Journal des débats de la Commission des transports et de l'environnement
Version préliminaire
43e législature, 1re session
(29 novembre 2022 au 10 septembre 2025)
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Le
jeudi 28 mars 2024
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Vol. 47 N° 49
Étude détaillée du projet de loi n° 48, Loi modifiant principalement le Code de la sécurité routière afin d’introduire des dispositions relatives aux systèmes de détection et d’autres dispositions en matière de sécurité routière
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Intervenants par tranches d'heure
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Jacques, François
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Grandmont, Etienne
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Guilbault, Geneviève
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Jacques, François
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Guilbault, Geneviève
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Grandmont, Etienne
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Derraji, Monsef
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Jacques, François
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Guilbault, Geneviève
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Grandmont, Etienne
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Derraji, Monsef
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Jacques, François
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Guilbault, Geneviève
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Grandmont, Etienne
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Derraji, Monsef
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Grandmont, Etienne
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Guilbault, Geneviève
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Jacques, François
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Derraji, Monsef
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Guilbault, Geneviève
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Jacques, François
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Derraji, Monsef
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Grandmont, Etienne
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Guilbault, Geneviève
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Jacques, François
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Grandmont, Etienne
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Derraji, Monsef
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Lemay, Mathieu
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Grandmont, Etienne
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Jacques, François
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Guilbault, Geneviève
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Derraji, Monsef
11 h 30 (version révisée)
(Onze heures trente-six minutes)
Le Président (M. Jacques) : À
l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission
des transports et de l'environnement ouverte.
La commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 48, Loi modifiant
principalement le Code de la sécurité routière afin d'introduire des
dispositions relatives aux systèmes de détection et d'autres dispositions en
matière de sécurité routière.
Mme la secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. Mme Blouin (Bonaventure) est remplacée par M. St-Louis
(Joliette); Mme Bogemans (Iberville), par M. Sainte-Croix (Gaspé); et
M. Montigny (René-Lévesque), par Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice).
Étude détaillée (suite)
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la secrétaire. Lors de l'ajournement de nos travaux hier, nous en étions à
traiter un amendement de M. le député de Taschereau à l'article 55. Donc, M.
le député de Taschereau, je vous cède la parole.
M. Grandmont : Oui. Simplement
pour me guider dans le temps, M. le Président, il me reste combien de temps?
Le Président (M. Jacques) : 13
minutes.
M. Grandmont : 13 minutes.
Parfait. Merci beaucoup. Donc, oui, c'est ça, hier, j'ai fait un plaidoyer en
faveur d'une proposition d'amendement qui venait modifier la... je pense qu'on
va l'avoir à l'écran bientôt, là, mais, essentiellement, la vitesse de base en
milieu urbanisé, l'objectif étant de réduire la vitesse, de la faire passer de
50 km/h, actuellement, comme actuellement, à 30 km/h, tout ça dans le
but d'avoir les meilleures pratiques possible lorsqu'on écrira le... lorsqu'on
révisera le tome I du ministère des Transports. Cet objectif-là est supporté,
en fait, par l'action... J'essaie de la retrouver dans le plan d'action de Mme
la ministre. C'est l'action... tome I, donc, l'action 8, les actions... c'est
ça, l'action 8, dans le fond, du Plan d'action en sécurité routière de Mme la
ministre. Donc, ce que je voulais savoir, c'est comment... si, d'abord, Mme la
ministre a de l'ouverture à modifier cette vitesse de référence en milieu
urbanisé.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Mme la ministre.
Mme Guilbault :Oui, bien, écoutez, M. le Président, je prends note de l'amendement.
C'est effectivement une discussion qui avait lieu, là, de mettre du 30 km/h
partout. Et, comme je l'avais dit, ce type de décision là ou de... comment dire...
oui, c'est ça, de décision là un peu mur à mur n'a pas été privilégié dans le
projet de loi. On se concentre sur les zones scolaires, bien qu'on soit très
sensibles à la sécurité environnant les zones scolaires. Et donc c'est ça.
Alors, nous, on va se prononcer contre l'amendement,
même si on partage toujours, évidemment, l'objectif qui est assurément
sous-jacent d'améliorer la sécurité partout, en réitérant que cet élément...
cet article-là, 55, vient donner suite à une mesure du plan. Et, dans le plan,
il n'y avait pas de mesure qui touchait, là, la vitesse, remplacer 50 par 30,
et ce qui fait l'objet de l'amendement. Donc, on va se concentrer sur ce qui
donne, effectivement, suite au plan d'action, qui était de prévoir le 30 km/h
par défaut dans les zones scolaires, à moins d'exceptions, qui seront prévues
par règlement.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
M. le député de Taschereau.
• (11 h 40) •
M. Grandmont : Oui. Je vais
parler un peu du plan mondial parce qu'on est dans une décennie d'action pour
la sécurité routière. Ça tombe bien, là. C'est un... c'est un hasard, là, j'imagine,
parce qu'évidemment, là, c'est des événements propres au Québec qui nous ont
amenés à réviser, à avoir... à déployer un plan d'action en sécurité routière,
qui nous a amenés aussi, également, bien, à une révision du projet de loi... du
Code de sécurité routière au Québec, mais ça tombe bien parce qu'on est <dans...
M. Grandmont :
...une
révision du projet de loi... du Code de sécurité routière au Québec, mais ça
tombe bien parce qu'on est >dans la décennie mondiale pour la sécurité
routière, là, 2021-2030.
Dans cette... Dans une publication, donc,
qui a été faite à ce niveau-là, là, au niveau... Puis on pourrait déposer
éventuellement ou partager, en fait, la référence, là, parce que c'est quand
même intéressant comme document — merci — le document, la
référence. Dans ce document-là, ce qui est intéressant, c'est qu'on parle,
justement, de contrôle de la vitesse. Évidemment, on en parle beaucoup, là. Je
pense que ce ne sera pas une surprise. Quand on parle de sécurité routière,
évidemment que la vitesse a un rôle important à jouer.
Puis c'est intéressant. Je vais vous lire
un passage. Parce que la... Mme la ministre réfère souvent au système sûr. Elle
fait appel à la Vision Zéro. Évidemment, c'est là-dessus qu'il faut s'appuyer.
Mais maintenant voyons ce que... ce qu'on nous recommande à l'échelle mondiale
quand on veut travailler sur le contrôle de la vitesse. Donc, on dit, en page
20, là : «C'est pourquoi un système sûr limitera la circulation à 50 km/h»
ou des... à des... Pardon. «C'est pourquoi un système sûr limitera la
circulation à 50 km/h ou à des vitesses plus basses sur les routes comprenant
des intersections où il y a risque de chocs latéraux. Dans les zones urbaines à
forte densité de population, de solides données factuelles...» Oui, donc, ça,
ça... Ça, c'était pour les collisions entre voitures. Donc, quand on a un
risque de collision latérale, on va vouloir réduire la vitesse à 50 km/h. C'est
démontré, à partir de la façon dont les voitures sont construites, puis des
données qu'on recueille grâce aux tests d'accident, puis évidemment tout ce qui
est colligé de manière empirique sur le terrain, dans la vraie vie, qu'à partir
de 50... au-delà de 50 km/h, quand il y a un choc latéral, donc, on est... on
risque d'avoir des blessés graves ou des... ou des décès.
Maintenant, pour ce qui est des zones à
forte densité de population, «de solides données factuelles montrent que, même
lorsque les routes et les véhicules sont bien conçus, il est impossible de
garantir la sécurité de tous les usagers de la route lorsque les vitesses
excèdent 30 km/h». Donc, quand on a des populations vulnérables — cyclistes,
piétons — et les automobilistes, s'il y a collision et qu'on est
au-delà de 50... de 30 km/h, pardon, il est très difficile de prévenir les
décès et les blessés graves. «C'est la raison pour laquelle, dans les zones
urbaines caractérisées par le mélange prévisible type d'usagers de la route — donc,
voitures, cyclistes, motocyclistes et piétons — la vitesse doit être
limitée à 30 km/h, à moins que de solides données probantes permettent
d'envisager des limites de vitesse supérieures.»
Et on poursuit en disant : «Des
interventions en matière de contrôle de la vitesse sont possibles dans
différents domaines de la sécurité routière, notamment dans la conception et
l'ingénierie des routes.» Et là on donne une série d'exemples d'aménagements
qui peuvent être mis en place. Essentiellement, c'est des aménagements qui vont
permettre de réduire la vitesse. Et la vitesse, au-delà de 30 km/h... Quand on
est dans les zones où il y a une mixité d'usagers de type véhicules et usagers
vulnérables, piétons et cyclistes, il faut garder la limite de vitesse à
maximum 30 km/h. C'est corrélé avec ce que la science nous dit aussi.
Puis je me permets de montrer ce
graphique-là à Mme la ministre, qui est tiré, là, du mémoire de Piétons Québec.
Quand on est à 30 km/h, les... Donc, le graphique, dans le fond, a pour titre,
là, Probabilité de survie des piétons selon la vitesse du véhicule lors de
l'impact. Je pense qu'elle a dû le consulter. C'est dans leur mémoire, là.
Donc, 90 % de chances de survie pour un piéton qui est percuté par un
automobiliste. Donc, ce serait la même chose, évidemment, pour un cycliste, là,
donc, 90 % de chances de survie. Si la vitesse est de 50 km/h, on chute
drastiquement à 25 % de chances de survie. Pourtant, c'est la vitesse
normale, là, c'est la vitesse standard dans les milieux urbanisés. On a une
grosse différence, là. Collision, 90 % de chances de survie, et 25 %
seulement si la vitesse est à 50. Évidemment, à 70 km/h, on... c'est encore
plus bas, 5 % de chances de survie.
Donc, vous comprendrez, Mme la ministre,
que... Si je me réfère à votre plan d'action, à la section B, où on dit :
«Action n° 8 : Introduire des normes favorables
aux déplacements sécuritaires des piétons, particulièrement des enfants, des
aînés et des personnes handicapées», c'est un objectif qui est fort louable.
Et, lorsqu'on dit, bien, le tome I, Conception routière, qu'on va, un...
8.1, dans le fond, tester et évaluer de nouveaux aménagements qui pourraient
éventuellement être intégrés dans la norme, 8.2, intégrer des aménagements dans
la norme, 8.3, intégrer un chapitre piétons prévoyant notamment les grands
concepts et principes d'aménagement visant la sécurité des déplacements
piétonniers, si on passe à côté de ce qu'on nous recommande à l'échelle
mondiale, j'ai l'impression qu'on... qu'on manque quelque chose.
Donc, la question que j'ai envie de vous
poser, c'est : Quand vos équipes vont se mettre à travailler sur le tome I
et qu'on va travailler sur les aspects, notamment, là, des milieux dans
lesquels les piétons circulent, quelle sera la vitesse de base que vous allez
leur donner comme référence? Est-ce que ça sera des vitesses à 50 km/h ou des
vitesses à 30 km/h, considérant qu'on peut... on peut répondre, finalement,
favorablement, là, et éviter des décès et des blessés graves?
Le Président (M. Jacques) : Mme
la ministre.
Mme Guilbault :Oui, bien, les travaux vont se faire. Je vais ressortir mon
plan juste pour être sûre. Alors, c'est ça, les travaux vont se faire, comme
c'est <prévu dans le plan. C'est sûr que la...
Mme Guilbault :
...juste pour être sûre. Alors, c'est ça, les
travaux vont se faire comme c'est >prévu dans le plan. C'est sûr que la
nature de dire... C'est ça, c'est 8.3. La nature même de dire : On prend
l'engagement d'intégrer un chapitre piétons et de mettre un échéancier
en 2026, parce que, comme le sait mon collègue, là, je l'ai dit souvent, tu
sais, le plan est fait avec des échéanciers très précis pour chacune des
mesures, donc, on se donne jusqu'en 2026, il y a une raison pour ça. C'est
parce que c'est sûr que c'est des travaux complexes, puis, bon, il faut... Puis
on a mon collègue ici, derrière nous, de plus en plus habitué du micro, et
d'autres qui vont travailler là-dessus ensemble.
Alors donc, on ne peut pas présumer aujourd'hui
du fruit de ce travail-là, mais c'est certain qu'en mettant une mesure
intégrée, un chapitre piétons prévoyant notamment les grands concepts et
principes d'aménagement visant la sécurité des déplacements... des déplacements
piétonniers, bien, l'objectif, forcément, va être d'assurer... M. Toupin. Donc,
on m'écrit... on me soumet son nom, M. Toupin. Et donc... Alors, lui et
d'autres personnes vont travailler là-dessus. Donc, bref, l'objectif, ça va
être d'assurer toujours plus de sécurité pour les piétons. C'est la raison pour
laquelle, d'ailleurs, il y a un axe complet qui s'appelle Aménagements
sécuritaires pour les piétons. Mais, aujourd'hui, il serait, encore une fois,
anachronique de présumer, aujourd'hui, du fruit des travaux qui vont se
dérouler jusqu'en 2026, mais je veux assurer tout le monde que ce sera... on
fera ces travaux-là animés de l'objectif de sécuriser encore et toujours plus
nos piétons.
M. Grandmont : Parfait. On ne
peut pas, évidemment... Puis je pense que Mme la ministre est consciente qu'on
ne peut pas traiter les piétons, puis les automobilistes, puis les cyclistes,
puis les aînés, puis les personnes en situation de handicap de manière séparée,
hein? C'est toutes des personnes qui risquent de se retrouver en quelque part
sur la route. S'il y a des accidents entre des usagers vulnérables puis les
automobilistes, c'est parce que ces deux types de... d'usagers de la route,
dans le fond, fréquentent les mêmes endroits, c'est parce qu'on... Ils peuvent
se croiser en quelque part.
Donc, en milieu urbanisé, les piétons
peuvent se séparer partout, hein, se promener partout. Ils ne seront pas dans
des corridors piétonniers. Bon, il y a des cas où on va le développer, ce genre
de système là, mais, généralement, en milieu urbanisé, les piétons vont aller
un peu partout. Donc, on ne pourra pas contraindre les gens à aller à une place
ou à une autre. Donc, traiter... C'est bien beau d'avoir un... Je suis d'accord,
là, d'avoir un chapitre qui porte sur les piétons en particulier, mais, dans la
vraie vie, les gens vont se croiser en milieu urbain, en milieu urbanisé.
Le plan mondial sur la sécurité routière
de l'Organisation mondiale de la santé dit : Il faut travailler sur les
aménagements. Donc, les ingrédients sont tous là, là, pour qu'on fasse un bon
travail dans le tome I. Mme la ministre, moi, je... Donc, je sais que le
travail est à venir. Le livrable est prévu pour 2026.
Moi, je vous... je demande la question
suivante. Vous allez donner des... Vous allez donner des orientations à ce
comité-là qui va travailler sur la révision du tome I. Vous allez le faire. C'est
votre... c'est votre charge. C'est votre travail. Vous allez leur dire :
Voici, vous, respectez... vous allez dans telle orientation. Quand vous allez
leur demander de travailler sur la vitesse ou sur... ou sur la nouvelle
conception des géométries de rue en milieu urbanisé, quelle vitesse de base
vous allez leur donner en référence? Faites-moi des rues qui permettent de
rouler à 50 km/h ou faites-moi des rues qui permettent, en milieu urbanisé,
de rouler à 30 km/h?
Mme Guilbault :Bien, il faut comprendre, là, comment les choses
fonctionnent. Premièrement... Bien, en fait, je vais... je vais commencer par
répondre à la question, puis après ça je vais... je vais ajouter. Mais je ne
pense pas que c'est à un politicien de venir prescrire à des ingénieurs et des
spécialistes des aménagements et de la sécurité routière quoi faire avant
qu'eux aient fait les évaluations et des propositions basées sur la science.
Donc, je pense, c'est l'inverse de ce que propose le député. Ce sont eux qui
vont se rencontrer et qui...
Et, moi, c'est sûr que, c'est ça, je suis
très proche des équipes qui font le suivi du plan au complet, notamment
celui-là. Alors, à un moment donné, on va avoir une rencontre là-dessus. Il va
y avoir un démarrage de ces travaux-là, possiblement déjà démarrés, d'ailleurs,
et on va voir un peu les orientations qu'on prend, parce qu'il y a une foule de
choses qui pourraient se faire, mais qu'est-ce qu'on va mettre précisément dans
le chapitre en question, parce que tout est à faire. Ça fait que c'est ça, la
beauté, c'est vierge en ce moment. On le crée au complet. Alors, ça va évoluer,
mais avec toujours le même objectif.
• (11 h 50) •
Puis j'ajoute là-dessus qu'il y a aussi
les mesures 8.1 et 8.2 qui sont intéressantes, là. Parce que le député dit :
Il n'y a pas juste les piétons, tu sais, tout le monde, à un moment donné, se
croise. Donc, c'est pour ça qu'on a aussi testé et évalué de nouveaux
aménagements qui pourraient éventuellement être intégrés dans la norme, et là
on parle de... toujours de la... de la norme de la conception routière dans le
tome I, et intégrer des aménagements dans la norme, donc, intégrer aussi
d'autres éléments concernant les aménagements dans la norme, en plus de l'autre
sous-mesure qui porte <spécifiquement sur le...
Mme Guilbault :
...concernant les aménagements dans la norme, en
plus de l'autre sous-mesure qui porte >spécifiquement sur le chapitre piétons.
M. Grandmont : Parfait. Moi,
je pense qu'effectivement c'est un peu aussi aux élus puis au législateur de se
pencher, donc, sur cette question-là. Donc, quand j'entends Mme la ministre
dire : Bien, ce n'est pas à un politicien de donner une orientation que
c'est du 30 km/h ou du 50 km/h, moi, je... j'ai de la misère à être
d'accord avec ça. Je veux dire, on est en train de... on est en train de
discuter, justement, des vitesses qui sont pratiquées, puis c'est une
modification au Code de la sécurité routière qui dit que la vitesse de base au
Québec, c'est 50 km/h. Il y a bien quelqu'un, à un moment donné, dans
l'histoire de l'écriture du Code de la sécurité routière, qui a dit que ça
allait être 50.
Maintenant, ce que nous dit la science,
parce que Mme la ministre y fait référence, bien, c'est qu'on a des chances de
sauver des gens, qu'on... que la vitesse de base en milieu urbanisé soit de 30
ou de 50 km/h. Donc, je... j'ai de la misère à comprendre le raisonnement
qui est derrière ça.
Moi, je repose ma question : Est-ce
que Mme la ministre est intéressée à demander... Je vais lui poser autrement,
là, si elle veut laisser de la latitude à ses experts qui vont travailler sur
la révision du tome I : Est-ce qu'elle peut demander à ses experts
d'étudier spécifiquement la possibilité d'inscrire dans le tome I le... la
vitesse de référence en milieu urbanisé à 30 km/h, leur demander de
l'évaluer? Est-ce que... Est-ce qu'il y aurait un avantage, en faisant le tome
I, à envisager 30 km/h ou à rester à... plutôt que de rester à 50 km/h?
Mme Guilbault :Bien, on va prendre les meilleures décisions le moment
venu, qui seront le fruit des travaux des experts. Mais, encore une fois, je
maintiens que ce n'est pas à un politicien... Tu sais, des fois, je trouve que Québec
solidaire a une manière simpliste de voir les choses. On ne peut pas imposer
une nouvelle vitesse dans toutes les rues du Québec comme ça ici ce matin entre
nous, deux politiciens qui décident que c'est ça qu'on devrait faire. C'est
beaucoup, beaucoup plus complexe que ça. Puis ça a des incidences, là, une rue
qui change de vitesse. Après ça, il y a les aménagements autour. Ça a des
incidences tentaculaires, infinies sur un réseau routier. Juste... juste le
nôtre, c'est 31 000 kilomètres. Alors, ajouter les réseaux
municipaux, c'est... Enfin, c'est simpliste de penser qu'on peut, ce matin,
décider que toutes les rues du Québec vont passer à 30 km/h puis que ça
n'aura pas d'effet majeur un peu partout, là.Alors, ce que je dis,
c'est que les gens experts de cette question-là...
Puis, il a raison, un jour, quelqu'un a
mis la référence à 50 km/h. Est-ce qu'un jour ça va changer? C'est
exactement le genre de travaux qui se déroulent en continu. Tu sais, la
sécurité routière, les... que ce soient les vitesses, le type de technologie
qu'on utilise, que ce soit le type de comportement qu'on sanctionne plus
gravement que d'autres, tout ça est évolutif au fil du temps. Alors, ça comme
le reste, on va le travailler puis on va prendre les meilleures décisions pour
avoir des réseaux toujours plus sécuritaires.
M. Grandmont : Je suis étonné
que Mme la ministre revienne avec... avec un argument à l'effet que je demande
que l'ensemble des villes, les rues du Québec, même en milieu urbanisé, là, soient
à 30 km/h. Peut-être que c'est moi qui me suis mal exprimé hier. Peut-être
que c'est moi qui me suis mal exprimé hier. C'était la fin de la journée. On
est tous fatigués. Mais ce n'est pas ce qu'on demande, là. Ce n'est pas un
30 km/h partout au Québec. C'est que la vitesse de référence pour
construire les routes soit à 30.
Actuellement, la vitesse de référence,
c'est 50, puis on construit des routes... Les rues de base, là, la recette pour
construire une rue est à 50 km/h, ce qui veut dire que ça implique une
certaine largeur, ça implique... C'est des rayons de courbure à l'intersection,
au... à l'intersection, au coin, là, d'un certain rayon, plus grand plutôt que
petit. Ça veut dire aussi des aménagements aussi qui vont avoir un champ... un
champ de vision plutôt ouvert, plus qu'à 30 km/h. À 30 km/h, bien, la
rue va être un petit peu plus étroite.
Actuellement, là, on est à 50, puis il y a
des villes... puis il y a des possibilités de réduire à 30. Ça se fait déjà.
Là, ce qui est demandé par Piétons Québec, et ce que je me permets de ramener
aujourd'hui, puis par Vivre en Ville aussi, ils sont très bons en... sur les
enjeux d'aménagement de la ville pour la rendre sécuritaire, c'est que cette
vitesse de référence là soit 30, ce qui n'empêcherait pas une ville de mettre
une artère, une collectrice à 50, voire 60 km/h si elle juge que c'est
nécessaire. Par contre, dans ces cas-là, elle devrait faire la démonstration
que c'est justifié, d'une part, puis, d'autre part, elle devrait mettre en
place des aménagements particuliers sur cette route qui dérogerait à ce
30 km/h là là où il y a un risque de croiser des piétons, parce que, sur
une artère, une collectrice, on s'imagine qu'il y a toujours des piétons qui
vont circuler là, évidemment. Mais c'est juste de renverser un peu la marche à
suivre.
Là, actuellement, on a un 50 de base. C'est
très difficile d'imposer un 30 km/h parce que les rues de base sont faites
pour rouler à 50, voire un peu plus, parce qu'on connaît le débat sur les
percentiles, 85e percentile. Donc, moi, je demande une dernière fois :
Est-ce que Mme la ministre est prête à <envisager puis à...
M. Grandmont :
...percentile.
Donc, moi, je demande une dernière fois : Est-ce que Mme la ministre est
prête à >envisager puis à donner à son comité qui étudiera le travail...
qui travaillera sur le tome I pour revoir la conception géométrique des rues...
si elle leur demandera d'étudier, de ne pas oublier d'étudier la possibilité
d'avoir des rues... une vitesse de référence de base, pour les rues en milieu
urbanisé, à 30 km/h? Ce n'est pas du mur-à-mur, là. Ça, c'est juste avoir
une première référence. Le premier ingrédient qu'on demande aux gens, c'est de
s'assurer qu'on conçoit des rues comme ça, puis après ça il peut y avoir,
évidemment, dérogation à l'interne, avec toujours la préoccupation qu'on sécurise
les passages piétonniers. Est-ce que Mme la ministre est prête à demander à ses
équipes d'en faire l'évaluation?
Le Président (M. Jacques) : Mme
la ministre.
Mme Guilbault :Bien, on va mener les travaux puis on va prendre les
meilleures décisions possible pour améliorer la sécurité des aménagements,
entre autres en créant un chapitre piétons. Mais il est trop tôt actuellement
pour prédire les fruits du travail.
M. Grandmont : Bien, parce
que, là, je me permets juste de remontrer une dernière fois ce document-là, ce
graphique-là tiré du mémoire de Piétons Québec. Je demande à la ministre de
bien l'enregistrer, de s'y référer quand elle amorcera le travail avec ses
équipes qui travailleront sur la révision du tome I. Ce sera tout. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement à l'article 55? Donc,
est-ce que l'amendement est adopté? Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Des voix : Rejeté.
Des voix : ...
M. Grandmont : Parfait.
Merci. Excellent. Une discussion fructueuse. J'aime ça. C'est parfait.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
L'amendement est rejeté. Mme la... Nous revenons donc à l'article 55.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 55? S'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que l'article 55 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 56.
Mme Guilbault :...revenir à 54, qu'on avait suspendu hier?
Le Président (M. Jacques) : 54.1?
Mme Guilbault :54.1, oui, si les collègues sont d'accord.
Le Président (M. Jacques) : Est-ce
qu'il y a consentement pour revenir à l'article 54.1, à l'amendement
introduisant l'article 54.1? Consentement. Donc, Mme la ministre.
Mme Guilbault :Oui, bien, je l'avais déjà, je pense, présenté. Oui, en
fait, c'est ça, je l'avais lu au complet et je pense que le député de Taschereau
ou Nelligan, mais je pense que c'est Taschereau, qui avait...
Une voix : ...
Mme Guilbault :C'est ça, il voulait évaluer, par rapport à ce que lui avait
comme proposition, si ça se recoupait ou... Bref, je pense que ce serait
peut-être à lui d'intervenir à ce stade-ci.
Le Président (M. Jacques) : Parfait.
M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Bien non. En
fait, faisons la discussion sur le... Tiens, ce serait ma proposition, là. Je
garde toujours... Je pense qu'on avait... on avait envoyé, là, le 54.2, dans le
fond. Effectivement, on poursuivait des objectifs similaires, mais j'ai quand
même quelques questions par rapport à la proposition de Mme la ministre. Cela
dit, je pense que c'est un amendement, quand même, qui allait dans le sens, là.
C'est pour ça que j'avais demandé qu'on puisse l'avoir, le temps de l'étudier.
Donc, c'est ce qu'on a fait, là, dans le courant de la soirée hier et qu'on a...
On prendra le temps d'en discuter ce matin. Mais je le garderais, dans le fond,
puis, au pire, je le retirerais après si, effectivement, j'ai réponse à mes
questions.
Le Président (M. Jacques) : On
peut procéder sur 54.1, sur l'amendement à 54.1, M. le député de Taschereau. Donc,
est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement introduisant
l'article 54.1?
M. Grandmont : Bien oui,
c'est ça, effectivement, moi, j'en ai. Je ne sais pas si...
Une voix : ...
M. Grandmont : Non. OK. Oui,
bien, d'abord, 54.1, donc, on l'a... Oui, c'est ça, je comprends qu'on touche...
Je vais attendre un petit peu.
Des voix : ...
M. Grandmont : Ah! OK, OK. Vous
êtes capable de faire ça. C'est bon. Moi, j'ai bien de la misère.
Donc, 54.1, dans le fond, donc, je
comprends qu'on vient toucher, dans le fond, une des demandes qui était, entre
autres, formulée par Piétons Québec et par les contrôleurs routiers, travailler
sur le principe de prudence. Je me souviens que, du côté, là, bien évidemment,
de Piétons Québec, là, on veut s'assurer, là, d'avoir des comportements qui
sont adéquats sur la route, et, de l'autre côté aussi, il y avait... Je ne l'ai
pas sous la main. Je peux peut-être reprendre ça éventuellement. Puis, les
contrôleurs routiers, je me souviens qu'on manquait d'outils. C'était
l'argument qu'on avait utilisé quand je les avais rencontrés. On ne les a pas
entendus en audience, mais j'avais quand même pris le temps de les rencontrer,
et ce qu'ils me disaient, c'est qu'ils manquaient... ils manquaient d'outils
comparativement à d'autres législations, notamment en Ontario, et qu'on avait,
dans cette législation-là, une... un principe de prudence ou on faisait
référence à la conduite imprudente ou insouciante, ce qui permettrait aux
contrôles routiers, notamment, d'avoir un outil à utiliser quand plusieurs
articles de loi étaient... des manquements à des... différents articles du Code
de la sécurité routière étaient constatés.
• (12 heures) •
Donc, je veux m'assurer qu'on s'en va vraiment
bien vers ça, d'abord, pour ma compréhension <générale...
>
12 h (version révisée)
<19267
M.
Grandmont :
...donc, je veux m'assurer qu'on s'en va vraiment
bien vers ça, d'abord, pour ma compréhension >générale. Donc, j'aimerais
comprendre l'intérêt ou l'intention de la ministre sur cet amendement-là.
Le Président (M. Jacques) : Mme
la ministre.
Mme Guilbault :Oui, bien, l'intention, je pense que je l'avais expliquée
hier, mais l'article 327... Je ne sais pas si on l'a pas loin. Il doit
être ici quelque part, là. Mais l'article 327 de... du CSR, c'est ça, donc :
«Toute vitesse ou toute action susceptible de mettre en péril la vie ou la
sécurité des personnes ou la propriété est prohibée.» Donc, pour qu'une action
contrevienne à 327, par nature, donc, c'est une action grave, là, quand on
parle de «susceptible de mettre en péril la vie ou la sécurité des personnes». Alors,
dans l'objectif... Puis, encore une fois, tu sais, c'est en filigrane de tout
le plan d'action de cibler des clientèles plus vulnérables, puis aussi, juste
plus globalement, d'améliorer la sécurité, puis de sanctionner des
comportements graves, là, à divers degrés de gravité, mais relativement graves
qui peuvent compromettre la sécurité. Et c'est aussi une demande qui avait été
partagée, minimalement, par Piétons Québec, la fédération des contrôleurs
routiers, l'AQEI et les signaleurs routiers, peut-être d'autres aussi, là, mais
ça, c'est ceux que... dont je me rappelle... dont on se rappelle spontanément.
Mais, bref, alors, on ajoute la suspension
du permis. Puis là il y a différentes modalités, là. Donc, on a le détail ici.
Alors, un conducteur... Tu sais, on a un sept jours dans un... Pour quelqu'un
qui aurait déjà eu une suspension dans les 10 dernières années, bien, c'est
porté à 30 jours. Quand on... le conducteur n'est pas titulaire d'un
permis ou est titulaire d'un permis délivré par une autre autorité
administrative, ça s'applique. Le conducteur d'un véhicule routier dont le
permis... droit d'obtenir un permis est suspendu pour une période de 30 jours
peut obtenir la levée de cette suspension. Bon, enfin, ça, c'est le reste des
modalités. Mais tout ça pour dire que ça prévoit des suspensions en plus des
autres sanctions qui sont prévues. Ça fait que ça envoie le signal que c'est
déjà considéré grave, mais donc ça va générer encore plus de conséquences
négatives de contrevenir à 327.
M. Grandmont : Oui. Merci.
Donc, je pense qu'on n'est quand même pas trop loin... Oups! Pardon. Donc, je
comprends qu'on n'est pas trop loin.
J'ai encore quelques questions. On réfère
à l'article 61 là-dedans, de mémoire, là, je ne l'ai pas sous les yeux, je
peux peut-être le chercher... 61, oui, c'est ça : «La Société délivre [tous]
les permis suivants autorisant la conduite de véhicules routiers : [...]permis
d'apprenti-conducteur, [...]permis probatoire, [...]permis de conduire [...]permis
restreint.
«Le titulaire d'un permis n'est tenu de
produire celui-ci qu'à la demande d'un agent de la paix ou de la Société et à
des fins de sécurité routière uniquement.»
Donc, on comprend qu'on vise, à travers,
bien, l'amendement qui est amené... on vise tous les... tous les types de
permis... Donc, est-ce qu'on couvre tous les types de permis? Est-ce qu'on
couvre toutes les classes puis toutes les... je dirais, les sous-classes, là, c'est-à-dire
permis probatoire, permis temporaire, permis régulier, avec cet article-là?
Mme Guilbault :Oui.
M. Grandmont : OK. Parfait.
Donc, on couvre tout le monde. Est-ce qu'on couvre également... Est-ce qu'il y
a des exclusions pour 327? Tu sais, on a fait référence, là, dans les articles
passés, à certains... les conducteurs de dépanneuse — quoique, dans
ce cas-là, je ne pense pas que ça s'appliquerait — mais après ça les
corps policiers, les agents de la paix, les services ambulanciers. Est-ce que
ces... Est-ce qu'on... Est-ce que ces... je ne sais pas comment les nommer,
mais ces corps de métier là seraient exclus ou pas de la notion de conduite qui
est susceptible de mettre en péril la vie ou la sécurité des personnes, la
propriété? Là, je réfère à 327, dans le fond, dans ce temps-là, là.
Mme Guilbault :Non, ça s'applique à tous.
M. Grandmont : Donc... OK.
Donc, même, on constaterait qu'un ambulancier conduit... Puis c'est pour ça que
je référais à 327, là, parce que, dans le fond, c'est... on vient ajouter des
suites puis on y réfère. On dit : «Toute vitesse ou toute action
susceptible de mettre en péril la vie ou la sécurité des personnes ou la
propriété est prohibée», donc, aussi les policiers. Un policier qui, même dans
le cadre de ses fonctions, aurait une conduite qui pourrait mettre en péril
pourrait... dans le fond, serait visé par l'amendement qui est amené là. C'est
ça?
Mme Guilbault :Oui, bien, tu sais, les ambulanciers puis même les
policiers, même dans une poursuite policière ou dans un... une ambulance qui
doit se rendre rapidement sur les lieux, sont quand même tenus de respecter la
sécurité au mieux dans les circonstances, mais c'est sûr que, là, après ça, il
y a une question de jugement là-dedans aussi, là. Mais, non, ils ne sont pas
exemptés.
M. Grandmont : Parfait. Excellent.
Oui, puis je comprends tout à fait puis je suis d'accord, effectivement, qu'il
peut y avoir des circonstances particulières à l'intérieur desquelles on peut,
des fois, cadrer l'analyse d'un manquement à ce niveau-là. Donc, <parfait.
Ça, c'est bien aussi...
M. Grandmont :
...
fois, cadrer l'analyse d'un manquement à ce niveau-là. Donc, >parfait.
Ça, c'est bien aussi.
Selon les professionnels, est-ce que... En
fait, selon vos professionnels, est-ce qu'on pense que ça pourrait réduire le
recours à 327, considérant que ça pourrait augmenter le nombre de constats...
en fait, le nombre de... En fait, je vais reprendre ma question : Est-ce
que ça pourrait mener à une réduction des constats octroyés en vertu de 327,
puisque la peine, dans le fond, est plus grave?
Mme Guilbault :Bien, c'est sûr qu'en ajoutant de la sévérité aux
conséquences d'un geste on espère toujours que ce soit dissuasif. C'est
l'objectif.
M. Grandmont : La question,
ce n'est pas celle-là, c'est : Est-ce qu'on pense qu'on pourrait avoir une
réticence à utiliser 327, considérant que la peine est dorénavant plus grande,
ou on pense que ça va être utilisé davantage puis ça devient comme un peu ce que
les contrôleurs routiers voulaient, en fait? Là, je comprends que c'est une
réponse à ça, mais il y a certains professionnels qui invoquent ça, en fait,
comme risque, c'est qu'on commence à moins l'utiliser parce que la peine est
plus grande, finalement. On vient renforcer 327, dans le fond. Je le mentionne,
parce que c'est une question qui est quand même assez récurrente puis qui est
venue, par le passé, bloquer le débat, justement, sur le renforcement de 327,
du principe de prudence, là.
Mme Guilbault :Non, c'est ça, mais on a consulté plusieurs partenaires,
notamment les policiers, dans le cadre du plan puis dans le cadre du projet de
loi, et ils sont à l'aise avec la mesure.
M. Grandmont : Excellent.
Moi, ça répond à ma question. Je ne sais pas si mon collègue de Nelligan a
d'autres questions qui pourraient nous apporter un éclairage différent. Non?
Parfait. Parce que, là, moi, je vais être d'accord avec cet amendement-là puis
je vais retirer celui qu'on avait proposé pour la suite. Ça répond à nos... aux
objectifs qu'on poursuivait.
Le Président (M. Jacques) : De
mémoire, le 327.2 n'avait pas été déposé. Il avait juste été transmis à la
commission. Donc...
M. Grandmont : ...
Le Président (M. Jacques) : Exact.
Donc, est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement introduisant
l'article 54.1? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article introduisant l'article 54.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Merci. Donc, nous passons maintenant à l'article 56. Mme la ministre.
Mme Guilbault :Oui. Article 56 : L'article 329 de ce code
est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier
alinéa, de «4°» par «4.1°»;
2° par la suppression du quatrième alinéa.
En commentaire : L'article 56 du
projet de loi modifie l'article 329 du Code de la sécurité routière à des
fins de concordance afin de tenir compte de la modification apportée par
l'article 55 du projet de loi à l'article 328 du CSR, de la
modification apportée par l'article 53 du projet de loi, qui introduit
l'article 300.1 au CSR, qui reprend la règle prévue par le quatrième
alinéa de l'article 329 qui est ici supprimé. C'est donc de la
concordance.
Le Président (M. Jacques) : Est-ce
qu'il y a des interventions sur l'article 56? Donc, s'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 56 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 57.
Mme Guilbault :57. L'article 329.1 de ce code est remplacé par le
suivant :
«329.1. Dans une zone scolaire, la
personne responsable de l'entretien d'un chemin public doit installer une
signalisation indiquant la limite de vitesse prévue au paragraphe 4.1° du
premier alinéa de l'article 328.
«Elle peut, dans le respect des conditions
prescrites par un règlement du gouvernement, fixer une limite de vitesse
différente de celle prévue au paragraphe 4.1° du premier alinéa de l'article 328.»
En commentaire : L'article 57 du
projet de loi remplace l'article 329.1 du Code de la sécurité routière
afin d'obliger la personne responsable de l'entretien d'un chemin public à
installer une signalisation indiquant la limite de vitesse de 30 km/h dans
une zone scolaire.
Cet article permet également à la personne
responsable de l'entretien d'un chemin public de fixer une limite de vitesse
différente dans le respect des conditions prévues dans un règlement du
gouvernement.
Donc, ça fait suite à la modification des
zones scolaires à 30.
Le Président (M. Jacques) : Est-ce
qu'il y a des interventions à l'article 57? S'il n'y a pas d'intervention,
est-ce que l'article 57 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 58, Mme la ministre, et je crois que vous avez un amendement aussi.
Mme Guilbault :Tout à fait. 58. Ce code est modifié par l'insertion, après
l'article 359, du suivant :
«359.0.1. Le conducteur d'un véhicule
routier ou un cycliste doit immobiliser son véhicule à au moins 5 mètres
d'une barrière de contrôle de la circulation lorsqu'il fait face au feu rouge
qu'elle affiche. Il ne peut poursuivre sa route que lorsque le feu jaune
clignotant est activé et que la barrière est levée; il doit circuler à une
vitesse raisonnable et prudente.
«Une telle barrière est contrôlée à
distance par un signaleur chargé de diriger la circulation lors de travaux,
d'événements exceptionnels, d'épreuves ou de compétitions sportives.»
• (12 h 10) •
En commentaire : L'article 58 du
projet de loi introduit l'article 359.0.1 au Code de la sécurité routière
afin <d'encadrer le...
Mme Guilbault :
... 58 du projet de loi introduit
l'article 359.0.1 au Code de la sécurité routière afin >d'encadrer
le comportement du conducteur d'un véhicule routier et du cycliste face à une
barrière de contrôle de la circulation.
Le Président (M. Jacques) :
Merci...
Mme Guilbault :Et, en guise, peut-être, d'information additionnelle, l'amende
applicable en cas d'infraction à ce nouvel article là serait de 200 $ à
400 $ dans le cas du conducteur d'un véhicule routier et de 80 $ à
100 $ dans le cas d'un cycliste.
Le Président (M. Jacques) : Maintenant,
l'amendement.
Mme Guilbault :Ah bon! Bien, voyez, il y a un amendement. Je pense que,
peut-être, ce n'est plus les mêmes montants, ou je ne sais pas, là.
Enfin, je vais lire l'amendement. Parfait.
Article 58 : Remplacer le deuxième alinéa de l'article 359.0.1
du Code de la sécurité routière, proposé par l'article 58 du projet de
loi, par le suivant :
«Est une barrière de contrôle de la
circulation une barrière contrôlée à distance par un signaleur chargé de
diriger la circulation lors de travaux, d'événements exceptionnels, d'épreuves
ou de compétitions sportives. Elle est munie d'un feu rouge et d'un feu jaune.»
En commentaire : Il est proposé de
modifier l'article 58 du projet de loi afin de clarifier la définition
d'une barrière de contrôle de la circulation pour en faciliter
l'interprétation. Il n'y a pas de lien avec les amendes.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement à l'article 58? M. le
député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Je veux
juste comprendre, en fait, c'est quoi exactement, comme type de barrière, là. Je
n'arrive pas à me le figurer.
Mme Guilbault :Pardon?
M. Grandmont : Le type...
Pardon, excusez-moi.
Le Président (M. Jacques) : Peut-être,
le micro, là, le pousser vers...
M. Grandmont : Non, non, je
pense qu'il est correct. C'est moi qui étais mal orienté.
Le Président (M. Jacques) : OK.
Excusez.
M. Grandmont : Mais, oui,
c'est ça, ce type de barrière là, en fait, ça consiste en quoi exactement? J'ai
de la misère à me figurer ce que c'est.
Mme Guilbault :Bien, moi, j'ai une image ici, dans mon cahier, mais... J'ai
un dessin ici, sur une feuille. Je ne sais pas si on peut le déposer, ou le
scanner dans le greffe, ou le faire circuler.
M. Grandmont : Peut-être
suspendre puis...
Mme Guilbault :Bien, je peux le faire circuler, moi, autour de la table.
Le Président (M. Jacques) : ...faire
parvenir le document à la commission, là, qu'on puisse le déposer sur Greffier.
Mme Guilbault :C'est ça, c'est un extrait du tome V.
M. Grandmont : On peut
suspendre deux secondes, puis je vais aller voir.
Le Président (M. Jacques) : Nous
allons suspendre quelques instants pour faire cheminer le document.
(Suspension de la séance à 12 h 12)
(Reprise à 12 h 14)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux. Et nous en étions à l'amendement à l'article 58
pour l'explication des barrières, un document qui a circulé à travers les
collègues ici. M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Ah oui! Bien,
on m'a montré l'image. Ça me satisfait. Merci beaucoup, M. le Pésident.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
M. le député de Taschereau. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'amendement à l'article 58? Donc, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce
que l'amendement est adopté? Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Adopté. Nous revenons à l'article 58 amendé. Est-ce qu'il y a des
interventions sur l'article 58 amendé? Donc, s'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 58 amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Mme la ministre, l'article 59.
Mme Guilbault :Merci. Article 59 : L'article 388.1 de ce
code est modifié par l'insertion, à la fin du premier alinéa, de «et que
celle-ci est en cours de facturation».
En commentaire : L'article 59 du
<projet de loi modifie...
Mme Guilbault :
... celle-ci est en cours de facturation».
En commentaire : L'article 59
du >projet de loi modifie l'article 388.1 du Code de la sécurité
routière afin d'ajouter une condition applicable à l'immobilisation d'un
véhicule routier dans un espace réservé à la recharge en énergie. Il faudra
dorénavant que le véhicule soit branché à la borne et que celle-ci soit en
cours de facturation.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Mme Guilbault :Donc, ça, c'est nouveau. Peut-être dire : Ça, c'est
nouveau, mais parce que, justement, les véhicules électriques puis la
multiplicité des bornes, c'est relativement nouveau. Donc, pour éviter que
quelqu'un, si vous me passez l'expression, squatte un stationnement avec une
borne, alors qu'il n'a pas besoin de charger sa voiture. C'est l'évolution.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 59? M.
le député de Nelligan.
M. Derraji : «Celle-ci est en
cours de facturation». Là, quand on parle facturation, ça veut dire que la
recharge est en cours, mais, si la recharge est terminée, et la... et la
voiture continue à s'en... la recharge...
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 12 h 16)
(Reprise à 12 h 20)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux.
Une voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Non,
bien...Bien, on est déjà en ondes. M. le député de Nelligan, vous
pouvez... vous pouvez...
M. Derraji : OK. Bien, merci,
M. le Président. Si c'est un char pas électrique stationné dans une place pour
recharge pour voiture électrique, l'amende, c'est quoi?
Mme Guilbault :C'est la même.
M. Derraji : La même chose.
Une voix : Oui, parce que
l'article dit : Seuls les véhicules hybrides rechargeables et électriques
peuvent se stationner...
M. Derraji : OK. Ce qui est
un peu injuste, parce que, voiture électrique, stationnement électrique, il a
oublié, mais voiture pas électrique dans un stationnement électrique...Hein?
Une voix : ...
M. Derraji : Oui. Je dirais,
en termes d'impact, stationner dans une place pas destinée à une voiture
électrique, elle est plus... je dirais, en termes de sévérité, elle est plus...
Non?
Mme Guilbault :Bien, c'est parce que le bassin de stationnements
électriques est moins grand que le bassin de stationnements réguliers.
M. Derraji : Exact. Donc,
c'est pour cela que le... On ne peut pas mettre au même panier l'erreur,
l'erreur de stationner une voiture non électrique dans une place électrique. Il
devrait être beaucoup plus, je dirais, en...
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à 12 h 22)
12 h 30 (version révisée)
(Reprise à 12 h 35)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux. Et, lors de notre suspension, nous en étions à une
discussion sur l'article 59. Et, suite aux commentaires faits et aux
discussions qu'il y a eu, nous allons suspendre l'article 59, et
maintenant nous poursuivons avec l'introduction de l'article 59.1. Mme la
ministre.
Mme Guilbault :Oui. Merci. Alors, vous avez suspendu 59, M. le Président?
Le Président (M. Jacques) : Exactement.
Mme Guilbault :Parfait. Donc, amendement pour introduire
l'article 59.1 : Insérer, après <l'article 59 du projet de
loi,...
Mme Guilbault :
...donc, amendement pour introduire
l'article 59.1. Insérer, après >l'article 59 du projet de loi,
le suivant :
59.1. L'article 410 de ce code est
modifié par la suppression de «clairement».
En commentaire : Cet amendement
propose de supprimer le terme «clairement» de l'article 410 du Code de la
sécurité routière afin de simplifier la règle de priorité applicable aux piétons
à un passage piétonnier.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions concernant l'introduction
de l'article 59.1? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Merci.
Bien, écoutez, moi, je suis... je suis content et agréablement surpris de voir
cette disposition-là apparaître. On sait que c'est une... c'était une demande,
entre autres, de Piétons Québec, de d'autres organismes aussi encore, et qui...
qui était un irritant, là, qui avait été ajouté, en fait, il y a quelques
années, à la... au Code de la sécurité routière.
Évidemment, quand on parle de principe de
prudence, on en a parlé un peu tantôt dans le 327, ce sont des comportements
dangereux. Pour moi, les... puis pour plusieurs organismes aussi, là, la notion
de comportement dangereux réfère aussi à l'importance de faire attention, c'est-à-dire,
quand on est plus gros, plus lourd, qu'on a une plus grande masse, quand on a
un potentiel de vitesse plus grand, bien, il y a une... on doit appliquer le
principe de prudence dans la notion de faire attention aux plus vulnérables,
aux plus petits que soi.
Et cet article-là, là, qui demande aux
automobilistes de s'arrêter à un passage piétonnier entre deux intersections,
donc, les passages piétonniers qui sont... qui sont de couleur jaune, bien là,
on vient dire, dans le fond : Bien, l'automobiliste doit prendre pour
acquis que, s'il voit un piéton vis-à-vis cette traverse piétonne là, bien, il
doit lui-même faire attention. Il doit ralentir et il doit prévoir que le
piéton pourrait vouloir traverser. Moi, c'est quelque chose que je trouve
toujours intéressant, quelque chose dans lequel j'ai toujours cru qu'on était
capables, nous aussi, Québécois, de faire attention. On dit souvent qu'on
s'étonne, quand on va en Ontario, dans les provinces canadiennes, dans les...
dans les provinces... dans les États du nord-est des États-Unis, combien c'est
un comportement qui est facile et respecté par les automobilistes. Et moi, je
me... je me réjouis toujours aussi de voir que les automobilistes québécois qui
sont en voyage dans ces coins-là le font aussi.
Donc, on est capables, nous aussi, de le
faire. Il s'agit juste d'envoyer le bon signal. Et, avec le «clairement», bien,
on laissait une espèce de doute, en fait, là, de... On donnait une
responsabilité supplémentaire aux piétons, et ça avait amené à certaines
dérives. On a vu, au Québec... Je ne nommerai pas la ville, là, mais on a vu
des traverses piétonnes où on accrochait... il y avait des paniers avec des
petits drapeaux. Et donc, pour être sûrs que le piéton montrait bien qu'il
était... qu'il avait l'intention de traverser l'intersection ou, en fait, la
traverse piétonne, on demandait au piéton d'agiter un petit drapeau pour signifier
son intérêt à traverser, son intention de traverser. On était loin de l'Ontario
puis des États du nord-est, là. C'était un peu... En tout cas, moi, ça m'a un
peu... Puis c'est... ça découlait directement de cet article-là, là, de cette
disposition-là.
Donc, moi, je suis content de voir qu'on
vient enlever cette notion-là. Dorénavant, le signal, puis ça doit être
interprété comme ça aussi par les corps policiers : Quand il y a un piéton
qui est vis-à-vis ou qui est en approche d'une traverse piétonne jaune, bien,
l'automobiliste devra être vigilant, devra prévoir que c'est pour,
éventuellement, traverser et devra donc s'arrêter pour laisser passer le piéton,
qui est dans son droit de prendre cette traverse-là. Il a priorité. C'est ce
que dit l'article 410.
Donc, moi, je suis très content de voir
cet amendement-là amené par Mme la ministre. Et on aura aussi un autre... On
voudrait introduire un autre amendement par la suite qui va être, en fait, en
concordance avec ce que Mme la ministre propose.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
M. le député de Taschereau. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'amendement introduisant l'article 59.1? Donc, s'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'amendement introduisant l'article 59.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
M. le député de Taschereau, l'article introduisant l'article 59.2.
M. Grandmont : Exactement.
Merci beaucoup, M. le Président. Donc, ça va dans le même sens. Si on se
réfère, là, au mémoire de la page... mémoire de Piétons Québec, à sa
page 11, donc, ils demandaient, comme Mme la ministre l'a proposé, de
retirer le mot «clairement» de l'article 410 du Code de la sécurité
routière et, dans la même veine, proposent que l'article 446 du Code de la
sécurité routière soit abrogé. De la même manière, il ne respecte pas l'esprit
du principe de prudence dont j'ai discuté tout à l'heure. L'article 446,
comme je le disais... Ah! il faudrait que je le lise, hein? Pardon.
• (12 h 40) •
446, donc, l'article 446 est... de ce
code est abrogé.
«446. À un passage pour piétons qui n'est
pas situé à une intersection réglementée par des feux de circulation, un piéton
doit, avant de s'y engager, s'assurer qu'il peut le faire sans risque.»
Donc, encore une fois, on revient à la
notion de principe de prudence. Quand un piéton se présente devant une traverse
piétonne jaune, là, entre deux intersections, où il n'y a pas de feu de
circulation, bien, c'est à l'automobiliste à faire attention, à prévoir que <l'automobiliste...
M. Grandmont :
...à
faire attention, à prévoir que >l'automobiliste... que le piéton
pourrait vouloir s'y engager, et donc de ralentir et de céder le passage.
Donc, «Piétons Québec — je me
permets de lire ce qu'il y a d'écrit — est d'avis que cet article
vient diminuer l'obligation de céder le passage aux piétons imposée par
l'article 410 du Code de la sécurité routière. En ce sens, nous
considérons que le Québec devrait suivre les autres provinces canadiennes, qui
établissent clairement la responsabilité des conducteurs de s'assurer de céder
le passage aux piétons, en retirant l'article 446.»
Le Président (M. Jacques) : ...M.
le député. Mme la ministre.
Mme Guilbault :Oui. Je veux juste prendre le temps de regarder.
Des
voix : ...
Mme Guilbault :Bien, ce qu'on me dit, c'est qu'on comprend que de... L'esprit
va un peu dans le sens de ce qu'on a déposé précédemment, mais, en même temps,
il faut trouver aussi l'équilibre entre le fait de mettre une certaine
responsabilité sur le conducteur puis les... bien, le conducteur, en fait, qui
va passer, mais je pense que c'est important aussi, puis même dans le principe
de prudence, que le piéton, quand même, prenne le temps de... minimalement, de
s'assurer que la situation est sécuritaire pour traverser, tu sais, de regarder
des deux côtés de la rue. C'est une des premières choses qu'on enseigne à nos
enfants. Alors, moi, je pense que c'est sain de garder l'article 446, mais
c'est sain aussi de transférer quand même une partie du fardeau par
l'amendement qu'on a apporté précédemment.
Le Président (M. Jacques) : Député
de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. J'ai... j'étais
déjà sur cet enjeu-là, là, quand on avait discuté de... quand on a révisé, en
2017, puis adopté, en... ce n'est pas... non, non, c'est ça, 2017, je pense, en
tout cas, quand il y avait eu les consultations, là, sur la révision du Code de
la sécurité routière, puis c'est exactement ce genre d'argument là qui était
amené, là, trouver l'équilibre entre les responsabilités de tout un chacun, puis
ça avait mené, finalement, à l'utilisation du mot «clairement» dans
l'article 410. C'était exactement ça. Là, on fait un petit peu les
choses... C'est comme si on faisait la moitié du chemin. C'est comme si on
faisait juste la moitié du chemin sur le respect des traverses piétonnes.
Vous savez, Mme la ministre, les policiers
ne peuvent pas être partout. Évidemment, on en a un certain nombre, puis ils ne
peuvent pas surveiller toutes les traverses piétonnes au Québec.
Éventuellement, on aura des radars ou, en fait, des appareils de contrôle
automatisés qui viendront peut-être aussi surveiller ces... contrôler le
respect de ces aménagements piétons, mais, encore une fois, il n'y aura pas des
ACA partout sur tout le territoire du Québec.
Imaginons qu'une personne ou qu'un jeune,
peu importe, une personne aînée, une personne en situation de handicap se
présente à une intersection. Évidemment, il n'y a personne qui va se lancer les
yeux fermés dans une... sur une traverse piétonne. Ça ne va jamais arriver. La
plupart... Les gens, généralement, regardent, effectivement. Mais c'est surtout
que, si un feu piéton n'est pas respecté... Comme je le dis, on ne peut pas
avoir de la surveillance partout, même par des appareils de contrôle
automatisés ou encore par les services policiers. Imaginons qu'une personne se
présente, donc, à un feu... à une traverse piétonne et que cette traverse-là n'est
pas respectée. Donc, la personne ne traversera jamais. C'est ce que ça dit, en
fait, 446. Il n'y a personne qui va le faire au dépit... aux dépens de sa
sécurité.
Encore une fois, 446, il vient amoindrir
ou diminuer le respect du principe de prudence sur... qu'on vient justement,
là, de travailler sur 410 précédemment. C'est juste la suite logique de la
modification qu'on a faite précédemment sur 410 et c'est, encore une fois, pour
s'assurer qu'au Québec, dorénavant, les traverses piétonnes peintes en jaune
entre deux intersections contrôlées par des feux de circulation, notamment,
bien, va... vont être respectées par les automobilistes.
Encore une fois, comme je dis, on ne peut
pas être partout. On ne peut pas tout voir. Moi, j'ai une grande crainte que,
si on laisse 446, il y a bien des chances qu'on continue comme c'était avant,
qu'il y ait des automobilistes qui ne respecteront pas les feux de
circulation... pas des feux de circulation, pardon, les traverses piétonnes, et
qu'on a des piétons qui vont laisser passer, et laisser passer, et laisser
passer.
Le Président (M. Jacques) : Mme
la ministre.
Mme Guilbault :
Oui, bien, la même réponse que tout à l'heure, là, pour moi, il y a une <recherche
d'équilibre...
Le Président (M. Jacques) :
...Mme
la ministre.
Mme Guilbault :
Oui, bien, la même réponse que tout à l'heure, là, pour
moi, il y a une >recherche d'équilibre. Alors, moi, je ne trouve pas
qu'on fait la moitié du chemin, dans le sens où le député nous dit que ça avait
amené le terme «clairement», à l'époque, qui allait un peu à l'encontre de ce
qu'il plaidait, et là on l'a retiré. Donc, au contraire, je trouve que... S'il
dit qu'on a fait la moitié du chemin, en général, quand on a deux positions qui
sont différentes, celle du milieu, entre les deux, peut être qualifiée de
compromis.
M. Grandmont : Bien, la
recherche de la meilleure solution, ce n'est pas toujours d'avoir un compromis.
L'objectif, c'est d'éviter qu'il y ait des morts et des blessés graves sur la
route. Moi, je ne me satisfais pas de réduire le bilan, de le couper en deux. Mon
objectif, c'est zéro. Puis même Mme la ministre s'inspire de la Vision Zéro. Ça
ne dit pas : Vision réduire de moitié les accidents graves ou mortels sur
les routes. Donc, moi, pour moi, un compromis, ce n'est pas suffisant.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a... Mme la ministre.
Mme Guilbault :Non, bien, je n'ai rien à ajouter. C'est la même réponse
que tout à l'heure.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions concernant l'article... l'amendement
introduisant l'article 59.2? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention,
est-ce que l'amendement introduisant l'article 59.2 est adopté?
Des voix : Adopté.
Des voix : Rejeté.
Le Président (M. Jacques) : Rejeté.
Mme la ministre, article 60.
Mme Guilbault :Oui. Article 60 : L'article 506 de ce code
est modifié par le remplacement de «, 381 à 385» par «ou 381 à 385, au
paragraphe 9° de l'article 386».
En commentaire : L'article 60 du
projet de loi modifie l'article 506 du Code de la sécurité routière pour
fixer de 60 $ à 120 $ l'amende pouvant être imposée à quiconque
immobilise un véhicule routier dans un endroit où le stationnement est interdit
par une signalisation.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions concernant l'article 60? Donc, M. le
député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, bien, juste
pour comprendre, en fait, ça s'applique... ça s'applique à tout endroit. En
fait, dans le fond, on fait passer l'amende pour tout type de stationnement
illégal, dans le fond.
Mme Guilbault :Oui, bien, en fait, l'objectif, c'est que cet article-là...
Actuellement, au CSR, l'article 509 prévoit une amende de 100 $ à
200 $, mais l'application de l'article avait été suspendue par un arrêté
ministériel qui, lui, prévoyait une amende de 30 $ à 60 $. Alors là,
ça a été réévalué. Donc là, on vient... on vient, en fait, enlever l'article,
qui, de toute façon, était... avait été suspendu, puis on a choisi une amende
de 60 $ à 120 $, qui est, en quelque sorte, encore une fois, un
compromis ou un intermédiaire entre l'article d'origine, de 100 $ à
200 $, et l'arrêté, qui était de 30 $ à 60 $.
M. Grandmont : Là, vous avez
fait référence à 509. Est-ce que ce n'est pas plutôt à 506?
Mme Guilbault :Ah oui! 506. Bien, en fait, oui, c'est ça, exact. Je pense
qu'il y a une coquille dans mon texte.
M. Grandmont : OK. Mais là,
dans 506, c'était déjà 60 $ à 120 $ dans le Code de la sécurité, là.
Mme Guilbault :Mon collègue va venir clarifier, là, parce que...
Le Président (M. Jacques) : Est-ce
qu'il y a consentement pour entendre M. Scott?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Jacques) : Donc,
M. Scott, veuillez vous nommer et nommer votre titre, s'il vous plaît.
M. Scott (Jean-François) : Oui.
Bonjour. Jean-François Scott, conseiller en réglementation et politiques de
sécurité des transports au MTMD.
Donc, la question, c'est par rapport à
506, 509, les amendes... qui est différent, si je comprends bien. En fait,
c'est que 506 prévoit déjà plusieurs règles pour lesquelles une infraction
entraîne une amende de 60 $ à 120 $. 509, quant à lui, c'est d'autres
règles. L'infraction entraîne une amende, justement, de 100 $ à
200 $.
• (12 h 50) •
Donc, ce qu'on fait ici, c'est un... c'est
un déplacement, si on veut. 386, qui prévoit plusieurs règles d'immobilisation
des véhicules, par exemple, interdiction de s'immobiliser sur, je vais dire, un
pont, dans un tunnel, à moins de trois mètres d'une borne fontaine, c'est
100 $ l'amende. Mais, pour le cas ici, lorsqu'on se stationne à un endroit
où il y a un panneau «interdiction de se stationner», ça, c'est... ce serait
60 $ à 120 $. Parce que, pour les autres cas, c'est des immobilisations
qui peuvent entraîner des enjeux de sécurité, s'immobiliser, par exemple, sur
l'autoroute ou un <pont, mais, devant un panneau...
M. Scott (Jean-François) :
...s'immobiliser,
par exemple, sur l'autoroute ou un >pont, mais, devant un panneau
«interdiction de se stationner», ce n'est pas le même enjeu. Donc, on propose
une amende inférieure.
M. Grandmont : 386, auquel
vous faites référence, là, j'y suis, là, est-ce que c'est dans celui-là qu'on
interdit de stationner à moins de cinq mètres d'un... d'une traverse piétonne
ou encore de... voyons...
M. Scott (Jean-François) : L'intersection,
oui.
M. Grandmont : ...de
l'intersection — de l'intersection, oui, c'est ça, exactement — c'est
dans celui-là aussi?
M. Scott (Jean-François) : Tout
à fait. Et ça, c'est... ça entraîne une amende de 100 $ à 200 $. Comme
j'ai dit, donc, tous les cas de figure à 386, 100 $, sauf celui-ci,
c'est 60 $ à 120 $.
M. Grandmont : OK. Puis le
stationnement à moins de cinq mètres d'une intersection, là, comment il est
calculé? Je m'excuse, je rentre un peu... technique, là, mais est-ce que c'est
au... à la pointe de convergence des deux... des deux droites ou si c'est au
milieu de l'intersection? Comment c'est calculé?
M. Scott (Jean-François) : Ce
n'est pas prévu explicitement dans la loi, donc, mais une intersection, c'est
le croisement de deux chaussées.
M. Grandmont : Donc, c'est à
la... Dans le fond, le calcul se fait sur la base du calcul, en fait, de la
municipalité qui décide de l'appliquer, là... qui va l'appliquer, en fait,
parce qu'elle a l'obligation de l'appliquer.
M. Scott (Jean-François) : Oui.
Puis il y a déjà eu des décisions des tribunaux qui venaient expliquer un peu
plus précisément, mais ce n'est pas spécifiquement dans la loi, là. Ça ne va
pas jusque-là.
M. Grandmont : OK. Parfait.
Merci.
Le Président (M. Jacques) : M.
le député de Nelligan.
M. Derraji : J'ai juste une
question. Quand vous dites de fixer de 60 $ à 120 $, est-ce que l'amende,
dorénavant, c'est 120 $ ou ça reste 60 $ pour des cas et 120 $
pour d'autres cas? Si c'est le cas, pour quels cas?
M. Scott (Jean-François) : En
fait, au CSR, c'est prévu de cette façon-là. C'est toujours une fourchette
d'amendes. Donc, c'est l'amende minimale, normalement, qui est appliquée
d'office par les agents de la paix. Il y a une marge de manœuvre, oui, mais
c'est... Pour toutes les infractions au CSR, il y a une... c'est une fourchette
d'amendes. Même 324, qu'on parlait tout à l'heure, la conduite dangereuse, si
je peux résumer ça comme ça, c'est de 1 000 $ à, de mémoire, 3 000 $.
Donc, c'est la même chose pour les autres cas d'immobilisation interdite, 100 $
à 200 $, donc, ici, 60 $ à 120 $, mais, de base, c'est l'amende,
c'est-à-dire, de base qui s'applique de facto, là. À moins d'enjeu majeur,
c'est vraiment l'amende minimale qui s'applique.
M. Derraji : Les 60 $ et
non pas les 120 $.
M. Scott (Jean-François) : Oui,
exact.
M. Derraji : OK.
Le Président (M. Jacques) : M
le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Si vous
permettez, juste préciser un peu votre pensée juste sur le... Les cas de force
majeure, ça peut ressembler à quoi?
M. Scott (Jean-François) : Cas
de...
M. Grandmont : Les cas de
force majeure. Parce qu'on a une fourchette de 60 $ à 120 $. Généralement,
c'est 60 $, le plus bas, qui est appliqué. Donc, les cas de force majeure...
Vous dites : 120 $, c'est juste pour les cas de force majeure. Ça
pourrait ressembler à quoi? Est-ce que c'est ... est-ce que c'est réellement
appliqué de temps en temps quand même? Parce que, si on se donne la peine
d'avoir des fourchettes, je me demande à quoi ça sert, finalement.
M. Scott (Jean-François) : Je
ne pourrais pas dire à quel point ou dans... les statistiques, par exemple,
dans quelles circonstances c'est appliqué. Le pouvoir est là. Après, c'est
selon la discrétion du policier. Mais ce que nous, on retient de nos
discussions avec le milieu policier et les autres intervenants, c'est que c'est
l'amende de base, normalement, qui est appliquée là, oui.
M. Grandmont : OK.
Le Président (M. Jacques) : M.
le député de Nelligan.
M. Derraji : Oui, si vous le
dites, mais, demain, ce n'est pas l'amende de base qui est appliquée, et on
constate que des 120 $... Là, on vient d'entendre publiquement que c'est
le minimum, à savoir 60 $. Je ne veux pas refaire le débat, parce que
c'est toujours une fourchette, mais c'est le pouvoir arbitraire un peu. Est-ce
que moi, en tant que citoyen, je me ramasse à payer 120 $ parce que le
policier a pensé que je mérite 120 $, l'autre, il se ramasse à payer
60 $? Dans ce cas, c'est quoi?
M. Scott (Jean-François) : Je
pense que c'est une question de cohérence puis c'est du cas par cas.
Évidemment, le cas typique, c'est l'amende de base. Maintenant, si un agent de
la paix impose une amende plus élevée, il doit être en mesure de déterminer
pourquoi et qu'est-ce qui a justifié son choix. À partir de là, la loi ne peut
pas prévoir ce niveau-là.
M. Derraji : OK. Je me
mets... je me mets dans la peau de quelqu'un qui veut challenger la décision. Il
se ramasse avec 120 $. C'est quoi, son recours?
M. Scott (Jean-François) : Je
ne pourrais pas dire précisément, mais c'est de... comme dans toute infraction,
probablement, de plaider non coupable, d'aller faire valoir ses arguments, mais
je ne pourrais pas m'avancer dans le cas par cas.
M. Derraji : Oui, exact, mais
on est d'accord qu'il y a beaucoup d'arbitraire dans... Et ce n'est pas la
première fois, parce que j'ai vu beaucoup de fourchettes, et il y en a pas mal :
50 $ à 100 $, 100 $ à 200 $, 200 $ à 400 $.
M. Scott (Jean-François) : Oui,
mais, honnêtement, comme je le disais, je ne crois pas... je ne peux pas avoir
de statistique officielle, mais je ne crois pas que ce soit très souvent appliqué,
une amende différente de l'amende minimale.
M. Derraji : Donc, vous êtes
sûr que c'est toujours l'amende minimale. Ça veut dire les 60 $. Dans ce
cas, on parle de 60 $.
M. Scott (Jean-François) : La
règle de base, je peux <dire que oui. Si je peux être sûr à 100 %...
M. Scott (Jean-François) :
...la
règle de base, je peux >dire que oui. Si je peux être sûr à 100 %? Non.
M. Derraji : En général, on
met une amende, c'est pour dissuader les gens de ne pas stationner la voiture.
Si c'est fixé entre 60 $... Moi, j'ai cru que c'est... au début, j'ai lu
vite, c'est qu'au lieu de 60 $ c'est 120 $.
M. Scott (Jean-François) : Excusez-moi,
j'ai...
M. Derraji : Non, non, non,
ce n'est pas grave.
M. Scott (Jean-François) : Pouvez-vous
répéter la question, s'il vous plaît?
M. Derraji : Oui. Ce que je
disais, c'est que le risque de dissuader les gens de ne pas stationner dans un
endroit où c'est interdit par une signalisation... Le message que vous voulez
envoyer, c'est plus une amende beaucoup plus salée, à savoir 120 $, mais là
vous laissez la... vous laissez quand même une fenêtre ou un intervalle entre
60 $ et 120 $, et c'est à la discrétion de l'agent de paix.
M. Scott (Jean-François) : Oui.
Comme pour les autres cas d'immobilisation, c'est 100 $ à 200 $, donc,
oui.
M. Derraji : OK.
Le Président (M. Jacques) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 60? Donc,
s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 60 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) :
Adopté. Article 61.
Mme Guilbault :Oui. Merci. Article 61 : L'article 509 de ce
code est modifié :
1° par la suppression de «335,»;
2° par le remplacement de «, 372 à 376,
386, 388.1, 391 ou 407, à l'un des articles» par «ou 372 à 376, à l'un des
paragraphes 1° à 8° de l'article 386 ou à l'un des articles 388.1,
391, 407,»;
3° par le remplacement de «349, 350,
358.1, 359, 359.1, 360, 361, 362 à 364, 367 à 371, 402, 404, 405, 408 à» par
«361,»;
4° par le remplacement de «, 479 ou 496.6»
par «ou 479».
En commentaire : Cette modification
vise à supprimer de l'article 509 du Code de la sécurité routière les
références à certaines infractions en lien avec un comportement non sécuritaire
d'un conducteur de véhicule routier, notamment envers un piéton ou un cycliste.
Ces infractions sont reportées à l'article 510 du CSR afin de hausser le
niveau d'amende. L'amende de 100 $ à 200 $ à l'égard de ces
infractions passera à 200 $ à 300 $.
L'article 61 du projet de loi propose
également une modification de concordance pour tenir compte de la modification
proposée par l'article 60 du projet de loi concernant l'amende applicable
à une contravention au paragraphe 9° de l'article 386 du CSR.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 61?
Donc, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 61 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Mme la ministre, article 62. Et je crois aussi que vous avez un
amendement.
Mme Guilbault :Oui. Article 62 : Ce code est modifié par l'insertion,
après l'article 59.3, du suivant :
«509.4. Le conducteur d'un véhicule
routier qui contrevient à l'article 359.0.1 commet une infraction et est
passible d'une amende de 200 $ à 400 $.»
En commentaire : L'article 62 du
projet de loi introduit l'article 509.4 au Code de la sécurité routière
afin de fixer de 200 $ à 400 $ l'amende pouvant être imposée au conducteur
d'un véhicule routier qui contrevient aux règles applicables aux barrières de
contrôle de la circulation prévues à l'article 359.0.1 du CSR, introduit
par l'article 58 du projet de loi.
Et mon amendement : Remplacer, dans
l'article 509.4 du Code de la sécurité routière, proposé par
l'article 62 du projet de loi, «200 $ à 400 $» par «300 $ à
600 $».
Commentaire : Il est proposé de
modifier l'article 509.4 du Code de la sécurité routière, proposé par
l'article 62 du projet de loi, afin d'augmenter à 300 $ à 600 $
l'amende pouvant être imposée au conducteur d'un véhicule routier qui
contrevient aux règles applicables aux barrières de contrôle de la circulation
prévues à l'article 359.0.1 du CSR, proposé par l'article 58 du
projet de loi.
L'amendement s'inscrit en cohérence avec
la modification proposée à l'article 314.2 du CSR, proposé par
l'article 53.1 du projet de loi, laquelle vise à hausser dans la même
mesure le montant de l'amende lorsqu'un conducteur de véhicule routier n'obéit
pas aux ordres et aux signaux d'un agent de la paix, d'un brigadier scolaire ou
d'un signaleur routier chargé de diriger la circulation, notamment lors de
travaux.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre.
Et, compte tenu... compte tenu de l'heure,
nous suspendons nos travaux jusqu'à 14 heures, et nous reprendrons avec M.
le député de Taschereau.
(Suspension de la séance à 13 heures)
14 h (version révisée)
(Reprise à 14 h 09)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux. La Commission des transports et de l'environnement
reprend ses travaux.
Nous poursuivons l'étude détaillée du projet
de loi n° 48, Loi modifiant principalement le Code de la sécurité routière
afin d'introduire des dispositions relatives aux systèmes de détection et
d'autres dispositions en matière de sécurité routière.
Lors de la suspension de nos travaux ce
midi, nous étions en discussion sur l'article... l'amendement à l'article 62.
M. le député de Taschereau, je crois que c'est vous qui était...
Mme Guilbault :...ça, je l'avais lu.
Le Président (M. Jacques) : Oui.
L'amendement avait été lu par Mme la ministre, et, M. le député de Taschereau,
vous aviez demandé d'intervenir à ce moment.
• (14 h 10) •
M. Grandmont : Oui. Merci, M.
le Président. J'essaie de me rappeler qu'est-ce que j'avais en tête, quand j'ai
levé mon doigt, pour savoir qu'est-ce qui motivait... Oui, en fait, c'est ça, c'est
qu'on changeait, hein, je pense... On passait de... Ah! il n'y avait pas le
texte actuel. Donc, effectivement, anciennement, donc, à l'article 62 qui était
amené, on créait un nouvel article au Code de la sécurité routière. On réfère à
l'article 359.0.1. Si on me laisse juste le temps d'aller le chercher... OK.
Donc, ça référait à l'obligation de s'arrêter, d'immobiliser son véhicule avant
le passage pour piétons ou la ligne d'arrêt; s'il n'y en a pas, avant la ligne
latérale de la chaussée qu'il <s'apprête à croiser...
M. Grandmont :
...donc,
ça référait à l'obligation de s'arrêter, d'immobiliser son véhicule avant le
passage pour piétons ou la ligne d'arrêt, s'il n'y en a pas, avant la ligne
latérale de la chaussée qu'il >s'apprête à croiser. Donc, dans quel
cas... Juste peut-être expliquer, là, dans quelle situation ça s'applique, Mme
la ministre, d'abord, la création de cet article-là.
Le Président (M. Jacques) : Mme
la ministre.
Mme Guilbault :Oui, bien, c'est pour... c'est pour... L'article de la
barrière, c'est à 53, je pense, 53.1 qu'on l'a introduit. Dans le fond, c'est
la nouvelle infraction pour la barrière, image à l'appui, image hors micro à
l'appui, et là c'est l'amende associée, qui va être de 300 $ à 600 $.
M. Grandmont : OK. Parfait.
Excellent. Donc, je ne me tromperais pas si, effectivement, pour... donc, si on
ajoutait la nouvelle disposition qu'on a introduite un peu plus tôt, qui était
les barrières pour les chantiers de construction, si ma mémoire est bonne, les
remorques ou des véhicules.
Mme Guilbault :
Oui.
M. Grandmont : J'aimerais
comprendre pourquoi on passe d'amendes de 200 $ à 400 $ par... C'est
ça, on est sur l'amendement, là, qui fait passer... Dans le fond, ce que vous
proposiez au départ, c'était... Dans l'article 62, qui venait modifier
509.4, on faisait passer... on avait des amendes de 200 $ à 400 $,
puis là on monte à 300 $ à 600 $. Ça répond à une demande? Quel est
l'objectif à travers le dépôt de cet amendement-là par Mme la ministre?
Mme Guilbault :C'est ça, c'est harmonisé avec l'article qu'on a introduit
tout à l'heure — je le cherche — pour non-respect d'un
ordre d'un signaleur... C'est ça. Là, j'ai la sanction ici, mais probablement
que c'était 53. Je veux juste aller le rechercher, là, pour la gouverne de
tous.
M. Grandmont : Est-ce que
c'est un article qu'on a déjà traité ou si c'est quelque chose d'autre qui va
venir plus tard?
Des voix : ...
Mme Guilbault :Oui, c'est ça. Non, mais...
Des
voix : ...
Mme Guilbault :...311 dans le code. On va aller...
M. Grandmont : Et on va y
venir quand?
Mme Guilbault :Bon, alors, c'est ça, 311, qui dit : «Lorsque la
circulation est dirigée par un agent de la paix, un brigadier scolaire ou un
signaleur chargé de diriger la circulation lors de travaux, d'événements
exceptionnels, d'épreuves ou de compétitions sportives, toute personne doit,
malgré une signalisation contraire, obéir à leurs ordres et signaux», et là on...
Des voix : ...
Mme Guilbault :Non, mais... En tout cas. Donc, tout le monde me dit toutes
sortes de chiffres, là. Alors, c'est ça, c'est l'article 311 du CSR. Et,
l'amende, à l'article 53.1 qu'on a introduit par amendement, on a...
M. Grandmont : Qu'on va
introduire plus tard? Ah! c'est déjà fait.
Mme Guilbault :53.1, oui, il est déjà adopté. On a fait passer l'amende de
300 $ à 600 $.
M. Grandmont : D'accord.
Parfait. Donc, on est simplement venus, dans le fond, faire correspondre le
montant, dans le fond. On avait prévu 200 $ à 400 $ puis finalement,
parce qu'on a adopté 53.1 tantôt, qui était 300 $ à 600 $, on est
venus juste l'harmoniser, dans le fond.
Mme Guilbault :C'est ça. Ça va être la même amende, dans le fond, quand on
contrevient aux ordres d'un agent de la paix, brigadier, etc., signaleur et
quand on ne respecte pas la barrière de sécurité de circulation. Ça répond aux
mêmes objectifs des chantiers.
M. Grandmont : Parfait. Oui,
parce qu'effectivement l'objectif, c'est aussi d'avoir, dans le fond... Oui. En
tout cas... Bien, je comprends très bien. Merci. C'est parfait.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement à l'article 50...
62? Donc, s'il n'y avait pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Maintenant, est-ce que... l'article 62 amendé, est-ce qu'il y a des
commentaires? Donc, s'il n'y a pas de commentaire, est-ce que l'article 62
amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 63.
Mme Guilbault :Article 63 : L'article 510 de ce code est
modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de «346, 406 ou 460» par
«335, 346, 349, 350, 358.1, 359, 359.1, 360, 362 à 364, 367 à 371, 402, 404 à
406, 408 à 410, 460 ou 496.6».
En commentaire : L'article 63 du
projet de loi vise à ajouter à l'article 510 du Code de la sécurité
routière les références aux articles, en lien avec un comportement non
sécuritaire d'un conducteur de véhicule routier notamment envers un <piéton
ou un cycliste...
Mme Guilbault :
...du Code de la sécurité routière les références
aux articles, en lien avec un comportement non sécuritaire d'un conducteur de
véhicule routier notamment envers un >piéton ou un cycliste, qui ont été
retirées de l'article 509 du code afin que l'amende soit haussée de 200 $
à 300 $ en cas d'infraction.
Donc, c'est ce qui avait été annulé tout à
l'heure, qui a été reporté dans le nouvel article 510.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 63? Donc s'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 63 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 64.
Mme Guilbault :Article 64 :
L'article 516 de ce code est modifié par le remplacement, dans ce qui
précède le paragraphe 1° du premier alinéa, de «15 $» par «30 $».
En commentaire : L'article 64 du
projet de loi vise à hausser de 15 $ à 30 $ le montant de base
servant au calcul de l'amende dont est passible la personne qui commet un excès
de vitesse.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 64? M.
le député de Nelligan.
M. Derraji : Oui. Juste...
C'est dans quel cas de figure, désolé, de 15 $ à 30 $?
Mme Guilbault :Pour les excès de vitesse.
M. Derraji : Dans n'importe
quelle zone.
Mme Guilbault :Oui, de toutes les zones.
M. Derraji : Hein?
Une voix : ...
M. Derraji : Oui, oui, mais
c'est dans quel...
Mme Guilbault :C'est le montant de base auquel s'ajoute, selon les excès,
selon les tranches de nombre de kilomètres-heure... Mais j'ai sans doute
quelqu'un qui pourrait venir expliquer. Mais, tu sais, comme à l'article...
Mais je vais attendre que quelqu'un...
Le Président (M. Jacques) : Est-ce
qu'il y a le consentement pour entendre Mme Vézina... Me Vézina... Mme Vézina?
Donc, Mme Vézina, veuillez vous nommer et nommer votre titre.
Mme Vézina (Lyne) : Oui.
Alors, Lyne Vézina, directrice générale, Recherche et développement en sécurité
routière à la Société de l'assurance auto.
M. Derraji : Oui. Je vais
vous poser la question. Comme ça, vous allez voir de quoi je parle. Et je suis
content d'entendre votre titre, Recherche et développement.
Donc, j'imagine que vous avez une idée
pourquoi, un, augmenter de 15 $ à 30 $. C'est ce que... Vous avez vu
quelque chose. Et, deux, est-ce que ça concerne tout type de... gérer de... d'infraction,
tout type de zone, donc, on parle de chantiers, zones scolaires?
Mme Vézina (Lyne) : Oui.
Alors, le principe qu'on voit, qu'on retrouve à l'article 516, c'est un
principe, d'abord, d'une amende minimale, et par la suite on ajoute des
montants au montant de l'amende en fonction du type d'excès de vitesse et de
l'excès comme tel par tranche soit de 5 km/h... Et donc l'article est
modulé en fonction de la nature de l'excès de vitesse. Donc, ça, c'est à la
base.
Alors, le changement proposé ici, c'est de
toucher le montant... ce qu'on appelle le montant minimum. Donc, au premier
alinéa, on le fait passer de 15 $ à 30 $, ce qui fait en sorte que ce
montant-là va se répercuter sur tous les excès de vitesse. Et, lorsqu'il s'agit
d'infractions pour grand excès de vitesse, donc, ce qu'on qualifie de grand
excès de vitesse, qui existent déjà dans le code, quand on dépasse 40 km/h,
50 km/h ou 60 km/h au-dessus de la limite permise...
M. Derraji : Ça s'ajuste.
Mme Vézina (Lyne) : ...bien,
les amendes sont doublées. Donc, conséquemment, ce montant-là aussi va être
doublé.
M. Derraji : Ça veut dire, au
lieu de 30 $, 60 $.
Mme Vézina (Lyne) : Ce sera
60 $.
M. Derraji : OK. Est-ce que
c'est la même chose que tout à l'heure? On parle... La base, maintenant, c'est
30 $. Ce n'est plus 15 $.
Mme Vézina (Lyne) : Exactement.
M. Derraji : OK. Une
question, mais probablement... par rapport... Pourquoi l'augmenter à 30 $
et non pas à 50 $ ou à 100 $? Est-ce que vous avez... Pourquoi vous
avez statué... La question : Pourquoi vous avez statué sur 30 $?
Mme Vézina (Lyne) : On a
utilisé l'inflation dans ce cas-là. Donc, c'est une amende qui n'avait pas
été... pour laquelle le montant n'avait pas été révisé depuis 1986, si je ne me
trompe pas... 1991. Et donc on a pris le montant d'indexation en fonction...
l'inflation entre 1991 et aujourd'hui. C'est ce qui a amené à statuer sur le 30 $.
M. Derraji : OK. Donc, c'est
l'inflation qui vous a guidés dans le raisonnement de passer les 15 $ à
30 $. C'est parce que, depuis 1991, ça n'a pas été touché ni indexé. Et là
maintenant, dorénavant, ça va être 30 $ comme base pour la suite.
Mme Vézina (Lyne) : Tout à
fait, tout à fait.
M. Derraji : C'est bon.
Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
M. le député de Taschereau.
• (14 h 20) •
M. Grandmont : Oui. Donc, on
a parlé, là... On avait un article similaire plus tôt dans le PL n° 48,
là, mais on était dans les SAP, hein — c'est bien ça? — puis
là on est vraiment dans les constats d'infraction en ce <moment...
M. Grandmont :
...plus
tôt dans le PL
n° 48, là, mais on était dans
les SAP, hein
— c'est bien ça?
— puis là, on
est vraiment dans les constats d'infraction en ce >moment. C'est ça, la
distinction.
Mme Vézina (Lyne) : Exactement.
Nous sommes dans le volet infractions, donc le volet pénal.
M. Grandmont : C'est ça.
Donc... Puis donc, pour les SAP, on était sur du 30 $ aussi comme montant
de base, auquel on ajoutait, selon la vitesse, un certain nombre de dollars par
tranche, là, de vitesse excessive. D'accord. Donc, on vient harmoniser, en
fait, aussi. C'est un peu ça aussi.
Mme Vézina (Lyne) : Oui. Il y
a une... il y a une notion d'harmonisation entre les deux ici.
M. Grandmont : Parfait.
J'étais malheureusement non présent quand il y a eu le débat sur le 37 en cette
commission, mais je suis content que ça revienne, en fait, parce que ça va me
permettre de vous poser quand même la question. À moins que je me sois trompé,
là, sur le calcul de ce que ça pouvait donner... Ce n'est pas sur le 30 $
que je questionne, là. Je trouve que c'est correct aussi, là, puis c'est...
c'est bien d'être concordant, dans le fond, avec ce qui a été décidé ou, en
fait, inscrit plus tôt, là, dans le... pour les SAP, puis tenant compte de
l'inflation aussi. C'est bien correct.
Par contre, je me... je me posais la
question, quand je calculais, combien ça pouvait donner d'argent... en fait,
de... comment... de combien ça pouvait majorer l'amende en fonction de la
vitesse observée. On observe des... un phénomène étrange où, finalement, on
peut avoir des contraventions qui sont plus élevées pour une vitesse plus basse
que pour une vitesse plus élevée. Parce que je...
Moi, j'arrivais, là, pour le premier... C'est
la même chose, en fait, même calcul, là. C'est des tranches de 10 $, un à
20. Donc, j'arrivais de... Dans le fond, on a un montant de base de 30 $,
puis après on a... si on va au premier paragraphe, là, donc, «si la vitesse
excède de 1 à 20 km/h la vitesse permise, 10 $ par tranche complète
de 5», ça... Ah! peut-être que j'ai mal calculé. C'est par tranche de cinq,
peut-être. Ça donnait... Moi, en tout cas, ça me donnait 30 $ à 70 $
de plus, alors que, pour le deuxième paragraphe, de 21 à 30, 15 $, ça
pouvait donner entre 30 $ et 60 $, ce qui fait qu'on peut
potentiellement avoir une amende plus basse, en ayant 30 $ plus 60 $,
avec une vitesse de 30 km/h au-dessus qu'une amende de 70 $ si la
vitesse pratiquée est de 20 au-dessus. Mais c'est peut-être moi qui avais...
qui a mal calculé, là, mais...
Mme Vézina (Lyne) : Le principe
derrière ça, c'est... Même si on parle d'un... au deuxième paragraphe, d'une
amende de... si la vitesse excède de 21 à 30, c'est tout excédent qui est...
qui est sanctionné par 15 $ par tranche de cinq et non pas... On
n'applique pas le premier à 10 $ par tranche de 5 km/h. C'est que,
par exemple, un excès de vitesse de 30 km/h, on a notre 30 $ de base,
et par la suite c'est par tranche complète de cinq, donc, six fois 15 $,
90 $, auquel on ajoute... on ajoute le 30 $ de base, donc c'est 120 $,
alors que, si j'ai un excès de vitesse de 20 km/h au-dessus de la limite,
là, on est 10 $ par tranche de cinq. Donc, on a quatre tranches à
10 $, 40 $, plus le 30 $ de base. Donc, on est à 70 $.
M. Grandmont : Donc, mon
calcul n'était pas faux, mais il était mal... il était mal parti. Parfait. Je
comprends. C'est très bien. Merci. Donc, pour le reste, sur l'amendement, je
n'ai pas de problème non plus à ce qu'on fasse passer de 15 $ à 30 $
pour le montant de base. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Parfait.
Merci. Est-ce que l'article 64 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 65.
Mme Guilbault :Merci. Article 65 : L'article 519.70 de ce
code est modifié :
1° par la suppression de la dernière
phrase du premier alinéa;
2° par l'insertion, après le dernier
alinéa, des suivants :
«Il peut exiger que le véhicule soit
conduit [dans] un endroit qu'il estime sécuritaire pour effectuer l'inspection,
pourvu que celui-ci ne soit pas situé à une distance de plus de
15 kilomètres du lieu d'interception.
«Il peut également exiger tout
renseignement relatif à l'application du présent code ainsi que la production
de tout document s'y rapportant et en faire l'examen.»;
3° par le remplacement, dans le deuxième
alinéa, de «premier alinéa» par «présent article».
En commentaire : L'article 65 du
projet de loi apporte des ajustements à l'article 519.70 du Code de la
sécurité routière afin de conférer au contrôleur routier le pouvoir d'exiger
que le véhicule soit déplacé dans un endroit qu'il estime sécuritaire pour
effectuer son inspection. Dans un tel cas, l'endroit doit être à une distance
d'au plus 15 km/h d'un lieu d'interception... du lieu d'interception.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 65? M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Merci.
Peut-être qu'on pourra me corriger, mais les contrôleurs routiers ne peuvent pas...
ne peuvent pas arrêter ou contrôler tous types de véhicules, hein? Il y a un
certain... certains types de véhicules qu'ils peuvent contrôler. Est-ce qu'on
peut nous rappeler c'est lesquels exactement?
Mme Guilbault :Bien, ils peuvent... Par exemple, relativement au respect
des règles concernant l'état mécanique du véhicule, la ronde de sécurité, le
transport de marchandises dangereuses et les heures de conduite et de <repos...
Mme Guilbault :
...bien, ils peuvent... Par exemple, relativement au
respect des règles concernant l'état mécanique du véhicule, la ronde de
sécurité, le transport de marchandises dangereuses et les heures de conduite et
de >repos. Ils doivent régulièrement inspecter des véhicules au regard
des différentes normes entourant le transport de personnes et des biens,
notamment pour vérifier leur conformité et assurer le respect des règles
applicables.
Puis ce qu'on me dit, c'est que, dans la
pratique courante, c'était déjà le cas, tu sais, ils demandaient déjà à la
voiture de se placer dans un endroit approprié, mais là on vient le mettre dans
la loi, dans le code.
M. Grandmont : Oui. Ma
question, ce n'était pas... ce n'était pas tout à fait ça, là. C'était de
savoir, en fait, c'est... quels types de véhicules un contrôleur routier peut
contrôler, finalement. Est-ce qu'il peut arrêter un véhicule de promenade,
classe 5, un particulier? Il me semble que non, là. Mais juste peut-être
nous dire quels types de véhicules peuvent être contrôlés par un contrôleur.
Des
voix : ...
Mme Guilbault :On est en train de...
M. Grandmont : Oui. Merci.
Mme Guilbault :519.67. Bon, «les contrôleurs routiers sont des agents de
la paix compétents pour assurer la surveillance et le contrôle du transport
routier des personnes et des biens en ce qui a trait à l'application des
dispositions du présent code à l'égard de tout véhicule lourd; tout véhicule
routier ou ensemble de véhicules routiers conçus ou utilisés pour effectuer un
transport ou un travail, rémunéré ou non, sans égard à sa masse; tout véhicule
de promenade immatriculé comme tel lorsque l'intervention du contrôleur
concerne la charge, la dimension, l'arrimage, l'état mécanique ou le transport
de matières dangereuses mais à l'exception de toute autre disposition relative
à la surveillance de la circulation de ces véhicules».
C'est ça. Le reste, ce n'est pas... C'est
ça, c'est les types de véhicules.
M. Grandmont : Donc, je
comprends... Donc, il ne peut pas... il ne peut pas arrêter... Il ne peut pas
contrôler n'importe quel type de véhicule. Il y a un certain type de...
notamment, là, les véhicules qui serviraient au transport de marchandises ou
encore quand il y aurait... on soupçonnerait, finalement, qu'il peut y avoir
des problèmes mécaniques ou d'arrimage si jamais il y a une remorque, des trucs
comme ça.
Moi, quand j'avais rencontré les
contrôleurs routiers, là, ce n'est pas une surprise, je l'avais dit plus tôt
aussi, ils m'avaient... on m'avait communiqué le fait que, parfois, les
contrôleurs routiers sont témoins de comportements dangereux, puis on pourrait
imaginer, notamment, le 327, qu'on a évoqué tantôt, là, qui était une
disposition intéressante qu'on a ajoutée, conduite dangereuse, mais les
contrôleurs ne peuvent pas intervenir. Puis c'était une des choses qu'on nous
soulignait, que, dans le fond, des fois, ils doivent, malheureusement, laisser
passer des comportements parce qu'ils n'ont pas ce pouvoir d'intervenir là.
Je me demandais : Est-ce qu'il y a
une autre disposition qui vient plus tard dans le texte du PL n° 48
ou un amendement éventuellement à venir, parce que j'imagine que Mme la
ministre a été aussi... a rencontré les contrôleurs routiers, qui permettrait,
finalement, de donner ce pouvoir, peut-être, exceptionnel aux contrôleurs
routiers de pouvoir intervenir sur certains aspects, notamment le 327, la
conduite dangereuse?
Mme Guilbault :Oui. Dans le même article tout à l'heure, le 519.67, le
dernier ou l'avant-dernier paragraphe dit : «Lorsque des motifs d'urgence
le justifient ou à la demande d'un corps de police, le contrôleur routier peut
interdire l'accès de tout véhicule de promenade à un chemin public et doit en
aviser dès que possible l'autorité compétente.»
M. Grandmont : C'est ça,
effectivement. On me disait que, souvent, ils pouvaient... ils pouvaient
garder... demander à un automobiliste, par exemple, qui aurait eu une conduite
dangereuse de se mettre sur le côté puis d'attendre. Cela dit, ils ne peuvent
pas, par exemple... Je pense qu'ils doivent appeler le poste de police. Donc,
bref, il ne peut pas intervenir directement. Il doit appeler le service de
police le plus près pour lui demander de venir, ce qui fait une tâche assez complexe
et longue, finalement, plutôt que de leur donner la possibilité d'intervenir,
alors qu'ils ont sensiblement les mêmes qualifications qu'un service de police
standard.
Donc, je me demandais... En tout cas, ça
semblait être un irritant important. J'imagine que Mme la ministre les a
rencontrés puis a dû se faire sensibiliser à la même réalité, là, que j'essaie
d'exprimer à travers ce que je rapporte ici. Est-ce qu'il y a un aménagement
pour donner un peu plus de latitude aux contrôleurs routiers pour qu'ils
puissent intervenir dans les cas comme celui-là, plutôt que de faire des
appels, faire attendre la personne puis ne pas pouvoir intervenir, bref, faire
venir un service de police?
Mme Guilbault :...en train de vérifier la mécanique de ça, là.
M. Grandmont : Oui, oui, oui.
• (14 h 30) •
Des voix : ...
Mme Guilbault :
...excès de vitesse ou... Quel genre de comportement, mettons?
M. Grandmont : Bien, par
exemple, conduite dangereuse, si jamais...
Mme Guilbault :
Oui, conduite dangereuse.
M. Grandmont : ...ou excès de
vitesse, ou si la personne soupçonne, par exemple, qu'elle pourrait... Je ne me
souviens plus des <exemples, là. Il y a...
>
14 h 30 (version révisée)
<16885
Mme Guilbault :
...excès
de vitesse ou... Quel genre de comportement, mettons?
M. Grandmont :
Bien,
par exemple, conduite dangereuse, si jamais...
Mme Guilbault :
Oui, conduite dangereuse.
M. Grandmont :
...ou excès de vitesse, ou si la personne soupçonne, par exemple, qu'elle
pourrait... Je ne me souviens plus des >exemples, là. Il y a certains...
certains motifs pour lesquels la personne... Bien, transport de matières
dangereuses, le contrôleur routier pourrait intervenir. Ce qu'on me disait, c'est
que, c'est ça, il y avait... il y avait le délai, le fait de devoir appeler les
services de police. Il ne peut pas donner beaucoup d'informations : Je
soupçonne la personne de transporter de la drogue ou je ne sais pas quoi, mais
elle ne peut pas le dire parce qu'elle n'a pas ouvert le coffre encore non
plus. La police va-tu venir, va-tu ne pas venir? Puis c'est arrivé souvent
que... bien, c'est arrivé qu'effectivement... qu'après contrôle, quand la
police vient... Mais c'est les délais qui sont longs aussi. C'est l'incapacité
qu'on donne aux contrôleurs routiers de pouvoir intervenir puis agir plus
rapidement, dans le fond.
Mme Guilbault :Non, mais, c'est ça, c'est qu'actuellement les rôles, c'est
ceux qui sont... Tu sais, il y a un rôle qui est... qui est dévolu à CRQ puis
il y a un rôle qui est dévolu aux policiers. Donc, changer ces rôles-là, c'est
sûr que, là, ça fait appel à plus de consultations, puis tout ça. Il faudrait
en discuter avec les policiers. Donc, ce n'est pas dans le cadre du présent
projet de loi, mais je suis, effectivement, très sensible à les... à la réalité
de... des contrôleurs routiers. Et, oui, je les ai rencontrés plus d'une fois.
J'ai justement... Je leur ai justement parlé aujourd'hui même. Et ils ont un
certain nombre d'enjeux, et on est au travail, très actifs pour y répondre.
M. Grandmont : Parfait.
Excellent. Mais, oui, je comprends, là, que ça fait intervenir aussi, là, d'autres
corps de métier, notamment les policiers, puis qu'il peut y avoir d'autres
considérations qui débordent largement, là, du PL n° 48,
là. Je me permettrais, là, de... En fait, c'est ça, c'était ça, leur demande,
une conséquence de la recommandation n° 1. En tout
cas, ils référaient, là, c'était... et ils disaient : «Il faut prévoir que
tous les agents de la paix qui appliquent le CSR détiennent ce pouvoir. Pour
les contrôleurs routiers, il faut ajouter cet article, 327 ou autres, dans
leurs pouvoirs à l'article 519.67 pour qu'ils puissent intervenir sur les
véhicules de promenade.»
Tu sais, je pense que... En tout cas, tant
mieux si Mme la ministre se dit sensible à... aux demandes et aux
recommandations, là, formulées par la Fraternité des constables du contrôle
routier du Québec. Mon souhait à travers tout ça, là, c'est simplement m'en
faire le porte-voix pour être capable de s'assurer qu'on... encore une fois, on
a plus de contrôles sur nos routes. Contrôleurs routiers, c'est quand même une
quantité de personnes qui ont... qui sont habilitées à intervenir sur le
territoire québécois. Leur donner un petit peu plus de pouvoirs, évidemment, en
tenant compte de ce qui se passe avec les relations avec les autres, avec les
agents de la paix, bien, ça nous donne plus de possibilités d'intervenir aussi.
Donc, tant mieux si la ministre est... est consciente et sensibilisée déjà à
cet enjeu-là. Je me permettais simplement de le rappeler. Et évidemment je l'invite
à continuer à discuter avec la fraternité pour être capable de répondre à leurs
demandes, qui, à mon sens, sont très légitimes. Merci.
Le Président (M. Jacques) : ...Nelligan.
M. Derraji : Merci, M.
le Président. Moi, c'est plus par rapport aux renseignements relatifs à l'application
du présent... présent code. Est-ce qu'on a... il n'y a pas matière à préciser
quels renseignements on veut que le contrôleur demande au lieu de le laisser
vague? Ça se dit... ça se dit, par la suite : «...ainsi que la production
de tout document s'y rapportant et en faire l'examen.»
Mme Guilbault :...fait, on reprend le texte qui existe déjà actuellement,
le texte actuel...
M. Derraji : Oui, oui,
je comprends qu'on prend le texte, mais...
Mme Guilbault :...qui a toujours été utilisé, puis ça n'a jamais posé de
problème.
M. Derraji : Il n'y a
pas de problème par rapport à des demandes de contrôleurs routiers par rapport
aux documents, renseignements.
Mme Guilbault :Ça ne pose pas de problème d'application.
M. Derraji : Oui, mais
est-ce qu'on peut savoir c'est quoi, les renseignements relatifs?
Le Président (M. Jacques) : Bonjour.
Est-ce qu'il y a consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Jacques) : Consentement.
Mme Plourde (Annie) : Oui.
Bonjour. Annie Plourde, avocate à la Direction des affaires juridiques et du
contentieux de la SAAQ.
Ça peut être des renseignements divers.
Par exemple, un contrôleur routier, il y a diverses obligations dans le Code de
la sécurité routière qu'il doit vérifier, par exemple les heures de conduite,
la vérification mécanique. Donc, le conducteur est tenu à produire différents
renseignements, par exemple le rapport de ronde de sécurité. Si on est dans les
heures de conduite, il peut y avoir des documents justificatifs. Donc, c'est...
ça peut être quand même assez large. Puis l'industrie est habituée de ce <type...
Mme Plourde (Annie) :
...donc
c'est... ça peut être quand même assez large. Puis l'industrie est habituée de
ce >type de renseignements à fournir.
M. Derraji : Donc, quand
on lit ça, «l'application du présent code», ça veut dire qu'on sait de quoi
s'agit-il, les renseignements, que ce soit pour le contrôleur que pour le
chauffeur en question.
Mme Plourde (Annie) : Exact.
Exactement.
M. Derraji : OK. OK. Merci
beaucoup.
Mme Plourde (Annie) : Ça
fait plaisir.
Le Président (M. Jacques) :
Merci.
M. Derraji : L'autre
question que j'ai : Pourquoi 15 kilomètres?
Le Président (M. Jacques) :
Mme Plourde.
Mme Plourde (Annie) : Je
vais vous répondre.
M. Derraji : Bien,
merci.
Mme Plourde (Annie) : Je
me suis levée trop vite.
M. Derraji : Oh! non,
non, ce n'est pas grave. J'aurais dû vous poser une deuxième sous-question,
mais...
Mme Plourde (Annie) : Il
n'y a pas de souci. Dans le fond, la norme du 15 kilomètres existe déjà
dans le code, particulièrement pour les véhicules hors normes. Donc, on reprend
une pratique actuelle pour... dans un esprit plus large. Dans le fond, les
véhicules hors normes, quand ils veulent faire la vérification — donc,
c'est à 464 du Code de la sécurité routière — il y a la règle du
15 kilomètres. Donc là, ici, on l'inscrit dans un contexte plus large de
pouvoirs pour qu'ils puissent déplacer les véhicules pour faire leur travail
sur d'autres aspects du code.
M. Derraji : OK. Vous
travaillez à la SAAQ. Vous êtes responsable. Vous avez déjà vu des déplacements
de 15 kilomètres de hors normes?
Mme Plourde (Annie) : Personnellement,
je n'ai pas vu ça. Je ne suis pas contrôleur routier.
M. Derraji : Non, je
sais, mais là on est en train de légiférer, donc...
Mme Plourde (Annie) : Oui.
Non, mais le hors normes, ça existe déjà actuellement à 464. Ici, quand... ce
qu'on retrouve actuellement à 519.70, c'est dans les... dans l'exercice de plus
larges pouvoirs, par exemple... comme quand on contrôle, par exemple, une... Quand
on fait une inspection en bordure de route, ça peut prendre plusieurs minutes.
Je ne pourrais pas vous dire en termes de minutes, mais on nous dit que ça peut
prendre 30, 40, 45 minutes. Donc, pour la sécurité du conducteur, la
sécurité du contrôleur, on déplace le véhicule dans un endroit sécuritaire.
M. Derraji : Le déplacer
dans un endroit sécuritaire, pas forcément un endroit pour faire l'inspection
mais un endroit juste sécuritaire pour...
Mme Plourde (Annie) : Faire
l'inspection...
M. Derraji : ...que le
contrôleur puisse faire l'inspection.
Mme Plourde (Annie) :
Exact.
M. Derraji : Mais il ne
peut pas exiger plus que 15 kilomètres de déplacement.
Mme Plourde (Annie) : Exactement.
M. Derraji : OK. Est-ce
que ça, c'est une demande des contrôleurs ou... Ça vient d'où, cette demande de
15 kilomètres?
Mme Plourde (Annie) : En
fait, c'est une pratique qu'ils ont actuellement avec la collaboration de
l'industrie, puis là ils ont simplement voulu légiférer ou encadrer cette
pratique-là dans le Code de la sécurité routière.
M. Derraji : L'ajouter,
donc, parce que ça n'existe pas.
Mme Plourde (Annie) : Ça
existe sur le plan administratif. C'est des demandes qu'ils font. Là, on vient
simplement le mettre, le légaliser dans le Code de la sécurité routière.
M. Derraji : Oui. Et
est-ce que le déplacement, il est systématique ou si l'endroit... Genre, bon,
je... On les voit tous quand on... parfois sur les autoroutes. Dans quelles
circonstances le déplacement est nécessaire? Est-ce qu'il y a des endroits plus
précis, ou c'est arbitraire, ou bien à la lecture ou à la bonne volonté du
contrôleur?
Mme Plourde (Annie) : C'est...
Un instant, s'il vous plaît.
M. Derraji : Prenez
votre temps.
Mme Plourde (Annie) : Dans
le fond... Excusez-moi. Répétez donc votre question, s'il vous plaît. J'ai été
déconcentrée.
M. Derraji : Oui. On n'a
pas de... On est là. On a... on a le temps. Qui prend la décision de dire :
Maintenant, je dois déplacer pour 15 kilomètres? Est-ce que c'est systématique,
le déplacement, ou bien il peut le faire sur place?
Mme Plourde (Annie) : C'est
le contrôleur routier qui le juge, selon la configuration où est-ce qu'il
intercepte l'individu.
M. Derraji : Pour le
déplacer.
Mme Plourde (Annie) : Pour
le déplacer. Puis c'est selon aussi le... ce qu'il a à faire comme inspection.
M. Derraji : Genre, type
d'inspection, donc, si ça nécessite un garage, par exemple.
Mme Plourde (Annie) : Non.
C'est simplement que... Je vous donne un exemple. Quand ils effectuent la ronde
de sécurité, ils doivent se déplacer au pourtour du véhicule, donc, ils doivent
vérifier certains éléments mécaniques sur le véhicule, donc, ce qui fait en
sorte que, des fois, bien, seulement sur l'accotement, ils n'ont pas assez
d'espace. Donc, c'est ce qui peut constituer un danger pour eux et aussi pour
le conducteur, qui peut l'accompagner à certains moments.
M. Derraji : OK. Est-ce
qu'on a une idée sur les déplacements ou c'est... Les contrôleurs qui ont déjà
déplacé des... ils étaient obligés de déplacer.
Mme Plourde (Annie) : Je
n'ai pas de volumétrie à vous partager.
M. Derraji : OK. OK.
Mais, pour vous, c'était une... C'est une demande des contrôleurs.
Mme Plourde (Annie) : C'est
une demande pour venir légaliser leur pratique.
M. Derraji : Qu'ils font
déjà, mais ce n'est pas dans la loi.
Mme Plourde (Annie) : Exactement.
C'est avec la collaboration.
M. Derraji : OK. Merci.
• (14 h 40) •
Le Président (M. Jacques) : M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : ...de
poser une autre question, là, j'aimerais ça juste renchérir, juste pour être
sûr. Est-ce que ça arrive, à l'occasion, que des conducteurs qui se font
contrôler <refusent...
M. Grandmont :
...je...
j'aimerais ça juste renchérir. Juste pour être sûr : Est-ce que ça arrive,
à l'occasion, que des conducteurs qui se font contrôler >refusent de se
déplacer? Puis, dans ce cas, alors là, bien, on vient leur donner la légitimité
de le demander, donc, de l'exiger.
Mme Plourde (Annie) : Je
n'ai pas eu personnellement connaissance d'une situation comme ça. Je ne
pourrais pas vous répondre s'il y a eu, effectivement, des refus dans le passé,
là. Je n'ai pas cette information-là. Le souhait est vraiment de légaliser la
pratique.
M. Grandmont : OK. Oui,
bien, je comprends, parce qu'effectivement, si on avait un refus... Je
comprends l'enjeu de sécurité, évidemment, là.
Mme Plourde (Annie) : Exact.
M. Grandmont : Je peux
imaginer quelqu'un qui tourne autour d'un camion qui est déjà très large, sur
l'accotement, un pied dans la chaussée puis, l'autre bord, dans le ravin.
Peut-être pas l'idéal, là. Donc... Bon, c'est correct. Mais, en tout cas, merci
beaucoup pour les réponses.
Oui, c'est ça, toujours... Bien, ma
question, en fait, va un peu dans le sens de la capacité de travailler pour les
contrôleurs routiers dans un environnement qui est sain, puis je dirais même
les agents de la paix aussi, alors qu'on sait que, bien, on vit dans une époque
où les gens sont... sont de plus en plus enclins à... disons, à être... avoir
des comportements verbaux excessifs, je vais le dire comme ça. Quand j'avais
rencontré les contrôleurs routiers, ils me faisaient... ils me faisaient
remarquer que... Puis ça m'a étonné, d'ailleurs, qu'il n'y avait aucune
disposition dans le Code de la sécurité routière qui interdit ou qui... bien,
qui interdit et qui vient sanctionner... pas sanctionner, mais qui vient
permettre la délivrance d'une amende, d'une contravention lorsque des gens
insultent ces contrôleurs routiers là ou ces agents de la paix là.
Puis je me posais la question, parce qu'à
Québec il semblerait que c'est... c'est connu, en fait, là, puis c'est,
effectivement, une proposition d'amendement qu'ils nous... qu'ils nous
proposaient, là, qui était une copie du règlement de la ville de Québec. Bien,
dans le fond, les contrôleurs routiers me faisaient remarquer qu'il y aurait
besoin de créer un article pour donner la capacité aux agents de la paix
d'émettre un constat d'infraction quand une personne insulte, injurie ces
derniers. Plusieurs municipalités ont, dans leurs règlements, un article qui
sanctionne ces comportements disgracieux, mais cela n'existe pas au niveau
provincial. Bien que l'entrave existe au Code de la sécurité routière, il ne
peut être utilisé dans des cas où la personne se conforme à tous les autres
points du Code de la sécurité routière, mais en insultant l'agent de la paix.
Donc, c'est comme une espèce de facteur aggravant, d'où peut-être, là, la...
les fourchettes d'amendes, peut-être. Je ne sais pas. On saura me répondre, là.
Mais il n'est pas possible de... d'émettre un constat d'infraction pour des
insultes verbales, alors que je me dis que, déjà, ces gens-là font un travail
qui est quand même assez... assez stressant de manière générale. Est-ce qu'on
peut leur donner la chance de pratiquer leur travail dans un environnement qui
est juste plus sain d'un point de vue psychologique? Donc, c'est pour ça, là,
qu'ils recommandaient, là, de faire une copie du règlement de la... de la ville
de Québec là-dessus.
Ça fait que je voulais peut-être entendre
Mme la ministre là-dessus. Je me permets d'aborder ce sujet-là parce qu'on
parle des contrôleurs routiers. Si jamais il y a de l'ouverture, là, on a une
proposition d'amendement aussi, là, qui pourrait être, éventuellement, négocié
avec Mme la ministre, là.
Des voix : ...
Mme Guilbault :Mais la question est intéressante. On est en train de
vérifier, mettons, l'équivalent pour les policiers, là, c'est dans quelle loi.
C'est-tu dans les règlements? On vérifie. Parce qu'a priori, tu sais, on... ça
ne relève pas de la sécurité routière comme telle. Donc là, est-ce que c'est la
bonne place pour mettre ça? Mais la question est intéressante, ça fait qu'on
est en train de vérifier.
M. Grandmont : Non, mais,
effectivement, ça se peut que ce ne soit pas dans le Code de la...
Mme Guilbault :Je ne sais pas si le collègue avait d'autres sujets, en
attendant qu'on cherche, ou...
M. Grandmont : Bien, je
veux juste... juste compléter, là, peut-être rebondir sur ce que Mme la
ministre dit. Effectivement, ça n'apparaît pas dans le Code de la sécurité
routière, puis c'est justement pour ça qu'on veut faire un ajout. Comme je le
disais, là, c'est dans le règlement, en tout cas, pour ce qui est de la ville
de Québec. Je n'ai malheureusement pas d'autre exemple à donner, là, mais, pour
ce qui est de la ville de Québec, ce qui est dit dans... pardon, dans la
réglementation de la ville, c'est : «Il est interdit d'injurier,
d'insulter un agent de la paix ou un fonctionnaire dans l'exercice de ses
fonctions ou de tenir à son endroit des propos blessants, diffamatoires,
blasphématoires ou grossiers, ou encore d'encourager ou d'inciter une personne
à l'injurier ou à tenir à son endroit de tels propos.»
Après ça, bon, je n'ai pas le détail, là, des
montants d'amende qui sont associés à... au respect de cette réglementation-là
de la ville de Québec, mais, en tout cas, moi, il me semble que c'est quelque
chose qu'on pourrait regarder éventuellement.
Puis, comme je le dis, là, on traite d'un
enjeu... d'un article qui est sur un autre sujet. Si Mme la ministre veut faire
des vérifications, puis qu'on continue sur le 65, puis continuer à avancer
pendant qu'il y a des vérifications qui se fassent, bien, on pourra en reparler
un peu plus tard, là, en autant qu'on soit tous d'accord. On pourrait y
revenir, tout simplement, là.
Mme Guilbault :Bien oui, j'accepterais la suggestion de suspendre, le
temps de laisser à mes collègues de vérifier comme il faut.
M. Grandmont : En fait,
M. le...
Le Président (M. Jacques) : Bien,
avez-vous d'autres... Je comprenais que vous aviez peut-être d'autres sujets
sur l'article 65.
M. Grandmont : Non,
c'est ça, c'est ce que j'allais dire. C'est qu'on pourrait fermer 65 si... Moi,
je n'ai plus... je n'ai rien d'autre à ajouter par rapport à ça, mais on peut
se garder...
Le Président (M. Jacques) : Lui
permettre d'en reparler.
Mme Guilbault :Ah oui! OK. Oui, oui, puis en reparler plus tard.
M. Grandmont : On peut
se garder la porte ouverte pour y revenir. C'est ça, exactement.
Le Président (M. Jacques) : Parfait.
Merci.
Mme Guilbault :Parfait.
Le Président (M. Jacques) : Donc,
est-ce que l'article 65 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Jacques) :
Adopté. Article 66.
Mme Guilbault :
Article 66 : L'article 519.77 de ce <code...
Des voix
: ...Adopté.
Le Président (M. Jacques) :
Adopté. Article 66.
Mme Guilbault :
Article 66 : L'article 519.77 de ce >code
est modifié par le remplacement de «deuxième alinéa de l'article 519.70»
par «quatrième alinéa de l'article 519.70».
En commentaire : L'article 66 du
projet de loi apporte un ajustement à l'article 519.77 du Code de la
sécurité routière, qui concerne l'amende dont est passible une personne qui ne
se conforme pas à une demande d'un contrôleur routier, afin de considérer les
ajustements apportés à l'article 519.70 par ce projet, puisque le deuxième
alinéa devient le quatrième.
Le Président (M. Jacques) : ...des
interventions à l'article 66?
Mme Guilbault :C'est de la concordance, tout simplement.
Le Président (M. Jacques) : S'il
n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 66 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Jacques) :
Adopté. Article 67.
Mme Guilbault :Article 67 : L'article 619 de ce code,
modifié par l'article 29 du chapitre 18 des lois de 2018, est de
nouveau modifié par l'insertion, après le paragraphe 6.3°, des
suivants :
«6.3.1° prévoir dans quels cas et à
quelles conditions un candidat à l'obtention d'un permis de conduire doit avoir
suivi avec succès une formation pour la conduite d'un véhicule pour la classe
de permis demandée ou pour l'inscription d'une mention à son permis;
«6.3.2° déterminer la formation à suivre
par le candidat à l'obtention d'un permis de conduire de la classe demandée ou
pour l'inscription d'une mention à son permis, les parties théoriques et
pratiques qu'elle doit comporter, le moment où l'obligation d'avoir suivi avec
succès l'une ou l'autre de ces parties est requise ainsi que les cas où un
candidat est exempté de suivre la formation;
«6.3.3° fixer le délai maximal à
l'intérieur duquel un candidat à l'obtention d'un permis de conduire doit avoir
satisfait aux exigences d'obtention de la classe de permis demandée ou à celles
requises pour l'inscription d'une mention à son permis;
«6.3.4° prévoir les cas et les conditions
d'accès à la conduite applicables au candidat à l'obtention d'un permis de
conduire qui, à l'intérieur du délai maximal prescrit, n'a pas satisfait aux
exigences d'obtention de la classe de permis demandée ou à celles requises pour
l'inscription d'une mention à son permis;».
En commentaire : L'article 67 du
projet de loi modifie l'article 619 du Code de la sécurité routière afin
d'habiliter le gouvernement à prévoir par règlement qu'une personne qui demande
un permis de conduire ou l'inscription d'une mention à son permis doit avoir
suivi la formation prévue et à déterminer la formation qui doit... juste un
instant, la... OK, oui, c'est ça, et à déterminer la formation qui doit être
suivie et les cas où une personne peut en être exemptée.
Il vise également à habiliter le
gouvernement à fixer un délai maximum pour satisfaire aux exigences d'obtention
d'une classe de permis ou d'inscription d'une mention à son permis et à prévoir
les exigences d'accès à la conduite en cas de défaut d'avoir obtenu la classe
ou la mention dans le délai prescrit.
Le Président (M. Jacques) : ...Mme
la ministre. Est-ce que... Interventions sur l'article 67? Monsieur... M.
le député de Nelligan.
M. Derraji : Oui. C'est
écrit dans la section commentaire : «Le gouvernement prévoit par règlement
qu'une personne qui demande un permis de conduire ou l'inscription d'une
mention à son permis doit avoir suivi la formation prévue et à déterminer la
formation qui doit être suivie.» Pourquoi c'est compliqué de ne pas la mettre
dans le texte? Parce que c'est quand même pas mal détaillé, avec quatre points.
Mme Guilbault :Je ne suis pas sûre... je ne suis pas sûre de comprendre,
là. Parce qu'on va le déterminer par... On l'avait déjà abordé à un autre
article puis on disait, entre autres : On veut inclure la formation pour
la classe 1.
M. Derraji : C'est ça,
dans le règlement. Ça va être dans le règlement.
Mme Guilbault :Oui, c'est ça, ça va être dans le règlement. C'était quoi, l'autre
article où on parlait de ça?
M. Derraji : Oui, mais
là, dans l'article... Mais, dans...
Mme Guilbault :40, c'est ça. Ça va avec l'article 40.
M. Derraji : Oui,
mais... 40. Désolé. C'est juste... Je veux juste bien... Hein?
Des voix : ...
M. Derraji : ...me
réfère à l'article 40, c'est ça?
• (14 h 50) •
Mme Guilbault :...à l'article 40, on disait : Le gouvernement
peut, par règlement... c'est-à-dire, «le candidat à l'obtention d'un permis de
conduire doit, dans les cas et aux conditions prévus par règlement, avoir suivi
avec succès le programme de formation». Donc là, ensuite, on va faire par
règlement le... les conditions, puis le contenu, dans le <fond...
M. Derraji :
OK. Les montants...
Mme Guilbault :
...on va faire par règlement le... les conditions,
puis le contenu, dans le >fond...
M. Derraji : OK. Les
montants... les montants...
Mme Guilbault :...puis à la fois le type de formation, tu sais, tout ce
qui est prévu par règlement dans 66.1, dans le fond.
M. Derraji : Oui. Donc,
le règlement va fixer les montants maximal et minimal de la formation. Mais, le
montant max, je pense qu'on l'a déjà voté dans un autre article. Il est déjà...
il est déjà...
Mme Guilbault :Oui, c'est ça, bien, c'est l'article 40, le montant de
1 076 $.
M. Derraji : Oui, 1 076 $,
oui.
Mme Guilbault :C'était à l'article 40. Bien, ce n'était pas dans
l'article, mais on en avait parlé à cet article-là.
M. Derraji : Mais c'est
ça, la question : Pourquoi un règlement, sachant que tout est dans le
projet de loi? 1 067 $, c'est dans le projet de loi. Les conditions
sont dans l'article 67. Je ne vois pas l'utilité du règlement, à moins si
c'est un autre règlement.
Mme Guilbault :Non, mais c'est parce que ça va donner la latitude, tu sais.
Mettons, on dit : «Fixer le délai maximal à l'intérieur duquel un candidat
à l'obtention [...] doit avoir satisfait aux exigences d'obtention», mais on ne
dit pas c'est quoi, le délai. Puis, tu sais, il peut évoluer dans le temps
selon la... le type de formation, selon le type de permis, on peut imaginer,
là, parce qu'il y a différentes classes de permis. Donc, on vient, dans le
fond, indiquer à quelle réponse ou, tu sais, à quel... à quel élément va, entre
autres, répondre le règlement dans 6.3.1°, 6.3.2°, tu sais, déterminer le type
de formation, s'assurer qu'il y a une partie théorique et pratique.
Des voix : ...
Mme Guilbault :Non, mais c'est ça. Ça fait que, donc, on prévoit... on
vient ajouter ces choses-là à l'article 619 qui est déjà là. Et donc c'est
ça. Peut-être, je ne comprends pas la question, en fait, parce qu'on... Il faut
prévoir un règlement qui va contenir des informations plus précises sur les
quatre éléments qui sont là, dans le fond.
M. Derraji : ...ajouter
à celui du 40, avec le montant maximal et minimal. C'est le... Non? Ou bien
c'est deux règlements séparés?
Mme Guilbault :...montant, il est-tu... il est-tu dans le... il est-tu à
67? Non, c'est juste la formation, oui.
M. Derraji : Non, il n'y
a pas de montant dans le 67. Je n'ai pas vu.
Mme Guilbault :C'est dans le règlement sur les permis. Ah oui! C'est ça.
C'est celui-là qu'on a regardé hier. OK.
M. Derraji : Là où il y
a les montants... le montant maximal.
Mme Guilbault :Oui.
M. Derraji : OK.
Le Président (M. Jacques) : M.
le député de Nelligan.
M. Derraji : C'est bon.
Le Président (M. Jacques) : M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : Bien, en
fait, je veux simplement savoir, en fait, pourquoi on tient à ce que
finalement... À quel besoin ça va répondre, finalement, que de déterminer la
façon d'avoir un permis de conduire... que ce soit déterminé en règlement? Un
règlement, c'est plus... c'est plus flexible, c'est plus agile, je le
comprends, je l'entends, mais est-ce qu'il y a une raison fondamentale pour
laquelle on tient à ce que ça passe par le règlement plutôt que ce soit inscrit
dans la loi? Je me pose un peu une question similaire à ce que mon collègue de Nelligan
demande, là. Pourquoi... C'est quoi, l'intention derrière le faire passer dans
un règlement plutôt que de l'inscrire dans la loi, alors que les choses... À
moins que les... qu'on ait... qu'il y ait quelque chose qu'on n'ait pas
compris, là. Est-ce que c'est appelé à évoluer? Est-ce qu'on veut se garder une
flexibilité pour les prochaines années? Mais, si oui, sur quelle base on
l'évalue? J'ai de la misère à comprendre la raison du pourquoi.
Mme Guilbault :...pour la flexibilité, parce que, s'il faut toucher au Code
de la sécurité routière à chaque fois que, par exemple, on veut dire qu'il faut
avoir réussi la formation pratique en x mois, bien là, imaginez le taponnage,
tu sais. Ça fait que...
M. Grandmont : ...compris,
effectivement, qu'un règlement était plus flexible, mais à quel besoin de
flexibilité on veut répondre?
Mme Guilbault :Bien, pour être... pour être flexible. En fait, je pense,
la flexibilité est, en soi, un objectif autoportant.
M. Grandmont : D'accord.
Ça dépend de la flexibilité, mais... Il y a un degré de flexibilité où il n'y a
plus rien d'autoportant, mais... Mais ma question, fondamentalement, c'est :
Est-ce qu'on s'attend à une évolution rapide des besoins en ce qui a trait...
ou du contexte dans lequel on va délivrer des permis de conduire, par exemple,
qui nécessite cette flexibilité-là?
Mme Guilbault :
Non, mais prenons l'exemple... Parce que, dans le fond, le nouveau classe 1 obligatoire,
on aurait pu le changer par règlement, le classe 1, non? Bien, ma... Si
les collègues sont <d'accord...
M. Grandmont :
...cette
flexibilité-là?
Mme Guilbault :
Non, mais prenons l'exemple... Parce que, dans le fond, le nouveau classe 1 obligatoire,
on aurait pu le changer par règlement, le classe 1, non? Bien, ma... Si
les collègues sont >d'accord, ma collègue ici pourrait compléter.
Le Président (M. Jacques) : ...déjà
consentement, là. Mme Plourde, vous pouvez...
Mme Plourde (Annie) : Oui.
Bonjour. Donc, actuellement, le Code de la sécurité routière prévoit des
classes particulières pour laquelle la formation est obligatoire.
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Messieurs
dames... ou messieurs... messieurs seulement.
M. Grandmont : Merci. Si
vous pouvez recommencer. Merci.
Mme Plourde (Annie) : Il
n'y a pas de souci.
Le Président (M. Jacques) : Vous
n'entendez plus les... Mme Plourde.
Mme Plourde (Annie) : Actuellement,
le Code de la sécurité routière désigne des classes particulières pour lesquelles
la formation est obligatoire. Le principe est révisé pour dire : Bien, la
formation est obligatoire à l'égard de toutes les classes, puis c'est le
règlement qui va venir déterminer dans quel type de classe la formation va être
requise. Donc, pour ce faire, il y a des... il y a des révisions des pouvoirs
réglementaires qui se sont faits pour donner, comme disait la ministre, des
adaptations... Actuellement, dans le règlement sur les permis, on indique quand
un examen théorique est... est exigé ou un examen pratique. Donc, c'est tout
dans cette dynamique-là. Dans le fond, ça va en concordance avec notre actuel
règlement sur les permis qu'on ajoute, finalement, le pouvoir de dire, dans le
règlement, quelle formation va être obligatoire, à quel moment elle va être
obligatoire. Là, pour l'instant, c'est dans un souci d'harmonisation.
On ne connaît pas l'avenir non plus. Là,
on s'harmonise à la norme 16 du code canadien de sécurité. Donc, c'est pour
ça que la formation de classe 1 est obligatoire. Elle l'est déjà pour les
classes 5, donc, véhicules de promenade, et les classes 6, motos.
Mais éventuellement il pourrait y avoir un besoin d'harmonisation, selon
l'évolution nord-américaine.
M. Grandmont : Donc, on
s'attend à ce que ça puisse bouger. Est-ce que... est-ce que, depuis... Selon
votre expertise et vos connaissances, vos observations, est-ce que c'est un
domaine, justement, dans lequel il y a eu une évolution dans les dernières années,
puis on se rendait compte que finalement on manquait de cette flexibilité dont
on semble avoir besoin?
Mme Plourde (Annie) : Je
ne pourrai pas... Je ne peux pas prédire l'avenir.
M. Grandmont : Non, mais
je vous demande de parler du passé, en fait.
Mme Plourde (Annie) : Du
passé. Bien, c'est sûr que la norme 16, elle est arrivée rapidement, puis
il y avait... Il fallait adhérer à cette norme-là, et donc ça nécessitait des
modifications au Code de la sécurité routière. Donc, il a fallu apporter des
aménagements dans le cadre du projet de loi. La situation pourrait se
représenter éventuellement.
M. Grandmont : ...16,
c'est émis par qui, ça?
Mme Plourde (Annie) : C'est
la... Du code canadien de sécurité, qui est une norme un peu pancanadienne qui...
avec le CCATM. Là, je ne pourrais pas vous dire l'acronyme.
M. Grandmont : ...harmonisé
avec les États-Unis aussi, j'imagine, considérant les...
Mme Plourde (Annie) : C'est
harmonisé principalement avec les... le Canada. C'est principalement ça. Mais
il y a les... ces règles-là tendent aussi vers le nord-américain.
M. Grandmont : Oui,
j'imagine. OK. Parfait. Ça répond à mes questions. C'est très clair. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Et, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 67 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) :
Adopté. Mme la ministre, est-ce que vous souhaitez revenir à l'article 59?
Mme Guilbault :Non, non, pas... On n'est pas tout à fait prêts, M. le
Président.
Le Président (M. Jacques) : Parfait.
Donc, on... 67.1.
Mme Guilbault :Non. On va le suspendre aussi parce qu'il est lié à 59, là,
ça fait que... Y avait-tu été transmis?
Le Président (M. Jacques) :
Parfait. Donc, 68.
Mme Guilbault :Parfait. 68.
Le Président (M. Jacques) :
Et il y a un amendement.
Mme Guilbault :
Article 68 : L'article 626 de ce code est modifié :
1° par la suppression du paragraphe 14° du
premier alinéa;
2° par la suppression du troisième alinéa.
En commentaire : L'article 68 du
projet de loi modifie l'article 626 du Code de la sécurité routière à des
fins de concordance pour tenir compte de l'introduction de l'article 626.1
au CSR, proposé par l'article 69 du projet de loi.
Le Président (M. Jacques) : Parfait.
Est-ce qu'il y a des interventions sur...
Mme Guilbault :...ça qui va le retirer. Donc, l'amendement : Retirer
l'article 68 du projet de loi.
Le Président (M. Jacques) :
Merci.
Mme Guilbault :Comme je m'étais engagée à le retirer.
Le Président (M. Jacques) : Est-ce
qu'il y a des interventions? Est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Donc, l'article 68 est retiré. Article 69.
• (15 heures) •
Mme Guilbault :J'ai un amendement aussi, j'imagine. Bon, alors, article 69,
j'aurais un amendement aussi.
Ce code est modifié par l'insertion, après
l'article 626, du suivant :
«626.1. Une municipalité peut, par
règlement ou, si la loi lui permet d'en édicter, par ordonnance, permettre la
circulation des véhicules hors route ou de certains types de véhicules hors
route sur la chaussée d'un chemin public dont l'entretien est à sa charge, sur
une distance plus longue que celle prévue aux paragraphes 1° et 4° du deuxième
alinéa de l'article 73 de la Loi sur les véhicules hors route, et à l'une
ou l'autre des fins prévues à ces paragraphes.
«Dans l'exercice de ce pouvoir, la
municipalité doit tenir compte des enjeux de sécurité. La circulation des
véhicules hors route ainsi permise doit se limiter au trajet le plus direct
pour se rendre d'un sentier de club <d'utilisateurs...
>
15 h (version révisée)
Mme Guilbault :...l'exercice de ce pouvoir, la municipalité doit tenir
compte des enjeux de sécurité. La circulation des véhicules hors route est
permise... ainsi permise doit se limiter au trajet le plus direct pour se
rendre d'un sentier de club d'utilisateurs de véhicules hors route à un autre
sentier de club d'utilisateurs de véhicules hors route ou à l'un des lieux
visés au paragraphe 4° du deuxième alinéa de l'article 73 de cette loi. Ce
règlement doit indiquer le début et la fin de ce chemin ou de cette partie de
chemin, de même que sa longueur, et identifier le sentier de club
d'utilisateurs de véhicules hors route ou le lieu qu'il permet de rejoindre.
«Avant d'édicter un règlement en vertu du
premier alinéa, la municipalité doit tenir une assemblée publique sur le projet
de règlement par l'intermédiaire du maire ou d'un autre membre du conseil
désigné par le maire. Le conseil fixe la date, l'heure et le lieu de l'assemblée.
Il peut déléguer tout ou partie de ce pouvoir au greffier ou au
greffier-trésorier de la municipalité. Au plus tard le 15e jour qui précède la
tenue de l'assemblée, le greffier ou le greffier-trésorier de la municipalité
doit publier, selon la loi qui régit la municipalité, un avis public de la
date, de l'heure, du lieu et de l'objet de l'assemblée.»
«Tout règlement ou ordonnance édicté en
vertu du premier alinéa doit, dans les 15 jours de son adoption, être transmis
au ministre des Transports, accompagné d'un rapport de la municipalité
établissant que la circulation des véhicules hors route dans les conditions
prescrites est sécuritaire. Le ministre détermine la forme et la teneur d'un
tel rapport en publiant un gabarit sur le site Internet de son ministère.
«Le ministre peut désavouer en tout temps
ce règlement ou cette ordonnance ou une partie de celui-ci ou de celle-ci. Dans
ce cas, le règlement, l'ordonnance ou la partie de celui-ci ou de celle-ci qui
est désavoué cesse d'avoir effet à compter de la date de publication d'un avis
de désaveu à la Gazette officielle du Québec ou à toute date ultérieure
déterminée dans cet avis. Le ministre avise dès que possible la municipalité de
sa décision.»
En commentaires : L'article 69
du projet de loi introduit l'article 626.1 au Code de la sécurité routière
afin d'y regrouper les conditions applicables à la décision d'une municipalité
de permettre la circulation des véhicules hors route sur la chaussée d'un
chemin public, dont l'entretien est à sa charge, sur une distance de plus d'un
kilomètre. La circulation des véhicules hors route est ainsi permise... ainsi
permise se limite aux fins prévues aux paragraphes 1 et 4 de l'article 73
de la Loi sur les véhicules hors route, soit, d'une part, permettre à un
travailleur d'utiliser un véhicule hors route à la condition que cela soit
nécessaire dans l'exécution du travail qu'il est en train d'effectuer, d'autre
part, se rendre d'un sentier d'un club d'utilisateurs de véhicules hors route à
un autre sentier d'un club d'utilisateurs de véhicules hors route ou à une
station-service, à un établissement de restauration ou d'hébergement, à un bloc
sanitaire ou à une aire de stationnement.
Pour permettre la circulation des
véhicules hors route sur la chaussée, une municipalité devra tenir une
assemblée publique permettant de recueillir les commentaires des citoyens avant
d'édicter le règlement, transmettre le règlement édicté à la ministre des
Transports et de la Mobilité durable dans les 15 jours de son adoption,
transmettre avec ce règlement un rapport établissant que la circulation des
véhicules hors route dans les conditions prescrites est sécuritaire. La
ministre détermine la forme et la teneur d'un tel rapport en publiant un
gabarit sur le site Internet de son ministère. La ministre peut désavouer en
tout temps un règlement ou une partie de celui-ci édicté suivant l'article 626.1
du CSR.
Et l'amendement : Retirer l'article 69
du projet de loi.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Bon. Bien,
écoutez, M. le Président, je vais prendre quelques minutes, premièrement, pour
remercier la ministre. J'avais un amendement dans ce sens, mais je suis très
heureux, aujourd'hui, qu'on va reconnaître l'autonomie municipale. Ça a été pas
mal, pas mal, pas mal expliqué, et je pense que le fait de le retirer, c'était
la bonne chose. En fait, ça a été un casse-tête pour nous, pour trouver quel
sous-amendement faire pour faire respecter l'autonomie municipale. Donc, bravo!
Je pense que c'est la chose, c'était... la seule chose à faire, c'est le
retirer. C'était un long, long article, et je vous ai dit que nous avons essayé
à plusieurs reprises de voir comment on peut faire reculer le gouvernement sur
cet article, mais je félicite Mme la ministre d'avoir pris le temps de retirer
cet article. Je pense que nos municipalités vont être extrêmement heureux,
aujourd'hui, et contents. Merci.
Le Président (M. Jacques) : M.
le député de Taschereau.
M. Grandmont : Bien, j'ai un
commentaire qui va sensiblement dans le même sens que mon collègue de Nelligan.
Ça avait été nommé par plusieurs, par des intervenants qu'on a eus en audition.
Outre l'autonomie municipale, il y avait toute la question de la charge que ça
représentait aussi, c'est un processus qui était très complexe à gérer pour les
municipalités, qui en ont quand même déjà pas mal plein les baskets. Donc, je
pense que c'était la chose à faire. Donc, très heureux que cette... les dispositions
relatives aux véhicules hors route, bien, soient abrogées dans le projet de loi
n° 48. Je pense que ça aurait amené une charge indue pour les
municipalités, qui n'en avaient pas besoin, là.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
M. le député de Taschereau. Donc, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Donc, l'article 69 est retiré. Mme la ministre, l'article 70.
Mme Guilbault :Article 70 : L'article 633.1 de ce code est
modifié par le remplacement, dans le quatrième alinéa, de «200 $ ni
supérieur à 3 000 $» par «100 $ ni supérieur à
3 000 $. Dans le cas des projets pilotes relatifs aux véhicules
autonomes, ce montant ne peut être inférieur à 200 $ ni supérieur à 3 000 $».
En commentaires : L'article 70
du projet de loi modifie l'article 633.1 du Code de la sécurité routière
afin de réduire le montant <minimal...
Mme Guilbault :
...en commentaires : L'article 70 du
projet de loi modifie l'article 633.1 du Code de la sécurité routière afin
de réduire le montant >minimal de l'amende pouvant être imposée en cas
d'infraction à un projet pilote portant sur un objet autre que les véhicules
autonomes.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 70? M. le député de
Nelligan.
M. Derraji : Merci. Juste
nous expliquer le contexte. Désolé. Juste pour qu'on puisse être à la... On
n'était pas là avec vous lors de la rédaction du projet de loi,
malheureusement, donc...
Le Président (M. Jacques) : M. Scott.
Mme Guilbault :...
M. Derraji : Quoi?
Mme Guilbault :...
M. Derraji : Ah!
M. Scott (Jean-François) : Rebonjour.
Donc, l'objectif, c'est de diminuer l'amende minimale dans le cadre d'une
infraction à un projet pilote mis en place en vertu du CSR parce
qu'actuellement ça crée certaines incongruités ou certains enjeux. Je vous
donne un exemple : un cycliste qui circule sur un trottoir va avoir une
amende de 80 $ tandis qu'un utilisateur d'une trottinette électrique va
avoir une amende de 200 $ parce que, pour l'instant, c'est seulement prévu
dans le cadre d'un projet pilote. On ne veut pas nécessairement qu'il y ait une
si grande disparité. C'est correct, d'avoir une amende un peu supérieure dans
le cadre d'un projet pilote expérimental. Par contre, 200 $ étaient visés,
à la base, en 2018. Lorsque l'article a été modifié, c'était pour les projets
pilotes, pour l'expérimentation de véhicules autonomes sur le chemin public.
Donc, on ne voulait pas englober tout projet pilote puis avoir une amende aussi
élevée, une amende minimale aussi élevée.
Le Président (M. Jacques) : M.
le député de Nelligan.
M. Derraji : Et les... quand
vous dites «véhicules autonomes», quels types de véhicules autonomes? Ça
pourrait être large. Est-ce qu'il y a une définition que vous utilisez?
M. Scott (Jean-François) : Oui,
il y a une définition au CSR, de «véhicule autonome». Il y a des niveaux
d'automatisation, donc... Le terme «véhicule autonome» est défini au code. Il y
a une règle, également qui est prévue, qu'on ne peut pas circuler avec un
véhicule autonome, sauf dans certaines exceptions, dont le fait de le faire
dans le cadre d'un projet pilote.
M. Derraji : OK. Quand vous
dites que c'est défini dans le code, est-ce que... dans le cadre de la loi
actuelle?
M. Scott (Jean-François) :
Oui. C'est déjà prévu.
M. Derraji : Quel article?
M. Scott (Jean-François) : C'est
à l'article 4, qui prévoit plusieurs définitions.
M. Derraji : Y compris des
véhicules autonomes? Ça remonte à longtemps, le...
Le Président (M. Jacques) : Merci.
M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Bon,
c'est de la... c'est une question de vocabulaire, là, mais on aurait peut-être
dû parler de véhicules automatisés, plus que de véhicules autonomes, mais ce
n'est pas grave, on ne fera pas un combat là-dessus, là, d'autant plus qu'on
utilise le mot «des niveaux d'automatisation», là, par la suite.
J'aimerais quand même comprendre,
M. Scott, quand.... Donc là, on est en train de dire, finalement, que
dans... il y a des projets pilotes à l'intérieur desquels certains types de
véhicules, notamment des véhicules autonomes, sont autorisés à circuler sur la
route. Il peut y avoir des contraventions qui sont émises. Là, ce qu'on veut,
c'est avoir une espèce de balance pour qu'on ait des contraventions, mais
qu'elles ne soient pas trop... trop supérieures, finalement, par rapport aux
amendes qui sont données aux véhicules qui sont nommément autorisés à circuler
sur les routes. Bien, donc, elles sont supérieures, mais on ne veut pas que ce
soit... il y ait une trop grande disparité, c'est ça? OK, parfait.
Puis je vous pose une question un petit
peu, là, philosophique, là, mais quand on a un véhicule autonome qui
contrevient à des articles du code de la sécurité de la route, si on est à un
niveau d'automatisation, au niveau 5, par exemple... Je ne sais pas si ça
circule actuellement, au Québec, là, actuellement, des niveaux 5, là, je
ne sais pas si c'est permis, en fait, vous pourrez peut-être nous le dire
aussi, là, mais, dans ce cas-là, l'amende est remise au propriétaire, qui fait
quoi avec ça, qui peut poursuivre le fabricant? J'aimerais comprendre un peu le
contexte dans lequel tout ça s'inscrit, parce que ça s'en vient, puis on risque
d'avoir quand même des cas qui se produisent, puis j'aimerais savoir un peu où
est-ce qu'on s'en va avec tout ça, là.
M. Scott (Jean-François) : ...mais
c'était essentiellement avec les navettes autonomes.
M. Derraji : ...
M. Grandmont : Au Québec?
M. Derraji : Non, non, non,
mais je dirais à l'extérieur...
M. Grandmont : ...
M. Derraji : Oui, oui.
M. Scott (Jean-François) : Mais,
pour résumer, il y a eu des projets pilotes, donc, qui ont permis la
circulation de certaines navettes autonomes dans certains quartiers, mais il y
a plusieurs enjeux qui sont ressortis de ça, donc, pour l'instant, ces projets
pilotes là, à moins que je fasse erreur, ne sont plus en vigueur. Donc, la
règle étant au code, on ne peut pas circuler avec un véhicule autonome. Donc,
ça peut être le cas dans... s'il y a un projet pilote à cet effet, donc, la possibilité
est là, mais, pour l'instant, tout ce qu'il y a eu comme essais, c'est vraiment
des navettes autonomes dans des circuits très restreints.
• (15 h 10) •
M. Grandmont : Donc, pour
l'instant, au Québec, il n'y a pas de projet pilote pour des véhicules... Donc,
le niveau d'automatisation qu'on a, qui est permis actuellement sur les routes
est à combien, c'est à 3 ou à 4?
M. Scott (Jean-François) : Je
ne pourrais pas vous dire, exactement, mais je pourrais avoir l'information
rapidement.
M. Grandmont : Ça pourrait
être intéressant. C'est pour savoir... comme je le disais tantôt, là, c'est
pour savoir un peu qu'est-ce qui s'en <vient...
M. Grandmont :
...ça
pourrait être intéressant. C'est pour savoir... comme je le disais tantôt, là,
c'est pour savoir un peu qu'est-ce qui s'en >vient, en termes
d'automatisation, puis comment on va gérer les constats d'infraction qui
seraient remis à des conducteurs de véhicules autonomes, qui auraient
l'autonomie, finalement, là, de niveau 5, là, étant l'autonomie la plus grande.
Puis on n'a plus besoin de rien faire, même, à la limite, je pense qu'on
peut... à niveau 5, je pense qu'on peut même laisser aller puis, c'est ça, il
n'y a même pas besoin d'avoir un conducteur proche, là.
M. Scott (Jean-François) : Bien,
dans le cadre du projet pilote qui a eu lieu, il y avait un opérateur, quand
même, dans la navette, donc ce n'était pas une autonomie entière.
Des voix : ...
M. Scott (Jean-François) : Est-ce
qu'on est en attente d'une question. Pardon?
M. Grandmont : Non, bien, je
me demandais si... Vous aviez l'air de chercher une réponse, on vous donnait...
on vous a donné un...
M. Scott (Jean-François) : Ah
oui! C'est parce qu'on m'a donné une information, mais c'est plus en lien, par
exemple... si une personne circule avec un véhicule autonome, en ce moment, sur
le chemin public, il s'expose à une amende. Donc, la personne qui circule avec
un véhicule, comme vous dites, de niveau 3 ou... il y a une amende de
1 000 $ à 3 000 $ qui est prévue. L'idée étant que la
permission de circuler est associée à un projet pilote qui va venir prévoir
certaines règles particulières.
M. Grandmont : Actuellement,
au Québec, qu'est-ce qui est permis sur les routes? C'est du 3, du... Il n'y a
évidemment pas de 5, là. Est-ce qu'il y a du 3 ou du 4 qui sont actuellement
permis au Québec?
M. Scott (Jean-François) : Je
ne pourrais pas vous dire...
M. Grandmont : OK. Je ne pas
si c'est possible de trouver l'information parce que je me demande si... On en
voit, des vidéos, quand même, sur les médias sociaux, là, à l'occasion, ou...
Peut-être attendre que monsieur écoute, là.
Des voix : ...
M. Scott (Jean-François) : Si
vous permettez, je céderais peut-être ma place à Mme Vézina pour ce point-là.
M. Grandmont : Oui, avec
plaisir. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Mme
Vézina. Pas besoin de vous nommer. Allez-y.
Mme Vézina (Lyne) : Non?
C'est bon? Alors, effectivement, lorsque les véhicules autonomes ont été
encadrés dans le Code de la sécurité routière, on a défini qu'est-ce qu'était
un véhicule autonome. Donc, c'est un véhicule d'automatisation 3, 4 ou 5, selon
la norme SAE. Et, par la suite, on a mis une interdiction de circuler pour ces
véhicules-là, à l'article 492.8, pour les niveaux 3, 4, 5, sauf pour les
niveaux 3 qui sont autorisés de vente au Canada par Transports Canada, parce
que c'est Transports Canada qui encadre la vente des véhicules au Canada, donc
à l'ensemble. Et, si quelqu'un ne répond pas aux conditions, c'est à ce
moment-là qu'on a l'amende qui est... qui a été énoncée par mon collègue tout à
l'heure, donc l'amende à l'article... qui est prévue à l'article 512, qui
est de 1 000 $ à 3 000 $.
Donc, tout ce qui n'est pas autorisé de
facto doit faire l'objet d'un projet pilote, donc, il doit être encadré dans un
projet pilote. Et ce que mon collègue mentionnait, c'est qu'à l'heure actuelle
on a eu des projets pilotes, mais qui ont visé davantage des minibus
automatisés. Donc, on en a eu trois... deux ou trois, là, au Québec jusqu'à
présent. Maintenant, si quelqu'un.... C'est sûr que ça devra être appelé à
évoluer avec le temps puisqu'éventuellement on va y arriver, mais je pense que
les constats actuels, c'est qu'on n'est pas prêts à laisser des véhicules
autonomes, au moment où on se parle, libres de circulation au Québec.
M. Grandmont : Donc,
actuellement, les niveaux 4 et 5 d'automatisation ne sont pas autorisés de
vente au Québec?
Mme Vézina (Lyne) : Tout à
fait.
M. Grandmont : Donc, il n'est
pas supposé en circuler. Il n'est pas supposé... Oui, c'est ça, on n'est pas
supposé en voir sur les routes. Parfait. Les niveaux 3, donc, sont autorisés à
être vendus ici, au Québec. Est-ce que vous pouvez nous dire ce que ça... ce
que ça implique, un niveau d'automatisation... niveau 3, pour qu'on comprenne
bien, là?
Mme Vézina (Lyne) : Je n'ai
pas la charte. C'est vraiment encadré, là, par la norme SAE, puis qui a été
révisée, récemment. Malheureusement, je ne l'ai pas sous les yeux, là. Je
pourrais... on pourrait vous la trouver.
M. Grandmont : OK. Parce que
ce que j'essaie de savoir, c'est... Il me semble, en tout cas, puis j'y vais
vraiment de mémoire, là, parce que ça fait longtemps, là, mais il me semble que
le <niveau...
M. Grandmont :
...il
me semble, en tout cas, puis j'y vais vraiment de mémoire, là, parce que ça
fait longtemps, là, mais il me semble que le >niveau 3, c'est quelque
chose comme : on peut laisser le... on peut enlever les mains du volant,
mais il faut toujours rester proche. Bien là, qu'est-ce qui arriverait si on
constatait que quelqu'un, finalement, est en train de lire le journal au volant
de son véhicule? Est-ce que, là, il y a un constat d'infraction, puis là c'est
effectivement ça qui s'applique, ou, tu sais, 327, parce que c'est considéré
comme de la conduite dangereuse? Bref, il y a comme cette première question-là
que j'aimerais qu'on puisse éclaircir, d'une part.
Puis, d'autre part, bien, c'est :
Est-ce qu'il y a déjà une réflexion sur la suite des choses? À partir du moment
où on va tomber dans le 5, où, là, c'est l'autonomie totale, si jamais il y a
une infraction qui est commise, bien, qu'est-ce qu'on... à qui on donne le
ticket, dans le fond? J'imagine que c'est le propriétaire, mais là lui, le
propriétaire, il a acheté un véhicule dans lequel le logiciel est... puis tous
les équipements, le radar, la... sont supposés lui garantir, dans le fond, par
contrat, que, dans le fond, son véhicule est supposé conduire sans commettre
d'infraction au Code de la sécurité routière. Ça fait que ça va être quoi, le
contexte dans lequel on va évoluer? Peut-être que c'est trop prospectif, comme
question, mais, à tout le moins, j'aimerais savoir s'il y a déjà des réflexions
là-dessus, qui sont menées, à quelque part au Québec, là-dessus.
Mme Vézina (Lyne) : La
question que vous posez, elle est très bonne. Ça fait partie, effectivement,
des questions qu'on est en train d'étudier. Donc, ce que vous amenez, par
rapport à la responsabilité à l'égard d'un conducteur qui aurait laissé son
véhicule rouler par lui-même, ce sont toutes des très bonnes questions, parce
que, jusqu'à présent c'est la personne qui est assise derrière le volant qui
est réputée être responsable, là, de l'infraction, mais, malheureusement, je
n'ai pas de réponse que... puisque vous dites, bon : C'est un peu... On
est dans la prospection, beaucoup, dans ce domaine-là. Alors, c'est sûr qu'il
va falloir faire évoluer, dans les prochains mois, voire prochaines années, le
Code de la sécurité routière pour aller dans ce sens-là et répondre à ces
questions-là de façon plus précise.
M. Grandmont : Ça fait qu'on
a un beau chantier devant nous.
Mme Vézina (Lyne) : Tout à
fait.
M. Grandmont : Je voulais
sensibiliser Mme la ministre et les personnes qui suivront à cette réalité-là.
Il va falloir se poser la question : Comment se comporteront nos véhicules
sur les routes quand ils seront à un niveau d'automatisation de niveau 5? Quels
choix ils feront sur la route, aussi, entre foncer dans un arbre, foncer dans
un cycliste? Je ne le sais pas. Tu sais, il y a plein de questions, là, le test
du tramway, par exemple, là, qu'on se... qui est un test qui revient souvent.
Bref, tout ça pour dire que c'est un... En tout cas, je suis content de voir
qu'il y a une préoccupation, mais, en même temps, je m'interroge sur le fait
qu'on n'ait peut-être pas commencé, effectivement, là, les démarches pour
réfléchir à ça. Bien, en tout cas, au moins, je voulais le souligner.
Puis, pour l'autre question que je vous
posais, c'est : Niveau d'automatisation 3, parce que c'est permis de vente
au Québec, qu'est-ce qui se passe si quelqu'un... qu'est-ce qu'on... qu'est-ce
qui se passe, en fait, si quelqu'un est pris en flagrant délit de laisser sa
voiture conduire toute seule? Est-ce qu'il a un ticket, puis, si oui, sous quel
article il peut recevoir son ticket?
Mme Vézina (Lyne) : À l'heure
actuelle, dans tous les cas, le conducteur se doit de demeurer attentif à la
route. Il ne peut pas se reposer... le déplacement ne peut pas reposer
uniquement sur le véhicule, il doit être en tout temps capable de reprendre le
contrôle du véhicule. Et c'est comme ça que c'est vendu, à l'heure actuelle,
là, ces véhicules-là. On met des belles notifications en bas de... avec une
petite étoile, et dire : Vous devez toujours garder les yeux sur la route.
Donc, conséquemment, je pense qu'on peut
présumer qu'à l'heure actuelle la responsabilité, elle demeure. Même pour ces
véhicules-là, visés, de catégorie 3, la responsabilité revient encore au
conducteur, au moment où on se parle, mais, évidemment, ça va évoluer avec le
temps, là.
M. Grandmont : Puis ça,
est-ce qu'on rentrerait dans «conduite dangereuse» ou ce serait touché par
l'article 70? J'imagine que non, parce que, là, on parle plus de projets
pilotes, hein, donc ce serait plus 327 ou un autre article approprié, selon le
bon jugement du contrôleur ou de l'agent de la paix, là.
Mme Vézina (Lyne) : Dépendamment
de l'infraction constatée à ce moment-là.
M. Grandmont : OK, parfait, parce
que... Encore une fois, je me permettais de le souligner parce que c'est assez
facile de trouver des vidéos de gens qui laissent leur véhicule conduire, puis
ils se filment en train de... pour nous permettre de constater que leur
véhicule avance tout seul, sans aide, là. Mais, effectivement, c'est un
comportement qui m'apparaît très, très, très dangereux. Puis j'ai l'impression
qu'on va... en s'en allant de plus en plus vers les systèmes des véhicules
automatisés de classe 5, on risque d'avoir de plus en plus de gens qui risquent
d'avoir de ce genre de comportement là.
Donc, c'était aussi une façon pour moi de
le souligner puis d'envoyer le message aussi que, bien, restons vigilants
là-dessus, parce que ça s'en vient, vitesse grand V, peut-être pas aussi grand
V que certains le prédisaient, mais, en tout cas, ça s'en vient quand même, et
il faut quand même avoir une réflexion avant que ça débarque trop chez nous
aussi. Merci. C'était très clair.
• (15 h 20) •
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions à l'article 70? Donc, est-ce que
l'article 70 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 71.
Mme Guilbault :Article 71 : L'article 660 de ce code est abrogé.
En commentaires : L'article 71
du <projet...
Mme Guilbault :
...71 : L'article 660 de ce code est
abrogé.
En commentaires :
L'article 71 du >projet de loi abroge l'article 660 du Code de
la sécurité routière, considérant l'abrogation de l'article 62 du code par
ce projet de loi et du fait que l'objet de l'article est maintenant accompli.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions à l'article 71? S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 71 est adopté?
Mme Guilbault :Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 72.
Mme Guilbault :Article 72 :
Loi sur les véhicules hors route.
72. La loi sur les véhicules hors route
est modifiée par l'insertion, après l'article 69, du suivant :
«69.1. La personne responsable de
l'entretien d'un chemin public peut donner à un club d'utilisateurs de véhicules
hors route l'autorisation d'aménager et d'exploiter un sentier pour la période
et aux conditions qu'elle détermine sur une partie de ce chemin située hors de
la chaussée, de l'accotement et du fossé.
Cette autorisation a pour effet de
permettre aux clubs d'utilisateurs de percevoir le paiement des droits d'accès
à ce sentier conformément à la présente loi.»
En commentaires : L'article 72
du projet de loi introduit l'article 69.1 à la Loi sur les véhicules hors
route afin de prévoir les conditions dans lesquelles la personne responsable de
l'entretien d'un chemin public peut autoriser un club d'utilisateurs de
véhicules hors route à aménager et à exploiter un sentier sur une partie d'un
chemin public située hors de la chaussée, de l'accotement et du fossé.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 72? M. le député de
Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Donc là,
on vient donner aux municipalités la possibilité d'aménager et d'exploiter un
sentier pour la période et aux conditions qu'elles déterminent, un chemin,
donc, pour l'utilisation des véhicules hors route, c'est bien ça? Donc, la
ministre a la possibilité de donner... le ministre qui a l'autorité sur une
terre publique peut donner à un club d'utilisateurs des véhicules hors route
cette autorisation-là, puis on vient ajouter, dans le fond, une autre
disposition selon laquelle les municipalités se voient octroyer le même droit,
c'est ça?
Mme Guilbault :Peuvent... bien, c'est-à-dire, le... peuvent... Le club
peut percevoir le paiement des droits d'accès, ou peut-être... Non? J'ai mal
compris la question?
M. Grandmont : Bien, dans le
fond, là, on vient de donner... La personne responsable de l'entretien d'un
chemin public, donc, ça peut être une municipalité, peut donner à un club
d'utilisateurs de véhicules hors route l'autorisation d'aménager et d'exploiter
un sentier pour les véhicules hors route. Donc là on va avoir deux... deux
niveaux sur lesquels, dans le fond, on peut autoriser la création de chemins
pour les véhicules hors route. C'est ça?
Mme Guilbault :Oui, bien...
Des voix : ...
Mme Guilbault :Oui, ma collègue ici pourrait venir préciser.
M. Grandmont : Oui.
Le Président (M. Jacques) :
...s'il vous plaît. Veuillez vous nommer et nommer votre titre, s'il vous
plaît.
Mme Dubé (Mélanie) : Bonjour.
Mélanie Dubé, directrice des politiques de sécurité au ministère des Transports
et de la Mobilité durable. Oui, en fait, si je résume simplement, là, on
est venus éclaircir une situation en matière d'implantation de sentiers sur les
berges d'une autoroute, par exemple. Donc, vous savez, il y a la définition de
chemin public, puis un chemin public, ce n'est pas juste la chaussée d'asphalte,
là, ça s'étend au-delà de la chaussée.
M. Grandmont : Les emprises, dans
le fond?
Mme Dubé (Mélanie) : C'est ça,
l'emprise. Donc, bien souvent, les clubs de VHR nous demandent d'aménager des
sentiers sur la berge de l'autoroute, là, tu sais, dans le champ puis presque
dans le bois. Donc, la façon dont c'était libellé, le sentier de VHR faisait
partie du chemin public, donc ça veut dire que c'était le Code de la sécurité
routière qui s'appliquait sur le sentier de VHR. Donc, on est venus dire, par
les ententes qui vont être faites par le ministère, l'autorisation d'aménager
un sentier, c'est la LVHR qui va s'appliquer. Donc, c'était plus... c'était
pour clarifier, là.
M. Grandmont : Donc, OK,
je... Donc là, c'est la LVHR qui va venir, donc... la Loi sur les véhicules
hors route, dans le fond, c'est ce que je comprends, qui va venir s'appliquer?
Mme Dubé (Mélanie) : Bien
oui, parce que c'est un sentier de VHR.
M. Grandmont : OK.
Mme Dubé (Mélanie) : Donc,
c'est l'objectif, là, derrière cet article-là.
M. Grandmont : OK, j'ai de la
misère à comprendre, quand même. Est-ce que... est-ce qu'on vient de donner,
dans le fond, aux municipalités aussi l'autorisation?
Mme Dubé (Mélanie) : Non.
M. Grandmont : Non?
Mme Dubé (Mélanie) : Ce n'est
pas en lien avec les municipalités, c'est en lien avec les ententes que les
clubs peuvent prendre avec le ministère, tu sais. Les municipalités, c'est
autre chose.
M. Grandmont : Oui, bien,
c'est ça, c'est parce que, quand, moi, je lis 69.1, ça dit : «La personne
responsable de l'entretien d'un chemin public peut donner à un club
d'utilisateurs de véhicules hors route l'autorisation d'aménager et d'exploiter
un sentier.» Et donc la personne responsable de l'entretien, on a vu plus tôt
que ça pouvait être à la fois le gouvernement du Québec, le MTMD, mais ça peut
être aussi une municipalité.
Mme Dubé (Mélanie) : Oui,
vous avez raison. En fait, dans... Ce qu'on entend le plus, nous autres, au
ministère, c'est la berge, là, le fameux exemple de la berge, là, mais là ça <s'applique...
Mme Dubé (Mélanie) :
...le
plus, nous autres, au ministère, c'est la berge, là, le fameux exemple de la
berge, là, mais là ça >s'applique au responsable de l'entretien d'un
chemin public.
M. Grandmont : OK. Donc là,
on a donné aux municipalités... Avec 69.1, on donne aux municipalités le
pouvoir d'identifier des... on donne... de donner à des clubs d'utilisateurs de
VHR l'autorisation d'aménager, d'exploiter.
Mme Dubé (Mélanie) : C'est
ça, exactement, aux conditions qu'elles déterminent.
M. Grandmont : Oui, OK.
Est-ce que la ministre a toujours le pouvoir de désavouer, dans ce contexte-là?
Si, par exemple, on avait une municipalité qui crée un véhicule... pas un
véhicule, mais qui crée un sentier pour VHR, mais qui, pour je ne sais pas
quelle raison, n'est pas sécuritaire ou crée des désagréments, des bruits, des
nuisances pour des riverains de cette... de ce sentier-là, est-ce que la
ministre a le pouvoir d'intervenir, à quelque part? J'essaie de voir si on est
capables de trouver, finalement, des aménagements pour que, dans le fond, tout
ça se fasse, évidemment, là... puis il y a l'autonomie municipale, à travers
tout ça, là, mais que, dans le fond, ça ne se fasse pas au détriment non plus...
puis que la ministre puisse intervenir en disant : Bien là, il y a comme,
peut-être, un débalancement trop grand puis des nuisances trop grandes pour des
riverains, qui en subiraient des conséquences, ou encore ça pourrait être
dangereux, potentiellement.
Mme Dubé (Mélanie) : Là, on
ne parle pas de la notion de circulation sur le chemin public, on parle
d'aménager un sentier. Ça fait que, là, on est en sentier. Donc, ce n'est pas
la même chose, le pouvoir de désaveu de la ministre ne s'applique pas.
M. Grandmont : Non, mais on
est... mais on est dans...
Mme Dubé (Mélanie) : Le
pouvoir de désaveu, c'est sur le chemin... sur le chemin public. Là, on est un
sentier de VHR, tu sais. La ministre, elle ne désavoue pas les sentiers de VHR.
M. Grandmont : Donc, la
ministre a le pouvoir de désavouer quand c'est sur le chemin, quand c'est sur
la route directement.
Mme Dubé (Mélanie) : C'est
ça, exactement.
M. Grandmont : OK. Ou sur
l'accotement qui fait partie, dans le fond, de... mais là on est dans
l'emprise, puis ça ne fait pas partie de la route. Il me semble que la limite
est...
Mme Dubé (Mélanie) : On
vient... on vient... C'est justement ce qu'on vient faire, c'est qu'on vient
dire que le sentier qui est aménagé dans l'emprise, c'est un sentier, ce n'est
plus la route, donc. Ça, on vient, justement, clarifier, là. Je ne suis pas
sûre qu'on y arrive, mais on vient clarifier cette situation-là.
M. Grandmont : OK. Puis
est-ce qu'il y a d'autres dispositions à l'intérieur du Code de la sécurité
routière dans lesquelles la ministre peut quand même intervenir pour éviter des
situations comme celles que je mentionnais tantôt, là, des nuisances ou manque
de sécurité, même si c'est, on s'entend, là, sentier, donc à l'extérieur...
dans l'emprise, mais à l'extérieur, quand même, de la route?
Mme Dubé (Mélanie) : Le
pouvoir de désaveu de la ministre, là, il est à 626 du Code de la sécurité
routière pour un cas particulier, les règlements municipaux en matière de
circulation sur le chemin public pour les VHR. Là, je parle pour VHR, là, je ne
parle pas pour d'autres domaines.
M. Grandmont : OK.
Le Président (M. Jacques) : ...est-ce
qu'il y a d'autres interventions concernant l'article...
M. Grandmont : Bien, je
voulais... je voulais aller voir 626, là, mais c'est un très, très long
article, là. Si c'est possible de nous laisser une minute...
Le Président (M. Jacques) : Oui.
M. Grandmont : ...pour le
lire, pour le consulter, si c'est possible.
Mme Dubé (Mélanie) : ...paragraphe 14,
dernier alinéa, si vous le cherchez.
M. Grandmont : 14. Ça, ça
réfère à 73.
Des voix : ...
M. Grandmont : Est-ce que
vous vouliez ajouter quelque chose? Non? C'est correct? Parfait. Bien, c'est
correct. Ça répond à mes questions.
Le Président (M. Jacques) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 72? Donc,
s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 72 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 73. Et il y aura un amendement.
• (15 h 30) •
Mme Guilbault :Oui. Article 73 : L'article 73 de cette loi
est modifié :
1° dans le deuxième alinéa :
a) par le remplacement, dans le paragraphe
3°, de «aux conditions fixées par règlement du gouvernement» par «à la
condition qu'une signalisation conforme aux normes réglementaires l'autorise»;
b) par le remplacement du paragraphe 4°
par le suivant :
«4° à la condition qu'une signalisation
routière l'autorise, circuler sur la chaussée, sur une distance maximale d'un
kilomètre, pour se rendre d'un sentier d'un club d'utilisateurs de véhicules
hors route à un autre sentier d'un club d'utilisateurs de véhicules hors route
ou à une station-service, à un établissement de restauration ou d'hébergement,
à un bloc sanitaire ou à une aire de stationnement lorsque l'aménagement de
l'emprise ne permet...
15 h 30 (version révisée)
Mme Guilbault :...à un bloc sanitaire ou à une aire de stationnement
lorsque l'aménagement de l'emprise ne permet pas de circuler hors de la
chaussée et du fossé et que des obstacles incontournables empêchent de les
rejoindre par le trajet le plus direct autrement;»;
c) par le remplacement du paragraphe 6°
par le suivant :
«6° lorsqu'un règlement d'une municipalité
édicté en vertu de l'article 626.1 du Code de la sécurité routière
(chapitre C-24.2) le permet, circuler sur la chaussée d'un chemin public
dont l'entretien est à sa charge;»;
2° par l'insertion, après le cinquième
alinéa, du suivant :
«Un règlement du gouvernement peut
prescrire toute autre... toute autre condition utile à la circulation des véhicules
hors route permise en vertu du paragraphe 3° du deuxième alinéa.»
En commentaire : L'article 73 du
projet de loi modifie l'article 73 de la Loi sur les véhicules hors route
afin de préciser les règles applicables à la circulation des véhicules hors
route sur les chemins publics.
Cet article modifie le paragraphe 3°
du deuxième alinéa afin de tenir compte de l'ajout de l'article 69.1 à la
LVHR, proposé par l'article 72 du projet de loi. Il déplace en cinquième
alinéa l'habilitation réglementaire actuellement prévue à ce paragraphe.
Il remplace également le paragraphe 4°
du deuxième alinéa afin de préciser les conditions applicables à la circulation
des véhicules hors route sur la chaussée sur une distance maximale d'un kilomètre.
Enfin, il remplace le paragraphe 6°
du deuxième alinéa afin de tenir compte de l'ajout de l'article 626.1 au
Code de la sécurité routière, proposé par l'article 69 du projet de loi.
Et l'amendement : Remplacer le
paragraphe 1° de l'article 73 du projet de loi par le suivant :
1° par le remplacement, dans le
paragraphe 3° du deuxième alinéa, de «aux conditions fixées par règlement
du gouvernement» par «à la condition qu'une signalisation conforme aux normes
réglementaires l'autorise;».
En commentaire : L'amendement propose
de retirer de l'article 73 du projet de loi les modifications qui touchent
les paragraphes 4° et 6° du deuxième alinéa de l'article 73 de la Loi
sur les véhicules hors route. Ces modifications étaient proposées afin, d'une
part, de préciser les conditions applicables à la circulation des véhicules
hors route sur la chaussée sur une distance maximale d'un kilomètre et, d'autre
part, de tenir compte des articles 68 et 69 du projet de loi, lesquels
sont retirés par amendement.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement à l'article 73? M. le
député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Peut-être
juste nous expliquer, là, l'objectif qui est poursuivi par cet amendement-là.
Mme Guilbault :...de deux minutes.
Le Président (M. Jacques) : Nous
suspendons quelques instants.
(Suspension de la séance à 15 h 33)
(Reprise à 15 h 36)
Le Président (M. Jacques) : Oui.
Nous reprenons nos travaux. Et, lors de la suspension, on était en discussion
avec M. le député de Taschereau. Exactement. Donc, est-ce que vous voulez vous
nommer et votre titre, s'il vous plaît?
M. Bourgeois (Guillaume) : Oui,
bonjour.
Le Président (M. Jacques) : Et
il y a consentement.
M. Bourgeois (Guillaume) : Bonjour,
M. le Président. Guillaume Bourgeois, avocat au ministère des Transports et de
la Mobilité durable.
Donc, l'amendement que vous avez à
l'article 73 fait suite tout simplement au retrait des articles... des
articles précédents, là, sur la... les nouvelles obligations qu'on mettait aux
villes, là, pour la circulation des VHR sur leur... sur leur réseau routier.
Donc, ça nécessitait des modifications de... de concordance, pardon, à
l'article 73, qui ne sont plus nécessaires. Donc, on garde le même régime
qu'actuellement, avec les mêmes obligations.
M. Grandmont : Donc,
l'amendement qu'on vient de faire dans le... qu'on vient faire, en fait, vient
annuler certaines des...
M. Bourgeois (Guillaume) : Exact.
M. Grandmont : ...certains
des amendements qui étaient apportés par le 73... pas «les amendements»,
excusez-moi, mais les modifications qui étaient apportées par 73.
M. Bourgeois (Guillaume) : Bien,
par... je crois que c'était... excusez-moi, là, je pense, c'était 71, 72, là.
M. Grandmont : Non. Ce que je
veux dire, c'est que l'amendement qu'on fait à 73 vient annuler certaines
portions des modifications qui étaient apportées par l'article 73.
M. Bourgeois (Guillaume) : Oui,
exactement, qui sont plus... qui ne sont plus requises, vu le retrait des
articles.
M. Grandmont : OK, parfait.
Puis... D'accord. Parfait. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres... d'autres interventions à l'amendement à
l'article 73? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Nous revenons à l'article 73 amendé. Est-ce qu'il y a des interventions?
S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 73 amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 74.
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : 74.
Des voix : ...
Mme Guilbault :Bon. Non, mais là je reviendrais, si mes collègues sont
d'accord, à 59, oui.
Le Président (M. Jacques) : Est-ce
qu'il y a consentement pour revenir à l'article 59?
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Consentement.
Mme la ministre.
Mme Guilbault :Il y a un amendement qui a été transmis, que je n'ai pas,
alors...
Des voix : ...
Mme Guilbault :Ah! si on peut me le dérouler. Donc... Alors là, on était,
dans le fond, dans une discussion à l'article 69, on en a eu une hors
micro aussi.
Des voix : ...
Mme Guilbault :C'est ça, sur 59. C'est-tu ça que j'ai dit? Ah... bien, en
tout cas, c'est ça, sur 59. Mais là je suis-tu prête à lire directement
l'amendement donc? Oui. Parfait. Alors, l'amendement à l'article 59. Remplacer
l'article 59 du projet de loi par le suivant :
59. L'article 388.1 de ce code est
modifié :
1° par la suppression de la dernière
phrase du premier alinéa;
2° par l'insertion, après le premier
alinéa, du suivant :
«Un règlement du... Un règlement du gouvernement
peut prévoir d'autres règles relatives à l'immobilisation de tels véhicules
dans un espace réservé à la recharge en énergie...»
Donc, on est venu retirer le bout où on
parlait de la facturation. On garde, dans le fond, ce qui ressemble... ce qui
est pas mal... là, on l'a changé un petit peu, finalement, mais ce qui
ressemble au texte actuel, et on vient dire qu'un règlement va prévoir d'autres
règles relatives. Parce que, c'est ça, je pense qu'on a tous convenu que
c'était trop complexe pour essayer de régler ça cet après-midi. Puis donc
l'article existe déjà de toute façon, donc on va le laisser plus ou moins tel
quel, puis on va pouvoir régler les différents... les différentes questions
annexes très pertinentes qui ont été soulevées.
Le Président (M. Jacques) : M.
le député de Nelligan, sur l'amendement.
• (15 h 40) •
M. Derraji : Oui. C'est
une... C'est une très bonne solution de se garder une marge de manoeuvre par
règlement. Ma seule suggestion, c'est de collaborer avec les villes. Je vous
donne juste l'exemple, une ou deux villes que je connais très bien, ils
imposent déjà des restrictions. Donc, c'est juste pour qu'on ne tombe pas de...
dans un chevauchement, surtout pour des <endroits...
M. Derraji :
...des >endroits
où tu dois payer le parcomètre, tu dois payer la recharge, et il y a des... des
sous-questions à régler avant. C'est déjà le cas dans certaines villes. Juste
ça.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Bien, moi, je
suis... je suis bien content, effectivement, qu'on ait cette... cette
modification-là qui est proposée. On a bien compris, là, lors des discussions, qui,
je pense, se sont pas mal faites hors micro, en fait, là, qu'il y avait dans...
des coquins, je vais les nommer comme ça, qui, peut-être, utilisaient des
stations de recharge comme un stationnement à très bas prix en milieu urbanisé,
notamment, ou peut-être devant les centres commerciaux, là. Bon, je suis un peu
moins familier, ne possédant pas de véhicule électrique.
Mais tout ça pour dire qu'il y a... il y a
quand même là une préoccupation qu'on devait avoir, je pense, parce qu'à la
fois c'est appelé à se développer, effectivement, on ne veut pas que des gens
utilisent des systèmes de branchement de manière indue. En même temps, on sait
qu'il y a toujours une espèce de course à essayer de développer le réseau de
bornes de recharge au Québec puis que, pour l'instant, bien, peut-être qu'on...
avec le nombre de véhicules qui va aller en augmentant, le véhicule électrique,
on n'aura peut-être pas le nombre... en tout cas, on ne peut pas... on ne peut
pas avoir une borne par personne non plus à chaque endroit, là, c'est un peu
ça, le principe, là. Donc, s'assurer de maintenir un certain roulement au
niveau des bornes électriques, ça, c'est une chose qui est importante, puis en
même temps, bien, s'assurer que les gens ne les utilisent pas trop de
manière... de manière différente que celle... que celle pour quoi elles ont été
conçues, donc recharger des véhicules.
Donc, oui, je suis assez content aussi,
là, de voir qu'on a cette préoccupation-là. Puis je... effectivement, là, je
demanderais aussi, là, j'inviterais la ministre, là, puis les gens qui
travailleront dans ses équipes à faire le travail d'aller voir les
municipalités, qui sont peut-être déjà innovantes sur ces enjeux-là, pour être
capable de trouver des solutions qui soient adaptatives, qui évoluent avec le
temps, puis avec le type de recharge aussi. On s'est rendu compte que... en
discutant avec les collègues tout à l'heure, que ce n'est pas les bornes... il
n'y a pas des lots de bornes pareilles aussi partout au Québec, il y a des
recharges plus lentes, il y en a des plus rapides. Donc, qu'est-ce que ça
implique, là, comme... comme type de réglementation ou de règles qu'on se donne
collectivement pour être capable de bien utiliser ce matériel-là? Bref, bien
content de voir ça apparaître puis merci de l'écoute.
Le Président (M. Jacques) : M.
le député de Masson.
M. Lemay : ...pour remercier
la ministre puis ses équipes respectives, là, pour l'amendement. Je trouve
qu'effectivement, pour les considérations futures, avec la recharge des
véhicules électriques, là, y aller par règlements, ça serait... c'est la voie à
prendre. Donc, merci. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement à l'article 59?
S'il n'y a pas d'autre...
Mme Guilbault :...remercier mes collègues au micro parce que c'est... vous
avez soulevé d'excellents points, députés de Masson, Taschereau, Nelligan,
parce que c'est vrai que c'est complexe. Puis le projet de règlement va nous
permettre de consulter, de faire la prépublication, et tout ça, ça fait que je
pense que ça va être beaucoup plus complet comme exercice.
Le Président (M. Jacques) : Merci
beaucoup. Donc, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Est-ce que l'article 59 amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Nous
poursuivons maintenant à l'article introduisant l'article 67.1?
Mme Guilbault :...
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la...
Mme Guilbault :Si les collègues consentent, ça va de pair avec ce qu'on
vient de faire à 59, entre autres. Est-ce que je l'ai, moi... Ah! il est là.
Parfait. Donc, article 67.1. Insérer, après l'article 67 du projet de
loi, le suivant :
67.1. L'article 621 de ce code est
modifié, dans le premier alinéa :
par l'insertion, — 1° — après
le paragraphe 25.2°, du suivant :
«25.3° prescrire les conditions
permettant de fixer une limite de vitesse différente de celle prévue au
paragraphe 4.1 ° du premier alinéa de l'article 328;»;
2° ...après le paragraphe 32.9°,
du suivant :
«33° prévoir d'autres règles
relatives à l'immobilisation des véhicules routiers électriques et des
véhicules routiers hybrides rechargeables dans un espace réservé à la recharge
en énergie;
En commentaire : Cet amendement
apporte une modification de concordance à l'article 621 du Code de la
sécurité routière afin de tenir compte des habilitations réglementaires prévues
à l'article 329.1 du CSR, proposé par l'article 57 du projet de loi,
et à l'article 388.1 du CSR, proposé... proposé à l'article 59 du
projet de loi tel qu'amendé.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article introduisant
l'article 67.1? Donc, s'il n'y a pas de commentaire, est-ce que l'amendement
introduisant l'article 37.1 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Mme la ministre, article 74.
Mme Guilbault :Oui, merci. Loi visant l'amélioration des performances de
la Société de l'assurance automobile du Québec, favorisant un meilleur
encadrement de l'économie numérique en matière de commerce électronique, de
transport rémunéré de personnes et d'hébergement touristique et modifiant
diverses dispositions législatives. Article 74.
L'article 50 de la Loi visant <l'amélioration...
Mme Guilbault :
...visant >l'amélioration des performances de
la Société de l'assurance automobile du Québec, favorisant un meilleur
encadrement de l'économie numérique en matière de commerce électronique, de
transport rémunéré de personnes et d'hébergement touristique et modifiant
diverses dispositions législatives (2018, chapitre 18) est modifié :
1° dans le premier alinéa :
a) par le remplacement, dans la partie qui
précède le paragraphe 1°, de «correspondent au plus élevé des montants
suivants :» par «sont de 13,20 $.»;
b) par la suppression des
paragraphes 1° et 2°;
2° par la suppression, dans le deuxième
alinéa, de «quotidiennement»;
3° par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Les frais fixés au premier alinéa sont
indexés conformément au chapitre VIII.1 de la Loi sur l'administration
financière (chapitre A-6.001), malgré l'article 83.11 de cette loi.»
En commentaire : L'article 74 du
projet de loi modifie l'article 50 du chapitre 18 des lois de 2018
afin de revoir certaines modalités permettant d'établir les frais de
recouvrement et les intérêts exigés en cas de défaut de paiement, plus
particulièrement pour prévoir que les montants... que le montant, pardon, des
frais de recouvrement soit un montant fixe plutôt qu'un montant calculé selon
la règle du plus élevé entre un montant fixe et un pourcentage du total des
sommes dues, actualiser le montant de ces frais, prévoir une règle d'indexation
annuelle de ces frais, retirer la capitalisation quotidienne des intérêts.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions concernant l'article 74?
M. Derraji : ...
Le Président (M. Jacques) : M.
le député de Nelligan.
M. Derraji : S'il vous plaît,
ce n'est pas clair.
Mme Guilbault :...s'appelait comme ça, d'ailleurs.
M. Derraji : Moi non plus,
vraiment, là, j'essaie de... Oui?
Mme Guilbault :Ça relève de qui, cette loi-là?
M. Derraji : Oui, on essaie
de te mettre quelque chose.
Mme Guilbault :Il y a toutes sortes d'affaires pêle-mêle. C'est Revenu
Québec, je pense. Je ne sais pas. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui sait c'est
quoi?
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : Mme
Vézina.
Mme Vézina (Lyne) : Oui.
Alors, c'est une loi qui date de 2018. Donc, c'était à l'époque dans le
chapitre 18 des lois de 2018, et c'était en prévision du virage numérique
de la société, donc toute la question des facturations uniques, ultimement. Et
ce qu'on vise... ce qui est visé dans cet article-là, c'est le processus de
recouvrement. Alors, bien évidemment, il y a de l'eau qui a coulé sous les
ponts depuis 2018. Et ce qu'on constate maintenant, c'est que ce qui était
prévu par rapport aux dispositions touchant la facturation des montants en cas
de recouvrement de créances impayées, bien, ça ne tient plus la route, donc,
puisque la majorité des lois québécoises prévoient un montant unique et non
plus la notion d'un montant fixe et un...
M. Derraji : ...
Mme Vézina (Lyne) : Oui, et
un maximum et l'indexation. Et, en même temps, on prévoit des intérêts simples
et non pas des intérêts composés et des intérêts calculés uniquement sur le
montant de capital. Donc, on vient ici, par le fait... par cette
disposition-là, harmoniser, dans le fond, la pratique qui s'appliquera par...
et qui sera appliquée éventuellement par Revenu Québec pour les créances
impayées.
M. Derraji : Et ça va être
dorénavant... ça va être toujours... Dorénavant, c'est du 13,20 $ pour
n'importe quelle facture impayée?
Mme Vézina (Lyne) : Tout à
fait.
M. Derraji : Et, quand on
parle factures, c'est les factures liées, quoi, aux permis, renouvellement de
permis, plaques d'immatriculation?
Mme Vézina (Lyne) : Bien...
Et, oui, éventuellement, quand il y aura le renouvellement anticipé et puis qu'il
va être renouvelé de façon automatique, quand la personne n'aura pas payé son
montant, bien, on va pouvoir appliquer des frais, subséquemment, là, pour les
créances impayées.
M. Derraji : ...c'est hors
sujet, mais le paiement électronique sur SAAQclic, avec prélèvement bancaire,
ça marche?
Mme Guilbault :
...
M. Derraji : Ah! non, non, je
sais, j'ai dit... j'ai déjà dit : «C'est hors sujet». C'est juste parce
que je veux juste... mais c'est hors sujet. Je veux juste savoir : Est-ce
que c'est... ça...
Mme Guilbault :
...
M. Derraji : Ah oui! Ouf! je
l'ai vécu. Moi-même, j'ai eu... ouf, j'ai vécu toute une histoire. Mais on
parle de paiement. La personne a reçu la facture, n'a... ne l'a pas fait, et
maintenant c'est 13,20 $.
Mme Vézina (Lyne) : Exactement.
M. Derraji : OK, c'est bon. Je
garde l'autre question pour un autre jour.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres... M. le député de Nelligan... de Taschereau.
• (15 h 50) •
M. Grandmont : Oui. Non, je
trouve ça... je trouve ça très ironique, en fait, qu'on parle de Loi visant
l'amélioration des performances de la Société de l'assurance automobile quand
on fait référence à à <SAAQclic...
M. Grandmont :
...à >SAAQclic,
là. C'est une... évidemment, on en a beaucoup parlé.
Je me permettrai, là, de demander, en fait,
là, quels types de... Quand on dit, là, «par le remplacement», là, au... au
point a, là, «par le remplacement, dans la partie qui précède le
paragraphe, de "correspondant au plus élevé des montants suivants :"
par "sont de 13,20 $."», donc, «13,20 $», ça se trouve à
être les frais de recouvrement qui sont appliqués en vertu de
l'article 573.0.1. Les frais de recouvrement touchent quels types de
paiement?
Mme Vézina (Lyne) : ...impayées,
dont... vous avez... vous avez omis de payer votre renouvellement de permis de
conduire, vous avez omis de payer votre renouvellement d'immatriculation. Donc,
essentiellement...
M. Grandmont : Est-ce que les
contraventions, c'est aussi... ça passe par le même système?
Mme Vézina (Lyne) : Ça ne
passe pas... La société ne perçoit pas les montants des amendes.
M. Grandmont : Ah non? OK.
Ça, c'est versé directement à la... à la Sûreté du Québec, quand on est sur le
réseau du gouvernement?
Mme Vézina (Lyne) : Le fonds
consolidé, le ministère de la Justice.
M. Grandmont : Ah, Justice?
Une voix : ...
Mme Vézina (Lyne) : Le fonds consolidé,
mais...
M. Grandmont : Fonds
consolidé?
Mme Vézina (Lyne) : Oui.
M. Grandmont : OK.
Une voix : ...
M. Grandmont : OK. Donc, les
renouvellements des plaques, permis de conduire, essentiellement?
Mme Vézina (Lyne) : Essentiellement.
M. Grandmont : Et, si une
personne, donc, ne paie pas, bien, non seulement elle est donc... elle est en
contravention, normalement, elle ne devrait pas circuler, mais en plus il y a
des frais qui se... qui s'ajoutent à ça. Est-ce que, si elle ne paie pas, sur
plusieurs années, dans le fond, les frais s'accumulent? Donc, à chaque année
qui passe, on ajoute le même montant?
Mme Vézina (Lyne) : Bien, on
va venir... Oui, effectivement, vous allez avoir un compte en souffrance auprès
de la société et, à un moment donné, on va bloquer votre possibilité
d'effectuer des transactions, là.
M. Grandmont : On pourrait même,
dans le fond, bloquer le permis?
Mme Vézina (Lyne) : On
pourrait. Oui, oui, tout à fait, tout à fait.
M. Grandmont : OK. Donc, ne
pas... ne pas renouveler son permis de conduire, à un moment donné, ça crée
un... il y a une alarme... bon, pas «une alarme», en tout cas, il y a... il y a
un mécanisme par lequel, dans le fond, on vient annuler le permis de conduire,
tout simplement.
Mme Vézina (Lyne) : Je ne
pourrais pas vous dire précisément quelle est la mécanique des choses, mais,
éventuellement, on va vous aviser que votre paiement est en souffrance. Mais,
moi, le domaine dont je... dont je suis responsable, c'est beaucoup plus les
dispositions. Si quelqu'un circule, alors qu'il n'a pas de permis de conduire,
bien, vous vous exposez à... vraiment à une saisie du véhicule, etc. Mais il y
a des mécanismes, là, qui sont définitivement prévus, là, pour vous aviser que
votre paiement est en souffrance et qu'on va... on va intervenir, là, sur votre
droit de circuler.
M. Grandmont : Parfait. Et
donc ce frais de 13,20 $, qui va devenir un frais fixe, dans le fond, qui
ne sera pas indexé à travers le temps...
Mme Vézina (Lyne) : Il sera
indexé.
M. Grandmont : Il va être
indexé?
Mme Vézina (Lyne) : Il y a
des intérêts qui vont courir là aussi.
M. Grandmont : OK, il y a des
intérêts. Oui, ils sont indexés, conformément au chapitre sur la Loi sur
l'administration financière, donc qui va augmenter à travers le temps. Il vise
à couvrir quoi comme... comme dépenses, dans le fond, pour les... par la...
les... de la... à la SAAQ, en fait?
Mme Vézina (Lyne) : Bien,
éventuellement, les frais pour aller chercher les sommes à recouvrer, donc,
c'est un frais administratif, là, dans ce cas-ci, là, dont on parle.
M. Grandmont : OK. Puis on
pense qu'avec ce 13,20 $ là, plus les intérêts qui vont être ajoutés au
fil du temps, on va être en mesure de couvrir la dépense occasionnée par le
recouvrement?
Mme Vézina (Lyne) : Tout à
fait.
M. Grandmont : OK. Parfait.
Je vous remercie.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions à l'article 74? Donc, s'il n'y a
pas d'autre intervention, est-ce que l'article 74 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 75.
Mme Guilbault :Merci. Règlement sur les permis, article 75. Le
Règlement sur les permis est modifié par la suppression, partout où ceci se
trouve, de «en vertu de l'article 62 du Code de la sécurité routière» et
de «en vertu de l'article 62 du Code de la sécurité routière».
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 75?
Mme Guilbault :...Ah! c'est parce que, le premier, il y a chapitre C-24.2,
que je n'ai pas lu, parce que je pense qu'à l'audition les gens vont penser que
j'ai dit deux fois la même chose, avec raison.
Bref, en commentaire : L'article 75
du projet de loi est une modification technique au Règlement sur les permis en
concordance avec celle de l'article 38 qui abroge l'article 62 du Code
de la sécurité routière, lesquelles entreront en vigueur à la sanction du
projet de loi. Donc, concordance.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 75? S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 75 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 76.
Mme Guilbault :Oui. Arrêté ministériel concernant l'amende dont est
passible quiconque contrevient au paragraphe 9 de l'article 386 du
Code de la sécurité routière.
76. L'arrêté ministériel concernant
l'amende dont est passible quiconque contrevient au paragraphe 9 de
l'article 386 du Code de la sécurité routière est abrogé.
Commentaire. L'article 76 du projet
de loi abroge l'arrêté ministériel concernant l'amende dont est passible
quiconque contrevient au<paragraphe 9...
Mme Guilbault :
...contrevient au >paragraphe 9 de
l'article 386 du Code de la sécurité routière à des fins... à des fins, pardon,
de concordance avec la modification de l'article 506 du Code de la
sécurité routière proposée par l'article 60 du projet de loi.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions concernant l'article 76? S'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 76 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) :
Adopté. Article 77.
Mme Guilbault :Merci. Chapitre III. Dispositions transitoires. Article 77.
Jusqu'à ce que l'article 16 de la
présente loi entre en vigueur, les dispositions introduites par l'article 22
de la présente loi ne s'appliquent qu'aux infractions qui y sont mentionnées.
En commentaire : Cette disposition
transitoire est prévue compte tenu que l'article 16 du projet de loi
entrera en vigueur après les dispositions introduites par l'article 22.
Les règles de preuve introduites par
l'article 22, prévues aux articles 602.1 à 602.8, visent tant les cas
d'infraction que les cas de manquement donnant lieu à l'imposition d'une
sanction administrative pécuniaire. Étant donné que les dispositions relatives
aux SAP, édictées par l'article 16 du projet de loi, ne seront pas en
vigueur au même moment que celles relatives aux infractions, la disposition
prévoit que les règles de preuve ne viseront, dans un premier temps, que les
infractions mentionnées.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions? M. le député de
Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Je
comprends le raisonnement derrière ça. Est-ce qu'on prévoit déjà des... la
durée, en fait, sur laquelle va s'étendre la différence de temps entre
l'introduction des mesures touchant les SAP, considérant que c'est un nouveau
processus qui était à mettre en place puis des... Évidemment, il y a de l'achat
de matériel aussi, évidemment, là, parce que je comprends qu'on veut augmenter
le nombre d'appareils de contrôle automatisé. Donc, c'est quoi, le délai qui
est prévu? Puis est-ce qu'on va l'avoir, ou... Comment c'est... comment c'est déterminé,
finalement?
Mme Guilbault :Oui, c'est ça. Bien, il faut, tu sais, organiser l'affaire,
là. Indépendamment des... indépendamment des... de l'acquisition du nouvel...
du... voyons, des nouveaux équipements, il faut quand même mettre en place le
système. Donc, je ne sais pas si... Dans le fond, c'est juste de se donner le
délai raisonnable. Je ne sais pas si on va être en mesure de le... de le fixer
de façon précise, là. Oui. Notre collègue, ici, peut...
Le Président (M. Jacques) :
Donc, Mme Morin-Verville, veuillez vous nommer et nommer votre titre, s'il vous
plaît.
Mme Morin-Verville (Amélie) : Oui.
Amélie Morin-Verville, conseillère aux radars photo au ministère des
Transports.
Effectivement, vous avez raison, là, il va
y avoir un délai, en fait, pour... qui est associé à l'acquisition de nouveaux
appareils et tout le processus, là, lié à cette acquisition-là, et, au niveau
des SAP aussi, il faut comprendre que c'est quand même un système à créer au
niveau de la Société de l'assurance automobile du Québec. Donc, on est en
planification avec eux, et c'est possible... En fait, on essaie... je veux
dire, dans la mesure du possible, on essaie que l'acquisition de nouveaux
appareils concorde aussi avec l'implantation du régime, mais vous comprendrez
qu'il est possible aussi qu'il y ait des délais. On veut s'assurer que, quand
le régime de SAP va être implanté, on soit opérationnel, on soit capable de le
faire correctement. Donc, si jamais il y a des délais, il pourrait y avoir un
petit peu de disparité entre les deux... entre les deux événements, là, si
je peux dire.
M. Grandmont : Oui, puis je
comprends très bien. Évidemment, c'est un nouveau système à mettre en place,
donc c'est sûr que ça demande du temps. Tu sais, pour la majorité des articles
du projet de loi n° 48, ils vont entrer en vigueur au moment de la
sanction. C'est quoi, l'élément qui vient déclencher le processus, là, qui va
permettre de dorénavant utiliser les SAP, finalement, là? Est-ce que... C'est
quoi, le... Tu sais, ce n'est pas une sanction. Là, on ne met pas de délai de
temps. Est-ce que... Parce que moi, je vois un risque potentiel à ce que,
finalement, pour une raison ou une autre, je ne sais pas, il y aurait... ça ne
fonctionnerait pas aussi bien qu'on voudrait, l'appel d'offres ne fonctionnerait
pas... Dans le fond, est-ce que... C'est quoi, l'élément déclencheur qui fait
que, finalement, on va pouvoir le mettre en... le mettre en action, finalement,
ce nouveau mécanisme-là, là?
Mme Morin-Verville (Amélie) : Bien,
vous voulez dire : C'est quand on va décider d'implanter les... le régime
de SAP, en fait, que ça devienne...
• (16 heures) •
M. Grandmont : Oui. Bien, pas
quand on va décider, mais quand on va... Oui, en fait. Bien, c'est quoi qui va
le déclencher? Est-ce que... Parce qu'on pourrait... on pourrait retarder...
Comme pour l'instant, il n'y a rien qui vient normer que ça se passe après six mois,
ou après un an, ou... tu sais, il n'y a rien qui dit que ça ne pourrait
pas faire... Ça pourrait ne jamais être fait, finalement, là. C'est un peu ma
question, là, mais...
Mme Morin-Verville (Amélie) : En
fait, c'est ça, c'est quand... c'est quand la SAAQ va être prête à les donner,
là, ces SAP-là, là, à traiter les dossiers, à imposer les SAP. Donc,
effectivement, là, c'est... ce n'est pas... là, pour le moment...
16 h (version révisée)
Mme Morin-Verville (Amélie) : ...c'est...
ce n'est pas... Là, pour le moment, on a... on ne le sait pas exactement. On va
se donner le temps de le faire correctement.
Par contre, l'acquisition de nouveaux
appareils, le déploiement de nouveaux appareils, entre-temps, on continue à
donner des constats d'infraction. Donc, on... Puis on le fait de manière
graduelle. Donc, on va... Il n'y a pas... Il n'y a pas un moment où est-ce qu'on
va vers des appareils puis qui ne donneront rien, là. Les appareils donnent des
constats d'infraction, des SAP. Donc, on n'arrête pas le déploiement à cause
des SAP nécessairement, mais évidemment, c'est une solution qui est mise en
place avec la volumétrie qu'on anticipe. Donc, on veut le faire le plus
possible de manière concertée et le plus... pas... le plus possible de manière
rapprochée, là.
M. Grandmont : Je vous pose
la question, parce que, dans un autre projet de loi sur lequel j'ai été... j'avais
siégé aussi, là, en tourisme, sur l'hébergement touristique, donc les Airbnb et
compagnie, là... on avait... on avait fixé dans le temps des moments où
finalement tout ça entrait en vigueur. Là, je comprends qu'on joue avec des
appels d'offres puis une nouvelle méthode à mettre en place à la SAAQ. Mais, au
moins, on avait, dans ce projet de loi là, un moment où on était sûrs que ça
allait commencer.
Est-ce que la complexité fait qu'on n'est
pas capables de mettre un moment ou un moment maximal dans lequel on veut le
voir déployer? Tu sais, je ne le sais pas trop, mais c'est comme si, dans le
fond, de la façon que c'est écrit, à la limite, on pourrait juste ne rien
faire, ne pas le faire puis, finalement, on aurait fait tout ce travail-là pour
rien, parce qu'il n'y a rien qui oblige, à quelque part, d'avoir un moment où
ça va entrer en vigueur. En même temps, je comprends la complexité de fixer un
moment aussi, parce que, c'est ça, comme je le disais, c'est un... c'est des nouveaux
mécanismes à mettre en oeuvre, des nouveaux processus, des nouveaux... du
nouveau matériel à acheter, à déployer, à tester évidemment aussi. Mais j'ai
comme une... pas une crainte, mais je me pose la question d'est-ce qu'on ne
risque pas de... il n'y a pas un risque là, finalement.
Le Président (M. Jacques) : M.
le sous-ministre, si vous voulez... vous nommer.
M. Unterberg (Jérôme) : ...sous-ministre
adjoint au ministère des Transports.
On comprend vos... représentations.
Assurément, là, c'est l'usager qui est au centre de nos préoccupations. Et
puis, avec 52 photoradars, comme la ministre l'a énoncé à quelques
reprises, là, la volonté la plus ferme, c'est d'aller le plus rapidement
possible, adéquatement, parce qu'il y a des préoccupations de système en place,
puis on ne veut pas qu'il y ait des failles, autant dans le processus qu'Amélie
évoquait, c'est-à-dire les parties qui sont SAP, puis les parties qui sont
infractions.
Beaucoup de nouveaux joueurs aussi, de
nouveaux partenaires, dans le processus. Ce n'est plus comme avant. Certains
assument des nouveaux rôles. Il y a du roulement de personnel aussi. C'est une
opération d'importance qui fait passer la volumétrie en termes de capacité d'action
de manière beaucoup plus importante. Mais, déjà, la semaine prochaine, on
poursuit des rencontres, notamment avec la SAAQ. C'est pratiquement une dizaine
d'organismes et ministères qui sont concernés à travers toute l'action.
Et donc c'est déjà entrepris, cette
préparation-là, pour offrir un service de sécurité amélioré le plus vite
possible. À chaque fois qu'on nous demande un photoradar en quelque part... Ça
fait longtemps... Moi, ça fait huit ans que je suis ministère, et puis, à
chaque fois qu'on nous demande à un endroit, bien, il faut essayer de penser
aussi qu'on pourrait le retirer. Il y a les mobiles, mais ça n'a pas la même
capacité d'action. Donc, je pense que le travail aujourd'hui va nous permettre
de faire ça. On parle d'années, avec un pluriel, là, qui est... qui est très...
Véritablement, il y a... il y a une nécessité plus qu'une volonté. Donc, c'est
quelque chose, là... Je pense que, d'ici deux ans, c'est quelque chose qu'on
veut voir en place, là, avec... progressivement. Parce qu'il va y avoir des
installations, les 250 ne seront pas là du jour au lendemain, mais ça va nous
permettre d'agir à des endroits où présentement on ne peut pas, et ça va nous
permettre donc de réaliser le plan de sécurité routière établi.
Mme Guilbault :...
M. Unterberg (Jérôme) : Exactement.
M. Grandmont : Oui, c'est ça.
Si on se réfère effectivement au plan de sécurité routière, c'était 2028, Mme
la ministre. C'est ça, hein?
M. Unterberg (Jérôme) : ...se
poursuivent. Par exemple, il y en a déjà avec la SAAQ sur la partie qu'Amélie
parlait. Déjà la semaine prochaine, il y a une relâche de travaux
parlementaires, on en a profité pour aller se placer quelques réunions pour
poursuivre ces travaux-là. Il y a véritablement un besoin puis il y a
véritablement une volonté.
Le Président (M. Jacques) : ...d'autres
interventions? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, bien, j'aimerais
quand même... Merci. Effectivement, c'est une bonne... une bonne façon de
résumer, disons, l'engagement, là, à agir vite. Puis je comprends la complexité.
Mais, en même temps, si on vient réitérer le souhait que ça se passe dans un
délai qui est tout à fait raisonnable, là, puis qui est toujours, finalement,
arrimé, concordant avec ce qu'on a dans le plan de sécurité... dans le plan d'action,
j'en suis bien... j'en suis bien heureux. Donc, ça répond à ma question.
Évidemment, comme... Tu sais, j'imaginais mal qu'on puisse donner un délai
formel, parce qu'évidemment ça devient... c'est extrêmement complexe comme
opération. De l'autre côté, bien, on vous a bien entendu puis on va vous
surveiller.
Le Président (M. Jacques) : M.
le député de Nelligan.
M. Derraji : ...rapidement. Au
fait, ça a été aussi soulevé par les municipalités, qu'il ne faut pas oublier,
et les MRC. Donc, le délai de quatre ans, c'est aussi pour s'entendre avec les
représentations qu'elles ont... qu'elles ont... qu'elles nous ont faites, que
ce soit au niveau des MRC, que ce soient les villes, je ne sais pas, et à
Montréal, Québec. Mais il y a aussi les MRC. Donc,est-ce que c'est ça qui vous donne la possibilité d'avoir un plan sur
quatre ans, c'est juste dire «sur quatre <ans»?...
M. Derraji :
...qui
vous donne la possibilité d'avoir un plan sur quatre ans, c'est juste dire «sur
quatre >ans»?
Mme Guilbault :Bien oui, effectivement, ça fait... Les ententes qu'on va
devoir conclure aussi sur... bien, éventuellement, aussi. Bien là, on va
revenir à l'article 12, parce que je pense que c'était dans
l'article 12, là, mais, tu sais, le règlement sur les modalités pour le
choix des sites, le règlement... les ententes qu'on va faire pour le partage
des sommes, et tout ça. Alors, ça va faire partie du travail qu'il y a à faire,
là.
M. Derraji : Par rapport avec
cet article, parce que vous avez dit «les ententes», les villes voulaient même
participer aux appels d'offres au départ pour en faire l'acquisition. On n'est
pas là. Là, ça va être centralisé au niveau du ministère et par... Hein?
Mme Guilbault :Oui. C'est ça. Comme je l'ai dit souvent, on va demeurer
gestionnaire du processus d'acquisition.
M. Derraji : Et après c'est
votre choix d'aller choisir les lieux ou les endroits avec les villes en
concertation avec les villes?
Mme Guilbault :Oui, tout à fait. Bien, comme... C'est parce que, là, c'est
l'article 12 qui est suspendu. Donc, on va y revenir... Bien, on était
dans des blocs. Je ne sais pas si ce bloc-là, on l'avait fait au complet. Mais,
enfin, c'est ça, exact, là. Il y avait justement «zone scolaire», «chantier»
puis les... Puis, il me semble, on a eu un long... c'était quoi, donc, le
numéro 3°, là? Est-ce que le chemin public peut inclure... En tout cas, on
avait eu un...
M. Derraji : ...
Mme Guilbault :Oui, c'est ça, puis donc les modalités par règlement pour
déterminer si un site peut être choisi... un site soumis par une municipalité
peut être validé par le ministre des Transports.
M. Derraji : ...
Le Président (M. Jacques) : ...à
l'article 77? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 77 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) :
Adopté. Article 78. Mme la ministre.
Mme Guilbault :Article 78 : L'article 592.0.0.1, les
deuxième et troisième alinéas de l'article 592.1 et les articles 592.1.1
et 592.2 du Code de la sécurité routière continuent de s'appliquer si le
constat d'infraction a été transmis avant la date de l'entrée en vigueur de
l'article 19 de la présente loi.
Il en est de même pour les articles 146,
163, 218.4, 218.5 et 228.1 du Code de procédure pénale, modifiés respectivement
par les articles 26 et 28 à 31 de la présente loi.
En commentaire : Considérant
l'abrogation des dispositions du Code de la sécurité routière qui permettent au
propriétaire d'un véhicule de désigner le conducteur ou le locataire à court
terme en cas d'infraction constatée au moyen d'un système de détection, la
présente disposition transitoire prévoit que les dispositions abrogées
continuent de s'appliquer lorsque le constat d'infraction constaté au moyen
d'un système de détection a été transmis avant la date à laquelle elles sont
abrogées. Il sera ainsi possible pour un propriétaire dont le constat a été
transmis avant l'abrogation des dispositions de bénéficier de cette
possibilité.
Le Président (M. Jacques) : ...est-ce
qu'il y a des interventions sur l'article 78? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Donc, je
comprends que, bien, c'est ça, on est dans les mesures transitoires. Et donc je
comprends que quelqu'un qui reçoit une contravention avant l'entrée en vigueur,
dans le fond, c'est l'ancien système qui s'applique. Puis c'est pour... la même
chose pour tout le... tout le continuum, en fait, dans lequel il peut contester...
demander une révision, contester, etc., etc. C'est toujours la même chose?
Mme Guilbault :Oui. Tout à fait.
M. Grandmont : Parfait. Et
donc les différentes instances qui vont s'occuper, après ça, de traiter les
nouveaux... les nouvelles dispositions suite à la sanction vont s'adapter en
continu pour être capables de traiter de la nouvelle façon. Parfait. C'est bien
beau. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Alors,
est-ce qu'il y a d'autres interventions à l'article 78? Donc, s'il n'y a
pas d'autre intervention, est-ce que l'article 78 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 79.
Mme Guilbault :Article 79 : À moins que le contexte ne s'y
oppose ou que la présente loi n'y pourvoie autrement, dans tout règlement ou
tout autre document, les expressions «cinémomètre photographique» et «système
photographique de contrôle de circulation aux feux rouges» sont remplacées par
«système de détection», avec les adaptations nécessaires.
En commentaire : Cette disposition
transitoire vise à ce que, lorsque le contexte le permet, dans tout texte
réglementaire ou autre document, l'expression «système de détection» puisse
remplacer les expressions «cinémomètre photographique» et «système
photographique de contrôle de circulation aux feux rouges».
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions concernant l'article 79? Donc, s'il n'y
a pas d'intervention, est-ce que l'article 79 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Article...
Adopté. Article 80. Mme la ministre.
• (16 h 10) •
Mme Guilbault :Article 80 : Jusqu'à l'entrée en vigueur de
l'article 66.1 du Code de la sécurité routière, édicté par l'article 40
de la présente loi :
1° l'article... l'article 66.1 de ce code
doit se lire en supprimant, dans le premier alinéa, «conformément à l'article 62»;
2° un cours de conduite exigé en vertu de l'article 66.1
de ce code pour l'obtention d'un premier... d'un premier permis de conduire de
la classe appropriée à la conduite d'une motocyclette, d'un cyclomoteur ou d'un
autre véhicule de promenade est réputé un programme de formation de la Société
de l'assurance automobile du <Québec...
Mme Guilbault :
...d'un autre véhicule de promenade est réputé un
programme de formation de la Société de l'assurance automobile du >Québec
dispensé par une école de conduite reconnue par celle-ci.
En commentaire : Étant donné que
l'article 62 du Code de la sécurité routière est abrogé à la date de la
sanction du projet de loi et que les nouvelles dispositions de
l'article 66.1 de ce code entreront en vigueur au même moment que les
modifications réglementaires requises pour établir les cas où une formation à
la conduite est obligatoire, cette disposition transitoire prévoit que des...
prévoit des aménagements pour considérer les changements terminologiques et
aussi pour assurer l'application de l'article 61 du code... 66.1,
pardon, du code, tel qu'il se lit actuellement, dans l'attente des
modifications réglementaires à venir.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions à l'article... 80? Il n'y a pas
d'intervention. Est-ce que l'article 80 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 81.
Mme Guilbault :Article 81 : L'école de conduite ayant été
reconnue par la Société de l'assurance automobile du Québec avant le (indiquer
ici la date de la sanction de la présente loi) est réputée reconnue dans les
mêmes conditions en vertu de l'article 66.2 du Code de la sécurité
routière, édicté par l'article 41 de la présente loi, sauf dans le cas où
la reconnaissance a été révoquée par la Société.
En commentaire : Étant donné que
l'article 62 du Code de la sécurité routière est abrogé, une disposition
transitoire est requise pour s'assurer que les écoles de conduite déjà
reconnues pour dispenser la formation pour la conduite de véhicules de
promenade par la SAAQ le demeurent à l'égard de cette catégorie de véhicules
aux mêmes conditions, évitant ainsi à la SAAQ de reconnaître à nouveau les
écoles déjà autorisées.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions à l'article 81?
Donc... M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Juste...Juste
quelques explications pour comprendre, là, s'il vous plaît. Je ne suis pas... Je
ne suis pas sûr de comprendre le... C'est quoi, l'intention, en fait, de ça?
Mme Guilbault :Bien, c'est que les écoles de conduite déjà reconnues avant
l'entrée en vigueur de la loi continuent d'être reconnues.
M. Grandmont : Oui. D'accord.
Il y a des dispositions, dans la loi, qui fait qu'on a des écoles... C'est
le... C'est le changement. Je ne comprends pas pourquoi on doit spécifier que,
dans le fond, ces écoles-là demeurent reconnues au sens de la loi. Est-ce qu'il
y a des conditions dans lesquelles elles opèrent, ou qui font qu'elles risquent
de ne pas être reconnues, si on ne met pas cet article-là?
Mme Guilbault :...62, on est venus abroger. Mais Mme Vézina pourrait
répondre. Mais c'est qu'on a abrogé. Puis ça va être dans le futur règlement,
ça fait qu'on ne veut pas qu'il y ait de trou. Mais Mme Vézina pourra... peut
compléter.
M. Grandmont : Ah! OK. OK. On
passe au règlement. Vous pouvez y aller de votre explication, là, mais, je
pense, je comprends. Mais allez-y.
Mme Vézina (Lyne) : Oui.
Bien, effectivement, c'est pour éviter qu'il y ait un vide, et surtout qu'on
ait à réaccréditer ces mêmes écoles là dans le processus, donc durant la
transition. Alors, c'est pour permettre que tous ceux qui existaient avant
la... avant la modification puissent continuer d'opérer comme ils le font à
l'heure actuelle et sans qu'on ait à intervenir auprès d'eux, là, pour les
réaccréditer et recommencer le processus à nouveau, là. C'est essentiellement
une mesure transitoire qui permet de, je dirais... de lisser la transition, là,
vers le nouveau... les nouvelles dispositions à la loi.
M. Grandmont : ...actuellement,
dans la loi, les écoles... les conditions auxquelles on peut reconnaître une
école de conduite sont... dans la loi, puis ça va passer finalement dans un
règlement?
Mme Vézina (Lyne) : ...
M. Grandmont : Donc, dans le
fond, on vient juste assurer qu'il y a une continuité, d'une part. J'imagine
aussi qu'évidemment, dans le règlement, on va s'assurer que le règlement est...
est raccord avec ce qu'il y avait précédemment dans la loi. Les conditions ne vont
pas changer non plus. Parce que, si les conditions changeaient dans le
règlement, on pourrait avoir des écoles, dans le fond, qui ne satisferaient
plus à la nouvelle... à la nouvelle norme. Je le dirais comme ça. On va
s'assurer que, finalement, on... ça va se faire aussi, là. Ce n'est pas juste
de s'assurer... de dire qu'elles vont demeurer des écoles reconnues, mais on va
s'assurer aussi que ce qu'il y a dans le règlement est aussi conforme à ce
qu'on prévoyait avant.
Mme Vézina (Lyne) : Effectivement.
On peut s'attendre à ce que les conditions soient exactement les mêmes, là,
donc.
M. Grandmont : Parfait. Donc,
voilà, c'est très clair. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 81? Est-ce que
l'article 81 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Article 82.
Mme Guilbault :Merci. Article 82 : L'article 99.1 du Code
de la sécurité routière, édicté par l'article 44 de la présente loi, ne s'applique
pas à la personne qui a obtenu son permis d'apprenti-conducteur de la classe
appropriée à la conduite d'une motocyclette avant la date de l'entrée en
vigueur de cet article.
En commentaire : Cette disposition
transitoire prévoit que les personnes qui, au moment de l'entrée en vigueur,
ont déjà débuté le processus d'obtention de la classe de permis appropriée à la
conduite d'une motocyclette ne seront pas assujetties à la nouvelle... pardon,
à la nouvelle interdiction de conduire une <motocyclette...
Mme Guilbault :
...ne seront pas assujetties à la nouvelle...
pardon, à la nouvelle interdiction de conduire une >motocyclette visée
par la liste des marques et des modèles ou des cylindrées mentionnés dans un
règlement pris en application de l'article 151.1 de la Loi sur l'assurance
automobile pour fixer la contribution d'assurance.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 82? Donc, s'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 82 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Article 83.
Mme Guilbault :Merci. Article 83 : Jusqu'à l'entrée en vigueur
du paragraphe 1° de l'article 50 du chapitre 19 des lois de 2018,
l'article 202.6.6 du Code de la sécurité routière, modifié par l'article 116
du chapitre... du chapitre 13 des lois de 2022, doit se lire en
remplaçant, dans le paragraphe 1° du premier alinéa, «ou à l'article 202.2.0.1»
par «, à l'article 202.2.0.1 ou à l'article 202.2.0.2».
En commentaire : La nouvelle
interdiction de conduire avec quelque présence d'alcool applicable à tous les
titulaires d'un permis de conduire auquel est ajoutée la classe appropriée à la
conduite d'une motocyclette autre que la classe 6-E pourrait entrer en
vigueur avant les modifications concernant l'interdiction de conduire avec une
quelconque présence de drogue prévue par le chapitre 19 des lois de 2018.
La disposition transitoire proposée
précise donc comment l'article 202.6.6 du Code de la sécurité routière
doit se lire durant cette période transitoire afin que les modifications
proposées par le présent projet de loi puissent être intégrées au CSR sans
attendre l'entrée en vigueur des dispositions concernées au chapitre 19
des lois de 2018.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions? M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Juste une chose.
Là, cette règle, vous voulez que ce soit appliqué dès l'adoption du projet de
loi?
(Consultation)
Mme Guilbault :C'est qu'en fait les lois de... le chapitre 19 des
lois de 2018, pour la conduite avec la drogue, on est en attente de matériel. Puis
on le travaille avec le ministère de la Sécurité publique, de ce que je
comprends. Donc, l'entrée en vigueur, on... on ne connaît pas le moment précis,
mais on ne veut pas empêcher l'entrée en vigueur ou l'application de la
nouvelle interdiction qu'on a introduite, d'alcool, pour les nouveaux... bien,
les... zéro à 24 mois... nouveaux conducteurs de motocyclette, de ce que je
comprends, là, mais...
M. Derraji : Donc,
l'interdiction est effective, mais il n'y a pas de matériel pour la détection?
Mme Guilbault :Là, ça, c'est pour les lois de... Bien, honnêtement, moi,
ça, les lois de 2018, je ne sais pas exactement. C'est ça.
M. Derraji : C'est juste, si
quelqu'un peut nous éclairer, si ça ne vous dérange pas, ça va probablement
nous aider à aller vite.
Le Président (M. Jacques) : ...Mme
Plourde.
Mme Plourde (Annie) :
Bonjour.
M. Derraji : Rebonjour.
Mme Plourde (Annie) : Rebonjour.
L'article 202.6.6, c'est un article qui permet à la société de réviser les
suspensions de permis. Donc, c'est un article un peu de concordance avec la
suspension de permis qu'on retrouve à 202.4. Dans cet article-là, dans le fond,
il y a des aménagements à faire. On doit référer aux interdictions. Donc, c'est
juste dans la nomenclature des articles qu'on introduit un nouvel article qui
pourrait, en quelque sorte, désordonner la séquence des choses. Donc, on
prévoit une disposition transitoire pour s'assurer que, si l'interdiction de
conduire avec zéro alcool pour les motos entre en vigueur... avant le zéro
drogue... puisse se faire en douceur, qui ne crée pas de conflit dans
l'article. C'est simplement ça. C'est vraiment un article de coordination, que
j'appelle.
M. Derraji : Mais Mme la
ministre parle du matériel de coordination avec la Sûreté du Québec.
Mme Plourde (Annie) : Oui,
parce que, dans le fond... Oui, parce que, dans le fond, le zéro... l'interdiction
de conduire avec quelconque présence de drogue est rattachée à un appareil de
détection, un matériel de détection des drogues, lequel on est en attente d'une
approbation de cet appareil-là, mais que... Comment j'expliquerais ça
simplement? Dans le fond, simplement, c'est que, dans le fond, l'article qu'on
étudie présentement, c'est un article pour lever la suspension de permis... des
motifs de suspension de permis dans lequel on réfère à différentes
interdictions au code. Dans la nomenclature des articles où est-ce qu'on vient
énoncer plusieurs articles d'interdiction, il y en a une d'entre elles, dont le
zéro drogue, n'est pas encore en vigueur. Et on insère un article avant, donc,
pour éviter qu'il y ait des conflits. On veut s'assurer d'avoir une bonne
transition. Le zéro alcool n'entre pas en vigueur immédiatement mais pourrait
l'être avant le zéro drogue. Je ne sais pas si c'est plus simple comme ça, que
je l'explique?
• (16 h 20) •
M. Derraji : OK. Donc, vous
allez aller par étape : zéro alcool, après, zéro drogue?
Mme Plourde (Annie) : Possiblement.
J'ignore... Ça... Ça dépend le moment que< les...
Mme Plourde (Annie) :
...Possiblement.
J'ignore... Ça... Ça dépend le moment que >les...
M. Derraji : Mais là... C'est
exact. C'est exactement ce que je voulais savoir. Mais, le problème, c'est
détecter? C'est... C'est les appareils avec la SQ qui vous empêchent d'aller?
Mme Plourde (Annie) : Ça, je
l'ignore, là. La problématique, là, au niveau du matériel de détection des
drogues, ça, je l'ignore à ce moment-ci.
M. Derraji : Donc,
l'interdiction, vous voulez que ce soit effectif, mais sans aucun matériel de
vérification?
Mme Plourde (Annie) : Non. On
ne se comprend pas. Je vais reformuler.
M. Derraji : OK. Oui, c'est
ça. Désolé, là, parce que je veux juste vous suivre. Désolé. C'est probablement
fin de journée. La tête... Oui.
Mme Plourde (Annie) : Non,
non, je vais faire ça simple. Dans le fond, on a deux interdictions en cours, OK?
On a... On a une interdiction de zéro drogue, qui est dans le
chapitre 18... le chapitre 19 des lois de 2018, qui n'est pas encore
en vigueur. OK?
M. Derraji : Elle n'est pas
encore en vigueur à cause de?
Mme Plourde (Annie) : À cause
qu'ils ont... il y a des approbations de matériel de détection de drogue qui
doit se faire.
M. Derraji : Et c'est ce que
Mme la ministre disait tout à l'heure. Ça, c'est au niveau de la SQ. Vous ne le
contrôlez pas.
Mme Plourde (Annie) : Non. Exactement.
M. Derraji : OK. C'est bon.
On va chicaner le ministre de la... responsable.
Mme Plourde (Annie) : Donc...
Et donc, dans ce présent projet de loi, on introduit un zéro alcool pour les...
conducteurs de motocycliste... motocyclette, pardon, les 24 premiers mois.
Ça, ça risque d'entrer en vigueur avant, OK? Puis, 202.6.6, c'est un article de
formalité administrative. Donc, l'idée, c'est de s'assurer qu'il n'y ait pas
de... au niveau de la nomenclature des articles cités, qu'il n'y ait pas de
conflits.
M. Derraji : Comme entre les
articles. Oui.
Mme Plourde (Annie) : Exactement.
M. Derraji : C'est... C'est très
clair. Merci beaucoup. C'est vraiment clair. Merci.
Le Président (M. Jacques) : ...d'autres
interventions sur l'article 83? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention,
est-ce que l'article 83 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Mme la ministre.
Mme Guilbault :Oui. Chapitre IV. Dispositions finales.
Article 84 : Un cinémomètre photographique
et un système photographique de contrôle de circulation aux feux rouges
approuvés par l'Arrêté ministériel concernant l'approbation des cinémomètres
photographiques et des systèmes photographiques de contrôle de circulation aux
feux rouges sont réputés l'avoir été en vertu de l'article... 519.79 du
Code de la sécurité routière, édicté par l'article 12 de la présente loi.
Commentaire : Cette disposition vise
à s'assurer que les systèmes de détection qui sont en utilisation et qui ont
été approuvés préalablement aux modifications prévues par le projet de loi
puissent continuer d'être utilisés.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur l'article 84?
M. Derraji : ...
Le Président (M. Jacques) :
M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Merci, M. le
Président. Un certain moment, on parlait de d'autres matériels, à part le... cinémomètre
photographique ou un système photographique. On parlait d'une série de photos
d'un autre système de détection. Ce n'est pas le cas ici? Ou bien il y a juste
deux...
Mme Guilbault :Non. Mais, ça, c'est juste pour s'assurer que ceux qui
existent déjà, qui sont déjà sur notre réseau, puissent continuer d'être
approuvés, puis de fonctionner, puis d'être utilisés en attendant qu'on ait
autre chose.
M. Derraji : En attendant. En...
OK. C'est beau. Merci.
Le Président (M. Jacques) : ...l'article 84?
M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui. Donc, on
réfère à l'article 12 du projet de loi. J'ai de la misère.
Mme Guilbault :...
M. Grandmont : Oui. C'est ça.
Il est suspendu, hein? OK. C'est ça. Néanmoins, est-ce que... Donc, c'est dans
cet article-là qu'on... qu'on vient définir ce qu'est un appareil de contrôle
automatisé... un appareil de contrôle, en fait... un système de détection? Pardon.
C'est le terme que je devrais utiliser.
Mme Guilbault :Ça, je pense, c'était à l'article 2. La définition du
système de détection?
M. Grandmont : Oui. C'est ça.
Mme Guilbault :C'était-tu à l'article 2 ou...
M. Grandmont : Article 2?
Mme Guilbault :Donc, à l'article 4 du code, mais... Mais c'était
peut-être à 12 aussi, là. C'était-tu ça? Oui, à l'article 2, qui modifie
l'article 4 du CSR.
M. Grandmont : Oui. C'est ça.
Donc, ce n'est pas à l'article 2 de la présente loi. Donc, on devrait
référer pour dire un «système photographique»... ou un «système photographique
de contrôle de circulation aux feux rouges» correspond, dans le fond, à la
définition qu'on fait dans l'article 4 du Code de la sécurité routière, puis
là, on définit «système de détection»?
Mme Guilbault :Non. Mais, c'est ça. C'est qu'en fait la définition est à
l'article 2. Mais, à l'article 12, c'est... c'est comme l'utilisation
ou, tu sais, c'est l'approbation, c'est ça, du choix des systèmes puis la
variété des systèmes qui pourraient être utilisés, là. Ça, c'est le débat qu'on
avait avec... bien, l'échange qu'on avait avec l'opposition officielle, sur
lequel j'aurai des propositions, là.
M. Grandmont : Parfait.
Excellent. OK. C'est correct. Je pense... Je pensais que ça référait... qu'on
aurait dû référer à la définition. Mais c'est correct aussi, là, effectivement,
qu'on... si on réfère à l'autre, là.
Le Président (M. Jacques) : ...concernant
l'article 84? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 24 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Mme la ministre.
Mme Guilbault :Article 85 : Tout chemin public déterminé à
l'Arrêté ministériel concernant les chemins publics où peuvent être utilisés
les cinémomètres photographiques et les systèmes photographiques de contrôle de
circulation aux feux rouges est réputé avoir été désigné par le ministre des
Transports en vertu de l'article 519.80 du Code de la sécurité routière,
édicté par l'article 12 de la présente loi, et faire partie du registre
tenu par la... le ministre conformément à cet article... <519.80...
Mme Guilbault :
...sécurité routière, édicté par l'article 12
de la présente loi, et faire partie du registre tenu par la... le ministre
conformément à cet article... >519.80.
En commentaire : Cette disposition
vise à s'assurer qu'un chemin public déterminé préalablement aux modifications
prévues par le projet de loi et sur lequel un système de détection est utilisé
soit considéré comme un chemin public désigné conformément au nouvel article 519.80
et qu'il fasse partie du registre que le ministre a l'obligation de tenir en
vertu de cette nouvelle disposition.
Le Président (M. Jacques) : ...qu'il
y a des interventions sur l'article 85? M. le député de Nelligan.
M. Derraji : ...du registre,
vous faites référence à quel registre?
Mme Guilbault :C'est le registre que le ministre... la ministre va être
tenue de mettre sur son site Internet, le registre des endroits qui vont être
approuvés pour mettre des systèmes de détection. Puis ça, dans le fond, c'est
un peu comme les deux sortes de système tout à l'heure. On veut s'assurer que
les chemins déjà désignés continuent de l'être puis que, dans le fond, les
systèmes qu'on vient d'approuver à 84 puissent continuer d'être utilisés sur
les sites déjà désignés, qu'ils puissent continuer d'être des sites désignés
sans que le ministre ait à les réapprouver.
M. Derraji : OK. Désignés par
le ministre, mais là, on parle de chemin... Désolé, je veux juste utiliser
la... OK. Vous parlez de chemin public. Là, encore une fois, vous avez entendu
comme nous les propositions des villes, qui veulent être impliquées. Et donc
est-ce que ces sites ou le choix de ces sites, ce n'est pas juste un choix du
ministère, mais c'est un choix en collaboration avec les villes?
Mme Guilbault :Non, mais ce n'est pas la même chose, là.
M. Derraji : Du tout?
Mme Guilbault :C'est que, là, on... là, on vient protéger... ou on vient
transposer, finalement, les sites qui sont déjà désignés au moment où on se
parle. Cet après-midi, là, il y a déjà les 52 appareils...
M. Derraji : Dans un registre?
Mme Guilbault :...dont certains qui sont fixes, qui sont sur certains
sites approuvés. Donc, c'est juste pour que le système actuel puisse continuer
de fonctionner après la loi, tu sais. Les appareils déjà approuvés...
M. Derraji : Les 50?
Mme Guilbault :...continuent d'être utilisés, puis les sites déjà désignés
continuent d'être des sites désignés.
M. Derraji : Quand vous dites
les sites désignés... les sites désignés présentement, qui sont de l'ordre de
50, je pense...
Mme Guilbault :Bien là, on a 52 appareils en fonction. Il y a combien
de sites désignés? 160?
Une voix : ...
Mme Guilbault :Environ 160.
M. Derraji : OK. Parce qu'il
y a du mobile? C'est pour...
Mme Guilbault :Il y a des mobiles. Oui.
M. Derraji : OK. Et combien
d'appareils? Désolé, hein, je veux...
Mme Guilbault :Il y en a à peu près 30, des fixes?
Une voix : ...
Mme Guilbault :24 fixes?
Une voix : ...
Mme Guilbault :C'est ça. C'est 24 sur 52 qui sont fixes?
Une voix : ...
Mme Guilbault :Bien, c'est ça, c'est 30 fixes. J'avais le bon
chiffre.
M. Derraji : Ah! vous avez
une bonne mémoire. Donc...
Mme Guilbault :Non, mais c'est parce que je ne savais pas si c'était un ou
l'autre. C'est 30 fixes et donc, bien, 24 mobiles. Mais mon ami ici
m'a dit qu'il y en a deux qui sont... qui ne sont plus là, ça fait que c'est 22 mobiles.
M. Derraji : OK. Donc, c'est
ce registre-là que vous voulez qu'il soit effectif à l'adoption de la loi?
Mme Guilbault :Exact. Bien, qui continue de fonctionner, comme ils sont
déjà installés dans le réseau au moment où on se parle.
M. Derraji : Il n'existe pas
maintenant. Oui. OK. OK. Et c'est... Et c'est ce registre qui sera bonifié avec
les ajouts des appareils au courant des quatre prochaines années?
Mme Guilbault :Exact. Il y a peut-être des choix de sites qui vont
changer. Peut-être qu'il y a des sites actuellement désignés ne le seront plus
ou... bien, enfin, je ne verrais pas pourquoi. Mais, tu sais, il va y avoir des
nouveaux sites probablement aussi qui vont s'ajouter.
M. Derraji : Oui. Et c'est...
Et c'est là où... Et c'est là où je voulais vous poser la question : Les
choix des futurs sites, que ce soient les nouveaux ou ceux que vous voulez
refaire, est-ce que c'est là où les villes seront interpelées?
Mme Guilbault :Oui, oui, oui, on a eu une longue conversation, l'autre
fois. C'est sur... C'est le... 519.79 ou 519.80. C'était le numéro 3°. C'était
le numéro 3°, puis en dessous, là, de mémoire, il y a un paragraphe qui disait
que les critères d'approbation des sites vont être déterminés par règlement.
Mais là je disais abondamment que, dans le cadre de l'élaboration du règlement,
c'est sûr qu'on va consulter les municipalités. Puis il y a, entre autres,
notre ami Laurent Toupin, et autres, et notre collègue ici, en arrière, qui
expliquaient que les sites nous déposent des... les villes nous déposent des
demandes de sites avec des plans de sécurité, et puis tout ça, puis des
documents, puis, en général, on les approuve. Puis là on donnait tous les
exemples des rues dans la circonscription de Taschereau.
M. Derraji : ...juste
l'engouement, il était là. Moi, c'est ce que j'ai vu. Le fait que même les
villes veulent participer aux appels d'offres, je pense que tout le monde veut
avoir... Je pense que vous allez avoir un beau problème à choisir les sites.
Tout le monde veut avoir...
Mme Guilbault :Ah! bien, c'est sûr. Mais là, ça, on va y aller avec le nombre
d'appareils disponibles... graduellement disponibles.
M. Derraji : OK. Merci. Merci
beaucoup.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions concernant l'article 85? Donc,
s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 85 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Et, compte tenu de l'heure, nous
suspendons nos travaux jusqu'au mardi 16 avril, à 10 h 30, où
elle entreprendra un autre mandat.
(Fin de la séance à 16 h 30)