(Neuf heures cinquante-six minutes)
Le Président (M. Jacques) :
À
l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission
des transports et de l'environnement ouverte.
La commission est réunie afin de poursuivre
l'étude détaillée du projet de loi n° 48, Loi modifiant principalement le
Code de la sécurité routière afin d'introduire des dispositions relatives aux
systèmes de détection et d'autres dispositions en matière de sécurité routière.
Mme la secrétaire, y a-t-il des remplacements?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. M. Lemay (Masson) est remplacé par Mme Poulet (Laporte).
Étude détaillée (suite)
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la secrétaire. Jeudi, le 28 mars dernier, nous avons ajourné nos
travaux après avoir adopté l'article 85 du projet de loi. Nous en serions
donc à l'article 86. Je vous rappelle, par ailleurs, que l'étude des
articles 12, 23, 52 et 59 est suspendue. Mme la ministre, article 86.
Mme Guilbault : Oui. Merci, M. le Président. Est-ce que je l'avais déjà lu?
Le Président (M. Jacques) : Non.
Mme Guilbault : Non? Ah! bon, parfait.
Le Président (M. Jacques) : On était
vraiment, là, au début de l'article 86.
Mme Guilbault : Bon, bien, salutations à tous. Je veux saluer aussi des
parents qui sont ici aujourd'hui, du groupe Pas une mort de plus, qui sont de
divers endroits, de Québec, Rive-Sud de Québec. Il y en a, des gens, qui sont
venus de Montréal, alors... et même une petite fille qui est ici, qui manque
l'école pour être avec nous, mais pour une
excellente cause. Alors, merci, merci à tous d'être ici. Merci à mes équipes.
Merci et salutations à mes collègues, évidemment, et à toute l'équipe de
la présidence.
Donc,
article 86 : Le Règlement sur les conditions et les modalités
d'utilisation des cinémomètres photographiques et des systèmes
photographiques de contrôle de circulation aux feux rouges, édicté en vertu de
l'article 634.4 du Code de la sécurité routière, est réputé avoir été
édicté en vertu de l'article 519.82 de ce code, édicté par
l'article 12 de la présente loi.
En commentaire : Cette disposition vise à
faire en sorte que le règlement déterminant les conditions et les modalités
d'utilisation d'un système de détection, édicté en vertu de
l'article 634.4 du Code de la sécurité routière qui est abrogé par
l'article 25 du projet de loi, soit édicté en vertu du nouvel
article 519.82.
Le
Président (M. Jacques) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des
interventions sur l'article 86? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Merci beaucoup, M. le
Président. Bien, en fait, je n'ai pas vraiment d'intervention particulière à
faire sur l'article 86. Je voulais aussi profiter de la présence... bien,
d'abord pour saluer tout le monde au retour
de cette semaine de circonscription. J'espère que votre éclipse a été aussi
agréable que la mienne, ou que la nôtre... en tout cas, bref. Puis je voulais aussi en profiter pour... Non, mais
quel phénomène incroyable, pareil! C'était vraiment particulier.
Je voulais aussi saluer, moi aussi, là, les
parents et la jeune fille qui sont du collectif de parents Pas une mort de plus. Je suis content que ces personnes-là
soient ici aujourd'hui. Ils viennent aujourd'hui boucler la boucle, en quelque
part. C'est beaucoup grâce à leur travail, à leur préoccupation très, très
grande qu'on est ici aujourd'hui, là, sur... en train d'étudier le projet de
loi n° 48. On est dans les derniers instants, là, de cette... de ce projet
de loi là, on... bien, pas «on l'adoptera»,
mais on terminera l'étude détaillée incessamment, aujourd'hui ou demain... en
tout cas, quelque chose... dans les heures qui viennent. Donc, je vous
remercie d'être ici aujourd'hui. Je vous félicite pour votre persévérance, votre ténacité, votre engagement. Donc, merci
beaucoup, beaucoup pour votre travail. Merci d'être ici aujourd'hui. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Donc, si... M. le député de Nelligan.
• (10 heures) •
M.
Derraji : Bien, du moment que tout le monde prend l'habitude de saluer
les groupes, bien, de même je vous salue
pour la présence, d'avoir fait le déplacement, pour les personnes de Montréal
mais pour aussi les personnes qui viennent de plusieurs régions. Donc,
bravo pour votre mobilisation! Et j'espère que ce que vous avez vu depuis le
début est conforme à vos attentes et à ce que vous voulez en termes de Code de
la sécurité routière. Et bienvenue au parlement, bienvenue en commission
parlementaire. Très apprécié.
Ma question pour
l'article, juste par rapport à la concordance : On parle toujours de «tout
type d'appareil»? J'ai vu juste deux, donc cinémomètre photographique et
système photographique. Est-ce qu'on est vraiment dans la même concordance au
départ? Parce que je sais qu'on l'a changée...
Je vais la répéter,
ce n'est pas grave. Juste, je vous dis : Est-ce qu'on est... on est dans
la même définition des appareils? Je sais qu'au début... Là, ça fait quand même
un bout, là, qu'on n'a pas revu les articles. On est dans la même définition
qu'au départ? Si jamais il y a un changement, c'est juste pour que nos... on ne
soit pas obligés de réouvrir l'article un peu plus tard. Il y a juste deux,
mais est-ce que c'est conforme à ce qu'on a dit au début, là? C'est juste la
question. L'article 2, notamment.
Mme
Guilbault : L'article 2?
M. Derraji : Au
départ, on a... on a défini les systèmes...
Mme
Guilbault : C'étaient les définitions.
M. Derraji : ...oui,
systèmes de détection. Juste vérifier, quand on parle de cinémomètres
photographiques...
Une voix : ...
Mme
Guilbault : On reconduit un arrêté, de ce
qu'on me dit.
M. Derraji : OK.
Donc, il y a... il y a... on est dans les mêmes appareils?
Mme
Guilbault : Pour ne pas qu'il y ait de
vide, oui.
M. Derraji : OK.
C'est bon.
Une voix :
...
Mme
Guilbault : Et dont les termes sont
ceux-là, c'est ça.
M. Derraji : OK.
C'est juste parce que j'étais curieux de voir deux définitions du système
photographique. Mais, au début, on a... on a pris le temps de définir les
systèmes de détection. Je ne veux juste pas qu'on... qu'on le manque à
l'article 86. Si jamais vous me dites que c'est la même chose, ce n'est
pas grave, là, écoute...
Des voix :
...
Mme
Guilbault : C'est ça, c'est parce que c'est pour qu'on puisse
continuer d'utiliser ceux qui sont actuellement installés, et, actuellement, on
a seulement ces deux types-là, ça fait qu'on veut juste que... comme on a fait
dans d'autres articles pour que le système puisse continuer de fonctionner.
M. Derraji : OK. Donc, le règlement actuel, on continue à
utiliser les deux, mais on s'est donné une ouverture au départ par rapport à
d'autres systèmes, le cas échéant, si on veut les changer. Est-ce que j'ai bien
compris?
Mme Guilbault : Oui, oui, oui, tout à fait. Puis on va y revenir, d'ailleurs, quand on
va retourner à l'article 12.
M. Derraji : Merci.
C'est bon.
Le Président (M.
Jacques) :
Merci. Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention sur
l'article 86, est-ce que l'article 86 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Maintenant, est-ce qu'il y a consentement pour
revenir à l'article 12?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Jacques) :
Consentement. Mme la ministre, je crois que vous avez un amendement à 519.80.
Donc, on avait suspendu, là, à l'article 12, mais à 519.80, il y a de cela
quelques semaines. Donc, si on peut revenir là, avec le nouvel amendement qui a
été déposé, qui est déjà sur Greffier.
Mme
Guilbault : Parfait. Alors, on reprend.
Bien, je vais le lire, en fait, puis, après ça, on pourra échanger. Donc,
amendement à l'article 12 : Ajouter, à la fin de
l'article 519.80 du Code de la sécurité routière, proposé par l'article 12
du projet de loi, l'alinéa suivant :
«Le gouvernement peut, par règlement, prévoir
qu'un système de détection peut être utilisé sur un véhicule ou sur un autre
équipement qu'il désigne, ainsi que les cas et les conditions dans lesquelles
ce système peut être utilisé. Les dispositions de ce règlement peuvent déroger
à celles de l'article 294.1, à celles du deuxième alinéa de l'article 312.1 et à celles des
articles 519.81, 602.7 et 602.8 du présent code si le gouvernement, sur la
recommandation du ministre, estime
que leur application est incompatible avec l'utilisation d'un système de
détection tel que le règlement le prévoit.»
En commentaire : Cet amendement propose de
modifier l'article 519.80 du Code de la sécurité routière, proposé par
l'article 12 du projet de loi, afin de permettre l'utilisation de systèmes
de détection à d'autres endroits que ceux
identifiés au premier alinéa de cet article. Les conditions de cette
utilisation seront prévues par règlement du gouvernement. Ce règlement
pourra prévoir des règles autres que celles prévues ailleurs dans le régime,
notamment en matière de signalisation et de preuve.
Alors... Puis peut-être un autre élément de
contexte, là, parce qu'effectivement ça fait un bout de temps, mais c'était... — ah!
je pensais que quelqu'un avait parlé, excusez — c'était à la suite d'une
discussion, entre autres avec l'opposition officielle, sur s'assurer que la
manière dont on rédige le projet de loi nous permet d'être le plus agiles et
avoir le plus de latitude possible dans l'utilisation de nouveaux systèmes de
détection, éventuellement, avec l'évolution
de la technologie, et tout ça. Il y avait eu beaucoup de discussions entourant
les caméras de surveillance, là, les caméras... Donc, avec ce
libellé-là, on s'assure qu'on peut utiliser pratiquement n'importe quoi. Puis
en disant : «Peut être utilisé sur un véhicule ou [tout] autre équipement
qu'il désigne», alors, tu sais... Parce qu'actuellement ce n'est pas... les
systèmes ne sont pas utilisés de manière mobile, tu sais, ils sont fixes
quelque part. Même si on peut déplacer un
radar mobile, il est quand même fixe pendant qu'il est utilisé. Donc, avec ça,
on peut aussi, éventuellement, utiliser un système qui serait en
mouvement.
(Interruption)
Mme Guilbault : Et, là-dessus, je vais céder la parole à mon collègue de
Nelligan, qui aime bien l'ambiance des travaux à l'Assemblée.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Mme la ministre, comme
toujours, très habile, me donne le droit de parler pendant les travaux, des
travaux qui nous ont suivis tout au long de notre commission, M. le Président.
Premièrement, merci. Je sais que ça a pris quand
même un peu de temps, mais pour une bonne raison. Juste pour comprendre l'amendement, là, quand on dit : L'ouverture à
l'installation d'autres dispositifs, ce que j'avais en tête, et, avec raison, nous avons eu la discussion,
c'est par rapport au dépassement d'autobus scolaires. C'est une problématique qui
a été pas mal de fois documentée. Là, maintenant, je sais qu'il y a... on a
parlé d'un fournisseur, on a parlé d'une technologie, mais avec l'ajout de cet
amendement, si, demain, il y a une technologie fiable, et on voit qu'il y a un problème avec le dépassement des autobus jaunes,
scolaires, est-ce qu'on ouvre la porte à l'utilisation de cette technologie?
Est-ce que c'est ce que je dois comprendre de cet amendement?
Mme Guilbault : Bien, ce qu'on doit comprendre de l'amendement, c'est, si,
un jour, le gouvernement voulait recourir à
l'utilisation de caméras pour des dépassements, ce sera possible de le faire,
en vertu du code, mais là est-ce que le gouvernement le fera un jour,
ça, c'est une question qui devra être traitée dans le...
M. Derraji : Mais, vraiment, je...
Mme Guilbault : ...en aparté.
M. Derraji : Non, mais vous avez
raison, je vous assure, ce n'est pas là où je veux vous ramener. Je veux juste
parler, maintenant... Nous, on se donne la possibilité, peu importe le
gouvernement en place, vous ou quelqu'un d'autre. Demain, si on veut aller
installer des caméras sur des autobus scolaires jaunes, la loi, maintenant,
avec cet amendement, permet au législateur d'aller de l'avant avec
l'installation de caméras. Je ne vais pas refaire le débat que nous avons fait
au début, mais ça a été documenté par plusieurs projets pilotes. Nous-mêmes, on
l'a fait, à l'époque, quand on était au
pouvoir, vous-même, vous avez eu l'occasion de voir votre ex-collègue ministre
responsable du Transport faire le même projet pilote. Ça a été
documenté.
Là, je veux vraiment m'éloigner du projet
pilote, je veux juste qu'on focusse sur la problématique constatée, documentée, du dépassement des autobus jaunes
scolaires. Aujourd'hui, avec cet amendement, d'ailleurs, je vous salue, vous
confirmez que si, demain, la volonté gouvernementale, elle est là, on peut,
parce que la loi le permet?
Mme Guilbault : Oui.
M. Derraji : Et je vais répondre
par : Merci. Merci, M. le Président.
Le
Président (M. Jacques) : Merci, M. le député de Nelligan. M. le député
de Taschereau.
M.
Grandmont : Oui. Bien, un simple mot, en fait, pour dire
qu'effectivement je pense que c'est une amélioration intéressante. On voulait
avoir des systèmes de détection qui pourraient évoluer dans le temps, ça a été
une disposition que Mme la ministre avait nommée dès le départ. On s'est rendu
compte, effectivement, qu'il y avait peut-être un endroit où, finalement, on
bloquait cette possible innovation-là, cette possible évolution-là.
On a eu des bonnes
discussions sur, effectivement, là, les... bon, tout le projet pilote, Bus
Patrouille, la possibilité d'intervenir puis de mettre des caméras. Donc, on a
déjà travaillé sur la notion de caméras, hein, on a ouvert les perspectives sur
ça, sur l'évolution que ça pouvait être. On a retiré toute référence à des mots
qui empêchaient cette évolution-là. De la même façon, on a vu... on a vu une
limitation dans l'évolution potentielle de ces systèmes-là, au regard de est-ce
que ça devait être posé sur des installations qui étaient fixes ou qui pouvaient
être mobiles, et puis je pense que la discussion que nous avons eue ensemble
nous permet de... a permis de dégager, finalement, qu'il y avait une
amélioration à apporter au projet de loi.
Donc, très content,
moi aussi, là, qu'on ait cette perspective-là, nouvelle, parce que c'est vrai
que ça répond à un vrai besoin. C'est vrai que ça répond à un vrai besoin. Dans
la vraie vie, là, il y a beaucoup de gens qui passent à côté d'autobus alors
que le panneau lumineux rétractable est en fonction, on le voit trop souvent,
puis c'est évidemment un risque qu'on veut limiter le plus possible. Ça prend
de la surveillance. On ne peut pas avoir des polices qui suivent chaque autobus
jaune au Québec, c'est impossible, donc si on se donne cette possibilité-là de
faire respecter le Code de la sécurité routière puis d'envoyer un signal fort,
bien, c'est un grand tant mieux. Moi, je suis
aussi... je suis, tout comme mon collègue là, très content, là, de l'ouverture
de la ministre sur cet enjeu-là, je pense que c'est une belle avancée.
Merci.
Le Président (M.
Jacques) : Merci, M. le député de Taschereau. M. le député de
Nelligan.
• (10 h 10) •
M. Derraji : Oui.
Je veux juste réitérer quelque chose. Merci à l'équipe de la ministre, parce
que je sais que ça fait très longtemps qu'on a parlé de cet enjeu, mais je
tiens à saluer l'effort, je tiens à saluer l'ouverture d'aller trouver la
solution. Tout est à votre honneur, vraiment, bravo! C'est excellent, cet ajout
dans le projet de loi. C'était un des
éléments que nous avons soulevés au départ. Nous avons eu des discussions
«off», mais «on» aussi, en commission parlementaire, mais je tiens
vraiment à prendre le temps de remercier l'équipe de Mme la ministre, Mme la
ministre aussi, d'avoir pris le temps de
trouver la solution et de ramener... Moi, je pense que c'est une bonne
ouverture qui change vraiment pas mal de choses dans le Code de la
sécurité routière. Bravo! Merci.
Le Président (M.
Jacques) : Merci, M. le député de Nelligan. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'article... l'amendement
à l'article 519.80? Donc, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'amendement à l'article 519.80 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. M. le député de Taschereau, vous avez un amendement
à 519.80, sur l'article 12, qui est sur Greffier. Est-ce que vous voulez
procéder?
M.
Grandmont : Est-ce qu'on peut me donner une petite minute? On peut
suspendre? Merci.
Le Président (M.
Jacques) : Nous allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
10 h 11)
(Reprise à 10 h 21)
Le Président (M.
Jacques) : Nous reprenons nos travaux, et, lors de la suspension, nous
en étions à l'article 12,
introduisant... l'article 519.80, introduit par le... introduisant
l'article 12. Donc, Mme la ministre, suite à la suspension, nous
avons convenu de faire l'amendement à l'article 519.81 de
l'article 12.
Mme
Guilbault : Oui. Alors, article 12. À
l'article 599... 519.81, pardon, du Code de la sécurité routière, proposé
par l'article 12 du projet de loi :
1° supprimer, dans le
premier alinéa, «qui auront été préalablement autorisés par le ministre»;
2° remplacer, dans le
deuxième alinéa, «des responsabilités qu'elle exerce en vertu de l'article 573.7»
par «notamment des responsabilités qu'elle exerce en vertu du chapitre I.1
du titre X».
En commentaire :
Cet amendement propose de modifier le premier alinéa de l'article 519.81
du Code de la sécurité routière, proposé par l'article 12 du projet de
loi, afin de laisser la pleine autonomie aux municipalités pour décider des
mesures et des programmes de sécurité routière qui pourront être financés à
même les sommes restantes qui leur sont versées en vertu d'une entente.
Il propose aussi de modifier le deuxième alinéa
de l'article 519.81 pour préciser que les sommes à verser à une
municipalité au terme de l'entente puissent être déterminées en tenant compte
notamment de l'ensemble des responsabilités qu'elle
assume en vertu du chapitre relatif aux sanctions administratives pécuniaires
et non pas seulement selon les responsabilités mentionnées à
l'article 573.7 du CSR, proposé par l'article 16 du projet de loi tel
qu'amendé, qui vise la notification d'un avis de réclamation.
Le
Président (M. Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions à
519.81, l'amendement de Mme la ministre? M. le député de Taschereau.
M.
Grandmont : Oui. Bien, j'aimerais comprendre un peu, là,
l'intention de la ministre, là, dans... relativement à cette... à cette
proposition d'amendement.
Mme Guilbault : Oui. Bien, en fait, ça relève un peu... c'est les questions
d'autonomie municipale. Si... Les collègues, j'imagine qu'ils ont accès, là, au
texte, tu sais, la version actuelle puis amendée, on voit qu'on vient biffer,
en fait, «qui auront été préalablement autorisés par le ministre». C'est dans
le sens... les ententes qui sont faites pour le
partage des sommes, une fois qu'on a déduit les frais de gestion, puis tout ça,
ça disait qu'on pouvait... qu'on doit les appliquer à des programmes de sécurité routière. On disait :
Préalablement approuvés par le ministre, mais maintenant on vient
retirer ça.
Ça, ça veut dire que les municipalités vont
quand même être tenues d'utiliser les sommes pour des mesures de sécurité routière, mais vont pouvoir le décider
par elles-mêmes, sans être obligées d'obtenir l'approbation du ministre.
Donc, on enlève une couche de paperasse et
on leur confie la décision de choisir les meilleures mesures de sécurité routière,
mais la reddition de comptes fait en sorte qu'on va quand même s'assurer que
les sommes sont utilisées pour la sécurité routière.
M. Grandmont : Donc, est-ce que ça
s'applique principalement pour des sommes qui auraient été reçues pour des
projets pour lesquels, par exemple, on réussirait à réaliser le projet avec un
excédent à la fin de l'exercice ou si c'est parce que... ou si c'est dans le
cadre, par exemple, de plans de sécurité routière menés conjointement avec le
ministère et la municipalité? Dans quel cas ça s'applique, plus concrètement,
là?
Mme
Guilbault : Non, mais c'est les ententes, parce qu'on a... Là,
on est à 519.81. «Le ministre peut convenir, dans une entente conclue avec une
municipalité, qu'une partie du montant des amendes perçues pour les infractions
[et] du montant des SAP — parce
que, là, on introduit les SAP, blablabla, ta, ta — lui sera versée par le
ministre. Ces sommes doivent être affectées en priorité au financement des
frais associés à la gestion et l'exploitation [du] système». Donc, les recettes, finalement, des photoradars, tu sais. On
les autofinance à même les recettes, puis, pour les surplus, on finance des mesures ou des programmes
de sécurité routière. Puis là on disait : «Qui auront été préalablement
autorisés par le ministre», mais là, finalement, on va laisser les
municipalités choisir quelles mesures.
M. Grandmont : Le type d'actions.
Mme Guilbault : Exactement, mais en s'assurant que c'est quand même investi
en sécurité routière, parce que c'est le principe des systèmes de contrôle.
M. Grandmont : D'accord. Et donc je
suis très content, là, qu'on ait une préoccupation pour faire confiance aux
municipalités puis avoir de l'autonomie, dans le fond, là... leur donner de
l'autonomie. Il y a quand même un regard,
vous l'avez dit, là, au niveau de la reddition de comptes. Est-ce qu'il y
aura... il y a un guide qui, dans le fond, dans... à l'intérieur duquel il y a des paramètres à l'intérieur
desquels les municipalités vont devoir réaliser, choisir leurs activités
ou leurs aménagements de sécurité routière?
Des voix : ...
Mme Guilbault : Non, c'est ça, ça va être... ça va être à la discrétion des
municipalités. On fait confiance à l'expertise puis au bon jugement. Puis, via
la reddition de comptes, on va pouvoir s'assurer que c'est bel et bien des
mesures de sécurité routière.
M.
Grandmont : Puis ça peut être autant des aménagements que des
activités de sensibilisation, par exemple? Je veux dire, est-ce qu'il y
a une... est-ce qu'il y a une palette de mesures qui peuvent être mises en
place?
Des voix : ...
Mme Guilbault : Non, c'est ça, c'est à la bonne volonté, parce que ce n'est
pas un programme, ça fait qu'il n'y a pas de
modalités, comme tel, d'admissibilité comme dans un programme normé. Alors, ça
va être à la discrétion des municipalités.
M. Grandmont : Parfait.
Donc, j'imagine que, dans la reddition de comptes puis dans le suivi que les
équipes du ministère des Transports et de la Mobilité durable feront de
l'investissement de ces sommes-là, on ira voir que ça induit une amélioration
du bilan routier.
Mme
Guilbault : Oui.
M. Grandmont : Donc, j'imagine qu'il
y a un bilan qui va être dressé par le ministère.
Mme Guilbault : Un bilan routier ou un bilan des mesures financées?
M.
Grandmont : Bien oui, exactement. Bien, les deux, en fait, là,
parce que, si on finance des mesures, que ce soient des activités de
sensibilisation... Tu sais, on revient toujours à la vision...
Mme Guilbault : La vision Zéro.
M. Grandmont : ...la vision Zéro,
là, les 5E. C'est sûr que des mesures, on peut en avoir selon plusieurs axes,
selon cinq axes, il peut y avoir de la répression, il peut y avoir de
l'encouragement, de la sensibilisation, il peut y avoir des aménagements. Donc,
on travaille sur l'environnement lui-même, mais tout ça, l'objectif, c'est
qu'on améliore le bilan routier. Moi, mon objectif, ce serait ça, tu sais. Si
on vise ça, il faut être capables de le mesurer, parce qu'on veut s'assurer que les sommes sont utilisées au meilleur
escient. Donc, est-ce que... Dans le fond, quel genre de bilan ou
de... c'est ça, quel genre de bilan, dans le fond, le ministère des Transports
et de la Mobilité durable s'engage à faire? Vous savez, j'avais... on avait
discuté, dans un autre... lors d'une proposition d'amendement que j'avais
faite, là, de demander à ce que le ou la ministre, à certaines périodes de
temps, là, aux quatre ans, je pense, qu'on avait... que j'avais finalement
demandé, là, dresse un bilan, finalement, là, de l'amélioration du bilan
routier au Québec. Parce que la SAAQ fait son travail, évidemment, un bilan
routier annuellement, mais, après ça, il y a tout un travail qui est fait par le ministère des Transports, par la ministre
qui occupe le rôle aussi, qui est à la tête de ce ministère-là.
Il faut, à quelque part, s'assurer que les
sommes qui sont investies en sécurité routière, qui proviendraient, finalement,
des ACA, de tout le système qu'on est en train de mettre en place à travers le
PL n° 48, bien, donnent des résultats
intéressants. Moi, c'est mon souhait. Peut-être que, des fois, ça va être
d'augmenter la répression, peut-être que,
des fois, ça va être de faire de la sensibilisation, peut-être que, des fois,
ça va être des aménagements, mais est-ce qu'on peut s'assurer d'avoir
une forme de reddition de comptes, un bilan, d'abord, puis une reddition de
comptes pour s'assurer que l'argent, là, qui est payé par les contraventions,
que les gens... que les automobilistes vont payer, au Québec, bien, s'en va vraiment à la... aux meilleures... aux
meilleures mesures pour améliorer le bilan routier? Autrement, si on n'a
comme pas de bilan, si on n'a rien pour le mesurer, comment savoir, finalement,
que... tout ce qu'on met en oeuvre, finalement, donne les résultats... les
résultats escomptés?
Donc, c'est pour ça que je parlais de bilan.
Bon, malheureusement, ça n'a pas été reçu, à ce moment-là, mais, sinon, est-ce
qu'il y a un autre mécanisme qui peut être mis en place pour s'assurer,
finalement, que, bien, toutes ces contraventions-là, là, qui vont payer les
mesures de sécurité routière donnent des bons résultats?
Mme Guilbault : Oui. Bien, en fait, c'est ça, c'est parce que, là, on
vérifiait quel genre de reddition de comptes publique il existe, actuellement,
puis c'est dans les rapports annuels de gestion des villes. Donc, il y a, précisément, là-dedans, une section Fonds de la
sécurité routière, dans le rapport annuel de gestion, où elles précisent,
pour chaque mesure ou programme réalisé avec la subvention, les informations
suivantes :
1° une description détaillée des mesures ou des
programmes réalisés incluant leur date de début et de fin;
2° les coûts des mesures ou des programmes
réalisés ainsi que les sources et les montants de financement, autres que la
présente subvention;
3° selon le
type de mesure ou de programme réalisé, les effets attendus sur l'amélioration
de la sécurité routière, par exemple, la diminution du nombre de décès, de
blessés et d'accidents de la route, le nombre de personnes sensibilisées ou formées à la sécurité routière,
la mobilisation des acteurs du milieu ou tout autre indicateur de
performance pertinent.
Et ça, c'est intégré à la convention qui
s'appelle... dans le fond, la convention entre le ministère... convention de
subvention pour l'utilisation d'une somme provenant des excédents du Fonds de
la sécurité routière relatifs au projet pilote de coopération municipale, parce
que le projet pilote de coopération municipale, le PPCM, c'est celui qui
encadrait actuellement l'utilisation de ceux qu'on a. Donc, de toute façon,
cette convention-là va être amenée à être modifiée, là, parce qu'on va sortir
du projet pilote et on va s'assurer de transposer des éléments de reddition de
comptes du même genre, là. Parce que ça, c'est quand même assez détaillé, puis
on leur demande déjà de nous rendre compte des effets attendus sur
l'amélioration de la sécurité routière.
• (10 h 30) •
M. Grandmont : OK. Dans ce que vous
avez nommé, tu sais, dans les livrables attendus, dans le fond, le nombre de
personnes rencontrées ou sensibilisées, le nombre de groupes mobilisés, les
effets espérés sur le bilan routier, il me semble que j'ai... Puis là vous
l'avez... vous l'avez lu vite, là, puis je n'ai pas le texte sous les yeux,
évidemment, là, mais, tu sais, est-ce qu'on a une certaine forme d'évaluation sur
le plus long terme, en fait? Puis là je comprends qu'il y a comme une reddition
de comptes à faire, puis peut-être que l'évaluation sur le bilan routier
dépasse le moment où on remet la reddition de comptes, mais j'ai comme
l'impression qu'il y a peut-être un petit trou,
là, sur le... sur le résultat réel sur le terrain de l'amélioration du bilan
routier. Est-ce que ça fait partie de la reddition de comptes ou s'il y a un
autre mécanisme, plus loin dans l'entente, dans la convention qu'il y a avec
les municipalités?
Des voix : ...
Mme
Guilbault : Non, bien, c'est ça,
exactement, bien, c'est parce que, tu sais, il faut voir aussi, tu sais, le
nombre de personnes sensibilisées ou formées à la sécurité routière. Une fois
que ces personnes-là ont reçu, par exemple, une activité de sensibilisation, bien,
il y a... il n'y a pas tellement de deuxième étape, là, dans le sens où elles
ont reçu la formation, puis, ensuite de ça, on espère que ça va avoir influencé
avantageusement leur comportement, mais il n'y a pas nécessairement de deuxième
étape de reddition de compte de ça qui est... qui est possible. Puis, pour le
reste, bien, c'est sûr que, tu sais, les... Si, par exemple, elle fait un
aménagement sur le coin d'une rue, sur un réseau municipal, bien, ensuite de
ça, il y a des statistiques, tu sais, d'accidents, là. Après ça, c'est... Tu
sais, nous, on a la possibilité facilement de vérifier ce qu'on appelle les
«zones accidentogènes», et tout ça. C'est facile de vérifier...
Prenons un exemple à côté d'ici, qui est sur le
réseau supérieur, mais l'intersection François-de-Laval, depuis qu'on a
installé le photo-radar, beaucoup moins d'incidents qui se déroulent. Alors, tu
sais, c'est quelque chose qui est... qui est facile de... qui est simple ou, en
tout cas, qui est déjà... dont il y a une certaine reddition de comptes qui est
prévue dans le sens sur les effets anticipés. Puis, après ça, pour ce qui est
des effets vraiment mesurables physiquement, c'est facile de le valider aussi,
par la suite, puis de vérifier le nombre d'accidents qu'il y a eu depuis.
M. Grandmont : OK. OK, je comprends.
Donc, on prend ça un peu de manière macro, en fait, là, quand on regarde
finalement le bilan. Est-ce que, dans le fond, l'ensemble des mesures qui ont
été déployées ou financées par le programme mis en place, dans le fond, ça
donne des résultats, disons, à l'échelle plus macro? Cette information...
Mme Guilbault : On se fie... Aussi, peut-être juste en complément, c'est
que ça part justement... puis là, plus que jamais, ça va partir d'une décision
municipale. Puis on part du principe que, si la ville choisit de faire une intervention à cet endroit-là, c'est parce qu'il
est réputé dangereux ou problématique, que ce soit en curatif ou préventif.
Donc, alors, forcément, ultimement, ça peut juste avoir une incidence positive
sur le bilan macro effectivement, là. Tu sais, globalement, si chacun
gère sa fougère puis gère ses petites zones accidentogènes, macroscopiquement,
ça va améliorer notre bilan.
M. Grandmont : Est-ce que... Là, je
comprends qu'on a des conventions avec chaque municipalité, dans le fond, qui
va pouvoir s'inscrire dans ce programme-là, dans ce...
Mme Guilbault : Qui va utiliser des systèmes, oui.
M. Grandmont : Exact. Oui, qui va
effectivement utiliser les systèmes. Est-ce que... est-ce qu'il y a une
centralisation de cette information-là qui est ramenée? Je comprends que oui,
parce qu'à quelque part le MTMD est capable de faire... dresser des bilans pour
savoir si... Donc, dans quelle mesure cette information-là va être rendue
publique? Elle va être transmise aux groupes parlementaires, aux oppositions,
au public en général, aux médias qui pourraient
être intéressés par la question? Dans quelle mesure cette information-là va
être rendue publique à l'échelle... évidemment, on peut prendre ça d'un point
de vue macro aussi, là, ce n'est pas obligé d'être spécifiquement pour
chaque municipalité. Peut-être que oui, peut-être que non, je ne le sais pas,
là, mais...
Mme Guilbault : C'est ça, comme c'est les rapports annuels des
municipalités, c'est accessible.
M. Grandmont : Bien, est-ce que...
est-ce que le travail doit être fait, dans le fond, d'aller vers chaque
municipalité pour demander l'information, ou si le MTMD regroupe cette
information-là, puis la rend accessible dans un seul tableau synthèse, dans le
fond?
Mme Guilbault : C'est ça, non, actuellement, on n'a pas cette espèce de
recueil là, parce que les rapports annuels des municipalités sont déjà publics.
Donc, c'est possible d'aller chercher l'information. Mais moi, je serais très
ouverte à ce qu'on crée, peut-être, une... une forme de... de réceptacle, ou,
en tout cas, c'est ça, de centralisation de cette... dans le fond, de recueil
de l'ensemble des... de l'information, qui est déjà, par ailleurs, publique,
mais qu'on la... qu'on la collige pour le bien d'un lecteur.
M. Grandmont : Mais, moi, je pense
que ça serait vraiment une très, très bonne idée, parce que...
Mme Guilbault : Ça favoriserait du moins, peut-être, la...
M. Grandmont : Oui, oui, c'est ça.
Moi, je pense que c'est vraiment une très, très bonne idée de centraliser
l'information puis de la rendre disponible. Je reviens encore aux cinq E, dans
un des E, il y a l'évaluation, puis c'est très important de le faire, cette
évaluation-là. Bon, s'il n'y avait pas... s'il n'y a pas d'ouverture à avoir,
là, un bilan régulier de la ministre sur la question de la sécurité routière,
pour voir à toujours s'améliorer, rendre des comptes puis mettre en place des
nouvelles mesures, comme législateurs, sur ce qu'on peut améliorer au Québec,
bien, à tout le moins que l'information soit rendue publique, agrégée, tu sais,
mise en commun dans un même recueil. Je pense que ça peut donner cette
opportunité-là, aussi, là, d'avoir, aux yeux du public, une certaine forme de
transparence, puis aussi, là, la capacité, bien, d'évaluation, en fait, là, des
efforts qui sont mis en place par le législateur. Je pense que c'est une mesure
qui serait vraiment très importante.
Si on veut se réclamer de la Vision
Zéro, il faut le faire aussi sur la question de l'évaluation, c'est un des cinq
E, un des cinq piliers importants,
là, de la Vision Zéro. Donc, en rendant cette information-là plus accessible,
simplifiée, là, puis agrégée, surtout, là, parce que vous pouvez
imaginer que, tu sais, aller chercher l'information auprès de chacune des
municipalités qui auraient des systèmes, puis voir comment cet argent-là est
distribué, je veux dire, c'est un travail de moine. Toute l'information existe
déjà au ministère des Transports et de la Mobilité durable. Remettre ça à quelque part sur une page avec toute l'information
regroupée, je pense que ça peut juste aider à une bonne évaluation, là, des systèmes qui sont mis en place. Tout ça au bénéfice
de l'amélioration du bilan routier, là, au Québec, là, c'est toujours
l'objectif qu'on poursuit, là, évidemment.
Mme
Guilbault : Oui. Bien, je suis d'accord
avec... avec mon collègue. Donc, comme je disais, nous, on va devoir modifier,
de toute façon, le document de la convention pour les futures nouvelles
conventions. Et on pourrait s'assurer que les municipalités, en plus de le
mettre dans leur rapport annuel, nous transmettent, à nous, une espèce de format colligeable facilement avec les mêmes
paramètres et... et faire cette collection-là... Collection, c'est bien le nom
commun du verbe colliger?
M.
Grandmont : Je pense que oui.
Mme
Guilbault : Alors, on va faire cette
collection-là par nous-mêmes, pour le bien du public, puis le déposer, on
pourrait le déposer, en tout cas, du moins, dans la section Sécurité routière
de notre site Internet.
M.
Grandmont : Parfait. Donc, je suis très heureux de cet engagement de
la ministre aujourd'hui, je pense que c'est au bénéfice de toute la population
du Québec. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions à l'amendement à l'article 519.81?
Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
• (10 h 40) •
Le Président (M.
Jacques) : Adopté. Merci. Est-ce qu'on passe à 519.82 ou on suspend?
Une voix : ...
Le Président (M.
Jacques) : Nous suspendons. Est-ce qu'il y a consentement pour
suspendre l'article 12?
Des voix :
Consentement.
Le Président (M.
Jacques) : Consentement. Et je crois, Mme la ministre, que nous en...
nous nous en allons à un amendement introduisant l'article 52.1.
Mme
Guilbault : Oui, 52, comme tel, il avait
été adopté?
Le Président (M.
Jacques) : Oui.
Mme Guilbault : Oui, c'est ça. Parfait. Alors, article 52.1 : Insérer, après
l'article 52 du projet de loi, le suivant :
«52.1. Ce code est
modifié par l'insertion, après l'article 294.0.1, du suivant :
«294.0.2. Dans
l'établissement d'un corridor scolaire, la personne responsable de l'entretien
d'un chemin public doit tenir compte du guide d'application élaboré par le
ministre des Transports en semblable matière.»
Et
en commentaire : Cet amendement propose d'ajouter un nouvel
article 294.0.2 au Code de la
sécurité routière afin de prévoir que la personne responsable de
l'entretien d'un chemin public doit se référer au guide d'application élaboré par la ministre des Transports et
de la Mobilité durable lorsqu'elle décide d'établir un corridor scolaire.
Et donc, M. le
Président, ça fait suite à, je dirais, un des morceaux principaux, là, des
échanges qu'on a eus dans ce projet... dans le cadre de l'étude détaillée de ce
projet de loi sur les corridors scolaires. Ça a été soulevé par mes divers collègues, mais beaucoup par le député
de Taschereau. L'apparence ou, en tout cas, peut-être... oui,
appelons ça une apparence de manquement dans le projet de loi, en cohérence
avec notre plan d'action, que d'ailleurs je n'ai pas à portée de main... Ah! il est ici, tiens. Notre
fameux Plan d'action en sécurité routière. C'est ça, on le garde jusqu'à la
fin. Parce que je l'ai dit souvent, ce projet de loi là servait
essentiellement, là... on a réglé d'autres petites choses dedans, mais
essentiellement, était un outil qui venait opérationnaliser diverses mesures de
mon Plan d'action en sécurité routière.
Et... et quand on regarde le premier axe, Transports actifs sécuritaires vers
l'école, on y parle des aménagements sécuritaires dans les zones scolaires et
aussi dans les corridors scolaires. Et les corridors scolaires ne se trouvaient
pas dans le projet de loi, ne se trouvent déjà pas dans le Code de la sécurité
routière et ne se trouvaient pas dans le projet de loi. Donc, on venait, finalement...
on ne venait pas laisser de trace des corridors scolaires dans le projet de loi
et, par extension, dans le code... et ça pouvait amener une apparence
d'incohérence, bien qu'on en ait discuté puis que j'ai dit que, pour moi, le
plan d'action, quand même, amenait une nouvelle notion de devoir se conformer
au guide, qui éventuellement va être mis à jour, avec une échéance cette année.
Première réunion, le 10 avril. D'ailleurs, on est quelle date, là?
Une
voix : ...
Mme
Guilbault : Bon, bien, première réunion
demain pour les travaux de consultations pour la mise à jour du... du guide. Je ne sais pas si notre ami qui
est... qui est là-dedans est ici, enfin. Ah, oui! Il est ici. Bon. Alors, vous
nous confirmez la rencontre demain?
Une voix : Oui.
Mme
Guilbault : Bon. Parfait. Alors, première
rencontre demain. Donc, tout ça pour dire que, dans un souci de renforcer,
peut-être, la cohérence entre le plan d'action et le projet de loi, on a
travaillé avec nos équipes sur une espèce de compromis entre... Parce que,
quand on parle de rendre les aménagements sécuritaires obligatoires dans les
zones scolaires, on travaille avec une notion qui est déjà bien définie, qui
est déjà connue, qui fait l'objet d'un règlement sur les zones scolaires. C'est
une notion avec laquelle les municipalités, les centres de services scolaires, tout le monde est habitué de travailler, de
fonctionner. Nous-mêmes, comme utilisateurs du réseau, on comprend bien les zones scolaires. Les corridors scolaires, à
l'inverse, bien qu'ils existent déjà, puis on a eu des exemples de signalisation
qui existent et donc il y a... c'est déjà
une notion à laquelle on est habitués aussi, mais moins bien définie, à ce
stade-ci de notre existence comme société, moins précisément définie que
les zones scolaires.
Alors, ce que je
disais, c'est : Il faut d'abord convenir d'une définition des corridors
scolaires qui va faire l'unanimité, d'où la première rencontre de demain avec
l'ensemble des partenaires qui vont être concernés par la chose. Il existe déjà
une définition dans le guide Redécouvrir le chemin vers l'école, mais je
pense que, dans un souci de toujours
s'assurer de la faisabilité puis du caractère réaliste
des choses qu'on décide, puis s'assurer que ça donne les résultats
escomptés dans la vraie vie, puis que les gens vont adhérer, puis ils vont se
mobiliser, puis ils vont le faire. Il faut s'assurer d'avoir l'assentiment puis
le... l'appui de tout le monde, notamment des unions municipales, parce
qu'ultimement c'est beaucoup eux, avec les centres de services scolaires, qui
vont devoir... Mais, quand on parle des corridors
scolaires, on s'éloigne aussi, même, des centres de services scolaires, alors
donc c'est vraiment les municipalités, ultimement, qui vont aboutir avec
ces obligations-là. Donc, pour moi, c'était important de prendre le temps de
faire les choses dans l'ordre, mais comme le projet de loi, on l'achève, il
fallait quand même poser un geste aujourd'hui tout
en se donnant la latitude de convenir ensemble de la définition dans le cadre
des travaux de consultation qui vont commencer demain.
Tout ça pour dire que
je pense que l'amendement qu'on propose aujourd'hui, avec cet amendement-là, on
trouve le compromis en question, où on va se laisser le temps, parce qu'on
réfère au guide. Dans le fond, ce qu'on vient dire, c'est qu'on vient
transposer, dans le projet de loi, la même obligation qu'on avait écrite. Et
d'ailleurs le libellé se ressemble, là,
quand on regarde mon Plan d'action en sécurité routière, là. Tu sais, c'est ça,
on vient inscrire non seulement pour la première fois la notion de
corridor scolaire dans le Code de la sécurité routière, ce qui est en soi une
avancée plus que majeure, mais en plus, on vient intégrer un élément impératif
en disant que la... quand on établit un corridor scolaire, la personne qui est
responsable de l'entretien du chemin doit tenir compte du guide d'application.
Donc, il y a vraiment là un verbe, tu sais, impératif, là, le verbe «devoir»,
alors il y a une notion d'obligation qui est immanente au choix de ce terme-là.
Alors, quant à moi,
on vient résolument transposer dans notre projet de loi, et par extension dans
le code de la sécurité routière, l'obligation pour les gestionnaires de chemins
publics qui vont faire partie d'un corridor scolaire, de se conformer au guide Redécouvrir
le chemin vers l'école. Et il y aura, tout à l'heure, un article sur les
mises en vigueur. Donc, j'annonce déjà que les mises en vigueur, tu sais,
vont... vont être diverses, là, selon les aspects du projet de loi. C'est sûr
que pour celui-là, on va vouloir se donner le temps, justement, de faire les
travaux, mais il reste qu'ultimement, non seulement les corridors vont exister,
vont exister concrètement dans le Code de la sécurité routière, mais, en plus,
la notion d'obligation de devoir se conformer au guide, qui va être mis à jour
avec l'ensemble des partenaires, va, elle aussi, exister dans le Code de la
sécurité routière.
Alors, je trouve que
c'est... je trouve que c'est une très, très grande avancée, et qui va nous
permettre, aussi, d'avoir le temps de travailler avec les municipalités pour
être sûrs qu'ultimement... parce que ce qu'on veut, comme disent souvent les
collègues, c'est qu'ultimement ça ait un... une incidence positive sur le bilan.
Pour ça, il faut que ce soit fait de manière concertée et réaliste pour que ça
donne des résultats réels dans la vraie vie, bien au-delà de nos petites
personnes. Comme on disait, un jour, d'autres personnes vont occuper nos
fonctions, mais on veut que tout ça continue de vivre après nous et continue de
nous permettre d'améliorer la sécurité du réseau.
Le Président (M.
Jacques) : Merci, Mme la ministre. Juste pour vous dire que
l'article 52 n'est pas adopté, tout
comme 23 et 12, là. Les trois étaient interreliés. Donc, elle était déjà
suspendue, 52. Donc, M. le député de Taschereau, sur l'amendement
introduisant l'article 52.1.
M.
Grandmont : Oui. Donc, d'abord, bien, merci, Mme la ministre, pour
cette ouverture. Effectivement, on l'avait bien
noté, là, il semblait y avoir une incohérence entre ce qu'on lisait dans le
plan d'action, où on visait, à 2.1, là, à «rendre obligatoire
l'aménagement sécuritaire des zones et des corridors scolaires», notamment avec
la prise en compte, là, du guide élaboré par
le ministère de la... des Transports et de la Mobilité durable, évidemment, en
partenariat avec les acteurs du milieu. C'est ce qu'on souhaite. Il y a
une rencontre demain, donc ça devrait bien aller. Donc, très content de cette
ouverture.
Très content aussi qu'on revienne à l'aspect
fondamental qui avait mobilisé, en fait, les parents, qui avait mobilisé... qui
nous mobilise aujourd'hui, hein, tout ce processus-là, le décès tragique de la
petite Mariia, qui était décédée sur le chemin de l'école dans la zone qu'on pourrait
caractériser, qu'on pourrait nommer comme étant un corridor scolaire, et non pas la zone scolaire, parce qu'il
est en milieu urbain. La zone scolaire, c'est vrai que c'est un... que c'est
plus facile à définir. Je pense, la définition officielle, là, c'est
50 mètres autour de l'école en milieu urbain et 100 mètres en
milieu... 100 mètres, si je ne me trompe pas, c'est ça? Autour de l'école
en milieu rural. Donc, je suis content qu'on ait cette ouverture-là.
Maintenant, j'ai quand même quelques questions,
puis je suis content, dans le fond, qu'on l'introduise, là, qu'on introduise la
notion de corridor scolaire. Ça va apparaître dans le Code de la sécurité
routière, c'est une bonne nouvelle. Peut-être que c'est... peut-être que ça ne
nous satisfera pas à 100 %, mais, à tout le moins, il est écrit, puis on pourra peut-être bâtir là-dessus aussi. Mais la
notion existera dorénavant dans le Code de la sécurité routière, ça, c'est
une bonne chose, mais j'ai quand même des questions, quand vous parlez, là, de
compromis... quand vous parlez de compromis. Je sais que Mme la ministre aime
les mots. Le choix des mots est important, puis je suis allé voir rapidement,
là. Le compromis, évidemment, il y a plusieurs sens qu'on peut donner à ce
mot-là, mais, entre autres, «arrangement
dans lequel on fait des concessions mutuelles, en arriver à consentir à un
compromis». Donc, qu'est-ce qu'on laisse de côté avec ce compromis là?
On comprend ce qu'on est en train de gagner à travers le compromis, mais
qu'est-ce que la ministre a décidé de laisser de côté... Et je vous passe la
parole.
Mme Guilbault : Bien, en fait, compromis... bien là, je n'avais pas regardé
la définition, là, peut-être que je suis allé avec une... Mais on pourrait
dire... Parce qu'en fait, pour moi, ce que je mets dans l'amendement est en parfaite cohérence avec le plan, donc, dans un
sens, le compromis n'était peut-être pas le meilleur terme, mais tu sais, il y a aussi la question, comme je le disais, de la
mise en vigueur. C'est peut-être le compromis entre rendre obligatoire,
instantanément, l'aménagement de corridors partout, sécuritaires partout, du
jour au lendemain... Pour moi, c'était plutôt ça, c'était de se donner le temps
puis les moyens de le faire atterrir dans la vraie vie, par le vrai monde, qui
vont devoir les aménager, s'ils choisissent d'aménager un corridor, et qui
devront le faire conformément au guide. Alors, c'est peut-être... peut-être que
j'aurais dû utiliser une gradation ou je ne sais trop, là.
• (10 h 50) •
Une voix : ...
Mme Guilbault : Se donner les moyens, oui, c'est ça. Bien, en tout cas...
M.
Grandmont : ...parce que, pour moi, de la façon dont je lis la
proposition d'amendement, effectivement... Puis vous remarquerez, hein,
qu'ils ne font jamais de bruit quand je parle, c'est tout arrangé.
Mme Guilbault : C'est tout à fait vrai.
M.
Grandmont : Je fais des blagues. Je reviens à l'essentiel. Il
me semble qu'il y a quand même un compromis, parce que vous... tu sais, vous
dites, puis je lis, là, vraiment, la proposition d'amendement, là : «Dans
l'établissement d'un corridor
scolaire, la personne responsable de l'entretien d'un chemin public doit tenir
compte du guide d'application...» Donc,
on utilise le terme «devoir», qui est à l'impératif, donc il y a une obligation
de ce côté-là. Ça, je le comprends bien. Par contre, il n'y a rien qui
dit qu'une municipalité doit établir un corridor scolaire. Donc, sur la
prémisse, à partir du moment où il y a une municipalité qui veut établir un
corridor scolaire, effectivement, elle doit tenir compte du guide. Ça, on s'entend là-dessus, c'est très, très
clair pour moi. Mais il n'y a rien qui garantit, là-dedans, qu'une municipalité,
quelle qu'elle soit, au Québec, devra
établir des corridors scolaires sur son territoire, autour des écoles qui sont
sur son... qui sont dans sa municipalité. Donc, c'est là où je veux
essayer de voir, là. Le caractère obligatoire, là, il est à l'effet de référer au guide si on fait des corridors, mais il
n'est pas à l'effet d'établir des corridors scolaires. Est-ce que c'est ça, le
compromis dont on parlait?
Mme Guilbault : Oui, bien, c'est ça que je disais tout à l'heure, c'est
qu'entre... Puis, pour moi, comme je disais,
c'est vraiment conforme à ce qui est dans le plan, mais d'obliger toutes les
municipalités de... tu sais, mur à mur, là, du jour au lendemain, au même moment, d'établir des corridors
scolaires tout en les rendant sécuritaires, conformes aux guides, sans
leur donner une période, là, tu sais, une espèce de période d'amortissement,
qu'on va se donner avec la mise en vigueur, tout à l'heure, pour moi...
effectivement, ça pourrait peut-être être ça, le compromis, parce que
l'obligation ne porte pas sur le fait d'établir un corridor scolaire, mais sur
le fait que, si on en établit un, il doit être
sécuritaire. Mais la mouvance actuelle... puis on l'a déjà dit plusieurs fois,
il y en a déjà plusieurs, corridors scolaires, et la mouvance va vraiment dans ce sens là. On le sent, nous, avec
toutes les discussions qu'on a avec les municipalités, elles veulent
participer. On m'a apporté un cahier de résolution, mes amis ici, quand ils
sont venus me voir dans Louis-Hébert, un cahier de
résolution de je ne sais pas combien de municipalités qui plaident pour plus de
sécurité routière, alors...
Puis c'est là que je dis aussi : À un
moment donné, la prescription, trop forte, trop vite, pourrait avoir un effet
dissuasif. Déjà, cette avancée-là, ça va être quand même un gros fardeau pour
les municipalités parce qu'on... Tu sais, je
le disais, moi, je pense qu'ils sont dans cette mouvance-là, puis ils veulent
de la sécurité, puis ils veulent agir sur le réseau, mais là on les
contraint à le faire. Alors, moi, je pense que c'est déjà un énorme pas. On va
travailler avec eux d'ici la fin 2024 pour arriver à la version... à la
mise à jour de notre guide. Ils vont travailler, évidemment, avec nous à la
table de consultation. Alors, ils font partie, elles... Puis, tu sais, les
municipalités sont partie intégrante du processus de tous ces travaux-là qu'on
fait. Tu sais, les discussions qu'on a ici, nous, on est comme porte-parole de plein de gens, mais dont
les élus municipaux, qui sont au premier chef avec leur réseau. La grande
majorité des écoles sont situées sur le réseau municipal. Alors, c'est vraiment
un partenariat. Tu sais, c'est un partenariat évolutif qu'on amorce
aujourd'hui, qu'on vient inscrire, parce que je suis d'accord qu'on vient
corriger une lacune qu'il y avait, là, dans le projet de loi au départ, quand
on voit l'importance que ça avait dans le plan d'action, puis qu'il n'y avait
pas de trace de ça dans le code. Alors, pour
moi, on vient corriger cette lacune-là en l'inscrivant dans le code, en inscrivant,
aussi, la notion impérative de conformité obligatoire quand on établit un
corridor scolaire.
Puis, ensuite de ça,
le temps va faire son oeuvre, dans le sens où les municipalités embarquent dans
l'élan, on va faire les travaux ensemble, on
va définir les corridors ensemble d'une manière qui, pour elles, va être
applicable, et, forcément, les choses vont évoluer, puis on va les
appuyer, c'est ça, avec... Parce que j'ai quand même augmenté le TAPU de 68 millions, aussi, dans le... puis
là il va y avoir des recettes, avec les éventuelles ACA qui vont générer des
recettes au Fonds de la sécurité routière. Alors, il y a tout ça, aussi, qui va
s'enclencher.
M. Grandmont :
Il y a quand même une nuance
importante entre ce qui est écrit à 52.1, là, qui modifie 294.0.2, puis ce qu'on retrouve... on y reviendra tantôt,
là, à l'article qu'on a suspendu, l'article 52, qui dit que
l'article 294.0.1 est modifié par l'ajout d'«en outre, la personne
responsable de l'entretien d'un chemin public est tenue d'aménager de façon
sécuritaire la zone scolaire, notamment en tenant compte du guide élaboré par
le ministère des Transports». Vous voyez la
nuance entre 52 puis 52.1. À 52, on parle des zones scolaires. Les
municipalités sont toutes, au Québec, tenues d'aménager la zone scolaire. De
l'autre côté, à 52.1, on est sur les corridors scolaires. On ne dit pas que
toutes les municipalités sont tenues d'aménager des corridors scolaires, un ou
des corridors scolaires, autour de leur école.
Pour moi, c'est
quelque chose qui est indépendant de l'échéancier qu'on se donne pour le
réaliser. On aurait pu avoir, à
294.0.2 : «La personne responsable de l'entretien d'un chemin public est
tenue d'aménager de façon sécuritaire le
ou les corridors scolaires, notamment en tenant compte du guide
d'application...» en tenant compte du guide d'application «élaboré par le
ministère des Transports». Puis, après ça, quand on jasera, je pense que c'est
à 87, de mémoire, là, quand on parlera des échéanciers, on aurait pu
étaler la période de prescription pendant laquelle les municipalités vont le
faire. Parce qu'on comprend qu'on ne fera pas des aménagements sur tous les
corridors scolaires dans la prochaine année. On
voudrait le faire. On aimerait avoir une baguette magique puis tout mettre en
oeuvre très rapidement, mais c'est irréaliste.
Et c'est pour ça
qu'on s'est donné des délais, aussi, pour être capables de le faire rapidement.
Je ne sais pas où ça apparaît, je ne me souviens plus où ça apparaît, là, dans
le plan de... dans le Plan d'action de la sécurité routière, mais je peux très
bien m'imaginer qu'on pourrait se donner une période d'au moins quatre ans, tu
sais, jusqu'à la fin du plan d'action, qui
se termine en 2028, pour que les municipalités aient emboîté le pas puis aient
fait la démarche de, un, identifier comme il faut leurs corridors
scolaires en tenant compte de la définition qui sera élaborée par le comité, puis, après ça, en les aménageant
avec les différentes sources de revenus qui sont à sa disposition, notamment
provenant de différents programmes qui sont
du ministère des Transports puis des ACA qui seront rendues disponibles
sur leurs territoires.
Vous comprenez que,
pour moi, même si c'est une avancée sur la notion de corridor scolaire, on
n'est pas en train de rendre obligatoire
leur aménagement, et ça ne va pas dans le sens de ce qui est écrit à 2.1 dans
le plan d'action de sécurité routière, où on rendait obligatoire l'aménagement
sécuritaire des zones et des corridors scolaires. C'est ça qui est écrit
dans le plan d'action et ce n'est pas ce que je lis dans 294.0.2. Les
municipalités... oui, il y a une forme de partenariat, mais une municipalité
qui ne voudrait pas se conformer, qui ne voudrait pas sécuriser ses corridors
scolaires sur son territoire, moi, je ne vois rien là-dedans qui l'oblige à le
faire. Absolument rien. Il faudra remodifier le Code de la sécurité routière ou
il faudra trouver des incitatifs ailleurs, mais il n'y a rien d'obligatoire,
là. C'est ça qui est écrit. Si elle le fait,
si elle décide de le faire, là, elle doit tenir compte... c'est la partie
obligatoire, c'est qu'elle doit tenir compte de la bonne façon de le faire, tel
que prescrit dans le guide, mais, autrement, il n'y a pas une municipalité
au Québec qui, avec ça, va être obligée
d'aménager ses corridors scolaires. Il va y avoir du volontariat, ça, je le
sais, il y a des municipalités qui sont mobilisées là-dessus, mais il
n'y a rien qui est obligatoire, il faut que ça soit très, très clair.
Mme
Guilbault : Oui, bien, je voudrais revenir
sur... Parce que, là, mon collègue soulève qu'il y aurait une disparité entre
2.1 et mon amendement à 52.1, mais 2.1, c'est «rendre obligatoire l'aménagement
sécuritaire des zones et des corridors scolaires». Rendre obligatoire
l'aménagement sécuritaire des corridors scolaires, bien, c'est ça qu'on fait
avec 52.1. Dans la mesure où il y a un corridor scolaire, on rend son
aménagement sécuritaire, ça fait que, pour
moi, il n'y a pas de... il n'y a pas d'incohérence. Mais, oui, effectivement,
c'est ça, pour moi, c'est un premier pas. Puis il l'a dit : Il va y avoir du volontariat. Moi, je suis
certaine. Il y a déjà des corridors scolaires, en ce moment, il y a déjà
des... Puis peut-être qu'il va y avoir des corridors existants qui vont être
modifiés à la lumière de la nouvelle définition,
à la lumière du développement, de l'aménagement des villes, et tout ça, les...
Dieu sait que les villes bougent, les schémas d'aménagement, ça bouge,
le développement, ça bouge, alors... Puis il y a des nouvelles écoles qui se
construisent à mesure qu'on construit de plus en plus de logements, et tout ça.
Donc, il va y avoir déjà plusieurs corridors scolaires qui vont s'aménager, qui
vont le faire conformément au guide. C'est un premier pas. Et, si un jour on a besoin d'aller jusqu'à la prescription parce
qu'il n'y a pas suffisamment de réponses de la part du milieu municipal,
on l'envisagera, mais moi, je mise sur la volonté manifeste des municipalités.
Et... et c'est ça. Et sur cette avancée majeure, là, tu sais, que ça va être de
l'avoir dans le Code de la sécurité routière, ça va devenir incontournable
quand même, là, pour...
M.
Grandmont : Je me permets de revenir...
Mme
Guilbault : ...pour une bonne partie.
• (11 heures) •
M.
Grandmont : ...sur 2.1. Je me permets de revenir sur 2.1. Mme
la ministre dit que, dans le fond, si on lit 2.1... parce qu'on peut lire 2.1 de deux façons, hein? On
peut lire 2.1 en disant : Rendre obligatoire l'aménagement sécuritaire
des corridors scolaires dans le cas où il y en aurait. Puis c'est vrai que
c'est ça que dit 294.0.2... introduit par 52.1. C'est vrai que... c'est vrai que c'est ce qu'il dit. Si une municipalité
décide de faire des corridors scolaires, il a obligation de les rendre
sécuritaires au regard du guide qui est élaboré.
Par contre,
quand moi, je lis 2.1, ici, dans... dans le plan, ça dit : «Rendre
obligatoire l'aménagement sécuritaire des zones et des corridors», c'est
dans la même phrase. On est supposé interpréter cette... donc cette
obligation-là de la même façon, et pour les zones et pour les corridors
scolaires. Ce n'est pas deux façons d'interpréter, dans la même phrase, les
zones et les corridors. Puis d'ailleurs... et c'est pour ça que, moi, je
trouve... je pense qu'on passe à côté de
quelque chose, malgré l'avancée, je le répète toujours, c'est quand même
intéressant qu'à 52, dans le fond, on dit que toutes les municipalités
devront rendre obligatoire, devront aménager... je vais le lire comme il faut,
là, devront... «toutes les municipalités sont tenues d'aménager de façon
sécuritaire la zone scolaire», puis, de l'autre côté, on dit : Bien, quand
les municipalités voudront faire des corridors scolaires, là, elles devront
l'aménager de façon sécuritaire. Il y a une nuance quand même importante.
Moi, je pense qu'on n'a pas la même force, on
n'a pas le même caractère obligatoire pour les zones et pour les corridors. Je comprends que les zones, on est
en... on est ceinture et bretelles, toutes les municipalités vont devoir le faire et vont le faire en tenant compte des
meilleures pratiques. Du côté des corridors, on va encourager les municipalités
à le faire, on va trouver des moyens
pour en inciter davantage à le faire. Il y aura du volontariat, il y en a
d'autres qu'on devra convaincre, et quand on les aura convaincues ou
quand elles voudront le faire d'office, bien là, elles devront obligatoirement
tenir compte du guide qui sera élaboré par le ministère. Il y a quand même deux
façons de traiter et les zones, et les corridors.
Je pense qu'on passe à côté de l'esprit de 2.1,
mais je me... ça ne m'empêchera pas de... ça ne m'empêchera pas d'appuyer cet
amendement-là, même si je veux quand même souligner qu'on n'est pas en train de
rendre obligatoire l'aménagement des corridors scolaires partout au Québec
autour des écoles. Et je pense que ça aurait été une encore plus grande
avancée, en fait, parce qu'on se serait donné du temps. Il y a un délai de
prescription, on aurait donné le temps aux municipalités de déployer tout ce
qu'il faut pour être capable de le rendre opérationnel, là, sur le terrain, et, bien, ça aurait permis aussi
d'améliorer, je pense, la sécurité routière aussi. C'est un plus, je le
concède, c'est très bien, mais on ne va pas aussi loin qu'on le fait
pour les zones scolaires.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement introduisant
l'article 52.1? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article introduisant l'article 52.1 est adopté... l'amendement, pardon?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Jacques) : L'amendement est adopté. Maintenant, nous revenons
à l'article 12, 519.80. M. le député de Taschereau.
M. Grandmont : Oui, je pense qu'il
est disponible sur le Greffier depuis un petit moment déjà.
Le Président (M. Jacques) : M. le député,
l'amendement est maintenant à l'écran.
M. Grandmont : Parfait. Merci
beaucoup, M. le Président. Je vais le lire d'abord, là.
À l'article 12 du projet de loi, ajouter,
au paragraphe 1° du premier alinéa de l'article 519.80 du Code de la sécurité
routière, après «dans une zone scolaire», les mots «ou un corridor scolaire».
Donc, ça se lirait... Je vais lire le début de
l'article 519.80, tel qu'amendé, ça se lirait comme suit :
«519.80. Un système de détection peut être
utilisé dans les endroits suivants :
«1° dans les zones scolaires ou un corridor
scolaire.»
Donc, dans le fond, c'est pour être capable de
donner, là, de la flexibilité. On se rappellera, là, que Mme la ministre avait prévu dans son projet de loi que
les ACA puissent être utilisés d'office sans avoir à désigner des chemins avec
les municipalités, donc à autoriser la... la désignation, pardon, d'un chemin
par une municipalité en dehors, là, des
zones scolaires puis des chantiers de construction. Essentiellement, je pense
que c'est les deux... les deux endroits où on peut effectivement
d'office autoriser.
Des voix : ...
M. Grandmont : Je vais attendre.
Oui. Donc, si ma mémoire est bonne, là, d'office, là, les ACA sont autorisés dans les zones scolaires et dans les...
sur les chantiers de construction. Donc, c'est deux endroits où finalement
on n'a pas besoin de désigner... la ministre n'a pas besoin d'autoriser la...
la désignation d'un secteur, là où on peut déployer une ACA... un ACA, pardon.
Donc, l'objectif est de... Bien, maintenant qu'on a discuté de la notion de
corridor scolaire, qui est un guide à travers lequel on pourrait... qui est...
qui va venir encadrer, en fait, la définition de
ce que c'est, un corridor scolaire, qui va venir définir aussi la façon dont
les municipalités vont aménager ces corridors... ces
corridors scolaires là, qu'est-ce... quelle sera la signalisation qui vient
avec, bien, qu'à partir du moment où c'est désigné,
ces corridors scolaires là par une municipalité, bien, on puisse d'office
installer également un ACA, un appareil de contrôle automatisé.
L'objectif, là, c'est de simplifier la vie aux
municipalités. Encore une fois, là, s'il faut avoir à chaque fois une demande
faite à la ministre pour être capable de désigner un secteur de la municipalité
où on veut améliorer le bilan de sécurité routière en déployant un ACA... Bien,
je veux dire, si, d'office, on a rendu obligatoire la prise en compte d'un... on a... on a défini, à travers le travail
qui se fera, là, éventuellement, à travers la révision du guide Redécouvrir le
chemin de l'école, la définition de ce que c'est, un corridor scolaire, si
d'office on reconnaît que les municipalités pourront
travailler sur ces tronçons-là des trajets des jeunes qui... qui se déplacent à
pied ou à vélo vers l'école, puis qu'on veut les encourager finalement à
sécuriser ces... ces secteurs-là de leurs... de leurs chemins municipaux, bien,
qu'on leur autorise finalement l'utilisation des ACA sur les corridors
scolaires.
Je pense qu'on a... On vient simplement, dans le
fond, ajouter, à l'arsenal des mesures qui peuvent être mises en place par les
municipalités, un outil dont elles auront besoin. On a tous... tous et toutes
convenu que les appareils de contrôle
automatisés sont un outil intéressant à déployer dans nos... sur nos rues pour
être capable d'abaisser la vitesse. Simplement l'ajouter pour les corridors
scolaires nous semble une idée à retenir, encore une fois, pour appuyer le
travail des municipalités, là, dans l'amélioration du bilan de sécurité
routière.
Le Président (M. Jacques) :
Merci.
Mme la ministre.
Mme Guilbault : Oui. Merci, M. le Président. Bien, je suis d'accord avec
mon collègue sur l'objectif de son amendement, dans le sens où, à partir du
moment où il y a des zones accidentogènes dans des corridors scolaires, ce serait une bonne chose de pouvoir installer des
ACA. Par contre, parce que... Il y a une question juridique là-dedans, là.
C'est que les corridors scolaires vont être introduits dans le Code de la
sécurité routière, mais ils ne seront pas définis dans le Code de la sécurité routière. Et, pour pouvoir utiliser la
notion de corridor, par exemple, dans cet article-là, 519.80, il faudrait
que la définition se trouve, parce que, sinon, il y a un enjeu de preuve, dans
le sens où... Puis là j'ai... j'ai vraiment vérifié, parce que ça... ça peut
paraître étonnant, mais on peut contester. Que ce soit une infraction ou une
éventuelle SAP, on peut la contester sur la base du fait qu'un photoradar ou un
appareil n'aurait pas dû se trouver là, parce que ce n'est pas un site désigné.
Donc, autrement dit, si le corridor scolaire n'est pas défini dans le code,
quelqu'un pourrait dire : Il y avait un appareil là qui n'était pas...
Puis ça devient difficile de démontrer que c'était effectivement un corridor
scolaire étant donné qu'il n'y a pas de définition officielle.
Donc, la meilleure façon d'atteindre l'objectif
que poursuit mon collègue, c'est-à-dire de pouvoir mettre des ACA dans les
corridors scolaires, ça va vraiment être via la désignation au numéro...
alinéa, paragraphe, je ne sais pas, n° 3, là, de
519.80 puis de continuer d'en faire des sites désignés. Puis, à partir du
moment où on veut mettre en relief ou mettre de l'importance sur les corridors
scolaires, c'est sûr que nous... Puis là on a tout abordé cette question-là,
comment ça fonctionne, la désignation des sites, les municipalités nous
envoient leur liste de sites. Puis, grosso modo, on dit pas mal toujours oui,
parce qu'en général c'est basé sur... sur des diagnostics de sécurité, et puis
sur des choix de sites qui ont... qui font... qui ont beaucoup de sens. Donc,
une municipalité pourrait mettre ces sites désignés qui se trouvent dans leurs...
dans des corridors scolaires à même sa liste de demandes de sites désignés. Et,
considérant que, là, on veut mettre une importance particulière sur les
corridors scolaires, ça pourrait faire partie des critères, éventuellement, du ministère, de dire : Quand on a des
demandes de désignation de sites qui, en plus, sont dans des corridors
scolaires, bien, on va les prioriser. Mais il faut que ça devienne un site
désigné, tu sais. Puis, sur le site Internet, là, il y avait toute une
mécanique, c'est affiché sur le site Internet dûment. Puis, à ce moment-là,
quelqu'un ne pourrait pas contester la présence d'un ACA, donc sa sanction.
• (11 h 10) •
M. Grandmont : Évidemment, on aurait
été mieux outillés si on avait eu une définition d'un corridor scolaire avant de se présenter, là, à l'étude
détaillée. Je pense que ça aurait été utile puis ça nous aurait permis,
finalement, de couvrir tous les angles. Ça nous aurait aussi permis,
évidemment, là, de ne pas avoir à passer par ce qu'on vient de discuter
tantôt, là, 52.1, référer à un guide qui est en élaboration éventuellement,
bien, demain, en fait, donc ce n'est pas
trop loin, mais quand même. Tu sais, on aurait pu directement dire : Bon,
bien, voilà, tu sais, à partir du moment où on a un corridor scolaire
qui est dans la définition...
C'est pour ça que j'avais proposé une définition
aussi, là, quand on était au début, là, de l'étude détaillée. J'avais proposé
une définition du corridor scolaire. Si on l'avait eue, on aurait pu... on
aurait pu d'office intégrer cette notion-là.
Mon amendement aurait pu être... En fait, peut-être même que Mme la
ministre aurait elle-même proposé d'emblée que «corridor scolaire» soit
identifié comme un des endroits où, d'office, on peut utiliser un appareil de
contrôle automatisé. On se serait peut-être évité un peu de travail si on avait
mieux travaillé en amont.
Je comprends... je comprends la notion de
formuler ou de bâtir la preuve puis d'éviter les contestations. Ça, évidemment,
on a eu quelques discussions par rapport à ça. On veut avoir le système qui est
le plus béton possible. Mon objectif n'est pas de trouver... Mon objectif est
de trouver un... qu'on bâtisse un projet de loi, dans le fond, qui est le plus inattaquable possible, parce qu'on
sait qu'il y en a qui se font une spécialisation... qui se font une spécialité,
en fait, de trouver les failles dans le Code de sécurité routière pour être
capable de contester puis d'en faire une activité très lucrative. Donc,
évidemment, j'aurais aimé qu'on ait pu inscrire une définition ou qu'une
définition nous soit offerte d'office, au départ, dans le Code de sécurité
routière pour qu'on puisse le donner aux municipalités.
Maintenant,
j'espère qu'effectivement la proposition de Mme la ministre de l'utiliser comme
un critère, à tout le moins, à défaut d'avoir une définition, là, dans le code,
d'avoir... d'élaborer... d'utiliser la notion de corridor scolaire comme un critère pour la désignation pour que, pour les
municipalités, ce soit facile, puis peut-être aussi que ce soit un incitatif.
Je reviens à la discussion qu'on a eue tantôt.
Comment faire pour... Comme, considérant qu'il n'y a pas de caractère obligatoire pour les municipalités
d'établir des corridors scolaires sur leurs territoires, bien, qu'à tout le
moins... que ça puisse être un
incitatif, dire : Bien, ça va être facile de désigner certains secteurs.
Parce que, je le rappellerai, là, puis je pense que Mme la ministre est
bien au courant, 95 % des décès sur le chemin de l'école se passent dans
un corridor scolaire, 95 %... 85 % des accidents graves... des
accidents graves ou légers se passent aussi dans le corridor scolaire. Il y a
vraiment une importance très, très grande d'agir sur ce tronçon-là.
Donc, j'espère qu'effectivement on facilitera
avec les municipalités l'utilisation des ACA, et autres mesures, évidemment,
là, mais aussi les ACA dans le cas de 52... non, pardon, pas 52, mais 519.80,
l'utilisation des ACA dans les corridors scolaires.
Le
Président (M. Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions
concernant l'amendement à l'article... introduisant
l'article 519.80 à l'article 12? Donc, s'il n'y a pas d'autre
intervention, est-ce que l'amendement est adopté? L'amendement est rejeté. Mme
la ministre. 519.82.
Mme Guilbault : J'ai un amendement à...
Le Président (M. Jacques) : Non, il
n'y a pas d'amendement, mais on avait... Il faut finir l'article 12.
Mme Guilbault : Ah oui! OK. Bien oui, vous avez raison, M. le Président.
Le Président (M. Jacques) : Il
restait 519.82 à faire, puis...
Mme
Guilbault : Oui. Parfait. Alors, 519.82 : «Le ministre
des Transports et le ministre de la Sécurité publique déterminent, par
règlement, les conditions et les modalités d'utilisation des systèmes de
détection.
«Ce règlement détermine les renseignements qui
doivent être contenus dans un registre tenu par la Sûreté du Québec ou, le cas échéant, par tout autre
responsable désigné au règlement ainsi que les personnes autorisées à y faire
une inscription.»
En
commentaire... Ah! non, attends, c'est ça, là, j'ai-tu... Un instant, parce que
j'ai beaucoup... il y a beaucoup de
pages. Il y a beaucoup de pages, puis je veux le bon commentaire. Donc, en
commentaire : L'article 519.82 reprend, en y apportant certaines modifications,
l'article 634.4 du Code de la
sécurité routière, qui est abrogé par
l'article 25 du projet de loi.
Le premier alinéa de l'article 519.82
prévoit que les conditions et les modalités d'utilisation d'un système de
détection sont déterminées par un règlement pris par le ministre des Transports
et le ministre de la Sécurité publique.
Le deuxième
alinéa prévoit la tenue d'un registre par la Sûreté du Québec ou par toute
autre personne désignée par le règlement pris par les ministres et que
ce règlement détermine les renseignements qui doivent être contenus au registre
et les personnes autorisées à y faire une inscription.
C'est de la concordance, en fait, on reprend
quelque chose qui avait été abrogé ailleurs.
Le
Président (M. Jacques) : ...des interventions sur 519.82? Donc, s'il n'y a
pas d'intervention, est-ce qu'il y a des interventions maintenant sur
l'article 12 amendé? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 12 amendé est adopté? Adopté. Mme la ministre, article 23,
qui était suspendu.
Mme Guilbault : Oui, et j'aurai un amendement.
Le Président (M. Jacques) : ...sur
Greffier.
Mme Guilbault : Bon. OK. Alors, article... Bien, je l'avais déjà lu.
Le Président (M. Jacques) : ...l'article
a été lu.
Mme Guilbault : Oui, c'est vrai, je me souviens de l'avoir lu.
Le Président (M. Jacques) : Donc, on
pourrait lire l'amendement maintenant.
Mme Guilbault : Oui. Amendement à l'article 23. À l'article 620.1
du Code de la sécurité routière, proposé par l'article 23 du projet de
loi :
1° insérer, après le paragraphe 2°, le suivant :
«2.1° prévoir qu'un système de détection peut
être utilisé sur un véhicule ou sur un autre équipement qu'il désigne, ainsi que les cas et les conditions dans
lesquels ce système peut être utilisé et, à ces fins, déroger aux dispositions
de l'article 294.1, à celles du deuxième alinéa de l'article 312.1 et
à celles des articles 519.81, 602.7 et 602.8 du présent code s'il estime, sur recommandation du ministre,
que leur application est incompatible avec l'utilisation d'un système de
détection tel que le règlement le prévoit;»;
2° remplacer le paragraphe
6° par le suivant :
«6° confier la charge d'entendre la contestation
d'une sanction administrative pécuniaire lorsque l'avis de réclamation a été
notifié par la Société à un organe de contestation municipal;»;
3° supprimer les paragraphes 7° et 11°... 7° à
11° — pardon;
4° supprimer, dans le paragraphe 12°, «l'organe
chargé d'entendre»;
5° remplacer, dans le paragraphe 16°, «à l'égard
des autorisations qu'elle délivre, les conséquences administratives en cas de
non-respect des sanctions imposées et les règles du présent code applicables»
par «prévues par le présent code ainsi que
les conséquences qui découlent du non-respect des sanctions imposées et, à ces
fins, déterminer les règles du présent code applicables».
En commentaire : Cet amendement apporte des
modifications de concordance et de forme aux habilitations réglementaires
prévues à l'article 620.1 du Code de la sécurité routière, proposé par
l'article 23 du projet de loi, afin de
tenir compte des modifications apportées : à l'article 12 du projet
de loi tel qu'amendé, relativement à la possibilité d'utiliser un système
de détection sur un véhicule ou un autre équipement; à l'article 16 du
projet de loi tel qu'amendé, notamment en lien avec la désignation du Tribunal
administratif du Québec.
Le
Président (M. Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions sur
l'article... l'amendement à l'article 23? Donc, s'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'amendement à l'article 23 est... M. le député
de Nelligan.
M. Derraji : ...aller vite?
Le Président (M. Jacques) : Je n'ai
pas vu ton...
M. Derraji : Bien, parce que vous ne
m'avez pas vu. Ce n'est pas grave. Là, par rapport aux contestations, c'est...
tout est donc pour les municipalités, hein?
Mme Guilbault : Par rapport aux contestations?
M.
Derraji : Par rapport aux contestations, ce que vous avez
enlevé de l'article, maintenant, c'est... ça va être... c'est les
municipalités qui sont responsables.
Mme Guilbault : Bien, ça dépend. C'est... ou le TAQ, comme on en avait
discuté, je ne sais plus quel article par coeur, là, mais les municipalités qui
vont avoir un organe de contestation, puis qui peuvent se jumeler dans des
ententes, sinon au TAQ.
M. Derraji : Oui, donc... Exact.
Donc, dans certains cas, des municipalités peuvent s'organiser, donc ça, ce
qu'on appelle un organe de contestation municipale, genre, elles vont
s'organiser entre eux. Si ce n'est pas un organe de contestation municipal,
c'est le TAQ?
Mme Guilbault : Oui.
M. Derraji : OK. Excellent. L'autre
amendement, c'est par rapport au véhicule. Encore une fois, on vient ici
préciser, prévoir qu'un système de détection peut être utilisé sur un véhicule
ou sur un autre équipement. Là, c'est un ajout de... à l'alinéa 2°.
Mme Guilbault : C'est calqué sur l'amendement qu'on a approuvé à
l'article 12, qui fait suite à la demande d'être le plus large possible
pour éventuellement que ça puisse inclure des caméras.
M. Derraji : Oui, et c'est pour cela
l'ajout du... du 2.1?
Mme Guilbault : Oui, pour l'ajout du... c'est-tu 2.1? Oui, c'est ça.
M. Derraji : La notion des chemins
publics, c'est toujours... ou une partie du chemin public, c'est toujours
désigné par le ministre, il n'y a pas : dans le cas des MRC ou d'autres
municipalités? C'est juste pour... l'article 2, ça dit que c'est le
ministre qui détermine un chemin public, les critères suivants, responsable
d'un chemin public ou une partie d'un chemin public.
Des voix : ...
M. Derraji : Oui, au début, au tout
début vraiment.
Mme Guilbault : ...bien, en fait, c'est parce que je cherche la partie
«chemin public» dans l'amendement qui nous
concerne, mais, si c'est les chemins publics qu'on vient de traiter à
l'article 12, le numéro... ou paragraphe 3°, là, des sites de
désignation, en fait, c'est... Les chemins publics ou les parties de chemin
public, c'est les endroits sur lesquels les municipalités font désigner des
sites pour installer des systèmes. Je ne sais pas si ça répond à la question.
M.
Derraji : Oui, mais, dans cet article, on dit : «Déterminer les
critères suivant lesquels un chemin public ou une partie [du] chemin public
peut être désigné par le ministre.» Donc, c'est le ministre qui désigne chemin
public ou une partie du chemin public, ce n'est pas la municipalité.
Mme
Guilbault : Non, c'est ça, c'est le
ministre, mais la municipalité fait des demandes, propose des sites. Et l'admissibilité des sites, si on veut, repose
sur des critères qui sont déterminés par un règlement. Et ce dont on avait
discuté, c'est que, forcément, ce
règlement-là va être élaboré en collaboration avec les municipalités. Puis,
dans les faits, on accepte généralement ce que les municipalités nous
demandent.
• (11 h 20) •
M. Derraji : OK,
c'est juste cette clarification que j'avais besoin. Merci, merci
Le Président (M. Jacques) : ...est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'article... l'amendement à
l'article 23? Donc, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'amendement est adopté? Adopté.
Est-ce qu'il y a
d'autres interventions à l'article 23 amendé? Donc, s'il n'y a pas
d'intervention, est-ce que l'article 23 amendé est adopté? Adopté.
Article introduisant
l'article... l'amendement introduisant l'article 27.1. Mme la ministre.
Mme
Guilbault : Oui. Article 27.1 :
Insérer, après l'article 27 du projet de loi, le suivant :
27.1.L'article 158.0.1
de ce code, édicté par l'article 5 du chapitre 7 des lois de 2024,
est modifié par le remplacement de «constatée par une photographie ou une série
de photographies prises au moyen d'un cinémomètre photographique ou d'un
système photographique de contrôle de circulation aux feux rouges ou de
l'infraction prévue à l'article 417.2 du Code de la sécurité routière» par
«constatée au moyen d'une photographie ou d'une série de photographies prises par un système de détection
au sens de l'article 4 du Code de la sécurité routière ou de l'infraction
prévue à l'article 417.2 de ce code».
En commentaire, cet
amendement propose de modifier l'article 158.0.1 du Code de procédure
pénale afin de remplacer les expressions «cinémomètre photographique» et
«système photographique de contrôle de circulation aux feux rouges» par l'expression «système de détection» en concordance avec
les modifications apportées à ces expressions au Code de la sécurité
routière.
Le Président (M.
Jacques) : ...est-ce qu'il y a des interventions à l'amendement
introduisant l'article 27.1? Donc, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce
que l'amendement est adopté? Adopté. Mme la ministre, article 52...
Des voix : ...
Le Président (M. Jacques) : L'article
était suspendu, donc. Est-ce qu'il y a consentement pour ouvrir
l'article 52?
Des voix : ...
Le Président (M.
Jacques) : 52.
Mme
Guilbault : 51 est adopté. Oui, 52, vous
avez raison, M. le Président.
Le Président (M.
Jacques) : ...adopté, c'est le 52.
Mme Guilbault : Article 52 : L'article 294.0.1 de ce
code est modifié par l'ajout, à la fin, de... de l'alinéa suivant :
«En
outre, la personne responsable de l'entretien d'un chemin public est tenue
d'aménager de façon sécuritaire la
zone scolaire, notamment en tenant compte du guide d'application élaboré par le
ministre des Transports en semblable matière.»
En
commentaire, l'article 52 du projet de loi modifie... modifie
l'article 294.0.1 du Code de la sécurité routière afin d'obliger
l'aménagement sécuritaire des zones scolaires, notamment par la prise en compte
d'un guide élaboré à cet effet par la ministre des Transports et de la
Mobilité durable.
Le Président (M. Jacques) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions à l'article 52? M. le député de
Nelligan.
M. Derraji : Non,
juste de... on va juste le... donnez juste une seconde.
Des voix : ...
M. Derraji : Juste, j'ai un blanc de mémoire. On a suspendu
l'article 52 pourquoi, s'il vous plaît? Juste pour que... Désolé,
on l'a suspendu pourquoi?
Mme Guilbault : Bien, rétrospectivement, je ne le sais pas. Probablement qu'on se disait
que c'était en lien avec l'article 12.
M. Derraji : Sur la zone... sur la
zone...
Mme Guilbault : 52.1
Le Président (M.
Jacques) : C'était 12.23, c'était relié par rapport aux corridors
scolaires et tout l'ensemble du dossier...
Mme
Guilbault : C'est ça, c'est ça.
M. Derraji : Zones
scolaires, corridors scolaires, mais là il reste le même, il n'y a pas...
Le Président (M.
Jacques) : Le chemin public versus...
M. Derraji :
...zones scolaires.
Le Président (M.
Jacques) : Bien, si vous voulez y aller, M. le député de Taschereau.
M. Grandmont :
Oui, effectivement. Bien, c'est
pour ça, là, il avait été suspendu parce qu'on voulait proposer d'ajouter à 52,
«en outre, la personne responsable de l'entretien d'un chemin public est tenue
d'aménager de façon sécuritaire la
zone scolaire et le corridor scolaire ou les corridors scolaires». C'est là
qu'on voulait faire notre proposition. C'est pour ça.
Puis là Mme la
ministre est allée faire une proposition de 52.1 pour rendre obligatoire le
fait de suivre le guide et non pas de rendre obligatoire le fait d'avoir des
corridors scolaires. On m'a ouvert la porte. Je veux juste rappeler que,
finalement, il y a comme deux régimes. Mais, cela dit, comme je le rappelle,
c'est quand même une bonne idée d'avoir
inscrit «corridors scolaires» au Code de la sécurité routière. On pourra
travailler là-dessus dans les années à venir.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions à
l'article 52? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'article 52 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M.
Jacques) : Maintenant, je crois qu'il faudrait passer à
l'article 83.1, l'article introduisant le 83.1 ou... ou est-ce qu'on
réouvre maintenant l'article 59? Donc, on procéderait à l'article 59.
Bon. Donc, est-ce qu'il y a consentement pour ouvrir l'article 59?Il
y a consentement. Est-ce qu'il y a consentement aussi pour retirer l'amendement
à l'article 59?Consentement. Et, Mme la ministre, je crois que
vous avez un amendement à déposer à l'article 59.
Mme
Guilbault : Oui. Article 59.
Remplacer l'article 59 du projet de loi par le suivant :
59.L'article 388.1
de ce code est modifié :
1° par la suppression
de la dernière phrase du premier alinéa;
2° par l'insertion,
après le premier alinéa, du suivant :
«Un règlement du
gouvernement peut prévoir des règles relatives à l'immobilisation de tels
véhicules dans un espace réservé à la
recharge en énergie. Le gouvernement peut déterminer, parmi les dispositions de
ce règlement, celles dont la
violation constitue une infraction et fixer les montants minimum et maximum
dont est passible le contrevenant.»
En commentaires,
l'amendement propose de modifier l'article 59 du projet de loi afin de
prévoir que les règles... les règles
relatives à l'immobilisation d'un véhicule électrique ou d'un véhicule hybride rechargeable
dans un espace réservé à la recharge en énergie seront prévues par règlement du
gouvernement. Ce règlement pourra prévoir des amendes en cas de
contravention à ces règles.
Et donc ça fait
suite... On avait eu une discussion, là, hors micro et au micro sur... sur
l'article 59, là, qui était plus compliqué qu'il en avait l'air. C'est ça,
exactement. Je ne sais pas si le député de Masson est... En fait, en tout cas, ne disons pas s'il est là ou non, mais...
mais bref une très bonne discussion qu'on avait eue tous autour de la table.
Alors là, on va proposer peut-être de mettre
ça dans un règlement ultérieurement, parce que c'est... c'est plus complexe,
je pense, que les travaux d'aujourd'hui.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Ça
démontre qu'il y avait de la bonne volonté. Prenons le temps de bien faire les
choses. C'est une réelle problématique, ça va s'accentuer. Bravo! C'est... on
va suivre ça de près, le règlement.
Le Président (M. Jacques) :
Est-ce que l'amendement à l'article 59 est adopté?Adopté.
Est-ce que
l'article 59 amendé est adopté?Adopté.
Mme la ministre,
article introduisant l'article 67.1. C'est un nouvel amendement, et 67.1 a
été déjà adopté, donc il faut réouvrir l'article 67.1.
Est-ce qu'il y a consentement?Il y a consentement. Est-ce qu'on...
Est-ce que c'est... vous consentez à ce que, l'article 67.1, l'amendement
soit retiré?Consentement. Mme la ministre, article 67.1.
Mme Guilbault : ...article 67.1 :
Insérer, après l'article 67 du projet de loi, le suivant :
67.1.
L'article 621 de ce code est modifié, dans le premier alinéa :
1° par l'insertion,
après le paragraphe 25.2°, du suivant :
«25.3° prescrire les conditions permettant de
fixer une limite de vitesse différente de celle prévue au paragraphe 4.1° du
premier alinéa de l'article 328; »;
2° par l'insertion,
après le paragraphe 32.9°, des suivants :
«33°
prévoir des règles relatives à l'immobilisation des véhicules routiers
électriques et des véhicules routiers hybrides rechargeables dans un
espace réservé à la recharge en énergie;
«34°
déterminer, parmi les dispositions d'un règlement pris en vertu du paragraphe
33°, celles dont la violation constitue une infraction et fixer les
montants minimum et maximum dont est passible le contrevenant;».
En commentaire, cet
amendement apporte une modification de concordance à l'article 621 du Code
de la sécurité routière afin de tenir compte des habilitations réglementaires
prévues à l'article 329.1 du CSR, proposé par l'article 57 du projet
de loi, et à l'article 388.1 du CSR, proposé par l'article 59 du
projet de loi tel qu'amendé.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions sur
l'article 67.1... sur l'amendement? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce
que l'amendement... M. le député de Nelligan.
M. Derraji : ...pas
eu le temps de tout le lire, si ça ne vous dérange pas, juste quelques
secondes.
Des voix :
...
M. Derraji :
Une question.
Le Président (M.
Jacques) : M. le député de Nelligan.
M. Derraji : Oui.
Par rapport au 33, «prévoir des règles relatives à l'immobilisation des
véhicules routiers électriques et des véhicules routiers hybrides rechargeables
dans un espace réservé à la recharge en énergie», c'est ce qu'on a discuté il y a deux semaines, mais on ne
précise pas le... Les véhicules électriques ou hybrides, s'ils sont dans
une station, un espace réservé à la recharge, ils sont en recharge, mais on ne
précise pas... C'est quoi, l'infraction dans ce cas?
Mme Guilbault : Bien, c'est... ça va être 34, c'est ça, le paragraphe suivant :
«Déterminer, parmi les dispositions [du]
règlement [...], celles dont la violation constitue une infraction et fixer les
montants» pour les infractions en question.
M. Derraji : Mais,
quand on dit «règles», «règles relatives à l'immobilisation», de facto, les
voitures rechargeables et hybrides s'immobilisent dans des espaces de recharge
en énergie, mais quelle règle est relative à l'immobilisation? C'est un espace
réservé pour la recharge. Ce qu'on a dit l'autre fois...
• (11 h 30) •
Mme
Guilbault : Bien, c'est ce qu'on dit...
M. Derraji : ...c'est
le fait de...
Mme
Guilbault : Squatter.
M. Derraji : Exact.
Donc, c'est ça que vous voulez préciser?
Mme
Guilbault : C'est ça, exactement, puisque
c'est déjà interdit, un véhicule pas rechargeable, d'être là.
Une voix :
...
Mme
Guilbault : ...bien, c'est ce qu'on disait tout à l'heure.
Est-ce qu'on se base sur le fait que la machine est en facturation, sur le fait
que c'est branché? Tu sais, là, on disait, des fois, il y a des espaces
doubles...
M. Derraji : Oui,
c'est vrai.
Mme
Guilbault : ...il y en a un qui se met là
en attendant que l'autre finisse. Alors, tu sais, comme c'est compliqué, en le faisant plus tard par règlement,
ça va permettre d'être peut-être plus raffiné, de plus consulter puis d'être plus
nuancé.
M. Derraji : OK.
Donc, le règlement va venir préciser tout type de situation, immobilisé, pas
immobilisé, nombre d'heures, pas nombre d'heures, et par la suite passer aux
infractions dans le 34?
Mme
Guilbault : C'est ça, exactement...
exactement.
M.
Derraji : Oui? C'est bon. C'est bon, merci. C'est bon. Merci.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions à
l'amendement à l'article 67.1? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention,
est-ce que l'amendement est adopté? Adopté. Mme la ministre. article 83.1.
Mme
Guilbault : Article 83.1 :
Insérer, après l'article 83 du projet de loi, le suivant :
83.1.
Aux fins de l'application de l'article 294.0.1 du Code de la sécurité
routière, tel que modifié par l'article 52 de la présente loi, la personne responsable de l'entretien d'un chemin
public doit, au plus tard à la date déterminée par le ministre dans un
arrêté publié à la Gazette officielle du Québec, aménager de façon
sécuritaire toute zone scolaire existante à la date qui précède celle de
l'entrée en vigueur de l'article 52 de la présente loi.
En commentaire, cet
amendement propose d'introduire une nouvelle disposition transitoire au projet
de loi afin de prévoir un délai de mise aux normes relatif à l'aménagement
sécuritaire des zones scolaires existantes. Ce délai sera déterminé par la
ministre dans un arrêt publié... un arrêté publié à la Gazette officielle du
Québec.
Le Président (M.
Jacques) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions à l'article
introduisant l'article 83.1? M. le député de Taschereau.
M. Grandmont :
Oui. Merci. Donc, oui, tantôt,
j'ai parlé de 87, mais c'était 83, dans le fond, là. Donc, c'est le délai de
prescription à l'intérieur duquel les municipalités vont devoir aménager les
zones scolaires, c'est ce que je comprends.
Mme Guilbault : Oui, qui va être déterminé par arrêté de la ministre, et je veux
juste... Et c'est ça... Parce que, là, je... je ne me rappelle pas
pourquoi il est à 83 au lieu d'être ailleurs, là.
M.
Grandmont : Non, c'est peut-être moi qui me suis trompé tantôt, là.
Mme
Guilbault : Je vais aller voir
l'article 83.
M.
Grandmont : Mais c'est 83, là, mais...C'est parce que moi, tantôt,
j'ai référé à 87, là.
Mme
Guilbault : Oui. Bien, 87, il va y
avoir... Les dispositions de mise en vigueur sont vraiment à 87, là. Celui-là,
pourquoi il est là? Honnêtement, je ne le sais pas...
M.
Grandmont : OK. Bien, dans le fond, là, on vient dire que, dans le
fond, par...
Mme
Guilbault : ...c'est du transitoire, c'est ça, c'est parce que
c'est du transitoire puis c'est là que ça va...
M.
Grandmont : C'est ça, mais on vient dire... Excusez-moi. Allez-y.
Mme
Guilbault : Oui, c'est ça, c'est que ça,
c'est du transitoire. Et les mesures transitoires, ça se... ça va à cet
endroit-là du projet de loi.
M.
Grandmont : OK. Puis, donc, quel est l'objectif de temps, en fait, le
calendrier sur lequel on veut travailler après ça, dans un règlement, pour
déterminer à partir de quand, dans le fond... les municipalités, toutes les
municipalités devront avoir aménagé leur zone scolaire?
(Consultation)
Mme
Guilbault : Bien, c'est ça, bien, exact,
bien, on n'est pas en mesure tout de suite de... Bien, c'est-à-dire que c'est
ça, moi, c'est mon projet de loi ici. Mais, quand on regarde... Dans le fond,
c'est ça ici?
(Consultation)
Mme
Guilbault : Je ne suis pas en mesure de donner un délai, là.
C'est sûr qu'on va le faire le plus tôt possible.
Là, on se dit : On va avoir nos partenaires autour de la table pour la
révision du guide. C'est souvent sensiblement les mêmes partenaires pour ce
même genre de sujet là. Alors, le plus rapidement possible, mais tout en
demeurant réaliste.
M.
Grandmont : D'accord. Mais au plan d'action, on se donnait jusqu'en
2028, dans le fond, là, c'était ça, l'objectif. Le plan d'action en sécurité
routière est 2023-2028. J'imagine que l'objectif, c'est d'avoir l'ensemble des
zones scolaires couvertes par des aménagements d'ici la fin... Parce qu'il n'y
avait rien qui disait qu'on visait la moitié des écoles au Québec, ou un tiers,
ou trois quarts des écoles au Québec. Donc, j'imagine que, quand on parlait de rendre obligatoire l'aménagement sécuritaire
des zones et des corridors scolaires, donc, on vise un 100 % au plus
tard... dans le fond, ça va être en 2028 puisque le plan se termine en
2028.
Mme Guilbault : Bien, normalement, oui, c'est ça, l'objectif, mais là, ça,
cet article-là, il s'applique... c'est un peu du rétroactif, là, tu sais, aux
zones scolaires existantes. Alors, c'est sûr que ça, c'est un vaste, vaste
chantier. C'est pour ça que je parlais tout à l'heure,
dans le temps des... dans le cas des corridors scolaires, ajouter en plus des
obligations sur le corridor, alors qu'ils vont déjà devoir travailler de
manière importante sur les zones scolaires qui, elles, existent déjà partout systématiquement, c'est énorme, là, tu
sais, énorme comme chantier. Alors, c'est pour ça qu'il faut vraiment
miser sur le partenariat, il faut travailler avec elles, il faut être réaliste
et... et c'est ça.
M.
Grandmont : Je me permets, parce que vous l'abordez, là, de revenir
sur les corridors scolaires. On comprend évidemment que là, comme les corridors
scolaires ne sont pas... les municipalités n'ont pas obligation d'aménager des
corridors scolaires, finalement, ça ne se retrouve pas non plus dans
l'amendement qu'on est... qu'on est en train
d'étudier, le 83.1, on parle spécifiquement des zones scolaires. Mais je me
posais la question : Si ce n'est pas obligatoire d'aménager des corridors scolaires au Québec... Évidemment,
on va essayer de convaincre les municipalités de le faire, etc., là, mais si... si on se retrouve avec un guide
d'application, un guide Redécouvrir le chemin de l'école qui
est... qui est exigeant...
Moi, je veux qu'il
soit exigeant, là, je veux qu'on ait les meilleurs corridors scolaires pour
avoir un impact positif sur la sécurité
routière, ça, c'est clair pour moi, là, puis je suis persuadé que vous
poursuivez le même... le même objectif.
Mais, si les exigences qui sont dans le guide sont assez élevées, peut-être
trop au regard de certaines municipalités, puis que, de l'autre côté, il
n'y a pas obligation d'aménager les corridors scolaires, est-ce qu'on pourrait
avoir des secteurs, par exemple, au Québec,
où il y a déjà des corridors scolaires aménagés au... avec toute la meilleure
volonté, évidemment, des municipalités, mais peut-être pas à la hauteur
de ce qui sera exigé dans l'éventuel guide? Est-ce qu'on pourrait avoir des
municipalités qui, finalement, décideraient d'enlever, de démanteler leurs
corridors scolaires parce que le guide serait trop exigeant, considérant qu'il
n'y a pas d'obligation de les aménager?
Mme
Guilbault : Bien, c'est exactement pour
éviter ce que soulève le collègue de Taschereau qu'il faut travailler en
concertation, puis que, si on faisait l'économie de la consultation qui
s'amorce demain et de toute autre discussion
parallèle, là... parce que, tu sais, les municipalités, évidemment, ils sont
dans toutes sortes de... de conversations avec nous, que ce soit les futurs règlements, l'installation des
futurs... des futurs appareils, donc, eux autres sont au carrefour d'à
peu près tout ce qu'il y a dans le plan et pour éviter que... pour éviter
exactement, là, l'effet pervers que décrit le député de Taschereau, là, pour
éviter que des municipalités choisissent de contourner le problème, de se
démobiliser, de se braquer, il faut le faire
de manière concertée et réaliste. Et considérant qu'on a 1 200,
1 100, 1 300, je ne sais pas, dépendant à qui on demande, ce n'est
pas le même chiffre, mais, en tout cas, disons, proche de
1 200 municipalités au Québec,
tu sais, c'est du stock, là, si on me passe l'expression, là, c'est gros et
c'est complexe, c'est pour ça qu'il faut le faire comme il faut.
Et donc, c'est ça,
d'ajouter les corridors scolaires, en plus de tout ce qui est déjà prescrit
pour les zones scolaires, je pense que c'est déjà un chantier majeur en soi.
Sans parler juste du signal général, quand on voit tous les travaux qu'on fait
depuis le mois d'août sur le plan, sur le projet de loi, tu sais, ça garde la
conversation animée sur la sécurité routière
dans les médias, un peu partout chez les groupes. Donc, moi, j'ai confiance que
ça peut juste s'améliorer.
M. Grandmont :
Je l'ai déjà dit, je vais le répéter, c'est dans les corridors scolaires où
on trouve le plus grand nombre d'accidents mortels, le plus grand nombre
d'accidents qui causent des lésions qui sont non mortelles, mais des accidents graves. Puis je comprends que
c'est un grand chantier. Puis je suis content d'être ici aujourd'hui pour
discuter du plan... pas du plan de sécurité routière, mais du projet de loi n° 48 qui vient modifier le Code de la sécurité routière. Le caractère non obligatoire d'aménager les corridors scolaires nous
empêche... empêche, en fait, d'agir partout
au Québec. Comme je le disais, j'ai l'impression qu'on est juste venu placer un
jalon qui permettra peut-être de convaincre des municipalités, mais qu'on
risque d'avoir aussi... on risque de devoir rouvrir le Code à sécurité
routière, éventuellement, pour faire le travail qui n'aura pas été fait
actuellement.
Oui, c'est un vaste
chantier, mais oui, on a des grosses choses, des grosses... C'est un grand
chantier, la sécurité routière, et... Encore une fois, je veux souligner ma
déception de ne pas avoir de caractère obligatoire, d'aménager les corridors scolaires. C'est là où le principal problème se
trouve. C'est là où on a le plus... la plus grande proportion des... des
événements qu'on veut éviter. Alors, dans les zones scolaires, là, les gens
sont déjà habitués de travailler, de
ralentir. Il y a déjà des opérations policières, il y a déjà des radars de
sensibilisation. On... on passe à côté de l'essentiel. Évidemment, on l'a
nommé, il apparaît au Code de la sécurité routière, on va se... On peut se
réjouir de cet... de l'avoir nommé,
de l'avoir inscrit sur le... Dans le fond, on pourra travailler là-dessus dans
l'avenir, mais on n'aura pas atteint l'objectif au complet. On n'aura même pas
atteint l'objectif tel que, moi, je le comprends, en fait, dans le plan
d'action en sécurité routière tel qu'il a été nommé à 2.1. Voilà.
Le
Président (M. Jacques) :
Merci. Est-ce qu'il y a
d'autres interventions concernant l'amendement introduisant
l'article 83.1? Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que
l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Jacques) : Adopté. Mme la ministre, article 87, et je
crois qu'il y a un amendement.
• (11 h 40) •
Mme Guilbault : Oui. Article 87 : Les dispositions de la présente loi entrent
en vigueur le (indiquer ici la date de la sanction de la présente loi),
à l'exception :
1° de celles des articles 2 à 11, de
l'article 12 en ce qu'elles édictent les articles 519.79, 519.80 et
519.82 du Code de la sécurité routière, des
articles 18 à 20, du paragraphe 1° de l'article 21, des
articles 22, 23 et 25... des articles 22, 23 et 25 à 31, des
paragraphes 1° et 3° de l'article 33, de l'article 37 en ce
qu'elles concernent les chapitres I
et III du règlement qu'il édicte et des articles 84 à 86, qui entrent en
vigueur le (indiquer ici la date qui suit de 60 jours celle de la
sanction de la présente loi);
2° de celles de
l'article 37 en ce qu'elles concernent le chapitre II du règlement
qu'il l'édicte, qui entrent en vigueur à la date de l'entrée en vigueur de
l'article 16 de la présente loi;
3° de celles des
articles 58 à 66 et de l'article 76, qui entrent en vigueur le
(indiquer ici la date qui suit de 30 jours celle de la sanction de la
présente loi);
4°
de celles des articles 68 et 69 et du sous-paragraphe c du
paragraphe 1° de l'article 73, qui entrent en vigueur le
(indiquer ici la date qui suit de 180 jours celle de la sanction de la
présente loi);
5° de celles de
l'article 55, du paragraphe 1° de l'article 56 et de
l'article 57, qui entrent en vigueur à la date de l'entrée en vigueur du
premier règlement pris en application du deuxième alinéa de
l'article 329.1 du Code de la sécurité routière, édicté par
l'article 57 de la présente loi;
6°
de celles de l'article 1, de l'article 12 en ce qu'elles édictent
l'article 519.81 du Code de la sécurité routière, des articles 15 et
16, du paragraphe 2° de l'article 21, de l'article 32, du
paragraphe 2° de l'article 33 et des articles 35, 40, 42,
44 à 46, 48 à 50, 52, 82 et 83, qui entrent en vigueur à la date ou aux dates
déterminées par le gouvernement.
En commentaire,
l'article 87 du projet de loi prévoit que les dispositions relatives aux
systèmes de détection entreront en vigueur à la date qui suit de 60 jours
celle de la sanction de la présente loi, à l'exception de celles relatives aux
sanctions administratives pécuniaires, qui entreront en vigueur à la date ou
aux dates déterminées par le gouvernement.
Il
prévoit que certaines dispositions relatives à la circulation des véhicules
routiers ainsi que celles relatives à la révision de certains montants d'amende
entreront en vigueur à la date qui suit de 30 jours la sanction de la
présente loi.
Il prévoit que les
dispositions relatives à la circulation des véhicules hors route sur les
chemins publics dont les municipalités sont
responsables de l'entretien entreront en vigueur à la date qui suit de
180 jours celle de la sanction de la présente loi.
Il prévoit que les
dispositions relatives aux limites de vitesse dans les zones scolaires
entreront en vigueur à la date de l'entrée en vigueur du premier règlement
nécessaire à leur application.
Il
prévoit que les dispositions relatives à l'aménagement sécuritaire des zones
scolaires, celles relatives à l'accès à la conduite d'une motocyclette et
certaines dispositions relatives à l'obligation de suivre une formation pour
la conduite d'un véhicule routier entreront en vigueur à la date ou aux dates
déterminées par le gouvernement.
Il prévoit, enfin,
que les autres dispositions entreront en vigueur à la date de la sanction de la
présente loi.
Et l'amendement à
l'article 87 : Remplacer l'article 87 du projet de loi par le
suivant :
«87.
Les dispositions de la présente loi entrent en vigueur le (indiquer ici la date
de la sanction de la présente loi), à l'exception :
«1° de celles des
articles 2 à 11, de l'article 12 en ce qu'il édicte les articles 519.79,
519.80 et 519.82 du Code de la sécurité
routière, des articles 18 à 20, du paragraphe 1° de
l'article 21, de l'article 22 sauf en ce qui concerne les mots
«de même que toute autre personne» à l'article 602.4 de ce code, des
articles 23, 25 à 27 et 28 à 31, des paragraphes 1°
et 3° de l'article 33, de l'article 36, de l'article 37 en ce qui
concerne les chapitres I et III du règlement qu'il édicte et des
articles 84 à 86, qui entrent en vigueur le (indiquer ici la date qui suit
de 60 jours celle de la sanction de la présente loi);
«2° de celles de
l'article 37 en ce qui concerne le chapitre II du règlement qu'il
édicte, qui entrent en vigueur à la date de l'entrée en vigueur de
l'article 16 de la présente loi;
«3° de celles des
articles 53.1, 58, 59.1 à 66 et 76, qui entrent en vigueur le (indiquer
ici la date qui suit de 30 jours celle de la sanction de la présente loi);
«4° de celles de
l'article 59 et du paragraphe 2° de l'article 67.1, qui entrent
en vigueur à la date de l'entrée en vigueur
du premier règlement pris en application du deuxième alinéa de
l'article 388.1 du Code de la sécurité routière, modifié par
l'article 59 de la présente loi;
«5°
de celles de l'article 27.1, qui entrent en vigueur à la date de l'entrée
en vigueur de l'article 5 du chapitre 7 des lois de 2024;
«6°
de celles de l'article 55, du paragraphe 1° de l'article 56, de
l'article 57 et du paragraphe 1° de l'article 67.1, qui
entrent en vigueur à la date de l'entrée en vigueur du premier règlement pris
en application du deuxième alinéa de l'article 329.1 du Code de la
sécurité routière, édicté par l'article 57 de la présente loi;
«7° de celles de
l'article 1, de l'article 12 en ce qu'il édicte l'article 519.81
du Code de la sécurité routière, des articles 15 et 16, du
paragraphe 2° de l'article 21, de l'article 22 en ce qui
concerne les mots «de même que toute autre personne» à l'article 602.4 de
ce code, des articles 31.1 à 31.4, de l'article 32, du
paragraphe 2° de l'article 33 et des articles 35, 40, 42, 44 à
46, 48 à 50.1, 52, 52.1, 54.1, 82 et 83, qui entrent en vigueur à la date ou
aux dates déterminées par le gouvernement.»
En
commentaire, cet amendement propose de remplacer l'article 87 du projet de
loi, soit la disposition d'entrée en vigueur, afin notamment de tenir
compte des amendements apportés au projet de loi.
Les dispositions
relatives aux systèmes de détection entreront en vigueur à la date qui suit de
60 jours celle de la sanction de la
présente loi, à l'exception de celles relatives aux sanctions administratives
pécuniaires qui entreront en vigueur à la date ou aux dates déterminées
par le gouvernement.
Certaines
dispositions relatives à la circulation des véhicules routiers ainsi que celles
relatives à la révision de certains montants d'amende entreront en
vigueur à la date qui suit de 30 jours la sanction de la présente loi.
Les
dispositions relatives à l'immobilisation des véhicules routiers et des
véhicules routiers hybrides rechargeables dans les espaces réservés à la
recharge en énergie entreront en vigueur à la date de l'entrée en vigueur du
premier règlement nécessaire à leur application.
Les
dispositions relatives aux limites de vitesse dans les zones scolaires
entreront en vigueur à la date de l'entrée en vigueur du premier
règlement nécessaire à leur application.
Les dispositions relatives à l'aménagement
sécuritaire des zones scolaires et celles relatives à l'établissement des
zones... des corridors scolaires, celles relatives à l'accès à la conduite
d'une motocyclette, celles relatives à la suspension immédiate du permis en cas
d'infraction à l'article 327 du code et certaines dispositions relatives à
l'obligation de suivre une formation pour la
conduite d'un véhicule routier entreront en vigueur à la date ou aux dates déterminées
par le gouvernement.
Les autres dispositions entreront en vigueur à
la date de la sanction de la présente loi.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement à
l'article 87? S'il n'y a pas d'intervention à l'amendement, est-ce que
l'article... l'amendement est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Jacques) : Adopté. Est-ce que l'article 87 amendé, il y
a des interventions? Donc, s'il n'y a pas d'intervention, est-ce que
l'article 87 amendé est adopté?
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Jacques) : Adopté. Ce qui... ce qui termine l'étude détaillée
du projet de loi. Donc, les intitulés des chapitres sont-ils adoptés?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Le titre du projet de loi est-il adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Je propose que la commission recommande la... la renumérotation du projet de
loi amendé.
Des voix : Adopté.
Le
Président (M. Jacques) :
Adopté. Je propose que la commission adopte une motion d'ajustement des
références. Cette motion est-elle adoptée?
Des voix : Adopté.
Remarques finales
Le Président (M. Jacques) : Adopté.
Nous sommes... nous en sommes donc rendus aux remarques finales. Donc, je cède la parole au porte-parole du
deuxième groupe d'opposition, en l'occurrence M. le député de Taschereau. La
parole est à vous.
M. Etienne
Grandmont
M. Grandmont : Merci, M. le
Président. Bon, je vais faire ça assez bref. On a eu des bonnes discussions sur
toute cette amélioration potentielle qu'on pouvait avoir, là, du Code de la
sécurité routière, évidemment. On a eu des bonnes discussions, parfois
émotives, sur des sujets. Je pense que, comme parents, on est tous et tous...
tous et toutes très sensibles à la question
de la sécurité routière, c'est quelque chose qui nous touche. On aimerait ça
que nos enfants, notamment, puissent se déplacer à pied, à vélo en toute
sécurité. Mais ça va plus... ça va plus loin que ça, en fait, la
sécurité routière, c'est aussi les chantiers de construction, c'est également
la sécurité entre automobilistes, c'est la présence des véhicules lourds, qui
sont fortement impliqués dans les accidents aussi, les motos évidemment aussi. Donc, c'est... c'est un enjeu qui est très, très
large, et on avait un plan... un projet de loi qui était très circonscrit,
hein, on a touché très peu d'éléments. On voulait... On a proposé
plusieurs éléments, de notre côté, sur lesquels on voulait voir des améliorations. Je l'ai déjà dit, puis
c'est un sujet que je... qui m'intéresse, qui m'interpelle depuis de nombreuses
années, et j'espérais qu'on puisse aller plus loin que simplement un domaine
très circonscrit. Il faut dire que le plan d'action en sécurité routière, là,
découlait d'une mobilisation de parents, qui avait fait suite au décès de la
petite Mariia à Montréal en décembre 2022. Et je pense quand même que ça pourra
apporter... c'est un pas dans la bonne direction.
• (11 h 50) •
Maintenant, ça, une fois
cela dit, bien, je ne peux pas faire... je ne peux pas ne pas revenir sur la
notion des corridors scolaires. Il y aura
d'autres moments, là, où on pourra proposer certains autres amendements d'ici
l'adoption finale du projet de loi.
Il y aura aussi des rencontres qui seront faites avec le groupe de discussion
qui... dont les premières rencontres auront lieu demain et parmi
lesquelles... parmi ces rencontres-là et avec ces acteurs-là, on veillera à
établir une définition de ce qu'est un
corridor scolaire. Moi, je comprends que, puis je le rappelle, parce que c'est
important, là, la plupart, la grande majorité des accidents mortels et
des accidents graves se déroulent, quand il s'agit vraiment de la sécurité des
jeunes vers l'école, se déroulent dans le corridor scolaire. D'ailleurs, la
petite Mariia était décédée dans le corridor scolaire, à 127 mètres de son
école. On n'était pas dans la zone scolaire, on était dans le corridor.
Et là ce qu'on comprend, c'est qu'aujourd'hui on
a traité, entre autres, d'un amendement, qui est venu de Mme la ministre, que
je ne pouvais pas refuser, parce que c'est quand même... on vient inscrire la
notion de corridor scolaire, quand même, dans la sécurité routière, mais qui ne
rendra pas obligatoire, qui ne rendra pas obligatoire l'aménagement des
corridors scolaires dans toutes les municipalités du Québec. Et ça, pourquoi?
Parce qu'on n'avait pas de définition sur laquelle s'appuyer. Je comprends que,
d'un point de vue légal, si on ne met pas une définition claire de ce que c'est, un corridor scolaire, à
l'article 2, je pense, au début, là, du projet de loi n° 48, bien, on
ne peut pas... on ne peut pas rendre
obligatoire la mise en place de corridors scolaires. Et pourquoi ne pas avoir
eu cette définition-là entre les mains ou avoir suspendu les travaux le
temps d'avoir cette définition-là?
La rencontre est demain, la rencontre avec les
groupes est demain. Si on avait eu cette définition-là, on aurait pu rendre
obligatoire l'aménagement des corridors scolaires un peu partout au Québec,
comme on le fait aussi pour les zones
scolaires, ce qui est... ce qui est une bonne chose. Mais je le rappelle, la
plupart... la grande majorité, 85 % des accidents graves...
95 % des accidents graves, 85 % des accidents... Non, pardon,
85 % des accidents mortels, 85 % des accidents graves, ça se déroule
dans la zone scolaire, il n'y a pas d'obligation maintenant pour les
municipalités.
21, déposer des amendements. J'espère qu'on aura
cette chance-là d'en rediscuter, avant l'adoption finale, avec Mme la ministre,
parce que c'est le coeur en fait de son plan d'action en sécurité routière,
hein, la notion 2.1, rendre obligatoire l'aménagement sécuritaire des
zones et des corridors scolaires, notamment par la prise en compte du lieu d'application élaboré par le ministre des
Transports et de la Mobilité durable. Mais là, pour l'instant, on... on l'a inscrit,
mais il n'est pas obligatoire. Donc, je ne désespère pas. Il y aura des
rencontres de travail. Il y a d'autres opportunités, là, de proposer des
amendements, et j'y veillerai, M. le Président.
Maintenant,
sur d'autres éléments, je suis très content d'avoir eu des discussions avec mon
collègue de Nelligan, notamment sur la question, là, du... puis avec Mme
la ministre, évidemment, là, sur tout ce qu'on veut faire de ces appareils de
contrôle automatisés, d'une part, se donner de la place pour que ce soit
évolutif. On a beaucoup creusé la question, mais je pense que c'était
nécessaire de le faire, puis on a des aménagements, maintenant dans le projet
de loi n° 48, qui nous ouvrent la porte
à plusieurs types de... de contraventions ou de manquements au Code de la
sécurité routière, qui pourront dorénavant être identifiés à travers les
appareils de contrôle automatisés. Que ce soit sur... bien, d'abord, enlever la référence à des appareils photographiques,
déjà, c'est une chose qui est intéressante, d'autre part, être capable
de le mettre sur des véhicules qui sont en mouvement notamment. Puis je ne veux
pas m'approprier, là, le débat qu'a fait mon
collègue de Nelligan, mais sur les autobus scolaires, notamment, pour ce qui
est du panneau rétractable avec des feux clignotants. On sait qu'il y a
trop de gens qui ne respectent pas cette disposition du Code de la sécurité routière, et il faut absolument apporter des
changements rapidement parce que c'est une... c'est une zone de danger très
grande pour nos jeunes, et il faut absolument sévir dans ce cas-ci. C'est ma
conviction.
Il y a des... il y a des éléments aussi que je
trouve intéressants, à travers l'étude du projet de loi, qui ont touché... Je
me cherche dans mes idées un petit peu, là, mais, bref, je trouve
intéressant... je trouve intéressant le travail
qu'on a fait ensemble à travers les différentes... les différents éléments, là,
du projet de loi n° 48. On proposera des amendements, comme je l'ai
dit tantôt, on le fera avec plaisir.
Ah oui! C'est ça, l'autre élément, puis, encore
une fois, je remercie mon collègue de Nelligan sur la question. C'est un enjeu qui, moi, me préoccupait aussi
depuis longtemps, la question de l'alcool au volant. On n'a malheureusement
pas réussi à convaincre Mme la ministre, là, de sévir avec des sanctions
administratives à partir de 0,05 plutôt que 0,08 tel qu'actuellement. Mais je
suis très content qu'on ait fait ce débat-là. Je pense que la population est
prête à passer à 0,05, les sondages le montrent. On attend toujours les
documents, là, qui, évidemment, là, ont servi à la prise de décision du côté de la partie gouvernementale.
J'espère qu'on... qu'on les aura. Mais ce débat-là, je suis content qu'on
l'ait fait, parce qu'on devrait mettre en place tous les moyens à notre
disposition, comme législateurs, pour améliorer le bilan de sécurité routière,
surtout quand... Tu sais, des fois il y a des fruits qui sont... qui sont
faciles à cueillir, là, qui sont dans le bas
de l'arbre, là. Ça, c'en était un qui était facile à cueillir selon moi, avec
des sondages qui montrent que 61 % de la population est en faveur
de l'abaissement de la limite permise d'alcool au volant à 0,05 pour les
sanctions administratives, je le rappelle, là... pas les sanctions pénales ou
criminelles, qu'à Montréal, on était à plus élevé que ça qu'ailleurs au Québec,
en dehors de Québec et Montréal, on est à 57 %, de mémoire, d'acceptation.
On aurait dû saisir cette chance d'agir sur
cette notion-là. L'alcool au volant, c'est quelque chose qui... Oui, on fait
des efforts au Québec, puis il faut les souligner, mais comment on peut
s'améliorer? Bien, en s'inspirant des meilleurs, puis actuellement, bien, on a
plus l'impression que le Québec est un peu dernier de classe, là, quand on
regarde le 0,05 versus le 0,08. Toutes les provinces canadiennes sont à 0,05
sauf la Saskatchewan qui est à 0,04. En Europe,
on est majoritairement sous le 0,08, on va de 0,00 à 0,05, exception faite, là,
d'un pays, là, la Grande-Bretagne... ou
l'Angleterre, en tout cas, mais toujours est-il qu'on semble en retard sur
cette notion-là. Puis on avait des belles propositions, la Santé
publique... était favorable aussi au 0,05, le CAA-Québec était favorable au
0,05, je veux dire, le nombre d'acteurs qui sont en faveur, plus la population,
là. C'était un fruit qui était relativement simple à cueillir et qu'on aurait
pu... qui aurait pu avoir un impact très, très, très positif. Ça fait que,
bref, content d'avoir travaillé sur cette... sur ce
projet de loi. Je pense que ce n'est que partie remise aussi, parce que, comme
je le disais, le chantier est beaucoup plus large que simplement ce à quoi on
nous a circonscrits, mais on a avancé dans la bonne direction. Mais, comme je le disais aussi, je vais toujours
proposer des amendements, là, en vue, là, de... dans le processus qui nous
mènera jusqu'à l'adoption finale.
Puis, en terminant,
bien, j'aimerais remercier, là, d'abord, Mme la ministre, pour son projet de
loi, les collègues de la partie
gouvernementale. Ça a été une étude détaillée que j'ai appréciée. Pensée
spéciale pour le député de Masson, qui nous a éclairés sur les notions
importantes touchant la facturation des véhicules hybrides rechargeables et...
rechargeables. J'aimerais remercier aussi les personnes qui travaillent à la
technique, ces travailleurs de l'ombre qui sont derrière les caméras, qui sont
aussi derrière la sonorisation. Et je remercie aussi, bien, les parents qui se
sont mobilisés autour des enjeux de la
sécurité routière, ainsi que tous les groupes qu'on a entendus en commission,
en audition. Votre dévouement à cette cause de la sécurité routière est
important et nous a été très utile dans nos débats. Donc, merci beaucoup pour votre entêtement, pour la
qualité des échanges et toute la ténacité dont vous faites preuve. Merci
beaucoup.
Le
Président (M. Jacques) : Merci, M. le député de Taschereau. Je cède
maintenant la parole au porte-parole de l'opposition officielle, M. le
député de Nelligan.
M. Monsef Derraji
M. Derraji : Merci, M. le Président.
Donc, je vais commencer avec la partie des remerciements. Par la suite, je vais
aller sur le fond du projet de loi.
Premièrement, mes remerciements vont aller aux
groupes qui sont venus en consultations. Il y avait pas mal de groupes qui ont pris la peine de rédiger des
mémoires, de venir en consultations parlementaires présenter leurs projets...
leurs mémoires, nous expliquer pourquoi le projet de loi doit aller dans tel
sens ou tel sens. Les municipalités, qui sont
venues exprimer leurs inquiétudes, mais aussi des propositions. Les groupes
impliqués dans le transport, Piétons Québec et d'autres, c'est un long
combat qu'ils mènent depuis plusieurs, plusieurs années. Je remercie... J'ai eu
l'occasion de les saluer tout à l'heure, le groupe des parents mobilisés pour
le Code de la sécurité routière, mobilisés pour tout ce qui touche la sécurité routière
sur nos routes.
Je vais remercier aussi Mme la ministre, ses
équipes, l'ensemble des équipes de Mme la ministre, qui ont travaillé très
fort. À un certain moment, j'échangeais avec le sous-ministre qui me parlait
fièrement de son équipe, et vous devez en être fiers, d'avoir des gens
responsables, des gens qui étaient là depuis le début, prêts à répondre à nos
questions, parfois même des questions pas claires, parce que, même nous, on
essayait d'être clairs pour comprendre le
projet de loi. On n'a pas écrit le projet de loi, mais on doit maîtriser le
projet de loi, on doit comprendre le projet de loi. Donc, je tiens
sincèrement à vous remercier d'être patients, d'être là, d'être à l'écoute et
d'essayer de nous... de nous guider tout au long de ce projet. Bravo! Vraiment,
bravo!
• (12 heures) •
Bien sûr, je
vais remercier le sous-ministre. Je ne peux pas remercier uniquement les
équipes, mais le sous-ministre aussi, depuis le début, a démontré une
ouverture à nous... à nous aider, même quand on a des idées par rapport à des
amendements. Et je vais quand même ouvrir une parenthèse. C'est beau de voir un
travail parlementaire. On peut être d'accord à 100 %, comme on peut ne pas
être d'accord sur certains points, mais ce que j'ai aimé, c'est... surtout aujourd'hui,
on a... nous avons pris la décision, et la ministre, de suspendre quelques
articles, ce que je salue, c'est prendre le
temps de réfléchir et de trouver des solutions. Et ça, c'est tout à votre...
tout à votre honneur de prendre le temps de trouver des solutions. Je
sais que le débat... Vous étiez sensible à la question des corridors scolaires,
vous étiez sensible aussi à la notion d'aller de l'avant par rapport à des
caméras installées sur des autobus. Et, bravo, parce que c'est ça, le travail d'un législateur, de prendre
le temps, ne pas sentir la pression, mais aussi ramener des solutions. Ça, c'est
vraiment... je tiens à le saluer.
Je salue
aussi l'équipe de la présidence. J'ai entendu, tout à l'heure, M. le Président, dire : Écoute, finalement, on y arrive. Bien, bravo! Parce que vous avez travaillé fort tout au
long de ce projet de loi. Ce n'était pas facile. Il y avait pas mal d'articles
suspendus, des sous-amendements, des amendements retirés. Mais c'est ça, la
beauté de l'exercice, c'est un exercice qui a été bien mené, le
secrétariat aussi qui nous a accompagnés. Et je vais terminer par remercier mon équipe. Il y avait Marc, au
début, qui a fait d'autres dossiers aujourd'hui, Philippe, Éléonore, stagiaire
de la Fondation Bonenfant, qui m'ont accompagné depuis les débuts de ce
projet de loi.
Maintenant, mon collègue que je vais remercier,
mais les collègues aussi de la partie gouvernementale, je me rappelle qu'il y avait un collègue qui a secondé
l'idée par rapport aux véhicules électriques, ce qui a donné, quand même,
à une bonne ouverture de faire ça par règlement, de prendre le temps
nécessaire, de voir, bon, qu'est-ce qu'on peut faire, vu l'augmentation du nombre de véhicules électriques, comment on
peut rendre ça, surtout les stations de recharge qui nous coûtent
beaucoup d'argent, accessible à tout le monde. Mais je vais quand même
remercier mon collègue de Québec solidaire, le député de Taschereau, avec qui... C'est
mon premier projet de loi avec lui, un homme qui travaille d'une manière
très professionnelle, des bonnes questions, défend ses groupes, qui contribue à
améliorer les débats autour de la table. Et
c'est tout à l'honneur de tous les collègues autour de la table, parce qu'au
bout de la ligne il s'agit d'un code de sécurité routière qui nous
touche tous, qui devrait tous nous préoccuper.
M. le Président, depuis le début de ce projet de
loi, nous avons écouté des groupes, nous avons déposé pas mal de motions
préliminaires, vous étiez témoin. Nous avons aussi essayé d'amender le projet
de loi sous forme de discussions «on-off» avec Mme la ministre, mais il y avait
quand même pas mal de points que je peux saluer, que j'ai
salué aussi, l'ouverture par rapport aux autobus scolaires, les dépassements,
les panneaux rétractables. C'est un fléau.
Le ministère a eu l'occasion de faire pas une fois le projet pilote, mais, je
pense, deux fois. Il y a des résultats qui sont sur la table. Donc,
j'espère, j'espère sérieusement qu'on va aller de l'avant.
Il
reste encore beaucoup de travail à faire, beaucoup de travail, et je souhaite à
toute l'équipe qui va surveiller la mise
en place de ce projet de loi... c'est tout ce qui touche les règlements. Et,
les règlements, il y a beaucoup de choses à réfléchir, à écrire, mais à
peaufiner, parfois, c'est avec des acteurs, notamment les municipalités. Et
j'espère que ce qui... l'ambiance qui a
régné tout au long de cette... de cette consultation, de cette étude détaillée
va continuer, et même dans l'élaboration des règlements, parce que c'est
le bout que le législateur déteste le plus. Et, sérieux, je ne suis pas un fan
numéro un de tout mettre sur règlement. Je vous le dis, le plus que je peux
mettre dans des lois, le plus que je suis
très à l'aise. Mais je sais qu'au niveau de l'appareil administratif on aime
ça, les règlements, parce que... parce
que ça facilite la tâche, ça nous donne plus de latitude, ça nous donne
un peu plus de temps. Mais j'en suis sûr et certain, que, dans le cadre du Code
de la sécurité routière, c'est la bonne chose à faire. Si c'était un autre
projet de loi, probablement, je vais avoir d'autres remarques par rapport à
tout faire par règlement. Je vous le dis, je ne suis pas un fan numéro un où je
me... on m'invite à un projet de loi et on m'invite à déléguer un pouvoir par
règlement. Et je... On oublie parfois que
c'est des règlements où on risque d'avoir plus d'enjeux que de réponses
positives. Mais, dans ce cas-ci, surtout par rapport à des choses où
nous avons vu de la nouveauté concernant les appareils de détection, les systèmes de détection, la notion des règlements,
comme je l'ai mentionné tout à l'heure, au niveau des voitures électriques, c'est
quelque chose qui mérite une attention particulière, et j'ai bien hâte de voir
les règlements.
Moi, je pense que
c'est un premier pas. J'insiste sur l'importance de toujours tenter d'améliorer
le bilan de la sécurité routière. Si nous sommes là aujourd'hui, c'est parce
que nous sommes tous préoccupés par le bilan de la sécurité routière par
rapport à la situation. Rien qu'hier... Et mes pensées, une mention spéciale
pour les deux fillettes de
neuf ans et 11 ans qui ont été frappées hier, et j'espère et je leur
souhaite un rétablissement très rapide. Je pense que c'est quelque chose qui doit nous préoccuper tous,
la sécurité routière. Mme la ministre l'a mentionné à plusieurs reprises, elle a mis un plan d'action. Maintenant, il y a un
projet de loi. Le plus important, c'est avoir des actions. Le plus important, c'est
avoir des résultats, et, pour avoir des résultats, ça nous prend les bonnes
mesures.
Ceci étant dit, M. le
Président, j'ai aimé l'exercice de l'étude détaillée de ce projet de loi, mais
je vais me permettre de dire qu'on a manqué
une occasion en or par rapport à un autre fléau, à un autre fléau qui, en date
d'aujourd'hui... pas uniquement la population qui est... qui est rendue
là, la population québécoise, mon collègue le député de Taschereau faisait
allusion, tout à l'heure, au pourcentage de personnes qui appuient la mesure,
c'est toute la question qui touche l'alcool au volant. Et, s'il y a quelque
chose que je dois mentionner, c'est l'absence totale, totale, dans le Code de
la sécurité routière, de mesures concrètes pour diminuer l'impact de la
présence de l'alcool au volant sur le bilan de la sécurité routière.
Je ne vais pas
refaire le débat parce que... écoutez, le débat a été déjà fait, expliqué,
mentionné par plusieurs acteurs. Malheureusement, c'est à Québec, ils étaient
là, en commission parlementaire, ils nous on dit que c'était un fléau, comme le
cellulaire au volant, comme les autres distractions. Mais, malheureusement,
aujourd'hui, on manque une occasion, en tant que législateur, de légiférer.
Quand je dis «légiférer», je veux juste, encore une fois, réitérer une chose très importante, ce n'est pas le Code
criminel, c'est des mesures administratives, qui ont donné leur importance...
leur importance un peu partout dans les autres provinces canadiennes. Ça a
démontré l'effet positif, l'effet positif sur le Code de la sécurité routière, et ça a été ça qui nous motivait depuis le
début, c'est que tous ensemble, on peut améliorer le bilan de la sécurité
routière. Donc, si je peux dire que la majorité des points ont été abordés, il
y a le grand absent de ce débat, c'est la question de l'alcool au
volant. Et c'est cette question où il y a une divergence entre nous et le
gouvernement, M. le Président, et j'espère qu'un jour on sera là. D'ailleurs,
vous avez vu que j'ai déposé un projet de
loi pour baisser le taux d'alcoolémie de 0,08 à 0,05 et imposer des mesures
administratives. C'est un combat qu'on va mener, qu'on va continuer à le
marteler.
Et je vais prendre le
temps de saluer l'ensemble des parents, des familles endeuillées qui militent
depuis plusieurs années, notamment MADD
Québec, MADD dans toutes les régions du Québec, la famille Bittar, qui mène ce combat
au nom de Jessica. Je tiens à les saluer et de leur demander de continuer leur
combat. Ce n'est pas parce qu'aujourd'hui le projet de loi n'aborde pas cette
question ou bien le projet de loi évite de parler de cette question de l'alcool
au volant que vous devez baisser les bras. Moi, je vous encourage à continuer
votre combat. C'est un combat juste. On le
voit maintenant, même la population québécoise a évolué, la population québécoise
a accepté qu'on passe à l'action avec la baisse du taux d'alcoolémie à
0,05. Et je peux même dire que la science, elle est là, la plupart des
organismes, les rapports du coroner, et j'espère que ça ne va pas prendre un
autre scandale ou un autre décès pour dire : On aurait dû le faire pendant
le projet de loi sur la sécurité routière.
• (12 h 10) •
Alors, M. le
Président, je vais terminer en disant : Ça a été très agréable, malgré le
désaccord sur la question de l'alcool au
volant. C'était quand même un projet de loi où il y avait une bonne ambiance,
de l'ouverture de la part de l'équipe de Mme la ministre. Et je souhaite à ceux
et celles qui vont commencer à utiliser ce projet de loi, notamment
l'équipe du sous-ministre, qui est en lien direct avec la mise en place du Code
de la sécurité routière, je vous souhaite une
très bonne chance, on compte sur vous pour améliorer le bilan de la sécurité
routière, et j'espère, j'espère que vous avez maintenant entre vos mains le bon
outil pour donner suite aux améliorations voulues. Merci, M. le Président.
Le Président (M.
Jacques) :
Merci, M. le député de Nelligan. Et je cède
finalement la parole à Mme la ministre.
Mme Geneviève
Guilbault
Mme Guilbault : Oui, merci beaucoup, M. le Président. Quel beau moment! Il
me reste 19 minutes, je ne sais pas si je vais... bien, en fait, un peu
moins de 19, mais, bref, je ne sais pas si je vais les prendre au complet, mais
certainement, M. le Président, que je suis extrêmement heureuse d'intervenir à
ce stade-ci, la... une des dernières interventions
de ce long processus parlementaire qu'est l'étude détaillée, long mais dans le
sens de : c'est l'étape la plus longue, si on pense consultation,
étude détaillée, prise en considération, adoption finale, adoption de principe
aussi au salon bleu. Il y a diverses étapes dans le cheminement d'un projet de
loi, mais c'est toujours la plus longue et la plus
étoffée, celle de l'étude détaillée. Donc, quand on arrive à la fin, sans
vouloir présumer des suites... parce que, bien sûr, là, il y a une procédure à suivre, mais on peut raisonnablement
penser que le projet de loi se dirige vers l'adoption finale, donc va devenir
une loi en bonne et due forme, sanctionnée, en vigueur, qui va amener des
changements énormes et très importants dans la vie des 9 millions
de Québécois avec lesquels on vit au quotidien.
Et je ne peux pas mettre des mots dans la bouche
de personne, mais je pense que tous les élus assis ici, autour de la table,
bien qu'on soit dans des partis politiques différents, on est tous ici pour la
même chose, pour améliorer la vie des Québécois, pour faire du service public
puis pour faire en sorte que nos fonctions privilégiées, qu'on a la chance
d'occuper, vont être utiles au final. Quand on se couche le soir, quand on se
lève le matin, en tout cas, c'est mon cas, je me dis : Est-ce que je suis
utile pour les citoyens qui nous ont élus? Et je pense qu'aujourd'hui, ce qu'on
est en train de finaliser, ça va vraiment
être utile pour les citoyens qui nous ont élus, qui paient nos salaires. Je le
dis souvent.
Et, M. le Président, pour ces remarques finales,
je vais quand même me permettre d'installer ici le cône orange que j'ai reçu le
19 avril, non pas le 12, le 19 avril 2023, que j'ai reçu d'un groupe
de parents et de jeunes, surtout. Je pense
que... J'ai l'impression que c'est peut-être plus les jeunes que les parents
qui ont fait les dessins dessus, mais c'est peut-être aussi une
combinaison. Donc... Alors, j'ai reçu ce cône-là le 19 avril 2023, quand
les parents, notamment ceux... probablement tous ceux qui sont ici ce matin ou
presque tous ceux, du moins, d'un groupe de parents mobilisés, qui... qui porte
le nom de Pas une mort de plus, le groupe, mais donc composé de plusieurs
parents, qui, comme d'autres groupes aussi très mobilisés, ont décidé qu'à la
suite, évidemment, du triste décès de la petite Mariia il faut faire quelque
chose, il faut se mobiliser, il faut être visible, il faut être actif, il faut
imposer la conversation sur la sécurité routière, qui est toujours un peu en
latence. Tu sais, c'est toujours quelque chose qu'on a à l'esprit, mais il y a
de ces moments, dans un cheminement social, où il y a des sujets qui se
réimposent, et là c'était le cas de la sécurité routière.
Et ils se sont déplacés ici, à l'Assemblée
nationale, un vendredi matin, dans une interpellation, à l'initiative de mon collègue de Taschereau. Et ils m'ont donné
ce cône-là parce que... peut-être qu'ils se sont dit : Des fois, les... tu
sais, les politiciens, ils parlent, ils parlent, mais là on veut
s'assurer qu'ils n'oublient pas. Et, M. le Président, non seulement je n'ai pas
oublié, mais, en plus, ce cône-là est dans mon bureau à tous les jours, dans
mon cabinet, avec d'autres rappels en tous
genres de reçus de toutes sortes de partenaires. On a beaucoup de choses à
faire au Transport, mais donc jamais on ne l'a oublié. Et tout le monde
qui vient dans mon bureau voit le cône, il est... tu sais, il est perché, là, sur une étagère, alors personne ne
peut le manquer. Donc, ce cône-là nous habite à tous les jours. Et ce cône-là, aujourd'hui,
je dirais, a atteint son résultat aujourd'hui, la dernière séance de l'étude
détaillée d'un projet de loi qui va changer, je l'ai dit, énormément de choses.
On pourrait
parler longtemps des désaccords qu'on a eus sur le contenu du projet de loi ou,
disons, des disparités entre certains points de vue autour de la table sur le
projet de loi, mais je pense que l'important, c'est surtout de tabler
sur le consensus généralisé à l'effet que non seulement on se devait de faire
quelque chose, puis je parle du projet de loi, mais je vais l'enraciner dans mon plan d'action en sécurité routière,
parce que le Plan d'action en sécurité routière, pour moi, demeure la
pièce maîtresse de notre action gouvernementale en sécurité routière, du moins
jusqu'en 2028. Et... et donc ce projet
de loi là était un des moyens de pouvoir faire en sorte qu'il prenne vie dans
la vraie vie, ce Plan d'action en sécurité routière. On avait besoin de
modifications législatives, et on va avoir besoin de modifications
réglementaires aussi, mais le Plan d'action en sécurité routière, pour
moi, est une petite révolution. Il envoie un signal très fort de protection des
clientèles vulnérables : nos enfants, nos aînés, nos travailleurs de
chantier, nos brigadiers scolaires, nos
signaleurs routiers, nos personnes à mobilité réduite. Puis il envoie un signal
très fort aussi du fait qu'on veut se sortir de certains statu quo. On a
parlé aussi beaucoup, là, ici de la... de se donner de la latitude, d'évoluer,
d'aller vers des technologies, de faire les
choses différemment et de s'affranchir de certaines contraintes qu'on avait,
là, à même le code, ou de certaines possibilités, du moins, que ne nous
donnait pas le code à ce jour.
Alors là, on vient inclure dans le Code de la
sécurité routière des avancées majeures, des possibilités de recourir à des systèmes qui pourraient nous
permettre, probablement bien après nous, mais qui pourraient nous permettre de faire des choses très innovantes en matière de
surveillance du réseau routier, surveillance des comportements, puis ultimement
sécurité de notre réseau et amélioration du bilan routier. Il va venir nous...
venir nous permettre aussi, puis on en a
parlé beaucoup, d'inscrire les corridors scolaires. Les zones scolaires étaient
déjà des notions bien connues, déjà réglementées, déjà... Ça ne nous
empêche pas d'ajouter quand même des contraintes d'aménagement sécuritaire puis d'imposer le 30 km/h partout, sous
réserve de certaines exceptions qui pourront se prévaloir d'un futur règlement
qui va être à définir. Mais, en général, on va être à 30 km/h
partout. Actuellement, on peut aller jusqu'à 50 km/h. Mais, en plus, on
vient enchâsser dans le code la notion de corridor scolaire. Et ça, c'est un
exemple, je dirais... Oui, il y a peut-être
eu des disparités d'opinions, mais je pense qu'on s'entend tous sur le fait que
de l'inscrire dans le Code de la sécurité routière une fois pour toutes,
désormais, cette notion-là va devenir incontournable. Auparavant, elle était
objectivement contournable, dans le sens où elle n'existe pas dans le code, et
il n'y a pas d'obligation d'avoir un corridor scolaire. Maintenant, il va
devenir incontournable, dans le sens où, s'il y a un corridor scolaire quelque
part, il va devoir se conformer au guide Redécouvrir
le chemin vers l'école, qui, lui, va être mis à jour d'ici la fin de cette
année.
Donc, il y a plusieurs choses dans ce projet de
loi là. Il y a plusieurs choses dans le Plan d'action en sécurité routière,
dont je suis très fière. Ce n'est pas à proprement parler dans le projet de
loi, mais je veux dire un mot sur un axe de notre projet... de notre plan
d'action aussi, qui est toute la question de la formation, de la communication,
de l'information. On a mis en place une campagne de sécurité routière dont je
suis vraiment très fière, personnellement, parce que je me souviens, au début,
quand on a commencé à parler de ça, quand j'ai pris le dossier de la sécurité
routière, j'ai dit : Ça serait le fun d'avoir un visage de la sécurité
routière. Tu sais, c'est bien beau, le visage de la ministre des Transports,
mais, à un moment donné aussi, c'est le fun de changer d'image. Ça fait que
j'ai dit : On a besoin de quelqu'un qui
va être capable de passer le message, qui va être capable d'aller toucher les
gens, qui va être capable de leur susciter soit du rire... Puis là, en
l'occurrence, on a pris une humoriste, Katherine Levac, qui fait un excellent
travail. Puis je regardais les sondages de... de satisfaction, de taux de
pénétration puis d'impact de ces campagnes-là, et il y a un taux très élevé de gens qui ont une opinion positive de la
porte-parole, Katherine Levac. Donc, ça, c'est une bonne chose. Et donc,
de pouvoir imposer ce sujet-là, mais pas d'une manière moralisatrice, pas d'une
manière qui va tanner les gens, mais d'une manière qui va aller les chercher,
qui va les faire rire, qui va les accrocher, je trouve que ça, c'est une autre belle réussite. Parce que, quand on parle...
Puis souvent, moi, je croise les gens, tu sais, les gens dans ma vraie
vie, là, personnelle, je vais chez des amis, tout ça, je dis : Tu as-tu vu
les capsules? Oui, oui, oui, c'est bon.
C'est pas pire. C'est drôle. Tu sais, alors, ils s'en rappellent, puis, tu
sais, Dieu sait que ce n'est pas tout le monde qui écoute la télé. Les
gens sont débordés. On est inondés frénétiquement de produits sur Internet, sur
les réseaux sociaux, mais cette campagne-là,
elle fonctionne. Alors, ça, c'est une autre des belles choses, c'est... Encore
là une fois, ce n'est pas dans le projet de loi, mais c'est... c'est une
des belles choses qui découle du plan d'action.
Je vois le
temps qui file. Je pourrais en parler longtemps. Je l'ai dit, mais, de façon
générale, je suis extrêmement fière qu'on arrive à cette étape-là, qui est
cruciale, qui va nous permettre de faire des changements majeurs, basés
sur la Vision Zéro. Comme, même, l'a soulevé
régulièrement le député de Taschereau, il a raison, c'est quand même le socle
sur lequel repose notre plan d'action en sécurité routière et qui va nous
permettre d'améliorer le bilan en sécurité routière.
J'ai commencé par le contenu, moi, à l'inverse
de mon ami de Nelligan, mais je vais évidemment, là, passer à une étape de remerciement, M. le Président,
parce que ces projets de loi là, quels qu'ils soient, dans quelque ministère
que ce soit, c'est... c'est un travail
colossal que d'élaborer une pièce législative. On a fait l'expropriation
l'automne dernier, un sujet très,
très, très complexe et niché, puis je me souviens à quel point ça prend des
gens experts de ces choses-là. Ça prend des juristes experts de la rédaction
d'un projet de loi.
• (12 h 20) •
Alors, je
veux remercier mes équipes qui sont ici, derrière moi, derrière, dans le fond.
Il y a du monde partout parce que ça touchait plusieurs sujets. J'ai des
gens... Évidemment, j'ai des juristes. J'ai des gens pour toutes les...
la direction des radars photo, je ne sais pas exactement le nom, mais ceux qui
s'occupent actuellement de nos appareils, nos deux sortes d'appareils,
ceux aussi qui sont de la SAAQ, qui sont en arrière. On a eu des gens du
ministère de la Justice. On a des gens d'un peu partout, qui sont venus nous
aider. On a eu des gens aussi... Donc, c'est ça, alors, du ministère des... du
ministère de la Sécurité publique, du DPCP, de la Sûreté du Québec, qui nous
ont aidés. Alors, je veux tous chaleureusement les remercier. J'aurai
l'occasion de les nommer, par ailleurs, mais individuellement, mais je veux tous les remercier parce que, je l'ai dit,
c'est difficile, c'est compliqué, c'est lourd. On a d'abord fait le plan
d'action, c'était déjà un très, très gros travail. Et, ensuite de ça, le
projet de loi, puis, ensuite de ça, il va y avoir plusieurs règlements à faire.
Il va y avoir une suite à donner à tout ça, ce n'est pas une fin en soi
aujourd'hui. C'est même, je dirais, le début d'un chantier encore plus vaste
pour faire atterrir tout ça d'ici 2028. Mais un très sincère merci à mes équipes, à mon cabinet, Dave, ici, très... très
énergique, et mon sous-ministre, qui est toujours avec moi dans mes projets
de loi aux Transports, mon sous-ministre, qui est ici, et sous-ministre
adjoint.
Mes
collègues, bien sûr, les collègues élus autour de la table, mes chers collègues
de la partie gouvernementale, qui se
sont alternés et qui ont patiemment participé à toutes ces discussions-là.
Merci beaucoup, mes chers amis, d'être toujours ici avec moi. Mes
collègues des oppositions, un travail très constructif. Je suis d'accord, il y
a eu peut-être des moments où il y avait certains désaccords, mais, au final,
ce projet de loi là, on l'a bonifié ensemble, notamment sur la question de l'évolution des technologies, du choix des futures
technologies, notamment sur la question des corridors scolaires, des
propositions, des discussions amenées par les collègues des oppositions, qui
ont donné lieu à des amendements, puis à des
changements concrets, puis à une bonification manifeste et substantielle de
notre projet de loi. Donc, un grand
merci. Merci à vous, M. le Président. Merci à toute l'équipe de la présidence,
aux gens qui nous supportent, l'audiovisuel, aux équipes des whips, des
leaders ou recherchistes de tous les... de tous les partis, de tous les partis politiques ou de tous les partis... — enfin,
on dit-tu partis politiques? — en
tout cas, les... toutes les personnes autour de la table qui ont des
recherchistes et des... et des gens qui les aident à faire un travail. Je le
dis souvent, quand on a l'air intelligent, c'est surtout grâce à nos
équipes en général. Alors, un grand merci à tout le monde.
Et je vais terminer, M. le Président, en
remerciant les gens qui sont venus nous... nous voir en consultation, qui ont déposé des mémoires, qui sont venus nous
voir, pour certains, en consultation physiquement, certains qui sont encore
ici aujourd'hui. Je vais me permettre de nommer des groupes parce que... et ce
n'est pas exhaustif, là, il y a une foule de
partenaires là-dedans, des gens qui ne sont pas nécessairement venus, qui n'ont
pas nécessairement déposé de mémoire, mais qui nous appellent, qui nous
racontent, qui nous croisent un peu partout ou qui nous transmettent des idées, mais je veux au moins nommer l'Union des municipalités du Québec, la Fédération
québécoise des municipalités, le
CAA-Québec, Piétons Québec, l'Association du camionnage du Québec, Pas une mort
de plus, Accès Transports Viables, Vivre en Ville, Fédération des
comités de parents du Québec, Laboratoire Piétons et Espace urbain de l'INRS,
la ville de Montréal, la Fédération des transporteurs par
autobus, Moto Québec, Association pour la santé publique du Québec, Association des écoles de conduite du
Québec, Vélo Québec, Mères contre l'alcool au volant, MAAD Canada, qui...
qui est venu faire un témoignage, d'ailleurs, très émouvant en consultation, et
donc tous ces partenaires-là de la sécurité routière.
Puis, encore
une fois, il y en a bien d'autres, là. Ce n'est pas une liste qui se veut
exhaustive, mais ces gens-là, entre autres, nous ont alimentés, nous ont
éclairés, que ce soient des scientifiques, que ce soient des gens qui se sont
mobilisés par eux-mêmes gratuitement, puis qui font ça bénévolement, puis qui
s'activent pour le mieux-être de nos enfants. Quel que soit, là, le type
d'expertise ou le type de contribution qui a été apportée, c'est ces gens-là
qui nous nourrissent puis qui nous obligent, à tous les jours, à se forcer,
puis à travailler, puis à améliorer les choses.
Alors, un très, très grand merci, M. le
Président. Merci encore à ceux qui sont ici aujourd'hui. Merci à nos enfants
aussi parce qu'on le fait pour nos enfants. Quand il s'agit des zones ou des
corridors scolaires, bien sûr, on a nos
enfants à l'esprit. Alors, ce cône orange, M. le Président aura fait son
chemin, il sera allé très loin. En général, les cônes orange, on est tannés de
les voir, mais, celui-là, je vous l'annonce tout de suite, on va le garder
longtemps. Alors, merci, M. le Président.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. Merci, chers collègues, pour votre contribution aux travaux. Il y a eu quelques petits crescendos au
cours de l'exercice, mais je pense que ça s'est bien déroulé quand même,
malgré tout, avec l'ensemble des collègues. Je pense qu'il y a eu des bonnes
discussions autour de la table. Merci à l'équipe
du secrétariat qui a pu m'accompagner, nous accompagner, là, lors de ces
travaux. Je pense que c'est très, très, très apprécié.
Et donc, étant donné que la commission a
accompli son mandat, j'ajourne les... je suspends les... j'ajourne les travaux
jusqu'au 16 avril, et c'est réellement le 16 avril, à
10 h 30, mardi prochain. Parfait. Merci beaucoup de votre
collaboration.
(Fin de la séance à 12 h 25)