(Onze heures trente-six minutes)
Le Président (M. Jacques) : À
l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission
des transports et de l'environnement ouverte.
La commission est réunie afin de poursuivre
l'étude détaillée du projet de loi n° 48, Loi modifiant principalement le
Code de la sécurité routière afin d'introduire des dispositions relatives aux
systèmes de détection et d'autres dispositions en matière de sécurité routière.
Mme la secrétaire, y a-t-il des remplacements?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. Mme Blouin (Bonaventure) est remplacée par M. St-Louis
(Joliette); Mme Bogemans (Iberville), par M. Sainte-Croix (Gaspé); et
M. Montigny (René-Lévesque), par Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice).
Étude détaillée (suite)
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la secrétaire. Lors de l'ajournement de nos travaux hier, nous en étions à
traiter un amendement de M. le député de Taschereau à l'article 55. Donc,
M. le député de Taschereau, je vous cède la parole.
M.
Grandmont : Oui. Simplement pour me guider dans le temps, M.
le Président, il me reste combien de temps?
Le Président (M. Jacques) : 13
minutes.
M. Grandmont : 13 minutes. Parfait.
Merci beaucoup. Donc, oui, c'est ça, hier, j'ai fait un plaidoyer en faveur
d'une proposition d'amendement qui venait modifier la... je pense qu'on va
l'avoir à l'écran bientôt, là, mais, essentiellement, la vitesse de base en
milieu urbanisé, l'objectif étant de réduire la vitesse, de la faire passer de
50 km/h, actuellement, comme actuellement, à 30 km/h, tout ça dans le
but d'avoir les meilleures pratiques possible lorsqu'on écrira le... lorsqu'on
révisera le tome I du ministère des Transports. Cet objectif-là est supporté,
en fait, par l'action... J'essaie de la retrouver dans le plan d'action de Mme
la ministre. C'est l'action... tome I, donc, l'action 8, les actions... c'est
ça, l'action 8, dans le fond, du Plan d'action en sécurité routière de Mme la
ministre. Donc, ce que je voulais savoir, c'est comment... si, d'abord, Mme la
ministre a de l'ouverture à modifier cette vitesse de référence en milieu
urbanisé.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Mme la ministre.
Mme Guilbault : Oui, bien, écoutez, M. le Président, je prends note de
l'amendement. C'est effectivement une
discussion qui avait lieu, là, de mettre du 30 km/h partout. Et, comme je
l'avais dit, ce type de décision là ou de... comment dire... oui, c'est ça, de
décision là un peu mur à mur n'a pas été privilégié dans le projet de loi. On
se concentre sur les zones scolaires, bien qu'on soit très sensibles à la
sécurité environnant les zones scolaires. Et donc c'est ça.
Alors, nous, on va se prononcer contre l'amendement,
même si on partage toujours, évidemment, l'objectif qui est assurément
sous-jacent d'améliorer la sécurité partout, en réitérant que cet élément...
cet article-là, 55, vient donner suite à une mesure du plan. Et, dans le plan,
il n'y avait pas de mesure qui touchait, là, la vitesse, remplacer
50 par 30, et ce qui fait l'objet de l'amendement. Donc, on va se
concentrer sur ce qui donne, effectivement, suite au plan d'action, qui était
de prévoir le 30 km/h par défaut dans les zones scolaires, à moins d'exceptions,
qui seront prévues par règlement.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
M. le député de Taschereau.
• (11 h 40) •
M. Grandmont : Oui. Je vais parler
un peu du plan mondial parce qu'on est dans une décennie d'action pour la
sécurité routière. Ça tombe bien, là. C'est un... c'est un hasard, là,
j'imagine, parce qu'évidemment, là, c'est des événements propres au Québec qui
nous ont amenés à réviser, à avoir... à déployer un plan d'action en sécurité routière, qui nous a amenés aussi, également,
bien, à une révision du projet de loi... du Code de sécurité routière au
Québec, mais ça tombe bien parce qu'on est dans la décennie mondiale pour
la sécurité routière, là, 2021-2030.
Dans cette...
Dans une publication, donc, qui a été faite à ce niveau-là, là, au niveau...
Puis on pourrait déposer éventuellement ou partager, en fait, la référence, là,
parce que c'est quand même intéressant comme document — merci — le
document, la référence. Dans ce document-là, ce qui est intéressant, c'est
qu'on parle, justement, de contrôle de la vitesse. Évidemment, on en parle beaucoup, là. Je
pense que ce ne sera pas une surprise. Quand on parle de sécurité
routière, évidemment que la vitesse a un rôle important à jouer.
Puis c'est
intéressant. Je vais vous lire un passage. Parce que la... Mme la ministre
réfère souvent au système sûr. Elle fait appel à la Vision Zéro. Évidemment,
c'est là-dessus qu'il faut s'appuyer. Mais maintenant voyons ce que...
ce qu'on nous recommande à l'échelle mondiale quand on veut travailler sur le
contrôle de la vitesse. Donc, on dit, en page
20, là : «C'est pourquoi un système sûr limitera la circulation à 50 km/h»
ou des... à des... Pardon. «C'est pourquoi un système sûr limitera la
circulation à 50 km/h ou à des vitesses plus basses sur les routes comprenant
des intersections où il y a risque de
chocs latéraux. Dans les zones urbaines à forte densité de population, de
solides données factuelles...» Oui, donc, ça, ça... Ça, c'était pour les
collisions entre voitures. Donc, quand on a un risque de collision latérale, on
va vouloir réduire la vitesse à 50 km/h.
C'est démontré, à partir de la façon dont les voitures sont construites, puis
des données qu'on recueille grâce aux tests d'accident, puis évidemment
tout ce qui est colligé de manière empirique sur le terrain, dans la vraie vie, qu'à partir de 50... au-delà de 50 km/h,
quand il y a un choc latéral, donc, on est... on risque d'avoir des
blessés graves ou des... ou des décès.
Maintenant, pour ce qui est des zones à forte
densité de population, «de solides données factuelles montrent que, même lorsque les routes et les véhicules sont
bien conçus, il est impossible de garantir la sécurité de tous les usagers
de la route lorsque les vitesses excèdent 30 km/h». Donc, quand on a des
populations vulnérables — cyclistes,
piétons — et
les automobilistes, s'il y a collision et qu'on est au-delà de 50... de 30
km/h, pardon, il est très difficile de prévenir les décès et les blessés
graves. «C'est la raison pour laquelle, dans les zones urbaines caractérisées
par le mélange prévisible type d'usagers de
la route — donc,
voitures, cyclistes, motocyclistes et piétons — la vitesse doit être limitée à 30 km/h, à moins
que de solides données probantes permettent d'envisager des limites de vitesse
supérieures.»
Et on
poursuit en disant : «Des interventions en matière de contrôle de la
vitesse sont possibles dans différents domaines de la sécurité routière,
notamment dans la conception et l'ingénierie des routes.» Et là on donne une
série d'exemples d'aménagements qui peuvent
être mis en place. Essentiellement, c'est des aménagements qui vont permettre de
réduire la vitesse. Et la vitesse, au-delà de 30 km/h... Quand on est dans les
zones où il y a une mixité d'usagers de type
véhicules et usagers vulnérables, piétons et cyclistes, il faut garder la
limite de vitesse à maximum 30 km/h. C'est corrélé avec ce que la
science nous dit aussi.
Puis je me
permets de montrer ce graphique-là à Mme la ministre, qui est tiré, là, du
mémoire de Piétons Québec. Quand on est à 30 km/h, les... Donc, le graphique,
dans le fond, a pour titre, là, Probabilité de survie des piétons selon la vitesse du véhicule lors de l'impact. Je pense
qu'elle a dû le consulter. C'est dans leur mémoire, là. Donc, 90 % de
chances de survie pour un piéton qui est percuté par un automobiliste. Donc, ce
serait la même chose, évidemment, pour un cycliste, là, donc, 90 % de
chances de survie. Si la vitesse est de 50 km/h, on chute drastiquement à
25 % de chances de survie. Pourtant,
c'est la vitesse normale, là, c'est la vitesse standard dans les milieux
urbanisés. On a une grosse différence, là. Collision, 90 % de chances de survie, et 25 % seulement si la
vitesse est à 50. Évidemment, à 70 km/h, on... c'est encore plus bas,
5 % de chances de survie.
Donc, vous comprendrez, Mme la ministre, que...
Si je me réfère à votre plan d'action, à la section B, où on dit : «Action n° 8 :
Introduire des normes favorables aux déplacements sécuritaires des piétons,
particulièrement des enfants, des aînés et des personnes handicapées»,
c'est un objectif qui est fort louable. Et, lorsqu'on dit, bien, le tome I, Conception
routière, qu'on va, un... 8.1, dans le fond, tester et évaluer de nouveaux
aménagements qui pourraient éventuellement être intégrés dans la norme, 8.2,
intégrer des aménagements dans la norme, 8.3, intégrer un chapitre piétons
prévoyant notamment les grands concepts et principes d'aménagement visant la
sécurité des déplacements piétonniers, si on passe à côté de ce qu'on nous
recommande à l'échelle mondiale, j'ai l'impression qu'on... qu'on manque
quelque chose.
Donc, la question que j'ai envie de vous poser,
c'est : Quand vos équipes vont se mettre à travailler sur le tome I et
qu'on va travailler sur les aspects, notamment, là, des milieux dans lesquels
les piétons circulent, quelle sera la vitesse de base que vous allez leur
donner comme référence? Est-ce que ça sera des vitesses à 50 km/h ou des
vitesses à 30 km/h, considérant qu'on peut... on peut répondre, finalement,
favorablement, là, et éviter des décès et des blessés graves?
Le Président (M. Jacques) : Mme la
ministre.
Mme Guilbault : Oui, bien, les travaux vont se faire. Je vais ressortir mon
plan juste pour être sûre. Alors, c'est ça,
les travaux vont se faire, comme c'est prévu dans le plan. C'est sûr que la nature
de dire... C'est ça, c'est 8.3. La nature même de dire : On prend
l'engagement d'intégrer un chapitre piétons et de mettre un échéancier
en 2026, parce que, comme le sait mon collègue, là, je l'ai dit souvent, tu
sais, le plan est fait avec des échéanciers très précis pour chacune des
mesures, donc, on se donne jusqu'en 2026, il y a une raison pour ça. C'est
parce que c'est sûr que c'est des travaux complexes, puis, bon, il faut... Puis
on a mon collègue ici, derrière nous, de plus en plus habitué du micro, et
d'autres qui vont travailler là-dessus ensemble.
Alors donc, on ne peut pas présumer aujourd'hui
du fruit de ce travail-là, mais c'est certain qu'en mettant une mesure
intégrée, un chapitre piétons prévoyant notamment les grands concepts et principes
d'aménagement visant la sécurité des
déplacements... des déplacements piétonniers, bien, l'objectif, forcément, va
être d'assurer... M. Toupin. Donc, on m'écrit... on me soumet son nom, M. Toupin. Et
donc... Alors, lui et d'autres personnes vont travailler là-dessus.
Donc, bref, l'objectif, ça va être d'assurer toujours plus de sécurité pour les
piétons. C'est la raison pour laquelle, d'ailleurs,
il y a un axe complet qui s'appelle Aménagements sécuritaires pour les piétons.
Mais, aujourd'hui, il serait, encore
une fois, anachronique de présumer, aujourd'hui, du fruit des travaux qui vont
se dérouler jusqu'en 2026, mais je veux assurer
tout le monde que ce sera... on fera ces travaux-là animés de l'objectif de
sécuriser encore et toujours plus nos piétons.
M. Grandmont : Parfait. On ne peut
pas, évidemment... Puis je pense que Mme la ministre est consciente qu'on ne
peut pas traiter les piétons, puis les automobilistes, puis les cyclistes, puis
les aînés, puis les personnes en situation de handicap de manière séparée,
hein? C'est toutes des personnes qui risquent de se retrouver en quelque part
sur la route. S'il y a des accidents entre des usagers vulnérables puis les
automobilistes, c'est parce que ces deux types de... d'usagers de la route, dans
le fond, fréquentent les mêmes endroits, c'est parce qu'on... Ils peuvent se
croiser en quelque part.
Donc, en milieu urbanisé, les piétons peuvent se
séparer partout, hein, se promener partout. Ils ne seront pas dans des
corridors piétonniers. Bon, il y a des cas où on va le développer, ce genre de
système là, mais, généralement, en milieu urbanisé, les piétons vont aller un
peu partout. Donc, on ne pourra pas contraindre les gens à aller à une place ou à une autre. Donc, traiter...
C'est bien beau d'avoir un... Je suis d'accord, là, d'avoir un chapitre qui
porte sur les piétons en particulier, mais, dans la vraie vie, les gens vont se
croiser en milieu urbain, en milieu urbanisé.
Le plan mondial sur la sécurité routière de l'Organisation
mondiale de la santé dit : Il faut travailler sur les aménagements. Donc, les ingrédients sont tous là,
là, pour qu'on fasse un bon travail dans le tome I. Mme la ministre, moi,
je... Donc, je sais que le travail est à venir. Le livrable est prévu pour
2026.
Moi, je vous... je demande la question suivante.
Vous allez donner des... Vous allez donner des orientations à ce comité-là qui va travailler sur la révision du
tome I. Vous allez le faire. C'est votre... c'est votre charge. C'est votre travail. Vous allez leur dire : Voici, vous,
respectez... vous allez dans telle orientation. Quand vous allez leur demander
de travailler sur la vitesse ou sur... ou
sur la nouvelle conception des géométries de rue en milieu urbanisé, quelle
vitesse de base vous allez leur
donner en référence? Faites-moi des rues qui permettent de rouler à
50 km/h ou faites-moi des rues qui permettent, en milieu urbanisé,
de rouler à 30 km/h?
Mme Guilbault : Bien, il faut comprendre, là, comment les choses
fonctionnent. Premièrement... Bien, en fait,
je vais... je vais commencer par répondre à la question, puis après ça je
vais... je vais ajouter. Mais je ne pense pas que c'est à un politicien
de venir prescrire à des ingénieurs et des spécialistes des aménagements et de
la sécurité routière quoi faire avant qu'eux aient fait les évaluations et des
propositions basées sur la science. Donc, je pense, c'est l'inverse de ce que
propose le député. Ce sont eux qui vont se rencontrer et qui...
Et, moi, c'est sûr que, c'est ça, je suis très
proche des équipes qui font le suivi du plan au complet, notamment celui-là.
Alors, à un moment donné, on va avoir une rencontre là-dessus. Il va y avoir un
démarrage de ces travaux-là, possiblement
déjà démarrés, d'ailleurs, et on va voir un peu les orientations qu'on prend,
parce qu'il y a une foule de choses qui pourraient se faire, mais
qu'est-ce qu'on va mettre précisément dans le chapitre en question, parce que
tout est à faire. Ça fait que c'est ça, la beauté, c'est vierge en ce moment.
On le crée au complet. Alors, ça va évoluer, mais avec toujours le même
objectif.
• (11 h 50) •
Puis j'ajoute là-dessus qu'il y a aussi les
mesures 8.1 et 8.2 qui sont intéressantes, là. Parce que le député
dit : Il n'y a pas juste les piétons, tu sais, tout le monde, à un moment
donné, se croise. Donc, c'est pour ça qu'on a aussi testé et évalué de nouveaux
aménagements qui pourraient éventuellement être intégrés dans la norme, et là
on parle de... toujours de la... de la norme
de la conception routière dans le tome I, et intégrer des aménagements
dans la norme, donc, intégrer aussi
d'autres éléments concernant les aménagements dans la norme, en plus de l'autre
sous-mesure qui porte spécifiquement sur le chapitre piétons.
M. Grandmont : Parfait. Moi, je
pense qu'effectivement c'est un peu aussi aux élus puis au législateur de se
pencher, donc, sur cette question-là. Donc, quand j'entends Mme la ministre
dire : Bien, ce n'est pas à un politicien de donner une orientation que
c'est du 30 km/h ou du 50 km/h, moi, je... j'ai de la misère à être
d'accord avec ça. Je veux dire, on est en train de... on est en train de
discuter, justement, des vitesses qui sont pratiquées, puis c'est une
modification au Code de la sécurité routière qui dit que la vitesse de base au
Québec, c'est 50 km/h. Il y a bien quelqu'un,
à un moment donné, dans l'histoire de l'écriture du Code de la sécurité routière, qui a dit que ça allait être 50.
Maintenant, ce que nous dit la science, parce
que Mme la ministre y fait référence, bien, c'est qu'on a des chances de sauver des gens, qu'on... que la
vitesse de base en milieu urbanisé soit de 30 ou de 50 km/h. Donc, je...
j'ai de la misère à comprendre le raisonnement qui est derrière ça.
Moi, je repose ma question : Est-ce que Mme
la ministre est intéressée à demander... Je vais lui poser autrement, là, si elle veut laisser de la latitude
à ses experts qui vont travailler sur la révision du tome I : Est-ce qu'elle
peut demander à ses experts d'étudier
spécifiquement la possibilité d'inscrire dans le tome I le... la vitesse de
référence en milieu urbanisé à 30 km/h, leur demander de l'évaluer?
Est-ce que... Est-ce qu'il y aurait un avantage, en faisant le tome I, à
envisager 30 km/h ou à rester à... plutôt que de rester à 50 km/h?
Mme Guilbault : Bien, on va prendre les meilleures décisions le moment
venu, qui seront le fruit des travaux des experts. Mais, encore une fois, je
maintiens que ce n'est pas à un politicien... Tu sais, des fois, je trouve que Québec
solidaire a une manière simpliste de voir les choses. On ne peut pas imposer
une nouvelle vitesse dans toutes les rues du
Québec comme ça ici ce matin entre nous, deux politiciens qui décident que
c'est ça qu'on devrait faire. C'est
beaucoup, beaucoup plus complexe que ça. Puis ça a des incidences, là, une rue
qui change de vitesse. Après ça, il y a les aménagements autour. Ça a
des incidences tentaculaires, infinies sur un réseau routier. Juste... juste le
nôtre, c'est 31 000 kilomètres. Alors, ajouter
les réseaux municipaux, c'est... Enfin, c'est simpliste de penser qu'on peut,
ce matin, décider que toutes les rues du
Québec vont passer à 30 km/h puis que ça n'aura pas d'effet majeur un peu
partout, là.Alors, ce que je dis, c'est que les gens experts de
cette question-là...
Puis, il a raison, un jour, quelqu'un a mis la
référence à 50 km/h. Est-ce qu'un jour ça va changer? C'est exactement le genre de travaux qui se déroulent en
continu. Tu sais, la sécurité routière, les... que ce soient les vitesses, le
type de technologie qu'on utilise, que ce soit le type de comportement qu'on
sanctionne plus gravement que d'autres, tout ça est évolutif au fil du
temps. Alors, ça comme le reste, on va le travailler puis on va prendre les
meilleures décisions pour avoir des réseaux toujours plus sécuritaires.
M.
Grandmont : Je suis étonné que Mme la ministre revienne
avec... avec un argument à l'effet que je demande que l'ensemble des
villes, les rues du Québec, même en milieu urbanisé, là, soient à 30 km/h.
Peut-être que c'est moi qui me suis mal exprimé hier. Peut-être que c'est moi
qui me suis mal exprimé hier. C'était la fin de la journée. On est tous
fatigués. Mais ce n'est pas ce qu'on demande, là. Ce n'est pas un 30 km/h
partout au Québec. C'est que la vitesse de référence pour construire les routes
soit à 30.
Actuellement, la vitesse de référence, c'est 50,
puis on construit des routes... Les rues de base, là, la recette pour
construire une rue est à 50 km/h, ce qui veut dire que ça implique une
certaine largeur, ça implique... C'est des rayons de courbure à l'intersection,
au... à l'intersection, au coin, là, d'un certain rayon, plus grand plutôt que
petit. Ça veut dire aussi des aménagements aussi qui vont avoir un champ... un
champ de vision plutôt ouvert, plus qu'à 30 km/h. À 30 km/h, bien, la
rue va être un petit peu plus étroite.
Actuellement, là, on est à 50, puis il y a des
villes... puis il y a des possibilités de réduire à 30. Ça se fait déjà. Là, ce qui est demandé par Piétons Québec, et ce
que je me permets de ramener aujourd'hui, puis par Vivre en Ville aussi, ils sont très bons en... sur les enjeux d'aménagement de
la ville pour la rendre sécuritaire, c'est que cette vitesse de référence là
soit 30, ce qui n'empêcherait pas une ville de mettre une artère, une
collectrice à 50, voire 60 km/h si elle juge que c'est nécessaire. Par
contre, dans ces cas-là, elle devrait faire la démonstration que c'est
justifié, d'une part, puis, d'autre part,
elle devrait mettre en place des aménagements particuliers sur cette route qui
dérogerait à ce 30 km/h là là où il y a un risque de croiser des
piétons, parce que, sur une artère, une collectrice, on s'imagine qu'il y a
toujours des piétons qui vont circuler là, évidemment. Mais c'est juste de
renverser un peu la marche à suivre.
Là, actuellement, on a un 50 de base. C'est très
difficile d'imposer un 30 km/h parce que les rues de base sont faites pour rouler à 50, voire un peu plus,
parce qu'on connaît le débat sur les percentiles, 85e percentile. Donc, moi, je
demande une dernière fois : Est-ce que Mme la ministre est prête à
envisager puis à donner à son comité qui étudiera
le travail... qui travaillera sur le tome I pour revoir la conception
géométrique des rues... si elle leur demandera d'étudier, de ne pas
oublier d'étudier la possibilité d'avoir des rues... une vitesse de référence
de base, pour les rues en milieu urbanisé, à
30 km/h? Ce n'est pas du mur-à-mur, là. Ça, c'est juste avoir une première
référence. Le premier ingrédient qu'on demande aux gens, c'est de s'assurer
qu'on conçoit des rues comme ça, puis après ça il peut y avoir,
évidemment, dérogation à l'interne, avec toujours la préoccupation qu'on
sécurise les passages piétonniers. Est-ce que Mme la ministre est prête à
demander à ses équipes d'en faire l'évaluation?
Le Président (M. Jacques) : Mme la ministre.
Mme Guilbault : Bien, on va mener les travaux puis on va prendre les
meilleures décisions possible pour améliorer la sécurité des aménagements,
entre autres en créant un chapitre piétons. Mais il est trop tôt actuellement
pour prédire les fruits du travail.
M. Grandmont : Bien, parce que, là,
je me permets juste de remontrer une dernière fois ce document-là, ce
graphique-là tiré du mémoire de Piétons Québec. Je demande à la ministre de
bien l'enregistrer, de s'y référer quand elle amorcera le travail avec ses
équipes qui travailleront sur la révision du tome I. Ce sera tout. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement à l'article 55?
Donc, est-ce que l'amendement est adopté? Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Des voix : Rejeté.
Des voix : ...
M. Grandmont : Parfait. Merci.
Excellent. Une discussion fructueuse. J'aime ça. C'est parfait.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
L'amendement est rejeté. Mme la... Nous revenons donc à l'article 55. Est-ce qu'il y a des interventions sur
l'article 55? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 55 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 56.
Mme Guilbault : ...revenir
à 54, qu'on avait suspendu hier?
Le Président (M.
Jacques) : 54.1?
Mme
Guilbault : 54.1, oui, si les collègues
sont d'accord.
Le Président (M.
Jacques) : Est-ce qu'il y a consentement pour revenir à
l'article 54.1, à l'amendement introduisant l'article 54.1?
Consentement. Donc, Mme la ministre.
Mme
Guilbault : Oui, bien, je l'avais déjà, je
pense, présenté. Oui, en fait, c'est ça, je l'avais lu au complet et je pense
que le député de Taschereau ou Nelligan, mais je pense que c'est Taschereau,
qui avait...
Une voix :
...
Mme
Guilbault : C'est ça, il voulait évaluer, par rapport à ce que
lui avait comme proposition, si ça se recoupait ou... Bref, je pense que ce
serait peut-être à lui d'intervenir à ce stade-ci.
Le Président (M.
Jacques) : Parfait. M. le député de Taschereau.
M.
Grandmont : Bien non. En fait, faisons la discussion sur le... Tiens,
ce serait ma proposition, là. Je garde toujours...
Je pense qu'on avait... on avait envoyé, là, le 54.2, dans le fond.
Effectivement, on poursuivait des objectifs similaires, mais j'ai quand
même quelques questions par rapport à la proposition de Mme la ministre. Cela
dit, je pense que c'est un amendement, quand
même, qui allait dans le sens, là. C'est pour ça que j'avais demandé qu'on
puisse l'avoir, le temps de l'étudier. Donc, c'est ce qu'on a fait, là,
dans le courant de la soirée hier et qu'on a... On prendra le temps d'en discuter ce matin. Mais je le
garderais, dans le fond, puis, au pire, je le retirerais après si,
effectivement, j'ai réponse à mes questions.
Le Président (M. Jacques) : On
peut procéder sur 54.1, sur l'amendement à 54.1, M. le député de Taschereau.
Donc, est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement
introduisant l'article 54.1?
M.
Grandmont : Bien oui, c'est ça, effectivement, moi, j'en ai. Je ne
sais pas si...
Une voix :
...
M. Grandmont : Non. OK. Oui, bien, d'abord, 54.1, donc, on l'a... Oui, c'est ça, je
comprends qu'on touche... Je vais attendre un petit peu.
Des voix :
...
M.
Grandmont : Ah! OK, OK. Vous êtes capable de faire ça. C'est bon. Moi,
j'ai bien de la misère.
Donc,
54.1, dans le fond, donc, je comprends qu'on vient toucher, dans le fond, une
des demandes qui était, entre autres,
formulée par Piétons Québec et par les contrôleurs routiers, travailler sur le
principe de prudence. Je me souviens que,
du côté, là, bien évidemment, de Piétons Québec, là, on veut s'assurer, là,
d'avoir des comportements qui sont adéquats sur la route, et, de l'autre côté aussi, il y avait... Je ne l'ai pas
sous la main. Je peux peut-être reprendre ça éventuellement. Puis,
les contrôleurs routiers, je me souviens qu'on manquait d'outils. C'était
l'argument qu'on avait utilisé quand je les
avais rencontrés. On ne les a pas entendus en audience, mais j'avais quand même
pris le temps de les rencontrer, et ce qu'ils me disaient, c'est qu'ils manquaient...
ils manquaient d'outils comparativement à d'autres législations, notamment en
Ontario, et qu'on avait, dans cette législation-là, une... un principe de
prudence ou on faisait référence à la conduite imprudente ou
insouciante, ce qui permettrait aux contrôles routiers, notamment, d'avoir un
outil à utiliser quand plusieurs articles de
loi étaient... des manquements à des... différents articles du Code de la sécurité routière étaient constatés.
Donc, je veux
m'assurer qu'on s'en va vraiment bien vers ça, d'abord, pour ma compréhension générale.
Donc, j'aimerais comprendre l'intérêt ou l'intention de la ministre sur cet
amendement-là.
• (12 heures) •
Le Président (M.
Jacques) : Mme la ministre.
Mme
Guilbault : Oui, bien, l'intention, je
pense que je l'avais expliquée hier, mais l'article 327... Je ne sais pas
si on l'a pas loin. Il doit être ici quelque part, là. Mais l'article 327
de... du CSR, c'est ça, donc : «Toute vitesse ou toute action susceptible
de mettre en péril la vie ou la sécurité des personnes ou la propriété est
prohibée.» Donc, pour qu'une action contrevienne à 327, par nature, donc, c'est
une action grave, là, quand on parle de «susceptible de mettre en péril la vie ou la sécurité des personnes». Alors, dans
l'objectif... Puis, encore une fois, tu sais, c'est en filigrane de tout
le plan d'action de cibler des clientèles plus vulnérables, puis aussi, juste
plus globalement, d'améliorer la sécurité, puis de sanctionner des
comportements graves, là, à divers degrés de gravité, mais relativement graves
qui peuvent compromettre la sécurité. Et
c'est aussi une demande qui avait été partagée, minimalement, par Piétons
Québec, la fédération des contrôleurs routiers, l'AQEI et les signaleurs
routiers, peut-être d'autres aussi, là, mais ça, c'est ceux que... dont je me
rappelle... dont on se rappelle spontanément.
Mais, bref, alors, on ajoute la
suspension du permis. Puis là il y a différentes modalités, là. Donc, on a le
détail ici. Alors, un conducteur... Tu sais, on a un sept jours dans un... Pour
quelqu'un qui aurait déjà eu une suspension dans les 10 dernières
années, bien, c'est porté à 30 jours. Quand on... le conducteur n'est pas
titulaire d'un permis ou est titulaire d'un permis délivré par une autre
autorité administrative, ça s'applique. Le conducteur d'un véhicule routier dont le permis... droit d'obtenir un permis est
suspendu pour une période de 30 jours peut obtenir la levée de cette
suspension. Bon, enfin, ça, c'est le reste des modalités. Mais tout ça
pour dire que ça prévoit des suspensions en plus des autres sanctions qui sont prévues. Ça fait que ça envoie le signal
que c'est déjà considéré grave, mais donc ça va générer encore plus de
conséquences négatives de contrevenir à 327.
M. Grandmont :
Oui. Merci. Donc, je pense qu'on
n'est quand même pas trop loin... Oups! Pardon. Donc, je comprends qu'on
n'est pas trop loin.
J'ai encore quelques
questions. On réfère à l'article 61 là-dedans, de mémoire, là, je ne l'ai
pas sous les yeux, je peux peut-être le chercher... 61, oui, c'est ça :
«La Société délivre [tous] les permis suivants autorisant la conduite de véhicules routiers : [...]permis
d'apprenti-conducteur, [...]permis probatoire, [...]permis de conduire
[...]permis restreint.
«Le
titulaire d'un permis n'est tenu de produire celui-ci qu'à la demande d'un
agent de la paix ou de la Société et à des fins de sécurité routière
uniquement.»
Donc,
on comprend qu'on vise, à travers, bien, l'amendement qui est amené... on vise
tous les... tous les types de permis... Donc, est-ce qu'on couvre tous les
types de permis? Est-ce qu'on couvre toutes les classes puis toutes les... je dirais,
les sous-classes, là, c'est-à-dire permis probatoire, permis temporaire, permis
régulier, avec cet article-là?
Mme
Guilbault : Oui.
M. Grandmont :
OK. Parfait. Donc, on couvre tout
le monde. Est-ce qu'on couvre également... Est-ce qu'il y a des
exclusions pour 327? Tu sais, on a fait référence, là, dans les articles
passés, à certains... les conducteurs de dépanneuse — quoique,
dans ce cas-là, je ne pense pas que ça s'appliquerait — mais
après ça les corps policiers, les agents de la paix, les services ambulanciers.
Est-ce que ces... Est-ce qu'on... Est-ce que ces... je ne sais pas comment les nommer, mais ces corps de métier là seraient
exclus ou pas de la notion de conduite qui est susceptible de mettre en péril
la vie ou la sécurité des personnes, la propriété? Là, je réfère à 327, dans le
fond, dans ce temps-là, là.
Mme
Guilbault : Non, ça s'applique à tous.
M.
Grandmont : Donc... OK. Donc, même, on constaterait qu'un ambulancier
conduit... Puis c'est pour ça que je référais à 327, là, parce que, dans le
fond, c'est... on vient ajouter des suites puis on y réfère. On dit :
«Toute vitesse ou toute action susceptible de mettre en péril la vie ou la
sécurité des personnes ou la propriété est prohibée», donc, aussi les policiers. Un policier qui, même dans le cadre de ses
fonctions, aurait une conduite qui pourrait mettre en péril pourrait...
dans le fond, serait visé par l'amendement qui est amené là. C'est ça?
Mme Guilbault : Oui, bien, tu sais, les ambulanciers puis même les policiers, même dans
une poursuite policière ou dans un... une ambulance qui doit se rendre
rapidement sur les lieux, sont quand même tenus de respecter la sécurité au mieux
dans les circonstances, mais c'est sûr que, là, après ça, il y a une question
de jugement là-dedans aussi, là. Mais, non, ils ne sont pas exemptés.
M. Grandmont :
Parfait. Excellent. Oui, puis je
comprends tout à fait puis je suis d'accord, effectivement, qu'il peut y avoir
des circonstances particulières à l'intérieur desquelles on peut, des fois,
cadrer l'analyse d'un manquement à ce niveau-là. Donc, parfait. Ça,
c'est bien aussi.
Selon les
professionnels, est-ce que... En fait, selon vos professionnels, est-ce qu'on
pense que ça pourrait réduire le recours à
327, considérant que ça pourrait augmenter le nombre de constats... en fait, le
nombre de... En fait, je vais reprendre ma question : Est-ce que ça
pourrait mener à une réduction des constats octroyés en vertu de 327, puisque
la peine, dans le fond, est plus grave?
Mme Guilbault : Bien, c'est sûr qu'en ajoutant de la sévérité aux conséquences d'un
geste on espère toujours que ce soit dissuasif. C'est l'objectif.
M. Grandmont :
La question, ce n'est pas
celle-là, c'est : Est-ce qu'on pense qu'on pourrait avoir une réticence à
utiliser 327, considérant que la peine est dorénavant plus grande, ou on pense
que ça va être utilisé davantage puis ça devient comme un peu ce que les
contrôleurs routiers voulaient, en fait? Là, je comprends que c'est une réponse
à ça, mais il y a certains professionnels qui invoquent ça, en fait, comme
risque, c'est qu'on commence à moins l'utiliser parce que la peine est plus grande, finalement. On vient renforcer 327,
dans le fond. Je le mentionne, parce que c'est une question qui est quand même assez récurrente puis
qui est venue, par le passé, bloquer le débat, justement, sur le renforcement
de 327, du principe de prudence, là.
Mme Guilbault : Non, c'est ça, mais on a consulté plusieurs partenaires, notamment les
policiers, dans le cadre du plan puis dans le cadre du projet de loi, et
ils sont à l'aise avec la mesure.
M.
Grandmont : Excellent. Moi, ça répond à ma question. Je ne sais pas si
mon collègue de Nelligan a d'autres
questions qui pourraient nous apporter un éclairage différent. Non? Parfait.
Parce que, là, moi, je vais être d'accord avec cet amendement-là puis je vais retirer celui qu'on avait proposé
pour la suite. Ça répond à nos... aux objectifs qu'on poursuivait.
Le Président (M.
Jacques) : De mémoire, le 327.2 n'avait pas été déposé. Il avait juste
été transmis à la commission. Donc...
M.
Grandmont : ...
Le Président (M. Jacques) : Exact.
Donc, est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement introduisant l'article 54.1?
Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article introduisant
l'article 54.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Merci. Donc, nous passons maintenant à
l'article 56. Mme la ministre.
Mme
Guilbault : Oui. Article 56 :
L'article 329 de ce code est modifié :
1° par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «4°» par «4.1°»;
2° par la suppression
du quatrième alinéa.
En commentaire :
L'article 56 du projet de loi modifie l'article 329 du Code de la
sécurité routière à des fins de concordance
afin de tenir compte de la modification apportée par l'article 55 du
projet de loi à l'article 328 du CSR, de la modification apportée
par l'article 53 du projet de loi, qui introduit l'article 300.1 au
CSR, qui reprend la règle prévue par le quatrième alinéa de l'article 329
qui est ici supprimé. C'est donc de la concordance.
Le Président (M. Jacques) : Est-ce
qu'il y a des interventions sur l'article 56? Donc, s'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 56 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Article 57.
Mme
Guilbault : 57. L'article 329.1 de ce
code est remplacé par le suivant :
«329.1. Dans une
zone scolaire, la personne responsable de l'entretien d'un chemin public doit
installer une signalisation indiquant la limite de vitesse prévue au paragraphe
4.1° du premier alinéa de l'article 328.
«Elle peut, dans le
respect des conditions prescrites par un règlement du gouvernement, fixer une
limite de vitesse différente de celle prévue au paragraphe 4.1° du premier
alinéa de l'article 328.»
En commentaire :
L'article 57 du projet de loi remplace l'article 329.1 du Code de la
sécurité routière afin d'obliger la personne
responsable de l'entretien d'un chemin public à installer une signalisation
indiquant la limite de vitesse de 30 km/h dans une zone scolaire.
Cet
article permet également à la personne responsable de l'entretien d'un chemin
public de fixer une limite de vitesse différente dans le respect des
conditions prévues dans un règlement du gouvernement.
Donc, ça fait suite à
la modification des zones scolaires à 30.
Le Président (M.
Jacques) : Est-ce qu'il y a des interventions à l'article 57?
S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 57 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 58, Mme la ministre, et je crois que vous avez un amendement aussi.
Mme
Guilbault : Tout à fait. 58. Ce code est
modifié par l'insertion, après l'article 359, du suivant :
«359.0.1. Le
conducteur d'un véhicule routier ou un cycliste doit immobiliser son véhicule à
au moins 5 mètres d'une barrière de
contrôle de la circulation lorsqu'il fait face au feu rouge qu'elle affiche. Il
ne peut poursuivre sa route que
lorsque le feu jaune clignotant est activé et que la barrière est levée; il
doit circuler à une vitesse raisonnable et prudente.
«Une telle barrière
est contrôlée à distance par un signaleur chargé de diriger la circulation lors
de travaux, d'événements exceptionnels, d'épreuves ou de compétitions
sportives.»
En commentaire :
L'article 58 du projet de loi introduit l'article 359.0.1 au Code de
la sécurité routière afin d'encadrer le comportement du conducteur d'un
véhicule routier et du cycliste face à une barrière de contrôle de la
circulation.
• (12 h 10) •
Le Président (M.
Jacques) : Merci...
Mme Guilbault : Et, en guise, peut-être, d'information
additionnelle, l'amende applicable en cas d'infraction à ce nouvel article là serait de 200 $ à
400 $ dans le cas du conducteur d'un véhicule routier et de 80 $ à
100 $ dans le cas d'un cycliste.
Le Président (M.
Jacques) : Maintenant, l'amendement.
Mme Guilbault : Ah bon! Bien, voyez, il y a un amendement. Je pense que, peut-être, ce n'est
plus les mêmes montants, ou je ne sais pas, là.
Enfin,
je vais lire l'amendement. Parfait. Article 58 : Remplacer le
deuxième alinéa de l'article 359.0.1 du Code de la sécurité
routière, proposé par l'article 58 du projet de loi, par le suivant :
«Est une barrière de
contrôle de la circulation une barrière contrôlée à distance par un signaleur
chargé de diriger la circulation lors de
travaux, d'événements exceptionnels, d'épreuves ou de compétitions sportives.
Elle est munie d'un feu rouge et d'un feu jaune.»
En commentaire :
Il est proposé de modifier l'article 58 du projet de loi afin de clarifier
la définition d'une barrière de contrôle de la circulation pour en faciliter
l'interprétation. Il n'y a pas de lien avec les amendes.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement à l'article 58? M. le
député de Taschereau.
M.
Grandmont : Oui. Je veux juste comprendre, en fait, c'est quoi
exactement, comme type de barrière, là. Je n'arrive pas à me le figurer.
Mme
Guilbault : Pardon?
M.
Grandmont : Le type... Pardon, excusez-moi.
Le Président (M.
Jacques) : Peut-être, le micro, là, le pousser vers...
M.
Grandmont : Non, non, je pense qu'il est correct. C'est moi qui étais
mal orienté.
Le Président (M.
Jacques) : OK. Excusez.
M.
Grandmont : Mais, oui, c'est ça, ce type de barrière là, en fait, ça
consiste en quoi exactement? J'ai de la misère à me figurer ce que c'est.
Mme
Guilbault : Bien, moi, j'ai une image ici,
dans mon cahier, mais... J'ai un dessin ici, sur une feuille. Je ne sais pas si
on peut le déposer, ou le scanner dans le greffe, ou le faire circuler.
M.
Grandmont : Peut-être suspendre puis...
Mme
Guilbault : Bien, je peux le faire circuler, moi, autour de la
table.
Le Président (M. Jacques) : ...faire
parvenir le document à la commission, là, qu'on puisse le déposer sur Greffier.
Mme
Guilbault : C'est ça, c'est un extrait du
tome V.
M.
Grandmont : On peut suspendre deux secondes, puis je vais aller voir.
Le Président (M.
Jacques) : Nous allons suspendre quelques instants pour faire cheminer
le document.
(Suspension de la séance à 12
h 12)
(Reprise à 12 h 14)
Le Président (M.
Jacques) : Nous reprenons nos travaux. Et nous en étions à
l'amendement à l'article 58 pour l'explication des barrières, un document
qui a circulé à travers les collègues ici. M. le député de Taschereau.
M.
Grandmont : Ah oui! Bien, on m'a montré l'image. Ça me satisfait.
Merci beaucoup, M. le Pésident.
Le Président (M.
Jacques) : Merci, M. le député de Taschereau. Est-ce qu'il y a
d'autres interventions sur l'amendement à
l'article 58? Donc, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'amendement
est adopté? Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Adopté. Nous revenons à l'article 58 amendé. Est-ce qu'il y a des
interventions sur l'article 58 amendé? Donc, s'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 58 amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Mme la ministre, l'article 59.
Mme
Guilbault : Merci. Article 59 :
L'article 388.1 de ce code est modifié par l'insertion, à la fin du
premier alinéa, de «et que celle-ci est en cours de facturation».
En
commentaire : L'article 59 du projet de loi modifie
l'article 388.1 du Code de la sécurité routière afin d'ajouter une
condition applicable à l'immobilisation d'un véhicule routier dans un espace
réservé à la recharge en énergie. Il faudra dorénavant que le véhicule soit
branché à la borne et que celle-ci soit en cours de facturation.
Le Président (M.
Jacques) : Merci.
Mme
Guilbault : Donc, ça, c'est nouveau.
Peut-être dire : Ça, c'est nouveau, mais parce que, justement, les véhicules électriques puis la multiplicité des
bornes, c'est relativement nouveau. Donc, pour éviter que quelqu'un, si vous me
passez l'expression, squatte un stationnement avec une borne, alors qu'il n'a
pas besoin de charger sa voiture. C'est l'évolution.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 59? M.
le député de Nelligan.
M. Derraji : «Celle-ci est en cours de facturation». Là, quand
on parle facturation, ça veut dire que la recharge est en cours, mais,
si la recharge est terminée, et la... et la voiture continue à s'en... la
recharge...
Des voix : ...
Le Président (M.
Jacques) : Nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
12 h 16)
(Reprise à 12 h 20)
Le Président (M.
Jacques) : Nous reprenons nos travaux.
Une voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Non,
bien...Bien, on est déjà en ondes. M. le député de Nelligan, vous
pouvez... vous pouvez...
M. Derraji : OK.
Bien, merci, M. le Président. Si c'est un char pas électrique stationné dans
une place pour recharge pour voiture électrique, l'amende, c'est quoi?
Mme
Guilbault : C'est la même.
M. Derraji : La
même chose.
Une voix : Oui,
parce que l'article dit : Seuls les véhicules hybrides rechargeables et
électriques peuvent se stationner...
M. Derraji : OK. Ce qui est un peu injuste, parce que, voiture
électrique, stationnement électrique, il a oublié, mais voiture pas
électrique dans un stationnement électrique...Hein?
Une voix : ...
M. Derraji : Oui. Je dirais, en termes d'impact, stationner
dans une place pas destinée à une voiture électrique, elle est plus...
je dirais, en termes de sévérité, elle est plus... Non?
Mme Guilbault : Bien, c'est parce que le bassin de stationnements électriques est moins
grand que le bassin de stationnements réguliers.
M. Derraji : Exact. Donc, c'est pour
cela que le... On ne peut pas mettre au même panier l'erreur, l'erreur de
stationner une voiture non électrique dans une place électrique. Il devrait
être beaucoup plus, je dirais, en...
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 12 h 22)
(Reprise à 12 h 35)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux. Et, lors de notre suspension, nous en étions à une
discussion sur l'article 59. Et, suite aux commentaires faits et aux
discussions qu'il y a eu, nous allons suspendre l'article 59, et
maintenant nous poursuivons avec l'introduction de l'article 59.1. Mme la
ministre.
Mme Guilbault : Oui. Merci. Alors, vous avez suspendu 59, M. le Président?
Le Président (M. Jacques) : Exactement.
Mme
Guilbault : Parfait. Donc, amendement pour introduire
l'article 59.1 : Insérer, après l'article 59 du projet de
loi, le suivant :
59.1. L'article 410 de ce code est modifié
par la suppression de «clairement».
En
commentaire : Cet amendement propose de supprimer le terme «clairement» de
l'article 410 du Code de la sécurité routière afin de simplifier la
règle de priorité applicable aux piétons à un passage piétonnier.
Le
Président (M. Jacques) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des
interventions concernant l'introduction de l'article 59.1? M. le
député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Merci. Bien,
écoutez, moi, je suis... je suis content et agréablement surpris de voir cette disposition-là apparaître. On sait que c'est
une... c'était une demande, entre autres, de Piétons Québec, de d'autres
organismes aussi encore, et qui... qui était un irritant, là, qui avait été
ajouté, en fait, il y a quelques années, à la... au Code de la sécurité
routière.
Évidemment, quand on parle de principe de
prudence, on en a parlé un peu tantôt dans le 327, ce sont des comportements dangereux. Pour moi, les... puis
pour plusieurs organismes aussi, là, la notion de comportement dangereux
réfère aussi à l'importance de faire attention, c'est-à-dire, quand on est plus
gros, plus lourd, qu'on a une plus grande masse, quand on a un potentiel de
vitesse plus grand, bien, il y a une... on doit appliquer le principe de
prudence dans la notion de faire attention aux plus vulnérables, aux plus
petits que soi.
Et cet
article-là, là, qui demande aux automobilistes de s'arrêter à un passage
piétonnier entre deux intersections, donc,
les passages piétonniers qui sont... qui sont de couleur jaune, bien là, on
vient dire, dans le fond : Bien, l'automobiliste doit prendre pour
acquis que, s'il voit un piéton vis-à-vis cette traverse piétonne là, bien, il
doit lui-même faire attention. Il doit ralentir et il doit prévoir que le
piéton pourrait vouloir traverser. Moi, c'est quelque chose que je trouve
toujours intéressant, quelque chose dans lequel j'ai toujours cru qu'on était
capables, nous aussi, Québécois, de faire attention. On dit souvent qu'on
s'étonne, quand on va en Ontario, dans les provinces canadiennes, dans les... dans les provinces... dans les États du nord-est
des États-Unis, combien c'est un comportement qui est facile et respecté
par les automobilistes. Et moi, je me... je me réjouis toujours aussi de voir
que les automobilistes québécois qui sont en voyage dans ces coins-là le font
aussi.
Donc, on est capables, nous aussi, de le faire.
Il s'agit juste d'envoyer le bon signal. Et, avec le «clairement», bien, on
laissait une espèce de doute, en fait, là, de... On donnait une responsabilité
supplémentaire aux piétons, et ça avait amené à certaines dérives. On a vu, au
Québec... Je ne nommerai pas la ville, là, mais on a vu des traverses piétonnes
où on accrochait... il y avait des paniers avec des petits drapeaux. Et donc,
pour être sûrs que le piéton montrait bien
qu'il était... qu'il avait l'intention de traverser l'intersection ou, en fait,
la traverse piétonne, on demandait au piéton d'agiter un petit drapeau
pour signifier son intérêt à traverser, son intention de traverser. On était
loin de l'Ontario puis des États du nord-est, là. C'était un peu... En tout
cas, moi, ça m'a un peu... Puis c'est... ça découlait directement de cet
article-là, là, de cette disposition-là.
Donc, moi, je suis content de voir qu'on vient
enlever cette notion-là. Dorénavant, le signal, puis ça doit être interprété
comme ça aussi par les corps policiers : Quand il y a un piéton qui est
vis-à-vis ou qui est en approche d'une traverse piétonne jaune, bien,
l'automobiliste devra être vigilant, devra prévoir que c'est pour, éventuellement,
traverser et devra donc s'arrêter pour
laisser passer le piéton, qui est dans son droit de prendre cette traverse-là.
Il a priorité. C'est ce que dit l'article 410.
Donc, moi, je
suis très content de voir cet amendement-là amené par Mme la ministre. Et on
aura aussi un autre... On voudrait
introduire un autre amendement par la suite qui va être, en fait, en
concordance avec ce que Mme la ministre propose.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
M. le député de Taschereau. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement introduisant l'article 59.1?
Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement introduisant
l'article 59.1 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
M. le député de Taschereau, l'article introduisant l'article 59.2.
M. Grandmont : Exactement. Merci
beaucoup, M. le Président. Donc, ça va dans le même sens. Si on se réfère, là, au mémoire de la page... mémoire de
Piétons Québec, à sa page 11, donc, ils demandaient, comme Mme la ministre
l'a proposé, de retirer le mot «clairement» de l'article 410 du Code de la
sécurité routière et, dans la même veine, proposent que l'article 446 du
Code de la sécurité routière soit abrogé. De la même manière, il ne respecte
pas l'esprit du principe de prudence dont
j'ai discuté tout à l'heure. L'article 446, comme je le disais... Ah! il
faudrait que je le lise, hein? Pardon.
• (12 h 40) •
446, donc, l'article 446 est... de ce code
est abrogé.
«446. À un
passage pour piétons qui n'est pas situé à une intersection réglementée par des
feux de circulation, un piéton doit, avant de s'y engager, s'assurer
qu'il peut le faire sans risque.»
Donc, encore
une fois, on revient à la notion de principe de prudence. Quand un piéton se
présente devant une traverse piétonne jaune, là, entre deux
intersections, où il n'y a pas de feu de circulation, bien, c'est à
l'automobiliste à faire attention, à prévoir que l'automobiliste... que le
piéton pourrait vouloir s'y engager, et donc de ralentir et de céder le
passage.
Donc,
«Piétons Québec — je
me permets de lire ce qu'il y a d'écrit — est
d'avis que cet article vient diminuer l'obligation de céder le passage
aux piétons imposée par l'article 410 du Code de la sécurité routière. En
ce sens, nous considérons que le Québec
devrait suivre les autres provinces canadiennes, qui établissent clairement la
responsabilité des conducteurs de s'assurer de céder le passage aux
piétons, en retirant l'article 446.»
Le Président (M. Jacques) : ...M. le
député. Mme la ministre.
Mme Guilbault : Oui. Je veux juste prendre le temps de regarder.
Des voix :
...
Mme Guilbault : Bien, ce qu'on me dit, c'est qu'on comprend que de...
L'esprit va un peu dans le sens de ce qu'on
a déposé précédemment, mais, en même temps, il faut trouver aussi l'équilibre
entre le fait de mettre une certaine responsabilité sur le conducteur
puis les... bien, le conducteur, en fait, qui va passer, mais je pense que
c'est important aussi, puis même dans le
principe de prudence, que le piéton, quand même, prenne le temps de...
minimalement, de s'assurer que la situation est sécuritaire pour
traverser, tu sais, de regarder des deux côtés de la rue. C'est une des
premières choses qu'on enseigne à nos enfants. Alors, moi, je pense que c'est
sain de garder l'article 446, mais c'est sain aussi de transférer quand
même une partie du fardeau par l'amendement qu'on a apporté précédemment.
Le Président (M. Jacques) : Député
de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. J'ai... j'étais
déjà sur cet enjeu-là, là, quand on avait discuté de... quand on a révisé, en 2017, puis adopté, en... ce n'est pas... non,
non, c'est ça, 2017, je pense, en tout cas, quand il y avait eu les
consultations, là, sur la révision du Code de la sécurité routière, puis
c'est exactement ce genre d'argument là qui était amené, là, trouver
l'équilibre entre les responsabilités de tout un chacun, puis ça avait mené,
finalement, à l'utilisation du mot «clairement»
dans l'article 410. C'était exactement ça. Là, on fait un petit peu les
choses... C'est comme si on faisait la moitié du chemin. C'est comme si
on faisait juste la moitié du chemin sur le respect des traverses piétonnes.
Vous savez, Mme la ministre, les policiers ne
peuvent pas être partout. Évidemment, on en a un certain nombre, puis ils ne peuvent pas surveiller toutes
les traverses piétonnes au Québec. Éventuellement, on aura des radars ou,
en fait, des appareils de contrôle automatisés qui viendront peut-être aussi
surveiller ces... contrôler le respect de ces aménagements piétons, mais,
encore une fois, il n'y aura pas des ACA partout sur tout le territoire du
Québec.
Imaginons qu'une personne ou qu'un jeune, peu
importe, une personne aînée, une personne en situation de handicap se présente
à une intersection. Évidemment, il n'y a personne qui va se lancer les yeux
fermés dans une... sur une traverse piétonne. Ça ne va jamais arriver. La
plupart... Les gens, généralement, regardent, effectivement. Mais c'est surtout que, si un feu piéton n'est pas
respecté... Comme je le dis, on ne peut pas avoir de la surveillance partout, même
par des appareils de contrôle automatisés ou encore par les services policiers.
Imaginons qu'une personne se présente, donc, à un feu... à une traverse
piétonne et que cette traverse-là n'est pas respectée. Donc, la personne ne traversera jamais. C'est ce que ça dit, en fait,
446. Il n'y a personne qui va le faire au dépit... aux dépens de sa sécurité.
Encore une fois, 446, il vient amoindrir ou
diminuer le respect du principe de prudence sur... qu'on vient justement, là, de travailler sur 410 précédemment.
C'est juste la suite logique de la modification qu'on a faite précédemment
sur 410 et c'est, encore une fois, pour s'assurer qu'au Québec, dorénavant, les
traverses piétonnes peintes en jaune entre
deux intersections contrôlées par des feux de circulation, notamment, bien,
va... vont être respectées par les automobilistes.
Encore une
fois, comme je dis, on ne peut pas être partout. On ne peut pas tout voir. Moi,
j'ai une grande crainte que, si on laisse 446, il y a bien des chances qu'on
continue comme c'était avant, qu'il y ait des automobilistes qui ne respecteront pas les feux de circulation...
pas des feux de circulation, pardon, les traverses piétonnes, et qu'on a des
piétons qui vont laisser passer, et laisser passer, et laisser passer.
Le
Président (M. Jacques) : Mme la ministre.
Mme Guilbault : Oui, bien, la même réponse que tout à l'heure, là, pour moi, il y a une
recherche d'équilibre. Alors, moi, je ne trouve pas qu'on fait la moitié du
chemin, dans le sens où le député nous dit que ça avait amené le terme «clairement», à l'époque, qui allait un peu
à l'encontre de ce qu'il plaidait, et là on l'a retiré. Donc, au contraire,
je trouve que... S'il dit qu'on a fait la
moitié du chemin, en général, quand on a deux positions qui sont différentes,
celle du milieu, entre les deux, peut être qualifiée de compromis.
M.
Grandmont : Bien, la recherche de la meilleure solution, ce n'est pas
toujours d'avoir un compromis. L'objectif, c'est d'éviter qu'il y ait des morts
et des blessés graves sur la route. Moi, je ne me satisfais pas de réduire le bilan, de le couper en deux. Mon objectif,
c'est zéro. Puis même Mme la ministre s'inspire de la Vision Zéro. Ça ne dit
pas : Vision réduire de moitié les accidents graves ou mortels sur les
routes. Donc, moi, pour moi, un compromis, ce n'est pas suffisant.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a... Mme la ministre.
Mme
Guilbault : Non, bien, je n'ai rien à
ajouter. C'est la même réponse que tout à l'heure.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions concernant l'article... l'amendement
introduisant l'article 59.2? Donc, s'il
n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement introduisant
l'article 59.2 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Des voix :
Rejeté.
Le Président (M.
Jacques) : Rejeté. Mme la ministre, article 60.
Mme Guilbault : Oui. Article 60 : L'article 506 de ce code est modifié
par le remplacement de «, 381 à 385» par «ou 381 à 385, au
paragraphe 9° de l'article 386».
En commentaire :
L'article 60 du projet de loi modifie l'article 506 du Code de la
sécurité routière pour fixer de 60 $ à 120 $ l'amende pouvant être
imposée à quiconque immobilise un véhicule routier dans un endroit où le
stationnement est interdit par une signalisation.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions concernant l'article 60? Donc, M. le
député de Taschereau.
M. Grandmont :
Oui, bien, juste pour comprendre,
en fait, ça s'applique... ça s'applique à tout endroit. En fait, dans le
fond, on fait passer l'amende pour tout type de stationnement illégal, dans le
fond.
Mme
Guilbault : Oui, bien, en fait,
l'objectif, c'est que cet article-là... Actuellement, au CSR,
l'article 509 prévoit une amende de
100 $ à 200 $, mais l'application de l'article avait été suspendue
par un arrêté ministériel qui, lui, prévoyait une amende de 30 $ à
60 $. Alors là, ça a été réévalué. Donc là, on vient... on vient, en fait,
enlever l'article, qui, de toute
façon, était... avait été suspendu, puis on a choisi une amende de 60 $ à
120 $, qui est, en quelque sorte, encore une fois, un compromis ou un intermédiaire entre l'article d'origine, de
100 $ à 200 $, et l'arrêté, qui était de 30 $ à 60 $.
M.
Grandmont : Là, vous avez fait référence à 509. Est-ce que ce n'est
pas plutôt à 506?
Mme Guilbault : Ah oui! 506. Bien, en fait, oui, c'est ça, exact. Je pense qu'il y a une
coquille dans mon texte.
M.
Grandmont : OK. Mais là, dans 506, c'était déjà 60 $ à 120 $
dans le Code de la sécurité, là.
Mme
Guilbault : Mon collègue va venir
clarifier, là, parce que...
Le Président (M.
Jacques) : Est-ce qu'il y a consentement pour entendre M. Scott?
Des voix :
Consentement.
Le Président (M.
Jacques) : Donc, M. Scott, veuillez vous nommer et nommer votre titre,
s'il vous plaît.
• (12 h 50) •
M. Scott (Jean-François) : Oui.
Bonjour. Jean-François Scott, conseiller en réglementation et politiques de
sécurité des transports au MTMD.
Donc,
la question, c'est par rapport à 506, 509, les amendes... qui est différent, si
je comprends bien. En fait, c'est que 506 prévoit déjà plusieurs règles
pour lesquelles une infraction entraîne une amende de 60 $ à 120 $.
509, quant à lui, c'est d'autres règles. L'infraction entraîne une amende,
justement, de 100 $ à 200 $.
Donc,
ce qu'on fait ici, c'est un... c'est un déplacement, si on veut. 386, qui
prévoit plusieurs règles d'immobilisation des véhicules, par exemple,
interdiction de s'immobiliser sur, je vais dire, un pont, dans un tunnel, à
moins de trois mètres d'une borne fontaine, c'est 100 $ l'amende. Mais,
pour le cas ici, lorsqu'on se stationne à un endroit où il y a un panneau
«interdiction de se stationner», ça, c'est... ce serait 60 $ à 120 $.
Parce que, pour les autres cas, c'est des immobilisations qui peuvent entraîner
des enjeux de sécurité, s'immobiliser, par exemple, sur l'autoroute ou un pont, mais, devant un panneau «interdiction de se
stationner», ce n'est pas le même enjeu. Donc, on propose une amende
inférieure.
M. Grandmont :
386, auquel vous faites référence,
là, j'y suis, là, est-ce que c'est dans celui-là qu'on interdit de
stationner à moins de cinq mètres d'un... d'une traverse piétonne ou encore
de... voyons...
M. Scott
(Jean-François) : L'intersection, oui.
M. Grandmont : ...de l'intersection — de
l'intersection, oui, c'est ça, exactement — c'est dans celui-là aussi?
M. Scott (Jean-François) : Tout
à fait. Et ça, c'est... ça entraîne une amende de 100 $ à 200 $. Comme
j'ai dit, donc, tous les cas de figure à 386, 100 $, sauf celui-ci,
c'est 60 $ à 120 $.
M. Grandmont : OK. Puis le stationnement
à moins de cinq mètres d'une intersection, là, comment il est calculé?
Je m'excuse, je rentre un peu... technique, là, mais est-ce que c'est au... à
la pointe de convergence des deux... des deux droites ou si c'est au milieu de
l'intersection? Comment c'est calculé?
M. Scott
(Jean-François) : Ce n'est pas prévu explicitement dans la loi, donc,
mais une intersection, c'est le croisement de deux chaussées.
M. Grandmont :
Donc, c'est à la... Dans le fond,
le calcul se fait sur la base du calcul, en fait, de la municipalité qui
décide de l'appliquer, là... qui va l'appliquer, en fait, parce qu'elle a
l'obligation de l'appliquer.
M. Scott (Jean-François) : Oui.
Puis il y a déjà eu des décisions des tribunaux qui venaient expliquer un peu plus
précisément, mais ce n'est pas spécifiquement dans la loi, là. Ça ne va pas
jusque-là.
M.
Grandmont : OK. Parfait. Merci.
Le Président (M.
Jacques) : M. le député de Nelligan.
M. Derraji : J'ai juste une question. Quand vous dites de fixer
de 60 $ à 120 $, est-ce que l'amende, dorénavant, c'est 120 $
ou ça reste 60 $ pour des cas et 120 $ pour d'autres cas? Si c'est le
cas, pour quels cas?
M. Scott (Jean-François) : En
fait, au CSR, c'est prévu de cette façon-là. C'est toujours une fourchette
d'amendes. Donc, c'est l'amende
minimale, normalement, qui est appliquée d'office par les agents de la paix. Il
y a une marge de manoeuvre, oui, mais
c'est... Pour toutes les infractions au CSR, il y a une... c'est une fourchette
d'amendes. Même 324, qu'on parlait tout à l'heure, la conduite
dangereuse, si je peux résumer ça comme ça, c'est de 1 000 $ à, de
mémoire, 3 000 $. Donc, c'est la
même chose pour les autres cas d'immobilisation interdite, 100 $ à
200 $, donc, ici, 60 $ à 120 $, mais, de base, c'est l'amende, c'est-à-dire, de base qui s'applique de
facto, là. À moins d'enjeu majeur, c'est vraiment l'amende minimale qui
s'applique.
M. Derraji : Les
60 $ et non pas les 120 $.
M. Scott
(Jean-François) : Oui, exact.
M. Derraji : OK.
Le Président (M.
Jacques) : M le député de Taschereau.
M. Grandmont :
Oui. Si vous permettez, juste
préciser un peu votre pensée juste sur le... Les cas de force majeure,
ça peut ressembler à quoi?
M. Scott
(Jean-François) : Cas de...
M.
Grandmont : Les cas de force majeure. Parce qu'on a une fourchette de
60 $ à 120 $. Généralement, c'est 60 $, le plus bas, qui est
appliqué. Donc, les cas de force majeure... Vous dites : 120 $, c'est
juste pour les cas de force majeure. Ça pourrait ressembler à quoi? Est-ce que
c'est ... est-ce que c'est réellement appliqué de temps en temps quand même? Parce que, si on se donne la
peine d'avoir des fourchettes, je me demande à quoi ça sert, finalement.
M.
Scott (Jean-François) : Je ne pourrais pas dire à quel point ou
dans... les statistiques, par exemple, dans quelles circonstances c'est
appliqué. Le pouvoir est là. Après, c'est selon la discrétion du policier. Mais
ce que nous, on retient de nos discussions avec le milieu policier et les
autres intervenants, c'est que c'est l'amende de base, normalement, qui est
appliquée là, oui.
M.
Grandmont : OK.
Le Président (M.
Jacques) : M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Oui,
si vous le dites, mais, demain, ce n'est pas l'amende de base qui est
appliquée, et on constate que des 120 $... Là, on vient d'entendre
publiquement que c'est le minimum, à savoir 60 $. Je ne veux pas refaire
le débat, parce que c'est toujours une fourchette, mais c'est le pouvoir
arbitraire un peu. Est-ce que moi, en tant que citoyen, je me ramasse à payer
120 $ parce que le policier a pensé que je mérite 120 $, l'autre, il
se ramasse à payer 60 $? Dans ce cas, c'est quoi?
M. Scott
(Jean-François) : Je pense que c'est une question de cohérence puis
c'est du cas par cas. Évidemment, le cas typique, c'est l'amende de base.
Maintenant, si un agent de la paix impose une amende plus élevée, il doit être en mesure de déterminer
pourquoi et qu'est-ce qui a justifié son choix. À partir de là, la loi ne peut
pas prévoir ce niveau-là.
M. Derraji : OK. Je me mets... je me mets dans la peau de
quelqu'un qui veut challenger la décision. Il se ramasse avec 120 $.
C'est quoi, son recours?
M. Scott
(Jean-François) : Je ne pourrais pas dire précisément, mais c'est
de... comme dans toute infraction, probablement, de plaider non coupable,
d'aller faire valoir ses arguments, mais je ne pourrais pas m'avancer dans le
cas par cas.
M. Derraji : Oui, exact, mais on est d'accord qu'il y a
beaucoup d'arbitraire dans... Et ce n'est pas la première fois, parce
que j'ai vu beaucoup de fourchettes, et il y en a pas mal : 50 $ à
100 $, 100 $ à 200 $, 200 $ à 400 $.
M. Scott (Jean-François) : Oui,
mais, honnêtement, comme je le disais, je ne crois pas... je ne peux pas avoir
de statistique officielle, mais je ne crois pas que ce soit très souvent
appliqué, une amende différente de l'amende minimale.
M. Derraji : Donc, vous êtes sûr que c'est toujours l'amende
minimale. Ça veut dire les 60 $. Dans ce cas, on parle de
60 $.
M. Scott
(Jean-François) : La règle de base, je peux dire que oui. Si je peux
être sûr à 100 %? Non.
M. Derraji : En général, on met une amende, c'est pour
dissuader les gens de ne pas stationner la voiture. Si c'est fixé entre
60 $... Moi, j'ai cru que c'est... au début, j'ai lu vite, c'est qu'au
lieu de 60 $ c'est 120 $.
M. Scott
(Jean-François) : Excusez-moi, j'ai...
M. Derraji : Non,
non, non, ce n'est pas grave.
M. Scott
(Jean-François) : Pouvez-vous répéter la question, s'il vous plaît?
M. Derraji : Oui. Ce que je disais, c'est que le risque de
dissuader les gens de ne pas stationner dans un endroit où c'est interdit par une signalisation... Le
message que vous voulez envoyer, c'est plus une amende beaucoup plus salée,
à savoir 120 $, mais là vous laissez la... vous laissez quand même une
fenêtre ou un intervalle entre 60 $ et 120 $, et c'est à la
discrétion de l'agent de paix.
M. Scott (Jean-François) : Oui.
Comme pour les autres cas d'immobilisation, c'est 100 $ à 200 $,
donc, oui.
M. Derraji : OK.
Le Président (M.
Jacques) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'article 60? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 60 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Article 61.
Mme
Guilbault : Oui. Merci.
Article 61 : L'article 509 de ce code est modifié :
1° par la suppression de «335,»;
2° par le remplacement de «, 372 à 376, 386,
388.1, 391 ou 407, à l'un des articles» par «ou 372 à 376, à l'un des
paragraphes 1° à 8° de l'article 386 ou à l'un des articles 388.1,
391, 407,»;
3° par le
remplacement de «349, 350, 358.1, 359, 359.1, 360, 361, 362 à 364, 367 à 371,
402, 404, 405, 408 à» par «361,»;
4° par le remplacement de «, 479 ou 496.6» par
«ou 479».
En commentaire : Cette modification vise à
supprimer de l'article 509 du Code de la sécurité routière les références
à certaines infractions en lien avec un comportement non sécuritaire d'un
conducteur de véhicule routier, notamment
envers un piéton ou un cycliste. Ces infractions sont reportées à
l'article 510 du CSR afin de hausser le niveau d'amende. L'amende
de 100 $ à 200 $ à l'égard de ces infractions passera à 200 $ à
300 $.
L'article 61 du projet de loi propose
également une modification de concordance pour tenir compte de la modification
proposée par l'article 60 du projet de loi concernant l'amende applicable
à une contravention au paragraphe 9° de l'article 386 du CSR.
Le
Président (M. Jacques) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des
interventions sur l'article 61? Donc, s'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 61 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Jacques) : Adopté. Mme la ministre, article 62. Et je
crois aussi que vous avez un amendement.
Mme Guilbault : Oui. Article 62 : Ce code est modifié par l'insertion,
après l'article 59.3, du suivant :
«509.4. Le
conducteur d'un véhicule routier qui contrevient à l'article 359.0.1
commet une infraction et est passible d'une amende de 200 $ à
400 $.»
En commentaire : L'article 62 du
projet de loi introduit l'article 509.4 au Code de la sécurité routière afin
de fixer de 200 $ à 400 $ l'amende pouvant être imposée au conducteur
d'un véhicule routier qui contrevient aux règles applicables aux barrières de
contrôle de la circulation prévues à l'article 359.0.1 du CSR, introduit
par l'article 58 du projet de loi.
Et mon
amendement : Remplacer, dans l'article 509.4 du Code de la sécurité
routière, proposé par l'article 62 du projet de loi, «200 $ à
400 $» par «300 $ à 600 $».
Commentaire : Il est proposé de modifier
l'article 509.4 du Code de la sécurité routière, proposé par l'article 62 du projet de loi, afin
d'augmenter à 300 $ à 600 $ l'amende pouvant être imposée au
conducteur d'un véhicule routier qui
contrevient aux règles applicables aux barrières de contrôle de la circulation
prévues à l'article 359.0.1 du CSR, proposé par l'article 58
du projet de loi.
L'amendement s'inscrit en cohérence avec la
modification proposée à l'article 314.2 du CSR, proposé par l'article 53.1 du projet de loi, laquelle
vise à hausser dans la même mesure le montant de l'amende lorsqu'un conducteur
de véhicule routier n'obéit pas aux ordres et aux signaux d'un agent de la
paix, d'un brigadier scolaire ou d'un signaleur routier chargé de diriger la
circulation, notamment lors de travaux.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre.
Et, compte
tenu... compte tenu de l'heure, nous suspendons nos travaux jusqu'à
14 heures, et nous reprendrons avec M. le député de Taschereau.
(Suspension de la séance à 13 heures)
(Reprise à 14 h 09)
Le
Président (M. Jacques) : Nous reprenons nos travaux. La Commission des transports et de l'environnement reprend ses travaux.
Nous poursuivons l'étude détaillée du projet de
loi n° 48, Loi modifiant principalement le Code de la sécurité routière
afin d'introduire des dispositions relatives aux systèmes de détection et
d'autres dispositions en matière de sécurité routière.
Lors de la
suspension de nos travaux ce midi, nous étions en discussion sur l'article...
l'amendement à l'article 62. M. le député de Taschereau, je crois
que c'est vous qui était...
Mme Guilbault : ...ça, je l'avais lu.
Le
Président (M. Jacques) : Oui. L'amendement avait été lu par Mme la
ministre, et, M. le député de Taschereau, vous aviez demandé
d'intervenir à ce moment.
• (14 h 10) •
M.
Grandmont : Oui. Merci, M. le Président. J'essaie de me
rappeler qu'est-ce que j'avais en tête, quand j'ai levé mon doigt, pour
savoir qu'est-ce qui motivait... Oui, en fait, c'est ça, c'est qu'on changeait,
hein, je pense... On passait
de... Ah! il n'y avait pas le texte actuel. Donc, effectivement, anciennement,
donc, à l'article 62 qui était amené, on créait un nouvel article
au Code de la sécurité routière. On réfère à l'article 359.0.1. Si on me
laisse juste le temps d'aller le chercher... OK. Donc, ça référait à
l'obligation de s'arrêter, d'immobiliser son véhicule avant le passage pour piétons ou la ligne d'arrêt; s'il n'y en a
pas, avant la ligne latérale de la chaussée qu'il s'apprête à croiser. Donc,
dans quel cas... Juste peut-être expliquer, là, dans quelle situation ça
s'applique, Mme la ministre, d'abord, la création de cet article-là.
Le Président (M.
Jacques) : Mme la ministre.
Mme
Guilbault : Oui, bien, c'est pour... c'est
pour... L'article de la barrière, c'est à 53, je pense, 53.1 qu'on l'a introduit. Dans le fond, c'est la nouvelle
infraction pour la barrière, image à l'appui, image hors micro à l'appui, et là
c'est l'amende associée, qui va être de 300 $ à 600 $.
M.
Grandmont : OK. Parfait. Excellent. Donc, je ne me tromperais pas si,
effectivement, pour... donc, si on ajoutait
la nouvelle disposition qu'on a introduite un peu plus tôt, qui était les
barrières pour les chantiers de construction, si ma mémoire est bonne,
les remorques ou des véhicules.
Mme
Guilbault : Oui.
M.
Grandmont : J'aimerais comprendre pourquoi on passe d'amendes de
200 $ à 400 $ par... C'est ça, on est
sur l'amendement, là, qui fait passer... Dans le fond, ce que vous proposiez au
départ, c'était... Dans l'article 62, qui venait modifier 509.4, on
faisait passer... on avait des amendes de 200 $ à 400 $, puis là on
monte à 300 $ à 600 $. Ça répond à une demande? Quel est l'objectif à
travers le dépôt de cet amendement-là par Mme la ministre?
Mme Guilbault : C'est ça, c'est harmonisé avec l'article qu'on a introduit tout à
l'heure — je
le cherche — pour
non-respect d'un ordre d'un signaleur... C'est ça. Là, j'ai la sanction ici,
mais probablement que c'était 53. Je veux juste aller le rechercher, là, pour
la gouverne de tous.
M.
Grandmont : Est-ce que c'est un article qu'on a déjà traité ou si
c'est quelque chose d'autre qui va venir plus tard?
Des voix :
...
Mme
Guilbault : Oui, c'est ça. Non, mais...
Des
voix : ...
Mme
Guilbault : ...311 dans le code. On va aller...
M.
Grandmont : Et on va y venir quand?
Mme
Guilbault : Bon, alors, c'est ça, 311, qui
dit : «Lorsque la circulation est dirigée par un agent de la paix, un brigadier scolaire ou un signaleur chargé
de diriger la circulation lors de travaux, d'événements exceptionnels, d'épreuves ou de compétitions sportives, toute
personne doit, malgré une signalisation contraire, obéir à leurs ordres et signaux»,
et là on...
Des voix :
...
Mme Guilbault : Non, mais... En tout cas. Donc, tout le monde me dit toutes sortes de
chiffres, là. Alors, c'est ça, c'est l'article 311 du CSR. Et,
l'amende, à l'article 53.1 qu'on a introduit par amendement, on a...
M.
Grandmont : Qu'on va introduire plus tard? Ah! c'est déjà fait.
Mme
Guilbault : 53.1, oui, il est déjà adopté.
On a fait passer l'amende de 300 $ à 600 $.
M. Grandmont :
D'accord. Parfait. Donc, on est
simplement venus, dans le fond, faire correspondre le montant, dans le fond. On avait prévu 200 $ à
400 $ puis finalement, parce qu'on a adopté 53.1 tantôt, qui était
300 $ à 600 $, on est venus juste l'harmoniser, dans le fond.
Mme
Guilbault : C'est ça. Ça va être la même
amende, dans le fond, quand on contrevient aux ordres d'un agent de la paix,
brigadier, etc., signaleur et quand on ne respecte pas la barrière de sécurité
de circulation. Ça répond aux mêmes objectifs des chantiers.
M.
Grandmont : Parfait. Oui, parce qu'effectivement l'objectif,
c'est aussi d'avoir, dans le fond... Oui. En tout cas... Bien, je
comprends très bien. Merci. C'est parfait.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement à l'article 50...
62? Donc, s'il n'y avait pas d'autre intervention, est-ce que
l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Maintenant, est-ce que... l'article 62 amendé, est-ce qu'il y a des
commentaires? Donc, s'il n'y a pas de commentaire, est-ce que
l'article 62 amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Article 63.
Mme Guilbault : Article 63 : L'article 510 de ce code est modifié par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «346, 406 ou 460» par «335,
346, 349, 350, 358.1, 359, 359.1, 360, 362 à 364, 367 à 371, 402, 404 à 406,
408 à 410, 460 ou 496.6».
En commentaire :
L'article 63 du projet de loi vise à ajouter à l'article 510 du Code de la
sécurité routière les références aux articles, en lien avec un comportement non
sécuritaire d'un conducteur de véhicule routier notamment envers un piéton ou un cycliste, qui ont été
retirées de l'article 509 du code afin que l'amende soit haussée de
200 $ à 300 $ en cas d'infraction.
Donc, c'est ce qui
avait été annulé tout à l'heure, qui a été reporté dans le nouvel
article 510.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions sur
l'article 63? Donc s'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 63
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Article 64.
Mme
Guilbault : Article 64 : L'article 516 de ce
code est modifié par le remplacement, dans ce qui précède le paragraphe 1°
du premier alinéa, de «15 $» par «30 $».
En
commentaire : L'article 64 du projet de loi vise à hausser de
15 $ à 30 $ le montant de base servant au calcul de l'amende
dont est passible la personne qui commet un excès de vitesse.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 64? M.
le député de Nelligan.
M. Derraji : Oui.
Juste... C'est dans quel cas de figure, désolé, de 15 $ à 30 $?
Mme
Guilbault : Pour les excès de vitesse.
M. Derraji : Dans
n'importe quelle zone.
Mme
Guilbault : Oui, de toutes les zones.
M. Derraji : Hein?
Une voix :
...
M. Derraji :
Oui, oui, mais c'est dans quel...
Mme
Guilbault : C'est le montant de base
auquel s'ajoute, selon les excès, selon les tranches de nombre de kilomètres-heure...
Mais j'ai sans doute quelqu'un qui pourrait venir expliquer. Mais, tu sais,
comme à l'article... Mais je vais attendre que quelqu'un...
Le Président (M.
Jacques) : Est-ce qu'il y a le consentement pour entendre Mme
Vézina... Me Vézina... Mme Vézina? Donc, Mme Vézina, veuillez vous nommer et
nommer votre titre.
Mme Vézina
(Lyne) : Oui. Alors, Lyne Vézina, directrice générale, Recherche et
développement en sécurité routière à la Société de l'assurance auto.
M. Derraji : Oui.
Je vais vous poser la question. Comme ça, vous allez voir de quoi je parle. Et je
suis content d'entendre votre titre, Recherche et développement.
Donc,
j'imagine que vous avez une idée pourquoi, un, augmenter de 15 $ à
30 $. C'est ce que... Vous avez vu quelque chose. Et, deux, est-ce que ça concerne tout type de... gérer
de... d'infraction, tout type de zone, donc, on parle de chantiers,
zones scolaires?
Mme Vézina
(Lyne) : Oui. Alors, le principe qu'on voit, qu'on retrouve à
l'article 516, c'est un principe, d'abord, d'une amende minimale, et par
la suite on ajoute des montants au montant de l'amende en fonction du type
d'excès de vitesse et de l'excès comme tel par tranche soit de 5 km/h...
Et donc l'article est modulé en fonction de la nature de l'excès de vitesse.
Donc, ça, c'est à la base.
Alors, le changement proposé ici, c'est de
toucher le montant... ce qu'on appelle le montant minimum. Donc, au premier
alinéa, on le fait passer de 15 $ à 30 $, ce qui fait en sorte que ce
montant-là va se répercuter sur tous les excès de vitesse. Et, lorsqu'il s'agit
d'infractions pour grand excès de vitesse, donc, ce qu'on qualifie de grand
excès de vitesse, qui existent déjà dans le
code, quand on dépasse 40 km/h, 50 km/h ou 60 km/h au-dessus de la limite permise...
M. Derraji : Ça s'ajuste.
Mme Vézina (Lyne) : ...bien, les amendes
sont doublées. Donc, conséquemment, ce montant-là aussi va être doublé.
M. Derraji : Ça veut dire, au lieu
de 30 $, 60 $.
Mme Vézina (Lyne) : Ce sera
60 $.
M.
Derraji : OK. Est-ce que
c'est la même chose que tout à l'heure? On parle... La base, maintenant, c'est
30 $. Ce n'est plus 15 $.
Mme Vézina (Lyne) : Exactement.
M.
Derraji : OK. Une question, mais probablement... par
rapport... Pourquoi l'augmenter à 30 $ et non pas à 50 $ ou à
100 $? Est-ce que vous avez... Pourquoi vous avez statué... La
question : Pourquoi vous avez statué sur 30 $?
Mme Vézina (Lyne) : On a utilisé
l'inflation dans ce cas-là. Donc, c'est une amende qui n'avait pas été... pour laquelle le montant n'avait pas été révisé
depuis 1986, si je ne me trompe pas... 1991. Et donc on a pris le montant
d'indexation en fonction... l'inflation entre 1991 et aujourd'hui. C'est ce qui
a amené à statuer sur le 30 $.
M. Derraji : OK. Donc, c'est
l'inflation qui vous a guidés dans le raisonnement de passer les 15 $ à
30 $. C'est parce que, depuis 1991, ça
n'a pas été touché ni indexé. Et là maintenant, dorénavant, ça va être
30 $ comme base pour la suite.
Mme Vézina (Lyne) : Tout à fait,
tout à fait.
M. Derraji : C'est bon. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
M. le député de Taschereau.
• (14 h 20) •
M. Grandmont : Oui. Donc, on a parlé,
là... On avait un article similaire plus tôt dans le PL n° 48, là, mais on
était dans les SAP, hein — c'est
bien ça? — puis
là on est vraiment dans les constats d'infraction en ce moment. C'est ça, la
distinction.
Mme Vézina (Lyne) : Exactement. Nous
sommes dans le volet infractions, donc le volet pénal.
M. Grandmont : C'est ça. Donc...
Puis donc, pour les SAP, on était sur du 30 $ aussi comme montant de base,
auquel on ajoutait, selon la vitesse, un certain nombre de dollars par tranche,
là, de vitesse excessive. D'accord. Donc, on vient harmoniser, en fait, aussi.
C'est un peu ça aussi.
Mme Vézina (Lyne) : Oui. Il y a
une... il y a une notion d'harmonisation entre les deux ici.
M. Grandmont : Parfait. J'étais
malheureusement non présent quand il y a eu le débat sur le 37 en cette
commission, mais je suis content que ça revienne, en fait, parce que ça va me
permettre de vous poser quand même la question. À moins que je me sois trompé,
là, sur le calcul de ce que ça pouvait donner... Ce n'est pas sur le 30 $ que je questionne, là. Je trouve que c'est correct
aussi, là, puis c'est... c'est bien d'être concordant, dans le fond, avec ce
qui a été décidé ou, en fait, inscrit plus tôt, là, dans le... pour les SAP,
puis tenant compte de l'inflation aussi. C'est bien correct.
Par contre, je me... je me posais la question,
quand je calculais, combien ça pouvait donner d'argent... en fait, de... comment... de combien ça pouvait majorer
l'amende en fonction de la vitesse observée. On observe des... un phénomène étrange où, finalement, on peut avoir
des contraventions qui sont plus élevées pour une vitesse plus basse que
pour une vitesse plus élevée. Parce que je...
Moi,
j'arrivais, là, pour le premier... C'est la même chose, en fait, même calcul,
là. C'est des tranches de 10 $, un à 20. Donc, j'arrivais de... Dans le fond, on a un montant de base de
30 $, puis après on a... si on va au premier paragraphe, là, donc, «si la vitesse excède de 1 à 20 km/h
la vitesse permise, 10 $ par tranche complète de 5», ça... Ah! peut-être que j'ai mal calculé. C'est par tranche de cinq,
peut-être. Ça donnait... Moi, en tout cas, ça me donnait 30 $ à 70 $
de plus, alors que, pour le deuxième paragraphe, de 21 à 30, 15 $,
ça pouvait donner entre 30 $ et 60 $, ce qui fait qu'on peut
potentiellement avoir une amende plus basse, en ayant 30 $ plus 60 $,
avec une vitesse de 30 km/h au-dessus qu'une amende de 70 $ si la vitesse pratiquée est de 20 au-dessus. Mais
c'est peut-être moi qui avais... qui a mal calculé, là, mais...
Mme Vézina (Lyne) : Le principe
derrière ça, c'est... Même si on parle d'un... au deuxième paragraphe, d'une
amende de... si la vitesse excède de 21 à 30, c'est tout excédent qui est...
qui est sanctionné par 15 $ par tranche de cinq et non pas... On
n'applique pas le premier à 10 $ par tranche de 5 km/h. C'est que,
par exemple, un excès de vitesse de
30 km/h, on a notre 30 $ de base, et par la suite c'est par tranche
complète de cinq, donc, six fois 15 $, 90 $, auquel on
ajoute... on ajoute le 30 $ de base, donc c'est 120 $, alors que, si
j'ai un excès de vitesse de 20 km/h au-dessus
de la limite, là, on est 10 $ par tranche de cinq. Donc, on a quatre
tranches à 10 $, 40 $, plus le 30 $ de base. Donc, on est à
70 $.
M.
Grandmont : Donc, mon calcul n'était pas faux, mais il était
mal... il était mal parti. Parfait. Je comprends. C'est très bien. Merci. Donc, pour le reste, sur
l'amendement, je n'ai pas de problème non plus à ce qu'on fasse passer
de 15 $ à 30 $ pour le montant de base. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Parfait.
Merci. Est-ce que l'article 64 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 65.
Mme Guilbault : Merci. Article 65 : L'article 519.70 de ce
code est modifié :
1° par la suppression de la dernière phrase du
premier alinéa;
2° par l'insertion, après le dernier alinéa, des
suivants :
«Il peut
exiger que le véhicule soit conduit [dans] un endroit qu'il estime sécuritaire
pour effectuer l'inspection, pourvu que celui-ci ne soit pas situé à une
distance de plus de 15 kilomètres du lieu d'interception.
«Il peut également exiger tout renseignement
relatif à l'application du présent code ainsi que la production de tout
document s'y rapportant et en faire l'examen.»;
3° par le remplacement, dans le deuxième alinéa,
de «premier alinéa» par «présent article».
En
commentaire : L'article 65 du projet de loi apporte des ajustements à
l'article 519.70 du Code de la sécurité routière afin de conférer au contrôleur routier le pouvoir d'exiger que
le véhicule soit déplacé dans un endroit qu'il estime sécuritaire pour effectuer son inspection. Dans un
tel cas, l'endroit doit être à une distance d'au plus 15 km/h d'un
lieu d'interception... du lieu d'interception.
Le
Président (M. Jacques) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des
interventions sur l'article 65? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Merci. Peut-être
qu'on pourra me corriger, mais les contrôleurs routiers ne peuvent pas... ne
peuvent pas arrêter ou contrôler tous types de véhicules, hein? Il y a un
certain... certains types de véhicules qu'ils peuvent contrôler. Est-ce qu'on
peut nous rappeler c'est lesquels exactement?
Mme
Guilbault : Bien, ils peuvent... Par exemple, relativement au
respect des règles concernant l'état mécanique du véhicule, la ronde de sécurité, le transport de marchandises
dangereuses et les heures de conduite et de repos. Ils doivent
régulièrement inspecter des véhicules au regard des différentes normes
entourant le transport de personnes et des biens, notamment pour vérifier leur
conformité et assurer le respect des règles applicables.
Puis ce qu'on me dit, c'est que, dans la
pratique courante, c'était déjà le cas, tu sais, ils demandaient déjà à la
voiture de se placer dans un endroit approprié, mais là on vient le mettre dans
la loi, dans le code.
M. Grandmont : Oui. Ma question, ce
n'était pas... ce n'était pas tout à fait ça, là. C'était de savoir, en fait, c'est... quels types de véhicules un contrôleur
routier peut contrôler, finalement. Est-ce qu'il peut arrêter un véhicule de promenade,
classe 5, un particulier? Il me semble que non, là. Mais juste peut-être
nous dire quels types de véhicules peuvent être contrôlés par un contrôleur.
Des voix :
...
Mme Guilbault : On est en train de...
M. Grandmont : Oui. Merci.
Mme Guilbault : 519.67. Bon, «les contrôleurs routiers sont des agents de la paix
compétents pour assurer la surveillance
et le contrôle du transport routier des personnes et des biens en ce qui a
trait à l'application des dispositions du présent
code à l'égard de tout véhicule lourd; tout véhicule routier ou ensemble de
véhicules routiers conçus ou utilisés pour
effectuer un transport ou un travail, rémunéré ou non, sans égard à sa masse;
tout véhicule de promenade immatriculé comme tel lorsque l'intervention
du contrôleur concerne la charge, la dimension, l'arrimage, l'état mécanique ou
le transport de matières dangereuses mais à
l'exception de toute autre disposition relative à la surveillance de la
circulation de ces véhicules».
C'est ça. Le reste,
ce n'est pas... C'est ça, c'est les types de véhicules.
M.
Grandmont : Donc, je comprends... Donc, il ne peut pas... il ne peut
pas arrêter... Il ne peut pas contrôler n'importe
quel type de véhicule. Il y a un certain type de... notamment, là, les
véhicules qui serviraient au transport de marchandises ou encore quand il y aurait... on soupçonnerait,
finalement, qu'il peut y avoir des problèmes mécaniques ou d'arrimage si
jamais il y a une remorque, des trucs comme ça.
Moi, quand j'avais
rencontré les contrôleurs routiers, là, ce n'est pas une surprise, je l'avais
dit plus tôt aussi, ils m'avaient... on m'avait communiqué le fait que,
parfois, les contrôleurs routiers sont témoins de comportements dangereux, puis
on pourrait imaginer, notamment, le 327, qu'on a évoqué tantôt, là, qui était
une disposition intéressante qu'on a
ajoutée, conduite dangereuse, mais les contrôleurs ne peuvent pas intervenir.
Puis c'était une des choses qu'on nous soulignait, que, dans le fond,
des fois, ils doivent, malheureusement, laisser passer des comportements parce
qu'ils n'ont pas ce pouvoir d'intervenir là.
Je me
demandais : Est-ce qu'il y a une autre disposition qui vient plus tard
dans le texte du PL n° 48 ou un amendement éventuellement à venir, parce que
j'imagine que Mme la ministre a été aussi... a rencontré les contrôleurs
routiers, qui permettrait, finalement, de
donner ce pouvoir, peut-être, exceptionnel aux contrôleurs routiers de pouvoir
intervenir sur certains aspects, notamment le 327, la conduite dangereuse?
Mme Guilbault : Oui. Dans le même article tout à l'heure, le 519.67, le dernier ou
l'avant-dernier paragraphe dit :
«Lorsque des motifs d'urgence le justifient ou à la demande d'un corps de
police, le contrôleur routier peut interdire l'accès de tout véhicule de
promenade à un chemin public et doit en aviser dès que possible l'autorité
compétente.»
M.
Grandmont : C'est ça, effectivement. On me disait que, souvent, ils
pouvaient... ils pouvaient garder... demander
à un automobiliste, par exemple, qui aurait eu une conduite dangereuse de se
mettre sur le côté puis d'attendre. Cela dit, ils ne peuvent pas, par
exemple... Je pense qu'ils doivent appeler le poste de police. Donc, bref, il
ne peut pas intervenir directement. Il doit appeler le service de police le
plus près pour lui demander de venir, ce qui fait une tâche assez complexe et
longue, finalement, plutôt que de leur donner la possibilité d'intervenir,
alors qu'ils ont sensiblement les mêmes qualifications qu'un service de police
standard.
Donc, je me
demandais... En tout cas, ça semblait être un irritant important. J'imagine que
Mme la ministre les a rencontrés puis a dû
se faire sensibiliser à la même réalité, là, que j'essaie d'exprimer à travers
ce que je rapporte ici. Est-ce qu'il y a un aménagement pour donner un peu plus
de latitude aux contrôleurs routiers pour qu'ils puissent intervenir
dans les cas comme celui-là, plutôt que de faire des appels, faire attendre la
personne puis ne pas pouvoir intervenir, bref, faire venir un service de
police?
Mme
Guilbault : ...en train de vérifier la
mécanique de ça, là.
M.
Grandmont : Oui, oui, oui.
• (14 h 30) •
Des voix : ...
Mme
Guilbault : ...excès de vitesse ou... Quel genre de
comportement, mettons?
M. Grandmont :
Bien, par exemple, conduite dangereuse, si jamais...
Mme
Guilbault : Oui, conduite dangereuse.
M.
Grandmont : ...ou excès de vitesse, ou si la personne soupçonne, par
exemple, qu'elle pourrait... Je ne me souviens plus des exemples, là. Il y a
certains... certains motifs pour lesquels la personne... Bien, transport de matières dangereuses, le contrôleur routier
pourrait intervenir. Ce qu'on me disait, c'est que, c'est ça, il y avait... il
y avait le délai, le fait de devoir appeler les services de police. Il
ne peut pas donner beaucoup d'informations : Je soupçonne la personne de
transporter de la drogue ou je ne sais pas quoi, mais elle ne peut pas le dire
parce qu'elle n'a pas ouvert le coffre encore non plus. La police va-tu venir,
va-tu ne pas venir? Puis c'est arrivé souvent que... bien, c'est arrivé
qu'effectivement... qu'après contrôle, quand la police vient... Mais c'est les
délais qui sont longs aussi. C'est l'incapacité qu'on donne aux contrôleurs
routiers de pouvoir intervenir puis agir plus rapidement, dans le fond.
Mme Guilbault : Non, mais, c'est ça, c'est qu'actuellement les rôles, c'est
ceux qui sont... Tu sais, il y a un rôle qui est... qui est dévolu à CRQ puis
il y a un rôle qui est dévolu aux policiers. Donc, changer ces rôles-là, c'est sûr que, là, ça fait appel à plus de
consultations, puis tout ça. Il faudrait en discuter avec les policiers. Donc,
ce n'est pas dans le cadre du présent projet de loi, mais je suis,
effectivement, très sensible à les... à la réalité de... des contrôleurs routiers. Et, oui, je les ai rencontrés plus d'une
fois. J'ai justement... Je leur ai justement parlé aujourd'hui même. Et ils ont
un certain nombre d'enjeux, et on est au travail, très actifs pour y répondre.
M. Grandmont : Parfait.
Excellent. Mais, oui, je comprends, là, que ça fait intervenir aussi, là,
d'autres corps de métier, notamment
les policiers, puis qu'il peut y avoir d'autres considérations qui débordent
largement, là, du PL n° 48, là. Je me permettrais, là, de... En fait, c'est ça, c'était ça, leur
demande, une conséquence de la recommandation n° 1.
En tout cas, ils référaient, là, c'était... et ils disaient : «Il
faut prévoir que tous les agents de la paix qui appliquent le CSR détiennent ce
pouvoir. Pour les contrôleurs routiers, il faut ajouter cet article, 327 ou
autres, dans leurs pouvoirs à l'article 519.67 pour qu'ils puissent
intervenir sur les véhicules de promenade.»
Tu sais, je pense que... En tout cas, tant mieux
si Mme la ministre se dit sensible à... aux demandes et aux recommandations,
là, formulées par la Fraternité des constables du contrôle routier du Québec.
Mon souhait à travers tout ça, là, c'est simplement m'en faire le porte-voix
pour être capable de s'assurer qu'on... encore une fois, on a plus de contrôles sur nos routes. Contrôleurs routiers,
c'est quand même une quantité de personnes qui ont... qui sont habilitées
à intervenir sur le territoire québécois.
Leur donner un petit peu plus de pouvoirs, évidemment, en tenant compte de ce
qui se passe avec les relations avec les
autres, avec les agents de la paix, bien, ça nous donne plus de possibilités
d'intervenir aussi. Donc, tant mieux
si la ministre est... est consciente et sensibilisée déjà à cet enjeu-là. Je me
permettais simplement de le rappeler. Et évidemment je l'invite à
continuer à discuter avec la fraternité pour être capable de répondre à leurs
demandes, qui, à mon sens, sont très légitimes. Merci.
Le Président (M. Jacques) : ...Nelligan.
M. Derraji : Merci,
M. le Président. Moi, c'est plus par rapport aux renseignements relatifs à
l'application du présent... présent
code. Est-ce qu'on a... il n'y a pas matière à préciser quels renseignements on
veut que le contrôleur demande au lieu de le laisser vague? Ça se dit...
ça se dit, par la suite : «...ainsi que la production de tout document s'y
rapportant et en faire l'examen.»
Mme Guilbault : ...fait, on reprend le texte qui existe déjà actuellement,
le texte actuel...
M. Derraji : Oui, oui, je
comprends qu'on prend le texte, mais...
Mme Guilbault : ...qui a toujours été utilisé, puis ça n'a jamais posé de
problème.
M. Derraji : Il
n'y a pas de problème par rapport à des demandes de contrôleurs routiers par
rapport aux documents, renseignements.
Mme Guilbault : Ça ne pose pas de problème d'application.
M. Derraji : Oui, mais est-ce
qu'on peut savoir c'est quoi, les renseignements relatifs?
Le Président (M. Jacques) : Bonjour.
Est-ce qu'il y a consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Jacques) : Consentement.
Mme Plourde (Annie) : Oui.
Bonjour. Annie Plourde, avocate à la Direction des affaires juridiques et du
contentieux de la SAAQ.
Ça peut être des renseignements divers. Par
exemple, un contrôleur routier, il y a diverses obligations dans le Code de la sécurité routière qu'il doit vérifier, par exemple les heures de
conduite, la vérification mécanique. Donc, le conducteur est tenu à produire différents renseignements, par exemple le
rapport de ronde de sécurité. Si on est dans les heures de conduite, il peut y
avoir des documents justificatifs. Donc, c'est... ça peut être quand même assez
large. Puis l'industrie est habituée de ce type de renseignements à
fournir.
M. Derraji : Donc,
quand on lit ça, «l'application du présent code», ça veut dire qu'on sait de
quoi s'agit-il, les renseignements, que ce soit pour le contrôleur que
pour le chauffeur en question.
Mme Plourde (Annie) : Exact.
Exactement.
M. Derraji : OK. OK. Merci
beaucoup.
Mme Plourde (Annie) : Ça fait
plaisir.
Le Président (M. Jacques) :
Merci.
M. Derraji : L'autre question
que j'ai : Pourquoi 15 kilomètres?
Le Président (M. Jacques) :
Mme Plourde.
Mme Plourde
(Annie) : Je vais vous répondre.
M. Derraji :
Bien, merci.
Mme Plourde
(Annie) : Je me suis levée trop vite.
M. Derraji :
Oh! non, non, ce n'est pas grave. J'aurais dû vous poser une deuxième
sous-question, mais...
Mme Plourde (Annie) : Il
n'y a pas de souci. Dans le fond, la norme du 15 kilomètres existe déjà
dans le code, particulièrement pour les véhicules hors normes. Donc, on reprend
une pratique actuelle pour... dans un esprit plus large. Dans le fond, les véhicules hors normes,
quand ils veulent faire la vérification — donc,
c'est à 464 du Code de la
sécurité routière — il
y a la règle du 15 kilomètres. Donc là, ici, on l'inscrit dans un contexte
plus large de pouvoirs pour qu'ils puissent déplacer les véhicules pour faire
leur travail sur d'autres aspects du code.
M. Derraji :
OK. Vous travaillez à la SAAQ. Vous êtes responsable. Vous avez déjà vu des
déplacements de 15 kilomètres de hors normes?
Mme Plourde
(Annie) : Personnellement, je n'ai pas vu ça. Je ne suis pas
contrôleur routier.
M. Derraji :
Non, je sais, mais là on est en train de légiférer, donc...
Mme Plourde
(Annie) : Oui. Non, mais le hors normes, ça existe déjà actuellement à
464. Ici, quand... ce qu'on retrouve actuellement à 519.70, c'est dans les...
dans l'exercice de plus larges pouvoirs, par exemple... comme quand on contrôle, par exemple, une... Quand on
fait une inspection en bordure de route, ça peut prendre plusieurs minutes.
Je ne pourrais pas vous dire en termes de
minutes, mais on nous dit que ça peut prendre 30, 40, 45 minutes. Donc,
pour la sécurité du conducteur, la sécurité du contrôleur, on déplace le
véhicule dans un endroit sécuritaire.
M. Derraji :
Le déplacer dans un endroit sécuritaire, pas forcément un endroit pour
faire l'inspection mais un endroit juste sécuritaire pour...
Mme Plourde
(Annie) : Faire l'inspection...
M. Derraji :
...que le contrôleur puisse faire l'inspection.
Mme Plourde
(Annie) : Exact.
M. Derraji :
Mais il ne peut pas exiger plus que 15 kilomètres de déplacement.
Mme Plourde
(Annie) : Exactement.
M. Derraji : OK. Est-ce que ça, c'est
une demande des contrôleurs ou... Ça vient d'où, cette demande de
15 kilomètres?
Mme Plourde (Annie) : En
fait, c'est une pratique qu'ils ont actuellement avec la collaboration de
l'industrie, puis là ils ont simplement voulu légiférer ou encadrer
cette pratique-là dans le Code de la sécurité routière.
M. Derraji :
L'ajouter, donc, parce que ça n'existe pas.
Mme Plourde
(Annie) : Ça existe sur le plan administratif. C'est des demandes
qu'ils font. Là, on vient simplement le mettre, le légaliser dans le Code de la
sécurité routière.
M. Derraji :
Oui. Et est-ce que le déplacement, il est systématique ou si l'endroit...
Genre, bon, je... On les voit tous quand on... parfois sur les autoroutes. Dans
quelles circonstances le déplacement est nécessaire? Est-ce qu'il y a des
endroits plus précis, ou c'est arbitraire, ou bien à la lecture ou à la bonne
volonté du contrôleur?
Mme Plourde
(Annie) : C'est... Un instant, s'il vous plaît.
M. Derraji :
Prenez votre temps.
Mme Plourde
(Annie) : Dans le fond... Excusez-moi. Répétez donc votre question,
s'il vous plaît. J'ai été déconcentrée.
M. Derraji : Oui. On n'a pas de... On
est là. On a... on a le temps. Qui prend la décision de dire : Maintenant,
je dois déplacer pour 15 kilomètres? Est-ce que c'est systématique, le
déplacement, ou bien il peut le faire sur place?
Mme Plourde
(Annie) : C'est le contrôleur routier qui le juge, selon la
configuration où est-ce qu'il intercepte l'individu.
M. Derraji : Pour le déplacer.
Mme Plourde (Annie) : Pour le
déplacer. Puis c'est selon aussi le... ce qu'il a à faire comme inspection.
M. Derraji : Genre, type
d'inspection, donc, si ça nécessite un garage, par exemple.
Mme Plourde (Annie) : Non.
C'est simplement que... Je vous donne un exemple. Quand ils effectuent la ronde de sécurité, ils doivent se déplacer au
pourtour du véhicule, donc, ils doivent vérifier certains éléments mécaniques
sur le véhicule, donc, ce qui fait en sorte que, des fois, bien, seulement sur
l'accotement, ils n'ont pas assez d'espace. Donc,
c'est ce qui peut constituer un danger pour eux et aussi pour le conducteur,
qui peut l'accompagner à certains moments.
M. Derraji : OK.
Est-ce qu'on a une idée sur les déplacements ou c'est... Les contrôleurs qui
ont déjà déplacé des... ils étaient obligés de déplacer.
Mme Plourde (Annie) : Je n'ai
pas de volumétrie à vous partager.
M. Derraji : OK. OK. Mais, pour
vous, c'était une... C'est une demande des contrôleurs.
Mme Plourde (Annie) : C'est une
demande pour venir légaliser leur pratique.
M. Derraji : Qu'ils font déjà,
mais ce n'est pas dans la loi.
Mme Plourde (Annie) : Exactement.
C'est avec la collaboration.
M. Derraji : OK. Merci.
• (14 h 40) •
Le Président (M. Jacques) : M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : ...de
poser une autre question, là, j'aimerais ça juste renchérir, juste pour être
sûr. Est-ce que ça arrive, à
l'occasion, que des conducteurs qui se font contrôler refusent de se déplacer?
Puis, dans ce cas, alors là, bien, on vient leur donner la légitimité de
le demander, donc, de l'exiger.
Mme Plourde (Annie) : Je n'ai
pas eu personnellement connaissance d'une situation comme ça. Je ne pourrais
pas vous répondre s'il y a eu, effectivement, des refus dans le passé, là. Je
n'ai pas cette information-là. Le souhait est vraiment de légaliser la
pratique.
M. Grandmont : OK.
Oui, bien, je comprends, parce qu'effectivement, si on avait un refus... Je
comprends l'enjeu de sécurité, évidemment, là.
Mme Plourde (Annie) : Exact.
M. Grandmont : Je peux imaginer
quelqu'un qui tourne autour d'un camion qui est déjà très large, sur l'accotement, un pied dans la chaussée puis,
l'autre bord, dans le ravin. Peut-être pas l'idéal, là. Donc... Bon, c'est correct.
Mais, en tout cas, merci beaucoup pour les réponses.
Oui, c'est ça, toujours... Bien, ma question, en
fait, va un peu dans le sens de la capacité de travailler pour les contrôleurs routiers dans un environnement qui est
sain, puis je dirais même les agents de la paix aussi, alors qu'on sait que, bien, on vit dans une époque où les gens
sont... sont de plus en plus enclins à... disons, à être... avoir des
comportements verbaux excessifs, je vais le dire comme ça. Quand j'avais
rencontré les contrôleurs routiers, ils me faisaient... ils me faisaient remarquer que... Puis ça m'a étonné,
d'ailleurs, qu'il n'y avait aucune disposition dans le Code de la sécurité routière qui interdit
ou qui... bien, qui interdit et qui vient sanctionner... pas sanctionner, mais
qui vient permettre la délivrance d'une
amende, d'une contravention lorsque des gens insultent ces contrôleurs routiers
là ou ces agents de la paix là.
Puis je me posais la question, parce qu'à Québec
il semblerait que c'est... c'est connu, en fait, là, puis c'est, effectivement, une proposition d'amendement qu'ils
nous... qu'ils nous proposaient, là, qui était une copie du règlement de
la ville de Québec. Bien, dans le fond, les contrôleurs routiers me faisaient
remarquer qu'il y aurait besoin de créer un
article pour donner la capacité aux agents de la paix d'émettre un constat
d'infraction quand une personne insulte, injurie ces derniers. Plusieurs
municipalités ont, dans leurs règlements, un article qui sanctionne ces
comportements disgracieux, mais cela n'existe pas au niveau provincial. Bien
que l'entrave existe au Code de la sécurité routière, il ne peut être utilisé dans des cas où la personne
se conforme à tous les autres points du Code de la sécurité routière,
mais en insultant l'agent de la paix.
Donc, c'est comme une espèce de facteur aggravant, d'où peut-être, là, la...
les fourchettes d'amendes, peut-être. Je ne sais pas. On saura me
répondre, là. Mais il n'est pas possible de... d'émettre un constat d'infraction pour des
insultes verbales, alors que je me dis que, déjà, ces gens-là font un travail
qui est quand même assez... assez
stressant de manière générale. Est-ce qu'on peut leur donner la chance de
pratiquer leur travail dans un environnement qui est juste plus sain
d'un point de vue psychologique? Donc, c'est pour ça, là, qu'ils
recommandaient, là, de faire une copie du règlement de la... de la ville de
Québec là-dessus.
Ça fait que je voulais peut-être entendre Mme la
ministre là-dessus. Je me permets d'aborder ce sujet-là parce qu'on parle des
contrôleurs routiers. Si jamais il y a de l'ouverture, là, on a une proposition
d'amendement aussi, là, qui pourrait être, éventuellement, négocié avec Mme la
ministre, là.
Des voix : ...
Mme Guilbault : Mais la question est intéressante. On est en train de
vérifier, mettons, l'équivalent pour les policiers, là, c'est dans quelle loi.
C'est-tu dans les règlements? On vérifie. Parce qu'a priori, tu sais, on... ça
ne relève pas de la sécurité routière comme
telle. Donc là, est-ce que c'est la bonne place pour mettre ça? Mais la
question est intéressante, ça fait qu'on est en train de vérifier.
M. Grandmont : Non, mais,
effectivement, ça se peut que ce ne soit pas dans le Code de la...
Mme Guilbault : Je ne sais pas si le collègue avait d'autres sujets, en
attendant qu'on cherche, ou...
M. Grandmont : Bien, je veux
juste... juste compléter, là, peut-être rebondir sur ce que Mme la ministre
dit. Effectivement, ça n'apparaît pas dans le Code de la sécurité routière,
puis c'est justement pour ça qu'on veut faire un ajout. Comme je le disais, là,
c'est dans le règlement, en tout cas, pour ce qui est de la ville de Québec. Je
n'ai malheureusement pas d'autre exemple à donner, là, mais, pour ce qui est de
la ville de Québec, ce qui est dit dans... pardon, dans la réglementation de la
ville, c'est : «Il est interdit d'injurier, d'insulter un agent de la paix
ou un fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions ou de tenir à son endroit
des propos blessants, diffamatoires, blasphématoires ou grossiers, ou encore
d'encourager ou d'inciter une personne à l'injurier ou à tenir à son endroit de
tels propos.»
Après ça, bon, je n'ai pas le détail, là, des
montants d'amende qui sont associés à... au respect de cette réglementation-là
de la ville de Québec, mais, en tout cas, moi, il me semble que c'est quelque
chose qu'on pourrait regarder éventuellement.
Puis, comme je le dis, là, on traite d'un
enjeu... d'un article qui est sur un autre sujet. Si Mme la ministre veut faire
des vérifications, puis qu'on continue sur le 65, puis continuer à avancer
pendant qu'il y a des vérifications qui se
fassent, bien, on pourra en reparler un peu plus tard, là, en autant qu'on soit
tous d'accord. On pourrait y revenir, tout simplement, là.
Mme Guilbault : Bien oui, j'accepterais la suggestion de suspendre, le
temps de laisser à mes collègues de vérifier comme il faut.
M. Grandmont : En fait, M.
le...
Le Président (M. Jacques) : Bien,
avez-vous d'autres... Je comprenais que vous aviez peut-être d'autres sujets
sur l'article 65.
M. Grandmont : Non,
c'est ça, c'est ce que j'allais dire. C'est qu'on pourrait fermer 65 si... Moi,
je n'ai plus... je n'ai rien d'autre à ajouter par rapport à ça, mais on
peut se garder...
Le Président (M. Jacques) : Lui
permettre d'en reparler.
Mme Guilbault : Ah oui! OK. Oui, oui, puis en reparler plus tard.
M. Grandmont : On peut se
garder la porte ouverte pour y revenir. C'est ça, exactement.
Le Président (M. Jacques) : Parfait.
Merci.
Mme Guilbault : Parfait.
Le Président (M. Jacques) : Donc,
est-ce que l'article 65 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) :
Adopté. Article 66.
Mme Guilbault : Article 66 : L'article 519.77 de ce code est
modifié par le remplacement de «deuxième alinéa de
l'article 519.70» par «quatrième alinéa de l'article 519.70».
En
commentaire : L'article 66 du projet de loi apporte un ajustement à
l'article 519.77 du Code de la sécurité routière, qui concerne l'amende dont est passible une
personne qui ne se conforme pas à une demande d'un contrôleur routier, afin de considérer les ajustements
apportés à l'article 519.70 par ce projet, puisque le deuxième alinéa
devient le quatrième.
Le Président
(M. Jacques) : ...des interventions à l'article 66?
Mme Guilbault : C'est de la concordance, tout simplement.
Le Président
(M. Jacques) : S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'article 66 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président
(M. Jacques) : Adopté. Article 67.
Mme Guilbault : Article 67 : L'article 619 de ce code, modifié par
l'article 29 du chapitre 18 des lois de 2018, est de nouveau
modifié par l'insertion, après le paragraphe 6.3°, des suivants :
«6.3.1°
prévoir dans quels cas et à quelles conditions un candidat à l'obtention d'un
permis de conduire doit avoir suivi
avec succès une formation pour la conduite d'un véhicule pour la classe de
permis demandée ou pour l'inscription d'une mention à son permis;
«6.3.2° déterminer la
formation à suivre par le candidat à l'obtention d'un permis de conduire de la
classe demandée ou pour l'inscription d'une
mention à son permis, les parties théoriques et pratiques qu'elle doit
comporter, le moment où l'obligation d'avoir suivi avec succès l'une ou
l'autre de ces parties est requise ainsi que les cas où un candidat est exempté
de suivre la formation;
«6.3.3° fixer le
délai maximal à l'intérieur duquel un candidat à l'obtention d'un permis de
conduire doit avoir satisfait aux exigences
d'obtention de la classe de permis demandée ou à celles requises pour
l'inscription d'une mention à son permis;
«6.3.4° prévoir les
cas et les conditions d'accès à la conduite applicables au candidat à
l'obtention d'un permis de conduire qui, à
l'intérieur du délai maximal prescrit, n'a pas satisfait aux exigences
d'obtention de la classe de permis demandée ou à celles requises pour
l'inscription d'une mention à son permis;».
En
commentaire : L'article 67 du projet de loi modifie
l'article 619 du Code de la
sécurité routière afin d'habiliter le
gouvernement à prévoir par règlement qu'une personne qui demande un permis de
conduire ou l'inscription d'une mention à son permis doit avoir suivi la
formation prévue et à déterminer la formation qui doit... juste un instant,
la... OK, oui, c'est ça, et à déterminer la formation qui doit être suivie et
les cas où une personne peut en être exemptée.
Il vise également à
habiliter le gouvernement à fixer un délai maximum pour satisfaire aux
exigences d'obtention d'une classe de permis ou d'inscription d'une mention à
son permis et à prévoir les exigences d'accès à la conduite en cas de défaut
d'avoir obtenu la classe ou la mention dans le délai prescrit.
Le Président (M. Jacques) : ...Mme
la ministre. Est-ce que... Interventions sur l'article 67? Monsieur... M.
le député de Nelligan.
M. Derraji :
Oui. C'est écrit dans la section commentaire : «Le gouvernement
prévoit par règlement qu'une personne qui
demande un permis de conduire ou l'inscription d'une mention à son permis doit
avoir suivi la formation prévue et à
déterminer la formation qui doit être suivie.» Pourquoi c'est compliqué de ne
pas la mettre dans le texte? Parce que c'est quand même pas mal
détaillé, avec quatre points.
Mme Guilbault : Je ne suis pas sûre... je ne suis pas sûre de comprendre, là. Parce
qu'on va le déterminer par... On l'avait déjà abordé à un autre article
puis on disait, entre autres : On veut inclure la formation pour la
classe 1.
M. Derraji :
C'est ça, dans le règlement. Ça va être dans le règlement.
Mme Guilbault : Oui, c'est ça, ça va être dans le règlement. C'était quoi,
l'autre article où on parlait de ça?
M. Derraji :
Oui, mais là, dans l'article... Mais, dans...
Mme Guilbault : 40, c'est ça. Ça va avec l'article 40.
M. Derraji :
Oui, mais... 40. Désolé. C'est juste... Je veux juste bien... Hein?
Des voix :
...
M. Derraji :
...me réfère à l'article 40, c'est ça?
• (14 h 50) •
Mme Guilbault : ...à l'article 40, on disait : Le gouvernement peut, par
règlement... c'est-à-dire, «le candidat à l'obtention d'un permis de
conduire doit, dans les cas et aux conditions prévus par règlement, avoir suivi
avec succès le programme de formation». Donc là, ensuite,
on va faire par règlement le... les conditions, puis le contenu, dans le
fond...
M. Derraji : OK. Les
montants... les montants...
Mme Guilbault : ...puis à la fois le type de formation, tu sais, tout ce
qui est prévu par règlement dans 66.1, dans le fond.
M. Derraji : Oui. Donc, le
règlement va fixer les montants maximal et minimal de la formation. Mais, le
montant max, je pense qu'on l'a déjà voté dans un autre article. Il est déjà...
il est déjà...
Mme Guilbault : Oui, c'est ça, bien, c'est l'article 40, le montant de
1 076 $.
M. Derraji : Oui,
1 076 $, oui.
Mme Guilbault : C'était à l'article 40. Bien, ce n'était pas dans l'article, mais
on en avait parlé à cet article-là.
M. Derraji : Mais c'est ça, la
question : Pourquoi un règlement, sachant que tout est dans le projet de
loi? 1 067 $, c'est dans le projet
de loi. Les conditions sont dans l'article 67. Je ne vois pas l'utilité du
règlement, à moins si c'est un autre règlement.
Mme Guilbault : Non, mais c'est parce que ça va donner la latitude, tu
sais. Mettons, on dit : «Fixer le délai maximal à l'intérieur duquel un
candidat à l'obtention [...] doit avoir satisfait aux exigences d'obtention»,
mais on ne dit pas c'est quoi, le délai.
Puis, tu sais, il peut évoluer dans le temps selon la... le type de formation,
selon le type de permis, on peut
imaginer, là, parce qu'il y a différentes classes de permis. Donc, on vient,
dans le fond, indiquer à quelle réponse ou, tu sais, à quel... à quel élément va, entre autres, répondre le
règlement dans 6.3.1°, 6.3.2°, tu sais, déterminer le type de formation,
s'assurer qu'il y a une partie théorique et pratique.
Des voix : ...
Mme Guilbault : Non, mais c'est ça. Ça fait que, donc, on prévoit... on vient ajouter
ces choses-là à l'article 619 qui est déjà là. Et donc c'est ça.
Peut-être, je ne comprends pas la question, en fait, parce qu'on... Il faut
prévoir un règlement qui va contenir des informations plus précises sur les
quatre éléments qui sont là, dans le fond.
M. Derraji : ...ajouter à celui
du 40, avec le montant maximal et minimal. C'est le... Non? Ou bien c'est deux
règlements séparés?
Mme Guilbault : ...montant, il est-tu... il est-tu dans le... il est-tu à
67? Non, c'est juste la formation, oui.
M. Derraji : Non, il n'y a pas
de montant dans le 67. Je n'ai pas vu.
Mme Guilbault : C'est dans le Règlement sur les permis. Ah oui! C'est ça. C'est celui-là
qu'on a regardé hier. OK.
M. Derraji : Là où il y a les
montants... le montant maximal.
Mme Guilbault : Oui.
M. Derraji : OK.
Le Président (M. Jacques) : M.
le député de Nelligan.
M. Derraji : C'est bon.
Le Président (M. Jacques) : M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : Bien, en fait,
je veux simplement savoir, en fait, pourquoi on tient à ce que finalement... À quel besoin ça va répondre, finalement, que de
déterminer la façon d'avoir un permis de conduire... que ce soit déterminé
en règlement? Un règlement, c'est plus...
c'est plus flexible, c'est plus agile, je le comprends, je l'entends, mais
est-ce qu'il y a une raison fondamentale pour laquelle on tient à ce que ça
passe par le règlement plutôt que ce soit inscrit dans la loi? Je me
pose un peu une question similaire à ce que mon collègue de Nelligan demande,
là. Pourquoi... C'est quoi, l'intention derrière le faire passer dans un
règlement plutôt que de l'inscrire dans la loi, alors que les choses... À moins
que les... qu'on ait... qu'il y ait quelque chose qu'on n'ait pas compris, là.
Est-ce que c'est appelé à évoluer? Est-ce qu'on veut se garder une flexibilité
pour les prochaines années? Mais, si oui, sur quelle base on l'évalue? J'ai de
la misère à comprendre la raison du pourquoi.
Mme Guilbault : ...pour la flexibilité, parce que, s'il faut toucher au Code
de la sécurité routière à chaque fois que,
par exemple, on veut dire qu'il faut avoir réussi la formation pratique en x
mois, bien là, imaginez le taponnage, tu sais. Ça fait que...
M. Grandmont : ...compris,
effectivement, qu'un règlement était plus flexible, mais à quel besoin de
flexibilité on veut répondre?
Mme Guilbault : Bien, pour être... pour être flexible. En fait, je pense, la flexibilité
est, en soi, un objectif autoportant.
M. Grandmont : D'accord. Ça
dépend de la flexibilité, mais... Il y a un degré de flexibilité où il n'y a
plus rien d'autoportant, mais... Mais ma
question, fondamentalement, c'est : Est-ce qu'on s'attend à une évolution
rapide des besoins en ce qui a
trait... ou du contexte dans lequel on va délivrer des permis de conduire, par
exemple, qui nécessite cette flexibilité-là?
Mme Guilbault :
Non, mais prenons l'exemple... Parce que, dans le fond, le nouveau classe
1 obligatoire, on aurait pu le changer
par règlement, le classe 1, non? Bien, ma... Si les collègues sont
d'accord, ma collègue ici pourrait compléter.
Le Président (M. Jacques) : ...déjà
consentement, là. Mme Plourde, vous pouvez...
Mme Plourde
(Annie) : Oui. Bonjour. Donc, actuellement, le Code de la sécurité routière prévoit des classes particulières pour
laquelle la formation est obligatoire.
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Messieurs
dames... ou messieurs... messieurs seulement.
M. Grandmont : Merci. Si vous
pouvez recommencer. Merci.
Mme Plourde (Annie) : Il n'y a
pas de souci.
Le Président (M. Jacques) : Vous
n'entendez plus les... Mme Plourde.
Mme Plourde (Annie) : Actuellement,
le Code de la sécurité routière désigne des classes particulières pour
lesquelles la formation est obligatoire. Le principe est révisé pour
dire : Bien, la formation est obligatoire à l'égard de toutes les classes,
puis c'est le règlement qui va venir déterminer dans quel type de classe la
formation va être requise. Donc, pour ce faire, il y a des... il y a des
révisions des pouvoirs réglementaires qui se sont faits pour donner, comme
disait la ministre, des adaptations... Actuellement, dans le Règlement sur les
permis, on indique quand un examen théorique est... est exigé ou un examen
pratique. Donc, c'est tout dans cette dynamique-là. Dans le fond, ça va en
concordance avec notre actuel Règlement sur les permis qu'on ajoute,
finalement, le pouvoir de dire, dans le règlement, quelle formation va être obligatoire,
à quel moment elle va être obligatoire. Là, pour l'instant, c'est dans un souci
d'harmonisation.
On ne connaît pas l'avenir non plus. Là, on
s'harmonise à la norme 16 du code canadien de sécurité. Donc, c'est pour ça que la formation de classe 1
est obligatoire. Elle l'est déjà pour les classes 5, donc, véhicules de
promenade, et les classes 6,
motos. Mais éventuellement il pourrait y avoir un besoin d'harmonisation, selon
l'évolution nord-américaine.
M. Grandmont : Donc, on
s'attend à ce que ça puisse bouger. Est-ce que... est-ce que, depuis... Selon
votre expertise et vos connaissances, vos observations, est-ce que c'est un
domaine, justement, dans lequel il y a eu une évolution
dans les dernières années, puis on se rendait compte que finalement on manquait
de cette flexibilité dont on semble avoir besoin?
Mme Plourde (Annie) : Je ne
pourrai pas... Je ne peux pas prédire l'avenir.
M. Grandmont : Non, mais je
vous demande de parler du passé, en fait.
Mme Plourde
(Annie) : Du passé. Bien, c'est sûr que la norme 16,
elle est arrivée rapidement, puis il y avait... Il fallait adhérer à cette
norme-là, et donc ça nécessitait des modifications au Code de la sécurité routière. Donc, il a fallu apporter des
aménagements dans le cadre du projet de loi. La situation pourrait se
représenter éventuellement.
M. Grandmont : ...16, c'est
émis par qui, ça?
Mme Plourde
(Annie) : C'est la... Du code canadien de sécurité, qui est
une norme un peu pancanadienne qui... avec le CCATM. Là, je ne pourrais
pas vous dire l'acronyme.
M. Grandmont :
...harmonisé avec les États-Unis aussi, j'imagine, considérant les...
Mme Plourde
(Annie) : C'est harmonisé principalement avec les... le Canada.
C'est principalement ça. Mais il y a les... ces règles-là tendent aussi
vers le nord-américain.
M. Grandmont : Oui, j'imagine.
OK. Parfait. Ça répond à mes questions. C'est très clair. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Et, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 67 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) :
Adopté. Mme la ministre, est-ce que vous souhaitez revenir à l'article 59?
Mme Guilbault : Non, non, pas... On n'est pas tout à fait prêts, M. le
Président.
Le Président (M. Jacques) : Parfait.
Donc, on... 67.1.
Mme Guilbault : Non. On va le suspendre aussi parce qu'il est lié à 59, là, ça fait
que... Y avait-tu été transmis?
Le Président (M. Jacques) :
Parfait. Donc, 68.
Mme Guilbault :
Parfait. 68.
Le Président (M. Jacques) : Et
il y a un amendement.
Mme Guilbault :
Article 68 : L'article 626 de ce code est modifié :
1° par la suppression du paragraphe 14° du
premier alinéa;
2° par la suppression du troisième alinéa.
En commentaire : L'article 68 du
projet de loi modifie l'article 626 du Code de la sécurité routière à des
fins de concordance pour tenir compte de
l'introduction de l'article 626.1 au CSR, proposé par l'article 69 du
projet de loi.
Le Président (M. Jacques) : Parfait.
Est-ce qu'il y a des interventions sur...
Mme Guilbault : ...ça qui va le retirer. Donc, l'amendement : Retirer
l'article 68 du projet de loi.
Le Président (M. Jacques) :
Merci.
Mme Guilbault :
Comme je m'étais engagée à le retirer.
Le Président (M. Jacques) : Est-ce
qu'il y a des interventions? Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Donc, l'article 68 est retiré. Article 69.
• (15 heures) •
Mme Guilbault : J'ai un amendement aussi, j'imagine. Bon, alors,
article 69, j'aurais un amendement aussi.
Ce code est modifié par l'insertion, après
l'article 626, du suivant :
«626.1. Une municipalité peut, par règlement ou,
si la loi lui permet d'en édicter, par ordonnance, permettre la circulation des véhicules hors route ou de
certains types de véhicules hors route sur la chaussée d'un chemin public
dont l'entretien est à sa charge, sur une
distance plus longue que celle prévue aux paragraphes 1° et 4° du deuxième
alinéa de l'article 73 de la Loi sur les véhicules hors route, et à
l'une ou l'autre des fins prévues à ces paragraphes.
«Dans l'exercice de ce pouvoir, la municipalité
doit tenir compte des enjeux de sécurité. La circulation des véhicules hors route ainsi permise doit se limiter
au trajet le plus direct pour se rendre d'un sentier de club d'utilisateurs de
véhicules hors route ou à l'un des lieux visés au paragraphe 4° du
deuxième alinéa de l'article 73 de cette loi. Ce règlement doit indiquer le
début et la fin de ce chemin ou de cette partie de chemin, de même que sa
longueur, et identifier le sentier de club d'utilisateurs de véhicules hors
route ou le lieu qu'il permet de rejoindre.
«Avant d'édicter un règlement en vertu du
premier alinéa, la municipalité doit tenir une assemblée publique sur le projet de règlement par l'intermédiaire du
maire ou d'un autre membre du conseil désigné par le maire. Le conseil fixe la date, l'heure et le lieu de l'assemblée.
Il peut déléguer tout ou partie de ce pouvoir au greffier ou au
greffier-trésorier de la
municipalité. Au plus tard le 15e jour qui précède la tenue de l'assemblée, le
greffier ou le greffier-trésorier de la municipalité doit publier, selon la loi
qui régit la municipalité, un avis public de la date, de l'heure, du lieu et de
l'objet de l'assemblée.
«Tout règlement ou ordonnance édicté en vertu du
premier alinéa doit, dans les 15 jours de son adoption, être transmis au
ministre des Transports, accompagné d'un rapport de la municipalité établissant
que la circulation des véhicules hors route dans les
conditions prescrites est sécuritaire. Le ministre détermine la forme et la
teneur d'un tel rapport en publiant un gabarit sur le site Internet de son
ministère.
«Le ministre peut désavouer en tout temps ce
règlement ou cette ordonnance ou une partie de celui-ci ou de celle-ci. Dans ce
cas, le règlement, l'ordonnance ou la partie de celui-ci ou de celle-ci qui est
désavoué cesse d'avoir effet à compter de la
date de publication d'un avis de désaveu à la Gazette officielle du Québec
ou à toute date ultérieure déterminée dans cet avis. Le ministre avise
dès que possible la municipalité de sa décision.»
En
commentaire : L'article 69 du projet de loi introduit
l'article 626.1 au Code de la sécurité routière afin d'y regrouper
les conditions applicables à la décision d'une municipalité de permettre la
circulation des véhicules hors route sur la
chaussée d'un chemin public dont l'entretien est à sa charge, sur une distance
de plus d'un kilomètre.
La circulation des véhicules hors route est
ainsi permise... ainsi permise se limite aux fins prévues aux paragraphes 1° et 4° de l'article 73 de la
Loi sur les véhicules hors route, soit, d'une part, permettre à un travailleur
d'utiliser un véhicule hors route à la condition que cela soit
nécessaire dans l'exécution du travail qu'il est en train d'effectuer, d'autre part, se rendre d'un sentier d'un club
d'utilisateurs de véhicules hors route à un autre sentier d'un club
d'utilisateurs de véhicules hors
route ou à une station-service, à un établissement de restauration ou
d'hébergement, à un bloc sanitaire ou à une aire de stationnement.
Pour permettre la circulation des véhicules hors
route sur la chaussée, une municipalité devra tenir une assemblée publique permettant de recueillir les commentaires des
citoyens avant d'édicter le règlement, transmettre le règlement édicté à
la ministre des Transports et de la Mobilité durable dans les 15 jours de
son adoption, transmettre avec ce règlement un rapport établissant que la
circulation des véhicules hors route dans les conditions prescrites est
sécuritaire.
La
ministre détermine la forme et la teneur d'un tel rapport en publiant un
gabarit sur le site Internet de son ministère. La ministre peut désavouer en tout temps un règlement, ou une partie de
celui-ci, édicté suivant l'article 626.1 du CSR.
Et l'amendement : Retirer l'article 69
du projet de loi.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
M. le député de Nelligan.
M.
Derraji : Bon, bien, écoutez, M. le Président, je vais
prendre quelques minutes, premièrement, pour remercier la ministre. J'avais un amendement dans ce sens.
Bien, je suis très heureux aujourd'hui qu'on va reconnaître l'autonomie municipale.
Ça a été pas mal, pas mal, pas mal expliqué, et je pense que le fait de le
retirer, c'était la bonne chose. En fait, ça a été un casse-tête, pour nous,
pour trouver quel sous-amendement faire pour faire respecter l'autonomie
municipale. Donc, bravo! Je pense, c'est la chose... c'était... la seule chose
à faire, c'est le retirer. C'était un long, long article, et je vous ai dit que
nous avons essayé à plusieurs reprises de voir comment on peut faire reculer le
gouvernement sur cet article. Bien, je
félicite Mme la ministre d'avoir pris le temps de retirer cet article. Je pense
que nos municipalités vont être extrêmement heureuses aujourd'hui et
contentes. Merci.
Le Président (M. Jacques) : M. le
député de Taschereau.
M. Grandmont : Bien, j'ai un
commentaire qui va sensiblement dans le même sens que mon collègue de Nelligan.
Ça avait été nommé par plusieurs... par des intervenants qu'on a eus en
auditions. Outre l'autonomie municipale, il
y avait toute la question de la charge que ça représentait aussi. C'est un
processus qui était très complexe à gérer pour les municipalités, qui en
ont quand même déjà pas mal plein les baskets. Donc, je pense que c'était la
chose à faire. Donc, très heureux que cette... les dispositions relatives aux
véhicules hors route, bien, soient abrogées dans
le projet de loi n° 48. Je pense que ça aurait amené une charge indue pour
les municipalités, qui n'en avaient pas besoin, là.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
M. le député de Taschereau. Donc, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Donc, l'article 69 est retiré. Mme la ministre, l'article 70.
Mme
Guilbault : Article 70 : L'article 633.1 de ce code
est modifié par le remplacement, dans le quatrième alinéa, de
«200 $ ni supérieur à 3 000 $» par «100 $ ni supérieur à
3 000 $. Dans le cas des projets pilotes relatifs aux véhicules
autonomes, ce montant ne peut être inférieur à 200 $ ni supérieur à
3 000 $».
En commentaire : L'article 70 du
projet de loi modifie l'article 633.1 du Code de la sécurité routière afin
de réduire le montant minimal de l'amende pouvant être imposée en cas
d'infraction à un projet pilote portant sur un objet autre que les véhicules
autonomes.
Le
Président (M. Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions sur
l'article 70? M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Merci. Juste nous
expliquer le contexte. Désolé. Juste pour qu'on puisse être à la... On n'était
pas là avec vous lors de la rédaction du projet de loi, malheureusement,
donc...
Le Président (M. Jacques) : M. Scott.
Mme
Guilbault : ...
M. Derraji : Quoi?
Mme Guilbault : ...
M. Derraji : Ah!
M. Scott (Jean-François) : Rebonjour.
Donc, l'objectif, c'est de diminuer l'amende minimale dans le cadre d'une infraction à un projet pilote mis en place
en vertu du CSR, parce qu'actuellement ça crée certaines incongruités ou
certains enjeux. Je vous donne un exemple.
Un cycliste qui circule sur un trottoir va avoir une amende de 80 $, tandis
qu'un utilisateur d'une trottinette électrique va avoir une amende de
200 $, parce que, pour l'instant, c'est seulement prévu dans le cadre d'un
projet pilote. On ne veut pas nécessairement qu'il y ait une si grande
disparité.
C'est correct
d'avoir une amende un peu supérieure dans le cadre d'un projet pilote
expérimental. Par contre, 200 $ était visé, à la base, en 2018.
Lorsque l'article a été modifié, c'était pour les projets pilotes, pour
l'expérimentation de véhicules autonomes sur
le chemin public. Donc, on ne voulait pas englober tout projet pilote puis
avoir une amende aussi élevée, une amende minimale aussi élevée.
Le Président (M. Jacques) : M. le
député de Nelligan.
M. Derraji : Et les... Quand vous
dites «véhicules autonomes», quels types de véhicules autonomes? Ça pourrait
être large. Est-ce qu'il y a une définition que vous utilisez?
M. Scott (Jean-François) : Oui, il y
a une définition au CSR de «véhicule autonome». Il y a des niveaux
d'automatisation. Donc, le terme «véhicule autonome» est défini au code. Il y a
une règle également qui est prévue qu'on ne peut pas circuler avec un véhicule
autonome, sauf dans certaines exceptions, dont le fait de le faire dans le
cadre d'un projet pilote.
M.
Derraji : OK. Quand vous dites que c'est défini dans le
code, est-ce que... dans le cadre de la loi actuelle?
M. Scott (Jean-François) : Oui,
c'est déjà prévu.
M. Derraji : Quel article?
M. Scott (Jean-François) : C'est à
l'article 4, qui prévoit plusieurs définitions.
M. Derraji : Y compris des véhicules
autonomes. Ça remonte à longtemps, le...
Le Président (M. Jacques) : Merci.
M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Bon, c'est de
la... c'est une question de vocabulaire, là, mais on aurait peut-être dû parler
de véhicules automatisés, plus que de véhicules autonomes. Mais ce n'est pas
grave. On ne fera pas un combat là-dessus, là, d'autant plus qu'on utilise le
mot... des niveaux d'automatisation, là, par la suite.
J'aimerais
quand même comprendre, M. Scott, quand... Donc là, on est en train de
dire, finalement, que, dans... il y a des projets pilotes à l'intérieur
desquels certains types de véhicules, notamment des véhicules autonomes, sont
autorisés à circuler sur la route. Il peut y avoir des contraventions qui sont
émises. Là, ce qu'on veut, c'est avoir une espèce
de balance pour qu'on ait des contraventions, mais qu'elles ne soient pas
trop... trop supérieures, finalement, par rapport aux amendes qui sont données
aux véhicules qui sont nommément autorisés à circuler sur les routes. Mais donc
elles sont supérieures, mais on ne veut pas que ce soit... il y ait une trop
grande disparité. C'est ça? OK. Parfait.
Puis je vous pose une question un petit peu, là,
philosophique, là, mais, quand on a un véhicule autonome qui contrevient à des
articles du code de la sécurité de la route, si on est à un niveau
d'automatisation... au niveau 5, par exemple...
Je ne sais pas si ça circule actuellement au Québec, là, actuellement, des
niveaux 5, là. Je ne sais pas si c'est permis. En fait, vous pourrez peut-être nous le dire aussi, là. Mais,
dans ce cas-là, l'amende est remise au propriétaire, qui fait quoi avec
ça? Qui peut poursuivre le fabricant? J'aimerais comprendre un peu le contexte
dans lequel tout ça s'inscrit, parce que ça s'en vient, puis on risque d'avoir
quand même des cas qui se produisent, puis j'aimerais savoir un peu où est-ce
qu'on s'en va avec tout ça, là.
M. Scott (Jean-François) : ...mais
c'était essentiellement avec des navettes autonomes.
Des voix : ...
M. Grandmont : Au Québec?
M. Derraji : Non, non, non, mais je
dirais à l'extérieur.
M.
Scott (Jean-François) : Mais, pour résumer, il y a eu des projets pilotes,
donc, qui ont permis la circulation de
certaines navettes autonomes dans certains quartiers, mais il y a plusieurs
enjeux qui sont ressortis de ça. Donc, pour l'instant, ces projets
pilotes là, à moins que je fasse erreur, ne sont plus en vigueur. Donc, la
règle étant au code, on ne peut pas circuler
avec un véhicule autonome. Donc, ça peut être le cas dans... s'il y a un projet
pilote à cet effet. Donc, la
possibilité est là, mais, pour l'instant, tout ce qu'il y a eu comme essai, c'est
vraiment des navettes autonomes dans des circuits très restreints.
• (15 h 10) •
M.
Grandmont : Donc, pour l'instant, au Québec, il n'y a pas de
projet pilote pour des véhicules... Donc, le niveau d'automatisation
qu'on a, qui est permis actuellement sur les routes est à combien? C'est à 3 ou
à 4?
M. Scott (Jean-François) : Je ne
pourrais pas vous dire exactement, mais je pourrais avoir l'information
rapidement.
M. Grandmont : Ça pourrait être
intéressant. C'est pour savoir... Comme je le disais tantôt, là, c'est pour
savoir un peu qu'est-ce qui s'en vient en termes d'automatisation puis comment
on va gérer les constats d'infraction qui
seraient remis à des conducteurs de véhicules autonomes qui auraient
l'autonomie, finalement, là, de niveau 5, là, étant l'autonomie la plus grande, puis on n'a plus
besoin de rien faire, même, à la limite. Je pense qu'on peut... À niveau 5, je pense
qu'on peut même laisser aller, puis, c'est ça, il n'y a même pas besoin d'avoir
un conducteur proche, là.
M. Scott
(Jean-François) : Bien, dans le cadre du projet pilote qui a eu
lieu, il y avait un opérateur quand même dans la navette. Donc, ce
n'était pas une autonomie entière.
Des voix : ...
M. Scott (Jean-François) : Est-ce
qu'on est en attente d'une question? Pardon?
M.
Grandmont : Non, bien, je me demandais si... Vous aviez l'air
de chercher une réponse. On vous donnait... On vous a donné un...
M. Scott (Jean-François) : Ah oui!
C'est parce qu'on m'a donné une information, mais c'est plus en lien... Par
exemple, si une personne circule avec un véhicule autonome en ce moment sur le
chemin public, il s'expose à une amende. Donc, la personne qui circule avec un
véhicule, comme vous dites, de niveau 3 ou... il y a une amende de 1 000 $ à 3 000 $ qui est
prévue, l'idée étant que la permission de circuler est associée à un projet
pilote qui va venir prévoir certaines règles particulières.
M. Grandmont : Actuellement au
Québec, qu'est-ce qui est permis sur les routes? C'est du 3, du... Il n'y a
évidemment pas de 5, là. Est-ce qu'il y a du 3 ou du 4 qui sont actuellement
permis au Québec?
M. Scott (Jean-François) : Je ne
pourrais pas vous dire.
M.
Grandmont : OK. Je ne pas si c'est possible de trouver
l'information, parce que je me demande si... On en voit, des vidéos, quand
même, sur les médias sociaux, là, à l'occasion, où... Peut-être attendre que
monsieur écoute, là.
M. Scott
(Jean-François) : Si vous permettez, je céderais peut-être ma place
à Mme Vézina pour ce point-là.
M. Grandmont : Oui, avec plaisir.
Merci.
Le Président (M. Jacques) : Mme
Vézina. Pas besoin de vous nommer. Allez-y.
Mme Vézina
(Lyne) : Non? C'est bon? Alors, effectivement, lorsque les
véhicules autonomes ont été encadrés dans le Code de la sécurité
routière, on a défini qu'est-ce qu'était un véhicule autonome — donc,
c'est un véhicule d'automatisation 3, 4 ou 5, selon la norme SAE — et
par la suite on a mis une interdiction de circuler pour ces véhicules-là à l'article 492.8, pour les
niveaux 3, 4, 5, sauf pour les niveaux 3 qui sont autorisés de vente au Canada
par Transports Canada, parce que
c'est Transports Canada qui encadre la vente des véhicules au Canada, donc, à
l'ensemble. Et, si quelqu'un ne répond pas aux conditions, c'est à ce
moment-là qu'on a l'amende qui est... qui a été énoncée par mon collègue tout à
l'heure, donc, l'amende à l'article... qui est prévue à l'article 512, qui
est de 1 000 $ à 3 000 $.
Donc, tout ce qui n'est pas autorisé de facto
doit faire l'objet d'un projet pilote, donc, il doit être encadré dans un
projet pilote. Et ce que mon collègue mentionnait, c'est qu'à l'heure actuelle
on a eu des projets pilotes, mais qui ont
visé davantage des minibus automatisés. Donc, on en a eu trois... deux ou
trois, là, au Québec jusqu'à présent.
Maintenant, si quelqu'un... C'est sûr que ça
devra être appelé à évoluer avec le temps puisqu'éventuellement on va y arriver, mais je pense que les constats
actuels, c'est qu'on n'est pas prêts à laisser des véhicules autonomes, au
moment où on se parle, libres de circulation au Québec.
M.
Grandmont : Donc, actuellement, les niveaux 4 et 5
d'automatisation ne sont pas autorisés de vente au Québec.
Mme
Vézina (Lyne) : Tout à fait.
M.
Grandmont : Donc, il n'est pas supposé en circuler. Il n'est pas
supposé... Oui, c'est ça, on n'est pas supposés en voir sur les routes.
Parfait.
Les
niveaux 3, donc, sont autorisés à être vendus ici, au Québec. Est-ce que vous
pouvez nous dire ce que ça... ce que ça implique, un niveau
d'automatisation niveau 3, pour qu'on comprenne bien, là?
Mme Vézina (Lyne) : Je n'ai pas la charte.
C'est vraiment encadré, là, par la norme SAE, puis qui a été révisée
récemment. Malheureusement, je ne l'ai pas sous les yeux, là. Je pourrais... On
pourrait vous la trouver.
M.
Grandmont : OK. Parce que ce que j'essaie de savoir, c'est... Il me
semble, en tout cas, puis j'y vais vraiment de mémoire, là, parce que ça fait
longtemps, là, mais il me semble que le niveau 3, c'est quelque chose comme : On peut laisser le... on peut enlever
les mains du volant, mais il faut toujours rester proche. Bien là, qu'est-ce
qui arriverait si on constatait que
quelqu'un, finalement, est en train de lire le journal au volant de son
véhicule? Est-ce que, là, il y a un
constat d'infraction, puis là c'est effectivement ça qui s'applique ou... tu
sais, 327, parce que c'est considéré comme
de la conduite dangereuse? Bref, il y a comme cette première question là que
j'aimerais qu'on puisse éclaircir, d'une part.
Puis, d'autre part,
bien, c'est : Est-ce qu'il y a déjà une réflexion sur la suite des choses?
À partir du moment où on va tomber dans le
5, où, là, c'est l'autonomie totale, si jamais il y a une infraction qui est
commise, bien, qu'est-ce qu'on... à
qui on donne le ticket, dans le fond? J'imagine que c'est le propriétaire, mais
là lui, le propriétaire, il a acheté un véhicule dans lequel le logiciel est...
puis tous les équipements, le radar, la... sont supposés lui garantir, dans le
fond, par contrat que, dans le fond, son véhicule est supposé conduire
sans commettre d'infraction au Code de la sécurité routière. Ça fait que ça va
être quoi, le contexte dans lequel on va évoluer? Peut-être que c'est trop
prospectif comme question, mais, à tout le moins, j'aimerais savoir s'il y a
déjà des réflexions là-dessus qui sont menées à quelque part au Québec
là-dessus.
Mme Vézina
(Lyne) : La question que vous posez, elle est très bonne. Ça fait
partie, effectivement, des questions qu'on
est en train d'étudier. Donc, ce que vous amenez par rapport à la
responsabilité à l'égard d'un conducteur qui aurait laissé son véhicule rouler par lui-même, ce sont toutes des
très bonnes questions, parce que, jusqu'à présent, c'est la personne qui est assise derrière le
volant qui est réputée être responsable, là, de l'infraction. Mais
malheureusement je n'ai pas de
réponse que... Puisque vous dites, bon : C'est un peu... On est dans la
prospection beaucoup dans ce domaine-là. Alors, c'est sûr qu'il va
falloir faire évoluer, dans les prochains mois, voire prochaines années, le
Code de la sécurité routière pour aller dans ce sens-là et répondre à ces
questions-là de façon plus précise.
M.
Grandmont : Ça fait qu'on a un beau chantier devant nous.
Mme Vézina
(Lyne) : Tout à fait.
M.
Grandmont : Je voulais sensibiliser Mme la ministre et les personnes
qui suivront à cette réalité-là. Il va falloir se poser la question :
Comment se comporteront nos véhicules sur les routes quand ils seront à un
niveau d'automatisation de niveau 5? Quels choix ils feront sur la route aussi
entre foncer dans un arbre, foncer dans un cycliste? Je ne le sais pas. Tu
sais, il y a plein de questions, là, le test du tramway, par exemple, là, qu'on
se... qui est un test qui revient souvent. Bref, tout ça pour dire que c'est
un... En tout cas, je suis content de voir qu'il y a une préoccupation, mais, en même temps, je m'interroge
sur le fait qu'on n'ait peut-être pas commencé, effectivement, là, les
démarches pour réfléchir à ça. Bien, en tout cas, au moins, je voulais le souligner.
Puis, pour l'autre
question que je vous posais, c'est : Niveau d'automatisation 3, parce que
c'est permis de vente au Québec, qu'est-ce
qui se passe si quelqu'un... qu'est-ce qu'on... qu'est-ce qui se passe, en
fait, si quelqu'un est pris en flagrant délit de laisser sa voiture
conduire toute seule? Est-ce qu'il a un ticket? Puis, si oui, sous quel article
il peut recevoir son ticket?
Mme Vézina (Lyne) : À l'heure actuelle, dans
tous les cas, le conducteur se doit de demeurer attentif à la route. Il ne peut pas se... reposer... Le déplacement ne
peut pas reposer uniquement sur le véhicule. Il doit être en tout temps capable de reprendre le contrôle du véhicule. Et
c'est comme ça que c'est vendu à l'heure actuelle, là, ces véhicules-là.
On met des belles notifications en bas de...
avec une petite étoile, et dire : Vous devez toujours garder les yeux sur
la route.
Donc, conséquemment,
je pense qu'on peut présumer qu'à l'heure actuelle la responsabilité, elle
demeure. Même pour ces véhicules-là visés de catégorie 3, la responsabilité
revient encore au conducteur au moment où on se parle. Mais évidemment ça va
évoluer avec le temps, là.
M. Grandmont :
Puis ça, est-ce qu'on rentrerait
dans conduite dangereuse ou ce serait touché par l'article 70? J'imagine
que non, parce que, là, on parle plus de projets pilotes, hein? Donc, ce serait
plus 327 ou un autre article approprié, selon le bon jugement du contrôleur ou
de l'agent de la paix, là.
Mme Vézina
(Lyne) : Dépendamment de l'infraction constatée à ce moment-là.
M.
Grandmont : OK. Parfait. Parce que... Encore une fois, je me
permettais de le souligner, parce que c'est assez facile de trouver des vidéos
de gens qui laissent leurs véhicules conduire, puis ils se filment en train
de... pour nous permettre de constater que
leurs véhicules avancent tout seuls, sans aide, là. Mais effectivement c'est un
comportement qui m'apparaît très,
très, très dangereux, puis j'ai l'impression qu'on va... en s'en allant de plus
en plus vers les systèmes des véhicules automatisés de classe 5, on risque
d'avoir de plus en plus de gens qui risquent d'avoir de ce genre de
comportement là.
Donc, c'était aussi
une façon pour moi de le souligner puis d'envoyer le message aussi que, bien,
restons vigilants là-dessus, parce que ça s'en vient, vitesse grand V,
peut-être pas aussi grand V que certains le prédisaient, mais, en tout cas, ça s'en vient quand même, et il
faut quand même avoir une réflexion avant que ça débarque trop chez nous
aussi. Merci. C'était très clair.
• (15 h 20) •
Le Président (M.
Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions à l'article
70? Donc, est-ce que l'article 70 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Article 71.
Mme
Guilbault : Article 71 :
L'article 660 de ce code est abrogé.
En
commentaire : L'article 71 du projet de loi abroge l'article 660
du Code de la sécurité routière, considérant l'abrogation de
l'article 62 du code par ce projet de loi et du fait que l'objet de
l'article est maintenant accompli.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions à l'article 71? S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 71 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Article 72.
Mme
Guilbault : Article 72, Loi sur les
véhicules hors route :
72. La loi sur les
véhicules hors route est modifiée par l'insertion, après l'article 69, du
suivant :
«69.1.
La personne responsable de l'entretien d'un chemin public peut donner à un club
d'utilisateurs de véhicules hors
route l'autorisation d'aménager et d'exploiter un sentier, pour la période et
aux conditions qu'elle détermine, sur une partie de ce chemin située
hors de la chaussée, de l'accotement et du fossé.
«Cette autorisation a
pour effet de permettre au club d'utilisateurs de percevoir le paiement des
droits d'accès à ce sentier conformément à la présente loi.»
En commentaire :
L'article 72 du projet de loi introduit l'article 69.1 à la Loi sur
les véhicules hors route afin de prévoir les conditions dans lesquelles la
personne responsable de l'entretien d'un chemin public peut autoriser un club d'utilisateurs de véhicules hors route à
aménager et à exploiter un sentier sur une partie d'un chemin public situé
hors de la chaussée, de l'accotement et du fossé.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 72? M. le député de
Taschereau.
M.
Grandmont : Oui. Donc là, on vient donner aux municipalités la
possibilité d'aménager et d'exploiter un sentier pour la période et aux
conditions qu'elles déterminent, un chemin, donc, pour l'utilisation des
véhicules hors route. C'est bien ça? Donc,
la ministre a la possibilité de donner... Le ministre qui a l'autorité sur une
terre publique peut donner à un club d'utilisateurs de véhicules hors
route cette autorisation-là, puis on vient ajouter, dans le fond, une autre
disposition selon laquelle les municipalités se voient octroyer le même droit.
C'est ça?
Mme Guilbault : Peuvent... Bien, c'est-à-dire, le... peuvent... Le club peut percevoir
le paiement des droits d'accès ou peut-être... Non? J'ai mal compris la
question?
M.
Grandmont : Bien, dans le fond, là, on vient de donner... «La personne
responsable de l'entretien d'un chemin public — donc, ça peut être une
municipalité — peut
donner à un club d'utilisateurs de véhicules hors route l'autorisation d'aménager et d'exploiter un sentier» pour les véhicules
hors route. Donc là, on va avoir deux... deux niveaux sur lesquels, dans
le fond, on peut autoriser la création de chemins pour les véhicules hors
route. C'est ça?
Mme
Guilbault : Oui, bien... Oui. La collègue
ici pourrait venir préciser.
M.
Grandmont : Oui.
Le Président (M.
Jacques) : ...s'il vous plaît. Veuillez vous nommer et nommer votre
titre, s'il vous plaît.
Mme Dubé
(Mélanie) : Bonjour. Mélanie
Dubé, directrice des politiques de sécurité au ministère des Transports
et de la Mobilité durable. Oui. En fait, si je résume simplement, là, on est
venus éclaircir une situation en matière d'implantation de sentiers sur les berges d'une
autoroute, par exemple. Donc, vous savez, il y a la définition de «chemin public», puis un chemin public, ce n'est
pas juste la chaussée d'asphalte, là, ça s'étend au-delà de la chaussée.
M. Grandmont : Les emprises, dans le
fond.
Mme Dubé
(Mélanie) : C'est ça,
l'emprise. Donc, bien souvent, les clubs de VHR nous demandent d'aménager des
sentiers sur la berge de l'autoroute, là, tu sais, dans le champ puis presque
dans le bois. Donc, la façon dont c'était libellé, le sentier de VHR faisait partie du chemin public. Donc, ça
veut dire que c'était le Code de la sécurité routière qui s'appliquait
sur le sentier de VHR. Donc, on est venus dire, par les ententes qui vont être
faites par le ministère : L'autorisation d'aménager un sentier, c'est la
LVHR qui va s'appliquer. Donc, c'était plus... C'était pour clarifier, là.
M.
Grandmont : Donc... OK. Je... Donc là, c'est la LVHR qui va
venir... donc, la Loi sur les véhicules hors route, dans le fond, c'est
ce que je comprends, qui va venir s'appliquer.
Mme Dubé (Mélanie) : Bien oui, parce
que c'est un sentier de VHR.
M. Grandmont : OK.
Mme Dubé (Mélanie) : Donc, c'est
l'objectif, là, derrière cet article-là.
M.
Grandmont : OK. J'ai de la misère à comprendre, quand même.
Est-ce que... Est-ce qu'on vient de donner, dans le fond, aux
municipalités aussi l'autorisation?
Mme Dubé (Mélanie) : Non.
M. Grandmont : Non.
Mme Dubé
(Mélanie) : Ce n'est pas en lien avec les municipalités. C'est
en lien avec les ententes que les clubs peuvent prendre avec le
ministère. Tu sais, les municipalités, c'est autre chose.
M.
Grandmont : Oui, bien, c'est ça, c'est parce que, quand moi,
je lis 69.1, ça dit : «La personne responsable de l'entretien d'un chemin
public peut donner à un club d'utilisateurs de véhicules hors route
l'autorisation d'aménager et d'exploiter un sentier...» Et donc, la
personne responsable de l'entretien, on a vu plus tôt que ça pouvait être à la
fois le gouvernement du Québec, le MTMD, mais ça peut être aussi une
municipalité.
Mme Dubé
(Mélanie) : Oui, vous avez raison. En fait, dans... Ce qu'on
entend le plus, nous autres, au ministère, c'est la berge, là, le fameux exemple de la berge, là, mais là ça
s'applique au responsable de l'entretien d'un chemin public.
M. Grandmont : OK. Donc là, on a
donné aux municipalités... Avec 69.1, on donne aux municipalités le pouvoir d'identifier des... on donne... de donner
à des clubs d'utilisateurs de VHR l'autorisation d'aménager, d'exploiter.
Mme Dubé (Mélanie) : C'est ça,
exactement, aux conditions qu'elles déterminent.
M. Grandmont : Oui. OK. Est-ce que
la ministre a toujours le pouvoir de désavouer dans ce contexte-là? Si, par exemple, on avait une municipalité qui crée un
véhicule... pas un véhicule, mais qui crée un sentier pour VHR, mais
qui, pour je ne sais pas quelle raison, n'est pas sécuritaire ou crée des
désagréments, des bruits, des nuisances pour des riverains de cette... de ce
sentier-là, est-ce que la ministre a le pouvoir d'intervenir à quelque part?
J'essaie de voir si on est capables de
trouver, finalement, des aménagements pour que, dans le fond, tout ça se fasse,
évidemment, là, puis il y a l'autonomie municipale à travers tout ça,
là, mais que, dans le fond, ça ne se fasse pas au détriment non plus puis que
la ministre puisse intervenir en disant : Bien là, il y a comme peut-être
un débalancement trop grand puis des nuisances trop grandes pour des riverains
qui en subiraient des conséquences ou encore ça pourrait être dangereux
potentiellement.
Mme Dubé
(Mélanie) : Là, on ne parle pas de la notion de circulation
sur le chemin public, on parle d'aménager un sentier. Ça fait que, là,
on est en sentier. Donc, ce n'est pas la même chose. Le pouvoir de désaveu de
la ministre ne s'applique pas.
M. Grandmont : Non, mais on est...
mais on est dans...
Mme Dubé
(Mélanie) : Le pouvoir de désaveu, c'est sur le chemin... sur
le chemin public. Là, on est... Un sentier de VHR... Tu sais, la
ministre, elle ne désavoue pas les sentiers de VHR.
M.
Grandmont : Donc, la ministre a le pouvoir de désavouer quand
c'est sur le chemin, quand c'est sur la route directement.
Mme
Dubé (Mélanie) : C'est ça, exactement.
M. Grandmont :
OK. Ou sur l'accotement qui fait
partie, dans le fond, de... Mais là on est dans l'emprise, puis ça ne
fait pas partie de la route. Il me semble que la limite est...
Mme Dubé
(Mélanie) : On vient... on vient... C'est justement ce qu'on vient
faire. C'est qu'on vient dire que le sentier
qui est aménagé dans l'emprise, c'est un sentier, ce n'est plus la route. Donc,
ça, on vient, justement... clarifier, là, je ne suis pas sûre qu'on y
arrive, mais on vient clarifier cette situation-là.
M.
Grandmont : OK. Puis est-ce qu'il y a d'autres dispositions à
l'intérieur du Code de la sécurité routière dans
lesquelles la ministre peut quand même intervenir pour éviter des situations
comme celles que je mentionnais tantôt, là, des nuisances ou manque de
sécurité, même si c'est, on s'entend, là, sentier, donc, à l'extérieur... dans
l'emprise, mais à l'extérieur quand même de la route?
Mme Dubé
(Mélanie) : Le pouvoir de désaveu de la ministre, là, il est à 626 du
Code de la sécurité routière pour un cas particulier, les règlements municipaux
en matière de circulation sur le chemin public pour les VHR. Là, je parle pour
VHR, là. Je ne parle pas pour d'autres domaines.
M.
Grandmont : OK.
Le Président (M.
Jacques) : ...est-ce qu'il y a d'autres interventions concernant
l'article...
M. Grandmont :
Bien, je voulais... je voulais aller
voir 626, là, mais c'est un très, très long article, là. Si c'est
possible de nous laisser une minute pour le lire, pour le consulter, si c'est
possible...
Le Président (M.
Jacques) : Oui.
Mme Dubé
(Mélanie) : ...paragraphe 14°, dernier alinéa, si vous le
cherchez.
M.
Grandmont : 14°, ça, ça réfère à 73.
Des voix :
...
M. Grandmont : Est-ce que vous vouliez ajouter quelque chose? Non? C'est correct?
Parfait. Bien, c'est correct. Ça répond à mes questions.
Le Président (M.
Jacques) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'article 72? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 72 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Article 73. Et il y aura un amendement.
• (15 h 30) •
Mme
Guilbault : Oui. Article 73 :
L'article 73 de cette loi est modifié :
1° dans le deuxième
alinéa :
a) par le
remplacement, dans le paragraphe 3°, de «aux conditions fixées par règlement du
gouvernement» par «à la condition qu'une signalisation conforme aux normes
réglementaires l'autorise»;
b) par le
remplacement du paragraphe 4° par le suivant :
«4° à la condition
qu'une signalisation routière l'autorise, circuler sur la chaussée, sur une
distance maximale d'un kilomètre, pour se
rendre d'un sentier d'un club d'utilisateurs de véhicules hors route à un autre
sentier d'un club d'utilisateurs de véhicules hors route ou à une
station-service, à un établissement de restauration ou d'hébergement, à un bloc sanitaire ou à une aire de stationnement
lorsque l'aménagement de l'emprise ne permet pas de circuler hors de la
chaussée et du fossé et que des obstacles incontournables empêchent de les
rejoindre par le trajet le plus direct autrement;»;
c) par le
remplacement du paragraphe 6° par le suivant :
«6° lorsqu'un règlement
d'une municipalité édicté en vertu de l'article 626.1 du Code de la
sécurité routière (chapitre C-24.2) le permet, circuler sur la chaussée
d'un chemin public dont l'entretien est à sa charge;»;
2° par l'insertion,
après le cinquième alinéa, du suivant :
«Un
règlement du gouvernement peut prescrire toute autre condition utile à la circulation
des véhicules hors route permise en vertu du paragraphe 3° du
deuxième alinéa.»
En commentaire :
L'article 73 du projet de loi modifie l'article 73 de la Loi sur les
véhicules hors route afin de préciser les règles applicables à la circulation
des véhicules hors route sur les chemins publics.
Cet article modifie
le paragraphe 3° du deuxième alinéa afin de tenir compte de l'ajout de
l'article 69.1 à la LVHR, proposé par
l'article 72 du projet de loi. Il déplace en cinquième alinéa
l'habilitation réglementaire actuellement prévue à ce paragraphe.
Il remplace également le
paragraphe 4° du deuxième alinéa afin de préciser les conditions
applicables à la circulation des véhicules hors route sur la chaussée sur une
distance maximale d'un kilomètre.
Enfin, il remplace le paragraphe 6° du
deuxième alinéa afin de tenir compte de l'ajout de l'article 626.1 au Code
de la sécurité routière, proposé par l'article 69 du projet de loi.
Et l'amendement : Remplacer le
paragraphe 1° de l'article 73 du projet de loi par le suivant :
1° par le remplacement, dans le
paragraphe 3° du deuxième alinéa, de «aux conditions fixées par règlement
du gouvernement» par «à la condition qu'une signalisation conforme aux normes
réglementaires l'autorise».
En commentaire : L'amendement propose de
retirer de l'article 73 du projet de loi les modifications qui touchent les paragraphes 4° et 6° du deuxième
alinéa de l'article 73 de la Loi sur les véhicules hors route. Ces
modifications étaient proposées afin, d'une part, de préciser les
conditions applicables à la circulation des véhicules hors route sur la
chaussée sur une distance maximale d'un kilomètre et, d'autre part, de
tenir compte des articles 68 et 69 du projet de loi, lesquels sont retirés
par amendement.
Le Président
(M. Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions sur
l'amendement à l'article 73? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Peut-être juste
nous expliquer, là, l'objectif qui est poursuivi par cet amendement-là.
Mme Guilbault :
...de deux minutes.
Le Président (M. Jacques) : Nous
suspendons quelques instants.
(Suspension de la séance à 15 h 33)
(Reprise à 15 h 36)
Le
Président (M. Jacques) : Oui. Nous reprenons nos travaux. Et, lors de la suspension,
on était en discussion avec M. le député de Taschereau.
Une voix : ...
Le
Président (M. Jacques) :
Exactement. Donc, est-ce que vous voulez vous nommer et votre titre, s'il vous
plaît?
M. Bourgeois (Guillaume) : Oui.
Bonjour.
Le Président (M. Jacques) : Et il y
a consentement.
M.
Bourgeois (Guillaume) : Bonjour, M. le Président. Guillaume Bourgeois,
avocat au ministère des Transports et de la Mobilité durable.
Donc,
l'amendement que vous avez à l'article 73 fait suite, tout simplement, au
retrait des articles... des articles précédents, là, sur la... les nouvelles
obligations qu'on mettait aux villes, là, pour la circulation des VHR sur
leurs... sur leurs réseaux routiers.
Donc, ça nécessitait des modifications de... de concordance, pardon, à
l'article 73, qui ne sont plus nécessaires. Donc, on garde le même
régime qu'actuellement avec les mêmes obligations.
M. Grandmont : Donc, l'amendement
qu'on vient de faire dans le... qu'on vient faire, en fait, vient annuler
certaines des...
M. Bourgeois (Guillaume) : Exact.
M.
Grandmont : ...certains des amendements qui étaient apportés
par le 73... pas les amendements, excusez-moi, mais les modifications
qui étaient apportées par 73.
M. Bourgeois (Guillaume) : Bien,
par... Je crois que c'était... Excusez-moi, là. Je pense, c'était 71, 72, là.
M. Grandmont : Non. Ce que je veux
dire, c'est que l'amendement qu'on fait à 73 vient annuler certaines portions
des modifications qui étaient apportées par l'article 73.
M.
Bourgeois (Guillaume) : Oui, exactement, qui sont plus... qui ne sont plus
requises vu le retrait des articles.
M. Grandmont : OK. Parfait. Puis...
D'accord. Parfait. Merci.
Le
Président (M. Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres... d'autres
interventions à l'amendement à l'article 73? S'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Jacques) : Adopté. Nous revenons à l'article 73 amendé.
Est-ce qu'il y a des interventions? S'il n'y a pas d'intervention,
est-ce que l'article 73 amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 74.
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : 74.
Mme Guilbault : Bon. Non, mais là je reviendrais, si mes collègues sont
d'accord, à 59, oui.
Le
Président (M. Jacques) : Est-ce qu'il y a consentement pour revenir à
l'article 59? Consentement. Mme la ministre.
Mme
Guilbault : Il y a un amendement qui a été transmis, que je
n'ai pas, alors... Ah! si on peut me le dérouler, donc... Alors là, on
était, dans le fond, dans une discussion à l'article 69. On en a eu une
hors micro aussi.
Des voix : ...
Mme Guilbault : C'est ça, sur 59. C'est-tu ça que j'ai dit? Ah! bien, en
tout cas, c'est ça, sur 59. Mais là je suis-tu
prête à lire directement l'amendement, donc? Oui. Parfait. Alors, l'amendement
à l'article 59 : Remplacer l'article 59 du projet de loi
par le suivant :
59. L'article 388.1 de ce code est
modifié :
1° par la suppression de la dernière phrase
du premier alinéa;
2° par l'insertion, après le premier
alinéa, du suivant :
«Un règlement du gouvernement peut prévoir
d'autres règles relatives à l'immobilisation de tels véhicules dans un espace
réservé à la recharge en énergie.»
Donc, on est venus retirer le bout où on parlait
de la facturation. On garde, dans le fond, ce qui ressemble... ce qui est pas
mal... là, on l'a changé un petit peu, finalement, mais ce qui ressemble au
texte actuel, et on vient dire qu'un règlement va prévoir d'autres règles
relatives, parce que, c'est ça, je pense qu'on a tous convenu que c'était trop complexe pour essayer de régler ça cet
après-midi. Puis donc l'article existe déjà, de toute façon, donc on va le
laisser plus ou moins tel quel puis on va pouvoir régler les différents... les
différentes questions annexes très pertinentes qui ont été soulevées.
Le Président (M. Jacques) : M. le
député de Nelligan, sur l'amendement.
• (15 h 40) •
M.
Derraji : Oui. C'est une... c'est une très bonne solution de
se garder une marge de manoeuvre par règlement. Ma seule suggestion, c'est de collaborer avec les villes.
Je vous donne juste l'exemple, une ou deux villes que je connais très
bien, ils imposent déjà des restrictions. Donc, c'est juste pour qu'on ne tombe
pas de... dans un chevauchement, surtout
pour des endroits où tu dois payer le parcomètre, tu dois payer la recharge. Et
il y a des sous-questions à régler avant. C'est déjà le cas dans
certaines villes. Juste ça.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Bien, moi, je suis...
je suis bien content, effectivement, qu'on ait cette modification-là qui est
proposée. On a bien compris, là, lors des discussions, qui, je pense, se sont
pas mal faites hors micro, en fait, là, qu'il y avait des coquins, je vais les
nommer comme ça, qui, peut-être, utilisaient des stations de recharge comme un
stationnement à très bas prix en milieu urbanisé, notamment, ou peut-être
devant les centres commerciaux, là. Bon, je suis un peu moins familier, ne
possédant pas de véhicule électrique.
Mais tout ça
pour dire qu'il y a... il y a quand même là une préoccupation qu'on devait
avoir, je pense, parce qu'à la fois c'est appelé à se développer,
effectivement. On ne veut pas que des gens utilisent des systèmes de
branchement de manière indue. En même temps, on sait qu'il y a toujours
une espèce de course à essayer de développer le réseau de bornes de recharge au Québec puis que, pour
l'instant, bien, peut-être qu'on... avec le nombre de véhicules qui va aller
en augmentant, le véhicule électrique, on
n'aura peut-être pas le nombre... en tout cas, on ne peut pas... on ne peut pas
avoir une borne par personne non plus à chaque endroit, là. C'est un peu
ça, le principe, là. Donc, s'assurer de maintenir
un certain roulement au niveau des bornes électriques, ça, c'est une chose qui
est importante, puis, en même temps,
bien, s'assurer que les gens ne les utilisent pas trop de manière... de manière
différente que celle... que celle pour quoi elles ont été conçues, donc,
recharger des véhicules. Donc, oui, je suis assez content aussi, là, de voir
qu'on a cette préoccupation-là.
Puis je... effectivement,
là, je demanderais aussi, là, j'inviterais la ministre, là, puis les gens qui
travailleront dans ses équipes à faire le travail d'aller voir les
municipalités, qui sont peut-être déjà innovantes sur ces enjeux-là, pour être capables de trouver des solutions qui
soient adaptatives, qui évoluent avec le temps, puis avec le type de recharge
aussi. On s'est rendu compte que... en
discutant avec les collègues tout à l'heure, que ce n'est pas les bornes... il
n'y a pas des lots de bornes pareilles aussi partout au Québec. Il y a
des recharges plus lentes, il y en a des plus rapides. Donc, qu'est-ce que ça implique, là, comme... comme type de
réglementation ou de règles qu'on se donne collectivement pour être
capables de bien utiliser ce matériel-là? Bref, bien content de voir ça
apparaître, puis merci de l'écoute.
Le Président (M. Jacques) : M. le
député de Masson.
M. Lemay : ...pour remercier la
ministre puis ses équipes respectives, là, pour l'amendement. Je trouve qu'effectivement, pour les considérations futures,
avec la recharge des véhicules électriques, là, y aller par règlement,
ce serait... c'est la voie à prendre. Donc, merci. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement à l'article 59?
S'il n'y a pas d'autre...
Mme Guilbault : ...remercier mes collègues au micro parce que c'est... Vous
avez soulevé d'excellents points, députés de
Masson, Taschereau, Nelligan, parce que c'est vrai que c'est complexe. Puis le
projet de règlement va nous permettre
de consulter, de faire la prépublication, et tout ça. Ça fait que je pense que
ça va être beaucoup plus complet comme exercice.
Le Président (M. Jacques) : Merci
beaucoup. Donc, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Est-ce que l'article 59 amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Nous
poursuivons maintenant à l'article introduisant l'article 67.1.
Mme Guilbault : ...
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la...
Mme Guilbault : ...si les collègues consentent. Ça va de pair avec ce qu'on
vient de faire à 59, entre autres. Est-ce que je l'ai, moi? Ah! il est là.
Parfait.
Donc, article 67.1 : Insérer, après
l'article 67 du projet de loi, le suivant :
67.1. L'article 621 de ce code est modifié,
dans le premier alinéa, par l'insertion :
1° après le paragraphe 25.2°, du
suivant :
«25.3° prescrire
les conditions permettant de fixer une limite de vitesse différente de celle
prévue au paragraphe 4.1 ° du premier alinéa de
l'article 328;»;
2° après le paragraphe 32.9°, du
suivant :
«33° prévoir d'autres règles relatives à
l'immobilisation des véhicules routiers électriques et des véhicules routiers
hybrides rechargeables dans un espace réservé à la recharge en énergie;».
En commentaire : Cet amendement apporte une
modification de concordance à l'article 621 du Code de la sécurité
routière afin de tenir compte des habilitations réglementaires prévues à
l'article 329.1 du CSR, proposé par l'article 57
du projet de loi, et à l'article 388.1 du CSR, proposé... proposé à
l'article 59 du projet de loi tel qu'amendé.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article introduisant
l'article 67.1? Donc, s'il n'y a pas de commentaire, est-ce que
l'amendement introduisant l'article 37.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Mme la ministre, article 74.
Mme
Guilbault : Oui. Merci. Loi visant l'amélioration des
performances de la Société de l'assurance automobile du Québec,
favorisant un meilleur encadrement de l'économie numérique en matière de
commerce électronique, de transport rémunéré de personnes et d'hébergement
touristique et modifiant diverses dispositions législatives,
article 74 : L'article 50 visant l'amélioration des performances
de la Société de l'assurance automobile du Québec, favorisant un meilleur
encadrement de l'économie numérique en matière de commerce électronique, de
transport rémunéré de personnes et d'hébergement
touristique et modifiant diverses dispositions législatives (2018,
chapitre 18) est modifié :
1° dans
le premier alinéa :
a)
par le remplacement, dans la partie qui précède le paragraphe 1°, de
«correspondent au plus élevé des montants suivants :» par «sont de
13,20 $.»;
b) par la suppression
des paragraphes 1° et 2°;
2° par la
suppression, dans le deuxième alinéa, de «quotidiennement»;
3° par l'ajout, à
la fin, de l'alinéa suivant :
«Les
frais fixés au premier alinéa sont indexés
conformément au chapitre VIII.1 de la Loi sur
l'administration financière (chapitre A-6.001), malgré
l'article 83.11 de cette loi.»
En
commentaire : L'article 74 du projet de loi modifie l'article 50
du chapitre 18 des lois de 2018 afin de revoir certaines modalités
permettant d'établir les frais de recouvrement et les intérêts exigés en cas de
défaut de paiement, plus particulièrement pour prévoir que les montants... que
le montant, pardon, des frais de recouvrement soit un montant fixe plutôt qu'un
montant calculé selon la règle du plus élevé entre un montant fixe et un
pourcentage du total des sommes dues,
actualiser le montant de ces frais, prévoir une règle d'indexation annuelle de
ces frais, retirer la capitalisation quotidienne des intérêts.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions concernant
l'article 74? M. le député de Nelligan.
M. Derraji :
...s'il vous plaît, ce n'est pas clair.
Mme
Guilbault : ...s'appelait comme ça,
d'ailleurs.
M. Derraji : Moi
non plus. Vraiment, là, j'essaie de... Oui.
Mme
Guilbault : Ça relève de qui, cette
loi-là?
M. Derraji : Oui.
On essaie de te mettre quelque chose.
Mme
Guilbault : Il y a toutes sortes
d'affaires pêle-mêle. C'est Revenu Québec, je pense. Je ne sais pas. Est-ce
qu'il y a quelqu'un qui sait c'est quoi?
Le Président (M. Jacques) :
Mme Vézina.
Mme Vézina (Lyne) : Oui. Alors, c'est une loi
qui date de 2018. Donc, c'était, à l'époque, dans le chapitre 18 des
lois de 2018 et c'était en prévision du virage numérique de la société, donc,
toute la question des facturations uniques, ultimement. Et ce qu'on vise... Ce
qui est visé dans cet article-là, c'est le processus de recouvrement.
Alors, bien évidemment, il y a de l'eau qui a
coulé sous les ponts depuis 2018, et ce qu'on constate maintenant, c'est
que ce qui était prévu par rapport aux dispositions touchant la facturation des
montants en cas de recouvrement de créances
impayées, bien, ça ne tient plus la route, donc, puisque la majorité des lois
québécoises prévoient un montant unique et non plus la notion d'un
montant fixe, et un...
M. Derraji : ...
Mme Vézina (Lyne) : ...oui, et un maximum, et
l'indexation. Et, en même temps, on prévoit des intérêts simples, et non
pas des intérêts composés, et des intérêts calculés uniquement sur le montant
de capital. Donc, on vient ici, par le fait... par cette disposition-là,
harmoniser, dans le fond, la pratique qui s'appliquera par... et qui sera
appliquée éventuellement par Revenu Québec pour les créances impayées.
M. Derraji : Et ça va être dorénavant... Ça va être toujours...
Dorénavant, c'est du 13,20 $ pour n'importe quelle facture impayée.
Mme Vézina
(Lyne) : Tout à fait.
M. Derraji : Et, quand on parle factures, c'est les factures
liées, quoi, aux permis, renouvellements de permis, plaques
d'immatriculation?
Mme Vézina
(Lyne) : Bien... Et, oui, éventuellement, quand il y aura le
renouvellement anticipé et puis qu'il va
être renouvelé de façon automatique, quand la personne n'aura pas payé son
montant, bien, on va pouvoir appliquer des frais subséquemment, là, pour
les créances impayées.
M. Derraji : ...c'est hors sujet, mais le paiement électronique
sur SAAQclic avec prélèvement bancaire, ça marche?
Mme
Guilbault : ...
M.
Derraji : Ah! non, non, je sais. J'ai dit... J'ai déjà
dit : «C'est hors sujet.» C'est juste parce que je veux juste... Mais
c'est hors sujet. Je veux juste savoir : Est-ce que c'est... ça...
Mme Guilbault :
...
M. Derraji : Ah oui! Ouf! je l'ai
vécu. Moi-même, j'ai eu... Ouf! J'ai vécu toute une histoire. Mais on parle de
paiement. La personne a reçu la facture, n'a... ne l'a pas fait, et maintenant
c'est 13,20 $.
Mme Vézina (Lyne) : Exactement.
M. Derraji : OK. C'est bon. Je garde
l'autre question pour un autre jour.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres... M. le député de Nelligan... de Taschereau.
• (15 h 50) •
M. Grandmont : Oui.
Non, je trouve ça... je trouve ça très ironique, en fait, qu'on parle de loi
visant l'amélioration des
performances de la Société de l'assurance automobile quand on... quand on fait
référence à SAAQclic, là. C'est
une... Évidemment, on en a beaucoup parlé.
Je me
permettrai, là, de demander, en fait, là, quels types de... Quand on dit, là,
«par le remplacement», là, au point a, là, «par le remplacement,
dans la partie qui précède le paragraphe, de "correspondent au plus élevé
des montants suivants" par "sont de 13,20 $"», donc,
13,20 $, ça se trouve à être les frais de recouvrement qui sont appliqués
en vertu de l'article 573.0.1. Les frais de recouvrement touchent quels
types de paiement?
Mme Vézina
(Lyne) : ...impayées dont vous avez... Vous avez omis de
payer votre renouvellement de permis de conduire, vous avez omis de
payer votre renouvellement d'immatriculation. Donc, essentiellement...
M. Grandmont : Est-ce que les
contraventions, c'est aussi... ça passe par le même système?
Mme Vézina (Lyne) : Ça ne passe
pas... La société ne perçoit pas les montants des amendes.
M.
Grandmont : Ah non? OK. Ça, c'est versé directement à la... à
la Sûreté du Québec quand on est sur le réseau du
gouvernement?
Mme Vézina (Lyne) : Le fonds
consolidé, le ministère de la Justice.
M. Grandmont : Ah! Justice.
Mme Vézina (Lyne) : Fonds consolidé,
mais...
M. Grandmont : Fonds consolidé.
Mme Vézina (Lyne) : Oui.
M. Grandmont : OK. OK. Donc, les
renouvellements des plaques, permis de conduire, essentiellement.
Mme Vézina (Lyne) : Essentiellement.
M. Grandmont : Et, si une personne,
donc, ne paie pas, bien, non seulement elle est, donc, en... elle est en
contravention, normalement, elle ne devrait pas circuler, mais, en plus, il y a
des frais qui se... qui s'ajoutent à ça. Est-ce
que, si elle ne paie pas sur plusieurs années, dans le fond, les frais
s'accumulent, donc, à chaque année qui passe, on ajoute le même montant?
Mme Vézina
(Lyne) : Bien, on va venir... Oui, effectivement, vous
allez avoir un compte en souffrance auprès de la société, et, à un
moment donné, on va bloquer votre possibilité d'effectuer des transactions, là.
M. Grandmont : On pourrait même,
dans le fond, bloquer le permis.
Mme Vézina (Lyne) : On pourrait.
Oui, oui, tout à fait, tout à fait.
M. Grandmont : OK. Donc, ne pas...
ne pas renouveler son permis de conduire, à un moment donné, ça crée un... il y a une alarme... bon, pas une alarme...
en tout cas, il y a... il y a un mécanisme par lequel, dans le fond, on vient
annuler le permis de conduire, tout simplement.
Mme Vézina (Lyne) : Je ne pourrais
pas vous dire précisément quelle est la mécanique des choses, mais
éventuellement on va vous aviser que votre paiement est en souffrance.
Mais, moi, le domaine dont
je... dont je suis responsable, c'est beaucoup plus les dispositions. Si
quelqu'un circule alors qu'il n'a pas de permis de conduire, bien, vous vous
exposez à... vraiment à une saisie du véhicule, etc.
Mais il y a des mécanismes, là, qui sont
définitivement prévus, là, pour vous aviser que votre paiement est en
souffrance et qu'on va... on va intervenir, là, sur votre droit de circuler.
M.
Grandmont : Parfait. Et donc ce frais de 13,20 $, qui va
devenir un frais fixe, dans le fond, qui ne sera pas indexé à travers le
temps...
Mme Vézina (Lyne) : Il sera indexé.
M. Grandmont : Il va être indexé.
Mme Vézina (Lyne) : Il y a des
intérêts qui vont courir, là, aussi.
M.
Grandmont : OK. Il y a des
intérêts. Oui, ils sont indexés conformément au chapitre sur la Loi sur
l'administration financière, donc,
qui va augmenter à travers le temps. Il vise à couvrir quoi comme... comme
dépenses, dans le fond, pour les... par la... à la SAAQ, en fait?
Mme Vézina
(Lyne) : Bien, éventuellement, les frais pour aller
chercher les sommes à recouvrer. Donc, c'est un frais administratif, là,
dans ce cas-ci, là, dont on parle.
M.
Grandmont : OK. Puis on pense qu'avec ce 13,20 $ là, plus
les intérêts qui vont être ajoutés au fil du temps, on va être en mesure
de couvrir la dépense occasionnée par le recouvrement.
Mme Vézina (Lyne) : Tout à fait.
M. Grandmont : OK. Parfait. Je vous
remercie.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions à l'article 74? Donc, s'il n'y a
pas d'autre intervention, est-ce que l'article 74 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 75.
Mme Guilbault : Merci. Règlement sur les permis, article 75 : Le
Règlement sur les permis est modifié par la suppression, partout où ceci se
trouve, de «en vertu de l'article 62 du Code de la sécurité routière» et
de «en vertu de l'article 62 du Code de la sécurité routière».
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 75?
Mme Guilbault : ...c'est parce que, le premier, il y a «chapitre C-24.2»
que je n'ai pas lu. Parce que je pense qu'à l'audition les gens vont penser que
j'ai dit deux fois la même chose, avec raison.
Bref, en commentaire : L'article 75 du
projet de loi est une modification technique au Règlement sur les permis en concordance avec celle de
l'article 38 qui abroge l'article 62 du Code de la sécurité routière,
lesquelles entreront en vigueur à la sanction du projet de loi. Donc,
concordance.
Le
Président (M. Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions sur
l'article 75? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'article 75 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 76.
Mme Guilbault : Oui. Arrêté ministériel concernant l'amende dont est
passible quiconque contrevient au paragraphe 9 de l'article 386 du
Code de la sécurité routière.
76. L'arrêté ministériel concernant l'amende
dont est passible quiconque contrevient au paragraphe 9 de
l'article 386 du Code de la sécurité routière est abrogé.
Commentaire : L'article 76 du projet
de loi abroge l'arrêté ministériel concernant l'amende dont est passible quiconque contrevient auparagraphe 9
de l'article 386 du Code de la sécurité routière à des fins... à des fins,
pardon, de concordance avec la
modification de l'article 506 du Code de la sécurité routière proposée par
l'article 60 du projet de loi.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions concernant l'article 76? S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 76 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 77.
Mme Guilbault : Merci. Chapitre III, Dispositions transitoires,
article 77 :
Jusqu'à ce que l'article 16 de la présente
loi entre en vigueur, les dispositions introduites par l'article 22 de la
présente loi ne s'appliquent qu'aux infractions qui y sont mentionnées.
En commentaire : Cette disposition
transitoire est prévue compte tenu que l'article 16 du projet de loi
entrera en vigueur après les dispositions introduites par l'article 22.
Les règles de
preuve introduites par l'article 22, prévues aux articles 602.1 à 602.8,
visent tant les cas d'infraction que les cas de manquement donnant lieu à
l'imposition d'une sanction administrative pécuniaire. Étant donné que
les dispositions relatives aux SAP, édictées par l'article 16 du projet de
loi, ne seront pas en vigueur au même moment que
celles relatives aux infractions, la disposition prévoit que les règles de
preuve ne viseront, dans un premier temps, que les infractions mentionnées.
Le
Président (M. Jacques) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des
interventions? M. le député de Taschereau.
M.
Grandmont : Oui. Je comprends le raisonnement derrière ça.
Est-ce qu'on prévoit déjà des... la durée, en fait, sur laquelle va s'étendre
la différence de temps entre l'introduction des mesures touchant les SAP,
considérant que c'est un nouveau processus qui était à mettre en place,
puis des... Évidemment, il y a de l'achat de matériel aussi, évidemment, là,
parce que je comprends qu'on veut augmenter le nombre d'appareils de contrôle
automatisés. Donc, c'est quoi, le délai qui
est prévu? Puis est-ce qu'on va l'avoir ou... Comment c'est... comment c'est
déterminé, finalement?
Mme
Guilbault : Oui, c'est ça, bien, il faut, tu sais, organiser
l'affaire, là. Indépendamment des... indépendamment des... de l'acquisition du
nouvel... du... voyons, des nouveaux équipements, il faut quand même mettre en
place le système. Donc, je ne sais
pas si... Dans le fond, c'est juste de se donner le délai raisonnable. Je ne
sais pas si on va être en mesure de le... de le fixer de façon précise,
là.
Oui, notre collègue ici peut...
Le
Président (M. Jacques) :
Donc, Mme Morin-Verville, veuillez vous nommer et nommer votre titre, s'il
vous plaît.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Oui.
Amélie Morin-Verville, conseillère aux radars photo au ministère des
Transports.
Effectivement, vous avez raison, là, il va y
avoir un délai, en fait, pour... qui est associé à l'acquisition de nouveaux
appareils et tout le processus, là, lié à cette acquisition-là. Et, au niveau
des SAP aussi, il faut comprendre que c'est quand même un système à créer au
niveau de la Société de l'assurance automobile du Québec. Donc, on est en planification avec eux, et c'est possible... En
fait, on essaie... Je veux dire, dans la mesure du possible, on essaie que
l'acquisition de nouveaux appareils concorde aussi avec l'implantation du
régime, mais vous comprendrez qu'il est possible
aussi qu'il y ait des délais. On veut s'assurer que, quand le régime de SAP va
être implanté, on soit opérationnels, on soit capables de le faire
correctement. Donc, si jamais il y a des délais, il pourrait y avoir un petit
peu de disparité entre les deux... entre les deux événements, là, si je
peux dire.
M.
Grandmont : Oui, puis je comprends très bien. Évidemment,
c'est un nouveau système à mettre en place. Donc, c'est sûr que ça
demande du temps.
Tu sais, pour
la majorité des articles du projet de loi n° 48, ils vont entrer en
vigueur au moment de la sanction. C'est
quoi, l'élément qui vient déclencher le processus, là, qui va permettre de
dorénavant utiliser les SAP, finalement, là? Est-ce que... C'est quoi,
le... Tu sais, ce n'est pas une sanction. Là, on ne met pas de délai de temps.
Est-ce que... Parce que moi, je vois un
risque potentiel à ce que finalement, pour une raison ou une autre, je ne sais
pas, il y aurait... ça ne fonctionnerait pas aussi bien qu'on voudrait,
l'appel d'offres ne fonctionnerait pas... Dans le fond, est-ce que... C'est quoi, l'élément déclencheur qui fait que
finalement on va pouvoir le mettre en... le mettre en action, finalement,
ce nouveau mécanisme-là, là?
Mme Morin-Verville (Amélie) : Bien,
vous voulez dire... C'est quand on va décider d'implanter les... le régime de
SAP, en fait, que ça devienne...
• (16 heures) •
M. Grandmont : Oui, bien, pas quand
on va décider, mais quand on va... Oui, en fait. Bien, c'est quoi qui va le
déclencher? Est-ce que... Parce qu'on pourrait... on pourrait retarder... Comme
pour l'instant, il n'y a rien qui vient normer
que ça se passe après six mois, ou après un an, ou... Tu sais, il n'y
a rien qui dit que ça ne pourrait pas faire... Ça pourrait ne jamais
être fait, finalement, là. C'est un peu ma question, là, mais...
Mme Morin-Verville (Amélie) : En
fait, c'est ça, c'est quand... c'est quand la SAAQ va être prête à les donner, là, ces SAP là, là, à traiter les
dossiers, à imposer les SAP. Donc, effectivement, là, c'est... ce n'est pas...
Là, pour le moment, on a... on ne le sait pas exactement. On va se
donner le temps de le faire correctement.
Par contre, l'acquisition
de nouveaux appareils, le déploiement de nouveaux appareils, entre-temps, on
continue à donner des constats d'infraction. Donc, on... Puis on le fait de
manière graduelle. Donc, on va... Il n'y a pas... il n'y a pas un moment où
est-ce qu'on va vers des appareils puis qui ne donneront rien, là. Les
appareils donnent des constats d'infraction, des SAP. Donc, on n'arrête pas le
déploiement à cause des SAP nécessairement, mais
évidemment c'est une solution qui est mise en place avec la volumétrie qu'on
anticipe. Donc, on veut le faire le plus possible de manière concertée
et le plus... pas... le plus possible de manière rapprochée, là.
M. Grandmont : Je vous pose la
question, parce que, dans un autre projet de loi sur lequel j'ai été... j'avais
siégé aussi, là, en tourisme, sur
l'hébergement touristique, donc les Airbnb et compagnie, là, on avait... on avait fixé dans
le temps des moments où finalement tout ça entrait en vigueur. Là, je comprends
qu'on joue avec des appels d'offres puis une nouvelle méthode à mettre
en place à la SAAQ. Mais, au moins, on avait, dans ce projet de loi là, un
moment où on était sûrs que ça allait commencer.
Est-ce que la complexité fait qu'on n'est pas
capables de mettre un moment ou un moment maximal dans lequel on veut le voir déployé? Tu sais, je ne le sais pas trop, mais
c'est comme si, dans le fond, de la façon que c'est écrit, à la limite,
on pourrait juste ne rien faire, ne pas le faire, puis finalement on aurait
fait tout ce travail-là pour rien, parce qu'il n'y a rien qui oblige, à quelque
part, d'avoir un moment où ça va entrer en vigueur. En même temps, je comprends
la complexité de fixer un moment aussi, parce que, c'est ça, comme je le
disais, c'est un... c'est des nouveaux mécanismes à mettre en oeuvre, des
nouveaux processus, des nouveaux... du nouveau matériel à acheter, à déployer, à tester, évidemment, aussi, mais j'ai
comme une... pas une crainte, mais je me pose la question de... est-ce qu'on
ne risque pas de... il n'y a pas un risque là, finalement.
Le Président (M. Jacques) : M. le
sous-ministre, si vous voulez vous nommer.
M. Unterberg (Jérôme) : ...sous-ministre
adjoint au ministère des Transports.
On comprend vos représentations. Assurément, là,
c'est l'usager qui est au centre de nos préoccupations. Et puis, avec 52 photoradars, comme la ministre
l'a énoncé à quelques reprises, là, la volonté la plus ferme, c'est d'aller le
plus rapidement possible, adéquatement, parce qu'il y a des préoccupations de
système en place, puis on ne veut pas qu'il
y ait des failles, autant dans le processus qu'Amélie évoquait, c'est-à-dire
les parties qui sont SAP puis les parties qui sont infractions.
Il y a beaucoup de nouveaux joueurs aussi, de
nouveaux partenaires dans le processus. Ce n'est plus comme avant. Certains assument des nouveaux rôles. Il y
a du roulement de personnel aussi. C'est une opération d'importance qui fait passer la volumétrie, en termes de
capacité d'action, de manière beaucoup plus importante. Mais, déjà la semaine prochaine, on poursuit des rencontres, notamment
avec la SAAQ. C'est pratiquement une dizaine d'organismes et ministères qui
sont concernés à travers toute l'action.
Et donc c'est
déjà entrepris, cette préparation-là, pour offrir un service de sécurité
amélioré le plus vite possible. À chaque fois qu'on nous demande un
photoradar en quelque part... Ça fait longtemps, moi, ça fait huit ans que je
suis au ministère, et puis, à chaque fois qu'on nous demande à un endroit,
bien, il faut essayer de penser où c'est qu'on pourrait le retirer. Il y a les
mobiles, mais ça n'a pas la même capacité d'action.
Donc, je pense que le travail aujourd'hui va
nous permettre de faire ça. On parle d'années, avec un pluriel, là, qui est... qui est très petit s, là.
Véritablement, il y a... il y a une nécessité plus qu'une volonté. Donc, c'est
quelque chose, là... Je pense que, d'ici deux ans, c'est quelque chose qu'on
veut voir en place, là, avec... progressivement, parce qu'il va y avoir
des installations, les 250 ne seront pas là du jour au lendemain, mais ça va
nous permettre d'agir à des endroits où présentement on ne peut pas et ça va
nous permettre, donc, de réaliser le plan de sécurité routière établi.
Mme Guilbault :
...
M. Unterberg (Jérôme) : Exactement.
M.
Grandmont : Oui, c'est ça. Si on se réfère, effectivement, au
plan de sécurité routière, c'était 2028, Mme la ministre, c'est ça,
hein?
M.
Unterberg (Jérôme) : ...se poursuivent. Par exemple, il y en a déjà
avec la SAAQ sur la partie qu'Amélie parlait. Déjà la semaine prochaine,
il y a une relâche de travaux parlementaires, on en a profité pour aller se
placer quelques réunions pour poursuivre ces
travaux-là. Il y a véritablement un besoin puis il y a véritablement une
volonté.
Le Président (M. Jacques) : ...d'autres
interventions? M. le député de Taschereau.
M.
Grandmont : Oui, bien, j'aimerais quand même... Merci.
Effectivement, c'est une bonne... une bonne façon de résumer, disons,
l'engagement, là, à agir vite. Puis je comprends la complexité, mais, en même
temps, si on vient réitérer le souhait que
ça se passe dans un délai qui est tout à fait raisonnable, là, puis qui est
toujours, finalement, arrimé, concordant avec ce qu'on a dans le plan de
sécurité... dans le plan d'action, j'en suis bien... j'en suis bien heureux. Donc, ça répond à ma question. Évidemment,
comme... Tu sais, j'imaginais mal qu'on puisse donner un délai formel,
parce qu'évidemment ça devient... c'est extrêmement complexe comme opération.
De l'autre côté, bien, on vous a bien entendus puis on va vous surveiller.
Le
Président (M. Jacques) : M. le député de Nelligan.
M. Derraji : ...rapidement.
Au fait, ça a été aussi soulevé par les municipalités, qu'il ne faut pas
oublier, et les MRC. Donc, le délai de quatre ans, c'est aussi pour s'entendre
avec les représentations qu'elles ont... qu'elles nous ont faites, que ce soit au niveau des MRC, que ce soient les
villes, je ne sais pas, et à Montréal, Québec, mais il y a aussi les
MRC. Donc, est-ce que c'est ça qui vous donne la possibilité d'avoir un plan
sur quatre ans? C'est juste dire «sur quatre ans»?
Mme
Guilbault : Bien oui, effectivement, ça
fait... Les ententes qu'on va devoir conclure aussi sur... Bien, éventuellement
aussi... Bien là, on va revenir à l'article 12, parce que je pense que
c'était dans l'article 12, là, mais, tu
sais, le règlement sur les modalités pour le choix des sites, le règlement...
les ententes qu'on va faire pour le partage des sommes, et tout ça.
Alors, ça va faire partie du travail qu'il y a à faire, là.
M. Derraji : Par rapport avec cet article, parce que vous avez
dit «les ententes», les villes voulaient même participer aux appels d'offres, au départ, pour en faire
l'acquisition. On n'est pas là. Là, ça va être centralisé au niveau du
ministère et par... Hein?
Mme Guilbault : Oui, c'est ça. Comme je l'ai dit souvent, on va demeurer gestionnaire du
processus d'acquisition.
M. Derraji : Et après c'est votre choix d'aller choisir les
lieux ou les endroits avec les villes, en concertation avec les villes.
Mme
Guilbault : Oui, tout à fait. Bien,
comme... C'est parce que, là, c'est l'article 12 qui est suspendu. Donc, on va y revenir... Bien, on était dans des
blocs. Je ne sais pas si, ce bloc-là, on l'avait fait au complet, mais,
enfin... C'est ça, exact, là, il y avait, justement, «zone scolaire»,
«chantier» puis les... Puis, il me semble, on a eu un long... C'était quoi,
donc, le numéro 3°, là? Est-ce que le chemin public peut inclure... En tout
cas, on avait eu un...
M. Derraji :
...
Mme
Guilbault : Oui, c'est ça, puis donc les modalités par
règlement pour déterminer si un site peut être choisi... un site soumis par une
municipalité peut être validé par le ministre des Transports.
M. Derraji :
Je vous remercie.
Le Président (M.
Jacques) : ...à l'article 77? Donc, s'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'article 77 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Article 78. Mme la ministre.
Mme
Guilbault : Article 78 :
L'article 592.0.0.1, les deuxième et troisième alinéas de
l'article 592.1 et les articles 592.1.1
et 592.2 du Code de la sécurité routière continuent de s'appliquer si le
constat d'infraction a été transmis avant la date de l'entrée en vigueur
de l'article 19 de la présente loi.
Il en est de même
pour les articles 146, 163, 218.4, 218.5 et 228.1 du Code de procédure
pénale, modifiés respectivement par les articles 26 et 28 à 31 de la
présente loi.
En commentaire :
Considérant l'abrogation des dispositions du Code de la sécurité routière qui
permettent au propriétaire d'un véhicule de désigner le conducteur ou le
locataire à court terme en cas d'infraction constatée au moyen d'un système de détection, la présente
disposition transitoire prévoit que les dispositions abrogées continuent de
s'appliquer lorsque le constat d'infraction constaté au moyen d'un système de
détection a été transmis avant la date à laquelle
elles sont abrogées. Il sera ainsi possible pour un propriétaire dont le
constat a été transmis avant l'abrogation des dispositions de bénéficier
de cette possibilité.
Le Président (M.
Jacques) : ...est-ce qu'il y a des interventions sur
l'article 78? M. le député de Taschereau.
M.
Grandmont : Oui. Donc, je comprends que, bien, c'est ça, on est dans
les mesures transitoires. Et donc je
comprends que, quelqu'un qui reçoit une contravention avant l'entrée en
vigueur, dans le fond, c'est l'ancien système qui s'applique. Puis c'est pour... la même chose pour tout le... tout le
continuum, en fait, dans lequel il peut contester... demander une
révision, contester, etc. C'est toujours la même chose.
Mme
Guilbault : Oui, tout à fait.
M.
Grandmont : Parfait. Et donc les différentes instances qui
vont s'occuper, après ça, de traiter les nouveaux... les nouvelles
dispositions suite à la sanction vont s'adapter en continu pour être capables
de traiter de la nouvelle façon. Parfait. C'est bien beau. Merci.
Le
Président (M. Jacques) : Alors, est-ce qu'il y a d'autres
interventions à l'article 78? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention,
est-ce que l'article 78 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Article 79.
Mme
Guilbault : Article 79 : À moins
que le contexte ne s'y oppose ou que la présente loi n'y pourvoie autrement,
dans tout règlement ou tout autre document, les expressions «cinémomètre
photographique» et «système photographique
de contrôle de circulation aux feux rouges» sont remplacées par «système de
détection», avec les adaptations nécessaires.
En commentaire :
Cette disposition transitoire vise à ce que, lorsque le contexte le permet,
dans tout texte réglementaire ou autre
document, l'expression «système de détection» puisse remplacer les expressions
«cinémomètre photographique» et «système photographique de contrôle de
circulation aux feux rouges».
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions concernant l'article 79? Donc, s'il n'y
a pas d'intervention, est-ce que l'article 79 est adopté?
Des voix :
Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Article... Adopté. Article 80. Mme la ministre.
• (16 h 10) •
Mme Guilbault : Article 80 : Jusqu'à l'entrée en vigueur de l'article 66.1
du Code de la sécurité routière, édicté par l'article 40 de la
présente loi :
1°
l'article 66.1 de ce code doit se lire en supprimant, dans le premier alinéa,
«conformément à l'article 62»;
2° un cours de
conduite exigé en vertu de l'article 66.1 de ce code pour l'obtention d'un
premier... d'un premier permis de conduire de la classe appropriée à la
conduite d'une motocyclette, d'un cyclomoteur ou d'un autre véhicule de promenade est réputé un programme de
formation de la Société de l'assurance automobile du Québec dispensé par
une école de conduite reconnue par celle-ci.
En commentaire :
Étant donné que l'article 62 du Code de la sécurité routière est abrogé à
la date de la sanction du projet de loi et
que les nouvelles dispositions de l'article 66.1 de ce code entreront en
vigueur au même moment que les modifications réglementaires requises
pour établir les cas où une formation à la conduite est obligatoire, cette
disposition transitoire prévoit que des... prévoit des aménagements pour
considérer les changements terminologiques et
aussi pour assurer l'application de l'article 61 du code... 66.1,
pardon, du code, tel qu'il se lit actuellement, dans l'attente des
modifications réglementaires à venir.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions à l'article 80? Il n'y a pas
d'intervention. Est-ce que l'article 80 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Article 81.
Mme Guilbault : Article 81 : L'école de conduite ayant été reconnue par la
Société de l'assurance automobile du
Québec avant le (indiquer ici la date de la sanction de la présente loi) est
réputée reconnue dans les mêmes conditions
en vertu de l'article 66.2 du Code de la sécurité routière, édicté par
l'article 41 de la présente loi, sauf dans le cas où la
reconnaissance a été révoquée par la Société.
En commentaire :
Étant donné que l'article 62 du Code de la sécurité routière est abrogé,
une disposition transitoire est requise pour s'assurer que les écoles de
conduite déjà reconnues pour dispenser la formation pour la conduite de
véhicules de promenade par la SAAQ le demeurent à l'égard de cette catégorie de
véhicules aux mêmes conditions, évitant ainsi à la SAAQ de reconnaître à
nouveau les écoles déjà autorisées.
Le Président (M.
Jacques) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions
à l'article 81? Donc, M. le député de Taschereau.
M. Grandmont :
Juste... juste quelques
explications pour comprendre, là, s'il vous plaît. Je ne suis pas... je ne suis
pas sûr de comprendre le... C'est quoi, l'intention, en fait, de ça?
Mme
Guilbault : Bien, c'est que les écoles de
conduite déjà reconnues avant l'entrée en vigueur de la loi continuent d'être
reconnues.
M.
Grandmont : Oui. D'accord. Il y a des dispositions dans la loi qui
fait qu'on a des écoles... C'est le... c'est
le changement. Je ne comprends pas pourquoi on doit spécifier que, dans le
fond, ces écoles-là demeurent reconnues au sens de la loi. Est-ce qu'il
y a des conditions dans lesquelles elles opèrent ou qui font qu'elles risquent
de ne pas être reconnues si on ne met pas cet article-là?
Mme Guilbault : ...62, on est venus abroger. Mais Mme Vézina pourrait répondre. Mais
c'est qu'on a abrogé. Puis ça va être
dans le futur règlement, ça fait qu'on ne veut pas qu'il y ait de trou. Mais
Mme Vézina pourra... peut compléter.
M. Grandmont :
Ah! OK. OK. On passe au
règlement. Vous pouvez y aller de votre explication, là, mais, je pense,
je comprends. Mais allez-y.
Mme Vézina (Lyne) : Oui, bien, effectivement,
c'est pour éviter qu'il y ait un vide et surtout qu'on ait à réaccréditer
ces mêmes écoles là dans le processus, donc,
durant la transition. Alors, c'est pour permettre que tous ceux qui existaient
avant la... avant la modification puissent continuer d'opérer comme ils le font
à l'heure actuelle et sans qu'on ait à intervenir auprès d'eux, là, pour les
réaccréditer et recommencer le processus à nouveau, là. C'est, essentiellement,
une mesure transitoire qui permet de... je
dirais, de lisser la transition, là, vers le nouveau... les nouvelles
dispositions à la loi.
M. Grandmont :
...actuellement dans la loi, les
écoles... Les conditions auxquelles on peut reconnaître une école de conduite sont écrites dans la loi, puis ça va
passer, finalement, dans un règlement. Donc, dans le fond, on vient juste
assurer qu'il y a une continuité, d'une part.
J'imagine aussi
qu'évidemment, dans le règlement, on va s'assurer que le règlement est... est
raccord avec ce qu'il y avait précédemment
dans la loi. Les conditions ne vont pas changer non plus, parce que, si les
conditions changeaient dans le règlement, on pourrait avoir des écoles,
dans le fond, qui ne satisferaient plus à la nouvelle... à la nouvelle norme, je le dirais comme ça. On va s'assurer que
finalement on... Ça va se faire aussi, là. Ce n'est pas juste de s'assurer...
de dire qu'elles vont demeurer des écoles reconnues, mais on va s'assurer aussi
que ce qu'il y a dans le règlement est aussi conforme à ce qu'on
prévoyait avant.
Mme Vézina (Lyne) : Effectivement. On peut
s'attendre à ce que les conditions soient exactement les mêmes, là,
donc.
M.
Grandmont : Parfait. Donc, voilà, c'est très clair. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 81? Est-ce que
l'article 81 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Article 82.
Mme
Guilbault : Merci. Article 82 : L'article 99.1
du Code de la sécurité routière, édicté par l'article 44 de la présente
loi, ne s'applique pas à la personne qui a obtenu son permis
d'apprenti-conducteur de la classe appropriée à la conduite d'une motocyclette
avant la date de l'entrée en vigueur de cet article.
En commentaire :
Cette disposition transitoire prévoit que les personnes qui, au moment de
l'entrée en vigueur, ont déjà débuté le processus d'obtention de la classe de
permis appropriée à la conduite d'une motocyclette ne seront pas assujetties à la nouvelle... pardon, à la nouvelle
interdiction de conduire une motocyclette visée par la liste des marques
et des modèles ou des cylindrées mentionnés dans un règlement pris en
application de l'article 151.1 de la Loi sur l'assurance automobile pour
fixer la contribution d'assurance.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions sur
l'article 82? Donc, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'article 82 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Article 83.
Mme
Guilbault : Merci. Article 83 :
Jusqu'à l'entrée en vigueur du paragraphe 1° de l'article 50 du
chapitre 19 des lois de 2018, l'article 202.6.6 du Code de la sécurité
routière, modifié par l'article 116 du chapitre... du chapitre 13 des
lois de 2022, doit se lire en remplaçant, dans le paragraphe 1° du premier alinéa,
«ou à l'article 202.2.0.1» par «, à l'article 202.2.0.1 ou à
l'article 202.2.0.2».
En commentaire :
La nouvelle interdiction de conduire avec quelque présence d'alcool applicable
à tous les titulaires d'un permis de conduire auquel est ajoutée la classe
appropriée à la conduite d'une motocyclette autre que la classe 6E
pourrait entrer en vigueur avant les modifications concernant l'interdiction de
conduire avec une quelconque présence de drogue prévues par le chapitre 19
des lois de 2018.
La disposition
transitoire proposée précise donc comment l'article 202.6.6 du Code de la
sécurité routière doit se lire durant cette période transitoire afin que les
modifications proposées par le présent projet de loi puissent être intégrées au
CSR sans attendre l'entrée en vigueur des dispositions concernées au
chapitre 19 des lois de 2018.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions? M. le député de Nelligan.
M.
Derraji : Juste une chose. Là, cette règle, vous voulez que
ce soit appliqué dès l'adoption du projet de loi.
Mme Guilbault : C'est qu'en fait, les
lois de... le chapitre 19 des lois de 2018, pour la conduite avec la
drogue, on est en attente de matériel puis on le travaille avec le
ministère de la Sécurité publique, de ce que je comprends. Donc, l'entrée en
vigueur, on ne connaît pas le moment précis, mais on ne veut pas empêcher
l'entrée en vigueur ou l'application de la
nouvelle interdiction qu'on a introduite, d'alcool, pour les nouveaux... bien,
les 24... zéro à 24 mois, nouveaux conducteurs de motocyclette, de ce
que je comprends, là, mais...
M. Derraji : Donc, l'interdiction
est effective, mais il n'y a pas de matériel pour la détection.
Mme Guilbault : Là, ça, c'est pour les lois de... Bien honnêtement, moi,
ça, les lois de 2018, je ne sais pas exactement c'est quoi, c'est ça.
M. Derraji : C'est juste si
quelqu'un peut nous éclairer, si ça ne vous dérange pas. Ça va probablement
nous aider à aller vite.
Le Président (M. Jacques) : ...Mme
Plourde.
Mme Plourde (Annie) : Bonjour.
M. Derraji : Rebonjour.
Mme Plourde (Annie) : Rebonjour.
L'article 202.6.6, c'est un article qui permet à la société de réviser les
suspensions de permis. Donc, c'est un
article un peu de concordance avec la suspension de permis qu'on retrouve à
202.4. Dans cet article-là, dans le
fond, il y a des aménagements à faire. On doit référer aux interdictions. Donc,
c'est juste dans la nomenclature des articles que... On introduit un nouvel
article qui pourrait, en quelque sorte, désordonner la séquence des choses. Donc, on prévoit une disposition
transitoire pour s'assurer que, si l'interdiction de conduire avec zéro alcool
pour les motos entre en vigueur avant le zéro drogue... puisse se faire en
douceur, qu'il ne crée pas de conflit dans l'article. C'est simplement ça.
C'est vraiment un article de coordination, que j'appelle.
M. Derraji : Mais Mme la ministre
parle du matériel.
Mme Plourde (Annie) : Oui, parce
que, dans le fond...
M. Derraji : De coordination avec la
Sûreté du Québec.
Mme Plourde (Annie) : Oui, parce
que, dans le fond, le zéro... l'interdiction de conduire avec quelconque présence de drogue est rattachée à un appareil de
détection, un matériel de détection des drogues, lequel on est en attente
d'une approbation de cet appareil-là, mais que... Comment j'expliquerais ça
simplement? Dans le fond, simplement, c'est que, dans le fond, l'article qu'on
étudie présentement, c'est un article pour lever la suspension de permis... des
motifs de suspension de permis, dans lequel on réfère à différentes
interdictions au code. Dans la nomenclature des articles où est-ce qu'on vient énoncer plusieurs articles
d'interdiction, il y en a une d'entre elles, dont le zéro drogue...
n'est pas encore en vigueur. Et on insère un article avant, donc, pour éviter
qu'il y ait des conflits. On veut s'assurer d'avoir
une bonne transition. Le zéro alcool n'entre pas en vigueur immédiatement mais
pourrait l'être avant le zéro drogue. Je ne sais pas si c'est plus
simple comme ça, que je l'explique.
• (16 h 20) •
M. Derraji : OK. Donc, vous allez
aller par étapes : zéro alcool, après, zéro drogue.
Mme Plourde (Annie) : Possiblement.
J'ignore... Ça dépend le moment que les...
M.
Derraji : Oui, mais
la... C'est exact. C'est exactement ce que je voulais savoir. Mais le problème,
c'est détecter. C'est les appareils avec la SQ qui vous empêchent
d'aller.
Mme
Plourde (Annie) : Ça, je l'ignore, là. La problématique, là, au
niveau du matériel de détection des drogues, ça, je l'ignore à ce
moment-ci.
M. Derraji : Donc, l'interdiction,
vous voulez que ce soit effectif, mais sans aucun matériel de vérification.
Mme Plourde (Annie) : Non, on ne se
comprend pas. Je vais reformuler.
M. Derraji : OK. Oui, c'est ça.
Désolé, là. Parce que je veux juste vous suivre. Désolé. C'est probablement fin
de journée. La tête... Oui.
Mme
Plourde (Annie) : Non, non, je vais faire ça simple. Dans le fond,
on a deux interdictions en cours, OK? On a... on a une interdiction de zéro
drogue, qui est dans le chapitre 18... le chapitre 19 des lois de
2018, qui n'est pas encore en vigueur, OK?
M. Derraji : Elle
n'est pas encore en vigueur à cause de...
Mme Plourde (Annie) : À cause qu'ils
ont... il y a des approbations de matériel de détection de drogue qui doit se
faire.
M. Derraji : Et c'est ce que Mme la
ministre disait tout à l'heure. Ça, c'est au niveau de la SQ. Vous ne le
contrôlez pas.
Mme Plourde (Annie) : Non,
exactement.
M. Derraji : OK. C'est bon. On va
chicaner le ministre de la... responsable.
Mme Plourde (Annie) : Donc... Et
donc, dans ce présent projet de loi, on introduit un zéro alcool pour les conducteurs de motocycliste... motocyclette,
pardon, les 24 premiers mois. Ça, ça risque d'entrer en vigueur avant, OK?
Puis 202.6.6, c'est un article de formalité
administrative. Donc, l'idée, c'est de s'assurer qu'il n'y ait pas de... au
niveau de la nomenclature des articles cités, qu'il n'y ait pas de
conflit.
M. Derraji : Comme entre les
articles, oui.
Mme Plourde (Annie) : Exactement.
M. Derraji : C'est... c'est très
clair. Merci beaucoup. C'est vraiment clair. Merci.
Le
Président (M. Jacques) : ...d'autres interventions sur l'article 83?
Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 83
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Mme la ministre.
Mme Guilbault : Oui. Chapitre IV, Dispositions finales,
article 84 : Un cinémomètre photographique et un système
photographique de contrôle de circulation aux feux rouges approuvés par
l'Arrêté ministériel concernant l'approbation des cinémomètres photographiques
et des systèmes photographiques de contrôle de circulation aux feux rouges sont réputés l'avoir été en
vertu de l'article 519.79 du Code de la sécurité
routière, édicté par l'article 12 de la présente loi.
Commentaire : Cette disposition vise à
s'assurer que les systèmes de détection qui sont en utilisation et qui ont été
approuvés préalablement aux modifications prévues par le projet de loi puissent
continuer d'être utilisés.
Le
Président (M. Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions sur
l'article 84? M. le député de Nelligan.
M.
Derraji : Merci, M. le Président. À un certain moment, on
parlait de d'autres matériels à part le cinémomètre photographique ou un
système photographique. On parlait d'une série de photos d'un autre système de
détection. Ce n'est pas le cas ici ou bien il y a juste deux...
Mme Guilbault : Non, mais ça, c'est juste pour s'assurer que ceux qui
existent déjà, qui sont déjà sur notre réseau
puissent continuer d'être approuvés, puis de fonctionner, puis d'être utilisés
en attendant qu'on ait autre chose.
M. Derraji : En attendant. En... OK.
C'est beau. Merci.
Le Président (M. Jacques) : ...l'article 84?
M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Donc, on réfère
à l'article 12 du projet de loi. J'ai de la misère.
Mme Guilbault : ...
M.
Grandmont : Oui, c'est ça, il est suspendu, hein? OK. C'est
ça. Néanmoins, est-ce que... Donc, c'est dans cet article-là qu'on... qu'on
vient définir ce qu'est un appareil de contrôle automatisé... un appareil de
contrôle... en fait, un système de détection? Pardon, c'est le terme que
je devrais utiliser.
Mme Guilbault : Ça, je pense, c'était à l'article 2, la définition du
système de détection.
M. Grandmont : Oui, c'est ça.
Mme Guilbault : C'était-tu à l'article 2 ou...
M.
Grandmont : Article 2?
Mme
Guilbault : Donc, à l'article 4 du
code, mais... Mais c'était peut-être à 12 aussi, là. C'était-tu ça? Oui, à
l'article 2, qui modifie l'article 4 du CSR.
M.
Grandmont : Oui, c'est ça. Donc, ce n'est pas à l'article 2 de la
présente loi, donc, qu'on devrait référer pour dire : Un système
photographique ou un système photographique de contrôle de circulation aux feux
rouges correspond, dans le fond, à la définition qu'on fait dans
l'article 4 du Code de la sécurité routière, puis là on définit «système
de détection»?
Mme
Guilbault : Non, mais c'est ça. C'est
qu'en fait la définition est à l'article 2, mais, à l'article 12,
c'est... c'est comme l'utilisation ou, tu sais, c'est l'approbation, c'est ça,
du choix des systèmes puis la variété des systèmes qui pourraient être
utilisés, là. Ça, c'est le débat qu'on avait avec... bien, l'échange qu'on
avait avec l'opposition officielle, sur lequel j'aurai des propositions, là.
M.
Grandmont : Parfait. Excellent. OK. C'est correct. Je pense... Je pensais
que ça référait... qu'on aurait dû référer à la définition. Mais c'est correct
aussi, là, effectivement, qu'on... si on réfère à l'autre, là.
Le Président (M.
Jacques) : ...concernant l'article 84? Donc, s'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que l'article 84 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Mme la ministre.
Mme
Guilbault : Article 85 : Tout
chemin public déterminé à l'Arrêté ministériel concernant les chemins publics
où peuvent être utilisés les cinémomètres photographiques et les systèmes
photographiques de contrôle de circulation aux feux rouges est réputé avoir été
désigné par le ministre des Transports en vertu de l'article 519.80 du Code de la sécurité routière, édicté par l'article 12
de la présente loi, et faire partie du registre tenu par la... le ministre
conformément à cet article 519.80.
En commentaire :
Cette disposition vise à s'assurer qu'un chemin public déterminé préalablement
aux modifications prévues par le projet de loi et sur lequel un système de
détection est utilisé soit considéré comme un chemin
public désigné conformément au nouvel article 519.80 et qu'il fasse partie
du registre que le ministre a l'obligation de tenir en vertu de cette
nouvelle disposition.
Le Président (M.
Jacques) : ...qu'il y a des interventions sur l'article 85? M. le
député de Nelligan.
M. Derraji : ...du
registre, vous faites référence à quel registre?
Mme
Guilbault : C'est le registre que le
ministre... la ministre va être tenue de mettre sur son site Internet, le
registre des endroits qui vont être approuvés pour mettre des systèmes de
détection. Puis ça, dans le fond, c'est un peu
comme les deux sortes de système tout à l'heure. On veut s'assurer que les
chemins déjà désignés continuent de l'être puis que, dans le fond, les systèmes qu'on vient d'approuver à 84
puissent continuer d'être utilisés sur les sites déjà désignés, qu'ils
puissent continuer d'être des sites désignés sans que le ministre ait à les
réapprouver.
M. Derraji : OK.
Désignés par le ministre, mais là on parle de chemin... Désolé, je veux juste
utiliser la... OK. Vous parlez de chemin
public. Là, encore une fois, vous avez entendu comme nous les propositions des
villes, qui veulent être impliquées. Et donc est-ce que ces sites ou le
choix de ces sites, ce n'est pas juste un choix du ministère, mais c'est un
choix en collaboration avec les villes?
Mme
Guilbault : Non, mais ce n'est pas la même
chose, là. C'est que, là, on...
M. Derraji : Du
tout?
Mme
Guilbault : Là, on vient protéger ou on
vient transposer, finalement, les sites qui sont déjà désignés au moment où on
se parle. Cet après-midi, là, il y a déjà les 52 appareils...
M. Derraji : Dans
un registre.
Mme
Guilbault : ...dont certains qui sont
fixes, qui sont sur certains sites approuvés. Donc, c'est juste pour que le
système actuel puisse continuer de fonctionner après la loi, tu sais, que les appareils
déjà approuvés...
M. Derraji : Les
50.
Mme Guilbault : ...continuent d'être utilisés, puis les sites déjà désignés
continuent d'être des sites désignés.
M.
Derraji : Quand vous dites «les sites désignés»... Les sites
désignés présentement, qui sont de l'ordre de 50, je pense.
Mme Guilbault : Bien là, on a 52 appareils en fonction. Il y a combien
de sites désignés? 160? Environ 160.
M. Derraji : OK. Parce qu'il y a du
mobile. C'est pour...
Mme Guilbault : Il y a des mobiles, oui.
M. Derraji : OK. Et combien
d'appareils? Désolé, hein, je veux...
Mme Guilbault : Il y en a à peu près 30, des fixes?
Une voix : ...
Mme Guilbault :
24 fixes?
Une voix : ...
Mme Guilbault : C'est ça. C'est 24 sur 52 qui sont fixes?
Une voix : ...
Mme Guilbault : Bien, c'est ça, c'est 30 fixes. J'avais le bon
chiffre.
M. Derraji : Ah! vous avez une bonne
mémoire. Donc...
Mme
Guilbault : Non, mais c'est parce que je ne savais pas si
c'était un ou l'autre. C'est 30 fixes et donc, bien, 24 mobiles.
Mais mon ami ici m'a dit qu'il y en a deux qui sont... qui ne sont plus là, ça
fait que c'est 22 mobiles.
M. Derraji : OK. Donc, c'est ce
registre-là que vous voulez qu'il soit effectif à l'adoption de la loi.
Mme Guilbault : Exact. Bien, qu'il continue de fonctionner, comme ils sont
déjà installés dans le réseau au moment où on se parle.
M.
Derraji : Il n'existe pas maintenant. Oui. OK. OK. Et
c'est... et c'est ce registre qui sera bonifié avec les ajouts des
appareils au courant des quatre prochaines années.
Mme
Guilbault : Exact. Il y a peut-être des choix de sites qui
vont changer. Peut-être que des sites actuellement désignés ne le seront
plus ou... bien, enfin, je ne verrais pas pourquoi, mais, tu sais, il va y
avoir des nouveaux sites probablement aussi qui vont s'ajouter.
M.
Derraji : Oui, et c'est là où... et c'est là où je voulais
vous poser la question. Les choix des futurs sites, que ce soient les
nouveaux ou ceux que vous voulez refaire, est-ce que c'est là où les villes
seront interpelées?
Mme
Guilbault : Oui, oui, oui. On a eu une longue conversation
l'autre fois. C'est sur... C'est le 519.79 ou 519.80. C'était le numéro 3°. C'était le numéro 3°, puis,
en dessous, là, de mémoire, il y a un paragraphe qui disait que les critères d'approbation
des sites vont être déterminés par règlement, mais là je disais abondamment
que, dans le cadre de l'élaboration du
règlement, c'est sûr qu'on va consulter les municipalités. Puis il y a, entre
autres, notre ami Laurent Toupin, et
autres, et notre collègue ici, en arrière, qui expliquaient que les sites nous
déposent des... les villes nous déposent des demandes de site avec des
plans de sécurité, et puis tout ça, puis des documents, puis, en général, on
les approuve. Puis là on donnait tous les exemples des rues dans la circonscription
de Taschereau.
M. Derraji : ...juste...
L'engouement, il était là. Moi, c'est ce que j'ai vu. Le fait que même les
villes veulent participer aux appels
d'offres... Je pense que tout le monde veut avoir... Je pense que vous allez
avoir un beau problème à choisir les sites. Tout le monde veut avoir...
Mme
Guilbault : Ah! bien, c'est sûr, mais là, ça, on va y aller
avec le nombre d'appareils disponibles... graduellement disponibles.
M. Derraji : OK. Merci. Merci
beaucoup.
Le
Président (M. Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions
concernant l'article 85? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention,
est-ce que l'article 85 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Et, compte
tenu de l'heure, nous suspendons nos travaux jusqu'au mardi 16 avril, à
10 h 30, où elle entreprendra un autre mandat.
(Fin de la séance à 16 h 30)