avant, on le permettait
dans les trois jours, ce qui donnait un fardeau important.
Mme Caron : Donc, le fait...
OK, alors là, il y a un appel d'offres, les soumissionnaires, les entreprises
intéressées à soumissionner sur cet appel d'offres pouvaient, à tort ou à
raison, disons, avec... de bonne foi ou non, pouvait demander des précisions
dans les exigences de l'appel d'offres. Et là ils avaient le droit de... elles
avaient droit de faire ça dans moins de trois jours...
Mme Noël (Nathalie) : Bien,
la réglementation qui s'applique aux organismes publics qui sont visés à
l'article 4, parce que les articles 7 ne sont pas visés par la réglementation.
Donc, la réglementation prévoit un délai de moins de cinq jours, alors que,
dans le règlement des 7, ça prévoit un délai de trois jours. Donc, c'est là
qu'on va chercher la bonification pour les autres entreprises du gouvernement
là, qui sont déjà à l'article 7, donc quelque chose que le Centre
d'acquisitions gouvernementales bénéficiait parce qu'il était dans la
réglementation des articles 4.
Mme Caron : Mais est-ce
que... Parce qu'avant, c'était moins de trois jours ouvrables. Là, ça va être
cinq jours ouvrables ou moins, donc. Mais est-ce que ce cinq jours là, ça veut
dire qu'ils ont plus de temps pour demander des précisions ou...
Mme Noël (Nathalie) : Moins
de temps.
Mme Caron : Moins de temps
parce qu'il... Ah! OK, parce qu'elle doit être transmise cinq jours ouvrables
ou moins avant la date limite.
Mme Noël (Nathalie) : Oui.
Mme Caron : Non, OK, j'étais...
j'étais dans... je le voyais par après, alors je me disais, trois jours, cinq
jours, il me semble que ça vient faire le contraire. Mais il faut le voir...
Mme Noël (Nathalie) : Oui,
mais c'est à rebours.
Mme Caron : D'accord. Merci
beaucoup.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 343 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 344.
Mme Duranceau : L'article 9.1
de ce règlement est modifié :
1° par le remplacement, dans ce qui
précède le paragraphe 1°, de «l'organisme» et de «15» par, respectivement,
«tout organisme autre que le Centre d'acquisitions gouvernementales» et...
18 h (version non révisée)
Mme Duranceau : ...2° paragraphe par l'insertion dans le paragraphe quatre et après «montant»
de «initial».
Donc, ça va permettre de lire le texte
comme suit : «À la suite d'un appel d'offres public concernant un contrat
visé par un accord intergouvernemental, au lieu de dire l'organisme, on va dire
tout organisme autre que le Centre d'acquisitions gouvernementales publie dans
le système électronique d'appel d'offres dans les 15 jours, on change ça
par 30 jours, suivant la conclusion du contrat, les descriptions du
contrat.
Alors, ça fait que cette proposition vise
à maintenir un allègement administratif dont le Centre d'acquisitions
gouvernementales bénéficie déjà, et d'en faire bénéficier les autres entités
visées par l'article sept de la LCOP. Alors, même chose, on vient permettre à
tout le monde de bénéficier des allègements.
Le Président (M. Laframboise) : M.
le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Pouvez-vous nous
donner un exemple où est-ce que, sans avoir bénéficié de cet allègement-là, c'était
un problème pour les autres dans le passé?
Mme Duranceau : Bien, je ne sais
pas si c'était un problème, mais là, c'est... On harmonise, puis, dans le fond,
on constate que pour le CAG, c'était... c'était convenable d'avoir le...
évidemment, le 30 jours, ça fait qu'on l'accorde à tout le monde. En fait,
ça donne du temps aussi, c'est... L'idée, c'est de publier sur le SEAO les... à
la suite de l'appel d'offres, là, ce qui est le contrat qui est octroyé, ça fait
que c'était dans les 15 jours, là, ça va être dans les 30 jours. C'est
ça qui était applicable, c'était 15 jours avant qui était applicables à...
Attend, c'était 15 jours qui était applicables à tous ceux qui étaient
visés à l'article sept, donc les entreprises du gouvernement, puis là, bien,
maintenant, ça va être 30 jours pour eux.
Une voix : ...
Mme Duranceau : Puis les
articles sept, ils avaient 15. Ça fait que, là, on met tout le monde à 30. Bon,
on allonge le délai, vous me direz, mais c'est comme pour harmoniser, pour que
ça soit simple pour tout le monde, là. On aurait-tu... pu mettre tout le monde
à 15, là, peut-être., mais tu sais, c'est quand même aussi de l'admin, ça, là,
puis du...
Une voix : ...
Mme Duranceau : OK.
Avez-vous... Il faut-tu répéter?
M. Beauchemin : Non.
Mme Noël (Nathalie) : Oui.
Dans le fond c'est... quand on a
fait des travaux de révision réglementaire, on a
consulté les organismes publics et puis ils nous avaient demandé de prolonger
le délai de publication pour leur permettre, là, dans... de le faire dans les
délais puis de réduire la charge administrative. Donc, on peut en faire
bénéficier les articles 7, les entreprises du gouvernement au même
allègement qu'on avait accordés aux organismes publics à l'article 4.
M. Beauchemin : Mais en quoi
est-ce qu'augmenter le délai, ça réduit le fardeau réglementaire?
Mme Noël (Nathalie) : Bien,
le fardeau administratif, c'est-à-dire que, dans le fond, quand ils publient
leurs renseignements, ils vont les publier... souvent, les organismes publics
vont le faire par lots, puis ils vont le faire aux 30 jours, au lieu d'aux
15 jours, donc c'est une tâche qu'on fait une fois au lieu de deux.
M. Beauchemin : OK.
Le Président (M. Laframboise) :
Est ce que... Est-ce que l'article 344 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 345.
Mme Duranceau : Ce règlement
est modifié par l'insertion, après l'article 9.1, du suivant :
«9.2. Le Centre d'acquisitions
gouvernementales effectue la publication de renseignements prévue à l'article 9.1
à l'égard de tout contrat qu'il conclut pour ses propres besoins et de tout
contrat conclu pour le bénéfice d'un regroupement d'organismes visé à l'article 15.1
de la Loi sur les contrats des organismes publics, dans la mesure où un tel
contrat comporte une dépense égale ou supérieure à 25 000 $.
«Le Centre publie également dans le
système électronique d'appel d'offres, dans les 120 jours suivant la fin
d'un tel contrat, le montant final de celui-ci.»
Alors cet article obligerait le CAG à
publier au SEAO dans le... dans les 30 jours suivants la conclusion du
contrat, la description initiale de tout contrat qu'il conclue ou de tout
contrat conclu pour le bénéfice d'un regroupement d'organismes visée à l'article 15.1
de la LCOP dans la mesure où un tel contrat comporterait une dépense égale ou
supérieure à 25 000, puis le centre serait également tenu de publier le
montant final du contrat dans les 120 jours suivant la fin de celui-ci.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires?
M. Beauchemin : Oui, le 25 000,
il vient de... Le rationnel pour en arriver à 25 000, c'était quoi?
Mme Duranceau : Là, je laisse
Mme Noël.
Mme Noël (Nathalie) : Historiquement,
lorsqu'on a établi la LCOP, là, son entrée en vigueur dans ses premières
années, c'était le montant du seuil pour aller en appel d'offres public pour...
M. Beauchemin : On parle de quelle
année?
Mme Noël (Nathalie) : Dans
les années... 2008 et puis ça a été... le seuil qu'on a maintenu...
Mme Noël (Nathalie) : ...là.
Mais ça, c'était vraiment... le 25 000 était pour de l'acquisition de biens,
là, mais on l'a étendu pour tous les contrats. C'était le seuil que les... que
le législateur a établi à l'époque pour publier ces renseignements-là sur le
SAO.
M. Beauchemin : Ça fait
18 ans. Il n'y aurait peut-être pas eu place à l'indexation?
Mme Duranceau : Bien, je
pense que c'est... c'est bien de le souligner, effectivement, mais là, après
ça, c'est toujours l'équilibre entre le fardeau administratif puis la
transparence, la transparence pour les marchés. Il y aurait certainement un
argumentaire à faire autour de l'inflation puis de... mais...
M. Beauchemin : Parce que,
là, on achète probablement, 18 ans d'inflation... on achète peut-être la
moitié moins de ce qu'on achetait en 2008, là. Ça fait qu'on restreint de plus
en plus quand on reste avec 25 000?
Mme Duranceau : Est-ce que
vous voulez proposer un amendement, M. le député de Marguerite-Bourgeoys?
M. Beauchemin : Bien, ça
aurait pu être indexé. Moi, je pense que ça aurait pu être indexé.
Mme Duranceau : Bien,
sincèrement, je pense que ça mérite d'être indexé. Mais je pense que ça mérite
analyse avant de dire qu'on indexe. Alors, on n'est pas allé là, dans... dans
le contexte actuel, là. Je pense que, tu sais, il y a... il y a... il y a
beaucoup de choses qui se font au niveau des marchés publics. On veut favoriser
l'achat québécois, on veut... Mais on veut aussi faire tout ça dans les règles
de l'art. Alors, pour l'instant, c'est le choix qui a été pris par le
gouvernement.
• (18 h 10) •
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Est-ce que l'article 345 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
346.
Mme Duranceau : «Règlement
sur certains contrats d'approvisionnement des organismes publics.
L'article 46.2 du Règlement sur certains contrats d'approvisionnement des
organismes publics est abrogé.»
Alors, c'est une modification de concordance
avec celle proposée par les articles 337, 338, 341 du projet de loi.
L'article 46.2 du Règlement sur certains contrats d'approvisionnement des
organismes publics ne s'applique qu'aux contrats conclus avec le CAG. Il est
nécessaire d'abroger cet article puisque ces contrats seront désormais régis
par d'autres règles, principalement celles prévues par la politique
contractuelle dont le centre devra se doter.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Ça va. Est-ce que l'article 346 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Mme Duranceau : «Règlement
sur les contrats des organismes publics...»
Le Président (M. Laframboise) : 347.
C'est ça. Allez-y.
Mme Duranceau : Oui.
«Règlement sur le contrat des organismes publics en matière de technologies de
l'information. 347. La section 1.1 du chapitre cinq du Règlement sur les
contrats des organismes publics en matière de technologies de l'information,
comprenant les articles 48.1, 48.2, est abrogée.»
Bon. Alors, c'est une modification de
concordance. Les articles 48.1 puis 48.2 du Règlement sur les contrats des
organismes publics en matière de technologies de... de l'information permettent
aux centres d'acquisitions gouvernementales de conclure un contrat à commande
avec des fournisseurs de logiciels informatiques afin de permettre aux
organismes publics, lorsque... certaines conditions sont satisfaites,
d'acquérir auprès de ces fournisseurs des logiciels requis pour la mise à jour
ou la mise à niveau de logiciels qu'ils détiennent déjà. Alors, il sera
désormais loisible au Centre d'acquisitions gouvernementales de prévoir les
règles relatives à ces acquisitions dans sa politique contractuelle.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Non? Ça va. Est-ce que l'article 347 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : 348.
Mme Duranceau : «L'article 75.1
de ce règlement est abrogé.» Alors, c'est une modification de concordance.
Donc, on abroge l'article 75.1 qui faisait référence au fait qu'au moins
fois par année, à la fin du contrat, le CAG publie dans SEAO pour le compte de
chaque organisme au bénéfice duquel un contrat visait à. 48.1 a été conclu. Ça fait
que ça, ça devait être lié au fait que c'était lié à l'article quatre, puis là,
on est lié à l'article sept, ça fait que c'est prévu ailleurs, c'est pour ça
qu'on dit que c'est abroger et concordance.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Est-ce que l'article 348 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Vous introduisez un nouvel article par un amendement, l'article 348.1.
Mme Duranceau : Oui. Insérer,
après l'article 348 du projet de loi, le suivant : 348.1.
L'article 13 de la Loi sur le Centre d'acquisition gouvernemental, tel que
modifié par l'article 335.1 de la présente loi, s'applique aux instances
en cours le (indiquer ici la date de la sanction de la présente loi) qui portent
sur une acquisition réalisée par le Centre d'acquisition gouvernemental pour le
compte d'un organisme public. Il s'applique également avec les adaptations
nécessaires aux instances en cours à cette date qui portent sur une acquisition
réalisée par le centre pour le compte d'une autre personne ou d'une autre
entité.
Alors, le commentaire, la disposition
transitoire proposée par le présent amendement vise à préciser que la nouvelle
règle introduite à la Loi sur le Centre d'acquisition gouvernemental, qui
confère au CAG la capacité...
Mme Duranceau : ...d'ester en
justice relativement aux acquisitions qu'ils réalisent pour le bénéfice
d'organismes publics, de personnes ou d'entités s'appliquerait aux instances
judiciaires qui seraient en cours à la date de la sanction de la loi afin
d'éviter toute contestation à cet égard.
Ça fait que c'est une concordance avec
335.1 puis 335.2.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires?
M. Beauchemin : Vous pouvez
me traduire ça simplement?
Mme Duranceau : C'est... On
est venus préciser tantôt que le CAG, quand il représente... tu sais, il fait
des regroupements d'achats, il représente d'autres... d'autres entités... bien,
qu'il était capable de poursuivre ou pouvait être poursuivi au nom des autres
entités. Alors là, ça, c'est la règle transitoire qui dit comment ça va
s'appliquer. Et clairement je vais devoir relire.
Ça fait que... Donc, l'article 13 du CAG,
tel que modifié par 335.1, qui dit : Ne vous inquiétez pas, ça s'applique
au CAG, le CAG peut poursuivre, s'applique aux instances qui sont en cours à la
date de la sanction. Ça fait que c'est ça. Ça fait que c'est juste pour dire...
Dans le fond, les modifications qu'on fait, s'il y avait des doutes sur la
capacité du CAG de poursuivre au nom d'autres personnes sur des instances en
cours avant qu'on adopte ceci, bien, ce qu'on adopte, ça vient enlever tout
doute qui pouvait subsister à l'égard de... des instances déjà en cours puis de
la capacité de poursuivre, bien, par rapport à ça.
M. Beauchemin : Merci.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'amendement qui introduit l'article 348.1 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 349.
Mme Duranceau : Bon.
Dispositions transitoires.
Tout processus d'adjudication ou
d'attribution d'un contrat public pour lequel le Centre d'acquisitions
gouvernementales a publié dans le système électronique d'appel d'offres, selon
le cas, un avis d'appel d'offres ou un avis d'intention avant la date de
l'entrée en vigueur de l'article 337 de la présente loi et qui est en cours à
cette date demeure assujetti aux dispositions de la Loi sur les contrats des
organismes publics (chapitre C-65.1) et à celles des règlements et des
directives prises en vertu de cette loi qui lui étaient applicables avant cette
date. Il en est de même de tout contrat qui découle d'un tel processus ainsi
que tout contrat public qui est en cours d'exécution à cette date et qui
découle d'un processus d'adjudication ou d'attribution réalisé par le Centre.
Le Centre et, le cas échéant, tout
organisme public pour le compte duquel un processus ou un contrat visé au
présent alinéa a été, selon le cas, entrepris ou conclu demeurent assujettis, à
l'égard de ce processus ou de ce contrat, aux dispositions de la... de cette
loi et à celles des règlements et des directives prises en vertu de cette loi
qui leur étaient applicables avant cette date.
Bon. Alors, encore une disposition
transitoire que l'on pourrait traduire... qu'on pourrait traduire simplement en
disant que l'article prévoit les règles qui seront applicables aux situations
en cours au moment de l'entrée en vigueur du nouveau régime juridique
applicable aux contrats du CAG et à ceux conclus au bénéfice de regroupements
d'achats. Donc, tout contrat ou processus d'adjudication ou d'attribution de
contrats qui serait en vigueur en cours... au moment de l'entrée en vigueur du
nouveau régime demeurerait assujetti à l'ancien régime. En ce qui... OK. En ce
qui a trait aux obligations de l'ancien régime qui incombent au centre et aux
organismes publics, ces processus, par exemple, l'obligation de publier
certains renseignements... ces derniers demeureraient assujettis.
Le Président (M. Laframboise) : ...est-ce
que l'article 349 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Donc, vous changez de chapitre. On arrive à...
Mme Duranceau : On change de
chapitre, on change de sujet.
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
une petite suspension.
(Suspension de la séance à 18 h 17)
(Reprise à 18 h 20)
Le Président (M. Laframboise) :
Donc, lors de la suspension, nous en étions à un nouveau chapitre, quatre, qui
introduit l'article 350 et suivants. Donc, Mme la ministre, la parole est
à vous.
Mme Duranceau : OK. Chapitre
quatre. Donc, nouveau sujet. Chapitre quatre, Société d'habitation du Québec et
Office d'habitation, Section un, Allègements concernant les offices
d'habitation, les contributions, les programmes de la Société d'habitation du
Québec et Cogiweb.
Article 350, Loi sur la Société
d'habitation du Québec. Donc : L'article trois de la Loi sur la Société
d'habitation du Québec, chapitre S-8, est modifié par le remplacement,
dans le deuxième alinéa, de « gouvernement » par « Conseil du
trésor ».
Alors, ça, ça... Le commentaire. Cet
article modifierait l'article trois de la Loi sur la SHQ afin de substituer le
gouvernement par le Conseil du trésor à titre d'autorité habilitée à autoriser
les programmes de la SHQ... que la SHQ doit préparer puis mettre en œuvre. Ça,
c'est ce que ça veut dire. Là, c'est chaque fois que la SHQ modifie un
programme, c'est à peu près la seule entité qu'il fallait qui monte au Conseil
des ministres pour faire modifier son programme. Bon, bien, c'était comme ça
dans la loi. Alors, le PHAQ, tous les programmes, le programme PSL, le
programme HLM, chaque fois que tu faisais une modification là-dedans, ça
prenait tout le temps que ça prenait, monter ça au Conseil des ministres pour
approbation. Là... alors que tous les autres ministères, évidemment, la Société
d'habitation, elle a sa loi, mais les ministères, eux, quand ils ont un
programme qui est modifié, ça se règle au Conseil du trésor. Alors, on suggère
cette modification pour enlever beaucoup de bureaucratie.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 350 est adopté? Adopté. L'article 351.
Mme Duranceau : L'article 57
de cette loi est modifié : 1 : Dans le paragraphe un : a) par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «le lieutenant-gouverneur peut, aux
conditions qui y sont énoncées, délivrer sous le grand saut du Québec »
par « le ministre peut, aux conditions qui y sont énoncées,
délivrer »;
b) par l'ajout, après le premier alinéa,
du suivant : «Les lettres patentes délivrées sous la signature du ministre
ont le même effet que si elles étaient délivrées et signées par le
lieutenant-gouverneur et le procureur général sous le grand saut ».
2 : par le remplacement dans le
paragraphe deux de « un avis de l'émission de ses lettres patentes » par
« Ses lettres patentes sont enregistrées par le ministre de la Justice en
sa qualité de registraire du Québec et un avis de leur délivrance ».
3 : par la suppression dans le
paragraphe trois de «Sous le grand saut du Québec »;
4 : dans le paragraphe cinq : a)
par le remplacement de « lieutenant-gouverneur » par
« ministre »;
b) Par le remplacement de « un avis
de ses lettres patentes supplémentaires » par « Ses lettres patentes
supplémentaires sont enregistrées par le ministre de la Justice et un avis de
leur délivrance ».
Alors, ça, ce que ça veut dire, c'est que,
quand il y a des fusions d'offices d'habitation ou d'offices régionaux
d'habitation, là, il fallait aller demander... tous les documents de fusion
étaient préparés, il fallait aller au lieutenant-gouverneur pour faire
approuver ces modifications-là. Ça ne pouvait pas se faire au niveau de la
ministre de l'Habitation. Alors, un peu laborieux comme procédure. Donc là, on
vient...
Mme Duranceau : ...là, on
vient la simplifier.
M. Beauchemin : Est-ce que
c'est la seule situation où est ce qu'on demande au...
Mme Duranceau : Par rapport
aux fusions?
M. Beauchemin : ...bien, au
lieutenant-gouverneur de donner son sceau?
Mme Duranceau : Bien là, en
ce qui concernait la SHQ, c'était ça, je ne sais pas si ça demeure ailleurs
dans le gouvernement. Mais c'est vraiment une histoire, tu sais, tu fusionnes
deux entités juridiques, il fallait que ça remonte à une instance qui,
finalement, n'est pas mêlée aux opérations du tout, là. Ça fait que, tu sais,
que ça remonte au ministre, OK, tu sais, comme ça, il n'y a pas de décisions
exécutives qui se prennent de dire : Heille! on fusionne tout ça, ces
offices d'habitation là, on en fait un, là.
M. Beauchemin : OK, je
comprends.
Mme Duranceau : Alors, c'est
ça, l'objectif.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 351 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 352.
Mme Duranceau :
L'article 58 de cette loi est modifié par le remplacement, dans les
premier et deuxième alinéas, de «lieutenant-gouverneur» par «ministre», partout
où cela se trouve.
Même chose. Je pense que, des fois, il y a
des municipalités qui demandent des regroupements d'offices d'habitation. Ça
fait que c'est la même... même type de modification.
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va? Est-ce que l'article 352 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 353.
Mme Duranceau : OK.
L'article 58.1 de cette loi est remplacé par le suivant — donc :
«58.1. Des offices peuvent être fusionnés.
«Les offices qui projettent une fusion
doivent conclure à cette fin une entente contenant les termes et conditions de
la fusion, la manière de la réaliser et tout autre renseignement nécessaire à
la réalisation de la fusion, y compris ceux relatifs à l'administration et au
fonctionnement de l'office et prévus au paragraphe 1° de l'article 57
dans le cas où un nouvel office est issu de la fusion.
«Lorsqu'un office qui administre au moins
300 logements situés dans des immeubles d'habitation à loyer modique projette
une fusion avec un office qui administre au plus 35 % de ce nombre de
logements, le premier office peut absorber le deuxième, auquel cas l'entente
doit en outre indiquer le nombre de logements administrés par chacun des
offices qui projettent de fusionner.
«Les offices qui ont conclu une entente de
fusion doivent, par une requête conjointe, demander au ministre la délivrance
de lettres patentes confirmant la fusion. La requête peut en outre, dans le cas
de la fusion par absorption, contenir les modifications prévues au
paragraphe 5° de l'article 57. «Cette requête doit être
accompagnée :
«1° d'une recommandation favorable de la
Société et de chacune des municipalités qui ont demandé la constitution des
offices requérants;
«2° d'une copie vidimée de l'entente et de
la résolution du conseil d'administration de chacun des offices requérants qui
en autorise la conclusion et atteste, dans le cas d'une fusion par absorption,
que chacun d'eux a satisfait aux exigences du présent article applicable à une
telle fusion.
«Le ministre peut, aux conditions qui sont
énoncées dans la requête, délivrer des lettres patentes constituant l'office
issu de la fusion en confirma la fusion par absorption. Ces lettres patentes
sont enregistrées par le ministre de la Justice et un avis de leur délivrance
est publié à la Gazette officielle du Québec. À compter de la prise
d'effet de ces lettres patentes, les offices requérants sont fusionnés et
forment un seul office sous le nom donné dans les lettres patentes ou sous
celui de l'office absorbant. Cet office est l'agent de chacune des
municipalités qui ont demandé la constitution des offices fusionnés.
«Le deuxième alinéa du paragraphe 1°
et les paragraphes 3° à 6° de l'article 57, de même que
l'article 58 s'appliquent, avec les adaptations nécessaires, à l'office
issu d'une fusion.»
Le Président (M. Laframboise) :
Vos explications. Je vais vous demander de déposer votre amendement, parce que
ça fait juste changer les pourcentages, donc, vous pourrez faire l'explication
par après. Vous avez un amendement.
Mme Duranceau : Article 353.
L'article 58.1 de la Loi sur la Société d'habitation.
Donc, à l'article 58.1 de la Loi sur
la Société d'habitation du Québec, proposé par l'article 353 du projet de
loi — donc :
1° remplacer, dans le troisième alinéa,
«au plus 35 % de ce nombre de logements, le premier office» par «au plus
45 % du nombre de logements du premier, celui-ci»;
2° remplacer, dans le sixième alinéa, «en
confirmant» par «ou confirmant».
Alors, cet amendement vise à préciser et
bonifier le critère relatif à l'office absorbé. Il vise également à corriger
une coquille constatée à l'article 353.
Le Président (M. Laframboise) :
...vous pouvez donner nez votre explication pour tout, là.
Mme Duranceau : Alors là,
l'histoire est que, là, une absorption. Ça fait que tu avais un gros office qui
détenait au moins 300 logements, mettons, dans une région donnée. Puis là
il y a un petit office qui est encore indépendant, puis il était souhaitable de
regrouper les deux pour, justement, tu sais, une masse critique plus importante
puis par mutualisation des coûts. Mais là, pour le gros office, toute la
procédure d'absorption puis de fusion, c'est une affaire qui ne finissait plus
puis qui était bien compliquée administrativement. Alors, on allait être
bien...
Mme Duranceau : ...par ce
regroupement-là, mais, honnêtement, souvent, les plus gros offices étaient un
peu freinés d'aller de l'avant parce que c'était tellement fastidieux puis ils
devaient recommencer, je pense, tout leur... tu sais, c'était nouveau numéro,
probablement taxes ou...
Une voix : ...
Mme Duranceau : Il fallait
abolir, c'est ça, chacun des offices pour en créer un nouveau. Alors là, le
gros qui est déjà opérationnel, qui a déjà tous ses numéros d'entreprises, et
tout, va continuer d'opérer, puis c'est le petit qui disparaît par absorption.
Ça fait que c'est ça que ça veut dire, ce...
M. Beauchemin : Mais le 35
puis 45, c'est quoi, le...
Mme Duranceau : Oui, bien là,
peut-être, ça, je laisserais M. Bernier préciser, pourquoi on a changé ça
aussi.
Le Président (M. Laframboise) : Vous
vous présentez... Avec consentement? Sûrement. Donc, vous vous présentez et
donnez votre poste.
M. Bernier (Jean-François) : Jean-François
Bernier, je suis vice-président à la Société d'habitation du Québec. Dans le
fond, la précision qu'on vient faire, c'est dans les commentaires qu'on a
reçus, c'est la grosseur de l'office, qui pourrait être absorbé par le plus
gros. Notamment, la fédération de locataires trouvait que c'était limitatif de
limiter de 35 %, donc c'est pour ça qu'on met le critère de 45 %.
Donc, l'office qui est absorbé peut être un petit peu plus petit que la moitié
du gros office absorbant. C'est la différence entre 35 puis le 45 %.
• (18 h 30) •
M. Beauchemin : Mais pourquoi
que la Fédération des locataires d'habitations à loyer modique du Québec
trouvait ça limitatif?
M. Bernier (Jean-François) :
Parce que, dans le fond, il y a toute une opération de regroupement des offices
d'habitation qui est démarrée depuis plusieurs années et qui a l'appui de la
Fédération des locataires, en liant des offices, parfois, qui sont plus gros,
les services sont plus professionnels. Donc, c'est une mesure qui vient
favoriser des regroupements, par exemple, un petit office dans une région qui
aurait moins de services, il pourrait se joindre à un plus gros office de la
même région et offrir des meilleurs services de cette façon-là. Donc, c'est
l'avantage, là, qui vient de cette modification-là.
Mme Duranceau : Bien, dans le
fond, la Fédération des locataires de HLM, ils sont en faveur des regroupements
d'offices. Ça fait que, là, dans le fond, le 35 % puis le 45 %, c'est
pour l'histoire d'un qui absorbe l'autre, mais, sinon, la fusion des deux
offices demeure possible, nonobstant le nombre d'entités, là.
M. Beauchemin : Ça fait qu'ici
on est... ça peut être 45 % ou plus petit, c'est ça?
M. Bernier (Jean-François) : C'est
ça.
Des voix : ...
M. Beauchemin : Ça fait que
de passer de 35 à 45 %, c'est parce qu'il devait y avoir certains cas d'espèce
à un moment donné dans l'histoire où est ce qu'il y a eu des fusions ou... des
absorptions plutôt, qui ont été au-delà du 35 % de par peu, puis là, bien,
ça a fait que ça n'a pas pu avancer à cause de ça. Puis comment qu'ils le
déterminent? C'est le nombre de logements, c'est ça, le nombre de portes?
M. Bernier (Jean-François) : Exactement.
M. Beauchemin : Curieusement,
j'essaie de comprendre pourquoi qu'on avait établi ça à 35 % initialement.
Des voix : ...
Mme Duranceau : Ce n'était
pas là, ce critère-là de 45 ou de 35 %, là.
M. Bernier (Jean-François) : C'est
que l'absorption, elle n'existait pas avant. Donc, on vient créer l'absorption
puis, en plus, on amende, dans le fond, pour... ce qu'on proposait au départ,
c'est 35 %. Suite aux commentaires, on amène ça à 45 %.
M. Beauchemin : J'essaie...
Est-ce qu'on a... est-ce qu'on a des exemples de par le passé où est-ce qu'il y
en a eu, justement, des absorptions de cet ordre?
Mme Duranceau : Non c'est ça,
ça n'existait pas. Je l'ai mal expliqué au début, là. C'était compliqué pareil,
de... C'est une nouvelle... Ça, c'est une amélioration au niveau de
l'efficacité, là, j'avais oublié, mais les fusions ont toujours été possibles,
puis là, dans dans le cas... mais fastidieuses pour le gros office qui,
finalement, rend service aux plus petits, là. Donc là, en y allant avec une
opération juridique d'absorption, bien, ça fait en sorte que le gros office, il
continue à exister. Ça fait que c'est juste ça.
M. Beauchemin : Ça, je... ça,
je le comprends, mais...
Mme Duranceau : Puis là, bien,
le seuil de portes, c'est que tu peux absorber, dans la mesure où tu as un
maximum de 45 % des portes de l'autre. Ça fait que, si tu as plus que
45 %, ce ne sera pas une absorption, ça va être une fusion.
M. Bernier (Jean-François) : C'est
ça.
Mme Duranceau : Pourquoi?
Le Président (M. Laframboise) : Parce
qu'il y a dû avoir des cas... si vous me permettez, il y a dû y avoir des cas
de 35 à 45 % qui empêchaient de faire des absorptions. C'est pour ça que
les locataires ont dû dire : Bien là, il y a certains organismes qui ne
pourront pas le faire.
Mme Duranceau : Bien, ça
n'existait pas avant.
Le Président (M. Laframboise) : Bien
oui, c'est ça, puis là eux autres, ils voient venir ça.
Mme Duranceau : Il n'y a pas
de cas, c'est juste que c'était pour être plus permissif, dans le fond, que,
là... L'amendement, c'est pour être plus permissif. Là, pourquoi on est venu
mettre un pourcentage pour définir la taille d'un par rapport à l'autre...
18 h 30 (version non révisée)
Une voix : ...
Mme Duranceau : Oui, mais ça
aurait pu... Oui. Tu peux être absorbé juste si tu es un maximum de 45 %
de la taille de l'autre. Sinon, c'est une fusion. Oui, c'est ça, c'est le
critère entre fusion puis absorption.
M. Beauchemin : Sinon...
Sinon, ça peut se faire pareil, mais c'est une fusion.
Mme Duranceau : C'est ça. C'est
ça.
M. Beauchemin : OK.
Mme Duranceau : Donc, ça
devrait... on devrait voir encore une réduction du nombre d'offices d'habitation,
parce que, là, on vient de leur simplifier la vie dans la façon de... de l'exécuter.
M. Beauchemin : Parce qu'à 55 %, ou
à 65 %, ou à 95 %, ou jusqu'à 99 %, un est plus grand que l'autre,
là. Mais on parle de logements ici, là, ce n'est pas... ce n'est pas compliqué,
dans le sens que, tu sais, on parle de combien ça me prend de plus de
gestionnaires de building, combien ça me prend plus de... etc., etc., pour
pouvoir suffire à l'entretien, etc., tu sais, ça fait que...
Mme Duranceau : Bien oui, c'est
ça, là. C'est une mutualisation. Tu sais, ça se voit beaucoup, comme en région,
là, à un moment donné, tu as un directeur général, il est là, graduellement,
dans la région, ça s'est consolidé au sein d'un office, mais il y a encore
quelques Gaulois, puis là, bien, la personne prend sa retraite : Ah! là,
finalement, il est souhaitable de regrouper l'office, parce qu'on n'a pas de
relève ou on se rend compte, on a un enjeu de main-d'œuvre à d'autres égards,
puis là, bien, finalement, le conseil d'administration est davantage ouvert. Il
ne faut pas oublier qu'il y a des élus municipaux aussi partout qui sont sur
ces conseils d'administration là. Puis certains peut avoir des préférences
versus d'autres. Alors, tu sais, ce n'est pas égal dans le temps, là. Dans la
mesure où ça demeure une opération qui est volontaire, bien là, on donne... on
donne des outils pour que ce soit facile dans le volontariat.
M. Beauchemin : Mais ma
question initiale reste : Pourquoi dire «45 %»? Ça aurait pu être n'importe
quel...
Mme Duranceau : Bien, c'est
ça. Dans le fond, c'est comme un critère pour dire : OK, bien, au-delà de
45 %, vous allez faire une vraie fusion.
M. Beauchemin : Oui. Mais
pourquoi justement arrêter à 45 %?
Mme Duranceau : Oui.
Pourquoi? Là, c'est une bonne question pour M. Bernier.
M. Bernier (Jean-François) : Bien,
c'était... c'était... c'était pour limiter, dans le fond, encadrer la capacité
d'absorption. C'est un critère qu'on s'est mis pour dire : Bien, quand il
y a une absorption... Puis les cas qu'on voit actuellement, c'est que, là, on
est passé de 530 offices, on est tombé à 120, 100 offices, donc il y
a de moins en moins de cas. Ce qu'on a actuellement, c'est des offices qui sont
de plus en plus structurés, avec quelques plus petits offices. Donc, la
situation qui risque de se produire en réalité, là, c'est... c'est la situation
qui tourne entre 35 % et 40 % qui nécessiterait l'absorption, là,
parce qu'une grande partie a déjà été faite, de l'opération de fusion des
offices d'habitation, là.
M. Beauchemin : Donc, vous ne
voyez pas de situation plus probable que la fusion, qui est l'ancienne façon de
faire, se fasse, là? Ici, donc, en ayant 45 %, on est confiant qu'on
va....
Mme Duranceau : Couvrir bien
des cas?
M. Bernier (Jean-François) : À
date... on couvre les cas...
Mme Duranceau : Puis l'autre
élément que la juriste me mentionne, ça, ça faisait longtemps que j'avais
entendu parler de ça, mais, tu sais, une fusion... simplifiée, au niveau
juridique, c'est une mère et sa fille. Puis c'est facile à...
Une voix : ...
Mme Duranceau : Justement,
processus de fusion simplifiée. Ça fait qu'il y a un critère, c'est mère-fille
ou deux filles. Oui. Alors là, bien, il y a un critère pour l'absorption, qui
est comme un processus de fusion simplifié, là.
M. Beauchemin : Mais la
raison...
Mme Duranceau : Vous aimez
mieux l'autre?
M. Beauchemin : Bien non. C'est
correct. C'est... C'est juste que la raison pour laquelle on est arrivé avec
45 %, c'est parce que c'est une question de marché, si je comprends bien,
là.
Mme Duranceau : Aussi. Puis
on demandait plus... C'est une bonne chose. J'endosse.
M. Beauchemin : Donc, vous...
n'anticipez pas une demande de fusion tant que ça, finalement.
Mme Duranceau : Il en reste.
Il en reste à faire, parce qu'on est passé de, je ne sais pas, 150... bien, de
250 à 148, à 108, là, je pense, ça rebaissait. On est en bas de 100.
M. Beauchemin : OK.
Mme Duranceau : On n'arrête
pas le progrès.
M. Beauchemin : C'est quoi l'objectif?
En avoir deux?
Mme Duranceau : Bien, on a...
Combien de régions administratives?
M. Beauchemin : 17.
Mme Duranceau : 17 régions
administratives. Ça n'aurait pas de bon sens, là, parce que ce serait beaucoup
trop grand comme territoire. Puis, après ça, tu peux aller en fonction du
nombre de MRC, il y en a 90 MRC, je pense, mais encore là, les MRC, c'est
assez vaste aussi. Alors là, pour le moment, ça a été fait de manière
volontaire, régionalement, pour bien répondre aux besoins de la clientèle,
parce que c'est ça, ultimement, d'être capable de répondre aux besoins des
locataires puis de les accompagner.
M. Beauchemin : Puis on
dégage des marges de manœuvre additionnelles? On dégage...
Mme Duranceau : Quand on
fusionne?
M. Beauchemin : Quand on fait
ça, on... on économise?
Mme Duranceau : Bien, j'espère!
On surveille le budget de la SHQ en conséquence.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'amendement à l'article 353 est adopté?...
Le Président (M. Laframboise) : ...adopté.
Est-ce que l'article 353, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 354.
Mme Duranceau : L'article 58.1.1
de cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «régional d'habitation sur le territoire de toute municipalité
régionale de comté» par «d'habitation sur tout territoire des municipalités
locales ou des municipalités régionales de comté»;
2° dans le deuxième alinéa :
a) par la suppression de «municipaux»,
partout où cela se trouve;
b) par le remplacement de «la municipalité
régionale de comté» par
«des municipalités»;
3° par le remplacement, dans le cinquième
alinéa, de «la municipalité régionale de comté. Celle-ci» par «toute
municipalité locale et de toute municipalité régionale de comté identifiée au
décret. Une municipalité régionale de comté ainsi identifiée».
Bon. Alors, ça, si on veut donner une
explication, là, en quelques mots, M. Bernier...
M. Bernier (Jean-François) : Donc,
ici, c'est pour les territoires. Comme vous avez expliqué, les regroupements
sont beaucoup faits sur la base d'un territoire, d'une MRC, d'un territoire
régional. Parfois, il y a des réalités qui font qu'on pourrait être
extraterritorial. Donc, c'est pour donner plus de flexibilité dans les fusions
de... que les offices d'habitation puissent être au-delà de nos...
• (18 h 40) •
Mme Duranceau : ...
M. Bernier (Jean-François) :
...et au-delà de la MRC, c'est ça.
M. Beauchemin : OK. Est-ce
qu'on se donne des objectifs? On a-tu comme des objectifs en tant que tels?
Depuis tantôt... Je reviens à ma question de tout à l'heure : Est-ce qu'on
a un objectif?
Mme Duranceau : Bien, tu
sais, se donner des objectifs de réduire le nombre d'offices d'habitation,
c'est ce qu'on fait depuis plusieurs années.
M. Beauchemin : Mais est-ce
qu'on a un objectif?
Mme Duranceau : Maintenant,
comme ça demeure quelque chose de volontaire, il n'y a pas d'objectif
spécifique. Par contre, on... tu sais, toutes les conversations, je pense, que
la SHQ a avec son réseau, c'est que ça prend un seuil critique, ça prend un
seuil minimum de logements pour être performant. Puis les offices d'habitation
qui sont... les offices qui sont performants, bien, ils ont beaucoup plus de
souplesse dans la manière dont ils peuvent gérer leurs choses. La SHQ, bien,
est un partenaire de tout le monde, mais ceux qui sont performants, bien, c'est
drôle, leurs choses vont avancer peut-être plus rondement. Puis... Puis aussi,
c'est parce qu'ils ont les moyens de leurs ambitions, tu sais, ils ont les
équipes puis après ça la masse critique pour être capables de rendre le service
ou de s'embarquer dans des projets de développement ou de rénovation. Alors,
c'est tout ça, la logique. Je pense, les gens sur le terrain, ils le voient puis
ils le... ils constatent. Alors, graduellement, ça se... ça s'opère. Ça fait
que j'ai-tu... on a-tu un objectif, là ce n'est plus à moi de répondre à ça.
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 354 est adopté? Adopté. Article 355.
Mme Duranceau : Donc,
l'article...
Une voix : ...
Mme Duranceau : ...355. Donc,
l'article 58.1.2 de cette loi est abrogé.
L'article 355 du projet de loi
abrogerait l'article 58.1.2 de la Loi sur la Société d'habitation du
Québec dont le contenu serait repris à l'article 58.1.1 de la loi, tel que
modifié par l'article 354 du projet de loi. Bon. Donc, c'est ça.
Des voix : ...
Mme Duranceau : Donc, on a
enlevé... on enlève complètement le texte de loi qui dit :
«Le gouvernement peut, par décret,
constituer un office municipal d'habitation issu de la fusion d'offices
municipaux existants.
Les deuxième, troisième et quatrième
alinéas de l'article 58.1.1 s'appliquent, compte tenu des adaptations
nécessaires...»
Alors là, dans le fond, compte tenu des
modifications qu'on a faites à 354, ça, ça n'a plus sa raison d'être. C'est
bon?
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que 355 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 356. Et là vous allez avoir un amendement, là. Vous allez lire 356,
puis je vais vous faire lire l'amendement tout de suite après.
Mme Duranceau : Oui.
Donc : L'article 58.1.3 de cette loi est modifié par la suppression,
dans le premier alinéa, de «ou de l'article 58.1.2» et de «municipal».
Alors, l'amendement dit plus tôt :
Remplacer l'article 356 du projet de loi par le suivant :
356. L'article 58.1.3 de cette loi
est modifié dans le premier alinéa :
1° par la suppression de «ou de
l'article 58.1.2» et de «municipal»;
2° par l'insertion, à la fin, de «, y
compris pour permettre une fusion par absorption».
Donc, cet amendement modifierait
l'article 58.1.3 de la Société d'habitation du Québec, d'une part, par
cohérence avec les modifications...
Mme Duranceau : ...par les
articles 354 et trois 355 du projet de loi. Et d'autre part, afin de permettre
au gouvernement de décréter une fusion par absorption d'un office d'habitation
au sein d'un office d'habitation existant, comme le permet le nouvel
article 58.1 de la loi, tel que remplacé par l'article 353 du projet
de loi.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires? Ça va. Est-ce que l'amendement à l'article 356
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Est-ce que l'article 356, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 357.
Mme Duranceau : OK.
L'article 68.13 de cette loi est modifié : 1 : par le
remplacement, dans le premier alinéa, de « conjointe avec les
représentants des contributeurs désignés par le gouvernement » par
« de celle-ci »;
2 : Par l'ajout, à la fin, de
l'alinéa suivant :
« La société informe les
représentants des contributeurs désignés par le gouvernement de sa gestion et
de la distribution des contributions visées au présent alinéa... au premier
alinéa, pardon. »
Commentaires. L'article 357 du projet
de loi modifierait l'article 68.13 de la Loi sur la Société d'habitation
du Québec afin d'y prévoir des changements quant à la gestion et à la
distribution des contributions visées par l'article 68.12 de cette loi. Il
est proposé que ces contributions, qui étaient autrefois exigées d'organismes
bénéficiaires de certains programmes d'habitation, ne doivent plus faire
l'objet d'une gestion conjointe entre la société et les représentants de
contributeurs désignés par le gouvernement. La révision du rôle du comité de
cogestion permettra à la société d'être plus agile relativement à certains
projets d'investissement, tout en permettant aux représentants des
contributeurs de demeurer informés de la gestion de la distribution des
contributions. Qu'en est-il?
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires?
M. Beauchemin : Oui...
Mme Duranceau : OK. Donc, au
fil du temps, les organismes d'habitation, bon, gardaient une petite réserve
qui était poolée dans un fond qui... qui était pour l'entretien à long terme,
là, des... des habitations, là, des... c'est ça, des immeubles construits. Et
ces sommes-là... c'est fonds québécois...
Une voix : ...
Mme Duranceau : Fonds
québécois... FQHC, Fonds québécois d'habitation communautaire, et ces sommes-là
sont gérées par la SHQ et servent de réserve. Tu sais, dans le fond, c'est un
fonds pour... pour l'entretien futur des immeubles. Donc, ce qui est important,
c'est de préserver le capital puis de générer du revenu sur le capital pour
être capable de décaisser quand il y a des besoins de... de rénovation.
Alors là, ce qu'on dit, c'est que la
gestion de ce capital-là, bien, c'est la SHQ qui le fait depuis... 2016. Et
historiquement, c'était placé au coût des fonds au ministère des Finances. Et
là, parce qu'on a été créatifs dans les dernières années, bien, ces sommes-là
peuvent servir. C'est un levier pour aller investir dans des projets de
logements abordables ou de logements. Ça va générer un certain revenu. Puis,
après ça, bien, le capital va revenir dans le... va revenir dans le fonds, mais
les revenus qu'on espère générer vont être plus élevés que le coût des fonds au
ministère des Finances.
Alors, c'est ça, la logique. Donc, on fait
attention au... politiques d'investissement puis on préserve le capital, mais
on investit dans des véhicules qui vont être plus intéressants en termes de
rendement puis surtout qui vont permettre de faire plus de logements. Alors là
la modification ici, c'est de dire que c'est la SHQ qui s'occupe de la gestion
et qu'elle va informer les... ceux qui ont contribué, mais qu'elle n'est pas
obligée de les consulter à chaque fois qu'elle décide de faire un
investissement.
M. Beauchemin : Mais les
contributeurs, là, si on les appelle comme ça, contributeurs désignés, je
pense, c'est ça, le terme utilisé, eux acceptent donc que c'est comme ça que ça
va se faire.
Mme Duranceau : Bien, l'argent
est dans le fond. Puis c'est le... c'est la SHQ qui a le droit... qui a un
droit de véto sur... sur comment gérer les sommes. Alors, il ne s'est jamais
rien fait sur cet argent-là depuis que c'est dans le fonds. Là, dans les
dernières années, on a dit : Bien, il y a quelques 400 millions qui sont
là, on va les utiliser, on va s'assurer de préserver le capital pour répondre
aux engagements de... de rénovations qu'il y aura à faire, mais on va faire
fructifier les sommes de manière à supporter des projets d'investissement pour
créer plus de logements. Ça fait qu'il y a un levier dont on peut se servir
ici.
M. Beauchemin : Puis c'est...
c'est qui, le gestionnaire de ces fonds-là?
Mme Duranceau : Le
gestionnaire de...
Mme Duranceau : ...c'est le
ministère des Finances, là, actuellement. L'argent est placé, est placé au
ministère des Finances. Ça fait que l'argent, tu sais, elle est comme dans le
compte de banque, là.
M. Beauchemin : OK. Non, mais
je disais, bien, le ministère de Finances va prendre cet argent-là puis il va
mandater quelqu'un, parce que le ministère des Finances...
Mme Duranceau : Non, mais
c'est... il y a des... Là, il y a une politique d'investissement qui est
supervisée par le ministère des Finances et il y a des... Il va y avoir
autorisation. S'il y a des sommes qui sortent pour investir, pour soutenir des
projets immobiliers, mais il y aura un décret, je pense, au Conseil des
ministres ou... oui, c'est ça, avec approbation du ministre des Finances.
M. Beauchemin : Mais je... De
façon simple, on va-tu donner un mandat à la Caisse?
Mme Duranceau : Pour cette
somme-là?
M. Beauchemin : Oui.
Mme Duranceau : Bien, il
pourrait y avoir une... Il pourrait y avoir un cas où un partenaire vient nous
voir. Puis ça s'est fait d'ailleurs à partir d'autres sommes, mais il y avait
un partenariat, je ne me souviens plus du nom exactement, entre la Caisse, le
Fonds de solidarité, la SHQ, où il y avait une somme, 25 millions chacun,
qui avaient créé un fonds. Donc, ça aurait pu, le FQHC aurait pu être la
source, tu sais, du capital pour investir dans un fonds comme ça. Actuellement,
ce qui a été fait avec le FQHC, ça a été d'investir dans le fonds amplifié qui
était porté par Centraide. Je ne me souviens plus exactement des chiffres, mais
c'était 50 millions au total avec un 11, 12 de la SHQ?
• (18 h 50) •
Une voix : ...
Mme Duranceau : 7. 7. Donc, le
fonds FQHC, 7 millions, puis ça a permis de lever 43 millions auprès
de fondations privées. Centraide est allé lever l'argent. Alors, mais le fait
que le gouvernement, à travers le FQHC, soit là, bien, ça a été un levier pour
aller chercher d'autres capitals puis faire du logement à but non lucratif.
Alors, tu sais, il y a vraiment un... un vecteur de... Mais là il faut être
agile aussi, à un moment donné, dans la gestion de ça. Puis, je veux dire, la
SHQ le fait avec diligence pour préserver le capital, mais ultimement pour...
avec une mission de créer plus d'opportunités de... de logements abordables.
M. Beauchemin : Puis, avant,
c'était, comme vous disiez, le SHQ qui avait comme le droit de veto.
Mme Duranceau : Ça a toujours
été, là, depuis 2016.
M. Beauchemin : OK. Mais il y
avait... au niveau des... des contributeurs, il y avait-tu un dialogue qui se
faisait ou c'était...
Mme Duranceau : Pas plus
qu'il ne faut, là, justement, c'était... Bien, ce n'est pas qu'on ne voulait
pas, c'est qu'il n'y a personne qui avait d'idées d'investissement. Et là,
depuis quelques années, bien là, la SHQ est dans un autre mode, puis vraiment
comme un acteur de l'immobilier. Alors là, je pense qu'historiquement les gens
étaient plutôt dans l'attente que quelque chose se passe. Là, on est ailleurs,
là.
M. Beauchemin : Puis, le
profil de risques, politique de placement, et tout ça, ça va être...
Mme Duranceau : Bien,
Finances...
M. Beauchemin : ...ça va être
protection du capital à la base?
Mme Duranceau : Oui, oui,
pour être capable de répondre aux engagements de rénovation, oui, supervisés
par Finances, effectivement.
M. Beauchemin : OK. OK. C'est
bon.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Est-ce que l'article 357 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 358.
Mme Duranceau : OK. Là, ici,
cette loi est modifiée par l'insertion, après l'article 92 de la section suivante :
Section 8.1. COGIWEB. 92.1. Pour
l'application de la Loi sur les contrats des organismes municipaux, un
organisme municipal peut, malgré les articles 29 et 30 de cette loi,
attribuer de gré à gré à COGIWEB, un contrat visé au titre III de cette loi.
92.2. COGIWEB est assimilé à un organisme
municipal exclusivement aux fins de l'application :
paragraphe 1° de la Loi sur l'accès
aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements
personnels;
paragraphe 2° de la Loi sur les
contrats des organismes municipaux.
Donc là, je vais vous donner quelques
détails, puis M. Bernier va pouvoir préciser l'aspect plus technique.
Alors, COGIWEB. COGIWEB, c'est comme l'OBNL qui rend les services, qui... qui
gère toute la plateforme relativement aux HLM au niveau de... des loyers... des
dépenses surtout, des dépenses des HLM, hein?
Une voix : ...
Mme Duranceau : Toute la
gestion des logements.
Une voix : ...
Mme Duranceau : Bon. Système
informatique des... qui gère les logements HLM. Et là, bien, on veut se donner
le droit de transiger avec COGIWEB de manière plus dirigée. Donc,
M. Bernier le contexte.
M. Bernier (Jean-François) :
Bien, le contexte, c'est que...
M. Beauchemin : ...juste pour
que... pour bien comprendre. Donc, COGIWEB, c'est un... c'est un site, ou un
logiciel, ou...
Mme Duranceau : Non, c'est
une... un OBNL.
M. Beauchemin : C'est un OBNL
qui opère un site Web quelconque ou un centre d'appel où est-ce que les gens
peuvent appeler pour donner l'input dans leur gestion des... des unités
d'affaires, c'est ça?
Le Président (M. Laframboise) : Allez-y.
M. Bernier (Jean-François) : Donc,
COGIWEB, c'est un OBNL qui est comme un peu le regroupement d'achats de tout le
réseau des offices d'habitation. Donc, il existe depuis...
M. Bernier (Jean-François) :
...depuis une quarantaine d'années, il est géré en partie avec les offices
d'habitation, donc ils font le développement informatique des logiciels pour la
gestion des logements, toute la gestion comptable des offices d'habitation,
mais aussi ils font toute l'acquisition de matériel pour les offices
d'habitation, de matériel informatique.
M. Beauchemin : ...
M. Bernier (Jean-François) :
C'est ça. Là, en grossissant, en fusionnant des offices, en ayant des offices
plus gros, plus professionnels, les commandes sont plus élevées. Donc, ce qui
était avant, en dessous des seuils, et tout ça, bien là, ça nous oblige à
revoir les façons de faire de COGIWEB avec la nouvelle dynamique du réseau,
avec des plus gros offices d'habitation. Donc, ce qu'on vient faire ici, c'est
d'exempter les offices d'habitation de l'application de la Loi sur les cités et
villes quand ils font affaire avec COGIWEB, mais on s'assure que COGIWEB respecte
toutes les dispositions contractuelles. Ça fait qu'il intervient comme au nom
des offices d'habitation dans leurs acquisitions. Donc, c'est un petit... c'est
ça que les modifications viennent faire ici, ils viennent confirmer le statut
di.
M. Beauchemin : Qu'est-ce
qu'il y a de nouveau par rapport à ce que c'était fait... par rapport à ce qui
a été fait avant? Qu'est-ce qu'il y a de nouveau?
M. Bernier (Jean-François) : C'est
qu'on vient vraiment confirmer son statut de regroupement d'achats pour le
réseau d'offices.
M. Beauchemin : OK, mais
avant ça, qu'est-ce qui se faisait? Il pouvait aller ailleurs s'il voulait?
M. Bernier (Jean-François) :
C'est que les offices étaient plus petits, donc souvent les transactions se
faisaient en dessous des seuils. Maintenant que les offices sont plus gros,
bien là, on se rapproche plus des seuils. Donc là, ça obligerait les offices à
aller, pour respecter la Loi sur les cités et villes, en appels d'offres. Donc
là, ils perdraient l'effet de l'achat regroupé qu'ils ont depuis plusieurs
années. Donc, ça vient favoriser l'achat regroupé.
M. Beauchemin : OK, je
crois...
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va? Est-ce que l'article 358 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 359, Dispositions transitoires.
Mme Duranceau : OK.
Dispositions transitoires... Section II. Dispositions transitoires
particulières. Article 359 : Les articles 477.4 à 477.6 et 573 à
573.4 de la Loi sur les cités et villes s'appliquent à COGIWEB, avec les
adaptations nécessaires. Toutefois, l'obligation d'adopter un règlement sur la
gestion contractuelle prévue à l'article 573.3.1.2 de la Loi sur les cités
et villes ne s'applique pas.
Le premier alinéa ne s'applique pas aux
contrats qui ont fait l'objet d'une demande de soumissions publique ou d'une
demande de soumissions par voie d'invitations écrites ou qui ont été conclues
avant le (indiquer ici la date de la sanction de la présente loi).
Le premier alinéa cesse d'avoir effet à la
date de l'entrée en vigueur de l'article 11 de la Loi sur les contrats des
organismes municipaux.
Bon, je vais lire le commentaire. Cet
article a pour objet d'assujettir COGIWEB aux dispositions encadrant
l'attribution des contrats des organismes municipaux en attendant l'entrée en
vigueur de la Loi sur les contrats des organismes municipaux. COGIWEB ne serait
cependant pas tenue d'adopter un règlement sur la gestion contractuelle.
L'article prévoit également que les dispositions encadrant l'attribution des
contrats ne s'appliqueraient pas aux procédures d'attribution en cours et aux
contrats conclus avant cette date. L'application de ces dispositions cesserait
à la date d'entrée en vigueur de l'article 11 de la nouvelle Loi sur les
contrats des organismes municipaux, ce qui permettra aux dispositions de cette
nouvelle loi de les remplacer.
Ça fait que c'est des dispositions
transitoires, le temps que l'autre loi soit en vigueur.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Est-ce que l'article 359 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 360.
Mme Duranceau : L'obligation
d'adopter un règlement sur la gestion contractuelle prévue à l'article 7
de la Loi sur les contrats des organismes municipaux ne s'applique à COGIWEB
qu'à compter de la date qui suit de trois mois celle de l'entrée en vigueur de
l'article onze de cette loi. Donc là, ici, le délai est trois mois. Tantôt,
on avait vu notre CAG qui devait publier sa directive dans les six mois parce
que c'était collé sur nos règles transitoires. Là, la règle transitoire est
prévue ici puis c'est trois mois.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Article 360... Est-ce que l'article 360 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
361.
Mme Duranceau : Jusqu'à la
date de l'entrée en vigueur de l'article 11 de la Loi sur les contrats des
organismes municipaux, COGIWEB est assimilé à un organisme public au sens de la
Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des
renseignements personnels exclusivement aux fins de l'application de
l'article 573.3 de la Loi sur les cités et villes et de l'article 938
du Code municipal du Québec.
Donc, cet article a pour objet de
permettre aux organismes municipaux d'attribuer des contrats de gré à gré à
COGIWEB jusqu'à l'entrée en vigueur de la Loi sur les contrats des... de la Loi
sur les contrats des organismes municipaux.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Est-ce que l'article 361 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 362.
Mme Duranceau : On change de
sujet.
Le Président (M. Laframboise) : On
change de sujet, oui, c'est ça.
Des voix :
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que vous voulez une petite suspension? Oui? Non?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
suspension. Suspension.
(Suspension de la séance à 18 h 59)
(Reprise à 19 h 01)
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
chapitre V. Mme la ministre, la parole est à vous.
Mme Duranceau : «Chapitre V
«Révision de certaines exigences de
reddition de comptes
«Section I
«Diffusion de données et d'analyses par
l'Autorité des marchés financiers
Article 362... «Loi sur l'encadrement du
secteur financier
Donc :
«362. La Loi sur l'encadrement du secteur
financier est modifiée par l'insertion, après l'article 8, du suivant :
«8.1. L'Autorité doit, au moins une fois
par année avant le 30 juin, sur la base des renseignements recueillis dans le
cadre de l'exercice de ses activités de surveillance et de contrôle des
activités des agents d'évaluation du crédit, des assureurs, des coopératives de
services financiers, des sociétés de fiducie et des sociétés d'épargne, rendre
accessibles en ligne des données et des analyses sur leurs affaires au Québec
et, sauf dans le cas des agents d'évaluation du crédit, sur leur situation financière.
«Pour l'application du premier alinéa, le
ministre peut exiger de l'Autorité qu'elle rende accessibles en ligne certaines
données ou analyses.»
Alors, commentaires. Cet article prévoit
que l'Autorité des marchés financiers doit rendre accessibles en ligne,
annuellement, des données et des analyses sur les affaires, au Québec, des
agents d'évaluation du crédit, des assureurs, des coopératives de services
financiers, des sociétés de fiducie et des sociétés d'épargne. Ces données et
analyses doivent aussi porter sur leur situation financière, sauf dans le cas
des agents d'évaluation de crédit.
Puis le ministre des Finances pourra, au
besoin, exiger que l'autorité rendre accessible certaines autres données ou
analyses.
Alors, cette nouvelle exigence remplace
celle de fournir les mêmes informations au ministre des Finances, qui devait
ensuite les déposer, sous forme de rapport, à l'Assemblée nationale. Donc,
rendez publiques, laissez faire de nous l'envoyer, puis, ensuite, je vais le
déposer à l'Assemblée nationale. Alors, même si, en pratique, un seul rapport,
intitulé Rapport annuel sur les... sur les institutions financières et les
agents d'évaluation du crédit, était produit et déposé, chaque loi du secteur
financier prévoyait une obligation spécifique pour le secteur visé. Alors, ces
exigences spécifiques sont donc abrogées, par concordance, par les articles
suivants du projet de loi.
M. Beauchemin : ...ce qu'on
vient de faire, c'est quoi? On vient de rendre plus disponible, à M. et Mme Tout-le-monde,
ici, le... la... l'information?
Mme Duranceau : Bien, plus...
M. Beauchemin : ...parce que, dans
le fond, avant, ça passait par l'Assemblée nationale...
Mme Duranceau : On enlève
l'étape d'envoyer ça au ministre, le ministre va déposer à l'Assemblée
nationale. On dit aux organismes : Mettez ça directement disponible...
19 h (version non révisée)
Mme Duranceau : ...disponible
en ligne.
M. Beauchemin : OK. Puis...
Mme Duranceau : C'est déjà en
ligne, bien sûr, là, mais...
Des voix : ...
M. Beauchemin : Mais là, en
agissant de cette façon-là, en excluant le processus législatif, là, du
processus, là, on éloigne cette responsabilité du ministre d'une certaine
façon. C'est-tu ça qu'on... Parce que, dans le fond, ça se trouve être l'AMF,
maintenant, qui va être responsable de ses faits et gestes, et avant il y avait
le sceau d'approbation du ministère, du ministre des Finances, grosso modo.
Mme Duranceau : Bien, tu
sais...
Une voix : ...
Mme Duranceau : C'est ça, le
ministre peut exiger ce qu'il veut des... le ministre demeure responsable, le
ministre peut exiger ce qu'il veut de l'AMF. Là, dans le fond, c'est qu'on
enlève une étape, tu sais, il y a obligation de rendre publique, mais tu n'es
juste plus obligé de passer par le ministre ou... Ça fait que, si... je ne sais
pas, un exemple de... tu sais, si des agents... Un exemple qui... de rapport
qui...
Une voix : Bien, c'était tout
dans le même rapport.
Mme Duranceau : C'était tout
dans le même rapport. Donc là, c'est chacun individuellement... non, le rapport
est produit par l'AMF pareil. Bien, peut-être je vais laisser M. le
sous-ministre.
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
vous allez... Consentement? Ça va. Donc, vous vous nommez, puis votre poste, s'il
vous plaît?
M. Audet (Steeve) : Alors,
Steeve Audet, sous-ministre adjoint par intérim au ministère des Finances.
Alors, ce que l'AMF faisait en ce moment,
c'est... il y avait un rapport qui regroupait toutes ces lois-là, donc elle
produisait, finalement, un rapport qui faisait un bilan pour chacune de ces
lois-là, mais il n'en avait juste un, rapport. Là, ce rapport-là était envoyé
au ministère des Finances, au ministre, en fait, et le ministre le déposait à l'Assemblée
nationale. Là, ce qu'on vient faire ici, c'est de dire : Bien, là, à l'AMF,
mettez ces... toutes les données que vous produisez, mettez-les sur votre site
Internet. Le rapport était sur Internet, mais c'était un rapport, là, c'était
le site de... Toutes les données vont être sur le site Internet, beaucoup plus
accessibles pour le public, parce qu'il va... ils vont être en données
ouvertes, donc les gens vont pouvoir faire de l'extraction, des tableaux, et
tout ça. Le ministre des Finances va quand même voir ces données-là. Il peut
demander, comme c'est écrit ici, différents... Là, tu as publié ça, mais j'aimerais
ça, que tu rajoutes telle donnée. Comme Mme la ministre l'a dit, le ministre
demeure responsable quand même avec l'AMF, donc il va voir ces données-là. C'est
juste qu'on sauve l'étape de dépôt officiel au ministre, ensuite dépôt officiel
à l'Assemblée nationale. Et ça va être beaucoup plus accessible pour le public
parce que, là, il n'y avait pas... quand c'est un rapport, ce n'est pas
nécessairement le public qui va aller lire l'entièreté du rapport, là, ils vont
pouvoir aller extraire des données beaucoup plus facilement. Donc, c'est pour l'efficacité
et pour l'accessibilité du public qu'on y va avec cette mesure-là.
M. Beauchemin : Mais mon
inquiétude est plus au niveau du processus législatif. De par la façon que c'était
fait avant, il y avait une obligation de passer de par l'Assemblée nationale,
et donc, à ce moment-là, on avait, les oppositions, une cloche qui sonnait,
puis là, bien, ça nous disait : OK, correct, voici ce qu'il en est, et là
on va voir ce qu'il en est, puis on le faisait. Tandis que, là, maintenant,
bien, ce n'est plus dans notre processus à nous, ça devient dans le domaine du
public en général, ça fait qu'on n'aura pas la même... comment pourrais-je
dire, donc, le même... pas le même rituel, mais plus la même clochette, là, qui
va sonner, OK, ça... ça va être plus... comment pourrais-je dire, donc, ça
devient moins un automatique, ça va être sorti du processus législatif du
potentiel des oppositions de pouvoir... mais je fais juste parler de...
Mme Duranceau : Non, non,
mais vous avez raison, tu sais, ça sort de ce qui va être déposé à l'Assemblée
nationale, mais ça demeure disponible. Puis là, à un moment donné, c'est une
autorité compétente, c'est une autorité qui est connue, qui ne disparaît pas.
Alors là, évidemment, oui, il va falloir que les oppositions s'enquièrent sur
le site de l'AMF.
M. Beauchemin : Bien, ce n'est
pas juste les oppositions, c'est le Vérificateur général, c'est toutes les...
tous les chiens de garde, toute l'institution.
Mme Duranceau : Bien, ça
demeure la... je veux dire, la même information est disponible. On vient... on
prévoit le délai 30 juin de chaque année, l'information va être diffusée.
M. Beauchemin : Mais ce n'est
pas... le VG n'est pas...
Mme Duranceau : Le VG n'était
pas plus...
M. Beauchemin : Justement, le
VG, comment qu'il va voir ça?
Mme Duranceau : Bien, il n'y
a rien qui touche le VG là-dedans puis la disponibilité de l'information pour
lui.
M. Beauchemin : Non, mais,
dans la vérification des actions de l'AMF par le VG, si le VG décide d'y aller,
comment... est-ce que c'est plus loin, c'est-tu plus distant?
Mme Duranceau : Me Desbiens voudrait
commenter.
Mme Desbiens (Geneviève) : Le
VG... Merci, M. le Président. Le VG, ce qu'il fait, c'est regarder les états
financiers, les livres et les comptes de l'AMF. Donc, ça, ça demeure. On ne
touche pas à ces articles-là qui sont dans la Loi sur l'encadrement du secteur
financier. Ce qu'on fait, c'est enlever dans chacune des lois que l'AMF va
faire un rapport au ministre, que le ministre va le déposer à l'Assemblée
nationale pour regrouper...
Mme Desbiens (Geneviève) : ...ça
dans un seul article, à 8.1. Et là, au lieu de donner ça au ministre pour que
le ministre le donne à l'Assemblée nationale, là, l'AMF, elle, ce qu'elle doit
faire, c'est le rendre disponible en ligne comme M. le sous-ministre adjoint
disait : Bien là, ça va être des données qui vont pouvoir être utilisées
par le secteur financier, par aussi les membres de l'Assemblée nationale.
C'est sûr que, comme vous dites, il n'y
aura pas le petit son de cloche, sauf que c'est annuel, là, c'est des rapports
qui sont publiés, qui sont déjà sur le site Internet de l'AMF, là, on y a déjà
accès, à ces rapports-là. Ça fait que, là, on multiplie le dépôt de rapports
puisqu'on les a déjà en ligne, donc, mais tout ce que le VG fait, ça ne change
pas, parce que les livres et comptes de l'AMF, les états financiers de l'AMF
vont demeurer soumis au VG.
M. Beauchemin : OK.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires? Ça va? Est-ce que l'article 362 est adopté? Adopté.
Article 363.
Mme Duranceau : OK. Alors là,
c'est la suite, c'est toutes les autres lois dans lesquelles on faisait
référence à ce rapport-là qu'on vient modifier. Donc, retrait de certains
rapports, article 363, Loi sur l'assurance automobile.
L'article 182 de la Loi sur l'assurance
automobile est modifié :
1° par le remplacement, dans le deuxième
alinéa, de «fait rapport au ministre» par «rend accessible en ligne un
rapport»;
2° par la suppression du troisième alinéa.
Donc, cet... cet article retire l'obligation de l'AMF de faire rapport annuellement
au ministère des Finances sur le résultat son analyse des données statistiques,
des renseignements et des manuels de tarifs qui doivent lui être fournis par
des assureurs pratiquant l'assurance automobile. L'Autorité devra plutôt rendre
son rapport accessible en ligne.
• (19 h 10) •
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Est-ce que l'article 363 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 364.
Mme Duranceau : Loi sur les
agents d'évaluation du crédit. L'intitulé de la section 3 du chapitre 5 de la
Loi sur les agents d'évaluation du crédit est modifié par le remplacement de
«administration de la loi et rapports de l'Autorité» par «et administration de
la loi».
Alors, cet article retire la référence à
un rapport de l'Autorité des marchés financiers dans l'intitulé de la section 3
du chapitre 5 de la Loi sur les agents d'évaluation de crédit, puisque le
projet de loi propose, à l'article suivant, de retirer ce rapport.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 364 est adopté.
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 365.
Mme Duranceau : «Les articles
64, 65 et 113 de cette loi sont abrogés.»
Donc, cet article retire l'obligation de
l'AMF de faire rapport annuellement au ministère des Finances sur les pratiques
commerciales et sur les pratiques de gestion des agents d'évaluation du crédit.
L'AMF devra plutôt rendre accessible en ligne des renseignements à ce sujet,
comme le propose le nouvel article 8.1 de la Loi sur l'encadrement du secteur
financier.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 365 est adopté?
Mme Duranceau : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 366.
Mme Duranceau : Loi sur les
assureurs. L'intitulé du chapitre 6 du Setra cinq de la Loi sur les assureurs
est modifié par la suppression de «rapport». Même chose.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 366 est adopté? Adopté. 367.
Mme Duranceau : «Les articles
483, 484 et 551 de cette loi sont abrogés.» Alors, même logique.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 367 est adopté? Adopté. 368.
Mme Duranceau : Ça concernait,
là, les affaires des assureurs exerçant au Québec. 368. La Loi sur les
coopératives de services financiers : L'intitulé de la section 3 du
chapitre 14 de la Loi sur les coopératives de services financiers est modifiée
par la suppression de «et rapport».
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 368 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Excusez. Oui?
M. Beauchemin : Oui. Pourquoi
qu'il y a ça ici, par rapport aux coopératives de services financiers? Est-ce
que... Donnez-moi le contexte un petit peu.
Mme Duranceau : Là,
répétez-moi la question.
M. Beauchemin : Donnez-moi le
contexte par rapport à ce qu'on vient de faire là, ici, pour les
coopératives... Pourquoi eux?
Mme Duranceau : Bien là,
c'est toute la même chose. Je vais lire le commentaire, là : Cet article
retire la référence au rapport de l'AMF et du ministre des Finances dans
l'intitulé de la section 3 du chapitre 14 de la Loi sur les coopératives de
services financiers puisque le projet de loi propose, à l'article suivant, de
retirer ces rapports. Là, c'était juste le titre.
M. Beauchemin : Oui, mais ma
question, c'est plus pourquoi qu'en ce qui concerne les coopératives de
services financiers on fait ça?
Mme Duranceau : Me Desbiens
va répondre à ça.
Le Président (M. Laframboise) : Me
Desbiens.
Mme Desbiens (Geneviève) :
Merci, M. le Président. Le 8.1 concerne les institutions financières. Donc, on
a les coops de services financiers, les assureurs, les sociétés de fiducie, les
sociétés d'épargne, les autres institutions de dépôt qui... les caisses, entre
autres, là. Ça fait que les coops, on a la fédération, les caisses, c'est
toutes des institutions financières qui sont visées à 8.1. C'est pour ça qu'on
les passe un après l'autre, là. On avait des agents d'évaluation de crédit, on
a fait les assureurs, on est rendus aux coops.
M. Beauchemin : Non, ça, je
comprends, c'est juste que les coops, il n'y a pas une loi spécifique,
justement, pour le mouvement coopératif...
Mme Desbiens (Geneviève) :
...oui, bien, si c'est la loi sur les coopératives de services financiers, qui
est la loi générale qui va s'appliquer au Mouvement Desjardins et aux caisses
non-membres d'une fédération. Il n'y a pas... ce n'est pas juste Desjardins,
là, ce n'est pas la loi sur Desjardins, c'est la Loi sur les coopératives de
services financiers.
M. Beauchemin : OK.
Mme Desbiens (Geneviève) : ...
Le Président (M. Laframboise) :
D'autres questions, commentaires?
M. Beauchemin : Puis... Puis
ça, ici, c'est quelque chose qu'on a déjà discuté avec Desjardins, on en a-tu
parlé de ça avec Desjardins, pour ce qui est de...
Mme Desbiens (Geneviève) : En
fait, c'est un rapport de l'AMF.
M. Beauchemin : Oui, c'est ça.
Mme Desbiens (Geneviève) :
Donc, l'AMF va chercher toutes les données qu'elle veut mettre dans son rapport
auprès des institutions financières, dont Desjardins. Ce n'est pas un article qui
s'applique à Desjardins, là, c'est vraiment un article...
M. Beauchemin : Non, non, je
sais, mais, je veux dire, dans le cas de Desjardins, spécifiquement, est-ce
que...
Mme Duranceau : ...c'est...
c'est l'AMF, c'est ce que l'AMF va chercher puis fait... elle fait rapport sur
ça en fonction de ce que Desjardins produit puis que d'autres peuvent produire,
là.
M. le député, il reste une minute, puis il
nous reste quatre...
M. Beauchemin : Il reste
14 secondes.
Mme Duranceau : ...trois
articles pour pouvoir libérer l'équipe qui s'occupe de cette section-là. Ça
fait qu'avez-vous une objection à ce qu'on... on se rende à 372?
M. Beauchemin : Non.
Le Président (M. Laframboise) :
Donc, consentement. Donc, on se rendra jusqu'à 372. Consentement? C'est bon.
Donc, questions, commentaires sur 368, ça va? Est-ce que 368 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 369.
Mme Duranceau : Les
articles 597, 598 et 725 de cette loi sont abrogés.
Alors, encore une fois, on retire
l'obligation de l'AMF de faire rapport au ministre des Finances, dans ce
cas-ci, sur la situation financière des coopératives de services financiers. Ça
fait que c'est ce qu'on a dit précédemment.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que 369 est adopté? Adopté. 370.
Mme Duranceau : Alors, on est
maintenant dans la Loi sur la.... sur Retraite Québec, l'article 138 de la
Loi sur Retraite Québec est remplacé par le suivant : L'article 41 de
la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État ne s'applique pas au ministre à
l'égard de Retraite Québec.
Alors, cet article a pour effet de retirer
l'obligation pour le ministre des Finances de faire tous les 10 ans un
rapport au gouvernement sur la mise en œuvre de la Loi sur Retraite Québec et
sur l'actualisation de la mission de Retraite Québec. L'abrogation de
l'article 138 de la Loi sur Retraite Québec, qui prévoit l'obligation du
ministre de faire ce rapport, n'est pas suffisante pour atteindre l'objectif
recherché, puisque l'article 41 de la Loi sur la gouvernance des sociétés,
qui s'applique à l'égard de Retraite Québec, prévoit lui aussi cette
obligation. C'est pourquoi le présent article prévoit que cet article 41
ne s'applique pas au ministre à l'égard de Retraite Québec.
M. Beauchemin : Ça, ça veut
dire que l'autre loi que vous mentionnez va l'obliger de le faire?
Mme Duranceau : Je pense que
c'est ça... je vais laisser...
Le Président (M. Laframboise) :
Alors, on vous... Vous vous nommez Madame... et consentement? Là, on a
consentement. Vous vous nommez avec votre titre, s'il vous plaît.
Mme Rousseau
(Claudia) : Merci. Bonjour, Claudia Rousseau, secrétaire
générale à Retraite Québec. En fait, l'article 138 de la Loi sur Retraite
Québec prévoit que Retraite Québec doit faire un rapport au ministre aux
10 ans. La loi sur la société... la Loi sur la gouvernance des sociétés
d'État prévoit une obligation semblable, OK? Donc, dans l'optique où l'objectif,
ce serait d'éliminer ce rapport-là aux 10 ans, que Retraite Québec doit
faire au ministre, on prend, dans le fond, un abrégé en disant : Bien, on
propose de remplacer l'article 138 de notre loi, qui soustrait
l'obligation de faire ce rapport-là, en soustrayant en même temps notre
obligation à la LGSE. Donc, dans le fond, l'objectif ultime, c'est de ne plus
faire ce rapport aux 10 ans là au ministre, parce qu'on considère qu'il y
a certains éléments ou la majorité des éléments qui sont dans ce rapport-là se
retrouvent déjà dans des documents de reddition de comptes publics, notamment
notre rapport annuel de gestion.
Le Président (M. Laframboise) : Ça
va? Est-ce que l'article 370 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 371.
Mme Duranceau : Loi sur les
sociétés de fiducie, les sociétés d'épargne. L'intitulé du chapitre V du
titre IV de la Loi sur les sociétés de fiducie et les sociétés d'épargne
est modifié par la suppression de «rapports».
Même chose, on est dans le titre. Prochain
article, on va abroger...
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires? Ça va? Est-ce que l'article 371 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article 372.
Mme Duranceau : Les
articles 275, 276 et 323 de cette loi sont abrogés. Alors là, dans ce
cas-ci, ça vise que l'AMF n'est plus obligée de faire rapport annuellement au
ministère des Finances sur les affaires des sociétés de fiducie et des sociétés
d'épargne exerçant au Québec.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires? Ça va.
Mme Duranceau : Puis là je
m'excuse, c'était 373, l'article, je ne vous fais pas ça un par un, là, je suis
désolée.
Une voix : ...
Mme Duranceau : Non, c'est ça.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 372 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Donc, il reste un article puis qu'on traite aujourd'hui.
Mme Duranceau : Avant que tout
le monde se sauve, hein?
Le Président (M. Laframboise) :
Bien, je m'en allais lire, là, je vous le dis, là, c'est moi qu'il faut...
Donc, 373.
Mme Duranceau : Retrait de
certains autres...
Mme Duranceau : ...373. Les dispositions
suivantes sont abrogées :
l'article 160 de la Loi sur le
courtage immobilier;
l'article 580 de la Loi sur la
distribution des produits...
Une voix : ...
Mme Duranceau : Ah! bon, on me
dit de lire les paragraphes. Donc :
Les dispositions suivantes sont
abrogées :
1° l'article 160 de la Loi sur le
courtage immobilier (chapitre C-73.2);
2° l'article 580 de la Loi sur la
distribution de produits et services financiers;
3° l'article 83 de la Loi sur les
entreprises de services monétaires;
4° l'article 239 de la Loi sur les
instruments dérivés;
5° l'article 496 de la Loi sur les
sociétés par actions;
6° l'article 352 de la Loi sur les
valeurs mobilières.
Alors, cet article retire cinq obligations
du ministère des Finances de faire un rapport tous les cinq ans au gouvernement
sur la mise en œuvre de la Loi sur le courtage immobilier et de diverses lois
dans le secteur financier.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires?
M. Beauchemin : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 373 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté.
Donc, je vous remercie pour votre
collaboration. Compte tenu de l'heure, la commission ajourne ses travaux sine
die.
(Fin de la séance à 19
h
20)